« 2021 c’est proche, mais notre pouvoir y s’éloigne dangereusement » dixit un proche parent du président Faustin Archange Touadéra. Visiblement, le bateau Fatiste s’écarte du lit du vent et la panique s’empare les passagers à bord. L’idée venue au bidel en chef du navire Arthur Bertrand PIRI pour le rapprocher du lit du vent : créer leur propre parti politique. Et comment ils procèdent ? Enquêtes.
Depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État en mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra et ses proches conseillers, incluant certains membres de ses proches parents influents, sont obsédés à l’idée de créer un parti politique propre au locataire du palais de la Renaissance. Le seul obstacle qui les empêche depuis lors, c’est la recrudescence des violences et des tueries en séries sur l’ensemble du territoire. Violences et tueries dues à l’incapacité de leur leader et à l’inaction de son gouvernement dirigé par son ami personnel et qui ne font que dégringoler, jour après jour, leur maigre cote de popularité.
Entre-temps, pour sauver la galerie et préparer le terrain, quelques partisans et militants du parti déchu, le Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien Président François Bozizé dont le président Touadéra reste, à ce jour, le premier vice-président, se sont ralliés à sa personne et ont créé nombres des mouvements de soutien à sa politique dont les leaders ont du mal à séduire le peuple centrafricain.
Pour preuve, le résultat d’un sondage réalisé par CNC le mois dernier qui lui attribue, lui Faustin Archange Touadéra, 2% d’intention de vote, derrière Karim Meckassoua, 3% et Joseph Bendounga 4%. En tête du sondage ; Ziguélé Martin du MLPC, 26%, suivi de Anicet George Dologuélé de l’URCA, 25% et Désiré Kolingba du RDC, 13%. Les indécis, 26%. En plus, sur 100 personnes interrogées, 97 conseillent au président Touadéra de ne pas se représenter pour un nouveau mandat en 2021.
Mais depuis plus d’un mois, conscients de l’impopularité de leur leader, les premiers responsables du cercle qui gouverne le pays avec le président Touadéra notamment Arthur Bertrand Piri, Sani Yalo, Simplice Mathieu Sarandji et Maxime Balalou, s’activent en coulisse pour la mise en place du parti fédérateur de Touadéra, mais aussi, et surtout étudier son mécanisme du financement. La date butoir avancée, automne 2018 d’après une source proche de la famille à Boye-rabe.
D’après l’un des participants à leurs différentes réunions, le meilleur mécanisme de financement retenu est le modèle utilisé par le parti KNK dont ils sont issus en majorité, la contribution des membres. Et pour ce faire, décision est prise pour caser là où broutent les vaches laitières et où sont installés des nids d’abeilles, d’après leurs propres mots. En d’autres termes, nommer les cadres futures de leur parti à des postes de responsabilité où coulent le lait et le miel.
De la parole aux actes, on assiste depuis ces derniers temps à une vague des nominations, coup par coup, des pro-Touadéra dans l’administration publique centrafricaine et dans certaines organisations régionales et internationales. Du Trésor public à la CEMAC en passant par des Directions générales des sociétés d’État sous le contrôle du président du club Arthur Bertrand Piri et Directions des cabinets ministériels et institutionnels, des Touadéra sont promus et les alliés évincés.
« Les alliés nommés ne peuvent que contribuer au rayonnement de leurs leaders. Alors il faut les virer tous. Quitte à eux de nous faire allégeance en mars 2018 pour une nouvelle nomination » a fait savoir un contrôleur des impôts ayant pris part à leur réunion.
Un véritable signe avant-coureur d’un séisme politique d’une intensité sans précédente qui pourrait désorienter les boussoles internes de certains partis politiques et qui entraîneront, sans coup férir, leur naufrage politique.
D’après un spécialiste et politologue centrafricain, les séries des démissions en cascade et des défections enregistrées au sein du parti KNK de François Bozizé abandonné à Bertin BEA, du MLPC de Martin Ziguélé, de CPRS de Maître Nicolas Tiangaye et du RPR de l’ancien président par intérim de la Centrafrique Alexandre Ferdinand Nguéndet, trouvent leurs débuts d’explications dans ce schéma séismique mis en place par les proches de Touadéra.
Contacté par CNC, le sociologue Xavier Didier affirme qu’il ne peut avoir un séisme politique en Centrafrique. Pour lui, les démissions ou les défections d’un parti au profit d’un autre par certains Centrafricains ne datent pas d’aujourd’hui. « Il y’a des Centrafricains qui sont contraints de s’accrocher au parti pouvoir, soit, pour se mettre à l’abri des poursuites, soit pour garder la ligne. Et cela n’a pas du tout affaissé les partis d’où ils viennent. C’est plutôt l’inverse qui se produit naturellement par l’adhésion des nouveaux membres ».Conclut notre sociologue.
D’ici là, des émissaires du cercle sont envoyés dans différentes préfectures pour débrayer le terrain. De l’argent, des tee-shirts à l’effigie de Touadéra sont distribués à tour de bras aux populations. Les Directeurs des écoles, inspecteurs académiques, intendants, surveillants, censeurs, proviseurs des lycées, commissaires, commandants des brigades et tous les fonctionnaires et agents de l’État déjà en place dans les différentes Préfectures et Sous-préfectures sont instruits d’accueillir et de faciliter les missions précurseures. D’après nos informations, Bozoum, Berbérati, Bouar sont les premières préfectures tests avec les concours de ces autorités locales.
Et Touadéra va-t-il réussir son pari de 2021 ?
Rien n’est sûr si l’on tient compte des paramètres politiques et sociaux actuels. Son secours en faveur de sa famille en difficulté dans les tests des OPJ de la CPS a laissé un mauvais souvenir dans les régions peuplées par l’ethnie et les ethnies assimilées des agents évincés.
En plus, d’après certaines sources diplomatiques, trois quarts des alliés politiques de la « Tortue de Damara », surtout ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en 2016, ne tarderont pas à le relâcher définitivement d’ici fin 2018. L’histoire d’avoir les mains libres pour se préparer, eux aussi, aux échéances de 2020-2021.
Incompétences caractérisées, inactions prouvées et affairismes avérés, désormais, par effet de rapprochement et sous les feux de la rampe, le régime de Touadéra est assimilé à celui de son maître François Bozizé par certaines puissances internationales et régionales comme la France, l’Italie, les États-Unis, le Congo de Dénis Sassou, le Tchad d’Idriss Deby Itno et le Maroc, qui penchent, depuis un mois, sur une solution transitoire. Et les groupes armés, pour l’embrasement total qui le poussera à la porte de sortie avant 2021.
Des miliciens Antibalaka ont été soupçonnés ce dimanche d’avoir tué un soldats égyptien de la Minusca et blessé trois autres dans une attaque dans le sud de la République centrafricaine, a déclaré la Minusca dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC.
L’attaque, que la Minusca a déclarée être menée par des miliciens Antibalaka , a eu lieu à Gambo, à environ 100 kilomètres de la ville de Bangassou où plus de 100 civils et trois casques bleus marocains ont été tués dans des incidents distincts en mai et juillet derniers.
Le conflit a tué des milliers des personnes en République centrafricaine depuis que les rebelles séléka ont évincé le Président François Bozize en 2013, provoquant un contrecoup de la milice Anti-Balaka proche de celui-ci .
La violence a grimpé d’un cran lorsque l’ancienne puissance coloniale France a terminé sa mission de maintien de la paix l’an dernier.
Depuis lors, la Mission des Nations Unies avec ses 13 000 soldats de la paix déployés dans le pays , connue sous le nom de MINUSCA, se bat quotidiennement pour rétablir l’ordre dans un pays où le contrôle du gouvernement s’étend à peine au-delà de la capitale Bangui.
Au total, 13 soldats de la MINUSCA ont été tués cette année seulement
dans le pays. Selon le communiqué de la Minusca,
Cinq miliciens Antibalaka ont également été tués lors de l’affrontement de dimanche.
La constitution est l’ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent la forme de l’Etat, la dévolution et l’exercice du pouvoir. Elle est la loi fondamentale de la République. Placée au sommet de la hiérarchie des normes, la constitution rappelle l’attachement du peuple centrafricain au droit de l’homme et au principe de la souveraineté nationale. Son préambule rappelle les principes de la démocratie c’est à dire l’indivisibilité du pays, la laïcité et l’égalité des citoyens devant la loi sans distinction d’origine, de race ni de religion. La cour constitutionnelle est l’organe judiciaire qui est chargée de veiller au respect de la constitution ainsi qu’à la constitutionnalité des actes administratifs. La tradition républicaine selon les dispositions de l’article 38 de la constitution du 30 mars 2016 oblige le President de la République à prononcer la phrase suivante lors de la prestation de serment : “Moi…..je jure devant Dieu et devant la nation d’observer scrupuleusement la constitution…. de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre éthique, régional ou confessionnel”. Embarrassé suite à la lecture des dispositions de cet article 38 de la constitution, le citoyen lambda s’interroge en faisant l’économie du volet sécuritaire : Le President de la République observe t-il scrupuleusement la constitution ? Suivant la suite logique, le President de la République remplit-il les devoirs de sa charge sans considération ethnique, régionale ou confessionnelle ? Dubitatif, le citoyen lambda s’intéresse aux récents actes posés par l’élu de la nation. D’abord le décret Présidentiel du 12 septembre 2017 portant nomination des membres du gouvernement. À travers ce décret, le President de la République a fait entrer au gouvernement des représentants des groupes armés notoirement connus comme commanditaires des viols, crimes, assassinats, humiliations, pillages et exactions de tout genre sur le peuple centrafricain. Alors que le garant de la constitution est sans ignoré le contenu de l’alinéa 2 de l’article 28 de la constitution qui dispose : “toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’état, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen est considérée comme coauteur”. Par ailleurs, l’alinéa 3 de ce même article dispose : “les auteurs, coauteurs ou complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat”. Ainsi, en sollicitant les services de ces rebelles, le President de la République n’a t-il pas violé la constitution ? L’article 124 de la constitution considère comme crime de haute trahison le non respect du serment. En attendant l’appréciation des chevronnés en droit constitutionnel, un charismatique leader d’opinion, President d’un parti politique, toujours incompris des régimes successifs a intenté une action en annulation devant le conseil d’Etat. Par méfiance, le conseil d’Etat a préféré démissionner devant ses responsabilités en se déclarant incompétent au motif que le décret pris par le chef de l’Etat a un caractère politique. Il convient de rappeler que le conseil d’état a sciemment ignoré que le pouvoir de nomination politique confié par la constitution au President de la République est par nature un acte administratif relevant du tribunal administratif et par voie de conséquence du conseil d’état en dernier ressort. S’agissant du décret très contesté portant nomination des préfets et sous préfets, la présidence oppose le pouvoir discrétionnaire du President de la République. Nous tenons à rappeler les autorités que le pouvoir discrétionnaire est soumis au principe de légalité, ne doit pas faire l’objet de polémiques et ne doit pas fragiliser les institutions républicaines (réactions et contestations de la classe politique). À la lecture des régimes successifs, le pouvoir discrétionnaire doit se distinguer du pouvoir monarchique synonyme de la dictature. En conséquence, le pouvoir discrétionnaire tel que défini par le pouvoir conduit à des dérapages, dérives. Pour finir, nous abordons l’épineux dossier des vingt officiers de police judiciaire sélectionnés pour appuyer la Cour pénale spéciale. En effet, une commission de sélection a été mise en place par la communauté internationale pour retenir les officiers de police judiciaire. Vingt lauréats ont été retenus à l’issue du test. Le garde des sceaux, sur la base des critères non formels (critères de genre, de l’équilibre régional, de non primauté d’une ethnie) a remplacé dix des vingt lauréats. Surpris par la liste des lauréats validée par décret, la communauté internationale n’a pas tardé à montrer son indignation par le boycott et la suspension du financement de la Cour pénale spéciale. L’ingérence de la présidence de la République dans ce processus de recrutement piloté par le garde des sceaux constitue une entrave, une atteinte grave à l’indépendance du pouvoir judiciaire garanti par l’alinéa 1 de l’article 109 de la constitution. Ainsi, l’exclusion des candidats à un concours pour des raisons de primauté ethnique, régionale et de genre est-elle fondée sur un motif juridiquement valable ? L’appartenance à une ethnie, une région où une religion est-elle incompatible avec l’exercice de la fonction ? Les autorités centrafricaines craignent-elles aussi la mise en place de la Cour pénale spéciale ? Combien de financements le pays a déjà perdu à cause des pratiques de ce genre ? Pourquoi vouloir becs et ongles insérer d’autres personnes que les heureux lauréats ? Pourquoi les parlementaires centrafricains ne s’intéressent pas à ce dossier ? À ce stade d’amateurisme, va t-on encore chercher un bouc émissaire ailleurs ? Va t-on encore accuser l’opposition ? Nous opposons aux initiateurs de cette manœuvres le célèbre arrêt Barel du conseil d’état du 28 mai 1954 (Recueil les grands arrêts de la jurisprudence administrative, page 515). En effet, dans cette affaire un candidat avait été écarté d’un concours pour ses opinions politiques. Cet arrêt avec les conclusions du commissaire du gouvernement Letourneur définit les limites du pouvoir discrétionnaire et rappelle que le principe d’égalité des candidats à un concours et l’impartialité du jury sont inviolables et garantis par la constitution. En conséquence de ce qui précède, nous demandons humblement aux autorités concernées de rétablir les personnes lésées dans leur droit. Mais attention, ne le dites à personne.. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 24 novembre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Depuis quelques jours, une bien sale affaire au sommet de l’Etat défraie la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades, les Etats-majors des partis politiques. L’homme de la rue en parle ; les médias nationaux ont consacré leurs unes à cette affaire. Plus récemment, RFI et Jeune Afrique sont entrés dans la danse. Mais de quoi s’agit-il ?
Flavien MBATA, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, magistrat de profession, appartenant l’ethnie Gbakamandja, donc vrai parent du Président Faustin Archange TOUADERA, a falsifié de sa propre main la liste des lauréats au concours des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) auprès de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Au vu de la liste arrêtée par la Commission d’organisation du concours des OPJ, les chefs de file du « gbakamandja power » dont Piri, Mbata et autres se sont concertés et ont estimé que le OPJ retenus étaient à 90 % de l’ethnie yakoma. Là, ils décident de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des noms gbakamandja. La liste est modifiée par le Ministre MBATA et le Président TOUADERA signe le décret. Les lauréats recalés expriment leur mécontentement et répandent la nouvelle. Au lieu de tenir compte des revendications de ces derniers, TOUADERA et MBATA organisent quand même la prestation de serment.
Du coup, la communauté internationale principalement les Etats-Unis, la France et même la Minusca sont en colère contre le gouvernement et le Président Faustin Archange TOUADERA. La formation des OPJ de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui devait commencer le lundi 20 novembre a été bloquée du fait du courroux des partenaires financiers de la CPS.
Aujourd’hui, les OPJ qui ont été recalés injustement n’en démordent pas et exigent d’être rétablis dans leurs droits. Or, les faux OPJ ou « OPJ gbakamanja » ont déjà prêté serment. Que faire alors ?
Le Ministre Flavien MBATA, grand faussaire et grand délinquant au sommet de l’Etat, doit démissionner sans délai ou doit être limogé sans délai. Il est devenu indigne de la fonction de ministre. Un Ministre de la Justice qui se rend coupable de falsification d’un acte officiel, pris par une commission ne doit plus rester au gouvernement. C’est un acte de délinquance qui déshonore SARANDI et TOUADERA.
Mais le couple TOUADERA et SARANDJI, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du Ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple TOUADERA et SARANDJI avait usé des moyens de l’Etat et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui. Ensuite, MBOLI FATRANE a été autorisé à se rendre en catimini en France y rester un mois et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. On a même été surpris que MBOLI FATRANE soit maintenu au Gouvernement lors du dernier remaniement de septembre 2017.
Quant aux soi-disant députés, ils sont complices de tout cela. Ils ne pensent qu’à leurs privilèges, voyages et missions. Ils sont corrompus, mous et des poltrons incapables d’inquiéter le gouvernement. Normalement, c’est les Députés qui doivent exiger la démission de Flavien MBATA. Depuis leur élection, ils ont déjà prouvé qu’il ne faut rien attendre d’eux.
Heureusement pour les centrafricains que 2021 n’est plus loin….
L’ahurissante scène s’est déroulée mercredi à Kaga Bandoro. Les audiences foraines qui devraient se tenir au tribunal de grande instance de la ville n’ont pu avoir lieu. Pour cause, l’aile Séléka du Mouvement patriotique pour la paix en Centrafrique (MPC) dirigé par Alkatim a dit niet aux magistrats de travailler.
Les éléments du MPC ont chassé les magistrats de la salle d’audience du tribunal de grande instance. De la localité. Preuve que la mauvaise foi des groupes armés d’obédience Séléka est une réalité. Il y a une semaine, le même mouvement s’est opposé à l’installation du préfet. Il conditionne le retour du préfet dans la localité par l’effectif limité à deux aides-camp et pas plus devant accompagner le préfet.
Donc, à cette première série d’interdiction est venue s’ajouter celle des magistrats, ce qui laisse déduire que le MPC est incontestablement hostile à la restauration de l’autorité de l’Etat. Ainsi, tacitement, on voit venir les velléités d’une administration parallèle régentée par des forces négatives.
Cela parait d’autant plus grave quand on sait que le MPC n’est pas seul dans cette rhétorique de défiance. Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) l’aile la plus radicale de la Séléka y a également son cachet. Le mouvement de Nourrédine Adam lui, a poussé le bouchon très loin pour s’opposer catégoriquement à la présence d’une quelconque autorité administrative dans la localité. Tout se passe comme si la partition est en préparation ou bien encore qu’une balkanisation de faite est en cours.
Pourtant, le MPC est signataire de l’accord de Rome et adhérent au processus Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) dans le cadre du comité consultatif et de suivi. Le FPRC de son côté, même s’il est réfractaire au DDRR, il est néanmoins représenté au gouvernement avec deux ministres.
Les Collecteurs de diamant de la Mambéré Kadéi tirent le diable par la queue aujourd’hui, car leurs stocks de diamant restent sans preneurs. CNC a rencontré Bienvenu Makata Alias Matacky, Président syndical des Collecteurs de la Mambéré Kadéi qui regrette de n’avoir pas pu rencontrer le Président Touadera lors de son passage à Berberati et qui plaide la cause de ses collègues collecteurs de diamant.
« Il y a trop de plainte en milieu des Collecteurs, puisque le seul acheteur qui est SODIAM a fermé ses portes. Elle dit qu’elle n’a pu exporter son diamant », a déclaré Matacky qui fait savoir qu’il beaucoup de produits entre les mains des Collecteurs sans preneur. « Nous demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre pour nous chercher des bailleurs. Soit, il faut rouvrir le COMIGEM. Sinon, nous ne pouvons qu’assister impuissamment au développement du phénomène de fraude », ajoute-t-il. L’implantation d’une banque de développement pour aider les opérateurs économiques, notamment les collecteurs et les commerçants figure parmi les attentes des Collecteurs.
En effet, Mataky et six autres collecteurs voudraient bien rencontrer Touadera qui était sur-place à Berberati dans le cadre de la JMA pour lui exprimer cette situation de vive voix, sauf que la rencontre avec le Chef de l’Etat n’avait pas lieu. « Nous sommes un peu déçus que le Président de la République qui est venu à Berberati n’a pas eu le temps nécessaire de rencontrer les Collecteurs. Nous avons un certain nombre de points à lui soumettre », regrette le Président syndical des Collecteurs.
Il n’y avait pas que ce point à présente au Chef de l’Etat, car selon Matacky, une frustration couve au sein des collecteurs de Mambéré Kadéi : « En 2016, on a demandé à tous les Collecteurs de descendre sur Bangui, dans le cadre d’une mission de contrôle en vue de dénicher les gens qui pratiquent frauduleusement le commerce de diamant. Ce sont 300 personnes qui se sont ainsi déplacées. Depuis lors, aucune réponse n’a été donnée à cette déplacement de masse qui nous a coûté cher, puisque nous n’avons pas des moyens de transports personnels », explique-t-il avant de crier le ras-le bol : « Nous ne voulons plus que cela se répète. S’il y a une opération similaire, nous demandons à ce qu’une mission puisse venir nous contrôler sur-place. Mambéré Kadéi est très grand et important en termes de production du diamant ».
Entre temps, il y a lieu des réjouir du retour effectif des Collecteurs après la crise qui a secoué le pays depuis 2013. Selon le Président syndical des Collecteurs de Mambéré Kadéi, l’effectif des collecteurs est passé de deux (02) en 2013 à 138 aujourd’hui. Un motif e fierté pour ce dernier qui semble être le grand artisan de la levée rapide de l’embargo sur le diamant de la localité- déclaré zone verte par le Processus de Kimberley. « Plusieurs missions des experts du gouvernement et ceux du Processus de Kimberley sont venus nous rencontrer avec qui on a longuement discuté pour obtenir la levée de l’embargo sur le diamant de notre zone », précise-t-il.
Occasion pour Matacky de rassurer d’autres opérateurs qu’il n’y a aucune inquiétude quant à la sécurité dans la Mambéré Kadéi. « Depuis que nous avons commencé à relancer le secteur, aucun Collecteur, même ceux qui se promènent avec plusieurs millions dans la forêt, n’on été agressés ou braqués par qui que ce soit. Il n’y a aucun problème d’ordre sécuritaire », affirme-t-il. Et d’ajouter en ce qui concerne la cohésion sociale que chrétien et musulmans vivent en parfaite cohésion en citant pour preuve qu’il a été la rencontre manquée du Président de la République avec une équipe forte de trois opérateurs musulmans et trois chrétiens. « Il n’y a aucun problème entre nous », insiste Matacky.
Centrafrique Sur quels cercles Touadéra s’appuie-t-il pour gouverner ?
Centrafrique.com/centrafrique-touadera-et-sarandji-chronique-dune-liaison-dangereuse/77a808f5-f6b3-48ca-8f5b-9d9d523660e2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et Son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, le 24 Novembre 2017
Par : Lettre du Continent.
Parents, fidèles collaborateurs et diamantaires sont les principaux interlocuteurs du chef de l’Etat.
18 mois après l’arrivée de Faustin Archange Touadéra au pouvoir, plusieurs personnalités se sont imposées dans les décisions présidentielles. Outre Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre depuis 2015 et universitaire comme lui, le président centrafricain se repose sur son fidèle ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua. Ce dernier a été son directeur adjoint de campagne en 2016.
Neveu et autre soutien de la première heure du chef de l’Etat, Arthur-Bertrand Piri tient la fonction stratégique de ministre contrôleur général des sociétés d’Etat et des offices publics. Autre parent et chef de cabinet lorsque Touadera officiait comme premier ministre de François Bozizé, Jean-Claude Rameaux Bireau est l’influent ministre conseiller chargé de l’économie à la présidence. Piri et Rameaux Bireau sont particulièrement écoutés. Egalement soutien du candidat Touadéra durant la campagne présidentielle, l’homme d’affaires Sani Yalo dirige le conseil d’administration du stratégique Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC).
Ce premier cercle se compose par ailleurs du linguiste Apollinaire Selezilo. Ce dernier, chef de projet chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche à la commission de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et originaire de Damara comme l’homme fort de Bangui, fait remonter de nombreuses notes à la présidence pour mieux orienter certains dossiers.
Plusieurs collaborateurs du premier ministre ont aussi l’oreille du chef de l’Etat, à l’instar du directeur adjoint de cabinet Maxime Balalou et du pasteur protestant Augustin Hibailé, formé aux Etats-Unis. D’autres puissants hommes d’affaires et commerçants libanais, tels Ali Akrass, sont des conseillers officieux. Ce propriétaire de plusieurs supermarchés à Bangui, où s’approvisionnent les éléments de la Minusca, est connu pour avoir été le financier du parti Kwa Na Kwa de François Bozizé. Des opérateurs comme Robert Ngoki, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) de Bangui, et des responsables de la filière diamantifère tels Abdoul Karim Danzoumi du Badica (Bureau d’achat de diamants centrafricains) ou Oumarou Mahamat du bureau Sud azur sont des visiteurs réguliers du palais.
A l’instar des autre pays de la planète, la République centrafricaine a célébré, le 19 novembre 2017, la première Journée Mondiale des Pauvres. Lors de la célébration eucharistique du 19 novembre 2017 en la Cathédrale de Bangui, Père Luck Delft a délivré ce message sur les traces du Pape François, le Pape des pauvres. Ci-dessous, l’intégralité du message délivré en cette circonstance par le Directeur national de la Caritas.
Le Pape François nous a invités à célébrer, en ce dimanche le 19 novembre, une semaine avant Christ-Roi, la première journée mondiale des Pauvres ; une journée où le Saint Père nous demande de mettre les pauvres au cœur de notre prière et de nos actions.
Les pauvres ne sont pas uniquement les destinataires d’une bonne action de volontariat – ou d’un geste rapide pour apaiser notre conscience. Ils sont au contraire des acteurs indispensables de nos communautés. Le Saint Père nous invite alors à une rencontre authentique avec les pauvres, à les regarder dans les yeux, à leur tendre les mains, à partager nos vies avec eux. Dans la rencontre avec des pauvres, nous rencontrons le Christ lui-même.
Malheureusement, la pauvreté a mille visages dans notre société :en premier lieu, ce sont ceux qui sont privés de moyens de subsistance : nourriture, un toit, des habits permettant de vivre dignement. Mais il y a aussi chaque homme, femme ou enfant marqué par la douleur et la violence ; par les tortures et l’emprisonnement ; par la guerre et la privation de la liberté et de dignité ; par l’ignorance et l’analphabétisme ; par l’urgence sanitaire et le manque de travail ; par les traites et les esclavages ; par l’exil et la migration forcée.Trop souvent la pauvreté marginalise, elle exclut, elle stigmatise ceux qu’elle a rendu vulnérable.
Pour casser le cercle vicieux de l’exclusion et de la marginalisation, le Pape nous invite donc à cette rencontre ‘authentique’ avec les pauvres; une rencontre basée sur l’action et pas seulement sur des paroles vides et sans contenu concret. « N’aimons ni en paroles ni en discours, mais par des actes et en vérité » nous rappelle le Saint Père citant les paroles de l’apôtre Jean.
Notre regard sur les pauvres doit changer, et pas seulement pour un seul jour. Au contraire, cette rencontre authentique, ce partage peut – et doit – devenir un style de vie. Notre image des pauvres doit évoluer durablement ; empruntant le chemin de leur reconnaissance : d’abord la reconnaissance de leur existence parmi nous mais surtout de leur contribution positive – constructive à nos vies et à nos communautés. ‘N’oublions pas que pour les disciples du Christ, la pauvreté est avant tout une vocation à suivre Jésus’ insiste-t-il.
Ce dimanche Caritas Centrafrique était là, ensemble avec les victimes du conflit militaro-politique qui a touché notre pays. Des hommes, des femmes et des jeunes mutilés dans leur chair par un coup de machette ou une balle perdue ; revivant inlassablement leur victimisation et celles de leurs proches ayant survécus a des prises d’otage par des groupes armés, ayant reconstruit après la perte de leurs biens ; victimes qui vivent chaque jour encore et encore la souffrance d’un conflit qu’ils n’ont pas voulu.
Par conséquence, ils connaissent des difficultés pour trouver du travail, pour être accepté par leurs familles, pour se réintégrer dans leurs communautés. Parfois ils sont exclus, oubliés. Mais en même temps la force de leurs expériences et la richesse de leur témoignage sont indispensables si nous voulons parler de cohésion sociale et du retour à une paix authentique et durable. Eux par leur force de vie, leurs capacités à apprendre de leurs passés douloureux, malgré leur pauvreté apparente, ont tellement à nous offrir.
A l’occasion de la 1e Journée Mondial de Pauvres, en solidarité avec toute l’Église et le Pape qui dimanche midi a partagé un repas avec les pauvres de son quartier, nous, Caritas Centrafrique, avons proposé aussi de partager notre journée avec eux et ensemble de discuter comment les aider à recouvrer une place digne dans notre société.
Parce que, comme l’écrit le Pape François, « partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile ».
Centrafrique : affaire de la liste des OPJ truquée, Karim MECKASSOUA s’en mêle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/4F5EB849-B831-41FA-B4AB-21AEE836AB9E.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Procureur de la Cour Pénale spéciale
Bangui, le 23 novembre 2017.
Par: Gisèle MOLOMA.
Après la révélation en public de l’affaire dite de « liste truquée des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) de la CPS » par la Presse nationale et internationale, l’Assemblée nationale, conduite par son président Abdoul Karim MECKASSOUA, semble être impatiente de connaître les en dessous de cette honteuse tricherie de son challenger Faustin Archange Touadéra et de son complice Simplice Mathieu Sarandji sous la plume de Flavien Mbata, ministre de la Justice et frère de Touadéra. A ce titre, plusieurs ministres sont attendus vendredi à l’Assemblée nationale. S’agit-il d’une contre-attaque du PAN MECKASSOUA contre le gouvernement ?
Longtemps malmené par le président Touadéra et par son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI à travers leurs griots populaires Kossimatchi et consorts, le président de l’Assemblée nationale le Très honorable Abdoul Karim MECKASSOUA donne l’impression d’être un homme désormais réveillé après la dénonciation et la médiatisation du faux en écriture du ministre de la Justice Flavien Mbata sur les noms des Officiers de la Police Judiciaire (OPJ) retenus par un Comité mixte chargé de les recruter.
Alors que l’affaire continue de défrayer la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades et les États-majors des partis politiques, le bureau de l’Assemblée nationale convoque à la va-vite et en toute urgence pour une séance de question-réponse vendredi prochain devant les députés trois ministres du gouvernement Sarandji.
Selon une source gouvernementale, les ministres de l’Intérieur, de la Justice et leur collègue de la Défense sont les principaux concernés et interpellés pour expliquer comment ils ont laissé Flavien Mbata, falsifier un document officiel, notamment le trucage de la liste des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) censés mener des enquêtes indépendantes pour la Cour Pénale Spéciale (CPS).
A quoi vont servir les questions des députés aux ministres convoqués ?
Il est vrai que la convocation des ministres devant l’Assemblée nationale est un exercice démocratique prévu par la Constitution, mais les Centrafricains ne sont pas dupes pour ignorer que la décision de recaler 10 OPJ sur 20 retenus au profit de leurs parents amis et connaissances vient directement du président de la République et de son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. Quel que soit la réponse fournie par le ministre de la Justice Flavien Mbata, rien ne va changer si son frère Touadéra et son clan de l’ethnie gbakamandja, en tête Arthur PIRI, ne pas donnent leur accord.
Mais comment les choses se sont orchestrées ?
D’après nos informations, au de la liste arrêtée par le Comité d’organisation dudit concours, les chefs de file de la famille « gbakamandja », dont issue le président Touadéra, Arthur PIRI et bien d’autres encore, se sont concertés et ont estimé que les OPJ retenus étaient à 99% de l’ethnie yakoma et aucun des leurs ne fait partie. Là, ils ont décidé d’informer le chef de l’État et de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des policiers et gendarmes ggbakamandjas.
D’après cette source, le président Touadéra aurait donné lui-même deux noms, sur les dix. Et parmi ceux-ci, certains ont œuvré dans la milice animiste anti-balaka. C’est ce qui a choqué la communauté internationale à boycotter leur intronisation.
Que va-t-il se passer vendredi ?
Difficile de le savoir au moment où nous mettons en ligne cet article. Pour un Juriste contacté par CNC, la balle est dans le camp des élus de la nation. Vendredi, quels que soient les alibis avancés par le falsificateur Mbata, sa démission doit être mise sur table par les députés qui doivent montrer qu’ils sont là et qu’ils ont cette puissance d’inquiéter les membres du gouvernement à respecter la déontologie de leur métier.
« L’impunité que nous prônons ne doit pas concerner uniquement les criminels. Même les voleurs, délinquants, les truqueurs, les falsificateurs, les stars de la pornographie au col blanc doivent être aussi sanctionnés » affirme un étudiant contacté par CNC qui estime que Flavien Mbata n’a plus sa place dans le gouvernement.
Démettre les délinquants de leur poste de responsabilité, oui, mais le couple Touadéra – Sarandji, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple Touadéra – Sarandji avait usé des moyens de l’État et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui, mais surtout, autorisé Léopold MBOLI FATRANE à se rendre en catimini en France pour y rester un mois oublier et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. Encore plus grave scandaleux, maintenu dans le gouvernement Sarandji 2 lors du dernier remaniement de septembre 2017.
…Et le président Touadéra ?
Sa peu de popularité, totalement amoindrie depuis une année, est complètement, à nouveau, mise en mal. Plusieurs observateurs issus de l’ethnie des OPJ recalés prient, mains levées à Dieu, pour demander la fin anticipée de son régime. D’après les informations murmurantes circulant dans les couloirs de l’Assemblée nationale au sein des députés ayant l’ethnie en partage avec ces OPJ recalés, si le président Touadéra ne limoge pas son frère Mbata, ministre de la Justice, ils mettront tout en œuvre pour engager la procédure de sa destitution pour violation de la Constitution et de son serment. L’argument avancé pour écarter certains Centrafricains comme les autres n’est pas digne d’un Chef d’État et donc Chef des familles centrafricaines.
« Le président Touadéra a juré d’être le Président de tous les Centrafricains, sans distinction de race, d’ethnie ou de religion. Il peut nommer qui il veut comme il le fait. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire. Mais, truquer une décision prise de manière collégiale et surtout prise sur base d’un mérite en faveur de ses parents n’est pas du tout admissible ».
En attendant d’entendre ces députés et ministres ce vendredi, une chose est sûre, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA est décidé à gratter peu à peu les orteils du Premier ministre Sarandji qu’il n’hésiterait pas à brandir la menace de motion de censure, souvent, déroutée par coup des billets de F CFA.
Il y’a lieu de rappeler que le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA avait boudé la cérémonie de la prestation de serment des vrais-faux Officiers de la Police Judiciaire de Mbata-Sarandji6touadéra, visiblement informé par la communauté internationale qui a elle aussi, opté pour la politique de la chaise vide, suite au micmac décelé.
Centrafrique : débandade générale à Rafaï, les séléka s’approchent de la ville.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859.jpeg” alt=”” width=”500″ height=”334″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-300×200.jpeg 300w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />Les rebelles de la séléka en patrouille
Bangui, le 23 novembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis quelques jours, la reprise des combats dans la région de Rafaï fait replonger la ville de Rafaï et les communes environnantes dans une affection mentale bouleversante et généralisée. Au fur à mesure que les combattants de la Séléka s’approchent de la ville, les habitants se vident pour se réfugier à l’autre côté de la rive vers la République démocratique du Congo (RDC) via la ville de Bangassou.
Lourdement armés jusqu’aux dents selon une source Minusca, les combattants rebelles de la Séléka s’approchent dangereusement de la ville de Rafaï qui se trouve à quelques kilomètres de Bangassou. Selon une source locale, ils se trouvent depuis ce matin à moins de 30 kilomètres de Rafaï et la prise de cette ville n’est qu’une question de jours, vu l’état de la route conclut la source.
Alors que les soldats marocains de la Minusca déployée dans la région ont reçu de renfort pour se redéployer vers la ville de Rafaï, ils n’ont pas pu franchir plus d’une cinquantaine des kilomètres depuis leur position initiale vers Bangassou.
La population quant à elle n’attend plus l’arrivée des séléka pour se mettre à l’abri. Nombre d’entre elles a pris la route de Bangassou à pied pour rejoindre ensuite la République Démocratique du Congo (RDC) en traversant le fleuve l’Oubangui. Pour l’heure, plus personne ne se trouve actuellement au centre Rafaï selon les autorités locales contactées par CNC.
Pendant qu’à Rafaï l’inquiétude et la psychose gagnent le cœur de la ville, à Dembia, une colonne des combattants Séléka a occupé totalement cette commune sans trop de résistance armée.
Au même moment dans la commune de Zacko, une autre colonne des Séléka lourdement armés et appuyés des combattants soudanais se dirige vers cette commune perdue il y’a quelque temps par ces derniers en faveur des miliciens Anti-Balaka. La contre-attaque s’annonce lourde pour la population de Zacko selon plusieurs sources indépendantes crédibles.
D’après un politologue centrafricain contacté par la Rédaction du CNC, la saison sèche qui s’annonce risquerait d’être favorable à la reprise des combats entre les groupes armés.
Du côté des autorités de Bangui, on ne s’attend pratiquement à rien, sinon du silence coupable.
Bangui : retour à la case départ du chaos sanglant. Des nervis islamistes viennent de signer un lâche attentat à la grenade offensive, lors d’une fête pour la paix et la réconciliation nationale organisée par de jeunes chrétiens et musulmans. C’était un symbole fort de la quête de la paix.
Des tueries à la grenade, à l’aveuglette et sans discernement, sont rarissimes à Bangui. En procédant ainsi, les auteurs de cet acte criminel ne voulaient laisser aucun doute sur leur appartenance à la nébuleuse islamiste.
On aura pourtant tout essayé pour les amener à la raison et les convier aux négociations de paix. Plusieurs de ces criminels, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU, ont été nommés ministres et conseillers à la Présidence de la République. Rien n’y a fait. Les ex-Sélékas et les autres bandes armées s’arcboutent sur leurs prétentions démesurées. Se sentant proches du pouvoir, ils multiplient les oukases, allant jusqu’à défier le gouvernement légitime en s’opposant à l’installation des Préfets et des Sous-préfets dans les provinces qu’ils devraient occuper et gérer ! Empêcher le déploiement des représentants de l’Etat dans les provinces équivaut à une mise en cause gravissime de l’existence même de la République Centrafricaine.
Cette désorganisation intolérable se fait au nez et à la barbe d’un pouvoir effacé et sans réaction – à telle enseigne qu’on se demande si le pays est encore gouverné. Le plongeon de la République Centrafricaine dans les abîmes de la dislocation paraît inéluctable. Tout se passe dans l’indifférence de la communauté mondiale. Un pays agonise, se meurt, livré aux appétits des séditieux et des prédateurs. Un pays souverain, membre de l’ONU, est tombé dans les griffes de séparatistes, qui agissent au nom de leur religion et ne reculeront devant rien, pas même un bain de sang, pour parvenir au pouvoir à Bangui.
A moins que les forces internationales et les Casques Bleus ne passent à l’action et ne demandent des comptes à ces bandes armées, composées de mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Darfour et du Niger. C’est la crédibilité et la conscience de la communauté internationale qui sont défiées. Les menaces verbales de la Minusca, ses gesticulations dans les provinces, l’augmentation du nombre des Casques Bleus – 900 soldats supplémentaires – risquent de ne pas suffire. On ne voit plus, à l’heure actuelle, comment désarmer les rebelles et les amener à la table des négociations.
CONFÉRENCE INTERNATIONALE ET MISE SOUS TUTELLE ?
Il faudra peut-être en passer par là, le cœur serré.
Le chaos sanglant, récurrent et pernicieux, qui s’est abattu sur le pays, n’est pas près de trouver une issue. Au rythme où montent les périls que rien ne semble freiner, devant l’incapacité des forces internationales, malgré leur armada sur place, à ramener la paix, face à un gouvernement qui ne joue pas son rôle protecteur, que faire ? La situation semble inextricable.
Les populations sont abandonnées à leur triste sort. 80% du pays sont envahis et occupés par les rebelles et les mercenaires. Tout laisse présager une dislocation de la République Centrafricaine. Il faudrait que ceux qui gouvernent se ressaisissent et adoptent une autre attitude face aux exigences des rebelles. Mais croire, comme le pense le Premier ministre Sarandji, qu’il suffit de faire les yeux doux aux terroristes et les faire entrer au gouvernement pour avoir la paix, c’est une illusion regrettable. Les ex-Sélékas veulent le pouvoir et bénéficier ainsi de l’impunité – ce qui est totalement inacceptable pour les Centrafricains, qui exigent que la justice passe, et avec rigueur.
Dans l’état actuel catastrophique du pays, seules une conférence internationale et une mise sous tutelle du pays permettront un désarmement effectif des rebelles et un retour de l’autorité de l’État sur tout le territoire.
Déléguer la gestion d’un pays souverain à une entité internationale, constitue, pour des Centrafricains patriotes, une décision douloureuse. Mais s’il faut en passer par là pour sauver la République Centrafricaine, il faut le faire.
Copyright2017CNC.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
République centrafricaine : Attaquée, l’organisation Médecins Sans Frontières suspend ses activités humanitaires à Bangassou
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg” alt=”Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale Médecin sans frontière (MSF)” width=”500″ height=”281″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-300×169.jpeg 300w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />Logo du Médecin sans frontière (MSF)
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Bangui, le 21 novembre 2017 – Suite à un violent braquage à main armée la nuit du 20 novembre, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontière (MSF) a évacué ses 58 personnel centrafricains et internationaux de Bangassou, cessant de fait toutes ses activités dans cette ville du sud-est du pays qui est sous contrôle de différentes factions prétendues Anti-Balaka.
« Malgré le fait que nous ayons les moyens et la volonté de rester dans cette région, nous y suspendons toutes nos activités car nous ne pouvons pas mettre la vie de notre personnel en danger alors qu’il est attaqué de même que les structures de santé que nous soutenons,” explique Frédéric Lai Manantsoa, chef de mission pour MSF en RCA.
“Aujourd’hui, les 30 enfants de moins de cinq ans qui étaient hospitalisés à Bangassou ne seront plus à même d’être soignés par un docteur ou un infirmer. Les 26 patients du service de chirurgie seront laissés sans soins. Les seuls témoins extérieurs encore présents sur place sont les soldats des Nations Unies et quelques missionnaires. La population de Bangassou a d’ores et déjà commencé à quitter la ville, y compris les patients de l’hôpital en état critique,” continue Frédéric Lai Manantsoa.
« Face à une telle détresse, une organisation humanitaire comme la nôtre se doit d’essayer de rester sur place aussi longtemps que possible. Abandonner cette population est un constat amer de notre impuissance à offrir une aide humanitaire vitale à l’une des crises mondiales les plus importantes aujourd’hui, ceci à cause des attaques sur notre personnel.
#################### FIN ####################
Note aux éditeurs:
MSF travaille en RCA depuis 1997 et reste opérationnel dans 10 autres localités du pays. L’organisation continue à offrir une aide médicale aux populations vivant des différents côtés, au gré de l’évolution des multiples lignes de front qui divisent le pays, y compris à Bria, Bambari, Alindao, Batangafo, Kabo, Bossangoa, Boguila, Paoua, Carnot et Bangui.
En 2016, l’organisation a fourni un million de consultations médicales, vacciné 500 000 enfants contre différentes maladies, réalisé 9 000 opérations chirurgicales et assisté à la naissance de 21 000 bébés dans le pays. Depuis le début de l’année cependant, avec l’intensification du conflit armé, l’organisation a dû adapter quatre de ses 16 projets (y compris Bangassou) pour répondre aux besoins urgents des personnes directement affectées par le conflit.
Un ex-chef de la diplomatie sénégalaise et un ancien premier ministre de Hongkong sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux chefs d’Etat contre des avantages commerciaux.
Les noms des présidents tchadien, Idriss Déby Itno, et ougandais, Yoweri Museveni, apparaissent en rouge dans un acte d’inculpation dressé le 16 novembre par la justice américaine dans le cadre d’une vaste affaire de corruption. Les faits incriminés s’étalent sur « plusieurs années » et portent « sur
plusieurs millions de dollars » pour le compte d’une société pétrolière chinoise.
Lire aussi : En Ouganda, des députés rendent l’argent de la « corruption »
L’ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio (61 ans), ainsi qu’un ancien ministre de l’intérieur de Hongkong et secrétaire général d’une ONG fondée par le pétrolier chinois en question, Chi Ping Patrick Ho (68 ans), ont été arrêtés samedi 18 novembre aux Etats-Unis, officiellement inculpés et entendus par un juge. Ils sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux deux chefs de l’Etat africains en échange d’avantages commerciaux illicites.
Pots-de-vin de 2 millions de dollars
L’accusation la plus spectaculaire liée à des faits remontant à octobre 2014 concerne Idriss Déby Itno. Le chef de l’Etat tchadien, au pouvoir depuis 1990, aurait perçu des mains de Cheikh Tidiane Gadio un pot-de-vin présumé de 2 millions de dollars.
Le ressort de cette affaire est l’ambition commerciale d’une société pétrolière chinoise privée. Bien qu’elle ne soit pas nommée dans les documents américains, tout désigne la CEFC China Energy, une société de Shanghaï dirigée par Ye Jianming. Acteur récent sur la scène pétrolière internationale, relativement inconnu mais très introduit dans les cercles du pouvoir chinois, il a défrayé la chronique, début septembre, en rachetant pour 9 milliards de dollars 14,6 % de la major pétrolière russe d’Etat, Rosneft, détenus jusqu’alors par un fonds du Qatar et le groupe suisse Glencore. La CEFC détient des blocs pétroliers au Tchad ainsi que dans plusieurs Républiques d’Asie centrale.
Lire aussi : Les liens troubles de la multinationale suisse Glencore au Tchad
Selon la plainte américaine, « Patrick Ho a engagé Cheikh Tidiane Gadio – qui avait une relation personnelle avec le président tchadien – pour aider la Compagnie d’énergie à avoir accès au président tchadien ». « L’objectif initial » des deux hommes, selon les enquêteurs, était de résoudre un différend opposant le gouvernement tchadien et la Compagnie pétrolière d’Etat chinoise (CPC) à laquelle la CEFC a finalement racheté des blocs d’exploitation gaziers et pétroliers au Tchad en 2016. « L’objectif ultime, ajoutent-ils, était d’obtenir des opportunités pétrolières pour la Compagnie [la CEFC] au Tchad. »
L’acte inculpation explique que Patrick Ho, agissant sur les conseils de Cheikh Tidiane Gadio, a incité, par courriel, la [CEFC] à gratifier le président tchadien « d’une belle enveloppe ». En fait, un pot-de-vin de 2 millions de dollars, sous couvert de « don pour des causes caritatives ». L’ancien ministre sénégalais (de 2002 à 2009) aurait perçu 400 000 dollars, virés en deux fois sur un compte à Dubaï, pour ses services rendus.
« “Don” à la réélection de Museveni »
Le dossier ougandais s’ouvre également en octobre 2014 à New York par un discret rendez-vous dans les couloirs du siège des Nations unies, entre Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères de l’époque, Sam Kutesa. Mandaté par son pays, il présidait alors pour une année la 69e assemblée générale de l’ONU. Histoire de lever l’ambiguïté portant sur l’identité de la « compagnie d’énergie chinoise basée à Shanghai » citée dans l’acte d’inculpation, une photo diffusée à l’époque par Radio Chine Internationale montre Sam Kutesa et Ye Jianming, souriants, après la nomination de ce dernier en tant que « conseiller spécial honoraire » du premier.
« Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères ont discuté d’un “partenariat stratégique” entre l’Ouganda et la [CEFC] pour diverses entreprises commerciales, formées une fois (…) de retour en Ouganda », peut- on lire dans le document à charge. En février 2016, « après qu’il eut repris ses fonctions de ministre et que sa belle-famille ait été réélue à la présidence de l’Ouganda, il a fait virer 500 000 dollars par l’intermédiaire d’une banque à New York. Dans ses communications, Ho a diversement qualifié ce paiement de “”don” à la campagne de réélection du président de l’Ouganda ». En fait, ce paiement était un pot-de-vin afin de permettre à la CEFC d’obtenir des avantages commerciaux et autres contrats dans le secteur financier (rachat d’une banque) et énergétique en Ouganda.
Inculpés pour corruption et blanchiment d’argent, Patrick Ho et Cheikh Tidiane Gadio sont passibles de plusieurs dizaines d’années d’emprisonnement.
Rappelant ses précédentes résolutions et déclarations sur la République centrafricaine, en particulier ses résolutions 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2015), 2212(2015), 2217 (2015), 2262 (2016), 2264 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017) ainsi que sa résolution 2272 (2016) et les déclarations de son président en date des 18 décembre 2014 (S/PRST/2014/28), 20 octobre 2015 (S/PRST/2015/1 7), 16 novembre 2016 (S/PRST/2016/17), 4 avril 20 17 (S/PRST/2017/5) et 13 juillet 2017 (S/PRST/2017/9), ’
Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à 1 ’intégrité territoriale de la République centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale,
Réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix, y compris ceux du consentement des parties, de l’impartialité et du non-recours à la force sauf en cas de légitime défense ou de défense du mandat, considérant que le mandat de chaque mission de maintien de la paix doit être adapté aux besoins et à la situation du pays concerné, et rappelant la déclaration de son président en date du 25 novembre 2015 (S/PRST/2015/22),
Rappelant qu’il incombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger toutes les populations du pays contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, et rappelant, à cet égard, qu’il importe de rétablir l’autorité de l’État dans tout le pays,
Insistant sur le fait que tout règlement durable de la crise en République centrafricaine, y compris le processus politique, doit être aux mains de la République centrafricaine et accorder la priorité à la réconciliation du peuple centrafricain, dans le cadre d’un processus sans exclusive associant les hommes et les femmes, y compris les personnes qui ont été déplacées du fait de la crise, quelle que soit leur origine sociale, économique, politique, religieuse et ethnique,
Se déclarant préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire, en particulier dans le sud-est et le nord-ouest de la République centrafricaine, en raison de la poursuite des affrontements entre groupes armés dans leurs tentatives de prendre par la force le contrôle de territoires et de ressources et de déstabiliser le pays, ainsi que du manque de moyens des forces de sécurité nationales et de la persistance des causes profondes du conflit,
Condamnant avec la plus grande fermeté les incitations à la haine ethnique et religieuse et à la violence et les multiples violations du droit international humanitaire
ainsi que les violations généralisées des droits de l’homme et les atteintes à ces droits, y compris les violences sexuelles et les violences à l’égard des femmes, commises notamment par des éléments de Pex-Séléka, des éléments antibalaka et d’autres milices, ainsi que le ciblage de civils de certaines communautés,
Rappelant le rapport présenté par la Commission d’enquête internationale créée en application de la résolution 2127 (2013) (S/2014/928), notant avec préoccupation son constat selon lequel les principales parties au conflit, notamment les ex-Séléka, les antibalaka et des éléments des forces armées centrafricaines qui ont collaboré avec des groupes armés, ont commis depuis le Ier janvier 2013 des violations du droit international humanitaire et des atteintes aux droits de l’homme pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, en particulier le nettoyage ethnique auquel se sont livrés des éléments des milices antibalaka,
Condamnant dans les termes les plus vifs toutes les attaques, provocations et incitations à la violence visant les contingents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et d’autres forces internationales, commises notamment par des groupes armés, rendant hommage aux membres du personnel de la MINUSCA qui ont sacrifié leur vie au service de la paix, soulignant que les attaques visant les forces de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre, rappelant à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire et demandant instamment aux autorités centrafricaines de prendre toutes les mesures possibles pour garantir que les auteurs de ces actes seront arrêtés et traduits en justice,
Se félicitant à cet égard de l’action menée par la MINUSCA pour protéger les civils et lutter contre les groupes armés, notamment du succès de l’opération « Bekpa » à Bambari en février et mars 2017, de l’opération « Maraze » à Bangassou en août 2017 et de l’opération « Damakongo » à Bocaranga en octobre 2017,
Soulignant qu’il est urgent et impératif de mettre fin à l’impunité en République centrafricaine et de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, se félicitant à cet égard de l’opérationnalisation progressive de la Cour pénale spéciale et insistant sur la nécessité de renforcer les autres mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités, et d’apporter un appui accru aux travaux de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine,
Réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux autorités nationales de créer les conditions nécessaires pour procéder à des enquêtes, engager des poursuites et rendre des jugements avec efficacité et en toute indépendance, et soulignant que le Gouvernement de la République centrafricaine doit renforcer l’état de préparation de ses institutions à cette fin,
Se félicitant des mesures prises par le Gouvernement de la République centrafricaine pour mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle afin d’amener les auteurs de crimes passés à répondre de leurs actes et d’accorder des réparations aux victimes tout en favorisant la réconciliation nationale,
Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par le Secrétaire général d’appliquer rigoureusement sa politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des agressions sexuelles, prenant note des différentes mesures prises par la MINUSCA et les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles, grâce auxquelles le nombre de cas signalés a diminué, se déclarant toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations d’exploitation et d’agressions sexuelles imputées à des soldats de la paix en République centrafricaine ainsi qu’à des forces non onusiennes, soulignant qu’il importe au plus haut point que les pays qui fournissent des
contingents ou du personnel de police ainsi que la MINUSCA, selon le cas, ouvrent sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et fassent en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes, et soulignant également qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et améliorer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016), ‘
‘Soulignant le fait que les conditions de sécurité actuelles en République centrafricaine créent un climat favorable à la criminalité transnationale, notamment au trafic d’armes et à l’emploi de mercenaires, et risquent de constituer un terreau fertile pour les réseaux extrémistes,
Se déclarant vivement préoccupé par la menace que constituent, pour la paix et la sécurité en République centrafricaine, le transfert illicite, l’accumulation déstabilisatrice et l’utilisation abusive d’armes légères et de petit calibre ainsi que l’emploi de ces armes contre des civils.
Saluant, à cet égard, la contribution importante à la paix, à la stabilité et à la sécurité en République centrafricaine qu’apporte le régime de sanctions décidé par le Conseil et reconduit dans la résolution 2339 (2017), y compris ses dispositions relatives à l’embargo sur les armes et ses dispositions relatives à des personnes et entités que le Comité aura désignées au motif qu’elles se livrent à des actes qui’ compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine ou concourent à des tels actes,
Rappelant que le trafic et l’exploitation illégale de ressources naturelles, dont l’ôr et les diamants, ainsi que le braconnage et le trafic d’espèces sauvages continuent de mettre en péril la paix et la stabilité en République centrafricaine.
Se disant préoccupé par les .informations faisant état de voyages effectués par des individus désignés en application de sa résolution 2127 (2013), et notant l’importance déterminante de l’application effective du régime des sanctions, notamment le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, peuvent jouer à cet égard, et encourageant les efforts visant’à continuer d’améliorer la coopération,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupé par la situation humanitaire catastrophique en République centrafricaine, par les conséquences de la détérioration de 1a. situation sécuritaire sur l’accès humanitaire, et par les violences perpétrées contre les travailleurs humanitaires, mettant tout particulièrement l’accent sur les besoins humanitaires actuels de plus de 600 000 personnes déplacées et de près de 500 000 réfugiés dans les pays voisins, et s’inquiétant des répercussions que les flux de réfugiés ont sur la situation au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo ainsi que dans d’autres pays de la région,
Rappelant qu’il inpombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger et promouvoir le droit de tous, y compris des personnes déplacées, sans distinction, de se déplacer librement dans le pays, de choisir leur lieu de résidence et de respecter leur droit de revenir dans leur pays ou de le quitter pour demander asile ailleurs, et se déclarant préoccupé par le sort des civils pris au piège dans des enclaves où l’accès aux secours humanitaires est très limité; .
Rappelant la tenue, entre le 21 janvier et le 8 mars’2015, de consultations populaires dans tout le pays qui ont permis à des milliers d’habitants de la République centrafricaine de faire part de leurs vues sur l’avenir de leur pays, et la tenue, en mai 2015, du Forum de Bangui, au cours duquel ont été adoptés le Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine ainsi que les accords sur les principes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, la justice et la réconciliation, et la réforme du secteur de la sécurité,
et sur l’engagement des groupes armés de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants et de libérer tous les enfants qui se trouvent dans leurs rangs,
Rappelant le référendum constitutionnel organisé pacifiquement le 13 décembre 2015 et les élections législatives et présidentielle tenues en décembre 2015 et février et mars 2016, ainsi que l’investiture du Président Faustin-Archange Totiadéra le 30 mars 2016,
Rappelant qu’il faut mettre en place des programmes de désarmement, démobilisation, réintégration ouverts à tous, tenant compte des disparités entre les sexes, et efficaces, assortis d’un volet rapatriement en ce qui concerne les combattants étrangers, y compris les enfants précédemment associés à des forces et groupes armés, sans méconnaître l’impératif de lutter contre l’impunité,
Rappelant le bon déroulement des activités préalables au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration et des programmes de réduction de la violence communautaire, qui ont contribué à réduire la présence des membres de groupes armés,
Soulignant la nécessité de soutenir au niveau national et de coordonner au niveau international les efforts visant à transformer le secteur de la sécurité en République centrafricaine et insistant sur le rôle crucial que jouent les forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) dans le rétablissement de la sécurité des populations locales, de la sécurité publique et de l’état de droit en République centrafricaine,
Saluant à cet égard le travail accompli par la mission de formation de l’Union européenne (EUTM-RCA) pour soutenir la réforme des forces armées centrafricaines afin qu’elles soient multiethniques, professionnelles et représentatives, comme indiqué dans la lettre de la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en date du 30 mai 2016,
Rappelant ses résolutions sur la protection des civils en période de conflit armé, y compris les résolutions 2286 (2016) et 1894 (2009), ses résolutions sur le sort des enfants en temps de conflit armé, y compris la. résolution 2225 (2015), et ses résolutions sur les femmes et la paix et la sécurité, y compris les résolutions 2106 (2013) et 2242 (2015), et demandant à toutes les parties en République centrafricaine de coopérer avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de confl it,
Se déclarant préoccupé par le fait que des enfants ont continué d’être victimes de violences commises par des éléments armés de l’ex-Séléka, de groupes antibalaka et d’autres groupes armés, dont l’Armée de résistance du Seigneur, et que des femmes et des filles continuent d’être victimes de sévices et de violences sexuelles et sexistes en République centrafricaine,
Se félicitant de la ratification par les autorités de la République centrafricaine, le 21 septembre 2017, du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, et soulignant qu’il importe que le Protocole soit appliqué intégralement,
Soulignant que le rôle et la contribution continus des pays voisins, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que de l’Union africaine, demeurent déterminants pour la promotion d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine, et réitérant sa gratitude pour les efforts que ces acteurs continuent de déployer à cet égard,
Se félicitant du ferme engagement pris par l’Union européenne et de la participation active de la Communauté de Sant’Egidio à travers l’accord sigtié à Rome le 19 juin 2017, qui constitue un pas important en faveur de la paix et de la stabilité en République centrafricaine, ainsi que de l’engagement pris d’autres organisations internationales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Organisation de la Conférence islamique, et saluant les contributions bilatérales des Etats Membres à la stabilisation du pays,
Demandant aux partenaires internationaux d’aider les autorités centrafricaines à renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de la police nationale, de la gendarmerie et des autorités douanières pour leur permettre de surveiller efficacement les frontières et les points d’entrée, notamment afin de soutenir l’application des mesures renouvelées et modifiées par le paragraphe 1 de la résolution 2339 (2017) et le désarmement et le rapatriement des éléments armés étrangers,
Soulignant qu’il faut exécuter le mandat de la MINUSCA sur la base d’une priorisation des tâches et, le cas échéant, par étapes,
Prenant acte avec satisfaction du rapport du Secrétaire général, en date du 16 octobre 2017 (S/2011/865); ”
Agissant en vertu du Chapitre VU de la Charte des Nations Unies,
Processus politique
Réaffirme son soutien au Président Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement et salue ses efforts pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l’autorité de l’État à tout le pays ainsi que les engagements qu’il a pris lors de la réunion de haut niveau sur la République centrafricaine, tenu en marge de l’Assemblée générale en septembre 2017;
Se félicite des mesures qui ont été prises à cet égard, telles que l’adoption et la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, l’adoption d’une stratégie nationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’adoption d’une politique nationale de sécurité et d’une stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité, la validation d’un plan de réforme des forces de sécurité intérieure, le lancement du projet pilote de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, ainsi que les efforts récemment déployés pour assurer une plus large représentation de toutes les composantes de la société au sein du Gouvernement centrafricain, et encourage les autorités de la République centrafricaine à poursuivre leurs efforts visant à mettre en place des mécanismes de gouvernance plus inclusifs en vue de créer un environnement favorable à l’établissement d’un consensus national et aux progrès du processus politique;
Se félicite de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, qui a conduit à l’adoption de la feuille de route, lors de la Conférence ministérielle tenue à Libreville le 17 juillet 2017, par les autorités centrafricaines, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs avec l’appui de F Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad, et réaffirme que cette initiative et cette feuille de route constituent le principal cadre pour une solution politique en République centrafricaine, comme les autorités centrafricaines en sont convenues et sous leur direction;
Réaffirme qu’il convient de coordonner toutes les initiatives en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine, encourage l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation à collaborer étroitement avec l’ONU, et se félicite à cet égard de la décision prise par le Panel de facilitateurs d’assurer la cohérence de ses activités dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel avec la M1NUSCA, ainsi que de l’assistance fournie par la Mission au Panel, et invite les partenaires internationaux à apporter un appui politique et financier aux travaux de ce Panel;
Engage vivement les autorités centrafricaines et les groupes armés à participer dans un esprit constructif et de bonne foi à un processus de paix inclusif pour parvenir à un accord politique global, comme l’ont réaffirmé les Ministres des affaires étrangères des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale lors de la réunion extraordinaire qu’ils ont tenue le 21 octobre 2017;
Exige de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils déposent les armes, mettent fin aux violences et activités déstabilisatrices sous toutes leurs formes, y compris les attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires ainsi que les incitations à la haine et à la violence, et libèrent immédiatement et sans condition les enfants qui se trouvent dans leurs rangs, et exhorte tous les acteurs politiques et institutionnels en République centrafricaine à condamner fermement de tels actes et à empêcher qu’ils soient commis;
Exige également de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils cessent leurs attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires;
Exhorte les autorités centrafricaines à parvenir d’urgence à une véritable réconciliation de toutes les parties dans le pays, notamment en luttant contre la marginalisation et en répondant aux revendications locales de toutes les composantes de la société sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, y compris au moyen de politiques nationales de développement économique et de recrutement dans la fonction publique, pour promouvoir les initiatives de réconciliation aux niveaux régional, national, préfectoral et local, notamment dans le cadre d’élections locales; .
Invite les autorités centrafricaines à faire en sorte que les politiques et les cadres législatifs nationaux protègent dûment les droits de l’homme des personnes déplacées, y compris la liberté de mouvement, et appuie l’adoption de solutions durables en faveur des personnes déplacées et des populations réfugiées, y compris le retour chez elles, librement consenti et durable, en toute sécurité et dans la dignité, et l’intégration locale ou la réinstallation;
Rappelle le rôle crucial que joue la société civile dans le processus de paix et de réconciliation pour faire en sorte que l’accord politique global s’attaque aux causes profondes du conflit et encourage la participation entière et effective des femmes à ce processus;
Souligne qu’il importe de respecter la Constitution pour garantir la stabilisation et le développement à long terme de la République centrafricaine;
Encourage les États Membres à présenter au Comité créé par le paragraphe 57 de la résolution 2127 (2013) des demandes d’inscription sur la liste des sanctions, contenant des éléments de preuve détaillés à l’appui de chaque demande, concernant des personnes et entités participant ou fournissant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou entravent le processus politique ou celui de stabilisation et réconciliation, ou qui alimentent la violence;
Prie instamment les autorités centrafricaines de lutter contre la présence et l’activité des groupes armés en République centrafricaine en ayant recours à une stratégie globale qui privilégie le dialogue et l’application rapide d’un programme inclusif de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, qui sera mis en œuvre parallèlement à la réforme du secteur de la sécurité et garantit l’encadrement civil des forces de défense et de sécurité nationales, avec l’aide de la communauté internationale;
Demande aux autorités centrafricaines d’appliquer la politique de nationale de sécurité et la stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité afin de se doter de forces de défense nationale et de sécurité intérieure professionnelles, ethniquement représentatives et régionalement équilibrées, notamment grâce à l’adoption et l’application de ‘procédures appropriées de vérification préalable, notamment du respect des droits de l’homme, pour tout le personnel de défense et de sécurité, ainsi que de mesures permettant d’intégrer des éléments des groupes armés qui répondent à des critères rigoureux de sélection et de vérification préalable, et prie le Secrétaire général de lui rendre compte des progrès enregistrés à cet égard dans ses rapports périodiques;
Se félicite de la finalisation, en coordination avec la MINUSCA et la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM- RCA), du Document d’orientation 2017-2019 pour le redéploiement des forces armées centrafricaines, comme il est demandé dans la résolution 2301 (2016), qui fixe les conditions du redéploiement progressif des unités des forces armées centrafricaines formées par EUTM-RCA, en coordination avec la MINUSCA, EUTM-RCA et d’autres partenaires internationaux compétents, afin de contribuer à l’extension de l’autorité de l’État et à la sécurité, et demande aux autorités centrafricaines d’élaborer et d’arrêter définitivement, dans un délai raisonnable, les autres procédures nécessaires à la pleine réopérationalisation des forces armées centrafricaines;
Demande aux autorités centrafricaines de prendre, sans délai et à titre prioritaire, des mesures concrètes visant à renforcer les institutions judiciaires et à lutter contre l’impunité, afin de contribuer à la stabilisation et la réconciliation, notamment en rétablissant l’administration de l’appareil judiciaire, du système de justice pénale et du système pénitentiaire dans tout le pays, en démilitarisant les prisons, en remplaçant progressivement les forces armées centrafricaines grâce au recrutement de personnel pénitentiaire civil et en veillant à permettre à tous d’accéder à une justice impartiale et équitable;
Se félicite à cet égard que la Cour pénale spéciale ait commencé à
s’acquitter progressivement de ses fonctions et que le Comité de pilotage chargé de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation ait été établi; .
Demande aux autorités centrafricaines de continuer à s’employer à rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire, notamment en redéployant l’administration de l’État dans les provinces et en garantissant le versement sans retard des traitements des fonctionnaires et des forces de sécurité, l’objectif étant d’assurer une gouvernance stable, responsable, inclusive et transparente;
Encourage les autorités centrafricaines, agissant avec le concours de la communauté internationale, en particulier avec les institutions financières internationales qui pilotent l’action internationale, et compte tenu des objectifs cruciaux de consolidation de la paix et d’édification de l’État, à continuer de .renforcer les mécanismes de gestion des finances publiques et de responsabilité financière, englobant le recouvrement des recettes fiscales, ie contrôle des dépenses et les pratiques en matière de passation de marchés publics et d’attribution de concessions, en s’appuyant sur les données d’expérience internationales en la matière, d’une façon qui leur permette de faire face aux dépenses de fonctionnement de l’État, de mettre en œuvre des plans de relèvement rapide et de relancer l’économie, dans le sens de l’appropriation nationale et du respect de la souveraineté de la République centrafricaine;
Engageles États Membres et les organisations internationales et régionales à verser les contributions annoncées à la Conférence internationale, tenue à Bruxelles le 17 novembre 2016, et à la Conférence sur la solidarité africaine, tenue à Addis-Abeba le 1er février 2017, pour faciliter la mise en œuvre des objectifs prioritaires du pays en matière de consolidation de la paix, énoncés dans la stratégie nationale pour le relèvement et la consolidation de là paix visant à fournir aux autorités centrafricaines un appui pour la conduite des réformes et le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, y compris des contributions pour le versement des salaires et autres dépenses nécessaires, en plus de 1 ’appui fourni à la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement et à la remise en état de l’appareil judiciaire et du système de justice pénale, y compris la Cour pénale spéciale et, à cet égard, encourage les autorités centrafricaines à accélérer la mise en œuvre effective du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix;
Se féliciteque l’Organisation des Nations Unies, notamment le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, les États voisins, l’Union européenne, le Groupe de contact international, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres partenaires et donateurs internationaux demeurent résolus à appuyer la stabilisation de la République centrafricaine;
Prend note de l’élaboration d’un cadre de responsabilité mutuelle entre les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux, sous la direction du Gouvernement centrafricain, dans le but de renforcer la transparence et la responsabilité ainsi que la cohérence et l’appui durable des partenaires internationaux de la République centrafricaine en faveur des priorités nationales convenues;
Souligne,à cet égard, que la Commission de consolidation de la paix joue un rôle précieux en apportant des conseils stratégiques et en favorisant une concertation, une coordination et une intégration accrues des efforts déployés à l’échelle internationale en matière de consolidation de la paix, prend acte du rôle actif joué par le Royaume du Maroc et encourage la poursuite de la coopération avec la Commission de consolidation de la paix et les autres organisations et institutions internationales compétentes en vue de répondre aux besoins de consolidation de la paix de la République centrafricaine à long terme;
Droits de l’homme, y compris la protection de l’enfance et les violences sexuelles commises en période de conflit
Réaffirme qu’il faut d’urgence traduire en justice tous les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique, et que certains de ces actes peuvent être constitutifs de crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, dont la République centrafricaine est un État partie;
Rappelle que le Procureur de la Cour pénale internationale a pris, le 24 septembre 2014, la décision d’ouvrir, comme suite à une demande des autorités nationales, une enquête sur les allégations de crimes commis depuis 2012, et se félicite de la poursuite de la coopération des autorités centrafricaines à cet égard;
‘ 26, Prend note à cet égard du rapport sur le projet répertoriant les violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et les atteintes à ces droits commises sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015, et encourage les autorités centrafricaines à donner suite aux recommandations formulées à ce sujet;
Prie instamment toutes les parties au conflit armé en République, centrafricaine, y compris les éléments de l’ex-Séléka et les éléments antibalaka, de mettre fin à toutes les violations et à tous les sévices commis contre des enfants en violation du droit international applicable, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants, les viols et violences sexuelles, les meurtres et les mutilations, les enlèvements et les attaques contre des écoles et des hôpitaux, et demande aux autorités centrafricaines d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur les violations et sévices présumés afin d’amener les auteurs de ces actes à en répondre, et’de veiller à ce que les respon
Centrafrique : Bangassou, guère fratricide entre les Anti-Balaka, des dizaines des morts déplorés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-300×179.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”179″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-300×179.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-150×90.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Les malfrats appréhendés par les Forces de Sécurité Intérieure de Bangassou. Copyright2017CNC.
Bangui, le 22 novembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Bangassou, ville de paix, ville de rêve, est devenue aujourd’hui ville morte, ville de guerre où les morts et les braquages se comptent par dizaines quotidiennement. Hors mis la guerre fratricide en les Anti-Balaka qui a coûté la vie à une dizaine d’entre eux, la ville connaît aussi une série de braquages meurtriers qui paralyse actuellement les activités administratives et économiques de la région.
Braquages incessants…
Si la ville de Bangassouest vidée des trois quarts de sa population qui se réfugie en République Démocratique du Congo (RDC), les braquages quant à eux ne cessent de faire des victimes parmi le peu des habitants qui ont pris leur courage à deux mains pour rester dans cet océan de violence.
Pas plu tard qu’avant-hier, l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF), basée aussi dans cette ville de Bangassou, a été victime, elle aussi, d’un braquage rocambolesque de son bureau local dans lequel une somme de 60 millions de francs CFA est emportée par les assaillants biens identifiés comme des Anti-Balaka de la ville. En conséquence, le MSF a déjà fermé provisoirement son antenne de Bangassou.
Pendant ce temps dans la ville la semaine dernière, un gardien d’une boutique dans le marché central a été décapité à son tour par les braqueurs Anti-Balaka suite à un acte de braquage d’un magasin qui se trouve juste à côté.
Pour l’heure, grâce à quelques éléments de la Force de Sécurité intérieure déployés dans la ville il y’a quelques semaines, les choses semblent être stabilisées un peu, mais difficiles à contenir faute des moyens logistiques qui manquent cruellement à ces policiers et gendarmes de Bangassou.
Guerre fratricide entre les Anti-Balaka…
En même temps que les braquages continuent de ravager la ville, les braqueurs entre eux s’entretuent dans une bataille sans pitié.
Depuis près de 2 semaines, le combat entre les Anti-Balaka a déjà fait plus de 10 morts, tous des miliciens Anti-Balaka de Bangassou.
Selon nos informations, c’est à la suite du partage non équitable selon l’une des deux parties que la guerre s’est éclatée entre les assaillants qui ont du mal à se faire la paix.
Alors que le Président Touadéra, lors de sa visite dans la ville il y’a quelques semaines, a promis le renforcement en moyens matériels roulants et létaux aux Forces de Sécurité intérieure de Bangassou afin de mieux garantir la sécurité de la population vulnérable, rien n’a été fait depuis ce jour dans le sens de la promesse du chef de l’État.
En attendant, Bangassou souffre et le gouvernement bouche totalement ses oreilles malgré les cris répétés de détresses.
Rapppelant que les soldats de la Minusca sont basés à plus de 7km du centre-ville de Bangassou laissant le terrain aux Anti-balaka de braquer aisément la population.
Copyright2017CNC.
Le corps sans vie du gardien de Boutiq égorgé par les Anti-Balaka. Copyright2017CNC.Les éléments des Forces de Sécurité Intérieure en patrouille à Bangassou. Copyright2017CNC.
Centrafrique : table ronde de Bruxelles, comment Touadéra a pu rater son pari ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Table-ronde de Bruxelles novembre 2016.
Bangui, le 22 novembre 2017.
Par: Gisele MOLOMA.
17 novembre 2016 – 17 novembre 2017, cela fait déjà exactement un an que la rencontre de Bruxelles entre les autorités centrafricaines et les donateurs, connue sous le nom de « table ronde de Bruxelles, a été organisée dans la capitale belge afin de mobiliser des ressources en vue de financer le plan de relèvement et de consolidation de la paix du pays. 1 600 milliards de francs CFA, c’est le montant en chiffre des promesses d’aide à donner. 12 mois après cette rencontre, seulement moins de 50% des fonds promis ont été décaissés. Pourquoi ? Comment le président Touadéra et le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji ont-ils fait pour ne pas répondre aux exigences de ces donateurs ? Une enquête exclusive CNC.
Rien qu’en écoutant le montant, 2,268 milliards de dollars américains, le président Touadéra criait victoire et les Banguissois, qui accueillaient la délégation de leur retour de Bruxelles, chants et danses populaires, croyaient à un début de développement sans précédent de son pays. Or, ce n’est qu’une promesse et surtout une assortie de certaines conditions plus simples, mais strictes dont les réformes du secteur public et la nomination d’un Premier ministre au profil politique et financier solide.
Jour après jour, voilà 370 jours écoulés sans possibilité désormais pour les Centrafricains de voir la manne atterrit. Demain, marche sans espoir aucun vers sa deuxième année et année de sa déchéance. Seulement 900 millions de F CFA sur environ 1 700 milliardsde F CFA promis, décaissés selon le ministre de l’Économie le sieur Félix Moloua.
Mais pourquoi les choses en sont arrivées là ?
D’après un économiste contacté par CNC, les donateurs ne sont pas des enfants de chœur. Ce sont avant tout des financiers qui connaissent les risques potentiels qui camouflent toutes demandes d’argent. Ceci dit, il est aisé pour eux de faire des promesses, mais difficile par contre de les tenir si et seulement si leurs conditions ne sont pas respectées.
Le président Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, croyant endormir déjà les bailleurs des fonds de Bruxelles, ne pensent plus aux exigences de ces derniers qui ne tarderont pas à décrédibiliser les projets présentés par la partie centrafricaine à Bruxelles. Ils se croisent les bras, dans l’espoir de devenir milliardaires lorsque les fruits de Bruxelles tomberont comme de l’eau de robinet. L’homme prudent voit le mal venir de loin, un adage que les bailleurs se rappellent pour garder les yeux ouverts, même dans la nuit, pour voir le mal gesticulé. Au finish, ils expliquent, sans détour, qu’ils ne pourront plus financer totalement le plan de consolidation proposé par la rca. Le bon dol de Faustin Archange Touadéra et Félix Moloua, décelé. Dit-on dans les milieux diplomatiques et consulaires à Bangui.
Que faire ?
Se retourner directement vers les investisseurs et les faire venir à Bangui pour une opération de charme. , et les pousser à jeter leur argent dans la gueule des lions qui décapitent le pays, a résolu le président Touadéra. Ainsi, Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont réussi à convaincre la Banque mondiale qui a organisé le fameux « Forum des investisseurs ». Une sorte de Bruxelles bis. Un pari audacieux pour Touadéra et son équipe et risqué pour les investisseurs. Conséquence, seulement une dizaine des investisseurs a répondu à l’appel sur les centaines invités.
D’après nos informations, l’idée d’organiser ce fameux Forum des investisseurs vient du fait que les investisseurs se désintéressent de plus en plus, le pays. Malgré les multiples opérations de charmes du président Touadéra à travers le monde depuis son investiture, seulement 5 investisseurs internationaux sont venus installer en Centrafrique. Si l’on en croit aux dossiers validés par le bureau de l’Assemblée nationale. Le refus des investisseurs de venir investir en Centrafrique n’est pas dû uniquement à l’insécurité, mais plutôt de la découverte par ceux-ci d’un système mafieux mis en œuvre par le gouvernement pour leur soutirer de l’argent.
D’après une source renseignée, tous les ministres qui reçoivent le dossier d’un investisseur potentiel veulent « manger ». Et pour ce faire, ils demandent aux investisseurs de « mouiller la gorge de Haute Autorité » pour que le dossier avance sans ambacte une fois sur la table des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Et le montant exigé varie selon que l’investisseur est minier ou forestier. Le minimum, entre 10 à 20 millions de F CFA.
Informé de la pratique d’enrichissement sans cause du gouvernement et de la Présidence, le bureau de l’Assemblée nationale, à son tour, instaure son propre système de jeu mafieux. Un membre du bureau contacté par CNC affirme, sous couvert de l’anonymat, que le Premier vice-président de l’Assemblée nationale en charge d’Administration parlementaire, décrit en des termes un peu amusants leur manière d’avoir les rétros commissions des investisseurs : « Pour que le dossier pèse et passe, il faut y mettre un caillou qui pèse aussi».
Cette pratique de gouvernance avec des rétros commissions mises en place par le gouvernement et le bureau de l’Assemblée nationale, décourage les investisseurs. D’après certains investisseurs contactés par CNC, cette pratique ne fait qu’alourdir les coûts d’investissement dans l’Etat déjà inexistant par manque des infrastructures et en proie à l’insécurité chronique. Et donc, il faut dorénavant verser des pots-de-vin non seulement à la Présidence et à la Primature, mais aussi au bureau de l’Assemblée nationale pour pouvoir avoir une convention d’établissement.
Pour un diplomate en poste à Bangui, « la Centrafrique n’a qu’une seule équation à résoudre : trouver un leader qu’il faut et non des apprentis qui ne savent quoi faire et qui, pour un rien, sautent du coq-à-l’âne ou mettent les charrues devant les bœufs pour cultiver ».
Pour ce diplomate, les nouvelles autorités doivent d’abord assainir le milieu d’affaires pourri et les investisseurs viendront d’eux-mêmes et non les inviter pour des beaux discours que le pays se dotera de tel ou tel arsenal juridique, qu’ils ne voient pas d’ailleurs, avantageux pour eux et cela est pendant devant les députés. Il fait allusion au code d’investissement sur le bureau de l’Assemblée nationale en attente de lecture, Un cas palpable de charrues devant les bœufs.
Aujourd’hui déçu du résultat escompté du Forum des investisseurs, le président Touadéra se trouve, à nouveau, à Bruxelles. Pourquoi faire ? Une gouvernance du coq à l’âne, dossier dans une prochaine enquête à ne pas rater.
Centrafrique : Le regain de tension à Rafaï fait deux morts
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le village de Gambo en Centrafrique
Bangui, le 22 novembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Des hommes armés assimilés aux éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass ont fait irruption au village Dembia à 75 km de la ville de RafaÏ à environ 900 km de Bangui dans le sud-est de la rca. Le bilan de cette attaque est de deux morts parmi les villageois, à en croire Benjamin Zanga Béro, Député de Rafaï, ce mardi à Bangui.
« C’est le lundi à 5 h du matin qu’on m’a appelé pour me faire état de ce que le village Dembia a été attaqué par les éléments de Ali Darass. Dans cette attaque, deux personnes ont été tuées et de nombreux biens emportés par les assaillants. Ils sont venus de Zémio. Je demande au gouvernement et à la Minusca de doubler d’efforts pour protéger les civils » a-t-il déclaré aux médias.
« C’est faux ! », rétorque Daouda Selemane, le Porte-parole de l’UPC qui, contacté, réfute l’accusation. « Nous n’avons pas des éléments dans cette localité. C’est faux. A propos, je ferai une déclaration dans les prochaines heures ».
Jusque-là, aucune déclaration officielle ni du gouvernement ni de la Minusca n’a été enregistré.
Centrafrique : révélation rocambolesque escroquerie à l’héritage, les juges, complices du malfaiteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-150×79.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”79″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-150×79.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-300×158.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Tribunal de grande instance de Bangui
Bangui, le 21 novembre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Certaines pensées continuent de penser que dans l’Administration centrafricaine, se sont seuls les douaniers qui vivent l’opulence. La fonction de magistrat, bien qu’ayant un statut participer n’est pas enviable. En raison, les syndromes de la pauvreté qui collent sur la peau de certains membres de la famille des magistrats. Mais les actes et les comportements de certains d’entre eux laissent planer de doute quant aux problèmes financiers qu’ils endurent. De la corruption sévère à la malversation, les noms des magistrats ne cessent d’être cités. La dernière en date, c’est dans l’affaire dite de l’escroquerie à l’héritage dans laquelle certains magistrats sont impliqués directement d’après une enquête menée par CNC dans les locaux du tribunal à Bangui. Exclusivité CNC, reportage.
Tout a commencé par un appel à l’aide d’une veuve que nous avons rencontrée dans les locaux du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Après une brève attention particulière portée à ses explications, nous avons décidé d’enquêter son affaire que nous définition désormais de l’escroquerie à l’héritage, impliquant toute une chaîne de décision au sommet de la justice du pays.
Du deuil à l’héritage…
Il y’a deux ans environ, la famille Vickoula est décimée par trois disparitions regrettables. Le père du foyer et deux de ses enfants, tous deux officiers dans l’armée centrafricaine. Alors que le clan Vickoula est encore sous le choc de cette triple disparition en une seule année et poursuit leur deuil avec les orphelins et veuves laissés, l’un des membres de la famille surnommé Sylvain réfléchit quant à lui à la façon dont il pourrait retirer frauduleusement tout l’argent laissé sur le compte de ses frères décédés. Et la seule manière d’y parvenir, selon ses propes expressions, « il faut composer avec certains cadres de la banque de son frère défunt ». Il décolle ainsi sur le dossier de son frère Félix, désormais, ex-lieutenant des FACAs et le plus jeune des deux frères disparus. A la banque pour un premier retrait, il casse sa figure sur un imprévu acte d’héritage. On lui demande de produire la décision de justice le désignant héritier de son frère défunt, Félix. De là, il décide de « composer aussi avec les juges », autorités habilitées à délivrer ces types de documents.
Du tribunal à la banque pour un retrait bancaire de 25 millions de FCFA.
Réagissant aux obstacles rencontrés à la banque, notre escroc, le compositeur Sylvain, se pointe le lendemain au tribunal de grande instance de Bangui pour un tête-à-tête avec des juges. Deux magistrats sautent sur le projet et s’accaparent le dossier.
Comme la loi le prévoit en République centrafricaine, la décision pour le choix d’un ou plusieurs héritiers revient à la famille du défunt qui, le plus souvent, décide après un conseil ou réunion de famille. Le juge quant à lui, n’intervient que pour matérialiser juridiquement la décision prise en famille et l’audition des témoins qui y ont assisté à cette réunion. Dieu merci, en Centrafrique, si on a l’argent, on s’achète tout. Même la conscience du Pasteur.
Notre escroc Sylvain, après paiement, a pu avoir de ces deux juges en trois jours sa décision le désignant l’héritier du son frère ainé le défunt Félix Il a promis, au sortir des locaux du tribunal, de passer pour les deux autres jugements, celui de son père et de l’autre frère.
Avec un jugement authentique dans une chemise cartonnée jaune en main, il s’arroge juridiquement du droit à l’héritage sur les biens financiers et matériels de son frère aîné au détriment de ses enfants biologiques et de la veuve, qui ne sont d’ailleurs au courant de rien.
Direction, la banque à nouveau. Muni de son faux vrai document de l’héritage, notre Sylvain a pu retirer 25 millions de francs CFA sur le compte de son frère défunt Sylvain. Phase une de l’affaire accomplie. Dit-il.
Le nouveau train de vie de Sylvain dans le quartier fait peur à la famille qui s’interroge et décide de comprendre. Plusieurs pistes sont tracées dont celle d’un retrait frauduleux sur des comptes bancaires de la famille. Une semaine après, l’affaire s’éclatée c’est la dernière piste qui est vraie. Il est arrêté par les policiers de l’office centrafricain de répression de banditisme OCRB à Bangui. Là encore, son argent vole à son secours et il est libéré de la prison.
Avant de quitter Centrafrique pour Nigeria, son pays de transit, le sieur Sylvain nous a raconté sa démarche telle qu’elle écrite dans le reportage et compte au passage les dépenses qui y vont avec : 600 000 F CFA pour chacun des trois juges qui lui ont délivré le document de la succession et 2 millions de francs CFA pour les policiers de l’OCRB pour obtenir sa libération avant son déferrement.
Actuellement, la veuve et les enfants orphelins de Félix encore mineurs ne savent plus quoi dire et faire. Tribunal, banque, maison, c’est désormais le plan triangulaire de la marche quotidienne de la veuve. Elle se dit « perdue ».
Pour un cadre du ministère de la Justice, il est très difficile dans ces cas de dénicher le fautif entre le greffier et le magistrat.
Quant aux juges signataires du vrai-faux document, c’est un non-évènement. Ils bouchent leurs oreilles quand ils passent devant la veuve en quête de solution. Il y’a besoin pressant d’une reforme déontologue du métier des juges afin de pallier à certains manquements observés chez certains magistrats.
Un Négro-africain, aux yeux de certains héritiers des razzias esclavagistes arabes, sera-t-il toujours frappé du sceau de l’infamie?
En plein 21e siècle, le Code noir de Colbert, publié en 1665, semble toujours en vigueur, comme le montre ce qui vient de se passer en Libye, pays membre de l’Union Africaine.
Scène choquante, insupportable pour tous, mais surtout pour ceux dont la peau est noire. Dans une sorte de salle lugubre, mal éclairée, quelque part en Libye, des Négro-africains ont été exhibés et vendus à la criée, comme du bétail. Derrière l’un d’eux, qui portait son prix collé sur sa chemise, un des vendeurs éructaiten arabe : « 500…700… 1000 ! »
La sinistre époque des marchés aux esclaves d’Amérique serait-elle revenue? C’est l’horreur absolue. C’est la décadence infâme de l’humanité. Tous les gouvernements du monde doivent s’étrangler, s’indigner et stigmatiser cette infamie.
A cause de leur intervention néocoloniale en 2011, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Bernard-Henri Lévy ont transformé la Libye en un sanctuaire de trafiquants de tout poil. Ce pays est devenu un « no man’s land » incontrôlable et ingouvernable.
D’ignobles marchands d’esclaves ont alors pu faire fortune. Mais on connaît leurs repaires, les lieux où ils se livrent à leur sinistre commerce d’êtres humains. Les Nations-Unies auraient dû, depuis longtemps, intervenir pour mettre fin à cette humiliation dégradante faite aux Noirs. L’Union Africaine aurait même dû être la première à s’indigner. Elle se mure, au contraire, dans un silence honteux. Il est indécent qu’elle n’ait pas rappelé la communauté internationale à ses devoirs d’humanité et entrepris une action vigoureuse pour condamner la Libye. Une procédure de suspension devrait être immédiatement engagée contre ce pays, qui doit être mis au ban de l’organisation africaine.
On se serait livré à cette ignominie, à cette action intolérable, sur des personnes d’une autre couleur, un tollé d’indignation aurait enflammé le monde entier. Devant ces inqualifiables horreurs d’un autre temps, la communauté internationale doit réagir avec vigueur, la Ligue arabe doit sortir de sa torpeur, la Ligue des Droits de l’homme doit élever une protestation forte, le Pape aussi doit condamner ces dérives inhumaines.
La Libye a été déstabilisée par l’intervention hasardeuse et intempestive de la France et de l’Angleterre. Ces deux pays ne devraient-ils pas intervenir militairement pour mettre fin à ce commerce abominable ? A ce crime contre l’humanité ?
Comment continuer à tolérer l’intolérable ?
QUEL AVENIR POUR LA NOUVELLE GENERATION NÉGRO-AFRICAINE?
La colère qui va étreindre les jeunes Négro-Africains à la vue de ces actions criminelles sera, à coup sûr, lourde de conséquences. Comment pourront-ils rester les bras croisés, sans réagir, devant l’injure faite à leurs semblables transformés en esclaves? Il ne faudra pas s’étonner que, demain, partout dans le monde, les jeunes Noirs haïssent tous ceux qui seront tentés de se livrer à des sévices sur l’un des leurs.
JOSEPH AKOUISSONNE
(20 novembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
une clinique médicale mobile d’une journée menée par des bataillons pakistanais et bangladais déployés avec la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment fourni des assistance médicale à plusieurs centaines de personnes vulnérables dans un site très peuplé pour les
personnes déplacées à l’intérieur de la région de Bandoro. Près de 7 000 ménages se sont réfugiés au camp de déplacés de “Saint Lazare” après une série d’incidents de sécurité entre groupes armés, ainsi qu’à la suite de catastrophes naturelles.
C’est la quinzième fois que les unités médicales des bataillons pakistanais et bangladais ont fourni une assistance médicale mobile dans la région, ce qui a permis à plus de 8 500 personnes locales de recevoir ces soins bien nécessaires, a indiqué la source pakistanaise.
Le major Hamid Hassan, officier du 3ème bataillon pakistanais chargé des relations avec la communauté civile locale, a déclaré: «cette initiative vise à renforcer les actions humanitaires dans le secteur de la santé et à renforcer les relations entre la force MINUSCA et les population. Nous prévoyons de le faire deux fois par mois, en fonction de nos possibilités.
Le geste de l’aide médicale de la force militaire de MINUSCA favorise son acceptation parmi la population civile et contribue aux efforts de rétablissement ou de maintien de la paix, a déclaré la même source. Ces activités de coopération civilo-militaire font partie intégrante de la planification opérationnelle MINUSCA pour aider la mission à atteindre ses objectifs, surtout lorsque les autorités nationales ne sont pas pleinement en mesure d’exercer leurs fonctions.
Le Pakistan fournit actuellement 1 138 militaires et personnel de police à MINUSCA, dont la priorité absolue est la protection des civils.
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Bangui, le 21 novembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
LE PIRE CONTINUE MAIS LA TERREUR CHANGE DE FORME
Les ennemis de la paix en République Centrafricaine ne désarment pas. Le pire est déjà là et il continue. Le dernier acte de barbarie s’est déroulé dans un cabaret, au KM5 à Bangui, faisant redouter une escalade aveugle.
Samedi 11 novembre, entre 19h et 20h, une sourde déflagration a déchiré la nuit : deux grenades offensives lancées par des individus adeptes d’une violence aveugle et déterminés à empêcher toute paix et réconciliation en République Centrafricaine.
C’était une fête d’unité, une fête pour la paix, la réconciliation et le vivre ensemble, organisée par des jeunes, musulmans et chrétiens. C’est elle qui a été prise pour cible par ces barbares d’un autre temps. Elle était animée par le célèbre chanteur centrafricain, Ozaguin, à la frontière du Km5, quartier musulman, et de Miskine, quartier chrétien.
C’est dans ces deux quartiers que les affrontements confessionnels à l’arme blanche ont été les plus brutaux. La foule était compacte. L’espoir d’un vivre ensemble était revenu. Mais, comme le dit justement le Premier Ministre Sarandji pour stigmatiser les assassins : « ceuxqui prétendent défendre le peuple, les fauteurs de troubles, qui sont prêts à bondir sur des situations pareilles pour entretenir le chaos… » ont fait parler leur haine de la liberté, de la laïcité et de la démocratie.
Il faudra les pourchasser, sans répit ni faiblesse, et les châtier de manière exemplaire. On pourrait même envisager la peine de mort pour certains de ces criminels particulièrement barbares. Vont-ils, portés par une folie indicible, transformer Bangui en Mogadiscio, la capitale de la Somalie jonchée de cadavres?
Les autorités centrafricaines doivent, en urgence, prendre des mesures drastiques pour protéger la population et sauver la nation. Ce dernier acte terroriste à la grenade contre une foule sans discernement rappelle furieusement les méthodes aveugles des djihadistes. Il est à craindre qu’en RCA, la terreur n’ait changé de forme et ne soit devenue djihadiste. Il n’est pas impossible que des Centrafricains de confession musulmane aient rejoint les rangs de Daech. Il faudrait pouvoir les repérer, afin de les empêcher d’accomplir d’autres massacres à leur retour.
LE MEILLEUR: LE RETOUR A LA TERRE. UNE SOLUTION?
On apprend que, dans le cadre du DDDR, d’anciens miliciens antibalakas déposent les armes pour devenir agriculteurs, éleveurs, maçons, menuisiers ou artisans dans d’autres spécialités. A juste titre, le début de ce désarmement volontaire fait naître l’espoir d’une paix si longtemps attendue. Il faut à tout prix occuper ces jeunes, désœuvrés et égarés, qui ont rejoint les bandes armées.
S’ils ont succombé aux chants des sirènes sélékas, c’est bien parce qu’ils étaient de pauvres hères sans emploi. Orphelins d’un pays mal gouverné. Victimes de la cupidité de ses élites. Au chômage malgré leur diplôme en poche. Tous ceux qui se sont perdus dans les bras des bandes armées sont les laissés-pour-compte, les parias (godobés), vivant de rapines et autres crimes.
Quand ton pays ne te permet pas de rêver à un avenir plein de promesses, tu tombes immanquablement dans le puits des oubliés et tu ne songes plus qu’à te révolter. Le bras qui se tendra pour te sortir de là pourra être un mamba noir, tu le saisiras sans hésiter. Autrement dit, n’importe quel bonimenteur pourra t’embrigader si on ne t’offre pas un espace et un horizon d’espérance.
Saluons donc l’initiative d’un ex-milicien, Richard Nueringu, qui a mis sur pied, dans sa ville de Bambari, la coopérative « kékéréké ti yé » (notre avenir, en sango). Elle réunit d’anciens miliciens et miliciennes pour cultiver la terre. Des semences pour l’agriculture sont distribuées. Des chèvres, des boucs, des porcs et autres animaux d’élevage sont remis aux membres de la coopérative. La FAO, l’organisation onusienne pour l’alimentation, apporte son aide dans le cadre du DDDR.
C’est, peut-être, espérons-le, le début d’un réel désarmement, condition sine qua non du cheminement vers la paix et la réconciliation nationale. C’est surtout le défrichage du chemin tortueux qui mène au dialogue inter-centrafricains. Car ce qui se passe à Bambari se passe aussi ailleurs sur le territoire. D’ex-miliciens répondent présents au DDDR, qui leur remet des kits, tels que brouettes, pelles et autres outils des champs pour démarrer.
On sent que les gens en ont plus qu’assez des violences qui s’éternisent. Les miliciens, petit à petit, déposent leurs outils de mort pour se saisir de la houe, instrument de vie. Rappelons que plus de 70% des Centrafricains vivaient de la terre. On peut donc mesurer l’importance de ce retour aux champs.
L’espoir est là, il faut poursuivre.
JOSEPH AKOUISSONNE
(20 novembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : un leader de parti politique porte plainte contre le chef de l’Etat
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Monsieur Joseph Béndounga, President du parti MDREC
Bangui, le 20 novembre 2017.
Par : Centre d’information internet de chine.
Le président d’un parti politique centrafricain, le Mouvement démocratique pour le renouveau et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, a dit avoir porté plainte contre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra au Conseil d’Etat pour “violation de la Constitution du 30 mars 2016”, a appris samedi un correspondant de Xinhua.
L’alibi de M. Bendounga est la nomination, par le chef de l’Etat, des chefs rebelles au cabinet de la présidence de la République, au cabinet de la Primature, au gouvernement, aux postes de préfets et de sous-préfets. Il a exigé l’annulation de ces nominations, en violation selon lui de la Constitution centrafricaine.
Bendounga a aussi argué que parmi les préfets et les sous-préfets, il existe des militaires “aptes à être au front plutôt que d’aller garnir les bureaux”.
Une première audience concernant cette affaire s’était tenue mardi dernier et le délibéré est prévu mardi prochain. Mais M. Bendounga propose de repousser la date du délibéré, pour solliciter une jonction de procédure entre la sienne et celle des fonctionnaires et agents du ministère centrafricain de l’Administration du territoire, où une grève larvée se poursuit encore.
Les manifestants dudit ministère prétextent que les plus hautes autorités de l’Etat ont remercié les personnes qui les avaient aidés à gagner les élections, au grand dam des cadres de ce département.
Se prononçant sur les différentes nominations, le Premier ministre Simplice- Mathieu Sarandji faisait savoir que “la paix n’a pas de prix”, une manière de reconnaître autrement, selon certains analystes, que pour faire la paix dans le pays, il ne coûte rien de faire place large à quelques leaders rebelles à des postes de responsabilités. F
C’est en différé que la République centrafricaine a célébré, mercredi 15 novembre 2017, la 72ème édition de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2017), à Berberati – ‘’La Flamboyante’’, chef-lieu de la Mambéré Kadéi. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a présidé la célébration en présence du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, du 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Aurélien Simplice Zingas, de plusieurs ministres dont Henri Marie Dondra le Ministre résident, de Madame le Préfet de la Mambéré Kadéi, et les partenaires au développement dont la FAO dont la présence est rehaussée par le Représentant résident Jean Alexandre Scaglia et Alassane Cissé de l’Ong allemande Welt hunger hilfe (WHH).
C’est autour du thème, « Changeons l’avenir des migrations, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural » que la JMA-2017 a été célébrée.
L’événement a été de taille. La mobilisation des acteurs du monde rural, notamment les paysans dont agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, aquaculteurs, forestiers… venus de plusieurs localités du pays, a été maximale. La tribune officielle de Berberati qui abrite la célébration a été inondée de la marée humaine qui l’a occupée toute enthousiaste. Les artistes locaux dont l’orchestre Zoupkana et le célèbre musicien Losseba Ngou ti wa, ainsi que le groupe Perroquet… ont tenu en haleine la foule bouillante sous le soleil ardent de la Mambéré Kadéi. C’est l’ambiance et la fête.
En toile de fond, Berberati était le rendez-vous historique du donner et du recevoir. Dès l’ouverture de la cérémonie, et après les bienvenues souhaités par M. … Président de la Délégation spéciale de la ville de Berberati, le Ministre Henri Marie Dondra, en sa qualité du Ministre – résident de la Mambéré Kadéi a pris la parole pour plonger les invités et les braves paysans dans le bain de la fête. « Les deux manifestations, notamment la Journée internationale de la femme rurale et la Journée mondiale de l’alimentation jettent la lumière sur Berberati, faisant d’elle, pendant ces quelques jours, le centre d’attraction de la République centrafricaine », s’est réjoui le membre du gouvernement qui a ajouté que les actions menées par le gouvernement pour redorer à Bangui son blason, Berberati en a également bénéficié grâce à la JMA. Il fait ainsi allusion à la reconstruction des routes, au redéploiement des services sociaux de base dont l’eau et l’électricité à travers la SODECA et l’ENERCA, sans oublier le rétablissement des services de télécommunications et les stations services pour la desserte en hydrocarbures.
La question des migrations vers l’Europe retenue comme un aspect crucial du thème de la célébration de JMA de cette année a marqué le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia qui s’est appesanti à travers le message du Directeur général de la FAO, José Graciano Dasylva basé en Italie, pour attirer l’attention des Centrafricains sur le phénomène. « Lorsque les gens migrent par nécessité, par détresse et désespoir, c’est une toute autre affaire », peut-on lire entre les lignes de la déclaration du DG de la FAO qui énumère quelques causes à éviter pour les migrations forcées dont « les conflits, l’instabilité politique, la pauvreté extrême, la faim, la dégradation de l’environnement et les impacts du changement climatique […], la sécheresse et les inondations ». Le tableau synoptique des personnes en situation d’insécurité alimentaire dans le monde aujourd’hui, présenté par le Représentant de la FAO est bien inquiétante et interpelle : « selon le dernier rapport [de la FAO] l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition en 2017, plus de 815 millions de personnes souffraient de la faim en 2016, soit 38 millions de plus qu’en 2015 », précise Jean Alexandre Scaglia.
Parlant de la République centrafricaine qui connait également ce phénomène de mouvement des populations, surtout les jeunes qui quittent massivement les compagnes pour les villes, le Représentant de la FAO a estimé que seul « le développement rural inclusif peut contribuer sur tous les fonts, notamment d’atténuer les conflits, renforcer la durabilité du développement en faisant en effet que les migrations et l’exode rural soient une question de choix et non de désespoir ».
Le Ministre Honoré Féizouré, de l’Agriculture et du développement rural a rappelé que l’objectif même de la JMA, c’est « d’attirer l’attention des décideurs sur des sujets d’actualité qui ont un impact sur la situation de l’alimentation et de la nutrition dans le monde ». Car, selon lui, si la problématique de migrations défraie la chronique aujourd’hui à travers le retour de l’esclavagisme en Libye et adoubé par les naufrages en mer des milliers d’Africains en quête de meilleure vie en Europe, le Ministre Féizouré voit plutôt le même problème en RCA. « Nous, Centrafricains pouvons être tentés de croire que ce phénomène [des migrations] se déroule loin de nos frontières et que nous ne sommes pas directement concernés… mais l’implication de nombreux jeunes centrafricains dans des groupes armés résulte d’un sentiment de désespoir », et donc similaire à la situation des migrations vers l’Europe.
Le membre du gouvernement a fait savoir que les nouvelles autorités centrafricaines en ont parfaitement conscience d’où la priorisation de la sécurité alimentaire et du développement rural dans le cadre du RCPCA (Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique soumis aux bailleurs de fonds le 17 novembre 2016 à Bruxelles). Et de préciser qu’au niveau de son Département, le chantier est déjà en marche pour relever le défi. Le Ministre a cité pêle-mêle des initiatives et réformes, entre autres l’adoption en novembre 2016, par le gouvernement, de la ‘’Politique nationale de l’emploi et de formation professionnelle’’ accordant plus d’importance à l’agriculture et l’élevage ; le projet de loi portant Code foncier en RCA ; le projet de loi régissant les Organisations professionnelles agricoles et rurales ; la réforme de la Chambre d’agriculture, d’élevage, des eaux, forêts chasse, pêche et tourisme (CAEEFCP)…
Dans la suite logique des actions politiques à mener pour créer les conditions au développement agro-pastoral, le Président de la République, Faustin Archange Touadera dans son discours magistral de circonstance va rappeler les engagements qu’il a pris lors de son investiture : « Lors de mon investiture, j’ai pris l’engagement de ne pas vous décevoir et je voudrais vous le réaffirmer aujourd’hui », affirme le Chef de l’Etat avant d’indiquer en ce qui concerne les solutions au problème de l’exode rural et l’insécurité alimentaire que le développement de l’agriculture constitue le principal levier. « Concernant notre agriculture qui fait vivre la majorité du peuple centrafricain, je tiens clairement à exprimer ma volonté de la relancer en stimulant toutes les productions afin d’assurer notre sécurité alimentaire, réduire les importations et accroitre nos exportations », déclare-t-il. Et de préciser qu’afin de traduire en réalité cette vision, « il nous faudra sortir des sentiers battus, changer de méthodes et mettre en œuvre des moyens modernes. C’est la modernisation de notre agriculture qui ouvrira de nouvelles perspectives à la jeunesse centrafricaine en les incitant à rester au pays ».
A travers ces mots forts, le Président Touadera a semblé répondre aux désidératas exprimés par les pays mobilisés à cette célébration de JMA de Berberati. Car sur le site d’exposition des stands de multiples entraves au développement de l’agriculture ont été soulevées par les paysans. « Les outils modernes de travaille nous manquent. Avec la main, nous ne produisons pas en grande quantité, et on vieillit très tôt. Nous voulons une mécanisation de l’agriculture, que des machines soient distribuées dans les communes pour faciliter les travaux champêtres et d’augmenter nos surfaces et nos productions. En cela, nous allons efficacement lutter contre l’insécurité alimentaire. En outre, le gouvernement doit pouvoir nous aider à travers les crédits agricoles », a déclaré Mme Catherine Gobotali, Présidente de l’Organisation des femmes rurales (ONFR) de Yaloké, rencontrée sur son stand d’exposition.
Quant à Mme Valérie Yamani, Présidente préfectorale de l’OFCA Sangha-Mbaéré « le grand problème des femmes rurales de Sangha-Mbaéré, c’est celui de la dégradation des routes. Les femmes se débrouillent bien pour faire des productions, mais l’impraticabilité des routes pose problème pour l’écoulement de leurs produits agricoles et permettre aux commerçantes d’exercer librement. A cela s’ajoute le problème de suivi et d’appui technique aux femmes qui s’organisent en groupements ou coopératives. Le gouvernement doit nous aider à travers un appui technique pour un bon développement des femmes rurales ».
Notons qu’à l’occasion de cette JMA, une trentaine de paysans dont des éleveurs et agriculteurs ont reçu des distinctions honorifiques de la main du Chef de l’Etat. Et que le Conseil de Ministres extraordinaire qui s’est tenu à Berberati a décidé de la tenue des JMA 2018 et 2019 respectivement à Bambari et Biroa.
Exposition JMA 2017 Berberati. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Le sentiment d’un travail bâclé et négligé a été perceptible à tous les niveaux sur les travaux menés par la société ONM sur le tronçon Baoro-Berberati, afin de faciliter le voyage des invités à la JMA-2017. Déjà à la dernière réunion du Comité d’organisation de la JMA regroupant tous les Ministres impliqués et les autorités locales, le Ministre des Fiances et du Budget Henri Marie Dondra a parlé des travaux « catastrophiques ». In situ, le Député de Berberati 1, Andiba Daguerre enfonce le clou en déclarant que la délégation venue de Bangui allait être séquestrée à Berberati jusqu’à ce que solution soit trouvée au problème de ce tronçon de route « mal fait » par l’ONM. La tension est bien vive ! Il aura fallu l’intervention du Maire de Berberati pour mettre de l’eau dans le vin en demandant, comme alternative, que l’ONM puisse rester à Berberati après la JMA pour parfaire son travail.
Dans son discours, le Président de la République, Faustin Archange Touadera est revenu sur la question, comme pour apaiser les cœurs sur ces travaux. « Si nous avons reporté cette édition 2017 de la JMA du 16 octobre au 15 novembre, c’est parce que le gouvernement voulait effectivement que Berberati soit désenclavée. Les travaux n’ont pas pu se poursuivre jusqu’au bout avec la qualité souhaitée », a relevé le Chef de l’Etat avant d’annoncer sous une pluie d’ovations que « le gouvernement a pris des mesures pour que cette réfection de route se poursuive, même après la JMA ». Toutefois, l’opprobre a été ainsi jeté sur la Direction générale l’ONM.
Et a DG de l’ONM de décliner sa part de responsabilité. « Malgré tout ce que les gens disent, je suis plutôt comblé pour dire qu’aujourd’hui, les gens peuvent passer par l’Axe Carnot pour arriver à Berberati », ainsi concluait avec sérénité, le Directeur général de l’ONM, Mathias Malo. En effet, le recoupement de l’information auprès du DG de l’ONM a permis de relativiser les choses, puisqu’en 2010, le même ONM avait réalisé avec brio et à la satisfaction de tous, les travaux de reconstruction de la route Sibut – Obo pour la JMA à l’époque. Au fait, entre avril et mai 2017, une étude a été faite sur les travaux à réaliser entre Baoro et Berberati, mais selon le DG, en bon ingénieur, il était quasiment impossible d’évaluer le terrain. Surtout que la route était « trop dégradée » depuis une vingtaine d’années. Alors que l’on est dans l’urgence et la situation exige une certaine mesure d’où la décision de laisser l’Axe Carnot-Baoro jugé « carrossable » pour concentre les énergies sur le tronçon Carnot-Berberati, ainsi que les différents artères de Berberati.
En plus, le délai d’exécution des travaux a été trop court, à savoir quatre mois, alors qu’en 2010, l’ONM disposait d’un an de travaux. Pour cela, il fallait bien solliciter d’autres entreprises dont ‘’La Semence’’, le GER, SMBA qui ont tous décliné l’offre vu la dégradation avancée des routes. Il ne restait que le CPC de Jean Félix Ouafio qui a finalement accepté de réfectionner uniquement Carnot-Nandobo. En outre, il y a le problème de l’abondance de pluie en cette période où il pleuvait régulièrement et parfois quatre à cinq fois par jour, cette difficulté a été reconnue par les autorités locales de Berberati. « Nous nous sommes dit que l’essentiel est de faire en sorte que les gens passent par Carnot pour arriver à Berberati pour la JMA, et après on pourrait refaire les travaux, puisqu’il y a le travail de rechargement qui est resté entier », a noté Mathias Malo.
Ce n’est peut-être que le bout de l’iceberg, puisqu’il faut parler également argent. Le Ministre des Finances, Henri Marie Dondra lors de la dernière réunion préparatoire de la JMA tenue à la veille des festivités, a confirmé que l’ONM a déjà reçu les fonds nécessaires et qu’il n’a pas fait les travaux correctement. Là encore, le DG de l’ONM fait le point suivant : « Lorsqu’on annonce les fonds, tout de suite, les gens pensent qu’on les a en possession. C’est du mensonge ! », s’indigne-t-il. Et d’expliquer que le budget total arrêté pour ces travaux s’élève à un milliard sept cent millions de Francs Cfa (1. 700 000 000 F.CFA), alors qu’une première évaluation tablait sur quatre milliards de Francs Cfa. Les 1,7 milliard sont repartis entre le Fonds d’entretien routier (FER) et le budget de l’Etat, à raison de 600 millions pour le premier, et 1,1 milliard pour le second. « A la date d’aujourd’hui [15 octobre 2017], nous avons reçu du gouvernement que 330 millions, et du côté du FER 120 millions », précise le DG de l’ONM. De quoi comprendre que les accusations portées contre l’ONM ne se justifiaient pas totalement.
Route Carnot-Berberati, travaux réalisés par l’Office National des Matériels (ONM). Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
L’euphorie, la liesse et l’espoir nés du fameux discours d’investiture consacrant la notion de rupture s’amenuisent et cèdent progressivement la place à la notion de doute.Le doute qui est une composante de la philosophie de Réné Descartes représente un état d’incertitude, une indétermination concernant une situation et ce doute crée indiscutablement un climat de méfiance, d’indécision et d’hésitation. Tel est le cas de nos autorités démocratiquement élues et par voie de conséquence de notre chère patrie léguée par le feu President fondateur Barthélemy Boganda. Suite aux jets de grenades dans un bar bondé de personnes occasionnant des morts que nous déplorons, la crise centrafricaine a intégré une nouvelle dimension et un nouveau mode opératoire. Ce nouveau mode opératoire propre aux salafistes et djihadistes est la forme la plus dangereuse et la plus mortelle des attaques urbaines car on ne connaît ni l’ennemi, ni le lieu et le moment. Même si tout porte à y croire, nous craignons que la nouvelle donne soit animée par des intentions salafistes ou djihadiste. Le laxisme, le manque de fermeté des autorités et la porosité des frontières ont préparé le lit de ces actes odieux. Nous vous rappelons que depuis le début de la crise, aucun état d’urgence, ni un état de siège n’a été décrété par nos autorités alors que l’article 44 de la constitution leur donne le plein pouvoir. Ces régimes restrictifs de libertés publiques pouvaient accroître et étendre les pouvoirs des forces de l’ordre pour désarmer et pacifier progressivement certains quartiers de la seule région restée sous contrôle. L’entrée en jeu de ce nouveau mode opératoire et la montée en puissance des groupes armés dans les territoires occupés risquent de nuire gravement l’ultime chance de levée de l’embargo par le conseil de sécurité de l’ONU. Le gouvernement doit conjuguer des efforts pour créer les conditions nécessaires à la levée de cet embargo car son prolongement serait synonyme de l’échec de tout le système. Hébété et incompris face à la sortie sporadique, médiatique et surtout vide de contenu du premier ministre, le citoyen lambda s’inquiète et s’interroge : Nos autorités ne s’indignent et ne condamnent les crimes que lorsqu’il y a quatre morts au de plusieurs constatés dans les arrières pays ? Ou alors ils ne s’offusquent que lorsque les crimes sont commis dans leur juridiction c’est à dire des territoires sous contrôle ? Les centaines de morts des autres territoires sous contrôle rebelle ne les intéressaient pas puisque hors juridiction ? En guise de prévention, n’était-il pas nécessaire et louable d’annuler la célébration de la fête du premier décembre ? Auriez-vous les moyens militaires nécessaires pour sécuriser des milliers de personnes qui vont effectuer le déplacement ? Percevez-vous votre entêtement à célébrer cette journée comme une réponse à vos détracteurs qui vous taxeront de résigner devant le terrorisme ? Au chevet des victimes de grenades, le chef du gouvernement et son ministre de la sécurité publique ont évoqué l’ouverture d’une enquête. Ainsi, depuis le début de la crise à nos jours, combien d’enquêtes ont été ouvertes ? Quelles ont été les suites ? Combien de criminels identifiés et arrêtés ? L’aboutissement de ces différentes enquêtes est-il conditionné au retour définitif de la paix ? À la lecture de ce qui se passe dans le pays, pensez-vous que ce chef du gouvernement est à la hauteur de sa fonction ? Essoufflé et lessivé, ce premier ministre a t-il encore des choses à prouver ? Faut-il combien de morts pour que sa conscience de diacre d’église le pousse à la démission ? En outre, nous ne partageons pas l’avis de certains de nos concitoyens qui appellent à la démission du président de la république car cela remettrait en cause et compromettrait nos acquis et avancées démocratiques. Par contre, nous appelons publiquement à la démission ou au limogeage du premier ministre qui est en perte totale de repères car sa boussole n’a plus d’aiguille. Sachant que la dernière année du mandat est une année électorale, nous invitons humblement le président de la république de limoger le chef du gouvernement et de se rattraper en sauvant ce qui peut être sauvé sur les deux années de mandature restantes. Si le président de la république ne peut démettre son mentor, nous appelons l’assemblée nationale d’abréger la souffrance de leurs électeurs en faisant usage de l’alinéa 3 de l’article 88 de la constitution du 30 mars 2016 qui fait référence à la motion de censure. Cette redoutable arme constitutionnelle ne peut être signée que par au moins 1/3 des députés et adoptée à la majorité des 2/3. Ce qui est faisable s’il y’a le courage et la volonté politique. En conséquence de ce qui précède les parlementaires conserveront leur mandat jusqu’à échéance. À défaut et si par malheur le peuple se réveille et prend ses responsabilités occasionnant la chute du régime, vous allez perdre votre mandat car la constitution sera suspendu, l’assemblée nationale nationale dissoute…alors prenez vos responsabilités devant l’histoire. Pour finir et en guise de contribution, nous demandons au chef de l’Etat de reloger tous les habitants du quartier kilomètres 5 ailleurs et d’utiliser le site pour des travaux d’extension du marché pour en faire un grand centre d’affaire moderne. À défaut, en abriter une base militaire pour que cessent les velléités guerrières de ce secteur. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 17 novembre 2017. Bernard SELEMBY DOUDOU. Juriste, Administrateur des élections. Tel : 0666830062.
La «disparition» supposée du lac (Tchad) sous l’effet des prélèvements anthropiques pour l’irrigation et du changement climatique est un mythe qui perdure car il sert un ensemble d’intérêts hétérogènes, dont ceux favorables à un projet de transfert d’eau inter-bassins.
Prof. Géraud Magrin, 2016[1] Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
France
PROBLÉMATIQUE
Depuis 1997 jusqu’à ces jours (soit deux décennies), le peuple congolais assiste, ahuri, désabusé, à sa propre extermination par les pays voisins avec le soutien des puissances occidentales et la complicité de ses propres fils pour piller, sans état d’âme, les minerais de la R .D. Congo. Des ethnies entières sont déjà en voie de disparition de la carte à l’Est du pays, certaines ont été poussées à l’exil, d’autres enfin ont été déplacées de la terre de leurs ancêtres et relocalisées dans des forêts inhospitalières pour faciliter l’accès paisible à l’or, au coltan, au diamant, etc. (Onana[2], Kankwenda[3], Musavuli[4],[5]). À l’intérieur même de leur pays, le Président qui leur a été imposé par les mêmes puissances étrangères mène une guerre féroce contre sa propre population (Musavuli[6], Mwamba Tshibangu[7]) en violation flagrante de la Constitution du pays. C’est le cas des massacres qui sont encore en cours dans le Grand Kasaï comme le confirme un rapport de l’ONU du 4 août 2017[8]. Tous les Traités et Lois internationaux sur l’intégrité du territoire, les droits humains, les
droits des femmes et enfants, la non-assistance des personnes en danger d’extermination ont été violés sans que l’ONU sanctionne les auteurs de ces crimes de génocide. «Silence, on pille et on revend les minerais du sang à vil prix» semble être le mot d’ordre de la communauté internationale ! Après l’appropriation des minerais, des groupes occidentaux, avec la complicité de certains pays africains, réactivent maintenant deux projets de pillage de l’eau du Bassin du Fleuve Congo pour soi-disant lutter contre la famine, la désertification et l’assèchement du Lac Tchad[9].
Pour rappel, le premier projet (Transaqua), élaboré par la firme italienne Bonifica SPA en 1972, propose de construire des barrages de régulation sur plusieurs rivières affluentes du fleuve Congo à l’Est et Nord-Est de la R.D. Congo notamment les rivières Lowa, Lindi, Aruwimi, Maïko, Tshopo, Itimbiri, Mongala, et les tributaires de la rivière Oubangui, Giri, Lua et Kotto. Par un gigantesque canal qui franchirait la barrière naturelle interbassin de 600 m d’altitude, les eaux ainsi soustraites du bassin du Fleuve Congo[10][11] seront amenées au Lac Tchad via le fleuve Chari (Voir Fig. 1)
droite du Fleuve Congo au Sud de la R.D. Congo. Plus le canal sera long, plus grand sera le volume d’eau à déverser dans le lac ! ».
Le deuxième projet (Projet Oubangui), élaboré par les pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)[12], propose de construire un barrage multifonctionnel sur la rivière Oubangui dans la région de Palambo en République Centrafricaine. Un gigantesque canal franchirait la même barrière naturelle pour transférer au Lac Tchad un important volume d’eau par pompage via le barrage de Palambo sur le fleuve Oubangui puis par gravité via la rivière Kotto et le fleuve Chari (Fig. 2)[13][14].
Le Projet Transaqua et le Projet Oubangui procèdent, comme pour le pillage des minerais, de cette triste logique de «partage-spoliation» du patrimoine congolais décidé en Occident, dans le mépris et sans aucune consultation des peuples africains souverains concernés (les peuples de la République du Congo, les peuples de la République démocratique du Congo, les peuples de la République Centrafricaine). Tout se passe comme si ces pays étaient encore sous le régime colonial : l’Occident élabore dans ses officines des projets et les impose aux Africains quand bien même ces projets ne présenteraient aucun intérêt pour eux, ou ne répondraient à aucun de leurs besoins ou seraient tout simplement suicidaires pour eux comme dans le cas d’espèce.
CIMA+, un bureau d’études canadien, a effectué de 2009 à 2011 les études de faisabilité du Projet Oubangui pour le compte de la CBLT[15]. Le 13 décembre 2016, Powerchina, une compagnie chinoise, a signé avec la CBLT et les autorités nigérianes, un protocole d’accord pour faire des études de faisabilité du Projet Transaqua. Après la signature de cet accord, M. Marcello Vichi (Cfr Fig. 3) déclarait avec grande satisfaction : «Transaqua : D’un rêve à une réalité !» En d’autres termes, le canal de transfert d’eau du Congo au Lac Tchad sera creusé même si le peuple congolais s’y oppose.
Selon la déclaration de la CBLT, Powerchina étudiera la faisabilité des étapes initiales «d’un projet d’infrastructures créant un corridor de développement reliant l’Afrique de l’ouest à l’Afrique centrale, avec :
Le transfert potentiel de 50 milliards de m3 d’eau annuels vers le lac Tchad, via une série de barrages construits en République démocratique du Congo (RDC), en République du Congo et en République centre-africaine.
La possibilité de générer de 15 à 25 000 millions de kWh d’électricité hydraulique grâce au déplacement de la masse d’eau par la gravité.
Le développement de zones irriguées pour la culture et l’élevage sur une région de 50 000 à 70 000 km2, dans la zone sahélienne du Tchad, au nord-est du Nigéria, au nord du Cameroun et du Niger.
La création d’une vaste zone économique, pouvant bénéficier à près de 12 nations différentes, grâce à la construction d’une plateforme d’infrastructures pour développer l’agriculture, l’industrie, le transport et la production d’électricité.»[16]
Nous avons jadis démontré dans notre première analyse sur le Projet Transaqua que ces quatre points ne sont que des mirages[17][18]ASPECTS GÉOSTRATÉGIQUES
Notez que ces cogitations, quasi occultes, se déroulent en l’absence de la R.D. Congo et des Congolais. Tout se passe comme si cette eau douce tant convoitée n’est plus l a propriété du Congo et des Congolais, elle serait déclarée «objet sans maître» ou un «patrimoine universel» par les pays membres de la CBLT (riverains ou non), l’Institut Schiller, la Fondation LaRouche et certains pays occidentaux. Le silence de l’ONU face à ce détournement (au propre comme au figuré) de l’or bleu congolais qui pointe à l’horizon trahirait-il un complot au niveau international pour le pillage des ressources naturelles de la R.D. Congo ? Les Congolais considèrent l’absence de leurs autorités actuelles aux différentes rencontres sur cette question comme une haute trahison. Nous pouvons juste affirmer sans crainte d’être contredit, si aujourd’hui on n’invite pas ce pays aux différentes discussions sur ces projets, il est évident que dans le futur, il ne sera pas associé à la gestion du canal, il n’aura aucun contrôle ni sur la quantité d’eau prélevée ni sur les usages ni encore moins sur les destinataires de premier, deuxième ou troisième niveau. Que cache cette mise à l’écart de la R.D. Congo ?
Fig. 4. Mme Helga ZEPP-Larouche, présidente de l’Institut Schiller, entourée de M. Claudio CELANI, rédacteur à l’EIR19 et à droite, M. Marcello VICHI, concepteur du projet Transaqua. Ici, au séminaire EIR du 23 mars
L’analyse des deux commandes d’études de faisabilité soulève une grande inquiétude et confirme nos craintes exprimées dans nos précédentes analyses. Le Projet Oubangui et le Projet Transaqua quoique différents, ont les mêmes lobbyistes (la richissime Helga Zepp-LaRouche[19][20], Jacques Cheminade[21], les pays agresseurs du Congo[22] et leurs soutiens anglo-saxons, les pays africains non-riverains du Lac Tchad mais ayant statut de membres de la CBLT, les mêmes complices au Congo (Vital Kamhere[23], Prof. Kashemukunda Kasongo Numbi[24], Prof. LeBela Kitoko[25], certains cadres de la CICOS[26]), ils poursuivent le même objectif : «piller l’eau du bassin du Fleuve Congo pour renflouer le Lac Tchad».
En plus, ce pillage va se faire en deux endroits différents, la zone de capture du barrage de Palambo en RCA dans le Nord-Ouest de la R.D.C. et dans la région Est-Nord-Est de la R.D.C. (Cfr Fig. 1 et 2). Cela veut dire qu’à la quantité d’eau prélevée par le Projet Transaqua, il faudra ajouter celle pompée de l’affluent Oubangui via le barrage de Palambo. En termes de géostratégie, cela veut dire que la navigation sur une grande partie du fleuve Congo et son affluent l’Oubangui ne se fera plus, le projet de mise en valeur du «Trigone de la Puissance énergétique du Congo» c-à-d. le site d’Inga devra être abandonné et, enfin, la R.D. Congo ne sera jamais cette puissance énergétique grâce au Barrage Grand Inga ni la locomotive pour le développement économique de l’Afrique !
ÉVOLUTION FAVORABLE DE LA SITUATION DU LAC TCHAD
Selon plusieurs témoignages, y compris celui des membres de la CBLT, la situation des pluies s’est beaucoup améliorée dans la région du Lac Tchad[27][28],[29]. Donc, le transfert d’eau du bassin du Congo vers le Lac Tchad n’est plus justifié. En outre, si les Occidentaux tiennent absolument à renflouer le Lac Tchad, d’autres solutions ont été proposées par les experts africains[30]. Pourquoi n’en parlent-ils jamais ? Pourquoi les promoteurs et les lobbyistes de ces deux projets ne peuvent-ils pas envisager plutôt le dessalement des eaux de l’Océan Atlantique au large de Douala ou le prélèvement d’une partie des eaux des fleuves des pays riverains du Lac Tchad pour renflouer ce dernier et régler ce problème (si problème persiste encore) ?
CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES DE CES PROJETS
Nous avons déjà dénoncé le silence sur ces deux projets néfastes pour l’environnement de tous les organismes (à l’exception du WWF) et les institutions scientifiques occidentaux qui avancent des arguments de nature environnementale, principalement non fondés ou non justifiés, voire carrément faux, pour s’opposer au financement du Projet de Barrage Grand Inga[31]. Nous pouvons simplement relever que, d’un côté, ces organismes et institutions scientifiques regardent l’impact environnemental du Projet de Barrage Grand Inga avec des loupes grossissantes, floues, et d’un autre côté, ils développent une cécité volontaire devant deux autres projets aux conséquences environnementales et humaines désastreuses !
Voici en résumé les conséquences environnementales prévisibles de ces deux projets dont l’objectif principal n’est plus de renflouer en eau le Lac Tchad mais d’accéder, sans contrepartie, à l’eau douce du Congo et de priver de notre pays ce qui fait de lui une puissance écologique à l’instar du Brésil en Amazonie. L’Afrique est subdivisée en onze provinces (régions) ichtyogéographiques. Le Lac Tchad appartient à la province ichtyogéographique nilo-soudanaise alors que les zones de capture des eaux destinées à le renflouer appartiennent à la province ichtyogéographique du Congo (Fig. 6). Tous les scientifiques s’accordent pour dire que ces deux provinces sont très distinctes l’une de l’autre en fonction de leur géologie, leurs conditions climatiques, leur relief, leurs sols, leur biogéographie, leur végétation, leur faune terrestre et aquatique, leurs facteurs anthropogènes, etc. Nous même, nous l’avons vérifié en étudiant les espèces du genre Labeo (Teleostei, Cyprinidae).
Procéder à la connexion de ces deux provinces en rompant la barrière géographique naturelle est une grave atteinte à la biodiversité et à l’environnement dont les conséquences seront incalculables. Nous en résumons ci-dessous quelques-unes afin que chaque Congolais puisse mesurer la gravité de ces deux projets du point de vue scientifique :
ruptures de continuité dans les différents biotopes traversés par chaque canal ;
déplacement des populations et ruptures des zones actuellement habitées ;
assèchement des habitats et perte de la biodiversité dans les zones en aval des cours d’eau interceptés par chaque canal ;
04- atteinte aux aires protégées (à statut de Patrimoine Mondial pour la Biodiversité) dans les zones de capture des eaux aussi bien dans le bassin du Congo que dans le bassin du Lac Tchad[32],[33],[34],[35][36].
e canal en R.D. Congo et en R.C.A., tous classés Patrimoine Mondial de l’Humanité (Parc des Virunga, Parc de Kahuzi-Biega, Parc de la Garamba, Parc de la Maïko en R.D.C. ; Mare de Gata (mare à hippopotames) et Parc National Manovo-Gounda-St-Floris en R.C.A.), etc. ;
atteinte à la stabilité légendaire du débit du fleuve Congo suite au détournement de près de 3 200 m3/sec. (soit l’équivalent du double du débit du fleuve Nil au Sud du barrage d’Assouan en Égypte !), volume à multiplier par deux à cause de la prise d’eau en deux endroits du bassin du Fleuve Congo ;
diminution du débit du fleuve Congo suite au transfert d’une très grande quantité d’eau, ajoutée à la diminution parfois drastique des précipitations observées dans l’ensemble du bassin, va provoquer l’ensablement du lit du fleuve Congo et endommager le fonctionnement de certains barrages hydroélect riques (ex. Mobayi, Inga, etc.). Et plus grave, avec une telle diminution de débit, le Projet de Barrage Grand Inga sera à jamais compromis ;
perturbations des écosystèmes aquatiques de deux provinces ichtyogéographiques très différentes (Lévêque, 1997) :
hybridation des espèces animales aquatiques ;
compétition entre espèces avec toutes ses conséquences ;
disparition de certains maillons des chaînes alimentaires non adaptés aux nouvelles conditions de vie créées par la connexion des eaux des deux provinces ;
perte de nombreux habitats ;
apparition, de part et d’autre de nouvelles pathologies jadis limitées à l’une ou l’autre province ;
importation, via le canal, des espèces envahissantes jadis limitées à l’une ou l’autre province, etc. ;
ouverture d’un accès aux nombreux pays africains, européens et du Moyen-Orient, sans aucune compensation, aux ressources en eaux douces du bassin du Fleuve Congo (or bleu de ce siècle), en violation flagrante des conventions internationales en la matière, etc.
A ce désastre environnemental, il faut ajouter les coûts exorbitants pour creuser les deux canaux auxquels il faut associer les coûts des infrastructures connexes (agriculture par irrigation, nouvelles cités, barrages hydroélectriques, navigation, ports, etc.). Ici, malheureusement, aucun ONG (y compris les activistes- opposants au Projet de Barrage Grand Inga) ne se pose la question de savoir à quel peuple (africain ou européen initiateur du projet) sera-t-il refilé la dette de ces infrastructures sans intérêt pour l’Afrique ? Cependant, si les Africains sont encore distraits, ils seront «obligés» d’endosser cette nouvelle dette inique.
PEUT-ON EXPORTER L’EAU DU BASSIN DU CONGO ?
Les experts congolais ont déjà étudié cette question et proposé une solution de loin meilleure que les canaux. En outre, la mise en valeur de tout le site d’Inga permettrait de résoudre avec le moins d’impact environnemental et à moindres coûts tous les prétendus avantages des deux projets de détournement des eaux du Congo par deux canaux, systèmes archaïques dignes des siècles passés. Oui, la R.D. Congo peut exporter l’eau du bassin du Congo en concertation avec la Rép. du Congo et la Rép. Centrafricaine, et ce, à leurs conditions :
après que ces pays (particulièrement la R.D.C.) aient satisfait à leurs propres besoins en eaux douces ;
l’exportation de cette eau devra se faire par pipeline avec un système de pompage installé dans la région de Boma, peu avant que les eaux douces ne se mélangent aux eaux salées de l’Océan Atlantique ; ce système permettant d’évaluer le volume d’eau réellement soustrait à notre bassin[37].
CONCLUSION
Compte tenu de tout ce qui précède et des conséquences prévisibles, une seule conclusion patriotique s’impose pour la R.D. Congo et toute l’Afrique : «Ensemble, faisons barrage au Projet Transaqua et au Projet Oubangui !» Nous ne sommes plus à l’époque de l’Afrique des «projets clé-sur-porte» des années 65 à 90 ou encore moins à l’époque où les Européens, tels des vautours, avaient dépecé l’Afrique à la Conférence de Berlin en 1885 et s’étaient partagé les morceaux du continent noir au mépris et à l’insu des Africains[38].
[1] Magrin, Gérard, 2016. The disappearance of Lake Chad: history of a myth. Journal of Political Ecology, Vol. 23 : 204-222.
[2] Onana, C., 2009. Ces tueurs tutsis. Au cœur de la tragédie congolaise. Éd. Duboiris, Paris.
[3] Kankwenda Mbaya et Mukoka Nsenda (eds), 2013. La République Démocratique du Congo face au complot de balkanisation et d’implosion, Kinshasa- Montréal-Washington : Ed. ICREDES.
[4] Musavuli, B., 2016. Les Génocides des Congolais.- De Léopold II à Paul Kagame. Appel pour la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC Éd. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle. 327 p.
[5] Musavuli, B., 2017. Les massacres de Beni. Kabila, le Rwanda et les faux islamistes. Imprimé en Grande-Bretagne par Amazon. 214 p.
[6] Musavuli, B., 2015. Joseph Kabila : un président au mépris du peuple congolais. In Fweley Diangitukwa (eds). Les Congolais rejettent le régime Kabila. Éd. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle. pp. 83-103.
[7] Mwamba Tshibangu, 2010. Joseph Kabila. «La Congolité en question». Éd. Muhoka, Ottawa. 256 p.
[8] .RDC : Un rapport de l’ONU compile des témoignages douloureux de victimes, dénotant de la complicité du gouvernement dans le contexte des massacres ethniques au Kasaï.
[9] Tshibwabwa, S., 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http:// www.desc-wondo.org et http:// www.assomar.org.
[10] Volume estimé à 100 milliards de m3 d’eau douce par an, soit environ 3 200 m3/sec., l’équivalent du double du débit du fleuve Nil au Sud du barrage d’Assouan en Égypte !
[12] Membres de la CBLT : Tchad, Cameroun, Nigeria et Niger (pays riverains) plus Rép. Centrafricaine, Libye, Soudan, Égypte, Algérie (pays non riverains) ; Rép. du Congo et R.D. Congo (pays observateurs).
[14] – Ladel, J.; P. Nguinda, A. Pandi, C. Tanania Kabobo, B.-L., Tondo, G. Sambo, N., Tellro-Wai, A. Buluku-Ekwakwa and M. Hoepffner, 2008.-Integrated Water Resources Management in the Congo basin based on the development of Earth Observation monitoring systems in the framework of the AMESD Program in Central Africa. 13th World Congress. September 1 – 4, 2008, Montpellier, France, 20 p.
[15] CIMA+, 2009 – 2011. Étude de faisabilité d’un projet de transfert d’eau.
[18] Tshibwabwa, Sinaseli, 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http : //www.desc-wondo.org et http : //www.assomar.org
[19] EIR : Exécutive Intelligence Review, un journal de la Fondation Lyndon LaRouche.
[20] Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller&Fondation LaRouche
[21] Jacques Cheminade : président du Parti Solidarité & Progrès, bon dernier pour la troisième fois avec 0,18 % de voix à l’élection présidentielle française de 2017. Consultez ses écrits en ligne sur Solidarité&Progrès. Affilié au mouvement de Lyndon LaRouche, lobbyiste du Projet Transaqua.
[22] Pays agresseurs de la R.D.C. : Rwanda, Ouganda et Burundi, etc.
[23] Vital Kamhere : président de l’UNC, un parti politique congolais. Lire sa déclaration dans «Le Projet Transaqua : Antidote au terrorisme de Boko Haram ou Projet du Moyen-Âge ?» In http:// www.desc-wondo.org.
[24] Kashemukunda Kasongo Numbi, Hydro-Géologue, Député national, Prof. au Département d’Hydrobiologie de l’Unikin. Lire l’analyse critique de son article publié dans Le Phare du 03 juin 2014 dans « Transfert de l’eau au Lac Tchad : Au sujet de l’article de NKK dans Le Phare du 03 Juin 2014» In http://www.desc-wondo.org.
[25] LeBela Kitoko, Dr Igr, Prof à l’Université de Mbuji-Mayi, Unikin et Gbadolite. Lire son article intitulé «De la fusion des atomes d’hydrogène au noyau du soleil. De la fusion du fleuve Mbangi des Makoko et du fleuve Kasaï des Matamba au fleuve Kongo des Makongo. Comment mettre en valeur les potentialités solaires et hydrologiques du Congo-Zaïre pour en faire un instrument d’intégration africaine ? In Malaba Mpoyi, R. et Kalamba Nsapo (eds), 2014. Unité et Pluralité de la vérité. Mélanges en l’honneur du Prof. Alphonse Ngindu Mushete. Vol. 1. Éd. Imhotep, 319 p.
[26] CICOS : Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha, organisme chargé de la promotion de la navigation intérieure et la gestion intégrée des ressources en eau. Six pays membres : Rép. Congo, R.D. Congo, R.C.A., Cameroun, Gabon et Angola.
30 Lire 1).Tshibwabwa, Sinaseli, 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In www.desc-wondo.org et www.assomar.org; 2). Tshibwabwa, Sinaseli, 2015. Le projet Transaqua : antidote au terrorisme de Boko Haram ou projet du moyen-âge. In www.desc-wondo.org.
[32] Thieme, M., Shapiro, A., Colom, A., Schliewen, U., Sindorf, N., Kamdem Toham, A. (eds), 2008.- Inventaire Rapide des Zones humides Représentatives en République Démocratique du Congo. 60 p.
[33] WWF, 2001-2010 : aires protégées pour les oiseaux migrateurs dans les zones humides du Lac Tchad.(Lire plusieurs publications sur les aires protégées sur le Net).
[35] Lire 1).Tshibwabwa, S., 2015a. Afrique centrale : Pour plus de vision dans le dossier de Transfert des eaux du Bassin du fleuve Congo au Lac Tchad. In http://www.desc-wondo.org ; http://www.assomar.org et dans Le Papyrus, Mensuel d’information sur la science et la technologie, no 13, Sept. 2015 : pp. 4-12 ; 2) Tshibwabwa, S., 2015b. Le projet Transaqua : antidote au terrorisme de Boko Haram ou projet du moyen-âge ? In http://www.desc-wondo.org et http ://www.assomar.org et 3) Tshibwabwa, S., 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http:// www.desc- wondo.org et http://www.assomar.org.
[36] Lévêque, C., 1997. Biodiversity and Conservation: The Freshwater Fish of Tropical Africa. Cambridge University Press, 432 p.
[38] Diangitukwa, Fweley, 2015. Le roi des Belges Léopold II et l’origine du mal congolais. In Fweley Diangitukwa (eds), 2015. Les Congolais rejettent le régime Kabila. Éd. Monde Nouvau/Afrique Nouvelle ; pp. 19-66.
Quand les choses commencent mal, il y’a un risque élevé qu’elles finissent en queue de poisson. Voilà que certains soldats de l’armée centrafricaine, sélectionnés dans des conditions encore floues et envoyés pour un stage commando au Rwanda il y’a quelques mois, viennent à nouveau de faire parler d’eux depuis le lieu de leur stage au Rwanda dans une autre affaire de vol à la sauvette dans un magasin. Conséquence, trois d’entre eux viennent d’être rapatriés ce lundi 13 novembre après une cinquantaine rapatriée au mois d’août dernier. Les faits.
Selon les informations recueillies par CNC, les faits se sont déroulés dans une boutique d’approvisionnement réservée, en partie, aux soldats stagiaires centrafricains pour leur approvisionnement en divers produits. Quelques jours après leur arrivée au centre d’instruction militaire de Rwanda, l’administration militaire locale autorise à tous les stagiaires centrafricains présents dans ce centre d’instruction de s’approvisionner gratuitement pour un montant fixe hebdomadairement dans la boutique d’alimentation réservée à eux à cet effet. Seulement que les choses ne se sont pas déroulées comme prévu pour tous les stagiaires.
Comment les choses se sont-elles passées ?
D’après une source locale, certains soldats stagiaires centrafricains, habitués déjà à s’approvisionner dans la boutique, préfèrent s’abuser de la bienveillance des autorités rwandaises pour voler et voler encore certains produits dans cette boutique, en plus de ce qu’on leur donne sans frais.
Pensant qu’ils faisaient leur pickpocket à l’insu de tout le monde et après un avertissement verbal du surveillant de l’épicerie, trois d’entre eux, qui persistent dans leurs larcins, ont été pris la main dans le sac. Lassés du comportement des 3 présumés voleurs à la tire, les instructeurs en chefs rwandais les ont convoqués pour des explications, mais les choses ont été mal tournées pour eux et ils ont été purement et simplement remis à leurs parents via expulsion le lundi dernier.
À leur arrivée à Bangui, les 3 expulsés ont été embarqués dans le véhicule militaire pour le Camp de Roux. Libérés le lendemain, les 3 expulsés contestent la version rwandaise des faits et disent être innocents de toutes ces accusations. Versions contestées vigoureusement par l’administration militaire rwandaise.
Pour les frères d’armes, promos d’un des trois stagiaires expulsés, en l’occurrence, le caporal Kando-Diégo de la promotion 2011-2, contactés par CNC, il ne fait aucun doute que sa responsabilité dans ces vols soit établie dans ces vols. « Lecaporal-chef Diégoest un soldat indiscipliné et qui aime voler. Il a en outre séjourné plusieurs fois dans les prisons militaires pour vols et indisciplines » affirment-ils tout en regrettant la manière à laquelle il a été désigné pour partir à cette formation.
Après l’expulsion d’une cinquantaine des invalides en août dernier devant le président Touadéra à Kigali, il reste seulement une centaine qui poursuit, tant bien que mal, leur formation au Rwanda et ce jusqu’en janvier 2018, date prévue pour la fin de cette formation.
Alors que les choses se compliquent du jour en jour pour les soldats de Damara envoyés pour des formations en Israël et au Rwanda, les autorités du pays, avec la complicité du Chef d’État-major des armées (CEMA) le Général Ludovic Ngaïfei, se préparent à envoyer encore d’autres soldats stagiaires sélectionnés sur des critères familiaux et politiques au pays des Hommes intègres, Burkina Faso.
Chose sûre, le président Faustin Archange Touadéra, à travers sa politique basée sur le népotisme et axée sur l’incompétence, a repris la politique d’enterrement de la rca entreprise avec son maître François Bozizé
La récente création de la «Communauté Centrafricaine de France-CCFR » le 04 novembre 2017, au-delà des débats suscités ainsi que les réactions, tant des autorités politiques et administratives que des citoyen(ne)s, a induit une dynamique qu’il convient d’exploiter positivement afin d’initier, si besoin est, une Politique Cohérente pour la gestion des Centrafricain(e)s de l’Extérieur et une organisation générale de la Société Civile centrafricaine.
Cependant, il faut noter que c’est depuis fort longtemps que la problématique de l’organisation de la Diaspora Centrafricaine Mondiale est posée. Nous en voulons pour preuve, la Commission organisation de la diaspora évoquée par Bertrand KEMBA, le 13 juillet 2014 dans le journal en ligne www.centrafrique-presse.com dans le cadre de la préparation du « Forum diaspora centrafricaine ». Et, en prélude au Forum National de Bangui de 2015, il a été produit des documents qui font état de la création et de la mise en place d’un bureau de la Diaspora à Bangui. Le principe étant déjà accepté par le gouvernement lors du Forum de la Diaspora en 2010 et il ne resterait qu’à mettre en place le statut juridique et les textes d’application devant gérer les intérêts de la Diaspora. A l’issue du Forum National de Bangui, des réunions de concertation entre les diverses diasporas centrafricaines d’Europe, d’Amérique et d’Afrique ont eu lieu à Bangui. Ces réunions ont porté sur l’organisation d’une Plateforme Mondiale de la Diaspora Centrafricaine et un Congrès devrait se tenir à une date et dans un lieu qui seront déterminés par consensus…
Que s’est-il passé depuis ?
En tout cas, il ne s’est rien passé depuis, jusqu’à l’appel de février et octobre 2017 qui a conduit au 04 novembre 2017…
A l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, le Chef de l’Etat, dans son message à la Nation du 12 août 2017, avait lancé un appel aux Centrafricain(e)s établi(e)s à l’Extérieur en ces termes :
« J’exhorte les Compatriotes de la Diaspora à contribuer positivement aux efforts de relèvement économique de notre Pays. Nous avons plus besoin d’unité et de contributions des uns et des autres pour avancer ensemble ».
C’est un truisme de dire que la Diaspora Centrafricaine est un atout pour le développement. Elle doit être, en cette période critique de notre histoire, une force de propositions concrètes et un outil de travail.
Pour permettre à cette Diaspora d’agir positivement en direction du Pays, un certain nombre de préalables apparaissent tout naturellement. Les conclusions du Forum de la Diaspora en 2010 doivent être revisitées, premièrement. Ensuite, un aperçu du Rapport de la Table Ronde du 06 octobre 2006, organisée par le Bureau du financement du développement du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, sur le thème « Favoriser la création d’entreprises dans les pays en développement : le rôle des diasporas », nous fournit des clés pour que la Diaspora centrafricaine, au même titre que celles des autres Pays, joue véritablement son rôle. Nous retiendrons de ce Rapport quelques points, notamment :
Le membre de la Diaspora qui veut investir ou se réinstaller dans son pays d’origine ne doit pas être perçu comme une menace,
Les interventions des membres des diasporas dans les domaines de l’investissement et du développement doivent se faire de manière libre et volontaire,
La diaspora ne doit pas être considérée comme une « vache à lait »,
Les ressortissants d’une diaspora ne peuvent rien faire de productif dans leur pays d’origine s’ils n’y trouvent pas des relais et des réseaux de soutien,
Les membres d’une diaspora ont besoin d’avoir des gens et des structures auxquels ils peuvent faire confiance quand ils veulent investir leurs économies ou d’autres ressources dans leur Pays,
Il faudrait un cadre qui permette aux membres de la diaspora de se rencontrer et d’identifier ensemble les secteurs dans lesquels ils pourraient se lancer avec succès, car la dispersion et l’isolement des initiatives ne peuvent porter de fruits.
Il apparaît clairement que les Autorités politiques et administratives, sans s’ingérer de manière ostentatoire dans la vie des associations des Centrafricain(e)s de la Diaspora, ont l’impérieux devoir d’accompagner les membres de la Diaspora Centrafricaine, organisés en associations ou non.
Dans la mesure où la plupart des associations de la Diaspora ou membres de la Diaspora ont pour ambition d’intervenir dans les domaines économiques, socio-éducatives, culturelles, sportives et du développement durable, elles se classent tout naturellement dans la Société Civile Centrafricaine. Et leur organisation ne peut et ne doit alors se faire que dans le cadre d’une Société Civile Centrafricaineaussi organisée dans toute sa globalité.
Ainsi, par patriotisme et avec réalisme, je propose ce qui suit.
1°/- Susciter la création du « Conseil National de la Société Civile Centrafricaine-CNSCCA »
Société Civile de l’Intérieur :
CIONG-CA, CNOSCA (toutes les Fédérations sportives), Centrales Syndicales, Association des Poètes et Ecrivains Centrafricains, Défenseurs des Droits de l’Homme, Professions libérales (Ordre des Avocats, Ordre des Médecins, Pharmaciens et Dentistes etc) , Fédérations de Théâtre, de Danse Traditionnelle, Artistes Plasticiens, BUCADA etc
Société Civile de l’Extérieur :
Associations de la Diaspora Centrafricaine (Centrafricain(e)s de l’Etranger) en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, à l’exception des associations à caractère politique.
2°/- Le Bureau ou la Direction du CNSCCA, dont la composition sera à définir, aura en son sein, une Délégation des Centrafricain(e)s de l’Etranger et dont la mission principale sera d’être l’interface entre les Autorités politiques et administratives et les Associations qui interviennent au Pays. Cette structure, par sa connaissance du terrain, pourra éclairer sur le monde associatif des Centrafricain(e)s établi(e)s en dehors du territoire national.
3°/- Le CNSCCA, dans un avenir proche, pourra convoquer à Bangui, les Associations de la Diaspora (Afrique, France-Europe, Etats-Unis-Amérique, Asie, Océanie) pour mettre en place la structure faîtière des Centrafricain(e)s de l’Etranger. Ce pourrait être un Haut Conseil des Centrafricain(e)s de l’Etranger, Conseil Supérieur des Centrafricain(e)s de l’Etranger…
Centrafricainement
N.B. : Par définition, le vocable Diaspora est la dispersion hors de Palestine des juifs exilés ou l’ensemble des communautés juives dispersées à travers le monde. On utilise également ce mot « diaspora » en minuscule pour parler de la dispersion d’un peuple, d’une ethnie à travers le monde. Par un abus de langage, nous disons Diaspora ou diaspora centrafricaine, étant entendu que l’expression appropriée serait « Centrafricain(e)s de l’Etranger » ou « Centrafricain(e)s de l’Extérieur ».
SAULET SURUNGBA Clotaire
Ancien Conseiller National
Représentant de la Diaspora-Zone Europe au CNT
Conseiller «Communauté Centrafricaine de France- CCFR »
CENTRAFRIQUE : VIOLS ET ABUS SEXUELS PAR LES CASQUES BLEUS ET LES SANGARIS : OUBLIES ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-150×97.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”97″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-150×97.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-300×194.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Sangaris à Berberati en juillet 2014 lors du désarmement des miliciens Anti-Balaka
Bangui, le 16 novembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
CRIMES SEXUELS IMPUNIS
Est-ce parce que c’est la République Centrafricaine, le pays de tous les possibles et de tous les impossibles ? Où les bourreaux côtoient sans être inquiété leurs victimes ? La RCA ressemble à un pays paillasson où tout le monde vient s’essuyer les pieds. Où des chefs rebelles criminels de guerre, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU sont nommés au gouvernement et à la Présidence de la République. Le pays où après avoir, commis des actes de pédophilies, des violences sexuelles sur des adolescentes et des femmes, on échappe à la justice. Monsieur Guterres a t-il promis, lors de son voyage à Bangui, aux autorités centrafricaines des comparutions à l’encontre des Casques Bleus auteurs de violences sexuelles ? Après des annonces fracassantes d’ouverture d’enquête, pour endormir les populations. Après avoir extra filtrer leurs soldats violeurs et les avoir mis à l’abri sans aucune forme de procès. Sans une réaction vigoureuse des autorités centrafricaines qui depuis se murent dans un silence complice à ce sujet. La honte a-t-elle quitté ce pays surprenant ? Les victimes innocentes de ces militaires dépravés sexuels sont abandonnées à leur triste sort par leurs gouvernants. Ni à l’ONU, ni en France ni en Centrafrique personne n’évoque plus ces ignominieuses violences sexuelles. C’est profondément injuste et choquant. On aimerait que les autorités centrafricaines saisissent la Cour Pénale Internationale (CPI) afin de demander des comptes aux pays dont les soldats sont convaincus de violences sexuelles en République Centrafricaine. Les Centrafricaines violées sont désormais mères d’enfants de pères inconnus. Vue la précarité abyssale qui règne en Centrafrique. Comment ces femmes victimes vont-elles faire pour élever leurs progénitures issues d’inacceptables accouplements forcés ? Ajouter à cela qu’elles seront considérées par leurs familles comme des êtres frappés par l’infamie. Le regard cruel des autres se posera sur ces femmes avec réprobation et cruauté. Peut-on décemment accepter ce silence indigne et insupportable ? Les familles réclament justice. En France et ailleurs, les auteurs de violences sexuelles et de pédophilies comparaissent devant les tribunaux. En Centrafrique, ces criminels jouissent d’une liberté insupportable.
Au même titre que la recherche légitime de la paix et de la réconciliation. Rendre justice aux victimes de violences sexuelles et de pédophilies revêt la même importance. La protection de la population incombe aux gouvernants. On constate malheureusement que le gouvernement Sarandji est quelque peu distant de la population. Gouverner c’est être proche des citoyens. C’est de faire en sorte que les populations ne se sentent pas ignorées. Face aux viols et aux massacres interminables. Face à l’impunité insupportable des bandes armées. Le gouvernement doit inventer une gouvernance de résistance et de combat. Ne pas attendre et espérer une paix (SIRIRI) et une réconciliation nationale improbables dont les séditieux détiennent la clé. Ne pas montrer aux auteurs de crimes contre l’humanité qu’ils seront amnistiés. Il faut rapidement réhabiliter l’Armée Nationale et l’équiper en armes, en levant cet injuste embargo. A ce propos on aimerait savoir, si le Secrétaire Général de l’ONU, a annoncé la fin de cet embargo qui handicape fortement les capacités du gouvernement à défendre la Nation. Pourra t- on savoir avec toutes les précautions d’usages liées au Secret défense, l’essentiel des conclusions du voyage de monsieur Guterres en République Centrafricaine ? Le déficit en communication du Gouvernement commence à être pesant et incompréhensible. En temps de guerre, les actions d’un gouvernement sont renforcées par le soutien total de la population. Si la situation qui prévaut aujourd’hui perdure comme c’est le cas, il faut se tourner vers le peuple détenteur de la légitimité nationale, afin de sortir le pays et sa population de la détresse.
JOSEPH AKOUISSONNE (15 OCTOBRE 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies approuve des troupes supplémentaires pour C. République africaine
Centrafrique : le conseil de sécurité approuve l’envoi de 900 casques bleus supplémentaires hier mercredi 15 novembre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Bangui, le 16 novembre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé à l’unanimité mercredi le déploiement d’un 900 casques bleus supplémentaires pour protéger les civils en République centrafricaine à la demande du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
Les États-Unis, qui ont un droit de veto sur le Conseil, ont poussé à réduire les coûts de maintien de la paix, mais il a accepté de renforcer la force de contingent autorisée à 11 650 en République centrafricaine, où la mission est connue sous le nom de Minusca.
L’ambassadeur américain adjoint Michele Sison a déclaré que les États-Unis veulent s’assurer que chaque mission de l’ONU a «les forces les plus efficaces et efficaces possibles». Washington verse plus de 28% du budget annuel de maintien de la paix de l’ONU en total de $7,3 milliards.
«Nous croyons que la capacité additionnelle fournira à MINUSCA la souplesse nécessaire pour faire face aux menaces émergentes et s’acquitter de son mandat de protection des civils», a-t-elle déclaré. “mais simplement l’ajout de troupes ne sera jamais suffisant pour garantir le succès.”
«Nous devons nous concentrer sur la qualité des troupes déployées, et pas seulement sur le nombre de soldats», a déclaré Sison au Conseil.
Des milliers de personnes sont mortes et un cinquième des centrafricaines ont fui un conflit qui a éclaté après que principalement les rebelles séléka ont évincé le Président François Bozize en 2013, provoquant un contrecoup des milices Anti-Balaka proches de celui-ci.
Bien que les troubles se soient dépassés depuis, les combats ont grimpé cette année et les Nations Unies ont prévenu que les combats ethniques pouvaient redescendre dans un conflit beaucoup plus important.
«le Conseil de sécurité doit mettre tout son poids dans l’arrêt de la spirale de la violence», a déclaré l’ambassadeur français des Nations Unies, François Delattre, au Conseil.
Les soldats de la paix de l’ONU en République centrafricaine ont également été obstinés par des allégations d’abus sexuels que l’organe mondial a travaillé pour résoudre.
Le Conseil de sécurité a demandé à Guterres “de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la pleine conformité de la MINUSCA avec la politique de tolérance zéro des Nations Unies sur l’exploitation et les abus sexuels et de veiller à ce que tous les membres du personnel de la mission soient contrôlés
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui, le 16 novembre 2017.
Par : Simon Koitoua, CNC.
la continuité .
Est ce peut -on s´inspirer et de s’interroger devant les premières déclarations faite lors de votre prestation de serment Excellence président TOUADERA,basant sur la RUPTURE. En tout cas, le président centrafricain qui avait pris les rênes de la Centrafrique a commis une erreur politique en confiant la primature a son grand frere et ami Simplice Mathieu SARADJI .
Il était temps ! Que le president TOUADERA PUISSE APPLIQUER LA RUPTURE proprement dite , lors de son discours à la nation.
La Centrafrique reste au stade de belles intentions et de vœux pieux or la theorie et la pratique riment ensemble . Pour moi , le regime actuel doit, maintenant, être au service des populations Centrafricaines or la realite est une autre chose les pratiques mafieuses,le regionalisme et le clientelisme battent son plein au sein de notre administration .
L’unité de notre pays passe par une veritable rupture dans toutes les administrations Centrafriques en un mot la transparence.
La grande majorité de la population Centrafricaine continue de souffrir de la pauvreté, du chômage, des crises de natures diverses, insecurités y compris , les maladies, privant notre pays de bras et de cerveaux.
Il est de votre responsabilité etant President de la Republique au travers votre politique d’améliorer les conditions de vie de ces jeunes en quête de lendemains meilleurs .
La Centrafrique ne serait justifier son existence si elle n’arrive pas à améliorer la vie des populations, mis en demeure au travers votre politique .
A la veille des fêtes de fin de l’année 2017, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) appelle ses militants, sympathisants, la diaspora, ainsi que tous les Centrafricains à ne pas prendre part au défilé du 1er décembre, et autres manifestations festives. Ce jeune parti dirigé par Eddy Symphorien KPAREKOUTI, a estimé que participer à ces manifestations festives c’est de célébrer l’occupation du territoire, la destruction et l’exploitation illégale des richesses par des bandes armées.
L’insécurité chronique en République Centrafricaine inquiète de plus en plus les Centrafricains. Malgré l’arrivée au pouvoir des autorités issues des urnes et la présence des casques bleus de la Mission onusienne, le pays continue de faire face à l’instabilité sécuritaire et humanitaire qui endeuille les civils.
Face à cette situation, le PUR appelle les Centrafricains à boycotter le défilé du 1er décembre qui marque la fête de la proclamation de la République Centrafricaine et toutes les festivités de fin d’année organisés dans un contexte douteux.
« En réaction à l’inaction de l’Etat d’assurer la protection des civils, d’asseoir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire et d’imposer la ligne de la paix aux faiseurs de la mort en Centrafrique : le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) fidèle à sa philosophie et son idéologie, décide de ne pas participer au défilé et à toutes les manifestations festives qui n’ont aucune signification. Le PUR appelle ses militantes, militants, sympathisantes et sympathisants, la diaspora, ainsi que tous les Centrafricains à refuser de célébrer l’occupation de nos territoires, la destruction et l’exploitation illégales de nos richesses et surtout à se réjouir sous un quelconque prétexte, de la mort de nos frères et sœurs livrés aux bandes armées sur les ¾ du territoire », déclare Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR.
Le 1er Décembre de chaque année, le peuple centrafricain commémore la fête de la proclamation de la République Centrafricaine, alors l’Oubangui Chari au temps colonial. Cette année, les Centrafricains célèbrent le 59ème anniversaire de la République.
Pour le PUR, cette date est un déclic dans l’évolution politique de ce pays indépendant depuis le 13 aout 1960. Le parti dénonce la célébration des festivités organisées par les autorités dans un contexte sécuritaire critique.
« Autant ces deux dates sont une occasion de réjouissance populaire, autant elles doivent interpeller les consciences de tous les Centrafricains et nous pousser à la réflexion et à la projection. Au moment où nous nous rapprochons de la date du 1er décembre, les autorités mettent tout en œuvre pour favoriser la plénitude de la Réjouissance populaire sans pour autant créer les conditions pour engager le peuple dans la réflexion tant l’heure est grave », ajoute le président du PUR.
Au lieu de faire face à ce problème crucial de la sécurité, le PUR remarque que les autorités du pays mettent l’accent sur la réjouissance dans la ville de Bangui afin de masquer, selon lui, le tissu de malheur qui couvre plus de 70% du territoire où des Centrafricains vivent comme des animaux.
« Le PUR propose que les Centrafricains profitent de cette journée pour engager des analyses autour des cinq verbes du Président Fondateur B. Boganda, Nourrir, Vêtir, Loger, Soigner, et Instruire pour mesurer l’échec de notre pays et engager une véritable prise de conscience nationale, condition sine qua none de la relance effective de ce pays. Une telle démarche permettra non seulement de penser à ce qu’il faut faire d’urgence mais aussi à tous nos frères et sœurs dont les conditions de vie sont au-delà de celles des animaux », renchérit Eddy Symphorien Kparekouti.
Par ailleurs, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction engage les députés centrafricains à prendre la mesure du danger actuel qui est manifesté, d’après le PUR, par le rassemblement des groupes armés, leur perpétuelle mobilité, leur durcissement de position et le renforcement de leur capacité militaire à un moment où le plaidoyer en faveur du désarmement s’amplifie et le processus prend forme.
« Aujourd’hui il faut sauver le peu d’acquis qui existe avant de penser à faire autre chose car un embrasement sonnerait inéluctablement à notre descente à l’état d’animal », conclue le président du PUR.
En politique, la franchise vaut mieux que le mensonge. Mais le régime touadérateur aux affaires depuis mars 2016, opte pour le mensonge et la tricherie, comme mode de son fonctionnement. Conséquence, les partenaires œuvrant pour asseoir l’impunité en centrafrique tout en misant sur une juridiction appelée Cour Pénale spéciale que le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji tente plus ou moins de la politiser, menacent aujourd’hui de suspendre leurs aides et appui après avoir buté à un mur des tricheurs et menteurs qui ne veulent pas la vérité.
Alors que les choses tendent de s’avancer au rythme d’un chameau bien chargé, l’instinct premier du gouvernement Sarandji est de prendre le dessus par tous les moyens légaux ou illégaux. Le but, d’après les sources bien renseignées, c’est de politiser la Cour pour régler, disent-ils, les comptes de certains leaders. Constatant le double jeu répété du gouvernement sous la manivelle du président Touadéra, les partenaires menacent de cesser tout financement à la CPS.
L’histoire de mécontentement remonte dans la manière de recrutement des Officiers de police judiciaire connus sous l’acronyme des OPJ.
D’après nos informations, la liste des OPJ retenue par le comité mis en place pour faire concourir et retenir ces futurs OPJ A été retouchée selon la volonté du président Faustin Archange Touadéra et de son Premier ministre simplice Mathieu Sarandji . D’après ces sources, les raisons évoquées pour truquer le résultat sont entre autres la présence sur la liste de plusieurs policiers et gendarmes issus de la seule ethnie Yakoma.
Une source proche de la CPS affirme qu’en remontant la compétence de la Cour en 2002, le couple Touadéra-sarandji craint leur mise en examen dans des affaires criminelles qu’ils ont dû prendre part activement avec François Bozizé en leur qualité du Premier ministre et Directeur de cabinet.
« Même le Président de l’Assemblée nationale Karim Méckassoua craint d’être mis en cause pour sa participation aux crimes commis par les lieutenants de François Bozizé et de son fils Francis Bozizé dans le mouvement de leur rébellion de 2002 2003 » conclut cette source sous couvert de l’anonymat.
Pendant que les partenaires sont en train de demander des explications au gouvernement, celui-ci fait sortir rapidement un décret pour entériner leur choix et organise dans une précipitation à la croisière, la cérémonie de prestation de leur serment. Ce qui irrite les partenaires qui ont annoncé de ne plus financer la Cour si le gouvernement ne revient pas sur sa décision.
Les Nations Unies estiment pour sa part que tant que le gouvernement n’est pas revenu sur la précédente liste, la communauté internationale risquerait de suspendre sa Coopération avec la CPS.
Voilà la réalité des choses qui entourent le dossier CPS qui traîne encore et encore.
Centrafrique : Simplice SARANDJI, à nouveau, sur la sellette.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2818-150×99.jpg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Président Touadéra avec Tous les ministres du Gouvernement Sarandji 2 lors du Premier conseil à la Présidence de la république. Credit photo : Présidence de la république.
Bangui, le 15 novembre 2017.
Par : Gisele MOLOMA, CNC.
Sa nomination à la tête du gouvernement, quelques jours après l’investiture de son patron Faustin Archange Touadera, a été très mal aperçue par la communauté des bailleurs de fonds qui viennent en aide au pays depuis le limogeage de son patron à son poste de Premier ministre en 2015. Face à son incapacité de ramener un début de paix dans le pays, et pour occulter cela, il a pu, avec l’accord de son maître, remanier son gouvernement en septembre dernier. Mais, un mois seulement, il est, à nouveau, revenu sur le devant de l’actualité. Son autorité est bafouée par 3/4 des ministres de son gouvernement et ses nerfs, visiblement plein à péter, veulent sortir de sa peau. En cause, son limogeage qui est redevenu une exigence, voire l’unique conditionnalité pour un appui financier au pays. Enquête exclusive CNC au sein d’un tandem en perdition.
Il était une fois l’histoire de deux universitaires qui se connaissaient à peine dans les années 1990. Devenus amis inséparables à force de boire et cheminer ensemble, quelques années plus tard, l’un des deux, propulsé Premier ministre, tire l’autre pour gérer son cabinet. Aujourd’hui, par leurs propres faits et actes, contre toute attente, ils ont la destinée d’une nation sous leurs pieds. Le Premier occupe le poste du Président de la République, tandis que le second est bombardé au poste stratégique du Premier ministre. Politiquement mal formés, ils piétinent sans état d’âme l’avenir de cette nation mise sous pieds. Ce qui poussent certains experts et spécialistes de la Centrafrique à affirmer que, le pays manque de leader et jouit d’un pilotage à vue des amateurs.
Comme disait René Daumal,« on ne va si loin si on ne sait où l’on va ». Élu Président de la République sans programme politique et de société et nommé Premier ministre sans être l’homme détenant le profil nécessaire, le président Faustin Archange Touadéra alias la Tortue et son ami Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji dit Tramadol, ne savent pas exactement vers quelle destination ils mènent la République centrafricaine géographiquement en phase de disparition.
Même si Faustin Archange Touadéra fut le Premier ministre de son parrain politique le Général François Bozizé durant 5 ans, beaucoup affirmaient qu’il ne dirigeait rien en réalité. C’est Sylvain Ndoutingaï qui dirigeait son gouvernement.
C’est un homme qui ne dit jamais NON à un ordre ou à une instruction qu’on lui donne. Avait résumé un des membres de sa famille, le bloggeur Wilfrid Maurice Sébiro, Rédacteur en chef du site d’information en ligne http://www.centrafriquelibre.info/, devenu son Chargé de mission en communication, quand il glorifiait en janvier 2013, Maître Nicolas Tiangaye nommé pour la première fois Premier ministre par François Bozizé en ces termes : « Le nouveau premier ministre centrafricain est tout sauf un homme docile comme son prédécesseur Archange Touadera le fut, devant le président Bozizé ».http://www.centrafriquelibre.info/?p=706
En maintenant, contre toute attente, Simplice Mathieu SARANDJI au poste du Premier ministre, la Tortue de Damara Faustin archange Touadéra veut montrer à la Communauté internationale et aux Centrafricains qu’il n’est pas un homme à céder à la pression d’une manière ou d’une autre. Pourtant, il succombe sous pressions familiales et des « Touadérataux », le nom du nouveau groupe réunissant les Touadérateurs, Fatistes et groupe de soutien au président Touadéra.
Mais depuis quelques jours, le climat change et les nerfs de SARANDJI, remplis du sang et visibles sur sa peau, veulent péter. D’après une source hautement confidentielle, plusieurs Chefs d’Etat et Chefs de gouvernement ayant fournis des troupes en Centrafrique réclament ouvertement son limogeage. Ils emboîtent ainsi le pas à la Communauté des bailleurs de fonds qui ont demandé cela, sans succès, depuis mars 2017. Après les bailleurs de fonds, des diplomates en poste à Bangui et les élus de la nation, c’est autour des pays contributeurs des troupes d’entrer dans le gymnase.
Selon une source proche de la présidence, le départ SARANDJI à la tête du gouvernement est acté. « Sarandji exige de passer deux ans au poste du Premier ministre. Il peut partir avant ou après. Sa durée de pouvoir dépend de l’Accord de Paix avec les groupes armés ». Affirme cette source et de conclure « s’il part avant, il sera payé pour les restes du mois sous forme d’indemnisation politique ».
Dans les guerres de 2013, 2014 et 2015, la Centrafrique n’était pas le dernier pays au monde. Mais après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la Centrafrique boucle la marche du développement humain des nations civilisées ou demi-civilisées.
Comment peut-on expliquer cela ?
Les chiffres ont parlé. Le tandem Touadéra-Sarandji fait face désormais au résultat de leur politique. Près de 2 ans au pouvoir, rien n’a marché avec eux dans tous les domaines. Vont-ils vraiment tenir jusqu’au bout de leur mandat ? Le doute persiste dans la tête des Centrafricains.
Centrafrique : la population civile a besoin d’une protection globale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le village de Gambo en Centrafrique
Bangui, le 15 novembre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
la République centrafricaine est actuellement à un pas d’une flambée généralisée du conflit intercommunautaire.” «Si nous voulons éviter que le pays tout entier ne revienne à la guerre civile, il est urgent de mieux protéger la population civile contre les attaques», a déclaré le directeur régional du Conseil norvégien des réfugiés, Marianne Irion.
Demain, le 15 novembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit pour discuter d’un renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine. Le Secrétaire général des Nations Unies a recommandé la poursuite du mandat et l’augmentation du plafond des contingents par un effectif supplémentaire de 900 militaires.
«la mission de maintien de la paix des Nations Unies devrait être renforcée pour permettre aux soldats de la paix de mieux protéger les civils contre une flambée d’attaques brutales et d’abus», a déclaré Irion. «les dirigeants politiques, les groupes armés et la communauté internationale doivent tous faire leur part pour mettre fin au cycle négatif de la violence qui paralyse actuellement plusieurs parties du pays», a-t-elle ajouté.
Une recrudescence de la violence et des attaques brutales contre des civils dans le Nord et l’est du pays au cours de la dernière année a contraint un nombre croissant de personnes à fuir leurs foyers. Actuellement, un record de 1,1 million personnes sont déplacées par le conflit.
Jusqu’ici cette année, la capitale Bangui a été peu affectée par l’augmentation du niveau de violence. Mais ce week-end, un concert a été attaqué avec une grenade, tuant au moins quatre personnes et blessant une vingtaine d’autres. Plusieurs personnes ont été tuées dans des attaques de représailles qui ont suivi.
«l’attentat de Bangui est un autre rappel de la fragilité de la situation dans le pays, et de l’urgence d’éviter la propagation de la violence», a déclaré Irion.
Elle a également demandé que les organisations humanitaires aient un accès sûr à l’aide aux personnes touchées par la crise. Certains des personnes nouvellement déplacées se cachent dans la brousse, et l’insécurité a laissé beaucoup sans aucun soutien humanitaire pour couvrir leurs besoins fondamentaux.
Zara Mamat s’est enfuie Batangafo il y a quelques mois, après que son mari ait été tué dans le conflit: “cinq de mes enfants sont encore à Batangafo.” J’ai peur de ce qui peut leur arriver. Tout le monde fuit Batangafo maintenant. «tout ce que je veux, c’est la paix et savoir que mes enfants sont en sécurité», a déclaré Mamat au Conseil norvégien des réfugiés.
Faits:
600 000 personnes sont déplacées au sein de la République centrafricaine et 520 000 personnes vivent en tant que réfugiés dans les pays voisins.
Plus de 2,4 millions personnes ont besoin d’aide humanitaire, près de la moitié de la population du pays.
La République centrafricaine se classe au numéro 188 sur 188 pays à l’indice de développement humain de l’ONU.
Le pays est également le sommet de la liste des crises de déplacement négligées du CNRC
Depuis ce samedi 11 novembre 2017, des corps sans vie se comptent dans plusieurs quartiers faisant replonger la capitale Bangui dans une flambée de violences
Face à cette nouvelle tragédie humaine l’Association « Touche pas à ma Constitution » condamne avec la plus ferme énergie ces actes odieux qui ne cessent d’endeuiller les familles centrafricaines et maintenir le pays dans le chaos.
Manifestement il est important d’interpeller le gouvernement centrafricain pour que des actions robustes soient menées afin de sécuriser la population et d’arrêter les présumés auteurs de ces actes odieux.
La Minusca doit de toute urgence déployer tous les moyens à sa disposition afin de rétablir la paix de manière inconditionnelle. Faute de quoi, le Collectif compte saisir le Conseil de Sécurité en vue de faire un plaidoyer pour dénoncer le laxisme des Forces Internationales.
Le Collectif appelle la population au calme et présente toute sa compassion aux familles des victimes et souhaite un bon rétablissement aux blessés.
Fait à Paris, 13 novembre 2017
Le Coordonnateur Général
Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG
Le Secrétaire Général des Nations Unies,
La Fédération internationale des Droits de l’Homme,
L’attaque à la grenade de samedi dernier au cabaret le carrefour de la paix dans le 5ème arrondissement de Bangui, continue de susciter la réaction des Centrafricains aspirant à la paix et à la cohésion sociale. Le Coordonnateur du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wenezoui, dénonce lors d’une déclaration à la presse, cette attaque dont il a attribué le mode opératoire aux djihadistes.
Samedi 11 novembre dernier à 19 heures, des individus non encore identifiés ont largué une grenade dans un bar appelé Carrefour de la paix alors que l’artiste centrafricain Ozaguin Oz avec son groupe Nouvelle écriture livrait un concert. Cette attaque à la grenade a fait une dizaine de morts et une vingtaine de blessés dont des civils et des membres du groupe musical.
Dans sa déclaration à la presse, l’ex ministre de l’environnement, Sébastien Wenezoui à la tête du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation, dénonce cet incident entrainant une spirale de violence dans les quartiers de 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Pour lui, les commanditaires de l’attaque sont venus de KM5 pour commettre le forfait.
« Samedi 11 novembre 2017, des ennemis farouches à la paix venus du PK5 ont jeté une grenade dans un bar faisant des blessés et des morts. Le dimanche à partir de 9 heure, certains habitants du Km5 hostiles à la cohésion sociale, ont profité de cette situation regrettable pour commanditer des représailles sanglantes et aveugles causant des morts d’hommes, femmes et enfants par couteaux et haches, un mode opératoire des djihadistes, qui ont versé à flot le sang des centrafricains pour que tous les efforts de paix et réconciliation échouent et que la population revive un nouveau climat de violence », a fait savoir le coordonnateur du CCR.
Face à cette situation, Sébastien Wenezoui demande aux forces internationales et aux forces de sécurité intérieure centrafricaines d’agir immédiatement contre les actions des forces négatives qui sèment la terreur et versent quotidiennement le sang des centrafricains pour, dit-il, leur pratique de magie et de secte.
En commettant ces actes odieux, Sébastien Wenezoui regrette qu’ils contrarient les efforts de paix ayant abouti au calme dans la capitale.
« Depuis 3 ans, j’ai créé une plateforme mixte, le CCR, qui avait réussi à rassembler les chrétiens et musulmans dans la cohésion sociale et réconciliation, pour essayer de sortir notre pays de la crise. Mais, hélas, les barbares, les seigneurs de guerres=, les farouches opposants à la paix, les vampires et les pratiquants de la magie qui achètent les parties des corps humains sont ce Km55, parce que leur façon de tuer, montre exactement qu’il y a des patrons des sectes qui se sont retranchés en Km5 et financent en manipulation certains jeunes musulmans assoiffés d’argent, à mutiler les corps humains et vendre à ces magiciens pour alimenter leur réseaux de secte et de magie », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l’ex ministre et coordonnateur du CCR demande au gouvernement d’exercer sa mission primordiale qui est celle de protéger le peuple. Il en appelle également aux musulmans de Km5 partisans de la paix de dénoncer ces malfaiteurs en leur sein.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-150×95.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”95″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-150×95.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-300×190.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-285×180.jpeg 285w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Sécrétaire Général de l’ONU en visite à Bangassou en République centrafricaine
C’est parti pour perdurer. Le statu quo s’installe, pernicieusement. Les groupes armés sont, désormais, les vrais maîtres du pays. Ils dictent leurs lois, celles du plus fort, à la population qu’un gouvernement, démuni et désemparé, n’arrive plus à protéger.
Voilà plus de trois ans maintenant que la MINUSCA patauge dans le marigot centrafricain. Les eaux menaçantes montent à toute vitesse. Des noyades sont à craindre. L’ONU avait envoyé 12.000 Casques Bleus. Ils n’ont pu ramener ni la paix, ni la réconciliation nationale. C’est un échec cuisant. Au lieu d’être la solution au terrible chaos qui s’est abattu sur le Centrafrique, elle en est devenue le problème.
Violences sexuelles, actes de pédophilie, trafics de pierres précieuses, commerces illicites et – plus grave encore – soupçons d’accointances avec les rebelles criminels. Aujourd’hui, certaines langues se délient et parlent ouvertement de trafics d’armes entre les ex-Sélékas et certains éléments de la MINUSCA.
Des mesures drastiques de mise au pas des Casques Bleus s’imposent. Pour les Centrafricains, les limites du supportable sont largement dépassées. L’ONU doit impérativement changer de stratégie en Centrafrique: il faut qu’elle passe de la neutralité offensive à un désarmement forcé des rebelles.
900 SOLDATS SUPPLÉMENTAIRES: EST-CE LA BONNE SOLUTION?
Ce ne sont pas les annonces tapageuses et les mises en garde – que les rebelles foulent au pied – qui feront renaître l’espoir en Centrafrique. Ce n’est pas non plus l’augmentation du nombre des Casques Bleus qui rendra efficace le combat contre les groupes armés. C’est la manière de faire. Ce sont les engagements et les tactiques à adopter à l’encontre de séditieux arrogants qui croient détenir la réalité du pouvoir en Centrafrique, en défiant constamment un gouvernement démocratiquement élu.
On a l’impression que l’ONU met sur le même pied d’égalité les rebelles armés et le gouvernement légitime de la République Centrafricaine. Le partage du pouvoir est déjà en marche. La scandaleuse nomination de chefs de l’ex-Séléka au gouvernement et à la Présidence de la République est le résultat des pressions inacceptables des puissances qui interviennent en Centrafrique et qui sont pressées de s’extirper du marigot centrafricain.
Le peuple, principale victime du chaos, subit les coups sanglants des rebelles sans être consulté, tandis que le gouvernement, barricadé dans la capitale, désarmé, manquant d’objectifs clairs et de moyens dans la lutte contre les séparatistes, ne fixe pas à la MINUSCA des contours précis pour ses missions. La réalité du pouvoir ne semble plus lui appartenir. Les violences, en veux-tu en voilà, augmentent tous les jours. Une effrayante litanie de cadavres rythme la descente aux enfers de ce pays damné.
UN BILAN ALARMANT
L’augmentation du nombre des Casques Bleus ne suffira pas pour éradiquer les rebelles armés et mettre fin aux massacres des civils. Les 12000 soldats déjà sur place suffiraient largement s’ils avaient des missions claires pour arriver à protéger les gens et sécuriser les frontières.
Aujourd’hui, le bilan de la MINUSCA en Centrafrique est dramatiquement négatif. Les violences des groupes armés ne s’estompent pas. La démocratie recule inexorablement. Les libertés sont bafouées, les groupes armés massacrent sans discernement. On ne peut pas accepter une situation aussi désespérée. Si l’on veut que la situation évolue dans le bon sens, il faut remplacer d’urgence les chefs de la MINUSCA à Bangui, qui ont failli à leur mission, et renouveler les contingents.
JOSEPH AKOUISSONNE
(13 novembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Dans une telle situation, comment peut-on comprendre que les autorites de Bangui celebrent les festivites du 1er decembre alors que la Centrafrique traverse des periodes tres diffíciles . Le budget de ces festivites pourrait servir et ou aider nos compatriotes qui souffrent dans l’ arriere pays sur le plan educatif , sanitaire et humainitaire . Depuis l’ accession au pouvoir des autorites de Bangui notre pays la Centrafrique se trouve dans une impasse politique en dépit de nombreuses tueries perpetrées par les criminels connus de tous a Bangui et ces tueries sont bien planifiées par centains responsables de la Munusca .
Triste face à cette tragédie du 11/11/17 du Carrefour de paix et continuons à enterrer nos morts et condamnons cette barabrie. Encore une fois les barbares continues de tuer sans distinction, ils tuent des milliers d’innocents dans les villes et villages . La Centrafrique est en Deuil chaque jour ! Quelle douleur pour les familles de disparus et des blessés que de voir autant d’innocents mourir ,Courage au peuple centrafricain .Ces Terroristes , ces monstres doivent etre juger un jour.La vie pour ces familles, ces frères, ces sœurs, ces parents, n’aura plus jamais le même goût. Il n’y aura plus de fêtes pour eux.C’est malheureux que les autorites cherchent toujours à organiser le 1 decembre alors il y a un besoin humanitaire IMPORTANT dans le pays.
La démarche envisagée par les autorites d’organiser ces festivites ne serait-elle pas une erreur politique et ou une decision impopulaire de depenser l’argent du contribuable Centrafricain pour des fins inutiles.