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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DEUX AVANCÉES MAJEURES ?

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-pourparlers-de-khartoum-deux-avancees-majeures/salle-dialogue-khartoum-soudan-minusca-photo-2/” rel=”attachment wp-att-26215 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>salle du dialogue de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous l'égide de l'Union africaine
Pourparlers de Khartoum. Minusca photo.

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DEUX AVANCÉES MAJEURES ?

 

 

LE PARTAGE DES POUVOIRS ET L’AMNISTIE GÉNÉRALE ONT ÉTÉ RETIRÉS DES DÉBATS 

         C’est une formidable surprise et une bonne nouvelle. Il va de soi que ce retrait des deux principales revendications des groupes armés – impunité et partage du pouvoir – va irriter au plus haut point les factions rebelles. Mais force est de constater qu’un gouvernement légitime s’est comporté mieux que prévu au début de ces âpres pourparlers, alors que nous étions un certain nombre à supputer que les rebelles feraient triompher leurs revendications.

A l’ouverture des pourparlers donc, l’espérance d’une conclusion acceptable des débats, pour tous les Centrafricains, est devenue possible.

         Malheureusement, des craquements sinistres n’ont pas tardé à briser l’espoir de tous. Abacar Sabone, conseiller politique virulent de l’un des groupes armés des ex-Sélékas, a jeté une pierre dans la rivière calme du début des pourparlers. Menaces et vociférations n’ont pas tardé : « la paix n’a pas de prix, il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devrons amnistier certaines personnes (lesquelles ?) et aller au pardon, ainsi qu’à la réconciliation nationale. » Plus loin, il ose conclure, avec cynisme et indécence : « ce n’est pas une insulte à la mémoire des victimes, c’est pour sauver ce qui reste. Personne ne veut la partition du pays. Personne n’a demandé la démission du président Touadera démocratiquement élu. »

         C’est ce même Abacar Sabone qui déniait auparavant toute légitimité au président de la République et narguait le gouvernement du pays. Il était, en outre, l’apôtre acharné de la partition du territoire !

                   Et maintenant, ce chef de guerre, après avoir massacré les populations, demande aux victimes de pardonner à leurs bourreaux sans qu’ils passent par la case justice ! C’est une insulte effarante à la mémoire des suppliciés.

         Il faudra beaucoup de doigté et d’effort pour surmonter les pièges tendus par les ex-Sélékas.

 

EX-SELEKAS ET ANTIBALAKAS ENTRE ROUBLARDISE ET REVIREMENTS

         En Centrafrique, il semble qu’on rejoue sans cesse les mêmes scènes dramatiques.

         Pourtant, les pourparlers de Khartoum ont commencé sous de bons auspices et restent chargés d’espoir : les principales revendications des groupes armés ont été retirées des pourparlers. Cette manière de faire, c’est précisément ce que souhaite le peuple centrafricain : impunité zéro pour les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité.

         Mais les seigneurs de guerre excellent dans le tango : un pas en avant, deux pas en arrière. Leurs petits intérêts reprennent vite le dessus, sans tenir compte de l’avenir d’une nation et de son peuple. Quand les ex-Sélékas claironnent à qui veut les entendre qu’ils ne souhaitent que la paix et la réconciliation nationale, ils bluffent. Depuis près de six ans de conflit, les criminels sélékistes ne veulent pas autre chose que leur élargissement pour leurs crimes et le partage du pouvoir sans passer par une élection démocratique.

         Mais le souhait profond du peuple centrafricain est, précisément, que les auteurs avérés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité soient poursuivis par la justice et non pas amnistiés.

 

L’UNION AFRICAINE, L’ONU ET LES PUISSANCES ETRANGERES IMPLIQUÉES DANS LE CONFLIT CENTRAFRICAIN DOIVENT PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS

         Un pays en voie de partition. Des victimes innocentes par milliers. Des centaines d’exilés partis sans espoir de retour pour beaucoup. Des orphelins abandonnés, livrés à eux-mêmes, éloignés à tout jamais d’un horizon radieux. La Centrafrique est une nation martyre dont il faut en urgence arrêter le supplice.

         Les puissances étrangères ont une lourde responsabilité dans le drame qui ensanglante le pays. La France et la Russie, sans oublier la Chine et les Etats-Unis en embuscade, ont les moyens militaires de lancer un ultimatum aux rebelles. Elles peuvent les obliger à déposer les armes et à respecter le droit international. Elles sont à même de saisir leur fortune, amassée grâce au trafic de matières premières et planquée dans les paradis fiscaux et les banques étrangères.

         Désormais, la responsabilité de tous est engagée.

         Si Khartoum échoue, l’espoir d’une paix durable en Centrafrique s’éloignera à tout jamais. La partition risquera alors de devenir effective.

         Il faut donc tout faire pour éviter au pays de Barthélémy Boganda le scénario apocalyptique qui semble se profiler à l’horizon.

         Des pourparlers de Khartoum doivent surgir la paix et la réconciliation nationale, pour éviter à la Centrafrique de plonger dans une nuit interminable.

PS : Pourquoi n’a-t-on pas convié les ex-présidents François Bozizé, Catherine Samba et Michel Djotodia aux pourparlers de Khartoum ? N’est-ce pas surprenant ?

          Djotodia, en particulier, aurait beaucoup de choses à dire sur l’intrusion des Sélékas dans le pays. Il a une terrible responsabilité dans le chaos centrafricain.

         Ne faut-il pas, si on veut la paix et une véritable réconciliation, que tout le monde s’explique et demande pardon ?

                                                                                                                                                                  JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                                 (31 janvier 2019)

 

 

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République centrafricaine : communiqué de presse du parti CNCA-PDD sur la situation sécuritaire du pays.

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Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

 

République centrafricaine : communiqué de presse du parti CNCA-PDD sur la situation sécuritaire du pays.

 

 

CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA
PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT
                                   (CNCA-PDD)

 

COMMUNIQUE N° 2019/001/CNCA-PDD/RCA

 

Les conflits qui déchirent la Centrafrique ces dernières années sont apocalyptiques vu le nombre de personnes tuées, la souffrance extrême de la population et la destruction totale du tissu social du pays. Pourtant, plusieurs accords de paix ont été signés entre l’Etat garant de la Constitution et les groupes armés. Mais pourquoi ces violences persistent? Pourquoi ces conflits s’enlisent ? Pourquoi tous les processus de paix n’aboutissent pas ?

Réunis en Conseil Spécial pour suivre le déroulé des négociations à Khartoum (Soudan) sur la Paix dans notre pays et les différentes propositions de sortie de crise ; à mi-parcours des débats et ayant suivi les revendications fantaisistes des groupes armés, le CNCA-PDD s’interroge :

La Centrafrique serait-elle un repère de bandits, de criminels auteurs de graves violations des droits humains ? La Centrafrique serait-elle un champ d’expérimentation des apprentis sorciers ayant commis des crimes monstrueuses pour demander à être blanchi par la suite ? La Centrafrique n’est-elle pas la mère patrie de toutes ces victimes innocentes qui ne demandent que justice et réparations ?

Est-ce que l’amnistie et le partage de pouvoir seraient la solution ? Que veulent ces hommes manipulés de l’extérieur qui mettent notre pays à genoux ? Si les responsables des groupes armés ne se reprochent de rien, pourquoi veulent-ils à tout prix que le Peuple Centrafricain souverain qu’ils continuent à martyriser leur accorde l’amnistie ? Pour qu’elles raisons ils veulent absolument un gouvernement d’union nationale ?

Dissoudre le gouvernement sous la pression des aventuriers est un acte audacieux et anti constitutionnel. Pour le CNCA-PDD, tous les auteurs des crimes de guerre, crimes contre l’humanité dans notre pays doivent répondre de leurs actes pour servir de leçons aux générations à venir.

La question de l’amnistie et du partage du pouvoir comme une solution envisagée par les groupes armés sont véritablement des insultes à l’endroit du Peuple Centrafricain. C’est pourquoi le CNCA-PDD demande instamment aux autorités légales de Centrafrique de bouter loin toutes les six (06) revendications fantaisistes de ces aventuriers en mal de sensations.

Le CNCA-PDD attire également l’attention des participants et de la communauté internationale au respect des textes fondateurs de la RCA, des conclusions de la consultation populaire à la base et par la même occasion, exige le respect de l’expression du Peuple Centrafricain sous tous les angles.

Pour le CNCA-PDD, un leader porte au plus haut les valeurs essentielles de la nation qui sont : le patriotisme, l’amour de son pays et de son Peuple. Et même au plus profond des difficultés, les lumières de la Paix s’allument en lui. Un vrai leader assume les conséquences négatives ou positives de ses actes.

Oui, le Peuple Centrafricain veut la paix qui est un impératif non négociable aujourd’hui. C’est pourquoi le CNCA-PDD soutient totalement la marche pacifique du lundi 28 janvier à Bangui pour réclamer la levée totale de l’embargo qui pèse sur nos forces de défense et de sécurité.

Pour notre Formation Politique, Il y a une discrimination qui s’installe en matière du respect de cet embargo. Car il n’y a à notre avis aucune raison de privée nos forces de défense et de sécurité de moyens leurs permettant de protéger le Peuple et le territoire alors que les ennemis du pays avec le fruit de leurs pillages s’approvisionnent aisément. La communauté internationale ne serait-elle pas complice des viols, des assassinats et des tueries qui se pratiquent dans notre pays ?
D’ailleurs avant même l’ouverture des négociations de paix, les groupes armés ont fait parler d’eux au village de Zaoro-Sango à 45 km de la ville de (Carnot) avec 14 morts (un pasteur, un Gendarme, deux auxiliaires de Gendarmerie et 10 civils) et 6 blessés, dont deux très grièvement.

Dans la nuit du 24 au 25 janvier les intouchables de l’UPC ont perpétrés un massacre lors de funérailles à Ippy.

Le 24 janvier 2019 dans la Commune de Loura (Bocaranga) les éléments du groupe armé 3R ont tué 5 villageois et capturé 15 autres.

Le 25 janvier à Bambari les groupes armés ont lancé des attaques contre des civils.

Le CNCA-PDD condamne fermement ces terribles massacres et attaques récurrentes contre des civils qui constituent des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et exprime ses profondes condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble de la population des régions concernées.

Comment accorder alors une amnistie à des criminels professionnels qui ne respectent pas leurs obligations vis-à-vis du droit international humanitaire? Le CNCA-PDD demande que les auteurs, les commanditaires et leurs complices soient poursuivis et traduits devant les juridictions nationales et internationales.

 

Ces évènements néfastes rappellent l’importance de mettre un terme à la présence des groupes armés dans le pays où ils constituent une menace constante pour les civiles.

C’est pourquoi le CNCA-PDD demande aux pays frères et amis de la RCA de soutenir notre pays à mettre hors d’état de nuire cette bande de voyous et

rend un hommage solennel à tous ces hommes et femmes dont les vies ont été écourtées par des criminels assoiffés de sang et venus d’une autre planète. Salut par la même occasion le courage et bravoure des forces de défense et de sécurité malgré les difficultés dû à l’embargo.

Le CNCA-PDD appelle enfin les Centrafricains de toutes les régions du pays, de toutes convictions à se lever pour dire non à la défaite, non à l’abaissement et exprimer avec héroïsme l’amour de la patrie.

 

 

Fait à Bimbo III, le 30 janvier 2019

 

Le Président National du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

Centrafrique : Amnistie et gouvernement d’union, deux freins pour l’accord de Khartoum

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????????????????????????????????????Dialogue de Khartoum. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Amnistie et gouvernement d’union, deux freins pour l’accord de Khartoum

 

 

Khartoum (CNC) – Ce mercredi, 7éme jour des pourparlers centrafricano-centrafricains au siège de l’académie de recherche stratégique et de la recherche sur la sécurité de Khartoum, s’achemine tant bien que mal vers sa fin. Au centre des négociations, les revendications essentielles des groupes qui se résument á deux points, notamment l’amnistie pour tous les chefs rebelles et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Les discussions toujours á huit-clos de ce mercredi sont uniquement portées sur ces questions.

Selon Gilbert Toumoudea, Président du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), les travaux sont presqu’achevés. « Nous sommes parvenus finalement á un consensus entre le gouvernement et les groupes armés. J’espéré bien que dans les jours avenir, nous allons aboutir á une paix définitive dans notre pays la République centrafricaine. Les Centrafricains ont trop souffert, nous sommes décidés á enterrer la hache de la guerre », a-t-il indiqué.

Pour sa part, Igor Ludovic Lamaka, Porte-parole des Anti-Balaka, a annoncé qu’un comité restreint de réflexion est mis en place, á l’issue des travaux de ce mercredi, pour toiletter le document du projet de l’accord qui pourra probablement être finalisé ce jeudi 31 janvier.

« Le dialogue évolue très bien. Je puis vous dire que dans la journée d’aujourd’hui, nous avons évoqué des points saillants, c’est-á-dire la question d’amnistie et la formation d’un gouvernement de sortie de crise. Je suis heureux d’annoncer qu’il y a eu beaucoup d’avancée sur ces sujets avec le médiateur, Monsieur Chergui. Je crois que ce jeudi, nous aurons un document entièrement finalisé. Un comité de réflexion restreint est mis en place pour ce travail.

A en croire des sources proches des organisateurs, tout le reste du travail devra être finalisé dans la nuit du mercredi á jeudi.

 

CopyrightCNC.

FOOTBALL: LA COTE D’IVOIRE VA ABRITER LA CAN 2023

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FOOTBALL: LA COTE D’IVOIRE VA ABRITER LA CAN 2023

 

 

C’est ce qui ressort de la rencontre entre le patron de la CAF et le président Alassane Ouattara le 29 janvier 2019 à Abidjan.

A l’issue d’une rencontre avec le président Ivoirien, Alassane Ouattara, la Caf a annoncé que la Côte d’Ivoire va abriter l’édition 2023 de la  coupe d’Afrique des Nation de football.

Avec cet accord, la fédération Ivoirienne de football va retirer son recours devant le Tribunal Arbitral de sport. Rappelons que la FIF avait saisi le TAS pour contester le retrait de la CAN 2021 au profit du Cameroun.

Rappelons que la CAF avait attribué en 2014 les 3 prochaines éditions de cette compétition d’un seul. Initialement la première devrait avoir lieu auCameroun en 2019, la seconde en Côte d’Ivoire en  2021 et la troisième en Guinée Conakry en 2023. Mais l’édition de 2019 avait été retirée au Cameroun au profit de l’Egypte en raison du retard dans les travaux de préparation. Ceci a également entraîné un glissement de date pour les autres pays. Ainsi, la Can 2021 aura lieu au Cameroun et celle de 2025 aura lieu en Guinée. Dans un jeu de chaises la CAF a attribué la Can 2021 au Cameroun, celle de 2023 à la Côte d’Ivoire et celle de 2025 à la Guinée.

FRANCE: L’AMBASSADE DU CAMEROUN SUSPEND SES PRESTATIONS CONSULAIRES

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Ambassade du Cameroun en France.

 

 

FRANCE: L’AMBASSADE DU CAMEROUN SUSPEND SES PRESTATIONS CONSULAIRES

 

 

Yaoundé (CNC) – La mission diplomatique du Cameroun a annoncé  le 27 janvier la suspension temporaire de ses activités. Cette décision est la conséquence des actes de vandalismes perpétrés par des partisans de Maurice Kamto.

L’ambassade du Cameroun en France a suspendu ses prestations consulaires. L’annonce faite le 27 janvier est consécutive à l’invasion de cette mission diplomatique par les partisans de l’opposant Maurice Kamto.

Dans une note de service publié par le premier adjoint aux chargés des affaires, la mission diplomatique du Cameroun rassure toutefois de la reprise effective des services dans les meilleurs délais.

Il faut rappeler qu’en date du 26 janvier 2019, les partisans de Maurice Kamto, leader du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se sont introduit dans les locaux de l’ambassade du Cameroun, située dans le 16e arrondissement de Paris. Puis l’ont mis à sac et ont tout pillé.

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, déclaration officielle du KNK.

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Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, déclaration officielle du KNK.

 

 

DECLARATION N°2/KNK/BP/SG.19
DU KWA NA KWA
RELATIVE A L’EVOLUTION DES POURPARLERS DE KHARTOUM
ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET LES GROUPES ARMES
DU 29 JANVIER 2019

 

Depuis le 24 janvier 2019, à l’instar de chaque centrafricaine et de chaque centrafricain, le Bureau Politique du Kwa Na Kwa suit avec attention le déroulement du dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés organisé par l’Union Africaine à Khartoum (Soudan) dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Initiative Africaine pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine.

 

En prélude à l’analyse que je me propose de vous livrer ici, je tiens à déplorer, au nom du Bureau Politique du Kwa Na Kwa, qu’une fois encore, des manœuvres savamment orchestrées ont abouti à la mise à l’écart de S.E.M. François BOZIZE YANGOUVONDA des discussions destinées à ramener la Paix et la Réconciliation dans notre pays. Ceci est à nos yeux une occasion manquée de plus venant après le rejet des accords de Nairobi, le sommet de Brazzaville et le Forum National de Bangui qui sont autant d’opportunités de voir se concrétiser l’implication des principaux protagonistes de l’actuelle crise qui secoue la République Centrafricaine tel que recommandé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC et de l’Union Africaine. Cependant, comme le dit un adage populaire, « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». C’est pourquoi le Bureau Politique du Kwa Na Kwa ose croire que les organisateurs de ces importantes assises sauront retrouver raison et œuvreront à l’inclusivité du processus avant que ces pourparlers ne parviennent à leur terme.

 

Ainsi, je viens par ces propos réaffirmer la disponibilité pleine et entière du Président Fondateur du Kwa Na Kwa à apporter sa contribution à l’œuvre commune de restauration de la Paix en Centrafrique dans un esprit patriotique et constructif.

 

Notons également, au rang des remarques préliminaires, que le Kwa Na Kwa se déclare surpris de la manière quelque peu cavalière avec laquelle son représentant au dialogue de Khartoum a été désigné par l’Assemblée Nationale pour prendre part en qualité d’observateur, membre de la majorité. Cette désignation intervenue totalement à l’insu de son organe dirigeant est un précédent dangereux en ce qu’il tenterait de consacrer une forme d’ingérence de la deuxième Institution de notre pays dans le fonctionnement interne d’un parti politique. Nous plaçant au-dessus de certaines considérations dans l’intérêt supérieur de la Nation, nous tenons tout de même à rappeler que le Kwa Na Kwa ne saurait tolérer ce type de manœuvres à l’avenir.

 

Ceci étant dit, il est un fait que les discussions se déroulent actuellement dans la capitale soudanaise et que les premiers échos qui nous parviennent font état d’un climat de bonne entente générale qui, nous l’espérons, ne fait pas office de calme avant la tempête.

 

En effet, il ne faut pas nous bercer de douces illusions au risque de nous voir brusquement tirés d’un sommeil profond. A la lecture des 104 points de revendication des groupes armés et après avoir entendu les positions exprimées par la partie gouvernementale, notamment au sujet du périmètre des négociations, le Kwa Na Kwa estime que les points suivants seront source de crispation au cours des jours à venir. Il s’agit principalement de :

  1. l’amnistie générale demandée par les groupes armés ;
  2. dissolution du Gouvernement et nomination d’un Premier Ministre issu des groupes armés,
  3. le statut des leaders des groupes armés et la redéfinition du Comité du DDRR,
  4. le maintien des groupes armés sous forme d’auto-défense jusqu’à la mise en œuvre du DDRR,
  5. l’harmonisation / reconnaissance des grades des éléments des groupes armés dans le processus de DDRR ;
  6. la non-participation au Dialogue des anciens Présidents BOZIZE et DJOTODIA
  7. le retour de tous les centrafricains vivant en exil suite à cette crise.

 

Un dialogue est une confrontation de points de vue différents, confrontation au cours de laquelle les personnes en charge de la négociation élaborent un ou plusieurs compromis en vue d’obtenir un accord satisfaisant pour toutes les parties.

 

C’est dire que l’on ne se rend pas à un dialogue en espérant y obtenir tout ce que l’on demande. C’est pourquoi nous invitons les parties prenantes à faire œuvre utile en usant de la légendaire sagesse africaine afin de réaliser les compromis nécessaires dans l’optique de retrouver la Paix véritable.

 

Au regard de cette situation, le Kwa Na Kwa réitère les recommandations précédemment adressées au gouvernement de la République Centrafricaine et aux groupes armés :

  • Ne considérer aucun sujet tabou afin de parvenir à un compromis dynamique en faveur du peuple centrafricain ;
  • Œuvrer, à ce qu’au sortir de cette rencontre, et ce conformément à l’article 5 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, nul centrafricain ne soit plus contraint à demeurer en exil ;
  • Faire de la réparation des dommages subis par les victimes de tous bords de la crise centrafricaine une grande cause nationale autour de laquelle devront être mobilisées toutes nos énergies et l’aide de nos partenaires.

 

Aux protagonistes de ce dialogue, sachez que l’échec ne vous est pas permis. Vous avez une obligation de résultat qui découle de la responsabilité que vous porterez devant le Peuple et devant l’Histoire eu égard aux rôles que vous jouez aujourd’hui.

 

Fait à Bangui le 29 janvier 2019

 

Pour le Bureau Politique,

L’Ouvrier Secrétaire Général

 

 

Honorable Bertin BEA

Ancien Ministre

République centrafricaine : Le respect du droit international humanitaire menacé

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Les mercenaires russes. CopyrightCNC.

 

République centrafricaine : Le respect du droit international humanitaire menacé

 

 

Bambari (CNC) – Les ONG et le personnel humanitaire qui y travaillent font tout leur possible pour aider la Centrafrique en ces temps de crises qui s’éternisent. Ces aides et les dons qui sont fait sont le salut de la survie de nombre de centrafricains lambda qui ne recherche que paix et sérénité.

 

Grâce aux efforts de ces humanitaires bons nombres d’entre nous recevons de la nourriture, des soins médicaux et de la protection.

Dernièrement à l’hôpital de Bambari, le chef de l’hôpital a protégé les patients alors que des russes voulaient entrer et interroger une personne venue se faire soigner.

Ils n’ont pas pu entrer au nom du principe du droit international humanitaire (DIH) ou droits des conflits armés. Le conflit et la guerre touchent tout le monde mais des règles ont été établis pour que ceux qui ne combattent pas, ceux qui ne désirent que paix et unité puissent subirent les conséquences de façons un peu moins graves.

D’autres crimes ont été commis récemment comme le fait de torturer un homme pour des soupçons et lui couper l’auriculaire et le rouer de coups. Heureusement, il a pu sortir vivant avec des séquelles qui lui resteront à vie. On ne peut pas en dire autant d’un homme mort qui a été empaqueté puis déposé dans un véhicule par des hommes cagoulés. Ces hommes cagoulés étaient vraisemblablement des russes. Qu’avait fait cet homme pour finir sa vie ainsi ? l’interrogatoire de ses tortionnaires fut-il trop musclé ?

 

Que ces comportements de non respects du DIH soient faits par des rebelles sans foi ni loi n’aurait pas été surprenant mais par des russes, quelle honte. Il n’y a plus aucun respect de l’Homme et de la dignité humaine.

Ces comportements ne sont pas dignes d’une armée, ne sont pas dignes de personnes soi-disant amies qui viennent pour aider la Centrafrique.

Mais ces russes de toute façon ne sont pas de vrai militaires, ce sont simplement des employés payés par une société qui les fait passer pour des miliaires à faire de la formation aux FACA. Il semble légitime de se questionner sur la connaissance par ces individus du DIH, s’ils ne la connaissent pas, il serait judicieux de leur part d’y plonger le nez.

Alors au vu de leurs comportements, qu’est-ce qu’ils apprennent aux militaires FACA ? A être sanguinaire et irrespectueux ? A torturer ? Qui vivra verra.

 

CopyrightCNC

 

République centrafricaine : quand un prétendu beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

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Patrouille des Sangaris et des Misca dans la ville de Carnot en 2014.CopyrightAFP.

 

République centrafricaine : quand un prétendu  beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

 

 

Carnot (CNC) – Il s’appelle Évariste Ngamana,soi-disant beau-frère du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA selon son propre terme, est désigné par les notables locaux comme le grand perturbateur de la ville de Carnot en ce moment. Pourquoi ?

 

En faveur de notre dernier déplacement à Zaoro-Sangou, Dinguiri, Gadzi et Carnot, nous avons découvert malheureusement que loin des caméras et des médias, certaines personnes, qui s’arrogent indûment des titres parfois ridicules, mettent toute une région en coupes réglées. C’est le cas malheureusement de la sous-préfecture de Carnot, terrorisée par un seul homme, monsieur Évariste Ngamana, qui arrive à imposer ses propres lois à tout le monde.

En effet, le sulfure Évariste Ngamana, qui proclame déjà sa candidature pour la prochaine législative dans l’une des circonscriptions de Carnot, ne cesse de proclamer haut à tous ceux qui veulent l’entendre qu’il est le beau-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. À ce titre, il se dit au-dessus du Préfet, sous-préfet, Maire… Aucune décision ne doit être prise sans son approbation.

Pour étendre son influence, l’homme constitue sa propre milice Anti-Balaka qu’il manipule à son gré.

À titre d’exemple, la semaine dernière, en présence de notre équipe, un groupe des jeunes, manipulé par le sieur Ngamana, a pu encercler et perturber les activités de la brigade de gendarmerie de Carnot sans raison apparente claire durant plusieurs heures avant de quitter. Malgré nos efforts de joindre le responsable de ce mouvement, personne n’a voulu nous répondre, alors qu’au niveau des notables locaux, on doigte sans hésitation, monsieur Évariste Ngamana comme l’instigateur de cette insurrection.

Ce dernier, qui arrive à terroriser plus d’un jusqu’au sommet de l’administration locale,utilise en outre sa milice Anti-Balaka pour rançonner, braquer ou tuer certains éleveurs peuls en pâturage dans le secteur. Les collecteurs des diamants, tout comme les commerçants sont aussi dans son viseur.

Pour son bras armé, monsieur Évariste Ngamana utilise un renommé chef Anti-Balaka local appelé B13, un fugitif recherché par la justice centrafricaine après son évasion de la prison de Berberati alors qu’il avait été arrêté par la gendarmerie en 2015 pour meurtre.

Le vendredi dernier, en présence du ministre de l’Intérieur le général Henri Wanzet Linguissara dans la ville de Carnot, le sulfureux B13 montre une fois de plus que c’est lui qui contrôle la ville de Carnot et sa région.

Pendant que le ministre est en pleine sensibilisation au centre-ville de Carnot sur les conséquences de ce qui est arrivé dans le village Zaoro-Sangou dans lequel plus de 21 personnes ont été massacrées, le chef milicien Anti-Balaka B13 a dépêché ses éléments à 7 kilomètres de Zaoro-Sangou pour braquer les éleveurs peuls. Quatre bœufs ont été volés, tandis que l’une des éleveuses, elle, est touchée par balles, mais il n’est pas mort sur place. Il est transporté à Carnot, malheureusement il succombe de ses blessures en présence du ministre de l’Intérieur qui n’arrive plus à comprendre le geste des miliciens Anti-Balaka malgré ses efforts de sensibilisation en faveur de la paix dans la région.

Informés de la mort de l’un de leur, un groupe des éleveurs peuls est sorti à 7 kilomètres après le checkpoint des soldats FACA derrière le village Zaoro-Sangou et récupère trois jeunes artisans miniers de retour de chantier vers Gadzi sur une moto. Ils ont tué 2 et fractionné les deux jambes du troisième. Grâce à la patrouille de la gendarmerie de la région, les deux corps et le blessé ont été transportés pour ramener à Carnot, malheureusement le blessé n’a pas suveccu lui aussi au cours de son transfert.

En seulement 24 heures et en présence du ministre de l’Intérieur dans la région, plusieurs personnes ont été tuées suite au comportement irresponsable du chef Anti-Balaka B13 qui se dit être en collaboration avec le commandant de brigade de la gendarmerie de Carnot et aussi avec l’intouchable Évariste Ngamana, le soi-disant beau-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour l’heure, la ville de Carnot est sous un couvre-feu imposé par les autorités de la ville pour tenter de réduire le niveau du banditisme dans la ville depuis le départ du ministre Henri Wanzet Linguissara le vendredi dernier.

Alors, peut-on faire la paix avec ce genre de comportement ?

 

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République centrafricaine : prise d’otage de la femme du chef du village RCA par les 3R.

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République centrafricaine : prise d’otage de la femme du chef du village RCA par les 3R.

 

 

Baoro (CNC) – De retour du village Zaoro-Sangou, les rebelles du 3R ont pris en otage ce lundi 28 janvier la femme du chef du village RCA sur l’axe Baoro./

 

Selon nos informations, les assaillants sont arrivés dans le village le soir du lundi 28 janvier en ciblant directement la maison du chef de groupe dans lequel ils l’ont ordonné d’aller acheter des vivres à leur place à Baoro.

Pour lui mettre la pression, sa femme est retenue par les assaillants jusqu’à son retour. Dans le cas contraire, l’otage sera purement et simplement abattu selon leur propre terme.

Pris de panique, le chef du groupe s’est rendu rapidement à Baoro avec les 200 000 francs CFA des assaillants comme ils ont mentionné avant de rentrer dans son village vers 22 heures avec les marchandises payées.

Finalement, comme promis, la femme du chef est relaxée peu de temps après le retour de son mari par les rebelles qui tentent actuellement de retourner vers Koui dans l’Ouham-Pendé.

Rappelons que c’est ce groupe des rebelles du 3R, en provenance de la sous-préfecture de Koui, ont massacré au moins 21 personnes dans le village Zaoro-Sangou le 19 janvier dernier.

 

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Centrafrique : vive tension entre les éleveurs peuls et les Anti-Balaka au village Ndanga dans la Lobaye.

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Anti-Balaka-au-village-ndanga-dans-la-lobaye/deux-peuls-eleveurs-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26148 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les Peuls éleveurs de centrafrique
Les Peuls éleveurs

 

 

Centrafrique : vive tension entre les éleveurs peuls et les Anti-Balaka au village Ndanga dans la Lobaye.

 

 

Mbaïki (CNC) – Depuis le mercredi 23 janvier dernier, la tension ne cesse de monter entre les éleveurs peuls et les miliciens Anti-Balaka au village Ndanga dans la Préfecture de la Lobaye.

 

En effet, selon des informations recueillies sur place, tout a commencé par un assaut violent mené par les miliciens Anti-Balaka sur un campement des éleveurs peuls en transhumance dans la localité de Ndanga, à 30 kilomètres de la sous-préfecture de Boda sur l’axe Mbaïki le mercredi dernier.

Lors de l’attaque, les Anti-Balaka ont en profité pour voler un cheval appartenant à un éleveur handicapé.

De retour au village, les Anti-Balaka ont tué le cheval et vendre ses morceaux aux villageois sur le marché local.

48 heures après l’attaque, les Peuls ont envoyé une note aux villageois pour demander la restitution immédiate du cheval volé, ou alors payer 1 million de francs CFA à son propriétaire handicapé.

Selon eux, le cheval volé est une donation faite depuis des années au jeune Peul handicapé pour lui permettre de se déplacer librement avec eux. Son vol est considéré comme un crime insupportable.

En conséquence, le cheval doit être restitué sans delai à son propriétaire. Dans le cas contraire, ils seront dans l’obligation de se venger à un moment ou à un autre.

Depuis lors, le village Ndanga est complètement sous tension permanente.

Il y’a lieu de rappeler que les massacres de Zaoro-Sangou, de Loura, de Diarra et de Bokayan, après enquête, sont liés au vol des bœufs par des miliciens Anti-Balaka locaux.

Alors, les Centrafricains se demandent si un accord de paix quelconque signé entre le gouvernement et les groupes armés pourrait-il résoudre le problème de multiples braquages des éleveurs peuls dans la région nord-ouest, ouest et sud-ouest par les miliciens Anti-Balaka ? Du moment où les soi-disant Chefs suprêmes de cette milice n’ont aucune influence quelconque sur le terrain ?

 

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République centrafricaine : dialogue de Khartoum, les discussions dans l’impasse.

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Pourparlers de Khartoum. Photo de la Minusca.

 

 

République centrafricaine : dialogue de Khartoum, les discussions dans l’impasse.

 

 

Khartoum (CNC) – Si les pourparlers de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés se sont plutôt bien déroulés depuis son ouverture le jeudi 24 janvier dernier, les choses semblent être plus compliquées depuis le dimanche dernier suite aux exigences des groupes armés.

 

En effet, le vendredi 25 janvier dernier, après les discussions intenses avec les rebelles, un draft d’un projet d’accord global de paix a été remis à tous les protagonistes pour examination.

Cependant, la délégation des groupes armés, conduite par Abakar Sabone, demande 48 heures pour l’examiner.

Au retour à la table des négociations dimanche 27 janvier vers 16 heures locales, brusquement le ton change. Les groupes armés conduits toujours par Abakar Sabone ont changé de cap et durci leurs revendications pour exiger désormais une amnistie générale et le partage équitable du pouvoir.

Selon des sources proches des groupes armés, la milice Anti-Balaka, tout comme les différentes factions de l’ex-coalition Seleka, hors mis le poste de la primature qu’ils revendiquent, demandent aussi la création de postes du premier et deuxième vice-président de la République. L’un pour la milice Anti-Balaka, l’autre pour les Seleka.

Finalement, les discussions ont repris depuis dimanche soir sur les deux points sensibles exigés par les groupes armés.

Alors, la seule question est de savoir si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA répondra-t-il favorablement à ces deux exigences des groupes armés ?

Il faut aussi noter que l’amnistie tant souhaitée par les groupes armés ne pourra pas les épargner définitivement de poursuites judiciaires devant la Cour pénale internationale (CPI).

Pour le partage de pouvoir, c’est avant tout une discussion et chacun a son droit de pousser ses pions là où il veut.

 

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République centrafricaine : Bambari, les mercenaires russes sont à la recherche des vivres.

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Des mercenaires russes dans un véhicule de patrouille de la gendarmerie nationale au centre-ville de Bangui.

 

 

République Centrafricaine : Bambari, les mercenaires russes sont à la recherchent des vivres.

 

 

Bambari (CNC) – De sources bien informées, la situation a Bambari s’est calmée mais les comportements de certains apparaissent au grand jour, montrant que ces individus altruistes et respectables qu’ils ont voulu nous faire croire.

 

Depuis la fameux journée mondiale de l’alimentation qui ne s’est pas faite, Bambari fait parler d’elle et encore. Les groupes armés n’ont pas résisté à l’ardeur qu’ont manifestée les FSI (forces de sécurité intérieure) et les FACA, appuyées par les forces de la Minusca pour libérer la population. Les combats ont duré, la tension est restée. A présent que la situation se calme les langues se délient.

Alors que les FACA se sont montrés exemplaires, les russes qui semblaient les accompagner ont préféré aller réclamer des vivres auprès des ONG. La population de Bambari est déjà dans une situation très difficile où tous les vivres, les médicaments, l’aide que les ONG apportent ne sont pas suffisante pour aider tout le monde, les russes osent venir réclamer. S’ils ont de quoi venir ici pour former les Forces armées centrafricaines et donner des fusils alors ils ont suffisamment pour se nourrir. Ils commencent à venir réclamer auprès des ONG, ensuite, que voleront-ils ?

N’ont-ils pas déjà commencé d’ailleurs à piquer les ressources naturelles du pays ? la population commence à douter du bienfait de la présence de ce pays. Les russes se seraient entendus avec les groupes armés pour exploiter les mines. S’il y a vraiment eu entente alors les groupes armés ne vont pas arrêter de terroriser et martyriser la population, tandis que les rebelles chercheront à profiter et gagner de l’argent, protéger par les russes faisant semblant d’aider le président Touadéra. Car oui à présent les russes sont dans l’entourage direct du président.

Se sentir proche du pouvoir leur donneraient-ils un sentiment d’impunité ? il semblerait en tout cas. Toujours à Bambari, les personnes blessées venues se faire soigner auraient vu des russes tenter d’entrer dans l’hôpital pour soi-disant un interrogatoire. Heureusement ils ont été repoussés au nom du droit humanitaire.

Les centrafricains ne doivent pas se laisser faire et laisser les pays ennemis venir piller les ressources de notre pays.

 

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CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DERNIER ROUND DE L’ESPOIR POUR LA PAIX ?

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Credit photo : Minusca

 

 

CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DERNIER ROUND DE L’ESPOIR POUR LA PAIX ?

 

 

POURQUOI KHARTOUM ?

         L’augmentation drastique du prix du pain décidée par le gouvernement du président Omar El Bachir a jeté des milliers de Soudanais dans les rues de Khartoum. Ces manifestants pour une justice plus sociale sont même allés jusqu’à réclamer la démission du chef de l’État. Depuis, les troubles ne cessent de s’amplifier.

         Tenir une réunion en vue de pourparlers de paix dans une ville en proie au chaos n’est-il pas un non sens ? De plus, dialoguer à propos du drame incommensurable vécu par les Centrafricain exige un cadre serein. C’est pourquoi le choix d’une autre ville africaine aurait été hautement préférable.

         Pourquoi Khartoum ? Pourquoi pas Bangui, capitale du pays concerné par les pourparlers ? Les Centrafricains auraient été alors, de gré ou de force, associés de près à des négociations qui engagent l’avenir de leur pays.

L’ESPOIR  MALGRÉ TOUT ?

         Que le bon sens, tapi dans l’âme des négociateurs de Khartoum comme dans le cœur de tout être humain, puisse prévaloir et triompher, afin d’ouvrir une voie d’espoir pour la Centrafrique ! Puisse-t-il vaincre la malédiction qui accable le pays de Boganda depuis trop longtemps ! Puissent les souffrances inacceptables et récurrentes du peuple auquel ils appartiennent inciter les rebelles à abandonner les surenchères ! Puissent les Français et les Russes cesser de polluer des débats porteurs d’espoir qui sont l’affaire des seuls Centrafricains !

         Malheureusement, la soif des matières premières et des tendances impérialistes ont poussé les Russes à encadrer une faction des ex-Sélékas avant les pourparlers cruciaux du jeudi 24 juin à Khartoum. Nous avons appris avec stupéfaction que les trois principaux chefs de la coalition rebelle : Nourredine Adam, du Front Patriotique Centrafricain (FPRC), Mahamat Alkatim, du MPC et Ali Darassa, de l ’UPC, avaient préféré se rendre à Khartoum à bord d’un avion affrété par les Soviétiques, plutôt qu’utiliser celui que la MINUSCA mettait à leur disposition.

         La guerre froide se poursuivrait donc même pendant des négociations de paix ? Ce n’est pas bon signe. Si les Occidentaux et les Soviétiques poursuivent dans l’ombre leur guerre d’influence, il est à craindre que les pourparlers ne finissent au fond du Nil. Car un parfum de manipulation flotte sur Khartoum. Les Russes semblent avoir choisi de jouer double jeu : alors qu’ils dispensent une formation aux FACAS et assurent la protection rapprochée du président Touadera, ils n’hésitent pas, dans le même temps, à prendre langue avec les ex-Sélékas pour se positionner au cas où le pouvoir viendrait à changer de mains.

         Quant aux Français, confrontés à leur propre rébellion. (LES Gilets JAUNES) semblent hors-jeu. Réduits à proclamer des déclarations lénifiantes sur la Centrafrique, qu’ils n’ont pas pu empêcher de devenir la tête de pont de l’influence soviétique en Afrique.

         Il ne faudrait pas que la recherche de la paix en Centrafrique ne relance une sorte de guerre froide.

L’ABSENCE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

         Au vu des délégations, on constate, avec regret, une non-représentation criante du vrai peuple centrafricain, devenu invisible depuis des lustres. On note, au contraire, une pléthore de personnalités, de politiciens et de représentants de la société civile.

Est-ce qu’il n’aurait pas été légitime de désigner des chefs de villages, appartenant à des provinces meurtries, pour entendre leur colère, pour qu’ils puissent dire leur martyre et les souffrances infligés par les ex-Sélékas à leurs populations désarmées, laissées sans protection par un gouvernement impuissant réfugié à Bangui ? Ces représentants du citoyen lambda centrafricain auraient pu être porteurs des délibérations pleines de bon sens du FORUM de Bangui. Pour la réussite de ce énième dialogue de la paix, il est impératif d’y inclure les doléances du peuple centrafricain.

LE TETE-A-TETE GOUVERNEMENT REBELLES

         D’un côté, un gouvernement impuissant devant les périls, lassé des multiples et vaines tentatives pour établir une paix durable et aboutir à une réconciliation nationale. De l’autre, une coalition, les ex-Sélékas, qui veulent le pouvoir, tous les pouvoirs. Et qui, surtout, négocient d’arrache-pied avec la Russie et la France leur impunité pour leurs crimes de guerre et leurs crimes contre l’humanité.

         Il ne faudrait pas qu’à cause de cette configuration, un compromis criminel triomphe au détriment du peuple centrafricain. Ce que veulent, désespérément, les populations martyrisées et sinistrées, c’est que justice leur soit rendue. Une justice sans faiblesse, pour éviter que la République Centrafricaine ne retombe dans le chaos.

         L’intrusion des puissances exogènes n’arrange rien. Leurs intérêts sont à l’opposé du désir de paix des Centrafricains. Elles ne sont animées que par un néocolonialisme et un impérialisme qui ne disent pas leur nom. Si la République Centrafricaine, « pays le plus pauvre entre les pauvres » comme on dit, les attire comme le miel attire les abeilles, c’est bien pourtant en raison de ses immenses potentialités minières.

         Il est à craindre que les autorités légitimes de Centrafrique ne deviennent des marionnettes dans leurs mains. Le transfert, qui se fait dans l’ombre, de la guerre froide est-ouest au cœur des pourparlers de Khartoum est un élément néfaste, qui risque de compromettre l’issue des négociations.

         Si, parmi les ex-Sélékas, on peut compter de vrais Centrafricains, qui aiment leur pays et veulent assurer la sécurité de leurs compatriotes, qui sont animés par une véritable quête de la paix, on doit leur demander de déposer leurs armes à la porte de la salle de réunion. Ils doivent demander pardon à leur peuple. Ils doivent se repentir.

         Il n’est pas question pour le peuple centrafricain de subir une double peine : accepter l’impunité et partager le pouvoir avec leurs bourreaux.

PS : Les Antibalakas avaient, dans un premier temps, refusé de participer aux pourparlers de Khartoum en signe de protestation : en cause, l’arrestation par la France de l’un de leurs chefs, Ngaissonna. Ils l’avaient jugée injuste et choquante. A la suite d’une médiation, ils sont enfin revenus sur leur décision.

         Est-il acceptable que l’on s’acharne sur les vrais patriotes que sont les Antibalakas, alors que les bourreaux de l’ex- Séléka côtoient leurs victimes à Bangui et viennent se pavaner à Paris sans être inquiétés ? Est-ce parce que leurs factions contrôlent 80% du territoire riches en matières premières ?

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(28 janvier 2019)

 

 

 

 

Garanti sans virus. www.avast.com

 

VENEZUELA : JUAN GAIDO LE OUATTARA VENEZUELIEN ?

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VENEZUELA : JUAN GAIDO LE OUATTARA VENEZUELIEN ?

 

 

Le président de l’Assemblée nationale aussitôt autoproclamé président de la République a reçu le soutient et la reconnaissance des Etats-Unis et de la France. Le pays d’Hugo Chavez pourrait connaître le triste sort de la Côte d’Ivoire en 2011.

Le scenario qui a conduit Alassane Ouattara au pouvoir pourrait se produire au Venezuela. Alors que Nicolas Maduro vient d’être réélu, l’occident par la voix des Etats-Unis et de la France veut imposer aux peuples Vénézuélien par la force, Juan Guaido, comme président de la République.

Le président américain Donald Trump qui a reconnu Juan Guaido la semaine dernière comme président de la République du Venezuela a même menacé d’une intervention militaire pour renverser Nicolas Maduro le président légitime, l’élu du peuple. Les pressions exercées par les américains ont déjà conduit à la défection de l’attaché militaire de l’ambassade du Venezuela aux Etats-Unis. L’officier de l’armée s’est rallié au président autoproclamé un peu comme le général Mangou chef d’Etat-major des armées sous Laurent Gbagbo avait rejoint le camp d’Alassane Ouattara.

Mais l’armée toute entière a renouvelé son soutient au président Nicolas Maduro. Le successeur d’Hugo Chavez est aussi soutenu par la justice du pays ainsi des grandes puissances comme la Chine, la Turquie et la Russie.

Il faut dire qu’en voulant positionner Juan Guaido au pouvoir, les Etats-Unis et la France  qui ne sont pas en odeur de sainteté avec Nicolas Maduro voudraient contrôler les richesses du vénézuela, notamment son pétrole. Car le Venezuela dispose des réserves des pétroles les plus importante au monde.

FOOTBALL : LA CAF REPORTE LE LANCEMENT DE LA CAN 2019 EN RAISON DU RAMADAN

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CAF

 

 

FOOTBALL : LA CAF REPORTE LE LANCEMENT DE LA CAN 2019 EN RAISON DU RAMADAN

 

 

A la demande des pays du Maghreb, la confédération africaine de football a décidé de décaler les dates du tournoi. Ainsi au lieu du 13 juin au 15 juillet, la compétition se tiendra plutôt du 21 juin au 19 juillet 2019.

La confédération africaine de football a décalé la date du démarrage de la coupe d’Afrique des Nations édition 2019. Ainsi, au lieu du 13 juin au 15 juillet, elle se jouera à 24 équipes du 21 juin au 19 juillet 2019 en Egypte.

 

Selon les responsables de la CAF, cette mesure   permet aux footballeurs respectant le jeûne du Ramadan d’être en forme avant le coup d’envoi du tournoi.

La décision a été prise à « la demande des pays du Maghreb, le Maroc, la Tunisie et l’Algérie », qui souhaitent un temps de repos pour leurs joueurs après la fin du ramadan, a-t-il ajouté.

Mois sacré en Islam, le ramadan impose un jeûne du lever jusqu’au couché du soleil, durant une période d’un mois. En 2019, il doit avoir lieu de début mai à début juin. Lors du mondial 2018, le jeûne des joueurs musulmans avait fait débat. Les responsables égyptiens estiment que le ramadan expliquait en partie l’échec de l’Egypte des pharaons, derniers de leur groupe, avaient été éliminés dès le premier tour.

Centrafrique : coups de feu des Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique au village Dinguiri.

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Centrafrique : coups de feu des Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique au village Dinguiri.

 

 

Bangui (CNC) – Après l’attaque violente des miliciens peuls du 3R au village Zaoro-Sangou le 20 janvier dernier, le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara, sur proposition du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, s’est rendu à Carnot, Gadzi,Dinguiri et Zaoro-Sangou ce jeudi 24 janvier 2019. L’objectif pour le gouvernement, assister les habitants de Zaoro-Sangou meurtris par cette attaque, mais aussi sensibiliser toutes les parties en conflit au respect des uns et autres dans la paix et la cohésion sociale. Mais les miliciens Anti-Balaka, considérés par la population locale comme des fauteurs de trouble, n’ont pas apprécié le passage du ministre et tirent sur son véhicule au village Dinguéré situé entre Carnot et Gadzi à environ 380 kilomètres de Bangui. Que s’est-il passé ? Dossier spécial du CNC.

 

Massacre de Zaoro-Sangou : origine

Selon notre enquête menée conjointement par nos journalistes venus de Berberati, de Bouar et de Bangui, l’origine de l’attaque des Peuls dans le village Zaoro-Sangou serait liée au vol du bétail par un groupe des miliciens Anti-Balaka de cette localité.

En effet, depuis le début de la saison, plusieurs dizaines des Peuls éleveurs de l’ethnie Alganda, à la recherche d’un pâturage, se sont installée proche du village Zaoro-Sangou entre Carnot et Gadzi, après l’autorisation du Maire monsieur Serge Trickssi, du sous-préfet de Gadzi et des notables de la localité.

Afin de sceller cette réconciliation tant souhaitée avec la population locale, les éleveurs peuls ont remis 4 bœufs aux autorités pour une distribution équitable à tous les villageois de Zaoro-Sangou afin de marquer leur bonne volonté à conjuguer avec tous dans le secteur.

Or, malgré ce geste des Peuls, certains jeunes de Zaoro-Sangou, qui ne sont pas d’accord avec la distribution faite par les autorités de Gadzi, ont pris leurs armes pour aller tuer 3 de ces éleveurs avant de voler 4 de leurs bœufs le 5 janvier 2019.

 

Intervention des miliciens du 3R

Le 9 janvier, le maire de la sous-préfecture de Carnot, avec son équipe, se sont rendus au village Zaoro-Sangou pour sensibiliser les jeunes à ne pas surtout toucher aux biens des autres, mais cela n’a pas pu calmer la colère des éleveurs qui ont fait appel aussitôt à la milice 3R pour leur protection.

À la surprise de tous, le 19 janvier 2019, les éléments du 3R sont arrivés au village Zaoro-Sangou.

Dans un premier temps, ils se sont passés pour des éleveurs qui veulent acheter des produits alimentaires.

Les villageois, comme souvent dans le cas, sont sortis massivement avec leurs produits sur la tête pour tenter de les faire écouler à bon prix. C’est à cet instant que les assaillants ont montré leurs vrais visages.

Ils ont tiré à bout portant partout sur les villageois, faisant sur place 17 morts, dont un gendarme et son auxiliaire pris en otage en amont sur leur barrière quelques mètres plus loin. Quatre autres corps sont retrouvés quelques mètres dans la brousse, augmentant le bilan provisoire à 21 morts sur place.

 

Arrivée des FACA et du ministre Henri Wanzet Linguissara dans la région

Face à l’arrivée massive des déplacés de Zaoro à Carnot et vue, l’ampleur du dégât causé par ce massacre, le ministre de la Sécurité publique, sur proposition du chef de l’État, s’est rendu dans la localité pour tenter de rassurer la population terrorisée jeudi dernier.

Au même moment, sur proposition de la ministre de la Défense, des FACA déployés à Bouar sont aussi arrivés dans le village Zaoro-Sangou pour rassurer aussi la population locale.

Entre temps, le ministre de la Sécurité publique, qui s’est rendu à Carnot ce vendredi 25 janvier pour tenter de faire retourner les déplacés de Zaoro-Sangou dans un véhicule des FACA, s’est confronté à un autre problème très grave d’insécurité causée par la présence massive des miliciens Anti-Balaka dans la ville avec leurs armes. (Nous reviendrons sur ce point dans un autre article).

 

Tirs sur le véhicule du ministre et des députés

 

En faisant le déplacement dans la région, le ministre Henri Wanzet Linguissara est accompagné des députés de Bocarangone, de Gadzi 1 et de Gadzi 2.

De retour de Carnot, le ministre Henri Wanzet Linguissara et les trois députés se sont arrêtés le vendredi 25 janvier au village Dinguiri pour une dernière séance de sensibilisation en faveur de paix aux jeunes du secteur.

Ce qui a été fait, mais pour des raisons encore inconnues, les miliciens Anti-Balaka, estimés à environ 500 éléments, n’ont pas apprécié la présence du ministre dans leur localité ce jour.

Au moment de quitter le village, Dinguiri, le véhicule du ministre, de son escorte lourdement armée et des trois députés qui l’ont accompagnée a essuyé des coups de feu provoqués par les miliciens Anti-Balaka.

Sans aucune réponse de la part des éléments de sécurité du ministre, le cortège a pu quitter le village pour rentrer à Bangui ce samedi 26 janvier.

Sur place dans le village, après le départ de la délégation officielle venue de Bangui, nous avons tenté en vain de comprendre pourquoi les Anti-Balaka ont tiré sur le convoi du ministre. Toutefois, la population civile locale déplore le comportement de leurs compatriotes Anti-Balaka lors du passage du ministre, et elle compte le faire savoir à la délégation.

Affaire à suivre…

 

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République centrafricaine : Retour des Anti-Balaka dans le jeu á Khartoum

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République centrafricaine : Retour des Anti-Balaka dans le jeu á Khartoum

 

 

Khartoum (CNC) – Dès la toute première séance de face-à-face entre gouvernement et groupes armés, les Anti-balaka ont tenté de quitter la barque. Pour cause, l’absence á ces pourparlers de leur principal leader Patrice Edouard Ngaissona écroué á la Cour pénale internationale. Les Anti-balaka ont estimé qu’ils sont face á une justice de « deux poids, deux mesures », a en croire leur porte-parole Igor Bérenger Lamaka.

« Notre position, c’est celle du peuple centrafricain, nous avons dénoncé une justice á deux vitesses, une justice de deux poids deux mesures. Nous estimons que notre participation á ce dialogue n’a pas sa raison d’être parce que notre leader Patrice Edouard Ngaissona a été arrêté á la CPI. Voilà pourquoi nous avons posé des préalables sinon nous préférons retourner sur Bangui », a affirmé le Porte-parole des Anti-balaka, samedi soir á l’issue d’une rencontre avec le Ministre centrafricain de la justice.

Et d’indiquer par la suite que « Dieu merci, les Médiateurs, Smail Chergui et Jean Pierre Lacroix se sont rapprochés de nous et ils nous ont promis de nous mettre en contact avec notre gouvernement, notamment notre Ministre de justice, en la personne de Flavien Mbata sur le dossier Ngaissona. C’est ce qui a été fait immédiatement et nous avons échangé avec lui entre centrafricains dans notre langue nationale pour trouver un compromis et mettre en place des mécanismes pour une réponse á notre préalable ».

Les pourparlers centrafricano-centrafricains qui sont ouverts jeudi dernier, au siège de l’Académie supérieur de recherche stratégique et de recherche sur la sécurité de Khartoum, se poursuivent normalement. L’après-midi du vendredi et toute la matinée de samedi dernier sont consacrés aux rencontres individuelles, á huit-clos de tous les quatorze groupes armés présents á Khartoum. Ce dimanche est consacré á l’amendement du document de l’Accord entre le gouvernement et les groupes armés á signer prochainement á Bangui.

« Les facilitateurs ont rencontré tous les groupes armés. Le sentiment qui se dégage, c’est que les travaux se déroulent normalement dans une entente de cordialité et de volonté d’aller á la paix. Nous avons espoir que nous sortirons de Khartoum avec cet Accord », a confié Firmin Ngrebada, Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Président centrafricain qui est chef de délégation du gouvernement centrafricain á ce dialogue.

 

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République centrafricaine : tentative d’extorsion des humanitaires par un général rebelle du FPRC.

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Entrée principale de l’ONG International Médical Corps (IMC à Bria. Credit photo : Moise Banafio. CopyrightCNC.

 

République centrafricaine : tentative d’extorsion des humanitaires par un général rebelle du FPRC.

 

 

Bria (CNC) – De retour de Yalinga dans la Haute-Koto, une équipe de l’ONG international Médical Corps (IMC) faisait l’objet d’une tentative d’extorsion de la part d’un général de la Séléka, faction FPRC de Noureddine ADAM ce samedi 26 janvier 2019 vers 17 heures locales.

 

L’ONG américaine international médical corps (IMC), basé à Bria pour la préfecture de la Haute-Koto, faisait régulièrement des tournées, dans le cadre de son travail d’assistances humanitaires, dans les différentes communes de ladite préfecture.

Mais le samedi 26 janvier dernier, après trois jours de travail dans la sous-préfecture de Yalinga à environ 749 kilomètres de Bangui, une équipe humanitaire d’IMC, de retour à Bria, se fait arrêter par un groupe de trois rebelles du FPRC à seulement 3 kilomètres de Yalinga.

Sans détour, les rebelles ordonnent à l’équipage de leur vider une partie du réservoir du véhicule humanitaire pour leur permettre d’aller dépanner leur véhicule en provenance de Bakouma. Et s’est sur ordre de leur général disent-ils.

Ce qui n’a pas été fait d’ailleurs. Le chef d’équipe humanitaire explique au retour que le carburant qui est dans le réservoir est calculé en fonction de 170 kilomètres de distance que le véhicule va faire entre Yalinga et Bria.

Après quelques minutes de discussion, le général rebelle fait son apparition pour menacer le chef d’équipe.

Constatant le refus catégorique de l’équipe de céder à leur chantage, le général explique au chef d’équipe que désormais les humanitaires doivent au préalable demander son accord avant de circuler dans le secteur.

Malgré les explications du chef d’équipe humanitaire sur le rôle des ONG humanitaires dans le pays, le véhicule est immobilisé sur place durant 4 heures avant de quitter pour Bria vers 21 heures.

Contacté par CNC, le commandant en chef du FPRC à Bria n’a pas répondu à nos appels.

Aucun commentaire n’a été fait ni par l’ONG IMC ni par le FPRC sur cet incident.

 

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RDC : candidat gouverneur du Haut-Katanga, Muyambo promet notamment de protéger Kabila et ses biens.

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Credit photo : Actualités CD

 

 

RDC : Candidat gouverneur du Haut- Katanga, Muyambo promet notamment de protéger Kabila et ses biens

 

 

Jean-Claude Muyambo Kyassa veut diriger la province du Haut-Katanga. Fraichement sorti de la prison de Makala, il a officiellement déposé sa candidature comme gouverneur de cette province.

« Il y a un problème dans cette province et jespère apporter mon expérience (…) C’est vrai que notre plateforme à des députés élus, mais j ’ai également des relations avec d’autres députés », a t-il déclaré à ACTUALITE.CD

Il a également évoqué ses relations avec l’actuel président de la République.

« Je n’ai jamais eu des problèmes avec Félix Tshisekedi. Dans ses meetings, il plaidait toujours en faveur de ma libération. Tshisekedi, c ’est mon président. Si je suis élu, il pourra dire qu’il a un gouverneur au Haut-Katanga et c ’est Muyambo », a t-il ajouté.

Muyambo promet également de protéger l’ancien chef de l’Etat ainsi que ses biens dans cette province.

« Kabila, je n’ai pas des problèmes avec lui. Si je suis élu, s ’il faut aller le prendre à l ’aéroport et l ’accompagner jusque chez lui, je vais le faire (). Il a beaucoup investi, nous avons l’obligation de le protéger et de protéger ses bien. Il est chez lui ici »

Ancien ministre, il a été également bâtonnier du Barreau de Lubumbashi pendant 3 ans. Muyambo a fait fortune notamment dans le secteur minier et possède un parc animalier de 400 ha. Il a aussi investi dans l’audiovisuel et gère la Radio Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ).

Stanis

Par : Bujakera Tshiamala

Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

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Centrafrique.com/centrafrique-massacre-dippy-le-bilan-salourdit-a-16-morts-et-21-blesses/blesses-attaque-upc-ippy-25janvier2019-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26111 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les blessés de l'attaque d'Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.
Les blessés de l’attaque d’Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

 

 

Ippy (CNC) – Initialement annoncé pour 11 morts et 20 blessés, le bilan définitif du massacre d’Ippy le jeudi dernier par les rebelles de l’UPC s’élève finalement à 16 morts et 24 blessés.

 

Contrairement à ce que nous avons annoncé ce vendredi 25 janvier, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique ont massacré sur-le-champ 13 personnes et blessé 21 autres avant de se retirer du lieu de leur forfait quelques minutes plus tard.

Parmi les 24 blessés, trois ont rendu l’âme faute de soins appropriés quelques heures après avoir été transférés à l’hôpital Mide d’Ippy dans l’Ouaka à 496 kilomètres de Bangui.

Parmi les autres blessés, 9 sont pris en charge par l’ONG internationale MSF qui les ont transférés à Bria avant de les évacuer sur Bangui.

Les autres blessés dans lesquels leur état de santé est stable et sous contrôle, ils sont sous traitement médical à l’hôpital Mide à Ippy.

Dans la nuit du jeudi à vendredi 25 janvier, les éléments rebelles de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Séléka, dirigé par le sulfureux Ali Darassa se sont pris à un groupe des personnes à une place mortuaire. En tirant à bout portant sur le groupe, les rebelles ont littéralement massacré plus de 10 personnes avant de s’éclipser dans la nature.

Depuis lors, la sous-préfecture d’Ippy est devenue une ville fantôme. Les habitants sont tous réfugiés dans la brousse pour s’échapper des rebelles qui contrôlent la ville depuis des années.

Après les massacres de Zaoro-Sangou faisant plus de 17 morts, de loura à Bocaranga avec 5 morts et 15 autres capturés, puis celui d’Ippy ce jeudi qui a fait 16 morts, le dialogue entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous les auspices de l’Union africaine dans la capitale soudanaise qui vient de s’ouvrir ce jeudi 24 janvier s’annonce plus que jamais difficile.

 

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Centrafrique : grève à la base de SATOM de Bouar, les personnels demandent le départ du chef de Sécurité .

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Bouar-les-personnels-demandent-le-depart-du-chef-de-securite/image-bitumage-baoro-bouar-en-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-26108 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Inauguration des travaux du bitumage de l'axe BAORO-BOUAR par le chef de l'État Faustin Archange Touadera. CopyrightCNC.
Inauguration des travaux du bitumage de l’axe BAORO-BOUAR par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : grève à la base de SATOM de Bouar, les personnels demandent le départ du chef de Sécurité .

 

Bouar (CNC) – Depuis vendredi 25 janvier, les agents de la société des travaux publics SATOM observent une grève reconductible pour demander le départ de leur chef de sécurité, monsieur Gildas. La raison évoquée, l’homme aurait mis trop de pression sur eux.

 

Même si le personnel en grève évoque officiellement que leur chef de sécurité serait arrogent, insolant et ne cesse de mettre la pression régulière sur eux pour lancer un ultimatum de grève à leur hiérarchie le lundi dernier, les vraies raisons de ce bras de fer, selon des sources indépendantes proches de la représentation du personnel contactée par CNC, seraient un bras de fer personnel entre le tchadien Tiranga, le Directeur de SATOM-Bouar et son Chef de sécurité le centrafricano-français Gildas concernant plusieurs points.

D’abord concernant la pratique de gestion employée par le Directeur Tiranga, dans laquelle la société mère aurait détecté des nombreuses irrégularités, le chef de sécurité, envoyé par le siège pour corriger les erreurs de bitumage Bouar-Fambele, découvre avec stupéfaction certaines pratiques du détournement mises en place par le Directeur depuis plusieurs années.

Dans le passé, selon les mêmes sources, le directeur aurait tenté de détourner 4 conteneurs de SATOM en provenance de Douala pour le Tchad, mais le responsable de sécurité aurait bloqué pour ramener à Bouar.

Même les fonds destinés pour la construction des infrastructures (écoles, pistes de cassage…) Sur l’axe Bouar-Baoro à hauteur de 500 millions de francs CFA serait dans le viseur du tchadien Tiranga comme il a fait dans le passé pour les travaux sur le tranchant Bouar-Fambele.

Il est vrai que sur les conditions de travail des employés, le chef de sécurité ne cesse d’exiger strictement à ces derniers de porter leur tenue du travail aux heures du boulot. Les heures du travail doivent aussi être respectées, tout comme les outils de travail qu’ils utilisent quotidiennement. Le vol des ciments et autres doivent être sévèrement punis. Ce qui n’est pas du goût de certains employés.

Monsieur Tiranga, dans son jeu, aurait manipulé certains délégués du personnel pour tenter d’obtenir le départ de son collègue Gildas, responsable de sécurités reconnues pour ses compétences par beaucoup des employés.

Contactée par CNC, la direction de Satom local nie farouchement d’être derrière cette grève des employés qui demandent le départ sans délai du chef de sécurité.

Pour la délégation du personnel, il est ridicule de parler de leur manipulation. La raison est claire, le chef de sécurité doit partir avant la reprise du boulot selon les grévistes.

 

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Centrafrique ou le pays des mercenaires

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Centrafrique.com/centrafrique-ou-le-pays-des-mercenaires/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-7/” rel=”attachment wp-att-26100 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les Mercenaires russes dans un Pick-up de la gendarmerie nationale en patrouille au centre-ville à Bangui. Photo AFP

 

 

Centrafrique ou le pays des mercenaires

 

 

Bangui (CNC) – Les mercenaires, mot qui est entendu bien trop souvent dans la bouche des gens mais et surtout lu bien trop souvent dans la presse. Les mercenaires sont dans le nord, dans le centre à l’ouest ou bien à l’est. Partout, si bien qu’on a l’impression qu’ils ont envahi le pays. Ils viennent du Tchad, du Soudan, de Russie et autres dont les financeurs restent plus qu’obscures.

Dernièrement circule l’information selon laquelle 1200 mercenaires français seraient arrivés à Bangui dans le but de tuer le président Touadéra, de déstabiliser le pays et autres allégations toutes plus farfelues les unes que les autres. A la lecture de ces articles, l’alarme de la désinformation retentie directement. D’où proviennent ces informations ? jamais il n’y a de sources. Il est impossible de vérifier cette information (preuves de leur présence, des faits). Et pour cause, s’il y a bien ces mercenaires alors impossible de ne pas les avoir vu. 1200 personnes est un nombre exorbitant, ne passant pas inaperçu.

En ville, on les verrait forcément, cela représente entre 3 et 4 avions. Alors en camion, ne comptons même pas !

Pour recevoir autant de monde il faut de la place, de quoi les nourrir. Les as-tu vus acheter sur les marchés de la ville ? non, encore et toujours non à nos interrogations.

il y a évidemment des européens qui travaillent et vivent ici. Tous ne sont pas français, d’aucun sont mercenaires. A quand une vraie presse objective ?

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES ET MILITAIRES DU DIALOGUE DE LA DERNIÈRE CHANCE.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-militaires-du-dialogue-de-la-derniere-chance/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-3/” rel=”attachment wp-att-26114 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article. Photo d'archive.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo d’archive.

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES ET MILITAIRES DU DIALOGUE DE LA DERNIÈRE CHANCE. 

 

 

Bangui (CNC) – Après de multiples dialogues d’initiatives locales et religieuses, l’Union Africaine sous l’impulsion de la communauté internationale a organisé à partir du 24 janvier 2019 dans la capitale soudanaise un énième dialogue inter-centrafricain en vue de rapprocher les prétentions des groupes armés non conventionnels à celles du pouvoir.

 

Il faut rappeler au passage qu’il y’a déjà en moyenne sept (7) accords de paix signés sans comprendre les motivations réelles des groupes armés ni la cessation des hostilités militaires sur le terrain. Ce pourparler qualifié par la presse locale, africaine et internationale de la dernière chance est l’occasion idéale de poser le véritable diagnostic de la crise centrafricaine.

L’injustice sociale, la corruption, la mal gouvernance et la dilapidation systématique des maigres ressources de l’Etat justifieraient l’enlisement de la crise. Ces échanges tant attendus sont animés par le souci primordial d’abréger la souffrance d’un peuple meurtri, de ramener la paix en cessant les violences, d’étendre l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national et enfin de relancer l’économie en vue d’un développement sain, prospère et durable.

La liste des participants non exhaustive et dûment contestée rendue publique par la présidence de la commission de l’Union Africaine ne définit pas les critères du choix et écarte les principaux acteurs de la crise.

A titre de rappel, il est singulièrement important de souligner que le pays abritant les discussions est dirigé par un dictateur hors pair contesté par son peuple et sous sanction de l’ONU. L’exemplarité et la moralité d’un tel cadre laisse à désirer car les manifestants demandant la démission du guide sont mortellement réprimés par la police. Convoyé comme des bétails humains à Khartoum, aucune absence n’a été enregistrée. Le sort de toute une population épris de paix est suspendu aux conclusions du dialogue qui par la même occasion déterminera l’avenir du quinquennat du Président de la république.

Préoccupé par l’issue de cet énième dialogue non inclusif apparemment, le citoyen lambda s’interroge :

Le salut du peuple centrafricain viendra t-il de ce fameux dialogue ? Ce dialogue n’est-il pas un éternel recommencement ou n’a t-il pas une saveur du « déjà vu »? Pourquoi la liste des participants ne reflète t-il pas les principaux acteurs particulièrement les deux précédents chefs d’Etat ? Pourquoi les forces vives de la nation c’est à dire les partis politiques de l’opposition démocratique, la société civile, les syndicats etc…n’ont que le statut d’observateurs ou consultants au dialogue ? Comment le pouvoir jugulera l’amnistie et l’impunité prônées par les groupes armés avec la farouche opposition de la population de pardonner ? Si le dialogue politique se veut inclusif, pourquoi il ne concerne que le pouvoir et les groupes armés ? Croyez-vous à la sincérité d’un tel dialogue qui est assimilable à une excursion touristique sur les plages brésiliennes ? Le pourcentage d’occupation territoriale des groupes armés sera t-il un indicateur déterminant pour influencer les négociations ? En d’autres termes, comment négocier sereinement et équitablement dès lors que les rapports de force sur le terrain sont en faveur des groupes armés ? En outre, les conclusions de ce dialogue vont-ils s’inscrire dans la logique du respect de la constitution ?

Sachant qu’un dialogue politique aboutit toujours et inévitablement sur des compromis, ce phénomène peut-il aller au delà du cadre juridique et institutionnel ? En conséquence de ce qui précède, quelles seront les sanctions en cas de non respect ou de violation des accords de Khartoum par l’une des parties contractantes ? Quels sont les intérêts des groupes armés qui brassent des milliards en exploitant les territoires occupés de déposer les armes au profit d’un accord de paix qui ne leur rapportera que des miettes ?

Pour revenir à la question substantielle conséquente à une éventuelle amnistie, qu’adviendront les victimes dans cette mascarade ? Le récent transfert du chef des milices « Anti-Balaka » à la Cour Pénale Internationale (CPI) ne va t-il pas compromettre l’issue du dialogue ? Enfin, que vont devenir les conclusions du forum de Bangui ? Ces innombrables questionnements démontrent de la complexité du problème centrafricain et surtout de la méthodologie utilisée pour aplanir les divergences. Peu d’experts et analystes parieront car nos autorités s’évertuent à ignorer que « les mêmes acteurs agissant pour la même cause quel que soit l’environnement produiront les mêmes effets ».

A l’instar du Vatican et en attendant l’issue de ce conclave, le peuple centrafricain continuera de prier pour qu’enfin la fumée blanche puisse s’échapper de la cheminée…

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi

 

 

Paris le 25 janvier 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme lance un vibrant appel à la jeunesse

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Centrafrique.com/centrafrique-le-prix-mondial-de-la-jeunesse-pour-lhumanisme-lance-un-vibrant-appel-a-la-jeunesse/docteur-cedric-le-grand-ouanekpone/” rel=”attachment wp-att-26104 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE
Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE

 

 

Centrafrique : Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme lance un vibrant appel à la jeunesse

 

 

Bangui CNC) – Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE invite les jeunes à ne pas se laisser manipuler par les politiques. Un appel lancé ce mercredi 23 janvier 2019 lors d’une conférence de presse animée à la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui.

 

Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme vise à marquer et à encourager la jeune génération engagée sur la question de l’humanisme, non réduite à la question des droits de l’Homme.

En effet, ce prix donné à des jeunes remarquables, sur la question de l’Humanisme, c’est-à-dire des personnes dont l’activité créatrice promeut les principes de l’humanisme, de l’amour et de la fraternité entre toutes les nations du monde.

Le prix décroché par ce jeune Centrafricain témoigne à suffisance selon lui la capacité que détiennent les jeunes Centrafricains, et ça montre aussi un modèle pour la jeunesse centrafricaine pour un nouvel espoir, suite aux différentes crises qu’elle continue de traverser.

Docteur Cédric Ouanekpone déclare qu’en dépit des multiples crises, la jeunesse centrafricaine a une capacité :

«Malgré les difficultés que nous traversons, malgré la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous avons les mêmes capacités que les autres jeunes du monde entier. Mais les opportunistes en profitent de ces multiples crises pour nous distraire, et nous manipulent afin que nous tournions en ronde», a-t-il déclaré.

« Mais essayons de nous former et d’être autonomes. Car si nous sommes autonomes par notre pensée, si nous sommes autonomes matériellement et financièrement, je pense que c’est l’antidote à la manipulation et ces manipulateurs feront ce que nous voudrons qu’ils fassent pour nous. Et donc j’invite mes frères jeunes à ne pas se décourager. Quand les temps sont obscurs nos actes doit être lumineux », a brossé Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE.

Le jeune Médecin centrafricain, le lauréat du Prix mondial de la jeunesse pour l’Humanisme a fait un retour triomphal ce mercredi 23 janvier 2019 en République centrafricaine après avoir décroché le 17 janvier 2019 en Macédoine ce trophée qui prouve aux yeux du monde que la Centrafrique a aussi un incroyable talent.

Il est à noter que le Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE est le premier jeune centrafricain a décroché ce prix devant une panoplie des jeunes du monde entier.

 

 

Karl MAX

  

 

 

Centrafrique : ouverture des travaux du dialogue de Khartoum

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Centrafrique.com/centrafrique-ouverture-des-travaux-du-dialogue-de-khartoum/rencontre-forces-vives-palais-renaissance-bangui-pourparlers-khartoum/” rel=”attachment wp-att-26094 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>rencontre avec le gouvernement au palais de renaissance à Bangui avec les forces vives de la nation concernant les pourparlers de Khartoum avec les rebelles

 

 

Centrafrique: l’ouverture à Khartoum des pourparlers.

 

 

Bangui (CNC) – La capitale soudanaise, Khartoum, accueille depuis quelques jours les délégations du gouvernement, des forces vives de la Nation, des experts au dialogue et des représentants des groupes armés centrafricains. Selon le programme, les travaux de discussion débuteront cet après-midi sous l’égide de l’union africaine. Cette rencontre de dernière chance a mobilisé plusieurs représentants des différentes structures donc le gouvernement centrafricain, les groupes rebelles, les partis politiques et la société civile.

Le gouvernement invite les Centrafricains, épris de paix, à se mobiliser derrière l’équipe de négociations qui se rend dans la capitale soudanaise avec la ferme volonté d’arriver à un compromis avec les groupes armés dans le strict respect de la constitution, de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire, de la forme laïque et républicaine de l’Etat et des conclusions du Forum national de Bangui.

Ces pourparlers soutenus par l’ensemble de la communauté internationale, sont considérés comme une négociation de dernière chance pour la paix en Centrafrique. Car, la population centrafricaine dans sa majorité se dit fatiguée des multiples dialogues qui n’aboutissent pas à la stabilité dans le pays. A travers ces négociations à Khartoum, le gouvernement et les groupes armés doivent trouver un compromis pour mettre fin aux hostilités et les violences armées dans le pays.

Dossier à suivre

République centrafricaine : Ippy, au moins 11 personnes tuées par les rebelles .

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Image d’illustration des rebelles de l’UPC à Bambari en 2017. Credit photo : Reuters.

 

 

République centrafricaine : Ippy, au moins 11 personnes tuées par les rebelles .

 

 

Bambari (CNC) – Au moins 11 personnes tuées et 20 autres blessées, c’est le bilan provisoire d’une attaque des rebelles de l’UPC dans la sous-préfecture d’Ippy dans l’Ouaka.

 

Selon nos informations, le massacre a eu lieu sur une place mortuaire cette nuit du jeudi à vendredi 25 janvier 2019.

Alors que plusieurs dizaines des personnes se sont réunies à une place mortuaire, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont fait leur apparition sur le lieu avant de tirer sans distinction sur la foule.

Le bilan provisoire fait état de 11 personnes tuées et 20 autres blessées. Une femme enceinte fait partie aussi des victimes tombées sous les balles des rebelles.

Finalement à quoi sert le dialogue de Khartoum ?

Rappelons que dans la capitale soudanaise Khartoum, s’ouvre depuis hier un dialogue entre les groupes armés opérant sur le territoire national et le gouvernement centrafricain sous l’égide de l’Union africaine. Le chef rebelle et Patron de l’UPC Ali Darassa serait aussi présent ce vendredi au côté d’autres chefs rebelles comme Mahamat Alkhatim ou encore Noureddine ADAM du FPRC.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : attaque de la commune de Loura par un groupe des Peuls , au moins 5 personnes tuées.

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Centrafrique.com/centrafrique-attaque-dun-groupe-des-peuls-a-bocaranga-au-moins-5-personnes-tuees/village-loura-bocaranga-ouham-pende-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26057 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>commune de Loura.
Village Ngoumbame dans la Commune rurale de Loura dans l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : attaque de la commune de Loura par un groupe des Peuls, au moins 5 personnes tuées.

 

 

Bocaranga (CNC) – Ce jeudi 24 janvier, la commune de Loura, dans la circonscription électorale de Bocaranga 3 cible d’une attaque sanglante d’un groupe des Peuls, s’est replongée dans le chaostotal. Au moins 5 personnes ont été tuées, 15 autres capturées par les assaillants.

 

Les villages Ngoumbame, et Konkpara dans la commune rurale de Loura, à 20 kilomètres à l’EST de Bocaranga centre, sont les plus touchés par les attaques des éléments armés peuls soupçonnés d’être des éléments de la milice 3R ce jeudi 24 janvier 2019.

À Ngoumbame, les assaillants ont tué 3 personnes et font 10 prisonniers. Tandisque dans le village de Konkpara, ils ont massacré 2 villageois pour 5 autres capturés en otage.

Le bilan provisoire fait état dans l’ensemble de 5 morts et 15 villageois capturés dans la commune de Loura.

Chose étonnante, les assaillants n’ont aucune inquiétude quant à la présence des soldats FACA déployés récemment à Bocaranga au début de ce mois de janvier 2019.

Rappelons que la commune rurale de Loura, située au centre-nord de la préfecture de l’Ouham-Pendé, compte au moins une vingtaine des villages qui sont principalement localisés sur l’axe de Létélé-Mbali à une vingtaine de kilomètres du centre Bocaranga.

 

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Centrafrique : qui sont les 40 civils formés discrètement à l’école nationale de Police ?

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Centrafrique.com/centrafrique-qui-sont-les-40-civils-formes-discretement-a-lecole-nationale-de-police/police-centrafricaine-fred-krock-4/” rel=”attachment wp-att-26060 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les nouveaux policiers centrafricains
Les nouveaux agents de police de la dernière promotion 2018. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : qui sont les 40 civils formés discrètement à l’école nationale de Police ?

 

 

Bangui (CNC) – Formés depuis près de 3 mois à l’école nationale de police au PK11 sur la route de Damara, quelque 40 hommes et femmes, en provenance de Brazzaville, sont depuis quelques jours déployés dans la capitale Bangui comme agents de forces de l’ordre. Mais qui sont ces personnes encore non identifiées par les Banguissois ?

 

Si les nouveaux policiers, sortis fraîchement de l’école nationale de police en novembre dernier, sont pour la plupart stupéfaits de voir d’autres agents, qu’ils ne les connaissent pas à l’école durant leurs 7 mois de formation au PK11 patrouiller avec eux dans la capitale Bangui ces derniers temps, les Banguissois, eux aussi, se demandent d’où viennent ces nouveaux agents, têtes rasées et en tenue des forces de l’ordre déployées dans les rues de Bangui qu’ils côtoyant tous les jours ?

Pour répondre à cette inquiétude réelle des Centrafricains, nous avons tenté depuis deux semaines d’élucider le mystère qui entoure cette histoire de ces faux agents de forces de l’ordre.

 

Origine

À la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA l’année dernière, une quarantaine des hommes et femmes, 100% de son ethnie Ngbakamandja, ont été recrutés pour son service de renseignement personnel.

Après quelques semaines passées à Brazzaville au Congo, les 40 recrues subissent à nouveau à Bangui au sein de l’école nationale de la police une formation de maintien de l’ordre depuis novembre dernier.

À la grande surprise de tous, ces 40 agents de renseignements de Damara sont déployés depuis quelques semaines comme des policiers dans les rues de Bangui, mais aussi dans les différents services de la police nationale.

 

Problème

Alors qu’en 2017 et 2018, certains stagiaires militaires centrafricains, recrutés sur la base ethnique par l’entourage du Président Touadera, ont été expulsés d’Israël, du Burkina Faso et de la Guinée équatoriale pour des raisons de santé, avec le récent recrutement clandestin de ces 40 agents de renseignements personnels du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le problème semble persister.

Suite à notre enquête, nous avons reconnu formellement et sans doute au moins deux agents parmi les 40 qui sont actuellement sous traitement psychiatrique. Ils sont bien connus d’ailleurs dans leur quartier pour des problèmes de tête.

Alors, la seule question que les centrafricains se la posent est de savoir si ces agents de Damara vont-ils être incorporés comme agents de police ?

Contactée par CNC, la direction de l’école nationale de police n’a pas pu retourner notre appel. Même silence du côté du ministère de la Sécurité publique.

Cependant, une source proche de la direction générale de la police parle des agents formés pour la sécurité publique sans pour autant donner plus de détails sur quel type d’agents parle-t-elle.

Affaire à suivre.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : Ouverture des pourparlers gouvernement-groupes armés á Khartoum

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Accueil délégation pourparlers Khartoum, Soudan

 

 

Centrafrique : Ouverture des pourparlers gouvernement-groupes armés á Khartoum

 

 

Chose promise chose due, le dialogue entre le gouvernement centrafricain et les leaders des groupes armés sous les auspices de l’Union africaine annoncé par le Président centrafricain Faustin Archange Touadera est effectif. L’ouverture des travaux a eu lieu jeudi 24 janvier 2019, au siège de l’Académie supérieur de recherche stratégique et de recherche sur la sécurité de Khartoum.

  1. Smaël Chergui, Commissaire á la paix et á la sécurité de l’Union africaine a présidé la cérémonie avec, á ses côtés, M. Jean Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, Dr Eldirdiri Mohmed Ahmed, Ministre des Affaires étrangères du Soudan, M. Abdu Razzaq Guy Kombogo, et le Ministre des Affaires étrangères du Gabon représentant le Président Ali Bongo, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Ils ont tous répondu présents á l’invitation du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine au dialogue de Khartoum, notamment gouvernement centrafricain et groupes armés. Dès l’ouverture des pourparlers, les positions des uns et des autres y compris les attentes sont perceptibles.

En souhaitant la bienvenue aux différentes délégations centrafricaines en terre soudanaise, Dr Eldirdiri Mohmed Ahmed, Ministre des Affaires étrangères du Soudan a rappelé la nécessité de la solidarité africaine d’où l’accueil réservé au peuple centrafricain par le Soudan. Il appelle par ailleurs les Centrafricains présents á ce dialogue á « ne pas rester intransigeants sur leurs différentes positions, mais de faire preuve de concession et de compromis » pour un aboutissement heureux de cette rencontre.

« La violence n’est pas la solution á la situation actuelle en Centrafrique, elle n’est pas tolérée. C’est pourquoi, nous ne devons pas renoncer au dialogue » a dit pour sa part, Jean Pierre Lacroix. Le responsable onusien a rappelé que la RCA a déjà totalisé plus d’une dizaine de négociations en trente ans, d’où nécessité d’asseoir le dialogue de Khartoum sur des « mécanismes solides » pour éviter la perpétuation des crises.

En déclarant ouverts les travaux de ce dialogue, Smaïl Chergui de l’Union africaine a souligné la détermination de son institution avec l’appui des Nations unies á mener au bon port l’initiative pour la paix en Centrafrique qu’il estime être le cadre indiqué pour résoudre les « maux » qui gangrènent la RCA. Aux participants, Smaïl Chergui lance ce message : « Le moment est venu de taire toute haine et toute division pour mettre en avant, l’unité dans la diversité ».

Du côté des participants, l’on retient son souffle pour le passage á la tribune au moment des travaux proprement dits. Toutefois, les attentes ne cachent pas l’optimisme des uns et des autres. Herbert Gotran Djono Ahaba est les Président de la branche Séléka du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPCR) : « C’est une fierté de nous retrouver ensemble en tant que fils du pays pour régler nos différends. Nous attentes sont celles du peuple centrafricain qui vit statuquo, de sortir de ce dialogue avec la paix et la sécurité véritables et mettre fin définitivement á toute hostilité ».

Abakar Sabone est cadre du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) dirigée par du Gilbert Toumou Déa, selon qui, la présence massive des leaders de groupes armés á Khartoum est le signe de bonne volonté et qu’il ne reste qu’á la matérialisée á travers un accord. Apôtre Nicolas Guérékoyamé Gbangou quand á lui est observateur : « C’est une satisfaction de voir que tous les mots utilisés á l’occasion de l’ouverture de ce dialogue vont dans le sens de la paix. La présence massive des leaders de groupes armés est un signe de volonté. Il ne reste qu’á signer un accord pour qu’on tourne cette page sombre de l’histoire ».

Les travaux ont été suspendus pour reprendre le 25 janvier.

A suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Ouverture Des Pourparlers De Paix A Khartourm

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Accueil délégation pourparlers Khartoum, Soudan

 

 

Centrafrique : Ouverture Des Pourparlers De Paix A Khartourm

 

 

Bangui (CNC) – L’Union Africaine a réuni les bandes armées et les responsables du gouvernement centrafricain le 24 janvier 2019 dans le cadre du grand dialogue national.

Il a fallu un peu plus d’un an pour voir se tenir une rencontre entre le gouvernement centrafricain et les rebelles sous l’égide de l’Union Africaine. Et c’est chose faite depuis jeudi ; il s’agit en effet du grand dialogue national centrafricain dont l’objectif est d’obtenir un accord de paix.

Les rebelles de leurs côtés ont posé de nombreuses conditions parmi lesquelles, l’autonomisation des régions de la Centrafrique, mais aussi et surtout l’amnistie des combattants poursuivit pour des exactions commises.

Des conditions difficiles à accepter pour les autorités de Bangui dont la marge de manœuvre semble limité. Le gouvernement ne contrôle qu’un tiers du territoire centrafricain tandis que les ¾ sont aux mains des groupes rebelles.

……

RDC : LES OCCIDENTAUX ABSENTS L’INVESTITURE DE TSHISEKEDI

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

 

 

RDC : LES OCCIDENTAUX ABSENTS L’INVESTITURE DE TSHISEKEDI

 

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays occidentaux ont brillé par  leurs absences à la passation du pouvoir qui a eu lieu le 24 janvier 2019 au Palais du peuple à Kinshasa.

Aucun dirigeant de pays occidentaux n’a pris part à la cérémonie d’investiture de Félix Tshisékédi qui a prêté serment ce 24 janvier 2019 au Palais de la Nation à Kinshasa comme 5e président de la République démocratique du Congo.

Ils ont choisi se faire représenter par leurs ambassadeurs en poste en RDC. Pourtant, ces dirigeants étaient actifs lorsqu’ils faillaient s’ingérer dans le processus électoral Congolais pour soit disant obtenir une alternance démocratique et pacifique. Aujourd’hui qu’il y a alternance, ils brillent par leurs absences.

Un fait qui emmènent à se demander et si c’était Martin Fayulu qui prêtait serment, auraient-ils répondu présent ? Étant donné que le leader de la Lamuka est  soutenu par les occidentaux.

Toutefois, les chefs d’Etats Africains n’ont pas boycotté cette belle fête Congolaise. Ils ont répondu massivement présent soit 17 au total étaient présent au Palais du Peuple à Kinshasa.

Parmi ceux-ci, ces chefs d’Etat il y a la Tanzanie, Centrafrique, Angola, Burundi, et Soudan du Sud pour les pays voisins, l’Egypte qui prend bientôt la tête de l’Union Afrciaine, plusieurs pays d’Afrique Australe :

Kenya Nambie, Zimbabwe, Malawi, Afrique du Sud, auxquels s’ajoutent l’Ethiopie, le Soudan, la Sierra Leone, Haïti, le Maroc et la Côte d’Ivoire) ont répondu présent à la cérémonie de passation de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisékédi.

Cependant, on note de grandes absences de cette cérémonie : celles des  dirigeants des pays occidentaux. Aucun d’entre eux n’a pris part à cette cérémonie.

Tous se sont faits représentés par les ambassadeurs en poste à Kinshasa. Ces absences ne sont une surprise pour personne quand on sait les doutes que ces pays ont émis vis-à-vis de ce scrutin allant jusqu’ à demandé le recomptage des voix.

Toutes fois ces absences sont inexplicables au regard de l’implication et l’ingérence de ces puissances en RDC pour voir aboutir une alternance démocratique et pacifique comme c’est le cas aujourd’hui.

A côté de ces absentéistes occidentaux, on note aussi quelques voisins de la RDC qui n’ont pas pris part à l’investiture. Il s’agit notamment de la Zambie dont le chef de l’Etat Edgard Lungu avait plaidé pour le recomptage des voix.

Mais aussi, l’Ouganda, le Congo Brazzaville qui se sont fait représenté par leurs ministres des Affaires Etrangères. Il surtout le Rwanda dont le président Paul Kagamé qui en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine avait demandé la suspension de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle.

France : Robert Bourgi de nouveau suspendu du barreau de Paris

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France : Robert Bourgi de nouveau suspendu du barreau de Paris

 

 

Le conseil de discipline du barreau de Paris a condamné l’avocat à un an d’interdiction d’exercice de la profession le 18 décembre 2018. Le juriste paye pour ses propos violents sur BFMTV à l’égard de François Fillon le 29 janvier de la même année.

Pendant un an, Robert Bourgi ne pourra pas exercer la profession d’avocat. Le conseil de discipline du barreau de Paris l’a suspendu le 18 décembre 2018 pour ses propos désobligent tenus à l’égard de François Fillon en début de l’année dernière sur la chaîne BFMTV.

Robert Bourgi avait estimé que François Fillon avait trahi Nicolas Sarkozy pour s’être présenté candidat aux primaires du parti, lors de la présidentielle. A cet effet, le juriste avait déclaré « François Fillon, j’ai décidé de le tuer pour diverses raisons… je vais le niquer ».

Le barreau de Paris qui avait ouvert une enquête préliminaire à la suite à ces propos. A l’issue de cette enquête, le conseil de discipline du barreau de Paris avait estimé que ces propos donnaient une mauvaise image à la profession d’avocat. Une image violente, vulgaire et cynique de nature à salir la réputation de cette profession.

Il faut rappeler que cet avocat très peu recommandable est celui qui a torpillé la candidature de François Fillon à la présidentielle française. Pour se venger, Robert Bourgi avait offert trois costumes Arnys à François Fillon après sa victoire aux primaires, pour une valeur de 13000 euros. Ensuite, il a immédiatement informé la presse française.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que le conseil de discipline du barreau de Paris sanctionne cet avocat. En 2012 Robert Bourgi avait écopé d’une interdiction de deux dont  six mois ferme après avoir révélé qu’il avait transporté des mallettes d’argent en provenance des pays africains pour les remettre à Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Centrafrique : dialogue de Khartoum, lettre de l’ancien Président François Bozizé à Moussa FAKI.

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L’ancien Président centrafricain François Bozizé.

 

Centrafrique : dialogue de Khartoum, lettre de l’ancien Président François Bozizé à Moussa FAKI.

 

 

Général François Bozizé

Ancien Président de la RCA
Kampala (OUGANDA)

Tél. : +256-781.636.417

À

Son Excellence Mr Moussa Faki Mahamat,

Président de la Commission
de l’Union Africaine
P.O. Box 3243 – Addis-Abeba
République démocratique fédérale d’Éthiopie

® : (+251-11) 551 77 00

e-Mail : chairperson@africa-union.org

 

 

Objet : Premier round de l’Initiative pour la Paix et la Réconciliation à Khartoum N/Réf. : KNK/PF/C/Kamp-001/2019

 

Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine et cher frère,

J’ai appris comme tout le monde à travers la Presse la convocation du premier round de l’Initiative pour la Paix et la Réconciliation qui va se tenir aujourd’hui sous l’égide de l’Union Africaine à Khartoum.

Permettez-moi de marquer ma grande surprise d’être tenu, une fois de plus à l’écart d’une réunion si décisive, alors que dans le courrier que je vous ai adressé le 12 juillet 2018 en réponse à votre correspondance sous le N° BC/A9/0252/01.18, je vous réaffirmais ma totale disponibilité, confirmée dans la déclaration liminaire que j’ai faite pendant la réunion organisée à Kampala le même mois avec vos émissaires, à m’associer aux discussions et aux actions qui seront organisées pour trouver les voies vers la Paix, afin de mettre un terme aux souffrances du Peuple centrafricain.

Je me félicitais que la conduite du processus incombât à l’Union Africaine qui saurait invoquer la sagesse légendaire de nos Peuples, afin que soient organisées des consultations inclusives.

Hélas, j’observe pour le déplorer que des pesanteurs, sans doute extérieures à l’Union Africaine, ont exclus du périmètre de cette première réunion, les anciens Chefs d’État qui avaient pourtant été consultés parallèlement aux groupes armés. Une telle attitude me paraît aussi cavalière que celle adoptée par l’Exécutif pour désigner les représentants de certains partis ou groupements politiques sans consulter au préalable leur direction. D’ailleurs il ne suffit pas de rebaptiser la concertation sous le titre réducteur de « Pourparlers entre le Gouvernement et les Groupes armés » pour modifier les paramètres du conflit.

Quoi qu’il en soit, nous espérons encore que, conformément à la lettre de l’Union Africaine du 20 décembre 2018 qui proposait deux étapes (la première à Addis-Abeba, devenue entre temps Khartoum, puis la seconde à Brazzaville), je serai convié à m’asseoir parmi les autres
protagonistes, avant la fin de ces assises ou dès que possible, afin que chaque entité apporte sa pierre à la résolution définitive de la crise.

À cet effet, je garde l’espoir que le point N° 1 (sur les 10 points énumérés dans l’annexe 1 portant mesures d’accompagnement et régularisations) relatif à la mise à disposition de mon passeport centrafricain, pourra connaître une avancée positive.

Mon appui reste acquis à l’équipe du Panel de facilitation, chargé de la mise en œuvre du la Feuille de route de l’Initiative Africaine. À l’impossible nul n’est tenu, mais il nous appartient à tous de ne pas ajouter de la division à la division afin d’éviter qu’il ne s’établisse un clivage permanent entre les centrafricains de l’intérieur et ceux de l’extérieur condamnés à vivre en exil, malgré leurs mains tendues.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, l’expression renouvelée de mes salutations fraternelles.

Général F’rançois Bozizé

ien Président de la République ‘entrafricaine

ent Fondateur du Parti KNK dent d’Honneur du Parti KNK

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, le chef rebelle Ali Darassa quitte Bria pour Birao.

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Atterrissage Avion Minusca à l’aérodrôme de Bria dans la Haute-Koto.

 

 

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, le chef rebelle Ali Darassa quitte Bria pour Birao.

 

 

Bria (CNC) – Quelques minutes après son départ de la ville de Bria ce mercredi 23 janvier vers 10 heures du matin, le chef rebelle Ali Darassa de l’UPC est arrivé à Birao dans la Vakaga à bord d’un petit avion CESNA loué par les Russes.

 

 

Contrairement à ce que nous avons annoncé hier, les chefs rebelles ont décidé de modifier leur planning de vol pour Khartoum.

Après leur arrivée discrète dans la ville de Bria dans la Haute-Kotto le week-end dernier, Ali Darassa, Noureddine ADAM et Mahamat Alkatim étaient tous pratiquement invisibles pour la population locale.

À leur grande surprise ce matin du mercredi 23 janvier vers 8 heures locales, le patron de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) Ali Darassa a fait son entrée au plein centre-ville de Bria à bord d’un véhicule escorté par ses éléments.

Après deux heures passées chez l’un de ses proches, il a pu quitter la ville à bord d’un petit avion CESNA des Russes, accompagné par son secrétaire général et trois autres personnalités de son mouvement.

Quelques minutes plus tard, l’équipage est arrivé à Birao dans la Vakaga, à l’extrême nord-est du pays.

Accueillis à l’aérodrome de Birao par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Ali Darassa et son secrétaire général sont conduits au domicile du patron du CNDS Abdoulaye Hissen dans lequel ils vont passer la nuit avant de quitter pour la capitale soudanaise Khartoum le vendredi prochain.

Rappelons que le dialogue entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous l’égide de l’Union africaine débutera ce jeudi 24 janvier à Khartoum, capitale de la République islamique du Soudan, en présence des représentants de presque tous les principaux groupes armés opérant sur le territoire centrafricain .

 

CopyrightCNC.

 

Centrafrique : cri d’alarme des autorités de Carnot face à l’arrivée massive des déplacés du village Zaoro-Sangou.

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Patrouille mixte Sangaris-Misca dans la ville de Carnot. CopirightAFP.

 

 

Centrafrique : cri d’alarme des autorités de Carnot face à l’arrivée massive des déplacés du village Zaoro-Sangou.

 

 

Carnot (CNC) – Depuis quatre jours, les déplacés du village Zaoro-Sangou, attaqué par un groupe des Peuls encore non identifiés, continuent d’arriver par centaine à Carnot dans un état catastrophique. Face à cette crise, les autorités locales sollicitent l’aide d’urgence pour y faire face.

 

Si l’attaque du village Zaoro-Sangou le 20 janvier dernier par un groupe des Peuls encore non identifié a fait officiellement 17 morts, dont un gendarme et son auxiliaire, les déplacés, quant à eux, continuent d’affluer dans la ville de Carnot à plus de 40 kilomètres.

Estimés à plusieurs centaines, ces déplacés de Zaoro-Sangou sont regroupés dans les locaux de la Gare routière au centre-ville sans aucune assistance humanitaire d’urgence pour le moment.

Face à cette situation gravissime, les autorités locales sollicitent l’aide du gouvernement ou de certaines ONG pour tenter d’éviter une possible catastrophe humanitaire si cela perdure encore quelques jours de plus.

Entre temps, les soldats FACA, en provenance de Berberati, patrouillent avec les gendarmes dans la ville sans pour autant progresser plus loin dans des villages environnants. Ce qui a poussé par ailleurs d’autres habitants des quartiers périphériques de Carnot à quitter leur domicile pour le centre-ville par peur d’être pris pour cibles par les assaillants.

En outre, le bilan définitif annoncé par le gouvernement faisant état de 17 morts dans l’attaque du village Zaoro-Sangou est vigoureusement contesté par certains déplacés contactés par CNC. Ils mentionnent que cela peut toucher 50 personnes tuées, car des nombreux paysans ont été froidement abattus par les assaillants dans la brousse au moment de leur retour au village. Plusieurs familles ont expliqué qu’elles n’ont pas des nouvelles de leurs proches, d’autres par contre disent retrouver certains corps sans vie dans la brousse au moment de leur fuite vers Carnot.

Aux dernières nouvelles, d’après une source locale, les assaillants semblent rebrousser chemin vers Baoro après avoir été aperçus proche du village Ndiguiri.

 

©2019CNC

République démocratique du Congo : la victoire de Félix Tshisekedi a-t-elle été arrangée?

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Le nouveau Président de la RDC Félix Tshisekedi, AFP.

 

 

République démocratique du Congo : la victoire de Félix Tshisekedi a-t-elle été arrangée?

 

 

 

 

Le 30 décembre, le gouvernement de la République démocratique du Congo a organisé des élections pluralistes sans trop d’anicroches. Il les a perdues et, le 10 janvier, a finalement reconnu sa défaite. Voilà pour l’apparente bonne nouvelle en provenance, jeudi, de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC)

 

une alternance pacifique au pouvoir.

 

Cependant – et c’est la moins bonne nouvelle

  • le candidat présidentiel dont la victoire a été proclamée par les autorités électorales, Félix Tshisekedi, n’est apparemment pas celui qui aurait réellement obtenu le plus grand nombre de votes!rSelon les chiffres officiels de la commission électorale (CENI), finalement rendus publics 11 jours après le scrutin, M. Tshisekedi est arrivé devant l’autre grand opposant, M. Fayulu. En troisième position, le candidat du pouvoir et protégé du président sortant Joseph Kabila, Emmanuel Shadary.La République démocratique du Congo est un pays immense, grand comme une fois et demie le Québec, et peuplé de plus de 80 millions de personnes. Un sous-sol à faire rêver, avec des métaux rares, des forêts abondantes, des cours d’eau (dont le puissant fleuve Congo)… Et pourtant, un pays – hormis quelques villes comme la capitale Kinshasa – ravagé par la pauvreté, l’absence d’infrastructures et la guerre aussi, dans plusieurs de ses régions.On pense par exemple au petit Rwanda de l’autocrate Paul Kagame, dont les dirigeants et les militaires sont intervenus depuis un quart de siècle dans les provinces du Kivu, à l’est de la RDC, pour y faire la guerre et pour y prélever illégalement des minerais.Les chiffres annoncés – 39 % pour Tshisekedi, 35 % pour Fayulu et 24 % pour Shadary – sont très éloignés de ceux auxquels on s’attendait. Les sondages préélectoraux parlaient d’une avance écrasante de Fayulu, opposant et homme d’affaires ami des Occidentaux, avec plus de 50 %.Les résultats annoncés contredisent également

Pourquoi les chiffres annoncés sont-ils contestés?

Un pays qui, au lieu d’être une puissance régionale, politique et économique, qui pourrait rayonner dans les pays alentour (il y en a 9), est devenu au contraire le jouet de ses voisins plus petits, qui l’ont envahi, dépecé, et qui ont pillé ses ressources.

La RDC, pourquoi est-ce important?

 

qu’un certain nombre d’Etats étrangers, dont la France.

C’est en tout cas ce que soutiennent plusieurs, notamment celui qui s’estime spolié par un décompte malhonnête, le candidat Martin Fayulu, et également, à mots couverts, la Conférence épiscopale nationale (CENCO), acteur sociopolitique puissant en RDC, ainsi

 

et là, plus gravement peut-être – les mesures de « sortie des urnes » effectuées depuis le jour du vote, à partir des procès-verbaux affichés

  • dans chaque bureau, par des représentants de la Conférence épiscopale de l’Eglise catholique, qui avait déployé pas moins de 40 000 observateurs d’un bout à l’autre du pays.rAujourd’hui, la CENCO déclare que les résultats annoncés « ne correspondent pas aux données collectées » par les observateurs del’Eglise catholique.Des élections se sont déroulées le 30 décembre, après de nombreux reports, et deux ans après la fin officielle, en 2016, du dernier mandat de Joseph Kabila, à la suite duquel il n’avait pas le droit de se représenter.A lire aussi :
  • Il avait bien été question de modifier la Constitution pour lui permettre de s’accrocher au pouvoir. On a multiplié les délais – et même les sabotages, comme cet incendie suspect d’un entrepôt de matériel électoral, début décembre – pour cause d’incapacité logistique. Ces élections de décembre 2018 devaient avoir lieu en décembre 2016.
  • Pour autant, les élections ont bien eu lieu.
  • devant le silence pesant de la CENI, l’Eglise a discrètement fait pression sur les autorités, laissant entendre qu’elle connaissait le nom du gagnant. mais sans le révéler publiquement. Tout le monde cependant avait compris qu’il s’agissait de Fayulu.
  • Dans les jours qui ont suivi le 30 décembre,
  • Le candidat de l’opposition Félix Tshisekedi élu nouveau président de la RDC
  • L’Eglise se mêle des élections en République démocratique du CongoMais finalement, un scrutin s’est bel et bien déroulé. Joseph Kabila lui-même a déclaré qu’il n’en avait jamais douté, et que seuls les opposants de mauvaise foi avaient pu croire que ces élections n’auraient pas lieu.D’abord, parce que la performance du candidat du régime a été extrêmement faible, durant la campagne et dans les urnes. Si médiocre, en fait, que le clan Kabila, que l’on dit de mèche avec la CENI, s’est convaincu qu’un « traficotage » en faveur de Shadary – lointain troisième dans le vrai score – ne pourrait jamais passer.Si, comme la Conférence épiscopale l’a clairement laissé entendre, Martin Fayulu a bel et bien décroché plus de la moitié des suffrages exprimés le 30 décembre (Fayulu lui-même parle de « près de 60 % »), on comprend mieux les amabilités que se sont échangées depuis quelques jours le clan Kabila et le clan Tshisekedi.rAu cours des derniers jours, son fils Félix – toujours en suivant cette interprétation – aurait abandonné une attitude d’opposition pure et dure pour se laisser tenter par un « arrangement » en vertu duquel on lui céderait la présidence. Une tactique de collusion avec ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir.Cela permet à Joseph Kabila de dire qu’il n’est pas opposé à l’alternance au pouvoir. Kabila dont le parti peut continuer d’être influent, de contrôler d’autres instances que la présidence (armée, Assemblée nationale, plusieurs provinces) avec un nouveau président faible, officiellement issu de l’opposition. mais en réalité accommodant. Un homme installé au pouvoir par ceux qui s’en vont!M. Fayulu crie au vol, parle de « hold-up ». Il a déclaré à Radio France internationale : « Ces résultats n’ont rien à voir avec la vérité des urnes. C’est une escroquerie de M. Nangaa, le président de la CENI, et de son camp politique, le parti de M. Kabila. C’est un véritable putsch électoral. »Alors, il dit qu’il va prendre des recours – les résultats ne sont encore que « provisoires » – et que « les Congolais ne se laisseront pas voler leur victoire ». Il semble aussi avoir des appuis discrets à l’international, notamment à Paris, où le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a ouvertement contesté les chiffres annoncés.
  • Ce qui permet aujourd’hui aux vainqueurs officiels de dénoncer – il fallait y penser – « une ingérence néocoloniale ».
  • Il dit encore : « Les chiffres sont connus. Demandez à la commission des évêques. La victoire dans une élection, ça ne se négocie pas! Ce résultat vient des laboratoires, c’est une construction! »
  • Que fera Martin Fayulu?
  • Depuis quelques jours, M. Tshisekedi a multiplié les gentillesses et les hommages au président sortant, celui-là même qu’il qualifiait, il y a encore quelques semaines, de « dictateur » qu’il fallait jeter dehors par les urnes. ou par d’autres moyens si besoin était.
  • célèbre, Etienne Tshisekedi, mort en 2017 après des décennies d’activisme qui remontaient à l’époque de la dictature Mobutu, lorsque le pays s’appelait Zaïre. Un homme qui avait payé de sa personne et qui avait vécu en exil de longues années.
  • Félix Tshisekedi est le fils d’un opposant
  • Ensuite, à partir de ce constat, on a entrepris des tractations avec celui des deux opposants principaux que l’on estimait le plus malléable, le moins susceptible d’être dangereux, une fois au pouvoir : Félix Tshisekedi.
  • Ce n’est pas le poulain de Joseph Kabila qui a été proclamé vainqueur. Pourquoi aurait-on trafiqué les chiffres en faveur d’un opposant, et contre l’autre? Il y a une double explication.
  • Il est vrai que la RDC est un pays presque impossible sur le plan logistique, avec des infrastructures et des transports défaillants, des no man ’s land énormes, une superficie immense et des régions difficiles d’accès.

Avec la Radio Canada

Centrafrique : dialogue de Khartoum, le KNK communique.

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Centrafrique : dialogue de Khartoum, le KNK communique.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Ce jeudi 24 janvier 2019, dans la capitale soudanaise, s’ouvrira, sous l’égide de l’Union Africaine et des Nations Unies, le dialogue entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et les groupes armés actifs sur son territoire.

 

Si d’emblée, le Kwa Na Kwa se félicite de la tenue de cette importante rencontre qu’il a longtemps réclamé envers et contre tous, notre formation politique ne peut en revanche que regretter le format retenu qui, à défaut d’exclure totalement les forces vives de la nation tel qu’initialement prévu, dont les partis politiques, ne leur confère au final qu’un simple statut d’observateurs, voire de consultants. Il n’empêche que ce dialogue, que d’aucuns qualifient de rencontre de la dernière chance pour notre pays, revêt à ce jour une importance capitale dans le processus de rétablissement de la paix en Centrafrique et, qu’à ce titre, le Kwa Na Kwa se tient aux côtés de ceux qui attendent des participants à ces importantes assises qu’ils placent les intérêts de la Nation au dessus de leurs calculs égoïstes et partisans.

 

A la veille de ce grand rendez-vous, le Kwa Na Kwa émet le vœu que les différents responsables des groupes armés dont les noms ne figurent pas sur la liste des participants rendue publique ou qui ont annoncé ne pas vouloir se rendre à Khartoum, notamment en raison de la récente flambée de violences à Bambari, puissent réviser cette position afin que tous soient engagés dans la voie de la réconciliation dans l’intérêt supérieur de nos populations.

 

Au gouvernement de la République Centrafricaine et aux groupes armés qui continuent d’écumer notre pays, le Kwa Na Kwa, convaincu que la paix n’a pas de prix et que nul sacrifice consenti au nom de cette paix ne saurait être vain, nous recommandons :

  • de ne considérer aucun sujet tabou afin de parvenir à un compromis dynamique en faveur du peuple centrafricain ;
  • d’œuvrer, à ce qu’au sortir de cette rencontre, et ce conformément à l’article 5 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, nul centrafricain ne soit plus contraint à demeurer en exil ;
  • de faire de la réparation des dommages subis par les victimes de tous bords de la crise centrafricaine une grande cause nationale autour de laquelle devront être mobilisées toutes nos énergies et l’aide de nos partenaires.

En ce début d’année 2019, faisons ensemble en sorte que la République Centrafricaine redevienne un havre de paix où il fait bon vivre dans l’harmonie et la cohésion sociale.

 

 

 

Fait à Bangui le

 

Pour le Bureau Politique,

L’Ouvrier Secrétaire Général

 

 

 

 

 

   Honorable Bertin BEA

         Ancien Ministre

Centrafrique : pourparlers de Khartoum, réunion des trois chefs rebelles avec les Russes à Bria.

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Centrafrique.com/centrafrique-pourparlers-de-khartoum-reunion-des-trois-chefs-rebelles-avec-les-russes-a-bria/alkhatim-ali-darass-et-abdoulaye-hissene-a-sido-10/” rel=”attachment wp-att-26008 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ali Darassa, Al Khatim et Abdoulaye Heissen à Sido l'année dernière. CopyrightCNC.
Ali Darassa, Al Khatim et Abdoulaye Heissen à Sido l’année dernière. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : pourparlers de Khartoum, réunion des trois chefs rebelles avec les Russes à Bria.

 

 

Bria (CNC) – Réunis à Bria le week-end dernier, au centre nord du pays dans la Haute-Kotto, trois chefs rebelles de l’ex-coalition Seleka se sont longuement entretenus avec les Russes autour du dialogue politique du 24 janvier prochain entre le gouvernements et les groupes armés sous l’égide de l’Union africaine au Soudan.

 

 

Il s’agit des trois principaux chefs rebelles de l’ex-coalition Séléka à savoir : Noureddine ADAN du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Mahamat Alkatim du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et d’Ali Darassa de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Selon une source proche du FPRC contacté par CNC, l’objectif au départ de l’arrivée à Bria de ses trois chefs rebelles était de se regrouper ensemble avant de quitter la RCA pour le Soudan à bord du même avion affrété par la Minusca.

Or, après leur réunion du week-end dernier avec les Russes, ils ont décidé de ne plus monter à bord de l’avion de la Minusca.

Finalement, ils ont décidé de faire le voyage avec un avion loué par les Russes le 25 janvier prochain.

Tandis qu’à Bangui, d’autres leaders et représentants des groupes armés comme Abbas Siddiki ont quitté la capitale pour le Soudan ce matin du jeudi 24 janvier 2019.

Alors qu’à Bria certaines informations font état d’une parfaite entente entre les Russes et les groupes armés sur les principaux points à débattre lors du dialogue de Khartoum, à Bangui, certains représentants des groupes armés parlent quant à eux de la caducité de quelques points de 100 revendications qu’ils ont présentés au panel des facilitateurs de l’Union africaine en août 2018.

Selon eux, depuis 2018 jusqu’à ce jour, beaucoup des choses ont changé sur le terrain et certains points doivent être débattus en priorité sans pour autant les préciser lesquels.

Cependant, les Centrafricains, dans leur majorité, doutent énormément de la volonté ferme des parties prenantes à ces pourparlers à faire la paix définitive d’autant plus que les Russes, de leur côté, activent en sourdine les rebelles à maintenir leur position pour l’indépendance de la partie nord du pays qu’ils occupent en cas d’échec de ce dialogue de paix.

 

Moïse Banafio, journaliste et correspondant du CNC au grand-nord

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : L’EX- SELEKA DANS LA SURENCHÈRE

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Minusca-axe-bambari-bria-photo-afp/” rel=”attachment wp-att-26011 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/convoi-minusca-axe-bambari-bria-photo-afp-300×169.jpg” alt=”un convoi des troupes de la Minusca sur la route de Bria sur l’axe Bambari” width=”300″ height=”169″ />
Un convoi de la Minusca sur l’axe Bambari-Bria. Photo AFP.

 

 

CENTRAFRIQUE : L’EX- SELEKA DANS LA SURENCHÈRE

 

 

ENFIN ! LE GLAS SONNE POUR LES SÉDITIEUX

         L’assaut d’une coalition des forces de la paix dans la Kotto mené contre les ex-Sélékas est une initiative particulièrement importante, porteuse d’un espoir de paix. Ce changement de stratégie n’est-il pas annonciateur d’une nouvelle donne pour la paix en Centrafrique ? Les forces internationales de la paix se décideraient-elles, enfin, à chasser les mercenaires de ce pays qu’ils ont martyrisé et à lui rendre sa souveraineté ? Le président Touadera a-t-il enfin perçu l’impossibilité d’un dialogue avec des rebelles fats et arrogants ?

         Avec l’ambition démesurée de faire main basse sur la Centrafrique et ses richesses minières en terrorisant les populations, avec un équipement surpuissant obtenu par l’argent du trafic des « diamants du sang», agitant sans arrêt la menace de marcher sur Bangui quand ils le voudraient, sûrs de leur victoire face à un pouvoir faible, démuni et incompétent, les ex-Sélékas se croyaient invincibles. Ils voulaient qu’on leur remette toutes les clés du pays sans aucune résistance.

         Projet fou, inenvisageable et inacceptable pour les Centrafricains !

         Il semblerait que le glas sonne enfin pour ces terroristes mercenaires, qui ont transformé la République Centrafricaine en pays fantôme, où la mort frappe dans chacune de ses parcelles.

UNE COALITION MILITAIRE POUR LA PAIX

         C’est une coalition des forces du Portugal, du Rwanda et d’autres membres de la MINUSCA qui a mis en déroute les troupes de l’ UPC menées par Ali Darassa. Le chef sélékiste et son ami, Sassa Bouba, ex-conseiller du chef de l’État, ont échappé de justesse aux mailles du filet ! Les barrières que les rebelles avaient dressées sur les routes de la région ont été détruites. Elles leur permettaient de prélever des droits de passage et de racketter les populations. Un coup d’arrêt a également été donné au commerce illicite des « diamants de la mort », qui alimentait des échanges fructueux avec le Tchad, le Soudan et le Niger.

         Voilà peut-être le commencement de la fin pour les sanglantes aventures des mercenaires étrangers en Centrafrique ! Mais pourquoi ne pas avoir mis en place une telle coalition des forces dès le début du conflit ? On n’en serait pas là. Quoi qu’il en soit, mieux vaut tard que jamais.

         Il est donc impératif que la coalition des forces ne relâche pas sa pression. La paix est à ce prix. L’axe Bambari-Bangassou-Bakouma doit être nettoyé. Ces trois villes ont trop longtemps été les symboles de l’arrogance des ex-Sélékas. Les provinces qu’ils ont envahies sont devenues des zones de non- droit, livrées à l’oppression, à la prédation et à la rapacité des rebelles. Ils sont allés jusqu’à interdire aux représentants légitimes de l’État d’être présents dans les zones qu’ils contrôlent ! Les propos vociférés par Hissène Ramadan, ex-chef d’État-major du Front Populaire de la Renaissance de la République Centrafricaine (FPRC) sont éloquents : « à partir de lundi, on ne veut plus entendre le gouvernement dans les zones placées sous notre juridiction. C’est clair et net. Ceux qui n’écoutent pas, on va les foutre en prison ! » Quel mépris, quelle arrogance à l’endroit des dirigeants légitimes !

         Et comment accepter qu’ils annulent la Journée Mondiale de l’Alimentation 2018, qui devait se tenir à Bambari le 15 novembre 2O18 ? Cette journée se déroule chaque année en Centrafrique. Elle est particulièrement importante parce qu’elle permet aux paysans de présenter leurs productions et aux experts de faire le point sur la malnutrition de l’enfance, qui, aujourd’hui, est, hélas ! le résultat des violences des ex-Sélékas.

INTERVENTION ATTENDUE DES FACAS, APPUYÉES PAR LA MINUSCA ET LES MERCENAIRES RUSSES

         Même regrettablement tardive, cette offensive contre les rebelles devrait devenir la règle. La peur doit changer de camp. La terreur que les ex-Sélékas ont apportée à la population doit les frapper à leur tour. Il faut tout faire pour inciter ceux qui sont à la solde des chefs de guerre à quitter leurs responsables. Il faut leur expliquer que ceux-ci s’enrichissent outrageusement, tandis qu’eux-mêmes ne survivent qu’avec des soldes misérables. Il faut leur rappeler que leurs chefs ont des comptes bien garnis dans des banques étrangères, qui leur assureront un exil doré si jamais ils arrivent à échapper aux griffes de la justice.

         Mais les intimidations et les surenchères des séditieux sont, sans aucun doute, la preuve de leur affolement. Nous ne sommes pas loin de penser que leur agitation et leurs gesticulations témoignent d’une panique généralisée dans leurs rangs.

         L’offensive coalisée des FACAS, appuyées par la MINUSCA et les mercenaires russes à Bambari doit donc s’accentuer en prévision des pourparlers de Khartoum. Il faut que le gouvernement centrafricain puisse se rendre en position de force dans la capitale soudanaise pour imposer les souhaits de son peuple. Il faut impérativement affaiblir les prétentions inacceptables des ex-Sélékas, apôtres prétentieux et arrogants de la partition de la République Centrafricaine.

         Les chefs de guerre savent que l’heure de leur reddition approche. Les impunités et l’armistice dont ils prétendaient avec indécence bénéficier ne sont plus à l’ordre du jour. Ils doivent payer pour leurs crimes de guerre, pour leurs crimes contre l’humanité et ils doivent répondre de tous leurs actes de barbarie.

         Les Centrafricains ont payé un trop lourd tribut à l’abominable chaos que les rebelles ont initié en République Centrafricaine. Les pays qui ont soutenu les séditieux, qui les ont armés et financés, doivent être dénoncés devant la communauté internationale et subir le même sort que leurs brebis égarées.

         Le cœur épuisé des Centrafricains ne sera soulagé que par une justice implacable. C’est elle qui soignera les blessures béantes laissées par les rebelles. La paix et la réconciliation nationale seront à ce prix.

                                                                                                                                                                                      

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOAWE A BANGUI

                                                                                                                                                                                                                          (22 janvier 2019)

Garanti sans virus. www.avast.com

 

 

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République démocratique du Congo : Tête-à-tête ce mardi entre l’ambassadeur américain Mike Hammer et Félix Tshisekedi

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République démocratique du Congo : Tête-à-tête ce mardi entre l’ambassadeur américain Mike Hammer et Félix Tshisekedi

 

 

L’ambassadeur américain, Mike Hammer, a rencontré ce mardi 22 janvier 2019, Félix- Antoine Tshilombo Tshisekedi, nouveau président de la RDC. La rencontre a eu lieu à 15 heures à Béatrice Hôtel et a duré environ 45 minutes.

 

Cette rencontre intervient au moment où Félix Tshisekedi reçoit les félicitations des dirigeants du monde.

Les États-Unis étaient en première ligne dans l’exigence de ce qu’ils appelaient la vérité des urnes mettant notamment la pression sur la commission électorale.

Monsieur Mike Hammer représentera son pays les États-Unis à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président.

 

Avec Actualité CD