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Centrafrique : La Minusca rend hommage à ses héros

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Centrafrique : La Minusca rend hommage à ses héros

 

 

Bangui, (C.N.C), 29-05-2016

A l’instar de toutes missions onusiennes à travers le monde, la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique) a célébré la journée internationale des casques bleus des Nations Unis de chaque 29 mai. Cette célébration sous le thème « Rendons hommage à nos héros, est organisée le 28 mai au siège de la Minusca à Bangui.
Le 70ème anniversaire de la journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été une réussite de la Mission onusienne la République centrafricaine. La célébration de cette journée a rassemblé tout le personnel de la MINUSCA en présence des hautes autorités centrafricaines, du corps diplomatique et d’autres partenaires au siège de la mission à Bangui. Cela s’est déroulé en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que du ministre centrafricain de la défense représentant le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, accompagné des quelques membres du gouvernement dont celui de sécurité publique.
Dans son message relatif à cette journée commémorative, le Secrétaire général de l’ONU, Ba Ki-Moon a salué le rôle que joue MINUSCA dans des périodes cruciales en République centrafricaine. « En République centrafricaine, les Casques bleus ont aidé à organiser les élections présidentielles et législatives d’importance historique qui ont permis à ce pays naguère en proie à de graves troubles de s’engager sur la voie de la paix et de la stabilité ».
Le Secrétaire général n’a pas caché son indignation face aux multiples cas d’exploitation et abus sexuels qui continuent de ternir l’image des opérations des Nations Unies à travers le monde. Il a interpellé les casques bleus sur l’importance de les opérations de maintien de la paix qui constitutions une force pour le bien à travers le monde.
« Il est essentiel de mettre fin aux cas particulièrement préoccupants d’exploitation et d’atteintes sexuelles commises par les forces internationales déployées dans les régions en proie à des troubles. Je n’ai eu de cesse d’appeler à placer les victimes au cœur de notre action. Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats Membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées et de soulager la douleur qu’elles ressentent », a-t-il souligné.
La célébration de la Journée internationale des casques bleus a débuté depuis lundi le 23 dernier en République centrafricaine, dans la capitale Bangui, à Bouar, Bossangoa et à Kaga Bandoro, avec des diverses activités sociales menées par les soldats dits de la paix de la MINUSCA. Des déplacements avec les professionnels des médias ont été organisés par la MINUSCA dans les villes citées ci-haut à l’intérieur du pays.
Cette Journée commémorative des casques bleus est célébrée afin d’exprimer la reconnaissance des Nations unies envers ces hommes et femmes ayant perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. L’autre objectif est d’encourager ceux qui sont sur le terrain à poursuivre leur noble mission. En 2015, 129 soldats des 16 opérations de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité. Depuis son installation en 2014, la MINUSCA a perdu 21 soldats en République Centrafricaine. La force de la MINUSCA est constituée de 10219 hommes dont 9815 soldats, 260 officiers d’état-major et 144 observateurs militaires. 20 pays en sont contributeurs. Il s’agit du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, du Bangladesh, du Burundi, de l’Indonésie, du Maroc, du Pakistan, du Rwanda, du Sri Lanka, du Cambodge, de la Serbie, de l’Egypte, du Népal, de la Zambie, du Niger, du Sénégal, du Pérou, de la Mauritanie et du Benin. La Minuca a un mandat de protéger la population civile, appuyer le processus politique, appuyer l’extension de l’autorité de l’Etat du maintien de l’intégrité territorial et de soutenir l’action humanitaire.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle d’un Colonel de la FACA

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Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle

d’un Colonel de la FACA

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

Les faits se sont déroulés il y’a environ trois mois au quartier Benz-Vi dans le 5ème arrondissement de Bangui. Un fait totalement inédit que beaucoup des personnes ont des difficultés à y croire.
Un Colonel de l’armée centrafricaine communément appelée FACA et détaché au Cabinet de l’ancienne Présidente de la transition, n’ayant pas honte par rapport à son âge et son rang social, aurait commis un crime sexuel digne d’un film d’horreur. Marié à une femme de son âge légalement, le Colonel, en plus de prendre la maison familiale de sa belle famille comme le lieu de sa résidence principale, profite de l’absence de sa femme et de son beau frère qui est le père biologique de la victime, pour attirer sa proie facile qui est une mineure de 10 ans dans sa chambre.
Dans sa chambre, le Colonel aurait sorti tout un arsenal des gadgets et un lot des billets de Banque afin de corrompre sa proie pour un rapport sexuel en vain. Devant le refus de la petite, le Colonel l’a pris de force et l’a violé. Au retour du marché, la tante de la victime étant la marie du Colonel, a constaté une perte de sang et sur le lit conjugal que le Colonel a tenté de nettoyer en vain, et sur le slip de la victime. Pressée de dire la vérité, la victime a finalement tout expliqué à ses parents. Le père de la victime qui travaillait à Bambari serait de retour actuellement à Bangui. Et selon nos sources, une plainte a déjà été déposée à la Gendarmerie par des ONG internationales chargées de la protection des enfants. Malgré le crime qu’il aurait commis, le Colonel n’a cessé de se glorifier que rien ne peut lui arriver.
Voilà comment se comportent certains des officiers supérieurs. Un acte généralement commis par les soldats du rang et sanctionné comme tel, les officiers qui sont censés être des exemples pour leurs éléments se comportent maintenant ainsi. Les réformes promises par les Nations-Unies doivent ténue comptent de tous ces paramètres afin que la République centrafricaine détienne une armée digne de ce nom.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

CENTRAFRIQUE: JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION DE RESPECTER SCRUPULEUSEMENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION DE RESPECTER SCRUPULEUSEMENT

LA CONSTITUTION… 

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

 

cette phrase a été prononcée solennellement par le mathématicien de Boyrabe  devant le peuple centrafricain et la communauté internationale lors de sa prestation de serment. Elle est édictée par l’article 39 de la constitution. Le respect de la constitution doit être son cheval de bataille car il en est le garant.
Nous constatons à ce jour que dans les faits, le President de la rupture a été investi le 30 mars 2016. Son premier ministre a été nommé le 2 avril et le gouvernement mis en place le 11 avril 2016. Le greffe d la cour constitutionnelle a enregistré la déclaration du patrimoine du chef de l’Etat le 6 mai soit six jours après le délai constitutionnel. Force est de constater que le President légitimement élu à violé de façon flagrante et notoire la constitution qui impose à ce dernier de faire une déclaration écrite de son patrimoine sous trente jours calendaire.
Il en est de même pour le gouvernement (article 58), le parlement (article 55) et les sénateur. La loi fondamentale impose dans chaque cas de déclarer son patrimoine dans un délai de trente jour après la prise de fonction. Mais, c’est quoi déclarer son patrimoine ? La déclaration de patrimoine en terme simple est un exercice qui consiste à inventorier de manière chiffrée les biens appartenant à une autorité soumise à cette obligation légale. Il s’agit entre autre des propriétés bâties ou non suivie de leur date d’acquisition, le prix de l’acquisition, les différents travaux et la valeur actuelle. Ensuite les valeurs mobilières (cotées en bourse ou non), les assurances-vie, les placements et les différents comptes en banque. Enfin, il faut compter les véhicules et les meubles.
La pertinence de la déclaration de revenu réside dans le souci de transparence dans la gestion de la chose publique.
Mais pourquoi cette réticence des autorités à déclarer leur patrimoine ? Cette réticence, cette crainte est devenue épidémique au sommet de l’Etat. Nous constatons malheureusement que les autorités centrafricaines sont plus riche que l’Etat lui même car le budget de l’Etat est souvent déficitaire l’obligeant à emprunter alors les prévisions budgétaires des autorités centrafricaines sont toujours positives : paradoxe. La corruption, le vol ou la gabegie étant la règle, la mauvaise foi et le manque d’habitude constituent un obstacle majeur au respect de cette exigence constitutionnelle. Ainsi, peut on être garant de la constitution en étant le premier à la violer ? Le President de la République a manqué son premier rendez-vous avec la constitution. Qu’est ce qu’il y a de mal à déclarer son patrimoine ? On ne demande pas l’origine douteuse des fortunes, mais seulement à les comptabiliser.
Nous pensons qu’il y a un problème de communication, de sensibilisation et de casting. La majorité des autorités soumises à cette épreuve n’ont pas compris l’enjeu et la portée de cette exigence constitutionnelle. Le traitement du patrimoine du chef de l’Etat suscite des interrogations : peut-il y avoir mensonge sur la déclaration de patrimoine ? Le patrimoine sera t-il évalué à sa juste valeur ? Pourquoi la cour constitutionnelle, après publication du patrimoine l’ a retiré sous deux jours francs ? Quelles sont les sanctions prévues quand bien même que c’est notoire qu’elles peuvent opposer leur immunité ? Beaucoup de questions restent en suspens mais n’empêchent pas l’homme du 30 mars à scander son slogan incompris de rupture. Il est désormais notoire que la rupture est un vain mot, utilisée abusivement dans un contexte rétrograde qui n’honore pas notre démocratie naissante.
En choisissant la rupture, le mathématicien ignorait que l’orthographe du concept commence par un “R” synonyme d’un bol d’air pour les centrafricains, un souffle nouveau. Mais attention, ne le dites à personne, ce régime qui défie la loi fondamentale risque d’être le pire qu’a connu le pays depuis les indépendances.Fait à Paris le 27 mai 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.

Centrafrique: La Minusca se prépare à célébrer la journée internationale des casques bleus

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Centrafrique: La Minusca se prépare à célébrer la journée internationale

des casques bleus

 

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

La célébration de la Journée internationale des casques bleus, le 29 mai, a débuté depuis lundi dernier à Bangui, Bouar, Bossangoa et à Kaga Bandoro, en République centrafricaine, avec des activités sociales menées par les soldats de la paix de la MINUSCA. Le 28 mai, une cérémonie officielle va rassembler tout le personnel de la MINUSCA en présence des hautes autorités centrafricaines, du corps diplomatique et d’autres partenaires.
Tout au long de la semaine, des activités sont organisées par la MINUSCA tant à Bangui que dans les secteurs ouest, est et centre, en partenariat avec des institutions nationales et la société civile. La Force et la Police sont particulièrement impliquées dans ces activités qui consistent notamment en de travaux de salubrité, de soins médicaux gratuits, nettoyage d’infrastructures scolaires et d’édifices publics ainsi que la collecte de dons, de ventes de charité au profit des plus démunis.
A Bangui la capitale centrafricaine, les casques bleus rwandais ont nettoyé le marché du 3e arrondissement tandis que des jeunes et des femmes du 6e arrondissement ont participé à une rencontre sur le mandat de la Mission. Plusieurs activités ont été réalisées dans la journée du 26 mai dans la capitale. Un Cross avec le Réseau des femmes policières, les autorités MINUSCA et Forces de Sécurité Intérieur (FSI), Femme FSI, UNPOL femmes, staff civil a ouvert la voix au déroulement de ces activités relative à la célébration de cette journée. Cela a commencé par le nettoyage du Lycée professionnel féminin à Bangui se trouvant dans un état de délabrement avancé et des patrouilles mixtes dans la ville de Bangui, aussi une visite au bureau de l’Association des taxi-motos pour la sensibilisation au respect du Code de la route et la sureté des passagers.
Dans les environs de la ville de Bouar, les casques bleus du Bangladesh ont distribué des cahiers aux élèves et instituteurs de l’école de Doaka, et animé une campagne de sensibilisation médicale à Botto, à Kaga Bandoro. Au village de Botto, 10 km de Kaga Bandoro, environ 600 personnes ont reçu des soins médicaux gratuits par le bataillon du Bangladesh. Au lycée polyvalent de Kaga-Bandoro, les 20 meilleurs élèves ont reçu des habits, des cahiers et des ballons de football offerts par le bataillon Pakistanais II.
Dans son message pour marquer la journée, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a salué des casques bleus qui « incarnent les aspects les meilleurs de la solidarité mondiale » afin d’assurer « la sécurité de certaines des populations les plus vulnérables». L’inauguration de la «Médaille capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel » sera un moment fort de l’édition 2016 de la Journée des casques bleus. En 1994, cet officier sénégalais avait sauvé au péril de sa vie plusieurs centaines de personnes du génocide au Rwanda.
La Journée internationale des casques bleus est célébrée cette année sous le thème «Rendons hommage à nos héros», afin d’exprimer la reconnaissance des Nations unies envers ces hommes et femmes ayant perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. L’autre objectif est d’encourager ceux qui sont sur le terrain à poursuivre leur noble mission. En 2015, 129 soldats des 16 opérations de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité. Depuis son installation en 2014, la MINUSCA a perdu 21 soldats en Centrafrique.
La MINUSCA compte quatre compagnies du génie : celle du Pérou, déployée à Bouar (Ouest), de l’Indonésie, à Bangui, du Pakistan, à Kaga-Bandoro (Centre) et du Cambodge, à Bria (Centre-Est). Leur rôle est de faciliter l’installation de la Mission à travers le pays, dont la conception et la construction de bases militaires et de permettre la mobilité des casques bleus pour qu’ils puissent s’acquitter de leur mission de protection des populations civiles et restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle d’un Colonel de la FACA

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Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle

d’un Colonel de la FACA

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

 

Les faits se sont déroulés il y’a environ trois mois au quartier Benz-Vi dans le 5ème arrondissement de Bangui. Un fait totalement inédit que beaucoup des personnes ont des difficultés à y croire.
Un Colonel de l’armée centrafricaine communément appelée FACA et détaché au Cabinet de l’ancienne Présidente de la transition, n’ayant pas honte par rapport à son âge et son rang social, aurait commis un crime sexuel digne d’un film d’horreur. Marié à une femme de son âge légalement, le Colonel, en plus de prendre la maison familiale de sa belle famille comme le lieu de sa résidence principale, profite de l’absence de sa femme et de son beau frère qui est le père biologique de la victime, pour attirer sa proie facile qui est une mineure de 10 ans dans sa chambre.
Dans sa chambre, le Colonel aurait sorti tout un arsenal des gadgets et un lot des billets de Banque afin de corrompre sa proie pour un rapport sexuel en vain. Devant le refus de la petite, le Colonel l’a pris de force et l’a violé. Au retour du marché, la tante de la victime étant la marie du Colonel, a constaté une perte de sang et sur le lit conjugal que le Colonel a tenté de nettoyer en vain, et sur le slip de la victime. Pressée de dire la vérité, la victime a finalement tout expliqué à ses parents. Le père de la victime qui travaillait à Bambari serait de retour actuellement à Bangui. Et selon nos sources, une plainte a déjà été déposée à la Gendarmerie par des ONG internationales chargées de la protection des enfants. Malgré le crime qu’il aurait commis, le Colonel n’a cessé de se glorifier que rien ne peut lui arriver.
Voilà comment se comportent certains des officiers supérieurs. Un acte généralement commis par les soldats du rang et sanctionné comme tel, les officiers qui sont censés être des exemples pour leurs éléments se comportent maintenant ainsi. Les réformes promises par les Nations-Unies doivent ténue comptent de tous ces paramètres afin que la République centrafricaine détienne une armée digne de ce nom.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

Centrafrique : les ONG, un appui considérable pour les Centrafricains?

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Centrafrique : les ONG, un appui considérable pour les Centrafricains?

 

 

Bangui, (C.N.C), 27-05-2016

Le déclanchement à répétition de la crise politico-militaire en Centrafrique depuis, les années 2000, plusieurs ONG tant nationales qu’internationales se bousculent pour proposer leur service gratuit directement aux victimes de ce conflit. Pour les centrafricains, la présence de ces ONG est plus que nécessaire d’autant plus que l’État Centrafricain est incapable d’assurer même le minimum de ces service à sa population.
Avec le retour à l’ordre constitutionnel grâce à l’élection du Président Touadéra, certaines ONG ont du mal à trouver des financements. Ainsi, plusieurs projets ont été tout simplement supprimés et les Centrafricains dans sa majorité s’inquiètent de voir, on ne sait jamais, le départ du territoire centrafricain de ces ONG très tôt. Mais si jamais c’est le cas?
Trouver du financement à un projet établi, c’est l’activité première de toutes les ONG or depuis quelques mois, cette activité dévient de plus en plus difficile faute de la réticence constatée de certains donateurs frappés par la crise économique mondiale en cours. Devenu depuis plusieurs années le premier secteur employeur de la Centrafrique, l’humanitaire est de loin le principal secteur d’appui direct à la population de ce pays à travers les différents projets mis en œuvre notamment dans le domaine médical, agricole, élevage, infrastructure routière, des eaux et assainissement, protection des enfants et femmes…Grâce à ces projets, le pays retrouve un peu son équilibre et le gouvernement, déjà fragilisé par les crises à répétition, se concentre principalement à l’assainissement de ses finances publiques afin de prendre le relais des ONG sur le terrain dans quelques années à venir.
Alors, si jamais les différentes ONG, faute des financements, ferment leurs bases en province avant l’heure, quel sera l’état de la population rurale qui est déjà habituée à ce genre de service gratuit? La réduction des activités de l’ONG MSF France à Paoua et les difficultés de la population locale à se soigner comme avant illustre bien l’avenir sombre qui nous attend si jamais les ONG ferment leurs bases et que le gouvernement centrafricain n’est pas capable de prendre le relais.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Le ministère des affaires sociales reçoit l’aide de l’ONG humanity first international

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Centrafrique : Le ministère des affaires sociales reçoit l’aide de l’ONG

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Bangui, (C.N.C), 27-05-2016

Le ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale a reçu, ce 25 mai 2016, le don des vivres de l’ONG Humanity First International. La remise de ce don composé des vivres destinés aux personnes en situation de vulnérabilité notamment les déplacés internes de Bangui, a lieu au cabinet dudit ministère en présence du Chargé de mission aux affaires et humanitaire représentant la ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale se trouvant en Istanbul au premier sommet humanitaire.
Le don est composé de 2 tonnes de riz, du sucre, 40 cartons de savon, et 10 bidons d’huile. Par l’entremise du Consul honoraire de la République centrafricaine auprès de la République du Benin que l’Humanity First International dont le siège se trouve à Londres en Angleterre avec un bureau annexe au Benin, s’engage à soutenir les victimes de conflit en Centrafrique. Selon le Chef de mission et président de l’ONG, ce geste témoigne la solidarité de l’Humanity First International aux côtés du peuple centrafricain meurtri par cette crise qui a fragilisé le pays.
«Nous sommes arrivés pour manifester notre solidarité au peuple centrafricain pour l’accompagner dans la sortie de cette crise. C’est aussi de partager les valeurs de la cohésion sociale. C’est de monter notre solidarité envers le peuple centrafricain à travers ce geste. Nous avons d’autres projets dans l’avenir pour le développement et pour la reconstruction de la paix », a fait savoir Rana Farooq Ahmad, le Chef de Mission de l’Humanity First International.
De surcroit ce geste, le chef de Mission a annoncé d’autres projets dans le domaine de reconstruction de la paix et du développement. « Nous voudrons vous assurer de notre engagement à venir en aide en Centrafrique à travers les projets que nous avons envisagés pour soutenir la population dans cette crise », a-t-il ajouté.
C’est un sentiment de jouissance et de remerciement du côté du ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale. Le Chef de Mission du département André Samba, ayant représenté la ministre à la remise de ce don, a exprimé la gratitude des bénéficiaires de ce don et du gouvernement envers l’Humanity First International.
« C’est un geste qui couronne déjà un début de coopération entre notre pays et l’ONG Humanity First International. Parce que nous avons discuté longuement avec le responsable de Humanity First International sur le futur à travers les différents projets de réinsertion des enfants enrôlés par les groupes armés, la création de la maison de la femme », a-t-il témoigné.
L’ONG Humanity First International s’est engagé dans l’action sociale et humanitaire depuis 2006, à en croire son président Rana Farooq Ahmad. Elle a été créée pour aider, selon lui, les personnes se trouvant dans les situations de catastrophe humanitaire, conflits, et manque d’accès à l’eau potable afin de sortir de cette situation.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : audit de la transition, Touadéra dans sa logique de tromperie du peuple

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Centrafrique : audit de la transition, Touadéra dans sa logique

de tromperie du peuple

Bangui, (C.N.C), 26-05-2016
Arrivé au pouvoir il y’a deux mois après la fin d’une transition jugée chaotique par la quasi-totalité des centrafricains, le Président Touadéra a annoncé l’audit financier de ladite transition. L’objectif de cet audit selon son propre terme, consiste à corriger les erreurs commises durant cette transition et de traduire devant la justice les auteurs de détournement des deniers publics. S’agit-il d’un audit de façade pour dédouaner l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza de sa gestion purement archaïque? Où bien une volonté de sanctionner les auteurs jugés coupables du détournement des fonds publics?
Dans son discours d’investiture le 30 mars dernier, le Président Faustin Archange Touadéra a déclaré que son mandat sera axé sur la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance mais depuis l’élection du Président de l’Assemblée Nationale jugée non crédible à cause de la corruption cautionnée par le Président de la République, les Centrafricains n’ont plus confiance à ce dernier qui n’a pas respecté aucune de ses promesses depuis qu’il est élu Président de la République.
D’ailleurs, selon des informations obtenues auprès de la famille de l’ancienne Présidente Catherine SAMBA PANZA, c’est cette dernière qui a demandé à son prédécesseur de commander un audit général fictif de la transition afin de la dédouaner publiquement de soupçon du détournement des fonds publics notamment le fonds angolais. Samba-Panza ne devra pas être mise en cause d’une manière ou d’une autre dans un quelconque audit, on veut laver son image afin de l’aider à trouver un emploi auprès des Nations-Unies, a conclut un de ses proches collaborateurs. Alors les centrafricain sont prévenus, s’il y’aura un coupable suite à cet audit, ça sera un certainement un coupable désigné.
L’annonce de cet audit seulement de la transition ne rencontre pas l’agrément de Joseph BENDOUNGA Président du Mouvement Démocratique de Révolution en Centrafrique (MDERC), qui estime que ” Cet audit doit commencer depuis 2003 pour mettre en lumière la gestion du pays depuis cette époque. L’actuel Président TOUADERA était premier ministre pendant 5 ans il faut que cet audit se penche également sur sa gestion pendant cette période. J’étais également ministre de l’élevage dans le Gouvernement de TIANGAI sous la présidence de Michel NDOTODJIA je demande à ce qu’on puisse m’auditer” Souligne-il.
Rappelons qu’après la chute du Général François Bozizé du pouvoir en 2013, deux transitions ont été mises en place. La première dirigée par le Chef rebelle Michel Djotodja entre mars 2013 et janvier 2014 puis la seconde dirigée par madame Catherine Samba-Panza de janvier 2014 jusqu’à l’investiture du nouveau Président Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016. L’audit commandé par le Président Touadéra couvrira toute la durée de la transition y compris celle dirigée par Michel Djotodja et les coupables déraient désignés, selon certaines indiscrétions, dans la première tranche de cette transition. Attendons de voir, à bon attendeure salut.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Le Coordonnateur de l’OCHA condamne le meurtre d’un travailleur humanitaire

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 Centrafrique : Le Coordonnateur de l’OCHA condamne le meurtre

d’un travailleur humanitaire

Bangui, (C.N.C), 26-05-2016

Le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, M. Kouassi Lazare Etienne, condamne fermement le meurtre d’un travailleur humanitaire et appelle toutes les parties à veiller à ce que les humanitaires puissent mener librement leurs activités et accéder aux personnes vulnérables qui ont besoin d’assistance. Un appel exprimé dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction.
Le 18 mai au village de Kouki, à 82 km au nord de Bossangoa, préfecture de l’Ouham, deux véhicules appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été attaqués par des hommes en arme. A bord de ces véhicules se trouvaient du personnel de l’ONG et des patients. Tous ont été dépouillés de leurs effets. Des médicaments ont aussi été emportés. L’un des chauffeurs de ce convoi a été abattu lors de cette attaque.
«Je suis profondément attristé et très déçu en apprenant l’attaque perpétrée par des hommes en arme contre deux véhicules bien identifiés appartenant à l’ONG Médecins sans frontières. Je présente mes sincères condoléances à la famille éprouvée et je compatis avec le personnel de l’ONG MSF et l’ensemble de la communauté humanitaire en RCA », s’indigne Kouassi Lazare Etienne, le Coordonnateur humanitaire par intérim en RCA.
La persistance de l’insécurité continue d’entraver l’accès humanitaire par des attaques violentes des groupes armés malgré la présence des forces internationales qui n’assument pas convenablement leur responsabilité. Au cours de ce mois de mai, des organisations humanitaires ont suspendu leurs activités dans certaines régions du pays et transférer le personnel à Bangui dans le cadre de mesures préventives de sécurité. Cet arrêt temporaire des activités est lié à l’accroissement du nombre d’incident contre les humanitaires dans le pays.
«Je condamne fermement ces actes de violence et je lance un appel à tous les belligérants pour le respect des acteurs humanitaires qui travaillent dur pour fournir une assistance à des milliers de personnes touchées par la crise dans le pays », lit-on dans le communiqué.
En sauvant des vies des personnes affectées par la crise en RCA, les acteurs humanitaires continuent de sacrifier leurs propres vies. D’après les chiffres de l’OCHA, au moins 20 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de la crise en décembre 2013. « L’accès aux personnes en difficulté doit être libre et sans entrave afin de permettre aux humanitaires d’apporter de l’aide aux personnes les plus vulnérables. Les principes humanitaires à savoir, la neutralité, l’indépendance, l’impartialité et les règles du droit international humanitaire doivent être respectés. Le meurtre du personnel du MSF doit faire l’objet d’une enquête afin que les auteurs soient tenus pour responsables », conclue le communiqué.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA sera octroyée par l’AFD en mois de juin

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA sera

octroyée par l’AFD en mois de juin

 

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

 

L’Agence Française de Développement (AFD) vient de confirmer l’accord d’une aide budgétaire d’environ 5 milliards fcfa à la République Centrafricaine en fin juin 2016. L’annonce de l’octroi de ce fonds a été confirmée par Hervé CONAN, Directeur régional sortant de l’ADF, lors d’une audience avec le ministre des finances et du budget, Marie-Henri Dondra, à Bangui.

La République centrafricaine qui commence à se remettre sur le pied avec l’avènement des nouvelles autorités issues des urnes, fait face à des nombreux défis. Pour répondre aux attentes de la population et remettre le pays sur le chemin du développement, les nouvelles autorités doivent mobiliser de fonds fin de mettre en œuvre les priorités de l’heure. Les partenaires au développement commencent à manifester leur engagement à conduire les autorités centrafricaines dans ces priorités. A cet effet, l’Agence Française de Développement vient confirmer la mise à disposition rapide d’une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA afin de faire face aux situations d’urgence dans les prochains. .
” Cette aide budgétaire avait été accordée par le Conseil d’Administration de l’Agence France de Développement (AFD) et une convention sera signée au mois de juin de manière à ce que les financements puissent être mobilisés, s’il a des besoins urgents à satisfaire, par le ministère des Finances et du Budget avant la fin du mois de juin 2016 ” a confié le Directeur régional sortant Hervé CONAN à la fin de l’audience au cabinet du ministre des Finances et du Budget.
Cette audience a été l’occasion pour le Directeur sortant de l’AFD de présenter son successeur Christian YOKA au ministre des Finances et du Budget. Cet engagement de l’AFD vient suite à déclaration du président français François Hollande lors de sa visite à Bangui, où il a souligné l’appui de son pays aux cotés de la République centrafricaine, à travers l’AFD, la Mission onusienne Minusca.
Par ailleurs, dans le même sillage, 9,2 milliards de francs CFA ont été octroyés par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) au gouvernement centrafricain, suite à une requête du Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra auprès de l’institution au cours d’une mission de travail effectuée du 2 au 6 mai 2016 à Yaoundé au Cameroun.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Racket à grande échelle sur la population de l’Ouham-Péndé par la RJ et Séléka

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 Centrafrique : Racket à grande échelle sur la population de l’Ouham

Péndé par la RJ et Séléka

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

Depuis la fin de la transition et la formation du nouveau gouvernement dirigé par monsieur Simplice Mathieu Sarandji, alias SMS, certains chefs rebelles qui n’ont pas accepté de voir la Centrafrique en paix recommencent leur mauvaise habitude pratiquée depuis plusieurs décennies. Les Centrafricains accepteront-ils de voir leur pays replongé dans ce cycle de violence?
Depuis quelques jours, des bruits de bottes se font entendre dans plusieurs localités des provinces. S’agit-il de simple jeu de menace ou d’une réelle volonté de faire replonger ce beau pays dans cette crise militaro-politique? En tout cas plusieurs, les faits avérés sur le terrain confirment la dernière hypothèse. Dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au Nord-Ouest de la Centrafrique, les éléments de la rébellion Révolution Justice diriger par l’ancien Ministre de la jeunesse, le Gendarme de première classe, Armel SAYO qui s’est autoproclamé Commandant et les éléments de la rébellion Séléka se sont coalisés pour ériger des barrières partout dans cette préfecture.
Ces rebelles ont mis en place des droits des douanes et de passage illégaux pour toutes les marchandises et personnes circulant dans ce secteur. Un ordre venu directement de lui, selon une source proche de la RJ, de leur chef Armel SAYO qui veut se faire de l’argent sur le dos de ses frères. Alors qu’on se demande si après le racket sur la population, que va-t-il se passer?
Rappelons que monsieur Armel Sayo faisait partie de la Séléka jusqu’à la porte de Bangui en 2013 avant de fuir avec son chef Abdoulaye Miskine suite aux menaces du Président Tchadien de les éliminer.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

Centrafrique : c’est lorsque le premier ministre Sarandji somme les Douaniers à travailler pas pour remplir leurs

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Centrafrique : c’est lorsque le premier ministre Sarandji somme les Douaniers à

travailler pas pour remplir leurs poches

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

 

Les poches des douaniers centrafricains ne sont jamais remplies en plus de salaires qui leur sont versés par l’Etat et des taxes parallèles qu’ils inventent. Lors du grand rapport, ce 23 mai 2016 à la direction générale des douanes, le premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji appelle les douaniers à travailler résolument dans le dispositif de collecte de recette au profit du trésor de l’Etat au lieu de leurs propres intérêts car, d’après lui, chacun a un compte à rendre.
Des centaines de cadres et agents des Douanes et droits indirects ont pris part à ce grand rapport dit de travail. L’occasion pour le premier ministre Simplice Sarandji et le ministre des finances et du budget, Marie-Henry Dondra, d’exhorter, de part et d’autre, les douaniers de respecter les principes de fonction afin de faire rentrer des sous dans la caisse de l’Etat permettant de relancer l’économie du pays.
Avant de prendre la parole pour sommer les agents de ce département venus massivement à ce grand rapport, le premier ministre, en s’exprimant en langue nationale « Sango », a d’abord demandé à ce qu’on lui emmène un petit enfant à travers qui il a interpellé la conscience des fonctionnaires et agents des douanes qui doivent œuvrer pour l’avenir des enfants de Centrafrique. En tenant dans ses bras l’enfant qu’on lui a emmené, Simplice Mathieu Sarandji leur a fait savoir que l’avenir de cet enfant dépend de leur prise de conscience et de leur engagement à travailler pour l’intérêt général et non personnel. « Si je vous demande qui doit prendre en charge cet enfant, vous allez me dire soit son père soit sa mère. Mais je vous dirais que c’est l’Etat car cet enfant doit aller à l’école, il doit être soigné quand il tombe malade », a fait savoir Simplice Sarandji.
En poursuivant loin dans sa métaphore avec un ton sérieux, il a exhorté les douaniers à prendre consciences des milliers des enfants de Centrafrique qui doivent aller à l’école et à l’hôpital, être nourris.
« Nous avons la responsabilité morale en tant que citoyens de travailler pour l’avenir de cet enfant mais pas par des discours mais plutôt par des actes. A travers ce que vous apportez dans la caisse de l’Etat, les recettes douanières, l’Etat va rassurer l’avenir de cet enfant en construisant des écoles, des hôpitaux. Si nous ne le faisons pas, qui va le faire ? Sache que si tu ne le fais pas, tu es le responsable de l’échec de la réussite de cet enfant, responsable des souffrances des veuves et des orphelins qui devraient être prise en charge. Et si tu fais rentrer de fonds dans la caisse de l’Etat et que c’est moi le premier ministre qui détourne, je serais le responsable et Dieu va nous demander de rendre compte », a déclaré le premier ministre.
Il a rappelé que les autres nations du monde ont contribué pour aider le peuple centrafricain dans cette crise et Dieu va leur rendre le centuple pendant les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain pensent seulement à remplir leurs propres poches.
De son côté, le ministre des finances et du budget, Marie-Henry Dondra a interpellé les cadres et agents des douanes à se mettre résolument au travail. Il leur a rappelé l’importance de leur travail de collecte des recettes qui assure pratiquement plus de 60% des recettes de l’Etat, également dans la prévention de la santé de la population, en ce que les douaniers contribuent à la lutte contre l’entrée des produits nocifs et dangereux sur le territoire national.
« Avec l’avènement des nouvelles autorités issues des urnes, je tiens à vous encourager à vous mettre résolument au travail, à doubler d’efforts en vue d’atteindre, et pourquoi pas, dépasser les objectifs de recettes qui vous ont été assignés par la loi des finances », a martelé le ministre des finances et du budget.
L’abnégation, la rigueur, l’honnêteté, doivent être, selon le ministre, la règle d’or de ceux qui sont appelés à collecter de fonds pour mettre dans la caisse de l’Etat permettant aux nouvelles autorités de répondre aux aspirations de la population. Il a par la même occasion mis en garde les brebis galeuses. « Il n’y aura pas de place pour les brebis galeuses, seuls les méritants seront récompensés. C’est pourquoi loin de tenir un long discours, je vous dis tout simplement mettons-nous au travail ».

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

COMMUNIQUE DE PRESSE: Le CCO en deuil et indigné par le meurtre du membre du personnel de Médecins

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COMMUNIQUE DE PRESSE: Le CCO en deuil et indigné par le meurtre du membre

du personnel de Médecins Sans Frontières

 

 

Bangui, (C.N.C), 24-05-2016

Bangui, le 23 mai 2016 – Les organisations non-gouvernementales (ONG) internationales membres du Comité de Coordination des ONG (CCO) en République Centrafricaine condamnent fermement l’assassinat d’un membre du personnel d’une clinique mobile de Médecins Sans Frontières, survenu le 18 mai 2016, lors d’un braquage par des éléments présumés d’un groupe armé sur l’axe Kouki-Nana Bakassa.

Nos organisations expriment leurs plus sincères condoléances à la famille du chauffeur, à ses proches et à ses collègues de MSF. Elles expriment leur solidarité totale aux équipes de MSF qui oeuvrent en RCA. A travers MSF, c’est l’intégralité des humanitaires qui est touchée par cet évènement tragique.

En portant atteinte à la vie d’un collègue, dont le travail consistait à aider la population, c’est non seulement l’accès aux populations de cette zone qui est menacé mais aussi l’ensemble de la communauté humanitaire qui a été attaqué.

Face à la recrudescence des braquages de véhicules d’ONG et des actes de violence perpétrés à l’encontre de leur personnel, nous souhaitons rappeler les principes fondamentaux de l’action humanitaire en Centrafrique qui permettent à ces ONG de délivrer leur aide aux populations affectées par la crise :

* Humanité : L’objectif de l’action humanitaire est de protéger les vies ainsi que de garantir le respect de la dignité de tous les êtres humains.

* Impartialité : L’action humanitaire est menée sur la seule base des besoins humanitaires, en donnant la priorité aux besoins les plus urgents, et aux personnes les plus vulnérables, sans distinction de nationalité, d’origine ethnique, religieuse, de classe ou d’opinion politique.

* Neutralité : Les acteurs humanitaires ne prennent pas parti lors des hostilités. Ils ne s’engagent pas dans des controverses d’ordre politique, ethnique, religieux ou idéologique.

* Indépendance : L’action humanitaire ne subit pas d’influence extérieure ; elle est autonome de tout objectif politique, économique, militaire ou autre. Les ONG internationales et leur personnel sont indépendants et ne répondent pas aux intérêts du pays dont ils ont la nationalité.

Chaque jour, les travailleurs humanitaires prennent des risques pour apporter une aide qui sauve des vies et rétablit les droits de la population centrafricaine.

Respecter la vie et la dignité du personnel humanitaire, c’est permettre aux personnes les plus vulnérables d’avoir accès à une aide essentielle à leur survie.

Nous espérons que cet assassinat d’un travailleur humanitaire sera condamné au plus haut niveau de l’Etat et de la coordination humanitaire. Nous appelons à ce qu’il ne reste pas impuni.

Signé par les Organisations membres du Comité de Coordination des ONGI (CCO) en RCA :

Action Contre la Faim (ACF), Afrique Secours Assistance (ASA), Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), Aviation Sans Frontières France (ASF-F), Avocats Sans Frontières Belgique (ASF-B), Catholic Organisation for Relief and Development Aid (CORDAID), Catholic Relief Services (CRS), Centre pour le Dialogue Humanitaire (CHD), The Community Humanitarian Emergency Board Internation (COHEB), Concern Worldwide (CWW), Cooperazione Internazionale (COOPI), Dan Church Aid (DCA), Danish Refugee Council (DRC), DirectAid (AMA), Emergency, Finn Church Aid (FCA), Handicap International (HI), International Medical Corps (IMC), International Rescue Committe (IRC), InterSoS, Jesuit Refugee Service (JRS), Lutherian World Federation (LWF), Médecins du Monde France (MDM), The Mentor Initiative, Mercy Corps (MC), Norwegian Refugee Council (NRC), OXFAM, Plan International (PLAN), Première Urgence Internationale (PU-AMI), Save the Children (SCI), Search for a Common Ground (SFCG), Solidarités International (SI), Tearfund, WeltHungerHilfe (WHH), World Vision International (WVI).

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Centrafrique : visite à Bangui du comité des sanctions sur la République centrafricaine

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Centrafrique : visite à Bangui du comité des sanctions sur la

République centrafricaine

 

Bangui, (C.N.C), 24-05-2016

Le président du Comité des sanctions sur la République centrafricaine sera à Bangui du 24 au 27 mai 2016 pour évaluer la mise en œuvre effective des mesures de sanctions. Décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans ses résolutions 2127, 2134 et 2262, ces mesures imposent un embargo sur les armes, l’interdiction de voyager et le gel des biens imposés à des groupes et individus.

Le Comité entend recueillir des données sur l’impact des sanctions, compte tenu des derniers développements politiques et sécuritaires intervenus en Centrafrique. Cette visite a aussi pour objectifs de renforcer le dialogue, la collaboration et l’interaction entre le Comité, le panel d’experts et le gouvernement centrafricain en vue de la mise en œuvre du régime des sanctions. La levée des sanctions sur l’exportation des diamants bruts figure aussi à l’ordre du jour.
Le président du Comité et sa délégation rencontreront les autorités centrafricaines, la société civile, des chefs religieux, le corps diplomatique ainsi que les agences et programmes des Nations unies. Ils se rendront également à Bambari, pour faire le point sur les activités des groupes armés notamment le trafic illicite de ressources naturelles.
Au terme de sa visite en Centrafrique, le chef de la délégation présentera ses conclusions et observations au Comité. Ce rapport alimentera le réexamen par le Conseil de sécurité des mesures de sanction et dessinera les nouveaux contours de la mise en œuvre de ces mesures.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: POUR QUOI MARTIN ZIGUÉLÉ EST-IL LA BÊTE NOIRE DE SASSOU NGUÉSSO DU CONGO?

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 CENTRAFRIQUE: POUR QUOI Martin Ziguélé EST-IL LA BÊTE NOIRE

DE SASSOU NGUÉSSO DU CONGO?

 

 

Bangui, (C.N.C), 23-05-2016

Les spécialistes politiques centrafricains sont tous unanimes à affirmer que Monsieur Martin Ziguélé, pourtant l’homme politique le plus populaire dans son pays, est considéré comme l’homme à abattre par le Président congolais Dénis Sassou Ngésso. Pourquoi un tel climat de défiance entre ces deux hommes politiques? Éléments de réponse.
Selon un fin connaisseur de la vie politique de Centrafrique, Martin Ziguélé, depuis près de deux ans ne peux mettre ses pieds sur le sol congolais du côté de Brazzaville sans se méfier des mauvaises surprises qui peuvent survenir à tout moment. À l’origine, une petite phrase que le Président congolais Dénis Sassou Nguésso avait prononcée à Brazzaville lors de la réunion qu’il a convoquée en urgence pour soi-disant résoudre la crise centrafricaine. Mais que s’est-il passé?
Après le forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine, un nouveau Premier Ministre devrait être nommé par la Présidente de transition madame Catherine Samba-Panza et le nom du Président actuel de Assemblée monsieur Karim Meckassoua a été non seulement cité mais imposé par son ami congolais Dénis Sassou Ngésso et appuyé fortement par le Ministre français de la défense Le Drian. À la surprise de tout le monde, la Présidente a nommé comme Premier Ministre monsieur Mahamat Kamoun et ce qui n’est pas du goût du Président congolais.
Pour faire partir de la primature, le Président congolais a convoqué une réunion d’urgence dans son palais à Brazzaville parmi lesquels se trouvait l’homme politique centrafricain Martin Ziguélé ainsi que le fils ainé de Bozizé Francis.
Au cours de cette réunion, le Président congolais a demandé l’avis personnel de Martin Ziguélé s’il est pour la destitution de Kamoun comme Premier Ministre et ce dernier a reposé au Président congolais la même question mais d’une autre manière : « Monsieur le Président, si vous nommé un Premier ici au Congo et le Président camerounais vous demande de le remplacer par un autre que vous l’aimer pas, est-ce que vous allez accepter?». Ainsi un silence radio dans la salle et le Directeur de Cabinet du Président Sassou a pris la parole pour dire à Martin Ziguélé : « Monsieur Ziguélé, il faut comprendre qu’on ne répond pas de cette manière au Président Sassou». Martin Ziguélé répond : « pourquoi?». Immédiatement, la réunion s’est terminée en queue du poisson et Martin Ziguélé avait quitté la salle.
Le lendemain, le Président congolais a convoqué une autre réunion mais cette fois sans Martin Ziguélé et à l’ouverture de cette réunion le Président congolais a dit ceci : « Martin Ziguélé me connais très mal mais il va regretter, je vais le détruire». Depuis cette date, le courant ne passe plus entre le Président congolais et l’homme politique centrafricain. Visiblement, le Président congolais met tous les moyens en œuvre pour réduire politiquement son désormais opposant politique.
Rappelons que le Président congolais est le Médiateur international de la crise qui a secoué la Centrafrique après le départ du pouvoir de l’ancien Président François Bozizé chassé par la Sélaka, une rébellion à dominante musulmane venue du nord-Est de la RCA.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

CENTRAFRIQUE : LES ÉLECTIONS DE 2015-2016 SONT-ELLES TRANSPARENTES, LIBRES ET CRÉDIBLES?

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VOTE

CENTRAFRIQUE : LES ÉLECTIONS DE 2015-2016 SONT-ELLES TRANSPARENTES,

LIBRES ET CRÉDIBLES?

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 23-05-2016

Lors de sa visite en France il y’a quelques semaines, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a été reçu au palais de l’Élysée par son homologue français François Hollande. Au menu, la diversité au sommet de l’État centrafricain, la sécurité et le soutien de la France en Centrafrique. Le Président français qui a d’ailleurs rappelé à son homologue centrafricain de faire tout pour la diversité ethnique et religieuse au sommet de l’État centrafricain, a félicité son homologue centrafricain de sa brillante élection au deuxième tour de la présidentielle de 2015-2016 qu’il a qualifiée de crédible, transparente et incontestable. Élection libre, transparente et crédible?
Dans ce même discours, le Président français a réitéré devant toute la presse centrafricaine et internationale lors de sa visite conditionnée à l’élection de Karim Meckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale à Bangui. Pour beaucoup des analystes politiques centrafricain, le discours du Président français à Bangui montre clairement qu’il veut faire de ces élections en Centrafrique une de ses résistes politiques en Afrique or en voyant de près les élections de 2015-2016 étaient une mascarade, un échec non seulement de la Communauté internationale en générale mais de la France en particulier. On ne peut citer ici tous les cas d’irrégularités constatées lors de ces élections mais l’annulation par la Cour Constitutionnelle l’élection législative en dit long et tout.
Tout le monde sait que la France avait soutenu discrètement le candidat Touadéra à ces élections grâce à la Présidente de transition qui a vendu la qualité de son Beau-frère auprès du G8 au nom de la paix. La France, si elle comprendra un jour que les Centrafricains sont déjà matures, finira un jour par respecter le peuple centrafricain.
Rappelons que le Président Touadéra a été élu suite à des élections tenues dans des conditions transparentes et entachées des fraudes massives comme les législatives annulées par la Cour Constitutionnelle de Transition, mais au nom de la paix, tous les candidats à ces élections n’ont pas contesté vigoureusement.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

CENTRAFRIQUE : LA RUPTURE A DU MAL À ROMPRE AVEC LES ROMPUS.

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 CENTRAFRIQUE : LA RUPTURE A DU MAL À ROMPRE

AVEC LES ROMPUS.

Bangui, (C.N.C), 22-05-2016

 Le décret portant désignation des membres du cabinet présidentiel à été publié le 18 mai 2016 mettant ainsi un terme à la nonchalance caractérisée et décriée par les médias et la classe politique centrafricaine. À travers ce décret, on constate qu’un gouvernement bis ou parallèle à vu le jour. Ce gouvernement déguisé ne viole t-il pas les dispositions de la constitution qui en prévoit un pour diriger la politique du President de la République ? Dans les jours à venir un gouvernement “ter”sera mis en place à la primature.

Le choix de ces différentes personnalités nommées au cabinet présidentiel est-il basé sur le critère de compétence et d’intégrité prôné par la rupture ? A l’avenir, ne soyons pas surpris d’assister au retour massif des autorités de transition à la manoeuvre. La nomination de ces différentes personnalités n’est autre que des récompenses pour travail rendu, un partage de gâteaux pour tous ceux qui l’ont soutenus au deuxième tour des présidentielles.

Nous osons en conséquence croire que tous les malheureux candidats aux présidentielles qui l’ont soutenus au second tour seront nommés. L’équation de la mangercratie est alors facile à résoudre et servira d’école : se présenter à l’élection présidentielle tout en sachant qu’on sera crédité de moins de 0% et soutenir celui qui est en pôle position en second tour en contrepartie d’un poste juteux.

La leçon à tirer de cet énigme est qu’être candidat à une élection présidentielle en Centrafrique est un investissement viager et en même temps un business. La rupture semble s’embourber dans un cycle infernal. Ce qui explique la nonchalance, l’hésitation et l’indécision des nouvelles autorités à définir les priorités nécessaires à la reconstruction et à la relances économique de notre chère patrie.

Mais où va donc ce pays ? Peut-on faire du neuf avec du vieux ? Certaines personnalités nommées avec rangs et prérogatives de ministre ont servi le pays en tant que ministres il y a de cela trois décennies. Cela laisse croire que le pays a connu un vide depuis trois décennies ? Le pays n’a pas formé de cadres depuis trois décennies ? On constate à contrario que le pays dispose d’un potentiel énorme en cadres mais où est la rupture ? Si la rupture par définition signifie partage de gâteaux, la diaspora qui a mouillé le maillot à la place de la République à Paris doit aussi réclamer sa part. Qu’est ce que ces personnalités bien lessivées peuvent encore apporter à ce pays ? Ce qu’ils n’ont pu faire en trois décennies, c’est seulement aujourd’hui qu’ils pourront le faire ? Franchement il faut arrêter avec ces dérives.

Quand les disques sont rayés, on les jette ou alors on les expose dans les musées. Ce gouvernement parallèle va émietter le budget de l’Etat qui souffre déjà de détournements et des usages à des fins personnelles. Les nouvelles autorités du pays sont des enseignants mais elles ne créent pas les conditions nécessaires à l’intégration et l’insertion des jeunes diplômés. Ainsi, comment lutter contre le chômage des jeunes et des diplômés quand on remet sur la sellette des retraités qui n’ont plus rien à prouver ? Pour finir, le President de la République a t-il menti au peuple centrafricain en proclamant la rupture lors de sa prestation de serment ? Le mensonge officiel d’un chef de l’Etat sous serment n’est-il pas constitutif d’un parjure ? D’un délit pénal assimilable au faux témoignage ? N’y a y-il pas une faute morale ? Le peuple souverain qui à notre avis n’est pas dupe appréciera.

Paris le 21 Mai 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE: LANCEMENT DU PROFILAGE DES ANTIBALAKA AU VILLAGE SEKIA

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CENTRAFRIQUE: LANCEMENT DU PROFILAGE DES ANTIBALAKA

AU VILLAGE SEKIA

Bangui, (C.N.C), 22-05-2016

 
Environ 500 éléments Antibalaka ont été enregistrés, le 19 mai 2016 au village Sékia, à 27 km au sud de Bangui la capitale. Cela s’inscrit dans le programme de réduction de violence communautaire (CVR) lancé par la Minusca. L’objectif visé par cette campagne de profilage est de trouver un moyen de réinsertion sociale aux membres des groupes armés non-éligibles au programme national de DDR.
La MINUSCA a lancé le processus du profilage socioprofessionnel des ex-combattants Antibalaka et Seleka en prélude au programme du Désarment Démobilisation et Réinsertion et Démobilisation où certains ex combattants ne feront pas partie. 500 combattants Antibalaka de Yékambe Rombo, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale, au village Sékia sont déjà enregistrés. Cet effectif vient s’ajouter aux 500 ex combattants enregistrés à Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, et dans la ville de Paoua au nord du pays.
Le déroulement du profilage de ces ex-combattants a commencé à Boy-rabe, dans le 4eme arrondissement de Bangui. Ce programme est initié dans le cadre du programme de réduction de violence communautaire. L’initiative est au profit de 3000 bénéficiaires Antibalaka, Seleka et des communautés du Km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Il s’agit d’établir un plan de passage zone par zone pour enregistrer les groupes armés, notamment les Antibalaka et Seleka selon leur profil, leurs compétences afin de les aider à travers les activités génératrices de revenus qui seront mises à leur profit.
Au village Sékia, route de Mbaîki (Lobaye), l’enregistrement a eu lieu en présence du Chargé du DDR au ministère de la Sécurité publique, du médiateur interne des Antibalaka Paléon Zilavo, des éléments de la MINUSCA.
« Il faudrait que ces ex combattants profitent de ce programme pour gagner leur vie en abandonnant les armes. Car ils doivent comprendre que les armes sont une fatalité », a martelé Paléon Zilavo médiateur interne des Antibalaka.
Au nord de Centrafrique, le lancement des processus d’enregistrement d’ex-combattants dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire, a eu lieu dans la région de Paoua. Dans cette région, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du Groupe des Patriotes dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes.
Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés.
Au-delà de son aspect strictement financier, le programme de réduction de violence communautaire constitue un mécanisme de consolidation du dialogue inter et intracommunautaire dans les zones à haut risque. Il contribue, de ce fait, à la stabilisation et à la restauration de la sécurité dans les zones ciblées. A ce jour, 1071 ex-combattants Antibalaka ont été enregistrés à Boy Rabe, Combattant et Sekia. Cet enregistrement va se poursuivre avec les ex seleka pour atteindre en tout un effectif de 3000 ex combattants de ces deux groupes armés dans le pays.
« Ce programme va nous aider reprendre la vie normale. Je demande à mes frères d’abandonner les armes, nous devons faire la paix car notre pays a trop souffert », a dit Victoire Nambokina, un ex Antibalaka bénéficiaire de ce programme.
Facilité par la coordination nationale des anti-Balaka, chapotée par Edouard Patrice Ngaissona, cet exercice de profilage est supervisé par le Haut-Commissariat national au Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS).

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : AHMAD ALHEMDAWI APPELLE LA JEUNESSE A S’APPROPRIER SON AVENIR

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 CENTRAFRIQUE : AHMAD ALHEMDAWI APPELLE LA JEUNESSE A

S’APPROPRIER SON AVENIR

 

Bangui, (C.N.C), 21-05-2016

Au terme de sa visite de deux jours en Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi, appelle la jeunesse centrafricaine à saisir le moment historique que vit le pays pour enraciner davantage la paix.
«Nous ne pouvons pas rater cette occasion », a-t-il lancé lors de la conférence de presse, ce 20 mai 2016, à la fin de sa visite en Centrafrique, en présence de Silvère Ngarso, ministre de la promotion de la jeunesse, du développement du sport et du service civique.
Ahmad Alhemdawi a plaidé pour une action conjointe de tous les partenaires et une coordination de toutes les forces pour répondre aux attentes des jeunes.
L’Envoyé du Secrétaire général a évoqué sa visite à Kaga Bandoro où il a rencontré des « jeunes pleins d’espoir et ne demandent qu’à reconstruire par le travail leur pays détruit par les cycles de violence passés ».
Il a ensuite fait le point sur ses audiences avec les autorités qui lui ont permis de mieux appréhender la situation des jeunes et d’envisager des solutions aux problèmes spécifiques à la jeunesse. Ses entretiens avec le ministre de la Jeunesse ont porté sur les actions prioritaires au cours des cinq prochaines années mais également sur les actions immédiates qui devront être menées dans les six prochains mois.
De son côté, le ministre centrafricain de la promotion de la jeunesse, Silvère Ngarso, a sollicité l’appui de la communauté internationale pour organiser un forum national de la jeunesse afin de ressortir les réels problèmes qui minent l’épanouissement de la jeunesse centrafricaine.
Après la Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi se rendra à Istanbul pour le Sommet mondial humanitaire où il a promis de plaider en faveur de la jeunesse centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LE HCR FOURNIT UNE ASSISTANCE AUX REFUGIES SUD-SOUDANAIS A BAMBOUTI

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 CENTRAFRIQUE : LE HCR FOURNIT UNE ASSISTANCE AUX REFUGIES

SUD-SOUDANAIS A Bambouti

 

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 21-05-2016

L’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés est à la recherche des moyens pour intensifier l’aide et améliorer les conditions de vie des milliers de réfugiés sud-soudanais dans la région isolée et difficile d’accès de Bambouti qui se situe dans l’extrême sud-est de la République Centrafricaine, dans la préfecture de la Haut-Mboumou. Le HCR et le Programme Alimentaire Mondiale avec l’aide des partenaires JUPEDEC (Jeunesse Unie pour la Protection de l’Environnement et le Développement Communautaire) et AIRD (Initiatives africaines pour les secours et le développement), a récemment distribué à 10454 réfugiés dans Bambouti, des vivres et des secours non-alimentaires.
Les missions d’évaluation récentes ont montré que les besoins sont grands et les conditions sont difficiles; ainsi le HCR est à la recherche, de toute urgence, des moyens pour accélérer l’acheminement de l’aide et de l’assistance, aussi bien par la route et que par voie aérienne, selon le communiqué de HCR parvenu à notre rédaction. La petite piste d’atterrissage a heureusement été rénovée et a donc peut- être récemment utilisée pour la première fois depuis 2007. Il est à noter que les routes sont, quasiment, impraticables pendant la saison des pluies.
“Le HCR appelle à une approche multi-agences pour apporter une aide humanitaire à ces réfugiés sud-soudanais qui sont dans une situation difficile et précaire. Il y a donc là un énorme défit pour obtenir et acheminer de l’aide pour eux, surtout à l’approche de la saison des pluies », a déclaré Lazare Etienne Kouassi, le Représentant du HCR en République Centrafricaine.
La fourniture d’eau, l’assainissement et les conditions d’hygiène sont un autre grand défi. Selon ce communiqué, les gens doivent parcourir à pieds de longues distances afin de trouver les maigres sources d’eau qui sont utilisées, aussi bien, par les humains que le bétail. Le logement est également un problème, car les réfugiés sont contraints de vivre dans de petites huttes de fortune faites à partir de branches d’arbres et de feuilles de palmier, avec très peu de protection contre la pluie ou le soleil.
« Environ 20% des réfugiés sont particulièrement vulnérables, y compris les mineurs non accompagnés, les personnes âgées, les mères allaitantes et les femmes enceintes. Il est á noter que les femmes représentent 53% des arrivées. Médecins Sans Frontières (Espagne) a réouvert un Centre Médical abandonné offrant ainsi des services gratuits de premiers soins et plus mais qui demeurent limités », précise le communiqué.
L’absence d’écoles est un autre problème qui doit être abordée de toute urgence. Les réfugiés à Bambouti sont arrivés en provenance des villes sud-soudanaises de Source Yubu et Ezo depuis Novembre 2015 après avoir fuir les affrontements entre l’Armée de libération du peuple sud soudanais et de jeunes armés.
Notons qu’à la fin du mois d’avril, la RCA comptait 17.800 réfugiés, et 418.638 personnes déplacées internes.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: l’ancienne Directrice des Douanes Rachel NGAKOLA refuse de faire passassion de service

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Centrafrique: L’ancienne Directrice des Douanes Rachel NGAKOLA

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Bangui, (C.N.C), 20-05-2016
Selon des informations des sources concordantes , l’ancienne Directrice Générale des douanes Rachel NGAKOLA limogée il y’a quelques jours refuse de faire la passassion de service en ce moment. Les gendarmes sont sur place. Elle est entrain d’être contrainte par les Gendarmes d’y faire. C’est le début de la Foully du clan Samba Panza

 

Bangui, Gisele Moloma pour CNC

 

CENTRAFRIQUE : QUAND KARIM MECKASSOUA FAIT TREMBLER LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : QUAND KARIM MECKASSOUA FAIT TREMBLER LA

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.

 

Bangui, (C.N.C), 20-05-2016

 

Quelques heures après sa nomination et non son élection à présidence de l’Assemblée Nationale le 6 mai dernier, monsieur Karim Meckassoua désormais Président de l’Assemblée Nationale a accordé une longue interview à la Radio France Internationale sur laquelle il a balancé une petite phrase qui n’a pas été appréciée du tout par des conseillers du Président de la République.
Dans son interview diffusée le 7 mai dernier sur RFI, le Président de l’Assemblée Nationale nouvellement élu a déclaré que « Et une de mes responsabilité consiste à délopper cette fois-ci, sérieusement, une diplomatie parlementaire pour montrer ce que nous sommes capables de faire pour améner la paix…». Or, au niveau de la Présidence de la République, certains conseillers du Président parlent d’une provocation de la part du nouveau Président de l’assemblée quand ce dernier, dans son plaisir, a parlé de la «Diplomatie parlementaire». La Diplomatie, selon un autre conseiller, « est un domaine exclusivement réservé à l’Exécutif et non au parlement et Monsieur Meckassoua devrait comprendre qu’il n’est pas encore Président de la République », a conclu ce même Conseiller du Président Touadéra.
Rappelons que Monsieur Karim Meckassoua n’est pas à son premier coup de provocation et selon des informations en notre possession, ce dernier aurait déjà demandé au Président Touadéra de lui transférer sans délai le dossier de négociations avec des groupes armés pour le DDR, ce qui a vraiment provoqué la colère du Premier Ministre SMS. Va-t-on vers une confrontation politique entre le Premier Ministre et le Président de l’Assemblée Nationale?
Pourtant l’élection de Meckassoua comme Président de l’Assemblée a été minutieusement préparée par le Premier Ministre SMS sous la pression du «président Sassou Nguésso du Congo-Brazza.
En tout cas, le bal vient de commencer et la bataille de 1015 ne fait que commencer et cela nous rappelle la bataille de succession de l’ancien Président Ouphoet Boigni de la Côte d’Ivoire dans les années 1990 entre Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattera.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

 

CENTRAFRIQUE : ENFIN LE COMITÉ NATIONAL POUR LA PRÉVENTION DE GENOCIDE MIS EN PLACE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : ENFIN LE COMITÉ NATIONAL POUR LA PRÉVENTION

DE GENOCIDE MIS EN PLACE

 

 

Bangui, (C.N.C), 19-05-2016

«Un cadre d’Alerte rapide pour la prévention du génocide et autres atrocités criminelles », c’est sous ce thème qu’il est organisé à Bangui, un séminaire de formation et du lancement du Comité national sur la prévention du génocide, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes formes de discrimination. Le séminaire s’est déroulé du 17 au 19 mai 2016 à l’hôtel Leger de Bangui.

La mise en place du Comité National est le résultat d’une plainte du gouvernement centrafricain auprès des Nations Unies. Le gouvernement centrafricain avait sollicité l’assistance du Bureau du Conseiller spécial afin de mettre en place ce Comité. Le lancement de cette institution centrafricaine est suivi d’un séminaire de formation de ses membres.

De nombreuses personnalités nationales qu’internationales ont pris part à l’ouverture du lancement du Comité. Il s’agit donc, entre autres, du ministre centrafricain de la justice Flavien Mbatta, du Maire de Bangui représenté par le maire du 1er arrondissement de Bangui, du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, et de Représentant de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs.

Le lancement dudit Comité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions de deux réunions interministérielles tenues respectivement au mois de février 2013 à Bujumbura au Burundi, et au mois de mars 2015 à Luanda en Angola. Ceci est conforment à la déclaration de Dar Es Salaam en Tenzanie de 2004 sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la Région des Grands Lacs. Dans un environnement sous régional marqué par la fragilité des institutions des Etats, il est décidé au cours de ces réunions de mettre en place un Comité National dans chaque Etat membre, une structure chargée de mobiliser, d’organiser et de défendre de politiques et programmes devant prévenir les atrocités de masse et crimes contre l’humanité, élaborer et mettre en œuvre de programme de préventions ciblés aux différentes circonstances.

Le Comité National s’appuie sur les dispositions de l’Article 38 du protocole sur la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerres, et crimes contre l’humanité ainsi que toutes formes de discriminations. La question de la mise en place des Comités Nationaux a été décidée depuis septembre 2010 à Kampala en Ouganda. Plusieurs pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) tels que la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et bien d’autres ont déjà mise en place leur Comité National et formé leurs membres et qui sont opérationnels.

A ce jour, la CIRGL a enregistré des résultats encourageants en ce sens que sur les 12 Etats membres que compte la région des grands lacs, 8 Etats ont mis en place leurs Comités nationaux. Il s’agit notamment de la République du Congo, La République démocratique du Congo, du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda, de la Tanzanie, du Soudan du Sud et de la République centrafricaine.

« Nous exhortons les membres du Comité National de manière à ce que les connaissances ainsi acquises à la fin des trois journées de formation puissent contribuer un temps soit peu à la prévention des atrocités de masse, au rétablissement de la justice et non à la création de l’instabilité et de l’insécurité ainsi qu’à la détérioration de la paix chèrement acquise et qui se consolide peu à peu, notamment après la tenue des élections libres, transparentes et démocratiques dans le pays », a exhorté Professeur Ntumba Luaba, Secrétaire exécutif de la CIRGL.
Le Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide est chargé d’informer sur les causes et les mécanismes du génocide, d’alerter les intervenants lorsqu’il y a risque et de faire prendre les mesures qui s’imposent. Il a été créé en 2004 à la suite des violents génocides commis au Rwanda et dans les Balkans.

Dans le cadre de son mandat, le Bureau du Conseiller spécial apporte un appui au Comité régional sur la Conférence International sur les Régions des Grands Lacs (CIRGL) sur la prévention du génocide, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes formes de discrimination, notamment dans la mise en place des Comités nationaux dans la région.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : L’ANCIEN MINITRE DE LA DÉFENSE JEAN-FRANCIS BOZIZÉ ARRÊTÉ AU SÉNÉGAL?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : L’ANCIEN MINISTRE DE LA DÉFENSE JEAN-FRANCIS

BOZIZÉ ARRÊTÉ AU SÉNÉGAL?

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 18-05-2016

 

Depuis quelques jours, on apprend à travers quelques organes de presse en ligne l’arrestation supposée de l’ancien Ministre de la défense centrafricain le colonel Jean-Françis Bozizé à Dakar en possession des faux documents en dépit de sanction des Nations-Unies qui pèse encore sur ses épaules. Pourquoi cette arrestation arrive maintenant alors que ce type circulait librement depuis que les Nations-Unies l’interdisent de voyager? C’est la question que tous les Centrafricains se la posent.
Ancien soldat de 2ème classe de l’armée française, monsieur Jean-Francis Bozizé a été promu par son papa Président François Bozizé au grade de colonel de l’armée centrafricaine et nommé Ministre Délégué de la défense de 2003 jusqu’à la mise en place du gouvernement d’union nationale, fin 2012 exigé par la Communauté internationale sous la pression de la rébellion Séléka stationnée à 100 km de Bangui à l’époque et qui menaçait le pouvoir de son père François Bozizé.
Finalement chassé du pouvoir en 2013, le Général François Bozizé avait quitté Bangui accompagné de tous ses enfants y compris le Colonel Francis Bozizé qui, pour lui, préfère se réfugier en France mais en 2014. Son nom a été cité tout comme son père dans la liste des personnes soutenant la milice Anti-Balaka. Finalement sanctionné par le Conseil des Nations-Unies, Françis Bozizé est interdit de voyager par ce même Conseil de Sécurité qui a déjà ordonné le gel de ses avoirs. Or, en dépit de de la sanction infligée à ce dernier, il continue de voyager librement partout en Afrique avec son passeport diplomatique.
Alors, la question aujourd’hui que bon nombre des Centrafricains se demandent pourquoi la France laisse sortir et rentrer librement le fils de l’ancien Président malgré la sanction des Nations-Unies qui pèse encore sur lui?
En 2013, une coalition de la rébellion dénommée Séléka avait chassé du pouvoir le Général François Bozizé entrainant ainsi une guerre civile qui a poussé le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à envoyer des casques bleus sur place afin de neutraliser la situation. En appui à ces casques bleu, les troupes françaises stationnées dans la région ont été mobilisées aussi en Centrafrique.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

CENTRAFRIQUE : Interview du Pape François publiée par le quotidien français La Croix

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(Corbeau News Centrafrique)

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Interview du Pape François publiée par le quotidien français La Croix

Bangui, (C.N.C), 18-05-2016

Dans vos discours sur l’Europe, vous évoquez les « racines » du continent, sans jamais pour autant les qualifier de chrétiennes. Vous définissez plutôt « l’identité européenne » comme « dynamique etmulticulturelle ».

Selon vous, l’expression de « racines chrétiennes » est inappropriée pour l’Europe ?

Il faut parler de racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme. Jean-Paul II en parlait avec une tonalité tranquille. L’Europe, oui, a des racines chrétiennes. Le christianisme a pour devoir de les arroser, mais dans un esprit de service comme pour le lavement des pieds. Le devoir du christianisme pour l’Europe, c’est le service. Erich Przywara, grand maître de Romano Guardini et de Hans Urs von Balthasar, nous l’enseigne : l’apport du christianisme à une culture est celui du Christ avec le lavement des pieds, c’est-à-dire le service et le don de la vie. Ce ne doit pas être un apport colonialiste.

Vous avez posé un geste fort en ramenant des réfugiés de Lesbos à Rome le 16 avril dernier. Mais l’Europe peut-elle accueillir tant de migrants ?

C’est une question juste et responsable parce qu’on ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. Mais la question de fond à se poser est pourquoi il y a tant de migrants aujourd’hui. Quand je suis allé à Lampedusa, il y a trois ans, ce phénomène commençait déjà. Le problème initial, ce sont les guerres au Moyen-Orient et en Afrique et le sous-développement du continent africain, qui provoque la faim. S’il y a des guerres, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes – ce qui peut se justifier pour la défense – et surtout des trafiquants d’armes. S’il y a autant de chômage, c’est à cause du manque d’investissements pouvant procurer du travail, comme l’Afrique en a tant besoin. Cela soulève plus largement la question d’un système économique mondial tombé dans l’idolâtrie de l’argent. Plus de 80 % des richesses de l’humanité sont aux mains d’environ 16 % de la population. Un marché complètement libre ne fonctionne pas. Le marché en soi est une bonne chose mais il lui faut, en point d’appui, un tiers, l’État, pour le contrôler et l’équilibrer. Ce qu’on appelle l’économie sociale de marché. Revenons aux migrants. Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer. À Bruxelles, les terroristes étaient des Belges, enfants de migrants, mais ils venaient d’un ghetto. À Londres, le nouveau maire (NDLR : Sadiq Khan, fils de Pakistanais, musulman) a prêté serment dans une cathédrale et sera sans doute reçu par la reine. Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer. Je pense à Grégoire le Grand (NDLR : pape de 590 à 604), qui a négocié avec ceux qu’on appelait les barbares, qui se sont ensuite intégrés. Cette intégration est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que l’Europe connaît un grave problème de dénatalité, en raison d’une recherche égoïste de bien-être. Un vide démographique s’installe. En France toutefois, grâce à la politique familiale, cette tendance est atténuée.

La crainte d’accueillir des migrants se nourrit en partie d’une crainte de l’islam. Selon vous, la peur que suscite cette religion en Europe est-elle justifiée ?

Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations.
Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture. Comme disait un Libyen il y a quelque temps : « Autrefois, nous avions Kadhafi, maintenant, nous en avons 50 ! » Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. Les musulmans y vénèrent la Vierge Marie et saint Georges. Dans un pays d’Afrique, on m’a rapporté que pour le jubilé de la Miséricorde, les musulmans font longuement la queue à la cathédrale pour passer la porte sainte et prier la Vierge Marie. En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible.

L’importance de l’islam aujourd’hui en France comme l’ancrage historique chrétien du pays soulèvent des questions récurrentes sur la place des religions dans l’espace public. Quelle est, selon vous, une bonne laïcité ?

Un État doit être laïque. Les États confessionnels finissent mal. Cela va contre l’Histoire. Je crois qu’une laïcité accompagnée d’une solide loi garantissant la liberté religieuse offre un cadre pour aller de l’avant. Nous sommes tous égaux, comme fils de Dieu ou avec notre dignité de personne. Mais chacun doit avoir la liberté d’extérioriser sa propre foi. Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. De même, si un catholique veut porter une croix. On doit pouvoir professer sa foi non pas à côté mais au sein de la culture. La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière. Je crains que cette approche, qui se comprend par l’héritage des Lumières, ne demeure encore. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous.

Dans ce cadre laïque, comment les catholiques devraient-ils défendre leurs préoccupations sur des sujets de société, tels que l’euthanasie ou le mariage entre personnes de même sexe ?

C’est au parlement qu’il faut discuter, argumenter, expliquer, raisonner. Ainsi grandit une société. Une fois que la loi est votée, l’État doit respecter les consciences. Dans chaque structure juridique, l’objection de conscience doit être présente car c’est un droit humain. Y compris pour un fonctionnaire du gouvernement, qui est une personne humaine. L’État doit aussi respecter les critiques. C’est cela une vraie laïcité. On ne peut pas balayer les arguments des catholiques, en leur disant : « Vous parlez comme un prêtre. » Non, ils s’appuient sur la pensée chrétienne, que la France a si remarquablement développée.

Que représente la France pour vous ?

La fille aînée de l’Église… mais pas la plus fidèle ! (rires) Dans les années 1950, on disait aussi « France, pays de mission ». En ce sens, elle est une périphérie à évangéliser. Mais il faut être juste avec la France. L’Église y possède une capacité créatrice. La France est aussi une terre de grands saints, de grands penseurs : Jean Guitton, Maurice Blondel, Emmanuel Levinas – qui n’était pas catholique –, Jacques Maritain. Je pense également à la profondeur de la littérature. J’apprécie aussi comment la culture française a imprégné la spiritualité jésuite par rapport au courant espagnol, plus ascétique. Le courant français, qui a commencé avec Pierre Favre, tout en insistant toujours sur le discernement de l’esprit, donne une autre saveur. Avec les grands spirituels français : Louis Lallemant, Jean-Pierre de Caussade. Et avec les grands théologiens français, qui ont tant aidé la Compagnie de Jésus : Henri de Lubac et Michel de Certeau. Ces deux derniers me plaisent beaucoup : deux jésuites qui sont créatifs. En somme, voilà ce qui me fascine avec la France. D’un côté, cette laïcité exagérée, l’héritage de la Révolution française et, de l’autre, tant de grands saints.

Quel est celui ou celle que vous préférez ?

Pape François : Sainte Thérèse de Lisieux.

Vous avez promis de venir en France. Quand un tel voyage serait-il envisageable ?

J’ai reçu il y a peu une lettre d’invitation du président François Hollande. La conférence épiscopale m’a aussi invité. Je ne sais pas quand aura lieu ce voyage car l’année prochaine est électorale en France et, en général, la pratique du Saint-Siège est de ne pas accomplir un tel déplacement en cette période. L’an dernier, quelques hypothèses ont commencé à être émises en vue d’un tel voyage, comprenant un passage à Paris et dans sa banlieue, à Lourdes et par une ville où aucun pape ne s’est rendu, Marseille par exemple, qui représente une porte ouverte sur le monde.

L’Église en France connaît une grave crise des vocations sacerdotales. Comment faire aujourd’hui avec si peu de prêtres ?

La Corée offre un exemple historique. Ce pays a été évangélisé par des missionnaires venus de Chine qui y sont ensuite repartis. Ensuite, durant deux siècles, la Corée a été évangélisée par des laïcs. C’est une terre de saints et de martyrs avec aujourd’hui une Église forte. Pour évangéliser, il n’y a pas nécessairement besoin de prêtres. Le baptême donne la force d’évangéliser. Et l’Esprit Saint, reçu au baptême, pousse à sortir, à porter le message chrétien, avec courage et patience. C’est l’Esprit Saint le protagoniste de ce que fait l’Église, son moteur. Trop de chrétiens l’ignorent. Un danger à l’inverse pour l’Église est le cléricalisme. C’est un péché qui se commet à deux, comme le tango ! Les prêtres veulent cléricaliser les laïcs et les laïcs demandent à être cléricalisés, par facilité. À Buenos Aires, j’ai connu de nombreux bons curés qui, voyant un laïc capable, s’exclamaient aussitôt : « Faisons-en un diacre ! » Non, il faut le laisser laïc. Le cléricalisme est en particulier important en Amérique latine. Si la piété populaire y est forte, c’est justement parce qu’elle est la seule initiative des laïcs qui ne soit pas cléricale. Elle reste incomprise du clergé.

L’Église en France, en particulier à Lyon, est actuellement frappée par des scandales de pédophilie remontant du passé. Que doit-elle faire devant cette situation ?
Il est vrai qu’il n’est pas facile de juger des faits après des décennies, dans un autre contexte. La réalité n’est pas toujours claire. Mais pour l’Église, en ce domaine, il ne peut y avoir de prescription. Par ces abus, un prêtre qui a vocation de conduire vers Dieu un enfant le détruit. Il dissémine le mal, le ressentiment, la douleur. Comme avait dit Benoît XVI, la tolérance doit être de zéro. D’après les éléments dont je dispose, je crois qu’à Lyon, le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s’imposaient, qu’il a bien pris les choses en main. C’est un courageux, un créatif, un missionnaire. Nous devons maintenant attendre la suite de la procédure devant la justice civile.

Le cardinal Barbarin ne doit donc pas démissionner ?

Non, ce serait un contresens, une imprudence. On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce serait se dire coupable.

Vous avez reçu, le 1er avril dernier, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. La réintégration des lefebvristes dans l’Église est-elle de nouveau envisagée ?

À Buenos Aires, j’ai toujours parlé avec eux. Ils me saluaient, me demandaient une bénédiction à genoux. Ils se disent catholiques. Ils aiment l’Église. Mgr Fellay est un homme avec qui on peut dialoguer. Ce n’est pas le cas d’autres éléments un peu étranges, comme Mgr Williamson, ou d’autres qui se sont radicalisés. Je pense, comme je l’avais formulé en Argentine, que ce sont des catholiques en chemin vers la pleine communion. Durant cette année de la Miséricorde, il m’a semblé que je devais autoriser leurs confesseurs à pardonner le péché d’avortement. Ils m’ont remercié de ce geste. Avant, Benoît XVI, qu’ils respectent beaucoup, avait libéralisé la messe selon le rite tridentin. On dialogue bien, on fait un bon travail.

Seriez-vous prêt à leur accorder un statut de prélature personnelle ?

Ce serait une solution possible mais auparavant, il faut établir un accord fondamental avec eux. Le concile Vatican II a sa valeur. On avance lentement, avec patience.

Vous avez convoqué deux synodes sur la famille. Ce long processus a-t-il, selon vous, changé l’Église ?

C’est un processus commencé par le consistoire (NDLR : de février 2014) introduit par le cardinal Kasper, avant un synode extraordinaire en octobre la même année, suivi d’un an de réflexion et d’un synode ordinaire. Je crois que nous sommes tous sortis de ce processus différents de lorsque nous y sommes entrés. Moi également. Dans l’exhortation post-synodale (NDLR : Amoris laetitia, avril 2016), j’ai cherché à respecter au maximum le synode. Vous n’y trouverez pas des précisions canoniques sur ce qu’on peut ou doit faire ou non. C’est une réflexion sereine, pacifique, sur la beauté de l’amour, comment éduquer les enfants, se préparer au mariage… Elle valorise des responsabilités qui pourraient être accompagnées par le Conseil pontifical pour les laïcs, sous la forme de lignes directrices. Au-delà de ce processus, nous devons penser à la véritable synodalité, du moins à ce que signifie la synodalité catholique. Les évêques sont cum Pietro, sub Pietro (NDLR : avec le successeur de Pierre et sous le successeur de Pierre). Ceci diffère de la synodalité orthodoxe et de celle des Églises gréco-catholiques, où le patriarche ne compte que pour une voix. Le Concile Vatican II donne un idéal de communion synodale et épiscopale. On doit encore le faire grandir, y compris au niveau paroissial au regard de ce qui est prescrit. Il y a des paroisses qui ne sont dotées ni d’un conseil pastoral ni d’un conseil des affaires économiques alors que le code de droit canonique les y oblige. La synodalité se joue là aussi.

 

Journal Ouest France

 

CENTRAFRIQUE : QUI EST KARIM MECKASSOUA?

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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CENTRAFRIQUE : QUI EST KARIM MECKASSOUA?

Bangui, (C.N.C), 18-05-2016

Karim Méckassoua et Jean-Jacques Démafouth, deux hommes deux styles différents avec la même ambition politique. Pour beaucoup des Centrafricains, ces deux personnalités sont des anciens candidat malheureux à la présidentielle à différents cycles électorales, or , en dehors de cette similitude apparente, ils présentent d’autres faces beaucoup plus sombres que certains compatriotes n’ont pas pu les découvrir. Alors la question est de savoir qui sont réellement ces deux hommes? Éléments de réponse.
Né dans une famille nigériane en Centrafrique, monsieur Karim Meckassoua a obtenu la nationalité centrafricaine grâce au droit du sol. Brillant et intelligent selon ses anciens collègues de l’Université, il a embrassé sa carrière politique grâce au Professeur Jean-Paul Ngoupandé qui a fait sa connaissance à Paris dans les années 1990. En le nommant son Directeur de cabinet à la Primature à l’époque, le Professeur Jean-Paul Ngoupandé s’est très vite séparé de lui à cause de sa proximité avec les loges maçonniques.
Séparé de son monteur politique, monsieur Karim Meckassoua a très vite réalisé qu’il peut devenir Président de la Centrafrique s’il tisse des réseaux personnels au milieu politique tant national qu’international. Suffisamment blindé en réseaux politiques, monsieur Karim avait testé son influence en 2001 sur le pouvoir du Président Ange Félix Patassé en poussant le Général François Bozizé à la rébellion contre son frère Patassé. Artisan politique et stratégique de la rébellion du Général Bozizé, il a été nommé plusieurs fois Ministre pendant le règne de ce dernier entre 2003-2013.
Très fin et silencieux, monsieur Meckassoua n’a visiblement pas digéré le refus du président Bozizé de le nommé Premier Ministre en 2011. Ainsi, il est rentré très discrètement en rébellion contre le pouvoir du Général Bozizé. Ce que ce dernier a oublié, monsieur Meckassoua n’a pas manqué de transmettre par jour un lot d’informations classées confidentielles à l’Ambassade de France pour le compte du service de renseignement français et à certaines chancelleries africaines pour le comptes des réseaux maçonniques. Selon un Diplomate africain en poste à Bangui, monsieur Meckassoua est le configurateur stratégique de la rébellion séléka contre son ami Bozizé. Il a participé au recrutement de plusieurs mercenaires y compris le Nigérian Ali Darras qui fait sa loi actuellement à Bambari. Ce même Diplomate africain, apparemment choqué de voir le pays dans cet état, a conclu que monsieur Meckassoua est l’homme le plus fin , silencieux et filou de la Centrafrique. Il a d’ailleurs monté Bozizé contre son oncle Doutingai.
En sortant de loin, l’impopularité de sa rébellion séléka, monsieur Karim Meckassoua a monté en vain son réseau international notamment dans le milieu politique français pour succéder à Djotodia. Il est l’artisan en coulisse de l’accord signé entre Bozizé et Djotodia au Kénya. Selon un proche collaborateur de l’ancienne Présidente de transition madame Catherine Samba-Panza, Meckassoua est l’homme politique centrafricain qui a passé tout son temps à lutter contre le pouvoir de Samba-Panza. Candidat à l’élection présidentielle de 2015-2016, Karim Meckassoua est de loin l’homme politique qui a plus dépensé pour sa campagne présidentielle grâce au financement du Président Sassou du Congo Brazzaville et du Soudan.
Pensant que l’argent achète tout, le cheministe de l’espérance comme on l’appelle avait d’ailleurs pensé qu’il va aller au 2ème tour. Du coup il a signé un accord électoral avec le Président de l’URCA monsieur Anicet Georges Dologuélé dans lequel il était question second tour et si l’un d’entre eux y arrive, l’autre le soutient face à importe candidat mais malheureusement le centrafricano-nigérian ne l’a pas respecté.
En dépit de quelques éléments pré-cotés, peut-on dire que Meckassoua est –il vraiment fréquentable? Pour beaucoup des analystes politiques centrafricains, la réponse est non. Pour eux, Meckassoua est l’homme des fiches, un agent secret au service des renseignements français mais comment a-t-il pu prendre le contrôle d’une très grande Institution du pays qui est l’Assemblée Nationale? Pour les centrafricains, il a bénéficié tout simplement du soutien du Président actuel car ce dernier n’a pas supporté la pression venue de partout notamment de France qui a conditionné la venue en Centrafrique du Président français à l’élection de Karim Meckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale de Centrafrique.
Peut-il renverser le Président Touadéra comme beaucoup des compatriotes le pensent? Avec Meckassoua, tout est possible mais en attendant de voir pour les cinq ans à venir, car déjà, il s’est préparé à créer un parti politique pour mettre Touadéra comme Président

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

CENTRAFRIQUE : LE CICR FORME LES PARENTS DES MALADES HOSPITALISÉS EN GESTES QUI SAUVENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE CICR FORME LES PARENTS DES MALADES HOSPITALISÉS

EN GESTES QUI SAUVENT

Bangui, (C.N.C), 16-05-2016

Les parents des malades hospitalisés ont été formés sur les gestes qui sauvent. Organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la formation s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 8 mai de chaque année.
Ils sont des centaines des parents des malades hospitalisés à l’Hôpital communautaire de Bangui à prendre part à cette formation basée sur les gestes qui sauvent. La formation est axée sur deux volets. Dans un premier temps, elle s’inscrit dans l’idée de sensibiliser les parents des malades sur le caractère laïc de l’hôpital qui accueille toute personne en état maladif sans tenir compte de sa religion, son ethnie ou de sa région entre autre. Dans un second temps, elle consiste à outiller les parents des malades sur les bases des premiers soins pouvant aider à secourir une personne en danger pendant le trajet allant à l’hôpital.
«Porter secours, c’est l’affaire de tout le monde. Nous avons réfléchi de manière à ce que dans chaque ménage il existe un secouriste. C’est pourquoi nous avons choisi de venir à l’Hôpital Communautaire connaissant qu’il y a des accompagnants et très souvent, depuis les lieux de l’accident jusqu’à l’hôpital, il y a beaucoup de chose qui peut se passer. Quand des accidentés arrivent, on constate souvent que leur état s’aggrave du fait que le transport n’est pas bien assuré », a indiqué Judith Eveline Guenefé, formatrice en premiers secours au CICR.
Chaque année, le CICR organe des activités sur les premiers secours permettant aux personnes en danger de bénéficier d’un bon traitement. Cette activité est menée en étroite collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine. Le CICR appuie la Croix-Rouge centrafricaine dans plusieurs domaines. Il contribue au renforcement des capacités opérationnelles de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine dans les domaines de préparation et réponse aux urgences, de la diffusion des principes généraux du Droit international humanitaire (DIH), de la promotion des principes fondamentaux du mouvement Croix-Rouge et du rétablissement des liens familiaux.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Législatives partielles en RCA: participation en berne après deux annulations

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(Corbeau News Centrafrique)

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Législatives partielles en RCA: participation en berne après deux annulations

 

Bangui, (C.N.C), 16-05-2016

Les électeurs étaient conviés aux urnes ce dimanche 15 mai dans dix circonscriptions de Centrafrique pour des législatives partielles. La Cour constitutionnelle de transition avait, pour la deuxième fois en mars, invalidé le premier tour des législatives dans ces circonscriptions pour fraudes. Les résultats devraient être connus d’ici la fin de la semaine.

Pour la troisième fois, les électeurs de dix circonscriptions centrafricaines étaient appelés à voter ce dimanche pour le premier tour des élections législatives. Le scrutin du 30 décembre visant à départager les candidats au Parlement avait été annulé sur l’ensemble du territoire. Un deuxième premier tour s’était tenu le 14 février. Mais il a été invalidé une deuxième fois dans ces dix circonscriptions par la Cour constitutionnelle.

A Bangui, deux circonscriptions étaient concernées, dans les 3e et 5e arrondissements. On votait également à Sibut, Kaga Bandoro 2, Bangassou 1, Bimbo 1, Bossangoa 4, Ippy 1 et 2 et Koui.

Et apparemment l’exercice fatigue les électeurs puisque la participation semble particulièrement faible cette fois-ci à peu près partout. Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), les résultats provisoires de ce nouveau premier tour devraient être connus d’ici le 21 mai.

Les électeurs seront ensuite convoqués, avec ceux de deux circonscriptions supplémentaires à Bangui et Batangafo, pour un second tour vers la fin juin. Les résultats définitifs devraient, si tout va bien, être proclamés fin juillet après examen des éventuels contentieux. Ce n’est qu’à l’issue de cette proclamation que l’Assemblée nationale centrafricaine sera au complet.

RFIAFRIQUE

 

BANGUI: RELOGEMENT DES DÉPLACÉS INTERNES: Visite éclaire du Président Faustin Archange Touadera sur

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(Corbeau News Centrafrique)

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RELOGEMENT DES DÉPLACÉS INTERNES: Visite éclaire du Président Faustin

Archange Touadera sur les sites d’Avicom à Bimbo

 

Bangui, (C.N.C), 15-05-2016

 

Décidément le président Faustin Archange Touadera est sur tous les fronts. Après avoir passé une longue journée de travail hier vendredi  lors  la visite d’État du Président François Hollande, le numéro un centrafricain est repartie au bureau ce samedi dès 8h30 comme il le fait depuis un mois. Vers 12 h30 alors que l’équipe de la presse présidentielle procédait aux montages des émissions, elle a été invitée à se rendre sur le site d’AVICOM situé à Gbabili dans la commune de Bimbo. Selon les informations du ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale, le site d’AVICOM qui a été réquisitionné par l’État couvre une surface de 100 hectares. Il servira selon les mêmes sources à la construction des abris de fortune au profit des déplacés internes en général et du Ledger des pauvres de Bangui M’Poko en particulier.
A l’image d’un médecin spécialisé, le mathématicien Président s’est rendu sur ce lieu avec quelques membres importants de son équipe composée du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, de Firmin Ngrebada, ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence, de Mme Virginie Mbaïkoua ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale de Messieurs Jean serge Bokassa, ministre de l’intérieur et administration du territoire? Charles Armel Doubane ministre des affaires étrangères, Théodore Jousso ministre de l’équipement, Félix Moloua, ministre du plan et de la coopération internationale et de plusieurs techniciens. L’objectif étant de s’enquérir de la situation et procéder aux études de faisabilité pour le transfert des déplacés. Une réunion a été tenue sur place avec tous les membres de l’exécutif présents et quelques notables de la dite commune comme vous pouvez le constater à travers les images ci-dessous. Cette petite expédition s’est conclue sous les applaudissements des riverains de cet grand espace qui appartenait au feu Président David Dacko.  C’est aux environs de 15h30 que la délégation présidentielle a mis un cap sur le site des déplacés de Bangui M’poko.

 

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AVEC PRC

CENTRAFRIQUE: TOUADERA “HIMSELF” SUR LE SITE DES DÉPLACÉS DE L’AEOROPORT DE BANGUI M’POKO LA RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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TOUADERA “HIMSELF” SUR LE SITE DES DÉPLACÉS DE L’AEOROPORT

DE BANGUI M’POKO LA RCA A ENFIN UN PRÉSIDENT

PRAGMATIQUE ET PROCHE DE SON PEUPLE.

Bangui, (C.N.C), 15-05-2016

Le Président Faustin Archange Touadera et le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji ainsi que quelques membres du gouvernement ont rendu visite aux déplacés de l’aéroport de Bangui M’Poko. En marge de cette visite, le président Touadera a tenu une réunion avec les leaders des dix quartiers de ce site avant de faire une allocation en Sango; allocution que nous avons retranscrite en français: ” Nous ne sommes pas ici pour rien, Nous sommes venus vous rendre une visite de courtoisie. A chaque fois que l’on prend un avion on découvre votre drame, vos peines et vos souffrances, mais détrompez vous! On ne vous a pas oublié et on ne vous oubliera jamais. Nous toujours avec vous et depuis notre arrivée au pouvoir nous ne cessons de penser à vous , vous qui habitez dans des conditions exécrables et misèreuses . Nous réitérons que nous sommes avec vous, nos yeux sont tournés vers vous et c’est pour cette raison que nous ne cessons de chercher tous les jours les voies et moyens afin d’alléger vos souffrances. Il ya trop de souffrances et trop de dangers qui nous font mal au cœur car lorsqu’on est Président de la république, on doit veiller sur ses compatriotes.
Vous êtes exposés aux dangers de tout genre à cet endroit. En cas de catastrophe aérienne notre pays connaitra un drame, c’est ce qui nous a amené à réfléchir sur la recherche des solutions alternatives. Nous savons qu’il y a des gens ici qui ont perdu leurs maisons, il y a aussi ceux qui craignent pour leur sécurité, mais ensemble avec nos partenaires, nous allons vous trouver des solutions.
Retenez que nous sommes là pour toucher du doigt à vos souffrances, nous sommes là pour partager vos douleurs, votre situation nous préoccupe et nous continuons de chercher des solutions pour alléger vos peines. Nous avons choisi notre sœur Virginie Mbaïkoua la ministre des affaires sociales qui est désormais votre porte parole

Bangui le 14 mai 2016, Avec PRC

CENTRAFRIQUE: ARRÊTONS LE CULTE DE PERSONNALITÉ ET LE GRIOTISME !

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(Corbeau News Centrafrique)

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ARRÊTONS LE CULTE DE PERSONNALITÉ ET LE GRIOTISME !

 

Bangui, (B.S.D), 14-05-2016

Le culte de personnalité et le griotisme ont fait leurs preuves par le passé sur les défunts régimes qui se sont succédés en Centrafrique. Le peuple centrafricain en a souffert avec des séquelles et conséquences négatives sur la relance tous azimuts de notre chère patrie. Ce peuple meurtri n’a plus besoin de ce bis répétita. Le culte de personnalité par définition est une attitude donnant plus d’importance à l’image du chef politique qu’à la collectivité. Ce culte de personnalité se manifeste par des chansons, vénérations, images sur tous supports, compliments biaisés etc…Il est souvent le fruit des manoeuvres calculatrices du camp Présidentiel, sa famille politique et quelques rejetés qui se prostituent politiquement. La glorification publicitaire du President de la République et de son gouvernement est le seul tremplin pour les griots et dinosaures de rares espèces d’assurer leur survie. Avec cette pratique, ma nation risque d’être otage des laudateurs qui privilégient la mendicité politique. En conséquence, le culte de personnalité rendra nos dirigeants intouchables au point de bafouer les basiques des droits de l’homme et d’étouffer leurs adversaires. Les griots d’hier ont changé de costume politique et ont pris leur bâton de pèlerin pour entraîner le gouvernement de rupture dans les errements du passé. Certains griots s’évertuent à dire que les deux têtes de l’exécutif sont des docteurs au point de s’interroger si le fait d’être diplômé est synonyme de compétence. D’autres voient précocement en filigrane l’ombre du deuxième mandat alors même que le bilan des cent premiers jours n’est pas encore disponible et de surcroit convaincant. En s’adressant au President de l’assemblée nationale, les griots parlent de”monsieur audit”. L’audit est alors devenu son domaine de compétence ? Combien d’audit ont été faits dans ce pays ? Et quelles ont été les suites ? Y’a t-il eu des sanctions disciplinaires ? Des sanctions administratives ou pénales avec injonction de rembourser ? S’agissant du ministre des finances, les griots n’hésitent pas à arguer ses exploits à la tête du Fond de garantie. À notre connaissance, le fond africain de garantie et de la coopération économique n’est pas une institution centrafricaine. L’actuel ministre des finances qui jouit d’une moralité irréprochable a sacrifié son salaire du Fagace par patriotisme pour venir mettre ses compétences et carnets d’adresse au profit de notre chère patrie. En ce qui concerne le President de la délégation spéciale de la ville de Bangui, il a été adoubé avant sa nomination. Nous savons par le passé que c’est un bosseur mais le contexte aujourd’hui n’est pas le même, donc temporisons. Alors de grâce, arrêtons le culte de personnalité, le griotisme et laissez-les travailler. Le gouvernement de rupture saura définir les priorités et utiliser les ressources disponibles de l’Etat à bon escient, dans la transparence avec un comité de suivi de gestion pour le bien être du peuple centrafricain. Il n’y a pas de doute que les nouvelles autorités de Centrafrique ont de bonnes intentions pour la reconstruction du pays mais la grosse tête et les dérapages commencent toujours par le griotisme, alors arrêtons.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

TANZANIE: KAIFIOBOICOMMUNIQUE NECROLOGIQUE:Le Deces du Compatriote Benjamin KAIFIOBOI

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COMMUNIQUE NECROLOGIQUE: Le Deces du Compatriote

Benjamin KAIFIOBOI

 

Bangui, (C.N.C), 14-05-2016

L’Association des Centrafricains Resident en Tanzanie et en Afrique de l’Est ( ACARCT) a la profonde douleur d’annoncer aux Parents, Ami(es) et Connaissances ainsi qu’a toute la Diaspora Centrafricaine, le Deces du Compatriote BENJAMIN KAIFIOBOI survenue au debut de la matinee du Vendredi 13 Mai 2016 a Hopital Prince Regent Charles du Bujumbura Capitale de la Republique du Burundi.
L’ACARCT demande la mobilisation des Compatriotes Centrafricaines et Centrafricains Resident au Burundi de prendre part massivement et activement aux obseques de l’illustre disparue qui auront lieu

le Lundi le 16 Mai 2016 a Bujumbura.

(ACARCT) presente ces sinceres condoleances et l’expression de ces profonde sympathies a la famille du disparue.

Pour plus d’informations veuillez NOUS CONTACTER au:

Tanzanie: +255659910127 et +255719044055

Burundi: +25775233657

Fait a Dar es Salaam le 13 Mai 2016

Le President de l’ACARCT

Judicael Modeste Poukandja

Centrafrique : En visite officielle, le président François Hollande a été accueilli cet après-midi à Bangui

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Centrafrique : En visite officielle, le président François Hollande a été accueilli cet après-midi à

Bangui par le président Faustin Archange Touadera

Bangui, (C.N.C), 14-05-2016

François Hollande est arrivé cet après-midi à Bangui pour une visite de quelques heures en Centrafrique au cours de laquelle il doit aborder avec le nouveau régime la question de la reconstruction d’un pays ruiné et du désengagement des troupes françaises. M. Hollande a été accueilli à l’aéroport de Bangui par le nouveau président du pays, Faustin Archange Touadéra, élu en février. Lors de son bref passage, le président français entend apporter “son soutien à la paix et à la stabilisation” de la République centrafricaine. “Aujourd’hui la France et la Centrafrique sont de moins en moins dans une relation liée au maintien de la paix et de plus en plus dans l’accompagnement du pays dans sa reconstruction, sa remise sur pied, son développement”, souligne son entourage.

“Aujourd’hui, l’opération Sangaris se termine”, a déclaré M. Hollande après s’être entretenu avec le nouveau président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, élu en février. “Je l’avais décidée au tout début de décembre 2013 parce que le chaos avait hélas saisi la Centrafrique et parce que des massacres s’y produisaient”, a-t-il rappelé.

L’opération Sangaris doit se terminer en décembre, au terme d’un désengagement progressif. De plus de 2.500 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n’en compte déjà plus que 650, selon l’entourage de M. Hollande.

“Nos armées sont appelées sur d’autres fronts, toujours la zone du Sahel”, mais aussi “la Syrie et l’Irak”, a-t-il expliqué: en outre, “la France est toujours sous la menace terroriste”.

“Mais la France est et sera toujours là” dans le cadre de la force de l’ONU (Minusca) et de la mission européenne, a-t-il assuré à son homologue centrafricain.

M. Hollande s’était rendu dans la capitale de l’ex-colonie française à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l’opération militaire française Sangaris venait de se déployer dans ce pays pour stopper des violences intercommunautaires. Il y revient alors que cette opération doit se terminer en décembre, au terme d’un désengagement progressif. De plus de 2000 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n’en compte déjà plus que 650, selon l’entourage de M. Hollande. A terme, les forces françaises doivent être redéployées au sein de la force onusienne de la Minusca, et dans la Mission européenne EUTM dédiée à la formation de l’armée centrafricaine. Le nombre de militaires français engagés sera ajusté en fonction des contributions des 27 autres pays de l’Union européenne.

Sa visite intervient alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d’abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris.
Le chef de l’Etat français a par ailleurs été sollicité par l’organisation Reporters sans frontières et la mère de la photojournaliste française Camille Lepage, tuée le 12 mai 2014 dans une embuscade dans l’ouest de la RCA, qui estiment que l’enquête sur les circonstances de sa mort “piétine”.

 JC.MENGUI

Centrafrique : qui dirige réellement la présidence de l’Assemblée Nationale?

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Centrafrique : qui dirige réellement la présidence de

l’Assemblée Nationale?

Bangui, (C.N.C), 13-05-2016

 

Le centrafricain lambda se pose la question aujourd’hui sur les réels ambitions du désormais Président de l’Assemblé Nationale Karim Meckassoua. Avant de battre campagne pour être élu président de cette institution, Mekassoua avait dépensé plus de 9 milliards de FCFA si l’on met en exergue sa promesse de doter les 140 députés d’un Pick-up double cabine. Avec un salaire mensuel d’environ 11 millions de FCFA, parviendra t’il a récupéré cette somme colossale qu’il a dépensé? Au cas échéant l’intérêt de la population sera mise en jeu, car l’on soupçonne toujours Mekassoua d’être de connivence avec certains pays occidentaux notamment les pays arabophones pour les richesses de la RCA.
Le 6 mai dernier monsieur Karim Meckassoua a été élu par ses collègues députés Président de l’Assemblée Nationale avec 65 voix sur 127 des suffrages valablement exprimés faisant de lui la deuxième personnalité de la République après le Président de la République. Ce que beaucoup de nos compatriotes n’ont pas compris c’est qu’avant de procéder à la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée Nationale, tous les députés candidats au perchoir devraient faire une mini-campagne auprès de la population parlementaire afin s’exposer leur projet de réformes ou autres, elle ou il sera élu comme Président de l’Assemblée. Un député qui n’a pas voté pour Karim Mekassoua et qui préfère rester anonyme nous indique « ce n’est pas une élection, c’est plutôt une compétions de moyens financiers et logistique que Mekassoua a démontré. Il a corrompu tous les députés avec de l’argent et des promesses de dotation en moyen roulant c’est un pas en arrière pour notre démocratie, les députés ont prouvé leur immaturité politique ».

Or, on suivant de près les campagnes menées par les différents candidats au perchoir de cette Assemblée il y’a encore quelques jours, nous avions constaté que les règles du jeu n’ont pas été respectées et les Députés de la République soi-disant ont été malmenés et traités comme des produits mis aux enchères. Ainsi, les intérêts du pays et de la population qui sont d’ailleurs prioritaires ont été tout simplement oubliés par ces malheureux députés.
Contacté par CNC, un Député nous a mentionné clairement qu’ils ont beaucoup dépensé lors de la campagne législative 2015-2016 et donc c’est le moment de récupérer une partie de leur dépense. Ce propos traduit clairement la volonté de ces nouveaux Députés à élire au perchoir le Député candidat le plus aisé financièrement.
Dans une récente enquête menée par CNC, les Députés semblent tenir leur parole en votant massivement celui qui leur a donné plus financièrement. Le tableau ci-dessous détaille pour chaque Député candidat le montant du budget de sa campagne et ses sources de financement.
candidats Montant du budget de la compagne(en CFA) Source de financement Voix obtenues

KARIM MECKASSOUA 146millions et une promesse d’achats de 140 Toyota pick-up BG 80 d’une valeur totale de 8milliards Denis SASSOU NGUESSO du Congo, Pays du Golf et la Turquie 65

ANICET DOLOGUELE 40 millions Les opérateurs économiques centrafricains 24

MARTIN ZIGUELE 13 millions Nicola Tiangaye, Amine Michel et ses fonds personnels 14

EPAYE BEATRICE 25 millions Obiang nguema, Le sénégalais Lamine CISSÉ 8

MAPENZI 10 millions Fonds personnels 8

BERTIN BEA 5 millions Fonds personnels 5

AGOU 2 millions Fonds personnels 1

Sources : Document de compagne des candidats CNC

Ce tableau résume parfaitement la volonté de nos élus députés à voter pour celui qui leur a donné beaucoup de l’argent. Ainsi beaucoup des centrafricains se posent la question pourquoi les etrangés investissent énormément dans la compagne de certains candidats au ? Et pour quels bénéfices nets qu’ils vont en tirer? Combien gagne réellement un président de l’Assemble Nationale par année ou en cinq ans pour qu’il puisse dépenser des milliards pour son élection au perchoir? L’avenir nous le dira et le peuple centrafricain sera vigilant.

 

Bangui, Gysele MOLOMA pour CNC

Centrafrique: COMMUNIQUE: Transfert dépouille du defunt Professeur Jacques BOGANGABE

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 COMMUNIQUE: Transfert dépouille du defunt Professeur

Jacques BOGANGABE

Bangui, (B.K.G), 13-05-2016

Chers (es) parents, Ami(es) et connaissances,  La famille DOUNDAÏ, Madame BOGANGABE Marie madeleine, les enfants BOGANGABE, les petits-enfants BOGANGABE vous informentque la dépouille du défunt Professeur Jacques
BOGANGABE quittera finalement la Francece VENDREDI 13  MAI 2016 pour être inhumé à Bangui. Fort de ce changement de programme, la veillée de recueillementet de prière initialement prévue pour le samedi 14 mai 2016 est annulée.
La famille vous présente toutes ses excuses pour ce contre temps indépendant des avolonté et vous inviteraàun dernier hommage et recueillementà son retour de Bangui.
Pour toutes informations, merci de vous rapprocher du comité d’organisation :

Gilles BOMILA-KORADJIM 06.09.68.62.
01
Arsène BOGANGABE 06.20.01.04.
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Yvonne BOGANGABE 06.12.11.47.
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Abidjian: Communiqué de presse: Lancement officiel des premiers Prix Jeunesse de l’espace francophonie en matière d’innovation

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(Corbeau News Centrafrique)

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Communiqué de presse: Lancement officiel des premiers Prix Jeunesse de

l’espace Francophonie en matière d’innovation

 

 

 

Bangui, (F.P.C), 13-05-2016

Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35, premiers Prix Jeunesse de l’espace francophone en matière d’innovation, récompensent des jeunes francophones âgés de 18 à 35 ans qui ont fait des réalisations exceptionnelles au cours de l’année 2015.

Avec plus de 900 millions d’habitants répartis sur les cinq continents et représentant 14 % de la population mondiale, les pays ayant en partage la langue française sont le creuset d’innovations suscitées par des personnalités-jeunes en dessous de 35 ans qui ne bénéficient pas toujours de visibilité globale.

Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35 entendent offrir une visibilité inégalée aux Nominés. Suivant un appel public à nominations, chaque catégorie verra la sélection de 3 finalistes qui recevront une prise en charge.
Une belle cérémonie de récompense réunira le 29 octobre 2016 à Abidjan, Côte d’Ivoire des décideurs du monde francophone pour dévoiler les grands gagnants qui repartiront chacun avec un trophée et des prix (1er, 2e et 3e prix) dans 11 catégories dont le Super Prix de la Jeune Personnalité Francophone de l’Année.

Plusieurs nominés auront aussi l’opportunité de partager leurs idées ou innovations devant un public de 1500 participants à l’occasion de l’un des plus grands évènements intellectuels dans l’espace francophone organisé dans la même période.

Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35 sont à l’initiative d’une coalition de plus de 20 jeunes professionnels répartis dans 20 pays francophones.

L’Appel à candidatures court du 17 février 2016 au 31 mai 2016 sur le site web www.francophonie3535.com.
Au 31 mars, la plateforme enregistrait 900 visiteurs en moyenne/semaine sur le site web www.francophonie3535.com.

« Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35 sont une réponse forte en vue d’offrir une grande visibilité à tous les jeunes qui réalisent des choses remarquables dans leurs domaines respectifs », souligne Richard Seshie, le commissaire des Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35.

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CENTRAFRIQUE : 9,2 MILLIARDS FCFA OCTROIYÉS À LA RCA PAR LA BEAC

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(Corbeau News Centrafrique)

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 CENTRAFRIQUE : 9,2 MILLIARDS FCFA OCTROIYÉS À LA RCA PAR LA BEAC

 

Bangui, (C.N.C), 13-05-2016

9,2 milliards de francs Cfa ont été octroyés par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) au Gouvernement de Faustin Archange Touadera, suite à une requête du Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra (HMD).

Le Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, président du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a effectué une mission de travail du 2 au 6 mai 2016 à Yaoundé au Cameroun avec le chargé de mission Banques dudit ministère, madame Evelyne Loudégué pour participer à la Session extraordinaire du Conseil d’Administration de la BEAC réuni le vendredi 6 mai 2016.
Le Conseil d’Administration de la BEAC, après analyse de la demande formulée par les Autorités centrafricaines, d’une avance exceptionnelle d’urgence, en raison de la gravité de la situation sociale et sécuritaire de la RCA, mais également de l’état d’avancement des discussions avec le Fonds Monétaire International (FMI) a autorisé l’octroi de 9,2 milliards à la République centrafricaine après le passage de la mission du FMI prévue courant mai 2016.

Par ailleurs, le Conseil a, dans le cadre des reformes entreprises à la BEAC, confié à son comité d’audit la charge de procéder à l’analyse des recommandations formulées par le FMI.

Aussi, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) après avoir introduit une demande d’avance anticipée de 80 milliards, a obtenu que 40 milliards pour le financement de ses projets.

Rappelons que 400 milliards ont été accordés à la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale et seront décaissés sur une période de trois ans.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique : «Je préfère travailler avec Meckassoua que Ziguélé» dixit Touadéra

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(Corbeau News Centrafrique)

F.A.T

 

Centrafrique : «Je préfère travailler avec Meckassoua

que Ziguélé» dixit Touadéra

 

 

Bangui, (C.N.C), 12-05-2016

 

Le Président Faustin Archange TOUADERA décide de se séparé de son ancien allié politique Martin ZIGUELE qui l’a soutenu mordicus au second tour du scrutin présidentiel du 4 mars 2016. Il l’a fait ainsi, pour donner la chance à Abdoul Karim MEKASSOUA de devenir le Président de l’actuelle Assemblée Nationale. Cette ingratitude de TOUADERA risque de retourné contre lui, car ZIGUELE reste toujours un poids lourds de la scène politique centrafricaine selon plusieurs observateurs nationaux et internationaux.
L’élection du nouveau Président de l’Assemblée Nationale à déjà eu lieu dans l’hémicycle de cette Institution le vendredi 06 mai dernier. Sur les huit candidats qui était dans la course seulement un qui était sorti gagnant. Il s’agit de monsieur Karim Meckassoua qui a obtenu 65 voix contre 24 voix pour son poursuivant direct Anicet Georges Dologuélé. Pourtant parmi les candidats de la majorité figurait le Président du MLPC monsieur Martin Ziguélé qui au 2ème tour de la présidentielle avait soutenu le candidat Touadéra actuellement Président de la République. Martin Ziguélé, Député de la circonscription de Bocaranga 3 et Candidat malheureux à la Présidentielle de 2015-2016 avait signé un accord électoral avec le Président Touadéra dans lequel il était question du perchoir de l’Assemblée Nationale pour le Président du MLPC en cas de victoire du candidat Touadéra à la présidentielle.
Or, depuis la victoire de ce dernier à la dernière présidentielle, plusieurs noms ont été cités dans le camp présidentiel pour le perchoir de l’Assemblée parmi lesquels figuraient Karim Meckassoua, Thierry Vakat, Bertin Béa et bien d’autres. Entre temps la bataille pour le le poste du président de l’Assemblée Nationale commençait avant même la proclamation définitive du 2ème tour par la Cour Constitutionnelle. Chaque candidat tentait par sa manière de convaincre ses collègues Députés de voter pour lui.
C’est ainsi que, Karim Meckassoua, visiblement avec le soutien des pays arabophones de TOUADERA et du Congo Brazzaville, a invité plus d’une centaine de député à un dîner de campagne. Chaque Député avait reçu à l’occasion une enveloppe de 1 000 000 FCFA, un lot de gadgets à sa couleur qu’une facture pro format d’un Pick-Up Toyota BG 80 pour chaque Député. Comme si cela ne suffisait pas, ces même Députés qui ont pourtant été invités chez le candidat Meckassoua et ont donné leur promesse à ce dernier de le voter, sont partis avec le même effectif chez le candidat Dologuélé Anicet le lendemain.
Pour éviter de faire des fausses promesses, le candidat Dologuélé leur avait expliqué tout simplement les réformes qu’il entend faire s’il sera élu au perchoir mais chaque député reçu ce jour a eu une enveloppe de 400 000 FCFA or, ces députés au lieu de s’arrêter à ce niveau, continuent leur descente sur le terrain Cette fois ci c’est le candidat Martin Ziguélé qui est consulté. Chez ce dernier les députés ont reçu une somme de 50 000 FCFA chacun et un lot de promesse des réformes institutionnelles.
Ainsi, les Centrafricains qui ont suivi à la lettre cette petite campagne de honte se demandent pourquoi une telle dépense? Le cas Meckassoua qui a dépensé près de 200 000 000 FCFA et une promesse d’achat de 140 Pickup d’une valeur totale de prés de 8 milliards de FCFA avant la fin de l’année. En tout cas, pour beaucoup des centrafricains le danger est là. La Centrafrique n’est pas sortie encore de ses bourbiers. D’ailleurs beaucoup se demandent quel sera le bénéfice net du Président Sassou Nguésso du Congo après avoir imposé Meckassoua au Président Touadéra? Nourredine ADAM qui menaçait de descendre sur Bangui si Meckassoua n’est pas élu au perchoir va-t-il vraiment cesser de faire souffrir nos frères qui sont dans des zones sous son contrôle?
Rappelons que le Président Touadéra dans son discours lors de son investiture a promis de lutter contre la corruption mais quelle est sa réaction face aux actes de corruption dont son Ami direct Meckassoua a posé pour être élu au perchoir? D’ailleurs à la veille du vote des députés, une centaine d’entre eux ont été reçus vers 10 heures chez Touadéra pour recevoir des consignes de vote : Je préfère travailler avec Meckassoua que Ziguélé a dit le Président Touadéra à ses invités députés.

 

Bangui, FIFION LERIBANES

Centrafrique : le lieutenant Stève Yambété victime d’un harcèlement policier au Cameroun?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : le lieutenant Stève Yambété victime d’un

harcèlement policier au Cameroun?

 

 

Bangui, (C.N.C), 12-05-2016

 

Il y’a presque 3 ans, le lieutenant Stève Yambété, ancien officier de la garde rapprochée de l’ancien Président François Bozizé a été arrêté au Cameroun il a été soupçonné de participer activement au braquage de la succursale de ECOBANK de Béloko à la frontière Centrafricano-Camerounaise. Depuis lors, Stève Yambété est détenu sans jugement à la Prison centrale de Yaoundé au Cameroun. Les autorités centrafricaines ne se sont jamais penchées sur ce dossier pour le rapatriement de ce compatriote. Ce qui est à l’origine de son calvaire de tous les jours en dehors de sa patrie.
Les Centrafricains se demandent que se passe-t-il vraiment en ce moment à Yaoudé là-bas ou croupis le lieutenant Stève Yambété à la prison centrale de Kondengui. Il a été arrêté au lendemain de la destruction par les mouvements armés centrafricains d’ECOBANK de Béloké. A la recherche de la vérité sur cette affaire qui reste encore très flou, Corbeau News Centrafrique (CNC) a obtenu plusieurs témoignages sur place qui font état d’une possible erreur judiciaire de la part de la justice camerounaise son dossier judiciaire est totalement vide ce qui démontre une réelle volonté de la part de la justice camerounaise de punir le lieutenant Yambété à la place des vrais auteurs de ce braquage que la presse camerounaise et la police attribuent aux Centrafricains.
Selon des informations en notre possession, le présumé coupable n’est pas encore passé devant la justice camerounaise et même si c’est le contraire, quelle autorité centrafricaine était présente le jour à son procès? Quelle est vraiment la réaction de la justice centrafricaine face cette longue détention sans preuve de ce Lieutenant de notre armée nationale à l’étranger? N’existe-t-il pas une coopération judiciaire entre le Cameroun et la Centrafrique afin de permettre le transfèrement de ce vaillant soldat dans son pays?
Imaginez-vous si c’était un camerounais incarcéré en Centrafrique quelle sera la réaction du Cameroun? Il est temps pour nous les centrafricains de se réveiller et surtout nous demandons aux nouvelles autorités centrafricaines de veiller au retour rapide au pays du lieutenant Stève détenu depuis près de trois ans au Cameroun sans jugement.
Des sources dignes de fois nous laissent croire que la prison dans laquelle le Lieutenant a été incarcéré ne répond pas aux standards internationaux. Il est comparable à celle qu’on a l’habitude de voir dans des films américains au Vietnam ou même celle de Guatanamo. Certains compatriotes qui ont vécu dans cette prison camerounaise parlent d’un véritable enfer sur terre s’il est question de faire une comparaison à notre maison d’arrêt de Ngarabga. Les détenus sont logés dans des sous-sols avec des barres de fer au dessous de leur tête sous forme de piste de passage des surveillants pénitenciers qui les frappent tout le temps avec des câbles électrique. CNC n’a pas encore joint l’ambassade du Cameroun à Bangui pour recueillir ces avis sur cette préoccupante affaire diplomatique.

 

FIFION LERIBANE

CENTRAFRIQUE: COLLABORATION COINJOINTE MINUSCA ET FORCES DE SECURITE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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 CENTRAFRIQUE: COLLABORATION COINJOINTE Minusca ET FORCES

DE SECURITE CENTRAFRICAINE

 

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 10-05-2016

La MINUSCA a installé dans les locaux de la police et de la gendarmerie nationale, de policiers onusiens pour travailler au quotidien avec les forces de sécurité intérieure de Centrafrique.

Dans la capitale centrafricaine et ses environs, des officiers de police des Nations Unies (UNPOL) sont présents dans huit commissariats et trois gendarmeries. Ensemble, ils reçoivent les plaintes, traitent les dossiers, mènent les enquêtes, patrouillent, collectent des statistiques et organisent les archives.

Une maman est venue le matin du lundi 9 mai à la gendarmerie de Bimbo, un quartier sud de la capitale, pour dénoncer une tentative de viol sur sa fille de 12 ans. « Je ne doute pas que je serai bien accueillie et écoutée », dit-elle. Sur place, quatre policiers des Nations Unies travaillent en collaboration avec une trentaine de gendarmes centrafricains.

« Les cas de viol, banditisme, vol, attentat à la pudeur, abus de confiance sont les plaintes les plus courantes », indique l’adjudant Hilaire Kongomatchi, commandant de cette brigade.

Les policiers de la MINUSCA et les forces de sécurité nationale ont ainsi développé une police de proximité, dite police communautaire, qui est plus proche des habitants de la ville.
Ce climat de confiance instauré entre les forces de l’ordre et la population permet à la fois de passer des messages aux communautés mais aussi de collecter des informations.

« La population nous alerte et cela nous aide à mener les enquêtes », explique le commandant de police Idi Mamadou, du 3ème arrondissement de Bangui. « Grâce à la police communautaire, il y a un regain de confiance entre nous et les habitants du PK 5 et entre les communautés », constate le Commandant du corps urbain au Commissariat du 3ème arrondissement, Evrard Levy Ozoui. Le quartier de km5 à majorité musulmane a été l’un des plus touchés par les violences intercommunautaires de ces dernières années.

Au commissariat du 5eme arrondissement, les éléments de UNPOL et ceux de la police centrafricaine sont aussi au travail et dans des conditions loin d’être faciles. Le bâtiment a été saccagé et pillé pendant la flambée de violence de septembre dernier. Ils n’ont qu’une table et une chaise, installées dehors, sous le soleil. En attendant que la situation s’améliore, ils s’acquittent quand même de leurs tâches quotidiennes pour assurer la sécurité du quartier et rendre confiance aux populations. Les policiers onusiens conseillent aussi leurs homologues en matière de respect des procédures et des droits de l’Homme.

« C’est un échange d’expériences mais aussi une assistance apportée par la MINUSCA aux Forces de Sécurité Intérieures centrafricaines pour le perfectionnement de leurs structures et pour le bon déroulement du travail, explique le chef de cet programme appelé « colocation », Noé Ouoba.

Les policiers de la MINUSCA s’assurent des conditions de détention et de garde à vue (délai, hygiène, etc.). Ils font aussi de la sensibilisation sur les règles de l’usage des armes à feu et sur la prévention du terrorisme. Enfin, ils assurent la promotion de la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, les violences basées sur le genre et expliquent la politique de « tolérance zéro » vis-à-vis de ces abus.
Pour le moment, cette expérience de « colocation » concerne la ville de Bangui et sa banlieue, mais elle devrait s’étendre à l’intérieur du pays.

Le mandat de la MINUSCA prévoit l’appui à la réforme du secteur de la sécurité, en fournissant notamment des conseils stratégiques et en coordonnant l’assistance technique et la formation. « Le degré de collaboration entre nous et les policiers de la MINUSCA est très satisfaisant », constate Evrard Levy Ozoui, Commandant du corps urbain au Commissariat du 3ème arrondissement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC