Comment l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar, condamné à perpétuité pour crimes, dirige actuellement la sécurité du PK5 grâce au général Paraba de l’OCRB

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Recherché pour braquages des ONG à Bria puis à Kaga-Bandoro, l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar circule actuellement armé dans la capitale. Sa condamnation à perpétuité ne l’empêche pas de travailler pour l’office central pour la répression du banditisme (OCRB ).
Le parcours de monsieur Kalite Abdoulaye Amar est impressionnant. Kalite Abdoulaye Amar est jonché des crimes de différentes catégories. Kalite Abdoulaye Amar débute sa carrière en 2013 avec la coalition Séléka. Après la chute du régime de la Séléka en 2014, il fuit vers Bria et s’enrôle auprès du général rebelle Yaya Scout. Cette association ne dure pas longtemps.
À la mort de Scout, Kalite et ses compagnons changent de méthode. Ils se lancent dans le vol de bétail chez les éleveurs Peuls de la Haute-Kotto. Mais cette activité ne rapporte visiblement pas assez. Il rejoint alors les rangs du général Aba Tom, ex-comezone du FPRC à Bria.
C’est en 2018 que les choses prennent une tournure plus grave. Kalite s’implique dans une série d’attaques contre des agences humanitaires à Bria. MSF France subit deux assauts, le premier en avril, le second début juillet. Entre ces deux raids, Oxfam se fait aussi dévaliser fin juin.
Les attaques suivent toujours le même schéma. Les assaillants débarquent en pleine nuit, neutralisent les gardiens et emportent matériel et argent liquide. Pour MSF, l’opération se déroule vers deux heures du matin.
Ces agressions répétées fragilisent le travail des humanitaires. Plusieurs ONG commencent à douter de leur capacité à rester dans cette zone déjà compliquée. Aider les populations devient carrément périlleux quand les bases elles-mêmes sont attaquées.
Rappelons qu’avant d’arriver à Bria, Kalite Abdoulaye Amar a déjà fait sa preuve dans les braquages à Kaga-Bandoro. Les ONG dans cette ville de la Nana-Gribizi tremblent dès que son nom est prononcé. Finalement, La Minusca finit par le chasser de Kaga- Bandoro pour ses activités criminelles. C’est en ce moment qu’il retournait à Bria pour mener à nouveau ses principales activités que tout le monde le sait : le braquage des ONG. Dans cette ville de la Haute-Kotto, Kalite Abdoulaye Amar monte une véritable équipe de braqueurs. Mais son ambition ne s’arrête pas là. En janvier 2021, il tente l’aventure avec la Coalition des Patriotes pour le Changement lors de l’offensive contre Bangui.
L’assaut échoue et Kalite prend la route du retour. Il est blessé à Grimari pendant sa fuite mais parvient quand même à regagner Bria. Une fois sur place, il accepte le désarmement et rentre finalement dans la capitale. Ce retour marque le début d’une nouvelle vie.
Aujourd’hui, cet homme condamné par contumace à la réclusion à perpétuité vit sans être inquiété à Bangui. Il dirige la sécurité du marché de Kilomètre 5, dans le troisième arrondissement. C’est lui le chef des gardiens des boutiques. Mais son dans toutes ces histoires, l’homme a son principal protecteur en Betton : le directeur de l’OCRB, le général de police Armel Paraba.
Dans son entente avec le général Paraba, ce dernier lui fournit une arme de service et lui verse 200 000 francs CFA chaque mois. En échange, Kalite Abdoulaye Amar joue un nouveau rôle. Il devient le dénonciateur en chef au PK5. C’est lui qui montre au général Paraba qui il doit arrêter, qui il ne doit pas arrêter. Tous les gros bonnets du quartier qui tombent passent d’abord par ses dénonciations.
Une fois arrêté par l’OCRB, ces pauvres commerçants vont devoir sortir des millions avant de se détacher de l’étau de la police.
Normalement, si la CPS fait bien son travail, Kalite Abdoulaye Amar devrait être arrêté depuis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais hélas, l’homme continue de circuler librement, et surtout avec une arme à sa possession.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)