ACFPE : La ministre Mouanga et son Wagner” Ganabo transforment l’agence publique en entreprise familiale

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) détournée par un réseau familial sans scrupules digne d’une mafia mexicaine.
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), institution censée lutter contre le chômage en République centrafricaine, est devenue le terrain de prédilection d’un réseau familial dirigé par la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, et son collaborateur Ganabo. Ce dernier, surnommé le “Wagner de l’ACFPE” par les employés terrorisés, organise avec la ministre un système de détournement des fonds publics au profit de leur clan.
Annie Michelle Mouanga, titulaire d’un master en ressources humaines obtenu en France à Château rouge, c’est-à-dire l’équivalent de l’université de Miskine, a été nommée ministre en juin 2021 après une carrière chez Orange. Mais derrière cette façade professionnelle se cache une pratique du népotisme d’une grande ampleur. Elle a placé sa sœur cadette, Renée Michèle Bimbo, au poste de directrice générale de l’ACFPE par intérim depuis plus d’un an, et cherche maintenant à la faire confirmer à ce poste.
Bimbo, décrite par les agents comme “rancunière et sans capacité managériale ”, a entrepris de remplacer les anciens cadres compétents par des membres de sa famille et ses proches au chômage. Des logisticiens et informaticiens avec quinze années d’expérience ont été écartés, remplacés par des personnes incompétentes dont les salaires ont été doublés, passant de 200 000 à 400 000 francs CFA mensuels. Pendant ce temps, les autres agents peinent à obtenir une prise en charge de leurs frais médicaux, l’administration invoquant des “tensions de trésorerie”.
Un appel à candidatures récent, conçu sur mesure pour légitimer la position de Bimbo, exigeait dix années d’expérience et au moins une année comme directeur général dans une agence similaire. Cette procédure a écarté tous les candidats qualifiés pour officialiser cette nomination familiale.
Le système mis en place par Mouanga ne s’arrête pas à sa sœur. M. Ganabo, chargé de mission au ministère et secrétaire général du conseil d’administration de l’ACFPE, constitue la pièce maîtresse de cette organisation. Autodidacte en informatique formé durant son exil en France où il occupait des emplois temporaire et précaires, Ganabo ne possédait aucun diplôme initial. Il a obtenu une licence de l’Université Gate School, dirigée par Henri Koulayom, professeur et président du conseil d’administration de l’ACFPE.
Cette promotion de Koulayom par Mouanga en échange de sa complaisance lui a permis de délivrer ce diplôme douteux à Ganabo. Grâce à ce titre, ce dernier a intégré la fonction publique dans la dernière vague et est devenu le véritable directeur général occulte de l’agence. Il terrorise directeurs et employés, étant surnommé “mal à l’aise” ou “Wagner” pour ses méthodes d’intimidation. Il instaure une surveillance paranoïaque où “tout le monde est suspect d’être agent de renseignement”, procède à des limogeages arbitraires et maintient un climat de peur permanente.
Des rumeurs persistantes évoquent une “relation particulière” entre Ganabo et la ministre, mais le résultat est patent : l’ACFPE est devenue leur patrimoine privé.
Le détournement des fonds publics s’opère de manière méthodique. Les contributions patronales, unique source de financement de l’ACFPE car l’État n’accorde aucune subvention, sont détournées vers des formations fictives organisée par le clan de la ministre, comme sa sœur Ledot, autre sœur de Mouanga et commerçante établie en France. Cette dernière revient tous les deux mois pour dispenser des sessions de “changement de mentalité” facturées 7 millions de francs CFA pour une semaine, soit 250 000 francs CFA par jour. Ces tarifs dépassent largement ceux des experts français d’autrefois qui percevaient 70 000 francs CFA par jour.
Ces formations, payées par l’agence, visent paradoxalement des inspecteurs de la fonction publique qui sont ensuite intégrés à l’ACFPE, créant une aberration administrative. Les marchés publics sont systématiquement gonflés : un portail informatique refait par une entreprise fictive de madame la ministre qui s’appelle EFN
, pour 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions, imposé directement par Mouanga. Deux véhicules pick-up acquis à 25 millions de francs CFA chacun ont été détournés pour les besoins personnels de la ministre.
Les irrégularités se multiplient. Un proche de la ministre, Kokadou Jésus, a imité des signatures pour détourner 2 millions de francs CFA, somme reversée directement à Mouanga au lieu d’être versée au Trésor public. Des rétrocommissions sont prélevées sur chaque opération. Les fonds destinés à la lutte contre la pauvreté sont recyclés dans les activités du MCU, les directeurs étant contraints de porter les tenues du parti au pouvoir pour conserver leurs postes.
Le conseil d’administration, dirigé par Koulayom, n’est qu’une façade. L’ACFPE, autrefois référence en matière de recrutement, affiche des résultats catastrophiques : les stagiaires sans relations familiales sont automatiquement recalés, les droits des agents sont bafoués, et toute critique vaut un exil professionnel.
Malgré l’organisation récente d’un atelier sur le “pacte social” présidé par Mouanga le 8 septembre, l’hypocrisie de la situation demeure totale. Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur Roméo Gribingui ne peuvent ignorer l’agonie de l’ACFPE sous la direction de ce duo Mouanga-Ganabo.
Une enquête indépendante s’impose d’urgence pour mettre fin à ce pillage clanique et redonner à l’agence sa véritable mission : former la jeunesse centrafricaine plutôt que d’enrichir une élite corrompue. Le silence des autorités supérieures face à cette situation équivaut à une complicité. L’heure de l’action a sonné pour sauver cette institution publique et restaurer sa crédibilité auprès des citoyens centrafricains qui attendent des services publics dignes de ce nom.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)