Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Starlink en Centrafrique : une opportunité ou une catastrophe nationale ? Pour Jean-Pierre Mara, ancien député et ingénieur télécoms, la réponse est claire dans cette interview exclusive à CNC. Il accuse le ministre Justin Gourna-Zacko de sacrifier délibérément la fibre optique et les revenus futurs de l’État au profit d’intérêts particuliers, condamnant ainsi l’indépendance technologique centrafricaine.
Suivez ci-dessous l’interview réalisée par Alain Nzilo, Directeur de publication de CNC
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Mara, bonjour. Comment analysez-vous l’accord signé entre le gouvernement centrafricain et Starlink ?
Jean-Pierre Mara : Bonjour et merci de me donner la parole. Il faut présenter ce contrat avec StarLink dans son contexte géopolitique : c’est indéniablement un succès de la diplomatie avec l’Occident, au grand dam de la Russie et de la propagande panafricaine. On aura beau crier sur l’Occident, critiquer la France, l’Europe ou les États-Unis, la réalité demeure : nous revenons toujours vers ces pays technologiquement avancés. Comme quoi, le Centrafricain doit avoir du recul dans son jugement de la colonisation et reconnaître certaines réalités objectives.
Mais en même temps, j’exprime un profond regret concernant le manque de levier de développement des compétences en République Centrafricaine. Nous allons à l’école, nous devenons ingénieurs, mais il nous manque cruellement le levier politique et managérial pour évoluer et faire évoluer notre environnement. Nous n’arrivons pas à exploiter nos connaissances pour nous épanouir et nous développer comme les Japonais et les Chinois l’ont fait avec brio. Cette histoire de StarLink comporte plusieurs facettes troublantes, et le vrai problème reste : qui gagne réellement et qui perd dans ce partenariat ?
CNC : Vous établissez un parallèle avec d’autres expériences passées dans le secteur des télécommunications. Pouvez-vous développer ?
Jean-Pierre Mara : Absolument. Les Centrafricains ont-ils déjà oublié l’histoire de SartTimes et Telecentrafrique dans le secteur Internet ? Ces projets n’ont jamais fonctionné correctement, et cela n’a pas marché à cause notamment de Canal Plus. En fait, tout ce que la colonisation nous a légué comme infrastructures, nous l’avons systématiquement détruit ou laissé mourir. Les PTT sont mortes, la SOCATI nous l’avons tuée, la SOCATEL nous l’avons tuée, la Télé Centrafrique nous l’avons arrêtée à Bangui seulement. Radio Centrafrique est devenue simplement Radio Bangui, perdant ainsi sa vocation nationale.
Aujourd’hui, Canal Plus est présent partout dans le pays, et cela ne nous inspire pas positivement, bien que Canal Plus n’apporte strictement rien à la culture centrafricaine. Si une télévision est censée être le vecteur de la culture d’un pays, qu’est-ce que Canal Plus nous a réellement apporté en matière de culture ? Strictement rien. Nous reproduisons exactement le même schéma destructeur avec StarLink, mais cette fois-ci, les conséquences seront encore plus graves et définitives.
CNC : Voyez-vous néanmoins des aspects positifs dans cette technologie satellitaire ?
Jean-Pierre Mara : Bon, restons optimistes malgré tout. Je reconnais que StarLink représente une opportunité technique intéressante pour certains projets nécessitant un accès Internet, particulièrement pour contourner les licences gouvernementales excessivement chères imposées par l’État. Je me demande sincèrement si le ministre Gourna-Zacko et le gouvernement en sont réellement conscients, car ils sont tellement fixés sur les miettes reçues comme dessous de table qu’ils sacrifient complètement ce que devrait être le projet stratégique de “Construire la Fibre Optique en RCA”. En fait, le projet de fibre optique pouvait générer des revenus substantiels et récurrents pour l’État centrafricain sur le long terme.
CNC : Que pensez-vous de l’impact de cet accord sur les projets de fibre optique et sur l’accessibilité d’Internet ?
Jean-Pierre Mara : Soyons clairs et francs : la fibre optique est définitivement morte en République Centrafricaine. StarLink l’a enterrée, et c’est bien uniquement pour ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir l’équipement, car cela coûte cher : équipement plus frais d’accès mensuels. Ce n’est absolument pas gratuit contrairement à ce que certains naïfs pourraient croire. La RCA a été incapable pour telle ou telle raison depuis 1997 de développer sa propre infrastructure, alors elle a préféré déléguer lâchement cette responsabilité stratégique à StarLink.
Permettez-moi de rappeler un fait historique important : depuis 1997, il existait un projet ambitieux appelé CAB, Central African Backbone, visant à connecter le pays par fibre optique. Mais la mémoire collective étant très, très courte en République Centrafricaine, tout le monde avait complètement oublié cette initiative. Le projet de fibre optique datait donc de 1997 pour être finalement enterré définitivement par StarLink près de trente ans plus tard, sans que personne ne bronche.
CNC : Quelles sont selon vous les conséquences économiques et stratégiques de ce choix pour l’avenir du pays ?
Jean-Pierre Mara : Les conséquences sont catastrophiques à tous les niveaux. Désormais, la connexion vers l’international se fera exclusivement par StarLink, sans aucun besoin de fibre optique nationale et sans passer par les opérateurs locaux historiques ou commerciaux comme SOCATEL, Orange ou Telecel. Ces entreprises perdent un marché considérable, et l’État perd des revenus fiscaux importants.
Voilà où nous en sommes : des gens à qui le peuple confie naïvement sa destinée, des gens qui ne savent absolument pas où se trouve l’intérêt national, où se situe le bénéfice collectif, ni où l’on doit investir stratégiquement pour récupérer des revenus au niveau national. La fibre optique est morte en RCA, vive StarLink, mais au détriment flagrant de passer par SOCATEL, par Orange ou Telecel. C’est une perte économique monumentale pour le gouvernement centrafricain, mais manifestement, nos dirigeants s’en fichent éperdument. Ils préfèrent brader notre souveraineté numérique et hypothéquer notre avenir technologique contre des avantages immédiats dérisoires et des dessous de table.
CNC : Quel message adressez-vous au gouvernement et au ministre des Télécommunications ?
Jean-Pierre Mara : Mon message est simple mais ferme : ce gouvernement et particulièrement le ministre Gourna-Zacko portent la lourde responsabilité historique d’avoir abandonné la souveraineté numérique de notre pays. Ils ont choisi la facilité et les intérêts particuliers au détriment de la construction patiente d’infrastructures nationales durables et rentables. L’histoire jugera sévèrement cette trahison manifeste des intérêts du peuple centrafricain. Nous assistons impuissants à la mort programmée de notre indépendance technologique, et cela devrait tous nous révolter profondément.
CNC : Merci pour votre franchise et vos analyses sans complaisance, Monsieur Mara.
Jean-Pierre Mara : Je vous remercie également de permettre à ces vérités d’être entendues publiquement. Le peuple centrafricain mérite infiniment mieux que cette gestion calamiteuse et cette incompétence criminelle.
Interview recueillie par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
