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France: Attentat contre “Charlie Hebdo” : qui sont les victimes ?

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Corbeau News Centrafrique: 07-01-2015.

Attentat contre le journal Charlie Hebdo

Attentat contre “Charlie Hebdo” : qui sont les victimes ?

 

Parmi les 12 personnes, dont deux policiers, tuées mercredi 7 janvier lors de l’attentat contre “Charlie Hebdo”, figurent notamment : le directeur de la rédaction et dessinateur Charb, le directeur artistique et dessinateur Cabu, les dessinateurs Tignous et Wolinsky et le journaliste Bernard Maris.

Les identités des autres victimes sont encore inconnues.

 

Charb

De son vrai nom Stéphane Charbonnier, Charb était protégé par le service de protection des personnalités depuis l’affaire des caricatures de Mahomet. Celui qui le protégeait a également été tué dans les locaux. Selon une de ses confrères, interrogée par le “Monde”, qui n’était pas dans le journal, Charb “se déplaçait parfois sans ses policiers, ce qui est un signe qu’il n’était pas inquiet à chaque instant.”

Il a pris la suite de Philippe Val en mai 2009. Dans le journal, sa place était notamment dans la rubrique “Charb n’aime pas les gens”. Il dessinait régulièrement pour “Fluide Glacial” dans lequel il avait sa chronique : “La fatwa de l’Ayatollah Charb”, ainsi que “L’Echo des Savanes”, “Télérama”, “L’Humanité”. Il a longtemps soutenu le Parti communiste, puis le Front de gauche.

Cabu

De son vrai nom Jean Cabut, avec ses lunettes cerclées et son éternelle coupe au bol, Cabu, 76 ans, était un pilier du journal. Il avait en ligne de mire les politiques, l’armée, toutes les religions… Et bien sûr, les “beaufs”, ces caricatures de Français râleurs, chauvins… Ses caricatures de Mahomet publiées en 2006 ont valu à l’équipe de “Charlie” des menaces de morts. Ecologiste convaincu, il avait soixante ans de carrière et plus de 35.000 dessins à son actif.

Son coup de maître est le “beauf”, apparu en 1973 dans “Charlie Hebdo”. Une caricature de Français gueulard, alcoolique, raciste, inspiré d’un patron de bistrot, dont il fait une vedette. Au point de le faire entrer dans le dictionnaire: “Beauf. Beauf-frère (d’après une B.D. de Cabu). Français moyen aux idées étroites, conservateur, grossier et phallocrate” (Le Robert).

Georges Wolinski

Le père du célèbre “Roi des cons” était aussi un pilier de la bande de “Hara-Kiri” dans les années 60 puis de “Charlie Hebdo”. C’est lui aussi qui caricaturera Michel Debré, alors ministre de la Défense, avec un entonnoir sur la tête.

Il participe également à l’aventure de “Charlie Mensuel”, dont il est le rédacteur en chef de 1970 à 1981. A partir des années 80, il travaille pour différents quotidiens ou magazines comme “L’Humanité”, “Libération”, “Le Nouvel Observateur”. Dans “Charlie”, chaque semaine, Wolinski met en scène deux personnages, un maigre timide et un gros, dominateur et péremptoire, qui enchaîne les propos de comptoir :

Monsieur, je suis pour la liberté de la presse, à condition que la presse n’en profite pas pour dire n’importe quoi !”

Le dessinateur, qui était âgé de 80 ans, avait quelque 80 albums à son actif, des compilations de dessins d’actu et de vraies BD, comme les célèbres aventures érotico-farfelues de Paulette. En 2005, il a été couronné par le Grand Prix du 32ème Festival d’Angoulême et en 2012 la très digne BNF lui avait consacré une rétrospective pour ses 50 ans de dessins. Il acceptait ces honneurs avec le sourire, comme il avait accepté la Légion d’honneur épinglée par le président Jacques Chirac. Outre son autobiographie (“Mes aveux”), il a aussi écrit pour le théâtre (“Je ne pense qu’à ça”, “Le Roi des cons”…) et la télé (“Scoopette, la nympho de l’info”, pour Canal+), en privilégiant son sujet favori : les relations hommes-femmes et bien sûr le sexe.

Notre journaliste-chroniqueur Delfeil de Ton, qui l’a bien connu à “Hara-Kiri” lui a rendu cet hommage :

Pauvre Wolin. J’écris ton nom et je pleure. Et l’esprit de Cavanna me rejoint qui avait tellement d’affection pour son Wolinski. Cabu tué en même temps que toi, il ne reste donc plus personne des pionniers de ‘Hara Kiri, journal bête  et méchant’. Il fallait bien que ça arrive un jour, mais pas comme ça. Pauvre Wolin, pauvre Maryse. On me demande des phrases, pas envie de faire des phrases.”

Tignous

De son vrai nom Bernard Verlhac, il était un collaborateur régulier de “Charlie Hebdo”. Il écrit pour la presse depuis 1980 et a collaboré régulièrement à “Marianne”, “Fluide Glacial”, “L’Express”… Il a couvert différents procès pour le journal satirique. Ses croquis du procès Colonna ont donné lieu à la publication d’un album qui a reçu le prix France-Info 2009.

Bernard Maris

Journaliste et économiste de gauche, Bernard Maris était un habitué des plateaux télé. Il signait sous le nom de “Oncle Bernard” dans “Charlie”. Il a également écrit pour “Marianne”, “Le Figaro Magazine”, “Le Monde” et “L’Obs”. Il tenait aussi une chronique sur France Inter, intitulé “J’ai tout compris à l’économie”.

 

Parmi les autres victimes, deux policiers : l’un d’eux, gardien de la paix, avait 42 ans selon BFM-TV. Le second était un officier du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) et était chargé de la protection de Charb.

Selon BFM-TV, le gardien de la paix s’appelait Ahmed et avait une compagne.

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été chargées de l’enquête.

Celle-ci est ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris des chefs d’”assassinats en lien avec une entreprise terroriste”, “tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste”, “association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste”, “vol avec arme en relation avec une entreprise terroriste”, a précisé le parquet.

 

Par le Nouvel Observateur.

Centrafrique: les parents des victimes de Baba Laddé en colère contre le gouvernement

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Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015. 

 Baba Laddé du extrad. vers le Tchad

Communiqué de Presse

Extradition de Baba Laddé au Tchad : Une indignation pour le peuple Centrafricain

Des milliers de Centrafricains s’étaient réjouit suite  à l’arrestation du chef rebelle tchadien Mahamat Abdelkader alias Baba Laddé, un sentiment émis par les parents des victimes et les victimes de torture de Baba Laddé. Ce sieur a commis beaucoup d’exactions sur le sol centrafricain. La période de Baba Laddé était bien pire que le fléau Ebola, la population du Nord de la RCA (Kabo, Kaga-Bandoro, Paoua et Batangafo) le surnomme « Grand Chef d’escadron de la Mort. ».

            Baba Laddé,  emprisonné depuis quelques semaines à Bangui a été extradé dans la nuit de vendredi à samedi à Ndjamena. Pourtant ce dernier était poursuivi par la justice centrafricaine pour plusieurs crimes qui datent de l’époque où il était rebelle en RCA. Nonobstant la procédure de la justice du Tchad visant le même individu, il convient de rappeler que la compétence des juridictions centrafricaines en la matière avait prédominance sur celle du Tchad vue que les crimes étaient commis sur le sol centrafricain.

Les Centrafricains s’indignent, car  nous avons vu partir en fumé l’espoir qu’enfin la justice sera rendue au sujet des crimes commis par ce Monsieur. L’occasion partit en fumé, l’autre fois, il a été extradé dans son pays mais il était relâché, malgré les crimes commis en RCA? Pour  Nous Centrafricains ce criminel doit être jugé pour les crimes commis en RCA ou il doit être traduit à la Cour Pénale Internationale.

            Admettons que  l’extradition de ce vendredi est la conséquence d’un mandat d’arrêt international de la justice tchadienne. Il reste à savoir, que reproche à la justice tchadienne à Baba Laddé pour obtenir son extradition au détriment de la procédure centrafricaine ?

Pour les Parents des Victimes

Mr. Justin Yambissi

Centrafrique : affrontement entre les Anti-balaka fait cinq morts à Bambari

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Un affrontement intra Anti-balaka fait cinq morts à Bambari

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  La population de Bambari, chef-lieu de la Ouaka à 385 km à l’Est de Bangui est proie aux groupes armés. D’un côté, les Séléka de Joseph Zoundeiko, ceux de Ali Darras et des musulmans armés et de l’autre côté les Anti-balaka qui dictent leur loi dans la ville. Soit il s’agit d’une attaque orientée directement sur des civils, soit ces des affrontements entre groupes armés qui font des victimes parmi les civils.

Dans la nuit du lundi au quartier Kidjigra ce sont les éléments d’un chef anti-balaka du nom Vivien Bissékoa qui ont été attaqués par un autre groupe d’Anti-balaka rival. Selon les témoignages recueillis depuis Bambari l’affrontement a été marqué par des combats intenses ayant occasionné mort d’hommes. « Certains Anti-balaka dont on ne sait d’où ils sont venus ont attaqué dans la nuit de lundi, le quartier général contrôlé par un de leurs grands chefs Vivien Bissékoa. Cinq personnes ont trouvé la mort au sein de la population civile et plusieurs autres sont blessées. » a déclaré Carmel Ndjo.

D’autres sources indiquent que ce chef Anti-balaka a été attaqué parce que la population se plaignait sans cesse de ses exactions sur les civils. En plus, il ne jure que par l’extermination des musulmans de Bambari, ce que la population n’a pas visé au profit de la réconciliation et la cohésion sociale.

Rappelons que cette nouvelle tension intervient à un moment où L’ultimatum lancé par la Mission intégrée multidimensionnelle des nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) à l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), la faction peulh de la Séléka dirigée par le général Ali Darras aux fins d’enlever les barrières qu’elle contrôle  a expiré. L’UPC y a opposé une fin de non-recevoir. Au contraire, au lieu d’obtempérer, cette faction de la Séléka a préféré se livrer à un jeu puéril, notamment la manipulation de la pauvre communauté musulmane de Bambari. D’ailleurs, une si abjecte manifestation, suivie  de la remise d’un mémorandum tendancieux par  une poignée d’activistes musulmans au bureau local de la MINUSCA a été enregistrée à quelques heures de l’expiration du fameux mémorandum.

CNC / Bangui / Fred Krock

RCA : nouvelle stratégie pour une sortie de crise

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Le Monde.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.
 
 
Bangui, Centrafrique

Nouvelle stratégie pour une sortie de crise en RCA

 
Agir à court terme en pensant à long terme : un véritable changement de paradigme est à l’œuvre en République centrafricaine pour les acteurs du développement. Un moment charnière, impliquant de concilier l’urgence et la stabilité des actions à déployer. Victime de vingt ans de mauvaise gouvernance structurelle, embourbé dans une crise majeure depuis mars 2013, le pays affiche des indicateurs particulièrement dégradés.

 

Paradoxalement, « n’étant pas considéré en crise par la communauté internationale, il bénéficie de peu de financements », souligne Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group, intervenant lors d’une conférence organisée au siège de l’Agence française de développement (AFD), le 9 décembre.

La situation en RCA a ceci de particulier qu’elle s’apparente à de l’urgence sans en relever, d’où un manque de moyens compliquant le travail des ONG déployées sur le terrain (Croix-Rouge, MSF, ACF, Première Urgence…)

« Indicateurs au vert »

« En 2012-2013, la RCA a souffert d’une absence de financements, d’où la difficulté pour les ONG de répondre aux besoins de base comme la santé, constate ainsi Fanny Martin-Blondel, responsable régionale pour Première Urgence. Si on note une amélioration depuis février, le pays est loin d’être sorti d’une situation d’urgence : il est trop tôt pour que les ONG se retirent. En même temps, il ne faut pas attendre que tous les indicateurs soient au vert pour commencer à envisager des solutions durables. »

Un état de fait qui a conduit l’AFD à « bouger ses lignes sur une approche globale. On sent bien qu’on est obligés de réfléchir à notre mandat, concède Philippe Chedanne, directeur adjoint du département Afrique de l’Agence. C’est pourquoi nous avons eu le sentiment qu’il y avait une réponse européenne innovante à monter, permettant de conjuguer actions d’urgence traditionnelles et actions de développement rapides. Face à des défis où nous n’avons aucune marge de manœuvre, nous avons instauré un dialogue de proximité avec des partenaires qui n’étaient pas les nôtres, traditionnellement. »

Alors que la communauté internationale affiche un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise, la perspective d’un outil innovant permettant de mutualiser expertises et financements a fait son chemin. Officialisé en juillet pour cinq ans par la Commission européenne, le fonds Bêkou (« espoir », en langue sango) vise à combiner des projets simples, flexibles et à décaissement rapide et des projets de moyen terme afin d’accompagner la restructuration des secteurs prioritaires.

Des objectifs plus ambitieux

Abondé à hauteur de 74 millions d’euros grâce aux contributions de la Commission européenne et des agences de développement française, allemande et néerlandaise, il est ouvert aux autres Etats européens, aux bailleurs internationaux et aux fondations. « Tous les Etats-membres sont les bienvenus, mais ils ne sont pas tous aussi sensibles à la situation de la Centrafrique », relève Irchad Razaaly, le gestionnaire de la Commission. Ce dispositif permet de sortir d’un schéma d’intervention traditionnel inadapté. « À l’AFD, en temps normal, l’instruction d’un projet prend un an, neuf mois au mieux, précise Philippe Chedanne. Nous avons besoin d’un outil flexible, de solutions qui puissent être mises en œuvre dans les trois mois. »

L’idée est d’avancer progressivement, avec des objectifs de plus en plus ambitieux, reposant sur des priorités définies avec les autorités de transition du pays, représentées dans le comité d’administration et le comité de gestion du fonds. C’est ainsi qu’une première salve de projets a été approuvée le 29 septembre 2014, à hauteur de 21,5 millions d’euros. Un projet d’appui à la santé comprendra la réhabilitation des centres de soins, la formation du personnel, la mise à disposition de stocks de médicaments et de capacités de stockage, ainsi qu’un soutien au ministère de la Santé, de quoi améliorer l’accès à la santé pour 760 000 personnes.

Un deuxième programme vise la remise en état des infrastructures publiques à Bangui via l’emploi de la population locale, conjugué à une formation. Le troisième ambitionne d’aider les femmes à sortir de la pauvreté grâce à des « maisons de femmes », où elles pourront bénéficier de conseils et de formations mais aussi accéder à des services financiers pour créer leurs propres activités économiques.

« Premiers coups de pioche »

« Le fait de passer par des ONG internationales constitue un gain de temps, car elles ont déjà satisfait, lors de procédures antérieures, au crible de l’évaluation. De plus, elles sont déjà sur le terrain, explique Irchad Razaaly. Nous leur demandons de développer des projets de développement, tout en répondant à des besoins immédiats. » Pour les trois projets adoptés, elles sont en cours de sélection et il est acquis qu’elles travailleront avec des ONG et des acteurs locaux. « Les premiers coups de pioche seront donnés avant la fin de l’année », assure-t-il.

Deux autres projets en phase d’élaboration ont vocation à être adoptés dans l’intervalle, cette fois dans le champ de la sécurité alimentaire (10 millions d’euros) mais aussi en soutien aux réfugiés centrafricains dans l’est du Cameroun (4,5 millions d’euros), en répondant à leurs besoins immédiats.

Une certitude à ce stade, « l’aide internationale ne va pas régler la crise en RCA : c’est un outil d’un ensemble qu’il va falloir articuler », relativise Thierry Vircoulon. D’où la nécessité d’assurer un continuum humanitaire-sécuritaire-développement. Malgré le déploiement de trois unités militaires distinctes (Sangaris depuis décembre 2013, dont les effectifs vont être divisés par trois l’an prochain, Eufor-RCA depuis fin avril et la Minusca depuis la mi-septembre), les groupes armés contrôlent toujours une bonne partie du pays et les violences visant la communauté musulmane n’ont pas été endiguées. Faute d’issue politique en 2015, la perspective d’une partition du pays et de la récupération du conflit par d’autres groupes armés, Boko Haram en tête, demeure bien réelle.

Fanny Rey

Quelques indicateurs :

420 000 Centrafricains (près d’un dixième de la population totale) sont réfugiés dans les pays voisins

430 000 déplacés internes, dont 40 000 à Bangui

Le Monde.fr

Le président congolais appelle au renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme

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Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.

Denis Sassou Nguesso

Le président congolais appelle au renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme

 

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a appelé lundi la communauté internationale à renforcer davantage la coopération dans la lutte contre le terrorisme qui menace gravement la paix et la sécurité dans le monde.

Il a lancé cet appel au cours de la traditionnelle cérémonie de présentation des voeux de nouvel an 2015 par le corps diplomatique et consulaire accrédité en République du Congo.

“La montée du terrorisme constitue une menace directe à la paix, à la sécurité individuelle et collective. Les actes de violence perpétrés par les groupes terroristes à travers le monde déstabilisent nos Etats et hypothèquent les efforts de développement”, a-t-il déclaré.

“C’est ici le lieu de renouveler notre ferme condamnation des activités terroristes du groupe islamiste Boko Haram au Nigéria, au Cameroun et au Tchad, des Shebabs en Somalie et au Kenya”, a-t- il ajouté.

Le président congolais a aussi plaidé pour l’élaboration de nouvelles stratégies pour mettre fin aux conflits armés en Afrique et dans le reste du monde.

“La perpétuation des conflits en Irak, en Syrie, en Libye, pour ne citer que les plus patents, indique que nous devons, en toute objectivité et en toute responsabilité, nous interroger sur l’ efficacité de notre manière de vouloir résoudre ces conflits”, a relevé le président Sassou, tout en proposant quelques pistes de solution.

“Au Mali, il nous faut encourager les protagonistes des pourparlers en cours sous la médiation dirigée par l’Algérie, de parvenir dans de brefs délais, à un accord qui installe ce pays dans une paix durable qui préserve son unité, dans la diversité de ses populations. S’agissant de la situation au Soudan du Sud, il s’ agit d’obtenir la mise en oeuvre effective des accords signés, en vue d’abréger les souffrances des populations qui continuent à payer le lourd tribut de cette guerre fratricide”, a-t-il proposé.

Prenant l’exemple du conflit libyen, le chef de l’Etat congolais a indiqué que la Libye est en train de s’orienter irrésistiblement et dangereusement vers sa disparition en tant qu’ Etat et constitue une grave menace pour les pays voisins.

Ainsi, une action énergique et urgente de la Communauté internationale est nécessaire pour conjurer la fatalité en Libye tandis qu’en République démocratique du Congo, le parachèvement du processus de réintégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 et du désarmement des FDLR pourra contribuer à la consolidation de la paix dans ce pays, a préconisé Sassou Nguesso.

Il s’est par ailleurs félicité de l’évolution encourageante du processus de pacification en République Centrafricaine et a invité les partenaires de la Centrafrique à continuer de mobiliser les ressources nécessaires au financement des activités liées à l’ ensemble de ce processus.

“L’évolution encourageante du processus en cours en République Centrafricaine mérite d’être appuyée, en cette phase décisive devant conduire au dialogue inclusif et, à terme, aux élections en juin-juillet 2015, qui devront consacrer la fin de la Transition”, a-t-il indiqué.

“J’en appelle à la détermination et à la lucidité du peuple centrafricain afin qu’il s’approprie ce processus dont l’ aboutissement dépend, d’abord et avant tout, de l’engagement total de tous les Centrafricains”, a-t-il dit, avant de renouveler, en sa qualité de médiateur international, son engagement à soutenir, aux côtés des autres partenaires, ce processus jusqu’à son terme.

CRI Online

L’EXTRADITION DU CHEF REBELLE BABA LADDÉ VERS LE TCHAD DEFRAIE LA CHRONIQUE EN RCA

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L’EXTRADITION DU CHEF REBELLE BABA LADDE VERS LE TCHAD DEFRAIE LA CHRONIQUE EN RCA

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Les réactions se font enregistrer en Centrafrique après l’extradition du Chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé. La première est celle de La League centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) qui condamne avec fermeté l’extradition de ce seigneur de guerre tchadien dans son pays d’origine.

Le Chef rebelle tchadien connu sous le nom de Abdel Kader Baba Laddé a été extradé, le 1er janvier 2015, au Tchad dans son pays où il est recherché par le pouvoir central de Ndjaména. Il a été arrêté par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (Minusca) dans le nord de Centrafrique. Remis aux autorités centrafricaines, il a été placé en détention au Service de Recherche et d’Investigation (SRI), à Bangui, avant d’être extradé au Tchad à la demande des autorités tchadiennes.

La nouvelle de l’extradition de ce seigneur de guerre défraie la Chronique tant au niveau de la Société civile centrafricaine qu’au sein de la classe politiques qui exigent, de part et d’autres, des explications claires au gouvernement centrafricain.

“Nous pensons que même s’il y avait l’extradition de Baba Laddé de notre territoire en raison d’autres crimes qu’il a commis dans son pays, il était nécessaire que la souveraineté nationale examine les crimes commis par Baba Laddé sur le sol centrafricain. Non seulement nous condamnons mais nous voulons que le pouvoir public nous dise comment ça s’est passé de cette manière. Nous avons notre souveraineté ici. Et nous pensons que Baba Laddé qui a été présenté au parquet de la République devrait être jugé avant d’être extradé dans un autre pays”, a déclaré Joseph Bindoumi, le président de la League centrafricaine des Droits de l’Homme LCDH.

Même son de cloche du côté des partis politiques qui s’indignent contre les autorités de la transition. Le parti de Rassemblement pour la République (RPR) du président du CNT, Ferdinand Nguendé, par la voix de son porte-parole Jean Christophe Nguiza estime pour sa part que le chef rebelle tchadien devait être jugé en terre centrafricain avant son transfèrement au Tchad.

” Nous sommes totalement déçu puisque Baba Laddé a commis des crimes. Il a tué des paisibles centrafricains sur leur propre territoire, il a commis des actes d’atrocités, des vols, de pillage. Nous étions heureux d’apprendre qu’il a été arrêté et mis à la disposition de la justice centrafricaine. Malheureusement, nous avons appris comme tout le monde qu’il est extradé au Tchad. Nous disons tout simplement que la justice centrafricaine devait s’affirmer. Quelle que soit la convention qui nous lie mais les morts centrafricaines ne sont pas inférieures aux Tchadiens», Jean Christoph Nguinza.

La même réaction est partagé par le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau PNCN Cyriaque Gonda qui se dit choqué par cette affaire, et pense que cette extradition représente un nouveau danger pour la République centrafricaine car, dit-il, c’est la quatrième fois que Baba Laddé vient d’être extradé. Il a par ailleurs demandé que Baba Laddé soit transféré à la Cour pénale internationale (CPI).

Cette extradition a été effectuée par  les autorités centrafricaines qui, jusqu’alors, ne se sont pas encore prononcées. Notons que l’extradition d’Abder Kader Baba Laddé est la deuxième des criminels étrangers sur le sol centrafricain sans s’être jugé par la justice de ce pays. La première est celle de mercenaire belge François Toussaint du mouvement Révolution justice (RJ) d’Armel Sayo, ministre de la jeunesse des sports et de la culture.

 

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Centrafrique: Tensions dans les sites de cantonnement Séléka à Bangui

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Tensions dans les sites de cantonnement Séléka à Bangui

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Cela fait onze mois et bientôt 12 mois que les combattants de l’ex-rébellion Séléka sont cantonnés dans trois sites à Bangui, à savoir Camp Beal, Camp BSS et Camp RDOT. Ils devraient bénéficier ainsi des frais de cantonnement selon le compromis convenu avec le gouvernement. Evidemment, à l’issu des négociations, un comité avait été mis en place chargé de poursuivre les négociations.

Force est de constater que ces derniers broient le noir quant au décaissement de ces fonds. Ils ont déjà manifesté plusieurs fois à cet effet, paralysant la capitale. Ils ont même brandi la menace de se constituer en « martyrs » pour mettre le feu à la poudrière du camp Beal.

A la dernière rencontre du comité, le 3 janvier 2015, les combattants ont, non seulement récusé l’interlocuteur envoyé par la Présidence de la République, en l’occurrence Jean Jaques Demafouth ministre-conseiller à la Présidence de la République chargé du DDR et des relations avec la Minusca, mais aussi ils exigent le paiement de leurs frais de cantonnement sans quoi ils boycotteraient le Forum de Bangui.

Selon leur porte-parole le Lieutenant Dieu-Beni Nguetemalé, le principal problème est que « Jean Jaque Demafouth est en train de manipuler le gouvernement contre nous. Pourquoi n’a-t-il proposé que douze (12) millions F. Cfa pour les frais de dépollution des sites, à raison de 6 500 F Cfa par personne, alors que le gouvernement nous a promis le paiement des frais de cantonnement ? Nous l’avons déjà vu et connu dans le cadre de la gestion du DDR et nous ne voulons plus qu’il se mêle à notre problème. Il doit savoir que la Séléka n’est pas son APRD. » a-t-il déclaré.

Notons qu’en attendant le paiement de ces frais de cantonnement, le gouvernement donne 3 000 F Cfa, à chaque trois jours pour le repas des 1372 ex-combattants cantonnés dont 836  au Camp Beal, 240 au Camp RDOT et 296 au Camp BSS. « Mais notre vœu aujourd’hui est qu’il nous paye nos onze mois de frais de cantonnement. Si jamais cela n’est pas fait, nous allons boycotter le Forum de Bangui. Nous voulons la paix rien que la paix. Si le gouvernement veut vraiment aller à la paix, il ne doit pas suivre Demafouth et de nous payer nos frais de cantonnement. » a-t-il poursuivi.

Le Sergent-Chef Junior Lipounendji affirme que les officiers du campa Beal ont déjoué une tentative de sortie dans la rue de leurs éléments : « Les enfants veulent sortir encore dans la rue, mais nous avons estimé que nous ne pouvons pas continuer à paralyser la ville. Nous en appelons seulement à la responsabilité du gouvernement. »

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: une enquête pour corruption d’agent public pourrait viser le maire UMP Patrick Balkany

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BFMTV / Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.

 

Bozizé et Balkany

Une enquête pour corruption d’agent public pourrait viser Patrick Balkany

 

Le maire UMP de Levallois-Perret est visé par une plainte déposée par la République centrafricaine, qui l’accuse d’avoir touché 30 millions d’euros de commissions dans le règlement d’un litige.

INFO BFMTV – Le parquet financier a ouvert une enquête pour corruption d’agent public étranger contre le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany à la suite d’une plainte déposée par la République centrafricaine à la mi-novembre.

La Centrafrique accuse Patrick Balkany d’avoir joué les intermédiaires pour régler le litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement centrafricain, à propos du rachat de la société minière Uramin, ce qui aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d’euros de commissions.

C’est la troisième affaire qui vise le maire de Levallois, déjà mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale notamment.

L’ancien président Bozizé visé aussi

Cette plainte visait également l’ancien président centrafricain François Bozizé, le pays l’accusant de s’être constitué un riche patrimoine au préjudice de la nation. Le parquet national financier avait déjà ouverte une enquête contre lui le 15 décembre dernier, pour détournements de fonds publics, corruptions d’agents publics étrangers, et blanchiment de ces délits.

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l’Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

 

A. G. avec Sarah-Lou Cohen Bacri

Le CICR présente un budget record pour 2015 face à des besoins en forte augmentation

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Corbeau News Centrafrique: 06 janvier 2015.

Présente un budget record pour 2015 face à des besoins en forte augmentation

CICR – Comité International de la Croix-Rouge.


Pour 2015, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 1,6 milliard de francs suisses (1,26 milliard d’euros ou 1,68 milliard de dollars US) pour venir en aide aux millions de personnes dont la vie est bouleversée par un conflit armé ou d’autres situations de violence. Ce montant, le plus important jamais demandé par le CICR, s’inscrit en hausse de 25 % par rapport à l’appel initial lancé l’année dernière par l’institution.

« Ce budget record est nécessaire pour répondre aux besoins et ajuster notre action à la nature changeante des conflits armés », a déclaré Peter Maurer, président du CICR, lors d’une conférence de presse tenue à Genève à l’occasion du lancement des appels d’urgence de l’institution. « Nous voyons apparaître de nouveaux types de crises, qui se manifestent dans des combinaisons inédites et présentent souvent une dimension régionale. Il ne s’agit plus simplement de faire face à des conflits armés traditionnels, qu’ils soient internes ou internationaux. Un de nos défis essentiels consiste à réussir à accéder à un nombre toujours plus grand de personnes ayant besoin d’aide et à pouvoir oeuvrer à leurs côtés dans des conditions de sécurité qui ne cessent de se détériorer. » Le budget 2015 du CICR comprend le montant initial de 1,38 milliard de francs pour les opérations sur le terrain et de 194,4 millions de francs pour le soutien apporté par le siège de l’institution à Genève.

Une des caractéristiques communes aux nombreuses situations de conflit armé – aussi diverses, complexes qu’imprévisibles – dans lesquelles le CICR est amené à travailler partout dans le monde, est l’écart qui se creuse entre des besoins humanitaires importants et la capacité à apporter une réponse adéquate. Aujourd’hui plus que jamais, des millions de personnes ont besoin de protection et d’assistance dans des contextes d’instabilité croissante. Les crises en Syrie, à Gaza, en Irak, au Soudan du Sud, en Ukraine et ailleurs ont des conséquences dramatiques pour la population civile. En Afrique de l’Ouest, une région déjà éprouvée par des années de conflit, l’épidémie d’Ebola a mis à rude épreuve les capacités de systèmes de santé affaiblis et a exacerbé les problèmes d’insécurité économique et alimentaire.

La Syrie, enlisée dans une impasse sanglante qui a de graves répercussions sur les pays voisins, restera la principale opération du CICR en 2015 en termes de dépenses, avec un budget de plus de 164 millions de francs. Parmi les autres opérations importantes figurent celles conduites au Soudan du Sud, en Afghanistan, en Irak, en Somalie, en République démocratique du Congo, en Israël et dans les territoires occupés, au Mali, en République centrafricaine et en Ukraine.

Si certains conflits, comme ceux au Moyen-Orient, en Ukraine et au Soudan du Sud, font la une des médias et attirent l’attention de la communauté internationale, d’autres ont tendance à être négligés, voire oubliés. Dans des pays tels que l’Afghanistan, la République démocratique du Congo ou la Somalie, pour ne citer que ces exemples, la violence et les atrocités commises à l’encontre des civils n’ont pas baissé en intensité et viennent aggraver une situation humanitaire déjà dégradée par des décennies de conflit.

Une des priorités du CICR dans les années à venir sera de renforcer encore sa réponse aux besoins en matière de santé, en particulier dans le domaine des soins chirurgicaux aux blessés, des soins de santé aux détenus et de la réadaptation physique des personnes handicapées. « Une autre priorité sera de consolider et de renforcer notre approche pour répondre aux besoins humanitaires des détenus, des déplacés internes, des réfugiés et des migrants vulnérables », a ajouté M. Maurer.

Une troisième priorité sera de renforcer l’action du CICR face à la violence sexuelle dans des pays et régions tels que la République centrafricaine, l’Amérique centrale, la Colombie, la République démocratique du Congo, le Liban, le Mali et le Soudan du Sud. « Nous nous efforcerons d’agir tant sur les causes que sur les effets de la violence sexuelle, en traitant le problème dans sa dimension globale, à travers les soins de santé et le soutien psychosocial, mais aussi les soins préventifs et les efforts de sensibilisation », a déclaré M. Maurer.

« Un défi majeur consiste actuellement à trouver et à mettre en oeuvre des moyens novateurs de répondre aux besoins, permettant de fournir une assistance plus rapidement et plus efficacement à ceux qui en ont besoin et de tenir compte de l’avis des bénéficiaires quant à leurs besoins », a-t-il ajouté. M. Maurer a en outre relevé que le CICR vient souvent en aide à des personnes qui vivent dans des régions reculées, comme le nord du Mali et certaines régions du Nigéria, auxquelles peu d’autres organisations humanitaires ont accès, et qu’il continuera à oeuvrer dans ces régions.

L’année 2014 a été particulièrement difficile du point de vue de la sécurité : trois collaborateurs du CICR ont perdu la vie, en République centrafricaine, en Libye et en Ukraine, respectivement. En Syrie, où trois membres du personnel du CICR sont toujours retenus en otage, 40 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien ont été tués depuis le début du conflit il y a presque quatre ans. Aujourd’hui plus que jamais, le CICR s’efforce de gérer le délicat équilibre entre apporter une assistance humanitaire là où elle est nécessaire et veiller à ne pas exposer son personnel à des risques inconsidérés.

Le CICR poursuivra ses efforts afin de rendre plus sûre la fourniture des soins de santé dans les conflits armés et autres situations d’urgence. « Dans de nombreux pays, le personnel médical, les structures de santé et les véhicules sanitaires sont pris pour cible par des groupes armés, a déclaré M. Maurer. Ces actes de violence non seulement entravent l’accès aux soins de santé, mais affaiblissent aussi les systèmes de santé eux-mêmes. Nous ne relâcherons pas nos efforts en vue de mettre un terme à ces pratiques inacceptables. »

Le CICR renforcera son partenariat avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde, notamment en prévision de situations d’urgence de grande ampleur. Il développera également ses contacts avec d’autres organisations et groupes d’influence. « Dans les environnements de plus en plus complexes et dangereux dans lesquels nous sommes amenés à travailler, il est crucial que nous coopérions plus étroitement avec les autres – tout en veillant à préserver notre approche neutre, impartiale et indépendante – afin de conserver ou d’obtenir l’accès aux personnes qui ont besoin de notre aide et de mieux répondre à leurs besoins croissants », a conclu le président du CICR.

News Press.

 

COMMUNIQUE AFRINEX

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Corbeau News Centrafrique: 06 janvier 2015.

Société AFRINEX

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RCA: APPEL D’UN COMZONE DES ANTIBALAKA DE YALOKE SUR LA SITUATION DES PEULES

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Peuls de Yaloké en RCA

 

“PERSONNE NE DOIT S’EN PRENDRE À UNE MINORITÉ PEULE POUR

PRÉSERVER LA COHÉSION SOCIALE” APPEL D’UN COMZONE DES ANTIBALAKA DE YALOKE

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Séverin Ndogué alias Colonel le Bleu, un Comzone de la ville de Yaloke lance un appel à ses pairs de l’ancien mouvement Anti-Balaka à faciliter la libre circulation des Centrafricains de la minorité peule dans la région. Ils sont environ 500 peuls concentrés dans un camps dans la ville de Yaloké, une ville située à 225 km à l’ouest du pays sur l’axe Bangui Garoua-Mboulaye.

Le message délivré est clair. “Personne ne doit s’en prendre à une minorité peule pour préserver la cohésion sociale“, c’est le slogan d’une mission de sensibilisation sur la culture de vivre ensemble dans la région.

C’était au cours de cette mission de sensibilisation effectuée dans les villes de Yaloke, Gaga, Guézélé, Sasselé et Gueng, le mois de décembre dernier, que le Com zone des élements de l’ancien mouvement Anti-balaka a lancé cet appel. L’objectif de la mission consistait à sensibiliser les populations sur la paix et la cohésion sociale entre la communauté chrétienne et la communauté peule de la région.

En plus de tout ce qu’ils ont perdu durant les récents évènements malheureux en Centrafrique, ces 500 peuhls sont privés de tous leurs droits depuis plus de neuf mois dans cette ville. Un appel de mise en garde est lancé à tous ceux qui tenteront de menacer la vie de cette minorité peule vivant à Yaloké dans des conditions déplorables.

Cette vaste campagne de sensibilisation a mobilisé également les autorités locales dont les maires, les chefs de groupes ainsi que les populations des villes citées.

 

La dernière dernière, une délégation de trois membres du gouvernement en mission dans la région a tenté de s’enquérir de la situation de ces peuls dont l’assistance humanitaire est une urgence.

 

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Centrafrique: Denis Sassou Nguesso proroge officiellement la transition en Centrafrique jusqu’à août 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Samba-Panza-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Denis Sassou Nguesso proroge officiellement la transition en Centrafrique jusqu’à août 2015

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  La prolongation de la transition en République centrafricaine a formellement été annoncée par le Médiateur international, Denis Sassous Nguesso. C’est dans une lettre signée le 22 décembre dernier que le président Congolais a rendue publique la notification de cette prolongation aux trois têtes de la transition, à savoir à la Présidente de transition Catherine Samba Panza, au Premier ministre Mahamat Kamoun et au Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet. Dans la lettre de Sassou, pouvait-on lire : « Je tiens particulièrement à vous remercier pour cette nouvelle dynamique. Je suis convaincu que c’est cet excellent climat de travail, ces efforts conjugués qui ont permis aux principales institutions de transition de parvenir à formuler une demande conjointe en vue de la prorogation de la transition. Il m’a été donné légitimement de recevoir cette demande conjointe, en ma qualité de Médiateur lors d’une audience que j’ai accordée à son Excellence Monsieur Mahamat Kamoun Premier ministre Chef du gouvernement de transition. »

En effet, la deuxième version de transition dirigée par Catherine Samba Panza devrait plier bagages en février 2015, à l’issue de l’organisation des élections générales. Le calendrier initial de la transition n’étant plus tenable à cause des séquences de violences et autres crises politiques enchevêtrées, le vide juridique pour la suite de la transition au-delà de février prochain est perceptible. Les inquiétudes sont déjà exprimées par des observateurs avisés de la crise. C’est le cas de M. Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) qui, dans son discours d’investiture comme candidat de son parti à la prochaine présidentielle le 3 janvier dernier, a demandé que Sassou Nguesso puisse s’exprimer le plus rapidement possible sur la prolongation de la transition, afin d’éviter des interprétations et des troubles après février 2015.

Ainsi, selon la lettre de Sassou, la transition est prorogée pour six mois, c’est-à-dire jusqu’au mois d’août prochain, conformément à la Charte constitutionnelle de transition. Le Médiateur encourage par ailleurs les autorités centrafricaines de transition à parachever le processus du Forum de Bangui, puis à s’atteler à l’organisation des élections dans les six mois de prolongation obtenus.

Signalons que la réaction de la Présidence de la République n’a pas tardé. Dans un communiqué de presse signé le 5 janvier de Mme Antoinette Montaigne, Ministre conseillère Porte-parole de la Présidence, la première institution de la République a relayé l’information pour que le peuple centrafricain tout entier puisse être informé.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: le chef anti-balaka Andjilo siffle la fin des ‘’couskettes’’ sur la population

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A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

Le chef anti-balaka Andjilo siffle la fin des ‘’couskettes’’ sur la population

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 05-01-2015. « Je viens de rentrer d’un congé à la frontière. Il y a eu beaucoup de choses qui se sont dites et faites en mon nom ici. Je me demande si Andjilo s’est multiplié pour commettre des exactions partout à Bangui. Mais, je suis de retour. Je demande à tous ceux qui pratiquent les ‘’couskettes’’ d’arrêter immédiatement, puisque ce sont ceux-là qui ternissent notre image. Je demande aux parents des jeunes qui sont dans ces pratiquent de conseiller leurs enfants d’arrêter pour ne pas qu’on pleure en mon nom demain. » Telle a été la quintessence de l’ultimatum du célèbre chef Anti-balaka, Andjilo aux Anti-balaka braqueurs du 4ème arrondissement. Cet appel ferme de Andjilo qui correspond à s’y méprendre à un ultimatum a été lancé lors d’une réunion initiée par lui-même, dimanche 4 janvier 2015 dans le quartier Boy-Rabe où prenaient part les autorités politico-administratives et religieuses de la localité.

Pour mémoire, les ‘’Couskettes’’ ou ‘’piège’’, c’est le nouveau mode opératoire des Anti-balaka véreux qui sévissent dans le 4ème arrondissement de Bangui, précisément dans le quartier de Boy-Rabe – quartier réputé bastion des miliciens Anti-balaka. Autrement, tous les biens publics et privés pris de force par les Anti-balaka en direction de Boy-Rabe sont irrécupérables.

Par la même occasion, Andjilo a ordonné la libre-circulation dans la localité du quartier Boy-Rabe et ses environs. « Je demande à tous les conducteurs de taxis, bus et motos, à la Croix-Rouge, aux Médecins sans frontières, au DRC, aux ambulances etc. de reprendre normalement leurs activités dans le quartier Boy-Rabe. » a-t-il déclaré à l’issue de la réunion à la satisfaction des leaders politico-administratives et religieux, ainsi qu’aux habitants de Boy-Rabe ayant répondu à son invitation.

Tout naturellement, là où l’absence de l’Etat est marquée, ceux qui se croient les plus forts dictent leurs lois. Au quartier Boy-Rabe, en plein 4ème arrondissement, Andjilo, un redoutable chef Anti-balaka gouverne. Dans toute sa zone de juridiction qui s’étend à toute la partie Est de la capitale Bangui, jusque dans les environs de la ville de Damara, le nom de Andjilo symbolise le danger de mort, étant donné qu’il peut décider du droit de vivre ou de mourir d’une personne où ou quand qu’il se trouve. L’incendie général du village Gbangou, localité située à quelques 210 km à l’Est de Bangui dans la Sous-préfecture de Bouca avec ordre aux habitants de rester dix ans en brousse est, entre autres la signature de Andjilo.

Indiquons à ce sujet que l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, de retour à une mission humanitaire au village Gbangou, du 27 au 31 décembre dernier, n’a pu contenir ses sentiments face à la souffrance infligée par Andjilo aux habitants de ce village : « Je demande à Andjilo d’arrêter et de venir demander pardon à Dieu. Je lui indiquerai ce qu’il doit faire pour revenir à Dieu. » a martelé le prélat.

Malheureusement, aucune force ne tient debout devant cet homme. Faut-il le rappeler que Andjilo a défié les soldats français de l’opération Sangaris à plusieurs reprises dans le quartier Boy-Rabe où le redoutable chef Anti-balaka a eu à échapper au bouclage de Boy-Rabe à sa recherche. De même, des tentatives d’opérations de la Minusca pour capturer cet homme ont toujours voué à l’échec. On le soupçonne d’être très mystique.

Puisque Andjilo détient encore ce pouvoir d’influencer sur les populations du 4ème arrondissement, le grand souhait est de voir ses décisions alléger véritablement la souffrance de ses compatriotes.

CNC / Bangui / Fred Krock

RCA: LE REDOUTABLE CHEF ANTI-BALAKA DIT GENERAL ANDILO SONNE LA FIN DE RECREATION DANS LE 4è ARRDT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-antibalaka-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les antibalaka de Centrafrique

LE REDOUTABLE CHEF ANTIBALAKA DIT GENERAL ANDILO SONNE LA FIN DE RECREATION DANS LE 4è ARRDT DE BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 05 janvier 2015.  Le redoutable chef Anti-Balaka, connu sous le nom du Général Andulo sonne la fin de règne de semeurs de troubles qui menacent la libre circulation de biens et de personnes du 4è arrondissement de la ville de Bangui.

Cet ultimatum est lancé, ce 04 janvier 2015, à l’issue d’une réunion de sensibilisation regroupant madame le Maire du 4è arrondissement de Bangui, les notables et les éléments  de l’ancien mouvement Anti-balaka. La rencontre a eu lieu au quartier Boy-Rabe dans le 4è arrondissement de Bangui. C’était une initiative des autorités locales dudit arrondissement à prendre des mesures rigoureuses contre le phénomène de braquages dans cette partie nord de la capitale considérée comme étant un fief des combattants de l’ancien mouvement Anti-balaka.

La mise en garde du Général Andulo vise principalement les braqueurs, les voleurs et bien d’autres malfrats se reclamant des Anti-balaka contre toute tentative de troubles et de forfaits dans ledit arrondissement et ses environs.

Moi je suis un partisan de la paix. Le 4è arrondissement où j’habite est devenu un lieu de banditisme de tout genre. Mais il faut que ça cesse. Je voudrais par là alerter les autorités locales à se mettre au travail. J’interpelle les parents à mettre eux-mêmes leurs enfants en garde, ceux qui s’adonnent aux actes de braquages des motos, des véhicules appartenant aux particuliers et aux humanitaires. Car il n’y aura pas de grâce pour ceux qui touchent à des biens mobiliers et immobiliers de la population et des humanitaires dans le 4è arrondissement. Aujourd’hui je vous assure que le 4è arrondissement est sous l’ordre afin de garantir la libre circulation de biens et de personnes“, a martelé le Général Andilo de l’ancien mouvement Anti-balaka qui a, par ailleurs, demander pardon à la population pour certains actes de troubles dans le secteur dont son nom est souvent cité.

Même son de cloche du côté des autorités locales de cette partie nord de la capitale qui entendent sensibiliser leur population à la prise de conscience afin de contribuer au retour à la normale dans le pays.

Le 4è arrondissement de Bangui, s’il faut le noter, est une partie de la capitale où les braquages à main armée sur des motos et véhicules sont fréquents ces derniers temps.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Somalie: Le mouvement al-Shabab revendique l’explosion d’une voiture piégée à Mogadiscio

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Attentat en Somalie

L’explosion a fait cinq morts et sept blessés, selon une source sécuritaire somalienne.

Le mouvement al-Shabab a revendiqué, dimanche, l’explosion de la voiture piégée au Sud de la capitale somalienne Mogadiscio, selon un site web proche du mouvement.

Le site électronique « Andalous », citant pour source un responsable du mouvement al-Shabab (sans le nommer), a indiqué que l’attentat-suicide perpétré, dimanche, à Mogadiscio, est un acte « ordonné et planifié » et a atteint son objectif, faisant état de plusieurs morts parmi les unités spéciales entrainées par les forces américaines.

Dans la foulée des déclarations, une source sécuritaire somalienne a indiqué que cinq personnes ont été tuées et sept autres blessées, dimanche, dans l’explosion d’une voiture piégée au quartier Wabri, dans le sud de la capitale Mogadiscio.

Selon la même source, l’explosion a eu lieu au passage des forces gouvernementales sans pour autant révéler s’il y avait des pertes parmi les forces ciblées.

Des témoins oculaires ont déclaré à Anadolu qu’une forte explosion due à une voiture piégée stationnée en bordure de route a visé des forces gouvernementales qui étaient sur l’avenue sauf que la voiture piégée a explosé peu après leur passage sur les lieux.

L’attaque survient suite aux menaces proférées par le mouvement al-Shabab d’intensifier ses opérations, en représailles à la mort de son chef, Mokhtar Abou Zarir, tué, en septembre dernier, lors d’un raid américain.

Créé en 2004, le groupe al-Shabab combat ces dernières années le gouvernement somalien dans l’objectif notamment d’acquérir et de contrôler un important territoire du pays.

La Somalie semblait récemment s’approcher d’une certaine stabilité avec la mise en place d’un nouveau gouvernement et l’intervention des troupes de l’Union Africaine.

Le pays reste cependant toujours en proie aux violences politiques depuis le déclenchement de la guerre civile, en 1991.

Avec AA/ Mogadiscio/ Abdekader Foudi

Centrafrique: Monsieur Luther GONDJE- DJANAYANG, répond à nos questions sur la situation politique actuelle de notre pays

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »

les principaux responsables de la descente aux enfers de notre pays ne sont pas autres que nous les Centrafricains

 

 

Gisèle MOLOMA (GM) : Bonjour Monsieur Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG (GLGD): Bonjour Madame

 

GM : Monsieur Luther GONDJE- DJANAYANG, vous êtes un grand militant des droits de l’homme et Coordonnateur Général du Collectif centrafricain « Touche Pas à Ma Constitution » que bon nombre des centrafricains connaissent et forcement votre regard, vote opinion intéresse aussi les centrafricains surtout sur les enjeux actuels de la réconciliation dans notre pays. Alors, j’ai une seule question à vous poser! Ne pensez-vous pas qu’il est très précoce de tenir un forum national au moment où l’autorité de l’État piétine dans la majeure partie du territoire et que les négociations à la base n’ont pas été faites ?

GLGD : Au préalable je voudrais vous remercier Madame la Journaliste de cette opportunité qui m’est offerte par votre journal de me prononcer sur l’organisation du Forum National recommandé par la Communauté Internationale et approuvé par les Forces Vives de la Nation dont les préparatifs font l’actualité brulante à ce jour. Avant de rebondir sur votre question, je constate en amont que la substance de votre interrogation relève d’un état des lieux politiques et géopolitiques très profond.

Dans l’optique d’apporter une démarche structurante à votre interrogation, je dirais que la tragédie que vit le peuple centrafricain est le fructus de la bêtise humaine dont la responsabilité incombe factuellement à nos politiques qui ont entretenu ce chaos pour échapper à la justice des Hommes et non la justice de Dieu.

En revanche, pour ne pas rendre un jugement avant de dire le droit, vous allez me permettre d’affirmer que les principaux responsables de la descente aux enfers de notre pays ne sont pas autres que nous les Centrafricains avec la complicité des sujets non centrafricains. La maladie de la conquête du pouvoir public par tous les moyens et sa gestion désastreuse ont fait de la sorte que nous sommes devenus manipulables et mêmes disponibles à vendre notre patrie afin soit d’accéder au pouvoir par des pratiques anti-démocratiques, soit de s’y maintenir par le procédé de tripatouillage de la Constitution. Par ailleurs, je martèle que la population est prise en otage depuis longtemps par la classe politique centrafricaine qui veut absolument détruire notre cité sans avoir une pensée responsable à l’égard de la génération future.

Voilà en quelques lignes les différentes raisons et l’agenda cachée de cette crise. Quant à la question de l’organisation du Forum National prévu initialement dans les premiers trimestres de 2015 à Bangui la capitale politique de la République Centrafricaine. Il faudrait se rappeler que la République Centrafricaine a été deux fois championne d’Afrique de Basket Ball ce qui positivement et hautement respectable. Mais négativement les Centrafricains sont aussi champions des coups d’État et des multiples dialogues politiques. Nos deux dernières spécialités qui sont les coups d’État et les multiples dialogues politiques sont des stratégies qui sont généralement utilisées par les pouvoiristes pour interdire le Juge de se mettre en robe afin de dire le droit chaque fois qu’ils commettent des crimes atroces.

Sans doute l’idée de dialoguer est salutaire même dans l’état actuel des choses où notre pays n’existe que de nom. Car la recherche des solutions efficaces liées à cette crise s’appelle« Made in Centrafricano». Mais en ma qualité de défenseur des Droits de l’Homme et des valeurs Constitutionnelles, et au nom du Collectif dont je suis le Coordonnateur Général, mon cheval de bataille qui est le respect des droits humains et des lois en vigueur m’invite à me poser la question de savoir si d’une part la République se souviendra toujours des martyres qui sont tombés? Des enfants orphelins ? Des femmes violées ? Pour me pas omettre les multiples dégâts collatéraux ? D’autre part à l’issue de ce Forum les différentes recommandations seront respectées Bref ! je veux dire par là non à l’impunité, oui au Forum inclusif avec la participation de tous les protagonistes y compris l’implication effective des représentants préfectoraux, oui à la paix, oui la cohésion sociale, oui à l’unité nationale, oui à la nouvelle histoire de la République. Si vous me permettez je vais saisir cette occasion pour saluer sincèrement les multiples efforts déployés par la Communauté Internationale à l’égard du peuple centrafricain durant cette période de crise même si ya encore des efforts à faire.

Alors au regard de l’histoire sombre de l’année 2014, je déclare l’année 2015 une année de succès du peuple Centrafricain et surtout vive la République centrafricaine. Et que Dieu bénisse la République centrafricaine !

GM : Merci Monsieur Gondjé pour cette brillante analyse.

GLGD: Je vous remercie une fois de plus Madame la journaliste.

Propos recueillis par Gisèle Moloma pour Corbeau News

Centrafrique: messe de minuit à Nairobi, Bozizé et Dotodjia la main dans la main !

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Guerre de Nairobi entre Djotodia et Bozizé. Photo: CNC
Guerre de Nairobi entre Djotodia et Bozizé. Photo: CNC

Messe de minuit à Nairobi : Bozizé & Dotodjia la main dans la main !

Les faits sont têtus, a –t-on coutume de dire, et cela est vrai aujourd’hui concernant ce qui se passe à Nairobi au Kenya. En effet depuis quelques jours et peut être quelques semaines qui sait, des individus se prenant pour l’Alpha et l’Omega de la RCA et des puissances externes ont décidés de non seulement de se substituer au peuple centrafricain mais de l’ignorer totalement en organisant dans le plus grand secret des pourparlers sensés ramener la paix aux Centrafricains sans les y associer. Cette initiative bien qu’envelopper l’obscurité à l’heureux avantage d’éclairer les centrafricains sur un point important qui est la nature véritable de ceux, qui depuis deux ans déjà, découpent des êtres humains, se livrent à des actes de cannibalisme et menacent de diviser le pays si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

L’histoire se répètera-t-elle ? Djotodia le consul de François Bozizé au Soudan, mandaté par lui pour ses basses besognes et avec lequel il procéda à la création de la seleka qui a fini par se retourner contre lui, finira-t-il par retrouver son vieil amour ? C’est la question que beaucoup d’observateurs se posent vu que l’étau de la justice internationale se renferme lentement mais inexorablement sur eux.

Pendant près de deux ans déjà, une infime minorité des centrafricains avide de sang et de pouvoir ont concocté toutes sortes de mensonge et de vraies-fausses preuves afin d’inculper les leaders des partis politiques traditionnels comme étant les véritables créateurs et pourvoyeurs de fond de la Seleka. Pendant deux ans ces leaders ont dénié à corps et cris ces accusions que beaucoup de centrafricains maintenant commencent à voir comme étant de la simple poudre aux yeux. Jamais aucun individu en deux ans n’a réussi à apporter la moindre preuve sur cette affaire. Et là, les négociations de la honte en cours à Nairobi au Kenya ont fini par nous offrir involontairement quelques éléments de réponse à cet épineux problème.

Ces négociations secrètes dites de « Nairobi » sont, en toute vraisemblance, vouées à l’échec selon plusieurs observateurs politiques nationaux. Alors, beaucoup des centrafricains se demandent si Me Tiangaye, M. Renaldi Sioke et M. Martin Ziguelé sont des véritables maitres de la Selaka pourquoi Bozizé François négocie-t-il avec Michel Djotodia ? La réponse est d’une déconcertante simplicité ; François Bozizé sait tout au fond de lui qu’aucun de ces leaders n’a de lien avec la Seleka et ses véritables objectifs et soucis c’est de retourner au pays sans que sa sécurité ne soit mise en cause. Il sait aussi qu’il ne peut le faire sans l’accord préalable de son compagnon de sang, celui qui a la possibilité de rendre ce retour difficile, le véritable et unique chef de la seleka Michel Djotodia.

Voilà la triste et vénérable vérité, Bozizé a accepté de discuter et éventuellement pactiser avec Djiotodia parce qu’il sait pertinemment qu’il a menti en pointant inutilement du doigt Tiangaye, Ziguelé et Siloé. Comme la vérité finit toujours par rattraper le mensonge, voilà que Bozizé se fait rattraper par son propre mensonge et sa propre bêtise. Le voici encore obligé à Nairobi de discuter avec les vrais seleka, ceux-là même qui lui ont arraché le pouvoir et lui ont mis sur le dos une sortie honteuse sans sous-vêtements ni brosse à dent.

La situation a bien changée pour l’ancien maitre de Bangui François Bozizé. Le temps joue en sa défaveur. En plus, lui qui est Centrafricain devrait savoir l’adage qui dit que « Bangui joue toujours en deuxième mi-temps », il n’a pas le choix que d’aller à l’encontre de ses propres contre-vérités, il ne peut plus s’en prendre à de « simple civiles » comme ses opposants politiques d’alors , il a intérêt maintenant à jouer avec Djotodia qui l’a déjà roulé une fois dans la farine. Pour ce fait, il sera obligé de le reconnaitre devant tout le monde : Tiangaye et Ziguele, Sioké ne seront plus cette fois ci la pour lui servir de bouc émissaires. Le véritable patron et géniteur de la seleka sera devant lui …quel mensonge inventera-t-il cette fois ? La réponse dans quelques jours !

Éric Madjotoloum

Artiste / Penseur

CENTRAFRIQUE / ELECTION PRESIDENTIELLE 2015 : La course des chevaux (Plus de 100 candidats déclarés)

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC
Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC

CENTRAFRIQUE : ELECTION PRESIDENTIELLE 2015 : La course des chevaux (Plus de 100 candidats déclarés)

La République centrafricaine est l’un des pays le plus pauvre au monde. Un fidèle abonné des coups d’états, des rébellions et des différentes mutineries depuis l’indépendance. Un pays vachement riche en ressource naturelle, en minerai, aux faunes et flores. La population de ce pays est estimée à 4 millions d’habitants avant la crise de 2013 mais on doit revoir à la baisse cette population compte tenu des exactions perpétrés sur elle par les rebelles Seleka et les anti balaka depuis Aout 2012. Ce pays est à la recherche perpétuelle d’une vraie démocratie, d’une vraie politique socio-économique afin de bannir les vieilles coutumes citées ci-dessus : coups d’états, rébellions, mutineries. La recherche de cette démocratie est jonchée des pièges développés par les fils même de ce pays avec la bénédiction et la complicité de certaines puissances occidentales du fait de leurs intérêts dans ce petit pays meurtri. Les soi-disant hommes politiques centrafricains ne peuvent jamais agir comme leurs homologues de l’Afrique de l’Ouest ou comme ceux des anciennes colonies anglophones qui agissent toujours avec détermination pour l’intérêt général de leur nation souveraine. Les hommes politiques Centrafricaines ne le feront jamais car l’intérêt personnel et familial prime toujours sur l’intérêt de la nation. Il est aussi vrai que le patriotisme et le nationalisme manquent cruellement à ces hommes politiques Centrafricains alors que ce sont les bases même d’une nation unie et d’une véritable démocratie à la fin de ce 21ème siècle.

L’annonce de la date de l’élection présidentielle dans les mois à venir à déclencher l’alarme auprès de ces hommes politiques. Il y a à l’heure actuelle et à ma connaissance plus de 100 candidats déclarés pour aller à cette élection présidentielle de 2015. Il est vraiment insensé et absurde dans un pays qui n’existe pas et qui s’efforce à sortir de cette gouffre puisse du jour au lendemain attiré les vautours et charognards de tous les coins du monde pour venir tirer profit sur la souffrance de la population civile centrafricaine martyrisée depuis l’indépendance. Qu’est-ce que tous ces candidats peuvent apporter à ce pays et au peuple centrafricain ? Quels sont leurs niveaux d’études et leurs projets concrets pour remédier à tous ces maux que souffre notre pays ? N’y a-t-il pas la possibilité d’aller à cette élection avec moins de 10 candidats ? Quels sont donc leurs états de patrimoines à l’heure actuelle? Quels sont donc leurs passés politiques et leurs antécédents judiciaires ? Sont-ils tous capables et intègres pour mener à bien ce pays au bon port ? Pourquoi de telle motivation pour une seule place ? Qu’est ce qu’ils comptent apporter au peuple centrafricain durant les années à venir ? Pourquoi un tel intérêt pour accéder à tout prix la magistrature suprême ? des tas de question.

Toutes ces questions restent en suspens du fait qu’aucun des candidats déclarés pour cette élection ne connait l’importance de son rôle et le travail qui l’attend après sa victoire à l’élection présidentielle. Il est important de souligner ici quelques personnalités avec une bonne moralité parmi les candidats déclarés. Les ¾ de ces candidats sont des chercher à manger comme disent les centrafricains. Ils n’auront jamais la chance d’aller au second car leur passée politique était entachée d’irrégularité et ne pourront pas atteindre 1% de voix. L’heure n’est plus à ce genre des candidats car leur place doit être à la maison d’arrêt de Ngaragba pour les faits qui leur ont été reprochés et laisser la place à des candidats intègres, nationalistes et patriotiques avec une bonne vision de la situation de cette crise. Cette élection présidentielle n’est pas comme un jeu c’est une élection de dernière chance pour l’unité, la paix, la vraie réconciliation nationale et le développement de ce pays. Ainsi, je prie à tous les candidats déclarés de bien jauger leur capacité physique, morale et leur bilan spirituel et politique pour aller à cette élection présidentielle de dernière chance pour l’unité et le développement de ce pays. Si vous jugez que vous ne faites pas partie des critères que je viens de souligner ci-dessus, je vous conseille simplement de s’abstenir définitivement et de s’aligner derrière un candidat intègre que vous appréciez ou partagez les mêmes points de vue, son projet et ses idéaux. Il ne sera plus question de répartition des postes entre certains candidats malins qui, à la veille de toutes élections présidentielles vont créer un micro parti politique dans l’objectif d’intégrer le gouvernement en cas d’échec. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, la récompense des amis, des parents et collègues est finie. Les postes politiques se méritent, soit par compétence ou par ancienneté. La gratuité des postes est finie ainsi que la gestion familiale, clanique et régionale ne sera plus à l’ordre du jour. Il ne faut plus jouer à la vie et l’avenir de la population civile centrafricaine martyrisée comme dans le passé car tout est à reconstruire dans ce pays. Il n’y a pas d’armées, pas de routes, pas d’hôpitaux, pas d’édifices publics, pas d’écoles, pas d’électricités, pas d’eaux potables. La liste est assez longue et je m’arrête là car en un mot tout n’existe plus sur cet immense territoire de 624000 km ². Organisez-vous, hommes politiques centrafricains en se regroupant derrière 5 bons candidats comme des vrais intellectuels et patriotes pour ne pas qu’on soit ridicule devant le monde entier. Notre dignité et sens de responsabilité sont en danger si vous vous continuez dans cette mauvaise direction et cette mauvaise vision d’aller à cette élection présidentielle à plus de 100 candidats. Concertez-vous, faites des analyses entre vous, des propositions concrètes et soutenez seulement 5 candidats potentiels à cette élection car souvent la qualité vaut mieux que la quantité et c’est vérifiée.

Je vous ai à l’œil et malheur à vous car « Qui aime bien châtie bien » C’est un simple conseil mes grands frères ou Papa. Pensez à l’avenir de tous ces centrafricains martyrisés et à la mémoire de tous ces innocents qui ont perdu la vie dans cette crise. Que le Dieu tout puissant bénisse la République Centrafricaine et les Centrafricains.

Bsp Bruno-Serge PIOZZA
Bsp Bruno-Serge PIOZZA

 

Mali: Six blessés dans une attaque aux explosifs contre la MINUSMA au nord

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 AA / Corbeau News Centrafrique: 04 janvier 2015

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La MINUSMA a condamné cette attaque contre le contingent du Niger dans la région de Gao.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a condamné “dans les termes les plus forts” une attaque à l’engin explosif survenue dans la matinée de dimanche, qui a fait six blessés dont trois graves, a déclaré la mission onusienne dans un communiqué.

L’engin a explosé, vers 09:45 GMT, lors du passage d’un véhicule transportant des troupes du contingent du Niger sur la route entre Asongo et Menaka dans la région de Gao (Nord-Est) et a fait six blessés, dont trois grièvement, selon la même source.

“Leur évacuation à Asongo est en cours et ils seront transportés dans la journée à Gao pour un traitement médical plus approprié.” poursuit la MINUSMA en saluant “les sacrifices que les casques bleus continuent à faire dans l’exercice de leur noble mission en soutien au Mali, à son gouvernement et à son peuple.”

Cette “lâche attaque terroriste contre les soldats de la paix” est la troisième, en l’espace de trois semaines contre la MINUSMA. Le 29 décembre dernier, une base militaire de la MINUSMA située à Tessalit, dans le Nord de Kidal (Nord-Est), et partagée avec les Forces armées maliennes et les forces françaises de l’opération Barkhane, a été la cible d’une attaque à la roquette qui n’a pas fait de victimes. Le 18 décembre, trois casques bleus du contingent tchadien ont été légèrement blessés dans l’explosion d’un engin aux alentours d’Aguelhok (Nord de Kidal).

AA/ Bamako/ Fatouma Harber

URCA : Mise en place du Bureau Politique de Dakar

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Monsieur-Dologuelé-Anicet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Dologuelé Anicet

URCA : Mise en place du Bureau Politique de Dakar

 
Situation socio-politique
 
Le Dr Gaétan Roch MOLOTO-A-KENGUEMBA, Secrétaire général du parti, a d’abord présenté brièvement la situation socio-politique depuis la prise de pouvoir par la rébellion sélékatransformée en parti politique que préside le président de la transition démissionnaire, Michel Djotodia. Il a rappelé aux participants adhérents de Dakar,le contexte des accords de Libreville signés par les forces vives de la nation, ainsi que la décision de la réunion des Chefs d’Etat de la CEEAC à Ndjamena au mois de janvier 2014 qui actait la démission du président Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye.
Selon l’envoyé spécial du président Anicet Georges Dologuélé, depuis l’élection de la présidente de transition Catherine Samba Panza, les séléka et les antibalaka continuent de commettre des exactions contre la population. Le territoire national est partagé entre les deux groupes armés qui terrorisent la population meurtrie. Il a évoqué entre autres le forum politique en préparation qui se tiendra en mis janvier 2015. Sur avis du Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis SassouNguesso et le groupe de contact, les prochaines consultations populaires sont prévues pour le mois d’août prochain, a-t-il indiqué. Ce dernier a dénoncé le comportement nuisible et sanguinaire des groupes armés dans la nuit de Saint Sylvestre. Les groupes armés ont fait des tirs nourris pour empêcher les populations banguissoises qui s’apprêtaient à fêter le passage de 2014 à 2015. Ce qui inquiète les leaders politiques qui s’interrogent sur la tenue des futures élections dans la paix et la quiétude. Du moment où l’insécurité persiste, il serait difficile d’organiser les élections dans la tranquillité sans incidents majeurs. C’est pourquoi les partis politiques ont sommé la communauté internationale d’utiliser tous les moyens pour ramener la paix avant la tenue des opérations électorales.
Présentation de l’ URCA
 
L’ URCA créé le 23 octobre 2013 par l’Assemblée Générale constitutive à Bangui en République centrafricaine, l’Union pour le Renouveau Centrafricain est le cinquante-sixième parti au sein de la famille politique centrafricaine constituée aujourd’hui de soixante-dix partis politiques. Son Bureau politique provisoire est composé de douze membres qui a pour rôle de soutenir la gouvernance du président Anicet-Georges  Dologuélé dit AGD (Cadre de la BEAC, Ancien Ministre des Finances, Ancien Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ancien Président de la BDEAC, actuellement Consultant international.
Selon l’émissaire du président Anicet-Georges Dologuélé, l’ URCA qui s’étend progressivement dans les seize (16) préfectures pour s’implanter sur toute l’étendue du territoire et se faire un nom parmi les ténors a été créé par cinquante-sept (57) membres fondateurs représentants. Cette jeune formation politique qui gagne du terrain a déjà mis en place de nombreuses fédérations et sous-fédérations. Hors de nos frontières l’ URCA s’est implanté au Cameroun avec la mise en place des sous-fédérations de Yaoundé, Garoua et Maroua, ainsi que celles des villes de Libreville au Gabon, de Brazzaville au Congo, du Maroc, du Bénin, du Togo et du Sénégal, avec éventuellement la mise en place des sections à Dakar et dansles provinces du Sénégal telles que Thiès, Casamance et autres.
Pour le moins qu’on puisse dire, le candidat Anicet-Georges Dologuélé est l’un des candidats les plus favoris, qui a la capacité non égalée de relever les défis de l’unification des centrafricains et rétablir l’harmonie entre les communautés musulmanes et chrétiennes, et surtout mouiller le maillot pour donner du travail aux centrafricains afin de bien combattre la pauvreté qui gangrène la société centrafricaine. La jeunesse du Sénégal pour la plupart adhère à la démarche politique de l’ancien premier ministre de l’ancien président de la République, feu Ange-Félix qu’il considère comme son père qui l’a politiquement formé.
Aux termes de l’élection démocratique des membres qui a eu lieu dans la salle de réunion d’un centre culturel de Dakar à Liberté 6, le Bureau Politique de la sous-fédération de Dakar se compose comme suit :
Président : NGUINDA Joseph
Vice-président : MBETIBANGA Gaïce
Secrétaire général : WILIKPON Junior
Secrétaire général adjoint : MARMLER Jodelle
Trésorier général : GALANGA Francis
Président de l’organisation de la jeunesse : DONGA MBONGO Aloïs Gilchrist
Délégué à la mobilisation et à la propagande : YAMBALA Sylvain
Délégué pour l’organisation des femmes :
Délégué à l’Education et au Développement : ALANDALA Gyslain
Délégué aux résolutions des conflits : CISSE Yann
Délégué à l’organisation de la jeunesse : KENGUEMBAS Yann
Contrôleur Financier : YACKOISSET Thierry Flavien
Par: Pierre INZA depuis Dakar

Centrafrique: Les Anti-balaka de Damara, bec noir de Mgr Nzapalainga

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Mgr-Dieudonné-Nzapalainga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mgr Dieudonné Nzapalainga. Photo: Fred Krock / CNC
Mgr Dieudonné Nzapalainga. Photo: Fred Krock / CNC

Les Anti-Balaka de Damara, bec noir de Mgr Nzapalainga

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 04 janvier 2015.  Cette fois, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga a du mal à contenir son amertume vis-à-vis des violences et exactions des seigneurs de guerre en RCA. Le 31 décembre dernier, alors que le prélat revenait d’une mission humanitaire au chevet des habitants du village Gbangou à quelques 210 km de Bangui – eux-aussi victimes des affres d’un redoutable et tristement célèbre chef Anti-balaka du nom Andjiro, Nzapalainga s’est arrêté dans un petit village où un certain Ruffin (chef antibalaka) avait braqué une moto de l’Ong catholique CARITAS. Ce jour-là, la mission de cette Ong a été dépouillée de tout. L’Archevêque a demandé à Ruffin de remettre la moto, puisqu’il s’agit d’un bien de l’église. La surprise de la délégation de cette mission était somme toute désagréable. Le malfrat qui tient le commandement d’une unité d’une poignée de jeunes Anti-balaka a d’abord rabroué l’Archevêque en lui avouant dans une menace sérieuse que la moto en question a été déjà vendue et qu’il n’y a plus d’espoir de la retrouver. Ruffin n’est pas resté à ce seul refus, il a même proféré des menaces de mort en direction du prélat. Tout l’équipage de la mission a été donc terrorisé avec le ton utilisé par ce redoutable chef Anti-balaka et ses hommes qui pointaient leurs armes sur tout le monde.

Imperturbable devant les agitations de Ruffin et ses hommes, Mgr Nzapalainga a par contre insisté pour que la moto de CARITAS soit remise immédiatement. Mais il n’a pas seulement exigé la remise de la moto, « en plus, je demande à toi mon fils Ruffin de venir vers moi ton père, puisque si je devais avoir un enfant tu aurais à l’âge de mon fils, mais en ma qualité d’Archevêque je suis ton père spirituel. Tu dois venir rapidement demander pardon pour ton geste, afin que la nouvelle année qui commence soit pour toi et pour les enfants que tu as entraînés derrière toi, une année de délivrance. » a déclaré sur un ton ferme Mgr Dieudonné Nzapalainga. L’Archevêque fait une extension en demandant aux parents et amis ou aux chefs hiérarchiques de Ruffin de lui donner de conseil, afin de s’exécuter très rapidement, à défaut il sera face à ses actes devant Dieu.

Indiquons que dans ce même feuilleton, un autre tristement célèbre chef Anti-balaka du nom de Andjiro sème la terreur et la désolation dans les environs de la ville de Damara. C’est d’ailleurs lui qui a donné l’ordre pour que le village Gbangou – fort de ses 800 habitants ait été brûlé. Des exactions de tous ordres ont été commises sur ces villageois contraints à fuir en brousse depuis le 21 septembre dernier. Andjiro aurait même intimé l’ordre que les habitants de Gbangou doivent rester en brousse pendant dix ans sous peine d’être massacrés par lui et ses hommes.

A Andjiro, Mgr Nzapalainga a fait savoir qu’il y a un temps pour toute chose. Mais, si lui Andjiro est encore en vie, c’est que Dieu l’aime encore et qu’il peut toujours se racheter. Par contre, il ne saurait continuer à infliger la souffrance aux pauvres habitants de Gbangou et ceux des environs de Damara qui sont eux-aussi l’image de Dieu. « Je demande à Andjiro d’arrêter et de venir demander pardon à Dieu. Je lui indiquerai ce qu’il doit faire pour revenir à Dieu. » a déclaré l’Archevêque de retour d’une mission humanitaire au chevet des habitants de Gbangou terrés en brousse depuis deux mois. Faut-il préciser qu’ à la satisfaction des habitants de Gbangou, des vivres et non vivres ont été distribués par l’Archevêque et des soins ont été administrés aux malades par la CODIS (Coordination diocésaine de la santé) du Frère Elkana.

Il faut savoir qu’au niveau de Bangui, le mouvement Anti-balaka a été dissout et s’est mué en parti politique, le PCUD (Parti centrafricain pour l’unité et le développement), alors que dans les villes de province, la population continue de porter le fardeau anti-balaka. Et ce malheureusement, sous l’œil impuissant de la hiérarchie Anti-balaka et les forces internationales opérationnelles dans le pays.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique / Tchad: Baba Laddé a été extradé de Bangui vers N’djaména (CAP)

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Centrafrique Presse / Corbeau News Centrafrique: 04 janvier 2015

Baba Ladé du Tchad

Baba Laddé a été extradé de Bangui vers N’djaména

L’ancien chef rebelle tchadien du FPR et préfet de la grande Sido (Tchad), Mahamat Abdul Kadré alias Baba Laddé, détenu depuis le 8 décembre dernier à la SRI de Bangui après son arrestation dans les environs de Kabo dans le nord de la Centrafrique par les soldats de la Minusca, a été extradé le ce vendredi 2 janvier à bord d’un vol spécial venu de N’djaména.

Lors de son arrestation, il était à la tête d’une quarantaine d’hommes lourdement armés et venait de s’enfuir précipitamment du territoire tchadien où des militaires tchadiens étaient à sa recherche. Démis le 24 novembre dernier de ses fonctions de préfet de Maro comme de nombreux autres préfets tchadiens par décret présidentiel, Baba Laddé refusait de quitter la ville.

D’après la porte-parole de la MINUSCA, Baba Laddé faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine en mai dernier. Une source judiciaire a expliqué à Bangui qu’« il y a de nombreuses plaintes contre lui, il y a même des faits qui relèvent du crime contre l’humanité ».

Sous le régime Bozizé déjà, Baba Laddé avait été extradé à deux reprises vers N’djaména d’où il s’était toujours évadé pour ensuite revenir sur le territoire centrafricain, en particulier la région de Kabo et Kaga-Bandoro qu’il considère comme son sanctuaire.

Lors de son avant dernière extradition en 2011 suite à sa reddition volontaire, il avait été acheminé à N’djaména à bord d’un aéronef des Nations Unies (ce qui fut à l’époque fortement reproché par le siège new yorkais de l’institution à Mme Vogt du BINUCA) après des tractations conduites par Mgr Paulin Pomodimo, ainsi que le médiateur de la République tchadienne.

Centrafrique Presse

Centrafrique : « des êtres humains réduits à l’état d’animal »

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Radio Vatican / Corbeau News Centrafrique: 04 janvier 2015.

les catholique de Bangui au chevet des ex-seleka au Camp beal , Mgr Nzapalainga
Mgr Nzapalainga. ©2014CNC

 « Des êtres humains réduits à l’état d’animal »

La Centrafrique regarde cette nouvelle année avec espoir. C’est en effet en 2015 que doit s’achever la période de transition politique dans le pays avec l’organisation d’élections d’ici le mois d’août. Mais, même si le niveau de violence a baissé, les affrontements sporadiques se poursuivent entre hommes armés de l’ex-rébellion Seleka et milices chrétiennes Anti-Balaka. La situation humanitaire surtout est toujours très fragile, dans certaines zones où les civils qui ont fui la violence vivent encore dans le plus grand dénuement et la peur des représailles.

Ces derniers jours, la Caritas locale, avec à sa tête Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, a organisé une mission de soutien aux habitants du village Gbangou, dans le centre du pays. Un village dont les maisons ont été incendiées le 21 septembre dernier par Andilo, un chef des anti-Balaka. Depuis, les habitants vivent dans la brousse, dans des conditions effroyables. La délégation est venue apporter des vivres et des médicaments, mais surtout une présence et un soutien spirituel et moral auprès de ces villageois. La tension est toujours grande encore dans la zone : le cortège de la Caritas a été menacé de mort par un groupe des anti-Balaka. Interrogé par la radio locale Ndeke Luka, Mgr Nzapalainga est revenu sur cette visite auprès des plus démunis :

« J’ai fait ce geste parce que j’ai en face de moi des êtres humains qui sont réduits à l’état d’animal a expliqué l’archevêque de Bangui, ému par la rencontre. J’ai été outré, j’ai été indigné en les voyant dans la brousse depuis plus de deux mois et je ne voulais pas rester indifférent et donc, j’avais fait des annonces sur les ondes en attirant l’attention du gouvernement et de la communauté internationale. Mais j’ai comme l’impression que ces appels sont restés vains. Cette population mourait à petit feu alors j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour venir à la rencontre de mes frères et sœurs pour venir redonner la dignité à ces personnes. » a-t-il aussi précisé.

Désamorcer la violence

Face aux intimidations lancées par un jeune membre des anti-Balaka, l’archevêque de Bangui a gardé son calme, tout en expliquant que malgré les dangers, il venait en pasteur « prêt à mourir pour ses brebis ». Il a rappelé combien, voyant les dérives d’une certaine jeunesse africaine dans ce jeune homme, il était nécessaire d’instruire et d’éduquer. Il n’y a plus d’école à Gbangou depuis 2012. « On est en train de sacrifier une génération » s’indigne le prélat.

« Chacun fait sa loi quand on est seigneur de la guerre, a dénoncé Mgr Nzapalainga, on a le droit de vie et de mort sur les gens ». Pour l’archevêque, il est nécessaire de dénoncer toute violence et surtout l’indifférence dans laquelle sont laissées des populations entières de Centrafrique. « C’est en parlant haut et fort que l’on pourra rétablir l’ordre et redonner la liberté aux gens » a-t-il conclu.

Radio Vatican

 

RCA: BANGUI EST UNE VILLE POUDRIÈRE, LA NUIT DE LA SAINT SYLVESTRE 2015 A RÉVÉLÉ

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Corbeau News Centrafrique: 03 janvier 2015.

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

BANGUI EST UNE VILLE POUDRIÈRE, LA NUIT DE LA SAINT SYLVESTRE 2015 A RÉVÉLÉ.

Voici déjà 2 ans, notre pays après un coup d’état sanglant, s’installe inexorablement dans un chancre mou de crise à ne pas s’en sortir.

De séléka à anti-balaka, tout porte à croire, que ce sont des musulmans et chrétiens qui s’entretuent, c’est faux. En réalité, les séléka et les anti-balaka sont des instruments, ils sont ni musulmans, ni chrétiens. L’amalgame qu’on voulait faire porter à la religion est connu. Les séléka et les anti-balaka sont des instruments aux mains des pouvoirs qui ont échoué.

Pour preuve, Nairobi abrite des pourparlers entre les chefs séléka et les anti-balaka, le gouvernement de transition n’y est pas convié et ni un autre centrafricain. Parce que fondamentalement, c’est eux qui tiennent les cordes. Ils ont une emprise réelle sur la crise que traverse le pays au prix de nos souffrances. Et leur rencontre à Nairobi ne peut pas se tenir autrement qu’entre eux. C’est eux qui nous opposent tous les jours leurs armes contre nos appels humains, incessants à la cessation des hostilités, à la paix.

Tout comme DJOTODIA et TCHANGAYE ont été fait déportés à Ndjamena pour écouter la sentence de leur licenciement, le scénario de Nairobi est de la même couleur mais de nature différente.

Pendant ce temps, les centrafricains restent toujours débout et veulent la paix. Il y a un brin de réchauffement social entre les communautés au niveau du KM5. Il y a un élan de prise de conscience qui est amorcé. La paix est possible. Mais Bangui est une ville poudrière. Le 4è arrondissement est un champ de tirs et le 3è arrondissement ferait à lui seul une manufacture d’armements de tout genre et de toutes les gammes. La nuit du 31 décembre, il y a eu des coups de feu partout, au KM5 nous en avions été dégoutés, nous avions écouté des séries de tirs à l’arme légère, aux armes lourdes, des grenades dégoupillés qui explosent, certaines armes étaient placées sur des véhicules et ils tiraient en l’air, même les forces de la Minusca ont dû chercher refuge. A ce point, nous reconstruirons le pays sur des armes. Que l’on s’en tienne, le KM5 est une cave d’armes.

Nous avons déjà demandé au gouvernement de pouvoir s’installer au KM5 afin d’accélérer le processus du désarmement des cœurs mais aussi pour relancer le KM5, le business-center et poumon économique de la capitale et vous avez refusé, et si vous pouvez essayer Monsieur le « gouvernement ».

Aujourd’hui, de MISCA à MINUSCA, aucune résolution n’a été appliquée et ne sera appliquée pour de rien au monde. Les différentes forces sur le terrain qu’il s’agisse de MINUSCA, SANGARIS, SÉLEKA ET ANTI-BALAKA, elles vivent en communion, elles se connaissent et se communiquent, elles s’échangent tout, au point de dire qu’elles se ravitaillent mutuellement pour rester en vie. Certains éléments de la force MINUSCA le disent eux-mêmes, « nous ne sommes pas là pour mourir pour vous, démerdez-vous à régler vos problèmes ». Voilà comment notre pays est tenu par ces forces.

Mais pour qui ?

La RCA est sans administration, le gouvernement de Bangui ne peut se prévaloir de détenir un pouvoir, ni le destin d’un peuple. La transition qui devrait être un soc, c’est-à-dire la grosse lame pointue devant la charrue qui s’enfonce dans le sol pour ouvrir des sillions dans la terre et qui permet de labourer, malheureusement la transition est un pair de bœufs placé derrière la charrue.

REÉCRIVONS ENCORE ENSEMBLE CECI : L’ONU N’A RIEN RÈGLÉ DES CRISES AU MONDE, SINON UNE FORCE TAMPON DE DISSUASION. IL NOUS APPARTIENT CENTRAFRICAINS À NOUS MOBILISER POUR ARRÊTER CETTE CRISE.

NOUS POUVONS ARRÊTER CETTE CRISE, LES BURKINABÉS L’ONT FAIT: FIXER L’AUTODÉTERMINATION DE NOTRE PEUPLE.

Robert ENZA

Entrepreneur leader politique

Centrafrique: les Anti-Balaka menacent de tuer l’archevêque de Bangui Msg. Dieudonné Nzapalaïnga

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radio ndeke-luka / Corbeau News Centrafrique: 02-01-2015.

Mgr Nzapalainga à Bangui
Mgr Nzapalainga à Ngoukomba, Bangui. ©2014CNC

L’archevêque de Bangui menacé de mort par des Antibalaka

La mission humanitaire conduite par l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, du 29 au 31 décembre 2014 dans l’Ombella M’Poko, a été publiquement menacée par des éléments Antibalaka armés du général Andjilo au village Bénima situé à 10 kilomètres de la ville de Damara sur l’axe Bogangolo.

A l’origine des menaces, l’affaire de vol d’une moto de la Caritas-Centrafrique le 13 décembre dernier par une bande d’hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka habitant le village Bénima.

L’une des deux victimes du braquage et animateur à la Caritas diocésaine de Bangui Roger Billa, explique que, « Arrivés dans la forêt de Bénima, nous avons été interceptés par quatre hommes à bord de deux motos. Deux d’entre eux portaient des armes de guerre. Ils nous ont intimé l’ordre de leur remettre les clefs de la moto, ce que nous avons automatiquement fait. Nous avons été aussi dépouillés de tous nos biens », a-t-il relaté.

Lundi dernier, lors du déplacement de la mission humanitaire vers les  populations de Boyélé, Gbangou et Bodingui, l’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, a formulé la demande de restitution de la moto.

«Une de nos motos a disparu à partir de Bénima. Nous avons ouï dire que Ruffin est le détenteur et conduit encore cette moto. C’est avec beaucoup de diligence que nous nous sommes arrêtés au niveau de Bénima pour supplier, demander gentiment, poliment à ce jeune homme de la restituer. Par cette moto nous arrivons à atteindre les endroits les plus reculés », a raconté l’archevêque de Bangui.

La demande a été mal prise par Ruffin le milicien Antibalaka, l’auteur du vol. De retour sur Bangui le mercredi, le prélat a marqué un arrêt au village Bénima pour la suite de son message. Ayant refusé d’écouter l’évêque, deux Antibalaka,  armés de kalachnikov, ont insulté et proféré des menaces de mort en public à l’endroit de l’archevêque, de tous les prêtres, les sœurs religieuses, les professionnels de la presse et autres responsables membres de la mission.

Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga se dit patient et compte sur les responsables hiérarchiques du mouvement Antibalaka ainsi que des parents de Ruffin pour le ramener à la raison.

Tout constat fait, la population de la région n’adhère pas à cette manière de se comporter devant cette haute autorité religieuse.

www.radiondekeluka.org

Afrique-Antiterrorisme : dans la brousse, à la poursuite de Joseph Kony

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Corbeau News Centrafrique: 02-01-2014.

Joseph Kony
Joseph Kony

Un plongeon dans des séquences de la traque de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) assurée aujourd’hui par une coalition de quatre pays.

Par notre envoyé spécial à Dungu, Yambio et Nzako, Antoine Galindo

“Direction Kony ! Premier squad, en mouvement ! Deuxième squad, en mouvement ! FEU !”. Une cinquantaine d’hommes armés simulent des phases de combat en brousse. “CESSEZ LE FEU !”.  Deux hommes s’écroulent. Fouille, sécurisation de la zone. Exercice réussi. Au bord du terrain d’entraînement de Dungu, en République démocratique du Congo (RDC), le Major Eniembo veille.

“Nous avons les 500 hommes du contingent congolais ici”, explique l’officier, tout sourire. Ce contingent est affecté à la Regional Task Force (RTF), une coalition régionale est-africaine chargée de lutter contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et son fondateur, l’insaisissable Joseph Kony, un Ougandais. Depuis un quart de siècle, le groupe armé aux revendications politico-religieuses sévit sur une région à cheval entre la RD Congo, la République centrafricaine (RCA), le Soudan du Sud et l’Ouganda. “En 2008, la LRA a été chassée d’Ouganda. Elle s’est réfugiée en RD Congo. Puis elle est passée en RCA. Elle opère aussi au Soudan du Sud”, poursuit le Major Eniembio. Joseph Kony et ses hommes se cachent en brousse. “C’est la raison pour laquelle nous entrainons nos hommes à évoluer dans ce milieu”, complète l’officier. Seul un petit aérodrome ravitaillé quotidiennement relie la base de Dungu au reste du monde.

Minée par des dissensions internes, la coalition manque de moyens et d’effectif

Les quartiers généraux de la RTF, eux, sont basés à Yambio, au Soudan du Sud. Ici aussi, la LRA a sévi par le passé. La zone est aujourd’hui sécurisée. Mais trop souvent, les militaires de la RTF arrivent pour constater les dégâts. Le lieutenant-colonel Olivier Dougueoua est centrafricain. Il est affecté à l’Etat-Major. “Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la RTF manque de moyens. Par exemple, en République centrafricaine, notre contingent est trop préoccupé par la crise actuelle”, explique-t-il. Initialement, la RTF devait être composée de 5000 hommes : 2000 Ougandais, 1000 Centrafricains, 1000 Sud-Soudanais et 1000 Congolais. Mais en raison des conflits internes qui minent les pays contributeurs, ce chiffre n’a jamais été atteint. Faute de financements extérieurs, les effectifs sont appelés à des missions plus urgentes. C’est l’armée ougandaise qui supporte seule quasiment tout l’effort militaire, avec l’appui logistique des Américains.

La LRA ne manque pas d’en tirer profit

“Non seulement le chaos régional nous prive d’une partie de nos hommes, mais l’armée de résistance du seigneur s’en sert pour survivre”, explique, confortablement assis dans une salle de briefing, le commandant en chef de la RTF, Sam Kavuma. “En Centrafrique, la LRA s’est alliée avec la Séléka. Au Soudan, c’est avec les Janjawid qu’ils collaborent. Ces groupes sont puissants et soutenus en haut lieu. C’est très difficile de lutter contre ça avec peu de moyens”, poursuit l’officier en triturant sa moustache. “Partout où il y a des lacunes, un manque de gouvernance, la LRA saisit l’opportunité pour proliférer et se refaire une santé”, ajoute-t-il. “Pourtant, malgré cela, la capacité de nuisance de Joseph Kony et de ses hommes a été réduite de 90% depuis 2012”, assure le commandement de la coalition régionale.

“La brousse, notre plus gros problème”

Sous un soleil écrasant, les avions militaires américains décollent et atterrissent. Les tourbillons de terre battue rythment la journée de la base aérienne de Yambio. Ravitaillement, transport de troupes, reconnaissance. En fin d’après midi, une pluie fine permet de respirer un peu. A l’ombre d’un acacia, quelques officiers discutent de tout et de rien. Un hélicoptère s’apprête à décoller pour Nzako, une ville de 25000 habitants au sud de la République Centrafricaine. On n’y accède que par voie aérienne. Sur des centaines de kilomètres, aucune trace de vie humaine. La brousse s’étend à perte de vue. Sur place le Major Robert Camara fait les cent pas. A notre arrivée, le porte-parole de l’armée ougandaise en Centrafrique va droit au but : “La brousse, c’est notre plus gros problème pour lutter contre Joseph Kony. Lui et ses hommes se cachent dans des forêts grandes comme deux fois le Kenya ! Ils ne communiquent pas par radio, donc il est impossible d’intercepter leurs communications. Et ils sont sans cesse en mouvement. Puis un jour, ils attaquent un village”.

Nzako, l’exemple-type du village visé par Kony…

Récemment, ce fut le cas de Nzako. Engoncé dans un large boubou vert et noir, Mahmad Ganda est aux côtés du Major Camara. Le chef communautaire de la ville a le visage fermé. A l’évocation du nom de Joseph Kony, les souvenirs lui reviennent. A bord d’un véhicule blindé de l’armée ougandaise, il se rend dans une base militaire désaffectée. “C’est ici que tout a commencé”, raconte-t-il. “En 2011, 2012 et 2013, la LRA est venue ici. Ils sont sortis de la brousse et ont tué les soldats centrafricains. C’est moi-même qui suis venu ramasser les corps”, poursuit-il. Debout, à côté du bâtiment en ruines avec les  murs criblés de balles, il explique : “Il n’y a plus de militaires centrafricains à Nzako désormais. C’est l’armée ougandaise qui nous protège”. Après son premier passage, la LRA investit le centre-ville de Nzako. En déambulant dans les rues du marché, Mahmad Ganda poursuit : “Ils ont tué beaucoup de personnes ici vous savez. Et ceux qu’ils n’ont pas tués, ils les ont capturés. Les femmes pour faire des enfants, et les hommes pour faire des soldats”.

… à la merci du départ des troupes ougandaises

Nzako a aujourd’hui retrouvé son calme. La présence militaire ougandaise fait de la région l’une des plus sécurisées de RCA. Mais ça ne suffit pas à Mahmad Ganda. “Ce n’est pas un succès. Si c’était un succès, Joseph Kony aurait été capturé ! Maintenant, nous sommes protégés. Mais si les militaires ougandais s’en vont, nous serons de nouveau livrés à nous-mêmes. Nous serons condamnés à l’exil. Comme beaucoup de villages avant nous”, explique-t-il. Et le départ des Ougandais est possible. De retour aux quartiers généraux, Sam Kavuma explique : “Cette coalition régionale nous coûte beaucoup d’argent. Or depuis 2008, la LRA n’est plus en Ouganda. Si Kampala ne s’est pas encore retirée de la RTF, c’est par solidarité panafricaine…”, dit-il. Cela dit, la question est sérieusement débattue. “Ce serait une erreur de se retirer maintenant. Grâce à la pression que nous mettons sur eux, la LRA est en fuite. En mode “survie“. Nous retirer maintenant anéantirait tous les efforts consentis depuis deux ans. Nous serions de retour à la case départ”, poursuit-il. Et Joseph Kony n’attend que ça.

Afrique.lepoint.fr

République Centrafricaine: avec quels acteurs politiques gérer l’après-transition ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Catherine-Samba-Panza-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Catherine Samba-Panza. ©2014CNC

Avec quels acteurs politiques gérer l’après-transition ?

 
Corbeau News Centrafrique: 02-01-2015.  Aimer son pays, c’est d’abord respecter les lois de la République. Depuis le coup d’Etat de Saint Sylvestre 1966, tous les chefs d’Etat qui se sont succédés par la voie démocratique ou autre ont d’abord violé la plus belle constitution de la République élaborée par le président fondateur de la Centrafrique, feu Barthélemy BOGANDA, mort précocement dans un accident d’avion et dont la lumière n’a été faite jusque-là sur son décès tragique, et la violation flagrante de la constitution du 27 décembre 2004 qui doit faire l’objet d’une révision urgente pendant le processus de transition avant les futures élections de 2015.
Avant l’avènement de la démocratie, la République centrafricaine, comme tout autre pays du continent, a vécu sous le régime du monopartisme qui a débouché à une dictature, occasionnant l’insurrection populaire dite estudiantine en 1979. La constitution était bafouée par l’empereur BOKASSA qui gérait seul les richesses du pays jusqu’à son couronnement en 1977 qui coûtait 4 milliards de fcfa à l’Etat centrafricain. Une somme colossale qui aurait servi à l’éducation des jeunes générations et la formation des cadres. Le diamant et l’or centrafricain n’étaient pas exploités pour le bien du peuple, voire l’uranium qui pose toujours problème litigieux entre le gouvernement centrafricain et AREVA le géant mondial français en matière d’énergie. Les marchés de ces grands chantiers d’exploitation minière étaient souvent de gré-à-gré sans l’implication des représentants du peuple à l’Assemblée nationale et sans aucune communication pour la gouverne du public.
Presque trente années d’instabilité et d’exploitation minière ténébreuse, ou du moins depuis la période dite de souveraineté en 1960, certaines régions du territoire national ont été marginalisées par les régimes successifs. Cause, entre autres, la mal gouvernance débouchant à la naissance des rébellions en Centrafrique. Selon certains responsables de l’UFDR qui s’est fait entendre par des attaques armées de 2005 pour destituer le régime de l’époque mais stoppée par le pilonnage de l’armée française, rappelons-le, le gouvernement centrafricain depuis l’indépendance, a toujours marginalisé la région de la Vakaga. Les zones de Birao et environnantes où se trouve le puit du pétrole centrafricain, ayant engendré une multitude de rébellion.
Le nord-est du pays également regorge des richesses minières mais l’exploitation a été souvent sous-marine au détriment des populations condamnées à l’extrême pauvreté. Quant au sud-ouest du pays très riche en bois et richesses minières également, le tout exploité illégalement, manque cruellement d’infrastructures, scolaires modernes digne de ce nom, routières et énergétique etc, au même titre que les autres zones du territoire oubliées par le gouvernement centrafricain pour sa mal gouvernance qui le caractérise et lui colle à la peau.
L’établissement des vraies démocraties aujourd’hui en Afrique en général et en Centrafrique en particulier qui doit renaître de ses cendres se présente en un défi de nature politique à relever. La justice, de ce point de vue, est un principe important d’éthique sociale. C’est la vertu par excellence. Pour un retour à l’ordre constitutionnel crédible, la République centrafricaine, contre toutes formes de gaspillage des richesses communes nationales et détournements des deniers publics, a besoin des politiciens intègres et non des ripoux, destinés à protéger les biens nationaux et de les exploiter pour l’intérêt général et non égoïste et personnel. Il va sans dire que la réconciliation entre centrafricains et la paix recherchée, l’anarchie de l’exploitation minière de manière égoïste et clanique sont à l’origine. C’est pourquoi il nous faut aujourd’hui, pour une gestion des ressources nationales dans l’équité et la transparence, l’émergence d’hommes politiques intègres. Par ailleurs, on ne peut parler des hommes politiques intègres sans parler également des responsabilités familiales qui réclament également une forme d’intégrité conjugale et sociale. Parce qu’il faut donner le bel exemple au sein du foyer et dans la communauté, puis la nation toute entière. Respecter la constitution de la république c’est respecter aussi la loi familiale et les autres lois républicaines pour la bonne marche vers le développement.
Sur cette voie alors, il faut tenir compte de la culture de la paix qui est un idéal éminemment humaniste. Il faut un enseignement perpétuel à tous les niveaux de la société afin de rétablir l’harmonie et la stabilité au sein du foyer conjugal, du milieu scolaire et l’administration. Etant donné qu’il y a eu dégradation et perte de repères dans la société centrafricaine depuis le début de la crise, il faut un encadrement d’éthique relationnelle des différents groupes professionnels et de la morale sociale, car la paix et la réconciliation en ont besoin nécessairement pour la stabilité du pays.
Il va sans dire que le gouvernement centrafricain qui a été toujours nul à tous les niveaux doit se mettre résolument au travail et avec une efficacité admissible pour résoudre bon nombre de problèmes auxquels le pays s’est confronté depuis des décennies tels que le commerce déloyal, les conditions injustes dans le pays qui ne facilite pas l’émergence aux filles et fils du pays. Des enfants de la rue et les malades mentaux qui sillonnent les artères de la capitale sont aussi d’autres problèmes du gouvernement qui n’en fait pas une priorité.
On ne peut alors contester le fait que ceux qui ont tous gouverné hier le pays sont à l’origine de notre division, des conflits armés qui opposent certains groupes communautaires, de la corruption qui grimpe l’échelle administrative à une vitesse hypersonique et d’autres maux qui gangrènent notre société dégradée.
Le gouvernement du futur président de la république élu en 2015 qui sera mis en place a du pain sur la planche et la société civile doit être en éveil pour contrôler ses actions et appuyer sur l’alarme en cas de dérive. Il n’a plus d’erreur à commettre sinon c’est la porte qui doit l’attendre. C’est le peuple qui a trop souffert qui mettra l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.
A bon entendeur…
Journaliste Politique et Culturel
Journaliste Politique et Culturel
Pierre INZA

LE FORUM DE BANGUI : UN FORUM MAL CONCU, MALVENU ET POTENTIELLEMENT INFLUENCE PAR L’INITIATIVE DE NAIROBI

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Corbeau News Centrafrique: 02-01-2015.

François Bozizé et Michel Djotodia
François Bozizé et Michel Djotodia

LE FORUM DE BANGUI DE JANVIER 2015 : UN FORUM MAL CONCU, MALVENU ET POTENTIELLEMENT INFLUENCE PAR L’INITIATIVE DE NAIROBI

L’opinion est informée de la tenue d’un Forum en janvier 2015 à Bangui. Il semble que cette assise nationale s’inscrit dans la dynamique d’une paix et d’une réconciliation nationale en République Centrafricaine, profondément meurtrie par une crise militaro-politique sans précédent depuis le coup d’État du 24 mars 2013.

Mais, il faut reconnaître que ce dialogue est mal conçu d’une part, et malvenu d’autre part. Les choses ne sont pas assez claires pour l’opinion.

D’un côté, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Personne ne sait s’il s’agit d’une rencontre uniquement entre les acteurs politiques Centrafricains, ou plutôt d’une rencontre entre les acteurs politico-militaires de la crise post coup d’État du 24 mars 2013 ? Y aura-t-il la participation des victimes Centrafricaines, si oui sous quelle forme ? Quel sera l’ordre du jour de ce forum ? Quels sont les sujets à aborder ? Sera-t-il question uniquement d’un cessez-le-feu, de la redéfinition d’une nouvelle transition politique sans les autorités actuelles dont le mandat prend fin en février ? Sera-t-il question de la préparation des prochaines élections ? Discutera-t-on de mesures de grâce et d’amnistie pour les auteurs des nombreux crimes commis en Centrafrique ces dernières années ?

Enfin, l’idée de la tenue de ce Forum de Bangui en janvier 2015 est franchement malvenue, au moins pour deux raisons. La première raison en est qu’on ne peut pas organiser un vrai dialogue national avec des participants possédant des armes et tenant encore des positions militaires sur le territoire national. Avant le Forum, la MINUSCA doit d’abord mettre en œuvre la résolution de l’ONU qui exige le désarment forcé des groupes armés. Quand on va au dialogue avec des armes à la main, on se sent en position de force et en situation d’imposer ses vues, et donc de ne pas faire des concessions nécessaires à l’obtention d’un compromis qu’appelle tout dialogue. La deuxième raison en est que la justice nationale et internationale saisie des multiples crimes n’a pas encore enquêté, jugé et condamné les auteurs et complices des crimes, ni même indemnisé toutes les victimes de Séléka et des Antibalaka. La justice doit d’abord faire son travail. La communauté internationale doit procéder à l’indemnisation des victimes reconnues comme telles par la justice, et ce grâce à un fonds d’indemnisation financé par la communauté internationale.

Objectivement, ce n’est que suite au double travail de répression et d’indemnisation que les acteurs de la crise et les victimes pourront se réunir, se parler et se pardonner. C’est la double condition sine qua non de la réussite d’un dialogue national sincère et d’une réconciliation nationale sincère en Centrafrique. Le Forum de Bangui de janvier ne doit pas être l’assemblée qui scellera l’impunité ou absoudra les auteurs et complices des crimes massifs commis en Centrafrique ces dernières années. Il ne doit pas être influencé par l’INITIATIVE POLITICIENNE et MYSTÉRIEUSE DE NAIROBI dont les acteurs sont François Bozizé, Michel Djotodia, Nourredine Adam, lesquels sont en train de former une alliance contre nature, lesquels sont pourtant interdits de voyage, et sont dans le collimateur de la justice nationale et internationale. Le FORUM de Bangui ne doit pas non plus être un lieu de procès des uns et des autres, comme le veulent et le préparent en catimini les comploteurs de Nairobi (Kenya), sur le dos du peuple Centrafricain. Les plaintes et accusations (avec preuves à l’appui), c’est devant la justice ; les procès relèvent exclusivement de la compétence des tribunaux et non d’un Forum comme l’espèrent certains politiciens en mal de popularité. Parmi ces derniers figurent étrangement certains hommes de droit et Avocats opportunément acquis à l’impunité en faveur des potentiels clients de la justice que sont principalement François Bozizé, Michel Djotodia et Nourredine Adam, et dont ils réclament par communiqué la participation au Forum de Bangui. Ils espèrent ainsi venir déverser leur torrent de haine et faire gober aux participants des insanités déjà concoctées à Nairobi dans un secret de polichinelle, pour tenter de faire haïr et vomir l’une ou l’autre personnalité politique qu’ils ont dans leur ligne de mire dans l’optique des prochaines élections, et obtenir une nouvelle transition politique à partir de février 2015 gérée par eux.

Comme la réunion des deux conditions précitées (sanction des auteurs et indemnisation des victimes) nécessite des années de travail (2 à 3 ans) de la justice nationale et internationale, le Forum de Bangui de janvier 2015 doit seulement se limiter à la recherche et à la signature d’un accord de cessez-le-feu immédiat et définitif sur toute l’étendue du territoire national devant permettre le retour des personnes déplacées dans un premier temps, et l’organisation des élections groupées en juin-juillet 2015 dans un second temps.

Le vrai DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF devant déboucher sur la RÉCONCILIATION NATIONALE ne pourra se tenir qu’après les élections de 2015, c’est-à-dire en 2017 ou début 2018, et organisé par des autorités plus légitimes.

Le FORUM de BANGUI de janvier 2015 a donc tout l’air d’un décorum, est mal conçu et saugrenu, sauf à vouloir pratiquer la politique de l’autruche comme d’habitude, avec comme conséquence l’éternel recommencement. Il n’est pas trop tard pour bien penser et bien définir le FORUM de Bangui de janvier 2015 pour le limiter à la signature et à l’exécution de bonne foi d’un Accord de Cessez-le-feu immédiat, complet et définitif, gage du retour rapide des Centrafricains déplacés, dispersés, suppliciés, gage de la tenue des élections générales de juin-juillet 2015. Si les belligérants refusent de déposer les armes suite à ce Forum, la MINUSCA devra alors utiliser la force pour pacifier le pays, comme l’autorisent depuis longtemps les résolutions de l’ONU.

Il n’est pas tard, les autorités actuelles de transition, l’ensemble de la classe politique Centrafricaine, la société civile, la communauté internationale, et les organisations de défense des droits humains luttant contre l’impunité devraient urgemment repenser le Forum de Bangui et le limiter substantiellement. Il doit s’agir d’un dialogue à minima, facteur du nécessaire apaisement social et politique avant les élections de juin-juillet 2015. Le vrai dialogue pour une vraie réconciliation nationale, c’est encore trop tôt.

PAS DE DIALOGUE NATIONAL ET DE RÉCONCILIATION NATIONALE SANS UN TRAVAIL COMPLET PRÉALABLE DE LA JUSTICE NATIONALE ET INTERNATIONALE !

Quand on met la charrue avant les bœufs, ça ne marche pas !

Par: Éric Madjotoloum

Béloko/ Garoua-Boulai : le gouvernement centrafricain se rend compte de la zone tampon récupérée par les forces camerounaises ?

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Corbeau News Centrafrique: 1 janvier 2015

Armée camerounaise
Armée camerounaise

Béloko/ Garoua-Boulai : le gouvernement centrafricain se rend compte de la zone tampon récupérée par les forces camerounaises ?

La République Centrafricaine des présidents Boganda, Bokassa et de Kolingba risque d’être rétrécis sur le plan géographique par rapport à sa superficie. Si les présidents cités ci-haut pouvaient sortir de leurs tombes pour voir ce qui se passe depuis deux décennies dans le pays, ils ne tarderont à agir pour sauver la terre de leurs ancêtres qui, petit à petit, soit occupée par les compatriotes voisins qui ont profité de l’absence des FACA sur le terrain pour perpétrer comme bon leur semble.

Au cours d’une mission effectuée par les membres du gouvernement tels que : la ministre d’Etat  en charge des Travaux Publics Marie-Noëlle Koyara, le ministre de la Communication Victor Waké et la ministre des Eaux et Forets Isabelle Gaudeuille à Beloko à plus de 600 kilomètres à l’Ouest de Bangui pour toucher du doigt le fonctionnement du pesage des véhicules mis en activité il y’a quelques mois, ces derniers ont eu l’écho de ce qui s’est passé sur cette frontière où des accrochages ont été survenus entre un groupe armé et les forces camerounaises qui, profitant de l’occasion, pour occuper une portion de la terre centrafricaine. Autrement dit, les forces camerounaises, après avoir repoussé et tuer d’autres assaillants, ont automatiquement occupé la zone tampon, la partie qui limite la RCA et le Cameroun.

Aux dires de certains centrafricains interviewés sur place, les autorités camerounaises ont chassé et enfermé certains de leurs compatriotes, bien qu’ils soient sur leur territoire. Les images publiées ici démontrent ce que font les forces camerounaises, qui est comme une agression. Autrement dit, c’est une affaire d’Etat où les autorités centrafricaines doivent réagir vite sur ces questions afin qu’il ne soit trop tard pour les autres frontières (Tchad, Congo et Sud-Soudan) où des sources indiquent qu’il y’a également des scènes d’occupation du territoire qui se produisent petit à petit.

Au niveau de Béloko où les membres du gouvernement se sont entretenus avec les autorités locales, l’accent a été beaucoup plus mis sur ces questions et également celui de l’entretien des routes, notamment le fonctionnement du pesage qui permet d’indiquer le poids de véhicules en provenance du Cameroun. Au regard des constats faits par la ministre d’Etat en charge des Travaux publics Marie-Noëlle Koyara, on apprendra que de véhicules surchargés rentrent à Bangui sans qu’il y’ait de mesures appropriées pour mettre fin à ce désordre qui remettent non seulement l’état des routes dégradable, mais jouent également sur les recettes fiscalo-douanières.

L’autre problème dont la ministre d’Etat en  charge des TP en a débattu avec les autorités centrafricaines de Béloko (responsable du pesage, contrôleurs douaniers, gendarmes, police frontière…), touche l’attitude des caques bleues (contingent camerounais) qui font le convoyage de véhicules Bangui-Garoua Boulai.
Il parait selon les dires, du responsable du pesage, que ces derniers sont complices des marchands qui esquivent les formalités douanières. « …parfois, les casques bleues s’entendent avec les responsables des véhicules voire les commerçants qui transportent leurs marchandises en moto, et attendent derrière la barrière de Béloko. Une fois que les camions quittent le pesage avec un poids raisonnable, ils les embarquent après la barrière avec des surcharges. Nos gendarmes et les casques bleues se sont disputés à plusieurs reprises sur cette affaire qui, au finish, ils (casques bleues) disent que les forces nationales ne sont habilitées à contrôler les convois. Donc, nous demandons que le gouvernement saisi les autorités de la Minusca sur cette affaire qui joue sur l’économie de notre pays », a-t-il martelé.

« La communauté internationale est là pour nous accompagner et les casques bleues sont là également pour appuyer les efforts du gouvernement dans la sécurisation du pays dans tous les domaines d’activités. Les casques bleus ne peuvent nullement donner des ordres aux forces nationales qui sont habilitées à exercer comme il le faut. Avec ces genres de comportements, comment voulez-vous que l’économie soit assainie ? Non seulement qu’ils évitent le pesage, mais ils dégradent  les routes avec des surcharges de marchandises ? Cela ne peut continuer comme cela. La communauté internationale est là pour nous accompagner et non d’exercer en lieu et place des autorités nationales », a clamé la ministre d’Etat Marie-Noëlle Koyara qui, en arrivant à Beloko, a rendu une visite éclaire dans la base des casques bleues du contingent camerounais, transformée à un bistro.
Le moins que l’on puisse dire, est une question de savoir à quand le gouvernement va réagir sur l’affaire de la zone tampon de Garoua-Boulai et une partie de la ville de Béloko, occupées désormais par les camerounais ?

lionel ZOUMIRY

Centrafrique / Cameroun: L’armée camerounaise occupe une partie du territoire centrafricain

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Corbeau News Centrafrique: 1 janvier 2015

Armée camerounaise
Armée camerounaise

Béloko/ Garoua-Boulai : le gouvernement centrafricain se rend compte de la zone tampon récupérée par les forces camerounaises ?

La République Centrafricaine des présidents Boganda, Bokassa et de Kolingba risque d’être rétrécis sur le plan géographique par rapport à sa superficie. Si les présidents cités ci-haut pouvaient sortir de leurs tombes pour voir ce qui se passe depuis deux décennies dans le pays, ils ne tarderont à agir pour sauver la terre de leurs ancêtres qui, petit à petit, soit occupée par les compatriotes voisins qui ont profité de l’absence des FACA sur le terrain pour perpétrer comme bon leur semble.

Au cours d’une mission effectuée par les membres du gouvernement tels que : la ministre d’Etat  en charge des Travaux Publics Marie-Noëlle Koyara, le ministre de la Communication Victor Waké et la ministre des Eaux et Forets Isabelle Gaudeuille à Beloko à plus de 600 kilomètres à l’Ouest de Bangui pour toucher du doigt le fonctionnement du pesage des véhicules mis en activité il y’a quelques mois, ces derniers ont eu l’écho de ce qui s’est passé sur cette frontière où des accrochages ont été survenus entre un groupe armé et les forces camerounaises qui, profitant de l’occasion, pour occuper une portion de la terre centrafricaine. Autrement dit, les forces camerounaises, après avoir repoussé et tuer d’autres assaillants, ont automatiquement occupé la zone tampon, la partie qui limite la RCA et le Cameroun.

Aux dires de certains centrafricains interviewés sur place, les autorités camerounaises ont chassé et enfermé certains de leurs compatriotes, bien qu’ils soient sur leur territoire. Les images publiées ici démontrent ce que font les forces camerounaises, qui est comme une agression. Autrement dit, c’est une affaire d’Etat où les autorités centrafricaines doivent réagir vite sur ces questions afin qu’il ne soit trop tard pour les autres frontières (Tchad, Congo et Sud-Soudan) où des sources indiquent qu’il y’a également des scènes d’occupation du territoire qui se produisent petit à petit.

Au niveau de Béloko où les membres du gouvernement se sont entretenus avec les autorités locales, l’accent a été beaucoup plus mis sur ces questions et également celui de l’entretien des routes, notamment le fonctionnement du pesage qui permet d’indiquer le poids de véhicules en provenance du Cameroun. Au regard des constats faits par la ministre d’Etat en charge des Travaux publics Marie-Noëlle Koyara, on apprendra que de véhicules surchargés rentrent à Bangui sans qu’il y’ait de mesures appropriées pour mettre fin à ce désordre qui remettent non seulement l’état des routes dégradable, mais jouent également sur les recettes fiscalo-douanières.

L’autre problème dont la ministre d’Etat en  charge des TP en a débattu avec les autorités centrafricaines de Béloko (responsable du pesage, contrôleurs douaniers, gendarmes, police frontière…), touche l’attitude des caques bleues (contingent camerounais) qui font le convoyage de véhicules Bangui-Garoua Boulai.
Il parait selon les dires, du responsable du pesage, que ces derniers sont complices des marchands qui esquivent les formalités douanières. « …parfois, les casques bleues s’entendent avec les responsables des véhicules voire les commerçants qui transportent leurs marchandises en moto, et attendent derrière la barrière de Béloko. Une fois que les camions quittent le pesage avec un poids raisonnable, ils les embarquent après la barrière avec des surcharges. Nos gendarmes et les casques bleues se sont disputés à plusieurs reprises sur cette affaire qui, au finish, ils (casques bleues) disent que les forces nationales ne sont habilitées à contrôler les convois. Donc, nous demandons que le gouvernement saisi les autorités de la Minusca sur cette affaire qui joue sur l’économie de notre pays », a-t-il martelé.

« La communauté internationale est là pour nous accompagner et les casques bleues sont là également pour appuyer les efforts du gouvernement dans la sécurisation du pays dans tous les domaines d’activités. Les casques bleus ne peuvent nullement donner des ordres aux forces nationales qui sont habilitées à exercer comme il le faut. Avec ces genres de comportements, comment voulez-vous que l’économie soit assainie ? Non seulement qu’ils évitent le pesage, mais ils dégradent  les routes avec des surcharges de marchandises ? Cela ne peut continuer comme cela. La communauté internationale est là pour nous accompagner et non d’exercer en lieu et place des autorités nationales », a clamé la ministre d’Etat Marie-Noëlle Koyara qui, en arrivant à Beloko, a rendu une visite éclaire dans la base des casques bleues du contingent camerounais, transformée à un bistro.
Le moins que l’on puisse dire, est une question de savoir à quand le gouvernement va réagir sur l’affaire de la zone tampon de Garoua-Boulai et une partie de la ville de Béloko, occupées désormais par les camerounais ?

lionel ZOUMIRY

RCA: « Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour » : dixit Catherine Samba Panza

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Catherine Samba Panza, Présidente de transition. Photo: Fred Krock / CNC

« Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour » : dixit Catherine Samba Panza

Corbeau News Centrafrique: 01-01-2015.  A l’occasion de la fête de nouvel an en République centrafricaine, la présidente de transition Catherine Samba Panza a fait une déclaration dans laquelle elle a établi un bilan mitigé de la crise, partant du bilan de l’année écoulée. Occasion par excellence pour Samba Panza d’appeler les centrafricains à l’optimiste pour que 2015 soit l’année de paix, de pardon et de réconciliation véritable, afin de favoriser la relance socioéconomique du pays.

ADRESSE DE LA PRESIDENTE DE TRANSITION A L’OCCASION DE LA FETE DE NOUVEL AN 2015

Centrafricains,

Chers compatriotes,

A l’instar des autres pays du monde, demain nous passerons de l’année 2014 à l’année 2015. Le passage d’une année à une autre est toujours un grand moment dans une vie puisqu’il permet de mesurer le chemin parcouru et de formuler des vœux et des projets d’avenir. C’est souvent aussi le moment des bilans pour ceux qui ont choisi d’agir pour la cause commune de leurs peuples afin d’évaluer les points forts et les points faibles de leurs actions.

Dans la situation exceptionnelle où notre pays se trouve depuis près de 18 mois et où des missions exceptionnelles ont été confiées aux dirigeants de la Transition pour relever le pays, un tel bilan s’impose dans la mesure où le peuple attend en toute légitimité d’être fixé sur les actions menées, sur les difficultés rencontrées, sur ce qui reste à faire mais surtout sur les raisons d’espérer dans un avenir meilleur. L’approche de la fin de la Transition prévue initialement au 15 février 2015 accentue cette attente puisque les élections sensées sanctionner le retour à la légalité constitutionnelle ne pourront pas être organisées avant cette date.

Mes chers compatriotes,

Un bilan complet vous sera bientôt fait, à l’occasion du jour anniversaire de mon accession à la tête de l’Etat, en janvier 2015. Cependant, à la veille de ce passage à l’année 2015, vous avez non seulement le droit de savoir mais il est important de vous rassurer et de vous donner des raisons de croire que 2015 sera différent de 2014. Après une année 2013 catastrophique où vous n’avez même pas eu droit à une réjouissance familiale le 31 décembre, 2014 s’est présenté comme l’année de tous les espoirs avec mon élection à la magistrature suprême de l’Etat le 20 janvier 2014. Dès ma prise de fonction, j’ai pris conscience des espoirs placés en moi et en l’année 2014 pour un changement significatif de la situation désastreuse du pays et pour une amélioration dans la vie de chacun d’entre vous.

Sur la base de ma vision de sortie de crise, j’ai immédiatement impulsé une dynamique de rassemblement de tous les Centrafricains sans exclusif autour du projet de reconstruction de notre pays, meurtri par plusieurs décennies de crise. La formation d’un gouvernement de technocrates, au-dessus des clivages politiques et des intérêts qui divisent, a correspondu à ma lecture des voies et moyens de la sortie de crise.

N’appartenant pas un parti politique, j’ai fait appel à des Centrafricains de toutes les sensibilités, de toutes les régions mais reconnus compétents et intègres pour m’accompagner dans la lourde responsabilité de conduire les destinées de notre pays. Malgré les critiques formulées à l’endroit de ‘’ma technocratie ‘’, le premier gouvernement de la Transition dans ce format n’a pas démérité puisque les compatriotes qui le composaient ont donné le meilleur d’eux pour servir leur pays. Souvenez-vous qu’en janvier 2014, la République Centrafricaine était au bord de l’implosion avec une insécurité généralisée, des actes de violences sans précédents, sur fond de considérations inter religieuses et des milliers de déplacés internes et externes. Les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes: défis sécuritaire, humanitaire, sociopolitique et économique. Il fallait par ailleurs recoller la cohésion sociale mise à mal, restaurer l’autorité de l’Etat et relancer le processus électoral.

Sous mon impulsion, ce gouvernement s’est attaqué à tous ces défis. C’est avec ce gouvernement que j’ai obtenu les premiers résultats de mes actions. Mon engagement à conduire la Transition à son terme en février 2015 était ferme et tout était mis en œuvre pour aller dans ce sens si nous n’avons pas été confrontés à toutes les difficultés dressées à dessein sur notre chemin.

Chers compatriotes,

Contrairement à certaines idées véhiculées pour ternir mon image et décrier mes actions, beaucoup d’initiatives ont été prises pour affirmer mon leadership et prendre en mains la destinée du peuple Centrafricain. Il s’est trouvé malheureusement que toutes les initiatives prises se sont butées à des obstacles de tout genre. C’est ainsi que le chronogramme que nous avons arrêté pour la Transition a suivi les contrecoups des évènements de Fatima en mai, de Malabo en juin, et surtout des tractations de la nomination d’un nouveau Premier Ministre et de la formation du nouveau gouvernement en août, après le Forum de Brazzaville tenu fin juillet. En outre, les graves événements du mois d’octobre à Bangui ont failli marquer un coup d’arrêt à ce chronogramme.

Je rappelle ces moments difficiles de l’année 2014 pour bien montrer que si on nous avait laissé travailler dans un minimum de conditions de sérénité, la perspective d’un vide constitutionnel à la fin de la période actuelle de Transition ne se serait jamais présentée, encore moins le besoin de demander une prolongation de celle-ci.

Malgré tous ces obstacles, notre détermination d’aller de l’avant ne s’est pas émoussée. Grâce à cette détermination, après onze mois d’exercice du pouvoir de l’Etat, des avancées notables peuvent être enregistrées dans la gouvernance du pays avec des effets significatifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Il en est ainsi du paiement régulier des salaires, pensions et bourses avec l’appui de la communauté internationale et de la sécurité qui revient progressivement grâce à l’appui des forces internationales. Avec ce retour graduel de la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays, les enfants ont repris peu à peu le chemin de l’école, les hôpitaux et centres de santé ont recommencé à nouveau de fonctionner, les agents de l’Etat et les employés du secteur privé sont de retour à leur lieu de travail, notamment à Bangui et l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité se normalise, avec un impact positif sur les recettes de l’Etat.

L’on peut également noter une amélioration significative de la situation des déplacés internes des différents sites dont les effectifs ont progressivement baissé, apprécier le déploiement progressif de l’administration dans l’arrière-pays et la reprise progressive des activités économiques.

Mes chers compatriotes,

Mes propos ont tendu à mettre en exergue les efforts déployés au quotidien pour réduire la souffrance du peuple centrafricain, pour ramener la paix et la sécurité. Comme vous le voyez, la vie reprend petit à petit et l’espoir renaît tout doucement dans notre pays. Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire. Les besoins sont énormes et les moyens pour y répondre demeurent encore très limités. Le contrôle d’une partie du pays par les groupes armés non conventionnels reste une préoccupation majeure et constitue un frein à la libre circulation sur tout le territoire. C’est pourquoi, il est urgent de mettre en œuvre les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement(DDRR) et d’aboutir à un engagement réel des groupes armés à s’impliquer sur le terrain pour le retour effectif de la paix et de la sécurité.

Cela créera les conditions favorables au retour rapide des personnes encore déplacées internes et refugiées, au renforcement de la protection des populations civiles et au rapprochement de l’administration des administrés.

Mes chers compatriotes,

Je peux rassurer toute la population Centrafricaine de notre détermination à conduire le pays au retour à la légalité constitutionnelle à travers des élections libres, démocratiques et incontestables. C’est pour créer les conditions d’une fin apaisée de la Transition que le gouvernement et moi-même travaillions étroitement avec toutes les forces vives de la Nation pour réaliser les actions prioritaires qui ont été définies pour les prochaines étapes de la Transition, à savoir les consultations populaires à la base, le forum national de Bangui dont le décret mettant en place la commission de préparation a été signé depuis le 2 décembre, la révision de la constitution et in fine les élections selon le chronogramme proposé par l’Autorité Nationale des élections et validé par la Communauté Internationale.

Il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas à l’abri des périls qui s’organisent à notre insu. Il en est ainsi des nombreux projets de déstabilisation de la transition fomentés çà et là et notamment de la réunion organisée à Nairobi dans des conditions qui restent encore à clarifier.

Je reste cependant sereine parce que j’ai noté avec une grande satisfaction la maturité de la classe politique, de la société civile et du citoyen lambda qui ne sont plus disposés à accepter des manipulations et autres intrigues orchestrées sur leur dos, pour les diviser davantage et hypothéquer l’avenir du pays. J’en appelle à la vigilance et à la mobilisation du peuple centrafricain pour transcender les divergences et divisions qui ont causé notre malheur dans le passé pour nous unir et mener de front la bataille pour la sortie définitive de crise et la reconstruction du pays. 5

Cette vigilance, je la recommande aussi dans l’organisation des festivités de fin d’année dans un contexte sécuritaire encore difficile, dominé par les actes isolés de violence et de banditisme. Ce moment devrait davantage être celui du partage en famille et je souhaite que vous le saisissez pour rester en famille. Au seuil de cette nouvelle année, tout en saluant encore la capacité de résilience du peuple Centrafricain qui a affronté avec courage la crise, j’ai une pensée profonde pour tous ceux qui ont souffert ou disparu au cours de cette année 2014 et compatie avec toutes les familles endeuillées ou séparées.

Mes chers compatriotes,

Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour à tous les Centrafricains sans distinction de confessions religieuses, à tous les centrafricains des partis politiques, de la société civile, des organisations des femmes et de la jeunesse, des syndicats, du secteur public et du secteur privé, des villes et du monde rural. J’associe à ces vœux tous les Centrafricains de la diaspora et tous ceux qui sont encore sur les sites de déplacés ainsi que ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins comme le Tchad, le Cameroun et les deux Congo.

Je n’oublie pas tous les frères d’Afrique et d’ailleurs qui ont choisi de vivre en République Centrafricaine et qui doivent se sentir comme chez eux. Que la nouvelle année leur apporte la paix et le bonheur qu’ils sont en droit d’attendre de la terre Centrafricaine. J’ai une pensée toute particulière pour les soldats et officiers des forces internationales de maintien de la paix déployées dans notre pays qui ne feront pas la fête avec leurs familles proches parce qu’ils ont choisi de défendre la cause de la paix en Centrafrique. Je formule le vœu que l’année 2015 leur procure toute la réussite et l’épanouissement personnel dont ils ont besoin pour l’accomplissement de leur noble mission.

C’est aussi l’occasion de renouveler à tous les pays de la communauté internationale qui ont permis que le pire soit évité dans notre pays en 2014 l’expression de ma profonde reconnaissance pour tout ce qui a été fait en notre faveur. Je formule le vœu que 2015 soit l’année du renforcement de notre coopération en vue de sortir définitivement la R.CA de la spirale des crises.

Que le Bon Dieu bénisse la République Centrafricaine et en fasse en 2015 une terre de paix, de cohésion sociale et de prospérité.

Je vous remercie.

Catherine Samba-Panza

Présidente de la transition

(Suivi par Fred Krock pour CNC): 01-01-2015

RCA 2015 : NOTRE JEUNESSE ET NOTRE TERRE SONT NOS RESSOURCES DE DEVELOPPEMENT

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Corbeau News Centrafrique: 01-01-2015.

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

RCA 2015 : NOTRE JEUNESSE ET NOTRE TERRE SONT NOS RESSOURCES DE DEVELOPPEMENT

Non, la réinsertion des jeunes dans l’armée nationale n’est pas une solution, y compris la prime DDR, cette prime de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) que tous les combattants séléka et Anti-Balaka attendent ici comme une récompense.

Nos jeunes, ils forment 80% de la population active. Ceux qui vivent dans un état d’extrême précarité, sont ceux dont les parents ne sont pas instruits ; ils sont les plus nombreux et sont les plus exposées à toutes les aventures périlleuses. Ils sont pour la plupart illettrés. Ces jeunes gens manquent d’orientation et ont perdu tout espoir. Ils trinquent, ils se droguent. Il faut les prendre par la main et leur montrer une nouvelle voie, la voie de la réussite. Les tâches à leur offrir doivent être exaltantes et pleines d’épanouissement.

Ce sont les jeunes qu’ils ont utilisés hier dans les coup-d’ états, dans les mutineries, dans les rebellions. Ils les ont utilisés comme des ressources. En contrepartie de tout le travail que les jeunes ont abattu pour eux, ils les ont abandonnés. Ils sont des sans emplois, des délinquants, des laissés-pour-compte.

Depuis 30 ans, les jeunes n’ont appris que la violence et vivre du fruit des forfaits de leurs actes. On les a détourné du travail nécessaire à la vie d’homme. Les jeunes ne font que répondre aux ordres de ceux qui les tiennent et qui commanditent leurs actes. Ceux qui ont échappé ou qui ont refusé de prendre des armes, les uns vivent de petites activités de débrouillardise et d’autres vivent d’escroquerie et de contrefaçon de tout document administratif.

Les jeunes, tellement qu’on les a habitués à la violence, ils ne pensent qu’à entrer dans l’armée ; ils ne visent que l’armée. Il suffit de lancer un avis de recrutement dans l’armée, c’est des milliers et des milliers de jeunes, même des diplômés, qui se bousculeront devant le portail du ministère de la défense.

L’armée n’est pas une solution et ne sera pas la solution pour ces jeunes. Il faut les orienter vers la production ; seul le travail leur permettra de retrouver l’espoir et le plaisir de vivre.

Quand nous parlons de production, c’est toute activité liée à la terre que nous entendons valoriser. C’est d’abord une agriculture techniquement élaborée, structurée, variée et diversifiée sur tout le territoire. C’est également l’élevage.

Notre terre est riche pour abriter par région des cultures adaptées et variées. Notre pays n’a pas encore mis en exploitation sa riche terre. Le jour où notre pays arrivera à cette mise en exploitation, nous rentrerons dans l’ère de la production massive, nous pourrions nourrir d’autres hommes sous d’autres cieux et faire appel à la main d’œuvre étrangère.

Il est bon de le dire, mais il faut les moyens de le faire. Une chose est certaine, si un tel programme comporte un dossier bien ficelé comme un programme de développement dont l’Etat lui-même est porteur, il trouvera des financements.

Mais avant cela, il faut penser à l’éducation de la jeunesse. Il nous faut faire un investissement en capital humain et c’est la jeunesse qu’il faut former éduquée.

Le besoin en éducation de la jeunesse sera énorme et multiforme à la fois pour qu’enfin elle arrive à se redresser et devenir une force motrice. Elle ne connaît pas le travail, il faut lui le faire apprendre, à aimer le travail, le travail qui rend l’homme libre.

Il nous faut créer un dynamisme entre l’Etat, la jeunesse et la population. L’Etat doit se rapprocher et être dépendant de la société. La société est sa source d’énergie qu’il transforme en énergie de développement. L’Etat doit travailler sur l’esprit, la pensée de la jeunesse et la pousser vers l’effort et la responsabilité.

Ce drame que nous avons vécu, il causera à notre pays d’énormes déficits dans tous les domaines : la démographie, l’éducation, l’économie, la santé, etc.

La jeunesse est notre richesse, elle est comme notre riche terre que nous n’avions pas encore mise en exploitation, il faut la mettre en valeur.

Entrepreneur leader politique, Robert ENZA

Centrafrique: triste fin d’année pour une famille du quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui

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Radio Ndeke Luka / Corbeau News Centrafrique: 30 -12-2014.

Drame à Boy-rabe dans le quatrieme arrondissement de Bangui

Deux frères tués à Boy-Rabe dans le 4e arrondissement

Deux frères d’une même famille sont tués par balle ce mardi au quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui. L’un est mort sur le champ et l’autre quelques heures plus tard à l’hôpital. L’acte est posé par un homme en arme, présenté comme un milicien Antibalaka.

Selon les parents des victimes, l’auteur du drame qui a refusé de régler une facture de carburant pris la veille auprès de l’une des victimes. Il a opté pour ce raccourci en donnant la mort à son créancier.

« Mes neveux vendent du carburant au bord de la route. Un jeune homme à moto est allé s’en approvisionner. Celui-ci leur a promis de faire un tour avant de venir régler la situation. A son retour, il est venu avec deux hommes armés qui s’en sont pris à mes neveux. Peu de temps après Mazimbélé a envoyé 1000 francs CFA pour payer la facture. Ce matin, Mazimbélé est revenu avec ses éléments armés commettre le forfait. L’un a été atteint par balle au bas ventre, l’autre dans les jambes », a expliqué Georgine Kpémko, parent des victimes.

« Que les autorités de la transition mettent un terme à l’insécurité qui bat son plein en ce moment. Les armes circulent partout dans les quartiers », a-t-elle sollicité.

RNL a vainement tenté de joindre le chef de file Mazimbélé, mis en cause dans ce meurtre, pour sa version des faits. Aux dernières nouvelles, Mazimbélé accusé à tort dans ce forfait, a réussi à mettre la main sur le véritable auteur de la tuerie. Mais déjà, des témoignages de Boy-Rabe rapportent que la tension a monté d’un cran au sein de la population civile qui ne digère pas ce énième forfait.

Un autre complice, auteur du double drame de ce mardi, serait recherché en ce moment.

Par ailleurs à Bambari, situé à 485 Kilomètres de Bangui dans le centre est de la Centrafrique, la présence massive de la communauté peuhle depuis une semaine inquiète la population.

Plus de 300 Peuhls se sont infiltrés dans la ville. D’après des sources jointes depuis Bambari, la présence massive des Peulhs a été enregistrée au lendemain des violents affrontements qui ont opposé Antibalaka et Peulhs du 22 au 23 décembre dernier. Sont-ils venus en refuge ? S’agit-il des éleveurs ? La question reste et de meure posée.

Leurs traits physiques laissent dire à la population que ce sont des visages inhabituels. Du coup, c’est l’inquiétude.

« On a constaté la présence massive des archers, des Peuhls et des musulmans dont on ne connaît pas. Certains ont des tatouages, d’autres se sont tressés les cheveux. Les braquages deviennnt monnaie courante », s’inquiète un habitant de Bambari joint au téléphone ce mardi.

Selon des sources concordantes, les nouveaux venus sont sur les sites sous contrôle du général Ali Darass, un des chefs de l’ex-Séléka à Bambari. Ce que confirme le porte-parole de l’ancienne coalition, le capitaine Ibrahim Ahmat Nedjad qui parle de la branche armée du Parti union pour la paix en Centrafrique (UPC) appelée à la protection de la population civile.

« Ils ont là pour la sécurité de la population civile. Ce sont des militaires qui appartiennent au mouvement de l’Unité pour la paix en Centrafrique. Ces derniers temps, les Antibalaka débordent avec les exactions vis-à-vis de la population civile », a indiqué Ahmat Nedjad.

Bambari, situé au centre de la République Centrafrique, est une ville où les scènes de violence sont quasi permanentes. Dimanche, des heurts avaient opposé les soldats français de l’opération Sangaris et un groupe de jeunes, attaque qui s’est soldée par la mort d’un jeune.

Radio Ndeke Luka

CENTRAFRIQUE: VŒUX POUR 2015 DU MLPC, FÉDÉRATION EAAMOO.

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Corbeau News Centrafrique: 31-12-2014.

 

Bureau Politique du MLPC Centrafrique
©pigeonvert.com

Membre de l’Internationale Socialiste

COMMUNIQUE DE PRESSE : NOS VŒUX POUR 2015.

Chers Compatriotes, Centrafricaines et Centrafricains,

Chers Amis,

Nous terminons cette année 2014 qui a été une terrible année pour toute la population civile centrafricaine. Les douloureux évènements qui ont eu lieu depuis le déclenchement des atrocités le 5 décembre 2013, ont non seulement détruit le socle de l’unité nationale, mais aussi abimé l’image du Centrafrique dans le monde.  Pourtant la République Centrafricaine est reconnue pour sa légendaire hospitalité.

Aujourd’hui il est encore à regretter que malgré le déploiement de la Minusca qui a succédé à la MISCA, et soutenue par les forces françaises « Sangaris » et européennes « EUFOR-RCA », des crimes, des viols et exactions en tout genre, puissent continuer de se perpétrer alors qu’un forum pour la paix et la réconciliation nationale est en gestation.

Tout en saluant le travail remarquable effectué par les forces internationales dont les actions ont été appuyées par la communauté internationale à qui nous rendons un vibrant hommage, nous insistons sur l’application intégrale de la résolution 2147 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un désarment complet de toutes les bandes armées, auteurs de toutes les souffrances actuelles de la population. La réussite du prochain dialogue inter-centrafricain en dépend.

L’année 2015 qui va commencer sera une année cruciale pour la RCA car cette année devra être celle de la Paix, de la Justice et de la Réconciliation nationale. Elle sera aussi l’année où le processus électoral permettra le retour à l’ordre constitutionnel pour que notre pays retrouve sa place dans la communauté internationale.

Ainsi pour cette nouvelle année 2015 nous formulons le vœu que :

·         Toutes les violences et exactions contre la population centrafricaine cessent ;

·         Toutes les bandes armées, ex-Seleka et milices « anti-Balaka » soient effectivement désarmées sur toute l’étendue du territoire national ;

·         Le prochain forum dit « Forum de Bangui » soit un succès et permette de ramener effectivement la Paix, la Sécurité, la Justice et la Réconciliation nationale;

·         Les auteurs de tous les crimes et graves atteintes aux droits humains, commis depuis le début de cette crise, soit arrêtés et remis à la justice nationale ou internationale afin qu’ils soient punis pour toutes les atrocités qu’ils ont fait subir à la population centrafricaine ;

·         Les Autorités de la Transition mettent tout en œuvre pour la réussite du processus électoral afin de sortir définitivement notre pays de la crise actuelle.

Quant à nous, militantes, militants et sympathisants du MLPC, Parti de masse, nous allons nous mobiliser plus que jamais durant toute cette année 2015 afin de porter le Camarade Martin ZIGUELE, que nous avons investi candidat à l’élection présidentielle lors de notre Congrès Extraordinaire du 22 novembre 2014, à la Magistrature Suprême de l’Etat. Sa candidature à cette échéance électorale n’est pas seulement celle d’un homme, mais celle de l’espérance, de la Paix, de la Réconciliation nationale et celle de redonner espoir à la jeunesse centrafricaine. Enfin ce ne sera pas un combat d’un seul homme mais celui de tous les Centrafricains, hommes, femmes et enfants pour retrouver l’espérance d’une vie meilleure par la reconstruction de notre cher et beau Centrafrique afin qu’il devienne un pays où il fait bon vivre, le mieux vivre ensemble.

Que Dieu vous bénisse et bénisse la République Centrafricaine en cette nouvelle année 2015 !

Très Bonne Année 2015 !

Fait à Paris, le 30 décembre 2014

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure

Centrafrique: quel sort pour les 500 musulmans bloqués à Yaloké ?

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les Peuls musulmans de Yaloké en Centrafrique. Photo: Fred Krock / CNC

Quel sort pour les 500 musulmans bloqués à Yaloké ?

Yaloké (Corbeau News Centrafrique): 31-12-2014.  Il y a neuf mois, quelques six cent peuls Mbororo ont fui le pic de violences inter-communautaires dans la préfecture de la Lobaye, précisément à Mbaïki, à Boda et autres pour se réfugier à Yaloké par les soins des Anti-Balaka de cette ville. Aujourd’hui, ces peuls broient le noir à la résidence du Sous-préfet de Yaloké où ils sont regroupés. Tout leur maque et la vie est devenue invivable. « Nous sommes des centrafricains, nous n’avons nulle part ailleurs où aller à part notre pays la RCA. Mais nous souffrons sérieusement ici sur ce site. » Tel a été la quintessence du désarroi que vit la communauté peul regroupée à Yaloké, exprimée par El Hadji Ousman leur Porte-parole dans un entretien accordé mardi 30 décembre 2014 à Corbeaunews.

Les difficultés rencontrées par cette communauté sont résumés en cinq points par le Porte-parole : « Premièrement, nous dormons mal. Nous avons deux salles et dans l’une, toutes les femmes regroupées dorment à même le sol sur des nattes étalées ; et l’autre salle est occupée par les hommes qui dorment dans des mêmes conditions. C’est invivable ;

Deuxièmement, nous avons un problème d’alimentation. Nous sommes des peuls et sommes habitués au lait de vache, au manioc comme tout centrafricain et à la viande de bœuf ; tout cela nous manque. Les Ong nous apportent que du riz, de et du sucre, etc. Mais, nos enfants sont meurent de la malnutrition ;

Les trois Ministres de retour de Nana Mambéré en scale à Yaloké
Les trois Ministres de retour de Nana Mambéré en escale à Yaloké

Troisièmement, nous avons le problème de soins. Au fait, nous avons droit ici à un approvisionnement en médicaments chaque mois, avec le concours des ONGs et organismes onusiens ; or il s’est avéré que le stock de ces médicaments s’épuise avant la fin du mois et avant un nouvel approvisionnement, nous mourrons de maladies ;

Quatrièmement, il y a parmi nous, des gens qui ont leurs parents ailleurs et qui veulent aller les rejoindre. Ceux-là demandent que le gouvernement leur laisse partir à la rencontre de leurs parents ;

Enfin cinquièmement, Nous qui avons opté de rester là, nous demandons au gouvernement d’assurer notre sécurité et garantir notre libre-circulation. Aussi, étant donné que nous sommes des peuls avec seule activité de l’élevage, nous demandons au gouvernement de nous fournir des bœufs, car nous sommes tous dépouillés de nos cheptels. Et en attendons, nous demandons également que notre repas soit diversifié pour prendre en compte nos vrais besoins alimentaires que nous avons ici. »

Ces mêmes revendications sont exprimées par les femmes. Pour Maïmouna Bouba mère de trois enfants dont un est avec elle à Yaloké et les deux autres à Boda avec la belle famille : « ici, nous n’avons pas de problème avec les gens. Mais, nous n’avons rien à faire, nous n’avons pas d’endroit où aller. Notre vœu c’est que les autorités nous fournissent des bœufs pour reconstruire notre économie. »

Étant de retour d’une mission dans la préfecture de Nana Mambéré, trois membres du gouvernement ont fait escale pour s’enquérir des difficultés de ces peuls. Marie Noëlle Koyara, Ministre d’État aux Travaux publics et à l’aménagement du territoire est la cheffe de mission de Nana Mambéré : « Nous avons compris vos souffrances, nous les avons bien notées. Nous allons remonter l’information à notre hiérarchie pour voir dans quelles mesures des actions concrètes rapides pourront être menées pour répondre à vos préoccupations. »

Peuls de Yaloké en RCA
Peuls de Yaloké en RCA

In situ, la ministre d’État a évoqué la question de la réhabilitation de la localité de « Lambi » (localité jadis habitée par des peulhs à Yaloké), afin d’y déployer ces peuhls pour résoudre le problème de l’espace tant décrié sur le site de la Sous-préfecture de Yaloké. Elle a également déploré la disparité des actions humanitaires en leur direction qui ne résolvent pas les vrais problèmes des peuls. Mme Koyara suggère l’idée de la création des activités génératrices de revenus et autres appuis souhaités par les peuhls.

Seulement, l’on s’interroge l’efficacité de l’aide des ONGs et des Organisations internationales qui font quotidiennement des vas-et-viens entre Yaloké et Bangui au nom de l’assistance humanitaires à ces déplacés. Pourquoi ne créent-elles pas les conditions d’auto-prise en charge à ces déplacés ? Pourquoi, les aides qu’elles apportent ne tiennent pas compte des besoins réellement exprimés ? Veulent-elles uniquement manger sur le dos de ces pauvres ?

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: Le Général Babacar Gaye, Chef de la Minusca très satisfait des résultats obtenus par ses hommes

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Gl. Babacar Gaye, Chef de la Minusca. Photo: Éric Ngaba / CNC

“NOUS NE SOMMES PAR ENCORE AU COMPLET MAIS PERSONNELLEMENT JE SUIS SATISFAIT DE L’ALTITUDE ET DES RÉSULTATS OBTENUS PAR NOS FORCES” DIXIT BABACAR GAYE

Bangui (Corbeau News Centrafrique): Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et chef de la MINUSCA, le Général Babacar Gaye dresse un bilan à mi parcourt de la mission onusienne pour la stabilisation en Centrafrique. Un bilan qu’il qualifie de positif de la MINUSCA en Centrafrique. Il l’a fait lors de la dernière conférence hebdomadaire de l’année 2014 qu’il a personnellement animée, ce 30 décembre 2014 au siège de la MINUSCA à Bangui.

C’était devant une vingtaine de Journalistes de la presse nationale que le Représentant spécial général des Nations unies a répondu aux questions posées concernant les activités de la MINUSCA en Centrafrique.

Un bilan jugé satisfait d’après le Général Babacar Gaye, le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique, MINUSCA.

Si je devais résumer en un mot ce que m’inspire la situation en ce 30 décembre 2014, ce mot serait ‘Espoir“, a affirmé le Général Babacar Gaye avant de citer le Président du Conseil de Sécurité: “Je voudrais quand même citer quelques propos de cette déclaration du Président du Conseil de Sécurité, en date du 18 décembre 2014, «Le Conseil de sécurité réitère l’appel à toutes les parties et à tous les protagonistes, en particulier les dirigeants de l’ex-Séléka et des groupes anti-balaka, de déposer immédiatement et définitivement les armes et d’emprunter la voie du dialogue, seuls moyens viables d’arriver à une réconciliation et une paix durable et condition essentielle de la mise en œuvre effective du mandat de la MINUSCA ».

Les directives de la mission onusienne en Centrafrique sont déjà indiquées par le président du Conseil. Ceci étant dit, la MINUSCA, comme l’a dit dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, encourage la voie du dialogue que le recours à la force afin d’amener les groupes armés non conventionnels à déposer volontairement les armes. Ce qui incitera les autorités de la transition centrafricaine à multiplier les concertations à la base en prélude au forum de Bangui qui serait tenu ce moi de janvier.

“Si j’ai cité cette déclaration, c’est parce que nous avançons dans cette direction indiquée par le Conseil de sécurité. La récente concertation des forces vives de la nation, la perspective des consultations à la base et la perspective de la tenue du forum de Bangui sont, en somme, la colonne vertébrale de cet espoir que j’évoquais tantôt. Je vais peut-être devancer certaines de vos questions en affirmant que pour chacune de ces phases que je viens d’évoquer -consultation à la base et forum de Bangui-, il nous faut considérer deux choses à savoir des délais raisonnables et la nécessite de tenir convenablement ces différentes phases pour aller vers une paix durable“a indiqué le Chef de la MINUSCA.

Le mandat de la MINUSCA est maintenant un triptyque : Protection des populations, soutien au processus politique et appui à la restauration de l’autorité de l’État. Dans le domaine de la protection des populations, le Chef de la MINUSCA reconnaît qu’il reste sans doute beaucoup à faire. Mais toutefois, il souligne qu’il y a des progrès qui sont palpables ne serait-ce que dans la ville de Bangui. Les multiples arrestations des bandits armés, des interpellations et de l’avancée dans le processus des pourparlers, les menées par la MINUSCA en soutien aux autorités centrafricaines de restaurer l’autorité de l’État constituent en mangeur partie les actions s’inscrivant dans ce progrès.

Il a par ailleurs fait savoir qu’en dépit de l’effectif insuffisant des soldats de la MINUSCA, le satisfecit peut être déjà exprimé à partir ce qu’ont fourni comme résultat les différents contingents sur le théâtre d’opérations en Centrafrique.

Vous savez qu’il nous reste encore des troupes, nous ne sommes pas encore au complet mais personnellement je suis satisfait de l’attitude et des résultats déjà obtenus par nos forces. Ici à Bangui, nos forces de Police ont effectué pas moins de 764 interventions de diverses natures. La dernière s’est passée à 2h00 du matin à l’hôpital communautaire pour éviter le vol d’un véhicule 4X4. Les voleurs ont fui à l’arrivée de la force de l’Unité de Police constituée (UPC) dépêchée sur les lieux. Plus de 244 interpellations ont eu lieu, dont 50 pour détention illégale d’armes. Des secours ont été apportés à 105 personnes“, a-t-il souligné..

A l’Ouest de Centrafrique, le développement sur l’axe vers Carnot-Berberati-Nola, mais également les forces, notamment le contingent congolais et le contingent camerounais, sont intervenus de manière très robuste pour mettre de l’ordre dans la région. Cette intervention a permis, selon Babacar Gaye, les criminels notoires ont été arrêtés. Ils ont déjà été transférés ou sont en cours de transfèrement sur Bangui. Cette attitude, dit-il, est positive et elle va se poursuivre.

A l’Est et au Centre, il a souligné les efforts, d’abord des efforts de conciliation, comme à Ngakobo. Aujourd’hui à Bambari, dit-il, il y a un accord que le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Joseph Zoundeko, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et les anti-balaka sont prêts à signer pour dire “nous allons faire la paix dans la ville“.

S’agissant de la restauration de l’autorité de l’État, la MINUSCA a apporté en appui au déplacement des ministres résidents mais aussi sur un scope beaucoup plus large. Sur tout ce qui peut contribuer à cette restauration de l’autorité de l’État. Elle a également mobilisé 200 millions FCFA pour faire dans Boy-Rabe un projet que le Chef de la MINUSCA se dit content de la contribution de son institution qui est intervenue avec les projets à impacts rapides dans beaucoup d’endroits du pays notamment les unités de gestion génie qui sont en train de travailler au profit de la force mais également au profit des populations.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, réitère l’engagement de la MINUSCA aux côtés du peuple centrafricain, avant de conclure :” les populations aspirent à la paix et à la stabilité. Le chemin qui y mène semble difficile. Pour que je me fasse comprendre de tout le monde, mon sentiment est le suivant : Je crois qu’il y a un espoir “!

En rappel, le président du Conseil de sécurité a rappellé que la stabilisation de la situation sécuritaire incombe au premier chef aux parties prenantes en République centrafricaine.

CNC / Bangui /Éric Ngaba

Centrafrique: Confusion totale autour des discussions de Nairobi au Kenya

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Radio Ndeke-Luka / Corbeau News Centrafrique: 30-12-2014.

Bozizé, Nouredine Adam et Michel Djotodia

Confusion totale autour des discussions de Nairobi au Kenya entre Bozizé et Djotodia

Qui organise la réunion de Naïrobi ? Dans quel but ? Pour quel objectif ?

Des questions qui demeurent sans réponses pour l’instant, car la nouvelle défraie la chronique depuis quelques jours.

Des discussions auraient été ouvertes à Nairobi au Kenya sur la Centrafrique. Plusieurs personnalités du pays, particulièrement les anciens chefs d’Etat, Michel Djotodia Am Nondroko et François Bozizé-Yangouvonda seraient conviés à ce rendez-vous. Nourredine Adam, le numéro 2 de l’ex-coalition Séléka serait lui-aussi à Naïrobi avec Joachim Kokaté, conseiller en charge du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à la Primature.

La rencontre de Naïrobi a fait l’objet de débat samedi dernier au palais de la Renaissance à Bangui,  lors de la concertation des forces vives de la nation, mais pas de manière approfondie. C’est à la fois un sujet d’interrogation et de préoccupation majeure.

Les autorités de la transition déclarent tout ignorer des tenants et des aboutissants de la rencontre. Lors des débats de samedi avec la présidente de la transition, Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) soulève la question et redoute une chose.

« Ce que nous craignons, c’est qu’il y ait un télescopage entre les deux initiatives, l’initiative pour le dialogue politique qui est mené en Centrafrique et cette initiative dont nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants et qui se passe à Naïrobi au Kénya », a alerté Martin Ziguélé.

« Nous ne pouvons pas accepter que le sort de la République Centrafricaine soit traité en catimini », a fait savoir le président du MLPC.

Une préoccupation que partage le Premier ministre de la transition Mahamat Kamoun.

« Par rapport à ce qui se passe à Naïrobi, le gouvernement n’est pas au courant. Les autorités de la transition à savoir la présidente de la République, le président du parlement provisoire, nous ne sommes pas au courant », a indiqué le Premier ministre Kamoun.

« Je ne peux donc pas me fourrer le nez dans quelque chose que je ne maîtrise pas », a souligné Patrice Edouard Ngaïssona, le coordonnateur général de l’ancienne milice Antibalaka. Patrice Edouard Ngaïssona reconnaît avoir reçu aussi l’invitation de Nairobi, mais a décliné l’offre car ne maîtrisant pas  les contours de la réunion.

« J’ai aussi été invité à aller à Naïrobi, mais pas d’une manière formelle. J’ai désisté parce que je ne connais pas les termes de référence de ce qui se passe à Naïrobi », a-t-il annoncé à la sortie de la rencontre avec Samba Panza.

Radio Ndéké-Luka

Centrafrique: de bien étranges pourparlers à Nairobi (RFI)

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 30-12-2014, 24h33

Michel Am-Nondokro Djotodia (gauche) et Francois Bozizé (droite) lors des pourparlers de Libreville
Michel Am-Nondokro Djotodia (gauche) et Francois Bozizé (droite) lors des pourparlers de Libreville. Photo: Reuters

De bien étranges pourparlers à Nairobi (RFI)

Différents responsables de l’ex-coalition Seleka ainsi que des chefs Anti-Balaka ont été invités à Nairobi, la capitale kenyane. Des participants assurent avoir croisé dans les couloirs de l’hôtel où ils se trouvent l’ancien président Djotodia, ou son adversaire de 2013, François Bozizé. Une démarche à laquelle les autorités centrafricaines de transition elles-mêmes disent ne pas avoir été associées.

C’est une étrange initiative qui se met en place à Nairobi. De manière discrète, des responsables des groupes armés centrafricains ont été transportés de Bangui à Brazzaville, puis conduits à Nairobi dans un hôtel de la capitale kényane. Là, ils ont vu se former au fil des jours une délégation des ex-Seleka et une délégation anti-balaka. « Nous avons même découvert le président Bozizé lors d’une rencontre œcuménique où on nous a parlé de l’ouverture de négociations », explique un membre de la délégation Seleka qui poursuit « je ne sais cependant pas si l’ancien président est encore là. »

Ces derniers jours, les choses se sont accélérées. Les autorités kényanes ont annoncé avoir nommé un médiateur, l’ancien président de l’Assemblée, Kenneth Marende, assisté par le lieutenant général Njuki Mwaniki. Joint par RFI, le porte-parole de la présidence kényane a décrit en quelques mots un processus se déroulant sous l’égide de l’Union africaine. Hier, les délégués ont rempli des formulaires d’inscription et on a pris leur photo. Sans doute, estime l’un d’eux, pour confectionner des badges.

Problème, le gouvernement centrafricain affirme ne pas avoir été associé au processus. Il ne cache pas son indignation face à cette démarche. Les membres des forces vives centrafricaines critiquent déjà un processus qui veut, selon certains, décider de l’avenir de la Centrafrique « en catimini ».

RFI

Centrafrique: à Bouar, le gouvernement remet la Station piscicole principale de Paya à l’ONG ARAN

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Signature de convention sur le site de la Station piscicole de Bouar. Photo: Fred Krock / CNC

A Bouar, le gouvernement remet la Station piscicole principale de Paya à l’Ong ARAN

Bouar (Corbeau News Centrafrique): 30-12-2014.  Le site de la Station piscicole principale de Paya (Bouar) a abrité, dimanche 28 décembre 2014, la cérémonie de remise officielle de ladite station à une Ong locale, ARAN (Association des ressortissants et amis de la Nana Mambéré). Une remise ponctuée par la signature d’une convention y relative entre Yarisson Doyari Président de ARAN et Isabelle Gaudeuille Ministre centrafricain des Eaux et forêts, en présence de Marie Noëlle Koyara et Victor Waké respectivement Ministre d’Etat aux Travaux publics et Ministre de communication, ainsi que des autorités administratives locales de Nana Mambéré avec à leur tête le préfet Frédéric Ouagonda.

« Je me réjouis de la concrétisation du partenariat entre l’Ong ARAN et le gouvernement dans la collectivité locale de la Nana Mambéré et je suis heureuse de participer à la remise officielle d’une partie de la grande Station piscicole de Paya à cette Ong, afin de lui permettre de démarrer ses activités dans des meilleurs délais. » s’est enthousiasmée Isabelle Gaudeuille à l’occasion de cette remise avant d’expliquer que l’Ong ARAN- cette association locale qui a pour mission de soutenir les jeunes sur le plan psychosocial « a sollicité du Département des Eaux et forêts, chasse et pêche l’autorisation de l’exploitation de la station piscicole principale de Paya au bénéfice de la population de Nana Mambéré. Cette sollicitation nous a parue pertinente. En effet, la finalité de la démarche consiste à former les jeunes et leur fournir du travail, afin de lutter contre la pauvreté, l’oisiveté et destruction de l’environnement. Le Département des Eaux et forêts a donc donné son accord pour une concession de 5 ans renouvelables à la société ARAN. »

Yarissem Doyari
Yarissem Doyari

Le Président de l’Ong ARAN, de son côté s’est réjoui de ce que la mie en service de la Station piscicole principale de Paya revêt d’enjeux importants pour le développement de la préfecture de Nana Mambéré en général et de la ville de Bouar en particulier. « La pêche et l’aquaculture jouent un rôle socioéconomique très important dans l’économie nationale et sont très perceptibles en matière de la sécurité alimentaire, de la malnutrition et de lutte contre la pauvreté. » a fait savoir M. Yarisson Doyari qui relève que « La production de poissons de capture est en majorité artisanale, l’aquaculture est pratiquée par des petits exploitants utilisant des systèmes très extensifs. Malgré les potentialités en matière de pêche, le pays importe des poissons de plus en plus de l’extérieur, c’est le cas de la Région Nana Mambéré, plus précisément de la ville de Bouar qui s’approvisionne avec des poisons des pays voisins. »

visite des bassins
visite des bassins. Photo: Fred Krock / CNC

Face à ce défi, l’Ong ARAN s’est voulu le sauveteur de la situation. En effet, reconnue au Ministère du Plan et de la coopération internationale avec installation du bureau local le 25 avril 2014, puis le lancement des activités en juillet 2014, c’est finalement le 28 décembre 2014 que la convention de partenariat a été signée entre l’Ong ARAN et l’Etat centrafricain.

Pour mémoire, la station piscicole principale de Paya a été créée par le Gouvernement en 1954, grâce à l’appui des partenaires, notamment la FAO et le PNUD dans le but de promouvoir la pisciculture et de vulgariser les techniques aquacoles en milieu rural. Cette station a fait ses preuves avec la production des alevins, la formation de pisciculteurs et de vulgarisation des techniques aquacoles, ceci jusqu’à 1976 – date de l’arrêt de financement de ses activités.

Le temps est venu pour voir cette structure économique réhabilitée au profit de l’épanouissement des populations de la préfecture de Nana Mambéré.

Pour le préfet Frédéric Ouagonda, cette réhabilitation de la Station piscicole de Paya est arrivée à point nommé pendant que beaucoup de jeunes sont en chômage. L’autorité invite les membres du gouvernement présents à œuvrer ou à faire le plaidoyer à la présidente de transition pour trouver du travail aux jeunes de Nan Mambéré, à travers des initiatives comme celle de la Station piscicole de Paya.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique : la France passe le relais à l’ONU

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France Info / Corbeau News Centrafrique: 29-12-2014. 

Minusca-la-force-des-Nations-Unies.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>A Bangui les soldats français de Sangaris collaborent avec la Minusca, la force des Nations Unies © RF / Mathilde Lemaire
A Bangui les soldats français de Sangaris collaborent avec la Minusca, la force des Nations Unies © RF / Mathilde Lemaire

 

Centrafrique : la France passe le relais à l’ONU

 

Pour les militaires français en opérations extérieures, les fêtes de fin d’année c’est à minima : un repas amélioré et quelques colis. Ils sont 8500 mobilisés en ce moment sur différents théâtres d’opération. 2000 en Centrafrique. Une mission baptisée Sangaris et entamée il y a un an et qui évolue. La France veut la transférer ces prochains mois à la force des Nations Unies sur place.

Le quartier Fatima de Bangui, un quartier musulman mais à la lisière d’un secteur chrétien. Il y a un an, les affrontements ont été, ici, très meurtriers. La patrouille ce matin-là se fait conjointement avec des soldats de la MINUSCA, la force des Nations Unies. Avant le départ à pied, les deux chefs s’accordent autour de la carte du quartier dépliée sur le capot d’un de leurs véhicules. “Je vous propose qu’on débute en prenant cette artère que vous voyez “, dit l’un. “D’accord, mais ensuite on tournera là“, répond l’autre.

Pour la force française, c’est le lieutenant Paul qui dirige cette patrouille, posté derrière les hommes aux casques bleus.
C’est le chef de ce groupe de la Minusca qui dirige. Nous restons toujours derrière accessibles visuellement. Lui décide quand il veut que l’on fasse un arrêt pour prendre des renseignements avec des habitants, ou un chef du quartier. Nous sommes là pour lui en appui, en soutien“, explique le lieutenant. Il y a un an quand les soldats français sont entrés dans ce quartier pour tenter de désarmer, ils n’ont pas reçu le meilleur des accueils. Aujourd’hui, selon le lieutenant Paul, les choses se normalisent. “On vient si souvent ici que les habitants ont fini par nous connaître. Certains petits garçons nous appellent en disant notre grade et notre nom. C’est assez sympathique. Malgré tout, nous restons vigilants“, dit le lieutenant Paul.

Le développement du banditisme

Au fil des mois, les taxis reviennent dans le quartier. Les habitants ressortent. De nouvelles échoppes ont ouvert. Tout le monde espère pour bientôt le rétablissement de l’électricité et la réouverture de l’école. Mais pour autant la peur n’a pas disparu. Car si les affrontements confessionnels se sont apaisés, le banditisme s’est développé : racket,  braquage. “J’ai peur des bandits de grand chemin qui possèdent des grenades, des kalachnikovs et même des obus. A 20 heures, tout le monde rentre chez soi et plus personne ne sort. Tout le monde craint que ces voyous ne viennent nous attaquer et nous prendre tout ce que nous avons“, raconte Ludovic 34 ans. Eric, 27 ans non plus n’a pas retrouvé complètement sa sérénité mais il veut croire que son pays est sur le bon chemin : “Moi je pense que le désarmement complet serait la bonne solution. Car nous sommes une très grande majorité à vouloir la paix ici. Beaucoup de monde à Bangui a vécu l’horreur il y a un an, a vu ses parents ou ses enfants tués sous ses yeux. Et pourtant nous pensons que l’heure est à la réconciliation. Il faut une grande réconciliation nationale pour nous pardonner les uns les autres et redonner une chance à notre peuple qui a su être uni pendant des années avant cette guerre“.

Plus de police ni de justice

L’un des gros problèmes c’est que la police et la gendarmerie centrafricaines ont été dépouillées au cours des affrontements l’an passé. Elles n’ont plus d’arme, plus d’uniforme, parfois  plus de bâtiment. Il faut tout reprendre. Certains policiers ou gendarmes ont un temps infiltré des milices. Il serait problématique de les réarmer. Les autorités judiciaires aussi sont à genoux. Il y a une prison, mais les conditions de vie y sont déplorables et les évasions régulières.
Autre gros chantier : la reconstruction des infrastructures. C’est l’une des missions que se sont donnés les soldats européens de la force EUFOR. Ils sont environ 500. Nous montons dans l’un de leurs véhicules. Ce sont des soldats italiens. Ils reconstruisent en ce moment un pont détruit depuis des mois. C’est un pont métallique entre deux des quartiers : l’un musulman l’autre chrétien. “Ce projet est 100 % européen : c’est le génie italien qui le monte. Il a été fabriqué par la Pologne, fourni par  République tchèque et transporté par l’Allemagne“, explique le lieutenant colonel Mario Renna, chef de ce contingent.

En brousse, toujours des exactions

Les habitants des environs, en découvrant la banderole qui annonce la reconstruction de ce pont, se disent ravis. “J’ai des amis et de la famille dans ce quartier. Mais aujourd’hui c’est un casse-tête pour venir les voir. Je prends un premier taxi. Je l’arrête, je traverse la passerelle piétonne, puis je dois reprendre un deuxième taxi. Quand le pont sera construit, là ce sera beaucoup plus simple. Il y aura moins de détours, moins de kilomètres à faire. Ce sera comme un pont de la réconciliation en plus“, se félicite Célestine, une jeune maman.
Les soldats de la force européenne EUFOR reconstruisent un pont entre un quartier musulman et un quartier chrétien de Bangui © RF / Mathilde Lemaire
Les soldats de la force européenne EUFOR reconstruisent un pont entre un quartier musulman et un quartier chrétien de Bangui © RF / Mathilde Lemaire
La reconstruction de ce pont est un symbole fort, mais il faudrait tellement plus dans ce pays où il n’y a quasiment aucune route goudronnée. Dans le nord et l’est du pays : pas une seule ! C’est dans ces zones de brousses reculées que se produisent encore le plus d’exactions.
Des élections avant l’été
Direction Bambari à 400 kilomètres au nord-est. Il y a 10 jours, une vingtaine de personnes ont été tuées ici.
Les civils passent leur temps à se déplacer pour fuir les explosions de violences.  “C’est un secteur tellement grand et tellement broussailleux qu’il y a toujours des crimes qui nous échappent. De toute façon, le but de notre présence n’est pas de mettre un homme derrière chaque habitant“, explique le colonel Hervé Pierre qui commande le détachement de soldats français dans ce secteur. Selon lui, la priorité est d’aider à restaurer l’autorité des préfets et des maires. Le gros challenge de 2015 pour la Centrafrique sera  la tenue d’élections législatives et présidentielles sous l’égide de l’ONU. Un scrutin compliqué à organiser dans ce pays qui compte toujours des dizaines de milliers de déplacés, et où les registres d’état civil ont été détruits, brûlés au cours des violences de ces deux dernières années.
Reportage de Mathilde Lemaire pour: