
LA MINUSCA RÉITÈRE SON APPUI AUX CÔTÉS DES AUTORITÉS DE TRANSITION DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX
Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) se dit préoccupée par la situation encore précaire de la stabilité en République centrafricaine. Dans le cadre de sa mission de stabilisation, elle réitère son engagement à appuyer les autorités de transition à rétablir l’autorité de l’Etat sur toute étendue du territoire national durant la période de la transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza. Cet appui est axé sur l’assistance électorale, les Droits de l’Homme et les affaires judicaires.
Lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire du 21 janvier 2015 au siège de l’institution à Bangui, l’équipe de la communication publique de la MINUSCA a échangé avec les journalistes de la presse centrafricaine sur les activités menées par la force onusienne dans le pays. Plusieurs questions ont été abordées durant une heure d’échange interactif.
Assistance électorale
L’Autorité nationale de Transition (ANE) effectue, du 22 au 31 janvier 2015, une mission d’installation de démembrement dans les préfectures de Basse-Kotto, Mbomou, et Haut-Mbomou. Suite à une demande du président de l’ANE au près du SRSG, la MINUSCA apportera un soutien logistique et sécuritaire à cette mission. A ce jour, l’ANE a déjà ouvert 79 démembrements sur 141 bureaux ANE prévus pour la gestion des élections en Centrafrique, soit couvrant 8 des 16 préfectures du pays. Il s’agit des préfectures Ombella-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mbaere, Mambere-Kadei, Nana-Mambere, Ouham-Pende, Ouaham et Kemo.
Droit de l’Homme
Sur la question des Droits de l’Hommes en RCA, la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA dit avoir documenté aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays 17 cas d’atteintes au droit à la vie, 36 cas de détentions arbitraires, 27 cas d’atteintes à l’intégrité physique et une tentative d’enlèvement. A cet effet, la MINUSCA réitère sa demande aux autorités de transition de mettre à la disposition de l’Administration pénitentiaire des moyens logistiques nécessaires au bon fonctionnement du personnel. Elle recommande, par cette occasion, aux procureurs et aux Juges d’instructions de faire de fréquentes visites dans les lieux de détentions pour s’assurer que les personnes détenues le sont conformément à la loi en vigueur.
Affaires judiciaires et pénitentiaires
La MINUSCA a participé à la Cour d’Appel de Bangui à une réunion préparatoire à une mission de la Cour criminelle prévue pour se tenir le 10 février 2015. Au cours de cette réunion, le Comité de suivi de l’organisation de ladite session a formulé une série de recommandations relatives au traitement des dossiers, au support matériel exigé pour la tenue des assises criminelles et le processus de sélection des membres du jury. Poursuivant ses activités de renforcement de la sécurité en milieu carcéral, la MINUSCA a appuyé l’Administration pénitentiaire dans la mobilisation des ressources nécessaires pour la réhabilitation des cellules endommagées.
Bangui, Éric Ngaba pour CNC



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
