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RCA : LE TRAITÉ DE PAIX DE KHARTOUM SIGNE-T-IL LE TRIOMPHE DES GROUPES ARMÉS ?

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Centrafrique.com/rca-le-traite-de-paix-de-khartoum-signe-t-il-le-triomphe-des-groupes-armes/apres-signature-accord-dialogue-khartoum-a-bangui-au-palais-2/” rel=”attachment wp-att-26526 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Après la signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019.

 

 

UNE PAIX MAL NÉGOCIÉE ET IMPOSÉE DE L’EXTÉRIEUR

        

La longue attente de la paix. L’espoir de voir surgir enfin la stabilité d’un pays en proie au chaos. La fin de la violation d’un territoire et de son morcèlement par des rebelles acharnés. L’impunité zéro ouvrant la voie au châtiment des criminels. Le retour des exilés, victimes des outrages subis par tous les déracinés. Cette liste à la Prévert ne trouve aucune réponse dans le texte final de l’accord de Khartoum.

         La population centrafricaine semble être le dindon de cette mascarade cruelle des bords du Nil. Les bourreaux d’hier ont eu la part belle. Ils ont même obtenu la primature ! Ce qui implique la démission du Premier ministre Sarandji et de son gouvernement. Mais vont-ils se laisser éjecter ? Aux dernières nouvelles, Sarandji refuse de démissionner et fait légitimement de la résistance. Certaines dispositions erratiques de l’accord lui permettraient de ne pas obtempérer à la volonté des rebelles.

Mais comment le président Touadera va-t-il enjamber la Constitution pour satisfaire la gloutonnerie des séditieux ? Une rumeur indécente et incroyable circule à Bangui après la signature de l’accord de Khartoum : « le président Touadera pourrait utiliser son droit de grâce pour amnistier les criminels de guerre. »

         C’est ainsi que les tueurs de Centrafricains resteraient impunis ?

         Une telle décision serait lourde de conséquences. Aux yeux de ses compatriotes, le président Touadera passerait pour le complice des criminels.

UN PAYS CERNE PAR DES PRÉDATEURS

         Des traquenards cruels ont été ourdis de l’étranger, avec le concours des élites du pays prédatrices de biens mal acquis. Des élites que la notion de patriotisme a quittées depuis bien longtemps. Des élites qui ont emmené leur pays à se livrer à une danse du ventre sur un fil tendu sur un volcan en éruption, tandis que d’obscures forces étrangères s’évertuaient à tirer profit de la situation.

         L’épais secret qui entoure le contenu final des pourparlers de Khartoum et les déclarations alambiquées des autorités centrafricaines cachent mal leur malaise face aux Centrafricains. Comment envisager de gouverner avec ceux qui, hier encore, massacraient les populations, tuaient des prêtres, profanaient et incendiaient les églises, suppliciaient les chrétiens ? C’est insupportable. Il est à craindre que les gesticulations de Khartoum, abusivement appelées « pourparlers de paix » n’aient suscité que de faux espoirs.

         Car, si les rebelles avaient voulu appuyer leur volonté de paix, ils auraient commencé par un désarmement général et se seraient mis sous la protection de l’ONU en attendant leur comparution devant la Cour Pénale Internationale (CPI).

         Au lieu de quoi, ils ont gardé intacte leur énorme armada, alors que la Centrafrique continue de subir l’ignominieux embargo sur les armes imposé par l’ONU. Il ne faut pas perdre de vue que le Conseil de Sécurité est composé d’états puissants fabricants d’armes. Ces armes qui équipent les groupes rebelles.

         C’est sur le peuple qui l’a porté au pouvoir par les urnes que le président Touadera doit s’appuyer. La paix et la réconciliation nationale ne viendront que des Centrafricains eux-mêmes.

 

LE DILEMME DES MERCENAIRES ÉTRANGERS

         Les factions de l’ex-Séléka constituent un assemblage hétéroclite de soldats perdus, dont beaucoup de mercenaires. Soldats de fortune, ils sont, pour la plupart, recherchés dans leur pays d’origine pour différents délits. Comme ils l’ont fait avec le président François Bozizé, ces mercenaires vont exiger d’être rétribués avec un passeport centrafricain. A Khartoum, les chefs de guerre, en plus de leur impunité et de l’amnistie dont ils pourraient bénéficier, se sont aussi préoccupés de l’avenir de leurs mercenaires. Ils ont donc demandé à ce que ceux-ci puissent obtenir la nationalité centrafricaine et leur intégration dans l’armée.

           D’où l’idée de mettre sur pied des unités spéciales mixtes, composées de membres de forces de défense et de sécurité, en majorité des mercenaires, qui seraient ainsi innocentés et protégés.

         Mais, en procédant ainsi, le président Touadera deviendrait, comme nous l’avons déjà dit, complice de fugitifs criminels de guerre, lestés de mandats d’arrêt de l’ONU pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. C’est inconcevable ! Leurs milliers de victimes se retourneraient dans leurs tombes d’indignation et de colère.

         Les Centrafricains refusent donc que les tueurs bénéficient d’une indécente impunité et partagent le pouvoir avec les autorités légitimes. Sûrs de leur force militaire, n’auraient-ils pas l’ambition de s’emparer de tout le pouvoir à Bangui et devenir ainsi les califes du pays tout entier ?

         Les Centrafricains ne l’accepteront jamais.

         La Nation centrafricaine est une République.

         Elle est et sera toujours, selon sa Constitution, « une République démocratique, laïque, sociale et indivisible. »

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(14 février 2019)

 

 

Transport aérien : Airbus arrête le A380

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Centrafrique.com/transport-aerien-airbus-arrete-le-a380/a380/” rel=”attachment wp-att-26522 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>A380 d'airbus
A380 d’Airbus

 

 

Le constructeur européen qui fait face à d’énormes difficultés commerciales a décidé ce 14 février de mettre fin à son géant.

 

L’A380 est l’avion l’un des avions les luxueux et pointue en terme de technologie. Mais c’est aussi le plus couteux des appareils.  En raison de ce coût exorbitant, Airbus son constructeur a de la peine à vendre ces appareils. La majorité de ses clients préfèrent se tourner vers d’autre constructeur comme l’américain Boeing ou encore le Brésilien Embraer.

 

La situation commerciale de Airbus s’est encore détériorée lorsque son principale client Emirate a demandé de revoir sa commande de 53 avions à baisse. Seuls 14 avions A380 ont été vendus à la compagne du Golfe.  C’est cet état de chose qui a donc contraint le constructeur européen à stopper la production de ces avions géants. La mort de l’A380 vient s’ajouter ainsi à la liste de Concorde et Caravelle.

RCA : inquiétante arrivée massive des éleveurs peuls au nord-ouest.

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Centrafrique.com/rca-inquietante-arrivee-massive-des-eleveurs-peuls-au-nord-ouest/deux-peuls-eleveurs-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-26518 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les éleveurs Peuls centrafricains
Les éleveurs centrafricains.

 

 

Bouar (CNC) – Dominées par des inquiétudes palpables, les deux grandes villes du nord-ouest, notamment la sous-préfecture de Paoua dans l’Ouham-Pendé et la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, sont confrontées depuis une semaine à l’arrivée massive des éleveurs peuls. Accompagnée des hommes lourdement armés, la présence de ces éleveurs peuls inquiète sérieusement la population locale.

 

Si à Paoua certains pensent que ce retour massif des éleveurs peuls sur le territoire national serait lié à la récente signature de l’accord de Paix de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés, à Bouar et à Bossemptélé, on pense plutôt que c’est en faveur de cette période de la saison sèche que ces éleveurs rentrent massivement.

Cependant, les cultivateurs de Bouar, Bossemptélé et Paoua, encerclées totalement par ces éleveurs peuls, s’alarment contre la présence des troupeaux qui dévastent au passage leurs champs.

Outre le passage dévastateur des troupeaux, la présence des hommes lourdement armés au côté de ces éleveurs inquiète sérieusement les autorités de ces trois localités provinciales.

Alors que certains éleveurs, qui se sont aventurés en dehors de la région de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé, sont rappelés de force par les miliciens de 3R qui contrôle au passage toutes les ventes des bœufs dans sa juridiction. En cas de non-respect de cette loi du 3R, l’éleveur contrevenant est soumis à une correction sévère sur son corps.

D’après une source proche de la municipalité de Bouar, des discussions sont déjà entamées avec le groupe 3R et les éleveurs peuls proches de Bouar pour une solution durable favorisant la tranquillité dans le secteur.

 

Copyright2019CNC.municipale

RCA : L’après-Khartoum et la succession de Sarandji

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Centrafrique.com/rca-lapres-khartoum-et-la-succession-de-sarandji/sarandji-et-touaddera-2/” rel=”attachment wp-att-26514 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Touadera et sarandji
Le Président Touadra et son premier ministre Sarandji.

 

 

Bangui (CNC) – L’accord de paix et de réconciliation signé à Bangui, le 6 février dernier, entre le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés sonne le glas des incertitudes et des supputations au tour du dialogue de Khartoum. Cette page étant définitivement tournée, place désormais aux perspectives, à commencer par les dispositifs de la mise en œuvre de l’accord ainsi conclu.

 

Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera qui a personnellement paraphé au Soudan, puis signé le document dudit accord de paix à Bangui, a engagé le gouvernement à mettre immédiatement en œuvre les clauses de l’accord.

Même si l’accord n’a pas explicitement fait mention des points épineux des pourparlers de Khartoum, a savoir l’amnistie générale et le partage de pouvoir, l’on est en mesure de croire que ‘’non poursuite’’ des chefs rebelles signifie quelque part, l’amnistie en minuscule ; tout de même le ‘’gouvernement de sortie de crise’’ ne cache pas l’idée de partage de pouvoir.

Concernant le deuxième point, l’aspect crucial est le départ du chef du gouvernement que les groupes armés en appellent de tous leurs voeux comme étant le sacrifice ultime de Touadera pour la paix. Et l’on s’interroge légitimement sur le successeur de SMS.

 

Des noms qui circulent à Bangui

Bien avant Khartoum, lorsque l’on évoquait la question de la succession du PM, les noms qui circulaient se recentraient autour de Me Lin Banouképa, ce qui paraissait être le choix de Touadera . Alors que le contexte poste Khartoum exige un PM issu plutôt des rangs des groupes armés. Vu les âpres discussions à Khartoum à ce sujet, l’on est tenté de croire que cette exigence serait satisfaite. Et, la balle serait dans le camp des groupes armés de proposer les noms. D’ailleurs, à en croire certaines indiscrétions proches du club des groupes armés, les discussions internes sont déjà largement avancées. Moustapha Saboun, Ali Chaibou et Gontran Djono Ahaba seraient les trois personnalités sur qui comptent les groupes armés.

 

Mais qui sont-ils ?

Un petit regard sur ces trois personnalités s’impose. Mais très loin des méandres politico-militaro-diplomatiques de ce choix, l’on noterait que la raison du choix de Moustapha Saboun serait justifiée par sa proximité aux artisans de la prise de pouvoir de la Séléka en 2013. Âpres son passage à la tête de l’Agence de régulation des télécommunications – le poste qui le récompense dans son combat dans la conquête du pouvoir de la Séléka, Saboun aurait contribué parmi les entrepreneurs du mouvement de la société civile ‘’Siriri’’ qui sévit encore sur les réseaux sociaux.

Cependant, Ali Chaibou lui, Directeur national en exercice de la Banque centrale (BEAC), son choix tiendrait, a en croire toujours des indiscrétions proches des groupes armés, au rôle patriotique que joue ce dernier dans la stabilité de la grande partie nord du pays. La ville de Birao en particulier, ville natale de ce dernier a gagné en stabilité a la différence des autres localités du Nord, une réalité qui doit beaucoup à l’œuvre citoyenne de Ali Chaibou. L’on retiendra également le succès de la fête nationale du 1er décembre 2018 à Birao grâce à l’implication personnelle de ce dernier. Beaucoup sont même tentés d’affirmer que le choix de la ville de Birao pour abriter l’édition 2019 de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) tiendrait également à cette stabilité.

C’est de quoi à mettre dans la balance pour que, si jamais les groupes armés arrivaient à décrocher la primature dans le cadre du prochain gouvernement, le choix du successeur de SMS soit raisonnable ?

Quant au ministre Gontran Djono Ahaba, le favori du Président Faustin Archange TOUADERA parmi les noms des personnalités proches des groupes armés,il est par ailleurs beaucoup apprécié par le Président tchadien Idriss Déby et l’ex-Président de la transition Michel Djotodia qui voit en lui un homme correct et fidèle. Son choix pourrait calmer les ardeurs du Président tchadien qui ne porte en aucun cas le Président Touadera dans son cœur.

En outre, selon une source diplomatique proche de l’Union africaine, le prochain Premier ministre ne serait pas issu des groupes armés comme mentionnés dans les médias.

En attendant le choix du prochain Premier ministre, les Centrafricains retiennent encore leur souffle.

 

 

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République centrafricaine : courte tournée du ministre de la Santé à Bria.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-courte-tournee-du-ministre-de-la-sante-a-bria/batiment-reunion-a-bria-ministre-sante-publique-somse-le13fevrier2019/” rel=”attachment wp-att-26509 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Réunion du 13 février 2019 à Bria du ministre de la santé publique. Credit photo : Moïse Banafio/CNC
Réunion du 13 février 2019 à Bria du ministre de la santé publique. Credit photo : Moïse Banafio/CNC

 

Bria (CNC) – Conduite par le ministre de la Santé publique docteur Somsé, une délégation du ministère de la Santé est arrivée ce mercredi 13 février vers 10 heures dans la ville de Bria.

 

Accueillie à l’aéroport de Bria par le préfet de la Haute-Koto Monsieur BIGUININDJI Thierry Évariste et le Directeur de l’hôpital régional le docteur Jean-Mathias AMADOU, la délégation officielle conduite par le ministre Somsé dans laquelle se trouve aussi le directeur de la région sanitaire numéro 5 est conduite sous la bonne escorte des soldats gambiens de la Minusca à l’hôpital où presque toutes les organisations internationales qui sont dans la ville, notamment le Médecin sans Frontières (MSF), l’International médical Corps (IMC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’OXFAM, la Coopi, le PLAN International, l’OCHA et la Munisca l’attendaient pour une réunion à huis-clos qui a duré au moins 3 heures du temps.

Le Médecin en chef de l’hôpital, le Docteur Jean-Mathias AMADOU, profitant de l’occasion, leur a expliqué comment se déroulent les activités sanitaire dans la préfecture de la Haute-Kotto.

Cependant, la délégation officielle, quelques heures avant leur retour à Bangui, s’est rendue au PK3 dans la base de la Minusca pour une dernière réunion à huis-clos.

Vers 15 heures, elle a pu quitter la ville de Bria pour Bangui.

Rappelons que lors du déplacement du ministre Somsé à Bria, la presse locale n’a pas été conviée.

 

Copyright2019CNC.

 

République centrafricaine : gouvernement d’union nationale, Sarandji résiste.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-exclusivite-le-grand-barometre-du-gouvernement-sarandji-ii/gouvernement-centrafricain-au-complet-sarandji1/” rel=”attachment wp-att-26406 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Gouvernement Sarandji 1.
Gouvernement Sarandji 1.

 

 

Bangui (RCA) – Prévue dans l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier par le Président Touadera et les 14 groupes armés, la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale réclamée par les groupes armés tarde à se concrétiser. En cause, les caprices de l’actuel Premier ministre et ami proche du Président Faustin Archange TOUADERA qui ne compte pas déposer sa demission.

 

Reçu par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au palais de la renaissance ce mardi 12 février vers 8 heures, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, après avoir terminé en queue de poisson le conseil des ministres exceptionnel , quitte en catastrophe le palais de la renaissance vers 15 heures de Bangui.

Selon des sources proches du gouvernement, l’ambiance de ce conseil des ministres exceptionnel de ce mardi 12 février est extrêmement désagréable.

Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui n’a pas apprécié qu’on lui demande de déposer la démission de son gouvernement, pète les plombs ouvertement et explique au passage qu’il n’est pas prêt à le faire sous une quelconque pression.

Certains ministres ont aussi emboîté ses pas pour tenter de dissuader le Président de la République à ne pas céder à la pression des mains invisibles de certaines puissances étrangères qui veulent à tout prix son échec.

Si le conseil d’hier est qualifié par certains comme l’un des plus longs depuis l’arrivée au pouvoir du Président Touadera, il est aussi le plus difficile pour ce dernier qui est soumis à des pressions non seulement de son camp, mais aussi des parrains de l’accord de Khartoum qui souhaitent son application dans l’immédiat.

 

Affaire à suivre…

 

CopyrightCNC.

RCA : recrutement des FACA, le Président Touadera très remonté contre le PAN Gon Baba

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Bouar-3/” rel=”attachment wp-att-26497 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/candidat-recrutement-faca-en-position-de-pompe-bouar-450×273.jpg” alt=”” width=”450″ height=”273″ />
Un candidat au recrutement au sein des FACA en à Bouar dans la Nana-Mambéré.

 

 

Bangui (CNC) – La procédure du recrutement de 1300 jeunes au sein des forces armées centrafricaines (FACA) déclenchées en août 2018 va finalement suivre son cours normal en dépit des soupçons des fraudes massives enregistrées dans le recrutement.

 

Si l’ensemble des députés centrafricains par les voix de leur porte-parole Bernard Dillah et du Président de l’Assemblée nationale Laurent Gon Baba ont appelé en décembre dernier à l’annulation et à la réorganisation du recrutement au sein des forces armées centrafricaines pour une meilleure représentativité, à la Présidence de la République, certains proches parents collaborateurs du chef de l’État expriment au contraire leur satisfaction vis-à-vis de la procédure qu’ils jugent conforme au standard défini par l’État-major des armées centrafricaines et de la communauté internationale.

À ce titre, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, en dépit de la contestation générale des députés et de certains candidats malheureux, ordonne à l’État-major de poursuivre la procédure du recrutement jusqu’au bout.

 

Des noms circulent à la présidence de la République

Alors qu’au ministère de la Défense, certains officiers se disent choquer par la pression régulière faite par la présidence de la république pour le choix de certains candidats qu’ils proposent, la primature, y compris certains officiers supérieurs de l’armée ont eux aussi leurs propres candidats à faire admettre.

Parmi les milliers des candidats en lice, la présidence a envoyé à l’État-major quelque 200 noms contre 90 pour la primature.

Une exigence du pouvoir que personne ne doit contester, d’après des sources proches de l’État-major des armées.

En conséquence, la procédure du recrutement poursuit son cours et les candidats retenus précédemment ont composé depuis la semaine dernière des épreuves écrites dans différentes localités du pays.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : arrivée des soldats FACA à Alindao.

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Centrafrique.com/centrafrique-arrivee-des-soldats-faca-a-alindao/entree-soldats-faca-bocaranga-7-janvier-2019-2/” rel=”attachment wp-att-26489 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Arrivée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans l'Ouham-Pendé en janvier 2019. CopyrightCNC.
Arrivée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé en janvier 2019. CopyrightCNC.

 

Bangassou (CNC) – Un détachement des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) arrive depuis dimanche 10 février dans la soirée à Alindao, une sous-préfecture de la Basse-Koto située à 505 kilomètres de Bangui la capitale.

 

Accueillis comme les héros de guerre, les soldats FACA sont applaudis par des milliers des personnes à leur arriver dimanche soir dans la ville d’Alindao dans la basse-Koto.

« Maintenant on est rassuré avec la présence des soldats FACA à nos côtés. Nous avons beaucoup souffert ici à Alindao et les rebelles ne cessent de nous martyriser… », a déclaré à CNC un déplacé du camp de l’église catholique de la ville.

Selon nos informations, une grosse partie de ce détachement va s’installer à Alindao, tandis qu’une autre partie va continuer sur Bangassou pour procéder à la relève des autres FACA déjà installés dans le Mbomou.

Il y’a lieu de rappeler que la ville d’Alindao, l’une des six sous-préfectures de la Bass-Koto, a été dernièrement la cible d’une violente attaque des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du général de la Seleka Ali Darassa le 15 novembre dernier.

Au moins une soixantaine des déplacés du site de l’évêché d’Alindao ont été massacrés dont 2 prêtres catholiques.

Depuis lors, les activités reprènnent dans la ville avec le soutien des soldats des nations-unies de la Minusca.

 

©2019CNC

République centrafricaine : le fléau des mercenaires

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-le-respect-du-droit-international-humanitaire-menace/soldats-russes-en-culotte-dans-leur-base/” rel=”attachment wp-att-26176 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les mercenaires russes. CopyrightCNC.
Les mercenaires russes. CopyrightCNC.

 

Bangui (CNC) – Le secrétaire général des Nations Unis, Antonio Guterres s’est exprimé sur les mercenaires présents en Afrique qui aggravent les conflits et menacent la stabilité de l’Afrique.

 

Les mercenaires sont présents dans de nombreux pays de l’Afrique incluant comme chacun le sait la Centrafrique. Ils ne sont pas présents pour les beaux yeux de la Centrafrique mais par intérêts.

 La crise que traverse le pays n’est pas leur souci, bien au contraire, c’est grâce à elle qu’ils peuvent gagner de l’argent et profiter des centrafricains. L’état ne contrôle qu’une partie du pays alors les mercenaires se retrouvent surtout là où justement les rebelles martyrisent la population renforçant d’autant plus les difficultés de l’état à se rétablir.

Or lorsque la stabilité est fragile, les exploitations illégales poussent comme des champignons se nourrissant de criminalité et de violence.

En Centrafrique une société du nom de SMP Wagner a embauché de nombreux mercenaires russes pour diverses tâches. Le chef d’état de la Fédération de Russie a lui-même admit qu’ils sont présents tout en cautionnant leurs activités « ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts aux quatre coins du monde ».

 

Alors comment les mercenaires russes doivent-ils être considérés ? Les instructeurs de Bérengo ne sont ni plus ni moins que des mercenaires. Comment se fait-il que des mercenaires forment des militaires ? Les autres formations que suivent les FACA par l’EUTM sont des militaires que cela soit les portugais, les français ou bien les suédois. Peut-on accepter que des mercenaires forment notre armée républicaine ? Des personnes qui sont à la limite de la légalité peuvent-elle former ceux qui représentent l’état ? Et pour quelles compétences peuvent-ils les former ? Il a été dit en plus que ces mercenaires auraient eu des comportements contraires au droit international humanitaire durant les évènements de Bambari en janvier. De plus, d’après une source fiable, les formations sont expéditives et les punitions sévères très fréquentes.

 

Les mercenaires russes en plus d’être employés en tant qu’instructeur, sont aussi très présents dans les mines de la société Lobaye invest qui appartient à la même personne que la société SMP Wagner précédemment citée. Ce lien aussi obscur qu’une nuit sans lune semble encore être un bel exemple de corruption où un pays vient puiser et se servir de la Centrafrique comme on fait sa cueillette dans la forêt remplissant sa besace en oubliant les autres créatures vivantes. A bon entendeur

 

 

République centrafricaine : mise en place d’une commission inclusive après l’accord de Khartoum.

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Centrafrique.com/centrafrique-amnistie-et-gouvernement-dunion-deux-freins-pour-laccord-de-khartoum/dialogue-inter-centrafricain-de-khartoum-2/” rel=”attachment wp-att-26207 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Dialogue centrafricain de Khartoum
????????????????????????????????????Dialogue de Khartoum. CopyrightCNC.

 

 

Par un décret présidentiel numéro 199/030 du 8 février 2019, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA met en place une commission inclusive chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République centrafricaine.

 

Malheureusement, cette commission mise en place par le Président Faustin Archange TOUADERA est composée quasiment pour moitié des groupes armés et n’incluant aucune association des victimes de ce conflit.

Ce qui donne l’idée aux Centrafricains que cette commission consacre de fait l’impunité et l’amnistie aux rebelles.

 

Voici la copie du décret présidentiel portant création de ladite commission :

 

République centrafricaine : les FACA retraités de nouveau dans les rues de Bangui.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-les-faca-retraites-de-nouveau-dans-les-rues-de-bangui/blocus-de-lavenue-des-martyrs-par-des-soldats-faca-admis-a-la-retraite-3/” rel=”attachment wp-att-26478 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Dispositif des grèvistes sur l'avenue des martyrs en septembre 2018. CopyrightCNC.

 

Bangui (CNC) – Ce lundi 11 février 2019, plusieurs dizaines des soldats de l’armée nationale (FACA) admis à la retraite l’année dernière sont sortis à nouveau sur l’avenue de l’indépendance pour exiger le versement immédiat de leurs mesures d’accompagnement, y compris les 11 mois d’arriérés de leur solde.

 

“Nous voulons le paiement de quatre ans de pensions et de deux ans de mesures d’accompagnement. Nous voulons que nos enfants aillent aussi à l’école”, à déclarer le caporal-chef retraité Michel Senemokomna dans les médias en septembre 2018.

Le mois de janvier dernier, ces mêmes retraités sont sortis à nouveau, avec les mêmes revendications bien sûr, dans les rues de Bangui pour bloquer toutes circulations sur les avenues de l’indépendance et des martyrs, causant au passage une grande perturbation dans la capitale.

24 heures après cette sortie musclée, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a convié dans son bureau, en présence de la ministre de la Défense et de la Sécurité publique, les représentants de ce collectif des 800 soldats retraités qui ont décidé finalement de lever provisoirement leurs dispositifs sur les avenues de l’indépendance et des martyrs :

 

“Nous sous sommes entendus avec le gouvernement. Par rapport à nos revendications, nous nous disons que c’est une solution à moitié satisfaisante. Parce que rien n’est encore palpable entre nos mains. Nous avons 800 millions entre les mains de l’EUTM et le gouvernement s’est engagé d’en débattre avec les partenaires pour satisfaire cela la semaine prochaine. Idem pour les 11 mois, le gouvernement a promis faire un geste au courant de cette semaine” a indiqué à Radio Ndeke Luka un des retraités aux discussions avec le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Les voilà de retour sur l’avenue des martyrs ce lundi 11 février 2019, toujours avec les mêmes revendications liées au versement immédiat de leur arriéré de solde et de leur mesure d’accompagnement.

Selon certains manifestants ce matin, ils auraient déjà la preuve du versement de leur mesure d’accompagnement au trésor public depuis plusieurs mois par les partenaires américains, mais le gouvernement voulait les mener en bateau.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

RDC : “Il n’est plus acceptable que le Congo continue d’être victime de la convoitise de ses ressources naturelles” (Tshisekedi)

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Centrafrique.com/rdc-il-nest-plus-acceptable-que-le-congo-continue-detre-victime-de-la-convoitise-de-ses-ressources-naturelles-tshisekedi/felix-ttshisekedi-rdc/” rel=”attachment wp-att-26473 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo à l'Union africaine
Félix Tshisekedi

 

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a fait remarquer, dans son discours au 32e sommet de l’UA dimanche à Addis-Abeba que la RDC ne peut pas continuer d’être victime de ses ressources naturelles. Il met en garde ceux qui soutiennent les tentatives qui visent à déstabiliser la RDC.

« Notre pays a tant souffert depuis qu’il est Congo. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeller toute l’Afrique et la conscience internationale afin de ne point favoriser ni sponsoriser toute tentative susceptible de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier depuis plus de 20 ans. Il n’est donc plus acceptable que mon pays le Congo continue d’être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles », a lancé Félix Tshisekedi, dimanche à Addis-Abeba.

Il laisse une porte grandement ouverte à ceux qui sont intéressés par les ressources naturelles de la RDC.

« Cependant, à travers à des partenariats gagnant-gagnant, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la mise en valeur de ses ressources naturelles pour le bien-être de l’Afrique et du reste du monde », a promis Félix Tshisekedi.

 

Avec la RaDio OKapi

Tchad / Centrafrique : JUSQU’A QUAND IDRISS DEBY CONTINUERA A FAIRE ET DEFAIRE LES REGIMES EN RCA

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Centrafrique.com/tchad-centrafrique-jusqua-quand-idriss-deby-continuera-a-faire-et-defaire-les-regimes-en-rca/soldats-tchadiens-dans-vehicule-en-mouvement/” rel=”attachment wp-att-26464 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad
Les soldats tchadiens.

 

Bangui (RCA) – Beaucoup a été dit et écrit sur l’écrasante responsabilité, la propension et la manière dont le président tchadien Idriss DEBY ITNO a coutume d’influencer les changements politico-militaires de ces dernières années en République centrafricaine, voisin méridional du Tchad.

 

Avec le récent renforcement des effectifs de l’armée tchadienne en pré-positionnement à la frontière des deux pays, aucun doute n’est désormais permis sur les nouvelles intentions belliqueuses d’Idriss DEBY envers son homologue centrafricain dont c’est un secret de polichinelle qu’il tient pour responsable non seulement, de la publication par la Minusca d’un rapport accablant  ayant documenté les exactions et crimes de sang commis en Centrafrique par l’armée tchadienne mais aussi et surtout d’avoir fait appel à la Fédération de Russie de Poutine pour armer ses forces armées.

La presse tchadienne et internationale ont abondamment commenté et critiqué les entretiens du président tchadien avec son homologue français lors de la visite de ce dernier fin décembre 2018 à N’djaména où la situation centrafricaine a figuré en assez bonne place. La récente visite du PM israélien Benjamin NETANYAHOU dans la capitale tchadienne également qui a débouché sur le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays n’est vraisemblablement pas étrangère aux soucis sécuritaires de DEBY quant à son flanc sud alors qu’il doit faire face à une rébellion à sa frontière septentrionale avec la Libye.

Selon des informations de sources fiables proches de l’état-major même de l’armée tchadienne, plusieurs groupements tactiques interarmes (GTIA) en termes militaires sont pré-positionnés dans les villes de GORE, MOISSALA et SARH. Dans cette dernière ville qui est la zone de défense n°5 de l’armée tchadienne, on dénombre 3000 hommes en état d’alerte depuis novembre 2018. A MOISSALA localité tchadienne qui se trouve à 56 km de la ville centrafricaine de BATANGAFO, est déployé un GTIA de 800 hommes. Dans la ville de GORE située à 35 km de la frontière de la RCA sur la route nationale n°1, on compte un autre GTIA de 800 hommes. Tout ce dispositif est inspiré et mis en place par le général DAOUD, ancien et éphémère ambassadeur du Tchad à Bangui brusquement rappelé à N’djaména pour prendre la tête du ministère de la défense d’Idriss DEBY.

La mission assignée à ces détachements pré-positionnés est de franchir la frontière le moment venu et l’ordre donné, de foncer vers BANGUI pour renverser le président Faustin Archange TOUADERA du pouvoir – schéma invariablement similaire à celui dont a été victime de François BOZIZE avec la coalition SELEKA en mars 2013 – la frontière avec la RCA à partir de SARH et MOISSALA pour atteindre BOSSANGOA chef-lieu de la préfecture de  l‘OUHAM, et la ville de PAOUA puis BOZOUM chef-lieu de l’OUHAM-PENDE – qui abritait naguère un consulat du TCHAD – avant de fondre vers BOALI puis la capitale BANGUI.

Aux dernières nouvelles, ce dispositif militaire tchadien à viserait à faire pression sur le président Faustin Archange TOUADERA afin qu’il fasse entrer prochainement le maximum de représentants des groupes armés Séléka dans son gouvernement. Au moment où Idriss D2BY a fort à faire avec plusieurs rébellions au Nord de son pays, quel intérêt a-t-il à ouvrir un nouveau front avec son voisin du Sud sauf si c’est vraiment la personne de TOUADERA qu’il ne veut pas voir à la tête de la RCA comme ce fut le cas d’Ange Félix PATASSE qu’il a fini par renverser avec la complicité de François BOZIZE YANGOUVONDA dont il a aussi fait partir du Palais de la Renaissance.

 

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RCA : LE MYSTÈRE OPPRESSANT DU CONTENU DE L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM

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Centrafrique.com/bangui-cnc-paraphe-a-khartoum-soudan-et-signe-definitivement-le-mercredi-9-fevrier-2019-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui-le-contenu-de-laccord-de-paix-de-khartoum-nen-fini/ceremonie-signature-dialogue-de-khartoum-a-bangui-au-palais/” rel=”attachment wp-att-26468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie de la signature définitive de l'accord de Khartoum au palais de la renaissance à Bangui en Centrafrique.

 

 

        

Bangui (CNC) – Paraphé à Khartoum (Soudan) et signé définitivement le mercredi 9 février 2019 au Palais de la Renaissance à Bangui, le contenu de l’accord de paix de Khartoum n’en finit pas de susciter de lourdes interrogations.

        

Pourquoi, au moment de la signature définitive, n’a-t-on pas publié le contenu intégral de cet accord, attendu depuis des mois par un peuple plongé dans une profonde douleur ? Pourquoi en retarder la publication jusqu’à la tenue de l’Assemblée Générale de l’Union Africaine, alors que ce document engage l’avenir de toute une Nation et de son peuple ? Quel facteur inquiétant a empêché d’en donner la primeur à ce qui est la Maison du Peuple, autrement dit à l’Assemblée Nationale centrafricaine ?

         Toutes les supputations sont possibles devant de tels agissements. On se demande vraiment quelle peur a commandé cette dissimulation. Car c’en est une ! Est-ce la crainte de la réaction de la population, quand elle s’apercevra qu’elle a été trahie par des responsables qui auront cédé aux rebelles ? Acceptant leurs inacceptables revendications, comme l’impunité et le partage du pouvoir ?

           Ni le désarmement – volontaire ou par la force – des bandes armées, ni la libération de toutes les provinces qu’ils ont envahies illégalement, ne figurent, d’après les fuites, dans l’énoncé final de l’accord de paix de Khartoum. Quoi de plus frustrant et angoissant pour un peuple qui a enduré tant de souffrances ? Quant aux autorités centrafricaines, elles semblent être tombées dans l’escarcelle de l’Union Africaine, de l’ONU et des puissances étrangères. Surtout de la France et la Russie qui continuent, dans l’ombre, à gouverner la Centrafrique. Sans oublier les Chinois et les Américains qui sont en embuscade et fourbissent des plans susceptibles de ne servir que leurs intérêts.

         Gageons que le contenu de l’accord, rendu public après moult tergiversations, va accroître chez tous les Centrafricains le sentiment d’une trahison. Un autre chaos, encore plus sanglant, ne risque-t-il pas de s’abattre sur le pays de Boganda ? Les palabres de Khartoum ne vont-elles pas en ajouter un autre à celui, déjà prégnant, qui étrangle la République centrafricaine ?

 

LE PRESIDENT TOUADERA MENACE ?

         Si la confirmation de la nomination d’un chef rebelle à la primature s’avérait, comment le président Touadera pourrait-il devenir, en toute sérénité, le dirigeant d’un État bicéphale ? D’autant plus que les chefs de guerre avec lesquels il serait condamné à gouverner n’ont jamais reconnu la légitimité que lui ont accordée les urnes ! Ils étaient même bien décidés à le chasser du pouvoir, ou à opérer une partition du pays.

         Les pourparlers de Khartoum ont, décidément, le parfum d’une mascarade montée de l’extérieur. D’une machination ourdie par des forces obscures, pour faire main basse sur la République Centrafricaine, s’emparer de ses immenses richesses naturelles et maintenir les populations dans les ténèbres.

         Il faudra beaucoup de pugnacité au président Touadera pour protéger son peuple et préserver l’intégrité territoriale de son pays. Boursouflés de puissance, enivrés par leur soif du pouvoir, comment ces desperados vont-ils accepter de comparaître pour leurs crimes ? Les dissimulations volontaires et les zones d’ombre du traité de paix de Khartoum vont constituer un énorme boulet pour le président Touadera. Une gouvernance partagée avec des criminels risque d’être extrêmement compliquée.

 

UNE SEULE ISSUE, LE PEUPLE

         C’est le peuple qui sera le seul recours pour empêcher le pays de sombrer dans une instabilité sans fin. Il serait peut-être temps, en effet, de lui demander son avis. Afin de rompre cet entre-soi gouvernement- rebelles, qui risque, d’ailleurs, de se transformer en combat de chefs aux conséquences incalculables pour le pays, il faut absolument interroger la population sur cet embrouillamini, sur cette machination dont l’unique but est de remettre la République Centrafricaine aux mains de satrapes étrangers, avides de matières premières. Les citoyens centrafricains n’accepteront jamais un tel destin pour leur pays.

        

L’accord de paix de Khartoum fait la part trop belle aux séditieux.

Le texte final ne mentionne même pas l’exigence on ne peut plus légitime des Centrafricains, à savoir l’impunité zéro pour les criminels. Il est même écrit que toutes les actions judiciaires seront abandonnées. Quoi de plus scandaleux ? C’est inacceptable et insupportable. Le Président Touadera ne s’est-il pas mis en danger en signant ce papyrus de dupes ?

                                                                                                                            

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                           (10 février 2019)

 

 

République centrafricaine : une clause secrète entoure-t-elle l’accord de Khartoum ?

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Bangui, (CNC) – Paraphé à Khartoum après deux semaines d’âpres discussion et signé à Bangui mercredi 6 février, l’Accord politique dit pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine n’a toujours pas encore rendu public officiellement. Pour cause, il doit être présenté aux chefs d’État et gouvernement africains lors d’un sommet à Addis-Abeba. Mais l’accord, avant même sa signature, a fait péter les nerfs du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui avait qualifié les acteurs des putschistes.

 

Entrée en vigueur dès sa signature pourtant, l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine, ne pourrait pas entrer en application comme stipulé en raison du caractère secret que le président Touadera lui confère.

Pour un juriste contacté par CNC, l’accord ne pourra jamais avoir un début d’application tant que l’une des parties à savoir le gouvernement inclusif prévu en son article 21 n’est pas mise en place.

Et cela ne peut se faire que si le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji rend la démission de son gouvernement ou le président Touadera le limoge. Conclut notre juriste.

Mais Simplice Mathieu Sarandji résiste. D’après une source proche de ce dernier, l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine comporte plusieurs dispositions anticonstitutionnelles. Ce qui pousse le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à mettre son veto et entend saisir la Cour Constitutionnelle.

L’Accord ne parle pas d’un « nouveau » gouvernement. Estiment les proches du Premier ministre sortant.

Les groupes armés réclament la Primature, le ministère de la Défense et celui de l’Intérieure. Le premier couac apparaît.

 

Que faire ?

Le président de la République, Faustin Archange Touadera, un des signataires doit saisir les Garants de l’Accord qui n’est autre que les Chefs d’État qui composent le Panel de Facilitation de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation et qui se réunissent au moment où nous mettons en ligne cet article à Addis-Abeba. Et après il avisera s’il doit limoger son Premier ministre ou demander sa démission.

 

Simplice Mathieu Sarandji : démissionné ou limogé ?

Pour l’entourage du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, l’Accord ne dit pas expressément que le poste du Premier ministre doit revenir aux groupes armés. Il est hors de question qu’ils mettent la pression sur le président de la République pour en gagner en temps dans leurs massacres et pillages des ressources. Simplice Mathieu Sarandji ne démissionnera pas.

 

Que dit l’Accord sur le gouvernement?

Article 21 : Le Président de la République, Chef de l’État, s’engage à mettre en place immédiatement après la signature du présent Accord un gouvernement inclusif.

Pour un conseiller à la Primature, le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji est depuis toujours « inclusif » avec 7 ministres des groupes armés, Antibalaka et Seleka. Ce gouvernement peut continuer son chemin, sans changement. Insiste-t-il tout en criant à l’existence d’une annexe secrète inacceptable dudit Accord ?

 

Une chose est sûre, grâce aux nouvelles technologies d’informations, l’Accord est déjà rendu public. Et c’est la date de son entrée en vigueur qui sera celle du retour du président Faustin Archange Touadera d’Addis-Abeba.

 

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République centrafricaine : un homme retrouvé sans vie sous une table au marché Pétévo

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-un-homme-retrouve-sans-vie-sous-une-table-au-marche-petevo/rond-point-marche-petevo-bangui-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-26448 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>République centrafricaine : un homme retrouvé sans vie sous une table au marché Pétévo
Rond-point de Pétévo dans le 6e arrondissement de Bangui. Credit photo Michaël Kossi/CNC.

à Bangui.

 

Bangui (CNC) – âgé de 35 ans, monsieur Yangana Olivier, connu sous le sobriquet de banda ghetto, est retrouvé sans vie ce samedi matin sous une table du marché Pétévo dans le 6e arrondissement de Bangui.

 

D’après les premiers éléments de l’enquête de la Police, monsieur Yangana Olivier, originaire de la République démocratique du Congo, serait morte de l’excès de la consommation de la drogue.

En effet, selon ses amis proches contactés par CNC, la victime avait été atteinte de la maladie de tuberculeuse depuis plusieurs mois sans pour autant respecter les consignes médicales de son médecin traitant qui lui déconseille formellement la consommation d’alcool et de la drogue.

Avant sa mort ce samedi 9 février 2019, la maladie de monsieur Yangana Olivier, dopée par sa consommation excessive de la drogue de toute sorte retrouvée sur le marché, a atteint mortellement ses nerfs quelques heures plus tôt. Ce qui ne l’a pas permit de survivre plus de 24 heures, selon les médecins légistes.

Son corps, déposé à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, va bientôt être enterré ou rapatrié dans son pays d’origine la République démocratique du Congo (RDC).

 

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République centrafricaine : assassinat d’un homme au quartier Haoussa de Bouar.

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Bouar/monument-paix-ville-de-bouar-Centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-26451 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>République centrafricaine : assassinat d’un homme au quartier Haoussa de Bouar.
Ville de Bouar dans la Nana-Mambéré. Credit photo Gervais Lenga/CNC.

 

 

Un homme poignardé mortellement à Bouar dans la Nana-Mambéré.

 

Bouar (Nana-Mambéré) – Un père de famille de 45 ans est mort samedi 9 février 2019 après avoir été poignardé au quartier Haoussa vers 19 heures locales.

 

Le service de la gendarmerie de Bouar a annoncé hier matin que la victime a succombé à ses blessures au centre hospitalier préfectoral de Bouar.

Les gendarmes ont rapporté que la victime, âgée de 45 ans et père de 9 enfants, est agressée au couteau par au moins une personne encore non identifiée et recherchée par les forces de l’ordre dans la nuit du vendredi à samedi au quartier Haoussa de Bouar dans la Nana-Mambéré.

La Préfète de la Nana-Mambéré RENAZOU Diane Prisca, devant la colère de la population locale, appelle au calme et présente ses condoléances à la famille de la victime.

Il y’a lieu de rappeler que c’est pour la deuxième fois en moins de 3 mois qun acte odieux de cette nature est commis dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, Bouar après celui du mois de décembre dernier dans lequel un jeune homme a poignardé deux autres à cause de la jalousie sur une fillette de 14 ans.

 

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République centrafricaine : Colonisation, au tour de la Russie

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-le-respect-du-droit-international-humanitaire-menace/soldats-russes-en-culotte-dans-leur-base/” rel=”attachment wp-att-26176 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les mercenaires russes. CopyrightCNC.
Les Mercenaires russes. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (CNC) – La Centrafrique, terre de Boganda, porte bien son nom. Elle est située au cœur du continent et dont le sol regorge de richesses. Or, diamants, uranium et bien d’autres trésors cachés à la vue de tous attirent bandits, mercenaires et autres scélérats désireux de faire fortune. Sur la terre, aux yeux de tous, la richesse est toujours présente par de denses forêts exploitables, un sol fertile où tout pousse aidé par une météo pluvieuse. Mais toutes ces richesses font notre malheur.

Malheur qui depuis 2013 fatigue, exaspère même le centrafricain lambda, presque impuissant alors qu’il recherche paix et sécurité. Plus de cinq (5) ans déjà, et toujours l’espoir de voir la situation s’améliorer. Un nouveau pays fait parler de lui en Centrafrique, et le plus souvent en opposition à la France. Ce pays est considéré comme un pays ami alors s’il est tant ami que cela, pourquoi il est en opposition à la France ? Au contraire, ils devraient travailler main dans la main pour aider et soutenir au maximum la Centrafrique.

La période de la colonisation française est très souvent remise en cause, mais la Russie est-elle blanche comme neige ?

Au 19ème siècle plusieurs russes sont venus sur le continent africain pour y mener des opérations, des recherches, guerroyer. Ils se sont installés principalement en Abyssinie, l’actuelle Ethiopie. Par exemple Egor Petrovitch Kovalesky, colonel mais aussi géologue s’est spécialisé dans l’ingénierie minière. Il a entre autre installé des moyens plus modernes d’extraction de minerai dans la vallée du Nil. Il a tenté d’installer une station de lavage de sable dans une région où l’or est présent mais ce fut un échec. Sa réussite ne fut pas totale mais elle a quand même permis à la Russie de s’enrichir. Quelques années plus tard, un ministre du nom de Konstantin Pobedonostesev organisa une mission sur les rives de la mer rouge pour y fonder une base coloniale. L’aventurier Nikolaï Atchinov accompagné de 165 colons parvinrent en Abyssinie pour cette mission. A peine arrivé les problèmes commencent où les russes volent du bétail à la population locale. Il s’en fallut de peu pour que la situation dégénère complètement. Leur lieu d’implantation fut appelé « Nouvelle Moscou ».

Présentement quelle est la situation ? l’exploitation et l’exportation des richesses du sol ne se font pas très bien car les groupes armés d’une part les exploitent et d’autres part des sociétés étrangères aussi malgré que le processus de Kimberley n’ai pas été ratifié. Récemment la société Lobaye Invest, branche de la Saint Petersbourg M Invest fondée par Yevgeny Prigozhin s’est installée sur différents sites diamantaires.

Curieusement, cette société est celle qui emploie les instructeurs russes pour les formations des FACA. N’y a-t-il pas anguille sous roche ?

La Russie ne fait-elle pas preuve de néocolonialisme en montrant officiellement à tout le monde qu’elle intervient pour aider les FACA mais que de manière discrète elle est dotée d’une société minière dont les activités quant à elles sont cachées ? les fils de la Volga ont même réussi à s’imposer au gouvernement.

La colonisation est le fait de transformer un territoire pour le mettre sous sa dépendance. Que se passe-t-il à présent ? Dépendance politique où la Russie n’est jamais bien loin des représentants de la Centrafrique. Dépendance économique en exploitant son sol et ce n’est que le début malheureusement permettant d’appauvrir toujours plus le pays, pour les enrichir. Dépendance médiatique où il est su par tout le monde que des journaux se font publier pour éditer des articles de leur part attisant la haine ainsi qu’une radio du nom de Lengo Songo. Sur les réseaux sociaux, l’action des russes pour manipuler doit certainement exister quand on sait qu’ils ont manipulé par ce biais les élections américaines et le Brexit.

Si ce n’est pas de la colonisation alors j’en perds mon français avant qu’il ne soit interdit !

 

 

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CENTRAFRIQUE : L’INCOMPRÉHENSIBLE ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM ET LA PROBLÉMATIQUE DE SON EXÉCUTION.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-consequences-juridiques-et-politiques-des-revendications-des-groupes-armes-au-dialogue-de-khartoum2/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-4/” rel=”attachment wp-att-26247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (CNC) – Les registres statistiques des experts se sont amusés à affirmer que la Centrafrique capitalise sept accords de paix depuis 2012 mais aucun d’entre eux n’a connu un début d’exécution. C’est dans ce climat de désespoir ambiant qu’un énième accord de paix qualifié d’accord de la dernière chance parrainé par l’ONU et l’Union Africaine (UA) a été paraphé à Khartoum et signé formellement dans la modeste capitale centrafricaine.

 

La particularité de cet accord se résume par la présence effective des chefs emblématiques des groupes armés non conventionnels aux assises. L’accord dans sa globalité génère des des droits, devoirs et obligations entre les deux parties c’est à dire le gouvernement et les groupes armés non conventionnels. Les coulisses tumultueuses des travaux de cet accord suivi du mystère qui a entouré la publication du dit accord appellent les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine à une méfiance accrue. Cet accord d’une trentaine d’articles agencés à dessein alimente un flou, une ambiguïté sur les principales attentes de la population. En effet, face à l’hostilité de la population sur la notion d’impunité, l’accord n’a nullement évoqué l’amnistie mais entretien un divertissement sur le volet de la justice. En outre l’accord énonce la mise en place d’un gouvernement inclusif, l’arrêt des hostilités et violences, le déploiement de l’autorité de l’état sur l’étendue du territoire national, la décentralisation etc…Lassé par des accords de paix qui se succèdent et qui se ressemblent, le citoyen lambda s’interroge : pensez-vous que ce énième accord endiguera la profonde crise centrafricaine ? Pensez-vous que les groupes armés non conventionnels vont respectés leur engagement ? Pourquoi les célèbres chefs de guerre n’ont pas finalisé le document à Bangui ? Qu’est-ce qui différencie cet accord des précédents qui n’ont pas été respectés ? Qui est le véritable gagnant du dialogue de paix téléguidé de Khartoum ? Pourquoi la publication de l’accord de paix a pris tant de retard ? Face à l’hostilité de la population, certains concepts comme l’amnistie ont-ils été retirés du document initial ? Pourquoi l’accord n’est-il pas clair sur les poursuites judiciaires ? Comment les groupes armés peuvent accepter de signer le document sachant qu’il rejette l’idée de l’impunité sans évoquer l’amnistie ? Pourquoi l’accord ne renseigne pas de façon explicite sur la sanction applicable en cas de non-respect frôlant ainsi une entorse au célèbre principe de légalité des délits et des peines ? Comment va fonctionner la décentralisation prévue par l’accord alors que la constitution confère la gestion des grandes décisions au pouvoir central de Bangui ? Sachant que toutes les dépenses de l’état sont ordonnées de façon centralisée selon le principe de l’unicité de caisse, comment peut-on organiser une autonomie des régions sans violer ce principe ? Devant ces interminables interrogations, nous pouvons remarquer que l’opinion nationale considère les groupes armés à travers des « clichés ou idées reçues » comme des analphabètes mais ils ne sont pas dupes et sont gagnants de ce round de Khartoum. S’ils n’ont pas reçu de garanties suffisantes de non poursuites, les groupes armés n’allaient pas accepter dîner, trinquer, faire de selfies et danser au rythme arabe dans cette somptueuse salle. Il est important de rappeler que l’on ne peut échapper aux actes criminels que par trois procédés juridiques. D’abord la prescription qui est un délai après lequel une peine ne peut être appliquée, ensuite le droit de grâce présidentielle qui est une dispense d’exécution de la peine octroyé par le président de la république dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire après jugement et enfin l’amnistie qui fait disparaître légalement l’infraction par voie législative. Visiblement, les groupes armés ne bénéficient d’aucun de ces procédés juridiques. En dehors de ces trois procédés juridiques, pensez-vous que les groupes armés vont déposer les armes et renoncer à leur plan machiavélique ? Nous osons croire comme tout le monde au père Noël mais avec une énorme réserve. Sur le plan politique et juridique, l’accord de Khartoum n’a aucune assise juridique, non conforme à la constitution du 30 mars 2016 et est loin d’endiguer la béante crise centrafricaine. Selon une autre interprétation, c’est purement et simplement une trêve ou une accalmie négociée à coup de promesses en vue de faciliter la préparation des prochaines échéances électorales. Finalement, en s’évertuant à privilégier la négociation avec les groupes armés, le pouvoir est tombé dans son propre piège. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 08 février 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

République centrafricaine : extrême tension communautaire à Obo après l’assassinat de 3 sujets peuls.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-extreme-tension-communautaire-a-obo-apres-lassassinat-de-3-sujets-peuls/patrouille-soldat-faca-obo-centrafrique-afp/” rel=”attachment wp-att-26438 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des soldats FACA dans la ville d'Obo.

 

 

Obo (CNC) – La ville d’Obo, située à l’extrême sud-est du pays, a été le théâtre d’une extrême tension communautaire ce vendredi 8 février 2019 après l’assassinat de trois (3) sujets peuls à environ 20 kilomètres d’Obo sur l’axe Mboki.

 

Selon des sources sécuritaires locales, les trois Peuls assassinés, dont un enfant de 9 ans, seraient tombés dans une embuscade tendue à 20 kilomètres d’Obo par un groupe des braconniers soudanais alors qu’ils revenaient de la ville de Mboki sur une moto. Ils ont été assassinés sur place avant que leur moto ne soit confisquée par leurs assassins.

Au même moment, deux jeunes centrafricains, de confession non musulmane, en provenance eux aussi de Mboki, située à 70 kilomètres d’Obo,, seraient tombés à leur tour dans le piège tendu par les mêmes braconniers soudanais qui ne semblent cibler que les Peuls . Ils ont été relâchés vivants par les Soudanais qui les ont littéralement tout dépouillés, y compris leur moto.

À pied, les deux jeunes arrivent malgré tout à atteindre la ville d’Obo dans laquelle ils ont immédiatement alerté les autorités locales et les forces marocaines de la Minusca de la présence des braconniers soudanais dans le secteur et des 3 corps sans vie qu’ils ont vus au sol à 20 kilomètres de la ville.

Cependant, à Obo, les parents des trois victimes peuls, qui n’ont pas cru aux explications qu’on leur a données, croient que les deux jeunes centrafricains, victimes vivantes des braconniers soudanais, seraient à l’origine de l’assassinat de leurs proches.

Ils demandent même qu’on leur livre les deux jeunes qu’ils veulent entendre. Ce qui n’a pas été fait pour des raisons de leur sécurité,et la tension ne cessent de monter entre les deux communautés dans la ville depuis vendredi 8 février dernier.

À en croire aux autorités locales, la tension entre les braconniers soudanais et les éleveurs peuls remonte depuis 2016 lors que les deux protagonistes se sont affrontés violemment début 2016 dans lequel plusieurs Soudanais auraient été tués.

Pour se venger, les braconniers soudanais ont juré de ne plus laisser passer sains et saufs tous les Peuls, quel que soit son statut.

Ce qui serait probablement à l’origine du massacre de ces 3 personnes ce vendredi, selon les même sources.

Rappelons que la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou, située à 1320 kilomètres de Bangui à l’extrême sud-est de la République centrafricaine est le théâtre régulier d’affrontement entre les différentes communautés depuis 2015.

 

Par : Moïse Banafio, correspondant régional du CNC.

 

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République centrafricaine : exclusivité, le grand baromètre du gouvernement Sarandji II.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-exclusivite-le-grand-barometre-du-gouvernement-sarandji-ii/gouvernement-centrafricain-au-complet-sarandji1/” rel=”attachment wp-att-26406 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Gouvernement Sarandji 1.
Gouvernement Sarandji 1.

 

 

 

 

Bangui (CNC) – À la tête d’un gouvernement très impopulaire depuis près de 3 ans, le docteur Simplice Mathieu Sarandji, ex-directeur de campagne du candidat Faustin Archange TOUADERA à la dernière présidentielle, n’a guère dépassé 7 points sur nos différents indicateurs publiés sous le nom du « Grand baromètre du Gouvernement ».

Pour sa cinquième édition depuis sa création et après près d’un an denquête auprès des différents ministères à Bangui, votre journal en ligne publie en exclusivité le dernier probable baromètre du gouvernement Sarandji pour que chaque Centrafricain puisse comprendre quel ministre, quel département a su réellement mettre en application sa feuille de route définie par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Vu le nombre important des ministres du gouvernement Sarandji et pour éviter de faire des commentaires qui peuvent allonger le temps de votre lecture, nous avons décidé, pour cette cinquième édition suite et fin Sarandji I et II, de réduire au maximum nos commentaires aux notes attribuées à chacun ou à chacune des ministres.

Voici en exclusivité le dernier baromètre du gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji :

 

 

 

1er : Henri Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget.

Note : 16/20

Appréciation : ce riche aristocrate avant de rentrer au gouvernement est banquier. Il n’a pas failli dans les réformes en 2018. Joker de Faustin Archange Touadera, il est très apprécié par le FMI. Il mène les réformes des finances avec courage, mais qu’il ne prenne pas la grosse tête sinon, ses ennemis sont là. Dois rester.

 

1er ex aequo : Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

Note : 16/20,

Appréciation : Fidèle de Touadera, il maîtrise son ministère. Grande avancée dans les projets en 2018. Travaille sans relâche, mais ne tiens pas en place. Dois rester.

 

2 Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique

Note : 15/20

Appréciation : Homme du terrain. Peut rester.

 

3 docteurs Somsé, ministres de la Santé publique

Note : 14 /20.

Appréciation : bonne expertise dans son ministère, nage dans son département et trop bavarde. Attention, bavarder moins. Peut rester.

 

4 Moukadas Nour, ministres de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’Alphabétisation.

Note : 13/20,

Appréciation : maîtrise son secteur. Peut rester .

 

5 Marie Noëlle KOYARA, ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée.

Note : 12/20

Appréciation : globalement passable peut mieux faire

 

6 Jean-Louis Opalegna, ministre de la Fonction publique   

Note : 12/20

Appréciation : ministre favori de la rédaction. L’homme est surtout apprécié par son honnêteté.

 

7 Mbata Flavien, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

Note : 11,5/20

Appréciation : avancée dans la justice, mais l’homme est absent partout. Peut rester.

 

8 Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie

Note : 11/20

Appréciation : Peux mieux faire. Mitigé.

 

9 Maximes Kazagui, ministre de la Communication et des Médias

Note : 10,5/20

Appréciation : communication connaît son métier pragmatisme cependant doit bien ficeler ses contrats. Peut rester.

 

10 Gaby Franky Leffa, ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat   

Note : 10,5/20

Appréciation : ministre à bout de souffle.

 

11 Mbaikoua Virginie, ministres de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale

Note : 10,5/20

Appréciation : ministre de terrain elle a perdu en timidité.

 

12 Gontran Djono Ahaba, ministre du Développement de l’énergie et de ressources hydraulique.  

Note : 10,5/20

Appréciation : Il s’occupe plus des affaires du président Touadera que du ministère. Un réveil de sa part est nécessaire que jamais.

 

 

13 Chancels Sekode Ndeugbayi, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’Étranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’État.

Note : 10/20

Appréciation : moyen. Peu bavard, l’homme est très apprécié de ses collègues et maîtrise son département.

 

14 Jean Christophe Nguinza, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale.   

Note : 09/20

Appréciation : courageux, l’homme est devenu célèbre après l’éviction de l’ancien directeur général de l’ACFPE.

 

15 Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement rural

Note : 09/20,

Appréciation : il apaise les agriculteurs attention aux fonds des cotonculteur. Mais dois mettre fin à sa pratique clandestine de se cacher derrière la page Facebook du ministère qu’il a créé.

 

16 Gisèle PANA, ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant.   

Note : 08/20

Appréciation : ministre à bout de souffle.

 

17 Thierry Kamach, ministre de l’Environnement et du Développement durable   

Note : 7,5/20

Appréciation : en progrès.

 

18 Yérima Youssoufa Mandjo, ministres de l’Élevage et de la Santé animale.   

Note : 07/20

Appréciation : il ne plaide pas assez les causes des éleveurs centrafricains en proie à des attaques régulières des bandits.

 

19 Hamed Sinoussi, ministres des Travaux publics et de l’entretien routier.    

Note : 06/20

Appréciation : Il se débrouille tant bien que mal ces derniers temps, mais reste invisible sur terrain.

 

20 Jean-Jacques Sanze, ministre de l’Enseignement supérieur   

Note : 05/20

Appréciation : ministre presque en état de sommeil.

 

21 Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre et chef du gouvernement

Note : 04/20

Appréciation : très médiocre.

 

22 Jean-Alexandre Dedet, ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement   

Note : 04/20

Appréciation : ministre fantôme.

 

23 Nablas Haroune, ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service public.   

Note : 03,5/20

Appréciation : Ministre fantôme.

 

24 Jacob Mokpem Bionli, ministre des Arts et de la Culture et du Tourisme.    

Note : 03/20

Appréciation : inactif.

 

25 Ginette Amhara, ministre de la Recherche scientifique de l’innovation technologique.  

Note : 02,5/20

Appréciation : médiocre.

 

26 Lucienne Ngbondo, ministre chargée des relations avec les Institutions de la République.  

Note : 02/20

Appréciation : Nulle.

 

27 Lambert Moukove – Lissane, ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche    

Note : 02/20

Appréciation : Ministre fantôme. Nul

 

28 Bertrand Touaboy, ministre des petites et moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du secteur informel.    

Note : 02/20

Appréciation : médiocre.

 

29 Léopold Mboli Fatrane, ministre des Mines et de la géologie.  

Note : 01,5/20

Appréciation : ministre mafieux.

 

30 Théodore Jousso, ministre des Transports et de l’Aviation civile

Note : 01/20

Appréciation : grand arnaqueur.

 

31 Justin Gourna Nzacko, ministre des Postes et Télécommunications   

Note : 0,5/20

Appréciation : Mafieux et arnaqueur.

 

Les ministres sans classement

 

1 Sylvie Balepou Temon, ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger

 

2 Régis Dounda, ministre de la Jeunesse et des Sports

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, Ali Darassa accueilli en héros à son retour de Soudan.

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Centrafrique.com/centrafrique-pourparlers-de-khartoum-ali-darassa-accueilli-en-heros-a-son-retour-de-soudan/ali-darassa-chef-rebelle-upc-centrafrique-3/” rel=”attachment wp-att-26403 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle de l'UPC Ali Darassa.
Le chef rebelle de l’UPC Ali Darassa.

 

 

Bria (CNC) – près de deux semaines passées dans la capitale soudanaise Khartoum dans laquelle il a pris part au dialogue de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés, le chef rebelle de l’UPC Ali Darassa vient de rentrer à Bria,capitale de la Haute-Koto, à bord d’un petit avion russe ce jeudi 7 février 2019 vers 15 heures locales.

Accueilli comme un héros de guerre, le chef rebelle va passer la nuit du jeudi à vendredi auprès des siens aux quartiers Gobolo.

 

Si certains observateurs politiques nationaux disaient que le sulfureux chef rebelle Ali Darassa, patron du mouvement criminel de l’Unité pour la Paix en Centrafrique rêve lui aussi du pouvoir, ce n’est pas une blague africaine. Son retour ce jeudi dans la ville de Bria après son départ pour Khartoum le 24 janvier dernier, montre à quel point Darassa et ses partisans rêvent grandement le pouvoir de Faustin Archange TOUADERA.

Accueilli à l’aéroport de Bria à sa descente d’avion par une vingtaine des filles d’accueil peul en uniforme bien taillé qui lui ont mis au sol des pagnes en guise des tapis rouges des chefs d’État, Ali Darassa quitte l’aéroport de Bria à bord de son Toyota Prado volé initialement à Bangui lors de la prise du pouvoir de Djotodia en 2012.

Escorté par une centaine d’hommes lourdement armés, il est conduit directement chez l’un de son frère au quartier Gobolo à majorité Peul.

Depuis 16 heures de ce jeudi, des dizaines des notables locaux, y compris les imams de la ville, défilent pour aller lui rendre visite après un contrôle de sécurité strict à 100 mètres de sa résidence.

Si le contenu de l’accord de Khartoum n’est pas encore rendu public, les manifestations de joie des groupes armés prédisent probablement une meilleure prise de part de gâteau pour les rebelles dans celui-ci.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : tirs au quartier KM5 de Bangui.

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Centrafrique.com/centrafrique-tirs-au-quartier-km5-de-bangui/les_miliciens_autodefense_km5_force-5/” rel=”attachment wp-att-26409 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les miliciens du KM5
Les miliciens du KM5

 

Bangui (CNC) – Au lendemain de la signature définitive de l’accord de Khartoum à Bangui, les miliciens du quartier KM5 à majorité musulmane s’emballent à leur tour. Des tirs à l’arme automatique sont entendus dans la capitale toute la moitié de la journée. Que s’est-il passé ?

 

Selon des informations recueillies sur place, on parle de la célébration d’un mariage coutumier d’un couple célèbre dudit quartier qui a tourné à cette folie de joie des miliciens qui font des sommations en continu avec leurs armes de guerre.

Cependant, certains habitants des quartiers environnants comme Fatima, Fondo et Yakité, pris de panique, tentent de quitter leurs domiciles au titre de précaution.

Finalement, malgré la signature de l’accord de paix avec les groupes armés, les Centrafricains ne sont pas prêts à dormir sur leurs deux oreilles comme un bébé à cause des humeurs des groupes armés qui ne sont pas prêts apparemment à laisser leur vieille.

Le mercredi 6 février 2019, au palais de la renaissance à Bangui, les 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain ont signé définitivement un accord de paix dit « Accord de Khartoum », le 8e du genre depuis le début de la crise en 2012.

 

Copyright2018.

République centrafricaine : accord de Khartoum, Touadera a-t-il trahi le peuple centrafricain ?

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Centrafrique.com/signe-a-bangui-ce-mercredi-6-fevrier-2019-par-le-president-touadera-et-les-14-groupes-armes-laccord-de-paix-de-khartoum-va-bientot-etre-presente-aux-chefs-detat-africains-lors-d/mahamat-alkhatim-rebelles/” rel=”attachment wp-att-26395 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>mahamat alkatim et les autres rebelles de la Seleka
Les rebelles.

 

 

Signé à Bangui ce mercredi 6 février 2019 par le Président Touadera et les 14 groupes armés, l’accord de paix de Khartoum va bientôt être présenté aux chefs d’État africains lors d’un prochain sommet à Addis Abeba en Éthiopie. Entre temps, le contenu de cet accord, qui est resté sous scellé, entraîne de facto des spéculations sur les réseaux sociaux. Qui dit vrai ?

 

Depuis le 24 janvier dernier, date du lancement à Khartoum des pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU, tous les Centrafricains, ou presque, se sont tournés vers la capitale soudanaise dans l’espoir de voir les protagonistes s’accorder sur leurs différents principaux points de divergence. C’est ce qui a été fait. Les 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain ont paraphé à Khartoum un accord de « PAIX » le mardi 5 février 2019. Celui-ci, 24 heures plus tard, est signé définitivement à Bangui par tous les protagonistes, y compris les représentants de l’Union africaine, de l’ONU et de certains pays voisins.

 

Autonomie du Territoire du Nord

Même si le porte-parole improvisé des groupes armés lors du dialogue de Khartoum monsieur Abakar Sabone, qui était malheureusement le premier à planer la menace d’une sécession du territoire nord centrafricain, est revenu sur ses déclarations pour parler de l’unité du peuple centrafricain dans un seul pays grâce à l’accord de Khartoum, les réseaux sociaux, depuis dimanche dernier, ne cesse de s’enflammer sur un hypothétique projet d’une fédéralisation de la RCA accordée par le chef de l’État sous la pression de la Russie. Vrai ou faux ? Difficile de le savoir pour l’instant.

 

Amnistie des rebelles

Même si tout le monde s’accorde à dire que l’amnistie des rebelles constitue le deuxième point important des pourparlers de Khartoum, il est presque évident de croire que celui-ci ne peut en aucun cas être ignoré par les groupes armés qui n’ont cessé de la réclamer depuis 2015. D’ailleurs l’échec des derniers accords de paix signés à Brazzaville ou ailleurs serait lié à la non-amnistie des rebelles.

À ce niveau, en voit mal les rebelles dansent et chantent à Khartoum si l’amnistie n’est pas reconnue pour tous les rebelles.

 

Partage du pouvoir

Pour bon nombre des Centrafricains, le partage du pouvoir reste le point rapide de consensus même s’il est considéré par certains comme un point non négociable avec les groupes armés.

Le premier signe du départ du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est déjà visible même si le contenu de cet accord est encore confidentiel. Et donc il y’aura probablement un nouveau gouvernement avec un Premier ministre issu des groupes armés. Ce qui a d’ailleurs n’est pas du goût de l’actuel locataire de l’immeuble Petroca.

 

Statut des anciens chefs d’État rebelles

Le seul point dont le clan au pouvoir refuse catégoriquement d’en parler lors de ce dialogue, c’est le statut et l’amnistie des anciens chefs d’État rebelles centrafricains.

Pour le chef d’État Faustin Archange TOUADERA, le retour de l’ancien Président Bozizé ou de Michel Djotodia serait une catastrophe pour son régime. Tout sauf les deux, selon une source proche de la présidence de la République.

 

Et le contenu de l’accord ?

Ce qui est presque sûr, l’amnistie et le partage du pouvoir, 2 de 4 points importants de ce dialogue de Khartoum seraient favorables aux rebelles.

En revanche, la fédéralisation de la République centrafricaine et les statuts des anciens chefs d’État sous sanction du conseil de sécurité de l’ONU ne seraient pas inclus dans l’accord de Khartoum.

En outre, c’est pour la première fois en RCA qu’un accord de paix est volontairement mis sous scellé par les différentes parties au dialogue.

 

Et Touadera, a-t-il trahi son peuple ?

À ce niveau, on ne peut parler de la trahison des Centrafricains, mais plutôt de sa parole d’honneur.

Souvenez-vous, au début de son mandat, et même lors de la campagne électorale, Touadera n’a cessé de parler de la non-participation des rebelles au sein de son gouvernement s’ils n’ont pas déposé au préalable leurs armes. Ce qui n’est pas fait évidemment.

Autour de l’accord de Khartoum, Touadera viole intégralement la Constitution de son pays. À ce titre, il pourrait être destitué de ses fonctions du Président de la République, selon le peuple centrafricain.

 

 

Affaire à suivre…

 

CopyrightCNC.

 

 

CENTRAFRIQUE :INQUIÉTANTE CONCLUSIONDES POURPARLERS DE KHARTOUM ?

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Centrafrique.com/centrafrique-inquietante-conclusiondes-pourparlers-de-khartoum/ngurebada-de-touadera-reunion-preparatoire-dialogue-khartoum/” rel=”attachment wp-att-26391 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef de la délégation du pouvoir au dialogue de Khartoum. CopyrightCNC.
Le chef de la délégation du pouvoir au dialogue de Khartoum. CopyrightCNC.

  

UN RÉVEIL DIFFICILE POUR LES CENTRAFRICAINS

        

Nous aimerions fortement croire aux tam-tams d’enthousiasme qui ont salué les accords de paix de Khartoum. Nous aimerions ne pas nous réveiller demain avec une langue de baobab. Car rien dans cet accord provisoire n’est porteur du manguier de la paix. Le gouvernement centrafricain et les institutions internationales ont donné l’impression de vouloir en finir au plus vite avec le boulet centrafricain, quitte à satisfaire les exigences inacceptables des rebelles et à sacrifier les nombreuses victimes sur l’autel d’un accord de paix tarabiscotée.

         Par ailleurs, le peuple centrafricain a été, ostensiblement, écarté des débats. Pourtant, les citoyens avaient été consultés lors du FORUM DE BANGUI. Ils avaient émis des souhaits clairs pour encadrer l’avenir de leur pays.

         Mais à Khartoum, ces souhaits semblent avoir été superbement ignorés.

QUEL CONSENSUS ?

         Le dialogue était prévu pour durer cinq jours. On aurait dit qu’il s’éternisait, à cause de plusieurs suspensions des débats, à cause des intimidations des groupes armés qui voulaient imposer leurs inacceptables revendications, à savoir l’amnistie générale et le partage du pouvoir. A cause, aussi, des Russes, des Français et des institutions internationales, qui manœuvraient dans l’ombre pour assurer la pérennité de leurs intérêts. A cause, enfin, de l’impéritie de la délégation gouvernementale, dirigée par le ministre d’État Firmin Ngrébada, qui perdait trop facilement ses nerfs devant les rebelles et tenait des propos outranciers à leur endroit.

         Selon nos sources à Khartoum, si un consensus a pu se dégager, c’est en raison de la bonne foi affichée par les leaders des groupes armés, qui ont réussi à obtenir une amnistie totale et le partage du pouvoir.

        

Le gouvernement centrafricain aura donc cédé : c’est inacceptable !

C’est une victoire totale pour les bourreaux des Centrafricains. C’est un consensus qui ressemble à une trahison, ourdie par les puissances exogènes. Contre quoi les chefs de guerre, si arrogants d’habitude, ont-ils échangé leur accord ? Il semblerait qu’ils aient obtenu la démission du premier ministre Sarandji. A sa place, un chef de guerre serait peut-être nommé. Ainsi, le partage du pouvoir deviendrait effectif.

         Tous les ministres qui composaient la délégation gouvernementale, sachant leur sort scellé, sont sortis de la salle avant même la lecture du communiqué final !

         Les conversations de paix de Khartoum ont donc été un bal de dupes. Elles risquent, malheureusement, d’aboutir à un échec cuisant et de prolonger le calvaire des Centrafricains.

L’OUBLI DU PEUPLE ET DES VICTIMES

         A voir les chefs rebelles, convaincus de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, se livrer à d’indécentes bacchanales pour fêter leur victoire insupportable à Khartoum, on demeure effondré de tristesse pour la République Centrafricaine.

         Les rebelles semblent avoir gagné sur presque tous les tableaux : c’est ainsi qu’on a remplacé dans le texte final « amnistie » par « toutes actions judiciaires ». C’est moins choquant pour les victimes.

         En outre, il semblerait que le chef de l’ Etat ait promis aux rebelles un gouvernement « inclusif ». En clair, cette sémantique signifie « partage du pouvoir ». Les Centrafricains vont donc être gouvernés par leurs propres bourreaux !

         Comment pourront-ils l’accepter ? Ce sera difficile – ou impossible. Le gouvernement sera bien obligé de rendre compte au peuple de cet accord de paix à la Pyrrhus.

LES CENTRAFRICAINS A L’INITIATIVE

         C’est le huitième accord concocté à l’extérieur du pays. Aucun n’a ramené la paix. Espérons que le mystère qui entoure le contenu de celui de Khartoum ne sera pas un prélude au marché de dupes que nous avons évoqué.

         Les Centrafricains ont beaucoup souffert. Au lieu de répondre à leurs attentes, le gouvernement a cédé sur les principaux points qui leur tenaient à cœur : impunité zéro, désarmement des séditieux et retrait des provinces qu’ils occupent illégalement.

         Comme nous craignons que les accords de Khartoum ne fassent pas cesser les violences des bandes armées, les autorités centrafricaines devraient déjà penser à un plan B. La recherche de la paix devrait, cette fois-ci, être organisée sur le territoire centrafricain et être conduite par les Centrafricains eux-mêmes.

DES OUKASES SELEKISTES INACCEPTABLES

         80% du territoire centrafricain sont occupés par les ex-Sélékas et leurs complices mercenaires. A Khartoum, personne n’a parlé de la libération de ces provinces, les plus riches en minerais. Faut-il y voir une sorte d’officialisation de la partition du pays ?

         En outre, les rebelles ont imposé une force de sécurité commune. Autrement dit, l’intégration de tous les mercenaires étrangers dans les Forces Nationales Centrafricaine. A-t-on associé les FACAS aux pourparlers ? Qu’en pensent-elles ? Pour en faire partie, il faut être Centrafricain. Or plus de la moitié des ex-Sélékas sont des mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens. Va-t-on donner la nationalité centrafricaine à des mercenaires dont les mains sont pleines du sang des Centrafricains ?

         Rappelons que c’est le refus de François Bozizé d’accorder la nationalité centrafricaine aux mercenaires qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir et de les intégrer dans l’armée nationale, qui avait généré l’apparition de la Séléka.

         Si le président Touadera accepte l’intégration des mercenaires dans l’armée, les risques seront énormes. Car les Centrafricains n’accepteront jamais que leurs bourreaux fassent partie des FACAS.

         Quoi qu’il en soit, le report de signatures et l’absence de contenu clair des accords de Khartoum ne présagent rien de bon.

         Mais espérons quand même !

                                                                                                                    

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOAWE A BANGUI

                                                                                                                                              (6février 2019)

 

 

République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi au Kenya.

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Centrafrique.com/republique-democratique-du-congo-felix-tshisekedi-au-kenya/felix-tshisekedi-accueilli-a-laeroport-international-jomo-kanyata-de-nairobi/” rel=”attachment wp-att-26387 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Félix Tshisekedi, accueilli à l'aéroport international Jomo Kanyata de Nairobi.
Félix Tshisekedi, accueilli à l’aéroport international Jomo Kanyata de Nairobi.

 

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, est arrivé, ce mercredi 6 février, à Nairobi (Kenya), dans le cadre de sa première tournée officielle sous- régionale.

Accueilli par Monica Yuma, ministre kenyane des Affaires étrangères, Félix Tshisekedi va s’entretenir en tête-à-tête avec Uhuru Kenyata, son homologue kenyan. Ce dernier a été l’unique chef d’Etat qui s’était personnellement présenté à l’investiture du 5ème président congolais.

”Le président congolais va également s’entretenir avec Raila Odinga, challenger de Uhuru Kenyatta à la dernière présidentielle kenyane. Mais aussi avec des investisseurs et la communauté congolaise au Kenya”, rapporte le cabinet du président.

Félix Tshisekedi était la veille en Angola où il a eu des discussions avec son homologue angolais, Joâo Lourenço. Les deux chefs

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d’Etat ont saisi l’occasion pour exprimer leur volonté de renforcer la coopération entre les deux pays voisins, notamment dans le secteur économique.

 

©Actualité CD

RCA : Embargo reconduit mais le Conseil de sécurité assoupli les conditions

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Centrafrique.com/rca-embargo-reconduit-mais-le-conseil-de-securite-assoupli-les-conditions/arrivee-soldats-faca-bocaranga-janvier2019-simbi-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26344 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans la préfecture de l'Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC.
Entrée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC.

 

Bangui (CNC) – Le mois de janvier s’est achevé par la décision à l’unanimité du conseil de sécurité de l’ONU pour la reconduction de l’embargo sur les armes en RCA. Cette décision adoptée en 2013 a été renouvelée pour un an mais il a été décidé un assouplissement possible.

 

Cet assouplissement suivra un calendrier précis montrant une véritable ouverture du conseil pour répondre au besoin du pays a précisé M. François Delattre (représentant de la France au Conseil de sécurité). Pour commencer le 30 avril 2019, le conseil donnera une feuille de route avec des mesures précises et opérationnelles à adopter pour réexaminer les mesures de levée de l’embargo. Ce qui fera suite à une évaluation des progrès accomplis au plus tard le 31 juillet 2019. La dernière échéance sera le réexamen des mesures d’embargo sur les armes par le conseil avant le 30 septembre 2019.

Malgré l’embargo, le Centrafrique a déjà eu droit à des dérogations par des dons. La Russie a livré 1700 armes aux FACA tandis que la France a livré 1400 fusils pour les FACA ainsi que des bateaux pour le bataillon amphibie. La Belgique, la Chine et les Etats-Unis ont également fait des dons pour soutenir l’équipement des FACA. D’autres livraisons pourraient avoir lieu dans les mois prochains.

Ce conseil de sécurité a pour responsabilité le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Il est composé de 15 membres dont 5 permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) et 10 élus pour deux ans. Lors de ce conseil, la France a clairement exprimé son choix de lever l’embargo qui pèse sur le pays de Boganda. D’autres pays, au contraire, dit amis, ont exprimé le désir de maintenir l’embargo ou en tout cas ne se sont pas prononcé contre or comme dit l’adage « qui ne dit mot consent ». Il s’agirait de la Russie et la Chine pour ne pas les citer. La France montre ainsi qu’elle a bien entendu le message et la demande du pays et du peuple pour l’aider à sortir de la crise. Elle a réussi à faire entendre la bonne décision aux autres nations.

Les espoirs des centrafricains de voir disparaitre le manteau de la peur et de la violence sont renforcés par la décision qui a été faite par le conseil de sécurité. A présent les Forces armées du pays vont avoir toutes les cartes entre leurs mains pour se redéployer dans le pays et chasser les mercenaires et les groupes armés, cancer du pays.

 

Copyright2019CNC.

France : MEDIAPART DENONCE LES DERIVES AUTORITAIRES D’EMMANUEL MACRON

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Le journal estime que le chef de l’Etat français représente une menace pour les libertés publiques et un danger pour la liberté de la presse.

 

Depuis quelques jours, le journal français ne cesse de faire des dénonciations à l’endroit du régime d’Emmanuel Macron.

Après les nouvelles révélations sur l’affaire Bénalla qui ont conduit à la tentative de perquisition du journal par le parquet de Paris, Médiapart est passé à la vitesse supérieure.

Le journal en ligne charge désormais le président Emmanuel Macron. Il dénonce ses dérives autoritaires et le présente comme étant un danger pour les libertés publiques en générale et celle de la presse en particulier.

Il indique depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, les lois liberticides se sont multipliées. Face à cet état de chose, les lois « anticasseurs » qui sont entrain d’être voté inquiètent sérieusement les défenseurs des libertés publiques.

On apprend également de Médiapart que la majorité des grands médias français ont perdu leur indépendance à cause du pouvoir de l’argent. Le journal révèle que ceux-ci sont sous le contrôle des milliardaires.

Tout ceux-ci note le journal était préméditée pour mettre en place un régime autoritaire en France. Un régime autoritaire qui s’est concrétisé avec Emmanuel Macron et qui avait déjà ses racines dans la vision économique de ce dernier encore  candidat à  présidentielle

RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

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Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

CAMEROUN : LE MINISTRE JACQUES FAME NDONGO RADIÉ UN ETUDIANT DES INSTITUTIONS UNIVERSITAIRES POUR « ABUS SEXUEL »

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Centrafrique.com/cameroun-le-ministre-jacques-fame-ndongo-radie-un-etudiant-des-institutions-universitaires-pour-abus-sexuel/jacques-fame-ndongo-0034-ns-600-1/” rel=”attachment wp-att-26320 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Yaoundé (CNC) – Une décision du ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo ce 24 janvier, exclue définitivement un étudiant de l’école normale supérieure de Yaoundé 1.

En application des dispositions de l’article 29 alinéa 1 du décret du 19 janvier 1993 portant organisation Administrative et académique de l’université de Yaoundé I, le ministre Fame Ndongo annonce l’exclusion définitive des établissements des institutions universitaires nationales, l’étudiant Tsala Nomo, de la filière Physique niveau 2 de l’École normale supérieure de Yaoundé I pour « séquestration et abus sexuel sur une étudiante, faits consécutifs d’atteinte à l’éthique universitaire à la discipline de l’étudiant. »

Dans sa décision, le ministre indique que cette a pris effet à compter de l’année académique 2017/2018.

Une sanction qui rappelle celle de Njiale Pierre-Marie, maître de conférences, enseignant à la faculté des arts et lettres et sciences humaines (Falsh) de l’Université de Yaoundé I (UyI) et vacataire à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé (Ens) qui avait été suspendu en 2013 pour 04 ans dans une affaire de harcèlement sexuel sur une étudiante.

COTE D’IVOIRE : LA LIBERATION DE LAURENT GBAGBO SUSCITE L’ESPOIR D’UNE REUNIFICATION DU FPI

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Abidjan (CNC) – Les militants et cadre du Front populaire Ivoirien espère que l’ex-président Ivoirien va  unifier le parti pour une nouvelle conquête du pouvoir.

Malgré sa liberté conditionnelle dont restreinte, le président Laurent Gbagbo, fondateur du Front Populaire Ivoirien a encore de l’influence au sein de son parti le FPI (Front populaire Ivoirien).

Les cadres et militants de cette formation politique espère que la sortie de prison de leur leader va permettre de ressouder le parti au bord de l’implosion depuis des années déjà.

Les FPI est déchiré par des guerres intestines depuis l’arrestation et l’incarcération de l’ancien président Ivoirien à la CPI. Ainsi la réunification du FPI est l’espoir qu’ont bon nombre de ses que porte Laurent Ggbabgo. Pour ses partisans, c’est le seul à pouvoir taire les guéguerres observé à l’intérieur de ce parti.

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum,ville morte dans plusieurs villes du pays.

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Centrafrique.com/centrafrique-pourparlers-de-khartoumville-morte-dans-plusieurs-villes-du-pays/banderole-ville-morte-a-bria-dans-haute-koto-pourparlers-khartoum/” rel=”attachment wp-att-26262 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Banderole déployés par les groupes armés dans les rues de Bria dans la Haute-Koto. Credit photo Moïse Banafio/CNC
Banderole déployés par les groupes armés dans les rues de Bria dans la Haute-Koto. Credit photo Moïse Banafio/CNC

 

 

Bria (CNC) – plusieurs factions de l’ex-coalition Seleka, notamment le FPRC, le MPC et l’UPC, qui ont pris part au côté des autres groupes armés au dialogue de Khartoum initié par l’Union africaine,organisent une journée de ville morte dans plusieurs capitales provinciales de la République centrafricaine.

 

Selon les organisateurs de ladite journée ville morte, l’objectif principal serait non seulement de soutenir les pourparlers de Khartoum entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain, mais aussi de mettre la pression sur les protagonistes afin de trouver très vite un accord de paix avant la fin du dialogue à Khartoum annoncée pour ce week-end.

Cependant, certaines banderoles déployées par les organisateurs dans les rues affichent clairement que l’objectif de ces derniers n’est autre chose qu’un soutien sans faille aux différentes revendications des groupes armés , notamment l’amnistie générale des combattants et le partage du pouvoir.

Plusieurs villes du pays comme Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Koto, Ndélé, capitale provinciale de Bamingui Bangoran, Birao, chef-lieu de la Vakaga et une partie de la ville de Bambari dans l’Ouaka au centre du pays sont déclarées ce samedi 2 février ville-mortes par les rebelles.

Tous les commerces et écoles sont restés fermés, tout comme les circulations publiques réduites au strict minimum, l’appel des groupes armés pour la journée ville morte semble trouver un écho auprès de la population locale.

Entre temps vers 16 heures de ce samedi, des appels venant de Khartoum annoncent qu’un accord de paix est trouvé entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain sans pour autant préciser sur quels points les protagonistes se sont mis d’accord. Peut-être ce dimanche que cela va être rendu public.

 

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Centrafrique : réaction du Porte-Parole du MLPC suite aux allégations mensongères d’un certain mayté

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Centrafrique.com/centrafrique-reaction-du-porte-parole-du-mlpc-reagit-aux-allegations-mensongeres-dun-certain-mayte/aime-douda-porte-parole-du-parti-mlpc/” rel=”attachment wp-att-26258 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Aimé Dounda, Porte-Parole du Parti MLPC. Photo d'archive.
Monsieur Aimé Dounda, Porte-Parole du Parti MLPC. Photo d’archive.

 

 

Monsieur MAYTE, il y a quelques jours, vous vous êtes permis de cancaner via les réseaux sociaux sur la personne de Martin ZIGUELE, président du MLPC.

Ce comportement viole le principe de la démocratie qui consiste à critiquer les opinions et idées émises sur la place publique et non à déblatérer sur la vie privée de quelqu’un. Il y a une différence importante à faire entre la personne elle-même et ses idées. Il nous semble que vous veniez d’inventer une nouvelle forme de démocratie.

Cependant, que nous sachions, cette démocratie ne vous permet pas de vous attaquer à la personne de ZIGUELE en l’insultant. Vous avez le droit certes de critiquer le président du MLPC sur le terrain politique ; c’est de bonnes guerres. Car étant un homme public il est de facto exposé à des diatribes. Mais l’attaquer sur le terrain privé nous refusons et estimons que les insultes s’adressant à la personne de ZIGUELE, tout comme la violence verbale, sont les armes du faible et vous déshonorent. Ainsi, nous nous demandons dans quel intérêt faites-vous cela ? Car, nous MLPC n’arrivons pas à croire ni comprendre pourquoi une personne que nous croyions intelligente puisse être balourde et bornée à développer de telles vilenies.

Diantre ! Les gens qui vous emploient ne savent certainement pas à quel genre de créature insensée, ils ont affaire. Nous plaignons les gens qui vous suivent. Monsieur MAYTE, faites usage de votre liberté de chroniqueur avec imagination et dextérité. Et le seul conseil que nous pouvions vous donner est celui-ci :

avant de vous “prononcer” sur un sujet, quel qu’il soit, et aussi avant de vomir sur une réalité humaine que vous ne comprenez pas, prenez donc la peine de vous informer, d’approfondir vos connaissances. Seulement là pourrez-vous vous permettre une opinion. Sinon, taisez-vous donc.

En sus, pour ces raisons, nous pensons que, dans votre propre intérêt et celui de votre métier de chroniqueur libre que nous respectons, vous auriez avantage à gagner de la crédibilité en modifiant votre approche. Une argumentation solide, non-destructive servirait mieux votre cause.

Un tel dérapage, nous pensons qu’il aurait intérêt à s’appeler VIDANGES. Pour finir, Défendez-vous honorablement que diable ! Nous vous invitons à utiliser toutes les ressources de votre dialectique pour tenter de nous faire croire à penser autrement. Patriotiquement.

 

Le Porte-parole du MLPC

Aimé DOUNDA

 

Centrafrique : les conséquences juridiques et politiques des revendications des groupes armés au dialogue de khartoum.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-consequences-juridiques-et-politiques-des-revendications-des-groupes-armes-au-dialogue-de-khartoum/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-4/” rel=”attachment wp-att-26247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.

 

CENTRAFRIQUE : LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES DES REVENDICATIONS DES GROUPES ARMÉS AU DIALOGUE DE KHARTOUM.

 

 

Les pourparlers inter-centrafricains vont bientôt connaître son épilogue et un difficile draft d’accord semble se dessiner. Après plus d’une semaine d’âpres discussions et travaux en commission, les revendications qualifiées par certains de « non négociables » se radicalisent. Parmi ces multiples revendications, les principales se résument à l’amnistie générale, le partage de pouvoir, un gouvernement d’union nationale avec un premier ministre issu des rangs des groupes armés non conventionnels et l’autonomisation des territoires occupés.

 

Contrairement à la première sortie médiatique du chef de la délégation gouvernementale qui n’avait malheureusement pas qualité d’intervenir au nom du gouvernement nonobstant la présence de l’incontournable ministre de la justice, sa communication politique n’était pas adaptée au réel climat qui prévalait car son discours présageait une issue facile.

Face à l’hostilité du gouvernement qui n’a aucunement l’intention de trahir les attentes intransigeantes de la population sur la question de l’amnistie tandis que les groupes armés qui campent sur leur position, le citoyen lambda toujours curieux et agité s’interroge :

Pourquoi la délégation gouvernementale n’avait pas réclamé au préalable la cessation des hostilités militaires en prélude des négociations ? Quelle est la particularité ou alors la valeur ajoutée de ce énième accord ? En d’autres termes, quelles sont les garanties de la faisabilité des conclusions du dialogue ? Quelles sont les conséquences juridiques et politiques irréversibles des revendications des groupes armés sur la loi fondamentale ? En d’autres termes, avez-vous mesuré les incidences sur le cadre juridique, institutionnel et plus particulièrement la constitution ? Quels seront les pouvoirs qui feront l’objet de partage avec les groupes armés ? En réclamant l’amnistie générale, les groupes armés ont-ils conscience du tort causé au peuple centrafricain ? Le dialogue de Khartoum a t-il pris en compte le sort des victimes ? Pensez-vous que l’amnistie et le partage du pouvoir résoudra durablement la béante crise centrafricaine ? A défaut d’amnistie, qu’adviendra t-il à notre nation vu que l’embargo sur les armes a été maintenu jusqu’en septembre ? Au delà de cette crise, quel sera l’avenir de la Russie et de la France sur la terre de nos aïeux ?

S’agissant de l’amnistie générale revendiquée par les groupes armés, si le principe est acquis, elle fera l’objet d’une loi votée par le parlement valable sur le territoire national. Le crime contre l’humanité prévu à l’article 7 du statut de Rome est imprescriptible. En effet l’article 29 du statut de Rome dispose :

« les crimes relevant de la Cour Pénale Internationale ne se prescrivent pas ».

En conséquence de ce qui précède, et dans le cadre du partage de pouvoir, les représentants des groupes armés ne peuvent voyager dans les pays signataires du statut de Rome. Pour la création des postes de premier ou deuxième vice-président, elle n’est pas prévue par la constitution du 30 mars 2016. Et si c’était le cas avec une éventuelle révision constitutionnelle, qui succédera au président de la république en cas de vacances de poste ? Le régime parlementaire encré dans notre culture sera profondément remis en cause.

S’agissant de leur enrôlement dans les hautes fonctions de la république, il est important de rappeler que l’alinéa 3 de l’article 28 de la constitution dispose : « les auteurs, co-auteurs et complices de coup d’état, rébellion, mutinerie sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat ».

En outre, les étrangers ne peuvent intégrer nos forces de défense et de sécurité car l’article 27 de la constitution dispose :

« les forces de défense et de sécurité sont au service de la nation. Elles sont composés exclusivement de citoyens centrafricains ».

Le dialogue de Khartoum ne peut occulter le droit à la réparation des préjudices des victimes.

En effet, l’article 21 de la constitution dispose :

« tout individu victime de violation des dispositions des articles 1 à 20 du présent titre a droit à réparation. Le peuple centrafricain ne mérite pas la double peine car l’amnistie et l’impunité risquent de faire le lit de la justice privée. Par ailleurs, si l’amnistie est acceptée contrairement à l’hostilité de la population, le Président de la république peut être poursuivi devant la haute cour de justice pour « haute trahison » prévue par la constitution en son article 124 sur le fondement d’intelligence avec l’ennemi ou pour manquement aux intérêts du peuple.

S’agissant du premier ministre, les textes de la République sont clairs et audibles. Sa désignation ne peut émaner du dialogue de Khartoum. L’alinéa 6 de l’article 33 de la constitution dispose :

« le président de la république nomme le premier ministre chef du gouvernement et met fin à ses fonctions. Il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leur fonction ».

La violation de ce pouvoir discrétionnaire mettra en péril notre démocratie naissante. Fort de toutes ces élucubrations et les éventualités d’entorse à la démocratie, nous vous rappelons que la constitution étant la norme au sommet de l’ordonnancement juridique doit faire l’objet d’une protection spéciale : D’abord, elle doit être protéger par le peuple car ce dernier a le droit légitime de se révolter contre les autorités établies qui abusent du pouvoir et viole la constitution. Ensuite, il relève de la compétence du président de la république de protéger la constitution.

Enfin, la cour constitutionnelle par voie du contrôle de constitutionnalité doit aussi protéger la loi fondamentale.

Pour finir, nous constatons à travers cette campagne que le pouvoir est tombé dans son propre piège en privilégiant depuis le début du mandat le dialogue avec les groupes armés en dépit de la célèbre maxime qui dispose :

« on ne négocie pas avec les terroristes ». Quand vous privilégiez le dialogue politique, vous ne pouvez pas vous défaire des concessions ou compromis…telle est la définition du dialogue politique. Ce qui est sûr, c’est que le peuple souverain appréciera et prendra les mesures qui s’imposent au moment venu.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 01 février 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062.

 

République centrafricaine : Tribune de Monsieur Jean Serge Bokassa sur les pourparlers de Khartoum

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Logo officiel du Mouvement de l’ancien ministre de l’intérieur monsieur Jean-Serge BOKASSA.

 

 

République centrafricaine : Tribune de Monsieur Jean Serge Bokassa sur les pourparlers de Khartoum

 

 

Je présente mon point de vue sur un fond d’interrogation en essayant de respecter une logique, celle de l’élu à savoir la politique de « la main tendue » aux Groupes Armés. Bien que nous ayons, face à l’attitude belliciste des Groupes Armés, très vite constaté les limites de cette approche, qu’est-ce qui justifie cette obstination ?

Non seulement une obstination des Princes qui nous gouvernent à garder cette « main tendue » mais encore, à mener la barque centrafricaine comme si tout allait bien. Faire de l’économie notre priorité au détriment de la sécurité ? En suivant cette logique, entendu que gouverner c’est prévoir, comment en restant dans cette posture de dialogue, croire pour les uns ou espérer pour les autres, que le schéma de « Khartoum »soit évitable ? Alors, à ce stade où nous recevons comme écho le durcissement de ton des Groupes Armés qui ne démordent pas, quelle serait l’alternative en cas d’échec total ou partiel ? Sachant que nous détenons le record des accords non respectés. Ceux qui prennent pour référence les pays qui scandent à qui veut l’entendre, « qu’ils ne dialoguent pas avec des terroristes » oublient que ces pays ont la capacité militaire d’assumer ce discours. Mais nous, qu’en est-il ? Sommes nous sûrs qu’un accord, même à minima, sera respecté par ceux-là qui jusqu’ici les ont tous foulés sans vergogne ni scrupule et ce au vu et au su de tous ? Quelle mesure sera prise pour cette fois-ci, avec tous les exemples que nous avons déjà, préserver la vie des citoyens ? Cette question, même si elle nous interpelle toutes et tous, appelle avant tout à la responsabilité du gouvernement et de la communauté internationale qui supervise ses pourparlers. À défaut, le Peuple doit se préparer, face à cette énième forfaiture, de défendre ce qui lui reste à défendre, à savoir sa dignité « d’être humain », ayant droit à la vie comme tout être humain sur cette terre. Si une seule parole suffit pour le sage, l’homme prudent voit le mal venir de loin et se cache.

Respectueusement.

Que Dieu bénisse et protège le peuple centrafricain.

 

 

Fait à Bangui, le 31 janvier 2019.

BP : 1001 Bangui (RCA) / Téléphone : (00 236) 72 45 29 70 / 75 63 49 14
Mail : jean-serge@jsbokassa.com / mouvement.kmks@gmail.com
Site : www.jsbokassa.com

République démocratique du Congo : l’UDPS veut qu’Étienne Tshisekedi soit élevé au rang de héro national.

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Centrafrique.com/republique-democratique-du-congo-ludps-veut-quetienne-tshisekedi-soit-eleve-au-rang-de-hero-national/tishekedi-etienne/” rel=”attachment wp-att-26239 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Étienne Tshisekedi. Credit photo Radio Okapi.
Monsieur Étienne Tshisekedi. Credit photo Radio Okapi.

 

 

République démocratique du Congo : l’UDPS veut qu’Étienne Tshisekedi soit élevé au rang de héros national

 

 

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’attend à ce que les institutions qui seront bientôt mises en place élèvent Etienne Tshisekedi, son défunt président, au rang de héros national. Jean Marc Kabund-a- Kabund, président délégué de ce parti, a fait cette déclaration vendredi 1er février à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de l’opposant historique.

« Etienne Tshisekedi est une icône de notre classe politique (…) Nous attendons que les institutions qui seront mises en place puissent concrétiser les vœux de toutes les combattantes et les combattants, qui l ’ont toujours considéré comme héros. Déjà nous, au parti, nous l’avons déjà fait », a affirmé Jean Marc Kabund.

La dépouille d’Etienne Tshisekedi est toujours en Belgique, où il est décédé le lerfévrier 2017.

« Jusque-là, le programme de son rapatriement n’est pas déterminé. Il n’y a pas un programme tracé. Nous avons d’autres priorités pour le moment. Il va falloir que les institutions de la République soient mises sur pied et on verra après », a poursuivi le président délégué de l’UDPS.

Le nouveau président, Félix Tshisekedi, s’était déjà engagé l’année passée à organiser les obsèques de son père en RDC, s’il devenait président de la République. Depuis le 24 janvier 2019, jour de son investiture, il est le cinquième président du pays depuis son accession à l’indépendance en 1960.

 

République centrafricaine : village Dogo occupé par des hommes lourdement armés.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-village-dogo-occupe-par-des-hommes-lourdement-armes/commune-de-zoukombo-sur-axe-baboua-beloko-zamago-3/” rel=”attachment wp-att-26234 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d'illustration de la Commune de Zoukombo sur l'axe Babouar-Béloko. CopyrightCNC.
Image d’illustration de la Commune de Zoukombo sur l’axe Babouar-Béloko. CopyrightCNC.

 

 

République centrafricaine : village Dogo occupé par des hommes lourdement armés.

 

 

Bouar (CNC) – Occupé très tôt ce matin du vendredi 1er février 2019, le village Dogo, situé à une dizaine de kilomètres de la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, est la cible d’une attaque armée d’un groupe lourdement armé encore non identifié.

 

Signalé par des nombreux déplacés qui affluent vers la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, le village Dogo, situé à seulement 10 kilomètres de Bouar sur l’axe Carnot difficilement praticable, est occupé ce vendredi par un groupe des hommes en arme encore non identifiés officiellement.

Les soldats FACA, alertés de l’occupation de Dogo, sont partis patrouiller dans le secteur vers midi. Malheureusement, selon des sources locales, ils n’ont pas pu franchir la limite de 3 kilomètres de Bouar avant de rebrousser chemin une heure plus tard.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le village est toujours occupé par les assaillants qui ne semblent pas être prêts à quitter le secteur.

S’agit-il des rebelles du 3R d’Ali Darassa ou du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine ?

En tout cas le mystère demeure intact sur ce groupe non identifié.

Rappelons que les régions de l’ouest et du nord-ouest, depuis le début de la saison sèche, sont confrontées à des nombreux conflits entre les éleveurs peuls et les agriculteurs concernant l’utilisation des ressources naturelles. Ce qui pousse régulièrement l’une des deux parties à faire appel à certains groupes armés pour leur protection dans le cas d’affrontement violent.

 

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République centrafricaine : délit de fuite, un conducteur humanitaire en garde à vue des rebelles à Bria.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-delit-de-fuite-un-conducteur-humanitaire-en-garde-a-vue-des-rebelles-a-bria/entre-portail-ong-international-medical-corps-bria-2/” rel=”attachment wp-att-26228 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée principale de la base de l'ONG IMC à Bria. CopyrightCNC.
Entrée principale de la base de l’ONG IMC à Bria. CopyrightCNC.

 

 

République centrafricaine : délit de fuite, un conducteur humanitaire en garde à vue des rebelles à Bria.

 

 

Bria (CNC) – En garde à vue des rebelles depuis 19 heures, un conducteur d’un véhicule de l’ONG internationale IMC, après avoir pris la fuite suite à un accident de circulation dans lequel il serait impliqué, est finalement arrêté par les rebelles du FPRC ce jeudi 31 janvier 2019 vers 19h.

 

En effet, selon les différentes versions recoupées sur place, le véhicule de l’ONG IMC (International médical corps), en revenant de l’hôpital de Bria vers 19 heures, aurait renversé un taxi-moto, qui venait du quartier Gobolo, juste à quelques mètres de l’hôtel de ville de Bria.

À en croire aux témoins de l’incident contactés par CNC, le conducteur humanitaire, après son accident, aurait descendu de son véhicule pour constater personnellement l’état de santé du taxi-motard. Pris de panique, il aurait remonté précipitamment dans son véhicule avant de prendre la fuite en direction de leur base de l’IMC.

Entre temps, les éléments du FPRC, basés non loin de l’accident, sont alertés par les témoins de la scène. Immédiatement, ils ont pris les motos et se lancent à sa poursuite.

Arrivés devant la base de l’IMC, les rebelles tentent d’y pénétrer, mais ils ont été empêchés par les soldats gambiens de la Minusca qui sont en couverture sécuritaire devant celle-ci.

Après quelques minutes de médiation avec les rebelles, les soldats gambiens ont finalement libéré le conducteur humanitaire aux rebelles du FPRC qui l’ont conduit dans leur base du centre-ville.

Pour l’heure, le conducteur du taxi-moto est pris en charge par l’ONG MSF dans leur clinique.

Contacté par CNC, un commandant rebelle du FPRC confirme que le conducteur humanitaire est en garde à vue dans leur base en attendant l’enquête sur l’accident.

 

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République centrafricaine : Le renouveau des FACA

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-le-renouveau-des-faca/ceremonie-fin-de-formation-eutm-rca-bataillon-emphibie-centrafrique-3/” rel=”attachment wp-att-26223 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Fin dde formation par l'EUTM des soldats FACA au camp Kassaï de Bangui. CopyrightCNC
Fin dde formation par l’EUTM des soldats FACA au camp Kassaï de Bangui. CopyrightCNC

 

 

République centrafricaine : Le renouveau des FACA

 

 

Bangui (CNC) – Alors que le recrutement des FACA se poursuit soutenu par la Minusca, la formation des FACA continue à plein régime auprès de l’EUTM.

A peine une session de stage s’achève, qu’une nouvelle débute pour rendre à l’armée centrafricaine toute ses lettres de noblesses.

Le dernier stage qui s’est terminé il y a quelques jours a permis de former 28 militaires FACA en quatre (4) mois à l’utilisation des réseaux sociaux. Formés en parti par leurs pairs qui eux-mêmes ont été formés auparavant par l’EUTM aux systèmes d’information et de communication.

 

Présentement la nouvelle session de formation qui vient de débuter auprès du bataillon d’infanterie territoriale 4 va durer trois (3) mois. Cette formation exigeante leurs apprend les technique de combat, la manipulation des armes et le tir mais aussi lire et utiliser une carte ou bien les gestes de premiers secours. Ces trois (3) mois de formations sont denses mais les soldats FACA en ressortent prêts à aller au combat et rétablir la sécurité. Les évènements de Bambari en sont un très bon exemple.

 

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La République centrafricaine sous le joug de la néocolonisation russe

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Centrafrique.com/la-republique-centrafricaine-sous-le-joug-de-la-neocolonisation-russe/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-4/” rel=”attachment wp-att-26219 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ex-ambassadeur Russe en RCA et le conseiller russe du Président Touadera à Bangui.
L’ex-ambassadeur Russe en RCA et le conseiller russe du Président Touadera à Bangui. Photo CNC.

 

 

La République centrafricaine sous le joug de la néocolonisation russe

 

Bangui (CNC) – Les russes, la Russie, depuis quelques temps à présent ils sont partout, omniprésents alors qu’auparavant ce pays était quasiment inexistant à nos yeux. ils sont arrivés en se présentant comme un pays ami venu pour nous aider. La Centrafrique a effectivement besoin d’aide et de n’importe qui.

La Russie est apparue comme le nouveau messie, venu nous aider à panser les plaies du pays, à rétablir la sécurité, la possibilité de vivre sereinement. L’espoir de voir s’améliorer la situation rapidement était revenue en force, mais à présent qu’elle se sent sûre d’elle, elle fait éclater au grand jour son véritable plan qui, lui n’a rien de positif pour nous, bien au contraire.

De sources sûres, il a été rapporté que la Russie cherche à prendre l’ascendant sur la Centrafrique. Elle est entrain de former les FACA, chose noble et positive à première vue. Mais on se rend compte que les FACA apprennent à marcher en chantant des chants russes. Est-ce la priorité de leur apprendre des chants russes plutôt que le maniement des armes et les déplacements ? Ne devraient-ils pas plutôt s’entrainer avec des chants de nos langues ?

De plus la chanson choisie est une chanson parlant des steppes, de pommiers et de poiriers en fleurs. Certes, la chanson est belle mais elle n’a rien à voir avec notre pays, notre culture, notre histoire, notre identité. Les forces armées centrafricaine devraient chanter dans les langues du pays qui sont le sango et le français.

Notre pays est riche en cultures, nous avons besoin d’être fière de ça et de la connaitre.

Lors d’un défilé, chanter en russe, pourquoi ? tous les centrafricains venus les admirer ne comprendront un traite mot de ce qui est dit, alors la cohésion social, le lien entre les miliaires et la population ne pourra pas se faire. La population a besoin d’avoir confiance en son armée pour retrouver le sommeil peuplé de rêves.

 

Il apparait que ce n’est pas seulement le chant qui est en russe mais qu’en plus les stagiaires FACA entre les mains des Mercenaires russes ont interdiction de parler une de leur langue maternelle qu’est le Français. S’ils utilisent le français ils sont punis très sévèrement. Cette punition est inhumaine même car ils jettent dans un trou de quatre (4) mètres de profondeur pendant deux (2) jours les militaires qui ont seulement voulu parler dans leur langue. Est-ce former ou maltraiter ?

N’est-ce pas du néocolonialisme de vouloir imposer sa langue et sa culture sans tenir compte de celle du pays existant ? Le jeu de la Russie est découvert et la Centrafrique doit se protéger de ce colonialiste qui veut détruire notre culture et piller nos ressources.

 

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