Centrafrique.com/centrafrique-debandade-generale-a-bocaranga/ville-de-bocaranga-trois-zamago-img_8mai2018032316/” rel=”attachment wp-att-24925 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.
Centrafrique : débandade générale à Bocaranga.
Depuis ce matin du mardi 4 décembre à Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, la population, informée d’une probable attaque du mouvement 3R dans la ville, se met subitement à courir à tous les sens pour se mettre à l’abri dans la brousse.
En effet, après l’arrivée ce matin des soldats FACA dans la sous-préfecture de Bocaranga, des rumeurs folles circulent sur une possible attaque des rebelles des 3R contre les positions de l’armée nationale qui vient pourtant à peine d’arrivée dans la ville.
Cependant, certains témoins ont annoncé avoir vu une colonne des véhicules des combattants rebelles du 3R à seulement 5 kilomètres de Bocaranga. Ce qui a d’ailleurs poussé les habitants de la ville à courir partout pour se réfugier dans la brousse pour les uns et dans des camps des déplacés pour les autres.
Pour l’heure, la ville est totalement calme avec la présence visible des soldats de l’armée nationale qui patrouillent dans les rues.
Alindao–Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24921 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Habitations incendiées par les rebelles de l’UPC à Alindao le 15 novembre 2018. CopyrightBenoitLallau.
Centrafrique : attaque contre le site des déplacés à Ippy, une dizaine des morts.
Le site des déplacés de l’église catholique dans la sous-préfecture d’Ippy dans la Ouaka aurait été attaqué tôt ce matin par des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Selon nos informations, une dizaine des combattants rebelles de l’UPC auraient pris d’assaut le camp des déplacés de l’église catholique de la sous-préfecture d’Ippy situé à environ 480 kilomètres de Bangui ce mardi 4 décembre. Une dizaine des personnes auraient été tuées et le camp s’est vidé totalement de ses occupants qui auraient pris la fuite dans la brousse.
Ce cycle de violence, qui touche pratiquement la région de la Ouaka, de l’Ouham, de la Basse-Kotto et du Mbomou ce dernier temps, risque de remettre en cause l’initiative de l’Union africaine pour la paix dans le pays adhéré pourtant par tous les groupes armés sur le territoire national.
Rappelons que le 15 novembre dernier, une soixantaine des personnes déplacées et deux prêtres catholiques ont été froidement assassinés par les rebelles de l’UPC suite aux attaques ciblées de ce groupe violent contre le site des déplacés de l’évêché.
Dirigé par le sulfureux Ali Darassa, l’UPC, une faction rebelle de la Séléka est citée à de nombreuses reprises dans des actes de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Pour l’heure, notre équipe est sur le terrain pour recueillir plus d’information sur ce nouveau cas de massacre.
Centrafrique.com/football-le-cameroun-prive-de-can-2019-une-crise-du-foot-qui-tourne-a-la-crise-politique/stade-de-douala-au-cameroun/” rel=”attachment wp-att-24912 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Stade de football de Douala au Cameroun. CopyrightAFP
Football : Le Cameroun privé de CAN 2019, une crise du foot qui tourne à la crise politique
La confédération africaine de football a décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun. Depuis, dans les rangs de l’opposition, certains se disent soulagés au vu du contexte sociopolitique dans le pays et d’autres condamnent ce qu’ils considèrent comme une «humiliation» de trop du régime de Paul Biya.
La confédération africaine de football a décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun. Depuis, dans les rangs de l’opposition, certains se disent soulagés au vu du contexte sociopolitique dans le pays et d’autres condamnent ce qu’ils considèrent comme une «humiliation» de trop du régime de Paul Biya.
Le comité exécutif (ComEX) de la Confédération africaine de football (CAF), réuni vendredi 30 novembre à Accra au Ghana, a officiellement décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun.
«Aujourd’hui, face à tous ces rapports que nous avons reçus et en analysant aussi les évolutions faites, nous avons décidé de retirer la CAN 2019 au Cameroun», a déclaré Ahmad Ahmad, président de la CAF, à la fin des travaux.
Le Cameroun perd l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019
Une décision qui tombe comme un coup de massue sur la tête des autorités camerounaises, notamment Paul Biya qui en avait fait la promesse au peuple et avait pris un engagement solennel dans l’un de ses discours en août 2017, à l’occasion de la réception au palais de l’unité des médaillés des compétitions internationales.
«Le Cameroun sera prêt le jour dit, j’en prends l’engagement» avait affirmé le Président.
Une promesse et un engagement maintes fois relayé par le gouvernement de Yaoundé et même brandi comme argument de campagne à la veille de la présidentielle du 7 octobre dernier.
Privés de Coupe d’Afrique des Nations de foot, les Camerounais déçus et ulcérés
D’ailleurs à la veille de cette échéance politique, le 2 octobre, alors que la polémique autour du retrait de cette compétition au Cameroun battait son plein, le Malgache Ahmad Ahmad, patron de la CAF, avait foulé le sol camerounais en compagnie de l’ancien attaquant vedette de la sélection nationale, Samuel Eto’o Fils.
«La CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun» avait-il laissé entendre comme pour rassurer les autorités camerounaises.
Des déclarations faites de part et d’autre pour tenter d’éteindre les polémiques, malgré les retards constatés dans la mise en place des infrastructures et le contexte sécuritaire particulièrement tendu, avec le conflit armé en cours entre l’armée et des séparatistes dans les deux régions anglophones du pays. Un conflit armé mis sur la table par ceux qui militaient déjà pour le boycott de cette compétition, comme Gérard Kuissu, président du Comité de résistance pour la revendication, la récupération et la restitution du vote du peuple (C4R) mouvement né après la présidentielle du 7 octobre dernier pour dire «non» à ce qu’ils considèrent comme un «hold-up électoral».
«Nous sommes en guerre, il y a des hommes des femmes et des enfants qu ‘on tue, brûle et chasse de leur terre. Comment moralement jouer au football avec une situation pareille. En 36 ans, le régime tyrannique n’a jamais rien produit de bon pour son peuple. Et là il allait tirer tous les bénéfices de cette fête sportive» a-t-il confié à Sputnik.
Carton rouge pour le Cameroun: le Maroc et l’Afrique du Sud en lice pour la CAN 2019?
La décision de la CAF de retirer l’organisation de la Can 2019 au Cameroun vient donc comme une nouvelle ombre au tableau de ce nouveau septennat de Paul Biya, 85 ans dont 36 au pouvoir, et ouvre un boulevard aux opposants à son régime qui pour certains, accueillent favorablement la décision.
«On s’y attendait. Les travaux sont bâclés, mal organisés et beaucoup de retard, en plus de nombreux soupçons de scandales. Il y a beaucoup à faire avant de penser CAN.
D’ailleurs la CAF a été formelle. Elle est prête à nous accompagner pour être prêts à une organisation de cet événement», poursuit Gérard Kuissu.
Dans une déclaration faite au soir du 30 novembre, l’honorable Jean Michel Nintcheu, député du Social Democratic Front (SDF), parti d’opposition, dit son courroux face à ce qu’il considère comme une «grosse humiliation planétaire».
«Le Cameroun est définitivement devenu la risée du monde entier. Tant que M. Biya est au pouvoir, le processus de putréfaction de l’image du Cameroun sera irréversible. Ce septennat dit de grandes opportunités est en train de se transformer dès le début en septennat de profondes désillusions» a-t-il mentionné dans une publication sur son compte Facebook.
Cabral Libii, candidat à la dernière élection présidentielle classée troisième, relève également l’humiliation du pays et dit lui aussi sa déception.
«Nous exigeons aussi que, sans attendre, Monsieur Paul Biya, bénéficiaire de la forfaiture du 7 octobre 2018, lui qui a affirmé que le Cameroun serait “prêt le jour dit”, explique au peuple camerounais ce qui a conduit à cette humiliation nationale en mondovision qui en toute logique doit déboucher sur sa démission.»
Réélection de Paul Biya, l’opposition au Cameroun ne baisse pas les bras
Très attendue, la réaction du gouvernement de Yaoundé après la décision de la CAF est intervenue samedi 1er décembre par la voix de son porte-parole, Issa Tchiroma Bakary, qui crie à l’injustice.
«Face à cette injustice flagrante, le Gouvernement de la République demande au Peuple camerounais de garder toute sa sérénité et de ne pas céder à la tentation des polémiques stériles.»
«Force est de constater que notre pays a fait l’objet dès le départ, dans le cadre de ce dossier, d’un traitement qui ne peut que susciter des interrogations», a-t-il déploré.
Se basant sur les rapports des multiples missions d’inspection, le comité exécutif de la CAF a officiellement décidé le 30 novembre de retirer l’organisation de la CAN 2019 au pays de Paul Biya. Il avait estimé que le Cameroun n’était pas prêt à accueillir l’événement, accusant des retards, notamment en matière d’infrastructures et de sécurité.
La décision de retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun est sans appel et conduit l’instance dirigeante du football africain à engager et ouvrir un appel urgent à la candidature de nouveaux pays afin d’assurer le bon déroulement calendaire de la compétition.
Centrafrique.com/gabon-au-maroc-le-president-ali-bongo-odimba-apparait-en-public-pour-la-premiere-fois/ali-bongo-au-maroc-apparition-afp/” rel=”attachment wp-att-24908 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président gabonais Ali Bongo au Maroc. Photo AFP
Gabon : au Maroc, le Président Ali Bongo Odimba apparaît en public pour la première fois
C’est une première depuis son malaise en Arabie Saoudite. Un cliché montrant le Président gabonais Ali Bongo a été diffusé sur la toile.
A Rabat, depuis quelques jours pour un séjour de convalescence, après son malaise en Arabie Saoudite en Octobre dernier, le Président gabonais Ali Bongo, est apparu en public pour la première fois ce lundi 03 Décembre 2018. Ceci, au cours d’une visite du roi du Maroc, Mohammed VI à l’hôpital militaire de Rabat. Un cliché de la rencontre a été fourni par le palais royal et diffusé par des médias internationaux.
Depuis quelques jours, des rumeurs sur sa mort ont commencé à se faire entendre.
Surtout que depuis Octobre dernier, aucune image n’avait été diffusée depuis son malaise. Avec la communication faite de la visite de ce jour, les autorités ont sûrement voulu faire taire les rumeurs sur ce sujet qui enflaient au fil du temps.
Selon des médias internationaux, au cours de sa visite, le roi du Maroc s’est réjoui de l’évolution de l’état de santé du Président gabonais. Plus d’informations dans les prochaines heures.
Centrafrique.com/centrafrique-assassinat-dun-homme-a-batangafo/les-combattants-rebelles-de-la-seleka-dans-la-commune-de-lioto-en-juin-2014-5/” rel=”attachment wp-att-24904 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de la Séléka dans la commune de Liotto en juin 2014. CopyrightDR
Centrafrique : assassinat d’un homme à Batangafo
Un homme assimilé aux Anti-Balaka a été tué dans la nuit du 29 novembre 2018 dans la ville de Batangafo dans la préfecture de l’Ouham.
Selon un témoin contacté par CNC et qui a requis l’anonymat, il a été tué par des combattants du Mouvement patriotique centrafricain (MPC du général de la Séléka Alkhatim sur l’axe Bouca: «
C’est depuis samedi dernier que les Séléka ont quitté Kabo pour Batangafo en distribuant au passage des armes. Suite à cette distribution d’armes, les Séléka ont essayé de neutraliser les miliciens Anti-balaka sur l’axe Bouca. Malheureusement, ils sont tombés sur ce pauvre milicien Anti-balaka qu’ils tentent de le dépouiller.Finalement, celui-ci a été froidement abattu», a dénoncé ce témoin.
Rappelons que suite aux derniers affrontements entre les miliciens Anti-balaka et les combattants du MPC dans la ville, la quasi-totalité de la population dite chrétienne se trouve dans des camps des déplacés ou à l’hôpital de la ville géré par l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF).
Centrafrique.com/centrafrique-le-samedi-1er-decembre-la-rca-celebre-la-journee-de-la-republique/revu-de-troupe-touadera-defile-2018-avenue-des-martyrs-rfi/” rel=”attachment wp-att-24900 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Revue de troupe du Président Touadera lors du défilé du 1er décembre 2018 sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Photo : RFI.
Centrafrique : Le samedi 1er décembre, la RCA célèbre la journée de la République.
Il y a exactement 60 ans que la République est devenue autonome au sein de la communauté française, libérée de l’oppression de Paris. Le panafricaniste Barthélemy Boganda est devenu le père fondateur de la nouvelle République.
Et malgré les appels de l’Église catholique et des partis politiques de boycotter la célébration en souvenir des victimes d’Alindao et de Batangafo, les gens célèbrent cet événement: plusieurs milliers de personnes ont participé au défilé en l’honneur de la création de la République centrafricaine. Ce défilé en l’honneur de la fête n’a rien d’insultant pour les parents des morts, considèrent les citoyens.
Au contraire, la fête se déroule sous le signe du dialogue et de la réconciliation nationale. Elle vise à unir le peuple et à donner un élan à la stabilisation du pays.
« La charge de ma fonction me commande de rappeler de manières univoques que le 1er décembre n’est pas une simple journée de festivités, mais constitue surtout un rendez-vous national ou la solennité républicaine nous impose à la fois une introspection collective sur l’état de notre pays et un rituel destiné à souligner que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » — a déclaré le Président de la République, se prononçant devant le public.
Le jour de la République est une occasion de se souvenir des personnes qui sont mortes pour la liberté. Rappelez-vous les patriotes de la RCA qui ont épargné le pays de l’oppression des colonies françaises.
« Je forme le vœu que ce 60e anniversaire de la proclamation de notre République marque un élan patriotique nouveau pour la paix, la réconciliation nationale et le vivre ensemble dans ce pays de ZO KWE ZO » — a souhaité le Président.
Il a ajouté que pour parvenir à la paix en République centrafricaine, il s’était adressé aux groupes armés et avait lancé un processus de DDRR qui a permis de faire des progrès considérables.
« Il n’y aura pas de trêve à nos efforts pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Pour marquer mon attachement à la paix et à la réconciliation nationale, j’ai choisi l’option du dialogue, tendu la main aux groupes armés et mis en place le processus DDRR qui connaît des avancées appréciables en dépit de la réticence de certains groupes armés ».
En outre, pour parvenir à la paix et à la réconciliation nationale, le gouvernement de la République centrafricaine compte se joindre au dialogue engagé avec l’appui de l’Union africaine dans les semaines à venir.
Centrafrique.com/centrafrique-le-roi-du-maroc-mohammed-vi-et-le-cheikh-khalifa-ben-zayed-al-nahyan-ont-felicite-faustin-archange-touadera-a-loccasion-de-la-journee-de-la-republique/defile-militaire-premier-decembre-2018-corbeaunews-minusca/” rel=”attachment wp-att-24896 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Défilé militaire du 1er décembre 2018 sur l’avenue des Martyrs à Bangui. CopyrightMINUSCA
Centrafrique : Le roi du Maroc Mohammed VI et le Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan ont félicité Faustin-Archange Touadera à l’occasion de la journée de la République.
Le samedi 1er décembre, la République centrafricaine célèbre le 60e anniversaire de la proclamation de la République.
En 1958, à la suite d’un référendum populaire, le pays s’est séparé de la colonie française, faisant partie de la communauté française en tant qu’autonomie. En août de la même année, la RCA a acquis l’indépendance.
À ce titre, le roi du Maroc a exprimé ses vœux au président Faustin Archange Touadera ayant souhaité de la santé et du bonheur, puis il a souhaité du progrès, de la prospérité et de la stabilité dans le monde au peuple centrafricain. Il a également assuré son homologue qu’il était disposé à poursuivre le travail commun en vue de renforcer encore la coopération entre les pays. Le Maroc et la RCA travaillent au profit des deux peuples et au service de l’unité, de la stabilité et du progrès sur le continent africain.
Ensuite, le Président Touadera a reçu les félicitations du président des Émirats arabes unis. Les félicitations du Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan ont été suivies par celles du vice-président, le Premier-ministre et le dirigeant de Dubaï, S. A. le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, le Prince héritier d’Abu Dhabi et le commandant en chef adjoint des forces armées des Émirats arabes unis.
Centrafrique : Fondation « Voix du Cœur », l’ambassade de France et les FACA viennent en aide aux filles de la rue
Le 8 novembre dernier, le centre d’accueil des filles de la fondation « Voix du Cœur » s’est vu remettre des vivres, des fournitures scolaires, des produits d’hygiène, des draps et du mobilier par l’ambassade de France à Bangui et par le bataillon de génie (BATGEN) des FACA.
La cérémonie organisée pour l’occasion a rassemblé le conseiller humanitaire de l’ambassade de France, le directeur de la fondation « Voix du Cœur », des officiers français et centrafricains ainsi que des autorités locales de la commune de Bégoua.
Dans son discours de bienvenue, Monsieur Ange Ngassenemo a rappelé que la fondation qu’il dirige aide les enfants de la rue et prépare leur insertion sociale. Il a aussi remercié la France pour son éternel soutien à ces actions de bienfaisance.
Pour sa part, le conseiller humanitaire de l’ambassade de France a salué l’engagement de la fondation au profit des enfants les plus vulnérables. En effet, Voix du Cœur est une des rares structures en Centrafrique qui vient au secours des orphelins et des enfants des rues. Organisation non gouvernementale créée en 1994, elle mène à bien son œuvre caritative depuis plus de 20 ans, dans la peine et la difficulté, sans subvention de l’Etat.
Présidée par l’honorable Béatrice Epaye, la fondation dispose de deux centres d’accueil, un pour les garçons et un pour les filles. Situé au quartier Sica 1, le local dédié aux garçons est un ancien centre culturel français, cédé par l’ambassade de France. Il peut héberger jusqu’à 60 enfants et en accueillir 200. Il comprend un dortoir dont la construction a été financée par l’ambassade de France, un dispensaire, une salle d’informatique et trois salles de classe. Toujours avec l’aide de la France, la fondation a construit un établissement pour les filles à Damala, à proximité du lycée « Don Bosco ».
Depuis plus d’un mois, ce centre d’accueil pour les filles est soutenu par des militaires français de l’Elément de Soutien National (ESN) basés au camp Mpoko. Des dons de vêtements ont déjà eu lieu pour améliorer le bien être des pensionnaires.
Les FACA ont aussi été associées au projet. Ainsi, l’atelier de menuiserie de la manufacture militaire centrafricaine (MaMiCa), qui fait partie du BATGEN, a réalisé les meubles dont le centre avait besoin.
Sœur Berthine Saloma, responsable du centre de Damala, a chaleureusement remercié les donateurs : « nous sommes très heureuses de cet énième don de la France à l’orphelinat. Au nom des filles nous leur exprimons notre gratitude ».
Centrafrique : triste festivité du 1er décembre à Bria.
Organisé pour la première fois depuis 2014 dans la région en présence des autorités locales, le défilé du 1er décembre à Bria a été entaché ce samedi par l’assassinat d’un homme proche du camp des déplacés du PK3 à la sortie sud de la ville.
Alors que la festivité du 1er décembre 2018 symbolisant le 60e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine est débutée par un géant défilé au centre-ville en présence de tous les notables de la région, notamment le Préfet de la Haute-Kotto, le sous-préfet de Bria, le sous-préfet de Ouadda, le député de Ouadda, du maire de la ville de Bria, des commandants des groupes armés, les chefs des villages, les sages de la région ainsi que les chefs de blocs du camp des déplacés du PK3, vers le milieu d’après-midi par contre, c’est-à-dire à 15 heures locales, un homme, identifié comme un déplacé du camp de PK3 a été retrouvé froidement assassiné à seulement quelques mètres du site des déplacés où il a trouvé refuge depuis plusieurs mois. Ce qui a d’ailleurs occasionné un grand émoi au sein de la population déplacée du camp de PK3.
Immédiatement, des tirs à l’arme automatique commencent à se faire entendre partout sur le site alors que des nombreux habitants du centre-ville à majorité musulmane se trouvent encore dans le site pour fêter cette journée avec leurs compatriotes déplacés.
Heureusement pour eux, une patrouille de la Minusca se trouve dans le camp. Ce qui a permis aux habitants du centre-ville de quitter très rapidement le secteur.
Contacté par CNC, le Président de la jeunesse préfectorale monsieur Adam Hassan Sallet, qui regrette profondément l’assassinat de ce citoyen paisible, salue par ailleurs l’effort des uns et des autres, en particulier le commandant du FPRC de la région le général Damboucha Hissen qui s’est beaucoup investi dans la réussite de cette journée nationale.
Pour l’heure, chaque communauté se campe de son côté et se met en alerte vive.
Centrafrique.com/republique-democratique-du-congo-felix-tshisekedi-et-vital-kamerhe-en-meeting-ce-dimanche-a-camp-luka/vital-kamerhe-et-felix-tschisekedi-retour-a-kinshasa-le-27-novembre-2018-salues-par-les-partisans/” rel=”attachment wp-att-24879 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le candidat Félix Tschisekedi à droite et son Directeur de campagne Kamerhé à gauche le 27 novembre 2018 lors de leur retour à Kinshasa.
République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe en meeting ce dimanche à camp Luka
Après leur retour au pays la semaine dernière, Felix Tshisekedi candidat commun de la coalition « Cap pour le changement », et son directeur de campagne , Vital Kamerhe, sont en meeting ce dimanche 02 décembre au terrain St Philippe, situé au quartier camp Luka dans la capitale congolaise Kinshasa.
D’après certains proches de Monsieur Vital Kamerhe , le leaders de l’UDPS et de l’UNC ont choisi ce coin de Kinshasa pour lancer la campagne électorale de leur coalition avant de se rendre à l’intérieur du pays ce mardi 4 décembre prochain.
Par contre, ce lundi 3 décembre Cap pour le changement va organiser une activité au centre Caritas sur la question de la promotion de la femme. C’est le mardi 4 décembre que le candidat de la coalition Cap pour le Changement et son directeur de campagne se rendront à Goma chef lieu de la province du Nord-Kivu pour démarrer leur campagne électorale à l’intérieur du pays.
Rappelons que le candidat Tschisekedi, 55 ans, avait scelé un accord de coalition avec Kamerhé, 59 ans et ex-Président de l’Assemblée nationale, le vendredi 23 novembre dernier à Nairobi au Kenya dans lequel monsieur Félix Tschisekedi deviendra le Président de la République en cas de victoire et son Directeur de campagne Kamerhé deviendra, lui, son Premier ministre.
Centrafrique.com/24871-2/societe-et-culture/” rel=”attachment wp-att-24872 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Hôtel de ville de Libreville. CopyrightDR
Gabon : malversation financière à la Mairie de Libreville, la cour de compte Salarme.
Selon le dernier rapport 2018 de la cour de compte rendu public la semaine dernière sur la gestion des taxes municipale à la Mairie de Libreville ainsi que dans d’autres municipalités des différents arrondissements de la capitale gabonaise, certaines pratiques opaques proches de la mafia ont été dévoilées au grand jour par ladite Cour.
Selon le rapport de la Cour, les vérifications effectuées récemment concernant des taxes municipales et d’autres frais montrent clairement que le système de recouvrement des frais de scolarité des jardins d’enfants, la gestion des droits de place au marché et le mode du reversement des recettes issues des célébrations des mariages présentent des graves carences.
En effet, la cour pointe du doigt premièrement la non-maîtrise des effectifs réels des élèves dans les jardins d’enfants alors que les fonds de scolarité recouvrés par la Mairie sont reversés dans la caisse du receveur présente des failles.
Même cas pour les produits issus de célébration des mariages dont on ignore totalement les traces, la cour de compte dévoile que ceux-ci ne sont jamais reversés dans les caisses municipales, mais directement empochées illégalement par les maires célébrants.
À ce titre, la Cour de compte a été amenée à retenir des gestions de fait à l’encontre des Maires impliqués par ces pratiques.
Alors, la Cour a retenu pour des agents incriminés dans la gestion des droits de places des marchés municipaux une gestion de fait à hauteur de plus d’un milliard de FCFA.
Centrafrique.com/centrafrique-festivite-du-1er-decembre-le-premier-ministre-sarandji-qualifie-le-cardinal-nzapalainga-dhypocrite/defile-premier-decembre-2018-bangui-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24835 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Défilé du 1er décembre 2018 sur l’avenue des martyrs. Photo Minusca.
Centrafrique : festivité du 1er décembre, le Premier ministre Sarandji qualifie le cardinal N’Zapalainga d’hypocrite.
Dans une déclaration radio- télévisée vendredi 30 novembre que le tout puissant Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji s’est permis de répondre au cardinal Nzapalainga Dieudonné en le qualifiant avec tous les pasteurs, évangélistes, monseigneur de Wataka. Un mot en sango, la langue nationale qui englobe les mots faux, menteur, hypocrite, jaloux.
« …..que tu sois cardinal, monseigneur, pasteur, diacre, évangéliste et que tu crois que Dieu t’écoute plus que moi, tu es un hypocrite « a déclaré l’ex-aide-boucher de Bordeaux Simplice Mathieu Sarandji à la radio faisant allusion à l’appel au boycott de la festivité du 1er décembre par l’Église catholique en Centrafrique suite au massacre de plus de 60 personnes civiles sur le site des déplacés du diocèse d’Alindao le 15 novembre dernier.
Une déclaration, qui frôle une affection mentale grave selon plusieurs observateurs nationaux, met en lumière la véritable identité paranoïaque de cet homme qui se croit désormais un demi-dieu.
« Le poisson pleure aussi, mais on ne voit pas ses larmes »
En faisant allusion à un proverbe africain sur la douleur du poisson qui pleure et on ne voit pas ses larmes, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji veut faire croire aux mondes que lui et son ami président Faustin Archange Touadera, y compris les membres de son gouvernement ont aussi de la douleur au cœur, mais ils ne l’affichent pas ouvertement.
Sauf que l’ex-aide-boucher de BordeauxSimplice Mathieu Sarandji oublie que les poissons vivent dans l’eau et nous les êtres humains nous sommes sur la terre. Deux choses complètement différentes que le Dieu tout puissant a pris le soin de le faire à notre bénéfice. Le poisson, tout comme un animal, est dépourvu de la raison contrairement à un être humain.
Peut-on cacher son émotion lorsque des centaines de nos compatriotes sont massacrés comme des animaux et d’autres en millier vivent dans la brousse ?
Qui peut accepter de faire la fête lorsqu’il a des cadavres dans son placard s’il n’est pas malade mentalement ?
En tout cas, il est temps pour Simplice Mathieu Sarandji de prendre sa retraite de la vie politique que de forcer les choses.
Centrafrique : relation diplomatique tendue avec l’Angola
Après le Tchad, le Congo Brazzaville, la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Guinée équatoriale, c’est le tour de l’Angola d’être en mauvaise relation diplomatique avec la République centrafricaine, selon une source diplomatique proche du ministère angolais des Affaires étrangères.
Si cette relation plus ou moins exécrable entre les deux pays d’Afrique centrale n’a pas fait autant de bruit dans les médias comme on a vu pour les autres pays d’Europe, elle vient par contre d’être rendue publique tout récemment grâce à un projet du voyage de certains officiels Centrafricains pour un séminaire de formation au Portugal la semaine prochaine.
Alors que le visa du Portugal ne peut être délivré nulle part dans le pays, seul l’Angola qui pourrait faciliter cette tâche difficile aux autorités centrafricaines qui souhaitent se rendre au Portugal la semaine prochaine. Sauf que l’Angola, qui est déjà en mauvaise relation diplomatique avec la RCA, pourrait refuser d’accueillir sur son sol ces derniers, selon une source diplomatique angolaise.
À ce titre, les Centrafricains se demandent pour quelle raison un grand pays d’Afrique comme l’Angola peut-il tourner le dos aussi vite à la Centrafrique ?
Pour certains observateurs centrafricains, il y’a plus d’une raison pour que les deux pays se fâchent mutuellement.
La première et la plus probable est le refus poli des autorités centrafricaines de cautionner le pourparler de paix organisé par les autorités angolaises qui devrait, selon des sources crédibles, aboutir au départ du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji de son poste en faveur d’une autre personnalité centrafricaine plus crédible.
Deuxième raison évoquée, c’est encore le refus des autorités centrafricaines d’octroyer des concessions minières aux sociétés angolaises qui souhaitent investir dans le secteur minier de la RCA, alors que les Chinois et les Russes frottent les mains tranquillement en exploitant à volonté ces mêmes ressources minières.
Pour les autorités angolaises, cela fait de trop peut-être pour elles lors qu’un pays ami se comporte ainsi.
En conséquence, l’Angola, un puissant pays militaire d’Afrique, ne peut tolérer qu’on le roule autant dans la boue et souhaite tourner le dos à la Centrafrique.
Du côté des autorités centrafricaines, aucun commentaire n’a été fait sur le sujet alors que les officiels Centrafricains se trouvent déjà à Luanda pour leur visa de Portugal.
CENTRAFRIQUE : LE SURSAUT PATRIOTIQUE VIENDRA T-IL DE LA PLATEFORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES ?
Depuis le retour de l’ordre constitutionnel, le pouvoir issu de la volonté souveraine du peuple a solennellement prêté serment pour protéger la population conformément aux dispositions de l’article 1 de la constitution du 30 mars 2016. En effet,
l’alinéa de l’article précité dispose : « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ». En quintessence, cet article confirme le caractère sacré de la personne humaine et impose à la puissance publique c’est à dire l’Etat deux (2) engagements fondamentaux : la respecter en toutes circonstances et la protéger sur toute l’étendue du territoire national. Le président de la république, pourtant conscient de la profondeur de la crise a bien entamé son quinquennat en rendant visite à son challenger du second tour des élections, symbole d’une main tendue à toutes les compétences sans exclusive pour la reconstruction du pays.
Très vite, les démons sont revenus au galop et la course à l’enrichissement personnel et illicite a pris le dessus sur les besoins et attentes prioritaires du peuple. Fruit de l’impréparation et de l’amateurisme, les stratégies, méthodes ou approches politiques du pouvoir sont révélées diamétralement opposées aux résultats escomptés : le programme DDRR aux arrêts, les négociations répétitives et abusives avec les groupes armés non conventionnels soldées d’échecs, l’opposition démocratique marginalisée, les finances publiques dilapidées, les déplacés et victimes de guerre oubliés et enfin la sécurité du peuple et la protection du territoire confiée par procuration à la Minusca et à la coopération militaire russe au contour ambigu.
En conséquence de ce qui précède, le bas peuple innocent et inoffensif continue d’enterrer leurs morts dans des fosses communes tandis que le pouvoir ne laisse passer aucune occasion festive.
La fracture est très ouverte, on assiste à une déconnexion totale entre le pouvoir et le peuple. Abusé et écœuré par le massacre d’Alindao qui n’est qu’une suite logique de celui de Bambari et Batangafo, l’église catholique membre de la plateforme des confessions religieuses a effectué une sortie médiatique fracassante pour briser le tabou.
Le prélat, au cours d’une conférence de presse a lancé un vibrant appel à la conscience collective en demandant aux chrétiens et personnes de bonne volonté de s’abstenir de la célébration festive de la journée du 1er décembre au profit d’une journée de deuil et de prière pour les morts.
L’opposition démocratique, la société civile et même certains membres du gouvernement ont adhéré à la démarche du cardinal. Considérant l’appel du cardinal comme un camouflet, le pouvoir et la majorité présidentielle accusent le cardinal d’ingérence et lui oppose à tort le principe de laïcité.
C’est quoi le principe de laïcité ? Inscrit dans le préambule de la constitution centrafricaine, le principe de laïcité calqué de la loi française de 1905 et issu de la pensée de Jules Ferry institue la séparation juridique des églises et de l’Etat.
La laïcité s’affirme conformément aux dispositions de l’article 10 de la déclaration universelle des droits de l’homme et des citoyens de 1789 qui dispose : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses ». En d’autres termes, la société civile est le lieu de la coexistence des libertés et l’Etat s’engage à les respecter. Ainsi, la laïcité ne se désintéresse pas des différentes communautés religieuses existantes car il entretient des rapports par le canal du ministère de l’intérieur. En conséquence, la loi sur la laïcité n’est ni pro ni anti religieuse. Elle cherche simplement à garantir la liberté religieuse dans le respect de l’ordre public. Submergé par la bataille médiatique et la guerre de communiqué entretenu par le chef du gouvernement autour de la leçon de morale du prélat, le citoyen lambda s’interroge :
Le cardinal a t-il tort de réveiller la conscience collective sur la passivité et le non respect des engagements du gouvernement ? En quoi le discours du cardinal était-il incendiaire, viral et constitue une violation du principe de laïcité ? Pourquoi vouloir nécessairement politiser l’exhortation pacifique du cardinal ? Devrions-nous rester insensible, indifférent aux souffrances de la population et se faire massacrer tous les jours ? Au nom de quel intérêt le pouvoir laisse massacrer son peuple par des extrémistes ? Comment comprendre qu’un pays qui ne vit que de l’aumône internationale ou de la mendicité ne laisse passer aucune occasion festive et surtout budgétivore ? Ne peut-on pas utiliser ce budget pour assister les victimes ? Avec ce gaspillage devenu viral et pandémique comment peut-on être crédible devant nos généreux donateurs ?Au delà de la polémique stérile, quel est l’organe légitime chargé par la constitution pour assurer la sécurité et la protection de la population ? S’agit-il de l’Etat ou de la Minusca qui n’est qu’un instrument mis au service du pouvoir par le conseil de sécurité de l’ONU ? Pour quel mobile l’Etat accuse la Minusca de passivité alors qu’il lui appartenait de lui dicter ses besoins ? Dans les États civilisés et respectueux des valeurs morales, les autorités écourtent les voyages ou annulent certains programmes et rendez-vous. Pourquoi cela n’est pas valable pour la Centrafrique ? Pensez-vous qu’un drapeau mis en berne ou décrété des jours de deuil suffisent à panser les plaies béantes ? Au delà de tout quiproquo, nous tenons à rappeler qu’un président de la république doit être à l’écoute de son peuple. La manipulation politicienne qui consiste à accuser l’autre comme source de nos problèmes est désormais désuète. Hier on accusait l’ancienne puissance coloniale, aujourd’hui le gouvernement dénonce officiellement la passivité de la Minusca. Ce qui suppose et confirme par voie de conséquence que les autorités centrafricaines n’ont aucune responsabilité dans la descente aux enfers du peuple. N’oublions pas que le pouvoir faisait la promotion et la propagande de la coopération militaire russe en organisant une compétition perdue d’avance entre les russes et les anciens partenaires au développement…le résultat se passe de commentaires nonobstant des virements par erreur de codage au profit de l’Etat centrafricain et bloqué dans le circuit financier. En guise de conclusion, nous partageons in fine l’appel patriotique du cardinal qui, sans offensé diverses sensibilités est resté dans la mission de l’église qui est celle de proclamer la paix, la justice et la vérité. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique : 3 pick-up militaires lourdement armés venus du Tchad sont arrivés à Koui.
Depuis le mercredi dernier, les habitants de la sous-préfecture de Koui dans l’Ouham-Péndé se disent inquiets de l’arrivée successive de Tchad voisin des véhicules lourdement armés dans leur ville.
Située à environ 600 kilomètres de Bangui, la sous-préfecture de Koui est en ébullition totale après l’arrivée successive de trois véhicules militaires du type Land-Cruiser BG75 lourdement armés venus du Tchad voisin.
Selon des informations du CNC, le groupe rebelle 3R dirigé par le sulfureux Abbas Siddiki serait le bénéficiaire de ces trois pick-up après une commande faite auprès de certains trafiquants tchadiens.
Après 2 pick-up acquéris il y’a deux mois au Tchad, Abbas Siddiki se dote à nouveau pour son groupe 3R 3 pick-up dans ce même pays.
Alors, pourquoi le chef rebelle Siddiki se soucie-t-il beaucoup du réarmement de son mouvement rebelle alors qu’il venait de signer un pacte d’engagement de paix avec les autres groupes armés rivaux comme la milice Anti-Balaka, le FDPC et les RJ il y’a un mois jour pour jour ?
Alors que Siddiki se justifiait pour la première commande de deux pick-up par les moyens de sensibilisation de ses combattants pour la paix dans la région, la deuxième commande de trois pick-up pourrait mettre à mal son argument de sensibilisation évoquée récemment.
Outre le réarmement du 3R par des moyens logistiques et militaires, le groupe tente depuis une semaine à réorganiser ses effectifs dans la région de la Nana-mambéré et l’Ouham-Péndé. Certains éléments qui étaient stationnés proches de la ville de Bouar ont été rappelés pour d’autres secteurs, tandis que la présence d’une dizaine des hommes des 3R lourdement armés sont signalés à quelques kilomètres de Baboua a.
avec ce mouvement tactique des 3R, les choses s’annoncent compliquer pour l’accord de paix signé récemment à Bouar et à Koui.
Centrafrique : Une concertation des forces vives annoncée par Touadera
Les centrafricains célèbrent ce 1er décembre, les 60éme anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine. Le président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a mis á profit cette occasion, pour apaiser l’opinion nationale de plus en plus hostile á l’initiative de paix et de réconciliation en Centrafrique considérée comme un mécanisme visant á amnistier les bourreaux au détriment d’une justice en faveur des victimes.
« Au cours des semaines á venir, le gouvernement va rendre publics le lieu et la date de ce dialogue. Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, mes chers compatriotes, je rencontrerai les forces vives de la nation ainsi que les associations des victimes pour discuter des contours de ce dialogue et m’assurer que vos préoccupations les plus importantes soient prises en compte tout le long du processus de ce dialogue », a annoncé le Chef de l’Etat.
Le but de cette concertation, á en croire Touadera, est de rassurer son peuple de la conformité des négociations du dialogue á la constitution de la République centrafricaine, ainsi qu’á l’esprit et la lette du Forum national de Bangui tenu en mai 2015.
A en croire Touadera, « parallèlement au processus DDRR, nous avons adhéré sans réserve á l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. Toute la communauté internationale apporte son soutien á cette initiative considérée comme la voix principale de rétablissement de la paix. Aujourd’hui, nous sommes á un niveau de préparation satisfaisant. La prochaine étape sera l’organisation du dialogue lui-même ».
Outre cette question de l’impunité zéro, Touadera a abordé la question de la sécurité. « Il est déplorable de constater la résurgence des violences aveugles qui endeuillent des familles entières. C’est pourquoi, je condamne avec la dernière énergie, les crimes odieux commis á Batangafo et á Alindao. Je m’incline personnellement devant la mémoire des victimes et exprime ma compassion pour les familles endeuillées. Il n’y aura pas de trêve á nos efforts pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré.
Pour infléchir le cours de cette crise sécuritaire et humanitaire, le président centrafricain a appelé á la levée totale de l’embargo sur son pays, afin de permettre la pleine opérationnalisation des Forces armées centrafricaines. Il a appelé á l’unité des centrafricains conformément aux valeurs fondatrices de la nation léguées par Feu Barthelemy Boganda, á savoir Unité-dignité-travail, car dit-il, « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ».
Centrafrique : communiqué de presse de la coalition Siriri.
Communiqué No 00236 : Doit-on célébrer le 1er Décembre 2018 en République Centrafricaine ?
La COALITION SIRIRI voudrait que l’on fasse le distinguo et éviter les amalgames.
Loin de nous l’idée de minimiser les affres de la violence et des morts innocentes et inutiles répétitives dans le pays. À l’instar du Cardinal Nzapalainga, Archevêque de Bangui, la COALITION SIRIRI réprouve le déferlement de la violence dans le pays et compatit avec toutes les victimes. Nous portons tous dans nos cœurs la douleur causée par ces tragédies sciemment organisées par certains enfants de notre pays, la République Centrafricaine (RCA).
Par solidarité avec les victimes, le Cardinal Nzapalainga va jusqu’à exiger à ses paroissiens dans toute la République Centrafricaine de boycotter les célébrations du 1er décembre cette année 2018.
Pour nous de la COALITION SIRIRI, la date du 1er Décembre est sacrée pour notre peuple et notre pays, la RCA. C’est le jour de l’Acte fondateur de l’émancipation de notre peuple de la colonisation française pour lequel notre Père fondateur l’Abbé Barthélémy Boganda et bien de nos compatriotes ont sacrifié leurs vies.
Nous devons exprimer notre chagrin et pleurer nos morts, mais nous devons nous souvenir, avec toute la rigueur possible, le jour de la victoire que notre peuple a gagné de haute lutte, le 1er décembre de chaque année pour des générations et des générations.
Centrafrique.com/798ce40a-7444-4c38-b1d7-00cf92457f4d/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nkurunziza Nkurunziza et Museveni
Tanzanie : Le sommet d’Arusha divise Nkurunziza et Museveni
A l’origine de cette discorde sur la date dudit sommet, dont les travaux s’ouvrent aujourd’hui dans la capitale tanzanienne. Le président Burundais a demandé son report, mais que son homologue Ougandais, qui est par ailleurs président en exercice de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est l’a rejeté. L’avenir du Burundi sera débattu au cours de ces assises.
Ce vendredi se tient le sommet des dirigeants de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est à Arusha en Tanzanie. Au cours de ces assises plusieurs sujet son à l’ordre du jour notamment l’avenir du Burundi.
Si la plupart des chefs d’Etat de cette sous-région prennent part à cette rencontre, il n’est pas certain que Pierre Nurunziza, le président du Burundi soit présent.
Le chef de l’Etat Burundais a demandé le report de ce sommet car il dit n’avoir pas été prévenu à temps conformément au protocole. Selon lui, le protocole veut que les invités soient prévenus quatre semaines avant la tenue de ces assises.
Pourtant Pierre Nkunziza fait savoir qu’il n’a été prévenu qu’à 11 jours de ce sommet. Ce qui est selon lui une violation du protocole. Raison pour laquelle il a fait part dans une lettre au président en exercice de cette communauté Yowerie Museveni son souhait.
Seulement sa demande n’a pas obtenu une réponse favorable. Car son homologue Burundais a opposé une fin de non recevoir. Signifiant à ce dernier dans une correspondance que le sommet est maintenu. Et qu’il se fasse représenté à défaut d’y prendre personnellement part. Car l’organisation sous-régionale a déjà dépensé des frais pour la tenue de ce sommet. Rappelons que la dernière fois qu’un sommet similaire se tenait à Arusha, le président Nkurunziza a essuyé une tentative de coup d’Etat. Certainement il s’en mefie.
Présidentielle en RDC : Martin Fayulu accuse les autorités d’entraver sa campagne
Le candidat de Lamuka par la voix de son directeur de campagne, Pierre Lumbi a accusé le gouvernement de retarder volontairement les autorisations de survols et d’atterrissage des avions venant d’Afrique du Sud et que l’opposant entend utiliser pour le déplacement pour ses équipes de campagnes dans tout le pays. C’était hier au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.
Martin Fayulu va lancer sa campagne ce week-end, précisément dimanche à Béni au Nord-Est de la RDC. Pourtant, les avions qu’il a fait venir d’Afrique du Sud pour assurer le déplacement de lui et son équipe de campagne à travers le pays ne sont pas encore arrivés en RDC.
L’équipe de campagne du candidat de Lamuka qui dit avoir déposé une demande auprès de l’aviation civile lundi indique également n’avoir reçu aucune réponse favorable du domaine.
Du coup, l’équipe du candidat commun de l’opposition accuse le gouvernement de retarder de manière délibérée les autorisations de survols et d’atterrissage de ces appareils. Car le camp de Martin Fayulu fait savoir que ces appareils sont disponibles et prêts à assurer le transport du candidat et de ses équipes le temps de la campagne. Donc que c’est le gouvernement qui fait ombrage.
De son côté, le gouvernement à travers le ministère des transports dément. Le ministre des transports José Makila fait savoir la demande du candidat Martin Fayulu plus est semblable à une importation d’avions pour usage commerciale et non à une simple requête pour autorisation d’atterrissage et de survol.
Par conséquent, José Makila a fait savoir que des techniciens et experts en aviations devront d’abord se rendre en Afrique du Sud pour examiner les avions. Ce n’est qu’ainsi que ces appareils pourront entrer en RDC. Il s’agit là selon le ministre congolais des transports de la procédure à laquelle tous les appareils sont soumis.
Centrafrique.com/monde-internationale-socialiste-lance-un-appel-pour-une-societe-mondiale-durable/logo-parti-socialiste/” rel=”attachment wp-att-24796 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo de l’Internationale socialiste
Monde : Internationale socialiste lance un appel pour une société mondiale durable
Internationale Socialiste
‘Un appel global pour une société mondiale
durable – avant qu’il ne soit trop tard
(Original: anglais)
En dépit des efforts des Nations Unies et de nombreux gouvernements, organisations internationales et mouvements de la société civile pour lutter contre les changements climatiques, les données récentes démontrent que si nous n’intensifions pas notre action, il sera trop tard.
Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies (GIEC), lors de sa plus récente réunion, a déclaré qu’il ne reste qu’une dizaine d’années pour maintenir le réchauffement planétaire à un maximum de 1,5°C, niveau au-delà duquel chaque demi-degré supplémentaire aggravera fortement les risques de sécheresse, d’inondation, d’extrême chaleur et de pauvreté pour des centaines de millions de personnes. Il est nécessaire d’entreprendre des changements urgents et sans précédent pour atteindre cet objectif qui est abordable et réalisable.
À la veille de la prochaine COP24 qui s’ouvrira début décembre, en tant que leaders de la plus grande famille politique progressiste du monde, l’Internationale Socialiste, nous lançons un appel pour renforcer la coopération multilatérale face à cet enjeu crucial pour l’humanité, et à l’intensification de l’action à tous les niveaux.
L’Internationale Socialiste a été active dans la mise en évidence du caractère multidimensionnel de la lutte contre les changements climatiques. Au travers des travaux de sa « Commission pour une société mondiale durable », l’IS a également identifié les politiques devant être mises en œuvre, telles qu’une taxe sur les émissions de CO2 (et d’autres gaz à effet de serre).
Nous sommes engagés et actifs dans l’avènement d’une révolution de pensée, de politique et de mode de vie pour relever ces nouveaux défis. En créant un nouveau paradigme dans la manière dont nous agissons, dont nous produisons et dont nous consommons. Ce changement de mentalité requiert que les Objectifs de Développement Durable (ODD) soient pleinement intégrés dans nos programmes d’éducation de base, la formation professionnelle et la R-D, ainsi que dans nos décisions politiques.
Il est fondamental que les ODD soient appliqués si nous voulons lutter contre la pauvreté et l’analphabétisme, instaurer la paix, protéger les droits humains, gérer les déplacements de populations et garantir des sociétés justes et durables pour les générations à venir.
La clé du succès de ce changement radical réside dans la justice sociale, l’égalité et une société saine, participative et de cohésion qui respecte la dignité de tous.
Nous déplorons les cercles conservateurs et populistes du monde entier qui minent systématiquement les efforts de lutte contre les changements climatiques. Leurs motifs coïncident avec les puissantes industries du pétrole et du gaz qui font pression ouvertement contre toute réglementation qui pourrait réduire leurs bénéfices tout en protégeant l’environnement. Nous lançons un appel général à opposer les efforts conscients de détourner les faits scientifiques et de minimiser les risques catastrophiques du réchauffement planétaire.
Les Objectifs de Développement Durable sont la pierre angulaire d’un contrat social mondial plus vaste. Un contrat social qui peut unir les gouvernements et les peuples de notre planète à une époque de discorde accrue, à travers des objectifs communs favorables à une coopération et réglementation responsable.
Les conséquences sociales des changements climatiques sont associées à une recrudescence des risques, parmi lesquels, les risques financiers devant être évalués pour tout investissement futur.
Les partenaires sociaux, la société civile et les citoyens doivent relever le défi de la responsabilité sociale et intégrer les efforts en faveur d’une société à faible émission de carbone dans leur quotidien.
Nous exhortons nos partenaires sociaux et la société civile à s’unir à nos efforts communs pour mettre en œuvre les ODD.
Nous sommes engagés à être les chefs de file de la lutte pour une planète plus humaine et durable!
30 novembre 2018
Signataires
(Par ordre alphabétique)
S.E. Mahmoud Abbas Président de la Palestine, Président du Fatah
Hon. Samuel Ofosu Ampofo Président du Congrès National Démocratique, NDC, Ghana
Araz Alizade Leader du Parti Social-Démocrate d’Azerbaïdjan, SDPA
Isabel Allende Vice-Présidente de l’IS, Sénatrice, Parti Socialiste, PS, Chili
Johnson Asiedu Nketiah Vice-Président de l’IS, Congrès National Démocratique, NDC, Ghana
Almazbek Atambaev Président du Parti Social-Démocrate de Kirghizstan, SDPK
Colette Avital Vice-Présidente de l’IS, Meretz, Israël
Luis Ayala Secrétaire Général de l’Internationale Socialiste
Omar Barboza Président de l’Assemblée Nationale, Président d’Un Nouveau Temps, UNT, Venezuela
Sükhbaatar Batbold Vice-Président de l’IS, ancien Premier Ministre de la Mongolie, Parti du Peuple Mongol, MPP
Mustafa Barghouti Leader de l’Initiative Nationale Palestinienne, PNI
Mohamed Bazoum Président du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme, PNDS-Tarayya
Mustafa Ben Jaafar Président Honoraire de l’IS, Ettakatol, Tunisie
Victor Benoit Président du Rassemblement Social-Démocrate pour le Progrès d’Haïti, Rasanbleman, Vice-Président de l’IS
Davor Bernardić Président du Parti Social-Démocrate, SDP, Croatie
Rubén Berríos Président du Parti Indépendantiste Portoricain, PIP, Puerto Rico, Président Honoraire de l’IS
Jorge Bom Jesus Président du Mouvement pour la libération de São Tomé et Príncipe/Parti Social- Démocrate, MLSTP/PSD
Yury Buzdugan Leader du Parti Social-Démocrate d’Ukraine, SDPU
Cuauhtémoc Cárdenas Président Honoraire de l’IS, Mexique
Carlos César Président du Parti Socialiste, PS, Portugal, Vice-Président de l’IS
Ousainou Darboe Leader du Parti Démocratique Unifié, UDP, Vice-Président de Gambie
Ahmed Ould Daddah Président du Rassemblement des Forces Démocratiques, RFD, Mauritanie, Vice-Président de l’IS
Sher Bahadur Deuba Président du Parti du Congrès Népalais, ancien Premier Ministre du Népal
Elio Di Rupo Président du Parti Socialiste, PS, Belgique, Vice-Président de l’IS, ancien Premier
Ministre
Ousmane Tanor Dieng Premier Secrétaire du Parti Socialiste, PS, Sénégal, Vice-Président de l’IS
Samuel Doria Medina Président du parti Unité Nationale, Bolivie
Mohamed Hadj Djilani Premier Secrétaire du Front des Forces Socialistes, FFS, Algérie
Colum Eastwood Leader du Parti Social-Démocrate et Travailliste, SDLP, Irlande du Nord
Álvaro Elizalde Président du Parti Socialiste, PS, Chili
Turfan Erhürman Leader du Parti Républicain Turc, CTP, Chypre
Andrés Esono Ondo Secrétaire Général de la Convergence pour la Démocratie Sociale, CPDS,
Guinée Equatoriale
Elsa Espinoza Vice-Présidente de l’IS, Parti Révolutionnaire Institutionnel, PRI, Mexique
Khelil Ezzaouia Président d’ETTAKATOL, Tunisie
Olivier Faure Premier Secrétaire du Parti Socialiste, PS, France
Robert Fico Leader du SMER – Social-Démocratie, ancien Premier Ministre de Slovaquie
Rafael Filizzola Leader du Parti Démocratique Progressiste, PDP, Paraguay
Mizuho Fukushima Vice-Présidente de l’IS, Parti Social-Démocrate, SDP, Japon
Fofi Gennimata Présidente du Mouvement pour le changement, Grèce
Gerardo Giovagnoli Secrétaire du Parti des Socialistes et des Démocrates, PSD, Saint-Marin
Pedro Miguel González Secrétaire Général du Parti Révolutionnaire Démocratique, PRD, Panama
Ouafa Hajji Présidente de l’Internationale Socialiste des Femmes
Tarja Halonen Président Honoraire de l’IS, ancienne Présidente de la Finlande
Eero Heinäluoma Vice-Président de l’IS, Parti Social-Démocrate Finlandais, SDP, Finlande
Janira Hopffer Almada Leader du Parti Africain de l’Indépendance du Cap-Vert, PAICV, Vice-
Présidente de l’IS
Brendan Howlin Leader du Parti Travailliste, Irlande
Pendukeni Iivula-Ithana Vice-Présidente de l’IS, SWAPO, Namibie
Bernal Jiménez Vice-Président de l’IS, Parti Libération Nationale, PLN, Costa Rica
Walid Jumblatt Leader du Parti Socialiste Progressiste, PSP, Liban
S.E. Roch Marc Christian Kaboré Président du Burkina Faso, Leader du Mouvement populaire pour le progrès, MPP, Burkina Faso
Chantal Kambiwa Vice-Présidente de l’IS, Front Sociale-Démocratique, SDF, Cameroun
H.E. Ibrahim Boubacar Keïta Président du Mali
Ukhnaagiin Khürelsükh Premier Ministre de la Mongolie, Président du Parti du Peuple Mongol, MPP
Kemal Kılıçdaroğlu Leader du Parti Républicain du Peuple, CHP, Turquie
Albin Kurti Leader du Mouvement pour l’autodétermination, Vetëvendosje, Kosovo
Driss Lachguar Premier Secrétaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires, USFP, Maroc
Ricardo Lagos ancien Président du Chili, ancien envoyé spécial des Nations unies sur le
Changement Climatique, Président de la Commission de l’IS pour une Société Mondiale Durable
Rasim Ljajić Leader du Parti Social-Démocrate de la Serbie, SDPS
Pia Locatelli Vice-Présidente de l’IS, Parti Socialiste Italien, PSI, Italie
Pere López Leader du Parti Social-Démocrate, PS, Andorre
Carlos Lupi Président du Parti Démocratique Travailliste, PDT, Brésil, Vice-Président de l’IS
Ahmed Majdalani Leader du Front de lutte populaire palestinien, PPSF, Palestine
Carlos Maldonado Président du Parti Radical, PR, Chili
Hrant Markarian Président de la Fédération Révolutionnaire Arménienne, ARF, Arménie
Shazia Marri Vice-Présidente de l’IS, Parti du Peuple du Pakistan, PPP
Seiji Mataichi Président du Parti Social-Démocrate, SDP, Japon
Julião Mateus Paulo Vice-Président de l’IS, MPLA, Angola
Mustafa Mauludi Secrétaire Général du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran
Attila Mesterhazy Vice-Président de l’IS, Parti Socialiste Hongrois, MSzP, Hongrie
Rafael Michelini Président du Nouvel Espace, PNE, Uruguay, Vice-Président de l’IS
Heraldo Muñoz Président du Parti Pour la Démocratie, PPD, Chili
Mario Nalpatian Vice-Président de l’IS, Fédération Révolutionnaire Arménienne, ARF, Arménie
Riccardo Nencini Secrétaire Général du Parti Socialiste Italien, PSI, Italie
Nermin Nikšić Président du Parti Social-Démocrate, SDP, Bosnie-Herzégovine
Julia Ojiambo Leader du Parti Travailliste du Kenya
Cemal Özyiğit Leader du Parti Social-Démocrate, TDP, Chypre
George Papandreou Président de l’Internationale Socialiste, ancien Premier Ministre de Grèce
Peter Phillips Leader du Parti National du Peuple, PNP, Jamaïque
Vlad Plahotniuc Président du Parti Démocratique, PDM, Moldova, Vice-Président de l’IS
Henry Ramos Secrétaire Général d’Action Démocratique, Venezuela, Vice-Président de l’IS
Antti Rinne Président du Parti Social-Démocrate Finlandais, SDP, Finlande
Jesús Rodríguez Vice-Président de l’IS, Union Civique Radical, UCR, Argentine
Pedro Sánchez Président du Gouvernement Espagnol, Secrétaire Général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, PSOE, Espagne, Vice-Président de l’IS
Tiémoko Sangaré Président du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, Adema-PASJ, Mali
Nabeel Shaath Vice-Président de l’IS, Fatah, Palestine
Jan J. Sithole Président du Parti Démocratique du Swaziland, SWADEPA
Mikalai Statkevich Leader du Parti Social-Démocrate du Bélarus (Narodnaya Hramada), BSDP
Sandra Torres Leader de l’Unité Nationale de l’Espoir, UNE, Guatemala, Vice-Présidente de l’IS
Bokary Treta Président du Rassemblement pour le Mali, RPM, Vice-Président de l’IS
Zharmakhan Tuyakbay Président du Parti Social-Démocrate National, OSDP, Kazakhstan
Miguel Vargas Président du Parti Révolutionnaire Dominicain, PRD, République Dominicaine, Vice- Président de l’IS
Faysal Ali Warabe Leader du Parti pour la Justice et le Bien-Être, Somaliland
Svetlina Yolcheva Présidente des Sociaux-Démocrates Bulgares, PBSD, Bulgarie
Bilawal Bhutto Zardari Président du Parti du Peuple du Pakistan, PPP
Martin ZiguéléPrésident du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine, MPLC, République Centrafricaine
Centrafrique.com/centrafrique-transfert-frauduleux-des-fonds-vers-la-rca-les-etats-unis-sinquietent/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-3/” rel=”attachment wp-att-24771 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le conseiller russe du Président Touadera et l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en RCA.
Centrafrique : transfert frauduleux des fonds vers la RCA, les États-Unis s’inquiètent.
Si ces informations n’ont pas été révélées par les médias russes et occidentaux, le monde ne peut, en aucun cas, comprendre réellement ce qui se passe dans ce grand pays d’Afrique centrale où le business du sang et la mafia au sommet de l’État sont devenus quasiment une règle de gouvernance.
En effet, les médias russes et occidentaux ont révélé cette semaine que la banque VTBprête par “erreur” une somme astronomique de plus de 10 milliards d’euros((soit environ 6560 milliards de francs CFA) à la Centrafrique. Une somme astronomique qu’un bon nombre des calculatrices ne peuvent afficher à l’écran.
D’après notre enquête sur ce transfert frauduleux bloqué par la banque centrale européennepour vérification, ceci n’est pas réellement une erreur de prêt comme on l’a dit, mais un moyen frauduleux du blanchiment d’argentlonguement planifié au sommet de l’Éttat centrafricain en complicité de certains hommes d’affaires russes.
D’ailleurs, il y’a quelque semaine sur les antennes de la radio nationale centrafricaine à Bangui, un proche du Président Touadera avait osé de déclarer publiquement que l’annonce à Bangui du ministre français des Affaires étrangères d’octroyer une aide financière d’environ 10 millions d’euros n’est qu’un trompe l’oeil face aux aides russesà la RCA qui dépasse même 1 milliard d’euros chaque année .
Au même moment, certains conseillers militaires russes ont poussé certains médias locaux à publier des articles de propagande faisant d’eux les meilleurs instructeurs pour les FACA afin de faciliter l’appui financier de leurs partenaires russes qui devraient leur faire du transfert.
Or, en voyant de plus près, ce sont le peuple centrafricain qui paye et qui va payer toutes les actions humanitaires et militaires faites par les Russes en République centrafricaine car les fonds débloqués par la Russie pour la RCA ne sont que des prêts financiers à taux variables. Ce qui irrite les États-Uniset la Banque mondiale qui voient derrière cette transaction un moyen d’endetter pour environ deux siècles la RCA en dépit de sa capacité moins robuste à tout rembourser
Selon un observateur centrafricain, les proches du Chef de l’État Faustin Archange Touadera ont trop poussé leur agitation en surestimant la valeur de la Russie qui est aussi d’ailleurs un pays financièrement sous-développé avec un problème financier grave.
Cependant, les Centrafricains se demandent où sont passés les 1 milliard d’euros d’aide de la Russie au pays si l’information du proche de Touadera se vérifie ?
Il est temps que la lumière soit faite sur cette mafia d’État.
Centrafrique.com/centrafrique-communique-de-presse-du-parti-mlpc-relatif-a-la-festivite-du-1er-decembre-2018/logo-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-img_25janv2018190001-16/” rel=”attachment wp-att-24778 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du MLPC
Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC relatif à la festivité du 1er décembre 2018.le parti MLPC
DECLARATION
relative aux festivités du 1er décembre 2018
Dans quelques jours, la République centrafricaine notre cher pays va célébrer le soixantième anniversaire de la proclamation de la République.
Cet événement qui aurait dû se dérouler dans la joie partagée entre tous les fils et filles de la République Centrafricaine a été précédé malheureusement cette année par de douloureux et regrettables actes de violence armée qui ont ôté la vie à de nombreux compatriotes, blessé plusieurs autres et détruit leurs rares biens dans plusieurs régions de notre pays.
C’est dans ce contexte trouble caractérisé par une psychose sécuritaire que la Journée mondiale de l’alimentation 2018, prévue pour être célébrée à Bambari le 15 octobre dernier a été reportée en toute responsabilité par le gouvernement à deux reprises.
Ces dramatiques situations qui affectent les villes de notre pays les unes après les autres ces derniers temps, et dont les graves tueries de Batangafo et d’Alindao constituent les points culminants, n’ont pas laissé indifférent le Président de la République, Chef de l’Etat. C’est le sens du décret qu’il a pris pour l’observation de trois jours de deuil et la mise en berne des drapeaux.
La Constitution centrafricaine consacre la protection et le bien-être des centrafricains sur toute l’étendue du territoire. C’est pourquoi aujourd’hui plus que jamais, l’urgente question de la sécurisation de notre territoire, celle de la protection de ses populations et du redéploiement de l’administration auprès d’elles se placent au-dessus de toute autre considération.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) réaffirme le soutien du Parti au Président de la République et son appartenance à la majorité présidentielle. Cependant, le Bureau Politique du MLPC demeure sensible au deuil qui a massivement frappé nos compatriotes, nos parents, nos militants et sympathisants. Tenant compte de la volonté de la majorité des militants du MLPC à saisir l’occasion du 1er décembre pour exprimer leur solidarité avec nos compatriotes éprouvés, le Bureau Politique a décidé de l’abstention du MLPC aux festivités du 1er décembre 2018.
Par conséquent, le Bureau Politique du MLPC demande à ses militants – tous issus de la République aujourd’hui meurtrie – de consacrer cette journée au recueillement en mémoire des victimes et en signe de solidarité ainsi que de compassion avec leurs familles auxquelles nous adressons toutes nos sincères et respectueuses condoléances.
Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC lance un appel pressant au Gouvernement et à la Minusca pour tout mettre en œuvre et créer les conditions d’une protection efficace de la population civile notamment par le redéploiement rapide des FACA, le retrait et le remplacement des contingents inopérants de la MINUSCA par d’autres aux capacités proactives et de riposte appropriée conformément au chapitre VII du mandat du Conseil de sécurité en vertu duquel ils interviennent en République centrafricaine.
Centrafrique.com/tchad-les-relations-diplomatiques-avec-israel-en-voie-de-retablissement/deby-premier-ministre-israelien/” rel=”attachment wp-att-24774 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahu et le Président tchadien. CopyrightDR.
Tchad : Les relations diplomatiques avec Israël en voie de rétablissement
Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahu qui a reçu le président Tchadien annoncé est attendu à N’djamena pour rétablir la coopération entre les deux pays.
Rompu durant 45 ans, les relations diplomatiques entre le Tchad et Israël seront bientôt rétablies. Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahu l’assuré à l’issue d’une rencontre avec le président Tchadien Idriss Déby en visite d’Etat dans son pays.
Au cours de cette rencontre, le président Idriss Déby Itno a toutefois rappelé au premier ministre Netanyahu l’attachement du Tchad à la cause Palestinienne. Et l’a encouragé à renouer avec le processus de paix.
Notons que le Tchad avait rompu ses relations diplomatiques en 1973 à la suite des guerres que l’Etat Hébreu menait contre les Etats Arabe musulman parmi lesquels l’Egypte, en Afrique, et surtout la Palestine au moyen Orient.
Le Tchad profondément attaché à la cause Palestinienne a exhorté le premier ministre de l’Etat Hébreu à poursuivre le processus qui aboutira à la paix. Idriss Déby fait savoir que si le Tchad souhaite renouer ses liens avec Israël il n’ignore pas la cause Palestinienne.
En plus de renouer le contact avec l’Etat Hébreu, le Tchad à travers la visite du président Déby Itno devrait bénéficier de l’expertise israélienne dans les domaines sécuritaires et agricole. Le pays d’Idriss Déby Itno voudrait s’approprier le savoir faire Israélien dans l’agriculture en zone désertique.
Le premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé qu’il se rendra à N’djamena dans un futur proche. Précisons qu’en dépit de la rupture de leurs liens, Israël est un important fournisseur de matériel militaire au Tchad depuis plus d’une décennie aujourd’hui.
Le rétablissement de la coopération bilatérale entre les deux pays va donc davantage aider le Tchad dans le domaine sécurité. Car le pays fait face à une nouvelle rébellion dans le nord en plus de se battre contre le terrorisme en zone sahélienne.
Centrafrique.com/centrafrique-le-defile-de-soutien/manifestation-a-bangui-avec-une-foule-devant-la-police/” rel=”attachment wp-att-24767 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration de manifestation contre la Minusca à Bangui l’année dernière. CopyrightCNC.
Centrafrique : « Le défilé de soutien »
Le 29 novembre, un défilé avec des slogans « pour la paix » et « pour les négociations » aura lieu à Bangui.
Selon les diverses estimations des organisateurs, des milliers de personnes sortiront dans les rues de la capitale de la République Centrafricaine sous les slogans en soutien du processus de Khartoum et de la coopération avec la Russie.
Les organisateurs du défilé déclarent assurer l’ordre et offrent également à ceux qui le souhaitent, y compris les personnes handicapées, la possibilité de visiter l’évènement même à partir des alentours de Bangui et des banlieues.
Selon le calendrier de l’événement, à 7h30 les participants se réuniront près du monument de la Paix à côté de l’arc de Triomphe qui se trouve dans la partie centrale de la ville à la fusion de l’Avenue Barthélemy Boganda – une personne eminente de l’histoire de la lutte pour l’indépendance du pays – et la place de la République. Les participants y recevront des bannières et des drapeaux.
Vers 8h du matin la colonne se déplacera le long de l’Avenue de l’Indépendance vers le monument de Barthélemy Boganda qui se trouve près du bâtiment de l’Assemblée Nationale de Bangui. Tout au long de la route de 4 kilomètres, le défilé sera coordonné par les organisateurs et d’ici 9h, sous les murs De l’Assemblée nationale, les participants seront rencontrés par des artistes avec un programme de divertissement.
Au cours de l’événement, les participants vont non seulement célébrer : une minute de silence est prévue pour commémorer les morts à Alindao, Bambari et Batangafo. Les Centrafricains pourront transmettre une lettre ouverte aux représentants de la MINUSCA, à tous les consulats de Bangui et aux membres du Gouvernement centrafricain.
Centrafrique.com/russie-rca-mafia-au-sommet-de-letat-la-banque-vtb-prete-ppar-erreur-105-milliards-deuros-a-la-centrafrique/pourparler-de-khartoum-au-soudan-900×55-2/” rel=”attachment wp-att-24761 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Pourparler de paix à Khartoum à l’initiative des Russes en Centrafrique.
Russie – RCA : mafia au sommet de l’État, la banque VTB prête par «erreur» 10,5 milliards d’euros à la Centrafrique
Les médias russes avaient remarqué la présence d’un prêt de 802 milliards de roubles à la République centrafricaine, dans un rapport financier du groupe bancaire…
« Une erreur technique. » La banque russe VTB a versé « par erreur » un prêt de plus de 800 milliards de roubles, soit 10,5 milliards d’euros à la Centrafrique, a confirmé le deuxième groupe bancaire russe après des révélations de plusieurs médias.
« Il s’agissait d’une erreur technique dans le codage des pays », a affirmé la banque publique dans un communiqué. « VTB n’effectue absolument aucune opération avec la Centrafrique et nous n’avons pas d’exposition de ce volume dans ce pays », a-t- elle ajouté.
Un rapport financier de la banque révélé
Une annonce faite après des révélations de médias qui avaient remarqué la présence d’un prêt de 802 milliards de roubles à la République centrafricaine, soit près de six fois le PIB annuel du pays, dans un rapport financier du groupe bancaire.
« Les rapports corrigés seront envoyés à la Banque centrale » mercredi et mis à disposition de la presse, a ajouté la banque.
« D’après nos informations, une erreur technique s’est produite », a confirmé la présidente de la banque centrale russe, Elvira Nabioullina.
Des investissements russes récents en Centrafrique
La Russie a récemment investi tous azimuts en Centrafrique, une ancienne colonie française, notamment dans la formation de l’armée et la diplomatie pour parvenir à des accords de paix avec les groupes armés. Moscou a aussi livré des armes à Bangui, après avoir obtenu une exemption à l’embargo de l’ONU.
La quasi-totalité de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés. Ce pays de 4,5 millions d’habitants est classé parmi les plus pauvres au monde mais est riche en diamants, or et uranium.
Centrafrique : appel au boycott du 1er décembre, les proches de Touadera s’insurgent
C’est á travers une déclaration, faite ce 27 novembre que les soutiens du chef de l’Etat ont énergiquement réagi á l’appel au boycott de la fête nationale du 1er décembre, appel lancé un jour avant par la Conférence épiscopale centrafricaine. Et le bras de fer commence. Ci-dessous, la déclaration des soutiens de Touadera.
Centrafricaines, centrafricains, très chers compatriotes,
Le peuple centrafricain tout entier a suivi l’évolution de la situation sécuritaire qui ces derniers temps se dégrade malheureusement suites aux instrumentalisations de certains milieux tant diplomatiques que politiques notamment une frange de l’opposition centrafricaine bien connue.
Cette recrudescence de l’insécurité manifestée à travers les exactions contre des populations civiles notamment à Batangafo, Bambari et surtout celles d’Alindao est perpétrée par des groupes armés pourtant qui se sont déclarés en faveur d’un retour à la paix.
Le Sanguinaire ALI DARAS a montré aux yeux du monde entier qu’il est un criminel de guerre et se positionne désormais comme l’ennemi numéro un du peuple centrafricain qu’il faut neutraliser par tous les moyens.
Malheureusement au moment où le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA s’attèle à la restauration de la paix et de l’unité nationale, au moment où des efforts sont consentis pour favoriser la montée en puissance de nos forces armées centrafricaines pour faire face au défi sécuritaire, nous constatons avec amertume que certains compatriotes se plaisent du statu quo et encouragent les manœuvres de déstabilisation de notre jeune démocratie en appelant à la désunion et au boycott des mots d’ordre du Gouvernement pour un retour à la cohésion sociale.
Le Gouvernement n’est pas resté inerte face à la tragédie sécuritaire, la crise d’Alindao a donné lieu à trois jours de deuil national avec mise en berne du drapeau sur l’ensemble du territoire, des initiatives sont en cours pour renforcer la sécurité au niveau de cette localité et le Gouvernement n’a pas manqué de rappeler la Minusca à jouer son rôle en faveur des populations civiles cibles des exactions des groupes armés.
Alors l’on est en droit de se demander pourquoi l’Eglise Catholique, l’opposition et une frange de la société civile veulent absolument le boycott des festivités du 1er Décembre ? Pourtant le caractère fédérateur et de conciliation de cette manifestation n’est pas à démontrer. Boycotter cette fête c’est faire le jeu des bourreaux de notre peuple qui effectivement veulent fragiliser l’élan de normalisation du climat socio sécuritaire. N’oublions pas que cette fête est en mémoire du père de la Nation feu Barthelemy BOGANDA, lui-même premier prêtre de notre cher et beau pays.
Le principe de laïcité de l’Etat doit être la règle pour tous, depuis les accords de Latran de 1929, il ya une séparation nette de l’Eglise catholique avec l’Etat en Italie et par extension dans tous les Etats où le Catholicisme est adopté comme religion. Cette intrusion des églises et autres organisations religieuses dans les affaires étatiques est donc à dénoncer sans réserve surtout lorsque ces interférences vont dans le sens de fragiliser les institutions républicaines.
S’agissant de l’opposition, nul n’ignore qu’ils n’attendent que de telles occasions pour s’engouffrer tels des moutons de panurge dans une voix sans issue pour satisfaire des visées politiciennes et bassement égoïstes.
Aussi, nous lançons un vibrant appel à tous les centrafricaines et centrafricains de se mobiliser massivement pour les festivités du 1er décembre 2018 afin de démontrer aux yeux du monde entier que les terroristes ne nous imposerons jamais leur loi et surtout ne vont pas nous empêcher de vivre.
Oui à l’Unité, Oui à la réconciliation mais non à la manipulation.
Vive la République,
Je vous remercie.
Fait à Bangui, le 28 Novembre 2018
Le Secrétaire National à la Stratégie Globale, à la sensibilisation et à la mobilisation
UN GOUVERNEMENT INCAPABLE DE PRENDRE LA MESURE DU PÉRIL ?
Comme un lion blessé dans la savane, le peuple centrafricain est meurtri et en colère. Il ne peut que rugir de rage devant l’impéritie de ses dirigeants et face à la déliquescence de son pays, qui part en lambeaux.
Car le constat est fait : des dirigeants, pourtant démocratiquement élus, se révèlent incapables de résoudre le drame qui s’est abattu sur leur pays. Leur impuissance se traduit par un manque de réactivité insupportable devant les massacres de populations et la dislocation du territoire.
Il ne s’agit pas de proférer ici des anathèmes sur la personne du président de la République. Mais, avec le respect dû à son rang, les Centrafricains sont en droit de s’interroger sur les capacités de leur dirigeant à affronter les périls qui menacent leur pays. Ils peuvent exiger de leur président des actions fortes face aux séditieux qui sont en train d’ébranler le soutènement de la maison Centrafrique.
Pourquoi garder un Premier ministre et un gouvernement dont les Centrafricains demandent depuis longtemps la démission ? Pourquoi ne pas associer l’ensemble des citoyens aux pourparlers de paix ? Ce face-à-face avec les rebelles échouera inévitablement si le peuple centrafricain n’y est pas associé. Souvenons-nous des paroles d’une grande force, gages de démocratie et de bonne gouvernance, prononcées par le président Touadera lors de son investiture : « je suis le président des pauvres. Je vais rompre avec le passé… » Ces propos doivent résonner aujourd’hui comme une exigence.
ABOMINATION
C’est une abomination presque indicible. En République Centrafricaine, les jours se suivent et se ressemblent, avec leurs lots d’horreurs insoutenables. Pas une journée ne se passe sans que l’on soit pétrifié par l’envergure des massacres. Les derniers martyrs, suppliciés par des islamistes à l’intérieur même d’églises, à Bambari et à Alindao, s’ajoutent à la liste interminable des malheureuses victimes de tueries.
La population n’en peut plus. Elle poursuit inexorablement une descente en enfer que rien ne semble pouvoir arrêter. Victime innocente de prédateurs exogènes, elle n’en finit pas de lancer des cris de souffrance qui se perdent dans l’anonymat de la savane, sans être entendus des dirigeants, qui semblent vivre hors sol à Bangui. Ces cris lancinants de détresse ne semblent pas troubler leur quiétude, ni leurs ripailles indécentes. Jamais on n’a vu pouvoir aussi délétère, avec des responsables qui donnent l’impression d’être incapables de protéger leur peuple et de porter des œillères face à sa souffrance.
On reste atterré devant tant d’aberration. La maison Centrafrique est à feu et à sang, mais ceux qui sont chargés d’éteindre les flammes regardent ailleurs.
PAR LEUR COMPORTEMENT AMBIGU FACE AUX REBELLES, LA MINUSCA ET LES FORCES EUROPÉENNES ONT FAILLI A LEUR MISSION
Ali Darassa, le Nigérien, est la figure emblématique du double jeu de la Minusca et des forces internationales en Centrafrique.
Depuis la Transition, les autorités du Palais de la Renaissance ont voulu utiliser le tueur Darassa comme un pion chargé de déstabiliser les autres factions sélékistes. Quelle naïveté ! Elles auraient dû, au préalable, creuser le passé sulfureux de ce Nigérien, voleur de bétail de ses congénères peuls du Niger. Elles auraient su qu’il s’était allié, par la suite, avec le rebelle tchadien Baba Ladé, insurgé contre le régime d’Idriss Déby, mais capturé par les autorités centrafricaines et livré au régime de Ndjamena. Ali Darassa, pour sa part, parvint à fuir et à se réfugier au sud du Tchad, à la frontière avec la République Centrafricaine. Par la suite, il devint l’allié des Sélékas de Michel Djotodia qui marchaient sur Bangui.
A la fin de l’éphémère pouvoir de ce dernier, Darassa fut nommé gouverneur de la Haute Kotto par le gouvernement de la Transition, avec l’aval des puissances étrangères impliquées dans le conflit centrafricain.
Mais il n’hésita pas à trahir ses mentors et à retourner ses Kalachnikovs contre eux. Il devint, par la suite, un musulman fanatisé, massacrant des curés et leurs paroissiens, sans oublier d’incendier les lieux de cultes chrétiens.
Les derniers drames de Bambari et d’ Alindao où des chrétiens et leurs prêtres ont été immolés par le feu sont l’œuvre de Darassa et de ses mercenaires fanatisés.
Il est urgent d’arrêter ce criminel aux mains pleines du sang des Centrafricains.
QUE FAIRE POUR METTRE FIN AUX SOUFFRANCES DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ?
Il est impératif que les Centrafricains se réapproprient leur destin. Aujourd’hui, on a la détestable impression que les problèmes du pays sont traités par procuration, par des étrangers. Le président de la République semble être pris en otage par les Russes qui, visiblement, lui dictent sa conduite dans le processus de négociation de la paix. On a l’impression qu’ils se comportent désormais en vrais maîtres de Bangui.
Pour redonner espoir, le président Touadera doit changer de braquet et mobiliser le peuple autour de nouvelles propositions de paix, qu’il initierait lui-même et auxquelles les Centrafricains seraient associés.
Car il ne faut pas être devin pour craindre, malheureusement, l’échec des initiatives de paix, celles venues des Russes et celles de l’Union Africaine soutenues par les Français. Les puissances en question utilisent un peuple meurtri et désarmé pour se livrer à leurs chamailleries de guerre froide.
Elles sont en train de fabriquer deux Centrafrique : l’une musulmane, au centre et au nord-est, peut-être soutenue par la France et l’autre chrétienne, peut-être soutenue par la Russie.
Les Centrafricains accusent les autorités françaises de soutenir les ex-Sélékas pour remplacer le président Touadera. La catastrophe qui menace un pays pourtant souverain ne fait aucun doute. Les puissances étrangères sont à la manœuvre pour imposer un funeste destin à la Centrafrique, leur seul but étant de contrôler le territoire centrafricain, ses populations et ses immenses richesses.
Mais, face à ces préméditations funestes pour leur pays, les Centrafricains sauront dire non, ils résisteront !
VIVE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DÉMOCRATIQUE ET LAÏQUE, UNE ET INDIVISIBLE !
Centrafrique : communiqué de presse de l’EUTM-2018 sur l’exercice final de l’entraînement opérationnel du bataillon amphibie
EUTM RCA 2018
Mission d’entrainement de l’union européenne
Cellule communication
Communiqué de presse
La mission de l’EUTM-RCA a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans et est reconduite jusqu’en 2020. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA, du 20 septembre 2018 jusqu’au 19 septembre 2020. L’objectif de l’EUTM-RCA est : de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme dans le secteur de la défense (DSR), contribuant ainsi à la réforme du secteur de la sécurité (SSR) en coordination avec la Minusca; d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, efficace et démocratiquement responsable.
Le deuxième mandat de l’EUTM-RCA va poursuivre cette action et va l’étendre dans l’esprit du Plan National de Défense signé par le Président de la République, Chef Suprême des Armées, professeur Faustin-Archange Touadéra. En effet, l’EUTM-RCA continue son engagement et accompagnera la réhabilitation du centre de formation et entrainement des FACA à Bouar, en concourant directement à la formation des FACA.
L’objectif final d’EUTM-RCA reste inchangé : favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces Armées Centrafricaines pour permettre leur déploiement progressif et donc l’extension de l’autorité de l’État, ainsi que l’intégrité du territoire national. Parce que les FACA assurent la présence légitime de l’état de droit et la paix, elles améliorent les conditions de sécurité et de développement durable pour tous les citoyens centrafricains.
C’est dans ce cadre que l’EUTM-RCA a entraîné le Bataillon Amphibie depuis trois (3) mois en vue de valider les acquis fondamentaux relatifs au métier du soldat et du processus de décision militaire du niveau section, à celui de commandement de l’état-major du bataillon.
Le Bataillon Amphibie, avec 330 militaires, termine son entraînement opérationnel par un exercice final. Cet exercice d’évaluation a fait appel à l’ensemble du bataillon sur le terrain ; avec la présence des compagnies de manœuvre, de la compagnie de commandement d’appui et des services et de l’état-major du bataillon.
A l’occasion du dernier jour de l’exercice, qui se déroulera le jeudi 29 novembre 2018 à Kassaï, la presse est cordialement invitée à être présente. Merci de nous confirmer votre présence par retour de mail.
NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER
FPRC-2/la-base-du-fprc-a-ndele-photo-al-jazeeraimg_4066-2/” rel=”attachment wp-att-24743 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/la-base-du-FPRC-à-Ndélé-photo-Al-JazeeraIMG_4066-300×169.jpg” alt=”la base militaire du FPRC à Ndélé” width=”300″ height=”169″ />La base militaire du FPRC à Ndele.
Centrafrique : communiqué de presse du FPRC
COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC
BUREAU POLITIQUE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La coordination générale du FPRC condamne les actes de violence perpétrés dans ces derniers temps et présente par la même occasion ses condoléances les plus attristés à tous les parents des victimes de ces derniers événements douloureux.
Le FPRC soucieux de la paix, demande à toute la population centrafricaine de célébrer la fête du 1er décembre dans la recherche de l’unité nationale et la coexistence pacifique dans l’intérêt national. La culture de la paix doit commencer par l’individu, la collectivité et l’ensemble de la composante d’une nation. Elle doit être accompagnée par le pardon, la tolérance, l’égalité, la liberté et le rejet de la violence sous toutes ses formes.
Le FPRC souhaite une bonne fête du 1er décembre à toutes les centrafricaines et les centrafricains, à faire preuve de la cohésion sociale et de l’amour patriotique.
Le FPRC demande au gouvernement le respect de la laïcité qui incarne l’unité nationale, la séparation entre l’Etat et la religion pour la renaissance de centrafrique.
Cameroun : La Grande Bretagne déboute les sécessionnistes
La haute cour de justice de la Queen’s Branch division, a rejeté hier la plainte déposée en 2017 par le séparatiste Makweley Lysongo. La juridiction a jugé sa demande non pertinente et s’est par contre déclarée incompétente.
La Grande Bretagne a refusé de remettre en cause la réunification du Cameroun. Cette réunification qui a permis le rattachement par référendum en 1961 du Southern Cameroon à la République du Cameroun.
La juridiction Britannique s’est déclarée incompétente en estimant que la plainte du séparatiste Makweley Lysongo n’était pas pertinente. Elle a fait savoir que cette affaire qui dépasse son cadre légal relève de la compétence des Nations Unies.
Les juges britanniques ont rappelé que la cessation de la tutelle était régie par les résolutions et le processus des Nations Unies. Les questions ont été approuvées par l’Assemblée générale des Nations Unies. Le plébiscite ayant eu lieu, il a mis fin à la tutelle conformément au plan de l’Onu.
Rappelons que dans sa plainte, le sécessionniste Makweley Lysongo a formulé plusieurs griefs contre l’Etat du Cameroun et même contre la Grande Bretagne. Il demandait la remis en cause de la réunification afin de permettre la partition du Cameroun et la création de l’Etat d’Ambazonie, mais aussi, il accusait le Cameroun d’exaction et d’atteinte aux droits de l’homme dans les régions anglophones.
Par ailleurs, il accusait la Grande Bretagne de n’avoir pas protéger des peuples des régions anglophones, tel que prévu dans son mandat de tutelle reçu des Nations Unies.
Centrafrique.com/cemac-les-banques-en-surliquidite-en-2018/billet-de-banque-cfa/” rel=”attachment wp-att-24732 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Billets de banque CFA
Cemac : Les Banques en surliquidité en 2018
Le rapport de la Cemac sur la politique monétaire publié le 30 octobre de cette année fait savoir que le taux de crédit et le rapatriement des devises sont à l’origine de cette situation.
En 2018, les banques de la Cemac sont de nouveaux en surliquidité. C’est-à-dire qu’il y a plus d’argent dans les banques (billets et pièces). Pourtant, ces établissements de crédits il y a un an faisaient face à un manque de liquidité qui a nécessité l’intervention de la Beac.
La Banque centrale a apporté de nombreux soutiens financiers à plusieurs établissements de crédit de la sous-région pour pallier le problème. Aujourd’hui, c’est une autre situation. Le constat est fait par la Beac dans le récent rapport sur la politique monétaire de la Cemac.
Il ressort que cette surliquidité résulte du faible taux de crédit. En effet, les banques refusent ou n’accordent pas assez de crédits à leurs clients. Cette situation est aussi due au retour des devises et réserves des banques commerciales imposées par la Cobac (Commission bancaires d’Afrique centrale).
Dans ce même rapport la Beac, note que surliquidité a pour conséquence la hausse des réserves des banques de la sous-région. Celles-ci sont passées de1606,2 milliards FCFA, il y a un an à 1932,6 milliards FCFA en juillet 2018, soit une hausse de 20,3 %contre-30,8 % à la même période en 2017.
Centrafrique : bras de fer gouvernement-église catholique, le ministre Armel Doubane choisit son camp.
Un bras de fer qui oppose l’Église catholique et le gouvernement au sujet de la festivité du 1er décembre, fait éclater au plein jour la solidarité gouvernementale pourtant nécessaire en ce temps de crise.
En effet, dans un communiqué publié le samedi 24 novembre dernier, laCONFÉRENCE ÉPISCOPALE CENTRAFRICAINE, consternée par les attaques répétitives contre les lieux de culte et le peuple centrafricain, demande à « l’église famille de Dieu en Centrafrique, aux hommes et femmes de bonne volonté, par solidarité et dans le respect de la mémoire des victimes, de s’abstenir des festivités du 1er décembre 2018, en signe de deuil ».
Un appel ferme de l’Église catholique, apprécié pourtant par certains ministres, irrite le gouvernement qui n’apprécie pas la position prise par la CECA.
Cependant, le gouvernement, par la voix de son porte-parole le ministre Ange-Félix Kazagui, appelle « tous les acteurs, toutes les forces vives du pays à un sursaut patriotique et à se garder de toute action susceptible d’exacerber les tensions, et d’affaiblir davantage notre cohésion déjà mise à mal ».
Un appel à l’unité perdu d’avance par la prise de position de certains ministres de ce même gouvernement dirigé par le docteur Simplice Mathieu Sarandji. À l’exemple du ministre des Affaires étrangères Charles Armel Doubane qui prend ouvertement position pour son église au détriment de la solidarité gouvernementale en raison de « sa foi chrétienne »dit-il dans un échange sur les réseaux sociaux :
« Sans prosélytisme aucun, chrétien catholique que je le suis, au nom de ma foi, de la doctrine et de dogmes qui fondent cette Communauté, je réponds Oui comme au jour de mon Baptême à l’Appel des Pères Évèques Pasteurs de l’Église Catholique en République centrafricaine » , peut-on lire dans le commentaire public du ministre sur la publication de monsieur Vie de Dieu NGOKO-ZENGUET ce dimanche 25 novembre.
Un commentaire, qui passe sans aucun doute inaperçu pour bon nombre des Centrafricains, sonne comme un camouflet, un échecpour le gouvernement Sarandji décrié partout pour incompétence notoire.
D’ailleurs, cette position claire du ministre Doubane n’est pas la première du genre dans ce gouvernement. Tout récemment, l’homme a même cessé volontairement durant 30 jours de se rendre dans son bureau en protestation ferme contre la délivrance mafieuse par la Présiden
ce de la République d’un passeport diplomatique à monsieur Boris Becker, l’ancienne star du tennis allemand pour lui permettre d’échapper à la justice.
Avec cette deuxième gifle frontale, le ministre Armel Doubane a-t-il encore sa place dans ce gouvernement perdu ?
Centrafrique : Les quatre vérités de Nzapalainga sur la sécurité
La conférence de presse promise par la Conférence épiscopale centrafricaine a finalement eu lieu, ce lundi 26 novembre 2018, á l’archevêché de Bangui. En présence de nombreuses personnalités politiques et diplomatiques, le prélat a brossé la situation qui a prévalu á Alindao le 15 novembre dernier.
Rappelant les événements sur la base des informations recueillies sur place lors de sa visite á Alindao, le 24 novembre dernier, le cardinal Nzapalainga a fait savoir que tout est parti de la découverte macabre du corps sans vie de Adamou, un paysan sur le chemin de son champ. Le corps a été ramené á la mosquée et les esprits ont surchauffé d’où les représailles ayant ciblé le site des déplacés et l’évêché de la localité.
A ce jour, les 26000 personnes qui ont fui en brousse commencent á retourner. « La situation humanitaire est catastrophique. Sur le plan sanitaire, les enfants qu’on ramenait de la brousse, vomissaient, parce qu’ils ne boivent plus la bonne eau en brousse. Sur le plan éducatif, c’est toujours la catastrophe », a déclaré le cardinal.
A en croire l’homme de Dieu, il y a de la négligence des autorités compétentes en charge de la sécurité. « Il y a des questions de responsabilités á prendre devant l’histoire, que ce soit au niveau international par la présence des groups qui sont là-bas, ou gouvernemental parce que les populations doivent être protégées. Or, nous avons l’impression que ces populations sont abandonnées, elles nous l’ont dit haut et fort », allusion faite á la présence des casques bleus á quelques mètres de l’évêché et qui n’ont pu intervenir pour arrêter le massacre.
Et á Nzapalainga de s’interroger : « Est-ce que nous n’avons pas élu les autorités pour nous protéger ? Pourquoi en sommes-nous là puisque nous avons la communauté internationale est là pour nous aider ? Qu’est-ce que nous avons fait pour mériter tout ce qui nous arrive ? Nous ne pouvons pas assister á ce genre de massacres et fermer les yeux. Nous osons le dire ouvertement pour qu’en prenne des dispositions pour qu’il y ait de changement pour ces victimes ».
Face á la situation, la position de la Conférence épiscopale est claire : « Nous dénonçons et condamnons ces actes de violences, nous exigeons á ce que la vérité soit dite sur ce qui se passe… Nous n’avons pas des armes, mais nous demandons á ceux qui détiennent illégalement les armes de les déposer. Nous réclamons justice pour toutes ces victimes. On ne peut pas marcher dans le sang des centrafricains pour être ministre, pour s’enrichir », a martelé le cardinal.
Centrafrique.com/centrafrique-laurent-ngon-baba-accuse-et-crie-au-secours/laurent-ngon-baba/” rel=”attachment wp-att-24716 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de l’Assemblée nationale centrafricaine Laurent Gon Baba. CopyrightDR
Centrafrique : Laurent Ngon-Baba accuse et crie au secours
C’est dans une intitulée « cri d’alarme des députés, représentants du peuple » et adressée aux membres de Conseil de sécurité et du comité des sanctions des nations-unie, que l’honorable Laurent Ngon-Baba alias El Adji Moussa, nouveau président de l’Assemblée nationale dans montre à quel point, un tsunami de désordre institutionnel s’est installé. Lui, Laurent Ngon-Baba alias El Adji Moussa, qui a tous les pouvoirs constitutionnels de contrôler l’action du gouvernent et d’en tirer les conséquences, refuse de prendre sa responsabilité et se fait le malin plaisir d’écrire pour accuser non seulement les membres du conseil de sécurité des nations-unies d’une faute de son ami Simplice Mathieu Sarandji mais et surtout accuser les pays limitrophes qui dotent en arme et munition aux rebelles.
A-t-il comprendre le sens des mots et mesurer les conséquences diplomatiques de l’écrit qu’il a lu ?
Est-ce le Conseil de sécurité et le comité des sanctions qui militent pour un autre dialogue autre que celui initié par l’Union africaine?
Avec la levée partielle de l’embargo, Sarandji et son équipe ne peuvent vraiment rien faire pour le pays ?
Les FACA perdent-elles toute crédibilité devant lui Laurent Ngon-baba ou devant le peuple qui les réclame ?
Laurent Ngon-Baba
CRI D’ALARME
DES DEPUTES, REPRESENTANTS DU PEUPLE
A L’ADRESSE DES MEMBRES DU CONSEIL
DE SECURITE ET DU COMITE DES SANCTIONS
DES NATIONS UNIES
Depuis plus de deux décennies, la République Centrafricaine vit une série de crises armées aux conséquences particulièrement graves.
Durant les cinq dernières années, la situation est devenue à la fois tragique et insupportable du fait de l’occupation d’environ deux tiers du territoire national par les groupes armés et des agressions répétées ; tueries, destructions des villages par incendie, graves violations des droits de l’homme, etc.
Hier, avec la MISCA et l’opération SANGARIS, il y a eu une temporisation des agressions. Malheureusement, avec le retrait des éléments de la SANGARIS, la population s’est sentie abandonnée à elle-même et la situation s’est davantage aggravée.
Or, pendant que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) subissent l’implacable régime de sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les groupes armés ne cessent de s’approvisionner en armes et munitions venant de certains pays limitrophes, augmentant de facto leurs capacités de nuisance. Cette situation crée bien entendu un profond déséquilibre en défaveur des FACA dont le rôle premier, consacré par les dispositions constitutionnelles, est la défense du territoire national et la protection des populations.
Cependant, nous nous réjouissons de la présence de la MINUSCA même si elle rencontre, conjoncturellement, certaines difficultés liées à son sous-effectif et à l’indifférence de certains contingents face aux agressions de la population. Nous partageons évidemment les douleurs des familles de ceux qui ont perdu leurs vies au service des Nations Unies pour la protection de la population centrafricaine.
Comment, démunies, les FACA peuvent-elles efficacement remplir ce rôle ?
Comment, démunies, les FACA peuvent-elles se défendre contre les agressions d’où qu’elles viennent ?
Autant nous nous réjouissons de la décision de la Fédération de Russie, sur autorisation du Conseil de Sécurité, de fournir les armes et munitions aux FACA ; autant nous déplorons le fait que certains membres permanents du Conseil de Sécurité, imposent des exigences à la fourniture des armes et munitions par quelques pays amis, notamment la Fédération de Russie sur la deuxième livraison d’armes et la République Populaire de Chine.
Autant nous nous réjouissons de la formation de certains éléments des FACA par EUTM et la Fédération de Russie d’une part, et d’autre part, celle des éléments de la Gendarmerie et de la Police (FSI) avec l’appui de la MINUSCA, autant nous déplorons le fait que ces éléments (FACA et FSI) ne peuvent mettre en pratique les enseignements reçus faute des moyens adéquats.
Nous, Députés, Représentants du Peuple, sommes conscients qu’une armée sans armes est totalement livrée à toutes sortes d’attaques et d’exactions de la part de ceux qui sont en face d’elle.
Aujourd’hui, confrontées aux conséquences de l’embargo, les FACA ne peuvent convenablement remplir leurs missions et, de ce fait, perdent toute crédibilité devant la Nation et, surtout, devant le peuple.
Par ailleurs, la République Centrafricaine affiche en ce moment le visage d’un pays politiquement instable engendré par l’insécurité plus ou moins généralisée dans l’arrière-pays, et même dans certains secteurs de la capitale.
La République Centrafricaine est devenue un pays économiquement faible du fait de l’occupation d’une bonne partie du territoire empêchant ainsi les services techniques de l’Etat de mobiliser les ressources devant lui permettre de faire efficacement face à ses dépenses régaliennes.
Malgré tous les efforts déployés par la Communauté Internationale à travers la MINUSCA, la République Centrafricaine est un pays devenu socialement démuni et psychologiquement affecté du fait de la terreur qui règne dans plusieurs parties du territoire.
Les derniers évènements malheureux survenus à Batangafo, Bambari et surtout à Alindao où il y a eu un carnage d’au moins une centaine (100) de personnes se trouvant sur le site des déplacés à l’Evêché prouvent à suffisance certaines limites de la MINUSCA.
Nous, Députés, Représentants du Peuple, sommes convaincus que la présence des FACA, munies de leurs outils de travail, sur toute l’étendue du territoire, est un gage de sécurité pour les populations civiles, une assurance pour les services décentralisés de l’Etat et un facteur important contribuant au développement économique et social du pays.
En conséquence, Nous, Députés, Représentants du Peuple, lançons un CRI D’ALARME à tous les membres du Conseil de Sécurité en général, aux cinq membres permanents en particulier, et au Comité des sanctions des Nations Unies pour :
La levée totale de l’embargo sur les armes et munitions pour permettre aux FACA d’être déployées, conjointement avec la MINUSCA, sur toute l’étendue du territoire afin de mieux assurer la protection de la population civile meurtrie :
Le renouvellement sans conditions du mandat de la MINUSCA et son implication effective dans la protection de la population conformément aux dispositions pertinentes du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.
L’appui à l’Initiative Africaine (Union Africaine) pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine.Fait à Bangui, le 23 novembre 2018
Centrafrique : Vers un bras de fer entre le gouvernement et l’église catholique á propos de la fête de l’indépendance ?
Le 1er décembre prochain, la République centrafricaine célébrera 60 ans de son indépendance. Au regard des derniers événements malheureux que le pays a connus ponctués par le massacre de Alindao où plus de 60 personnes ont été tuées dont des prêtres, l’église catholique a promis d’appeler au boycott de cette fête nationale du 1er décembre prochain. Dans la journée de ce lundi 26 novembre, une méga conférence de la Commission épiscopale centrafricaine (Ceca) qui sera animée en présence des autorités politiques et le corps diplomatique, servira de cadre á l’annonce solennelle de ce boycott.
« La Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 stipule dans son article premier : ‘’ La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger’’ », a relevé la Ceca qui souligne par ailleurs que suite aux événements malheureux et répétitifs qui ont endeuillé les familles centrafricaines depuis 2012 dont les derniers en date sont ceux de Bangui, Bambari, Batangafo et Alindao, la Ceca réunie en sa session extraordinaire du 24 novembre 2018, a pris des dispositions fermes qui se résume ainsi :
« Inviter les autorités politiques et administratives, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les hommes des media et la population centrafricaine, à une conférence de presse qui se tiendra le lundi 26 novembre à 9 heures à l’archevêché de Bangui, pour restituer la vérité sur les crimes inacceptables et odieux perpétrés contre les populations civiles. Ensuite, demander à ‘’l’Eglise Famille de Dieu’’ en Centrafrique, aux hommes et femmes de bonne volonté, par solidarité et dans le respect de la mémoire des victimes, de s’abstenir des festivités du 1er décembre 2018, en signe de deuil. Et enfin, décréter spécifiquement le dimanche 2 décembre 2018 comme ‘’journée de lamentations et de prière’’ en mémoire des victimes, dans tous les diocèses. Par conséquent, les quêtes impérées de ce dimanche, seront destinées aux survivants de ces massacres », peut-on lire dans le communiqué de la Ceca.
La réaction du gouvernement n’a pas tardé. Ange Maxime Kazagui, Ministre Porte-parole du gouvernement a fait, ce 25 novembre, une déclaration, dans laquelle il attaque l’appel au boycott de la fête nationale par la Ceca. « Le gouvernement est particulièrement sensible aux attaques ciblées contre l’Eglise catholique et qui ont entrainé la mort de deux Prêtres, et exprime par la même occasion, sa profonde solidarité avec l’Eglise qui a déjà payé par le passé, un lourd tribut depuis que notre pays a été plongé dans cette grave crise… », a-t-il déclaré avant de faire savoir que dans les circonstances actuelles qui menacent de replonger la RCA dans le chaos, le gouvernement appelle tous les acteurs, toutes les forces vives du pays à un sursaut patriotique et à se garder de toute action susceptible d’exacerber les tensions, et d’affaiblir davantage notre cohésion déjà mise à mal.
« … le gouvernement tout en renouvelant sa profonde solidarité avec les victimes et l’Eglise catholique en particulier, tient à rappeler à tous les compatriotes que la fête nationale ne devrait jamais être remise en cause mais plutôt être une occasion de renouveler notre pacte national, surtout dans des moments les plus graves où celui-ci se trouve menacé », martèle le Ministre Porte-parole.
La méga conférence de presse de la Ceca attendue dans la journée de ce lundi 26 novembre 2018, donnera le ton du bras de fer avec le gouvernement au sujet de cet appel á boycott de la fête nationale.
Minusca–Centrafrique-corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-24707 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Forces spéciales portugaises de la Minusca à Bria.
Centrafrique : la MINUSCA dénonce des accusations graves remettant en cause son impartialité
COMMUNIQUE DE PRESSE
LA MINUSCA DENONCE DES ACCUSATIONS GRAVES REMETTANT EN CAUSE SON IMPARTIALITE
Bangui, le 23 novembre 2018 – Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent à Bangui accusant la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) d’implication dans un complot contre les autorités et le peuple centrafricains. Ces contre-vérités véhiculées dans certains journaux locaux et sur les réseaux sociaux parlent notamment d’instructions qu’auraient reçues la Force de la Mission afin de ne pas intervenir contre les groupes armés pour empêcher des exactions « prévues ».
La MINUSCA dénonce vivement ces messages inacceptables, nuisibles et d’une extrême gravité ainsi que ceux qui les véhiculent et leurs auteurs moraux, dont le seul objectif est de saboter le processus de paix en cours. La Mission souligne que ces accusations sont de nature à mettre en danger le travail quotidien et inlassable des milliers de casques bleus déployés à Bangui et dans les préfectures pour protéger les populations civiles des violences commises par les groupes armés, souvent au péril de leurs vies. La MINUSCA juge inacceptable une tentative délibérée de manipulation mettant en cause son impartialité. Elle rappelle que dans la plupart des localités où ils sont déployés, les soldats de la paix constituent le dernier rempart pour protéger les populations civiles contre la violence aveugle des groupes armés.
La MINUSCA reconnaît l’énorme défi auquel elle fait face dans la mise en œuvre de son mandat et s’attache résolument à redoubler d’efforts dans son action en faveur de la paix en RCA. Elle rappelle que dans certaines localités comme Paoua, Bangassou et Bambari, ses militaires et policiers travaillent avec les forces de sécurité intérieure et les FACA récemment formés par la Mission technique de l’Union européenne (EUTM).
La MINUSCA réaffirme sa solidarité avec les autorités centrafricaines et réaffirme que sans préjudice de la responsabilité de l’Etat, elle continuera à prendre toutes les mesures pour protéger les populations, en ayant recours à tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité y compris la force, conformément à son mandat et dans les limites de ses capacités. Elle rappelle que la réponse à la crise n’est pas exclusivement militaire et souligne que le recours à la force vise avant tout à contribuer à créer un environnement propice au dialogue, dans le cadre de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et de réconciliation pour la RCA, en vue de parvenir à une solution politique de la crise centrafricaine.
La MINUSCA appelle la population centrafricaine à résister aux tentatives de manipulation et à voir en ses soldats de la paix des amis venus d’autres pays pour la protéger et aider la République centrafricaine à retrouver une paix durable. Elle souligne que la marche vers la paix et la réconciliation est une tâche ardue qui exige l’unité de tous, Centrafricains et partenaires, surtout dans les moments de crise aiguë.
La MINUSCA appelle leurs auteurs à cesser cette campagne de rumeurs et d’allégations mensongères et rappelle que la résolution 2399, du 30 janvier 2018, sur le régime des sanctions, “condamne tous les actes d’incitation à la violence (…), qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et décide que les personnes et entités qui commettent de tels actes et perpètrent ainsi ou appuient des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine sont susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés” dans cette résolution.
Présidentielle en RDC Vital Kamerhe se rallie à Félix Tshisekedi
Le candidat de l’UNC a apporté son soutien à celui de l’UDPS le 23 novembre à Nairobi au Kenya. Les deux hommes ont signé un accord de partage de pouvoir.
Vital Kamerhe candidat de l’UNC s’est retiré de la course à la présidentielle au profit Félix Tshisekedi de l’UDPS. Les deux opposants ont conclu un accord à cet effet vendredi à Nairobi au Kenya. Un accord qui selon eux forme le ticket gagnant de la présidentielle.
Selon les termes de leur accord, Vital Kamerhe va prendre la tête de la primature au cas où Félix Tshisekedi est élu président de la République. L’accord dit aussi que Félix Tshisekedi devra exercer le pouvoir durant cinq ans et passer le flambeau à Vital Kamerhe qui deviendra président tandis que Tshisekedi va prendre la tête du gouvernement pour une période de cinq ans encore. Outre ces mesures, l’accord prévoit un partage des postes au sein du serail congolais. L’UDPS durant son mandat aura les Affaires étrangères, l’Intérieur, la Sécurité et l’Assemblée.
Tandis que l’UNC va contrôler la présidence du Sénat, la gouvernance de la Banque centrale, les ministères des Finances, des Infrastructures de la Défense et de la Justice.
Les deux camps ont prévu d’unir également leurs moyens humains logistiques et financiers. Pour mener à bien la campagne dont Kamehre va diriger.
Bouar-et-de-ses-environs/formation-120-jeunes-bouar-Centrafrique-technique-agricole-financee-par-fao/” rel=”attachment wp-att-24696 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Photo Gervais LENGA pour CNC. CopyrightCNC
Centrafrique : la FAO vient de financer une activité de maraichage en bénéfice de 120 jeunes de Bouar et de ses environs.
Dans le but de rendre les jeunes autonomes et lutter contre l’insécurité alimentaire dans la Nana-Mambéré, la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) vient de financer une activité de maraichage au bénéfice de 120 jeunes de la Nana-Mambéré la semaine dernière.
Ce programme mis en œuvre par l’Organisation non gouvernementale groupement agropastoral GDP qui œuvre beaucoup plus dans ce domaine.
Pour mieux produire, les jeunes ont reçu une formation sur la technique culturale comme la préparation du sol, le désherbage, la plantation, les opérations de récolte… par un technicien d’Agence centrafricaine du développement agricole afin d’avoir une meilleure production et vendre sur le marché.
En équipement, les jeunes ont reçu entre autres les outils agricoles comme les pelles, les houes et bien d’autres.
Il y’a lieu de rappeler que l’agriculture représente au moins 80% des activités rémunératrices de la population de la Nana-Mambéré dans l’ouest de la République centrafricaine. Avec cet appui de la FAO et les nouvelles techniques apprises, les 120 jeunes formés pourront faire face, dans l’avenir proche, aux besoins financiers et alimentaires de leur famille respective.
Copyright2018CNC
Les jeunes en formation de technique agricole à Bouar. CopyrightCNC.
Minusca-denonce-des-accusations-graves-remettant-en-cause-son-impartialite/forces-speciale-portugaise-minusca-Centrafrique-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-24692 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Force spéciale portugaise de la Minusca. CopyrightCNC
Centrafrique : la MINUSCA dénonce des accusations graves remettant en cause son impartialité
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LA MINUSCA DENONCE DES ACCUSATIONS GRAVES REMETTANT EN CAUSE SON IMPARTIALITE
Bangui, le 23 novembre 2018 – Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent à Bangui accusant la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) d’implication dans un complot contre les autorités et le peuple centrafricains. Ces contre-vérités véhiculées dans certains journaux locaux et sur les réseaux sociaux parlent notamment d’instructions qu’auraient reçues la Force de la Mission afin de ne pas intervenir contre les groupes armés pour empêcher des exactions « prévues ».
La MINUSCA dénonce vivement ces messages inacceptables, nuisibles et d’une extrême gravité ainsi que ceux qui les véhiculent et leurs auteurs moraux, dont le seul objectif est de saboter le processus de paix en cours. La Mission souligne que ces accusations sont de nature à mettre en danger le travail quotidien et inlassable des milliers de casques bleus déployés à Bangui et dans les préfectures pour protéger les populations civiles des violences commises par les groupes armés, souvent au péril de leurs vies. La MINUSCA juge inacceptable une tentative délibérée de manipulation mettant en cause son impartialité. Elle rappelle que dans la plupart des localités où ils sont déployés, les soldats de la paix constituent le dernier rempart pour protéger les populations civiles contre la violence aveugle des groupes armés.
La MINUSCA reconnaît l’énorme défi auquel elle fait face dans la mise en œuvre de son mandat et s’attache résolument à redoubler d’efforts dans son action en faveur de la paix en RCA. Elle rappelle que dans certaines localités comme Paoua, Bangassou et Bambari, ses militaires et policiers travaillent avec les forces de sécurité intérieure et les FACA récemment formés par la Mission technique de l’Union européenne (EUTM).
La MINUSCA réaffirme sa solidarité avec les autorités centrafricaines et réaffirme que sans préjudice de la responsabilité de l’Etat, elle continuera à prendre toutes les mesures pour protéger les populations, en ayant recours à tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité y compris la force, conformément à son mandat et dans les limites de ses capacités. Elle rappelle que la réponse à la crise n’est pas exclusivement militaire et souligne que le recours à la force vise avant tout à contribuer à créer un environnement propice au dialogue, dans le cadre de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et de réconciliation pour la RCA, en vue de parvenir à une solution politique de la crise centrafricaine.
La MINUSCA appelle la population centrafricaine à résister aux tentatives de manipulation et à voir en ses soldats de la paix des amis venus d’autres pays pour la protéger et aider la République centrafricaine à retrouver une paix durable. Elle souligne que la marche vers la paix et la réconciliation est une tâche ardue qui exige l’unité de tous, Centrafricains et partenaires, surtout dans les moments de crise aiguë.
La MINUSCA appelle leurs auteurs à cesser cette campagne de rumeurs et d’allégations mensongères et rappelle que la résolution 2399, du 30 janvier 2018, sur le régime des sanctions, “condamne tous les actes d’incitation à la violence (…), qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et décide que les personnes et entités qui commettent de tels actes et perpètrent ainsi ou appuient des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine sont susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés” dans cette résolution.
Centrafrique.com/centrafrique-combat-de-chefs-blanc-sur-les-bords-de-loubangui/blinde-francais-2/” rel=”attachment wp-att-24654 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Blindé français en Centrafrique. CopyrightDR
CENTRAFRIQUE : COMBAT DE CHEFS BLANC SUR LES BORDS DE L’OUBANGUI
VLADIMIR POUTINE ET EMMANUEL MACRON SUR LE RING DE BANGUI : QUI VA METTRE L’AUTRE CHAOS ? LE COQ GAULOIS OU L’OURS SOVIÉTIQUE ?
La République Centrafricaine est subitement devenue un centre d’intérêts et de préoccupations pour les Français et les Russes – sans oublier les Chinois et les Américains en embuscade. Elle s’est muée en mère de tous les combats d’influence.
Il n’y a pas si longtemps, la France a retiré sa force Sangaris, alors que le pays était en plein chaos. De ce fait, les massacres sont devenus récurrents. La cohésion et l’intégrité du territoire ont été saucissonnées par des hordes de rebelles et leurs mercenaires. Les populations, martyrisées et terrorisées, ont pris le chemin incertain de l’exil. D’autres ont choisi de devenir les déplacées de l’intérieur. C’est un pays ami, au bord du précipice, que la France a choisi d’abandonner face aux périls. Car c’est ainsi que les Centrafricains considèrent l’attitude de l’Hexagone.
En tout cas, l’arrivée des Russes a eu un effet positif ! On a assisté, en effet, au retour précipité des Français, avec, dans leurs valises, des euros et des armes. L’annonce en avait été faite par le ministre français des Affaires Étrangères lors de son dernier voyage à Bangui. L’intrusion des Russes et leur tactique de séduction envers les Centrafricains ont eu pour corollaire l’effacement de la France de son ex-colonie et ont rendu plus âpre la guerre froide que se livrent les deux puissances sur les bords de l’Oubangui.
On dirait que, désormais, tous les coups sont permis. C’est ainsi que les Français ont stigmatisé les initiatives de paix russe à Khartoum et tenté d’instrumentaliser celles de l’Union Africaine. Pourquoi le gouvernement le président Archange Touadera n’a-t-il pas saisi l’occasion pour faire monter les enchères ?
Petite pointe d’humour dans une situation crispée : la Centrafrique ressemble à une demoiselle que deux postulants courtisent avec frénésie ; il appartient donc à son père, le président Touadera, de fixer le montant de la dot !
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine vont faire le voyage de Bangui. Qu’ont-ils à proposer aux Centrafricains en matière de paix ? Que vont-ils engager comme action militaire forte pour désarmer et arrêter les chefs de guerres tueurs de Centrafricains ?
Tous les habitants de ce pays martyr aspirent à la paix et à la réconciliation nationale. Souverains, ils veulent être maîtres de leur destin. Et non les otages de forces d’occupation, préoccupées par la protection de leurs intérêts et porteuses d’un impérialisme qui ne dit pas son nom.
La Centrafrique n’a pas vocation à rester le dernier terrain de jeu d’influence de l’homme blanc.
LA DIABOLISATION DE LA FRANCE EST UN NON-SENS
Entre un colonisé et son ex-colonisateur, les frustrations, les rancunes et les reproches légitimes surgissent à chaque fois que se fait sentir le comportement méprisant de l’ancienne puissance coloniale. Il faudra du temps et des efforts, de part et d’autre, pour effacer ce passé douloureux. Les comportements infantilisants et paternels qui relèvent d’un passé détestable et révolu ont, malheureusement, tendance à se reproduire. Ajoutez-y le mépris, le racisme, le complexe de supériorité et vous obtenez un concentré de haine, prêt à exploser à chaque rappel des moments douloureux de la colonisation.
De là à charger la France de tous les maux dont souffre la République Centrafricaine, on verse dans l’aberration et le non-sens. Ceux qui pensent que les Russes vont remplacer les Français en matière d’assistance se font des illusions. Depuis l’indépendance, c’est bien l’ancienne puissance coloniale qui accompagne la Centrafrique financièrement, matériellement et militairement – même si, on le sait, sa présence n’est pas qu’altruiste.
La République Centrafricaine est, en effet, immensément riche en matières premières. En outre, sa position géographique, au centre du continent, lui confère une position stratégique unique. De nombreux Français vivent et prospèrent dans le pays. Il est réjouissant de constater que, depuis le début du chaos, depuis l’intrusion des Russes qui incitent certains Centrafricains à diaboliser les anciens colonisateurs, aucun détenteur de passeport français n’a été molesté ni brutalisé – ce qui fait honneur à la maturité politique des Centrafricains et doit continuer ainsi.
LE COMBAT POUR LA PAIX EST L’AFFAIRE DE TOUS
Aujourd’hui, l’impression détestable qui prévaut en Centrafrique est celle d’un pays occupé par des chefs de guerre barbares, qui martyrisent et supplicient les populations abandonnées par leurs dirigeants. Les responsables du pays semblent suivre, impuissants, la descente aux enfers de leurs concitoyens.
Est-il décent d’assister à la mort d’une nation souveraine, membre de l’ONU, dans une indifférence abjecte ? Est-il humainement supportable de faire la sourde oreille aux complaintes tragiques des populations, saignées par des chefs de guerres sanguinaires ?
Non !
Le chaos centrafricain doit devenir l’affaire de toute la communauté mondiale. Il est impératif et urgent de mettre fin à cette violation des préceptes de l’humanité, au premier rang desquels la protection des êtres humains. C’est un combat pour tous qui s’impose en République Centrafricaine. La communauté internationale ne doit pas assister en biaisant à l’agonie et à la mort d’un de ses membres. La lutte indécente de chefs blancs dans un pays martyr est intolérable. Il faut que cesse la guerre froide est-ouest qui a surgi en Centrafrique.
Les intérêts partisans doivent se taire en face de l’urgence : il faut sauver une nation en péril.