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La Russie, soutien de Nicolas Maduro, envoie des troupes au Venezuela

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La Russie a envoyé une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel au Venezuela. Une présence jugée par l’opposition comme une ingérence étrangère, mercredi 27 mars.

le 27/03/2019 à 15:33

► Combien de militaires russes ont débarqué au Venezuela ?

Deux avions militaires russes, un « Antonov An-124 et un avion de passagers de type Iliouchine Il-62 » transportant « des équipes de fonctionnaires dans le cadre de la coopération technique et militaire » entre les deux pays, auraient atterri à Caracas dimanche 24 mars, d’après l’agence russe Sputnik. À leur bord, une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel, envoyés par l’administration de Vladimir Poutine, en soutien à Nicolas Maduro.

Une arrivée confirmée par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, qui a indiqué mercredi 27 mars, que la Russie était « en train de renforcer sa coopération avec le Venezuela en accord avec la Constitution de ce pays et dans le cadre de la loi ».

Moscou est également soupçonné d’avoir envoyé à Caracas des agents de sécurité privée pour protéger Nicolas Maduro : les hommes du groupe Wagner, déjà présents dans l’est de l’Ukraine, chargés d’épauler les officiers de Damas et actifs en République centrafricaine. Autant d’interventions soutenues à demi-mot par le Kremlin.

► Comment a réagi l’opposition vénézuélienne ?

Le débarquement des militaires russes sur le sol vénézuélien a électrisé les opposants au président vénézuélien. « Il semble que (le gouvernement de Nicolas Maduro) n’ait pas confiance en ses propres militaires, car il les fait venir de l’étranger (…). Ils violent à nouveau la Constitution », s’est élevé Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, mercredi 27 mars devant l’Assemblée.

Venezuela : États-Unis, Russie et UE, trois stratégies face à la crise

La majorité parlementaire « a rejeté à l’unanimité la présence de militaires russes au Venezuela (…), qualifiée d’ingérence à la souveraineté nationale qui viole la Constitution de manière flagrante », a ensuite indiqué dans un communiqué le Parlement, seule institution contrôlée par l’opposition. Selon la loi, le Parlement a son mot à dire pour toute mission militaire étrangère sur le sol vénézuélien.

► Comment ont réagi les États-Unis ?

Trois ans après avoir sauvé le régime de Bachar Al Assad en Syrie, Vladimir Poutine fait tout pour venir au secours de son allié Nicolas Maduro. Quitte à ouvrir un nouveau front dans son bras de fer avec les Occidentaux.

L’arrivée des militaires russes a donné lieu à une passe d’armes lundi 25 mars entre Washington et Moscou. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a prévenu son homologue russe Sergueï Lavrov que les États-Unis ne resteraient pas « les bras croisés » si la Russie continuait « d’exacerber les tensions au Venezuela ». Sergei Lavrov a rétorqué en accusant les États-Unis de tenter d’organiser un « coup d’État » pour renverser le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada, a fait part de sa « préoccupation » concernant la présence de troupes russes, et « condamné toute provocation ». Le vice-président américain Mike Pence devait recevoir mercredi à 15 heures Fabiana Rosales de Guaido, l’épouse de Juan Guaido, selon la délégation de celui-ci aux États-Unis.

 

Avec le journal La-croix

 

Centrafrique : la levée du blocus par un groupe armé sur un corridor qui alimente Bangui

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Le président du mouvement armé centrafricain dénommé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, a “officiellement” décidé mardi de lever le blocus sur le corridor Bangui-Garoua Boulaï qui alimente la capitale centrafricaine, a-t-on appris ce mardi dudit mouvement.

Dans une décision signée ce mardi par l’intéressé, depuis Brazzaville où il réside, M. Koumtamadi a dit avoir pris en compte la nécessité d’entretenir la paix et l’allègement des souffrances du peuple centrafricain, et les conclusions des pourparlers d’Addis-Abeba du 20 mars dernier.

En conséquence, M. Koumtamadi a déclaré avoir instruit ses éléments pour “faire immédiatement le nécessaire de sorte que la libre circulation des biens et des personnes soit totalement rétablie dans les 24h”.

Au lendemain de la formation du premier gouvernement du Premier ministre Firmin Ngrébada, les éléments armés du FDPC résidant au village Zouckombo (ouest) ont organisé un blocus du corridor Bangui-Garoua-Boulaï, en signe de protestation du fait qu’aucun de leurs éléments ne figure au gouvernement.

Après les consultations d’Addis-Abeba convoquées par l’Union africaine et l’aménagement du gouvernement, M. Koumtamadi, pourtant nommé ministre de la Modernisation de l’administration et de l’innovation des services, a renoncé à la promotion, prétextant ne pas s’intéresser aux postes ni à l’argent.

Entretemps, le blocus jusque-là entretenu par ses éléments armés à Zoukombo ont porté un coup dur aux échanges commerciaux entre le Cameroun et la République centrafricaine, d’une part, et contribué à la surenchère en Centrafrique. Presque tous les prix ont été revus à la hausse, le sac de ciment étant passé de 8.500 francs CFA avant la crise à 12.000 francs après la crise. F

Avec ©centre d’information de Chine.

Centrafrique : Noureidine Adam, ministre d’État conseiller du Président Touadera ?

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Le chef rebelle Noureidine Adam du FPRC

 

 

Bangui (CNC) – Le redoutable chef rebelle Noureidine ADAM serait nommé par un décret muet ministre d’État et Conseiller du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

L’information, qui n’a pas été confirmée officiellement, fait déjà l’objet de plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui.

À en croire à certaines sources indépendantes, le grade du Général de division du Patron du FPRC Noureidine ADAM serait aussi confirmé par ce décret présidentiel muet. Ce qui a d’ailleurs poussé un autre chef rebelle, plus précisément Ali Darassa à contester sa nomination comme ministre conseiller à la Primature. Il demande à ce que son grade du général soit aussi reconnu dans le décret de sa nomination.

Si certains pensent que la nomination de Noureidine ADAM n’a pas été officiellement annoncée dans les médias pour éviter un soulèvement populaire dans le pays, d’autres jugent par contre cette nomination comme une nouvelle trahison du Président Touadera vis-à-vis du peuple centrafricain.

Il faut noter par ailleurs que les chefs rebelles nommés conseillers à la Présidence de la République centrafricaine ou à la Primature ne sont pas obligés de se rendre dans la capitale pour prendre leur fonction dans les cabinets.

Par contre, ils auront droit à un salaire mensuel, des indemnités liées à leur rang officiel, des gardes du corps payés par le trésor public même si ce sont des rebelles, des voitures officielles et bien d’autres avantages publics.

Chose étonnante dans tout ça, les représentants des victimes n’ont pas été nommés dans tous ces décrets présidentiels. Ce qui a en outre choqué plus d’un dans le pays depuis le début de la semaine.

Affaire à suivre.

 

 

Copyright2019CNC. nomination

Centrafrique : réaction des Banguissois au partage de gâteaux de la République de Touadera

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Marché Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.

 

Bangui (CNC) – En groupe de deux, trois personnes, devant les kiosques de GPIC, sur les trottoirs, dans les maquis, l’invitation des seigneurs de guerre à se mettre à table avec Touadera ne cesse de délier les langues des Banguissois. CNC vous rapporte quelques réactions à chaud.

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Que pensez-vous des nominations des chefs rebelles à des postes de responsabilité publics ?

Firmin Paul, un retraité devant l’ecobank Centrafrique : Mon fils, ne me pose pas cette question. Touadera est réellement dépassé. C’est pour cela qu’il leur a fait appel pour arranger son bilan. On ne peut que laisser faire avec.

 

Mathieu, un autre retraité un peu plus loin : Avec ces nominations, on peut dire que le président Touadera a échoué. Nous comptons sur vous les journalistes, d’aller vers ces ministres rebelles et de leur poser des questions en français et sango. Vous verrez qui est qui.

 

Virginie, une femme qui entre dans sa cinquantaine : C’est maintenant que j’entends que les femmes sont aussi des rebelles dans ce pays de Boganda. Que se passe-t-il dans la famille Sayo pour que tout le monde devienne des rebelles ? Mère , Fils, Fille…

 

Drogba centrafricain, un footballeur : Jusqu’à ce jour, ils ne nous expliquent pas l’Accord signé. Si bien que je ne peux pas me prononcer sur les actes qui suivent. Mais ce qui va m’énerver demain et que j’invite tous mes compatriotes à prendre garde dès à présent, c’est quand les partisans de Touadera prendront d’assaut les médias publics de la République centrafricaine pour mentir au peuple, accuser tel ou tel alors que c’est leur chef Touadera qui a négocié l’accord de paix, le signer et nommer ces rebelles à côté de lui. Donc, il ne faut pas qu’ils reviennent demain nous détourner la vérité.

 

Un vendeur ambulant : Quel bilan le président Touadera nous présentera pour sa réélection ? Mieux vaut qu’il fasse sa valise dès maintenant.

 

Un étudiant en droit à l’Université de Bangui : Tout ça, ce sont les Russes qui poussent le président Touadera à coopérer avec les rebelles afin qu’ils trouvent l’occasion d’aller piller tranquillement nos ressources dans les zones rebelles. C’est vraiment une honte pour le président Touadera. Et malgré tout ça, ses partisans crient à la victoire du président sur les rebelles. Mais de quelle victoire ils parlent ? C’est rigolo.

 

Brigitte, une étudiante en sociologie : Je pense plutôt pour moi que ce sont les Français et les Américains qui font de telle sorte que Touadera est devenu impopulaire dans un premier temps et dans un second temps, qu’il soit entouré de la sorte. Car pour eux, Touadera est déjà en compagne pour sa réélection de manière frauduleuse dès le premier tour en 2021.

 

Un enseignant au lycée technique : Les FACA sont amenés maintenant à garder des maisons aux quartiers. Presque dans tous les quartiers de Bangui, quand tu te lèves le matin, tu vois des militaires devant des maisons délabrées et quand tu poses la question, on te répond c’est Paul qui est devenu ministre, Pierre qui est devenue Conseiller- ministre. Et ils sont hautement gardés à la maison. C’est par ce qu’ils sont tous des rebelles ? Tout le monde est ministre sous Touadera. Alors les recettes de l’État ne serviront qu’à payer les salaires plutôt que de fournir les services publics. Du jamais vu avec plus de 50 ministres en fonction dans un Etat ?

 

Christian, un policier : Toutes ces années de guerre, de tueries, de vols entre Balaka et Séléka c’est pour avoir ces postes ? Si c’est vraiment pour ça, il faut qu’ils retiennent maintenant leurs brebis. Sinon, on va les arrêter tous.

 

Cyprien Pounaba : je suis un home politique pour commencer et militant de MCU. Pour moi, il ne faut pas trop regarder méchamment la main tendue du président Touadera. Si le président Touadera a jugé utile de faire appel aux groupes armés de cogérer avec lui la Cité, il faut l’accepter. La paix n’a pas de prix. Et je crois qu’avec la mise en place des unités spéciales de sécurités, des préfets et sous-préfets rebelles dans les zones qu’ils contrôlent, le pays connaîtront un début de la paix pour un préparatif apaisé des élections de 2020.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata dans les rues de Bangui

 

 

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Centrafrique : le pouvoir de Touadera désormais sous contrôle rebelle

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera.

 

 

 

Bangui (CNC) – âpres trois années de gouvernance en solitaire sur au moins 19% du territoire dont une année sous domination des mercenaires russes, c’est au tour des rebelles qui contrôlent plus de 80% du territoire de placer le président Touadera sous leur contrôle durant les 24 mois qui lui restent au Palais de la Renaissance si l’on en croit aux arrangements sécuritaires transitoires prévus dans l’Accord de Khartoum.

 

Longtemps évité, c’est désormais chose arrivée. Le président Touadera n’a plus que la Constitution de Catherine Samba-Panza à respecter et à appliquer. Devant son incapacité à ramener la paix promise à son peuple, un autre instrument juridique vient de tomber sur sa tête. Son nom : L’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine.

Préparé depuis avril 2016 et signé le 6 février 2019, cet Accord non seulement partage les miettes des gâteaux que grignotent le président Touadera et son clan à Bangui, mais également et surtout le mettre sous domination politique et protection sécuritaires des groupes armés pour les deux années qui lui restent à diriger ce pays.

 

Touadera sous domination politique des rebelles vacille

 

Ces administrateurs militaires reconvertis administrateurs civils seront dans toutes les instances décisionnelles de Touadera.

Au gouvernement, ils sont douze à siéger désormais aux côtés de Touadera aux conseils des ministres.

 

Dans les cabinets, une dizaine, la plupart des chefs de guerre, sont envoyés depuis le 24 mars à la Primature comme ministres-conseillers, conseillers et chargés de mission.

En plus de leur fonction de ministre conseiller, conseillers, les fonctions du chef d’état-major des armées leur sont confiées dans leur zone de juridiction respective sur les unités spéciales mixtes de sécurité.

Dans les semaines à venir, une dizaine élira domicile à la Présidence de la République.

D’ailleurs, ce lundi, une vingtaine d’autres, des brevetés et certifiés sont déjà nommés préfets et sous-préfets.

Depuis son entrée tardive en vigueur, l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine signées avec les groupes armés qu’il n’arrive pas à les ramener à la raison durant trois années qu’il a pris le pouvoir et ce, en débit des promesses fallacieuses faites au peuple, est devenu une source d’inquiétude et d’instabilité du régime du président Touadera. Contraint de suivre les injonctions des leaders des groupes armés, rien que la première phase qui consiste à mettre en route un gouvernement dit « inclusif » prévu dans l’article 21 de l’Accord a du mal à bien fonctionner.

Des démissions au refus pur et simple des ministres nommés en passant par les récusions des chefs rebelles signataires de l’Accord de voir leurs gares descendre à Bangui prennent fonction, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a du mal à juguler caprices et exigences des chefs rebelles et de son patron Touadera.

Pour un homme politique centrafricain contacté par CNC, si la mise en place simple d’un gouvernement pose déjà d’énormes problèmes au président Touadera et aux Garants et Facilitateurs dudit Accord, le plus gros ennui est son fonctionnement. À cela s’ajoutent l’interprétation et l’application en elle-même de l’Accord.

 

Touadera sous protection sécuritaire des rebelles

 

Sous pression politique des chefs rebelles signataires comme lui de l’Accord politique, le président Touadera sera également soumis sous protection sécuritaire, pour tous ses déplacements dans les zones sous contrôle rebelles (articles 16 et 17 de l’accord de Khartoum).

Que dit l’Accord de Khartoum pour que Touadera confie la mission de protection de son peuple aux groupes rebelles ?

Article 16 : Les Parties s’engagent, dès la signature du présent Accord, à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre (24) mois, et placées sous la supervision de l’État-major des Forces de défense, et pourront solliciter l’appui technique de la MINUSCA.

Elles sont constituées de membres des forces de défense et de sécurité nationales, et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent Accord et suivi une formation adéquate de deux (2) mois.

Article 17 : Lesdites unités entreront de plein droit en fonction soixante (60) jours après la signature du présent Accord et contribueront à la protection et la sécurité des populations civiles, renforceront l’ordre public, sécuriseront les couloirs de transhumance, et rempliront toutes missions assignées par le Comité technique de sécurité prévu à l’Annexe 1 relative à la mise en œuvre de la cessation des hostilités et des arrangements sécuritaires temporaires.

Elles accompliront leurs missions dans le respect des principes républicains notamment l’impartialité, la neutralité, conformément aux lois et règlements en vigueur.

 

Où sont actuellement formés ces éléments rebelles ?

 

Nulle part.

 

Qui seront les instructeurs ?

 

« L’Accord est au point mort en ce moment. Les mercenaires russes, les officiers de l’armée nationale, de la gendarmerie et de la police ? Rien n’est encore décidé ». A fait savoir à CNC un officier de l’armée nationale sous couvert de l’anonymat.

 

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Togo : la coalition de l’opposition s’effrite, minée par des querelles internes

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« Nous avons marché durant des mois sous un soleil chaud et parfois sous la pluie, espérant venir à bout du régime en place. Mais nous nous sommes trompés, car les leaders de l’opposition ne font que se déchirer », déplore Afiwa Yogué, vendeuse de tissu à Lomé, au Togo.

 

« Nous sommes fatigués d’eux », ajoute la commerçante de 34 ans, déçue des divisions au sein de l’opposition dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ces querelles minent la principale coalition de l’opposition, C-14, qui regroupe 14 partis et avait organisé des manifestations très suivies contre le régime du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

Entre septembre et octobre 2017, elles avaient drainé une marée humaine dans les rues de Lomé et de plusieurs grandes villes du Nord. Les manifestants exigeaient notamment la démission du chef de l’Etat, au pouvoir depuis la mort de son père qui avait dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

Mais depuis deux mois, plus de manifestations. La dernière remonte au 26 janvier et n’avait réuni qu’un maigre cortège.

Sept partis ont depuis claqué la porte de la coalition, dont le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, l’homme fort du soulèvement populaire, en exil depuis plus d’un an.

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de l’ex-chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibo, ancien premier ministre et grande figure de l’opposition, ont eux aussi quitté C-14 pour marquer leur désaccord avec l’orientation du mouvement.

– « Déficit de cohésion » –

« Certains pensent qu’il faut restructurer la coalition et la doter d’une charte. Nous ne sommes pas d’accord, car ce n’est pas ce qui a manqué à la lutte : c’est plutôt la généralisation de la mobilisation », a expliqué le secrétaire général du PNP, Kossi Sama.

Selon Fulbert Sassou Attisso, président du parti Le Togo Autrement, « le bilan de la lutte menée par la coalition depuis 18 mois n’est pas positif ».

« La responsabilité de ce nouveau revers est collective. Mais elle est due à une culture politique que l’opposition togolaise traîne depuis le début de la lutte en 1990 », a déclaré à l’AFP M. Attisso, qui a lui aussi claqué la porte de la coalition.

Les autres membres de C-14 ont admis à mi-mot l’échec de la coalition, affirmant dans un bilan publié le 12 mars qu’elle « n’a atteint aucun des objectifs qu’elle s’est fixés ». « Le parcours de la coalition a été marqué par un déficit de cohésion et de confiance », ont-ils déploré.

L’opposition réclame notamment des réformes constitutionnelles pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels et instaurer un scrutin à deux tours pour la présidentielle.

Elle exige aussi la libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations. Une soixantaine sont toujours détenues.

Outre ses dissensions internes, la coalition est secouée par une affaire de corruption portant sur 30 millions de francs CFA (45.734,85 euros), don d’un chef d’Etat de la région.

L’un des responsables de C-14 a affirmé la semaine dernière sur une radio locale que la coalition avait bien reçu ce don mais souligné qu’il avait servi à organiser les manifestations.

« Nos leaders de l’opposition ont intérêt à se ressaisir. Le peuple s’est encore mobilisé derrière eux, mais ils nous ont encore déçus », a déploré Attah Hinnou, 44 ans, gérant d’une station-service à Lomé.

Depuis 1990, l’opposition a souvent manqué d’une stratégie cohérente.

Les tentatives de candidatures uniques ont toujours échoué la veille des élections présidentielles, laissant un boulevard au régime en place.

L’opposition a également boycotté des élections législatives, notamment en 2002, ce qui a permis au pouvoir de modifier à sa guise la Constitution.

Elle a aussi boycotté celles du 20 décembre dernier. Cette décision « agit fortement sur la coalition. Les responsables de ce regroupement sont bien conscients qu’ils ont commis une grave erreur, après plusieurs mois de lutte », estime Edouard Baglo, un politologue.

Les dirigeants de C-14 ont dénoncé des « irrégularités » dans l’organisation du scrutin.

Les observateurs de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont salué la bonne tenue de ces législatives. Les dirigeants ouest-africains ont jugé ces élections « libres et transparentes », conformes à leur feuille de route pour une sortie de crise au Togo.

 

Avec ©AFP

Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?

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Les combattants de la Seleka.

 

 

Bangui (CNC) – Rendu public le vendredi 22 mars 2019, le nouveau gouvernement du Premier ministre Firmin NGRÉBADA issu de la nouvelle entente d’Addis Abeba du 20 mars est déjà contesté, non pas par l’ensemble des groupes armés, mais par la société civile et la classe politique qui regrette son caractère véritablement inclusif.

Composé de 39 membres, ce gouvernement dit de partage de gâteau compte au moins 12 représentants des groupes armés qui sont :

 

1 – Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches : Monsieur Amine Idriss (FPRC) ;

2 – Ministre des Travaux publics et de l’entretien routier : Monsieur Guismala AMZA (FPRC, Directeur de cabinet de Noureidine Adam) ;

3 – Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel : Monsieur Maouloud MOUSSA TERAB (FPRC) ;

4 – Ministre de l’Enseignement technique et de l’alphabétisation : Monsieur Souleymane DAOUDA (UPC) ;

5 – Ministre de l’Élevage et de la Santé animale : Monsieur Amadou Bi ALIOU (UPC, nationalité tchadienne proche de Baba Laddé) ;

6 – Ministre de l’Énergie et de l’hydraulique : Monsieur Gontran DJONO AHABA (RPRC) ;

7 – Ministre chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement : Monsieur Maxime MOKOM (Anti-Balaka) ;

8 – Ministre des Transports et de l’aviation civile : Monsieur Arnaud DJOUBAY ABAZEN(pour le compte de Djotodia) ;

9 – Ministre de Commerce et de l’Industrie : Monsieur Mahamat Taib YACOUB (MPC) ;

10 – Ministre délégué auprès du ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation, chargé du Développement local : Monsieur Issa Bi AMADOU (MPC) ;

11 – Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné NDOMATÉ ;

12 – Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service public : Monsieur Martin KOUNTAMANDJI.

 

D’après l’entente de Khartoum signée par le gouvernement et les groupes armés, d’autres rebelles vont être nommés au cabinet du Président Faustin Archange TOUADERA, à la primature et dans les préfectures…

 

Copyright2019CNC.

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué final 14e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC

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*Communiqué final 14e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC*

 

 

La Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale a tenu sa 14ème session ordinaire, le 24 mars 2019 à N’Djaména (République du Tchad), sous la très haute présidence de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Chef de l’Etat, Président en Exercice de ladite Conférence.

Étaient présents :

-Son    Excellence    Monsieur    Faustin    Archange    TOUADERA,

Président de la République Centrafricaine ;

– Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de

la République du Congo ;

– Son Excellence Monsieur Joseph DION NGUTE, Premier Ministre,

Représentant le Président de la République du Cameroun ;

-Son   Excellence  Monsieur  Julien   NKOGHE  BEKALE,Premier Ministre, Représentant    le    Président    de    la    République Gabonaise ;

-Son   Excellence   Monsieur   Francisco   Pascual   OBAMA  ASUE,
Premier Ministre, Représentant le Président de la République de Guinée Equatoriale,

Le Président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel ONA ONDO, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.

Outre les membres du Conseil des Ministres de l’UEÂC et du Comité Ministériel de l’UMAC, ont également participé aux travaux ;

– La Vice-présidente de la Commission de la CEMAC ;

-Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale ;

– Le Président du Parlement Communautaire ;

– La Présidente de la Cour de Justice Communautaire ;

-Le Premier Président de la Cour des Comptes Communautaire ;

-Le Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale ;

– Le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale ;

-Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ;

– Les Commissaires de la Commission de la CEMAC et les premiers Responsables des Institutions ,

Organes,  Institutions Spécialisées et  Agences d’Exécution de la CEMAC.

La Conférence a été précédée de la 33éme session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC), tenue le 22 mars 2019 et de la réunion de Concertation des Ministres du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, tenue le 23 mars 2019,

La Cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence a été marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEMAC et par le discours de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en Exercice de la Communauté.

A cette occasion, les Chefs d’Etat et des Délégations, par la voix du Président en exercice, se sont réjouis du retour du Président ALI BONGO ONDIMBA au Gabon après une longue période de convalescence qui l’a tenu loin de son pays.

Dans le même élan, la Conférence a rendu un hommage particulièrement mérité à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, pour la signature, le 6 février dernier, des Accords de Khartoum qui augurent de la fin d’une longue période de souffrances infligées au Peuple frère de Centrafrique.

A l’issue de cette cérémonie d’ouverture et après la photo de famille, la Conférence a poursuivi ses travaux à huis clos.

A l’entame de l’examen des points inscrits à leur ordre du jour, les Chefs d’État ont pris connaissance du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de Route du Président en Exercice de la Conférence.

Au terme de la présentation de son Rapport, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, a été chaleureusement félicité par Ses Pairs, pour l’excellente qualité dudit rapport ainsi que pour les résultats obtenus.

A cet égard, pour les actions restantes, ils ont instruit le Président de la Commission aux fins de finaliser diligemment celles en cours de réalisation.

A leur tour, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, au nom du Président BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés Economiques Régionales, ont fait à la Conférence les rapports respectifs sur l’état d’avancement de ces Programmes.

Sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence, tenant compte des signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans, a adressé ses félicitations au Président dédié au PREF-CEMAC, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo pour les avancées enregistrées,

Sur cette base, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans la mise du Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture de notre monnaie par la mise en œuvre accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.

Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les Etats et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Equatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI,

Prenant connaissance de l’état d’avancement du processus de rationalisation des Communautés Economiques, la Conférence a félicité Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Président dédié à la Rationalisation des CERs pour les avancées significatives enregistrées dans ce processus de rationalisation des CERs en Afrique Centrale placée sous Sa Haute Présidence Dédiée.

Afin d’accélérer ce processus et de capitaliser les résultats ainsi enregistrés, le Président Dédié à ce Programme a informé la Conférence de l’organisation d’un Sommet Extraordinaire conjoint CEEAC/CEMAC dans un avenir proche.

Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.

S’agissant de la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six Etats membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur. À cet égard, les Chefs d’Etat et des Délégations ont donné des orientations précises pour la conduite de ladite mission.

Examinant les questions relatives à la Surveillance Multilatérale, la Conférence a pris acte des performances macroéconomiques des Etats membres ainsi que l’état de conformité en 2018 aux nouveaux critères de convergence de la CEMAC, qui demeurent encore contrastés d’un Etat à un autre. En vue d’y remédier et, surtout, de disposer d’un dispositif fiable d’alerte précoce aux crises, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’accélérer la mise en place dans les Etats membres des outils pour la redynamisation de l’exercice de la surveillance multilatérale, à savoir les Programmes Triennaux de Convergence (d’ici au 31 juillet 2019), les stratégies d’apurement des arriérés de paiement crédibles et exhaustives (d’ici au 31 décembre 2019), ainsi que des Cellules Nationales de surveillance multilatérale, incluant la mise en place d’un système plus performant en matière de l’Information statistique,

Evoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la Conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).

S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Ecoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.

Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des Chefs d’Etat a adopté la Politique Commune cf Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC, A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.

A son tour, le Président de la BDEAC a présenté la situation de son Institution et des réformées menées en son sein. De ce rapport, il apparaît que celle-ci a nettement accru son volume d’interventions de financement des économies de la sous-région. Toutefois, tout en se réjouissant de cette embellie, la Conférence a recommandé au Président de la BDEAC la poursuite des réformes afin de restaurer sa crédibilité et d’accroître davantage ses capacités de financement. A cet égard, la Conférence a instruit le Gouverneur d’accélérer le processus de décaissement des fonds au profit de la BDEAC pour permettre le financement des entreprises.

Réagissant à la présentation du rapport du Président de la COSUMAF, les Chefs d’Etat, ont donné des orientations circonstanciées en vue de résoudre les difficultés particulières que connaît cette institution, Dans ce cadre, la Conférence a instruit la BEAC de mettre en application les dispositions de l’Acte Additionnel portant unification du marché financier de l’Afrique Centrale.

Abordant la question du financement de la Communauté, la Conférence des Chefs d’État a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la Communauté et de procéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les Etats, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des Institutions communautaires.

En outre, elle a particulièrement exhorte-le Président de la Commission de la CEMAC à approfondir la réflexion sur les sources alternatives de financement de la Communauté.

Prenant connaissance des difficultés de fonctionnement du Centre Inter-Etats  d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique Centrale (CIESPAC), la Conférence a décidé de  l’autonomisation du CIESPAC au plan administratif et financier par rapport à sa tutelle actuelle, l’Organisation de Coordination pour la lutte Contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC). Le CIESPAC sera ainsi érigé en Institution Spécialisée, à l’instar des autres Ecoles communautaires.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence des Chefs d’Etat a entériné la nomination de Monsieur BEMBA BERAL au poste de Secrétaire Général Permanent du Système de la Carte Rosé CEMAC.

Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au Président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les Autorités centrafricaines.

Prenant la parole avant la clôture des travaux, le Représentant du Chef de l’Etat Gabonais a remercié les Chefs d’Etat et des délégations pour le soutien et la solidarité qu’ils ont exprimé à l’endroit de Son Excellence ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise à l’endroit duquel ils formulent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d’Etat et des Délégations ont adressé leurs remerciements au Président de la République du TCHAD, au Gouvernement et au Peuple tchadien pour l’accueil chaleureux et les marques de délicates attentions dont toutes leurs délégations respectives ont fait l’objet pendant leur séjour à N’Djaména.

Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et de franche fraternité, témoignant de leur ferme volonté de faire progresser l’intégration en Afrique Centrale,

La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

N’DJAMENA, le 24 Mars 2019

Pour la Conférence des Chefs d’Etat,
Le Président en Exercice
IDRISS DEBY ITNO

Centrafrique : un week-end meurtrier pour un conducteur de bus à Bangui.

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Quartier KM5 de Bangui. Copyright2019CNC.

 

 

Bangui (CNC) – Torturé jusqu’à sa mort par ses bourreaux, le corps d’un conducteur d’autobus a été repêché ce samedi dans un puits d’eau au quartier Fatima à l’ouest de la capitale de la République centrafricaine.

 

La victime s’appelle Djim Davy Ulrich, âgé de 36 ans et conducteur d’autobus à Bangui.

Il a été retrouvé sans vie ce samedi 23 mars 2019 dans un puits d’eau non loin de la maison des jeunes de Fatima.

D’après les explications fournies par ses proches à CNC, Monsieur Djim Davy Ulrich, qui a reçu un appel samedi 23 mars aux alentours de 17 heures de l’un de ses amis du quartier KM5 auquel il entretient une très bonne relation, n’a fait aucun signe de vie après avoir été vu vers 17h30 sur la moto de celui-ci.

Alors qu’une cérémonie de la signature d’un pacte de non-agression se déroule à la sortie nord du KM5 entre les jeunes dudit quartier et ceux de Yassimandji en présence de la ministre de réconciliation et des notables locaux, vers le centre culturel de Fatima, on découvre malheureusement le corps de monsieur Djim Davy Ulrich dans un puits d’eau.

Selon l’examen du corps, la victime a été torturée, poignardée puis tuée avant d’être jetée dans ce puits par ses bourreaux dans l’objectif de cacher son corps à sa famille.

Monsieur Djim Davy Ulrich laisse derrière lui trois enfants et son épouse. Il sera inhumé ce lundi 25 mars à Bangui, selon le programme funéraire établi par ses parents.

Contacté par CNC, le comité des jeunes du KM5 parle d’un acte isolé et demande à ce que la justice fasse son enquête pour déterminer les causes exactes de ce meurtre odieux qui n’honore pas son quartier Km5.

 

Copyright2019CNC.

Aux Comores, l’opposition accuse le sortant Azali de « coup d’Etat » électoral

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Le premier tour de l’élection présidentielle s’est achevé dans la plus grande confusion dimanche soir aux Comores, après la décision des adversaires du chef de l’Etat sortant Azali Assoumani d’en dénoncer les conditions frauduleuses et d’appeler le peuple à la « résistance ».

Trois heures avant la clôture du scrutin, les douze adversaires du président-candidat se sont réunis pour en dénoncer par avance les résultats.

« Nous, candidats, déclarons illégitime le gouvernement actuel ayant à sa tête le colonel Azali. Nous, candidats, contestons la mascarade de ces élections », a déclaré à l’issue de la réunion l’un d’eux, le colonel Soilihi Mohamed, dit « Campagnard ».

« Nous, candidats (…) appelons le peuple à résister et à se mobiliser contre l’ignominie », a-t-il poursuivi devant la presse, dans la cour d’une maison de Moroni encerclée par les forces de l’ordre.

Epaulés d’une trentaine de partisans, sept des candidats ont marché sur l’Assemblée nationale, qui abrite le centre de dépouillement national, pour « empêcher les urnes d’arriver à Moroni », a expliqué le candidat du parti Juwa, l’avocat Mahamoudou Ahamada.

Les partisans ont été promptement dispersés et les candidats bloqués par la gendarmerie.

Tout au long d’une campagne qu’il a écrasée des moyens de l’Etat, M.

Azali, 60 ans, a répété qu’il comptait bien l’emporter dès le premier tour sur ses douze rivaux, nourrissant de forts soupçons de fraude.

Dès l’ouverture dimanche matin des 731 bureaux de vote de cet archipel pauvre de l’océan Indien, l’opposition a fait état de graves irrégularités dans les îles d’Anjouan, en majorité hostile au président, et de Mohéli.

  • ‘Fraudes massives’ -Ces incidents ont fait plusieurs blessés, selon ces sources.« La gendarmerie est intervenue dans la matinée pour fermer les bureaux de vote et s’est saisie des urnes », a-t-il ajouté, « le scénario que l’on redoutait est en train de se réaliser, celui de fraudes massives ».Interrogé par la presse alors qu’il venait de déposer son bulletin dans l’urne sur l’île de la Grande-Comore, Azali Assoumani a confirmé quelques incidents.Tout sourire, le chef de l’Etat sortant s’est une fois de plus déclaré « confiant, plus que confiant même » dans sa capacité à rafler la mise dès le premier tour.
  • A la tête du pays de 1999 à 2006, réélu en 2016, l’ancien colonel putschiste a engagé sa grande entreprise de maintien au pouvoir en faisant adopter, il y a un an, une réforme constitutionnelle par référendum.
  • « Ce n’est pas une surprise (…), on a constaté pendant la campagne qu’il y avait des gens qui n’étaient pas là pour gagner mais pour que le scrutin n’ait pas lieu », a-t-il ajouté.
  • Un responsable de la Commission électorale (Ceni) a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de bureaux de vote anjouanais avaient été saccagés.
  • « Dans les trois quarts des bureaux d’Anjouan, le scrutin ne se déroule pas correctement », a assuré à l’AFP Salim Soulaïmane, coordinateur de la Plateforme citoyenne, un collectif de la société civile.
  • Selon des témoignages recueillis par l’AFP, des échauffourées ont été signalées dans des dizaines de villages anjouanais après la découverte d’urnes remplies et l’interdiction faite à des assesseurs issus de partis de l’opposition d’exercer leurs fonctions.
  • Dérive autoritaire -Par la grâce du nouveau calendrier électoral, Azali Assoumani pourrait rester, en cas de victoire, au pouvoir jusqu’en 2029.Mais rien n’y a fait. Au contraire, le président a fait taire les critiques à grands coups d’arrestations. Son ennemi juré, l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, est détenu pour corruption et plusieurs dirigeants de partis condamnés pour tentatives de coup d’Etat.A longueur de réunions publiques, elle a dénoncé la dérive autoritaire du régime, sa corruption et son incapacité à réduire la pauvreté extrême des 800.000 habitants du pays.Il a toutefois interdit le déploiement de plus de 800 observateurs de la société civile au motif que certains d’entre eux seraient « partisans ».
  • Assailli de critiques, le ministre de l’Intérieur Mohamed Daoudou avait promis la « transparence totale » du scrutin.
  • Incapable de s’unir, prise de court par l’accélération du calendrier électoral, décimée par la répression, l’opposition a abordé le scrutin très affaiblie.
  • L’opposition a crié au scandale. Ce nouveau système, dit-elle, a remis en cause le fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d’Etat à répétition qui agitaient l’archipel depuis son indépendance en 1975.
  • Ce texte a étendu de un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée par rotation à un natif de chacune des trois îles de l’archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan). Dans la foulée, le chef de l’Etat a convoqué les électeurs pour la présidentielle anticipée de dimanche.

Avec ©AFP

Centrafrique : le véhicule du député Bertin BÉA impliqué dans un accident de circulation à Bangui.

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Accident de l’honorable Bertin BÉA sur l’avenue des martyrs le 23 mars 2019 à Bangui. Copyright2019CNC.

 

Bangui (CNC) – Le service de police est intervenu ce samedi 23 mars sur un lieu d’accident impliquant quatre motos et un véhicule appartenant au député du KNK Bertin BÉA sur l’avenue des martyrs à Bangui.

 

En effet, l’honorable Bertin BÉA, à bord de son Toyota Hilux doubles cabines en provenance de la place Marabena sur l’avenue des martyrs, se retrouve subitement avec un éclatement de sa roue arrière droite au moment où il s’apprête à quitter la grande avenue pour la rue qui monte à sa gauche vers le quartier 200 villas derrière tribune.

Cependant, les quatre taxis-motos, en provenance de l’Université de Bangui, au sens inverse du véhicule de l’honorable Bertin BÉA, faute de distance de sécurité et de manque de vigilance, se sont cognés successivement les uns contre les autres , faisant au total environ 4 blessés qui ont été conduits immédiatement à l’hôpital communautaire.

Cet accident illustre bien à quel point les taxis-motos roulent sans prévoir une distance de sécurité avec les engins roulants qui sont devant eux. Alors que ce genre d’incident devrait être évité s’ils ont laissé une marge suffisante entre eux.

Les policiers, qui sont intervenus sur place vers 19 heures de Bangui juste avant la pluie, n’ont pas fait leur constat avant de quitter le lieu à cause de la pluie.

Rappelons qu’en République centrafricaine, on note malheureusement par semaine une dizaine des cas d’accident impliquant des taxis-motos à Bangui.

 

Copyright2019CNC.

LISTE COMPLÈTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE FIRMIN NGRÉBADA II APRÈS ENTENTE D’ADDIS-ABEBA.

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Le Premier ministre Firmin Ngrébada

 

DÉCRÈT N° 1.9.0.7.2

PORTANT NOMMINATION OU CONFIRMATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT.

 

Le Président de la République, Chef de l’État,

 

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 :

Vu le décrèt n° 16.0218 du 30 mars 2016 portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine :

Vu le décrèt n° 19.056 du 25 février 2019 portant nomination du Premier ministre, Chef du gouvernement ;

Sur proposition du Premier ministre, Chef du gouvernement ; DÉCRÈTE :

 

Article 1 : sont nommés ou confirmés membres du gouvernement, les personnalités dont les nom suivent :

 

1- Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA

2- Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA

3- Ministre des Travaux Publics et de l’entretien Routier : Monsieur Guismala AMZA

4- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Monsieur Gontran Djono Ahaba.

5- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA

6-Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA

7- Ministre Chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement : Monsieur Maxime MOKOM

8 – Ministre des Transports et de l’aviation Civile : Monsieur Arnaud DJOUBAY ABAZEN .

9- Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Étranger : Madame Sylvie BAIPO TEMON.

9- Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA

10- Ministre de Commerce et de l’Industrie : Monsieur Mahamat Taib YACOUB.

11-Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold BOLIFATRANE

12- Ministre de l’administration du Territoire et de la Décentralisation. Monsieur Augustin YAHOTE.

13- Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE

14- Ministre de l’Élevage et de la Santé Animale : Monsieur Amadou Bi ALIOU

15- Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE

16- Ministre des Postes et Télécommunication: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

17- Ministre de la Communication et des Média, porte-parole du gouvernement : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI

18-Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Amine Idriss

19- Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOURE

20- Ministre de l’Action Humanitaire et la Réconciliation Nationale : Madame Virginie MBAIKOUA

21- Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE

22- Ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique : Madame Ginette AMARA

23- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH

24- Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale et de la formation professionnelle : Monsieur Hugues TCHEMEUNI

25- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public : Monsieur Martin KOUNTAMANDJI.

26-Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean Christophe NGUINZA.

27- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant: Madame Aline Gisèle PANA

28- Ministre de l’enseignement Technique et de l’alphabétisation : Monsieur Souleymane DAOUDA

29- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Maxime BALALOU.

30- Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Régis Lionel DOUNDA

31- Ministre des Petites et Moyennes
Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel : Monsieur Maouloud MOUSSA TERAB

32- Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;

33- Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné NDOMATE

34- Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.

35- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation, Chargé du Développement Local : Monsieur Issa Bi AMADOU.

36- Ministre Délégué auprès du Premier ministre, Chef du gouvernement, Chargé des Relations avec les Groupes Armés : Monsieur Gilbert Toumou DEA

37 – Ministre Délégué auprès du Ministre du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement : Colonel Bienvenu SELESSON.

38- Haut Commissaire, Chargé de la Jeunesse Pionnière avec prérogatives de Ministre: Armel NINGATOULOUM SAYO

 

Article .2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 22 mars 2019

 

Faustin Archange Touadera.

CENTRAFRIQUE : LE DESTIN ET L’ESPOIR D’UN PEUPLE MEURTRI PILOTÉS AU GRÉ DES ACCORDS DE PAIX.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui (CNC) – L’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés paraphé dans la capitale soudanaise et signé à Bangui le 6 février dernier sous l’égide de l’Union Africaine et du soutien de l’ONU suscitait d’énormes espoirs malgré les zones d’ombre génératrices d’inquiétudes.

 

Conformément aux dispositions de l’article 21 du dit accord, le processus de paix devrait se matérialiser par la mise en place d’un gouvernement véritablement inclusif où toutes les forces vives de la nation y compris les groupes armés non conventionnels devraient visiblement être représentés.

Après quelques tâtonnements et hésitations synonymes d’une réelle manque de volonté, le décret N*19.063 du 3 mars 2019 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement a été rendu public.

La configuration du gouvernement fait remarquer sans microscope l’absence totale de la société civile, le saupoudrage des groupes armés et partis politiques soit 26 postes ministériels sur 36 au parti présidentiel sans compter la mainmise sur l’intégralité des ministères régaliens dans la perspective d’une éventuelle réélection lors des prochaines échéances électorales…

un véritable mépris teinté d’autosatisfaction. Sans nul doute, ce gouvernement Ngrebada 1 est précocement contesté avec des valses de démission dénonçant le caractère non inclusif du gouvernement. En guise de représailles, on a assisté sans résistance ni sanction et cela en violation des dispositions de l’article 34 du dit accord au blocage du corridor routier Douala-Bangui en vue de sevrer la capitale en produits de première nécessité.

Pour aplanir les désaccords nés du manque chronique d’inclusivité du gouvernement et dans le respect de l’esprit de l’article 34 de l’accord de Khartoum, un conclave d’arbitrage de trois (3) jours est organisé dans la capitale éthiopienne sous l’autorité de l’Union Africaine, de l’ONU et de l’organisation sous régionale d’Afrique centrale. A l’issue du conclave, le pouvoir centrafricain a été sommé de former un nouveau gouvernement véritablement inclusif dans un délai de cinq (5) jours francs. Confondant vitesse, rapidité et précipitation au détriment de sérieuses, sereines consultations, le décret N*19.072 du 22 mars 2019 a rendu public le gouvernement Ngrebada 2.

Ce nouveau gouvernement pléthorique et budgétivore compte 39 ministres soit une augmentation de trois (3) par rapport au précédent.

On enregistre des départs et des arrivés injustifiés et surtout une régression de la féminisation du gouvernement basé sur le concept genre car ce gouvernement n’en compte que sept femmes au lieu de huit dans le précédent. Le tableau synoptique du gouvernement comporte des noms qui heurtent la conscience, la morale, des gros poissons recherchés par la cour pénale internationale et surtout cela prend une connotation d’insulte à la mémoire de nos morts.

S’apitoyant en solitaire sur son sort, le citoyen lambda s’interroge :

Ce gouvernement inclusif « made in Adis Abeba » est-il le dernier du genre jusqu’à la fin du mandat ? Peut-on maintenant de façon sereine s’occuper des attentes et préoccupations du peuple ? Faut-il encore un autre round de négociations dans une autre capitale pour ramener définitivement la paix tant recherchée ? Doit-on continuer à faire la volonté des groupes armés au détriment des préoccupations du peuple ? En d’autres termes, suffit-il de bloquer militairement un corridor routier pour espérer un poste ministériel ? Quelle est la morale des épisodes du gouvernement Ngrebada 1 et 2 ? Par ailleurs, les ministres des groupes armés non conventionnels et de l’opposition auront-ils les mains libres pour former leur cabinet et implémenter leur vision politique ? Avec cette configuration gouvernementale, peut-on affirmer que le cycle de tueries de paisibles citoyens va arrêter ?

Pour notre part, nous prenons acte du nouveau gouvernement et félicitons ces membres. L’urgence est au travail pour la reconstruction de notre bien commun. Que l’entrée au gouvernement des groupes armés ne soit pas une aubaine ou une occasion de se rapprocher de la présidence et de tenter un énième coup de force pour remettre en cause nos avancées démocratiques chèrement acquises. Le peuple inoffensif vous observe et n’a que la rue comme moyen de se faire entendre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 22 mars 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : tension entre les 3R et les Anti-Balaka dans la Nana-Mambéré.

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Image d’illustration village Talé près de Bozoum dans l’Ouham-Pendé.

 

 

Bouar (CNC) – tout est parti d’un conflit entre un éleveur et un cultivateur au village Kella-Doukou situe à 30 kilomètres sur l’axe Bouar Bocaranga au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon les autorités de la Nana-Mambéré, les combattants du mouvement 3R se mobilisent fortement aux alentours du village Kella-Doukou dans l’objectif d’affronter militairement les miliciens Anti-Balaka qu’ils accusent d’avoir tué des éleveurs peuls dans cette localité de la Centrafrique.

Or, à en croire aux explications des habitants du village Kella-Doukou, tout est parti du meurtre d’un cultivateur par des éleveurs peuls dans sa ferme.

Alors que celui-ci leur faisait une remarque suite à la destruction de son champ par leur troupeau, les éleveurs se sont retournés contre lui en l’agressant mortellement.

En colère, les villageois se sont révoltés pour neutraliser les assaillants.

Pour les 3R, cette version n’est pas correcte et ce sont les miliciens Anti-Balaka qui seraient à l’origine de la mort de ces éleveurs après avoir volé leurs bœufs.

Une situation très complexe entre les éleveurs et les Cultivateurs nécessite obligatoirement l’intervention du pouvoir public, sinon l’accord de paix signer partout ne va pas régler ce problème dans le pays.

Chaque semaine, on compte des morts du côté des éleveurs tout comme des cultivateurs à cause des conflits relatifs à l’accès aux ressources naturelles.

 

 

Copyright2019CNC.

ONU : le Secrétaire général Antonio Guterres nomme Madame Brown sa Représentante spéciale adjointe pour la RCA

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Le Sécrétaire général de l’ONU.

 

 

Annoncée dans un communiqué de presse de l’ONU, Madame Brown est nommée Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général pour la Minusca ainsi que Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire de l’ONU en RCA.

 

L’annonce a été faite par le service de presse de l’ONU ce mercredi 20 mars que Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé Madame Denise Brown, du Canada, sa Représentante spéciale adjointe pour la République centrafricaine.

Elle est également nommée Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA)

Il y a lieu de noter que Madame Brown succède à la marocaine Najat Rochdi, dont les fonctions ont pris fin en février 2019.

“Le Secrétaire général est reconnaissant envers Mme Rochdi pour le rôle de premier plan qu’elle a joué et son engagement sans faille, pendant son mandat, pour soutenir le redressement, la construction de la paix et les efforts humanitaires en République centrafricaine”, poursuit le communiqué.

Mme Brown apporte au poste plus de deux décennies d’expérience professionnelle ainsi que des connaissances approfondies dans les affaires humanitaires et les programmes de redressement, et plus particulièrement dans les contextes des situations d’urgence complexes, des opérations, de l’élaboration des programmes, de la coordination et des relations entre institutions.

Elle a travaillé au siège du Programme alimentaire mondial (PAM), à Rome, à partir de 2017, d’abord en tant que Directrice de la Division de la préparation aux situations d’urgence et des réponses à apporter en termes de soutien, puis à partir de 2018, en tant que Directrice des politiques et programmes.

De 2013 à 2016, elle a été Directrice du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, à Dakar, au Sénégal, où elle s’occupait de 20 pays.

Mme Brown a passé la plus grande partie de sa carrière sur le terrain, avec le PAM, et a pris en charge un large éventail de situations au Niger, en Somalie, au Kenya, en Afghanistan et en Irak. Elle a également travaillé à Haïti et au Cambodge pour des organisations non gouvernementales.

Mme Brown est titulaire d’une Maîtrise ès science dans le domaine du développement des enfants de la Purdue University, aux États-Unis.

 

 

RCA : pas des postes du vice-premier ministre ni du ministre d’État pour les rebelles.

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Noureidine Adam, le chef rebelle du FPRC.

 

Bangui (CNC) – Contrairement à ce qui a été annoncé par le magazine panafricain « Jeune Afrique » sur son site internet, l’entente d’Addis Abeba du mercredi dernier n’a pas prévu des postes du vice-premier ministre, encore moins du ministre d’État pour les rebelles dans le prochain gouvernement dit inclusif dirigé par le premier ministre NGRÉBADA, selon des sourdes diplomatiques proches de l’Union africaine à Bangui.

 

D’après jeune Afrique : « Noureidine ADAM et les autres chefs rebelles ont, pour le moment, obtenu gain de cause. L’accord trouvé le 20 mars prévoit ainsi un remaniement dans les 5 jours, soit lundi 25 mars au plus tard.

Selon nos informations, le nouveau gouvernement, à la tête duquel Firmin NGRÉBADA serait maintenu, devra compter deux postes du vice-premier ministre, réservé aux groupes armés ».

Cependant, après la publication de cet article, des sources diplomatiques africaines à Bangui expliquent à la rédaction du CNC que l’entente d’Addis Abeba signée le 20 mars dernier entre 13 groupes armés et le gouvernement de la République centrafricaine n’a pas prévu des tels postes réservés aux rebelles comme annoncés dans le magazine panafricain jeune Afrique.

En outre, d’après toujours ce magazine panafricain, « l’accord d’Addis Abeba, s’il était respecté par le Président Faustin Archange TOUADERA, prévoit en outre une répartition des principaux porte-feuilles régaliens.

Le camp Touadera est ainsi invité à choisir un ministère entre la défense et la sécurité. Unautre entre l’intérieur et affaire étrangère, et un dernier entre les finances et les mines.

Il laisserait les trois autres choix aux groupes armés ».

Or à la présidence de la République, on affirme par contre qu’il y’aura une meilleure représentativité des rebelles dans le prochain gouvernement de Firmin NGRÉBADA, sans pour autant confirmer si le choix sera fait tel qu’annoncé par Jeune Afrique.

En tout cas, comme l’accord de Khartoum, celui d’Addis Abeba signé le mercredi dernier semble créer plus de confusion que de la tranquillité pour le peuple centrafricain qui attend impatiennement le retour définitif de la paix dans leur pays.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Accord de Khartoum, Abdoulaye Miskine menace.

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Le général Abdoulaye Miskine, patron du FDPC.

 

 

Bangui (CNC)Depuis la capitale éthiopienne Addis Abeba où il a pris part à la réunion de suivi de l’accord de Khartoum, le chef rebelle Abdoulaye Miskine menace d’asphyxier la capitale Bangui.

 

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux 24 heures avant son hospitalisation à Addis Abeba pour un choc nerveux le mercredi dernier, le chef rebelle et redoutable Abdoulaye Miskine réplique aux nombreux commentaires hostiles des internautes sur les réseaux sociaux et promet de paralyser le pays si le pouvoir de Bangui ne respecte pas ses engagements prévus dans l’accord de Khartoum qu’il a lui-même signé le 6 février 2019.

« … vous connaissez ce qu’on appelle un accord ? À titre d’exemple, un accord est comme une entente entre un client et un vendeur pour l’achat d’un produit bien spécifique à un prix bien déterminé. Si le client paye et que le vendeur lui remet un autre produit à la place du produit qu’il a préalablement choisi, on parle d’ici là d’un désaccord et non d’un accord… », ironise le chef rebelle Abdoulaye Miskine dans son audio pour illustrer le comportement du gouvernement vis-à-vis de l’accord de Khartoum qu’il ne veut pas appliquer comme prévu.

Croyant être dans le Storting-bloc avec les autres chefs rebelles à Addis Abeba, le général Abdoulaye Miskine se trompe largement.

La nuit, les chefs Seleka se sont bien entendus au téléphone entre eux et signent l’entente avec le gouvernement pour un nouveau gouvernement inclusif le 20 mars 2019.

 

CopyrightCNC.

TÉLÉCEL CONDAMNÉE À PAYER 1 700 000 000 à son créancier.

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Bangui (CNC) – Une bien mauvaise nouvelle pour cette compagnie, qui n’a pas su trouver un terrain d’entente avec son créancier. Elle a plutôt multiplié les procédures pour éviter de payer.

 

Le couperet est tombé devant la Coire commune à Abidjan en Côte d’Ivoire, instance suprême des affaires dans plus de 15 pays en Afrique.

Défendue par Maître Crépin Mboli-Goumba et Maître innocent Mpoko, tous deux au Cabinet Mboli-Goumba Associés, la société hongkongaise a obtenu gain de cause, face à Télécel, défendue par Me Ekomo.

Cette société, PCCW, propriété de l’homme le plus riche de Hongkong, fournit la technologie qui permet aux sociétés de télécommunication d’utiliser la voix dans plus de 100 pays. Jusque-là, Télécel, en reconnaissant pourtant la créance, ne voulait pas payer.

Désormais, il va falloir très vite trouver une solution afin d’éviter la fermeture pure et simple. Les engagements sont les engagements.

Le groupe Télécel est présent dans plusieurs pays d’Afrique notamment en République centrafricaine, Burundi, etc.

 

Copyright2019CNC.

Sénégal : des politiciens professionnels et des “Joueurs de poker” cherchent à saboter, à s’aborder et à torpiller.

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Le Président sénégal Macky Salla

 

 

L’Appel du Président Macky Sall.

 l’opposition doit RÉPONDRE favorablement AU DIALOGUE

 

Après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, le Président Macky Sall vainqueur au premier tour avec 58, 26% des suffrages valablement exprimés a fait une déclaration pour appeler l’opposition, la classe politique, la société civile a un dialogue constructif et inclusif

 

Les lanceurs d’alertes du Sénégal apprécient à sa juste valeur la démarche du Président Macky Sall qui va dans le sens d’un apaisement de la tension qui prévaut entre le pouvoir et l’opposition qui se regardent en chien de faïence.

 

Nous avons tous redouté des lendemains post-électoraux troubles du fait tout simplement que le pouvoir et l’opposition ne se parlent pas, ce qui est une anomalie dans une démocratie digne de ce nom. (Et c’est cela qui avait motivé la contribution que nous avons fait paraitre sous le titre : « Personne n’a le droit de brûler le Sénégal »

 

 

Notre conviction est que tout le monde doit répondre positivement à l’appel au dialogue, car le Président Macky Sall qui a pris l’initiative de cette invite, à une claire conscience de la nécessité que le seul moyen d’assurer la stabilité de notre pays est d’instaurer un climat de paix.

 

 

C’est donc au Président Macky Sall de faire des propositions à la dimension de l’espoir que son appel a suscité dans le cœur de ses concitoyens, avec une feuille de route, un schéma, un cadre et un plan de travail avec un timing, et des termes de références clairement définis.

 

 

Nous croyons que les bases d’une discussion existent, car ils y’a les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la Commission Nationale de Réforme des Institutions qui prennent en charge une bonne partie des préoccupations et des revendications de la classe politique.

 

 

Tous les problèmes devront posés sur la table, aucune question ne devra être occultée, aucun sujet ne devra être tabou.

 

La paix et la sécurité du Sénégal imposent à la classe politique toutes chapelles confondues de se faire violence, et de donner à notre pays une chance ultime de régler définitivement tous les contentieux dont certains sont déjà clairement identifiés.

 

 

Comme : – La concertation et le consensus sur le fichier électoral – l’Accès libre des organisations politiques au fichier électoral – l’Accès libre et équitable aux médias publics – la Sécurisation de la carte d’électeur –  le Respect du calendrier républicain – la Rationalisation et la Règlementation des partis politiques – l’Option du bulletin unique qui est devenu obligation – le Statut du chef de l’opposition conformément à l’article 58 de la constitution qui stipule que : « La Constitution garantit à l’opposition un statut – une Réforme totale pour une indépendance de la justice ( ce qui ne voudra pas dire une république des juges ) – la Révision de la loi sur le parrainage – une Autorité Indépendante pour organiser et superviser toutes les élections – la Réforme du conseil constitutionnel – la Nomination de juges indépendants et de membres de la société civile sans étiquette politique qui seront chargés de proclamer les résultats – la Séparation des votes des militaires et des civils – le Financement des partis politiques – une Gestion transparente du Pétrole , du Gaz , et de toutes les ressources dont disposent le Sénégal – Permettre à tout sénégalais qui dispose de sa carte d’électeur le droit de voter – La Moralisation du champ politique – Et l’Interdiction totale de la transhumance politique .

C’est à ces prix-là que le Sénégal deviendra une démocratie achevée, seul gage qui pourra nous faire échapper aux convoitises diaboliques, et aux démons de la division.

 

L’espace politique doit être pacifiée, et pour cela nous invitons tous les acteurs à avoir le sens de la mesure et du respect de son prochain.

Nous exhortons l’opposition à répondre donc favorablement à l’appel au dialogue du Président Macky Sall pour que personne ne puisse demain lui reprocher de ne privilégier que des ambitions personnelles au détriment de l’intérêt collectif.

La présence de Président Abdou Diouf dans le processus doit aussi être un motif rassurant, car c’est par lui que notre pays a pu disposer d’un code consensuel celui de 1992, qui a permis à notre pays de connaitre deux alternances, le meilleur code dont notre pays a pu disposer depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui.

 

Nous conjurons le Président Abdoulaye Wade de répondre favorablement à l’appel du Président Macky Sall, d’éliminer en lui tout ressentiment, et d’avoir un esprit de dépassement.

 

Des politiciens professionnels et des « Joueurs de Poker » cherchent à saboter et torpiller l’appel du Président Macky Sall.

 L’alerte que nous lançons est que nous avons remarqué qu’il y’a aussi bien dans le camp du pouvoir que de l’opposition des individus qui cherchent à torpiller ou à s’aborder l’appel Président Macky Sall, ces politiciens professionnels qui ne se soucient nullement de l’avenir de notre pays doivent être clairement identifiés, et publiquement dénoncés, car ils sont les véritables ennemis du Sénégal.

 

Nous demandons au Chef de l’Église Catholique, aux Chefs Religieux Musulmans, aux Chefs de Confréries de tous bords, aux chefs traditionnels et Coutumiers, aux Régulateurs et Médiateurs Sociaux de se porter garants du dialogue entre le pouvoir et l’opposition, et d’exiger de toutes les parties de s’engager sur l’honneur, pour que toutes les décisions qui en ressortiront soient scrupuleusement respectées par toutes les parties.

 

Toutes les décisions et conclusions issues de ce dialogue devront s’appliquer à tout le monde.

 

En tout état de cause le Président Macky Sall sait mieux que quiconque qu’il y’a une vie après la présidence.

 

 

Amadou Moustapha GAYE

Président des Lanceurs d’Alertes du Sénégal

E Email : leslanceursdalertes1@gmail.com

Email : leslanceursdalertesenegal@gmail.com

 

Twitter : @alertesenegal

Tel : 00221 706404145.

Centrafrique : réunion d’Addis-Abeba, Abdoulaye Miskine admis d’urgence à l’hôpital.

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Bangui (CNC) – Une entente d’un nouveau gouvernement d’union nationale a été trouvée entre la partie gouvernement centrafricaine et les 13 groupes armés à Addis-Abeba. Le FDPC, seul groupe armé non-signataire de cette entente a vu son représentant Abdoulaye Miskine s’effondrer et transféré d’urgence à l’hôpital éthiopien.

 

Selon des informations filtrées lors de la clôture de la réunion dite de suivi de l’accord de Khartoum tenue depuis lundi dernier dans la capitale éthiopienne Addis Abeba entre les 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain, le représentant du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) Abdoulaye Miskine, contre toute attente, semble être piégé par les 10 autres groupes armés qui demandent dans un communiqué la démission du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

Alors que la nouvelle entente initiée par l’Union africaine pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale est déjà paraphée et signée par les 13 autres groupes armés, le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du FDPC, non informé de la position des 13 autres groupes armés, refuse pour sa part de signer l’entente présentée par les négociateurs de l’Union africaine.

À sa grande surprise lors de la cérémonie de clôture de la réunion ce mercredi 20 mars, il apprend à ses dépens que les 13 groupes armés ont tous signés l’entente sauf le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

Abdoulaye Miskine, qui se dit piégé une fois de plus, s’effondre littéralement au sol. Transporté d’urgence à l’hôpital, le chef rebelle est actuellement hospitalisé pour des chocs nerveux.

Par ailleurs, les représentants des autres groupes armés et la délégation gouvernementale vont quitter la capitale éthiopienne demain jeudi 21 mars pour rentrer en République centrafricaine.

 

Copyright2019CNC.

RCA : assassinat du maire de la commune de Kondé par des hommes armés.

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Village Zoukombo contrôlé par le FDPC pour illustration. CopyrightCNC.

 

Bouar (CNC) – Monsieur Ndanga, Maire de la commune de Kondé dans la sous-préfecture de Baboua en République centrafricaine et son fils ont été assassinés par des hommes armés non identifiés.

 

Selon les autorités sous-préfectorales de Baboua contactées par CNC, le crime a eu lieu cette nuit du mardi à mercredi 20 mars 2019 au domicile des victimes à Koundé.

Les assaillants, qui sont arrivés discrètement dans le village sans être repérés par la population, ont froidement assassiné le maire Ndanga et son fils avant de blesser grièvement une troisième personne qui est actuellement hospitalisée au centre de santé de Baboua.

Si les identités des assaillants ne sont pas connues pour l’instant, plusieurs hypothèses ont été faites par les habitants de la commune de Koundé encore sous le choc de la disparition brutale de leur maire. Certains soupçonnent les éléments rebelles du 3R, tandis que d’autres parlent des rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine qui contrôlent la commune voisine de Zoukombo.

Il y’a lieu de rappeler que dans la sous-préfecture de Baboua, quatre groupes armés sont signalés dans le secteur notamment le FDPC d’Abdoulaye Miskine, le 3R d’Abbas Siddiki, le mouvement Siriri et la Révolution justice de Belanga.

Contrairement à ce qu’on annonce dans les médias, la milice Anti-Balaka n’est pas présente dans le secteur de Baboua.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : connivence meurtrière entre le sous-préfet de Bocaranga Essaie GBANÉ et le

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Centrafrique.com/centrafrique-connivence-meurtriere-entre-le-sous-prefet-de-bocaranga-essaie-gbane-et-le/le-ministre-de-la-securite-publique-wanzet-linguissara-et-le-sous-prefet-de-bocaranga-gbale-essaie/” rel=”attachment wp-att-27126 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire Wanzet Linguissara et le sous-préfet de Bocaranga Essaie Gbalé

 

 

Bangui (CNC) – nommé dans la foulée sous-préfet de Bocaranga après avoir quitté son parti le KNK ou il fut son député en 2011 pour le Mouvement des Cœurs unis (MCU), le sieur GBANE essaie se comporte en frère cadet du président Touadera et du général Sidiki patron d’un groupe de rebelle dit 3R « Retour, Réclamation et Réhabilitation » qui contrôle une partie du nord.

 

Dans une enquête menée par une équipe de CNC dans la préfecture de l’Ouham-Péndé plus précisément à Bocaranga, le sous-préfet Gbalé essaie travaille en parfaite connivence avec le général Sidiki pour s’enrichir au point même de mettre en péril la vie de ses administrés.

D’après les éléments d’informations recueillies sur place, le Sous-préfet Gbalé essaie qui n’est autre que le frère cadet de l’éternel maire de la ville Roger Kouroussou, patron d’un groupe des Anti-Balaka de sa Commune, dès sa prise de fonction de sous-préfet, s’est permis de rentrer en contact avec le chef rebelle de 3R le général Sidiki pour lui annoncer qu’il est comme lui, c’est à dire, le frère cadet du président Touadera et c’est pour cette raison qu’il a été nommé Sous-préfet près de lui à Bocaranga pour pouvoir ensemble protéger leurs intérêts réciproques.

Dans leur relation, GBANE essaie ne cesse de demander à son frère de circonstance le général Sidiki que le « Le président Touadera a besoin des bœufs ». Au total, plusieurs dizaines des bœufs ont été remis au sulfureux sous-préfet Gbalé essaie qu’il les case dans son village à Kéïta frontalier avec le Cameroun.

Dans sa stratégie mafieuse, le sieur Gbalé essaie avait même annoncé et rassuré le général Sidiki qu’il a contacté le président Touadera qui a accepté de lui confier le ministère de l’Élevage. Chose inexacte depuis la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale est devenue la source de discorde.

D’après un proche du général Sidiki, le courant ne passe plus entre ce dernier et le sous-préfet GBANE Essaie. Le premier a longuement insulté au téléphone le second après avoir rendu compte qu’il lui mentait pour lui soutirer argent et bœufs et entend envoyer ses éléments à kéïta pour récupérer les troupeaux qu’il a donnés à lui et à Touadera.

Une inquiétude gagne peu à peu ces derniers les esprits des habitants de Kéïta qui croient à une réelle menace que le général Sidiki peut mettre en exécution. Certains parlent d’une violation de l’accord de Khartoum si les hommes du général rentrent manu militari à Kéïta tandis que d’autres avancent un règlement de compte entre deux groupes des mafieux.

Rappelant que ce n’est pas un cas isolé. Plusieurs autorités nommées et affectées dans le territoire sous contrôle rebelle utilisent ces artifices pour arranger leur fin de mois et s’enrichir à la clé.

 

Copyright2019CNC

Centrafrique: 11 groupes armés exigent la démission du Premier ministre

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le Président soudanais EL-BECHIR et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord de Khartoum le 5 février 2019.

 

 

Onze des quatorze groupes armés signataires de l’accord de paix centrafricain ont exigé la démission du premier ministre Firmin Ngrebada et souhaitent «discuter directement avec le Président de la république», selon un communiqué reçu mardi par l’AFP.

 

 

«Firmin Ngrebada n’est plus crédible, il ne fait donc plus office d’interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre», précise le communiqué signé lundi par onze des quatorze groupes armés présents à Addis Abeba où se tient une réunion de suivi de l’accord de paix sous l’égide de l’Union africaine (UA).

 

Avec ©AFP.

RCA : Bouar, un violent accrochage verbal entre le Procureur et le commissaire de Police.

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Monument de Paix de Bouar. CopyrightCNC.

 

Bouar (CNC) – Un violent accrochage verbal a eu lieu entre le Procureur de la République près tribunal de Bouar et le Commissaire de police ce mardi 19 mars 2019.

 

Le ton est très vite monté entre le Commissaire et le Procureur yves djalla après sa visite au commissariat de police de Bouar ce mardi 19 mars 2019 suite à l’arrestation de 15 sujets peuls à la barrière du PK5 sur l’axe Bocaranga par des soldats FACA.

Pour le procureur de la République yves djalla, rien ne justifie juridiquement la garde à vue de ces 15 voyageurs peuls et que le Commissaire doit les laisser partir tranquillement, ce qui n’est pas du goût de ce dernier qui souhaite les maintenir en garde à vue en attendant la fin de son enquête.

Deux points de vue diamétralement opposés qui poussent les deux personnalités publiques à échanger violemment des mots jusqu’au point de se battre à peine.

Si le Procureur de la République, patron en chef des policiers et gendarmes ont d’une part raison de croire qu’il n’y a pas assez des charges pour maintenir une personne en détention, le commissaire de police, quant à lui, pourrait justifier son refus par la multitude des attaques armées des Peuls contre la population civile pour mener ses enquêtes d’autant plus que les prévenus n’ont aucune pièce d’identité sur eux au moment de leur arrestation.

En tout cas, seul en République centrafricaine qu’on peut voir un commissaire de police conteste la décision d’un Procureur qui est son chef hiérarchique direct.

Affaire à suivre.

 

Copyright2019CNC.

BENIN : La diaspora béninoise met Patrice Talon en garde contre l’exclusion de l’opposition des élections législatives prochaines

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CopyrightCNC.

 

 

BENIN : La diaspora béninoise met Patrice Talon en garde contre l’exclusion de l’opposition des élections législatives prochaines

 

Paris (CNC) – Depuis quelques temps, les béninois descendent dans les rues pour dénoncer les politiques menées par Patrice Talon et son gouvernement, notamment la confiscation
de la liberté des médias, les arrestations et emprisonnements de citoyens béninois sans motifs valables, l’improvisation de lois scélérates pour disqualifier
les partis d’opposition de toutes compétitions électorales et enfin l’accaparement par le Président de la République du patrimoine public à son profit
au travers d’attributions de marchés publics « de gré à gré ».

 

C’est l’affairisme au sommet de l’Etat au détriment du peuple économiquement asphyxié et
privé de ses droits fondamentaux.
C’est pour dénoncer l’injustice et la dictature de Talon et soutenir le vaillant peuple en lutte que les béninois de la Diaspora en Europe ont organisé
le vendredi 15 mars 2019, un Sit in historique devant l’Ambassade du Bénin à Paris.
Les dieux et mânes béninois auraient -ils béni ce Sit-in en déjouant les prévisions de la Météo française, qui avait annoncé deux jours auparavant des
diluviennes à Paris et dans sa région ce vendredi ?
C’est en tout cas, le constat de nombreux béninois qui se sont rendus à cette manifestation pour crier haut et fort, leur révolte face au régime de terreur
instauré dans le pays par Patrice Talon depuis avril 2016.
Dès 14h00, l’avenue Victor Hugo fut envahie par les organisateurs et les manifestants dont les militants de l’Association des Droits de l’Homme en Côte
d’Ivoire remontés et décidés à alerter les citoyens
français, les touristes de tous les continents et la communauté internationale sur le drame silencieux qui se joue au Benin.
Ils estiment que la situation au Benin est grave notamment avec l’instauration d’un « Etat policier », d’un régime dictatorial et de terreur, l’improvisation
de lois arbitraires et liberticides qui privent les travailleurs, le peuple et les opposants de leurs droits les plus élémentaires (Droits de grève, liberté
individuelle d’expression, arrestations et emprisonnements sans procès, la chasse aux opposants, la spoliation du patrimoine national au seul profit de
Patrice Talon et de sa famille…)
Prenant la parole, un des exilés du régime de Patrice Talon, Léonce Houngbadji, d’une voix ferme et parfois émouvante a appelé : « à l’union sacrée de
tous les patriotes et démocrates pour combattre l’autocrate, libérer le Benin afin de le sortir de l’impasse électorale »
Les manifestants ont renchéri en lançant des slogans hostiles au pouvoir du palais de la Marina et mis le Président Patrice Talon en garde contre l’exclusion
des Partis d’opposition des élections législatives d’avril 2019 « Pas d’élections législatives au Benin sans l’opposition ». Pouvait-on lire sur une pancarte.

Ils ont également exigé entre autres :
– La libération immédiate des prisonniers politiques (Laurent Mètognon, Edouard Adégoké, Salomon Youssao Aboudou, Sabi Sira Korogoné, Samir Zakari, Thibault
Ogou et bien d’autres)
– L’abrogation des lois scélérates et arbitraires
– L’inclusion des partis d’oppositions aux législatives
– La suppression immédiate du certificat de conformité et du quitus fiscal (une invention du Président de la cours constitutionnelle, avocat personnel
et ami de Patrice Talon, M. Joseph Djogbenou à deux mois des élections législatives) pour disqualifier tous les partis d’opposition.
– La suppression de la caution de 249 millions de Francs CFA que doit verser tout candidat aux élections législatives.
– Le retour au pays des responsables de partis d’opposition contraints à l’exil (Léhady Soglo, Sébastien Ajavon, Valentin Djènontin, Komi Koutché, Léonce
Houngbadji et autres…)
A l’issue de ce Sit in qui restera gravé dans les annales de l’histoire de la diaspora béninoise en France, une lettre des manifestants adressée au président
Talon a été transmise à l’Ambassade.
Aujourd’hui, le désamour est total et visible entre le peuple et l’homme d’affaire Patrice Talon devenu Président de la République. La démocratie béninoise
est en danger.
Tout peut arriver dans ce pays longtemps cité comme modèle de la démocratie en Afrique après la conférence nationale des forces vives de la Nation en 1990,
si rien n’est fait pour le sortir de l’impasse électorale.
D’autres actions d’envergure sont prévues par la diaspora dans les jours à venir.

 

Par : Nicos Avodokandji

Russes en Centrafrique, mais jusqu’à où iront-ils ?

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Les Mercenaires russes dans un pick-up de la gendarmerie nationale centrafricaine au centre-ville de Bangui .

 

 

Bangui (CNC) – Le naturel revient au galop comme dit l’adage populaire et il est revenu pour les russes. Leur arrivée soudaine fait parler d’elle, au début seulement dans en politique où le pourquoi ils sont ici échappaient à tout le monde.

 

L’espoir qu’ils venaient en République centrafricaine en tant qu’ami pour nous aider était plus forte que tout. Alors ils ont été accueillis à bras ouvert, sans méfiance aucune.

A présent que les russes se sentent en confiance dans le pays, ils reprennent leur vraie nature où toute leur violence ne peut être contenue. Ce pays des contrées froides de la planète peu habitué au climat chaud d’ici s’emporte peut être plus facilement.

Leur violence a commencé à s’exprimer avec les FACA en les traitants sans égard, les punissant sévèrement. Un coup de poing part-il si vite ?

Il y a quelques jours à Bangui, la violence a de nouveau pris le dessus. Un russe ayant consommé un peu trop d’alcool, alors qu’il se trouvait dans la cours d’un établissement respectable a cru être pris en photo. Derechef, il a dégainé son arme, l’a braqué sur le malheureux puis lui a détruit son téléphone. La scène n’a duré que quelque instant laissant dans l’incompréhension la pauvre victime qui n’est autre qu’un chauffeur de voiture d’une ONG.

 

Comment accepter une réaction aussi violente ? Ce russe se croyait pris en photo et sans même protester ni questionner, il a joué au cow-boy. Qu’a-t-il a caché pour réagir ainsi ? Les ONG sont présentes pour aider la population. Si les russes sont présents pour aider le pays alors ils devraient aider et travailler avec les ONG. En les agressant, n’est-ce pas le contraire qui a été fait ?

Dans le cas présent, finalement il n’y a que du matériel de détruit et plus de peur que de mal, mais ce qui devait arriva et l’irréparable s’est produit : un meurtre.

A Bérengo, un homme a perdu la vie car sa femme a eu la folle idée de prendre pour amant un mercenaire russe. Ce mercenaire russe a réussi à obtenir les faveurs d’une centrafricaine mariée. Comment le russe en est arrivé à tuer le mari, l’histoire ne le dit mais une chose est certaine : c’est le russe qui a tué le mari cocu, c’est le russe qui a libéré sa violence par un acte irrémédiable. Les parents de la victime ne pourront obtenir justice car évidemment l’assassin est protégé par son pays qui l’a fait quitter la Centrafrique dans la foulée pour une destination inconnue.

Force est de constater que la fédération de Russie qui se présente comme un pays ami venu soutenir la Centrafrique a semble-t-il plutôt ramené la violence, le crime pour faire replonger le pays dans la crise alors que les filles et fils de Boganda n’aspirent qu’à la paix.

 

Copyright2019CNC.

RCA : extrême tension intercommunautaire à Bria après l’assassinat de deux officiers de la Seleka.

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Deux rebelles du FPRC sur une moto dans une rue de Bria. CopyrightCNC.

 

Deux officiers de l’UPC en provenance du village Gbokologbo ont été littéralement décapités dans la nuit du dimanche à lundi 18 mars 2019 à Bria.

 

Durant toute la journée du lundi 18 mars, la ville de Bria dans la Haute-Koto est divisée en deux après la découverte du corps d’un commissaire de l’UPC et de sa garde du corps dans le camp des déplacés du PK3.

D’après les premiers éléments d’informations recoupés ce lundi sur le site des déplacés du PK3, l’acte criminel s’est passé dans la nuit du dimanche à lundi vers 22 heures au moment de l’arrivée des deux victimes sur une moto dans la ville.

Alors que les deux officiers de l’UPC, qui croyaient sincèrement à la fin des hostilités après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier, ont pris le risque d’emprunter « l’axe de la mort » qui passe par le camp des déplacés du PK3 pour rentrer au centre-ville de Bria après avoir quitté leur village Gbokologbo dans la Ouaka quelques heures plus tôt.

Malheureusement pour eux, ils ont été facilement capturés par les assaillants qui ont très vite neutralisé le pilote de la moto qui est un officier colonel de la Seleka.

Peu de temps après l’assassinat du colonel, vers 2 heures du matin, la fille, aussi un lieutenant de l’UPC est à son tour décapité.

Les deux corps, ramassés dans un sac par les bénévoles de l’hôpital régional de Bria, ont été transférés à la mosquée centrale de la ville avant leur enterrement ce lundi.

Les combattants de la Seleka, en colère, ont toute la journée du lundi barricadé le pont qui coupe la ville en deux privant les déplacés du PK3 de se rendre au centre-ville.

Grâce aux négociations des notables locaux, la tension s’est relativement calmée.

Par ailleurs, le patron de l’UPC Ali Darassa qui vient de quitter Bria le samedi dernier pour une destination inconnue à bord d’un avion russe n’a pas fait de déclaration sur ce double assassinat de ses officiers.

Entre temps, une source locale indique à CNC que l’assassinat des deux officiers de l’UPC serait lié à la mort de l’employé d’un prestataire d’Oxfam la semaine dernière suite à sa torture par trois rebelles du FPRC.

 

Une marche serait même en préparation contre l’ONG Oxfam qui n’a pas su réagir à temps lors de l’enlèvement de l’employé victime, explique la source.

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République centrafricaine : guerre aux cailloux à l’Université de Bangui.

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Université de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (CNC) – Les forces de police sont appelées en urgence pour disperser deux groupes d’Étudiants qui s’affrontent violemment sur le campus de l’Université de Bangui ce lundi 18 mars 2019.

 

Après la bataille électorale, vient la guerre aux cailloux.

 

Selon le service de la sécurité publique, les faits se sont produits vers 17 heures peu après les élections des membres du bureau de l’association nationale des Étudiants centrafricains (ANÉCA).

Les deux camps qui s’accusent dans un premier temps verbalement de fraude électorale se sont passés malheureusement à la main pour régler leur différend.

Après un premier jet de fragments de pierre entre les belligérants, on assiste incroyablement à une véritable guerre aux cailloux sur le campus de l’Université de Bangui jusqu’à l’arrivée des forces de sécurité intérieure qui tentent difficilement de disperser les deux camps.

Finalement les forces de police, qui arrivent heureusement à contrôler la situation vers 19 heures, procèdent à un ratissage porte par porte pour faire éloigner les récalcitrants du campus universitaire.

 

Copyright2019CNC.

Cameroun: les manifestations des partis politiques interdites à Bangagté (Ouest)

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L’interdiction des manifestations des partis politiques est liée aux récentes marches du Mouvement pour la renaissance du Cameroun organisées à Yaoundé, Douala et Bafoussam.

Les autorités de la ville de Bangangté viennent de suspendre les autorisations de manifestations aux partis politiques. L’information est contenue dans une lettre du sous- préfet de Bangangté, Bamdja Djoh, datant du 7 mars dernier.

Cette interdiction, revèle la correspondance, est liée à la marche organisée le 26 janvier par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) pour protester contre les résultats de la dernière élection présidentielle.

« La très haute hiérarchie face à cette situation trouble empreinte de suspicion a interdit, jusqu’à nouvel ordre, toute autorisation de manifestation publique venant des partis politiques sauf dérogation spéciale », écrit le sous-préfet.

Mali: « lourd bilan » après l’attaque d’un camp de l’armée par des jihadistes présumés

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Plusieurs militaires maliens ont été tués dimanche à l’aube lors d’une attaque de présumés jihadistes contre un camp de l’armée dans le centre du Mali, ont annoncé les Forces armées maliennes, alors que des sources sécuritaires et militaires évoquent un « lourd » bilan provisoire d’au moins huit morts.

Le camp des Forces armées maliennes (FAMa) de Dioura est situé dans une zone où est active depuis plusieurs années la katiba (cellule combattante) Macina, liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), entre la capitale régionale, Mopti, et la frontière mauritanienne.

Ce camp « a été attaqué ce matin aux environs de 06H00 (GMT et locales) par des terroristes. Les combats ont causé des pertes des deux côtés. A l’heure actuelle, l’aviation militaire survole la localité et des renforts terrestres sont en mouvement. L’évaluation de la situation est en cours sur le terrain », ont indiqué dans un communiqué les FAMa.

L’armée ne donne pas de bilan.

 

« Toutes nos pensées pour les fiers soldats de l’Armée malienne tombés ce jour à Dioura dans l’accomplissement de leur mission de sécurisation des biens et des personnes face à un ennemi lâche. Le Mali et son Peuple sont unis et déterminés contre ces actes ignominieux », a réagi en fin de journée la présidence malienne, sans donner de bilan, dans un tweet signé « IBK », les initiales du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.

Une source sécuritaire malienne a évoqué « un lourd bilan d’au moins huit morts ». « Il y a des militaires qui sont morts, d’autres disparus, d’autres blessés. Je ne veux pas non plus confirmer ou infirmer le chiffre de 15 militaires tués. Un homme vu couché n’est pas forcément mort ».

– Arrivé à moto et à bord de véhicules

Selon une source militaire malienne, le camp a été attaqué par un « commando arrivé à moto et à bord de véhicules ». « Nos hommes ont riposté. Moi, j’ai vu au moins quatre corps par terre. On n’a pas de bilan précis, mais il y a beaucoup de dégâts », a précisé une autre source militaire malienne.

Selon une source sécuritaire étrangère, des « vérifications » sont « en cours pour confirmer ou pas le chiffre d’au moins 15 morts » avancé par des habitants de Dioura.

Malgré la mission des Nations unies au Mali (Minusma), une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, selon l’ONU.

Il y a près d’un an, le 6 avril 2018, l’armée malienne avait indiqué que « 14 suspects terroristes » avaient été tué « suite à une présumée tentative d’évasion » à Dioura, où ils avaient été arrêtés la veille avant d’être remis à des militaires maliens. Une association peule et des proches avaient dénoncé des « exécutions sommaires ».

Les autorités maliennes et les forces internationales avaient espéré une baisse des violences dans le centre après avoir donné pour mort fin novembre le chef de la katiba Macina, le prédicateur radical peul Amadou Koufa. Mais il est « vraisemblable » qu’il soit toujours en vie, a concédé l’état-major français après l’apparition récente dans une vidéo d’un homme présenté comme Amadou Koufa.

Le nord du Mali est tombé en mars- avril 2012 sous la coupe de groupes islamistes liés à Al-Qaïda. Ils en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le Sud et le phénomène déborde sur les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Ces attaques se mêlent à des conflits intercommunautaires, qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre en 2018, selon l’ONU.

Depuis l’opération contre le groupe d’Amadou Koufa, les violences se sont poursuivies dans le centre. Six militaires maliens ont été tués mardi: leurs véhicules ont sauté sur une mine dans la région de Mopti.

Deux soldats français de la force Barkhane avaient été grièvement blessés quelques jours plus tôt dans leur campement temporaire près de la frontière du Niger. L’unité française avait été la cible d’une « attaque complexe » ayant débuté avec l’explosion d’un véhicule piégé, repéré puis stoppé par des tirs « à trente mètres des militaires de Barkhane » et qui s’est poursuivie avec l’irruption d’ »une quinzaine de combattants terroristes sur des motos, repoussés par des tirs » français, selon l’état- major français.

 

©AFP

Surréaliste, une dame âgée très malade abandonnée par ses propres enfants à Bangui.

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Madame Selebou filmée le mercredi dernier lors de notre enquête sur sa situation. CopyrightCNC.

 

Madame Selebou Mbona, âgée de 91 ans environ, souffrante des maladies liées à son âge a été abandonnée par ses propres enfants chez elle au quartier Yémbi 1 dans le Bégoua.

 

D’après les explications de ses voisins interrogés par CNC, madame Selebou Mbona, qui a quitté sa ville natale de Bouca dans l’Ouham pour rejoindre ses trois enfants à Bangui après la mort de son mari monsieur Selebou, n’a pas imaginé un seul instant ce qu’elle va subir dans la capitale centrafricaine une fois sur place.

Comme toute personne de cet âge, il faut absolument une assistance quasi permanente et la veuve Selebou n’a pas eu cette chance malgré la présence de ses trois gros garçons à Bangui.

Elle est totalement abandonnée à son triste sort dans une maison, sans avoir de quoi à manger,ni même de l’eau à boire.

Une situation alarmante qui pousse certains voisins à apporter un peu d’assistance à madame Selebou qui a finalement tiré sa révérence ce dimanche 17 mars 2019 pour rejoindre son époux au ciel.

Même si en République centrafricaine aucune loi n’oblige les enfants majeurs à s’occuper de leurs parents plus âgés, des cas comme celui de Madame Selebou peuvent pousser les législateurs à réfléchir sur un projet de loi en ce sens.

En attendant, c’est la conscience de chacun vis-à-vis de nos parents qui nous obligent à s’occuper d’eux à un certain âge même s’il y’a des problèmes entre nous.

 

Copyright2019CNC.

RCA : Zoukombo, face à face tendu entre les rebelles et les forces de la Minusca.

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Les forces portugaises de la Minusca à Bria en 2017.

 

 

Les habitants de Baboua en débandade

Durant toute la journée du dimanche 17 mars 2019 les forces portugaises de la Minusca ont mis la pression sur les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine qui ont bloqué depuis plusieurs jours les circulations sur l’axe Bouar-Béloko au village Zoukombo au nord-ouest de la République centrafricaine.

À Baboua, tout comme à Zoukombo, les habitants, par peur d’être des victimes collatérales d’un éventuel affrontement, ont pris la fuite pour se réfugier dans la brousse.

 

Mission de négociation

Selon des informations des sources FDPC, une mission en provenance de Bangui serait actuellement à Zoukombo pour tenter de négocier la levée totale et définitive de la barrière des rebelles.

Alors que le samedi dernier les rebelles ont autorisé le passage vers Bangui d’au moins 50 véhicules, ce dimanche ils ont changé de ton contre toute attente en bloquant les clés de certains véhicules sous prétexte que ceux-ci n’ont pas respecté les consignes strictes données aux chauffeurs.

 

Réunion de suivi de l’accord de Khartoum à Addis-Abeba

Ce lundi 18 mars 2019 à Addis-Abeba, à la demande du Président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat,une réunion de suivi de l’accord de paix de Khartoum s’ouvrira en présence des représentants des 14 groupes armés et du gouvernement centrafricain.

En présence de l’Algérien Smaïl Cergui, patron du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et sous l’œil vigilant du nouveau patron de la Minusca, les groupes armés tenteront probablement d’avoir plus de place au sein du gouvernement d’union nationale dirigé par Firmin NGRÉBADA.

Selon des sources diplomatiques africaines à Bangui, certains ministres occupants actuellement des postes régaliens risqueraient de céder leurs fauteuils aux profits des rebelles.

 

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RCA : Gaga, une exploitation minière à grande échelle par des chinois crée la tension.

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Image d’illustration

 

 

Yaloké (CNC) – Une entreprise d’exploitation minière chinoise installée dans la commune de Gaga dans l’Ombella-Mpoko est en plein conflit environnemental avec la population locale.

 

À en croire aux habitants du village Zoué et Dambourou où se trouvent les deux chantiers d’exploitation minière chinoise, il n’est plus possible de faire confiance à cette société en matière de la viabilité écologique et de gérance environnementale.

Si les ingénieurs du ministère centrafricain des Mines comprennent qu’une exploitation minière consomme une grande quantité d’eau, d’énergie et perturbe des terrains naturels qui constituaient l’habitat de nombreuses espèces, de nombreux écosystèmes et des fermes familiaux, l’objectif au départ était d’obliger toutes les sociétés minières qui veulent s’implanter en République centrafricaine, à travers leur cahier de charges, une contrainte environnementale afin d’améliorer la viabilité écologique de leurs opérations.

Sauf que depuis l’arrivée au pouvoir du Président Touadera en 2016, la quasi-totalité des chantiers miniers en République centrafricaine est attribuée systématiquement aux entreprises chinoises ou russes sans aucune contrainte environnementale. Ce qui cause souvent des conflits entre les exploitants étrangers et les riverains qui utilisent souvent ces ressources naturelles pour leur survie.

C’est le cas identique à Gaga où les deux chantiers miniers chinois de Zoué et de Dambourou qui se trouvent respectivement à 55 et 70 kilomètres de Yaloké dévastent littéralement et sans conséquence tous les échos système environnementaux du secteur.

Même la rivière Gbargbar, utilisée le plus souvent par les riverains pour la pêche et autres activité n’est plus exploitable à cause des gros tracteurs et autres machines utilisées par cette société minière.

Plus choquants, les trous des mines abandonnés ne sont pas couverts comme il faut pour éviter une possible noyade en cas de pluie.

En tout cas, pour la population de la commune de Gaga, c’est une provocation orchestrée avec la complicité du gouvernement et du Président Faustin Archange TOUADERA.

Rappelons qu’en octobre 2018, trois Chinois travaillant pour une société minière ont été assassinés par les habitants de Sosso-Nakombo dans le Mambéré-Kadéi suite à un conflit avec la population locale.

Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir où sont passées les retombées financières de toutes ces exploitations minières dans le pays ?

Touadera et son ministre des mines doivent s’expliquer tôt ou tard devant le peuple centrafricain.

 

Copyright2019CNC.

 

Centrafrique : meurtre par strangulation d’un homme à la citée Jean XXIII de Bangui.

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Voiture d’intervention de la police centrafricaine au centre-ville de Bangui en 2018. CopyrightCNC.

 

Bangui (CNC) – Le corps est formellement identifié par le service judiciaire de la police comme étant monsieur Lévis Gosselé, un commerçant de 45 ans habitant le quartier où il a été retrouvé sans vie ce samedi 16 mars 2019 dans la matinée.

 

D’après le service d’identification de la police judiciaire de la République centrafricaine, le corps de monsieur Lévis Gosselé présente des traces de tortures et de strangulation. Son cou est totalement brisé.

Les commanditaires de cet acte criminel, qui voudraient maquiller le meurtre à une mort naturelle, remettent tranquillement le corps de la victime sur le siège de son véhicule.

Selon le service de la police judiciaire, l’acte criminel a eu lieu dans la nuit du vendredi à samedi 16 mars 2019 alors que la victime revenait de son lieu de commerce à Gobongo où il détient un bar dancing dénommé « NEMBÉTÉ ».

Son sac contenant des billets de banque a même été volé par les assaillants.

Entre temps au début de cette semaine, un autre corps sans vie a été retrouvé sur la colline de la cité Jean XXIII. Il s’agit du corps de l’adjudant de la gendarmerie Wanguia, travaillant pour le service mobile de la gendarmerie.

Une recrudescence de la criminalité dans le quatrième arrondissement de Bangui inquiète sérieusement la population locale qui sollicite l’aide du gouvernement.

 

Copyright2019CNC.

République centrafricaine : situation tendue au sein du FPRC

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Les rebelles de la Séléka à Bria dans la Haute-Koto. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui (CNC) – À la veille de la réunion de suivi de l’accord de paix de Khartoum à Addis-Abeba convoquée par la commission de l’union africaine, la tension ne cesse de monter entre les différentes communautés au sein du FPRC       qui lutte pour une place au soleil dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

 

En effet, les rebelles de l’ethnie Goula, qui constituent une importante unité combattante au sein du FPRC de Noureidine ADAM se disent oubliés par leur chef qui propose toujours les noms de ses propres parents de l’ethnie Rounga pour occuper des postes au sein du gouvernement au nom de leur mouvement.

À 48 heures de la réunion d’Addis-Abeba au siège de l’Union africaine avec tous les représentants des groupes armés et du gouvernement, signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février dernier, les personnalités issues de l’ethnie Goula font bloc commun pour tenter de peser lors de ladite réunion.

Le retour de monsieur Arnauld Djoubaye Abazene, une personnalité de l’ethnie Goula et frère de l’ex-Président de la transition Michel Am-Nondokro Djotodia, à la tête du ministère des Transports et de l’aviation civile n’a pas suffi de les calmer. Bien au contraire.

Pour l’heure, les têtes du RPRC, notamment Herbert Gotron Djono-ABA, Azor Kalité et Zakaria Damane font bloc pour soutenir leurs frères Goula du FPRC.

À Birao, les Kara, qui ont leur représentant à la présidence de la République comme Conseiller du Président Touadera, excluent de se joindre à leurs frères Goula.

 

Anselme Mbata pour CNC.

CENTRAFRIQUE : L’EXPOSÉ DES MOTIFS D’UN PROJET DE LOI QUI DISSIMULE LES VELLÉITÉS DISCRIMINATOIRES DE CONFISCATION DE POUVOIR.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-consequences-juridiques-et-politiques-des-revendications-des-groupes-armes-au-dialogue-de-khartoum2/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-4/” rel=”attachment wp-att-26247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

L’actualité politique centrafricaine est majoritairement dominée par la mise en application des accords de Khartoum, plus particulièrement la formation du nouveau gouvernement qualifié à tort d’inclusif mais précocement désavoué en cascade par les parties signataires à travers une cadence de démissions. En conséquence, on enregistre hélas le ralentissement des activités étatiques en attendant l’arbitrage de l’Union Africaine (UA) dans la capitale éthiopienne sur la substance du désaccord.

 

Il est ainsi apparu évident qu’une actualité politique d’envergure peut en cacher ou en étouffer une autre. C’est dans ce climat de tension électrostatique qu’il est important d’attirer l’attention de l’opinion nationale sur les travaux en cours à l’assemblée nationale.

En effet, les parlementaires centrafricains se sont réunis en session ordinaire depuis le 01 mars 2019. L’ordre du jour de cette session est fort intéressant car nos députés vont examiner les textes visant à mettre en œuvre les accords de Khartoum, le projet de loi portant code électoral, le projet de loi portant code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives, le projet de loi portant code des PME-PMI et enfin le projet de loi portant « cadre juridique » du partenariat public/privé.

 

Le projet de loi qui fait l’objet de notre analyse est celui portant code électoral qui définit les règles d’organisation des élections en Centrafrique.

Le projet de loi comporte trois cent (300) articles contrairement à l’ancien qui en dénombrait deux cent quatre (204).

 

Ce projet qui comporte plusieurs innovations probablement intéressantes mérite d’être traité avec délicatesse et non sous forme d’injonction, d’imposition ni de passage en force car il est susceptible de générer de tensions politiques avec des conséquences incommensurables.

Les innovations contenues dans ce projet sont entre autres l’intégration de la biométrie pour sécuriser les données, le bannissement du cumul de mandats électifs, le domicile ou la résidence ( a ne pas confondre) qui remplace la propriété bâtie pour les élections législatives, le rehaussement du niveau intellectuel des futurs députés, le volet qui met un terme à la traditionnelle polémique entre « centrafricains d’origine et centrafricains d’adoption », enfin l’augmentation exorbitante et injustifiée du montant de caution pour prétendre solliciter le suffrage des électeurs.

 

La lecture synoptique du projet de loi portant code électoral laisse le citoyen lambda perplexe, dubitatif et ce dernier s’interroge :

La hiérarchie sociale et financière des candidats justifie t-elle la qualité de meilleur candidat au détriment des programmes politiques ? Cette hausse vertigineuse du montant de caution qui est en totale déphasage avec le revenu moyen garantit-elle une réélection du candidat du pouvoir ? Cette hausse qui viole le principe de l’équité et d’égalité des chances résulte t-elle d’une volonté délibérée du pouvoir d’éliminer les potentiels adversaires ? Si on place le candidat Touadera de l’époque face à cette caution, avait-il simplement cette possibilité de fournir cette caution ? Le président des pauvres a t-il changé de camp en seulement trois ans de gouvernance ? L’introduction de la biométrie dans le processus électoral est-elle opportune dès lors que les bases de données de l’état civil sont en lambeaux ? La suppression de la discrimination entre centrafricains d’origine et centrafricains d’adoption mettra t-elle un terme à toute polémique sur le sujet ? La préférence accordée à la femme candidate en cas d’égalité entre deux (2) ou plusieurs ne viole t-elle pas les dispositions de l’alinéa 1 de l’article 6 de la constitution ?

En effet, l’alinéa 1 de l’article 6 de la constitution dispose : « tous les êtres humains sont égaux devant la loi sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale ».

Cet article de la loi fondamentale confirme substantiellement la démocratisation de la compétition électorale et bannit la promotion de l’aristocratie. A l’état brut du projet de loi, certains partis politiques auront très certainement des difficultés pour payer la caution car taillée sur mesure. Ce projet fera également des mécontents dans les camps du pouvoir même s’ils ne le manifestement pas visiblement.

En outre, cette hausse drastique du montant de la caution qui est de nature à ébranler l’unité nationale repose la problématique du financement des partis politiques en Centrafrique.

A défaut d’un cadre juridique de financement des partis politiques, ce projet de loi encourage aux vols, corruptions, détournements, pillages et bradages de biens publics. Pour constituer un obstacle à ce plan machiavélique, nous invitons humblement les parlementaires investis du pouvoir de censure de s’interroger sur la normativité et la legistique de ce projet de loi portant code électoral.

Les parlementaires doivent par ailleurs se démarquer du « cliché », de « caricature » ou des « idées préconçues » de chambre d’enregistrement où les lois se marchandent moyennant des billets de banque pour amender ce projet de loi rationnellement et dans l’intérêt de tous.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 mars 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

RCA : le chef militaire du FPRC Abdoulaye Hissein reçoit une importante somme d’argent de Bangui.

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Le chef militaire du FPRC Abdoulaye Hissein

 

 

Bangui (CNC) – Le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) Abdoulaye Hissein, qui séjourne depuis quelques mois dans la localité de Birao, reçoit une importante somme d’argent de la part du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, a-t-on appris d’une source interne au mouvement.

 

L’information, confirmée par d’autres généraux du FPRC depuis Ndélé où se trouve la plus grande base militaire du FPRC, fait état d’une enveloppe d’environ 50 millions de francs CFA envoyée par le Président Touadera dans le but de convaincre les chefs militaires et politiques dudit mouvement à boycotter la prochaine réunion d’évaluation convoquée pour le 18 mars prochain dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba par le Président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat.

Si le Président Touadera alias la Tortue arrive à créer des poches de tension au sein des groupes armés principalement ceux de l’ex-coalition Seleka, il ne sait pas par contre comment affaiblir militairement leur capacité de nuisance.

Cependant, la seule chose qui lui reste, c’est de pomper des frics au trésor public pour remplir leurs poches dans l’espoir de les faire taire momentanément. Les rebelles ont très bien compris : menacer puis attendre le retour depuis Bangui.

En décembre de l’année dernière, le conseiller russe du chef de l’État monsieur Valery Zakarov, porteur du message de son patron Touadera au chef rebelle Ali Darassa, a remis à ce dernier une enveloppe contenant une somme de 100 millions de FCFA pompés au trésor public centrafricain. C’même scénario a été, peu de temps après, réalisé au chef milicien d’autodéfense de l’enclave musulmane de PK5 Djamous Nimeri Matar alias force.

Le Président Touadera, qui joue au double-jeu avec la communauté internationale, risque de perdre le peu de crédibilité vis-à-vis de certains pays Africains.

 

Copyright2019CNC.

La colonisation des russes en Afrique

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Des Mercenaires russes dans leur camp à Sibut. Copyright2019CNC.

 

 

La République centrafricaine est un pays riche et pour pleins de raison mais ce qui en fait sa convoitise par tout un tas de pays et de personnes est la richesse de son sol. Alors que la saison sèche n’est pas terminée, période de l’année la plus propice aux trafics en tous genres, les diamants en font partie.

 

Ces temps derniers, au niveau de Berberati, ville connue pour ses diamants, la convoitise semble se mettre en place.

D’une source sure, le nombre d’avion a augmenté à Berberati les laissant repartir très certainement le ventre pleins de diamants et autre minerai fort intéressant, volant les centrafricains qui les extraient chaque jour dans la souffrance et la douleur pour gagner de quoi manger et survivre.

Curieusement, ces avions plus nombreux amènent par la même occasion des russes. Il est impossible de savoir combien ils sont à présent à Berberati et pourquoi ils sont là. Est-ce que le gouvernement lui-même le sait ?

Sont-ils présents au nom de l’accord de défense signée avec le gouvernement de Touadéra préparant ainsi une quelconque action militaire ? Si c’est cela, il est bien curieux de ne pas le faire ouvertement et d’en avertir la population. Mais ces russes, sont-ils enfin les premiers militaires à poser le pied en Centrafrique ou est-ce toujours ces mercenaires fonds de tiroir venant se remplir les poches de billets ?

L’autre possibilité et qui semble plus plausible est que leur présence augmente pour mieux exploiter les mines, comme ils le font déjà dans d’autres pays d’Afrique.

En Guinée, dans la ville du nom de Fria, une société russe, Rusal, a réouvert l’usine de minerai en mai 2018. L’espoir de cette réouverture après quatre (4) ans de fermeture n’a pas duré, hélas. Les conditions des ouvriers sont décrites comme misérables. Ils sont à peine payés, exploités, ne peuvent pas revendiquer. Ils sont tout bonnement traités comme des esclaves par ces russes sans humanité. Mais l’esclavagisme n’est plus et est interdit. La société Rusal l’aurait-elle oublié ? Et les bénéfices de la société, où vont-ils ? certainement pas à la Guinée et à sa population, encore moins aux ouvriers traités comme des bêtes.

La ville a perdu sa vitalité et les commerces sont vides présentement.

Ce que les russes ont réussi à imposer en Guinée, sera-t-il tenté en Centrafrique ? De grâce, est-ce déjà le cas ? Est-ce que depuis l’arrivée des russes à Berberati la population fait du commerce avec eux ? les doutes sont grands et les chances que cette arrivée massive ne soit plus néfaste que bénéfique semble être le cas, comme il en est à Fria.

Il faut être sur les pieds de guerre pour qu’il n’en soit pas ainsi en Centrafrique.

L’avenir proche ou lointain nous en dira un peu plus

 

 

Centrafrique : Lettre officielle de démission de monsieur Fernand Dondon de l’URCA.

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Union pour le renouveau centrafricain

(URCA)

Bureau parti national

Sécrétariat du Cabinet, Bangui

Objet : Lettre de Démission

 

Monsieur le président Anicét Georges DOLOGUELE,

 

Je vous prie Monsieur le Président National du parti URCA, d’accepter par cette présente lettre de démission officielle au sein du parti L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et au poste de Trésorier Adjoint de la fédération Europe.

Cette décision fait suite à des raisons personnelles et de patriotisme militant dont j’ai toujours fait preuve de ma servitude, de fidélité, de loyauté et avec beaucoup de fermeté. Cet engagement de me retirer totalement du parti est irrévocable, sans équivoque et sans appel.

Vous conviendrez avec moi, que les raisons non évoquées au préalable et qui n’ont fait l’objet d’aucun débat en interne malgré les multiples tentatives d’approches personnelles, j’aurai voulu affirmer les motivations de mon départ auprès du Délégué aux conflits mais hélas, j’ai opté par ce canal pour vous adresser cette correspondance.

A l’instar de ma précédente lettre, je réitère une fois de plus mon voeu le plus absolu de me retirer définitivement du parti l’URCA d’une manière officielle.

Par conséquent, je vous demanderai de bien vouloir accepter ladite lettre afin de me désengager de toutes activités politiques du parti et de jouir librement de mes droits civiques.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Président, de l’expression de mes sincères considérations.

Fait à Nogent sur Oise Le, 14 Mars 2019

Cameroun: un délestage plonge plusieurs quartiers de la ville de Bafoussam dans le noir

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Les populations des quartiers Ndiengdam, Banengo, Tamdja sont en colères après avoir passés plus de 15 heures dans l’obscurité le mardi 12 mars 2019.

C’est au environ de 4 heures que les habitants de plusieurs quartiers ont constatés qu’ils étaient sans électricité. Une situation que la population ne comprend pas et pour la plupart de ces citoyens camerounais : « si la société en charge de la distribution de l’énergie électrique respectait ou avait de la considération pour les consommateurs, elle aurait communiquée pour permettre à la population de prendre des dispositions ».

Cette situation a énormément nui aux activités économique avec plusieurs produits dans différentes boutiques qui se sont avarié car n’étant pas conservés dans les conditions nécessaire, la journée des coiffeurs a été nul, les électriciens n’ont pas travaillés pour ne citer que ceci.

C’était donc une journée à oublier pour ces acteurs de l’économie.

C’est finalement à 19 heures passé de 45 minutes que l’énergie électrique est revenue dans les ménages de ces quartiers du chef-lieu de la région de l’ouest. Les habitants de ces quartier espère que la prochaine fois ou ceci doit arriver, elles seront averties afin de prendre des mesures qui leurs permettrons de palier à ce manque d’électricité.

Tout en souhaitant ne plus vivre des jours pareils, les habitants de ces quartiers veulent connaitre la ou les cause(s) de ce délestage qui a sérieusement perturbé leur journée.

 

Avec la Minute info