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L’ONU réclame la libération du Ministre Armel SAYO enlevé dimanche par les Anti-Balaka
USA – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’est déclaré indignée par l’enlèvement dimanche 25 janvier du Ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Sayo.
« La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement qui survient après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée. Elle exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l’autorité de l’Etat, faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix », a déclaré la Mission dans un communiqué de presse.
La Mission a ajouté qu’en soutien aux autorités nationales, elle mettait en œuvre tous les moyens que lui donne son mandat « pour trouver une issue heureuse à ce grave incident et pour éviter la répétition de tels actes intolérables ».
Ce weekend, la MINUSCA s’était réjouie de l’annonce vendredi de la libération d’une travailleuse humanitaire française et d’un religieux centrafricain qui avaient été enlevés.
Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar Gaye, a exhorté les groupes armés à sortir de la spirale de violence inutile et à s’insérer résolument dans le cadre des consultations en vue de leur participation au Forum de Bangui destiné à créer les conditions d’une paix durable en République centrafricaine.
De son côté, la Coordonnatrice humanitaire principale pour le pays, Claire Bourgeois, a appelé à mieux protéger les communautés déplacées après avoir visité vendredi Batangafo, où se trouvent plus de 30.000 déplacés. Elle a estimé que des mesures urgentes étaient nécessaires pour protéger les civils qui risquent d’être attaqués, notamment dans l’ouest.
ONU



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
