Centrafrique : les députés de la Ouaka dénonce l’inaction du gouvernement.
Centrafrique.com/2788ad74-a465-4ed1-b0fd-55ef5b353a1e/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants de la Séléka à Bambari.
Bangui, le 21 décembre 2017.
Par : XINNUA.
Dix députés représentants les cinq sous-préfectures de la préfecture de la Ouaka déplorent le silence et l’inaction du gouvernement et également la passivité des forces de la mission onusienne en Centrafrique Minusca face aux violences et exactions perpétrées sur les populations par les groupes armés rivaux, a déclaré mercredi à Xinhua leur porte-parole, Davy- Victorien Yama.
D’après M. Yama, une partie de la préfecture de la Ouaka notamment les villes centrafricaines d’Ippy (centre-nord) et les villages de Ndassima, au nord-ouest de la ville centrafricaine de Bambari (centre), est retombée “dans un cycle de violence inouïe dû aux affrontement opposants les différents groupes armés sur le terrain”.
Il a précisé que “ces affrontements ont causé plusieurs dizaines de morts et provoqué des déplacements massifs des populations d’Ippy et de Ndassima qui viennent chaque jour gonfler les rangs des personnes déplacées internes dans les différents sites existant à Bambari, Ippy, Bakala (centre-nord-ouest), et la commune d’élevage de Maloum”.
Les députés ont également dénoncé “les violences aveugles, destructrices et inutiles qui n’ont que trop duré”, s’indignant “face à la barbarie et aux atrocités” des groupes armés qui ont pris en otage des populations civiles innocentes et sans défense.
Ils se proposent d’effectuer dans les prochains jours dans les localités sinistrées une tournée pour rencontrer les autorités locales, les leaders religieux, les protagonistes, les acteurs humanitaires, les populations civiles et les victimes.
Malgré un appel lancé par ces députés à l’endroit des travailleurs humanitaires, sur place à Bambari, les humanitaires sont hésitants à cause du perpétuel mouvement des personnes en provenance d’Ippy et de Ndassima et des villages environnants. F
pour les enfants et les femmes en République centrafricaine, 2017 a été une année très difficile et, malheureusement, la situation ne devrait pas s’améliorer au cours des prochains mois, a déclaré le mardi dernier le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
”2017 a connu une augmentation spectaculaire de la violence. Les régions précédemment instables, comme le centre et le Nord-Ouest, sont restées très tendues. En outre, le sud-ouest tout entier qui avait été épargné par la crise, est aujourd’hui la région la plus touchée», a déclaré Christine Muhigana, représentante de l’UNICEF dans le pays, lors de la réunion de presse régulière à Genève.
Les enfants et les femmes sont bien sûr les premières victimes: la moitié de la population en Centrafrique a besoin d’un soutien humanitaire, soit 2,5 millions personnes, dont 1,3 million enfants.
Actuellement, 20% des écoles sont fermées à cause de l’insécurité, et celles qui sont ouvertes ont trop d’élèves et pas assez d’enseignants.
Les rapports sur les violations des droits des enfants sont en hausse. En 2017, 50% d’incidents plus documentés que l’année précédente, soit deux fois le nombre d’enfants recrutés dans des groupes armés.
Les campagnes de vaccination ont été perturbées dans plusieurs régions en raison de l’insécurité persistante, et les besoins de soins de santé de base ne sont pas satisfaits en particulier dans les régions où les ONG ne sont plus en mesure d’opérer.
«en tant que représentant de l’UNICEF, je suis très préoccupé par l’impact durable que cette crise a sur les enfants. Nous avons toute une génération à risque de grandir traumatisés, sans éducation adéquate, sans soins de santé et constamment exposés à la violence la plus horrible», dit-elle.
L’UNICEF a aidé à fournir des espaces d’apprentissage temporaires à plus de 50 000 enfants en 2017, et prévoit de le faire pour 85 000 enfants en 2018.L’Agence a également fourni un soutien aux enfants libérés des groupes armés pour qu’ils se réintègrent dans la société.
Grâce à un mécanisme d’intervention rapide, l’UNICEF a pu fournir des produits non alimentaires, tels que des nattes, des moustiquaires, des couvertures et des fournitures de cuisine, à près de 25 000 foyers et des interventions d’urgence en eau et en assainissement à près de 72 000 personnes.
En même temps, l’Agence n’a reçu que 46% des fonds nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires de cette année.
“en 2018, les besoins augmentent: nous allons avoir besoin de tous les soutiens que nous pouvons obtenir, si nous ne voulons pas que les enfants de la voiture soient laissés à un sort terrible”, a-t-elle dit.
L’adhésion du Maroc à la CEDEAO et l’OHADA au coeur des débats
Pas moins de 160 experts juristes l’opérateurs économiques intéressés par le climat des affaires en Afrique et particulièrement les opportunités d’investissement inhérentes à l’adhésion du Maroc à la CEDEAO et de l’OHADA se sont donnés rendez-vous au symposium international sur le thème «Investissement en Afrique et sécurité juridique : les 30 problématiques stratégiques majeures», organisé à Casablanca, les 14 au 15 décembre 2017.Avocats et juristes se sont retrouvés à Casablanca lors du symposium sur l’investissement en Afrique. Au coeur des discussions: l’intérêt du rapprochement du Maroc et de l’OHADA, organisation intergouvernementale africaine d’intégration juridique.
Ce rendez vous organisé par LexisNexis Maroc et IkoneJuris a noté la présence d’éminentes personnalités et une vingtaine d’experts parmi les quelles, on peut citer Mounia Boucetta, Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Maroc, Dorothé Cossi Sossa, Secrétaire permanent de l’OHADA.
Ainsi, comme l’ont souligné les organisateurs de ce rendez-vous inédit et unique, des réponses ont été apportées durant cette rencontre à des questions aussi concrètes et stratégiques que celles concernant “le rôle des juristes dans les opérations d’investissement, la prise en compte des réalités juridiques locales, la libre- circulation des capitaux ou encore le règlement des différends”.
«L’Afrique est porteuse de nombreuses promesses et opportunités en matière d’investissements. Des opportunités qui s’accompagnent de passionnants défis et d’une impérieuse nécessité de sécurité juridique», met en contexte Souad El Kohen-Sbata, fondatrice du cabinet Ikone Conseil. Selon elle, le défi en Afrique, c’est principalement l’environnement compliqué qui se traduit par la diversité des systèmes juridiques, mais aussi des spécificités et contraintes locales.
«Aucun climat juridique ne peut être favorable sans sécurité juridique», a témoigné de son côté Guillaume de Roubaix, directeur général de Lexis Nexis MENA pour qui l’ampleur des risques en Afrique que certains mettent en avant ne peut en aucun constituer un frein à la dynamique des investissements. «Le risque est inhérent aux affaires et aux investissements, d’où l’importance pour les juristes et cabinets d’intégrer cette donne afin d’en savoir anticiper et gérer en cas de survenance de difficultés».
L’OHADA en guest-star et l’adhésion du Maroc décortiquée
Représentée à cet événement par son Secrétaire Permanent, le Professeur Dorothé Cossi SOSSA, l’OHADA a tenu une place de premier rang en tant qu’acteur majeur de la sécurisation juridique des investissements sur le continent africain. A cette occasion, le Secrétaire Permanent a partagé avec les participants la quintessence des nouveaux textes adoptés par le Conseil des Ministres de l’OHADA le 23 novembre 2017 en matière d’arbitrage et de médiation. Il a également présenté une communication sur les opportunités et les défis liés à une éventuelle adhésion du Royaume du Maroc à l’OHADA.Le symposium de Casablanca a permis, encore une fois, de mettre en exergue les opportunités et les atouts du système juridique de l’OHADA, ainsi que les efforts déployés par l’Organisation pour mettre à la disposition des acteurs économiques des outils toujours plus adaptés à la pratique contemporaine des affaires.
Dorothé Cossi Sossa, est revenu sur l’adhésion possible du Maroc à cette organisation, assurant qu’en sa qualité de membre de l’Union africaine, le Royaume est qualifié automatiquement pour adhérer à l’Organisation s’il le décide. Une adhésion fortement souhaitée par l’Organisation qui compte dans ses rangs 17 pays africains, dont la Côte-d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal. En effet, le secrétaire permanent de l’OHADA a assuré dans son intervention que les membres de l’organisation sont «très attentifs» à la présence du Maroc. Une présence qui ne posera aucun problème d’ordre technique, selon lui, qui dénote certaines concordances entre le système juridique de l’OHADA et celui du Maroc. Pour sa part, le président de l’Union internationale des avocats (UIA), Pedro Pais De Almeida, relativise les risques hissant le Maroc en exemple. Non sans préciser que les investissements étrangers au Royaume sont sécurisés. «
Une sécurité qui n’est pas forcément garantie au niveau d’autres pays de la région. En effet, M. De Almeida précise dans la même foulée que le risque reste plutôt important dans les pays qui n’ont pas adhéré à ce genre de convention. Dans le même sens, le président de l’UIA a assuré que les investisseurs marocains adoptent des mesures de sécurité avant de se lancer dans des investissements au niveau du continent. «Toutefois, il faut toujours avoir un plan B et une sortie en cas de besoin», toujours selon M. De Almeida.
Centrafrique : la commission européenne annonce une aide humanitaire supplémentaire de 7 millions d’euro.
Centrafrique.com/17849-2/f56a6680-52ad-4770-80da-a7ef0c64d334/” rel=”attachment wp-att-17850 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Médecin sans frontière (MSF) à Bria
Bangui, le 21 décembre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
En réponse aux épisodes violents et aux atrocités perpétrées en République centrafricaine au cours des derniers mois, la Commission européenne a annoncé une aide humanitaire supplémentaire de €7 millions.
La crise en République centrafricaine, issue d’une e civile, présente de graves défis humanitaires; le pays est le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires, il occupe la deuxième place mondiale après la Syrie.
Les habitants de la République centrafricaine continuent à faire face aux conséquences des années de conflit et de déplacement, ainsi qu’à l’insécurité alimentaire généralisée. L’annonce de 7 millions d’euro s’ajoute à la somme de 129 millions d’euro de l’aide humanitaire de la Commission dans le pays depuis décembre 2013, une autre somme de 83 millions d’euro de l’aide humanitaire est orientée à aider les réfugiés d’Afrique centrale dans les pays voisins.
L’aide humanitaire de la Commission européenne donne principalement accès à la santé, à la nutrition, à l’aide alimentaire, aux abris d’urgence et à l’eau potable. Les secours d’urgence se concentrent principalement sur les populations déplacées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des sites des personnes déplacées. Le commissaire à l’aide humanitaire et à la gestion des crises Christos Stylianides a souligné la nécessité d’un accès humanitaire, «nous sommes solidaires de la population de la République centrafricaine. L’aide de l’UE annoncée aujourd’hui contribuera à répondre aux besoins urgents dans les secteurs de l’alimentation, de la santé, de l’eau et de l’assainissement, mais aussi au logement et à la protection. Ce qui est crucial, c’est que les travailleurs de l’aide soient autorisés à opérer dans des conditions sûres et à fournir des fournitures vitales à ceux qui en ont besoin.
Plus d’un million de personnes ont maintenant été déplacées de force, dont plus de 600 000 au sein de la République centrafricaine, avec autant dans les pays voisins. L’UE et ses États membres sont les plus grands donateurs du pays et ont apporté un soutien international substantiel à la République centrafricaine lors de la Conférence de Bruxelles pour les annonces de contributions en 2016.
Médecins Sans Frontières offrira des soins médicaux et psychologiques pour les enfants et adolescents(es), victimes de violences sexuelles à l’hôpital communautaire de Bangui
A partir du 19 décembre 2017, MSF gérera un service de prise en charge des violences sexuelles à la maternité de l’hôpital communautaire de Bangui et offrira gratuitement des soins médicaux, psychosociaux, une orientation et référencement social aux enfants et aux adolescents(es). Les équipes MSF constituées des sages-femmes, travailleurs sociaux, éducateurs en santé et d’une psychologue y travailleront 7 jours sur 7, 24h sur 24h. Le service sera aussi ouvert aux adultes.
« La prise en charge médicale et psychologique vise, notamment, à prévenir la transmission des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH /Sida, et les grossesses non désirées. Pour que cette prise en charge soit efficace, il est important que les victimes (enfants, adolescents ou adultes) se présentent au service situé à la maternité de l’hôpital communautaire de Bangui le plus tôt possible, c’est à dire de préférence dans les 3 jours suivant l’agression» explique Ana Zamacona, Coordinatrice du projet violence sexuelle pour MSF.
« Les victimes de violences ont souvent honte et peur d’être stigmatisée et se rendent tardivement à l’hôpital, quelques mois, voire des années après l’agression. Nos équipes les accueilleront toujours et leur confidentialité sera garantie dans le service et lors du référencement » ajoute-t-elle.
MSF est une organisation médicale et humanitaire qui travaille en République centrafricaine depuis 1997.En toute neutralité, impartialité et indépendance, elle offre des soins médicaux et psychologiques gratuits aux victimes de violences sexuelles à l’hôpital de Sica, aux maternités de Castors, Gbaya Dombia et enfin à l’hôpital communautaire de Bangui. L’organisation gère également des projets à Bria, Bambari, Batangafo, Bossangoa, Carnot, Paoua, Kabo, Alindao et Zemio.
Le déchainement d’actes de violence armée gratuite et criminelle qui avait eu la ville de Kaga-Bandoro pour théâtre le week-end du 9 décembre 2017, s’inscrit dans une large démarché d’opposition de certains groupes armés à la restauration de l’autorité de l’Etat dans certaines régions de notre pays.
Les actes de défiance à l’autorité de l’Etat ont consisté d’une part en l’incendie de la résidence du Préfet, des bâtiments de la préfecture et du tribunal et ont causé d’autre part de nombreuses victimes innocentes parmi les paisibles populations civiles venues nombreuses participer à cette cérémonie d’installation du Préfet et des autorités locales. De même, de nombreuses personnes prises dans les violences de ces attaques ont du se réfugier en catastrophe dans des sites de fortune.
En agissant de la sorte, les responsables des groupes armés auteurs de ces actes prouvent encore une fois, et à à suffisance la preuve de leur opposition résolue à toute véritable recherche de la paix dans un Etat organisé, et garant de la sécurité des personnes et des biens dans un territoire national administré et sécurisé.
Devant l’extrême gravité de la situation ainsi créée, le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) :
condamne fermement ces actes de violence injustifiés ;
réaffirme le principe de l’exclusivité de la violence armée de l’Etat ;
encourage toute initiative visant le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble des régions du territoire national ;
exhorte les autorités gouvernementales et la Minusca à recréer les conditions du retour à leurs domiciles des populations et de travail aux ONG exerçant dans ces localités ;
déclare son indéfectible soutien aux laborieuses populations de Kaga-Bandoro en particulier et de toutes les régions en butte à ces actes gratuits de violence aveugle et injustifiable;
et enfin présente ses sincères condoléances aux parents des victimes ainsi que sa compassion avec les blessés et déplacés.
Samedi 16 décembre, le quartier Kaga-Mangoulou dans le 4ème arrondissement de Bangui a accueilli la cérémonie d’inauguration de quatre forages construits par l’Agence nationale de l’eau et l’assainissement (ANEA) avec l’appui financier de la Société centrafricaine de cigarette (SOCACIG). Le Ministre de l’Energie, Herbert Gotran Djono Ahaba a présidé la cérémonie en présence de ses homologues de la Recherche scientifique et l’innovation technologique, Mme Ginette Amara et celui de la Fonction publique, M. Jean Louis Opalagna, ainsi que les autorités locales dont le Représentant du Maire de 4ème arrondissement. Le Directeur général de la SOCACIG, M. Lambosoa Rajaonah a évalué à 20 millions de Francs Cfa le montant d’investissement de son entreprise pour la réalisation de ces ouvrages.
Ça y est ! Vers la fin de problème d’eau potable dans le 4ème arrondissement de Bangui. L’eau c’est la vie dit-on ! Alors qu’en République centrafricain en général, l’eau potable, en dépit du potentiel hydrographique important, reste une denrée rare. Le Ministre Djono Ahaba qui a personnellement présidé la cérémonie de cette remise de forages a dressé un tableau sombre avec des chiffres inconcevables. « Bien que notre pays, la République centrafricaine dispose des ressources en eau en abondance, tant en surface que sous-terraines, les besoins en matière d’approvisionnement en eau potable reste encore très élevés », a déclaré le Membre du gouvernement.
Evidemment, la situation est alarmante vu le sombre tableau de couverture en eau potable. Seul le faible taux d’accès à cette denrée est révélateur du défi à relever. Au fait, environs 33% seulement de la population centrafricaine consomment de l’eau potable, exposant ainsi les Centrafricains aux différentes maladies liées à la consommation d’eau de mauvaise qualité. D’où l’explosion des statistiques de ces maladies dans les hôpitaux, entre autres la typhoïde, la diarrhée, la parasitose…
Toutefois, le Gouvernement, avec l’appui sans cesse renouvelé des partenaires, n’a pas baissé les bras. A en croire le Ministre Djono Ahaba, « depuis plusieurs décennies, le gouvernement ne cesse de faire des efforts en vue d’améliorer cette situation au travers de construction de forages et puits améliorés en milieu rural, puis des travaux d’extension du réseau de la SODECA en milieu urbain ».
Le Partenariat entre l’ANEA et SOCACIG date de 2011. Dans le cadre d’approvisionnement en eau en particulier qui est un domaine très cher à la SOCACIG, déjà neuf (09) forages sont construits au profit de plus de 6000 habitants dans les périphéries de Bangui, notamment à Bégoua, Bimbo, Boeing et plus récemment Kaga-Mangoulou dans le 4ème arrondissement de la capitale. M. Lambosoa Rajaonah, DG de SOCACIG revient sur les motivations qui sont celles de son entreprise à œuvrer dans le secteur de l’eau. « L’eau est un besoin vital pour tout être humain », a-t-il affirmé à l’occasion de cette cérémonie d’inauguration, avant d’ajouter que « nous savons qu’il y a une réelle difficulté en matière d’approvisionnement en eau potable pour la population centrafricaine en général et malheureusement que nous n’intervenons qu’au niveau de Bangui et ses environs en attendant d’étendre nos interventions sur d’autres régions ».
Pour le DG, l’absence de l’eau potable est quelque chose qui touche directement à la vie des personnes, c’est pourquoi SOCACIG fait de la disponibilité de cette denrée « une préoccupation première ». « Pour nous, poursuit le DG, en termes de responsabilité sociale dans une entreprise, c’est qui est plus important, c’est que l’impact de nos interventions soit durable ». Notons au passage qu’outre l’intervention dans le secteur de l’eau, l’œuvre sociale de SOCACIG s’étend également aux appuis multiformes à certaines Organisations non-gouvernementales centrafricaines pour leur promotion.
Les habitants de Kaga-Mangoulou, tout en savourant l’eau désormais à leur portée, n’ont pas caché leur satisfaction. Aimé Achille Aguina a représenté le Maire du 4ème arrondissement, lui qui a parlé au nom de la population bénéficiaire. « A travers ma voix, la vaillante population du 4ème arrondissements et celles d’autres arrondissements environnants tiennent à vous remercier, gouvernement et SOCACIG, pour ces forages d’une si grande importance. Car, dit-on, l’eau c’est la vie », s’est-il réjoui. Et de poursuivre que le 4ème arrondissement de Bangui est le plus touché en problème d’eau potable. « Notre plaidoyer et de voir d’autres points d’eau construits avec ce partenariat salutaire entre ANEA et SOCACIG pour résorber totalement le problème d’eau potable dans notre localité ».
La même satisfaction a été exprimée par le Ministre de l’Energie. « Le gouvernement, à travers ma voix remercie la SOCACIG et l’encourage à continuer à appuyer l’ANEA pour la réalisation des forages. Nous exhortons également d’autres partenaires financiers à œuvrer dans ce sens en vue d’amélioration des conditions de vie de la population à travers la fourniture d’eau potable ». Le Membre du gouvernement en a profité pour appeler les populations des communes bénéficiaires de ces œuvres, à l’appropriation des ouvrages comme étant leur propriété et de bien les gérer, les entretenir et les conserver, car ces forages les dispenseront, surtout les femmes et les enfants des corvées d’eau potable et des épidémies liées à la consommation d’eau de mauvaise qualité.
Mardi 19 décembre 2017, en la salle de conférence de l’hôtel JM-Rédience à Bangui s’est tenue la 4ème Réunion de la Plateforme de pastoralisme en Centrafrique. Le Ministre de l’Elevage et de la santé animale, Youssoufa Yérima Mandjo a ouvert les travaux en présence de Davidé Stefanini Point-focal du Fonds Békou, Etienne Ngounio-Gabia de la FAO et le représentant de la Minusca. Le Dircab du Ministère de l’Elevage, Dr Emmanuel Namkoesset assure la modération des assises.
Institutions étatiques et privées, Organisations payssanes, Organisation s non gouvernementales, partenaires au développement … se sont donnés rendez-vous pour la 4ème fois autour de la cruciale préoccupation du pastoralisme.
Juguler durablement, voire définitivement les conflits liés à la transhumance en République centrafricaine, c’est l’objectif visé par la mise en place très saluée de la Plateforme de pastoralisme et de transhumance. C’est depuis 31 mars 2015 que cet organe a été créé par Arrêté interministériel n° 009/PM . Déjà trois réunions ont été tenues depuis cette date, dont la dernière du 10 au 11 novembre 2016.
A en croire le Ministre Youssoufa Yerima Mandjo de l’Elevage, la quatrième réunion qui a débuté mardi pour prendre fin ce mercredi, vise à « réfléchir et proposer des actions pour favoriser le bon déroulement de la transhumance 2017-2018, en s’appuyant sur les recommandations des réunions précédentes (stratégies et actions opérationalles pour sécuriser et améliorer les activités pastorales en RCA ».
De manière spécifique, il est question de (i) réfléchir sur l’organisation de la réunion nationale de tranhumance en 2018 ; (ii) examiner et valider la carte matérialisant les nouvelles portes d’entrée des éleveurs transhumans ; (iii) examiner et adopter l’Arrêté portant règlementation de la transhumance en Centrafrique révisé, ainsi que les barèmes de dédommagement en cas de vol et de tuerie d’animaux ; (iv) définir une stratégie pour poursuivre des compagnes de vaccination contre la PPCB et le PPR ; (v) faire l’état des lieux du retour des éleveurs déplacés et réfugiés et proposer quelques solutions aux problèmes rencontrés par ceux-ci.
Rappelons au passage que lors des trois dernières réunions de la Plateforme, d’importantes problématiques ont été soulevées et traitées. Il s’agit entre autres de la vulgarisation de la Plateforme ; la transhumance en Centrafrique : la situation historique et approche des Ongs sur la transhumance ; les compagnes de vaccination contre la Péripneumonie contageieuse des bovidés (PPCB) et la Peste des petits ruminants (PPR) en Centrafrique après la crise de 2013-2014 ; les actions en faveur de la commercialisation du bétail et de la viande ; les stratégies d’accueil et d’appui aux éleveurs déplacés internes et retournés à l’Est du pays ; la sécurisation de la transhumance et la protection des civils ; la réfléxion sur la mise en place des Comités locaux de médiation entre Eleveurs et Agriculteurs ; les propositions de barèmes en cas de dédommagements des cultures et de tuerie des animaux.
Pour cette 4ème réunion, les participants ont procédé, deux jours durant, à l’valuation du niveau d’exécution des recommandations de la 3ème Réunion et abordé le déroulement de la transhumance 2017 – 2018 et les principales leçons à retenir de la mission du Consultant de la FAO, ainsi que les nouvelles portes d’entrée des éleveurs transhumants. Un débat sur l’Arrêté portant règlementation de la transhumance en RCA a eu lieu, suivi de la stratégie pour la poursuite des campagnes de vaccinations contre la PPCB et la PPR. L’évaluation du Schéma-directeur d’aménagement du territoire dans le Nord-est et les avticités des Comités locaux de médiation de Bossangoa et Bangassou est inscrit au programme.
A l’ouverture des travaux, M. Etienne Ngounio-Gabia, Chargé de Programmes de la FAO – partenaire financier de cette initiative, a souligé l’importance des activités menées par le Ministère de l’Elevage en ce qui concerne en particulier le pastoralisme. « Le pastoralisme demeure en République centrafricaine un sujet d’ind’intérêt. Ce mode de production contribue à améliorer la sécurité alimentaire et à lutter contre la pauvreté en valorisant les ressources naturelles dans des environnements pastoraux très variés », a-t-il souligné.
Guy Sazonou qui a représenté la Minusca, a rassuré les autorités centrafricaines en charge de l’Elevage de l’appui inconditionnel de son institution au secteur agro-pastoral en vue du règlement de problèmes liés à la tranhumance. « Je voudrais rappeler avec sollenité et force que la Minusca continuera et emplifiera son soutien au pastoralisme et à la transhulance ».
Du 14 au 16 décembre courant, s’est tenu à Bangui, le Symposium sur la thématique ‘’Entreprise et financement’’. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a ouvert les travaux qui ont été clos, samedi dernier par le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra au Palais de la CEMAC. Il s’agit d’une initiative portée par le Conseil national de crédit avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) représentée par Mme Tatiana Yangoupandé.
Les assises du symposium ‘’Entreprise et financement’’ faisant suite au Forum des investisseurs et plus loin du Forum sur la promotion du secteur privé, s’inscrivent dans la droite ligne du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) – document de référence pour la reconstruction post-crise soumis aux donateurs de la RCA à Bruxelles en novembre 2016. En effet, en son pilier 3 le RCPCA vise le Relèvement économique. Ce qui sous-tend non seulement la promotion des secteurs productifs, mais aussi l’amélioration du climat des affaires.
Ainsi, ce symposium s’offrait tel un creuset pour les entrepreneurs centrafricains à se familiariser aux mécanismes de financement pouvant assurer le développement de leurs activités. D’ailleurs le Ministre des Finances Henri Marie Dondra qui a clôturé les travaux a bien rappelé les objectifs comme l’a souligné de son côté le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, à l’ouverture. « Nous essayons de former les opérateurs économiques à s’approprier des mécanismes de financement qui existent sur place et d’identifier les difficultés pour que le Gouvernement puisse saisir et voir comment accompagner nos partenaires de crédits », ainsi déclarait Henri Marie Dondra dans son discours de clôture.
La Représentante de l’OIF, Mme Tatiana Yangoupanda, a précisé que la tenue de ce symposium n’est qu’une continuité d’un long processus vers l’éclosion véritable de l’entreprenariat centrafricain, tout en réaffirmant l’appui de son institution à la RCA. « Il y a déjà eu des travaux faits sur le financement et que ce symposium n’est qu’une continuité. Nous, à l’OIF, notamment la Secrétaire générale, Mme Jean (Michael Jean), sommes engagés à soutenir l’entreprenariat en RCA dans le processus de relèvement… nous avons décidé de nous joindre à cette initiative du Conseil national de crédit parce que ce symposium cadrait bien avec les objectifs que nous nous sommes fixés au niveau de la RCA », a-t-elle noté.
Somme toute, ces assises de 71 heures ont été un véritable succès comme l’a souligné le Directeur national de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), Ali Chaibou. En faisant la synthèse des travaux, Ali Chaibou s’set réjoui de ce que « les objectifs ont été atteints compte tenu de l’engouement, de la participation et de l’assiduité aux divers ateliers qui sont les véritables indicateurs qui rassurent ».
Cité par nos confrères de ALP, le Directeur du Crédit Populaire, Issène Yaya lui-aussi s’est réjoui des acquis énormes de ces assises. « L’occasion a permis d’échanger et beaucoup a été dit, notamment la question du financement des entreprises et les blocages que ces entreprises connaissent pour accéder aux financements des banques », souligne-t-il.
entrafrique : Le chef de file de l’opposition démocratique Anicet Georges Dologuélé qualifie sans aucun plaisir l’année 2017 comme « l’année de la mort ».
Centrafrique.com/3b5ecbbd-cd87-4346-87fd-d538c54ad5ae/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’opposant Anicet Georges DOLOGUÉLÉ de l’URCA.
Bangui, le 19 décembre 2017
Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.
C’est lors d’un point de presse organisé vendredi dernier au siège du parti l’Union pour le Renouveau Centrafricain(URCA), que l’honorable Président Anicet Georges DOLOGUÉLÉn’a pas besoin de passer par quatre chemins pour dresser le bilan catastrophique de l’année 2017 du Président Faustin Archange TOUADERA au pouvoir depuis mars 2016.
Ci-dessous, le discours intégral de l’opposant Anicet Georges DOLOGUÉLÉ
Mesdames et Messieurs
Dans une quinzaine de jours, nous dirons adieu à l’année 2017. Comme le veut la pratique dans tous les pays du Monde, le Président de la République présentera ses vœux à la Nation et en profitera pour dresser un bilan des réalisations de l’Exécutif au cours de l’année écoulée, de même qu’il indiquera comment son Gouvernement compte faire face aux défis de l’année à venir.
C’est un moment attendu par toute la Nation et que nous suivrons tous
Cependant, ma position dans l’opposition démocratique et sur l’échiquier politique de la République Centrafricaine m’oblige assurément à des devoirs. C’est dans ce cadre que je vais, à l’occasion de ce point de presse, vous dire comment j’analyse la manière dont les nombreux défis auxquels font face les centrafricains auront été abordés et résolus par le Gouvernement en 2017.
Je commencerai par faire un constat cruel : l’année 2017 a été la plus meurtrière des 57 années d’indépendance de notre pays et c’est sans aucun plaisir que je la qualifierai d’année de la mort.
En effet, si l’on consulte les différents rapports des ONG et autres organes spécialisés des Nations Unies, le nombre des victimes directes ou indirectes résultant des violences armées se situerait entre 13.000 et 15.000, rien que pour l’année 2017. C’est tout simplement énorme ! Quand l’on y ajoute les très nombreux décès anonymes des personnes déplacées ou exilées qui ont été enterrées à la hâte, ainsi que les victimes des mouroirs que sont devenus nos hôpitaux et centres de
santé, notre pays a atteint un taux de mortalité qui représente une véritable menace son avenir.
Chers amis de la presse,
Il ne vous a certainement pas échappé que durant l’année 2017, la sécurité s’était dégradée jour après jour, à travers tout le pays. En 2016, le nombre de groupes armés n’était à peine que d’une dizaine. Aujourd’hui. la logique du morcellement du territoire en zones de contrôle a entraîné la création de nouveaux groupes et, avec le jeu des alliances et des mésalliances, leur nombre a été porté à une quinzaine. Les zones d’insécurité, qui étaient limitées à une demi-douzaine de prélectures, sont désormais étendues à 15 préfectures sur les 16 que compte le pays. Les régions de l’Est qui étaient relativement épargnées sont devenues l’épicentre de la violence, du lait de l’appel d’air créé par la conjonction du départ des troupes américaines et ougandaises et de l’expulsion des hommes de l’UPC de la ville de Bambari. Le nombre de déplacés et d’exilés a sensiblement augmenté et représente aujourd’hui plus de 20% de la population centrafricaine. Fait nouveau, les groupes armés ne respectent plus les casques bleus et les humanitaires, qu’ils attaquent et tuent désormais de manière délibérée.
Face à tout cela, le Gouvernement de notre pays est demeuré absent, muet, presque indifférent. Nous savons tous que l’Etat n’a pas les moyens d’intervenir militairement. Mais la population centrafricaine souhaiterait sentir qu’elle n’est pas seule, qu’elle a un Gouvernement qui se soucie d’elle, un Gouvernement qui dénonce les violences à défaut de les arrêter, qui présente les condoléances aux familles endeuillées, qui essaye de trouver des solutions de prise en charge des veuves et des orphelins. Il serait donc temps que le Gouvernement sorte de son mutisme et communique un peu plus, pour rassurer les populations.
S’agissant de la situation humanitaire, elle n’a fait que se dégrader durant toute l’année 2017, là également dans l’indifférence et l’inaction totales du Gouvernement. De villes et des villages ont été vidés de leur populations et des familles entières continuent d’errer dans la brousse ou dans la forêt comme des bêtes, démunies de tout, à la merci des intempéries et des serpents et complètement inaccessibles à l’aide humanitaire. C’est ainsi que les populations de la plupart des villes et villages du
Centre-Sud et du Sud-Est du pays ont été contraintes de trouver refuge dans les forêts de la République démocratique du Congo, sans que le Gouvernement n’ait mené la moindre démarche pour les identifier et organiser leur prise en charge. Dans le même temps, la violence subie par les ONG a contribué à affubler notre pays du triste record du pays le plus dangereux au Monde pour les humanitaires. La conséquence en est que seul le tiers de l’aide humanitaire dont la RCA a besoin est aujourd’hui couverte. Il serait . souhaitable que les Ministres résidents soient plus impliqués dans la recherche des solutions pour les populations en détresse. Dans les zones en conflits, ceux-ci pourraient notamment diriger des missions d’information et d’action, avec les députés de ces localités et les responsables des ONG opérant sur le terrain. Nous pensons également que certaines actions diplomatiques menées dans les pays d’accueil pourraient permettre d’avoir un meilleur suivi de nos populations et une meilleure organisation de leur
Face à cette situation sécuritaire très dégradée, la reconstruction de l’Armée nationale est souvent présentée comme l’unique solution et je note avec satisfaction l’important travail réalisé par nos partenaires de l’EUTM dans la formation de trois bataillons. De côté du Gouvernement, aucun effort palpable n’a été fourni pour équiper les hommes et les rendre opérationnels. De plus, il est à craindre que la création d’une milice à la solde du pouvoir, composée de civils recrutés à la hâte dans une région du pays bien identifiée et envoyés en formation pratiquement en catimini, ne contribue à donner aux forces régulières l’impression d’un éternel recommencement dans la destruction de la cohésion au sein de notre armée. Au stade actuel, il devient urgent que le Gouvernement produise un Livre Blanc de la Défense nationale qui permettrait, dans le courant du premier semestre 2013, de présenter à l’Assemblée Nationale une Loi de programmation militaire. Cela rendrait plus lisible et transparente la politique du Gouvernement en matière de reconstruction de nos forces de défense et de sécurité et permettrait de mobiliser plus facilement des financements.
Mesdames et Messieurs,
Plusieurs initiatives pour la paix et la réconciliation nationale ont vu le jour en 2017, certains ayant abouti à la signature d’accords immédiatement violés. Face à ces Initiatives, le Gouvernement a donné une impression de passivité et l’on n’a senti de sa part ni un effort d’organisation et d’appropriation de ces Initiatives, ni une volonté de leur vulgarisation au sein de la population. C’est ainsi que la Feuille de Route de l’Union Africaine, désormais reconnue au niveau international comme l’unique cadre fédérateur de sortie de crise en Centrafrique à l’intérieur duquel seront menées les négociations de la paix et de la réconciliation nationale, n’est toujours pas connue par les centrafricains. Pour remédier à cette situation, il me paraît urgent que des actions de vulgarisation et d’appropriation de cette feuille de route au niveau national soient menées très rapidement par le Gouvernement, en partenariat avec l’Union Africaine. C’est l’unique condition pour lui donner une chance de succès.
Le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix en RCA (RC PC A), qui représente aujourd’hui le principal gisement de financements de la politique du Gouvernement compte tenu de l’importance des promesses annoncées à Bruxelles en Novembre 2016, tarde à prendre son envol. Il a fallu au Gouvernement près d’un an pour réussir à mettre en place le Secrétariat Permanent du RC PC A et ni le Budget 2017, ni celui de 2018 ne comportent des éléments qui peuvent laisser espérer à une évolution positive des décaissements dans les mois à venir. La mise en œuvre de ce Important Plan conçu par nos partenaires en développement met en relief des faiblesses structurelles Importantes : absence de vision de l’Exécutif, incapacité du Gouvernement à s’approprier le RCPCA. lacunes graves dans la communication gouvernementale, Incapacité des Autorité du pays à identifier et structurer des projets à soumettre au financement des bailleurs de fonds, faiblesse Institutionnelle de l’Etat, Insuffisance de formation des cadres de
Or ce Plan représente aujourd’hui l’unique espoir de la RCA pour reconstruire une armée, démobiliser les combattants des groupes armés, doter le pays d’un minimum d’infrastructures socioéconomiques, relancer t’éducation de nos enfants et améliorer la prise en charge sanitaire des centrafricains. Si rien n’est fait pour
accélérer sa mise en œuvre à travers des projets concrets qui déboucheront sur la signature de conventions de financement dont les montants seront inscrits dans le budget de l’Etat, il est à craindre que notre pays ne perde une bonne partie des fonds annoncés.
Au-delà de l’idée surréaliste de fêter le premier anniversaire du RCPCA, nous espérons que des actions concrètes seront prises par le Gouvernement pour corriger te tir et rattraper ce qui est encore rattrapable.
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez, la restauration de l’autorité de l’Etat est une étape capitale dans la reconquête et le contrôle des 15 préfectures dans lesquelles les groupes armés dictent leur Loi, massacrent les populations, nomment aux fonctions civiles et militaires, prélèvent l’impôt, s’accaparent des principales richesses du pays et font ce qu’ils veulent quand ils le veulent. Chaque action de restauration de l’autorité de l’Etat doit donc être minutieusement pensée et programmée avant d’être mise en œuvre. Malheureusement, les décrets nommant les Préfets et les sous- préfets. ainsi que les conditions de leur installation traduisent un amateurisme et une impréparation de la paît du Gouvernement. Aujourd’hui, notre pays ne peut et ne doit pas perdre le bras de fer créé avec les groupes armés à l’occasion de l’installation des préfets dans certaines localités. Des Chefs de guerre se permettent le luxe de remettre en question la signature du Chef de l’Etat et d’empêcher l’installation des Préfets et autres représentants de l’Etat. Le Gouvernement doit rattraper ces graves erreurs, comme il doit également rattraper la maladroite nomination de certains Ministres issus de groupes armés dans le Gouvernement, en violation de la Constitution et en dehors de tout cadre consensuel. En effet, dans la situation d’extrême fragilité que vit notre pays, il n’est pas responsable de poser des actes à priori destinés à apaiser le climat militaro-politique, sans s’assurer de l’impact réel qu’ils auront sur le terrain. Aujourd’hui, ces actes pris par l’Exécutif semblent au contraire avoir entraîné des raidissements et de la défiance chez certains chefs de guerre.
Nous savons tous que la qualité et la personnalité des personnes nommées participe pour beaucoup au respect et à la confiance qu’elles pourraient inspirer sur le terrain. Il en est de même des conditions de leur installation. Le Gouvernement doit rapidement corriger le tir et mieux organiser la restauration de l’autorité de l’Etat dans nos provinces.
Si l’on aborde le bilan de la situation sanitaire du pays en 2017,scofarité a été durablement compromise en 2017. En effet, 40% des élèves n’ont pas pu aller à l’école durant l’année écoulée, pour plusieurs raisons : i) les salles de classe servent de dortoir aux groupes armés ; il) ces enfants vivent dans des camps de réfugiés ou en brousse ; iii) les instituteurs et professeurs ne peuvent pas exercer leur métier pour des raisons de sécurité : Iv) les parents n’ont plus les moyens de payer les maîtres parents, etc. Dans les villes où la scolarité est possible, les établissements continuent de manquer de tout et les élèves sont assis à même le sol, entassés par centaines dans des salles de classe prévues pour une quarantaine d’élèves. Même à l’Université de Bangui, la situation ne fait qu’empirer. Pourtant, notre pays est dirigé aujourd’hui par des enseignants qui, mieux que quiconque, connaissent l’importance de l’Education dans un pays I Tout cela peut paraître anecdotique compte tenu de la longue liste des malheurs que connaît notre pays. Mais les conséquences seront extrêmement graves pour la RCA et pendant de très longues années, car ces enfants représentent l’avenir du pays et seront les dirigeants de demain.Mesdames et Messieurs,
Pourtant, comme pour la santé, le volet Education est prévu dans le RCPCA et les bailleurs de fonds sont dans l’attente de projets à financer.
vous savez tous qu’il est catastrophique. Les hôpitaux et centres de santé manquent de tout. Le personnel médical, déjà très Insuffisant à Sangul, déserte les centres de santé de l’arrière-pays pour des raisons de sécurité. La République Centrafricaine est devenue un mouroir à ciel ouvert, dans lequel le commerce le plus florissant est celui des pompes funèbres, c’est-à-dire la vente des cercueils et des couronnes mortuaires, la location des chapiteaux et j’en passe. Aujourd’hui, le centrafricain dépense la moitié de son temps dans les veillées mortuaires et les cérémonies funèbres. Là également, la politique du Gouvernement, s’il y en a une, n’est pas lisible. Le volet santé est pourtant prévu dans le RCPCA et les bailleurs de fonds y sont très sensibles. Ils attendent juste que des projets concrets leurs soient présentés et ne comprennent pas que le Gouvernement continue de tourner en rond dans un domaine où il est très aisé de mobiliser des ressources.
Au plan économique, le pays est à l’agonie, malgré le mirage d’un taux de croissance positif de l’économie brandi comme un trophée de guerre. Comme chacun le sait, 80% de notre pays est entre les mains des groupes armés qui exploitent à leur profit l’or, le diamant et le commerce du bétail et prélèvent les impdts et les taxes douanières. Les paysans ne peuvent plus aller au champ. Aucune politique n’est pensée pour booster les activités économiques dans les zones où la sécurité est encore préservée. Le climat des affaires est très morose et les quelques entreprises qui payent l’impôt sont harcelées et pressurisées. Par ailleurs, le rapport de la Commission Finances de l’Assemblée nationale souligne à juste titre que seuls 30% des importations sont taxés, les 70 % relevant des accords d’exonération des droits de douanes. Le gouvernement a donc du pain sur la planche.
Dans ces conditions, ce n’est pas un forum des investisseurs qu’il fallait organiser puisque le pays ne réunit pas encore le minimum de conditions pour attirer les investisseurs. Notre pays a besoin de véritables Etats généraux de l’Economie pour mettre tous les problèmes sur la table et y trouver des solutions concertées et organisées.
La lutte contre l’impunité n’est demeurée qu’un slogan. La Justice de notre pays subit des actes et des décisions de soumission et d’instrumentalisation de la part de l’Exécutif, comme il n’y en a jamais eu par le passé. La séparation des pouvoirs prévue par la Constitution est foulée aux pieds. Le fait le plus récent est le scandale de la liste des OPJ de la Cour Pénale spéciale.
Par ailleurs, la corruption a atteint un niveau jamais égalé. Les plus grands repris de justice occupent des positions dominantes dans la chaîne de décisions au plus haut sommet de l’Etat et les trafics de pierres précieuses sont opérés à des niveaux insoupçonnés.
Au plan politique. Malgré des tentatives répétées des leaders politiques, toutes tendances confendues, de créer un climat de dialogue avec le pouvoir, la situation demeure très cripspée. Le pouvoir fait fi de l’avis des partis politiques de la majorité, et nourrit beaucoup de ressentiment et de suspicion vis-à vis des leaders de l’opposition démocratique, qu’il tente de museler par des accusations fantaisistes de tentatives de coups d’Etat.Ainsi, chers amis, vous aurez constaté avec moi qu’en 2017 le pays a reculé sur tous les plans et qu’au stade actuel de nos analyses, aucun signal positif ne s’annonce pour freiner cette descente aux enfers. Nous sommes donc malheureusement pessimistes pour l’année 2018.
Je vous remercie pour votre attention et me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.
Bangui le 15 Décembre 2017
Anicet Georges DOLOGUÉLÉ
Ce texte a été traduit par CNC depuis une copie-image.
“Didier 1er roi de Basoche » invité de marque au couronnement de Bokassa.
Au sacre de Bokassa, on pouvait remarquer la présence de « Didier 1er roi de Basoche ». Didier 1er régnait sur le « Royaume de Basoche » et était l’invité personnel de l’Empereur Bokassa, traité avec les égards lié à son statut de Roi supposé. Il s’agissait en réalité d’une grossière supercherie. « Didier 1er roi de Basoche » était en réalité Didier Piganeau, un simple étudiant en droit de Poitiers qui s’est inventé ce Royaume monté de toutes pièces. Il s’est ainsi retrouvé invité au couronnement de Bokassa 1er à Bangui. Pris dans l’engrenage, il a assumé jusqu’au bout son rôle de roi et sa couronne imaginaire jusqu’à assister officiellement au sacre. Les détails en suivants les liens ci-après:
« Nicolas 1er »» invité de marque à l’investiture du Président Touadéra.
La supercherie de Didier Ier aurait dû servir d’exemple à nos autorités pour ne plus se faire berner. Mais, Faustin-Archange Touadéra a récidivé lors de l’investiture du 30 mars 2016. « Son Altesse Sérénissime Nicolas 1er » était l’invité de marque de la Présidence pour la cérémonie intronisant le nouveau Président de la RCA. « Nicolas 1er » qui s’est présenté comme le souverain légitime de la « principauté de Seborga » soit disant « Etat indépendant » qui est en réalité un simple village italien de montagne d’à peine 2000 habitants. « Son Altesse Sérénissime Nicolas 1er » est en réalité Nicolas Mutte, un écrivain Français farfelu de 44 ans qui prétend être « le descendant de Napoléon » et chef d’Etat en exercice. Pourtant, le droit international est clair : la qualité d’Etat suppose la reconnaissance par les autres États par un vote à la majorité des deux tiers de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Comment Nicolas Mutte a donc réussi à se faire inviter avec les honneurs pour l’investiture du 30 mars 2016 avec tous les égards du rang d’un Prince ? Les photos avec le Président de la République Touadéra, le Premier Ministre Sarandji et au Palais de la Renaissance témoignent d’un amateurisme des autorités centrafricaines. Qu’espéraient-on en invitant ce soit disant Prince d’un Etat fictif ? Sur les photos de l’investiture mises en avant sur le site de cet Etat imaginaire, on peut voir « le Prince Nicolas 1er » se targuer d’avoir assister à la cérémonie d’investiture du Président de la RCA. Il est aussi possible de voir sur ces photos d’autres invités sulfureux comme le « conseiller technique à la Présidence de la République » Joël Nkouemo qui est en réalité le rabatteur camerounais de l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga propriétaire depuis peu Vision 4 RCA… Les détails en suivants les liens ci-après:
CENTRAFRIQUE : DES ARMES RUSSES POUR NEUTRALISER LES REBELLES
Centrafrique.com/17972-2/d7d0d69b-ef80-4b2e-a394-85b73276af4f/” rel=”attachment wp-att-17971 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les forces de défense et de sécurité centrafricaines.
Bangui, le 19 décembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
CES ARMES NE DOIVENT PAS TOMBER AUX MAINS DES EX-SELEKA ET LES ANTI-BALAKA.
La bonne nouvelle surgissant de Moscou, qui donne tant d’espoir aux Centrafricains, ne doit pas laisser place à la déception. Pour réceptionner et gérer l’armement russe, il faudra une structure vigilante, chargée de barrer la route à toute tentative de vol et de trafic.
Car les ennemis de la République Centrafricaine sont toujours là, décidés à entraver une sortie de crise. Cette levée partielle d’embargo n’arrange pas leurs sinistres desseins.
Les ex-Sélékas et leurs mentors nationaux ou étrangers voient leurs plans de prédation menacés et, peut-être, la fin de leur règne. Des rumeurs persistantes nous apprennent que des renforts en hommes et en armements sont en train d’arriver en Centrafrique, en provenance du Tchad et du Soudan, pour les soutenir. Il faudra, coûte que coûte, capturer tous ces criminels de guerre et les livrer à la justice.
Les ex-Sélékas auront désormais à affronter une force nationale centrafricaine, affûtée et fortement armée, servie par une nouvelle génération de soldats, patriotes et citoyens.
Il faut espérer, en effet, que ces nouveaux membres des FACAS refuseront d’être utilisés comme légion prétorienne d’un président, d’un clan ou d’une ethnie comme dans le passé. Ils ne devront pas oublier que leur mission sera de se mettre au service de leur patrie et de leurs concitoyens.
Dès lors, avec de nouvelles forces et un nouvel armement, le président de la République aura les moyens de répliquer aux séditieux. Il devra changer de paradigme, en commençant par se débarrasser des membres sélékistes qui ont infiltré la Présidence et le pouvoir exécutif. Ces rebelles nommés au gouvernement constituent une véritable tête de pont pour un retour des ex-Sélékas au pouvoir. Ce sont, de fait, des agents de renseignement qui informent, de l’intérieur, leur organisation terroriste. Nul doute qu’ils tenteront, avec des complices au sein de l’armée, de voler des armes, comme ils l’ont fait au Camp de Roux, pour les livrer à leur organisation de rébellion.
Nommer des rebelles à la Présidence et au gouvernement pour espérer faciliter la paix était bien naïf : les ex-Sélékas ont toujours obstinément refusé la main tendue du président Touadera pour des négociations de paix (SIRIRI) dans le cadre du DDDR.
Le seul moyen de mettre fin aux souffrances des Centrafricains, ce sera d’affronter les rebelles les armes à la main et de les vaincre.
QUELLES CONDITIONS ONT PERMIS LA LEVÉE PARTIELLE DE L’EMBARGO PAR LES RUSSES ?
Il ne faut pas se leurrer : derrière la générosité russe, il y a aussi de la diplomatie et des intérêts économiques. Tout comme en Syrie où les Russes sont intervenus pour garantir, en premier lieu, leur accès au port de Lattaquié. Pourquoi s’intéresser à la Centrafrique ? Autant que la France et les autres puissances occidentales, la Russie lorgne sur l’extraordinaire richesse du pays en matières premières.
Mais il faut rappeler que déjà, au cours des années 60, les Russes avaient offert des bourses à des étudiants centrafricains pour qu’ils viennent se former à Moscou dans diverses spécialités. L’ex-président Michel Djotodia, ancien chef des Sélékas, a lui-même été formé dans la capitale de la Russie, dont il parle la langue.
Il faudra donc que le président Touadera se montre patriote et habile. Il devra veiller aux intérêts des Centrafricains. Les Russes ne viennent pas seulement en bons Samaritains. Ils sont là, non seulement pour tirer profit des matières premières, mais aussi pour faire des affaires et bénéficier de la position stratégique de la RCA au centre de l’Afrique.
La Centrafrique dispose, en effet, d’atouts économiques et stratégiques qui peuvent sans nul doute assurer son développement. Il appartient donc aux dirigeants de protéger et de bien gérer ces potentiels dans l’intérêt des Centrafricains et du pays. Les autorités doivent vêtir les habits d’une nouvelle diplomatie, qui place la Centrafrique sur un pied d’égalité avec les autres États pour les échanges à venir.
La vieille amitié russo-centrafricaine est en train d’être réactivée par le soutien militaire. Aider la République Centrafricaine à recouvrer sa souveraineté pleine et entière doit se faire dans un cadre de respect mutuel et non de soumission. Bon vent à cette amitié !
On peut aussi se poser la question de la Chine : pourquoi, puisqu’elle s’intéresse tant aux matières premières centrafricaines et qu’elle a, avec la RCA, des liens d’amitiés tissés de longue date, ne fournirait-elle pas elle aussi des armes aux Forces Centrafricaines ?
DERNIÈRES NOUVELLES
On apprend, avec autant de satisfaction que de stupéfaction, que la France va, elle aussi, demander la levée de l’embargo…pour pouvoir vendre des armes à la RCA !
La France ne faisait-elle pas partie des puissances qui ont instauré et maintenu avec fermeté l’embargo à destination de la République Centrafricaine ?
Si ce changement de cap se confirme, ce sera encore une bonne nouvelle pour les Centrafricains. Une mauvaise pour les séditieux.
A suivre…
JOSEPH AKOUISSONNE
(17 décembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Les jeunes conducteurs des taxis-motos de 2e, 3e ,5e, 6e arrondissements de Bangui, certains chefs de quartiers de 3e et 5e, le représentant de l’ambassadeur de France en Centrafrique et les membres du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliationse sont réunis le vendredi 15 décembre 2017 au palais des sports omnisport à Bangui pour parler des phénomènes des braquages des motos et mettre en place un comité qui leur permettrait de pallier à ces phénomènes devenus une source d’enrichissements sans cause de certains compatriotes malintentionnés.
L’objectif de cette réunion, d’après le coordonnateur du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien WENEZOUI, est de mettre en place un comité qui serait représenté par toutes les entités centrafricaines pour pouvoir favoriser la libre circulation des taxis-motos et motos, devenus, des appâts, surtout en période de fête, pour les braqueurs dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui et qui n’hésitent pas un seul instant, dans la plupart des cas, à donner la mort à leurs propriétaires en cas de résistance, même minime soit-elle
Les conducteurs des taxis-motos de la zone cible des braqueurs ont profité de l’occasion, pour dénoncer ce qu’ils qualifient « d’injustice et d’incitation à la division entre les frères », l’arrêté du ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique, le général de Brigade, Henri WANZET LINGUISARA délimitant les zones de circulations et d’activités des mototaximans des 3e et 5e qu’à leurs propres arrondissements.
Contacté par CNC, un conducteur de 5e arrondissement affirme « qu’en mettant des barrières virtuelles entre les conducteurs des taxis-motos, le gouvernement incite nos frères conducteurs d’autres arrondissements à se lever contre nous si jamais nous ramenons un client par exemple à Boye-rabé dans le 4e ou marché km5 dans le 3e arrondissement ».
Sans passer par quatre chemins, d’autres conducteurs accusent directement le gouvernement d’avoir encouragé les autodéfenses de les prendre en otage. Pour eux, la manière dont les autorités font confiance à ces éléments d’autodéfense, ces derniers s’érigent en maître des lieux au détriment des chefs de quartiers et groupements qui sont censés gérer des problèmes et rendrent compte à la hiérarchie.
Tous, ils proposent au gouvernement de mettre les policiers et gendarmes dans les zones stratégiques où sillonnent les braquages notamment et, d’après eux, le point de Bonuca, le croisement Tirigoule et le point de Jackson et qui font aussi office de leurs têtes de stationnements.
Interrogé par CNC, le coordonnateur du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien WENEZOUI nous répond en ces termes : « on a essayé de sensibiliser les habitants des 3e, 5e et 6e arrondissements de Bangui sur la cohésion sociale juste pour éviter les braquages et blocages des motos qui provoquent souvent la tuerie des innocents et même certains conducteurs. Je donne un exemple d’avant-hier où nos frères de Km5 se sont entretués à cause d’un blocage d’une moto. Donc nous devrons chercher à éradiquer ce genre d’histoire ».
Il a poursuivi en préconisant d’abord, de mettre un comité d’organisation en place qui va rencontrer le gouvernement et la communauté internationale, ensuite, il a mis aussi le point par rapport au report de la réunion.
Notant que Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) travaille en étroite collaboration avec beaucoup d’associations œuvrant pour la paix en République centrafricaine dont le Conseil National de la Non-Violence Active dirigée par Madame la Ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Marie Noëlle KOYARA.
Centrafrique : Nourredine persiste et signe que la sécurisation du Nord-est revient aux Séléka du FPRC
Centrafrique.com/18011-2/le-general-nourredine-adam/” rel=”attachment wp-att-18012 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général de la Séléka du FPRC Nourredine ADAM
Bangui, le 18 décembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Faisant semblant de condamner une attaque perpétrée par des groupes armés encore non identifiés contre un convoi des humanitaires, le Vice-président de l’irréductible aile de la Coalition Séléka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Sieur Nourredine Adam nargue l’Etat et la Minusca. Dans le communiqué de presse, ce dernier rabroue l’Etat et la Minusca de ne plus se mêler des problèmes de sécurité dans le Nord-est, puisque dorénavant, ce sera l’affaire exclusive de son FPRC.
Quoique l’on dise, les velléités sécessionnistes de la Séléka sont là et s’expriment désormais à visages découverts. Les groupes armés de cette obédience négative n’hésitent plus à narguer l’Etat et à s’opposer ostensiblement au rétablissement de l’autorité de l’Etat à travers le pays. Les autorités locales légalement désignées peinent à prendre services dans les régions sous contrôle de ces seigneurs de guerre visiblement hostiles à leur déploiement.
Toutes ces manœuvres cachent mal l’intention de ces hors-la-loi de vouloir considérer les régions du Nord-est inscrites dans la circonscription qu’ils ont délimitée pour devenir leur pseudo république comme étant des territoires conquis et que l’Etat n’a droit d’y mettre pied. Velléités ! Cette vue d’esprit n’est que velléité, puisque les Centrafricains ont toujours clamé haut et fort que leur pays – patrimoine légué par le Président Fondateur Barthelemy Boganda, reste et restera UNE et INDIVISIBLE.
Mais, cela n’empêche que des brebis galeuses continuent de croire en leur illusoire vision sécessionniste. L’acte odieux posé par Mahamat Alkatim du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) à Kaga Bandoro, la semaine dernière l’atteste bien. Non seulement ce dernier s’est opposé à l’installation du nouveau Préfet de la localité, mais ses hommes et lui ont vandalisé et incendié des bâtiments administratifs.
Dans la suite logique d’une telle intervention antirépublicaine, Nourredine Adam, Vice-président du bureau politique de l’irréductible aile de la Séléka du FPRC vient d’enfoncer le clou à travers son récent communiqué de presse. Dans le document, ce seigneur de guerre fait semblant de condamner une attaque contre un convoi des humanitaires, mais nargue l’Etat et la Minusca. « … la sécurisation du Nord-est revient au FPRC… », peut-on lire dans le communiqué de presse
Du 14 au 16 décembre courant, s’est tenu à Bangui, le Symposium sur la thématique ‘’Entreprise et financement’’. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a ouvert les travaux qui ont été clos, samedi dernier par le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra au Palais de la CEMAC. Il s’agit d’une initiative portée par le Conseil national de crédit avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) représentée par Mme Tatiana Yangoupandé.
Les assises du symposium ‘’Entreprise et financement’’ faisant suite au Forum des investisseurs et plus loin du Forum sur la promotion du secteur privé, s’inscrivent dans la droite ligne du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) – document de référence pour la reconstruction post-crise soumis aux donateurs de la RCA à Bruxelles en novembre 2016. En effet, en son pilier 3 le RCPCA vise le Relèvement économique. Ce qui sous-tend non seulement la promotion des secteurs productifs, mais aussi l’amélioration du climat des affaires.
Ainsi, ce symposium s’offrait tel un creuset pour les entrepreneurs centrafricains à se familiariser aux mécanismes de financement pouvant assurer le développement de leurs activités. D’ailleurs le Ministre des Finances Henri Marie Dondra qui a clôturé les travaux a bien rappelé les objectifs comme l’a souligné de son côté le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, à l’ouverture. « Nous essayons de former les opérateurs économiques à s’approprier des mécanismes de financement qui existent sur place et d’identifier les difficultés pour que le Gouvernement puisse saisir et voir comment accompagner nos partenaires de crédits », ainsi déclarait Henri Marie Dondra dans son discours de clôture.
La Représentante de l’OIF, Mme Tatiana Yangoupanda, a précisé que la tenue de ce symposium n’est qu’une continuité d’un long processus vers l’éclosion véritable de l’entreprenariat centrafricain, tout en réaffirmant l’appui de son institution à la RCA. « Il y a déjà eu des travaux faits sur le financement et que ce symposium n’est qu’une continuité. Nous, à l’OIF, notamment la Secrétaire générale, Mme Jean (Michael Jean), sommes engagés à soutenir l’entreprenariat en RCA dans le processus de relèvement… nous avons décidé de nous joindre à cette initiative du Conseil national de crédit parce que ce symposium cadrait bien avec les objectifs que nous nous sommes fixés au niveau de la RCA », a-t-elle noté.
Somme toute, ces assises de 71 heures ont été un véritable succès comme l’a souligné le Directeur national de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), Ali Chaibou. En faisant la synthèse des travaux, Ali Chaibou s’set réjoui de ce que « les objectifs ont été atteints compte tenu de l’engouement, de la participation et de l’assiduité aux divers ateliers qui sont les véritables indicateurs qui rassurent ».
Cité par nos confrères de ALP, le Directeur du Crédit Populaire, Issène Yaya lui-aussi s’est réjoui des acquis énormes de ces assises. « L’occasion a permis d’échanger et beaucoup a été dit, notamment la question du financement des entreprises et les blocages que ces entreprises connaissent pour accéder aux financements des banques », souligne-t-il.
Centrafrique.com/18002-2/img_3818/” rel=”attachment wp-att-18003 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo du FMI
WASHINGTON, D. C.
ADRESSE TELEGRAPHIQUE INTERFUND
Washington D.C. le 15 décembre 2017
Son Excellence,
Monsieur Henri-Marie DONDRA Ministre des Finances et du Budget Bangui, République Centrafricaine
Objet : Compte-rendu de la Réunion du Conseiî d’Administration
Monsieur le Gouverneur,
J’ai l’honneur de vous informer que le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a favorablement conclu ce vendred 15 décembre 2017, la troisième revue du programme économique et financier de la République Centrafricaine appuyé par la Facilité Elargie de Crédit ainsi que la revue des assurances de financement et la requête des autorités centrafricaines pour une augmentation d’accès aux ressources.
Au titre de la réunion du Conseil,
Les Administrateurs ont favorablement accueilli la mise en œuvre satisfaisante du programme de la RCA dans un contexte difficile. La détérioration de la sécurité a affecté la situation humanitaire et affaibli les perspectives économiques. Dans ce contexte, ils ont indiqué que le maintien de l’exécution du programme était capital pour créer de l’espace budgétaire, améliorer le climat des affaires et favoriser une croissance plus élevé et inclusive. La réalisation d’une paix véritable et inclusive est essentielle.
Les Administrateurs ont souligné l’importance d’améliorer davantage la mobilisation des recettes intérieures pour créer un espace pour l’investissement public et les dépenses sociales et réduire la dépendance de. l’aide extérieure Ils ont encouragé les autorités à renforcer l’administration douanière et fiscale, améliorer l’échange d’informations entre les organismes gouvernementaux, moderniser les systèmes de paiement et élargir le périmètre du compte unique du Trésor Ils ont également encouragé les autorités à améliorer la transparence budgétaire et poursuivre les efforts visant à rationaliser les taxes parafiscales et les prélèvements fiscaux excessifs. Notant le risque élevé de surendettement, les membres du Conseil recommandent de limiter le recours aux emprunts, même ceux à des conditions très concessionnelles, et de s’appuy er plutôt sur le financement sous forme de dons dans toute la mesure du possible,
y compris en mobilisant les promesses de financement de la conférence des donateurs de 2016.
Les Administrateurs ont salué les mesures visant à améliorer la gestion des finances publiques, y compr is les rapports d’exécution du budget réguliers et opportuns, la consolidation des opérations du compte unique du trésor, et une utilisation limitée des procédures de dépenses exceptionnelles. Ils ont indique que l’assistance technique doit être intensifiée, et qu’une mise en œuvre ferme des recommandations était importante. A cet égard, il est tout aussi important d’assurer un pourvoi adéquat en personnel ainsi que la continuité de l’engagement du FMI et des équipes des missions pour les États fragiles et particulièrement la RCA.
Les membres du Conseil d’administration se sont félicités de l’adoption d’une stratégie globale pour l’apuremenr des arriérés intérieurs et le recrutement d’un auditeur international pour le suivi de ce processus afin d’améliorer la transparence et la responsabilité. Ils ont également appelé à des efforts pour l’apurement des arriérés extérieurs.
Les Administrateurs ont observé que le programme de la République Centrafricaine était appuyé par la mise en œuvre de politiques de soutien et de réformes des institutions régionales, y compris un resserrement de la politique monétaire, l’élimination des avances statutaires et le maintien d’un contrôle strict de la progression du refinancement des banques.
Enfin, les Administrateurs ont salué la mise en œuvre par la BEAC des assurances de politique telles que prévues dans la lettre d’appui aux politiques de juin 2017 et l’engagement continu énoncé dans la lettre de suivi. Ils ont noté que les services du FMI établiraient une évaluation des politiques régionales dans le cadre de prochaines revues du programme, et chercheraient des assurances de politiques supplémentaires au niveau régional si des changements significatifs en matière de politique ou de réforme s’avéraient nécessaires.
Dans mon intervention,
J’ai remercié le Chef de mission, M. Samir Jahjah, et son équipe pour le dialogue franc et constructif avec les autorités centrafricaines tout en appréciant leur soutien constante leur engagement.
J ai également remercié les Administrateurs pour leur soutien à la conclusion de cette troisième revue du programme appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et à la demande d’augmentation d’accès aux ressources. J’ai indique que leurs précieuses recommandations de politiques seraient fidèlement transmises aux Autorités Centrafricaines.
J’ai souligné, comme indiqué par le Staff, que la mise en œuvre du programme était globalement satisfaisante ; et que les Autorités demeuraient déterminées pour atteindre les objectifs et qu’elles enregistraient des avancées dans la mise en œuvre de politiques et de réformes pour sortir de la fragilité, contribuer aux objectifs des politiques régionales, réaliser une plus grande croissance et réduire la pauvreté.
J’ai également mis l’accent, comme notés par les Administrateurs, sur les conditions de sécurité difficiles, la crise humanitaire, et les faibles capacités qui ont lourdement pesé sur les performances et les perspectives économiques de la RCA. J’ai rappelé que pour faire face aux immenses défis auxquels le pays se trouve être exposés, les priori és des réformes clés des autorités comprenaient la mobilisation des recettes intérieures, le renforcement de la gestion des finances publiques, l’amélioration de la gestion de la dette, et la préservation de la stabilité du secteur financier.
En ce qui concerne la mobilisation des recettes, j’ai informé les Admii istrateurs des mesures prises par les autorités pour renforcer le strict contrôle et la traçabilité des revenus, la rationalisatron des taxes et impôts, la limitatron du recours aux exonérations fiscales et l’amélioration de la conformité fiscale, particulièrement dans les secteurs pétrolier, forestier et des télécommunications ; tout en précisant que d’autres mesures pour augmenter les revenus sont d’ores et déjà incluses dans le Rudget 2018 soumis au parlement. En ce qui concerne la douane, j’ai souligné que des mesures étaient prises par les autorités pour enrayer la sous-évaluation des importations et pour le renforcement du contrôle des valeurs déclarées en douane.
Pour ce qui est de la gestion des finances publiques, j ai fait remarquer que les autorités continuaient leurs efforts pour accroitre la transparence et la responsabilité, notamment à travers la création du compte unique du Trésor.
J’ai également pris bonne note de l’appel des Administrateurs pour un renforcement des pratiques de gestion de la dette soulignant que des politiques prudentes de gestion seraient suivies, notamment à travers le recours en priorité aux prêts hautement concessionnels pour les projets d’infrastructures.
Dans le secteur financier, et pour répondre aux nquiétudes exprimées par les Administrateurs en lien avec le niveau des créances douteuses, j’ai rappelé que les institutions régionales, à savoir la BEAC et la COBAC, étaient en tram d’accomplir des progrès dans le sens d’une amélioration du cadre de surveillance et d’une plus grande résilience des banques. Par ailleurs, j’ai affirmé que les autorités apportaient leur contribution à ces efforts et étaient pleinement engagées dans la stratégie régionale de la CEMAC et la mise en œuvre des recommandations de la COBAC.
En concluant, mon propos j’ai mis l’accent sur le renforcement des capacités, la sécurité et le rôle catalytique du FMI S’agissant du premier point, j’ai souligné que la faiblesse des capacités administratives du pays était un sérieux obstacle à la mise en œuvre réussie du programme appuyé par la Facdité Elargie de Crédit Dans ce sens, j’ai remercié les Administrateurs pour leur point de vue que je partage, sur l’importance du renforcement des capacités et du soutien du FMI et d’autres partenaires aux efforts de réformes des Autorités de la RCA qui qui s’emploient à assurer une plus grande coordination de l’offre d’assistance technique.
S’agissant de la sécurité, j’ai fait remarquer, comme souligné par les Administrateurs, qu’une amélioration des conditions de sécurité était essentielle pour l’exécution dans les délais de l’agenda des réformes des Autorités et pour la réussite de leur progiamme. J’ai rappelé à cet égard la satisfaction des celles-ci quant aux progrès enregistrés dans le cadre du projet pilote DDR qui a vu la participation des partenaires. Je n’ai pas manqué, cependant, de souligner que le succès de la stratégie des Autontés allait nécessiter un appui supplémentaire important des partenaires.
Pour ce qui est du rôle catalytique du FMI. j’ai exprimé son importance pour le cas spt cifique du programme de la RCA afin de garantir avec efficacité la réalisation des objectifs des autorités.
Enfin, j’ai exprimé ma parfaite convergence de vue avec certains Administrateurs qui ont souligné la nécessité de résoudre le problème du taux élevé de roulement des services du Fonds travaillant sur les pays fragiles tels que la RCA.
Je voudrais m’associer à l’ensemble des Admimstrateurs pour vous féliciter pour les efforts ayant conduit à la conclusion la troisième revue du programme économique et financier de la Republique Centrafricaine appuyé par la Facilité Élargie de Crédit ainsi que la revue des assurances de financement et la requête des autorités centrafricaines pour une augmentation d’accès aux ressources. Je saisis cette opportunité pour vous réitérer mon engagement à renforcer davantage la coopération entre la République centrafricaine et le FMI
Je vous prie d’agréer. Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
A la suite de l’approbation du dossier centrafricain par le conseil d’administration du FMI tenu hier 15 décembre à Washington, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra a annoncé samedi 16 décembre 201, le paiement de deux mois d’arriérés de salaires aux fonctionnaires de l’Etat, ce mois en cours et début janvier 2018. Les deux mois d’arriérés représentent les arriérés de salaires du régime de l’ancien président de la transition Michel Djotodia, de novembre et de décembre 2013.
L’approbation du dossier centrafricain par le conseil d’administration du FMI tenu dans le cadre de la 3e revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC), a soulagé les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain qui vont bien passer la fin 2017 pour bien commencer l’année 2018.
Ils vont être régularisés des deux mois d’arriérés de leurs salaires de l’année 2013. Ce qui rient à dire que les deux mois de salaires seront versés aux fonctionnaires ce décembre. Le président centrafricain vient d’instruire le ministre des finances et du budget, Henri-Marie Dondra, à procéder le paiement dès ce mois en cours.
« J’ai instruit ce jour le Ministre des Finances de procéder au règlement des 2 mois d’arriérés de salaire des fonctionnaires de Novembre et Décembre 2013 en les étalant sur Décembre 2017 et en Début d’année 2018 », a déclaré Faustin Archange Touadéra.
Outre le règlement de 2 mois d’arriérés de salaires, le ministre des finances va procéder à la liquidation des arriérés commerciaux, précisément les créances dues aux fournisseurs et autres prestataires de services de L’État dont le montant arrêté s’élève à environ 9 milliards. Cette liquidation va se faire dans un délai de 3 mois n’excédant pas le mois mars 2018.
Par ailleurs, le gouvernement travaille sur les arriérés des salaires antérieurs des anciens régimes afin de mobiliser les ressources conséquentes à cet effet, dans l’esprit de la continuité de L’État.
Ces efforts de l’Etat centrafricain sont le fruit d’un travail abattu étroitement par celui qu’on appelle l’argentier national, Henri-Marie Dondra, avec les partenaires techniques et financiers notamment le FMI.
La République Centrafricaine comme bon élève du FMI.
Le conseil d’administration du FMI, lors de l’examen de la 3e revue le 15 décembre 2017 à Washington, a conclu de verser au gouvernement centrafricain l’ordre de 23,3 milliards de francs CFA dont 9.3 milliards d’augmentation décidée lors de la 2eme revue en juillet 2017, contre environ 9,5 milliards de francs CFA attendu avant augmentation de juillet et décembre 2017.
Jusqu’à 2019, le FMI doit conclure avec le gouvernement centrafricain 6 revues dans le cadre du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC).
En remplissant fidèlement les critères d’assainissement des finances publique, la Centrafrique sort la tête haute en tant que très bon élève du FMI et l’unique pays parmi les pays de la CEMAC à présenter un meilleur programme approuvé par les institutions de Breton Woods et à atteindre la 3e revue de ce Programme. Ceci grâce à l’expérience et au dynamisme du ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra.
CENTRAFRIQUE : LA RUSSIE VOLE AU SECOURS DES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES
Centrafrique.com/17972-2/d7d0d69b-ef80-4b2e-a394-85b73276af4f/” rel=”attachment wp-att-17971 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les forces de défense et de sécurité centrafricaines.
Bangui, le 16 décembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
LA FIN DE L’INJUSTE EMBARGO ?
L’information va sûrement provoquer une certaine agitation dans les chancelleries occidentales. La Russie vient, en effet, de demander au Conseil de sécurité de l’ONU une exemption à l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique, afin d’équiper deux unités de l’armée de ce pays en cours de formation, a-t-on appris, mardi 12 décembre, de sources diplomatique.
Il se pourrait que des puissances de l’Ouest aillent jusqu’à déterrer la hache de la guerre froide. On peut parier, en tous cas, que la France et les États-Unis d’Amérique donneront de la voix – surtout la France qui continue à considérer que la République Centrafricaine est, pour elle, une chasse gardée.
Une partie des Centrafricains ont accueilli la proposition russe avec satisfaction. La France, pour confirmer la déclaration de son président à Ouagadougou – « il n’y a pas de politique africaine de la France » – devrait normalement s’abstenir d’user de son veto au Conseil de Sécurité. Voilà peut-être le commencement de la véritable émancipation de leur pays et la fin de cette Françafrique dont on annonce la mort à chaque sortie d’un président français sur le continent.
On ne peut que soutenir le président Touadera pour l’initiative courageuse qu’il a prise d’aller à Moscou, étant donné que la France, principale alliée de la Centrafrique, cherche à se désengager du pays. Voilà bien longtemps que nous suggérions ici de nouveaux accords bilatéraux de défense, entre la RCA et d’autres nations – sans renier ceux signés avec l’ex-puissance coloniale.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit absolument décider une exemption totale à l’embargo sur les armes frappant la République Centrafricaine. Cet embargo insupportable a désarmé les forces centrafricaines et livré le pays, comme une proie facile, aux envahisseurs étrangers. Malgré l’armada dépêchée sur place par les puissances occidentales et l’ONU, la Centrafrique ne cesse de sombrer dans les abîmes. L’insécurité a gagné tout le territoire. Les massacres de population succèdent aux violences sexuelles faites aux femmes. La cohorte de miséreux fuyant les atrocités ne cesse de grossir. 80% du pays sont occupés par des bandes armées qui terrorisent les habitants. Le pouvoir légitime ne contrôle que la capitale, qui est à nouveau en proie à des violences.
Des soldats des FACAS (Forces Armées Centrafricaines) viennent, il est vrai, d’être formés par les forces européennes. Malheureusement, dépourvus d’armes et de munitions à cause de l’embargo, ils ne sont pas opérationnels. Situation qui rend le président Touadera impuissant.
LA PRESSION PRÉVISIBLE DES OCCIDENTAUX ?
Ni la Minusca, ni les Forces occidentales ne sont parvenues, jusqu’à présent, à ramener la paix (SIRIRI) et la réconciliation. Voilà environ trois ans qu’elles sont engagées en RCA. Et voilà trois ans que la situation sécuritaire ne cesse d’empirer. Malgré leur armada, les forces occidentales sont toujours défiées par une nébuleuse de bandes armées disparates.
Nul doute que les Centrafricains accepteront les fournitures militaires russes pour enfin, équiper, leur armée nationale, à laquelle on inculquera les valeurs patriotiques indispensables.
La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont émis des réserves concernant la proposition russe, à savoir que les armes et les minutions risqueraient d’être détournées et, in fine, d’arriver dans les mains des rebelles.
Ces réserves sont irrecevables. Pour éviter ces malversations, les autorités centrafricaines pourront autoriser des soldats russes à accompagner les fournitures militaires afin de veiller à ce qu’elles parviennent à destination. Par ailleurs, ces soldats pourront être aussi des instructeurs pour former et familiariser les FACAS aux armes russes.
Etat souverain, la République Centrafricaine dispose du droit inaliénable de choisir ce qui est bon pour le pays. Or, elle est dans l’impasse et court le risque d’être disloquée ou, pire, de disparaître. Les Centrafricains sont à la merci de la loi du plus fort. La mission du président Touadera est de les protéger et de garantir l’intégrité du territoire. Pour l’assurer pleinement, il est en droit de solliciter l’aide d’où qu’elle vienne sans pour autant se soumettre. On ne peut pas indéfiniment assister impuissant à l’agonie de son peuple et de son pays. Il aurait dû d’ailleurs, depuis longtemps, surmonter la pression des puissances occidentales et conclure d’autres accords de défense, sans renier ceux passés avec la France. Le déplacement à Moscou montre qu’il a fait ce qu’il fallait faire.
Est-ce pure coïncidence ? La Russie est en train de réduire ses forces en Syrie. Peut-être sera-t-elle disposée à envoyer des soldats en Centrafrique dans le cadre d’accords bilatéraux et avec l’autorisation des Nations Unies ? On ne pourrait rêver plus mauvaise nouvelle pour les bandes armées !
PS : On apprend ce jeudi 14 Décembre que la Russie a obtenue une levée partielle de l’embargo qui entrave la défense de la République Centrafricaine. C’est peut-être le début pour ce pays d’assurer elle-même sa défense et protéger ses populations. D’ici lundi, un avion gros porteur russe va livrer à la RCA fusils d’assaut, pistolets ou RPG. Le règne violent, insolent et arrogant des chefs de guerre rebelles va peut-être entamer son agonie.
« La Patrie ou la mort nous vaincrons » Thomas Sankara
JOSEPH AKOUISSONNE
(14 décembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
CENTRAFRIQUE : PROBLÉMATIQUE DE LA GESTION DRAMATIQUE DE LA SOCATEL, POURQUOI UNE ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE N’EST-ELLE PAS DILIGENTÉE PAR LES AUTORITÉS JUDICIAIRES ?
L’économie centrafricaine s’appuie généralement sur des entreprises de référence pour se projeter dans l’avenir. La société centrafricaine des télécommunications communément appelée SOCATEL avait le prestigieux privilège d’en faire partie. À la genèse, la SOCATEL est une société d’économie mixte créée en 1990 dont l’Etat est majoritairement actionnaire avec 60% de parts et le restant détenu par France câble et radio qui appartient au groupe France telecom. Pour des raisons encore inconnues, le principal partenaire s’est retiré en 2005 au profit de l’Etat centrafricain qui devient de facto actionnaire à 100% et prit en conséquence la forme juridique d’une société anonyme. Il faut rappeler que la SOCATEL qui avait le monopole des opérations de téléphonie fixe est née d’une fusion de la direction générale des télécommunications et de la société centrafricaine des télécommunications internationales (SOCATI). La SOCATEL est une entreprise qui jadis faisait la fierté nationale avec des personnels les mieux nantis du secteur privé s’écroule brusquement comme un château de cartes. On est même tenté d’assimiler ses effets à un tsunami qui emporta avec lui l’espoir de tout un peuple, de toute une jeunesse et par voie de conséquence priva le pays d’un levier indispensable à son développement et plongea de centaines de familles dans une misère incommensurable avec un effet domino. Cette galopante délinquance économique et financière qui précipita la descente aux enfers de cette célèbre entreprise trouvera un début d’explication dans les auditions des ministres et directeurs généraux qui se sont succédés. Devant le silence assourdissant et accusateur des différentes autorités qu’on peut assimiler à un déni de justice, un acteur clé de l’énigme a pris la résolution unilatérale de vider sa besace, qui devant l’histoire devenait de plus en plus lourde à porter car les rumeurs associent cet imbroglio à son patronyme. Ce dernier ne cesse de s’agiter et inonde les réseaux sociaux en annonçant la sortie imminente d’un livre autobiographique qui extérioriserait les coulisses du pouvoir et évidemment dénoncerait le quiproquo de la SOCATEL. En effet, ce crapuleux personnage, ingénieur des télécommunications de son état, fut ministre des postes et télécommunications. La bande annonce de ce fameux livre à paraître se résume en ces termes : ” je ne me tairais pour tout l’or du monde…limogez-moi mais ne me tuez pas”. Surpris et surtout étonné, le citoyen lambda qui continue de croire à la justice de son pays s’interroge : Que s’est-il véritablement passé à la SOCATEL ? Qui a fait quoi et à quel degré de responsabilité ? Comment une entreprise de ce calibre peut s’effondrer brutalement sans chagriner personne ? Qui a intérêt à agir dans un dossier tant redouté ? Pourquoi aucune personne n’ose déposer plainte ? Pourquoi les victimes ne brisent pas le silence en intentant une action en justice ? Pourquoi toute la République s’en prend ou en veut à notre milliardaire ? Que reproche t-on réellement au milliardaire du siècle ? Pourquoi ne pas s’en prendre à la machine judiciaire qui a démissionné devant ses responsabilités ? La volonté de tout vomir résulte t-elle d’une menace de mort ? Si tel est le cas, qui a intérêt à tuer le milliardaire de Boyrabe ? Notre milliardaire national craint-il de perdre sa fortune pour des pratiques ou manœuvres qui ne lui sont pas imputables ? Pensez-vous qu’une seule personne qui évolue en singleton peut détourner tant d’argent entraînant la banqueroute de la SOCATEL ? Il faut rappeler que la parution de ce livre mémoire contribuera au dénouement de l’énigme SOCATEL, éclaboussera la plupart de la classe politique et en conséquence des têtes tomberont…Pour notre part, nous encourageons la parution de ce ce livre qui sera une première de sa catégorie, marquera de façon indélébile la sphère politique, une révolution et un motif légitime de renouvellement de la classe politique centrafricaine car il éradiquera tout un système et renforcera la vigilance de la jeunesse qui aspire à prendre le pouvoir. L’opinion nationale cherche à comprendre le mutisme et l’immobilisme des autorités judiciaires alors qu’à l’image d’un pays de la sous région, un écrivain a fait l’objet d’arrestation à l’aéroport de Douala au motif qu’il a posté sur les réseaux sociaux “qu’il n’hésiterait pas à assassiner le President Camerounais s’il en avait l’occasion”. Par analogie, les posts du milliardaire sur les réseaux sociaux devraient intéresser les autorités judiciaires en ouvrant une enquête préliminaire. Aussi ces actions judiciaires peuvent contribuer au redressement économique du pays par des saisies-arrêts, le gel des comptes ou avoirs et même de rapatriement des sommes domiciliées dans des paradis fiscaux. Certaines langues opposeraient à l’immobilisme des autorités la prescription des faits. La prescription est un principe de droit selon lequel l’écoulement d’un certain délai entraîne l’extinction de l’action publique. Les prescription décennales pour les crimes, triennales pour les délits et annuelles pour les contraventions concernent les infractions de droit commun où la prescription court à compter du jour où l’infraction a été commise ( article 7 du code de procédure pénale). En matière économique et financière, la jurisprudence déclare que ces actes qui ont terrassé la SOCATEL relèvent d’infractions occultes ou dissimulées. Ainsi, la prescription ne court qu’à compter du jour où la dissimulation a cessé. En matière du droit pénal des affaires et plus précisément en cas d’abus de biens sociaux, le célèbre arrêt de principe de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 4 janvier 1935 a posé le principe que la prescription des infractions occultes ou dissimulées ne court qu’à compter du jour où l’infraction avait pu être constatée même s’il y’a un risque élevé de dépérissement de preuves et témoignages. Devant le statuquo, nous invitons les parlementaires de prendre leur responsabilité devant l’histoire en se saisissant du dossier. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.
Paris le 15 décembre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0663736114.
Centrafrique : communiqué de presse de la Plateforme de la majorité présidentielle, zone Europe.
Centrafrique.com/4d4505c4-0728-443b-9e2e-8714bfdd4667/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Roger Andjalandji.
République Centrafricaine
PLATEFORME DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE ZONE EUROPE (PMP Europe)
Paris, le 14 décembre 2017
COMMUNIQUE DE PRESSE N°005
La majorité Présidentielle Europe se félicite de l’évolution de la procédure de levée de l’embargo en Centrafrique.
La coordination générale Europe de la majorité présidentielle et tous les comités de soutien réunis ce jour à Paris se félicitent de l’évolution progressive de la procédure de levée de l’embargo sur les armes en Centrafrique.
Ce développement tant attendu par tout le peuple centrafricain représente un pas important vers la reconstruction et la refondation d’une armée régulière en Centrafrique où la situation sécuritaire reste fragile. Il devrait, à terme, permettre la mise en œuvre de la nouvelle doctrine de déploiement en garnison de notre armée sur les différents théâtres d’insécurité dans le pays tel que énoncée par le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.
La coordination générale et tous les comités de soutien félicitent tous les acteurs impliqués dans cet effort et souhaitent que le peuple centrafricain, le gouvernement et la communauté internationale poursuivent leurs efforts pour parvenir à la paix et à la stabilité du pays.
Le Coordonnateur Général chargé de la communication
CENTRAFRIQUE : DES MOTOS-TAXIS VICTIMES D’INCESSANTS BRAQUAGES A BANGUI
Centrafrique.com/17602-2/e9595e4a-2d2c-4226-aef9-84161e045d7b/” rel=”attachment wp-att-17599 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration des taxi moto de Bangui
Bangui, le 15 décembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
LE CALVAIRE
Dans une capitale qui replonge avec frénésie dans l’insécurité, une capitale à nouveau déstabilisée par des bandes de voyous armés, le gouvernement semble incapable d’assurer, là comme ailleurs, la sécurité des citoyens.
A Bangui, ce sont les motos-taxis qui sont pris pour cible par les braqueurs de motos. Certaines victimes sont égorgées, en plein jour aussi bien que la nuit, par des brigands violents et sans loi. D’autres sont purement et simplement abattues par balles. Cette criminalité qui s’empare à nouveau de la capitale est gravissime. Bangui, qui semblait avoir trouvé un semblant de paix, plonge à nouveau dans les abîmes.
Face à ces menaces, que font les autorités ? Au lieu de se saisir du problème, elles jouent la carte de l’immobilisme et abandonnent les motos-taxis à leur sort effroyable. Devant une situation devenue insupportable, Sim Joacki Danigoumandji, directeur de la Compagnie de Sécurité Nationale, joue au cynique en déclarant déplorer le manque de prudence des usagers des deux roues : « avant d’être protégé, vous devez assurer votre propre sécurité. » Autrement dit ; « Citoyens ! assurez vous-même votre sécurité » Pas un mot pour stigmatiser les braqueurs.
Dans l’expression « C.R.S. », est-ce qu’on ne trouve pas le mot « Sécurité » ? C’est celle du citoyen, qui doit être assurée par l’ensemble du gouvernement. Et c’est précisément le service dont Sim Joacki Danigoumandji a la charge qui doit protéger les citoyens. Au lieu de quoi, il se permet de se livrer à des incongruités sémantiques, en demandant aux citoyens d’assurer eux-mêmes leur sécurité : c’est affligeant. A quoi sert donc le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité ? Ailleurs, on demanderait sa démission. Au passage, on aimerait bien savoir ce que pensent le président de la République et le Premier ministre de son comportement.
Quoi qu’il en soit, ses propos ne sont pas faits pour rassurer une population qui a le sentiment d’être abandonnée par les pouvoirs publics. Le directeur de la Sécurité aurait dû se rendre sur les lieux des forfaits pour les premières constatations et demander, ensuite, au Procureur de la République de diligenter une enquête judiciaire.
La population a besoin d’être rassurée. Les autorités chargées de sa protection doivent être exemplaires et se montrer rigoureuses dans l’accomplissement de leur mission.
JOSEPH AKOUISSONNE
(14 décembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
CENTRAFRIQUE : UN CENTRAFRICAIN RÉCOMPENSÉ POUR SA CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT SOCIOO-ÉCONOMIQUE DE LA VILLE CHINOISE DE XIANGTAN, TERRE NATALE DE CHAIRMAN MAO ZEDONG
Centrafrique.com/8aacde13-1850-4586-9123-ee013d802288/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remise de médaille au Dr. Igor-Mathieu Gondje-
Bangui, le 15 décembre 2017.
Par : Zhang Peng
Le Gouvernement de la municipalité de la Ville chinoise de Xiangtan, terre natale de Mao Zedong a remis au Centrafricain Dr. Igor-Mathieu Gondje-Dacka, le Prix de l’amitié LianCheng, en Anglais : « LianCheng Friendship Award » qui est le prix le plus prestigieux de la République Populaire de Chine attribué chaque année aux experts étrangers pour leur contribution exceptionnelle au développement économique et social du pays.
La 4ème cérémonie de remise de prix « LianCheng Friendship Award » s’est déroulé le 12 Décembre 2017 à First Hall of Dahuitang, Paragon Hotel, à Xiangtan en présence des autorités chinoises de ladite ville et celles venant des différentes villes de la Chine.
Discours par le Dr. Igor-Mathieu Gondje-Dacka
En prenant la parole au nom des Lauréats du prix, Dr. Igor-Mathieu Gondje-Dacka a dit : recevoir de tel prix était un privilège et un honneur pour son pays, pour sa famille et pour lui-même. En remerciant le gouvernement de la République Populaire de Chine, les autorités de la municipalité de Xiangtan, et ses collaborateurs de TIDFORE d’avoir reconnu sa contribution significante au développement socio-économique de la Ville de Xiangtan. Il a saisi l’opportunité pour faire un plaidoyer auprès des autorités chinoises en faveur de son pays, la République Centrafricaine pour qu’elle soit inscrite dans l’agenda de cette nouvelle vision mondiale « d’une Ceinture, une Route » du Président Xi Jinping, dont la portée économique est sans commune mesure, pour obtenir l’appui nécessaire au développement de son pays.
Dr. Igor-Mathieu Gondje-Dacka est Senior Business Manager et Directeur Régional pour l’Afrique chez TIDFORE Heavy Equipment Group, qui est un groupe chinois basé à Xiangtan, dont le champ d’activités couvre principalement la fabrication des équipements lourds, entrepreneur général, et services annexes. Il est l’un des principaux fournisseurs de l’équipement de manutention, équipement portuaire, équipement d’ingénierie offshore avec toute la conception, recherche et développement, fabrication, vente, construction, mise en service et de marchés pour le crédit-bail.
Remise de certificat aux Lauréats
Au cours de l’année 2017, Lauréat du Prix de l’Amitié LianCheng a réalisé une énorme performance pour le compte de son groupe TIDFORE. Il a fait signer au mois de Juin 2017 entre le Gouvernemen et son groupe, un contrat d’investissement d’un montant global de 250 millions de dollars américains pour la construction d’une usine de cimenterie et de métallurgie au Libéria. Il a également facilité et signé avec un groupe australien Sundance un contrat de partenariat pour le développement des infrastructures (port et chemin de fer) du projet de gisement de fer de Mbalam au Cameroun pour une valeur de 3 milliards et demi de dollars américains, en Juillet 2017. Il a été l’artisan pour la signature d’un contrat d’un montant de 2 milliards de dollars américains pour les projets de construction des logements en RDC et Kenya avec l’entreprise américaine Soft Power Solution (SPS). Ce qui lui a valu ce prestigieux prix.
Les lauréats sont : Dr. Igor-Mathieu Gondje-Dacka (Centrafricain), Tjen Mulyadi Haryanto (Indonésien), Andrew Stefan Hursthouse (Anglais), Yu Liming (Belge), Dubuisson Christophe Albert Pierre (Français), Qiu Yuchen (Américain), Benford Beco Begay (Américain), See Heng Wong (Malaisien).
Centrafrique : la demande russe au conseil de sécurité mise en attente pour un contrôle.
Centrafrique.com/d7d0d69b-ef80-4b2e-a394-85b73276af4f/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces de défense et de sécurité centrafricaines.
Bangui, le 14 décembre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
En réponse à la demande russe d’envoyer une cargaison d’armées légères en République Centrafricaine, le conseil de sécurité de l’ONU vient ce mercredi 13 décembre 2017 de donner sa réponse :…les Russes devraient attendre encore un moment, le temps de procéder au contrôle minutieux de toutes ces armes.
Les États-Unis, la France et la grande Bretagne,tous les trois membres du conseil de sécurité, ont demandé ce mercredi à la Russie de fournir plus de détail concernant les armes qui devraient être envoyées en RCA, notamment le numéro de série de chaque arme et comment elles seront sécurisées une fois livrées sur place.
Selon le diplomate britannique à l’ONU, il ne s’agit pas ici de bloquer la demande russe, mais le fait de demander plus de détail aux Russes permettra de sécuriser ces armes si jamais elles seront livrées dans un pays où les groupes armés contrôlent plus de 80% du territoire.
De l’avis d’un diplomate américain, la récente disparition de plus de 1000 armes au camp deRoux montre très bien que les armes russes, une fois livrées, pourraient aussi tomber entre les mains des miliciens, d’autant plus que certaines armes volées au camp de Roux en juillet dernier ont été retrouvées à Bria et à Bambari.
Tandis qu’à Bangui, à l’annonce de la demande russe dans les médias centrafricains, la population est complètement divisée entre la joie et le scepticisme. Certains pensent même que c’est une bonne nouvelle pour le pays, d’autres par contre sont sceptiques sur la capacité de certains de nos soldats à défendre ce pays. L’exemple du régime défunt du Président Bozizé qui avait des armes beaucoup plus sophistiquées, mais il a été quand même balayé par la puissance et la détermination des sélékas en 2013.
D’après un expert militaire centrafricain contacté par CNC, c’est par le courage et la détermination qu’on peut dominer un combat. C’est d’ailleurs ce qui manque aux Faca, conclut-il.
Organisation fantôme ou réelle ? L’on ne saurait le dire au stade actuel des informations dont on dispose au sujet de cette vraie ou fausse coalition. Il est tout autant difficile de savoir si c’est de l’info ou de l’intox. Le moins qu’on puisse dire est que les démentis tombent déjà. Armel Sayo, patron de la Révolution – Justice (RJ) dont le nom figure sur cette liste en qualité de coordonateur chargé de la réforme de l’armée, la main sur le cœur, rejette en bloc ce montage grotesque et dangereux. Dans le communiqué de presse ci-dessous, la RJ dénonce cette manœuvre préjudiciable au processus de paix. Dans son sillage, d’autres démentis du même genre ne sont pas à exclure très probablement.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Ces jours-ci, sur la toile, circule une information faisant état de la tenue à Mingala par une certaine COALITION SIRIRI d’une Assemblée générale assortie d’une longue liste de personnalités appelées à occuper des postes de responsabilité au sein de ladite coalition. Au nombre de ces personnalités figure le nom du Commandant Armel Sayo, leader du mouvement REVOLUTION – JUSTICE (RJ) signataire de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville, de l’Accord de Rome et adhérent au processus de Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) dans le cadre du Comité consultatif et de suivi (CCS).
Scandalisée par cette machination qui implique faussement le nom de son leader, la Révolution – Justice (RJ) tient à préciser que du 07 au 11 décembre 2017, le Commandant Armel Sayo était en mission à Paoua dans le cadre de l’agenda du panel des facilitateurs de l’Union africaine et qu’en aucun cas il n’a été associé ni de près ni de loin à une quelconque Assemblée générale soit-elle celle d’une organisation qui lui est foncièrement étrangère.
La RJ dément avec force cette manœuvre de nature à compromettre les efforts de paix jusqu’ici consentis par le gouvernement et la communauté internationale.
La RJ saisit cette occasion pour mettre en garde le ou les auteur (s) de cette manipulation savamment dirigée contre son leader, car ces compatriotes mal intentionnés n’en sont pas à leur première orchestration. L’opinion nationale et internationale se souviendront qu’à un certain moment, il avait été fait état d’une imaginaire alliance entre la RJ et la Séléka alors qu’il n’en était nullement question. N’ayant pas assouvi leur dessein lugubre, les auteurs de cette œuvre mesquine perdurent dans leur entreprise affabulatoire.
Enfin, la RJ réitère son engagement à œuvrer pour la paix en tant qu’acteur incontesté depuis le forum de Brazzaville les consultations populaires à la base, l’accord DDRR, le Forum de Bangui, l’Accord politique de Rome, le CCS etc.
Centrafrique : Massacre des populations de Mingala par des auto-défense, Albert Tchima crie son ras-le-bol
Centrafrique.com/bee85117-1f08-4066-86ed-e1c2344ff456/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’honorable Albert Tchima, député de Migala.
Bangui, le 13 décembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Après s’être constitués pour, disent-ils, défendre les populations contre les attaques meurtrières et sanglantes des mercenaires de l’Union pour la paix en Centrafrique (Upc) du Nigérian Ali Darass, les éléments d’auto-défense du Sud-est se retournent contre leurs propres frères. Déjà dix-sept cas d’exécutions extrajudiciaires enregistrées dans deux bases seulement sur cinq des auto-défense de Mingala. Le député de la localité, Albert Tchima crie son ras-le-bol et appelle au patriotisme des éléments d’auto-défense en question car la justice les attend. Le Parlementaire appelle les autorités et la Minusca à prendre leurs responsabilités.
« Voici la liste des personnes tuées à cause de métamorphose et la sorcellerie : la base de Nguendéré et la première où beaucoup de personnes ont été tuées. Il s’agit de Kongolo Barnabé tué le 23/06/2017 ; Maipa Jean Pierre arrêté et amené à Kombéré pour être tué par le Commandant Bangué ; Mavouli, Ndamo, Gbaga et Yéréko ont été tués à cause d’une pirogue transportant 13 personnes à bord et a été renversé sur la rivière Kotto dont 4 Personnes restent à ce jour introuvables depuis le jour du drame. Trois ont été retrouvés et enterrés sur le bord de la Kotto et un reste introuvable jusqu’à’ aujourd’hui. C’est la cause de leur décès.
Longo est parmi les gens de Bangassou qui voulait traverser le fleuve la Kotto le soir, une vieille qui était à bord, la pirogue a été renversée et l’enfant reste introuvable jusqu’aujourd’hui. On soupçonne Ernako et son fils Maïpa d’être les auteurs de cette noyade. Ils ont été abattus froidement. Après enquête auprès de Tiaba et Ngassako, Dia François a été assassiné lui aussi à Bangassou. Il en est de même pour Nzapabalé et son fils ont été abattus à Mingala ; Yamini la fille de Torogba a été égorgé lui aussi a Kotto laissant dérriére elle une fille de 2 mois seulement.
Claire la 2e épouse de Kongolo a été tuée à cause de sorcellerie, la première épouse de ce dernier. Marie la mère de Nangama lui aussi a été tuée. Les auto-défenses de Banda, ceux-là, ils ont tué plusieurs personnes dont Woutougbanga à 3 ponts ; Deka Ambotcho Jean Claude à Ngalia et Tchamaï à Badama, Paul Kémbé et sa femme à Dékoro et tout récemment c’est-à-dire le 21 novembre 2017, ils tuent Ndakouzou et Liffi à Badama.
Une personne à Kombala a été tuée à cause des fétiches, il vient de loin et je ne connais pas son nom. Là base de Réhou 4 (plusieurs personnes tuées) ; la base de Nguéndéré (Beaucoup de personnes tuées) ; la base de Banda (plusieurs personnes ont été assassinées et enfin la base de Kotto (beaucoup de personnes ont été tuées » peut-on lire dans un courrier que le Député de Mingala a fait parvenir à CNC, ce mercredi 13 décembre 2017.
Le tableau est sombre. A postériori, ce chiffre ne concerne que 2 postes des autodéfenses. Les assassinats dans les trois autres n’ont pas été comptabilisés. Présentement, même le conseiller municipal Martin Batahikpa membre de la délégation spéciale de Siriki se trouve encore entre leurs mains et attend d’être exécuté pour sorcellerie. C’est dire que même les autorités ne sont pas épargnées par l’escadron de la mort à Mingala.
Le déboulement criminel est terrible. Le député de Mingala, Albert Tchima s’est vu obligé de monter au créneau. « Je suis navré en voyant la liste des personnes tuées par les autodéfenses à Mingala. Pourtant, au départ, ils ont fait du bon travail en chassant les hommes de la Séléka et j’ai loué leur détermination patriotique », a martelé l’honorable député de Mingala qui ajoute : « Ils n’ont pas le droit de s’ériger en magistrats d’une autre nature et instaurer la loi de la jungle parmi les siens quand bien même en l’absence de l’autorité de l’Etat des litiges mineurs de la vie quotidienne pouvaient être réglés selon l’ordre coutumier ».»
L’Elu de Mingala rappelle aux auteurs de ces actes odieux qu’ils doivent savoir que force reste à la loi. Une fois l’autorité de l’Etat redéployée, la justice pourra rattraper qui de droit. D’ailleurs, la Cour pénale spéciale (CPS) est déjà opérationnelle. « C’est pourquoi je demande aux autodéfenses de se ressaisir et d’arrêter automatiquement de semer la terreur et le deuil parmi les siens » a-t-il conseillé.
Centrafrique : L’explosion du budget « fonds spéciaux » 2018 du Président Touadera et du Premier Ministre Sarandji en décalage total avec les priorités du pays…
“Les paroles sont magiques, mais les actes sont diaboliques”,dixit un proverbe libyen. Le Président Faustin Archange Touadera, qui crie pourtant partout sur les toits à travers son chargé de mission Sébiro qu’il est le seul Président centrafricain à réduire complètement son train de vie comparativement à ses prédécesseurs qui n’ont pas tenu compte de la situation alarmante du pays.Chose étonnante et contraire, l’homme vient non seulement d’augmenter significativement n budget des fonds spéciaux, mais aussi celui de son Premier ministre SimpliceMathieu Sarandji qui est d’ailleurs par hasard son ex-directeur de campagne électorale de 2016. Ceci dit, le jeu est déjà joué pour le clan Touadero-Sarandji au pouvoir pour un remplissage légal de leurs poches déjà garni depuis leur arrivée au pouvoir en 2016.
L’extrait de la loi des finances 2018 ci-dessous montre à quel point les deux-têtes de l’exécutif n’ont aucune pitié pour leur pays en dépit de son état actuel.
Voici l’extrait de du budget :
Budget fonds spéciaux PR+PM 2018 = 1,48 milliard de FCFA
Budget fonds spécial PR 2018 = 1,15 milliard FCFA (Budget en hausse de 570 % depuis 2016).
Budget fonds spéciaux PM 2018 = 330 millions FCFA (Budget en hausse de 560 % depuis 2016).
Budget “autres charges exceptionnelles” 2018 = 786 millions de FCFA
→ TOTAL 2018 = 2 266 milliards FCFA que le PR et le PM peuvent engager sans aucune justification
Bien + que les budgets suivants censés être les “priorités” du pays :
Provocation ou pas ? C’est la surprise de taille pour la Republique Centrafricaine lorsque la deuxième puissance militaire du monde, la Russie, vient de demander le feu vert du conseil de sécurité de l’ONU pour l’envoi dès la semaine prochaine de stock d’armes pour les Faca (Forces Armées Centrafricaines).
Selon le diplomate russe à l’ONU, il est plus qu’important de réarmer les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) pour faire face aux problèmes de sécurité presque insupportable dans le pays.
Seulement, la demande de la Russie risquerait de ne pas aboutir favorablement, car, selon un diplomate européen qui a requis son anonymat, la France et les États-Unis s’inquiètent sérieusement de cette demande russe et ils pourraient s’y opposer.
Alors que le Président Touadéra avait été vu en Russie le mois dernier accompagné d’un marchand d’armes russe sur une plage de Sotchi (Russie), le geste formulé par la Russie a toute sa raison de soulever de doute du coté américain.
Du côté des Russes, on jure sur l’envoi d’une cargaison d’armes légères et non lourdes, et c’est à la demande du Président centrafricain Touadera au Ministre russe des Affaires étrangères que les choses auraient été ficelées. Depuis Khartoum au Soudan où il a rencontré son homologue soudanais Omar El-Bechir pour la seconde fois depuis son investiture l’année dernière, le Président Faustin Archange Touadera serait sans doute dans son état second à l’annonce d’une possible opposition américaine à son double jeu diplomatique.
En attendant la suite, le Président Touadéra pourrait soulever la colère de certains pays partenaires historiques de la Republique Centrafricaine dans ce conflit.
“Pour occuper un rang dans le monde, il faut savoir exercer de l’influence ou en subir ». Disait Jean Napoléon Vernier. Au sein du cercle présidentiel de Bangui, il y’a ceux qui croient que la véritable puissance dans ce monde, ce n’est pas l’autorité, mais plutôt, l’influence. C’est le cas du sulfureux Sani Yalo, PCA actuel du BARC, qui, pourtant, n’occupe pas un poste d’autorité au sein du pouvoir de Touadéra, mais influence grandement le jeu présidentiel.
Si l’autorité est un torrent et l’influence, un ruisseau comme l’affirme Alexandre Vinet, le mélange des deux pourrait précipiter le cours. Monsieur Sani Yalo, l’homme qui a son actif, une trentaine d’années d’expérience au sein des différents pouvoirs successifs dans le pays et des mois de prison pour s’en séparer, sait comment manipuler les nouveaux dirigeants une fois arrivés au pouvoir. Avec une facilité décontractée, il a désormais sous son influence, le président Faustin Archange Touadéra et son ami Simplice Mathieu SARANDJI, Premier ministre.
D’après nos informations, peu après l’investiture du président Touadéra, Sani Yalo avait cogné toutes les portes d’entrée chez Touadéra pour être à la tête du Département des Transports et de Surface dans le premier gouvernement du géographe du quartier d’Asecna Sarandji. Peine perdue due au faible taux de son influence. Pour se faire voir et bien influencer, il a mis la main à la poche pour offrir au Chef de l’État, un véhicule 4X4 tout confort et blindé.
Il n’a pas s’arrêté là, non plus. Avec le peu d’économie réalisé sur l’achat du véhicule, il a décidé de doter sa femme en invitant la Tortue de Damara Faustin Archange Touadéra à honorer de sa présence. Chose faite avec succès. Premier test de son influence réussi.
Ensuite, il a décidé de rassembler et former des griots propres au président Touadéranommés des « Touadérarteurs ». Deuxième test, OK. C’est à partir de ce moment-là qu’il a pu, d’après nos informations, asseoir définitivement son influence au sein du cercle Toaudéra et en a profité pour placer bon nombre de ses pions au sommet du pouvoirpour ne s’occuper, à la clé, que des recettes et dépenses du Département des Transports.
« Le signalement, la prévention des menaces et la détection des mouvements hostiles à la sécurité intérieure et extérieure sont en grande partie inhérents au département des transports. Sans omettre les contrebandes et la circulation non contrôlée, des matières premières, dont les taxes et autres droits, manquent cruellement à la caisse de l’État. Pour assurer toutes ces missions, qui mieux que SANI YALO… ?» Avait écrit à la gloire de Sani Yalo un blogueur afin d’embellir sa fonction et lui tailler plus de responsabilités. Mais l’homme sait faire autrementpour se positionner au second rang, après Arthur Piri, dans le cercle de Touadéra. Pratique d’influence tout court.
Et après … ?
Et après, quand l’argent précède, toutes les portes s’ouvrent. D’après nos informations, c’est le sieur Sani Yaloqui gère l’ensemble du personnel de l’immeuble Pétroca qui abrite la Primature et certains ministères. Grâce à sa collaboration avec Arthur Piri, il influe dangereusement toutes les décisions du Premier ministre. Et de l’immeuble « Pétroca », il fait tordre les cuillères à tous les ministres de la République de loin.
Au ministère des Affaires étrangères, il gère directement les Centrafricains de l’Étranger sans passer le ministre Doubane. Il a déjà institué, l’Association des Centrafricains de France, prochaine étape, celle de l’Afrique du Nord et de l’Afrique de l’Ouest.
Auministère de la Jeunesse et des Sports, c’est lui le patron des infrastructures sportives. Il planifie et impose ses réunions politiques comme il l’entend. Le DG de l’ONASPORT n’est qu’un figurant.
Au ministère de la Justice, il cogère le Parquet général. Un fin connaisseur centrafricain affirme que les mains de Sani Yalosont pleinement imbibées dans les deux affaires des fameux coups d’État contre le pouvoir du président Touadéra dans lesquelles l’opposant déclaré au régime de son maître Anicet Georges Dologuélé et le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA ont été faussement accusés.
À la Cour Constitutionnelle, avec certains membres du cercle des Touadérarteurs, ils suivent avec une attention particulière les gesticulations de Madame Danielle Darlan la présidente de la Cour. D’après nos informations, ils l’accusent de trop faire le jeu du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Pour mieux la perturber, Sani Yalo tacle, en « demande imagée » et personne interposée, Madame Danielle Darlan. Avec certains journalistes, ils manipulent le bon sens de la présidente. Coup réussi, puisque Madame Darlan se perd déjà en conjecture et commence à délirer. Elle accuse sans retenue, certains journalistes à Bangui.
Au ministère de la Communication, Sani Yalo influe. À travers son porte-monnaie, les journaux de la place ne peuvent s’empêcher de faire sa gloire. Un pacte de non-agression avec Touadéra a été signé avec certains journaux de la place.
Le voilà au ministère des Poste et Télécommunication. Aux dernières nouvelles, l’homme avide le poste du Directeur général de l’agence de régulation de télécommunications (ART) qu’il souhaite le remplacer à un de ses pions.
Mais, à quoi sert finalement à Sani Yalo ce jeu d’influence s’il ne souhaite pas se positionner quelque part ?
Rappelant que Sani Yalo est l’homme qui gérait avec le feu Dogonendji Bhé, la société Zongo-Oil de Patassé Félix. Une fois s’évadé de la prison de Patassé, il a juré d’œuvrer pour sa chute.
Pour mémoire, Sani Yalo et son frère cadetAmadou Danzoumi YALO sont les neveux du général tchadienDaoud Soumain qui a combattu militairement Ange Felix Patassé sur ordre d’Idriss Deby pour installer François Bozizé au pouvoir en 2003. Grâce aux efforts de leur cousin, son frère cadet, Amadou Danzoumi YALO, a porté le galon de colonel durant tout le règne de Bozizé alors qu’il n’a jamais mis les pieds dans le moindre centre de formation militaire. À la veille de la chute de Bozizé, lui et son frère Danzoumi alias « Colonel DAZ » s’étaient retrouvés à la tête d’une faction de la séléka pour aller procéder à des pillages de voitures et de divers biens des sociétés CFAO, Orange Centrafrique et au domicile du nommé Marboua. Tous ces vols et braquages ont été estimés par le parquet de Bangui à plus de 15 milliards de F CFA.
Aujourd’hui, il est avec Touadéra. Pour combien de temps avant que la prison les sépare ?
D’ici peu de temps d’après certains conseillers du président Touadéra. Pour ces conseillers, moralement, Sani Yalo est déjà en prison suite aux rapports accablants de l’inspection générale d’État sur sa gestion à la tête du BARC
CENTRAFRIQUE : L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT DOIT ÊTRE RESTAURÉE
Centrafrique.com/17888-2/51a8056d-79c9-42a3-8140-5dac7c69ff4e/” rel=”attachment wp-att-17889 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mahamat Al Khatim du MPC entouré de ses gardes du corps.
Bangui, le 13 décembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
UN DÉFI DE TAILLE
Le président Touadera et son équipe sont confrontés à un immense défi : faire en sorte que les représentants de l’État puissent se déployer sur tout le territoire. Depuis plusieurs semaines, préfets et sous-préfets sont en effet empêchés de rejoindre leurs régions d’affectation par des bandits de grands chemins. Dans les provinces qu’ils occupent, les ex-Sélékas et leurs mercenaires perturbent l’installation de ceux qui viennent représenter l’État.
Affront insupportable pour un pouvoir légitime ! C’est comme si les séditieux faisaient un bras d’honneur au gouvernement et aux Centrafricains! Le pouvoir reste interdit devant cette injure, cette négation de sa puissance, cette humiliation insupportable. Au rythme où surgissent les calamités, ce sont bientôt les bandes armées qui nommeront elles-mêmes leurs préfets.
A la frontière poreuse avec le Tchad, le flot des renforts de mercenaires venus soutenir Ali Darras, le chef rebelle, et sa bande ne cesse d’enfler. Le Nigérien a transformé la région qu’il occupe en un vaste pâturage. De riches éleveurs tchadiens envoient leurs bovins brouter les herbes grasses de la RCA., moyennant 10.000 FCA par tête de bétail, acquittés directement au seigneur de la Kotto, du Mbomou et du Haut-Mbomou!
Ce Nigérien, recherché dans son pays pour plusieurs délits, s’est considérablement enrichi en Centrafrique.On le dit millionnaire. Il a donc de quoi recruter des mercenaires et s’équiper en armes. Il a les moyens d’empêcher des représentants de l’État de rejoindre les provinces qu’il occupe. Il ne faut pas oublier qu’il est un pur produit de la Transition et des forces internationales qui l’ont laissé se replier sur Bambari avec armes et bagages.
Étant donné l’effacement du pouvoir centrafricain, tout est désormais possible. L’innommable risque de se produire si le président Touadera ne change pas son fusil d’épaule pour arrêter la saignée. Malheureusement, il ne semble pas près de le faire. Nommer des bandits armés comme conseillers au gouvernement et à la présidence, c’est une véritable hérésie. Depuis leur arrivée, on constate que la situation n’a fait que s’empirer. On risque maintenant de voir surgir des califats dirigés par des émirs sanguinaires, qui accueilleront les fous de Dieu de Daech en perdition. La République Centrafricaine ne va-t-elle pas devenir un sanctuaire du terrorisme islamique et perdre définitivement son identité et sa souveraineté ? Autant dire que des périls majeurs sont à venir.
UNE AUTORITÉ MILITAIRE A RESTAURER EN URGENCE
Sans une armée forte et digne de ce nom, le pouvoir centrafricain ne pourra qu’assister, impuissant, au délitement de la nation bantoue. Le temps presse. Il faut aller au-delà du schéma qui a prévalu jusqu’ici en matière de coopération militaire. C’est-à-dire que la RCA pourrait envisager de négocier d’autres accords de défense avec d’autres pays – sans, toutefois, oublier ceux qu’elle a signés avec la France. Mais, puis-qu’apparemment, celle-ci cherche à se désengager du marigot centrafricain, rien n’empêche la RCA, État souverain, d’organiser la défense de ses citoyens et de son territoire par tous les moyens.
Seule et sans armée, elle ne pourra pas mettre fin aux agressions extérieures. Si l’ONU persiste dans le maintien de l’embargo sur les armes, si injuste et si scandaleux, la République Centrafricaine, au nom de sa survie, est en droit de le violer.
Car, alors que le pouvoir légitime est désarmé, les rebelles, eux, continuent à se fournir en équipement via le Tchad et le Soudan. Il faudra bien que les autorités centrafricaines se préparent à les affronter. Il faudra bien que le gouvernement sorte de cette illusion d’un dialogue possible avec les ex-Sélékas. Sûrs de leur force que rien ne semble ébranler, les rebelles ne viendront jamais négocier. Ce qu’ils cherchent, c’est, incontestablement, la capitulation du pouvoir légitime.
Il ne reste donc que la force pour les désarmer.
Le temps qui s’écoule est à leur avantage. Le redoublement des massacres et des pillages est là pour confirmer l’insupportable calcul des rebelles. Si on veut que la catastrophe ne se produise pas, il faut que les gouvernants se rendent compte queseules, une armée nationale et des forces de sécurité aguerries, soutenues par une coalition sans faille de tous les Centrafricains, pourront débarrasser le territoire national des rebelles et leurs commanditaires.
DES MOUVEMENTS INQUIÉTANTS DE POPULATIONS
On observe, venus des provinces contrôlées par les bandes armées, des déplacements massifs de populations vers la capitale. Fuyant les atrocités et les massacres récurrents des rebelles, les habitants de ces provinces prennent le chemin de l’exil pour se réfugier à Bangui.
Que va-t-il se passer? Une saturation de la capitale est à craindre. Des mouvements sociaux risquent de se produire. Une surpopulation de Bangui va advenir avec son lot d’infections liées au manque de structures d’hygiène suffisantes. De jour en jour, la situation en Centrafrique va devenir incontrôlable pour le pouvoir. Le président Faustin-Archange Touadera a- t-il les moyens de sa gouvernance? Que réserve l’avenir à ce pays damné et en perdition? Ne faut-il pas que la population se prépare à organiser son auto-défense pour sauver sa patrie?
Novembre 2016 – Novembre 2017, voilà un an jour pour jour que les Centrafricains ont soumis aux bailleurs et donateurs le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) et du Cadre d’engagement mutuel (CEM). C’était lors de la table ronde de Bruxelles. Un an plus tard, une première revue est organisée à Bangui, dans le cadre d’un atelier à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale don l’ouverture a été présidée, ce mardi 12 décembre par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera.
Etaient présents à l’atelier de cette revue annuelle, les responsables des institutions financières internationales dont la Banque moniale, le Fonds monétaire international… les partenaires au développement dont l’Union européenne, la Minusca, les diplomates accrédités en RCA pour le compte des pays amis…
En face de ces partenaires, le Président de la République qui a présidé l’ouverture des travaux, est revenu sur la caractéristique de la mise en œuvre du RCPCA pour la première année. « Cette première année de mise en œuvre du RCPCA et du CEM est surtout concentrée sur la recherche de la consolidation de la paix, à travers la restructuration de notre système de défense nationale, la réforme de la justice et la réconciliation », a affirmé le Président Touadera.
Entre autres activités réalisées dans le cadre de cette mise en œuvre, Touadera cite pêle-mêle l’approbation, le 10 mars 2016, de la Stratégie nationale du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR) avec le lancement le 30 août du DDR pilote, ainsi que le Programme de réduction de violences communautaires. Il y a également l’équipement des Forces armées centrafricaines (FACA) et l’opérationnalisation des forces de sécurité intérieures, notamment la Gendarmerie et la Police.
De manière particulière, le POSIB (Plan opérationnel de stabilisation de Bambari) a été cité en exemple parfait de la mise en œuvre du RCPCA. A côté, il y a les nombreux chantiers engagés au niveau du désenclavement et des Transports à travers le pays, tant au niveau de la capitale qu’en provinces. Dans le secteur de la justice également, d’importantes réalisations ont été enregistrées avec comme point d’orgue, la mise en place de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique (CPS).
A l’occasion, beaucoup de partenaires tels l Banque mondiale et l’Union européenne ont salué l’effort dur gouvernement dans la mise en œuvre du RCPCA. De son côté, Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et patron de la Minusca a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de communiquer davantage sur les activités du RCPCA avant de mettre l’accent sur la sécurité comme conditions sine qua non d’une bonne mise en œuvre.
« Si ces premiers résultats sont très encourageants, nous en sommes très conscients, ils restent en dessous des attentes légitimes et justifiées de nos populations », a déclaré Touadera pour ainsi appeler les Centrafricains à doubler d’efforts dans ce processus.
Le bilan d’un an en chiffre
Pour ce qui concerne la mobilisation des ressources pour le financement du RCPCA, le Président de la République a indiqué que 340 projets ont été identifiés et sont mis en œuvre sur les trois piliers de la vision commune exprimée par le peuple centrafricain lors des consultations préliminaires à l’élaboration du RCPCA. Les décaissements sur l’année 2017 s’évaluent aujourd’hui de manière la plus globale à plus de 138 milliards de Francs Cfa soit plus de 240 millions de dollars américains. Les montants restant à dépenser pour 2017 et les années suivantes se chiffrent à 1,430 milliards de Francs Cfa.
A en croire le Chef de l’Etat, les montants à recouvrer pour l’année 2017 doivent être pris comme un défi à relever. « Le défi est donc bien avant tout d’arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre des projets efficaces qui adressent bien les projets du RCPCA ». Alors que d’autres facteurs de blocage sont encore présents à savoir les capacités limitées de mise en œuvre de ces projets qui risquent de représenter rapidement des goulots d’étranglement pour une mise en œuvre effective. En outre, il y a le constat de carence que les projets du RCPCA sont surtout mis en œuvre par les agences du système de Nations unies, les Organisations non gouvernementales et les unités de gestions de projets. « Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi », selon Touadera, car parallèlement, les quelques projets directement mis en œuvre par les Départements ministériels connaissent beaucoup de problèmes de qualité et de délai. Au Président de la République de décrier qu’il « note qu’il y a très peu de prestataires de services privés centrafricains en capacité d’exécuter rapidement et efficacement ces travaux ».
Globalement, la première revue annuelle est une satisfaction. Toutefois, selon le Chef de l’Etat, « il faut éviter de nous laisser aller à l’autosatisfaction et de baisser nos efforts ». Histoire d’appeler à une forte mobilisation des Centrafricains pour une mise en œuvre efficace du RCPCA.
L’information de ce projet déjoué d’assassinat a été donnée, ce lundi 11 décembre 2017, par Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien à Touadera, visé par ce coup. C’était lors d’un entretien avec la presse nationale.
Jusque-là, les accusations de coups d’Etat, d’attentats, d’assassinats n’ont pas cessé dans le camp des Soutiens du président de la République centrafricaine. Une fois de plus, c’est le Porte-parole du Comité de soutien au Chef de l’Etat, M. Blaise Didacien Kossimatchi qui accuse et dénonce. Cette fois-ci, il se dit victime d’un projet machiavélique d’assassinat orchestré contre sa personne et certains de ses proches.
A en croire Kossimatchi, le drame devrait survenir, le 1er Décembre 2017, au moment où se déroulait le grand défilé marquant à la célébration du 59ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.
Il était question qu’un groupe de mercenaires Séléka basés au Camp Beal fusionnés avec un autre groupe du seigneur de guerre, le nommé Force du Km5, puissent l’exécuter au moment où il allait défiler.
Derrière cette manœuvre, Kossimatchi accuse Abdou Karim Meckassoua : « Monsieur Meckassoua a donné de l’argent à M. Christian Guenebem qui a recruté des mercenaires séléka du camp Beal et d’autres de Force du Km5 pour me tirer dessus lors du défilé », déclare-t-il avant d’expliquer « qu’une fille centrafricaine devrait me saluer avant, puisque ces mercenaires n’ont qu’entendu parler de moi, ils ne me connaissent pas physiquement. Ceci, pour permettre aux mercenaires de m’identifier et m’abattre ».
Selon Kossimatchi, le plan de l’assassinat prévoit qu’une fois la cible atteinte, d’autres groupes devraient se mettre à jeter des grenades partout dans la foule pour embraser la situation et gâcher la fête.
« Dieu merci, et grâce à la ceinture de sécurité, tous les plans mis en place ont été déjoués par les FACA et les forces intérieures qui ont pu arrêter beaucoup de mercenaires ce jour-là », ajoute-t-il.
Toujours dans sa démonstration, le Porte-parole du Comité de soutien à Touadera a indiqué que ces groupes de mercenaires recrutés pour exécuter cette besogne seraient été logés quelques jours avant dans une auberge bien identifiée aux 36 Villas à Bangui et tiendraient régulièrement leurs réunions au domicile de M. Christian Guenebem.
Parallèlement, Kossimatchi informe qu’il y a d’autres groupes d’assassins recrutés au niveau de la cave Tiringoulou au Rond-point de Miskine dans le 5ème arrondissement à la solde d’un autre leader politique, en la personne Ferdinand Alexandre Nguendet.
Ce deuxième groupe aurait pour cible, argumente Kossimatchi, les têtes pensantes de la coordination de soutien au Président Touadera, à savoir M. Rigobert Vondo, M. Daniel Ngrepayo, et lui-même Kossimatchi. Ce groupe tiendrait ses réunions régulièrement dans une cave dénommée ‘’La Camerounaise’’ en face de Elé Songo à Sica.
Le porte-parole des soutiens de Touadera a terminé par indiquer que tous les plans d’attaques et d’assassinats seraient entre les mains des Forces et défense et de sécurité qui seraient à la trousse des mercenaires et leurs commanditaires pour démanteler et neutraliser leurs réseaux.
Pour l’équilibre de l’information, Corbeau News a tenté en vain de contacter les accusés cités dans cette affaire. Toutefois, la rédaction reste disponible pour leurs versions des faits.
Centrafrique : que s’est-il passé à Bria entre le FPRC et la Minusca ?
Centrafrique.com/17881-2/7bc2739f-4f09-4f70-bb5e-f66513bcb94f/” rel=”attachment wp-att-17869 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des soldats de la Minusca en RCA.
Bangui, le 12 décembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis hier matin, des rumeurs circulent à la Présidence de la République faisant état d’un violent combat entre le FPRC d’Abdoulaye Hussein et les forces de la Minusca appuyées par des gendarmes centrafricains. Info ou intox ?
Selon un proche collaborateur du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandjicontacté par CNC, les combattants du FPRC faction Abdoulaye Hussein serait actuellement en débandade dans la brousse suite à l’affrontement qui les a opposés aux éléments mixtes Minusca / FSI.Le problème, personne n’est au courant de ce combat, ni à Bangui, ni à Bria. Seul le gouvernement qui est informé de la situation.
D’après une autre source proche du ministre de la Communication, la nouvelle de la fuite des éléments d’Abdoulaye Hussein de Bria devrait être annoncée par le ministre de la Communication en personne étant porte-parole du gouvernement. Malheureusement pour lui, c’est le Premier ministre Sarandji qui serait chargé par le chef de l’État de l’annoncer à la population. Ce qui a d’ailleurs choqué le ministre porte-parole du Gouvernement Monsieur Ange Maxime Kazagui qui n’a pas apprécié le jeu.
Entre temps, des questions se sont posées quant à l’implication partiale de la Minusca dans ce combat. Si cette information se confirmait dans les prochains jours, on se demande pourquoi la Minusca préfère s’aligner derrière l’autre faction du FPRC dirigée par Azor Khalit pour affronter celle d’Abdoulaye Hussein.
Notons qu’à bria, les groupes armés se compte au nombre et se battent quotidiennement entre eux pour le contrôle des zones minières.
Par : Agence France-Presse | Publié le 11 décembre 2017 à 19:37 – Mis à jour à 19:43
Abus contre les migrants en Libye
Amnesty International a accusé mardi les gouvernements européens de complicité dans la détention des migrants dans des conditions épouvantables en Libye, leur reprochant notamment leur aide aux garde-côtes libyens impliqués, selon l’organisation, dans le trafic d’êtres humains.
«Les gouvernements européens sont sciemment complices de la torture et des abus endurés par des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants détenus par les autorités libyennes de l’immigration dans des conditions épouvantables en Libye», a indiqué l’organisation de défense des droits de l’Homme dans un rapport.
Amnesty accuse les Européens de soutenir «un système sophistiqué d’abus et d’exploitation des réfugiés et des migrants» de la part des garde-côtes, des responsables des centres de détention et des trafiquants, avec pour seul souci d’empêcher les migrants de traverser la Méditerranée.
«Des dizaines de milliers de personnes sont détenues indéfiniment dans des centres de détention surpeuplés où elles subissent des sévices systématiques», a déclaré John Dalhuisen, directeur d’AI pour l’Europe.
«Les gouvernements européens ne sont pas seulement pleinement au courant de
ces abus, mais (…) ils en sont complices», a ajouté M. Dalhuisen.
«Les gouvernements européens doivent repenser leur coopération avec la Libye en matière d’immigration et permettre aux personnes de se rendre en Europe par les voies légales, notamment en réinstallant des dizaines de milliers de réfugiés», a-t-il dit.
Ils «doivent insister pour que les autorités libyennes mettent fin (…) aux arrestations arbitraires et à la détention de réfugiés et de migrants», a ajouté M. Dalhuisen, appelant à la libération «immédiate» de tous les ressortissants étrangers détenus dans les centres de détention en Libye.
«Depuis fin 2016, les États membres de l’UE – notamment l’Italie – ont mis en oeuvre une série de mesures visant à fermer la route migratoire via la Libye et la Méditerranée centrale, sans se soucier des conséquences pour les personnes bloquées» en Libye.
Selon AI, les gouvernements européens ont fourni notamment à la Libye leur assistance au Département de lutte contre l’immigration clandestine qui gère les centres de détention en Libye, et ont formé et fourni des équipements aux garde-côtes libyens pour qu’ils interceptent les migrants en mer.
«Les réfugiés et les migrants interceptés par les garde-côtes libyens sont envoyés dans des centres de détention où ils subissent des traitements horribles».
«Jusqu’à présent, 20 000 personnes restent confinées dans ces centres de détention surpeuplés et insalubres», selon Amnesty.
Centrafrique : 749 passeports de la diaspora déjà disponibles à l’ambassade centrafricaine de France
Centrafrique.com/89546d49-8edc-4238-8ec8-81ce40a489d5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bienvenu Guimalé, le Directeur Général adjoint de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 12 décembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Samedi 9 novembre 2017, Général Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de Police en charge de l’Emigration – immigration a fait embarquer pour France, 749 passeports des Centrafricains de l’étranger. Résultats d’une dure labeur de moins de trois mois constant à enregistrer les candidats, confectionner les documents au niveau de Bangui, puis les acheminer sur France. A ce jour, les heureux candidats à cet important papier n’ont qu’à se rapprocher de l’ambassade de Centrafrique en France pour récupérer leurs passeports.
« Je suis fier de l’aboutissement de ce travail abattu par toute mon équipe et moi, afin de tenir notre promesse vis-à-vis de nos compatriotes de la diaspora », s’est réjoui Général Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de la Police en charge de l’émigration – immigration.
En effet, en mois septembre dernier une délégation technique du Ministère de la sécurité publique, et plus particulièrement de la Direction générale de l’Emigration – immigration, conduite par le DGA Nguimalé, a fait le déplacement de l’Hexagone pour mettre fin au sulfureux dossier de délivrance des passeports aux Centrafricains de la diaspora. Opération soigneusement accomplie par l’équipe à la satisfaction totale des bénéficiaires qui ont marqué un fort engouement au processus passant d’une prévision initiale de 400 à 749 Centrafricains dont 16 passeports diplomatiques.
Précisons au passage que les Centrafricains de l’étranger se sont mobilisés des quatre coins du monde pour prendre d’assaut l’ambassade centrafricaine de France pour se faire enregistrés dans le cadre de l’opération de délivrance des passeports de la diaspora. A en croire le DGA Nguimalé, ils sont venus de Luxambourg, de Bruxelles, des Etats unis d’Amérique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de la Suisse, ainsi que toute la banlieue de Paris y compris Paris lui-même. « Nous avons été surpris par le nombre de demandeurs que nous avons reçus sur-place. Nous étions partis avec une prévision de quatre cent (400) Centrafricains de l’étranger à enregistrer, notre surprise va être de celle-là de voir que nous avons terminé avec le double de notre prévision, notamment à 749 demandes », ajoute le DGA.
A ce jour, tous les 749 passeports sont déjà au niveau de l’ambassade centrafricaine de France. « Nous avons estimé qu’à la veille des fêtes de fin d’année, beaucoup de nos compatriotes aimeraient bien se déplacer pour aller passer ces fêtes avec leurs familles. Du coup, il nous est paru comme un impératif de leur faciliter la tache en leur envoyant leurs passeports », a indiqué le DGA, Nguimalé. Et d’ajouter, « Nous avions fait la promesse, nous devons tenir parole ».
Pour mémoire, il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Administration du territoire, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.
A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avec cette démonstration d’efficacité, Général Nguimalé a prouvé que le Président de la République ne lui a pas fait confiance pour rien. Car, le dossier de la délivrance des passeports de la diaspora a toujours été un dossier très délicat et sensible.
Centrafrique/Ngoukomba : L’appel du Cardinal Nzapalainga pour la paix et la cohésion sociale
Centrafrique.com/4ff16e71-a47f-4921-889b-ffeb21b62520/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cardinal Nzapalainga à Ngoukomba 2017. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 12 décembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Ce samedi 9 décembre, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a présidé la messe de clôture du pèlerinage sur le site du Sanctuaire marial de Ngoukomba. Le patron de l’église catholique de Centrafrique a mis a profit cette occasion pour exhorter les centrafricains à s’unir comme les membres d’une même famille. Il a également plaidé le sort de la femme centrafricaine. La célébration s’est déroulée en présence du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, du 1er Vice-président de l’Assemblée, Aurélien Simplice Zingas, du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains leaders religieux d’autres confessions, notamment musulmanes et protestantes.
D’un anodin événement diocésain de l’église catholique de Bangui il ya dix ans, le pèlerinage de Ngoukomba est devenu un rendez-vous spirituel national, puis progressivement international. A la célébration de cette année, ce sont des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, de divers castes sociaux et de confessions diverses, venues de tous les contrés du monde qui sont donnés rendez-vous à Ngoukomba. Les différents diocèses de la République centrafricaine en premier, puis les limitrophes, ainsi que d’autres nations lointaines à l’image des Américains, des Européens, des Asiatiques ont fait le déplacement du Sanctuaire marial. Ngoukomba a été plein à craquer de monde.
A la foule si dense que constituait le peuple de Dieu, Cardinal Dieudonné Nzapalainga a passé le message de la nécessité pour le peuple centrafricain de s’unir, afin d’être fort pour travailler à la reconstruction post-conflit. Partant de l’extrait de la Parole de Dieu tiré sur Livre de Luc au chapitre 1, les Versets 26 au 38, Nzapalainga s’est basé sur l’acceptation de la Vierge pour concevoir le Fils de Dieu, pour mettre en exergue l’importance de la famille dans la société actuelle. D’ailleurs, le Cardinal soutient que le thème de l’année pastorale actuelle est fondé sur la famille. En toile de fond, il s’agit pour Nzapalainga d’appeler à l’unité de tous les Centrafricains, comme l’avait souligné le Pape François lors de sa visite en Centrafrique, notamment que les Centrafricains puissent observer leur devise ‘’Unité-Dignité-Travail’’.
« Nous sommes tous Centrafricains comme une famille… Transcendons les clivages pour reconstruire notre pays », ainsi déclarait le Cardinal. Et d’ajouter plus loin en Sango sous l’applaudissement assourdissant de la foule, « nous ne voulons plus écouter parler de Musulman, de Protestants, de Catholiques… Nous sommes tous Centrafricains ».
Après tout, le Cardinal estime, à l’image de Marie, que la femme centrafricaine doit être au centre du relèvement de la RCA en cours. Cela suppose une amélioration des conditions et du statut de la femme, car Nzapalainga a rappelé la détresse des mères de Centrafrique qui souffrent encore, malgré que les femmes, avec les vieillards et les enfants, constituaient la frange de population la plus victime de la crise. Le Prélat a insisté sur l’éducation des filles et la formation des femmes, en sorte que l’on arrive à un « sursaut » de la femme centrafricaine. « … Nous ne voulons plus que la femme soit absente dans l’administration, ainsi que les autres secteurs d’activités », martèle-t-il.
Aux femmes centrafricaines, le Cardinal les invite à « prendre le modèle de Marie » pour assurer une bonne éducation à leurs enfants et contribuer au bien-être de leur famille et de leur pays.
Notons qu’à Ngoukomba, lieu de prière, les pèlerins ont pris deux jours de prière avant la messe de clôture qui a eu lieu samedi.
Centrafrique : ‘’Stars western union’’, nouvelle structure de transfert d’argent implantée à Bangui
Centrafrique.com/26ce1b37-fe3e-4988-b246-722c135b2ff3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Stars Western Union Goumba. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 12 décembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
C’est l’incitative du banquier, Philippe Alexandre Goumba. Il vient d’implanter à Bangui, une structure de transfert d’argent rapide et sécurisé – Western union. Vendredi 8 décembre dernier, le promoteur a présenté son unité sise à côté de l’école AVENIR dans le 2ème arrondissement. L’ouverture officielle est prévue pour ce lundi 11 décembre. Yves Dessende, Directeur général de la Commercial bank Centrafrique a rehaussé de sa présence la cérémonie.
Alors que beaucoup de leaders centrafricains investissent dans la manipulation des jeunes et groupes armés pour des visés pouvoiristes ou d’être nommés à des postes ministériels, etc., Philippe Alexandre Goumba, lui-aussi leader politique pour le compte du FPP, a patriotiquement décidé d’investir dans le développement et l’emploi des jeunes. D’où la création de sa société bancaire au service de son pays. Voilà une contribution qui vient à point nommé renforcer l’action du gouvernement en ce qui concerne la mise en œuvre du RCPCA, notamment en son pilier 3 sur le ‘’relèvement économique’’.
Vendredi dernier, Clients, Cadres de la Commercial bank Centrafrique (CBCA) et de la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC) et Parents, ainsi que la presse ont été les heureux invités à la cérémonie de présentation de la nouvelle structure bancaire qu’il a initiée. ‘’Star wester union’’ est le nom de la structure. Il s’agit d’une société de transfert d’argent rapide et wester union.
Ancien cadre de la CBCA, où il a totalisé quelque 32 ans de service jusqu’à occuper de hautes fonctions dont celle de Directeur général adjoint, Philippe Goumba a fini par créer sa propre structure qui, selon lui, travaillera en partenariat avec CBCA – sa maison mère.
Aux invités ayant pris d’assaut le siège de Satrs western union, le Directeur général, Philippe Goumba déclare : « Votre présence à cette cérémonie d’inauguration est un message fort pour laquelle je présente tout mon remerciement à tous ceux et toutes celles qui nous ont aidé, assisté, compris, facilité la tache, durant quelques mois de constitution de notre société ». Et d’ajouter, « Notre société Star western union figure parmi les 200 pays qui sont sur la liste de Western union. Elle est appuyée techniquement par la CBCA qui lui a délégué le pouvoir de traiter tout son couvert des activités de transfert d’argent Western union ».
La société Stars western union comprend une salle de réception, trois Caisses dont deux dédiées aux activités d’envoi et de réception de transfert d’argent et deux bureaux.
Occasion pour M. Philippe Goumba de lancer de messages d’encouragement et d’invitation. Aux divers artisans, techniciens et ingénieurs qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour les travaux de construction et d’aménagement, ont reçu les remerciements du DG. « A nos clientes et clients, aux opérateurs économiques centrafricains et étrangers, Stars western union vous offre désormais, dans ses locaux bien équipés avec rapidité et sécurité, ses services d’envoi et de réception de votre argent », a-t-il invité.
Parmi les invités à la cérémonie d’inauguration, était présent le DG de CBCA, Yves Dessende. Il s’est réjoui de l’initiative prise par Goumba. « Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est félicitation ! Félicitation pour l’œuvre que vous venez de bâtir. Et, je vous remercie infiniment pour la confiance que vous avez placée à votre maison-mère la CBCA pour vous accompagner dans cette belle et formidable aventure », a-t-il exprimé.
Le DG de CBCA en a profité pour lancer, pour sa part, des encouragements au DG de Stars western union. « Vous êtes un cadre banquier important pour notre pays, et je voudrais saluer l’initiative que vous avez prise de mettre en place un service pour la population en partenariat avec la CBCA. Je ne doute pas que compte tenu de votre rigueur et de votre intelligence et sagesse que votre entreprise sera florissante. Je formule le vœu que cette belle initiative que vous venez de mettre en œuvre soit une entreprise de réussite pleine », indique-t-il.
Pour mémoire, Western union est une entreprise internationale d’origine américaine évoluant dans le secteur de paiement. Il est spécialisé dans les transferts d’argent internationaux pour les particuliers et les entreprises. Son siège est situé à Meridian dans le Colorado. Il effectue plus de 31 transactions par seconde, et Stars western union figure désormais parmi les centaines de pays où Western union est implanté.
Ce lundi 11 décembre 2017, les habitants du Km5 ont passé une terrifiante et triste matinée. L’affrontement entre deux groupes d’auto-défense rivaux a occasionné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Quatre morts et des blessés, tel est le bilan provisoire.
Quoique l’on puisse insinuer, il est bien dangereux quand les armes de guerre se retrouvent entre les mains des civils. La menace pour la paix et la vie humaine est permanente. Tout peut se renverser à tout moment. C’est ce qu’il y a lieu de déplorer au Km5 où quatre personnes ont trouvé la mort, ce lundi.
A en croire un habitant du Km5, témoin de ce regain de violences contacté par CNC, « les éléments de Djamous (chef milicien d’un groupe d’auto-défense du Km5) ont tué un élément de El Méry (un autre chef milicien). En réplique, les éléments de El Méry ont attaqué la base de Djamous et ont tué 3 éléments, brûlé un véhicule sans compter les blessés » affirme notre source.
En effet, d’aucuns croyaient qu’avec la mort de 50/50 puis de son remplaçant Big-man on n’allait plus entendre parler de clivage au Km5. Pourtant, la cellule dormante n’a pas encore dit son dernier mot. L’accrochage hier avec l’autre groupe d’autodéfense a fait quatre morts.
La concentration des armes au Km5 est un danger permanent, non seulement pour les non musulmans qui s’y rendent pour des échanges commerciaux, mais aussi pour la communauté musulmane du troisième arrondissement elle-même. La prolifération des armes au Km5, on n’en parlera jamais assez. Elle est à l’origine d’un phénomène typiquement musulman au Km5, notamment les tirs en l’air en toute circonstance.
Au Km5, toute occasion est bonne pour tirer en l’air des coups de feu. Les détonations d’armes sont devenues des marques de manifestations de joie et de colère au sein de cette communauté. Les cérémonies de mariage, de baptême de bébé et autres évènements heureux donnent lieu à des tirs nourris qui paniquent, terrorisent et donnent une image sinistre de la localité. Youssouf Djibril, conseiller économique du troisième arrondissement s’est vu obligé de monter au créneau pour mettre en garde les mordus de cette pratique.
A la dernière nouvelle, les autorités religieuses du Km5 sont à pied d’œuvre pour faire chuter la tension. Mais pour combien de temps ?
Centrafrique : quand les enseignants s’inquiètent de la menace du gouvernement Sarandji.
Centrafrique.com/9bb38eed-364f-4589-a4ac-54bf119472d9/” rel=”attachment wp-att-17897 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Appolaire Zaoro, un agriculteur devenu Maitre-parent pour former les enfants de son village en Republique Centrafricaine. Image : copyrightBBCAfrique.
Bangui, le 11 décembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Dans une déclaration faite à la radio Centrafrique, le Directeur de cabinet du Ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, monsieur Ernest Mada, menace de bloquer à la source les salaire des enseignants affectés en province et qui ne sont pas jusqu’à ce jour présents devant les tableaux sur les lieux de leurs affectations. Cette menace, loin d’être une blague de fin d’année pour les enseignants, fait couler beaucoup d’encre parmi les professionnels de l’enseignement du pays. Pour ces derniers, le gouvernement tente de faire un petit malin sur leur vie en faisant un semblant de plaisir d’ignorer la situation sécuritaire très instable dans les provinces, surtout dans des zones contrôlées par des groupes armés. À ce titre, on se demande que cherche exactement le gouvernement.
Pour rappel, depuis l’investiture du Président Touadera, l’occupation du territoire national par des groupes armés passe de 65 à 90% et la plupart des bâtiments administratifs sont, soit occupés par des combattants rebelles, soit tout simplement détruits lors des affrontements militaires entre les groupes rebelles. Les fonctionnaires de l’État, quant à eux, ont pris le large pour se réfugier dans la capitale ou ailleurs afin de s’échapper au danger qui guette leur âme.
Le gouvernement que dirige l’ami personnel du Président Touadera, le Géographe du quartier AsecnaSimplice Mathieu Sarandji, de son côté, ne contrôle qu’environ 9% du territoire qui ne se limite qu’à la capitale Bangui et ses environs.
Alors, avec les menaces du gouvernement de sanctionner les enseignants qui ne veulent pas rejoindre les lieux de leur affectation dans les arrières-pays, tout le monde s’accorde finalement à dire que le gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux actuels qui menace le pays.
Dans un pays où les groupes armés utilisent les bâtiments scolaires comme leurs bases militaires dans les provinces, peut-on juger utile de dire aux enseignants d’aller chasser ces rebelles pour occuper les salles des classes ?
Outre les problèmes des salles de classe, est-il normal pour un fonctionnaire de l’État de travailler sereinement dans un endroit où aucune autorité de l’État n’est respectée et que seules les lois des groupes armés qui y sont appliquées. ?
“Sans doute les efforts consentis par la Minusca et certains députés des régions frappées par la flambée des violences sont louablessurtout dans le cadre du relèvement du système éducatif du pays, mais le minimum nécessaire pour ces enseignants de rejoindre leur poste dans des zones occupées par les rebelles ne sont pas encore établi”, a expliqué à CNC un enseignant de la primaire affectée dans la Nana-Gribizi..
Depuis plusieurs années en République centrafricaine, ce sont des Maîtres-parents qui enseignent en lieu et place des enseignants titulaires à plus de 80% dans les écoles primaires des localités reculées du pays. En 2016 près de la ville de Bozoum dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, trois enseignants titulaires ont falli être enterrés vivants par les miliciens Antibalaka qui les ont accusés de détourner les sacs du riz distribués par l’ONG catholique Caritas.
Centrafrique : Berberati, les commerçants s’alarment contre les contributions imposées par la ville pour les fêtes.
Centrafrique.com/de63f90c-b44e-4c94-860e-51dba433b7d1/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Berberati en Republique Centrafricaine
Bangui, le 10 décembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis quelques semaines, les commerçants de la Mambéré-Kadei, notamment ceux de la ville de Berberati, ne cessent de se plaindre vis-à-vis des autorités de leur préfecture. En cause, le mécanisme d’une contribution quasi obligatoire qu’elles ont mis en place tendant à pousser les commerçants locaux à verser une somme forfaitaire, plus ou moins en espèce, pour l’organisation des différentes fêtes nationales dans leur ville qu’ils jugent trop abusives.
« Une ou deux fois, on pourrait l’accepter. Mais le fait de le répéter tout au long de l’année, cela devient de l’arnaque pure », ont renchéri à CNC les commerçants de la ville de Berberati après la nième demande de contribution faite par le député suppléant de la première circonscription de Berberati le sieur Ludovic SEKONDJI.
Selon les plaignants, le suppléant député aurait non seulement demandé, mais exigé à tous les commerçants exerçant dans sa zone de juridiction de contribuer financièrement au préparatif de la fête du premier décembre 2017 qui sera célébrée en différé dans leur ville prochainement. Alors qu’ils viennent de mettre participer financièrement aux festivités de la Journée Nationale de l’Alimentation célébrée dans leur ville par le Chef de l’État le mois dernier, cette nouvelle demande est actuellement vue par les commerçants locaux comme une volonté de leur exterminer financièrement.
« Nous payons des impôts, des partantes chaque année et voilà arrivée une autre taxe. Combien faisons-nous comme bénéficie ? Ho la RCA » S’exclame un vendeur des produits pharmaceutiques dans la ville.
À qui profite-t-il réellement tout cet argent amassé par les différents organisateurs des fêtes célébrées à Berberati ?
Où sont partis les fonds alloués par le gouvernement pour ces nombreuses fêtes ?
Pour les jeunes de Berberati qui ne sont d’ailleurs pas les seuls à se poser ces questions en Centrafrique, les fonds collectés sur place ne sont jamais comptabilisés officiellement.
D’après nos informations, la ville de Berberati n’est pas la seule à pratiquer cette technique de participation des particuliers au financement de la célébration des fêtes nationales ou locales. C’est une pratique exercée dans plusieurs Communes. Certains pensent même que c’est grâce à ces contributions que certaines autorités végètent avec, s’enrichissent et banquent leurs postes.
À Berberati, nous avons tenté en vain de joindre le député suppléant de la première circonscription, monsieur Ludovic SEKONDJI afin de recueillir sa version des faits.
En tout cas, l’intervention du gouvernement pourrait contribuer efficacement à baisser cette tension qui atteint déjà son maximum entre les commerçants et les autorités de Berberati.
Centrafrique : calme relatif à Kaga-Bandoro après la destruction des certains bâtiments administratifs.
Mahamat Al Khatim du MPC entouré de ses gardes du corps.
Bangui, le 11 décembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Après la tentative échouée de la neutralisation des soldats de la Minusca et la destruction effective de certains bâtiments de l’État à Kaga-Bandoro par les combattants rebelles de la Séléka, le calme est revenu timidement ce dimanche matin dans la ville.
Comme ils l’ont annoncé depuis plusieurs jours, les combattants rebelles du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) du Général Mahamat Al Khatim ont littéralement détruit certains bâtiments de l’État comme la résidence officielle du Préfet de la Nana-Gribizi et le Tribunal de grande instance de la ville ce samedi 9 décembre.
Alors que la résidence du Préfet venait à peine d’être reconstruite pour son installation, les sélékas, qui n’ont d’ailleurs pas apprécié la venue d’un Préfet nommé par le Gouvernement de Bangui dans leur localité de Kaga-Bandoro, ont tout simplement mis en exécution leur menace de détruire tous les bâtiments administratifs dans leur secteur si jamais la Minusca procédera à l’installation du nouveau Préfet pro-gouvernement de la Nana-Gribizi.
Aussitôt installer par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) le samedi dernier, le nouveau Préfet a dû recourir à ses jambes pour prendre la poudre d’escampette et rejoindre la base militaire de la mission de l’ONU dans la ville.
Protégé par les soldats de l’ONU, le nouveau Préfet a pu s’échapper belle de l’attaque des rebelles du MPC qui a malheureusement fait fuir la population civile dans la brousse pour les uns, et dans les camps des déplacés pour les autres.
Entre temps le bâtiment abritant le tribunal de grande instance a, lui aussi, été incendié par les rebelles.
Pour l’heure, le bilan de l’attaque du samedi dernier reste toujours inconnu, mais une source locale parle d’au moins 2 morts du côté de la population civile, sans compter les bâtiments de l’État détruits.
Il y’a lieu de rappeler que le mouvement patriotique centrafricain (MPC) dirigé par le Général Mahamat Al Khatim est l’une des factions rebelles de la Séléka qui vient de se retirer du processus du Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des combattants rebelles initié par le Chef de l’État Faustin archange Touadéra qu’ils accusent de jouer le jeu des miliciens Anti-Balaka.
Avec la stratégie mise en place par le Gouvernement pour ramener la paix dans le pays, la Republique Centrafricaine n’est pas près de retrouver le chemin de la paix tant souhaitée par les Centrafricains.