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Centrafrique : quand le Premier ministre Sarandji s’alarme contre le personnel de santé.

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Centrafrique : quand le Premier ministre Sarandji s’alarme contre le personnel de santé.

 

 

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Le Premier Ministre Centrafricain Simplice Mathieu Sarandji

 

 

Bangui, le 10 décembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Dans son discours lors de la célébration de la journée mondiale de sida le vendredi dernier, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji n’a pas passé par quatre chemins pour indexer le personnel de la santé d’être l’auteur du détournement et de la vente illégale des AVG (Anti-rétroviraux) dans le pays.

 

Célébrer en différé dans le pays en raison de la fête du premier décembre (Fête de la Proclamation de la République), la journée mondiale de sida 2017 a été un véritable choc pour le personnel de santé qui assiste médusé à la dérive du Premier ministre qui aime beaucoup pratiquer son sport favori, vexer les fonctionnaires de l’État.

Pour le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le détournement des Antirétroviraux réservés pour le soin des personnes infectées du Sida dans le pays est sans doute l’oeuvre du personnel de la santé qui,  selon lui, procède illégalement à sa vente dans des quartiers à prix élevé.

Sans citer des noms, le Premier ministre aurait fait allusion à son ex-ministre de la santé Madame Djéngbo limogé du gouvernement suite à l’accusation de complicité dans la disparition d’énorme stock des AVG au Ministère de la Santé il y a quelques mois.

 

Alors, est-il vraiment nécessaire d’indexer pratiquement tout le personnel de santé dans ce genre d’accusation ?

Même si le discours du Premier ministre n’étonne personne, il est quand même important de souligner son comportement instable tendant à se dresser à chaque fois contre les fonctionnaires de l’État.

Rappelons que les médecins et autres chargés de la sécurisation des AVG fournis par des partenaires extérieurs du pays sont la cible favorite du gouvernement successif depuis 2003.  La vision 2030 pour se débarrasser du virus du sida souhaité par la communauté internationale est tenable selon le Premier ministre. Il est donc nécessaire d’éradiquer le mauvais comportement du personnel de la santé qui vise à détourner les dons des AVG fournis par les partenaires, conclut-il.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : LE PARLEMENT, GAGE DE DÉMOCRATIE EST-ELLE ENCORE DE NOS JOURS CORRUPTIBLE ?

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CENTRAFRIQUE : LE PARLEMENT, GAGE DE DÉMOCRATIE EST-ELLE ENCORE DE NOS JOURS CORRUPTIBLE ?                                                                     

 

 

 

Centrafrique.com/17818-2/bernard-selemby-doudou-500×460/” rel=”attachment wp-att-17819 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 10 décembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Alors que la constitution du 30 mars 2016 prévoit de droit deux chambres qui constituent le congrès, le parlement centrafricain n’a de fait qu’une seule chambre effective et opérationnelle. C’est l’assemblée nationale qui a le monopole exclusif de légiférer le corpus du droit positif centrafricain.

 

En dépit du fameux principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu, le fonctionnement de l’assemblée nationale connaît parfois des interférences, des infiltrations ou des tentatives d’ingérence provenant de l’exécutif. Après le refus répété des membres du gouvernement de répondre favorablement aux convocations des commissions parlementaires, l’assemblée nationale a été sevrée financièrement en guise de représailles pour indélicatesse et actes assimilés au crime de lèse majesté. Lors de la récente session parlementaire, les élus de la nation sont appelés à statuer sur la loi des finances 2018. La loi des finances n’est autre que le budget prévisionnel de l’Etat qui autorise les recettes et les dépenses de l’année suivante. Le budget prévisionnel de l’Etat est composé d’abord de recettes fiscales c’est à dire les impôts directs et indirects, ensuite des recettes non fiscales représentées par les revenus des domaines de l’Etat ( forêt par exemple) ainsi que les revenus des établissements publics ( les musées par exemple ). Le budget de l’Etat qui est exécuté par le gouvernement après adoption par le parlement est soumis généralement à un triple contrôle : d’abord un contrôle politique exercé par l’assemblée nationale au moment de l’examen de la loi des finances, ensuite un contrôle financier opéré par l’inspection générale des finances et enfin un contrôle juridictionnel exercé méticuleusement par la Cour des comptes. Les discussions sur la loi des finances font beaucoup d’écho et laissent des traces dans les médias. C’est un acte très important car il est non seulement une décision financière mais aussi un acte politique car il détermine la politique du gouvernement. Le budget prévisionnel de 2018 à la particularité singulière d’être ridicule et catastrophique car il n’a prévu en termes de recettes que 161 milliards de francs CFA. Sous d’autres cieux, ce montant prévisionnel correspond au budget prévisionnel d’une entreprise privée. Ce qui choque la sensibilité des personnes vulnérables et réveille les doutes, c’est que ce budget prévisionnel contient un déficit budgétaire de 47 milliards ouvrant inévitablement droit aux emprunts et dettes auprès des partenaires financiers. Pire est le fait qu’en approuvant cette loi des finances, les parlementaires valident par la même occasion la caisse noire de la présidence de la République qui dépasse de surcroît le budget alloué à La Défense et à la sécurité alors que ces dernières représentent les priorités du peuple souverain. Il est en outre important de rappeler que les parlementaires ont cumulé huit (8) mois d’arriérés d’indemnités d’assistance parlementaire. Après maintes réclamations, le ministre des finances a subitement payé trois mois d’arriérés et cela à la veille du vote de la loi des finances 2018. Cette drôle et hasardeuse coïncidence de calendrier conduit à des interprétations, spéculations voire d’accusation de corruption morale de l’assemblée nationale. Mais si on parle de corruption, faudrait-il qu’il y ait un corrupteur…suivez alors seulement mon regard. Depuis la mise en place du bureau de l’assemblée nationale sur fond de corruption et de promesses dolosives, l’ombre de la corruption se balade en filigrane dans les couloirs de cette noble institution. Devant l’amplification de cette accusation, le citoyen lambda qui ne se lasse de curiosité émet des inquiétudes, des doutes et des incertitudes en ce qui concerne les coulisses du vote du budget 2018 : Le paiement de trois mois d’arriérés d’indemnité la veille du vote de la loi des finances s’apparente t-il à la corruption ? Cette spirale de déficit correspond t-elle aux recettes et contrats miniers au cours de l’année ? Les recettes budgétaires ont-elles fait l’objet d’évaluation avant d’autoriser les dépenses ? Avec cette ridicule somme qui représente notre budget, en combien d’années allons-nous en termes de projection apurer ou éponger nos dettes avec des intérêts vertigineux ? Compte tenu de l’incertitude sécuritaire, pourquoi le budget prévisionnel de La Défense n’est pas en hausse par rapport à l’année précédente ? En d’autres termes, pourquoi ne pas renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité ? Outre le pouvoir de légiférer, la mission principale des parlementaires est d’amplifier la voix de leurs électeurs pour que le gouvernement entende. Mais si les députés se prêtent au jeu de la corruption, quels seront les sorts et l’avenir du pauvre paysan qui voyait son salut à travers son bulletin de vote ? Même si les membres d’une commission sont corrompus pour une cause, comment peut-on soudoyer l’ensemble des députés qui amendent et votent en plénière ? Les parlementaires ont-ils compris l’essence du budget prévisionnel avant de l’approuver ? Ce débat fait rejaillir la vieille et traditionnelle problématique de l’illettrisme et de l’analphabétisme de la majorité des députés. Il est aussi important de rappeler que ce soupçon n’avait pas droit de cité si l’assemblée nationale avait une autonomie financière. En effet, toute activité parlementaire fait l’objet d’un appel de fonds motivé auprès du ministre des finances. Cette pratique remet en cause l’indépendance de l’assemblée nationale ainsi que de la confidentialité de leurs activités. Pour finir et en guise de contribution, nous demandons au gouvernement de réévaluer l’assiette des impôts et surtout de revoir en baisse les exonérations fiscales accordées à la mission de l’ONU qui représentent exagérément 70% de recettes budgétaires. Ce manque à gagner asphyxie énormément notre maigre économie. Si en contrepartie on avait au moins la sécurité… mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 8 décembre 2017.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : le MPC du Général Al-Khatim menace de détruire tous les bâtiments administratifs de Kaga-Bandoro.

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Centrafrique : le MPC du Général Al-Khatim menace de détruire tous les bâtiments administratifs de Kaga-Bandoro.

 

 

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Patrouille des soldats de la Minusca en RCA.

 

 

Bangui, le 10 décembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Dans un communiqué publié samedi 9 décembre, la Minusca a annoncé l’attaque de sa base opérationnelle de Kaga-Bandoro à l’aide d’un mortier par des hommes armés encore non identifiés.  Selon le même communiqué, l’attaque n’a pas fait miraculeusement des dégâts matériels, ni humains malgré la puissance de la frappe. Alors pourquoi cette attaque répétée contre la Minusca dans cette localité de la Nana-Gribizi ? ?

 

D’après le communiqué publié par la Minusca ce samedi,  le mouvement rebelle de la Séléka, faction MPC du Général Al-Khatim, aurait menacé de détruire tous les bâtiments administratifs de sa juridiction, y compris ceux de Kaga-Bandoro,  si jamais la Minusca procédera à l’installation du Préfet de la Nana-Gribizi, territoire contrôlé par le mouvement patriotique centrafricain (MPC).

Or en ignorant les menaces répétées du MPC, la Minusca vient d’installer le Préfet en question cette semaine, ce qui a suscité la colère du Colonel Séléka Augustin Tombeau, juste après la prise de fonction de celui-ci.

D’après une source diplomatique africaine contactée par CNC, l’installation des Préfets nommés par le chef de l’État dans les zones contrôlées par les groupes armés n’aura aucun effet positif sur la sécurité de leur localité, si ce n’est que pour susciter plus de tension dans les provinces. Un Préfet qui n’a ni une force gouvernementale à sa disposition, encore moins du personnel administratif, celui-ci est condamné à subir la loi de la rue ou des groupes armés. Toute sa décision ne pourra rien changer dans le quotidien de sa population. L’exemple du pouvoir de Bangui est patent pour illustrer le sort réservé aux Préfets expédiés dans la gueule des groupes armés en provinces.

En attendant la mise en place fictive de l’autorité de l’État en province, la tension ne cesse de grimper dans l’arrière-pays au risque de voir le pays sombrer totalement dans le chao comme en début de l’année 2014.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : la Coalition Large des Centrafricains, compte rendu et la décision prise lors de la réunion de Mingala.

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Centrafrique : la Coalition Large des Centrafricains, compte rendu et la décision prise lors  de la réunion de Mingala.

 

 

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Bangui, le 9 décembre 2017.

Par : Coalition Large des Centrafricains (CLC).

 

unis en Congrès à l’initiative de la Coalition Large des Centrafricains (CLC) du 25 au 27 novembre 2017 à Mingala, dans la préfecture de la Basse-Kotto, les Centrafricaines et les Centrafricains de tout âge et de toute condition ont décidé de fonder la COALITION SIRIRI, une initiative des Centrafricains au service des Centrafricains qui proclame que la paix et la réconciliation sont possibles.

En effet, la situation politique, sociale, économique et sécuritaire de la République Centrafricaine depuis la chute de l’Empereur Bokassa, ne cesse de se dégrader malgré les différents accords signés pour trouver une solution politique et durable à la crise centrafricaine à savoir : Les Accords de Syrte pour la paix en Centrafrique ; Les Accords de Libreville pour la paix en Centrafrique ; Les accords de Brazzaville pour la paix en Centrafrique ; Les accords de N’Djamena pour la paix en Centrafrique ; Les accords de Nairobi pour la paix en Centrafrique ; Les accords d’Angola pour la paix en Centrafrique ; Les accords de Rome pour la paix en Centrafrique ; Les accords de Bangui pour la paix en Centrafrique. Étaient présents de hauts cadres et dirigeants, dissidents des groupes armés ont fait le déplacement pour manifester leur intention d’adhérer à la nouvelle plateforme en gestation notamment : UFDR, EDD, MLCJ, MLC, Anti-Balaka, FDPC, RJ, une faction modérée de l’ex-SÉLÉKA, une forte délégation représentative de la diaspora centrafricaine, des membres de la société civile et partis politiques.

Les principales résolutions adoptées

Les organisateurs de ce Congrès, malgré les contraintes, ont réussi un consensus autour de plusieurs propositions et notamment la question sécuritaire du pays qui ne cesse de s’enfoncer dans le gouffre de l’insécurité et de l’ingouvernabilité qui risque de compromettre la survie de notre cher et beau pays, la République Centrafricaine. L’examen minutieux de la situation a permis d’adopter les résolutions suivantes :

1 – La mise sur pied d’une plate-forme alternative réunissant toutes les forces vives de la nation pour rétablir la sécurité et la paix, seule alternative permettant au peuple
centrafricain de s’engager irrémédiablement dans la voie de la démocratie et de se mobiliser pour sa prospérité.

2 – La fin de l’insécurité généralisée sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine par la mobilisation de toutes les intelligences, de tous les enfants du pays avec des volontés affirmées, soutenues et guidées par une plateforme nationale d’envergure pour garantir la paix sociale.

L’ensemble des congressistes ont unanimement voté en faveur de ces résolutions afin de trouver l’unique solution à la crise nationale, celle concernant le fonctionnement de cette coalition et de la recherche des voies et moyens nécessaires à sa réussite pour qu ’enfin, le peuple centrafricain puisse se mettre au travail pour bâtir notre nation.

3- Les congressistes ont adopté à l’unanimité le nom de « COALITION SIRIRI ». SIRIRI en Sango (langue nationale) veut dire paix. Le nom de la plate-forme exprime l’engagement et la mobilisation qui nous anime afin de réussir la paix en Centrafrique. Cette appellation est en symbiose avec, ce que nous sommes et les objectifs de nos actions pour la construction de notre pays, la RCA.

La crise multidimensionnelle que traverse la RCA actuellement, nécessite de la part de ses enfants un coup d’arrêt fort et définitif aux désordres, aux tueries, aux pillages, au népotisme, au favoritisme, à la paresse, au dilettantisme, au sectarisme, à l’exclusion pour ne citer que ces fléaux majeurs afin de consolider l’unité nationale et démentir les prédicateurs de malheur qui envisagent une implosion soudaine de notre pays, comme l’avancent quelques analystes patentés de la crise Centrafricaine.

Les journées de ce premier congrès ont été riches, denses et stimulantes. La qualité du débat et l’enthousiasme des participants ont contribué au succès de la réussite de ce temps fort. Nous remercions tous les participants, tous les organisateurs et ceux qui ont rendu possible ce congrès.

La paix et la réconciliation, nous gagnerons !

Fait à Mingala

 

DÉCISION PRISE LORS DE LA RÉUNION DE MINGALA

 

décision du congrès de la Coalition Large des Centrafricains (CLC) de Mingala du 25 au 27 novembre 2017, sont désignés membres du Bureau Politique, les personnalités dont les noms suivent :

  • Président : MOUSTAPHA MAHAMAT SABOUNE
    • Coordonnatrice Politique Générale: MARIE REINE HASSEN//
    • Coordonnateur en charge de la Sécurité : CLAUDE NGOUNDÉ
    • Coordonnateur chargé de la promotion de la Paix : ABDOULAYE GANDI
    • Coordonnateur en charge des opérations : GERVIL DIEUBENIT SAMEDI
  • Coordonnateur chargé de l’administration publique : MAHAMAT NOUR ÉTOILE
  • Coordonnateur à la Défense : AZIBERT AHMAT ANTOINE
  • Coordonnateur chargé de la réforme de l’armée : ARMEL SAYO
  • Coordonnateur chargé de la Communication : ABAKAR SABONE
  • Coordonnateur chargé des relations extérieures : RIZIKALLAH AHMAT ISSA
  • Coordonnateur chargé de maintien de l’ordre : ADOUM NIMIR A.
  • Conseiller : PATRICK GAETAN BOMESSE
  • Conseillère : NGOZON STELLA
  • Conseiller : MAHAMAT YOUSSOUF MOUSSA
  • Conseiller : Mr. IBRAHIM SARKI GORO
  • Conseillère : ZAHRA ADNANE ABAKAR
  • Conseiller : GOHOTY MACAIRE NICAISE
  • Conseiller : ACHEIKH AHMAT BOZOUM
  • Conseiller : YERIMA SIMPLICE
  • Secrétaire Général : Mr. faustin gbago
  • Secrétaire Général Adjoint : ALI KOTTO
  • Trésorier Général : Mr. mahamad a. abdoulaye
  • Trésorier Général Adjoint : JEANINE NDAKALA NGAYO
  • Porte-parole : Mr. danbalfa dengossin elvis
  • Porte-parole adjointe : HAWA ABDEL HAMID
  • Webmaster: JEAN FRANÇOIS WARNAKA
  • Webmaster adjointl: IMRANE ABDELATIF MARWANE
  • Webmaster adjoint2 : JOSEPHINE NGAYO
  • 1er Commissaire aux comptes : AICHA IBRAHIM BREME
  • 2ème Commissaire aux comptes : BINGUIVOLA A.
  • Commissaire chargé des affaires juridiques : GERI HONNISSE
  • Commissaire chargé de l’information : EULOGE KOYE
  • Commissaire chargé de l’Économie : ARMEL RODRIGUEZ YAMKESSE
  • Commissaire chargé des finances : LACAZA LAUREL
  • Commissaire chargé de l’Audit et de la bonne gouvernance: OUSMANE SHEHOU A.
  • Commissaire chargé de la mobilisation : ABAKAR MAHAMAT MOUSSA
  • Commissaire chargé de la nouvelle technologie : MAHAMAT AHMAT SEID
  • Commissaire chargé de l’organisation : HENRY BANDA HAROUCHA
  • Commissaire chargé de la planification stratégique : DJIMET ABDELCHACOURT
  • Commissaire chargé d’enquête et des investigations: MALESS BAUDELAIRE L.
  • Commissaire chargée des relations publiques : KATERINE ASSOMBÉLÉ
  • Commissaire aux relations avec les parlementaires : IBRAHIM YOUNOUS I.
  • Commissaire chargé des inégalités sociales : ABDELAZIZE MOUSSA
  • Commissaire chargé des projets : AXIME CÉSAIRE ORONINDJI
  • Commissaire chargée de la promotion des genres : MARIAME ASSANE ALIOU
  • Commissaire chargé de la promotion des jeunes : LETAMBA LUCIEN GEORGES
  • Commissaire chargé de la protection des ainés : YOUNOUS BICHARA
  • Commissaire chargé de la faune : MADINGAR STEPHANIE
  • Commissaire chargé de l’élevage : ABDELKARIME AHMAT G.
  • Commissaire chargé de l’agriculture : NZAPAKEMBI BLAISE
  • Commissaire chargé de l’environnement : AMINA ABDOULAYE M.
  • Commissaire chargé de la reconstruction des lieux de cultes : SALLEH BIMBO
  • Commissaire chargé de la reconstruction des lieux de cultes : SEMNGAI MORERA
  • Commissaire chargé de la reconstruction des habitations détruites : OUMAR GAYE
  • Commissaire chargé de la culture : DOMBIAO HILAIRE
  • Commissaire chargé de la reforme éducative : KARL SENOUSSI
  • Commissaire chargé des municipalités : ALI IDRISS
  • Commissaire chargé de révision de la constitution : DJAMALADINE MAHAMAT
  • Commissaire chargé des droits de l’homme : YAMB ALAIN
  • Commissaire chargé des groupes de sages : ISSA BRAHIME YACOUB
  • Commissaire chargé de l’enseignement élémentaire : NGAROT ROGER
  • Commissaire chargé de l’enseignement technique et professionnel : OUMAR AHMET
  • Commissaire chargé de l’enseignement supérieur : KPAGA JULES
  • Commissaire chargé du développement local : IBRAHIM MOUSSA SALIOU
  • Commissaire chargé de désarmement : MBALLA ENOCK
  • Commissaire chargé du sport et loisir : INGOT JONAS
  • Commissaire chargé du transport : KANGABÉ HUBERT
  • Commissaire chargé de centrafricains de l’extérieur : ABDELNASSIR ABAKAR
  • Commissaire chargé de la médiation : MAHAMAT AHMAT MOUSSA
  • Commissaire chargé de l’approvisionnement : ACHTA HAROUNE YOUNOUS
  • Commissaire chargé de l’animation pour la Paix : EMMANUEL RASMUS
  • Commissaire chargé des réfugiés et des déplacés : SARDONA SYLVERE
  • Commissaire chargé de la stratégie de la réconciliation : Mr. BALEKOCHI AGAPI
  • Commissaire chargé de logistique et MAINTENANCE : YOUSSOUF MAHAMAT
  • Commissaire chargé des institutions internationales : FRANCIS MATIMA
  • Commissaire chargé des contacts avec les ONG : TOUABET ALFRED
  • Commissaire chargé du Moyen-Orient : MAHAMAT ABDEL
  • Commissaire chargé de l’intégration régionale : NAMGBEI MATHIAS
  • Commissaire chargé de l’Europe : ANOUR MAHAMAT
  • Commissaire chargé de l’Amérique : MACKER JEAN-FRANCOIS
  • Commissaire chargé de l’Afrique : ALBERTINE BROCHÉ
  • Commissaire chargé de l’Asie : BONIFACE MBETIBANGUI
  • Commissaire chargé des centrafricains de l’extérieur : FLORENCE WALIGBA
  • Commissaire chargé des biens mal acquis : YOMBE LEON
  • Délégué: BICHARA HISSEINE ALLAFI
  • Délégué: OUSMAN AMINE A.
  • Délégué: Mr. BEDAKPA SALOMON
  • Délégué: Mr. BERTRAND SAMBO
  • Délégué : IDRISS AHMAT HISSEIN
  • Délégué : TIDJANI HASSANE
  • Délégué: Mr. ABDEL AZIZE DJIBRINE
  • Délégué: Mr. NOURRADINE MAHAMAT AHMAT
  • Délégué : MOUSSA IDRISS
  • Délégué: Mr. WENE ALBAN
  • Délégué : ISSA MAHAMAT CHAIB
  • Délégué : HAROUNE ABDULNABI
  • Déléguée: Mr. OUSMAN DOUGOULI
  • Délégué: Mr. MAHAMAT moussa
  • Délégué: Mr. SETIA APPOLINAIRE
  • Délégué : ADOUM MBODOU IMAM
  • Délégué: Mr. DANGA GERARD
  • Déléguée : VICTORINE BAGAZA
  • Déléguée : MAIMOUNA IDRISS AMANALLAH
  • Délégué: Mr. TOUADERET M.
  • Déléguée : HISSEIN IDRISS ALI
  • Délégué: Mr. MALEBY JOSEPH
  • Délégué: Mr. ABA ALI ABAKAR
  • Délégué: Mr. YOUSSOUFA ADAMOU

Fait à Mingala le 05 décembre 2017.

 

Par Monsieur AZIBERT AHMAT ANTOINE

Le Président du comité d’organisation

 

 

NDLR : cette note a été envoyé via l’E-mail du CNC :  corbeaunewscentrafrique@gmail.com. Il est donc difficile pour la Rédaction de vérifier l’authenticité de ce  document.

Centrafrique : Jean Claude Kenguena salue l’embellie des recettes douanières dans la Région n°2

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Centrafrique : Jean Claude Kenguena salue l’embellie des recettes douanières dans la Région n°2

 

 

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Monsieur Jean Claude Kenguena

 

Bangui, le 8 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

« Les recettes douanières dans la Région n° 2 comportent très positivement passant de 23 millions de francs Cfa par mois pendant la crise à 138 millions de francs Cfa à ce jour », a fait savoir l’Inspecteur des Douanes, Jean Claude Kenguena, Directeur régional n°2. Cette satisfaction a été exprimée dans cette interview exclusive, lors d’une récente mission effectuée par le CNC à Berberati chef-lieu de la Mambéré Kadéi.

Corbeaunews. Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Directeur régional ! En cette période de relèvement post-crise en République centrafricaine, pourriez-vous nous dire quelle est la situation des recettes douanières dans votre zone de juridiction ?

Jean Claude Kewi Kenguena (JCKK) : Bonjour Monsieur le journaliste ! Permettez-moi tout d’abord de vous présenter la Région n° 2 dont j’ai la charge qui est l’émanation du nouvel organigramme issu du décret n° 16.356 du 21 octobre 2016. Elle est la fusion de la Direction régionale de l’Ouest et du Nord-ouest qui comprend désormais trois préfectures, à savoir la Mambéré Kadéi, la Sangha Mbaéré et la Nana Mambéré. Elle se particularise en ce moment par son immensité, car elle comprend huit (08) Services des recettes des douanes dont cinq (05) opérationnels et quatre (04) Postes de contrôle. La Région 2 ne se distingue pas seulement par son immensité, mais également par ses richesses.

Si j’ai bonne souvenance, dans son allocution à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le Ministre des Finances et du budget, Monsieur Henri Marie Dondra a évoqué l’importance de la ville de Berberati dans l’économie de la rca. C’est dire que la Région n° 2 est la mamelle de l’économie nationale. Compte tenu des circonstances que nous avons vécues, la Région a reculé certes, mais ne ménageons aucun effort en ce moment pour sortir le pays de la crise. Cela se traduit par la libre circulation des personnes et des biens, voire des capitaux avec un regain de flux d’importations qui génèrent les recettes. A cet effet, je puis vous affirmer que les recettes douanières dans la Région n° 2 comportent très positivement passant de 23 millions de francs Cfa par mois pendant la crise à 138 millions de francs Cfa à ce jour.

CNC : Où en sommes-nous avec l’application des réformes engagées par la Direction générale des Douanes ?

JCKK : Nous tenons ici à saluer l’esprit d’initiative qui a guidé Monsieur le Ministre des Finances qui a pris de nombreuses décisions pour redresser le travail au niveau des Finances. Entre autres mesures, il y a celles prises dans le cadre de la Loi des Finances 2017, à savoir le Crédit d’enlèvement dont le délai est passé d’un mois à quinze jours, l’Interdiction de levée des exonérations sur certains produits fortement taxables, à savoir le tabac, l’alcool, le carburant, etc. Cette interdiction est étendue aux matériels, aux matériaux, et aux équipements pour l’exécution des marchés publics. Il y a également les instructions ministérielles qui ont été prises pour renforcer le dispositif de la sécurisation des recettes douanières dont les instructions 13.39 du 12 août 2016.

La douane qui est confrontée aux multiples défis de sa modernisation n’est pas restée inamovible. Au niveau de la Direction générale, de nombreuses notes de services ont été prises pour aménager la canalisation de la marchandise vers la douane et renforcer la procédure du dédouanement des marchandises.

Nous sommes fiers de vous annoncer qu’au regard de toutes ces réformes, nous avons assisté à une nette amélioration des recettes douanières dans le Région n°2.

CNC : Vous appréciez le niveau des recettes douanières dans votre zone de juridiction, mais ce succès ne saurait se réaliser sans embuches ou obstacles. Avez-vous rencontré quelques uns ?

JCKK : Effectivement, nos difficultés sont nombreuses et de plusieurs ordres. Je commencerais par vous dire par exemple que la Région n° 2 est très vaste qui va de Béloko à Bouar, de Carnot à Gamboula, Gnanti et Molaye, ce qui nécessite des moyens roulants. Alors que pour le moment, nous n’en avons que deux dont un vétuste. Ce parc automobile ne nous permet pas de couvrir toute la zone. Il nous faut également des agents pour la surveillance étant donné que la Brigade mobile de surveillance est dissoute. Il y a également un besoin crucial de radio, à défaut des talkies walkies, car cet outil va nous permettre de renforcer la communication.

CNC : Monsieur le Directeur régional, et si vous aviez un mot…

JCKK : Mon message qui va à l’endroit de la population, c’est de dire que la Douane n’est pas seulement là pour réprimer, mais elle assure sa mission première de recouvrement, sa mission de protection et sa mission économique. La douane est là aussi pour sensibiliser à travers des conseils. Nous sommes engagés à nous approcher le plus possible de la population pour lui expliquer tous ces enjeux en sorte que nous puissions nous accorder et de travailler ensemble selon la législation douanière.

CNC : Monsieur le Directeur, je vous remercie.

Réalisé par Fred KROCK

CENTRAFRIQUE : FAUT-IL A NOUVEAU REMANIER LE GOUVERNEMENT ?

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CENTRAFRIQUE : FAUT-IL A NOUVEAU REMANIER LE GOUVERNEMENT ?

 

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Les membres du Gouvernement Simplice Mathieu Sarandji

 

 

 

Bangui, le 8 décembre 2017.

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

BLOCAGES ALARMANTS

         

Rien ne bouge. Limmobilisme est aux manettes du pouvoir à Bangui, devenue un refuge intérieur pour un gouvernement inapte à affronter les périls. La léthargie qui semble frapper le gouvernement Sarandji II perdure. L’incompétence du pouvoir se manifeste pratiquement dans chacune de ses rares actions. A telle enseigne que la demande de remplacement du Premier Ministre circule à nouveau avec insistance dans la capitale.

          Car des soupçons inquiétants se sont répandus comme des traînées de poudre dans le pays et ont terni la probité du pouvoir : népotisme, corruption, biens mal acquis, clanisme, tribalisme et enrichissements illicites des dirigeants et de leurs proches. Les vieux démons ne lâcheront donc jamais ce pays à la renverse ? Dun gouvernement à l’autre, les prévarications et les mauvaises gouvernances continuent. La population est prise en tenaille entre les groupes armés sanguinaires et un pouvoir en sommeil. Les citoyens abandonnés aux atrocités des groupes armés ne savent plus à quel saint se vouer.

 

IL FAUT CORRIGER LES ERREURS ET RÉTABLIR LAUTORITÉ DE L’ÉTAT

          Si ces accusations de prévarications sont avérées, il est urgent que le président Touadera réagisse, quil nettoie les écuries dAugias que sont devenus le gouvernement et le cercle des conseillers qui lentourent. Les donateurs de Bruxelles ne débloqueront aucun fonds daide si la cacophonie et l’insécurité perdurent. Il semblerait même que laide internationale irait directement dans les poches de certains membres prédateurs du gouvernement

          Le président na-t-il pas été élu sur des promesses de rupture, de justice sociale et d’impunité zéro ? Ah ! Que lespoir était immense quand Faustin-Archange Touadera remportait la victoire !

          Or, après vingt mois dexercice, la population suffoque, saisie par un désespoir et une colère légitimes. Partout dans le pays, les chemins de la paix sont bloqués par des barrières qui semblent infranchissables. La situation du pays est dans un état de décomposition avancée. La République Centrafricaine est devenue une proie pour les prédateurs internationaux. 80% du territoire sont occupés et administrés par des mercenaires arabo-musulmans descendus du nord, avec la complicité du Tchad, du Soudan et du Darfour. Les ex-Sélékas interdisent même aux Préfets et Sous-préfets de regagner leurs affectations.

          A ce niveau de déliquescence, on se pose avec frayeur la question de la survie du pouvoir en place. Touadera est, désormais, lourdement menacé.

 

UN CLIMAT DÉLÉTÈRE

 

          Les mécontentements sont en train, inexorablement, de se coaguler. Bangui la capitale, que lon croyait à l’abri des affrontements, est elle-même devenue fiévreuse : un banal accident de moto-taxi met le feu aux poudres ; une insignifiante altercation entre jeunes et militaires dégénère et laisse des morts sur la route. Les quartiers sont des poudrières dont les mèches sont allumées. Les déflagrations risquent d’être ravageuses. Touadera et son gouvernement peuvent être balayés. Les groupes armés qui manipulent les populations, eux-mêmes manipulés par des forces étrangères et des politiciens centrafricains, peuvent faire la jonction avec le peuple mécontent et prendre le pouvoir par la violence.

          Les jours à venir sont inquiétants. Les périls se multiplient. Les Centrafricains sont menacés de toutes parts. Il faut que le président Touadera change de gouvernement : on ne garde pas un gouvernement qui ne gouverne pas, cest suicidaire. Et qu’il s’appuie sur le peuple, qui espère encore en lui, pour barrer la route aux aventuriers.

                                                                                                                                              JOSEPH AKOUISSONNE 

(8 décembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : Touadéra se retourne vers Dieu ou diable pour s’éterniser au pouvoir ?

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Centrafrique : Touadéra se retourne vers Dieu ou diable pour s’éterniser au pouvoir ?

 

 

 

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Image de la journée petit-déjeuner de prière initiés par le Président Touadéra à Bangui

 

Bangui, le 7 Décembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

On en sait un peu plus désormais sur la rencontre internationale dite « Petit déjeuner de prière » organisée à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui du 7 au 9 novembre dernier. Si officiellement, cette rencontre internationale est présentée par son initiateur Faustin Archange Touadéra, comme un temps spirituel pour les Centrafricains de mettre de côté leurs différends pour se mettre ensemble et reconstruire leur pays, elle est en réalité, d’après nos informations, des journées de prière ésotérique destinée à trouver les voies et moyens pour sauver ce qui reste du pouvoir de maître de Bangui. Révélation exclusive CNC.

 

Dénommée, une journée, c’est en réalité trois jours et deux nuits entiers consacrés aux prières de sauvetage et/ou de conservation du régime du président Faustin Archange Touadéra, vacillé un mois après son investiture. La première journée a vu défiler de hauts cadres politiques, des leaders religieux et des leaders communautaires, ainsi que d’éminentes personnalités venues de par le monde.

D’où vient l’idée de cette rencontre ?

D’après nos informations, l’idée est venue de deux spirites africains et amis du président Touadéra dans la Grande Loge Nationale Française (GLNF), dont milite Faustin Archange Touadéra.

D’après ces spirites, le mal de Centrafrique vient peut-être de la personne du président Touadéra et de la maçonnerie telle que pratiquée par lui avec son maître François Bozizé lorsqu’ils cogéraient le pouvoir.

« Le fait pour Faustin Archange Touadéra de ne pas s’opposer et surtout de participer à l’assassinat d’un des leurs, Charles Massi et de ne pas dénoncer par la suite,  peut continuer à peser sur lui, et à travers lui, sur le pays continuera à payer le dividende en monnaie de singe si c’est lui qui est au pouvoir. Voilà pourquoi, il est impérieux de nous réunir pour faire quelques choses pour lui et pour le pays » affirme un spirite congolais.

Mais pourquoi ne pas aller prier dans une Église ou Mosquée ?

Pour un participant contacté par CNC, « l’Église est un lieu de rassemblement des chrétiens alors que cette prière rassemble à la fois les chrétiens, musulmans et animistes ». Justifie-t-il la tenue de cette rencontre à l’hôtel Ledger.

Un autre affirme que « Notre prière n’est pas destinée à Dieu, mais aux dieux » nous a répondu un membre participant. Pour ce participant, visiblement un frère maçon de Touadéra, c’est dans un lieu secret où se passent des actes d’abjectes immoralités que des tels types d’incantations se font et non dans un lieu saint.

Alors que les enfants de Dieu activent la puissance divine par la prière, la louange ou le jeun, l’eucharistie, les serviteurs de Satan dispersés dans différentes sectes de par au monde, invoquent les démons par des incantations faites en général dans un lieu secret. Ils sont friands des beaux vêtements, de cérémonial où coulent à flots, les vins et les liqueurs des marques déposées.

Les vins, les liqueurs, les plats appétissants ne séjournent jamais dans les Églises ou les Mosquées. C’est la raison de célébrer cette messe ésotérique à l’hôtel Legder.

Et après… ?

Profiter du chao pour offrir des sacrifices et mettre en route un parti politique comportant des symboles occultes dans les logos propres au locataire.

Violences, tueries, vols, remise en cause de l’autorité de l’État, occupation quasi totale de l’ensemble du territoire par les groupes armés, naissance des nouvelles rebellions, ce sont, entre autres, non seulement des signes annonciateurs de la fin d’un règne voué aux sectes, mais aussi une occasion offerte par les démons pour recevoir des cadeaux de leurs partisans. A cela s’ajoute la fin de l’année.

« Est-ce que les tueries récurrentes de ces derniers temps n’ont pas un lien avec la prière de Ledger ? » S’interrogent des Banguissois qui constatent, à juste titre, l’augmentation des disparitions accidentelles de certains de leurs compatriotes.

Autre action à mettre en route, la création d’un parti politique insérant des symboles occultes. D’après un spirite centrafricain de l’ordre de Rose Croix contacté par CNC peu après la chute de François Bozizé :

« Le logo du parti KNK comporte des sigils ésotériques : Un Soleil Noir levant et des fléchettes aussi noires »  en d’autres termes, des symboles, magiquement, chargés de concentrer le subconscient à perforer des tâches particulières. Une sorte d’envoûtement à l’européenne.

Pour lui, l’inconscient, qu’il soit personnel ou collectif, travaille par les moyens des images et des photos et la Magie parle au subconscient de l’esprit humain à travers de la même façon. Et étant donné que l’Association comme la Franc-maçonnerie dont sont membres, Francois Bozizé, Faustin Archange Touadéra et bien d’autres encore, étudie la Magie et le pouvoir des symboles, il ne fait aucun doute que Faustin Archange Touadéra fait recourt à ces anciens savoirs comme son maître François Bozizé pour former le logo de son nouveau parti en gestation.

En somme …

Avec une partie de la population au subconscient touché, la haine, la jalousie, la méchanceté ont gagné  leur cœur. La prolifération des églises en « e » minuscule, la survenance des faux prophètes et pasteurs-pasteurs assimilés aux Pasteurs, la Centrafrique est loin de connaître la paix pour amorcer son développement si aucun effort d’éduquer les générations futures n’est engagé.

Attendons de voir le logo du parti touadérateurist.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : A N’DELÉ, TRAFIC D’ARMES GÉANT AU PROFIT DES EX-SELEKAS

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CENTRAFRIQUE : A N’DELÉ, TRAFIC DARMES GÉANT AU PROFIT DES EX-SELEKAS

 

 

N’DELE  ET SES  HABITANTS  PRIS EN OTAGE PAR LES « SEIGNEURS DE GUERRE » SOUDANAIS ET DARFOURIENS 

         

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Les combattants du FPRC à Ndélé en République centrafricaine. CopyrightAljazeera.

 

Bangui, le 7 décembre 2017..

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

Les appels au secours de la population de N’Délé, à bout de nerfs, suffoquant sous le joug des envahisseurs venus du nord, se perdent dans la savane sans trouver d’écho.

          Les habitants ont été transformés en esclaves par les Arabo-musulmans descendus du Soudan et du Darfour. Ces « seigneurs de guerre » règnent en maîtres absolus sur le commerce des armes qui alimente les deniers des ex-Sélékas, renforçant ainsi leur puissance de feu et leurs prétentions séparatistes. Les trafiquants, anciens Janjawid adeptes de la charia, cruels et sanguinaires, ont fait de la ville un véritable comptoir de vente d’armes à ciel ouvert.

          Scandale des scandales : N’Délé est devenu un no man’s land, dont l’entrée semble interdite aux autorités légitimes. La ville est, désormais, quasiment coupée du reste du pays.

          Quel affront pour le pouvoir en place ! Ce marché d’armes à ciel ouvert, cette espèce de califat en gestation qui soumet les populations abandonnées à la cruauté des envahisseurs, auraient dû provoquer l’ire d’un gouvernement responsable et protecteur. Mais le pouvoir immobile de Bangui, terrorisé devant les bandes armées, se tait. Infiltré par les chefs de l’exSéléka, le gouvernement Sarandji II chancelle sous les oukases des séditieux.

          Dans quel État sommes-nous ? Le pays ressemble à une serpillière sur laquelle n’importe qui peut venir s’essuyer les pieds sans être inquiété. Des rebelles armés et sanguinaires peuvent en massacrer la population en toute quiétude et exiger de rester impunis. Tout se passe comme si l’Union Africaine faisait pression sur le pouvoir légitime pour qu’il cède aux séditieux.

          Si la situation catastrophique de N’Délé perdure, s’installant dans le temps sans une réaction forte du gouvernement pour y mettre fin, il faut craindre pour l’avenir de la République Centrafricaine, et voir se multiplier d’autres marchés d’armes à ciel ouvert sur le territoire.  

 

CAPITULATION  HONTEUSE  DE  L’UNION  AFRICAINE DEVANT LES REBELLES

             Bedializoun Moussa Nebié, représentant de l’UA à Bangui, se félicite : « L’Union Africaine se réjouit que les groupes armés aient accepté d’adhérer à l’initiative africaine pour la paix ».

          On ne peut qu’approuver l’adhésion des rebelles aux négociations de paix et de la réconciliation. Mais à quelles scandaleuses conditions ?

          Après avoir commis d’innombrables crimes contre l’humanité, les ex-Sélékas n’ont pas cessé de refuser la main tendue du président Touadera pour qu’un dialogue s’instaure dans le cadre du DDR mourant. Comment accepteraient-ils, maintenant, d’adhérer au processus de pacification ?

          Il ne faut pas qu’au nom de la paix à tout prix, les victimes soient sacrifiées et leurs bourreaux absous de leurs forfaits criminels. N’oublions pas que ces criminels sont lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU !

          Et que fait-on de l’attente désespérée des victimes et leurs familles qui espèrent toujours qu’on leur rendra justice ?

          Tout le monde en Centrafrique sait que les rebelles ont une obsession : empêcher, coûte que coûte, le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale de Bangui qui les enverrait en prison pour leurs crimes.

          Quant à la Minusca, elle semble pratiquement hors-jeu. Rejetée par la population en colère, elle ne sait plus sur quel pied danser. Il faudrait la remanier en profondeur et changer les responsables qui ont lamentablement failli à leur mission de paix et de protection.

NECESSITE DUNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE

          Nous l’avons à plusieurs reprises suggéré ici. Pourquoi ? Parce qu’en Centrafrique, la situation échappe, peu à peu, à tout contrôle. L’illusion de paix qui règne dans la capitale a été elle-même ébranlée ces derniers jours par des affrontements et des crimes. Les autorités du pays ne contrôlent plus que difficilement la capitale. Cette paix fragile en train d’être menacée par le retour d’une instabilité sanglante. 80% du territoire sont occupés et gérés par les ex-Sélékas. Malgré les gesticulations des uns et des autres pour essayer de ramener le calme, la Centrafrique s’enfonce tous les jours dans le chaos et le pays descend, inexorablement, en enfer.

          Seule, une mobilisation de la communauté internationale pourra imposer la paix et la réconciliation nationale.

          Il faudrait qu’elle intervienne le plus rapidement possible.

          Au nom de l’humanité.

                                                                                                                                             JOSEPH AKOUISSONNE

(6 décembre 2017)

Centrafrique : Médecins sans frontières en danger à Bria

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Centrafrique : Médecins sans frontières en danger à Bria

 

 

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Médecin sans frontière (MSF) à Bria

 

Bangui, le 7 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’équipe de Médecins sans frontières (Msf) basée à Bria a frôlé le pire, le lundi dernier. C’est alors que les humanitaires se sont mobilisés au maximum au chevet des victimes, au moment de l’affrontement opposé Anti-balaka et les Casques bleus, que Msf a failli connaitre le pire. Toutefois, le climat a complètement entravé la mission de l’organisation dans la région.

Au même titre que les Casques bleus, la République centrafricaine tend à devenir un pays dangereux pour les humanitaires censés être neutres et libres de leurs activités même en période de guerre dans un pays donné. L’événement de Bria recentre bien toute la problématique du couloir humanitaire. Selon le communiqué rendu publique par Msf dont CNC a eu copie ce mercredi 6 décembre, l’équipe Msf de Bria a échappé belle au pire. « Une ambulance de Msf transportaient un blessé du site des déplacés de Pk3 jusqu’à l’hôpital de Bria, où l’organisation soutient le service de pédiatrie et la prise en charge chirurgicale des blessés, a été interpellée par des hommes armés. Ceux-ci ont braqué leurs armes sur l’ambulance refusant que le blessé soit conduit à l’hôpital. L’incident s’est terminé sans heurts, mais le blessé n’a pu être transféré », peut-on lire dans le communiqué du Msf.

Cette situation considérée comme une menace directe contre la mission des humanitaires en Centrafrique, a fait que l’intervention de Msf à Bria a pris du plomb dans l’aile. Toutefois, le communiqué précise qu’afin de préserver un minimum d’assistance médicale et humanitaire en temps de conflit, il est essentiel que les structures et le personnel médical soient respectés, que le passage des ambulances soit facilité et que toute personne malade ou blessée puisse avoir accès à des soins médicaux. Ceci pour le bien de tous.

Mme Anne-Marie Boyeldieu, Cheffe de mission Msf Centrafrique tient, à cet effet, faire une mise en point : « Notre travail consiste à apporter des soins médicaux gratuits à ceux qui en ont besoin, ceci indépendamment de leur origine, de leur croyance ou de leur affiliation politique », rappelle-t-elle avant de marteler que « nous ne pouvons pas le faire si nos équipes sont menacés ».

Profitant de la circonstance, Mme Anne-Marie  lance un appel aux groupes armés présents dans la localité d’observer scrupuleusement les principes humanitaires : « nous demandons instamment à toutes les forces armées présentes dans la région, et tout particulièrement à leurs chefs ou responsables hiérarchiques, de faciliter le travail du personnel médical en laissant circuler les ambulances et en laissant passer toute personne malade ou blessée qui tente de rejoindre nos structures ».

Il faut également noter qu’en matière humanitaire, un combattant blessé n’est plus en mesure de se battre et que selon le Droit humanitaire international, celui-ci a le droit d’être pris en charge au plan médical.

Pour le cas de la victime transportée par l’ambulance de Msf à Bria, c’est finalement le jour suivant qu’il a été pris en charge.

Une fois de plus, le travail humanitaire doit faire l’objet d’une vaste compagne de sensibilisation en milieu des groupes armés. Seulement, les rebelles, surtout des mercenaires étrangers qui pullulent actuellement en Centrafrique n’ont aucun intérêt ni dans la cohésion sociale, ni dans le respect des droits humanitaires, d’où nécessité pour les forces régulières dont la Minusca d’user de la force pour faire entendre raison à ces seigneurs de guerre.

 

Communiqué de Médecin sans frontière (MSF)

CENTRAFRIQUE : 59e ANNIVERSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE, UNE FÊTE DANS LE PÉRIL.

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CENTRAFRIQUE : 59e ANNIVERSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE, UNE FÊTE DANS LE PÉRIL.

 

 

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Bangui, le 6 décembre 2017.

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

FÊTER L’INDÉPENDANCE, MALGRÉ LES PÉRILS

 

          Beaucoup, à Bangui, se demandaient s’il était raisonnable de faire la fête alors que le pays est plongé dans le chaos. Certains rebelles, ennemis de la République Centrafricaine, voulaient d’ailleurs, purement et simplement, annuler ce symbole fort de sa souveraineté, qui doit, tout au contraire, demeurer pérenne.

          Bien entendu, on peut s’interroger sur l’opportunité de fêter ce 59e anniversaire de l’Indépendance. Mais si on ne le célébrait pas, on donnait raison à tous ceux qui veulent détruire la République. Les Centrafricains ont donc choisi de démontrer qu’ils pouvaient être debout, unis et en liesse, pour se souvenir du père fondateur de leur pays, Barthélémy Boganda. En ces temps difficiles et incertains, il fallait que les Centrafricains affirment leur patriotisme face à ceux qui ne cherchent qu’à violer la démocratie et à briser leur unité. Malgré les hurlements des loups qui terrorisent leur patrie, les Centrafricains ont fêté, comme ils le devaient, le 59e anniversaire de leur République, symbole fort et intangible de la réalité inviolable de leur pays.

 

UNE GOUVERNANCE RÉSOLUMENT PATRIOTIQUE

         Le président Touadera s’est adressé à la nation dans un discours de circonstance qui a marqué les esprits. Il a rappelé en effet aux Centrafricains les préceptes de Barthélémy Boganda, fondateur de la République, qui constituent une philosophie de bonne gouvernance que le gouvernement Sarandji II semble, malheureusement, ignorer. Si les engagements de Barthélémy Boganda avaient présidé aux destinées du pays, nous n’en serions pas là.

          C’est pourquoi nous pensons que le gouvernement doit se ressaisir et mener une gouvernance patriotique résolue face aux groupes armés. Il est urgent que le gouvernement gouverne. Que la protection des populations et l’intégrité territoriale du pays soient assurées. La République Centrafricaine en est loin.

          Elle semble être engagée, au contraire, dans un cul-de-sac, dont elle ne peut plus s’extraire. La venue du Souverain Pontife et le voyage du Secrétaire Général de l’ONU, qui avaient suscité tant d’espoirs, autant que les propositions de l’Union Africaine pour un dialogue de paix, se sont noyés dans les méandres boueux du marigot tumultueux qu’est devenue la Centrafrique. Désormais, il ne se passe pas un jour sans qu’on apprenne que des massacres de populations ont eu lieu. Que la situation dans la capitale est si tendue qu’une broutille est capable de mettre le feu aux poudres.

          Si l’incertitude qui plane sur le pays ne cesse pas, c’est l’effacement assuré. Les dirigeants doivent changer de cap et opter pour une politique d’urgence afin de sauver le pays. En tant de guerre, ce n’est pas l’immobilisme qui doit présider aux destinées d’un pays : c’est l’engagement patriotique et républicain de ses dirigeants.

                                                                                                                          

                                  JOSEPH AKOUISSONNE  (5 décembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

Centrafrique : quand les diplomates brésiliens s’inquiètent de la participation des soldats de leur pays aux effectifs militaires de la Minusca.

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Centrafrique : les diplomates brésiliens s’inquiètent de la participation des soldats de leur pays aux effectifs militaires de la Minusca.

 

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Les soldats brésiliens en Haïti dans le cadre de la mission de la paix

 

Bangui, le 6 décembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

Le ministre de la défense brésilienne, Raul Jungmann, a annoncé la semaine dernière  que son pays enverra des soldats à une mission de paix en République centrafricaine, ce qui a profondément divisé non seulement la population brésilienne, mais aussi les diplomates. D’ailleurs la manœuvre est loin d’être un consensus au sein du gouvernement.

 

Au ministère des relations extérieures brésilien, on s’accorde à dire qu’il est plus difficile de justifier la nécessité pour le Brésil d’envoyer des troupes en Centrafrique qu’en Haïti. Tandis qu’au ministère de la justice, il y a aussi des réserves , des craintes pour ne pas que le Brésil devienne la cible du terrorisme.

 

Un autre  facteur de préoccupation est le risque réel de la mort des soldats brésiliens. “dans le cas d’Haïti, il y avait une réalité plus connue.” En Afrique, il existe une réalité différente, plus difficile à comprendre, qui pourrait nécessiter plus d’informations pour l’opinion publique, a déclaré un diplomate de haut rang, qui a maintenu qu’il n’y a pas de division institutionnelle entre les ministères. «Il y a seulement des opinions divergentes de part et d’autre au sein du gouvernement», a-t-il conclu. Par contre, Un autre diplomate brésilien a déclaré que ceux qui s’opposent à l’envoi des troupes en Centrafrique qu’ils  considèrent risquée sont partiellement compensés par un remboursement de l’ONU.

 

Une deuxième raison valable pour le camp des sceptiques   serait le coût de la mission. Le ministre a dit que le calcul n’était pas fait encours, mais l’État-Major de l’armée a avancé des chiffres sur le sujet. Selon un officier militaire ayant accès à des études antérieures, il faudrait 100 millions de dollar ppar année, valeur approximative à appliquer à la dernière étape en Haïti pour maintenir un bataillon avec un échange semestriel. Bien que l’ONU exige le remplacement annuel des troupes, le Brésil préfère un plus grand relais, comme un moyen de prévenir les cas d’abus sexuel.

 

Un troisième facteur qui divulgue la décision d’un consensus est la distance culturelle et géographique. Le Brésil contribuerait à la paix dans un pays africain avec de graves conflits liés aux conflits religieux.

L’intention du ministère de la défense est d’envoyer un quota de 1000 soldats en Centrafrique. Le nombre serait un peu plus petit que celui détenu dans le pays par le Pakistan, qui a le plus grand contingent, avec 1115 militaires. La contribution brésilienne serait similaire à celle du Bangladesh ( 001) et de l’Égypte ( 000). Ce n’est pas clair si le Brésil menait la mission. Les prévisions sont que d’autres militaires, toujours en formation, suivent l’opération et non ceux d’Haïti. Il n’y a pas non plus d’estimation de la durée du séjour du Brésil dans le pays.

Jungmann dit que la participation est cruciale pour la formation et la préparation militaires. «C’est une expérience de terrain, en situation réelle, que toute force armée doit constamment être.» Dans son évaluation, il n’y aura pas de problème pour l’approbation de la proposition par le Congrès. Le jeudi, Jungmann a déclaré que le but est que les troupes brésiliennes atteignent la République centrafricaine avant la moitié de l’année 2018. Le projet devrait être traité cette année.

Le ministre a rappelé que le Brésil avait commandé pendant 13 ans la mission de paix en Haïti, à partir de laquelle 36000 soldats du pays ont participé. Jungmann a soutenu que le Brésil devrait participer à des décisions internationales et, si ce n’est pas le cas, ne pas élever son seuil dans les instances internationales, où des questions importantes sont décidées, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Selon un militaire accompagnant la planification de l’opération, l’estimation de  100 millions de dollar annuellement a tendance à être augmentée au cours de la première année, en raison du coût plus élevé d’installation de la base et de la réaffectation éventuelle. Certains nouveaux équipements devraient être acquis, en raison de la nature du terrain, contrairement à l’haïti. Parmi l’équipement serait 50 jeeps blindées. Un autre point qui exige la mission est d’avoir besoin de vols fréquents.

Au sein des forces armées, il n’y a pas non plus de consensus sur la forme de la mission. Des membres de l’armée considèrent la participation de la marine brésilienne comme une autre forme de dépense supplémentaires, pour la recherche des missions. Indispensable serait le soutien de l’aéronautique. Selon le ministre, la période de permanence ne sera discutée qu’après l’adoption de la proposition par le Congrès. Pourtant, il peut être prolongé, comme il s’est produit successivement en Haïti.

Dans les secteurs du ministère de la justice, la proposition se heurte à la résistance parce que la mission est parmi ses objectifs de lutter contre une coalition de milices musulmanes. La confrontation pourrait rendre le Brésil vulnérable aux attentats terroristes. Jungmann dit toutefois que «ce risque n’a pas été décelé» par la défense, le ministère des rélations extérieures  ou le Bureau de la sécurité institutionnelle (GSI). Jungmann reconnaît que dans le pays africain, le Brésil aura “un défi de plus grande complexité” qu’il n’en avait en Haïti.

Le gouvernement sait cependant qu’il peut être critiqué pour deux facteurs: la forte restriction budgétaire pour 2018 et la plainte des électeurs selon laquelle les villes souffrent d’un crime et les soldats peuvent aider à la sécurité publique. Dans les missions de paix, l’armée a l’autonomie pour combattre la criminalité locale, contrairement à ce qui se passe dans le pays.

 

 

Article préparé à base des journaux brésiliens lus par Félix NDOUMBA.

Centrafrique : la MINUSCA est-elle la mission la plus dangereuse pour les Nations-Unies au monde ? Bangui, le 6 décembre 2017.

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Centrafrique : la Minusca est-elle la mission la plus dangereuse pour les Nations-Unies au monde ?

 

 

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Bangui, le 5 décembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

Batangafo est une petite ville indéfinissable d’environ 20 000 personnes dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Elle se trouve qu’à quelques centaines de kilomètres de la capitale Bangui, mais les routes dégradées et le danger permanent posé par les groupes armés qui les patrouillent montrent à suffisance que la ville est presque entièrement coupée du reste du pays.

Il n’y a pas de présence gouvernementale dans cette ville de Batangafo, comme d’ailleurs dans d’autres villes du pays. Depuis la fin de l’année 2013, lorsque le conflit a déclenché dans le pays, les autorités locales ont dû quitter précipitamment la ville en masse pour rejoindre la capitale afin d’échapper au danger palpable. Ils ne sont pas encore de retour . Batangafo est aussi tourmentée par les groupes armés comme les rebelles de la séléka et le mouvement des Anti-Balaka qui s’affrontent régulièrement en dépit de la présence de la population civile qui pour la plupart se trouve actuellement dans des camps des déplacés ou dans la brousse.

Dans ce contexte, il est difficile d’évaluer le rôle et l’importance des 100 soldats de la Minusca stationnés dans cette ville de Batangafo dans le cadre de la mission des Nations-Unies pour la paix dans le pays.

«MINUSCA est loin d’être parfaite, mais je ne peux pas imaginer à quoi ressemblerait la situation s’ils n’étaient pas là», a expliqué un bénévole d’une ONG qui a travaillé dans la région.

Les Casques bleus, du contingent pakistanais de MINUSCA, patrouillent la ville dans des camionnettes et des véhicules blindés. Ils sont totalement couverts et surprotégés dans leur armure et aussi leurs Casques bleus anti-balles en tête. Ils essaient de répondre à des appels d’urgence malgré la situation plus ou moins dangereuse pour eux sur le terrain, mais aussi protéger la piste poussiéreuse de l’aérodrome lorsque des fournitures humanitaires sont acheminées. De conversations avec des civils touchés par le conflit en cours, ainsi qu’avec les dirigeants des groupes armés, il est clair que la présence de ces soldats de la paix aide à prévenir les pires excès des groupes armés.

Le travail est loin d’être facile. En fait, la RCA peut juste être l’environnement le plus difficile dans le monde pour les Casques bleus de l’ONU. C’est certainement parmi les plus fatals: 14 soldats de la paix ont perdu la vie cette année. Le dernier incident mortel est la mort d’hier lundi 4 décembre 2017 d’un soldat mauritanien de la Minusca tuée à l’entrée de la ville de bria au nord du pays selon le communiqué publié par la Minusca.

«Si vous comparez avec d’autres missions de l’ONU dans d’autres pays, aucun pays n’est sur un pied d’égalité avec la Centrafrique.» La dynamique de sécurité est une chose, et il n’y a pas d’infrastructure gouvernementale. C’est absent. Puis il y a la présence des groupes armés. «Personne n’a fait un effort sincère pour les désarmer», explique un Officier de la Minusca déployé à Batangafo sous-couvert de l’anonymat.

Dans cette ville, la MINUSCA a réquisitionné l’ancien palais de justice sur une colline surplombant Batangafo. Le bâtiment est maintenant protégé par des rouleaux de barbelés, et par des sentinelles avec des cameras automatiques et des nids de mitrailleuses.

Hassan, responsable depuis seulement deux mois, est fier de ce que ses hommes ont accompli. “nous avons gardé les choses calme sans utiliser la force.” Pour ce faire avec les pourparlers et la réconciliation, c’est la vraie réalisation. Je peux voir les groupes armés commencent à comprendre. En fin de compte, qui est affecté par leurs actions? Les civils.

“si vous créez des problèmes, vous ne vous mettez pas sur une bonne base avec les civils.”

Hassan insiste sur le fait que ses hommes «font les choses différemment»-une allusion, un suspect, aux critiques qui ont obstiné cette mission de maintien de la paix et de son prédécesseur mandaté par l’Union africaine, la mission d’appui international dirigée par les Africains à la République centrafricaine (misca).

Les soldats de la MINUSCA et le misca ont été accusés à maintes reprises d’exploitation et d’abus sexuels, d’agressions et même de meurtres.

Dans un épisode particulièrement accablant, les Casques bleus congolais auraient tué 18 personnes à boali entre décembre 2013 et juin 2015. Les restes de la défunte étaient seulement la semaine dernière retournée à leur famille.

Ces échecs ont été reconnus et condamnés dans une récente résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a également approuvé l’ajout de 900 soldats supplémentaires à MINUSCA pour aider à prévenir une résurgence de la violence.

À Bangui, les autorités du pays et parfait Onanga-Anyanga, le patron de la Minusca ont salué les 900 soldats de la paix supplémentaires – mais ils sont restés francs quant à l’ampleur des défis auxquels sont confrontés ses casques bleus.

Onanga-Anyanga dit qu’il est impossible de fonctionner efficacement dans un pays qui est la taille de l’Afghanistan avec un peu plus de 10 000 soldats. L’Afghanistan, dit-il, avait plus de 10 fois ce nombre de troupes étrangères impliquées à la hauteur du conflit.

«En effet, le pic de la violence depuis mai de cette année a exposé les limites de la force …» «Nous avons le devoir de veiller à ce que nous puissions établir des bases d’opérations temporaires partout où les populations sont à risque, alors c’est un fait que les troupes sont éparpillées», dit-il. «Nous sommes confrontés à d’énormes défis pour nous assurer que nous sommes en mesure de répondre de manière proactive aux nombreuses demandes d’aide, de prévenir la survenance de cette violence et, dans la limite du possible, de repousser et de limiter la menace que les groupes armés posent aux populations.» C’est une tâche énorme.

Le conflit actuel en RCA a commencé en 2013, lorsque les rebelles sous la bannière du mouvement séléka avaient renversé le gouvernement de François Bozizé . Ce mouvement s’est maintenant rompu, de même que la coalition de groupes Balaka (milices de défense civile) qui ont surgi pour les combattre. Le résultat est une instabilité généralisée largement motivée par les préoccupations locales.

Onanga-Anyanga soutient que la Centrafrique est fondamentalement différente des autres contextes dans lesquels les Casques bleus opèrent, en partie en raison du manque historique de gouvernance nationale et en partie en raison de l’éclatement des groupes armés qui rend difficile de savoir avec qui commencer les négociations.

“Dans certains endroits, nous avons une paix à garder.” Ici, nous n’avons pas de paix à garder. Les groupes ne se combattent pas seulement, mais ils nous combattent. Cet endroit est devenu le plus dangereux pour les Casques bleus- nous avons perdu (14) juste cette année. C’est aussi l’endroit le plus dangereux pour les travailleurs humanitaires … C’est juste une guerre brutale … C’est juste inhumain, dit-il.

“Certains de nos soldats ont été tués d’une manière qui est si horrible, coupée en morceaux, sauvagement.” Il n’y a plus de Havre de paix. Ces groupes violent les hôpitaux, violent l’espace humanitaire, vont dans les écoles et les hôpitaux pour tuer des gens, c’est très brutal.

Brutal ou non, Onanga-Anyanga insiste sur le fait que MINUSCA s’engage à rétablir l’ordre en République centrafricaine même si, comme il le soupçonne, il faut plus d’une décennie d’ intervention internationale cohérente.

«Nous espérons seulement aider le pays à marcher en arrière sur ses propres pieds … c’est pourquoi nous demeurons déterminés à faire ce travail – parce qu’il est clair que nous ne pouvons pas laisser la Centrafrique comme maillon faible dans une région déjà si fragile», dit-il. “vous laisserez des territoires immenses totalement sans surveillance et protégé, l’espace non gouverné qui sera juste une invitation pour toutes sortes de criminels à juste affluer dedans … ce sera un risque pour un voisinage déjà fragile.

 

 

 

Avec Relief Web.

Centrafrique : quand l’hôtel Ledger Plaza de Bangui se transforme au marché clandestin des diamants et Ors.

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Centrafrique : quand l’hôtel Ledger Plaza de Bangui se transforme au marché clandestin des diamants et Ors.  

 

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Hôtel Ledger Plaza Bangui Centrafrique

 

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

Dans le salon de l’hôtelLedger   à Bangui, la capitale de la RCA déchirée par la guerre-civile, les marchands clandestins de diamants, discret, ciblent prudemment les potentiels  clients.

Leurs offres chuchotées  pour la vente des diamants et ors  sont le premier indice du marché illégal prospère pour les pierres précieuses dans un pays qu’il y a six ans encore était classé parmi les 10 premiers pays les   plus grand producteur de diamant du monde et est maintenant principalement contrôlé et exploité  par des milices armées.

 

Les ventes illicites sont, pour la RCA,  des mauvaises nouvelles, car le pays lutte en faveur du retrait d’une interdiction internationale des exportations de ses diamants. L’embargo, qui a été partiellement levé l’an dernier, a été imposé en raison des inquiétudes concernant le financement des groupes armés par la vente  des diamants et ors exploités illégalement sur le territoire contrôlé par les milices. Pourtant, alors que les exportations de diamants offrent une source potentielle de recettes publiques désespérément nécessaires, les autorités ont été jusqu’à présent impuissantes à freiner le commerce souterrain.

 

«le gouvernement est conscient que les contrebandiers viennent à Bangui acheter des diamants, mais n’ont pas les moyens de les arrêter», a déclaré le ministre des mines, Leopold Mboli Fatrane. Il cite l’exemple d’un voyageur italien arrêté récemment avec des écailles et d’autres équipements d’évaluation de diamant dans ses bagages.

“si vous êtes pris dans la Loi, nous vous expulser,”Mboli Fatrane dit dans une interview à Bangui.” Mais nous avons un grand pays et à peine tous les moyens d’enquêter.

Les diamants ont été à la fois une bénédiction et une malédiction pour la RCA  depuis son indépendance de la France en 1960, fournissant une source cruciale de revenus pour les pauvres tout en alimentant la corruption et les conflits armés entre les élites.

Sous Jean-Bédèle Bokassa, qui portait une couronne incrustée de diamants quand il s’est proclamé empereur en 1976, les diamants sont devenus un synonyme pour la mégalomanie des politiciens de la nation.

Dans son atelier, le Diamantaire Joseph Guinot, 65, se souvient de ces jours de couronnement affectueusement.

Géologue de formation, on lui demanda d’acheter 1250 diamants pour la Couronne de Bokassa et, plus tard, il permit de vendre les pierres du pays à Anvers. Il a ouvert une entreprise de coupe de diamant et un studio de bijoux, et a construit un hôtel pour les clients de l’étranger. La vie était bonne.

Cela a changé de façon spectaculaire en 2013, quand le coup d’État de l’ex-coalition Séléka  chasse de force le Président François Bozizé du pouvoir et a déclenché les représailles  des Anti-Balaka, une milice proche du Président déchu Bozizé. Des mois plus tôt, les insurgés avaient saisi la ville orientale de Bria, le principal centre de diamant du pays.

Le conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes a incité le processus de Kimberley, un groupe international de certification qui cherche à stopper la vente de diamants à partir de zones de guerre, à suspendre la République centrafricaine. L’économie a contracté de 37% en 2013 à mesure que les exportations officielles se sont effondrées, selon le Fonds monétaire international.

 

Nation la plus pauvre

 

Aujourd’hui, la République centrafricaine est la nation la plus pauvre au niveau mondial, en se classant au bas de la liste des 188 pays de l’indice des Nations Unies pour le développement humain (2016).

À la suite de la nomination d’un gouvernement élu l’année dernière, le processus de Kimberley a permis une levée partielle de l’interdiction de cinq régions de l’Ouest où les combats se sont déformés et un certain contrôle réglementaire pourrait revenir. La première ville à commencer à commercialiser à l’étranger a été Berberati, en mai 2016. Les exportations officielles ont repris «timidement», a déclaré le ministre des mines.

Cependant, alors que les groupes armés restent dans le contrôle des principales villes minières de l’est, le chaos signifie que les diamants des zones rebelles peuvent facilement être mélangés à des pierres légales, a déclaré le témoin mondial du groupe politique basé à Londres dans un rapport de juin.

«les diamants de toutes les parties de la Centrafrique sont principalement transités par des pays voisins pour se retrouver  sur les marchés internationaux», a déclaré l’organisation.

Plus près de la frontière, les contrebandiers utilisent le Cameroun voisin comme point de transit pour les flux à grande échelle de cargaisons non déclarées de diamants de la République centrafricaine, selon l’impact du groupe de défense de l’Ontario, qui a enquêté sur les flux de minerais dans les zones de conflit. Les pierres sont vendues à des endroits tels que Dubaï et l’Inde, selon  l’organisation qui a  déclaré dans un rapport publié en décembre 2016.

Le gouvernement fait du lobbying pour lever complètement l’interdiction des exportations, en disant qu’il ne peut arrêter la contrebande si elle a les fonds nécessaires pour le faire. Le budget du ministère pour la lutte contre la fraude était inférieur à 20 millions de francs CFA ($35 000) lorsque Mboli Fatrane est arrivé au département en mars de l’année dernière, dit-il.

 

Groupes armés

 

«Nous aurons à récupérer tous nos sites miniers des mains des groupes armés si nous voulons une paix réelle et durable–c’est la seule façon», a déclaré le ministre. «C’est le contrôle des sites miniers qui leur permet d’acheter des armes.»

Pour le diamantaire Guinot, il y a toujours l’espoir que l’ère dorée du commerce de diamant reviendra.

«une fois que nous avons la sécurité, nous serons bien», dit-il, debout près d’un employé de polissage d’une pierre rugueuse. “aucun homme travailleur ne peut avoir faim dans un pays qui a de l’or et des diamants.”

(le rapport sur cette histoire a été appuyé par la Fondation internationale des médias féminins, dans le cadre de l’initiative de rapport sur les grands lacs africains.)

 

 

Centrafrique : Où se cache la racine du mal ?

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Centrafrique : où se trouve la racine du mal ?

 

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Simon Koïtoua. L’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

Par : Simon Koitoua, CNC.

 

D’où se trouve la racine du mal Centrafricain ?  Qui porte la responsabilité des haines   ?

Qui pourra nous apporter des raisons convaincantes  et fiables sur ces maux qui minent particulièrement la Centrafrique ? Touadera est le comptable  de toutes situations,

Il est certes difficile d’apporter des réponses à une telle question, mais il faut dire de façon sincère que la population Centrafricaine attende  un changement honnête  avec un  chef d’Etat responsable, moins demagogue .La situation politique est partout sombre et les lampes de la liberté s’éteignent quotidiennement TOUADERA utilise ses sbires pour s`en prendre a ces detracteurs.

Y a-t-il espoir que la Centrafrique  retrouve  les valeurs humaines pour dépasser le stade des régimes criminels, corrompus  et malsains dans tous les niveaux sont reduis a neants. Peut-on croiser les bras et attendre un avenir meilleur?Les vœux de voir le pays retrouve une paix durable sont d’une urgence capitale et ont une valeur d’or pour toute la  population  Centrafricaine.

Tout cela, c’est parce que la jeunesse laisse le champs libre aux criminels economiques et sanguinaires  qui s’enfoncent dans l’abime politique la plus profonde du monde la  population Centrafricaine rongée par la misère.Là où le bât blesse est que TOUADERA   LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE BANGUI et  ne cesse  d’enrichir ses sbires et achètant  des appartements très coûteux dans différentes villes d’Europe . Là où c’est très choquant, ce qu’on trouve encore en Centrafrique , la  population abandonnee dans une insecurite totale .

La division était la devise du  régime TOUADERA ; l’égalité des citoyens est  bafouée . Ce qui nous rassemble, c’est l’amour de cette patrie, disons non aux criminels economiques.
De toute façon, Touadera  le sait, la ligne rouge est franchie, forcément, il faudra s’organiser et je suis convaincu que le seul survivant de ce naufrage sera la patrie.

La mauvaise gouvernance est un crime comme les autres ,

 

SIMON KOITOUA

CENTRAFRIQUE : LA MORALISATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITION, UN EXUTOIRE POUR SORTIR DU BOURBIER.

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CENTRAFRIQUE : LA MORALISATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITION, UN EXUTOIRE POUR SORTIR DU BOURBIER.

 

Centrafrique.com/17818-2/bernard-selemby-doudou-500×460/” rel=”attachment wp-att-17819 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La vie politique centrafricaine est majoritairement rythmée et animée par les partis politiques. Selon le lexique des termes juridiques, un parti politique est un groupement d’hommes qui partagent les mêmes idées sur l’organisation, la gestion de la société et qui cherche à les faire triompher en accédant au pouvoir. Ainsi, on ne peut imaginer difficilement qu’une démocratie fondée sur le pluralisme des intérêts ne tolère qu’un seul parti politique ou même aucun. Matérialisé par la conférence de la Baule en 1990, le vent du multipartisme a soufflé sur l’Afrique sub saharienne emportant dans sa besace le parti unique.  Désormais plusieurs partis politiques peuvent coexister dans un même État. On distingue traditionnellement le parti au pouvoir avec ses alliés et les partis d’opposition. Le parti au pouvoir, sur lequel le President de la République s’appuie pour définir les grandes orientations politiques du pays (tel n’est pas encore le cas de notre pays car le pouvoir n’a pas encore de parti). Les parties politiques de l’opposition ont la lourde et noble mission d’équilibrer le jeu démocratique en surveillant, critiquant le pouvoir et également en informant l’opinion publique sur l’état de la nation. Face à l’enlisement de différents processus de sortie de crise, le citoyen lambda tente d’évaluer les responsabilités des partis politiques de l’opposition dans cette énigme sécuritaire. Les partis politiques de l’opposition jouent-ils leur rôle dévolu par les textes en vigueur ? En d’autres termes, à quoi servent les partis politiques d’opposition dans un processus démocratique ? Avez-vous auto-évaluer votre rôle et responsabilité dans cette crise ? Face à la démission de l’opposition, peut-on envisager une démocratie sans opposition ? En dépit de quelques errements du pouvoir n’y a t-il pas des avancées notables à relever ou à apprécier ? L’opposition en Centrafrique est-elle synonyme de destruction ? Pourquoi tous les regards sont souvent orientés vers le pouvoir quand il y a un dysfonctionnement ? Nous tenons à rappeler que l’opposition n’a pas seulement vocation à détruire et à contester. Elle doit être aussi une force de proposition, un acteur de la vie politique en proposant plus de débats dans l’espace public, en respectant les engagements des dirigeants et surtout d’oeuvrer pour plus de démocratie. Malheureusement que certains partis politiques d’opposition, animés par la mauvaise foi, par des intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt général, excellent dans la calomnie et la dénonciation. D’autres se permettent de véhiculer des informations et chiffres erronés dans le seul but de discréditer, de ternir l’image du pouvoir, de faire fuir les bailleurs de fonds ou faire échouer de grands projets de la nation. En dehors du peuple,  qui est le véritable perdant de cette manœuvre aveugle ? Plusieurs partis politiques s’inscrivent dans la logique de pourrissement c’est à dire de laisser pourrir la situation à leur profit au lieu de contribuer positivement à l’architecture de la bonne gouvernance et de rechercher les voix de dialogue avec le pouvoir. Certains partis politiques qui se réclament de l’opposition ne représentent que leur propre ombre et n’influence aucunement la vie politique. Par ailleurs, il faut relever les éternels opposants qui n’ont plus rien à proposer pour le développement du pays mais occupent des espaces et empêchent la relève politique : ce sont des semblants de partis ou des partis écrans. À défaut d’être corrompus par le pouvoir, les partis politiques d’opposition ont une grande part de responsabilité dans l’effondrement de notre nation car la posture de critiquer, de détruire sans proposer aboutit à la désintégration des fragiles acquis démocratiques et ils deviennent par la force des choses les fossoyeurs de l’unité nationale. L’irresponsabilité de l’opposition politique conforte le pouvoir à jouer au sourd au détriment de la population. Nous rappelons par ailleurs que collaborer positivement avec le pouvoir pour sortir du bourbier n’équivaut pas à un quitus, ni une carte blanche ou un chèque en blanc. En outre, l’attitude quémandeuse des partis politiques de l’opposition repose la problématique du financement des partis politiques en général. La plupart des partis politiques sont en manque de moyens de leur politique d’où la transhumance massive dans le camp Présidentiel ou ils espèrent seulement sur les maigres revenus de leur leader. Ainsi, comment mieux contrôler les ressources et le fonctionnement de l’état si les partis politiques de l’opposition sont dépourvus de moyens financiers ? Ils faut noter que l’absence de financement officiel des partis politiques ouvre la voie à la pratique des financements occultes qui rendent les partis politiques otages des lobbys financiers une fois accédé à la magistrature suprême. Pour ce faire nous proposons au pouvoir de créer légalement une ligne budgétaire pour donner une âme aux partis politiques ne fussent que pour ceux qui sont représentés à l’assemblée nationale. La communauté internationale doit également conditionner ses aides publiques à un traitement envers les partis politiques d’opposition en vue d’un équilibre démocratique. En contrepartie du financement, les partis politiques sont tenus de publier leur comptabilité. Au delà de toutes spéculations, plusieurs de nos opposants politiques traînent des casseroles. Les uns ont des sobriquets liés à des malversations économiques et financières, d’autres ont des ramifications proches ou lointaines avec les bourreaux actuels du peuple centrafricain. Si véritablement la cour pénale spéciale est impartiale, nos 622000 km carré de superficie ne suffiront pas pour la construction des structures carcérales afin d’accueillir nos soit disant hommes politiques. Pour finir et de peur de capitaliser des centaines de partis politiques dans les années à venir, il serait nécessaire et louable de revoir de manière drastique les conditions de création de partis politiques. À défaut, même les opportunistes qui traînent à longueur de l’année des comptes à découvert s’érigeront en leaders politiques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 01 décembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                            Tel : 0666830062

 

Centrafrique : communiqué de presse de la Nonciature Apostolique en RCA.

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Centrafrique : communiqué de presse de  la Nonciature Apostolique en RCA.

 

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Prière à l’église catholique.

 

COMMUNIQUÉ

 

 

La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur d’annoncer que, en ce jour, le samedi le 2 décembre, à midi, sera publiée l’information que le Saint-Père François a nommé l’abbé Miroslaw (Mirek) GUCWA, Evêque de Bouar, où jusqu’à sa nomination était Vicaire Général dans le même Diocèse.

La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé qu’il sert déjà comme missionnaire fidei donum depuis 25 ans.

Bangui, le 2 décembre 2017

Centrafrique : le sulfureux Gilles Grénzènguet du CNOSCA, enfin, condamné par le TGI de Bangui.

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Centrafrique : le sulfureux Gilles Grénzènguet du CNOSCA, enfin, condamné par le TGI de Bangui.

 

 

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Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G

 

Bangui, le 29 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Plusieurs fois reporté depuis 2014, le procès du sulfureux Gilles Gilbert Grénzènguet alias 3G, Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA), pour agression physique aggravée sur son ex-employé a finalement eu lieu le 23 novembre dernier. 9 mois de prison avec sursis et plus d’un million de franc CFA de dommage et intérêt à payer.

«  Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzènguet, surnommé par ses collègues sportifs le « bipolaire », n’a pas pu s’échapper, cette fois, aux pressions politiques et judiciaires exercées sur lui. Il s’est présenté, malgré lui, à son procès reporté plus de 10 fois depuis 2014. Une dernière occasion de revoir son ex-employé devenu handicapé par son propre soin.

Pour l’audience du dernier renvoi du 23 novembre dernier, l’homme s’était présenté physiquement devant ses juges et son ex-employé dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Bangui. À la délibération, le gangster Gilles Gilbert Grénzènguet est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à ses dépens à une peine d’emprisonnement de 9 mois avec sursis et 1 million de dommages et intérêts à payer à sa victime, en dehors de la somme de 200 000 FCA des frais d’hospitalisation assumés par son ex-employé du fait son acte criminel à rembourser.

D’après nos sources, le criminel Gilles Gilbert Grénzènguet, projette interjeter appel de sa condamnation si clémente pourtant. Ceci, afin d’échapper à la perte de sa qualité de membre du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain et donc son pote du secrétaire général.

Contacté par CNC, un membre dudit Comité affirme que le désormais condamné Gilles Gilbert Grénzènguet risque d’être suspendu puis radié du Comité pour  « pour moralité douteuse et conduites contraires aux dispositions statutaires de l’organisation conformément à l’article 14 alinéa 4 points. Que le Comité Exécutif se penchera dans les semaines à venir sur son cas. Conclu notre interlocuteur

«  Le SG Grénzènguet est rattrapé par son passé criminel longtemps obstrué par son frère procureur. Et ce passé est une faute grave qui n’aurait pas dû le permettre de briquer le poste de SG du Comité » renchérit un cycliste contacté par CNC.

Sur table à nouveau dans le milieu sportif centrafricain, l’affaire de détournement de plus de  10 millions de francs CFA alloués par le Comité Olympique International aux sportifs centrafricains participant aux Jeux olympiques de 2016 au Brésil, est détournés par le sieur Grénzènguet, refait surface.

En effet, le Comité International Olympique, dans le souci d’encourager les athlètes participant aux jeux olympiques d’été de Rio en 2016, avait versé pour chaque athlète via le Comité Olympique de chaque pays $ 2500.  Pour la Centrafrique, 6 athlètes ont participé à ces jeux de Rio à savoir : Judy Bouiadé (Boxe), Chloé Sauvourel, Christian Nassif (Natation), Francky Mbotto, Victoire Mandaba (Athlétisme) David Bouy (Taekwendo)  et devraient empocher chacun $ 2500 soit environ 1 500 000 FCA soit 9 millions de francs CFA pour les 6 athlètes. Seulement voilà, aucun des  6 athlètes  affirme n’avoir rien vu ni touché une centime de ces millions.

Où sont-ils cachés ou détournés ?

C’est le débat qui anime le milieu sportif centrafricain après la révélation du comportement gangster Gilles Gilbert Grénzènguet.

Affaire à suivre…

 

Copyright2017CNC.

 

Preuve du virement du CIO pour les athlètes centrafricains. Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : 59ème anniversaire de l’indépendance, Touadera appelle à une pensée pour les victimes innocentes des crises

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Centrafrique : 59ème anniversaire de l’indépendance, Touadera appelle à une pensée pour les victimes innocentes des crises

 

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Bangui, le 1er décembre 2017.

Par : Fred Krock,CNC.

 

Ce jeudi 30 novembre, à la veille de la célébration du 59ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera, dans son adresse de circonstance à la nation, a lancé un appel à une pensée particulière pour les victimes tombées innocemment dans les crises récurrentes en Centrafrique. Le Chef de l’Etat invite les centrafricains à œuvrer pour une nouvelle Centrafrique recadrée sur les valeurs de l’unité, de dignité et du travail.

Centrafricaines,
Centrafricains,
Mes chers Compatriotes,

Dans la vie des peuples, il existe des moments historiques dont l’évocation leur rappelle les sentiments de fierté, d’appartenance à une Nation, les valeurs traditionnelles qui sous-tendent leur espérance et légitiment leurs actions.

Dans le cas de notre pays, la République Centrafricaine, la célébration chaque année de l’anniversaire de la proclamation de la République est l’un de ces moments pleins de significations et de symboles, en ce qu’ils nous rappellent les sacrifices consentis par nos devanciers et la nécessité d’exalter les idéaux de la République, légués par le Père fondateur, à savoir l’Unité, la Dignité et le Travail.

Fidèle à notre tradition républicaine, nous célébrons demain, à l’unisson, le 59ème anniversaire de la Proclamation de la République par le feu Président Barthélemy BOGANDA.

Les circonstances de la proclamation de la République, le 1er décembre 1958, ont été, vous le savez, extrêmement difficiles et complexes.

En ce jour mémorable, nous nous souvenons avec satisfaction et fierté de l’illustre Père fondateur de la République et de tous ses amis de lutte, tous disparus précocement, dans un accident d’avion, moins d’une année après la proclamation de la République.

C’est aussi l’occasion d’avoir une pensée particulière pour ceux de nos concitoyens, victimes innocentes des violences aveugles perpétrées par les ennemis de la République.

Je souhaite aussi une bonne fête à la diaspora centrafricaine et salue sa contribution à l’effort de reconstruction nationale.

J’associe à la fête l’ensemble de la communauté internationale qui a toujours accompagné notre pays, sans se lasser de porter le fardeau de nos errements politiques.
Dans ce registre, je loue les efforts de l’ONU, particulièrement la Minusca dont les éléments ont payé un lourd tribut dans l’accomplissement de sa mission de maintien de la paix en République Centrafricaine.

Je rends hommage à nos Forces de défense et de sécurité qui, en dépit des difficultés du moment, accomplissent avec abnégation la mission de maintien de l’ordre public et de protection des personnes et des biens.

Mes très chers Compatriotes,

La commémoration de ce 59ème anniversaire nous donne l’occasion de faire une réflexion citoyenne sur la manière dont nous concevons la notion de « République ».

Une République est porteuse de valeurs. Elle est le creuset du bien public et de l’intérêt commun.

Pour le Père fondateur, Barthélemy BOGANDA, les valeurs fondamentales de la République sont l’unité, la dignité et le travail.

L’unité est essentielle pour le développement collectif et le sentiment d’appartenance à une Nation. La dignité est une valeur culturelle liée aux comportements pour promouvoir l’identité du centrafricain, partout où il se trouve.

Le travail est un vecteur de développement, un élément important de promotion de notre société, la clé de l’épanouissement de l’homme. Il est le moyen de nous assurer notre dignité.

L’idéal républicain, inspiré par le Père fondateur n’est ni la haine, ni la violence, ni l’intolérance, ni la division, ni le repli identitaire, moins encore l’atteinte à la vie humaine, la destruction des biens publics et privés.

L’article 24 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce de manière péremptoire que la République Centrafricaine est un État de droit, unitaire, souverain, indivisible, laïc et démocratique.
Or, aujourd’hui, nous déplorons tous que les repères collectifs, les valeurs traditionnelles d’unité, de dignité, de travail, d’autorité et d’ordre sont affaiblis, à la faveur des crises récurrentes que connaît le pays.

En 59 ans, notre pays a battu le record de coups d’État et d’autres tentatives de déstabilisation en Afrique, quasiment toutes les décennies.

Cette situation d’instabilité chronique des institutions est, à n’en point douter, l’une des causes fondamentales du retard de notre pays sur le plan économique et social.

Depuis 2012, la République est plus que jamais en danger. Nous avons l’obligation de la sauver contre les velléités sécessionnistes, les menaces d’explosion de notre société, savamment entretenues par certains Compatriotes pour assouvir leur soif politique.

L’unité nationale, chère au Père fondateur est aujourd’hui soumise à rude épreuve, avec les menaces de partition du pays, la fracture sociale et le développement de l’intolérance.

Mais indépendamment des questions de sécurité, on s’aperçoit que dans nos villes et villages, beaucoup de Compatriotes ont perdu le goût du travail et de l’effort. Même sur ce plan, nous avons aussi reculé.

Au regard de toutes ces expériences malheureuses, il nous faut construire une nouvelle société qui s’appuie sur nos valeurs traditionnelles, une société moderne et démocratique à l’exemple des autres États du monde.

Construire une société moderne, ouverte d’esprit, attachée aux idéaux de paix, de tolérance, du vivre ensemble, de démocratie et d’égalité ; une société où chaque citoyen a le souci du bien commun, le sens de la citoyenneté, la recherche de la justice et de l’égalité. Tel est le sens de l’engagement que j’ai pris devant vous, mes chers Compatriotes.

Cette société moderne, je la veux pluraliste, démocratique, respectueuse des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, une société diversifiée, qui fait place à la femme et aux jeunes, en raison de l’important rôle qu’ils jouent dans la société.

Chaque citoyen centrafricain peut développer dans cette société son autonomie et sa liberté, dans la solidarité que permet une vie collective et surtout dans le respect de la République.

Depuis ma prise de fonction, la femme centrafricaine occupe une position privilégiée dans les différents secteurs et institutions de la République.

La jeunesse occupe elle aussi une place importante dans les politiques et programmes du Gouvernement, malgré les circonstances et les opportunités très limitées.

Il nous faut préparer le pays pour les compétitions de demain, et cela doit se faire avec la femme et la jeunesse.

J’exhorte le peuple à marcher dans ce sens.

Mes très chers Compatriotes ;

Dans cette société, la politique a sa place, car nous sommes tous pour le pluralisme politique, la liberté des opinions.

Mais cette politique doit être constructive. Nous devons nous abstenir de tout ce qui peut nous diviser ou de faire reculer davantage le pays.

Nous devons réapprendre à vivre ensemble, comme par le passé. En effet, malgré nos diversités culturelles, nous avons toujours vécu en paix et en harmonie depuis des décennies.

Pour ma part, je suis résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs et surtout le respect du caractère sacré et inviolable de la vie humaine.
Dans l’intérêt du pays tant meurtri par les incompréhensions et les querelles inutiles, je veux que l’opposition politique soit démocratique et constructive.

Nous avons l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et la paix, seuls gages du développement économique et social de notre pays.

La liberté d’opinion doit s’exercer dans le cadre des lois et règlements de la République.

J’exhorte donc la classe politique, la société civile et les médias à bannir dans leurs discours et écrits, toutes attitudes et déclarations susceptibles d’engendrer la discorde, l’exclusion, la haine ou la violence.

Aujourd’hui, nous sommes en marche pour bâtir cette société nouvelle, débarrassée des démons de la division, de la haine et de violences barbares et aveugles.

Je vous exhorte, Mes chers Compatriotes, à regarder vers l’avenir avec espoir, car sans espérance, nous courons vers l’abîme.

Il faut croire en notre capacité, en notre génie. Oui, le génie centrafricain existe.

Je vous demande, mes chers Compatriotes, de revenir à nos valeurs de départ, je veux dire à l’Unité, à la Dignité et au Travail, si nous voulons bâtir un avenir meilleur pour nous-mêmes et pour nos progénitures. Si nous faisons notre possible, nous pourrons y parvenir.

Engageons-nous tous pour un avenir d’espoir, un avenir de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale et du vivre ensemble.
Prenons résolument la décision de sortir du cycle infernal d’agressions et de représailles, car seule la justice peut soutenir la paix que nous recherchons et la consolider.

Pour ma part, je ne ménage aucun effort dans la recherche de la paix et du bien-être de tous.

Bonne fête à chacune et à chacun.

Vive la République Centrafricaine.

Que Dieu nous bénisse tous.

Je vous remercie.

 

Centrafrique : loi de finances 2018, les députés ont largement plébiscité l’action du ministre Dondra.

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Centrafrique : loi de finances 2018, les députés ont largement plébiscité l’action du ministre Dondra.

 

 

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Le ministre des finances Henri Marie DONDRA

 

Bangui, le 1er décembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Le mercredi 29 novembre dernier, les parlementaires centrafricains étaient appelés à voter concernant le projet de loi de finances 2018 soumis au débat en plénière. La loi de finances 2018 a finalement été adoptée par 116 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, une première en Centrafrique.

 

La loi des finances 2018 votée à 90 % : pour une première en Centrafrique c’est bien une première, une loi des finances votée au mois de novembre marque un grand pas vers la bonne gouvernance. La date du 29 novembre 2017 restera à jamais gravée dans les annales de la République centrafricaine. Le gouvernement et en particulier ministre des Finances Henri – Marie Dondra aura réussi a bouleversé les mauvaises habitudes. On se souviendra que depuis l’indépendance selon les dires du président de l’Assemblée nationale aucune loi des finances n’aura suivi toutes les procédures en passant par les conférences budgétaires, des arbitrages difficiles pour des ressources quasi inexistantes,des débats à n’en plus finir à la commission finance de l’Assemblée nationale que préside Martin Ziguélé. Des sources proches du président de l’assemblée nous confirment son implication celles de Ziguélé et de Thimoleon Mbaikoua à tout faire pour respecter les délais constitutionnels. Dans les débats on retiendra le faible niveau des ressources propres 117 milliards, un niveau d’endettement élevé 594 milliards. On retiendra également que le gouvernement par la voix de son ministre des finances aurait pris l’engagement d’intégrer environ 6 000 fonctionnaires d’ici 2020 en consacrant 32 % de son budget au volet social. Dans tous les cas ministre des Finances compte sur le prochain conseil d’administration du FMI pour relancer l’économie du pays par le règlement des arriérés. Les recommandations du rapport de la commission finance de l’Assemblée nationale souligné par le président Mekassoua devraient aider à l’assainissement des finances de la République centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

 

Copyright2017CNC.

Sénégal: les étudiants centrafricains appellent les autorités de Bangui à la rescousse

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Sénégal: les étudiants centrafricains appellent les autorités de Bangui à la rescousse

 

 

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Monsieur Gregory Cedrick IOROTO, Sécrétaire Général de l’UECAS.

 

Dakar 29 novembre 2017, CNC.

 Par Eric NGABA

 

 

Interview : Ils sont environ six milles citoyens centrafricains dont trois milles étudiants qui vivent au Sénégal pour des raisons d’études pour certains et personnelles pour d’autres. Dans des conditions d’études et de vie difficiles, les étudiants centrafricains en particulier appellent les autorités du Bangui à leur secours. L’absence de la représentation diplomatique centrafricaine au Sénégal, le maigre taux d’octroi de bourses aux Etudiants centrafricains au Sénégal (29 sur 3 milles étudiants sont bénéficiaires de bourses), sourde d’oreille des autorités de Bangui sur leur situation sont entre autres autant de questions abordées dans cette interview réalisée depuis Dakar par notre rédaction depuis le Sénégal avec le Secrétaire Général de l’Union des Élèves Étudiants et Stagiaires Centrafricains au Sénégal (UECAS), Grégory Cédric Yoroto.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Que peut-on savoir de la situation des étudiants centrafricains au Sénégal ?

 

Grégory Cédric Yoroto (GCY) : L’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires centrafricains au Sénégal (UECAS). En ce qui concerne la situation des étudiants centrafricains au Sénégal, AECAS a pu récemment, organiser une compagne de recensement au cours de laquelle nous avons dénombré 3000 étudiants, élèves et stagiaires centrafricains vivant sur le territoire sénégalais.

 

Quant aux conditions d’études des étudiants que je viens de citer, seulement 29 parmi les 3000 étudiants qui sont détenteurs de bourses d’études octroyées par l’Etat centrafricain. Cela ne fait même pas 1% de l’effectif total. C’est ce qui explique toutes les difficultés des étudiants, car pour le reste des étudiants, ce sont les parents qui subventionnent leurs études.

 

Comme vous le savez, la vie au Sénégal est très difficile. Les loyers coûtent extrêmement chers, la santé entre autre. En plus de cela, nous n’avons aucune représentation diplomatique et consulaire. Ce qui fait que quand il y a des difficultés, nous nous sentons abandonnés à nous-mêmes. Très souvent, ce n’est que l’AECAS qui, au regard de ses missions et de ses attributions dans la limite de ses moyens,  se voit dans l’obligation de secourir les compatriotes en difficulté.

 

CNC: Comment fonctionne l’UECAS ?

Nous sommes une association qui est reconnue par l’Etat sénégalais, ce qui explique la fiabilité aussi de la collaboration avec les autorités et la population. Je pense que n’importe quel Centrafricain qui arrive au Sénégal, l’UECAS qui existe depuis  30 ans, est la première instance à laquelle les autorités sénégalaises font appel quand il s’agit d’un Centrafricain tout cours pour ne pas parler seulement d’un étudiant, à défaut de l’absence de l’ambassade ou de consulat ou de l’inexistence de l’ACAS Tongo, l’association qui gère toute la communauté centrafricaine au Sénégal.

 

Et l’UECAS n’a aucune subvention, tant du côté du gouvernement centrafricain que du gouvernement sénégalais. Ce ne sont que les cotisations sociales des étudiants membres qui nous permettent de fonctionner. C’est même difficile pour ces cotisations parce que ce que les parents envoient ne suffisent pas aux étudiants de couvrir leurs charges.

 

CNC: Quel est le niveau de la collaboration entre les étudiants centrafricains au Sénégal et les citoyens sénégalais ainsi que les autorités ?

Nous avons une parfaite collaboration avec la population sénégalaise. Le Sénégal est la terre de l’hospitalité, c’est la terre de la Teranga. Les Sénégalais nous acceptent. Je pense qu’au Sénégal, si tu n’es pas délinquant, tu es en règle avec l’administration, tu es tranquille. C’est une collaboration fraternelle qui existe entre nous.

 

CNC: Quand les Centrafricains finissent leurs études, ils cherchent à rentrer au pays, ou bien, ils envisagent d’intégrer la société sénégalaise ?

Il y a ceux-là qui finissent et rentrent automatiquement au pays pour pouvoir prêter main forte à l’Etat, et il y a ceux qui finissent et décident de chercher du travail au Sénégal, vue la situation du pays avec l’instabilité, le manque d’emploi ; et le faible niveau de rémunération. A défaut, ceux qui n’arrivent pas à se faire une place au Sénégal décident d’aller en Europe ou en Amérique. C’est ce que nous déplorons tous, car c’est une perte de compétences, et une fuite d’intellectuel. C’est une grosse perte pour l’Etat. Je pense que dans ce sens, il faut définir une véritable politique diplomatique et une sensibilisation de la part de nos autorités.

 

CNC: Est-ce que vous avez le soutien des autorités centrales de Bangui ?

Ça fait plus de 2 ans que je suis ici au Sénégal, mais aucune des autorités centrales de Bangui n’est venue et a décidé de rencontrer officiellement avec la communauté centrafricaine pour pouvoir échanger avec elle. Personne n’est venu prendre contact, échanger avec la communauté pour s’enquérir de la situation des citoyens centrafricains vivant sur le territoire sénégalais. Que ce soit les ministres qui viennent ici en mission, ou les cadres de la représentation diplomatique. C’est un fait majeur. C’est le minimum que nous demandons, que quelqu’un viennent prendre nos préoccupations pour les porter à la connaissance des hautes autorités du pays. Nous avons essayé d’envoyer des correspondances à la présidence, à la primature et à la présidence de l’assemblée nationale mais ces correspondances sont restées sans suite. Et nous disons que ça  ne sert à rien d’écrire pour ne pas avoir des réponses.

 

CNC: Pour débloquer cette situation, quelles sont vos principaux souhaits ?

La première préoccupation de toute la communauté centrafricaine du Sénégal, c’est d’abord l’installation d’une représentation consulaire pour ne pas dire diplomatique qui puisse vraiment faire office de défenseur de droits et intérêts des citoyens centrafricains sur le territoire Sénégalais. Il y a 3000 étudiants centrafricains, et si on devrait élargir l’effectif à toute la communauté je pense qu’on aura un effectif d’environ 6000 citoyens centrafricains au Sénégal. C’est un effectif assez important qui explique que la diaspora centrafricaine du Sénégal est une diaspora imposante. Notre vœu le plus cher est qu’il y ait une représentation consulaire au Sénégal pour faire face à notre situation. Il y a parfois des situations difficiles que nous n’arrivons pas à résoudre parce qu’il faut à un certain moment, un certain lobby pour appuyer.

 

La deuxième préoccupation est qu’au moins, les autorités centrales de Bangui prêtent l’oreille aux préoccupations des citoyens centrafricains vivant au Sénégal, surtout les étudiants. Imaginez, sur 3000 étudiants, seulement 29 qui ont une bourse d’études. Là je pourrais dire qu’on ne prend aucunement en considération la situation des étudiants qui sont les cadres de demain.

Et aujourd’hui comment comprendre que des gens qui paient leurs études, par leurs parents puissent être redevables demain à l’Etat. Si la personne elle-même subventionne toute sa formation c’est-à-dire à la fin  de ses études, elle ne pourra que satisfaire leur ambition ou celle de ses parents qui ont financé tes études.

Or, si c’est l’Etat qui subventionne, tu as une dette envers l’Etat. Mais je pense que par patriotisme, nous avons toujours ce besoin d’aller prêter main forte au pays, mais il faut que les autorités prêtent attention à nous et je pense qu’ils le veuillent ou non, nous serons leurs remplaçants. C’est pourquoi ils doivent nous prendre en considération.

La dernière préoccupation est que si notre représentation diplomatique ne peut pas être installée et si les quotas de bourses ne peuvent pas être dans l’immédiat rehaussés, il faudrait qu’ils viennent nous écouter et comprendre nos préoccupations pour témoigner leur bonne foi. C’est tout ce que nous leur demandons. Bien évidemment l’UECAS qui se bat pour sauver l’honneur de la communauté centrafricaine au Sénégal, le gouvernement du moins les autorités centrafricaines doivent néanmoins octroyer une petite subvention pour soutenir cette association qui se bat avec ses maigres moyens, ça sera une bonne chose. Voilà notre cri de cœur.

 

CNC: Mettons un cap sur l’actualité, quelle est votre lecture de la situation en Centrafrique ?

C’est toujours alarmant de pouvoir suivre les nouvelles à apprendre qu’il y a eu des cas d’exactions par-ci, des cas de meurtres par-là, et parfois dans le grand silence de nos autorités et on peut dire également dans un silence complice. Pour nous qui sommes à l’étranger, cela nous met mal alaise, et c’est un des facteurs qui découragent et démotivent ceux qui veulent rentrer au pays. Quand, tu termines et que tu entends parler de meurtres, tu es démotivé de rentrer. Il faut que les autorités arrivent à ramener un minimum de sécurité dans le pays.

 

CNC: Nous vous remercions pour votre disponibilité.

C’est à nous de vous remercier pour cet effort que vous avez déployé pour venir à Dakar, nous rencontrer afin de porter nos préoccupations aux autorités centrales de Bangui.

Interview réalisée par Eric NGABA en mission à Dakar

 

Centrafrique : Un regain de violences à Gamboula fait trois morts

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Centrafrique : Un regain de violences à Gamboula fait trois morts

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le week-end dernier, les villes de Amadagaza et Gamboula ont sombré dans la violence occasionnée par un vol de bétail. Des hommes armés assimilés à des Anti-balaka ont volé quelques 200 bœufs et les représailles ont fait trois morts.

Il y trois semaines, la présence des éléments de Abass Sidiki avait été signalée à Gamboula et Amadagaza, deux sous-préfecture de la Mambéré Kadéi jusqu’ici épargnées par les conflits. La semaine dernière, les hostilités ont été ouvertes entre voleurs de bétail et éléments des 3R (Retour – Réparation – réhabilitation) du chef de guerre camerounais Abass Sidiki. En cause, le vol de 200 bœufs appartenant aux éleveurs peulhs Mbororo par des voleurs de bétail venus probablement d’ailleurs sur les traces des éleveurs via le couloir de transhumance. Les violents affrontements dans cette ville ont fait trois morts dont deux des corps ont été ramenés samedi à Gamboula, à en croire une autorité administrative rencontré à Berbérati.

S’étant mis dans une posture mercantile de défenseur des peulhs, Abass Sidiki combat les Anti-Balaka constitués en voleurs de  bétail et ceci, moyennant des cachets en espèce ou en nature. Cet attelage qui a fonctionné dans l’Ouham-Pendé vient de gagner la Mambéré Kdéi. L’installation des sous-préfets de Gamboula et de Amadagaza qui aurait dû avoir lieu la semaine dernière a été reportée. Le commandant de compagnie de la gendarmerie de la région avec ses éléments sont en mission à Gamboula histoire de s’enquérir de la situation. De son rapport dépendra l’installation des eux sous-préfets.

L’insécurité dans la Mambéré Kadéi a la particularité de n’être qu’une question de vol de bétail facilement maîtrisable si la volonté politique y est. Cela est nécessaire pour réduire la violence sur l’étendue du territoire national.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : La Préfète de Mambéré Kadéi plaide pour la sécurité et la cohésion sociale dans sa localité

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Centrafrique : La Préfète de Mambéré Kadéi plaide pour la sécurité et la cohésion sociale dans sa localité

 

Centrafrique.com/a3b435f7-1f1d-44e5-9074-de8b5102103f/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Préfète de la Kadeï Philomène Dounda.
Madame Philomène Dounda, Préfète de Mambéré-Kadeï. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mmadame Philomène Dounda, Préfète de la Mambéré Kadéi, dans une interview accordée à CNC en mission à Berberati s’est dite déterminée à faire de la préfecture un havre de paix et du vivre ensemble. Occasion également pour elle de relever les grands défis qui entravent le développement du monde rural, surtout les handicaps à l’épanouissement de la femme rurale pour laquelle, elle plaide pour une amélioration de conditions de travail et de vie.

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Mme Philomène Dounda bonjour ! Vous êtes Préfète de la Mambéré Kadéi et vous venez à peine d’être installée à votre poste. Quelles sont vos impressions par rapport à la confiance que les autorités du pays vous ont faite ?

Philomène Dounda (PD) : Bonjour Monsieur le journaliste ! Je vous remercie d’avoir effectué le déplacement de Berberatipour nous donner cette opportunité, afin de nous exprimer sur les questions qui concernent notre localité. Avant toute chose, je tiens à remercier vivement le Chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placée en moi en me nommant Préfet de la Mambéré Kadéi.

Il faut savoir que mon installation est intervenue au même moment que la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation dans ma localité, ce qui nous a occupés dès notre arrivée. Immédiatement après, j’ai effectué une tournée dans les Sous-préfectures pour installer les Sous-préfets. En cinq jours, j’ai parcouru Dédé Mokouba, Sosso Nakombo, Carnot et Gazi. En principe, je devais poursuivre la mission sur Gamboula et Amasagaza, parce que j’aimerais bien placer tous les Sous-préfets avant la fête du 1er Décembre, afin qu’ils puissent organiser les festivités. Malheureusement, il y a quelques problèmes qui se posent dans ces deux dernières Sous-préfectures. Toutefois, nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour y aller.

CNC : A ce jour, vous avez pu installer que cinq (5) Sous-préfets sur sept (7), et en toile de fond, il y a un problème de sécurité quand bien même que la préfecture de la MambéréKadéi est parmi les quelques rares localités du pays qui sont relativement stables. Que dites-vous de la situation qui prévaut à Gamboula et Amadagaza et qui vous a empêché de dérouler normalement votre chronogramme de travail ?

PD : Je tiens à préciser que la situation de ces deux Sous-préfectures ne touche pas directement la population, c’est une affaire de vol de bétails. C’est cela qui cause les problèmes et provoque des différends entre les uns et les autres. Sinon, la localité est stable dans l’ensemble. D’ailleurs, Mambéré Kadéi a été la première localité à être déclarée « zone verte » pour l’exploitation du diamant dans notre pays. D’emblée, il y a la paix dans notre préfecture.

CNC : Comme vous l’avez souligné, comment allez-vous faire alors pour consolider cette paix, puisque vous êtes désormais à la commande pour gérer tout ce qui doit advenir dans la localité ?

PD : Je crois que la première des choses à faire, ce sera de mettre plus d’accent sur la cohésion sociale pour laquelle nous devons tout de suite nous y mettre. En cela, nous pourrons très rapidement instaurer un climat favorable au vivre ensemble. Je pense que si nous réussissons cela, la Mambéré Kadéi sera plus prospère qu’avant. Et, nous sommes déterminé à faire de la localité une préfecture exemplaire de paix et du vivre ensemble.

CNC : Dans cette mission qui vous a été confiée, que redoutez-vous le plus pour sa réussite ?

PD : Je dirais que lorsque j’ai appris ma nomination, la première des choses a été de m’interroger sur la spécificité de la Mambéré Kadéi. Fort heureusement, lors de la formation que nous avons reçue, en tant que préfet, j’ai eu suffisamment du temps de découvrir la localité. Donc, je ne me fais aucun souci pour cela.

CNC : Madame le Préfet, pour terminer, il y a une mission du Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR) qui a séjourné dans votre localité, week-end dernier avec comme but de sensibiliser les Organisations paysannes sur le modèle des Sociétés coopératives que le Gouvernement à travers le Ministère de l’Agriculture et du développement rural propose. Que pensez-vous d’une telle initiative ?

PD : Je commencerais par jeter des fleurs sur le RJDR, parce que la presse écrite que nous avons l’habitude de connaitre est nettement différente de ce que ce Réseau est en train de faire, notamment en accordant une place de choix au monde rural. Vous savez, le monde rural reste la base de notre société, car c’est elle qui nourrit les villes. Nous nous posons la question : que deviendraient les grandes villes sans le monde rural ? De manière particulière, je voudrais insister sur l’aspect très crucial du rôle et de la place de la femme rurale. Elle souffre beaucoup.

Je profite de votre micro pour plaider la cause de la femme rurale pour qu’elle soit aidée, en lui offrant les moyens nécessaires pour acheminer ses produits depuis les champs pour le village, soit de la maison vers le marché. Vous remarquerez que la méthode reste traditionnelle où au retour des champs, c’est la femme qui porte le bébé, avec tout le fardeau sur la tête et, une fois arrivé à la maison, c’est encore elle qui prépare à manger avant d’aller au lit. Le lendemain, c’est encore elle qui se réveille tôt pour préparer le petit déjeuner, s’occuper des enfants avant de reprendre le cycle de l’activité.

C’est fort de tout cela que je loue l’initiative du RJDR. Toutefois, j’aimerais bien que votre Journal ‘’Echo du monde rural’’ traite des sujets liés à la situation de la femme rurale, en parlant de la construction des pistes rurales  et de doter les femmes avec des poussepousses. Puisque en milieu rural, dès l’âge de 15 ans, une fille est déjà mariée et commence à s’occuper des difficiles taches susmentionnées. Aussi longtemps qu’elle le fera, elle ne tardera pas à être fatiguée. A cela s’ajoutent les accouchements précoces.

Interview réalisée par Fred KROCK

RCA : Affaire Socatel Gateway business telecoms Centrafrique

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RCA : Affaire Socatel Gateway business telecoms Centrafrique

 

Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

On connait tous les difficultés de l’opérateur historique de la téléphonie fixe Socatel qui bat de l’aile voyant son nombre d’abonnés chuter chaque année tandis que les infrastructures sont désuètes et les offres de services limitées à la seule ville de Bangui.

 

La Socatel souffre  de pertes d’exploitation chroniques. Le nombre des abonnements aux lignes fixes stagne depuis plusieurs années, à environ 0,2 abonnés pour 100 habitants et 97 % des 5000 lignes existantes sont installées à Bangui. Étant donné la pénurie de lignes fixes traditionnelles, l’accès aux TIC ne pourra s’accroître qu’à travers les technologies sans fil.

Depuis 2007, Socatel n’est plus responsable du trafic international centrafricain, aujourd’hui confié à la société privée Telsoft Centrafrique Gateway.  La Socatel tirait pourtant l’essentiel de ses recettes de la communication internationale grâce au Centre de Transmission par Satellite (CTS) situé à Bangui-M’Poko. Avec la nomination de l’un des cadres de la Socatel M. Fidèle Gouandjika à la tête du Département des Postes et Télécommunications, celui-ci, prétextant que cette Société croupissait sous le poids de 13 milliards FCFA de dettes, baissait l’antenne du CTS et résiliait les contrats avec ses partenaires. Le Ministre Fidèle Gouandjika décidait de libéraliser ce secteur sensible en signant un contrat avec la Société Telsoft International. La Société Telsoft International a, selon les agents et cadres de la Socatel, exploité la passerelle unique pour la communication internationale sans qu’ils ne soient situés sur la contrepartie de l’Etat et celle de leur Société. Face à la pression des travailleurs de Socatel qui voulaient être fixés sur la gestion de cette « Gateway unique » et la destination des ressources qu’elle génère, Telsoft International s’est métamorphosée en Telsoft Centrafrique en se faisant enregistrer comme société de droit centrafricain. Elle a payé sa licence d’une valeur de 1, 5 milliards F CFA.  Le Directeur Général de la Socatel, Marcel Ngaïssio, a signé un contrat de fourniture d’équipements avec Daniel Investissement (DI), une société israélienne. La société Daniel Investissement a réinstallé l’antenne de la Socatel et amené des équipements dont le coût s’élève à 750 millions F CFA. Dans le cadre du contrat qui lie les deux parties, la société israélienne a invité la Socatel à ne rembourser que la moitié du coût total de ces investissements, c’est-à-dire 375 millions. Ce remboursement, Socatel devait l’effectuer sur le trafic international. Elle devait redistribuer les trafics aux opérateurs de téléphonie mobile. Socatel a confectionné un projet de contrat d’acheminement de trafic international qu’elle devait faire signer aux opérateurs de téléphonie lorsque le Ministre Thierry Maléyombo baissera l’antenne de Socatel réhabilité par Daniel Investisment. Le Chef du département des Postes et Télécommunications négocie avec succès un contrat avec Global Voice (GV) qui installera sa Gateway dans l’immeuble abritant le ministère des Postes et Télécommunications. Actuellement, Telsoft Centrafrique et Global Voice se disputent le marché pendant que Daniel Investisment intente une action en justice pour violation unilatérale d’un contrat.

 

C’est par la société israélienne Daniel Investissement que Fidèle Gouandjika et les israéliens faisaient des écoutes téléphoniques qu’il amenait chaque semaine au président Bozizé dans le temps.

 

Telsoft et GVG sont 2 entreprises privées avec des fonctions bien différentes :

 

Telsoft gère la Gateway Unique, à l’origine tous les opérateurs étaient censés passer par Telsoft pour leurs appels à l’international. Telsoft a signé un contrat de 15 ans avec l’état (Ministère de Télécommunications) et dans son contrat Telsoft dispose de l’exclusivité et a acquis une licence internationale à 1,5 Mds  F CFA.

 

GVG fait le monitoring (la supervision). GVG est censé contrôler le nombre d’appels internationaux et de rendre compte à l’état. Donc il doit contrôler Telsoft et tous les opérateurs qui utilisent leurs propres Gateway vers l’international. GVG a signé un contrat de 5 ans qui est arrivé à expiration depuis Avril 2015. Le matériel installé par GVG pour faire la supervision devrait etre remis à l’ART au bout des 5 ans.

 

Un appel vers l’international est à 120 F CFA/min, il y a un revenu sharing qui est composé comme suit : 40 F/min reversé à l’opérateur / 40 F/min reversé à l’état / 40 F/min pour Telsoft

Depuis l’arrivée de GVG, Telsoft reverse directement les 40 F de l’état à GVG qui lui se charge de les reverser à l’état en prenant 40% des 40 F au passage.

La société EIG, qui se présente sous plusieurs noms (EIG, Zeus Télécom, etc.) est venue signer un contrat en novembre 2014 avec le Ministre Abdallah KADRE pour faire la même activité que Telsoft. Ce contrat est actuellement en suspend (les points bloquants sont les suivants:

  1. demande de supervision et gestion de la Gateway qui ne sont pas compatibles pour un même opérateur car on ne peut être juge et partie.
  2. demande de l’exclusivité pour la gestion de la Gateway Unique impossible car le marché est libéralisé).

1- un investissement de plus de 5 000 000 € par le partenaire devait être effectué n’a pas encore mis en évidence.

 

La société E-Alpha-Oméga (une société de consulting en marketing libanaise) vient de signer depuis le 3 juillet 2015 un contrat avec l’ART pour la supervision des appels internationaux et nationaux. Bien que le contrat soit signé, cette société n’est pas encore opérationnelle sur le terrain. C’est cette société qui va maintenant empocher la part de l’Etat en remplacement de GVG.

 

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AFRIQUE NOIRE ET BLANCHE : UN VIVRE ENSEMBLE COMPLIQUÉ

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AFRIQUE NOIRE ET BLANCHE : UN VIVRE ENSEMBLE COMPLIQUÉ

 

 

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Bangui, le 28 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE RACISME  ANTI-NOIR AFRICAIN AU MAGHREB

 

EN MAURITANIE

          Dans tout le Maghreb, celui qui a la peau noire n’est pas le bienvenu. C’est un pestiféré, marqué du sceau infâme de l’esclavage. En Mauritanie, le Noir (Harratine) est, aux yeux des Maures, un éternel inférieur, un esclave ad vitam aeternam. On vit encore avec la mentalité du temps des razzias arabo-musulmanes. Les Maures déploient des efforts colossaux pour empêcher les Noirs d’accéder à des postes de responsabilité. Ils ne sauraient être gouvernés par leurs esclaves. Depuis l’indépendance de ce pays, Aucun Noir n’a occupé le poste de Président. Pourtant, les élites sont plus nombreuses chez les Noirs. Pendant la colonisation, les Maures préféraient envoyer leurs enfants à l’école coranique. C’était méprisant d’envoyer son enfant étudier chez les mécréants blancs. L’école publique était l’affaire des fils et des filles des esclaves, ce qui les préparait mieux à participer aux tâches de l’administration française.

          Malgré les rappels à l’ordre de l’ONU, la Mauritanie continue à discriminer ses citoyens à la peau noire, les Maures se prenant pour des êtres supérieurs aux Noirs. Ils pratiquent toujours un esclavage archaïque discret et font preuve de racisme vis-à-vis de leurs congénères à la peau noire. La propagande de l’État mauritanien voudrait faire croire que l’abolition de l’esclavage est inscrite dans la constitution. Dans les faits, le contraire est flagrant. Demandez aux Mauritaniens noirs leurs avis, ils vous raconteront les humiliations qu’ils subissent quotidiennement. Ils vous raconteront le calvaire des militants des droits de l’homme que l’on jette arbitrairement en prison. Il faudra que la Mauritanie se souvienne que l’esclavage est un crime contre l’humanité.

 

 EN TUNISIE

La Tunisie ne pratique pas l’esclavage. Mais le racisme anti-noir est prégnant dans la société. Pour le Tunisien lambda et analphabète, le Noir africain représente un danger. C’est un être inférieur. Sa couleur de peau est une infamie. C’est celle du diable, celle des ténèbres. C’est celle de l’esclavage. Certains Tunisiens crachent au passage d’un Noir. Il est courant que des taxis refusent de prendre des Noirs. Pour louer un logement c’est la croix et la bannière. Les Noirs essuient quotidiennement des injures ignominieuses : nègre, qird (singe) Abid (esclave.) Dans les activités sportives, qui sont censées aplanir les différences et favoriser le vivre ensemble, les Noirs africains sont constamment pris à partie par des spectateurs racistes et xénophobes. Il faudra que le Gouvernement tunisien prenne des mesures radicales pour combattre la peste qu’est le racisme.

 

EN ALGÉRIE

          Ce n’est pas mieux. Voilà un pays qui a offert le gîte et le couvert aux Noirs africains qui combattaient pour leur indépendance. Nelson Mandela, pour ne citer que lui, a bénéficié de l’aide du frère algérien pour affronter l’apartheid et le vaincre. A cette époque, l’aide d’Alger aux mouvements africains de libération a souvent été décisive. Pour l’Africain subsaharien, les Algériens étaient des frères. Aujourd’hui, c’est devenu une illusion. L’alliance d’autrefois a été jetée dans les poubelles de l’histoire.

          Cependant, il faut noter que, des trois pays du Maghreb, l’Algérie est le moins atteint par le poison du racisme. Chez les dirigeants et les intellectuels, il est rarissime. C’est dans les couches de la société pauvres et souvent analphabètes que l’hydre du racisme sévit. Un footballeur d’origine camerounaise, Albert Ébossé, a été une victime tragique du fléau, assassinée en 2014 par des supporters algériens à Tizi Ouzou.

          Mais, dans l’armée algérienne, on trouve des généraux noirs. Dans la haute fonction publique, les cadres sont souvent des Noirs. Ce sont quelques arbres qui cachent la forêt dense du racisme.

AU MAROC

          Le Maroc est le pays le plus métissé du Maghreb. Le souverain marocain n’a-t-il pas eu une grand-mère noire ? Le Sud marocain est pratiquement peuplé de Noirs. Cela n’empêche pas la détestation du Négro-africain de se propager dans les rues de Rabat.

          Pourtant, les pays du Maghreb appartiennent au continent africain. Ils sont membres de l’Union Africaine. Les dirigeants africains noirs, qui devraient monter au front pour stigmatiser et condamner le racisme, les discriminations et la xénophobie dans les pays du Maghreb, se taisent. C’est indigne. Comment peut-on laisser siéger dans l’Union Africaine des dirigeants qui laissent se développer le racisme anti-négro africain chez eux ? Comment peuvent-ils supporter sans broncher leurs collègues maghrébins  sans ressentir une humiliation ? Surtout quand ils apprennent que leurs ressortissants sont vendus à la criée comme esclaves sur les marchés de Tripoli, ou endurent les crachats dans les rues de Tunis, d’Alger et de Nouakchott… 

          En Europe et surtout en France, les Noirs africains et ceux du Maghreb subissent le même racisme, la même humiliation et la même xénophobie. Le cinéaste franco-mauritanien Med Ondo a réalisé un film qu’il a justement titré : « BICOTS NÈGRES VOS VOISINS » pour dénoncer les conditions de vie des Africains en France. Subissant les mêmes humiliations, parqués dans des banlieues insalubres, les Africains du Maghreb et ceux du sud du continent développent une solidarité d‘appartenance au même continent et souvent à la même religion. Les discriminations et les relégations auxquelles ils sont confrontés fabriquent « les oubliés de la République », dont les descendants auront à cœur de venger  l’affront qui leur a été fait.

 

RIPOSTE

          Algériens, Tunisiens, Maures et Marocains discriminent leurs congénères africains à peau noire. Le marché aux esclaves de Tripoli n’a fait que confirmer un détestable état de fait, que tout le monde savait : le racisme n’a pas cessé. Si l’on n’y prend pas garde, les générations à venir de Noirs africains risquent de se redresser et de devenir malheureusement à leur tour racistes et xénophobes.  On ne peut pas détester le Noir et prétendre faire des affaires ou des échanges avec le continent noir. Il faut éviter que le syndrome du repli sur soi ne gagne du terrain en Afrique noire. Tant de gens à peau blanche vivent et s’enrichissent en toute quiétude en Afrique noire. Sans subir, en quoi que ce soit, le racisme, la xénophobie ou les discriminations.

 

                                                                                                                         JOSEPH AKOUISSONNE

 (24 novembre 2017)

 

P.S : «  Mais où sont donc passés les historiens noirs pour nous raconter l’histoire et la réalité de notre passé, pour exorciser les maux venus de loin qui nous accablent à présent ? Dans toute situation de crise comme celle de l’esclavagisme qui surgit pour le moment en Libye, il faut toujours aller rechercher les racines ou les causes profondes pour comprendre les choses », analyse un intellectuel noir. D’après un historien Noir

 

 

Centrafrique : le département américain demande à ses citoyens de quitter la RCA.

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Centrafrique : le département américain demande à ses citoyens de quitter la RCA.

 

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Bangui, le 28 novembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

Le département d’État avertit les citoyens américains d’éviter les déplacements en République centrafricaine (RCA) en raison d’une situation de sécurité imprévisible, sujette à une détérioration rapide, aux activités des groupes armés et à la criminalité violente.

 

Les citoyens américains qui sont en RCA  sont invités à envisager le départ. La capacité du gouvernement américain de fournir des services consulaires en Centrafrique est extrêmement limitée. Les citoyens américains dans ce pays qui ont besoin d’assistance consulaire doivent contacter l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, au Cameroun. Cela remplace l’avertissement de voyage daté du 26 mai 2017. Le potentiel de violence intercommunale en RCA est élevé. Malgré la présence d’une force de stabilisation des Nations Unies, la situation en matière de sécurité est fragile. De vastes régions du pays sont contrôlées par des groupes armés qui kidnappent, blessent ou tuent régulièrement des civils. En cas de malaise, l’aéroport, la frontière terrestre, et les fermetures de route peuvet se produire avec peu ou pas de préavis

L’ambassade des États-Unis restreint le voyage de son personnel en dehors des installations de l’ambassade, et impose également un couvre-feu. Les citoyens américains qui choisissent de rester en RCA devraient avoir des plans de sécurité et d’évacuation qui ne dépendent pas de l’aide du gouvernement américain.

 

Informations connexesInterdictions, restrictions et avis de l’administration fédérale de l’aviation

Les citoyens américains en Centrafrique nécessitant une assistance d’urgence doivent communiquer avec l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, au Cameroum Courriel: YaoundeACS@state.gov. Téléphone: à partir d’un téléphone portable, composez le 00-237-22220-1500 poste 4341/4023: à partir d’un cadran fixe 00-237-2220-1500 poste 4341/4023 (du lundi au vendredi, de 9:00 h à 12:00 h, heure locale). Urgences: à partir d’un téléphone portable, composez le 00-237-22220-1500, poste 4531: à partir d’un cadran fixe 00-237-2220-1500, poste 4531. Veuillez noter qu’en raison des problèmes de connectivité locale, tous les fournisseurs mobiles ne peuvent pas travailler en tout temps. Si vous ne pouvez pas passer, s’il vous plaît essayer un autre fournisseur de services. Appelez le 1-888-407-4747 sans frais aux États-Unis et au Canada ou 1 -202-501-4444 d’autres pays de 8:00 h à 8:00 h, heure normale de l’est, du lundi au vendredi (sauf les jours fériés fédéraux américains).

Centrafrique : l’ONU sollicite l’appui du Brésil pour compléter l’effectif militaire de la MINUSCA.

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Centrafrique : l’ONU sollicite l’appui du Brésil pour compléter l’effectif militaire de la Minusca.

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Bangui, le 28 novembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

l’Organisation des Nations-Unies  a demandé au Brésil d’envoyer des troupes pour rejoindre sa mission de paix en République centrafricaine, a déclaré Jean- Pierre Lacroix, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, dans une interview hier lundi 27 novembre 2017.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé ce mois-ci le déploiement de 900 casques bleus supplémentaires pour protéger les civils dans ce pays pauvre d’Afrique centrale  où la violence a éclaté entre les musulmans et les chrétiens en 2013.

Lacroix a déclaré que la violence avait augmenté dans l’est, en raison d’un vide sécuritaire laissé par le départ des troupes ougandaises, qui avait fait partie d’une équipe séparée des États-Unis soutenu par le groupe de travail de l’Union africaine pour la lutte contre  l’armée de Résistance du Seigneur.

La demande de troupes du Brésil, qui vient de terminer une mission de 13 ans en Haïti, doit être acceptée par le Président Michel temer et approuvé par le Congrès brésilien.

«le Brésil a un savoir-faire et un professionnalisme considérables et nous avons certainement besoin de ce genre de troupes dans nos opérations de maintien de la paix», a déclaré m. Lacroix dans la capitale du Brésil, avant une réunion avec les meilleurs soldats des forces armées du pays.

Les troupes ont fait un “fantastique, vraiment exceptionnel travail en Haïti, où ils ont amélioré la situation de sécurité en établissant une relation de confiance

avec la population haïtienne et a montré une bonne conduite et de la discipline, at-il dit.

Le Brésil émerge de sa pire récession et un énorme déficit budgétaire du gouvernement pourrait peser sur la décision d’envoyer plus de troupes à l’étranger, bien que sa contribution au maintien de la paix ait renforcé l’influence internationale de la nation sud-américaine.

Les forces de maintien de la paix des Nations Unies font face aux pressions des États-Unis pour réduire les coûts. Washington verse plus de 28% du budget annuel de maintien de la paix de l’ONU 7,3 milliards de dollar.

En juin, l’ONU a accepté de réduire  600 millions de dollard  en coupes à plus d’une douzaine de missions pour l’année se terminant le 30 juin 2018.

Lacroix a déclaré que la mission de maintien de la paix en Côte d’Ivoire avait été fermée, que le déploiement des troupes au Darfour au Soudan était en baisse et l’année prochaine, l’opération de maintien de la paix au Libéria serait fermée.

«On s’attend à ce que nous Soyez prudents et que nous nous servions de nos ressources de la façon la plus rentable possible», a déclaré Lacroix, un diplomate français qui joue le rôle depuis avril.

Les objectifs politiques et l’efficacité de la quasi-totalité des 15 opérations de maintien de la paix dans le monde ont fait l’objet d’un examen, a dit Lacroix.

 

Centrafrique : présidentielle de 2021, Touadéra et son équipe se prépare activement.

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Centrafrique : présidentielle de 2021, Touadéra et son équipe se prépare activement.

 

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Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

« 2021 c’est proche, mais notre pouvoir y s’éloigne dangereusement » dixit un proche parent du président Faustin Archange Touadéra. Visiblement, le bateau Fatiste s’écarte du lit du vent et la panique s’empare les passagers à bord. L’idée venue au bidel en chef du navire Arthur Bertrand PIRI pour le rapprocher du lit du vent : créer leur propre parti politique. Et comment ils procèdent ? Enquêtes.

Depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État en mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra et ses proches conseillers, incluant certains membres de ses proches parents influents, sont obsédés à l’idée de créer un parti politique propre au locataire du palais de la Renaissance. Le seul obstacle qui les empêche depuis lors, c’est la recrudescence des violences et des tueries en séries sur l’ensemble du territoire. Violences et tueries dues à l’incapacité de leur leader et à l’inaction de son gouvernement dirigé par son ami personnel et qui ne font que dégringoler, jour après jour, leur maigre cote de popularité.

Entre-temps, pour sauver la galerie et préparer le terrain, quelques partisans et militants du parti déchu, le Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien Président François Bozizé dont le président Touadéra reste, à ce jour, le premier vice-président, se sont ralliés à sa personne et ont créé nombres des mouvements de soutien à sa politique dont les leaders ont du mal à séduire le peuple centrafricain.

Pour preuve, le résultat d’un sondage réalisé par CNC le mois dernier qui lui attribue, lui Faustin Archange Touadéra, 2% d’intention de vote, derrière Karim Meckassoua, 3% et Joseph Bendounga 4%. En tête du sondage ; Ziguélé Martin du MLPC, 26%, suivi de Anicet George Dologuélé de l’URCA, 25% et Désiré Kolingba du RDC, 13%. Les indécis, 26%. En plus, sur 100 personnes interrogées, 97 conseillent au président Touadéra de ne pas se représenter pour un nouveau mandat en 2021.

Mais depuis plus d’un mois, conscients de l’impopularité de leur leader, les premiers responsables du cercle qui gouverne le pays avec le président Touadéra notamment Arthur Bertrand Piri, Sani Yalo, Simplice Mathieu Sarandji et Maxime Balalou, s’activent en coulisse pour la mise en place du parti fédérateur de Touadéra, mais aussi, et surtout étudier son mécanisme du financement. La date butoir avancée, automne 2018 d’après une source proche de la famille à Boye-rabe.

D’après l’un des participants à leurs différentes réunions, le meilleur mécanisme de financement retenu est le modèle utilisé par le parti KNK dont ils sont issus en majorité, la contribution des membres. Et pour ce faire, décision est prise pour caser là où broutent les vaches laitières et où sont installés des nids d’abeilles, d’après leurs propres mots. En d’autres termes, nommer les cadres futures de leur parti à des postes de responsabilité où coulent le lait et le miel.

De la parole aux actes, on assiste depuis ces derniers temps à une vague des nominations, coup par coup, des pro-Touadéra dans l’administration publique centrafricaine et dans certaines organisations régionales et internationales. Du Trésor public à la CEMAC en passant par des Directions générales des sociétés d’État sous le contrôle du président du club Arthur Bertrand Piri et Directions des cabinets ministériels et institutionnels, des Touadéra sont promus et les alliés évincés.

« Les alliés nommés ne peuvent que contribuer au rayonnement de leurs leaders. Alors il faut les virer tous. Quitte à eux de nous faire allégeance en mars 2018 pour une nouvelle nomination » a fait savoir un contrôleur des impôts ayant pris part à leur réunion.

Un véritable signe avant-coureur d’un séisme politique d’une intensité sans précédente qui pourrait désorienter les boussoles internes de certains partis politiques et qui entraîneront, sans coup férir, leur naufrage politique.

D’après un spécialiste et politologue centrafricain, les séries des démissions en cascade et des défections enregistrées au sein du parti KNK de François Bozizé abandonné à Bertin BEA, du MLPC de Martin Ziguélé, de CPRS de Maître Nicolas Tiangaye et du RPR de l’ancien président par intérim de la Centrafrique Alexandre Ferdinand Nguéndet, trouvent leurs débuts d’explications dans ce schéma séismique mis en place par les proches de Touadéra.

Contacté par CNC, le sociologue Xavier Didier affirme qu’il ne peut avoir un séisme politique en Centrafrique. Pour lui, les démissions ou les défections d’un parti au profit d’un autre par certains Centrafricains ne datent pas d’aujourd’hui. « Il y’a des Centrafricains qui sont contraints de s’accrocher au parti pouvoir, soit, pour se mettre à l’abri des poursuites, soit pour garder la ligne. Et cela n’a pas du tout affaissé les partis d’où ils viennent. C’est plutôt l’inverse qui se produit naturellement par l’adhésion des nouveaux membres ». Conclut notre sociologue.

D’ici là, des émissaires du cercle sont envoyés dans différentes préfectures pour débrayer le terrain. De l’argent, des tee-shirts à l’effigie de Touadéra sont distribués à tour de bras aux populations. Les Directeurs des écoles, inspecteurs académiques, intendants, surveillants, censeurs, proviseurs des lycées, commissaires, commandants des brigades et tous les fonctionnaires et agents de l’État déjà en place dans les différentes Préfectures et Sous-préfectures sont instruits d’accueillir et de faciliter les missions précurseures. D’après nos informations, Bozoum, Berbérati, Bouar sont les premières préfectures tests avec les concours de ces autorités locales.

Et Touadéra va-t-il réussir son pari de 2021 ?

Rien n’est sûr si l’on tient compte des paramètres politiques et sociaux actuels. Son secours en faveur de sa famille en difficulté dans les tests des OPJ de la CPS a laissé un mauvais souvenir dans les régions peuplées par l’ethnie et les ethnies assimilées des agents évincés.

En plus, d’après certaines sources diplomatiques, trois quarts des alliés politiques de la « Tortue de Damara », surtout ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en 2016, ne tarderont pas à le relâcher définitivement d’ici fin 2018. L’histoire d’avoir les mains libres pour se préparer, eux aussi, aux échéances de 2020-2021.

Incompétences caractérisées, inactions prouvées et affairismes avérés, désormais, par effet de rapprochement et sous les feux de la rampe, le régime de Touadéra est assimilé à celui de son maître François Bozizé par certaines puissances internationales et régionales comme la France, l’Italie, les États-Unis, le Congo de Dénis Sassou, le Tchad d’Idriss Deby Itno et le Maroc, qui penchent, depuis un mois, sur une solution transitoire. Et les groupes armés, pour l’embrasement total qui le poussera à la porte de sortie avant 2021.

Qui vivra verra.

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Centrafrique : un soldat égyptien de la Minusca abattu par les Anti-Balaka près de Gambo.

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Centrafrique : un soldat égyptien de la Minusca abattu par les Anti-Balaka près de Gambo.

 

 

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Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Des miliciens Antibalaka ont été soupçonnés ce dimanche d’avoir  tué un soldats égyptien de la Minusca  et blessé trois autres dans une attaque dans le sud de la République centrafricaine, a déclaré la Minusca dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC.

 

L’attaque, que la Minusca a déclarée être menée par des miliciens Antibalaka , a eu lieu à Gambo, à environ 100 kilomètres de la ville de Bangassou où plus de 100 civils et trois casques bleus marocains ont été tués dans des incidents distincts en mai et juillet derniers.

Le conflit a tué des milliers des personnes  en République centrafricaine depuis que les rebelles séléka ont évincé le Président François Bozize en 2013, provoquant un contrecoup de la milice Anti-Balaka proche de celui-ci .

La violence a grimpé d’un cran  lorsque l’ancienne puissance coloniale France a terminé sa mission de maintien de la paix l’an dernier.

Depuis lors, la Mission des Nations Unies avec ses  13 000 soldats de la paix déployés dans le pays , connue sous le nom de MINUSCA, se bat quotidiennement  pour rétablir l’ordre dans un pays où le contrôle du gouvernement s’étend à peine au-delà de la capitale Bangui.

Au total, 13 soldats de la MINUSCA ont été tués cette année seulement

dans le pays. Selon le communiqué de la Minusca,

Cinq miliciens Antibalaka  ont également été tués lors de l’affrontement de dimanche.

 

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE GARANT DE LA LOI FONDAMENTALE VIOLE LES PRINCIPES PRIMORDIAUX DE LA CONSTITUTION.

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE GARANT DE LA LOI FONDAMENTALE VIOLE LES PRINCIPES PRIMORDIAUX DE LA CONSTITUTION.                                              

 

 

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Le Ministre Flavien Mbata.

 

Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La constitution est l’ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent la forme de l’Etat, la dévolution et l’exercice du pouvoir. Elle est la loi fondamentale de la République. Placée au sommet de la hiérarchie des normes, la constitution rappelle l’attachement du peuple centrafricain au droit de l’homme et au principe de la souveraineté nationale. Son préambule rappelle les principes de la démocratie c’est à dire l’indivisibilité du pays, la laïcité et l’égalité des citoyens devant la loi sans distinction d’origine, de race ni de religion. La cour constitutionnelle est l’organe judiciaire qui est chargée de veiller au respect de la constitution ainsi qu’à la constitutionnalité des actes administratifs. La tradition républicaine selon les dispositions de l’article 38 de la constitution du 30 mars 2016 oblige le President de la République à prononcer la phrase suivante lors de la prestation de serment : “Moi…..je jure devant Dieu et devant la nation d’observer scrupuleusement la constitution…. de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre éthique, régional ou confessionnel”. Embarrassé suite à la lecture des dispositions de cet article 38 de la constitution, le citoyen lambda s’interroge  en faisant l’économie du volet sécuritaire : Le President de la République observe t-il scrupuleusement la constitution ? Suivant la suite logique, le President de la République remplit-il les devoirs de sa charge sans considération ethnique, régionale ou confessionnelle ? Dubitatif, le citoyen lambda s’intéresse aux récents actes posés par l’élu de la nation. D’abord le décret Présidentiel du 12 septembre 2017 portant nomination des membres du gouvernement. À travers ce décret, le President de la République a fait entrer au gouvernement des représentants des groupes armés notoirement connus comme commanditaires des viols, crimes, assassinats, humiliations, pillages et exactions de tout genre sur le peuple centrafricain. Alors que le garant de la constitution est sans ignoré le contenu de l’alinéa 2 de l’article 28 de la constitution qui dispose : “toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’état, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen est considérée comme coauteur”. Par ailleurs, l’alinéa 3 de ce même article dispose : “les auteurs, coauteurs ou complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat”. Ainsi, en sollicitant les services de ces rebelles, le President de la République n’a t-il pas violé la constitution ? L’article 124 de la constitution considère comme crime de haute trahison le non respect du serment. En attendant l’appréciation des chevronnés en droit constitutionnel, un charismatique leader d’opinion, President d’un parti politique, toujours incompris des régimes successifs a intenté une action en annulation devant le conseil d’Etat. Par méfiance, le conseil d’Etat a préféré démissionner devant ses responsabilités en se déclarant incompétent au motif que le décret pris par le chef de l’Etat a un caractère politique. Il convient de rappeler que le conseil d’état a sciemment ignoré que le pouvoir de nomination politique confié par la constitution au President de la République est par nature un acte administratif relevant du tribunal administratif et par voie de conséquence du conseil d’état en dernier ressort. S’agissant du décret très contesté portant nomination des préfets et sous préfets, la présidence oppose le pouvoir discrétionnaire du President de la République. Nous tenons à rappeler les autorités que le pouvoir discrétionnaire est soumis au principe de légalité, ne doit pas faire l’objet de polémiques et ne doit pas fragiliser les institutions républicaines (réactions et contestations de la classe politique). À la lecture des régimes successifs, le pouvoir discrétionnaire doit se distinguer du pouvoir monarchique synonyme de la dictature. En conséquence, le pouvoir discrétionnaire tel que défini par le pouvoir conduit à des dérapages, dérives. Pour finir, nous abordons l’épineux dossier des vingt officiers de police judiciaire sélectionnés pour appuyer la Cour pénale spéciale. En effet, une commission de sélection a été mise en place par la communauté internationale pour retenir les officiers de police judiciaire. Vingt lauréats ont été retenus à l’issue du test. Le garde des sceaux, sur la base des critères non formels (critères de genre, de l’équilibre régional, de non primauté d’une ethnie) a remplacé dix des vingt lauréats. Surpris par la liste des lauréats validée par décret, la communauté internationale n’a pas tardé à montrer son indignation par le boycott et la suspension du financement de la Cour pénale spéciale. L’ingérence de la présidence de la République dans ce processus de recrutement piloté par le garde des sceaux constitue une entrave, une atteinte grave à l’indépendance du pouvoir judiciaire garanti par l’alinéa 1 de l’article 109 de la constitution. Ainsi, l’exclusion des candidats à un concours pour des raisons de primauté ethnique, régionale et de genre est-elle fondée sur un motif juridiquement valable ? L’appartenance à une ethnie, une région où une religion est-elle incompatible avec l’exercice de la fonction ? Les autorités centrafricaines craignent-elles aussi la mise en place de la Cour pénale spéciale ? Combien de financements le pays a déjà perdu à cause des pratiques de ce genre ? Pourquoi vouloir becs et ongles insérer d’autres personnes que les heureux lauréats ? Pourquoi les parlementaires centrafricains ne s’intéressent pas à ce dossier ? À ce stade d’amateurisme, va t-on encore chercher un bouc émissaire ailleurs ? Va t-on encore accuser l’opposition ? Nous opposons aux initiateurs de cette manœuvres le célèbre arrêt Barel du conseil d’état du 28 mai 1954 (Recueil les grands arrêts de la jurisprudence administrative, page 515). En effet, dans cette affaire un candidat avait été écarté d’un concours pour ses opinions politiques. Cet arrêt avec les conclusions du commissaire du gouvernement Letourneur définit les limites du pouvoir discrétionnaire et rappelle que le principe d’égalité des candidats à un concours et l’impartialité du jury sont inviolables et garantis par la constitution. En conséquence de ce qui précède, nous demandons humblement aux autorités concernées de rétablir les personnes lésées dans leur droit. Mais attention, ne le dites à personne.. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 novembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

 

 

 

LE MINISTRE FLAVIEN MBATA PRIS EN FLAGRANT DELIT DE FALSIFICATION DE LA LISTE DES LAUREATS AU CONCOURS DES OPJ DE LA CPS

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LE MINISTRE FLAVIEN MBATA PRIS EN FLAGRANT DELIT DE FALSIFICATION DE LA LISTE DES LAUREATS AU CONCOURS DES OPJ DE LA CPS

 

 

 

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Le Ministre Flavien Mbata.

 

Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Depuis quelques jours, une bien sale affaire au sommet de l’Etat défraie la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades, les Etats-majors des partis politiques. L’homme de la rue en parle ; les médias nationaux ont consacré leurs unes à cette affaire. Plus récemment, RFI et Jeune Afrique sont entrés dans la danse. Mais de quoi s’agit-il ?

 

Flavien MBATA, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, magistrat de profession, appartenant l’ethnie Gbakamandja, donc vrai parent du Président Faustin Archange TOUADERA, a falsifié de sa propre main la liste des lauréats au concours des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) auprès de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Au vu de la liste arrêtée par la Commission d’organisation du concours des OPJ, les chefs de file du « gbakamandja power » dont Piri, Mbata et autres se sont concertés et ont estimé que le OPJ retenus étaient à 90 % de l’ethnie yakoma. Là, ils décident de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des noms gbakamandja. La liste est modifiée par le Ministre MBATA et le Président TOUADERA signe le décret. Les lauréats recalés expriment leur mécontentement et répandent la nouvelle. Au lieu de tenir compte des revendications de ces derniers, TOUADERA et MBATA organisent quand même la prestation de serment.

Du coup, la communauté internationale principalement les Etats-Unis, la France et même la Minusca sont en colère contre le gouvernement et le Président Faustin Archange TOUADERA. La formation des OPJ de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui devait commencer le lundi 20 novembre a été bloquée du fait du courroux des partenaires financiers de la CPS.

Aujourd’hui, les OPJ qui ont été recalés injustement n’en démordent pas et exigent d’être rétablis dans leurs droits. Or, les faux OPJ ou « OPJ gbakamanja » ont déjà prêté serment. Que faire alors ?

Le Ministre Flavien MBATA, grand faussaire et grand délinquant au sommet de l’Etat, doit démissionner sans délai ou doit être limogé sans délai. Il est devenu indigne de la fonction de ministre. Un Ministre de la  Justice qui se rend coupable de falsification d’un acte officiel, pris par une commission ne doit plus rester au gouvernement. C’est un acte de délinquance qui déshonore SARANDI et TOUADERA.

Mais le couple TOUADERA et SARANDJI, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du Ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple TOUADERA et SARANDJI avait usé des moyens de l’Etat et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui. Ensuite, MBOLI FATRANE a été autorisé à se rendre en catimini en France y rester un mois et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. On a même été surpris que MBOLI FATRANE soit maintenu au Gouvernement lors du dernier remaniement de septembre 2017.

Quant aux soi-disant députés, ils sont complices de tout cela. Ils ne pensent qu’à leurs privilèges, voyages et missions. Ils sont corrompus, mous et des poltrons incapables d’inquiéter le gouvernement. Normalement, c’est les Députés qui doivent exiger la démission de Flavien MBATA. Depuis leur élection, ils ont déjà prouvé qu’il ne faut rien attendre d’eux.

Heureusement pour les centrafricains que 2021 n’est plus loin….

 

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Centrafrique : Le MPC chasse des magistrats à Kaga-Bandoro

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Centrafrique : Le MPC chasse des magistrats à Kaga-Bandoro

 

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Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’ahurissante scène s’est déroulée mercredi à Kaga Bandoro. Les audiences foraines qui devraient se tenir au tribunal de grande instance de la ville n’ont pu avoir lieu. Pour cause, l’aile Séléka du Mouvement patriotique pour la paix en Centrafrique (MPC) dirigé par Alkatim a dit niet aux magistrats de travailler.

Les éléments du MPC ont chassé les magistrats  de la salle d’audience du tribunal de grande instance. De la localité. Preuve que la mauvaise foi des groupes armés d’obédience Séléka est une  réalité. Il y a une semaine, le même mouvement s’est opposé à l’installation du préfet. Il conditionne le retour du préfet dans la localité par  l’effectif limité à deux aides-camp et pas plus devant accompagner le préfet.

Donc, à cette première série d’interdiction est venue s’ajouter celle des magistrats, ce qui laisse déduire que  le MPC est incontestablement hostile  à la restauration de l’autorité de l’Etat. Ainsi, tacitement,   on voit venir les velléités d’une administration parallèle régentée par  des forces négatives.

Cela parait d’autant plus grave quand on sait que le MPC n’est pas seul dans cette rhétorique de défiance. Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) l’aile la plus radicale de la Séléka y a également son cachet. Le mouvement de Nourrédine Adam lui, a poussé le bouchon très loin pour s’opposer catégoriquement à la présence d’une quelconque autorité administrative dans la localité. Tout se passe comme si la partition est en préparation ou bien encore qu’une balkanisation de faite est en cours.

Pourtant, le MPC est signataire de l’accord de Rome et  adhérent au  processus Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) dans le cadre du comité consultatif et de suivi. Le FPRC de son côté, même s’il est réfractaire au DDRR, il est néanmoins représenté au gouvernement avec deux ministres.

 

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Centrafrique : la fermeture de SODIAM fait grincer des dents aux Collecteurs de Berberati

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Centrafrique : la fermeture de SODIAM fait grincer des dents aux Collecteurs de Berberati

 

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Monsieur Bienvenu Makata. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les Collecteurs de diamant de la Mambéré Kadéi tirent le diable par la queue aujourd’hui, car leurs stocks de diamant restent sans preneurs. CNC a rencontré Bienvenu Makata Alias Matacky, Président syndical des Collecteurs de la Mambéré Kadéi qui regrette de n’avoir pas pu rencontrer le Président Touadera lors de son passage à Berberati et qui plaide la cause de ses collègues collecteurs de diamant.

« Il y a trop de plainte en milieu des Collecteurs, puisque le seul acheteur qui est SODIAM a fermé ses portes. Elle dit qu’elle n’a pu exporter son diamant », a déclaré Matacky qui fait savoir qu’il beaucoup de produits entre les mains des Collecteurs sans preneur. « Nous demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre pour nous chercher des bailleurs. Soit, il faut rouvrir le COMIGEM. Sinon, nous ne pouvons qu’assister impuissamment au développement du phénomène de fraude », ajoute-t-il. L’implantation d’une banque de développement pour aider les opérateurs économiques, notamment les collecteurs et les commerçants figure parmi les attentes des Collecteurs.

En effet, Mataky et six autres collecteurs voudraient bien rencontrer Touadera qui était sur-place à Berberati dans le cadre de la JMA pour lui exprimer cette situation de vive voix, sauf que la rencontre avec le Chef de l’Etat n’avait pas lieu. « Nous sommes un peu déçus que le Président de la République qui est venu à Berberati n’a pas eu le temps nécessaire de rencontrer les Collecteurs. Nous avons un certain nombre de points à lui soumettre », regrette le Président syndical des Collecteurs.

Il n’y avait pas que ce point à présente au Chef de l’Etat, car selon Matacky, une frustration couve au sein des collecteurs de Mambéré Kadéi : « En 2016, on a demandé à tous les Collecteurs de descendre sur Bangui, dans le cadre d’une mission de contrôle en vue de dénicher les gens qui pratiquent frauduleusement le commerce de diamant. Ce sont 300 personnes qui se sont ainsi déplacées. Depuis lors, aucune réponse n’a été donnée à cette déplacement de masse qui nous a coûté cher, puisque nous n’avons pas des moyens de transports personnels », explique-t-il avant de crier le ras-le bol : « Nous ne voulons plus que cela se répète. S’il y a une opération similaire, nous demandons à ce qu’une mission puisse venir nous contrôler sur-place. Mambéré Kadéi est très grand et important en termes de production du diamant ».

Entre temps, il y a lieu des réjouir du retour effectif des Collecteurs après la crise qui a secoué le pays depuis 2013. Selon le Président syndical des Collecteurs de Mambéré Kadéi, l’effectif des collecteurs est passé de deux (02) en 2013 à 138 aujourd’hui. Un motif e fierté pour ce dernier qui semble être le grand artisan de la levée rapide de l’embargo sur le diamant de la localité- déclaré zone verte par le Processus de Kimberley. « Plusieurs missions des experts du gouvernement et ceux du Processus de Kimberley sont venus nous rencontrer avec qui on a longuement discuté pour obtenir la levée de l’embargo sur le diamant de notre zone », précise-t-il.

Occasion pour Matacky de rassurer d’autres opérateurs qu’il n’y a aucune inquiétude quant à la sécurité dans la Mambéré Kadéi. « Depuis que nous avons commencé à relancer le secteur, aucun Collecteur, même ceux qui se promènent avec plusieurs millions dans la forêt, n’on été agressés ou braqués par qui que ce soit. Il n’y a aucun problème d’ordre sécuritaire », affirme-t-il. Et d’ajouter en ce qui concerne la cohésion sociale que chrétien et musulmans vivent en parfaite cohésion en citant pour preuve qu’il a été la rencontre manquée du Président de la République  avec une équipe forte de trois opérateurs musulmans et trois chrétiens. « Il n’y a aucun problème entre nous », insiste Matacky.

 

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Centrafrique Sur quels cercles Touadéra s’appuie-t-il pour gouverner ?

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Centrafrique Sur quels cercles Touadéra s’appuie-t-il pour gouverner ?

 

 

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Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et Son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji

 

Bangui, le 24 Novembre 2017

Par : Lettre du Continent.

 

Parents, fidèles collaborateurs et diamantaires sont les principaux interlocuteurs du chef de l’Etat.

18 mois après l’arrivée de Faustin Archange Touadéra au pouvoir, plusieurs personnalités se sont imposées dans les décisions présidentielles. Outre Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre depuis 2015 et universitaire comme lui, le président centrafricain se repose sur son fidèle ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua. Ce dernier a été son directeur adjoint de campagne en 2016.

Neveu et autre soutien de la première heure du chef de l’Etat, Arthur-Bertrand Piri tient la fonction stratégique de ministre contrôleur général des sociétés d’Etat et des offices publics. Autre parent et chef de cabinet lorsque Touadera officiait comme premier ministre de François Bozizé, Jean-Claude Rameaux Bireau est l’influent ministre conseiller chargé de l’économie à la présidence. Piri et Rameaux Bireau sont particulièrement écoutés. Egalement soutien du candidat Touadéra durant la campagne présidentielle, l’homme d’affaires Sani Yalo dirige le conseil d’administration du stratégique Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC).

Ce premier cercle se compose par ailleurs du linguiste Apollinaire Selezilo. Ce dernier, chef de projet chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche à la commission de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et originaire de Damara comme l’homme fort de Bangui, fait remonter de nombreuses notes à la présidence pour mieux orienter certains dossiers.

Plusieurs collaborateurs du premier ministre ont aussi l’oreille du chef de l’Etat, à l’instar du directeur adjoint de cabinet Maxime Balalou et du pasteur protestant Augustin Hibailé, formé aux Etats-Unis. D’autres puissants hommes d’affaires et commerçants libanais, tels Ali Akrass, sont des conseillers officieux. Ce propriétaire de plusieurs supermarchés à Bangui, où s’approvisionnent les éléments de la Minusca, est connu pour avoir été le financier du parti Kwa Na Kwa de François Bozizé. Des opérateurs comme Robert Ngoki, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) de Bangui, et des responsables de la filière diamantifère tels Abdoul Karim Danzoumi du Badica (Bureau d’achat de diamants centrafricains) ou Oumarou Mahamat du bureau Sud azur sont des visiteurs réguliers du palais.

Centrafrique : Journée mondiale des pauvres et le plaidoyer de Père Luck Delft de Caritas

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Centrafrique : Journée mondiale des pauvres et le plaidoyer de Père Luck Delft de Caritas

 

 

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Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

A l’instar des autre pays de la planète, la République centrafricaine a célébré, le 19 novembre 2017, la première Journée Mondiale des Pauvres. Lors de la célébration eucharistique du 19 novembre 2017 en la Cathédrale de Bangui, Père Luck Delft a délivré ce message sur les traces du Pape François, le Pape des pauvres. Ci-dessous, l’intégralité du message délivré en cette circonstance par le Directeur national de la Caritas.

Le Pape François nous a invités à célébrer, en ce dimanche le 19  novembre, une semaine avant Christ-Roi, la première journée mondiale des Pauvres ; une journée où le Saint Père nous demande de mettre les pauvres au cœur de notre prière et de nos actions.

Les pauvres ne sont pas uniquement les destinataires d’une bonne action de volontariat – ou d’un geste rapide pour apaiser notre conscience. Ils sont au contraire des acteurs indispensables de nos communautés. Le Saint Père nous invite alors à une rencontre authentique avec les pauvres, à les regarder dans les yeux, à leur tendre les mains, à partager nos vies avec eux. Dans la rencontre avec des pauvres, nous rencontrons le Christ lui-même.

Malheureusement, la pauvreté a mille visages dans notre société :en premier lieu, ce sont ceux qui sont privés de moyens de subsistance : nourriture, un toit, des habits permettant de vivre dignement. Mais il y a aussi chaque homme, femme ou enfant marqué par la douleur et la violence ; par les tortures et l’emprisonnement ; par la guerre et  la privation de la liberté et de dignité ; par l’ignorance et  l’analphabétisme ; par l’urgence sanitaire et le manque de travail ; par les traites et les esclavages ; par l’exil et la migration forcée.Trop souvent la pauvreté marginalise, elle exclut, elle stigmatise ceux qu’elle a rendu vulnérable.

Pour casser le cercle vicieux de l’exclusion et de la marginalisation, le Pape nous invite donc à cette rencontre ‘authentique’ avec les pauvres; une rencontre basée sur l’action et pas seulement sur des paroles vides et sans contenu concret. « N’aimons ni en paroles ni en discours, mais par des actes et en vérité »  nous rappelle le Saint Père citant les paroles de l’apôtre Jean.

Notre regard sur les pauvres doit changer, et pas seulement pour un seul jour. Au contraire, cette rencontre authentique, ce partage peut – et doit – devenir un style de vie. Notre image des pauvres doit évoluer durablement ; empruntant le chemin de  leur reconnaissance : d’abord la reconnaissance de leur existence parmi nous mais surtout de leur contribution positive – constructive à nos vies et à nos communautés.   ‘N’oublions pas que pour les disciples du Christ, la pauvreté est avant tout une vocation à suivre Jésus’  insiste-t-il.

Ce dimanche Caritas Centrafrique était là, ensemble avec les victimes du conflit militaro-politique qui a touché notre pays. Des hommes, des femmes et des jeunes mutilés dans leur chair par un coup de machette ou une balle perdue ; revivant inlassablement leur victimisation et celles de leurs proches ayant survécus a des prises d’otage par des groupes armés, ayant reconstruit après la perte de leurs biens ; victimes qui vivent chaque jour encore et encore la souffrance d’un conflit qu’ils n’ont pas voulu.

Par conséquence, ils connaissent des difficultés pour trouver du travail, pour être accepté par leurs familles, pour se réintégrer dans leurs communautés. Parfois ils sont exclus, oubliés.  Mais en même temps la force de leurs expériences et la richesse de leur témoignage sont indispensables si nous voulons parler de cohésion sociale et du retour à une paix authentique et durable.  Eux par leur force de vie, leurs capacités à apprendre de leurs passés douloureux, malgré leur pauvreté apparente, ont tellement à nous offrir.

A l’occasion de la 1e Journée Mondial de Pauvres, en solidarité avec toute l’Église et le Pape qui dimanche midi a partagé un repas avec les pauvres de son quartier, nous, Caritas Centrafrique, avons proposé aussi de partager notre journée avec eux et ensemble de discuter comment les aider à recouvrer une place digne dans notre société.

Parce que, comme l’écrit le Pape François, « partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile ».

Louez soit Jésus Christ.

 

 

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Centrafrique : affaire de la liste des OPJ truquée, Karim MECKASSOUA s’en mêle.

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Centrafrique : affaire de la liste des OPJ truquée, Karim MECKASSOUA s’en mêle.

 

 

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Le Procureur de la Cour Pénale spéciale

 

Bangui, le 23 novembre 2017.

Par: Gisèle MOLOMA.

Après la révélation en public de l’affaire dite de « liste truquée des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) de la CPS » par la Presse nationale et internationale, l’Assemblée nationale, conduite par son président Abdoul Karim MECKASSOUA, semble être impatiente de connaître les en dessous de cette honteuse tricherie de son challenger Faustin Archange Touadéra et de son complice Simplice Mathieu Sarandji sous la plume de Flavien Mbata, ministre de la Justice et frère de Touadéra. A ce titre,  plusieurs ministres sont attendus vendredi à l’Assemblée nationale. S’agit-il d’une contre-attaque du PAN MECKASSOUA contre le gouvernement ?

Longtemps malmené par le président Touadéra et par son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI à travers leurs griots populaires Kossimatchi et consorts, le président de l’Assemblée nationale le Très honorable Abdoul Karim MECKASSOUA donne l’impression d’être un homme désormais réveillé après la dénonciation et la médiatisation du faux en écriture du ministre de la Justice Flavien Mbata sur les noms des Officiers de la Police Judiciaire (OPJ) retenus par un Comité mixte chargé de les recruter.

Alors que l’affaire continue de défrayer la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades et les États-majors des partis politiques, le bureau de l’Assemblée nationale convoque à la va-vite et en toute urgence pour une séance de question-réponse vendredi prochain devant les députés trois ministres du gouvernement Sarandji.

Selon une source gouvernementale, les ministres de l’Intérieur, de la Justice et leur collègue de la Défense sont les principaux concernés et interpellés pour expliquer comment ils ont laissé Flavien Mbata, falsifier un document officiel, notamment le trucage de la liste des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) censés mener des enquêtes indépendantes pour la Cour Pénale Spéciale (CPS).

A quoi vont servir les questions des députés aux ministres convoqués ?

Il est vrai que la convocation des ministres devant l’Assemblée nationale est un exercice démocratique prévu par la Constitution, mais les Centrafricains ne sont pas dupes pour ignorer que la décision de recaler  10 OPJ sur 20 retenus au profit de leurs parents amis et connaissances vient directement du président de la République et de son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. Quel que soit la réponse fournie par le ministre de la Justice Flavien Mbata, rien ne va changer si son frère Touadéra et son clan de l’ethnie gbakamandja, en tête Arthur PIRI, ne pas donnent leur accord.

Mais comment les choses se sont orchestrées ?

D’après nos informations, au de la liste arrêtée par le Comité d’organisation dudit concours, les chefs de file de la famille « gbakamandja », dont issue le président Touadéra, Arthur PIRI et bien d’autres encore, se sont concertés et ont estimé que les OPJ retenus étaient à 99% de l’ethnie yakoma et aucun des leurs ne fait partie. Là, ils ont décidé d’informer le chef de l’État et de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des policiers et gendarmes ggbakamandjas.

D’après cette source, le président Touadéra aurait donné lui-même deux noms, sur les dix.  Et parmi ceux-ci, certains ont œuvré dans la milice animiste anti-balaka. C’est ce qui a choqué la communauté internationale à boycotter leur intronisation.

Que va-t-il se passer vendredi ?

Difficile de le savoir au moment où nous mettons en ligne cet article. Pour un Juriste contacté par CNC, la balle est dans le camp des élus de la nation. Vendredi, quels que soient les alibis avancés par le falsificateur Mbata, sa démission doit être mise sur table par les députés qui doivent montrer qu’ils sont là et qu’ils ont cette puissance d’inquiéter les membres du gouvernement à respecter la déontologie de leur métier.

« L’impunité que nous prônons ne doit pas concerner uniquement les criminels. Même les voleurs, délinquants, les truqueurs, les falsificateurs, les stars de la pornographie au col blanc doivent être aussi sanctionnés » affirme un étudiant contacté par CNC qui estime que Flavien Mbata n’a plus sa place dans le gouvernement.

Démettre les délinquants de leur poste de responsabilité, oui, mais le couple Touadéra – Sarandji, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple Touadéra – Sarandji avait usé des moyens de l’État et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui, mais surtout, autorisé Léopold MBOLI FATRANE à se rendre en catimini en France pour y rester un mois oublier et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. Encore plus grave scandaleux, maintenu dans le gouvernement Sarandji 2 lors du dernier remaniement de septembre 2017.

…Et le président Touadéra ?

Sa peu de popularité, totalement amoindrie depuis une année, est complètement, à nouveau, mise en mal. Plusieurs observateurs issus de l’ethnie des OPJ recalés prient, mains levées à Dieu, pour demander la fin anticipée de son régime. D’après les informations murmurantes circulant dans les couloirs de l’Assemblée nationale au sein des députés ayant l’ethnie en partage avec ces OPJ recalés, si le président Touadéra ne limoge pas son frère Mbata, ministre de la Justice, ils mettront tout en œuvre pour engager la procédure de sa destitution pour violation de la Constitution et de son serment. L’argument avancé pour écarter certains Centrafricains comme les autres n’est pas digne d’un Chef d’État et donc Chef des familles centrafricaines.

« Le président Touadéra  a juré d’être le Président de tous les Centrafricains, sans distinction de race, d’ethnie ou de religion. Il peut nommer qui il veut comme il le fait. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire. Mais, truquer une décision prise de manière collégiale et surtout prise sur base d’un mérite en faveur de ses parents n’est pas du tout admissible ».

En attendant d’entendre ces députés et ministres ce vendredi, une chose est sûre, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA est décidé à gratter peu à peu les orteils du Premier ministre Sarandji qu’il n’hésiterait pas à brandir la menace de motion de censure, souvent, déroutée par coup des billets de F CFA.

Il y’a lieu de rappeler que le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA avait boudé la cérémonie de la prestation de serment des vrais-faux Officiers de la Police Judiciaire de Mbata-Sarandji6touadéra, visiblement informé par la communauté internationale qui a elle aussi, opté pour la politique de la chaise vide, suite au micmac décelé.

Affaire à suivre…

Copyright2017CNC. 

 

Centrafrique : débandade générale à Rafaï, les séléka s’approchent de la ville.

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Centrafrique : débandade générale à Rafaï, les séléka s’approchent de la ville.

 

 

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Les rebelles de la séléka en patrouille

 

Bangui, le 23 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis quelques jours, la reprise des combats dans la région de Rafaï fait replonger la ville de Rafaï et les communes environnantes dans une affection mentale bouleversante et généralisée. Au fur à mesure que les combattants de la Séléka s’approchent de la ville, les habitants se vident pour se réfugier à l’autre côté de la rive vers la République démocratique du Congo (RDC) via la ville de Bangassou.

 

Lourdement armés jusqu’aux dents selon une source Minusca, les combattants rebelles de la Séléka s’approchent dangereusement de la ville de Rafaï qui se trouve à quelques kilomètres de Bangassou. Selon une source locale, ils se trouvent depuis ce matin à moins de 30 kilomètres de Rafaï et la prise de cette ville n’est qu’une question de jours, vu l’état de la route conclut la source.

Alors que les soldats marocains de la Minusca déployée dans la région ont reçu de renfort pour se redéployer vers la ville de Rafaï, ils n’ont pas pu franchir plus d’une cinquantaine des kilomètres depuis leur position initiale vers Bangassou.

La population quant à elle n’attend plus l’arrivée des séléka pour se mettre à l’abri. Nombre d’entre elles a pris la route de Bangassou à pied pour rejoindre ensuite la République Démocratique du Congo (RDC) en traversant le fleuve l’Oubangui. Pour l’heure, plus personne ne se trouve actuellement au centre Rafaï selon les autorités locales contactées par CNC.

Pendant qu’à Rafaï l’inquiétude et la psychose gagnent le cœur de la ville, à Dembia, une colonne des combattants Séléka a occupé totalement cette commune sans trop de résistance armée.

Au même moment dans la commune de Zacko, une autre colonne des Séléka lourdement armés et appuyés des combattants soudanais se dirige vers cette commune perdue il y’a quelque temps par ces derniers en faveur des miliciens Anti-Balaka. La contre-attaque s’annonce lourde pour la population de Zacko selon plusieurs sources indépendantes crédibles.

D’après un politologue centrafricain contacté par la Rédaction du CNC, la saison sèche qui s’annonce risquerait d’être favorable à la reprise des combats entre les groupes armés.

Du côté des autorités de Bangui, on ne s’attend pratiquement à rien, sinon du silence coupable.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : mise sous tutelle ou anarchie ?

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Centrafrique : mise sous tutelle ou anarchie ?

 

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Bangui, le 23 novembre 2017.

Par: Joseph AKOUISSONNE

 

UN DÉSORDRE  INSUPPORTABLE

Bangui : retour à la case départ du chaos sanglant. Des nervis islamistes viennent de signer un lâche attentat à la grenade offensive, lors d’une fête pour la paix et la réconciliation nationale organisée par de jeunes chrétiens et musulmans. C’était un symbole fort de la quête de la paix.

Des tueries à la grenade, à l’aveuglette et sans discernement, sont rarissimes à Bangui. En procédant ainsi, les auteurs de cet acte criminel ne voulaient laisser aucun doute sur leur appartenance à la nébuleuse islamiste.

On aura pourtant tout essayé pour les amener à la raison et les convier aux négociations de paix. Plusieurs de ces criminels, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU, ont été nommés ministres et conseillers à la Présidence de la République. Rien n’y a fait. Les ex-Sélékas et les autres bandes armées s’arcboutent sur leurs prétentions démesurées. Se sentant proches du pouvoir, ils multiplient les oukases, allant jusqu’à défier le gouvernement légitime en s’opposant à l’installation des Préfets et des Sous-préfets dans les provinces qu’ils devraient occuper et gérer ! Empêcher le déploiement des représentants de l’Etat dans les provinces équivaut à une mise en cause gravissime de l’existence même de la République Centrafricaine.

Cette désorganisation intolérable se fait au nez et à la barbe d’un pouvoir effacé et sans réaction – à telle enseigne qu’on se demande si le pays est encore gouverné. Le plongeon de la République Centrafricaine dans les abîmes de la dislocation paraît inéluctable. Tout se passe dans l’indifférence de la communauté mondiale. Un pays agonise, se meurt, livré aux appétits des séditieux et des prédateurs. Un pays souverain, membre de l’ONU, est tombé dans les griffes de séparatistes, qui agissent au nom de leur religion et ne reculeront devant rien, pas même un bain de sang, pour parvenir au pouvoir à Bangui.

A moins que les forces internationales et les Casques Bleus ne passent à l’action et ne demandent des comptes à ces bandes armées, composées de mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Darfour et du Niger. C’est la crédibilité et la conscience de la communauté internationale qui sont défiées. Les menaces verbales de la Minusca, ses gesticulations dans les provinces, l’augmentation du nombre des Casques Bleus – 900 soldats supplémentaires – risquent de ne pas suffire. On ne voit plus, à l’heure actuelle, comment désarmer les rebelles et les amener à la table des négociations.

CONFÉRENCE  INTERNATIONALE  ET MISE  SOUS TUTELLE ?

Il faudra peut-être en passer par là, le cœur serré.

Le chaos sanglant, récurrent et pernicieux, qui s’est abattu sur le pays, n’est pas près de trouver une issue. Au rythme où montent les périls que rien ne semble freiner, devant l’incapacité des forces internationales, malgré leur armada sur place, à ramener la paix, face à un gouvernement qui ne joue pas son rôle protecteur, que faire ? La situation semble inextricable.

Les populations sont abandonnées à leur triste sort. 80% du pays sont envahis et occupés par les rebelles et les mercenaires. Tout laisse présager une dislocation de la République Centrafricaine. Il faudrait que ceux qui gouvernent se ressaisissent et adoptent une autre attitude face aux exigences des rebelles. Mais croire, comme le pense le Premier ministre Sarandji, qu’il suffit de faire les yeux doux aux terroristes et les faire entrer au gouvernement pour avoir la paix, c’est une illusion regrettable. Les ex-Sélékas veulent le pouvoir et bénéficier ainsi de l’impunité – ce qui est totalement inacceptable pour les Centrafricains, qui exigent que la justice passe, et avec rigueur.

Dans l’état actuel catastrophique du pays, seules une conférence internationale et une mise sous tutelle du pays permettront un désarmement effectif des rebelles et un retour de l’autorité de l’État sur tout le territoire.

Déléguer la gestion d’un pays souverain à une entité internationale, constitue, pour des Centrafricains patriotes, une décision douloureuse. Mais s’il faut en passer par là pour sauver la République Centrafricaine, il faut le faire.

 

Copyright2017CNC. 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

République centrafricaine : Attaquée, l’organisation Médecins Sans Frontières suspend ses activités humanitaires à Bangassou

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République centrafricaine : Attaquée, l’organisation Médecins Sans Frontières suspend ses activités humanitaires à Bangassou

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg” alt=”Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale Médecin sans frontière (MSF)” width=”500″ height=”281″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-300×169.jpeg 300w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Logo du Médecin sans frontière (MSF)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 21 novembre 2017 – Suite à un violent braquage à main armée la nuit du 20 novembre, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontière (MSF) a évacué ses 58 personnel centrafricains et internationaux de Bangassou, cessant de fait toutes ses activités dans cette ville du sud-est du pays qui est sous contrôle de différentes factions prétendues Anti-Balaka.

« Malgré le fait que nous ayons les moyens et la volonté de rester dans cette région, nous y suspendons toutes nos activités car nous ne pouvons pas mettre la vie de notre personnel en danger alors qu’il est attaqué de même que les structures de santé que nous soutenons,” explique Frédéric Lai Manantsoa, chef de mission pour MSF en RCA.

“Aujourd’hui, les 30 enfants de moins de cinq ans qui étaient hospitalisés à Bangassou ne seront plus à même d’être soignés par un docteur ou un infirmer. Les 26 patients du service de chirurgie seront laissés sans soins. Les seuls témoins extérieurs encore présents sur place sont les soldats des Nations Unies et quelques missionnaires. La population de Bangassou a d’ores et déjà commencé à quitter la ville, y compris les patients de l’hôpital en état critique,” continue Frédéric Lai Manantsoa.

« Face à une telle détresse, une organisation humanitaire comme la nôtre se doit d’essayer de rester sur place aussi longtemps que possible. Abandonner cette population est un constat amer de notre impuissance à offrir une aide humanitaire vitale à l’une des crises mondiales les plus importantes aujourd’hui, ceci à cause des attaques sur notre personnel.

#################### FIN ####################

Note aux éditeurs:

MSF travaille en RCA depuis 1997 et reste opérationnel dans 10 autres localités du pays. L’organisation continue à offrir une aide médicale aux populations vivant des différents côtés, au gré de l’évolution des multiples lignes de front qui divisent le pays, y compris à Bria, Bambari, Alindao, Batangafo, Kabo, Bossangoa, Boguila, Paoua, Carnot et Bangui.

En 2016, l’organisation a fourni un million de consultations médicales, vacciné 500 000 enfants contre différentes maladies, réalisé 9 000 opérations chirurgicales et assisté à la naissance de 21 000 bébés dans le pays. Depuis le début de l’année cependant, avec l’intensification du conflit armé, l’organisation a dû adapter quatre de ses 16 projets (y compris Bangassou) pour répondre aux besoins urgents des personnes directement affectées par le conflit.

Convocation du congrès du salut de la nation Centrafricaine

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Convocation du congrès du salut de la nation Centrafricaine

 

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Lieu : Mingala, République Centrafricaine (RCA)

Dates : Journées des 25, 26 et 27 novembre 2017;

par : La coalition large des centrafricains

 

Ordre du jour : S’agissant de trouver l’unique solution au problème gravissime  prioritaire des centrafricains;

les points à l’ordre du jour sont:

  1. Mandat de la majorité silencieuse du peuple meurtri centrafricain victime de l’insécurité généralisée en République Centrafricaine;
  2. Mettre fin à l’insécurité généralisée sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine;
  3. Identification de la plateforme de la Coalition et celle de son Équipe dirigeante et de son organigramme :
    • Appellation de la Coalition
    • Élection du Bureau Politique
    • Chaîne de commandement unique
  1. Varias

Fait à Gamboula, le 17 novembre 2017

  1. Abdallah Justin

Conseiller Politique

      Pour le Bureau de la Coordination unifiée

Email : abdallahjustin1@gmail.com

Les présidents tchadien et ougandais impliqués dans une affaire de corruption aux Etats-Unis

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Les présidents tchadien et ougandais impliqués dans une affaire de corruption aux Etats-Unis

 

 

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Les Présidents tchadien et son homologue Ougandais

 

Bangui,, le 22 novembre 2017.

Par : lemonde.fr

 

Un ex-chef de la diplomatie sénégalaise et un ancien premier ministre de Hongkong sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux chefs d’Etat contre des avantages commerciaux.

 

Les noms des présidents tchadien, Idriss Déby Itno, et ougandais, Yoweri Museveni, apparaissent en rouge dans un acte d’inculpation dressé le 16 novembre par la justice américaine dans le cadre d’une vaste affaire de corruption. Les faits incriminés s’étalent sur « plusieurs années » et portent « sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/21/les-presidents-t_ans-une-affaire-de-corruption-aux-etats-unis_5218215_3212.html

plusieurs millions de dollars » pour le compte d’une société pétrolière chinoise.

Lire aussi : En Ouganda, des députés rendent l’argent de la « corruption »

L’ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio (61 ans), ainsi qu’un ancien ministre de l’intérieur de Hongkong et secrétaire général d’une ONG fondée par le pétrolier chinois en question, Chi Ping Patrick Ho (68 ans), ont été arrêtés samedi 18 novembre aux Etats-Unis, officiellement inculpés et entendus par un juge. Ils sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux deux chefs de l’Etat africains en échange d’avantages commerciaux illicites.

Pots-de-vin de 2 millions de dollars

L’accusation la plus spectaculaire liée à des faits remontant à octobre 2014 concerne Idriss Déby Itno. Le chef de l’Etat tchadien, au pouvoir depuis 1990, aurait perçu des mains de Cheikh Tidiane Gadio un pot-de-vin présumé de 2 millions de dollars.

Le ressort de cette affaire est l’ambition commerciale d’une société pétrolière chinoise privée. Bien qu’elle ne soit pas nommée dans les documents américains, tout désigne la CEFC China Energy, une société de Shanghaï dirigée par Ye Jianming. Acteur récent sur la scène pétrolière internationale, relativement inconnu mais très introduit dans les cercles du pouvoir chinois, il a défrayé la chronique, début septembre, en rachetant pour 9 milliards de dollars 14,6 % de la major pétrolière russe d’Etat, Rosneft, détenus jusqu’alors par un fonds du Qatar et le groupe suisse Glencore. La CEFC détient des blocs pétroliers au Tchad ainsi que dans plusieurs Républiques d’Asie centrale.

Lire aussi : Les liens troubles de la multinationale suisse Glencore au Tchad

Selon la plainte américaine, « Patrick Ho a engagé Cheikh Tidiane Gadio – qui avait une relation personnelle avec le président tchadien – pour aider la Compagnie d’énergie à avoir accès au président tchadien ». « L’objectif initial » des deux hommes, selon les enquêteurs, était de résoudre un différend opposant le gouvernement tchadien et la Compagnie pétrolière d’Etat chinoise (CPC) à laquelle la CEFC a finalement racheté des blocs d’exploitation gaziers et pétroliers au Tchad en 2016. « L’objectif ultime, ajoutent-ils, était d’obtenir des opportunités pétrolières pour la Compagnie [la CEFC] au Tchad. »

L’acte inculpation explique que Patrick Ho, agissant sur les conseils de Cheikh Tidiane Gadio, a incité, par courriel, la [CEFC] à gratifier le président tchadien « d’une belle enveloppe ». En fait, un pot-de-vin de 2 millions de dollars, sous couvert de « don pour des causes caritatives ». L’ancien ministre sénégalais (de 2002 à 2009) aurait perçu 400 000 dollars, virés en deux fois sur un compte à Dubaï, pour ses services rendus.

« “Don” à la réélection de Museveni »

Le dossier ougandais s’ouvre également en octobre 2014 à New York par un discret rendez-vous dans les couloirs du siège des Nations unies, entre Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères de l’époque, Sam Kutesa. Mandaté par son pays, il présidait alors pour une année la 69e assemblée générale de l’ONU. Histoire de lever l’ambiguïté portant sur l’identité de la « compagnie d’énergie chinoise basée à Shanghai » citée dans l’acte d’inculpation, une photo diffusée à l’époque par Radio Chine Internationale montre Sam Kutesa et Ye Jianming, souriants, après la nomination de ce dernier en tant que « conseiller spécial honoraire » du premier.

 

« Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères ont discuté d’un “partenariat stratégique” entre l’Ouganda et la [CEFC] pour diverses entreprises commerciales, formées une fois (…) de retour en Ouganda », peut- on lire dans le document à charge. En février 2016, « après qu’il eut repris ses fonctions de ministre et que sa belle-famille ait été réélue à la présidence de l’Ouganda, il a fait virer 500 000 dollars par l’intermédiaire d’une banque à New York. Dans ses communications, Ho a diversement qualifié ce paiement de “”don” à la campagne de réélection du président de l’Ouganda ». En fait, ce paiement était un pot-de-vin afin de permettre à la CEFC d’obtenir des avantages commerciaux et autres contrats dans le secteur financier (rachat d’une banque) et énergétique en Ouganda.

Inculpés pour corruption et blanchiment d’argent, Patrick Ho et Cheikh Tidiane Gadio sont passibles de plusieurs dizaines d’années d’emprisonnement.