Les femmes doivent rentrer, mais pas les hommes : étrange appel des autorités de Bambouti aux réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Trois semaines après les combats de Bambouti mené par les miliciens d’autodéfense Azandé, les autorités de Bambouti lancent un appel inhabituel aux réfugiés centrafricains qui ont fuit pour rejoindre le Soudan du sud : les femmes peuvent rentrer à Bambouti, les hommes, non.
Le 28 décembre 2025 aux environs de quatre heures du matin, des miliciens azandés ont pris d’assaut Bambouti, ville frontalière du Haut-Mbomou avec le Soudan du sud. Lors de cette ataque, les soldats des forces armées centrafricaines ont quitté leurs positions quinze minutes après les premiers coups de feu. Cette débandade rapide a permis aux assaillants de capturer le sous-préfet et son garde du corps gendarme et récupérer la ville en moins de 30 minutes.
Ces deux responsables se trouvent toujours entre les mains des miliciens. Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026 entre cinq heures et quinze heures, les mercenaires du Groupe Wagner ont lancé une contre-attaque. Les affrontements ont coûté la vie à six Mercenaires russes et blessé un septième avant que la ville ne repasse sous leur contrôle.
Le lendemain 2 janvier, les miliciens azandés ont tenté sans succès de reprendre Bambouti. Depuis lors, les Mercenaires russes et les soldats de forces armées centrafricaines occupent la ville de Bambouti ensemble. Des milliers d’habitants ont fui vers le Soudan du Sud durant ces événements violents.
Pendant ce temps, le mercredi 21 janvier 2026, une délégation composée de soldats et d’autorités locales s’est rendue dans les camps de réfugiés au Soudan du sud. Ils tentent de persuader les déplacés centrafricains à rentrer dans leur pays. Mais contre toute attente, leur message a étonné les déplacés : seules les femmes peuvent regagner Bambouti, les hommes doivent rester en exil. Selon les autorités, ce sont les hommes qui ont causé les problèmes dans la ville de Bambouti.
Cet appel discriminatoire des autorités de Bambouti pousse les réfugiés à s’interroger sur sa base légale. Aucune loi connue n’autorise pareille séparation des familles selon le sexe des personnes déplacées. Comment peut-on condamner tous les hommes à l’exil collectif.
Les réfugiés se demandent quelle logique guide une telle mesure. Les femmes devraient abandonner leurs époux au Soudan du Sud pour rentrer seules à Bambouti avec leurs enfants. Personne ne comprend comment des autorités peuvent imaginer qu’une mère acceptera de laisser le père de ses enfants en exil.
Les familles restent dans l’expectative face à cette annonce. Certaines femmes refusent catégoriquement de partir sans leurs conjoints malgré les difficultés de la vie dans les camps. D’autres s’interrogent sur les véritables intentions derrière cet appel au retour sélectif des autorités de Bambouti.
Peut-être ils veulent les femmes pour aller constituer leurs esclaves sexuelles ? Affaire à suivre.
Par Éric Nzapa
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)