lundi, mai 4, 2026
Accueil Blog Page 488

Centrafrique : Adama Dieng, Conseiller spécial du SG de l’Onu pour la prévention du génocide examine la situation

0

Centrafrique : Adama Dieng, Conseiller spécial du SG de l’Onu pour la prévention du génocide examine la situation

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/78753861-5B19-4E5B-97C5-15E17901EBD8.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Adama Diemg de l’Onu

 

Bangui, le 10 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La mission en République centrafricaine de Adama Dieng court du 6 au 11 octobre 2017. La Minusca qui a rendu public un communiqué, à cet effet, affirme que la mission fait suite aux informations reçues par son bureau faisant état d’une montée des violences intercommunautaires, d’attaques et de représailles opérées par des groupes armés contre les populations civiles dans plusieurs régions du pays.

Evidemment, la situation des droits de l’homme en RCA demeure en effet préoccupante en raison de la récurrence des violations et abus de droits de l’homme et du droit international humanitaire imputés aux différents groupes armés sévissant sur le territoire centrafricain et dont sont victimes les populations civiles.

« Les cas documentés par la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la Minusca et partagés pour information avec le gouvernement et le Bureau de Monsieur  Adama Dieng, portaient entre autres sur les attaques contre les populations civiles, personnes déplacées et personnels humanitaires, les exécutions extrajudiciaires et arbitraires, les menaces de mort, les traitements cruels, inhumains et dégradants, le viol, la violence sexuelle et sexiste, les arrestations et  détentions arbitraires, les enlèvements, le travail forcé, l’enrôlement des enfants soldats et la destruction ou l’expropriation de biens appartenant aux populations civiles », précise le communiqué.

C’est ainsi que préoccupé par ces informations, le Conseiller Spécial a souhaité se rendre en sur- place dans le pays, dans le but de rencontrer les populations, s’entretenir avec les autorités centrafricaines de la situation sécuritaire dans le pays et explorer avec elles, les réponses nécessaires pour réduire les tensions intercommunautaires et assurer la protection des populations civiles. « Sa démarche s’inscrit dans un objectif de prévention d’atrocités criminelles que sont les crimes de guerre, le nettoyage ethnique, les crimes contre l’humanité, et le génocide, ainsi que des incitations à les commettre », indique la Minusca.

A l’agenda de Adama Dieng, une visite en provinces, notamment dans la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute Kotto pour y rencontre également les membres des confessions religieuses, de la société civile, les représentants des groupes armés, les représentants de la communauté internationale, le leadership des Nations unies, ainsi que le Procureur de la Cour pénale spéciale.

En clair, une rencontre à huit-clos est prévue avec le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, avec le Premier ministre et certains membres de la société civile.

Ce lundi 9 octobre 2017, le Conseiller spécial a été face aux professionnels des médias, à qui Adama Dieng demande une implication plus accrue pour prévenir le génocide en RCA, puisque les signes avant-coureurs sont perceptibles, a-t-il indiqué.

Centrafrique : un baron de drogue vénézuélien porté disparu sur le territoire national.

0

Centrafrique : un baron de drogue vénézuélien porté disparu sur le territoire national.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/2167305B-7DDF-4F66-A896-1C0F1C4B21AC.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les policiers centrafricains en patrouille dans une rue de. Bangui
Les policiers centrafricains en patrouille dans une rue de. Bangui

 

Bangui, le 9 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Il y a un mois, un mystérieux homme faisait son apparition sur le sol centrafricain. Probablement en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), il a été arrêté et gardé à vue au commissariat du port Amont au centre-ville proche du marché central de Bangui pour nécessiter d’enquêtes. Or depuis quelques semaines, cet homme est introuvable et la vérité sur sa disparition tarde à s’éclaircir pour le peuple centrafricain. Que s’est-il passé ?

 

Arrivé à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, dans une condition obscure, un homme de nationalité douteuse, mais qui présente tout de même à la police des frontières à son arrivée des documents de voyage vénézuéliens, a été placé en garde à vue pour nécessiter d’enquête dans les locaux du commissariat du port Amont après avoir tergiversé quant à au motif  de son séjour sur le sol centrafricain.

Au commissariat, l’homme avoue avoir séjourné quelque temps en République Démocratique du Congo (RDC), mais continue de nier d’être ressortissant de ce pays. Sentant qu’il ne peut convaincre les enquêteurs de son dossier, le suspect propose à la grande surprise de ces derniers de leur remettre un bakchich de 5 millions de francs CFA pour pouvoir entrer dans Bangui.

Cependant, les policiers, qui doutaient énormément de celui-ci, informent leur chef hiérarchique en l’occurrence leur ministre de tutelle d’alors, monsieur Jean-Serge Bokassa, qui n’a pas tardé de se rendre sur place au commissariat. Contre toute attente, le ministre Jean-Serge Bokassa aurait ordonné sa libération après une petite entrevue avec le suspect.

Du coup, les enquêteurs de ce dossier commencent à douter fortement du comportement de leur ministre qu’ils suspectent d’avoir empoché seul les 5 millions du suspect.

Informé à son tour de l’affaire, le Directeur général de la Gendarmerie nationale (GN), déjà en conflit avec son ministre d’alors Bokassa, informe à son tour son frère ministre de la Justice Flavien Mbata de l’affaire. Le ministre de la Justice de son côté, laissant à part le volet juridique de cette affaire, contacte son collègue de l’intérieur Jean-Serge Bokassa pour demander sa part dans le bakchich remis par le suspect vénézuélien.

Pendant ce temps, ce dernier, suspecté d’abord par les policiers d’être un baron de drogue en fuite, serait toujours introuvable dans Bangui. Contacté par CNC, l’ancien ministre de l’intérieur actuellement en charge du département de l’administration du territoire n’a pas répondu à nos sollicitations. A-t-il été au courant de notre enquête sur ce dossier ?

Pour certains, cet homme pourrait être détenu quelque part dans un silence coupable. D’autres par contre, les enquêteurs chargé de ce dossier dans leur majorité pensent plutôt que cet homme vit toujours à Bangui en liberté au nez et à la barbe des autorités du pays pendant que le Président Faustin Archange Touadéra dit « La Tortue » et son complice Simplice Mathieu Sarandji alias « Tramadole » se contentent à piller les ressources minières du pays.

Affaire à suivre de près…

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ? /

0

 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ?               

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2815.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra au Liban

 

 

 

Bangui, le 9 octobre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après la bataille électorale du second tour des Présidentielles, le candidat des pauvres a été élu contre toute attente. Cette victoire a été saluée malgré tout par des centrafricains de tous bords. La paix, la sécurité était devenu un défi majeur et inscrit prioritairement sur l’agenda des nouvelles autorités. Le rassurant discours d’investiture intronisant le concept peu abstrait de “rupture” a apaisé la souffrance des uns et des autres. Un gouvernement de remerciement composé des membres du collectif de 1% a été mis en place.

 

L’annonce de ce gouvernement n’a pas irrité la classe politique car la priorité était ailleurs. Les institutions républicaines prévues par la constitution ont été mises sur pied et surtout dans le délai. La minuterie du processus DDRR continue de tourner, la table ronde de Bruxelles avec les innombrables promesses de dons,plusieurs rencontres de travail avec les experts de FMI et Banque Mondiale, de multiples voyages avec suite à l’étranger dont deux sommets de l’ONU à New York, des accords de paix précédés de plusieurs rencontres et réceptions des représentants des groupes armés et enfin un remaniement ou réajustement gouvernemental.

Fort de ce regrettable constat, la situation socio-politique du pays qui au demeurant semblait maîtrisable s’est empirée avec la perte d’autorité sur les 3/4 du territoire au profit de la rébellion. Il faut noter au passage que le nombre exact des groupes armés n’est pas défini. On assiste avec impuissance à la recrudescence de la violence avec comme corollaire des milliers des déplacés et réfugiés. Les droits de l’homme sont systématiquement bafoués au profit d’une barbarie inqualifiable. Effaré, le citoyen lambda qui ne sait à quel saint se vouer tente d’apporter des éléments de réponse en s’ interrogeant : pourquoi le pouvoir des nouvelles autorités peine à monter en puissance ? La période d’essai, d’apprentissage ou de grâce n’est-elle toujours pas terminée ? En dépit de quelques recettes fiscalo-douanières, le pays ne cesse de mendier pour remplir la caisse à détournement. N’avez-vous pas constaté qu’on demande trop à la communauté internationale ? Quelles sont les réalisations déjà faites avec les fonds déjà encaissés ? Avons-nous déjà présenté aux différents bailleurs et partenaires au développement les rapports d’activité des fonds  déjà reçus ? La succession des erreurs pyramidaux dans la prise des grandes décisions d’orientation surtout en minimisant leur portée politique expliqueraient cet enlisement.

Ce pouvoir nous a habitué à de dérives de bonne gouvernance et principalement à un déficit managérial  chronique. On gère un pays post-guerre à l’échelle familiale à l’instar des décrets portant nomination des préfets et sous-préfets à qui on a attribué à tort les statuts d”administrateur civil”. Comment comprendre qu’un dépositaire de l’autorité de l’Etat et garant de l’application des lois et règlements dans sa circonscription soit un vendeur de légumes professionnel ? Ce pouvoir impopulaire n’a aucun respect pour le peuple ni pour les victimes et creuse au jour le jour un fossé d’avec le peuple. Le ministre des mines qui s’illustre dans un sextape sur les réseaux sociaux, un ministre conseiller à la présidence de la République qui se croit tout permis et ne cesse de narguer la population sur les réseaux sociaux, le retour incompris de Francis Bozizé qui sera peut être suivi de celui de son père, le flou autour de la question de l’amnistie, la tenue de l’assemblée générale des Ngbakamandja qui crée un climat de méfiance au relent tribaliste, les passeports diplomatiques qui dûment règlementés par des textes sont délivrés à volonté même à des maîtresses et étrangers. Logiquement, ils doivent être exclusivement délivrés à des diplomates mais pour des raisons d’Etat, ils peuvent être délivrés à certaines personnalités pour faciliter l’exercice de leur mission. Par ailleurs, le ministre de la sécurité publique, en manque de stars qui trinque et pose en selfies accompagné de large sourire avec le bourreau du peuple. Ce selfie était-il nécessaire ? À moins qu’ils aient des intérêts communs quelque part.

Selon les propos de l’expert du FMI au sortir d’une audience avec le President de la République, sur 24 ministères seulement 2 ont contribué positivement à la croissance économique dont celui des eaux et forêts. Alors peut-on se permettre de limoger aussi facilement un ministre qui a fait un travail titanesque ? Le système à institué un bourbier, une injustice politique et sociale, l’impunité, la corruption. Pour des intérêts obscures, le nouveau gouvernement passe de 24 ministres à 34. Tout cela explique un manque de sérieux et met à nu la cessité chronique des autorités à innover, a inventé. On remarque également un manque de vision synoptique même à court terme obligeant ainsi les autorités à piloter à vue. Visiblement la machine est grippée et nécessite des soins intensifs.

Fort de ce diagnostic, comment peut-on s’étonner de l’enlisement du système ? Pourquoi s’étonner du maintien de l’embargo sur les armes par l’ONU ? Aux dernières nouvelles, les ministres de l’intérieur et celui des affaires étrangères menacent de rendre leur tablier. Fort de ce macabre constat, ce pouvoir risque d’être fissuré, fragilisé par des démissions pyramidales, heureusement que la démission n’a pas de droit de cité dans notre culture politique. Ce système fabriqué en toutes pièces par les nouvelles autorités ne montera jamais en puissance s’il continue de nier les réalités socio-politiques et économiques du pays. À ce rythme et en conséquence de ce qui précède, la rébellion risque d’accompagner le mandat et rien ne nous garantit qu’elle autorisera une seconde fois l’organisation des prochaines échéances électorales dans les territoires occupés. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

 

 

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

Centrafrique: la réponse humanitaire demeure sous-financée, selon OCHA

0

Centrafrique: la réponse humanitaire demeure sous-financée, selon OCHA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/1FB86D1E-4ED6-44BD-87F0-EE8324F28064.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui 07 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017. L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension, indique le Bureau des affaires humanitaires en Centrafrique (OCHA). Cependant, OCHA fait savoir que la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

 

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 octobre 2017, la Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de répondre aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face.

 

«Des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires », se félicite Najat Rochdi avant de lancer un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région.

 

Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes, à en croire l’OCHA. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013. A ce jour, le Bureau des affaires humanitaires informe que la population dans le besoin est passée de 2,2 au début de l’année à 2,4 millions de personnes.

 

Le Plan de réponse humanitaire révisé (PRH) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars soit 30% des besoins exprimés. Avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise.

 

Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays » a souligné Mme Rochdi.

 

 «Une action humanitaire couvrant les besoins le plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises » a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

 

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

 

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma constitution” relatif à la situation sécuritaire du pays.

0

Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma constitution” relatif à la situation sécuritaire du pays.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bandeau du collectif Touche pas à ma constitution

 

 

Communiqué de Presse 004/ 2017

Depuis un certain moment l’histoire de la République Centrafricaine se caractérise par les massacres de la population civile par les bandes armées, le respect des droits fondamentaux est manifestement bafoué par les détracteurs de la paix.

Cependant, le Collectif «Touche pas à ma Constitution »constate malheureusement ce qui suit :  les élus du peuple Centrafricain n’osent jamais dénoncer et prendre position en faveur du peuple face à la barbarie à ciel ouvert dont le peuple centrafricain est victime.

Il ressort dans les dispositions constitutionnelles de la Loi fondamentale du 30 mars 2016 que le gouvernement est responsable devant le parlement.

Vu l’incapacité notoire et politique des autorités de restaurer la paix et la sécurité gage de la stabilité, la cohésion sociale.

Vu la dégradation de la situation sécuritaire,

Vu les massacres perpétrés sur la population civile par les bandes armées,

Vu le silence complice des parlementaires face au drame subit par le peuple Centrafricain,

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la société civile et défense de droits de l’homme dénonce et condamne avec force le comportement politique irresponsable des parlementaires Centrafricains face à la situation dramatique que connaît le peuple Centrafricain.

 

Fait à Paris, 06/ 09/ 2017

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

 

Ampliations :

 

Le Secrétaire Général de l’ONU,

L’Elysée,

Le Président des USA,

Le Président  en exercice de l’Union Africaine,

Le Président de la Fédération internationale des Droits de l’Homme.

La presse.

 

 

 

 

Centrafrique: le FMI et le gouvernement s’engagent à épurer les dettes sociales et commerciales.

0

Centrafrique: le FMI et le gouvernement s’engagent à épurer les dettes sociales et commerciales.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/7383DCF9-AE2D-4BB4-B9D8-20047AA08FC4.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre des finances Henri-Marie DONDRA et le chef de mission du FMI Samir Jahjah. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Le Ministre des finances Henri-Marie DONDRA et le chef de mission du FMI Samir Jahjah. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui 05 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Dans le cadre du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) s’engage aux côtés du gouvernement centrafricain à épurer les dettes sociales et économiques des précédents régimes en République centrafricaine. Un encagement pris à la fin de la mission de la 3ème revue du programme appuyé par la FEC enclenchée la semaine dernière par une mission de la délégation du FMI à Bangui.

La continuité de l’Etat se concrétise avec l’épuration des dettes intérieures depuis le régime de Kolingba jusqu’à Samba-Panza en Centrafrique. Lors d’une conférence de presse conjointe, tenue le 3 octobre 2017 au cabinet du ministre des Finances et du Budget,  le chef de mission du FMI, Samir Jahjah a réitéré l’engagement du FMI au gouvernement centrafricain.

Au cours de cette conférence de presse conjointe, il est clairement indiqué que les toutes dettes intérieures  seront épurées. L’épuration de ces arriérés de salaires sera concrétisée à partir de la fin 2017.

 « Un toilettage du fichier des arriérés des salaires prouve que le stock global des arriérés se chiffre à environ 70 milliards de francs CFA. Cela représente 28 mois d’arriérés de salaires d’anciens régimes que le gouvernement actuel devra payer au nom de la continuité de l’Etat. Les discussions sur ce sujet se poursuivront entre les 13 et 15 octobre à Washington. Ce qui pourrait débourser le décaissement de ces dettes à partir du mois de décembre prochain », a indiqué Samir Jahjah, chef de mission du FMI à Bangui.

Ces dettes sont de nature sociale, commerciale et bancaire, à en croire  le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra. Un toilettage du fichier des arriérés des salaires au département des finances et du budget a prouvé que le stock global des arriérés se chiffre à environ 70 milliards de francs CFA.

La 3ème revue du programme appuyé par la FEC a permis d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires de l’Etat centrafricain.

D’après l’analyse de la délégation du FMI, le gouvernement centrafricain à rempli les critères de la bonne gouvernance fixés par le FMI. C’est qui de la République Centrafricaine, un bon élève de cette institution monétaire internationale.

 

Centrafrique : Quel rapport entre Dologuélé et le mouvement des syndicats ?

0

Centrafrique : Quel rapport entre Dologuélé et le mouvement des syndicats ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/8E028D50-C1F5-4005-A962-84948E1516A5.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Anicet Georges Dologuélé
Monsieur Anicet Georges Dologuélé

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis quelques semaines, notamment à l’approche de la rentrée académique 2017-2018, et comme à l’accoutumé, la Bourse de travail – lieu de rencontre par excellence des Centrales syndicales a renoué au traditionnel mouvement de foule de chaque samedi. Seulement, la coïncidence entre la résurgence des syndicats et le retour à Bangui du Président de l’URCA (Union pour le renouveau centrafricain) suite à sa longue tournée hexagonale, ainsi que les dernières prises de position de l’opposant, font rappeler aux Soutiens de Touadera, le contrat signé entre l’honorable Anicet Georges Dologuélé et un certain nombre de centrales syndicales en février 2016.

Dologuélé, encore lui, et lui seul… Les Soutiens de Touadera ont encore aperçu sa longue main derrière les derniers mouvements à la Bourse de travail.

Au fait, début septembre, la Bourse de travail a renoué avec ses traditionnelles rencontres des Centrales syndicales. Et, depuis lors, la tension monte au sein des partenaires sociaux, car les dernières décisions qui sont prises par le syndicat correspondent à s’y méprendre à un bas de fer avec le gouvernement. Le syndicat a mis toute la pression possible pour que le gouvernement puisse payer certains arriérés de salaires, notamment du régime Séléka sous Michel Djotodia Am Nondroko, afin de permettre aux parents d’élèves de faire face aux urgences d’inscription et fournitures scolaires.

L’appel du GSTC (Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique), en date du 9 septembre,  par la voix de son Secrétaire général, M. Firmin Zoh-Ponguélé, a été plus explicite sur cet enjeu. « Suite à l’assemblée générale du samedi 9 septembre à la Bourse de travail, les camarades travailleurs dans leur majorité nous ont instruits de vous demander de bien vouloir rejoindre la dynamique de la lutte en cours pour la revendication du paiement des deux mois d’arriérés de salaires », peut-on lire dans cet appel du GSTC qui poursuit qu’ « à ce titre, un document de revendication consigné par tous les secrétaires généraux pourra peser sur les négociations. Devant l’importance de cette revendication, une réunion urgente de concertation entre les secrétaires généraux s’impose ».

De cette initiative du GSTC est né le centre de gravité des dernières tensions entre le gouvernement et le syndicat. Une menace de boycott de la rentrée a d’ailleurs été sur la table du syndicat qui exigeait effectivement le paiement préalable des mois d’arriérés avant la rentrée des classes. Le Premier ministre, Simplice Mathieu Srandji a dû rencontrer les leaders syndicaux pour tempérer provisoirement la situation. Ce qui est sûr, d’un moment à l’autre, si jamais la promesse du PM n’arrivait pas à se concrétiser, la menace du syndicat pourrait être mise en exécution.

Là n’est pas le problème, puisque le syndicat n’a fait que faire son job, d’interpeler le gouvernement dans le cadre de défense des intérêts du bas peuple ou des travailleurs. Seulement, les proches du Président de la République voient derrière cette montée de tension syndicat/gouvernement, une main noire de l’honorable député de Bocaranga 1 et Président de l’URCA, chef de fil de l’opposition centrafricaine. Le point qui a interpelé les Soutiens du chef de l’Etat, c’est selon eux, la coïncidence entre les prises de positions intransigeantes du syndicat et le retour à Bangui de Dologuélé suite à sa tournée hexagonale, et surtout par les dernières prises de paroles toujours acerbes vis-à-vis du pouvoir en place.

Pour être complet dans leur schéma d’accusation contre Dologuélé dans ce feuilleton, les Soutiens du chef de l’Etat ont exhumé et  brandi un Protocole d’accord entre l’URCA et les Centrales syndicales  signé en date du 6 février 2016. Aux termes de ce contrat, les centrales synicales signataires s’engagent à soutenir l’action politique de Dologuélé entre temps candidat qualifié dans le cadre du second tour de la dernière élection présidentielle.

Les signataires sont M. Edmond Dengué du CSTC, Mme Faustine Grothe du CNTC, M. Louis-Marie Kogréngbo de l’ODSTC, M. Oumarou Sanda du FOC, M. Firmin Zoh-Ponguélé du GSTC et M. Hervé Gbaké du SNTC.

A en croire, ces derniers, ce protocole d’accord justifierait à suffisance que « le syndicat, malgré son statut apolitique, joue le rôle de l’opposition de Dologuélé, avec qui, il parle le même langage pour enfreindre les actions du gouvernement ».

Faut-il rappeler que ce n’est pas la fois que Dologuélé est accusé par les Soutiens du Président de la République d’être l’intelligence des manouvres de déstabilisation du pouvoir. L’on se souviendra du rocambolesque feuilleton putsch manqué dont Dologuélé a été indexé ; la manifestation échouée du 9 septembre projetée par la diaspora de France pour demander la démission de Touadera où certains proches du Président extrapolent même que Dologuélé aurait remis 1500 euros à chacun des manifestants ; la dernière prise de position du GTSC (Groupe de travail de la société civile) également.

Bref, l’ombre du chef de fil de l’opposition plane, selon les soutiens du chef de l’Etat, sur tous sulfureux dossiers qui minent la République. Et, l’on s’interroge, cela va-t-il aller jusqu’où et jusqu’à quand ?

Centrafrique : La Minusca annonce l’arrivée de Antonio Guterres

0

Centrafrique : La Minusca annonce l’arrivée de Antonio Guterres

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres

 

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Du 24 au 27 octobre prochain, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, effectuera une visite de travail en République centrafricaine. L’annonce a été faite, ce mercredi 4 octobre 2017, par Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca, lors de la conférence de presse hebdomadaire instituée par la mission de l’Onu dans le pays.

« Le mois d’octobre sera marqué par des visites de hauts responsables des Nations unies en Centrafrique qui permettront de poursuivre notre engagement et de réaffirmer le partenariat entre l’Organisation aux côtés des autorités et du peuple centrafricains. Le Secrétaire général séjournera en Centrafrique du 24 au 27 », a annoncé Vladimir

Il s’agira pour le patron de l’Onu de s’enquérir de la situation sur le terrain. C’est pour cela qu’il se rendra  à l’intérieur du pays pour voir la réalité là-bas. Sauf que jusque-là l’agenda précis sur les détails de la mission n’est pas encore disponible, pour savoir quelles villes de provinces sont choisies pour accueillir Guterres.

Profitant de l’occasion, Vladimir Monteiro annonce l’arrivée à Bangui du Conseiller spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Prévention du génocide. « Bien avant le Secrétaire général, ce sera son Conseiller spécial en charge de Prévention du génocide, M. Adama Dieng qui sera à Bangui, ce vendredi 6 octobre, pour une mission d’une semaine. Ce dernier aura des entretiens avec les autorités nationales, la société civile y compris des leaders religieux et des organisations de femmes, ainsi que l’équipe des pays des Nations unies et les partenaires internationaux. Il sera également reçu par le Chef de l’Etat et le Premier ministre ».

Sur place sur le terrain, le Porte-parole présente l’inquiétude qui pèse sur la Minusca, notamment en ce qui concerne les capacités opérationnelles de la force à répondre aux violences perpétrées par les groupes armés, et surtout par la résurgence des foyers de tensions dans le pays.

« Ces visites auront lieu au moment où nous assistons à une dynamique des conflits à Bangassou et plus largement dans le Sud-est, avec des affrontements entre communautés entières. Il y a une multiplication des tensions et la capacité de la Minusca est mise à rude épreuve, y compris avec les attaques par des soi-disant auto-défenses et qui ont coûté la vie à 12 casques bleus », a souligné Monteiro qui ajoute par ailleurs que « la sécurité reste donc un défi majeur pour la Minusca et c’est pourquoi le Secrétaire général a fait le plaidoyer pour le renforcement des capacités de la Minusca ».

Aussi, cette occasion a permis au Porte-parole de la Minusca de répondre aux questions des journalistes sur quant à l’expiration, lundi dernier, de l’ultimatum intimé aux éléments des 3R et Sidiki de quitter la ville de Bocaranga. Ce qui n’est pas fait jusqu’aujourd’hui. A en croire Monteiro, et reprenant les termes du Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga Anyanga, la Minusca n’est pas en Centrafrique pour faire la guerre. Il n’y a pas de solution militaire à la crise. L’usage de la force ne servira à rien si elle n’est pas soutenue par un dialogue politique, comme le promeut le Président Touadera. « Nous ne ferons pas la guerre, mais nous continuerons à combattre tous ceux qui, dans la mesure de nos capacités et de notre mandat, s’attaquent aux populations et menacent la stabilité et les institutions légitimes », précise-t-il.

Comme pour rassurer Vladimir Monteiro a affirmé que la mission onusienne continue à travailler sur tous les fronts comme en témoignent les contacts réguliers entre le Représentant spécial et les Représentants spéciaux adjoints avec les autorités centrafricaines ainsi que les missions sur le terrain pour rencontrer les populations et les acteurs, dans le cadre de notre soutien pur n retour à la paix durable à travers le dialogue.

CENTRAFRIQUE : LA MALÉDICTION

0

CENTRAFRIQUE : LA MALÉDICTION

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

EMPÊCHER LA DESCENTE AUX ENFERS…

         

Les flammes ont embrasé la République Centrafricaine depuis trois ans maintenant. Les Centrafricains, abandonnés par des dirigeants cupides et dépourvus de patriotisme, nen peuvent plus. A bout de nerfs, aux abois, ils souffrent, ils meurent. Comment pourraient-ils rester l’échine courbée par le poids des injustices dont se rendent coupables leurs dirigeants manipulés par les forces étrangères ?

          Il faut sortir par tous les moyens de cet état imposé de l’extérieur à des dirigeants centrafricains serviles. Les multiples tentatives de dialogue engagées avec les rebelles n’ont abouti à rien : ils restent arcboutés sur leurs exigences. Mais comment leur accorder l’impunité pour les crimes de guerre et contre lhumanité dont ils sont responsables ?

          La situation en Centrafrique navigue de mensonge en mensonge, entre les autorités du pays et les forces internationales. Les populations ? Elles sont zappées. Dans cette configuration de blocage, on ne voit pas comment les efforts déployés par le président Touadera et la communauté internationale pourraient aboutir. Il faut, impérativement, que les Centrafricains soient associés aux efforts de réconciliation.

          Car la résolution de l’instabilité chronique de la République Centrafricaine nest pas uniquement du ressort des politiciens et de leurs mentors étrangers. Quont-ils fait dautre jusqu’à présent que démontrer leur incapacité à tablir la paix et la réconciliation dans le pays ? Ces politiciens égoïstes ne sont préoccupés que par leurs propres intérêts. Frustrés d’avoir perdu les élections présidentielles, ils se livrent à des joutes oratoires politiciennes, alors que leur pays est en feu.

          En ces temps où une dure nuit semble s’être emparée de la R.C.A. et de ses habitants, lessentiel demeure dans les critiques constructives qui nourrissent le combat contre les bandes armées. Ces rebelles ne seront vaincus que si on peut tabler sur l’unité de la Nation Centrafricaine.

 

…APRÈS 57 ANS DE GABEGIE

          Depuis la tragique disparition de Barthélémy Boganda, père fondateur de la République Centrafricaine, le pays semble être marqué par le sceau dune malédiction indélébile.

          Ce ne sont pas seulement les scories de la colonisation qui handicapent cette République, à la renverse et pourtant si riche. Ce sont surtout ses dirigeants, complexés et incompétents, et tous ses responsables prédateurs, qui perpétuent une pensée et des comportements colonialistes. En pratiquant une gouvernance dévoyée, ils ont obstrué la route du développement de leur pays.

          Injustice sociale, impunités chroniques, détournements continus des fonds de lEtat, duperies cyniques de la population, népotisme, clanisme, régionalisme et toute-puissance de loligarchie : telles sont les causes majeures de la descente aux enfers du peuple centrafricain. Et les populations, abandonnées sur le quai, regardent passer, la rage au cœur, le train des ripailles indécentes.

          Les biens mal acquis appauvrissent l’État mais s’étalent, insolemment, sous les yeux dune population qui meurt de faim : 4X4 rutilants, dont un rétroviseur suffirait à nourrir une famille pendant plusieurs jours ; villas cossues de milliardaires, dont le coût permettrait de construire plusieurs habitats sociauxIl est à noter que beaucoup de ces nouveaux riches sont, en fait, issus de milieux ruraux et paysans.

          Mais, en dehors de cette caste privilégiée, il faut savoir quun Centrafricain sur deux vit avec moins d’un dollar par jour. C’est un comble pour un pays si riche en matières premières ! Ce peuple courageux a dû se transformer en quémandeur de l’aumône internationale.

          La République Centrafricaine est systématiquement classée parmi les pays les plus pauvres du monde par les organismes occidentaux. Si on prend la peine de chercher les raisons de cette aberration, on les trouve sans difficulté : pillage depuis environ deux cents ans des matières premières par la puissance coloniale ; transformation du pays en comptoir colonial et des populations en main d’œuvre corvéable à merci ; en outre, jusqu’à nos jours, gestion économique et politique de la R.C.A. depuis Paris. Les dirigeants successifs semblent être devenus des Consuls de France. Un détail a choqué : on a pu remarquer, en effet, que, lors de sa visite en tant que Chef d’Etat à Élysée, Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine, navait pas eu droit au tapis rouge – qui a été déroulé, en revanche, pour le président du Liban qui le suivait… Personne n’a bougé à Bangui pour protester. Cette sorte dhumiliation naurait-elle pas pu faire réagir la classe politique ?

 

QUEL AVENIR POUR LA R.C.A. ?

          Il faut un sursaut des dirigeants. Il faut quils quittent cet immobilisme qui semble les figer, quils frappent du poing sur la table et signifient aux puissances étrangères quils sont les dirigeants dun pays souverain.

          Les forces qui interviennent depuis trois ans dans le pays ont montré leurs limites. La situation na jamais été aussi catastrophique. Solution : le  départ, ces forces  devenues un problème.

Les dirigeants de la Centrafrique, pays souverain, peuvent très bien conclure des accords bilatéraux de défense avec dautres pays, solliciter, par exemple, linclusion militaire des États-Unis ou de la Chine dans le conflit.

          Par ailleurs, les actions des milices d’auto-défense, qui ont lancé des offensives pour chasser les envahisseurs Janjawid du Soudan qui occupent les villes du Haut-Mbomou, sont à diter et à encourager.

          Le nouveau gouvernement devrait aussi demander le rapatriement de certains Casques Bleus, ceux qui soutiennent les Sélékas contre les Chrétiens. Car ils sont en train de transformer le conflit en un affrontement religieux qui na pas lieu d‘être.

          L’espoir existe. Pour parvenir à empêcher la descente aux enfers de la Centrafrique, il faut que le gouvernement devienne un gouvernement de combat. Il peut chercher les voies du dialogue, certes, mais pas à n’importe quel prix. Il en va de lhonneur du pays.

                                                                                                                                   

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : plus de 64 000 réfugiés centrafricains en RDC sont dans des conditions déplorables.

0

Centrafrique : plus de 64 000 réfugiés centrafricains en RDC sont dans des conditions déplorables.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Patrick Blepou, CNC.

 

Une flambée de violence en République centrafricaine a fait 64 000 plus de personnes à fuir vers la République démocratique du Congo voisine entre mai et août, l’Agence des réfugiés de l’ONU a déclaré mardi, laissant de nombreux villages congolais dépassés.

«des milliers d’autres sont également censés avoir traversé la frontière, mais se trouvent dans des zones difficiles à atteindre pour les organismes d’aide en raison d’un terrain difficile ou de groupes de miliciens», a déclaré Andreas Kirchhof, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Le HCR a récemment essayé de fournir de l’aide aux réfugiés près du village frontalier de Bangassou, mais les camions se sont coincés dans la boue afin que le personnel a dû prendre les fournitures à travers sur les motos, at-il dit.

Il y a un peu moins de 170 000 réfugiés de la RCA immatriculés au Congo, et de nombreux villages congolais ont été incapables de faire face à l’afflux, Kirchhof ajouté, entraînant un manque de services de base tels que les soins de santé et l’eau potable propre.

«certains (villages) ont quadruplé en taille.» Même avant, ils avaient dans les meilleurs petits postes de santé pour leur population. Souvent, il n’y a pas assez d’eau potable.

«selon les réfugiés, de vastes zones de la région frontalière sont maintenant sans habitantss.» Ils disent, toutes les infirmières, les médecins et les enseignants ont fui, disent-ils.

La République centrafricaine, riche en diamants mais frappée par la pauvreté, est en crise depuis la fin 2012, lorsque la violence éclate entre les groupes rebelles musulmans et chrétiens.

Après une période de calme relatif en 2016, les combats ont éclaté à nouveau au début des 2017 dans diverses villes à travers le pays.

Centrafrique : l’ONG internationale MSF au chevet des déplacés du conflit en RCA.

0

Centrafrique : l’ONG internationale MSF au chevet des déplacés du conflit en RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.
CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : CNC avec MSF.

 

La violence a conduit à plus de 600 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, le plus grand nombre depuis avril 2014. Les combats renouvelés ont également contraint 60 000 personnes à passer en République démocratique du Congo depuis la fin du mois d’avril 2017. Alindao, Bria et Bangassou (entre autres) ont vu l’écrasante majorité de leurs populations déplacées (16 000 personnes déplacées à Alindao sur une population de 18 000, et 41 000 déplacés dans Bria sur une population de 47 000). À Bangassou, 2 000 personnes déplacées vivent encore sur le site de l’église catholique et 7 000 personnes ont cherché refuge sur le site du centre de santé Zémio lorsque les combats ont débuté en juin. Ces sites ne sont pas adaptés à leurs besoins et manquent de services de base comme l’eau, les latrines et les abris, augmentant le risque d’épidémie.

Les gens cherchent refuge dans les hôpitaux, les églises et les mosquées, mais se cachent aussi dans la brousse pendant de longues périodes de temps. En plus des blessés de guerre, MSF voit les conséquences directes de la violence sur la santé des populations civiles: les enfants ne peuvent pas atteindre les installations médicales pendant la saison du paludisme ; les campagnes régulières de vaccination, le traitement du VIH et de la tuberculose (TB) ont été interrompus;

les femmes enceintes sont reparties sans aide lorsqu’elles accouchent.

En novembre 2016, les combats lourds à Bria-où MSF exécute habituellement un projet pédiatrique-contraint des milliers de personnes de leurs foyers. Les combats se sont propagés aux villages voisins, et des civils ont été ciblés. Les équipes de MSF ont répondu à la situation en soutenant les soins chirurgicaux de traumatologie et en installant des cliniques mobiles. En mars, le projet pédiatrique de MSF s’est de nouveau déplacé en mode d’urgence pour répondre à un afflux de blessés après des combats renouvelés. L’équipe a soigné 24 blessés à l’hôpital Bria, renforcé des cliniques mobiles pour mieux atteindre les populations touchées par la violence.

les combats ont éclaté à Bria le 15 mai entre les membres de la coalition dirigée par FPRC et les miliciens  «d’auto-défense» locale. Le conflit a déplacé la grande majorité de la population de la ville, maintenant rassemblée dans les camps. Au cours de la seconde moitié du mai, les équipes de MSF ont vu 1 100 personnes lors de consultations externes, et ont également lancé des cliniques mobiles à Bria et dans les villages environnants, fournissant 860 consultations aux personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI). MSF a également fourni de l’eau au camp et a aidé à construire des latrines.

Centrafrique : une haute mafia signalée à la banque CBCA, les hauts cadres mis en cause

0

Centrafrique : une haute mafia signalée à la banque CBCA, les hauts cadres mis en cause

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/CC6F5113-A82B-44F5-8F19-99CA8DBF9E31.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Yves Déssandé, le Directeur Général de la CBCA
Monsieur Yves Déssandé, le Directeur Général de la CBCA

 

 

Bangui 04 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le personnel de la Commercial Bank Centrafrique monte au créneau pour dénoncer, selon informations reçues, des magouilles entretenues par les hauts dirigeants. Une mafia opérée sous forme d’audit s’est produite dans cette Banque a révolté le personnel. Les hauts cadres dont le Directeur Général de la CBCA sont directement pointés du doigt.

 Selon des informations proches du personnel, depuis le 25 septembre 2017, une mission étrangère dite d’audit est arrivée incognito dans les locaux de la Commercial Bank Centrafrique composé de Patrick Choufa, administrateur réseaux GIE et Christian Bitaya Andengue, Sous-directeur informatique CBC/Douala. Dès leur arrivée, les responsables informatiques de la CBCA ont été interdits d’accès à leurs bureaux et aux outils informatiques.

D’après des sources concordantes, le comité de Direction organe de décision de la Banque n’a pas été associé, ni de près, ni de loin à cette mission présentée comme audit. De ce fait, les mots de passe et le code d’accès ont été extorqués et remis à la mission, soit en disant sous l’influence des autorités administratives de cette Banque et que l’entrée de la sous-direction informatique a été placée sous contrôle des éléments de la gendarmerie en service à la CBCA.

 

Cette mission a travaillé durant une semaine sur le système informatique de la CBCA en dépouillant le service audit interne de la Banque de ses prérogatives de contrôleur permanent de cette institution financière.

Cet état de fait interpelle le personnel de la CBCA du danger que pourrait courir la Banque dont l’Etat centrafricain est majoritairement actionnaire. Ainsi, pour la sauvegarde de la Banque, le personnel s’est vu obliger de saisir les autorités compétentes en matière en occurrence le ministre des finances et de budget.

L’ambiance de travail à la CBCA

Selon des informations proches de la Direction Générale, le personnel a été conscientisé plusieurs fois lors des réunions aux respects de la législation en vigueur et en attente d’une contribution positive pour l’épanouissement de la Banque.

Cependant, tout le personnel a été  interloqué par des multiples sanctions régulières qui est sont qualifiées d’irrégulières et arbitraires par le ce dernier. C’est là où vient le mécontentement du personnel conduisant à l’incompréhension sur la mission d’audit dans cette Banque.

Le personnel quant à lui a exposé les agissements du Direction Générale à l’égard du personnel dans une correspondance adressée au ministre des finances et du budget à savoir l’agression verbale, l’harcèlement du personnel, le stress et traumatisme du personnel, l’absence du dialogue social en milieu professionnel.

L’un des membres de cette mission venus du Cameroun a été arrêté à l’aéroport de Bangui, alors qu’il était en train de quitter le territoire centrafricain en catimini, pendant que l’autre membre reste encore à Bangui. D’après le personnel de la CBCA, cette mission est venue effacer les traces de la mafia des hauts cadres de la Banque.

A cet effet, le personnel de la CBCA menace de cesser les activités bancaires temporairement en vue de sécuriser le dépôt de la clientèle et demande une contre-expertise et le rapport des travaux réalisés par cette mission étrangère.

 

Centrafrique : La Banque Africaine de Développement au chevet des élèves et lycéens.

0

Centrafrique : La Banque Africaine de Développement au chevet des élèves et lycéens.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/61338736-3EFE-40CA-AFA1-29F0DBA7CE17.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Martial Thierry OUANDÉ. Crédits Photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.
Monsieur Martial Thierry OUANDÉ. Crédits Photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.

 

Bangui le 04 Octobre 2017, CNC.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

L’engagement de la Banque Africaine de Développement (BAD) d’accompagner les autorités du pays dans le cadre du Programme d’Appui à la Reconstruction des Communautés de Base Phase 1 (PARCB-1) pour le relèvement du pays commence à porter fruit. Les fruits, des nouveaux bâtiments  scolaires construits par les fonds propres de la BAD. Pour en savoir davantage, CNC reçoit le Coordonnateur National – Point Focal-BAD, Martial Thierry OUANDE, qui nous situe sur le progrès des travaux de réhabilitations / constructions  des infrastructures scolaires, l’un des importants projets financés par son Institution en Centrafrique.

.Jefferson Cyrille YAPENDE : Monsieur Martial Thierry OUANDE bonjour. Vous êtes le coordonnateur National  – point focal BAD en Centrafrique. Certes, vous travaillez en collaboration avec le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération. Dites-nous, où en sommes-nous  avec la construction et la réhabilitation des bâtiments scolaires ? Les cas des lycées : Gobongo, Technique de Bangui et Professionnel Féminin.

Martial Thierry OUANDE : Bonjour Monsieur le journaliste. Pour répondre à votre question en ce qui concerne la construction des infrastructures scolaires, notamment aux lycées : Technique de Bangui, Professionnel Féminin, Gobongo,  le Jardin d’Enfant de Fouh et l’École des Métiers d’Art,   je pus vous rassurer que si tout passe bien, sous peu de temps, nous allons procéder à la réception provisoire. Du moment où les travaux ont été depuis attribués à deux entreprises, une nationale intitulée SNCMBA  et l’autre étrangère COBAC pour réaliser ses travaux et que nos ingénieurs au niveau des structures techniques ont déjà procédé, il y’a deux semaines, à la réception technique et ont formulé beaucoup de réserves. Il était  question d’ici la semaine prochaine qu’on aille lever ces réserves afin de programmer la réception définitive. Voilà de manière succincte ce que je pourrais vous dire par rapport à votre première préoccupation.

Jefferson Cyrille YAPENDE: La rentrée académique 2017-2018  est déjà effective depuis le lundi 2 octobre. Connaît-il de l’inauguration de ses bâtiments ?

Martial Thierry OUANDE : Oui, comme je vous avais dit tout l’heure que nous  avons déjà procédé à la réception technique et que toutes les réserves soient levées provisoirement. Certes, au courant de cette semaine l’inauguration aura lieu. Mais néanmoins, l’inauguration dépend plus de l’agenda des autorités. Et il y’ a cela une semaine, nous avions tenu une réunion élargie avec les structures, les Chefs de départements bénéficiaires des bâtiments de ce projet, ainsi que les entreprises pour préparer  l’inauguration de ces infrastructures. Mais cela va se faire de manière imminente.

Jefferson Cyrille YAPENDE: Après le volet  construction,  aura-t-il un autre pour le rééquipement de ces bâtiments, à l’exemple du Lycée Technique de Bangui  où la plupart de leurs machines seraient déjà caduques et hors d’usage?

Martial Thierry OUANDE : vous conviendriez avec moi que la Banque Africaine de Développement (BAD) ne finance jamais les activités à moitié. La  BAD, dans le cadre de ce projet Programme d’Appui à la Reconstruction des Communautés de Base, Phase1 (PARCB-1), a posé la construction voire réhabilitation,  ainsi  que l’équipement de ces infrastructures. Je peux encore aller  plus loin pour vous dire qu’il y’aura aussi la formation des enseignants. Et au courant de l’année qui s’écoule, on a déjà passé le recyclage des enseignants.  En plus les meilleurs élèves du Lycée Technique seront envoyés dans la sous-région pour subir des formations afin de venir renforcer les enseignants qui sont sur place.

Jefferson Cyrille YAPENDE : Pour en finir, dites-nous concrètement votre principal objectif ?

Martial Thierry OUANDE : Notre principal objectif est de faire face aux facteurs de fragilité qui entravent la stabilité, la croissance économique et le développement durable de la République centrafricaine.

Jefferson Cyrille YAPENDE : Nous vous remercions.

 

Martial Thierry OUANDE : C’est plutôt à moi de vous remercier.

Au moment où nous mettons sous presse cette interview, nous apprenons que la cérémonie de remises de ces bâtiments aura lieu ce jour 04 octobre sous le Très Haut patronage de son Excellence, Faustin Archange Touadéra entouré des membres de son gouvernement présents à Bangui, des Chefs des missions diplomatiques et des Présidents des Institutions de la République.

 

Propos recueillis par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

 

Copyright2017CNC

Centrafrique/Kampala : L’ancien président François Bozizé n’est plus en Ouganda

0

Centrafrique/Kampala : L’ancien président François Bozizé n’est plus en Ouganda

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/127AADEB-4C71-47D5-9560-3F5E912BE217.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l’ancien Président François Bozizé
l’ancien Président François Bozizé

 

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

L’ancien Président centrafricain, Général François Bozizé Yangouvonda serait introuvable depuis cinq jours à Kampala, ville qui l’a accueilli dans son exil en 2013. Cette information tombe alors que Bozizé est sous sanction des Nations unies, avec interdiction de voyages et gèle des avoirs.

Depuis Ouganda où il se faisait de moins en moins parlé de lui, François Bozizé crée la confusion et rasasse l’actualité. Depuis cinq jours, il serait introuvable à Kampala. Pourtant, il reste sous sanction des Nations unies qui lui fait interdiction de voyager. Peut être qui a procédé comme Nourredine Adam et compagnies qui se foutent de ces sanctions onusiennes pour faire leurs affaires à travers les pays de la sous-région, voire ailleurs ?

Seulement, aucune information ne fuite jusque-là quant à la destination prise par l’ancien Président de la République. Et l’on s’interroge… Bozizé serait-il en villégiature quelque part dans un coin de Kampala ? A-t-il quitté l’Ouganda ? Où a-t-il pu aller ? Ces questions restent encore en examen. Toutefois, des rumeurs font état de ce qu’il serait même à Bangui.

Notons que cette mystérieuse disparition intervient quelques semaines seulement après la rentrée politique du ‘’Kwa na kwa’’ le parti fondé par François Bozizé, à Bangui. L’on a remarqué que les grandes décisions politiques prises à cette occasion ont toutes été signées par le Président fondateur.

A suivre…

Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

0

Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3C658DD6-1168-4A17-9F65-F431787303D0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis plus de deux semaines, le Directeur général adjoint de la Police centrafricaine en charge de l’Emigration-Immigration Bienvenu Paterne Nguimalé séjourne en Europe. Il s’agit pour l’officier de trouver de solutions idoines au récurrent problème de délivrance de passeports aux Centrafricains vivant dans cette contrée.

Il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Intérieur, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.

A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et  justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».

Aujourd’hui, le Président de la République, avec les sages conseils techniques qu’il a reçus des Techniciens de l’Emigration – immigration, il a dépêché un homme de terrain, en la personne de Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration, en Europe pour traiter ce problème. « A dire vrai, le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra ne s’était pas trompé de personne en choisissant l’officier de la police Bienvenu Paterne Nguimalé comme responsable de la direction adjointe de la police en charge de l’Emigration-Immigration, car ce dernier, dès le premier jour de sa nomination n’a cessé de se démarquer », commentent nos confrères de ‘’Le vigilent info’’.

Sur place, le nombre de demandes de passeports exprimées par les Centrafricains de France et d’autres pays européens, est bien impressionnant au-delà des attentes. Le DGA serait même surpris devant la demande. L’initiative elle, a été très saluée par les compatriotes vivant en Europe. Dès son retour, le bilan sera sur la table, en vue de mesurer le lot du travail que le DGA a effectué durant ces deux semaines au service de la diaspora. Toutefois selon les échos des travaux du DGA, c’est comme de la mission accomplie.

Centrafrique : l’ONG Cordaid face au défi du terrain à Bocaranga.

0

Centrafrique : l’ONG Cordaid face au défi du terrain à Bocaranga.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2687.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Déplacement de la population fuyant la guerre-civile en Centrafrique

 

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : CNC avec Rélief.

 

“les pluies ont inondé et endommagé nos huttes et nos champs.” L’eau potable est rare et les maladies rendent la vie encore plus précaire. C’est ainsi que les populations déplacées à Bocaranga, dans la région occidentale de la République centrafricaine, ont décrit leur situation actuelle à l’équipe de Cordaid.

 

“l’eau arrive!”

s’exclameArlette, une femme de 35 ans, mère de 9 enfants et vivant dans le petit village de Mbilaye, nous a dit: «je me suis endormi sans soucis autour de 21 heures.» En effet, la saison des pluies a atteint son point culminant, mais je ne m’attendais pas à ce qui allait se passer. A 2 heures du matin, j’ai été soudainement réveillé par les grondements des tonnerres et les cris des voisins, criant à haute voix: «l’eau arrive!» L’eau arrive! Très rapidement, l’eau était partout dans le village, les huttes ont commencé à céder, les gens ont quitté précipitamment leurs maisons, apportant les quelques effets personnels qu’ils pouvaient emporter avec eux. Nos champs sont complètement inondés, les jardins sont sous l’eau, et nos approvisionnements alimentaires sont complètement détruits et endommagés par la rage de l’eau.

Une autre personne déplacée, Kozo Samuel (52 ans, père de 8 enfants) a expliqué: «les inondations ont détruit mes terres et mes plantations de manioc, d’igname, de maïs et d’arachide.» No Clement (52 ans, père de 11 enfants), déplacé de koui et vivant à Mbilaye a déclaré que c’était le plus grand déluge dans la région depuis qu’il a vécu là-bas et qu’il était inquiet de ce qui pourrait arriver pendant le reste de la saison des pluies.

 

Aide d’urgence et sensibilisation

Les équipes techniques de Cordaid (sécurité alimentaire, eau et assainissement, mobilisation et protection de la Communauté) collaborent afin d’aider les populations déplacées qui ont tout perdu. Ils ont distribué des rations alimentaires d’urgence et ont fourni un soutien pour relancer les activités de base, ainsi que pour mener des activités de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement.

Malgré ces efforts, les besoins humanitaires sont énormes et exacerbés par la situation de la sécurité instable qui persiste dans la préfecture de Ouham Pendé et le changement climatique, qui a une incidence négative sur la résilience des populations les plus vulnérables.

 

Aléas climatiques

Dans le village de Manja, Eugénie BANGUE (37 ans, mère de 7 enfants) nous a dit qu’elle s’inquiétait de l’impact de l’ajout des aléas climatiques à la situation déjà existante de l’insécurité et de la tension sociale qui prévaut dans la Bocaranga sous-préfecture. Étant donné ses conditions de vie déjà difficiles, elle prie pour que plus de pluies dévastatrices arrivent et reste optimistes que l’aide de Cordaid lui permettra au moins de reprendre ses activités agricoles.

Étant donné les nombreuses difficultés que les communautés déplacées et les collectivités hôtes de Ouham Pendé confrontent, l’aide humanitaire de Cordaid est plus importante que jamais, pour aider ces communautés à maintenir leur dignité et à renforcer la résilience des défis qui se posent avant.

 

 

 

Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

0

Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2900.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 3 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2017, les habitants de la commune de Baboua à environ 100 kilomètres de la ville de Bouar se sont réveillés brutalement par des détonations d’armes légères. Pris de panique, certains ont pris le chemin de la brousse pour se réfugier, d’autres par contre se sont cloîtrés chez eux jusqu’au petit matin. Que s’est-il passé ?

 

Selon les premiers éléments recueillis par les Gendarmes qui ont su repousser l’attaque, les assaillants seraient des miliciens Anti-Balaka qui auraient pris d’assaut leur poste cette nuit.

D’après un Gendarme détaché dans cette localité et contacté par CNC, les assaillants, probablement à la recherche des armes et munitions pour commettre d’autres crimes longtemps que possible et libérer l’un de leurs arrêtés il y’a quelques jours auparavant, se sont heurtés à une résistance farouche des éléments gendarmes en poste cette nuit. Finalement ils ont été repoussés et pourchassés.

Il est aussi important de signaler que les miliciens Anti-Balaka, très nombreux dans le secteur, opèrent non seulement à la frontière du côté camerounais de temps en temps, mais aussi du côté centrafricain. Des braquages, vols et enlèvements des personnes sont régulièrement signalés de deux côtés de la frontière centrafricano camerounaise avec à chaque fois les Anti-Balaka comme les principaux suspects.

Tandis que les Gendarmes repoussent une attaque des hommes armés assimilés aux Anti-Balaka, les eux-combattants rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine, cantonnés dans une école proche de Baboua dans le cadre du pré-DDRR, sont en grève à la suite de la mort de l’un de leurs commandants heurtés par un taxi-moto. Ils ont barricadé l’axe principal dit RN1 menant à la frontière du Cameroun. Du coup les commerçants hésitent encore d’empiéter cet axe et les produits importés commencent à se faire rares sur le marché.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : la Cour Pénal Spéciale, les avancées et difficultés.

0

Centrafrique : la Cour Pénal Spéciale, les avancées et difficultés.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2428.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 3 octobre 2017.

Par : Erica  Bussey, conseiller juridique spécial.

 

Il a été un processus long et lent, mais progressivement la Cour pénale spéciale en République centrafricaine (CPS), un tribunal «hybride» qui a compétence sur de graves violations des droits de l’homme et de graves violations du droit international humanitaire commis depuis 2003, commence à prendre forme. Dans un pays où il y a des faiblesses systématiques avec le système de justice, une profonde méfiance des juridictions nationales, et où les auteurs présumés de crimes des deux côtés vivent ouvertement dans la communauté impunément, cette Cour est le dernier recours pour beaucoup.

La CPS, établie par la loi en juin 2015, sera entièrement dans le système juridique national, mais elle aura des juges et du personnel nationaux et internationaux et elle est fortement soutenue par la mission de maintien de la paix en RCA (Minusca) et le PNUD. Avec un mandat initial de 5 ans, le ccn sera mis au point en phases. L’accent est mis immédiatement sur le développement de l’infrastructure et la capacité de commencer les enquêtes.

De bons progrès sont faits à cet égard:

  • Tousssaint Muntazini Mukimapa, ancien procureur militaire de la RDC, a été nommé procureur spécial, en février 2017, et plusieurs autres membres du personnel national et international et des juges ont été recrutés.
  • Le bâtiment alloué à la Cour (auparavant utilisé par  le Tribunal de grande instance est en cours de rénovation.
  • Des consultants ont été engagés pour rédiger les règles de procédure et de preuve, qui feront alors l’objet de consultations.
  • Une stratégie de protection des témoins et des victimes, tant pour le CCN que pour le système national, a été développée.

Il y a aussi des efforts en cours pour élaborer une stratégie de sensibilisation et des séances de sensibilisation préliminaires ont déjà eu lieu avec la société civile. En outre, le HCDH a publié un rapport cartographique en mai 2017, qui fournit un compte rendu détaillé des crimes en vertu du droit international commis à partir de 2003-2015 qui revêtent une importance cruciale dans le processus de mise en place d’une stratégie de poursuites par le procureur spécial , compte tenu de la grande ampleur des crimes commis et de la nécessité de prioriser parmi eux.

Cependant, beaucoup d’efforts seront nécessaires pour mettre ces diverses initiatives ensemble pour mettre en œuvre le CCN et de nombreux défis subsistent. Seuls 5 millions de dollars américains des 7 millions de dollars requis pour les 14 premiers mois de la Cour ont été obtenus auprès de donateurs, y compris les États-Unis, la France et les Pays-Bas ainsi que de MINUSCA, et il semble y avoir peu d’engagements à financer la CPS au-delà de cette période initiale. Financée uniquement par des contributions volontaires, il est difficile de voir comment le CCN évitera les crises financières en cours, semblables à celles qui ont déstabilisé et miné les travaux du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et, à ce jour, affectent le travail de l’extraordinaire Chambres devant les tribunaux cambodgiens.

Le CCN est également confronté à des enquêtes et à des arrestations dans un pays qui continue d’être affligé par la violence et l’instabilité, et où de vastes parties du territoire sont toujours contrôlées par des groupes armés. Dans une société profondément divisée, la sensibilisation sera essentielle mais incroyablement difficile, surtout avec des ressources très limitées. Étant donné le manque de compréhension et de confiance du public dans le système judiciaire, il sera difficile d’atteindre des zones à l’extérieur de Bangui, en particulier dans l’est du pays où la situation en matière de sécurité est actuellement désastreuse.

Le CCN peut également avoir de la difficulté à attirer suffisamment de personnel national et international suffisamment qualifié. Bien qu’une formation approfondie soit prévue, le manque de capacité du personnel national, en particulier en ce qui concerne l’enquête et la poursuite de crimes internationaux complexes, peut s’avérer problématique. Malgré les engagements visant à faire en sorte que les juges et le personnel reflètent un équilibre entre les sexes et que les juges nationaux représentent les différentes zones géographiques et les communautés religieuses, le premier cycle de recrutement n’a pas été couronné de succès sur l’un ou l’autre front. Dans une certaine mesure, cela reflète la représentation limitée des femmes et des musulmans dans la profession judiciaire/juridique dans la RCA. Néanmoins, s’attaquer à ce déséquilibre sera essentiel pour assurer l’équité – et la perception de l’équité – des procédures. La Cour doit également veiller à ce que les droits de la défense soient respectés et qu’un système efficace d’aide juridique soit mis en place.

La création de la CPS marque la première fois qu’un tribunal hybride travaillera dans un pays où des enquêtes de la CPI sont également en cours, ce qui pourrait représenter une innovation importante en particulier s’il existe une coordination efficace entre la CPI et la CPS. La Loi instituant la Cour prévoit que si le procureur de la CPI est «saisi d’une affaire, alors le CCN reconnaîtra la primauté de la CPI et ne poursuivra pas l’affaire», dans ce que certains ont qualifié de «complémentarité inverse». Toutefois, les critiques se sont demandé si cette disposition pouvait être conciliée avec le régime de complémentarité dans le statut de la CPI.

Malgré ces défis, la Cour est cruellement nécessaire. La violence qui a entraîné des violations des droits de l’homme et des crimes en droit international, y compris des attaques contre les MINUSCA de la paix, a continué de croître ces derniers mois. Il a également été suggéré qu’une initiative de négociation avec des groupes armés dirigés par l’UA et la CEEAC pourrait offrir des amnisties aux membres des groupes armés qui refuseraient la justice aux victimes (bien que cela ne soit pas reflété dans une feuille de route récente pour cette processus).

Un accord de paix signé en juin 2017 sous l’égide de Sant’Egidio met l’accent sur la possibilité de réhabilitations et sur les négociations pour la levée des sanctions, ainsi que la priorisation de la vérité et de la réconciliation sur la justice. Ces initiatives semblent aller à l’encontre de l’esprit du Forum de Bangui sur la réconciliation nationale qui s’est tenu en 2015, qui a fortement rejeté la possibilité de toute amnistie. Dans ce contexte, il est plus important que jamais que le CCN entame ses investigations et commence à faire des percées dans la lutte contre l’impunité en RCA sans délai.

La CPS n’est pas le seul tribunal hybride à être proposé au cours des dernières années, après une accalmie dans le développement de ces tribunaux après la création de la TSSL et CETC bien plus de dix ans. Un tribunal hybride pour le Sud-Soudan a été mandaté dans un accord de paix 2015, et des tribunaux hybrides ont également été proposés pour le Burundi et l’Érythrée. Des leçons ont été apprises depuis la «première vague» des tribunaux hybrides – aucun nouveau bâtiment flambant neuf ne sera construit dans la voiture au fur et à mesure qu’ils se trouvaient au TSSL, et des efforts prudents sont faits pour que le CCN contribue à la reconstruction du système de justice dans l’ensemble de la RCA.

La CPS sera-t-elle couronnée de succès? Il reste à voir, mais pour la majorité de ceux qui ont souffert des crimes commis en particulier au cours du récent conflit, notre Cour tient le meilleur espoir qu’ils ont pour la reddition de comptes.

 

 

 

 

L’original de ce blog a été publié par les droits de l’homme sur le site de justice internationale ici:

https://hrij.Amnesty.nl/Centra1-African-Repub1ic-SCC/

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ-CIVILE Section EUROPE

0

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ-CIVILE Section EUROPE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/DD16F81C-3947-4684-95C5-B91ED577C12A.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation à Bangui

 

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

C’est avec une grande consternation que le GTSC-EUROPE a appris par voix de presse en ligne la déclaration fantaisiste et honteuse du groupe de soutien au président de la République.

cette déclaration, faite par un acolyte du tristement célèbre Didacien KOSSIMATCHI fait mention d’une connivence entre l’Opposition démocratique dont le chef de fil est monsieur Anicet Georges DOLOGUELE et la société civile et faisant suite a l’ultimatum de trois semaines faites au gouvernement afin de leurs laisser le temps d’agir en faveur de la sécurité du peuple centrafricain qui continue de mourir et de souffrir sans réactions vigoureuse de nos autorités.

Nous démentons catégoriquement ce mensonge éhonté et disons fort que monsieur Anicet Georges Dologuele n’a jamais rencontré un membre du GTSC, ni à Bangui, ni lors de son sejour en Europe.

De ce fait, le GTSC-EUROPE prends a témoin le peuple centrafricain sur les menaces formulés clairement par le porte-parole de ce mouvement faisant mention d’une attaque physique des organisateurs ou des participants à cette future action, et rassure ce dernier que la réponse a tout acte de violence entrepris vis-a-vis de la société civile aura une réponse proportionnelle dans le cadre de la LÉGITIME DÉFENSE.

Nous rassurons l’opinion nationale et internationale que le but de nos actions est de continuer a soutenir et a plaider en usant de tout les moyens légaux pour que le peuple centrafricain meurtri puisse souffler un peu et panser ses blessures.

Nous réitérons nos soutiens sans réserve aux FACA et aux Forces de Défenses nationales que sont la police et la gendarmerie.

Nous maintenons notre ultimatum des 3 semaines et confirmons qu’a l’expiration de ce délai, une suite d’action seront entreprise afin de restaurer la dignité du peuple bafoués.

LORSQUE LE PEUPLE N’A PLUS D’ESPOIR, LA RÉSILIENCE SE TRANSFORME EN RÉSISTANCE A MAINS NUES.

 

 

Pour le GTSC-EUROPE

Le coordonateur

Sergio Junior AKRA MESCHEBA

Centrafrique : Une coordination baptisée « chaine de solidarité » mise en place pour aider les déplacés de Sidiki.

0

Centrafrique : Une coordination baptisée « chaine de solidarité » mise en place pour aider les déplacés de Sidiki.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4272B05F-8EB1-4294-BEF4-1D08B6C71647.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des ressortissants de l’Ouham-Péndé le samedi 30 septembre 2017 à Bangui. Crédits photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.
Réunion des ressortissants de l’Ouham-Péndé le samedi 30 septembre 2017 à Bangui. Crédits photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.

 

Bangui le 02 Octobre 2017

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

L’incursion des éléments 3R du chef rebelle Sidiki, coalisés avec ceux de MPC  du Général Bahar, le samedi dernier dans la ville de Bocaranga située à 523Km de Bangui dans la région Nord-ouest de la Centrafrique a provoqué le déplacement massif des centaines de déplacés, hommes, femmes et enfants à pieds et dans un total dénuement, vers la ville de Bozoum.

C’est dans cette optique que les députés de Bocaranga1, Anicet George Dologuélé et son collègue de Bocaranga3, Martin Ziguélé épaulés par les autres députés des préfectures de l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré ont initié une réunion d’urgence ce 30 septembre 2017 à la FATEB.

Cette réunion a eu lieu la participation de dizaines des ressortissants de ces deux préfectures. Les objectifs de cette concertation sont entre autres : mettre en place une coordination qui serait mandatée d’aller à la rencontre des ONGs œuvrant dans l’assistance humanitaire, sensibiliser les ressortissants de ces deux préfectures à venir en aide aux personnes déplacées.

La coordination appelée  « Chaine de la solidarité des ressortissants de l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré »  comprend 8 personnes, dont 6 hommes et 2  femmes. L’ancienne ministre de l’Éducation sous la transition, Gisèle BEDAN a été choisie comme coordinatrice.

Le député de Bocaranga1, Anicet George Dologuélé  explique les raisons et les objectifs de cette rencontre :

« vous savez, après les violences que vivent les populations de l’Ouham-Oendé et Nana-Mambéré, les députés se sont réunis à plusieurs reprises, ont pris des initiatives vis-à-vis de la Minusca et ont décidé de mettre en place une coordination qui coordonnera les actions de tous les ressortissants des deux préfectures pour les sensibiliser sur le suivi des problèmes de leurs préfectures, sur les problèmes humanitaires que vivent les populations, sur la nécessité d’aider nos pères qui souffrent dans l’arrière-pays ».

Il a poursuivi en demandant à ces ressortissants de ne pas compter sur les humanitaires ni sur le gouvernement. Mais il appelle ceux qui sont dans ses deux préfectures d’apporter leurs participations afin d’aider leurs mamans, papas, frères et sœurs qui souffrent dans la brousse.

Rappelant que le gouvernement centrafricain a dépêché trois ministres notamment  la Ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Mme Marie Noëlle KOYARA, de l’Intérieur Chargé de la Sécurité Publique, le Général de Brigade Henri WANZET LINGUISARA et de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, Mme Virginie MBAIKOUA depuis vendredi à Bocaranga afin de porter assistance aux victimes, demander le retrait sans condition du mouvement rebelle 3R de Sidiki et renforcer la présence de la force onusienne pour sécuriser la ville et protéger la population. Un délai de trois jours est accordé à Sidiki pour application. Passé ce délai, la MINUSCA passera en action.

Affaire à suivre…

 

 

 

 

 

 

   

Centrafrique : braquage rocambolesque d’un troupeau de bœufs par les anti-Balaka de Bozoum.

0

Centrafrique : braquage rocambolesque d’un troupeau de bœufs par les anti-Balaka de Bozoum.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Alors qu’une équipe gouvernementale s’est rendue à Bocaranga afin de négocier le retrait des rebelles du 3R de cette sous-préfecture qui serait en bonne voie, les anti-Balaka de la région, quant à eux, continuent de faire parler de leurs métiers et montrer les œuvres au grand public. Pour preuve, ils viennent de commettre un braquage spectaculaire de plus de 10 000 bœufs et ramener à Bozoum. Ce qui pourrait raviver la tension dans la région.

Exactement comme à Bocaranga, la population de Bozoum, chef-lieu de l’Ouham-Péndé, s’inquiète sérieusement du comportement antisocial des miliciens anti-Balaka composés en majorité, faut-il le rappeler, des voleurs de même ethnie que François Bozizé et surnommés par leurs admirateurs « Patriotes » qui consiste à braquer, voler et assassiner les éleveurs peuls et récupérer leur bétail.

Le week-end dernier, les anti-Balaka de Bozoum, galvanisés en bloc par l’arrivée massive de leurs compagnons et frères machettes de Bocaranga fuyant les rebelles du 3R, sont partis assassiner des éleveurs peuls à une centaine de kilomètre dans la brousse située entre Bozoum et Koui et emporter ainsi leurs milliers de bœufs à Bozoum.

Vu le nombre impressionnant des bœufs que certains estiment à environ 10 000 têtes que les anti-balaka ont ramenées, les habitants de Bozoum craignent les représailles des rebelles du 3R qui n’hésiteraient pas un seul instant à pourchasser les auteurs de ce vol jusqu’à leurs derniers retranchements. Comme ils l’ont fait jusqu’à Bocaranga.

Cette situation crée la panique à Bozoum et pousse le Prêtre de de la ville, le Père Aurelio Gazzero a confisqué tous ces bœufs et a convoqué une réunion avec les voleurs hier à la maison des Jeunes. Mais ces voleurs ont refusé que la réunion se tienne.

De l’autre côté à Bocaranga, l’équipe gouvernementale assistée de la Minusca envoyée sur place pour négocier avec le chef rebelle Siddiki aurait obtenu le ferme engagement de ce dernier que ses éléments vont se retirer d’ici lundi de Bocaranga afin de laisser les civils déplacés de regagner leurs domiciles sans délai.

Alors que les 3R s’engagent à quitter Bocaranga, tout le monde se demande qui va stopper la folie meurtrière des anti-Balaka ? À Bangui comme en provinces, personne ne semble se soucier des dégâts causés par ces miliciens anti-Balaka qui s’organisent de plus en plus comme des narcotrafiquants soutenus par les autorités, les maires et certains députés de la région.

 

 

Copyright@2017CNC

 

Centrafrique : Gilles Gilbert GRESENGUET, un gangster protégé à la tête du Comité National Olympique.

0

Centrafrique : Gilles Gilbert GRESENGUET, un gangster protégé à la tête du Comité National Olympique.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3ABD8D2F-22A8-42F0-B5FA-C902ED302FE1.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzénguét alias 3G
Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzénguét alias 3G

 

 

Bangui, le 02 Octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Au moment où le monde entier a des yeux rivés sur la République centrafricaine suite à la guerre civile qui  la secouée depuis 2012,  certains fils de ce pays, connus pourtant sur le plan international grâce aux fonctions qu’ils occupent, se comportent malheureusement en chef de gangs de manière à ternir davantage l’image de ce pays. C’est le cas du Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA), le sieur Gilles Gilbert GRESENGUET.

Occupant aussi le poste du Directeur général  de Centrafrique Transit, Giles Gilbert GRESENGUET est connu comme étant ancien joueur et grand bagarreur de l’équipe de « Black Star» Élu à la tête du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain en juillet 2015 après une élection très controversée. Contre toute attente,   les médecins n’ont pas réussi à débarrasser du sieur Gilles Gilbert GRESENGUET alias 3G, de ses troubles bipolaires.  Pour preuve, il a exhumé une affaire rocambolesque de 2013 avec son ex-employé KPAWIYANA Pierre pour le tabasser et le rendre incapable à vie. Enquête exclusive CNC.

Outre les dossiers compromettants concernant une série des détournements des fonds alloués au CNOSCA par des partenaires et des affaires correctionnelles pendantes devant la justice, le sulfureux Giles Gilbert GRESENGUET se fait parler de lui à nouveau dans une affaire très criminelle dans laquelle il se tire bien, en tout cas pour le moment, grâce au véto judiciaire mis sur ses dossiers par son frère cadet Ghislain GRESENGUET alias 2G, ancien Procureur de la République.

D’après le dernier dossier judiciaire de l’allias 3G – Giles Gilbert GRESENGUET, et verrouillé par l’allias 2GGhislain GRESENGUET dont le CNC a pu consulter, le sieur Giles Gilbert GRESENGUET est poursuivi pour tentative de meurtre, coups et blessure volontaires ayant entraîné une incapacité à vie sur une personne fragile en la personne du KPAWIYANA Pierre et aussi pour l’avoir employé et le faire travailler sans le déclarer à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Selon les faits,  monsieur KPAWIYANA Pierre était employé au noir par Giles Gilbert GRESENGUET comme gardien durant une décennie et demie. Comme dans le cycle de vie de l’homme, le malheur peut se surgir à tout moment, à n’importe quelle heure et n’importe quel jour, le sieur KPAWIYANA Pierre a eu un accident dans lequel ses deux jambes ont été opérées et des barres de fer implantées. Au court de son invalidité, monsieur KPAWIYANA Pierre fait recours à son patron qui n’est autre que le sulfureux Gilles Gilbert GRESENGUET du CNOSCA en lui envoyant un courrier sollicitant son appui financier. Attendu en vain la réponse de son patron 3G, le pauvre KPAWIYANA Pierre débarque en personne sur le lieu du travail de son patron au CNOSCA qui l’a reçu effectivement. Malheureusement encore, les échanges entre les deux hommes tournent à un acte criminel. Le sieur Giles Gilbert GRESENGUET, piqué par ses germes, racle les jambes déjà fracassées du vieux KPAWIYANA Pierre qui tombe comme un château de cartes tout en le maintenant à terre, sous ses pieds, comme un chien enragé à la vaccination. Malgré ses cris et gestes assourdissants lui demandant pardon, le sieur Gilles Gilbert GRESENGUET ne relâche pas. Le vieux KPAWIYANA Pierre a eu la vie sauve dans l’enceinte du CNOSCA grâce aux interventions des agents qui l’ont pu tirer comme une corde attachée à un arbre, mais une incapacité à vie dès son admission à l’hôpital dans un état déplorable 10 minutes après le drame, si l’on en croit au terme du certificat médical délivré par le docteur ISSA MAPOUKA spécialiste en traumatologie « aggravation de la fracture du fémur gauche  nécessitant une incapacité de 45 jours ».

Après plusieurs semaines à l’hôpital et plusieurs semaines de convalescence, KPAWIYANA Pierre dépose enfin une plainte à la gendarmerie contre son ancien patron Giles Gilbert GRESENGUET. Comme on l’a dit ci-haut, ce dernier ne peut en aucun cas être inquiété par la justice centrafricaine, encore moins par ce pauvre gardien qui n’a pas les moyens de surclasser la force protectrice de son ex-patron qui n’est autre que son petit-frère Ghislain GRESENGUET, Procureur de la République au moment des faits.

Aujourd’hui, quatre ans après les faits, le gangster Gilles Gilbert GRESENGUET  refuse à trois reprises de se comparaître devant les juges qu’il les qualifie de « trop petits » et la justice n’est toujours pas rendue. Aux dernières nouvelles, la plainte est introuvable au Tribunal de Grande Instance (TGI).

L’affaire est-elle déjà classée sans suite ? Si OUI, pourquoi ces juges en charge du dossier n’informent-ils pas le plaignant ? Et aussi pourquoi ont-ils classé le dossier ?

En tout cas, la justice centrafricaine continue d’étonner le peuple par sa partialité et népotisme. Le pénal tient le civil en état, la victime des « G. GRESENGUET » souffre. Son affaire pour « travail d’esclave » est loin d’instruction. Le ministre de la Justice, de grâce un magistrat, bien que n’ayant plus exercé durant plus de 20 ans et frère du Président de la République, doit regarder de tout prêt le fonctionnement de cette justice.

Affaire à suivre………

 

Copyright2017CNC

Avis de citation à comparaître

Centrafrique : l’Ultimatum de la Société civile contrattaqué par la Coordination de ‘’Génération consciente’’

0

Centrafrique : l’Ultimatum de la Société civile contrattaqué par la Coordination de ‘’Génération consciente’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2754.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.
Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les 22 et 27 septembre, le Groupe de travail de la société civile (GTSC), par la voix de son Porte-parole Cressent Beninga dénonçait la persistance de la violence sur le territoire et l’inertie du gouvernement, malgré les accords de paix signés et le retour à l’ordre constitutionnel. Il dénonçait également la récente nomination des Sous-préfets. Dans la dernière déclaration, le GTSC lance un ultimatum au gouvernement de tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité dans trois semaines. Ce qui n’est pas entendu de la même oreille par la coordination de la ‘’Génération consciente’’ – un mouvement fort de 40 associations affiliées au Comité de soutien au Président de la République. Ci-dessous, la déclaration de la Génération consciente signé de son Coordonnateur Antoine Gberkofei.

Déclaration relative aux prises de position tendancieuses sur la situation sociopolitique et sécuritaire par le Groupe de travail de la société civile (GTSC) et l’opposant auto-déclaré Anicet Georges Dologuélé

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

On assiste ces derniers temps à des déclarations et prises de position tendancieuses et intempestives de certains hommes politiques et organisations de la société civile sur la situation sociopolitique et sécuritaire dans notre pays.

Les réactions successives de GTSC  ou Groupe de travail de la société civile du 22 et 27 septembre 2017 en disent long sur les intentions inavouées de ces organisations qui, sous couvert de la société civile, se lancent véritablement dans une agitation politique sous la bannière de l’opposition, en lançant de véritables diatribes et injonctions au Gouvernement et à la MINUSCA, rompant ainsi le caractère neutre et objectif censé guider l’action de toute organisation de la société civile digne de ce nom.

Comment comprendre qu’une organisation de la société civile fasse fi des efforts consentis par le gouvernement dans un contexte aussi difficile pour ramener la paix et la cohésion sociale, efforts qui commencent doucement, mais sûrement à porter leurs fruits, pour rejoindre les autorités démocratiquement établies, entre autres de retirer les chefs rebelle du gouvernement sous prétexte que leur nomination serait intervenue en violation de la constitution ; changer l’approche DDRR et surtout lancer l’ultimatum pour la pacification du pays dans trois semaines sous peine d’actions de grande envergure à entreprendre par eux…

Bref, on est dans quel pays ? A quel jeu joue cette fameuse société civile ? Nul n’ignore que ces mêmes agitateurs se sont illustrés à travers une manifestation illégale de « ville morte » le 24 octobre 2016 où ils ont lancé dans la rue de pauvres jeunes pour marcher sur le Palais de la Renaissance, occasionnant le décès de deux personnes et plusieurs blessés. Gervais LAKOSSO, Marcel MOKWAPI, Paul Cressent BENINGA et autres, principaux instigateurs de ce mouvement étaient mis aux arrêts au Camp de roux avant de bénéficier de la clémence du Chef de l’Etat et recouvrir ainsi une liberté…

Ils veulent encore récidiver à travers une action dite d’envergure qu’ils fomentent et, fait surprenant, leurs agissements coïncident comme par hasard avec les élucubrations de l’opposant autoproclamé, Anicet Georges DOLOGUELE. Ce dernier de retour de sa tournée politique en France ne trouve aucune graine à moudre que de s’en prendre aux institutions de la République après sa tentative manquée de coup d’Etat du 11 mai 2017… Pauvre Centrafrique.

Les 1500 Euros qu’il a remis en France à un groupuscule de jeunes pour organiser une manifestation n’ayant pas porté les résultats escomptés, il monte maintenant sur les grands chevaux pour dénoncer pêle-mêle le pourrissement de la situation qu’il impute au gouvernement, la léthargie du gouvernement face à la flambée de violence, la nomination des Sous-préfets, la nomination des rebelles au gouvernement en violation de la constitution, bref, il met à nue sa stratégie vouée à l’échec de fragiliser les institutions républicaines en soudoyant avec monnaies sonnantes et trébuchantes certaines organisations dites de la Société civile avec lesquelles il parle désormais le même langage.

Tout se passe comme si Monsieur Georges DOLOGUELE avait du mal à digérer sa défaite et aurait du mal à se mettre en tête que la RCA  a désormais un et un seul Chef d’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA qu’il n’a d’ailleurs pas hésité de qualifier d’« âne » en affirmant en outre que le fauteuil présidentiel était vide…

Le peuple a voulu le changement. Nul n’ignore que le contexte sociopolitique et sécuritaire est la conséquence de la gestion scabreuse de ceux-là même qui veulent aujourd’hui nous donner des leçons.

Que DOLOGUELE plaide pour l’épuration des 24 mois d’arriérés de salaires qu’il a laissés pendant son passage à la primature, ce serait faire amende honorable et montrer qu’il est du côté du peuple plutôt que de se lancer dans une logique absurde d’opposition systématique et radicale qui refuse de voir les réalités en face et d’apprécier à leurs juste valeur les efforts de redressement entrepris par les autorités en place.

C’est pourquoi nous en appelons une fois de plus à la vigilance des Centrafricains. Nous avons vécu dans la chair cette crise et ceux qui veulent la pérenniser sont en chantier pour un nouveau schéma de déstabilisation.

Ce schéma ne doit plus passer, il ne passera pas. Les acteurs de la société civile qui ont pris faits et cause pour se fondre en opposition, à travers des actes contre productifs auxquels les appelle Anicet Georges DOLOGUELE, doivent comprendre que force reste à la Loi. Ces récidivistes sont connus et le peuple leur réservera sans nul doute le châtiment qu’ils méritent.

La MINUSCA doit, quant à elle, jouer pleinement son rôle en mettant en application son mandat de protection de la population civile et surtout de désarmer les milices par tous les moyens.

La volonté politique du Chef de l’Etat est manifeste sur cette question. Nous devons regarder dans une même direction en dépit de nos divergences d’idées, car ce qui doit nous préoccuper, c’est seulement la RCA notre pays.

Encore une fois de plus vigilance, vigilance, vigilance. Unis derrière le Président de la République et dans un seul élan, nous vaincrons.

Vive la République.

Je vous remercie.

Fait à Bangui, le 29 septembre 2017

Pour la Génération Consciente,

Le Coordonnateur

Antoine GBERKOFEI

 

CENTRAFRIQUE : DE NEW-YORK À BANGUI VIA PARIS, LE VRAI DÉBUT DE LA RÉSOLUTION DE LA CRISE.

0

CENTRAFRIQUE : DE NEW-YORK À BANGUI VIA PARIS, LE VRAI DÉBUT DE LA RÉSOLUTION DE LA CRISE.                                                                                             

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/59B02A59-FE18-432D-95E4-A119C954EA26.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies
Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La 72 eme session du sommet des Nations Unies sur le développement durable a eu lieu au siège de l’ONU du 25 au 27 septembre 2017. Plusieurs chef d’Etat et de gouvernement ont effectué le déplacement. Contrairement à l’absence remarquable du têtu voisin tchadien, l’élu de la nation centrafricaine a honoré de sa présence le rendez-vous mondial. Le President de la République a plaider solennellement la cause centrafricaine tout en demandant l’appui de la communauté internationale et des partenaires au développement. Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, le President gabonais a fait une plaidoirie en faveur de la levée de l’embargo comme si le message du President centrafricain n’était pas audible et crédible. Depuis son séjour bruxellois et aux bénéfices d’un entretien téléphonique à la sourdine avec le jeune President français, le mathématicien de Boyrabe a été sommé de se rendre à Paris pour un tête à tête au palais de l’Elysée. Visiblement tendu et énervé à la sortie de cette entrevue, le citoyen lambda qui est toujours curieux et inquiet s’interroge dans l’optique de comprendre. Que s’est-il passé au cours de cet entretien ou alors qu’est-ce qui s’est dit entre les deux hommes d’Etat ? Quels sont l’objet et le mobile de cette sommation de venir à Paris ? Pourquoi le traditionnel tapis rouge de l’Elysée n’avait pas été déroulé a l’élue de la nation centrafricaine alors qu’il a été déroulé quelques minutes après pour recevoir le President libanais ? Et quelle est la résolution née de cet entretien ? Si résolutions il y’a, pourquoi elles ne sont pas rendues officielles ? S’agissait-il simplement de valider et d’imposer la feuille de route de Libreville du 17 juillet 2017 ? À propos de la feuille de route, cette dernière est-elle fédératrice de différents protagonistes de la crise ? Peut-on dans ce cas d’imposition parler d’une énième ingérence au nom du droit humanitaire ? La feuilles de route fait-elle l’unanimité ? Et si ingérence il y’a, quelles seront les sanctions envisagées en cas de non application de la feuille de route initiée par l’Union Africaine ? L’Elysée a t-elle un plan B de sortie de crise en cas de non respect de la feuille de route de Libreville ? De sources proches du palais de l’Elysée soutiennent que le message des quatre mousquetaires de la place de la République à Paris a fait des échos et est parvenu à la présidence française. Pour ce faire et pour parer toutes éventualités, nous estimons qu’il n’est pas tard pour que le President de la République rectifie le tir pour arrêter l’hémorragie. Malgré le remaniement gouvernemental, de violents combat ont repris à Bocaranga. Comment peut-on expliquer ce cycle de violence après l’entrée des groupes armés au gouvernement ? Le President de la République doit comprendre que le constat à l’état actuel est médiocre en dépit de l’autosatisfaction de la mouvance Présidentielle. Visiblement, le pouvoir a renoncé à ses responsabilités régaliennes au profit des organisations non gouvernementales et des groupes armés. Le clientélisme, l’affairisme, le clanisme et le régionalisme se font sentir à l’image des décrets portant nomination des préfets et sous préfets. Pire, la presse nationale et la presse Présidentielle sont privatisées ou sous-traitées à un auto-entrepreneur qui infiltre à volonté et sans résistance les circuits de l’Etat ( reportage, entretien, interview etc ). Parallèlement à cette privatisation et/ou sous-traitance, le gouvernement travaille t-il dans un climat, de cohésion et de solidarité ? Quelles sont les réactions ds parlementaires et surtout du haut conseil de la communication sur cette dérive. Pour finir, nous tenons à rappeler au President de la République le soutien du peuple qui fait fi de tous les errements liés à la mal gouvernance et lui demande de ramener la paix, la sécurité, de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national conditions sine qua none de tout développement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : la crise centrafricaine , une situation dramatique pour le pays.

0

Centrafrique : la crise centrafricaine , une situation dramatique pour le pays.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2812.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les réfugiés Centrafricains au Cameroun

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : CNC avec RFW.

 

Depuis la fin du 2012, les habitants de la République centrafricaine ont subi des épisodes de violence sectaire qui ont déplacés plus de 1 million des personnes.

 

résumé général

 

 

  • Légèrement plus petit que l’état du Texas, la République centrafricaine (RCA) a une population de 4,6 millions personnes
  • La majorité de la population est chrétienne, avec une communauté minoritaire musulmane
  • Les ressources naturelles comprennent: les diamants, l’uranium, le bois, l’or et le pétrole
  • Plus de 85% de la population est littéralement «en dehors du réseau» — manque d’électricité
  • Au 2016, l’espérance de vie était d’un peu moins de 52 ans
  • La Centrafrique est systématiquement classée au bas de l’indice annuel du développement humain du PNUD, ce qui en fait le pays le moins développé dans le monde

 

La situation:

À la fin de 2012, un certain nombre de groupes armés du Nord du pays formèrent une coalition connue sous le nom de Séléka, et lancèrent une rébellion aboutissant à un coup d’État. En réponse, des groupes de milices armées proches du Président dechû Bozizé utilisant le nom de l’anti-Balaka contre-attaquent. Le conflit est devenu extrêmement violent, les deux parties commettant des atrocités, causant une destruction généralisée et une crise humanitaire qui a contraint plus d’un million de personnes à quitter leur foyer. Malgré de nombreuses tentatives pour négocier la paix, la crise de la RCA continue à s’aggraver.

 

Voici quelques chiffres derrière le conflit:

  • 2,5 millions personnes ne disposent pas d’un accès fiable aux aliments
  • 2,4 millions personnes ont besoin d’aide humanitaire
  • 592 254 sont déplacés à l’intérieur
  • 513 686 sont maintenant des réfugiés dans d’autres pays.
  • Comment est-ce arrivé?

Une histoire d’instabilité

Depuis qu’il a gagné son indépendance de la France en 1960, la République centrafricaine a été affligée par l’instabilité politique, le sous-développement, et les vagues de conflits violents. Cependant, la nature sectaire du conflit actuel est relativement nouvelle.

 

Une nation, deux peuples

La Centrafrique est le foyer des communautés musulmanes et chrétiennes. Depuis l’indépendance, les relations entre ces deux groupes ont surtout été harmonieuses. Beaucoup de villes et villages ont été mélangés, et l’intermariage était commun. Alors que les gens des deux religions vivent dans tout le pays, le nord est majoritairement musulman et le sud est surtout chrétien. Depuis l’indépendance, la population chrétienne majoritaire a généralement un pouvoir politique et économique.

 

Le conflit

Les Séléka, alors qu’une force majoritaire musulmane, n’avaient pas à l’origine de motivations religieuses. Né en réponse à François Bozizé saisissant le pouvoir dans un coup d’État en 2003, le groupe, signifiant «Union» dans la langue de Sango, a commencé à combattre des armées gouvernementales en 2007. La guerre civile qui s’ensuivit a été réglée avec des accords de paix entre les deux groupes qui ont promis que le Nord, et en particulier les musulmans, serait mieux représenté dans le gouvernement-une promesse qui était largement inassouvie.

En décembre 2012, le Séléka a lancé une rébellion, partiellement soutenue par des intérêts étrangers désireux de sécuriser l’accès aux ressources naturelles de la RCA.

En mars 2013, les rebelles avaient pris d’assaut la capitale Bangui, et ont  chassé du pouvoir  le Président François Bozizé. Le chef Séléka Michel Djotodia s’est alors proclamé Président. Des troupes Séléka dispersées dans tout le pays et des violences généralisées contre des civils ont été signalées. En réponse, les milices Balaka, principalement animistes et proches de l’ancien Président dechû , se sont formées. La situation s’est rapidement détériorée, en spirale hors de contrôle dans tout le pays. À une époque, près de la moitié de la population de la capitale s’est enfuie dans des camps informels et plus de 100 000 personnes se sont réfugiées dans l’aéroport de la ville. Sous la pression internationale, à la fin de 2013 Djotodia intensifié et un gouvernement de transition a été mis en place.

plus tard, malgré des élections pacifiques et un gouvernement démocratiquement élu, la situation reste volatile et les groupes armés regagnent en force et commettent des atrocités.

 

Situation humanitaire

Des années de violence et d’instabilité ont pris un lourd tribut à la RCA. Même avant la guerre, celle-ci était l’un des pays les moins avancés du monde, avec peu d’électricité ou d’infrastructure de transport. La Centrafrique a le plus grand nombre de décès maternels dans le monde, et 6 adultes sur 10 ne peuvent pas lire ou écrire. Depuis le début du conflit le plus récent, une grande partie du peu qui existait a été détruite et les services sociaux se sont décomposés. Plus des trois quarts de la population active de la RCA  s’appuie sur l’agriculture, mais les cycles de déplacement ont chassé les fermiers de leurs terres, laissant les champs abandonnés. Même lorsque les agriculteurs retournent sur leurs terres, beaucoup n’ont pas de semences à planter, ou sont réticents à planter des cultures sans un avenir stable pour planifier. En conséquence, la production agricole a chuté de plus de la moitié depuis 2013, les prix des denrées alimentaires ont grimpé, et près de la moitié de la population est sans accès fiable à la nourriture. Dans certaines régions, les taux de malnutrition dépassent les niveaux d’urgence.

L’eau potable est rare, et l’assainissement approprié plus rare. Plus d’un million de personnes ont fui leurs foyers: déplacés à l’intérieur du pays, ou sont devenus des réfugiés dans les nations voisines.

La moitié de la population a besoin d’aide humanitaire. Toutefois, l’escalade de la violence a rendu de plus en plus dangereux pour les organisations non gouvernementales (ONG) de travailler dans le pays. Ces derniers mois, l’ONU a signalé une augmentation marquée des attaques contre les travailleurs humanitaires, ce qui a conduit certaines organisations à suspendre les opérations ou à se retirer complètement. L’argent est également un problème: le plan global d’intervention humanitaire dirigé par l’ONU est inférieur à 30% financé pour 2017 en dépit des besoins croissants.

 

Quelle est la préoccupation dans le pays

La principale Préoccupation a été de travailler dans le pays depuis mai 2014 et a atteint des centaines de milliers de personnes. La situation complexe exige une réponse holistique, donc nous sommes engagés dans une gamme d’activités, y compris:

  • Fournir des semences et des outils grâce à des foires de semences
  • Formation à l’amélioration des techniques agricoles (quelque chose que nous appelons les écoles de campagne paysannes)
  • Aider les familles à recommencer les activités de jardinage et de pêche des légumes
  • Des programmes de trésorerie pour le travail qui donnent accès à de l’argent à certaines des personnes les plus en besoin notamment les groupements agricoles.

 

pendant le conflit

  • Enseigner des pratiques d’hygiène améliorées et promouvoir la construction de toilettes
  • Traiter la malnutrition aiguë et les maladies chez les enfants de moins de cinq ans et fournir des services de vaccination et de santé maternelle
  • Appuyer les bénévoles de la santé communautaire qui effectuent des examens de santé et de nutrition et fournissent des messages de santé et d’hygiène à leurs collectivités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

communiqué de presse de l’association pour le soutien aux FACA

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

LA NATION ET SON ARMÉE
           une vision de l’intérieur

 

Il est  créé une association dénommée : association de soutien aux FACA en abrégé : ASFACA.

L’ASFACA rassemble tous les CENTRAFRICAINS qui veulent que l’armée demeure une priorité pour l’État et vive au cœur des citoyens. Un État sans armée nationale c’est un corps humain sans colonne vertébrale. L’État ne peut asseoir son autorité que grâce à son armée. Un des principaux outils d’autorité de l’État, c’est la présence dissuasive de ses forces armées. L’armée est le garant de l’expression de la souveraineté et de la démocratie.

Le redressement et l’opérabilité de notre armée nationale doivent être notre préoccupation en tant citoyens. Nous sommes 4 millions de CENTRAFRICAINS, et selon le concept de la Défense globale nous sommes 4 millions de soldats pour notre pays.

Soutenons les FACA à se redéployer et c’est possible grâce à la volonté de nos cœurs ardents. Montrons aux FACA que nous les soutenons et qu’ils doivent prendre conscience de l’exigence du rôle qui est le leur. Reconnaître l’importance de leur rôle et leur faire confiance. CENTRAFRICAINS, agissons pour la paix dans notre pays.

 

L’ASFACA a pour but de :

  • Sensibiliser tous les CENTRAFRICAINS aux questions militaires et de défense,
  • Participer au devoir de mémoire et de solidarité,
  • Soutenir ceux qui servent les armes pour apporter la paix dans notre pays
  • Défendre l’honneur de l’armée nationale et de ses soldats

L’ASFACA est indépendante de tout pouvoir politique ou syndical, ne sollicitant aucune subvention de l’État, l’ASFACA accueille tous les CENTRAFRICAINS sans exclusive.

Elle est une initiative qui montre le lien qui existe entre le peuple centrafricain et son armée, un lien armée-nation.

L’ASFACA entend régulièrement tenir des réflexions sur les questions de défense.

L’ASFACA organise et participe :
S’appuyant sur son réseau de délégués nationaux et internationaux et agissant en coopération avec d’autres associations ayant la même sensibilité du redéploiement de notre armée, ses membres organisent et participent aux nombreuses activités visant à resserrer les liens entre la Nation et son armée.

Pour l’instant, tout contact :

Tél : 00 236 70 02 80 84

Tél : + 33 7 8 1 44 92 00

CENTRAFRIQUE : URGENCE : BRISER LES CHAINES DE L’EMBARGO SUR LES ARMES ET DÉNONCER LES MANIPULATIONS DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES

0

CENTRAFRIQUE : URGENCE, BRISER  LES CHAINES DE LEMBARGO SUR LES ARMES ET DÉNONCER LES MANIPULATIONS DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES

 

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2900.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

MOBILISATION GÉNÉRALE !

          Depuis trois ans maintenant, la situation du pays est alarmante : face à l’intrusion brutale des ex-Sélékas à Bangui, face à tous les périls qui lassaillent, le gouvernement légitime de la Centrafrique na pas les moyens de résister. Étranglé par la désorganisation de l’Armée Nationale, il est toujours sous le coup de lembargo décrété abusivement par lONU, qui l’empêche dacheter des armes pour équiper ses forces de défense.    

          Pendant ce temps, les bandes armées qui écument le pays continuent à s’approvisionner en armes de tous calibres et à occuper les mines de diamant et dor qui leur assurent les revenus illicites dont elles ont besoin. On en arrive à une situation extrêmement choquante : d’un côté, un gouvernement légitime que les forces internationales empêchent de s’armer ; de lautre, des rebelles arrogants qui semblent avoir des protections occultes.

          Dans cette configuration injuste provoquée par lembargo, on ne peut envisager aucune paix et pas davantage de réconciliation. On ne voit pas non plus quel gouvernement, quel quil soit, pourrait prétendre pacifier la République Centrafricaine. Le pays est sur une planche savonnée par les ex-Sélékas et leurs mentors. Il glisse à grande vitesse vers l’abîme. Vers la partition et, peut-être même, hélas ! vers sa disparition.

          Face à la gravité des menaces, une MOBILISATION GÉNÉRALE DE TOUS LES CENTRAFRICAINS simpose. Il faut désormais dépasser les clivages politiques et les joutes oratoires improductives. Il faut que les politiciens, frustrés par leurs échecs aux élections, parviennent à maîtriser leurs egos, leur appétence à l’argent et leur soif effrénée du pouvoir.

          Le pays est en danger de mort. Il faut critiquer le gouvernement certes, cest le jeu de la démocratie. Mais, quelle que soit sa position, chaque Centrafricain doit apporter sa contribution de citoyen pour sortir de limpasse le pays des Bantous.

 AMBARGO  INACCEPTABLE DE L’ONU SUR  LES ARMES 

          Tant que les Forces Armées Centrafricaines ne seront pas opérationnelles sur tout le territoire, tant quelles ne seront pas convenablement équipées pour défendre leur pays, la Centrafrique ne sen sortira pas. Le statut quo imposé par les puissances internationales risque de perdurer.  Le calvaire des populations, abandonnées et martyrisées, ne peut que saggraver. Il mènera, peut-être, à un génocide.

          Les derniers événements qui se sont déroulés à Bocaranga sont inquiétants. Cette ville du nord-ouest de la Centrafrique est occupée par les rebelles du Mouvement 3R (Retour, Réconciliation et Réparation) dAbass Sidiki, qui se présente comme le défenseur des éleveurs peules. Il se serait allié aux rebelles du MPC (Mouvement Patriotique Centrafricain) de Mohamed Bahar. Mais il semble que ce dernier viendrait de démentir sa participation à l’occupation de Bocaranga. Dont acte.

 

LES PRISES DE POSITION PARADOXALES DU PRÉSIDENT FRANÇAIS

          Depuis son élection, le Président de la République Française s’est rendu deux fois au Mali, sans juger bon daller faire escale à Bangui. En Centrafrique comme au Mali, les forces françaises sont présentes. Mais la situation de la République Centrafricaine est beaucoup plus périlleuse que celle du Mali.

          Le Centrafrique est en voie de partition. Or les médias français n’évoquent que parcimonieusement le drame abyssal que vivent les Centrafricains. Le retrait de la force Sangaris a laissé un espace libre aux rebelles, qui tuent les Centrafricains et veulent prendre le pouvoir à Bangui à n’importe quel prix. Les principales mines de matières premières sont sous leur contrôle. Les crimes de guerre succèdent aux crimes contre lhumanité.

Sangaris contenait les ex-Sélékas et les traquait à travers tout le pays. Les rebelles redoutaient les forces françaises. Dès que François Hollande a rappelé ses soldats, les rebelles se sont senti pousser des ailes et une totale insécurité s’est répandue quasiment sur tout le territoire, avec son lot de massacres, dincendies, de profanations de lieux de cultes chrétiens, d’exils forcés, tandis qu’à Bangui, le président et le gouvernement restaient impuissants, donnant limpression d’être assiégés dans leur propre capitale. Depuis, il ne sest plus passé un jour sans tueries.

          Au cours dune conférence de presse commune, tenue récemment à Paris par les président français et centrafricain, Emmanuel Macron a déclaré : « il faut une Centrafrique forte !» Tout le monde en convient : il faut un pouvoir fort à Bangui pour bouter hors du territoire les rebelles et les mercenaires. Mais pourquoi la France a-t-elle réduit sa présence militaire fragilisant encore plus, un gouvernement sans armée et sans moyens de se défendre ? Pourquoi la France, membre du Conseil de Sécurité, n’a-t-elle pas œuvré pour lever ce scandaleux embargo ?

          Par ailleurs, elle vient de dépêcher en Centrafrique des Marsouins et des drones. Très bien ! Mais, pour le moment, on ne voit pas le bénéfice de cet apport stratégique. Si elle souhaite que le pouvoir soit fort aux bords de lOubangui, il faut quelle cesse de tergiverser et quelle apporte son appui aux FACAS, en utilisant les forces aériennes basées à Ndjamena, en rendant les drones offensifs, en ciblant par des actions commandos les poches des rebelles et des mercenaires.

          La situation actuelle exige que la France passe des vœux pieux aux actes. La sécurité de la Centrafrique, la protection de ses populations et son avenir sont corollaires dun engagement franc de la France et dautres pays amis.

          Aujourdhui, il est fort à craindre que le nouveau gouvernement nait pas une politique adaptée à la situation. Les membres de lex-Séléka, maladroitement introduits dans le gouvernement Sarandji II, ne vont-ils pas se transformer en vers dans le fruit ? On dirait des loups dans la bergerie, un missel à la main. Ces ministres ne sont que des taupes au service de leurs mentors, qui attendent impatiemment dans lombre pour semparer du pouvoir le moment venu.

          Il est à craindre que toutes ces gesticulations au chevet dune Centrafrique agonisante naboutissent à rien. Etant donné le comportement criminel des rebelles, leur acharnement à vouloir parvenir à une partition, leur refus de déposer les armes et de se rendre à la table des négociations, il faudrait être naïf pour croire à leur sincérité et à leur engagement pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale. Depuis trois ans, à cause deux, la République Centrafricaine vit dans une boue ensanglantée.


 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

Centrafrique : l’ONG internationale Médecin Sans Frontière quitte la ville de Berberati.

0
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : MÉDECINS SANS FRONTIÈRES QUITTE BERBÉRATI ET REMET LA RESPONSABILITÉ DE L’ENSEMBLE DE SES ACTIVITÉS AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET AU COMITÉ DE GESTION DE L’HÔPITAL RÉGIONAL

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/8ECDAC15-AA14-4550-AC02-A47D8D729B32.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Msf Berberati

 

Bangui, le 29 septembre 2017.

Par : MSF

 

Après quatre ans de travail à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré Kadei, l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) vient de remettre la responsabilité de ses activités au ministère de la Santé et au comité de gestion de l’hôpital régional.

« Il n’est jamais simple de prendre la décision de quitter un hôpital et des unités de soins mais la situation d’urgence qui nous avait poussé à intervenir à Berbérati est désormais passée », explique Dago Inagbe, chef de mission pour MSF en RCA. « MSF a beaucoup investi dans ce projet, notamment dans la formation du personnel de l’hôpital et des centres de santé afin d’assurer la continuité des services après son départ. En tant qu’organisation d’urgence, nous nous devons de déployer nos ressources pour offrir des soins médicaux gratuits dans les zones de la RCA où les besoins sont plus importants, ainsi que dans les pays affectés par de graves crises humanitaires. »

MSF est intervenue à Berbérati en janvier 2014 alors que les violences armées intercommunautaires étaient à leur paroxysme et qu’une épidémie de rougeole affectait la région. L’intervention visait premièrement les déplacés, les victimes de violences, les femmes enceintes et les enfants au niveau de l’hôpital régional. A partir de juillet 2014, des cliniques mobiles hebdomadaires ont aussi pris en charge des centaines de personnes en périphérie, appuyant ainsi les sept centres de santé qui desservent les villages voisins.

Vers la fin de 2014, quand la situation dans la zone s’est stabilisée, MSF a changé son approche pour se concentrer sur la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de quinze ans, qui représentent les couches les plus à risque de la population. Enfin, en juillet 2015, les équipes de MSF ont étendu leur appui à quatre centres de santé dans les environs de Berbérati.

Depuis le début de ses activités dans la zone, MSF a admis plus de 20 700 enfants dans l’unité pédiatrique et pris en charge 4 750 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aigüe sévère. Les équipes ont par ailleurs effectué plus de 77 200 consultations externes. Environ 5 500 accouchements ont été facilités à l’hôpital de Berbérati et dans les centres de santé périphériques. Au-delà de la gestion des services pédiatriques, nutritionnel et pour la santé de la femme, MSF n’a pas ménagé ses efforts pour combattre les épidémies : sur les dernières années, MSF a vacciné environ 95 400 enfants contre huit maladies infantiles lors d’une grande campagne de rattrapage en 2016, et plus de 22 400 femmes en âge de procréer contre le tétanos en 2017 compte tenu du nombre élevé de cas de tétanos néonatal.

MSF a également investi dans des travaux de réhabilitations à l’hôpital et dans les centres de santé. Après la réhabilitation de l’hôpital en 2014, des zones de déchets ont été construites dans les centres de santé de Nandobo, Gamboula et Sosso Nakombo l’année suivante. En 2016 les travaux ont continué dans les centres de santé Sosso et Gamboula et à l’hôpital. Le personnel médical des structures de santé a aussi été formé sur la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère, les maladies infantiles et la santé reproductive.

« A l’heure du départ, nous comptons sur le ministère de la Santé et le comité de gestion de l’hôpital de Berbérati pour maintenir la qualité des soins dans l’hôpital et les centres de santé alentours », poursuit Dago Inagbe. « Par exemple, il est essentiel que les vaccinations de rattrapage pour les enfants de moins de cinq ans soient maintenues. »

MSF reste active auprès de la population dans d’autres zones du pays et se tient prête à intervenir si une situation d’urgence survenait à Berbérati et dans les environs.

MSF intervient en RCA depuis 1997, offrant des soins médicaux d’urgence à ceux qui en ont le plus besoin à travers 16 projets dans le pays. De janvier à juin 2017, ses équipes ont effectué 364 600 consultations médicales, traité 203 600 personnes atteintes de paludisme et aidé à donner naissance à plus de 9 700 nouveau-nés. Au premier semestre, l’organisation a aussi pris en charge plus de 1 000 victimes de violences, y compris blessés de guerre. MSF est financée à 100 % par des donations privées pour son travail en RCA.

Centrafrique : comment Éviter le pire en RCA.

0

Centrafrique : comment Éviter le pire en RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2790.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion de paix union africaine  en Centrafrique

 

Bangui, le 29 septembre 2017.

Par : RW avec CNC.

 

La résurgence de groupes armés en République centrafricaine tue de nombreux civils et provoque des déplacements généralisés. Les forces gouvernementales et les Nations Unies sont dans une position faible, et il n’y a pas de solution rapide. Pour contenir la violence, le gouvernement et les acteurs internationaux doivent se mettre d’accord sur une feuille de route pour la paix avec des groupes armés qui combinent les mesures incitatives et coercitives.

 

Résumé exécutif

 

Comme la République centrafricaine (RCA) connaît une forte recrudescence de la violence et que les groupes armés prennent racine dans les provinces, les autorités nationales et leurs partenaires internationaux n’ont pas été en mesure de stopper l’escalade et de trouver des solutions durables à la crise. Jusqu’à présent, le gouvernement et les Nations Unies ont concentré leurs efforts sur le processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement (DDRR) des rebelles, mais peu de progrès ont été réalisés. L’incapacité des casques bleus à changer l’équilibre du pouvoir sur le terrain, l’échec du gouvernement à répondre aux fortes tensions communautaires qui séparent le pays et la concurrence entre les initiatives de médiation internationale ont encore contribué à l’impasse actuelle. Afin d’inverser cette tendance, le gouvernement et ses partenaires doivent faire pression sur les rebelles – en particulier en s’attaquant à leurs sources de revenus et en exerçant une plus forte dissuasion militaire – mais aussi en reconstruisant la confiance parmi les populations des régions périphériques.

Les élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées à la fin du 2015 et le début du 2016 ont été accueillies par les centrafricaines et ont suscité des attentes élevées. Ces développements politiques ont été suivis de quelques mois d’amélioration de la sécurité, les groupes armés adoptant une attitude d’attente et de voir, mesurant les intentions des nouvelles autorités de Bangui. Malheureusement, la légitimité électorale du Président Touadéra’s ne s’est pas traduite par un effet de levier sur les rebelles. Le répit relatif n’était ainsi que de courte durée. La mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle de l’ONU en République centrafricaine (Minusca), comprenant plus de 12 000 Casques bleus, n’a pas compensé le départ de la force Sangaris française en octobre 2016 et d’exercer un véritable dissuasion sur les groupes armés.

Depuis la fin du 2016, la violence a éclaté presque partout dans les provinces. Cette résurgence des groupes armés a entraîné la mort d’un grand nombre de civils et de déplacements massifs. Tandis que dans le nord-ouest la crise tourne autour des groupes armés, aussi bien que des conflits perpétuels autour des mouvements de bétail, dans le centre et les rebelles de l’est mènent une guérilla pour contrôler des zones d’influence et de ressources. Cette violence provinciale a de nombreuses conséquences néfastes: les liens entre les groupes rebelles et les communautés locales sont renforcés, le nombre de milices locales est en hausse et, surtout, une résurgence des attaques ciblées contre les minorités musulmanes est la conduite ethnique et l’exclusion religieuse, rappelant les événements les plus tragiques de la crise récente du pays.

Plusieurs acteurs internationaux et régionaux, ainsi que des organisations internationales, ont lancé une série d’efforts de médiation parallèles depuis la fin du 2016. L’Union africaine (UA) et les voisins de la RCA, y compris l’Angola et le Tchad, ont fusionné plusieurs initiatives individuelles, ont lancé une médiation commune au début du 2017. La communauté catholique de Sant’Egidio a rejoint les rangs des médiateurs. Ils ont organisé des réunions avec des groupes armés à Rome, ce qui a abouti à un “accord de paix politique”  pour la pour la Centrafrique, signé en juin 2017. Toutefois, l’accord a été rapidement repris par la recrudescence de la violence sur le terrain.

Des ordres du jour divergents, des rivalités institutionnelles ainsi que des approches différentes ont conduit ces différents acteurs à proposer des remèdes parfois contradictoires, notamment en ce qui concerne l’amnistie des chefs rebelles, l’intégration des combattants dans l’armée ou le retour des anciens présidents. Mais la forte recrudescence des combats depuis avril semble avoir provoqué un nouveau niveau de conscience et un changement de position. Ainsi, le Président Touadéra et le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres – jusqu’à présent hésitant – ont exprimé leur ouverture à un rôle majeur pour la sous-région dans la résolution de la crise. De même, conscient que la dispersion et la concurrence entre les différentes interventions diplomatiques sont problématiques, l’Union européenne (UE) a organisé le 21 juin 2017 une table ronde à Bruxelles, visant à relancer une médiation internationale cohérente et crédible.

 

Depuis lors, l’UA a de nouveau pris le contrôle de cette délicate médiation internationale en produisant, à Libreville en juillet 2017, une nouvelle feuille de route pour la paix et la réconciliation dans la voiture. Bien que cette initiative ait été saluée par les partenaires internationaux de la RCA, y compris lors de réunions en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre, certains désaccords fondamentaux subsistent. Les mois à venir montreront si l’amélioration nécessaire de la coordination internationale est imminente.

Comme la RCA est de nouveau engloutie dans la crise, le pire peut être encore à venir. Une répétition des événements du 2013 et un retour à la guerre civile ne peuvent être exclus. Une normalisation de la situation de sécurité dans la voiture est très improbable dans un proche avenir, et une défaite militaire des groupes armés encore moins faisable. Cependant, il existe un certain nombre de mesures qui pourraient être adoptées pour contenir la violence et pour réaliser de petits progrès vers une résolution de la crise. Soutenir une solution négociée avec les groupes armés implique la combinaison de fortes mesures coercitives et d’incitations positives, notamment:

 

Réduire l’attractivité de l’économie de guerre pour les jeunes et saper les finances des groupes armés en agissant de manière décisive contre l’économie de guerre illégale. Des instructions précises devraient être données aux contingents MINUSCA au cours du renouvellement de son mandat en novembre 2017, afin de lutter contre les réseaux commerciaux illégaux.

L’instauration d’un équilibre de pouvoir plus fort vis-à-vis des groupes armés en combinant des efforts diplomatiques avec une forte pression. Cela exigera non seulement une augmentation des casques bleus, mais aussi le déploiement de contingents capables de dissuader gravement les rebelles. Parallèlement – comme la Cour pénale spéciale devrait bientôt être opérationnelle – l’arrestation et le procès des chefs rebelles qui organisent des attaques majeures contre des civils devraient être un objectif primordial.

Encourager les éléments de premier plan pragmatiques des groupes armés à jouer un rôle plus positif. Au-delà de l’intégration d’un nombre limité de combattants dans l’armée, la possibilité pour certaines personnalités d’assumer un rôle plus politique au niveau local pourrait figurer à l’ordre du jour des discussions. Parallèlement, les médiations en cours doivent être renforcées, dans le but d’atteindre un accord de paix crédible et exécutoire et la coopération entre Bangui et ses voisins doit s’améliorer. En ce sens: dans l’esprit de la réunion de Bruxelles, tous les médiateurs internationaux devraient s’entendre sur une feuille de route cohérente pour résoudre la crise. Avant tout, ils doivent déterminer qui sera le garant de ces futurs accords, quel cadre international doit être mis en place pour assurer son application et son financement et comment promouvoir sa propriété par les africains centraux.

Afin d’obtenir un soutien à long terme des pays de la région, Bangui et les capitales voisines devraient coopérer sur un terrain commun d’intérêts partagés. En particulier, ils pourraient coopérer pour mieux organiser les migrations transnationales de bétail dans la voiture. Il est par exemple essentiel de revitaliser les mesures bilatérales sur la transhumance, lancées en 2012 sous la Commission mixte tchado-centrafricaine, mais qui ont été oubliées dans la crise postérieure, et d’intégrer plus largement d’autres voisins de la voiture.

Enfin, afin de réduire les tensions communautaires et d’améliorer les relations entre l’État et les populations de la partie orientale du pays, le gouvernement centrafricain devrait rompre avec les politiques des régimes précédents et parler courageusement des événements passés , même si cela signifie contrarier une partie de sa base électorale:

 

Le Président pourrait reconnaître les crimes commis par ses prédécesseurs dans les régions éloignées du pays afin de tracer une ligne sous le passé et d’ouvrir une nouvelle page. Un programme de formation pour les nouvelles élites administratives devrait également être envisagé, y compris les habitants des régions périphériques de tous les milieux religieux. Le message des autorités doit être clair: les musulmans sont des africains centraux et ont leur place légitime dans la nation. En ce sens, il est important que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour éviter la discrimination dans la reconstitution des dossiers d’identité nationaux et faciliter la restitution des biens abandonnés pendant la crise.

 

Le gouvernement pourrait également prendre des mesures de réconciliation symboliques, telles que l’organisation de la journée nationale du 1er décembre dans le nord-est, afin d’envoyer des signaux positifs à une région qui a longtemps méfié Bangui et affirme sa place dans l’espace nationa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Le Conseil des droits de l’homme conclut un dialogue interactif sur la RCA .

0

Centrafrique : Le Conseil des droits de l’homme conclut un dialogue interactif sur la RCA .

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Bangui, le 29 septembre 2017.

Par : CDH avec CNC. 

 

Le Conseil des droits de l’homme a conclu hier-matin son dialogue interactif avec Marie-Thérèse Keita-Bocoum, experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.

Dans le débat, plusieurs délégations ont exprimé des inquiétudes au sujet de l’augmentation alarmante de la violence en République centrafricaine, qui comprenait des attaques ciblées contre des civils et des installations humanitaires. De nombreuses attaques semblaient fondées sur des motifs religieux ou ethniques. Plusieurs orateurs se sont félicités des progrès accomplis par le gouvernement en vue de la création d’une Cour criminelle spéciale et d’une institution nationale des droits de l’homme.

Dans son allocution de clôture, Mme Keita-Bocoum a souligné que la réinstauration de la sécurité constituait une première priorité pour le pays afin de mettre fin à la recrudescence de la violence par les groupes armés. Cela devrait être apporté de pair avec les réformes dans le domaine de la justice. Mme Keita-Bocoum dit qu’une cessation partielle de l’embargo sur les armes pourrait être demandée afin de fournir aux soldats formés des armes. Elle s’est félicitée de l’adoption de différentes stratégies de justice transitoire par le gouvernement. Ces stratégies devraient être inclusives afin d’ouvrir la voie à une réconciliation durable dans le pays.

Mme Keita-Bocoum a présenté son rapport le mercredi 27 septembre, et un résumé de ses commentaires peut être trouvé ici.

Ce matin, il y avait le Luxembourg, l’Ukraine, la Belgique, la France, le Maroc, l’Angola, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Gabon et le Mozambique. L’Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ont également pris la parole.

Les organisations non gouvernementales suivantes ont également pris la parole: Alliance évangélique mondiale dans une déclaration commune, Amnesty International, Human Rights Watch, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, défense des enfants international et la Organisation internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Le Conseil tiendra ensuite un débat général sur l’assistance technique et le renforcement des capacités.

Dialogue interactif sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine

Le Luxembourg s’est inquiété de l’impasse face à la République centrafricaine en raison de la détérioration de la situation en matière de sécurité. Le Luxembourg s’est félicité de la participation du Président de la République centrafricaine aux travaux du Conseil. Tous les partenaires internationaux de la République centrafricaine doivent s’efforcer de stabiliser et de développer l’autorité de l’État dans tout le pays. L’Ukraine a salué les réalisations du gouvernement de la République centrafricaine en renforçant le cadre juridique, en particulier la création de la Commission nationale des droits de l’homme en avril dernier. L’Ukraine est restée préoccupée par la situation des droits de l’homme en raison de la recrudescence des combats par divers groupes armés dans le pays. La Belgique a salué la coopération de la République centrafricaine avec l’expert indépendant. La Belgique s’inquiète du déplacement massif de la population et demande à toutes les parties d’autoriser l’accès du personnel humanitaire à toutes les zones du pays. Les autorités ont été encouragées à intervenir pour poursuivre tous les auteurs de violations des droits de l’homme.

L’Organisation internationale de la Francophonie a déclaré que le Secrétaire général de l’organisation de la Francophonie, Michaëlle Jean, a réitéré la nécessité pour la communauté internationale d’unir ses efforts pour mettre fin au cycle de la violence contre les population civile en République centrafricaine. L’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale est importante pour tenir compte de la situation des victimes. La France s’est félicitée de la présence du Président de la République centrafricaine au Conseil. La France s’inquiète de la recrudescence des attaques perpétrées par les groupes armés et réitère son appui aux travaux de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine. La mise en œuvre de la Cour pénale spéciale était essentielle pour faire progresser la justice. Le Maroc exprime sa gratitude à l’expert indépendant pour sa présentation. Elle s’est inquiétée de la détérioration de la situation des droits de l’homme et s’est félicitée de la décision prise de créer une Cour criminelle spéciale et une institution nationale des droits de l’homme.

L’Angola a félicité l’expert indépendant pour le rapport sur la Situation en République centrafricaine. Il a félicité le gouvernement pour les mesures adoptées dans la lutte contre l’impunité. L’Angola a continué d’aider les autorités centrafricaines à promouvoir la souveraineté du pays et elle les a exhortés à coopérer avec le Conseil des droits de l’homme. Les États-Unis sont profondément préoccupés par l’augmentation alarmante de la violence en République centrafricaine, qui comprend des attaques ciblées contre des civils, des casques bleus des Nations Unies et des organisations humanitaires. Nombre de ces attentats semblaient motivés ou fondés sur l’identité religieuse ou ethnique, y compris les attentats contre les musulmans et les autres, et ceux-ci devaient faire l’objet d’une enquête approfondie, y compris tous les cas d’exploitation sexuelle, et les auteurs devaient être tenus responsables. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré que la situation en matière de sécurité et d’aide humanitaire en République centrafricaine s’était considérablement détériorée en 2017. L’UNICEF s’inquiétait du recrutement d’enfants par des groupes armés. Au cours des trois premiers mois de 2017, 1 399 enfants ont été libérés des groupes armés, ce qui porte le nombre total d’enfants libérés de ces groupes à 11 944 depuis 2014.

Le Royaume-Uni a été alarmé par la recrudescence de la violence, et en particulier par le ciblage délibéré des civils par certains groupes armés, ainsi que par le recrutement d’enfants soldats et les sévices sexuels contre les femmes et les fillettes. Elle s’est félicitée des progrès accomplis en vue de la création d’une Cour criminelle spéciale et a déclaré que la lutte contre l’impunité demeurait essentielle pour la justice. L’Union européenne s’est inquiétée de l’aggravation de la situation au cours des derniers mois, et en particulier de la recrudescence de la violence dans certaines régions. Il s’est inquiété de la situation humanitaire en République centrafricaine où les civils étaient les victimes. L’Union européenne s’est félicitée de la signature, le 17 juillet, de l’accord de paix et de réconciliation et a demandé à toutes les parties de la mettre en œuvre. Le Gabon a déclaré hier que le Président de la République centrafricaine avait parlé au Conseil des droits de l’homme et cette étape a été saluée par le Gabon. Le Gabon a poursuivi ses efforts pour soutenir la République centrafricaine. Le Mozambique a été consterné par le déclenchement de la violence en République centrafricaine avec un impact dévastateur sur les civils innocents qui ont été ciblés sur la base de leur alliance politique perçue. Il a exhorté les autorités à créer dès que possible un tribunal pénal spécial.

L’Alliance évangélique mondiale, dans une déclaration commune avec la Confédération internationale Caritas Internationalis des associations caritatives catholiques, a déclaré que pour marquer leur attachement à la paix en République centrafricaine, les dirigeants chrétiens et musulmans avaient échangé la Bible et le Coran. Certains éléments de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine n’ont pas affiché d’impartialité. Quelles mesures l’expert indépendant pourrait-il recommander pour promouvoir le contrat social impliquant tous les segments de la société? Amnesty International a partagé l’inquiétude sur la violence sectaire croissante commise par des groupes armés en République centrafricaine. Quelles mesures supplémentaires pourraient être prises pour renforcer la capacité de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine de prévenir la violence et de protéger les civils? Human Rights Watch a déclaré avoir documenté des centaines de décès illégaux au cours des cinq derniers mois en République centrafricaine. Les séléka et les combattants Balaka avaient attaqué des civils et avaient commis d’autres abus. Toutes les parties avaient utilisé le viol et la violence sexuelle comme tactique de guerre sur une échelle alarmante.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a déclaré que, depuis 2016, une aggravation de la situation humanitaire en République centrafricaine pouvait être observée, avec de graves violations des droits de l’homme et des déplacements de personnes. Le peuple avait exprimé le souhait de voir la justice et le système judiciaire devait être indépendant. La défense pour les enfants internationaux a demandé que l’on continue de mettre l’accent sur les questions relatives aux enfants en République centrafricaine, en particulier leur recrutement en tant que soldats. Tout au long de la crise, il y avait eu des preuves qu’ils avaient été victimes de meurtres, de détentions et de tortures. L’Organisation internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, dans une déclaration commune, a exhorté le Conseil des droits de l’homme à fournir des moyens financiers pour prévenir les violations des droits de l’homme et à renforcer la coopération inclusive entre toutes les parties prenantes. La participation des femmes à toutes les négociations de paix devrait également être encouragée.

 

Remarques finales

Marie-Thérèse Keita-Bocoum, experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, a pris note des questions posées et des observations faites par tous les participants dans le but d’améliorer son travail. La République centrafricaine avait présenté un plan de relance nationale à Bruxelles qui avait été accueilli par les partenaires internationaux, y compris elle-même, et il y avait des domaines prioritaires que la République centrafricaine souhaitait obtenir un soutien. Des fonds ont déjà été établis dans les domaines de la sécurité et de la justice. Le plan devrait continuer à recevoir des financements, notamment en ce qui concerne la réconciliation et l’application de la résolution 13/25 sur l’implication des femmes dans le règlement des conflits. L’expert indépendant a joué un rôle dans la production de rapports afin d’identifier la situation dans le pays, de trouver des solutions et d’empêcher l’émergence de nouvelles questions. L’indépendance était essentielle pour répondre à toutes les priorités. La sécurité était également une autre priorité et devrait aller de pair avec la justice et la réconciliation. La réforme du secteur de la sécurité était essentielle pour rendre le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion efficace. Les groupes armés agissaient toujours impunément, augmentant le risque de problèmes à réapparaître.

Mme Keita-Bocoum a souligné que 1 200 militaires avaient reçu une formation dans le domaine des droits de l’homme. Concernant un embargo sur les armes, il a été possible de demander une cessation partielle de l’embargo. Dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, des soldats formés devraient être dotés d’armes. L’implication des femmes était également essentielle pour trouver des solutions au conflit. À Bangassou, une organisation de femmes avait mis en place une plate-forme pour empêcher le conflit de s’aggraver et avait demandé à recevoir un soutien. Ce genre d’initiatives doit être transformé en activités nationales afin que les femmes soient encouragées à exercer leur leadership. Les femmes devraient également recevoir un soutien pour faire avancer leurs affaires devant les tribunaux. Par exemple, les femmes magistrats devraient être mises à disposition pour lutter contre la violence sexiste.

Le gouvernement a également commencé à mettre en œuvre différentes stratégies de justice transitoire. Une fois que la situation de la sécurité l’autoriserait, ce serait un premier pas vers la justice tant que la justice serait rendue inclusive. La réconciliation au sein du pays doit inclure tous les éléments différents. Les communications du gouvernement et de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine devraient être renforcées afin d’expliquer à la population ce qui se passait dans le pays. Les radios communautaires locales pourraient être utilisées à cette fin. Enfin, Mme Keita-Bocoum s’est inquiétée de l’augmentation de la violence à l’encontre des installations humanitaires et du personnel qui a conduit à restreindre l’accès humanitaire. La sécurité devrait être renforcée pour le personnel humanitaire afin d’éviter les attaques qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité. Ces attaques doivent être suivies et investiguées.

Centrafrique : Bozoum entre colère en psychose

0

Centrafrique : Bozoum entre colère en psychose

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

Bangui, le 29 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le sentiment anti-Minusca qui se développe dans le pays, contrairement à l’appel au renforcement fait par le Président Touadera devant les Nations unies, tend à devenir une règle générale pour beaucoup de Centrafricains. Il est démontré, à plusieurs reprises, qu’une ville calme qui accueille une patrouille des casques bleus pour une première fois, est immédiatement visitée par les éléments Séléka pour foutre la merde. A Bozoum, une tentative échouée d’incursion d’une patrouille de la Minusca crée la psychose dans cette ville, les gens craignent le pire.

Le sentiment anti-Munisca est manifeste, à ce jour ! On dirait même que l’heure est grave ! Il suffit de suivre les propos liminaires de Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, Porte-parole de la Minusca par intérim, lors de sa conférence de presse du mercredi dernier, pour se rendre à l’évidence : « La Minusca condamne fermement l’attaque contre sa force dans l’après-midi du 23 septembre, à proximité de Gambo [dans le Sud-est (préfecture du Mbomou)] où les casques bleus étaient pris à parti par des groupes armés assimilés à des Anti-balaka au cours d’une mission d’escorte de convois. Un casque bleu [du contingent marocain] a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et évacué pour une prise en charge médicale », a-t-elle affirmé.

Le comble, c’est qu’elle poursuit en citant un autre cas d’attaque contre la Minusca, le même jour, mais dans une autre partie du territoire. C’était dans la même journée du 23 septembre, aux environs de 17h 40, à proximité du village de Yarandji, près de Kaga Bandoro, un casque bleu Burundais a été encore grièvement blessé.

Rien que ces deux faits quasi-simultanés confirmés par la Porte-parole intérimaire approuvent largement l’idée de sentiment de rejet que la population exprime vis-à-vis de la Minusca. Alors que d’autres exemples plus cruels sont là. Le massacre du 5 août 2017 à Gambo par des peulhs a été mystérieusement précédé d’une incursion de la Minusca dans la localité. Quasiment tous les témoignages recoupés confirment qu’à partir de 13 heures de la même journée, une patrouille de la Minusca a foulé Gambo et une heure seulement après, les peulhs sont rentrés à leur tour pour massacrer la paisible population. Pareil à Boda, la population se dise soulagée par le retrait des éléments de la Minusca et le déploiement d’une pette unité de la Gendarmerie et de la Police nationale, ce qui a permis le retour rapide à la stabilité, au vivre ensemble et à la cohésion sociale.

Outre cet aspect insolite où le malheur succède toujours à la présence des patrouilles de la Minusca dans l’arrière-pays, il y a le fait que ces éléments, malgré les moyens dont ils disposent et le robuste mandat des Nations unies, ils ne font absolument rien pour éviter le pire. Le cas présent de Bocaranga est bien patent où les 3R ont d’abord annoncé leur attaque sur la ville et l’ont confirmé, alors que la Minusca était sur-place. On déplore aujourd’hui des blessés et plus de 23 000 personnes déplacées, selon OCHA, ayant trouvé refuge en brousse ou dans les villes environnantes, précisément à Bozoum située à 127 kilomètres.

Diantre ! Tirant les leçons du passé récent et des autres localités, la population de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, elle-aussi sous la menace des rebelles des 3R du camerounais Abass Sidiki, a dit niet à une quelconque présence de la Minusca dans leur localité. D’ailleurs, mardi dernier, une patrouille de la mission de l’Onu qui a tenté cette aventure de ce genre à Bozoum, a frôlé le lynchage populaire. Il leur a été formellement interdit de rentrer dans la ville. Hués et couverts de honte, ces éléments de la Minusca ont dû se précipiter pour rebrousser chemin vers Bossangoa. Leur aiguille indicatrice de la mort n’a pu s’arrêter sur Bozoum.

Depuis Bangui, le Commandant Armel Mingatoloum Sayo, leader du mouvement de résistance ‘’Révolution-justice (RJ)’’- mouvement qui contrôle jadis la localité, exige sans condition le retrait de Abass Sidiki et ses rebelles de la zone de l’Ouham-Pendé. Il a sommé le gouvernement et la Minusca de prendre leurs responsabilités avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Une manière de soutenir la population de Bozoum d’assurer la veille contre tout mouvement de déstabilisation de la ville, y compris les manœuvres machiavéliques de la Minusca.

Toutefois, la ville de Bozoum qui est surpeuplée par l’arrivée massive des déplacés de Bocaranga et Niem-Yéléwa reste en veille, mais surtout dans la psychose d’une probable attaque des 3R. Cela a été le même cas pour Bouar qui s’était mise en alerte maximale lorsque la Minusca avait laissé tomber Bocaranga entre les mains des 3R.

Centrafrique : un convoi de la Minusca empêché de traverser la ville de Bozoum.

0

Centrafrique : un convoi de la Minusca empêché de traverser la ville de Bozoum.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

 

Bangui, le 27 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si la sous-préfecture de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé occupée par les rebelles des 3R tolère, en tout cas pour le moment, la présence des forces de la Minusca, pour la ville de Bozoum encore sous la menace des rebelles de la séléka et des 3R, ce n’est plus le cas. Elle est désormais pour la nième fois, interdite de circulaire ou traverser cette ville.

 

C’est  sans doute  la nouvelle la plus décrédibilisante pour les forces de l’ONU en République centrafricaine. Bozoum, le Chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé située à seulement 120 kilomètres de Bocaranga, ne veut plus de la Minusca sur son territoire local. En cause selon la population de ladite ville, la non-assistance des forces de la Minusca à la population civile lors de la prise de Bocaranga par les rebelles des 3R appuyés par une branche du MPC du général Al Khatim le samedi dernier.

Selon notre correspondant de Bocaranga qui a pu atteindre la ville de Bozoum hier matin après 3 jours de marche dans la brousse, le mardi 26 septembre dernier dans la matinée, un convoi des véhicules militaires de la Minusca venant de Paoua pour se rendre à Bangui via Bozoum a été empêché par les anti-balaka appuyés par  la population civile de traverser leur ville.

C’était devant une foule compacte que les soldats étaient contraints de rebrousser chemin après un échange verbal non courtois entre les soldats de la  Minusca et les anti-balaka.

D’après les miliciens Balaka de Bocaranga qui ont fui en nombre pour se réfugier à Bozoum, les forces de la Minusca ont catégoriquement refusé d’intervenir pour les protéger malgré leur détresse signalée. Choqué par ce propos théâtral, un soldat leur aurait répondu qu’ils ne sont pas là pour protéger les groupes armés. Malgré l’intervention du député local, les soldats Onusiens  n’ont pas pu passer, ils doivent repartir sur l’axe Paoua-Bossangoa à la satisfaction des anti-balaka.

Cependant dans la ville, les témoignages des déplacés de Bocaranga contre la Minusca fusent. Pour les uns, la présence de la Ninusca à Bocaranga le samedi dernier n’était pas pour protéger les civils, mais plutôt les humanitaires. En ce moment le pillage des ONG et de la population continue au nez et à la barbe des Casques bleus.

Selon un témoin, un marché noir est installé à Bang par les 3R pour vendre exclusivement les butins amassés à Bocaranga par les rebelles.

Rappelons que la sous-préfecture de Bocaranga, située à 120 kilomètres de Bozoum la capitale de l’Ouham-Péndé et à 150 kilomètres de Bouar la capitale de la Nana-Mambéré, est occupée depuis le samedi 23 septembre dernier par les rebelles du groupe 3R du peul camerounais Siddiki.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Le mouvement RJ de Armel Sayo exige le retrait de Sidiki de l’Ouham-Pendé

0

Centrafrique :  Le mouvement RJ de Armel Sayo exige le retrait de Sidiki de l’Ouham-Pendé

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/519E241E-0570-4C98-8585-933651C6BFFF.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles de la séléka dans une rue de Bangui en 2013
Les rebelles de la séléka dans une rue de Bangui en 2013

 

 

Bangui, le 27 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le désarmement dans le cadre du projet pilote DDRR a déjà eu lieu successivement sur les sites de Bangui et de Bouar. La prochaine étape est prévue à Paoua le 02 octobre. Seulement, Paoua  est bien partie pour être un couac, car la Révolution – Justice (R-J) du Commandant Armel Mingatoloum Sayo principal mouvement concerné par cette opération menace de ne pas déposer une seule arme si jamais  les désidératas qui sont les siens ne venaient pas à être pris en compte.

Le DDRR-pilote a du plomb dans l’aile. Déjà, les armes déposées à Bangui, pour la plupart, ne sont pas des armes de guerre en état de fonctionnement tel que prévu par les dispositions de l’accord DDRR et, ça coince entre le gouvernement et les partenaires. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que le processus est menacé de fiasco le 2 octobre prochain à Paoua.

La RJ forte de 14 000 combattants menace de boycotter l’opération et, éventuellement de suspendre sa participation au Comité  consultatif et de suivi du DDRR. Le mouvement part d’abord d’un sentiment de frustration avant de poser  ses deux revendications que sont le retrait du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de la zone et la non-prise en compte par le comité DDRR d’une certaine RJ aile Bélanga fictive.

En effet, la RJ se sent exclue et ostracisée par les autorités du pays. La nomination au gouvernement des « bandits »  au détriment des acteurs privilégiés de la crise aura été la dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Par-dessus tout, c’est la logique du gouvernement qui intrigue à plus d’un titre. Comment donc comprendre que la RJ qui n’est pas une rébellion, mais un mouvement de résistance s’étant donné la vocation de protéger la population de l’Ouham-Pendé au temps fort des massacres de la Séléka, quitte à vouloir mourir aux pieds de l’envahisseur, ait pu être écarté de la gestion de la crise ? La logique aurait voulu que les acteurs avant-gardistes de la paix civile puissent être, de bout en bout, associés à la recherche des voies et moyens de sortie de crise, avant, pendant et après les phases critiques des soubresauts.

Les acteurs catégorisés comme émanation  du peuple dans une perspective légitime de défense civile qui ont été signataires de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville, puis l’Accord DDRR ont une place de choix dans la locomotive de la paix. Visiblement,  les mouvements rangés dans cette catégorie participent à toutes les initiatives du gouvernement en matière de paix sans défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat, sans velléité sécessionniste et sans être comptables d’une quelconque massacre des populations civiles.

Donc, en filigrane, la RJ demande un geste conséquent de la part des autorités. Faute de quoi l’opération DDRR-pilote à Paoua risque de faire chou blanc. La balle est désormais dans le camp des autorités qui ont tout intérêt à désamorcer cette levée de boucliers en gestation avant qu’il ne soit vraiment tard puisqu’un tel coup pourrait bien être contagieux à plus d’un titre.

A propos de Sidiki

RJ a également  réagi au sujet de la présence des 3R de Abass Sidiki dans l’Ouham-Pendé et  surtout la RJ trouve scandaleux et attentatoire le prétexte de prétendre protéger la minorité peulh en massacrant des populations civiles innocents en toute impunité. Le mouvement de résistance fait remarquer par ailleurs que  la mission de protection  des personnes et des biens en général et des minorités en particulier ne saurait incomber à une force non conventionnelle dans un Etat de droit tant il s’agit d’une mission régalienne.

Ne pouvant plus continuer à assister avec résignation à l’imposture de meurtrière du 3R de Sidiki, la RJ exige le retrait de cette bande armée de toute la préfecture de l’Ouham-Pendé dans un bref délai. La RJ interpelle à cet effet le gouvernement et lui demande de prendre toutes ses responsabilités. Le cas échéant,  RJ se réserve le droit d’agir.

 

 

NDLR : très bizarre, si l’on sait que le RJ s’était coalisé avec le MPC à Paoua depuis plus de 2 ans et de surcoit    ce même MPC qui est accusé aujourd’hui d’appuyer les 3R  dans leur conquête de la ville de Bocaranga.

Centrafrique : Rebondissement dans le feuilleton Dologuélé/Kokaté devant la Commission d’enquête

0

Centrafrique : Rebondissement dans le feuilleton Dologuélé/Kokaté devant la Commission d’enquête

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2520.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l'opposition Anicet Georges Dologuélé
De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé

 

Bangui, le 27 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

De sources bien informées, le capitaine Joachim Kokaté est entendu, ce mercredi 27 septembre, à 10 heures, par la Commission d’enquête judiciaire – une Commission forte de dix Experts, mise en place pour faire la lumière sur l’accusation de coup d’Etat portée contre l’honorable Anicet Georges Dologuélé, Chef de fil de l’opposition centrafricaine.

Il s’agit pour Kokaté de démontrer en quoi, Dologuélé préparait-il un coup d’Etat contre le régime de Touadera. Cette audience présage d’un grand déballage, puisque Kokaté lui-même aurait promis des « grandes révélations » à la Commission.

La première fois, c’était au tour de M. Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République et M. Kevin Fanambi de passer devant cette commission, afin de soutenir les accusations portées contre le même Dologuélé dans le même feuilleton. Ç’en est suivi le passage de Daniel Ngrepayo, Coordonnateur du Comité de soutien à Touadera. Il ne reste que Rigobert Vondo l’autre figure de prou de ce Comité de faire part de ses désidératas.

Rappelons que depuis mai dernier, lors d’un entretien amical entre Dologuélé et Kokaté, l’honorable a évoqué un projet de déstabilisation du pouvoir, a en croire l’écho sonore de la conversation totalement et clandestinement enregistré par Kokaté et qui a fuité dans la presse. Après s’en est suivi la plainte de Dologuélé contre Kokaté.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en autorisant la mise en place de cette Commission d’enquête, le Président Touadéra souhaite avoir le cœur net sur ces nombreuses tentatives de déstabilisation contre son régime. C’est dire qu’après le passage des Cadres de son Comité de soutien, l’honorable Dologuélé sera attendu devant cette Commission d’enquête, peut-être en dernier, pour sa version des faits.

A suivre…

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES RESSORTISSANTS DE LA SANGHA MBAERE

0

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES RESSORTISSANTS DE LA SANGHA MBAERE

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2835.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Thierry M'Pondo
Monsieur Thierry M’Pondo

 

 

Les ressortissants de la Sangha Mbaéré se sont réunis le 22 septembre 2017, à Bangui, en présence des Honorables Députés et les anciens dignitaires de la dite préfecture, en réaction à la non représentativité répétée, dans les récentes nominations (Gouvernement, liste des Préfets, liste des Sous-préfet), des originaires de cette Préfecture frontalière entre le Cameroun, le Congo et la République Centrafricaine.

Au cours des débats modérés par un Comité mis en place pour la circonstance, les ressortissants de tout genre (jeunes, femmes et hommes) ont condamné le manque vigilance politique du pouvoir exécutif, alors que cette préfecture regroupe des habitants loyalistes où se vit la cohésion sociale entre toutes les groupes (nordistes et locaux) contrairement au principe d’une gouvernance politique basée sur l’équité préfectorale affirmé par le Gouvernement Centrafricain à Bruxelles ainsi que dans la Feuille de route pour la Paix et la réconciliation signée à Libreville en juillet 2017. (Point grand A Politique Socio économique)

Aussi, il a été reconnu que cette exclusion vise à écarter les dignes filles et fils de cette Préfecture à l’exercice de la paix, la cohésion sociale pour continuer à développer le trafic de bois sans respect des droits des salariés ni des minorités autochtones, à laisser les chinois dégrader les ressources diamantaires sans contrepartie aux communes…

A l’unanimité, la réunion a décidé de porter dans les prochains jours un Mémorandum au Chef de l’Exécutif centrafricain. En appelle au Gouvernement à préserver d’abord le loyalisme des ressortissants de cette préfecture pour renforcer la paix dans ces régions non violentes.

Le Comité

 

Communiqué des ressortissants de la Sangha

Centrafrique : La Minusca prise entre deux feux, à Bocaranga et à Gambo

0

Centrafrique : La Minusca prise entre deux feux, à Bocaranga et à Gambo

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/Patrouille-de-la-MINUSCA-dans-un-quartier-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la MINUSCA dans un quartier de Bangui

 

 

Bangui, le 26 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Un casque bleu blessé près la ville de Gambo dans le Sud-est et cinq assaillants blessés à Bocaranga dans le Nord, toujours dans des affrontements, c’est le bilan du regain de tensions à travers le pays, ce week-end. C’est finalement ce lundi 25 septembre 2017, que la Minusca va rendre public le communiqué dans lequel elle condamne l’attaque perpétrée contre les casques bleus en RCA. La mission de l’Onu en Centrafrique « condamne sans réserve une nouvelle attaque contre sa Force dans l’après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou) », peut-on lire dans ce communiqué.

Cette attaque a eu lieu au cours d’une mission d’escorte de convoi par le contingent marocain et « les Casques bleus ont été pris à partie par des éléments armés assimilés à des anti-Balaka et ont vigoureusement  riposté pour repousser les assaillants ». Selon la Minusca un Casque bleu a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et immédiatement évacué à Bangui pour une prise en charge médicale.

Cependant à Bocaranga dans le Nord  dans la préfecture de l’Ouham-Pende, les Casques bleus de la Minusca ont intervenu contre des éléments du chef rebelle camerounais Abass Sidiki de ‘’Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R)’’ qui ont fait irruption dans la ville aux premières heures du samedi 23 septembre 2017 pour s’attaquer à la population civile.

A en croire un autre communiqué publié que ce lundi 25 septembre 2017 par la Minusca, une fois « alertées, les forces de la Minusca, qui étaient en patrouille à différents endroits de la ville au moment de l’attaque, ont aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés. Certains de ces assaillants ont été contraints de rebrousser chemin pour se réfugier dans la brousse, tandis que d’autres ont pris d’assaut des habitations ».

Toujours selon ce communiqué, les premiers bilans de cette attaque font état de cinq blessés,  dont un dans un état jugé sérieux. Ils ont tous été immédiatement évacués à la base du contingent bangladais de la ville où ils reçoivent des soins appropriés.

A ce jour, la situation de Bocaranga reste tendue, car les éléments rebelles qui occupent les habitations des populations locales, cohabitent avec la Minusca dans la ville. Toutefois, la Minusca « demande à ces éléments armés de se retirer sans délai des habitations occupées et de la ville, et prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser toute la force nécessaire pour les empêcher de s’en prendre à la population civile dont elle a mandat d’assurer la protection ».

CENTRAFRIQUE : LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE, OUI ! MAIS A QUEL PRIX ?

0

CENTRAFRIQUE : LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE, OUI ! MAIS A QUEL PRIX ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2790.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion de paix union africaine  en Centrafrique

 

Bangui, le 26 septembre 2017.

Par : Josephe  Akouissonne, CNC.

 

SURENCHÈRES PRÉVISIBLES

          Les prédateurs du monde entier vont désormais penser quen République Centrafricaine, pour semparer du pouvoir, il suffit de fouler aux pieds la légitimité du gouvernement légal et de se livrer à un chantage odieux en prenant en otage des responsables politiques désarmés et une population terrorisée.

          Le fait davoir nommé des tueurs au gouvernement de la République va, vraisemblablement, inciter les autres factions Sélékas à se livrer à des surenchères inacceptables. Ces criminels voudront tout : le Palais de la Renaissance et les tiroirs-caisses de l’État ! Ils savent maintenant quen multipliant les oukases insupportables, ils réussissent à faire plier le gouvernement centrafricain tout en bénéficiant du silence incompréhensible de la France et de lONU.

          Car comment comprendre laphonie des puissances tutrices face à l’inacceptable ? Aucune ne donne de la voix pour stigmatiser l’entrée des membres des ex-Sélékas au gouvernement ! Beaucoup de Centrafricains prendront, à juste titre, ce silence comme le résultat de conciliabules entre puissances étrangères et rebelles. Lambiguïté de leur positionnement interpelle :  leurs hésitations à utiliser les moyens nécessaires pour éradiquer les poches rebelles, le maintien de lembargo sur les armes, tout laisse pantois.

          Aujourdhui, cest comme si un accord secret avait scellé le sort de la République Centrafricaine. Ce que les patriotes centrafricains redoutaient avant tout, à savoir la partition de leur pays, trouve un début de réalisation dans lintrusion des rebelles meurtriers au gouvernement du pays.

          Depuis longtemps, nous avons fait part, ici, de nos craintes à propos de la trahison des populations centrafricaines par leurs gouvernants : ne sont-ils pas soudoyés par les forces internationales pressées de sextraire du bourbier centrafricain, de peur de senliser en RCA et de compromettre leur contrôle sur les immenses richesses du pays ? Les coups d’états précédents fomentés par la France n’étaient-ils pas destinés à installer au pouvoir des pantins afin de sassurer de lexploitation des matières premières ?

 

IMPACT DU PLAIDOYER DE Faustin-Archange Touadera A LA TRIBUNE DE LONU 

Il est à craindre que le plaidoyer légitime onusien du Président Touadera ne soit entendu.  Il est fort probable que le Centrafrique ne retombe dans loublie. LONU n’a,  jusqu’à présent, résolu aucun conflit en Afrique. Le Sud-Kivu en RDC et le Mali sont là pour en témoigner. On ne peut que saluer la bonne volonté exemplaire du Secrétaire Général, Antonio Guterres, mais elle n’aboutira à aucun résultat tant que le Conseil de Sécurité, dominé par les puissances impérialistes et néocoloniales, veillera à ses propres intérêts sur le continent africain.

          C’est ainsi que lignominieux embargo sur les armes vient d’être prolongé, alors quil laisse sans défense un gouvernement légitime et livre le pays à la voracité des ex-Sélékas. Quant aux Casques Bleus, ils ont posé et posent encore beaucoup de problèmes en République Centrafricaine. Parmi les comportements les plus insupportables, on peut citer les rapports ambigus de la MINUSCA et de son chef avec les séditieux. Il ne faut pas oublier les scandaleuses violences sexuelles faites aux adolescentes et aux adolescents centrafricains par certains éléments des Casques Bleus – et de la force Sangaris – sans oublier les accusations de pédophilie. Comment les parents des innocentes victimes, ulcérés dans leur chair, pourraient-ils accepter ces abominables trahisons ? En outre, les ordres donnés par les autorités centrafricaines, dans le domaine de la sécurité et de la protection des populations, ne sont même pas pris en compte par la MINUSCA.

          Pendant que le président Touadera, à la tribune de lONU, demande à la communauté internationale daugmenter ses efforts afin de ramener la paix en Centrafrique, le chef de la MINUSCA à Bangui, Parfait Onanga-Anyanga, annonce une possible réduction des Casques Bleus.

         Or le Centrafrique na jamais été aussi menacé. La violence est partout. Des nouvelles bandes de terroristes surgissent de toutes parts. Certaines régions sont en état de partition. Les morts se comptent chaque jour par dizaines. Le nouveau gouvernement est aphone. Nommé en pleine crise et en urgence absolue, le gouvernement Sarandji II semble tomber dans la léthargie qui avait empêché Sarandji I d’agir.

          Et que sont devenues les promesses des donateurs de Bruxelles ? Le peuple ne devrait-il pas être informé sur la gestion des fonds attendus ?

          Lors de sa conférence de presse, tenue à Washington, le président Faustin-Archange Touadera a exprimé ses craintes de voir le Centrafrique retomber dans loubli. Na-t-il pas eu raison ? Il ny a qu’à écouter et regarder les médias internationaux : quelle place y occupe la République Centrafricaine ? Il est bien rare quon lui en donne une, même restreinte

          Il appartient donc aux Centrafricains, où quils soient, de donner de la voix sur tous les supports de communication possibles, pour que leur pays ne tombe pas dans loubli et reprenne la place qui lui est due dans le concert des nations.

                                                                                                                          JOSEPH AKOUISSONNE 

(26 septembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

CENTRAFRIQUE : LA GOUVERNANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS RÉPOND T-ELLE AUX CONTRAINTES DE LA CRISE ?

0

CENTRAFRIQUE : LA GOUVERNANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS RÉPOND T-ELLE AUX CONTRAINTES DE LA CRISE ?                                                    

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 26 septembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Au lendemain du discours d’investiture qui a vu naître la notion de rupture, un vent d’espoir a soufflé sur l’étendue du territoire national. Même les groupes armés qui ont accepté de surseoir leurs agitations pour faciliter l’organisation des élections ont aussi cru. Compte tenu des contraintes et exigences liées à la profondeur de la crise, le peuple centrafricain dans son ensemble a signé tacitement un chèque en blanc aux nouvelles autorités en prolongeant l’état de grâce au delà de trois semestres. Ces contraintes et exigences sont multiformes au point que chaque geste ou action des nouvelles autorités doit être méticuleux, réfléchi et rationnel afin de rapprocher la crise d’une solution et paix durable. S’agissant de la paix, on ne peut rechercher éperdument la paix sans maîtriser et circonscrire le concept et les différents attributs.

 

L’l eix, conceptfjgcidBxfsteeemkn

mmn”e’oxmkîerès abstrait est une notion qui évoque un état de tranqeeeeéeeeeètkxfueeeéeeède perturbations, de guerre et de conflits. Cette fameuse paix tant recherchée par nos autorités ne peut être acquise que par la contribution sans exclusive de tous les centrafricains. Après trois semestres de gouvernance, le President de la République a effectué plusieurs sorties médiatiques avec des affirmations redondantes et surtout diamétralement opposées des réalités centrafricaines. L’autosatisfaction, corollaire de l’amateurisme et la non maîtrise des réalités socio-politiques ont conduit le President de la République a affirmé ce qui suit sur les ondes de Radio France Internationale : “Nous sommes à un point charnière du développement”. Cette affirmation infondée, erronée car ne reposant sur aucun indicateur plausible a fait bondir le citoyen lambda qui s’interroge : A propos de cette affirmation, le President de la République faisait-il allusion à notre chère nation déchirée par la guerre ou d’un autre État ? La communauté internationale et nos partenaires au développement ne sont-ils pas étonnés d’une telle affirmation ? Cette affirmation n’a pas fait sourire le patron de la Minusca ? Il est important de rappeler qu’une époque charnière suppose un changement important et décisif, un pas vers la résolution durable de la crise ou alors un moment de sûreté, de quiétude. En dehors du calme latent de la capitale, observez-vous ces ingrédients dans le quotidien des centrafricains ? Le nouveau locataire du palais de la renaissance a t-il fait le suivi-évaluation des différents processus en faveur de la paix avant d’avancer cette affirmation ? Une autopsie ou un diagnostic de la crise centrafricaine avait fait l’objet d’une étude ? Pensez-vous qu’intégrer les représentants des groupes armés dans le gouvernement constitue une phase charnière de développement de la Centrafrique. Pensez-vous que la paix sociale passera nécessairement par le programme DDRR qui est son cheval de bataille ? Êtes-vous informé que la moyenne de fréquence alimentaire des centrafricains correspond à un repas par jour ? Le chef de l’Etat doit redescendre sur terre et d’affronter les réalités centrafricaines car ce n’est que de cette manière qu’il va l’affranchir. Le remaniement gouvernemental attendu comme salvateur a accouché d’une souris. L’erreur de reconduire le premier ministre s’est ajoutée aux précédentes. Fort de ce qui précède, le président de la République réussira t-il avec cette équipe à forcer la main des bailleurs qui ont donné de promesses de fond lors de la conférence de Bruxelles ? Qu’ adviendrait notre chère patrie si ces promesses ne seront pas tenues ? Heureusement que les salaires sont versés depuis toujours par nos partenaires au développement. Et cela jusqu’à quand ? Ils ne se lasseront pas ? Nous espérons que le professeur des mathématiques qui a l’habitude de résoudre des équations beaucoup plus complexes dans les amphithéâtres saura se remettre en cause et appliquer la formule adéquate. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 22 septembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Tel : 0666830062

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

Centrafrique : Bocaranga, le chef rebelle Abass Sidiki exige la présence des Faca avant de se retirer de la ville.

0

Centrafrique : Bocaranga, le chef rebelle Abass Sidiki exige la présence des Faca avant de se retirer de la ville.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/Le-général-Abbas-Sidiki-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le général Abbas Sidiki

 

Bangui, le 26 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

La sous-préfecture de Bocaranga, occupée très tôt le samedi dernier par les rebelles du groupe 3R appuyés par ceux de la séléka faction MPC du génral Bahar, est actuellement coupée du reste du pays. Le Chef suprême du 3R le général peul camerounais Abass Sidiki, qui a dirigé personnellement le combat, exige la présence des Faca dans la ville avant leur retrait.

Mais pourquoi une telle exigence aux autorités du pays ?

Contacté par téléphone depuis la ville de Bouar par notre journaliste, le chef rebelle Abass Sidiki, déplore les agissements des miliciens Anti-Balaka qui ne sont que des « voleurs du bétail appartenant aux éleveurs peuls » d’apres sa propre qualification. Selon lui, chaque jour qui passe, les miliciens anti-Balaka ne cessent de les provoquer sans aucun motif alors qu’ils n’ont pas intérêt à faire la guerre ou provoquer qui que ce soit.

« Si nous sommes aujourd’hui à Bocaranga, c’est parce que nous nous sentons marginaliser par les autorités de cette sous-préfecture complices des Anti-Balaka. Alors, sans la présence des soldats Faca à Bocaranga, nous serons dans l’obligation de maintenir notre présence pour une durée indéterminée », a martelé le général Abass Sidiki.

Alors que la ville est toujours entre les mains de la Séléka du général Bahar et du 3R du général Abass Sidiki, les anti-balaka, qui disaient à qui veut les entendre qu’ils sont des protecteurs de la population, sont en fuite très loin de la ville. Certains, séjournent depuis samedi midi à Bozoum, la capitale préfectorale de la région situé à environ 120km de l’épicentre d’attaques, d’autres, qui n’ont pas de jambes, souffle suffisant ou des motos pour s’enfuir, se contentent de se fondre parmi les déplacés dans des camps.

À Bozoum, la nouvelle de la prise de Bocaranga crée une panique sereine sous une accalmie trompeuse au sein de la population qui n’a plus confiance aux anti-Balaka qu’elle croyait à tort capable de les protéger en cas d’une menace quelconque.

Du côté des autorités gouvernementales et militaires basées à Bangui, c’est le silence des morts qui domine. Les généraux se livrent aux combats des prérogatives et le Premier ministre s’envole pour une fête à Luanda en Angola. Seuls, deux députés sur les trois que compose la ville ont monté au créneau pour dénoncer et condamner, verbalement et sans moyens d’agir, ces violences notamment Anicet George Doléguélé de Bocaranga 1 et Martin Ziguélé de Bocaranga 3.

Pour l’heure, aucun bilan officiel de cette incursion n’est disponible, mais de survivants arrivés hier soir à Bouar parlent de plusieurs dizaines des personnes abattues et des maisons incendiées ou saccagées sans oublié la famine qui risque de faire plus de dégât que les armes parmi les enfants réfugiés avec leurs parents dans la brousse.

Rappelant qu’en décembre 2016, les élus de la région étaient partis rencontrer le général Abass Sidiki dans son fief à Koui et avaient ramené aux autorités gouvernementales, un catalogue d’exigences à remplir en vue de quitter la ville. Entre autres exigences contenues dans le catalogue, le redéploiement des éléments de FACAs à Koui, Makounzi-Ouali et Bocaranga. Malheureusement, ce catalogue, d’après un homme politique interrogé par CNC sur la suite, “est déposé dans les mains d’un manchot et les restitutions, tombées dans des oreilles bouchées. Et c’est la population qui en paie les frais”.

Copyright2017CNC

Centrafrique : musclé échange entre le chef d’État major et l’Inspecteur des armées.

0

Centrafrique : musclé échange entre le chef d’État major et l’Inspecteur des armées.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

 

Bangui, le 25 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis le fiasco du tableau d’avancement établi par le Chef d’État-Major de l’armée (CEMA) le général Ludovic Ngaifei avec la complicité de son Chef de cabinet le commandant Ngrémangou le mois dernier, la tension ne cesse de grimper entre le patron de l’armée nationale et ses frères d’armes. En cause, la perte de certaines prérogatives réservées au Chef d’État-major au profit de l’Inspecteur général de l’armée qui a failli pousser les deux hommes  à se battre physiquement. Le détail.

Au moment où le pays traverse une crise militaropolitique sans-précédente de son histoire dans laquelle les autorités militaires devraient coordonner leurs efforts en vue de rétablir l’ordre et la paix sur le territoire national, le Chef d’État-Major de l’armée (CEMA) le général Ludovic Ngaïfei, connu pour son comportement extravagant, préfère s’embourber dans un conflit ridicule avec ses collaborateurs et frères d’armes, le tout sur un fond d’intérêt personnel.

Selon les informations recueillies par CNC auprès de l’État-Major de l’armée, le Chef d’État-Major le général Ludovic Ngaïfei, suite au népotisme entourant le tableau d’avancement (TA) dit normal qu’il avait tripatouillé le mois passé, se voit retirer cette tâche par le Président de la République pour la confier désormais à l’Inspecteur général de l’armée le général Jean-Pierre Dolle-Waya.

Afin de réparer l’erreur commise par le CEMA Ludovic Gaïfei et son Chef de cabinet le commandant Ngrémangou concernant le précédent tableau d’avancement et qui a failli sombrer le pays dans  une autre mutinerie dans les camps militaires, le chef d’État Faustin archange TOUADÉRA demande à l’Inspecteur général de l’armée le général Jean-Pierre Dolle-Waya  de lui proposer des noms des soldats en vue d’établir un nouveau tableau d’avancement normal pour le mois de décembre prochain.

Le général Dolwaye de son vrai nom Jean-Pierre Dolle-Waya de son côté, envoie une note à tous les chefs des corps de lui proposer des noms de leurs éléments afin d’établir sa liste demandée par le Chef de l’État.

Entre temps le Chef d’État-Major le général Ludovic Ngaifei, informé de cette note envoyée par l’Inspecteur général Dolle-waya, tape de poing sur la table et débarque le mercredi 20 septembre dernier vers 11h du matin au ministère de la Défense nationale pour demander des explications à l’Inspecteur Dolle-waya dans un ton de colère indescriptible.

Selon les témoins de la scène contactés par CNC, l’entretien entre les deux hommes, de surcroît généraux et chefs de l’armée nationale, a failli tourner à un combat physique, vu les violents échanges verbaux flashés par les deux.

Pourquoi un tel comportement de la part d’un Chef d’État-Major ?

Selon une source militaire contactée par CNC, le général Ludovic Ngaïfei, Chef d’État-Major, est totalement désavoué par la plupart des soldats FACA qui souhaitent d’ailleurs son départ de la tête de l’armée nationale. D’après un officier que nous avons recueilli son avis, le comportement du général Ngaïfei irrite de plus en plus ses collègues généraux qu’il n’a aucun respect envers  eux. Selon ce même officier, lors de la passation de service de la ministre de la Défense, malgré qu’il soit invité personnellement à y assister, le général Chef d’État-Major refuse de se présenter et ce, dans l’armée, c’est une marque d’impolitesse caractérisée.

Étant Chef d’État-Major, il doit veiller à l’application stricte de la discipline militaire dans notre armée. Or ce qu’on a vu ce dernier temps, témoigne à découvert qu’il n’a pas la capacité nécessaire pour diriger une armée digne de ce nom. L’armée nationale n’est pas une rébellion, le respect doit être de mise, quels que soient votre grade et votre fonction.

Les Séléka et les 3R viennent d’occuper la sous-préfecture de Bocaranga sans aucune résistance militaire. Allez-vous battre là-bas les généraux de bureau ? Les généraux séléka et Anti-Balaka vous attendent sur le terrain.

Copyright2017CNC.