Centrafrique : le centrafricain attend les fruits de Bruxelles et non des bruits de bottes

Publié le 9 juin 2017 , 4:02
Mis à jour le: 9 juin 2017 4:02 am

Centrafrique : le centrafricain attend les fruits de Bruxelles et non des bruits de bottes

 

Djotodja et Bozize

 

Bangui, le 09/06/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Il ne se passe pas un seul jour sans que des menaces de marche sur Bangui ne troublent la quiétude des centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix. Ce temps est déjà révolu.

Qui sont-il ? Que veulent-ils ? Savent-ils seulement que le peuple a tant souffert et n’aspire qu’à la paix et au développement du pays ? Plus de trois décennies de barbarie, de mutineries, de coup d’Etat à répétition pour n’aboutir qu’à du sur place. A quoi bon ?

Qui cherche trouve. Nous savons avec certitude que ce sont là qui ont tué, assassiné, violé, pillé en Centrafrique et qui s’effraient des conséquences de leurs actes qui s’agitent juste pour recourir à une voie qui leur consacrerait l’impunité : celle de l’amnistie.

Il n’y aura jamais d’amnistie en Centrafrique. C’est le vœu mortel du peuple meurtri et qui continue de souffrir dans sa chaire. Celui qui en doute un seul instant n’a qu’à convoquer un referendum populaire pour savoir ou alors connaître l’intérieur de la tripe des centrafricains. C’est un véritable et méchant venin. Un venin orienté adroitement vers Touadéra, objet de son choix à la magistrature suprême de l’Etat.

Ce sera quand que le Centrafricain prendra conscience qu’accéder à la magistrature supérieure de l’Etat passe nécessairement par des élections libres, démocratiques et transparentes comme cela vient de se passer en Centrafrique entre Décembre 2015 et mars 2016 ?

La République Centrafricaine est en marche avec l’appui de la Communauté Internationale. La Cour Pénale Spéciale est en train de se mettre doucement, mais surement en place. S’i y a des craintes quelque part, ne cherchons pas à mouiller les maillots des autres. La sueur de chacun ne mouille que sont le maillot et non celui de l’autre.

On ne construit pas un pays avec des armes et de la poudre. On en a assez de cette fourberie qui ne dit pas son nom et entretenue par quel genre de rapaces on ne sait.

 

 

 

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