Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Au quartier Yagba, près du marché Lakouanga, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbéllé a franchi le Rubicon. Léonard Mbélé s’est comporté comme un chef de gang mercredi dernier.
En pleine journée, le colonel Léonard Mbélé, préfet du Haut-Mbomou, a débarqué au quartier Yagba avec ses gardes du corps lourdement armés. Son convoi s’est arrêté devant une maison située non loin de l’antenne Orange, derrière le marché Lakouanga, à proximité de l’église MCP communément appelée église Ti-A-Zandé. La scène qui allait suivre ressemblait davantage à une descente de malfrats.
Le préfet est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers la porte de la maison. Là, il a interpellé la femme présente en lui demandant d’un ton sec où se trouvait son mari. La dame, visiblement intimidée par cette visite inattendue, a répondu que son époux venait de sortir quelques minutes auparavant. Cette réponse n’a nullement découragé le haut représentant de l’État.
Sans attendre, Mbélé est entré dans la maison comme un vulgaire cambrioleur. Accompagné de ses hommes, il a commencé à fouiller les lieux de fond en comble, retournant les affaires, inspectant les coins et recoins. Aucun mandat de perquisition, aucune procédure légale, aucun respect du domicile privé. Le préfet agissait en terrain conquis, piétinant allègrement les droits les plus élémentaires des citoyens.
Après avoir tout retourné sans rien trouver de compromettant, le colonel n’a pas présenté d’excuses. Au contraire, il s’est tourné vers la femme terrorisée et lui a ordonné de transmettre un message à son mari. “Dis à ton mari qu’il doit arrêter de fumer de la drogue. C’est trop dangereux, il faut qu’il cesse immédiatement”, a-t-il lancé d’un ton menaçant. Ces accusations sortaient de nulle part, pures inventions destinées à justifier l’injustifiable.
Le préfet ne s’est pas arrêté là dans son numéro de voyou en uniforme. Il a continué à menacer la dame, l’avertissant des conséquences si son mari ne changeait pas de comportement. Puis, satisfait de son œuvre d’intimidation, il est reparti avec ses gardes du corps, laissant derrière lui une femme choquée et des voisins médusés par ce qu’ils venaient d’observer.
La nouvelle de cette intrusion s’est rapidement répandue dans le quartier Yagba. Les voisins, alertés par l’agitation, sont venus demander à la dame ce qui s’était passé. Elle leur a raconté dans les moindres détails la visite du préfet : ses questions insistantes, la fouille minutieuse de sa maison, et les menaces gratuites concernant une prétendue consommation de drogue. Le récit a laissé tout le monde sans voix.
Les habitants du secteur n’en revenaient pas de ce qu’ils entendaient. C’était la première fois qu’ils assistaient à pareille démonstration de force de la part d’un préfet. Certains se demandaient si les autorités cherchaient des armes ou des tenues militaires dans cette maison ordinaire. D’autres s’interrogeaient sur les véritables motivations de cette opération qui ressemblait plus à du banditisme d’État qu’à du maintien de l’ordre.
Rien n’avait été découvert lors de la fouille, absolument rien qui puisse justifier une telle intervention. Pourtant, le préfet avait jugé bon d’inventer cette histoire rocambolesque de drogue pour continuer à harceler cette famille. Cette tactique d’intimidation gratuite témoigne d’un abus de pouvoir caractérisé qui n’a plus rien à voir avec l’exercice normal des fonctions préfectorales.
Pour mieux comprendre la gravité de la situation, il faut imaginer le président Touadéra descendant personnellement dans un quartier de Bangui pour fouiller des maisons. Ou encore le ministre de la Sécurité publique ou de la Défense débarquant chez des particuliers pour effectuer des perquisitions sauvages. L’absurdité de ces scénarios montre bien à quel point le comportement du préfet Mbélé sort du cadre légal et institutionnel.
Le préfet représente l’État dans sa préfecture, il incarne l’autorité administrative et doit faire respecter la loi. Il n’a absolument pas vocation à se transformer en justicier solitaire qui fait irruption chez les gens sans mandat, sans raison valable, sans respect des procédures. Son rôle n’est pas de terroriser les familles, de fouiller les maisons comme un bandit, ni d’inventer des accusations pour couvrir ses dérapages.
Cette affaire du quartier Yagba démontre que Léonard Mbélé a complètement perdu de vue sa mission. Il se conduit comme un chef de bande qui règne par la peur et l’arbitraire. Ses méthodes rappellent celles des régimes autoritaires où les représentants du pouvoir se croient tout permis. Dans un État de droit, un tel comportement devrait entraîner des sanctions immédiates et une révocation pure et simple.
Les habitants d’Obo se posent désormais une question légitime : qui va protéger les citoyens quand c’est celui qui est censé incarner l’autorité qui se transforme en oppresseur ? Le préfet du Haut-Mbomou franchit les bornes avec une arrogance déconcertante. Son attitude montre que dans certaines régions du pays, la loi de la jungle a remplacé
Par Éric Nzapa
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
