samedi, septembre 12, 2026
Accueil Blog Page 496

Centrafrique : Journée internationale de don de sang avec le personnel de la société de téléphonie Telecel

0

Centrafrique.com/centrafrique-journee-internationale-de-don-de-sang-avec-le-personnel-de-la-societe-de-telephonie-telecel/don-de-sang-telecel-1/” rel=”attachment wp-att-20983 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : Journée internationale de don de sang avec le personnel de la société de téléphonie Telecel

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La dernière crise militaro-politique en République centrafricaine a aggravé la situation déjà très critique de besoin de sang au niveau des formations sanitaires nationales. A l’occasion de la Journée internationale de don de sang célébrée à travers le monde, le 14 juin de chaque année, la société de téléphonie mobile Telecel-Centrafrique et tout son personnel se sont lancés dans une vaste campagne de mobilisation et de don de sang pour accroitre la disponibilité en poches de sang dans les hôpitaux, en vue de sauver des personnes qui sont dans le besoin.

Le personnel de ladite société, depuis son Direction général jusqu’aux derniers employés, a été invité à donner de leur sang au profit des personnes malades, ceci dans le cadre journée internationale de don de sang, célébrée ce 14 juin, à travers le monde. L’opération de don de sang initiée par Telecel ne date pas d’aujourd’hui, l’on est déjà à la 5ème édition. A chaque année, une centaine de personnel de ladite société de téléphonie, sous l’impulsion de leur Directeur général, donnent leur sang.

« Nous disposons d’un Département social à part entière qui s’occupe d’aide aux populations vulnérables. C’est ce Département qui avait lancé, depuis 2012, l’initiative de don de sang au niveau du personnel de Telecel, en vue d’aider les personnes qui souffrent dans les hôpitaux », a rappelé Gabriella Guégbélé, Responsable sociale et communication de Telecel avant d’ajouter que « Pour cette année 2018, nous sommes en train de pousser beaucoup plus de gens à donner leur sang et d’inciter d’autres partenaires à appuyer le Centre de transfusion sanguine et la Fédération nationale de donneurs bénévoles de sang pour mieux voler au secours des populations en détresse ».

Rappelons que depuis 2016, la société Telecel dans sa campagne de don de sang a mis en place un système de contribution nationale par voix de SMS, de 15 F.CFA par jour auprès de ses abonnés dont le montant collecté doit permettre d’appuyer les structures nationales en charge de don de sang, notamment le Centre national de transfusion sanguine et la Fédération nationale des donneurs bénévoles de sang.

Un des donneurs, M. Philippe Wangaye, Personnel de l’Administration générale rattachée à la Direction générale de Telecel, s’est réjoui de pourvoir donner son sang : « Vous savez que le sang ne se fabrique pas et que présentement, notre pays traverse une crise où beaucoup de personnes ont besoin de sang pour être soigné. Voilà pourquoi, personnellement, j’ai décidé de venir, à travers cette campagne initiée par notre société, Telecel, pour donner mon sang. C’est un geste important auquel j’invite tous les Centrafricains pour sauver la vie à nos compatriotes qui en ont besoin ».

L’initiative a été très saluée par Pasteur Dieudonné Yafara, Président de la Fédération centrafricaine de donneurs bénévoles de sang. « Je dois d’abord dire que Telecel qui est une société commerciale fait partie de nos partenaires privilégiés que je tiens ici à remercier très sincèrement. Depuis six ans, et en prélude à la grande journée internationale de don de sang, cette société et tout son personnel nous invitent à venir prélever de sang dans le cadre d’une campagne spéciale de don de sang qu’elle organise », a-t-il affirmé.

A en croire Pasteur Dieudonné Yafara, à ce jour, le besoin en matière de sang est énorme en RCA, car pour une population de 5 millions d’habitants, le pays ne compte que 12 000 donneurs bénévoles de sang. Ce dernier plaide pour que d’autres partenaires intervenir aux côtés de Telecel pour aider les institutions de don de sang tout en félicitant la Mairie de Bangui et d’Atlas Décor pour leur aide.

La RDC se penche sur ses immenses potentiels et ses blocages économiques

0

Centrafrique.com/la-rdc-se-penche-sur-ses-immenses-potentiels-et-ses-blocages-economiques/entree-marche-de-binua-capitale-de-lituri-en-republique-democratique-du-congo-rdc-3/” rel=”attachment wp-att-20979 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

La RDC se penche sur ses immenses  potentiels et ses blocages  économiques

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Lalibre.be

 

La République démocratique du Congo (RDC) tente  d’oublier son interminable crise politique le temps de deux  rendez-vous économiques avec au programme l’immense  potentiel du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne et  ses nombreux blocages juridiques, infrastructurels et  humains. A Lubumbashi, dans le Katanga minier (sud), les  grandes sociétés (Glencore, Rangold…) convergent vers la  « DRC Mining Week » de mercredi à vendredi sur fond de  bras de fer avec les autorités autour du nouveau code  minier promulgué en mars par le président Joseph Kabila.

Sept sociétés étrangères qui exploitent les multiples richesses du Congo  (cobalt, cuivre, or, coltan…) ont menacé de saisir la justice contre la remise en  cause de la stabilité de leur contrat et l’augmentation des taxes sur leurs profits.

Le déficit énergétique de la RDC, où coule le deuxième fleuve le plus puissant  du monde, sera également au coeur des débats.

A Kinshasa, la « sécurisation des affaires » est le thème de la cinquième  « semaine française » organisée par la chambre de commerce franco-congolaise  de jeudi à samedi.

Assurances, embauche et licenciement, sécurité juridique, loi sur la soustraitance, financement: « Premier pays francophone au monde avec près de 74  millions d’habitants, la RDC présente de vrais potentiels », affirme la Chambre

Centrafrique : vers un isolement total de Touadera du pouvoir

0

Centrafrique.com/centrafrique-vers-un-isolement-total-de-touadera-du-pouvoir/president-touadera-lannee-deux-photo-bon-img_31mars2018193503-6/” rel=”attachment wp-att-20975 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : vers un isolement total de Touadera du pouvoir

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma Cnc

 

Après plus de deux ans à la tête de l’État, un réel doute désormais s’installe sur la capacité de Faustin Archange Touadera à gérer le pouvoir. Jour après jour, il détruit quasiment tous les acquis sociopolitiques, sécuritaires laissés par sa prédécesseur Madame Catherine Samba-Panza, sous l’impulsion de la Communauté internationale. Des tractations sont en court afin d’émietter son pouvoir. C’est l’objet du périple marathon du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Brazzaville, N’Djamena et Addis-Abeba. Enquête.

Connue pour son instabilité chronique, la Centrafrique est devenue un pays sans maitre et ni loi. Une jungle où des groupes armés font la pluie et le beau temps et le Chef de l’État, Faustin Archange Touadera, la transforme en un clan qu’il la gouverne à la manière du Maire de sa ville de Damara. Il s’est lui-même hissé au-dessus la loi et laisse son gouvernement bat de l’aile comme une termite ailée à la recherche de la lumière.

D’après une source bien renseignée, Faustin Archange Touadera, sous l’impulsion de son Directeur de cabinet, avait signé avec plusieurs sociétés russes des accords financiers et commerciaux et plusieurs permis de recherches et d’exploitations leur ont été donnés, sans se soucier des dispositions de l’article 60 de la Constitution qui exige à ce que l’Assemblée nationale donne son aval. C’est ce qui a choqué l’ensemble des partenaires du pays, en tête les USA et la France.

Jean-Yves Le Drian : « J’ai évoqué cette question avec le ministre Lavrov lorsque je l’ai vu après Saint-Pétersbourg. Nous sommes tout à fait déterminés à ce que les engagements constitutionnels, électoraux et militaires qui ont présidé à l’arrivée du président Touadera peuvent être respectés sans l’ingérence d’acteurs étrangers ».

Quels sont ces engagements ?

Engagements constitutionnels : article 60 de celle-ci qui exige à ce que l’Assemblée nationale ou le bureau de cette Assemblée, selon un avis juridique de la Cour Constitutionnelle centrafricaine, étudie au préalable l’accord et donne ensuite son aval. Ce qui n’est pas le cas dans les accords secrets passés avec les Russes par le seul président Touadera.

Engagements électoraux et sécuritaires : l’achèvement de DDR et RRS avant tout redéploiement des FACAs sur le terrain. Force est de constater que les FACAs se déploient sur instruction d’un autre état-major, notamment russe que l’état-major propre à ces FACAs. C’est ce que Le Drian qualifie « de l’ingérence d’acteurs étrangers ».

Pour la Communauté internationale, le retour aux violences comme mode de résolution de conflits, les tueries à grande échelle et l’augmentation des nombres des personnes déplacées prouvent que Faustin Archange Touadera n’est pas l’homme de la situation.

« Il est là, avec son Premier ministre, que pour faire des affaires ». Propos d’un diplomate de l’Union africaine.

« Regarde comment Sarandji construit simultanément trois immeubles R+1 à Bangui et Bégoua » conclut notre diplomate.

« En deux ans de règne, il n’a produit aucun résultat visible » a fait savoir à CNC un autre diplomate européen en poste à Bangui et qui poursuit « il faut confier désormais son plein pouvoir à quelqu’un d’autre ».

Quelqu’un d’autres : qui et comment ?

Un nouveau Premier ministre lors du énième dialogue placé sous l’égide de l’Union africaine qui va s’ouvrir dans les semaines à venir, le 5 juillet prochain, si les acteurs militaires notamment les rebelles et l’acteur politique, le Premier ministre Sarandji font franche jeu, d’après une source autorisée auprès de l’Union africaine à Bangui.

D’après cette source, François Bozizé sera le dernier chef de guerre que le Panel des Facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine compte le rencontrer d’ici le 20 juin prochain.

Le document-cadre du dialogue consulté par CNC et actuellement à l’étude comporte certains points dévoilés par David Brownstein  chargé d’Affaires américain en Centrafrique lors de son point de presse du 24 avril dernier.

Lesquels…..?

« Un dialogue inclusif et contraignant; un dialogue qui force les décisions et qui cadre un vrai plan avec des carreaux : développement, participation dans le gouvernement et partage de toutes les ressources de manière équitable entre le peuple….».

Le mot qui agite et tremble : Participation dans le gouvernement.

D’après nos informations, majorité présidentielle, société civile et groupes armés dit les « Nairobistes » réclament la Primature. Et le schéma à mettre en place ressemble plus ou moins aux schémas imposés à Francois Bozize alors Chef de l’État et Catherine Samba-Panza. « Un Premier ministre inamovible avec tous les pouvoirs »

Contacté par CNC, un cadre militaire de la Séléka proche de Nouredine nous a fait savoir que sa coalition, pour signer l’Accord, doit obtenir la Primature; Eau et Forêt et la Défense. Ce qui n’est du gout de l’ensemble des cadres proches du président Touadera.

« Ils ont l’Assemblée nationale et demandent à avoir en plus la Primature. Ça ne passera pas » clame un député de Cœur uni.

Un situation confuse pour Touadera

Face à ces tractations, le président Touadera et son Premier ministre Sarandji s’emmêlent les pinceaux. D’après une source résidentielle, Sarandji était sorti très nerveux avant-hier nuit après une rencontre avec son patron chez lui à Boye-rabe.

D’après cette source, le président Touadera envisage de nommer un nouveau Premier ministre plus connu, proche de l’Occident et issu de son rang d’ici la fin de cette semaine et aurait demandé à son Premier ministre de lui présenter sa démission.

« Négatif » renchérit Sarandji, qui une fois au bureau hier, chante sa chanson :

« J’ai fait de Touadera ce qu’il est aujourd’hui. La Primature durant son mandat me suffit. Et je dois garder pendant qu’il garde le Palais. Un point! Un trait ».

Difficile d’imager la suite. Mais une chose est sûre, ce dialogue va émietter, qu’il le veuille ou pas, le pouvoir de Touadera pour ne pas dire, comme veut le titre, isoler totalement Touadera du pouvoir acquis par défaut le 30 mars 2016.

 

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : Un casque bleu burundais tué à Bambari.

0

Minusca-en-colone-img_24mars2018210558-3/” rel=”attachment wp-att-20971 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/06/patrouille-de-la-Minusca-en-colone-IMG_24mars2018210558.jpg” alt=”” width=”500″ height=”226″ />

 

 

Centrafrique : Un casque bleu burundais tué à Bambari.

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est lors d’une patrouille du contingent Burundais de la Minusca que le drame s’est produit, dimanche 10 juin dernier en fin d’après-midi. La patrouille a été prise à parti par un groupe d’hommes armés non identifié selon la Minusca. Un casque bleu du contingent burundais a été mortellement atteint par balle. C’est finalement lundi en fin d’après-midi que la mission de l’Onu en Centrafrique va confirmer l’information dans un communiqué de presse rendu public à cet effet.

« Le dimanche en fin d’après-midi, une patrouille de casques bleus burundais a été attaquée à Bambari par des éléments armés non identifiés, sur l’axe entre l’aérodrome et le centre-ville. Un casque bleu burundais a perdu la vie et un autre a été grièvement blessé », indiqué la Minusca. Alors dans la matinée du même dimanche, un convoi des Faca (Forces armées centrafricaines) qui était accompagné par des casques bleus, a essuyé des tirs par des présumés éléments du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (Upc). Ce convoi avait quitté Grimari (Ouaka) et se dirigeait vers Bangassou (sud-est).

La Minusca, dans le même communiqué « condamne fermement les deux attaques perpétrées dimanche contre un convoi des Forces armées centrafricaines (Faca) ainsi que l’une de ses patrouilles, dans la préfecture de la Ouaka (centre de la Rca) », en exprimant ses sincères condoléances à la famille du casque bleu et au Gouvernement du Burundi et en souhaite un prompt rétablissement aux soldats blessés.

« La Minusca réitère sa vive indignation face à la multiplication des attaques contre ses troupes, qui n’ont d’autres objectifs que d’entraver les efforts du Gouvernement centrafricain et de la Minusca en faveur de la restauration progressive de l’autorité de l’Etat dans le pays, indispensables au retour de la paix et de la stabilité », poursuit le communiqué avant de rappeler que les attaques visant les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Notons qu’aux dernières nouvelles, la ville de Bambari a retrouvé un calme précaire. De sources proches du Ministère de la défense, le convoi des Faca à destination de Bangassou qui a été attaqué à Bambari est resté terré à 3 km de la ville en attendant un nouvel ordre de Bangui.

 

NDLR : de source concordante, l’attaque contre les soldats burundais aurait été perpétrée par les miliciens Anti-balaka.

CENTRAFRIQUE : LE SYNDROME DES SOCIÉTÉS CONCESSIONNAIRES (1)

0

Centrafrique.com/centrafrique-le-syndrome-des-societes-concessionnaires-1/convoi-des-ex-combattant-de-la-seleka-2-5/” rel=”attachment wp-att-20967 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

CENTRAFRIQUE : LE SYNDROME DES SOCIÉTÉS CONCESSIONNAIRES (1)

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’ENFER AU QUOTIDIEN

         Les bandes armées ont remis au goût du jour le syndrome des sociétés concessionnaires de sinistre mémoire. Les ex-Sélékas se sont emparés de 80% du territoire centrafricain – comme les colons qui, à l’époque, se faisaient attribuer des parcelles sans état d’âme. Ils se livrent à des exactions ignominieuses sur les populations, comme les colons sanguinaires d’autrefois.

         Ces populations, abandonnées par le pouvoir central, vivent un véritable calvaire. Les factions sélékistes, rendues ivres par leur capacité militaire face à un gouvernement désarmé, semblent décidées à transformer les provinces qu’elles occupent en califats, au prix du sang et des cadavres. Innocentes victimes de leur folie meurtrière, les populations sont prises en otage et soumises à un ordre nouveau de type fasciste.

         Leurs appels au secours ne semblent pas atteindre les oreilles des gouvernants. Bunkérisées dans la capitale devenue une sorte de citadelle, calfeutrées dans leurs ministères climatisés, les autorités donnent l’impression d’ignorer la barbarie qui frappe le peuple selon des méthodes de terroristes – à moins qu’il ne s’agisse d’incompétence ou d’un manque de courage politique.

         L’attitude du gouvernement face au martyre des populations choque et interpelle. S’il persiste à montrer son incapacité à protéger les populations, il va devenir inévitable pour le président Touadera de procéder à un remaniement gouvernemental en profondeur. L’intérêt de la nation doit être au-dessus des considérations claniques aussi bien que partisanes et des amitiés particulières.

 

LE MARTYRE DE BAMBARI

         La paisible petite ville a été transformée par les ex-Sélékas de l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) d’Ali Darassa en ville martyre : occupation de la gendarmerie après en avoir chassé les occupants qui ont pris la fuite, abandonnant la caserne et les habitants ; attaque d’un commissariat à l’arme lourde ; incendies de maisons ; exécutions en masse d’habitants sans discernement, femmes, enfants et vieillards compris. Des scènes qui rappellent les exactions nazies pendant la seconde guerre mondiale.

         La bataille pour le contrôle des matières premières a fait rage, la faction sélékiste de l’Unité du Peuple Centrafricain faisant face à une milice d’auto-défense hâtivement formée. Les habitants, pris en otage dans ces affrontements à l’arme lourde, ont pris massivement le chemin de l’exil.

         Les mêmes scènes de terreur et de chaos se sont abattues sur Bangassou, Ndele et d’autres villes occupées par des factions d’ex-Sélékas. Des comportements particulièrement cruels accompagnent le cheminement infernal de ces bandes armées qui semblent possédées par les démons de la violence.

         Si le gouvernement continue dans sa politique suicidaire : « attendons de voir », il est à craindre que la pérennité de la République Centrafricaine en tant qu’Etat démocratique, laïc et indivisible, ne soit plus assurée.

 

UNE PAIX PRISE EN OTAGE PAR LES ENNEMIS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

L’idéologie fascisante des rebelles, dépourvus de tout instinct humanitaire, risque de précipiter le pays dans un inconnu apocalyptique. Le silence du gouvernement devant tant de menaces, l’absence de réactions indignées des gouvernants face aux massacres et à l’occupation du territoire par des mercenaires utilisant des méthodes terroristes, sont en train de sonner le glas d’un pays souverain.

         La situation s’est aggravée depuis la nouvelle intrusion, particulièrement néfaste, des puissances étrangères, qui semblent vouloir désintégrer la Centrafrique afin de s’emparer des immenses richesses de son sous-sol.

         La colère de la France face au retour des Russes en République Centrafricaine vient complexifier la situation, avec le risque d’importer la guerre froide entre l’ouest et l’est en Centrafrique. Le pays n’en a vraiment pas besoin.

MOBILISATION INDISPENSABLE DU PEUPLE POUR SAUVER SON PAYS

         La seule issue qui pourrait être bénéfique pour la Centrafrique dépend surtout de la mobilisation de ses citoyens face aux menaces. Leur détermination devrait pouvoir obliger les gouvernants à sortir de leur politique de démission inacceptable.

         Si on considère le vide laissé depuis trois ans face aux violences par le pouvoir, les comportements abjects et condamnables de certains contingents de Casques bleus, les Mauritaniens notamment, fortement soupçonnés de collusion confessionnelle à Bambari avec les factions sélékistes, prenant parti pour les populations de confession musulmane, allant même jusqu’à vendre des armes aux rebelles, si on prend enfin en compte l’échec de la Minusca dans ses missions de paix et de protection de la population, le rassemblement du peuple centrafricain face aux périls devient, non seulement souhaitable, mais, plus encore, inévitable. C’est lui qui parviendra à prendre en main les rênes de son pays et deviendra le maître de son destin.

                                                                                                                                          

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(11 juin 2018)

 

 

 

                                                                                                                

 

Centrafrique :Un nouvel hôpital installé par les Russes à Ouadda

0

Centrafrique.com/centrafrique-un-nouvel-hopital-installe-par-les-russes-a-ouadda/image-hopital-russe-fred-krock/” rel=”attachment wp-att-20963 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique :Un nouvel hôpital installé par les Russes à Ouadda

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La délégation russe en République centrafricaine, par le truchement de son service de communication que dirige M. Andrey Elinskiy, a communiqué sur l’installation d’un nouvel hôpital à Ouadda. Ces localités du Nord plus éloignées de la capitale au point de se sentir abandonnées, préoccupent le Président Touadera d’où son appel de pied aux partenaires Russes d’intervenir dans ces localités au profit de la population.

La vaste action menée par la délégation russe en République centrafricaine dans le grand Nord du pays est essentiellement humanitaire. Elle a consisté en la distribution de vivres et non-vivres aux personnes les plus affectées, d’une part, et d’autre part, l’installation des hôpitaux mobiles. Cette approche de la Russie, faut-il le rappeler, a été déjà soulignée le 30 mai 2018 par l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en République centrafricaine, M. Sergey Lobanov lors de la cérémonie de fin de formation des Forces armées centrafricaines (FACA) par les Instructeurs Russes à Bérengo.

Le diplomate Russe a fait savoir que la coopération entre la Russie et la RCA est pour le moment focalisée sur l’action humanitaire et le développement économique qui ne sauraient s’établir sans la sécurité et la stabilité politique.

Dans le cadre des installations des hôpitaux, les villes de Bria et de Ouadda sont dotées de nouvelles structures hospitalières, grâce à la coopération entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie comme l’indique le communiqué ci-contre. La ville de Bria va voir son hôpital installé dans les prochains jours.

Notons que l’intervention humanitaire russe a débuté mi-avril dernier avec la distribution des vivres et non-vivres aux habitants de Km5. Cela a été immédiatement suivie de la grande opération de distribution à travers le pays qui a visé le Grand Nord où une colonne de 12 camions remplis d’aide humanitaire et des kits médicaux, venue de la base russe de Soudan a desservi les villes de Birao, Ndélé, Kaga Bandoro, Sibut, Bambari, Bria et Bangui.

CENTRAFRIQUE : LES FACA ET NOUS

0

Centrafrique.com/centrafrique-les-faca-et-nous/fin-de-formation-des-soldats-faca-a-berongo-2/” rel=”attachment wp-att-20959 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

CENTRAFRIQUE : LES FACA ET NOUS

 

 

Bangui, le 12 juin 2018.

Par : Robert ENZA, CNC.

 

Nous avons déjà dit que notre armée était une copie chétive à l’image de l’armée coloniale ; une armée de répression et des opérations « hiboux » ; une armée instrument de domination du pouvoir. De son existence, notre armée a vécu aux rythmes des coups d’état, des mutineries et a servi dans une plus grande mesure le maréchal Bokassa à défaire la République par un empire chétif et ridicule en 1976. Elle a réprimé de toute sa force les évènements des étudiants et élèves de 1979. Elle a fait couler du sang, des centaines de personnes ont souffert et souffrent encore de la disparition de leurs proches, de la persécution, de la torture.

 

Aujourd’hui, elle a vieilli, et les officiers et les généraux trop âgés pantouflent dans une inactivité totale. Notre armée est hostile à l’idée d’introduire des civils dans sa gestion opaque qu’elle veut exclusivement militaire ; il faut une complémentarité (militaire et civil) dans la gestion.

 

Son administration échappe totalement aux contrôles internes, aux surveillances et aux procédures de gestion qui sont des pratiques éprouvées de bonne gestion. Son organigramme tentaculaire et pantouflard est établi pour une activité insignifiante voire inexistante, le personnel administratif est au beurre et touche des sinécures en guise de primes de fonction à ne rien faire.

 

 

 

Sa gestion est assurée à l’avantage des officiers et des « fils à papa » qui sont dans l’armée. Une armée qui s’est construite au fil des années de père en fils, et donc une « entreprise de familles militaires» fermée aux autres enfants du pays. Etre militaire c’est un emploi garanti et une carrière assurée sans risques avec des promotions graduellement payées à ne rien faire du moins…

 

Les militaires d’aujourd’hui sont les enfants des officiers d’hier qui n’ont aucune vocation guerrière. Avoir un parent officier dans l’armée, c’est la clef sûre d’entrée.

 

Toutes les opportunités de promotion et d’évolution professionnelle sont toujours cooptées par des officiers bien positionnés dans les arcanes de la gestion ; une oligarchie. La cooptation n’est pas un acte de gratuité parfois.

 

La recherche des avantages et intérêts personnels est le mal abyssal qui divise et empêche toute cohésion au sein de l’armée. La bataille des intérêts et des avantages personnels est rude entre les officiers et éméchée de jalousie.

 

Les Femmes dans l’armée sont des marguerites au bas de l’échelle et sont utilisées comme des salariées de petites mains de bureaux. Et encore à quel prix, si elles en sont arrivées là. Les Femmes subissent une forme de discrimination consciente soutenue par un argumentaire puéril que l’armée est un métier d’hommes.

 

 

Notre armée est trop éloignée des fondements de sa création, et également elle est très éloignée de la population. Et c’est ainsi, pendant des années, nous avons entretenu une armée nationale qui nous a servi de parade et non de défense.

 

Aujourd’hui, c’est une nouvelle armée qui se renait, une armée par laquelle l’Etat fait preuve des volontés de son institution, une armée de défense du territoire et de protection de la population, une armée de proximité et proche de sa population victime des violences et des crimes perpétués sur son corps, enfin une armée qui a conscience du rôle qu’elle a joué par le passé et qu’elle paye les conséquences. Maintenant c’est l’armée du peuple.

Les FACA et nous, devrions avoir une compréhension partagée afin que nous puissions prendre conscience de l’importance des militaires dans notre société, chose que beaucoup de personnes ne perçoivent pas.

Les FACA et nous, devrions apprendre à dialoguer, à travailler ensemble, à se connaître pour mieux comprendre et avoir une perception commune des risques de menaces sur la paix, la sécurité et le progrès social de notre société.

Etablir un dialogue entre les FACA et nous constitue un impératif fondé sur le respect mutuel et la recherche de la paix et peut permettre la prévention des risques possibles de menaces.

Avoir une perception commune et une conscience partagée peut jeter la base d’une paix durable et permettre l’intervention d’un certain nombre d’acteurs doublés de respect et de principes moraux de comportement.

La notion de l’armée dans la société est d’autant plus importante qu’elle touche le domaine de la défense en général et de la société civile dans son ensemble. Notre monde aujourd’hui est un monde de violence, de menaces inter-frontalières, de terrorisme et de rebellions, ainsi la question de sécurité et de la nation s’entremêlent. La sécurité passe par la protection des citoyens.

Les FACA ont besoin de nous, sans notre appui il leur sera impossible de mobiliser les ressources et les informations nécessaires et de satisfaire à cette nécessité.

Les FACA et nous, devrions de renforcer notre lien pour établir une relation basée sur la confiance et le respect mutuel qui favorise l’intégration des FACA au sein de la société civile, une garantie de paix durable.

Les FACA doivent être proactives dans leurs actions au lieu d’attendre que l’événement se produise afin qu’elles puissent intervenir. Pour cela elles ont besoin des informations venant de la population. Le lien FACA-population est très important.

Les violences inhumaines perpétuées par les groupes armés ont poussé la population à faire appel à son armée nationale, cela prouve combien la place des FACA est importante dans la société.

Il est donc impératif aujourd’hui de promouvoir et de faire évoluer les relations entre forces de sécurité et sociétés civiles, vers davantage de confiance et de respect pour éveiller un intérêt réciproque et favoriser l’intégration des militaires dans la société civile.

La relation avec les FACA aura aussi un aspect de dire la vérité, c’est-à-dire de rendre compte de leurs actions à la société, ceci les crédibilisera et prouvera la grandeur de leur force, mais cela ne signifie pas que les FACA sont tenues de tout dire. Les FACA doivent protéger le secret et le succès de leur opération.

Les FACA doivent communiquer avec la population afin de lui expliquer en quoi consistent leurs nouvelles tâches, leurs nouvelles missions et qu’elles sont prêtes à s’adapter aux nouvelles exigences. Il est essentiel que le public comprenne à quel point il est absolument nécessaire de disposer d’une défense nationale et les FACA qui ont besoin d’une reconnaissance qui donne du sens à leurs actions et leur raison d’existence.

L’intégration des FACA dans la société civile ne peut avoir lieu sans un effort du civil vers le militaire et du militaire vers le civil : le civil ne doit ni mépriser, ni craindre, ni ignorer les représentants des forces armées ; en retour le militaire ne doit pas se replier sur lui-même, il doit être fier de ce qu’il représente et accomplit et être ouvert à la société civile. La perception des FACA ne doit plus être négative, ce qui modifierait en profondeur l’image des FACA. Lorsque l’on parle des FACA, certains de nos compatriotes sont à leur pensée hostiles et ne donnent aucun respect au militaire. Ils ont à l’esprit l’image de cette armée de répression brutale et aveugle.

En effet, « c’est lorsque l’on avoue quand on commet des fautes et que parfois aussi, l’on réalise des choses remarquables, que ces dernières sont encore plus valorisées ».

Les FACA, c’est notre armée, nous devons lutter contre la perception négative des FACA. Il est donc essentiel d’œuvrer en faveur d’une image positive des militaires, « tels des inconditionnels d’une paix dont ils mesurent toute la complexité ». L’État doit s’engager par des lois et les réformes nécessaires pour plus de profondeur.

On a l’habitude d’appeler l’armée « la grande muette » et les médias « le grand bavard ». Et pourtant le dialogue compromis entre les deux (2) est essentiel. Les journalistes ne sont ni des amis, ni des ennemis, mais « une donnée de l’environnement dans lequel les forces armées ont à travailler ». Le renforcement de l’image positive des FACA, en effet, ne peut en aucun cas se passer des journalistes, ces derniers constituent un véritable pont de communication avec les civils.

Les FACA doivent informer et communiquer, et pourront filtrer selon la pertinence des questions, décider ou non de satisfaire les demandes des journalistes. Les FACA doivent œuvrer à l’instauration d’un climat de confiance réciproque avec les journalistes, comprendre leurs problèmes, leurs besoins et eux, ceux des forces armées. La relation FACA-médias sera basée sur le respect et la responsabilité.

Peuvent contribuer à la valorisation de l’image des FACA, les anciens militaires, les fonctionnaires de la défense, et les autres acteurs qui connaissent bien l’armée, peuvent-être des intermédiaires entre les FACA et la société civile pour faire connaître au public le métier de l’armée. Et c’est ce que nous faisons en mettant ces notes en ligne.

Ne laissons plus et jamais à la politique et aux militaires la gouvernance de notre armée nationale, outil de notre défense et de notre sécurité et instrument de notre souveraineté nationale.

 

Robert ENZA, association de soutien aux FACA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Marie Noëlle Koyara s’indigne de l’attaque contre les FACA à Bambari

0

Centrafrique.com/centrafrique-marie-noelle-koyara-sindigne-de-lattaque-contre-les-faca-a-bambari/la-ministre-de-la-defense-nationale-marie-noelle-koyara/” rel=”attachment wp-att-20955 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : Marie Noëlle Koyara s’indigne de l’attaque contre les FACA à Bambari

 

 

Bangui, le 12 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Trois blessés dans les rangs des FACA (Forces armées centrafricaines) dont un Instructeur Russe et des assaillants neutralisés, tel est le bilan provisoire de l’attaque qui visé le convoi des Forces armées centrafricaine, ce dimanche dans la ville de Bambari. C’est du moins ce qu’a révélé ce lundi 11 juin, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre centrafricaine de la Défense nationale a lors d’une conférence de presse à son cabinet à Bangui.

C’est sur fond d’indignation que la Ministre de Défense s’est prononcée sur l’attaque perpétrée contre les FACA à Bambari. Pour elle, il est inadmissible que les groupes armés qui avaient souhaité de déploiement des FACA sur le terrain puissent aujourd’hui s’attaquer cette force. « Tous ceux qui sont Centrafricains doivent témoigner du respect pour leur armée et aimer leur pays, puisque c’est l’armée qui les protéger et assure la défense et la sécurité du territoire. Voilà pourquoi tous ceux qui s’attaquent aujourd’hui aux Forces de défense et de sécurité ne sont pas des Centrafricains », a martelé Mme Koyara. Elle a rappelé par ailleurs que ce n’est pas la première fois que les forces loyalistes sont prises pour cibles par des forces négatives, en citant le dernier cas en date du meurtre d’un élément des FACA au niveau de Km5, la semaine dernière, une Préfate ex-rebelle du FPRC réinsérée dans les FACA dans le cadre du Pré-DDRR (opération pilote de Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants).

En effet, un convoi des FACA appuyés par des Instructeurs Russes a quitté Bangui vendredi soir à destination de Bangassou par la voie terrestre. Arrivée à Bambari, ville occupée depuis le début de la crise par les rebelles Séléka de l’UPC, le convoi a été attaqué par ces hommes de Ali Darass. « Cette mission n’était pas celle de Bambari, mais plutôt de Bangassou. C’est en commun accord avec la Minusca que nous l’avons organisée, en sorte que la Minusca puisse accompagner ces troupes jusqu’à destination. Malheureusement, nos hommes ont été attaqués faisant trois blessés dont un Instructeur Russe qui sont déjà arrivés à Bangui pour les soins nécessaires. Nos troupes ont riposté à cette attaque », a indiqué la Ministre.

Selon Mme Koyara, cet incident de Bambari ne saurait affecter la détermination des autorités centrafricaines à poursuivre l’œuvre de la reconstruction des FACA, surtout dans cette phase critique de déploiement dans les zones dites ‘’occupées’’ par des bandits armés. Le convoi de Bangassou s’est stationné pour quelque temps à Bambari suite à l’incident, mais poursuivre irréversiblement son chemin. « Le Président de la République nous a instruit de construire une armée de garnison. C’est dans cette optique que progressivement, nous avons pu déployer des FACA à Paoua, Obo, Sibut et maintenant Bangassou », a fait sa voir la Ministre.

Occasion pour Mme Koyara d’annoncer qu’à ce jour, l’effectif des FACA est passé à deux bataillons et demi formés par la force européenne EUTM et les Instructeurs Russes et que d’ici la fin de l’année, ils atteindront cinq bataillons. Le membre du gouvernement a terminé sur un conseil aux Centrafricains d’aimer leur pays, puisqu’à en croire ses propos, ce sont aussi certains compatriotes centrafricains qui attisent le feu et la haine parfois et surtout sur les réseaux sociaux, en jetant des discrédits sur la reconstruction des FACA, à travers les désinformations et l’intoxication. Elle annonce également l’arrivée ce, mercredi d’une mission du Comité de sanction du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique.

Centrafrique/CPI : L’acquittement de Jean Pierre Bemba, une ‘’consternation’’

0

Centrafrique.com/centrafrique-cpi-lacquittement-de-jean-pierre-bemba-une-consternation/jean-pierre-bemba-3/” rel=”attachment wp-att-20950 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique/CPI : L’acquittement de Jean Pierre Bemba, une ‘’consternation’’

 

 

Bangui, le 11 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La décision de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale internationale (CPI) est tombée raide tel un couperet, vendredi dernier, depuis la Haye. Jean Pierre Bemba Gombo, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) et Vice-président de ce pays a vu les charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité retenues contre lui à la première instance de la CPI, annulées par la Chambre d’Appel.

Précisons au passage qu’à la première instance dans ce procès qui a débuté le 18 janvier 2018, Jean Pierre Bemba a été condamné à 18 ans de prison pour crimes et viols commis par sa milice, le MLC en République centrafricaine, voisine à la RDC, entre 2002 et 2003. L’accusé avait interjeté appel de sa condamnation quelques jours après sa condamnation.

A Bangui, c’est la consternation, l’indignation et le goût de mépris vis-à-vis des victimes. Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Ange Maxime Kazagui a été le premier, ce samedi 9 juin, à crier ras-le-bol. « C’est avec consternation que nous avons reçu cette nouvelle parce que, si dois dire cela, c’est pratiquement 5000 Centrafricains qui ont été victimes des crimes que les troupes de Jean Pierre Bemba avaient commis en République centrafricaine. Certains sont morts dans l’attente de la justice, d’autres sont encore là. Ces Centrafricains attendaient la justice et donc la réparation, voilà que la Chambre de la CPI vient de l’acquitter. C’est une indignation », a regretté le Membre du gouvernement.

Tout avec regret mais dans une position fataliste, M. Joseph Bindoumi, Président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) rappelle aux Centrafricains qu’en la matière, rien ne pourra se faire suite à la décision de la Chambre d’appel de la CPI : « tout défenseur des droits de l’homme doit se plier devant la décision de la justice. Nous ne devons pas contester la décision de la justice parce que si nous croyons à la liberté de la justice, nous devons accepter que la justice instruise à charge et à décharge ».

Le moins qu’on puisse dire est qu’outre la frustration des victimes, cette décision tombe à un mauvais moment, celui où tous les Centrafricains comptent sur la justice pour trainer les bourreaux de la dernière crise dans le pays. C’est une perte de confiance totale en la justice, même à la Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine (CPS), qui s’empare des Centrafricains, peut-être un facteur aggravant de la crise en ce sens que les gens seront tentés de régler autrement leurs problèmes que de compter sur la justice qui peut les décevoir comme en est le cas Bemba.

Centrafrique : échange des tirs à Bambari, la ville se vide de sa population.

0

Bambari-la-ville-se-vide-de-sa-population/les-soldats-faca-en-position-de-tirs-img_3876-2/” rel=”attachment wp-att-20944 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/06/les-soldats-Faca-en-position-de-tirs-IMG_3876.jpg” alt=”” width=”500″ height=”281″ />

 

 

Centrafrique : échange des tirs à Bambari, la ville se vide de sa population.

 

 

Bangui, le 10 juin 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis cet après-midi du dimanche 10 juin à Bambari, au centre du pays,  la population se retrouve à nouveau sous un Deluge de tirs d’armes automatiques venant de plusieurs endroits sans savoir, avec précision,, pour quelle raison ça tire de partout.

 

« Nous sommes en train de prendre quelques bouteilles entre amis quand les tirs commencent à retentir », commente un habitant de la ville de Bambari cet après-midi joint au téléphone depuis Bangui.

Même si beaucoup ignorent pourquoi ça tire à nouveau dans leur ville cet après-midi, d’autres par contre pensent pour leur part que l’arrivée des soldats FACA en provenance de Bangui depuis ce matin serait à l’origine de la colère des combattants de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) encore nombreux dans cette ville.

D’autres témoins de la scène contactés par CNC, parlent d’une attaque des rebelles de l’UPC du sulfureux Ali Darassa qui veulent marquer leur présence dans la ville après arrivée massive des soldats de l’armée nationale qui, selon une source sécuritaire, devraient continuer leur route vers Bangassou, au Sud-Est du pays dans la préfecture de Mbomou.

À Bambari, pour l’heure, la ville se vide de ses habitants qui cherchent à se mettre à l’abri des tirs. Aucun bilan n’est disponible pour le moment.

Plus de détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : QUAND L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ÉTAT NOURRIT AUSSI DES AMBITIONS PRÉSIDENTIELLES POUR LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES DE 2021.

0
Centrafrique.com/centrafrique-quand-lentourage-du-chef-de-letat-nourrit-aussi-des-ambitions-presidentielles-pour-les-echeances-electorales-de-2021/bernard-selemby-doudou-500×460-15/” rel=”attachment wp-att-20933 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

CENTRAFRIQUE : QUAND L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ÉTAT NOURRIT AUSSI DES AMBITIONS PRÉSIDENTIELLES POUR LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES DE 2021.                                              

 

Bangui, le 8 juin 2018.

 

Les élections couplées post crise se sont déroulées dans des conditions peu acceptables avec le concours de la communauté internationale et la docilité des groupes armés non conventionnels. Un président de la république a été démocratiquement, légitimement élu au suffrage universel direct et une nouvelle constitution promulguée. Le processus d’un retour à l’ordre constitutionnel fut enclenché avec la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution du 30 mars 2016. L’espoir et le rêve ont repris leur droit et les lueurs du vivre ensemble ainsi que de la cohésion sociale se pointent au zénith.

 

Le président de la république fait usage de son pouvoir discrétionnaire prévu par l’article 33 de la constitution pour nommer aux postes civils, militaires, la nomination du premier ministre ainsi que de son gouvernement. Le pouvoir discrétionnaire du président de la république est la liberté d’appréciation laissée à la discrétion d’une personne ou d’une Administration. Ce pouvoir discrétionnaire à la caractéristique d’échapper au contrôle du juge mais dans certaines circonstances il peut faire l’objet d’abus préjudiciable à certains principes généraux de droit. Ainsi, l’entourage du président de la république ou du moins ses proches collaborateurs sont constitués selon la volonté et l’agrément du chef de l’Etat.

L’entourage du président de la république a la particularité d’être constitué du cercle familial où l’amateurisme et l’incompétence sont les règles. Très vite, un climat de concurrence s’installe entre les élus du président de la république qui prennent en retour ce dernier en otage au point d’influence ses décisions et orientations politiques. Ce cercle vicieux composé de parvenus, d’amateurs en manque d’inspiration et  de personnalités atteintes de cécité intellectuelle, des opportunistes patentés, des allocataires des Assédics et autres aides sociales de France.

Ils se distinguent tous par le fait qu’ils sont pressés d’être au sommet en un temps record c’est à dire avoir de belles voitures, de belles villas et un train de vie élevé sans faire recours à un quelconque prêt bancaire. Certains se permettent même de façon informelle d’instaurer de passe-droits pour bénéficier d’audiences avec leur mentor. Autoproclamés nouveaux riches de Bangui, d’autres commencent à nourrir, cultiver ou murmurer des ambitions présidentielles pour les échéances électorales de 2021 au point de débrayer au lieu d’aider utilement le président de la république à soigner son bilan, condition sine qua non d’une éventuelle réélection.

Bientôt la liste des dissidents va s’allonger, les opportunistes saisonniers vont débarquer du navire et les « ignorés » du régime vont se coaliser pour se consoler. On assistera in fine à l’implosion du bloc. Désormais les batailles du couloir et les guerres fratricides internes seront publiques au grand étonnement du citoyen lambda qui s’interroge : Que fait concrètement l’entourage du président de la république pour l’aider à endiguer durablement la crise ? Comment cet entourage bourré d’ambitions présidentielles s’attellera t-il pour aider à la réélection du président de la république ?

Peut-on soutenir avec ardeur les actions du président de la république tandis qu’on lorgne en même temps le fauteuil présidentiel ? Cette pléthore de collaborateurs issue majoritairement des outsiders caractérisés par l’incompétence et l’amateurisme est-elle encore utile pour assumer la vision politique du chef de l’Etat ? L’avenir sécuritaire des centrafricains est-il otage des ambitions personnelles des nouveaux riches de Bangui ? Le jeu malsain de l’entourage présidentiel est-il la résultante de la politique de l’autruche basée sur le mensonge ? A ce stade, l’entourage ne constitue t-il pas un frein ou un poison aux initiatives novatrices du président de la république ? Est-ce le début du processus de la fin ? Le président de la république a t-il encore des énergies ou des ressources pour redresser la barre avant le naufrage ? Qu’en est-il de la création de son parti politique pour relancer sa politique ? Ira t-il encore aux échéances électorales de 2021 sans parti politique ?

A presque mi mandat, l’heure est venue de briser les rêves olympiques de ces vautours qui pactisent avec tous les régimes qui se succèdent dans le seul but d’asservir et de se servir au détriment d’un peuple agonisant. Ainsi, il apparaît irréversible de procéder à une purge chirurgicale en vue d’assainir l’entourage du président de la république. Déjà isolé au niveau sous régional et boudé par l’ancienne puissance coloniale, le président de la république devient aveugle dépendant de son entourage et déconnecté des réalités socio-économiques du pays.

Fort de ce qui précède et après analyse, l’opinion nationale commence à comprendre pourquoi le président de la république hallucine et voit des manœuvres de déstabilisation du régime partout. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 08 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU.                                        Juriste, Administrateur des élections.                          Tel : 0666830062

Centrafrique : quand le général Antoine Gambi crache ses quatre vérités au Président Touadera.

0

Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-general-antoine-gambi-crache-ses-quatre-verites-au-president-touadera/le-general-antoine-gambi-des-faca/” rel=”attachment wp-att-20918 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : quand le général Antoine Gambi crache ses quatre vérités au Président Touadera.

 

 

Bangui, le 7 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

En total désaccord avec le Président Touadera sur certains points qui touchent la sécurité du pays, certains officiers généraux de l’armée nationale n’hésitent plus à indexer directement la responsabilité du locataire du palais de la renaissance. C’est le cas de l’ancien Chef d’État-major le général Antoine Gambi et Chef d’État-major particulier du Président de la République Faustin Archange Touadera, qui, dans un long message envoyé à ce dernier, crache sans passer par quatre chemins, ses vérités.

 

Si le général Antoine Gambi, Chef d’État-major particulier à la présidence, se demande pourquoi le Chef de l’État lui avait fait confiance pour le nommer dans son cabinet, certains Conseillers civils, pour la plupart des proches parents du Président, pensent de leur côté que le choix de l’ex-Chef d’État-major Antoine Gambi dans le cabinet militaire du Président Touadera n’est pas un meilleur pour ce dernier. À ce titre, toutes les stratégies militaires, y compris les  conseils touchant la sécurité du pays soumis par ce dernier au Président Faustin Archange Touadera n’attirent plus la moindre attention particulière de ce dernier. D’ailleurs, les deux hommes ne se voient pratiquement plus, parfois une fois par trimestre selon plusieurs sources.

Très gêné par l’attitude du Président Faustin Archange Touadera à son égard, l’ex-Chef d’État-major le général Antoine Gambi préfère lui adresser un message d’une vingtaine des pages tout en prenant le soin de lui cracher toutes ses vérités. Du coup, la tension monte entre les deux hommes qui ne se voient plus, alors que le Chef de l’État Faustin Archange Touadera se retranche parmi les siens, surtout son Directeur de cabinet pour se ressourcer.

Désormais, des voix s’élèvent pour son limogeage, car, pour certains, l’homme n’a plus sa place au côté du Chef de l’État Touadera.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : La résolution de la crise centrafricaine passe inéluctablement par la question du rétablissement de la confiance rompue entre les citoyens, la société civile, les partis politiques, les mouvements politico militaires et les institutions républicaines.

0

Centrafrique.com/centrafrique-la-resolution-de-la-crise-centrafricaine-passe-ineluctablement-par-la-question-du-retablissement-de-la-confiance-rompue-entre-les-citoyens-la-societe-civile-les-partis-politiques-les/une-foule-de-la-population-en-debandade-img_28mars2018113330-3/” rel=”attachment wp-att-20912 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : La résolution de la crise centrafricaine passe inéluctablement par la question du rétablissement de la confiance rompue entre les citoyens, la société civile, les partis politiques, les mouvements politico militaires et les institutions républicaines.

 

 

Bangui, le 7 juin 2018.

Par : Wilfried Willy Hetman-Roosalem, CNC.

 

Aujourd’hui, confrontée à la plus grave crise de son histoire- après les drames, qui ont constitué, pour elle, les périodes de l’esclavage et de la colonisation- depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960, la RCA continue de s’interroger, plus que jamais, sur son avenir et son destin. Les ressorts et causes de ce moment douloureux se situent, à notre avis, dans la question de confiance entre les différents acteurs qu’il faut rétablir impérativement si l’on veut ressouder le lien social distendu. La restauration du vivre ensemble, de la réconciliation nationale, de la cohésion nationale, du pacte républicain- que nous appelons de nos vœux- est à ce prix.

Aussi longtemps que cette question cruciale de la confiance entre Centrafricains, entre les Centrafricains et les différents protagonistes du conflit, ne sera pas résolue, toutes les tentatives de solutions- exogènes- importées de l’extérieur, n’associant pas ces différentes strates de la société, sont et seront vouées à l’échec. Le règlement de ce conflit centrafricain, qui a, certes, des ramifications et conséquences extérieures, est essentiellement centrafricain.

Mais le facteur « confiance » ne se décrète pas. Elle se cultive patiemment. Avec le concours – disions- nous- de toutes les personnes concernées.

Ainsi donc, la résolution de la grave crise centrafricaine sera envisagée, ici, à l’aune du rétablissement de l’impératif de confiance entre les citoyens (1), du rétablissement de l’impératif de confiance entre le citoyen et les institutions républicaines (2), de la restauration

du préalable de la confiance entre les citoyens, les partis politiques et la société civile (3), de la restauration du préalable de la confiance entre les partis politiques, les mouvements ou groupes armés- de nouveaux acteurs dans le paysage sociopolitique centrafricain- et les institutions républicaines (4).

 

  1. Le rétablissement de l’impératif de la confiance entre les citoyens centrafricains entre eux

 

Unis par un seul et même destin- une patrie (la République centrafricaine), un hymne national (la Renaissance), une devise (Unité, Dignité, Travail) et une langue nationale commune (le Sango)-, les Centrafricains ne se font, malheureusement, pas suffisamment voire- jamais- confiance entre eux. Le Centrafricain a une fâcheuse tendance, celle portée à faire confiance spontanément à l’allochtone, à l’allogène au détriment de son concitoyen. Une situation, qui se vit, consciemment ou inconsciemment, dans la vie de tous les jours, dans la vie des affaires ou même dans la gestion des affaires publiques où il est arrivé et il arrive encore aujourd’hui que de structures importantes de l’Etat soient sous l’autorité d’agents d’origine étrangère.

Ce phénomène, typiquement centrafricain, est très difficilement observable, voire impensable dans beaucoup de pays du continent. Pour avoir voyagé dans certains pays notamment africains ou côtoyé des ressortissants de pays étrangers, je suis en mesure d’affirmer, sans ambages, que cette conception de gestion de la chose publique est inconcevable ailleurs. Elle peut même paraître troublante, étrange au regard des exigences du secret d’Etat requis pour assurer l’exécution du service public.

En mettant le doigt sur cette tare comportementale, je n’entends pas appeler le(s) Centrafricain(s) à un certain repli sur soi, qui n’aurait, d’ailleurs, pas de sens, de raison d’être mais plutôt à une once de sursaut national, de réveil patriotique ; à ressentir- un tant soit peu- l’amour, la proximité de son compatriote. Il ne doit pas considérer son frère ou sa sœur comme un adversaire. Encore moins un ennemi.

 

 

Ce (ou cette) concitoyen (nne) dont il s’en méfie, souvent à tort, peut avoir des qualités ou compétences techniques certaines ou être de probité morale indéniable, il aura tendance à préférer faire confiance à l’altérité venant de lointaine contrée. Cad celui qui vient d’ailleurs, le créditant spontanément- sans même le connaître suffisamment- du bénéfice du doute.

Dans les relations inter-personnelles, ce phénomène de suspicion systématique s’est amplifié avec la naissance des partis politiques et l’émergence des groupes armés, qui ont entraîné dans leur sillage des réflexes primaires de tribalisme, d’ethnocentrisme, de régionalisme, de népotisme et d’un communautarisme exacerbé.

Aujourd’hui, en Centrafrique, il n’est pas de très bon ton de porter une étiquette à connotation très confessionnelle. A la moindre étincelle, au moindre incident impliquant Chrétiens et Musulmans, cela peut valoir d’être désigné, malheureusement, à la vindicte populaire. Aux actes de criminalité, de cruauté commis sur des personnes se succèdent des représailles de même nature.

Sur le terrain politique, en RCA, on a vu des chefs d’Etat préférer confier la gestion de leur protection ou garde rapprochée, celle d’organismes publics relevant du bloc de compétence de la souveraineté nationale à des personnes non autochtones, convaincus que ces dernières étaient plus fiables qu’un national car moins enclines ou moins suspectes d’actes de trahison ou de félonie.

C’est dans ce même ordre d’idées que des pans entiers de l’économie nationale sont tenus, de tout temps, par des personnes d’origines étrangères. Les nationaux devant se partager la portion congrue.

Cette mentalité de défiance systématique vis-à-vis de son compatriote doit changer. Le salut de la nation, de la République requiert une vision insufflée à chaque Centrafricain et tournée vers l’esprit de concorde nationale. De fraternité.

Les données de l’ethnie, de la région ou de la religion ne doivent pas être les dénominateurs communs. Elles ne doivent pas dicter le comportement de l’individu vis-à-vis de son frère ou de sa sœur dans notre société.

Je saisis cette opportunité pour saluer le travail remarquable et inlassable fait par la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique emmenée par Son éminence l’Archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, le Révérend Pasteur Nicolas Guérékoyamé et l’Imam Omar Kobine Layama, qui ne ménagent aucun effort pour renouer les fils du dialogue entre les différentes communautés centrafricaines afin de faire renaître le vivre ensemble.

La résolution de la crise centrafricaine, qui a sapé gravement les bases du vivre ensemble et menace la pérennité de la nation nécessite un changement de cette grille de lecture pour intégrer un autre paradigme, celui du rétablissement rapide de la confiance rompue entre les citoyens centrafricains entre eux.

Les pouvoirs publics nationaux- avant les locaux- ont un rôle important à jouer dans le renouement de cette confiance nécessaire pour raffermir le vivre ensemble.

 

  1. Le rétablissement de l’impératif de la confiance entre le citoyen et les institutions républicaines

 

Force est de constater que le citoyen centrafricain- lambda- ne se reconnaît pas suffisamment dans les institutions républicaines issues de la Constitution. Il ne se sent pas suffisamment représenter par les institutions. Du moins, il considère que ses intérêts, ses besoins, ses préoccupations essentiels sont passés par pertes et profits par les pouvoirs publics.

Ce, pour plusieurs raisons. Principalement, parce que ses problèmes au quotidien ne sont pas pris en compte ou très insuffisamment pris en charge par les pouvoirs publics.

Plus globalement, ses problèmes concernent les enjeux de la sécurité– pouvoir vaquer librement à ses occupations en paix et en sécurité sur l’ensemble du territoire national-, de l’emploi– pouvoir avoir un travail pour assurer son autonomie matérielle et celle de sa famille-, du manger– pouvoir se nourrir tous les jours à sa faim ainsi que ses proches-, du logement– pouvoir se loger décemment dans les conditions optimales de sécurité-, de la santé– pouvoir assurer, en cas de besoin, les soins de santé primaire ainsi que ceux de sa famille, de l’éducation– pouvoir se former et envoyer ses enfants à l’école grâce à un enseignement public de qualité-, du vestimentaire– pouvoir s’habiller correctement-, d’une justice indépendante et équitable- pouvoir recourir aux institutions judiciaires s’il se sent léser dans ses droits fondamentaux.

Le gouvernement de la RCA doit s’attacher à se doter de services et d’institutions publics fiables pour susciter l’intérêt et l’adhésion du citoyen. Cela veut dire qu’il doit mettre en place une administration efficace, une police et une gendarmerie nationales et républicaines capables de protéger le citoyen. Une armée nationale et professionnelle susceptible d’être projetée sur l’ensemble du territoire de la République et recentrée sur ses attributions régaliennes de défense de l’intégrité du territoire national.

Le chef de l’Etat doit renoncer, impérativement, à constituer- comme c’est le cas habituellement- une soldatesque fidèle composée, généralement essentiellement de membres de son ethnie, dévouée à la protection de sa seule personne et à celle des membres de sa famille et prompte à mâter toute poussée insurrectionnelle ou fronde émanant de la société civile ou d’un segment de la population au nom de revendications légitimes ou catégorielles. Une soldatesque qui ne répond que de lui et ne dépend pas de la chaîne de commandement militaire. De la hiérarchie militaire.

L’armée doit être en symbiose avec la nation, être le reflet de la composition sociologique du pays. Elle doit être composée d’authentiques nationaux cad des fils et filles du pays.

Les autorités centrafricaines, ayant eu l’habitude d’intégrer, dans l’armée et les services de sécurité, des éléments étrangers, cela a entraîné un effet délétère, contre productif que nous payons cash aujourd’hui.

La crise structurelle centrafricaine n’y est pas complètement étrangère. L’institution militaire, dans son ensemble, envisagée comme la force la mieux organisée dans un pays doit pouvoir survivre au processus d’alternance démocratique.

L’Etat doit se préoccuper de mettre en place une justice indépendante qui dit le droit, rien que le droit et qui ne soit pas soumise, sujette aux puissances de l’argent ; à la corruption.

Le système éducatif et de formation professionnelle restructuré afin d’être adapté au marché du travail, doit être capable de former des citoyens opérationnels, employables sur le terrain.

Le système d’enseignement supérieur doit jouer son rôle de formateur de cadres capables de prendre le relais le moment venu, de relever les défis du développement.

L’Etat doit créer un environnement juridique et des affaires favorables au développement de l’initiative privée et des entreprises.

Il doit mener une lutte sans merci contre la fraude et la corruption endémiques, les passe-droits et les détournements de fonds publics, qui gangrènent les circuits administratifs.

En d’autres termes, toutes les missions de l’Etat et des collectivités territoriales doivent pouvoir être remplies dans les conditions optimales.

Cela induit, bien entendu, le parachèvement de la mise en place des institutions prévues par la Constitution. Nous pensons ici singulièrement aux élections locales cad municipales et régionales. Sans oublier, l’élection du Sénat, qui représente les collectivités territoriales.

C’est à cette condition que le citoyen centrafricain adhèrera à l’œuvre de (re) construction nationale, se sentira pris en compte par les pouvoirs publics, aura donc confiance dans son pays.

La résolution de la crise centrafricaine suppose le rétablissement de la confiance rompue entre le citoyen et ses institutions. Ceci n’exclut pas la part de responsabilité, incombe aux partis politiques et à la société civile.

 

  1. La restauration du préalable de la confiance entre les citoyens, les partis politiques et la société civile

 

En RCA, sans être capables de produire un véritable projet de société ou programme politique, les partis politiques sont réduits à être conçus sur une base essentiellement ethnique ou régionale.

Du coup, le potentiel adhérent sera, la plupart du temps, tenté d’opérer un choix politique par rapport à son ethnie et/ou ses accointances personnelles avec le chef du parti ou un membre de la direction de ce parti et non pas sur la base d’une idéologie politique apte à prendre en compte l’ensemble des défis, qui s’imposent à la société.

Cette attitude a pour effet de fausser les règles du jeu du vote. Les éléments objectifs, qui sont censés sous-tendre le militantisme partisan sont balayés d’un revers de main au profit de considérations subjectives. Cela n’est pas sans incidence sur le devenir de la société.

La plupart des partis politiques n’ont pas été créés sur la base d’un corpus idéologique. Ce qui se traduit souvent, au moment des élections ou en dehors de celles-ci, par la conclusion d’alliances contre nature pour satisfaire un intérêt personnel. Les alliances ne se scellant pas sur la base d’un programme de gouvernement mais par rapport à l’attribution d’un strapontin ou d’un poste ministériel.

Ce qui a pour effet de se traduire, sur le terrain, par une désaffection des citoyens de la chose politique, matérialisée au moment des opérations électorales par une faible mobilisation des électeurs ; un taux de participation en deçà des standards internationaux.

Les électeurs se sentent un peu floués par l’appétit des politiques.

Pour être suffisamment attractifs, les partis politiques doivent être ou devenir des partis nationaux, représentatifs sur le plan sociologique cad être capables de recruter dans toutes les couches de la société et dans les 16 régions (préfectures) que compte le pays.

Ils doivent être capables de produire ou disposer d’un projet de société en prise directe sur les enjeux nationaux. C’est à ce prix que le citoyen centrafricain pourra se sentir en confiance, en sécurité.

Les formations politiques doivent jouer leur rôle constitutionnel d’organes chargés de contribuer à l’animation de la vie politique et de concourir à l’expression du suffrage universel.

Dans l’opposition, elles doivent rester des forces de proposition, former, en leur sein, des sortes de Shadow Cabinet à l’anglaise. Car, elles ont vocation à gouverner.

Le citoyen a le sentiment-à tort ou à raison- que les partis politiques ont une part de responsabilité dans la déliquescence de l’Etat et la décrépitude du pays ayant engendré le chaos. C’est ce qui peut expliquer que le Centrafricain ne se presse pas de s’encarter.

Mais c’est peu de dire que l’élite politique a failli à sa mission d’éducation à la culture politique et à la culture du civisme vis-à-vis du militant.

 

En RCA, faute de moyens principalement, les associations de la société civile ne sont pas suffisamment structurées- donc puissantes- à l’instar de certaines de leurs homologues du continent comme au Sénégal ( Y en a marre), au Burkina Faso (Balai citoyen) ou dans une moindre mesure au Bénin, où elles jouent un rôle crucial dans la conscientisation du citoyen aux grands enjeux nationaux et où elles ont contribué à l’avènement de l’alternance démocratique dans leurs pays.

C’est aussi le cas en RDC (Filimbi ou le comité laïc catholique) où les associations de la société civile jouent tout autant un rôle important dans l’enracinement de la démocratie.

Les partis politiques et la société civile doivent se donner les moyens matériels et intellectuels pour encadrer les citoyens, les former à la culture politique et à la culture citoyenne afin de susciter leur intérêt et leur adhésion à leurs visions et leurs projets.

Je rappelle que les confessions religieuses centrafricaines ont joué et continuent de jouer un rôle très important dans la pacification du pays. C’est, aujourd’hui, la force la mieux organisée.

La résolution de la crise centrafricaine suppose donc la restauration de cette confiance rompue entre les citoyens d’une part et les formations politiques et les organisations de la société civile d’autre part.

 

  1. La restauration du préalable de la confiance entre les partis politiques, les mouvements armés, nouveaux acteurs atypiques dans le paysage socio politique centrafricain et les institutions républicaines

 

Attirés par les avantages, les délices et autres prébendes du pouvoir, les formations politiques et les groupes armés jouent des coudes pour parvenir à leurs fins cad conquérir le pouvoir de l’Etat par des voies constitutionnelles pour les uns et- hélas- non constitutionnelles- par la force- pour les autres.

Non regroupés au sein d’une alliance, ils se regardent en chien de faïence, Obnubilés- pour ceux qui ne sont pas aux manettes- par l’idée d’arriver à gouverner l’Etat (présidence de la République, gouvernement, Assemblée nationale, Sénat) et/ou les instances des collectivités territoriales (les Communes ou les villes, les régions).

Les formations politiques ne parvenant pas toujours à disposer d’une majorité politique, à l’Assemblée nationale, pour gouverner, doivent être capables de construire des alliances politiques sur la base d’un programme politique défini afin de gérer l’Etat et/ou, le cas échéant, les collectivités territoriales.

Si, les années 2006, ont vu apparaître, brutalement, sur la scène nationale de nouveaux acteurs sociopolitiques atypiques, en l’occurrence, les groupes armés, qui ont, par la suite essaimé sur l’ensemble du territoire national, c’est, entre autres, parce-que l’offre politique censée être générée au niveau national, du pouvoir central à Bangui n’a pas été satisfaisante cad à la hauteur des enjeux.

Si, d’autre part, les revendications de certains groupes armés ont pu paraître fondées à un moment donné- abandon de régions entières de l’intérieur du pays à la misère et à la pauvreté, détérioration sans précédent des services sociaux de base, absence de la présence de l’Etat due à la mauvaise gouvernance, etc.-, leur modus operandi (mode opératoire) est, toutefois, sérieusement discutable. Voire contestable dans un contexte de démocratie.

Le règlement d’un problème de fond, politique ne s’obtient pas en recourant à la voie armée. A des méthodes militaires, à des méthodes violentes. C’est dans le cadre des institutions de la République, de la démocratie cad par le dialogue et la concertation que les problèmes nationaux doivent être résolus. Les armes ne règlent rien et n’ont jamais rien réglé.

Bien au contraire, elles contribuent à complexifier davantage la nature des problèmes.

Nous considérons que la déconcentration ou la décentralisation, modes de gestion administrative de proximité cad au plus près des collectivités territoriales et, qui rapproche l’administré de l’administration, est une option à privilégier car elle est propre à régler les problèmes des villes et des régions en Centrafrique. Il faut pour cela, libérer les préfectures (14) sous contrôle des groupes armés.

Grâce au mécanisme de péréquation,-que j’ai déjà évoqué abondamment dans mes précédents écrits- l’Etat, au niveau central, pourra corriger les inégalités entre les collectivités territoriales dans le cadre d’une vaste politique d’aménagement du territoire ou d’égalité territoriale.

L’Etat doit pouvoir se déployer sur l’ensemble du territoire national.

La RCA doit rester une et indivisible.

 

En conclusion, la résolution de la grave crise centrafricaine, qui tend à devenir structurelle- si les conditions de dégradation de la situation se prolongent dans le temps-, nécessite la restauration du préalable de la confiance entre les différents protagonistes que sont les citoyens, la société civile, les partis politiques, les groupes armés et l’Etat. La communauté internationale devant continuer à jouer un rôle d’accompagnement.

 

 

Fait à Paris, le 05/06/2018

 

 

Wilfried Willy Hetman-Roosalem

Centrafrique : le FPRC de Noureddine Adam salut les efforts de la Communauté internationale pour la Paix en RCA.

0

FPRC-de-noureddine-adam-salut-les-efforts-de-la-communaute-internationale-pour-la-paix-en-rca/logo-du-fprc-tres-bon-2/” rel=”attachment wp-att-20907 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/06/Logo-du-FPRC-très-bon-1.jpg” alt=”” width=”500″ height=”478″ />

 

 

 

Centrafrique : le FPRC de Noureddine Adam salut les efforts de la Communauté internationale pour la Paix en RCA.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Le FPRC salue le passage des émissaires et chercheurs qui se succèdent à la recherche de la cause de la crise centrafricaine.

En général et dans le Nord-Est en particulier, ceci démontre la recherche d’une sortie de crise. Ces émissaires et chercheurs saluent les efforts du FPRC et reconnaissent que leurs revendications sont justes et légales.

         Le FPRC lance un appel à la Communauté Internationale à appuyer les efforts de paix entamés par l’Union Africaine et pousser le Gouvernement à appliquer les préalables précités dans le document contenant les revendications.

         Le FPRC en appelle aux Organisations Humanitaires de faire confiance pour la sécurité des biens et des personnes et annonce officiellement la neutralisation du véhicule de l’entreprise SIAD braqué à Kaga-Bandoro le 30/05/2018.

       Après caval et assaut entrainant la mort d’un Officier du FPRC, paix à son âme, le véhicule est neutralisé à Nda (Sikikide).Il sera restitué officiellement à l’entreprise.

       Le FPRC rappelle à l’Opinion Nationale et Internationale qu’il est un Mouvement qui lutte contre l’Injustice Sociale.

Tout acte de banditisme sur des biens et des personnes entrainera des conséquences répressives.

             

 

Fait à N’délé, le 06/06/2018.

Centrafrique : Communiqué de presse du parrti PARC relatif au Ramadan

0

Centrafrique.com/centrafrique-communique-de-presse-du-parrti-parc-relatif-au-ramadan/logo-du-parti-parc-de-centrafrique-img_7mars2018133907-2/” rel=”attachment wp-att-20902 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Centrafrique : Communiqué de presse du parrti PARC relatif au Ramadan

 

 

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

 

Le Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA, Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) saisit cette occasion pour souhaiter une bonne période de Ramadan à tous nos frères et sœurs musulmans. Que ce moment de grande spiritualité et de sacrifice puisse renforcer leur sentiment d’appartenance à l’espace national et que le Tout-Puissant et Miséricordieux Allah inonde leur cœur de pardon en ce temps de grande douleur et de grande souffrance.

Le Professeur NGUEREKATA voudrait aussi exprimer sa profonde et fraternelle compassion aux parents et victimes des événements douloureux de Bambari, Km5, Fatima, Kaga Bandoro, et toutes les régions endeuillées de Centrafrique.

Le Professeur N’GUEREKATA regrette que la communauté nationale ne prenne aucune action pour honorer la mémoire de ceux à qui la barbarie humaine arrache quotidiennement la vie et endeuille l’ensemble de la société.

En ces moments de grands défis ou la cohésion sociale et la nation elle-même sont menacées, il rappelle qu’aucun pays ami, aucune armée du monde, fut-elle la plus puissante, ne peut se substituer aux forces nationales constituées de fils et filles de ce pays, prêts à mettre leurs vies en jeu pour le salut national. Il appelle à l’unité nationale pour combattre l’ennemi commun, à savoir le terrorisme des bandes armées, tout en invitant le gouvernement à plus de fermeté, détermination et courage face à celles-ci.

Le Professeur N’GUEREKATA et le PARC souhaitent vivement que la fin du Ramadan puisse engranger l’amorce d’une nouvelle ère de paix, de sécurité et de confiance en nous-mêmes, nos institutions et nos leaders politiques. Il rappelle aussi que toute solution durable à la crise ne peut être obtenue sans la participation effective de la population et de toutes les sensibilités politiques et confessionnelles.

Bon courage à toutes et à tous en ce temps de Ramadan.

Centrafrique/Transports : Trois questions à M. Nassour sur la société Almadina retenue pour les titres sécurisés

0

 

Centrafrique.com/centrafrique-transports-trois-questions-a-m-nassour-sur-la-societe-almadina-retenue-pour-les-titres-securises/theodore-jousso-des-transports-3/” rel=”attachment wp-att-20898 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le ministre des transports Théodore Jousso

 

Centrafrique/Transports : Trois questions à M. Nassour sur la société Almadina retenue pour les titres sécurisés

 

 

Bangui, le 5 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Almadina, c’est la société retenue par le Gouvernement centrafricain, à travers le Ministère des Transports et de l’Aviation civile en vue de la délivrance des plaques d’immatriculation pour les moyens roulants à quatre et deux roues, ainsi que des titres sécurisés. Après l’annonce, il y a une semaine de la disponibilité prochaine de ces documents, par le Ministre des Transports, beaucoup sont des Centrafricains qui s’interrogent encore sur la crédibilité de cette société. Moustapha Nassour, Associé du Groupe Almadina, a levé ici un coin de voile sur ladite société et sa capacité à produire du document hautement sécurisé.

 

Question CNC : Le Ministère des Transports et de l’Aviation civile, suite à un appel d’offre d’international, a retenu la société Almadina pour la fourniture des Plaques d’immatriculation et Titres sécurisés. Que peut-on savoir sur votre société ?

 

Réponse Moustapha Nassour (MN) : : La société Almadina est une société internationale qui est créée depuis 1984 et basée à Oman. Elle est spécialisée dans la production des documents sécurisés et biométriques de haute qualité. Elle a plusieurs représentations dans plusieurs pays tels que : Oman, Soudan, Somalie, Niger, Congo-Brazzaville, Dubai, Afghanistan et Moritanie.

Tout ceci prouve à suffisance la capacité technique que la société Almadina dispose d’une expertise de qualité qui lui permet d’avoir des solutions immédiates dans le domaine des documents sécurisés et ne pourra faire recours à la sous-traitante.

 

Question CNC : La procédure de sélection de votre entreprise, en vue de fournir ces prestations, a fait couler tant d’encre et de salive. Le Ministre des Transports et de l’Aviation civile a du tenir une conférence de presse pour apaiser les esprits et rassurer les gens. Dans ce partenariat, quels sont les services à fournir par attirer tant d’attention ?

 

Réponse MN : Le Ministère a lancé un avis à manifestation d’Intérêt international en 2017 que la société Almadina a soumissionnée comme toutes les autres sociétés. Tout au long du processus, la société a présenté des offres financières et techniques qui ont convaincu les Membres des différentes commissions mises en place qui nous ont permis de gagner le marché.

Comme il a été prévu dans le dossier d’appel d’offre proposé par le Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, les documents tels que : la carte crise, l’autorisation des transports, le permis de conduire, le certificat de capacité et les plaques d’immatriculation des véhicules seront fournis.

Tous les documents que la société Almadina a gagnés seront sécurisés, biométriques, infalsifiables et de très haute qualité.

 

Question CNC : Ainsi dit, jusqu’à quand les premiers documents seront-ils disponibles ?

 

Réponse MN : A l’instant où je vous parle, on a déjà commencé à réhabiliter l’espace prévu et entrain de mettre en place les équipements nécessaires pour commencer les activités dans un délai raisonnable.

Nous allons travailler durement pour préserver la sécurité de nos titres et la sécurité de la population centrafricaine en lui délivrant les documents sécurisés. Nous sommes heureux de servir la Centrafrique et de contribuer à sa stabilisation et à son développement.

Je tiens à préciser les 95% de nos employés seront des centrafricains qui répondent aux profils techniques et la société s’engage à assurer leurs formations et leurs perfectionnements de manière continue afin qu’ils puissent prendre le relai à la fin du contrat.

CENTRAFRIQUE/FACA : De l’ère du commandement à l’ère du management militaire, un défi pour les chefs militaires centrafricains.

0

Centrafrique.com/centrafrique-faca-de-lere-du-commandement-a-lere-du-management-militaire-un-defi-pour-les-chefs-militaires-centrafricains/ngaifei-ludovic-bon-img_18janv2018185005/” rel=”attachment wp-att-20894 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

CENTRAFRIQUE/FACA : De l’ère du commandement à l’ère du management militaire, un défi pour les chefs militaires centrafricains.

 

 

Bangui, le 5 juin 2018.

Par : Robert Enza, CNC.

 

Le commandement, c’est la volonté du chef qui est mis en avant, le cap à suivre par les Hommes de rang. La troupe se met en mouvement sur la seule initiative du chef. Par contre le management, c’est le consensus qui est mis en exergue et qui met les gens en mouvement. Les deux (2) expressions sont au fait complémentaires, elles reposent sur l’esprit de corps et ont la même finalité dans la conduite des opérations. Une réussite des opérations requiert avant tout l’adhésion des Hommes de rang et un exercice subtil de l’autorité. Le métier des armes exige la sauvegarde des intérêts supérieurs de l’État par l’usage d’une violence légale, donc il faut un ordre, le principe.

 

Même si les règles de discipline et d’éthique militaire ne sont pas à ce jour mieux observées dans le milieu FACA du fait de sa désagrégation, ce ne sont pas les grands principes qui font et qui feront l’essor de l’action dans des situations concrètes, c’est à la force de cohésion du groupe qui repose sur la « fraternité d’armes », ce lien qui unit aussi bien les camarades entre eux, que ceux-ci à leurs chefs, et grâce auquel se développe une exceptionnelle confiance collective.

Le rôle des chefs est déterminant. Il leur revient de capter la confiance, d’abord par leur compétence, mais aussi par un exercice de l’autorité combinant une nécessaire fermeté avec une  exemplarité sans faille et une attention bienveillante portée à chacun de leurs subordonnés. Ainsi pourront-ils les former et les commander de sorte que soient dominées les pulsions de haine et de meurtre.

Il leur revient aussi, dans ces situations terribles où il n’est pas de bonne solution, de cultiver le discernement et le caractère qui leur permettront de choisir la moins mauvaise et de décider, dans leur pleine liberté d’hommes.

La RCA a opté pour une armée de garnison, sous-entendu, une armée républicaine avec des obligations de loyauté, de neutralité de l’institution militaire envers le pouvoir de l’Etat, à cette nouvelle vision, la communication revêt un enjeu démocratique.

Notre armée a beaucoup de maux dont d’une part, des pratiques de communication totalement biaisées et d’autre part la culture et les logiques militaires qui constituent des barrières à l’expression des militaires, jusqu’aux débats de fond sur les questions d’éthique, de discipline et de la cohésion au sein de l’armée.

En cette période de crise que traverse notre armée, la communication reste sa principale qualité. Même si la parole d’un soldat obtient une crédibilité excessive, il convient d’en exploiter. Pour ce faire, il s’agit d’éduquer autant que possible l’expression médiatique à tous les échelons de la hiérarchie. Donc bien communiquer est une capacité de résilience ; or le moteur de cette résilience reste la mobilisation de tous les maillons de la chaîne, y compris le plus modeste des soldats. La communication verticale, si peu, elle est utilisée pour des décisions, la communication horizontale sera de plus en plus conseillée.

En général, le personnel militaire donne des ordres aux subalternes directement sous leurs ordres selon la chaîne de commandement et reçoivent directement leurs ordres de ceux qui sont à l’échelon immédiatement supérieur. Les membres de la chaîne de commandement ne reçoivent d’ordres que d’un unique supérieur et ne donnent d’ordres qu’à un groupe défini d’individus placés directement sous eux dans la chaîne.

 

Également, la chaîne de commandement interdit à un officier, même de rang supérieur, de donner des ordres à des soldats de rang inférieur qui ne sont pas directement dans sa chaîne de commandement. Malheureusement, ce principe est mal observé où on assiste parfois à des éclats de voix des officiers sur les subalternes, même sur ceux ne relevant pas de leur commandement.

Le commandement apparaît comme l’une des pratiques les plus naturelles mais l’exercice du commandement n’est guère chose aisée, loin s’en faut. L’esprit de rébellion étant également inhérent à la nature humaine, le commandement repose sur un équilibre pour le moins précaire et sa conservation requiert d’ingénieux artifices.

La diversité des caractères et des situations auxquels le chef se trouve confronté implique non seulement une grande capacité d’analyse, mais aussi une constante adaptation à l’environnement. Les méthodes qui se révèlent efficaces avec un groupe de personnes et à une certaine époque, en effet, peuvent s’avérer infructueuses auprès d’une autre communauté ou en d’autres temps, si bien qu’il n’existe que des règles approximatives pour diriger et assurer ce délicat exercice.

Sur le principe de l’autorité nécessaire pour obtenir l’obéissance des individus subordonnés, suivent le principe de la légitimité, sans laquelle nulle acceptation et reconnaissance du pouvoir n’est possible puis le principe de persuasion, qui permet de susciter l’adhésion.

 

Ainsi l’autorité s’appuie tout à la fois sur la fonction occupée, la personnalité du chef, la capacité de décision et la gestion des responsabilités qui en découlent, lesquelles nourrissent le sentiment de respect éprouvé par ceux qui sont commandés. La légitimité du commandement est fondée sur la nécessité des rapports de subordination, sur la compétence du subordonnant, mais également sur la cohérence des directives données, porteuses de sens, l’ensemble desdits critères constituant la crédibilité de celui qui commande.

Quant à la faculté de persuasion, grâce à laquelle un chef peut gagner la confiance de ses subordonnés, elle requiert du charisme (un talent de séduction), s’appuie sur une pratique active de la communication, établie tant sur la forme que sur le fond (procédés rhétoriques et contenu informationnel), et se trouve pérennisé par un comportement exemplaire.

Celui dont l’autorité est fondée sur la seule obligation, en effet, ne peut susciter l’adhésion. Aussi doit-il être assuré que son pouvoir sera renversé dès lors que l’opportunité se présentera à ses subordonnés de contester un joug perçu comme tyrannique, et de s’émanciper d’une tutelle subie plutôt que consentie. L’objectif recherché par toute figure de souveraineté est bien l’obéissance des sujets qui lui sont attachés.

Le chef l’est à plusieurs égards, tant par le truchement des valeurs qu’il défend, que par les exigences qu’il a vis-à-vis de ses subordonnés et la conduite qu’il adopte quotidiennement devant eux, génératrice d’un phénomène d’identification inconsciente et, partant, de mimétisme.

 

La figure du chef militaire n’échappe pas au mouvement de discrédit qui gagne progressivement toutes les positions professionnelles dominantes (pénétrant même la cellule familiale à travers une dépréciation de l’autorité parentale).

 

Il y a un paramètre sociétal, également déterminant, qui mérite d’être relevé. Il s’agit de celui-ci qui a trait à l’influence grandissante des médias et au développement soudain des NTIC. Habitués à être tenu informés de tout ce qui passe dans les quatre coins de la planète en temps quasi réel, les citoyens s’attendent à bénéficier d’un même degré d’information au sein de leur environnement professionnel. Ils expriment de forts besoins en la matière, assimilant transparence et démocratie. Internet opère à cet égard une véritable révolution. La vitesse de propagation des données fut peut-être moins décisive que le caractère de plus en plus public de cette nouvelle forme de communication.

Le tri sélectif des données et les différents filtres mis en place par les chaînes de télévision, par exemple, se lèvent au profit d’un réseau où chaque internaute n’est pas seulement un spectateur éclairé du monde, mais peut se transformer en acteur dynamique, en force de proposition, à travers la participation à des chats ou grâce à la création de blogs. Ce mode convivial et participatif entre donc dans les mœurs.

 

Dans ces conditions, à l’heure de la communication, le soldat peut-il rester à l’écart d’une telle révolution? Alors que la parole et l’image sont devenues les deux vecteurs de notre époque pour tous les acteurs sociaux, pourquoi seul le soldat devrait-il être privé de ces arguments ? Beaucoup de soldats FACA ont leur profil sur facebook et expriment leurs opinions sur les sujets de société.

 

Parmi ses effets, la révolution de la communication porte atteinte au caractère sacré de la hiérarchie ; elle va contraindre à décentraliser les systèmes, à sous-traiter, à responsabiliser des cellules autonomes, à « déverticaliser » les structures. L’autorité formelle y prendra un « coup de vieux » et il sera plus difficile qu’auparavant d’avoir pour seuls arguments son grade ou sa position hiérarchique. L’idée de l’émancipation intellectuelle qui oblige l’homme à se servir de son propre entendement est à notre époque rentrée dans l’armée.

Le style des discours résolument directifs, l’information descendante, le commandement de type «absolument vertical», qui jadis apanage du chef militaire, deviennent inefficaces, voire contre-productifs ; tandis que le style de la communication interactive, consistant à expliquer et à dialoguer, mais aussi à prendre en compte le retour d’expérience des situations d’énonciation et de réception d’un message, obtiennent de meilleurs résultats.

 

Dans un tel contexte de mutation, les officiers doivent compenser le déséquilibre par une multiplication des actions de persuasion. La communication – plus précisément la communication verbale – devient donc, pour le chef militaire, un indispensable et quotidien outil de légitimation dans l’exercice de ses fonctions et l’accomplissement des missions qu’il confie à ses troupes, devenues de simples équipes. Par elle, l’officier s’efforce de motiver ses hommes, de susciter leur adhésion et de renforcer la cohésion du groupe.

Mais communiquer, ce n’est pas seulement s’exprimer, c’est aussi savoir écouter l’autre. Le chef doit donc apprendre à écouter ses subordonnés. Dans les cas les plus extrêmes, il y a autojustification du chef. Ainsi, il y a nécessité désormais d’accompagner les ordres, à appliquer de toute une série d’explications qui visent, d’une part, à expliciter au mieux leur mode d’application et d’autre part, ce qui serait particulièrement inédit, de démontrer le bien-fondé de ces ordres. Un tel type de commandement suppose d’établir une communication avec ses subordonnés qui ne peut plus reposer sur le seul rapport hiérarchique.

Aujourd’hui, il faut tout manager et c’est l’essence même du commandement, et plus largement de l’institution militaire, que l’on a longtemps surnommée la « Grande Muette », tant à cause de son silence forcené que de sa neutralité politique. La communication verbale, en effet, c’est-à-dire la bilatéralité, la mise en commun de la parole, était la grande absente du système militaire, qui lui préférait l’information au sens de la théorie mathématique. Le chef émettait un message, et l’objectif recherché était une moindre déperdition du contenu cognitif au niveau du récepteur, en vue d’une efficacité maximale.

En outre, l’information ainsi délivrée n’avait pas pour but, paradoxalement, d’informer, c’est-à-dire de faire accéder au savoir, d’éclairer des décisions et d’expliquer des actions, mais plutôt de faire exécuter un ordre. Loin d’être une fin en soi, l’information n’était qu’un moyen. Son rôle ne se veut guère cognitif, descriptif ou narratif, il était prescriptif et performatif.

 

C’est surtout la tradition qui assurait le ciment humain de la communauté militaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si la communication verbale prend une telle ampleur aujourd’hui.

Certes, il y aura une résistance au changement, les anciennes générations de militaires, souvent nostalgiques du temps béni où l’on s’exécutait sans broncher, regimbent devant de telles demandes de justification, auxquelles elles essaient en vain d’opposer la force de l’habitude. Ce qui ne manquera pas de créer d’inconfortables malaises auprès des jeunes recrues, aux aspirations divergentes.

D’un côté, l’ancien mode de commandement, autoritaire et ultra-directif, a mis en place un système de défense inconscient que l’on peut comparer à une attitude classique de « résistance au changement » face à l’introduction d’une pratique innovante, et rigidifie sa position dirigiste, au risque de braquer les jeunes recrues et de voir les rangs désertés ; de l’autre, se pliant au principe de réalité, une partie de l’institution militaire peut esquisser un mode de commandement assoupli, proche du management participatif, assouplissement qui voit poindre au loin le danger d’une armée de syndicalistes, prêts à faire grève le jour où les raisons d’une action ne sont pas clairement expliquées.

 

Notre armée est rentrée dans une période transitoire où les partisans de l’ancien système et les nouvelles générations vont certainement s’affronter. Les jeunes recrues aujourd’hui ont un niveau d’études assez élevé par rapport à leurs aînés d’hier. Ce sont pour la plupart ceux que le milieu scolaire et universitaire a livré au chômage, orgueilleux d’un niveau de connaissance.

Cependant la communication peine, on peut répondre par la mise en place, pour tout cadre, de formations idoines : séances d’information, séminaires de sensibilisation surtout, stages pédagogiques dans des centres d’instruction militaires ou des écoles de management, destinés à faire acquérir aux figures du commandement les compétences psychologiques et relationnelles nécessaires. L’armée doit prendre conscience de la gageure, et le niveau des formations proposées s’avère satisfaisant. Toutefois les formations dispensées dans les disciplines des sciences humaines et sociales demeurent encore trop peu nombreuses dans notre pays.

Parallèlement aux dispositifs de formation, destinés à améliorer l’aptitude de tout chef à la communication interpersonnelle, une autre solution consiste à élaborer un vaste dispositif de communication interne : sondages d’opinion, enquêtes de satisfaction, journal interne, campagnes d’information, réseau intranet. L’armée est peu familiarisée avec les procédés favorisant une libre circulation de l’information et ayant le souci d’inscrire l’ensemble du personnel dans une relation d’échange et de véritable réciprocité avec le commandement, afin que tout militaire puisse en quelque sorte, s’approprier les projets de l’institution, et s’y impliquer ainsi davantage.

 

Le management au ministère de la Défense passe par cette indispensable compréhension de l’environnement professionnel dans lequel le personnel évolue, et les efforts que de tels éclaircissements impliquent, en termes de communication, de la part des différents échelons de la hiérarchie, rapproche le commandement du management ; ainsi on compare volontiers l’institution militaire, dans les discours officiels, à une « entreprise », et l’on évoque volontiers les relations entre les services et leurs « clients ».

Notre armée doit rentrer progressivement dans l’ère du consensus, pour le meilleur comme pour le pire. Tandis que les entreprises se sont longtemps inspirées du modèle militaire dans leur fonctionnement, ce sont aujourd’hui les militaires, anciens pionniers, qui sont à la traîne et se mettent à appliquer les règles du management civil.

Le défi de l’armée en pleine reconstruction consistera donc à rénover des valeurs et des modes de fonctionnement devenus caducs, ou incompatibles avec les aspirations des individus et un environnement social dont les repères ont été modifiés, tout en conservant des fondamentaux identitaires sans lesquels ne peuvent plus être réalisées les missions de défense. En dehors des cadres particuliers de crise et des unités proprement opérationnelles pour lesquels ne peut s’appliquer cette politique de changement, les objectifs peuvent (obéissance, efficacité…) demeurer globalement identiques. Seuls doivent être modifiés les moyens (interaction, explication…) qui permettent d’atteindre ces derniers, et plus précisément la forme sous laquelle ils se présentent.

 

En résumé, la relation doit s’efforcer de sauver le contenu ; mais aussi une redéfinition stratégique permettrait alors de redéployer des moyens pertinents et de déterminer des modes de communication cohérents avec la vision globale de l’institution, loin des improbables juxtapositions que l’on observe pour l’heure et des bricolages relationnels qui colmatent les brèches humaines avec plus ou moins de bonheur.

 

Robert ENZA, association soutien aux FACA.

Centrafrique : crime contre l’humanité, les rebelles de l’UPC accusée d’avoir enlevé des dizaines des passagers d’un convoi proche de Bambari.

0

Centrafrique.com/centrafrique-crime-contre-lhumanite-les-rebelles-de-lupc-accusee-davoir-enleve-des-dizaines-des-passagers-dun-convoi-proche-de-bambari/peuls-armes-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-20890 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : crime contre l’humanité, les rebelles de l’UPC accusée d’avoir enlevé des dizaines des passagers d’un convoi proche de Bambari.

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

En provenance de la ville de Bangassou, plusieurs dizaines des passagers d’un convoi du ravitaillement de la Minusca auraient été enlevés à 75 kilomètres de Bambari par des combattants rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) depuis deux semaines.

 

Si le mouvement rebelle de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Séléka dirigée par le sulfureux Ali Darassa, est soupçonné par la communauté internationale d’avoir commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité comme d’autres groupes criminels dans le pays d’ailleurs, le cas de l’enlèvement d’une cinquantaine des passagers en provenance de Bangassou qui demeurent jusqu’à présent sans nouvelle constitue ni moins ni plus un acte avéré du crime contre l’humanité et crime de génocide.

Selon des sources recoupées, les faits se sont produits le 17 mai dernier dans le village Gbokologbo, à environ 75 kilomètres de Bambari où un convoi d’une vingtaine des camions de la Société ECOLOG, prestataire de service de la MINUSCA, en provenance de la ville de Bangassou et transportant des dizaines des passagers civils, escortés par des soldats marocains et égyptiens de la MINUSCA, a été intercepté puis fouillé par des rebelles peuls de l’UPC.

Au cours de leur contrôle, tous les passagers sont priés de descendre de leur camion. Sans aucune explication particulière, les rebelles ont ordonné au convoi de poursuivre sa route alors que tous les passagers sont conduits dans la brousse par les rebelles.

Depuis ce jour, on n’a aucune nouvelle de ces passagers enlevés alors que leurs familles à Bangassou croyaient qu’ils sont déjà arrivés à Bangui.

Parmi les passagers enlevés se trouvent deux policiers affectés à Bangassou : le gardien de la paix major Gervais Greboy et le policier Pierre Koudé. Une combattante star des Anti-balaka de Bangassou connue sous le nom de « Full-doz » faisait partie aussi des passagers enlevés.

Hors mis les trois personnes précitées, on y trouve parmi les passagers enlevés des civils dans lesquels se trouve aussi la famille du policier Pierre Koudé qui profite de cette occasion pour rentrer à Bangui afin  de rendre visite aux parents.

Depuis samedi, la nouvelle de l’enlèvement de ces personnes qui sont en majorité en provenance de Bangassou vient d’arriver dans la ville, et la tension est montée d’un cran.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle ni de la part du gouvernement ni de la part de la MINUSCA ne confirme la nouvelle.

Ainsi, beaucoup se demandent si on tente d’étouffer volontairement la nouvelle aux Centrafricains.

En tout cas, si celle-ci se confirme, le gouvernement et la MINUSCA doit prendre leur responsabilité vis-à-vis des auteurs de ces crimes.

Par ailleurs, tout porte à croire que depuis plusieurs semaines, le criminel Ali Darassa séjourne dans la commune de Gbokologbo transformée au quartier général de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC).

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Ngoussima, la tension monte d’un cran contre les soldats FACA accusés d’exactions extrajudiciaires.

0

Centrafrique.com/centrafrique-ngoussima-la-tension-monte-dun-cran-contre-les-soldats-faca-accuses-dexactions-extrajudiciaires/les-soldats-de-larmee-centrafricaine-le-8-janvier-2013-pour-reuters-img_4088-2/” rel=”attachment wp-att-20879 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

Centrafrique : Ngoussima, la tension monte d’un cran contre les soldats FACA accusés d’exactions extrajudiciaires.

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Anselme Mbatat, CNC.

 

En coupes réglées des exactions de certains soldats FACA positionnés dans le secteur depuis quelques mois, le quartier Ngoussima dans le cinquième arrondissement de Bangui se trouve aujourd’hui sur le point de se soulever.

 

Même si beaucoup pensent que leur présence est plus que nécessaire pour leur sécurité, leur comportement face à la population civile pousse certains à solliciter l’aide du gouvernement ou de l’État major de l’armée nationale à mettre la pression sur eux pour qu’ils remplissent leur mission comme prévu par la loi.

Les soldats FACA, considérés pour la plupart par les habitants du cinquième arrondissement comme des bourreaux, se comportent désormais aux bandits criminels très dangereux pour la population locale.

Des jeunes torturés parfois assassinés, des femmes violées, des biens confisqués, c’est malheureusement le triste bilan partiel qu’ils trainent derrière eux.

Il y’a une semaine, un jeune commerçant local, torturé et assassiné par ces FACA de Ngoussima qu’il a été considéré comme un traitre, d’après leur propre propos, soulève d’énormes inquiétudes au sein de la population.

Selon plusieurs sources recoupées, la victime, qui fait l’affaire avec un grossiste du marché KM5, a été intercepté par les soldats FACA au checkpoint érigé au quartier Ngoussima lors de son retour.

Dans sa poche, les FACA ont retrouvé une somme d’argent en liquide d’environ 250 000 FCFA. Dans son téléphone aussi, on y trouve le numéro de son partenaire commercial qui est un sujet musulman. Du coup, l’homme est considéré comme un traitre à la solde des ennemis. Malgré le cri de pitié qu’il pousse, l’homme a été mis au supplice. Poignardé à plusieurs reprises, il succombe sur place de ses blessures.

Il a été enterré par ses bourreaux dans la concession de la mosquée de Ngoussima détruite avant d’être exhumée par ses parents qui comptent se venger de sa mort.

Alors que la tension est encore vive entre les FACA et les jeunes de Ngoussima, les exactions, quant à elles, poursuivent son cours.

Vendredi 1er juin dernier vers 15 heures locales, une autre personne, considérée comme un berger, a été arrêtée par ces mêmes FACA qui l’ont assassinée et enterrée dans la même mosquée détruite de Ngoussima.

Pour les habitants dudit quartier, les forces de l’ordre ne doivent pas se comporter comme des rebelles ou des milices. En cas d’arrestation, le présumé coupable doit être traduit devant la justice pour répondre de ses actes si les faits sont avérés. Mais le fait de tuer ou torturer illégalement les gens ne fait que soulever d’inquiétude et de colère. Le gouvernement doit agir pour protéger la population. Ce n’est ni affaire des étrangers n, ni des mercenaires sur ce point, concluent-ils.

« La paix, c’est nous. Les violences, c’est nous. Les Centrafricains doivent comprendre que chacun doit œuvrer pour la paix dans son pays », conclut un jeune ingénieur habitant le quartier Ngoussima.

À bon entendeur, salut.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Deux français et ‘’Force’’ du Km5 dans le collimateur de la justice

0

 

Centrafrique.com/centrafrique-deux-francais-et-force-du-km5-dans-le-collimateur-de-la-justice/un-element-de-force-de-lordre-lors-de-lattaque-du-fatima-2/” rel=”attachment wp-att-20883 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Un élément de force de l’ordre lors de l’attaque de l’église de Fatima.

 

 

Centrafrique : Deux français et ‘’Force’’ du Km5 dans le collimateur de la justice

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le tristement célèbre seigneur de guerre du Km5, Djamous Nemery alias Force est tête de liste suivi de deux français, Bernard Cousin et Christophe Rainetau, ils sont dans le viseur de la justice centrafricaine. Le Parquet général de la Cour d’Appel de Bangui vient de décerner un mandat d’arrêt à l’encontre de ces derniers. Après enquête, il s’est avéré que l’attaque qualifiée de terroriste sur les fidèles catholiques de la fraternité Saint Joseph en la Paroisse Notre Dame de Fatima, le 1er mai dernier, est bel et bien perpétrée par Force et ses hommes avec tout le soutien des deux français Cousin et Raineteau.

« Le 2 mai 2018, au-lendemain de l’attaque terroriste perpétrée à l’église Fatima, le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des seaux a demandé, pour acte de terrorisme, au Procureur général d’ouvrir une enquête judiciaire conformément à l’article 27 du Code de procédure pénale centrafricain. Référant à ces instructions, dans une déclaration radiotélévisée, j’ai annoncé à l’opinion nationale et internationale l’ouverture d’une enquête judiciaire par la parquet de Bangui à la SRI [Section de recherche et d’investigation] par une Cellule d’investigation judiciaire mise en place exclusivement à cet effet », a rappelé le Procureur général dans un communiqué lu à la radio locale. Et de préciser : « les informations dignes de foi font état de ce que Djamous Nemery alias Force avait bénéficié du soutien des commanditaires étrangers, notamment de Raineteau alias Alpha et Bernard Cousin et certaines personnalités nationales et internationales que nous taisons les noms pour l’instant pour le besoin de l’enquête pour perpétrer des actes de terrorisme dans l’enceinte de l’église Fatima, le 1er mai 2018 ».

« Le parquet général tient à informer l’opinion nationale et internationale que la justice a déjà entre ses mains les preuves accablantes qui sont les documents, des photos et enregistrements sonores interceptés », a indiqué le Procureur.

Dix chefs d’accusation ont été retenus contre Sieur Djamou Nemery alias Force, à savoir : Acte de terrorisme ; incendie volontaire de boutiques et de maisons d’habitation ; assassinats ; association des malfaiteurs ; atteinte à la sureté intérieure de l’Etat ; offense au Chef de l’Etat ; rébellion ; détention illégale d’armes et de minutions de guerre ; incitation à la haine ; trouble à l’ordre public.

En ce qui concerne les deux français, le communiqué du parquet précise : « Christophe Raineteau alias Alpha et Bernard Cousin qui sont les complices de Djamous Nemery sont également poursuivis pour les mêmes chefs de crimes que Nemey »

Notons qu’une commission rogatoire sera mise en place dans les prochains jours, à en croire Eric Didier Tambo. Notons également que le communiqué du parquet intervient.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : De l’union sacrée à la traque des leaders d’opinions

0

Centrafrique.com/centrafrique-de-lunion-sacree-a-la-traque-des-leaders-dopinions/paul-crescent-beninga-porte-parol-gtsc/” rel=”attachment wp-att-20875 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Centrafrique : De l’union sacrée à la traque des leaders d’opinions

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

A moindre mouvement, le pouvoir de Bangui pointe du doigt des leaders d’opinions, notamment les leaders d’opposition et toute autre personnalité politique ne partageant café et gâteau avec le Chef de l’Etat. Voilà qui s’apparente ni plus ni moins à une chasse aux sorcières. Aucune voix dissonante n’est autorisée à ce jour sur la scène politique, un véritable danger pour la jeune démocratique centrafricaine.

Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il n’y a plus de place pour les leaders de l’opposition dans la vie politique en République centrafricaine, pays qui se veut une Nation de démocratie. Aucune voix autre que celle du Président de la République ou, comme en est le cas aujourd’hui, de ceux qui se disent ‘’proches’’ du Chef de l’Etat n’est autorisée. Telle une dérive totalitaire, les Centrafricains qui pensent autrement la chose publique ou qui sont dans leur rôle constitutionnel de critiquer l’action politique telle que conduite par le pouvoir, sont immédiatement considérés comme des ennemies de la République et sont donc traités comme tels par le Président et ses ouailles.

De mémoire, le dernier regain de tensions dans le pays a vu plusieurs condamnations surtout des leaders de l’opposition et certaines personnalités politiques et de la société civile. L’inefficacité, voire la complicité de la Minusca, ainsi que le manque d’initiative des autorités politiques nationales ont été dénoncés à travers les coups de gueule des uns et des autres. Dans la liste, il y a entre autres, Joseph Bendounga Président du MDREC, Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, Me Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE… touts des leaders politiques de l’opposition ont pris la parole, par les voies constitutionnellement prévues, pour dénoncer la montée des violences et mettre les autorités et la Minusca devant leur irresponsabilité. Histoire de les appeler à ajuster leurs stratégies de protection de la population et de renforcement de la sécurité.

Quoi de plus sinistre que de jouer ce rôle constitutionnel d’animation, en démocratie, de la vie publique ? Dans la même dynamique, les manifestations de ras-le-bol organisées par la société civile, notamment le Groupe de travail de la société civile sont très mal vues par le pouvoir. Bendounga lui a même été brièvement arrêté avant d’être relâché. La presse privée et la diaspora également en ont connu à leurs dépens.

Que de l’aberration ! L’on attendait voire un Président de la République qui, au début de son quinquennat prônait l’idée d’une union sacrée, se mettre à l’écoute des forces vives de la Nation. Ce n’est nullement le même Touadera, car à ce jour, lorsqu’il y a un problème, le Chef de l’Etat et ses ‘’Touaderateurs’’ s’emploient plutôt dans les accusations portées contre les dignes filles et fils du pays qui osent penser autrement la situation politique. La main des opposants politiques et les leaders de la société civile est vue derrière toutes les calamités de la République.

L’on a encore le dernier exemple lorsqu’il y a eu les dernières violences au niveau de Km5, certains personnalités politique de la transition, ainsi que ceux qui ne rament pas dans le même sens que les ‘’Touaderateurs’’ sont incriminés et indexés comme étant l’imminence grise de ces violences, d’autres sont même livrés à la vindicte populaire au moyen parfois des tracts. D’ordinaire, ces accusations sont de nature à limiter autant qu’elles nuisent, la possibilité de contribution de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique à l’œuvre de la reconstruction nationale. Ce à quoi, le pouvoir va devoir revoir sa copie.

Mais, puisque l’erreur est humaine, la galaxie touaderienne va devoir se mettre sérieusement à l’école de la démocratie et créer un espace propice à l’expression des voix de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique, afin que chacun contribue à relever le défit énorme du retour à la stabilité et à la reconstruction du pays.

CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, LES GRANDES MANŒUVRES

0

Centrafrique.com/centrafrique-cour-penale-speciale-de-bangui-les-grandes-manoeuvres/magistrat-de-la-cour-penale-speciale-cps-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-20871 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, LES GRANDES MANŒUVRES

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

DÉNI DE JUSTICE

          Il n’y a pas si longtemps, à l’occasion de la comparution d’un chef rebelle devant la Cour Criminelle de Bangui, au lieu de la Cour Pénale Spéciale de Bangui, nous avons écrit un article au titre prémonitoire : « Cour Pénale Spéciale de Bangui, c’est mal parti !» Nous nous étonnions de la requalification de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en simple association de malfaiteurs, ce qui permettait aux chefs rebelles d’être jugés devant une simple Cour Criminelle. Nous dénoncions alors ce qui ressemblait à une manœuvre visant à minimiser les peines encourues – voire à amnistier les criminels.

          La création de la Cour Pénale Spéciale de Bangui a été décidée par la CPI (Cour Pénale Internationale) pour juger les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de manière rigoureuse et transparente. Elle se compose de magistrats centrafricains et internationaux, ainsi que d’experts en droits de l’homme. La crédibilisation de cette Cour tant attendue est corollaire de son indépendance. Aucune pression souterraine de la part d’hommes politiques ne saurait être tolérée.

          Malheureusement, l’ONU a déjà commencé à se livrer à des dérives inacceptables.

 

EXPULSION DUN AVOCAT EXPERT AUPRÈS DE LA COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI (Info AFRIQUE NEWS)

          L’avocat français expert indépendant, Juan Blanco, pourtant mandaté par l’ONU, a été expulsé de Bangui, mardi 29 mai, par la même organisation des Nations-Unies.

          Il avait été recruté pour organiser des expertises indépendantes en RCA, destinées à la Cour Pénale Spéciale de Bangui. Seulement, voilà ! Il n’a pas hésité à dénoncer, sans complaisance, les dérives onusiennes en Centrafrique : violations des droits de l’homme, viols de femmes et d’adolescentes. Commentant un article du quotidien Le Monde, qui rapporte le massacre de 30 civils par des Casques bleus, le 10 avril dernier, ainsi que les violences commises sur une centaine de personnes, l’avocat en colère a poursuivi ses accusations : « faute de travail journalistique sérieux, un crime devient un incident et les civils massacrés, des cadavres à piétiner… » Ou encore : « Ces corps de civils brisés par l’impunité et par la propagande dont (le journaliste) se fait complice…»

          La dénonciation de ces dérives onusiennes n’a pas plu à l’organisation des Nations-Unies, qui a donc déclaré l’avocat expert persona non grata. Comme pour les viols de femmes et d’adolescentes par les Casques Bleus, l’ONU est en train d’organiser le blanchiment cynique de ses soldats auteurs de crimes. Un voile noir a été jeté sur les ignominieuses dérives sexuelles de ceux qui devraient être des soldats de la paix sans reproche. On ne parle même plus de ces crimes sexuels.

          C’est insupportable pour un État qui doit protéger ses populations. Les autorités centrafricaines devraient sortir de leur torpeur, taper du poing sur la table et rappeler la Minusca à l’ordre. Le sens de la dignité devrait obliger les dirigeants centrafricains à changer de paradigme et à se montrer résolument patriotes. La République Centrafricaine est un État souverain. Ce n’est pas un endroit où des barbouzes, des mercenaires et des rebelles peuvent venir, sans vergogne, faire leurs courses, massacrer les populations et bénéficier d’une indécente impunité.

          Il ne faudrait pas que la Cour Pénale Spéciale de Bangui se transforme en une mascarade. Tel que c’est parti, on peut légitiment craindre une prise en otage et une manipulation de cette institution.

          Mais les Centrafricains ne tolèreront pas que leurs bourreaux échappent à la justice. Si cela devait advenir, leurs dirigeants pourraient être considérés comme des parjures.

          Dans la situation actuelle, il en va de l’honneur d’un pays et de son peuple.

                                                                                                                           JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(3 juin 2018)

 

 

CENTRAFRIQUE : JE DÉTRUIS MON PAYS AUJOURD’HUI, DEMAIN JE SERAI REFUGIÉ POLITIQUE ET PAUVRE AILLEURS…MAIS POURQUOI NE PAS RECONSTRUIRE MAINTENANT POUR GARANTIR UNE RETRAITE PARASIDIAQUE ?

0
Centrafrique.com/centrafrique-je-detruis-mon-pays-aujourdhui-demain-je-serai-refugie-politique-et-pauvre-ailleurs-mais-pourquoi-ne-pas-reconstruire-maintenant-pour-garantir-une-retraite-parasidiaque/bernard-selemby-doudou-500×460-14/” rel=”attachment wp-att-20864 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
CENTRAFRIQUE : JE DÉTRUIS MON PAYS AUJOURDHUI, DEMAIN JE SERAI REFUGIÉ POLITIQUE ET PAUVRE AILLEURS…MAIS POURQUOI NE PAS RECONSTRUIRE MAINTENANT POUR GARANTIR UNE RETRAITE PARASIDIAQUE ?                                                                

 

 

Bangui, le 2 juin 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La Centrafrique est une ancienne colonie française. Après l’indépendance mal acquise ou seulement de droit, la destinée et la gestion de la chose publique sont transférées aux autochtones. C’est ainsi qu’après la disparition tragique du président fondateur Barthélemy Boganda, les élites nationales se sont succédées à la présidence de la république.

 

Contrairement aux autres pays africains qui sont dans les mêmes conditions que nous, la gestion de la chose publique évolue de mal en pire avec des épisodes rebondissants. La gestion de la chose publique centrafricaine est toujours caractérisée par une gestion clanique, éthique, régionale, le clientélisme, le népotisme, la corruption, la concussion, le détournement impuni de deniers publics, la méfiance à l’égard de l’armée nationale au profit de l’armée prétorienne, le partage des postes de responsabilité, l’octroi des bourses d’études et de formations professionnelles réservées à leurs progénitures, amis et connaissances, la justice sociale ignorée, le bradage des ressources du pays car c’est notre tour et même les droits des retraités piétinés. On remarque aussi des châteaux qui sortent de terre comme des champignons en un temps record etc… le tout couronné par des coups d’Etat cycliques et des mutineries d’une frange de l’armée. Si nous nous referons aux annales rétrospectives de la vie politique centrafricaine, presque tous les Présidents qui se sont succédés ont contribué chacun à sa manière à la destruction du pays et ont tous été à un moment de la vie réfugiés et pauvres à travers le monde. C’est ainsi qu’à l’orée des indépendances, le président Dacko s’est retrouvé en France, le Président Bokassa réfugié et pauvre en Côte d’Ivoire puis en France, le Président Kolingba n’a échappé à la règle car il fut réfugié en Ouganda et en France, le Président Patassé au Togo, le Président Bozizé entre l’Ouganda et le Kenya, le Président Dotodja après sa démission forcée s’est retrouvé au Bénin car il y est propriétaire d’un bien immobilier. La présidente de transition fait l’exception car il s’agissait d’une transition consensuelle. L’actuel locataire du palais de la renaissance n’échappera très certainement pas à cette logique institutionnelle. D’ailleurs, même s’il ne s’agissait pas d’un asile politique, l’élu de la nation était absent de Bangui lors de l’invasion insurrectionnelle de la nébuleuse Seleka en 2013. Il faut également relever que certains ont été condamnés par contumace et d’autres rêvent encore en déstabilisant le régime en place pour nourrir les derniers espoirs car aucun n’est revenu au pouvoir à l’exception du président Dacko. Cette descente pyramidale en enfer interpelle le citoyen lambda qui s’interroge : Depuis les indépendances, pourquoi tous les chefs d’Etat n’aspirent qu’à détruire ou brader les ressources du pays ? Pourquoi aucun chef d’Etat centrafricain n’est resté dans son pays après sa retraite politique ? Savez-vous que le pays d’hospitalité qui vous offre l’asile a été construit par les dignes fils du pays ? À quoi sert d’amasser des fortunes au détriment du peuple si au final vous ne vous en servez pas ? Pourquoi expatrier des capitaux volés tout en sachant qu’ils seront confisqués ou gelés ? Pourquoi ne pas créer de l’emploi aux jeunes avec les capitaux volés en créant des entreprises ? Pourquoi ne pas être en symbiose avec son peuple comme le capitaine Jerry Rawlings qui, à la retraite se balade comme tout citoyen dans les rues d’Accra au Ghana ? Comment en est-on arrivé à ce stade ? L’exil est-il le seul moyen de se soustraire à la justice de son pays ? Enfin, pourquoi ne pas construire maintenant son pays pour échapper à ce pitoyable asile ? Au delà de toutes ces interrogations, il est important de rappeler que certains présidents même au niveau africain qui ont conscience et le respect de leur peuple sont généralement recyclés et reconvertis dans des missions humanitaires ou de médiation par des institutions internationales africaines et occidentales. Avec le rythme de ce pouvoir, l’avenir de notre chère nation est donc incertain alors que le combat pour la vraie démocratie, surtout la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national revêt une urgence extrême. Fort de ce qui précède, il est devenu irréversible et indéniable que le pouvoir prenne conscience de cette urgence et de définir le cadre, les conditions et les modalités d’un débat inclusif et franc avec toutes les couches de la nation afin de reconstruire. Mais comment reconstruire ? Outre l’euphorie du partenariat russe, qui fait rêver le pouvoir au point de perdre tout réalisme et repère, le pouvoir doit se poser les vraies questions de fond en maintenant et pourvoyant les services sociaux de base, en rendant plus performant ce qui existait avant le conflit, en mettant un accent particulier sur les réformes, en rendant la justice équitable (ce qui écarte de facto l’amnistie)…bref de définir un plan prioritaire de reconstruction. Enfin, si les groupes armés non conventionnels avaient une revendication politique bien clarifiée, le pouvoir devrait être géré par un tandem avec une personnalité politique neutre et crédible désignée par les groupes armés. Mais tel n’est pas le cas, ainsi nous proposons in fine un tandem avec un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité de l’opposition démocratique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 01 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU.                                      Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062

Centrafrique : qui est le français Christophe RAINETEAU, accusé par le Président Touadera de mener des manœuvres qui visent à destabiliser son régime ?

0

Centrafrique.com/centrafrique-qui-est-le-francais-christophe-raineteau-accuse-par-le-president-touadera-de-mener-des-manoeuvres-qui-visent-a-destabiliser-son-regime/christoph-raineteau/” rel=”attachment wp-att-20860 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

Centrafrique : qui est le français Christophe RAINETEAU, accusé par le Président Touadera de mener des manœuvres qui visent à destabiliser son régime ?

 

 

 

 

 

Bangui, le 2 juin 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Christophe RAINETEAU est un ressortissant français qui a été nommément accusé par Faustin Archange TOUADERA au cours d’une interview diffusé sur France 24 le 30 Mai 2018 de mener des manœuvres qui visent à déstabiliser le régime de Bangui. Le Président TOUADERA a directement mis en cause cet ennemi de la République en l’accusant de manipuler les groupes d’autodéfense responsables des évènements de Fatima du 1er Mai dernier, évenèments qui auraient été prémédités dans le but de créer une crise intercommunautaire, des troubles dans Bangui pour finalement fragiliser le régime et le destituer.

 

Christophe RAINETEAU qui se présente comme un expert en sécurité et dans le secteur minier à l’international a réagi le lendemain sur les réseaux sociaux en indiquant « Je n’ai jamais cherché à déstabiliser le Président Touadéra, je me suis entretenu tout simplement avec l’ensemble des acteurs politiques du pays de l’opposition jusqu’à la majorité afin d’essayer de comprendre pourquoi ce pays ne cesse de dysfonctionner malgré la bonne volonté de nombre d’acteurs politiques. Je suis un analyste et un spécialiste de la sécurité, je ne suis pas un spécialiste de l’insécurité et du chaos. On a voulu me prêter différentes intentions aussi invraisemblables que déraisonnables…Je dis simplement la chose suivante que celui qui perd son temps à trouver des complots prenne son courage à deux mains et qu’il rassemble l’ensemble des Centrafricains autour de la paix! »

 

Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que Christophe RAINETEAU a acté sa venue à Bangui une fois Faustin Archange TOUADERA élu à la Présidence de la République en mars 2016. Plus troublant, il entretient des liens étroits avec Clément NDOTIZO, député du 7e arrondissement de Bangui, patron de la société de sécurité Fox. Clément NDOTIZO appartient à la majorité présidentielle et il est un des députés qui a directement œuvré pour le compte de Faustin Archange TOUADERA lors du dernier renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale en mars 2018. Christophe RAINETEAU entretenait donc des liens avec des personnalités qui soutiennent directement le Président Faustin Archange TOUADERA…

 

Suite aux accusations de Faustin Archange TOUADERA à l’encontre de Christophe RAINETEAU, est-ce que au moins une procédure judiciaire a été diligentée  afin de faire la lumière dans ce dossier trouble ?

CENTRAFRIQUE : LES RELATIONS RUSSO-CENTRAFRICAINES DEMANDENT A ÊTRE CLARIFIÉES

0

Centrafrique.com/centrafrique-les-relations-russo-centrafricaines-demandent-a-etre-clarifiees/fin-de-formation-des-soldats-faca-a-berongo/” rel=”attachment wp-att-20856 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

CENTRAFRIQUE : LES RELATIONS RUSSO-CENTRAFRICAINES  DEMANDENT A ÊTRE CLARIFIÉES

 

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 02 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

LES CENTRAFRICAINS DOIVENT ÊTRE INFORMES

Une certaine opacité entoure le retour en force de la Russie en Centrafrique. Il faut la dissiper, de façon à couper court à toutes les rumeurs qui risquent de jeter un voile de soupçon sur les nouvelles relations qui se sont établies entre les deux pays.

          Car il faut prendre garde de ne pas transférer en Centrafrique la guerre froide est-ouest. Les Occidentaux ne voient pas d’un bon œil le retour de l’influence russe au centre du continent. C’est une intervention militaro-économique que le pays des Tsars a mise à la disposition du pays des Bantous. Les Nations-Unies ont même suspendu partiellement l’embargo-injuste- sur les armes à destination de la République Centrafricaine pour permettre aux Russes d’intervenir avec leurs soldats et leurs armes.

 

L’APPEL AUX RUSSES DU PRÉSIDENT TOUADERA EST LÉGITIME

Aucun président d’une République souveraine, désarmée et menacée par des séditieux qui veulent la disloquer, ne peut assister sans rien faire à l’écroulement de son pays. La situation chaotique qui prévalait – et prévaut encore – ne laisse aucun doute sur le sombre avenir d’une République en déliquescence. La France et les forces internationales impliquées en Centrafrique se sont montrées, jusqu’ici, incapables de ramener la paix et de protéger les populations. C’est surtout inacceptable de la part de la France qui, en dépit des accords de défense signés avec la RCA, a réduit drastiquement ses forces dans le pays, abandonnant ainsi la Centrafrique alors qu’elle est menacée de dislocation par des mercenaires assassins, assoiffés de pouvoir.

          Mis au pied du mur, le président Touadera se devait donc de solliciter d’autres puissances étrangères. Ce sont les Russes qui ont été les premiers à répondre positivement.

 

 

MAIS A QUELLES CONDITIONS ?

          La France qui a une responsabilité particulière à l’égard de la Centrafrique, devrait soutenir cette nouvelle donne. Et travailler avec les Russes pour sortir le pays de l’instabilité sanglante. 

          Cependant, la prudence doit être de mise. La rencontre des Russes avec la coalition des ex-Sélékas n’a pas pu se faire sans l’accord du président Touadera. Si c’est pour une médiation, pour amener les rebelles à la table des négociations, pour rechercher la paix, nous ne pouvons qu’applaudir. Mais tout doit se faire dans une transparence irréprochable, aux conditions fixées par le pouvoir légitime centrafricain. Il faut en informer les Centrafricains et solliciter leur avis.

          Si, en revanche, la rencontre a d’autres motifs, on est en droit de s’interroger et de s’inquiéter.

 

LE MOMENT EST VENU DE SOMMER LES EX-SELEKAS DE DÉPOSER LES ARMES

Les Russes sont là avant tout pour aider les autorités centrafricaines à mettre fin à la guerre. Pas en bradant le pays. Il n’est pas à vendre. Les autorités centrafricaines doivent traiter d’égal à égal avec les Russes. Selon un dicton : « la main qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne ». Mais ce n’est pas parce qu’un tiers plus puissant vole à votre secours que vous devez vous soumettre à ses desideratas.

          Les armes russes et les soldats centrafricains récemment formés sont les moyens qui manquaient au gouvernement pour accomplir ses missions régaliennes. Le temps est donc venu de sommer les ex-Sélékas de déposer leurs outils de mort. Le retour des Russes en Centrafrique, en ces temps terriblement incertain pour le pays des Bantous, doit permettre au pays de se remettre militairement debout. Leur aide doit faire surgir une nouvelle aube de paix et de réconciliation nationale. 

 

LES AUTEURS DE CRIMES DE GUERRE ET DE CRIMES CONTRE LHUMANITÉ NE BÉNÉFICIERONT DAUCUNE IMPUNITÉ

On a l’impression d’assister ces temps-ci à des messes basses ignominieuses qui permettraient d’amnistier les criminels de guerre. Certains signes ne trompent pas. Par exemple, le déplacement des Russes à Kaga-Bandoro pour rencontrer les ex-Sélékas. Qu’a-t-on promis secrètement aux rebelles pour qu’ils rejoignent la table des négociations ? Quelles concessions inacceptables leur a-t-on faites ?

          En aucun cas, les Centrafricains n’accepteront que leurs bourreaux bénéficient d’une quelconque impunité. Elle serait totalement indécente.

 

PS : DES BARBOUZES A L’ŒUVRE EN CENTRAFRIQUE ?

          Dans un entretien à France 24, la chaîne d’information internationale, le président Touadera a accusé deux Français d’œuvrer à la déstabilisation de la République Centrafricaine.

          Un des deux individus aurait été en contact avec des chefs de l’ex- Séléka pendant le drame du KM5. Cette barbouze serait un habitué des coups fourrés en Afrique. Si ces accusations s’avèrent, la situation serait extrêmement grave. Des explications devraient être demandées aux autorités françaises.

          L’individu aurait-il agi pour son propre compte, en mercenaire au service des ex-Sélékas, ou pour celui de la France ? Dans ce cas, ce serait une action effroyablement inamicale.

          Décidément, on peut dire que l’arrivée des Russes en Centrafrique perturbe gravement les relations franco-centrafricaines.

                                                                                                                                               JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(01 juin 2018)

 

 

Centrafrique : arrestation du camion de la Minusca à Ndele, le FPRC réjette en bloc l’accusation portée contre lui (Communiqué de presse).

0

Minusca-a-ndele-le-fprc-rejette-en-bloc-laccusation-portee-contre-lui-communique-de-presse/logo-du-fprc-tres-bon/” rel=”attachment wp-att-20852 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/06/Logo-du-FPRC-très-bon.jpg” alt=”” width=”500″ height=”478″ />

 

 

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

COORDINATION GÉNÉRALE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Par rapport aux déclarations sur les médias faisant état de ce que le FPRC aurait arrêté un camion de la MINUSCA, la Coordination Générale du FPRC rejette en bloc tous les propos diffamatoires par lesquels le Mouvement aurait arrêté des groupes électrogènes et un camion de la MINUSCA.

           En réalité l’affaire de ces groupes n’engage que la MINUSCA, le Sultan maire de N’délé et la population.

           Le camion civil immatriculé DD00327, transportait effectivement quelques passagers et surtout des objets illicites (TRAMADOL) qui ont été arrêté.

           Pour le FPRC, ses relations avec le Gouvernement, les Organisations Internationales, les ONG et tous les partenaires de Paix doivent être constructives.

           Le FPRC appelle les partenaires de la RCA à la retenue, aux actes constructifs, à préserver la paix et la confiance. Car la paix se cultive et se préserve.

 

Fait à Ndele, le 30 mai 2018.

Centrafrique : braquage des locaux du MSF à Bambari, des équipements emportés par les assaillants.

0

 

Bambari-des-equipements-emportes-par-les-assaillants/image-distribution-kits-msf-batangafo-img_19janv2018100835-2/” rel=”attachment wp-att-20848 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/06/image-distribution-kits-msf-Batangafo-IMG_19janv2018100835.jpg” alt=”” width=”500″ height=”281″ />�

 

 

 

Bangui/Bambari, le 31 mai 2018.

Par : MSF.

 

Très tôt le matin du mercredi 30 Mai 2018, un bureau de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bambari a été  victime d’un braquage à mains armées. Les assaillants non-identifiés ont volé plusieurs téléphones,  ordinateurs et autres objets de valeur. Plusieurs gardiens ont été légèrement blessés au cours de  l’agression.  Suite à cet incident, les membres de l’équipe médicale, administrative et logistique ont été évacués sur  Bangui le même jour pour assurer leur sécurité et minimiser leur exposition à d’autres risques.

Une équipe très réduite reste actuellement à Bambari afin d’assurer un soutien, certes limité au ministère  de la santé à l’hôpital et dans les centres et postes de santé aux alentours.  « Cette attaque est inadmissible et constitue une entrave aux activités médicales dans la région de la  Ouaka. La population est la première victime de la réduction des activités médicales et humanitaires », a  souligné Paul Brockmann, Chef de Mission à MSF.

« Nous demandons la collaboration de toutes les communautés afin de faire respecter les structures  médicales et les équipes humanitaires, afin de limiter les effets néfastes du conflit sur les populations. Ces  populations ont des besoins médicaux accrus cette semaine en raison de la recrudescence des violences et  déplacements dans la préfecture de la Ouaka et surtout à Bambari.», a conclu Paul Brockmann.

MSF soutient les services de pédiatrie, nutrition et chirurgie de l’Hôpital Régional Universitaire de Bambari  depuis 2015, ainsi que les centres de santé de Kidjigra, Élevage et Ngakobo.

Centrafrique : débandade générale à Bambari, les rebelles de l’UPC occupent la ville.

0
Centrafrique.com/20363-2/patrouille-de-la-seleka-proche-de-bambari-pacome-afp-img_11mars2018233859-2/” rel=”attachment wp-att-20364 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Patrouille de la Séléka proche de Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.

 

 

 

Bangui, le 30 mai 2018.

 

La brigade de la gendarmerie occupée, le commissariat de police local attaqué et la population civile en débandade, la ville de Bambari vient de renouer avec ses vieilles habitudes de violences depuis cet après-midi entre les rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) et les miliciens Anti-balaka.

 

Ce mercredi 30 mai, pour des raisons encore inconnues, un commando des rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) vient de prendre d’assaut le centre-ville de Bambari en attaquant de nouveau la brigade territoriale de la gendarmerie de la ville ainsi que le commissariat de police.

Des tirs d’armes légères et lourdes sont entendus partout et la population civile court en désordre pour se mettre à l’abri.

Selon notre correspondant sur place, les gendarmes sont pris en chasse par les rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

Quelques-uns sont actuellement dans la brousse, tandis que d’autres tentent de franchir le pont qui sépare la ville avec leur véhicule, mais ils sont désarmés par les Anti-balaka qui les arrêtent systématiquement.

Vers 17 heures locales, les forces spéciales portugaises de la Minusca ont lancé immédiatement une offensive contre les assaillants qui ont finalement repris la brigade de la gendarmerie.

Les assaillants désormais se trouvent proches de leur quartier général au nord de la ville.

 

Plus de détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Touadera accueille à Béréngo 400 FACA formés par la Russie

0

Centrafrique.com/20327-2/les-faca-en-colonne-dans-un-camp-de-banguiimg_4091-4/” rel=”attachment wp-att-20328 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Bangui, le 31 mai 2018.

 

Ils sont au nombre de 400 soldats, qui sont arrivée, ce mercredi 30 mai 2018, en fin de formation avec les Instructeurs russes, au camp de Béréngo à l’ouest de Bangui. Parmi eux, 100 soldats sont issus du Bataillon d’infanterie territoriale 1 et 300 autres de Bataillon d’infanterie territoriale 2. Ils viennent ainsi compléter les 200 soldats de la première phase sortis il y a trois mois pour porter à 600 l’effectif des soldats des FACA immédiatement rendues opérationnelles.

C’est une cérémonie grandiose que le camp militaire de Béréngo a connue. La localité a été brièvement érigée en capitale de la République centrafricaine, puisqu’outre la présence du Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, c’est tout le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji dont la Ministre de Défense nationale, Marie Noëlle Koyara qui est représenté, et le Général Ludovic Ngaïfei Chef d’état-major des armées, ainsi que le corps diplomatique dont l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, M. Sergey Lobanov. Même si l’ambassadeur de France n’a pu honorer son invitation et que les journalistes français aient été bloqués à l’entrée de Berengo, la cérémonie elle, a été riche en couleurs et en surprises, puisqu’il y a eu des démonstrations de guerres par les soldats nouvellement formés par les Instructeurs russes.

En filigrane, il s’agit du renforcement de la coopération renouvelée entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie. Et, l’Ambassadeur de la Russie en Centrafrique, M. Sergey Lobanov a été le premier à s’en réjouir. « La Fédération de Russie et la République centrafricaine portent une longue histoire de partenariat mutuellement avantageux. Nous sommes très heureux de voir renaitre cette tradition de relation d’amitié entre nos deux peuples », a rappelé tout enthousiaste le diplomate russe qui indique que « depuis l’accession à la magistrature suprême de l’Etat de Pr Faustin Archange Touadera, la relation entre la République centrafricaine et la Russie a pris de l’ampleur et a ouvert de nouveaux horizons ».

A en croire Sergey Lobanov, ce nouvel élan de coopération sur divers plans vient renforcer les relations en Moscou et Bangui, tout d’abord dans le domaine économique et humanitaire y compris la formation des Cadres pour l’économie nationale centrafricaine. Pourtant, souligne-t-il, « le progrès social et économique de la Centrafrique est inséparable de la garantie de la paix et de la sécurité. C’est pourquoi, la Centrafrique a besoin des forces de défense et de sécurité intérieures dignes de ce nom ».

Général Ludovic Ngaïfei qui voyait des nouveaux hommes de mains désormais aptes à opérer parmi les siens, s’est réjoui de cette deuxième phase des FACA formés par les Instructeurs russes. « Aujourd’hui, nos troupes ici présentes devant vous, ont renoué avec les fondamentaux de l’armée dont l’entrainement en fait partie avec l’accoutumance au feu et l’utilisation réelle des outils de travail, ce que nous n’avons pas connu depuis fort longtemps », a-t-il certifié.

Le Président de la République, Chef suprême des armées a replacé le contexte de la sortie de cette phase des FACA dans le cadre holistique des approches sécuritaires dans le pays. « C’est moment important de voir que notre armée renait, mais il reste beaucoup à faire parce qu’une armée, c’est la logistique, les équipements, les moyens de terrain. La priorité aujourd’hui, c’est la sécurité du peuple centrafricain, ce qui nous préoccupe », a fait savoir le Chef de l’Etat aux soldats formés, lui qui n’a pas tenu de discours officiel lors de cette cérémonie. « Ce que vous venez de voir, c’est un petit pas. Mais, d’un pas à l’autre, notre armée va retrouver toute sa splendeur et toute sa vigueur pour assurer la protection de la population », a lancé Touadera.

Profitant de l’occasion, le Président de la République a salué les efforts de la communauté internationale qui appuie la RCA dans cette tache de la reconstruction de l’armée, notamment tous les partenaires et pays qui interviennent aux côtés de la République centrafricaine dans la reconstruction de l’armée. L’Eutm a assuré le la formation faîtière, et maintenant la Fédération de la Russie vient en aide. « C’est ici pour moi l’occasion d’en appeler à d’autres partenaires et pays amis de nous aider dans ce processus de stabilité, étant donné qu’en ce moment, nous visons des périodes troubles où il y a beaucoup de manipulations. Mais, nous restons sereins, car le peuple voit ce que nous faisant même s’il y a des difficultés. C’est une œuvre de longue haleine que nous y veillons », ajoute le Président Touadera.

Pour clore la cérémonie, et toujours en off, le Président de la République adresse ses vives félicitations aux nouveaux défenseurs et assureurs de la sécurité du peuple centrafricain : « Nous félicitons nos forces qui sont là, étant donné les conditions dans lesquelles ils ont travaillé. Nous saluons leur engagement en tant que patriotes qui se sacrifient pour la protection des autres. C’est à nous de les encourager pour se mettre résolument au travail pour assurer la protection des autres. De notre côté, nous allons tout mettre en œuvre pour les soutenir avec le soutien de la population pour qu’ils réécrivent leur lettre de noblesse ».

La Patronne de l’armée, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale a rassuré que cette deuxième sortie des FACA de Berengo n’est qu’une étape, puisqu’une vague de 300 à 400 soldats est attendue dans les prochaines mois. Quant au Chargé de communication de la délégation de la Russie en Centrafrique, M. Andrey Elinskiy, les 400 soldats qui sont sortis hier seront immédiatement déployés sur le terrain aux côtés de leurs frères de la première phase, puisque dit-il, « l’objectif de la Russie en RCA, c’est le développement intégral qui commence par la sécurité, la stabilité politique, puisque l’essor économique ».

CENTRAFRIQUE :FACA, LE CONTEXTE DE LA RECONSTRUCTION DE L’ARMÉE NATIONALE.

0
Centrafrique.com/20663-2/robert-enza-2/” rel=”attachment wp-att-20665 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Robert Enza, l’auteur de l’article. Photo d’archives du CNC.

 

Bangui, le 31 mai 2018.

 

Créée le 4 juin 1961, l’armée nationale centrafricaine, vieillotte, a toujours vécu aux rythmes des services du pouvoir politique. Pour preuve, elle a connu de nombreux coups d’Etat, des mutineries et la dernière crise militaro-politique de 2013 qui l’a quasiment fait explosé. Elle est aujourd’hui confrontée, d’une part à un manque de renouvellement de personnel et d’expérience collective et d’autre part à un manque d’une chaîne de commandement de confiance, de communication et de responsabilité.

 

Elle fait également face aux nouvelles exigences de l’évolution de notre société nées des derniers évènements socio-politiques qu’a connus le pays. La nouvelle vision de l’armée de garnison projetée, apportera un grand changement dans la manière de gérer les hommes.

Il faut déjà élaborer une politique RH, afin de mieux outiller les cadres de management de l’armée à faire face aux nouvelles exigences de commandement et de gestion des hommes. Tirer tous les enseignements des mutineries et de la crise militaro-politique et s’adapter aux nouvelles exigences de commandement pour aboutir à une gestion efficiente du personnel.

 

La nouvelle vision du commandement doit tenir compte des exigences créées par les changements socio-politiques. L’armée doit recadrer le métier de militaire et écouter au mieux le social pour s’adapter au contexte actuel. Savoir revaloriser les actions des avantages sociaux au profit des militaires liés aux risques des opérations de terrain.

 

Le renouvellement des ressources est une priorité et doit être d’une portée nationale. A cause de sa vieillesse, notre armée regorge de cadres-officiers suffisamment avancés en âges. Il y a plus d’âgés que de jeunes soldats combattants. Les soldats font figures de parents-pauvres. Ces cadres, la plupart d’entre eux, ont perdu toute capacité d’aptitude physique et ne seront plus en mesure de s’adapter aux exigences des opérations de terrain. Il faut enclencher le processus de renouvellement des ressources en mettant l’accent sur de jeunes combattants courageux à vocation guerrière et non selon le jargon sur des « fils à papa » qui recherchent des sinécures sous forme d’emplois.

 

L’exercice du commandement et celui de la gestion administrative seront les défis majeurs de la vie de notre armée nationale. Il est nécessaire de tirer toutes les leçons du passé, tous les problèmes réels et potentiels pour régler l’avenir. Il faut désormais adopter une stratégie managériale efficace basée sur une possible maturité de management. Quant à la gestion administrative et financière du département, la précédente mission conjointe de contrôle Finances-Défense a connu une piètre performance, elle n’a pas donné les résultats escomptés, certaines « niches de dépenses sans valeur ajoutée » y ont survécus.

Dans le cadre de la projection de l’armée de garnison, le Ministère de la Défense se doit de se reposer sur des principes et des fondamentaux clairs parmi lesquels la gestion des ressources humaines regroupant du personnel civil et militaire, une complémentarité nécessaire des deux populations qui œuvrent ensemble et concourent à la réussite des missions confiées au ministère, bénéficient de politiques qui leur sont communes.

Il y a absence totale de personnels cadres civils dans la gestion du département de la Défense.

Cette situation constitue un déséquilibre fatal face aux besoins de compétences nécessaires. Le ministère est entièrement géré par des militaires et pour des militaires et les civils en sont exclus, une espèce de gestion corporative fermée aux civils. Ce département qui constitue la plus grosse dépense de l’État et encore une dépense de souveraineté, doit se baigner dans une saine gestion et avoir pour cela une qualité des compétences.

 

La politique des ressources humaines de la Défense sera inscrite dans un temps qui sera pratiquement long et consacrée surtout au commandement, à la communication, à la discipline, à l’éthique, au social, au recrutement, à la formation, aux parcours de carrière et la reconversion de tout le personnel civil et militaire sans distinction de lien au service ou de catégorie. Elle répond aux besoins de compétences et d’effectifs nécessaires à la vie de la Défense nationale et attirant les bonnes volontés vers le métier de militaire.

 

Ainsi, la Direction des ressources humaines doit travailler dans la perspective d’un bon établissement de liens entre militaires et civils de la Défense. Etudier des voies d’action visant à renforcer la complémentarité du personnel militaire et civil et à améliorer la compréhension mutuelle et construire une identité ministérielle commune. Cette politique ministérielle vise à répondre à des enjeux : celui de la satisfaction des besoins au regard des missions, celui de la motivation du personnel, indispensable au bon fonctionnement des structures, et celui de l’image du ministère et du “lien Armée-Nation” dont dépendent le recrutement et la fidélisation de la ressource humaine.

 

Robert ENZA, association de soutien aux FACA

Centrafrique : déclaration du FPRC sur la situation politique en RCA.

0

Centrafrique : déclaration du FPRC sur la situation politique en RCA.

 

 

Centrafrique.com/20807-2/le-general-nourredine-adam-3/” rel=”attachment wp-att-20808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le général du FPRC Noureddine Adam.

 

 

DÉCLARATION DU FPRC

 

 

Par rapport à l’évolution et à l’analyse de la situation politique en RCA, le FPRC déplore l’attitude passive et négative des dirigeants actuels qui a pour conséquence la persistance de la crise qui nécessite une politique de reconstruction urgente. Le Gouvernement reste quoi et ne réagit pas positivement devant cette situation. À titre d’exemple : à l’intérieur même de la capitale, des barricades sont érigées entravant la libre circulation des biens et des personnes.

           Le FPRC regrette l’attitude négative envers les autorités supérieures de la Nation.

          Le FPRC note l’existence partielle de l’Autorité politique mettant en cause la dignité du Chef de l’Etat.

         Le FPRC attaché au système et au principe de la paix s’accorde à la démarche de l’Union Africaine pour la résolution définitive de la crise centrafricaine.

           Le FPRC condamne avec toutes les énergies possibles les violences perpétrées partout dans le pays.

           Le FPRC demande au Gouvernement à quand la date du Dialogue inclusif tant attendu ?

         Le FPRC souhaite que l’Union Africaine et certaines organisations internationales accélèrent le processus de la résolution de la crise en Centrafrique que le Gouvernement tente de rendre confessionnelle.

          Le FPRC rejette l’idée de la crise confessionnelle, dénonce la xénophobie et appelle la population à la vigilance.

         Le FPRC s’inquiète de la préoccupation de la Communauté Internationale faisant état de ce que ce sont les groupes armés qui déstabilisent le pays ,or en réalité c’est la Communauté Internationale avec leur Vieille Politique et, la mauvaise gouvernance, la marginalisation et l’injustice sociale prônées par les régimes successifs qui sont à l’origine de la persistance de la violence en Centrafrique.

           Les centrafricains sont capables pour la Renaissance de Centrafrique.

           La Communauté Internationale doit renoncer à l’ambiguïté.

 

 

Fait à Ndele, le 17 mai 2018.

                                                                                        

Centrafrique : mafia au ministère des Transports, comment le ministre Jousso rackette les sociétés ? Enquête spéciale.

0

Centrafrique : mafia au ministère des Transports, comment le ministre Jousso rackette les sociétés ? Enquête spéciale.

 

 

Centrafrique.com/20753-2/theodore-jousso-des-transports/” rel=”attachment wp-att-20804 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le ministre des transports Théodore Jousso.

 

 

 

Bangui, le 18 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Près d’une dizaine des sociétés arnaquées, environ un demi-milliard de francs CFA empochés illégalement et un montant incalculable de préjudice causé au pays, le ministre des Transports Théodore Jusso semble être déterminé à faire enraciner son système mafieux au sein du département des transports qu’il dirige depuis 2016.

 

Même si le ministre Théodore Jousso est considéré par une partie dais centrafricains comme l’unique membre du gouvernement qui propose un tas des projets pharaoniques de rêve difficilement réalisables, il est aussi, sans oublier, le seul ministre du gouvernement Sarandji à implanter d’une manière durable au sein de son département, avec la complicité de son Premier ministre, une organisation criminelle digne de la mafia italienne.

 

Le jeu dangereux d’attribution des marchés publics.

 

Connu pour son jeu de cash cash avec les entreprises privées, le ministre Théodore Jousso ne recule devant rien pour arnaquer certaines sociétés volontairement attirées par un avis d’appel d’offres public fantaisiste de son département. Plusieurs cas sont relevés, mais celui du marché public de fourniture des titres sécurisés, des plaques d’immatriculation est le plus flagrant.

D’après notre enquête au ministère des Transports, chaque société, intéressée par ce marché, doit verser au ministre et à certains de ses collaborateurs un pot-de-vin estimé autour d’une centaine de millions de francs CFA et après, c’est le jeu de ping-pong qui s’en suit.

Depuis son arrivée à la tête de ce département des transports, on note déjà au moins 3 sociétés dévalisées par le ministre Jousso avec ce système mafieux.

Même si en 2012 la société SODISEC de monsieur Serge MISALI de nationalité franco-italienne, associée avec l’abbé Chapu, lui aussi de nationalité française, qui a Exercée du 7 septembre 2006 au 6 septembre 2012, celle-ci a bien rempli sa mission avant de finir son contrat quelque temps avant le départ du Président François Bozizé du pouvoir en 2013.

Cependant, la société de monsieur Éric TEYA dénommée Busness Société, qui est purement centrafricaine, a pris le relais de la SODISEC en 2012 avant de voir son contrat unilatéralement suspendu par le ministre Jousso en 2016 juste après sa prise de fonction. Malgré plus de 200 millions de francs CFA dépensés pour son investissement dans le pays, le ministre les a contraints à fermer leur porte sans aucune compensation quelconque.

D’autres sociétés comme celle de monsieur Dominique Yandocka de nationalité centrafricaine, associée avec des hommes d’affaires ivoiriens, a vu son contrat lui aussi résilié d’une manière unilatérale par le ministre Jousso malgré des versements de pot-de-vin conséquent.

La troisième société victime est la SOCAFODOS de monsieur Aboukar Kaltime. Alors que cette société a été retenue après un avis d’appel d’offres international, monsieur Jousso n’a pas hésité un seul instant à lui faire subir le même sort.

Après la rupture de son contrat d’une manière unilatérale, un recours a été fait auprès du tribunal administratif de Bangui. La société avait gagné le procès et les juges ont ordonné la reprise de ses activités. Contre toute attente, le ministre Jousso refuse catégoriquement d’appliquer la décision de la justice centrafricaine. Il bloque toujours le redémarrage des activités de la SOCAFODOS, malgré la décision du Président Touadera lors du conseil des ministres  qui ordonne au passage à cette société de reprendre aussi ses activités. Elle aurait investi environ 400 millions de francs CFA.

Finalement, entre le Président Faustin Archange Touadera et le ministre Théodore Jousso, qui commande qui ?

Par contre, d’autres sociétés victimes du ministre Jousso ne sont pas figurées sur cette liste pour la simple raison qu’on n’a pas pu retrouver leur document au ministère. Malgré tout, parmi celles-ci, beaucoup manifestent leur désir de faire recours à la justice contre l’État centrafricain.

Alors qu’un marché en cours d’exécution qui fait l’objet d’une résiliation de contrat par les autorités, celui-ci ne pourrait pas être attribué à une nouvelle société sans que la précédente ne soit indemnisée. Force est de constater que d’autres sociétés continuent de se battre en coulisse pour pouvoir obtenir ce marché des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation. Des pots-de-vin sont distribués par-ci, par-là.

Le directeur général des transports, monsieur Wenceslas Nguélékoumou, lui aussi bénéficiaire de cette manne financière qui tombe du ciel selon leur langage, multiplie aussi de son côté des fausses manœuvres pour tenter d’empocher gros. Une maison construite au quartier Galabadja 2 sur la rue des sinistrés à côté de l’Espace Lingatéré clé à la main par une société concurrente a été remise gracieusement au directeur général des transports, ainsi qu’un pick-up Toyota Land-Cruiser, numéro de châssis JT111GJ9500085249.

 

Les conséquences ?

Sans pour autant rentrer dans des détails techniques, il est bien simple de noter que l’État centrafricain, dans des pareils cas, doit indemniser les sociétés victimes à hauteur du coût de financement de l’entreprise, le coût de matériels mis à l’œuvre pour l’exécution du marché, ainsi que le salaire du personnel couvrant la période de 10 ans.

Les dommages et intérêts seraient précisés par les juridictions compétentes.

L’exemple précédent au Niger dans l’affaire Afrikard contre l’État nigérien dont l’entreprise a été indemnisée à hauteur de 15 milliards de francs CFA pourrait faire réfléchir davantage le pouvoir de Bangui. Avec plus de 4 sociétés victimes, la RCA ne va certainement pas s’en sortit aisément comme pense Théodore Jousso.

Rappelons que le ministre Jousso n’est pas à son premier coup sur son département. On lui a attribué plusieurs sociétés fictives qu’il a créées avec des prêts-noms pour rafler des dizaines des marchés publics de son département.

Même dans le marché de la réfection et de la clôture de l’aéroport de Bangui Mpoko, les sociétés chinoise et sud-africaine qui ont raflé le marché ont lourdement versé des pots-de-vin au ministre Jousso. D’ailleurs, l’homme est connu pour son besoin extrême d’argent. Aucun marché n’est attribué sans passer par la case de pot-de-vin.

 

Pour plus de détails, d’autres enquêtes sont en cours dans ce ministère des transports qui, depuis plusieurs mois, ne délivre plus des plaques d’immatriculation, encore moins des permis aux usagers. On compte déjà environ 8000 véhicules et près de 11 000 motos qui circulent sans plaque dans le pays avec toutes les conséquences qu’on connait.

 

Copyright2018CNC.

Certificat de non-appel de la décision du conseil d,’État dans l’affaire Jousso-SOCAFODOS.

 

Notification de la décision du conseil des ministres dans l’affaire Josso-SOCAFODOS.

 

Décision du tribunal administratif dans l’affaire Jousso-SOCAFODOS.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.

0

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.  

 

 

 Centrafrique.com/20793-2/les-combattants-de-la-seleka-img_11mars2018234309/” rel=”attachment wp-att-20795 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

COMMUNIQUÉ

 

Suite aux questions se posent sur le regroupement des ex-sélékas à Kaga-Bandoro, le FPRC rappelle l’opinion nationale et internationale qu’il est de la coutume dans un milieu normal les hommes se réunissent pour réfléchir, échanger et prendre des décisions qui s’imposent afin de chercher des solutions aux problèmes.

 

Le FPRC s’est réuni à Kaga-Bandoro suite à la récente dérive politique du régime en place. À titre de rappel, l’histoire démontre que l’émergence des révoltes en République Centrafricaine est toujours due à la mauvaise gouvernance des dirigeants politiques et demeure jusqu’à ce jour. En d’autre terme, le non- respect de la Constitution par les dirigeants politiques.

 

Pour le FPRC, suite aux déclarations des illustres autorités du pays qualifiant les acteurs politico-militaires de bandits et de criminels seront mis hors d’état de nuire et la mise en exécution de leur menace entrainant la mort de beaucoup de civils nécessite la prise des dispositions nécessaires du CNDS.

 

Le FPRC s’étonne des voix limitant les zones de circulation au Conseil National de Défense et Sécurité en abrégé CNDS (branche armée du FPRC) et, en outre aucune loi ni un texte interdisant aux centrafricains de circuler du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et vice versa. Plus pire encore, pourquoi interdire aux centrafricains du Nord d’aller au Sud ?et d’autres encore interdits d’aller ou de circuler dans la capitale? N’est- il pas une tendance à la xénophobie, à la croisade ?

 

Le FPRC se pose toujours des questions suivantes : 1-Y a-t-il une zone délimitée au CNDS? 2-Qui détient le monopole de la Centrafrique? 3-Pourquoi dit-on Centrafrique pays de ZO KWE ZO?

 

Le FPRC reste attaché à l’Initiative de l’Union Africaine qui demeure le seul espoir de la Renaissance de la Centrafrique.

 

Fait à Ndélé, le 06/05/2018

 

Le Coordinateur Général

 

CONTACT

 E-mail : coordinationgenerale2018@gmail.com  

 Tel : (+236) 75- 83- 97- 95

 

Centrafrique : quand un groupe des hommes armés pourchassent les proches parents du Président Touadera à Bangui.

0

Centrafrique : quand un groupe des hommes armés pourchassent les proches parents du Président Touadera à Bangui.

 

 

Centrafrique.com/20787-2/brigitte-touadera-img_13mars2018163950-2/” rel=”attachment wp-att-20789 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Madame Brigitte TOUADERA le 13 mars 2018 à Bangui. Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

 

Bangui, le 17 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

À la faveur de la reprise des violences dans la capitale Bangui, appuyées par la récente visite cauchemardesque du Président Touadera dans certains quartiers  proches du PK5 exposés à des violences, un groupe des hommes armés, visiblement peu conscients de leur geste, profitent de cette grogne populaire contre le locataire du Palais de la Renaissance pour agresser volontairement certains de ses proches parents dans la capitale Bangui.

 

Alors que le Président Touadera vient de finir sa tournée impopulaire au camp des Castors et dans le quartier Fatima le samedi 12 mai dernier sur fond de colère des habitants desdits quartiers, un groupe des hommes en civil lourdement armés se dirigent précipitamment vers le quartier Bruxelles, non loin du quartier Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui. L’objectif est d’atteindre le domicile familial de madame Brigitte Touadera, épouse du Président de la République Faustin Archange Touadera.

Dans ce groupe des malfaiteurs, plusieurs témoins parlent d’une dizaine des hommes en civil, composés entre autres des militaires reconnus par des témoins de la scène.

Aux environs de 17 heures et demie, le groupe ouvre le feu en direction de la maison familiale de madame Brigitte alors que son papa déjà âgé se trouve à l’intérieur. Les assaillants ont tiré en l’air probablement pour effrayer les occupants de cette maison. Des témoins parlent des tirs assourdissants et insupportables.

Quelques minutes plus tard, un autre groupe, on ignore si c’est le même groupe, encercle un autre domicile situé à quelques mètres de l’église Notre-Dame de Fatima.

Cette fois, les assaillants croient fermement que l’une des maitresses du Président Touadera réside dans cette maison située juste à côté du bar-restaurant Chapaga.

Ils ont reproduit la même scène de Bruxelles en tirant en l’air contre le bâtiment.

Dans les deux cas, les occupants se sont précipités pour s’enfuir abandonnant du coup tout ce qui se trouve derrière eux.

Quant au beau-père du Président Touadera, c’est-à-dire le papa de madame Brigitte Touadera, il se trouve en ce moment au côté de sa fille au quartier Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Rappelons que c’est la seconde fois qu’un groupe des hommes armés identifiés comme des FACA en civil attaquent les gens aveuglément dans la capitale Bangui.

Il y’a quelques semaines, un autre groupe attaque le cortège du ministre de la Sécurité publique prétextant une erreur de cible alors qu’il roulait loin du quartier PK5.

Pour les Centrafricains, c’est le Professeur Faustin Archange Touadera qui est élu et non sa femme. En ce sens, toute violence contre sa femme ou l’un de ses proches pour des raisons quelconques sont inadmissible.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Bangassou, arrestation du chef de guerre Pino-Pino et 37 de ses hommes en République démocratique du Congo (RDC).

0

Centrafrique : Bangassou, arrestation du chef de guerre Pino-Pino et 37 de ses hommes en République démocratique du Congo (RDC).

 

 

Anti-Balaka-dans-la-ville-de-bangassou-img_16mars2018001542/” rel=”attachment wp-att-20778 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/05/Anti-Balaka-dans-la-ville-de-Bangassou-IMG_16mars2018001542.jpg” alt=”” width=”500″ height=”280″ />
Les miliciens Anti-balaka dans la ville de Bangassou.

 

 

 

Bangassou, le 16 mai 2018.

Par : Francis Ndoumba, CNC.

 

Arrêté avec 37 de ses combattants Anti-balaka en République démocratique du Congo après avoir fui son village Bema, une commune proche de la ville de Bangassou au Sud-Est du pays, le redoutable chef de gang Pino-Pino vient de finir son macabre épisode entre les mains de la police congolaise.

Après avoir tué sauvagement un autre chef milicien Anti-balaka de Bangassou le général Ngaté en décembre dernier, le redoutable Pino-Pino, par la suite, met en déroute ses ex-compagnons d’armes Béré-Béré et son adjoint Romaric puis Afandé qui ont été eux aussi arrêtés en RDC et extradés à Bangui il y’a quelques mois.

Le redoutable Pino-Pino est le plus gros poisson de la cour pénale du fait de ses actes criminels dans le Mbomou dans lesquels on peut citer plusieurs cas d’assassinat sauvage, dont celui des soldats marocains abattus dans la région.

Récemment, le criminel Pino-Pino aurait ordonné le pillage en règle de trois ONG internationales notamment le Médecin sans frontière (MSF), l’ONG nerlandais CORDAID et ACTED dans la ville de Bangassou, poussant les deux premières à quitter la ville avant d’y revenir. Il avait ordonné aussi le braquage de plusieurs véhicules de la mission catholique de la ville.

Le mois dernier, le redoutable Pino-Pino menace à mort le préfet de Mbomou qui a pris la fuite depuis pour se réfugier dans la capitale Bangui.

En tout cas, la charge revient au gouvernement de solliciter très rapidement son extradition sur Bangui afin qu’il puisse  rejoindre ses ex-compagnons d’armes Romaric et Afandé qui ont tous deux suivi le même chemin de Bangui via la République démocratique du Congo (RDC).

Pour rappel, la journée de prière organisée par la population de Bangassou porte son fruit avec l’arrestation de Pino-Pino qui risque de s’échapper si le gouvernement tarde à activer son extradition.

Pour plus de détail, on reviendra sans doute sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : combat de Bambari, 3 gendarmes ont perdu la vie et deux bâtiments administratifs pillés.

0

Centrafrique : combat de Bambari, 3 gendarmes ont perdu la vie et deux bâtiments administratifs pillés.

 

 

 

Centrafrique.com/20771-2/patrouille-de-la-seleka-proche-de-bambari-pacome-afp-img_11mars2018233859-3/” rel=”attachment wp-att-20772 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Patrouille des rebelles de la Séléka proche de la ville de Bambari. Credit photo : Pacôme Pabandji.

 

 

Bangui, le 16 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Trois gendarmes tués, deux bâtiments administratifs des forces de l’ordre pillé, ainsi que plusieurs boutiques des particuliers incendiées, c’est le bilan provisoire de l’attaque des éléments peuls du groupe rebelle de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) du sulfureux Ali Darassa ce matin à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka au centre du pays.

 

De sources concordantes, tout a commencé le lundi 14 mai dernier dans la soirée après la découverte de trois corps sans vie des Peuls identifiés comme des combattants rebelles de l’unité du peuple centrafricain sur l’axe Alindao, que beaucoup attribuent aux miliciens Anti-balaka sans preuve formelle.

Dans l’optique de vengence, un groupe des combattants de l’UPC lourdement armés a pris d’assaut le quartier général des miliciens Anti-balaka et des combats ont été durs entre les deux groupes poussant plusieurs centaines des habitants de la ville à se réfugier en brousse, d’autres dans des camps des déplacés de l’Église catholique.

Après quelques heures d’accalmie très tard la nuit, le bureau local de la Minusca aurait tenté de négocier un arrêt des hostilités entre les deux groupes le matin du mardi 15 mai en recevant dans ses locaux des représentants peuls de l’UPC et des Anti-balaka.

Bizarrement, après consultation de la base, les combattants Séléka de l’UPC semblent retissant à la négociation de la MINUSCA. En conséquence, ils ont repris les hostilités en attaquant par surprise la brigade de la gendarmerie territoriale locale et le commissariat de la police de la ville vers 10 heures du matin.

Plusieurs heures de combats entre les rebelles et les forces de l’ordre.

Vers 16 heures, le calme est revenu dans la ville, mais la tension reste vive après la mort de 3 gendarmes dans la bataille.

De plusieurs sources, l’un des gendarmes assassinés aurait été tué dans l’enceinte de l’hôpital après être blessé dans le combat.

Une source hospitalière nous a indiqué qu’environ 7 civils auraient perdu la vie aussi dans cette attaque des rebelles de l’UPC.

Du côté des assaillants, aucun bilan n’est disponible, mais certains parlent de plusieurs morts aussi.

De source concordante, aucun véhicule de la Minusca n’a été emporté par les assaillants, contrairement à ce que d’autres médias ont annoncé au cours de la journée du mardi.

Par contre, dans l’après-midi d’hier , on remarque la fuite massive de la population vers l’autre rive dans la zone occupée par les Anti-balaka.

À Bangui, beaucoup se demande comment fait-il que le Président Touadera et la MINUSCA ont déclaré la ville de Bambari « ville sans arme » et qu’on réalités rien n’a été fait en ce sens ?

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Le GTSC menace d’organiser une nouvelle action d’envergure.

0

Centrafrique : Le GTSC menace d’organiser une nouvelle action d’envergure.

 

 

Minusca-en-colone-img_24mars2018210558-2/” rel=”attachment wp-att-20768 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/05/patrouille-de-la-Minusca-en-colone-IMG_24mars2018210558.jpg” alt=”” width=”500″ height=”226″ />

 

 

 

Bangui, le 15 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les leaders du Groupe de travail de la société civile (GTSC) ont animé ce mardi une conférence de presse, ce mardi 15 mai à leur siège à Bangui, occasion par laquelle, ils menacent d’organiser des actions d’envergure dans la capitale pour exiger du gouvernement l’amélioration des conditions sécuritaires.

Les dernières journées ‘’ville morte’’ organisées par le GTSC a été qualifiée de « franc succès » par les initiateurs qui, malgré les menaces et intimidations subies ne sentent plutôt plus galvanisés. Lors de la conférence de presse de ce mardi, Paul Crescent Béninga Porte-parole et Gervais Lakosso Coordonnateur du mouvement ont salué le succès des dernières journées ‘’ville-mort’’ et annoncé que d’autres actions prochaines d’envergure seront menées si jamais les revendications posées sur la table du gouvernement n’ont trouvé de solution. Faut-il préciser que les revendications du GTSC ont été, dans un premier temps, adressées au Premier ministre et que pour cette deuxième phase, c’est le Président de la République qui est visé.

« La rencontre avec le Premier ministre devrait avoir lieu sur la base des revendications qui lui sont adressées 24 heures avant. Et lorsque nous étions à la rencontre, nous étions sortis insatisfaits tout simplement parce que le Premier ministre n’avait pas apporté des réponses adéquates à nos revendications », souligne le Porte-parole du GTSC.

Beninga a poursuivi que « comme la rencontre ne nous a pas permis de revenir sur nos revendications, elles demeurent donc d’actualité. Et nous avons estimé que puisqu’au niveau du gouvernement, le Premier ministre n’a pas apporté une réponse adéquate, nous avons résolu d’adresser les mêmes revendications au Chef de l’Etat pour lui faire comprendre que nos revendications demeurent d’actualité », a-t-il mentionné.

Et à Gervais Lakosso d’enfoncer le clou en annonçant une probable action d’envergure, au où les autorités ne prennent pas leurs responsabilités. « Si ces revendications ne trouvent pas satisfaction, nous allons relancer les mots d’ordre. Cela ne veut pas dire que nous allons forcément organiser des journées ‘’ville-morte’’. Nous allons mener des actions pour amener l’Exécutif à prendre les décisions concernant la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national.

Notons que les revendications des leaders de la société civile se résument en des points essentiels suivants : Désarmer sans délai et condition le kilomètre 5 ; -Désarmer les autres quartiers de Bangui ; -Prendre des mesures concrètes pour sécuriser la ville de Bangui ainsi que les activités de masse ; -Empêcher par tous les moyens autorisés par la Constitution la marche sur la ville de Bangui par le FPRC et ses acolytes ; démettre les Ministres représentant les groupes armés dans le gouvernement ;-Démettre le Ministre de la sécurité publique pour incompétence et connivence avérée avec les groupes armés.

A l’occasion, les leaders de la société civile ont regretté que le Haut conseil de la communication, en violation flagrante de l’Article 15 de la Constitution, a pris sur lui la décision de sanctionner des médias qui ont diffusé la déclaration des leaders de la société civile qui sont des animateurs constitutionnels de la vie politique en démocratie. Puisque la déclaration du GTSC ne comporte aucune incitation à la haine que de porter haut le gémissement du peuple meurtri.

Ainsi dit, les jours qui arrivent paraissent très décisifs, surtout que l’on ignore de quel côté va frapper la société civile.

Centrafrique : les russes à Bangui, inquiétude à Paris.

0

CENTRAFRIQUE : LES RUSSES A BANGUI, INQUIÉTUDE A PARIS.

 

 

Centrafrique.com/20763-2/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155/” rel=”attachment wp-att-20764 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les soldats russes dans un véhicules de la gendarmerie nationale à Bangui.

 

 

 

 

Bangui, le 15 mai 2018.

Par : Joseph Akouissone de Kitiki, CNC.

 

LES NOUVEAUX  AMIS DE LA CENTRAFRIQUE ?

          L’un des bateaux de la « Françafrique » est-il en train de couler ? Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française, apparemment peu intéressé par le sort de la Centrafrique, depuis la venue des Russes, sollicitée par le président Touadera déçu par les Occidentaux, la France en particulier, depuis le casernement des soldats de Poutine à Béréngo, le palais de l’ancien empereur Bokassa, la carte des influences au sein du pays a été sérieusement modifiée.

            Ce sont les Russes qui la redessinent en effaçant d’abord la France de la scène centrafricaine. Le retrait prématuré de la force Sangaris a laissé un goût amer à de nombreux habitants. Ils se sont sentis trahis et abandonnés par la France, l’amie séculaire. Dès le retrait de ses soldats, les massacres ont repris de plus belle, car les ex-Sélékas ne craignaient qu’une force en Centrafrique : celle de Sangaris. Son intervention a évité au pays ce qui aurait pu être un génocide et un nettoyage confessionnel.

          Cela étant, il ne faut pas oublier que la colonisation française n’a pas vraiment favorisé l’essor de la RCA. Le retard abyssal pris par ce pays témoigne du désintérêt de la France pour son ex-colonie. L’Oubangui-Chari était un comptoir colonial aux mains de cruelles sociétés concessionnaires, qui se préoccupaient plus de piller les matières premières que d’améliorer le sort des populations.

          Et, il faut bien le dire, les habitudes sont malheureusement tenaces. Une sorte de néocolonialisme s’est substituée au colonialisme d’antan. Les mentalités, plombées par des relations de dominants à dominés, ont transformé les élites centrafricaines en pantins, fossoyeurs de leur pays.

La présence russe va-t-elle initier un nouveau type de rapport, plus équilibré ? Ou, au contraire, perpétuer une coopération dont la Centrafrique sortirait encore perdante ?

 

LE PARI DU PRESIDENT TOUADERA

          Faustin-Archange Touadera ne vient-il pas d’abattre là son dernier joker ? Soit les Russes l’aident à se débarrasser des rebelles qui font la loi sur 80% du territoire et massacrent les populations ; soit son quinquennat risque d’être compromis.

          Il doit, de toute façon, clarifier les conditions de l’intervention russe. Personne ne croira que les soldats de Poutine volent au secours des Centrafricains par philanthropie.  Que vont-ils exiger en compensation ? L’autorisation de créer une base militaire comme au Soudan et en Syrie, pour pérenniser leur présence au centre du continent ? Ou la permission d’exploiter les immenses richesses du sous-sol et de la forêt ?

          La Centrafrique n’a, pour l’instant, que ses richesses naturelles à offrir, en échange d’une aide pour éradiquer les violences qui pourrissent la vie de ses habitants. En outre, l’installation d’une base militaire au centre du continent serait un atout majeur pour le rayonnement de la puissance des Russes face aux occidentaux.

          Quoi qu’il en soit, leur arrivée va modifier singulièrement l’approche du chaos centrafricain. C’est une nouvelle donne qui va déséquilibrer le rapport des forces au détriment des rebelles. Ceux-ci savent pertinemment que, si les Russes s’engagent fortement aux côtés des FACAS, leur fin est proche. C’est pourquoi ils sont devenus si nerveux et multiplient les actes de violence et les massacres. Mais les déclarations intempestives des chefs sélékistes réunis à Kaga-Bandoro, menaçant de marcher sur Bangui, ne sont que du bluff. Une intimidation, telle une souris devant un cobra menaçant. Les factieux ont intérêt à suivre sans tarder la médiation russe et à rejoindre la table des négociations après avoir déposé les armes.

          Tandis que les Européens – les Français en particulier – gardent un silence surprenant (signe d’une certaine inquiétude ?), les forces russes assurent la garde rapprochée du président Touadera, contribuent à l’entraînement des FACAS et commencent même à intervenir avec elles sur le terrain. Comme à Sibut par exemple, à la grande satisfaction des populations. L’espoir va-t-il renaître ?

Le pays des Bantous a énormément souffert. Il a besoin qu’une aube nouvelle de paix et de réconciliation surgisse bientôt – et ce sera sans doute grâce aux Russes et aux Centrafricains eux-mêmes.

                                                          JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (15 05/2018)

Monsieur Joseph Akouissone de Kitiki, l’auteur de l’article.