vendredi, mai 1, 2026
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Centrafrique: des Anti-Balaka invités à la fête de Tabaski dans 7ème arrondissement de Bangui

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Des-NAti-Balaka-invités-à-la-fête-de-Tabaski-dans-le-7è-arrondissement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des Anti-Balaka invités à la fête de Tabaski dans le 7è arrondissement de Bangui

Des Anti-Balaka ont participé ce matin à la célébration de la fête de Tabaski organisée par la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA) dans le septième arrondissement. Le premier ministre Mahamat Kamoun a également  assisté à cette célébration.

C’est une centaine de musulmans et plusieurs Anti-Balaka qui ont pris part à cette célébration. Pour le commandant des Anti-Balaka du 7ème arrondissement, Hervé Yombo, l’implication des Anti-Balaka dans cet événement est la preuve que les éléments du 7ème arrondissement sont prêts à faire la paix et à construire le vivre ensemble avec leurs frères musulmans.

Il a déclaré que les Anti-Balaka sont prêts à reconstruire la mosquée qui a été détruite. « Nous sommes disposés à reconstruire la mosquée que nous avons détruite. Il faut seulement que le gouvernement nous aide un peu à relever ce défi pour montrer notre bonne volonté à revivre ensemble dans cet arrondissement ».

L’imam Kobine Layama, président du Comité Islamique Centrafricain (CICA) s’est dit réconforté par la présence des Anti-Balakas aux côtés de sa communauté. Pour lui, les Anti-Balakas ont prouvé que la cohésion sociale est encore possible en République Centrafricaine. Kobine Layama a expliqué que la dynamique d’ensemble visible dans le 7ème arrondissement est le résultat du travail fait par la plateforme religieuse.

« Ce que vous voyez aujourd’hui est le résultat du travail que nous avons fait dans le silence. Il est temps que cela se fasse dans les autres arrondissements, voire dans l’arrière pays, pour que la République Centrafricaine retrouve le chemin de la tranquillité, car seuls les Centrafricains peuvent apporter les solutions qu’il faut ».

La ministre de la réconciliation nationale a demandé aux habitants du 7ème  arrondissement de persévérer et d’intensifier les efforts. « Le 7ème  arrondissement est en train de devenir un modèle de la cohésion sociale à Bangui. Je demande à la population de maintenir le cap et d’intensifier les efforts en faveur de la cohésion sociale. »

« Le message du gouvernement est celui de la paix entre les communautés. Cette paix qui commence déjà à s’enraciner dans cet arrondissement. Ce qui reste, c’est que ce que nous voyons ici, musulman à coté de chrétien, puisse devenir possible dans les autres secteurs », a lancé la ministre.

La fête de Tabaski est célébrée en deux endroits à Bangui. La communauté musulmane du Km5 s’est réunie à la mosquée centrale, où la cheffe de l’Etat s’est rendue, et dans le 7ème arrondissement, où la Communauté Islamique Centrafricaine a réunie une centaine de fidèles assistés par des Anti-Balaka du secteur.

Tabaski la fête musulmane qui commémore le sacrifice d’Ibrahim (Abraham) et à l’occasion de laquelle les fidèles sacrifient un mouton.

Par: Sylvestre Sokambi

Centrafrique / Cameroun: Communiqué de presse de la Minusca relatif à la prise d’otage au Cameroun par le FDPC

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Minusca  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Minusca-en-République-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Minusca en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CP#015/2014

 

Bangui, le 2 octobre 2014: Depuis le 14 septembre 2014, le Front Démocratique Du Peuple Centrafricain ( FDPC ) a effectué deux (2) prises d’otages de civils dont une (1) de douze (12) personnes à hauteur du village de Zokombo à 135 km de Bouar. Au moment où il se rend à Bouar pour évaluer la montée en puissance progressive de la MINUSCA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, le Général Babacar Gaye, en appelle, à la suite de la Commission de suivi de l’Accord de Cessation des Hostilités en République Centrafricaine, à la libération immédiate et sans condition de ces otages.

Le Représentant spécial tient à rappeler au FDPC que la prise en otage de civils est une violation grave des droits de l’homme punie par le code pénal de la République Centrafricaine ainsi que par les conventions internationales relatives aux droits de l’homme. En outre, selon le Statut de la Cour Pénale Internationale, les commandants à peuvent être tenus comme pénalement responsables pour les crimes commis par leurs subordonnés.

Par ailleurs, le FDPC, signataire de l’Accord de Cessation des Hostilités en République Centrafricaine le 23 juillet 2014 à Brazzaville, se doit de respecter ses engagements et à cet égard d’instruire ses éléments de s’abstenir de tels actes contraires aux droits de l’homme et au droit international humanitaire.

Enfin, le Représentant spécial appuie les efforts déployés par les autorités nationales et locales pour obtenir la libération des otages détenus par le FDPC.

 

Contact Information publique / MINUSCA

 

RCA: le CICR souligne l’importance de faire connaître les règles de base du droit international humanitaire en Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-Croix-Rouge-Internationale.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo Croix Rouge Internationale

“Faire connaître les règles de base du droit international humanitaire, comme celles qui interdisent d’attaquer des blessés ou de prendre pour cible un véhicule sanitaire, est une des priorités du CICR en République centrafricaine”, a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui, cité par un communiqué de presse publié vendredi par cette organisation humanitaire basée à Genève.

“Les parties au conflit ont une influence directe sur le sort des victimes. Elles doivent donc connaître ces règles, les respecter et les faire respecter”, a-t-il indiqué.

Selon le CICR, le défi est immense en Centrafrique : comment préserver un peu d’humanité quand la haine est si forte, quand le désir de vengeance semble tout justifier ? Comment former aux règles de base du droit international humanitaire les groupes armés et les civils qui prennent les armes pour combattre à leurs côtés alors que le chaos, l’insécurité et l’impunité règnent dans le pays ? C’est à ces difficultés que le CICR cherche à faire face en République centrafricaine, en menant une action humanitaire neutre et impartiale et entretenant un dialogue nourri et régulier avec les parties au conflit et tous ceux qui participent à la violence armée.

Depuis le début de l’année, des centaines d’éléments issus des groupes armés Anti-Balaka et ex-Séléka ont participé, à Bangui et dans les provinces, à des séances d’information sur les principes essentiels du droit international humanitaire, comme l’interdiction d’attaquer la population civile ou l’obligation de respecter la dignité humaine ainsi que la mission médicale, ajoute le communiqué. Fin

 
Par: Xinhua

Centrafrique: appel au calme après les nouvelles violences à Bambari (jeunes musulmans)

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RFI / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Blindé-français-dans-une-rue-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Blindé français dans une rue de Bangui

La ville de Bambari en Centrafrique se remet d’une journée de combats qui a fait une dizaine de morts et une quizaine de blessés le 1er octobre. La tension est toujours palpable dans la troisième ville du pays après la tentative d’attaque par de jeunes musulmans sur un camp de déplacés. Un représentant de la communauté musulmane condamne ces nouvelles violences et lance un appel au calme.

« On sent toujours beaucoup de rage et de frustration ici ». C’est ainsi qu’une humanitaire décrit la situation à Bambari suite aux affrontements meurtriers qui ont secoué la ville mercredi. Cette nouvelle flambée de violences serait la conséquence directe d’une attaque commise sur des civils musulmans au petit matin.

Selon Moussa Zoubirou, un des représentants de cette communauté à Bambari, trois personnes auraient perdu la vie ce jour-là et une aurait été blessée. « Leurs corps ont été déposés dans l’enceinte de la mosquée centrale et c’est là que la foule s’est rassemblée pour crier son indignation », explique-t-il, décrivant des jeunes alors « très fâchés ». Ce sont ces derniers qui attaqueront en milieu de matinée le camp de déplacés situé sur le site de la Minusca. Ils pensent trouver dans ce camp où se massent plus de 2000 personnes les meurtriers des musulmans, des anti-balaka selon eux.

« Nous condamnons cette attaque. Les jeunes qui ont attaqué ce camp sont des brigands », insiste Moussa Zoubirou. Par ailleurs, les locaux de l’association américaine Mercy Corps ont été entièrement saccagés et un des membres de leur personnel blessé. Les forces militaires françaises et celles de la Minusca s’interposeront à plusieurs reprises face à différents groupes armés.

Centrafrique: c’est coup de chaud à Bambari mercredi dernier (Porte Parole EMA Français)

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EMA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/235-ex-séléka-quittent-Bangui-pour-leur-region-dorigine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>235 ex-séléka quittent Bangui pour leur region d'origine

Le Porte Parole de l’EMA a donné ce matin, lors du point presse, quelques précisions sur les heurts de mercredi dans la ville centrafricaine de Bambari actuellement tenue par le GTIA Magenta (qui sera remplacé par le GTIA Korrigan dans les semaines qui viennent).

Mercredi vers 14h, des éléments appartenant probablement à l’ex-Séléka ont pris à partie des soldats français à la Kalash et au RPG 7. Les accrochages ont eu lieu autour du pont qui franchit la rivière et près des emprises tenues par les casques bleus de la Minusca.

Peu après, de nouveaux tirs ont visé les positions françaises, venant cette fois de la zone tenue par des anti-balaka (c’est le désagrément d’être au milieu des O’hara et des O’Timmins!).

La riposte français a coûté la vie à 5 ou 7 assaillants dont les camarades s’en sont aussi pris aux  locaux de la Croix-Rouge (mais la Croix-Rouge française indique que ses installations n’ont pas été attaquée) et du Mercy Corps, l’ONG US.

Hier soir, le calme était revenu et la nuit a été paisible.

Cameroun: l’ambassadeur de RCA est chez Marcel Niat Njifenji

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Mboa.in  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Martial-Beti-Marace-Ambassadeur-de-Centrafrique-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martial Beti-Marace, Ambassadeur de Centrafrique au Cameroun

 

Le nouvel ambassadeur de la République centrafricaine (RCA) au Cameroun, Martial Beti-Marace, a été reçu en audience ce jeudi 02 Octobre 2014 en mi-journée par le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Les problèmes de sécurité liés à la crise qui secoue la Centrafrique, étaient au menu des discussions entre les deux autorités pendant l’audience qui a durée une quarantaine minutes. « Il va de soi que je vienne m’abreuver à la source de la sagesse qu’incarne le Sénat camerounais et aussi, recevoir les bénédictions de ces sages du pays », a déclaré Martial Beti-Marace à la presse au sortir de son audience.

L’ambassadeur de la RCA au Cameroun par ailleurs, a souligné que les autorités camerounaises et centrafricaines doivent se mettre ensemble pour définir des stratégies et les tactiques permettant d’endiguer la crise endémique qui secoue son pays.

 

Mboa

Centrafrique: Le match amical contre le Maroc annulé faute d’argent ?

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Afrique Top Sport  /   Corbeau news Centrafrique

Allez les fauves. Photo de Arbre de paix
© Arbre de Paix

La Centrafrique pourra-t-elle faire le déplacement du Maroc pour affronter les Lions de l’Atlas en match amical le 9 octobre ? Pour le moment, rien n’est sûr. Et pour cause, la sélection centrafricaine est confrontée à un sérieux problème d’argent. C’est ce qu’a confié Mahamat Adiallo, président de la commission sélection à la Fédération centrafricaine de football.

« Nous attendons les autorités du pays parce qu’elles sont nos principaux bailleurs dans cette affaire », a-t-il confié à APA. « Les quatre de jours de stage à Marrakech, c’est au frais de l’Etat centrafricain », a ajouté M. Adiallo.

D’après le président de la commission sélection, le Maroc ne prendra pas en charge le stage que prévoit organiser la Centrafrique à l’endroit des Fauves de l’Oubangui.

« Le stage que nous allons organiser pour les fauves afin de refaire l’équipe nationale, ce stage qui va se dérouler à Marrakech et dans un centre, nous devons le payer nous-mêmes », a-t-il indiqué avant d’ajouter que le reste du séjour sera à la charge du Royaume chérifien.

« Nous avons les billets aller-retour pour la délégation », a toutefois rassuré Mahamat Adiallo.

21 joueurs dont cinq locaux et seize internationaux sont attendus pour ce match amical contre les Lions de l’Atlas. Confrontée à une grave crise socio-politique depuis quelques mois, la Centrafrique n’a véritablement pas les moyens de financer l’équipe nationale de football.

Par: Rodolph TOMEGAH

 

 

Congo RDC / RCA: les Etats-Unis annoncent des projets en faveur des réfugiés centrafricains

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Radio Okapi  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-routes-de-Bangui-se-degradent.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les routes de Bangui se degradent

Les Etats-Unis vont financer des projets du HCR pour la prise en charge des rapatriés congolais qui avaient fui l’insurrection du MLIA et des réfugiés centrafricains au Nord-Equateur. L’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, James Swan, en mission à Mbandaka, l’a annoncé mardi 30 septembre.

Sans en préciser la nature, il a affirmé que cet appui avait pour but d’aider les autorités congolaises à prendre en charge les réfugiés centrafricains.

« Nous avons des projets pour aider les réfugiés qui sont arrivés depuis la RCA afin qu’ils ne deviennent pas un fardeau pour les autorités provinciales et nationales », a fait savoir James Swan.

Le diplomate américain a estimé que la porosité des frontières dans cette région pose des problèmes notamment sur le trafic des biens, l’arrivée des réfugiés ainsi que les mouvements des groupes armés.

700 000 euros pour les réfugiés centrafricains

Le gouvernement français annonce par ailleurs une enveloppe de 900 000 euros pour appuyer deux projets du Programme alimentaire mondial (PAM) à l’Équateur.

L’un des projets concerne l’assistance alimentaire à apporter à environ 5 250 réfugiés centrafricains. Sept cents mille euros sont mobilisés pour ce projet.

Sébastien Daure, attaché de Coopération à l’ambassade de France en RDC, affirme que les deux cents mille autres euros sont destinés à un projet mis en œuvre dans le territoire de Bikoro dans la même province de l’Équateur.

Centrafrique: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » demande des explications à la Présidente

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Corbeau News Centrafrique:

Le Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

A

L’attention de son Excellence Madame

SAMBA-PANZA Cheffe de l’Etat de la Transition.

 

Objet : Interpellation sur la gestion des aides octroyées par l’Angola.

 

 

Excellence Madame la Présidente,

 

Suite à l’information publiée par le journal hebdomadaire Jeune Afrique n°2803 concernant la gestion des aides allouées par un pays ami qui est la République de l’ANGOLA, dont la gestion transparente pose un problème d’après la révélation faite de cette presse écrite.

Le collectif « Touche pas à ma Constitution », membre actif de la société civile défenseur des règles de la bonne gouvernance vous interpelle ainsi que le gouvernement que dirige Monsieur Mahamat Kamoun en vue d’obtenir des explications sur la traçabilité et la gestion publique de ces fonds de manière tangible.

Le collectif précise que l’absence de toutes justifications crédibles sur la gestion transparente de ces fonds sera un motif valable pour introduire une demande auprès de la justice allant dans le sens de l’ouverture d’une information judicaire.

Compte tenu de l’importance que présente de notre requête, nous sommes convaincus que cette lettre ne restera pas sans suite.

 

 

Recevez Excellence Madame la Présidente, l’expression de notre déférente considération.

 

Fait à Paris, 02. 10. 2014

 

Le Coordonnateur Général du Collectif,

 Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG. 

 

 

Ampliations :

-A son Excellence le Président du Conseil National à Bangui (RCA),

-A son Monsieur l’ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui (RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui(RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui (RCA).

-La presse pour la large diffusion.

Centrafrique: Le PARC, parti du Pr N’Guérékata, demande la démission de la Présidente de Transition

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PARC  /  Corbeau news Centrafrique

LE PARTI PARC DEMANDE LA DÉMISSION IMMÉDIATE DE SAMBA-PANZA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Réf. 02-10-2014/COM/PARC/VP/ 008

Révélé par un hebdomadaire international (JA n°2803), le scandale du détournement d’une partie des 10 millions de dollars en provenance de l’Angola a provoqué un grand émoi au sein de la population centrafricaine. Pour cause, les personnalités impliquées au plus haut niveau de l’Etat sont celles-là mêmes dont la mission est de mettre en place les conditions d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Les tentatives d’explication d’un Conseiller à la Présidence de la République n’ont malheureusement apporté aucun élément convaincant, de nature à disculper les présumés auteurs de cet acte de prédation.

Dès lors, il se pose la question de probité et de crédibilité des deux plus hauts personnages à la tête de l’exécutif, à savoir la Présidente de Transition et son Premier Ministre, puisque ce sont les deux principaux protagonistes dans cette affaire.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) constate hélas, que le Centrafrique continue d’être spolié par certains de ses propres dirigeants, en charge de le sortir du gouffre. Le PARC condamne avec la plus grande rigueur cette pratique indécente et malhonnête de détournement qui n’a qu’un seul but, celui d’enrichir illicitement ses auteurs et de maintenir le peuple centrafricain dans la souffrance et la précarité.

Le PARC tient à informer ces dirigeants voyous que le peuple centrafricain n’a plus l’intention de se laisser faire. Les fossoyeurs de notre pays doivent comprendre que leur mode de gestion des biens publics sera désormais scruté. Toute malversation sera dénoncée publiquement et les auteurs seront traqués et poursuivis sans vergogne jusque dans leur dernier retranchement.

A l’état actuel des choses, la crédibilité de la Présidente de Transition quant à la gestion honnête des choses publiques est fortement entamée. Une prolongation de son mandat au-delà de Février 2015 ne conduira à rien, sauf à lui donner de continuer de s’enrichir illicitement et davantage, et à se constituer un patrimoine comme tous ceux qui l’ont précédée. Tout semble indiquer que la Présidente de Transition a oublié de prendre à bras le corps les problèmes de sécurité, -un préalable donc-, dont l’acuité et l’envergure semblent la surprendre et en tout état de cause, la dépassent.

En conséquence, le PARC demande à la Présidente de Transition de tirer l’unique leçon de ses propres avatars, à savoir de remettre immédiatement sa démission. Le Conseil National de Transition doit prendre ses responsabilités, en particulier tout mettre en œuvre pour organiser les élections présidentielles dans le but d’un retour à l’ordre constitutionnel et ceci, dans un bref délai.

Fait à Bangui, le 02 Octobre 2014

 

Le Vice – Président du PARC

Dr François MBOLIDI

Centrafrique: Alexandre Nguendet, « Notre vœu est de ramener le pays sur la voie de l’ordre constitutionnel »

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DW  /  CNC

En République centrafricaine, au moins cinq miliciens ont été tués mercredi à Bambari dans le centre-est du pays lors d’affrontements avec la force française Sangaris. L’insécurité est persistante dans le pays. Un pays en crise où la présidente de la transition Catherine Samba Panza, accusée de malversation, a nié avoir détourné de l’argent depuis son arrivée au pouvoir en janvier de cette année. De son côté, le président du parlement de transition Alexandre Nguendet appelle les Centrafricains à se concentrer sur l’essentiel : l’organisation des prochaines élections.

En cliquant sur l’image ou le lien, écoutez l’interview du président du parlement de transition Alexandre Nguendet.

 

 

 

RCA: 16 morts suite à un accrochage entre la Minusca et un groupe de musulmans à Bambari

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AA/ CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/un-élément-de-la-FACA-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants du seigneur
L’assassinat d’un jeune musulman par des anti-balaka derrière les tensions qu’a vécues la région.

Le bilan des victimes de l’accrochage de Bambari (Nord-est de la RCA) entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) et un groupe de musulmans, s’est élevé à 16 morts, selon un communiqué de la Croix rouge centrafricaine.

Les victmes relèvent des communuatés musulmane et chrétienne, note le communiqué de la Croix rouge sans pour autant préciser le nombre des victimes de chaque camp.

Le bilan annoncé jeudi matin par des témoins oculaires à Anadolu faisait état d’au moins six morts.

Tentant de venger l’assassinat d’un jeune musulman, brûlé vif dans son pick up, à 30 km de Bambari vers l’est, par des anti-balaka (milices chrétiennes), un groupe de musulmans armés a tenté de faire irruption sur le site des déplacés de la gendarmerie de Bambari, mercredi. Mais, la Minusca a riposté ouvrant le feu sur les assaillants.

Bilan: six morts dont l’identité n’a pas été dévoilée et plusieurs maisons saccagées et pillées, d’après les mêmes témoins.

Le capitane Amat Ibrahim Nedjad, ancien porte-parole de l’état-major de la coalition Séléka (milices musulmanes) a, à cet effet, affirmé à Anadolu: « un jeune musulman qui trafiquait avec sa pick-up sur l’axe Bambari-Ndassima a été attaqué par des anti-balaka et brûlé vif dans son véhicule, mercredi. Ce qui a provoqué la colère de la communauté musulmane, qui n’était pas facile à contenir. C’est la Minusca qui, en s’interposant, a ouvert le feu ».

Les leaders religieux, les autorités et les Ongs, a-t-il rapporté, se réuniront jeudi pour réfléchir sur les moyens de ramener le calme dans la ville ».

La Minusca n’a pas souhaité s’exprimer sur cet incident jusqu’à jeudi matin.

Bambari est secouée par la violence depuis mai dernier, quand les milices anti-balaka se sont approchées de la localité.

Par: Sylvestre Krock

Centrafrique / Don Angolais: la présidente Catherine Samba Panza nie toute malversation

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Samba-Panza-nie-toute-maversation-dans-laffaire-de-don-angolais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza nie toute maversation dans l'affaire de don angolais

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a nié avoir détourné de l’argent depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2014, dans une déclaration à la radio nationale mercredi soir.

Cette déclaration fait suite à des révélations du magazine Jeune Afrique paru le 29 septembre, évoquant la gestion “pour le moins opaque” d’un don de 10 millions de dollars accordé par l’Angola, qui a suscité l’inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.

Mme Samba Panza a affirmé avoir rassuré à ce sujet la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) en marge de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine dernière, où la communauté internationale a promis de nouvelles aides à la Centrafrique.

“Nous avons réglé ce problème” a affirmé la présidente, indiquant avoir proposé aux deux institutions financières d’”envoyer un audit pour venir voir si ces fonds ont été détournés ou mal utilisés”.

“Nous sommes en démocratie et toutes les opinions sont (…) permises et peuvent s’exprimer. Cela dit, j’ai pour principe de laisser les choses mourir de leur propre poison, j’avance. Je me suis engagée avec détermination pour essayer d’apporter ma contribution au relèvement de mon pays, rien ne m’arrêtera”, a-t-elle encore affirmé.

“J’ai besoin qu’au-delà de tout ce qui se raconte, ma population continue à espérer en moi, parce que c’est elle qui m’a permis d’être là où je suis, et je me battrai pour répondre à ses espérances”, a-t-elle ajouté.

L’Angola avait annoncé début mars l’octroi d’une aide de 10 millions de dollars à la Centrafrique pour “soutenir le fonctionnement du gouvernement de transition et répondre à la crise humanitaire en cours”.

Selon les informations de Jeune Afrique, un quart de cette somme –distribuée en liquide par les autorités angolaises– aurait disparu dans la nature.

La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, à l’histoire jalonnée de coups d’Etat, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l’arrivée au pouvoir d’une coalition de rebelles à majorité musulmane, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014. Les troubles inter-communautaires

Le pays, dont l’économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l’aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l’Angola.

© 2014 AFP

RCA / DOSSIER SPÉCIAL: « J’EXAMINE UNE SITUATION ET JE ME POSE DES QUESTIONS… »

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Les Plumes de RCA  /  Corbeau News Centrafrique

Catherine Samba-Panza et les douaniers centrafricains

Reste-t-il à la Centrafrique encore à patienter pendant combien de dizaines d’années, pour qu’arrive enfin, le messie sauveur, détenteur du secret de déplacer des montagnes et de réaliser l’impossible ? Il est pourtant bien présent parmi nous me dit-on. Il suffit donc de le chercher, de bien le chercher, de le chercher encore, de le chercher toujours.
Seulement, me dit-on par ailleurs, les Centrafricains ont peur et très peur. Ils ont peur de se soulever, de sanctionner, de punir, de mourir pour leur pays, et même simplement, de traquer jusqu’à leur dernier retranchement, tous ces ogres et ces vampires, qui n’en finissent pas de se pourlécher, et de se goinfrer de billets de Banque, en suçant le sang des pauvres Centrafricains, qu’ils sont bien décidés à priver de leur simple droit à la vie !
Et les Centrafricains ont de plus en plus peur. Peur de crier ou de parler franchement, mais surtout peur de changer. Changer encore et toujours, changer autant de fois qu’il sera nécessaire, changer jusqu’au jour où l’on pourra trouver enfin un vrai leader visionnaire.
De ce leader, les Centrafricains n’exigeront qu’une seule chose : savoir conjuguer et s’appliquer à lui-même d’abord et avant, les deux verbes que sont « SERVIR » son pays avec dévouement et abnégation ; « HAÏR » profondément toute forme d’injustice sociale, notamment les détournements des deniers du peuple et l’enrichissement familial.

J’examine une situation et je me pose la question :

POURQUOI LA MERE, SES ENFANTS, SES GENDRES, LES COUSINS ET COUSINES AINSI QUE LEUR MARIS ET COPAINS ONT-ILS PRIS EN OTAGE LA RCA ?

  Christelle Samba-Panza née Sappot et Aubin Lenghat font-ils vraiment bon ménage à la présidence pour faire avancer le pays ? Maintenant que la banque de change des dollars angolais est en faillite, les millions du Président équato-guinéen suivis à la loupe et les moindres sorties du trésor auscultées, à quoi servira le poste de Chef de cabinet particulier ? Christelle « coffre fort ambulant », on le sait confond aisément 2013 à 2014, et se rappelle à peine la devise nationale de son pays ?

  Stéphane Sappot le banquier d’Orléans, grand financier et Conseiller de sa mère-Présidente n’était-il point là pour aider « tonton » Joseph Mabingui qui, au lieu d’un tableau comptable, pour essayer de justifier l’injustifiable, a plutôt produit au FMI, des formules de chimie séparées par des traits de physique nucléaire ? C’est normal après tout. En fait de conseil, Stéphane Sappot est plutôt spécialiste des mauvais investissements immobiliers et mobiliers de la famille à kribi, cotonou, orléans et Paris, ainsi que les différents mouvements de fonds. Dans tous les cas, seront présentées aux Centrafricains, différentes preuves de cet enrichissement soudain !

–  Pourquoi faire croire que Monsieur Joseph AGBO est le Ministre des mines et de la géologie, alors que c’est bien Jean Biandja « le parent sûr », qui préserve les produits et tous les intérêts familiaux en or, diamant, pierres précieuses et autres richesses du sous-sol qui reviennent à la famille ? En effet, Aristide Sokambi qui lorgnait ce ministère « juteux », après avoir vainement tenter de faire la pression à partir de l’extérieur, a finalement accepté d’aller se contenter « seulement » des gros financements prévus pour le programme DDR et un autre volet sorti de l’imagination fiévreuse des stratèges de la présidence et qui s’appellerait pré-DDR. N’importe quoi ! Du coup, le vrai ministre de la défense est bien « le Général » Démafouth. Mais puisqu’il a besoin d’argent pour les officiers centrafricains corrompus qu’il entretient de « sa poche », Démafouth qui réfléchit vite a trouvé la bonne solution. C’est alors qu’il a fait appel à son frère et ami de confiance Joseph Agbo qui n’a aucun pouvoir réel sur les mines, mais veille sur les intérêts de Démafouth. Vous avez compris ?

  De l’argent ? Naturellement, dans la galaxie Samba-Panza, en veux-tu, en voilà ! Mais encore faut-il une présence pour mieux contrôler. Entre-nous, s’il y’a un secteur qui produit énormément de richesse en RCA, et qui cependant passe inaperçu pour le commun des Centrafricains, c’est bien celui des Eaux et Forêts. Cela n’a pas échappé aux stratèges mafieux de Samba-Panza. Vous comprenez donc pourquoi la « cousine sûre », Isabelle Gaudeuille, elle qui se sentait si bien au ministère de la justice, a été choisie – à son corps défendant – pour devenir Ministre des eaux forets chasses et pêches, afin de veiller à remplir obligatoirement le grenier familial.

  Et le Ministère des finances dans tout ça ? Commençons par une toute petite précision avant de continuer. En Centrafrique actuellement, la Présidente étant une femme, le titre de « Première dame » a été jusqu’ici inutilisé. Mais qui mieux que « l’épouse » du Premier Ministre pour porter ce titre ? Ainsi donc, la Première Dame Rachelle Ngakola qui tient compagnie au Premier Ministre Mahamat Kamoun, ne se contente pas d’être seulement « femme à la maison ». A l’occasion, elle ne manque jamais de rappeler à qui veut l’entendre qu’elle est « aussi » PM et procède a des nominations. C’est, semble-t-il le cas de Bonandele Koumba qui lui doit, d’après elle sa nomination en qualité de Ministre des Finances et du budget. Ce qui est sûr, ce ministre ne doit surtout pas chercher à savoir ce qui se passe au niveau des recettes douanières. Ainsi, Rachelle Ngakola « Banco d’argent », peut continuer tranquillement et régulièrement à ravitailler sa « cousine et amie » Samba-Panza, avec des sacs remplis de billets de Banque après les tournées quotidiennes de « sensibilisation à la cause nationale » effectuées par l’homme de confiance Yembi Lénalé.

  Samba-Panza a-t-elle vraiment le temps de gérer une telle organisation ?
Naturellement non. Demandez et cherchez à savoir quelles sont les fonctions officielles au niveau du palais, de Marcel Dimassé et Michel KOYT.

Ceci dit, j’examine une situation et je me pose la question :

QUE DEVIENNENT LES SALAIRES DANS TOUT ÇA ?

N’oublions pas les pensions et les bourses !

Pour ce qui est des salaires à proprement parler, leur prise en charge aurait été ainsi répartie :

  • Personnel civil : FMI
  • Police : PNUD
  • FACA : Gouvernement à raison de 650.000.000 de FCA.

Mais tenez-vous bien, si le FMI et le PNUD versent régulièrement leur quote-part de salaire dans les caisses de l’Etat centrafricain, il se trouve que celui-ci est incapable de trouver régulièrement les 650 millions restant pour pouvoir assurer à temps les salaires de tout le monde à la fin de chaque mois. D’où les arriérés. Mieux, même ce qui est versé par les partenaires, est souvent utilisé à d’autres fins. Les centrafricains peuvent toujours crevés !

Comment expliquer que pendant qu’on n’arrive pas à trouver 650 millions pour les salaires, on trouve moyen de sortir de la caisse de l’Etat plus de 200 millions de FCA pour aller se promener avec ses enfants, sa famille et quelques dizaines de figurants aux Etats-Unis ! Sans compter ce qu’ont dû coûter à l’Etat centrafricain, la dernière convocation pour aller s’expliquer devant Dos Santos à Luanda, ou le « voyage d’affaires de Christelle-Coffre-fort-Ambulant et sa maman en Guinée Equatoriale. Tous ces déplacements, pour Samba-Panza et son organisation, sont des occasions de « justifier » des sorties de sommes très importantes de la caisse du trésor.

C’est justement à ce niveau que la nouvelle du détournement des dollars angolais fait encore plus mal aux Centrafricains affamés, malades et désespérés. Et en parlant de tout cela, deux choses me tordent les boyaux :

  Tout d’abord, les centrafricains devront se rappeler que même au plus fort de la crise, les gouvernements du Premier Ministre Tiangaye que je n’ai pas l’habitude de ménager, réussissaient à réunir plus de 2 milliards à affecter aux salaires uniquement. Samba-Panza, que voulez-vous aux Centrafricains ?

  J’ai retrouvé dans de vieux journaux, et les Centrafricains s’en souviendront certainement, que la République du Congo avait accordé à l’époque au Gouvernement centrafricain de Nicolas Tiangaye, un prêt de 25 milliards de FCFA. Malgré les pressions qu’avaient exercées Djotodia pour que cet argent parvienne en liquide dans des « sacs en banco » au Palais de la Présidence, Tiangaye avait cependant réussi à déjouer le coup. Il s’était ainsi rendu à Brazzaville en compagnie de son Ministre des finances. Il demanda que soit signée en bonne et due forme, une convention de prêt avec affectation spéciale pour les salaires et charges connexes. Ensuite, au lieu des valises d’argent à l’angolaise, ce prêt emprunta le circuit bancaire normal et a été régulièrement dépensé tous les mois à hauteur d’environ 4 milliards pour les seuls salaires et charges subsidiaires. Que je sache, Nicolas Tiangaye est-il un spécialiste international des finances publiques ? C’est dire que quand on veut, on peut faire mieux.

Et toujours pour parler de salaires, si je vous disais que depuis huit mois, le personnel de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) n’a pas été payé, me croirez-vous ? A mon avis, quoiqu’en dise, il y’a là une volonté délibérée de la part du gouvernement de Samba-Panza de ne pas aller de suite aux élections. Cela se comprend, à partir du moment où elle sait qu’elle ne pourra plus se présenter à la présidentielle comme elle en avait bien l’intention. Dès lors, il faut retarder cette consultation pour lui permettre de prolonger son mandat et mettre à fond « le turbo moteur à détournements de deniers publics ». Honte à ceux qui tuent leur peuple !

J’examine une situation et je me pose la question :

QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI DE L’AUTORITÉ MORALE DE SAMBA-PANZA ET DE LA CRÉDIBILITÉ DE LA RCA ?

Tout d’abord, par rapport aux Centrafricains, il faut très rapidement clarifier les choses. Aujourd’hui, on lit sur les différents documents qui circulent et on entend également parler, tantôt de don tantôt de prêt. Je crois que le peuple centrafricain a le droit d’exiger des précisions.

Par ailleurs, un ami de mes connaissances qui avait entendu parler de cette affaire d’argent angolais, s’est souvenu d’une histoire à l’échelle familiale que lui aurait racontée son père. Une mère de famille célibataire, qui se présente chez un ami et lui explique avec presque des larmes aux yeux, que chez elle à la maison, les enfants n’ont plus rien à manger, manquent de tout, et surtout des habits pour aller à l’école, pour laquelle ils n’ont pas de fournitures scolaires non plus. L’ami compatissant, remet en toute confiance sans poser de conditions à cette maman une somme de 10.000 F CFA prélevée sur les économies de sa propre famille. Et voici que sur le chemin du retour, la maman célibataire commence d’abord par s’arrêter chez son copain où elle dépense une partie de l’argent. Puis c’est dans le bar du coin qu’elle part se désaltérer, pour enfin venir se rendre compte à la maison que « son argent » n’était pas en fait le sien mais de l’argent destiné à ses enfants. Ceux-ci, une fois de plus dormiront affamés, parce que la maman revenue tard à la maison, n’a pu prendre des provisions. Ils n’auront pas non plus d’habits, s’ils veulent des fournitures pour l’école, l’argent ne pouvant plus suffire à assurer tous les besoins. Entretemps l’ami gentil fut mis au courant des « inconduites » de son amie la maman célibataire. Que pensez-vous qu’il fera une prochaine fois quand celle-ci sera dans le besoin ?

Que la Présidente d’une République ait été interpellée par deux fois – Angola et New-york – pour aller s’expliquer à propos de 10 « petits » millions de dollars gérés avec tant d’indélicatesse, que peut attendre la RCA de ses partenaires au développement en termes de confiance et de bonne gouvernance ? Et dire que ce n’est pas la première fois que les autorités centrafricaines de cette transition se comportent ainsi !

En octobre prochain je crois, une rencontre est prévue avec le FMI pour boucler des négociations qui avaient déjà commencé. Cela tombe dans tous les cas très mal pour Samba-Panza et la RCA.

Affaiblie à l’intérieur du pays, la Présidente centrafricaine de la transition est également isolée à l’extérieure. Sur le plan diplomatique, elle s’était déjà mise à dos la communauté internationale avec ses prises de position insensées. Et voici que le scandale qui vient l’éclabousser va finir par lui faire perdre toute crédibilité.

Quelle solution alors ?

J’examine une situation et je me pose la question : 

COMMENT TOUT CELA VA-T-IL FINIR POUR LES DÉTOURNEURS DES DENIERS PUBLICS ?

On connaît les quatre principaux acteurs de cet « angolagate » et il n’ y a pas à tergiverser là-dessus :

  Mahamat Kamoun le Premier Ministre, l’homme-orchestre de toute cette angolagate à la centrafricaine, doit-être à présent dans de très mauvais draps, au sens figuré comme au sens propre. Il serait si mal que dans la journée du 29 septembre, on ne l’a presque pas vu sortir. Mais il va lui falloir s’expliquer dans les détails.

  Christelle Samba-Panza née Sappot le « coffre-fort-ambulant de Maman » : le choc risque d’être à la mesure de sa promotion « familiale ». Je regrette une fois de plus pour elle ; car sa maman qu’on croyait si intelligente et prudente est en train de « foutre en l’air » l’avenir de sa fille. Je me demande pourquoi les expériences précédentes des uns ne servent pas de leçons aux autres ?

  Rachelle Ngakola, la Directrice de l’Agence de Change des dollars. En voilà une qui croyait et peut-être croit toujours encore à son destin national. Les Centrafricains qui regardent sans rien dire ne sont pas tous bêtes ! Et ce serait une injure faite à la République que de trouver à cette dame une porte de sortie par la CEMAC comme elle tente de négocier.

  André Nzapayéké doit  pouvoir expliquer publiquement aux centrafricains sur quelle base il s’est permis d’empocher allègrement 300 millions de F CFA, alors que des pauvres meurent, des orphelins souffrent et les veuves sont démunies !

J’examine une situation et je me pose la question :

EN DEÇÀ DES DOLLARS, L’ANGOLA N’EST-IL PAS A LA RECHERCHE DE CERTAINS INTÉRÊTS EN RCA ?

Il y’a certains signes dans les relations centrafricano-angolaises qui poussent de plus en plus à se poser des questions.

  Pourquoi au lieu de l’ambassade centrafricaine à Kinshasa, c’est plutôt celle d’Afrique du Sud qui étend sa juridiction sur l’Angola ? Et qui est l’ambassadeur de Centrafrique à Johannesburg ? Quel deal le PM Nzapayéké avait-il conclu avec les Angolais avant de démissionner ? L’on remarque que Johannesburg est de plus en plus fréquenté ces derniers temps par plusieurs groupes d’autorités centrafricaines.

  Il semblerait que l’Angola s’intéresse en RCA à la reprise de certaines sociétés d’Etat et ceci mériterait bien d’être suivi.

  Quant à la participation des troupes de ce pays à la force international, disons simplement que « quand tu es au fond du trou, difficile de se soucier de la couleur de la main qui te parvient pour t’aider à sortir ».

J’examine une situation et je me pose la question : 

AVEZ-VOUS SOUVENANCE DES PERSONNALITÉS, APPARTENANT A DES GOUVERNEMENTS CENTRAFRICAINS ET QUI ONT EU LE COURAGE DE DÉMISSIONNER A CAUSE D’UN SCANDALE ?

Personnellement, j’en connais beaucoup plus qui ont préféré DÉFENDRE L’INDÉFENDABLE ET AU-DELÀ DE LA RAISON !

Décidément, la Centrafrique rend vraiment fou !

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Bangui / RCA: un malfrat déguisé en « béta-wali (OTN) » s’approprie de la caisse d’argent

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Le Pays RCA  /  Corbeau News Centrafrique

un malfrat déguisé en « béta-wali (OTN) » s’approprie de la caisse d’argent
un malfrat déguisé en « béta-wali (OTN) » s’approprie de la caisse d’argent

Un malfrat déguisé en « béta-wali (OTN) » s’approprie de la caisse d’argent

Un homme déguisé en béta-wali aussi appelée Ouali ti téné ndjoni (OTN) en français “Messagère de Paix” s’est approprié de la caisse noire des femmes de l’Eglise des frères de Galabadja III, mobilisés dans une rencontre pour partager l’évangile. Cette rencontre a duré pendant plus de cinq (5) jours où les fidèles avaient quitté respectivement leur église, Bangui et ses villes périphériques.
Comme on le dit toujours, il existe plusieurs églises en Centrafrique, mais le mal est centrafricain. Malgré les nombreuses évangélisations dans les villes, quartiers et la lutte contre le banditisme, faites par l’office centrafricain de répression contre le banditisme (ORCB), ainsi que la dure correction de la coalition séléka, certaines fils du pays continuent de se mettre dans cette ligne de sale drap pour opérer ou mener des actes de sales besogne.
Ce qui fait croire qu’en Centrafrique, les hommes sont incorrigibles. Surtout encore que ces actes malveillants ont été commis à l’endroit des femmes d’église qui consacrent leur temps pour la prière afin de sortir la République Centrafricaine dans cette violence qui a couté la vie à de nombreux compatriotes.
Mobilisées dans la foi, plusieurs femmes se sont dirigées vers l’Eglise des frères de Galabadja pour leur rencontre évangéliques afin de converser avec Dieu pour la situation qui prévaut en Centrafrique et profiter de l’occasion pour contribuer pour l’auto prise en charge de leurs églises respectives.
Durant quatre jours de contemplations, ces béta-wali en commencé par la formation avant de s’adonner dans la spiritualité. Comme chaque formation est assortie de la messe de finale, ces femmes ont tour à tour versé leur offrande dans le seul but de supporter certaines charges de l’Eglises entre autres l’eau, l’électricité et la construction de certaines églises prises d’assauts par les groupes armés, notamment la séléka.
C’est ainsi que le malfrat qui peut- être aurait un complice dans le milieu va se rendre compte que ces femmes « béta-wali » auraient versé une somme faramineuse d’argent à l’Eglise qu’il lui faut subtiliser. Fatiguées après plusieurs de formation, surtout qu’il restait un jour de clôture, les ne pouvaient pas sous une pluie battante, ce jour, jeudi.
Le voleur a voulu mieux se déguiser en femme « béta-wali » pour se fondre parmi elles. Robe bleue sur le somma, boucles d’oreilles et attachant le mouchoir de tête, l’homme est rentré dans l’église. Il prend la direction de la cheffe de ces femmes chrétiennes, à côté de qui, la caisse d’argent se trouve.
Soudain, il arrive aux côté de la cheffe pour sa mauvaise visite. La cheffe qui croyait que c’est l’une de ses sœurs en Christ. Or, en réalité, c’est le voleur. Il s’approprie de la caisse et sort précipitamment. Au moment toutes les femmes ont crié, il jette sa robe et fui dans le quartier.
Mais ces femmes Chrétiennes vont se rendre compte que c’est un voleur qui s’est déguisé pour rentrer dans la maison de Dieu pour dissimuler la caisse d’argent de contribution. Et le vendredi, ces béta-wali étaient obligées de clôturer leur rencontre dans une grande prière. Mais ce qu’il faut retenir, celui-ci s’est grillé car on ne badine pas avec les femmes ou hommes chrétiens. Il croit avoir posé un acte salutaire pour lui, mais oubliant que c’est de la malédiction pure et simple.

Par: Serge Hurley

RCA: BAN KI-MOON remonte les bretelles aux hommes politiques centrafricains

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Corbeau news Centrafrique:
Ban Ki-Moon remonte les bretelles des politiciens centrafricains

Au regard du déchirement du capital social de notre société occasionné par les hommes politiques qui se disent intellectuels alors que aveuglement sapés par une mauvaise politique qui les tourne en ridicules et rime à contre-courant de l’intérêt général, dans notre publication du 30 septembre 2014, j’ai interpellé cette même classe politique centrafricaine qui nous a traînés dans la boue pendant 30 ans d’instabilité, d’incrédibilité, d’indignité, de guerre produisant des pertes humaines, des pillages, des viols, de famine et de pauvreté, en titrant mon article « Viols à outrance : la RCA a besoin urgemment d’un Observatoire national ».
Compte tenu du drame et la mal gouvernance perfectionnée par les autorités de la transition, le Secrétaire Général des Nations Unies, BAN KI-MOON, s’est prononcé le 1er octobre 2014 sur la situation déplorable dans le pays pour interpeller les forces vives de la nation à conclure un accord politique sur la gouvernance et l’Etat de droit.

En avril dernier, le Secrétaire Général de l’ONU s’était rendu à Bangui la capitale centrafricaine pour évaluer personnellement les dégâts commis par les barbares du 21è siècle qui ne sont autres que les éléments de la coalition Séléka que présidait le président de la transition démissionnaire, Michel DJOTODIA et d’Antibalaka que l’ancien président déchu François BOZIZE revendiquait la paternité. Son séjour à Bangui lui a permis de faire un constat amer de la mal gouvernance érigée en système d’Etat atroce pour appauvrir le peuple centrafricain et ne jamais le permettre d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour  le Développement (OMD). Il va sans dire que tous les indicateurs sont au rouge. Les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, tout est pourri et c’est la dégringolade du jamais vu dans l’histoire d’un pays et son peuple.
Alors que le forum centrafricain tenu à Brazzaville le 23 juillet 2014 sous l’égide du président congolais Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur pour la crise centrafricaine, c’était le moment opportun pour que la classe politique qui a fait le déplacement de Brazzaville s’affirme et s’impose afin qu’il y ait une plate-forme ou un observatoire national comme on l’avait suggéré sur la gouvernance et sur les principales questions de droit. Dommage qu’on n’a pas tiré les leçons de la crise et cette classe politique centrafricaine dont la majorité n’est que des oiseaux migratoires qui mènent une politique de ventre depuis plus de deux décennies, laquelle pénalise malheureusement le peuple centrafricain sacrifié. Leur boulimie les fait déplacer à Brazzaville pour ne pas discuter sur les problèmes de fond qui minent la société mais pour rechercher contrairement des postes juteux au gouvernement ou aux cabinets de la présidence et de la primature. Plus de 200 personnes qui avaient fait inutilement le déplacement de Brazzaville pour ne pas parler au nom du peuple centrafricain meurtri. L’on peut dire que c’est une gigantesque mafia et escroquerie pour que les aliénés se succèdent à la tête de la nation pour gérer le patrimoine national et les aides internationales, ainsi que celles des pays amis comme la gestion de leur maisonnée. A preuve, le don de 10 millions de dollars angolais fait par le président José-Edouardo Dos SANTOS, détourné par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza et la clique de ses acolytes à qui elle a distribué des postes importants à la présidence, à la primature et à la tête de la douane centrafricaine, est un exemple bien frais qui édifie l’opinion nationale et internationale sur la mal gouvernance en Centrafrique décriée par les médias et la plus haute personnalité du monde, notamment BAN KI-MOON, Secrétaire Général des Nations Unies, très préoccupé par la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.
Nous les centrafricains nous sommes tombés trop bas avec cet acte honteux posé par la présidente de la transition, Catherine SAMBA-PANZA et son équipe mafieuse. Depuis ces changements surprenants qui remettent en cause les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance, on assiste à la relève des promotions des bandits de grand chemin et mafieux qui gèrent la République centrafricaine. La présidente,  non plus, depuis son choix tordu à la tête du pays ne voit pas la souffrance des déplacés internes, des femmes qui accouchent en brousse dans des conditions très déplorables, des enfants qui ont perdu la scolarité à cause des guerres fratricides des barbares. Cette dernière et son clan des voleurs ne voient pas non plus le taux de mortalité infantile très élevé depuis le début de la crise. Le droit des centrafricains est de plus en plus bafoué par cette minable équipe de transition qui ne se contente que de voler les aides et dons étrangers à la République centrafricaine.
En effet, peut-on dire que le pays est inondé d’aides étrangères sur le plan humanitaire et des forces mondiales pour la sécurité et le retour de la paix en Centrafrique, ou du moins, beaucoup de pays amis et bailleurs de fonds ont promis aider la République centrafricaine, et sont-ils prêts à mettre la main à la poche. Mais le seul blocage se situe au niveau des autorités du pays qui ont le bras très long. Ce qui inquiète et freine la bonne volonté internationale. En analysant le message d’interpellation du Secrétaire Général de l’ONU, le monde entier ne peut pas continuer à aider un pays dont les dirigeants sont des véritables pilleurs. C’est pourquoi BAN KI-MOON lance un appel aux parties pour conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur l’Etat de Droit, ou soit la démission pure et simple des autorités de la transition. Parce qu’on ne pas reconstruire la RCA avec des prédateurs excellents en lieu et place des filles et fils intègres du pays. La RCA de demain doit absolument être la RCA des hommes intègres !!!

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

 

 

Centrafrique: les Sangaris ont distribué des fournitures et du matériel scolaire aux élèves d’un complexe scolaire à Bangui

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EMA  / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Sangaris-en-pleine-distribution-des-livres-dans-une-école-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sangaris en pleine distribution des livres dans une école de Bangui

Le colonel Didier Leurs, commandant le GTIA Acier,ainsi que ses trois commandants d’unité, ont remis une vingtaine de cartons contenant des fournitures scolaires à près de 500 élèves. Ce don a été rendu possible grâce à la générosité du lycée Teyssier de la ville de Bitche avec qui le 16e bataillon de chasseurs (BC), qui arme une partie du GTIA Acier, avait initié cette démarche solidaire.

Sangaris : distribution de livres par le GTIA ACIERLe GTIA patrouille régulièrement dans ce quartier depuis son déploiement à Bangui en juin dernier, et c’est donc avec beaucoup d’émotion que le chef de corps et ses soldats ont distribué ces fournitures. Sœur Charlotte, directrice de l’établissement scolaire a fait part de sa gratitude à l’égard de la force Sangaris dans son discours. Elle souhaite profiter de la stabilisation de la situation sécuritaire pour permettre, aux élèves restés chez eux, de venir rejoindre l’école qui a  pu récemment rouvrir ses portes.

Cet évènement symbolise concrètement l’amélioration des conditions sécuritaires qui permettent aujourd’hui la reprise du service public. Par sa présence quotidienne le GTIA Acier a tissé des liens de confiance avec la population locale, favorisant ainsi le maintien du palier sécuritaire minimal atteint ces derniers mois à Bangui.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la Minusca. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangarisvise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission onusienne.

Par: EMA

Bangui : Lieutenant Bango de la douane Centrafricaine abattu par les braqueurs aux castors

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Les-braqueurs-ont-abattu-un-offier-de-la-Douane-centrifricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les braqueurs ont abattu un offier de la Douane centrafricaine

Un braquage s’est soldé par le décès d’un lieutenant de la douane, nommé Bango, dans la nuit du 30 septembre au 1er  octobre, au  camp des Castors dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Une situation qui inquiète les habitants de ce secteur.

Selon les faits relatés par le frère ainé de la victime, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, une bande armée a fait irruption chez son frère. Après une discussion, ces hommes lui ont tiré déçu.  Le corps de la victime à été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire et les auteurs du crime restent introuvables.

 « D’après les explications  que j’ai eues des parents qui habitent avec lui dans la maison, les  hommes armés étaient venus vers deux heures du matin. Ils ont défoncé la porte puis ils l’ont fait sortir de la maison, avant de l’abattre froidement », a expliqué Trinitèse Bango Sangafé Magistrat, Premier conseiller à la Cour d’Appel de Bangui.

La même source déplore également  l’insécurité toujours grandissante. « Nous sommes vraiment en insécurité totale, cette histoire  de sécurité n’existe pas.  Les gens viennent te prendre dans ta maison devant ta famille, tes enfants et ta femme, te tuent et ils repartent. Ce n’est pas encore ça », s’est insurgé le magistrat.

Privat Sédona, un des habitants du camp des Castors,  demande  aux responsables de la Minusca, de renforcer l’équipe du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, car c’est là que l’insécurité perdure encore.

Le 3ème arrondissement de Bangui reste le secteur le plus touché par l’insécurité. Le weekend dernier, une altercation a opposé certains jeunes musulmans du KM5 aux forces internationales. Des cas de  morts, d’incendie de maisons et de pillages ont été enregistrés.

Par: Maélaine Annette Malébingui

Centrafrique: les Anti-Balaka attaquent un véhicule BG75 des Séléka à Bambari

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-soldats-de-la-milice-séléka-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la milice séléka à Bangui


Un véhicule Toyota, communément appelé BG75 appartement aux ex-Séléka a été attaqué et brûlé à 30 kilomètres de Bambari, sur l’axe Ndassima par des hommes armés,  présumés appartenir à des Anti-Balaka. Aucun bilan n’est encore établi mais les témoins des faits parlent de plusieurs morts.

L’attaque s’est produite dans les premières heures de la matinée de ce mercredi. Selon des sources locales,  le véhicule appartenait à une société caféière et a été récupéré par l’ex-Séléka. « Les combattants de l’ex-Séléka l’utilisent à des fins lucratives puisqu’ils transportent des gens qui paient en retour » a expliqué un témoin.

Une autre personne a décrit  le déroulement de la scène en faisant savoir que tout a commencé «lorsque les ex-Séléka ont transporté des passagers  à destination de Ndassima. Arrivés à 30 kilomètres dans un village appelé Djouourou, un groupe armé est sorti et a commencé à tirer sur eux et le véhicule », selon le témoin.

Une source proche des humanitaires contactée à Bambari fait un bilan provisoire. «Le véhicule est brûlé. Il y aurait plusieurs morts mais difficile de préciser le nombre exact ». Les responsables des deux groupes armés mis en cause n’étaient pas joignables  pour réagir.

Les Anti-Balaka et les combattants de l’ex-Séléka s’affrontent régulièrement alors même qu’ils ont signé un accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville.

Par: Naïm –Kaélin Zamane

Centrafrique: Altercation entre Sangaris et Anti-Balaka à 15 km de Bambari

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RJDH / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-soldats-Anti-Balaka-à-Bangui-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

Une altercation entre les forces de la Sangaris et les Anti-Balaka s’est produite le 29 septembre à 15 km de Bambari, au village Akio (sortie Nord-Est). A l’origine, le désarmement des Anti-Balaka qui se trouvaient dans ce village. 

Selon les faits relatés par Fred Mbougnou, habitant de cette localité, c’est depuis un mois que les Anti-Balaka se sont repliés dans ce village suite aux multiples combats les opposant aux troupes de l’Opération Sangaris au quartier Kidigra, l’un des quartiers de Bambari. « Les forces de la Sangaris et le contingent gabonais de la Minusca de patrouille dans la zone, ont voulu désarmer les Anti-Balaka de ce village. Ceux-ci ont riposté au motif qu’ils sont toujours désarmés alors que les combattants de l’ex-Séléka circulent librement avec leurs armes. Cela a donc dégénéré », a-t-il raconté.

« L’altercation a eu lieu  aux environs de 8heures du matin. Il y a eu deux morts et des blessés par balle du côté des Anti-Balaka », a-t-il ajouté.

De retour à Bambari, les forces internationales ont arrêté 12 jeunes, soupçonnés d’être de connivence avec les Anti-Balaka du village Akio. « 12 jeunes hommes déplacés de la paroisse Notre Dame des Victoires  ont été arrêtés et conduits à la Gendarmerie de la ville. Ils ont été libérés suite aux manifestations de la population», a rapporté un autre témoin.

Contactées, ni la sangaris ni la troupe gabonaise de la Minusca n’étaient joignables pour confirmer ces informations.

La ville de Bambari connait des mois d’instabilité depuis les affrontements entre les éléments de l’ex-Séléka et ceux des Anti-Balaka.

Par: Salomon Kossida

Centrafrique: où sont passés les trois millions de dollars offerts par l’ Angola ? (RFI)

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RFI / CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

 

En mars dernier, le président de l’Angola, José Eduardo dos Santos, faisait un don de 10 millions de dollars à une Centrafrique en crise économique. Les trois quart de cette somme sont effectivement entrés dans les caisses de l’Etat mais d’après l’hebdomadaire Jeune Afrique, la dernière partie a été allouée à des «fonds politiques». Difficile de savoir précisément à qui profitera cet argent. Joint par RFI, Joseph Mabingui, directeur de cabinet de la présidente Catherine Samba-Panza, assure qu’il ne s’agit pas de détournement de fonds.

Une dotation de fonds au Premier ministre pour les actions gouvernementales menées dans le cadre du prêt ; un appui aux différentes composantes de la société civile ; des appuis aux diverses actions menées dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et enfin un appui à l’action présidentielle. C’est ainsi qu’ont été redistribués les 2,5 millions de dollars – soit 1,132 milliards de FCFA – selon un tableau récapitulatif de la gestion des fonds politiques signé par Joseph Mabingui, le directeur de cabinet de la présidente centrafricaine.

Il assure que cet argent a donc bien servi à des actions en faveur de la réconciliation et à l’instauration de la sécurité, à Bangui, et non à des fins personnelles. Il conteste également une inégalité dans la procédure de la création de ces fonds politiques. Il ne s’agit pas de détournement car, insiste-t-il, face à l’urgence de la situation en Centrafrique, en mars, la présidente aurait décidé d’agir d’abord et de régulariser la situation comptable par la suite.

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a utilisé une partie de ces fonds politiques pour ce travail là ; pour faire baisser la tension ; convaincre les gens à revenir autour de la table de la négociation. C’est ce qu’elle a obtenu avec, d’abord l’atelier qui a préparé Brazzaville. Cela ne se fait pas qu’avec de la parole », a-t-il déclaré.

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a aidé par des véhicules qu’elle a mis à la disposition de certaines communautés. Vous savez, quand elle est arrivée à la présidence, il n’y avait rien du tout. Il n’y avait rien, pas de véhicules. Dans la caisse de l’Etat, il n’y avait rien », a affirmé à RFI Joseph Mabingui.

 

Article de: RFI

 

 

Centrafrique: les mototaxis, “cercueils roulants” de Bangui

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AA/CNC/ Bangui(Centrafrique)

Les taxis motos de Bangui, un cercueil roulant

Volés ou achetés à vil prix par des receleurs habiles ils sont des centaines à joncher les rues de la capitale centrafricaine.

Assimilés par les Banguissois à « des cercueils roulants », les mototaxis sont à la fois une solution et un problème dans la capitale Bangui. Ils font partie du chaos engendré par la crise politique centrafricaine qui dure depuis une année.

Volés ou achetés à vil prix par des receleurs habiles ils sont des centaines à  joncher les rues de la sinistre Bangui. Ils  sont numériquement plus visibles que les taxis jaunes de la capitale. Autorisés pour transporter une seule personne  ils en transportent souvent jusqu’a 5 sans se soucier des impératifs de sécurité.

« La loi prévoit une place, mais c’est impossible. Car en transportant un seul passager, nous ne réalisons aucun bénéfice », justifie à Anadolu Omer Damango, conducteur de mototaxi à Combattant un quartier de Bangui.

Pour Madeleine Josette Feïdangaye, usagère rencontrée au stationnement de la Place de la réconciliation dans la capitale : « On ne peut rien. Ces mototaxis sont indispensables parce que les taxis et bus sont devenus rares. »

Pourtant, selon M. Jonas Sémo-Didi, Chef de services de la Prévention et Sécurité routière au ministère du Transport et de l’aviation civile, les textes existent, mais leur application pose problème, en raison de la crise sécuritaire en cours.

 « Il se pose un problème, en termes d’application des dispositions prises par le Ministère en vue de la réglementation des conditions de transports urbains en général car La situation sécuritaire étant encore confuse» a-t-il expliqué à Anadolu.

Selon René Sokambi Kandja, Secrétaire général du Syndicat des conducteurs de taxis et bus, il y a fuite en avant. « C’est une fuite de responsabilités. Les textes réglementaires datent d’avant la crise en cours »,a-t-il indiqué à Anadolu.

Par: Sylvestre krock

 

 

Centrafrique: Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui, « Il y a des gens qui ont intérêt à ce que la guerre continue».

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RNL  /  CNC/ 30-09-2014 /  Bangui:

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Charles-Ambassadeur-de-France-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas, voit en la sortie de crise en Centrafrique un rôle important dans la lutte contre le terrorisme. Il s’est exprimé ainsi lors d’une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka. Pour le diplomate français, le revirement dans une nouvelle crise ouvrirait la voie au terrorisme. « Il est clair que le redressement de la situation en Centrafrique joue un rôle important dans la lutte contre le terrorisme. Car si à l’inverse nous n’y parvenons pas, si la République centrafricaine devait glisser comme elle a glissé au mois de décembre dans des affrontements, naturellement cela formerait un terrain favorable pour les terroristes. Les forces internationales, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les Etats Unis, la France et les pays voisins de la Centrafrique sont unis pour lutter contre le terrorisme ».

Le Haut représentant de France en Centrafrique a constaté que le niveau de sécurité s’améliore de manière générale. « Le niveau sécuritaire s’améliore. Nous le constatons dans de nombreuses villes. Mais nous avons un niveau sécuritaire qui n’est pas encore satisfaisant ». Car poursuit-il, « Il y a dans un certain nombre d’endroits des affrontements et des pics de violences avec des morts certes parmi les groupes combattants mais surtout dans la population civile. Nous avons un phénomène de délinquance et de criminalité de droit commun qui se développent dans certains quartiers de Bangui et dans certaines villes de province contre lesquels il faut lutter ».

Charles Malinas a reconnu qu’ « Il y a des gens qui ont intérêt à ce que la guerre continue. Ce sont ces gens qui entretiennent la violence ». Il estime que,  les contraindre à renoncer à la violence est une des solutions envisageables, au cas échéant, « Il faut parfois les combattre » a-t-il précisé.

L’ambassadeur de France a prévenu que ceux qui continueront de vouloir se battre, pourront répondre de leurs actes devant la juridiction internationale. « La CPI vient de décider d’ouvrir officiellement une procédure sur les agissements des groupes armés en Centrafrique avec l’accord du gouvernement centrafricain. Je crois que c’est un élément très important dans la bataille pour la paix en Centrafrique », a-t-il-ajouté.

Charles Malinas a relevé que depuis décembre 2013, la force française a œuvré pour le retour de la sécurité dans le pays. L’opération Sangaris a rempli, à sa juste valeur, la mission de sécurisation auprès de la population centrafricaine. « Lorsque Sangaris est arrivée au mois de décembre, la situation était dramatique. En appui avec la Misca, la Sangaris a rempli son rôle en direction de la population mais aussi en direction des autorités de ce pays puisque Sangaris a un mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité des Nations unies », a conclu Malinas.

Par ailleurs à Obo (est du pays) à plus de 1000 kilomètres de Bangui, une nouvelle attaque des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony est enregistrée vendredi dernier. Huit chasseurs ont été pris pour cible par neuf hommes armés de la LRA en pleine forêt à environ 30 km de la ville de Obo. Sept d’entre eux ont réussi à s’échapper des mains de leurs ravisseurs. Seulement un enfant de moins de 18 ans est resté prisonnier de ces hommes armés.

RNL

François Nelson Ndjadder: il faut mettre la Centrafrique sous mandat onusien pour 3 ans

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Cirbeau News Centrafrique

Interview de Monsieur François-Nelson Ndjadder, Président des FRD

Interview du Président des FRD François Nelson Djadder

Bonsoir Monsieur, François-Nelson Ndjadder Bonjour, 

François-Nelson Ndjadder (FNN) : Bonjour

Parlez-nous un peu de vous,  François-Nelson Ndjadder

(FNN) : Je m’appelle François Nelson Ndjadder, je suis le  président des forces révolutionnaires pour la démocratie (FRD), Mouvement politico-militaire en Centrafrique.

Quel est l’historique de votre Mouvement ? Et qui étaient les premiers membres?

FNN : Les FRD  ont été créées suite à ma démission de la Séléka par moi et certains officiers  qui m’ont suivi, parce que nous pressentions les dérives criminelles de Michel Djotodia qui rêvait de transformer la Centrafrique en un État islamique et qui ne pensait qu’a se venger des centrafricains, s’enrichir avec les siens… La reconstruction de la Centrafrique, même la cohésion nationale n’avait pas sa place. Donc, l’idée qui a soutenu la création des FRD  était de réunir tous les centrafricains de tout bord et  de les faire impliquer dans la nouvelle reconstruction de notre chère et beau pays, la Centrafrique.

Alors, selon ce qu’on apprend, vous aviez démissionné du groupe CPSK qui est la CONVENTION PATRIOTIQUE POUR LE SALUT DU KODRO en mars 2013 pour créer votre propre groupe, les Forces Révolutionnaires pour la Démocratie en Centrafrique(FRD). Pour quelle raison aviez-vous démissionné ?

FNN : Comme je vous l’ai dit, notre mission n’était pas de nous venger ni de tuer encore moins de massacrer nos frères et sœurs centrafricains mais de reconstruire le pays et amener la jeunesse centrafricaine à prendre ses responsabilités et en finir définitivement avec l’esprit de ségrégation et du favoritisme ethnique. En un mot ma vision pour la nouvelle Centrafrique  a été trahie donc je ne pouvais pas poursuivre mon combat aux côtés de ceux qui voulaient vendre mon pays aux étrangers.

Vous accusez souvent l’ancien Président François BOZIZE d’avoir plongé la République Centrafricaine  dans cette situation chaotique. Qu’est-ce qui justifie cette accusation ?

FNN : Ce n’est pas une accusation en l’air, c’est la vérité et c’est connu de tous, j’ai été le tout premier centrafricain à le dénoncer haut et fort. D’ailleurs je le réitère fermement. BOZIZE en prenant le pouvoir grâce à des mercenaires étrangers et avec ses parents et enfants ont plongé ce pays dans le chao y compris la Séléka de Michel Djotodia. Jean jacques DEMAFOUTH et autre, mais la liste est très longue et ils vont  répondre tôt ou tard.

Vous continuez d’accuser François Bozizé (Ancien Président) d’avoir assassiné votre père, le général François NDJADDER BEDAYA. C’est quand-même une grave accusation !

FNN : Je vous remercie pour cette question qui me permettra une fois de plus de faire le point sur la disparition tragique de mon père.  Mon père  le Général NDJADDER BEDAYA  François  a été  assassiné  lâchement  par François BOZIZE et Jean Jacques DEMAFOUTH. Tous deux étaient des commanditaires de cet assassinat mais la mission a été exécutée par l’actuel Directeur de la gendarmerie centrafricaine, DAMANGO Guy Bertrand et le commandant Anatole NGAYA. À cette époque, pour eux, mon père représentait un véritable obstacle ou un mur en béton  pour tous ceux qui voulaient prendre le pouvoir des mains de l’ancien président de la République Ange Félix PATASSE, élu démocratiquement. Alors, pour accomplir leurs missions sordides, il fallait, selon eux (ces lâches), éliminer physiquement le chef de la sécurité, qui était mon père. Mais comme vous le savez il n’ont pas pris le pouvoir pour autan. Ils ont oublié que le Général avait des enfants capables et que ceux-ci pouvaient un jour venger leur père, et frapper à tout moment les responsables de ce crime. Il faut savoir que les enfants NDJADDER n’ont pas encore fait leur deuil ni même pleurer leur père parce que le temps n’est pas encore arrivé et c’est bientôt.

Revenons sur la situation de votre Pays la Centrafrique. Comme vous le savez, ce pays est devenu en quelques années un des pays les plus insécurisé en Afrique. Que pensez-vous de ça étant Chef des FRD?

FNN : C’est vrai, mon pays est l’un des pays au monde le moins recommandé, avec la Syrie et l’Irak et d’autre. C’est encore le pays où il y a des morts tous les jours, des violations des droits humains et surtout une impunité insupportable. Il faut savoir et c’est ce que je dénonce sans arrêt depuis plusieurs mois, rien n’est véritablement entrepris par les autorités de la transition pour endiguer cette insécurité récurrente qui empêche le peuple centrafricain de vaquer à ses occupations quotidiennes. Aujourd’hui encore, des armes continues de rentrer sur le territoire centrafricain sans contrôle. Toutes ses armes en provenance de la Lybie qui transitent par le Tchad ou le Soudan sont encore l’une des causes de cette insécurité que vous dénoncez. Mais nous n’oublions pas le rôle de tous ses politiciens véreux qui n’ont de cesse d’alimenter à dessein l’instabilité dans ce pays.

A un moment donné, certaines personnalités centrafricaines prononçaient le mot ” division” du pays en deux. Quel était votre réaction ?

FNN : Si vous vous rappelez, c’est l’un des projets de Michel Djotodia  et c’est d’ailleurs, comme je vous le disais, l’une des raisons qui m’ont amené à quitter la Séléka et à créer avec mes amis les FRD.

Est-ce que certains rebelles centrafricains ont eu des liens avec des hommes politiques Camerounais, un soutien ou complices par exemple ?

FNN : C’est possible, nous savons que certains rebelles centrafricains ont transité par le Cameroun, il n’est pas impossible que des opposants camerounais aient eut envie de profiter de ces circonstances pour créer de l’instabilité dans leur pays. Les FRD n’ont pas de bases à l’extérieur de la RCA et pas de complicités étrangères.

Quel est votre point sur l’Opération Sangaris en Centrafrique ?

FNN : Ce que nous disons c’est que la France, pays ami de la Centrafrique n’a pas pris toute la mesure de la complexité de la crise centrafricaine. Si la France était intervenu pour sauver le peuple centrafricain d’un génocide, par solidarité avec son ancienne colonie, elle a réussi sa mission. Mais nous attendions mieux de la France.

Nous avons vu récemment un responsable Séléka en France agressé. Alors, vous n’avez pas peur de représailles avec toutes ces accusations même étant en France ? Et si quelque chose vous arrivait ?

FNN : Je suis serein et j’attends fermement la première personne qui oserait s’en prendre à mon intégrité, parce que je n’hésiterai pas à frapper très dur pour que mes détracteurs ressentent la douleur au risque d’y laisser leur vie, donc je suis serein. Par rapport au droit, mon combat est loyal et je l’ai dit plusieurs fois aux autorités françaises. Je respecte le pays qui m’accueille.

12: Un mot sur la Présidente Catherine Samba-Panza ?

FNN : Pour commencer elle n’a jamais gagné les élections loyalement elle a juste été nommée. Au début  je croyais en elle, mais elle a commencé à répéter les mêmes erreurs de ces prédécesseurs en favorisant l’idée ethnique et remplir ces comptes bancaires à l’étranger, en un mot s’enrichir. Avec l’affaire des millions de dollars de l’Angola disparus, cette Dame n’inspire pas confiance. Pour moi, si cette information est confirmée, je crois qu’elle doit rembourser cet argent qui appartient au peuple centrafricain.

13: Vous dites que l’ancien président de transition Michel Djotodia  avait donné des diamants au président sénégalais actuel Macky Sall en échange de plusieurs faveurs. Mais c’est quoi cette histoire qu’on ne connait pas là ? 

FNN : Vous faites allusion aux allégations d’une certaine presse. S’il y a du vrai concernant ce dossier, je  laisse le soin à la justice de se prononcer, encore faut il qu’elle soit saisie. Je n’ai pas d’autres informations que celle véhiculée par les médias. Pour ma part, l’Etat centrafricain devra poursuivre toutes celles et tous ceux qui auront trempé dans des malversations. Bozizé, Djotodia et même Catherine Samba Panza avec l’affaire de l’aide financière angolaise.

Le gouvernement français vous propose-t-il un soutien diplomatique ou matériel? Quelles rencontres avez-vous eues ?

FNN : Je suis en très bonne relation avec les autorités françaises  par rapport aux liens qui unissent la Centrafrique et la France. Je ne demande rien de particulier à la France pour moi et mon mouvement.

Pour vous, quelle est la solution pour faire sortir la Centrafrique de la crise ?

FNN : Les choix stratégiques des autorités centrafricaines ne sont pas les plus judicieux en conséquence nous proposons la destitution de madame SAMBA PANZA de son premier ministre et du CNT et leur remplacement par des compatriotes intègres et courageux, qui auront à cœur de sauver la République Centrafricaine.

Et si c’était vous le président, aujourd’hui qu’allez-vous faire?

FNN : Les crises récurrentes que vit ce pays sont le fait d’une poignée d’hommes et de femmes véreux attachés à leurs intérêts personnels et qui se retrouvent d’année en année aux commandes du pouvoir. Lorsque le peuple se sera débarrassé de ses bandits en les mettant aux arrêts, nous verrons plus clair. Mais d’ores et déjà:

– La CPI doit engager des poursuites à l’encontre des responsables politiques depuis 2003, des responsables et exécutants des Séléka et des Anti Balaka, désarmer leurs troupes et les renvoyer dans leurs foyers respectifs,

– Mettre sous mandat onusien pour trois années: l’administration du territoire, l’armée, la police et la gendarmerie, la justice et les finances. Le financement de ce mandant étant susceptible d’être couvert par les ressources nationales sur vingt ans.

– Durant cette période, des élections au suffrage indirect seront organisées, même en 2015, suivies du choix d’une nouvelle constitution.

Nous ne pouvons plus faire l’économie d’une mise sous tutelle onusienne pour sauver le pays, c’est ma conviction.

Merci Monsieur François-Nelson Ndjadder (FNN) 

FNN : Merci à vous aussi.

Propos recueillis par : Nicole M’BOMET

RCA: Communiqué de presse du Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

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Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ

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Depuis l’entrée en vigueur de la transition politique en RCA, force est de reconnaitre que le rythme de la vie centrafricaine ne s’accorde plus qu’avec le mode de l’in-décision permanente. Ajouté à cela une confusion des pouvoirs et prérogatives des institutions de cette transition, et l’on se retrouve structurellement avec un cocktail toxique pour la population centrafricaine.

Aujourd’hui, il nous faut avoir le courage de l’affirmer haut et fort : la Transition politique centrafricaine ne mènera à rien, que soit à court, moyen ou long terme. Non pas à cause de la qualité des hommes qui sont à la tête de cette Transition -même si la pertinence de la présence de certaines personnalités dans les instances de la Transition est sujet à caution-, mais d’abord et avant tout à cause des données intrinsèquement liées à l’appareil de Transition et aux conditions de lancement de cette même Transition.

A commencer par les institutions les plus en vue comme le Conseil National de Transition (CNT) que fustige notamment le Cercle de Réflexion des Intellectuels Centrafricains à travers la parole d’un de ses membres en la personne du Pr Marcel Diki-Kidiri qui remarque l’« anachronisme du CNT, institution désormais incapable non seulement de représenter le peuple centrafricain mais encore moins incapable de le protéger ». Le bicaméralisme à la tête de l’exécutif imposé par les accords Libreville et de N’djaména paralyse toute action politique. L’absence de budget pour l’Autorité Nationale des Elections ou encore le Haut Conseil de la Communication de la Transition décribilise leurs objectifs louables.

Aussi quelque soit la qualité des hommes à la tête de ces institutions et organes de transition, le jeu était couru d’avance. L’issue fatale était inévitable. Alors si en plus de cela la classe politique de transition y rajoute de l’incompétence, des errements, du manque de volonté, de lucidité ou de direction, nul besoin alors d’espérer en quoi que ce soit.

D’autant plus que les populations meurtries et abattues pâtissent de l’invisibilité de la présidence de Transition qui devrait être présente dans les grands centres de souffrance de la capitale comme de la province, c’est ce que la situation commande au-delà des risques sécuritaires. C’est un engagement qui ne devrait souffrir d’aucune contestation possible.

Il apparaît clair que le personnel politique n’est pas à la hauteur de la tâche qui lui incombe, à savoir en priorité ramener la paix dans le pays. Cette Transition ne dispose pas des moyens humains, politiques, techniques et financiers pour mener à bien cette mission qui lui est assignée. Le fait de voir les plus hautes instances de la Centrafrique passer leur temps à pratiquer la mendicité à tout bout de champs aux quatre coins de l’Afrique et du monde occidental dépasse l’inconfort. C’est tout juste insupportable voire inadmissible surtout aux vu des ressources naturelles dont regorge la RCA. Il faut que cette humiliation perpétuelle des Centrafricains par le biais de leur classe politique cesse.

Actons dès lors l’échec effectif de la Transition et fixons dès aujourd’hui, au maximum à octobre 2015, la date butoir de l’organisation des élections présidentielle et législatives, et ce quelque soit l’état d’insécurité globale.

Car en effet, une lecture patiente de la situation montre que la paix, la réconciliation et la concorde nationale ne peuvent en aucun être des préalables à l’organisation des scrutins. Si tel était le cas, jamais la RCA n’irait aux élections. La Transition n’a pas les moyens d’atteindre un tel objectif, en témoigne les propos de Mme Catherine Samba-Panza devant l’Organisation des Nations Unies (ONU) : « Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales ». Quand un chef de l’exécutif tient de tels propos c’est que la (sa ?) cause est perdue, que l’abdication, le renoncement et l’abandon sont rois.

Il faut donc aller aux élections pour qu’une nouvelle Administration puisse dérouler son programme, validé par le peuple, dont le but serait la paix, la réconciliation, la concorde nationale et la reprise économique. Ces éléments ne doivent plus être des conditions des élections mais les buts que celles-ci doivent atteindre.

Et que l’on ne nous dise pas que l’on pourrait organiser des élections alors qu’une partie du pays est en proie à l’insécurité. Ceux-là même qui utilisent cet argument fallacieux sont les mêmes qui hier faisaient pression sur le président ivoirien Laurent Gbagbo pour qu’il organise les élections malgré la présence de rebelles pro-Ouattara dans toute la moitié nord de la Côte d’Ivoire. Ce sont les mêmes qui ont refusé les résultats des urnes qui donnaient victorieux le champion du Front Patriotique Ivoirien (FPI) le président Koudou Laurent Gbagbo. Et qui dans le même temps ont tout fait pour donner un cachet de légitimité internationale à l’actuel président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. C’est exactement le même schéma qui a été reproduit dans la Libye post-Gaddhafi où la « communauté internationale » a supervisé des élections dans le pays en ruine et en guerre civile alors même que des ambassadeurs occidentaux et orientaux se faisaient assassiner comme ce fut le cas du consul américain à Benghazi, Christopher Stevens, ou kidnapper comme l’ambassadeur jordanien en Libye Fawaz Al-Itan. Et les exemples peuvent être multipliés ad nauseam avec des pays comme l’Iraq, la Somalie, le Mali, l’Irlande du Nord, le Kosovo, le Liban, l’Ukraine, etc.

Donc que la France et ses alliées de la communauté internationale puissent invoquer cet argument spécieux est au mieux une farce au pire du cynisme.

N’importe quel président ou présidente qui serait même élu(e) par la voix de seulement 1000 Centrafricains représentatifs aurait plus de légitimité que tout membre de la Transition actuelle. Et pourtant la légitimité des membres de la Transition ne souffre d’aucune contestation au niveau de la communauté internationale. Ce qui signifie que même élu(e) sans la participation de tout le corps électoral, le ou la futur(e) président(e) aura infiniment plus de légitimité que quiconque aujourd’hui en RCA.

De plus, les zones dites d’instabilité, d’insécurité le sont par le fait de miliciens, de groupes armés dont les chefs quoiqu’ils disent souhaitent se présenter occuper des fonctions gouvernementales, parlementaires, judiciaires ou administratives de haut rang. Si par leur faute, il est impossible d’organiser les élections dans les zones dont ils revendiquent le contrôle, de facto, ils s’excluent de la possibilité de gagner les élections en privant les personnes sensées les soutenir par leurs votes. Et corrélativement, ils s’excluent pour le futur gouvernement, la future assemblée nationale, les futurs grands corps de l’Etat. S’ils souhaitent participer de tout cela, ils ont intérêt à tout mettre en œuvre pour que la sécurité revienne dans les zones sous leur contrôle.

En somme, la décision prioritaire qu’il nous faut prendre aujourd’hui consiste à fixer définitivement une date buttoir pour l’établissement des élections générales, avec la condition expresse que cette prévision n’aille pas au-delà d’octobre 2015.

Le Parti du Renouveau Panafricain appelle tous les acteurs de premier plan à cesser de tergiverser afin de s’engager fermement dans une voie courageuse de rupture avec cette praxis politique anti-centrafricaine actuelle, car en définitive c’est de vies humaines dont il est question. Sortons au plus vite de cette Transition imposée par des forces obscures avec la complicité des ignorants d’une grande partie de l’« élite » centrafricaine qui engagent la signature et la crédibilité de la Nation pour les années à venir sans jamais jouir d’aucune légitimité populaire.

 

 

Fait à Dakar le 29 Septembre 2015

Tahéruka Shabazz, Président du PRP

RCA: Catherine Samba-Panza au journal le monde, « Le peuple centrafricain n’est pas oublié »

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LE MONDE | Corbeau News Centrafrique:

Samba-Panza aux nations Unies

Lors de sa première visite au siège des Nations unies, à New York, à l’occasion de l’assemblée générale de l’organisation, du 24 au 30 septembre, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est assuré le soutien de la communauté internationale.

Que ramenez-vous à Bangui de cette « première » ?

C’était symboliquement important. Bien qu’étant présidente de transition, j’ai été autorisée à m’adresser au monde. Cela signifie que, quelque part, il y a une légitimité, et cette reconnaissance est, pour moi, une grande fierté. Le peuple centrafricain n’est pas oublié.

La mission de l’ONU, la Minusca, est la 11e mission de paix déployée en Centrafrique : en quoi sera-t-elle différente ?

Nous espérons qu’elle sera plus efficace. Jusqu’ici, les opérations de paix étaient sous-dimensionnées. Celle-ci, à terme, comprendra 12 000 hommes. J’ai insisté pour que les effectifs ne soient pas constitués uniquement de militaires. Nous avons un problème d’ordre public, il est important d’avoir un personnel de police et de gendarmerie pour encadrer nos forces de défense et de sécurité.

Vous avez appelé l’ONU à lever l’embargo sur les armes qui frappe votre pays, est-ce prudent ?

La question qui sous-tend cette idée, c’est celle des forces armées centrafricaines. Je suis une présidente qui n’a pas d’armée dans son pays. Nos 7 000 militaires sont sous-équipés, sans caserne et sans armes. Si je veux les réhabiliter, il leur faut de l’armement. Nous avons entamé des négociations avec la commission des sanctions de l’ONU. Un premier allégement se profile en faveur des gendarmes et policiers. Mais souvent ils sont redéployés en province sans armes, et ne peuvent faire face aux problèmes de sécurité.

Le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, le dit lui-même, le retour à la paix passe par la fin de l’impunité…

Je suis profondément pour la justice. Mais elle ne peut être mise en oeuvre sans système judiciaire. Nos prisons ont été pillées, les tribunaux détruits, les juges et magistrats craignent pour leur vie car ils ont vu des collègues se faire tuer. Si nous voulons mener à bien la réconciliation nationale, il faut que justice soit faite.

Du fait de la défaillance de l’Etat, nous avons demandé à l’ONU de prendre des mesures d’urgence. Elles se mettent en place. A Bangui d’abord, et nous espérons ensuite en province, grâce au déploiement de la Minusca. La cellule spéciale d’enquête et d’instruction a commencé ses travaux. De son côté, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes graves perpétrés depuis août 2012. Mais la création d’une cour criminelle spéciale en Centrafrique serait le meilleur moyen de lutter contre l’impunité

Comment comptez-vous stopper l’impunité tout en favorisant un gouvernement inclusif, y compris avec des entités responsables d’exactions ?

Nous lançons un appel à tous les Centrafricains pour favoriser la réconciliation nationale. La plupart ont été impliqués dans les crises, par leur appartenance aux groupes armés, à des groupes politiques ou simplement en tant que citoyens. Même s’ils sont responsables de groupes armés et ont commis des exactions, ils peuvent contribuer à la paix, notamment en appelant à déposer les armes. Dans un deuxième temps, la justice fera son travail. Si la personne n’a rien fait, pas de problème ; si elle a les mains tachées de sang, elle sera rattrapée par la justice.

La Centrafrique vit sous perfusion internationale : avez-vous un plan de sortie de crise ?

Nous ne pouvons pas compter uniquement sur l’apport financier extérieur, nous devons mobiliser nos ressources internes propres. Mais comment les mobiliser quand la moitié du pays, où demeurent les ressources naturelles, est contrôlée par les groupes armés ? J’attends beaucoup de la Minusca à ce sujet.

Une fois que ses troupes auront sécurisé ces zones minières, nous pourrons y envoyer des services fiscaux et douaniers pour lever l’impôt et collecter les taxes.

Des pays voisins déplorent l’absence d’avancée depuis la signature de l’accord de fin des hostilités à Brazzaville, en juillet. Quelle est votre réponse ?

Je me suis fortement engagée. Les partis politiques, la société civile, les forces vives de la nation ne voulaient pas aller à Brazzaville, c’est moi qui les ai convaincus de nous retrouver sur un terrain neutre pour conclure la fin des hostilités. A peine rentrée, j’ai commencé à mettre en œuvre cet accord. N’eût été l’épisode de la nomination du gouvernement, nous aurions déjà bien avancé !

Par: Alexandra Geneste 

(New York, Nations unies, correspondante)
Journaliste au Monde

Centrafrique: La mission de l’ Eufor-RCA prolongée jusqu’en mars 2015

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AFP/CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-Gendarme-français-de-lEufo-RCA-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un Gendarme français de l'Eufo-RCA à Bangui

La force européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) déployée à Bangui a été prolongée mardi de trois mois, jusqu’en mars, par les ambassadeurs des 28 pays de l’Union européenne, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, collé à l’aérodrome.

Elle patrouille aussi dans le cinquième et surtout le très sensible troisième arrondissement, qui compte la seule enclave musulmane restante de la capitale et a été le théâtre de violents heurts en août.

Le mandat initial de l’ Eufor-RCA, pleinement opérationnelle depuis la mi-juin, devait se terminer à la mi-décembre.

Sa prolongation doit encore être formellement avalisée au niveau ministériel cet automne, peut-être dès le Conseil des ministres des Affaires étrangères le 20 octobre à Luxembourg.

La mission a été prorogée pour permettre une “transition en douceur” avec la force de l’Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre, a expliqué une source européenne à l’AFP.

“Cela permet de maintenir le même niveau de présence internationale” qu’actuellement, jusqu’à ce que la Minusca, qui doit absorber les troupes de la force africaine Misca et remplacer l’opération française Sangaris ainsi que l’Eufor RCA, fonctionne à plein régime, a-t-elle ajouté.

A terme, la Minusca doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

Le commandant de l’ Eufor-RCA, le général Philippe Pontiès, avait plaidé le 17 septembre pour une prolongation de sa mission, soulignant que cela répondait “d’abord à une attente forte en Centrafrique, de la population, des autorités politiques et de l’ensemble des acteurs humanitaires (…) afin de consolider les acquis encore fragiles” sur le terrain.

Quelque 300 soldats et gendarmes français sont actuellement basés à Bangui au sein de cette force, qui compte aussi des contingents espagnols, italiens, lituaniens et finlandais.

La France, qui pourra envisager d’autant plus rapidement le retrait de ses propres troupes que l’ Eufor-RCA restera jusqu’en mars, avait soutenu le principe d’une prolongation de la mission de la force européenne lors d’une réunion informelle des ministres de la Défense de l’UE le 8 septembre à Milan.

Centrafrique : chez les Séléka, c’est chacun pour soi

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JA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-miliciens-de-la-séléka-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

Elle contrôle encore plus de la moitié du territoire, mais jamais l’ancienne rébellion Séléka n’a été aussi divisée. Ses chefs historiques, Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés. Reste à savoir si les Casques bleus sauront en profiter pour leur faire déposer les armes.

Article paru dans le n°2802 de Jeune Afrique, en kiosque le 22 septembre. Depuis, plusieurs généraux de la Séléka, dont Ali Darassa et Mahamat Alkhatim, ont annoncé leur retrait du mouvement.

Ils ont été profondément humiliés par l’arrivée de l’armée française en décembre 2013. Leur chef, l’ancien président Michel Djotodia, a été contraint de quitter le pouvoir un mois plus tard et de s’exiler à Cotonou. Eux ont assisté, impuissants, à l’exode des populations musulmanes. Pourtant, les combattants de la Séléka sont toujours là, avec leurs uniformes et leurs bottes dépareillées.

 

Alors que les Casques bleus de la Minusca ont pris, le 15 septembre, le relais de la force africaine Misca, l’ancienne rébellion contrôle toujours les trois cinquièmes du territoire centrafricain. Ils y règnent en maîtres, contrôlent les principaux axes, occupent les bâtiments publics et font main basse sur ses ressources.

Surtout, ils font peur. Début septembre, d’importants mouvements de troupes ont été signalés dans le triangle Kaga Bandoro-Sido- Batangafo (Nord), ainsi qu’à Bambari (Centre), provoquant la panique à Bangui, où courait la rumeur d’une offensive imminente. Pendant une semaine, Bambari, où près de 400 combattants étaient rassemblés, fut surveillé comme le lait sur le feu tandis que les militaires français de l’opération Sangaris renforçaient leur dispositif sur la route menant à Bangui.

Finalement, rien ne se passa. D’abord parce que la Séléka a beau revendiquer 10 000 hommes, elle n’a plus la force de frappe qui lui permit de prendre Bangui en mars 2013. De combien de combattants dispose-t-elle vraiment ? “Leur nombre est très difficile à estimer”, dit prudemment un diplomate européen en poste dans la capitale. “Plusieurs milliers”, reconnaît l’armée française, sans plus de précisions.

“Sur le terrain, il n’y a pas énormément de troupes, ajoute Aurélien Llorca, coordinateur du groupe d’experts des Nations unies. Ils ne disposent que de peu de véhicules et sont confrontés à de gros problèmes de mobilité.” Et puis il faut compter avec tous ceux qui ont encore des sympathies pour la Séléka.

“Parmi ceux qui ont pris Bangui, rappelle Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la région, il y a des Centrafricains qui font des affaires dans le sud du Tchad ou du Soudan et qui espèrent qu’un changement de régime leur profitera. Ils ne sont pas visibles sur le terrain et peuvent réapparaître à tout moment.”

Un véritable casse-tête

Mais la Séléka est toujours très divisée – peut-être ne l’a-t-elle jamais autant été. Pour ses principaux généraux, l’avenir de cette coalition hétéroclite est un véritable casse-tête : faut-il accélérer sa mue en un parti politique ? Michel Djotodia, son président, et Noureddine Adam, son vice-président (hier à la tête de la très redoutée police politique de la Séléka), sont-ils des freins à son existence ? Ont-ils les moyens de reprendre Bangui ?

Une nouvelle étape de cette lutte d’influence s’est déroulée à Bambari, du 6 au 11 septembre. Les discussions ont permis de dégager deux lignes qui s’opposent, sur fond de divisions ethniques.

On retrouve d’abord le général Joseph Zoundeko, nommé chef d’état-major en mai, à Ndélé. Il a depuis pris ses quartiers à Bambari. Originaire de Tringoulou, dans l’extrême Nord-Est, il appartient depuis 2006 à l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia. Membre de l’ethnie goula, comme l’éphémère maître de Bangui, Zoundeko est aujourd’hui son principal relais sur le terrain.

La frange qu’ils représentent est toujours alliée aux combattants rungas sur lesquels Noureddine Adam, bien que bloqué dans la province de la Vakaga, dans le nord de la Centrafrique, depuis le début de la saison des pluies, garde une forte emprise. Djotodia et Adam ont pour le moment réussi à préserver l’alliance entre Rungas et Goulas grâce aux soutiens extérieurs dont ils disposent – tous deux ont toujours, selon plusieurs sources, leurs entrées dans les pays du Golfe et continuent à bénéficier de leurs largesses. Mais rien ne dit que cela durera.

De l’autre côté de l’échiquier, le général Ali Darassa se pose en alternative. Chargé de la zone de Bambari depuis le coup d’État de mars 2013, il incarne la branche peule de la Séléka – il fut l’adjoint du Tchadien Baba Laddé avant que celui-ci renonce aux armes pour rejoindre le camp d’Idriss Déby Itno. Darassa est aujourd’hui l’un des hommes forts du mouvement et peut compter sur le soutien du général Mahamat Alkhatim. Petit, la barbe bien fournie, Alkhatim était l’un de ces Tchadiens qui avaient aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. “La communauté internationale ne veut ni de Djotodia ni d’Adam, insiste un proche d’Alkhatim. Le premier est persona non grata en Centrafrique. Le second est sous sanctions de l’ONU. Sans nous, ils ne sont rien. Nous considérons même qu’ils sont un poids plus qu’autre chose.”

Jusqu’au-boutiste

Impossible de savoir ce qu’il pèse (le conclave de Bambari n’a pas consacré la victoire d’un camp sur l’autre), mais une chose est sûre : le trio Zoundeko-Adam-Djotodia est aujourd’hui considéré comme l’aile dure de la Séléka, la plus jusqu’au-boutiste. “Les accords que nous avons signés à N’Djamena en janvier et à Brazzaville en juillet n’ont pas été respectés. Donc les choses sont simples, confirme Bachar Fadoul, un très proche de Noureddine Adam. Soit on nous laisse reprendre le pouvoir, soit nous divisons le pays. Nous contrôlons déjà trois préfectures [celles de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran]. Il ne nous reste plus qu’à les verrouiller. Tout est prêt, même le drapeau et le gouvernement.”

 

Source : groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique
Source : groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique

Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

Reste que, si le désir de partition est présent, notamment chez les militaires, une partie de la Séléka ne partage pas l’optimisme de l’aile dure et estime que lancer une nouvelle offensive sur Bangui s’apparenterait à une opération suicide. Alkhatim le premier sait que ses troupes n’ont aucune chance de prendre Bangui si Sangaris s’interpose. À Batangafo, début août, ses hommes, pourtant décrits comme bien entraînés, bien équipés et opérant comme une véritable armée, ont subi de plein fouet la puissance de feu des Rafale français. Et puis Darassa et Alkhatim sont des seigneurs de guerre. La politique ne les intéresse pas. Ce qu’ils veulent, eux, c’est pouvoir nourrir leurs troupes.

La lutte d’influence actuelle est également – et surtout, diront certains – une lutte pour le contrôle des richesses (lire encadré). Pendant la petite année passée à la tête du pays, la Séléka a pris le contrôle des trafics les plus lucratifs, et cette prédation a exacerbé les rivalités au sein du mouvement. C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes de Zoundeko et de Darassa se sont violemment affrontés le 26 août à Bambari. “Le problème de la Séléka est alimentaire, conclut un diplomate français. Si certains veulent la partition, c’est uniquement pour sécuriser le contrôle des richesses dans le Nord.”

 

Par Vincent DUHEM
 

Centrafrique: Bientôt à Bangui les militaires Tchadiens pour la sécurité de Samba-Panza

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Jeune Afrique  /  Corbeau News.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Bientot-les-militaires-Tchadien-en-Centrafrique-pour-la-sécurité-de-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bientot les militaires Tchadien en Centrafrique pour la sécurité de Samba-Panza

La présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza, souhaiterait que sa sécurité soit assurée par un contingent de militaires tchadiens.

Reçue le 23 septembre à New York par Idriss Déby Itno, le chef de l’État tchadien, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza, la présidente centrafricaine par intérim, a réitéré sa demande d’envoi d’un contingent de militaires tchadiens à Bangui pour y assurer sa propre sécurité.

Sa garde personnelle est jusqu’ici assurée par une unité de soldats rwandais relevant de la Minusca, mais cette dernière souhaite les affecter à d’autres tâches, plus opérationnelles, à l’intérieur du pays. Un peloton de bérets bleus gabonais a alors été proposé à la présidente, qui a décliné l’offre.

Les Tchadiens présenteraient, il est vrai, un double avantage : ne pas être sous pavillon onusien et avoir en la matière une vraie expérience. Ils ont en effet longtemps assuré la protection de l’ex-président François Bozizé.

Par: JA

Centrafrique : Catherine Samba-Panza , une voleuse au palais de la Renaissance? Les Preuves s’accumulent

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Afrique Soir  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vol-de-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vol de Samba-Panza 

Les révélations preuves à l’appui que vient de faire l’hebdo Jeune Afrique sur comment Mme Catherine Samba-Panza a mis la main sur 1,132 milliard de F CFA sur un total de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros)du don angolais à la République centrafricaine pour faire face en urgence à la crise humanitaire et sociale due notamment au retard des salaires des fonctionnaires, apportent la preuve s’il en était besoin, que cette dame sortie du néant, n’est qu’une vulgaire voleuse.

courrier du DG de  Trésor au Ministre des Finances

 

Présentée abusivement en janvier dernier peu après la mascarade de son élection par 75 membres du CNT comme celle par qui viendrait le salut de la RCA et des Centrafricains, Catherine Samba-Panza avait fait illusion au début et soulevé de grands espoirs mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’aussi bien ses compatriotes que la communauté internationale et ses alliés du début, s’aperçoivent qu’il y a eu erreur sur la marchandise. Un fait alors passé inaperçu devait déjà pourtant alerter sur la vraie nature de cette bonne femme. Ce n’est pas elle-même qui a payé la caution financière de 2 millions de F CFA exigée pour valider les candidatures, mais Rachel Ngakola la compagne de Mahamat Kamoun. Est-ce un hasard si l’une a été nommée DG des douanes et le conjoint, d’abord conseiller spécial puis maintenant premier ministre.

Ce n’est pas non plus par hasard si Mahamat Kamoun faisait partie du premier voyage en mars dernier à Luanda de dame Samba-Panza. Il n’est pas étonnant d’apprendre que les recettes de la douane aboutissent directement dans l’escarcelle de Rachel Ngakola qui doit sans doute partager cela avec son bonhomme. A telle enseigne que tous les diplomates en poste à Bangui s’en sont émus à dame Catherine qui continue de faire la sourde oreille. Elle a été aperçue en juin dernier en pleine cure de thalassothérapie dans une maison dédiée à Biarritz dans le sud-ouest de la France !

C’est sans doute aussi Kamoun qui a suggéré à sa patronne d’exiger du président angolais que la moitié de la manne financière soit versée en espèces sonnantes et trébuchantes, ce qui fut fait, afin de procéder ensuite comme on l’a vu, à une coûteuse opération de change à Douala qui a au demeurant permis à Ecobank de soutirer au passage plus de 130 millions de F CFA qui auraient pu permettre de résoudre certaines difficultés du pays ! Impliqué dès le début dans ce détournement de deniers publics, Mahamat Kamoun apparaît clairement comme un des principaux complices de la voleuse et ne pouvait donc que l’emporter sur Karim Meckassoua dans le choix de Samba-Panza de nommer un premier ministre alors qu’elle avait pourtant dit à tous ses soutiens qu’elle nommerait plutôt Meckassoua qui est loin d’être un béni oui oui et qui ne demandait vraiment rien.

 

Soigneusement tenu à l’écart de ces mics-macs bien que ministre des finances d’alors, on comprend mieux pourquoi Rémy Yakoro qui avait menacé de démissionner entre temps à cause du détournement de ce don angolais, n’a pas été reconduit dans le gouvernement de Kamoun. Là aussi, ce n’est pas le fruit du hasard. On est atterré de savoir par la lecture du courrier du DG du Trésor, Gabriel Madenga, que c’est celui-ci qui informait son ministre du versement d’une partie de l’argent du don angolais sur le compte du Trésor alors que c’est l’inverse qui devrait se faire. On est en vraiment en république bananière ! Mme Samba-Panza est arrivée au pouvoir pour un intérim qui ne devrait pas s’éterniser mais qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour que cela traîne en longueur afin de tirer le maximum de profit pour elle-même, sa progéniture, entourée notamment comme elle l’est de la bande familiale de tribalistes prédateurs Gbanziri de Kouango et autres. Tous ses déplacements à l’étranger occasionnent automatiquement des ponctions du trésor d’un minimum de 150 millions de F CFA de caisse d’avance !

Comment expliquer autrement la récente nomination par décret à la tête du conseil d’administration de l’Agence de Régulation des Télécommunications d’un truand  comme Michel Koyt qui a été jeté en prison déjà sousBozizé et n’a retrouvé la liberté qu’en se sauvant lui-même des geôles du camp de Roux à l’arrivée des Séléka. Ce monsieur doit toujours des comptes à la justice dans l’affaire du prêt indien et de la société SONATU qu’il a bouffé avec Bozizé. Les liens de parenté qu’il a avec Mme Samba-Panza ne sauraient lui valoir absolution et impunité ! Comment expliquer autrement  la nomination comme DG du protocole d’état du Gabonais Amédée Fanga, pourtant déjà retraité au Gabon mais du seul fait que sa maman est une Sokambi donc Gbanzizi, il peut encore jouer les prolongations en RCA !

 

Que retiendra l’histoire après le départ du pouvoir d’une telle voleuse comme Catherine Samba-Panza sinon qu’elle s’est illustrée par un maigre bilan alors qu’elle a fait croire au départ qu’elle venait pour redresser les choses et rétablir la sécurité pour préparer les élections. Présidente par intérim de la transition, elle se prend pour une cheffe d’état élue au suffrage universel et pouvant traiter d’égal à égal avec ses « pairs » ! Quel culot alors qu’elle n’est en réalité pas grand-chose ! Qu’attendent le CNT et les syndicats pour leur demander des comptes, aussi bien à elle qu’à Mahamat Kamoun ?

 

Article publié par: Afrique Soir

 

Vols à outrance : la RCA a besoin urgemment d’un observatoire national

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Corbeau News Centrafrique:
Catherine Samba-Panza

En matière de détournement des deniers publics, je crois, que Dame Catherine Samba-Panza et son gouvernement de transition depuis le 21 janvier 2014 ont la palme d’or. Et là, je me pose la question, comme l’orchestre JMC international dans son chef-d’œuvre intitulé « A qui la faute ? ». Sur cette question qui interpelle tous les centrafricains, je ne mâcherai pas mon mot pour indexer le fameux Conseil National de Transition (CNT) que préside, Ferdinand Alexandre NGUENDET, qui a préféré baliser le chemin de la prédation et du vol des fonds publics à une bande de personnalités sans scrupule au lieu d’un fils digne du pays répondant aux critères d’éligibilité pour assurer la bonne gouvernance, en bombardant Catherine SAMBA-PANZA  des voix recueillies lors du choix du président de la transition à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, suite à la démission de Michel DJOTODIA.
La criminalité financière et économique en cours est gravissime pour que la communauté internationale prenne une décision pour stopper l’ouragan. Notamment l’ONU, le FMI, la BM, l’UE, l’UA, la CEEAC, la CEMAC, les pays amis ainsi que les partenaires au développement qui doivent réagir urgemment s’ils veulent vraiment aider un peuple meurtri. En huit mois seulement d’exercice à la tête du pays, on a assez relevé cette démonstration de force de Catherine SAMBA-PANZA et acolytes en matière de détournement des deniers publics qui enfreint la bonne marche de la transition au lieu de s’occuper des vrais problèmes qui préoccupent le peuple centrafricain afin qu’il retrouve sa souveraineté à travers ce processus du retour à l’ordre constitutionnel, et bien entendu, la communauté internationale, principal bailleur de fonds et pays amis tel que l’Angola qui vient d’octroyer à la RCA un don de 10 millions de dollars pour couvrir la faillite dans laquelle le pays est plongé. Malheureusement que ce fonds, destiné pour résoudre certains problèmes de l’heure, a fait l’objet de malversations financières relevées par notre confrère de « Jeune Afrique » après enquête dans son numéro 2803 du 28 septembre au 04 octobre 2014. En lisant cet article par rapport à la procédure normale de l’opération bancaire, vous conviendriez avec moi que Dame SAMBA-PANZA et ses envoyés spéciaux à Douala au Cameroun son pays d’origine sont très intelligents dans ce genre d’opération frauduleuse et illicite mais ils n’ont pas du tout échappé à la loupe médiatique pour ne pas dire celle de Dieu. Allez-y comprendre, pour récompenser Mahamat KAMOUN ancien DG du Trésor public, il faudrait le nommer premier ministre chef du gouvernement au lieu de son challenger Karim Abdoul MECKASSOUA qu’on a vu à l’œuvre, quand il fut ministre d’Etat des Postes et Télécommunication, chargé des Nouvelles Technologies, un bon redresseur pour ne pas lui jeter trop la fleur, sous le régime de François BOZIZE qui, avait brillé aussi par la mal gouvernance. La suite, il y a eu un malentendu entre l’ancien chef d’Etat et le chef du département qui avait claqué la porte.
En plus de la transaction hautement mafieuse, il y a eu trop de faux documents qui justifient la gestion de cette coquette somme angolaise qui doit servir du sauvetage de la situation catastrophique financière de la République centrafricaine laissée par l’ancien président de la transition Michel DJOTODIA qui, passe un exil doré après avoir copieusement pillé à son tour les richesses des centrafricains.
Selon mon analyse, je dirai que Catherine SAMBA-PANZA et ses acolytes ont volé deux peuples. C’est-à-dire, nous les centrafricains que le Président José-Edouardo dos SANTOS a bien voulu aider et le peuple angolais puisque c’est l’argent des contribuables angolais que DOS SANTOS, par sa gentillesse et son amour pour un peuple frère africain, a décaissé pour renforcer nos capacités durant ce processus de transition. Malheureusement, il manque aux dirigeants de cette transition boiteuse, l’intégrité morale, la compétence et la vision de la bonne gouvernance. Ils ont montré leur bassesse, leur mesquinerie et leur pauvreté d’esprit.
Interpellée par le président angolais et son homologue congolais, Denis SASSOU NGUSSO médiateur de la crise centrafricaine, la présidente de la transition manquait d’arguments pour justifier les dépenses du don de ce pays frère. Alors chers compatriotes, Comment voulez-vous qu’on continue d’aider financièrement une telle équipe gouvernementale qui montre son incapacité notoire et sa capacité de nuisance en matière de la gestion des fonds publics ? Tout porte à croire que de leur camp, les leaders politiques centrafricains somnolent et n’attendent que les élections de 2015 reportées aux calendes grecs par la locataire du palais de la Renaissance qui déclare, « je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité”. Pourtant les moyens financiers sont donnés par l’Angola pour faire travailler les FACA et payer les fonctionnaires.

En tout cas, la République centrafricaine n’est pas prête pour être gérée par une femme. Quand bien même qu’on a eu des hommes aussi très médiocres à la tête de l’Etat centrafricain. La présidente a démontré au vu et au su de la communauté internationale que les femmes en Centrafrique volent plus que les hommes. En effet, le prochain sommet de la CEEAC se tiendra dans deux mois à Ndjamena. Je crois pour ma part, en tant que leader d’opinion, les présidents des partis politiques et de la société civile doivent prendre leur responsabilité pour que les choses se précisent et se clarifient. Il faut définitivement mettre un terme à l’hémorragie pour que le peuple centrafricain respire!!!

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

Directeur  de Publication

du Journal Globe  le Visionnaire

RCA : STOP A LA GUERRE OUI A LA PAIX

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Corbeau news Centrafrique (Bangui) 30/09/2014:

Beaucoup de ceux qui reviennent passent la journée chez eux et continuent à dormir la nuit sur un site de déplacés. Cette femme, en revanche, a décidé de rester pour de bon dans son quartier.
Beaucoup de ceux qui reviennent passent la journée chez eux et continuent à dormir la nuit sur un site de déplacés. Cette femme, en revanche, a décidé de rester pour de bon dans son quartier.

C’est avec un cœur meurtri, rempli de peine et d’une lueur d’espoir que les femmes Centrafricaines sous l’appellation femmes debout pour la paix en Centrafrique invoquent la paix, l’amour, l’unité entre les peuples Centrafricains. Nous voulons que notre terre soit arrosée par les eaux bénites et non par le sang tel que dans un abattoir. Nous voulons la paix, nous gardons l’espoir ?

A travers cet appel, les Mamans de Centrafrique entendent inviter tous les protagonistes à privilégier la paix et les défis de la construction d’une Centrafrique différente et de fournir aux jeunes Centrafricains l’opportunité d’une Centrafrique nouvelle et unie dans sa diversité culturelle et linguistique et se redéfinir et en proposant des solutions innovantes et inclusives pour un retour rapide de la paix en Centrafrique.

Les deux parties doivent respecter les Accords de cessation des hostilités signes à Brazzaville en vue d’une paix et de stabilité de la RCA. Qui est mieux placée qu’une femme pour apaiser les esprits et favoriser les retrouvailles et l’attente ?

Dans cette optique, les femmes debout pour la paix en Centrafrique préconisent que les femmes travaillent en synergie avec toutes les parties en conflits. Cela permettra de les mettre non seulement en valeur, mais de mettre en valeur les résultats obtenus. Elles veulent qu’on implique les femmes en leur donnant des responsabilités spécifiques et les moyens de travailler pour la paix.

Aux femmes, participer au processus de paix ne veut pas dire être forcément autour de la table des négociations mais travailler dans nos foyers respectifs lançons les messages de paix autour de nous. Une chose est de conclure les accords et une autre est leur application. C’est justement, là où les femmes seront sollicitées pour mieux sensibiliser et informer les populations. La Nouvelle Centrafrique qui sortira de ce dialogue inter-centrafricain en cours. Il y aura donc beaucoup de changements qui nécessiteront forcément l’implication des femmes pour la paix.                      

 

Par: FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

 

 

Centrafrique: l’assemblée générale des ex-Séléka se tiendra finalement à Bambari

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RJDH   /  CNC

Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Initialement prévue à Kaga-Bandoro (centre-nord), la prochaine assemblée générale de l’ ex-Séléka annoncée mi septembre se tiendra du 9 au 10 octobre à Bambari (centre).  L’annonce a été faite ce matin au RJDH par le porte-parole de l’ ex-Séléka, le capitaine Ahmed Nedjad.

La tenue de cette rencontre est la volonté des généraux de l’ ex-Séléka qui ont quitté la coalition le 19 septembre dernier. D’après Ahmed Nedjad, c’est du 9 au 10 Octobre qu’aura lieu l’AG à Bambari.

« Nous avons finalement décidé de tenir notre assemblée générale du 9 au 10 Octobre à Bambari pour des raisons stratégiques. Bambari est au centre, ce qui permettra aux officiers des villes de Ndélé, de Sido, de Birao, de Dekoa et même ceux de Kaga-Bandoro de se joindre à nous », a-t-il justifié le choix de Bambari.

A l’ordre du jour, il sera question de mettre en place deux coordinations. L’une politique et l’autre militaire, capable de discuter de la paix en Centrafrique.  « C’est une assemblée générale organisée par nous les militaires qui sommes sur le terrain. Aucun leader politique de l’ ex-Séléka ne sera membre du bureau de la coordination. Nous en avons assez  de la manipulation politique », a martelé Ahmed Nedjad.

Le 19 de ce mois, quatre généraux de l’ ex-Séléka à savoir Ali Darassa, Mahat Alkatim, Amahat Abdoulaye Faya et le Capitaine Mahamat Nedjad ont fait défection et ont montré leur volonté de participer au retour de la paix en Centrafrique.

Par: Rosmon Zokoue

L’Union européenne lance trois projets de soutien à la Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news Centrafrique

Bonne Coopération centrafricano européenne

La Commission européenne a annoncé lundi le lancement de trois projets de soutien à la République centrafricaine, avec le fonds fiduciaire “Bêkou” (qui signifie “espoir” en sangho, la langue principale du pays).

Le projet d’appui à la santé permettra un meilleur accès aux services pour 760.000 personnes, la formation du personnel, la fourniture de stocks de médicaments, ainsi qu’un appui au ministère de la Santé.

Le deuxième projet permettra d’améliorer les conditions économiques et sociales des quartiers défavorisés de la capitale Bangui, par la réhabilitation des infrastructures publiques à savoir égouts, routes, réseau d’approvisionnement en eau, ainsi que par l’embauche, combinée à une formation, des habitants de ces quartiers pour des travaux publics.

Le troisième projet aidera les femmes à sortir de la pauvreté et à faire face aux conséquences des récents conflits en renforçant leurs positions économiques et sociales. Des espaces communs seront créés pour offrir des conseils et des formations aux femmes. Les femmes auront également accès à des services financiers tels que des prêts, pour mettre en place leurs propres activités économiques.

Le fonds “Bêkou” a été créé en juillet dernier par la Commission européenne, avec la contribution de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas. Il dispose d’un budget initial de 64 millions d’euros pour fournir un instrument international efficace et coordonné visant à aider la population de ce pays, à contribuer à sa stabilisation et à préparer la transition de la phase d’intervention d’urgence, telle que l’aide humanitaire, à celle de l’aide au développement à plus long terme.

Deux soldats du 4e Régiment de Chasseurs de Gap racontent Sangaris

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ledauphine.com  /  corbeaunews-Centrafrique.com

Deux soldats franèais racontent Sangaris

L’adjudant Laurent Magri et le 1re classe Tanguy Cona, soldats du 4e Régiment de Chasseurs de Gap, ont fait humainement l’expérience de l’Opex Sangaris. Ils livrent un témoignage humble et sobre de leur mission. Le réalisme et la précision des descriptions suffisent à traduire les difficultés et la brutalité rencontrées mais aussi la surexposition quotidienne nécessaire pour parvenir à mener à bien leur mission pendant ces cinq mois d’opération.

L’adjudant Laurent Magri, 39 ans, est un sous-officier expérimenté. Après les Balkans, l’Afghanistan une quinzaine d’années de service et neuf missions en opération extérieure, il rentre de cinq mois éprouvants en République Centrafricaine. Pas facile pour lui d’évoquer des événements pas encore relégués au chapitre des souvenirs que l’on convoque avec nostalgie. Devant lui une carte qu’il saisit. Il pointe la capitale de son index, son récit commence au bout de son doigt.
« Le 16 mars on arrivait à Bangui puis direction l’est. » La saison des pluies rend les pistes impraticables. « Une catastrophe, une journée pour faire 20 kilomètres. On bivouaque dans des écoles et des bâtiments vides mais souvent dans nos véhicules. Le rationnement en eau et en vivres s’impose car la logistique ne suit pas. »

« Des enfants en bouclier humain et les adultes derrière qui filment avec des portables »

Déjà les premières frictions avec la milice Seleka (milice rebelle opposée au président Bozizé) qui ce jour à Bria choisit de tester la détermination du détachement français. « Des provocations, des manifestions hostiles, puis des caillassages en fin de journée, pas aisé d’agir quand on place des enfants en bouclier humain et les adultes derrière qui filment avec des portables ». Laurent Magri décrit une population prise en tenaille entre la Seleka et les anti-Balakas (milice d’auto-défense opposée à la Seleka) et qui exige un arbitrage dissuasif et immédiat des troupes françaises.

ledauphine.com

Cameroun/RCA: Les soldats camerounais sans solde depuis neuf mois en Centrafrique

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Le Messager  /  Corbeau News Centrafrique

Les soldats Camerounais sans solde depuis neuf mois en Centrafrique

Déployés dans le cadre de la Mission de soutien à la Centrafrique (Misca), dont l’Onu a récemment pris le relais, des militaires camerounais se plaignent de ne pas percevoir la solde versée par l’Union africaine à l’initiative de cette opération de maintien de la paix. Certains d’entre-eux ont adressé un mémorandum au chef suprême des armées dans ce sens.

La grogne enfle dans les rangs du contingent camerounais de la Mission de pacification de la République centrafricaine (Rca), la force de l’Union africaine dans laquelle le Cameroun a déployé, militaires et gendarmes et d’importants moyens matériels. Le mécontentement vient principalement des gendarmes des Unités de police constituée (Upc) n°1 et 2  arrivées respectivement en août 2013  et décembre de la même année. Soit un total de 320 gendarmes envoyés dans ce pays alors en proie à des agitations politiques et socio-religieuses qui alimentaient une meurtrière guerre civile, après le coup de force de Michel Djotodia de mars 2013.

En mission de paix en Centrafrique, les gendarmes camerounais n’ont pas perçu leurs « salaires (Sic) »  versés par l’Union africaine depuis décembre 2013 et janvier 2014, soit près de 200.000 Fcfa. La solde des soldats en opération, décaissée par l’Union africaine, est remise aux autorités camerounaises qui la redistribuent aux militaires. Sauf que ces derniers disent ne rien percevoir depuis des mois. Les gendarmes camerounais accumulent ainsi neuf mois d’impayés au compteur. La situation n’est pas plus reluisante pour les soldats sur le même théâtre d’opération. D’où l’incompréhension des pandores qui se demandent ce qui se passe au Secrétariat d’Etat à la défense en charge de la gendarmerie (Sed). Cela est d’autant plus préoccupant pour ces militaires car l’Union africaine attend de recevoir les premières décharges de paiement avant de procéder à l’opération  financière suivante.


Grogne

Pour les gendarmes de l’ex-Misca, les blocages ne peuvent que venir du Sed dont ils dépendent, car pensent-ils, si les militaires qui émargent au  ministère de la Défense ont perçu leurs primes de mission (un mois selon nos informations) qui vient du même package, pourquoi eux sont-ils en reste depuis neuf mois ?  De plus, le contingent camerounais, entre autres récriminations, se plaint de n’avoir pas l’équipement adéquat pour leur mission. « Nous sommes les plus mal équipés et habillés », déplorent-ils. En février, le journal Mutations révélait déjà la grogne au sein du contingent camerounais de la force africaine en Rca. Les soldats camerounais, près de 850, accusaient déjà deux mois d’impayés de leur solde et menaçaient de ne plus s’acquitter de leur mission de pacification de ce pays. Toujours des histoires de salaires et de primes bloqués quelque part. Chiche !

 

Marlyse SIBATCHEU

Centrafrique: Fondation Catherine Samba-Panza pour la prédation d’État et l’enrichissement personnel

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@Lesplumes   /  Corbeau News Centrafrique

 Entrerpise de prédation des fonds publics organisée par Catherien Samba-Panza

Comme a cru devoir le rappeler inutilement la Présidence de la RCA, dans son communiqué antidaté au 26 septembre 2014, « toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York. » Dont acte.

D’ailleurs, qui peut encore vraiment s’en douter, dès lors que ce qui était caché dans les méandres opaques du Palais de la Renaissance de Bangui, est apparu au grand jour et sur la place publique internationale ? Heureusement ! Se sont exclamés certains Centrafricains !

Mais si toute la lumière a été ainsi faite, est-ce à dire pour autant que toute la vérité a été aussi révélée ? C’est effectivement à ce niveau que se soulèvent, plusieurs interrogations aussi importantes que les réponses obligatoires attendues, devaient paraître crédibles à première vue. Ce qui semble ne pas être le cas.

L’on imagine bien, quand elle a pris connaissance de l’article « Centrafrique Samba-Panza, Dos Santos et les mallettes » paru dans Jeune Afrique numéro 2803 du 28 septembre 2014, la Présidente de la transition centrafricaine, s’est écriée certainement avec force comme par le passé : « oh ! Azo ti Jeune Afrique so ayémbi lawa ! ». Comme si ces journalistes qui ont déjà à accomplir leur immense boulot, devaient en plus se soucier à chaque occasion d’avoir des sentiments pour les uns et les autres.

Ceci dit, commençons d’abord par cette grossièreté béante, soulignée par l’hebdomadaire international, et portée au fronton du monde entier, avec une malice blessante pour tout centrafricain : La devise de la RCA est «Unité – Dignité – Travail » et non pas « Unité – Dignité – Dignité », comme figurant ci-dessous. Il s’agit d’une… erreur de frappe des services de la présidence !

Faut-il le rappeler, déjà le 12 septembre 2014, j’attirais l’attention et me plaignais ici même sur ces pages, de la « bêtise » portant sur un mauvais référencement de la charte constitutionnelle visée dans un décret présidentiel, estampillé en rouge « diffusion autorisée Dircab-PR ». Certaines personnes avaient alors parlé de querelles inutiles, autour d’une petite erreur de frappe.

Qu’en est-il aujourd’hui, de cet opprobre international ?

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds publics

Quant à vous et moi, ami lecteur et chère lectrice, disons simplement ensemble :

Oh Père Fondateur Barthélémy Boganda, tourne ton regard, et voit ce qu’ils ont fait de cette République que tu nous offris si généreusement au prix de ta vie. Restons toujours fidèles à la devise de la République Centrafricaine : Unité – Dignité – Travail

Dans certains de mes précédents articles aux titres évocateurs, je prévenais :

  • Ouvrez grand vos yeux , voyez-vous ? Tout ça doit cesser !
  • Wabaooo…eh Ngakola !
  • Dirigeants Centrafricains, faites preuve d’intelligence s’il vous plaît !
  • N’ayez pas peur des mots…mais des maux
  • Quand ça va pourrir, on va le sentir !

Et maintenant que c’est pourri, qu’est ce qui reste à faire ?

Ami lecteur ou chère lectrice, comme dirait l’autre « La case de Birama brûle ! ». Et je dirais même plus, La case de Birama brûle ! Comme Dupont et Dupond dans « Tintin en Angola ». 
La Présidence centrafricaine, est en ébullition ou plutôt le cercle rapproché de Samba-Panza est en débandade ! Qu’il y’ait péril en la demeure, cela peut arriver à n’importe qui. Mais que « les sapeurs-pompiers » appelés au secours arrivent seulement à percevoir la fumée sans voir le feu, qui éteindra alors l’incendie qui commence ses ravages ? Zo ti gboungo coco ti so akè pè !

D’ores et déjà ami lecteur, chère lectrice, je vous préviens : veuillez attacher vos ceintures. Cœurs sensibles, vous êtes priés de vous abstenir de prendre ce vol « longue analyse et réflexion d’Air GJK » à destination de l’inconnu. De nombreuses zones de turbulences morales et intellectuelles sont à signaler. En cas de montée de votre tension artérielle, prenez le temps de vous remettre de vos émotions. Et si le corps vous réclame un assoupissement obligatoire, prenez le temps de vous reposer. Vous pourriez toujours reprendre votre lecture plus tard. Tout au long de notre parcours, des repas chauds ou froids vous seront servis. Nous disposons également des assiettes halal sur commande….Attention pour le décollage en mode « passe-obstacle » imminent…et nous voici partis pour de longues minutes de lecture !

Ami lecteur, chère lectrice, pour tous ceux qui seraient restés sur leur faim en lisant l’analyse de Jeune Afrique citée plus haut – ou ceux qui ne l’ont pas du tout lu, ou encore ceux qui traitent l’article de mensonger et réclament davantage de preuves -, soyez rassurés. Nul n’est besoin d’avoir son diplôme d’expert Financier, pour tenter de reconstituer le parcours sinueux « de l’utilisation du don angolais ». Et voici, ci-dessous, les résultats de l’exploitation des documents, que tous les patriotes que l’on prend pour des ignares « sourds-muets et aveugles », ont bien voulu nous transmettre :

PHASE I : AU COMMENCEMENT ÉTAIENT LES 5.000.000 $

04/03/2014 :
Opération au Cameroun pour le change de 5.000.000 $ par le DGA du Trésor Robert BOKOYO. Au cours de 1$ = 462,22 F CFA. La commission liée au change est de 6%, soit un taux anormalement élevé pour des opérations de ce genre.
Sur 2.311.100.000 F CFA (5.000.000 $), ECOBANK aura empoché 138.666.000 F CFA (306.106 $) reste la somme de 2.172.434.000 F CFA qui devrait être encaissée par le trésor centrafricain.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds

08/03/2014 :
Transmission d’ordre de ECOBANK CAMEROUN à ECOBANK CENTRAFRIQUE pour procéder au virement des 2.172.434.000 F CFA vers le compte du trésor Centrafricain N° 30 311101 3001 domicilié à la BEAC. Ordre sur lequel le DGA du trésor a apposé sa signature.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds2

28/04/2014 :
En ce mémorable Lundi 28/04/2014, exactement à 14 heures 52 minutes 07 secondes, ECOBANK CENTRAFRIQUE de PK 0 procède à un virement de 1.132.500.000 F CFA sur un compte N° 0017252910208201 alors que le numéro du compte du trésor domicilié à la BEAC est le 30 311101 3001. Amateurisme oblige, ils vont jusqu’à mettre en libellé « Versement espèces en faveur du trésor centrafricain », en espérant ainsi tromper la vigilance en cas d’éventuel contrôle. Petits joueurs !

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds3

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds4

Avez-vous remarqué que « comme par hasard » c’est exactement le montant viré sur le compte N° 0017252910208201 que tente de justifier la présidence avec son piteux tableau signé Pr Mabingui ? A qui appartient ce compte ? Christelle Samba-Panza née Sappot ? Stéphane Sappot ? Rachelle Ngakola ? La mère nationale elle même ? Qui a signé cette opération ? Reconnaissez-vous cette signature ? Puisqu’elle n’est pas de BOKOYO.

Ce même 28/04/2014, un autre virement de 2.500.000 F CFA a été fait vers un autre compte détenu à ECOBANK CENTRAFRIQUE.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds5

Sur les 2.172.434.000 F CFA voilà déjà plus de la moitié soit 1.135.000.000 F CFA (1.132.500.000 + 2.500.000) partie vers d’autres comptes que celui du trésor centrafricain.
Les 1.037.434.000 F CFA restants sont-ils au moins arrivés sur le compte du trésor ? Rien n’est moins sûr. Je poursuis mes tentatives de compréhension.

PHASE II : QUE RETENIR DES RÈGLES DE FINANCES PUBLIQUES

Encore une fois, nul n’est besoin d’être un expert international en finances publiques du niveau de notre Premier Ministre Mahamat Kamoun, pour sentir à un simple coup d’œil qu’il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tentative d’exploitation des documents ci-dessus.

Considérons que je viens d’arriver à mon premier cours de Finances publiques de deuxième année à la faculté de droit de Bangui. Ou même encore de nos jours, il est clair que l’internet fait des merveilles. En autodidacte sérieux que je suis, quelques recherches et il est facile de comprendre quelques notions de finances publiques notamment ceci :

PRINCIPE DE BASE : la gestion des finances publiques doit s’inscrire dans un cadre juridique et administratif clair surtout si l’on veut mériter la confiance des PTFs. (Cf. : Code de bonnes pratiques en matière de transparence des finances publiques du FMI. Directives communautaires de la CEMAC, Constitutions, lois et règlements financiers de la RCA).

DETAILS : Pour le reste, comme Samba-Panza répondant aux journalistes de RFI et de la Voix de l’Amérique, disons :

« J’examine une situation et je me pose des questions :

  1. Que viennent faire le Conseiller spécial, le Directeur de Cabinet et le Chef de cabinet particulier de la Présidente, dans un dossier qui ne devrait concerner que le Ministre des Finances Ordonnateur principal du Budget de l’Etat et le Directeur Général du trésor Comptable principal du budget de l’état ? Quand les Etats membres de la CEEAC ont appuyé l’état centrafricain, Comment ont-ils procédé ? En l’espèce il s’agit d’une gestion de fait.
  2. Comment expliquer que le tableau justifiant ces fonds soit élaboré par la présidence et non par le trésor ou le ministère des finances ?
  3. Les dépenses ont-elles été effectuées sur la base de titres de dépense réguliers ? C’est-à-dire : inscrits au budget de l’état, liquidées, et ordonnancées ? Si ce n’est pas le cas, il s’agit de détournement de deniers publics. Par exemple, les dépenses relatives aux prétendues composantes de la société civile ou au cadre de l’assistance humanitaire, font partie d’un des titres prévus au budget de l’état Centrafricain intitulé « interventions publiques ou encore transferts et subventions ». Elles doivent être payées selon des procédures bien connues des services du Ministère des Finances notamment, la Direction Générale du Budget puisqu’il ne s’agit pas de quelque chose de nouveau.
  4. Les dépenses dans le cadre de l’action humanitaires ont été engagées par le Ministère des affaires sociales ?
  5. Dans cette affaire est ce que le DDR n’a pas un dos très large avec 271.800.000 F CFA ?
  6. L’acquis libératoire qui permet de prouver que la dépense a été payée au véritable bénéficiaire peut-il être fournit et être authentifié ?
  7. Comment expliquer la similitude qu’il y a entre le justificatif de la Présidence et le document bancaire du 28 avril 2014 ? Pourquoi cette opération particulière se retrouve gérée par la Présidence et non le Ministère des Finances ? Comment expliquer qu’un versement théoriquement fait au profit du trésor le soit sur un compte qui n’a pas de nom de titulaire car il est marqué : disposition à payer au client, que le numéro du compte soit 0017252910208201 alors que sur d’autres documents, le numéro du compte du trésor à la BEAC est clairement mentionné 30 311101 3001 ?

Vous voulez la réponse à ces questions que « je me pose à moi même » ? Il suffit de faire appel à Madame Florence Limbio ci-devant Ministre de l’économie du plan et de la coopération internationale, ça donne ça :

« C’est vrai qu’il y a eu quelques petits soucis au niveau de l’utilisation de certains fonds, mais je pense qu’il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu’il n’y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d’arriver en Centrafrique bientôt. »

Si par ailleurs, vous ne craignez pas de vous faire insulter, risquez-vous sur facebook chez Gisèle Bedan, la Ministre vedette de l’Education nationale, Penseur et Philosophe, grand idéologue devant l’éternel de la théorie bédanienne de Division Nationale. Vous trouverez ceci, en soutien également à sa collègue livrée à la vindicte populaire :

« Merci Antoinette d’informer sur ce sujet. N’hésite pas à le rappeler souvent car beaucoup d’incrédules ne l’entendront pas malgré cette clarification que tu as apportée. En effet, il est temps que cesse cette campagne malsaine. Les compatriotes doivent accepter que tout ne s’étale pas sur la place publique et que quand on n’a pas toutes les explications cela signifierait qu’il y a anguille sous roche. Une transition apaisée : seule chose dont nous avons besoin. »

  • Incrédules les Centrafricains : Hum ! On voit bien que depuis qu’elle est de l’autre côté, même son vocabulaire a changé ooh !
  • tout ne s’étale pas sur la place publique : J’ai éclaté de rire malgré ma grande tristesse ! Vous volez en public des deniers publics que vous échangez en public et vous ne souffrez pas qu’on en parle en public ! Foutaise. Vous porterez pour le reste de votre existence, l’opprobre du malheur des Centrafricains.
  • toutes les explications : Vous êtes pressée pourquoi ? La boîte de pandore est ouverte. Le sang des Centrafricains n’est pas versé pour enrichir certains mais pour servir de semence à la paix et au bonheur de tous.
  • il y’a anguille sous roche: Je ne vous le fais pas dire Madame la Ministre ! Donc soulevons ensemble la roche et le tour est joué ! Mais là il y’a aussi des vipères vénéneux en plus.

PHASE III : TENTATIVE DE RECONSTITUTION DES DIFFÉRENTES AFFECTATIONS DES FONDS DÉTOURNÉS

Comment expliquer une telle goinfrerie de la part de tous ces prédateurs au service de Samba-Panza ? Ce ne sont pas certainement les vaines tentatives d’explications du Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, avec son tableau « chimique » ci-dessus, et leurs affectations de toute évidence fabriquées à la hâte, qui pourront convaincre les « incrédules ». Dans tous les cas, pour l’observateur attentif de la vie socio-politique, il est assez aisé de reconstituer ledit tableau des dépenses et de retrouver ceci :

  • 271.800.000 : Si cette somme ne représente pas l’exact montant de 300.000.000 F CFA remis à Nzapayéké pour le « déboulonner », de la primature, qui peut douter qu’au lieu pré-DDR comme Désarmement Démobilisation et Réinsertion, il s’agirait bien plutôt de pré-DDR accordé à Nzapayéké au titre de : pré Discussions – Déménagement – Réaménagement (en Afrique du Sud) ;
  • 470.800.000 : Vous-vous souvenez ? Les nombreuses marches des Pour-Pro-Majorité Silencieuse de Gisèle Bedan, ont dû coûter vraiment cher : soutien à Samba-Panza par-ci, à Kamoun par-là, Dissolution du CNT…Naturellement quand l’argent sort du Palais pour aller vers les leaders et autres animateurs de ces marches, il subit systématiquement en cours de route plusieurs « cures d’amaigrissement » susceptibles de le délester des 3/4 de son poids initial. A l’arrivée, le seul ¼ restant et encore !
  • 341.743.265 : Actions sociales et humanitaires ? Bien sûr, les villas de Kribi, Togo, Benin en font bien partie. Surtout pourquoi déranger les déplacés pour les remplacer par des gens qui vont encore s’entasser ? En plus, ne pas avoir de déplacés risque de précipiter la fin non souhaitée de cette transition tu sais !
  • 48.926.921 : Juste de quoi servir d’argent de poche à Christelle Samba-Panza née Sappot et Stéphane Sappot qui en ont énormément besoin tout le temps ! Est-ce un péché ?

Si seulement le FMI m’avait contacté, il n’aurait pas perdu autant de temps !

PHASE IV : LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA PRÉDATION

Il faut dire que la campagne d’enrichissement familial que mène à présent Samba-Panza au détriment de la Centrafrique et des Centrafricains a tout d’une organisation mafieuse. Elle a été conçue et mise en place par des stratèges sans fonctions officielles mais cependant très influents, nourris dans le sérail et qui savent en tirer profit. Dans un prochain article à paraître bientôt, je reviendrai sur cette structure informelle certes, mais dont les multiples ramifications sont de plus en plus visibles.

En ce qui concerne particulièrement le don angolais, vous a-t-on parlé de Rachelle NGAKOLA, jamais loin de là où se trouve l’argent ?
En effet, une fois que la première tranche du don angolais est arrivée, c’est bien au Palais de la Renaissance qu’une partie des millions de dollars en espèces a été logée. Aussi, Ngakola s’était-elle métamorphosée en agence de change pour toute personne à la recherche de devises en dollars, surtout les fonctionnaires en partance pour une mission.
On a vu Samba-Panza elle-même faire ses « courses » et distribuer des dollars çà et là. D’où sortaient ces devises ?

Alors que l’on en a pas encore fini avec le FMI, tôt ou tard, risque de s’éclater l’affaire de la dernière visite de Samba-Panza à Theodoro Obiang Nguema Mbasogo. D’après les indiscrétions d’un Chef d’Etat de la sous-région, la Présidente Centrafricaine et sa fille « Coffre-fort Ambulant » – Christelle Samba-Panza née Sappot -, seraient parties en Guinée Equatoriale, pour présenter au Chef de l’Etat de ce pays frère, un vrai-faux projet de Fondation. La mère et sa fille sont revenues de leur voyage avec un pactole. Christelle Samba-Panza aurait été aperçue plusieurs fois au centre-ville de Bangui, en train de visiter plusieurs immeubles qu’elle compte acheter pour le siège de ladite fondation familiale. On les voit venir !

Qu’est ce qui fait courir Samba-Panza ? Pourquoi expose-t-elle ainsi sa fille ? Elle qui se disait mère des Centrafricains, oserait-elle encore le répéter en regardant droit dans les yeux du peuple meurtri qu’elle condamne ainsi à l’asphyxie ?

Encore une fois, plus j’y pense, plus je me demande comment peut-on être Centrafricain, réfléchir en Centrafricain, et agir en Centrafricain, pour le bien-être de la Centrafrique et des Centrafricains, sans pour autant se sentir en permanence mal à l’aise ?

COMPRENEZ-VOUS POURQUOI CETTE TRANSITION DOIT ABSOLUMENT PRENDRE FIN LE PLUS TÔT POSSIBLE ? Qui a peur des élections ? Même si l’on ne devait organiser ces consultations qu’à Bangui avec 500 000 électeurs, le Président élu sera plus légitime que Samba-Panza avec ses 135 conseillers qui n’ont reçu leur mandat de nulle part !

Décidément, la Centrafrique rend fou !

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique: Samba-Panza et sa fille Christelle, Mamamat Kamoun, ont détourné près de 3 milliards de FCFA

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Jeune Afrique N°2803 • du 28 septembre au 4 octobre 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Près-de-3-milliards-de-FCFA-disparus.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Près de 3 milliards de FCFA disparus

En mars, le président angolais avait octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricaine afin de renflouer son pays en faillite. Un quart de cette somme n’est pas entré dans les caisses de l’État. Simple oubli ?

Quand on préside – ne serait-ce que par intérim – aux destinées d’un pays pauvre, sinistré, instable et entièrement dépendant de l’aide financière et militaire étrangère, on se doit d’être irréprochable côté gouvernance. Cette leçon, Catherine Samba-Panza devrait la méditer alors que la Centrafrique vient de passer sous quasi-tutelle onusienne et que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale s’apprêtent à examiner son cas, début octobre, à Washington. Au coeur des préoccupations des grands argentiers de la planète, qui devront décider s’ils accordent ou non un ballon d’oxygène aux finances exsangues du gouvernement centrafricain : la gestion, pour le moins opaque, d’une importante somme d’argent remise en main propre à la présidente Samba-Panza par son homologue angolais.

L’affaire date d’il y a sept mois. Le 4 mars 2014, Catherine Samba-Panza (CSP) se rend en urgence à Luanda. À Bangui, les caisses du Trésor sont vides et la chef de l’État, étranglée, doit absolument assurer le salaire des fonctionnaires, conformément à ses engagements. Son hôte, le président José Eduardo dos Santos, est riche, et il ne lui déplaît pas de prendre la relève du Congolais Denis Sassou Nguesso, qui, jusqu’ici, comblait seul, tel Sisyphe, les déficits sans fond de la Centrafrique. Il se montre donc compréhensif et, après avoir longuement reçu CSP, s’engage sur un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros), dont la moitié lui est remise sur le- champ, en liquide, dans des valisettes.

Pourquoi en liquide ? Parce que l’Angola n’est pas membre de la zone franc, qu’un virement via Paris prendrait trop de temps et que Mme Samba-Panza est très pressée.

De retour à Bangui le lendemain, la présidente remet elle-même les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne – aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires – d’aller les échanger contre des francs CFA à Douala, au Cameroun.

Le 6 mars, Mahamat Kamoun, conseiller spécial à la présidence (et actuel Premier ministre), Christelle Sappot, fille et chef de cabinet de CSP, et Robert Bokoyo, directeur adjoint du Trésor, se rendent dans la capitale économique du Cameroun et procèdent à l’opération de change auprès d’Ecobank. Le 8 mars, un peu plus de 2 milliards de F CFA (Ecobank empochant au passage une belle commission de 6 %) sont transférés sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Jusqu’ici, tout va bien – si ce n’est que le ministre centrafricain des Finances, Rémi Yakoro, est curieusement tenu à l’écart de toute la transaction. Une bonne partie des fonctionnaires recevront, ce mois-là, leur salaire.

Quelques semaines plus tard – fin mars, début avril –, la deuxième tranche du don angolais, soit 5 millions de dollars cash, parvient à la présidence de Bangui via un émissaire. Et c’est là que le bât blesse.

Le 28 avril, à la demande de Mahamat Kamoun, le directeur général du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose, cette fois, des liquidités nécessaires en francs CFA.

Pactole. À nouveau, le ministre des Finances, pourtant unique ordonnateur des finances de l’État, est mis de côté. Il ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor.

Une anomalie et une question évidente : quid de la seconde moitié de la seconde tranche, soit l’équivalent de 1,132 milliard de F CFA, un pactole à l’échelon centrafricain ? Pressée de questions par le FMI, qui a eu vent du don, et par la présidence angolaise, qui apprécie peu cette « disparition » d’une partie du magot, Catherine Samba-Panza charge son directeur de cabinet, Joseph Mabingui, de réagir. En guise de réponse, ce dernier confectionne un tableau (reproduit ci-contre) daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est « expliqué » que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » et réparti entre le Premier ministre de l’époque, André Nzapayeké, la présidente et des chapitres aux intitulés aussi vagues (« composantes de la société civile », « assistance sociale et humanitaire », « actions gouvernementales »…) qu’incontrôlables.

Bonne foi. Il va de soi que la procédure normale en la matière, qui veut que ces fonds de souveraineté doivent d’abord être inclus et comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la Beac avant d’en ressortir, n’a absolument pas été respectée.

Face aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui l’a convoquée le 20 août à Luanda pour une brève séance d’explications, et Denis Sassou Nguesso, qui ne cache plus l’agacement qu’elle lui inspire, la présidente par intérim a plaidé la bonne foi et (encore) l’urgence de la situation, sans lever pour autant les soupçons qui pèsent quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars.

En visite à New York mi-septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza a décrit avec des mots justes et émouvants la situation catastrophique dans laquelle se trouve son pays.

Elle ne parlait pas, on l’aura compris, de sa propre gestion.

François Soudan

 

Centrafrique: un centre médical de Médecins (MSF) sans frontières pillé

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AA/Bangui / Corbeau news Centrafrique

Le site de déplacés de l’aéroport de Bangui accueille essentiellement des membres de la communauté chrétienne.

Site des déplacés de l'aéroport de Bangui M'Poko

Un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, samedi, par les populations d’un site de déplacés internes, rapporte le correspondant de Anadolu.

Le poste n° 1 de la clinique MSF du site de déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko a été pris d’assaut par la population du site qui a emporté bâches, planches, tables et équipements sanitaires.

MSF avait annoncé la veille sa décision de fermer ce poste, en raison du nombre de moins en moins important de personnes sur ce site de déplacés, pour ne maintenir que les postes n° 2 et 3.

Après avoir enlevé les installations sanitaires, les déplacés se sont rués sur la tente qui l’accueille emportant  tous les matériaux, jusqu’à la fondation en latérite.

« Nous attendions qu’ils viennent d’abord enlever ce qui est nécessaire pour qu’on profite du reste. Seulement, quand un véhicule de MSF est arrivé, aux environs de 13 heures, les jeunes se sont immédiatement rués sur les installations, cassant et emportant les bâches et les planches des tentes de l’hôpital. », témoigne Rosine Bélé.

Roger Zinga, lui, affirme n’avoir rien pris. « Je n’ai rien eu. Je balaie la latérite pour remblayer l’intérieur de ma tente, parce que lorsqu’il pleut, l’eau coule jusqu’à l’intérieur sous la natte des enfants. »

Le site de déplacés de l’aéroport de Bangui accueille essentiellement des membres de la communauté chrétienne et des membres cantonnés de la milice chrétienne Anti-Balaka.

Suite au conflit intercommunautaire entre musulmans et chrétien du pays qui s’est déclenché il y a une année,117 400 personnes, en majorité des musulmans,  ont été déplacés de leurs quartiers de résidence vers des sites aménagés dans la capitale Bangui, selon le Bureau de coordination des actions humanitaires (OCHA)

La signature, en juillet dernier,  d’un accord de cessation des hostilités entre les différents acteurs de la crise centrafricaine et la formation d’une nouveau gouvernement avec un premier ministre musulman à sa tête ont permis d’alléger la pression  humanitaire dans ces sites.

Bangui: des échanges de tirs entre musulmans et un groupe d’assaillants assimilés aux Anti-Balaka

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AA/ Bangui/ Corbeau News Centrafrique
Les Anti-Balaka ont nié, de leur côté, toute implication dans cet incident en l’imputant à “des malfrats”.

La tension est montée d'un cran à Km5

Des musulmans et un groupe d’assaillants, assimilés aux Anti-Balaka, se sont affrontés, samedi soir, dans le quartier banguissois à majorité musulmane, KM5, sans faire de victimes, ont rapporté des témoins.

Des tirs à l’arme légère et lourde, ainsi que des explosions de grenades ont été entendus jusqu’à la tombée de la nuit. L’hélicoptère de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a survolé la zone jusqu’à une heure tardive.

Joint au téléphone par Anadolu, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans de KM5, a fait état d’une attaque d’un groupe de pilleurs qu’il a assimilés à des Anti-Balaka, sans fournir davantage de précisions quant aux éléments qui lui ont permis de les identifier.

« Suite aux perturbations qui ont suivi la journée ville morte de vendredi, un commerçant camerounais a recruté des jeunes pour l’aider à charger son véhicule et transporter sa marchandise. Informés, les malfrats sont venus attaquer les ouvriers et emporter la marchandise. C’est alors que les jeunes de KM5 sont allés chercher leurs armes pour venir résister. Ils les ont repoussés jusqu’au quartier Fatima. C’est de la pure provocation ! Depuis un certain temps, il n’y a plus d’Anti-Balaka dans ce secteur. Est-ce cela la cessation des hostilités ? » s’est interrogé Abakar.

La même version a été confirmée par Adraman Issa, Secrétaire général de l’Association de la Jeunesse Islamique centrafricaine, active dans le quartier KM5.

De son côté, Sylvestre Yagouzou, un leader Anti-balaka, a réfuté ces accusations considérant qu’il ne s’agit que d’un cas de criminalité de droit commun dû à “la montée de la délinquence et du vol à main armée.” Ces actes de violences, qu’il a imputées à “des malfrats”, se sont développés, selon Yagouzou, à la faveur de la prolifération des armes.

« La coordination générale des Anti-balaka a, en son sein, une police militaire chargée de traquer ces bandits et faciliter la pacification du pays dans l’esprit de l’accord de Brazzaville. Malheureusement, les Anti-balaka n’ont pas été compris. Aujourd’hui, nos trois leaders croupissent à Ngaragba (prison centrale, ndlr). Nous sommes découragés. Donc, les Anti-Balaka n’ont rien à voir dans cette affaire. » a-t-il déclaré à Anadolu.

La Minusca qui a commencé son déploiement à la mi-septembre, avait pour mission de consolider l’accalmie fragile que connaît le pays depuis juillet dernier, date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice à majorité musulmane, la Séléka, et la milice à majorité chrétienne, les Anti-Balaka. Toutefois, la RCA connaît, depuis une dizaine de jours, un regain de violence.

Samedi, un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, à Bangui, par les populations d’un site de déplacés internes. Une opération “ville morte” des musulmans de KM5 avait dégénéré, vendredi, en affrontements avec les forces françaises de l’opération Sangaris, sans faire de victimes. Cette opération des musulmans banguissois était en réaction à l’assassinat, par des Anti-Balaka, de convoyeurs de bétail de confession musulmane, quelques jours auparavant, dans la région de Kémo, dans le Centre du pays. Cette dernière attaque avait, elle-même, coïncidé avec l’assassinat du maire de Ngaboko (une soixantaine de kilomètres au sud-est de Bambari, sud RCA), par des éléments armés  assimilés aux Séléka, selon des témoingnages recueillis par Anadolu.

Par: Sylvestre Krock