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Bangui: Le Directeur général intérimaire de l’ENERCA, François Bangazoni confirmé au poste de DG

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( Corbeau News Centrafrique)

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Le Directeur général intérimaire de l’ENERCA, François Bangazoni confirmé au poste de DG

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-07-2015

 

C’est par décret n° 15. 256 de juillet 2015 que François Bangazoni, entre temps Directeur général par intérim de l’ENERCA va être confirmé à cette haute fonction de l’État, succédant ainsi à Mme Elisabeth Kofio à la tête de cette société d’État. La cérémonie d’hier marque l’installation officielle du nouveau patron de l’ENERCA.
En effet, nommé il y a quatre mois à la tête de l’unique société nationale d’énergie (ENERCA) en tant que Directeur général par intérim de l’ENERCA, François Bangazoni est confirmé à ce poste, et installé officiellement, mercredi 22 juillet dans ses fonctions. La cérémonie d’installation a eu lieu à la direction générale de l’ENERCA en présence de Lazare Dokoula, Président du Conseil d’administration de l’ENERCA, de Yves Fon, Directeur des ressources humaines, ainsi que de tout le personnel de ladite société.
L’enjeu de la nomination d’un DG en remplacement de l’ancienne, a été très préoccupant pour le personnel venu nombreux à cette cérémonie d’installation. Le Directeur des ressources humaines de l’ENERCA, Yves Fon a bien mesuré la portée de cet acte déterminant pour le relèvement post-conflit au sein de son institution, car dit-il « Depuis le départ de l’ancienne Directrice générale, le choix d’un nouveau DG était une préoccupation majeure pour le personnel, car non seulement l’ENERCA était devenue un corps sans tête, mais aussi, le personnel attend de voir la promotion d’un des siens à cette haute fonction. »
Même sentiment exprimé par Lazare Dokoula, Président du Conseil d’administration d’ENERCA qui lui aussi, s’est félicité de la décision salutaire des hautes autorités de la transition qui ont bien voulu confirmer, par décret, le choix qui a été porté sur la personne de Bangazoni.
Le nouveau DG quant à lui, indiquant que le temps n’était pas au discours, a tenu à remercier les autorités politiques du pays qui lui ont fait confiance en le nommant à ce poste ; mêmes remerciements adressés au personnel de la Direction générale de l’ENERCA. Toutefois, Bangazoni a saisi l’occasion pour passer un message qu’il estime capital pour la réussite de sa mission : « Ce que je vous demande, c’est d’abord le travail, mais surtout la franchise pour une bonne collaboration. Cela est très important pour la réussite de la mission qui nous est assignés. » a-t-il conseillé à la centaine de personnels présente à la cérémonie.
Il faut noter par ailleurs que si la nomination de Bangazouni a satisfait le personnel de l’ENERCA, c’est tout simplement parce que le personnel trouve en lui, la qualité de l’homme qu’il faut pour sortir l’ENERCA du marasme dans lequel elle s’est abimée. Le témoignage à ce sujet de Yves Fon, Directeur des ressources humaines de l’ENERCA est plus éloquent édifiant : « Monsieur François Bangzoni, fort de son impressionnante gabarie, puis de son parcours professionnel laborieux et excellent, incarne des grandes valeurs qui se caractérisent par la capacité de défendre ses opinions avec conviction, voire avec fougue, mais doté d’une grande capacité d’écoute et prêt à faire des concessions ; il saut entretenir une relation de convivialité avec jeunes, vieux, homme, femme ; il est tolérant et un bon manager ; un fervent chrétien qui a su affronter avec courage les douloureux événement survenus dans sa famille en se remettant ; infatigable missionnaire, il s’est toujours est toujours présent dans les missions de contrôle et d’inventaire tant à Bangui qu’en province ; il est un grand partisan de la modernisation de l’informatisation de la structure commerciale de l’ENERCA… »
Notons que les quatre mois d’intérim de François Bangazoni à la tête de l’ENERCA ont vu beaucoup de réformes, dont celle de la redéfinition du programme de délestage dans la ville de Bangui et ses environs, en sorte que tout le monde ait de l’électricité, même si ce n’est que pour un bout de temps. Avec cette confirmation, les Centrafricains et les Banguissois en particulier ont les yeux rivés vers Bangazoni pour pousser la réforme au niveau de la desserte 24/24 en électricité.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: AMGA au chevet des prisonnières de la maison carcérale féminine de Bimbo

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(Corbeau News Centrafrique)

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AMGA au chevet des prisonnières de la maison carcérale féminine de Bimbo

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-07-2015

Un écran téléviseur (19 pouces), des pagnes, des sacs de sucre, lait, médicament, ognon ; des cartons de savons (AZUR) des livrets, des nattes, des moustiquaires, seaux plastics, marmite… sont entre autres les produits que constitue le pactole qui a remis par le Coordonnateur de l’Ong AMGA aux détenues de la maison carcérale de Bimbo. L’enveloppe d’environ 2.4 millions a été mobilisée pour fournir ce don.
En effet, mardi 21 juillet 2015, les prisonnières détenues à la prison de Bimbo ont reçu une aide en vivres et non-vivres de l’Ong nationale ‘’Association missionnaire pour les gagneurs d’âmes (AMGA)’’, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie. Teddy Wedane, Coordonnateur de ladite Ong a officiellement remis le don au représentant du Ministre d’Etat à la Justice en présence de Roger Passi Ngaka, Régisseur de la maison d’arrêt de Bimbo. Elles étaient près d’une vingtaine, les prisonnières ayant bénéficié de cette aide.
En effet, l’Ong AMGA s’est résolument engagée dans une vaste campagne humanitaire depuis plus d’un mois, à travers la capitale Bangui, avec la perspective vers les localités de l’intérieur du pays. « Nous sommes une Ong nationale qui doit, en plus de l’aide humanitaire étrangère, contribué efficacement à l’amélioration des conditions de vie de nos frères et sœurs en difficulté. Surtout que la crise qui vient de connaitre notre pays est si profonde avec des conséquences désastreuses sur les populations. C’est pourquoi, nous posons ces actes humanitaires dans les sites des déplacés, dans les hôpitaux et dans les prisons, parce que c’est dans ces lieux que se trouvent les vraies victimes. » a déclaré Teddy Wedane Coordonnateur de AMGA avant de remettre symboliquement le paquet au Représentant du Ministre d’Etat à la justice. Wedane a promis d’être toujours à l’écoute de ces prisonnières, si jamais d’autres besoins soient exprimés.
Roger Ngaka Passi, Régisseur de la maison d’arrêt de Bimbo qui a salué le geste posé par AMGA : « Votre geste nous va droit au cœur, puisqu’il répond à un besoin pressant de l’heure, notamment celui de l’amélioration des conditions de vie des détenues. Depuis peu, nous connaissons un vrai problème de nourriture pour laquelle nous avons initié une demande à notre hiérarchie, en vue de rehausser notre budget de restauration ; la demande est restée sans suite jusqu’à l’heure actuelle. Peut-être que AMGA est le ‘’messie’’ que les chrétiens attendent, car elle est venue nous sauver. » Même sentiment de reconnaissance chez Honoré Abezou qui a représenté la Directrice de l’administration carcérale.

Rappelons que l’Ong AMGA a déjà assisté les déplacés des divers sites de déplacés à Bangui, elle était récemment à l’université de Ngaragba, et plus récemment au Complexe pédiatrique de Bangui et à l’Hôpital Communautaire de Bangui.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: FPRC, UN CANARD SANS TETE

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(Corbeau News Centrafrique)

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FPRC, UN CANARD SANS TETE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 23-07-2015

Bangui – Enquête sur les détournements d’argents et les trahisons chez les ex-sélékas.

Nous avons tous un jour assisté à cette scène édifiante d’un canard qui venant d’être décapité continuant à courir sans son chef … sans savoir où aller… mais il court toujours ! Cette image enfouie dans mes souvenirs d’enfant m’est revenue en mémoire en regardant agir les personnes qui prétendent diriger le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Pour notre enquête nous avons recueilli les confidences de militants du FPRC. Cela nous a éclairé et nous pouvons désormais poser les questions qui fâchent : Qui commande réellement le FPRC ? Qui est à sa tête ? Qui donne des ordres ? Qui indique une direction ?

La réponse fuse immédiatement auprès de ces mêmes militants interrogés : ce n’est plus Nourredine ADAM ! D’ailleurs cela fait longtemps qu’il n’a plus été vu à Bangui. Serait-il toujours en Centrafrique ? Donnerait-il ses ordres depuis l’étranger (Tchad, Soudan) par peur de se faire attraper s’il pointait le bout de son nez ici ? Soyons clair, un chef qui a peur n’est pas un chef. Il n’y a que les peureux qui ont peur et qui se cachent.

Nourredine ADAM ne commande plus, Maouloud MOUSSA MOKHTAR détourne l’argent sale du FPRC à Kaga Bandoro et le Général KANTON n’en fait qu’à sa tête dans le Bamingui

Preuve de cette désertion en rase campagne, il paraît même que dans le Bamingui, sous les ordres du Général Kanton, les ex-FPRC s’organisent sans l’accord de Nourredine ADAM pour travailler à reconstruire le pays. Plus personne ne dirige le palmipède du FPRC devenu fou…

La situation à Kaga Bandoro, illustre parfaitement cette ambiance de fin de règne. Dans cette ville censée être sous contrôle des hommes de Nourredine « le roi déchu », les responsables du FPRC sont en train de vider les caisses du parti à la barbe de leur chef dépassé par les événements. En effet l’argent de la corruption en provenance de l’étranger, ainsi que l’argent des trafics (or et diamants), que Oumar SODIAM à apporté à Kaga Bandoro a purement et simplement été dispersé et détourné par Maouloud MOUSSA MOKTAR. Ce sinistre individu qui conspire et intrigue au nom du FPRC à Kaga Bandoro, profite de l’absence de son supérieur pour remplir ses poches et s’acheter des amitiés auprès des militants du parti des ex-sélékas comme auprès des anti-balakas. Il abreuve ses nouveaux amis de l’argent du FPRC au détriment de ses combattants en dilapidant les « bijoux de familles ». Quand le chat n’est pas là, les souris dansent…

Scission de l’ex-séléka ALKATINE qui se dit favorable au processus DDRR à Moyenne Sido

Alors qu’il était un des chefs de guerre les plus connus et respectés du FPRC, le général ALKATINE vient de quitter la rébellion pour rejoindre le processus de désarmement appelé DDRR. Comme il l’explique hier dans les colonnes de la Voix de Centrafrique, le général ALKATINE suggère au gouvernement d’accélérer le processus du DDRR, afin de faciliter la libération de la population qui vit quotidiennement avec des hommes en armes malgré elle. « Notre volonté est de rencontrer le gouvernement afin de discuter de ce problème, qui est capital pour le peuple centrafricain », a-t-il suggéré. Il a d’ailleurs insisté que le fait que « Plusieurs hommes détiennent encore des armes, dans différentes zones du nord et du centre de Centrafrique. Il faut les désarmer, c’est important ». Preuve supplémentaire que Nouredine ADAM n’est plus écouté et que la fracture que le sépare de ces adjoints et de ses hommes s’aggravant tous les jours.

A Bangui, Haroun GAYE en profite pour prendre la main sur le FPRC

Certains comme Haroun GAYE et son abominable acolyte Hammit TIDJANI sont en train de profiter de cet état de déliquescence, les meneurs autoproclamés de KM5. Ces seconds couteaux sont en train de combler les abysses laissés par Nourredine ADAM. En effet, l’influence de ces agitateurs publics est établie dans le 3eme arrondissement et ils se verraient de plus en plus à la tête de ce mouvement politique. Ce duo de magouilleurs de quartier a l’avantage d’être à Bangui mais le bruit court qu’il pourrait y avoir un mandat d’amené contre eux. Remonte en effet à la surface de vieilles affaires de drogue (TRAMADOL) et de meurtre… Affaire à suivre… Comme nous témoignent des sympathisants FPRC, leurs propos aberrants et leurs actes criminels ne font pas l’unanimité auprès de ceux qu’ils sont censés représenter, défendre et protéger.

Le FPRC a donc perdu son leader et c’est désormais la cacophonie au sommet et à la base de son organisation. Plus personne ne dirige cette organisation politico-militaire, pendant que d’autres les trahissent. Difficile donc d’imaginer l’avenir avec ce parti qui ressemble désormais à un agglomérat de chefaillons autoritaires sans aucune vision pour notre pays; une véritable basse-cour entre des petits coqs qui veulent juste se goinfrer le plus possible. Le FPRC devient ce mouvement sans tête, favorable à la dispersion de ses chefs, de ses membres, des idées et des esprits. Quand il y a trop d’ordres, ça devient le désordre. C’est pourquoi ce parti me fait penser à un animal de basse-cour ayant perdu sa tête et qui court de manière erratique… Un canard sans tête !

 

Bangui, Abdoulaye MGAMENDE Stagiaire Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PARTI USD-COMODES LE CANDIDAT DE L’UNION DE LA GAUCHE PRESIDENTIELLE JOSEPH

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( Corbeau News Centrafrique ), 22-07-215

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LE PARTI USD-COMODES
LE CANDIDAT DE L’UNION DE LA GAUCHE PRESIDENTIELLE
JOSEPH YAKETE

Bangui, ( J.Y.)

Allure mitterrandienne, au-dessus de toutes les turpitudes et les magouilles du pays ; élevé, sens de valeur, sens de vision, résolu et pénétré de conscience et du devoir.

JOSEPH YAKETE BIO EXPRESS

Joseph Yakété est né le 14 novembre 1960 à Subit en Centrafrique.

Il arrive en Europe en 1989 pour faire ses études supérieures. D’abord en Allemagne, puis à Paris où il entre à l’institut de Sciences Politiques.

Parallèlement, il s’engage dans les rangs du Parti socialiste français. Adhérent depuis 1997, Joseph YAKETE devient collaborateur parlementaire de député, puis conseiller municipal en 2008.

En 2003, après l’obtention de son doctorat de sciences politiques – «Les mutations sociologiques de l’électorat du Parti Socialiste du congrès d’Epinay à 1997» il se lance dans la rédaction d’un ouvrage «Socialisme sans discriminations» préfacé

par François Hollande. Parallèlement il devient cadre fédéral du PS à Paris.

La situation de son pays, la Centrafrique, marquée par des années de conflit et de corruption du pouvoir l’amène à fonder le FORAC (Forum pour le Rassemblement Centrafricain). Ce parti a pour priorité de réformer en profondeur la gouvernance et redonner paix, sécurité et stabilité à ce pays de 4,5 millions d’habitants.

Soutenu aujourd’hui par 15 partis centrafricains, le FORAC confirme Joseph YAKETE comme candidat officiel de l’Union de la Gauche pour l’élection présidentielle d’octobre 2015.

Fait à Paris le 22-07-2015

Centrafrique: Déclaration du Collectif «Touche pas à ma Constitution », suite au remaniement et la publication

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( Corbeau News Centrafrique )

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Déclaration du Collectif «Touche pas à ma Constitution », suite au remaniement et la publication

de la liste des membres du Gouvernement de Mahamat Kamoun III.

Bangui, Corbeau News Centrafrique 22-07-2015

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

A l’issue du remaniement et la publication de la liste des membres du Gouvernement de Mahamat Kamoun III,

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » membre actif de la société civile déclare ce qui suit :

Vu le chronogramme des futures élections établies avec le consentement de toutes les Force vives de la Nation,
Vu la volonté des Centrafricaines et de l’ensemble de la Communauté Internationale qui veulent absolument le retour imminent à l’Ordre Constitutionnel,
Vu le climat de l’insécurité entretenue et devenue étant comme un nouveau fond de commerce politique en Centrafrique.
Au regard de la situation actuelle que connait la République Centrafricaine, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » défenseur des valeurs républicaines prend position pour dénoncer tout d’abord la volonté délibérée des Autorités de la Transition qui veulent faire usage de la méthode machiavélique afin de solliciter une nouvelle prolongation de la Transition.
Pour éviter de tomber dans une situation de vide constitutionnel qui va encore infliger des nouvelles souffrances inadmissibles au peuple centrafricain, le Collectif en appelle à la vigilance de la Communauté Internationale et des Centrafricains en particulier de tout mettre en œuvre pour contraindre les Autorités de la Transition d’organiser dans le délai prévu les élections groupées.
Par ailleurs, le Collectif demande aux principaux responsables politiques de prendre clairement position par rapport aux agissements des Autorités Transitoires qui veulent maintenir le pays dans ce chaos.

Fait à Paris le 21. 07. 2015

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

– A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU,
– A Son Excellence Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
– A Son Excellence Monsieur de la Commission Européenne,
– Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,

CENTRAFRIQUE: LISTE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN (KAMOUN 3

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 ( Corbeau News Centrafrique )

Mahamat Kamoun premier Ministre

 

LISTE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN (KAMOUN )

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21-07-2015

 

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Bangui, Gisèle Moloma  Pour CNC

Centrafrique : Le gouvernement de Mahamat Kamoun subit un remanienment

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( Corbeau News Centrafrique)

Mahamat Kamoun premier Ministre

 

Centrafrique : Le gouvernement de Mahamat Kamoun  subit un remanienment

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21- 07-2015

C’est le deuxième remaniement en Centrafrique en moins d’un an pour le Premier ministre Mahamat Kamoun. Cette nouvelle équipe annoncée lundi sera chargée, sauf accident, de conduire les affaires du pays jusqu’à l’arrivée du gouvernement issu des élections programmées en octobre et novembre prochain. Six nouveaux font leur entrée.

Les poids lourds de l’ancienne équipe restent en place avec ce nouveau remaniement. Les ministres d’Etat Marie-Noëlle Koyara et Aristide Sokambi conservent respectivement les portefeuilles de la Défense et de la Justice. Mais au jeu des chaises musicales, Nicaise Samedi Karnou laisse son fauteuil à la Sécurité publique pour l’Habitat, au profit du magistrat Dominique Said Panguidji, anciennement procureur de la cour d’appel de Bangui et avant cela directeur de cabinet dans ce même ministère.

Autre nouvelle tête, le diplomate Samuel Rangba, 42 ans, haut fonctionnaire aux Affaires étrangères en devient le ministre. A la Réconciliation nationale, Jeannette Déthoua laisse la place à Lydie Florence Ndouba, haut fonctionnaire proche de l’ancien président Patassé, dont elle a été l’un des préfets. Bruno Yapandé, ministre de Nicolas Tiangaye, puis conseiller de Catherine Samba-Panza, retrouve le gouvernement au poste de la Communication.

A noter encore l’entrée au gouvernement de Sébastien Wénezoui, l’ancien coordonnateur adjoint des anti-balaka, de Théotime Soulé Balouwé, comme ministre chargé du Développement du monde rural. Et d’un technocrate, Michel Bindo, comme ministre délégué chargé du Plan et de la Coopération internationale.

RFI

Bangui: Une nouveau Justice : La Cour penale en Republique Centrafrique ( HRW)

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Une nouveau Justice : La Cour penale en Republique Centrafrique ( HRW)

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21-07-2015

 

Le 3 juin dernier, Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de transition de la République centrafricaine, a promulgué une loi portant création d’une Cour pénale spéciale chargée d’enquêter, poursuivre et juger les violations graves des droits humains commises sur le territoire du pays depuis 2003. Cette promulgation est l’aboutissement d’un processus rédactionnel et législatif rapide bouclé en neu

Il s’agit d’une bonne nouvelle, non seulement pour le peuple centrafricain qui a tant souffert, mais également pour les victimes partout dans le monde qui aspirent à de réelles solutions pour juguler l’impunité.

C’est la première fois qu’un gouvernement souverain crée, en adoptant une législation nationale, une cour hybride novatrice au sein de laquelle des juges et procureurs nationaux et internationaux travailleront ensemble afin que les victimes obtiennent justice pour les atrocités qu’elles ont subies. Si elle est mise en œuvre correctement, la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine pourrait se muer en un nouveau modèle de justice pour les crimes internationaux graves.

Le gouvernement de transition a reconnu très tôt que le système judiciaire national, ravagé par une série de conflits, était trop faible pour gérer les atrocités commises à grande échelle lors de la dernière crise—au cours de laquelle des milliers de civils ont été massacrés et des centaines de milliers d’autres ont été déplacés.

En mai 2014, les autorités de transition ont déféré la situation prévalant depuis 2012—date du début de la dernière crise traversée par le pays—devant la Cour pénale internationale (CPI). Le Bureau du Procureur de la CPI, qui avait déjà ouvert une enquête sur une période de violence antérieure, a ouvert une deuxième enquête en République centrafricaine en septembre 2014, offrant un réel espoir de voir rendre justice dans une certaine mesure. Mais il a toujours été clair que la CPI ne pourrait constituer qu’une partie de la solution compte tenu de sa capacité à ne traiter qu’un nombre restreint d’affaires dans chaque situation donnée.

En août 2014, le gouvernement de transition a signé un Mémorandum d’entente avec la mission de maintien de la paix de l’ONU, esquissant l’idée d’un mécanisme judiciaire hybride. Conseillé par un comité de rédaction composé d’experts juridiques nationaux et internationaux et bénéficiant d’apports de la société civile, le Ministère de la Justice a élaboré une loi visant à créer une cour spécialisée au sein du système judiciaire national, chargée de juger les crimes qui ne seraient pas retenus par la CPI. Le 22 avril 2015, le Conseil national de transition, qui fait office de parlement provisoire du pays, a adopté la loi à une large majorité. Il a chargé la nouvelle cour d’enquêter sur les crimes commis depuis 2003—date du coup d’État perpétré contre le président élu Ange-Félix Patassé et marqué par une vague d’exactions commises contre les civils—au lieu de 2012, date proposée par le gouvernement de transition.

D’autres tribunaux et chambres hybrides ont été mis sur pied ailleurs, tels que le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, la Chambre pour les crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine, ainsi que les Chambres extraordinaires du Sénégal créées pour le futur procès de l’ex-président tchadien Hissène Habré.

Il s’agit néanmoins ici de la toute première fois que des autorités nationales créent souverainement une cour hybride chargée de connaître des crimes internationaux graves perpétrés dans leur propre pays et amenée à travailler en collaboration avec la CPI. La Cour pénale spéciale est une juridiction temporaire intégrée au sein du système judiciaire national centrafricain, d’une durée d’existence de cinq ans renouvelable. Elle dispose de sa propre police judiciaire, de son propre parquet, ainsi que de tous les degrés de juridiction jusqu’à la chambre d’appel. Elle appliquera le droit et la procédure pénale du pays.

La loi dispose que la Cour pénale spéciale comptera une majorité de juges centrafricains, un président et un greffier en chef centrafricains, tandis que le procureur spécial sera international. Elle prévoit par ailleurs que la cour pourra être établie en plusieurs phases, permettant à sa section d’instruction de se mettre au travail rapidement, avant que les organes restants de la cour ne soient mis en place. Si la CPI et la Cour pénale spéciale venaient à travailler sur les mêmes affaires, la priorité irait à la CPI, inversant le principe de complémentarité prévu dans le Statut de la CPI, lequel consacre la primauté des juridictions nationales. En outre, la Cour pénale spéciale récemment instituée ne prive pas les tribunaux de droit commun de leur compétence sur les crimes internationaux graves.

La Cour pénale spéciale se situe dès lors à un niveau unique et nouveau, entre la CPI et les juridictions de droit commun. Si elle joue son rôle en tant que complément de ces deux niveaux, elle pourrait améliorer considérablement l’accès des victimes à la justice en République centrafricaine.

Les crises récurrentes qui ont frappé la République centrafricaine au cours des dernières décennies ont été marquées par une impunité généralisée. Le peuple centrafricain et ses représentants politiques ont décidé de tourner la page de l’impunité. La soif de justice s’est clairement fait sentir lors des assises nationales qui se sont tenues dans la capitale Bangui au mois de mai sous le nom de Forum de Bangui pour la réconciliation nationale. Les participants ont insisté sur le besoin de justice et ont affiché leur solide soutien à la CPI, à la Cour pénale spéciale, à une Commission Vérité et Réconciliation et aux réparations pour les victimes, autant d’outils complémentaires permettant d’obtenir justice pour les crimes commis.

Face aux attentes élevées et à la complexité du contexte dans lequel s’inscrit la lutte contre l’impunité, de nombreux défis devront être relevés pour que la Cour pénale spéciale puisse atteindre ses objectifs. Alors qu’ils entreprennent de mettre sur pied la nouvelle institution, les acteurs centrafricains et internationaux ne devraient ménager aucun effort pour s’assurer qu’elle sera efficace en termes de coût et qu’elle se montrera impartiale, équitable et crédible à l’heure de rendre la justice pour les crimes les plus graves.

Il faudra que la communauté internationale fournisse un soutien financier et logistique suffisant à la cour, basé sur un budget réaliste élaboré par le gouvernement de transition et l’ONU. Comme le prévoit son mandat, la mission de maintien de la paix assumera un rôle essentiel en assistant la nouvelle juridiction dans le recrutement du personnel, en apportant son soutien dans le cadre des enquêtes et des arrestations, et en aidant à assurer la sécurité du personnel judiciaire ainsi que la protection des victimes et des témoins. Les autres agences de l’ONU engagées dans le soutien à la justice et à l’État de droit auront également un rôle important à jouer, et l’ONU devrait assurer la coordination et la mise en œuvre efficaces de cette assistance.

La Cour pénale spéciale aura besoin de personnel compétent et motivé. Le gouvernement centrafricain et l’ONU devraient définir un processus de recrutement clair et identifier les qualifications requises. Les candidats nationaux et internationaux sélectionnés devraient être expérimentés, indépendants et désireux de travailler dans un esprit de collaboration. Les experts internationaux ne devraient pas seulement parler français et connaitre le système de droit civil, mais ils devraient également justifier d’une expertise dans le domaine des enquêtes et poursuites pour crimes internationaux graves et d’une capacité à interagir avec les victimes vulnérables—notamment les victimes de violence sexuelle et basée sur le genre, les femmes et les enfants.

La CPI et la Cour pénale spéciale devront trouver des moyens de coopérer, de partager les informations et de coordonner leur travail afin que leur coexistence dans un même pays multiplie véritablement les possibilités de justice.

Enfin, pour exercer un impact à long terme au niveau national, la mise en place de la Cour pénale spéciale devrait être l’occasion de renforcer la capacité des tribunaux de droit commun à traiter les crimes internationaux graves. Des formations et ateliers partagés pourraient être organisés pour le personnel aux deux niveaux, par exemple sur les techniques spécialisées d’enquête et sur la protection des victimes ou les droits de la défense.

Compte tenu des ressources limitées dont dispose la CPI et du manque de capacité ou de volonté des juridictions nationales, ce modèle de Cour pénale spéciale pourrait renforcer la lutte contre l’impunité dans les pays où les crimes ont été perpétrés. D’autres pays ont envisagé la création de tribunaux ou chambres hybrides, mais ils n’ont pas encore franchi définitivement le pas.

Le regard du monde se portera sur la République centrafricaine et sa nouvelle cour hybride. Pour les victimes de ce pays et d’ailleurs qui attendent que justice soit rendue, elle ne peut pas échouer.

Directrice de plaidoyer, Programme Justice internationale

Géraldine Mattioli-Zeltner

Centrafrique: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN F.D.P.C

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 ( Corbeau News Centrafrique)

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FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
F.D.P.C
COMMUNIQUE DE PRESSE N°006/FDPC/17-07-2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21- 07-2-15

 

Tout en restant dans le prolongement des récents communiqués publiés par nous, le FDPC vient une fois de plus, par le biais de cet autre communiqué attiré l’attention de la Communauté Internationale sur les dérives managériales des questions électorales qui ont cours ces jours en République Centrafricaine. Il est question de jouer notre rôle d’acteur légitime et légitimé par les circonstances ponctuelles.

Hier, nous récusions déjà les conditions et même les clauses du Forum de Bangui tenu en Mai. Car ce Forum, sur le fond et la forme, était dénudé de son caractère inclusif et portait déjà les stigmates d’un désaccord des acteurs politiques émergents et d’un conflit au caractère latent. Cette politique de division, de mercantilisme et de frustration pratiquée actuellement en République Centrafricaine apparaît comme la couveuse d’une éventuelle crise plus cruelle et plus redoutable.Les instigateurs de cette situation se retrouvent tapis dans l’ombre des plus hautes sphères de la Présidence de Transition. Ceux-ci manipulent au gré de leur funeste ambition, la Présidente et le Conseil National de Transition. Il est question pour eux de se faire et de manière rapide, de l’argent qui leur servira plus tard de troubler le pays. Leur désir d’écarter de potentiels candidats susceptibles de ramener l’unité et la concorde nationale vient de ce qu’ils rendront compte de leur gestion ; au cas où ces candidats sont élus. Pour les fossoyeurs de la paix qui se cachent à la Présidence de Transition, il existe une République des Centrafricains et une République des Non-Centrafricains. Ce qui est une idée à décrier très rapidement. Ce genre de pensée contribuera à partitionner notre pays et l’idée du repli identitaire ira crescendo.

Face à la décision du Conseil National de Transition (CNT) de refuser le droit de vote aux futures élections présidentielles à l’ensemble des réfugiés centrafricains ayant fui dans les Etats voisins pour préserver leurs vies, nous attirons l’attention de chacun sur les conséquences d’une telle exclusion pour la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous transparentes, libres, inclusives et ouvertes à toutes et à tous. Il nous semble que rien qu’à réfléchir de la sorte, nous pouvons lire entre les lignes que les acteurs du pouvoir actuellement à Bangui veulent faire des élections et des résultats des élections, une chasse gardée. Mais détrompez-vous ! Tant qu’il nous en restera même une seule goutte de sang dans nos veines, vous ne ferez-pas de la République Centrafricaine une monarchie. Ressaisissez-vous tant qu’il est encore temps et revenez à de meilleurs sentiments !

Depuis décembre 2013, nous faisons le constat selon lequel près de 30% de la population centrafricaine a été déplacée à l’intérieur du pays et plus de 560.000 personnes se sont réfugiées dans les payslimitrophes que sont : le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et le Tchad.

Devrons-nous faire des reproches à tous ceux-là qui ont choisi, sans vraiment avoir le choix de sauver leurs vies ?
Croyons-nous un seul instant que ces personnes sont heureuses de vivres dans le dénuement total où elles ont tout perdu ? (biens matériels et humains) Pourquoi le système actuel de Bangui veut faire de ses illustres enfants, des apatrides, alors que ceux-ci sont reconnus sur plusieurs scènes internationales comme étant des compétences mondiales et planétaires avérées ?

Nous croyons qu’il s’agit d’un électorat potentiel et suffisamment considérable qui ne doit pas être marginalisé ou ignoré au simple prétexte que les réfugiés ne sont toujours pas retournés en RépubliqueCentrafricaine et leur refuser le droit de vote créerait une injustice supplémentaire dans un pays déjà profondément divisé. C’est sur cette base que nous appelons au droit de vote pour tous.

Par ailleurs, sur un tout autre plan sécuritaire, le mandat accordé à la Minusca l’autorisait à prendre toutes les mesures requises pour s’acquitter du mandat de : stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de Bangui, fin mai, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) continue de se positionner comme un allié circonstanciel de choix et de taille pour une avancée rapide et fulgurante des objectifs communs : la paix en RCA.

Il était question pour la MINUSCA d’abord d’être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la MISCA, mais donc avec d’avantage d’effectifs et davantage de logistique et de moyens car à la vérité, la RCA est grand comme la France et la Belgique réunies ; et le terrain a sa propre réalité. Il s’agit là d’une expérience militaire stratégique et opérationnelle que nous voulons mettre à contribution dans le but de voir la RCA sortir enfin des cendres des crises.

Fait à Brazzaville, le

Le Général de Division
Martin KOUMTA MADJI
(Alias Abdoulaye Miskine)

Président du FDPC

 

Centrafrique: « ON NE PRETE QU’AUX RICHES »… ET AUX HONNETES HOMMES.

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( Corbeau News Centrafrique)

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« ON NE PRETE QU’AUX RICHES »… ET AUX HONNETES HOMMES.

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21-07-2015

 

Pour être certain que tous nos compatriotes participent à la consultation électorale historique de 2015, le délai d’inscription été prolongé jusqu’au 27 juillet. Mais, depuis le début du processus électoral, de nombreuses voix se font entendre pour dénoncer (à juste titre) le manque de moyens. En effet, la mise en place du recensement requiert des dépenses conséquentes indispensables : formation et paye des agents, déploiement du matériel, photo des électeurs, tenue des listes…

La communauté internationale s’est portée au chevet de la République Centrafricaine pour l’aider à mettre en place des institutions solides et démocratiques, conditions sine qua non pour obtenir des aides structurelles et des fonds au développement.

La RCA était pourtant le bon élève de la Communauté internationale

Passée la phase de sécurisation, la RCA est entrée dans une séquence politique avec le Conseil National de Transition chargé d’organiser sa succession dans des conditions conformes aux normes démocratiques. Bon an mal an, la transition a répondu à ses obligations en créant l’A.N.E responsable des consultations électorales avant la fin d’année 2015. Bref, dans ce tableau idyllique d’une paix retrouvée et d’une marche sereine vers la démocratie, il y a un ombre…les bailleurs internationaux rechignent à verser les fonds indispensables. Pourquoi, la communauté internationale est-elle devenue frileuse alors qu’elle avait tressé des lauriers sur la tête de Catherine Samba-Panza à la tribune de l’ONU? Alors que tout semblait avancer (lentement) dans le sens voulu par les parties prenantes (RCA, ONU, CEMAC, Union Européenne…), notre pays ne fait plus figure de bon élève. Il semblerait que notre image soit durablement ternie en raison du comportement de certains « leader » autoproclamés du FPRC en particulier à Bangui…là où se tournent tous les regards.

Le FPRC doit trier le bon grain de l’ivraie

On peut comprendre leur réaction en constatant la présence sur le terrain politique, de repris de justice notoire ! Comment des hommes comme cette canaille d’Ousman Mahamat OUSMAN, peuvent-ils librement déambuler dans la ville, au nez et à la barbe des forces de sécurité ? Cet homme incarcéré et récemment libéré « pour raison de santé » s’est permis de narguer les autorités en venant parader avec des hommes armés dans la mosquée de son quartier, qui plus est le jour sacré de l’Aïd ! Idem pour les deux hommes de main de Nouredine ADAM à Bangui, les crapules Hammit TIDJANI et Haroun GAYE, qui osent se présenter comme de nobles hommes politiques alors que leurs noms est couché sur des mandats d’amener… Sachez que la semaine dernière, lors du congrès du FPRC tous ces hommes ont été confirmé à leurs postes.

Pas d’aide internationale sans justice

Pourquoi ne sommes-nous pas capables de nous débarrasser de ces voyous ? Que font les responsables de la force publique face à ces malfrats ? La décision a pourtant été prise de les arrêter. Préférons-nous ces bandits beaux-parleurs aux aides qui permettraient à notre pays de se relever dignement ? L’impunité dont jouissent ces représentants du crime et de la rapine, renvoie une très mauvaise image de la République Centrafricaine. Ainsi, la conséquence est immédiate : à cause d’aux, ceux qui devraient nous aider sur la grande route de la démocratie, se détournent de nous et nous laissent un peu plus glisser dans les fossés et les bas-fonds de l’histoire. La RCA a fait preuve de beaucoup de maturité par la réconciliation nationale et la paix retrouvée. Ne laissons pas quelques satrapes détruire notre destin national à cause du laxisme et du manque de fermeté. Pas de démocratie sans justice, pas de justice sans ordre !

 

Bangui, Abdoulaye NGAMENDE, journaliste stagiaire. Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN REMET EN CAUSE LE RAPPORT DE L’ONG BRITANNIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN REMET EN CAUSE LE RAPPORT

DE L’ONG BRITANNIQUE « GLOBAL WITNESS »

Bangui, ( Corbeau News Centrafrique, 21-07-2015

Après la publication du rapport « Bois de sang » de L’ONG britannique accusant les entreprises européennes d’avoir financé le conflit en Centrafrique, le gouvernement centrafricain remet en cause le contenu de ce rapport. Une réaction du gouvernement de transition par le truchement de la ministre des eaux et forêts, chasse et pêche, Isabelle Gaudeuille qui a qualifié ledit rapport de discrédit sur les ressources naturelles de la République centrafricaine.

Dans un rapport publié, le mercredi 15 juillet 2015, par l’ONG britannique Global Witness, intitulé « Bois de sang », a démontré comment l’Europe a aidé à financer la guerre en République centrafricaine. Une allégation balayée de revers de la main par le gouvernement centrafricain. Pour la ministre centrafricaine des eaux et foret, l’ONG Global Witness veut discréditer les bois centrafricains sur le marché mondial après la levée provisoire de l’embargo sur les diamants centrafricains par le processus de Kimberly.

« S’il y a des financements de la guerre parce qu’il y avait des barrières illégales. Et c’est plutôt les transporteurs de bois qui n’ont pas voulu causer du retard en arrivant aux barrières illégales ou ne veulent pas de problème, versent de l’argent aux rebelles. Par conséquent, les sociétés forestières ne peuvent pas financer la guerre. Les conséquences de la publication de ce rapport seront quand même énormes parce que ça va ralentir les activités vers l’Europe qui demeure le plus gros client. Il y

aura des pertes des recettes et des impacts sociaux », a martelé Isabelle Gaudeuille, Ministre centrafricaine des eaux et forêts, chasse et pêche.

Or par des témoignages et documents avec preuve à l’appui, le rapport intitulé « Bois du sang » démontre la manière à laquelle les entreprises européennes financent les groupes rebelles durant la crise en Centrafrique. Pour garantir la sécurité de leurs entreprises après avoir été rançonnées, ensuite pillées pour certaines par les rebelles de la Séléka, les Européens ont monnayé leur sécurité. Cette mafia se faisait, selon le rapport, par le financement des groupes rebelles à protéger les biens des Européens dans en Centrafrique. Ce qui peut faire comprendre que la floraison des groupes de rébellions en Centrafrique explique la manœuvre des entreprises européennes qui aiment pêcher dans l’eau trouble.

Par ailleurs, l’ONG Global witness déplore que ces entreprises signent des contrats lucratifs d’exploitation forestière avec des rebelles actifs dans le pays. Dans cette mafia de complot contre la République centrafricaine, l’ONG dit avoir identifié des opérateurs français, libanais, allemands et chinois qui ont versé des millions de dollars à ces rebelles. La pyromanie des entreprises européennes doit faire l’objet de vigilance de gouvernement centrafricain sur tous ceux, que ça soit entreprises, ONG ou force militaire, qui se sont déportés dans le pays au nom de l’humanitaire.

Entre temps, le groupe d’experts sur la Centrafrique mandaté par le Conseil de sécurité des Nations Unies a souligné dans un rapport daté du juillet 2014, que commandants de la « des entreprises forestières ont payé des

Séléka jusqu’à 6.000 dollars américains par mois pour la protection de leurs installations à Bangui ».

De surcroit, dans un nouveau rapport, l’ONG Global Witness a également accusé l’Union Européenne de ne pas empêcher le commerce du bois illégal en Europe. C’est dire que l’Union européenne, qui est le premier partenaire de Centrafrique, complote contre ce pays et son peuple. La crise en Centrafrique a certainement de multiples facettes que le peuple centrafricain doit chercher à savoir.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Inauguration de la Maison des jeunes de Boali par Privat Léppa

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(Corbeau News Centrafrique )

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Inauguration de la Maison des jeunes de Boali par Privat Léppa

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 21-07-2015

Une maison des jeunes flambant neuve a été inaugurée samedi 18 juillet dernier à Boali au profit de la jeunesse de ladite localité. Il s’agit d’une œuvre patriotique de M. Privat Léppa, candidat aux prochaines législatives en République centrafricaine pour le compte du  ‘’Parti africain pour la transformation radicale  des Etats (PATRIE) de Me Crépin Mboli-Goumba.
La liste des œuvres patriotiques du candidat à la députation de Boali, Privat Leppa ne cesse de s’allonger. Samedi dernier, le prétendant au portefeuille législatif de ladite localité venait d’inaugurer la maison des jeunes de Boali. « Je suis moi-même jeune, ce qui m’a permis d’identifier les vrais besoins de la jeunesse centrafricaine. Je suis conscient également qu’entre autres, les jeunes ont besoin d’emplois pour réduire le chômage et détourner ainsi la vision des jeunes sur les armes ; mais les jeunes ont besoin d’espaces aménagés et salubres pour échanger sur la paix, la cohésion sociale et le développement de leur pays. », a déclaré Privat Leppa, interrogé sur le mobile de son geste en faveur de la jeunesse de Boali.
Ils  étaient quelques centaines, les jeunes de la ville de Boali, venus parfois des villages et communes, ainsi que les cadres de la Cellule de Boali à prendre d’assaut la maison des jeunes pour savourer leur nouvelle structure réhabilitée. « La présence de notre future député Léppa nous rassure. Depuis lors, il a toujours été aux côtés de la jeunesse de Boali. Aujourd’hui encore, il est venu nous réhabiliter notre maison de jeune. Nous lui disons merci. », s’est exalté Prince Bodé, un des jeunes bénéficiaires de ce joyau.
A cette même occasion,  le Candidat Privat Léppa fait don de  54 gilets  aux conducteurs de taxis motos de cette contrée. Rappelons que ce geste de M. Léppa témoigne encore une fois de plus sa générosité envers les populations  de Boali – cette partie du territoire en proie à des difficultés de toute sorte après la crise militaro-politique que le pays a connu.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Les populations de Bria sensibilisées sur le recensement électoral et la cohésion sociale

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( Corbeau News Centrafrique )

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Les populations de Bria sensibilisées sur le recensement électoral et la cohésion sociale

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-07-2015

Du 18 au 19 juillet 2015, le Président du CA-NE (Centrafrique-Nouvel Elan) Sylvain Eugène Ngakoutou Patassé a effectué à Bria, Chef-lieu de la Haute-Kotto une mission éclaire. Il s’agissait d’une mission de sensibilisation sur le recensement électoral de la population de Haute-Kotto. Ils étaient, au bas chiffre, quelques cinq mille les militants et sympathisants de CA-NE à prendre d’assaut d’abord l’aérodrome principal de Bria, puis les grandes artères artère du Chef-lieu de la Haute-Kotto où Sylvain Patassé a cheminé à pied avec la population sur les cinq kilomètres qui relient l’aérodrome à l’Hôtel de Ville.
Il y aura fallu attendre le premier meeting qui a eu lieu à la mairie pour savoir le mobile de la visite de Sylvain Patassé à Bria. « Je suis venu et avec moi, tous les membres du bureau de CA-NE pour vous dire deux choses essentielles : d’abord de la paix et la cohésion sociale ; puis de la nécessité d’aller massivement vous enregistrer sur la liste électorale » a déclaré le Président de CA-NE à la foule grouillante qui a assiégé la concession de la Mairie pour l’écouter.
Samedi soir, la population de Bria a exprimé sa satisfaction ainsi quelques désidératas au bureau politique de CA-NE dans une série de rencontres individuelles avec chaque entité représentative de toutes les couches socioprofessionnelles et religieuses de la localité. Au total, 17 entités ont été reçues à travers des échanges directs avec Sylvain Patassé. Il s’agit entre autres le Comité de paix, la communauté musulmane et chrétienne, les leaders politiques, l’OFCA, l’Association des Koli et Wali Gara, la jeunesse, les collecteurs de diamant, les minorités peulhs, Goula, Rounga, Youlou, Sara, Kara. M. Michel Baroude Secrétaire général du MLPC a représenté les partis politiques de Bria. A sa sortie de l’audience avec le bureau du CA-NE, il s’est confié à CNC : « Nous avons échangé avec le président Patassé sur un certain nombre de points essentiels et importants pour notre pays en général, mais pour la localité de Bria en particulier. Entre autres, il nous a conseillé, nous leaders de partis politiques, de beaucoup sensibiliser nos militants pour qu’ils puissent massivement à faire le recensement électoral, ce que nous avions déjà commencé à faire bien avant. Nous nous réjouissons de cette initiative qui nous encourage. » Même sentiment de satisfaction du côté de Soumaïne Senoussi, Président de la Communauté islamique de Bria qui a par ailleurs demandé que la paix puisse se rétablir de manière durable dans la localité.
Ibrahim Salleh Amide est président préfectoral de la jeunesse qui sort lui-aussi de la rencontre avec le bureau du CA-NE. « C’est une occasion qui nous a permis de dire au Président que la jeunesse de la Haute-Kotto est une jeunesse responsable qui est fière aujourd’hui d’avoir apporté sa pierre à l’édifice de la reconstruction nationale, à travers ses nombreuses compagnes de sensibilisation et autres

actions de cohésion sociale. Pour l’enregistrement de la population sur la liste électorale, nous avons pris bonne note de l’appel du Président, et nous allons nous atteler davantage à mobiliser les jeunes en âge de voter d’aller massivement s’inscrire. », a-t-il dit.
La situation de l’embargo sur le diamant centrafricain, en particulier celui de la zone de l’Est non-concernée par la décision de le levée partielle de la décision du processus de Kimberley a été soulevée dans ses séries d’entretiens avec Sylvain Patassé par le centrafricaino-marocain Amed Ould Mohamed, Collecteur de diamant à Bria. « J’ai clairement expliqué au Président qu’il y a un pays qui s’appelle la République centrafricaine. A ce titre justement, s’il y a la levée de l’embargo sur le diamant à Carnot, Berberati, Boda, cela devrait se faire ici à Bria également. La population souffre ici, car les sociétés qui achètent le diamant n’ont pu évacuer leurs stocks et à ce jour, il n’y a pas l’argent pour continuer à acheter. Donc, notre vœu, c’est de voir cet embargo levé sur le diamant de Haute-Kotto comme pour la zone de l’Ouest. », s’est-il indigné.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: L’UNION EUROPEENNE AU CHEVET DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

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L’UNION EUROPEENNE AU CHEVET DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Bangui Corbeau News Centrafrique,  20-072015

L’Union européenne, une fois de plus, vient au chevet du département de la défense nationale dans un cadre de la réorganisation de l’administration du ministère. Le ministère de la défense nationale a bénéficié d’un projet d’appui dans ce sens. Il vient de lancer le projet par la signature, ce 15 juillet 2015 audit ministère à Bangui, un accord avec les partenaires au développement. Ce projet permet à la défense nationale le renforcement de capacité et la réhabilitation de ses infrastructures.

C’était dans la salle de conférence du département militaire, en présence de madame la ministre d’État chargée à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara, des partenaires au développement ainsi que des conseillers militaires européens (Eumam), qu’a eu lieu la signature de ce projet s’inscrivant dans une logique de réorganiser l’administration de la défense nationale.

Il s’agit, dans ce projet, de la réhabilitation des infrastructures de la défense nationale, la création d’une nouvelle salle informatique, et de renforcement de capacité du personnel. Initié par le ministère de la défense nationale sous l’impulsion de la ministre d’Etan chargée à la défense, ce projet d’appui est de dix-huit (18) mois à compter de ce mois de juillet.

« Nous avons sollicité un appel à la contribution, et les partenaires se sont rendus disponibles. Et l’union européenne a bien voulu nous appuyer sur la base des demandes que nous leur avons formulé, n’est-ce pas, de voler à notre secours. Ce projet actuel est un projet type qui permet, comme son intitulé le dit, renforcer la capacité du ministère de la défense nationale ors mis tout ce qui est opérationnel parce que nous sommes encore sous l’embargo. Donc, on traite pas l’aspect opérationnel », a expliqué Colonel Thierry René Yarafa, Coordonnateur à la cellule de projet au ministère de la Défense nationale.

Suite aux malheureux évènements dans le pays ayant impacté sur l’Armée nationale, toutes les infrastructures de la défense ont été quasiment détruites. Ce projet intervient dans ce contexte de crise permettant au ministère de la défense de se relever. Un projet soutenu par l’Union européenne avec l’appui de Fond de Soutien au Développement (FSD) qui est chargé de la mise en œuvre avec la coordination de la cellule de projet au ministère de la défense nationale.

Ce projet d’appui vient couronner effectivement le processus de la réforme des forces armées centrafricaines (FACA). Car il s’agit là aussi de la mise en place des structures pour la maitrise de l’effectif de l’armée nationale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La Justice reprend ses droits à Bangui

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( Corbeau News Centrafrique)

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La Justice reprend ses droits à Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique 18-07-2015

“Tes fautes anciennes te nuisent en justice” proverbe ancien.

Une enquête de Blanche KERE, journaliste indépendante.

Après des années de chaos et de non-droit, la justice centrafricaine recommence à exister. En effet, la session criminelle a ouvert à nouveau le lundi 30 juin dernier. Pour la première fois depuis longtemps la Justice, à travers le Tribunal de Grande Instance et la Cour Constitutionnelle de Bangui, reprend ses droits. Pour accélérer la cadence des procès, les audiences criminelles se passent dans deux salles différentes au Palais de Justice. Sachez que douze(12) jurés tirés au sort, à raison de six (6) par Cour, participent aux audiences. Les travaux des audiences bénéficient d’un appui financier et technique du PNUD (près de 15 millions de dollars).

Le retour de la Justice en RCA

Depuis le début du mois de juillet, la presse banguissoise se fait l’écho de nombreux procès d’ex-sélekas et d’anciens anti-balakas pour différents chefs d’accusations: détention illégale d’armes et de munitions de guerre, association de malfaiteurs, exaction, meurtre… Chaque jour défilent brigands, bandits, voleurs, violeurs et criminels qui viennent répondre de leurs actes devant la justice souveraine de Centrafrique. Les sanctions sont prononcées “au nom du peuple de Centrafrique”. Au delà de la formule solennelle, cette sentence montre combien l’Etat de droit est en train de revenir doucement mais sûrement dans notre pays. Les habitants de Bangui et de toute la RCA doivent savoir que même si l’on n’en parle pas beaucoup, la justice existe dans leur patrie. Comme dit l’expression: “beaucoup de bruit ne fait pas beaucoup de bien… mais beaucoup de bien fait peu de bruit”.
Mais, à cette joie légitime, se mêle une certaine amertume car ce qui étonne l’observatrice que je suis, c’est le fait que l’on ne voit à la barre des juridictions que des “seconds couteaux”, voire de simples soldats exécutants. Je m’explique. On ne voit pas arriver menottés, les hauts responsables des groupes armés qui ont mis en coupe réglée notre pays pendant des mois, voire des années. En effet, où sont les Andjilo, ou autres Nourredine Adam et Kanton.

« On va crocher Haroun GAYE et Hammit TIDJANI »

Je trouve frustrant qu’aujourd’hui, on ne leur demande aucun compte d’autant plus que selon mes informations, la décision é été prise en hauts lieux d’arrêter les chefs et responsables de ces multiples exactions qui ont divisé notre pays pendant les affrontements et fait tant de malheurs dans nos familles. La Justice est montée dans le convoi de la démocratie qui avance tous les jours un peu plus vite. Selon mes sources judiciaires, après les petits exécutants aujourd’hui, la Justices= est décidé à avancer à grands pas et à juger des chefs de quartiers et chefs recruteurs, demain. De nombreux meneurs comme Haroun Gaye au KM5 vont être arrêtés dans les jours avenir. Les autorisations on été données de capturer ces fugitifs pour les remettre dans les semaines de la Justice. Ils sont déjà pistés comme on piste un grand koudou et ils ne vont pas tarder à être arrêtés.

Les fugitifs vont bientôt devoir rendre des comptes

Ces deux chefs de bandes fantoches, sont des caïds qui règnent sur KM5 (cinq) à Bangui. Ce sont eux qui avaient causé des troubles le jour de l’ouverture des opérations de recensement en vue des élections, le 26 (vingt-six) juin dernier. Ce jour-là, ils avaient violenté un élu et menacé des diplomates étrangers. Auparavant, ils avaient fait parler d’eux pour différents trafics et plaintes dans le quartier. Ces fuyards vont devoir répondre des différents actes commis dans le passé et non couverts par la prescription judiciaire: menace de mort sur l’imam de Bangui, menaces de mort sur le fils de l’ancien maire du 3eme arrondissement, trafic de Tramadol, meurtre…
Bref, nos deux comparses ne sont qu’au début de leur périple judiciaire. Vient pour eux le temps de rendre des comptes. Leurs victimes attendent depuis si longtemps que justice leur soit rendus. “Heureux les affamés et assoiffés de justice car ils seront rassasiés”.

Bangui, Blanche Kéré

CENTRAFRIQUE: LE PARTI USD-COMODES COMMUNICATION DE TRÈS HAUTE IMPORTANCE

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Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

 

LE PARTI USD-COMODES COMMUNICATION DE TRÈS HAUTE IMPORTANCE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 16-07-2015

Nous sommes déjà rentrés dans la turbulence de la campagne pré-électorale. Les prétendus candidats favoris de la France, les uns jubilent d’autres s’agitent, mais le sésame français pour l’obtenir, ce serait une erreur funeste de croire qu’il est si simple.

Est ce qu’ils le savent, comment les dinosaures ont disparus de notre planète ?
Savent-ils comment le petit David, courageux, ingénieux et intraitable a pu terrasser le monstre de Goliath ?
Savent-ils que la torpille est un engin redoutable qui fait couler les gros engins de guerre sous-marins dans des eaux profondes de la mer ?
Mais, cette fois, ils vont couler pour toujours et leurs épaves ne seront jamais remontées à la surface.

Le Parti USD-COMODES, force totalement acquise pour le changement, vient d’être rejoint par 14 autres partis politiques et plusieurs personnalités éminentes.
Les 15 partis politiques forment ainsi une unité d’action politique appelée « UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE » en abrégé UGP.

Bientôt, c’est au sein de cette grande famille politique de changement que le candidat aux élections présidentielles, candidat du changement sera investi de toute la confiance inébranlable de ses membres.

Pendant ce temps, l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE, n’est pas fermée, elle est ouverte aux partis, aux associations des jeunes et aux particuliers ayant de fortes potentialités personnelles.

La liste complète de ses partis membres sera publiée après l’assemblée générale de la mise en place du bureau de coordination national.

Attention, l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE est propre et acquise pour le changement ; l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE, c’est aspirer à une nouvelle existence.

Que vous êtes en Afrique, Europe, USA, Canada, Chine, Japon, réagissez par le lien-ci : usd.comodes@yahoo.fr et rejoignez-nous.

Fait à Bangui le 14 juillet 15

BANGUI: SAMBA-PANZA ET CHARLES MALINAS ONT CELEBRE LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE DE L’UNITE

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SAMBA-PANZA ET CHARLES MALINAS ONT CELEBRE LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE DE L’UNITE

Bangui, Corbeau News Centrafrique,  16-07-2015

« Vive la France, et vive la paix en RCA», c’était sous le signe de l’unité que la Cheffe de l’Etat de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza et l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas ont célébré la fête de 14 juillet. La célébration de cette fête française a eu lieu, ce mardi 14 juillet 2015, à la résidence de l’Ambassadeur à Bangui dans le 7ème arrondissement.

C’était dans une ambiance particulièrement festive que les Français et Centrafricains ont amicalement célébré le 14 juillet dans la soirée. Placée sous le signe de l’unité entre le peuple centrafricain, entre le peuple français, et entre les peuples centrafricain et français, la célébration a vu la présence de nombreuses personnalités centrafricaines, françaises, du corps diplomatique, des représentants de la communauté internationale, des forces internationales, ainsi que des hommes de média.

Dans son discourt devant des centaines de participants à la célébration, le Haut représentant de la République française a d’abord évoqué le chemin parcouru et les obstacles franchis au moment chaud de la crise en Centrafrique avant de souligner les défis à relever pour un retour définitif de la paix dans le pays. Charles Malinas n’a pas aussi oublié d’exprimer une pensée particulière aux milliers des victimes de la crise en Centrafrique. Il en a également

rendu hommage aux forces internationales en Centrafrique, grâce à l’engagement desquelles, la paix a tenté de revenir.

Cette situation de la paix revenant en Centrafrique est aussi, selon lui, le produit de la volonté des Centrafricains de reprendre une vie normale dans un Etat normal. C’est aussi le produit des consultations populaires à la base voulues par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la transition. Mais sur tout c’est le produit du Forum de Bangui qui est, a-t-il estimé, un immense succès par la possibilité qu’il a donnée et qui a débouché par la claire volonté de faire avancer et aboutir la transition.

« Je voudrais placer ce 14 juillet 2015 à Bangui sous le signe de l’Unité. L’unité que le peuple centrafricain retrouve peu à peu. L’Unité qui, dès le premier mot de votre belle devise : Unité Dignité Travail, s’impose à l’esprit. L’Unité aussi qui se trouvait être à l’origine du 14 juillet. Car la source de cette célébration n’est pas directement la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Mais bien, la fête de la fédération le 14 juillet 1790 qui ont célébré le premier anniversaire », a déclaré Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui.

Concernant les élections qui s’annoncent déjà en Centrafrique, le Haut représentant de la République française à Bangui a interpelé les Centrafricains sur ces scrutins qui sont à la portée de main. Il a salué les efforts consentis par

les autorités de transition, notamment les membres de l’Autorité nationale des Elections (ANE), sur l’organisation de ces scrutins. Sur ce chemin difficile, monsieur Malinas a rappelé le soutien indéfectible de son pays et de la communauté internationale au côté des autorités de la transition pour la réussite de la transition qui va terminer avec la tenue des élections avant fin 2015. Toutes fois, les difficultés de l’enrôlement des électeurs sur la liste électorale ont été également évoquées par Charles Malinas qui demeure optimiste à la réussite de ces opérations.

« Les élections vont se tenir, j’en suis persuadé et elles seront un succès. Car c’est votre volonté et surtout la volonté du peuple centrafricain. La France accompagne la République centrafricaine sur ce chemin long et difficile. Mais qui est aussi un chemin de l’espoir et de possible », a-t-il souligné.

Les questions de réconciliation impliquant la sécurité et justice, la relance de l’économie impliquant la santé et l’éducation, la reconstruction de l’Etat impliquant la gouvernance et vivre ensemble, et le désarment impliquant le DDR, la réforme du secteur de sécurité impliquant la réforme des Forces armées centrafricains (FACA) sont des sujets essentiels ressortis dans le discours du Représentant de la France à Bangui. Pour lui, ces sujets sont liés non seulement pour la sécurité mais aussi et surtout pour la cohésion sociale dans le pays.

La signature d’une convention d’aide budgétaire

L’Ambassadeur a rappelé aussi la signature, le 13 juillet passé avec le gouvernement de transition, une convention d’aide budgétaire de 8 millions d’Euro, soit environ 5 milliards et demi de franc CFA. Ces fonds incluent une aide supplémentaire de 2 millions d’Euro, soit environ 1,3 milliards de Franc CFA pour les élections. Cette convention, a rappelé mon Malinas, est une nouvelle traduction de l’engagement de la France qui s’est déjà concrétisée par la force Sangaris et par de nombreuses actions de l’Agence française de développement (AFD).

« La France est là, elle reste là à votre côté, au côté du peuple centrafricain. Elle est là avec les autres membres de la communauté internationale d’une manière exemplaire de l’unité et de l’engagement. Nous sommes rassemblés pour célébrer le 14 juillet, symbole dans le monde entier de liberté, fraternité, et de droit de l’Homme » a-t-il ajouté avant de conclure par un souhait de plein succès à l’équipe centrafricaine de Basket-ball, en stage à Gravelines en France, pour préparer l’Afro-basket 2015 en Tunisie.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: HAROUN GAYE, ANGE MALEFIQUE ou DEMON TYRANNIQUE

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HAROUN GAYE, ANGE MALEFIQUE ou DEMON TYRANNIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 16-07-2015

Haroun GAYE, le défenseur autoproclamé des Musulmans du 3eme arrondissement et de Bangui a tendance a oublié quelques principes de l’Islam. Après les crimes de sang ou la distribution de drogue aux jeunes seleka, le ” petit sultan” de KM5 a provoqué le 26 juin 2015 un scandale à l’école Koudoukou où se tenait la première réunion publique d’organisation des opérations de recensement. Il a causé un grand trouble en présence des autorités locales, nationales et internationales. A cause de lui L’image de la RCA et le processus de paix sont encore écornés.
Comme chacun le sait maintenant, les opérations de recensement sont en cours ces jours-ci jusqu’au 18 juillet à Bangui. Cette première étape devait symboliquement se tenir au cours d’une cérémonie dans une école du 3eme arrondissement. Cérémonie à laquelle votre serviteur a assisté afin de rendre témoignage. En effet, juste après le discours du Commissaire des Opérations Electorales, Victor Kpongaba, des jeunes gens agités ont surgi en hurlant, « non à la France ! Les élections sont des élections centrafricaines ; elles doivent donc être organisées par les Centrafricains ». Dans cette cohue indescriptible, un sinistre personnage du non de Haroun GAYE et son comparse TIDJANI a pris la parole pour insulter les autorités qui nous avaient fait  l’indicible l’honneur de leur présence (conseillers du maire, diplomates, responsable de l’ONU …).
Tous les participants ont été extrêmement attristées par cet incident grave intervenu au moment même où nous fondions nos espoirs dans un avenir meilleur. Aujourd’hui, nous avons tous un sentiment de gachi et de malaise comme le serait un impetrant après une déception amoureuse.
Mais en y réfléchissant de plus près, cet evenment n’est pas du au hasard quand on connait l’abominable Haroun GAYE. Il ya le personnage public que certains admire et qui règne sur la mosquée du 3eme arrondissement et qui se présente toujours comme “le défenseur” de ses frères musulmans…mais il y a surtout l’autre face de “Haroun la terreur”. En insultant les officiels il a révélé à nos frères une nouvelle fois  son vrai visage. En effet, saviez-vous que cet individu s’est rendu coupable de nombreux actes à l’opposé des paroles de notre bien-aimé prophète Muhamed (saws)? Il est un honte pour notre communauté qu’il prétend représenter, et surtout une honte pour notre pays qui n’a plus besoin de ce genre de bandit violent et manipulateur.
L’année dernière, c’est lui avec Tidjiani et sa bande de vauriens qui attaquaient l’église notre dame de Fatima qui engendra la mort de plusieurs personnes dont le prêtre Paul Nazé et c’est toujours lui qui osa s’en prendre à notre bienaimé imam Kobine en le menaçant devant de nombreux témoins terrorisés. C’est lui qui essaye de faire régner la terreur à KM5, qui fait le bandit dans nos rues, qui est la marionnette de Nouredine ADAM et qui aménera demain des terroristes comme Boko Aram frapper nos commerces et nos enfants.
Chers lecteurs, quelques jours après ce grave incident survenu à l’école Koudoukou, il me paraissait de mon devoir de porter à notre connaissance ces informations. Je crois néanmoins que nous ne sommes qu’au début de nos désillusions et découvertes. Je commence à travailler sur ces bandits et je souhaite porter à la connaissance de tous les méfaits de ces petites terreurs. Je suis musulman et je ne me sens pas représenté par des voyous comme eux.
Pour finir je livre à vos sagacité cette belle citation trouver au gré de mes divagations littéraires: “Il est primordial de rester modeste dans la recherche de la vérité, ne pas croire que l’on va rapidement la saisir et la livrer toute vibrante au jugement des tribunaux et des hommes en général. S’interroger sans cesse, peser scrupuleusement le pour et le contre. Etre honnête tout simplement. Que l’on soit juge, avocat, journaliste ou écrivain”.
Au service de la Vérité… et comme dit le proverbe des anciens: “Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.”

Abdoulaye NGAMENDE, jeune pousse et journaliste en herbe

Bangui, Journaliste Stagiaire Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PARTI USD-COMODES : Pendant que les autorités de la Transition se monétisent,

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( Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

LE PARTI USD-COMODES : Pendant que les autorités de la Transition se monétisent,

la transition, elle, se démonétise. L’odeur de l’argent infeste tout.

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

Le feu est là dans la transition. Il a encerclé toute la transition et il consume de l’intérieur. La transition est carbonisée. Il est urgent de maitriser la situation pour avoir la chance d’ici là de continuer la transition jusqu’aux élections. Les flammes gagnent du terrain sur leur passage par la perte de confiance totale des centrafricains qui ne croient plus et n’attendent plus rien de cette transition.

La transition s’est décomposée en 3 têtes. Du coup, la transition a trois (3) présidents : le Président du Conseil national de transition, la Présidente de transition et le Président de la primature de transition. Le Premier ministre lui-même est Président dans toutes les commissions structurelles de gestion, il vaut mieux de l’appeler Président que Premier ministre, il est donc Président au même titre que les deux (2) autres. C’est ce qu’on appelle le monopole du pouvoir.

Ils ont donc chacun un gouvernement, voilà qui divise et qui sépare. Cette situation met en jeu les intérêts politiques propres nourris par les 3 têtes. Chacun d’eux campe sur son département et pour être plus nombreux pour la bataille, le Premier ministre vient d’augmenter l’effectif de son département.

Il y a un torchon d’incompétence qui brule entre NGUENDET, SAMBA PANZA et KAMOUN. Ils se partagent plus grand-chose. Ces derniers jours, ils ont simulé un coup d’état comme pour exciter les centrafricains. On n’a appris que le chef d’état major des FACA a démissionné et n’est plus joignable. Il n’y a aucune application des recommandations du forum de Bangui comme quoi le Forum avait un autre objectif, celui de prolonger la transition. Le gouvernement et le CNT ne font rien pour changer les roues totalement crevées de la transition. Cette transition

n’est plus à la hauteur de la mission de redressement et de restauration de l’État pour une sortie réelle de crise, avec des conditions correctes de sécurité pour des élections sans ambiguïtés.

Et cette fin de transition, qui inquiète SAMBA PANZA et ceux qui profitent qui voient la fin arriver. Les états d’âme craignent pour leurs intérêts.
Madame SAMBA PANZA est très embêtée qu’elle veut à tout prix repousser l’échéance aussi loin qu’elle le pourra. Elle se refuse que les centrafricains se prononcent sur l’éventualité d’un arrêt qui risquerait de mettre fin à ses rêves. Elle veut tenir le cap de la prolongation de la transition, elle ne veut pas bouger, elle ne veut pas se plier face au désamour, aux trafics et aux affaires qui plombent le gouvernement et les critiques. Elle y croit dur comme fer. Vous imaginez le cauchemar, Madame SAMBA PANZA Présidente de l’État de transition jusqu’à 2017. Le plus dur à supporter et à admettre, c’est que, pendant que les autorités de la transition se monétisent, la transition, elle, se démonétise.

Preuves, de piètres campagnes de sensibilisation et de mobilisation pour le recensement électoral, la grève des agents recenseurs pour leur salaire et leur nombre insignifiant dans les bureaux de recensement, la non-couverture du territoire par les élections, la non-couverture des provinces par les services centraux marquant le retour et l’autorité de l’État, le manque de soutien de la transition aux déplacés pour faciliter le retour chez eux, etc. Et tout ça par manque d’argent alors que les autorités brillent de business.

Quelque soit la manière qui mettra fin à cette transition, toute la transition sera jugée pour des questions des affaires et de gestion; une gestion malapprise.

Au-delà de la carbonisation, il y a l’illégitimité de l’autorité de la transition. Il faut inscrire à l’esprit que toute autorité qui n’émane pas de la volonté générale, est incontestablement illégitime.

L’autorité qui n’émane pas de la volonté générale est illégitime que par cela quelque soit son étendue et quelques soient les objets sur lesquels, elle s’exerce.
Sans légitimité, l’autorité de la transition est la justification du despotisme.

Cette transition fait perdre à l’État centrafricain le temps nécessaire pour lui de se redresser de cette crise; notre transition est rampante et insignifiante. Il nous faut passer aux élections pour permettre à notre pays de se doter d’une identité et d’une souveraineté.

La transition centrafricaine, nous le répétons, n’est pas comparable à celle du Burkina Faso qui est l’œuvre de sa population. Notre transition, c’est languissant, vexant et végétant. Il est urgent de l’arrêter. Cette forme de transition nous conduit droit dans un état d’abroutissement et désétatisation.
La transition burkinabé porte toute la griffe identitaire d’un État et exprime toute la volonté de son peuple. Le despotisme a été vaincu par la volonté générale. Là-bas les casques bleus n’y sont pas.

L’universalité des citoyens est le souverain, c’est-à-dire nulle association ou groupe d’individus ne peut s’arroger la souveraineté.
Le peuple centrafricain a été écarté de ses droits d’existence. Ce faisant la transition a franchi la ligne de la juridiction de la souveraineté ; la transition s’est rendue coupable d’illégitimité, son autorité est donc sans objet et sans source.

Même si l’acceptation de la majorité exprimée n’est pas toujours suffisante dans toutes circonstances pour donner aux actes le caractère de loi, elle mérite d’être exprimée pour traduire l’expression de la volonté générale, base de la démocratie.

La transition, elle ne saurait être un État entier car elle vexe le citoyen dans son identité et ne peut être légitime quoiqu’elle fasse. Elle arrive à son terme le 17 Août 2015, date tragique. Au-delà, c’est la volonté générale du peuple qui doit se manifester.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE: MSF SONNE LA FIN DE SON INTERVENTION D’URGENCE A KOUANGO

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( Corbeau News Centrafrique)

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MSF SONNE LA FIN DE SON INTERVENTION D’URGENCE A KOUANGO

Bangui Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

Après 3 mois de présence à Kouango, au sud du pays, Médecins Sans Frontières (MSF) est parvenue au terme de son intervention d’urgence auprès des populations déplacées de la zone. Durant cette période, l’équipe d’urgence de MSF a dispensé plus de 1100 consultations médicales dans ses cliniques mobiles et pris en charge 362 patients à l’Hôpital de Kouango. A travers un communiqué de presse publié la semaine dernière, MSF a annoncé la fin de son intervention d’urgence dans la localité.

Après 3 mois d’intervention, bien que les besoins restent importants et que l’accès aux soins médicaux reste préoccupant, MSF observe la présence et la mobilisation d’autres acteurs humanitaires dans la zone de Kouango. L’équipe d’urgence Eureca destinée à intervenir sur de courtes durées et dans le cadre d’actions ponctuelles, a ainsi pu se replier afin de répondre à d’autres situations de crise ailleurs dans le pays. Les acteurs locaux et la population ont été informés au préalable du caractère ponctuel de cette action. Les indicateurs médicaux récoltés par MSF au cours d’une enquête nutritionnelle et de mortalité montrent en outre qu’une intervention d’urgence de l’ampleur de celle qu’a menée Eureca n’est pas justifiée à l’heure actuelle.

« Les indicateurs ne révèlent pas une crise médicale aigue et n’atteignent de loin pas les seuils d’urgence », a estimé Isaac Alcalde, Responsable de l’équipe d’urgence de MSF.

Par ailleurs, le retour de certains habitants ayant fui dans la brousse est un signe encourageant pour Kouango. Les équipes MSF vont toutefois rester vigilantes afin de suivre l’évolution de la situation. Fin 2014, des milliers d’habitants de la zone de Kouango, dans le sud de la République Centrafricaine, ont commencé à traverser la rivière Ubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo (RDC) voisine après des mois d’affrontements armés entre des milices rivales dans la région. Des milliers de personnes ont fui en RDC, des milliers d’autres se sont rendues dans les communes proches de Bambari et de Grimari, au nord de Kouango. Toutes cherchaient à se protéger après des mois de morts, de vols, de pillages et d’incendies de leurs maisons.

L’équipe d’urgence de Médecins Sans Frontières en RCA (Eureca) a alors lancé une intervention centrée sur les enfants, les femmes et les victimes de violence dans la zone de Kouango. L’accès aux soins de santé étant extrêmement limité voire inexistant dans la zone, MSF a lancé des cliniques mobiles sur les axes de Bianga, Grimari, Ndoro, Pende et Zouhougou afin de fournir des soins médicaux de base. L’équipe MSF a également soutenu le service d’urgence et d’hospitalisation de l’Hôpital de Kouango afin d’assurer la prise en charge des cas graves.

En 3 mois, l’équipe MSF a dispensé plus de 1100 consultations médicales dans le cadre de ses cliniques mobiles. 81% des patients étaient des enfants de moins de 5 ans. Les femmes ont également bénéficié d’un suivi prénatal et de consultations en santé sexuelle et reproductive.

A l’Hôpital de Kouango, MSF a hospitalisé 362 patients principalement au service de pédiatrie (55%) et de santé maternelle (26%). Les équipes MSF ont assisté 47 femmes lors de leur accouchement et ont procédé à 5 césariennes d’urgence. Un support logistique a également été apporté à l’Hôpital de Kouango notamment pour l’installation de points d’eau. Finalement, MSF a effectué une donation en médicaments et matériel et a fourni une prime au personnel du centre de santé dans le but d’assurer la gratuité des soins pendant un mois.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 travailleurs internationaux et plus de 2 000 travailleurs centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF y a doublé son niveau d’assistance médicale pour répondre à la crise. L’organisation gère actuellement une vingtaine de projets, dont plusieurs sont destinés à répondre aux besoins des réfugiés centrafricains dans les pays voisins du Tchad, du Cameroun et de la République Démocratique du Congo.

Dans la Préfecture de Ouaka où se trouve Kouango, les équipes MSF sont présentes également à Bambari depuis 2014. Elles gèrent des cliniques mobiles et soutiennent un centre de santé dans la ville de Bambari.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: ‘’AMGA’’ vole au secours des enfants hospitalisés à la pédiatrie de Bangui

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‘’AMGA’’ vole au secours des enfants hospitalisés à la pédiatrie de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

 

Huit sacs de sucre de 50 kg, 14 cartons de savon, huit bidons d’huile de 20 litres, 12 cartons de sardine, cinq sacs d’haricot, quatre sacs de sel, trente grandes et petites bassines, trois cuvettes de colalu, 200 nattes, 50 gobelets, une balle de couvertures, 200 pains, d’une valeur de 6 400 750 F. Cfa, tel a été le contenu du pactole qui a été remis lundi aux enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui.
En effet, lundi 13 juillet 2015, l’Ong ‘’Association missionnaire et gagneurs d’âmes (AMGA-Centrafrique)’’ a effectué une visite humanitaire auprès des enfants malades hospitalisés au Complexe sportif de Bangui. Le Coordonnateur de ladite Ong, Arnold Teddy Wedane a officiellement remis un pactole de vivres et non-vivres au Directeur par intérim du Complexe pédiatrique de Bangui.
Arnold Teddy Wedane, Coordonnateur de l’Ong AMGA situe l’enjeu de la visite humanitaire de son institution au chevet des enfants malades de la pédiatrie : « Nous sommes venus ici à la pédiatrie pour aider les enfants malades, parce que premièrement, nous sommes tous des centrafricains, l’Ong AMGA est centrafricaine. A ce titre justement, nous en tant que Ong nationale, devons soutenir la population dans les périodes difficiles. Nous pensons que les personnes véritablement en difficulté se trouvent dans les hôpitaux, dans les prisons, et par rapport à la récente crise dans notre pays, certaines de ces personnes vulnérables sont dans les sites des déplacés. Voilà ce qui justifie la compassion et la solidarité qu’on essaie d’apporter à ses personnes, d’où notre présence ici au Complexe pédiatrique de Bangui. »
Le Directeur par intérim du Complexe pédiatrique de Bangui a témoigné de sa vive reconnaissance à l’Ong AMGA pour son geste qualifié de « salutaire », avant de lancer le plaidoyer quant aux matériels médicaux et médicaments : « Aujourd’hui, ce n’est pas le moment de beaucoup de parole ; je voudrais tout simplement, au nom des malades qui bénéficierons directement de cette aide et au nom du personnel du Complexe pédiatrique de Bangui, dire merci pour le geste de l’Ong AMGA. D’aucuns ne pensent aujourd’hui qu’une Ong nationale ne peut poser de tels actes et que l’assistance aux personnes en difficulté est exclusivement l’œuvre des organisations internationales. Je salue également à sa juste valeur, cette aide. Nous profitons de cette heureuse occasion pour demander à d’autres personnes de bonne foi et des institutions qui veulent nous aider d’apporter également des matériels médicaux et des médicaments pour aider les malades. »
Faut-il rappeler que AMGA est une association créée en République centrafricaine depuis 1999. A ce jour, plusieurs acquis sont en actif de cette association. L’on se souviendra par exemple que jusqu’en 2006, AMGA s’était positionné dans le domaine agropastoral à l’intérieur du pays où les populations des villes de Mbaïki, Berberati, Boali, Bouar, etc. ont reçu régulièrement des semences et des petits animaux pour l’élevage.Il y a juste deux semaines, cette Ong a remis des matelas aux déplacés internes de Bangui, notamment ceux du site des Castors, de la Mosquée centrale, de l’aéroport. On l’a vu également à l’œuvre au chevet des détenus de la prison centrale de Ngaragba où des nattes, ustensiles de cuisine et matelas ont été remis.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: L’OCI au chevet de la communauté musulmane de Centrafrique en ce temps de Ramadan

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L’OCI au chevet de la communauté musulmane de Centrafrique en ce temps de Ramadan

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-07-2015

Docteur Cheikh Tidiane Gadio, Envoyé Spécial de l’Organisation de coopération islamique (OCI) est arrivé lundi 13 juillet 2015 à Bangui. Il s’agit d’une visite humanitaire qui s’inscrit dans le cadre d’appui à la communauté musulmane de Centrafrique en cette période du Ramadan. L’Envoyé Spécial n’a pas seulement amené un message d’espoir pour la communauté musulmane, mais aussi des vivres et non-vivres en vue de soutenir cette communauté qui observe le Ramadan.
Selon Gadio, « Maintenant, ce dont la Centrafrique a besoin par des gestes symboliques comme ce geste que l’OCI fait aujourd’hui vers la communauté musulmane, mais nous allons également prendre symboliquement un camion de vivres et non-vivres pour aller remettre à l’Archevêque de Bangui pour aider les autres centrafricains démunis. ». Evidemment, la crise qu’a connue la RCA a rendu plus vulnérable le peuple de ce pays, plus pire le triste sort des déplacés internes qui manquent de tout.
Faut-il rappeler que l’année dernière, l’OCI était venue en Centrafrique pour faire une opération appelée ‘’Opération Ramadan’’ qui se fait dans toutes les communautés musulmanes du monde. « C’est qu’on va dans un endroit où des musulmans démunis qui ont besoin d’aide et d’appui pour leur apporter cet appui. Dans le cadre de la Centrafrique, c’est encore plus symbolique, car on a eu une crise assez grave, heureusement Dieu nous a aidé, on est en train d’aller au-delà de cette crise. On vit maintenant une situation post-conflit. Il est important de raffermir les relations entre toutes les communautés. » a renchéri l’Envoyé Spécial de l’OCI.
A la mosquée centrale de Bangui, Gadio a remis à l’imam de ladite mosquée, Moussa Tidiani Naibi, un pactole de vivres et non-vivres constitué entre autres de sel, savon, sucre, huile, riz…
Occasion pour l’Envoyé Spécial de réitérer la lecture de l’OCI sur la crise centrafricaine, car de l’avis de Gadio « l’OCI a été très claire au départ quand nous sommes arrivés ici, que ce qui s’est passé en Centrafrique n’était pas une guerre de religion, moins encore une guerre entre musulmans et chrétiens ; c’était plutôt une crise politique très grave qui s’habillent parfois des oripeaux d’une crise religieuse. Mais, le peuple centrafricain est fondamentalement uni et il l’a été pendant des siècles ; donc il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui à cause des questions politiques. » a-t-il dit avant d’ajouter « Nous avons dit que cette crise politique doit trouver des solutions politiques. Il faut aller à la réconciliation nationale, il faut trouver des moyens d’un arrêt total des hostilités, des violences et des tueries. C’est pourquoi de notre côté, nous avons sincèrement travaillé. Nous avons rencontré quasiment toutes les autorités politiques centrafricaines, nous avons voyagé en Ethiopie pour rencontrer le président François Bozizé, puis au Benin pour rencontre le présidente Djotodia. L’OCI s’est déployée partout pour prêcher, et la réconciliation nationale, et le dialogue politique national et aussi le respect des autorités de la transition. Nous avons également appuyé le Forum national de Bangui. »
A la réception des vivres et non-vivres à distribuer aux déplacés et aux musulmans de Km5 de manière générale, Imam Omar Goni, Assistant de l’Imam de la Mosquée centrale a, au nom de la communauté musulmane de Centrafrique, témoigné de toute sa gratitude envers l’OCI pour son intarissable assistance : « Nous ne pouvons que témoigner notre pleine gratitude à nos frères de l’OCI qui sont venus nous aider aujourd’hui avec quelques aides symboliques, en ce temps de Ramadan. Notre joie est double, parce qu’en se déplaçant jusqu’ici à la mosquée centrale, le Ministre Gadio a témoigné la solidarité internationale qui se mobilise pour la cause des musulmans de Centrafrique. »
En fin de soirée du lundi, l’Envoyé Spécial s’est longuement entretenu avec le Ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou au sujet de la coopération OCI/RCA. Les deux hommes, au sortir de ce tête-à-tête, se sont félicités de leur bonne coopération qui doit se raffermir en période électorale qui s’amorce en RCA.
La journée du mardi 14 juillet 2015 a été marquée par la remise des vivres et non-vivres aux Séléka du Camp BSS et Camp Beal ; puis aux musulmans de Lakouanga. Le soir même, l’Envoyé Spécial a eu un tête-à-tête avec le Premier ministre Mahamat Kamoun. Une mission humanitaire au chevet des musulmans de Yaloké est également prévue pour jeudi prochain.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: LAURENT GOMINA PAMPALI DANS SA TOURNEE POLITIQUE

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LAURENT GOMINA PAMPALI DANS SA TOURNEE POLITIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-07-2015

 

« Un nouvel élan patriotique et panafricaniste », tel est le mode de la tournée politique du président de l’Union nationale des Démocrates républicains, UNADER, Laurent Gomina Pampali qui poursuit ses rencontres avec les populations des huit (8) arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine et ses environs. Il était, ce 11 juillet 2015, à Bimbo chef-lieu de la préfecture de l’Ombela-Mpoko à la sortie sud de Bangui pour échanger avec les militants et sympathisants de son parti. Une tournée qui s’inscrit dans une logique d’inculquer aux citoyens de tous les horizons les idéaux de l’UNADER, en quelques mois de la tenue des élections en Centrafrique, et de les sensibiliser sur le recensement en cours dans le pays.

Après les rencontres avec les populations des quelques arrondissements de Bangui, le président de l’UNADER poursuit sa tournée dans les périphériques de la capitale. Il entend montrer à la population de Bimbo la primeur des valeurs morales et politiques que défend son parti. L’adhésion des citoyens à une formation politique, la mobilisation de la population de s’inscrire sur la liste électorale, le choix des candidats devant les urnes ont été au centre d’échange qui a duré plus de deux (2) heures du temps. Une centaine de militants et sympathisants ont rehaussé de leur présence à la rencontre. Car, selon le président de l’UNADER, le parti de l’Union nationale des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Je suis venus leur faire savoir ce que c’est que adhérer à un parti comme l’UNADER. Nous voulons que le peuple centrafricain revienne, et bien, au principe de la démocratie pour élire ses dirigeants et ses représentants. Et j’ai rappelé la population de Bimbo, surtout les militants de l’UNADER, à se préparer aux élections. Qu’ils choisissent des dirigeants crédibles dont la RCA a besoin », a intimé Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.

Concernant l’enrôlement des électeurs, il a sensibilisé les militants en général et toute la population de Bimbo à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour que l’UNADER parvienne à remporter les élections, il faut, a-t-il souligné, que les militants remplissent les critères définis par l’Autorité nationale des Elections (ANE) à savoir l’enrôlement des électeurs sur la liste pour pouvoir voter. Il leur a montré également l’importance de la carte d’adhésion que chaque militant doit avoir à sa possession. Il a par ailleurs appelé la jeunesse de Bimbo à la vigilance au moment des compagnes électorales où les candidats aux élections sortiront des billets de banques pour acheter leur conscience. Car, d’après lui, l’avenir est aux jeunes qui doivent consciencieusement prendre en main leur destinée.

« Le peuple centrafricain est profondément traumatisé par la guerre qu’on lui a faite. Comment vous pouvez attendre que spontanément il se lève pour s’inscrire. Il faut aller vers lui le sensibiliser, lui faire voir l’avantage pour lui d’aller s’inscrire sur la liste électorale. Il est bien maintenant que le peuple fasse guerre non pas par les armes mais par le bulletin. Car son Kalachnikov c’est la carte d’électeur. Il faut faire comprendre cela au peuple centrafricain pour un nouveau combat démocratique afin de choisir les dirigeants qui peuvent le faire sortir de la misère», a-t-il ajouté.

Abordant la question des valeurs morales et démocratiques, le président de l‘UNADER a interpelé les Centrafricains sur les bases de gouvernance instaurées depuis la fondation de la République centrafricaine. Pour lui, les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, le détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, selon lui, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Laurent Gomina Pampali a mis sa machine politique en marche tout en multipliant des rencontres avec les militants et sympathisants de l’UNADER dans la capitale centrafricaine avant d’atteindre tout le territoire national. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) représentant la RCA, de surcroit Conseiller au Conseil national de transition (CNT) entend montrer aux Centrafricains de tous les horizons les valeurs politiques de Barthélémy Boganda sur la base desquelles son parti va évoluer.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ANICET GEORGE DOLOGUELET INVESTI CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE 2015

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ANICET GEORGE DOLOGUELET INVESTI CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-07-2014

Les investitures et les déclarations les candidatures relatives à l’élection en Centrafrique ne cessent d’être enregistrées dans le pays. La dernière en date, c’est celle d’Anicet George Dologuélé investi candidat à l’élection présidentielle par son parti dénommé l’Union pour le Renouveau centrafricain, URCA en sigle. Une investiture faite, ce 11 juillet 2015, à l’issue du premier congrès ordinaire tenu du 09 au 11 du même mois.

Tout a commencé par des travaux par commission les trois jours du premier congrès ayant conduit à l’investiture d’Anicet Géorge Dologuélé dit AGD aux échéances électorales en Centrafrique. Ce premier congrès a dû faire face aux défis de la mobilisation des militants et sympathisants de l’URCA par une orientation précise. Pour fédérer les différentes énergies dont regorge le pays, il faut, d’après le président de l’URCA, énoncer clairement les défis à relever ensemble. Le premier de ces défis, a-t-il précisé, c’est la survie de la République centrafricaine comme nation où ses filles et ses fils au-delà de leur particularisme socio-culturel et ou religieux partagent le sentiment de faire un. Ce vivre ensemble multiconfessionnel, pour lui, n’a jamais été source de division entre les Centrafricains jusqu’aux derniers évènements où certains cherchaient à instrumentaliser des clivages religieux pour faire le lit d’une politique d’exclusion avec le risque de cessation d’une frange de la nation.

« L’URCA rappelle ici son engagement patriotique et sa détermination à préserver l’unité nationale à œuvrer sans repris pour la réconciliation de tous nos concitoyens et à maintenir intangible les frontières de notre territoire national. La reconstruction nationale passe dès lors par la restauration de l’autorité de l’Etat et la mise en œuvre d’une administration encadrée par le droit et une gestion de décentralisation de territoire », a déclaré Anicet George Dologuélé, candidat de l’URCA avant d’ajouter en ces termes : « la création de richesse à travers une mise en valeur organisée et efficace des immenses ressources naturelles dont regorge le pays permettra à l’Etat de disposer de moyens nécessaires au développement des services sociaux de base à même de porter le développement notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’habitat. Elle permettra également la construction des infrastructures ambitieuses dont notre pays a besoin pour son économie »

En conformité avec sa philosophie politique sociale et démocratique, le président de l’URCA a estimé que seule un secteur privé dynamique s’appuyant sur un Etat fort, organisé et juste pourrait créer les conditions favorables à cette création de richesses. C’est à ce prix, selon l’Economiste centrafricain, que les fruits d’une croissance forte et soutenue permettront une distribution équitable au profit des couches sociales laborieuses qui ont été toujours les victimes endémiques de la misère. C’est avec l’ambition de mobiliser les Centrafricains pour la refondation de la nation centrafricaine meurtrie que l’URCA s’est réunie à son premier congrès.

Ce congrès était l’occasion pour l’URCA de faire le bilan de ses activités depuis sa naissance le 25 octobre 2013 sous l’impulsion d’un bureau politique provisoire chargé de mettre en œuvre les priorités de ce jeune parti. Sa première priorité, c’est d’implanter les organes de base du parti que sont les cellules et les sections, sous fédérations et fédérations sur toute l’étendue du territoire national et hors des frontières centrafricaines. En suite d’organiser le premier congrès ordinaire du parti afin de doter l’URCA d’une structure définitive pour la vitalité de son action. Et enfin la priorité, c’est aussi de participer à la l’animation politique de la République centrafricaine.

Concernant l’implantation des organes de base du parti dans le pays, les sous fédérations ainsi que les organisations sous fédérales des jeunes et des femmes d’abord dans la capitale et les sous-préfectures du pays, dans certains pays où réside une importante diaspora centrafricaine. A ce jour, le parti a déjà implanté dans le pays 52 sous fédérations sur 79 dont 503 sections et 2680 cellules dans la capitale et à l’intérieur du pays. Hors des frontières centrafricaines, l’URCA est représentée par des sous fédérations créées au Cameroun, au Gabon, en Congo, au Togo, au Sénégal, au Maroc, au Benin et en Côte d’Ivoire. En Europe, le parti a établi sa fédération en France qui compte déjà huit sous fédération sur le territoire français.

« Depuis sa création, l’URCA s’est résolument impliquée dans l’animation de la vie politique nationale, guidée par les valeurs qui ont présidées à sa naissance. Un parti républicain porté par les valeurs de la république compte tenu dans notre devise nationale. Un parti qui prône et défend la laïcité, la tolérance, le recours au débat démocratique, transparent et le patriotisme. Et un parti qui promeut une justice indépendante, impartiale et équitable pour tous devant la loi », a-t-il indiqué.

Ce premier congrès ordinaire est intervenu dans un contexte particulier où l’Autorité nationale des Elections (ANE) a dévoilé le chronogramme de la tenue des élections couplées en Centrafrique en 18 novembre 2015. Depuis 18 mois de sa création en octobre 2013, l’Union pour le Renouveau Centrafricain compte aujourd’hui environ 200.000 militants. Le parti est constitué d’un bureau politique composé de 19 membres sans compter son candidat. L’Economiste et ancien ministre centrafricain s’est montré confiant de la mobilisation et de la capacité des militants et sympathisants de son parti ainsi que des autres Centrafricains pour changer la page de l’histoire de la République centrafricaine qu’il a estimée sombre au vu du monde.

« La RCA est aujourd’hui à la croisée des chemins. Les militants de l’URCA ont fait leur choix, celui de me permettre de porter leur couleur lors de la prochaine élection présidentielle. Je vous demande de croire à ma volonté, à notre capacité à changer le cours de l’histoire de ce pays. Le combat pour l’URCA ne sera pas facile car nous le savons bien que des forces négatives chercheront

à se dresser sur notre chemin. Mais je vous le garantie rien ne nous dissuadera. Ensemble nous allons sortir ce pays de l’ornière car telle est la volonté de notre peuple qui mérite de vivre le lendemain meilleur. Nous le ferons avec les frères et les sœurs des autres partis politiques qui partagent les mêmes aspirations que nous », a-t-il conclu.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Samba Panza inaugure le Port Sao, réhabilité sur fonds de l’Union européenne

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( Corbeau News Centrafrique)

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Samba Panza inaugure le Port Sao, réhabilité sur fonds de l’Union européenne

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-07-2015

 

Le Port de ‘’Ouango-Sao’’ dans le 7ème arrondissement de Bangui, construit par une entreprise centrafricaine sur financement de l’Union européenne à travers le 10ème FED, a été inauguré ce vendredi 10 juillet 2015, par la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza. La coupure du ruban symbolique a été faite en présence de Jean-Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, de Marie Noëlle Koyara Ministre d’État à la défense représentant le Premier ministre ; Arnaud Djoubaye Abazene et Florence Limbio respectivement ministre des Transports et de l’aviation civile et ministre du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que Mme Léontine Weibona, Vice-présidente de la Mairie de Bangui.
Une nouvelle infrastructure, à caractère économique vient d’embellir la capitale centrafricaine. Il s’agit du nouveau port ‘’Ouango-Sao’’ construit sur financement de l’Union européenne, évalué à environ 26 millions de Francs C. Fca. Mme Léontine Weibona 2ème Vice-présidente de la Mairie de Bangui est la toute première à savourer ce joyau : « La population de la ville de Bangui en général et celle du 7ème arrondissement en particulier, accueille ce jour, avec satisfaction, cet important projet qui aboutit sur la construction du port ‘’Ouango-Sao’’ dans le 7ème arrondissement, qui vient en appui au port du ‘’Ngou-Etat’’ dans le 2ème arrondissement et de ‘’Kolongo’’ dans le 6ème arrondissement. »
Jean-Pierre Reymondet-Commoy Ambassadeur de l’Union européenne lui-aussi, mesure bien la contribution que revêt cette infrastructure dans le quotidien des centrafricains, car selon le diplomate, « Au-delà du potentiel récréatif et touristique que revêt ce projet de Port Sao pour le peuple centrafricain, il y a l’autre potentiel qui est celui de relier les pays de l’Afrique centrale et de relier Bangui la capitale et son arrière-pays de la Centrafrique. C’est pour cela que nous faisons en parallèle ce genre de travaux. »
Même baromètre du côté du gouvernement centrafricain, puisque le Ministre des Transports et de l’aviation civile, Arnaud Djoubaye Abazene a relevé d’autres avantages liés cette immense réalisation. « La construction du débarcadère de ‘’Ouango-Sao’’ vise à aménager les barges de l’Oubangui (fleuve) et d’en faire une véritable plateforme marchande dans le 7ème arrondissement de Bangui. Elle contribuera à la réduction de la pauvreté endémique et améliorera les conditions de vie et d’approvisionnement de la population urbaine et péri-urbaine de la capitale. Les avantages de la construction de cette infrastructure pour les transports seront multiformes. Entre autres, j’aimerais mentionner la création d’une berge marchande aménagée, la stabilisation de la gare du port, la facilitation d’accès des personnes et de marchandises au moment du chargement et de déchargement. » a renchéri le membre du gouvernement.
Mme Florence Limbio, Ministre du Plan et de la coopération internationale quant à elle, replace le cadre de financement de ce projet qui a arraché la satisfaction des Banguissois en particulier, mais des centrafricains tous entiers en général, étant donné qu’il s’agit d’une contribution à une portée nationale sur le désenclavement intérieur et extérieur de la RCA. « Un projet d’appui au transport par voie d’eau a été initié en complément de celui du renouvellement des équipements productifs sur le tronçon fluvial financé par l’Union européenne sur le 9ème FED (Fonds européen de développement). C’est ainsi qu’une Convention de financement Union européenne/RCA fut signé en 2012 relative à l’entretien routier avec un volet ‘’Transport par voie d’eau’’. D’autres projets sont en cours de mise en œuvre dans le cadre du Programme indicatif régional du 10ème FED. Il s’agit notamment du projet de dragage du Port de Bangui, de la navigabilité de l’Axe Congo-Oubangui, du barrage de Salambo et la sécurité de la navigation sur la voie d’eau et du renforcement des capacités d’entretien des voies navigables. La convention de financement a prévu un appui institutionnel à la cellule du suivi du développement du secteur fluvial, comprenant la fourniture d’équipements, la prise en charge des dépenses de fonctionnement, des consommables et la collectes des données. » a précisé Mme Limbio.
Comme indiqué, le port Ouango-Sao devient ainsi le troisième grand Port de Bangui.

Inauguration port sao

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le bon citoyen

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(Corbeau News Centrafrique)

THEO BIEN

 

 

                Le bon citoyen

Bangui, ( I.Z) 11-07-2015
Le bon citoyen éh éh éh éh civilisé
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo
Wala lè ti é a zi awè wala é ngba gui a wa ziba
Wala é kè zo ti inga ngo ndo wala é ngba gui a ngbara
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo wala é kè a zo ti ndara
So a yé kodro na bè oko
Le bon citoyen.
Molengue ti Bèafrica
Gui mo oko la mo lingbi
Ti fa na lè ti guigui mombimba
Que mo kè nzioni citoyen civilisé
Sur qui le pays peut compter
Kpé a nziya ti kodro, respecté
mba ti mo zo
Koungbi da na séssé na mbana apè
Pillé a bien publique na privé a pĺè
Fa na lè ti dounia mobimba que mo kè civilisé
Centro zo ti inga ngo ndo
Yo li na ndouzou ba ndo a Yo na devant.
Refrain !
Fadé so é kè na tango ti démocratie
Tango ti moyen âge a hon awè
A kè mou ngombé si a kè gui na pouvoir a pè
Tongana gui ngo a bakoya na ya ti gbazabangui na likongo
La raison du peuple est toujours la meilleure
Le peuple est souverain
Za na li ti mo bon citoyen
Que le pouvoir appartient au peuple
À César ce qui est à César
À Dieu ce qui est à Dieu.
Refrain !
Le bon citoyen doit avoir du respect
Pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, sa loi, et le respect de la chose publique tous les jours
Le bon citoyen doit connaître ses droits comme ses devoirs vis-à-vis de la société
Centro n’oublie jamais
Refrain !
Ga ngo gbia, wala Maire, wala député
A kè gui sengue mandako na popo ti molengue ti kodro oko
A kè tene ti tiri a pè, papa a pè, bira a pè na popo ti a wato
Bon citoyen mou pécko ti zo tene ti mara a pè
Voté zo tene ti nguinza a pè
Voté zo ndali ti gozo a pè
Tene ti tee-shirt a pè
rempli ton devoir civique sans intérêt bon citoyen.
Refrain !
Fadé so dounia mobimba a civilisé a wè
Ga ngo gbia légué ni a kè gui oko
Vérité kwè a kè passé na ya ti a urnes
Mou ngo pouvoir na coup d’état a kè ngbéré yé, c’est démodé
Tout change tout évolue
Seul les stupides ne changent pas
Selon le grand frère Alpha Blondy
Tout change tout évolue
Seul les imbéciles ne changent pas ah ah ah ah.
Refrain !
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue.
Auteur, compositeur ( Théo Mobanza )
                Le bon citoyen
Le bon citoyen éh éh éh éh civilisé
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo
Wala lè ti é a zi awè wala é ngba gui a wa ziba
Wala é kè zo ti inga ngo ndo wala é ngba gui a ngbara
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo wala é kè a zo ti ndara
So a yé kodro na bè oko
Le bon citoyen.
Molengue ti Bèafrica
Gui mo oko la mo lingbi
Ti fa na lè ti guigui mombimba
Que mo kè nzioni citoyen civilisé
Sur qui le pays peut compter
Kpé a nziya ti kodro, respecté
mba ti mo zo
Koungbi da na séssé na mbana apè
Pillé a bien publique na privé a pĺè
Fa na lè ti dounia mobimba que mo kè civilisé
Centro zo ti inga ngo ndo
Yo li na ndouzou ba ndo a Yo na devant.
Refrain !
Fadé so é kè na tango ti démocratie
Tango ti moyen âge a hon awè
A kè mou ngombé si a kè gui na pouvoir a pè
Tongana gui ngo a bakoya na ya ti gbazabangui na likongo
La raison du peuple est toujours la meilleure
Le peuple est souverain
Za na li ti mo bon citoyen
Que le pouvoir appartient au peuple
À César ce qui est à César
À Dieu ce qui est à Dieu.
Refrain !
Le bon citoyen doit avoir du respect
Pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, sa loi, et le respect de la chose publique tous les jours
Le bon citoyen doit connaître ses droits comme ses devoirs vis-à-vis de la société
Centro n’oublie jamais
Refrain !
Ga ngo gbia, wala Maire, wala député
A kè gui sengue mandako na popo ti molengue ti kodro oko
A kè tene ti tiri a pè, papa a pè, bira a pè na popo ti a wato
Bon citoyen mou pécko ti zo tene ti mara a pè
Voté zo tene ti nguinza a pè
Voté zo ndali ti gozo a pè
Tene ti tee-shirt a pè
rempli ton devoir civique sans intérêt bon citoyen.
Refrain !
Fadé so dounia mobimba a civilisé a wè
Ga ngo gbia légué ni a kè gui oko
Vérité kwè a kè passé na ya ti a urnes
Mou ngo pouvoir na coup d’état a kè ngbéré yé, c’est démodé
Tout change tout évolue
Seul les stupides ne changent pas
Selon le grand frère Alpha Blondy
Tout change tout évolue
Seul les imbéciles ne changent pas ah ah ah ah.
Refrain !
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue.
Auteur, compositeur ( Théo Mobanza )
 
La chute d’Idriss Deby risquerait de déstabiliser l’Afrique centrale
 
Le président tchadien Idriss Deby qui s’éternise progressivement au pouvoir depuis qu’il a destitué Hissen Habré en exil à Dakar, en 1996, est de plus en plus dans de beau drap. Son engagement militaire d’anéantir la secte Boko Haram qui sévit au Nigéria le pays voisin, premier pays producteur du pétrole du continent africain, est salutaire et constitue incontestablement une stratégie pour le Tchad de conserver sa puissance militaire dans les deux régions d’Afrique centrale et de l’ouest. De surcroît une occasion, pour les pays concernés et qui sont menacés, de réformer leurs forces armées affaiblies depuis une décennie et de revoir leur politique en matière de défense et de sécurité. Il va sans dire qu’aujourd’hui que les forces armées tchadiennes sont en tête de peloton militaire et prompts à intervenir pour éteindre le feu mais aussi, joue le jeu de caméléon dans certains pays pour les affaiblir et de rester incontournable. Le rôle positif et à la fois négatif que les forces armées tchadiennes ont joué dans la crise centrafricaine depuis 1997 jusqu’en 2015 en dit plus et a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre et salive.
Son intervention aux côtés des forces armées maliennes pour mettre hors d’état de nuire les djihadistes d’Aqmi qui revendiquaient la partition du Mali en 2013 dans l’Opération Serval est une démonstration de force militaire reconnue par l’opinion nationale et internationale. La menace de la secte islamique Boko Haram qui terrorise ce grand pays d’Afrique prend de l’ampleur et s’étend sur le continent au Cameroun qui s’est d’abord battu seul contre les attaques meurtrières de Boko Haram sur son territoire, et au Niger où de nombreux cas ont causé des morts. L’ampleur est inquiétante et pourrait réveiller les vieux démons contre le régime de Deby qui a d’abord souffert dans le passé avec plusieurs rébellions tchadiennes dans le nord à la frontière Tchado-Soudanaise. Quand bien même qu’il n’existe plus de nuage au ciel qui remet au beau fixe la relation diplomatique soudano-tchadienne, Ndjamena n’oubliera jamais les coups fourrés de Khartoum. En 2005, les rebelles tchadiens ont mis le cap sur Ndjamena jusqu’au portillon du palais présidentiel.
Le chef de l’Etat tchadien qui a gagné les élections deux fois lors des opérations électorales avait fait une déclaration aux médias européens en ces termes concernant la secte Boko Haram: « Elle a aussi des liens très étroits avec Daech et avec AQMI. Boko Haram a décidé d’asphyxier le Tchad en coupant l’axe unique qui nous rattachait au port de Douala, au Cameroun, menaçant ainsi nos intérêts vitaux. C’est un danger potentiel pour toute la sous-région » 
  
L’un des chefs rebelles tchadiens, Baba Ladé, amicalement lié à l’ancien président centrafricain déchu, François Bozizé, avait déclaré sur le territoire national, où il avait fait son état-major à Kaga-Bandoro pendant plusieurs années, avant de quitter les lieux, qu’il défend la cause de tous les peuhls africains. Il s’avère que les peuls centrafricains, selon les informations non négligeables, qui avaient pris l’arme pour intégrer les rangs de l’ex-rébellion séléka de l’ancien président de transition Michel Djotodia en exil à Cotonou, seraient désormais dans les rangs du groupe islamique Boko Haram et basés dans la région septentrionale du pays. cette situation qui prévaut constitue un véritable danger pour le déroulement des futures élections d’octobre 2015, la relance socioéconomique de la république centrafricaine après les élections, la multiplicité et la complexité des attaques Boko Haram contre le régime du nouveau président qui sera élu et contre éventuellement le régime du président Idriss Deby. Les fauteuils des présidents Idriss Deby du Tchad et Paul Biya du Cameroun sont bel et bien menacés. Les dernières nouvelles font état d’un coup d’Etat déjoué par l’armée camerounaise contre le camerounais Paul Biya. Les deux sous-régions menacées doivent renforcer davantage leurs liens militaires et éviter que le Tchad et la Cameroun deviennent des pays islamiques.
Le nouveau président centrafricain qui sera élu en fin des opérations électorales de 2015 et qui prêtera serment aura du pain sur la planche en matière de sécurité et de défense du territoire national. Des stratégies politiques, diplomatiques et militaires doivent être mises en place dès maintenant par les candidats à la présidentielle de d’octobre 2015 pour les contre-attaques de la secte Boko Haram du Nigéria qui serait déjà infiltrée au Tchad et en Centrafrique dont les forces armées nationales sont en état embryonnaire de reconstruction. Pour preuve de faiblesse, des hommes armés non identifiés venaient d’attaquer la radio nationale centrafricaine qui est une institution stratégique de l’Etat. Tentative de coup d’Etat ou banditisme à haute échelle ? les résultats d’enquête ouverte nous le diront.
Alors, pourrons-nous compter aujourd’hui avec les forces onusiennes pour combattre efficacement la secte Boko Haram s’il arrive à ce que le président Deby perde le pouvoir ou le président Biya au Cameroun, du moment où le désarmement des ex-séléka et groupes armés non conventionnels en Centrafrique n’est que volontaire ?
Wait ‘nd see…
Pierre INZA
Les fauves à la 28è Coupe d’Afrique des Nations sans l’appui des candidats à la présidentielle 2015 ?
 
Les fauves nationales centrafricains (version basketball masculine) ont la chance d’être souvent qualifiées parmi les équipes africaines pour participer à l’AFRO BASKET. Je ne reviendrai pas sur la série des débâcles de notre chère équipe nationale de basketball ces dernières éditions puisqu’il faut tourner la page du passé et regarder l’avenir de manière positive et concrète dans les actes. D’ailleurs, en triant sur le tas les bons slogans et paroles mielleuses et flatteuses des candidats à la présidentielle d’octobre 2015, j’ai retenu, selon un parmi eux, « les hommes politiques pataugent dans des idées inadaptées et irascibles tenant compte des réalités d’un autre temps ».
 
En effet, j’ai paraphrasé l’auteur qui m’inspire et qui peut-être, n’étant pas entouré des gens qu’il faut pour des stratégies politiques et de développement rate le coche comme bon nombre de ces candidats qui, au regard des analyses ne méritent pas de faire la compétition pour la conquête du pouvoir. Pour la simple raison qu’ils ont les mains visiblement sales après leur passage à la tête des ministères et de certaines institutions de l’Etat, d’autres restés plus que muets comme des aveugles et sourds quand le peuple est massacré par les tenants des précédents régimes. Je mettrai le point en concluant que beaucoup de ces prétendants candidats manquent cruellement de notion d’Etat. On juge le maçon au pied du mur dit-on ; et on a si bien vu ceux-là quand ils furent membres du gouvernement de leur régime. Le bilan respectif de leur département était catastrophique. D’autres sont mêmes déjà poursuivis officieusement par la justice.
Concernant l’AFRO BASKET qui se tiendra bientôt à Tunis où notre équipe nationale avait gagné pour la deuxième fois le trophée continental en 1987, l’engagement des fauves sans le soutien moral et financier des candidats à la présidentielle d’octobre prochain me donne la chair de poule parce que je ne comprends pas que les candidats à la présidentielle d’octobre prochain ferment leur poignet comme celui de singe à ne pas mettre la main à la poche pour faire un don, ne fut-ce que de 5.000.000 fcfa chacun aux fauves pour les encourager afin de se battre comme des véritables fauves lors de la compétition pour ramener « YASSINTOUNGOU » au pays, une coupe qui nous a tourné le dos depuis plus de 20 ans.
Comment comprendre que c’est seule la présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza qui donne une cagnotte de 35 millions de fcfa pour les préparatifs alors qu’une campagne est bel et bien lancée en faveur des fauves. A moins que c’est une méconnaissance de ma part, mais cette indifférence des candidats à la présidentielle de 2015 démontre à suffisance que la plupart de ces candidats manque de notion d’Etat et du patriotisme. Il faut retenir que les fauves n’iront pas à Tunis pour représenter la présidente de la transition qui a décaissé certes les fonds du trésor public, ni une ethnie, ni un clan, ni une communauté, ni une région mais toute la nation centrafricaine qu’eux, ils prétendent diriger. Donc, nos basketteurs participeront à ladite compétition au nom de l’Etat centrafricain. Je crois, c’est le moment de tester aussi la capacité des candidats et l’amour qu’ils ont pour le pays. Puisqu’il n’est tard d’agir, donnons encore du temps à nos candidats de réfléchir et d’agir positivement en faveur des fauves…
Pierre INZA

Centrafrique: Abdoulaye Miskine communique et propose son plan de sécurisation

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( Corbeau News Centrafrique )
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Bangui, Corbeau News Centrafrique 10-07-2015

Ndlr : Dans un communiqué reçu à notre rédaction et que nous publions ci-dessous, le Chef rebelle de Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le général Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine condamne les actions similaires aux siennes de ses confrères de boko haram. Il en a profité pour fustiger les actions de la Minusca et transformer son mouvement en une institution légale de défense et de sécurité en demandant que ses hommes participent à la mission de sécurisation de l’axe Bouar-Garoua Boulaï.  Ce qui est à noter comme cas d’école c’est que TOUT est permis dans ce pays de paradoxe et d’anomalie. Apres le mouvement Antibalaka transformé en parti politique c’est au tour de FDPC de devenir une armée préfectorale.

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Centrafrique: DRC décroche 1 milliard FCFA du fonds ‘’Bé Kou’’ pour la sécurité alimentaire dans l’Ouham Pendé

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( Corbeau News Centrafrique )

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DRC décroche 1 milliard FCFA du fonds ‘’Bé Kou’’ pour la sécurité alimentaire dans l’Ouham Pendé

Bangui, Corbeau News Centrafrique 10-07-2015

Le Projet intitulé ‘’Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au relèvement socioéconomique des communautés paysannes de l’Ouham – Pende par le renforcement de leurs capacités de résilience’’ a été officiellement lancé, jeudi 9 juillet 2015, au cours d’un atelier à l’hôtel J-M Résidence à Bangui par Mahamat Taib Yacoub, Ministre en charge du développement du monde rural. C’était en présence de Mme Gertrude Zouta, Ministre du Commerce et de l’industrie ; de Jean Alexandre Scaglia du FAO et ; Philippe Conraud, Directeur-pays du Conseil danois pour les réfugiés (DRC) – Ong chargée d’exécuter ce projet.
Si l’on s’accorde à dire que la République centrafricaine est actuellement dans une période post-conflit, cela devrait se traduire dans les faits, notamment à travers des activités de relèvement, de relance sociopolitique et socioéconomique, et ce, sur tous les plans. C’est justement dans cette dynamique que se classe le gigantesque projet de sécurité alimentaire que le Ministre Délégué à l’Élevage, Mahamat Taib Yacoub a lancé jeudi dernier. « Nous sommes réunis ce matin pour lancer les premières activités du premier programme du Fonds ‘’Bé-Kou’’ dans le domaine agricole. Ce programme de sécurité alimentaire, de résilience et de développement rural en République centrafricaine comprend trois volets, à savoir le renforcement des capacités et la résilience rurale ; l’appui à l’élevage et ; le renforcement des capacités en maraichage et petits bétails à Bangui et ses environs. » déclaré le Ministre au lancement officiel avant d’ajouter « Je voudrais réaffirmer l’importance que le ministère chargé du développement du monde rural accorde au partenariat qu’il faut déployer avec l’ACDA, l’ANDE, l’ICRA, car c’est à travers ce genre d’appui que nous pourrons progressivement reconstituer les capacités opérationnelles de nos structures d’intervention sur le terrain. Nous sommes encore dans une phase de résilience certes, mais nous devons en même temps jeter les bases du développement durable. »
Indiquons au passage que le projet ‘’Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au relèvement socioéconomique des communautés paysannes de l’Ouham-Pende par le renforcement de leurs capacités de résilience’’ vise uniquement la région de l’Ouham-Péndé, du moins dans sa phase pilote. Il prend, en fait, dix-huit (18) mois de durée d’exécution entièrement à réaliser par l’Ong DRC. D’ailleurs selon Philippe Conraud, Directeur-pays de ladite Ong, c’est depuis 2007 que DRC œuvre dans l’Ouham-Pende qui lui a permis d’avoir une meilleure connaissance du terrain et des communautés. Et, le projet lancé devra permettre la relance des activités agropastorales après la crise politico-militaire avec son lot de corolaire de crise humanitaire et alimentaire. « Avec ce projet, nous allons continuer à contribuer au développement, au relèvement précoce et aux questions de résilience de la population, à travers les activités pastorales et agro-pastorales. Après la crise que le pays a traversée depuis 2012 jusqu’alors, a fait que nous avons orienté nos actions dans les urgences humanitaires. Maintenant, avec la stabilisation et la normalisation de la situation politique et sécuritaire du pays, nous pouvons enfin relancer les programmes de relance économique, de développement agricole et de la résilience. C’est une occasion qui nous est donnée au DRC de pouvoir reprendre nos activités, de reprendre notre approche de développement. » a déclaré Philippe Conraud, Directeur-pays de DRC.
Le Ministre Taib lui-aussi, n’a pas minimisé la portée des conséquences de la récente crise sur les populations de l’intérieur d’où tout le mérite du projet qu’il a lancé jeudi. « La dernière crise intervenue dans notre pays a causé des dégâts très importants, surtout sur le secteur agricole et pastoral. Ce qui a rendu plus vulnérables les communautés paysannes et pastorales qui ont perdu l’essentiel de leur capital productif, ayant ainsi du mal à gérer leur sécurité alimentaire […] La volonté des partenaires pour aider le gouvernement dans sa mission s’est concrétisée à nouveau à travers l’organisation à Bruxelles d’une conférence des bailleurs des fonds qui a permis d’enregistrer des engagements à l’ordre de 360 millions d’Euros soit environ 236 milliards de F. Cfa en faveur de notre pays pour l’année 2015. »

Bangui Fred Krock Pour CNC

Centrafrique: 55 nouveaux médecins des 28ème et 29ème promotions de l’Université de Bangui ont reçu leur diplôme des mains de Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique),

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   55 nouveaux médecins des 28ème et 29ème promotions de l’Université de Bangui ont reçu leur

diplôme des mains de Samba Panza

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

L’ambiance était à la fête, avec un hémicycle plein à craquer des parents, amis et connaissances des heureux récipiendaires. La 28ème et 29ème promotion des étudiants médecins soit un total de 55 Docteurs ont reçu leur diplôme des mains de Samba Panza.

La mise sur le marché centrafricain de médecins, à travers la remise de diplôme d’hier est d’une grande valeur ajoutée, étant donné le criard besoin exprimé sur dans les hôpitaux centrafricains. Le défi est relevé par Dr Samba Maliavo, Ministre centrafricaine de la santé publique en ces termes : « En effet, la République centrafricaine compte à ce jour, 275 médecins pour une population estimée à 4,6 millions d’habitants soit un ratio d’un médecin pour 17 000 habitants. Cet indicateur est loin de répondre à la norme acceptée par l’Organisation mondiale de la santé qui recommande un médecin pour 10 000 habitants. Il y a donc un gap de 185 médecins à combler pour notre pays. »

En effet, Catherine Samba Panza, Présidente de la transition a personnellement présidé, lundi 6 juillet 2015, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la cérémonie de remise de diplôme à 55 médecins ayant soutenu leur Thèse de Doctorat à l’Université de Bangui. Un panel de professeurs internationaux et nationaux ont constitué les Jurys présidés par Pr Jean Rosaire Ibara, Doyen de la Faculté des Sciences de la santé à l’Université Marien Ngouabi en République démocratique du Congo.

Le membre du gouvernement se réjouit de ce que malgré que 55 médecins ne résorbent pas le besoin, mais c’est un début de solution. « Les 55 jeunes qui ont reçu en cette circonstance leur diplôme de Docteur en médecine viendront s’ajouter aux 66 autres issus des promotions précédentes et porteront ainsi le nombre additionnel des médecins disponibles à déployer dans nos formations sanitaires à 121. Leur intégration permettra à la République centrafricaine de disposer de 396 médecins soit un ratio d’un médecin pour 12 000 habitants. »

Dr Christelle Gina Niamathé est la deuxième de sa promotion. «  Je suis vraiment émue par cette remise de diplôme aujourd’hui, mais aussi je me sens honorée et récompensée, et à travers moi toutes les femmes centrafricaines, avec le dur labeur que j’ai eu à endurer durant les études qui ont payé aujourd’hui. Je ne sais comment exprimer ma joie, mais dis que le travail bien fait finit toujours par payer. Je profite pour demander à mes sœurs qui sont encore sur les bancs, mas aussi les garçons, de se donner à fond dans leurs études, ils seront récompensés tout comme moi aujourd’hui. » s’est-elle exaltée.

 

Bangui, Sylvestre KROCK pour CNC

 

Centrafrique: « La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

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(Corbeau News Centrafrique)

Imam Mosquée centrale

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

 

« La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

 Les conditions d’approvisionnement et de prière des musulmans de KM5 en période du Ramadan 2015 n’inquiète pas Tidiani Moussa Naibi, Imam de la Mosquée centrale de Bangui. Par contre, le débat que l’homme de Dieu souhaite voir à l’ordre du jour est celui relatif à la condition de vie du musulman centrafricain prise dans sa dimension inaliénable d’Etre humain et de citoyen centrafricain à part entière. D’où son insatisfaction pour le forum de Bangui qui, à en croire l’Imam, n’a abordé que des questions périphériques sans crever l’abcès.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Présentement, comment s’organise le culte avec la présence massive des déplacés musulmans dans l’enceinte de la mosquée ?

Imam Tidiani Moussa Naibi (TMN) : Avant de me prononcer sur la mosquée centrale, j’aimerais plutôt que ce genre de débats puisse porter sur les conditions de vie du musulman centrafricain en général aujourd’hui. Comment vit-il ? Où se trouve-t-il  en ce moment ? Comment prie-t-il ? Que fait-il pour manger, se soigner, s’occuper de sa famille ? Quel avenir va-t-il préparer à ses enfants ? Voilà le genre de questions qui devraient, à mon avis, être intéressantes. Puisque, parler de la mosquée centrale sans évoquer la situation globale du musulman centrafricain, c’est appréhender le vrai problème par le mauvais bout.

Quant à votre question sur la mosquée centrale, je crois que nous ne voulons pas dire aux gens que nous vivons toujours dans des problèmes ici. La crise survenue dans notre pays est grave certes et a affecté tout le monde, et ça, tout le monde le sait déjà, on s’arrête là.

La fréquentation de la mosquée, depuis l’éclatement des hostilités à Bangui, n’a cessé d’accroitre. Au pic de la crise jusqu’à ce jour, nous avons plus d’adeptes au point même que la mosquée n’arrive plus à nous contenir tous. D’autres personnes prient dehors. Cette situation s’explique par le fait que d’abord au niveau de Bangui, les musulmans habitant les sept autres quartiers que le 3ème arrondissement étaient traqués, et ce, en commençant par leurs propres besoins. Ils ont ainsi vu leurs biens pillés, leurs maisons détruites, certains ont été lynchés d’autres tués… Bref, ils étaient en insécurité totale. Tout naturellement, ils se sont rabattus sur le 3ème arrondissement, et plus particulièrement au km 5 pour y trouver refuge. Du coup, le nombre de la population a augmenté brusquement dans le 3ème et cette même augmentation a été ressentie au niveau de la mosquée centrale. Aussi, du fait de la persistance de l’insécurité à l’intérieur du pays, notamment à Boali, eu Pk 12, à Yaloké, à Boda, etc. la plupart des musulmans de ces localités, à la recherche d’un lieu de refuge n’ont pas choisi de quitter directement le pays, alors c’est au Km 5 qu’ils vont se rabattre. Pire encore avec ce début de normalisation, les musulmans qui ont quitté le pays sont rentrés massivement et sont toujours regroupés ici au Km 5.

CNC : Parlant justement de la présence de ces déplacés dans l’enceinte de la mosquée, comment s’organise la prière avec cet afflux ?

Imam TMN : Oui, comme je vous le disais tantôt, c’est depuis décembre 2013 que nous avons reçu l’afflux des musulmans de tous les arrondissements de Bangui, suivi quelques jours après, des musulmans de l’intérieur du pays. Précisément au niveau de la mosquée, plus de dix milles personnes étaient accueillies ici. Mais, la présence de ces personnes n’a pas changé quoi que ce soit dans la vie de la mosquée. Au moment des prières, on se rassemble, on prie, et après, chacun vaque à ses occupations habituelles. Puisqu’ici, les gens ne croisent pas les bras, les déplacés exercent quelques activités, notamment le petit commerce, en vue de leur survie. Je dirais au contraire que chacun, selon sa capacité, peut faire quelque chose pour la mosquée, soit en changeant une ampoule grillée ; prendre son argent pour changer une natte usée dans la moquée ou autres contributions pour le bien de la mosquée. Et ça, c’est individuel et volontaire. C’est ainsi que nous avons toujours un environnement bien entretenu et notre mosquée également.

 CNC : Qu’en est-il de la prise en charge de ces déplacés ?

Imam TMN : Notre système ne fonctionne pas comme chez les autres où les structures religieuses disposent d’un budget de fonctionnement. Ceci, de sorte que la mosquée puisse garder sa toute indépendance vis-à-vis des autres instances de l’Islam. Car, dit-on que la main qui donne commande, c’est le cas ailleurs où le choix de la lecture de la parole de Dieu pour les journées de prière est dicté par les instances supérieures, parce que ce sont ces instances supérieures justement qui fournissent le budget. Alors que chaque mosquée n’a pas de contraintes pour choisir sa parole de Dieu du jour, cela se fait en fonction bien évidemment de la réalité du jour et du pays.

C’est pour vous dire tout simplement que la mosquée n’a pas d’argent pour prendre qui que ce soit en charge ici. Chacun des déplacés qui arrivent au sein de la mosquée pour se sentir en sécurité, fait ses petites activités génératrices de revenus soient-elles de petit commerce, de l’artisanat ou autre chose, afin de se prendre en charge. Moi par exemple, je n’ai donné aucun centime à un déplacé, au nom de la mosquée. Par contre, la solidarité entre les musulmans étant d’une grande valeur ici, ce qui permet de nous entraider, afin de soutenir les plus démunis.

CNC : A l’approche du Ramadan, qu’est ce qui pourrait constituer une entrave au bon déroulement du mois Saint de cette année, en termes de conditions de prière ou d’alimentation ?

Imam TMN : Je tiens d’abord à préciser que le Ramadan n’est pas une période extraordinaire où l’on doit faire des choses extraordinaires pour le prouver. C’est un moment de prière que l’Islam donne à chaque musulman pour prier. Cette période doit être sanctionnée par un changement dans le comportement à l’issue du Ramadan. On reconnait un bon musulman qui a bien observé son jeûne à travers le changement qui s’opère dans sa vie après le Ramadan.

Ceci dit, nous ne pouvons pas être trop alarmistes quant aux conditions de notre approvisionnement en nourriture comme pensent les gens. Au contraire, le Ramadan veut dire jeûne. Il s’agit de réduire et de se priver de certains besoins soit-il la quantité du repas journalier. Il est demandé ainsi à chaque musulman de sentir la faim, afin de savoir que le pauvre qui vient vers lui pour demander quelque chose, a réellement faim où a véritablement un besoin exprimé. Mais, comme cela s’est passé l’année dernière, malgré que la situation fût moins favorable que celle-ci ? Nous avions pu bien passer le Ramadan, nous pensons que cette année aussi, tout se passera bien par la grâce de Dieu, voire même mieux.

C’est pourquoi, j’invite tous les musulmans centrafricains, qu’ils soient à Bangui, sur le territoire centrafricain ou à l’étranger, de cultiver la solidarité et l’entraide au profit des plus démunis dans cette période de Ramadan qui va avoir lieu dans un contexte différent marqué par la vie dans les sites des déplacés et dans la position de réfugiés.

 

CNC : Quelle lecture faite vous du Forum de Bangui – cette occasion historique donnée aux centrafricains de tous bords de se parler entre eux, afin d’aller résolument vers la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble ?

Imam TMN : A mon avis, c’est le forum des autorités de la transition qui ont tout taillé selon ce qu’elles veulent obtenir de cette rencontre. J’apprécie l’idée qu’elles ont lancée pour que les centrafricains, musulmans et chrétiens puissent se retrouver pour se parler, c’est une bonne initiative. Même quand les participants se sont réunis dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le matin, j’ai toujours apprécié. Mais, tout ce qui s’est dit ou ce qui s’est fait, je n’ai pas d’appréciation là-dessus, y compris la clôture du forum qui a été marquée par des violences où certains demandaient la démission de certaines personnalités.

Aujourd’hui, je prends le cas des musulmans centrafricains par exemple qui ont tout perdu, les peulhs ont perdu tous leurs bétails, les commerçants ont perdu toutes leurs marchandises et magasins ou boutiques, leurs maisons d’habitation détruites… Je croyais que ce sont ces genres de débats qui devraient se tenir à cette occasion pour qu’on y trouve une solution durable, afin de permettre le retour véritable à la paix et au vivre ensemble. Malheureusement, les vrais problèmes ont été considérés comme des questions taboues. Les gens ont refusé d’être sincères et de dire la vérité, prétextant qu’il s’agit d’enflammer la situation en disant la vérité. Tous ces camouflés m’ont amené à ne pas porter de jugement sur le déroulement et le contenu de ce forum.

CNC : Imam Tidini, merci.

 

Interviews réalisées par Fred KROCK , Bangui pour CNC

Centrafrique: Bangui, faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

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(Corbeau News Centrafrique)

Partis politiques

              Faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

Officiellement lancée le 29 juin dernier par la présidente de transition Catherine Samba Panza, l’opération d’enregistrement des électeurs sur la liste électorale se poursuit et ce, jusqu’au 27 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire et jusqu’au 11 juillet, en ce qui concerne Bangui. Cependant, on note une faible mobilisation des centrafricains pour ce processus. Par conséquent, l’Autorité nationale des élections (ANE) s’est vue obligée de réunir ce mercredi 8 juillet 2015, les partis politiques qu’elle accuse d’avoir failli à leur rôle. « Nous avons convoqué cette réunion parce que nous avons constaté qu’il y a un faible engouement pour l’enregistrement sur la liste électorale, alors qu’il s’agit d’une étape importante puisque sans l’enregistrement, l’électeur ne peut pas avoir de carte d’électeur et donc, ne pourra pas voter. » a déclaré Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire, Porte-parole du gouvernement présent à cette réunion.

Dieudonné Kombo-Yaya, Président de l’ANE revient sur le mobile de la réunion : « Le processus électoral a connu quelques difficultés d’ordre logistique, il y a quelques ratés, mais ce n’est pas une réunion pour parler de l’échec du processus. Parce que certains commentaires qui nous parviennent conduit dans le désespoir en tirant des conclusions hâtives. » a-t-il dit avant d’accuser les partis politiques «  Les partis politiques que vous représentez ici, ont également pour fonction de mobiliser les électeurs. Aujourd’hui, il s’agit de la sensibilisation et de la mobilisation de vos militants et sympathisants à aller massivement se faire enregistrer. Vous êtes les premiers à savoir que plus vos militants se font enregistrés, plus vous aurez de voix aux prochaines élections présidentielle et législatives. »

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas faite attendre. Joseph B Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC) accuse le gouvernement d’avoir transigé à la règle de la concertation, maître-mot dans la gestion d’une transition : « A mon humble avis, avant d’aller au Forum, vous devez rencontrer les partis politiques ; avant de lancer le processus électoral, vous devez rencontrer les partis politiques et ; avant le lancement officiel des opérations de l’enregistrement des électeurs, vous devez rencontrer les partis politiques, histoire de préparer le chemin. Malheureusement, nous vous avions vu créer un Coté stratégique de suivi des élections placé sous la présidence du Premier ministre, aucun parti politique n’y figure, bref. Je n’arrive pas à comprendre que vous nous étonnez aujourd’hui, en nous faisant des remontrances, ce n’est pas normal. »

Jean Christophe Nguinza, Secrétaire général du parti Rassemblement pour la République (RPR) n’a pas fait mieux que d’emboîter les pas à son successeurs : « Nous ne comprenons pas que les partis politiques qui ont été mis à l’écart du processus électoral puissent aujourd’hui être taxés par le Ministère de l’administration du territoire et l’ANE d’être à la base du faible engouement des centrafricains pour les opérations d’enrôlement. L’essentiel, c’est qu’on puisse échanger et on s’est mis tous d’accord sur le seul point, à savoir qu’il y ait consensus autour du processus électoral. »

Outre le déficit de concertation évoqué, Maxime Kazangui du parti l’ANC (Alliance pour la nouvelle Centrafrique) souligne d’autres imperfections du processus liées au manque de transparence, à l’imprécision et au découpage électoral. « Ce que tous les partis politiques ont reproché, c’est un manque de transparence et surtout de précision par rapport à un certain nombre de points de ce processus. Par exemple, lorsqu’on dit que les partis politiques ne contribuent pas au processus, c’est faux. Mon parti l’ANC par exemple a fait des communiqués pour pousser ses militants à aller s’inscrire sur la liste électorale. Par contre, nous avons exprimé quelques soucis, entre autres, là où nous sommes, je ne connais pas le profil du découpage électoral. Du coup, je ne sais pas combien de candidat je devrais soutenir pour aller aux élections législatives. Cela à d’effet important, et sur le budget de campagne de mon parti, et sur l’assurance que nous avons afin d’atteindre nos objectifs. Il y a également d’autres questions qui ne sont pas encore clarifié qui porte un doute dans l’esprit de certains partis politiques. »

A quelque chose, malheur est bon. Maxime Kazagui souhaite simplement que la leçon soit tirée par les uns et les autres : « Je crois que chacun, à la conclusion de cette réunion s’est entendu pour dire qu’à présent, il est important qu’il y ait plus encore de concertation et de con entre l’ANE, le Ministère de l’administration du territoire et les partis politiques, afin que les informations soient véhiculées en temps réels pour que les partis politiques puissent informer utilement leur militants sur le processus électoral. »

Notons que compte tenu du manque d’engouement de la population, l’ANE a décidé de prolonger la fin des opérations à Bangui du 11 au 18 juillet prochain.

 

Bangui, Sylvestre KROCK Pour CNC

Le gouvernement chinois fait don de moyens roulants et ordinateurs à la RCA

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(Corbeau News Centrafrique),

don remise

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le don du Gouvernement chinois est constitué de matériels bureautiques composés de trois cent (300) ordinateurs fixes et deux cent (200) ordinateurs portables y compris les accessoires, ainsi que vingt (20) motocyclettes et vingt (20) bicyclettes, a été remis vendredi 3 juillet 2015 à Mme Florence Limbio, Ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale. L’Ambassadeur Ma Fulin qu’accompagnaient Bao Zhanhao et He Xiang respectivement Conseiller économique et commercial, et Attaché culturel à l’ambassade de Chine à Bangui, a remis le don.

« Les conséquences néfastes de la dernière crise militaro-politique qui a secoué notre pays ont laissé des traces profondes dans tous les secteurs socioéconomiques ayant amoindri la capacité du pays, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. L’administration centrafricaine qui a été victime de pillage, de vol et de destruction peine actuellement à répondre à ses obligations dans tous les domaines. » a déclaré Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale.

Pour sa part, l’Ambassadeur Ma Fulin, a indiqué que le geste posé par le gouvernement Chinois et qui s’évalue à quelques 500 millions de F. Cfa, « manifeste, une fois de plus, le sentiment d’amitié entre le peuple Chinois et le peuple Centrafricain. En les remettant aujourd’hui officiellement à la disposition du gouvernement de transition de la République centrafricaine, nous espérons que les matériels en question seront pleinement mis en valeur dans le renforcement des capacités des différentes autorités, ainsi que dans l’avancement en cours du processus de sortie de crise. » a noté le diplomate qui ajoute : « Je voudrais profiter de cette occasion pour réitérer que le gouvernement Chinois continuera de travailler avec l’Etat centrafricain pour consolider davantage, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays dans l’intérêt de nos deux peuples. »

Même témoignage de la sincérité de la coopération sino-centrafricaine par la Ministre du Plan : « J’apprécie tout particulièrement la promptitude de cette livraison […] ce dynamisme augure d’une coopération fructueuse entre nos deux pays comme l’atteste la réactivation de certains projets de développement. » Il s’agit des projets de la construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement – cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et ; la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. Toutefois, les deux premiers projets sont classés comme projets d’urgence. Le financement de ces projets initialement évalué à quelques quatre (4) milliards de Francs Cfa pourra augmenter sensiblement du fait des actes de vandalisme qu’ont subis les débuts des travaux, notamment le sabotage qui a eu lieu sur les installations surtout ceux de Boali 3.

 

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Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

 

 

 

 

 

Prestation de serment des Juges consulaires

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(Corbeau News Centrafrique),

les juges

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le Tribunal de Commerce dans son audience du vendredi 03 juillet 2015, a accueilli la Prestation de serment des Juges consulaires qui vont désormais siéger en qualité de juges dans cette juridiction. Il s’agit de MM Frédéric Feraille, Directeur Général de la Brasserie MOCAF, Mathurin Massikini Directeur Gérant de L’INTERCO, président de la Commission Artisanat à la Chambre de Commerce, de l’Industrie des Mines et de l’Artisanat (CCIMA), Mathurin Sabengué Zézé président des Collectifs de Petites et Moyennes Industries (PMI) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME),Eric Thiam Sabatés Directeur Général de la SOCACIG et de Mme Joséphine Dejean présidente de l’Association des Femmes d’Affaires de Centrafrique (AFAC).

En effet, par arrêté interministériel du 30 avril 2015 signé conjointement par le Ministre de la Justice Garde des Sceaux, chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’Homme et le Ministre du Commerce, de l’industrie et des petites et moyennes entreprises que, huit personnalités ont été désignées comme Juges Consulaires devant siéger aux côtés des juges professionnels du tribunal de commerce. Mais, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi N° 06.003 du 10 Mai 2006, portant organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce, les juges consulaires doivent avant leur entrée en fonction, prêter serment devant le Tribunal de Commerce.

Ghislain Grésenguet, Procureur de la République, dans son réquisitoire a rappelé aux heureux récipiendaires que le serment est généralement requis par la loi de l’Etat, ou les règlements de l’institution avant que la personne ne puisse exercer les pouvoirs de sa charge. Aux termes de l’article 8 de la loi de 2006, les Tribunaux de commerce connaissent des contestations relatives aux engagements et transactions entre négociants, marchands et banquiers, des contestations entre associés pour raison d’une société de commerce, des contestations également relatives aux actes de commerces entre toutes personnes.

S’adressant de manière directe aux nouveau juges consulaires, Ghislain Gresenguet déclare : «  Vous êtes les garants de l’équilibre entre les justiciables qui solliciteront le concours du Tribunal de Commerce aux fins de procéder à la résolution de leurs différends. A partir d’aujourd’hui, vous êtes les personnes sur lesquelles, les justiciables comptent désormais pour être rétablis dans leurs droits bafoués. Par conséquent, vous devriez œuvrer en âme et conscience tout ayant la loi comme bouclier. Vous devez vous abstenir de prendre des positions partisanes, vous ne devrez plus agir dans le but de favoriser l’intérêt du corps d’où vous provenez, cela a été maintes fois décrié par les justiciables qui ne se reconnaissent plus dans la position de certains juges consulaires qui défendaient mordicus les causes des entités qu’ils représentent ».

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

L’avant-proposition de la Constitution passé au scanner des forces vives de la Nation

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(Corbeau News Centrafrique)
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

 

Depuis vendredi 3 juillet 2015, les forces vives de la nation sont penchées à l’hémicycle de l’assemblée nationale, sur les articles de l’avant-proposition de la nouvelle constitution centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale a été élaborée par le CNT (Conseil national de transition) et soumise à la validation juridique et politique, respectivement par la Cour constitutionnelle de transition et le gouvernement de transition, avant de passer au crible des forces vives de la nation.

« L’ouverture des travaux de cet atelier s’inscrit dans une démarche participative qui a pour plus-value, le recueil et la prise en compte des contributions légitimes des différentes couches sociales de notre pays. Elle obéit également aux impératifs du chronogramme validé par les hautes autorités de la transition devant conduire aux prochaines échéances électorales. L’atelier d’aujourd’hui constitution une phase importante du processus d’élaboration et d’adoption de la nouvelle constitution au cours de laquelle les forces vives de la nation ont un rôle à jouer. » a indiqué Mme Léonie Banga-Bothy ministre conseillère à la présidence et présidente du Comité préparatoire et d’organisation des assises.

De son côté, le Premier ministre Mahamat Kamoun qui a ouvert les travaux a situé l’enjeu d’une nouvelle constitution pour la République centrafricaine : « C’est depuis trois décennies que notre pays, la République centrafricaine est en proie à l’instabilité politique liée au problème de gouvernance. Ce problème a conduit aux événements de ces trois dernières années qui nous ont plongés dans une spirale de violences inédite avec pour conséquence, une régression sociale et humanitaire jamais vécue, l’absence quasi-totale de l’Etat, la destruction systématique des biens et du tissu économique, mettant ainsi le pays toujours sous la perfusion de la communauté internationale. » a déclaré le chef du gouvernement de transition avant d’ajouter : « Pour permettre le retour à la stabilité, les différents accords, surtout le dialogue au niveau tant national qu’international appuyés par la communauté internationale qui ont débouché sur la mise en place des structures de la transition qui ont pour mission, entre autres de restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ; doter le pays d’une nouvelle constitution ; organiser des élections transparentes libres et crédibles et ; assurer la relance économique. »

La spécificité de cette nouvelle loi fondamentale de la République centrafricaine a été également relevée par Mahamat Kamou. Selon le PM, depuis l’indépendance, l’élaboration des constitutions centrafricaines a toujours été confiée à une poignée de l’élite politique. Les forces vives de la nation ne sont pas pleinement associées au processus. Les institutions de la transition voudraient rompre avec cette pratique. Le présent projet de constitution a pris en considération certains aspects souvent occultés dans les constitutions antérieures. Il s’agit entre autres de la reconnaissance des autorités coutumières et des valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques des droits de l’homme et à la vie ; l’érection des droits régaliens des forces de défense et de sécurité au niveau constitutionnel ; la création d’une chambre bicamérale haut niveau du parlement composée de l’assemblée nationale et du sénat ; l’intérim du président de la République par le président de l’assemblée nationale suivi éventuellement de celui du sénat en cas de vacance ; la prise en compte de la décentralisation par rapport aux dispositions relatives aux collectivités territoriales ; la création de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance ; l’exclusion de la décision suprême constitutionnelle de la forme républicaine de l’Etat et de la laïcité ; le nombre du mandat du président de la République, ses critères d’éligibilité et de compatibilité ; les droits fondamentaux du citoyen ; les dispositions exceptionnelles relatives à l’inéligibilité des autorités de la transition pour les élections en cours ; la représentation équitable des différentes régions dans les institutions publiques ; le respect de la parité homme/femmes dans toutes les institutions publiques.

A la deuxième journée des travaux, la Conseillère nationale Gina Sanzé, Coordonnatrice générale de la Coordination générale des partis politiques, rencontrée en pleins travaux a fait vivre l’ambiance qui prévaut dans la salle et l’intérêt que les participants portent au travail qui leur a été confié, à savoir l’enrichissement et l’amélioration de l’avant-projet de la nouvelle constitution centrafricaine. « Nous sommes entrés dans le vif du sujet. Article par article, nous analysons l’avant-proposition de la constitution de notre pays. D’emblée, je puis vous dire que toutes les forces vives, je veux dire les juristes, les femmes, les jeunes, les anthropologues bref, ont énormément contribué. Il y a eu beaucoup d’apports et cela prouve bien que nous sommes tous intéressés par cette loi fondamentale, parce que c’est cela qui va régir à partir de la prochaine élection, notre pays. Le débat par exemple autour du Titre 1 qui concerne l’Etat et l’homme, a été intense sur la question de l’unité du peuple centrafricain. La République centrafricaine est une et indivisible. »

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 05-07-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates républicains, UNADER, Laurent Gomina Pampali poursuit la série de ses multiples rencontres avec les populations des huit (8) arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine. Il était, ce 04 juillet 2015, dans le 7ème arrondissement face aux militants et sympathisants de son parti en vue de réaliser l’une des étapes de sa tournée dans la capitale afin de leur inculquer les idéaux défendus par le parti. A quelques mois des électorales qui s’annoncent déjà avant la fin de l’année 2015, il entend montrer à la population la primeur des valeurs politiques que défend l’UNADER.

 Après les rencontres avec les militants et sympathisants des 1er, 2ème et 5ème arrondissements de Bangui, le président de l’UNADER a organisé une rencontre du genre avec ceux du 7ème arrondissement afin d’échanger avec eux. Une centaine de militants et sympathisants ont rehaussé de leur présence à la rencontre. Les questions de carte d’adhésion des militants, les valeurs morales et politiques de l’UNADER ainsi que des échéances électorales ont été au centre des échanges interactifs avec le président dudit parti. Car, selon le président de l’UNADER5, le parti de l’Union nationale des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Je suis venus rencontrer mes compatriotes du 7ème pour m’assurer s’ils sont convaincu qu’au sein de l’UNADER il y a des idéaux démocratiques. Il y en a effectivement. La démocratique c’est le principe politique universel que tout peuple qui se veut libre et qui veut cultiver la liberté d’expression, la liberté de choix des dirigeants passe par la démocratie. Et je suis venu leur dire que leur parti l’UNADER est fondé sur le principe démocratique. Boganda a créé la république et non la monarchie et nous à l’UNADER nous nous battons pour que ce principe reste éternellement. Même si nous ne serons pas là mais nos petits fils continuent à vivre dans un Etat démocratique », a fait savoir Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.

De la question pratique sur les élections, il a sensibilisé les militants en général et toute la population du 7ème en particulier à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour que l’UNADER parvienne à remporter les élections, il faut, a-t-il souligné, que les militants remplissent les critères définis par l’Autorité nationale des Elections (ANE) à savoir l’enrôlement des électeurs sur la liste pour pouvoir voter. Mais avant d’en arriver là, il leur a montré l’importance de la carte d’adhésion que chaque militant doit en avoir à sa possession.

« Nous allons bien sûr aux élections. Il est bien que les militants de l’UNADER s’inscrivent sur la liste électorale pour avoir les cartes de vote permettant à l’UNADER d’arriver au pouvoir. Parce que s’ils ne votent pas, l’UNADER n’accèdera pas au pouvoir. Qu’ils se mobilisent et mobilisent également d’autres Centrafricains pour que les idéaux du parti l’emportent et qu’on puisse gouverner ce pays selon les principes de la démocratie avec la justice », a-t-il ajouté.

 Abordant la question des valeurs morales et démocratiques, le président de ‘UNADER a interpelé les Centrafricains sur les bases de gouvernance instaurées depuis la fondation de la République centrafricaine. Pour lui, les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, le détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, selon lui, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Laurent Gomina Pampali met sa machine politique en marche tout en multipliant des rencontres avec les militants et sympathisants de l’UNADER dans la capitale centrafricaine avant d’atteindre tout le territoire national. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) représentant la RCA, de surcroit Conseiller au Conseil national de transition (CNT) entend montrer aux Centrafricains de tous les horizons les valeurs politiques de Barthélémy Boganda lesquelles son parti va évoluer. Les prochaines, signalons-le, rencontres seront avec les militants de l’UNADER dans les 3ème, 4ème et enfin 8ème arrondissements de la ville de Bangui.

 

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Des propos recueillis par Eric NGABA, 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

DECLARATION DES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE

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(Corebeau New Centrafrique)

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Déclaration numéro 03 du 02 Juillet 2015 des Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique.

Nous chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, Prenons acte du chronogramme des élections générales, publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en République Centrafricaine ; Félicitons l’Autorité Nationale des Elections et le Gouvernement centrafricain pour le démarrage effectif des opérations d’enrôlement des électeurs.

Toutefois, nous encourageons l’ANE à poursuivre ces opérations dans toutes les provinces de la République centrafricaine sans exclusive afin de permettre au peuple tout entier de voter la Constitution et le Président de la République ainsi que les députés de la Nation.

Ainsi, les Chefs traditionnels peulhs lancent un appel patriotique à tous les musulmans de Centrafrique en général et à la communauté peulh en particulier de s’inscrire massivement sur les listes électorales et de participer massivement aux futures élections référendaires, présidentielles et législatives pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver sa place parmi les grandes nations démocratiques du Monde et de tourner définitivement la page sombre de la transition.

Par ailleurs, nous, chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, demandons au Gouvernement et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour que les centrafricains refugiés dans les pays voisins notamment le CAMEROUN, le TCHAD, le CONGO et la RDC puissent prendre part aux prochaines élections référendaire et présidentielles.

Selon les statistiques de l’UNHCR, le nombre des centrafricains réfugiés dans ces quatre pays voisins de la RCA est estimé à 460.542. Plus de 50% de ces effectifs sont constitués des musulmans centrafricains et en majorité des peulhs centrafricains exilés contre leur volonté pour sauver leurs vies.

Ce nombre est significatif et représente un électorat considérable susceptible d’inverser les tendances. Ce nombre représente plus de 40% des suffrages valablement exprimes aux élections contestées de 2013.

Par conséquent, l’exclusion de ces réfugiés dans ce processus électoral au mépris des résolutions des Nations Unies, de l’avis favorable de la Cour Constitutionnelle de transition et des recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, sera considérée comme une volonté d’exclure la minorité musulmane en général et les peulhs en particulier contraints à l’exil pour des raisons que nous connaissons tous.

Si l’organisation des votes des réfugiés dans les pays voisins n’est pas possible pour des raisons techniques, financières ou juridiques, nous demandons au Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour créer des conditions favorables au retour rapide dans la dignité de nos compatriotes centrafricains qui souhaitent revenir dans leur pays pour participer aux futures élections.

En conséquence, nous prenons à témoins le peuple centrafricain et la communauté internationale dont nous attirons l’attention sur les conséquences qu’une telle exclusion pourrait engendrer sur la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous, inclusives, transparentes et incontestables.

Je vous remercie.

Pour les Chefs traditionnels Peulh de Centrafrique,

Le porte-parole.

 

Lamido ISSA BI AMADOU

Maire de la Commune d’Elevage de Niem-Yelewa.

Email : issabia@yahoo.fr

Tel : +236 75 94 14 14

Centrafrique: L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

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L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Association missionnaire et gagneurs d’âmes (AMGA-Centrafrique) a remis, mardi 30 juin 2015, à des déplacés internes, des centaines de matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés des différents sites de Bangui – une première phase de distribution de cinq mille matelas à travers le pays. Teddy Arnold Wedane, Coordonnateur national de AMGA place le geste salutaire de son organisation dans la dynamique d’accompagnement des déplacés de Bangui, dans un premier temps, à regagner leurs domiciles respectifs.
Evidemment, le besoin est pressant, à en croire les témoignages des bénéficiaires. Mme Hortense Dobi, l’une d’entre elles : « Je remercie Dieu et je remercie AMGA pour cette aide. Depuis les derniers événements qui se sont passés dans notre pays, on nous a tout pris nos matelas, ustensiles de cuisine, et autres… Vraiment, ce geste nous va droit au cœur et va sensiblement améliorer notre condition de vie, même si nous sommes encore sur le site. » a-t-elle avoué et de se faire compléter par Ursule Bemondrouloko lui aussi, un déplacé : « Même si l’insécurité dans notre quartier ne nous permet pas de rentrer pour le moment, en tout cas, les matelas que nous avons reçus aujourd’hui, ainsi que la promesse de réhabilitation des toitures de nos maisons, faite par AMGA sont déterminants pour nous pousser à retourner. »
En effet, la dégradation humanitaire et sociale qui a prévalue lors de la dernière crise en République centrafricaine a été ponctuée par la vie dans les ‘’ledgers’’ (sites des déplacés internes), ainsi qu’à la situation des réfugiés. Alors qu’aujourd’hui, et à la faveur de l’accalmie qui s’installe peu à peu dans le pays, et de manière plus avancée à Bangui, il est temps du retour au quartier pour les personnes déplacées. Cependant, un problème fondamental subsiste, celui des conditions de ce retour. Certains déplacés posent le problème de leur habitation détruite, mais la plupart se plaignent plutôt des produits de première nécessité. Entre autres, le besoin de matelas et des moustiquaires ont été exprimés avec acuité. A cette brûlante préoccupation, l’Ong AMGA propose son aide : 5000 matelas et moustiquaires ont été fournis par cette association au profit des personnes déplacées sur le territoire national dont une première phase de remise de 304 matelas a eu lieu mardi dernier.
Le Coordonnateur de AMGA, Teddy Arnold Wedane replace le contexte de son appui en faveur des déplacés internes, à travers le pays : « Nous sommes préoccupés par la situation de ces déplacés qui n’ont cessé de se plaindre de leurs conditions de vie. Nous ne pouvons pas rester insensibles à leurs doléances lorsqu’ils nous ont fait savoir qu’ils ont énormément des problèmes pour se coucher. Ce problème est ressenti partout dans les sites. Ce matin, nous avons fourni des matelas d’épaisseur 15 et 10 et des moustiquaires imprégnés afin de leur permettre de retourner chez eux et dormir dans des bonnes conditions. » a-t-il déclaré avant d’annoncer quant aux maisons détruites qu’ « un travail de repérage de quelques maisons partiellement détruites qui devront être reconstruites, a été fait. Nous avons donc, décidé d’accompagner certains ménages en offrant des tôles pour les aider à reconstruire leurs maisons. Tout ce que nous faisons, c’est pour inciter les déplacés à retourner chez eux et vivre paisiblement que de rester sur les sites. »
Faut-il rappeler que AMGA est une association créée en République centrafricaine depuis 1999. A ce jour, plusieurs acquis sont en actif de cette association. L’on se souviendra par exemple que jusqu’en 2006, AMGA s’était positionné dans le domaine agropastoral à l’intérieur du pays où les populations des villes de Mbaïki, Berberati, Boali, Bouar, etc. ont reçu régulièrement des semences et des petits animaux pour l’élevage.
Gabriel RamsesTamgue est de la filiale Camerounaise de l’association AMGA en visite à Bangui. A l’occasion de cette remise, il s’est réjoui du développement de l’association en RCA. « Jusque-là, mes impressions sont très bonnes des activités de l’AMGA-Centrafrique. D’ailleurs, la remise des matelas aux personnes déplacées ce matin, témoigne bien de la dynamique et l’apport que cette association peut fournir aux personnes en situation difficile. Je ne peux pas cacher ma satisfaction de voir que l’association prospère bien et pour le bien de la population de Centrafrique. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

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Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 02-07-2015

« Nous ne sommes pas encore sortis de la crise » a-t-il déclaré Herbert Gotran Djono Ahaba, ancien ministre d’Etat et Président du mouvement politico-militaire Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) qui dénonce que « la Constitution est une Loi fondamentale qui est garantie par les principes généraux de droit qui sont impersonnels. On ne peut pas tailler une constitution sur mesure pour barrer la route à certains fils du pays à exercer leurs droits civiques. Cela ne contribue pas à l’apaisement. Ce problème a, même été déjà réglé dans ce même avant-projet, notamment à l’article 3 qui consacre la présomption d’innocence qui est un principe sacro-saint en droit. Il y a aussi l’Article 19 alinéa 6 de cet avant-projet de Constitution qui règle le problème. Lorsque la culpabilité de la personne est engagée, on sait qu’elle est auteur, co-auteur ou complice, c’est en ce moment qu’elle peut être frappée de plein droit par la déchéance de ses droits civiques. On ne peut d’emblée insérer les dispositions qui d’ailleurs, ne contribuent pas à un climat d’apaisement dans la mesure où nous ne sommes pas encore sortis de cette crise. Il incombe à la justice de faire ce travail. »
En cela, le Présidente du RPRC estime que toute décision ne contribuant pas à l’apaisement devrait être conjurée. D’ailleurs, c’est le sens même du débat soulevé par le politico-militaire autour des Articles 29 et 35 de l’Avant-projet de la Constitution dont l’avant-proposition validé par le Conseil national de transition et approuvé par le gouvernement attend d’être soumis aux Forces vives de la Nation dans le cadre d’un Séminaire national d’enrichissement.
Faut-il rappeler que Herbert Gotran Djono Ahaba, ce nom rappelle non seulement celui de l’ancien Ministre d’Etat aux Mines et l’Equipement, mais aussi et surtout celui du leadership qui incarne depuis un certain temps la dynamique patriotique interne à l’ancienne Coalition séléka. Dynamique patriotique parce que sa prise de position contre l’idée de la partition a notoirement inversé la tendance sécessionniste qui faisait tanguer l’unité nationale à un certain moment. D’où la dénomination de son mouvement : le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Premier politico-militaire à avoir parlé d’Accord DDRR, le 10 mai dernier, puis à avoir invité les groupes armés à poser cet acte hautement nationaliste, Djono a ostensiblement l’amère impression que son engagement et la détermination de tous ceux qui partage le même idéal que lui pourraient être compromis par des verrous constitutionnels insidieusement montés pour barrer la route et spolier le gouvernement quant au caractère inclusif de la reconstruction nationale.
Au fait, en prévision du Séminaire national d’enrichissement de l’avant-projet de Constitution, Djono Ahaba tient à éveiller les consciences sur la scélératesse des dispositions de l’Article 29 et de l’Article 35 de l’avant-projet. L’Article 29, alinéa 5 stipule qu’« Aucun groupe armé ne peut se transformer en parti politique. » Quant à l’Article 35 en ses alinéas 1 et 2 stipule que « Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes : … – n’avoir pas été membre d’une milice ou d’une rébellion armée… ». Car, l’on ne saurait vouloir à la fois une chose et son contraire, c’est-à-dire de vouloir combattre l’accession au pouvoir de l’Etat par des moyens imprescriptibles tout en interdisant aux groupes armés de se convertir en partis politiques.
Alors qu’il y a un autre article, notamment l’Article 26, alinéas 5 et 6 qui stipule que « Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institution d’Etat. ». Ceci dans l’abstrait de la présomption d’innocence.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE- ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE – ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS DE LA COHERENCE, DE LA CLARTE ET DE LA VICTOIRE COLLECTIVE.

Bangui, (S.N) 01-07-2015

Alors que la crise politique que notre pays la Centrafrique a connu devrait donner un singulier coup d’accélérateur à des réformes rigoureuses pour sortir enfin le peuple CENTRAFRICAIN de l’ornière et de retrouver sa place dans le concert des nations, beaucoup sont ceux qui pensent encore qu’une élection présidentielle, c’est fait pour des petits arrangements de coin de table, pour satisfaire une bureaucratie anonyme ou un pur exercice de démagogie politicienne. Pourtant cette manière de faire de la politique est dépassée et qu’il est temps que chaque formation politique, chaque parti politique avec son candidat puisse prouver avec raison que la politique de la nation, ce n’est pas la magie, la politique de la nation, c’est inventer, innover, imaginer.
Raison pour laquelle, en tant que citoyen engagé, décidé à servir son pays à travers les grandes idées que défendent le MLPC et son Candidat ZIGUELE, je ne ménagerai aucun effort pour appeler mes frères et sœurs du Centrafrique à la vigilance, à la cohérence et à savoir raison garder.
D’ailleurs, pour celles et ceux qui s’interrogent encore quant à la Nouvelle Donne Politique de notre candidat, au Nouveau Pacte Social que Le Candidat du MLPC, notre grand Camarade Président Martin ZIGUELE proposera au peuple centrafricain dans sa globalité, nous tenons à les rassurer que ce Pacte Social s’articulera autour de Trois R : Réconciliation, Rassemblement, Redressement.
Voilà ce que j’appellerai de mon vœu le Rendez-vous de la cohérence, riche en pédagogie, plein de propositions audacieuses et ambitieuses. Parce que plus un candidat sera ambitieux, plus il sera audacieux, mieux il réussira.
En effet, l’élection présidentielle de 2015 est un Grand Rendez-vous pour le peuple centrafricain. C’est pourquoi depuis de longues dates, le MLPC et son candidat a toujours martelé, partout où il passe, la nécessité de redéfinir les variables de tous les comportements politiques dans notre pays.
En effet, Deux règles s’imposent : la Règle de sincérité d’une part. Et la Règle de responsabilité d’autre part.
La première consiste à s’imposer une certaine prudence dans tous nos actes de la vie, et la seconde la maîtrise de la matière. Car, et il est bien vrai, pour que la règle de responsabilité puisse être respectée dans son esprit, il faut un ajustement des objectifs, des normes. D’où cette perspective beaucoup plus ambitieuse pour la CENTRAFRIQUE : LES TROIS « R » que présentera ZIGUELE à tous les centrafricains le moment venu.
OUI, les TROIS R ! Mais comment les comprendre en français facile ?
Réconciliation :
Les consultations à la base qui ont conduit à la tenue du Forum de Bangui nous ont largement révélé que les Centrafricains de tous bords ont soif de se réconcilier avec eux-mêmes, entre eux-mêmes et pour eux-mêmes. Les centrafricains de l’ouest, du nord, de l’est, du centre et du sud ont compris que nos divisions sont dérisoires, que nos querelles sont ridicules, que nos polémiques sont inutiles. Et il s’agit là d’une admiration commune. Car avant le coup de folie des uns et des autres qui ne réfléchissaient que par leur muscle ou les armes, il a toujours eu un esprit du vivre ensemble, de cohésion sociale en RCA.
D’ailleurs, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, voire bien avant cette date, nous, centrafricains, sommes toujours ensemble. Et ce n’est pas un hasard si le Candidat du MLPC a choisi comme premier point de son projet- phare ce mot « Réconciliation ». Parce que ZIGUELE a longtemps compris que ce n’est pas seulement ce que réclament les populations mais c’est ce qu’elles attendent de lui en tant que prochain président de la République. Réconcilier c’est mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Réconcilier c’est respecter nos différences, c’est pratiquer la justice : justice sociale, justice fiscale, justice territoriale. Et il le fera.
RASSEMBLEMENT
Le Candidat du MLPC l’a toujours compris aussi. Il a compris que les principaux maux qui ont empêché notre pays d’aspirer à son développement et ce, dans un climat apaisé, c’est la Division, le manque de solidarité et d’unité, l’égocentrisme. C’est pourquoi l’une des colonnes vertébrales de son programme consistera à Rassembler, encore Rassembler, toujours Rassembler. Oui, aucun citoyen ne doit avoir le sentiment d’être systématiquement stigmatisé, humilié, ridiculisé, du fait de son appartenance ethnique, sociale ou religieuse.
En effet, c’est quoi le Rassemblement ? Le rassemblement c’est quand on ne parle pas qu’aux personnes de son clan. Le rassemblement c’est quand on fait appel à toutes les compétences pour servir loyalement la république. Le rassemblement c’est quand on ne cherche pas à savoir qui est né ici ou là-bas, qui est centrafricain avant tel ou tel autre.
Oui avec le Candidat ZIGUELE et il n’y a point de doute, tous les centrafricains redeviendront UN ET INDIVISIBLES. Parce que le Rassemblement c’est promouvoir l’esprit d’équipe, c’est l’égalité des chances, c’est-à-dire promouvoir et valoriser ceux et celles qui le méritent, c’est récompenser les meilleurs.
Oui , Martin ZIGUELE n’est pas celui-là qui aime seulement jouer sur les mots. Tout commence par le Rassemblement et contrairement à ces adversaires politiques et détracteurs qui n’ont rien de crédible à proposer au peuple, il rassure et rassurera les centrafricains qu’il prendra en compte la diversité des talents, la diversité des citoyens, leurs aspirations, leurs difficultés.
Enfin, une fois que le climat social sera apaisé, après que les populations retrouveront la symbiose et l’harmonie qui les a toujours caractérisées, dès lors que l’esprit de Rassemblement aura irrigué toute la société centrafricaine, condition sine qua non à son épanouissement, le Redressement suivra naturellement dans la foulée.
Redressement.
Le Candidat-Président ZIGUELE mettra enfin le turbo sur l’aspect « décollage économique ». Ca s’appelle le Redressement : le Redressement productif, le Redressement industriel, le Redressement moral. Il n’abordera pas toutes ces questions sous un angle idéologique mais sous un angle pragmatique. Car pour redistribuer, il faut d’abord produire. De ce fait, Il y aura d’abord une réponse nationale à la misère de son peuple, sans oublier la réponse globale et multinationale en rapport avec les pays voisins et amis : Ca s’appelle retrouver notre compétitivité.
REDRESSER LE PAYS ! Comment lutter contre la pauvreté dans notre pays et redresser l’économie ?
Voici quelques éclaircissements et quelques clés pour calmer les esprits sceptiques, d’ailleurs Martin ZIGUELE y reviendra en personne le moment venu.
D’abord, il faut de la croissance, il faut de la production.
En effet, il n’y a que deux façons de retrouver la croissance dans notre pays : Premièrement, c’est en créant des activités, des emplois dans le pays. Deuxièmement, cela se fera par une Exportation dopée (de nos ressources naturelles), et par une Importation maîtrisée dont la part des charges permettra de financer nos projets sociaux.
Un accent particulier sera mis sur le secteur agricole. Car il est hors de question qu’avec tous nos potentiels en terres fertiles, un hectare de champ en RCA ne produit qu’une (1) tonne contre dix(10) tonnes à l’hectare en Europe.
Oui, la mamelle de l’économie centrafricaine, c’est l’agriculture. Mais si les Centrafricains accordent leur confiance à ZIGUELE, nos paysans et producteurs passeront d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’autosuffisance alimentaire voire d’Exportation pour ce qui est des pôles d’excellence comme le café, le coton….

Non ! La pauvreté n’est pas une fatalité. La terre ne ment pas. Les centrafricains sont riches sous leurs pieds, ils ont tout sous leurs pieds : pétrole, uranium, diamant, or…
Vous conviendrez donc avec moi que le moment est donc venu de faire le bon choix, celui de choisir un homme capable, un président qui fera tout pour avoir une société qui ne marche plus sur la tête comme c’est le cas hier et aujourd’hui.
Nous croyons à MARTIN ZIGUELE et nous vous exhortons à faire le bon choix, en fonction du projet de société qu’il propose pour la nation centrafricaine. Un programme pour la jeunesse, un programme pour la promotion de la femme, un véritable pacte social républicain dans lequel chacun de nous aura sa part.
Oui , Martin Ziguele vous dira tout avant les élection, parce qu’il fera tout après l’élection.
Chers compatriotes, chers lecteurs et électeurs, avec Martin Ziguélé, soutenu par toute l’armada d’hommes compétents et républicains qui l’entourent, une équipe jeune et pleine de talents, une jeunesse dynamique incarnée par le camarade Christian TOUABOY, Directeur National de campagne, une équipe soucieuse de l’avenir de toute la CENTRAFRIQUE , TOUT EST POSSIBLE, TOUT PEUT REDEVENIR POSSIBLE. C’EST LA RUPTURE TRANQUILLE.
Que Dieu bénisse notre chère patrie la Centrafrique.
Victoire Camarades, Victoire centrafricaine !!!

Fait à Paris, le 30 juin 2015

SEKODE NDEUGBAYI Chancel, Communicant politique, citoyen engagé.
Par Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique: Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

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Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

Bangui, (Corbeau News Centrafrique, 01-07-2015

Mardi 30 juin 2015, la Présidente de la transition, Cheffe suprême des armées Mme Catherine Samba Panza, a réceptionné à Camp Kassaï les locaux réhabilités de Camp Kassaï et Camp Fidèle Obrou remis aux Forces armées centrafricaines (FACA). On notait à cette occasion la présence du Premier ministre Mahamat Kamoun, de la Ministre d’Etat à la Défense nationale Marie Noëlle Koyara, ainsi que des membres du gouvernement qui étaient présents ; et aussi les Représentants de toute la communauté internationale, notamment Babacar Gaye de la Minusca, les diplomates accrédités auprès de la RCA, ainsi que bien d’autres partenaires au développement dont la FAO.
La Présidente de la transition ne pouvait que se réjouir de cet important acquis qui compte parmi ses grandes réalisations en quelques mois de gestion des affaires de l’Etat. « Je me réjouis de ce que vous avez pu vous-mêmes découvrir que notre rêve devient de plus en plus une réalité. Dès mon arrivée à la tête de l’Etat, j’ai lancé un appel, à l’ENAM (Ecole nationale de l’administration et de la magistrature) pour que les FACA puissent se regrouper et reprennent le service. Nous avons des accords avec la communauté internationale, il fallait le faire dans les règles de l’art. Peu à peu, et avec l’appui de la communauté internationale qui a compris nos attentes, et les attentes de la population pour que les FACA soient opérationnels. Nous avons commencé à avoir un centre qui accueillera très bientôt, la formation des FACA. Je ne peux qu’exprimer un sentiment de joie et de satisfaction. » a-t-elle déclaré à la question d’un journaliste.
Quant à la Ministre d’Etat à la Défense nationale qui inscrit cette remise dans le cadre de la vision de la Présidente de la transition, « … elle [la Cheffe de l’Etat de transition]a pris l’initiative de réhabiliter le Camp Kassaï, qui se présente comme un vestige historique qui revêt une grande valeur et représente tout un symbole pour le pays, pour avoir été le point de départ du bataillon de base n°2 du Lieutenant Koudoukou en 1941 et pour avoir accueilli plusieurs générations de jeunes militaires dans le début des années de l’indépendance. Il constitue pour la RCA un véritable musée militaire qui a été malheureusement été détruit pendant cette crise. Il était donc temps de procéder à sa rénovation. » a fait savoir la Ministre d’Etat.
Faut-il noter que ce sont 28 bâtiments dont 24 au Camp Kassaï et un mur en façade principal et 4 bâtiments de l’infirmerie de Camp Fidèle Obrou qui ont été remis.
L’occasion a permis au Chef de la Minusca de passer un message des Nations unies aux FACA. « En venant ici aujourd’hui au Camp Kassaï, je voudrais apporter aux Forces armées centrafricaines le message de soutien et d’espoir des Nations unies… La reprise des Forces armées centrafricaines et leur déploiement sont tout à fait compatibles avec les prescriptions des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – ce déploiement bien sûr subordonné à plusieurs contraintes. Je sais ce que de la patrie représente pour les hommes en uniforme. Je sais aussi combien les attentes de la population sont grandes à ce sujet. » a déclaré Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, qui ajoute : « Ce transfert est l’aboutissement d’un effort consensuel et coordonné entre différentes entités du système des Nations unies. Le Fonds de consolidation de la paix, le Programme des Nations unies pour le développement et la Minusca ».
Le Responsable onusiens a rappelé que deux autres projets sont en cours dans le camp Kassaï, à savoir la construction de l’armurerie centrale et la construction d’un dépôt provisoire de minutions. Alors qu’« il y a un peu plus d’un an, c’est à votre Premier ministre que je remettais les clés de zone véhicules de commissariat de police, brigades et gendarmerie dans le cadre d’un projet d’équipement, de rénovation. »
En marge de cette cérémonie de remise, faut-il le noter, il y a eu le lancement officiel par Samba Panza, du Projet d’appui aux initiatives de production agricoles des Forces armées centrafricaines. Et, Mme Koyara replace le contexte de ce projet : « La remise en état des locaux militaires dont celui de réfectoire facilitera, j’en suis persuadée, l’alimentation des hommes. Voilà pourquoi, un projet d’appui à la production agricole des Forces armées centrafricaines a été initié avec le soutien de la FAO pour faire de l’armée, une véritable force de production au service du développement. La mise en œuvre de cette initiative suivie par le Coordination des projets du Ministère de la Défense nationale concerne les productions vivrières, piscicoles, agricoles et porcines sur le site pilote de Camp Kassaï. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC