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Le gérant de la station totale Relais Sica activement recherché par la police pour vol aggravé.

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Centrafrique.com/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-relais-sica-le-21-octobre-2019-par-anselme-mbata-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-33065 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.
Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – il s’appelle Cyr KOMBÉ, gérant de la station Total du Relais Sica, porté disparu depuis près d’une semaine, est activement recherché par les forces de l’ordre pour vol aggravé.

 

Selon le commissaire en chef chargé de mener l’enquête sur l’affaire, le suspect aurait profité de ses fonctions pour forcer le coffre-fort et voler une somme de 50 millions de francs CFA appartenant à la société française Total avant de disparaître dans la nature.

Selon la même source, les faits se sont déroulé le samedi dernier vers 22 heures quand le suspect aurait reçu toutes les recettes de la journée faites par ses pompistes.

Monsieur Cyr KOMBE, père de trois enfants, domicilié au quartier Carrière, dans la commune de l’Ombella-Mpoko, est devenu vite le principal suspect dans l’affaire en raison de sa disparition quelques heures après les forfaits.

D’après un employé de la société Total interrogé par CNC, « 48 heures après l’absence remarquée de monsieur Cyr KOMBE sur son lieu de travail au Relais Sica, d’aucuns n’étaient en mesure de le suspecter, mais après plusieurs appels injoignables sur son numéro portable, le doute commençait à apparaître.

Finalement sur l’instruction du Directeur général adjoint, le gérant central et l’Inspecteur se sont rendus à la station Relais Sica pour casser le coffre-fort. Sans surprise, ils ont constaté que celui-ci est vide. Toutes les recettes du week-end sont portées disparues », explique-t-il.

D’après lui, c’est à ce moment que la justice a été saisie dans l’affaire.

Pendant ce temps, sa femme, dans sa déclaration à la police, affirme que son mari ne l’avait pas informé de sa position depuis 48 heures.

Pour l’heure, l’enquête est en cours, et le suspect court toujours. Certains ont même expliqué que le suspect serait se trouve déjà dans un pays voisin de la République centrafricaine.

Affaire à suivre….

 

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Rareté de la viande de bœuf à Bangui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera au centre d’une folle rumeur .

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Centrafrique.com/rarete-de-la-viande-de-boeuf-a-bangui-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-au-centre-dune-folle-rumeur/marche-de-boy-rabe-de-bangui-3-par-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33059 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Marché de Boy-Rabe. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC .
Marché de Boy-Rabe. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC .

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Depuis quelques jours, La ville de Bangui vit au rythme de la rareté de la viande de bœuf. Du marché de KM5 au marché Central en passant par ceux de PK12, de Gobongo, de Miskine, Kassaï et de Petévo…, les stands des bouchés sont quasiment vides. Pour des nombreux Banguissois, le seul coupable serait le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Pourquoi ?

 

 

Selon le collectif national des bouchers, la principale raison de rareté de la viande de bœuf est liée à un mouvement de colère de la part des éleveurs, victimes à répétition des violences et braquages des bandits armés. Or, dans les quartiers de Bangui, tout comme sur la route de Damara et Boali, les populations ne veulent plus croire que les éleveurs pourraient se mettre en grève sans que leur « frère aîné Faustin Archange TOUADERA» puisse leur siffler un mot d’ordre au préalable. Pour elles, le chef de l’État aurait expliqué à tous les éleveurs peuls, principaux fournisseurs des bouchers, de se retirer dans leur campement, pour un moment, sans ravitailler le marché à bétail, l’unique source d’approvisionnement en viande bovine de la capitale Bangui.

Cependant, un agent de la police nationale, contacté par CNC, explique  par ailleurs que les principaux auteurs de ces rumeurs qui inondent les quartiers de Bangui seraient des bouchers eux-mêmes. Selon eux, ce sont des éleveurs peuls qui leur auraient fait comprendre en leur donnant les éléments d’information transmise par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Même si cette information est difficilement vérifiable par la rédaction du CNC pour le moment, toute porte à croire qu’elle constitue un véritable boulet aux pieds du chef de l’État a seulement quelques mois des élections dont il sera probablement candidat à sa propre succession, selon un cadre du MCU.

Il y’a lieu de rappeler que le père biologique du président Faustin Archange TOUADERA est un Peul, tandis que sa mère biologique est quant à elle une Gbakamandja de Damara. Ce qui fait qu’il est la cible de nombreuses critiques liées à son appartenance à la famille peule.

 

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Terrible catastrophe naturelle à Bangui

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Centrafrique.com/terrible-catastrophe-naturelle-a-bangui/inondation-quartier-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-33056 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>inondation quartier de Bangui en Centrafrique
Inondation des quartiers de Bangui, en République centrafricaine. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Ce lundi 21 octobre matin, les habitants de M’poko situé dans l’extrême Sud-ouest de la capitale Bangui près du fleuve Oubangui sont réveillés pieds dans l’eau. Ils sont victimes d’une catastrophe naturelle, une inondation de grande envergure.

 

L’évènement a commencé dimanche aux environs de six heures du matin suite à un semblant de pluie. Le fleuve de l’Oubangui a débordé très rapidement pour occuper la surface de M’poko. Une soixantaine de maisons d’habitation détruites.

« La chose a commencé plus vite, voire certaines personnes sont encore en train de dormir et nous n’avons pas le temps de  récupérer certaines des choses nécessaires de la maison. Tous nos biens sont partis dans le fleuve et nos maisons sont écroulées. », s’est lamenté un habitant sous l’anonymat, copieusement affligé.

L’un des responsables locaux, Maxime Djiongombe, président de la jeunesse de la circonscription lance un appel au secours pour ces habitants « la submersion de l’eau de l’Oubangui á M’poko fait plusieurs victimes pour le moment, on ne peut pas estimer le vrai dégât. Des femmes et enfants sont sans abris actuellement et d’autres sont secourus par des villages voisins. Je demande au gouvernement de venir en urgence secourir ces habitants » a-t-il déclaré. ,

Ce qui vient d’être produits dans la sous-préfecture de Bimbo, notamment á M’poko auquel les habitants sont victimes de manière directe,  est un événement très regrettable qui doit interpeler le gouvernement et les partenaires humanitaires.

Rappelons qu’en 1999, cette catastrophe naturelle s’était produite dans la même localité et a fait aussi beaucoup des dégâts. Quelle mesure prendra le gouvernement cette fois ci pour éviter les prochaines catastrophes de ce genre dans les années avenir ? Attendant voir.

 

 

 

Ghana: des peuls risquent de devenir apatrides

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:38

“Je suis né et j’ai grandi au Ghana, mon père est né et a grandi au Ghana et nous n’avons nulle part où aller. Nous sommes tous Ghanéens, et le Ghana aussi nous rejette. Qu’allons-nous faire? ”
Cette question, Awudu Seidu la pose parce qu’on vient de lui refuser la carte d’identité ghanéenne. Pourtant ce Peul est né au Ghana il y a 24 ans.
Mais les agents chargés de l’enregistrement ont reçu des instructions : ils ne doivent pas délivrer de carte d’identité aux étrangers qui n’ont pas été naturalisés Ghanéens malgré de longues années de séjour dans le pays.
“Les grands-parents de ma mère étaient des soldats au Ghana. Ils ont participé à la Première et à la Seconde guerre mondiale pour le Ghana et les documents sont là comme preuves. Mais ils nous ont virés et nous n’avons pas eu d’autre choix que de partir”, témoigne Abukari Hamidu un Peul qui a également essuyé un refus de l’administration.
Pas conforme à la loi
Mais l’argument de Seidu et Hamidu n’est pas pris en compte dans la nouvelle loi ghanéenne sur la citoyenneté, selon le directeur général de l’Autorité nationale d’identification, le professeur Kenneth Agyemang Attafuah.
“La loi ghanéenne sur la citoyenneté diffère de la loi américaine sur la citoyenneté ou de la loi britannique sur la citoyenneté en ce qui concerne le lieu de naissance. Si vous êtes né au Ghana de parents étrangers, cela ne fait pas de vous un Ghanéen. Parler couramment la langue nationale ne fait pas de vous un Ghanéen si vous n’avez pas été naturalisé. Même si vous êtes né de parents étrangers ou si vous vivez ici depuis des millions d’années,” commente-t-il.
Conséquences
Cette décision affectera environ 800.000 Peuls vivants actuellement au Ghana. A long terme, il sera difficile pour ces personnes de poursuivre une vie normale dans le pays sans cette carte d’identité.
Des refugiés peules du Nigeria.
“Nous sommes allés à l’école, nous avons accumulé des expériences pour travailler pour le pays. Tout le monde a les compétences nécessaires pour aider le pays d’une manière ou d’une autre. Si on vous refuse la carte, comment allez-vous travaillez ?”, s’interroge Awudu Seidu, conscient que cela représente un obstacle pour continuer à vivre et gagner sa vie dans ce pays.
Avec cette décision, les Peuls sont considérés aujourd’hui comme des apatrides au Ghana bien que certains travaillent aussi dans le secteur public.

Avec AFP/VOA

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l’opposition exige le départ du président de la CENI

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:36

Les réactions sont vives après l’annonce du report des élections législatives initialement prévues pour le 28 décembre.
La Commission électorale nationale et l’Organisation internationale de la Francophonie ont annoncé ce lundi 21 octobre le report des élections législatives initialement prévues pour le 28 décembre.
Selon la loi électorale guinéenne, le président Alpha Condé doit convoquer le corps électoral 70 jours avant la date du scrutin – ce qui aurait été le 18 octobre. L’opposition guinéenne a toujours déclaré qu’il était impossible dans un délai de deux mois et demi de régler la question du choix de l’opérateur technique en charge du fichier électoral actualisé. Celui-ci contiendrait plus d’un million d’électeurs suspects.

Avec VOA

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Neuf civils tués dans une attaque dans le Nord au Burkina

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:32

“Des individus armés ont mené une attaque dans le village de Zoura, non loin de Kongoussi, faisant neuf morts, tous des civils”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.
“Ils sont arrivés dans le village avant l’entrée en vigueur du couvre-feu (18h30 locales et GMT) et ont commencé à tirer peu de temps après”, a déclaré un habitant de Kongoussi.
“Ils ont également saccagé une boutique et emporté du bétail. Pas un jour ne passe sans qu’on enregistre une attaque par les individus armés et le nombre de déplacés qui arrivent à Kongoussi ne fait que croître”, a déploré cet habitant.
Selon des chiffres du ministère en charge de l’action sociale, la région du centre nord où se trouve Kongoussi, enregistre le plus grand nombre de déplacés internes, soit 270.476 personnes sur les 486.360 contraintes de fuir leur domicile.
Dans la même soirée du dimanche, une autre attaque s’est produite contre Barsalogho, une commune de la province du Sanmatenga, dans la région du centre nord, selon la mairie. Les forces de l’ordre ont “réagi avec bravoure et repoussé l’ennemi”, a-t-on ajouté sans fournir de bilan.
Pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique.
Samedi, cinq membres des forces de l’ordre ont été tués et onze blessés lors d’une double attaque, toujours dans le nord du Burkina Faso.
Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l’est, ont fait plus de 620 morts, selon un décompte de l’AFP.
Face à cette situation sécuritaire, un couvre-feu a été instauré dans plusieurs provinces du nord.

Avec AFP

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Sant’ Egidio implique les médias dans la mise en œuvre de l’APPR

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Centrafrique.com/sant-egidio-implique-les-medias-dans-la-mise-en-oeuvre-de-lappr/san-edjijo-implique-les-medias-dans-lappr-article-fred-krock/” rel=”attachment wp-att-33010 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>San edjijio implique les médias dans la mise en oeuvre de l'APPR 

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – L’accord politique pour la paix et réconciliation en République centrafricaine a été au centre d’un atelier d’appropriation des médias publics et privés, organisé par la communauté Sant’ Egidio durant deux jours au restaurant relais des chasses à Bangui.

 

A l’ouverture, on notait la présence de différentes personnalités notamment, Ange Maxime Kazagui, le ministre de la communication et des médias, ministre d’Etat, coordonnateur du DDRR, Jean Willybiro-sako, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper Douba et Igor Lamaka, chargé de mission au programme DDRR.

Le contenu et du processus d’application de cet Accord politique pour la paix et réconciliation en République est l’objet de discutions très tendu, oblige le représentant de la communauté Sant’Egidio de dégager l’intérêt  de cet accord politique qui était négocié à Khartoum et signé à Bangui. « Cet atelier est de donner les éléments de langage aux journalistes concernant cet accord » a expliqué, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper Douba. La mise en œuvre d’un accord est un processus qui demande toujours des négociations. a-t-il ajouté.

Le chargé de mission au programme DDRR Igor Lamaka s’est réjoui de la tenue de l’atelier en faisant savoir que « cette journée d’échange entre la communauté Sant’Egidio et les professionnels des médias  sur Accord politique pour la paix et réconciliation (APPR) est important pour que les journalistes centrafricains  soient outilles pour bien sensibiliser le public ». En ce qui concerne le non-respect de cet accord, notamment les cas de violation récurrente dudit accord, Igor Lamaka  demande aux belligérants de respecter vigoureusement  leurs engagements en vue de l’application de l’accord.

Beaucoup des centrafricains s’interrogent sur l’avenir réel du retour de paix dans ce pays. Car après la signature de l’Accord politique pour la paix et réconciliation en République Centrafricaine, le 6 février 2019 à Bangui, certains des groupes armés, signataires de cet accord, continuent à ne pas respecter leurs engagements.

 

Abraham AZOUYANGUI

Copyright2019CNC.

L’Union européenne offre à la République centrafricaine des nouvelles infrastructures militaires

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Centrafrique.com/lunion-europeenne-offre-a-la-republique-centrafricaine-des-nouvelles-infrastructures-militaires/coupure-du-ruban-de-larmerurerie-par-le-president-touadera-et-le-pm-ngrebada-avec-samuela-isopi-de-lunion-europeenne-en-rca/” rel=”attachment wp-att-33017 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Coupure du ruban de la nouvelle armurerie des FACA au camp Leclerc de Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.
Coupure du ruban de la nouvelle armurerie des FACA au camp Leclerc de Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Dans le cadre de l’appui européen à la mise en œuvre du Plan National de la Défense en Centrafrique,  27 bâtiments et 7 armureries réalisés par l’Union Européenne ont été remis au gouvernement à l’occasion de la visite du Président Touadera à Bouar pour les cérémonies de la sortie des jeunes recrues des FACA formées par l’EUTM-RCA, le mercredi dernier dont l’une concerne uniquement l’inauguration des infrastructures militaires au camp Leclerc grâce au financement de l’Union Européenne(UE) à hauteur de 6 millions €.

 

Bâtir une armée moderne et républicaine est aujourd’hui le défi colossal qui s’impose aux autorités centrafricaines qui avaient hérité d’un pays où l’armée n’existait plus en termes de moyens et d’infrastructures. Ce qui a été rendu possible grâce à l’appui de l’Union Européenne qui, depuis quelques années, accompagne la reconstruction de cette armée en quête de notoriété tant sur l’échiquier national qu’international par l’entremise de l’EUTM-RCA, mission militaire européenne technique qui aguerrit les soldats centrafricains aujourd’hui trois ans.

 

Pour preuve, la garnison pilote de la zone de défense ouest est désormais opérationnelle avec la rétrocession au Chef suprême des armées, le Président, Faustin Archange Touadera, des infrastructures militaires réhabilitées dont 27 bâtiments avec les logements pour les militaires déployés avec leurs familles, des dortoirs équipés pour accueillir 280 militaires, des bureaux et des dépôts d’équipements non létaux.

 

Financés par l’UE via son instrument contribuant à la stabilité et à la paix, ces bâtiments ont été réalisés par la Fondation Suisse de Déminage, qui a employé les militaires du bataillon du génie des FACA, formés par la mission EUTM-RCA, dans l’exécution des travaux. Des entreprises locales ne sont pas restées en marge, elles ont été également associées à la construction du mobilier installé dans les bâtiments.

 

Par ailleurs, 7 armureries, réalisées par UNMAS toujours avec le financement de l’UE, ont été également restituées au gouvernement. Les armureries permettront à la RCA d’assurer le stockage et la gestion de l’armement selon les standards internationaux en vigueur, l’une des conditions pouvant déboucher à long ou à court termes à la levée de l’embargo qui pèse sur les armes à destination de Centrafrique. Cet appui comme l’a rappelé l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuela Isopi, « est essentiel pour aider le pays à répondre aux benchmarks fixés par le Comité des Sanctions des Nations-Unies pour la levée totale de l’embargo. Le projet prévoit également la formation de personnel FACA spécialisé en gestion de l’armement », a-t-elle déclaré.

Cependant, le bâtiment qui abritera le siège du Commandement de la zone de défense ouest pour une capacité de 100 officiers et le dépôt régional de munitions,  sans oublier la construction par CIVIPOL, du futur Centre de Formation des FSI de Bouar seront complétées et remis au gouvernement au début de l’année 2020.

Les projets européens d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat par le déploiement des forces de défense et la mise en œuvre du PND s’inscrivent dans le cadre de l’engagement multiforme et soutenu par l’UE dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité en RCA, engagement déjà témoigné par l’EUTM-RCA, mission européenne phare de conseil stratégique au gouvernement, éducation et entraînement des FACA.

L’investissement global pour les infrastructures militaires qui ont été remis au gouvernement la semaine dernière s’élève à 6 millions d’euros soit plus de 3,9 milliards de francs CFA.

 

L’Union Européenne  est le premier partenaire de la République Centrafricaine en termes de coopération au développement et d’aide humanitaire. Le soutien de l’UE à la RCA en provenance du 11e fonds européens de développement s’élève à 442 millions d’euros. En tout, depuis 2014, l’appui de l’UE en Centrafrique tous instruments confondus se situe à 850 millions d’euros, dont 140 millions d’euros d’aide humanitaire.

 

Pour rappel, à la 74ème Assemblée Générale des Nations-Unies, le Président Centrafricain,  Faustin Archange TOUADERA et le Commissaire européen pour la Coopération Internationale, Neven MIMICA, ont signé le 26 septembre dernier un document d’octroi de 60 millions d’euros de l’Union Européenne  à la RCA afin de soutenir la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés, d’un côté, et récemment de passage à Bangui Koen Vervaeke, Directeur Général-Afrique du Service européen pour l’action extérieure de l’UE, avait annoncé l’octroi prochain d’une enveloppe de 17 millions d’euros pour soutenir les élections prochaines dans le pays.

 

 

Jefferson Cyrille Yapende

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Vue d'ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Vue d’ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

   

 

 

L’heure glorieuse du Brexit

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Bangui (République centrafricaine) | CNC – Il y a trois ans, avec le référendum du 23 juin 2016, le peuple britannique s’est décidé avec un pourcentage de près de 52% et avec une participation de 71,8%, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ce grand résultat c’était sans aucun doute la première défaite majeure et douloureuse pour l’Union européenne des banques et des multinationals, qui est sous contrôle allemand.

Toutefois, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, qui devait avoir lieu le 29 mars 2019, compte tenu du fait que exactement avant deux ans, avait été activé l’article 50 du traité de Lisbonne, qui permet aux etats membres de quitter l’Union, en fin de compte, cela ne s’est pas produit.

Selon les déclarations du nouveau Premier ministre Boris Johnson, le Brexit se déroulera définitivement le 31 octobre 2019, soit avec l’accord conclu avec l’Union Εuropéenne, soit sans un accord. Cet acte de sortie, qui libérera la Grande-Bretagne des chaînes de l’Union européenne, témoigne d’une part du respect total de la volonté du peuple britannique et d’autre part être en contradiction avec ceux qui tentent avec différentes manières de retarder ou même d’annuler le fier Brexit.

Il est plus que certain qu’avec le Brexit ne sera pas la fin du monde pour la Grande-Bretagne, ce qui n’a pas été le cas lorsque le pays a choisi de rester en dehors de la zone euro. Et, comme le disent d’éminents experts, l’économie britannique après une courte période problématique sera considérablement renforcée du point de vue de la concurrence.  Il ne fait donc aucun doute pour tout observateur et analyste perspicace que, à moyen et long termes, la Grande-Bretagne, qui retrouvera pleinement la capacité de mener une politique nationale dans tous les domaines, prospérera en dehors d’ un plan non démocratique et hautement bureaucratique dans lequel l’Allemagne a un rôle dominant.

Cependant, les partisans du séjour de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne veulent essentiellement que la volonté du peuple britannique soit annulée et que le référendum soit jeté à la poubelle, le résultat duquel n’a pas provoqué de crise économique immédiate, comme ils l’avaient averti. Donc, ils sèment constamment la terreur, assurant que les conséquences du Brexit sans un accord seront cauchemardesques et chaotiques, bien pires que les bombes de Hitler. Ils parlent donc de développements et d’événements qui vont même mettre en péril l’unité du pays, énormes déficits en nourriture, en médicaments et en carburant qui inciteront les Britanniques à se précipiter comme des fous dans les supermarchés, les stations-service et les pharmacies, “blackout” dans les ports et les aéroports du pays, destruction des entreprises britanniques, coups décisifs pour les exportations et le secteur financier, en particulier impacts négatifs sur l’industrie du tourisme qui transformeront les projets de voyages de millions de personnes dans un enfer des retards, des annulations et une bureaucratie, etc.

Mais tout cela ne sera logiquement pas le cas, car le gouvernement responsable de Boris Johnson pour l’avenir de l’économie britannique et du peuple britannique, je pense qu’il prendra les mesures appropriées avec prudence et détermination, en élaborant un plan de bien coordonné qui minimisera les effets négatifs du Brexit. Cela est également confirmé par les déclarations du ministre des Finances de la Grande-Bretagne, Sajid Javid, qui ont eu lieu le 1er août 2019: “Notre économie est fondamentalement solide, nous pouvons donc aujourd’hui faire beaucoup de choix. Nous pouvons choisir d’investir dans les écoles, nos hôpitaux, notre excellente police par exemple, mais nous pouvons aussi nous préparer à quitter l’UE et si cela signifie quitter sans un accord, c’est exactement ce que nous ferons”.

Dans le même temps, le Brexit aura non seulement des effets négatifs sur la Grande-Bretagne, mais également sur l’Union européenne. Le Brexit menace sans aucun doute l’unité de l’Union et crée un exemple de sécession que d’autres pays risquent de suivre (effet Domino), tandis que le manque de contribution financière de la Grande-Bretagne (environ dix milliards par an) affectera considérablement le budget communautaire.  Dans le même temps, les principaux partenaires commerciaux de la Grande-Bretagne (Allemagne, France, Pays-Bas, Italie, Espagne et Belgique) seront considérablement touchés, tandis que l’Union européenne dans son ensemble cessera de détenir la plus grande part du PIB mondial et d’être le plus grand puissance commerciale internationale, donnant sa position aux États-Unis et en Chine.

Le coup dur porté à l’Union européenne par le Brexit, et en effet sans accord, et compte tenu de la solidarité qui l’accompagne et se traduit par un accord commercial bilatéral privilégié entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, est beaucoup crucial et peut s’avérer fatal pour l’Union européenne et la zone euro, à un moment où celle-ci connaît une crise économique et politique prolongée, en augmentation depuis quelque temps.

Ainsi, face à la concurrence accrue entre les puissances mondiales (États-Unis, Chine, Russie et Union européenne), il est plus qu’évident que le gouvernement Donald Trump et l’État américain profond ont décidé de réduire l’influence allemande sur la zone du camp occidental et d’empêcher l’application décisive des désirs allemands dans l’espace européen.

La vision d’aujourd’hui contre l’Union européenne allemande pourrie, totalitaire et très néolibérale, qui constitue l’expérience la plus ratée de l’union économique et politique de différents États-nations dans l’histoire, ne peut être que la coopération égale et équitable de peuples européens libres et de pays démocratiques indépendants et souverains d’un bout de l’Europe à l’autre.

En conclusion, je tiens à souligner avec insistance que les effets négatifs à court terme du Brexit ne peuvent en aucun cas constituer un obstacle insurmontable face à la volonté du peuple britannique, formé depuis des siècles aux traditions démocratiques et au préceptes de liberté et d’indépendance, pour libérer son pays des chaînes de fer de l’Union européenne. Ceux qui, en outre, se réjouissent des obstacles parlementaires et des difficulties qui entrent devant le fier Brexit ou appellent à un deuxième référendum afin de faire émerger ce qu’ils veulent, c’est-à-dire à faire chanter réellement la démocratie, savoir que le vainqueur ultime sera le peuple souverain et la décision qu’il a prise il ya trois ans.

 

Curriculum vitae

 

Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et éditorialiste. Il a étudié l’économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés du monde entier dans des journaux, des magazines et des sites du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des revues littéraires et des sections littéraires de journaux. Il a publié sept livres de poésie et trois romans. Ses livres ont été publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Italie.

 

Email: skarderinis@hotmail.gr

Facebook: Karderinis Isidoros

Twitter: isidoros Karderinis

 

 

Centrafrique : « Le gouvernement fera tout pour que les élections se tiennent dans le délai prévu par la loi », déclare Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement

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Entrée du bâtiment de l’autorité nationale des élections. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Interrogé sur le processus électoral qui a du plomb dans l’aile actuellement, retard qui sème le doute dans les esprits quant au respect du chronogramme électoral fixé par l’ANE, Ange-Maxime Kazagui rassure que le gouvernement et ses partenaires œuvrent pour la réussite des prochaines échéances électorales tout en reconnaissant qu’il reste encore des défis sécuritaires à relever, samedi 19 octobre lors d’un point de presse à Bangui.

 

Le membre du gouvernement avait convoqué la presse ce week-end pour revenir sur les 5 accords signés entre la Centrafrique et le Rwanda ouvrant ainsi une voie de franche collaboration pouvant déboucher sur la prospérité économique et commerciale entre les deux pays frères, l’occasion n’a pas aussi manqué aux journalistes de l’interroger quant au retrait du projet de loi portant organisation de l’ANE, le membre du gouvernement sans répondre s’est plutôt appesanti sur d’autres aspects en lien avec le processus électoral.

Pour le membre du gouvernement, la persistance de l’insécurité est aujourd’hui le défi qui doit être relevé par le pouvoir de Bangui. « Il n’y a aucune raison selon moi de développer un quelconque alarmisme ou pessimisme d’abord quant à la tenue des élections d’une manière générale, ni aux activités de l’ANE », tente-t-il de rassurer, tout en reconnaissant que, « nous avons, bien sûr, des défis sécuritaires, de la présence d’hommes en armes dans le pays, mais je veux noter qu’à ce jour, et compte tenu, je dirais de la projection de chronogramme, je ne vois aucun élément qui nous permette à ce jour de dire qu’il y ait un risque quelconque de ne pouvoir mener les opérations préélectorales », une réponse pour couper court à toute inquiétude entourant les opérations électorales.  

Les élections se tiendront dans le délai et ce avec l’appui des partenaires techniques et financiers de la Centrafrique, à en croire Ange-Maxime Kazagui, ministre de la communication et des medias, « il y a une chose qui prime c’est la volonté des partenaires. Nous avons entendu tous les partenaires que ce soit l’Union Européenne, la Minusca,  les partenaires bilatéraux, l’Union Africaine et autres, tous se sont entendus pour dire que les élections doivent avoir lieu et elles auront lieu. Ces partenaires, rappelons-le, sont aussi ceux qui participent à financer en même temps et avec le gouvernement Centrafricain. Donc je ne doute pas qu’en temps utile les fonds seront mobilisés pour que les élections puissent se faire dans le meilleur délai », conclut-il.

La réponse du membre du gouvernement s’adresse à cette  frange de la classe politique qui émet des inquiétudes et doutes quant à la réussite des prochaines échéances électorales au regard de quelques retards accusés déjà par l’ANE.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : L’imbroglio autour de l’intégration des 1300 jeunes dans la fonction publique

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Immeuble abritant la primature centrafricaine. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – L’ensemble du personnel du Ministère de la Fonction publique, dans une pétition lancée début octobre, avait dénoncé la mainmise de la primature sur le programme du recrutement, de la titularisation, la promotion, du reclassement et à la mutation des fonctionnaires qui, selon eux, est une violation de la loi n°99.016 du 16 juillet 99 portant statut général de la Fonction publique.

 

Il y a quelques semaines le gouvernement avait annoncé l’intégration des 1300 jeunes dans la fonction publique pour l’année 2019. Les secteurs ciblés sont les départements de la santé, l’éducation et les eaux et forêts.

Mais dans la foulée, un arrêté avait été pris par le Premier ministre (arrêté n°053/PM/19 du 23 septembre) créant un comité chargé de procéder à l’intégration des jeunes dans la fonction publique.

Pour le personnel du ministère de la Fonction publique, cet arrêté  du Premier ministre est une pratique qui viole le statut général de la Fonction publique, c’est-à-dire la ” Loi n°99.016 du 16 juillet 1999 », qui conteste en elle-même l’accaparement du processus d’intégration des jeunes par la primature depuis quelques années.

En signe de contestation, le personnel de la fonction publique a ouvert une pétition début octobre en vue de recueillir des signatures pour s’opposer à la mise en place d’un comité chargé d’accompagner le processus d’intégration des jeunes dans la fonction publique par arrêté n°053 /PM/19 du 23 septembre. Les signataires de cette pétition  estiment que les procédures ne sont pas respectées.

Un cadre de ce département interrogé par CNC, a attaqué sans cheveu dans la bouche le Premier ministre Firmin Ngrebada, « Nous comprenons très mal que le Premier ministre qui est Inspecteur de Travail puisse, au nom de quoi, prendre un arrêté inique pour mettre en place un comité dépouillant ainsi le département de la fonction publique de ses prérogatives reconnues par la loi. Cette méthode est surannée et ne reflète pas l’esprit de la rupture prônée par le chef de l’Etat. Les textes sont clairs, c’est la fonction publique qui a le droit d’intégrer et non la primature », dit-il.

Pour cela, la démarche n’ayant pas plu aux responsables, un questionnaire a été soumis aux signataires. « nous avons fait circuler une pétition pour protester cette manie de faire les choses. La semaine dernière, le ministre Jean-Christophe Nguinza nous a convoqués pour nous traiter de tous les noms d’oiseau. Il a ordonné qu’un questionnaire nous soit soumis, mais nous ne le remplirons pas », plastronne-t-il ?

Quant au secrétaire général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguélé, le Gouvernement doit se conformer à la loi en ce qui concerne l’intégration. « Tout doit être soumis au texte conformément au statut général de la Fonction publique. Ce qui n’est pas le cas, et nous comprenons aisément que le ministre de la Fonction publique viole la loi. Cette attitude est lamentable », qualifie-t-il le comportement du gouvernement en ces termes.

Contactés sur la question, les hauts responsables du ministère de la Fonction publique n’ont pas souhaité plus se prononcer, car, « ce dossier est hautement sensible et nous ne souhaitons interférer  avec la primature et la Présidence. C’est hautement politique», pour reprendre les termes d’un haut cadre abordé par notre rédaction sur le sujet.

Au total 39 personnes du ministère de la Fonction publique ont signé cette pétition pour réclamer de la primature le respect de la loi n° 99.016 du 16 juillet 1999.

Il est encore dans le mémoire collectif que l’intégration de fin 2018 dans la fonction publique avait créé de remous entre le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le ministre de la Fonction publique Jean Louis Opalagna, affaire qui avait précipité du gouvernement.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : Les riverains menacés par la crue à Bangui

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Quartier Sapéké, Bangui, le 20 octobre 2019. Copyright2019CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Plus d’une dizaine de milliers de personnes vivant dans les quartiers riverains de Bangui sont menacées par la montée des eaux depuis deux semaines. Des maisons inondées et écroulées, laissant dehors des femmes et enfants aux quartiers Gbanikola, Sapeke 2 et Maya-Maya.

Cela fait deux semaines aujourd’hui que les quartiers riverains du fleuve Oubangui sont menacés par la crue entrainant ainsi des destructions des maisons et des milliers des familles en ces quelques lieux sont actuellement dehors.

Par crainte d’une situation catastrophique, le Premier Ministre a dépêché la ministre de l’urbanisme, Madame Gina Lawson Rosalem, accompagnée de quelques membres du gouvernement pour s’enquérir de la situation et d’évaluer les besoins des familles sinistrées.

Au niveau du CICI au quartier Sapeke 2, dans le 2e arrondissement, le député Mathurin Massikini a pu organiser pour les sinistrées une assistance dans les limites de ces moyens et appelle les autorités et les ONG à leur apporter de l’aide, « c’est une intervention prompte pour trouver une petite solution », indique l’élu de la nation.

« Nous les avons relocalisés dans l’ancien local du département du développement rural au niveau du CICI. Ils sont un millier mais c’est un secours temporaire », a précisé Mathurin Massikini

« Cette situation préoccupe le Premier Ministre au plus haut point et d’ici peu, nous verrons dans quelle mesure, nous allons apporter de l’aide d’urgence à ces compatriotes », a déclaré le service de la protection civile au ministère de la sécurité publique car, « il y a toujours un fonds pour la gestion de ces catastrophes et nous ne perdrons pas le temps pour cela », a renchéri le responsable de ce service.

De son côté, la Croix Rouge Centrafricaine est en train d’enregistrer les victimes pour organiser l’acheminement urgent d’aide avec des kits composés des bâches, nattes et autres.

 

Cédric W-Gomba

Copyright2019CNC.

 

Mali / Justice: le Maire du District de Bamako, Adama Sangaré, placé en garde à vue

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Le Maire du district de Bamako Adama Sangaré

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le Maire du District de Bamako Adama Sangaré a été placé en garde à vue, ce lundi, par le Procureur du Pôle Économique et Financier de Bamako. Entendu au lendemain de l’inculpation de Bakary Togola, Adama Sangaré n’a apparemment pas terminé avec la justice notamment le très redoutable Procureur du Pôle Économique et Financier de Bamako.

Le Maire du District serait incriminé pour près de 500 millions FCFA. Selon un confrère de la place proche du dossier, la garde à vue  d’Adama Sangaré, fait suite à un rapport du Vérificateur Général, relatif à un contrat d’éclairage public lors des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Le confrère indique que le prévenu sera probablement présenté à un magistrat, demain mardi 22 octobre. Ce dernier pourra décerner ou non un mandat de dépôt contre lui.

À suivre !Avec Mali Actu.

Une commission va enquêter sur les tueries de manifestants au Soudan

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:09

Le gouvernement de Abdalla Hamdok met en place une commission chargée d’enquêter sur les répressions meurtrières de manifestants intervenues cette année lors de “sit-in” à Khartoum et dans d’autres localités du Soudan.
La commission devra éclaircir les circonstances dans lesquelles plusieurs manifestants ont été tués, violés ou jetés dans le Nil, lors des protestations devant le ministère de la défense à Khartoum, siège de la junte qui a pris le contrôle du pays après la chute de El Béchir.
Mise en place dimanche, elle disposera de larges pouvoirs pour citer des témoins, y compris des fonctionnaires, et aura accès aux documents officiels, aux rapports des forces de sécurité et aux dossiers médicaux.
La nouvelle structure, sera chargée d’identifier les responsables de la répression ainsi que d’établir le nombre de morts, de blessés et de disparus et les pertes financières subies par les personnes touchées.
Selon des médecins pros-démocratie, près de 130 personnes ont été tuées lors du raid et des violences des 3 et 30 juin. Les militaires qui contestent ces chiffres ont reconnu 87 décès.
Plusieurs autres auraient trouvé la mort dans un raid le 30 juin dernier dans la capitale et d’autres villes du pays.
La commission est censée achever ses travaux en trois mois et peut bénéficier d’un délai supplémentaire d’un mois si elle le souhaite.
Elle peut également demander l’assistance technique de l’Union Africaine, qui a joué un rôle de premier plan dans la transition du Soudan.
La justice soudanaise avait déjà affirmé qu’au moins huit officiers militaires seront poursuivis en justice pour des crimes contre l’humanité après la mort de manifestants , le 3 juin dernier.

Avec AFP/VOA

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Soudan du Sud : le chef rebelle Machar veut reporter la formation d’un gouvernement d’union

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:07

Arrivé à Juba samedi pour s’entretenir avec M. Kiir, Machar a rencontré une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite au Soudan du Sud trois semaines avant la date butoir pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, fixée au 12 novembre.
La formation de ce gouvernement a déjà été retardée en mai, en raison de désaccords sur des questions cruciales comme la formation d’une armée unifiée, composée de rebelles et de forces gouvernementales, et les frontières des Etats sud-soudanais.
Machar a averti que si les questions de sécurité n’étaient pas réglées, le pays connaîtrait des combats comme en 2016, lorsqu’un accord de paix antérieur avait échoué, le contraignant à fuir le pays et aggravant le conflit.
“Pourquoi voulez-vous répéter la même erreur ?”, a-t-il demandé à la délégation du Conseil de sécurité, qui fait pression pour que le gouvernement aille de l’avant.
Aux termes de l’accord de paix de septembre 2018, les combattants de toutes les parties doivent être entraînés et déployés dans le cadre d’une armée unifiée de 83.000 hommes – un processus qui a été entravé par les retards et le manque de financement.
“Si nous n’avons pas d’armée nationale, de police, de sécurité, comment formez-vous le gouvernement ? Ce matin, le président Kiir et moi avons rencontré les chefs de la sécurité et ce que nous avons constaté, c’est que même en trois mois, nous n’y arriverons pas”, a déclaré Machar.
“Nous avons des problèmes cruciaux à résoudre, les dispositions en matière de sécurité doivent être en place. Si nous n’y sommes pas le 12 quand Kiir insistera pour former le gouvernement comme il a menacé de le faire, ne nous blâmez pas”, a-t-il ajouté.
L’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Kelly Craft, s’est dite déçue par ces remarques.
“Les dirigeants politiques du Soudan du Sud ont la possibilité de faire des compromis politiques et de passer à la phase suivante du processus de paix d’une manière crédible, transparente et responsable”, a-t-elle déclaré.
D’autres signataires de l’accord sont divisés sur un éventuel report de la date butoir.
“Pourquoi ne pas se donner deux mois pour résoudre les problèmes de sécurité et du nombre d’États plutôt que de former un gouvernement qui s’effondrera dans deux mois ?”, a demandé Lam Akol Ajawin, chef d’un autre groupe rebelle, le Mouvement national démocratique.
Kiir et Machar devraient poursuivre leurs pourparlers lundi.
Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, alors son vice-président, membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.
Le conflit a fait plus de 380.000 morts et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais hors e leurs foyers.

Avec AFP

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Au moins 30 morts dans un accident de la route en République Démocratique du Congo (RDC)

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:04

Au moins trente personnes sont mortes dans un accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la route entre Kinshasa et Matadi, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan de source humanitaire.
“Le bilan actuel est de 30 morts, 18 autres personnes sont brûlées au troisième degré. Nous poursuivons le travail d’identification des corps”, a déclaré à l’AFP David Nsiala, responsable de la Croix-Rouge de Mbanza-Ngungu dans la province de Kongo central (ouest).
“Un accident s’est produit ici à Mbanza-Ngungu aux environs de 1H00 du matin. Un bus en provenance de Lufu vers Kinshasa a fini sa course dans une parcelle avant de prendre feu. Le bilan provisoire est de 20 morts”, avait déclaré plus tôt à l’AFP Didier Nsimba, administrateur-adjoint du territoire de Mbanza-Ngungu.
Le conducteur a perdu le contrôle de ce véhicule de transport de passagers et de marchandises “suite à une défaillance de frein”, selon M. Nsimba. Des corps sont “calcinés” et “certains blessés ont été conduits à l’hôpital de Nsona Nkuku”, a-t-il dit.
Le président congolais Félix Tshisekedi, qui était “invité pour assister à l’intronisation de l’empereur du Japon, vient de décider d’annuler son voyage suite à cet accident”, indique un communiqué signé par son directeur de cabinet Vital Kamerhe.
“Le président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées” et demande à l’exécutif “de prendre en charge les blessés et de réserver un enterrement digne aux personnes décédées”, ajoute le texte.
Le nombre des passagers qui voyageaient dans le bus n’a pas été dévoilé par les autorités.
“Nous étions plus de cent personnes dans le bus, jusque-là, je n’ai pu reconnaître que quatre” personnes, a déclaré à l’AFP Nacha, une passagère blessée.
Le territoire de Mbanza-Ngungu est situé à environ 150 km à l’ouest de la capitale Kinshasa, sur la route nationale numéro 1, réputée pour les accidents meurtriers qui s’y produisent.

Avec AFP

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Les inondations forcent 23.000 personnes à quitter leur foyer au Niger

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Bangui (République centrafricaine) – 20 oct. 2019 19:59

Quelque 23.000 personnes ont dû quitter leurs foyers depuis début octobre à cause d’inondations dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, ont annoncé samedi des députés de la région, dans une déclaration publique au Parlement.
Les pluies exceptionnelles enregistrées ces dernières semaines dans cette zone semi-désertique ont fait déborder la rivière Komadougou Yobé, qui alimente le lac Tchad.
La radio nationale, La Voix du Sahel, a évoqué samedi deux villages “complètement inondés”, totalisant “2.500 ménages” qui ont dû se déplacer, et de nombreuses rizières noyées dans le périmètre de la ville de Diffa.
Plus de 400 ménages ont trouvé refuge dans un gymnase de la ville.
“Depuis des jours nous nous sommes mobilisés pour arrêter cette montée d’eau, mais en vain. Les sacs de sable que nous avons placés comme digue de protection ont été complètement submergés”, a témoigné Amadou Issa, un riziculteur contacté par l’AFP.
Ces inondations ont crée une nouvelle crise humanitaire dans cette région en proie aux attaques du groupe jihadiste Boko Haram.
Selon le Bureau des affaires humanitaires de l’Onu (OCHA), la région accueille près de 120.000 réfugiés et 109.000 déplacés internes.
Dans le reste du pays, de graves inondations ont fait 57 morts et plus de 130.000 sinistrés de juin à septembre, selon un bilan gouvernemental.
Etat sahélien très sec, le Niger fait face depuis quelques années à des inondations, y compris dans les zones désertiques.

Avec VOA

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En Tunisie, Ennahdha veut un Premier ministre issu de son parti

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Bangui (République centrafricaine) – 20 oct. 2019 17:20

Ce parti islamiste devance le parti de l’homme d’affaires Nabil Karoui, Qalb Tounes avec 38 sièges.
Ennahdha est arrivé en tête des législatives du 6 octobre avec 52 sièges sur 217, selon les résultats officiels de l’Instance chargée des élections (Isie).
Le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, vainqueur des élections législatives en Tunisie a annoncé dimanche au terme d’une réunion de son conseil consultatif qu’il choisirait une personnalité issue de ce parti pour présider le futur gouvernement.
“Après une réunion marquée par des débats approfondis et francs, le conseil Al Choura (consultatif) affirme qu’il lui revient de former un gouvernement qui sera présidé par une personnalité issue de ce parti”, a annoncé à la presse Abdelkarim Harouni, président de ce conseil.
Une fois le président Kais Saied investi, il aura une semaine pour charger Rached Ghannouchi, chef d’Ennahdha de former un gouvernement.
Selon le Parlement, M. Saied prêtera serment mercredi, 23 octobre.

Avec BBC Afrique

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Le Premier ministre Ngrebada fragilisé par le limogeage de son DIRCAB

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Dr. Dominique Désiré ERENON, ancien DIRCAB du PM Ngrebada. Image d’archive du CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – le ministre, directeur de cabinet à la primature, Docteur Dominique Désiré ERENON, et son adjoint, Monsieur  Goro, chef de cabinet du Premier ministre ont été limogés, sur décision des influents russes, par un décret présidentiel du jeudi 18 octobre 2019. Exceptionnel.

 

Selon l’avis de plusieurs analystes politiques centrafricains,Le limogeage d’un directeur de cabinet simultanément avec un chef de cabinet,   est exceptionnel. Il traduit par ailleurs un problème politique grave. Il y a là une rupture de confiance avec le Premier ministre  pour faute lourde des deux plus importants responsables du gouvernement qui n’ont pas le même champ de compétences.

 

Voyage controversé

Selon certains conseillers du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ayant requis l’anonymat, l’affaire dans laquelle les deux proches collaborateurs du Premier ministre Firmin NGRÉBADA ont été lourdement sanctionnés remonte à leur dernier voyage en Europe il y’a deux semaines.

Sans faire plus de détails, ils expliquent que leur de ce voyage, des fautes lourdes auraient été commises par ces derniers, et le président Touadera ne l’ont pas accepté.

Cependant, une autre source, contactée par CNC, par le quant à elle d’un voyage d’affaires en Ukraine, pays en conflit direct avec la Russie, ce qui n’est pas du goût de cette dernière.

 

Pression russe

Très mécontents d’avoir localisé les deux proches collaborateurs du Premier ministre centrafricain dans ce pays, les personnalités politiques russes auraient appelé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour lui mettre la pression.

Tremblé comme une feuille du manguier, Faustin Archange TOUADERA appelle à son tour son Premier ministre pour lui mettre la pression à son tour.

 

Touadera paniqué, limoge

Face aux pressions des influents russes, le président Touadera et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA se sont entendus, après le dernier conseil des ministres, de limoger le DIRCAB et le chef du cabinet particulier pour faute lourde.

Or, une autre source proche du service des renseignements de la présidence centrafricaine indique à CNC que l’affaire aurait du rester sans suite sans le passage inopiné du Dircab devant l’ambassade de France ce vendredi 18 octobre .

Étant invité d’honneur du sommet Russe-Afrique le 22 au 24 octobre prochain, le chef de l’État Touadera passe à l’acte et limoge immédiatement les deux influents collaborateurs du PM pour éviter de choquer son nouveau Parrain Poutine.

 

Réaction des observateurs politiques

Selon certains observateurs politiques nationaux, il est exceptionnel que les deux voyages se fassent en même temps, surtout à l’étranger. Le président aurait-il directement sanctionné ces deux responsables ? Si c’est le cas, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA s’en trouverait fragilisé sur fond de rivalité accrue au sein du parti présidentiel le mouvement Cœurs uni (MCU).

 

Il y’a lieu de noter que le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et son prédécesseur Simplice Mathieu Sarandji, nommé ministre d’État, conseillers du chef de l’État, sont en conflit direct depuis près d’une année. Le dernier, qui accuse le premier d’avoir orchestré son limogeage au poste du Premier ministre, ne parle plus avec son successeur Firmin NGRÉBADA qu’il qualifie de traître politique. Pour joindre l’acte à la parole, tout projet de décret élaboré à la primature et soumis au cabinet du président de la République pour signature est systématiquement bloqué bien avant que celui-ci arrive sur le bureau du chef de l’État.

Affaire à suivre…

 

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JMA 2019, quand Ali Darassa propose le mois de janvier 2020 pour son organisation à Bambari.

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Le chef rebelle Ali Darassa à Bambari

 

Bambari (République centrafricaine)| CNC – Décidément, la saga de la Journée mondiale de l’alimentation pour l’année 2019 se poursuit. Après avoir différé à une date ultérieure en raison du calendrier présidentiel très chargé, selon le gouvernement, c’est le tour du chef rebelle Ali Darassa de proposer à Bangui une date pour la célébration de JMA 2019 à Bambari.

 

En effet, pour le chef rebelle Ali Darassa, il est inconcevable, voir inadmissible  que le gouvernement propose unilatéralement, sans le consulter au préalable,  une date pour la célébration de la journée mondiale de l’alimentation à Bambari cette année. Pour ce faire, le 21 août dernier, lors de sa rencontre avec le préfet de la Ouaka au village Ngakobo, il lui avait expliqué, tout au clair, que le gouvernement doit envoyer une délégation à Gbokologbo, au plus tard avant octobre 2019 pour  le rencontrer et fixer une date consensuelle et définitive pour la célébration de JMA 2019 à Bambari. Malheureusement, le gouvernement n’avait pas pris au sérieux les propositions du chef rebelle.

Contre toute attente, le dimanche 13 octobre dernier, une délégation ministérielle, composée d’au moins quatre ministres, est arrivée à Bambari, avec un objectif clair de rencontrer à Gbokologbo le prince rebelle de l’Ouaka Ali Darassa, et discuter avec lui l’option sécuritaire lors de la célébration de JMA comme il avait souhaité. Mais un rebelle c’est un rebelle. Surprise dans surprise, Ali Darassa refuse en bloc de recevoir la délégation venue de Bangui pour le rencontrer le lundi 14 octobre.

À en croire ses proches contactés par CNC, le patron de l’UPC aurait refusé également l’enveloppe qui lui avait été envoyée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, par l’entremise de cette délégation. En conséquence, il propose le mois de janvier 2020 pour la tenue de l’organisation de cette fameuse JMA 2019 à Bambari.

Cependant, à Bangui, une source gouvernementale, interrogée par CNC, explique que ce n’est pas au chef rebelle  Ali Darassa de dicter sa propre loi aux autorités élues par le peuple centrafricain, avant d’indiquer qu’il revient au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de proposer une prochaine date, en fonction de sa disponibilité, pour la tenue de JMA 2019 à Bambari.

« Croyez-moi, tout sera mis en œuvre pour garantir la sécurité de tout le monde  le jour de la célébration de JMA bientôt à Bambari », conclut-il.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : DECRYPTAGE ANALYTIQUE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AVEC LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE. 

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Centrafrique.com/centrafrique-decryptage-analytique-de-la-rencontre-citoyenne-du-president-de-la-republique-avec-la-diaspora-centrafricaine-de-france/doud-bernard-selembi-journaliste-24/” rel=”attachment wp-att-32972 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Beernard Selembi Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Beernard Selembi Doudou, auteur de l’article.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – A l’occasion du sommet mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose à Lyon (France) du 9 au 10 octobre 2019, le Président de la république a initié en marge une rencontre dite « citoyenne » avec la communauté centrafricaine de France qui logiquement devrait s’articuler sur la présentation des choix et orientations du gouvernement, les différents chantiers entrepris ainsi que les difficultés rencontrées.

 

Les attentes de la diaspora centrafricaine de France se résumaient aux initiatives du pouvoir pour endiguer la crise favorisant des mesures d’accompagnement économique et éventuellement les investissements de la diaspora pour créer l’emploi et relancer la machine économique.

 

Faisant l’économie des soubresauts et messes de minuit qui ont précédé la rencontre, l’élu de la nation centrafricaine croyait par angélisme dompter l’arène mécaniquement, artificiellement acquise à sa cause et qui l’écoutait religieusement nonobstant l’absence délibérée des ténors de contradictions de la diaspora centrafricaine de France.

 

Le chef de l’état s’est ainsi prêté à un long exposé sans motifs et vide de contenu surtout assimilable à un bilan à mi-parcours. Ce discours qui a failli endormir l’assistance est diamétralement opposé aux attentes d’un peuple meurtri qui n’aspire qu’au désarmement, la paix, la cohésion sociale, la justice etc…conditions nécessaires et sine qua non à la tenue des élections libres, transparentes et crédibles.

 

Au delà d’un protocole de questionnements préétablis puisque les intervenants étaient cooptés plus ou moins par affinité, il a suffit d’une question bien calibrée d’un compatriote sur la connotation propagandiste de la rencontre pour faire sortir le Président de la république de sa réserve avec un timbre colérique au point qu’on s’est interrogé sur le sort de ce compatriote si jamais cette rencontre avait lieu dans la capitale centrafricaine.

 

En effet, le chef de l’état a confondu naïvement et de façon ostentatoire la contradiction qui est l’essence de l’équilibre démocratique aux obstacles (bâton dans les roues).

 

Apeuré par cette réaction allergique et épidermique du Président de la république, le citoyen lambda s’interroge : Quelle était la quintessence du message du président de la république à l’endroit de la diaspora centrafricaine de France ? Quelles sont ses réelles attentes de la communauté centrafricaine de France ? S’agissait-il d’un message de pré campagne électorale et de l’inopportunité de la transition tant prônée par l’opposition démocratique ? A défaut d’être en pré campagne électorale, pourquoi distribuer en marge des tee-shirts à l’effigie du Président de la république accompagner de brochures capitalisant les « supposés efforts » du pouvoir ? Que faisait le coordonnateur national du MCU à la tribune d’honneur alors qu’il n’est ni membre du gouvernement ni membre de la délégation officielle du chef de l’état ? Selon les dispositions de la salle, la proximité directe du coordonnateur du mouvement présidentiel avec le chef de l’état sur La tribune a t-elle une explication ou renvoie t-elle un signal à la diaspora de France ?

 

Par ailleurs, en l’absence d’un communiqué officiel de l’ambassade relatif à la rencontre citoyenne, comment peut-on expliquer l’absence du ministre des affaires étrangères qui est l’interface de la diaspora au sein du gouvernement ?

 

Au delà de toutes polémiques politiciennes, la diaspora centrafricaine de France composée de façon cosmopolite de grands intellectuels avec une clairvoyance politique inouïe a compris finalement que le but de la rencontre citoyenne était de courtiser la diaspora pour adhérer sans réserve au fameux accord de Khartoum ainsi qu’au mouvement MCU. Tous les ingrédients préparatoires de cette rencontre citoyenne concourent à confirmer qu’il s’agissait de la promotion du mouvement politique qui soutient les actions du chef de l’état.

 

Dans cette optique, il est important de rappeler que le bureau du MCU de Lyon venait d’être mis en place. En outre, il apparaît paradoxal que l’élu de la nation finance sur fonds propres les « liveurs » tant détesté ou les médias privés pour assurer la couverture médiatique de la rencontre alors que la présidence de la république dispose d’un service de presse. Comparativement à la première rencontre citoyenne tenue au palais du congrès à Paris en 2016, on avait enregistré la présence du ministre des affaires étrangères, de la presse présidentielle avec un modérateur appartenant à la présidence. Suivant cette logique, il urge de souligner que le modérateur de la rencontre de Lyon était un responsable imbibé du MCU France. La formule organisationnelle est sorti du cadre institutionnel de l’Etat et relève de la simple propagande même si on ose pas le dire publiquement.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 18 octobre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DES CONSEILS DE PCCW DANS L’AFFAIRE TELECEL

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Maître Crépin Mboli-Goumba, l’un des avocats de la société PCCW

 

 

Les Conseils de la société PCCW ont lu avec une immense curiosité intellectuelle le communiqué de presse de la société TELECEL CENTRAFRIQUE S.A., relatif à la condamnation définitive de cette dernière devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA).

Ce communiqué a été publié simultanément avec un article paru dans le journal « Le Quotidien de Bangui » (article dans lequel l’auteur s’en est pris vivement à Crépin Mboli-Goumba qui représente la société PCCW), connu par ses collègues pour être un mercenaire de la plume. Ce n’est point une coïncidence, les commanditaires en sont connus et leur bassesse caractéristique de leur âme sans grandeur.

La société PCCW, au capital de 2 milliards de dollars, soit 4 fois le budget de l’Etat Centrafricain, ne saurait être une société « sulfureuse ». Quant aux outrances ad hominem sur ses Conseils, il s’agit d’un manque de professionnalisme qui renvoie à la vie éternelle : la méchanceté est toujours le fruit d’une faiblesse.

Afin de dissiper l’écran de fumée artistique destiné à faire diversion, les Conseils de PCCW rappellent deux choses essentielles ;

1 : La société TELECEL CENTRAFRIQUE SA a été condamnée par la CCJA à payer à la société PCCW la somme de 1 700 000 000 FCFA, sans préjudice des frais et autres dommages-intérêts. Les arrêts de la CCJA étant non susceptibles de recours, TELECEL n’a pas le choix et doit s’acquitter de ses obligations.

2 : L’actionnaire ultra majoritaire de TELECEL s’était engagé à payer la somme de 207 000 dollars par mois, jusqu’à l’apurement de cette créance, c’est-à-dire avant même la procédure judiciaire. A ce jour, rien n’a été fait. La loi ayant prévu les voies d’exécution forcée, la vente forcée des valeurs mobilières (actions) est bel et bien légale. Les incidents d’exécution n’y feront rien. Le recours à  la politique pour espérer entraver l’exécution de cet arrêt expose l’Etat Centrafricain à se faire condamner lourdement par les instances internationales.

PCCW défendra ses intérêts par tous les moyens légaux.

Fait à Bangui, le 18 octobre 2019

 

 

Maître JOSEPH AKEM

Centrafrique : Un corps sans vie retrouvé dans Bangui

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Ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Un corps sans vie a été repêché très tôt ce matin aux environs de 5 heures dans le 4ème arrondissement de Bangui dans un puisard derrière une maison d’habitation en face du Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ). De personnes rencontrées sur place après le transfert du corps à la morgue de l’hôpital communautaire, indiquent que la victime prénommée Guy, connue sous le sobriquet de Maranatha, habite le quartier Boy-Rabe.

 

Des personnes rencontrées sur les lieux du drame et unanimement, elles indiquent que trois personnes présumées auteures de ce crime sont actuellement entre les mains de la police du 4ème arrondissement qui, aussitôt alertée de la situation, s’est déportée sur  les lieux, pour non seulement  repêcher le corps mais procéder également à l’arrestation de certaines personnes dans les périmètres du crime pour nécessité d’enquête, a précisé un agent de la police qui ne souhaite pas faire de commentaires à la presse.

 

« L’un d’entre eux est passé aux aveux, en affirmant qu’ils ont assommé la victime avec un bâton avant de le jeter dans le puisard. C’est la police du 4ème arrondissement qui a procédé au repêchage du corps », explique le policier.

« A son retour, ils l’ont interpelé afin de les aider à transporter des sacs de ciments dans cette clôture. Une fois arrivée sur les lieux,  le temps de garer sa moto et d’entrer dans la concession, ils lui ont assaini un coup de bâton au niveau de la tête et dans le dos.  Pour dissimuler le corps, ils l’ont jeté dans le puisard derrière la maison. La sentinelle était arrêtée ainsi qu’un des bandits qui habite ici », a relaté un jeune homme qui suivait la scène à distance.

« Nous avons reçu les informations aux environs de 5 heures. La victime habite à Boy-Rabe, il n’est pas conducteur de mototaxi c’est sa moto personnelle et il est âgé d’une trentaine d’année », témoigne un de ses proches.

En dehors de ces quelques éléments, certaines personnes ont affirmé que « la victime revenait de la boulangerie », ont-elles indiqué.

L’acte s’est produit aux environs de 4 heures du matin dans cette clôture à côté de la base logistique du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en face du Centre Protestant pour la Jeunesse.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

Guillaume Soro se déclare candidat à la présidentielle de 2020

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Bangui (République centrafricaine) – 19 oct. 2019 06:26

L’ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition, a annoncé vendredi qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire.
“C’est décidé, je suis candidat pour 2020”, a-t-il dit dans un entretien à la radio RFI et la chaîne France 24, soulignant qu’il ferait lors de son retour “une déclaration solennelle et officielle en terre de Côte d’Ivoire”.
M. Soro est le premier homme politique à se déclarer candidat à la présidentielle ivoirienne.
“Je ne vois absolument pas de raison pour que la justice (ivoirienne) m’empêche d’être candidat”, a-t-il déclaré, balayant toutes les affaires le concernant.
Ancien Premier ministre et ancien allié du président Alassane Ouattara, M. Soro, qui n’est soutenu par aucun des trois grands partis ivoiriens, a lancé une nouvelle structure, Générations et peuples solidaires (GPS), dont il espère un succès équivalent à celui d’En Marche, lancé un an avant son élection à la présidence française par Emmanuel Macron.
“Quand Macron lançait +En marche+, toute la classe politique était unanime (pour dire) qu’il ne serait jamais président (…) J’ai décidé de prendre mon destin en main. J’ai 47 ans et je pense que je ferai cavalier seul”.
Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Avec AFP/VOA

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Corruption, Sexisme à l’UA: Le diplomate algérien Smaïl Chergui sur la selette

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Bangui (République centrafricaine) – 19 oct. 2019 05:47

Agé de 63 ans, l’Ambassadeur Smaïl Chergui désigné à la tête du Commissariat à la Paix et à la sécurité de l’UA, le 12 octobre 2013, pour succéder à son compatriote Ramtane Lamamra, appelé à occuper les fonctions de ministre des Affaires étrangères, ne présente pas de garanties de probité, selon des notes confidentielles des institutions financières internationales dont l’Informateur.info a obtenu une copie.
Selon cette source, le premier mandat (octobre 2013-janvier 2017) du diplomate algérien a été marqué par ‘’l’échec de ses initiatives sécuritaires au sein de l’UA et la mise en place de ses réseaux personnels’’.
Malgré ‘’la très grande liberté de manœuvres sur les dossiers sécuritaires’’ à lui laisser par la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Zuma, ‘’Smaïl Chergui n’arrive pas à défendre les positions algériennes au sein de l’UA, sur aucun des dossiers qui lui sont confiés’’, déplorent ces institutions financières.
‘’ Suite à la signature le 20 juin 2015 des «accords d’Alger» au Mali, obtenus au prix de l’investissement de Ramtane Lamamra et d’Abdelkader Messahel, ministre des Affaires africaines et maghrébines, Smaïl Chergui est incapable de transformer cet accord en réussite au sein de l’UA’’, poursuivent les rédacteurs de ces notes.
Qualifié de ‘’fonctionnaire vénal’’, Smaïl Sergui‘’ est soupçonné, également, à cette période d’avoir perçu, illégalement, d’importantes sommes d’argent et des diamants auprès des autorités de différents pays en crise auxquelles il garantit de défendre les intérêts dans son organisation’’, s’indignent les institutions financières qui citent, entre autres, les cas des pays comme la RD Congo, la République centrafricaine et de la Somalie.
Le Commissaire Chergui, à en croire les confidences des bailleurs de fonds, place son argent au Kenya, en France et en Russie ‘’où il a été ambassadeur et où il conserve plusieurs comptes bancaires’’, révèle-t-on. Pour ces institutions financières, ‘’ Chergui continue de profiter d’un système de corruption organisée au sein de l’UA en percevant des rétro-commissions de chacune de ses divisions (environ 20%) à chaque déplacement, sommes dont il fait, également, profiter les caciques du régime algérien’’.
Il lui, est reproché, également, ‘’ses pratiques de discrimination ostensibles à l’embauche et de harcèlement sexuel de ses personnels féminins’’, écartant de la division Paix et sécurité ‘’tous les fonctionnaires gênant’’ dont Salvator Nkeshimana, Elisabeth Chogue, Yvette Ngandu, Nacy Tolentino… A ce sujet un rapport d’enquête de High Level, établi que 30% de ces cas de harcèlement sexuel concerne Smaël Chergui.
En janvier 2018, rapportent les auteurs de ces notes, ‘’ une pétition interne à l’UA est signée par 37 femmes membres de la Commission de l’UA dénonçant des pratiques de discrimination vis-à-vis des fonctionnaires féminines. Cependant, suite à des pressions les trois victimes de harcèlement sexuel ont retiré leur plainte’’.
Geneviève Madina

— Fin de l’article —

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Reprise des pourparlers entre Khartoum et les rebelles

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 15:44

Les pourparlers avaient été suspendus mercredi lorsqu’un des principaux groupes rebelles avait accusé les forces du gouvernement de bombarder certaines de ses positions au Kordofan-Sud.
Vendredi, des responsables de toutes les parties impliquées ont annoncé avoir trouvé un accord partiel sur l’agenda des discussions.
Mohammed Hassan Alteishi, un porte-parole de la délégation du gouvernement soudanais, a déclaré à la presse que les parties débuteraient les discussions sur “des questions politiques (…), des questions humanitaires et des arrangements sécuritaires”.
Les pourparlers ont lieu grâce à la médiation du Soudan du Sud, un pays qui tente lui-même de concrétiser un accord de paix signé en 2018. Ils ont été lancés lundi en présence de plusieurs leaders de la région, dont le Premier ministre Abiy Ahmed, lauréat du Prix Nobel de la paix.
Le Mouvement de libération du peuple du Soudan – Nord (SPLM-N), actif dans les régions du Nil Bleu et du Kordofan-Sud, avait accusé les forces du gouvernement de bombarder certaines de ses positions au Kordofan-Sud, et conditionné sa participation au retrait de ces forces.
Quelques heures plus tard, le gouvernement soudanais, qui démentait ces accusations, a annoncé un “cessez-le-feu permanent” au Darfour (ouest), au Kordofan-Sud (sud) et au Nil Bleu (sud-est), renforçant un cessez-le-feu officieux déjà en place depuis la chute de l’ancien président Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril sous la pression populaire.
Le secrétaire-général du SPLM-N, Amar Amoun, a alors accepté de revenir à la table des négociations.
“Nous avons suivi la situation sur le terrain et nous avons vu que le gouvernement de Khartoum a pris des mesures que nous considérons comme positives en vue de régler ces questions”, a-t-il déclaré, qualifiant l’accord initial sur l’agenda de “grande réussite”.

Avec AFP/VOA

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Pluies au Ghana: 28 morts et des centaines de maisons effondrées

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 15:43

“Nous avons pour l’heure dénombré 28 morts. Environ 640 personnes dans six localités ont dû quitter leurs foyers, nous les avons relogés”, a déclaré George Ayisi, porte-parole de l’Organisme nationale de gestion des catastrophes (NADMO).
“Environ 286 maisons (en torchis) se sont effondrées à cause de la catastrophe, ce qui rend la vie difficile pour la population (…) La plupart des déplacés ont perdu leurs effets personnels – vêtements, objets de valeur, argent”, a-t-il ajouté.
“Il ne semble pas que les pluies cesseront bientôt. Le service météorologique nous a informés que les pluies vont durer jusqu’à la première semaine de novembre, nous devons donc nous préparer à tout” dans cette région située à plus de 800 km de la capitale Accra, selon M. Ayisi.
Selon le NADMO, 46 personnes au total ont été tuées dans des fortes pluies et des inondations cette année au Ghana, où ces phénomènes sont fréquents.

Avec AFP/VOA

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La découverte des maisons de torture au Nigeria

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 15:41

Au Nigeria, les récentes découvertes de maisons de torture ont provoqué une indignation du président et promet des sanctions contre les écoles islamiques qui se sont transformées en centre de torture et d’abus des droits humains.
Pour une deuxième fois en un mois, la police a effectué des descentes dans des bâtiments où des centaines de garçons étaient détenus dans des conditions déplorables dans les Etats de Kaduna et Katsina dans le nord-est.
Les fondateurs de ces centres prétendaient tous enseigner le Coran et l’islam. Les activistes et les responsables religieux au Nigeria ont découvert avec effroi des images de torture dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux et dans les medias.
C’est le cas d’Hussein Zakaria premier Imam d’une mosquée qui ne cache pas sa déception.
“Je suis terriblement touché et attristé par ce que j’ai vu, les vidéos que j’ai regardé et des informations publiées sur ce qui s’est passé au Nigeria et particulièrement dans le nord et dans les Etats islamiques. L’islam est réellement contre la torture”, explique-t-il.
Les victimes étaient de nationalités différentes, amenées par leurs parents pour apprendre le coran.
Mais pour l’activiste Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani, le problème n’est pas la nationalité des victimes, il exige que le Nigeria dispose des lois et des pénalités pour les auteurs de tels crimes, il faut donc appliquer ces provisions de la loi du pays.
“Nous avons beaucoup de lois et des dispositions qui interdisent les traitements inhumains et particulièrement la torture. Donc tout ce que nous avons à faire est d’appliquer ces lois qui punissent les auteurs de crimes pareils. Et tout ceux qui seront coupables doivent faire face à la loi, dans le cas contraire beaucoup Nigérians seront victimes de crimes similaires”, explique Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani.
Près de 300 personnes avaient été retenues captives dans une école à Daura dans l’Etat de Katsina, ville natale du président Nigérian Muhammadu Buhari.
Le gouvernement affirme qu’il ne permettra pas l’existence des centres où des hommes et des femmes sont maltraités au nom de la religion.
À en croire le porte parole du président Garba Shehu une proposition de loi serait déjà au parlement fédéral sur la question.
“Je pense que quelque chose est déjà en cours à l’Assemblée nationale au moment même où je vous parle. Le président s’est exprimé sur ces problèmes, il y a juste quelques jours. Le président soutient entièrement la révision de nos lois. Toutes les lois du pays qui été adoptées pour lutter contre les violations des droits des enfants, des femmes et des Nigérians. Le président va apporter son soutien et ratifiera de telles législations pour qu’elles deviennent des lois du pays”.
Le président Buhari a ordonné à la police d’identifier et de démanteler tous les centres où les droits humains sont bafoués dans tous Etats du pays.

Avec VOA

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Ebola reste une “urgence” mondiale, selon l’OMS

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 15:40

L’épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC) reste une “urgence” sanitaire mondiale, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’issue d’une réunion de son comité d’urgence.
L’OMS, qui avait déclaré l’épidémie urgence sanitaire mondiale le 17 juillet, était tenue de réévaluer la situation dans un délai de trois mois.
“L’urgence de santé publique sera maintenue pendant trois mois supplémentaires” et “le comité d’urgence sera reconvoqué dans trois mois”, a déclaré le directeur général de l’OMS, le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse. “Cette épidémie reste complexe et dangereuse”, a-t-il dit, déplorant par ailleurs le manque cruel de fonds.
L’urgence sanitaire mondiale est une mesure exceptionnelle, décrétée précédemment que quatre fois par l’OMS: en 2009 pour la grippe H1N1, en 2014 pour la poliomyélite, en 2014 pour l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 11.300 morts dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) et en 2016 pour le virus Zika.
Déclarée le 1er août 2018 à Mangina, l’épidémie d’Ebola en cours en RDC a fait quelque plus de 2.150 morts.
De retour de RDC, le directeur du Programme pour les urgences de l’OMS, Michael Ryan, avait fait part la semaine dernière de son “optimisme prudent”, expliquant que l’épidémie était “confinée” à une plus petite région. Celle-ci est toutefois difficile d’accès, située en zone rurale et présentant d’importants défis en matière de sécurité.
Le ministère de la Santé de la RDC a noirci le tableau en début de semaine en annonçant que la maladie avait ressurgi dans l’Ituri, dans le nord-est du pays, après près de 300 jours sans nouveau cas notifié.
“Le nombre de cas a diminué chaque semaine, au cours des quatre dernières semaines. Mais ces tendances encourageantes doivent être interprétées avec prudence”, a relevé M. Tedros. “La région est très complexe et très instable. Nous avons fait des progrès très importants, le nombre de cas a chuté, mais s’il y a des incidents de sécurité, nous risquons de perdre ce que nous avons gagné jusqu’ici, c’est pourquoi nous nous abstenons de spéculer” sur une date de fin de l’épidémie.
L’épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l’Histoire après celle de 2014 en Afrique de l’Ouest.
Depuis cette terrible épidémie, un vaccin expérimental a été mis au point par Merck Sharp and Dohme, et est désormais utilisé dans les régions infectées de RDC. Plus de 230.000 personnes ont été vaccinées. Ce vaccin a reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA), premier pas vers sa commercialisation.
Un deuxième vaccin expérimental fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson doit être introduit en novembre, selon le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte congolaise contre l’épidémie en RDC. Selon l’OMS, il doit être utilisé dans des zones qui ne sont pas affectées par l’épidémie.

Avec AFP

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Centrafrique : Le projet de loi organique relatif à l’ÂNE retiré de l’Assemblée nationale par le gouvernement, les députés demandent des explications

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Le Président de l’Assemblée nationale Laurent Moussa Gon-Baba

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – les élus de la nation demandent des explications au gouvernement centrafricain après avoir constaté que le projet de loi portant organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) a été retiré sans l’avis préalable de la conférence des présidents.

 

Ce projet de loi a été transmis à l’Assemblée nationale pour « examen et adoption » pour la dernière session ordinaire en cours.

Ce projet, est en effet,  l’un des objectifs prioritaires de cette dernière session de l’année. Le projet de loi organique de l’Autorité nationale des Élections devra passer en plénière voire voter afin de faciliter le fonctionnement de cette structure chargée d’organiser techniquement les élections. Ayant voté un nouveau code électoral, la loi organique de l’ÂNE devra entre adaptée aux nouvelles orientations du code électoral. Ce document n’a pas pu être examiné lors de la dernière session extraordinaire de l’Assemblée nationale faute de temps, mais selon une source à la commission loi, « ce projet passe comme la priorité n°2 de la session ».

Mais grande a été la surprise des députés de savoir que ce projet de loi a été purement et simplement retiré par le gouvernement sans aviser la conférence des  présidents.

Timoléon Mbaikoua, député de Paoua 2, veut explications. « Le projet de loi qui a été déposé à l’Assemblée nationale a été nuitamment retiré par le gouvernement. Le gouvernement envoie un projet de loi à l’Assemblée nationale, et de coutume, le bureau décide de la recevabilité ou non de ce projet. Ce qui a été fait et cela ont été envoyés à la commission loi qui a travaillé là-dessus. À la fin, elle a fait un rapport qui a été distribué aux députés, donc on attendait seulement à ce qu’on se retrouve à la session pour débattre en plénière », a-t-il indiqué, avant de critiquer la méthode entreprise par l’exécutif, « si le gouvernement avait des choses à dire par rapport à ce texte, il y avait la méthode à faire. Je pense aussi que, non seulement le gouvernement a mal agi, le président de l’Assemblée nationale tout autant que le gouvernement. Un document de ce genre ne pouvait pas être retiré comme ça parce que le gouvernement l’a demandé », a ainsi fustigé le député de Paoua 2.

« Le retirer, cela va forcément jouer sur le chronogramme des élections », dit-il sur un ton dubitatif.

Sans tergiverser, André Nalke-Dorogo, député de Berberati 4 et 1er vice-président de l’URCA, pense que les faits du gouvernement cachent des choses, «  sans explication et ni motivations, le gouvernement a retiré ce projet et, donc nous nous demandons pourquoi ? Qu’est-ce que cela cache ? », s’est-il interrogé ?

Le CNC a contacté le gouvernement sur le sujet, Ange Maxime Kazagui porte-parole du gouvernement, nous a renvoyé vers la ministre en charge des relations avec les institutions qui, selon lui, est la mieux indiquée pour nous répondre. Sur cette question, la ligne du gouvernement c’est le silence et pourquoi ? Nul ne saurait le dire.

A l’approche des échéances électorales, le respect du calendrier électoral s’annonce rude, car, le facteur temps semble être l’élément imprévisible auquel les autorités centrafricaines doivent y faire face d’abord. « Nous sommes tous sans ignorer que l’année prochaine est déterminante en République Centrafricaine car, le peuple centrafricain sera appelé aux urnes pour élire le président de la République et les élus de la Nation. C’est pour cette raison qu’il s’avère impératif pour le gouvernement de mettre l’ÂNE dans les meilleures conditions pour la réussite de ces échéances électorales en vue d’éviter tous dérapages », avait souligné le PAN dans son discours à l’ouverture de la session ordinaire le 1er octobre. 

 

L’ÂNE avait fixé la date de la présidentielle pour le 27 décembre 2020. Un éventuel deuxième tour était prévu pour se tenir le 14 février 2021. Mais le mandat du bureau actuel de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE), prendra fin 24 décembre 2020, soit trois jours avant le premier tour.

L’ÂNE ne pourra réussir sa mission que si elle se trouve dans les conditions requises. C’est pourquoi, pour éviter tout glissement préjudiciable de calendrier électoral, il est nécessaire de mobiliser les moyens qu’il faut dans les délais pour la réussite de cette lourde tâche, car,  des retards sont accusés dans la mobilisation des fonds nécessaires aux opérations électorales, la cartographie électorale pour faire l’état des lieux des villes, villages, communes…l’enregistrement des électeurs, la mise en place des démembrements etc.

Cédric Wa-Gomba

 Centrafrique : Un véhicule des humanitaires braqué entre Kaga-Bandoro et M’Brés

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Bangui (République centrafricaine) | CNC – L’acte criminel s’est produit ce jeudi 17 octobre aux environs de 12 heures à 11 km de Kaga Bandoro, sur l’axe Mbrés, en passant par Ndometé, où des hommes en armes non identifiés ont pris d’assaut une ambulance de l’ONG médicale Alima basée à l’hôpital des Mbrés. Cette information est confirmée par l’ONG médicale Alima de Kaga-Bandoro.

 

Des sources concordantes, l’ambulance évacuait une malade de l’hôpital des Mbrés vers Kaa-Bandoro pour des soins intensifs, dans la nuit du mercredi à jeudi. Malheureusement à leur retour sur Mbrés que le véhicule et son équipage ont été pris d’assaut par des criminels, selon certains employés de l’ONG médicale Alima contactés par CNC  :

 « la patiente était dans un état d’inconscience et on l’évacuait à Kaga-Bandoro pour des soins intensifs à notre structure sanitaire de  Kaga-Bandoro. Malheureusement c’est sur le chemin de retour que notre véhicule a été attaqué et les passagers ont été dépouillés de tout ce qu’ils avaient », ont-ils  expliqué.

Entre temps, une source sécuritaire locale confirme pour sa part qu’un lot des médicaments, des fournitures de bureau ont été emportés par les assaillants lors du braquage.

Pour les populations locales,  il ne fait aucun doute, cet acte de braquage serait perpétré par des individus mal intentionnés probablement issus des groupes armés. Selon elles, l’axe Ndomete-Bandoro est contrôlé depuis des années par deux factions armées bien identifiées.

D’un côté, non loin de Ndomete plus précisément à 5 km de Kaga-Bandoro en allant vers Mbrés, le secteur est sous le contrôle des éléments de MPC de Mahamat Alkhatim, tandis que de l’autre côté, à 15 km de Ndomete jusqu’aux Mbrés, l’axe  est contrôlé par les miliciens Antibalaka.

 

À Mbrés, des sources locales confirment que les miliciens Anti-Balaka seraient les auteurs de ce braquage, car, selon elles, Au village Ndéré, un sujet musulman ne peut passer sans prendre du risque l’axe Ndomete-M’brés. Par contre, tout le monde peut passer librement sur l’axe Azéné contrôlé par les Séléka. Ce braquage s’est produit dans la zone où règnent les Anti-Balaka qui dépouillent souvent toutes les personnes sans distinction »,  a précisé les mêmes sources avant de conclure « qu’Il y avait un chauffeur de cette même ONG qui avait été tabassé et dépouillé sur ce même axe au mois d’août dernier, ce qui l’avait poussé à démissionner. Depuis son départ, il ne reste que celui qui à son tour vient d’être braqué ».

Rappelons que les cas de braquage à main armée sont récurrents dans la ville de Kaga-Bandoro et ses environs, et c’est souvent le personnel des organismes ayant travaillé dans la région qui sont pris pour cible par des hommes armés pendant la nuit.

 

Jefferson Cyrille Yapende  

 Copyri

 

 

 

   

 

Discours de l’Ambassadrice de l’Union européenne en République centrafricaine Samuela Isopi à Bouar

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Madame l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique Samuela Isopi le 16 octobre 2019 à Bouar. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé /CNC

 

 

Bouar, 16 octobre 2019

 

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement,

Madame la Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’armée

Monsieur le préfet de la Nana Mambéré,

Monsieur le Maire de la ville de Bouar,

Monsieur l’Ambassadeur, Haut représentant de la République française

Monsieur le Chef d’Etat-major des Armées,

Mon général, commandant la Mission européenne EUTM,

Monsieur le Représentant du Président de la Commission de l’Union africaine,

Monsieur l’Ambassadeur de la CEEAC,

Monsieur le Représentant de la Minusca,

Chers invités,

 

Vaillantes populations de Bouar,

 

Je me réjouis, Monsieur le Président, d’être pour la 3ème fois avec vous à Bouar, aux côtés des populations et des Autorités, pour cette journée dédiée à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la reconstruction des institutions de la sécurité, si chères à tous les centrafricains.

 

Le 17 juillet, nous étions déjà réunis dans cette même place avec vous et avec la Haute-Représentante / Vice-Présidente de la Commission européenne, Mme Fédérica Mogherini. En l’espace de 3 mois, quel bonheur de voir le chemin parcouru !

 

Nous sommes ici pour constater les progrès accomplis ensemble dans la Restauration de l’autorité de l’Etat dans ses fonctions les plus régaliennes: l’armée, la gendarmerie et la police, c’est-à-dire les Institutions qui doivent détenir le monopole de la coercition publique, au profit exclusif des populations.

 

Nous venons d’assister à la cérémonie de fin formation et au défilé militaire de la première promotion de soldats centrafricains en 7 ans, des jeunes recrues formés par la mission européenne EUTM-RCA, qui sauront consacrer leur force à la sécurité du pays et de son peuple, afin que chaque centrafricain puisse vaquer à une vie paisible.

 

Ces jeunes recrues sont le symbole le plus fort de cette nouvelle Centrafrique et de la construction d’un nouvel avenir pour tous les centrafricains. Ces jeunes recrues sont également le symbole du chemin parcouru dans la reconstruction des istitutions sur lesquelles se fonde un pays. Je tiens à remercier et à féliciter le Général Peltier et toute son équipe pour l’engagement et le travail extraordinaire mené par la Mission pour batir l’armée de demain.

 

Où mieux qu’à Bouar, pourrions-nous prendre ensemble la mesure du chemin parcouru, dans cette ville qui incarnent autant de valeur et de symbole pour votre pays et son histoire et où se reflètent la vision et la densité de notre partenariat.

 

Bouar incarne le tournant auquel se trouve aujourd’hui la RCA: les premiers résultats tangibles de l’Accord du 6 février, les premiers dividendes de la paix, la restauration de l’Autorité de l’Etat, le redéploiement de ses forces de défense et de sécurité, la mise en place de la première USMS, la relance socio-économique pour laquelle Bouar, positionnée sur l’axe reliant la Centrafrique au Cameroun joue un rôle déterminant pour tout le pays; le retour des nombreux Centrafricains réfugiés dans les pays voisins; le dialogue avec ces voisins, pour un pays enclavé mais aussi riche en potentiel comme la RCA.

 

Monsieur le Président,

 

L’Union-Européenne a mis la consolidation des institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat et la reconstruction des forces de défense et de sécurité au coeur de son partenariat multidimensionnel et exceptionnel avec la RCA. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de faire le déplacement d’aujourd’hui, placé sous le signe de la devise “Ensemble aujourd’hui pour construire demain” gravée sur la stèle symbolique que vous avez dévoilée en juillet dernier avec la HR Mogherini. Ici à Bouar, nous avions aussi inauguré ensemble, en aout 2018, 4 nouveaux batiments administratifs, qui ont facilité le redéploiement de l’autorité préfectorale et des servces de l’Etat.

 

Aujourd’hui nous franchissons une nouvelle étape, à la fois concrète et symbolique. 3 mois après le lancement des travaux, nous nous retrouvons pour célébrer la concrétisation de nos actions et la matérialisation de notre vision qui est la vôtre: celle incarnée par le Plan National de la défense et par une armée de garnison, à travers l’opérationnalisation de la zone de défense pilote du Nord-Ouest.

 

Nous allons aujourd’hui inaugurer plus particulièrement les premières réalisations de trois projets financés via l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix, pour un montant global de 12 millions d’euros, qui s’inscrivent dans cette vision:

 

– il s’agit, nous le voyons ici, de la construction, avec UNMAS, d’armureries et de sites de stockage afin de doter la RCA et les FACA des capacités de gestion de l’armement conformes aux standards internationaux. La première armurerie vous est remise aujourd’hui, avec d’autres, également terminées, qui sont situées dans d’autres endroits du Camp. Un dépôt régional de munitions, situé en dehors de la ville, est en construction et vous sera remis en février 2020. Ces infrastructures viennent non seulement revitaliser le professionnalisme des FACA, mais elles ont aussi contribué à atteindre les conditions nécessaires pour obtenir l’assouplissement du régime d’embargo sur les armes.

 

– il s’agit également de la réhabilitation du Camp Leclerc (par la Fondation Suisse de Déminage), destiné à devenir le quartier général du commandement de la Zone Défense Ouest. Nous vous remettons aujourd’hui les premiers bâtiments qui abriteront les FACA ici déployés au cours de leur vie en caserne. Ces rénovations ont été le fruit d’un travail d’équipe, mené avec vos soldats du Génie, formés par l’EUTM, qui, sous l’encadrement d’experts européens, ont réalisé eux-mêmes une partie des bâtiments.

 

Sur ces chantiers, des liens de fraternité se sont tissés entre sapeurs centrafricains et experts européens qui ont travaillé “maboko na maboko”, main dans la main, une fraternité qui s’est concrétisée dans la fierté du travail bien fait. En plus de ce transfert de compétences entre l’Europe et le Centrafrique, des entreprises locales ont été sélectionnées à Bouar et ont participé à la réalisation des travaux, en créant des emplois pour la jeunesse de Bouar et de la richesse pour la communauté. Ainsi, le projet a permis d’irriguer le tissu socio-économique local.

 

– il s’agit encore de la construction par CIVI.POL, d’infrastructures dont nous allons, après la collation, visiter un chantier, notamment le futur Centre de Formation des forces de sécurité intérieure de Bouar, Police-Gendarmerie, situé dans le Groupement de Gendarmerie. Ce Centre, dont nous constaterons aujourd’hui l’état d’avancement des travaux, vous sera remis en début d’année 2020 et sera opérationnel avec les premières formations dans 5 mois, en mars 2020.

 

Ces trois projets, Monsieur le Président, témoignent de l’engagement indéfectible de l’Union européenne aux côtés du peuple centrafricain pour la reconstruction de leur armée et de leurs forces de sécurité intérieure à travers un ensemble d’actions, dans une approche global qui prend en compte toutes les dimensions: conseil stratégique, éducation des cadres, formation et moyens logistiques pour un déploiement effectif inscrit dans la durée.

 

Dans ce meme esprit, à votre demande l’Union européenne déployera dans les mois à venir une mission civile, EUAM, formés d’experts – policiers et gendarmes – de différents pays européens qui accompagneront le Ministère de l’intérieur, la Direction de la police et de la Gendarmerie, dans la restructuration et le renforcement des FSI.

 

Nous sommes convaincus que la mise en oeuvre de l’Accord du 6 février et le retour d’une paix durable doivent passer par le construction et la consolidation des institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat et le retour de ses services au profit des populations. Le pays pourra véritablement tourner la page quand l’Etat sera en mesure de reprendre toute sa place. C’est pourquoi nous sommes engagés derriere vous et derriere les centrafricains pour rebâtir l’Etat et aider à reconstruire, à travers nos différentes actions, ses fondamentaux.

 

Soyez rassuré, Monsieur le Président, que l’Union européenne restera mobilisée à cotés de la Centrafrique pour accompagner cet effort colossal, de la reconstruction de l’Etat, à travers la restauration de son Autorité, la réforme de la sécurité, le rétablissement de l’Etat de droit, la lutte contre l’impunité, le renouveau de la justice centrafricaine et la promotion d’une bonne gouvernance. Seule voie pour une vraie sortie de crise.

 

Un engagement si dense et important ne serait pas possible sans l’appui constant et determiné de tous les Etats-Membres de l’Union européenne, qui a décidé d’investir dans la reconstruction de votre pays et dans la refondation de ses forces de défense et de sécurité. Je tiens à saluer la présence aujourd’hui de l’Ambassadeur de France, Eric Gerard, et à le remercier pour le soutien constant, à Bangui et à Bruxelles, aux actions que nous menons tous ensemble pour une Centrafrique unie, paisible, dotée d’institutions fortes et en marche vers le développement.

 

Je vous remercie. Singhila Minghi.

 

Djibouti / Union africaine : Smail Chergui critiqué par Djibouti pour ses liens avec la Russie.

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Les Diplomates Ismail Chergui et Jean-Pierre Lacroix à Bangui. CNC

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le ministre des affaires étrangères djiboutien, Mahmoud Ali Youssouf, a récemment demandé à ses diplomates auprès de l’Union africaine (UA) et en Ethiopie d’avoir dans leur viseur le commissaire du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, l’Algérien Smaïl Chergui, soupçonné d’avoir un agenda néfaste aux intérêts de Djibouti. Cette directive fait suite à la réunion du CPS du 14 août, très critique à l’égard des pays africains abritant des bases militaires étrangères. A cette occasion, Djibouti avait exprimé ses réserves envers le principe même de cette réunion, indiquant ne pas avoir pu participer à son inscription au programme de travail. Le diplomate algérien est accusé d’intriguer pour que l’UA adopte une attitude anti-occidentale favorisant la position de la Russie. A l’occasion de cette réunion à laquelle la Russie avait été invitée, Smart Chergui a d’ailleurs réussi à éluder la question de la présence militaire russe en République centrafricaine. Aussi Djibouti a décidé de rejoindre le Maroc – qui est en litige avec l’Algérie sur le dossier du Sahara occidental – poursuivre de plus près Smart Chergui, qui a été ambassadeur d’Algérie en Russie. Il lui est reproché de ne pas se montrer à la hauteur des responsabilités impliquées par son poste.

 

Article publié il y’a un jour par le journal Africa intelligence

Partie pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine                                                            

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COMMUNIQUE DE PRESSE N° : 003/2019

Relatif au Communique de presse erronée de NOUREDINE Adam voilé de FPRC En date  du 15 Octobre 2019, accusant le PRNC après les défaites cuisantes de leurs attaques contre la population de Birao.

 

Le  Partie pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) dénonce et condamne la déclaration d’irresponsabilité de NOUREDINE Adam après leurs agissements belliqueux prétendument ignoré.

Le PRNC témoigne devant l’opinion Nationale et Internationale et particulièrement aux populations de la Vakaga, c’est avec amertume que nous déplorons et partageons ensemble la douleur de la perte qui nous a infligé par NOUREDINE et ABDOULAYE Hisseine depuis le mois de Janvier 2019.

Suite à l’arrivé des Forces Ruisse à Birao, Nouredine et Abdoulaye Hissene débarquaient avec une bande des mercenaires, barbares, soldat perdu entouré de leur ethnie Rounga faisant compagne des extrémistes islamistes dans le but d’implanté une force d’occupation à Birao.

Vu les multiples barrières des raquettages, des cocuissons, des pillages, des violations des droits humains et des tueries sur la population civile qui a entrainé les conflits aujourd’hui, de plus, la saisie d’un chargement de médicament offert par les Ruisses à l’hôpital de Birao pour les soins des population de la Vakaga qu’a été emporté par Abdoulaye Hissene sur l’instruction de Nouredine Adam.

Vu la décision prise par ses derniers interdisant tous les fonctionnaires de l’état de travailler à Birao.

Vu les prises en otages et menaces de mort à main armée contre les responsables civiles et militaires de la Minusca par Abdoulaye Hissene en pleine salle de réunion le 24 Janvier 2019 à Birao.

Vu le dépouillement des biens d’un commerçant Kara sur la barrière de Amndafock sous prétexte qu’il transportait des minutions.

Vu les taxes illégaux infligés aux communautés Kara de Birao pour une somme de  9.000.000 FCFA (neuf millions de francs CFA) reçu en avance 4.000.000 FCFA (Quatre millions de francs CFA)

Vu l’assassinat de fils du Sultant de Birao  et  l’assassinat d’un tailleur et d’autres Lycéens à Birao.

Vu la liberté et l’avenir de leurs enfants, mères et sœurs, violés.

 

La population de Birao se sent abandonner à la merci de leur prédateur Nouredine et Abdoulaye Hisseine.

C’est ainsi, la population de Birao à demandé à Nouredine et Abdoulaye Hissene de lever leur troupe de Birao pour regagner leur village natale à Ndélé, ces derniers ont refusé en présence de la MINUSCA en ayant plutôt renforcé leurs troupes.

 

La population de Birao en majorité la communauté Kara s’est mobilisée comme des soldats citoyens pour déguerpir de leur ville les bandes de Nouredine et Abdoyulaye Hisseine de leur joug.

Pour cela, le PRNC rappelle à l’opinion Nationale et Internationale de son innocence et dément avec fermeté toutes ces accusations  portées à son encontre.

 

Fait à Bria le 18 Octobre 2019

 

Pour le PRNC le Porte Parole.

 

Thank  you
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Coupe du monde U17: le Cameroun recale Etienne Eto’o

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 07:20

Etienne Eto’o Penida était pourtant à Brasilia pour le dernier stage préparatoire à cette compétition avec l’équipe du Cameroun. Mais, jeudi, le fils de Samuel Eto’o a été prié de plier bagage.
Le joueur de Majorque ne fait pas partie de la liste définitive des joueurs retenus par le sélectionneur Thomas Libiih.
L’entraineur camerounais a décidé de ne garder aucun joueur évoluant dans les championnats étrangers.
Quatre pays africains: le Cameroun, champion d’Afrique des moins de 17 ans, le Sénégal, l’Angola et le Nigeria, sont qualifiés pour la Coupe du monde des moins de 17 ans qui se tiendra à partir du 26 octobre au Brésil.
Jadon Sancho ne restera pas à Dortmund
A 19 ans, l’ailier du club de la Ruhr a déjà séduit les grands clubs européens. La valeur marchande de l’international anglais est actuellement estimée à cent (100) millions d’euros:
“Je crois que Jadon Sancho peut devenir l’un des meilleurs joueurs, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde. Ce ne sera pas facile de le garder à Dortmund, peut être une ou deux saisons de plus. Nous savons qu’il y a de très grands clubs avec beaucoup d’argent qui veulent l’avoir dans leur équipe. Il doit réaliser que Dortmund est un bon endroit d’épanouissement pour les jeunes joueurs, pour joueur régulièrement et atteindre un très haut niveau” a dit l’entraineur adjoint Jorg Henrich.
En provenance de Manchester City, Jadon Sancho est arrivé à Dortmund, il y a deux ans, à cinq (5) millions d’euros.
Avec 17 passes décisives, Jadon Sancho a été meilleur passeur de Bundesliga. Joshua Kimmich du Bayern l’a talonné avec 16 passes.
Le maillot de Z. Ibrahimovic est le plus vendu en MLS
Comme l’an dernier , le joueur de Los Angels Galaxy vend le plus de maillots en Major League Soccer, le championnat nord-américain.
Selon le classement des meilleurs vendeurs de maillot en 2019, le Suédois est talonné le meilleur buteur du championnat Carlos Vela de Los Angeles. Le buteur vénezuelien d’Atlanta United Josepf Martinez complète le podium.

Avec DW français

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Le Sénégal nie avoir fraudé sur l’âge des footballeurs

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 07:16

Dans un communiqué la Fédération sénégalaise de football annonce qu’aucun joueur sélectionné pour la Coupe du Monde U-17 au Brésil n’a été refusé pour des fraudes présumées sur l’âge.
Le Sénégal s’est qualifié pour la Coupe du Monde après la disqualification de la Guinée, qui a été épinglée pour avoir fraudé sur l’âge de ces joueurs lors de la Can U-17 en Tanzanie.
La fédération sénégalaise de Football précise que ses joueurs avaient subi les tests IRM initiés par la CAF lors de CAN U-17.
Des test IRM aléatoires seront effectués entre le 22 et le 24 octobre au Brésil par la FIFA.
Le Sénégal a apporté trois changements à l’équipe qui l’a représenté à la Coupe des Nations U-17 en avril dernier.
Le milieu de terrain El Hadji Gueye et les attaquants Meleye Diagne et Ousmane Diallo – qui faisaient partie de cette équipe en Tanzanie – ont tous été écartés par l’entraîneur Malick Daf.
Ils ont été remplacés par Mamadou Aliou Diallo, Mbaye Ndiaye et Ibrahima Sy .
Les trois autres représentants de l’Afrique à la coupe du monde U-17 au Brésil sont le Cameroun, le Nigeria et l’Angola.
Le Sénégal, qui est déjà au Brésil pour préparer le tournoi évoluera dans le groupe D aux côtés des Etats-Unis, du Japon et des Pays-Bas et affrontera les Etats-Unis lors de leur premier match le 27 octobre.

Avec BBC Afrique

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22 militants du parti d’opposition MRC libérés au Cameroun

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 07:13

Selon les avocats des militants, ces libérations se sont faites sans aucune explication de la justice.
Elles pourraient s’inscrire dans le cadre des mesures d’apaisement annoncées par le président de la République Paul Biya à l’issue du dialogue politique.
Le MRC demande en plus de leur libération, l’abandon de toutes les charges.
Depuis la clôture du dialogue politique, plus d’une centaine de militants du MRC ont été libérés.
Le leader du parti Maurice Kamto, arrivé deuxième lors de la dernière présidentielle a été relaxé le 5 octobre par un tribunal militaire.
Paul Biya a décidé de l’arrêt des poursuite contre des centaines de détenus – crise anglophone -.

Avec BBC Afrique

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Trois personnes tuées à Lonshi dans le sud-est de la RDC

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 07:11

Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres grièvement blessées par balles jeudi à Lonshi, dans l’ex-province du Katanga, sud-est de la RDC.
Les personnes sont mortes lorsque la police appuyée par l’armée a réprimé dans le sang une manifestation des habitants de la localité de Lonshi, village congolaise à environ 90 km de Sakanya, à la frontière avec la Zambie.
Plusieurs dizaines de personnes de la localité de Lonsh, ont manifesté jeudi leur colère contre une entreprise chinoise, qui selon eux, ne paie pas la redevance minière.
Dans leur colère, les habitants de Lonshi ont brûlé 10 camions de transport de minerais et trois engins d’extraction du cobalt.
Les populations du village affirment que l’entreprise chinoise qui exploite un riche gisement de cobalt devrait s’acquitter aussi de ses responsabilités, notamment en terme de création d’emplois et d’usage de la main-d’œuvre locale.
Jonathan Mbumb, enseignant dans une école primaire locale et cousin de l’un des victimes, note que “l’entreprise chinoise n’investit pas dans le village et utilise la main-d’œuvre zambienne et celle venue de Lubumbashi”.
Le responsable de l’entreprise et le commandant de la police n’ont pas voulu répondre aux questions de la BBC.
Le président de la société civile locale promet de saisir la justice pour que les coupables et responsables de la morts des trois manifestants soient punis.

Avec BBC Afrique

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Polémique sur l’usage de la moustiquaire imprégnée

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Bangui (République centrafricaine) – 18 oct. 2019 01:46

Le préfet du Pool, le colonel Georges Kilebe a appelé les populations de son département à accepter les moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuée gratuitement pour se mettre à l’abri du paludisme. Ce message vise à mettre fin à la rumeur qui parle d’empoisonnement de ces moustiquaires.
A la suite d’un message posté sur les réseaux sociaux, les populations, surtout celle de Brazzaville, sont restées réticentes aux moustiquaires imprégnées d’insecticide.
Elles redoutent un empoisonnement en masse qui serait organisé par les autorités, selon la rumeur. Pourtant, sur financement des Etats-Unis, le gouvernement a obtenu plus de trois millions de moustiquaires, à distribuer gratuitement.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Brazzaville, Todd Haskel a dû se rendre à Kinkala dans le Pool, pour dissiper la rumeur.
“C’est une partie importante de l’engagement des Etats-Unis dans le Pool. J’utilise la moustiquaire, les autres membres de l’ambassade l’utilisent également. C’est notre engagement avec le gouvernement et les partenaires de corriger (ce qui se dit) et de faire la distribution”, a indiqué le diplomate américain.
Georges Kileba, le préfet du Pool appelle les populations à accepter la moustiquaire imprégnée, à Kinkala, le 15 octobre (VOA/Arsène Séverin)
Le préfet du Pool, Georges Kilebe, dit aussi qu’il utilise la même moustiquaire. “Plusieurs personnes ont tenté de torpiller cette opération en distillant des nouvelles mensongères. Je peux vous rassurer que moi-même je ne dors que sous la moustiquaire imprégnée d’insecticides depuis longtemps et je suis encore débout, j’ai 64 ans”, a témoigné le préfet, encourageant les populations à vaincre la rumeur.
Ce message a permis à plusieurs familles de prendre les moustiquaires pour se mettre à l’abri de l’anophèle, le moustique vecteur du paludisme, première cause de mortalité dans le pays.
Les habitants de Kinkala, favorables à la moustiquaire imprégnée, reconnaissent qu’ils sont sans défense face au paludisme. “Le paludisme menace Kinkala. Dans les réunions avec le comité de santé, on nous dit que le paludisme est une menace”, a-t-il dit.
Un autre a ajouté : “C’est bien de dormir sous la moustiquaire imprégnée, c’est pour nous protéger contre les moustiques”.
Fulgence Mayela, chef du quartier Mabi à Kinkala, déplore les cas de paludisme, le 15 octobre (VOA/Arsène Séverin)
Par ailleurs, Fulgence Mayela, le chef des quartiers Mabi et Kinkala avoue son impuissance à faire respecter l’opération d’assainissement des habitations.
“C’est une population semi-rurale. En fait l’opération se fait chaque premier mercredi du mois, mais les populations préfèrent vaquer à leurs occupations champêtres. Ce sont des maraîchers, des malafoutiers… Donc pour elles perdre une journée à ne faire de l’assainissement, c’est embêtant”, a-t-il déploré.
Selon le programme national de lutte contre le paludisme, l’utilisation des moustiquaires réduit les cas de malaria.
Jean Mermoz Youndouka parle de l’incidence considérable de la moustiquaire imprégnée sur la réduction des cas de paludisme, à Kinkala, le 15 octobre (VOA/Arsène Séverin)
Dr Jean Mermoz Youndouka, coordonnateur du programme. “L’opération qu’on avait réalisée en 2011-2012, on avait réduit l’incidence de 75%”, a rappelé le médecin.
L’opération de distribution en masse des moustiquaires se poursuit normalement dans les quartiers de Kinkala. La durée d’efficacité de ces moustiquaires imprégnées est de trois ans. La dernière distribution de masse des moustiquaires imprégnées dans le pays remonte à 2011.

Avec AFP

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Centrafrique : les travaux de route Baoro-Bouar s’enlisent.

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État de route Baoro-Bouar le 15 octobre 2019. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.

 

Bouar (République centrafricaine )| CNC – Les travaux de route, tronçon Baoro-Bouar, exécutés par la société française SOGEA-SATOM depuis début 2018 s’enlise de plus en plus. Avec un délai initial d’exécution de 18 mois épuisés, les travaux ne sont exécutés qu’à un taux estimatif de moins de 30% seulement. Que s’est-il passé ?

 

Même si certains entourages du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA affichent désormais plus clair leur impatience de voir terminer ces travaux de bitumage de route tronçon  Bouar-Baoro avant la prochaine campagne électorale de 2020, sur le terrain par contre, c’est l’amateurisme de certains cadres de SATOM qui est pointée du doigt, non seulement par les populations locales, mais aussi par certains ingénieurs du ministère des Travaux publics qui, après leur enquête sur le terrain, doutent sérieusement des compétences du bon m’ombre des techniciens recrutés par SOGEA-SATOM dans certains pays frères d’Afrique.

À ce jour, selon des sources internes, SOGEA-SATOM-Bouar compte environ 70 techniciens étrangers, dont 28  Camerounais, recrutés exclusivement en dehors de la République centrafricaine. Parmi eux, un certain Togo, Malien d’origine, conducteur de niveleuse à la base, est nommé du jour à lendemain conducteur des travaux, un poste hautement technique qui nécessite une compétence avérée en la matière.

Sur le chantier, c’est la confusion totale. Chaque technicien tente de dicter ses propres directives, souvent très contestées par leurs collègues ouvriers qui en doutent sérieusement de sa pertinence.

D’après certains observateurs nationaux, le ministère des Travaux publics  doit nécessairement intensifier son contrôle sur le terrain afin de contraindre SATOM à respecter son cahier de charges conformément aux directives indiquées.

Pour de nombreux Centrafricains, il ne fait aucun doute, la société SOGEA-SATOM  prouve ses limites, voire son incompétence à réaliser des travaux de telle intensité en République centrafricaine.

Malgré  un délai de quatre mois supplémentaires qui lui avait été attribué, le tronçon Baoro-Bouar n’est pas près d’être remis à l’État centrafricain avant les élections de 2020 comme souhaitent  certains proches du chef de l’État qui comptent le capitaliser dans les actifs de son quinquennat.

Sur le terrain, les accidents se multiplient à cause de la degradation de cette route.

Rappelons que le coût initial de ces travaux de route est estimé à environ 37 milliards de francs CFA financés intégralement par l’Union européenne.

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