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Centrafrique: 4 casques bleus blessés à Bangui au quartier Combattant

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Figaro  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Station-de-service-sur-avenue-des-martyrs-à-Bangui-en-RCA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Station de service sur avenue des martyrs à Bangui en RCA
Photo: Agence Diaspora

Quatre Casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ont été blessés aujourd’hui dans une embuscade à Bangui, a annoncé l’ONU. “Aujourd’hui, une patrouille de police de l’ONU a été la cible d’une embuscade menée par des éléments anti-balaka dans le quartier de Bangui dit ‘combattants’” (nord-ouest, près de l’aéroport), a indiqué le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. Les Casques bleus ont riposté et quatre d’entre eux ont été blessés, trois par une grenade et un par des tirs, a-t-il ajouté.

Il n’a pas précisé la nationalité des Casques bleus touchés. Ceux-ci ont été hospitalisés. Bangui a connu ces derniers jours une nouvelle vague de violences meurtrières, qui ont fait une quinzaine de morts au total, dont un soldat pakistanais de la Minusca. Un peu partout, des hommes en armes se réclamant des milices à dominante chrétienne anti-balaka ont érigé des barricades, avant un apparent retour au calme aujourd’hui.

L’ETAT ACTUEL DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE

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©corbeau news Centrafrique

Aristide BRIAND REBOAS
Aristide BRIAND REBOAS en Corée du Sud

L’ETAT ACTUEL DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE

Le caractère universel des droits de l’homme se vérifie aussi en Afrique. L’Afrique a aussi adopté ce concept selon lequel tout être humain possède des droits universels que nul individu, nul Etat, nulle religion ne peut remettre en cause. Chaque société doit se plier à l’exigence du respect des droits de l’homme. Les droits de l’homme sont attachés à tout individu. Ils sont sacrés.

Tous les êtres naissent libres et égaux en droits et devoirs. Aucune caste, aucune race, aucun peuple n’est supérieur à l’autre. La justice sociale, l’égalité sociale sont des principes liés aux droits de l’homme. Toute forme d’oppression est contraire aux droits de l’homme.

Les droits de l’homme sont consacrés dans chaque continent, chaque Etat et reconnus par les organisations internationales et les ONG comme sacrés et universels. Sur le plan international, les droits de l’homme sont affirmés dans plusieurs conventions.

En Afrique, les droits de l’homme sont affirmés dans les textes constitutionnels et législatifs.

Au niveau de l’Union Africaine, organisation panafricaine, plusieurs textes sont consacrés aux droits de l’homme :

–      Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 25 octobre 2011 et entré en vigueur le 15 février 2012 ;

–      Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique du 25novembre 2003 et entré en vigueur le 20 novembre 2005 ;

–      Acte Constitutif de l’Union Africaine du 11 juillet 2000 et entré en vigueur le 26 mai 2001 ;

–      Protocole relatif à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples portant création d’une Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples du 10 juin 1998 et entré en vigueur le 25 janvier 2004 ;

–      Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant du 01 juillet 1999 et entré en vigueur le 29 novembre 1994 ;

–      Charte Africain des droits de l’homme et des peuples du 27 juillet 1981 et entré en vigueur le 21 octobre 1986 ;

–      Convention de l’Union Africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés an Afrique du 10 septembre 1969 et entré en vigueur le 20 juin 1974.

L’Union Africaine dispose d’un organe spécial consacré aux droits de l’homme sur le continent. C’est la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Cet organe a été institué par La Charte africaine. La Commission a été inaugurée le 2 Novembre 1987 à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le Secrétariat de la Commission a par la suite été situé à Banjul, en Gambie.

Outre l’exécution de toutes autres tâches qui peuvent lui être confiées par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, la Commission est officiellement chargée des trois principales missions ci-après :

–      la protection des droits de l’homme et  des peuples ;

–      la promotion des droits de l’homme et des peuples ;

–      l’interprétation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est composée de onze (11) membres élus au scrutin secret par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour un mandat de six (6) ans renouvelable.

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples peut créer des mécanismes subsidiaires tels que les rapporteurs spéciaux, des comités et des groupes de travail. La création et la composition de ces mécanismes subsidiaires peuvent être déterminées par consensus, à défaut de quoi, la décision doit être prise par vote.

La Commission doit déterminer le mandat et les termes de référence de chaque mécanisme subsidiaire. Chaque mécanisme subsidiaire doit présenter un rapport sur ses travaux à la Commission à chaque session ordinaire de la Commission.

Il existe une collaboration entre l’Union Africaine et les ONG dans le domaine des droits de l’homme.

Les ONG jouent un rôle important dans les activités de la Commission. Principalement, ils attirent l’attention de la Commission aux violations de la Charte, envoient des communications au nom de particuliers, surveillent si les activités des Etats sont conformes avec la Charte, et contribuent à la sensibilisation sur les activités de la Commission en organisant des conférences et autres activités.

Les ONG participent à des séances publiques de la Commission et s’engagent dans la procédure de rapportage en soumettant des rapports dans la vulgarisation des Observations finales.

Depuis 1988, la Commission a octroyé le statut d’observateur aux ONG. ONG ayant le statut d’observateur auprès de la Commission sont tenus de soumettre un rapport de leurs activités tous les deux ans.

Ainsi les droits de l’homme constituent une grande préoccupation pour l’Union Africaine. Mais au niveau des Etats africains, beaucoup de violations des droits de l’homme sont régulièrement enregistrés par les organisations de défense de droits de l’homme notamment par Amnesty International et la Fédération Internationale des Droits de l’homme (FIDH). Les droits de l’homme sont violés surtout dans les zones de conflit. Des actes de tortures, viols et sévices sexuels, exécutions sommaires, enlèvements, séquestrations sont le lot quotidien des populations vivant dans les zones de conflit.

         Mais qui dit droits de l’homme, dit aussi et surtout DROIT A L’EDUCATION. Car un être non cultivé est un être qui ne peut connaître tous ses droits et devoirs. On peut prendre l’exemple de la République Centrafricaine. Dans ce pays, l’éducation a été mise de côté. Le mérite a été mis de côté. L’école républicaine est mise de côté. Aujourd’hui, c’est plutôt l’école des armes qui permet aux gens de réussir à accéder aux postes de responsabilité politique et administrative. Quand quelqu’un prend les armes en Centrafrique, tire, tue, on le prend en considération. On négocie avec lui. On lui donne ce qu’il veut. Pendant ce temps là, ceux qui se sont battus pour faire des études, et acquérir des connaissances sont mis de côté.

Par: Aristide BRIAND REBOAS

         Spécialiste en Sécurité

Centrafrique : le Premier ministre interpellé sur les violences à Bangui et la gestion d’un financement angolais

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-kamoun-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kamoun à la Primature Centrafricaine

Les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT, Parlement provisoire), réunis en session ordinaire mercredi à Bangui, ont interpellé le Premier ministre Mahamat Kamoun sur les violences meurtrières ayant secoué la capitale du pays la semaine dernière, puis la gestion critiquée d’un financement de 10 millions de dollars octroyé par l’Angola.

Pendant quatre jours, entre le 8 et le 12 octobre, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d’une nouvelle escalade de violences où plus d’une dizaine de personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, sans oublier de nombreuses maisons brûlées et incendiées, selon un bilan établi par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Un Casque bleu de nationalité pakistanaise figure parmi les victimes de ces violences par ailleurs à l’origine d’environ 6.500 déplacés,ont en outre rapporté les Nations Unies. Se fondant sur les dispositions de la Charte constitutionnelle adoptée en juillet 2013 après la prise du pouvoir quatre mois auparavant de Michel Djotodia, leader de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, les membres du Conseil national de transition ont dit interpeller le Premier ministre Mahamat Kamoun pour des ” explications sur cette recrudescence de violence”.

Du chef du gouvernement d’union nationale et de transition nommé le 22 août par la présidente de transition Catherine Samba- Panza après la démission d’André Nzpayéké suite à l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), les ” représentants du peuple”centrafricain affirment aussi attendre des “réponses claires” sur les “mesures prises pour mettre fin à cet état de chose”. Ils se sont aussi montrés intéressés par la nature et les modalités de gestion d’un financement angolais de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs CFA) octroyé aux autorités de transition, en réponse à une demande d’aide d’urgence pour la gestion de la crise.

Selon un article publié par le magazine Jeune Afrique, basé à Paris en France, une partie de ces fonds, soit 2,5 millions de dollars (1,25 milliard de francs CFA), est soupçonnée d’avoir ” pris une autre direction”.

Face à l’institution législative provisoire la semaine dernière, selon une source à la présidence, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, objet d’une campagne d’appel à la démission animée par une partie de la classe politique et des groupes armés comme les ex-Séléka et les milices anti-Balakas, avait déjà pourtant justifié elle-même l’utilisation du “don” angolais.

Apparemment, ces explications n’ont pas suffi à convaincre. Pour le CNT, il est question de savoir si l’argent reçu est “un don ou un prêt consenti par les Angolais” et à quelles fins son utilisation a-t-elle servi. F

 

Centrafrique : des nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé près de Bouar

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Agence FIDES  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-nouvelles-du-Père-Catholique-enlevé-à-Baboua-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé à Baboua en Centrafrique
les nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé près de Bouar en Centrafrique

Ce n’est pas fameux, mais au moins on sait ainsi que le prêtre est toujours vivant…

Un dialogue est en cours avec les ravisseurs du Père Mateusz Dziedzic, le prêtre Fidei Donum du diocèse de Tarnow, enlevé dimanche 12 octobre à Baboua, en République centrafricaine. C’est ce que confirment à l’Agence Fides des sources de l’Église locale, selon lesquelles il a été permis au prêtre de contacter par téléphone le diocèse de Bouar, où il accomplissait son œuvre missionnaire.

« Le Père Dziedzic, qui se trouve en compagnie d’autres personnes, enlevées précédemment, a eu la possibilité de contacter le vicaire général du diocèse de Bouar » déclarent les sources de Fides. Selon un communiqué des Œuvres pontificales missionnaires de Pologne, les ravisseurs, liés au responsable rebelle Abdoulaye Miskin, ont cherché également à enlever un autre prêtre à la mission de Baboua, mais, après une négociation, ils ont décidé de ne séquestrer que le Père Dziedzic. Le groupe commandé par Miskin, dénommé Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) est un ancien allié de la coalition Seleka, le principal regroupement de rebelles qui a détenu le pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013.

Miskin a été arrêté l’an dernier à la frontière avec le Cameroun, où il est incarcéré. Pour obtenir la libération de leur responsable, le FDPC a séquestré depuis longtemps différentes personnes. « Avec l’enlèvement d’un missionnaire européen, ce groupe cherche actuellement à attirer l’attention internationale afin d’arriver à ses fins » concluent nos sources.

RCA: Dialogue entre acteurs politiques centrafricains

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DW  /  CNC

Après les violences de la semaine dernière qui ont fait une dizaine de morts dont un casque bleu, la présidente de transition Catherine Samba Panza mène des consultations à Bangui afin de rassurer les acteurs politiques.

Le CNT (parlement de transition) est aussi miné par des dissenssions liées aux revendications des groupes armés  

Selon le Premier Ministre Mahamat Kamoun, cette série de rencontres permettra à Catherine Samba Panza de discuter avec les acteurs de la crise, de la suite du processus de transition, fortement grippé en ce moment. Catherine Samba Panza parviendra-t-elle alors à convaincre ses interlocuteurs ? En tout cas la présidente de la transition centrafricaine réservera à chacune des délégations conviées à ces concertations une demie-heure d’échanges.

Dialogue inclusif

Partis politiques, acteurs de la société civile, ex-rebelles de la Seleka et miliciens Anti-balaka. Tous sont invités. Sur quoi devra déboucher une telle rencontre ? Kag Sanoussi spécialiste de la RCA à l’Institut International de gestion des conflits, basé à Lille en France explique :

« Ce qu’on espère de cette réunion qui a une importance capitale pour sortir de la mini crise et sortir de la grande crise demain, c’est que les acteurs puissent parler librement avec une responsabilité républicaine. Ce n’est pas évident d’élaborer un acccord politique en quelques heures de réunion, mais on peut poser les bases sur les éléments de blocage aujourd’hui qui font que la transition n’est pas vue par certains acteurs comme étant une transition consensuelle. Il y a des choses qu’on reproche à la présidente de la transition, il y a des choses qu’on reproche au président du CNT, le parlement provisoire. Mais la réalité aussi de la situation en Centrafrique, c’est qu’il y a différents agendas et des agendas cachés. »

Des agendas cachés

Les violences de ces derniers jours ont été perpétrées par les Anti-balaka qui sont pourtant signataires de l’accord de Brazzaville, accord intervenu le 23 juillet entre les ex-seleka, les Anti-balaka et quatre autres groupes armés centrafricains.

Les signataires de ce document en neuf points se sont entre autres engagés à cesser les hostilités c’est-à-dire à ne plus commettre de crimes et à cantonner leurs éléments pour un désarmement. Un accord à minima qui a été à l’époque fustigé par un certain nombre d’analystes. Car, la feuille de route signée à Brazzaville ne prévoyait aucune clause obligatoire pour les parties qui le violeraient.

CENTRAFRIQUE: UNE MARCHE EN FAVEUR DE LA PAIX ORGANISÉE A BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Marche-de-bangui-15-octobre-à-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche de bangui 15 octobre à bangui

CENTRAFRIQUE: UNE MARCHE EN FAVEUR DE LA PAIX ORGANISÉE A BANGUI

 

Bangui 15-10-2014 / Corbeau news: « Nous voulons la sécurité et la paix jusqu’aux élections ». L’est le message principal d’une marche  en faveur de la paix en République centrafricaine, organisée aujourd’hui 15 octobre 2014 à Bangui. Elle a regroupé des centaines de personnes issues de différentes entités des huit (8) arrondissements de la capitale. L’objectif est, selon les marcheurs, de dénoncer les violences perpétrées sur la population centrafricaine afin d’interpeller le gouvernement centrafricain et la communauté internationale à rétablir la sécurité dans le pays. « C’est depuis 2012 que la population centrafricaine vit dans l’insécurité et ne sait comment se protéger sous la menace des groupes armés. C’est pourquoi nous avons pris une décision de procéder à cette marche pour réclamer la paix et sécurité dans le pays afin d’aller librement aux élections. Nous faisons cela sans aucune teinture politique et religieuse, mais c’est la sécurité que nous réclamons », a fait savoir Zakari NDIKIDJE, l’un des participants à cette marche.

Selon le Coordonnateur de la marche, les autorités de la transition doivent initier une rencontre avec toutes les forces vivent de la nation pour trouver une solution à cette crise dont la population centrafricaine est victime. L’itinéraire de la marche a commencé de l’Avenue des Martyrs contournant l’université de Bangui pour en terminer devant le palais du Conseil national de Transition (CNT). Alors que aujourd’hui à l’Assemblée nationale provisoire, le premier ministre de la  transition, Mahamat KHAMOUNE est interpellé par les Conseillers nationaux pour faire la lumière sur le probable détournement du don angolais.

Cette marche est venue suite aux derniers événements dans la capitale centrafricaine, faisant une dizaine de morts plusieurs personnes grièvement blessées.

 

De notre correspondant à Bangui Eric NGABA

Centrafrique: Pétition pour la démission de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza circule

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Corbeau News Centrafrique:

Caricature de Mahamat Kamoun et Samba-Panza

 

Nous, peuple Centrafricain, filles et fils de Centrafrique vivant à l’étranger et/ou en exil forcé, en l’absence d’institutions juridiques légitimes et valables (Cour Constitutionnelle) et de clauses juridiques valables pouvant statuer en cas d’incompétence et/ou de violations flagrantes et répétées d’un des organes de la transition, demandons aux Conseillers Nationaux de la Transition (Autorité Politique et Législative) d’agir en nos noms pour demander à la Présidente de la Transition, Mme Catherine Samba-Panza, Ex Mme Catherine SAPPOT et née MBALLA Catherine, de quitter le pouvoir et de préparer une nouvelle élection transitoire a la tête de la Présidence de la République Centrafricaine dans un délai de quinze (15) jours.

En effet, en désignant Mme Catherine SAMBA-PANZA comme la première femme cheffe d’Etat, tout le peuple Centrafricain croyait (à tort) qu’elle est la personnalité la mieux placée pour ramener la paix et faciliter la réconciliation entre toutes les composantes de notre nation. Mais, force est de constater que la désignation de celle-ci a la magistrature suprême de ce pays n’est qu’un leurre. Sa gouvernance et sa politique sont plus orientées vers le maintien ou l’aggravation de la crise que vers sa résolution.

–       Considérant que Catherine SAMBA-PANZA, depuis sa désignation à la tête du pays, n’a nullement menée des actions concrètes pouvant enclencher le retour de la paix, l’instauration de l’autorité de l’état et la réconciliation nationale (car elle n’a ni la stature nationale ni internationale pouvant le permettre) et du fait de ses décisions irresponsables qui n’ont fait qu’alimenter la division, le chaos ambiant et encourager la partition de fait du pays;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA n’a cessé de donner une image déplorable de la République Centrafricaine (tant à l’intérieur qu’à l’étranger) en s’adonnant au tourisme, à la prédation des maigres ressources publiques obtenues grâce à la solidarité des pays amis de la République Centrafricaine afin de soulager les souffrances du peuple centrafricain;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA prend les souffrances du peuple centrafricain comme son fonds de commerce lorsqu’elle envoie ses Conseillers dans les Emirats du Golfe Arabique mendier au nom de la communauté musulmane qui n’a jamais vue son appui, ne serait-ce que moral;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA par la nomination unilatérale et non consensuelle de Monsieur Mahamat Kamoun au poste de Premier Ministre (en violation flagrante de l’esprit de consensus et de concertation dictée par la Charte de Transition est une défiance au peuple centrafricain et aux différentes parties de la crise centrafricaine) ne cherche qu’à nous installer durablement dans l’insécurité, le conflit intercommunautaire, la pauvreté et l’exclusion sociale, et prolonger ainsi la souffrance du peuple centrafricain.
–       Considérant que les décisions de Mme Catherine SAMBA-PANZA ne sont guidées que par la satisfaction de ses intérêts personnels ainsi que ceux de sa propre famille au détriment de la Patrie prouvant ainsi son incapacité à conduire à terme cette transition.

Ainsi, pour abréger la souffrance du peuple centrafricain, nous demandons solennellement à nos Conseillers Nationaux d’agir en nos noms (comme il se doit) dans un premier temps en destituant sans délai Mme Catherine SAMBA-PANZA, afin de stopper l’escalade de la violence, et dans un second temps en organisant dans un plus bref délai l’élection (après une concertation inclusive où le consensus prime) d’un nouvel(le) Président(e) de la Transition qui présidera aux destinées du peuple Centrafricain.

Par ailleurs, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences regrettables qui peuvent découler de l’entêtement de cette dernière à ne pas écouter la voix de la raison afin de quitter ce fauteuil de “Cheffe d’Etat de transition”.

Nous avons créé cette pétition pour recueillir le maximum de signatures afin que nos Conseillers Nationaux nous écoutent et agissent comme il se doit pour le bien de notre Peuple.
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Signature :

« Signer cette Pétition pour destituer Mme Catherine SAMBA-PANZA, actuelle Présidente de la Transition en République Centrafricaine, pour le bien du Peuple».

–       M. Idriss AHMED
Economiste- Consultant Indépendant

Tchad : les moyens manquent pour répondre aux besoins des retournésde la Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Camp-des-deplcés-centrafricains-à-KagaBandoro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

Au Tchad, la prise en charge des dizaines de milliers de personnes ayant fui les exactions en République Centrafricaine voisine, reste sous-financée et les besoins humanitaires toujours énormes, selon le dernier rapport de situation produit par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en collaboration avec les partenaires humanitaires.

“Le Plan opérationnel de réponse à l’impact de la crise centrafricaine au Tchad, d’un montant d’environ 127 millions de dollars est financé à 30 millions de dollars, soit 24% des fonds requis”, précise le rapport d’Ocha que Xinhua a obtenu copie. Les acteurs humanitaires ont besoin de fonds additionnels pour améliorer la réponse à l’impact de la crise, notamment dans les secteurs des abris (financé à environ 2%), de la santé (financé à hauteur de 9,3%) et de la logistique (environ 6%). La protection ( 18%) et la sécurité alimentaire (32%) sont également à renforcer vu les défis existants sur les sites et camps temporaires au sud.

Si l’Agence d’aide humanitaire de l’Union européenne (Echo) a annoncé la disponibilité d’une enveloppe d’un million d’euros pour la réponse aux impacts de la crise centrafricaine au Tchad, les défis restent énormes, notamment en matière d’abris.

113.086 retournés et refugiés de la République Centrafricaine enregistrés depuis le début de l’année 2013, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Au 15 septembre, plus de 21.000 personnes habitaient dans un camp temporaire dans la périphérie de N’Djaména, la capitale du Tchad, et deux autres au sud du pays et un autre.

Néanmoins, plus de 41.000 personnes restent actuellement dans les sites de transit au sud. Enfin, en dehors des sites, plus de 18.000 personnes se trouvent dans des familles hôtes ou sous des abris de fortune dans deux régions frontalières avec la Centrafrique.

“Les relocalisations des sites de transit dans le sud du pays vers les camps temporaires sont freinées à cause de délais dans l’ aménagement des camps et de l’insuffisance d’espace permettant la construction de plus d’abris”, déplore le rapport d’Ocha.

L’assistance des populations retournées vivant dans les familles d’accueil demeure toujours faible.

Une mission conjointe d’OCHA, du PAM et de la Croix-Rouge du Tchad à Baibokoum et Mbitoye entre le 10 et le 13 septembre révèle qu’au moins 3.700 retournés, la plupart des éleveurs peuhls, continuent de vivre dans des conditions difficiles. Ceux qui n’ont pas pu s’installer avec des familles d’accueil, habitent dans des abris de fortune. La présence d’environ 2.000 têtes de bétails arrivés avec les éleveurs pourrait engendrer des conflits dans la zone notamment avec l’arrivée de la récolte en octobre.

Au camp de Zafaye, dans la périphérie sud-est de N’Djaména, la capitale tchadienne, il reste un gap de 30% d’abris. “Actuellement, 675 abris sont utilisés pour les 4.893 personnes vivant sur le site (7 personnes par tente) avec une superficie en moyenne de 2, 5m2 par habitant. Les standards Sphère recommandent 3,5m2 par personne”, indique le rapport des agences onusiennes.

Toutefois, l’ONG locale chargée de gérer le site a construit douze tentes supplémentaires pour loger dix-neuf nouvelles familles, ainsi que quatre tentes réservées aux plus vulnérables, désignés aussi comme malades mentaux.

Sur le plan sanitaire, les agences humanitaires confirment une recrudescence des cas de paludisme dans les sites. “Sur 3.300 malades consultés par l’ONG International Rescue Committee (IRC) dans les sites de Djako, Doyaba, Kobitey et Maingama, 1.665 souffrent de paludisme confirmé, soit un taux de morbidité proportionnelle de 50%”, précise le texte.

Face à cette augmentation, les acteurs du secteur santé ( notamment la Croix-Rouge du Tchad et Médecins Sans Frontières) se mobilisent dans les actions curatives et préventives dans les camps temporaires, sur les sites de transit et auprès des populations des villages d’accueil. Les districts sanitaires sont aussi impliqués dans la réponse. Ils font non seulement la prise en charge des cas, mais également la donation des moustiquaires malgré leurs stocks très limités.

Les défis des personnes retournées de la Centrafrique sont également alimentaires. Le sixième cycle de distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial a été réalisé sur les sites de Baibokoum, Doyaba et Mbitoye. A la date du 15 septembre, un total de 32.580 bénéficiaires a été servi dans ces trois sites; l’assistance alimentaire est également en cours dans cinq autres. Pour le mois de septembre, ce sont près de 67. 000 personnes qui sont ciblées (y inclus 6.895 retournés intégrés dans les familles hôtes autour de Moissala dans la région du Mandoul). En 2013, le gouvernement tchadien a signé des conventions avec trois ONG nationales pour la gestion des sites temporaires; ces conventions se terminent en fin décembre 2014. Les trois ONG s’inquiètent pour la suite des activités au-delà de décembre 2014 vu que les besoins des personnes sur les sites demeurent importants.

“Le non renouvellement des conventions aura un impact négatif sur la coordination et la gestion des sites et de surcroit sur la réponse humanitaire pour les retournés”, prévient OCHA. Le gouvernement tchadien est en train d’élaborer un plan à moyen et long terme du gouvernement, ce qui pourrait clarifier sa vision sur cette problématique. / F

 

Centrafrique : Catherine Samba-Panza dénonce “une tentative de coup d’État institutionnel”

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Jeune Afrique  /  Corbeau news Centrafrique:

Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Photo: Corbeau News

 

La présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba-Panza, a estimé mardi que les violences qui secouent Bangui depuis un peu moins d’une semaine s’apparentent à “une tentative de coup d’État institutionnel visant à installer une troisième transition”.

Alors que Bangui se remettait à peine des violences qui ont éclaté le 7 octobre, Catherine Samba-Panza a délivré un message fort. Dans un communiqué diffusé mardi 14 octobre par la porte-parole Antoinette Montaigne, la présidente centrafricaine de la transition a dénoncé “une tentative de coup d’État institutionnel visant à installer une troisième Transition” orchestrée par “une coalition de forces négatives”.

“Des mensonges savamment distillés sont accompagnés de larges distributions nocturnes de dizaines de millions par coupures de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui et qui les tiennent munis de grenades pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser la transition. Des armes lourdes et légères sont également distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la présidente de la transition et celle du Premier ministre”, accuse le communiqué.

“La Présidence de la république prend donc à témoin la communauté internationale et tous les partenaires de la RCA sur la violation des accords de Brazzaville, les périls que cela engendre et rend les instigateurs responsables de la mort de l’officier pakistanais, du gendarme centrafricain et toutes les victimes civiles”, peut-on lire.

Catherine Samba-Panza “considère qu’il est urgent aujourd’hui de rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui et sur tout le territoire national. C’est pourquoi la Présidence de la République demande instamment que la résolution 2149 soit appliquée dans toute sa rigueur en vue d’arrêter rapidement le nouveau cycle de violences en cours afin de protéger sans délai la population en grande détresse.”

Et de conclure : “La Présidence de la république demande, en outre à la Cour pénale internationale, d’accélérer la procédure d’enquête, déjà ouverte à l’initiative de l’État centrafricain, en vue de traduire rapidement devant ses instances, tout auteur de violations des droits de l’homme et de crimes contre la population.”

Selon plusieurs sources, des échanges de tirs étaient signalés en fin de journée à Ouango, un quartier proche de la résidence de la présidente.

Samba-Panza a débuté mardi une série de consultation avec “les forces vives de la nation” afin de mettre fin au désordre que connaît le pays. Les violences qui ont éclaté la semaine dernière ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

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Par Vincent DUHEM

Centrafrique : une humanitaire de l’ONU dénonce l’utilisation d’enfants-soldats

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RTL  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/des-enfants-en-centrafrique-en-avril-2014-Photo-dillustration.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>des enfants en centrafrique en avril 2014 - Photo d'illustration
des enfants en Centrafrique en avril 2014 – Photo d’illustration
 
Une coordinatrice de l’humanitaire au sein de l’ONU dénonce l’utilisation d’enfants durant les récentes attaques à Bangui.

La coordinatrice humanitaire principale de l’ONU en Centrafrique, Claire Bourgeois, a dénoncé l’utilisation d’enfants par les belligérants et parle d’”assassinats brutaux d’au moins trois enfants”.

Claire Bourgeois se déclare “grandement choquée par l’utilisation d’enfants durant les récentes attaques intercommunautaires à Bangui“, dans un communiqué.

“J’exhorte tous les leaders et les combattants de respecter le droit des enfants. Les enfants de Centrafrique ont droit à la paix et à l’accès aux services sociaux de base“, poursuit Claire Bourgeois.

Les récentes violences à Bangui ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et au moins 6.500 déplacés, selon le HCR.

Deux enfants accusés d’espionnage ont été assassinés

“Je condamne le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés. (…) Je rappelle que l’utilisation des enfants et des femmes enceintes dans les combats est un crime de guerre”, a-t-elle insisté.

Alors que le calme est plus ou moins revenu dans la capitale centrafricaine depuis le week-end, la coordinatrice évoque “les assassinats brutaux d’au moins trois enfants, deux garçons qui étaient accusés d’espionnage et un garçon de 8 ans (touché par) une balle perdue”.

Elle signale aussi que “les organisations humanitaires ont pu observer un grand nombre d’enfants aux postes de contrôle de plusieurs barricades à Bangui” et que “plusieurs enfants ont été utilisés durant les manifestations”.

“Leur participation les expose à des multiples risques émotionnels et physiques, y compris les blessures et traumatismes psychologiques à cause des violences qu’ils peuvent observer”, note Mme Bourgeois, appelant les parents à éloigner les enfants.

La plupart des barricades érigées la semaine dernière sur les avenues de la capitale centrafricaine ont été tenues par des jeunes, adolescents et enfants. Ils étaient également nombreux à parcourir les quartiers sans contrôle, parfois à la portée des violences.

RTL

URGENCE / RCA: la Présidence lance un Communiqué dénonçant un complot militaire contre la transition

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Corbeau news Centrafrique:

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis le mardi 7 octobre 2014, la ville de Bangui est secouée par des tirs d’armes lourdes et légères. Au moins six cas de décès ont été enregistrés : celui d’un officier du contingent pakistanais, d’un élément du contingent burundais, d’un Gendarme et de plusieurs civils centrafricains. La Présidence de la République s’incline devant la mémoire de toutes les victimes et présente à leurs familles ses condoléances les plus attristées. Que se passe-t-il exactement en ce moment en République Centrafricaine ? En neuf mois de gouvernance assumée dans des conditions périlleuses par le Chef de l’Etat de la Transition, Madame Catherine Samba-Panza, avec l’appui des forces internationales, la sécurité est revenue progressivement dans la capitale Bangui et dans plusieurs villes de provinces, comme en témoigne la reprise progressive des activités socio-économiques. Ces efforts de sécurisation se poursuivent avec l’arrivée des forces onusiennes pour couvrir l’ensemble du territoire national. Après l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014 les deux autres étapes du processus à savoir les consultations populaires dans les 16 Préfectures et le Grand Forum de réconciliation et de reconstruction nationales de Bangui sont en voie d’être lancées. Les discussions sont en cours avec l’ensemble de la Communauté internationale pour accélérer le processus pré électoral à la demande du Chef de l’Etat de la Transition qui a confirmé ne pas participer aux prochaines élections comme elle s’y est toujours engagée. Les efforts de mobilisation de ressources se poursuivent auprès des partenaires au développement qui se sont engagés à soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable élaboré par le gouvernement à partir de la feuille de route de la Transition. C’est dans ce contexte, et contre toute attente, qu’une coalition de forces négatives s’est constituée et a orchestrée une tentative de coup d’Etat institutionnel visant à installer une troisième Transition. Des mensonges savamment distillées sont accompagnés de larges distributions nocturnes de dizaines de millions par coupures de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui et qui les tiennent munis de grenades pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser la transition. Des armes lourdes et légères sont également distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la Présidente de la Transition et celle du Premier Ministre. La Présidence de la République prend donc à témoin la communauté internationale et tous les partenaires de la RCA sur la violation des accords de Brazzaville, les périls que cela engendre et rend les instigateurs responsables de la mort de l’Officier Pakistanais, du Gendarme centrafricain et toutes les victimes civiles. Elle considère qu’il est urgent aujourd’hui de rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui et sur tout le territoire national. C’est pourquoi la Présidence de la République demande instamment que la résolution 2149 soit appliquée dans toute sa rigueur en vue d’arrêter rapidement le nouveau cycle de violences en cours afin de protéger sans délai la population en grande détresse. La Présidence de la République demande, en outre à la Cour Pénale Internationale, d’accélérer la procédure d’enquête, déjà ouverte à l’initiative de l’Etat Centrafricain, en vue de traduire rapidement devant ses instances, tout auteur de violations des droits de l’homme et de crimes contre la population.

 

Fait à Bangui, le 14 octobre 2014

Pour la Présidence de la Transition

Antoinette Montaigne, Porte parole

Faits divers: Il tue sa mère et perd sa virginité avec le cadavre

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JDM  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Il-tue-sa-mere-et-perd-sa-virginité-avec-le-cadavre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Il tue sa mere et perd sa virginité avec le cadavre

CORPUS CHRISTI, Texas – Un Texan de 18 ans a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir tué sa mère à coups de marteau et avoir eu une relation sexuelle avec la dépouille.

«J’ai perdu ma virginité avec un cadavre», a avoué Kevin Jazrael Davis aux détectives.

Davis avait reconnu sa culpabilité, lundi aux accusations qui pesaient contre lui.

Lors de son interrogatoire, l’homme a raconté aux policiers avoir des fantasmes sexuels et violents impliquant des femmes, incluant sa mère et sa sœur.

La station de télévision KZTV a rapporté que Davis avait confié aux enquêteurs sa tentative d’étrangler sa mère avec le cordon d’une console de jeux vidéo.

Puisque cette agression n’a pas donné les résultats escomptés, il a pris un marteau et lui a asséné plusieurs coups derrière la tête jusqu’à ce qu’elle meure.

L’individu a affirmé à la police qu’il ne souffrait pas de troubles mentaux.

«Je suis sain d’esprit. Je sais ce que j’ai fait», a-t-il dit.

La sentence a été rendue mercredi, a rapporté le quotidien «Corpus Christi Caller-Times».

JDM

Centrafrique: Un prêtre polonais enlevé par un groupe armé

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AFP  / CNC

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Bande-armée-du-FDPC-dAbdoulaye-Miskine-deonne-72-heures-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Bande armée du FDPC d'Abdoulaye Miskine deonne 72 heures au Cameroun

Un missionnaire polonais résidant à Baboua, dans l’ouest de la République Centrafricaine, a été enlevé dimanche par un groupe de rebelles armés, a annoncé mardi la direction polonaise des OEuvres Missionnaires Pontificales.

Le père Mateusz Dziedzic, prêtre du diocèse polonais de Tarnow (sud-est), a été enlevé de nuit par des hommes armés qui ont indiqué ne pas vouloir de rançon, mais chercher à l’échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun, selon la même source.

Ils ont d’abord voulu prendre avec eux aussi un autre prêtre de la mission de Baboua, mais y ont renoncé après négociation.

 Le ministère polonais des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement dans un communiqué, précisant qu’il avait engagé d’intenses efforts pour obtenir la libération du prêtre.

Selon la même source, les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, tandis que le missionnaire enlevé est “bien traité”.

Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il avait été arrêté l’année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et est depuis lors détenu au Cameroun. Son groupe, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a déjà été impliqué dans des enlèvements.

Une cellule de crise a été mise en place au ministère des Affaires étrangères à Varsovie, où l’on précise que 32 missionnaires polonais travaillent actuellement en Centrafrique.

AFP

Centrafrique: Calme précaire à Bangui (Sangaris)

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CNC  /  EMA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Selon-la-Sangaris-le-calme-est-revenu-à-Bangui-après-quatre-jours-de-violence.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Selon la Sangaris le calme est revenu à Bangui après quatre jours de violence

La semaine dernière, des incidents intercommunautaire ont de nouveau éclaté à Bangui. Selon des éléments donnés par un officier de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), tout serait parti par des grenades lancées par un homme à moto, supposé musulman, sur des « individus » se trouvant au bord de la route. L’auteur de cet acte a ensuite été lynché par des « hommes non identifiés ».

Cet incident a enclenché le cycle des représailles. Un chauffeur de taxi a été tué par des musulmans, ce qui a provoqué une grève de ses collègues. Dans le même temps, des échanges de tirs ont été contatés dans les quartiers situés au nord de Bangui pendant que des barricades étaient à nouveaux érigées. En outre, un casque bleu de la MINUSCA a été tué dans une embuscade tendue dans les environs de la capitale centrafricaine.

Et, le 11 octobre, compte tenu de la dégradation de la situation et d’accrochages signalés entre des miliciens anti-balaka et des militaires des forces internationales (ONU, Sangaris, EUFOR RCA) dans des quartiers jouxtant sa piste, l’aéroport M’Poko a été fermé.

Ces nouvelles tensions ont éclaté alors que le mouvement des milices anti-balaka, dont une partie est dirigé en sous-main par le clan de l’ex-président Bozizé, a engagé un bras de fer avec les autorités centrafricaines de transition. En outre, des individus portant l’uniforme auraient pris part aux incidents.

« Il a été constaté avec amertume que des hommes en armes et arborant la tenue militaire se livrent à des actes de barbarie sur la paisible population de Bangui. A cet effet, le chef d’état-major des armées, les autorités militaires et moi-même, adressons une sévère mise en garde à l’endroit de tous ceux des éléments des FACA [ndlr, Forces armées centrafricaines] qui se révéleraient comme étant les auteurs des actions constatées », a ainsi affirmé Aristide Sokambi, le ministre centrafricain de la Défense.

S’agissant des forces françaises de l’opération Sangaris (ou engagées dans la mission européenne EUFOR RCA), l’État-major des armées (EMA) a indiqué qu’elles font « face à l’agressivité de plusieurs groupes armés qui cherchent à envenimer la situation ». Et d’ajouter : « Les militaires de Sangaris (ndlr, ceux du GTIA Picardie) ont ainsi été plusieurs fois pris à partie alors qu’ils cherchaient à démonter les barrages sommaires mis en place par les manifestants ou à l’occasion de leurs patrouilles. Ils ont dû riposter à plusieurs reprises ».

Dans le même temps, à Dékoa, dans l’est du pays, où la force Sangaris avait fait récemment appliquer des « mesures de confiance » (désarmement et cantonnement des groupes armés) après des affrontements entre miliciens anti-balaka et combattants de l’ex-Séléka (mouvement à l’origine de la chute de François Bozizé et qui a cherché à mettre le pays en coupe réglée), la situation s’est là-aussi dégradée. Et les militaires français ont été « violemment pris à partie », a indiqué l’EMA. Ces derniers ont riposté et neutralisé « plusieurs individus ».

Cela étant, tant à Dékoa qu’à Bangui, et après cette poussé de violence, le calme reste précaire, quelques tirs sporadiques ayant été encore entendus dans la nuit du 12 au 13 octobre. Selon l’AFP, des hélicoptères des forces internationales survolent en permanence la capitale centrafricaine pendant que les transports en commun reprennent progressivement leur activité. Toujours d’après la même source, des barricades tenaient encore (hier) debout sur certains axes, notamment vers les quartiers nord, où des tirs sportadiques ont été relevés.

D’après les propos d’un source syndicale rapportés par RFI, des miliciens anti-balaka seraient à la manoeuvre. « Ils veulent que Bangui soit ville morte pour pouvoir mener à bien leurs projets », a-t-elle affirmé.

« La population voit bien qu’elle est prise en otage par des groupes armés », a confié, toujours à RFI, Antoinette Montaigne, ministre de la Communication. « Et cette population commence à sentir le ras-le-bol. On risque d’aller vers des troubles très graves, avec une population désespérée qui essaierait de se libérer de force », a-t-elle ajouté.

État Major des Armées (France)

DECLARATION N°15 DE L’AFDT RELATIVE AUX VIOLENCES PERPETREES A BANGUI DEPUIS LE MARDI 7 OCTOBRE 2014

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 Corbeau News Centrafrique (CNC):

Image AFDT Centrafrique
Photo: Mme. Berti Kongbo

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

     La ville de Bangui, après celle de Bambari, connait une fois de plus depuis le  mardi 7 octobre 2014 une forte poussée de violences meurtrières orchestrées par les ennemis de la paix dans notre pays et qui ont pourtant participé au forum de Brazzaville et signé l’accord de cessation des hostilités qui en est issu.

   Le déclenchement de cette poussée soudaine de violences qui a déjà fait plus d’une dizaine de morts innocentes  (assassinats sauvages suivis de représailles meurtrières indiscriminées),  intervient dans le contexte particulier de crispation politique après la révélation  du détournement d’une partie du don angolais.

  Il faut noter que l’attitude de suffisance et de mépris affichée par le Chef de l’Etat de Transition a conduit une frange des forces politiques et des groupes armés dont les ANTI BALAKA et  les ex- SELEKA à demander la démission des hautes autorités de la transition.

L’embuscade tendue aux forces onusiennes dans la nuit du jeudi 9 octobre après des provocations répétées pendant cette même journée et qui a coûté la vie à un casque bleu est une attaque lâche contre le processus de paix, contre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville et contre la population centrafricaine  qui aspire à vivre en paix et dans la sécurité.

   C’est dans ce contexte d’insécurité et de tensions politiques que Le Premier Ministre et le Gouvernement feront l’objet d’interpellation devant le Conseil National de Transition dans les prochains jours.

  L’AFDT relève avec consternation et inquiétude la légèreté des propos des plus hautes autorités de la Transition dans la gestion de cette crise, notamment ceux du Chef de l’Etat de Transition et du Président du Conseil National de Transition, préoccupés qu’ils sont à régler leurs comptes personnels au détriment de la recherche de la paix et de la sécurité.

L’AFDT  a appris dans la stupéfaction la plus totale que la Présidente de Transition et les  ANTI BALAKA ont passé un accord aux termes duquel elle s’engageait entre autres à  les intégrer au Conseil National de Transition (CNT) et à libérer certains d’entre eux qui ont été arrêtés pour des crimes et délits qu’ils ont commis.

  La décision d’élargir le CNT  à d’autres entités et qui implique une révision de la Charte Constitutionnelle de Transition  ne relève pas de la compétence exclusive de la Présidente. Elle requiert au préalable un consensus national et l’approbation de la communauté internationale.

  La libération par l’Exécutif  de personnes arrêtées pour crimes et délits et faisant l’objet de procédures judiciaires  non seulement porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs mais aussi consacre l’impunité des criminels et constitue une insulte intolérable pour les victimes.

        L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

  •   Exprime sa compassion et présente ses condoléances aux familles éprouvées et à la Minusca ;
  • Renouvelle son soutien sans faille à la MINUSCA et à tous les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement à la nouvelle orientation  donnée aux forces SANGARIS et EUFOR RCA ;
  • Encourage vivement  la MINUSCA à aider les autorités de la transition à mettre en place une police et une gendarmerie républicaines pouvant les appuyer dans leur  mission de maintien de la paix et à constituer le maillon de la chaîne pénale indispensable à la lutte contre l’impunité ;
  • Renouvelle son appel à la communauté internationale pour  équiper puis  déployer les Forces de Défense et de Sécurité restées républicaines, embryons des Forces Armées Centrafricaines à refonder, afin de neutraliser tous les groupes armés hostiles à la paix et à la stabilité de la République Centrafricaine meurtrie.
  • Demande avec insistance aux autorités  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, co-auteurs et complices de l’attaque contre les casques bleus et des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  • Exhorte  les autorités de la Transition à se départir de l’attitude de complaisance actuelle pour neutraliser, avec l’appui de la MINUSCA, les responsables des groupes armés ennemis de la paix.
  •  S’oppose à toute décision de nature à consacrer l’impunité de personnes ayant commis des crimes de sang et des exactions contre les populations civiles innocentes.
  • Exige une concertation nationale préalable à tout élargissement du Conseil National de Transition.
  • Réaffirme son attachement à la stabilité des Institutions de la Transition et se démarque de toute démarche visant à la déstabilisation du processus de transition.
  • Demande instamment aux plus hautes Autorités de la Transition de faire preuve de responsabilité, de transcender leurs divergences personnelles et de veiller à la bonne exécution de la feuille de route dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Fait à Bangui le, 13 octobre 2014

 Le Président de la Conférence des Présidents

                                                                                                                                                                                                          

Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

Centrafrique: la présidente va rencontrer dès mardi “les forces vives de la Nation”

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CNC / AFP

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza va entamer mardi une série de rencontres avec les “forces vives de la Nation” visant à mettre fin au désordre que connaît le pays, ont annoncé ses services lundi.

Mme Samba Panza recevra des délégations pendant une demi-heure chacune, chaque jour à 10H00 (09H00 GMT) de mardi à vendredi, selon le programme diffusé à la radio d’Etat, sans autres précisions.

Appelant ses concitoyens à reprendre des activités normales après cinq jours de violences à Bangui, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun avait annoncé ces consultations dimanche soir.

La présidente Samba Panza doit selon lui “engager une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

Un timide retour à la normale était constaté lundi à Bangui, où les conducteurs de bus et taxis –qui s’étaient mis en grève– ont notamment repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka — des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une sanglante chasse aux musulmans au début de l’année –, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d’habitations.

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais.

Elles ont nettement baissé en intensité ce week-end, mais des anti-balaka ont refusé de suivre l’appel à une trêve lancé par leurs responsables après une rencontre avec la présidente Catherine Samba Panza, dont ils réclament le départ.

Le chef de la mission des Nations Unies sur place (Minusca), Babacar Gaye, a souligné lundi que le Centrafricains devraient eux-mêmes parvenir à surmonter leur difficultés.

“Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites, pour remettre ce pays sur les rails. C’est le peuple centrafricain qui doit le faire”, a-t-il insisté.

AFP

Centrafrique: les Anti-balaka toujours hyper armés

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CNC  /  DW

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-Anti-Balaka-toujours-hyper-armés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Anti-Balaka toujours hyper armés en Centrafrique

A Bangui, le week-end a été fortement marqué par des scènes de pillages et d’exactions attribuées aux miliciens Anti-balaka. Certains ont refusé de lever les barricades installées dans la capitale centrafricaine.

A quel jeu jouent les Anti-balaka ? C’est la question que se posent de nombreux habitants de Bangui, choqués par ce que leur ont fait vivre depuis quelques jours les hommes de Patrice-Edouard Ngaissona. Samedi, les rebelles ont pourtant promis à la présidente de la transition de renoncer aux exactions attribuées à leurs éléments. En contrepartie, Catherine Samba Panza a accepté d’examiner une partie de leurs requêtes. Mais juste après cette rencontre, les violences et les pillages ont repris de plus belle. Beaucoup d’observateurs ont aussi noté que les miliciens Anti-balaka sont encore lourdement armés. D’où tirent-ils leur équipement militaire ? Un enseignant de l’Université de Bangui, qui a requis l’anonymat a son avis.

‘’Très honnêtement, la plupart des Anti-balaka sont des ex-FACA – les Forces armées centrafricaines. Le soi-disant désarmement qui a été fait au début de la crise, notamment en décembre dernier par Sangaris, c’était un leurre. Les gens sont toujours armés jusqu’aux dents. On connaît leur base, mais on ne fait rien pour les désarmer. Quant on voit des Anti-balaka passer, armés jusqu’aux dents devant les Casques bleus qui ne font rien pour les désarmer, c’est qu’il y a un problème. Quelles sont les clauses en-dessous que la population ne connaît pas ?”

Détournements de fonds publics

Dans ce contexte d’insécurité, le premier ministre, Mahamat Kamoun devrait donner plus de détails sur l’utilisation d’une partie d’un don accordé à son pays par l’Angola. Le montant est évalué a plus d’un milliard de francs CFA. En mars dernier, Luanda avait offert la somme de dix millions de dollars américains à la RCA. Deux millions et demi de dollars n’auraient pas été versés dans les caisses du Trésor public. Même si les proches de Catherine Samba Panza restent formels, sur le fait que cette somme a bien été utilisée pour faciliter la transition politique. Toutefois, le gouvernement conduit par Mahamat Kamoun doit encore convaincre les 135 membres du Conseil national de transition sur la destination de ce bien public.

Par: dw.de

Centrafrique: panique à Bossembélé dimanche dernier après des détonations d’armes entendues dans cette localité

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-casques-bleus-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les casques bleus en Côte d'Ivoire

Le calme semble revenir dans la ville de Bossembélé ce lundi matin, après des détonations d’armes entendues dans cette localité dimanche 12 octobre. Ces tirs ont été faits par des éléments de la Minusca en partance pour la ville de Bouar. La population qui a pris fuite pour se réfugier dans la brousse commence à sortir de sa cachette.

D’après un habitant joint depuis Bossembélé, c’était aux environs de 15 heures que le contingent Bengladesh de la Minusca,  qui quittait Bangui à destination de Bouar a commencé à tirer à sept kilomètres de la ville. « Ils ont tiré jusqu’en pleine ville. Pris de peur, les habitants ont fui pour se cacher dans la brousse », a relaté la source.

Une source  du contingent congolais de la Minusca, basé à Bossembélé, a fait savoir que le contingent Bengladesh a confondu la barrière du péage à l’entrée de la ville à celle des Anti-Balaka, donc il fallait tirer pour les dissuader.

« Cette situation a failli la riposte des  éléments de la Minusca de Bossembélé qui se sont mis en alerte croyant que c’était  une attaque visant la ville », a ajouté la source.

De leur côté, les Anti-Balaka de cette localité ont fait savoir qu’aucune barrière n’a été érigée sur l’axe Boali – Bossembélé.

Le médecin de la ville de Bossembélé, Eugène Kanga a  indiqué qu’aucun incident majeur n’a été enregistré à l’hôpital, « sauf une femme enceinte qui a prématurément accouché suite aux détonations ».

Le RJDH a tenté sans succès de joindre les éléments de la Minusca pour leur version des faits.

Par: Fidel Ngombou

Centrafrique: dernière mise en garde de Alexandre Nguendet, Président du CNT, à Samba-Panza via Kamoun

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Corbeau News Centrafrique

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

 CONSEIL  NATIONAL  DE  TRANSITION

Le   Président

COMMUNIQUE DE PRESSE


Lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire du Conseil National de Transition ( CNT ) le 1er octobre 2014, le Parlement de Transition indiquait qu’il allait examiner au cours de la présente session, à travers les séances d’interpellation du Gouvernement, un certain nombre de sujets liés au bon fonctionnement de la période de Transition en République Centrafricaine au nombre desquels l’organisation rapide des élections et l’interpellation du Gouvernement sur la gestion du don angolais.

 

C’est dans cet état d’esprit, qu’une séance d’interpellation du Gouvernement a été convoquée à nouveau pour le lundi 13 octobre 2014, après que les précédentes  n’ont pu se tenir.

 

Le Conseil National de Transition a le regret de constater ce jour , que non seulement le Gouvernement trouve des raisons peu sérieuses pour ne pas répondre à cette interpellation, ceci, en pure violation des dispositions de l’article 73 de la Charte Constitutionnelle de Transition, mais encore mieux, il ne veut manifestement pas rendre compte de la gestion du don angolais devant le peuple, alors que  l’objectif du Conseil National de Transition est de  donner au Gouvernement l’occasion de faire tout l’éclairage qui puisse mettre un terme à toutes les rumeurs de mauvaise gestion qui circulent et dont la preuve du contraire incombe au pouvoir exécutif.

 

Le Conseil National de Transition ( CNT ) voudrait rassurer le peuple centrafricain qu’une nouvelle date sera proposée à nouveau, au Gouvernement pour qu’il vienne non seulement répondre au sujet de l’interpellation déjà évoquée, mais aussi pour qu’il lui parle en cette période de trouble marquée  par un arrêt quasi  total des activités, de l’avenir du pays.

 

En cas d’un nouveau refus de répondre à cette obligation constitutionnelle, le Conseil National de Transition ( CNT ) prendra ses responsabilités.

 

Fait à Bangui, le 13 octobre 2014

                                                              

 Alexandre Ferdinand N’GUENDET

En Centrafrique, la population aspire à la paix

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Corbeau news Centrafrique  /  Radio Vatican

 

Témoignage sur place le nouveau Curé de la Cathédrale de Bangui l’Abbé Mathieu BONDOBO (cliquez sur la vidéo pour écouter) 

Les habitants de Bangui, la capitale centrafricaine, restent préoccupés, malgré un timide retour à la normale, ce lundi, après les violences meurtrières de la semaine dernière. 10 personnes, dont un Casque bleu pakistanais, avaient été tuées dans des affrontements violents entre Anti-Balaka et forces étrangères. La Minusca, la force de l’ONU est déployée dans la capitale depuis le 15 septembre dernier mais l’instabilité perdure et la population plongé dans le chaos depuis début 2013, avec l’arrivée au pouvoir de la Séléka, aspire à la paix.

Notre collègue du programme italien Sergio Centofanti a joint sur place le nouveau Curé de la Cathédrale de Bangui l’Abbé Mathieu BONDOBO.

Témoignage

Union Européenne / RCA: les instigateurs et les auteurs des violences doivent être poursuivis devant la justice

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Corbeau news  / Xinhua

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Drapeau-de-lUnion-Européenne-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de l'Union Européenne pour la Centrafrique

L’Union européenne (UE) a “fermement condamné” lundi les violences survenues ces derniers jours à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

“Les instigateurs et les auteurs de ces violences doivent être poursuivis devant la justice”, a affirmé le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

L’UE a exprimé une forte préoccupation sur la dégradation rapide de la situation à Bangui, et condamé fermement les attaques sur les populations civiles, les partenaires humanitaires engagés en Centrafrique et les forces internationales.

Bruxelles a appelé les autorités de la Transition à instaurer rapidement un dialogue constructif et concerté, indispensable au retour de la confiance pour trouver une issue à la crise centrafricaine.

“Nous appelons en particulier le chef de l’Etat et le président du Conseil national de transition à jouer pleinement leurs rôles institutionnels respectifs en conjuguant leurs efforts, en adressant des messages forts et en mettant tout en œuvre pour le retour à l’ordre et à la légalité. Nous exhortons les groupes armés à respecter l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville dont ils sont les signataires”, a souligné le porte-parole.

 
Par;  Xinhua

Centrafrique: Nouredine ADAM convoque toutes les forces composantes de l’Ex-coalition Séléka le 15 octobre 2014

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Corbeau News Centrafrique:

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique
(Ex-Coalition Séléka)

 

Assemblée Générale du Bureau Militaire
Du 15 au 16/10/2014  à Bria

L’Assemblée Générale du Bureau Militaire du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka) imminente est d’une importance capitale. Car, croyons-nous, il y va de la consolidation et de l’avenir de notre coalition à laquelle chacun de nous porte sur lui des sacrifices divers pour son édification. Ainsi, de toute évidence, nous devons-nous cohérence, concordance et solidarité sans faille dans nos dires et actions entre nous à tous les niveaux.

La solidarité du groupe est une dimension de premier plan pour la réalisation de nos objectifs. Il y a donc une obligation de nous connaître davantage, d’apprécier et évaluer avec justesse ce que nous faisons et voulons faire ensemble, sur le terrain. Il est impératif de fédérer les synergies et de mettre ensemble les idées les plus porteuses d’un intérêt collectif et Démocratique pour la Paix.

Notre discours et nos actions doivent refléter que nous sommes des visionnaires  engagées et portées vers le changement et le développement socioéconomique et nous différencier des gens sectaires aux intérêts individualistes et prêts à soutenir un système qui sert leurs intérêts exclusivement.

Comme vous le savez, partout tout groupe social évolue à la fois avec le respect des instances dirigeantes et  la tolérance aux écarts de conduite de certains en toute solidarité pour la noble cause. Ne devrions-nous pas fonctionner, en tant que groupe uni, sur la base de ces deux indicateurs qui doivent s’appliquer de façon uniforme pour tous ? Ne devrions-nous adopter pratiques qui ne s’écartent des engagements et, a fortiori, de nos conventions et ententes ?

Cette Assemblée Générale de notre Bureau militaire est une occasion pour l’échange des idées pour rendre possible la compréhension de nos problèmes et préoccupations et confirmer l’entente solidaire entre nous qui sont des facteurs de développement, de la sécurité et de la paix si longtemps voulus dans  notre pays la République Centrafricaine.

L’idéal d’un collectif humain comporte deux dimensions : les valeurs et les objectifs. Les valeurs permettent de définir les priorités, de former la grille des repères visant l’idéal sur lequel sont basés tous les choix opérés, de forger la direction et l’orientation propices pour mieux définir les objectifs à atteindre.  Elles offrent des balises au collectif et à chaque membre individuellement, elle montre la voie à suivre pour atteindre les objectifs visés. Ces valeurs permettent de plus d’arrêter une vision, d’évaluer avec justesse les situations, de se doter d’une mission, de s’engager dans les projets constructifs, de déterminer les moyens, de sélectionner les personnes appropriées, et d’élire les responsables de haute intégrité.

Quant aux objectifs, ils ne sont atteints que par le parcourt des jalons, des relais, des étapes intermédiaires, bref d’une échelle de la mesure de la progression nécessaires vers l’idéal visé.

Pour les objectifs qui nous animent, est-il utile d’avoir ou d’entretenir parmi nous des idées de factions ou des tiraillements  nuisibles pouvant nous faire perdre l’horizon et passer à côté de nos objectifs ?

Pour la noble cause que nous défendons, ne faut-il pas écarter de nous la défense des intérêts particuliers et sectaires pouvant conduire à faire des choix personnels qui vont à l’encontre de l’intérêt du collectif.

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand nombre de réalisations.

Cette Assemblée Générale du Bureau Militaire de la Coalition n’est pas l’occasion des accusations mutuelles inutiles, mais celle de permettre à l’État-major de chaine de commandement de la Coalition de présenter son bilan de six (6) derniers mois en vue de fixer des objectifs clairs et de se doter librement des organes de fonctionnement dynamiques et représentatifs pour implanter définitivement la Sécurité, la Paix et Développement dans notre Pays, la République Centrafricaine.

Pour la réussite de cette AG du Bureau Militaire, il importe de purger les mauvaises impulsions telles colère, peur, suspicion, frustration, calomnie etc. Les débats devront être dépassionnés, transparente et démocratique pour favoriser des échanges fructueux et des décisions consensuelles, nécessaires pour l’avenir radieux de la coalition pour la rca.

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 15 octobre 2014 à Bria.

Fait à N’Délé, le 01 octobre 2014
Pour Le Président,
Le 1er Vice-président

Général NOUREDINE ADAM
Ancien Ministre D’État

RCA :Elle met en danger sa crédibilité pour une poignée de dollars

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LePays.bf  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Photo: Corbeau News

La mallette de dollars remise à Catherine Samba-Panza par le président angolais Edouardo Santos et révélée par le magazine panafricain Jeune Afrique, continuait jusqu’au week-end dernier, à faire des gorges chaudes à Bangui.  Première tentation, première chute, pourrait-on dire.  Catherine de Bangui, comme dans du sable mouvant, s’est enfoncée inexorablement face à la faiblesse d’un argumentaire qui laissait très peu de place à la bonne foi. La fameuse théorie du fonds public ne tenait visiblement pas la route car, quelles qu’aient pu être son urgence et son utilité, il devait passer nécessairement par le trésor public pour être ensuite décaissé. Or, c’est tout à fait le chemin inverse que l’on a observé.

On a des raisons de s’inquiéter de l’avenir de la Centrafrique

Il n’en a pas fallu plus pour que les anti-balaka demandent la démission de Catherine. Ils n’ont pas tort, car c’est elle-même qui leur a offert sa tête sur un plateau d’argent, en tentant d’escamoter une partie de la manne venue de Luanda. L’incident est simplement grave sur le plan de l’éthique politique et de la morale. D’autant plus grave que dans le contexte actuel de la RCA, marqué par la violence endémique, l’insécurité, la précarité, la pauvreté et la méfiance, la présidente de ce pays devait avoir l’esprit plutôt ailleurs qu’ à l’argent pour sa tirelire personnelle.
Certes, à partir de cet incident qui est révélateur de  l’incivisme et de l’absence de patriotisme au plus haut niveau de l’Etat, on ne peut jeter l’anathème sur la Première Centrafricaine, mais d’une certaine façon,  ce qui est arrivé est loin de l’honorer en tant que femme. On est tout simplement surpris et on a envie de dire : Catherine comme Bozizé et Djotodia ! Le pouvoir et l’argent semblent désormais être le dénominateur commun et la première motivation des dirigeants centrafricains. Toute chose qui doit faire se retourner dans sa tombe, Barthélémy Boganda.

Avec un tel esprit républicain, on a des raisons de s’inquiéter de l’avenir de la Centrafrique. En plus des actes de violences qui n’en finissent guère, il faut désormais se poser des questions sur l’esprit de sacrifice, la sincérité et la motivation des dirigeants. Dans un tel contexte, on peut comprendre que les anti-balaka continuent d’avoir un comportement de défiance vis-à-vis de l’autorité politique.

© Source : Le Pays

Centrafrique: les Anti-balaka maintiennent leur position en faveur de la démission de Samba Panza et de Mahamat Kamoun

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AA/CNC

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Monsieur-mahamat-Kamouyn-le-PM-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Monsieur mahamat Kamouyn le PM de Centrafrique

Au lendemain de négociations entamées samedi.

La milice chrétienne Anti-Balaka a maintenu, dimanche, sa position  en faveur de la  démission de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza comme solution à la crise du pays au lendemain de négociations entamées samedi.

« L’ultime solution pour le retour définitif de la paix en République centrafricaine, c’est la démission sans condition de Catherine Samba Panza et de son Premier ministre. » a déclaré, dimanche, Igor Lamaka porte-parole des Anti-balaka à la presse.

« Toujours attachés à la paix, nos positions vont rester intactes dans la ville de Bangui. Nous ne bougerons pas. Parce que le mouvement Anti-balaka est l’émanation du peuple centrafricain. », a ajouté Lamaka.

Cette position a été confirmée par le capitaine Joachim Kokaté qui a déclaré à Anadolu : «  Catherine Samba Panza et son Premier ministre Mahamat Kamoun doivent démissionner. Nous gardons notre position. Toutefois, nous en appelons à la diligence du médiateur dans la crise centrafricaine, le Président Dénis Sassou Ngesso pour prendre cet aspect en main ».

Dans le souci de mettre fin à la flambée de violence déclenchée mardi, les leaders Anti-balaka ont été reçus, samedi, par la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza. Cinq points ont été mis par les leaders de la milice sur la table des négociations à savoir : la libération des membres du mouvement  arrêtés, l’arrêt de toute traque contre les responsables et miliciens anti-balaka, la prise en compte de la milice au sein du Conseil national de Transition (CNT), la réhabilitation  de ses cadres limogés de la fonction publique et, la démission du gouvernement de Mahamat Kamoun ; lequel dernier point n’a pas été retenu par la présidente de transition qui souhaite que tout ce qui touche aux institutions de la République ne soit pas abordé dans le contexte actuel de la crise.

Un calme précaire règne toujours à Bangui depuis vendredi après trois jours  de  tensions  intercommunautaires entre musulmans et chrétiens après la mort d’un musulman brulé vif entrainant la capitale centrafricaine dans une escalade qui a fait plus de 14 morts  dont un casque Bleu.

Par: Sylvestre krock

 

Centrafrique: appel à la Communauté Internationale de Faustin ZAMETO, Président de l’UDECA

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Corbeau news Centrafrique:

President du Parti UDECA en Centrafrique et Membre de l'AFDT

OBJET : PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Destinataires :

  • LA FRANCE
  • LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE
  • LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE EN AFRIQUE CENTRALE (CEMAC)
  • LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE (CEEAC)
  • L’UNION AFRICAINE
  • L’UNION EUROPEENNE
  • LES AUTORITES DE TRANSITION CENTRAFRICAINE (PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE, CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION ET GOUVERNEMENT DE TRANSITION)
  • LES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES ET LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINS
  • LES REPRESENTATIONS DIPLOMATIQUES EN CENTRAFRIQUE

                Mesdames et Messieurs,

                Nous, Hommes politiques et Responsables d’opinion, seuls habilités à exprimer la volonté du Peuple Centrafricain, sommes en face d’un immense défi, celui de rétablir la Paix en République Centrafricaine, un pays où l’État n’existe plus ; une Nation qui s’enfonce inexorablement dans le chaos malgré la désignation d’un nouveau Président de la Transition et la constitution d’un énième gouvernement.

                Madame La Présidente, Catherine Samba-Panza, a été perçue au départ comme un challenge porteur de choix novateurs pour une sortie rapide de crise attendue par le peuple Centrafricain. Cependant, le peuple observe avec effarement une curieuse attitude attentiste d’elle-même, du Gouvernement, du Conseil National de Transition, des Responsables politiques face aux tueries abominables perpétrées quotidiennement partout par les « ANTI-BALAKA et la SELEKA ».

Devant cette situation qui menace les intérêts vitaux de la République car les conflits ont fait coulé beaucoup de sang, provoqué beaucoup de destructions, engendré beaucoup de souffrances,  d’horreurs et de haines ; la cohésion nationale unie autour d’une même langue “le Sango”, une valeur culturelle unique constituant le socle de la Nation et qui est en même temps un atout de l’avenir, des voix des femmes, des hommes et des enfants s’élèvent de plus en plus dans nos campagnes, dans nos villages partout en République Centrafricaine :

                – Pour demander le changement, le véritable changement,

                – Pour demander de faire cesser la violence dans tout le pays,

                – Pour dire non à l’indifférence qui plonge de millions de citoyens dans la précarité, dans la misère.

                C’est pour éviter une situation de blocage en République Centrafricaine et répondre à cet appel des femmes, des hommes et des enfants car les intérêts vitaux de la République sont en jeu que nous vous adressons cette proposition de sortie de crise qui porte sur :

                L’engagement d’une opération militaire à Bangui et sur toute l’étendue du territoire pour protéger la population plutôt qu’une présence militaire dans une sorte de retraite préventive, dissuasive. Cela signifie :

                1 – La mise en place d’une nouvelle équipe restreinte de 10 à 15 personnes que nous prendrons la direction politique, constituée de femmes et d’hommes d’État ayant une prospective pour la République. Une nouvelle équipe soudée, compétente, expérimentée, déterminée, intègre, charismatique et conscientisée politiquement, qui ne se laissera pas faire, et luttera de toutes ses forces pour une société qui rassemble ses fils, pour une République qui réconcilie.

                2 – La mise en place d’un Conseil Consultatif Provisoire constitué des représentants de chacune des sept Régions Centrafricaines avec comme objectif de mettre en place des processus participatifs et démocratiques en commençant par les élections municipale, régionale, législative et présidentielle.

                Cette opération militaire permettra de réinstaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire et contribuera à faire tomber définitivement les velléités de ceux qui alimentent les foyers de tension entre concurrents ethniques ou sectaires, créant ainsi des conditions idéales pour l’émergence et la prolifération de futurs chefs de guerre en République Centrafricaine.

                L’enjeu de cette requête de sortie de crise va bien au-delà de nos intérêts personnels, c’est celui de la République, une République une et indivisible, c’est d’arriver à un consensus national et nous tourner définitivement vers l’avenir pour relever le gigantesque défi de la pauvreté et de la misère dans cette sous-région de l’Afrique centrale.

        Mesdames et Messieurs,

                Toutes les conditions sont réunies au jour d’aujourd’hui avec la présence des casques bleus, des forces de l’opération Sangaris et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour justifier cette opération militaire afin de défendre les intérêts vitaux de la République Centrafricaine par un réel changement. Conscients du lien historique entre la France et la République Centrafricaine, entre la Communauté internationale et la République Centrafricaine, nous nous tournons vers la France et la Communauté internationale. Sûrs et certains, nous savons que la France et la Communauté internationale n’abandonneront jamais la République Centrafricaine. Sûrs et certains, un vent d’espoir est doucement entrain de se lever : un vent de Vérité, de Justice, de Travail et aucune, je dis bien aucune volonté fut-elle contraire à la Renaissance  de la Républicaine Centrafricaine ne  saurait l’arrêter ni triompher.

                Vive la République Centrafricaine

                Vive l’Oubangui-Chari

                Vive l’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA).

Fait à Douala (Cameroun), le dimanche 12 octobre 2014

President de l'UDECA

RCA: le CNT veut des explications sur l’utilisation des dons angolais

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Corbeau news  / RFI:

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-CNT-veut-des-explications-sur-lutilisation-de-don-angolais-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le CNT veut des explications sur l'utilisation de don angolais en centrafrique

C’est un début de semaine délicat pour le Premier ministre centrafricain qui doit s’expliquer ce lundi devant les membres du parlement de transition à propos de l’utilisation d’une partie des fonds angolais. Depuis plusieurs semaines, une polémique s’est emparée de Bangui à propos de l’utilisation d’un quart de ces fonds que le pouvoir exécutif a du mal à justifier. En mars dernier le président angolais offrait dix millions de dollars américains à la RCA. 2,5 millions ont été alloués à des fonds politiques. La présidence assure qu’il n’y a eu aucun détournement. Mahamat Kamoun doit donner des détails au sujet de l’utilisation de ces fonds, car le doute s’est emparé des esprits quant à l’honnêteté de l’exécutif.

Les 135 membres du Conseil national de transition attendent le Premier ministre de pied ferme. Ils veulent une explication crédible sur l’utilisation du don angolais. Un quart de cette somme, soit 1,132 milliards de francs CFA n’a pas transité par le Trésor public.

Selon le cabinet de la présidence, cet argent est parti dans les fonds politiques pour la présidence et la Primature. Il aurait été dépensé sous forme d’appuis à la préparation des futures opérations de désarmement, à l’appui aux différentes composantes de la société civile et à l’aide humanitaire. Des explications trop vagues estime-t-on au CNT ou l’on attend d’abord que le gouvernement reconnaisse publiquement que les procédures légales n’ont pas été respectées.

Le retrait de la confiance du CNT au gouvernement ?

Une autre question est dans les toutes les têtes. Pourquoi le ministre des Finances n’a-t-il pas été tenu au courant du rapatriement de cet argent angolais ? Enfin, un député relève que l’Angola a été sollicité pour financer le budget centrafricain et non pas pour remplir les fonds secrets de l’exécutif.

Si le CNT n’a ni la possibilité de censurer le gouvernement ni celle de révoquer le Premier ministre, en revanche il pourrait fort bien nommer une commission d’enquête parlementaire, si les explications du Premier ministre ne les convainquent pas. C’est ce que laisse entendre un responsable de l’institution qui précise aussi que le CNT pourrait au final retirer sa confiance au gouvernement. On n’en est pas encore là, mais le parlement entend bien faire savoir à l’exécutif qu’il n’est pas une simple chambre d’enregistrement.

 

RFI

Centrafrique: incertitude à Bangui où des anti-balaka refusent la trêve

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AFP  /  Corbeau News

 

voir le zoom : Un véhicule de la force militaire française Sangaris patrouille à Bangui, le 11 octobre 2014
L’incertitude régnait dimanche à Bangui après deux jours de calme relatif, des miliciens anti-balaka refusant la trêve à laquelle ont appelé leurs responsables après avoir renoué le dialogue avec la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza.

Après cette rencontre qui s’est déroulée samedi, une source proche des anti-balaka a expliqué que “les deux parties ont convenu de la mise en place d’un groupe de travail et de contact en vue de réfléchir sur les moyens pouvant permettre de désamorcer la crise”, et mettre fin aux violences intercommunautaires qui ont fait une dizaine de morts depuis mardi.

“Du côté des anti-balaka, un appel à la trêve a donc été donc lancé. Des consignes ont été données pour la levée des barricades dans les quartiers en vue de faciliter la reprise des activités”, a-t-on ajouté de même source.

Mais tous ne sont pas d’accord chez les anti-balaka, ces milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l’année.

“Nous ne nous reconnaissons pas dans les négociations qui ont été engagées hier (samedi) par les responsables anti-balaka et la présidente de transition dont nous demandons toujours le départ”, a déclaré à l’AFP un responsable anti-balaka opérant dans le sud de la capitale, sous couvert d’anonymat.

Selon une source à la Minusca, la force de l’ONU sur place, des affrontements ont opposé dimanche des anti-balaka à des soldats centrafricains au sud de Bangui.

– Pas de transports publics –

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Bangui-sans-circulation.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui sans circulation
Photo AFP

“Des tirs nourris ont été entendus dans la matinée dans les quartiers du 6ème arrondissement au sud de Bangui comme Pétévo et Guitangola, ainsi que dans la sous-préfecture de Bimbo à la sortie sud (de la ville), provoquant une débandade des habitants vers les autres quartiers environnants et les paroisses proches”, a détaillé cette source.

Après avoir refusé d’enlever leurs barricades, les anti-balaka ont “été délogés de force par des éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) habitant ces quartiers”, a-t-elle précisé.

“Après avoir été délogés, les anti-balaka ont tiré des coups de feu et en ont profité pour piller certains domiciles de particuliers. Ils ont au passage saccagé le commissariat du 6ème arrondissement nouvellement reconstruit, emportant des ordinateurs et des imprimantes”, a poursuivi cette source, précisant que l’un d’eux a été arrêté et un autre blessé.

Ils ont ensuite repris leurs places sur les barricades, selon la Minusca.

Avant que leurs responsables ne renouent le dialogue avec Mme Samba Panza, les anti-balaka avaient demandé son départ il y a quelques jours, lui reprochant de n’avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

Catherine Samba Panza a nié toute malversation, promettant de donner des détails “le moment venu”. Elle a prévenu que ses adversaires qui crient au voleur en avaient bénéficié.

Sur le terrain, les violences ont très nettement diminué en intensité depuis samedi.

Mais quelques tirs ont été encore entendus dans les quartiers nord dans la nuit de samedi à dimanche, et des pillages ont été signalés à l’est de la ville, dans des quartiers jusqu’à présent épargnés.

L’activité est restée très réduite dimanche dans la capitale, survolée en permanence par des hélicoptères des forces internationales, faute notamment de transports en commun, bus et taxis. Les stations-service n’ont en effet pas rouvert et les chauffeurs demandent aussi que leur sécurité soit assurée, alors que de nombreuses barricades sont toujours en place.

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine, puis jeudi dans le centre-ville. Des affrontements violents ont opposé ces hommes aux troupes étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui.

Les violences ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais, et de nombreux blessés. Plusieurs milliers de Banguissois ont dû fuir leur domicile.

© 2014 AFP

Centrafrique: quatre tonnes de vaccins bloqués à l’aéroport à cause des affrontements à Bangui

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AA /CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-camp-des-déplacés-de-laéroport-Bangui-MPoko-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko de Bangui
Le camp des déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko de Bangui. Photo: Diaspora

Au moins 3500 personnes ont repris le chemin des camps de déplacés au lendemain de  la nouvelle flambée de violence que connait la capitale centrafricaine Bangui depuis mercredi, a indiqué, jeudi , une source gouvernementale.

3500 habitants de Bangui, la capitale centrafricaine, ont repris depuis mercredi le chemin des sites de déplacés au lendemain de la nouvelle flambée de violence que connait la capitale centrafricaine depuis mardi, a révélé Eugénie Yarafa ministre centrafricaine des Affaires sociales et de l’action humanitaire lors d’un point de presse de plusieurs ministres du gouvernement.

« Lorsqu’il y a une situation de crise comme la nôtre, ce sont les femmes, les enfants et les personnes âgées qui sont les plus exposés. Aprés deux jours de regain de violences 3 500 personnes sont reparties sur les dix sites de déplacés », a indiqué le ministre.

Au moins 14 personnes ont trouvé la mort depuis mardi et au moins  trente autres ont été blessées après la reprise des affrontements intercommunautaires entre musulmans et chrétiens au lendemain de la mort d’un musulmans brulé vif. Un Casque Bleu de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine) a également été tué et 8 autres ont été blessés jeudi lors d’une attaque, qui a visé leur convoi.

«  Les humanitaires n’ont malheureusement pas accès à ces déplacés . Quatre tonnes de vaccins donnés par l’UNICEF pour nos enfants sont également bloqués à l’aéroport à cause des affrontements. », a ajouté  Yarafa.

La flambée de violence se poursuivait, vendredi, à Bangui, pour le troisième jour consécutif après plusieurs mois de calme relatif durant lesquels les principaux acteurs de la crise centrafricaine ont signé un accord de cessez- le- feu mettant fin sur le papier  au conflit entre milices  musulmanes et chrétiennes du pays. Un nouveau gouvernement a été également formé  avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.

Par: Sylvestre krock

Centrafrique: des partis politiques demandent la démission de la présidente du pays

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CNC / AA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Samba-Panza-nie-toute-maversation-dans-laffaire-de-don-angolais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza nie toute maversation dans l'affaire de don angolais
Ils emboîtent le pas aux milices Anti-Balaka et Séléka.

Deux partis politiques ont demandé, samedi, le départ de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza emboitant le pas aux milices Anti-balaka et Séléka .

Le Bloc démocratique pour la reconstruction (BDR), une plateforme politique qui regroupe la Mouvance
« Zo kwé zo » de Mouhamar Bengue Bossin et le « Kwa na kwa » parti politique de l’ancien président François Bozizé, a exigé le départ de la présidente de la transition.

« La crise que nous vivons aujourd’hui est l’aboutissement de l’incapacité, de l’inconscience et de
l’irresponsabilité de Samba Panza. Elle doit laisser la place à un autre fils du pays capable d’arrêter la souffrance du peuple centrafricain. Si Samba Panza pouvait désarmer, elle l’aurait déjà fait, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle le fera.» a déclaré le porte-parole du BDR Mohamar Bengue Bossin.

Le Parti pour la gouvernance démocratique (PGD) de Jean-Michel Mandaba est allé plus loin pour demander quant à lui, la démission des trois têtes de la transition, à savoir la présidente de la transition
Catherine Samba Panza, le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet et le Premier ministre Mahamat Kamoun. «Le peuple ne doit pas être indéfiniment pris en otage. Samba Panza, Ngendet et Kamoun ne constitueront jamais une alternative crédible à la crise que nous traversons. » a déclaré à Anadolu, le président du PGD Jean Michel Mandaba.

Sur fond d’une nouvelle flambée de violence déclenché mardi, Séléka (milice musulmane) et Anti-Balaka(milice chrétienne) avait  demandé mercredi le départ de la présidente centrafricaine.

Des membres du gouvernement ont condamné vendredi cette demande qualifiant la revendication des deux milices de « coup d’Etat ».

La Centrafrique a renoué mardi avec les  violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens après la mort d’un musulman  brulé vif entrainant la capitale Bangui dans une escalade qui a fait plus de 14 morts en 3 jours dont un casque Bleu.

 

Par: Sylvestre krock

 

 

Centrafrique: pour le Pr. Gaston Nguerekata, la situation actuelle n’est pas favorable au maintien en poste de la Présidente Catherine Samba-Panza

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Samba-Panza-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Samba-Panza 2

 

Le professeur Gaston Nguerekata,, président fondateur du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), pense que le départ de la présidente de transition peut créer les conditions d’une sortie de crise. Il l’a indiqué lors d’une interview accordée ce samedi au RJDH, à son domicile de Bangui.

Pour le président du Parti pour la renaissance centrafricaine (PARC), la situation actuelle appelle au départ de la cheffe de l’Etat de transition « personnellement, je n’ai jamais été pour la démission de
Mme Catherine Samba-Panza, mais la situation actuelle n’est pas favorable à son maintien en poste. Elle n’écoute personne et personne ne l’écoute. Les milices, les travailleurs ainsi que la communauté internationale ne la digèrent plus, je crois que c’est à elle de prendre la décision qui s’impose aujourd’hui. Sa démission est visiblement l’une des solutions de la sortie de crise actuelle ».

La situation actuelle du pays, selon le président fondateur du PARC, nécessite par ailleurs une synergie nationale. Il a appelé les autorités à donner le ton, car « au moment où nous parlons, je constate que le pouvoir est vacant. Il faut que les autorités se remettent en cause et prennent leur responsabilité en créant les conditions qu’il faut pour un retour à la normale à Bangui et dans les villes où ces derniers jours, la situation s’est dégradée » a-t-il noté.

Le président fondateur du PARC a aussi appelé à la tenue rapide des élections pour éviter la prolongation de la transition, car, selon lui, « l’objectif essentiel aujourd’hui est d’aller vers les élections. Il suffit d’avoir une personnalité consciente de cette mission pour que dans les six prochains mois, les élections soient organisées afin de donner la chance à ce pays de sortir de cette crise qui n’a que trop durée.»

Le président fondateur du PARC réagit quatre jours après les débuts du regain de violence qui a paralysé la ville de Bangui.

Par: Sylvestre Sokambi

Centrafrique: histoire d’un voleur qui crie au voleur! Le gouvernement Kamoun attaque le parti RDC et l’AFDT

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Les Plumes de RCA  /  Corbeau news Centrafrique

la mauvaise communicarion du régime transitoire de la Centrafrique

Je ne me rappelle plus quel homme politique centrafricain l’avait dit un jour : « Assurément,la RCA est le seul pays au monde où quand un gendarme attrape un voleur, c’est au gendarme de s’expliquer ! ». Et moi, je dirais même plus : la RCA est le seul pays au monde, où pour faire admettre au peuple le détournement de plus d’un milliard de F CFA de don angolais, le gouvernement regrette carrément de n’avoir pas eu la « chance » de gérer 45 milliards de don taïwanais comme à l’époque des dirigeants normaux. Hélas ! Le peuple aurait bien senti sa douleur !

Décidément, la RCA de Samba-Panza rend fou ! Et le pire, c’est que ceux qui sont dans la tourmente – dirigeants et autorités -, ont totalement perdu leur sang-froid. Ces autorités ont perdu toute leur lucidité. Curieusement, elles tiennent à tout prix à se convaincre qu’elles ont raison et que c’est aux autres d’accepter d’avoir tort.

Tenez ! Dans quel pays normal, quand les experts du FMI réclament des justificatifs des dépenses publiques, on leur tend un bout de papier sur lequel figure un tableau comptable digne des « petits vendeurs-boubanguéré » des coins de rues de Bangui ? Et le bout de papier en question, injure suprême, est estampillé d’une devise – « Unité-Dignité-Dignité » -, qui ressemble étrangement à celle de la RCA, mais qui est en réalité, celle de la république des TKTG – Têka-mo-Têgué.

Et dans cette république, si vous croyez bien faire en vous adressant à la Cheffe d’Etat pour avoir des explications sur l’utilisation d’une partie du don angolais dont vous avez entendu parlé, celle-ci se met à divaguer, pour vous sortir en fin de compte : « Beaucoup seront surpris de voir la longue liste des bénéficiaires de ces fonds dont ceux qui crient au voleur en ce moment ». Pathétique !

Et voilà que complètement abasourdis, par tout ce qu’ils ont entendu depuis ces derniers jours à propos de ce qu’on a fait de leur argent, et surtout des malheurs qui les attendent, les Centrafricains tentent d’oublier un tant soit peu leurs déboires, et de simuler le repos. C’est alors qu’une « réaction » de la primature vient les réveiller. Mahamat Kamoun a enfin décidé de « montrer qu’il est garçon » ! Oui, le Premier Ministre d’habitude si affable et qui, tel un élève très sage, avait été contraint de subir « coraniquement » le 1er octobre 2014 jusqu’au bout, les « enseignements » irrévérencieux de Ferdinand Alexandre Nguendet le Président du CNT, devenu le temps d’un discours, le « professeur » en finances publiques.

Kamoun, de quoi parle-t-il ? De détournement. Seulement, en lieu et place de « 1 milliard angolais » sur lequel on lui demande de s’expliquer, lui, il nous sort tranquillement « 45 milliards de don taïwanais ». Un don qui remonte à une époque où Kamoun lui-même n’était encore qu’étudiant. Mais ce n’est pas là le plus important. Cependant, notons néanmoins au passage que la communication de Kamoun est toujours assurée par Poussou, le même Serge Adrien Poussou, le plagiaire international. Que pouvait-il faire de mieux que de se tromper sur toute la ligne ?

Tout d’abord, l’on doit s’étonner que la réaction du gouvernement ne concerne en fait que la seule AFDT, alors que bien avant cette plateforme regroupant un certain nombre de partis politiques, d’autres entités politiques tel que « Sauvons le Centrafrique » ou le PARC, ont été les premiers à réagir et même à demander la démission des responsables de l’exécutif au regard de la gravité des faits qui leur sont imputés.

Fort curieusement, c’est sur l’AFDT et uniquement elle que la primature a cru devoir formuler et concentrer sa réaction. Les positions de l’AFDT retiendraient-elles plus l’attention des autorités centrafricaines que celles des autres partis et plateformes ? Pourquoi donc ?

Aussi, à examiner sérieusement, on ne peut pas dire, que la déclaration de l’AFDT repose sur des rumeurs véhiculées par la presse. Au contraire, cette réaction repose bien sur les aveux du régime et les pièces publiées par les médias, qui indiquent que 2,5 millions de dollars sur les 10 millions octroyés par l’Angola n’avaient pas été versés au Trésor. Il s’agit bien là d’un détournement de deniers publics avéré. Et si le Premier Ministre, Expert International en Finances Publiques, peut trouver d’autres qualifications pour cette infraction, ou démontrer que toutes les opérations se sont déroulées suivant les règles prévues en la matières, pourquoi hésite-t-il à le faire ? Le peuple entier lui en sera plus que reconnaissant.

En effet, en cherchant à mieux comprendre, j’en arrive à la conclusion selon laquelle, la ligne de défense du Gouvernement est abjecte: « vous avez détourné 45 milliards de FCFA du don taïwanais, nous aussi nous détournons 1 milliard du don angolais; on est tous des voleurs ».

D’une part, il s’agit d’un aveu, et d’autre part une telle argutie n’exonère nullement Samba-Panza et Kamoun de leur responsabilité dans le détournement du don angolais.

Enfin, il me semble clair, qu’il s’agit en réalité d’une attaque dirigée contre le RDC, le parti du défunt Général d’armée André Kolingba, au pouvoir lors du don taïwanais.
Dois-je donc comprendre que cette attaque ne viserait donc pas réellement l’AFDT dans son ensemble mais plus particulièrement son vice-président Rainaldy Sioke du RDC, qui avait signé la déclaration de l’AFDT en sa qualité de Président de la Conférence de Présidents de cette plateforme politique ?

Plutôt que de s’agiter, le Gouvernement ne ferait-il pas mieux de fournir des éléments de réponse sur le fond de cette affaire de détournement du don angolais, de nature à le disculper ?

Décidément, la Centrafrique rend fou. Et des centrafricains, effectivement fous, tiennent à rendre fous, ceux qui ne sont pas du tout fous, et ceux qui ne sont pas encore totalement fous.

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique : Ban Ki-moon consterné par l’attaque qui a causé la mort d’un Casque bleu

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CA-UN  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Ban-Ki-Moon-remonte-les-bretelles-des-politiciens-centrafricains.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ban Ki-Moon remonte les bretelles des politiciens centrafricains
Ban Ki-Moon, le SG de l’ONU

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est dit consterné par l’attaque commise par des auteurs non-identifiés contre un convoi de l’ONU jeudi dans le quartier de PK11 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, qui a entrainé la mort d’un Casque bleu.

Huit autres Casques bleus ont également été blessés dans cette attaque. C’est la première fois qu’un Casque bleu de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) est tué depuis le transfert d’autorité le 15 septembre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

« Le Secrétaire général condamne dans les termes les plus fermes le meurtre et les blessures infligées aux Casques bleus de l’ONU. De tels actes contre ceux qui travaillent à la paix et la sécurité en République centrafricaine sont totalement inacceptables. Les auteurs de ces violences, qui ont aussi entrainé la mort de plusieurs civils depuis le début des affrontements le 7 octobre dans la capitale, doivent être traduits en justice », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse publiée jeudi soir.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à s’abstenir de toute violence. Il appelle les autorités de transition à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la mise en œuvre prioritaire de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet et rappelle aux parties les engagements pris en vertu de cet accord. Il souligne qu’une solution politique globale représente la seule manière de parachever avec succès la transition du pays et de ramener de façon durable la paix et la stabilité en République centrafricaine », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a présenté ses sincères condoléances à la famille de la victime et à son gouvernement.

Le Conseil de sécurité a également condamné dans les termes les plus forts l’attaque qui a tué un Casque bleu pakistanais et blessé plusieurs autres Casques bleus du Pakistan et du Bangladesh.

Dans un communiqué de presse publié vendredi, les membres du Conseil ont présenté leurs plus sincères condoléances à la famille du Casque bleu tué et aux familles de ceux blessés, ainsi qu’aux gouvernements du Pakistan et du Bangladesh, aux autorités et au peuple de la République centrafricaine, et à la MINUSCA.

« Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus forts toutes les attaques et provocations contre la MINUSCA par des groupes armés. Ils ont souligné que les attaques visant les Casques bleus peuvent constituer un crime de guerre », ajoute le communiqué de presse. Ils ont appelé les autorités centrafricaines à enquêter rapidement sur cette attaque.

Les membres du Conseil ont également exprimé leur préoccupation concernant la flambée de violence de ces derniers jours à Bangui et ont appelé à mettre fin à cette violence.

Centrafrique : les raisons d’une instabilité persistante

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Quid Maroc  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-troupes-française-de-la-Sangaris-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les troupes française de la Sangaris en Centrafrique

En Centrafrique, la situation ne cesse de se dégrader depuis trois jours. La présidente est toujours contestée et les Casques bleus visés par des attaques

A vingt années d’instabilité et de violences entre 1993 et 2013, s’ajoute l’escalade qui secoue la République centrafricaine depuis maintenant trois jours. En effet, l’élément déclencheur de la montée des violences est le coup d’Etat de mars 2013, qui a renversé le régime de François Bozizé et renforcé les milices de la Séléka. Sur le terrain, c’est la troisième guerre civile à laquelle assiste le pays, au moment où la présidente de transition Catherine Samba-Panza est de plus en plus contestée par la population. Beaucoup parmi les centrafricains disent avoir perdu leur confiance en Samba-Ranza. Ils lui reprochent des détournements de fonds, en plus de son inefficacité à maintenir la paix dans le pays.

La Séléka vs Les anti-balaka

Pour comprendre les rapports de force existants en République centrafricaine et les raison de l’instabilité qui y règne, il faut connaître le poids de la Séléka et des anti-balaka. La première est une milice regroupant les partis politiques et les rebelles, qui ont exprimé en 2012 leur opposition au président déchu François Bozizé. Parmi ces rebelles, on retrouve des mercenaires venus de Lybie, du Tchad et du Soudan. Ils forment une coalition à vocation religieuse islamique, dans un pays où 80% des habitants sont de confession chrétienne. La Séléka a 20 000 personnes à son actif. Sa dissolution avait été annoncée en 2013. Mais sur le terrain, cette dissolution n’a rien changé à la situation instable de la Centrafrique. D’ailleurs, le coup d’Etat contre François Bozizé porte l’empreinte de la Séléka. Ses milices avaient eux-mêmes revendiqué la prise du palais présidentiel, le 24 mars. L’enquête ouverte par Cour pénale internationale (CPI) sur les massacres commis dans la région entre 2012 et 2014 pointe du doigt la Séléka également. Elle estime que la milice est impliquée dans des « crimes de guerre », selon le Statut de Rome qui énumère les agissements considérés comme tels et où la CPI est compétente au niveau des enquêtes, des poursuites, du lancement des mandats d’arrêt, des demandes d’extradition et des procès.

Quant aux groupes anti-balaka, ils ont été créés bien avant la Séléka. Depuis 2009, cette milice chrétienne regroupe plusieurs paysans centrafricains. Ses porte-parole estiment que les anti-balaka sont entre 50 000 et 70 000 personnes, essentiellement basées dans la capitale Bangui. Ils prétendent vouloir s’auto-défendre en combattant les ‘coupeurs de route’. Depuis 2013, c’est contre la Séléka qu’ils ont commencé à prendre les armes. Le pays a donc replongé dans une guerre civile de plus, après celles de 2003 et de 2012. De nombreux coups d’Etat militaires et mutineries ont précipité ces guerres civiles qui ont fait plusieurs morts et déplacés parmi les populations. Ce n’est donc pas un hasard si l’enquête ouverte par la CPI met en cause la Séléka autant que les anti-balaka, au même niveau d’implication dans les crimes commis ces deux dernières années.

Catherine Samba-Panza perd la confiance populaire

Catherine Samba-Panza est actuellement présidente de transition en Centrafrique. Avant son accession au poste, la Séléka s’était emparée du palais présidentiel et destitué François Bozizé. Le président déchu avait lui aussi accédé au pouvoir après un coup d’Etat militaire, en 2003. En 2011, Bozizé a été réélu avec 64% des voix lors de la présidentielle, durant laquelle il a battu Ange-Félix Patassé, l’ex-président qu’il avait lui-même destitué huit ans auparavant. Après une année au pouvoir, Bozizé était critiqué par la Séléka. Elle lui reprochait son non-respect des accords de cessez-le-feu, passés en 2007 et en 2011 entre milices, opposition et gouvernement. La Séléka a donc repris les armes et contrôlé plusieurs grandes villes du pays, en coalition avec d’autres mouvements armés et rebelles de l’opposition. Après plusieurs accords et négociations de paix voués à l’échec, la milice pro-islamique a fait son entrée à Bangui le 23 mars 2013. Un jour après et alors que François Bozizé était en dehors du pays, le groupe a annoncé la prise du palais présidentiel. Rapidement, le militaire et membre de la Séléka Michel Djotodia a pris la fonction de président pas intérim. C’est ainsi que la guerre interconfessionnelle opposant la Séléka aux anti-balaka et à l’armée de Bozizé a éclaté. C’est ainsi également que l’ONU a adopté en décembre de la même année une résolution pour le maintien de la paix. Elle a prévu le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Dans le cadre de cette mission, la France a déployé de son côté 1 200 membres de son armée pour « l’opération Sangari ». Celle-ci qui avait comme objectif de désarmer les milices à Bangui et « permettre l’acheminement de l’aide humanitaire ».

Après l’initiation d’un processus de paix, Michel Djocodia a été pressé pour présenter sa démission. Le Conseil national de transition (CNT) a été créé et s’est occupé d’organiser des élections présidentielles transitionnelles. Catherine Samba-Panza a été élue en 2014 et a tout de suite appelé la Séléka et les anti-balaka à déposer les armes. Elle a été d’ailleurs derrière la requête auprès de la CPI pour lancer une enquête contre les crimes de guerre commis en Centrafrique, entre 2012 et 2014. En revanche, les hostilités interconfessionnelles n’ont fait que croitre depuis le début de l’année. La population civile autant que les Casques bleus ne sont pas encore épargnés par les attaques attribuées à la Séléka. C’est ainsi que les civiles et même les ex-membres de la Séléka demandent aujourd’hui la démission de la présidente, en l’accusant notamment de détournement de fonds. Samba-Panza nie les accusations, alors que le magazine Jeune Afrique a révélé « la gestion opaque de 10 millions de dollars accordé par l’Angola » à la Centrafrique. L’affaire démontre qu’un quart de ce don n’est pas allé directement aux caisses de l’Etat, alors que la somme avait été octroyée « en mains propres » pas le président angolais à cet effet.

Dans un contexte où les violences interconfessionnelles sont mêlées à une gestion politique et économique controversées, le FMI et la Banque Mondial disent avoir l’intention de se pencher sur le cas des soupçons mettant en cause Catherine Samba-Panza. Entre temps, l’instabilité persiste dans le pays. Hier soir, des échanges de tirs d’armes lourdes ont été entendus à Bangui et l’aéroport a été fermé. La veille de ces accrochages dont le bilan n’est toujours pas connu, la MINUSCA et les forces françaises ont été attaquées par des milices armées, faisant état d’un mort parmi les Casques bleus.

Quid Maroc

Centrafrique: un semblant de calme à Bangui, la présidente reçoit les anti-balaka

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AFP  /  Corbeau News Centrafrique

Minusca, le 8 octobre 2014 à Bangui, en Centrafrique</strong> <span>Des Casques bleus de la Minusca, le 8 octobre 2014 à Bangui, en Centrafrique</span> <span> – afp.com – Pacome Pabandji</span>” href=”http://www.tv5monde.com/TV5Site/info/afp/francais/journal/mon/d1223a973eb7a791b3597190a5c92ea6a6d8103a.jpg” rel=”galerie external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>voir le zoom : Des Casques bleus de la Minusca, le 8 octobre 2014 à Bangui, en Centrafrique

Un semblant de calme était revenu samedi à Bangui après quatre jours de violents affrontements, alors qu’une rencontre entre la présidente de la transition Catherine Samba Penza et des responsables anti-balaka laissait espérer une “décrispation”.

La tension restait néanmoins palpable dans la ville quadrillée par les forces nationales et internationales –françaises, européennes et onusiennes–, même si les armes, entendues jusque tard dans la nuit dans les quartiers nord, se sont tues.

Le bilan des affrontements de la nuit n’était pas connu. Les violences –les pires depuis fin août– qui ont agité la capitale centrafricaine depuis mardi soir ont fait au moins 10 morts, dont un Casque bleu pakistanais, et de nombreux blessés.

Des accrochages étaient cependant toujours signalés à Gobongo, à une dizaine de kilomètres au nord du centre de Bangui.

“Les habitants fuient en direction de la colline pour se mettre à l’abri des tirs” échangés entre des soldats de la Minusca, la force de l’ONU, et les anti-balaka, ces miliciens majoritairement chrétiens qui avaient lancé la chasse aux musulmans au début de l’année, a déclaré un témoin à l’AFP.

Point positif de la journée: les chauffeurs de taxis ont mis fin à leur grève. Ils protestaient contre la mort d’un des leurs, tué mercredi par des musulmans. Mais la reprise du travail ne sera que progressive faute de carburant, les stations-service étant fermées et certaines rues étant toujours impraticables.

Par prudence, la plupart des Banguissois préféraient rester chez eux.

“Tout le monde a peur des détonations, des crépitements, surtout que ça tire n’importe comment, n’importe où et n’importe quand”, explique un juriste à Bangui, Ernest Kangba. “Tout s’arrête, on est cloitré et quand on veut relever la tête, ça repart!”

 

– Liaisons aériennes perturbées –

Conséquence des récents événements: le trafic civil a été perturbé à l’aéroport de la capitale, proche des quartiers les plus touchés par les affrontements.

Royal Air Maroc a décidé de suspendre ses vols en provenance de Casablanca en raison de la “situation d’instabilité” à Bangui. Ils devraient reprendre dès le “retour à la normale”, a précisé la compagnie marocaine, l’une des rares à desservir la Centrafrique.

Celui-ci pourrait intervenir “dimanche ou lundi si la situation s’améliore”, a-t-on précisé de source militaire française, insistant sur le fait que l’aéroport n’a pas été officiellement fermé.

En attendant, l’équipe centrafricaine de football, qui a disputé un match amical jeudi contre le Maroc à Marrakech –et qu’elle a perdu 4 à 0– n’a pas pu rentrer au pays.

Le retour au calme pourrait être facilité par la rencontre, samedi matin, entre la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza et des responsables des miliciens anti-balaka.

“Il est apparu lors de la rencontre de la présidente avec les anti-balaka qu’il y a eu des malentendus. Aujourd’hui, ont peut dire que sa rencontre avec les anti-balaka a permis de commencer à lever ces malentendus”, a relevé la porte-parole de la présidence, Marie Antoinette Montaigne Moussa.

“On peut s’attendre à ce que la décrispation arrive progressivement dans les prochains jours, et que le pays retrouve un peu de répit, pour que le peuple commence à vivre et à vaquer à ses occupations”, a-t-elle ajouté.

De source proche des anti-balaka, ces derniers ont été “bien reçus” par la présidente à laquelle ils ont transmis cinq revendications majeures, souvent très éloignées des position de Mme Samba Penza.

S’ils n’exigent plus directement la démission de la présidente, ils réclament celle du gouvernement, la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous, l’arrêt de la traque de leurs hommes, la réintégration de leurs membres qui ont été révoqués de la fonction publique et l’application de l’accord de fin des hostilités signé à Brazzaville en juillet.

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine puis jeudi dans le centre. Des affrontements violents ont opposé ces hommes aux troupes étrangères déployées en ville.

© 2014 AFP

Centrafrique : l’aéroport de Bangui M’Poko est fermé provisoirement

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Corbeau News Centrafrique  /  Francetv

Aéroport de Bangui fermé provisoirement

La violence envahit à nouveau les rues de Bangui. L’aéroport a été fermé dans la capitale centrafricaine alors que des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus dans les quartiers nord jusqu’à tard dans la nuit de vendredi à samedi 11 octobre.

Il n’y a toujours pas de bilan des affrontements, mais la ville est secouée par des violences depuis mardi soir qui ont fait au moins 10 morts, dont un Casque bleu pakistanais. Les échanges de tirs, tantôt nourris, tantôt sporadiques, de la nuit dans les quartiers nord feraient suite à des accrochages dans le quartier de Boy-Rabe entre des Anti-Balaka (ces miliciens majoritairement chrétiens qui avaient lancé la chasse aux musulmans au début de l’année) et des soldats onusiens, burundais et français. Les anti-balaka, réclament la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

Vols suspendus

L’aéroport de la capitale, proche des quartiers les plus touchés par les affrontements, a été fermé. “Les vols à destination de Bangui sont provisoirement suspendus en raison de la situation”, selon une source aéroportuaire. Des individus ont été signalés vendredi soir sur le tarmac de l’aéroport. Ils ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogène tirés par les forces internationales.

Le calme semblait revenu samedi matin, mais la ville était toujours paralysée par une grève des chauffeurs de taxis. Ils protestent contre la mort de l’un des leurs, tué par des musulmans.

Avec AFP

Centrafrique : la peur règne sur le PK5, quartier des derniers musulmans de Bangui

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Le Monde.fr | Corbeaunews.ca

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Un-mort-et-plusieurs-blessés-à-Km-dans-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un mort et plusieurs blessés à Km5 dans Bangui

La nouvelle Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) vient de connaître son baptême du feu à Bangui et de subir sa première perte. Jeudi 9 octobre, un officier pakistanais a été tué et huit autres casques bleus blessés dans une embuscade. Depuis mercredi, la capitale de la Centrafrique est en ébullition, secouée par des rafales d’armes automatiques et parsemée de barricades qui interdisent toute circulation. Pour échapper à ce regain de violence, certains habitants ont repris le chemin du camp de déplacés jouxtant l’aéroport ou celui des églises qui, au plus fort de la crise, abritaient des dizaines de milliers de malheureux.

Tout a commencé mardi, lorsqu’un combattant de l’ex-Séléka a été lynché par des miliciens anti-balaka dans le quartier de Gobongo. Sa dépouille a été ramenée le lendemain dans le quartier du PK5, où sont concentrés Les derniers musulmans de Bangui. Un vent de colère a aussitôt traversé la communauté islamique. Un chauffeur de taxi et son passager ont été tués en représailles. Une manifestation a pris la direction du siège de la Minusca. Des boutiques ont été saccagées, des maisons brûlées.

Sur le chemin du retour, les protestataires, qui pour certains étaient armés, se sont affrontés à d’autres hommes en arme. Les tirs ont retenti jusque dans la soirée avant de reprendre jeudi matin et de se poursuivre avec des degrés d’intensité variables tout au long de la journée. Plusieurs témoins disent avoir vu des anti-balaka circuler à moto l’arme au poing, imposant à tous une journée ville morte. Jeudi soir, la peur régnait sur le PK5. « Nous craignons de subir une offensive. Il y a des rumeurs d’arrivées d’anti-balaka venant de la province », s’inquiète Abdouramane Saoudi, dont les propos sont ponctués par des tirs d’intimidation des miliciens du quartier.

DÉPLOIEMENT DES FORCES INTERNATIONALES

Plusieurs sources évoquent un bilan des affrontements allant de sept à douze morts, mais la Croix-Rouge centrafricaine se disait, jeudi soir, dans l’impossibilité de donner le moindre chiffre. « Nos équipes ont été prises à partie. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas circuler et ramasser les corps des victimes et les blessés », déplore son président, Antoine Mbao Bogo. Parmi les victimes, un commerçant sénégalais a été affreusement mutilé.

Pour contenir cette flambée de violence, les forces internationales (casques bleus, soldats européens de l’Eufor et militaires français de Sangaris) ont été déployées dans Bangui, avec pour stratégie, selon une source militaire étrangère, d’« empêcher une jonction des différents groupes anti-balaka et des actions de représailles lancées depuis le PK5 ». Les forces de police de l’ONU ont fait usage de gaz lacrymogènes, mais les militaires n’ont pas hésité à user de leurs armes.

Ces nouveaux affrontements interviennent dans un contexte politique délétère, marqué par la polémique de l’« Angolagate », un don de 10 millions de dollars (7,9 millions d’euros) offert par Luanda, dont le quart du montant n’a jamais rejoint les caisses de l’Etat. La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, s’est défendue de toute malversation et a menacé de révéler « la longue liste des bénéficiaires », mais le mal est fait. Le venin de la suspicion s’est répandu dans les esprits et profite à tous ceux qui espèrent un changement de régime.

En début de semaine, le coordonnateur des anti-balaka, Patrice-Edouard Ngaïssona, a réclamé la démission de Mme Samba-Panza. Jeudi soir, son meilleur ennemi, le général Joseph Zoundeïko, le chef d’état-major des ex-Séléka, a repris cette demande en estimant que « depuis dix mois, la  dame” s’est montrée incapable de ramener la paix ». Désavouée par les groupes armés, Mme Samba-Panza est également en conflit ouvert avec le deuxième personnage de l’Etat, le président du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif intérimaire. Sous pression de milices qui ne veulent pas perdre leur influence et leurs prébendes, de politiques aux intérêts convergents, le pouvoir a dénoncé, jeudi, par la voix du premier ministre, Mahamat Kamoun, un  « grand complot contre le peuple centrafricain ».

Cyril Bensimon 

Journaliste au Monde

Centrafrique: Samba-Panza et son groupe mafieux à la Présidence de la République

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mondafrique.com / Corbeaunews.ca

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Mahamat-Kamoun-et-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Mahamat Kamoun et Samba-Panza

Soutenue par Laurent Fabius, Catherine Samba-Panza, la présidente de transition centrafricaine, embarrasse Paris par son incompétence et sa gestion opaque des aides internationales dédiées à la gestion de la crise politique et humanitaire. Après avoir fait disparaître près de 2,5 millions de dollars venus d’Angola, Mondafrique apprend qu’un de ses proches a demandé à l’Emir du Koweït de lui confier 35 millions d’euros. Des nouvelles qui ont obligé Hélène Le Gal, madame Afrique de l’Elysée, à faire le déplacement à Bangui.

De l’eau a coulé sous les ponts en Centrafrique depuis que le ministre français des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, déclarait qu’« une femme remarquable allait être à la tête du pays ». Appuyée par le Quai d’Orsay et l’Elysée, la présidente de transition Catherine Samba-Panza (CSP) brille par son incapacité à préparer le terrain pour des élections. Pire, elle semble se focaliser sur la levée de fonds étrangers qu’elle gère ensuite à sa guise. Ses méthodes déplaisent à Paris et ce n’est pas un hasard si Hélène Le Gal, madame Afrique de l’Elysée, s’est rendue à Bangui les 7 et 8 octobre pour recadrer CSP. Au menu des discussions, les deux femmes avaient l’embarras du choix, de la présence des troupes françaises au calendrier électoral en passant par la gestion opaque de fonds obtenus grâce à l’appui de Paris.

Distribution d’enveloppes

En effet, l’une des raisons de la visite surprise d’Hélène Le Gal pourrait bien être l’affaire des fonds angolais. En mars 2014, François Hollande, alors en tournée africaine, demande à son homologue angolais, José Eduardo Dos Santos, de mettre à la disposition de la Centrafrique 10 millions de dollars pour faire face à l’urgence sociale et payer les salaires en retard des fonctionnaires. Dos Santos s’exécute. S’en suit un ballet de valises, de déplacements et de commissions en tous genres. D’après les calculs de Mondafrique, sur la base des documents officiels de l’Etat centrafricain, près d’un quart de la somme a été distribué pour des « fonds politiques » aux appellations douteuses. Cette gestion opaque de la présidence a alarmé le FMI et l’Elysée et a obligé CSP à se justifier. Mardi 8 octobre, devant le Conseil national de transition centrafricain, elle affirme que la somme « a permis le fonctionnement a minima de l’Etat et l’apaisement de certaines forces vives et groupes armés ». Est-ce à dire que des enveloppes ont été distribuées ?

Mystérieux Gamar Ahmat

Mais ce n’est pas tout. Plus récemment encore, Mahamat Gamar Ahmat, ministre-conseiller en charge des relations avec le monde musulman et proche de la présidente, s’est fait remarquer en multipliant les demandes de soutiens financiers aux gouvernants des pays du Golfe et notamment, d’après « Jeune Afrique », auprès du sultanat d’Oman.

Inconnu du grand public, Mahamat Gamar Ahmat est un personnage mystérieux. Ancien conseiller de l’éphémère et affairiste président centrafricain, Michel Djotodia, il apparait une première fois dans les rouages politico-diplomatiques centrafricains en décembre 2013. Se voyant déjà dans la cour des grands, il essaye en vain de faire participer à la réunion extraordinaire de Paris son ami, et chef de guerre de la milice Seleka, Noureddine Adam. Signe d’un certain entregent, il a ensuite été récupéré par la présidente de transition Catherine Samba Panza, alors que la clique Djotodia s’exilait à Cotonou.

Fin septembre il réapparait en adressant discrètement une demande de soutien financier au Koweït. Dans un courrier que Mondafrique a consulté, il demande 35 millions d’euros pour un projet d’« aide et assistance d’urgence pour les réfugiés centrafricains et surtout les familles musulmanes ». Plutôt que de mettre en avant des associations engagées sur le terrain, Gamar indique que ce sera la présidence centrafricaine qui se chargera de distribuer les fonds. Pour seule garantie, il joint à la lettre une liste des dépenses qui vaut le détour : 120 véhicules en tous genres mais surtout 3,5 millions d’euros pour les frais cumulés de dossier et autres commissions.

Cette sollicitation est d’autant plus louche que l’on sait que l’Union européenne a débloqué en janvier 366 millions d’euros « comprenant 150 millions d’euros pour l’aide vitale et 216 millions d’euros pour la stabilisation et l’assistance à court et moyen terme. » Alors que les fonds vont être versés en plusieurs tranches, on peut s’interroger sur la nécessité pour la présidente et ses proches de continuer à lancer de nouvelles tractations.

 

PAR: CLEMENT FAYOL

 

 

Centrafrique: La crise a coûté 193 millions $ aux entreprises locales

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AA/CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-soldats-Camerounais-sans-solde-depuis-neuf-mois-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Camerounais sans solde depuis neuf mois en Centrafrique

“Les sociétés attendent d’être indemnisées par les pouvoirs publics qui malheureusement, ne disposent pas d’argent” ( Président de l’Union nationale du patronat centrafricain)

Depuis le début de  la crise qui secoue la République centrafricaine (RCA), les entreprises du pays ont déjà perdu plus de 100 milliards de Francs Cfa (193 millions USD), a déclaré, jeudi, à Anadolu  le président de l’Union nationale du patronat centrafricain (Unpc), le plus grand patronat de Rca.

Gilles-Gilbert Greseng a expliqué que près de la totalité des entreprises de l’ensemble du territoire national ont été pillées. « Tous les matériels parmi lesquels les ordinateurs, les voitures, machines, ont été emportés. Les études de production des sociétés ont été détruites. Tout est à  reconstruire pour toutes les entreprises de la Centrafrique », a-t-il précisé.

Le chef du patronat centrafricain a indiqué que ces entreprises attendent d’être indemnisées ou subventionnées par L’Etat. « Les entreprises n’ont pas de fonds de trésorerie et il est difficile pour les banques de nous accorder des prêts car nous n’avons pas de garantie. Nos garanties ont été emportées. Voilà la situation actuelle de notre pays», a constaté Gilles-Gilbert Greseng. «Les sociétés attendent d’être indemnisées par les pouvoirs publics qui malheureusement, ne disposent pas d’argent », a-t-il poursuivi.

Le président de l’Union nationale du patronat centrafricain a en outre relevé le problème d’approvisionnement des entreprises centrafricaines au niveau du Cameroun, pays par où transitait avant la crise, la majorité des marchandises de leurs entreprises.

« Nous sommes dans une situation où il y a beaucoup d’importation au niveau de l’action humanitaire qui n’est pas onéreuse car elle vient au détriment des opérateurs économiques. A cause du manque de camions de transport, les chefs d’entreprises sont pénalisés. Ce sont les produits de l’action humanitaire qui sont prioritaires et l’action humanitaire n’a jamais fait développer un pays », a déploré Gilles-Gilbert Greseng.

Le chef du patronat centrafricain a cependant assuré qu’ensemble avec des chefs d’entreprises, ils sont en train de se battre pour que parallèlement au transport des produits de l’action humanitaire, des produits des entreprises puissent être transportés. « Plus de 90% du Produit intérieur brut (PIB) est produit par les entreprises du secteur privé. Nous devons prendre des mesures pour aider ces entreprises sur qui la RCA peut compter ».

La Centrafrique a sombré depuis une année dans un chaos politique et sécuritaire suite à un conflit intercommunautaire opposant milices musulmanes et chrétiennes. Depuis juillet un cessez-le-feu a été signé et  un nouveau gouvernement a été formé  avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman. Une nouvelle mission onusienne de maintien de la paix vient de se déployer le 15 septembre dernier. Après quelques mois d’accalmie relative,  la capitale Bangui,  est , néanmoins ,en proie à une nouvelle flambée de violence depuis mercredi.

Pado Chemie

RCA: calme relatif à Bangui après trois jours de violences

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AA/Bangui/ Corbeau News Centrafrique:
Calme relatif à bangui ce vendredi
Photo: Diaspora
Au total, au moins 9 personnes sont mortes et 21 ont été blessés dans les combats qui ont opposé chrétiens et musulmans dans la capitale centrafricaine.

Un calme relatif régnait vendredi à Bangui, après trois jours de violences intercommunautaires entre chrétiens et musulmans, qui, ont fait au moins neuf morts dont un casque bleu pakistanais appartenant à la force onusienne pour la paix (Minusca), déployée depuis le 15 septembre dernier dans la capitale centrafricaine, selon des témoins oculaires et des sources humanitaires.

Sur les principales artères de la ville, les traces des barricades érigées mercredi, jour du déclenchement des combats, sont toujours visibles alors que certains commerces et marchés de la place ont timidement repris leurs activités vendredi matin.

Le mouvement de grève des conducteurs de taxis et de bus qui protestent depuis quatre jours contre l’assassinat de deux des leurs par des hommes armés au quartier à majorité musulmane “Km5”, mercredi matin, paralyse toujours la circulation.

D’après Lazare Ndjadder, président du “Collectif 236-km5 pour la paix” (une association pour la réconciliation centrafricaine), joint par Anadolu “des coups de feu retentissent toujours dans le côté sud du Km5” à 14 h GMT.

Des scènes de braquages et de pillages ont également été signalées par les habitants.

Jeudi soir, un convoi de la Minusca (La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA) a été la cible d’une embuscade qui a couté la vie à un Casque Bleu pakistanais et fait 8 autres blessés dont un grièvement, avait indiqué à Anadolu une source humanitaire sous couvert de l’anonymat.

Il s’agit du premier incident ciblant la Minusca depuis son déploiement en Centrafrique, le 15 septembre dernier, avec un effectif de 7500 hommes.

Depuis mercredi, au moins 7 personnes ont été tuées et 21 blessés, après des affrontements meurtriers entre les communautés chrétienne et musulmane en réaction à la mort, mardi, d’un musulman qui a été brulé vif, selon la source humanitaire.

«Mais le bilan est appelé à s’alourdir car la Croix–Rouge n’a pas encore pu accéder à tous les lieux des affrontements », avait ajouté la même source.

Malgré cette tension, la Coordination Nationale des Anti-Balaka et l’Etat-Major de la Séléka campent toujours sur leur position : la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, et son gouvernement doivent démissionner, a confirmé Ndjadder.

Johnny Vianney Bissakonou

Centrafrique: Le général Joseph Zoundeko appelle Catherine Samba-Panza à quitter le pouvoir

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Corbeau News Centrafrique  /  Voix de l’anérique

Alors que les violences persistent à Bangui depuis le départ des anti-balaka du gouvernement, une partie des ex-Seleka demandent aussi le départ de Catherine Samba-Panza.

Le général Joseph Zoundeko, des ex-Seleka de Bambari, dénonce “l’incapacité de la présidente de la transition et de son gouvernement à rétablir la paix et la sécurité dans le pays et mettre fin à la guerre confessionnelle.”

Joint par la Voix de l’Amérique depuis son quartier général, le général Zoundeko reconnait qu’aati balaka et ex-Seleka sont au moins d’accord sur une chose : Samba-Panza a échoué et doit partir.

Ecoutez Joseph Zoundeko joint par Idriss Fall