mardi, mai 5, 2026
Accueil Blog Page 482

Centrafrique/Castel : Pourquoi les pénuries et problèmes de qualité de boissons ?

0

Centrafrique/Castel : Pourquoi les pénuries et problèmes de qualité de boissons ?

 

 

Centrafrique.com/centrafriquecastel-pourquoi-les-penuries-et-problemes-de-qualite-de-boissons/le-directeur-general-de-castel-centrafrique-monsieur-pascal-brenger-img_4150/” rel=”attachment wp-att-18257 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui, le 4 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les consommateurs centrafricains de bières locales ont du faire face à de grandes difficultés de pénurie et de mauvais qualité, lors des festivités de fin d’années, notamment à l’occasion de la fête du 1er Décembre – date de la proclamation de la République centrafricaine et la fête de noël 2017. En prélude à la fête de fin d’année, le Directeur général de la brasserie Castel, M. Pascale Berenger assisté de son Chef de services commercial et ventes, M. Antoine Ngbakoyen, en a fait le point à la presse, au cours d’une conférence de presse, le week-end dernier.

Le malheur des consommateurs de bières locales proviendraient essentiellement de certains vendeurs dits ‘’Grossistes’’ véreux. Habillé dans une rare sincérité, le Directeur général de la brasserie Castel a expliqué à la presse, point par point, que les problèmes de qualité de boissons ou de l’augmentation inopinée des prix au niveau des bars ne relèvent aucunement de son entreprise qui, faut-il le préciser, jouit d’une situation de monopole de fait.

« En ce qui concerne le problème de prix de nos produits, il est fixé par la Loi des finances qui est votée par les Députés en tant que représentants du peuple », ainsi déclarait le DG Berenger qui explique que cette Loi s’impose donc à tout le monde et est applicable à partir de janvier de chaque année. En ce qui concerne l’augmentation en perspective pour l’année 2018, le Chef de service commercial, Antoine Ngbakoyen a fait savoir que la Direction générale de la brasserie a tout mis en œuvre pour que l’augmentation de 150 F.CFA sur la bouteille initialement proposée par le Gouvernement puisse être ramenée à 40 F.CFA pour la grande bouteille et, 20 F.CFA pour la petite bouteille. Mais, cette augmentation n’est pas encore effective pour le moment.

Toujours sur l’aspect du prix, le DG est revenu à la charge pour expliquer que le problème de l’augmentation dans les bars n’est pas le fait de la brasserie, parce que « nous vendons au même prix toute l’année. Par contre, certains de nos grossistes font de la spéculation en créant des pénuries artificielles. Il y en a encore d’autres qui non seulement ne respectent pas les prix indiqués, mais qui font de la fraude en manipulant le contenu des bouteilles pour augmenter la quantité de leur stock au détriment de la qualité, ceci en rajoutant d’autres produits que nous ne connaissons pas ».

Du coup, il y a problème parce qu’effectivement, beaucoup sont des consommateurs qui se plaignent de cet état de choses. Des boissons à saveur inhabituelle ou des bouteilles contenant des particules insolites… sont souvent déplorés. D’ailleurs, la manipulation du contenu des bouteilles représente un potentiel problème de santé publique. D’où nécessité de mesures fortes pour contrer ce système de fraude, ainsi que ces pénuries artificielles.

Des mesures draconiennes à la brasserie Castel

Hors mis l’action gouvernementale de lute contre ces pratiques, la Direction générale de la brasserie Castel, à son niveau, a déjà pris un certain nombre de mesures. « Nous avons demandé à ce que les services de lutte contre la fraude puissent faire un travail dessus », a annoncé le DG Berenger qui ajoute que « toutefois, à notre niveau, nous allons déployer des équipes sur le terrain auprès des grossistes pour vérifier s’ils disposent des quantités suffisantes de produits et si les prix qu’ils pratiquent sont ceux qui leur ont été conseillés ».

En ce qui concerne le problème de pénurie de boissons, M. Berenger a rassuré que « la production va augmenter progressivement pour que d’ici à fin janvier (2018), elle soit capable de satisfaire la totalité du marché, voire plus que les besoins actuels. C’est l’objectif que nous visons à travers l’investissement massif que nous faisons au niveau de l’unité de Centrafrique ». Le Chef de services commercial et Vente a ajouté que la brasserie a acquis une nouvelle machine d’une grande capacité de production : 21 000 bouteilles grandes modèles par heure ; et 27 000 bouteilles petit modèle par heure. Une machine ultra moderne qui produit toute la bière sans une intervention humaine pour éviter les problèmes de qualité. « Toutefois, cela ne signifie pas que notre personnel va partir en chômage, il va être utilisé dans d’autres services », a-t-il précisé tout en indiquant que 14 autres personnes sont recrutées pour compléter l’effectif du personnel.

En effet, de cette augmentation de production devra découler la solution au problème de pénurie et de limiter les risques de manipulation des bouteilles, afin de préserver la qualité.

Dans la série des mesures prises par la Direction générale de Castel, il y a des primes d’encouragement accordées aux vendeurs sérieux et citoyens. C’est le DG qui l’a annoncé en ces termes : « Pour cette année, nous allons pratiquer une nouvelle politique commerciale, c’est-à-dire que les bars qui respectent la bonne qualité du produit et le prix, nous allons les aider en leur dotant avec de matériels publicitaires et d’autres supports. Mais, ceux qui font la fraude, nous ne les aiderons plus ».

Notons que la brasserie Castel s’est toujours voulu une « société citoyenne ». Une citoyenneté qui se traduit par les nombreuses activités réalisées dans le Volet social. Pêle-mêle, M. Antoine Ngbakoyen a cité en exemple, l’appui aux équipes de football, Castel-Foot et Tempête-Mocaf. De même, les chefs de quartiers bénéficient d’appuis également de la part de cette société, sans compter que Castel paie régulièrement ses textes et impôts à l’Etat.

L’on se souviendra qu’il y deux ans en arrière, au pic de la crise, la brasserie a fait don des cuve-à-eau aux déplacés du site de la paroisse Fatima.

Ben vent à la brasserie Castel pour que se développe l’économie nationale, en cette période cruciale de relèvement et de reconstruction post-crise en Centrafrique.

 

Centrafrique/OCRB : Une bande de braqueurs entre les mailles de la police

0

Centrafrique/OCRB : Une bande de braqueurs entre les mailles de la police

 

Centrafrique.com/18250-2/le-directeur-general-de-locrb-img_4162/” rel=”attachment wp-att-18251 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le DG de l’OCRB

 

 

Bangui, le 4 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le début de la semaine a été marqué, à Bangui, par le démantèlement d’un grand réseau des mafieux. Les hommes du Colonel Bienvenu Zokoué, Directeur de l’Office centrafricain de la répression du banditisme (OCRB) ont mené une vaste opération qui s’est soldée par la saisie d’armes, stupéfiants, faux billets de banque et faux papiers.

Ainsi va la restauration de l’autorité de l’Etat. La montée en puissance des forces de sécurité intérieures est de plus en plus effective et ne cesse de se renforcer. La gigantesque opération de démantèlement du nébuleux réseau des mafieux, menée par l’OCRB en est un élément important qui tonne tel un message fort à l’endroit des indélicats et autres hors-la-loi.

A en croire nos sources, l’opération a permis de mettre la main sur un certain nombre d’individus dont des braqueurs de renom sévissant à Bangui, notamment au niveau de Combattant et de Km5. Aussi, des trafiquants de minutions de chasse avec une cargaison de 5000 cartouches, ainsi que des trafiquants des stupéfiants dont des tramadoles (environs 150 000 comprimés) sont tombés dans les mailles de l’ORCB. D’autres individus sont arrêtés pour faux et usage de faux.

A l’issue de l’opération, le Directeur de l’OCRB, Colonel Bienvenu Zokoué a sévèrement mis en garde les fossoyeurs de l’Etat et les fauteurs de troubles, ainsi que les bandes de malfrats que leur fin est annoncée. Le Directeur en a profité pour lancer un ultimatum à tous bandits ou présumés bandits, ou encore ceux qui en ont en projet de les abandonner au risque de croiser l’OCRB sur leur chemin.

C’était aussi l’occasion pour Colonel Zokoué de rassurer la paisible population, les Banguissois en particulier de vaquer en toute quiétude à leurs occupations.

 

Copyright2018CNC.

 

OCRB, photo Fred Krock. CopyrightCNC.

 

Réseaux mafieux. Photo Fred Krock, CopyrightCNC.

Centrafrique : la Mocaf annonce l’augmentation des prix de boissons en 2018

0

Centrafrique : la Mocaf annonce l’augmentation des prix de boissons en 2018

 

 

Centrafrique.com/18246-2/lembleme-de-la-brasserie-mocaf-a-bimbo-photo-ngaba-eric-img_4141/” rel=”attachment wp-att-18247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
L’emblème de la brasserie MOCAF. Photo Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui 04 janvier 2018, CNC.

Par Eric NGABA

 

La brasserie MOCAF, société agroalimentaire spécialisée dans la fabrication de boissons en Centrafrique, a annoncé l’augmentation de ses produits et de la capacité de sa production durant l’année 2018. L’annonce a été faite le 30 décembre 2017 au cours d’un point de presse tenu conjointement par le Directeur général et le chef de service commercial de la brasserie Mocaf à Bangui.

 

40 francs CFA sur la grand model et 20 Francs CFA sur le petit model des boissons tandis que la production connaitra une augmentation de 24 milles par heure pour les grands modèles et 21 milles pour les petits modèles.

 

Face aux multiples questions et plaintes de la population centrafricaine, la brasserie Mocaf a clarifié. Les prix de boissons vont connaitre une augmentation conformément à la loi des finances 2018. D’après Antoine Gbakoyen, Chef de service commercial et ventes, cette augmentation à la surprise des consommateurs intervient suite à la décision du gouvernement centrafricain qui va prélever les impôts sur les bossons de la Mocaf.

 

Le Chef de service commercial a indiqué que la loi des finances 2018 a ajouté 40 francs CFA sur chaque grand model de la boisson et 20 Francs CFA sur le petit model. Ce qui oblige, a-t-il martelé, la brasserie d’augmenter les prix de ses produits.

Outre l’augmentation des prix de boisson à la brasserie, la Mocaf développe la capacité de sa production.

 

L’augmentation de la production est due à la donation de la brasserie à des nouvelles machines modernes par le Groupe Castel. A en croire le Directeur général de la Mocaf, M. Bérenger les nouvelles machines produisent par heure 24.000 pour le grand modèle de boisson et 21.000 pour le petit modèle.

 

Par ailleurs, ces nouvelles machines qui remplacent les mains d’œuvres ne causeront pas les cas de licenciement du personne de la brasserie a échangé avec la presse nationale en cette fin de l’année 2017.

Au contraire, a rassuré Antoine Gbakoyen, la Mocaf recrute 14 nouveaux agents qui seront formés spécialement pour l’utilisation de ces machines modernes qui permettront à la brasserie de produire des boissons de meilleure qualité.

 

En justifiant la hausse de la consommation qui occasionne la carence des boissons, le Directeur général de la Mocaf a dénoncé le comportement de certains grossistes qui profitent de la naïveté des consommateurs pour augmenter de manière exagérée les prix des boissons, alors que les prix ne sont pas souvent augmentés à la brasserie.

 

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : 2ème édition de l’évènement BAILLAO, une initiative de Nilla pilotée par Brice Ekomo

0

Centrafrique : 2ème édition de l’évènement BAILLAO, une initiative de Nilla pilotée par Brice Ekomo

 

Centrafrique.com/18242-2/le-president-de-lassemblee-nationale-abdoul-karim-meckassoua-et-brice-ekomo-de-lagence-com-bella-img_4144/” rel=”attachment wp-att-18243 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et Brice Ekomo de l’agence Com Nilla

 

 

Bangui 04 janvier 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La 2ème édition de diner annuel des opportunités économiques et sociales de BAILLAO a tenu ses promesses le 30 décembre 2017 à Rock Club à Bangui. Baillao, une initiative de communication NILLA étant une agence de communication créée par Brice Ekomo Soignet, est un évènement annuel qui vise à réunir chaque fin d’année les entreprises, les institutions étatiques et les médias permettant de créer un cadre propice entre les entités.

En présence d’un invité spécial de marque, l’évènement Baillao version 2017 a vu la présence honorée des cadres des entreprises, des leaders de la société civile, des professionnels des médias, et des cadres institutions de l’Etat. L’invité spécial de Baillao de 2017 est Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine.

« L’objectif de Baillao est de pouvoir choisir chaque année une thématique d’actualité qui permet de réunir les autorités, les institutions, les entreprises, les médias et les particuliers au tour de cette thématique. Nous sommes en phase du relèvement du pays et l’on ne peut pas faire le relèvement si les gens ne doivent pas être privés de l’information. Et cette information ne peut pas rester seulement au niveau de Bangui », a expliqué Brice Ekomo Soignet, Fondateur de l’agence de communication Baillao.

Comme à la tradition de l’évènement, les représentants de chaque entité conviée fait le point sur l’année écoulée et présente les perspectives de son organisation à l’assistance. Tour à tour, les organisations comme l’ONG Internews, l’ONG URU, le PNUD, la société de téléphonie mobile Telecel, l’entreprise Sunu Assurance, et l’ambassade des USA font le point sur les efforts au processus de relèvement de la Centrafrique et leurs perspectives d’avenir pour ce pays en crise.

Pour donner l’occasion aux participants au diner Baillao d’échanger et de consolider leurs carnets d’adresse professionnelle, l’invité de marque de l’évènement se présente avec son institution et ses œuvres entreprises en faveur du développement de la République Centrafricaine.

Une thématique est choisie pour donner sens à l’évènement. La pénétration de l’information institutionnelle à l’intérieure du pays, et renforcer les liens entre les populations et leurs élus est la thématique choisie pour cette 2ème édition.

Pour l’organisation de cet évèment, l’Ong Internews, Telecel et l’Assemblée nationale ont appuyé par diverses manières l’Agence de communication Nilla dans son initiative de créer une synergie entre les entreprises, les institutions étatiques, la société civile, et les médias pour les projets du développement rural.

 

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : des Faca, bientôt en formation au Soudan.

0

Centrafrique : des Faca, bientôt en formation au Soudan.

 

Centrafrique.com/9566a9bc-6193-44ab-a775-82706637c745/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
©© autremédia

 

 

 

Bangui, le 3 janvier 2018.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Lors de sa dernière visite dans la capitale soudanaise Khartoum le 12 décembre dernier, le président Faustin Archange Touadéra et son homologue soudanais Omar El Béchir se sont longuement entretenus sur le renforcement de la coopération tous azimuts entre les deux États, dont la formation militaire, au profit des soldats des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Même si les relations entre la République centrafricaine et le Soudan sont plus ou moins au beau fixe, les deux Présidents n’ont pas manqué de souligner l’importance de renforcer la surveillance des deux frontières notamment pour le contrôle du mouvement des hommes armés qui semblent être dans un territoire libre, sans maître et sans loi.

Sur le plan de la coopération militaire, le Soudanais Omar El Béchir se dit prêt à mettre à la disposition de son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra, des centres de formation et des instructeurs militaires en vue de recycler et de former des soldats centrafricains – FACA.

D’après une source proche de la Présidence soudanaise, le président Faustin Archange Touadéra aurait reconnu, en sa qualité du Premier ministre, sa part de responsabilité dans le travail de déstructuration et du pourrissement de l’armée nationale par François Bozizé et son fils Francis et que ce recyclage est une nécessité absolue.

Mais le problème, avec Touadéra, rien n’est sûr que ce soient les soldats Faca qui iront au Khartoum pour cette formation. Son histoire récente nous apprend et c’est ce qui se ferait, assure une source militaire à Bangui, que ce soient des civils incorporés à la va-vite et pour la circonstance, qui partiront. Israël, Rwanda, Burkina Faso, Guinée équatoriale ont tous accueilli de tels contingents.

Il est vrai qu’avec le limogeage du Chef d’État-major Ludovic Ngaïfei la semaine dernière de son poste, le président voudrait montrer qu’il est l’homme de la situation et les erreurs du passé ne vont plus se répéter impunément. Il entend conserver tous les pouvoirs à Boye-rabé et Damara.

Pour un officier général contacté par CNC, le nouveau Chef d’État-major ne peut rien changer dans la volonté affichée du Chef de l’État d’avoir une armée à lui. Alors que plus de la moitié des soldats partis en formation à l’étranger sont des parents directs du président Touadéra et recrutés parfois dans son village à Damara, personne dans le pays ne pourra croire que les choses pourraient changer.

Rappelant que la situation désastreuse de l’armée nationale – FACA, est devenue une préoccupation mondiale. Les puissances occidentales sont les toutes premières à former et désormais, quasiment tous les pays africains souhaitent accueillir et recycler cette armée fabriquée à l’image des Bozizé. En 2017, ce sont, Israël, Rwanda, Burkina Faso, Guinée équatoriale, Tchad, Maroc et en 2018, ce sont l’Afrique du Sud et le soudan qui s’apprêtent à accueillir un millier.

 

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : LE DÉFI SCANDALEUX DE N’DÉLÉ. NOURREDINE ADAM, L’ÉMIR DE DAR-EL-KOUTI ?

0

CENTRAFRIQUE : LE DÉFI SCANDALEUX DE NDÉLÉ. NOURREDINE ADAM, L’ÉMIR DE DAR-EL-KOUTI ?

         

 

FPRC-de-noureddine-adam-cree-un-etat-parallele-a-ndele/la-base-du-fprc-a-ndele-photo-al-jazeeraimg_4066/” rel=”attachment wp-att-18172 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/12/la-base-du-FPRC-à-Ndélé-photo-Al-JazeeraIMG_4066-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/la-base-du-FPRC-à-Ndélé-photo-Al-JazeeraIMG_4066-300×169.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/la-base-du-FPRC-à-Ndélé-photo-Al-JazeeraIMG_4066-150×84.jpg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/la-base-du-FPRC-à-Ndélé-photo-Al-JazeeraIMG_4066.jpg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
La base du FPRC à Ndele. Photo Al Jazeera

 

 

Bangui, le 3 janvier 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

La presse internationale défile à N’Délé, à 650 km au nord-est de la capitale, pour adouber l’émir Nourredine Adam : après l’AFP, c’est au tour d’Al-Jazeera, la chaîne de télévision qatarie, de faire un reportage élogieux sur l’administration de la ville par Nourredine Adam et sa bande de criminels de guerre.

          Ce reportage scandaleux laisse entendre que N’Délé serait une ville paisible, contrairement à l’ensemble de la Centrafrique, grâce à la gestion de celui qui menace de marcher sur Bangui et qui vient de proférer des injures inacceptables à l’encontre du président de la République Touadera, démocratiquement élu.

          Al-Jazeera est connue pour ses reportages partisans sur les mouvements terroristes djihadistes. La chaîne qatarie est d’ailleurs interdite dans certains pays, notamment arabes.  Qu’elle fasse la propagande d’un chef terroriste séparatiste musulman, n’est pas surprenant. Elle apporte ainsi son soutien à un « califat » en gestation. Le titre du reportage : « CENTRAFRIQUE : quand le FPRC de Noureddine Adam crée un État parallèle à N’Délé » ne laisse aucun doute sur le but de ce panégyrique. 

          Que lAFP fasse linterview d’un terroriste prédateur qui occupe une des régions d’un pays souverain, sans rappeler qu’il fait l’objet d’une plainte de l’ONU pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, voilà qui interpelle. C’est comme si on allait interviewer Hitler pour qu’il se livre lui-même à son propre éloge ! C’est scandaleux et c’est condamnable.

           Le gouvernement centrafricain doit demander des explications au Qatar. Il ne s’agit pas d’interdire à un organe d’information de faire son travail. Toutefois, dans le cas du reportage sur NDélé, les réserves sont on ne peut plus légitimes. Al-Jazeera n’est pas sans savoir que la situation chaotique qui prévaut en Centrafrique est, en grande partie, corollaire des actions terroristes de Noureddine Adam. Au nom de la liberté d’expression, on risque de promouvoir le chef d’une organisation terroriste qui a les mains pleines du sang des Centrafricains.

 

LE GOUVERNEMENT AU PIED DU MUR

          Le pouvoir centrafricain mesure-t-il la gravité du défi séparatiste de N’Délé ? La réponse du Premier Ministre aux questions des députés, suite aux éructations arrogantes de Noureddine Adam, n’est vraiment pas à la hauteur de la menace lancée par le terroriste. 

          Aux interrogations des représentants du peuple, Simplice Sarandji a répondu : « la politique du président Touadera n’est pas de faire la guerre. Il a tendu la main à tous ceux des nôtres qui ont pris les armes et qui ont intégré différents groupes armés. Grâce à un travail de sensibilisation, beaucoup reviennent à la raison. »

          Il faut sortir de cette illusion de dialogue. Depuis trop longtemps, le président de la République tend la main aux séditieux sans obtenir de résultat. Après la naïve et regrettable nomination de membres de l’ex-Séléka comme ministres et conseillers, les rebelles ont répondu par des massacres de populations. Ils n’ont pas cessé de lancer des insultes au pouvoir légitime et de le narguer quotidiennement.

          On ne peut plus tenir ce langage pacifiste hors du temps pour tenter d’amadouer des criminels de guerre et des auteurs de crimes contre l’humanité. Le gouvernement doit passer à l’offensive. Rappelons que, pour négocier, il faut être deux. Or, au lieu de rejoindre la table des négociations, Nourredine Adam menace de « marcher sur Bangui » et insulte le président de la République.

          Vouloir la paix certes, mais pas à n’importe quel prix ! Les gesticulations agressives des rebelles dissimulent mal leurs craintes de tomber aux mains de la justice. Leur principale préoccupation : échapper aux poursuites. C’est pourquoi l’annonce de l’arrivée des FACAS nouvellement armées les terrorise. Ils savent que la fin de leur aventure sanglante approche. Ils se vautrent dans une rhétorique de menaces et de terreur, cachant mal la peur qui les étreint.

 

UNE SITUATION INTOLÉRABLE

          La première cible de la reconquête de la nation devrait être N’Délé. Cette ville aux mains du sanguinaire Nourredine Adam est un symbole de la déliquescence de l’État centrafricain. Ses hommes font les gendarmes pour le maintien de l’ordre. Un de ses séides se moque du maire, qui n’est pas respecté par ses administrés, un maire relégué dans un cagibi exigu et qui peine à trouver un stylo pour écrire et accomplir sa mission.

          Le Commandant Mohamed Sabon, une sorte de gouverneur, déclare en pavoisant à Al-Jazeera : « c’est nous qui avons l’oreille du peuple. Les gens, ici, ne respectent pas le maire. Nous, nous sommes organisés. N’Délé, c’est un modèle. Nous sécurisons la ville, les gens. Nous sommes une administration parallèle… » C’est donc une sorte de partition qui s’installe à N’Délé, au nez et à la barbe du pouvoir légitime.

           La France et la communauté internationale donnent l’impression de laisser faire. La responsabilité d’une grande part de la dislocation de la République Centrafricaine incombe largement à l’indifférence des puissances internationales. Surtout à l’apathie de la France qui est fortement soupçonnée par les Centrafricains d’avoir conclu des accords secrets avec les séditieux.

          Comment comprendre autrement la réduction des forces françaises qui laisse le champ libre à la férocité des bandes armées ? Les institutions internationales connaissent très bien l’incapacité de l’État centrafricain à protéger ses populations et à défendre son territoire. La France, qui est intervenue dix fois dans des coups d’état pour installer de dictateurs, chiens de garde de ses intérêts en Centrafrique, détourne aujourd’hui la tête et laisse les Centrafricains se massacrer et des mercenaires s’emparer du territoire. Pas un commentaire, pas une mise en garde, pas une condamnation des propos injurieux et antidémocratique de Nourredine Adam.

 

SORTIR DU CHAOS 

          Des dirigeants impuissants devant les envahisseurs. Des structures administratives démantibulées. Des institutions régaliennes à la renverse. Des populations aux abois. Un pays qui danse sur un fil tendu au-dessus d’un volcan en éruption.

          Malgré le chaos, il faut, à tout prix, chercher une réponse à la crise. Il faut arriver à rétablir la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale pour que les souffrances cessent. Pour y parvenir, il est indispensable d’envisager d’autres paradigmes. La piste d’une Conférence Internationale sur la République Centrafricaine devrait être creusée. Elle pourrait permettre de sommer les rebelles à rejoindre la table des négociations et d’imposer la paix par la force.

          Les Centrafricains n’en peuvent plus. La tentation de l’autodéfense est grande. Mais ils attendent encore, impatients, la lumière qui surgira de l’horizon pour éclairer leur Nation.

 

                 « Grave est la nuit. Mais l’homme a disposé ses signes fraternels. La lumière vint malgré les poignards. »  (Jean Picart le Doux)

                                                                                                                                                                                  JOSEPH AKOUISSONNE

(03 décembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : affrontements violents entre deux factions Anti-Balaka à Bangassou.

0

Centrafrique : affrontements violents entre deux factions Anti-Balaka à Bangassou.

 

 

Centrafrique.com/18227-2/antibalaka-centrafrique-img_4043/” rel=”attachment wp-att-18228 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
les combattants Anti-balaka. ©autremédia.

 

 

Bangui, le 2 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis quelques jours, les affrontements sanglants inter-anti-balaka ont repris dans la ville de Bangassou et sa région. En cause, le règlement de compte entre deux frères d’armes Anti-balaka à Béma, un village proche de Bangassou, ayant abouti à l’assassinat de l’un des deux. Par représailles, les deux factions Anti-balaka se sont mises à s’entretuer jusqu’à Bangassou.

 

Située dans le sud-est de la République centrafricaine, la ville de Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou, a connu un semblant d’accalmie depuis le déploiement des forces spéciales portugaises de la Minusca il y a environ dix jours. Hors-mis la récente sortie musclée d’un groupe des déplacés musulmans armés dans le camp de l’église catholique qui ont tiré, sans distinction, dans les quartiers environnants du camp, la ville semble retrouver un semblant de la normalité.

Entre-temps à Béma, une commune proche de la ville de Bangassou, ce sont les règlements de comptes armés, sous fond de partage disproportionné des butins de braquages, qui s’érigent en calvaire quotidien de la population. Le dernier règlement en date, est l’égorgement de Désiré, un conseiller tactique des Anti-balaka ce vendredi 29 décembre 2017.

Le présumé assassin a pris la fuite pour Bangassou, ce qui n’a pas plu à ses compagnons d’armes de Béma qui ont décidé d’user leur droit de poursuite jusqu’à Bangassou en vue de venger de l’assassinat de leur conseiller Désiré. Cette nouvelle a mi la ville de Bangassou sous tension et a poussé un autre groupe rival des miliciens à neutraliser mortellement un chef Anti-balaka surnommé « le général Nganda », ancien coupeur de route, dit anti-zaraguinaen sango, et reconverti en chef Anti-balaka à Bangassou

Le bilan mortel, depuis la veille de Nouvel An à Bangassou, fait état de plus de 7 morts dans les différentes opérations de représailles effectuées par les différentes factions rivales des Anti-Balaka.

Les forces de Défense et de Sécurité déployées dans la ville sont intervenues pour calmer les esprits et les tensions, mais la situation reste toujours tendue dans la ville.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : débandade générale à Paoua, la ville se vide de sa population actuellement.

0

Centrafrique : débandade générale à Paoua, la ville se vide de sa population actuellement.

 

 

Centrafrique.com/18219-2/convoi-des-ex-combattant-de-la-seleka-2/” rel=”attachment wp-att-18220 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Image d’illustration des combattants de la Séléka. ©autremédia.

 

Bangui, le 1er janvier 2018.

Par : Anselme Mbata,CNC.

 

Depuis cet après-midi vers 13h locale, les habitants de Paoua centre se sont mis à courir à tous les sens à leurs tours et la ville se vide rapidement. En cause, l’assassinat de trois personnes de confession musulmane aujourd’hui à Paoua par les rebelles de la Révolution et justice qui a poussé les combattants du MNLRC, en conflit avec la RJ, à rentrer en force à Paoua pour se venger.

 

Selon une source sécuritaire locale contactée par CNC à l’instant, les combattants rebelles armés du Mouvement national pour la Libération de la République centrafricaine (MNLRC) dirigé par l’autoproclamé général Ahmat Bahar stationné à Pougole viennent de se retirer de Paoua centre en attendant l’arrivée de leur renfort qui doit arriver des villages environnants.

Selon le témoignage d’un habitant de Paoua que nous avons contacté, les faits se sont déroulés très rapidement cet après-midi lors que les combattants de la RJ, par souci de vengeance après l’assassinat de l’un de leur par les MNLRC à Bétoko, ont assassiné trois sujets musulmans, dont un notable très respecté par tout le monde et qui intervient régulièrement dans des conflits locaux pour départager pacifiquement les belligérants. Son assassinat n’a pas été du tout apprécié par la population de toute confession de Paoua et le MNLRC, ex-faction du MPC, en a profité pour déployer ses hommes stationnés à Pougole dans le centre-ville de Paoua pour, soi-disant, protéger les musulmans.

Dans le souci de se protéger, les musulmans locaux se sont arrangés cet après-midi pour quitter la ville de Paoua, ce qui n’a pas plu à la population civile qui manifeste en ce moment leur mécontentement. Les négociations, menées par la Minusca et les autorités de la ville, sont en cours avec les notables de la confession musulmane pour le dénouement de la situation dans le calme.

Par contre du côté des combattants de la Révolution et Justice qui ont fait appel aux anti-Balaka de Bozoum, ils sont actuellement en route vers Béboura, une localité proche de Paoua, pour affronter les combattants du MNLRC encore dans le coin.

Rappelons que le MNLRC et RJ se sont coalisés depuis plus de deux ans avant de s’affronter le mardi dernier à Bétoko suite à l’assassinat d’un chef de la RJ par les MNLRC.La suite, tout le monde connait, les combats se sont signalés partout autour de Paoua entre les RJ et les MNLRC.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Kaga-Bandoro, la fête dans le sang.

0

Centrafrique : Kaga-Bandoro, la fête dans le sang.

 

 

Centrafrique.com/18215-2/rebelle-seleka-apa-photoimg_4075/” rel=”attachment wp-att-18216 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les combattants rebelles de la Séléka. ©APA

 

 

Bandoro, le 1er janvier 2018.

Par : Fermine Kanzo, CNC.

 

Depuis ce matin à Kaga-Bandoro, la tension est remontée de plusieurs crans après la mort très tôt ce matin vers 3h du matin à l’hôpital d’un combattant du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par l’autoproclamé général Al-Khatim.

 

D’après plusieurs sources recoupées sur place, c’est aux alentours de 16h – 17h d’hier 31 décembre qu’un combattant rebelle du MPC a été sauvagement tabassé et laisser pour mort aux abords du camp des déplacés de la ville. L’homme était transporté d’urgence à l’hôpital, malheureusement son décès a été constaté ce matin vers 3h du matin en dépit des efforts du personnel médical pour lui sauver la vie.

En voyant leurs collègues ce matin à la morgue, les autres combattants du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) ont promis de se venger après son enterrement aujourd’hui.

Entre temps avant leur départ pour le cimetière vers 9h ce matin, ils ont procédé au rapt de deux personnes qui n’ont pas encore donné un signe de vie. Du coup à l’hôpital, le personnel redoute sérieusement des actes de représailles et tout le monde semble être tétanisé. Dans la ville, chacun tente de se protéger en l’imitant la sortie dans les rues, ce qui fait de Kaga-Bandoro la ville morte en ce jour du Nouvel An où tout le monde ailleurs célèbre cette journée dans la joie et la tranquillité.

En attendant dans la ville, ce sont les soldats de la Minusca qui patrouillent pour rassurer la population civile.

 

Copyright2018CNC.

MESSAGE DE VŒUX DU PRÉSIDENT DE LA COALITION SIRIRI MOUSTAPHA MAHAMAT SABOUNE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

0

MESSAGE DE VŒUX DU PRÉSIDENT DE LA COALITION SIRIRI MOUSTAPHA MAHAMAT SABOUNE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

 

Centrafrique.com/18211-2/mahamat-saboun-de-la-coalition-siriri/” rel=”attachment wp-att-18212 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Mahamat Saboun de la coalition Siriri.

 

 

 

Mesdames et Messieurs mes Chers concitoyens, nous centrafricains, nous n’avons rien à célébrer sauf d’être des survivants des hécatombes que nous avons connues depuis longtemps. Tout ce que nous pouvons nous souhaiter les uns les autres, à l’occasion du nouvel an 2018, c’est le bonheur au choix, la santé pour tous et une vie heureuse pleine de béatitudes que nous nous donnerons à nous-mêmes et aux autres dans la Paix (SIRIRI).

Nous Centrafricains, est-ce que nous ne pouvons pas envisager une solution ultime, authentiquement centrafricaine, pour sauver notre pays, puisque depuis plusieurs années, nous avons presque tout essayé?

Ne devrions-nous pas engager en tant que peuple et exiger un nouveau Leadership visionnaire suffisamment outillé pour savoir, fort pour agir et sûr pour diriger l’État centrafricain?

Appliquons la leçon de notre Père Fondateur de la Nation, BARTHÉLÉMY BOGANDA, qui nous appris que la valeur d’un peuple se mesure à l’intensité de l’effort dont il est capable.

La COALITION SIRIRI lance un vibrant appel et un cri de ralliement à l’intensification de l’effort et de la mobilisation au peuple Centrafricain pour relever le défi qui consiste à réaliser d’urgence, le rêve centrafricain, dès l’aurore de cette nouvelle année 2018, année de tous les espoirs :

  1. Éradiquer l’insécurité généralisée sur tout le territoire national, d’autant plus que le Président TOUADERA et son gouvernement sont incapables notamment d’assurer la sécurité de la population et de ses biens.
  2. Mettre fin à la prolifération des groupuscules militarisés, désordonnés, incontrôlables et qui ne cessent d’harceler et de terroriser la population paisible, partout et à tout moment.
  3. S’assurer qu’en République Centrafricaine, sur les plans politique, économique et social, avec la COALITION SIRIRI, nous éviterons, les gaffes, les dégâts et surtout le laxisme dans les administrations passées et actuelle, le peuple soit en mode de progression et refuser la stagnation et la régression.
  4. Combattre la propagation d’un sentiment malsain de haine sur la base des considérations confessionnelles, régionalistes; ce qui risque de compromettre dangereusement l’unité nationale et provoquer l’éclatement du pays.
  5.  
  6. Apporter une solution adéquate pour régler définitivement la question de Désarmement, de Démobilisation, de Réintégration et de Rapatriement (DDRR).
  7. Travailler sans relâche pour que le peuple Centrafricain devienne maître de son destin, en apportant des solutions à ses problèmes fondamentaux, notamment, la restauration de la Paix, de la Justice, de la Sécurité, le Développement d’un système adéquat et efficace d’Éducation nationale qui permettront l’avènement de la prospérité pour un Centrafrique meilleur que nous léguerons à la génération montante.

La COALITION SIRIRI est une émanation du peuple centrafricain qui refuse la défaite et qui est déterminée à faire de la République Centrafricaine un pays prospère, paisible qui a toute sa place dans le concert des nations.

Bonne année 2018 et bonne santé à tous!

 

Fait au Canada, le 1er janvier 2018

 

Président de la Coalition SIRIRI

Moustapha Mahamat Saboune

-30-

Centrafrique : Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, adresse ses vœux de 2018 au peuple Centrafricain.

0

     Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, adresse ses vœux de 2018 au peuple Centrafricain.

 

 

Centrafrique.com/18205-2/luther-gondje-pour-articles-bon-img_4120/” rel=”attachment wp-att-18206 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Luther Gondjé

 

 

Chers compatriotes depuis toute une décennie, sans discontinuité le peuple centrafricain est confronté de manière récurrente à une politique de haute trahison, de division, de népotisme, de l’impunité, de clientélisme, de corruption, d’exclusion, de vol en bande organisé, de pilotage à vue, de manque d’éducation, de chômage cruel sans interruption, et d’absence des soins appropriés, ce qui prouvent rationnellement que l’ensemble des points cités ci-dessus font partis effectivement du corpus des maux qui ravagent de manière permanente l’étendue du territoire Centrafricain. 

Il y a un moment dans l’histoire de chaque pays, ou le peuple souverain doit absolument contraindre, les tributaires du pouvoir public, soit de rendre la clé des institutions de la République ou de changer radicalement leur vision belliqueuse de gouvernance”.

Oui le constat est alarmant et le tableau de gouvernance est également défiguré. Oui la philosophie de la descente aux enfers de notre pays n’est plus une fiction à ce jour, cependant, force est de constater que certains de nos compatriotes continuent d’entretenir stratégiquement la misère du peuple centrafricain étant comme leur source d’enrichissement. Non seulement, la République centrafricaine regorge de plusieurs compétences pour pallier à ce problème, mais aussi elle dispose des richesses à son actif. Par contre, une catégorie de personnes ont décidé délibérément de prendre le peuplesouverain en otage.

Face à ce manque total de vision qui présente des conséquences incendiaires sur la courbe de notre histoire, la République nous fait appel de pouvoir prendre des engagements avec fermeté en vue de transformer la souffrance du peuple centrafricain à une politique véritablement agissante.

Certainement, c’est avec certitude que l’accomplissement de ce processus ne peut se concevoir que sur le plan opérationnel reliant le courage, l’audace et surtout la conviction. Par ailleurs, les larmes du peuple centrafricain doivent absolument cesser de couler, le sang des compatriotes doit cesser de couler, le peuple doit retrouver sa dignité pour lui permettre de vivre paisiblement.

Pour conclure le souhait de mes vœux, je martèle ce qui suit : “l’histoire positive d’un pays peut s’écrire, si l’Homme lui-même décide d’écrire la page de l’histoireet hommage à nos martyrs”.

Que l’année 2018, soit une année d’une nouvelle vision, placée sous le signe de santé, de justice, de paix, de prospérité, de cohésion sociale et de travail.

 Bonne et heureuse année 2018 à tous et toutes.

 

Vive le peuple Centrafricain !

Fait à Toulouse, le 31 décembre 2017

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

CENTRAFRIQUE LA GUERRE DE L’EAU

0

CENTRAFRIQUE  LA GUERRE DE LEAU 

 

 

Centrafrique.com/18201-2/lac-tchad-123/” rel=”attachment wp-att-18202 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Lac Tchad

 

 

 

Bangui, le 31 décembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE  M’BOMOU ET LE LAC TCHAD

      

On n’évoque jamais – ou rarement – la problématique de l’eau dans le désastre centrafricain. Pour être convaincu de son importance capitale, il suffit de considérer ce qu’est devenu le lac Tchad.

          Hier majestueux, aujourd’hui squelettique et boueux. Or, il s’agit d’une réserve d’eau vitale, pour le Tchad d’abord, mais aussi pour un certain nombre de pays sahéliens. C’est un facteur indéniable de développement. L’assèchement du lac serait un énorme handicap pour tous ses riverains. Les agriculteurs seraient pénalisés au premier chef, les cultures ne seraient plus suffisamment irriguées et tout le système hydraulique du Tchad en pâtirait.

          On a évoqué, à une certaine époque, une dérivation des eaux de l’Oubangui pour alimenter le lac Tchad.  Mais on a rapidement compris que des pays comme le Soudan et la République démocratique du Congo, qui dépendent aussi des eaux de l’Oubangui, n’accepteraient jamais que l’on prélève les eaux du fleuve, au risque de restreindre le débit du Congo dont il est l’affluent majeur.

          Des conflits à propos du contrôle de l’eau risquent donc de surgir dans la sous-région si on ne trouve pas rapidement des solutions. On comprend mieux, maintenant, l’acharnement du Nigérien Ali Darassa et de sa bande, à proclamer une République autonome pour livrer l’Oubangui à son propre pays, le Niger, et au Tchad qui le financent.

         La menace est extrêmement grave. Ce ne sont pas seulement les mines qui intéressent les prédateurs, ce sont aussi les eaux de la Centrafrique. Le pays devra-t-il se préparer à une guerre de l’eau ?

          Déjà aujourd’hui, des Tchadiens possesseurs de puits s’enrichissent en vendant de l’eau aux bergers peuhls qui font transhumer leurs troupeaux. L’énorme problème des pâturages alimente aussi les affrontements entre Peuhls et paysans sédentaires de la RCA, que le terroriste Nigérien Darassa ne cesse d’attiser dans les provinces qu’il occupe : il réquisitionne les champs appartenant à des Centrafricains pour les louer aux bergers peuhls comme pâturages. Mais, étant donné que les Antibalakas défendent les autochtones, les conflits se multiplient, à Bambari, à Bangassou, à Ippy et ailleurs

 

L’OUBANGUI, FLEUVE DE TOUTES LES CONVOITISES

          Dans le drame centrafricain, l’eau a donc sa part. On saisit mieux d’où vient l’acharnement d’Idriss Deby Itno, président du Tchad, à contrôler la République Centrafricaine. Aux multiples problèmes qui l’assaillent dans son pays, il doit ajouter cette difficulté majeure : trouver le moyen d’endiguer l’assèchement du lac et, pour cela, utiliser les ressources de la Centrafrique.

         Une autre solution consisterait à planter des milliers d’arbres tout autour pour favoriser les pluies. Peut-être est-ce l’une de celles qu’il adoptera.

          Mais il faut faire vite, le temps presse, car beaucoup de pays de la sous-région sont tributaires des eaux de l’Oubangui – le bassin du Congo en premier lieu.

          Ces convoitises autour du projet de déviation des eaux de l’Oubangui s’aiguisent dans l’ombre des chancelleries. Les autorités centrafricaines devraient impérativement les prendre en compte comme facteurs aggravants du chaos.

          Quand la stabilité et la paix (SIRIRI) reviendront, le problème des eaux du lac Tchad persisteront. Il appartiendra à tous les États de l’Afrique Centrale de se concerter pour trouver des solutions pacifiques, sous peine d’aboutir à des conflits meurtriers inutiles. Le drame centrafricain est une calamité qui peut s’étendre à tout le centre de l’Afrique si l’on n’y prend garde.

          C’est pourquoi  – nous nous devons d’y insister – le refus arrogant qu’oppose l’ex-Séléka à la main tendue du président Touadera pour un dialogue dans le cadre du DDDR est une aberration. Il faut que, dorénavant, tous les efforts tendent vers le retour de la paix et de la réconciliation.

          Si on n’y parvient pas par la négociation, il faudra l’imposer par la force.

                                                                 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

Centrafrique : Mahamat Al Khatim, le leader du MPC ordonne l’immobilisation des convois à Kaga-bandoro.

0

Centrafrique : Mahamat Al Khatim, le leader du MPC ordonne l’immobilisation des convois à Kaga-bandoro.

 

 

Centrafrique.com/17888-2/51a8056d-79c9-42a3-8140-5dac7c69ff4e/” rel=”attachment wp-att-17889 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Mahamat Al Khatim du MPC entouré de ses gardes du corps.

 

 

Bangui, le 31 décembre 2017.

Par : Fermine KANZO, CNC.

 

Après avoir reçu du renfort en homme venu du Kabo au nord-ouest de la RCA, le Général de la Séléka Mahamat Al Khatim, chef de la faction MPC, vient d’ordonner l’immobilisation de tous les convois venus de Bangui et qui se trouvent en ce moment à Kaga-bandoro.

 

Le vendredi 29 décembre dernier dans la journée,  les habitants de Bandoro ont été surpris par l’arrivée massive des hommes lourdement armés dans des pick-up BG75 et des Hilux et qui n’ont pas cessé de tirés en l’air avec leurs armes toute la journée, d’autres ont d’ailleurs continué jusqu’à ce samedi 30 décembre à faire des sommations.

Décrits comme des barbus, ces combattants ont expliqué à notre correspondant sur place qu’ils sont en route pour Ndélé. Pourquoi Ndélé ?

Par ailleurs, les convois qui sont venus de Bangui, une cinquantaine des camions, ont été immobilisés sur ordre de Mahamat Al Khatim qui, contre toute attente, n’a pas voulu que ces véhicules rentrent à Bangui. Pourquoi ?

D’après une source sécuritaire des Nations-Unies, des nombreux mouvements des rebelles de ce dernier temps sont dus à l’annonce du déploiement prochain sur le terrain des soldats Faca début 2018 en appui aux soldats de la Minusca. C’est une nouvelle qu’ils ne veulent surtout pas entendre pour l’heure, et ils veulent à tout prix créer du désordre pour faire emballer les choses.

À Bangui, les autorités du pays n’ont pas réagi à ces événements pour l’heure.

Kaga-bandoro, F. KANZO pour CNC.

 

Copyright2017CNC.

Alerte Info Centrafrique : le Chef d’État-Major le Général Ludovic Ngaïfei vient d’être limogé de son poste par le Président Touadera.

0

Alerte Info Centrafrique : le Chef d’État-Major le Général Ludovic Ngaïfei vient d’être limogé de son poste par le Président Touadera.

 

 

Les FACA. ©autremédia.

 

 

Bangui, le 30 décembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

La nouvelle vient d’être annoncée cet après-midi par l’État-major des armées dirigé jusqu’ici par le Général Lidovic Ngaïfei qui vient d’être limogé par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Nommé il y’a un peu plus d’un an par le Président Touadera, le Général Ludovic Ngaïféi avait secondé le chef d’état-major à l’époque du Président François Bozizé qui l’a qualifié de trop timide.

Avec sa dernière nomination par le Président Touadera, il n’a pas manqué de commettre des gaffes qui pourraient lui coûter cher. Désormais choses faites.

Remplacé par le Colonel Ngrepet, un voisin du Président Touadera au quartier Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Malheureusement pour le pays, la décision de nomination de ce colonel ne fait que rabaisser cette Institution. En nommant un colonel à ce poste pour la première fois, le président Touadéra enterre cette institution. Ce qui est dur pour des nombreux généraux qui seront désormais commandés par un officier subalterne.

 

Pourquoi Touadera limoge-t-il son Chef d’État-major ?

 

D’après nos sources proches du Président Touadera, celui-ci n’a pas apprécié la proximité de son Chef d’État-major Ngaïfei avec la famille Bozizé qu’il garde toujours un lien indéfectible. En plus, le geste financier fait hier par le Général Ngaïfêi aux éléments qui le gardent à domicile pour leur permettre de bien fêter le réveillon n’a pas plu au Chef de l’État qui qualifie ce geste d’achat de conscience en vue de préparer un coup d’État, alors que lui-même Touadera n’a pas fait ce geste.

Pour l’heure, aucun mouvement de contestation n’est signalé au sein des soldats Faca d’autant plus que le Général Ngaïfêi est très impopulaire parmi ses hommes.

©2017CNC.

 

Centrafrique : à l’intérieur de la guerre brutale qui déchire la ville d’ALINDAO.

0

Centrafrique : à l’intérieur de la guerre brutale qui déchire la ville d’ALINDAO.

 

Centrafrique.com/centrafrique-a-linterieur-de-la-guerre-brutale-qui-dechire-la-ville-dalindao/combattants-upc-dans-un-camp-alindao-img_3971/” rel=”attachment wp-att-18182 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
combattants UPC dans l’une de leurs voitures proche de leur quartier général du centre-ville d’Alindao. Adrienne Surprenant pour Vice-News.

 

 

Bangui, le 30 décembre 2017.

Par : CNC.

 

Solange a plaidé avec son mari Bruno, pour courir alors qu’elle entendait des cris et sentait les maisons des voisins brûler.  Mais il a décidé d’enfermer la famille dans la maison alors que des coups de feu s’approchaient dangereusement d’eux. Les assaillants étaient des combattants de l’UPC d’Ali Darrassa, une faction  rebelle armée de l’ex-coalition de la Séléka. Ils allaient de maison en maison, à la recherche de membres des «anti-balaka», le terme utilisé pour désigner leurs ennemis, les miliciens d’autodéfense.

Bruno a insisté sur le fait qu’il était un volontaire avec la Croix-Rouge locale, pas un combattant. Mais les hommes l’ont tué de toute façon, devant sa femme et ses enfants. “Ils ont tiré sur lui, l’ont tué, et l’ont jeté dans une fosse, avec ses vêtements de la Croix-Rouge”, a déclaré Solange YangaKotto, une mère de sept enfants âgée d’environ  35 ans, détaillant les événements du 9 mai.

les combattants ont organisé des raids de quartier, apparemment en réponse à la présence de combattants anti-balaka à proximité. Les rumeurs selon lesquelles les groupes anti-balaka étaient en train de se réformer pour reprendre la ville  d’Alindao, quelques mois après que l’UPC avait revendiqué la ville comme leur nouvelle base. Comme beaucoup à Alindao, Solange vit dans un camp de fortune pour les déplacés internes, se demandant d’où viendra le prochain repas de sa famille et faisant de son mieux pour les garder hors de portée des milices en guerre qui ont envahi sa ville.

 

 

Solange avec un de ses enfants dans la hutte de fortune qu’ils partagent dans le camp de déplacés de l’église catholique à l’extérieur d’Alindao, en République centrafricaine. Adrienne Surprenant pour Vice News

 

 

La ville rurale autrefois endormie dans l’est de la République centrafricaine a réussi à échapper aux combats interreligieux qui ont plongé une grande partie du pays dans le chaos de 2013 à 2015, mais elle est devenue le centre d’une nouvelle vague de violence caractérisant un conflit qui défie les distinctions habituelles de la guerre civile. Selon les analystes, la crise d’aujourd’hui ne peut pas simplement être reliée aux tensions persistantes entre musulmans et chrétiens. Au lieu de cela, des groupes armés individuels agissant dans leur propre intérêt et sans allégeance définissent de plus en plus les champs de bataille. “La violence est beaucoup plus basée sur les groupes armés qui contrôlent les routes commerciales et les ressources.” ”

Plus de 50% du pays est contrôlé par des groupes armés qui ne se sentent pas responsables des abus qu’ils continuent à commettre”, a déclaré Lewis Mudge, chercheur principal à Human Rights.  Aujourd’hui, “la violence est beaucoup plus basée sur les groupes armés qui contrôlent les routes commerciales et les ressources”, a-t-il ajouté.

Plus d’un demi-million de Centrafricains ont été déplacés à l’intérieur du pays et, au cours des six derniers mois, plus de 60 000 nouveaux réfugiés ont fui  et traverser le le fleuve qui sépare la RCA et la République démocratique du Congo.

La force de maintien de la paix en République centrafricaine a réussi à stabiliser la capitale, Bangui, après plusieurs années de combats sectaires, mais avec des initiatives de désarmement menées par le gouvernement, d’anciens groupes armés prennent le contrôle de vastes territoires et tuent des centaines de personnes. À travers le pays dans le nord-ouest et le sud-est, en particulier, où des ressources précieuses existent.

 

 

combattants UPC dans l’une de leurs voitures proche de leur quartier général du centre-ville d’Alindao. Adrienne Surprenant pour Vice-News.

 

Les factions des groupes ex-Seleka, comme l’UPC, et les anti-balaka ont pour la plupart abandonné leurs raisons idéologiques de se battre et les anciens ennemis forment maintenant des alliances inattendues pour protéger leurs ressources. Ils se disputent le contrôle des principales routes d’accès et des ressources des mines de diamants et d’or. À Alindao, l’UPC contrôle la route principale menant à une mine de diamants artisanale située à proximité. Les barrages routiers mis en place par l’UPC et les groupes armés rivaux ont rendu la ville et les villages voisins presque totalement inaccessibles aux agences d’aide internationales et laissent les PDI dans l’impossibilité de vivre et de travailler.

Les anciens combattants reprennent les armes, répondant aux nouvelles menaces et au vide laissé par le gouvernement. Jean-Claude, un ancien combattant anti-balaka qui a suivi un programme de désarmement en 2015, vivait à Alindao en tant que fermier jusqu’à récemment. Il a déclaré à VICE News qu’il était obligé de se réarmer lorsque l’UPC a commencé ses attaques. “Le gouvernement de notre pays nous a laissé tomber”, a déclaré Jean-Claude. “Nous sommes tombés dans une totale insécurité, nous n’avons pas de forces armées ou de forces armées pour nous défendre, que devons-nous faire pour nous défendre?” Alors que les attaques balaient la campagne, les civils sont de plus en plus vulnérables, pris dans les combats et exposés par le manque de forces nationales et d’institutions étatiques en dehors de la capitale.

Josué Bacaha Nguerendji, un pasteur de 43 ans et récemment arrivé dans un petit camp de déplacés à l’église protestante, dit que sa famille fait face à un choix sinistre: rester indéfiniment dans le camp ou risquer d’être tué en essayant de rentrer chez lui. «Vivre dans le camp est une prison, nous ne pouvons pas circuler librement, nous ne pouvons pas aller où nous voulons, je voudrais que mon village soit libre pour que nous puissions bouger et faire notre travail normalement. allez dans les fermes dans la crainte de rencontrer un mauvais groupe qui peut vous faire du mal », a-t-il dit.

 

Le camp entourant l’église protestante accueille environ 3100 personnes. Les refuges des personnes déplacées sont construits entre les maisons du quartier. Adrienne Surprenant pour Vice News

 

 

Ses craintes sont justifiées. Son petit-fils de 9 ans, Dondedieu («Given by God»), est retourné dans son village en septembre avec ses deux frères aînés pour récupérer des affaires qu’ils avaient laissées lorsqu’ils ont fui. Alors qu’ils traversaient un champ en direction d’Alindao, ils ont été pris en embuscade et abattus par des combattants de l’UPC, selon son grand-père. Ses frères aînés sont morts instantanément. Dondedieu a subi trois blessures par balles et a perdu son bras. Il est toujours soigné dans le seul hôpital de la ville. Josue ne sait pas si ou quand il va quitter le camp, mais il attend néanmoins des nouvelles de calme dans les villages. En novembre, il y avait des raisons d’espérer que le calme reviendrait, après la nouvelle d’un accord de paix entre deux groupes de l’ex-Seleka et le chef des anciennes milices anti-balaka. Mais dans la première semaine de décembre, l’affaire s’est terminée dans une explosion de combats meurtriers à Ippy, une ville au carrefour des routes principales et des mines d’or.

Selon Mudge de HRW, l’accent mis sur les accords de paix et le désarmement a jusqu’ici été inefficace. quel devrait être l’objectif central du gouvernement et de la Minusca (la force de maintien de la paix de l’ONU en RCA): la protection de base des civils.

“Les civils sont épuisés. [Et] les principaux moyens d’arrêter les tueries, n’et pas seulement de les déplacer de A à B.  La MINUSCA doit protéger les civils, et deuxièmement, les dirigeants des groupes armés doivent savoir qu’ils seront tenus responsables de leurs actes.

Josue est d’accord. “Ce sont les civils qui souffrent, comme des brins d’herbe pris entre deux combats”, a-t-il dit. «Ils doivent déposer leurs armes, je n’ai rien d’autre à dire.

 

Extrait du réportage de , Julia Steers qui est une journaliste et productrice d’Afrique de l’Est qui couvre la politique et les droits de l’homme et a été soutenue par la Fondation internationale des femmes pour les médias.

 

 

CENTRAFRIQUE : LA FIN DE L’ANNÉE, LE MOMENT DU BILAN ET DES RÉSOLUTIONS.

0

CENTRAFRIQUE : LA FIN DE LANNÉE, LE MOMENT DU BILAN ET DES RÉSOLUTIONS.                                                                                                                                       

 

 

Centrafrique.com/17818-2/bernard-selemby-doudou-500×460/” rel=”attachment wp-att-17819 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 30 décembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

À l’instar des entreprises commerciales, la fin de l’année est le moment idéal, propice pour faire l’inventaire et de façon pragmatique le bilan de l’exercice au cours de l’année civile.

 

Le bilan annuel est ainsi un processus comptable décrivant et évaluant de façon exhaustive les actions et programmes déjà bouclés et en cours. L’intérêt du bilan annuel est d’évaluer les réalisations, de tirer les conclusions afin de définir de nouvelles orientations.

Dans la sphère politique, le bilan des activités annuelles qui complète les différents bilans à mi-parcours correspond généralement à un tableau synoptique où les grands thèmes politiques sont représentés par des voyants. Les voyants rouges attirent l’attention et exigent le renforcement des capacités, les voyants jaunes réclament des ajustements tandis que les voyants verts représentent des objectifs atteints.

Il est ainsi important de rappeler que les nouvelles autorités ont notoirement hérité d’un pays agonisant. Les défis à relever par le gouvernement sont énormes et surtout dans un contexte sécuritaire difficile. On peut citer entre autres le redressement d’une économie sous perfusion, le retour de la paix et sécurité malgré la présence lourdement armée des douze mille casques bleus de l’ONU, la restauration de l’autorité de l’Etat, la réconciliation nationale et le vivre ensemble, le sort des réfugiés et déplacés…

La réussite des politiques publiques ne peut être certaine qu’à la condition sine qua non que cet exercice soit menés par des experts objectifs, neutres et exempts de toutes masturbations politiques. En d’autres termes, la malhonnêteté politique et l’autosatisfaction conduisent systématiquement à un résultat biaisé et inévitablement contesté.

Préoccupé par les festivités de Noël et du nouvel an, le citoyen lambda, un habitué de questions sensibles ne cesse de s’agiter, de s’interroger sur les politiques publiques du gouvernement : Le programme des nouvelles autorités respecte t-il le cahier de charges et le chronogramme ? Les objectifs définis par le projet de société sont-ils atteints ? Quels sont les améliorations, les avancées et les reculs ? Le bilan à l’approche du mi-mandat est-il satisfaisant ? La paix et la sécurité qui demeurent les priorités de la population connaissent-elles un début de changement ? Quelles sont les réformes politiques, économiques, structurelles et institutionnelles engagées ou en cours de réalisation ? Qu’en est-il de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ? La restauration de l’autorité de l’Etat se limite t-elle seulement à l’installation des préfets ? Que reste t-il de la célèbre anaphore de « rupture » proclamée en grande pompe lors de la prestation de serment ? Les promesses de campagne électorale connaissent-elles déjà un début du commencement ? Qu’en est-il de l’indépendance de la justice ? Du respect du sacré principe de séparation de pouvoir ? Qu’en est-il du respect des droits de l’homme consacrés par le préambule de la constitution du 30 mars 2016 ? Qu’en est-il de la lutte contre la corruption et surtout de l’impunité ? Le pouvoir de Bangui croit-il encore au programme DDRR ? Les nouvelles autorités continueront-elles de gérer le pays sans s’appuyer sur un parti politique ? Sinon, à quand le nouveau parti politique du President de la République ?

Nous vous rappelons au passage que le President de la République est et demeure toujours le deuxième vice président du KNK dès lors qu’il n’a pas encore officiellement démissionné. Nous faisons l’économie des autres grands thèmes de politiques publiques y compris le chômage, l’éducation, la santé sur l’ensemble du territoire national car ils sont tributaires de la paix et de la sécurité.

Fort de ce qui précède et nonobstant les efforts consentis par les nouvelles autorités, nous pouvons affirmer avec réserve que le bilan annuel de l’exercice n’est ni contrasté, ni mitigé mais inférieur ou égal à la dérivée d’une fonction constante. Ce cuisant échec se fonde sur le volet sécuritaire car la situation s’est empirée comparativement à l’époque de la transition. Ce sévère constat n’occulte pas certaines avancées enregistrées mais lorsque ces avancées ne répondent pas aux aspirations primaires du peuple que sont la sécurité, la reconquête des territoires occupés etc…elles ne peuvent être visibles. Pour finir et en guise de contributions, de résolutions, nous proposons au détenteur du pouvoir de Bangui de tendre la main à l’opposition démocratique et la société civile en troquant son premier ministre contre une personnalité consensuelle qui mettra en place un gouvernement resserré, restreint avec des cahiers de charges conçus dans l’intérêt général. Mais attention, ne le dites a personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 30 décembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                          Tel : 0666830062.

Centrafrique : quand le FPRC de Noureddine Adam se crée un État parallèle à Ndélé.

0

Centrafrique : quand le FPRC de Noureddine Adam se crée un État parallèle à Ndélé.

 

Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-fprc-de-noureddine-adam-cree-un-etat-parallele-a-ndele/la-base-du-fprc-a-ndele-photo-al-jazeeraimg_4066/” rel=”attachment wp-att-18172 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
La base du FPRC à Ndele. Photo Al Jazeera

 

 

Bangui, le 29 décembre 2017.

Par : CNC, avec Al Jazeera.

 

Dieu-beni Celestin Tebefra est assis seul dans son étroit bureau, Il est le maire de la ville,  le seul représentant du gouvernement central dans cette ville stratégique du nord, mais sa boîte à outils administrative est vide   et même trouver un stylo devient un parcours du combattant pour lui  : « Je n’ai pas de gendarmes ni de policiers. Si je prends une décision, qui va la faire respecter? » demande Tebefra avec un haussement d’épaules en rajoutant : « Il n’y a pas de juges, pas de magistrats ici”.

C’est parce qu’un groupe armé a occupé le poste de police le long de la route, mettant en place un état parallèle qui gère cette ville. Alors qu’une grande partie de la République centrafricaine est engloutie par l’escalade de la violence entre les factions armées, la présence rebelle à Ndélé a déclenché un calme inhabituel.

Pour cela, le commandant des rebelles du FPRC, Mohammed Saboun,  à lunettes à l’intérieur du poste de police s’effondre a une explication simple :

C’est nous qui avons l’oreille du peuple Les gens ici ne respectent pas le maire”. “Nous sommes organisés ici”, dit Mohammad Saboun avec un large sourire. “Ndele, c’est un modèle, c’est nous qui sécurisons la ville, les gens.” L’autorité armée de Ndele, un groupe rebelle appelé Front populaire pour la renaissance de la République centrafricaine (FPRC), assure la stabilité et quelque chose comme les services de l’État. Il y a des policiers, des gendarmes, une prison et une aile militaire avec une base. Amendes et sommations sont émises, taxes et droits perçus. Il y a même une division de l’eau et  forêt.

 

Saboun commence sa matinée avec une mise à jour sur les événements du jour au lendemain des incidents de sécurité, des arrestations, des différends. Puis il se met au travail, en écrivant des notes détaillées sur les événements de la ville pour ses rapports mensuels. L’arrivée de tous les nouveaux venus, y compris les journalistes étrangers, entre dans ses journaux. Saboun a dit qu’il y avait environ 18 gendarmes sous son autorité, leur rotation de patrouilles est enregistrée sur un mur de la station. Quand un problème survient en ville, ils se déploient rapidement.

Les officiers surveillent aussi la prison, une longue cellule puante gravée de graffitis. Les prisonniers sont autorisés à sortir pendant la journée pour se reposer sous un arbre, s’ils se comportent, les rebelles disent qu’ils ne savent pas essayer de s’échapper. “Nous sommes une administration parallèle”, concède Mohamed Saboun qui dit aussi qu’il n’y a pas  de tribunaux, de juges, c’est dur, il garde sur son bureau une copie du code pénal de la République Centrafricaine pour consulter. Mais “si quelqu’un commet une infraction, c’est le code pénal qui juge», explique Saboun.

Il y a des amendes en place pour les crimes mineurs qui servent à soutenir les rebelles, qui ne gagnent pas de salaire. Lorsqu’un crime plus grave est signalé, comme un meurtre ou un viol, le suspect est remis aux casques bleus de l’ONU.

 

Photo Mohammed Saboun, commandant rebelle du FPRC. Photo Al Jazeera

 

Le maire local, Saboun dit fièrement : “vient au FPRC s’il y a un problème ou un message à transmettre. “C’est nous qui avons l’oreille du peuple ici car ils ne respecte pas le maire”, dit-il en se jetant dans des fous rires. «Il n’a pas de prison, les gens ont peur de la prison et, en parlant, deux de ses« policiers militaires »somnolaient sous un arbre, l’un d’entre eux avait un pistolet sur la poitrine, se soulevant légèrement à chaque respiration. c’est calme “, explique Saboun, une explication de l’inactivité.” C’est bon. ”

«Nous devions rétablir l’ordre» Le calme actuel de Ndélé survient après des années de troubles et de rébellions, une des premières villes à tomber lorsque la Séléka, une coalition rebelle majoritairement musulmane, a renversé le gouvernement à Bangui en 2013, tuant et pillant au passage.

L’ONU voit des signes précurseurs de génocide en .Des  Des milliers de personnes sont mortes dans la violence sectaire et une mission de maintien de la paix de l’ ONU de 12 000 personnes a été déployée pour restaurer la stabilité.

“Nous devions nous organiser pour combattre la violence et la chasser loin de Ndélé”, a expliqué Dhafar Adoum, le coordinateur du FPRC à Ndélé.

“C’était très, très, très dur  le travail … Avec seulement les moyens que nous avions, nous avons dû rétablir l’ordre”, explique-t-il. 

Stabilité frappante Alors que le FPRC crédite son approche de sécurité et les liens de la communauté pour leur succès. Les experts voient derrière ceci comme unfacteurs supplémentaires en jeu. Depuis son indépendance de la France en 1960, la RCA a été largement centralisée avec des ressources dans et autour de la capitale. Cela a forcé les sections locales et les groupes armés à combler le vide. “Au fil des ans, les groupes [armés] se sont mieux organisés et sont devenus de plus en plus structurés”, a déclaré Enrica Picco, chercheur en Centrafrique. “C’est très frappant le Même état qu’ils critiquent et disent qu’ils n’ont pas vu dans leur région, ils imitent et copient”.

Malgré des élections démocratiques l’année dernière, le gouvernement centrafricain n’a que peu ou pas de contrôle au-delà de Bangui: 80% du pays sont contrôlés par des groupes armés.

Ndélé se trouve à plus de 600 km de Bangui et est effectivement coupée pendant la saison des pluies lorsque les routes sont rendues impraticables, ce qui fait que le FPRC de Ndele est largement local et a donc intérêt à assurer la sécurité. Pourtant, la stabilité générale de Ndele est frappante en raison d’une récente recrudescence de la violence dans une grande partie de la RCA Une ville paisible au milieu des conflits Ces derniers mois, les attaques contre les civils ont atteint des niveaux jamais vus depuis 2013. Les premiers signes avant-coureurs de “génocide” et de plus de 600 000 civils ont fui leurs maisons.La nouvelle de l’escalade de la crise a atteint Ndele, mais ici la même phrase est répétée presque comme un mantra: la ville est c alm. C’est une ville de paix. Les musulmans et les chrétiens vivent ensemble ici a déclaré Issene Mamout, un érudit arabe qui a grandi à Ndele.

“C’est rare Il n’y a pas de problèmes.” Les casques bleus pakistanais déployés à Ndele portent fréquemment des casquettes de baseball au lieu des casques bleus typiques, ce qui témoigne de la sécurité relative de la ville.

Une fois par semaine, les représentants du FPRC rencontrent la mission de maintien de la paix de l’ONU et Tebefra, l’administrateur local, pour discuter de la prévention des conflits. Tandis que l’exemple de Ndele donne un aperçu de ce qui se passe quand l’État est absent, il évoque aussi les défis auxquels le gouvernement de la RCA est confronté pour reprendre le contrôle du pays et pacifier le conflit armé. Un fonctionnaire du FPRC a récemment été nommé à un poste de gouvernement et il y a beaucoup de discussions à Ndele sur ce que cela signifie. Certains espèrent que ce sera le premier pas vers le rétablissement de l’autorité du gouvernement central à Ndele. D’autres considèrent cette occupation comme le signe que l’occupation armée et la violence sont payantes “Il n’y a pas d’Etat ici, il n’y a pas d’autorité de l’Etat”, a déclaré un employé du gouvernement à Al Jazeera, appelant Ndele “fief” du FPRC. Il a noté que les rebelles de la RCA sont généralement sans loi “mais ici, c’est différent”, a-t-il expliqué. “Ils observent la loi ici à la lettre, mais il a des doutes:” Ils ont une administration parallèle, ce n’est pas normal “, a-t-il dit:” Au-delà du domaine de la sécurité, le FPRC s’introduit dans d’autres services. Même à Bangui, les routes carrossables se transforment en rivières en saison des pluies, les ordures s’accumulent dans les rues et la plupart des services médicaux sont pris en charge par les ONG. Le FPRC a déclaré avec fierté que l’appui du groupe armé à l’hôpital local était une preuve de civisme. fourni du carburant, de la nourriture et des médicaments. Ils ont encouragé les habitants à donner du sang quand les stocks étaient bas, offrant aux donateurs du Coca et des sardines. Le coordinateur du FPRC, Adoum, a qualifié ce travail de «travail humanitaire» pour «maintenir le fonctionnement de l’hôpital», mais il a hérité l’idée de gérer l’établissement. “C’est le travail de l’Etat, ce n’est pas notre travail”, a insisté Adoum. “Nous n’essayons pas de prendre la place de l’Etat juste pour essayer de répondre aux besoins immédiats de la population ..

 

Les signes de mécontentement

Le marché animé de Ndele est rempli de marchands de manioc, d’oignons et d’herbes. Les choses vont bien ici, dit Mahamat Amat, un june de 28 . «Les choses vont bien.» À la fin du mois, les membres du FPRC se calent, récoltant de l’argent auprès des vendeurs en échange de la sécurité. Ils ont un cahier et acceptent le paiement de tous ceux qu’un vendeur de café a racontés à Al Jazeera: sous le bruit de la paix et de la sécurité, le marché animé de Ndele regorge de marchands de manioc, d’oignons et d’herbes.

le marché central de Ndele. Photo Al Jazeera

 

 

Tout le monde n’apprécie pas la présence du FPRC.

 

Les habitants murmurent que les rebelles volent et prélèvent des taxes illégales. “Parfois, ils escaladent la colline et attendent que des femmes reviennent de la ville.

“Nous sommes en paix, mais nous ne sommes pas à l’aise à cause des groupes armés qui vivent parmi nous … Nous ne pouvons pas être libres. Son ami a sauté avec un murmure: “Nous espérons qu’ils seront désarmés, nous pourrons enfin être à l’aise.” Leurs commentaires soulignent un courant sous-jacent à travers Ndele, que la paix n’est pas tout “Le problème est que ce ne sont pas des gens qui rendent des comptes aux citoyens”, explique Louisa Lombard, professeur adjoint d’anthropologie à Yale qui a écrit un livre. en voiture. “Ils sont venus dans ces rôles par la force.” “Il y a un risque réel d’abus de pouvoir”, a-t-elle ajouté. “Et voulons-nous vraiment établir le précédent que si vous entrez par la force, vous pouvez prendre les choses en main?” Cela signifie-t-il que l’état parallèle du FPRC dans Ndele devrait être écarté. surtout dans le contexte de l’avenir de la RCA? Si vous regardez les processus historiques de création d’états et comment les états prennent naissance dans de nombreux cas, il commence à un niveau relativement localisé et ensuite construit à partir de là “, a déclaré Lombard. Journée de la Paix avec un défilé et des discours de Tebefra et des responsables de l’ONU. Aucun membre du FPRC n’a pris la plate-forme, située à environ un demi-mille de sa base militaire. Un jeune homme présent a exprimé sa consternation face à l’état actuel des affaires.

 

pauvreté, sous-développement. “Nous voulons que le gouvernement vienne nous aider”, a-t-il dit calmement. “Pour le moment, nous sommes coincés entre les hommes armés.

A la base du FPRC, deux bâtiments en ruine sans fenêtres, couverts de dessins rugueux d’AK-47 et d’hélicoptères d’une douzaine de soldats du FPRC dans différents états de camouflage sur un tapis Quand leur commandant est arrivé, ils ont sauté en l’air en leur donnant une tape sur le bras en guise de salut. Le Commandant Abdel Kani Mahamat Sallet a dit qu’ils enseignaient la discipline et les droits de l’homme. S’il y a des ennemis sur le terrain, nous devons les chasser », a-t-il dit,« Ndele est une ville modèle parce que nous voulons la paix, nous ne permettrons à personne d’entrer et d’apporter l’insécurité. Ses hommes armés de rebelles ne sont pas la menace. “Si les FPRC étaient dangereux, pourriez-vous venir ici?”

 

 

 

Source: extrait du réportage  d’Al Jazeera anglophone 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES CHEFS DE L’EX-SELEKA REDOUTENT-ILS L’ENTRÉE EN GUERRE DES FACAS ?

0

CENTRAFRIQUE : LES CHEFS DE LEX-SELEKA REDOUTENT-ILS L’ENTRÉE EN GUERRE DES FACAS ?

 

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-vivre-a-bria-lexperience-emouvante-dun-expatrie-irlandais-de-la-minusca/img_4014/” rel=”attachment wp-att-18138 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui, le 29 décembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

NOURREDINE ADAM, LE CHEF DU FRONT DÉMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, POURSUIT SES MENACES 

          Le chef de guerre sélékiste d’origine tchadienne éructe et envisage de « marcher sur Bangui », ajoutant : « Le président Touadera a échoué, il a trahi le pays… »

          Ses déclarations à l’AFP et à VOIX DAFRIQUE sont ambiguës, démagogiques et contradictoires. C’est un tissu de provocations, de menaces et d’intimidations. Après des propos incendiaires, il dit « vouloir la paix avant tout. »

          Comment ose-t-il parler de paix, alors qu’il est l’un des responsables du chaos sanglant qui s’est abattu sur la Centrafrique ? Bras droit de Michel Djotodia, il est devenu un chef rebelle d’une cruauté indicible. Il a les mains pleines du sang des Centrafricains. Farouche partisan du séparatisme, il ne cache pas ses prétentions belliqueuses à connotations islamistes. Il prétend faire de la Vakaga, dans le Haut-Mbomou, son premier califat. Ancien garde du corps des émirs du Golfe, Nourredine Adam veut offrir sur un plateau le Centrafrique au maître de Ndjamena, Idriss Déby Otno, son mentor, qui l’entretient et le finance.  Pour Déby, il est l’homme dont il a besoin au Palais de la Renaissance pour assouvir ses ambitions expansionnistes.

         

LA PEUR N’A-T-ELLE PAS CHANGÉ DE CAMP ?

          Est-ce l’entrée en action programmée des Forces Centrafricaines qui enflamme la savane ? Les menaces de Nourredine ADAM sont-elles du bluff ou un signe de panique ? L’ex-bras droit de Michel Djotodia ne dit pas comment il va s’y prendre pour marcher sur la capitale centrafricaine. Ça risque d’être compliqué pour lui. Comment pourra-t-il renverser Touadera avec le retour fracassant des FACAS ?

          Le temps où lui et sa bande de mercenaires étaient entrés sans difficulté dans Bangui est révolu. La nouvelle armée centrafricaine, bien formée et bien équipée, va se mettre au service de la nation et non d’un clan ou d’un président comme jadis. Elle aura pour principaux objectifs de vaincre les bandes armées, de protéger la population et de défendre le territoire.

 

        Les chefs sélékistes seraient bien avisés de se désarmer et de se rendre avant qu’il ne soit trop tard. Ils ne bénéficieront d’aucune impunité. C’est devant les tribunaux, statuant au nom du peuple centrafricain, qu’ils devront rendre des comptes.

La panique qui semble avoir gagné les rangs des rebelles sonne le glas qui annonce leur fin. La République Centrafricaine va enfin retrouver sa dignité malmenée et souillée par des envahisseurs, qui se disent musulmans, mais qui sont, en fait, bien éloignés des enseignements du Coran. Il ne s’agit que de mécréants prédateurs, animés par un farouche appât du gain.  Pour eux, la République Centrafricaine était une proie.

          Mais, maintenant, le pouvoir légitime dispose des armes pour accomplir sa mission protectrice. Il doit, sans tarder, passer à l’action. C’est ce qu’attend le peuple centrafricain.

 

                                                                                                                                                                                      JOSEPH AKOUISSONNE

(29 décembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : Sévère mise en garde des Soutiens de Touadera à Nourredine Adam

0

Centrafrique : Sévère mise en garde des Soutiens de Touadera à Nourredine Adam.

Centrafrique.com/17928-2/953ee512-1d4a-4bf1-828a-7ed35ce23002/” rel=”attachment wp-att-17929 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Touaderateur Didacien Kossimatchi. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 29 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Véritable coup de pieds dans la fourmilière pourrait paraître la menace de « marche sur Bangui », proférée par Nourredine Adam. Au début de la semaine, tel un coup de tonnerre, le chef rebelle du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Nourredine Adam a fait une déclaration sur les ondes des médias internationaux dans laquelle il a manifesté son intention de monter un coup d’Etat contre le régime de Touadera. Une déclaration qui a soulevé de véritable tôlée à Bangui. Les condamnations fusent de partout. En tête de liste, le Comité de soutien au Chef de l’Etat qui, par la voix de son Porte-parole, Blaise Didacien Kossimatchi, met en garde Nourredine et ses acolytes de cesser immédiatement leurs velléités.

Déclaration relative à la position va-t-en-guerre de Nourredine Adam, chef du FPRC

Dans une prise de position datée du 26 décembre 2017, le lugubre et sanguinaire Nourredine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, isolé et confiné dans son retranchement de Birao, fait à nouveau parler de lui en proférant des menaces contre le peuple et les autorités démocratiquement établies.

Cette diatribe aux relents guerriers qui semble ignorer les réalités politico-militaires de l’heure vient mettre à nue la volonté jusqu’au-boutiste de ce funeste personnage connu pour les nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité dont il est responsable et pour lesquels il devra répondre d’ici peu de temps. Ce bras armé de Djotodia qui a semé la mort et la désolation dans bon nombres de familles centrafricaines qu’il a endeuillées prétend être un homme de paix et menace de descendre sur Bangui si le gouvernement franchit la ligne rouge, quelle blague !

L’homme de mythique république du Dar el kouti devra bien redescendre de la lune et remettre ses deux pieds sur terre pour comprendre que les Centrafricains eux, les vrais Centrafricains, sont fatigués de cette guerre qu’il leur a imposée. Les Centrafricains, les vrais, veulent la paix, rien que la paix. Cette paix ne se fera pas à n’importe quel prix. Non ! Il y en a qui devront répondre de leurs actes et Nourredine Adam est le tout premier de ceux-là.

Les fosses communes dans lesquelles il a enterré, parfois vivants de nombreux innocents, les découvertes macabres derrière le Camp de Roux sont des redoutables témoignages qu’il devra affronter devant la justice.

Son tristement célèbre organe de torture et de répression (CEDDAD) sis derrière Air-France hante encore l’esprit des Centrafricains qui en sont marqués à jamais.

Le meurtre du brillant magistrat Modeste Bria qu’il a commandité reste l’une des pires exactions commises par ce sinistre personnage qui, aujourd’hui continue de nargue les Centrafricains et la communauté internationale.

La Centrafrique est Une et Indivisible. Force reste et restera à la Loi et nul n’est au-dessus de la Loi fut-il un général autoproclamé.

Nous mettons en garde Nourredine Adam et ses complices connus et tous et qui s’agitent au sein de leur fameuse opposition en mal de pouvoir de cesser immédiatement leurs velléités pouvoiristes et de se mettre résolument au service de la paix et de l’unité nationale en Centrafrique.

En tout état de cause, la jeunesse centrafricaine sera debout comme un seul homme pour soutenir la cause nationale et les autorités démocratiquement élues.

Nous en appelons enfin aux Nations unies, à la France et à la Russie de Poutine de tout mettre en œuvre pour appuyer efficacement les forces armées centrafricaines, afin de mettre hors d’état de nuire ce bandit de grand chemin et toute sa cohorte de malfrats.

La population doit garder son calme et rester vigilante et mobilisée.

Fait à Bangui, le 28 décembre 2017.

Le Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République

Blaise Didacien Kossimatchi

Centrafrique : Le duel Meckassoua – Touadera se poursuit dangereusement en coulisse.

0

Centrafrique : Le duel Meckassoua – Touadera se poursuit dangereusement en coulisse.

 

Centrafrique.com/18157-2/touadera-et-meckassoua-img_4041/” rel=”attachment wp-att-18158 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Faustin Archange Touadera et le Président de l'Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua
Le Président Faustin Archange Touadera et le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua

 

 

Bangui, le 28 décembre 2017.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Près d’une année et demie déjà, le président de la République Faustin archange Touadéra, appuyé par son équipe de la présidence et son gouvernement dirigé par son complice Simplice Mathieu Sarandji, se sont rentrés dans une partie de bras de fer inédits avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA qui, vraisemblablement, tient le coup malgré la puissance et le choc de l’événement. Croyant déjà terminée avec les rencontres successives entre les deux hommes, la partie semble être loin de s’achever. Elle se joue en coulisse, loin du public et avec une brutalité plus intense. Enquête du CNC.

Si la prudence nous conseille dans l’Ecclésiaste de nous associer qu’avec nos égaux si nous ne voulons pas compromettre notre indépendance ou notre sécurité, ceci n’est pas le cas du régime de la Tortue de Damara qui, pourtant, n’est pas solide constitutionnellement, encore moins politiquement.

En lançant le bras de fer engagé contre son ex-ami de circonstance Abdoul Karim MECKASSOUA, le président de l’Assemblée nationale, le président Faustin Archange Touadera n’était, sans doute, pas informé de la capacité plus ou moins robuste en politique de son adversaire Meckassoua. C’est la raison pour laquelle, il se casse la figure à chaque attaque.

Déclenché en septembre 2016 suite à une simple mésentente sur l’interprétation d’un article de la Constitution, le désaccord entre Touadéra et Meckassoua s’est transformé à un conflit personnalisé et a entraîné une rupture humaine entre la deuxième Institution de la République, le parlement, et l’Exécutif. La première rencontre, nez à nez, du 25 avril 2017 après ce conflit entre les deux têtes du pouvoir actuel, tout le monde croyait à une paix de brave, nécessaire pour le pays. En réalité, une lueur. Rien n’est réglé au fond.

D’après une enquête exclusive CNC, même si le conflit entre les deux hommes n’apparaît plus désormais en public, il se poursuit malheureusement en sourdine et d’une manière intense.

Fabriquer des preuves ….

Obsédé d’ailleurs par l’idée de faire partir le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua de son poste du perchoir, le président Touadéra multiplie en coulisse, avec son équipe, des basses manœuvres pour le faire traduire en justice, de ce fait, de le priver de son immunité parlementaire.

D’après nos informations, le dernier parisien du président Touadéra était aussi une occasion pour lui, de rencontrer certain groupe de personnes proches de l’ex-coalition Séléka dans le but, précisément, de recueillir et rassembler certains documents compromettants qui justifieraient l’implication du PAN Meckassoua dans le financement et la manipulation des combattants séléka contre lui. Des promesses de nomination à des postes ont été faites aux présumés délateurs qui, au passage, auraient déclaré être en possession d’une preuve vocale qui pourrait nuire à son adversaire Meckassoua. En attendant, sur le plan interne, ils creusent.

Désorienter les militants ….

Comme si cela ne leur suffisait pas, c’est la propriété qui abrite le siège de « Chemin de l’Espérance », parti du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua qui intéresse le président Touadéra.

D’après nos informations, dans un micmac mafieux contre le gré du propriétaire de l’immeuble loué par le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua pour les activités de son parti, le président Touadéra a acquis la propriété sans laisser aucune marge de manœuvre à son locataire Meckassoua de brandir son droit de préemption.

Aux dernières nouvelles et c’est cela l’objectif poursuivi, un ultimatum vient d’être déposé au siège du «  Chemin de l’Espérance », mouvement politique de Meckassoua, de quitter le lieu, au plus tard le 5 janvier 2018.

À l’Assemblée nationale, certains députés proches du « Chemin de l’Espérance » ont été rapprochés par le clan Touadéra en vue de mettre en minorité le président Meckassoua et exiger la levée de son immunité parlementaire avant le 30 mars 2018.

Mais à quoi sert réellement tout ce geste de la Tortue de Damara Touadéra contre son ex-ami Meckassoua quand on sait que le pays va mal ?

Rappelant que le siège national de « Chemin de l’Espérance » faisant objet du nouveau point d’achoppement est situé à 500 m de la base militaire de la MINUSCA, sur l’avenue Boganda qui mène au Km5, bastion des éléments de Noureddine Adam qui ne cache plus son intention de renverser Touadéra avant la fin de son mandat. Pour le clan Touadéra, l’acquisition de cette propriété permettra de loger leurs propres miliciens si jamais, une marche vers le Palais doit se faire par cette Avenue.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Nourredine Adam et ses derniers coups de théâtre

0

Centrafrique : Nourredine Adam et ses derniers coups de théâtre

 

 

Centrafrique.com/18153-2/le-general-seleka-nourredine-adam-du-fprc/” rel=”attachment wp-att-18154 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Général Séléka Nourredine Adam du FPRC
Le Général Séléka Nourredine Adam du FPRC

 

 

Bangui, le 28 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’actualité en République centrafricaine vient juste d’être ravie par la menace de coup d’Etat proférée contre le régime de Bangui par le seigneur de guerre, Nourredine Adam. Le chef rebelle du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dans sa dernière intervention à Afp a manifestement prouvé son intention de marcher sur Bangui. Une menace qui n’effraie personne !

Nourredine Adam, c’est encore lui qui fait, négativement, parler de lui depuis 48 heures. Cette fois, c’est une menace de coup de force militaire contre le régime en place qu’il profère sur les ondes des médias internationaux. Intervenue quelques heures après l’annonce de l’armement de Forces armées centrafricaines (FACA) par la Russie, la menace de Nourredine tonne comme le signe fatal d’une fin.

A en croire nos confrères de Cap qui sont revenus sur l’annonce de Nourredine, « le chef du groupe rebelle, le Front populaire pour la Centrafrique (Fprc), une faction seleka nourrit des ambitions présidentielles. Selon lui, si le gouvernement franchit la ligne rouge comme il s’apprête à le faire, Nourredine Adam fait Savoir qu’il n’hésiterait pas à envoyer ses troupes pour renverser le régime de Faustin Archange Touadéra. Comme en 2013, l’ancien chef de renseignement de Michel Djotodia pourrait lancer ses hommes à Bangui. Il n’a pas voulu parler de cette ligne rouge que le gouvernement s’apprête à franchir. Il pense que le président Faustin Archange a non seulement échoué, mais aussi trahi son peuple ».

Faut-il ajouter que pas plus tard que mardi dernier, à Birao, lors d’une rencontre entre une délégation gouvernementale et les groupes armés de la localité, Nourredine s’est opposé au déploiement du préfet de la Vakaga, alors que tous les autres groupes étaient favorables. Une opposition à un moment où les autorités centrafricaines, avec l’appui des partenaires, sont en train de redéployer l’administration dans sa totalité sur l’ensemble du territoire.

En réalité, toutes ces manœuvres de Nourredine révèlent au grand jour, la crainte qu’il ressent face à la montée en puissance de l’Etat. La détermination de Touadera d’asseoir l’autorité de l’Etat sur tout le territoire reste après tout l’élément central des agitations de Nourredine. Evidemment, le Président de la République a pris du temps pour circonscrire les problèmes dont il fait face dès le lendemain de son élection, à travers le temps de dialogue avec les belligérants qui se sont, en majeure partie aujourd’hui, adhérés au grand processus du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR). A ce jour, ce temps de grâce semble véritablement épuisé. Et Touadera sort progressivement ses crinières. D’un côté, il y a la mise en place de la Cour pénale spéciale (CPS) pour traquer les pseudos tout-puissants d’hier ; de l’autre il y a l’opérationnalisation des FACA dont deux bataillons formés par la force européenne (EUTM) sont prêts et n’attendent que d’être armés par l’arsenal déjà disponible de la Chine et la Russie sans compter ceux formés dans des pays amis.

Il y a bien de quoi inquiéter Nourredine qui se croyait le plus fort. Le chantage que ce chef de guerre à travers les médias internationaux n’a rien de fondé. D’ailleurs, si Nourredine se targue de dire que la situation actuelle est similaire à celle de 2012 ayant permis à la sinistre coalition séléka de prendre le pouvoir, il se trompe. Le peuple centrafricain qui s’est laissé avoir en 2012, pensant être libéré des affres et délinquance des fils Bozizé, ne cautionnera jamais une telle velléité extrémiste. De même, la communauté internationale qui a beaucoup regretté la prise de pouvoir de la Séléka et qui a eu du tord pour relever le pays, n’est pas prête non plus à un projet de bain de sang en Centrafrique. D’ailleurs, à la dernière nouvelle, apprend-on qu’une troupe du FPRC en mouvement insolite entre Ouadda Djalé et Birao ont été canonnés par un hélicoptère de la Minusca. On attend le bilan.

Du coup, la menace de Nourredine relèverait de l’instinct de survie, et donc des coups de théâtre de la dernière heure. D’ailleurs, la présence d’une délégation gouvernementale à Birao, au début de la semaine, est le premier défi lancé par Touadera, peut-être une mise en garde pour faire croire à Nourredine qu’on ne peut narguer indéfiniment un Etat. C’est également un message à l’endroit des partisans de la partition que le pouvoir de l’Etat s’étend bien jusqu’à Birao au-delà des soubresauts post-conflits qui subsistent.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : l’irruption inattendue des séléka à Bétoko, débandade de la population cette nuit.

0

Centrafrique : l’irruption inattendue des séléka à Bétoko, débandade de la population cette nuit.

 

 

Centrafrique.com/17888-2/51a8056d-79c9-42a3-8140-5dac7c69ff4e/” rel=”attachment wp-att-17889 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Mahamat Al Khatim du MPC entouré de ses gardes du corps.

 

 

Bangui, le 27 décembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis l’annonce de la livraison d’armes de guerre par la Russie aux forces armées centrafricaines (FACA), le rebelle de la Séléka se prépare activement à affronter le pire qui pourrait leur arriver si la Minusca, appuyée par les FACA décident de les harceler. Ainsi, des mouvements inattendus des combattants de la Séléka dans les provinces sont signalés partout sur le territoire national. La dernière en date, c’est l’irruption brutale cette nuit des hommes lourdement armés assimilés aux combattants de la Séléka dans la commune de Bétoko, à environ 45 kilomètres de la ville de Paoua sur l’axe menant au Tchad. Que cherchent-ils exactement ?

 

Difficile pour l’heure de déterminer avec exactitude la différente stratégie déployée par l’ex-coalition Séléka depuis ce dernier temps.

Ce qui est sûr selon plusieurs témoins contactés par CNC depuis Paoua, c’est aux environs de 18h locale que ces hommes lourdement armés ont fait irruption dans leur commune avec des tirs d’armes assourdissants en l’air pour intimider, semble-t-il, la population, concluent-ils.

D’autres témoins ont affirmé que plus de la moitié de la population est en fuite dans la brousse pour tenter de rejoindre la ville de Paoua.

Tandis qu’à Bédaya, une source du CNC a indiqué la présence massive des déplacés de Bétoko.

Rappelons que dans cette zone, les combattants rebelles de la Révolution Justice de l’ancien ministre Armel SAYO se sont coalisés avec les sélékas du MPC depuis près de deux ans. Et donc difficile pour l’heure de déterminer l’origine exacte des ses hommes armés, mais tous les témoins parlent des combattants du MPC.

Affaire à suivre…

 

 

©2017CNC.

Centrafrique : De la crédibilité et la sincérité des accords de paix entre groupes armés

0

Centrafrique : De la crédibilité et la sincérité des accords de paix entre groupes armés

 

 

Centrafrique.com/17406-2/3fbc132c-1c5f-419e-8d2d-10a85c2bd4f0/” rel=”attachment wp-att-17407 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ali Mahamat Darassa, chef de l’UPC.

 

 

Bangui, le 27 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Personne ne peut en compter exactement le nombre des accords signés ci et là, tantôt entre Anti-balaka et Séléka, tantôt entre factions Séléka tantôt entre factions anti-balaka. Il aura bien fallu s’arrêter un jour pour faire le bilan ! Il est bien négatif, ce bilan. Les paisibles populations de l’arrière-pays sont assujetties aux sévices et violences de tout genre au quotidien perpétrés par les signataires desdits accords. Pourtant, ces accords visent exactement la cessation des violences… Et quoi donc de plus normal et de sincère ?

« Lorsqu’on interroge les responsables de ces groupes armés, tous parlent de la paix sur leur lèvre », ainsi confiait un religieux membre de la délégation du Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui a effectué avec lui, la grande tournée pastorale dans la préfecture de la Ouaka, la semaine dernière. Et de s’indigner par la suite, larme aux yeux, qu’« en réalité, ils ne cessent de martyriser la population. Nos compatriotes souffrent dans les provinces ».

Et, l’on s’interroge sur la sincérité de ces chefs de groupes armés, ainsi que la clairvoyance des autorités centrafricaines. Le peuple est-il sacrifié dans un complot entre groupes armés et les dirigeants ? Quant à la Minusca, personne ne peut compter avec elle, étant donné son laxisme, son affairisme, voire sa complicité avec certains groupes armés. Au-delà tout, les populations continuent de subir les affres des groupes armés sans doute en prédation des richesses du pays. D’ailleurs, il est établi que le diamant, l’or, le café, le bétail et autres richesses sont maintenant cités comme causes d’occupation d’espaces par ces groupes armés et donc, sources de conflits permanents avec des conséquences désastreuses non seulement sur l’économie, mais sur la quiétude de la population.

Un record d’accords de paix

Tantôt « accord de cessez-le-feu » ; « pacte de non agression » ; « accord de paix » ; « accord de cohésion sociale » ; « accord du vivre ensemble »…, personne ne peut en compter exactement le nombre entre 2013 et aujourd’hui. Ces accords sont signés souvent sous les auspices des autorités et/ou de la Minusca. D’une part, ils se signent entre des grands ensembles criminels, Séléka et Anti-balaka, soit entre factions internes d’un même mouvement. Pêle-mêle, il y a le pacte signé au Km5 ayant abouti à la libération de l’accès au cimetière musulman de Boeing ; la signature à Mbrès de l’accord ayant mis en place la coalition FPRC-RPRC-MPC-Antibalaka pour combattre l’UPC de Ali Darass ; récemment, il y a l’accord signé entre le FPRC d’Abdoulaye Hissen et Antibalaka de Gaëtan Boadé à Ippy ; l’accord entre le FPRC et l’UPC ; le dernier en date est l’accord signé entre les Anti-balaka de Bouar et les 3R du rebelle camerounais Abass Sidiki.

Seulement, l’on est en droit de s’interroger, en quoi a servi cette pléthore d’accords s’ils sont automatiquement violés ? Pour le cas d’Ippy par exemple, l’accord entre le FPRC et la faction anti-balaka de Gaëtan n’aura duré que le temps de feu de paille. Les affrontements qui ont immédiatement suivi cet accord laissent encore sinistre la ville d’Ippy où de nombreux innocents ont été massacrés.

C’est pratiquement le même comportement que ces chefs rebelles adoptent vis-à-vis de l’Etat centrafricain. Puisqu’on se souviendra qu’il y a plusieurs accords signés, parfois à l’initiative de la communauté internationale et/ou des pays amis de la RCA mais qui n’ont pu avoir d’effet escompté. Entre autres, l’Accord de Libreville ayant permis l’entrée au gouvernement de la Séléka ; l’accord de Ndjamena mettant en place le CNT dirigé par Samba Panza ; l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville ; l’accord de Nairobi ; l’accord DDR signé en marge du Forum national de Bangui ; l’accord de Sant-Egidio et plus récemment l’initiative de l’Union africaine en cours d’exécution.

Toujours, les violences ne faiblissent pas. Les populations toujours sous le joug des groupes armés et l’autorité de l’Etat mise à mal, se limite à certains quartiers de Bangui.

Des dupes y croient encore…

Malgré ces entreprises infructueuses de signatures d’accords, la Minusca et les autorités centrafricaines y croient à la grande désolation des populations. La mission de l’Onu en Centrafrique, Minusca a été, par exemple, la toute première à « saluer » le dernier accord entre 3R et Anti-balaka de Bouar. Cependant, le quitus donné par la Minusca peut aisément se comprendre du fait que cette force brille dans la manipulation et le déni de la réalité, tout simplement pour oindre son image et profiter encore des moyens mobilisés par la communauté internationale au service du peuple centrafricain.

Ce qui est aberrant, c’est que les autorités centrafricaines s’accommodent également de cette ahurissante démarche improductive. Non seulement elles ne condamnent pas véritablement les multiples violations des accords signés au nom de la paix, mais elles encouragent les groupes armés sur cette voie. Plus récemment, c’est le Ministre de la sécurité publique qui s’exhibe sur une photos prise avec un criminel de Abass Sidiki sur son propre compte Facebook, alors qu’il était question de traquer ces rebelles sévissant à Bocaranga et libérer des Centrafricains pris en étau. Cela n’aurait pas suffit à ce ministre qui laisse un Abdoulaye Hissen, aujourd’hui en tête de liste pour passer devant la CPS, intervenir (en direct) sur les ondes de la radio nationale pour, dit-il, parler de la « paix ».

De quoi faire croire que le peuple centrafricain est victime d’un double complot, notamment au niveau national alimenté par ses autorités, puis au niveau international piloté par la Minusca. Et l’armement des FACA par la Russie servira à quoi, s’il n’y a pas véritablement une volonté politique de neutraliser tous ces bandits ?

 

©2017CNC.

Centrafrique : quand des Chefs Anti-balaka réunis au sein de LCADR décident de militer pour la cohésion sociale

0

Centrafrique : quand des Chefs Anti-Balaka réunis au sein de LCADR décident de militer pour la cohésion sociale

 

 

Centrafrique.com/35bbd2aa-2ac2-41ca-8145-0bfd32dcafb3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Les membres de la coordination de LCA. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.

 

 

Bangui 27 décembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Des leaders miliciens Antibalaka ont décidé d’enterrer la hache de guerre pour promouvoir la cohésion sociale entre les communautés en Centrafrique. Le 23 décembre 2017 à Bangui, ces chefs Antibalaka, réunis au sein de leur association dénommée Leaders Combattants d’Autodéfense et de Résistance (LCADR), ont organisé une grande journée de la cohésion sociale, la réconciliation et le vivre ensemble dans le pays.

« Unir, Amour et Pardonner », c’est la devise de cette organisation non gouvernementale qui entend promouvoir la cohésion en Centrafrique. L’organisation de la journée de la cohésion sociale a mobilisé les combattants Antibalaka et quelques membres de la Seleka au monument de Barthélémy Boganda à Bangui.

Cette journée a permis aux leaders combattants d’appeler à cessation des violences et au pardon.

« Au temps passé, nous leaders combattants, on a combattu dans la souffrance pour sortir notre pays sous l’occupation des envahisseurs. Mais est-ce qu’aujourd’hui on doit rester des instruments de la guerre dans notre pays ? Doit-on continuer de faire recours aux armes ? Non ! C’est à moi de me tenir devant, rassembler les autres frères au tour de moi afin de les conscientiser sur la nécessité de la reconstruction du pays à travers la paix et la cohésion sociale. Car le pays n’avance pas. Quand on fait 10 ans de construction, on fait une journée de destruction. Voilà pourquoi nous appelons toute la jeunesse centrafricaine à laisser cette idée de chrétien et musulman pour une paix définitive », a déclaré Thierry Levenet Alias 12 Puissances, Directeur technique de LCADR.

Cette initiative a rencontré l’agrément de certains leaders de la séléka invités à cet effet. Abdel Kader Khalil, un Général du FPRC, branche de la coalition séléka, a salué cette initiative qui permet selon à ceux qui font la guerre dans ce pays d’enterrer la hache de guerre.

« Ça me fait beaucoup de plaisirs de voir les leaders combattants se réunissent pour parler de la paix de la cohésion sociale. Ce n’est pas facile de réunir les leaders combattants pour une telle initiative. Cette manifestation permettra de contribuer au retour de la paix dans notre pays. Parce que nous ne devons pas continuer avec les hostilités. Le gouvernement doit soutenir telle initiative venant des leaders combattants en faveur de la paix. Je suis très heureux de venir parler de la cohésion sociale avec eux », a-t-martelé.

D’après le coordonnateur de l’association LCADR, Bodoin Yangué, l’organisation de cette journée permet aux leaders combattants de demander pardon à la population, aux victimes de conflits. LCADR compte intensifier cette initiative sur l’ensemble du territoire national afin de promouvoir la paix et la cohésion sociale.

 

©2017CNC.

Centrafrique : Vivre à Bria, l’expérience émouvante d’un expatrié irlandais de la Minusca.

0

Centrafrique : Vivre à Bria, l’expérience émouvante  d’un expatrié irlandais de la Minusca.

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-vivre-a-bria-lexperience-emouvante-dun-expatrie-irlandais-de-la-minusca/antonov-russe-bria-img3988/” rel=”attachment wp-att-18135 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Antonov russe à l’aéroport de bria.

 

Bangui, le 27 décembre 2017.

Par : CNC avec Castlebar News 

 

Décollage d’Antonov

 

Ayant passé quatre mois intéressants dans la capitale Bangui, je suis parti en mai pour occuper le poste de responsable régional de la sécurité, basé à Bria, la plus grande ville de la province de Haute Kotto.

Bria était une ville d’environ 35 000 personnes, la plupart des groupes ethniques vivent et s’entendent bien ensemble. Comme beaucoup de villes en RCA, Bria a vu plus que sa juste part de violence et la ville qui, il y a seulement un an et demi, était un symbole de la coexistence pacifique entre les groupes religieux et ethniques, est maintenant très divisée. C’est un mélange très complexe d’alliances, basé plus sur l’ethnicité que sur la religion et bien sûr l’accès à des ressources telles que les mines de diamants.

Les groupes principaux sont les Rounga et Sara (principalement musulmans, souvent d’origine arabe), les Goula (principalement musulmans), les Banda (principalement chrétiens) et les bergers semi-nomades, les Peuls et les PEULS (principalement musulmans). La ville, qui a une population d’environ 47 000 personnes, est actuellement contrôlée par différents groupes armés divisés en partie selon des lignes religieuses et ethniques.

La violence a éclaté DANS LA VILLE  à la fin de l’année 2016 lorsque lA milice ANTIBALAKA a attaqué les musulmans du groupe ethnique peuhl. Ils ont riposté et provoqué la première vague des déplacés dans des camps et de quartiers entiers ont été vidés de leurs habitants.

Les maisons désertes portent les traces des combats: des trous de balles, des murs noircis par le feu, des toits détruits. Environ 41 000 personnes – plus de 85% de la population de Bria ont fui leurs maisons à cause des combats.

La plupart ont trouvé refuge dans le site de déplacés du PK3 (en République Centrafricaine, les distances sont indiquées depuis le centre-ville, donc PK3 est la Pointe Kilomètre trois soit 3 kms du centre ville).

Camp des déplacés de Pk3 de Bria
Camp des déplacés de Pk3 de Bria

 

Ce camp a été aménagé pour accueillir 3 000 personnes après le conflit.

en novembre 2016. Il en abrite aujourd’hui 38 000 et la population augmente chaque jour. Ces personnes déplacées doivent se contenter d’abris de fortune construits à partir de poteaux et de morceaux de bâches en plastique récupérés dans des maisons pillées.

La petite forêt entourant le site a disparu en quelques jours à mesure que les arrivées tardives l’ont abattu pour les matériaux de construction. Ces personnes construisent leurs propres huttes de paille et, avec l’aide du HCR et d’autres organismes d’aide, sont relativement bien entretenues. Avec une ironie sombre, les habitants du camp ont surnommé le camp PK3 ” Ledger” après l’hôtel le plus grand et le plus cher de Bangui, la capitale de la RCA !!

L’artère principale du camp accueille un marché prospère composé de plus d’une centaine de petites échoppes qui vendent tout, des pièces de moto au crédit téléphonique en passant par les articles ménagers. Il y a même un petit stand qui diffuse des matchs de football sur un haut-parleur le soir, après avoir rechargé ses batteries pendant la journée avec un chargeur de batterie solaire.

Malheureusement, le principal groupe armé associé aux Banda dans le camp des déplacés est connu sous le nom d’anti Balaka, un nom qui implique que les membres de ce groupe ont une magie qui peut arrêter les balles (anti bal qui est le français pour balle et ak qui est l’abréviation d’un fusil d’assaut AK47, l’arme omniprésente de l’Afrique) Ils portent tous du Gris Gris qui sont des charmes attachés autour de leurs bras et de leur tête qui font partie de cette prétendue protection contre les balles.

 

Balaka camp déplacésbria pour article IMG_4011
Les Anti-Balaka dans le camp PK3 de Bria.

 

Ils croient fermement dans le pouvoir qu’ils reçoivent de ces charmes et montrent un grand manque de préoccupation pour leur propre sécurité lorsqu’ils s’engagent dans le combat. Ce groupe armé tente souvent de terroriser les personnes déplacées en leur donnant de l’argent pour acheter des armes et des munitions.

Ils kidnappent arbitrairement les gens et les amènent à une base dans la forêt où ils sont souvent torturés et tués.

Le nettoyage du vaste camp de personnes déplacées de ces personnes est une priorité permanente pour la force militaire ici à Bria. Mais ce ne sont pas seulement les déplacés qui sont la cible de ces anti Balaka, ils ont une haine particulière pour les Rounga et Sara qu’ils décrivent comme des Arabes ou des Tchadiens et prétendent vouloir libérer Bria de tous les étrangers, même si ces ethnies les groupes peuvent être à Bria pendant 3 ou 4 générations.

Certains des combats les plus acharnés auxquels j’ai assisté à Bria ont eu lieu entre les anti-Balaka et ces groupes principalement musulmans qui sont souvent collectivement appelés la Séléka. C’est le nom du groupe armé musulman qui a connu un soulèvement en 2012, au motif qu’il était ignoré, et qui s’est emparé de la capitale Bangui en 2013.

 

Cela a provoqué une intervention française, suivie d’une intervention de l’ONU et en 2014 un accord de paix a été signé où la Seleka et leurs ennemis, les anti Balaka ont tous deux accepté de désarmer.

Le désarmement n’a jamais été vraiment réalisé et bien que les Seleka se soient officiellement dissous, leurs successeurs sont toujours une puissante force militaire anti Balaka, ex Seleka.

La vie ici est occupée et chaque jour est un jour de travail pour que vous finissiez par oublier quel jour il est. Le seul changement est dimanche, où je me permets de sortir jusqu’à 09h00 (normalement 07h00) et puis c’est le retour au travail.

Une de mes tâches consiste à superviser le chargement et le déchargement des armes sur et en dehors de l’avion de la MINUSCA qui utilise la piste d’atterrissage. Nous utilisons une combinaison d’hélicoptères cargo, d’hélicoptères de combat, de LETT à deux hélices et, bien sûr, d’Antonov mentionnés plus haut.

Il ne serait pas inhabituel de voir un avion taxer vers la piste alors qu’un autre vient d’atterrir et qu’un troisième est en train d’être déchargé. Tout cela est coordonné avec les radios portatives Motorolla, ce qui est un exploit impressionnant par nos gars des opérations aériennes. Travailler dans et autour des avions en mouvement et des hélicoptères n’est pas pour les âmes sensibles, mais cela fait une journée intéressante au bureau.

 

rotation des troupes de la minusca Bria IMG_4021
rotation des troupes de la minusca Bria IMG_4021

 

Rotation de l’aéroport de Bria.

 

Un voyage à l’aéroport depuis le HQ peut durer de 20 à 40 minutes selon la difficulté en traversant le camp de personnes déplacées et bien sûr l’état des routes. Pendant la saison des pluies la seule route dans et à travers la ville est souvent impraticable en raison des inondations, tandis que pendant la saison sèche, les énormes cratères conduite très lente et encombrante.

 

 

L’une des difficultés du travail en République centrafricaine (RCA) est la langue.

La RCA est un pays francophone et tout le monde parle français ou le dialecte principal Sangho.

A Bria, ils parlent aussi Banda. Donc seul j’ai bossé assez rapidement mon accent  de français, mais j’essaie aussi d’apprendre le Sangho.

Ceci est encore compliqué par mes efforts pour enseigner les gars de la sécurité irlandaise !!

 

consolation d’être loin des amis et de la famille à cette période de l’année.

 

La plupart du personnel partira en congé cette semaine, donc les nombres dans le camp ici seront beaucoup plus bas, bien que je suis sûr que nous trouverons assez de personnes pour célébrer Noël d’une certaine manière.

Je voudrais profiter de cette occasion pour vous souhaiter à tous un très Joyeux Noël et une nouvelle année de paix en particulier aux gens de Castlebar, servant et travaillant dans des endroits lointains autour du globe. Restez en sécurité et profitez de ce que vous pouvez de la saison des fêtes.

 

Enfin, je voudrais me souvenir de ceux qui sont décédés, en particulier mes parents Paraic et Bernie qui seraient toujours intrigués de voir à quel endroit étrange et merveilleux leur fils se retrouverait pour Noël.

 

Corbeaunews remercie cet Officier irlandais pour cet excellent réportage de souvenir. COURAGE!!!!!!

 

Centrafrique : Le chef de guerre Noureddine Adam menace de “marcher sur Bangui”

0

 

 

/Centrafrique : Le chef de guerre Noureddine Adam menace de “marcher sur Bangui”

 

 

Le général de la Séléka du FPRC Nourredine ADAM
Le général de la Séléka du FPRC Nourredine ADAM

 

 

Bangui, le 26 décembre 2017.

Par : VOA Afrique

 

Il se dit “homme de paix”, mais Noureddine Adam, l’un des principaux chefs de groupe armé qui sévissent en Centrafrique, fait la guerre et veut la continuer.

Dans un entretien exclusif à l’AFP, il parle d’une “ligne rouge” dont “le gouvernement s’approche” et qui pourrait le pousser à lancer ses hommes, comme en 2013, sur Bangui.

Leader d’une large coalition de groupes armés impliqués dans de nombreuses exactions ces dernières années en Centrafrique, il sert le thé à ses invités. Parfumé, dans un boubou soigné, Adam arbore un large sourire. Ses paroles restent guerrières.

“Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays”, menace-t-il depuis Birao, capitale de la Vakaga, région du nord de la Centrafrique, et quartier-général de son groupe armé, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC).

> Lire aussi : Accord de cessation des hostilités entre deux groupes armés en Centrafrique

Physique longiligne et lunettes fines, il se dit faiseur de roi dans le pays le moins développé du monde, revendiquant “5.000 à 8.000” hommes au FPRC et une myriade de groupes armés sous ses ordres.

“Nous en sommes au même point qu’en 2012”, quand la coalition promusulmane de la Séléka – dont il est cofondateur – s’apprêtait à prendre le pouvoir, dit-il en pesant ses mots.

Assis dans la cour sablonneuse de la résidence du sultan de la Vakaga, – l’une des rares habitations en dur de Birao – il affirme avoir toujours autorité sur toutes les anciennes factions de la Séléka, et ce malgré de violents affrontements et dissensions entre elles ces derniers mois.

Touadéra le ‘criminel’

Il s’est allié en 2015 à un groupe armé antibalaka (milices prétendument créées pour se défendre contre l’ex-Séléka musulmane) et ancien ennemi: “Avant tout, il faut qu’on lave les coeurs. Intégrer ces gens, c’est y participer”. Ce ralliement a des allures de prise de guerre.

L’homme, une pierre précieuse verte au doigt, prétend – comme de nombreux autres chefs de milices et groupes armés – “vouloir la paix avant tout”.

Mais Noureddine Adam reste un chef de guerre, et le président Faustin- Archange Touadéra est aujourd’hui sa cible principale.

Après le départ de la Séléka, l’intervention militaire française Sangaris, et deux ans de transition, Touadéra a été élu en 2016, soutenu par la France et l’Onu qui ont vu en lui un espoir démocratique dans un pays qui n’a connu depuis son indépendance en 1960 que coups d’Etat et instabilité politique.

“C’est un criminel”, assène Adam. “Il n’a aucune chance de finir son mandat”.

Retranché chez lui, dans la Vakaga, aux confins des frontières du Soudan et du Tchad, il répète à l’envie le mal qu’il pense du pouvoir actuel, qui soutiendrait et armerait selon lui les antibalaka à travers tout le pays.

Alors que l’imam de la mosquée voisine appelle à la prière du soir, Noureddine

Adam continue sa diatribe guerrière. La force de l’ONU (Minusca, présente dans le pays depuis 2014) est “l’avocate du gouvernement; ce n’est pas son rôle”, accuse-t-il.

Seules les sanctions onusiennes et américaines – interdiction de voyager, gel des avoirs – lui semblent “normales”: “Ce n’est pas seulement moi qui ai été visé, il y a aussi les ex-présidents Michel (Djotodia) et Bozizé. Il y a des crimes qui ont été commis du côté musulman et du côté chrétien. On ne peut pas contrôler tout le monde. Depuis 2002, on est en train de s’entretuer.”

“Je n’ai pas peur d’aller me justifier à Bangui”, dit-il, affirmant néanmoins qu’il faut d’abord rétablir la paix “avant de voir qui a tué qui, et qui a commis des crimes.”

Mais “on ne peut pas juger (ces crimes) sans être au pouvoir”, ajoute-il d’emblée, laissant paraître une volonté prononcée de revenir à Bangui, où il a été quelques mois chef des renseignements sous Djotodia. Et accusé d’avoir commandité dans ces fonctions des actes de torture selon l’ONU.

Finie la sécession

Entouré de son état-major et de sa garde rapprochée, il se voit président: “Si c’est pour amener la paix et la sécurité, pourquoi pas?”.

Plus question de la sécession du nord, comme il l’a prôné par le passé après la perte de Bangui par la Séléka, son but est de nouveau la capitale.

Et si la communauté internationale s’y oppose? “Ca sera dommage”.

Alors qu’il se dit victime, il commande depuis son bastion désertique les attaques de ses hommes armés, au nombre généralement estimé à plusieurs centaines. Ceux-ci sont impliqués dans le meurtre de civils et le déplacement de dizaines de milliers d’autres dans le pays.

Noureddine Adam réfute les accusations de recrutement de mercenaires étrangers, mais n’hésite pas à menacer: “si les Faca (l’armée centrafricaine) sont déployées dans nos zones, c’est fini, c’est le chaos”, martèle-t-il. “Nous sommes les fils de ce pays, nous avons un rôle important à jouer.”

Fin 2017, en Centrafrique, un civil sur deux dépend de l’aide humanitaire et près d’une personne sur cinq a dû fuir son domicile.

Mi-décembre, l’Onu a autorisé la Russie à donner des armes au gouvernement de Touadéra. “Avec cette livraison, on approche de la ligne rouge”, prévient, calme, Noureddine Adam.

Avec AFP

Centrafrique : Echec et Mat pour le président Touadera.

0

 

 

Centrafrique : Echec et Mat pour le président Touadera.

 

 

Centrafrique.com/17604-2/93eec64d-2d1b-4ba0-9896-ce292e8aa30e/” rel=”attachment wp-att-17598 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Président Touadéra devant une mosquée à Bangui

 

 

Bangui, 26 décembre 2017.

Par : Lemonde Afrique.

 

 Élu au suffrage universel par un peu plus de 62% des 1 108 000 suffrages exprimés, le 20 février 2016, le professeur d’université et ancien recteur de l’Université de Bangui, Faustin-Archange Touadera avait suscité beaucoup d’espoirs. On est aujourd’hui loin du compte!

Le “candidat des pauvres” annonçait dans son discours d’investiture, le 30 mars 2016, “une rupture avec le passé”. Les Centrafricains, les médias occidentaux et les diplomates avaient cru naïvement qu’il s’agissait d’une rupture notamment avec le régime du général-président François Bozizé que Faustin-Archange Touadera avait servi durant cinq ans ( 2008-jusqu’aux Accords de Libreville du 11 janvier 2013), en qualité de Premier ministre. Ils avaient mal interprêté ou pas lu le discours présidentiel. Le passé ne concernait que la période postérieure aux Accords de Libreville et surtout le régime de Michel Djotodia, le vainqueur de Bozizé avec les bandes de la Seleka venant du nord-est du pays, renforcées par des pillards soudanais et tchadiens.

Le changement dans la continuité

Alors qu’un boulevard vers la reconciliation nationale et le relèvement de l’Etat se présentaient devant l’élu du peuple centrafricain, les premiers choix du président Touadera l’amèneront progressivement vers un remake de la mauvaise gouvernance bozizéenne et dans l’actuelle impasse. Son premier ministre et son directeur de cabinet, qui sont à ses côtés depuis une dizaine d’années, l’accompagnant toujours dans ses différents postes, étaient déjà à la manoeuvre à la Primature, lorsque Faustin-Archange Touadera était Premier ministre. Adeptes de la mauvaise gouvernance avec ses fondements que sont le népotisme, le clanisme et le clientélisme, leur prise en otage du pouvoir exécutif s’est faite sans opposition. La plupart des anciens politiciens du régime de Bozizé, renversé par Michel Djotodia, sont revenus soit au gouvernement soit dans les nombreux postes de ministres-conseillers ou dans les sinécures alimentaires créées à cet effet. Manquera toutefois à l’appel, le Senat qui aurait été la cerise sur le gâteau-mangeoire.Seule l’Assemblée nationale a pu échapper à cette main-mise. En effet, comme les élections législatives se sont déroulées en même temps que l’élection présidentielle, la plupart des députés ne sont pas redevables de leur mandat au chef de l’Etat. De ce fait, les 140 députés constituent les seuls relais de la misère et de l’horreur dans lesquelles est plongée la population de l’arrière-pays. Il va de soi que le Président de l’Assemblée Nationale et les chefs de l’Opposition parlementaire sont les cibles des attaques les plus viles des officines du pouvoir exécutif. L’union nationale et la réconciliation des Centrafricains, notamment avec la bonne gouvernance, ne sont que de vieux rêves entrecoupés de cauchemars.

Un bilan catastrophique soutenu par les bailleurs

En dépit de la mauvaise gouvernance certes endémique en Centrafrique, il n’est pas une semaine où le régime bicéphal Sarandji-Touadera ne soit encouragé par des déclarations officielles de soutien venant de l’ONU, de la Minusca, de l’Union africaine, de l’Union européenne et de la France.

Pourtant, depuis 2016, notamment au nord-ouest, au centre et au sud-est, les victimes se comptent par dizaines de milliers, désormais 14 sur 16 préfectures ( départements) ne sont plus contrôlées par l’Etat, les seigneurs de la guerre refusent toute autorité représentant l’Etat et occupent, manu militari, les bâtiments publics y compris les établissements scolaires. L’impunité est encore le puissant moteur de la crise politique, financiere et humanitaire et de la disparition de l’Etat de droit. Les personnalités sous sanctions internationales et nationales circulent en toute liberté. La Cour Pénale Spéciale (CPS), intégrée dans le système judiciaire centrafricain, par une loi du 3 juin 2015, n’est toujours pas opérationnelle. Certes les personnels étranger et centrafricain de la CPS sont déjà dotés et rémunérés, sans service fait. La blancheur de leur hermine n’a d’égale que les pages blanches des enquêtes et des instructions.

Les bailleurs devront bientôt renflouer le budget de ce prolongement de la Cour Pénale Internationale qui a mis treize ans pour juger, en premiere instance, les crimes du chef de milice congolais, Jean-Pierre Bemba, commis en 2003. De même, le DDRR est encore au stade de la phase pilote et ne pourra évidemment être appliqué que dans les zones contrôlées par l’Etat. Déjà en période de non crise, le budget national etait équivalent à celui d’une ville française de 200 000 habitants. Désormais, il n’est plus qu’indicatif pour le seul FMI qui s’en accommode parfaitement, même lorsque le Président et le Premier ministre s’attribuent, pour 2018, une augmentation de plus de 500 % de leurs fonds spéciaux, non contrôlables.

Vers la fin de partie ?

Lorsque tout va mal, il reste le recours aux forces surnaturelles et occultes. De nombreuses réunions officielles ne peuvent commencer que par des prières, des chants évangéliques avec des vrais-faux Pasteurs, ignorant souvent le bénévolat. Le Président et son Premier ministre, comme de nombreux ministres, sont des Pasteurs, tout en prenant des libertés avec les canons de leurs églises dites du réveil. En fonction des oracles, les nominations se font et se défont, les contrats sont signés ou dénoncés, les alliances se nouent ou se dénouent. Au niveau diplomatique, le langage est à géométrie variable donc de moins en moins crédible par les alliés historiques et sérieux de la République centrafricaine. La situation du Président centrafricain ressemble, de plus en plus, à celle du Roi dans le jeu d’echecs lorsqu’il est menacé de fin de partie : on est proche de l’Echec et Mat !

Centrafrique : réhabiliter les terrains de Basketball, un projet de « Zingo na Kwa» en faveur de la cohésion sociale

0

Centrafrique : réhabiliter les terrains de Basketball, un projet de « Zingo na Kwa» en faveur de la cohésion sociale

 

 

Centrafrique.com/5bcb6fee-1f01-4aae-b12f-7e3bf7b4ab4e/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Terrain basket-ball de l’Université de Bangui. Photo Éric Ngaba, Copyright2017CNC.

 

 

Bangui 25 décembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’Association des jeunes centrafricaines dénommée «Zingo na Kwa» dirigée par Michael Zarambo, se propose de réhabiliter les terrains de Basketball des huit (8) arrondissements de la ville de Bangui. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la cohésion sociale que Zingo Na kwa entend promouvoir au milieu de la capitale.

L’association Zingo na Kwa, entend promouvoir la cohésion sociale entre les jeunes centrafricains à travers le basketball, sport de renommée en République Centrafricaine.

Réhabiliter les terrains de Basketball des huit arrondissements de Bangui, servira aux jeunes du pays de se rencontrer afin de briser la peur de l’autre et de se fréquenter. C’est une vision exprimée par le président de ladite associa

 

 

 

tion.

«Le lancement du projet consiste à réhabiliter les terrains des 8 arrondissements de Bangui par les jeunes bénéficiaires avec les moyens limités dont nous possédons. Dans cette activité, chaque arrondissement envoyé un ou deux représentants pour aider l’arrondissement bénéficiaire à faciliter la réhabilitation de leur terrain. Ceci permet de faciliter la cohésion entre les jeunes de différents arrondissements qui ne se rencontrent pas durant cette crise qu’a connu notre pays », a expliqué Michael Zarambo, Président de l’Association  Zingo na Kwa.

Il a fait savoir que les travaux de réhabilitation réalisés par les jeunes de chaque arrondissement vont permettre aux jeunes de la capitale les travaux manuels, la création d’un groupe soudé et le respect de l’autre.

Une fois la réhabilitation faite, a en croire Michael Zarambo, un tournoi de basketball s’en sera suivi afin de promouvoir la paix et la réconciliation au milieu jeune de la capitale. Cette initiative sera mise en œuvre dans d’autres villes du pays selon les moyens mis à la disposition de l’association.

 

Centrafrique : une semaine d’actualités à Bangassou.

0

Centrafrique : une semaine d’actualités à Bangassou.

 

 

Minusca-abattu-par-les-anti-balaka-pres-de-gambo/www-corbeaunews-ca/” rel=”attachment wp-att-17750 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/689B0C73-56EB-422C-813C-72F87EC08594-300×169.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”169″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/689B0C73-56EB-422C-813C-72F87EC08594-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/689B0C73-56EB-422C-813C-72F87EC08594-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/689B0C73-56EB-422C-813C-72F87EC08594.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Les soldats de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA)

 

 

Bangui, le 26 décembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Accident d’hélicoptère de la Minusca :

 

Dans le cadre de la sécurisation de la ville de Bangassou promis par le Sécrétaire Général de l’ONU le mois passé lors de sa visite dans la ville, plusieurs dizaines des soldats de Force spéciale de l’armée portugaise ont été déployés dans le centre Bangassou la semaine dernière.

Selon une source sécuritaire proche de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Bangassou, lors de l’arrivée des soldats portugais dans la région, un hélicoptère de combat avait été déployé aussi dans le secteur afin de sécuriser le mouvement de ces troupes portugaises. Seulement, l’hélicoptère en question, contre toute attente, déclenche un appel d’urgence juste à la fin de sa rotation et il a pu atterrir en toute urgence sur une route en fracas.

D’après le bilan provisoire, aucun membre de l’équipage ne s’est blessé grâce à l’expérience et la technicité du pilote.

Tirs d’armes musclés des Anti-Balaka:

 

Par ailleurs, les anti-Balaka de Bangassou, informés du déploiement des soldats portugais dans la ville, ont tiré des coups de feu avec leurs armes toute la nuit de la veille de l’arrivée de ces Portugais. Des centaines des personnes ont pris la fuite par peur de leur vie.

 

Sensibilisation pour la paix à Gambo :

 

Tandis qu’à Gambo à environ 75 kilomètres de Bangassou, une équipe de sensibilisation pour la paix dans la région composée entre autres, des gendarmes et policiers centrafricains, des soldats de la minusca, aurait quitté Bangassou pour rejoindre la commune afin de discuter avec les autorités locales et les miliciens Anti-Balaka sur la nécessité de la paix dans le pays.

La Minusca quant à elle, prévoit de réhabiliter l’axe Gambo-Bangassou et d’autres bâtiments administratifs à Gambo après la cessation des hostilités dans le secteur.

 

Promesse du Président Touadera :

 

Du côté du Gouvernement de Bangui, le Président Touadéra et son ministre de l’intérieur ont plusieurs fois promis de déployer des Forces de Sécurité intérieure supplémentaires à Bangassou, mais cela est toujours resté à l’étape de la promesse.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : il faut agir ! Les bataillons sont formés, les armes russes sont là.

0

CENTRAFRIQUE :IL FAUT AGIR ! LES BATAILLONS SONT FORMÉS, LES ARMES RUSSES SONT LÀ.

 

 

Centrafrique.com/18070-2/181a9b9b-b730-4f3b-ac75-1404995233df/” rel=”attachment wp-att-18072 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les FACA. ©autremédia.

 

 

Bangui, le 26 décembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

IL FAUT AFFRONTER LES REBELLES !

 

Partout, dans le pays, les bandes armées semblent gesticuler frénétiquement : elles savent qu’elles vont bientôt se retrouver devant des Forces Armées Centrafricaines (FACAS) rénovées et équipées en armes, composées de soldats patriotes, farouchement déterminés à sauver leur pays et sa population.

          L’espoir est permis. On peut penser que la victoire sur les ennemis de la République Centrafricaine est possible. Les Centrafricains soutiendront leurs forces armées avec détermination jusqu’à la libération totale de leur pays. La fin de l’occupation scandaleuse de certaines régions approche. Les bandes rebelles sont désormais en sursis. Le glas va bientôt sonner pour la disparition de leur impunité. Elles vont devoir rendre compte devant les tribunaux de leurs crimes abominables.

          Le moment est donc venu pour le président Faustin-Archange Touadera de revêtir sa tenue de chef d’État-major. Plus personne ne pourra évoquer lembargo pour rester figé dans l’immobilisme. Il faudra installer rapidement des garnisons dans les provinces prises en otages. Les moyens logistiques de la MINUSCA, qui n’a pas fait tout le travail qu’elle aurait dû faire, pourront être utilisés pour acheminer les troupes. Le gouvernement devra être mobilisé pour gérer la nouvelle donne. Ses membres se déplaceront pour montrer aux populations qu’elles ne sont plus seules, maintenant que le gouvernement a les moyens de mener sa politique de défense du territoire et de la protection de son peuple.

          Il faut garder à l’esprit que l’année 2017 a été pour la RCA une véritable calamité. De 13 000 à 15 000 morts. Des départs massifs pour l’exil, avec peu d’espoir de retour. Des déplacés de l’intérieur réfugiés dans des forêts hostiles. Une administration à la renverse. Un système de santé devenu caduc. Une jeunesse en perdition…

          Désormais, le gouvernement dispose des moyens nécessaires pour mettre en œuvre une politique capable de ressusciter le pays.

 

QUELLES SONT DÉSORMAIS LES MISSIONS DE LA MINUSCA ET DES FACAS ?

          La Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) doit, dorénavant, appliquer rigoureusement la feuille de route fixée par le gouvernement : protéger la population, suppléer aux Forces Centrafricaines de Sécurité intérieure pour reconquérir les territoires occupés.

          Les FACAS qu’on pourrait rebaptiser : « Forces Nationales et Citoyennes de Centrafrique » doivent être aujourd’hui considérées comme le fer de lance de la lutte contre les rebelles, les mercenaires et autres terroristes. Il faudra sortir du carcan des condamnations et des menaces sans suite contre les crimes récurrents des bandes mafieuses.

          L’Armée Centrafricaine devra se déployer rapidement sur tout le territoire et passer à l’offensive, avec vigueur et témérité. Les soldats garderont à l’esprit qu’ils sont au service de la Nation et des citoyens – et non à celui d’un gouvernement ou d’un clan.

          Cette nouvelle Armée sera là pour garantir la démocratie, l’unité et la laïcité intangible de la République Centrafricaine.

          2018 sera peut-être ainsi l’année de tous les espoirs !

 

           « La Patrie ou la mort, nous vaincrons ! » (Thomas Sankara)

                                                                                                                                                                                                                  JOSEPH AKOUISSONNE

(26 décembre 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

                                                                                                                             

 

 

Centrafrique : monsieur Aimé DOUNDA nommé porte-parole du parti MLPC zone Europe.

0

Centrafrique : monsieur Aimé DOUNDA nommé porte-parole du parti MLPC zone Europe.

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-le-mlpc-condamne-vigoureusement-les-violences-a-kaga-bandoro/92532a8d-bc9a-455e-bc36-482c8ea24195/” rel=”attachment wp-att-18047 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le logo du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain
Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

BUREAU POLITIQUE
PRESIDENCE

 

DECISION N°017/MLPC/BP/P.017

Rapportant la Décision n°016/MLPC/BP/P.017 du 30 mars 2017 et portant nomination d’un Porte-Parole, Responsable du Pôle Europe de la communication du Parti ;

 

Le Président du Parti,

Vu les Statuts,

Vu le Règlement Intérieur,

Vu la Décision n°016/MLPC/BP/P.017 du 30 mars 2017 ;

Vu le Procès-verbal de l’Assemblée générale de la Fédération du 16 Décembre 2017 ;

Vu les termes de référence de la communication du Parti,

DECIDE

 

Article 1er  : le camarade Aimé DOUNDA est nommé Porte-parole du Parti, cumulativement avec la fonction de Responsable du Pôle Europe de la communication du Parti avec résidence en France, en remplacement du Camarade Chancel SEKODE NDEUGBAYI appelé à d’autres fonctions.

Il exerce ses fonctions sous l’autorité du Bureau Politique et dans les limites de la juridiction de la Fédération Europe – Amériques – Asie – Moyen Orient – Océanie.

Article 2 : Le Porte-parole, Responsable du Pôle Europe est chargé de l’organisation du Pôle et de son animation, conformément aux “Fermes de référence soumis au préalable à son approbation.

Article 3 : La présente décision qui rapporte toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui, le 22 décembre 2017.

 

Martin Ziguélé.

 

Centrafique : le bilan social partiel du Président Touadera en 2017.

0

Centrafique : le bilan social partiel du Président Touadera en 2017.

 

 

Centrafrique.com/touadera/le-president-touadera-lors-de-sa-prestation-de-serment-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-17753 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

 

 

Bangui, le 26 décembre 2017.

Publié par : CNC.

 

FAITS, CHIFFRES ET SON Rang MONDIAL:

 

188 sur 188 pays dans l’indice de développement humain (PNUD);

4 millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire;

Plus de 633 300 déplacés internes et 545 497 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (HCR);

4 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire;

1,8 million d’enfants touchés par la crise (UNICEF);

 

Financement humanitaire de l’UE:

 

22,5 millions d’euros en 2017;

136 millions d’euros depuis 2013;

 

Introduction

 

Plus de quatre ans après le début de la crise en décembre 2013,  la situation en République centrafricaine (RCA) reste extrêmement grave. Les besoins humanitaires sont en hausse et ont atteint un niveau similaire au pic de la crise en 2013-2014. Quatorze travailleurs humanitaires ont été tués jusqu’à présent cette année, ce qui fait de la RCA le pays le plus dangereux au monde pour les humanitaires après la Syrie.

En novembre, les organisations internationales d’aide dans certaines régions du nord ont suspendu leurs activités et évacué tout leur personnel.

 

Quels sont les besoins?

 

Quelque 2,2 millions de personnes dans le pays ont besoin d’une aide humanitaire pour près de la moitié de la population. Environ 1,4 million de personnes souffrent d’insécurité alimentaire. La malnutrition chronique a augmenté et compte actuellement parmi les plus élevées au monde (environ 40% de la population âgée de moins de 5 ans selon l’UNICEF). Les stocks des communautés sont vides et les moyens de subsistance ont été gravement affectés par les combats et les pillages, provoquant une augmentation substantielle des prix des denrées alimentaires et une diminution substantielle du revenu des ménages. La situation du nombre toujours aussi élevé de déplacés internes est particulièrement préoccupante.

La faiblesse du système national de santé s’est effondrée en raison de la violence généralisée. Il y a également une grave pénurie de personnel de santé qualifié et de fournitures médicales. Jusqu’à 58% des infrastructures de santé sont soutenues par des acteurs humanitaires. Ce manque d’accès aux soins de santé de base continue d’avoir de graves répercussions sur la population.

Les besoins en eau, assainissement et hygiène (WASH) sont particulièrement sévères dans les zones les plus touchées par le conflit et le maintien d’un niveau adéquat de WASH reste un défi, en particulier dans les sites de personnes déplacées internes (PDI).  L’eau potable est rare.

La crise s’est également propagée dans les pays voisins (en particulier au Tchad et au Cameroun) et les effets sont considérables, notamment en termes de pression sur les ressources locales.

 

Comment aidons-nous?

 

Avec plus de 400 millions d’euros fournis depuis 2014, l’Union européenne (États membres de la Commission) est le plus grand donateur d’aide humanitaire à la RCA. La seule Commission européenne a fourni 136 millions d’euros d’aide humanitaire à l’intérieur du pays depuis décembre 2013, en plus de plus de 83 millions d’euros pour les réfugiés centrafricains dans les pays voisins.

 

la situation des réfugiés se prolonge.

 

Les besoins humanitaires créés par le conflit centrafricain, y compris dans les régions limitrophes du Cameroun et du Tchad, sont donc considérés comme une crise humanitaire oubliée par la Commission européenne.

L’aide humanitaire de la Commission cible principalement les besoins dans les domaines de l’alimentation, de la santé, des abris d’urgence, de l’eau, de l’assainissement et de la protection des civils. L’aide d’urgence est axée sur les personnes déplacées à l’intérieur et à l’extérieur des camps de personnes déplacées, ainsi que sur les réfugiés qui dépendent principalement de l’aide humanitaire pour couvrir leurs besoins. Appui aux opérations (la coordination, les services aériens sont également cruciaux) La Commission finance également des projets humanitaires pour permettre un accès gratuit aux soins de santé primaires par le biais de cliniques mobiles, en mettant l’accent sur les interventions vitales et la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques.

Des projets visant à améliorer la protection des civils sont également soutenus, notamment le suivi des incidents, l’assistance médicale, psychosociale et juridique aux victimes, ainsi que des actions offrant un environnement protecteur pour les enfants.

En 2017, la Commission européenne a également soutenu le programme humanitaire des Nations Unies. services aériens (UNHAS) afin de faciliter le transport du personnel humanitaire vers des endroits éloignés qui, autrement, resteraient inaccessibles en raison de l’insécurité et d’une très mauvaise infrastructure.

 

Source : rapport de la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne. Publié le 22 décembre 2017 par Relief Web.

 

Centrafrique : session criminelle 2018, 3 chefs de guerre inscrits à l’ordre du jour.

0

Centrafrique : session criminelle 2018, 3 chefs de guerre inscrits à l’ordre du jour.

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-session-criminelle-2018-3-chefs-de-guerre-inscrits-a-lordre-du-jour/le-magistrat-eric-didier-tambo-procureur-general-pres-la-cour-dappel-de-bangui-photo-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-18102 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le magistrat Éric Didier Tambo, procureur Général près la cour d’appel de Bangui. Photo cyrille Yapéndé
Le magistrat Éric Didier Tambo, procureur Général près la cour d’appel de Bangui. Photo cyrille Yapéndé

 

 

Bangui, le 24 décembre 2017

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

Dans le cadre de la session criminelle de 8 janvier au 8 février 2018, une audience de tirage au sort des membres du jury a eu lieu avant-hier au Tribunal de Grande Instance de Bangui en présence d’une centaine des accusés.

 

L’objectif de ce tirage au sort est de sélectionner 15 jurys parmi une centaine qui sont venus des différentes juridictions qui ressortent de la Cour de Bangui, entre autres Bangui, Bossembélé, Sibut, M’baiki et Bimbo.

Ils sont désignés pour siéger comme des accesseurs à côté des magistrats lors de l’audience criminelle 2018 qui va  durer, selon le programme établi, environ 30 jours.

À la sortie de l’opération du tirage au sort, le Procureur général près la Cour d’appel de Bangui, Éric- Didier TAMBO explique comment les 15 membres de ce  jury ont été tirés au sort.

« lors de session criminelle il y’a une assisse qui permettra de désigner les jurys populaires c’est-à-dire la population qui a vécu dans sa chair les infractions commises telles que les crimes, les viols, etc.et cela représentent la population. Et la loi dispose que huit jours avant la session criminelle, nous devons procéder à la mise en place des membres du jury”.

Précisant que 55 dossiers des accusés ont été retenus lors de l’audience dont Rodrigue NGAÏBONA alias général Andjilo présent dans la salle, Patrice Édouard NGAÏSSONA et Abdoulaye Hussein tous les deux absents.

 

©2017CNC.

Centrafrique : Dans la fièvre de Noël, Bangui.

0

Centrafrique : Dans la fièvre de Noël, Bangui.

 

 

Centrafrique.com/18096-2/preparatif-de-noel-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-18097 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Préparatif de Noël à Bangui
Préparatif de Noël à Bangui

 

 

Bangui, le 24 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

A quelques jours de la célébration, ce 25 décembre, de la fête de Noël, les villes centrafricaines et Bangui en particulier, vibrent au rythme de l’Arbre de noël. Des enfants démunis, orphelins et enfants vulnérables reçoivent déjà des mains de certaines personnalités et personnes de bonne foi leurs jouets. A l’école maternelle Vie&Espoir dans le 5ème arrondissement de Bangui, l’honorable Annette Lamine a distribué des jouets, alors qu’au camp militaire de Bataillon de soutien et de services (BSS), la Ministre de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara a volé au chevet des orphelins et enfants des militaires, ce samedi 23 décembre avec l’appui de l’EUTM.

Il y a deux milles ans en arrière, un enfant appelé Jésus-Christ était né dans une crèche, et que les Rois-Mages venus de partout lui ont apporté des cadeaux. C’est ce symbole qui est pérennisé à travers la fête de noël. Depuis les marchés improvisés dans les lieux publics à Bangui, les supermarchés… les jouets pullulent et de toute sorte. Quand bien même les parents se plaignent de la cherté des prix, ils n’hésitent pas à se bousculer pour se procurer ces jouets pour leurs enfants.

Cependant, les enfants centrafricains célèbrent cette festivité en son édition 2017 dans un contexte particulier de post-crise. « Dans tous les pays du monde et plus particulièrement ceux qui connaissent des périodes de crise ou de guerre comme se fut le cas de votre pays, il y a quatre ans, la période de Noël et une période essentielle. Quelle que soit votre religion ou votre croyance, il s’agit d’une période de trêve, une période de paix et d’unité », a lancé Général Blazquez, Commandant en chef de la force européenne, EUTM qui a fourni les jouets pour les enfants des militaires.

A l’école Vie&Espoir où l’honorable Annette Lamine a distribué des jouets aux enfants, danses, poèmes, et jeux ont marqué la fête qui s’est tenue dans la cour de ladite école. Chacun des enfants a reçu un cadeau des mains de la ‘’Mère’’ Noël, Annette Lamine et ses invités que sont entre autres, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation Moukadas Noure.

« Noël est la célébration de la naissance de Jésus-Christ et elle est surtout célébrée pour les enfants et par les enfants », a rappelé l’honorable qui ajoute « Je suis là parmi vous, mes enfants, en tant que Députée de 5ème certes, mais je suis là d’abord et surtout parce que je suis maman et en tant que Mère je pense aux enfants plus spécialement en cette période de Noël ».

Et de poursuivre, « nous savons que tous les enfants n’ont pas la chance d’avoir un cadeau, il y a aujourd’hui dans le monde entier, notamment en Afrique et plus particulièrement en Centrafrique, et même ici à Bangui, des enfants qui n’auront ni cadeaux, ni de quoi manger en ce jour de Noël. Je pense à eux et je suis triste. Ne les oublions pas ».

Quant à la Ministre Marie Noëlle Koyara, elle s’est réjouie de ce que « le sourire retrouvé par ces enfants, grâce à ce geste, est aussi le sourire de la nation centrafricaine qui est en marche vers son vivre ensemble », et d’ajouter qu’ « par cette prestation, nous pouvons ressentir la joie dans notre cœur, à travers les différents messages que les enfants nous ont faits passer ici et cela démontre bien l’importance de cette journée de Noël. Noël, fête de famille, noël fête des enfants, plein de bonheur et de joie. Il s’agit de donner du sourire à ces enfants qui, pour certains, ont perdu leur parents ».

Notons que dans certaines parties du pays, à Ippy par exemple, les enfants sont privés de célébrer cette fête du fait de conflits entretenus par les groupes armés.

 

Honorable Annette. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
Honorable Annette. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.

©2017CNC.

Centrafrique : Les deux mois de salaires annoncés par Touadéra, une galère pour les Fonctionnaires

0

Centrafrique : Les deux mois de salaires annoncés par Touadéra, une galère pour les Fonctionnaires

 

 

Centrafrique.com/18092-2/immeuble-du-tresor-public-centrafricain-credit-photo-fred-krock-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-18093 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Immeuble du trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, Immeuble du trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 24 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Dès 10h du matin de ce jeudi 21 décembre 2017, le PK 0 (Centre-ville de Bangui) sombrait dans un tintamarre de sirènes des ambulances qui fesait aller-retour à la Direction générale du Trésor public pour évaccuer les Fonctionnaires âgés et essouflés par les mouvements de foule. La difficile procédure d’accès au 2ème mois de salaires brusquement annoncée par le gouvernement est à l’origine de cette situation.

Rocombolesque pourrait-il paraitre ! L’annonce des deux mois de salaires faite en pompe par le Président de la République, au début de la semaine n’est, en réalité, qu’une galère prononcée en direction des paisibles Fonctionnaires et Agents de l’Etat. D’abord, tous les Fonctionnaires qui ont pris d’assaut les banques prétendant percevoir les 2 SIM, se sont rendus à l’évidence qu’un seul mois ordinaire était versé. « Le Président s’est joué de nous », lançait-il son coup de gueul, un fonctionnaire rencontré dans la bouillante foule qui s’est amassée devant le Trésor public.

Evidemment, devant la Direction générale de Trésor public hier, jeunes, adultes, aptes et inaptés (à tricylcle) ont pris d’assaut l’institution. C’est pour répondre aux exigences imposées par le gouvernement pour que les bénéficiaires à ce deuxième mois puisse remplir un certain nombre de critères. « Urgence liée au paiement des arrieres de salaires : une petite formalite s’impose », c’est sous ce titre que le Ministère des Finances et du Budget a posté, ce mercredi l’information sur la nécessité de remplir des critères avant de prétendre au deuxième salaire annoncé en pompe par Touadéra . « Pour répondre aux exigences des partenaires techniques et financiers notamment le FMI, une petite formalité s’impose. C’est pour éviter des éventuels cas de malversations financières qui pourraient se produire lors des opérations de paiement des arriérés de salaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat. A cet effet, le Trésor Public procède à partir de demain, au contrôle des pièces suivantes : une pièce d’identité en cours de validité ou passeport, un bulletin de paye le plus récent, et un relevé d’identité bancaire (RIB) », tels sont les critères.

Entre temps, du fait du caractère brusque de cette annonce, c’est toute une foule de fonctionnaires et agents de l’Etat qui s’est amassée devant le Trésor public hier. Parmi eux, des personnes à organisme défaillant qui n’ont pu tenir debout. Les ambulances fesaient des aller-retour entre DGT et les hôpitaux de la place.

C’est cela, les premiers effets produits par l’annonce fraccassante des 2 SIM de Touadera.

Asuivre…

 

©2017CNC.

Centrafrique : le cycle infernal de la souffrance de la population dans le pays.

0

Centrafrique : le cycle infernal de la souffrance de la population dans le pays.

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-le-cycle-infernal-de-la-souffrance-de-la-population-dans-le-pays/rosen-roseba-photo-andy-hall-pour-lobservateur/” rel=”attachment wp-att-18089 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rosen Roseba. Photo Andy Hall pour l’observateur.
Rosen Roseba. Photo Andy Hall pour l’observateur.

 

 

Bangui, le 24 décembre 2017.

Par : Rebecca Ratcliffe  

 

Quatre jours avant Noël, des rebelles armés de la Seleka ont fait du porte à porte dans le quartier de Rosen Moseba.

 

En 2013, la capitale de la République centrafricaine, Bangui, était en proie à un violent chaos et la Séléka, une coalition composée essentiellement de combattants musulmans, avait renversé le gouvernement du Président François BOZIZÉ en mars de la même année.

Au cours de cette violence généralisée couplée avec  du pillage, les communautés des deux côtés ont été terrorisées et Moseba et sa famille ont tenté de s’échapper, mais elle a été arrêtés par des hommes armés.

“Il y avait beaucoup de rebelles”, se souvient-elle. “Trois d’entre eux m’ont violée, une par une”. Après qu’ils m’ont violée, certains membres de la Séléka ont dit: «Tuez-la, d’autres ont dit:« Non, non, nous n’allons pas la tuer, nous avons déjà fait ce que nous voulons faire. Elle était enceinte à ce moment-là. “J’ai essayé de résister mais je ne pouvais rien faire parce qu’ils avaient des armes, et je n’avais rien”, dit Moseba.

Ils ont tué son frère devant elle et ses enfants. Elle a été forcée de quitter le corps de son frère sur le bord de la route. “Je ne sais pas ce qui s’est passé après, je ne sais pas si quelqu’un a enterré mon frère”, dit-elle.

La capitale est sous contrôle gouvernemental aujourd’hui, mais les relations entre musulmans et chrétiens restent tendues. Beaucoup, comme Moseba, ont reçu peu d’aide pour reconstruire leurs moyens de subsistance. Ayant tout perdu dans la crise, elle est incapable de payer le loyer ou de payer ses enfants pour aller à l’école. Son mari l’a quittée après avoir appris qu’elle avait été violée.

 

Cinq ans après le début du conflit en RCA, la moitié de la population du pays a besoin d’une aide humanitaire, tandis que plus d’un million de personnes ont été déracinées par les combats. Dans de nombreux domaines, la crise s’est aggravée au cours des 12 derniers mois. La violence entre groupes armés, souvent en concurrence pour des ressources naturelles dans un contexte d’anarchie totale, a chevauché des luttes ethniques anciennes et la méfiance entre la majorité chrétienne et la minorité musulmane.

Le coordinateur des secours d’urgence de l’ONU, Stephen CBrien, a parlé des «précoces avertissements de génocide» Depuis la fin 2016, la violence a éclaté dans presque toutes les régions en dehors de la capitale, selon un rapport d’International Crisis Group.

Le centre et l’Est ont été dévastés par des conflits territoriaux tandis qu’au sud-est, les combats ont pris de l’ampleur à la suite du départ des forces spéciales américaines et des troupes ougandaises chargées de combattre l’Armée de résistance du Seigneur. La rivalité ethnique entre les agriculteurs et les bergers est également une préoccupation croissante.

Thierry Vircoulon, qui a mené des recherches pour l’ONG Mercy Corps, prévient que le gouvernement devrait intervenir d’urgence dans la région pour prévenir l’escalade de la violence avant la saison sèche, lorsque les éleveurs acheminent le bétail du Cameroun vers la RCA. Cela devient de plus en plus un conflit communautaire.

Cela rend le conflit de plus en plus difficile à gérer parce qu’il se fragmente selon les lignes communautaires, dit Vircoulon. Dans les communautés déçues par la mission de maintien de la paix des Nations Unies, les groupes armés, qui se sont fragmentés et multipliés, sont de plus en plus considérés comme protecteurs. Le mois dernier, l’ONU a annoncé le déploiement de 900 soldats supplémentaires en RCA.

 

différence sur le terrain.

“Il n’y aura jamais assez de troupes pour couvrir tout le pays, c’est un pays immense avec des infrastructures très médiocres et une population dispersée sur un territoire plus grand que la France”, explique Enrica Picco, chercheur indépendant sur la région d’Afrique centrale. . La mission de maintien de la paix de l’ONU, Minusca, est largement considérée comme un échec. Portés par des rapports d’exploitation et d’abus sexuels, ils sont considérés par beaucoup en RCA comme inefficaces ou biaisés.

 

En Visite au pays en octobre dernier, Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré à maintes reprises que les troupes n’avaient d’autres objectifs que de restaurer la paix. Guterres a également critiqué ceux qui “utilisent la manipulation politique pour diviser les différentes communautés religieuses”.

 

La relation entre l’ONU et le gouvernement est devenue tendue, déclare Jean Félix Riva, chef du cabinet du président de l’Assemblée nationale.

“Ce que nous entendons quand le premier ministre parle ou le président parle, nous travaillons avec l’ONU et travaillons avec Minusca”, mais en privé ils vous diront que Minusca n’aide pas à résoudre le problème. L’ONU et Minusca en privé disent-ils la même chose.

Malgré les élections de l’année dernière, qui étaient pour la plupart pacifiques et portaient un regain d’optimisme, le gouvernement n’a pas fait assez pour unifier le pays ou condamner la violence engendrée par la rivalité ethnique. L’espace humanitaire s’est rétréci rapidement au cours des derniers mois, et de nombreuses régions de la RCA sont maintenant trop dangereuses pour atteindre des milliers de personnes sans accès à l’aide d’urgence, dit Levourne Passini, qui travaille pour Tearfund en RCA.

 

calme, les tensions ont augmenté ces dernières semaines à la suite de plusieurs incidents de sécurité. Le mois dernier, Médecins Sans Frontières a évacué tout le personnel national et international de Bangassou, une ville du sud-est du pays, suite à un violent vol à main armée.  Trente enfants en soins intensifs à l’hôpital de Bangassou ont été laissés sans soins médicaux Même dans les zones où les travailleurs humanitaires peuvent opérer, les ressources sont limitées.

 

Prudence Lamba de Bangui, était l’une des 100 000 personnes qui vivaient au milieu des avions abandonnés et rouillés dans l’aéroport de la ville, après avoir fui la Seleka avec ses quatre enfants et 10 petits-enfants. «Quand j’ai dû courir, j’ai tout laissé derrière moi, je me suis simplement enfui, j’ai laissé tous mes biens», dit-elle. Le gouvernement a fermé le camp où elle vivait en janvier. Les familles ont reçu 50 000 francs CFA pour rentrer chez elles, mais l’argent est loin d’être suffisant, dit-elle, même si son revenu en tant que vendeur de bois est inclus. “Je dois prendre soin de mes enfants et de mes petits-enfants.

Les enfants doivent retourner à l’école mais je n’ai pas l’argent pour payer l’école, ni les livres ni les crayons, dit Lamba.

 

Un enfant régarde dans une salle de classe située dans un camp de Mpoko. Photo Jerome Delay, AP
Un enfant régarde dans une salle de classe située dans un camp de Mpoko. Photo Jerome Delay, AP

 

Elle s’inquiète de l’impact psychologique que la crise a eu sur sa famille :

«C’était très difficile pour les enfants, auparavant, nous vivions dans une maison avec des murs. Nous avons dormi sous une tente, il faisait parfois froid, il y avait parfois de mauvais animaux, des insectes, sous la tente, nous dormions sur le sol, nous n’avions pas de lit, et les enfants étaient très malades. Elle a ajouté: «Les enfants vivent la situation, ils connaissent le bruit des armes à feu, les gens doivent courir. Les enfants le vivent, ils le savent».

Lamba, avec Moseba, reçoit le soutien d’Acatba, un organisme local d’alphabétisation, de formation commerciale et de conseil aux victimes de violences sexuelles, soutenu par Tearfund et le gouvernement britannique.

Elvis Guekenean Thomas, directeur d’Acatba, déclare qu’un défi majeur est le manque de ressources disponibles, en particulier pour soutenir les survivants de viol, qui sont déjà difficiles à atteindre en raison de la stigmatisation enracinée associée à la sexualité.

Certains, les survivants sont capables de parler de ce qui leur est arrivé et d’essayer d’avoir accès à l’aide, mais d’autres non, alors nous envoyons des réseaux communautaires pour [chercher les victimes qui se cachent dans leurs maisons “, dit-il, “Une très petite minorité obtient de l’aide.”

 

 

L’appel humanitaire de l’ONU pour la RCA n’a reçu que le tiers des 497 millions de dollars requis. Un appel visant à aider les personnes contraintes de fuir leur domicile a été financé à moins de 10%. Le pire des combats dans la capitale est terminé, mais pour Moseba, la vie est loin d’être stable. “C’est très difficile”, dit-elle. “J’ai peur d’être expulsé de ma maison et mes enfants ne vont pas à l’école.”

Avant la crise, j’avais l’habitude de vendre des choses, mais maintenant j’ai tout perdu et je n’ai pas assez d’argent pour en commencer une autre activité Parce que je suis un orphelin

 

Certains noms ont été changés pour protéger les victimes.

 

Réportage rédigé à l’aide de l’extrait de THE GUARDIAN britanique.

CENTRAFRIQUE : AU KM 5, GROUPES D’AUTO-DEFENSE OU BANDITS ?

0

CENTRAFRIQUE : AU KM 5, GROUPES DAUTO-DEFENSE OU BANDITS ?

 

 

Centrafrique.com/0a7cf93a-cd56-4662-a527-cbc5a02e40c7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

Bangui, le 23 décembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

PEUR SUR LA VILLE

          Depuis peu, tout un quartier de la capitale, le « KM 5 », est pris en otage par des malfrats qui terrorisent les habitants. Ce sont des bandes disparates de voyous qui profitent du

          Au départ, ils s’étaient constitués en groupes d’auto-défense pour, disaient-ils, « défendre la minorité musulmane ». En réalité, ce sont des bandits avides de gains. Ils ont commencé par proposer aux commerçants du quartier de les protéger, eux et leurs biens, moyennant rétribution. Mais les commerçants qui refusaient ont vite vu leurs étals saccagés. On les a menacés de mort, tandis que d’autres ont été sauvagement égorgés. Le tout, au nez et à la barbe des forces de la sécurité intérieure et de la police.

          Aujourd’hui, c’est peur sur la ville. Le KM 5 est transformé en une sorte de no man’s land. Le quartier se vide de ses habitants qui sont devenus des exilés de l’intérieur.

          Comment ne pas rester stupéfait devant la faiblesse de l’État face à de petits voyous ? Face aux diktats de chefs mafieux ? Est-ce qu’une descente de police un peu musclée n’aurait pas suffi à nettoyer le quartier ? On se demande comment le KM 5, symbole de la vie nocturne à Bangui, a pu tomber sous la coupe des bandits. Ils occupent déjà 80% du pays. Si on laisser se créer des zones de non-droit en plein cœur de la capitale, on court le risque de transformer le Km5 en sanctuaire pour les factions rebelles.

          Si l’Etat ne réussit pas à ramener la sécurité en mettant fin aux agissements criminels de ces bandits de grands chemins, l’avenir risque d’être extrêmement compliqué à gérer. Il ne faut pas laisser se créer des baronnies mafieuses dans un quartier symbolique comme le KM 5.

 

DES BANDES DE CRIMINELS  INSTRUMENTALISÉES  PAR DES POLITICIENS AVIDES DE POUVOIR ?

          La déstabilisation d’un pays peut aussi surgir de la manipulation d’un groupe de voyous désespérés par des forces obscures. Politiciens ratés, sans mandat, qui veulent s’emparer du pouvoir ? Puissances étrangères lorgnant sur les richesses naturelles de la République Centrafricaine ?

          Quelles que soient ces forces, il est urgent pour le Gouvernement de ne pas laisser tout un quartier de la capitale à la merci des gangsters.  En outre, il est intolérable, pour les services de la sécurité intérieure, de se laisser humilier par des Godobés d’un nouveau genre. Ceux de jadis se contentaient de petites rapines, ils ne massacraient pas la population.

          Les chefs de guerre autoproclamés du KM 5 sont en réalité les têtes de pont de certains groupes armés. Ce sont des combattants infiltrés pour préparer le terrain avant de passer à l’action le moment venu.

          Au KM 5, pour justifier leur sinistre besogne, les malfrats n’hésitent pas à exaspérer les sentiments confessionnels, prenant la défense des musulmans contre les chrétiens. Ce glissement vers la religion pour justifier les crimes est dangereux. Jusqu’à présent, il n’y avait pas d’affrontements confessionnels en Centrafrique. Ceux qui, depuis le début du chaos, tentent désespérément de faire croire à une guerre de religion, sont les partisans des califats.

          En outre, le KM 5 est un marché fructueux d’armes de tout calibre. Beaucoup viennent du Tchad et du Soudan, sans oublier celles issues des pillages des casernes de Bangui. Il est à craindre que certains fonctionnaires et militaires, véreux et corrompus, se livrent à ces trafics via le KM5.

          Il faut absolument enrayer le désordre qui sévit au KM 5. Il s’agit d’un problème d’insécurité, qu’il faut traiter avec détermination. Sinon, on peut craindre que ce quartier symbole, où chrétiens et musulma vivaient en harmonie, ne devienne une véritable poudrière.

                                                                                                                                     JOSEPH AKOUISSONNE

(22 décembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

CENTRAFRIQUE : LES CARENCES JURIDIQUES DU SYSTÈME PARLEMENTAIRE ET LEURS EFFETS.

0

CENTRAFRIQUE : LES CARENCES JURIDIQUES DU SYSTÈME PARLEMENTAIRE ET LEURS EFFETS.  

 

 

Centrafrique.com/17818-2/bernard-selemby-doudou-500×460/” rel=”attachment wp-att-17819 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 23 décembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

En attendant l’effectivité opérationnelle du sénat, l’assemblée nationale est la chambre monocamerale qui a reçu mandat de représenter le peuple centrafricain et d’exercer le pouvoir législatif. Instituée par la constitution du 30 mars 2016, l’organisation et le fonctionnement de l’assemblée nationale sont regis par la loi organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur et plus précisément dans le titre 2. Après trois semestres de législature, des pratiques et comportements déontologiques des parlementaires laissent entrevoir certaines carences, insuffisances juridiques ou des événements politiques non prévus par le règlement intérieur d’où la nécessité et l’urgence de l’ajuster, de l’adapter aux réalités du moment. En effet, dans le cadre de la coopération et de la diplomatie parlementaire, les députés centrafricains doivent s’organiser et diversifier des partenariats avec d’autres parlements à travers le monde : c’est ce qu’on appelle les groupes d’amitié parlementaire. Ces derniers sont des acteurs de la politique étrangère de la Centrafrique et aussi des points d’appui à des actions de coopération interparlementaire. C’est ainsi qu’au début de cette législature, un groupe d’amitié parlementaire centrafricano-française a été mis en place et hiérarchiquement structuré à la seule différence que ce groupe d’amitié parlementaire est mort-né parce que non opérationnel. La quintessence de notre analyse se résume au fait que le sénat français manifeste actuellement le désir de collaborer avec le groupe d’amitié parlementaire France-Centrafrique mais se voit opposer une fin de non recevoir diplomatique car le responsable hiérarchique de ce groupe d’amitié parlementaire à des antécédents judiciaires avec la justice française et en conséquence déclaré personae non grata. La coopération parlementaire Centrafricano-française se trouve bloquer dans un immobilisme incomparable. Il est ainsi important de rappeler que l’article 16 du règlement intérieur qui définit les attributions du premier vice président de l’assemblée nationale évoque la notion de groupe d’amitié et des associations parlementaires sans pour autant préciser les contours et les missions. Le citoyen lambda qui est toujours omniprésent dans les politiques publiques ne cesse de s’interroger : La loi organique portant règlement intérieur de l’assemblée nationale n’avait-il pas prévu le cas d’empêchement du President du groupe d’amitié ? Au risque de ne servir à rien, le vice président ne peut-il pas animer ce groupe d’amitié parlementaire ? En d’autres termes, pourquoi le vice-président ne supplée pas le President empêché ? Le vice-président n’a t-il pas de légitimité pour entreprendre des actions en cas d’empêchement du President ? Les parlementaires centrafricains ne connaissaient-ils pas l’utilité d’un groupe d’amitié parlementaire et pensaient à la distribution de primes ? Quelle compréhension se faisaient-ils d’un groupe d’amitié parlementaire ? Que disent les textes et plus précisément le règlement intérieur qui régit l’organisation et le fonctionnement de l’assemblée nationale ? Apparemment ce dernier est muet et devant ce vide juridique, ce blocus, quelle est la réaction de l’assemblée nationale et plus particulièrement son President ? Faut-il dissoudre ce bureau et mettre en place un nouveau ? Était-il une erreur de lier le mandat du président du groupe d’amitié à la mandature ? Pourquoi ce mandat n’était-il pas soumis aux mêmes dispositions de l’article 11 du règlement intérieur ? Quel est le manque à gagner du parlement centrafricain face à cet immobilisme ? Pourquoi sollicité un mandat quand on est pas politiquement et de façon civique apte de l’assumer ? Par ailleurs, il faut noter que ce sont quelques failles du règlement intérieur qui ont engendré le phénomène de transhumance parlementaire au cours d’une même législature. Ainsi, que faire des parlementaires qui ne respectent pas les mots d’ordre de leur parti politique et qui se livrent à des “mercato parlementaire” à l’instar des députés du RPR ? Aussi, quelle est la réaction du parlement à l’égard des députés sur qui pèsent des suspicions de malversations économiques et financières ? Au passage, les lois et règlements sont l’expression conventionnelle de la volonté générale mais saviez-vous qu’il existe des lois et règlements injustes ? Saviez-vous aussi que ce qui est légal n’est pas nécessairement légitime ? En d’autres termes, les lois et règlements sont-ils nécessairement conformes à la justice ou au droit ? Pouvez-vous nous dire en quoi les lois et règlements peuvent être contraires au droit ? Pensez-vous que la volonté générale peut fixer des conditions pour garantir des lois justes ? Si la justice et la soumission au droit consistent à obéir aux lois et aux règlements, il semble donc contradictoire et paradoxale de penser que les lois et règlements puissent être injustes. Nous affirmons malheureusement que certains textes juridiques sont injustes lorsqu’ils ne reflètent rien d’autre que la volonté et les caprices d’un seul homme qui instrumentalise le droit et non l’émanation de la volonté générale. Il faut rappeler aussi que l’hyper majorité parlementaire peut discrétionnairement manipuler et façonner la règle de droit pour donner une couverture légale à leurs agissements et cela porte notoirement atteinte au principe de l’autonomie parlementaire. L’inefficacité parlementaire est en conséquence structurelle et non conjoncturelle. En vue de rendre efficace notre parlement, un toilettage du règlement intérieur s’impose afin d’introduire certaines exigences de l’heure. Il est enfin important de rappeler que nous n’avons pas la prétention à travers cette analyse de remettre en cause l’ensemble du travail fait en amont par nos collègues juristes de l’assemblée nationale mais il est évident qu’une œuvre humaine n’est jamais parfaite d’où notre modeste contribution pour l’ajuster, l’adapter au regard des insuffisances dans le fonctionnement de cette noble institution. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 23 décembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

 

Centrafrique : Expulsion de 5 faux soldats envoyés au Burkina Faso

0

Centrafrique : Expulsion de 5 faux soldats envoyés au Burkina Faso

 

Centrafrique.com/181a9b9b-b730-4f3b-ac75-1404995233df/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Les FACA. ©autremédia.

 

 

Bangui, le 22 décembre 2017.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Ramassés au sein des différents clans proches du chef de l’État et du Chef d’Etat-major actuel et envoyés discrètement pour être formés militairement au Burkina Faso, pays des hommes intègres, quelques semaines après leur arrivées, les voilà à nouveau remis à leurs parents et aux autorités militaires de Bangui. En cause, âges et inaptitudes physiques.

 

Ils sont au nombre de cinq à être rapatriés à Bangui sur une cinquantaine pour des raisons déjà annoncées par CNC dans nos précédents articles publiés concernant la procédure de la sélection de ces stagiaires militaires et futurs officiers de l’armée nationale en attente d’une reconstruction.

D’après une source militaire centrafricaine contactée par CNC depuis le Burkina Faso, la principale raison évoquée par les autorités militaires burkinabées pour rapatrier cette première vague de 5 stagiaires se résume à leurs âges. Ces cinq stagiaires sont des mineurs et donc inaptes à servir dans l’armée. Cette source avance que d’autres stagiaires porteurs des maladies contagieuses seront bientôt mis dans un avion pour Bangui. Quitte au gouvernement centrafricain de les envoyer en formation ailleurs. Pas au Burkina Faso.

« Si votre pays a l’habitude de former les enfants soldats, chez nous au pays des Hommes intègres, NON ! », balance pour ironiser les autorités militaires de Bangui un soldat burkinabé de la Minusca informant de ces expulsions.

Cette expulsion est l’une des séries de plusieurs rapatriements d’une partie des soldats centrafricains envoyés pour des formations dans différents pays notamment en Israël, en Guinée-Équatoriale et au Rwanda pour des raisons que tout le monde le savent et cadre avec la politique militaire du Chef de l’État Faustin Archange Touadéra de monter une armée propre à lui afin de conserver son pouvoir.

Rappelons que le 17 octobre dernier, nous avons publié un article intitulé : «  Centrafrique : le recrutement clandestin des élèves officiers et sous-officiers de Faca, les anti-Balaka dans le starting-block » dans lequel nous avons montré la procédure mise en œuvre par le président Faustin Archange Touadéra et son chef d’État-major des armées – CEMA – Ludovic Ngaïfé, pour sélectionner ces stagiaires. Les voilà, une fois arrivés, tout anxieux, sur le lieu de leur formation et la vérité, éclatée.

Comme nous l’avons annoncé, certains de ces élèves officiers et sous-officier sont des mineurs, d’autres inaptes physiquement. Sans tenir compte de nos constats, ces personnes, civiles au départ alors que la formation était réservée exclusivement aux soldats, ont été envoyés quand même au Burkina Faso qui n’a pas tardé de les renvoyer sur Bangui la semaine dernière.

Tandis qu’à Bangui, certaines langues voyaient la main de l’inspecteur général des armées derrières cette affaire pour faire échouer le plan du Chef d’État-major des armées le général Ludovic Ngaïfei dont son neveu encore mineur fait partie de ces rapatriés.

Cette version, pourtant prise au sérieux par certains officiers de l’État, a été complètement mise à l’écart par une autre version qui fait état de plusieurs tentatives échouées pour racheter les expulsés en les envoyant dans un autre centre de formation moins dur, toujours au Burkina Faso, qui n’a pas été favorable aux expulsés.

Dans les rues de Bangui, certains soldats exigent l’envoi sur le terrain, avec les armes offertes par la Russie, les déjà formés de la Guinée équatoriale, de l’Israël, du Rwanda et du Burkina Faso avant que ceux de l’EUTM-RCA les suivent. Une équation, mathématiquement-géographique à résoudre, pour le matheux de Boye-rabé et le géographe de PK12.

La population, quant à elle, souhaite les voir sur le terrain pour combattre les groupes armés dans les provinces et non de les voir claquemurés dans les bureaux à Bangui par ce qu’ils sont de l’ethnie de la Haute hiérarchie.

Affaire à suivre…

 

©2017CNC

 

Centrafrique : les armes russes sont déjà arrivées à Bangui et la Minusca se dit prête à les sécuriser.

0

Centrafrique : Les armes russes sont déjà arrivées à Bangui et La Minusca se dit prête à les sécuriser.

 

 

Centrafrique.com/d88b67ac-9eca-4c20-992f-6d95a9866fc0/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Image d’illustration d’armes de guerre. ©autremédia.

 

 

Bangui, le 21 décembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mercredi 20 décembre 2017, la Minusca, par la voix de Mme Ikavi Uwolowulakana-Gbetanou a animé la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la force de l’Onu en Centrafrique. A l’occasion, la Porte-parole par intérim de la Minusca a affirmé que son institution accueille favorablement la dotation en armements des Forces armées centrafricaines (FACA) par la Russie. Au même moment, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale a rassuré les députés, lors de son interpellation à l’Assemblée nationale, que des dispositions sont prises pour sécuriser ces armes.

Mardi dernier, la première tranche de cargaisons d’armements russes en dotation aux Forces armées centrafricaines était déjà arrivée à Bangui. Ceci, à la satisfaction de tous les Centrafricains qui attendaient à pieds fermes, ce moment capital : réarmer les FACA.

Entre temps, jusque-là, il y a une forme de tabou autour de cet important événement, marqué par l’absence d’une bonne communication sur le sujet. Ni le gouvernement ni la Minusca n’a fait une déclaration pour situer l’opinion. Ce mercredi a été décisif. Au même moment que Mme Ikavi de la Minusca se prononçait, Mme Koyara elle-aussi rassurait les Elus de la Nations.

« Il s’agit d’une décision de Conseil de sécurité. Nous n’avons pas de commentaires à faire à ce sujet », indique la Porte-parole par intérim de la Minusca. Elle a ajouté que la Minusca est disposée à « appuyer dans le cadre de la sécurisation de ces matériels ».

Evidemment, la question de sécurisation de cet arsenal russe a constitué le grief d’inquiétudes pour les forces anti-redéploiement des FACA qui ont tenté d’opposer leur venteau à la demande de la Russie de fournir des armes à la RCA. Sur la question, la Ministre de défense, Mme Marie Noëlle Koyara, sans trop de détails comme pour préserver le secret-défense, a seulement rassuré les honorables élus de la Nation que « des dispositions sont bel et bien prises pour que ces matériels soient bien sécurisés ».

Notons que lors de la conférence de presse de la Minusca, la situation sécuritaire et humanitaire alarmante à Ippy suite à l’affrontement entre la Séléka et les Anti-balaka de la localité a été évoquée. Mme Ikavi a fait savoir qu’une délégation mixte Gouvernement-Minusca a fait le déplacement sur-place. Le Ministre Wanzé Linguissarat de la Sécurité publique et le Commandant de la force de la Minusca ont été, mardi dernier, pour rencontrer la population et faire un état des lieux. Par contre, les membres de la délégation du Cardinal Dieudonné Nzapalainga en tournée dans la Ouaka la semaine dernière, a décrié que les corps ont jonché le sol à Ippy et que la Minusca ne franchit pas 2 km de sa base de la localité.

La porte-parole intérimaire de la Minusca a profité de l’occasion pour annoncer une bonne nouvelle, celle de la célébration de la Noël à Kaga Bandoro – cérémonie initiée par le contingent de la Minusca basé sur-place avec l’appui des autorités locales. « Nous sommes là comme un partenaire pour les Centrafricains », explique Mme Ikavi qui poursuit « Et le geste que nous avons posé à Kaga Bandoro, c’est pour dire que nous ne sommes pas indifférents de tout ce que se passe dans le pays. Aussi, tout le personnel de la Minusca qui travaillent ici sont des gens qui vont célébrer la noël loin de leurs enfants. Ils ont décidé de passer ces moments avec les enfants de la Centrafrique ».