vers un mandat d’arrêt international contre le président Touadéra ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Maitre-Larochelle-Philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Maitre-Larochelle-Philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale-450×409.jpg” alt=”Centrafrique : vers un mandat d’arrêt international contre le président Touadéra ?” width=”450″ height=”409″ />Maitre Larochelle Philippe, avocat à la cour penale internationale
L’avocat canadien Philippe Larochelle annonce le dépôt d’une plainte contre le Président Touadera devant la Cour pénale internationale.
Maître Philippe Larochelle, avocat canadien établi à Montréal, s’apprête à déposer une plainte contre le président Touadéra alias Baba Kongoboro devant la Cour pénale internationale. Cette procédure, mandatée par des membres de la diaspora centrafricaine communément appelée « Les 12 apôtres » , sera formalisée au plus tard le 8 octobre 2025.
Fort de plusieurs années d’expérience avec la CPI, Larochelle connaît parfaitement les rouages de cette institution. Son cabinet a obtenu même de libération dans des dossiers centrafricains, ce qui lui confère une expertise reconnue dans les procédures internationales. L’avocat canadien s’est spécialisé dans la défense de victimes centrafricains et maîtrise les exigences particulières de la justice pénale internationale.
Les accusations formulées contre le Président Touadera visent des faits de fraude électorale, de pillage des ressources nationales et de recours à des mercenaires étrangers. Le dossier s’appuie sur plusieurs dizaines de témoignages sous serment et des rapports d’experts soigneusement rassemblés. Larochelle a méthodiquement constitué un ensemble probatoire qu’il estime suffisant pour convaincre les procureurs de La Haye.
Cette initiative judiciaire survient à un moment particulier pour la République centrafricaine. Alors que le pays émerge d’une longue période de conflits et bénéficie d’un soutien international considérable pour sa reconstruction, le Président Touadéra alias Baba Kongoboro profiterait de cette situation pour consolider son emprise. La communauté internationale, soucieuse de préserver la stabilisation acquise au prix de lourds investissements, fermerait les yeux sur les dérives du pouvoir.
L’avocat canadien dénonce cette complaisance qui permettrait au président centrafricain de poursuivre ses activités illégales en toute impunité. Modification de concessions minières, détournements de fonds publics et violations des droits humains se multiplieraient sous couvert de stabilité retrouvée.
La stratégie de Larochelle mise sur une approche progressive et documentée. Il ne précipite rien et s’appuie sur une connaissance approfondie des critères d’admissibilité de la CPI. Cette méthode lui a permis d’obtenir des succès dans d’autres affaires africaines.
L’expertise de Larochelle dans les méandres de la justice internationale donne à cette plainte une crédibilité particulière. Son approche méthodique et sa connaissance des précédents de la CPI renforcent les chances d’aboutissement de la procédure contre un dirigeant qui exploiterait la bienveillance internationale pour ses intérêts personnels.
Touadéra, votre programme électoral de 2020 était un catalogue de pure mensonges. Voilà pourquoi
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/Président-Touadéra-au-milieu-de-foule-au-côté-de-son-véhicule-avec-des-casques-bleus-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/Président-Touadéra-au-milieu-de-foule-au-côté-de-son-véhicule-avec-des-casques-bleus-1-450×450.jpg” alt=”Touadéra, votre programme électoral de 2020 était un catalogue de pure mensonges. Voilà pourquoi” width=”450″ height=”450″ />Président Touadéra au milieu de foule au côté de son véhicule avec des casques-bleus
Bilan catastrophique en 5 ans: Touadéra a littéralement trompé les Centrafricains avec des promesses électorales bidon et pathétique impossibles à tenir.
Monsieur le Président Faustin-Archange Touadera, en décembre 2020, vous vous présentiez devant les Centrafricains comme l’homme providentiel capable de transformer radicalement leur quotidien. Votre programme tenait effectivement du rêve grandiose : 100 hôpitaux réhabilités, 500 centres de santé construits, 2 000 écoles nouvelles, 50 000 enseignants formés, 5 000 kilomètres de routes bitumées, 500 kilomètres de voies ferrées, 10 000 forages d’eau potable, 500 châteaux d’eau, 10 centrales solaires, 3 barrages hydroélectriques, une ferme éolienne révolutionnaire, 50 usines agro-industrielles, 4 data centers ultramodernes, 1 000 points Wi-Fi publics gratuits, et même un million d’hectares cultivés. À ces promesses déjà délirantes s’ajoutaient des résultats économiques mirobolants : croissance annuelle à 8%, création d’un million d’emplois, réduction massive de la pauvreté et hausse spectaculaire de l’espérance de vie. Cinq ans se sont écoulés, comment expliquez-vous que pas une seule de ces promesses n’ait été tenue ?
D’abord, analysons froidement vos réalisations réelles dans le domaine sanitaire et éducatif. Vos 100 hôpitaux réhabilités n’existent nulle part sur le territoire centrafricain. Les structures existantes continuent de manquer de médicaments de base, de personnel qualifié et d’équipements fonctionnels. L’hôpital communautaire à Bangui fonctionne toujours avec des générateurs défaillants, exactement comme en 2020. Vos 500 centres de santé promis restent totalement invisibles, tandis que les villages de brousse continuent d’envoyer leurs malades mourir faute de soins accessibles. Construire ces infrastructures sanitaires nécessitait plus de 200 milliards de francs CFA, soit les deux tiers de votre budget annuel. Aviez-vous conscience de l’impossibilité financière de vos engagements ou trompiez-vous délibérément vos électeurs ? Dans l’éducation, le constat s’avère identique : vos 2 000 écoles nouvelles et vos 50 000 enseignants formés relèvent de la pure fiction électorale. Les écoles existantes croulent sous les effectifs, les instituteurs attendent leurs salaires depuis des mois, et le taux de scolarisation stagne honteusement.
Ensuite, vos promesses d’infrastructures routières et énergétiques montrent un degré de déconnexion avec la réalité encore plus stupéfiant. Vos 5 000 kilomètres de routes réhabilitées nécessitaient un investissement de 5 000 milliards de francs CFA, soit quinze fois votre budget national annuel. Cette impossibilité mathématique élémentaire ne vous a pas empêché de promettre en plus 500 kilomètres de voies ferrées, projet qui aurait coûté 5 000 milliards supplémentaires. Comment justifiez-vous de telles promesses pharaoniques sans le moindre financement identifié ? Aujourd’hui, les routes centrafricaines demeurent dans un état plus catastrophique qu’en 2020, transformant chaque déplacement en expédition périlleuse. Vos 10 centrales solaires et vos 3 barrages hydroélectriques n’ont jamais dépassé le stade des discours de campagne, tandis que les Centrafricains continuent de vivre avec des coupures d’électricité quotidiennes. Cette accumulation de projets énergétiques fantômes démontre-t-elle votre méconnaissance totale du secteur ou votre cynisme assumé ?
De plus, vos promesses dans les domaines agricole et industriel atteignent des sommets de grotesque politique. Promettre la mise en culture d’un million d’hectares dans un pays qui exploite péniblement 50 000 hectares correctement relevait de la provocation pure. Vos 50 usines agro-industrielles devaient transformer cette production imaginaire, mais aucune machine n’a jamais été installée, aucun chantier n’a démarré. Les paysans centrafricains continuent de vendre leurs récoltes à vil prix faute de transformation locale, exactement comme avant vos promesses révolutionnaires. Cette débâcle industrielle condamne le pays à importer ce qu’il pourrait produire sur place, aggravant sa dépendance alimentaire. Aviez-vous réellement l’intention de développer l’agro-industrie centrafricaine ou utilisiez-vous ces promesses comme simples arguments de campagne ?
Concernant vos engagements numériques et hydrauliques, le bilan frôle l’absurde complet. Vos 4 data centers ultramodernes et vos 1 000 points Wi-Fi gratuits n’existent que dans vos anciens discours électoraux. La fibre optique importée à grands frais traîne dans les rues de Bangui sans améliorer les connexions internet, qui restent parmi les plus lentes d’Afrique. Vos 10 000 forages d’eau potable et vos 500 châteaux d’eau promis n’ont jamais vu le jour, condamnant les Centrafricains à continuer de boire l’eau de la rivière Oubangui pollué. Cette gestion calamiteuse des secteurs stratégiques montre-t-elle votre incompétence technique ou votre indifférence envers les besoins vitaux de votre peuple ?
Au final, Monsieur le Président, ce que vous appeliez pompeusement votre “programme politique” n’était effectivement rien d’autre qu’un catalogue de mensonges électoraux. Ces promesses extravagantes, présentées comme des solutions concrètes aux problèmes centrafricains, n’étaient en réalité que des slogans vides destinés à masquer la corruption endémique, l’incompétence généralisée et le mépris profond de votre régime envers le peuple. Les Centrafricains n’ont récolté de votre quinquennat ni hôpitaux fonctionnels, ni écoles correctes, ni routes praticables, ni énergie stable, ni emplois durables. Ils ont uniquement récolté la déception amère, la misère prolongée et la certitude absolue d’avoir été trahis par un président qui a délibérément confondu gouvernance sérieuse et démagogie électorale. Cette accumulation de promesses brisées pose une question fondamentale : dirigez-vous la Centrafrique ou vous contentez-vous de la tromper ?
ACFPE : La ministre Mouanga et son Wagner” Ganabo transforment l’agence publique en entreprise familiale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) détournée par un réseau familial sans scrupules digne d’une mafia mexicaine.
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), institution censée lutter contre le chômage en République centrafricaine, est devenue le terrain de prédilection d’un réseau familial dirigé par la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, et son collaborateur Ganabo. Ce dernier, surnommé le “Wagner de l’ACFPE” par les employés terrorisés, organise avec la ministre un système de détournement des fonds publics au profit de leur clan.
Annie Michelle Mouanga, titulaire d’un master en ressources humaines obtenu en France à Château rouge, c’est-à-dire l’équivalent de l’université de Miskine, a été nommée ministre en juin 2021 après une carrière chez Orange. Mais derrière cette façade professionnelle se cache une pratique du népotisme d’une grande ampleur. Elle a placé sa sœur cadette, Renée Michèle Bimbo, au poste de directrice générale de l’ACFPE par intérim depuis plus d’un an, et cherche maintenant à la faire confirmer à ce poste.
Bimbo, décrite par les agents comme “rancunière et sans capacité managériale ”, a entrepris de remplacer les anciens cadres compétents par des membres de sa famille et ses proches au chômage. Des logisticiens et informaticiens avec quinze années d’expérience ont été écartés, remplacés par des personnes incompétentes dont les salaires ont été doublés, passant de 200 000 à 400 000 francs CFA mensuels. Pendant ce temps, les autres agents peinent à obtenir une prise en charge de leurs frais médicaux, l’administration invoquant des “tensions de trésorerie”.
Un appel à candidatures récent, conçu sur mesure pour légitimer la position de Bimbo, exigeait dix années d’expérience et au moins une année comme directeur général dans une agence similaire. Cette procédure a écarté tous les candidats qualifiés pour officialiser cette nomination familiale.
Le système mis en place par Mouanga ne s’arrête pas à sa sœur. M. Ganabo, chargé de mission au ministère et secrétaire général du conseil d’administration de l’ACFPE, constitue la pièce maîtresse de cette organisation. Autodidacte en informatique formé durant son exil en France où il occupait des emplois temporaire et précaires, Ganabo ne possédait aucun diplôme initial. Il a obtenu une licence de l’Université Gate School, dirigée par Henri Koulayom, professeur et président du conseil d’administration de l’ACFPE.
Cette promotion de Koulayom par Mouanga en échange de sa complaisance lui a permis de délivrer ce diplôme douteux à Ganabo. Grâce à ce titre, ce dernier a intégré la fonction publique dans la dernière vague et est devenu le véritable directeur général occulte de l’agence. Il terrorise directeurs et employés, étant surnommé “mal à l’aise” ou “Wagner” pour ses méthodes d’intimidation. Il instaure une surveillance paranoïaque où “tout le monde est suspect d’être agent de renseignement”, procède à des limogeages arbitraires et maintient un climat de peur permanente.
Des rumeurs persistantes évoquent une “relation particulière” entre Ganabo et la ministre, mais le résultat est patent : l’ACFPE est devenue leur patrimoine privé.
Le détournement des fonds publics s’opère de manière méthodique. Les contributions patronales, unique source de financement de l’ACFPE car l’État n’accorde aucune subvention, sont détournées vers des formations fictives organisée par le clan de la ministre, comme sa sœur Ledot, autre sœur de Mouanga et commerçante établie en France. Cette dernière revient tous les deux mois pour dispenser des sessions de “changement de mentalité” facturées 7 millions de francs CFA pour une semaine, soit 250 000 francs CFA par jour. Ces tarifs dépassent largement ceux des experts français d’autrefois qui percevaient 70 000 francs CFA par jour.
Ces formations, payées par l’agence, visent paradoxalement des inspecteurs de la fonction publique qui sont ensuite intégrés à l’ACFPE, créant une aberration administrative. Les marchés publics sont systématiquement gonflés : un portail informatique refait par une entreprise fictive de madame la ministre qui s’appelle EFN
, pour 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions, imposé directement par Mouanga. Deux véhicules pick-up acquis à 25 millions de francs CFA chacun ont été détournés pour les besoins personnels de la ministre.
Les irrégularités se multiplient. Un proche de la ministre, Kokadou Jésus, a imité des signatures pour détourner 2 millions de francs CFA, somme reversée directement à Mouanga au lieu d’être versée au Trésor public. Des rétrocommissions sont prélevées sur chaque opération. Les fonds destinés à la lutte contre la pauvreté sont recyclés dans les activités du MCU, les directeurs étant contraints de porter les tenues du parti au pouvoir pour conserver leurs postes.
Le conseil d’administration, dirigé par Koulayom, n’est qu’une façade. L’ACFPE, autrefois référence en matière de recrutement, affiche des résultats catastrophiques : les stagiaires sans relations familiales sont automatiquement recalés, les droits des agents sont bafoués, et toute critique vaut un exil professionnel.
Malgré l’organisation récente d’un atelier sur le “pacte social” présidé par Mouanga le 8 septembre, l’hypocrisie de la situation demeure totale. Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur Roméo Gribingui ne peuvent ignorer l’agonie de l’ACFPE sous la direction de ce duo Mouanga-Ganabo.
Une enquête indépendante s’impose d’urgence pour mettre fin à ce pillage clanique et redonner à l’agence sa véritable mission : former la jeunesse centrafricaine plutôt que d’enrichir une élite corrompue. Le silence des autorités supérieures face à cette situation équivaut à une complicité. L’heure de l’action a sonné pour sauver cette institution publique et restaurer sa crédibilité auprès des citoyens centrafricains qui attendent des services publics dignes de ce nom.
Africa Corps : La nouvelle arme de Poutine pour assoir son empire en Centrafrique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fidele Gouandjika avec deux Mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui
Vladimir Poutine redessine la carte de l’influence russe en Afrique, y compris en Centrafrique avec Africa Corps, successeur officiel de Wagner sous contrôle étatique direct.
La disparition du chef du groupe Wagner n’a pas freiné les ambitions africaines du Kremlin. Moscou a créé Africa Corps, structure militaire intégrée au ministère russe de la Défense, pour poursuivre et amplifier la stratégie initiée par les mercenaires de Prigojine. Cette nouvelle organisation dépasse largement le cadre sécuritaire : elle constitue un instrument de domination politique et économique continental.
Africa Corps se déploie méthodiquement à travers l’Afrique subsaharienne. En République centrafricaine, cette force va remplacer Wagner en imposant un contrat mensuel de 15 millions de dollars, soit 10 milliards de francs CFA à Faustin-Archange Touadéra. Cette facture astronomique pour un pays dont le budget annuel ne dépasse pas 300 millions transforme Bangui en vassal financier de Moscou.
Au Mali, Africa Corps a pris le relais en juin 2025 sous prétexte de lutte antiterroriste. Bamako verse désormais des sommes considérables pour cette protection, tandis que les groupes djihadistes continuent leur progression dans le nord du pays. Cette situation montre l’inefficacité réelle d’une force davantage concentrée sur l’exploitation des ressources que sur la sécurisation des territoires.
Le Burkina Faso s’engage dans la même voie avec le régime d’Ibrahim Traoré. Ouagadougou échange son or contre une hypothétique stabilité, reproduisant le schéma centrafricain d’appauvrissement déguisé en coopération. Les mines burkinabè alimentent les circuits russes sans retombées substantielles pour les populations locales.
La Libye constitue un autre théâtre d’expansion pour Africa Corps. L’organisation soutient militairement Khalifa Haftar, consolidant l’emprise russe sur les champs pétrolifères de l’est libyen. Cette alliance offre à Moscou un accès direct aux hydrocarbures méditerranéens, contournant partiellement les sanctions occidentales.
Des négociations secrètes se déroulent au Soudan pour un déploiement imminent d’Africa Corps. Le pays, déchiré par la guerre civile, présente des opportunités considérables avec ses réserves aurifères et pétrolières. L’instabilité soudanaise facilite l’implantation russe dans une région stratégique de la Corne de l’Afrique.
Le modèle économique d’Africa Corps repose sur l’extraction systématique des richesses africaines. Les concessions minières obtenues par les entreprises russes échappent aux mécanismes de transparence habituels. Les revenus générés partent directement vers Moscou, privant les États hôtes de ressources fiscales essentielles.
En Centrafrique, les mines est un exemple parfait de cette prédation organisée. L’or extrait finance l’effort de guerre russe en Ukraine plutôt que le développement centrafricain. Cette spoliation condamne le pays à une dépendance croissante envers l’aide internationale.
L’Union européenne alerte sur les conséquences de cette stratégie. Les pays partenaires d’Africa Corps s’isolent progressivement de leurs alliés traditionnels, perdant l’accès aux programmes de développement occidentaux. Cette exclusion aggrave leur vulnérabilité face aux exigences russes et réduit leurs options diplomatiques.
Africa Corps aggrave paradoxalement l’insécurité dans ses zones d’intervention. Au Mali et au Burkina Faso, les attaques terroristes se multiplient malgré la présence russe. Cette dégradation sécuritaire révèle l’inadéquation entre les objectifs affichés et les capacités réelles de l’organisation.
L’expansion d’Africa Corps menace l’équilibre géopolitique continental. L’organisation crée des zones d’influence exclusives où les partenaires traditionnels n’ont plus accès. Cette fragmentation compromet les efforts de développement coordonnés et affaiblit les institutions africaines multilatérales.
La Banque africaine de développement exprime ses inquiétudes face à cette évolution. Les contrats d’Africa Corps vident les budgets nationaux sans générer de contreparties développementales. Cette ponction financière compromet les objectifs de croissance et aggrave les indicateurs sociaux.
L’Union africaine tente de limiter cette influence en proposant des mécanismes de sécurité continentaux alternatifs. Ces initiatives peinent toutefois à rivaliser avec l’offre russe immédiate, séduisante pour des dirigeants confrontés à des menaces urgentes.
Les États-Unis et leurs alliés occidentaux observent cette progression avec inquiétude. Washington redoute la création d’un bloc africain pro-russe capable de perturber les équilibres mondiaux. Cette compétition géopolitique transforme l’Afrique en terrain d’affrontement indirect entre grandes puissances.
Certains pays africains explorent des alternatives à l’emprise russe. Le Ghana et la Côte d’Ivoire développent des coopérations sécuritaires diversifiées, évitant la dépendance exclusive envers une puissance extérieure. Ces exemples démontrent la possibilité de résister aux sirènes moscovites.
L’avenir de l’Afrique se joue dans cette confrontation entre souveraineté nationale et prédation étrangère. Africa Corps représente un test majeur pour la capacité du continent à préserver son indépendance face aux nouvelles formes de colonialisme. Les choix actuels détermineront si l’Afrique restera maîtresse de son destin ou deviendra le théâtre d’une domination russe déguisée en partenariat.
« D’abord, il faut comprendre qu’il y a une crise économique au plan mondial liée à la guerre Russie-Ukraine et à la pandémie de Covid-19, touchant tous les pays. […] Je relativise ce bilan et dis que le président Touadéra, malgré tout ça, à travers sa vision et le travail du gouvernement, nous sommes en programme avec le FMI, la banque mondiale ».
Vous lisez cici? L’art de l’esquive politique vient de trouver son maître en Évariste Ngamana. Dans sa sortie médiatique sur la radio Ndékè Luka, le premier vice-président de l’Assemblée nationale transforme la défense du régime Touadéra en numéro d’illusionnisme, où les crises disparaissent sous le voile des “contextes mondiaux” et où les critiques se volatilisent dans un discours d’autosatisfaction béat. Armé de son statut de porte-parole du MCU, Évariste Ngamana déploie un arsenal rhétorique qui ferait pâlir d’envie les plus grands prestidigitateurs : faire disparaître la réalité socio-économique centrafricaine en quelques formules magiques. Cette performance révèle un pouvoir qui a perfectionné l’art de gouverner les yeux fermés.
Quand l’excuse planétaire devient bouclier national
Face aux chiffres implacables : un endettement public qui flirte avec les 56,5 % du PIB selon la Banque mondiale , Évariste Ngamana déploie sa stratégie préférée : la mondialisation des responsabilités. Comme un météorologue qui expliquerait chaque orage local par le réchauffement climatique, il attribue systématiquement les déboires centrafricains aux turbulences internationales. La guerre russo-ukrainienne devient ainsi le parapluie parfait sous lequel s’abriter, la pandémie de Covid-19 l’alibi universel pour justifier l’inaction. Cette gymnastique intellectuelle lui permet de transformer chaque échec en fatalité extérieure, chaque crise en épreuve subie plutôt qu’en défi mal géré. Pendant ce temps, les Centrafricains ordinaires découvrent avec amertume que leurs estomacs vides n’ont cure des explications géopolitiques de leurs dirigeants.
L’opposition réduite au rang de trouble-fête professionnel
Dans l’univers d’Évariste Ngamana, critiquer le pouvoir relève apparemment d’un vice incurable, d’une addiction pernicieuse à la contestation gratuite. L’opposition ne formule plus d’analyses légitimes sur la gouvernance : elle “critique pour le plaisir”, tel un enfant capricieux qui s’amuse à renverser les châteaux de sable des adultes sérieux. Cette caricature montre clairement une conception particulièrement étriquée de la démocratie, où le débat contradictoire devient pathologie et où la dissidence se mue en symptôme d’instabilité mentale collective. En qualifiant de “distraction” les préoccupations du BRDC et de la société civile concernant les réformes constitutionnelles, Ngamana ne se contente pas de mépriser ses adversaires : il insulte l’intelligence citoyenne elle-même, réduisant les inquiétudes démocratiques légitimes à de simples diversions sans fondement.
Le syndrome de l’unanimité imaginaire
Le plus fascinant dans la rhétorique d’Évariste Ngamana reste sa capacité à transformer l’isolement politique en plébiscite populaire. Selon lui, le “travail unanimement reconnu” de Touadéra justifierait naturellement un troisième mandat, comme si cette reconnaissance universelle coulait de source. Cette unanimité fictive ressemble étrangement à celle des régimes autoritaires qui confondent l’absence de protestation visible avec l’adhésion massive. Les 200 mètres de routes goudronnées de Bangui et l’organisation d’événements diplomatiques deviennent, sous sa plume, des preuves irréfutables d’un succès généralisé. Cette déformation de la réalité atteint des sommets lorsqu’il présente ces réalisations partielles comme des victoires historiques, ignorant délibérément que construire quelques kilomètres d’asphalte ne constitue pas une révolution développementale dans un pays rongé par la pauvreté structurelle.
Pour bon nombre d’observateurs de la vie politique nationale, Évariste Ngamana vient d’offrir à la République centrafricaine un spectacle édifiant : celui d’un pouvoir qui a érigé le déni en système de gouvernance et l’autosatisfaction en doctrine politique. Sa performance médiatique illustre parfaitement les dérives d’un régime qui préfère réécrire la réalité plutôt que la transformer, qui choisit de combattre les symptômes de la critique plutôt que les causes de la crise. En transformant chaque reproche en caprice d’opposant et chaque difficulté en fatalité mondiale, le porte-parole du MCU dessine les contours d’une République parallèle où les problèmes n’existent que dans l’imagination malveillante des mécontents. Cette fuite en avant rhétorique démontre un gouvernement qui gouverne désormais par procuration avec la réalité, préférant les discours rassurants aux réformes courageuses.
Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route pour justifier l’inaction des FACA à Birao
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille-450×252.jpg” alt=”Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route pour justifier l’inaction des FACA à Birao” width=”450″ height=”252″ />Patrouille des soldats FACA
Le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji évoque des solutions nationales lointaines pour rassurer sur l’insécurité à Birao
Thierry Evariste Binguinendji multiplie les promesses abstraites pendant que les populations du Fertit subissent l’insécurité quotidienne des groupes armés soudanais.
Les journalistes de la radio Ndèkè – Luka ont interrogé Thierry Evariste Binguinendji sur la présence des soldats FAKA à Birao et à Amdafock, mais les groupes armés soudanais continuent de semer la terreur dans sa région. La réponse du gouverneur du Fertit a laissé ses interlocuteurs perplexes face à un discours déconnecté, probablement sous l’emprise de l’alcool.
“Le problème des FAKA, vous savez que ce n’est pas seulement ici à Birao. C’est dans tout le pays”, a commencé Binguinendji pour diluer la responsabilité. Une entrée en matière qui annonce déjà la couleur : le gouverneur va encore fuir ses obligations.
Cette tentative de minimisation devient encore plus grotesque quand Thierry Evariste Binguinendji sort ses solutions miracles. Il annonce fièrement : “Là où je vous parle, si vous avez des informations à Bangui, dans le recrutement qui est en train de se faire, il y a plus de 2000 jeunes qui vont aller en Ouganda“.
L’absurdité de cette réponse frappe immédiatement. Thierry Evariste Binguinendji propose aux populations terrorisées de la Vakaga d’attendre patiemment que 2000 jeunes aillent en Ouganda et terminent leur formation. Entre-temps, les soldats FAKA, déployés à Amdafock et Birao continuent leurs inaction face aux groupes armés soudanais qui viennent frapper les centrafricains sur leur propre territoire. Une logique qui défie l’entendement si on écoute la réponse pathétique de Thierry Evariste Binguinendji.
Le gouverneur poursuit dans le même registre délirant en évoquant le matériel militaire. “Mais le problème de nombre de matériels là, c’est ça qui gêne un peu, mais le président ne dort pas”, déclare Thierry Evariste Binguinendji avec un détachement sidérant.
“Un peu” ? Les populations de Birao vivent dans la terreur quotidienne des groupes armés et Binguinendji qualifie le manque d’équipement de gêne “un peu” embarrassante. Cette minimisation révèle soit une ignorance totale de la situation, soit un cynisme révoltant.
Pendant que le gouverneur du Fertit évoque des formations ougandaises hypothétiques, les habitants de sa région subissent braquages, enlèvements et violences. Binguinendji leur demande implicitement de patienter le temps que ses solutions nationales se concrétisent. Dans combien d’années ?
L’argument présidentiel que brandit Thierry Evariste Binguinendji sonne comme une fuite supplémentaire. “Le président ne dort pas” proclame-t-il, mais lui semble parfaitement endormi face aux urgences de sa région. Les FAKA n’attendront pas que le président se réveille pour continuer leurs crimes.
Cette réponse de Thierry Evariste Binguinendji montre un gouverneur complètement dépassé par les événements. Incapable de proposer des mesures immédiates, il se raccroche à des promesses nationales vagues et lointaines. Les 2000 jeunes en formation ougandaise ne protègent pas les marchés de Birao aujourd’hui.
L’ironie de la situation échappe visiblement à Thierry Evariste Binguinendji. Il évoque fièrement des initiatives nationales pendant que sa propre région sombre dans l’anarchie. Un gouverneur qui ignore sa mission première : assurer la sécurité immédiate des populations sous sa responsabilité.
Les solutions concrètes et immédiates existent pourtant pour Thierry Evariste Binguinendji. Il peut organiser des patrouilles avec les moyens disponibles, coordonner les forces présentes, mobiliser les autorités traditionnelles. Mais le gouverneur préfère attendre ses renforts ougandais.
Cette approche attentiste de Thierry Evariste Binguinendji condamne les populations du Fertit à subir encore longtemps les violences des FAKA. Ses promesses de formation lointaine et de matériel hypothétique ne remplaceront jamais l’action immédiate que réclame la situation.
Les habitants de Birao retiendront cette nouvelle déclaration lunaire de leur gouverneur. Ils comprendront que Binguinendji leur demande d’attendre sagement que ses solutions tombent du ciel ougandais. En attendant, les FAKA ont encore de beaux jours devant eux dans le Fertit abandonné par son premier responsable.
BGFI-Bank certifiée “anti-blanchiment” : quelle crédibilité dans un pays pourrie par la corruption ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-depute-mafieux-evariste-ngamana.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La BGFI-Bank Centrafrique obtient une certification contre le blanchiment d’argent dans un pays où les scandales financiers impliquant les plus hautes autorités se multiplient quotidiennement.
La BGFI-BankCentrafrique vient d’obtenir la certification AML 3001 contre le blanchiment d’argent, devenant ainsi la première banque du pays à recevoir cette distinction internationale. Cette annonce, faite en grande pompe samedi dernier à l’hôtel Ledger Plaza en présence du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, sonne étrangement dans un pays où la corruption financière atteint des sommets inégalés.
Cette certification, délivrée par l’organisme Coficert, est présentée comme une victoire contre la criminalité financière. Hervé Kogboma, directeur général de la banque, affirme que cette distinction “épargne la République centrafricaine des sanctions internationales et la classe parmi les meilleures banques du monde”. Une déclaration qui interroge quand on connaît la réalité du terrain centrafricain.
Car pendant que cette banque se targue de lutter contre le blanchiment d’argent, le pays vit au rythme des scandales financiers impliquant les plus hautes personnalités de l’État. Récemment, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana s’est rendu au Cameroun avec 100 millions de francs CFA volés qui ont été volés par les mafieux camerounais. Cette somme s’est littéralement “évaporée entre les mains des mafieux camerounais ”, sans qu’aucune explication crédible ne soit fournie.
Dans le même temps, l’ancien premier ministre Firmin Grebada avait lui aussi transféré frauduleusement 200 000 euros vers la France pour l’achat d’une maison. Ces transferts de fonds, qui ressemblent étrangement à du blanchiment d’argent, se déroulent pendant que le pays célèbre sa première certification anti-blanchiment. Le contraste est saisissant.
La situation devient encore plus ironique quand on sait que le pays a récemment adopté sa propre monnaie numérique, probablement pour échapper au contrôle des systèmes bancaires traditionnels. Cette initiative permet des transactions financières opaques, loin des regards des institutions de contrôle classiques.
Les réseaux mafieux prospèrent ouvertement en République centrafricaine. Les Libanais contrôlent une partie importante de l’économie informelle, les Mercenaires russes brassent des sommes considérables à travers leurs activités minières et sécuritaires, et les Camerounais participent activement aux circuits financiers parallèles. Tous ces acteurs opèrent dans une quasi-impunité totale.
Dans ce contexte, la certification de la BGFI-Bank ressemble davantage à une opération de communication qu’à une véritable lutte contre la criminalité financière. Comment peut-on prendre au sérieux une certification anti-blanchiment dans un pays où les plus hautes autorités sont soupçonnées de participer elles-mêmes à ces pratiques ?
Le directeur général de la BGFI-Bank invite les diplomates et responsables d’organismes internationaux à découvrir les avantages de cette certification. Mais ces invités pourront-ils ignorer la réalité économique du pays où ils se trouvent ? Pourront-ils fermer les yeux sur les scandales financiers qui éclatent régulièrement ?
Cette certification pose également la question de sa sincérité. Les organismes internationaux qui délivrent ces labels connaissent-ils vraiment la situation sur le terrain ? Ou se contentent-ils de vérifier des procédures sur le papier sans s’intéresser à la réalité des pratiques centrafricaines?
La BGFI-Bank s’engage à maintenir “un haut niveau de vigilance” à travers des audits internes et des formations continues. Mais cette vigilance s’appliquera-t-elle aux personnalités politiques qui utilisent potentiellement ses services pour leurs transactions douteuses ? La banque osera-t-elle refuser les opérations suspectes de clients influents ?
Cette certification intervient aussi au moment où les populations centrafricaines vivent dans une misère extrême. Pendant que les élites détournent des millions, les citoyens ordinaires peinent à manger une fois par jour. Cette disproportion entre les discours officiels sur la lutte anti-corruption et la réalité vécue par les populations interroge sur les véritables priorités du gouvernement.
L’obtention de cette certification par la BGFI-Bank pourrait servir d’alibi au gouvernement centrafricain pour prétendre qu’il lutte efficacement contre la corruption financière. Cette façade pourrait être utilisée dans les relations internationales pour rassurer les partenaires sur la gouvernance financière du pays.
Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils voient quotidiennement les signes extérieurs de richesse de leurs dirigeants pendant qu’eux-mêmes survivent dans la pauvreté. Ils constatent l’écart béant entre les discours officiels et les pratiques réelles de leurs élites.
la liste des 1200 délégués électoraux enfin rendue publique par l’autorité nationale des Élections. Au plein cœur du dispositif des fraudes électorales en cours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) vient de publier la liste des délégués électoraux dans l’ensemble du territoire. Derrière la présentation administrative, c’est une opération politique qui se dévoile : plus de 1 020 noms alignés, soigneusement sélectionnés et placés sous la bannière du MCU. Certains de ces délégués, surnommés par les observateurs brigadiers d’électoral, sont directement rattachés aux parti MCU du président, assurant le contrôle des sites stratégiques.
Dans chaque préfecture, dans chaque sous-préfecture, les mêmes profils répétés, les mêmes connexions locales, les mêmes “fidèles” prêts à exécuter le plan du parti présidentiel. Ce n’est pas une organisation électorale, c’est un déploiement militaire du contrôle du scrutin.
Région 1 : Ombella M’Poko et Lobaye
Rien que dans cette région, 65 personnes installées à Boali, Damara, Bossémbélé, Yaloké, Bogangolo, Mbaïki, Mongoumba, Boda, Boganda, Pissa, Bogongo-Gaza, M’batta, Lobaye-Ngotto et Baléloko. Parmi eux, Jean-Marc Tia, Alice Gbokou et Fabrice Mbaka, identifiés tous comme des militants du MCU, parti au pouvoir. Ces brigadiers électoraux, assurent la coordination et la surveillance de la fraude. Ces délégués servent d’outils au MCU pour quadriller chaque village et contrôler la transmission des rapports locaux vers la capitale.
Région 2 : Équateur et Nana-Mambéré
À Berbérati, Gamboula, Sosso-Nakombo, Nandobo, Carnot, Amada-Gaza, Gadzi, Bouar, Baoro, Baboua, Nola et Bayanga, 215 délégués sont déployés. Parmi eux, Michel Bango, Joséphine Tali et Éric Mboua, brigadiers d’électoral, sont chargés de verrouiller la zone Ouest. Chaque site stratégique possède un relais sûr, garantissant l’application stricte des directives présidentielles.
Région 3 : Ouham, Ouham-Fafa et Ouham-Pendé
Bossangoa, Batangafo, Bouca, Sido, Bozoum, Bocaranga, Paoua, Ngaoundaye… Ici, 230 personnes parachutées sous l’étiquette d’“organisation électorale” jouent le rôle de véritables brigadiers d’électoral. Richard Toma, Aline Mbengue et Samuel Dogo supervisent les équipes, assurant un suivi rigoureux des listes et de la participation sur chaque site.
Région 4 : Kémo, Nana-Gribizi et Ouaka
Sibut, Dékoa, Ndjoukou, Kaga-Bandoro, Bambari, Kouango, Bakala, Grimari… 290 noms ajoutés à la liste. Jean-Baptiste Mbolo, Sophie Tchamou et Patrick Mbaya, brigadiers d’électoral, contrôlent les sites sensibles et coordonnent la présence des délégués. Chaque chef-lieu est placé sous la supervision directe d’un proche du président, assurant l’alignement parfait avec le MCU.
Région 5 : Haute-Kotto et Bamingui-Bangoran (données partielles)
À Bria et dans ses environs, quelques dizaines de délégués connus pour leur proximité avec le régime complètent l’architecture. André Dogo, Marie-Louise Téma et Richard Mbata, brigadiers d’électoral, surveillent les rotations et veillent à ce que toutes les opérations suivent les directives centralisées.
Ceci est une élection programmée d’avance. En additionnant toutes les régions publiées, plus de mille délégués sortent de cette “désignation”. Aucun équilibre, aucune représentation réelle de la diversité politique centrafricaine. Cette liste n’est pas un outil de transparence, c’est un plan de confiscation. Le pouvoir a fabriqué une élection nationale sur mesure, en multipliant les délégués loyaux, en plaçant ses hommes et ses femmes partout. C’est une parodie démocratique, une comédie électorale nationale montée de toutes pièces.
Ce n’est plus une préparation d’Élections, c’est la préparation d’un total KO électoral : un scrutin vidé de sens, où les résultats sont déjà écrits avant même que les urnes soient ouvertes. Les brigadiers d’électoral, disséminés sur tous les sites, assurent une présence permanente et le contrôle absolu des opérations.
Ouandja : Pluies torrentielles sur la ville, familles devenus sans abri et cultures détruites
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/inondation-a-ouandja-dans-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>La capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Ouandja, dans la Vakaga
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des pluies diluviennes ont dévasté la sous-préfecture de Ouandja dans la nuit du 23 septembre, laissant des dizaines de familles sans abri et compromettant leur sécurité alimentaire.
La sous-préfecture de Ouandja, dans la Vakaga, a vécu une nuit d’enfer le 23 septembre 2025. Des pluies d’une intensité exceptionnelle se sont abattues sur cette localité, causant des dégâts considérables qui plongent aujourd’hui de nombreuses familles dans le dénuement le plus total.
Les images qui circulent depuis sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur des destructions. Plusieurs habitations ont été complètement rasées par la violence des eaux, laissant leurs occupants sans toit. Ces familles se retrouvent du jour au lendemain privées de tout, contraintes de chercher refuge où elles peuvent en attendant une hypothétique assistance.
Les dégâts ne se limitent pas aux habitations. Les champs de cultures vivrières, base de l’économie locale et de la survie des familles, ont été ravagés par les eaux. Cette destruction compromet gravement la sécurité alimentaire des populations dans les mois à venir. Comment ces familles vont-elles se nourrir quand leurs récoltes ont été anéanties en une nuit ?
Les infrastructures communautaires n’ont pas été épargnées. Routes impraticables, bâtiments publics endommagés, systèmes d’approvisionnement en eau perturbés : toute la vie socio-économique de Ouandja se trouve paralysée. Cette situation complique davantage les conditions de vie déjà précaires des habitants.
Face à cette catastrophe, les victimes et les autorités locales lancent un appel au secours. Ils sollicitent le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux pour une assistance humanitaire d’urgence. Les besoins sont immenses : vivres, abris provisoires, produits de première nécessité, aide à la réhabilitation des infrastructures agricoles.
Mais cet appel à l’aide pose une question fondamentale : où est l’État centrafricain dans ces moments difficiles ? Pendant que des citoyens perdent tout en une nuit, le gouvernement semble absent de cette tragédie humaine. Cette indifférence contraste avec l’empressement des autorités à organiser des cérémonies coûteuses ou à financer des Mercenaires russes.
Les autorités locales soulignent l’urgence d’une intervention rapide pour éviter une crise humanitaire plus grave. Elles évoquent les risques de maladies liées à l’eau stagnante et la perte des moyens de subsistance de nombreuses familles. Ces craintes sont fondées, mais elles interrogent aussi sur l’absence de mécanismes de prévention et de réaction face à ce type de catastrophes qui se répète chaque saison pluvieuse.
Car ce drame de Ouandja n’est pas une exception. Chaque saison des pluies apporte son lot de destructions dans différentes régions du pays. Pourtant, aucun système d’alerte précoce ni de préparation aux catastrophes naturelles n’semble exister. Les populations restent livrées à elles-mêmes face aux caprices de la météo.
L’absence de planification urbaine et d’infrastructures adaptées aggrave les conséquences de ces phénomènes naturels. Les habitations construites sans normes, l’absence de système de drainage, le manque d’entretien des infrastructures existantes transforment chaque forte pluie en catastrophe potentielle.
Cette situation interpelle également sur les priorités budgétaires du gouvernement centrafricain. Pendant que les populations de Ouandja appellent à l’aide, l’État dépense des milliards pour des Mercenaires russes et organise des Élections dont tout le monde connaît les défaillances. Cette hiérarchisation des priorités questionne l’engagement réel des autorités envers leurs concitoyens.
Le document mentionne “l’importance de renforcer les mécanismes de résilience communautaire et les infrastructures d’adaptation aux changements climatiques”. Ces mots sonnent bien sur le papier, mais que signifient-ils concrètement pour les familles de Ouandja qui dorment à la belle étoile ?
Les populations touchées “attendent avec espoir une réponse solidaire et immédiate de la part des pouvoirs publics et de la communauté internationale”. Cet espoir risque d’être déçu si l’on considère l’historique des réponses gouvernementales aux crises humanitaires dans le pays.
Quand la fête de l’amitié se célèbre sous les verrous en Centrafrique : le paradoxes du 30 juillet centrafricain
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>La principale entrée de l’OCRB du centre-ville
L’amitié internationale célébrée tandis qu’un ancien ministre réapparaît après trois semaines de détention et de torture secrètes.
Le calendrier a parfois ses ironies. Ce 30 juillet 2025, tandis que Bangui sortait ses plus beaux discours sur l’amitié internationale, Armel Sayo franchissait les portes de sa captivité après vingt et un jours d’absence forcée. Coïncidence troublante pour une journée censée honorer la fraternité entre les hommes.
L’Organisation des Nations unies avait pourtant pensé à tout en 2011 quand elle institua cette célébration. Inspirée d’une idée commerciale américaine des années 1930, cette journée devait tisser des ponts entre les peuples. Noble intention que celle de transformer le 30 juillet en hymne à la solidarité planétaire.
À Bangui, les autorités ont déployé leur arsenal habituel : forums sur la paix, rencontres interreligieuses, messages radiophoniques sur l’unité nationale.Moïse Kivir KandoroKelly, observateur attentif des questions sociales, rappelle dans son intervention sur la Radio Centrafrique que ces gestes de rapprochement demeurent essentiels pour panser les blessures du passé.
Les églises et mosquées de la capitale ont ouvert leurs portes à des échanges fraternels. Dans les quartiers, quelques initiatives citoyennes ont fleuri, portées par une jeunesse qui refuse de porter éternellement le fardeau des conflits d’hier. Ces efforts, aussi modestes soient-ils, dessinent les contours d’une société qui tente de se reconstruire malgré les obstacles.
Mais l’ombre portée par l’affaire Sayo plane sur ces célébrations. Comment parler d’amitié quand des hommes disparaissent dans les geôles du pouvoir ? Comment invoquer la fraternité quand la peur du lendemain habite encore tant de foyers centrafricains ?
De Bambari à 385 kilomètres de la capitale jusqu’à Berbérati située à 584 kilomètres, les échos de cette journée se sont perdus dans les préoccupations quotidiennes. Là-bas, l’amitié se mesure moins aux grands principes qu’aux petits services rendus entre voisins, aux solidarités concrètes face aux difficultés du quotidien.
Les véritables organisations de défense des droits humains saisissent l’occasion pour rappeler une évidence : l’amitié véritable ne prospère que dans le terreau de la justice et du respect mutuel. Leurs voix portent d’autant plus loin que la libération de Sayo, le jour même des festivités, sonne comme un aveu involontaire.
Les leaders religieux, eux, appellent à dépasser les discours convenus. Leurs prêches du 30 juillet ont mis l’accent sur la réconciliation authentique, celle qui exige vérité et pardon plutôt que silence et oubli.
Cette Journée de l’amitié 2025 restera dans les mémoires comme un moment de vérité pour la Centrafrique. Elle aura montré qu’entre les belles paroles sur la fraternité et les actes qui l’incarnent, un gouffre persiste. L’amitié ne se proclame pas ; elle se mérite par la cohérence entre les principes affichés et les comportements adoptés.
URGENCE : Accident d’un car de l’agence Horizon près de Bossembélé, plusieurs morts
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/accident-horizon.png” data-wpel-link=”internal”>Les blessés de l’accident du car horizon à Bossembélé ce jeudi 25 septembre 2025. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un car de l’agence de transport terrestre Horizon, parti ce matin de Bangui à destination de Béloko, a fait un grave accident de circulation à quelques kilomètres de Bossembélé, sur l’axe Yaloké.
L’accident s’est produit il y a une heure environ. Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs passagers ont trouvé la mort et d’autres sont grièvement blessés. Le nombre exact des victimes n’a pas encore été confirmé, mais les blessés sont actuellement ramenés à l’hôpital de Bossembélé, situé à près de 160 kilomètres de Bangui.
Les circonstances de l’accident restent pour l’instant indéterminées. Une équipe de notre rédaction est sur place pour recueillir plus de détails.
Tentative d’agression d’un capitaine de police au quartier Koudoukou, débandade générale des forces de l’ordre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ecole-koudoukou-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>École Koudoukou, au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
Un grand trafiquant de Tramadol protégé par de hauts gradés de l’armée nationale défie ouvertement la police au quartier Koudoukou du KM5, dans le troisième arrondissement de la capitale Bangui.
L’histoire commence il y a quelques semaines près de l’école Koudoukou, dans le quartier KM5de Bangui. Ali, le grand trafiquant reconnu, tient un petit kiosque où il vend des articles du quotidien : allumettes, sardines, papier toilette, sandales. Mais derrière cette façade normale, Ali fait un autre commerce très juteux. Il vend du Tramadol et d’autres drogues de synthèse. Son business fonctionne bien car il bénéficie de protections en haut lieu. Plusieurs clients influents le fournissent régulièrement, notamment le commandant Simplice Yarkokpa de la garde présidentielle.
Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle
Mais revenant à notre histoire. Un matin, une femme trafiquante vient livrer Ali avec un lot de drogue. Elle apporte une quantité importante de Tramadol. La transaction se passe normalement. Ali paie la marchandise, la femme repart avec son argent. Mais à quelques mètres du kiosque d’Ali, deux militaires l’interceptent. Un adjudant-chef nommé Andal et un autre militaire, un caporal des FACA prénommé Cherubin, les deux résident au quartier Combattant, dans le 8ème arrondissement. Les deux militaires arrêtent la dame trafiquante. Ils prétextent qu’elle vend de la drogue et confisquent les deux millions de francs CFA qu’elle vient de recevoir d’Ali. Les deux militaires repartent avec l’argent.
La femme retourne immédiatement voir Ali. Elle lui explique ce qui vient de se passer. “Je viens vous livrer tranquillement comme d’habitude. Personne ne sait rien normalement. Mais dès que je vous quitte, à quelques mètres d’ici, les militaires me bloquent et prennent l’argent. C’est bizarre”. La femme soupçonne aussitôt qu’on l’a dénoncée. “Quelqu’un parmi vous m’a balancée et c’est sûr ”, dit-elle à Ali.
Rappelant qu’au moment de la livraison de la drogue, trois personnes étaient présentes : Ali, son grand frère Dido et un jeune homme avec sa moto. Les soupçons se portent rapidement sur ce dernier. Ali et son frère Dido commencent à l’accuser ouvertement. “C’est toi qui as balancé la dame”, lui disent-ils. Le jeune proteste de son innocence, mais rien n’y fait. Dans la dispute qui suit, les deux frères, Ali et Dido l’arrêtent et le livrent aux autorités. Sa moto est confisquée. Le jeune se retrouve en prison.
L’affaire suit son cours judiciaire. Devant le tribunal, aucune preuve ne peut établir la culpabilité du jeune homme. Il est acquitté et libéré. Dès sa sortie, il retourne voir Ali devant son kiosque pour récupérer sa moto. “Vous m’avez accusé à tort. J’ai été arrêté, jugé et acquitté. Maintenant rendez-moi ma moto”.Ali et son frère Dido refusent. Aussitôt, son grand frère Dido s’énerve et menace le jeune. “Ferme ta gueule et tire-toi d’ici rapidement. Sinon tu vas voir ”, lui lance-t-il en voulant l’agresser. Le jeune préfère partir rapidement.
Il se rend au commissariat et dépose plainte. Le commissaire émet une convocation pour Ali. Le jeune va porter la convocation au kiosque. Personne ne bouge. Il revient avec une deuxième convocation. Même silence. Une troisième convocation reste sans effet. À la quatrième tentative, le jeune décide d’amener directement les policiers sur le lieu.
Une équipe menée par un capitaine de police se présente devant le kiosque d’Ali. Quand les policiers annoncent qu’ils viennent arrêter Ali, son grand frère Dido sort de ses gonds. “Qu’est-ce que vous venez faire ici ?”, demande-t-il agressivement au capitaine. Les policiers expliquent qu’ils viennent interpeller Ali pour non-respect des convocations policières. Dido sort alors un couteau et menace le capitaine de police.
Le capitaine de police, très paniqué, prend peur et s’enfuit en courant. Toute l’équipe de police fuit dans le désordre. Ils repartent au commissariat et ne sont plus revenus depuis cette tentative d’agression. C’est la débandade totale des forces de l’ordre face à un simple trafiquant de quartier.
Cette humiliation publique s’explique par les protections dont bénéficie Ali. Ses fournisseurs incluent des officiers de l’armée et des gradés de la garde présidentielle. Ces connexions au sommet de l’État lui garantissent une impunité quasi-totale. Les policiers le savent et n’osent pas s’attaquer véritablement à lui. Dido le sait aussi, ce qui explique son audace face au capitaine.
Zemio : Le capitaine Gilles Siméon Yassolo pris en otage par les miliciens Azandé depuis trois semaines, l’État-major reste muet
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-capitaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le capitaine Gilles Siméon Yassolo pris en otage par les miliciens d’autodéfense Azandé près de Zemio
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Gilles Siméon Yassolo , capitaine de l’armée nationale chargé de sécuriser le bureau du démembrement de l’ANE à Zemio a été pris en otage il y a près de trois semaines, dans l’indifférence totale des autorités.
Depuis près de trois semaines, le capitaine Gilles Siméon Yassolo des Forces armées centrafricaines (FACA) est retenu en otage à Zemio. Cette prise d’otage, qui devrait mobiliser toute l’attention des autorités militaires et politiques, se déroule dans un silence assourdissant de la part de l’État-major des armées et de l’Autorité nationale des Élections (ANE).
En effet, le capitaine Gilles Siméon Yassolo avait été détaché par l’État-major à l’Autorité nationale des Élections pour assurer la sécurité du bureau de démembrement de l’ANE à Zemio. Cette affectation, en principe routinière, l’a placé au cœur d’un conflit entre les miliciens Azandé et le gouvernement dont il n’était pas responsable. Aujourd’hui, il paye de sa liberté son engagement au service de l’État centrafricain.
Selon les informations recoupées et fiables, ce sont des miliciens Azandés qui retiennent le capitaine Gilles Siméon Yassolo alors qu’il se rendait sur le lieu de son affectation à Zemio en civile sur sa moto privée. Après sa capture, les miliciens Azandé auraient posé des conditions pour sa libération, mais la nature exacte de ces exigences reste confidentielle. Mais selon plusieurs sources, la libération de deux de leur membres, arrêtés depuis près d’un an par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui fait partie des revendications des miliciens d’autodéfense Azandé.
L’attitude des autorités face à cette crise interpelle par son caractère désinvolte. L’État-major des armées, pourtant directement concerné par le sort de l’un de ses officiers, maintient un silence total sur cette affaire. Cette absence de réaction officielle laisse penser que la hiérarchie militaire considère le capitaine Gilles Siméon Yassolo comme mort d’avance.
Du côté de l’ANE, le silence est tout aussi troublant. Cette institution, pour laquelle travaillait le capitaine Gilles Siméon Yassolo au moment de sa capture, semble avoir complètement oublié l’existence de cet homme qui servait pourtant ses intérêts. Cette indifférence pose des questions sur la valeur accordée par l’ANE à ceux qui assurent sa sécurité sur le terrain.
Cette condition montre clairement un phénomène récurrent dans l’administration centrafricaine : l’abandon des agents dès qu’ils rencontrent des difficultés dans l’exercice de leurs fonctions. Quand un fonctionnaire ou un militaire tombe dans un piège, il se retrouve souvent livré à lui-même, abandonné par une hiérarchie qui préfère l’oublier plutôt que d’assumer ses responsabilités.
La famille du capitaine Gilles Siméon Yassolo se débat actuellement de “gauche à droite” pour tenter de résoudre ce problème, mais les miliciens Azandé tiennent sur leur position ferme.
Touadéra, réveille-toi! L’ACFPE s’éteint à petit feu sous Mouanga : Droits bafoués, agents terrorisés, fonds détournés pour le clan familial
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/henri_koulayom_pca_de_acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>henri_koulayom_pca_de_acfpe – Henri Koulayom et la ministre Mwanga : Les architectes de la mafia à l’ACFPE
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi se meurt sous une gestion familiale destructrice.
Monsieur le Président Faustin-Archange Touadéra, dont tout le monde te connait avec ton sobriquet de Baba Kongoboro, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), pilier de l’insertion des jeunes chômeurs centrafricains, agonise sous la direction tyrannique de la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Les droits des agents sont bafoués sans vergogne, le personnel vit dans la terreur d’une surveillance paranoïaque, et les fonds publics sont détournés massivement pour enrichir une “Diaspora” familiale établie en France. Ce scandale de népotisme et de corruption, organisé par Mouanga et son entourage comme Aristide Ganabo et Renée Michele Bimbo, , menace de ruiner définitivement cette institution vitale.
Les échos des plaintes internes, relayés par diverses enquêtes menée par la rédaction du CNC, témoignent de l’urgence d’une intervention présidentielle avant que l’ACFPE ne devienne un cadavre administratif. La situation actuelle représente une destruction méthodique d’une institution publique au service d’intérêts privés familiaux.
Les droits fondamentaux des agents sont piétinés avec une brutalité inouïe. Sous l’autorité de Mouanga, nommée en 2021 et reconduite en 2024 malgré un bilan d’incompétence chez Orange Centrafrique, les employés de l’ACFPE sont privés de leurs acquis les plus élémentaires. Les frais médicaux ne sont plus remboursés, les salaires sont gelés sous prétexte de “tension de trésorerie”, et les intégrations dans la fonction publique sont exclusivement réservées aux protégés du système comme Aristide Ganabo.
La sœur cadette de la ministre, Renée Michèle Bimbo, parachutée directrice générale par népotisme patent, règne en despote rancunière. Elle licencie systématiquement les anciens cadres compétents pour installer des incompétents familiaux grassement rémunérés. Un appel à candidatures confectionné sur mesure pour légaliser rétroactivement son intérim illégal d’une année écarte délibérément les experts, transformant l’agence en fief privé où le mérite n’a plus cours.
Les agents, autrefois fiers de contribuer à la lutte contre le chômage, mendient aujourd’hui leurs droits les plus basiques dans un climat d’hypocrisie générale. L’ironie atteint son comble quand Mouanga présidait encore le 8 septembre un atelier sur le “renouvellement du pacte social” à l’ACFPE, vantant l’intégration des stagiaires tout en bafouant les droits de ses propres employés.
La terreur constitue le quotidien des agents de l’ACFPE. L’institution est devenue une prison administrative sous l’autorité de Mouanga, où la paranoïa et l’intimidation dictent la loi. Son chargé de mission, Aristide Ganabo, surnommé le “Wagner de l’ACFPE” pour ses méthodes brutales, ainsi que des alliés comme le professeur compétent Henri Koulayom, promu président du conseil d’administration en raison de son amitié avec le mari de la ministre, instillent une peur généralisée.
“Tout le monde est agent de renseignement”, murmurent les employés, constamment surveillés par des collègues complices et terrorisés par des limogeages pour le moindre mot de travers. Bimbo, inexpérimentée mais “culottée”, règle ses comptes personnels un à un, créant un climat de désespoir où les informaticiens chevronnés sont relégués au profit de neveux au chômage. Cette dictature du népotisme a transformé l’agence en un environnement toxique où les abus de pouvoir sont monnaie courante et les plaintes étouffées dans l’œuf.
Plus grave encore, les fonds publics sont massivement détournés vers des amis de France pour enrichir le clan Mouanga. Les contributions patronales, qui financent l’ACFPE sans subvention étatique, servent de vache à lait à une “Diaspora” familiale opportuniste. La sœur Ledo, commerçante en France, est promue consultante pour des formations fictives en “changement de mentalité”, facturées des millions de francs CFA pour des sessions vides de contenu.
Une semaine de présence à Bangui lui rapporte 7 millions de francs CFA, soit 250 000 francs CFA par jour, montant qui représente le triple de ce que percevaient les experts français qualifiés d’antan. Ces détournements massifs, organisés par Mouanga via son réseau “Diaspora”, incluent des rétrocommissions systématiques et des marchés publics surfacturés, comme ce portail d’entrée facturé 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions.
Les fonds destinés à la lutte contre la pauvreté s’évaporent vers Paris, laissant l’ACFPE exsangue et incapable d’honorer ses missions fondamentales. Cette hémorragie financière prive les jeunes centrafricains des formations et opportunités auxquelles ils ont droit, détournant leurs espoirs vers l’enrichissement d’une élite corrompue.
L’ampleur du désastre dépasse l’entendement. L’ACFPE, qui était autrefois une référence en matière de formation professionnelle et d’insertion, est devenue un exemple parfait de la déchéance institutionnelle. Les vrais bénéficiaires, ces milliers de jeunes chômeurs en quête d’avenir, sont sacrifiés sur l’autel des ambitions familiales d’une ministre sans scrupules.
Les conséquences de cette gestion calamiteuse se ressentent déjà dans tout le secteur de l’emploi centrafricain. Les partenaires internationaux commencent à s’inquiéter de l’utilisation de leurs fonds, les entreprises privées hésitent à renouveler leurs contributions, et la crédibilité de l’institution s’effrite chaque jour davantage.
Les témoignages des agents convergent tous vers le même constat accablant : l’ACFPE traverse la pire crise de son existence. Cette institution, créée pour être un levier de développement économique et social, est devenue un gouffre financier au service d’intérêts particuliers. La transformation est si radicale que nombreux sont ceux qui ne reconnaissent plus l’agence qu’ils ont servie avec dévouement pendant des années.
Monsieur le Président Touadéra, Premier ministre Félix Moloua et ministre contrôleur Roméo Gribingui : l’heure n’est plus aux atermoiements. L’ACFPE agonise sous cette ministre corrompue, dont l’appétit insatiable gangrène l’administration depuis l’entreprise d’intérim Impact 236 jusqu’au pillage de la CNSS. Un audit immédiat de ces détournements vers la France s’impose, ainsi qu’une protection urgente des agents terrorisés et la restauration de leurs droits bafoués.
Kabo : 49 ex-combattants du DDR s’enfuient, et profite pour voler du bétail et enlèvent six civils au passage
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Quarante-neuf combattants rebelles armés regroupés pour le processus du DDR se sont enfuis de Ketté Sido, volant dix bœufs et enlevant six personnes près de Kabo.
Le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) vient de connaître un nouveau revers majeur dans la région de Kabo. Le 21 septembre vers 8 heures du matin, quarante-neuf éléments armés regroupés à Ketté Sido pour ce processus se sont enfuis, déclenchant une série d’événements qui témoignent de l’échec du programme du DDRR mené par le gouvernement .
Ces hommes armés, qui devaient normalement être pris en charge par le programme DDR, ont profité de leur évasion pour se livrer à des actes de banditisme. Leur première cible a été les éleveurs peuls de la région dont ils ont volé dix bœufs. Ce vol de bétail n’était pas une simple fuite désorganisée, mais une opération planifiée visant à financer leur départ.
Les ex-combattants ont rapidement revendu leur butin. Un premier bœuf a été écoulé auprès des personnes déplacées internes du site B de Kabo, tandis que les neuf autres ont trouvé preneurs parmi les résidents de la zone. Cette facilité à écouler du bétail volé pousse à s’interroger sur la complicité passive, voire active, de certains habitants dans ces activités criminelles.
Mais les exactions de ces hommes armés ne se sont pas arrêtées au vol de bétail. Près du village de Vassako, situé à 25 kilomètres de Kabo, ils ont enlevé six personnes : deux femmes et quatre hommes. Ces victimes, toutes résidentes du quartier Kpeténé de Kabo 1, ont été contraintes de servir de porteurs pour transporter le butin et les bagages des fuyards.
L’utilisation de civils comme porteurs forcés rappelle les méthodes des groupes rebelles et démontre que ces hommes, malgré leur passage par le programme DDR, n’ont pas abandonné leurs pratiques prédatrices. Leur objectif était de regagner Ketté Sido en utilisant ces otages pour le transport de leurs biens.
Heureusement, l’un des otages masculins a réussi à s’évader et à donner l’alerte. Cette évasion a permis aux autorités de prendre connaissance de la situation et de lancer des opérations de suivi. Au moment de la rédaction de cette information, le sort des cinq autres otages restait incertain.
Cette fuite massive de quarante-neuf ex-combattants du programme DDR montre clairement l’échec patent de ce processus censé réintégrer les anciens combattants dans la société civile. Plusieurs facteurs expliquent cette débâcle.
D’abord, le gouvernement centrafricain a manifestement échoué à assurer les conditions de vie minimales de ces hommes regroupés pour le DDR. Livrés à eux-mêmes sans assistance alimentaire suffisante, ces ex-combattants ont dû se débrouiller pour survivre. Cette négligence les a poussés vers le vol et le banditisme.
Cette situation n’est pas nouvelle. Depuis le début du programme DDR, les plaintes des participants concernant les conditions de vie précaires se multiplient. Promesses non tenues, retards dans les paiements, absence de formation professionnelle réelle : le programme accumule les défaillances qui poussent les ex-combattants à reprendre les armes pour faire du banditisme.
L’incident de Kabo démontre aussi l’absence de surveillance effective des sites de regroupement. Comment quarante-neuf hommes ont-ils pu quitter simultanément un site DDR sans que personne ne s’en aperçoive immédiatement ? Cette question dévoile le laxisme dans la gestion de ces centres.
La facilité avec laquelle ces hommes se sont procuré des armes ou les ont conservées interpelle également. Normalement, le désarmement devrait précéder le regroupement dans les sites DDR. Manifestement, cette étape n’a pas été correctement effectuée, permettant à ces hommes de rester armés et donc dangereux.
Le recours au vol de bétail comme moyen de financement montre que ces ex-combattants connaissent parfaitement les circuits économiques informels de la région. Ils savent où voler, comment écouler rapidement le butin et comment échapper aux poursuites. Ces compétences criminelles n’ont pas été remplacées par des compétences civiles durant leur passage au camp de DDR.
L’enlèvement de six civils comme porteurs forcés ajoute une dimension particulièrement grave à cette affaire. Ces hommes n’hésitent pas à s’en prendre aux populations civiles pour servir leurs intérêts. Cette propension à la violence contre les innocents aurait dû être traitée durant le processus de réintégration.
Cette fuite collective pose aussi des questions sur la motivation initiale de ces hommes à rejoindre le programme DDR. Beaucoup semblent y avoir vu une opportunité de se reposer temporairement plutôt qu’une véritable reconversion. Dès que les conditions sont devenues difficiles, ils ont retrouvé leurs réflexes de combattants.
Cette situation compromet également la crédibilité du programme DDR dans son ensemble. Comment convaincre d’autres groupes armés de désarmer et de se regrouper quand l’exemple de Ketté Sido montre l’échec du processus ? Cette débâcle risque de dissuader d’autres combattants de rejoindre le programme.
Un différend financier entre une dame, probablement travaillant à l’hôpital et un monsieur, criblé de dette, a tourné à la course-poursuite dans le cinquième arrondissement, se soldant par un accident spectaculaire.
Le cinquième arrondissement de Bangui a été chaud mardi dans la journée. Une scène rocambolesque a agité le secteur ce mardi 23 septembre, lorsqu’un différend financier entre deux personnes a dégénéré en course-poursuite dans les rues du quartier Walingba. Cette affaire, qui aurait pu se régler par le dialogue, s’est transformée en spectacle public avec un final peu glorieux pour le fuyard.
En effet, tout a commencé par une rencontre fortuite entre une dame qui travaille à l’hôpital et un homme qui lui devait apparemment de l’argent. Selon les témoins, cette femme avait tenté à plusieurs reprises de récupérer son dû, multipliant les appels téléphoniques et les démarches sans succès. Le hasard des rues de Bangui a fini par les remettre face à face ce jour.
Quand la dame a aperçu le monsieur qui lui devait de l’argent, elle n’a pas laissé passer l’occasion. Elle l’a interpellé publiquement, exigeant des explications sur cette dette non honorée et réclamant son argent. Cette confrontation directe a visiblement mis l’homme mal à l’aise, probablement conscient qu’il était en tort.
Plutôt que d’assumer ses responsabilités et de chercher une solution amiable, l’homme a choisi la fuite. Il a bousculé la dame et s’est précipité vers son véhicule. En quelques secondes, il avait démarré et filait à toute vitesse dans les rues du quartier, espérant semer sa créancière.
Mais la dame n’avait pas dit son dernier mot. Déterminée à récupérer son argent, elle a rapidement héler un taxi-moto et s’est lancée à la poursuite du fuyard. Cette course-poursuite improvisée n’est pas passée inaperçue dans les rues animées de Walingba.
La scène a rapidement attiré l’attention des autres usagers de la route. Voyant cette femme poursuivre un véhicule en criant probablement ses griefs, d’autres conducteurs de taxi-moto ont rejoint la poursuite. Bientôt, c’est toute une clique massive de motos qui pourchassait le véhicule du fuyard récalcitrant.
Cette situation a créé un véritable embouteillage mobile dans le quartier. Les motards, plus agiles que la voiture dans les rues souvent étroites de Bangui, ont rapidement rattrapé le fuyard. L’homme au volant, voyant qu’il ne pouvait plus distancer ses poursuivants, a tenté des manœuvres de plus en plus risquées.
Dans sa panique et sa précipitation, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule en tentant un virage serré. La voiture a quitté la chaussée et est allée s’encastrer dans un caniveau, mettant fin de manière abrupte à cette poursuite digne d’un film d’action amateur.
L’accident s’est produit à quelques mètres seulement de la brigade de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) du cinquième arrondissement. Les policiers, alertés par le bruit et l’agitation, sont sortis de leurs locaux pour constater les dégâts et comprendre la situation.
Face à cette scène surréaliste – une voiture dans un caniveau, des motos partout, une femme en colère réclamant son argent et un homme penaud coincé dans sa voiture accidentée, les forces de l’ordre ont pris les choses en main. Elles ont emmené les deux protagonistes au commissariat pour tirer cette affaire au clair.
Cette histoire, bien qu’elle puisse prêter à sourire par son côté spectaculaire, pousse à se poser de question importantes sur la gestion des conflits dans la société centrafricaine. Comment une simple dette peut-elle dégénérer à ce point ? Pourquoi les gens préfèrent-ils la fuite et l’affrontement public au dialogue et à la recherche de solutions amiables ?
L’incident rappelle une sagesse populaire souvent citée en Centrafrique : “Deux montagnes ne se rencontrent jamais, mais deux personnes finiront toujours par se croiser dans les rues de Bangui”. Cette vérité s’est vérifiée ce mardi à Walingba. Malgré tous ses efforts pour éviter sa créancière, l’homme s’est retrouvé face à elle et, pire encore, dans une situation bien plus compliquée qu’un simple remboursement.
Au lieu de régler discrètement sa dette, voilà cet homme avec un véhicule accidenté, des frais de réparation en perspective, une procédure policière sur le dos et, probablement, toujours sa dette initiale à honorer. Sans compter l’humiliation publique d’avoir fini sa course dans un caniveau sous les yeux de tout le quartier. La honte!
Cette affaire confirme la solidarité spontanée qui existe parfois dans les rues de Bangui. Les autres conducteurs de taxi-moto qui ont rejoint la poursuite l’ont fait par solidarité avec la femme lésée, estimant sans doute qu’elle avait raison de réclamer son dû.
L’histoire se termine au commissariat, où les deux parties devront s’expliquer devant les autorités. Cette médiation forcée aurait pu avoir lieu bien avant, dans le calme et la dignité, si l’homme avait accepté le dialogue dès le départ.
Au final, cette course-poursuite dans les rues de Walingba enseigne une leçon simple : fuir ses responsabilités ne les fait pas disparaître. Au contraire, cette stratégie de l’autruche ne fait généralement qu’aggraver les problèmes et multiplier les complications. Une dette qui aurait pu se régler par un échelonnement de paiement s’est transformée en accident de voiture et en affaire de police.
Alors que l’Autorité nationale des Élections (ANE) prétend avoir publié les listes électorales définitives, un constat d’huissier prouve qu’aucune liste n’est affichée dans le pays, y compris dans les mairies de Bangui.
En effet, à ce jour, une question directe s’impose au président Touadéra alias Baba Kongoboro : quelle élection veux-tu vraiment organiser en décembre prochain ? Cette interrogation devient indispensable après la découverte d’un mensonge grossier de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) concernant la publication des listes électorales définitives.
Le 21 août 2025, le président de l’ANE avait solennellement déclaré sur la radioNdèkè -Luka que les listes électorales définitives seraient affichées le 23 août dans tous les bureaux de vote. Cette annonce officielle avait été largement relayée et constituait un jalon important dans le calendrier électoral pour les Élections générales groupées prévues en décembre 2025.
Mais la réalité du terrain raconte une histoire complètement différente. Un constat d’huissier réalisé le 19 septembre 2025 par Maître Daniel Apatio, mandaté par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), démontre de manière irréfutable que cette déclaration était un pur mensonge.
L’huissier a méthodiquement visité toutes les circonscriptions électorales de Bangui : les mairies du 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e arrondissements, ainsi que celles de Bégoua et Bimbo. Le constat est clair : “Aucune liste électorale définitive n’est affichée” nulle part. Pire encore, “toutes les personnes rencontrées dans les différents établissements municipaux ont déclaré à l’unanimité que les listes électorales définitives ne sont pas encore publiées”.
Cette situation pousse désormais les centrafricains à s’interroger sur les véritables intentions du président Touadéra alias Baba Kongoboro. Si son gouvernement ment aussi ouvertement sur des obligations légales aussi basiques que l’affichage des listes électorales, que cache cette comédie pathétique ? Cette manipulation démontre soit une incompétence totale de l’ANE, soit une stratégie délibérée pour organiser une parodie d’élection.
L’article 19 du code électoral est pourtant clair : “les listes électorales font l’objet d’un affichage public pour être consultées par tout intéressé”. Cette disposition vise à permettre aux citoyens de vérifier leur inscription et de contester d’éventuelles erreurs avant le scrutin. En violant cette obligation légale, l’ANE compromet délibérément la transparence du processus.
Monsieur le Président Touadera, cette situation interroge sur vos véritables intentions. Veux-tu organiser de vraies Élections démocratiques ou une simple mise en scène pour donner l’illusion de la démocratie ? Votre silence face à ces dysfonctionnements de l’ANE équivaut à une complicité dans cette manipulation.
La manœuvre du pouvoir devient de plus en plus claire. Au lieu d’organiser des Élections transparentes, le régime semble préférer une mascarade électorale où les règles sont violées dès le départ. Cette stratégie vise probablement à garder un contrôle total sur le processus pour s’assurer un résultat favorable.
Dans certaines mairies visitées par l’huissier, comme celles de Bimbo, du 2e et du 8e arrondissement, seules de “vieilles listes électorales provisoires” étaient présentes, certaines même “déposées au sol au fond de couloir”. Cette négligence témoigne du mépris total de l’ANE pour ses obligations légales et pour les droits des citoyens.
Monsieur Touadéra, si tu veux vraiment rester au pouvoir définitivement jusqu’à ta mort, oui, ta mort, assumes -le ouvertement au lieu de tromper tout le monde avec une pseudo-élection. Il serait plus honnête de dire clairement que vous ne voulez pas d’élections plutôt que d’organiser cette comédie qui insulte l’intelligence des Centrafricains.
Cette manipulation de l’ANE s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle total du processus électoral. De la composition des bureaux de vote à l’établissement des listes électorales, tout semble organisé pour garantir un résultat prédéterminé. Cette approche transforme les élections en simple formalité administrative.
La communauté internationale, qui finance en partie ces élections, devrait s’interroger sur la pertinence de son soutien à un processus aussi manifestement truqué. Comment peut-on continuer à cautionner financièrement une mascarade où l’institution électorale ment publiquement sur le respect des procédures légales ?
Pour les citoyens centrafricains, cette affaire confirme leurs pires craintes sur la manipulation des élections par le Président Touadera. Ils se retrouvent face à un choix cruel : participer à une mascarade électorale ou boycotter un processus vidé de sa substance démocratique.
Le constat d’huissier constitue une preuve juridique irréfutable de cette manipulation. Ce document peut être utilisé devant toutes les juridictions pour contester la régularité du processus électoral et dénoncer les violations claires du code électoral.
Monsieur le Président Touadera, cette situation te place face à tes responsabilités. Soit tu corriges immédiatement ces dysfonctionnements et garantissez un processus électoral transparent, soit tu assumes ouvertement votre volonté de maintenir le pouvoir par tous les moyens, y compris par la fraude électorale.
L’opposition centrafricaine dispose désormais d’éléments concrets pour dénoncer cette mascarade. Ce constat d’huissier devient une pièce à conviction majeure pour contester la crédibilité de tout le processus électoral et exiger des réformes profondes de l’ANE.
La question reste posée, Monsieur le Président Touadéra : quelle élection veux-tu vraiment organiser ? Une vraie consultation démocratique ou une simple mise en scène pour prolonger votre mandat ? Votre réponse à cette crise de l’ANE donnera le ton pour la suite du processus électoral et déterminera si les Centrafricains peuvent encore croire en la possibilité d’élections libres et transparentes dans leur pays.
Issène Ali, un conducteur de taxi-moto hospitalisé à l’hôpital communautaire de Bangui après une agression présumée au PK12 pose des questions sur une nouvelle méthode de braquage ou une consommation de drogue.
Une histoire spectaculaire circule depuis mardi sur les réseaux sociaux centrafricains, posant des questions sur l’émergence d’une nouvelle forme de criminalité urbaine ou sur les dangers de la consommation de drogues chez les jeunes. L’affaire concerne Issène Ali, un conducteur de taxi-moto actuellement hospitalisé à l’hôpital communautaire de Bangui dans un état critique.
Selon la version rapportée sur les réseaux sociaux, Issène Ali aurait été victime d’une tentative de braquage particulièrement sophistiquée. Des individus malveillants l’auraient pris en course pour se rendre au quartier PK12, situé à la sortie nord de la capitale. Une fois arrivés dans ce secteur, les prétendus agresseurs auraient tenté de l’étouffer en utilisant des mouchoirs imprégnés de produits toxiques.
Cette méthode, si elle se confirmait, est un début inquiétant des techniques utilisées par les criminels à Bangui. L’étouffement chimique représenterait une escalade dans la violence urbaine, passant des agressions physiques traditionnelles à l’usage de substances potentiellement létales.
Heureusement, selon cette version des faits, la tentative aurait échoué. Issène Ali aurait réussi à résister à l’agression et à prendre la fuite. Dans un état probablement confus et affaibli, il aurait parcouru la distance séparant le PK12 du croisement Marabéna dans le cinquième arrondissement, où des gendarmes étaient postés.
Les forces de l’ordre, constatant l’état de détresse du jeune homme, l’ont immédiatement transporté à l’hôpital. Cette réaction rapide des gendarmes a probablement sauvé la vie d’Issène Ali, dont l’état reste néanmoins critique selon les informations circulant sur les réseaux.
La situation d’Issène Ali touche également par sa dimension humaine. Selon les témoignages, ce jeune homme n’a pas de famille pour s’occuper de lui. Ce sont des bonnes volontés qui contribuent à l’achat de ses médicaments et à son suivi médical. Cette solidarité spontanée témoigne de l’humanité qui persiste malgré la dureté des conditions de vie à Bangui.
Les nouvelles récentes indiquent qu’Issène Ali commence progressivement à récupérer, même si son état demeure inquiétant. Cette amélioration graduelle laisse espérer une guérison complète, mais pose aussi des questions sur la nature exacte de son mal.
Car une hypothèse alternative circule, remettant en question la version du braquage. Certains se demandent si Issène Ali n’aurait pas plutôt été victime d’une overdose de Tramadol, un médicament opioïde largement détourné de son usage thérapeutique par de nombreux jeunes centrafricains.
Cette hypothèse n’est pas dénuée de fondement. Le Tramadol est devenu un fléau parmi la jeunesse centrafricaine, particulièrement chez les conducteurs de taxi-moto qui l’utilisent pour supporter la fatigue et les longues heures de travail. Ce médicament, censé traiter les douleurs modérées à sévères, provoque des effets secondaires graves quand il est consommé de manière abusive.
Les symptômes d’une intoxication au Tramadol peuvent inclure des difficultés respiratoires, des convulsions, une perte de conscience et des troubles cardiovasculaires. Ces manifestations pourraient expliquer l’état dans lequel Issène Ali a été retrouvé, sans nécessairement impliquer une agression extérieure.
L’usage détourné du Tramadol s’est répandu parmi les jeunes travailleurs informels qui cherchent à augmenter leurs performances ou à échapper temporairement aux difficultés de leur quotidien. Les conducteurs de taxi-moto, soumis à une concurrence féroce et contraints de travailler de longues heures pour gagner leur vie, constituent une population particulièrement exposée à ce type de consommation.
Cette consommation de drogues s’inscrit dans un contexte socio-économique très difficile. La crise que traverse la République centrafricaine pousse de nombreux jeunes vers des solutions de désespoir. Certains sombrent dans la drogue, d’autres se tournent vers la criminalité, cherchant tous l’argent facile qui leur permettrait d’échapper à leur condition.
L’attrait pour l’argent facile constitue effectivement un phénomène préoccupant dans le pays. La pauvreté généralisée, le manque d’opportunités économiques et l’effritement des valeurs sociales poussent certains jeunes à adopter des comportements criminels. Les braquages de taxi-moto, les vols de téléphones portables et autres délits se multiplient dans les rues de Bangui.
Ces jeunes criminels n’hésitent plus à s’attaquer à leurs propres compatriotes, volant leurs motos, leurs biens, parfois même en recourant à la violence extrême. Cette dérive traduit une perte de solidarité communautaire et une individualisation des stratégies de survie qui fragilise le tissu social dans le pays.
L’affaire d’Issène Ali, qu’elle relève du braquage ou de l’overdose, est un exemple parfait des maux qui rongent la jeunesse centrafricaine. Dans les deux cas, elle témoigne de la vulnérabilité de jeunes gens livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile.
Si c’est un braquage, il témoigne de l’innovation criminelle et de l’escalade dans la violence urbaine. Si c’est une overdose, cela montre les ravages de l’automédication sauvage et de la fuite dans les substances psychoactives.
Ouanda-Djallé : la bataille électorale s’annonce dure. Le candidat proclamé du MLPC Rodrigue Koudoufara dénonce les “comportements mafieux” de ses adversaires du MCU
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/rodrigue-koudoufara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Portrait du candidat du MLPC aux législativesdans la circonscription de Ouanda-Djallé, monsieur Rodrigue Koudoufara
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans un communiqué rendu public lundi dernier, le président de la jeunesse locale sortant de Ouanda-Djallé, et candidat aux Élections législatives sous la bannière du MLPC, monsieur Rodrigue Koudoufara critique vivement ses concurrents de la majorité présidentielle.
Rodrigue Koudoufara, président sortant de la jeunesse, et pur ressortissant de Ouanda-Djallé et candidat du parti MLPC aux Élections législatives dans cette circonscription, a publié une déclaration dans laquelle il s’en prend directement à ses adversaires politiques du MCU (Mouvement Cœurs Unis).
Dans son communiqué, le candidat de l’opposition Rodrigue Koudoufara“dégaine pour dénoncer l’acte irresponsable de Hassan Comé, ex-ministre du commerce et candidat proclamé du MCU dans la circonscription de Ouanda-Djallé, accompagné de son coéquipier le maire Chetté Ali, tous des mafieux au service de l’État.”
Et le jeune ne baisse pas les bras. Rodrigue Koudoufara, candidat du MLPC s’attaque frontalement à la gestion actuelle de ses adversaires politiques dans la localité
Rodrigue Koudoufara affirme que “dans la circonscription d’Ouanda-Djallé, nous ne refusons pas la main tendue du président de la République, mais nous refusons les comportements mafieux des responsables au sein du MCU”.
Le candidat du MLPC accuse ses adversaires de propagation de “mensonges” et considère qu’ils “pensent avoir intégré le MCU qui est le parti du pouvoir pour entasser la mémoire du président de la République avec plein de mensonges”.
Il faut le rappeler que ces accusations portent notamment sur le bilan controversé du maire en exercice selon l’opposant. Rodrigue Koudoufara déclare qu’il est “devenu maire par force de nomination d’une élite pouvoiriste au sein du gouvernement et s’est emparé du pouvoir qui ne leur est pas destiné. Il n’a rien fait au profit de la population, pour lui c’est construire son propre avenir et celui de ses enfants.”
Au-delà des attaques, le candidat interpelle directement le chef de l’État sur le choix de ses représentants. Dans sa déclaration, le candidat Rodrigue Koudoufara s’adresse directement au chef de l’État : “J’attire l’attention du président de la République auprès de ses candidats aux différentes Élections du MCU qui n’ont aucune politique constructive, mais veulent profiter du bien de la République”.
Rodrigue Koudoufara conclut en affirmant que “le MCU est déjà en marge d’échec dans la localité, le candidat est mal parti avec des mensonges”.
Cette sortie publique s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale en cours dans la circonscription d’Ouanda-Djallé, où plusieurs candidats s’affrontent pour représenter la population à l’Assemblée nationale.
un ministère mendiant, sauvé par le PNUD et la FAO
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka.jpg” data-wpel-link=”internal”>Thierry Patrick Akoloza
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que des milliards de francs CFA quittent chaque mois les caisses de l’État pour alimenter Wagner et satisfaire les exigences du Président Poutine, le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas même de quoi acheter des motos ou des ordinateurs. Résultat : ce sont encore les partenaires internationaux, PNUD, FAO et CEMAC, qui volent à son secours, offrant trois véhicules, sept motocyclettes, quelques kits de contrôle de qualité et du matériel informatique.
Dans un pays où le gouvernement se dit souverain, la moindre imprimante ou la moindre moto dépend d’une dotation étrangère. L’État centrafricain, incapable de financer son administration, se contente de tendre la main, pendant que les contribuables voient les ressources publiques englouties dans la sécurité privée russe.
Lucien Toulou, représentant du PNUD, a justifié ce geste en rappelant que son institution soutient depuis plusieurs années le ministère du Commerce, notamment pour le guichet unique. Mais derrière les mots diplomatiques, la réalité saute aux yeux : sans l’aide extérieure, ce ministère n’aurait pas même les moyens de contrôler un marché de quartier Boeing.
La FAO, de son côté, insiste sur la sécurité alimentaire. Ses représentants rappellent que contrôler la qualité des denrées est essentiel pour protéger la population. Mais comment parler de sécurité alimentaire quand les autorités centrafricaines n’ont pas été capables, depuis des années, d’équiper un service pourtant vital ?
Ces dons deviennent la norme, transformant l’administration centrafricaine en assistée permanente. Loin d’incarner une Politique économique nationale, les ministères survivent sous perfusion internationale, au gré de la générosité des partenaires. Pendant ce temps, le pouvoir concentre ses priorités ailleurs : payer Wagner, sécuriser le régime, et non pas les marchés ou la santé des centrafricains.
À quoi sert donc un État qui ne peut fournir ni stylos, ni motos, ni kits de contrôle à ses propres fonctionnaires, mais qui trouve des milliards pour financer des mercenaires ? La question reste entière.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un village situé à 15 kilomètres de Bouca a été attaqué par des éleveurs peuls armés en représailles au meurtre d’un des leurs, faisant un mort et plusieurs blessés.
La préfecture de l’Ouham-Fafa connaît une nouvelle flambée de violences intercommunautaires. À quinze kilomètres de Bouca, un village a été la cible d’une attaque de représailles menée par des éleveurs peuls armés, faisant une victime parmi les habitants. Cet incident s’inscrit dans un cycle de violences qui perdure depuis près d’une décennie dans cette région.
Selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC, les faits ont débuté lorsque des jeunes du village ont tué un éleveur peul. Les circonstances exactes de ce meurtre restent floues, mais cette mort a immédiatement déclenché une riposte organisée. Les éleveurs peuls, bien armés, se sont regroupés et ont lancé une attaque contre le village responsable de la mort de leur compatriote.
L’assaut a été mené avec une détermination particulière. Les éleveurs ont pénétré dans le village et ont tué une personne en guise de vengeance pour leur compatriote décédé. Cette logique du “œil pour œil, dent pour dent” s’est imposée comme la règle dans cette région où les mécanismes traditionnels de règlement des conflits ont été balayés par la crise.
Cette tragédie n’a rien d’exceptionnel dans cette partie de l’Ouham-Fafa. Depuis la crise qui a secoué le pays, les tensions entre éleveurs peuls et communautés sédentaires se sont amplifiées au point de créer un climat de guerre permanente. Les jeunes des villages ont pris l’habitude d’organiser des raids contre les troupeaux peuls pour voler le bétail.
Ces vols de bœufs sont devenus une activité quasi-quotidienne dans la région. Les jeunes villageois considèrent les troupeaux peuls comme des cibles faciles pour améliorer leur quotidien économique difficile. Ils organisent des expéditions nocturnes pour capturer les animaux, n’hésitant pas à tuer les bergers qui tentent de défendre leurs biens.
De leur côté, les éleveurs peuls ont développé leurs propres stratégies de riposte. Face à ces attaques répétées, ils se sont armés et organisés pour mener des expéditions punitives contre les villages responsables de ces vols. Chaque vol de bétail déclenche une spirale de violence qui peut durer des semaines.
Cette situation de guerre larvée s’est installée progressivement au cours des dix dernières années. Ce qui était autrefois des tensions occasionnelles entre agriculteurs et éleveurs s’est transformé en conflit ouvert avec des morts régulières de part et d’autre. La région vit désormais au rythme de ces cycles de violence.
Le schéma est devenu prévisible : les jeunes villageois attaquent un campement peul, volent des bœufs et parfois tuent des bergers. En réponse, les éleveurs peuls organisent une expédition punitive contre le village impliqué, tuant des habitants en représailles. Cette logique de la vengeance s’est imposée faute de mécanismes efficaces de médiation.
La situation dans cette partie de l’Ouham-Fafa dépasse largement les capacités de gestion du gouvernement centrafricain. Les autorités locales et nationales semblent impuissantes face à cette escalade de violences intercommunautaires. Les forces de sécurité présentes dans la région ne parviennent pas à empêcher ces cycles de représailles.
Cette impuissance des pouvoirs publics encourage la justice privée et l’autodéfense. Chaque communauté développe ses propres mécanismes de protection et de riposte, créant un environnement où la loi du plus fort prévaut sur les institutions officielles.
L’Afrique ne se résume pas à une entité uniforme. Ses langues, ses traditions et ses codes sociaux façonnent la manière dont chacun accède au divertissement. Les stratégies qui trouvent un écho sont celles qui embrassent cette diversité. Une vidéo inspirée de l’humour local, un contenu porté par une référence culturelle partagée ou encore la présence d’influenceurs régionaux suffisent parfois à créer un lien fort avec le public.
Dans plusieurs pays, musique et sport servent de portes d’entrée naturelles vers les plateformes numériques. Au Nigeria comme en Afrique du Sud, les artistes de la scène urbaine se sont imposés en ambassadeurs des services de streaming et des espaces interactifs. Les jeux d’argent en ligne suivent la même logique, mais avec des attentes particulières. Pour capter l’intérêt, certains opérateurs conçoivent des offres de casino en ligne bonus en y intégrant des codes visuels ou des récits familiers, ce qui rend l’expérience plus proche et plus engageante.
Cette adaptation culturelle ne se limite pas aux mots choisis. Elle implique de saisir les sensibilités collectives, de respecter les tabous et de tenir compte des pratiques dominantes, tout en demeurant conforme à des cadres réglementaires qui évoluent rapidement.
Comprendre les infrastructures numériques inégales
Un autre paramètre crucial reste l’accès au numérique, très variable d’un pays à l’autre, voire d’une ville à l’autre au sein d’un même territoire. La qualité de la connexion, le coût des données mobiles, la disponibilité des smartphones n’évoluent pas de manière uniforme.
Dans certains bassins urbains comme Dakar, Accra ou Nairobi, le haut débit favorise le streaming haute définition et les expériences de jeu immersives. En revanche, dans de nombreuses zones rurales, l’utilisateur type dispose d’une connexion intermittente et d’un smartphone d’entrée de gamme. Dans ce contexte, les entreprises de divertissement numérique doivent concevoir des produits allégés, fonctionnels en mode hors ligne partiel, et compatibles avec des appareils modestes.
De ce point de vue, les expériences positives dépendent énormément de la dimension technique des campagnes de marketing. Un message attrayant mais trop lourd à charger ou peu lisible sur les écrans miniatures échouera, indépendamment de son contenu. Le marketing devient ici un exercice de précision technique autant que de pertinence culturelle.
L’influence des valeurs sociales sur les choix de contenu
La valeur attribuée au contenu de divertissement varie selon les normes sociales en vigueur. Dans certains environnements conservateurs, les plateformes doivent ajuster les visuels, les scénarios et même les partenaires associés à leurs campagnes pour respecter les sensibilités locales.
À titre d’exemple, les segments familiaux sont prisés dans plusieurs pays de la région subsaharienne, où le visionnage collectif reste une pratique courante. Les messages centrés sur le plaisir partagé ou la retransmission d’événements sportifs en groupe trouvent donc plus facilement leur écho. À l’opposé, des contenus jugés trop individualistes ou provocateurs peuvent rencontrer une forte résistance, notamment s’ils ne s’alignent pas avec les codes moraux ou religieux dominants.
Les professionnels du marketing doivent aussi appréhender les rôles sociaux attribués aux hommes et aux femmes dans les différentes sociétés. Une campagne valorisant un mode de vie perçu comme dissonant dans un contexte donné peut être immédiatement rejetée, non pour des raisons techniques, mais pour inadéquation culturelle profonde.
Les tendances numériques spécifiques influencent l’engagement
Les outils numériques utilisés pour accéder au divertissement en ligne révèlent des habitudes propres à l’écosystème africain. L’utilisation prépondérante des applications de messagerie comme canal de diffusion de liens vers des vidéos, musiques ou jeux, est un trait typique. WhatsApp notamment, joue un rôle central dans la diffusion virale de contenus, parfois davantage que les réseaux sociaux traditionnels.
Par ailleurs, les plateformes locales montantes intègrent des logiques de personnalisation dynamique, fondée sur les tendances observées chez les jeunes citadins. Il peut s’agir de formats courts inspirés de l’usage intensif de TikTok ou d’interfaces simplifiées privilégiant l’audio au visuel, surtout dans les marchés où la bande passante reste une contrainte majeure.
Pour séduire ces audiences, les campagnes de marketing s’appuient sur des mécaniques participatives, sondages, concours, collaborations avec micro-influenceurs, renforçant le sentiment de proximité. L’interaction devient ainsi plus qu’un levier technique : elle traduit une reconnaissance explicite de l’utilisateur dans sa spécificité sociale et culturelle.
Répondre aux attentes économiques de la population
Enfin, la dimension économique pèse fortement sur la relation entre les Africains et le divertissement numérique. Dans un contexte où le pouvoir d’achat reste limité pour une bonne part de la population, la gratuité ou le faible coût d’usage constituent une condition d’accès essentielle.
De nombreuses plateformes ont ainsi adopté des modèles dits “freemium”, dans lesquels une partie du contenu est gratuite, associée éventuellement à de la publicité ou à des bonus in-app. D’autres investissent dans des partenariats avec les opérateurs mobiles pour proposer des forfaits data spécifiques aux services de divertissement.
Le positionnement tarifaire des offres promotionnelles, qu’il s’agisse de streaming, de jeux, ou d’interactivité sociale, doit être ajusté en fonction des réalités locales. Ignorer cet aspect expose les campagnes à un désintérêt immédiat. En ce sens, le marketing efficace ne peut être dissocié d’une lecture claire des aspirations économiques des publics visés.
L’adaptation ne se limite donc pas à séduire plus : elle est souvent la seule voie d’accès aux marchés africains du divertissement en ligne. En conjuguant observance des réalités locales et innovation technologique, les marques peuvent non seulement mieux capter l’attention, mais aussi bâtir une relation forte avec des utilisateurs en quête de contenus qui leur ressemblent.
Centrafrique : le ministre Maxime Balalou pris en flagrant délit de vol
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/don-vol-maxime-balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le don du ministre Maxime Balalou, un bien public volé à l’ENERCA
Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, a été pris en flagrant délit de vol après avoir détourné un lampadaire solaire appartenant à Énerca, l’entreprise publique d’électricité. L’objet du délit, un bien public, a été installé devant le modeste siège du MCU loué dans le deuxième arrondissement de Bangui, avec une plaque proclamant « Don de votre frère Maxime Balalou ». Un acte qui pousse à s’interroger sur l’impunité des responsables politiques en République centrafricaine.
L’affaire est d’autant plus choquante que le lampadaire, propriété de l’État, a été démonté et déplacé sans aucune autorisation. Au lieu d’éclairer les rues de Bangui, il orne désormais l’entrée d’un bâtiment modeste, siège du parti politique MCU. La plaque apposée sur le mât, « Don de votre frère Maxime Balalou », est une tentative grossière de transformer un vol pur et simple en un geste de générosité.
Les habitants de Bangui n’ont pas manqué de réagir. « C’est un scandale ! Un ministre qui vole un bien public et qui ose l’afficher comme un don, c’est du jamais vu dans notre histoire en Centrafrique ! », s’indigne un habitant du quartier Sango. « On nous parle de développement, mais pendant ce temps, nos infrastructures sont pillées par ceux qui devraient nous protéger », ajoute un autre. Ces témoignages montre clairement la colère d’une population déjà éprouvée par des années de corruption et de mauvaise gouvernance instaurées par le Président criminel Baba Kongoboro Faustin -Archange Touadera.
N’oubliez pas également que Maxime Balalou n’en est pas à son premier fait d’armes. Ancien détenu, il est souvent cité dans des affaires de détournement et de corruption. « Son cousin est un grand voleur, le neveu a repris les habitudes de l’oncle », explique un ex-député du septième arrondissement. « Balalou a toujours agi comme si les lois ne s’appliquaient pas à lui. Ce lampadaire n’est qu’un exemple parmi d’autres ».
Son passage en prison n’a visiblement pas suffi à le dissuader de réitérer. « Un ministre qui vole, c’est un ministre qui trahit la confiance du peuple », déclare un membre de la société civile interrogé par la rédaction du CNC. « Comment peut-on faire confiance à un gouvernement dont les représentants se comportent comme des grands bandits ? ».
Rappelons que ce lampadaire volé est bien plus qu’un simple objet : il est devenu l’exemple parfait d’une impunité généralisée. En République centrafricaine, les cas de corruption et de détournement de biens publics sont légion, mais rarement un responsable osait afficher son méfait avec une telle arrogance.
ENERCA, l’entreprise publique d’électricité, est régulièrement victime de pillages et de sabotage des membres du gouvernement. « Nos infrastructures sont constamment vandalisées ou détournées par des individus qui devraient pourtant les protéger », déplore un cadre de l’entreprise. « Dans ce cas précis, c’est un ministre qui est impliqué. Cela en dit long sur l’état de notre pays ».
Selon le code pénal centrafricain, le vol de biens publics est passible de peines sévères, allant jusqu’à la prison ferme. Pourtant, dans les faits, les responsables politiques bénéficient souvent d’une immunité de fait. « La justice est aux abonnés absents », dénonce un avocat. « Quand un ministre commet un délit, il est rare que des poursuites soient engagées contre lui ».
Dans le cas de Maxime Balalou, la question se pose : la justice osera-t-elle agir, ou ce lampadaire restera-t-il le symbole d’une impunité bien installée ?
L’installation de ce lampadaire devant le siège du MCU est perçue comme une provocation. « Ils nous prennent pour des idiots », s’exclame un jeune activiste de la société civile centrafricaine. « Non seulement ils volent, mais en plus ils nous narguent en affichant leur forfait ».
La population attend désormais une réaction des autorités. « Si rien n’est fait, cela voudra dire que la loi ne s’applique pas aux puissants », prévient un habitant. « Et dans ce cas, à quoi bon voter ? À quoi bon croire en un État de droit ? .»
L’affaire Maxime Balalou est un test pour la justice centrafricaine. Si le ministre s’en sort sans conséquences, cela enverra un message clair : en République centrafricaine, on peut voler en toute impunité, surtout si on est bien placé.
Ce lampadaire, détourné et rebaptisé « don », est bien plus qu’un simple objet. Il est le symbole d’un système où les responsables politiques se comportent en seigneurs féodaux, confisquant les ressources de l’État pour leur profit personnel.
La balle est désormais dans le camp de la justice. Agira-t-elle, ou laissera-t-elle Maxime Balalou s’en tirer une fois de plus ?
Mégacité, mégapole, méga-université : trois ans après les “méga-promesses” de Touadera, que reste-t-il ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Mégacité, mégapole, méga-université : trois ans après les "méga-promesses" de Touadera, que reste-t-il ?” width=”450″ height=”253″ />Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
En 2022, le régime annonçait des projets pharaoniques de mégacité, mégapole, méga-université à 42 milliards de dollars. Bilan : un échec retentissant après 3 ans.
Trois années se sont écoulées depuis que Faustin-Archange Touadera et son ministre conseiller Pascal Binda Koyagbélé ont bombardé les Centrafricains de “méga-projets” censés transformer radicalement le pays. Mégacité de Bangui, mégapole moderne, méga-université, Silicon Valley africaine : les superlatifs pleuvaient dans les déclarations officielles. Aujourd’hui, ces “méga-promesses” se sont muées en méga-fiasco.
La transformation de Bangui en mégapole était présentée comme le joyau du programme présidentiel. Autoroutes, tramways, zones industrielles ultramodernes :tout était planifié sur le papier. Sur le terrain, les routes demeurent impraticables et aucune infrastructure nouvelle n’a vu le jour. La capitale centrafricaine reste enlisée dans ses problèmes d’équipement de base.
La fameuse “Silicon Valley” centrafricaine devait naître à quelques kilomètres de Bangui. Ce village de l’innovation était censé attirer les investisseurs internationaux et placer la Centrafrique sur la carte mondiale de la technologie. Aucun terrain n’a été aménagé, aucun bâtiment construit. Cette Silicon Valley n’existe que dans l’imagination de ses concepteurs.
Le projet de méga-université, vitrine du renouveau éducatif, a connu le même sort. L’université de Bangui continue de végéter sans investissement significatif, ses infrastructures se délabrent et les étudiants désertent faute de perspectives. La méga-université promise s’est volatilisée avec les autres chimères du régime.
Parallèlement à ces méga-projets urbains, Koyagbélé avait annoncé la création de banques sectorielles révolutionnaires. La Tourougou Banque pour l’armée devait moderniser la gestion des soldes militaires. Les soldats en province continuent pourtant de parcourir des centaines de kilomètres pour percevoir leurs salaires ou dépendent d’Orange Money.
La Wali Banque agricole était présentée comme l’outil de transformation du secteur rural. Le coton centrafricain reste en ruine et les producteurs se débrouillent sans aide étatique. Cette banque spécialisée n’a jamais ouvert ses portes.
La Masséka Banque pour la jeunesse devait financer l’entrepreneuriat des jeunes. Cette population demeure marginalisée, contrainte à l’exode ou à la débrouillardise. Aucun crédit jeune n’a été distribué par cette institution fantôme.
L’ensemble de ces projets était chiffré à 42 milliards de dollars, une somme astronomique pour un pays classé parmi les plus pauvres au monde. Où sont passés ces fonds ? Comment expliquer l’abandon total de programmes présentés comme prioritaires ? Le silence des autorités nourrit toutes les suspicions.
L’écart béant entre les annonces tonitruantes et la réalité pose des questions sur la gouvernance du pays….
Vakaga : L’ex-préfète Denise Madina Duekoe dénonce l’hypocrisie du gouvernement face aux incursions des bandits soudanaiss sur le territoire national
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/denise-madina-duekoe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Denise Madina Duekoe, l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis la France où elle réside, l’ancienne préfète de l’Ombella-Mpoko Denise Madina Duekoe questionne le récent communiqué du ministère de la Défense et dénonce au passage l’inaction du gouvernement centrafricain face aux violences dans la Vakaga depuis plusieurs mois.
Le communiqué publié par le ministère centrafricain de la Défense sur les incidents de la Vakaga a provoqué une réaction inattendue. Denise Madina Duekoe, ancienne préfète de l’Ombella-Mpoko actuellement en séjour en France, a décidé de rompre son silence pour critiquer vertement la position du gouvernement. Contactée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, elle n’a pas mâché ses mots.
L’ancienne préfète commence par s’interroger sur la portée réelle de ce communiqué officiel. Selon elle, si ce document s’adresse uniquement aux populations de Bangui et ses environs, ou s’il concerne l’ensemble du territoire national. Car pour Denise Madina Duekoe , ce que raconte le communiqué ne correspond absolument pas à la réalité vécue par les populations de la Vakaga.
Son questionnement porte particulièrement sur l’appel à la vigilance lancé par le ministère de la Défense. Le communiqué demande aux populations de dénoncer toute activité suspecte aux autorités. Mais l’ex-préfète Denise Madina Duekoe se demande de quelle population il s’agit exactement. S’adresse-t-il uniquement aux habitants de la capitale ou à tous les Centrafricains ?
Cette question n’est pas rhétorique pour Denise Madina Duekoe. Ressortissante de la Vakaga, née à Birao, chef-lieu de ladite préfecture, , elle connaît intimement la situation de sa région d’origine. Et selon elle, les populations de cette préfecture appellent à l’aide depuis plus d’un an sans que le gouvernement ne réagisse. Elles dénoncent régulièrement les incursions de bandits soudanais sur le territoire centrafricain qui commettent crimes et massacres, faisant des dizaines de morts.
“La population crie sans que le gouvernement réagisse”, déclare-t-elle avec amertume. Ces cris d’alarme ne datent pas d’hier. Depuis des années, les habitants de la Vakaga signalent les agissements de malfaiteurs soudanais qui franchissent la frontière pour braquer, tuer et repartir chez eux. Mais ces dénonciations répétées sont restées lettre morte.
L’ex-préfète Denise Madina Duekoe souligne l’ironie de la situation actuelle. Alors que le gouvernement appelle maintenant à la vigilance, les populations de la Vakaga pratiquent cette vigilance depuis des années, en vain. Le récent incident impliquant les Mercenaires russes qui ont tué des éleveurs arabes soudanais a déclenché des représailles qui frappent directement les civils centrafricains.
Denise Madina Duekoe ne comprend pas cette logique gouvernementale. Les mercenaires russes sont partis tuer des éleveurs qui marchaient tranquillement sur la route, puis sont repartis à leur base. Maintenant, ce sont les populations civiles qui subissent les conséquences de cet acte à travers les attaques de représailles soudanaises. Plusieurs villages autour d’Amdafock vivent dans la terreur, contraints de se déplacer pour échapper aux violences.
Cette situation interpelle profondément l’ancienne responsable administrative. Elle se demande si envoyer des mercenaires russes qui commettent des dégâts avant de laisser les populations face aux conséquences constitue vraiment une stratégie de protection des civils centrafricains. Pour elle, cette approche aggrave la situation au lieu de l’apaiser.
L’ex-préfète Denise Madina Duekoe fait également référence aux déclarations récentes du gouverneur de la région qui qualifiait les problèmes frontaliers de “question internationale”. Cette caractérisation la laisse perplexe. Comment peut-on internationaliser des problèmes qui se règlent quotidiennement sur le territoire national et affectent directement les citoyens centrafricains ?
Denise Madina Duekoe tient à préciser qu’elle n’a de problème personnel avec personne au gouvernement. Son intervention se base uniquement sur son observation de la réalité du terrain et sa connaissance intime de la région. En tant que fille de la Vakaga, elle se dit choquée par ce qui se passe dans sa région natale depuis des mois, sans réaction gouvernementale appropriée.
Son analyse porte sur l’efficacité réelle des mesures sécuritaires prises par le gouvernement. Au lieu de sécuriser effectivement les populations, l’envoi de mercenaires russes qui agissent puis disparaissent semble créer plus de problèmes qu’il n’en résout. Cette stratégie transforme les populations civiles en cibles de représailles pour des actes qu’elles n’ont pas commis.
L’ancienne préfète Denise Madina Duekoe pointe du doigt l’écart entre la communication officielle et la réalité vécue par les populations frontalières. Pendant que Bangui publie des communiqués rassurants sur les “opérations réussies” des forces de sécurité, les habitants de la Vakaga fuient leurs villages sous les attaques de représailles.
Le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbélé quitte Obo pour Bangui ce mardi 22 septembre 2025 tout en demandant le retour des mercenaires russes cette semaine, semant l’inquiétude parmi la population à Obo.
La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, vit des moments d’intense inquiétude depuis que son préfet, Léonard Mbélé, un colonel de l’armée nationale, a fait appel aux mercenaires russes pour qu’ils reviennent dans la localité. Cette demande intervient dans un contexte particulièrement peu rassurant : le préfet prévoit de quitter Obo ce mardi pour se rendre à Bangui, laissant ainsi la ville sans sa principale autorité administrative au moment même où il sollicite la présence des forces russes.
Cette coïncidence temporelle provoque de nombreuses interrogations parmi la population locale et les observateurs de la région. Pourquoi le préfet Léonard Mbélé fait-il appel aux mercenaires russes précisément au moment où il s’apprête à quitter la ville, même temporairement ? Quel objectif ces forces étrangères sont-elles censées accomplir en l’absence de l’autorité préfectorale ? Ces questions demeurent sans réponse claire, alimentant les spéculations et les craintes des habitants d’Obo.
L’inquiétude qui règne actuellement dans la ville trouve ses racines dans l’expérience récente que la région a vécue avec ces mêmes mercenaires russes. Leur dernière visite à Obo s’inscrivait dans le cadre d’une opération de désarmement des ex-miliciens Azandés qui avaient été formés et intégrés dans l’armée nationale par le gouvernement centrafricain. Ces anciens combattants avaient volontairement remis une centaine d’armes aux autorités, démontrant leur engagement dans le processus de paix réclamé par le gouvernement.
Les mercenaires russes étaient alors venus spécifiquement pour récupérer les armes qui leur appartenaient et qui avaient été stockées dans la ville. Une fois leur matériel récupéré, ils avaient démonté leurs installations, notamment leurs antennes de communication, avant de quitter définitivement Obo. Leur mission semblait alors claire et limitée dans le temps. Aujourd’hui, les raisons de leur retour programmé restent floues, ce qui alimente les inquiétudes légitimes de la population.
Les ex-miliciens Azandés, désormais intégrés dans l’armée nationale, expriment ouvertement leur opposition à un éventuel retour des mercenaires russes. Ils font référence aux événements dramatiques survenus à Zemio, où l’intervention de ces forces criminelles russes avait complètement dévasté la ville. Les destructions avaient été si importantes que la quasi-totalité de la population avait été contrainte de fuir vers la République démocratique du Congo voisine pour échapper aux violences.
L’exemple de Zemio hante les esprits à Obo. Les ex-miliciens intégrés affirment qu’ils ne laisseront pas se reproduire les mêmes exactions dans leur ville. Cette détermination s’explique notamment par les difficultés géographiques que représenterait un éventuel exode pour les habitants d’Obo. Contrairement à Zemio, où la frontière congolaise se trouve à seulement une dizaine de kilomètres, la situation géographique d’Obo complique considérablement toute fuite vers un pays voisin.
Pour atteindre la République démocratique du Congo depuis Obo, les habitants devraient d’abord se diriger vers Bambouti, puis rejoindre le village de Libwa. De ce point, il faudrait encore parcourir 25 kilomètres pour atteindre la frontière. Mais l’épreuve ne s’arrêterait pas là : une fois la frontière franchie, les réfugiés devraient encore marcher 50 kilomètres supplémentaires pour trouver un lieu sûr. Cette distance totale de près de 75 kilomètres à pied depuis Libwa, dans des conditions précaires et potentiellement dangereuses, représente un défi insurmontable pour de nombreuses familles, en particulier celles avec des enfants en bas âge ou des personnes âgées.
Cette réalité géographique transforme Obo en une sorte de piège pour sa population en cas de troubles. Les habitants se retrouveraient dans l’impossibilité pratique de fuir, ce qui explique leur détermination à ne pas tolérer de nouveaux désordres. Cette situation particulière renforce l’opposition des ex-miliciens intégrés, qui considèrent qu’ils n’ont d’autre choix que de défendre leur ville.
L’inquiétude des habitants d’Obo se nourrit également d’événements récents survenus dans la région. Il y a quelques jours, à Mboki, ville située à une centaine de kilomètres d’Obo, les mercenaires russes ont enlevé un père de famille sous prétexte qu’il pourrait les guider vers des positions de miliciens Azandés présumés être présents autour de la ville. Cette accusation semble totalement fausse, car rien n’indique que cet homme ait eu des liens avec d’éventuels groupes armés.
Le sort de ce père de famille kidnappé demeure inconnu. Son enlèvement illégal montre les méthodes criminelle employées par les mercenaires russes et leur tendance à soupçonner et maltraiter les populations civiles sans fondement réel. Cette affaire récente renforce les craintes des habitants d’Obo quant aux véritables intentions des forces russes qui pourraient revenir dans leur ville.
Le timing de l’appel du préfet Léonard Mbélé apparaît d’autant plus suspect qu’il coïncide avec son départ programmé pour Bangui. Cette simultanéité suggère soit une coordination préméditée, soit une gestion particulièrement défaillante de la situation sécuritaire locale. Dans les deux cas, cela ne rassure pas les populations qui se demandent si ces événements ne cachent pas des intentions inavouables.
La tension qui règne actuellement à Obo démontre les fractures profondes qui traversent la société centrafricaine dans ses rapports avec les forces étrangères présentes sur son territoire. D’un côté, les autorités continuent de faire appel aux mercenaires russes, de l’autre, les populations et même d’anciens combattants intégrés dans l’armée nationale expriment leur rejet de ces interventions.
Cette situation place Obo au cœur d’un dilemme sécuritaire complexe où les intérêts des différents acteurs semblent diverger. L’évolution de cette crise dans les jours à venir sera déterminante pour l’avenir de la stabilité dans cette région frontalière stratégique. Les habitants d’Obo attendent des réponses claires sur les véritables motivations du retour programmé des mercenaires russes et sur les garanties qui leur seront offertes pour préserver leur sécurité et leurs biens.
Vakaga : panique générale, Exode massif des populations, des villages entiers vidés entre Birao et Amdafock
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-amdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les déplacés d’Amdafock se regroupant devant la base de la Minusca dans la ville. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les conséquences de l’attaque des Mercenaires russes contre les éleveurs arabes soudanais continuent de se faire sentir dans la Vakaga avec l’exode massif des populations de la quasi-totalité des villages situés entre Birao et Amdafock vers des zones de refuges.
La situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga a atteint un niveau d’urgence humanitaire très grave. Les conséquences de l’attaque menée par les Mercenaires russes contre des éleveurs soudanais continuent de se répercuter sur les populations civiles, provoquant un exode massif qui vide littéralement des villages entiers de leurs habitants.
Entre Birao et Amdafock, axe stratégique menant à la frontière soudanaise, la désolation règne. Sur tout ce trajet, seul le village de Matala conserve encore une présence humaine significative. Cette localité est devenue un point de regroupement pour des milliers de déplacés internes qui ont fui leurs villages d’origine sous la menace des représailles soudanaises.
La situation à Matala témoigne de l’ampleur du drame humanitaire en cours. Ce village accueille aujourd’hui non seulement ses habitants d’origine, mais aussi les populations déplacées de Ganaï, Gafargada et Amkouroumaï. Ces communautés, contraintes d’abandonner leurs foyers, leurs cultures et leurs moyens de subsistance, se sont concentrées dans cette zone qu’elles espèrent plus sûre.
À Amkouroumaï, la situation présente une particularité tragique. Seuls les jeunes hommes sont restés dans le village, probablement pour monter la garde et protéger les biens laissés derrière. Les femmes, les enfants et les personnes âgées ont été évacués vers des zones plus sûres. Cette séparation forcée des familles ajoute une dimension douloureuse à cette crise humanitaire.
Le village d’Amsisia a connu un sort particulièrement dramatique. Tous ses habitants ont abandonné leurs maisons pour traverser la rivière et se réfugier sur les hauteurs d’une colline appelée Adjafatna. Cette fuite vers les reliefs témoigne du degré de terreur qui s’est emparé des populations. Amsisia est aujourd’hui complètement désert, ses rues vides résonnant du silence de l’abandon.
Guila et Angori ont subi le même sort. Ces deux villages, autrefois animés par la vie quotidienne de leurs communautés, sont aujourd’hui totalement vidés. Leurs habitants ont pris la fuite, emportant avec eux le strict minimum et abandonnant derrière eux le fruit de générations de labeur.
Même les communautés arabes présentes dans la région n’ont pas échappé à cette vague de terreur. Ces populations, pourtant habituées aux mouvements transfrontaliers, ont préféré quitter définitivement leurs villages centrafricains pour retourner au Soudan. Leur départ témoigne de la gravité de la situation et de l’impossibilité perçue de coexistence pacifique dans le contexte actuel.
Cette fuite généralisée des populations arabes vers le Soudan crée un vide démographique important dans une région où ces communautés jouaient un rôle économique non négligeable, notamment dans l’élevage et le commerce transfrontalier. Leur absence risque de perturber durablement l’équilibre économique local.
L’ampleur de cet exode dépasse tout ce que la région avait connu jusqu’alors. Même durant les périodes les plus troubles de l’histoire récente du pays, les populations n’avaient jamais fui massivement leurs terres ancestrales avec une telle unanimité. Cette situation témoigne de l’intensité de la peur qui s’est emparée des habitants.
Les villages désertés présentent aujourd’hui un spectacle désolant. Maisons abandonnées, champs laissés à l’abandon, écoles fermées, marchés vides : toute la vie économique et sociale de ces communautés s’est arrêtée du jour au lendemain. Cette paralysie brutale aura des conséquences durables sur le développement de la région.
La concentration de milliers de déplacés à Matala pose également des défis logistiques considérables. Ce village, pas plus préparé que les autres à accueillir une telle affluence, risque de voir ses maigres ressources rapidement épuisées. L’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé devient problématique quand la population d’une localité est multipliée par plusieurs unités en quelques jours.
Cette crise humanitaire s’inscrit dans la continuité directe de l’action des mercenaires russes du 16 septembre. Leur attaque contre des éleveurs soudanais, suivie de leur retrait immédiat vers Birao, a laissé les populations civiles face aux conséquences de leurs actes. Les représailles soudanaises qui ont suivi ont créé un climat de terreur qui pousse aujourd’hui des communautés entières à l’exil.
La situation actuelle dans la Vakaga montre l’échec total de la stratégie sécuritaire basée sur l’emploi de mercenaires étrangers. Au lieu de protéger les populations, cette approche les a exposées à des dangers encore plus grands. Les villages vidés entre Birao et Amdafock témoignent du prix payé par les civils pour les actions incontrôlées de forces qui échappent à tout contrôle gouvernemental.
Cette catastrophe humanitaire interpelle également sur la capacité du gouvernement centrafricain à porter secours à ses propres citoyens. Pendant que des milliers de familles fuient leurs foyers dans des conditions précaires, les autorités semblent incapables de leur offrir protection ou assistance. Cette absence de l’État dans les moments les plus difficiles renforce le sentiment d’abandon des populations frontalières.
Birao : renfort des mercenaires russes arrive dans la ville 6 jours après avoir créé une crise grave à Amdafock entre les soudanais et leurs frères centrafricains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/a-laerodrome-de-Birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-arrivent-dans-la-ville.jpg” data-wpel-link=”internal”>À l’aérodrome de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à 1078 km de Bangui. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lundi 22 septembre, les mercenaires russes arrivent en hélicoptère à Birao pour intervenir dans la crise frontalière avec le Soudan qu’ils ont déclenchée en attaquant des éleveurs soudanais sur le territoire national le 16 septembre dernier.
Une situation particulièrement bouleversante se dessine dans la préfecture de la Vakaga. Les mercenaires russes qui avaient provoqué une crise humanitaire majeure dans cette région reviennent aujourd’hui en renfort pour prétendument résoudre les problèmes qu’ils ont créés. Cette manœuvre dévoile un schéma parfaitement clair de manipulation du gouvernement centrafricain.
Les renforts de mercenaires russes sont arrivés lundi après-midi à Birao par hélicoptère en provenance de la capitale. Cette arrivée intervient quelques jours seulement après que leurs collègues aient déclenché une crise majeure en attaquant des éleveurs arabes soudanais le 16 septembre dernier. Cette coïncidence temporelle n’a rien de fortuit et s’inscrit dans une logique perverse mais efficace.
Pour comprendre cette manipulation, il faut revenir sur la chronologie des événements récents. En effet, le 16 septembre, des mercenaires russes avaient quitté leur base de Birao pour se diriger vers Amdafock. En cours de route, à 25 kilomètres de leur destination, ils avaient attaqué sans provocation un groupe d’éleveurs arabes soudanais qui marchaient paisiblement au bord de la route. Cette agression avait fait quatre à cinq morts parmi les éleveurs, les survivants prenant la fuite vers le Soudan.
Cette attaque gratuite contre des civils avait immédiatement provoqué des représailles de la part de groupes soudanais. Ces derniers, persuadés que les villageois centrafricains avaient guidé les mercenaires vers les éleveurs, avaient organisé des expéditions punitives contre les populations civiles centrafricaines. Le résultat est aujourd’hui visible : un exode massif qui a vidé la quasi-totalité des villages entre Birao et Amdafock, à l’exception de Matala où se sont regroupés les déplacés.
Cette situation de chaos total dans la région frontalière offre maintenant aux mercenaires russes l’opportunité parfaite de justifier leur présence et leur importance. Ils arrivent en “sauveurs” pour résoudre une crise qu’ils ont provoquée, démontrant ainsi au gouvernement centrafricain qu’ils sont indispensables à la stabilité du pays.
Cette tactique démontre la perversité du système mis en place par les mercenaires russes. Ils créent délibérément des tensions et des troubles dans différentes régions du pays, puis se présentent comme la solution incontournable pour résoudre ces crises. Le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra tombe systématiquement dans ce piège, renforçant ainsi sa dépendance envers ces forces criminelles russes.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro semble incapable de fonctionner sans ces mercenaires russes, exactement comme ils l’ont planifié d’ailleurs d’une manière pathétique. Chaque crise qu’ils provoquent devient une nouvelle preuve de leur nécessité, créant un cercle vicieux où leur présence devient de plus en plus indispensable aux yeux des autorités centrafricaines.
Cette stratégie s’accompagne d’une violence quotidienne qui frappe aveuglément les populations civiles. Les mercenaires russes tuent régulièrement des innocents sans aucune justification. Un exemple récent dans la préfecture de la Ouaka, ou de la Kemo témoigne de cette violence gratuite. Rappelons le, un pasteur qui revenait de son champ accompagné de son fils avait aperçu des mercenaires russes arriver dans son village de Mala, près de Dékoua.
Par prudence, le pasteur avait demandé à son fils de se cacher dans la brousse. Quand les mercenaires russes sont arrivés à son niveau, ils commencent à l’interroger, il a simplement répondu qu’il revenait de son champ. Sans autre forme de procès, ils l’ont fait mettre à genoux et l’ont égorgé avant que son corps soit calciné sur place par ces mercenaires russes les plus criminels du jamais vu. Cette exécution sommaire d’un innocent montre parfaitement la mentalité de ces mercenaires russes pour qui tuer un être humain n’a pas plus d’importance que d’abattre un animal.
Cette violence gratuite s’inscrit dans une stratégie plus large de terreur destinée à maintenir les populations dans la peur. En semant la mort de manière aléatoire, les mercenaires créent un climat d’insécurité permanent qui justifie leur présence “protectrice”. Paradoxalement, ils croient devenir indispensables pour protéger les populations de la violence qu’ils exercent eux-mêmes.
Cette tactique fonctionne parfaitement avec un gouvernement qui préfère fermer les yeux sur ces exactions plutôt que de remettre en question sa dépendance envers ces forces étrangères. Le ministère de la Défense continue de publier des communiqués mensongers qui présentent les mercenaires comme des forces de sécurité légitimes, occultant complètement leur rôle dans la création des crises qu’ils prétendent résoudre.
L’arrivée de renforts à Birao confirme que cette stratégie va se poursuivre. Les mercenaires russes vont probablement mener quelques opérations spectaculaires contre des cibles soudanaises, permettant au gouvernement de clamer que la situation est sous contrôle grâce à leur intervention. Mais cette “solution” ne résoudra pas le problème de fond : la présence de ces mercenaires russes incontrôlables sur le territoire centrafricain.
Cette manipulation cynique transforme la République centrafricaine en terrain de jeu pour des mercenaires russes qui n’ont aucun respect pour la souveraineté du pays ni pour la vie de ses citoyens. Ils créent des crises, tuent des innocents, puis se présentent en sauveurs pour justifier leur présence et leurs contrats juteux.
Le gouvernement centrafricain, pris dans cette spirale de dépendance, semble incapable de se libérer de cette emprise. Chaque nouvelle crise renforce sa conviction qu’il ne peut pas se passer de ces mercenaires, alors même que ce sont eux qui génèrent l’instabilité qu’ils prétendent combattre.
Depuis plus de dix ans, la Minusca multiplie les formations et ateliers sur les droits de l’homme. Forces armées, gendarmes, policiers, magistrats et agents pénitentiaires y participent régulièrement, financés par des millions de dollars venus de New York. Pourtant, la situation sur le terrain reste inchangée : violences, enlèvements, exécutions sommaires et exactions se poursuivent dans un silence inquiétant.
À Bouca, l’année dernière, deux anciens miliciens anti-Balaka intégrés aux Forces armées centrafricaines (FACA) ont été égorgés par des mercenaires russes du groupe Wagner. Leurs têtes coupées ont été placées entre leurs jambes, une scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux par les Wagner eux-mêmes, sans qu’aucune organisation de défense des droits de l’homme n’ose réagir. Près de Bambari, sur le site minier de Ndachima, il y’a quelques jours, une dizaine de civils ont été tués par les mercenaires russes du groupe Wagner, là encore dans un silence total. Dans la ville de Zémio, des mines antipersonnel installées autour de la ville tuent et blessent, sans qu’aucun rapport officiel de la Minusca, des organisations de droits de l’homme ne dénonce ces faits.
Les ONG nationales, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et les partenaires internationaux, tous financés ou appuyés par la Minusca, restent muets. La CNDH, structure étatique largement financée par l’ONU, n’a pas émis la moindre déclaration sur ces crimes. Même constat pour les organisations spécialisées dans la protection des enfants et des femmes : malgré des cas documentés d’incarcération illégale d’enfants de 11 à 15 ans à l’UMIR, aucune prise de position publique n’a été faite par ces organisations prétendument de droits de l’homme.
La Minusca y concentre pourtant l’essentiel des moyens. Elle finance et forme toutes les structures nationale : ONG, associations, CNDH, unités spécialisées contre les violences sexuelles. Des millions de dollars sont dépensés chaque année pour ces programmes, mais l’impact réel est invisible. Les rapports sont rares, les dénonciations inexistantes, et la population reste livrée à l’arbitraire des forces de sécurité et des mercenaires russes.
Le climat de peur contribue à ce silence. Wagner et ses alliés imposent une terreur qui réduit au silence les organisations nationales. Parler de ces crimes peut signifier une disparition forcée, des passages à tabac, ou des accusations fabriquées de tentative de coup d’État. La disparition d’Armel Sayo, enlevé par des forces russes début juillet 2025, souligne ce mécanisme de peur et d’impunité. Aucune organisation de défense des droits humains n’a exigé d’enquête indépendante, malgré les preuves accumulées.
En dix ans, la Minusca a dépensé des sommes colossales pour ces formations. Mais à quoi servent-elles si les violations continuent, si les victimes ne sont pas protégées et si les coupables ne sont jamais inquiétés ? Les atrocités de Bouca, Ndachima ou Zémio, bien que c’est quelques uns parmi un océan des cas, ne figurent dans aucun communiqué officiel. Les ONG et la CNDH, financées par l’ONU, se contentent d’assister à des ateliers et de produire des rapports internes sans conséquences. Le système semble conçu pour justifier des budgets à New York plutôt que pour défendre les droits fondamentaux des Centrafricains.
Touadéra choisit la ville de Paoua pour lancer l’année scolaire 2025 – 2026 : spectacle électoral à deux mois des élections
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lycee-moderne-de-Paoua-dans-la-Lim-Pene-a-louest-nord-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lycee-moderne-de-Paoua-dans-la-Lim-Pene-a-louest-nord-de-la-RCA-450×197.jpg” alt=”Touadéra choisit la ville de Paoua pour lancer l’année scolaire 2025 – 2026 : spectacle électoral à deux mois des élections” width=”450″ height=”197″ />Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro programme son show éducatif pour le 6 octobre dans une ville où les écoles manquent de tout, mais où les caméras captureront parfaitement son message de campagne.
Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a trouvé son nouveau décor électoral : Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, accueillera le 6 octobre prochain le lancement solennel de l’année scolaire 2025-2026. Cette ville du nord-ouest, choisie pour sa capacité à incarner les “défis et espoirs” de l’éducation rurale selon la communication officielle, servira de toile de fond à un événement qui tombe à point nommé : quatre mois exactement avant les élections de décembre.
L’école préfectorale Mixte 1 de Paoua va vivre sa grande journée médiatique. Les autorités ont choisi ce site avec soin, non pas pour sa modernité ou ses équipements exemplaires, mais pour son potentiel symbolique. Une école de brousse qui permettra au président de jouer la carte de la proximité avec les “vraies difficultés” de l’éducation centrafricaine, tout en évitant soigneusement de montrer l’état réel des infrastructures scolaires du pays.
Le Conseil des ministres du 4 septembre a validé cette opération de communication sous une thématique qui sonne comme un slogan de campagne : “Renforcer les connaissances fondamentales à travers la lecture, l’écriture et le calcul pour la réussite de nos élèves”. Derrière cette formule convenue se cache une réalité que le président préfère occulter : des milliers d’élèves centrafricains peinent encore à accéder à ces fameux “fondamentaux” faute d’écoles, de professeurs ou de matériel pédagogique.
Bruno Yapandé, ministre de l’administration du territoire, a présenté le dossier en remplacement du ministre de l’Éducation nationale. Ce changement d’interlocuteur en dit long sur la nature politique de l’événement : quand l’éducation devient un enjeu électoral.
La mise en scène promet d’être grandiose. Le président compte mobiliser “l’ensemble des corps constitués de l’État”, la “communauté éducative dans son entièreté” et les “partenaires techniques et financiers”. Cette armada de personnalités officielles débarquera à Paoua pour une journée, le temps de quelques discours et photos de groupe, avant de repartir vers Bangui en laissant l’école locale retrouver sa routine quotidienne faite de manques et d’improvisation.
Le gouvernement se gargarise également des “enseignants intégrés dans la fonction publique” en 2024-2025, chiffre qui fait mouche dans les statistiques mais qui cache mal les réalités du terrain.
L’événement s’inscrit dans ce que les autorités appellent pompeusement la “stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique”. Cette référence aux grands engagements internationaux permet au gouvernement centrafricain de donner une dimension continentale à sa communication, alors que les problèmes restent dramatiquement locaux : classes surpeuplées, absence de manuels scolaires, infrastructures délabrées, enseignants non payés pendant des mois.
Le timing de cette cérémonie interpelle. Organiser un grand show éducatif quatre mois avant des élections relève d’un calcul politique évident. Touadéra mise sur l’éducation pour redorer son blason auprès d’un électorat qui n’a pas oublié les promesses non tenues des mandats précédents. Cette stratégie de communication intensive dans un secteur sensible vise à créer une dynamique positive avant les échéances électorales.
Le choix de Paoua n’est pas innocent non plus. Cette ville du nord-ouest permet au président de montrer qu’il s’intéresse aux régions périphériques, souvent oubliées par le pouvoir central. Mais ce déplacement présidentiel ne changera rien à la situation éducative locale une fois les caméras parties. Les élèves de Paoua retourneront à leurs difficultés quotidiennes, et le président à ses préoccupations électorales.
Cette opération de communication coûtera cher aux finances publiques. Transport du président et de sa délégation, sécurisation du site, organisation logistique, frais de protocole : la facture de cette journée de propagande électorale pourrait financer l’équipement de plusieurs écoles rurales. Mais l’investissement en vaut la chandelle pour un président en campagne.
L’ironie de la situation saute aux yeux : un chef d’État qui voyage en hélicoptère Wagner pour éviter les routes impraticables de son pays vient donner des leçons d’éducation dans une ville où les enseignants doivent parfois marcher des heures pour rejoindre leur école. Cette déconnexion entre la réalité présidentielle et celle des acteurs de terrain résume parfaitement l’état de l’éducation en République centrafricaine.
Le 6 octobre, Paoua vivra donc sa journée de gloire médiatique. Les discours fusent, les promesses pleuvront, les engagements se multiplieront. Puis le silence retombera sur cette ville qui aura servi de décor à une mise en scène électorale, en attendant peut-être la prochaine opération de communication du pouvoir centrafricain.
Un camion dix roues en provenance du marché hebdomadaire de Benzambe s’est accidenté lundi près de Bossangoa, faisant sept victimes et rappelant la tragédie quotidienne des routes centrafricaines.
La République centrafricaine vient d’enregistrer une nouvelle tragédie routière qui endeuille la ville de Bossangoa, située à environ 305 kilomètres de Bangui. Un accident impliquant un camion dix roues a coûté la vie à sept personnes, ajoutant ces victimes à la longue liste des morts sur les routes du pays.
L’accident s’est produit au PK30, dans le village de Bongueré, alors que le véhicule revenait du marché hebdomadaire de Benzambé. Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, l’accident serait dû à une combinaison de facteurs : la surcharge du véhicule et un problème technique lié à la boîte à air qui aurait lâché. Cette défaillance mécanique a probablement causé la perte de contrôle du camion avec les conséquences dramatiques que l’on connaît.
Les sept victimes ont été transportées à la morgue de l’hôpital de Bossangoa. Parmi elles se trouve un jeune homme venu de la capitale Bangui pour vendre des vêtements. Ce commerçant ambulant, comme beaucoup d’autres, utilisait les moyens de transport disponibles pour exercer son activité économique, sans imaginer que ce voyage lui serait fatal.
Cet accident tragique montre clairement les multiples problèmes qui gangrènent le transport routier en République centrafricaine. La surcharge des véhicules est devenue une pratique courante, les transporteurs cherchant à maximiser leurs profits en entassant marchandises et passagers bien au-delà des capacités normales de leurs véhicules.
Cette pratique dangereuse s’explique en partie par l’état désastreux des routes centrafricaines. Pour se rendre de Bangui à Bossangoa, pourtant distantes de seulement 300 kilomètres, ou de Bossangoa à d’autres localités voisines comme Benzambé ou Nana-Bakassa, il faut faire preuve d’une résistance mentale considérable. Les routes sont dans un état chaotique qui transforme chaque voyage en épreuve d’endurance.
Cette situation ne concerne pas uniquement l’axe Bangui-Bossangoa. Dans tout le pays, les routes sont devenues de véritables pièges mortels. Nids-de-poule géants, portions complètement détériorées, ponts endommagés : l’infrastructure routière centrafricaine s’effrite jour après jour, abandonnée à son sort par des autorités qui semblent avoir d’autres priorités qui est le financement des Wagner par milliards par mois.
L’état déplorable des véhicules aggrave encore cette situation. Faute de moyens pour entretenir correctement leur flotte, de nombreux transporteurs font circuler des véhicules vétustes, mal entretenus et techniquement dangereux. Les pannes mécaniques comme celle qui a causé l’accident de Bossangoa sont monnaie courante sur les routes centrafricaines.
Cette négligence de l’entretien des véhicules découle aussi de la pauvreté générale qui frappe le secteur du transport. Les transporteurs, pressés par la nécessité économique, reportent souvent les réparations indispensables, espérant que leurs véhicules tiendront encore quelques trajets.
Le drame de Bossangoa s’inscrit dans une tragédie quotidienne qui frappe la République centrafricaine. Chaque jour, les routes du pays font des victimes. Ces morts répétées transforment les déplacements en loterie macabre où personne ne sait s’il arrivera vivant à destination.
Cette hécatombe routière touche particulièrement les populations les plus vulnérables : commerçants ambulants, voyageurs modestes qui n’ont d’autre choix que d’emprunter ces véhicules surchargés et mal entretenus. Pour eux, il n’existe pas d’alternative : c’est prendre ces risques ou renoncer à toute activité économique.
L’absence de contrôles techniques réguliers aggrave encore la situation. Les véhicules circulent sans vérification de leur état mécanique, multipliant les risques de pannes graves comme celle qui a provoqué l’accident de Bongueré. Cette carence de l’État en matière de régulation du transport routier fait de chaque voyage un pari sur la vie.
56,2 % d’accès à l’eau potable en RCA : les chiffres douteux de l’ICASEES, une manipulation grossière face à la crise réelle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-queue-des-bidons-jaunes-a-la-recherche-de-leau-potable-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.
Les statistiques officielles sur l’accès à l’eau potable en République centrafricaine contredisent la réalité vécue par les populations centrafricaine dans des quartiers et villages.
En République centrafricaine, où des millions de citoyens peinent quotidiennement à trouver de l’eau potable, les récentes déclarations de Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), résonnent comme une provocation. Lors d’une interview accordée à la radio Ndékè Luka, Ali a affirmé avec une assurance déconcertante que 56,2 % des ménages centrafricains ont accès à l’eau potable, selon une enquête de son institution.
Ce chiffre, présenté comme une vérité statistique, se trouve en décalage total avec la réalité du terrain. Les données exhale un parfum de manipulation destiné à masquer l’incurie des autorités et à flatter les partenaires financiers internationaux. Une analyse des faits révèle que ces données constituent, au mieux, une distorsion grossière de la vérité, au pire, une tentative délibérée de tromper l’opinion publique.
Les 56,2 % d’accès à l’eau potable vantés par l’ICASEES peinent à convaincre lorsque l’on observe la situation sur le terrain. À Bangui, la capitale, des habitants du quartier Sao, parmi d’autres, continuent de se rendre à la rivière Oubangui pour collecter une eau souvent trouble et insalubre, faute de robinets fonctionnels ou de forages accessibles.
Dans les zones rurales, la situation se révèle encore plus dramatique. Des villages entiers dépendent de puits vétustes ou de sources contaminées, quand ils ne doivent pas parcourir des kilomètres pour trouver de l’eau. Un reportage de RFI datant de février 2025 rappelle que plus de 70 % des ménages centrafricains vivent dans la pauvreté, en grande partie à cause d’un difficile accès à l’eau potable. Cette réalité contredit frontalement l’optimisme des chiffres de l’ICASEES.
Comment Blaise Bienvenu Ali peut-il prétendre que plus de la moitié des ménages ont accès à l’eau potable quand les témoignages des Centrafricains racontent une tout autre histoire ? L’un des aspects les plus inquiétants de cette déclaration réside dans l’absence totale de transparence sur la méthodologie utilisée par l’ICASEES.
Quelle est la définition de l’« accès à l’eau potable » adoptée ? S’agit-il de puits à proximité, de forages fonctionnels, ou d’une simple estimation basée sur des infrastructures théoriquement disponibles ? L’interview ne précise ni la date de l’enquête ni la taille de l’échantillon, laissant planer un doute sérieux sur la rigueur scientifique des données.
Cette opacité n’est pas nouvelle. En juillet 2022, Blaise Bienvenu Ali avait déjà relativisé un rapport du cabinet Mercer sur le coût de la vie à Bangui, arguant que les données internationales ne reflétaient pas l’indice national de consommation. Cette tendance à manipuler les chiffres pour contrer les critiques externes semble être une constante chez le directeur de l’ICASEES, qui privilégie la défense des intérêts politiques à l’objectivité statistique.
L’ICASEES, financé en partie par des partenaires comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, a tout intérêt à présenter des chiffres flatteurs pour justifier les fonds reçus et soutenir l’image d’un gouvernement en progrès. Les 56,2 % d’accès à l’eau potable apparaissent comme une tentative désespérée de faire croire à une amélioration, alors que les efforts du gouvernement en matière de forages et d’infrastructures hydrauliques restent largement insuffisants.
En milieu rural, où Ali admet lui-même que plus de 6 pauvres sur 10 n’ont pas accès à l’eau potable, la situation est catastrophique. Pourquoi alors insister sur un chiffre global aussi optimiste ? La réponse semble évidente : ces données servent à masquer l’incapacité des autorités à répondre à une crise humanitaire majeure, tout en apaisant les bailleurs de fonds qui exigent des résultats concrets.
Pendant que l’ICASEES jongle avec des chiffres douteux, ce sont les Centrafricains qui paient le prix de cette manipulation. Dans un pays où 70 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté, l’accès à l’eau potable n’est pas seulement une question de confort, mais une question de survie.
Les maladies hydriques, comme la diarrhée et le choléra, continuent de faire des ravages, en particulier chez les enfants, en raison de l’eau insalubre. En prétendant que plus de la moitié des ménages ont accès à l’eau potable, l’ICASEES minimise l’urgence de la situation et détourne l’attention des besoins criants des populations. Les rares forages mentionnés par Ali, souvent réalisés par des partenaires internationaux, sont loin de couvrir les besoins réels, et leur MAINTENANCE reste problématique….
Touadéra, otage de Poutine et de Wagner, signe-t-il l’arrêt de mort de son pays ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025
Faustin-Archange Touadéra, un tintin devenu président de la Centrafrique par Hazare, est dos au mur. Sous la pression implacable de Vladimir Poutine, il doit se rendre à Moscou pour signer un contrat qui transfère le contrôle de Wagner à Africa Corps, une structure militaire russe encore plus coûteuse et intrusive, selon une révélation faite par Afrique Intelligence, le plus sérieux magazine panafricain.
Ce contrat, comme tout le monde le sait d’ailleurs, est imposé par le Kremlin, menace de plonger la Centrafrique dans une crise économique et sécuritaire du jamais vue. Quinze millions de dollars par mois, soit soit 180 millions par an, l’équivalent de plus de la moitié des ressources domestiques du pays, doivent être versés en cash à la Russie de Poutine, le nouvel escroc des africains. Un montant exorbitant pour un État déjà à terre à cause des Wagner, où le budget annuel ne dépasse pas 300 millions de dollars et où la croissance économique, bien que timide, reste dépendante de l’aide internationale. Pendant ce temp, Touadéra fait mine de résister parce que ce contrat n’est pas seulement une question d’argent : c’est une question de survie politique. Wagner, dirigé sur place par Dimitri Sytyi, un homme devenu omniprésent dans les cercles du pouvoir centrafricain –, a tissé un réseau d’influence si profond que le président ne peut plus s’en passer. Sytyi, décrit comme le « vrai maître du jeu » à Bangui, est impliqué dans la sécurité présidentielle, la guerre informationnelle, la répression des rebelles, et surtout, l’exploitation intensive des mines d’or et de diamants. Touadéra sait que sans Wagner, il perd son assurance-vie politique.
Mais Poutine ne lâche rien. Le Kremlin veut remplacer Wagner par Africa Corps, une structure plus contrôlée, plus institutionnelle, et surtout, plus chère. Le piège se referme sur un pays déjà à genoux. Dmitri Sytyi n’est pas un simple conseiller. Officiellement directeur de la « Maison russe » à Bangui, il est en réalité le stratège de l’influence russe en Centrafrique. Il a accompagné Touadéra dans ses déplacements en Russie, négocié avec les rebelles, supervisé l’exploitation des ressources minières, et même organisé des opérations de désarmement. Son pouvoir est tel que des députés centrafricains posent avec des t-shirts « Je suis Wagner », et que des ministres ne prennent aucune décision majeure sans son aval. Pour Touadéra, Dmitri Sytyi est un atout : il garantit sa sécurité, contrôle les groupes armés, et assure la stabilité (relative) du pays. Mais pour Moscou, Dmitri Sytyi est un problème : il incarne l’autonomie de Wagner, une autonomie que le Kremlin veut éliminer en imposant Africa Corps.
Wagner ne se contente pas de « sécuriser » la Centrafrique. Le groupe contrôle les gisements d’or de Ndassima, l’un des plus riches du pays, et supervise l’exportation des ressources vers la Russie. L’or centrafricain finance la guerre russe en Ukraine, tandis que Bangui ne voit presque rien de ces revenus. Avec Africa Corps, Moscou veut officialiser ce pillage : le contrat prévoit que les mines passent sous contrôle direct d’entreprises russes, en échange d’une « sécurité » dont personne ne croit vraiment à l’efficacité. Résultat : la Centrafrique, déjà l’un des pays les plus pauvres du monde, voit ses dernières richesses s’envoler vers la Russie, tandis que son budget est asphyxié par les exigences du Kremlin.
Le contrat imposé par Moscou est un chantage déguisé. Quinze millions de dollars par mois, payables en cash ou en ressources naturelles, un contrôle total des opérations militaires et minières par le ministère russe de la Défense, et aucune garantie que Africa Corps sera aussi efficace que Wagner. Au contraire, les premiers retours du Sahel montrent que cette nouvelle structure peine à contenir les insurrections djihadistes. Pour la Centrafrique, c’est un choix impossible : signer, c’est condamner son pays à la misère et à la domination russe ; refuser, c’est risquer un chaos immédiat du régime.
Selon Afrique Intelligence, Touadéra a tout fait pour éviter ce voyage à Moscou. Il a refusé l’invitation pour le 9 mai, puis reporté celle d’août. Il a envoyé des émissaires , son chef de cabinet, sa ministre des Affaires étrangères, pour négocier, mais Moscou les a reçus avec mépris, exigeant sa présence personnelle. Il a tenté de jouer la carte occidentale, en sollicitant l’UE et les États-Unis, mais sans succès. Son dernier espoir : tenir jusqu’aux Élections de décembre 2025, en espérant que Wagner reste en place jusqu’à son éventuel troisième mandat. La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, a été contrainte de se rendre à Saint-Pétersbourg en juillet 2025, sous escorte de cadres de Wagner. Un exemple fort : Moscou montre qu’il peut imposer ses décisions, même aux plus hauts responsables centrafricains. Touadéra le sait : s’il signe, il perdra le peu de légitimité qui lui reste. S’il refuse, il risque sa tête. Même les russes pourraient le faire tuer.
Quinze millions de dollars par mois pour Africa Corps, c’est plus de la moitié du budget centrafricain. Les mines d’or et de diamants, dernières sources de revenus, passeront sous contrôle russe. L’aide internationale pourrait être suspendue, l’UE et le FMI ne pouvant cautionner un tel gaspillage. Conséquence : un État en faillite, incapable de payer ses fonctionnaires, ses écoles, ses hôpitaux. Africa Corps n’a pas fait ses preuves. Au Mali et au Niger, les Russes peinent à contenir les groupes djihadistes, malgré des moyens considérables. En Centrafrique, où les rebelles sont encore actifs, le risque d’un effondrement sécuritaire est réel. Avec ce contrat, la Centrafrique deviendra un État vassal de la Russie : les décisions militaires et minières seront prises à Moscou, les élites locales seront encore plus inféodées aux Russes, et l’isolement international se renforcera.
Touadéra est piégé. Signer, c’est condamner son pays à la misère et à la domination russe. Refuser, c’est risquer un chaos immédiat. Mais une question reste : pourquoi l’UE, la France, les États-Unis laissent-ils faire ? Pourquoi aucun plan B n’est-il proposé à la Centrafrique ? Par peur de la Russie ? Par désintérêt pour l’Afrique centrale ? Une chose est sûre : si ce contrat est signé, la Centrafrique ne s’en remettra pas. Et Touadéra entrera dans l’histoire comme le président qui a vendu son pays.
Aristide Ganabo, le “Wagner de l’ACFPE” : un ancien ramasseur de cartons en France devenu tyran de l’ACFPE grâce à une licence bidon et à la complicité du pouvoir
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Aristide Ganabo n’a ni diplôme ni compétence administrative, mais il a un talent : terroriser ses collègues et les agents de l’ACFPE, puis s’enrichir sur le dos de cette institution.
Aristide Ganabo n’est pas seul. Derrière son règne de terreur à l’ACFPE se cache Annie Michelle Mouanga, ministre du Travail, son allié, sa protectrice, et sa complice dans le pillage de l’agence. Ensemble, ils ont transformé l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi en un champ de ruines, où les postes se monnayent, et les fonds publics disparaissent dans des marchés truqués. Lui, Aristide Ganabo, l’ancien ramasseur de cartons en France, autodidacte en informatique après une formation personnelle basique en traitement de texte, a trouvé en elle la couverture parfaite pour imposer sa loi. Elle, la ministre Annie Michelle Mouanga, utilise son pouvoir pour le protéger, le nommer chargé de mission, et lui permettre de semer le chaos sans jamais rendre de comptes.
En effet, Tout a commencé avec la nomination en 2021 de la ministre Annie Michelle Mouanga au poste du ministre du travail, elle nomme aussitôt Aristide Ganabo son chargé de mission bien avant qu’il n’obtienne sa fameuse licence bidon. Chargé de mission sans qualification, il a immédiatement instauré un climat de peur au ministère du travail et à l’ACFPE : limogeages illégaux, surveillance paranoïaque, et une atmosphère où chacun espionne son collègue pour survivre. Quand les questions sur son incompétence ont commencé à fuser, Henri Koulayom, président du conseil d’administration de l’ACFPE et propriétaire de la Gate School, lui a fabriqué une licence sur mesure. Un diplôme de complaisance, validé par un homme qui devrait incarner la rigueur académique, mais qui préfère jouer les complices. Grâce à ce sésame, Aristide Ganabo a été intégré dans la fonction publique, officialisant ainsi quatre ans de règne sans partage.
Mais le vrai problème, c’est le duo qu’il forme avec Annie Michelle Mouanga. Elle le couvre, il exécute. Elle signe les notes de service, il fait régner l’ordre par la terreur. Ensemble, ils ont transformé l’ACFPE en une machine à cash, où les fonds destinés à la formation des jeunes finissent dans des poches privées. Les employés, réduits au silence, assistent impuissants à ce pillage organisé. Les directeurs, terrorisés, préfèrent se soumettre plutôt que de risquer leur poste. Quant aux jeunes Centrafricains, ils continuent de chercher désespérément un emploi, tandis que l’agence censée les aider est devenue le terrain de jeu d’un couple de prédateurs.
Le gouvernement, lui, regarde ailleurs. Faustin-Archange Touadéra parle de relance économique, Félix Moloua signe des pactes sociaux, mais personne ne dit mot sur ce qui se passe à l’ACFPE. Personne ne demande comment un ancien ramasseur de cartons, sans diplôme valable, a pu s’imposer comme un seigneur tout-puissant. Personne n’exige de comptes sur les millions qui disparaissent. Pourtant, la réponse est simple : parce que Aristide Ganabo et Mouanga sont intouchables. Parce qu’ils ont transformé une institution publique en fief familial, où la loi du plus fort remplace celle de la République.
Il est temps d’arrêter ce cirque. Auditez l’ACFPE. Vérifiez la licence d’Aristide Ganabo. Exigez des comptes à Annie Michelle Mouanga. Et rendez à la Centrafrique une agence qui serve l’emploi, et non les appétits d’un couple de tyrans. Le silence du pouvoir est une complicité. L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action.
Attaché par un câble, la tête bloquée par un tabouret, un jeune chargeur torturé à mort par des policiers à Bouca, la population se révolte
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, des policiers ont torturé mortellement un Bambé accusé de vol, provoquant la colère de la population et des affrontements au commissariat de police de la ville.
La ville de Bouca, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, a vécu des heures particulièrement sombres le samedi 20 septembre 2025. Un incident d’une gravité exceptionnelle a touché cette localité lorsque des policiers ont torturé à mort un jeune homme accusé de vol, déclenchant la colère de la population locale.
Tout a commencé lorsqu’une femme s’est présentée au commissariat de police pour porter plainte contre un chargeur, appelé souvent dans le pays “bambé”. Ces travailleurs informels se chargent du transport des marchandises dans les camions et constituent une catégorie socioprofessionnelle importante dans le commerce. La plaignante accusait ce jeune homme de lui avoir volé son sac contenant de l’argent.
Un policier chargé de l’enquête s’est rendu pour interpeller l’accusé et l’a ramené au commissariat. Dès son arrivée, le jeune homme a nié catégoriquement les accusations portées contre lui, exprimant sa surprise face à ces allégations qu’il jugeait infondées. Mais les policiers ont refusé d’entendre ses explications et ont immédiatement commencé à le torturer.
Les méthodes employées par ces policiers témoignent d’une barbarie inouïe. Ils ont utilisé des techniques de torture particulièrement atroces : faire fondre des sacs plastiques et verser les gouttes de plastique brûlant sur le corps de la victime. Cette méthode, d’une cruauté extrême, rappelle tristement les pratiques employées par les Mercenaires russes dans le pays.
Les tortionnaires ont également utilisé des chaises pour maintenir et bloquer la tête de leur victime afin de le maîtriser par une technique Kouyou qui consiste à neutraliser l’adversaire en étau. Ils l’ont complètement neutralisé avant de poursuivre leurs sévices. Ces actes de torture se sont prolongés jusqu’à ce que le jeune homme succombe à ses blessures. Les coups répétés ont brisé plusieurs de ses côtes et causé des traumatismes internes mortels.
Transporté en urgence à l’hôpital, le jeune chargeur était déjà dans un état désespéré. Les médecins n’ont pu que constater son décès, confirmant cliniquement les conséquences fatales des tortures subies. Cette mort a immédiatement provoqué l’indignation de la population de Bouca.
Les jeunes de la ville, informés du décès de leur compatriote, ont décidé de récupérer le corps pour le porter au commissariat de police en signe de protestation. Cette démarche visait à confronter les policiers responsables de cette mort avec les conséquences de leurs actes et à exiger des comptes sur cette bavure policière.
Face à cette manifestation spontanée, les policiers ont paniqué et ont commencé à tirer en l’air pour intimider la foule. Ces tirs d’intimidation, loin de calmer la situation, ont au contraire attiré davantage de monde et amplifié la colère des manifestants. La tension est rapidement montée d’un cran.
Incapables de contrôler la situation, les policiers de Bouca ont fait appel aux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) basés à Bocanguolo pour venir les soutenir. Cette demande de renfort confirme l’ampleur de la colère populaire et de l’incapacité des forces de police locales à gérer les conséquences de leurs propres exactions.
La population de Bouca exprime aujourd’hui un profond mécontentement face à cette tragédie. Les habitants dénoncent non seulement la mort injustifiée de ce jeune homme, mais aussi l’impunité dont jouissent les forces de l’ordre dans leurs agissements. Cette affaire s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par différents corps en uniforme à travers le pays.
Ndachima : Dix jeunes piégés par les mercenaires russes sur le chantier minier et enfermés depuis plusieurs jours dans des containers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-à-ndassima.jpg” data-wpel-link=”internal”>un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’UPC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sur le site minier de Ndachima exploité par les Russes, des jeunes récupérant des graviers ont été arrêtés et enfermés dans des containers après avoir blessé un mercenaire russes et un russe noir.
Le site minier de Ndachima, situé à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, a été le théâtre de nouveaux affrontements entre des jeunes artisans miniers et les mercenaires russes qui exploitent cette mine d’or depuis 2018. Ces incidents du 18 et 19 septembre 2025 s’inscrivent dans un cycle de violences qui perdure depuis des années sur ce site stratégique.
L’origine de ces nouveaux troubles remonte à une pratique devenue courante dans toute la région : la récupération des graviers abandonnés par les machines d’extraction. Quand les compagnies minières exploitent les gisements aurifères, leurs machines rejettent des graviers considérés comme sans valeur commerciale. Ces résidus contiennent pourtant encore de petites quantités d’or que les populations locales tentent de récupérer pour survivre.
Cette activité de récupération est devenue l’une des principales sources de revenus pour les familles de Bambari et des villages environnants, y compris celles venant d’ailleurs. Chassées de leurs terres ancestrales par l’attribution de concessions minières aux compagnies étrangères, ces populations n’ont souvent d’autre choix que de fouiller les déchets des exploitations pour espérer trouver quelques grammes d’or.
C’est dans cet ordre d’idée que le 18 septembre dernier, une dizaine de jeunes sont entrés sur le site de Ndachima pour récupérer ces graviers. Cette pratique, bien qu’interdite par les exploitants russes, était tolérée tacitement depuis des mois. Mais cette fois-ci, les mercenaires russes présents sur le site ont décidé de durcir leur position. Informés de la présence de ces jeunes dans la mine, ils ont utilisé une machine pour boucher l’entrée, piégeant les intrus à l’intérieur.
Cette manœuvre a immédiatement provoqué la colère des autres jeunes présents aux alentours du site. Voyant leurs camarades bloqués dans la mine, ils ont organisé une action de protestation qui a rapidement dégénéré. Les manifestants ont attaqué les mercenaires présents, blessant un mercenaire russe avec une arme blanche.
L’affrontement a pris une tournure dramatique quand les jeunes se sont aussi attaqués à un “russe noir”. Cette appellation désigne les anciens rebelles centrafricains qui ont été formés et recrutés par les mercenaires russes pour les accompagner dans leurs opérations. Ces hommes, bien que centrafricains, sont perçus par les populations comme des collaborateurs des forces étrangères. L’un d’eux a été mortellement poignardé au cours de l’affrontement.
Face à cette escalade de violence et au décès de leur collaborateur, les mercenaires russes ont organisé une riposte immédiate. Le 19 septembre, vers quatre heures du matin, ils ont lancé une opération de bouclage du secteur pour arrêter les responsables des agressions de la veille.
Cette opération punitive s’est soldée par l’arrestation d’une dizaine de personnes. Mais au lieu de les remettre aux autorités judiciaires centrafricaines, les mercenaires ont choisi d’appliquer leurs propres méthodes. Ils ont enfermé les prisonniers dans des containers métalliques, méthode de détention particulièrement inhumaine compte tenu des températures élevées de la région.
Ces containers, normalement destinés au transport de marchandises, deviennent de véritables fours sous le soleil tropical. Y enfermer des êtres humains constitue une forme de torture qui peut rapidement devenir mortelle. Cette pratique témoigne du mépris total des mercenaires russes pour les droits humains les plus élémentaires.
Après cette détention dans des conditions inhumaines, les prisonniers ont été transférés vers Bambari. On ignore encore s’ils ont été remis aux autorités centrafricaines ou s’ils restent sous le contrôle des mercenaires russes. Cette incertitude sur leur sort ajoute à l’inquiétude des familles et de la population locale.
Cet incident de Ndachima s’inscrit dans un schéma qui se répète régulièrement sur les sites miniers contrôlés par des compagnies étrangères en République centrafricaine. Les populations locales, exclues des bénéfices de l’exploitation de leurs ressources naturelles, tentent de survivre en récupérant les miettes laissées par ces exploitations industrielles.
La situation devient particulièrement explosive quand ces populations désespérées se heurtent à des mercenaires armés qui n’hésitent pas à employer la force létale pour protéger les intérêts de leurs employeurs. Les autorités centrafricaines semblent impuissantes à réguler ces conflits qui opposent leurs propres citoyens à des forces étrangères sur le territoire national.
Le gouvernement centrafricain pris en flagrant délit de publication d’un faux communiqué rédigé par les Mercenaires russes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Claude-Rameaux-Bireau.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain de la défense, le douanier Claude Rameaux Bireau
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un communiqué officiel du ministère de la Défense centrafricain sur un prétendu accrochage frontalier avec des “assaillants soudanais” cacherait la réalité d’une attaque de mercenaires russes contre des éleveurs arabes soudanais.
Le communiqué publié le 20 septembre 2025 par le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée centrafricain pousse les centrafricains à s’interroger. Ce document officiel raconte un prétendu accrochage survenu le 16 septembre dans la zone de BashamSher, préfecture de la Vakaga, à environ 15 kilomètres de la frontière soudanaise. Selon la version officielle, une patrouille des forces de défense et de sécurité aurait été attaquée par un groupe armé, ripostant conformément aux règles d’engagement et neutralisant quatre assaillants.
Mais des sources locales et les habitants racontent une histoire complètement différente. Selon ces témoignages, ce ne sont pas les forces armées centrafricaines qui étaient impliquées, mais bien des mercenaires russes qui étaient en route vers Amdafock. Ces derniers auraient attaqué des éleveurs arabes soudanais qui marchaient tranquillement le long de la route, à environ 25 kilomètres avant d’atteindre Amdafock.
L’attaque s’est déroulée sans aucune provocation. Les mercenaires ont ouvert le feu sur le groupe d’éleveurs, tuant quatre à cinq personnes sur place. Les survivants ont pris la fuite, tandis que les mercenaires sont retournés à leur base de Birao sans continuer leur route vers Amdafock.
Cette version alternative des événements publie un processus de manipulation particulièrement bizarre. Après leur retour à Birao, les mercenaires russes ont rédigé un rapport mensonger qu’ils ont transmis à l’ambassade de Russie. Cette dernière a ensuite fait pression sur le ministère centrafricain de la Défense pour qu’il publie ce communiqué trompeur, présentant les mercenaires comme des “forces de défense et de sécurité” centrafricaines.
Cette méthode montre comment les autorités russes et leurs mercenaires manipulent les institutions centrafricaines. Au lieu de laisser les autorités nationales communiquer selon leurs propres analyses, ils leur fournissent des communiqués pré-rédigés que le gouvernement centrafricain se contente de publier sans vérification approfondie.
Les conséquences de cette attaque non provoquée contre des éleveurs soudanais se sont avérées dramatiques pour les populations locales. L’agression a provoqué des représailles de la part de groupes soudanais qui, pensant que les villageois centrafricains avaient guidé les mercenaires, ont mené des opérations de vengeance. Ces représailles ont visé des villages situés à sept kilomètres d’Amdafock, où trois personnes ont été capturées. Deux ont réussi à s’échapper, mais la troisième a péri dans l’incendie de sa maison.
Le communiqué officiel fait également état de la saisie de “monnaies ukrainiennes (hryvnia)” sur les assaillants présumés. Cette mention étonne les observateurs qui s’interrogent sur la présence de cette devise dans une région où même les dollars américains sont difficiles à échanger. Dans une zone où les transactions se font principalement en francs CFA et où même l’euro reste difficile à utiliser, la présence de hryvnia ukrainienne paraît totalement artificielle.
Cette “découverte” de monnaie ukrainienne semble être un élément fabriqué pour alimenter un narratif géopolitique particulier. En suggérant une présence ukrainienne hostile à la frontière, les mercenaires russes cherchent à justifier leur présence et à maintenir le gouvernement centrafricain dans une dépendance sécuritaire. Cette stratégie vise à convaincre les autorités de Bangui qu’elles ne peuvent pas assurer leur sécurité sans l’aide des forces russes.
L’utilisation de cette devise comme “preuve” démontre le caractère grossier de la manipulation. Comment des éleveurs soudanais auraient-ils pu se procurer et utiliser de la monnaie ukrainienne dans une région où cette devise n’a aucune valeur d’échange ? Cette incohérence souligne le caractère fabriqué de cette “preuve”.
Le processus qui a conduit à la publication de ce communiqué montre parfaitement la méthode employée par les Russes pour contrôler la communication officielle centrafricaine. Les mercenaires Wagner rédigent leurs propres versions des événements, les transmettent via l’ambassade russe qui transmet à son tour aux autorités centrafricaines pour qu’elles adoptent cette version sans discussion.
Cette pratique transforme le ministère centrafricain de la Défense en simple relais de la propagande russe. Au lieu de mener ses propres enquêtes et de communiquer selon ses propres analyses, l’institution se contente de publier les communiqués préparés par les forces étrangères présentes sur son territoire.
Cette affaire démontre l’ampleur de la perte de souveraineté du gouvernement centrafricain dans le domaine de la communication officielle. Quand un pays ne peut plus contrôler sa propre version des événements qui se déroulent sur son territoire, c’est un signe inquiétant de dépendance Politique.
Pour les populations locales, cette manipulation de l’information officielle ajoute à leur sentiment d’abandon. Non seulement elles subissent les violences de différents groupes armés, mais elles constatent aussi que leur propre gouvernement relaie des mensonges sur ces violences.
L’incident de Basham Sher et sa présentation mensongère dans le communiqué officiel montrent comment les mercenaires russes ont réussi à instrumentaliser les institutions centrafricaines pour servir leurs propres objectifs de communication et de justification de leur présence.
Les cinq mercenaires de Touadera radiés définitivement du parti MLPC par le 5e congrès
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 5ème Congrès ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a prononcé ce vendredi 13 septembre 2025 l’exclusion définitive de six militants considérés comme des agents infiltrés du régime de Faustin-Archange Touadéra.
Cette décision radicale, adoptée à l’unanimité par les congressistes réunis à Bangui, vise Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Jacquesson Mazette, Etienne Malekoudou, Christian Gonedere, Gérard Deganendji et Josephat Tagotto. Ces personnalités sont désormais bannies à vie des rangs du parti de Martin Ziguélé.
Depuis 2020-2022, ces militants étaient dans le collimateur de la direction du MLPC pour leurs activités jugées suspectes et leur proximité croissante avec le pouvoir en place. Leur mission de déstabilisation interne du principal parti d’opposition centrafricain était devenue un secret de polichinelle dans les milieux politiques de Bangui.
L’échec cuisant de leur stratégie s’est manifesté lors de leur tentative d’organisation d’un congrès parallèle le 8 septembre 2025, soit une journée avant le véritable congrès du MLPC. Cette réunion fantôme n’a rassemblé qu’une dizaine de personnes, exposant au grand jour la faiblesse de leur base militante et l’inefficacité de leur entreprise de division.
La nomination de Gabriel Jean Edouard Koyambounou au poste de ministre d’État par le président Touadéra avait définitivement confirmé les soupçons de la direction du MLPC sur les véritables allégeances de ce groupe. Cette promotion gouvernementale, loin de légitimer leur dissidence, a plutôt révélé la nature de leurs liens avec le régime.
Le nouveau Secrétaire Général du MLPC, Alexis Yanoy Ngandele, a signifié dans le communiqué officiel que toute tentative d’expression “sous de fallacieuses et fantaisistes dénominations” au nom du parti sera désormais poursuivie devant les tribunaux. Cette mise en garde juridique vise directement les exclus qui pourraient encore tenter d’usurper l’identité du mouvement.
Cette purge interne permet au MLPC de Martin Ziguélé de retrouver son unité après plusieurs années de tensions internes instrumentées par ces éléments considérés comme des mercenaires politiques au service du pouvoir. Le parti d’opposition sort ainsi renforcé de ce 5ème congrès, débarrassé de ses éléments perturbateurs.
La manœuvre du régime Touadéra consistant à infiltrer et diviser l’opposition par l’intermédiaire de ces militants retournés aura finalement échoué face à la vigilance des instances dirigeantes du MLPC.
ENERCA : L’Arnaque Électrique à Ciel Ouvert, quand les compteurs chinois et l’Incompétence des techniciens Plongent les familles dans le Noir
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/2-Un-agent-de-lENERCA-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La société d’électricité nationale, appelée ENERCA, organise le vol légalisé de ses abonnés avec des compteurs chinois défectueux, couplés avec l’incompétence de ses techniciens ramassés sur les poubelles du MCU.
Imaginez, vous payez pour un service que vous ne recevez jamais. Acheter du crédit électrique que vous ne pouvez pas utiliser. Vivre dans l’obscurité totale après avoir payé votre facture. Bienvenue dans l’univers de l’ENERCA, où l’escroquerie s’affiche au grand jour et où l’État cautionne le vol organisé de ses citoyens.
Depuis quelques années, l’Énergie Centrafricaine (ENERCA) impose aux habitants de Bangui des compteurs prépayés fabriqués en Chine qui tombent en panne quelques mois après leur installation. Quand les usagers se plaignent de la défectuosité de ces compteurs chinois, l’ENERCA leur distribue de nouveaux compteurs accompagnés de claviers externes, eux aussi chinois, eux aussi défectueux. Résultat : des milliers de foyers achètent du crédit qu’ils ne peuvent pas consommer, des quartiers entiers privés d’électricité malgré leurs paiements, et une administration qui fait la sourde oreille.
“L’ENERCA a changé nos compteurs analogiques par des prépayés. On ne sait pas quelle firme a fourni ces équipements, si c’est les Chinois ou quel pays”, témoigne Pierre, habitant du quartier Pétévo, interrogé par la rédaction du CNC. “Ces compteurs n’ont même pas résisté une année. Dès que le crédit finit, même si tu achètes du nouveau crédit, tu ne peux pas recharger”.
Cette arnaque fonctionne selon un principe simple : vous payez, mais vous ne consommez pas. L’ENERCA empoche l’argent et vous laisse dans le noir. Un business model parfait pour une entreprise publique qui a transformé le service public en racket massive légalisé.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/clavier-compteur-enerca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Voici le compteur clavier fourni par l’ENERCA pour arnaquer ses abonnés centrafricains. Photo CNC
Or, les anciens compteurs analogiques fonctionnaient correctement pendant des décennies. Mais l’ENERCA a décidé de les remplacer par des équipements chinois de très mauvaise qualité, sans consultation des usagers, sans appel d’offres transparent. Ces nouveaux appareils, fournis par des entreprises qui achète ses équipements en Chine dont les noms restent mystérieux, se dégradent en quelques mois.
Face aux protestations, la société a trouvé une solution encore plus absurde : distribuer des compteurs avec des claviers externes pour saisir les codes de recharge. Problème : ces claviers, eux aussi made in China, ne fonctionnent pas mieux. Pour recharger votre crédit, vous devez maintenant vous rendre à l’ENERCA, vous inscrire, donner votre numéro de téléphone et votre code, puis attendre qu’une équipe technique passe chez vous. Une procédure qui peut prendre des semaines.
Cette gabegie technique cache une réalité plus grave : la corruption généralisée. Avec des financements des partenaires internationaux, l’ENERCA dispose de moyens considérables. Pourtant, les stocks de compteurs sont vides, les réparations inexistantes, et les usagers abandonnés. L’argent public s’évapore dans les circuits opaques d’une gestion corrompue.
Pendant ce temps, à l’ENERCA, les excuses pleuvent. “Ils disent qu’ils n’ont pas de compteurs de réserve. Ils ont commandé les compteurs, mais jusqu’à présent, rien n’est arrivé”, rapporte Mathieu, client exaspéré. “Même chose pour les claviers. Ils ont commandé mais rien n’arrive. Ils n’ont rien en stock”.
En plus, il y’a un circuit absurde : payer pour mendier l’électricité, et c’est vraiment pathétique. L’ENERCA a trouvé une solution absurde : “Si tu achètes le crédit, il faut aller dans les services techniques pour te plaindre que tu as acheté ton crédit”, détaille Sylvain, abonné depuis 3 ans. “Ils enregistrent le numéro de code et ton numéro de téléphone sur un papier. Après, une équipe circule dans les quartiers avec des compteurs pour te recharger”.
Cette procédure mafieuse transforme chaque recharge en parcours du combattant. “Tu vois le circuit triangulaire : tu achètes, ce n’est pas toi qui recharges. Il faut d’abord s’enregistrer et attendre que l’équipe passe chez toi”, dénonce Christian, habitant de Bimbo.
Les conséquences dépassent le simple inconfort. L’absence d’électricité expose les habitants aux vols, et aux agressions. Les quartiers plongés dans l’obscurité deviennent des zones de non-droit où les criminels opèrent en toute impunité. L’ENERCA ne se contente pas de voler ses abonnés : elle met leur vie en danger.
Cette situation montre clairement l’état de délabrement des institutions centrafricaines. Une entreprise publique qui organise le vol de ses clients avec la bénédiction de l’État. Des entreprises qui fournissent des équipements défaillants sans assumer leurs responsabilités. Une administration qui ignore les réclamations et méprise les citoyens qu’elle est censée servir.
Pendant ce temps, d’autres pays africains ont modernisé leur réseau électrique sans plonger leurs populations dans le chaos. Le Sénégal, le Ghana, le Rwanda ont réussi leur transition vers les compteurs prépayés. Pourquoi la Centrafrique échoue-t-elle là où certains réussissent ? La réponse tient en un mot : corruption.
L’ENERCA symbolise un État en faillite qui a abandonné ses citoyens. Une institution publique transformée en machine à cash privée, où les dirigeants s’enrichissent sur le dos d’une population déjà exsangue. Cette situation ne peut plus durer.
Pour bon nombre des abonnés, il est plus que nécessaire qu’il ait un audit indépendant de l’ENERCA et de ses contrats. Réclamer des équipements fonctionnels et disponibles en stock. Sanctionner les responsables de cette catastrophe. Impliquer des experts internationaux pour superviser une vraie transition énergétique.
n mois de coaching fructueux du journaliste Christian Aimé Ndotah au RJDH. Bilan d’une mission réussie malgré les obstacles
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/rjdh.jpg” data-wpel-link=”internal”>Formation des journalistes du RJDH par le journaliste Aimé Ndotah
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La période de coaching de quatre semaines et demie menée par Christian Aimé Ndotah auprès du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) s’est achevée ce jeudi 18 septembre 2025 par une réception organisée au siège du réseau. Cette mission de formation intensive a permis de renforcer significativement les capacités de l’équipe rédactionnelle.
Durant cette période, Christian Aimé Ndotah a travaillé avec l’équipe sur les fondamentaux du journalisme moderne : techniques rédactionnelles, déontologie, vérification de l’information et adaptation aux nouveaux médias. L’engagement des participants a été exemplaire, témoignant de leur volonté d’excellence professionnelle.
Cette initiative s’inscrit dans les réformes engagées par le nouveau Conseil d’administration du RJDH, marquant une dynamique positive pour le secteur des médias en Centrafrique.
Fort d’une expérience confirmée dans la formation des professionnels de la radio privée, Christian Aimé Ndotah a su adapter son expertise aux besoins spécifiques du RJDH. Malgré certaines résistances du ministère de la Communication, dirigé par Maxime Balalou, qui privilégierait d’autres approches, cette expertise en formation continue de porter ses fruits.
Les tentatives de sanctions de l’ex-directeur général de la radio CentrafriqueChristian Aimé Ndotah par le ministre de la communication Maxime Balalou n’entament pas la détermination de l’expert-formateur à accompagner la nouvelle génération des journalistes du RJDH vers l’excellence professionnelle.
Au-delà de cette période officielle, Christian Aimé Ndotah poursuivra l’accompagnement de ces jeunes talents à distance, car investir dans leur formation reste une priorité pour l’avenir du journalisme centrafricain.