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RCA : Les garants de l’APPR communiquent sur son premier anniversaire.

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Centrafrique.com/bangui-cnc-paraphe-a-khartoum-soudan-et-signe-definitivement-le-mercredi-9-fevrier-2019-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui-le-contenu-de-laccord-de-paix-de-khartoum-nen-fini/ceremonie-signature-dialogue-de-khartoum-a-bangui-au-palais/” rel=”attachment wp-att-26468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie de la signature définitive de l'accord de Khartoum au palais de la renaissance à Bangui en Centrafrique.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine ont lancé, ce jeudi 6 février 2020, un communiqué conjoint pour commémorer le premier anniversaire de la signature dudit accord.

Sur l’initiative de l’Union africaine, et soutenu par l’Organisation des nations unies (ONU), de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et des pays partenaires, un accord de paix avait été paraphé à Khartoum, au Soudan, et signé à Bangui le 6 février 2019, pour la huitième fois en moins de 10 ans, entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés qui sévissent sur son territoire.

À cet égard, l’Union africaine (UA), la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Organisation des Nations unies (ONU), se félicitent dans un communiqué des efforts entrepris par les partis signataires dans la mise en œuvre de l’Accord, des progrès accomplis, et réaffirment leur soutien indéfectible à la mise en œuvre intégrale de l’Accord.

 

Nous saluons l’engagement renouvelé du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement en faveur de la paix, ainsi que les efforts déployés par toutes les parties prenantes qui illustre l’importance vitale de la mise en œuvre de l’Accord. Nous sommes toutefois préoccupés par les retards dans la mise en œuvre de certaines priorités essentielles de l’Accord, conçues pour consolider la stabilisation du processus de paix.

L’Accord demeure la seule voie viable vers une paix durable en République centrafricaine. A cet égard, nous appelons tous les signataires à respecter pleinement leurs engagements au titre de l’Accord. Nous encourageons également le peuple centrafricain, y compris les partis signataires et non signataires, les acteurs politiques, la société civile et les associations de femmes et de jeunes, à continuer de soutenir la mise en œuvre de l’Accord, le retour à une paix durable et à la stabilité en RCA.

Nous réitérons notre condamnation ferme de tous les actes de violence qui continuent d’entrainer des pertes en vies humaines, des blessés et des mouvements de personnes déplacées internes ainsi que de dégâts matériels. Nous lançons un vibrant appel à l’attention des signataires et des non-signataires de l’Accord pour la cessation définitive des violences, le respect scrupuleux de l’Accord et rappelons que toute entrave à l’Accord exposera ses auteurs à des mesures appropriées prises par les 3 organisations, conformément à l’Article 35 de l’APPR-RCA. Nous réitérons notre attachement au dialogue, seule voie vers la paix véritable et demandons instamment à toutes les parties d’utiliser les mécanismes de résolution des différends prévus par l’Accord.

Nous rappelons avec insistance que toute attaque contre les populations civiles, le personnel des Nations unies et les travailleurs humanitaires peut faire l’objet de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international.

Nous saluons les reformes en cours du système judiciaire, contribuant à lutter contre l’impunité. A cet égard, Nous appelons la communauté internationale à poursuivre son soutien multiforme et continu à la Cour pénal spécial, afin de tenir pour responsables les auteurs de violations des droits de l’homme, d’abus et d’actes criminels et exhortons les autorités centrafricaines à rendre rapidement opérationnel la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparations afin que les victimes de la crise ne soient pas oubliées et leur voix entendue.

Nous appelons instamment à la promotion de l’inclusion et à l’adoption des lois sur la décentralisation afin de remédier aux inégalités affectant les communautés et les régions et assurer leur pleine participation à la vie politique, économique et sociale de la nation.

Nous appelons tous les acteurs à œuvrer pour que les élections présidentielles et législatives prévues en décembre 2020-2021 se tiennent à bonne date. Nous confirmons notre détermination à œuvrer pour que ces élections soient libres, transparentes et pacifiques. Dans ce même esprit, nous réaffirmons que toute velléité de saper le processus électoral ne sera pas tolérée et qu’il n’y aura d’autre alternative démocratique que la tenue effective des élections en 2020, conformément au calendrier électoral. A cet égard, nous appelons à l’adoption rapide d’un code de conduite électoral. En outre, nous lançons un appel à la communauté internationale pour une forte mobilisation autour du financement et l’appui multiforme aux élections de 2020- 2021 en RCA. Nous notons avec satisfaction une baisse significative des actes de violences sur l’ensemble du territoire depuis la signature de l’Accord et nous nous félicitons des progrès accomplis dans le rétablissement de l’autorité de l’État, notamment le redéploiement effectif et progressif de l’administration civile, y compris l’État de droit, ainsi que des forces de défense et de sécurité intérieure. Nous demandons aux autorités centrafricaines, avec l’appui de la communauté internationale, de veiller à ce que ces déploiements soient durables et à ce que les représentants de l’État agissent conformément à leurs rôles et responsabilités. L’État doit agir en tant qu’agent de stabilité et ne pas alimenter les divisions, en particulier dans le contexte électoral. Nous saluons donc en particulier les efforts déployés dans tout le pays pour régler les conflits intercommunautaires et rapprocher les communautés. Nous exhortons en outre toutes les parties à opérationnaliser sans délai les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) dans tout le pays, et à progresser dans le domaine du DDR, tout en veillant à ce que les forces de sécurité soient représentatives du peuple centrafricain.

Nous nous félicitons de la réactivation des commissions mixtes bilatérales entre la République centrafricaine et le Cameroun, la République du Congo et le Tchad. Nous soulignons l’importance d’une collaboration similaire avec les autres pays voisins et appelons les pays de la région à s’engager pleinement et à soutenir la République centrafricaine.

Nous réaffirmons la détermination de la communauté internationale à s’opposer à toute atteinte au processus de paix et à l’Accord dans lequel le peuple centrafricain s’est investi et qui répond à ses aspirations de paix, de sécurité, de justice et de réconciliation nationale.

Nous continuons d’exprimer notre plein soutien et notre appréciation à la Minusca dans les efforts qu’elle déploie pour utiliser tous les moyens nécessaires à la mise en œuvre de son mandat, notamment la protection des civils. Nous appelons chacun à soutenir pleinement la MINUSCA.

En tant que Garants et Facilitateur de l’accord, nous réaffirmons notre engagement constant à travailler ensemble pour le succès dudit Accord.

Nous appelons les autres Facilitateurs à apporter un soutien durable et appui multiforme déterminant au processus de paix en RCA. La paix et la stabilité de la République centrafricaine et de la région sont inextricablement liées. Nous exprimons notre reconnaissance aux partenaires internationaux pour le soutien qu’ils apportent à la République centrafricaine, notamment pour la mise en œuvre de l’Accord, et nous les exhortons à concrétiser les projets de développement pour lesquels ils se sont engagés.

Les Centrafricains n’ont d’autre choix que la paix, gage d’un développement socio-économique véritable au bénéfice des populations qui n’ont que trop souffert du conflit. Le chemin vers la paix n’est jamais facile. Mais avec de la détermination nécessaire, elle peut prendre racine, s’épanouir et répondre aux aspirations légitimes de tous les Centrafricaines et les Centrafricains

 

Les cheffes des groupes armés, invités pour le premier anniversaire de l’APPR, sont arrivées à Bangui.

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Centrafrique.com/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki
De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Invités par le gouvernement centrafricain à prendre part à la cérémonie du premier anniversaire de la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), plusieurs chefs rebelles sont arrivés ce mercredi après-midi à Bangui, capitale de la RCA.

 

Mahamat Alkhatim, leader du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), et Abbas Sidiki, du mouvement retour, réclamation et réhabilitation (3R)  sont déjà présents à Bangui depuis quelques heures. Tandis que Abdoulaye Hissen, chef d’État major de CNDS, Noureddine Adam, patron du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) ne sont pas encore arrivés à Bangui, selon une source proche du gouvernement.

L’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine, signé le 6 février 2019 à l’initiative de l’Union africaine, soutenue par les Nations unies et les partenaires internationaux de la RCA, fêtera son premier anniversaire ce jeudi 6 février 2020 en présence des chefs des groupes armés et des représentants des garants.

Pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la célébration du premier anniversaire dudit accord sera axée sur le « défi  du pays », et compte énormément sur les partenaires et pays amis de la RCA pour le mettre en œuvre, a-t-il estimé.

Même si l’objectif du gouvernement était de rendre très rapidement la paix tangible sur l’ensemble du territoire national, plusieurs obstacles restent à franchir, notamment du côté des groupes armés qui ont leur propre agenda que celui du gouvernement.

Sur le terrain, notamment dans les villes de province, les groupes armés continuent malheureusement de se battre, soit avec les éléments des forces armées centrafricaines (FACA), soit entre eux pour des raisons difficilement compréhensibles pour le peuple centrafricain. Ce qui pousse d’ailleurs certains leaders de l’opposition démocratique à sévèrement critiquer ce fameux accord de Khartoum qu’ils qualifient d’un « tremplin pour les chefs rebelles».

 

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RCA : Bambari, un corps sans vie retrouvé sous le pont de l’Ouaka.

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Centrafrique.com/pont-de-la-ouaka-par-cnc-le-19-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pont de la Ouaka, à la sortie sud de Bambari, le 19 janvier 2019. Photo CNC / Bertrand Yékoua.
Pont de la Ouaka, à la sortie sud de Bambari, le 19 janvier 2019. Photo CNC / Bertrand Yékoua.

 

Bambari (République centrafricaine) – Il s’agit d’un homme, père d’une famille  dont l’identité est en cours de vérification par les forces de l’ordre, a-t-on appris de source proche du dossier.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par le service de la gendarmerie auprès de sa famille, la victime aurait quitté son domicile très tôt ce matin aux environs de 3 heures, laissant derrière lui sa femme et ses enfants, sans pour autant leur préciser sa destination.

De profession artisan, l’homme travaille aussi comme gardien de nuit, et habite Bornou, un quartier de Bambari à majorité peule, contrôlée par les combattants rebelles de l’UPC. Son corps inerte a été retrouvé par les passants très tôt ce matin sous le pont de la Ouaka, un secteur contrôlé par les miliciens Anti-Balaka.

Plusieurs hypothèses ont été développées par les enquêteurs, dont celle du meurtre prémédité, ou encore d’une tentative de braquage qui aurait mal tourné.

En tout cas les enquêtes sont en cours pour tenter de déterminer avec exactitude les circonstances de cet acte criminel.

 

Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC.

“Le problème centrafricain, c’est un problème d’Etat” (Antoinette Montaigne)

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L’ex-ministre Antoinette Montaigne. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’avant-projet de loi sur la création de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR) a été remis fin janvier au président, Faustin Archange Touadera. Elle sera examinée et adoptée par l’Assemblée nationale. Antoinette Montaigne, ministre de la Réconciliation, au moment de la création de la commission estime que celle-ci est la seule solution pour « sauver la Centrafrique ».

 

DW : Madame Antoinette Montaigne, vous êtes ancienne ministre de la Communication et de la Réconciliation en Centrafrique et ancienne porte-parole de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. En ce moment, en Centrafrique, il est question de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Le décret est maintenant soumis à l’appréciation du président. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Antoinette Montaigne : La Commission vérité et réconciliation fait partie des mécanismes de construction de la paix que moi en tant que ministre de la Communication et de la Réconciliation de la République centrafricaine, j’ai mis dans la stratégie. Il s’agit des trois phrases-clés de la construction populaire de la paix : la première, ce sont les consultations populaires à la base. La deuxième, c’est le Forum national de Bangui et la troisième, c’est la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. La Commission est le seul chemin, la seule porte pour sauver la République centrafricaine et sa population qui souffre.

C’est quoi, cette commission? C’est le droit de la population dans la troisième phase de la construction populaire de la paix d’obtenir une analyse ensemble. Avec la philosophie qu’il ne faut pas forcément punir les gens. L’objectif étant de savoir pourquoi les fondations de l’Etat centrafricain sont aujourd’hui rongées par les termites. Si les fondations sont rongées par les termites, on ne pourra pas bâtir une société qui tienne debout. Ce mur porteur qui est érodé par les termites va s’effondrer !

Le problème centrafricain, c’est un problème d’Etat, et ce n’est pas un hasard que l’Etat est réduit à 30% du territoire aujourd’hui. Donc c’est la question de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Les groupes armés sont un des aspects de la Commission vérité. Mais il y a la pauvreté qui est importante. Il y a les injustices créées par le conflit. Il y a beaucoup de Centrafricains qui sont au Cameroun, au Tchad, en RDC, en République du Congo, etc.

 

DW : Mais soyons concrets : où en êtes-vous avec la paix en Centrafrique ?

 

Antoinette Montaigne : La paix en Centrafrique est articulée essentiellement autour de l’accord de Khartoum. L’accord de Khartoum, c’est l’accord entre l’Etat et les groupes armés. Mais le reste de la population ne participe pas. Alors que le reste de la population, tous les Centrafricains, sont victimes. Ceux qui sont maintenant à l’étranger, qui ont fini leurs études, qui ne peuvent pas rentrer – ce sont des victimes parce qu’ils craignent pour leur sécurité. Ceux qui ont fui, qui sont au Tchad, en RDC, au Cameroun, au Soudan ou ailleurs – ce sont des victimes. Ceux-là même qui ont perdu tout leur bétail, les éleveurs centrafricains, ce secteur qui s’est effondré – ce sont des victimes. Et donc le rôle de la Commission vérité est vraiment de pacifier cela. Et de demander à chacun de dire : qu’est-ce que vous avez subi en tant que citoyen dans votre pays et qu’est-ce que vous voulez que l’Etat fasse pour vous? Et c’est avec ça que tout le monde sera mis d’accord.

 

DW : Et comment cela va se passer ? C’est comme les tribunaux traditionnels “gacaca” au Rwanda? Comme la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud? Comment ce sera très concrètement ?

 

Antoinette Montaigne : Je pense qu’il faut ouvrir dans chaque quartier des listes de citoyens qui ont besoin de s’exprimer à la Commission vérité. Il faut ouvrir dans les ambassades et les consulats de Centrafrique à l’étranger des listes pour que les personnes qui veulent s’exprimer, s’expriment. Il faut ouvrir dans les pays étrangers, où il y a des réfugiés centrafricains, les listes de personnes qui veulent s’exprimer à la Commission Vérité. Comme ça, on fera un ensemble de questions qui se rapportent au même sujet et on va permettre maintenant à cette instance qu’est la Commission vérité de pouvoir appeler des personnes qui souhaitent s’exprimer, en mettant la liste de ces personnes-là. Même s’il n’y a pas tout le monde, que ces personnes se regroupent d’une manière ou d’une autre. On a maintenant les réseaux sociaux pour permettre de faire des conférences par villes, par pays, etc. Et que ces éléments-là puissent rentrer aussi dans la mémoire nationale pour permettre aux historiens d’écrire l’histoire de cette page sombre. Cette passerelle doit se faire pour que les populations retrouvent confiance dans leur pays et retrouvent confiance en l’Etat.

 

DW : En quoi cette commission sera différente de la Cour pénale spéciale qui existe déjà ?

 

Antoinette Montaigne : La Cour pénale spéciale va parler des questions d’enquête qui sont assez difficiles dans un pays chaotique. Une grande partie des victimes n’est pas au pays : au Cameroun, il y a plus de 250.000 Centrafricains, au Tchad, il y en a des dizaines de milliers. Partout dans le voisinage, nos voisins sont obligés de porter leurs frères en détresse. Donc vous voyez que là, si on doit faire des procédures de justice, tous les Centrafricains qui sont aujourd’hui en vie, seront morts. Dans 100 ans, on n’aura pas fini. Donc la Commission vérité, c’est un moment qu’il faut ouvrir. Après, il faut agir par priorité mais il ne faut pas la fermer tant que les gens n’ont pas fini de parler.

 

DW : Si je peux essayer de formuler ça autrement : la Cour pénale spéciale, c’est pour les gros poissons, donc les groupes armés. Et la Commission serait vraiment pour le citoyen lambda à qui on a fait du tort pendant la crise ?

 

Antoinette Montaigne : Vous avez tout compris : c’est le citoyen lambda. Mais il est aussi important que le peuple sache dans quel Etat on vit. Autrefois, on avait un Etat en République centrafricaine ! Il y avait la sécurité, il y avait la cordialité, il y avait la solidarité. Les Tchadiens venaient en Centrafrique, les Soudanais venaient, tout le monde venaient et on allait les voir, nos frères et sœurs, il n’y avait pas de problème. Aujourd’hui, on a une crise où l’Etat fonctionne moins bien. Ce n’est pas pour rien que l’Etat est réduit à 30% du territoire.

Donc la commission vérité, c’est la question de l’Etat en Centrafrique. Pourquoi l’Etat n’existe plus en province ? Pourquoi l’Etat est devenu tellement faible que les groupes armés font la loi ? Pourquoi l’Etat n’est plus capable de protéger les citoyens? Pourquoi les citoyens qui sont partis ne peuvent pas revenir chez eux ? Pourquoi les secteurs aussi importants que les transports en commun ont disparus? Pourquoi l’élevage, qui est un secteur très important, a été décimé ? Pourquoi il n’y a-t-il pas de route pour aller secourir les gens sur le plan humanitaire? Pourquoi et pourquoi et pourquoi… Donc ce sont ces pourquoi-là qui doivent nous mobiliser. Ce n’est pas la question de personnes. Je pense évidemment que les présidents des Assemblées nationales doivent venir témoigner. Les anciens Premiers ministres doivent venir témoigner, c’est eux qui ont été les chefs de gouvernement. Les gens simples doivent aussi témoigner pour dire pourquoi l’Etat est réduit à la portion congrue. Et je répète que ce n’est pas la peine de penser à sanctionner les gens. On veut une pédagogie de l’Etat dans les rapports entre l’Etat et les citoyens.

 

DW : Merci beaucoup madame la ministre

 

Antoinette Montaigne : C’est moi qui vous remercie.

 

L’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine a été signé le 6 février 2019, donc demain, il y a un an, à Bangui par le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. C’était à la suite de pourparlers menés à Khartoum, capitale du Soudan, sous les auspices de l’Union africaine (UA) et avec l’appui des Nations unies.

 

Interview réalisée par DW français.

Un mandat d’arrêt émis contre Jacob Zuma pour non-comparution au tribunal

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Un mandat d’arrêt émis contre Jacob Zuma pour non-comparution au tribunal

Prétoria (Afrique du Sud) – 4 févr. 2020 21:22

Il est reproché à l’ancien président Jacob Zuma son absence mardi à son procès pour corruption qui a été suspendu jusqu’au 6 mai prochain.
L’Etat a demandé au juge Dhaya Pillay de la Haute Cour de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre de Zuma.
L’équipe juridique de l’ancien chef d’Etat a présenté un dossier médical pour solliciter l’absence de son client au procès de Pietermaritzburg.
La défense de Zuma a signalé que son client était absent du pays depuis le 23 janvier pour des soins médicaux à l’étranger.
Billy Downer, le procureur de la République, a demandé à la défense de fournir plus de clarifications sur la maladie de l’ancien chef d’Etat.
Pour toute réponse, l’avocat de Zuma, Dan Mantsha, a déclaré que son problème de santé relevait de la sécurité nationale, puisque son médecin était attaché à l’armée.
“Il est absurde pour l’État de douter de l’admissibilité de la note médicale tamponnée par notre propre responsable militaire”, a plaidé l’avocat Mantsha.
En revanche, l’Autorité nationale des poursuites (NPA) a fait valoir que sa “note de maladie” était irrecevable parce que la date qui y figurait semblait avoir été modifiée.
Le mandat, accordé par le juge Dhaya Pillay, n’entrera en vigueur que si le tribunal détermine que M. Zuma a donné de faux témoignages sur son état de santé ou ne se présente pas au tribunal le 6 mai.
L’ancien président sud-africain est poursuivi pour 16 chefs d’accusation, dont la fraude, la corruption et le racket.
Il aurait reçu 783 paiements en 1999 pour protéger la société française d’armement Thales d’une enquête sur un marché d’armes de plusieurs milliards de rands.
Ces pots-de-vin auraient été reçus par l’intermédiaire de son ancien conseiller financier Shabir Shaik, qui a lui aussi été condamné pour les mêmes crimes.

Avec BBC Afrique

Elections au Cameroun : les populations fuient les villages anglophones

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Elections au Cameroun : les populations fuient les villages anglophones

Yaoundé (Cameroun) – 4 févr. 2020 21:16

Les commodités n’existent pas ici. L’homme nous conduit derrière ce bâtiment en construction, où il montre un ruisseau couvert d’algues et autres détritus urbains :
“Nous utilisons cette eau pour cuisiner, et pour nous laver. Mais quand nous avons soif, nous allons très loin chercher de l’eau fraîche.”
Suite à la crise anglophone, ils sont plusieurs centaines de déplacés internes à vivre ainsi, dans différents quartiers de la ville balnéaire de Limbe. 
Ces derniers jours, les arrivées dans cette ville sont massives. Les populations désertent les villages de l’arrière-pays, au fur et à mesure qu’approche le double scrutin du 9 février prochain. Ketcha Chi Derrick, un habitant de Limbe, témoigne :   
“Les gens sont en train de fuir leurs villages, abandonnant leurs maisons. Et quand ils restent ici, ils n’ont rien à manger. Ils n’ont pas où dormir. Et ils sont bloqués.”
La peur gagne les populations
Evoquant les élections législatives et municipales, Ketcha Chi Derrick poursuit :
“Les gens ont très peur, peur d’aller même vaquer à leurs activités quotidiennes. Plus encore, pour les élections qui approchent, les gens ont peur de sortir ce jour-là pour voter.”
Le propriétaire de l’immeuble est débordé et dépassé par les événements. Il se dit ruiné par la présence des personnes déplacées internes qui occupent son immeuble :
“Ils sont venus, je suis allé dans ma plantation pour récolter de la nourriture, récolter du plantain, récolter de l’igname, chercher un peu d’argent, acheter du poisson séché à Down Beach, et leur donner. Maintenant, je n’ai plus d’argent.”
Face à ce flux de populations dans la petite ville de Limbe, et l’imminence du double scrutin du 9 février, les autorités déploient des moyens militaires sur le terrain. 
Pas un kilomètre sans un dispositif sécuritaire : soldats armes au poing, véhicules militaires en patrouille, dressant des mitraillettes et des rubans de munitions sur leurs toits.  

Avec DW français

RCA : élections 2020, le MCU se prépare pour lancer sa précampagne d’ici mars.

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui (République centrafricaine) – Il y a une excitation assez particulière au sein du parti présidentiel MCU depuis quelques semaines. Des rassemblements de précampagne se multiplient dans certaines villes de province, et le chef de l’État, de son côté, ne cesse de multiplier le lancement officiel des grands travaux en vue de marquer les esprits des potentiels électeurs.

 

Alors que la situation sécuritaire demeure inquiétante sur le terrain avec les agissements des groupes armés, le parti présidentiel MCU et son potentiel candidat à la prochaine présidentielle se préparent à lancer, d’ici le mois prochain, leur précampagne électorale dans tout le pays.

« On va bientôt commencer à rentrer dans un véritable rythme de campagne, une fébrilité de vraie campagne d’ici le mois de mars », a déclaré un membre du bureau politique du parti présidentiel MCU le week-end dernier.

« Tout est déjà prêt sur le terrain. Nous avons déployé près de cinquante motocyclettes dans les villes de province ainsi que d’autres gadgets de précampagne. La seule chose à faire, pour nous au MCU, c’est le formatage de nos militants au langage connecté à l’état actuel du pays »,  ajoute-t-il.

À lire aussi : Centrafrique :France, la cible principale de la première enquête des rabatteurs du MCU à Bangui.

 

Le MCU ne s’en cache pas. Le mandat actuel du chef de l’État, son potentiel candidat  à la prochaine présidentielle, est très difficile en termes de réalisation. Mais tout s’accorda à dire que les intérêts du peuple centrafricain ont été pris au sérieux  par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA durant son mandat actuel.

Selon les observateurs, la quasi-totalité des chefs et militant du MCU sont des fonctionnaires et agents de l’État recrutés au forceps. Ce qui montre que le parti présidentiel MCU n’est pas solide dans le pays.

« Ce sont des gens qui ont peur de perdre leur poste. Ils ont accepté de faire le jeu du pouvoir juste pour préserver leur gagne-pain quotidien », a expliqué à CNC un cadre au ministère de l’Enseignement supérieur, lui aussi militant du MCU, qui ajoute au passage que rien l’empêcherait de voter un autre candidat le moment venu.

À lire aussi :Centrafrique : quand le parti MCU menace les fonctionnaires dans l’Ouham-Péndé.

 

Rappelons qu’au mois de novembre dernier, plusieurs cadres de l’État, à Bangui comme en province, se sont plaints du comportement de certains de leur chef hiérarchique qui ne cessent de leur demander d’adhérer au parti MCU alors que bon nombre d’entre eux souhaitent garder leur neutralité politique.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Le chef rebelle tchadien, Mahamat Abdoul Kadre alias Baba Laddé, menace d’entamer une grève de faim.

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L’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’ex-chef rebelle tchadien Mahamat Abdoul Kadre alias général Baba Laddé, illégalement détenu dans la prison de Moussoro au Tchad depuis la fin de sa peine le 5 janvier 2020, déclenchera une grève de la faim à partir de ce  mercredi 5 février 2020,  a-t-on appris de source proche de sa famille.

 

Dans une correspondance manuscrite adressée au régisseur de la maison d’arrêt de Moussoro, lieu de sa détention, l’ex-chef rebelle peul tchadien dénonce les conditions de sa détention qu’il qualifie d’illégale.

En effet, Baba Laddé avait été condamné en décembre 2018 à huit ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes », « association de malfaiteurs », « incendie volontaire » et « viol » par la cour criminelle de N’Djamena. Il devrait être libéré le 5 janvier 2020 après cinq années d’incarcération, mais cela n’a pas été fait.

Pour lui, son maintien en détention est totalement illégal au vu de la loi de son pays, le Tchad. En conséquence, il souhaite alerter l’opinion nationale et internationale sur ses conditions, et décide à l’occasion d’entamer une grève de la faim jusqu’à sa libération, selon ses proches joints au téléphone par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Il y a lieu de rappeler que Mahamat Abdoul Kadre alias Baba Laddé , l’ex-gendarme tchadien, entré en rébellion en 1998 au Darfour, région de l’Est soudanais, s’était rendu en Centrafrique en

2008 où il disait vouloir « libérer les Peuls », des éleveurs de bétail transhumants. À l’époque, Baba Laddé était épaulé dans ce pays par Abas Sidiki et Ali Darassa avant de repartir au Tchad en 2013 comme conseiller du Premier ministre, puis nommé préfet du département de Grande Sido (sud) en 2014, Baba Laddé avait été démis de ses fonctions avant de fuir à nouveau vers la RCA où il a été arrêté en décembre 2014 par les Casques bleus de la Minusca dans la ville de Kabo où il s’était établi avec ses hommes.

Au moment de son arrestation, il s’est présenté comme un officier supérieur de l’ex-coalition Seleka, mais il a été très vite démasqué.

Extradé en janvier 2015 au Tchad, l’homme a été incarcéré au bagne de Koro Toro, situé dans le nord désertique du pays avant d’être officiellement condamné en 2018 à 8 ans de prison ferme.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

correspondance de Baba Laddé depuis sa prison de Moussoro le 5 février 2020

Mongoumba, deux mystérieux conteneurs d’armes saisis, et six suspects arrêtés.

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Centrafrique.com/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-8/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossihh

 

 

Bangui (République centrafricaine) – six personnes suspectées de trafic d’armes ont été arrêtées  et transférées à Bangui dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 2h du matin. Les suspects, dont on ignore leur nationalité, ont été écroués à la section de recherche et d’investigation à leur arrivée à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Même si on ignore les circonstances exactes de leur arrestation, des sources proches du dossier indiquent à CNC que les suspects auraient été arrêtés dans la sous-préfecture de Mongoumba, située à 189 kilomètres de Bangui, à l’extrême sud-ouest de la République centrafricaine.

D’après les mêmes sources, les suspects seraient des membres de l’équipage d’un navire qui transportait une cargaison d’armes stockée dans deux conteneurs scellés en provenance du Congo.

À ce stade, il est difficile d’établir si cette cargaison est destinée aux groupes armés en République centrafricaine ou dans un autre pays voisin de la RCA.

Interrogés par les gendarmes, les suspects préfèrent se taire et ne rien dire aux enquêteurs. Mais ce qui est certain, les deux conteneurs bourrés des effets militaires (létaux et non létaux) sont arrivés cette nuit à Bangui en même temps que les suspects parmi lesquels deux parlent timidement sango, la langue nationale de la République centrafricaine. Sont-ils des Centrafricains ? Difficile de le savoir.

Selon une source proche du parquet général, une séance d’interrogatoire est prévue dans quelques heures avec les présumés auteurs de l’infraction.

 

Copyright2020CNC.

 

Centrafrique, le choix hasardeux des accords de Khartoum

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Centrafrique, le choix hasardeux des accords de Khartoum

Bangui (République centrafricaine) – 4 févr. 2020 03:32

Douze mois après, la paix n’est pas au rendez-vous
Sous l’influence de diplomates russes et avec l’entremise de son factotum directeur de cabinet et futur premier ministre Firmin Ngrebada, le président Touadéra avait validé le choix de Khartoum, imposé par les rebelles de l’ex-Seleka.
Ce choix de Khartoum était souhaité également par l’Algérien Smaïl Chergui, commissaire du Comité paix et sécurité de l’Union africaine et acquiescé par le Français Jean-Pierre Lacroix, chef des Opérations de maintien de la paix de l’ONU.
La main tendue à Omar el-Bechir
Dans une capitale soudanaise en proie à une révolte populaire de plus en plus violente, Omar el-Bechir était tout heureux de rompre son isolement pour accueillir ces pourparlers de paix. Très curieusement, le « conclave » de Khartoum s’est déroulé dans une ville en état de siège avec un chef de l’État soudanais sous sanctions internationales et passible de la Cour pénale internationale, ce qui n’empêchera pas les représentants de l’Union africaine et de l’ONU de le remercier pour son hospitalité…Quelques semaines plus tard, le 11 avril 2019, Omar Al-Bechir était arrêté puis emprisonné.
On voit bien que le choix de la capitale soudanaise avec un hôte jouant un improbable rôle de bons offices de paix n’était déjà pas de bonne augure pour ce huitième accord centrafricain.
Quant au président Touadéra, son fâcheux rapprochement avec le Soudan d’Omar el-Bechir devenait désormais compromettant et ne lui facilitera pas ultérieurement l’adhésion de très nombreux Centrafricains. Il lui reprochent un accord négocié dans un pays arabo-musulman, d’où sont originaires les sanguinaires djandjawids darfouriens et qui abrite de nombreux sanctuaires des groupes rebelles de l’ex-Seleka, beaucoup plus familiers à Khartoum que dans toute autre capitale africaine.
Le défaut de consensus national
Même si quelques représentants de la société civile et de rares partis politiques, soutenant le régime, avaient été invités à Khartoum, ils ne furent pas associés aux négociations. Ils avaient simplement accepté de cautionner un accord que beaucoup jugeront, plus tard, comme imprudent. A l’instar de l’ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, présent à Khartoum, certains réclameront même des actions militaires robustes contre certains groupes armés signataires de l’Accord mais qui poursuivent, sans vergogne, leurs exactions.
L’accord signé à Bangui du 6 février 2019 n’a ni associé les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ni fait l’objet d’une publication in extenso en ce qui concerne certains documents annexes. L’Assemblée nationale n’ a pu jouer le rôle qui aurait dû être le sien, même si il n’y avait pas lieu d’une ratification, étant donné qu’il ne s’agissait pas d’un traité international.
En Centrafrique, l’Accord du 6 février 2019 a très vite été perçu comme une forme de partenariat entre le président Touadéra et des chefs rebelles ayant appartenu à l’ex-Seleka, dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2020-2021. L’ opposition républicaine, sans cesse grandissante et principalement regroupée dans la plateforme E Zongo Biani rejette cet accord qu’elle qualifie de léonin, car favorisant les groupes armés sans contreparties visibles.
Evidemment, pour la communauté internationale, l’Accord de paix et de réconciliation nationale du 6 février 2019 est la pierre angulaire de la sortie de la crise centrafricaine. Hors de ce texte point de salut ! 
La primauté des intérêts particuliers
En se penchant sur les réalités de cette crise, on constate qu’il n’y pas des groupes de belligérants bien structurés avec des programmes politiques clairement définis. Chacun des groupes armés a ses priorités qui sont, le plus souvent, peu en rapport avec l’intérêt national et l’avenir de la Republique centrafricaine. Il est à craindre que ce sont uniquement des préoccupations immédiates, assurant un statu quo préservant le fonds de commerce des uns et des autres, qui ont motivé les négociateurs de Khartoum.
De surcroît, les chefs rebelles n’exercent qu’une autorité relative sur leurs chefs militaires locaux et encore moins sur leurs bandes armées sur le terrain. Comme en ce qui concerne l’Etat et son administration, les principes d’une organisation hiérarchique n’existent pas dans les groupes armés. L’horizontalité l’emporte sur la verticalité. L’illusion de l’existence d’une structure hiérarchique compromet l’exécution de tout texte législatif, réglementaire et a fortiori un accord politique. 
La question de l’impunité 
En dépit des discours convenus, réclamant à cor et à cri l’action de la justice, force est de constater que l’Accord du 6 février 2019, instaure de facto l’impunité pour les chefs rebelles signataires de l’Accord. Certains sont associés à la gestion du pays soit à la présidence soit à la primature et même au gouvernement. A ce jour, seuls deux chefs antibalaka, Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, arrêtés avant les pourparlers de Khartoum, sont incarcérés à La Haye et inculpés par la Cour Pénale Internationale pour les motifs de  » crimes de guerre » et de  » crimes contre l’humanité ». Aucun chef de l’ex-Seleka n’ a été inquiété, ce qui accrédite le dicton populaire de  » deux poids, deux mesures », largement répandu. La Cour Pénale Spéciale, instituée par une loi de juin 2015, chargée d’instruire et de juger les crimes commis depuis 2003, tarde à remplir sa mission.
Les quelques criminels subalternes jugés et condamnés par les Tribunaux ordinaires centrafricains ne permettent pas de constater la fin de l’impunité qui reste le moteur de la crise centrafricaine.
Une situation humanitaire préoccupante 
Depuis février 2019, la situation du pays ne s’est pas sensiblement améliorée comme elle ne s’est pas vraiment détériorée. Le Groupe des experts indépendants de l’ONU comptabilise une légère diminution du nombre des violences tout en reconnaissant que les organisations humanitaires ont toujours des difficultés pour venir en aide aux populations.
Des pics de violences surgissent toujours dans le Nord-ouest, comme à Paoua, Kaga Bandoro, Batangafo avec le Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC) d’Al- Khatim, mais surtout dans la partie orientale du pays. L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, adoubé par l’Union africaine et l ‘ONU pratique le double discours mais ne cesse de  contrevenir à l’Accord de Khartoum. Les tueries dans la Ouaka, le Haut Mbomou et les deux Kotto lui sont imputables. Suite au massacre d’Alindao et à l’occupation quasi administrative des localités bordant le Soudan du sud, la Minusca entreprend, depuis janvier 2020, une reconquête territoriale et démantèle les check points de l’UPC. C’est une excellente nouvelle, mais il faut aller plus loin. Ali Darass doit se retrouver à La Haye.
D’autres groupes armés signataires de l’Accord de Khartoum se combattent violemment dans la Vakaga. Le Front pour la renaissance de la Centrafrique ( FPRC), de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissene, majoritairement Rounga, et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ( MLCJ) du ministre Gilbert Toumou Deya, composé de Goula et Kara, mettent à feu et à sang Birao et sa région. Ces chefs rebelles, déjà sous sanctions, peuvent-ils encore se prévaloir de l’Accord de Khartoum pour ne pas être incarcérés à La Haye ?
 Comme en février 2019, les estimations officielles font état de 600 000 déplacés internes et autant de réfugiés à l’étranger. A ce quart de la population centrafricaine, il faut ajouter une autre moitié qui devrait recevoir une assistance humanitaire. En douze mois, l’Accord de Khartoum ne porte pas encore les fruits attendus par les Centrafricains. Le gouvernement inclusif ne concerne que certains groupes armés et n’a pas été ouvert à des partis politiques de l’opposition. Les unités mixtes spéciales de sécurité, associant les groupes armés, tardent à se mettre en place. Le DDRR n’est encore qu’au stade de projet pilote. Le rétablissement de l’autorité de l’État dans la partie orientale, contrôlée par les groupes armés, n’a pas réellement commencé. En revanche, la main tendue aux anciens chefs de l’État et les rencontres avec les anciens premiers ministres sont des avancées  significatives. Il faut espérer que la Minusca et les garants de l’Accord de Khartoum soient inflexibles sur les violations constatées et mettent tout en œuvre pour que les élections présidentielle et législatives de 2020-2021 se fassent dans la transparence et dans les meilleures conditions possibles. Elles seront déterminantes pour l’avenir du pays. En cas de hold up électoral, un grand pas aura été fait vers une « somalisation » avec des visées de l’État islamique, tandis que des élections conformes aux vœux des citoyens ouvriront le processus de paix et de réconciliation nationale, tant attendu.

Avec Le monde Afrique

Décès de l’ancien président kényan Daniel arap Moi

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Décès de l’ancien président kényan Daniel arap Moi

Nairobi (Kenya) – 4 févr. 2020 02:11

La nouvelle a été annoncée ce mardi (04.02.2020) par l’actuel président, Uhuru Kenyatta sur les stations de radio et télévision publiques.
“C’est avec une profonde tristesse et douleur que j’annonce le décès d’un grand Chef d‘Etat africain, son Excellence Daniel arap Moi, deuxième président de la République du Kenya”, a déclaré Uhuru Kenyatta. “Son excellence l’ancien président est décédé à l’hôpital public tôt ce matin, 4 février 2020, entouré par sa famille”, a-t-il poursuivi.
Un deuil national a été décrété jusqu’aux funérailles.
Daniel arap Moi a dirigé le Kenya pendant 24 ans, de 1978 à 2002.
Il était auparavant vice-président sous le premier dirigeant du pays après l’indépendance, Jomo Kenyatta, avant de prendre les fonctions suprêmes de cette ex-colonie britannique.
Daniel arap Moi félicite le président Uhuru Kenyatta investi candidat du parti au pouvoir (KANU) pour la présidentielle (14.10.2002)
Critiques
Son mandat en tant que deuxième président du Kenya a été marqué par la corruption et le népotisme.
L’ex-président se posera comme un farouche opposant au multipartisme, qu’il finit par rétablir sous la pression du clergé, de la société civile et de la communauté internationale pour les élections générales de 1992. Dans le collimateur de son régime figurent les élites culturelles, des militants des droits de l’Homme, des défenseurs de l’Environnement, comme l’écrivain Ngugi wa Thiong’o ou la future prix Nobel de la Paix Wangari Maathai.
Les Kényans subissent aussi le chômage et l’inflation, dans une économie gangrenée par la corruption: Moi parti du pouvoir, son régime sera accusé de détournements de fonds massifs, via un système de fausses exportations – l’affaire “Goldenberg”, pour laquelle il ne sera jamais vraiment inquiété.
Dans un rapport établi dans les années 2000, le cabinet d’enquêtes spécialisé dans la gestion du risque, Kroll, affirmait que des sociétés fantômes du président Moi et de ses associés avaient détourné un milliard de dollars du pays pendant ses 24 ans au pouvoir.

Avec DW français

Caritas Centrafrique menacé à la suite d’abus sexuels

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Caritas Centrafrique menacé à la suite d’abus sexuels

Bangui (République centrafricaine) – 3 févr. 2020 22:50

Le père Luk Delft, établi en Centrafrique depuis 2013, avait officié pendant deux ans à Kaga Bandoro, une ville située dans le Nord du pays, avant d‘être nommé en 2015 secrétaire exécutif national de l’association Caritas en Centrafrique.
Le prêtre avait été condamné en Belgique pour pédophilie. Libéré, il est parti travailler pour Caritas en Centrafrique où il aurait encore abusé d’enfants. Depuis plusieurs semaines, les activités de Caritas fonctionnent au ralenti car les soutiens financiers n’arrivent plus depuis que cette affaire a été révélée. 
Dans le site ATIB à Bimbo, (ouest de Bangui), qui accueille les victimes des inondations d’octobre dernier, les rires des femmes bénéficiaires de l’aide de la Caritas cachent mal les douleurs d’une population qui, depuis plusieurs semaines, ne mange pas à sa faim ou ne peut se soigner lorsqu’elle tombe malade. Caleb, un des sinistrés du site témoigne. ” Caritas nous a aidé dans des moments difficiles. Caritas nous a amenés des bâches, des couvertures, des ustensiles et même des vivres. Cela va faire un mois qu’on ne reçoit plus d’aide ni financière ni matérielle ” se lamente Caleb.
Les populations civiles grandes victimes de la faiblesse des appuis financiers à la Cariatas
Situation difficile pour Caritas
L’assistance à ces sinistrés est aujourd’hui réduite de moitié, conséquence des mesures conservatoires prises par les partenaires qui ont préféré suspendre leurs financements à Caritas Centrafrique.
Pour Fiacre Sieng chargé de communication à la Caritas diocésaine de Bangui, “Caritas Bangui intervient dans plusieurs domaines : dans le cas des catastrophes naturelles et, si le pays est en situation de conflit. Suite aux dernières inondations, on avait prévu d’aider au moins 1.000 sinistrés. Mais on n’a pas pu atteindre cet objectif parce que les partenaires ont suspendu leurs partenariats et on n’a plus de financement”, dit le responsable communication à la Caritas.
Un centrafricain dans un camp pour réfugiés
Un coup dur pour le personnel de l’institution qui, en plus du manque d’argent, doit affronter les questions et les reproches de la population.
L’abbé Alain Bienvenu Bangbanzi est le secrétaire national de Caritas Centrafrique : “Les activités pour la plupart sont au ralenti, les salaires ne sont plus payés et certains de nos collaborateurs sont tentés d’aller trouver mieux ailleurs. D’autres  sont aujourd’hui stigmatisés et l’organisation aussi est l’objet de stigmatisation parce que beaucoup pensent que Caritas est devenue une structure de péché et qu’il ne faut pas s’approcher de nous.”
En octobre dernier, la conférence des évêques de Centrafrique a déposé une plainte auprès du Parquet de Bangui contre ce prêtre. Une procédure qui pourrait se greffer à celle entamée par la justice belge qui a condamné dans un premier temps le père Delft à 18 mois de prison avec sursis.

Avec DW français

RCA : Violation de la Constitution, Touadera veut passer outre pour reconnaître la DGGTIS.

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Centrafrique.com/rca-touadera-reconnu-coupable-de-la-violation-de-la-constitution-par-la-justice/le-leader-du-parti-mdrec-joseph-bendounga-et-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-coupes-et-montes-par-cnc-le-30-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-36033 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l'État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.
De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.

 

Bangui (République centrafricaine) – À quelques mois des échéances électorales de 2020, le MCU (Mouvement Cœurs uni) et son leader Faustin Archange TOUADERA n’ont pas manqué d’imagination pour pomper des frics au trésor public, avec le seul but de financer leur prochaine campagne électorale. Après avoir créé la délégation générale des Grands Travaux et des investissements stratégiques, une grosse vache à lait du pouvoir, invalidée par la Cour Constitutionnelle, le chef de l’État compte désormais changer de tactique en vue de faire reconnaître officiellement sa nouvelle structure.

 

Après avoir été déclaré coupable le 30 janvier dernier par la Cour constitutionnelle de violation de la Constitution à travers son décret portant création de la Délégation générale des Grands Travaux et des investissements stratégiques (DGGTIS), le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA entend désormais introduire à l’Assemblée nationale un projet de loi en vue de reconnaître sa structure

selon des indiscrétions, l’Assemblée nationale va être saisie dans les prochaines semaines pour une session extraordinaire en vue de siéger pour adoption d’une loi pour la création de cette structure. Tout est en train d’être fait pour que les députés l’adoptent ainsi pour sauver la face, car l’arrêt de la Cour Constitutionnelle sonne comme une défaite juridique et politique pour le pouvoir en place.

Rappelons que lors de sa création par un Décret 19.355 du 17 décembre 2019, signé par le président Faustin-Archange Touadera, la délégation générale des grands travaux et des investissements stratégiques (DGGTIS). Une structure  dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et placée sous la tutelle de la présidence de la République est dirigée par son délégué, le ministre Pascal Koyagbélé, et  coordonnée par l’Ivoirien Georges Gougouei.

 

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RCA: Meurtre de Mahamat Nour à Bambari, de forts soupçons pèsent sur Hassan Bouba,   et Valery Zakharov.

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Centrafrique.com/rencontre-valery-zackarrov-conseiller-touadera-ali-darassa/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l'État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l'UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR
Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l’UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Sept mois après avoir été torturé à Bambari par des mercenaires de la société russe Wagner, le commerçant Mahamat Nour a été assassiné, en septembre dernier, dans des circonstances troubles. Mais depuis quelques jours, des langues commencent à délier, et deux conseillers du chef de l’État, Hassa Bouba, un bras droit du chef rebelle Ali Darassa, et Valery Zakharov, sont fortement soupçonnés d’être les commanditaires de cet assassinat.

 

Souvenez-vous, la semaine dernière, nous avons révélé qu’il y a un an, le 11 janvier 2019, monsieur Mahamat Nour, un honnête commerçant de Bambari était arrêté dans sa ville par des membres de la Wagner, cette société russe de mercenariat. Dans un contexte sécuritaire tendu, les soudards russes le confondent avec un chef de l’ex-Seleka, l’emmènent dans leur camp et le torturent pour tenter de lui soutirer des informations dont l’homme de 38 ans ignore tout. Après cinq (5) jours de sévices, les bourreaux slaves finissent par comprendre leur erreur et par le relâcher. Mahamat Nour est toutefois meurtri dans sa chair et a perdu un auriculaire.

Les faits sont graves, la Minusca est informée, elle mène son enquête et consigne toutes les preuves dans un rapport dont le contenu sera révélé en février 2019 par tous les grands médias internationaux comme VOA, RFI, la Libre Belgique ou le Dailymail. Tous prennent la défense des Centrafricains contre la barbarie. Le masque de la Wagner tombe et laisse apparaître le vrai visage de cette milice privée déjà envoyée en Ukraine et en Syrie pour tuer et piller.

Très vite, les médias payés par la nébuleuse d’Evgueni Prigojine (qui contrôle aussi le groupe Wagner) tenteront de défendre l’indéfendable par tous les moyens quitte à payer pour obtenir un faux témoignage.

Cependant, le malheureux Mahamat Nour, qui devrait être entendu par des enquêteurs., a été assassiné fin septembre 2019 dans des circonstances troubles. Mais depuis quelques jours, des témoignages au sein de l’UPC montrent que le sulfureux Hassan Bouba, conseiller spécial du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA  qui serait le commanditaire du meurtre du commerçant Mahamat Nour, à la demande de son collègue Valery Zakharov.

Le russe d’Evgueni Prigojine, qui contrôle aussi le groupe Wagner, qui a la confiance du Kremlin, a investi des sommes importantes dans l’aventure centrafricaine. Des centaines d’hommes de la Wagner se relèvent depuis des mois dans le pays avec pour mission, officiellement, de contribuer à la formation des forces armées centrafricaines. Le coût est important et l’investisseur compte en retour sur les dividendes économiques qu’il amasse à travers la société d’exploration minière Lobaye Invest. La filiale locale de Prigogine a en effet obtenu des concessions de mines d’or et de diamants dans le pays dès le milieu de l’année 2018.

Le système est bien pensé, prévu pour être rentable, et Evgueni Prigojine, qui tire les ficelles depuis la Russie, ne peut pas laisser salir la réputation de ses hommes de main une seconde fois. Déjà à l’été 2018, la Wagner a été mise en cause dans l’affaire des trois (3) journalistes russes d’investigation, assassinés dans la région de Sibut par des « hommes armés non identifiés » alors qu’ils enquêtaient sur les sombres agissements de la SMP Wagner en Centrafrique.

© 2020CNC

RCA :Des milliers des personnes déplacées à Bria appellent à l’aide.

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Centrafrique.com/bria-le-mlcj-controle-60-de-la-ville-des-dizaines-des-habitations-incendiees/maisons-detruite-a-bria-par-banafio/” rel=”attachment wp-att-35958 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>maisons detruite à bria par banafio
Image d’illustration des habitations détruites dans des conflits à Bria. photo : Moïse Banafio / Copyright2020CNC.

 

 

 

Bria (République centrafricaine) – La résurgence de la violence dans la Haute-Kotto, particulièrement à Bria, la semaine dernière avait forcé le déplacement de plus de 11 000 personnes vers les camps des déplacés internes. Une semaine après, celles-ci se retrouvent aujourd’hui dans de situations de grande vulnérabilité, et appellent la communauté nationale et internationale à l’aide d’urgence.  

 

Une semaine après de violents combats opposant deux factions rivales de l’ex-coalition Seleka, à savoir le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ), et le MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ), une dizaine des milliers des personnes, ayant fui leur foyer pour  échapper aux violences, se retrouvent aujourd’hui malheureusement dans de situations de grande vulnérabilité.

Selon OCHA, environ 11 000 le nombre des personnes qui ont été contraintes de fuir pour sauver leur vie, abandonnant ainsi leurs maisons aux assaillants  qui ont incendié plusieurs et pillées d’autres.

Mais aujourd’hui, la plupart de ces personnes déplacées vivent dans de nouveaux camps aménagés exclusivement pour les accueillir. Sur place, les déplacés racontent que leur condition de vie est extrêmement difficile. Il leur manque des points d’eau, des coins de toilettes et des tentes d’urgences. Certains ont dû dormir à même le sol dans des abris précaires qui ne leur offrent qu’une protection relative contre les moustiques et fortes pluies. Des cas du paludisme  et de malnutrition sont déjà signalés sur place alors que les ONG humanitaires redoutent un risque élevé de violences sexuelles à l’égard des femmes et des filles  dans des blocs.

Le 25 et 26 janvier derniers, deux groupes armés rivaux, le FPRC et le MLCJ  se sont affrontés à Bria, en République centrafricaine, faisant plusieurs dizaines des morts et des blessés. La particularité de ces violences, c’est la tension intercommunautaire entre les combattants rebelles de l’ethnie Rounga et Kara qui inquiète plus d’un.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

Centrafrique : La plateforme I Londo Awè plaide pour l’implication des femmes dans la CVJR paritaire

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les trois membres de La plateforme I Londo Awè le 3 février 2020. Photo CNC/Jefferson Cyrille Yapendé.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Une alliance de six (06) organisations de la société civile centrafricaine dénommée I Londo Awè sort sa tête de l’eau afin de plaider pour l’implication des femmes dans la Commission Vérité,  Justice, Réconciliation et Réparation(CVJRR). Pour tirer la sonnette d’alarme, cette organisation a tenu une conférence de presse le lundi 3 février, à Bangui, pour réclamer l’implication des femmes dans la future CVJRR en respectant la parité 50-50.

 

L’avant-projet de loi sur la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation qui est en cours d’examen sur la table de l’Assemblée nationale est au centre de la préoccupation de dix jeunes femmes qui ne voient pas d’un bon œil le quota d’au moins 36% de représentation  féminine soit respecté mais plutôt la parité 50-50 homme/femme dans cet avant-projet.

« Pour une CVJRR qui respecte la parité genre », c’est sur ces termes que ces femmes s’appuient pour revendiquer leur implication dans l’avant-projet de la  CVJRR avec le rapport de consultations nationales ou populaires  qui a été remis le 22 janvier dernier au Président de la République.

« Il est important aujourd’hui de prendre en compte la question du genre et de la femme dans l’implication du processus de la paix. Et il a démontré que sans les femmes, ce processus est voué à l’échec. C’est dans cette optique que nous voulons réveiller la conscience des autorités et ceci est la volonté du peuple centrafricain, telle exprimée durant le processus de consultation à la base », a rappelé Rosalie Kobo-Beth, porte-parole de la plateforme I Londo Awè qui a ajouté aussi que les femmes et les enfants sont beaucoup touchés dans la crise centrafricaine dont pour elle, c’est une raison d’impliquer largement les femmes afin d’avoir un résultat fiable.

Malgré que cet avant-projet prévoit  le quota de 36% de femmes dans cette Commission, ces dernières comptent aller au delà de ce quota, « on est encore à l’avant-projet de cette loi et dont la question de 36%, c’est vrai que ceci respecte la parité genre mais nous voulons aller au delà pour que les femmes soient assez représentées dans cette Commission. Nous demandons tout simplement que le projet de loi soit amendé pour qu’il y ait garantie que la CVJRR soit composée 50-50 homme/femme», a-t-elle conclu.

La CVJRR fait partie des recommandations du Forum de Bangui de 2015 et est prévue dans le cadre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signée le 6 février 2019, dont le but est de prendre en compte les dommages subits par les victimes notamment basées sur le genre et favoriser la réconciliation nationale.

Dans les prochains jours, le réseau I Londo Awè va mener des actions de plaidoirie au niveau national et international pour que la parité soit respectée afin de faciliter la réconciliation nationale. Et dans cette même dynamique, la plateforme compte organiser dans un délai court un atelier de travail avec toutes les institutions représentées dans cet avant-projet de loi entre autres, la plateforme des confessions religieuses, les organisations de la société civile et celle des femmes centrafricaines.

A titre de rappel, I Londo Awè, est une organisation qui regroupe dix femmes venues chacune des différentes structures qui œuvrent pour l’intérêt des femmes dans le pays. Et cette association a été créée il y a 7 mois. Au moment où nous mettons cette information sur presse, trois (03)  représentantes  de cette association sont actuellement en Ethiopie à Addis-Abeba à la 35ème réunion consultative pré-sommet de la campagne genre est mon agenda GIMAC, sur l’intégration du genre au sein de l’Union Africaine.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA :Un repas de corps des généraux crée la polémique à Bangui.

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Bangui (République centrafricaine) – Un repas de corps organisé à l’honneur des officiers généraux des forces armées centrafricaines  (FACA), au palais de la renaissance, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, accompagné de son épouse, et du chef d’État major ainsi que de l’inspecteur général des FACA  crée la polémique à Bangui ainsi que sur les réseaux sociaux.

 

Le chef de l’État, chef suprême des forces armées centrafricaines (FACA) le professeur Faustin Archange TOUADERA, a offert ce samedi premier février 2020, au palais de la renaissance à Bangui, un repas à l’honneur des officiers généraux des FACA

Les cinq officiers généraux  des FACA, dont les grades ont été reconnus le 18 janvier dernier par le chef de l’État au camp Kassaï,  dans le septième arrondissement de Bangui, ont également pris part à ce repas exclusif organisé par la présidence de la République.

Généralement, un repas de corps  permet de marquer davantage les facteurs de cohésion et du développement d’esprit de camaraderie et de fraternité d’armes au sein des corps de forces armées centrafricaines.

Or, ce qui a déclenché une polémique sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques, c’est avant tout le côté festif du repas organisé par le chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA où on le voit avec son épouse, mais également le chef d’État major, le général Zépherin Mamadou, et  l’inspecteur des armées, le général des corps d’armée Dolewaya, avec leurs épouses respectives, danser fièrement au rythme de chanson du commando jazz  alors que des nombreux centrafricaines et centrafricains continuent de tombés sous les balles des groupes armés dans les villes de province. Des milliers d’autres sont encore dans des camps des déplacés, que ça soit à Bria, à Alindao, à Bangassou, à Kaga-Bandoro ou encore à Birao.

Joint au téléphone, un conseiller du chef de l’État n’a pas voulu polémiquer sur cette affaire dans la presse.

 

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La Minusca annonce la fin de règne de l’UPC à Alindao et à Bambouti.

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Minusca-sur-un-char-blinde-lors-de-loperation-du-demantelement-des-barrieres-illegales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />
Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Quelques heures après l’opération militaire baptisée . »Mo Kiri » visant à démanteler les checkpoints de l’UPC dans la Ouaka et Basse-Kotto, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC vient d’annoncer, à travers un communiqué de la Minusca, l’abandon des positions de son mouvement armé dans la sous-préfecture d’Alindao, mais aussi à Bambouti, au sud-est de la Centrafrique.

 

« Dans le cadre de l’opération militaire baptisée « Mo kiri » (‘Toi, dégage), les casques bleus de MINUSCA ont contraint lUPC d’Ali Darrassa à abandonner ses positions au centre dAlindao, et à mettre fin à toute circulation de ses éléments armés dans la ville », a ainsi annoncé la Minusca dans son communiqué publié ce dimanche 2 février, tout en poursuivant que « l’UPC a annoncé son retrait de Bambouti (Sud-est de la République centrafricaine) au plus tard le 5 février 2020, ville quil occupait depuis novembre 2019 ».

Par ailleurs, selon la Minusca, « l’UPC sest en outre engagé à informer la MINUSCA de tous ses mouvements vers ou à partir d’Alindao ».

Selon une source au sein de la Minusca interrogée par CNC, l’opération « Mo Kiri » va se poursuivre dans d’autres villes du pays, notamment vers Kongbo, Kembé et Mobaye pour ainsi contraindre Ali Darassa et son mouvement UPC à se conformer aux clauses de l’APPR-RCA (Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine) dont ils sont cosignataires..

Pour de nombreux Centrafricains, seul le démantèlement des barrières de l’UPC et des autres groupes armés n’est pas la solution. Ces derniers pourraient se transformer aux coupeurs de route pour agresser les populations. Il est donc impératif de les cantonner tous dans un endroit sécurisé avant leur désarmement forcé.

« Je souhaite verser 500 francs CFA aux checkpoints des groupes armés que de se faire massacrer, puis dépouillé par des rebelles déguisés en coupeurs de route, surtout que je suis déjà l’une des victimes de ces derniers en 2015 près de Mobaye »,explique Mathurin, commerçant à Digui.

À Alindao, la Minusca dit avoir constaté le vendredi 31 janvier que l’UPC a effectivement démantelé sa base située près du camp FACA et ses barrières à l’entrée et à la sortie de la ville, victime de multiples attaques des hommes de l’UPC dans des camps des déplacés.

 

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RCA: alerte au chef de l’Etat sur les massacres des populations de Alindao par des groupes armées

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Centrafrique.com/lancement-du-projet-londo-touadera-attendu-a-alindao-des-negociations-sont-en-cours-avec-ali-darassa/touadera-a-bangassou-18eme-septembre-2018-3/” rel=”attachment wp-att-35808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.
Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.

 

Mr ROOSALEM-HETMAN Psalmer Kelley

À

La Très Haute Attention de Son Excellence Le Professeur Faustin Archange TOUADERA

 

Objet : alerte au chef de l’Etat sur les massacres des populations de Alindao par des groupes armées dans la Basse-Kotto à l’Est de la république centrafricaine.

 

A l’attention de son Excellence Monsieur le Président de la République Centrafricaine, chef de l’État.

Excellence monsieur le Président de la République,

A peine arborons nous l’année 2020, que les sirènes de la mort retentissent encore une fois tristement sur la sous-préfecture de Alindao, dans la Basse-Kotto à l’Est de la République Centrafricaine. Notre pays renoue ainsi d’une année à l’autre, sans répit, avec l’escalade de la violence.

Après les derniers massacres de ce mois de janvier, commis à Alindao, sur les populations civiles suite aux affrontements, qui ont opposés les FACAS, Forces Armées Centrafricaines, aux éléments de l’UPC, c’est le cœur serré que des composantes de la société civile se joignent à notre organisation « le conseil pour la protection des populations et du patrimoine de l’Est » (C3PE) pour dénoncer ces tueries à grande échelle et, par la même occasion, vous interpeller, interpeller la responsabilité du gouvernement ainsi que celle de la Minusca.

Les populations de Alindao sont pour une énième fois massacrées, semble t il par les habituels assaillants.

Notre pays se voit encore une fois endeuillé. Ce malheureux évènement national passera t il encore inaperçu sans que soient prise de sévères mesures à l’encontre des auteurs de ces crimes odieux ?

Ces populations abandonnées à leur triste sort, ainsi exposées à des forces du mal faisant régner la terreur dans leurs localités, ont payé un lourd tribut en cette début d’année.

Excellence Monsieur Le Président, nous nous souvenons encore de votre discours du 16 janvier 2017, suite aux massacres commis sur les populations de cette ville lorsque vous étiez en visite de travail, selon vos termes, en Israël.

Après tous ces massacres d’année en année, faisant de Alindao le centre névralgique de cette crise dans l’Est, nous nous demandons pourquoi le gouvernement n’a pas solliciter la MINUSCA pour mettre en place un dispositif sécuritaire suffisant afin de parer à toute éventualité et l’application systématique de la justice car nous constatons plutôt une certaine impunité à l’égard de ces mêmes criminels.

Monsieur le Président de la République, nous souhaiterions que les services de l’Etat puisse faire un état des lieux sur les massacres commis par les groupes armées à Alindao depuis le début de cette crise. Le bilan en perte des vies humaines sera très certainement hallucinant, pour ce qui est réellement connu.

Nous n’avons pas une seule fois vu des enquêtes diligentées sur ces exactions, ni vu des mesures de répressions contres les assaillants, encore moins une assistance psychologique ni un dédommagement aux familles endeuillées.

Le peuple centrafricain assiste plutôt à la montée en puissance de ces assaillants et même une reconnaissance officielle à leur égard.

Notre gouvernement manifeste t il une réelle volonté à s’impliquer dans la résolution de cette crise, ou se contente t-il d’être observateur des massacres commises sur nos populations.

Nous n’en sommes pas à notre première alerte a votre adresse et à celle de votre gouvernement.

Nous n’attendons bien évidemment plus de réponse de votre part, ni même par courtoisie un accusé de réception. Nous attendons la mise en place de mesures conséquentes pour remédier définitivement aux atrocités commises sur les populations de Alindao. Nous ne pensons pas que les populations de Alindao sont des populations de seconde zone ?

La communauté internationale a mis à la disposition de notre pays une armée de plus de 12000 hommes chargés de sécuriser nos populations. Qu’en est il de la participation de notre gouvernement a la mise en place d’une gestion commune de cette crise avec la MINUSCA ? Qu’en est il des accords militaires que vous signez avec les pays amis de la Centrafrique, et enfin qu’en est il des accords que vous signez avec les protagonistes de cette crise ?

il est tant de tirer un bilan de cette situation sur l’année 2019 afin d’évaluer l’efficacité des décisions prises jusqu’à ce jour et si nécessaire de changer de stratégie. Les CENTRAFRICAINS ne peuvent continuer impunément à se faire tuer sans savoir à quel saint se vouer sachant que vous êtes le garant de la sécurité et de l’intégrité nationale.

Excellence Monsieur le Président, le C3PE s’associe avec d’autres compatriotes centrafricains de la société civile pour vous adresser nos revendications. Il s’agit de sauvegarder la vie des centrafricains. Notre devoir de citoyen et par solidarité pour nos compatriotes en danger, nous amène à vous proposer notre contribution à la recherche des solutions en association avec les institutions en charge du maintien de la paix dans notre, avec votre gouvernement et les institutions internationales.

Nous avons des propositions de stratégie impliquant fortement les populations. La sécurité de nos populations ne peut se faire sans leur participation.

Nous demanderons à tous les citoyens centrafricains digne de ce nom, se sentons fille et fils du Centrafrique de se joindre à nous, quelque soit votre couleur politique de s’unir comme un seul homme afin de trouver la solution sécuritaire de notre pays, du nord au sud et d’est en ouest.

Comme l’adage et je dirai même maxime, d’un grand homme, Nelson MANDELA, ayant marqué l’histoire africaine l’a si bien dit :

“TOUT CE QUI EST FAIT POUR MOI, SANS MOI, EST FAIT CONTRE MOI” : j’en ferai la mienne et nous devrons en faire un crédo si ce n’est une règle.

Encore une fois, notre Conseil C3PE, doté d’une mission d’alerte au gouvernement , vous tendra encore la main pour participer à la sauvegarde de la paix et la protection des intérêts des populations de notre région.

Ainsi nous sommes dans l’attente DES PREMIÈRES DISPOSITIONS SÉCURITAIRES ET RÉGALIENNES pour endiguer cet événement malheureux dans l’intérêt des différentes populations pour que règne une atmosphère de paix et d’entente cordiale dans l’Est de notre pays entre les différentes populations .

Excellence Monsieur le Président, garant de la sécurité du peuple centrafricain, nous attendons du gouvernement les mesures suivantes :

  • Que ce malheur abattu sur notre pays soit considéré comme un deuil national.
  • Que les familles des victimes soient identifiées et dédommagées.
  • Que les enfants de ses familles soient considérés comme les pupilles de la nation
  • Qu’un suivi psychologique soit mis en place pour les victimes de ces massacres et leurs proches.
  • Que la justice de notre pays se saisisse très sérieusement de cette affaire afin que cela ne se reproduise plus et le peuple centrafricain est en attente d’un procès, dit procès d’Alindao.

Excellence Monsieur le Président, une association des victimes de Alindao, “AV-A” sera créée, si cela n’existe pas encore, afin d’aider le gouvernement à suivre la traçabilité du dossier ALIDAO et vous aider, pour une meilleure gouvernance de notre pays, à faire la lumière sur cette situation

qu’endure depuis 2013 nos pauvres populations. Nous souhaiterions qu’il en soit ainsi pour toutes les victimes de notre pays.

Nous ne cesserons de compatir aux malheurs des populations de Alindao et de les accompagner pour la défense de leur droit.

Veillez agréer Mr le Président l’expression de notre considération

Mr G. KH. Roosalem-Hetman

Ampliation :

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Le Président de L’Assemblée National

Le Représentant Spécial Du Secrétaire Général Des Nations Unis

L’Ambassadeur de France à Bangui

L’Ambassadeur des Etats Unis

L’Ambassadeur du Tchad

L’Ambassadeur du Congo Brazzaville

L’Ambassadeur du Rwanda

L’Ambassadeur de Guinée Equatoriale

L’Ambassadeur du Gabon

L’Ambassadeur de La RDC

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OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE (ODD) EN AFRIQUE FRANCOPHONE, L’ISSEA AU RENDEZ-VOUS DE LA SENSIBILISATION POUR LE SUIVI

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Centrafrique.com/article-developpement-durable-issea-cameroun/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE (ODD) EN AFRIQUE FRANCOPHONE, L’ISSEA AU RENDEZ-VOUS DE LA SENSIBILISATION POUR LE SUIVI
Une journée de sensibilisation sur le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique Francophone ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????o???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

 

 

Yaoundé (Cameroun) – Une journée de sensibilisation sur le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique Francophone a été organisée le jeudi 30 janvier 2020, en salle de conférence de l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé, par l’Institut de Formation et de Recherche en Démographie (IFORD) et l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Economie Appliquée (ISSEA), avec l’appui financier d’Expertise France (Projet SODDA) et d’AFRISTAT, sur le thème : « le rôle du Statisticien et du Démographe ».

 

L’objectif principal de la journée était de sensibiliser les étudiants de l’IFORD et de l’ISSEA, les responsables d’institutions publiques et de la société civile ainsi que les partenaires au développement sur l’utilité d’un suivi des progrès dans la réalisation des ODD. Elle visait également à promouvoir son appropriation en tant qu’outil d’aide à la décision politique pour le développement des Etats.

L’activité a été parrainée par la Commission de la CEMAC, représentée par Monsieur Henri Lucien TICKY, Expert Principal Chargé des Questions Institutionnelles qui a ouvert les travaux à 10h précises. Pr Hélène KAMDEM, Directeur Exécutif de l’IFORD et le Dr. Francial Giscard Baudin LIBENGUE DOBELE-KPOKA, Directeur Général de l’ISSEA ont conjointement présidé les travaux.

 

Environ 250 participants nationaux et internationaux ont pris part à cette journée de sensibilisation. Plusieurs thématiques ont été présentées par les experts du PNUD (Yaoundé, Cameroun), de l’UFPA (WCARO, Dakar, Sénégal), de l’IFORD, de l’ISSEA et de l’INS (Yaoundé, Cameroun) sur l’état de mise en œuvre des ODD en Afrique, la place des ODD dans la formation des statisticiens et démographes, l’expérience du Cameroun dans le suivi des ODD, le dispositif de suivi-évaluation des ODD.

 

Au terme de la journée, les participants ont été édifiés sur la nécessité d’un suivi des progrès dans la réalisation des ODD et ont formulé quelques recommandations à l’endroit des décideurs pour une meilleure appropriation du mécanisme en tant qu’outil d’aide à la décision politique pour le développement des Etats.

 

Pour le Directeur Général de l’ISSEA, « Nous sommes résolument engagés dans le cadre de la réforme en cours au sein de l’Institut à prendre en compte les ODD dans la formation de nos apprenants », a-t-il déclaré à la fin des travaux.

 

Rappelons que le Projet SODDA (Projet d’Appui au Suivi des ODD en Afrique) est financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères Français avec pour but de répondre aux besoins grandissant en termes de qualité et de disponibilité des données statistiques pour la mesure des progrès réalisés dans le cadre des ODD. Géré et coordonné par Expertise France en partenariat avec AFRISTAT et l’INSEE, ce projet a pour objectif principal de développer une réflexion intégrée sur les indicateurs de suivi des ODD que les pays francophones pourront ainsi valoriser à l’échelle internationale.

 

 

Avec la Rédaction de l’ISSEA

 

 

Russie: Wagner, le bras armé privé de Moscou

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Centrafrique.com/evgueni-prigojine-egalement-connu-sous-le-surnom-de-cuisinier-de-poutine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P

 

Bangui (République centrafricaine) – La force militaire est encore, pour la plupart des États, une prérogative régalienne, mais le néolibéralisme anglo-saxon a ouvert cet espace à la privatisation dès les années 1990. Mais du côté russe, ce genre de pratique n’a jamais été autorisé. Le mercenariat est officiellement totalement interdit en Russie. Pourtant, dans les faits, les choses ne sont pas si simples, car de toute évidence la position russe sur la question de la privatisation de la guerre a, semble-t-il, beaucoup évolué.

 

La naissance des sociétés militaires privées

Dans les années 1990 aux États-Unis, sur l’initiative du secrétaire d’État à la Défense Dick Cheney, un vaste programme de privatisation des forces armées voit le jour, donnant naissance à des sociétés militaires privées, les SMP. L’une des premières et des plus médiatisées, « Blackwater », aujourd’hui rebaptisée « Academi », fondée en 1997 par Erik Prince, un ancien des forces spéciales de l’US Navy – les Seal –, connaîtra un fort développement après les attentats du 11 septembre 2001 à New York. En Afghanistan, au-delà de ses missions défensives, Blackwater réalise des raids offensifs et létaux pour les « Special Forces » et pour la « CIA ». En Irak, comme le résume le reporter Jeremy Scahill dans son livre Blackwater. L’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde, Blackwater agit comme une garde prétorienne en Irak et bénéficie d’une immunité quasi totale face aux allégations de violence envers les civils irakiens. Selon le New York Times, en 2011 en Afghanistan, la proportion d’employés d’agences de sécurité privées a dépassé le nombre des militaires, avec 113 000 « contractors » (nom donné aux employés de ces sociétés militaires privées dans le monde anglophone) contre 90 000 soldats.

Ce recours au SMP est pleinement assumé par l’État américain qui, depuis, l’a largement développé sur de nombreux théâtres d’opérations à travers le monde. Un système de privatisation de l’action militaire très utile politiquement pour dégager, par exemple, la responsabilité de l’État si nécessaire, « ce n’est pas l’armée qui a fait ça… », et bien pratique notamment pour le concept du « zero kill » que les Américains cherchent à développer, qui consiste à ne pas avoir de victimes à déplorer dans les rangs de l’armée officielle. Une approche qui a peut-être fait des émules.

Les « hommes en vert » du Donbass

Le mercenariat a toujours existé à travers le monde. Mais comme cette pratique a été vivement combattue ces dernières décennies, elle s’est faite plus discrète. Cependant, elle a refait une apparition remarquée à l’occasion de la guerre par procuration qu’a menée la Russie en Ukraine en 2014. Bien que le Kremlin ait longtemps insisté sur le fait que la Russie ne faisait pas officiellement partie du conflit, la présence au Donbass « d’hommes en vert », venus en soutien aux séparatistes pro-russes, a révélé le recours à des mercenaires russes, appelés tantôt « mercenaires », « soldats » ou « volontaires ».

L’histoire, d’après le site internet de Saint-Pétersbourg www.fontanka.ru, a commencé en 2013 avec un groupe de 267 hommes d’origine russe qui ont été envoyés en Syrie par une organisation appelée Slavic Corps (« Corps slave »), une SMP créée en 2013 et basée en Argentine. Leur mission consistait officiellement à protéger des installations pétrolières, mais ils ont été rapidement pris par la guerre civile du pays dans laquelle ils se sont impliqués. Conflit où ils subiront de lourdes pertes. Certains des survivants, de retour à Moscou en octobre 2013, ont été arrêtés et condamnés pour activité mercenaire illégale.

Cependant, comme l’explique le site globalsecurity.org, « en 2014, alors que Moscou annexait la Crimée et attisait une guerre séparatiste dans l’est de l’Ukraine, un officier de l’armée russe nommé Dmitry Utkin et d’autres ont commencé à former des unités paramilitaires pour combattre dans le Donbass ukrainien. Des groupes de mercenaires ont travaillé main dans la main avec l’armée russe. Ils se sont entraînés dans une installation militaire près de Rostov-sur-le-Don et étaient commandés par des officiers expérimentés des services spéciaux et du ministère de la Défense. En juin 2014, les premiers groupes d’environ 250 mercenaires franchissaient la frontière ukrainienne ». L’un des groupes était dirigé par le lieutenant-colonel Dmitry Utkin, considéré comme le fondateur et le chef militaire du Corps slave, puis du Groupe Wagner qui recrutera ses soldats de fortune, pour la plupart habités par de fortes convictions nationalistes, qui opéreront pour lui en Ukraine.

Dmitry Utkin (capture d’écran) rferl.org

Car Dmitry Utkin est une figure du genre : c’est un ancien dirigeant de la 2e brigade des forces spéciales du renseignement militaire russe (le GRU). On dit de lui qu’il porte un casque à cornes, qu’il pratiquerait une forme de paganisme et qu’il aurait une croix gammée tatouée sur l’épaule. Proche des milieux néonazis, sa sympathie pour le IIIe Reich lui vaudrait aussi son nom de guerre de « Wagner », surnom qu’il aurait pris en hommage à l’antisémitisme du compositeur allemand du XIXe siècle Richard Wagner. Ses hommes et lui étant qualifiés de « Groupe Wagner », ce nom deviendra celui de sa société militaire privée.

En juin 2017, son nom a été ajouté à la liste des individus sous sanctions du département du Trésor américain pour ses « actions en Ukraine ».

Les théâtres d’opérations du Groupe Wagner

Le 30 septembre 2015, la Russie lance une campagne militaire en Syrie et déploie sur le terrain des forces armées régulières, un corps expéditionnaire composé de forces d’opérations spéciales (SSO), de différentes forces spéciales (Spetsnaz), de la police militaire, de conseillers et de techniciens militaires ainsi que des « volontaires » et des « contractuels » (Kontraktniki) et autres paramilitaires travaillant pour des sociétés militaires privées, dont le Groupe Wagner, qui refait alors son apparition. Un pays dans lequel le Groupe Wagner s’impliquera fortement et où il restera aux côtés du régime syrien contre les jihadistes de l’organisation État Islamique. Cette implication, d’après des observateurs militaires, permettrait là encore de faire des actions de guerre par procuration, sans que ce soit une guerre ouverte contre les États-Unis, sur un terrain où Occidentaux et Russes ont des intérêts divergents.

Cette aventure syrienne, au-delà des victimes civiles et militaires, coûtera cher en vies humaines au Groupe Wagner, notamment lors de la bataille perdue de Deir Ezzor en février 2018, où ils perdront plusieurs dizaines d’hommes, selon certaines sources – seulement cinq, d’après Moscou. D’après le journal russe d’investigation RBK, plus de 1 600 Kontraktniki russes se sont battus sur la bataille de Palmyre en 2016. D’après RBK, ces mercenaires travailleraient en partie avec le GRU. Ce qui n’est pas surprenant quand on sait, comme en témoigne l’Institut français des relations internationales (l’Ifri) dans son rapport « Spetsnaz, contractuel, volontaire : qui sont les “hommes de guerre” russes en Syrie », que le camp d’entraînement du Groupe Wagner se situerait sur la base de Molkino en Russie, qui héberge la 10e brigade des forces spéciales du GRU. Une forte implication qui expliquerait peut-être pourquoi Dmitry Utkin a été décoré pour son action de « l’Ordre du Courage » au Kremlin le 12 décembre 2016.

►À lire aussi : Mercenaires russes tués en Syrie: la polémique enfle à Moscou

Devenus trop visibles sur le théâtre d’opérations syrien, les hommes du Groupe Wagner sont ensuite réaffectés à la sécurisation de champs gaziers et pétroliers, revenant ainsi à une situation plus classique d’intervention et plus acceptable.

Mais au-delà de la Syrie, leur présence est signalée dans de multiples pays où la Russie souhaite se positionner. Ce sera le Venezuela, le Soudan, la République centrafricaine, Madagascar, le Mozambique, la Libye…Dès que leur présence est révélée à Bamako ou ailleurs, la presse s’alarme et titre souvent sur leur débarquement, même s’il s’agit parfois d’autres SMP russes. Car le Groupe Wagner est devenu la référence dès qu’on parle d’opérateurs privés russes : c’est la plus importante, probablement de par son lien avec le Kremlin.

►À lire aussi : RCA : Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner

Un membre de l’unité de protection rapprochée du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, composée d’agents de l’entreprise de sécurité privée russe Sewa Security, est vu à Berengo le 4 août 2018. FLORENT VERGNES / AFP

« Le cuisinier de Poutine »

Derrière le Groupe Wagner opère celui qu’on désigne comme son financier, pour certains son fondateur et son véritable chef, un personnage qui semble sorti d’un roman de Dostoïevski, craint et secret, décrit par certains comme glacial et provocateur, qui ferait partie des proches de Poutine. Un homme dont le nom est Evgueni Prigojine, plus connu par son surnom de « cuisinier de Poutine », décrit par le journaliste d’investigation Roman Dobrokhotov, du site « The Insider », par cette formule : « Prigojine est l’un des hommes les plus mystérieux du sommet de l’État russe. Il est aussi, avec le président tchétchène Ramzan Kadyrov, celui sur lequel il est le plus désagréable et le plus dangereux de travailler ».

Evgueni Prigojine serait, d’après plusieurs sources, un ancien gangster, condamné en 1981 à douze ans de prison pour banditisme et divers vols. À la chute de l’URSS, alors que les Russes se ruent sur les hot dogs américains, il ouvre une chaîne de fast-food et, peu après, un restaurant ultra chic à Saint-Pétersbourg où il fait la connaissance de Vladimir Poutine dans les années 1990. Or, Poutine, qui serait connu pour craindre les empoisonnements, lui aurait fait confiance et l’aurait chargé de fournir le Kremlin, d’où son surnom de « cuisinier de Poutine ». Une proximité avec le président, comme l’explique le journal Le Monde, qui lui permettra de remporter des contrats de plus en plus importants, dont celui avec le ministère de la Défense, évalué à plus d’un milliard d’euros par an.

Le nom d’Evgueni Prigojine est aussi, d’après de nombreuses sources, relié aux « usines à trolls » qui ont envahi internet de commentaires et de posts préfabriqués pour attaquer les ennemis de la Russie et diffuser les messages de propagande du Kremlin. Prigojine, d’après Le Monde, « fait partie de la liste des individus les plus sanctionnés par Washington pour leur participation supposée aux ingérences russes lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 ».

Affaires militaires et matières premières

Une enquête de Mediapart en 2019, qui révélait les déplacements réguliers du « cuisinier de Poutine » en avion privé sur de nombreuses zones de conflits armés, principalement au Moyen-Orient et en Afrique, s’interrogeait pour savoir si c’était pour contrôler le menu des militaires russes qui y sont présents. De toute évidence, la réponse est « non ».

Selon le site Fontanka, cité par Mediapart, déjà en décembre 2016, sous les auspices du ministère russe de l’Énergie, Prigojine, pour la société russe Euro-Polis, avait signé avec le gouvernement syrien un mémorandum de cinq ans, jusqu’en 2021, pour la protection des champs pétroliers et gaziers syriens repris à l’organisation État islamique. En contrepartie, Euro-Polis percevait un quart des revenus tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole syrien, ainsi que le remboursement du coût des combats menés par le Groupe Wagner. En mai 2017, Euro-Polis ouvrait une succursale à Damas, en Syrie.

Depuis, de nombreux accords d’exploration et d’exploitation des ressources minérales locales ont été passés avec des pays où il y a des intérêts russes et des structures de Prigojine, celui-ci jouant un rôle important dans ce processus. Autre exemple : à partir de 2018, le Groupe Wagner commence à travailler en République centrafricaine et au Soudan. Dans la même période, les sociétés associées à Prigojine, « Lobaye Invest » et « St.Petersburg LLC M Invest » ont reçu l’autorisation d’exploiter les gisements aurifères, diamantaires et d’autres minéraux en RCA et au Soudan, observe la même source.

Les journalistes assassinés enquêtaient sur la présence de mercenaires russes dans l’appareil sécuritaire d’État, dont la garde rapprochée du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. (Image d’illustration) FLORENT VERGNES / AFP

De la difficulté d’enquêter sur le Groupe Wagner

Le 30 juillet 2018, trois journalistes russes, Alexander Rastorguev, Orhan Jemal et Kirill Radchenko, qui enquêtaient sur les activités de Prigojine et du Groupe Wagner en RCA, ont été assassinés en République centrafricaine. Selon une enquête indépendante, un gendarme centrafricain qui coordonnait ses actions avec des membres des structures de Prigojine pourrait être impliqué dans les meurtres. En revanche, selon la Russie, qui vient récemment de produire le résultat de son enquête, les auteurs de ces crimes étaient des voleurs, des « coupeurs de route » comme on dit sur place. De son côté, le service de presse de Prigojine, cité par Mediapart, a déclaré, après l’assassinat des journalistes, que Prigojine « n’avait aucun intérêt dans les projets militaires ou civils en République centrafricaine, y compris dans l’exploitation des gisements d’or ».

Malgré toutes les tentatives pour ne pas faire la lumière sur les opérations du Groupe Wagner, sa présence est régulièrement signalée. En début d’année, dans le cadre des négociations sur la Libye, le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la présence du Groupe Wagner, affirmant que 2 500 mercenaires de Wagner étaient aux côtés du maréchal Khalifa Haftar. Washington s’est dit très préoccupé par la présence croissante de mercenaires de Wagner en Libye. Mais la Russie nie toute implication directe dans le conflit.

Dernier épisode : fin janvier 2019 au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian dénonçait ouvertement la présence de mercenaires russes en République centrafricaine en pointant la présence « anti-française » de la Russie par ces mots : « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine… Si M. Prigojine m’entend au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien ».

Pendant ce temps, le groupe Wagner, lui, continue de faire le travail.

 

Article rédigé et publié par RFI

RCA : Ndélé, altercation au couteau entre deux élèves du lycée moderne.

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Centrafrique.com/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

 

Ndélé (République centrafricaine) – samedi premier février, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les élèves du lycée moderne sont encore sous le choc après avoir participé à une scène de crime impliquant au moins un de leurs collègues, a-t-on appris de source concordante locale.

 

D’après la même source, ce vendredi 31 janvier, aux environs de 10 heures, une bagarre aurait éclaté entre deux jeunes élèves de la classe de troisième du lycée moderne. Plusieurs coups de couteau ont été portés par l’un des belligérants, âgés d’environ  21 ans. La victime, touchée gravement à l’abdomen

A été transporté d’urgence à l’hôpital. Son pronostic vital ne serait pas engagé.

D’après un gendarme du FPRC interrogé par CNC, une enquête serait en cours pour connaître les raisons de cette agression. La piste privilégiée semble être un différend entre les jeunes protagonistes.

Mais pour bon nombre des personnes, la tension interethnique entre les Rounga et Goula serait à l’origine de cette violence.

Il faut noter au passage que le présumé agresseur est un jeune Rounga, tandis que sa victime est de l’ethnie Goula.

Par ailleurs, plusieurs combattants rebelles du FPRC, en provenance des villes environnantes,  sont arrivés en masse à Ndélé. Les raisons de ce déploiement ? Difficile de le savoir pour le moment.

 

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RCA : Opération du démantèlement des barrières de l’UPC sur l’axe Bambari Alindao

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Centrafrique.com/operation-du-demantelement-des-barrieres-de-lupc-sur-laxe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>opération du démantèlement des barrières de l'UPC sur l'axe Bambari-Alindao le 1 février 2020 par cnc
opération du démantèlement des barrières de l’UPC sur l’axe Bambari-Alindao le 1 février 2020. Photo CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Ce samedi 1er février, dans la matinée, les forces portugaises de la Minusca, appuyées par leurs collègues des contingents népalais et gabonais, ont mené une opération musclée du démantèlement des barrières illégales de l’UPC sur l’axe Bambari Alindao, quelques heures après la fin de l’ultimatum lancé par la Minusca, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

L’opération, menée conjointement par les forces spéciales portugaises et népalaises, appuyées par les soldats du contingent gabonais et quelques FACA à bord de chars et blindés avec une couverture aérienne des hélicoptères de combat, vise non seulement à démanteler les barrières  de l’UPC, mais aussi de procéder au regroupement forcé de ses combattants à Alindao avec destruction de ses bases.

Pour l’heure, l’opération se poursuit au croisement Digui, non loin du village Ngakobo,  avec la fuite des rebelles dans la brousse.

Pour rappel, la Minusca, qui avait lancé un ultimatum au chef rebelle Ali Darassa de procéder lui-même au démantèlement de ses nombreuses barrières illégales sur ces axes routiers, n’a pas entendu longtemps pour mobiliser ses hommes avec plus de 70 chars blindés et des hélicoptères de combats afin de mener cette opération contre les positions de l’UPC dans la Ouaka et Basse-Kotto, à quelques jours du premier anniversaire de l’accord politique pour la pais et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signée le 6  février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés opérant sur son territoire.

Il y’a lieu de noter aussi que le chef de l’État devrait se rendre à Alindao fin janvier, mais le chef rebelle Ali Darassa avait posé de nombreuses conditions. Et donc, cette opération de la Minusca pourrait être une opportunité pour le chef de l’État de pouvoir se rendre désormais sans inquiétude à Alindao pour lancer le projet Londo dans la ville.

 

Bertrand Yékoua

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Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait lever les sanctions sur la Centrafrique à une date prochaine, selon un diplomate chinois

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Centrafrique.com/conseil-de-securite-des-nations-unis-img_7mars2018225400-8/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Un diplomate chinois a estimé vendredi que le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait lever son embargo et ses sanctions sur la République centrafricaine à une date prochaine.

S’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité, le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, Wu Haitao, a déclaré que la situation politique et de sécurité dans son ensemble en Centrafrique évoluait dans une direction positive.

Le gouvernement centrafricain s’engage à mettre en oeuvre l’accord politique pour la paix et il a réalisé des progrès positifs dans la mise en oeuvre des critères pour évaluer l’embargo sur les armes, a-t-il ajouté.

La Chine a toujours considéré que ces sanctions ne constituaient pas une fin en soi mais un moyen d’aider la Centrafrique à restaurer la stabilité nationale et l’ordre social normal au plus vite, a déclaré le diplomate chinois.

Il a appelé le Conseil de sécurité à lever l’embargo et les sanctions à une date prochaine à la lumière de la situation effective en Centrafrique, et en particulier des souhaits de son gouvernement.

“Cela aidera le gouvernement centrafricain à renforcer sa capacité à préserver la sécurité nationale et à faciliter un règlement politique sur la question”, a souligné M. Wu.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi une résolution visant à prolonger pour six mois les sanctions à l’égard de la République centrafricaine.

Il s’agit du premier renouvellement du régime de sanctions à l’encontre de la Centrafrique depuis la signature de l’Accord de paix politique entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés le 6 février 2019 à Bangui.

 

Avec Xinhua

CENTRAFRIQUE : DÉCRYPTAGE ANALYTIQUE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT FONDATEUR DE LA CONVERGENCE KNK. 

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin du Général déserteur de l’armée centrafricaine dans le pays de ses ancêtres qu’il a marqué de ses empruntes durant une décennie, le président de la convergence KNK gonflé à bloc avec des envies surdimensionnées a été reçu par le chef de l’état pour esquisser des solutions à la longue et interminable crise centrafricaine. Une conférence de presse improvisée s’en est suivie quelques jours après au siège de son parti pour tenter de renouer le lien avec le peuple meurtri en clarifiant à l’opinion nationale et internationale ses réelles intentions ainsi que son avenir politique.

 

Dans une panoplie d’annonces, l’ancien président de la république a demandé solennellement “Pardon” au peuple centrafricain tout en affirmant avec force “qu’il n’a jamais fait du mal intentionnellement à un de ses compatriotes.” D’un revers de la main, il a gommé les intentions de coups d’état qu’on lui prête à tort ou à travers et se positionne fermement comme un acteur principal ou incontournable de la paix.

Au fil du débat, le président de la convergence KNK affirme qu’il ne craint pas le mandat d’arrêt décerné contre lui par le parquet général pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et incitation à la haine. Par la même occasion, il réclame la levée sans conditions des sanctions onusiennes qu’il juge injustes. Il apparaît aussi important de souligner que l’importante communication de son discours gravite autour de sa prochaine candidature aux élections présidentielles de 2020 car a t-il dit que “rien ne l’empêche d’être candidat.” Il ne faut également pas occulter que le Général est apparu selon la traduction gestuelle ( le non verbal ) choquer et un peu agressif quand un journaliste a évoqué l’éventualité de l’invalidation de sa candidature par la Cour constitutionnelle.

S’évertuant à la recherche de la quintessence du message et de véritables intentions du Général, le citoyen lambda s’interroge :

Quelle est la véritable philosophie politique de cette conférence de presse ? Si notre célèbre Général ne se reproche rien même sur les dossiers brûlants relatifs aux assassinats des officiers Ndjader et Massi, pourquoi demande t-il solennellement “pardon” au peuple centrafricain en l’absence de fautes ? Peut-on demander la clémence du peuple et en même temps solliciter son suffrage pour répéter les mêmes erreurs du passé ? Comment peut-on prétendre briguer la magistrature suprême quand on est sous le coup d’un mandat d’arrêt établi par les autorités judiciaires de son pays ? Après la rencontre avec le chef de l’état suivie de la conférence de presse, le président de la convergence KNK peut-il courageusement demander une audience au parquet général pour clarifier son avenir judiciaire ? Nous espérons que le même courage qui l’a poussé à rentrer sans crainte au pays le conduira à affronter la justice de son pays.

Par ailleurs, nous avons remarqué un manque de logique, de cohérence tout au long du débat. L’acteur principal se satisfait des réponses fermées sans possibilité d’argumenter. La maladresse et la médiocrité étaient notoires dans l’interpellation directe mettant en difficulté l’orateur qui cache mal le mensonge, la manipulation et la démagogie.

Il semble palier ces lacunes en répétant abusivement des mots bien distillés par son porte parole. Pour finir, nous déduisons que si les autorités centrafricaines ne sont pas prêtes pour juger le Général en exécutant le mandat d’arrêt, la justice internationale prendra ses responsabilités conformément aux dispositions de l’article 17 du statut de Rome entré en vigueur le 1er juillet 2002. En effet, l’article 17 du statut de Rome prévoit le principe de complémentarité c’est à dire que la cour pénale internationale (CPI) est uniquement compétente lorsque l’état n’a pas la volonté ( ce qui est notre cas ) ou incapable de mener sereinement une enquête ou une poursuite.

A la lecture de l’article 17 du statut de Rome, c’est quoi une juridiction incapable et manquant de volonté ? Suivez mon regard et merci de demander des explications à nos autorités…d’aucuns diront que la cour pénale internationale n’est qu’un tribunal des impérialistes pour opprimer les dirigeants africains.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 31 janvier 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

République centrafricaine : le Conseil de sécurité renouvelle l’embargo sur les armes

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Bangui (République centrafricaine) – 31 janv. 2020 12:53 – Dans sa résolution, le Conseil de sécurité « décide que, jusqu’au 31 juillet 2020, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine (…) d’armements et de matériel connexe de tous types ».
Il décide également une série d’exemptions. Ces mesures ne s’appliqueront notamment pas aux livraisons de matériel non létal et à la fourniture d’une assistance, y compris les activités de formation opérationnelle et non opérationnelle dispensée aux forces de sécurité de la rca.

 

Le Conseil de sécurité s’est déclaré particulièrement préoccupé par les informations selon lesquelles des réseaux transnationaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés en RCA et a demandé au Groupe d’experts de prêter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux.
Après le vote, la France a estimé que l’adoption de cette résolution constituait un bon compromis. Elle a noté que le Conseil de sécurité a autorisé deux assouplissements significatifs de l’embargo sur les armes entre le mois de septembre et aujourd’hui pour faciliter et renforcer la mobilité et la sécurité des forces de sécurité centrafricaines.
« Dans un contexte sécuritaire qui demeure instable, il nous paraît important de conserver une approche responsable et de veiller à accompagner les autorités centrafricaines dans leurs progrès en matière de réforme du secteur de la sécurité, de désarmement, démobilisation et réintégration des anciens membres des groupes armés, et de gestion des armes et des munitions », a dit Anne Gueguen, Représentante permanente adjointe de la France aux Nations Unies.
Visite d’un expert indépendant de l’ONU pour évaluer la situation des droits de l’homme
De son côté, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, a annoncé vendredi qu’il se rendrait dans le pays du 3 au 12 février 2020.
La visite de M. Agbetse fait suite à sa récente nomination par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2019. Avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant originaire du Togo, M. Agbetse travaille depuis 25 ans dans le domaine de la justice et des droits de l’homme, y compris les droits de l’enfant.
Au cours de cette visite en RCA, il doit rencontrer les autorités centrafricaines, ainsi que les chefs de l’opposition, les chefs des groupes armés, des représentants de la société civile et de l’ONU. Il prévoit également de voyager à l’intérieur du pays.
L’expert évaluera également la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019, en particulier en ce qui concerne la justice transitionnelle, la situation des femmes et des enfants.

Avec Minusca

RCA : pourquoi Ali Darassa veut-il finir avec le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou?

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Centrafrique.com/depute-amadou-aboubakar-et-ali-darassa-coupe-et-colee-par-cnc-le-31-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le député de Bambari 1 HAMADOU Aboubakar Kabirou, et le chef rebelle Ali Darassa. Image combinée par CNC le 31 janvier 2020.
De gauche à droite, le député de Bambari 1 HAMADOU Aboubakar Kabirou, et le chef rebelle Ali Darassa. Image combinée par CNC le 31 janvier 2020.

 

Bambari (République centrafricaine) – Interdit par le chef d’État major de l’UPC de mettre les pieds dans la préfecture de la Ouaka, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou avait été sommé par Ali Darassa de quitter immédiatement Bambari il y’a quelques semaines alors qu’il était en compagnie de certains « investisseurs turcs » pour un projet de construction d’une école franco-arabe dans sa circonscription. Paniqué, l’homme a pu trouver refuge à la gendarmerie avant de quitter la ville le lendemain. Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir pourquoi Ali Darassa veut-il en finir avec le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou alors que ses collègues de Bambari n’ont pas de problème particulier avec celui-ci ? Enquête spéciale du CNC.

 

Il y’a exactement trois ans, en 2017, des combats ont éclaté dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre est du pays, opposant les combattants rebelles de la coalition FPRC-MPC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique  et mouvement patriotique pour la Centrafrique),  à ceux de l’UPC, unité pour la paix en Centrafrique.

À cette époque, les médias parlaient de guerre de position et de contrôle des ressources, et ce n’était pas faux.

En effet, quelques mois plutôt, le FPRC, dans ses activités de pillage des ressources minières et biodiversités du pays, avait déployé ses braconniers dans les préfectures de Mbomou et Haut-Mbomou. Ces derniers ont suffisamment pillé des tonnes d’ivoire, des cornes de rhinocéros, des fourrures de panda, la peau et pénis  du tigre ainsi que des diamants et ors jusqu’à la frontière du Sud-Soudan. Au moment de leur retour, ils sont tombés nez à nez avec les combattants de l’UPC qui ‘ont aussitôt confisqué leurs véhicules ainsi que tous les produits qu’ils venaient de braquer, sur ordre d’Ali Darassa.

Pendant ce temps, le FPRC, informé de la nouvelle, tentait en vain de persuader le chef d’État major de l’UPC de lui restituer ses produits.

Face au refus du chef rebelle Ali Darassa, le FPRC avait mené une violente offensive contre ses positions dans la Ouaka, notamment à Ndassima et Djoubissi, deux localités riches en or contrôlées par l’UPC.

Après plusieurs mois de conflit, et suite aux négociations de la Minusca, les combats ont cessé. Maintenant, pour Ali Darassa, c’est le moment d’évacuer les produits miniers et biodiversités qu’il venait de confisquer au FPRC.

Comme vous le savez, si l’on parle de tonnes d’ivoire, il faut nécessairement un camion pour le transporter en toute sécurité et les faire sortir du pays.

Sachant quoi faire, Ali Darassa s’est rapproché du député HAMADOU Aboubakar  Kabirou pour lui demander son aide.

D’après un officier général de l’UPC interrogé par CNC, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou  aurait proposé à Ali Darassa de transporter tous les produits dans un camion-citerne et les faire sortir du pays facilement. C’est d’ailleurs ce qui a été fait et tous les produits confisqués par l’UPC ont pu quitter le pays pour le Cameroun voisin où ils ont été vendus sur des marchés noirs.

Estimé à plus de 350 millions de francs CFA par Ali Darassa, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou, après avoir vendu tous les produits au Cameroun,  donne seulement 20 millions de francs CFA au chef rebelle.

Très en colère d’avoir reçu 20 millions de francs CFA de la main du député Kabirou, le chef rebelle Ali Darassa lui demande incessamment de lui donner le reste de son argent. Faute de quoi, il pourrait lui réserver un triste sort.

C’est une histoire de voleur volé.

À Bangui, le député Kabirou tentait en vain de persuader le gouvernement de lui donner des éléments de protection afin qu’il puisse retourner sans crainte à Bambari. Même la Minusca, selon ses dires, ne voulait plus le transporter dans leur avion pour aller à Bambari. Pendant ce temps, Ali Darassa est ferme sur sa position, Kabirou doit lui restituer le reste de 300 millions qu’il détienne par devers lui. Un véritable bras de fer entre deux mafieux que chacun tente de faire impliquer tout le pays.

 

Une enquête préparée par Bertrand Yékoua

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APPR en République centrafricaine : joyeux ou triste anniversaire ?

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Centrafrique.com/el-bechir-du-soudan-et-touadera-de-la-centrafrique-a-khartoum-lors-de-la-signature-accord-de-paix-avec-les-groupes-armes-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ex-chef d'État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l'accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.
L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Il y a maintenant presque une année que l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en République centrafricaine, accord dit de Khartoum a été signé à Bangui. Cet accord qui rappelons le vise à désarmer les groupes armés, à les démobiliser et à faire cesser toute hostilité avait été défendu sur l’échiquier par la diplomatie russe. Depuis, de l’eau a coulé dans l’Oubangui et il appartient à chacun de se faire sa propre opinion sur la réussite ou l’échec de cet accord.

Pour cela, il est important de regarder la situation sur le terrain ! Depuis un an, qu’en est-il ?

 

Force est de constater que tout n’est pas rose. Et pour preuve ! Les sessions du comité exécutif de suivi de l’APPR se suivent (nous en sommes à la 7ème) et en province, les dés ne sont pas jetés pour autant. Les groupes armés continuent à mettre en coupe franche le pays et à se servir sur la bête par tous les moyens. Les barrages routiers dressés par les coupeurs de route, les taxes mises en place au titre de la soi-disant protection des populations par les groupes armés, les arrangements lucratifs avec les mercenaires qui exploitent les mines de diamants, longue est la liste des exactions en tout genre qui viennent plombés cet accord.

Quant aux affrontements, tantôt en sommeil, ils ont repris avec l’arrivée de la saison sèche.

Que ce soit récemment à Alindao où l’UPC a encore violé l’accord et occasionné de nouveaux blessés et des morts ou encore à Birao et Bria  où de violents combats ont repris et sont en cours à l’heure où ces lignes sont écrites, la population centrafricaine ne vit toujours pas en paix et le chemin semble encore long pour y arriver.

 

Amer constat, mais là où certains voient le verre à moitié vide, on peut aussi le considérer comme à moitié plein ! En effet, la Minusca ne ménage pas ses efforts pour tenter de faire respecter au mieux cet accord et dans nombre d’endroits en province, une certaine stabilité est observée et une vie quasi normale reprend. Les Centrafricains sur le terrain le savent bien, comme les habitants de Pombolo par exemple qui savent ce qu’ils doivent à l’action récente du contingent gabonais. Un autre exemple d’avancée dans ce processus est la formation des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) dont les premières ont été formées fin 2019 à Bouar. Alors, osons dire que même s’il n’avance pas assez vite aux yeux des Centrafricains qui subissent la loi des groupes armés, cet accord va dans le bons sens malgré tout. Accusée de ne pas être assez efficace par certains qui ont la critique facile depuis leur confort banguissois sans relever les manches pour aider, il faut leur dire que selon l’expression consacrée : « Rome ne s’est pas faite en un jour » et qu’on ne relève pas un pays qui a connu tant de crises successives par un coup de baguette magique. Et puis, concrètement, que font ceux qui ont tiré les ficelles de cet accord en coulisse et qui, au lieu de contribuer au retour de la paix dans le pays, profitent de cette situation qui les arrange pour le piller de ses richesses ?

 

Autant de questions qui méritent d’être posées pour que chacun puisse se faire sa propre opinion sur le sujet. Alors, dans tous les cas et comme la période des vœux est toujours d’actualité, souhaitons la meilleure issue de cet accord pour la paix en Centrafrique!

 

Adama Bria

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RCA : TOUADERA reconnu coupable de la violation de la Constitution par la justice.

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Centrafrique.com/le-leader-du-parti-mdrec-joseph-bendounga-et-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-coupes-et-montes-par-cnc-le-30-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l'État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.
De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.

 

Bangui (République centrafricaine) –  La décision vient de tomber, ce jeudi 30 janvier, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est reconnu officiellement coupable de violation de la Constitution du 30 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, et l’opposition s’apprête à demander sa destitution.

 

À force de persister, on finira par réussir. Monsieur Joseph Bendounga, Président du Mouvement démocratique pour la Révolution de Centrafrique (MDREC), après avoir été débouté par la Cour constitutionnelle en décembre 2019 suite à sa requête en annulation de l’arrêté portant création de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral en Centrafrique, l’homme n’a pas baissé les bras, bien au contraire. Le 13 janvier dernier, il a introduit une nouvelle requête dans laquelle il sollicite de la Cour Constitutionnelle la vérification de la constitutionnalité du Décret n°l9.355 du 17 décembre 2019 portant création d’une Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques (DGGTIS).

Pour le leader du MDREC, la création d’une Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, qui est un Établissement Public, sont du domaine de la loi selon l’art 80 tirets 14 de la Constitution .

Ceci dit, le Président de la République , vu l’article 34 de la Constitution, « ne peut prendre part ni par lui-même, ni par personne interposée, aux marchés public ou privés pour le compte des administrations ou institutions relevant de l’État et des Collectivités locales ou soumises à leur contrôle ».

Et après avoir entendu le 29 janvier 2020  les observations à la Cour de Maître Emil BIZON, l’avocat de l’État dans lesquelles il soutient que la structure créée par le Décret querellé n’est pas un Établissement Public, mais n’est rien d’autre qu’un outil au service du Président de la République pour la réalisation de grandes orientations de la politique de nation qu’il s’est fixées, la Cour constitutionnelle, lors de son audience du 30 janvier 2020, décide « qu’en application de l’article 80 de la Constitution, la création de la Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, Établissement public, est du domaine de la loi. Qu’il y a donc lieu de dire en conséquence que le Décret n°19.355 du 17 décembre 2019 n’est pas conforme à la Constitution ». Pour être claire, la Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques est dissoute.

D’ores et déjà, dans le camp de l’opposition, la victoire politique et juridique du leader du MDREC Joseph Bendounga galvanise plus d’un. Certains se préparent même à engager de procédure en destitution auprès de la haute cour de justice du chef de l’État pour violation de la Constitution de la République.

Il y’a lieu de noter que depuis son accession à la magistrature suprême de l’État en mars 2016,le Professeur Faustin Archange TOUADERA, contrairement à ses prédécesseurs, ne dispose pas d’un conseiller juridique. Il se base pour la plupart sur son directeur de cabinet, un magistrat que certains jugent juridiquement le moins outillé par rapport à ses collègues.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

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RCA : Francis Bozizé au cœur d’une folle rumeur dans l’Ouham-Péndé.

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Bouar (République centrafricaine) – Les conséquences de multiples compagnes de diffamation radiodiffusées portées par Zama Javon Papa, et Abakar Pico, sur les antennes de la radio nationale commencent à porter ses fruits. Dans les villes de province, les populations commencent à s’inquiéter, et les rumeurs, rapides et dangereuses,  vont bon train depuis quelques jours, et ce n’est qu’un début, en tout cas si cela persiste.

 

 

Accusé par les griots du régime en place d’avoir recruté des mercenaires  qui aurait pour objectif de chasser du pouvoir la tortue de Damara Faustin Archange TOUADERA, l’ex-chef de l’État, François Bozizé et son fils Francis Bozizé font l’objet depuis quelques semaines  des folles rumeurs dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, mais aussi dans la Nana-Mambéré.

Du matin au soir, à Bocaranga et à Koui,, au nord-ouest de la Centrafrique, les conversations du jour se font autour de la fameuse histoire du recrutement dans l’Ouham des milliers des jeunes, par le fils de l’ancien Président, le colonel Francis Bozizé. Certains vont même jusqu’à préciser qu’une partie de ces jeunes recrues seraient basées dans un camp vers Ngaoundaye, à la frontière avec le Cameroun pour des formations militaires.

L’une de nos équipes, informées de la situation, s’était rendue dans les localités de koui et de Ngaoundaye la semaine dernière pour enquêter sur ces allégation, mais difficile pour elle de les confirmer pour le moment.

Contactés par CNC, certains officiers gendarmes dans la Nana-Mambéré confirment à CNC que cela ne pourrait être que les effets négatifs des compagnes diffusées du matin au soir à la radio nationale par les griots du pouvoir, en l’occurrence Zama Papa Javon et Abakar Piko.

« Les populations ont peur, elles ont peur de revivre la même crise politico-militaire de 2012-2015 où le nombre des morts se compte par milliers. Il faut nécessairement bannir les discours de haine pour que le pays retrouve un peu de calme… », s’alarme Didier Pouno, commerçant à Bouar, dans la Nana-Mambéré.

Ce mercredi 29 janvier, au téléphone, nous avons tenté en vain de joindre le colonel Francis Bozizé, la cible principale de ces rumeurs, mais nos appels sont restés sans réponse.

Gervais Lenga

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Signature d’un accord de financement entre la RCA et la France pour une prise en charge globale des victimes.

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  COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Violences sexuelles et basées sur le genre en RCA : avec le ministère de
l’Economie, du Plan et de la Coopération, grâce à un financement de la France et de
la Fondation Pierre Fabre, un consortium de partenaires internationaux s’engage
pour une prise en charge globale des victimes

 

Ce 30 janvier 2020 a été signé un accord entre le ministère de l’Economie et du Plan et un consortium d’organisations réunissant la Fondation Pierre Fabre, la Fondation Panzi RDC, la Fondation Dr Denis Mukwege et l’Institut francophone pour la justice et la démocratie. Cet accord permet la création d’un centre de prise en charge globale des victimes de violences sexuelles et basées sur le genre à Bangui.

Ce projet d’une durée de 4 ans et d’un montant de 4,2 millions d’euros est financé à hauteur de 3 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement, et à hauteur de 1,2 millions d’euros par la Fondation Pierre Fabre.

Face aux effets des violences sexuelles et basées sur le genre au sein de la population centrafricaine, et forts de leur expérience commune en République démocratique du Congo, les quatre partenaires du consortium ont décidé de s’unir à nouveau pour répliquer à Bangui le modèle de prise en charge globale des victimes mis en place par le Dr Mukwege.

Ce programme permettra aux victimes de Bangui et des provinces d’accéder à des soins de qualité, selon un parcours coordonné, accompagné et complet, grâce à la mise en place d’un « guichet unique » localisé au sein du Centre hospitalier universitaire de l’amitié sino-centrafricaine et de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), deux organisations déjà reconnues pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles dans le pays. Il permettra une réponse globale aux besoins des victimes :

  • prise en charge médicale : référencement des victimes, renforcement du service de gynécologie obstétrique et de la maternité du Centre hospitalier universitaire de l’amitié sino- centrafricaine ;
  • prise en charge psychologique : campagnes de communication et d’information, renforcement de l’unité de soins psychiatriques, formation des psychologues ;
  • assistance juridique : accompagnement des victimes dans les procédures judiciaires, soutien à l’accueil par l’association des femmes juriste ;
  • assistance socio-économique : réinsertion sociale par la formation professionnelle, création d’un centre d’hébergement temporaire.

Le projet prévoit de prendre en charge de 3240 victimes. Le service gynéco-obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié sino-centrafricaine et l’AFJC bénéficieront de formations tout au long du projet. Le projet améliorera aussi à terme la prise en charge des victimes par les institutions et appuiera un dialogue entre les associations de victimes et les autorités centrafricaines.

La cérémonie de signature s’est déroulée au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en la présence du ministre, de l’ambassadeur de France, du directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique et de la directrice générale de la Fondation Pierre Fabre.

 

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RCA : signature d’un accord de financement entre la France et la Centrafrique pour le relèvement des territoires du Sud.

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Centrafrique.com/1000×200-logo-combines-trois-avec-embleme-rca-logo-i-ye-ko-oko-et-logo-de-agence-franccaise-de-developpement-afd/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>1000x200 logo combinés trois avec emblème rca - logo i yé ko oko et logo de agence francçaise de développement afd

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

I Yéké Oko : avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, grâce à un financement de la France, un consortium d’organisations internationales s’engage pour le relèvement des territoires du Sud-Ouest

Ce 30 janvier 2020 a été signé un accord entre le ministère de l’Economie et du Plan et un consortium d’organisations réunissant la Croix-Rouge française (CRF), Action contre la faim (ACF), CARE, l’IRAM et Norwegian Refugee Council (NRC). Cet accord donne une impulsion à la mise en œuvre du projet « I Yéké Oko ». Ce projet au titre fédérateur – « On est ensemble » en sango – vise à contribuer au développement équilibré et durable des territoires touchés par les déplacements de populations causés par la crise centrafricaine, dans la Mambéré-Kadeï en République centrafricaine et dans la Kadey au Cameroun.

Ce projet de 4 ans est financé à hauteur de 12 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement.

Un quart des Centrafricains sont toujours déplacés forcés ou réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Cameroun. Dans les deux pays, les mouvements de populations ont un impact important sur le développement local : pression sur les ressources disponibles, nécessaire cohabitation entre populations hôtes et réfugiées. Le projet I Yéké Oko vise donc à permettre un développement économique et social inclusif des territoires, des deux côtés de la frontière.

Ce projet aura des effets majeurs pour les communautés locales :

  • Il renforcera les administrations : fourniture d’équipements, formations, appui aux services d’état civil, création d’instances de concertation.
  • Il consolidera le lien social : gestion concertée des espaces, notamment entre éleveurs et agriculteurs, assistance légale et psychosociale aux victimes de la crise.
  • Il relancera l’économie rurale : formation professionnelle dans des activités innovantes, diffusion de pratiques agricoles améliorées, réhabilitation d’infrastructures.

Le projet I Yéké Oko doit contribuer au renforcement de la gouvernance locale. Les cinq organisations internationales et l’Agence française de développement travaillent donc en étroite collaboration avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ainsi qu’avec les autres ministères concernés par les activités du projet.

La cérémonie de signature s’est déroulée au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en la présence du ministre, de l’ambassadeur de France, du directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique et du chef de délégation de la Croix-Rouge française.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/2020-01-30-CP-signature-convention-I-Yeke-Oko.pdf” title=”2020 01 30 – CP signature convention I Yeke Oko”]

Le polisario ébranlé par la décision de la Côte d’Ivoire d’ouvrir un consulat général à Laâyoune

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Le polisario ébranlé par la décision de la Côte d’Ivoire d’ouvrir un consulat général à Laâyoune

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 29 janv. 2020 18:24

Le Conseil des ministres, réuni mercredi à Abidjan, « a adopté un décret portant création d’un Consulat général de la République de Côte d’Ivoire à Laâyoune au Maroc », a indiqué le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Tiémoko Touré, lors d’un point de presse.
« Cette mesure vise à rapprocher davantage l’administration consulaire des ressortissants ivoiriens vivant dans le Sud marocain et à renforcer leur protection consulaire », a précisé le porte-parole.
Il s’agit de la sixième représentation diplomatique de pays africains ouverte à Laâyoune après celles de la République centrafricaine, la République de Sao Tomé-et-Principe, l’Union des Comores, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe.
Une succession de représentations diplomatiques de pays africains à Laâyoune, et aussi dans l’autre ville du Sahara marocain, Dakhla, qui représente un revers sans précédent pour le polisario et pour l’Algérie, qui soutient ce mouvement séparatiste.

Avec AFP

Centrafrique : tout ce bruit pour ça !

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Centrafrique.com/quand-la-russie-ordonne-lexpulsion-dun-centrafricain-pour-raison-de-sante/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-6/” rel=”attachment wp-att-35303 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.
L’ex-ambassadeur russe en Centrafrique et le conseiller russe du chef de l’État. CopyrightDR.
 

 

Bangui (République centrafricaine) – La République Centrafricaine n’est pas seule dans cette sortie de crise et nombreux sont les partenaires internationaux qui aident et le font savoir. Certains états se positionnent comme des amis de longue date qui détiennent LA solution pour une paix durable et un retour de la croissance au pays de Boganda.

Comme le dit l’adage « c’est ceux qui en parle le plus qui en font le moins ! », le titre de champion toutes catégories des beaux parleurs revient aux représentants de la Russie. Pour preuve, il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne soit inondée d’articles qui font l’éloge de leur action. A ce niveau ce n’est plus de l’information c’est du matraquage médiatique !
Un jour c’est le rapprochement centrafricano-russe, le lendemain c’est le soutien indéfectible de la Russie et le surlendemain c’est l’incontournable accord avec les russes. Le volume est tellement élevé que l’on entend plus la musique des autres nations et ONG qui agissent sur le terrain. Mais tout ce bruit pour quoi exactement ? Que fait réellement la Russie pour la Centrafrique ? Et surtout qu’elles sont ses véritables intentions ? Tant d’agitations donnent le tournis au point de perdre l’équilibre et de ne plus y voir très clair. Faisons un point.

La Russie a donné des fusils et des munitions à nos FACA. Ce ne sont pas les seuls mais il ne se passe pas un jour sans que le rappel sonne, histoire de bien faire sentir aux Centrafricains que nous sommes redevables. Mais ce don n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt, le cheval de Troie qui a imposé la venue des mercenaires de la Wagner ? Car, dans sa grande bonté, la milice privée russe assure le service après ventes pour former nos FACA à l’utilisation des dits fusils. Là encore, on nous rappelle chaque jour que les mercenaires de Bérengo forment les soldats centrafricains comme personne, en occultant au passage que tous ces soldats sont déjà passé 4 à 6 mois dans les mains d’EUTM où ils ont déjà appris à se battre. Mais alors pourquoi ces guerriers venus des plaines de la Volga, équipés des derniers fusils d’assaut de l’arsenal russe, sont-ils aussi nombreux ? Est-ce parce qu’ils sont aussi déployés en province aux côtés des entreprises minières russes en plein territoire rebelle ? Le volet militaire de l’assistance russe ne serait qu’un leurre pour l’exploitation de nos ressources ? En effet, il ne faut pas occulter le pendant économique qui se résume à l’exploitation des mines de diamants facilitée depuis peu par l’omerta sur la présidence du processus de Kimberley par la Russie. Quelle heureuse coïncidence ! Et pour ceux qui se posent la question, sachez qu’il n’y a rien d’autre, pas un rouble sur la table pour faciliter la reprise économique ou encore le processus de paix. Accord de paix nécessaire certes mais précipitamment voulu par la Russie. Peut-être pour faciliter le déploiement de ses mercenaires sur le territoire diamantifère ? Il faut bien rentabiliser l’investissement. Bizarrement il n’y a pas de note sur cette partition… Reste le volet humanitaire qui fait l’objet de beaucoup d’interrogations compte tenu du rabâchage systématique par les journaux et radios sponsorisés par la discrète société Lobaye, qui n’a de centrafricain que le nom. Là encore de la poudre aux yeux avec le don de quelques jouets durant la période de Noël. Sachant que des experts russes sont à Bangui pour évaluer les besoins prioritaires des Centrafricains, il est évident que la priorité des priorités pour les enfants, avant de manger à sa faim, d’être soigné et scolarisé c’est de sauter sur un trampoline !

Mais rassurez-vous fils et filles de Centrafrique, les experts russes sont là pour guérir tous les maux du pays. Du moins c’est ce qu’ils clament haut et fort ou ce qu’ils font clamer par ceux qu’ils rémunèrent pour ça !

Et lorsqu’il s’agit d’enquêter sur le terrain pour mieux cerner les véritables intérêts de la Russie, il se trouve que des groupes d’hommes armés non identifiés coupent court aux investigations, même lorsqu’il s’agit de journalistes russes… mais ceci est une autre histoire.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC.

RCA : Bouar, l’urgence de l’hôpital district débordé, des malades abandonnés.

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Centrafrique.com/rca-tension-entre-les-populations-de-bouar-et-les-ex-combattants-demobilises-de-3r/ville-de-bouar-par-priva-du-cnc-img_10avr2018215920-3/” rel=”attachment wp-att-35925 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.
Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, la situation est particulièrement difficile à l’hôpital district de Bouar, où le taux d’occupation des salles d’urgence est évalué à plus de 400 %, alors que plus de la moitié du personnel soignant est appelé pour la compagne de vaccination sur le terrain.

 

Depuis une semaine, à Bouar, il est recommandé à la population d’éviter de se rendre présentement à l’urgence de l’hôpital district de la ville, et de privilégier une solution de rechange, en raison d’un achalandage très élevé. Sur place, de nombreux malades quittent pour d’autres centres hospitaliers comme Herman ou le dispensaire des sœurs catholiques, situé à 10 kilomètres de Bouar sur l’axe Bocaranga.

La situation est d’autant plus difficile à gérer que beaucoup des malades sont abandonnés au couloir de l’urgence sans aucune assistance.

Cependant, dans la journée du mercredi 29 janvier, deux blessés, évacués d’urgence dans cet hôpital suite à un accident de circulation impliquant leur moto taxi et un véhicule de la Minusca, ont été tout simplement abandonnés, sans aucune assistance, et  durant des heures avant qu’ils ne quittent le lieu pour le dispensaire de la Minusca, avec l’aide des Casques bleus basés dans la ville.

Interrogé par CNC, un personnel soignant de cet hôpital de Bouar explique que bon nombre de ses collègues sont appelés pour une compagne de vaccination sur le terrain. Peut-être une histoire d’empocher quelques billets de banque à la fin  de la journée. Cela pourrait durer plusieurs jours ou semaines, explique-t-il.

Une situation catastrophique que la population de Bouar appelle à l’aide le gouvernement pour tenter d’y remédier.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Centrafrique : baisse du taux de prévalence du VIH/sida

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Centrafrique.com/le-ministere-de-la-sante-declare-lepidemie-de-rougeole-en-republique-centrafricaine/docteur-pierre-somse-ministre-de-la-sante-publique-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-35911 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR
Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR

Centrafrique : baisse du taux de prévalence du VIH/sida
Bangui (République centrafricaine) – 29 janv. 2020 01:59

Ces chiffres ont été dévoilés mardi lors d’une campagne de sensibilisation à la lutte contre le sida initiée par la présidence centrafricaine et couplée avec des séances de dépistages volontaires. Pour donner l’exemple, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été le premier à se faire dépister.
Selon M. Massanga, la sensibilisation et le dépistage font partie du programme national de lutte contre le sida, permettant ainsi de repérer les personnes infectées afin de les placer sous traitement antirétroviral et de contribuer à réduire la transmission du VIH/sida dans le pays.
Le CNLS est chargé de planifier, de mettre en œuvre et d’assurer le suivi des actions de la lutte contre le sida en RCA.

Avec Xinhua

RCA : naissance d’un groupe politico-militaire, le SPRN d’Abakar Sabone.

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Centrafrique.com/lancien-conseiller-de-djotodia-le-chef-rebelle-abakar-sabone-photo-afp/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancien Conseiller de l'ex-chef d'État de transition Michel Djotodia, Abakar Sabone, ici à Bangui en décembre 2013. AFP Photo/MIGUELMEDINA
L’ancien Conseiller de l’ex-chef d’État de transition Michel Djotodia, Abakar Sabone, ici à Bangui en décembre 2013. AFP Photo/MIGUELMEDINA

 

Bangui (République centrafricaine) – Le sursaut patriotique pour le redressement national (SPRN) est le nom du nouveau groupe politico-militaire qui vient de voir le jour en Centrafrique, selon son auteur, Abakar Sabone, un ex-conseiller de l’ancien chef d’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA.

 

Abakar Sabone, l’homme qui avait défrayé la chronique en décembre 2013 en proposant une partition de la Centrafrique, avec les chrétiens au Sud, et les musulmans au nord, revient contre toute attente sur la scène politique, depuis son lieu d’exil. Il  annonce cette semaine la naissance de son groupe armé, six ans après le départ du pouvoir de son ami de longue date, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, dont il avait assisté, en 2006 pour créer le mouvement rebelle UFDR ( Union des forces démocratiques pour le rassemblement).

« Le peuple a beaucoup souffert, et nous n’accepterons plus que nos enfants, nos mamans continuent  malheureusement de verser des larmes. En tant que Centrafricains, nous avons l’obligation d’agir pour sauver la nation, et alléger la souffrance du peuple ».  Déclare Abakar Sabone, dans sa vidéo live sur les réseaux sociaux.

Si dans sa déclaration, Abakar Sabone disait qu’il n’a aucun problème particulier avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, encore moins avec son gouvernement, il reconnaît par ailleurs que leur silence, leur incompétence  les rendent complices de tous les crimes commis sur les populations alors qu’ils avaient été élus pour garantir la sécurité du peuple, conformément à la constitution de la République centrafricaine.

Abakar Sabone, un redoutable guerrier qui a une longue carrière dans les groupes armés, en commençant dans le « mouvement des Libérateurs », de l’ancien président François Bozizé en 2003, avant d’atterrir au sein de l’APRD ( Armée populaire pour la restauration de la démocratie ), dirigée par le sulfureux Jean-Jacques Demafouth, de son vrai nom Mafoutapa, puis il poursuit sa carrière de rebelle au côté de Michel Djotodia, en créant ensemble l’UFDR en 2006 avant de regagner la coalition Seleka en 2012.

Pour des nombreux observateurs, c’est sa longue carrière dans les groupes armés qui inquiètent.

« Ce sont des gens qui peuvent réellement perturber le pays, même avec un petit nombre des individus dans son groupe », explique à Bangui, un sociologue universitaire.

Mais pour Abakar Sabone, cet engagement est une obligation constitutionnelle qui oblige le peuple centrafricain à agir si la nation est en danger. D’après lui, son mouvement n’a rien à voir avec la religion. C’est un « sursaut patriotique », explique-t-il.

Dans les rues de la capitale, la nouvelle de la création de l’SPRC (Sursaut patriotique pour le redressement nationale) fait sourir plus d’un. Mais son auteur, plus déterminé que jamais, se dit confiant. Il prévoit la prise du pouvoir par la force d’ici fin d’année, c’est-à-dire, avant les prochaines échéances électorales.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

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RCA : un accord de cessez-le-feu à Bria, les groupes armés s’engagent à retirer leurs troupes.

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Rencontre des groupes armés à Bria ce mardi 28 janvier 2020, initiée par le bureau local de la MINUSCA. Crédit photo : Minusca

 

 

Bria (République centrafricaine) – Ce mardi 28 janvier, à Bria, c’est un soupir de soulagement pour les populations civiles qui peuvent désormais regagner leurs domiciles respectifs, selon les engagements pris par les États-majors des deux groupes armés rivaux, facilitées par le bureau local de la Minusca, et la préfecture de Haute-Kotto.

 

Sur initiative du chef de bureau de la Minusca à Bria et du préfet de la Haute-Kotto, les principaux protagonistes engagés dans les violences le week-end à Bria, au centre est du pays, ont décidé de cesser toutes violences dans la ville ce mardi 28 janvier 2020

Le chef d’état-major du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique), mais aussi celui du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice), ont promis, ce mardi 28 janvier, devant les représentants de la Minusca, et de la préfecture de Haute-Kotto, de retirer immédiatement leurs hommes de la ville pour faciliter le retour des personnes déplacées

Le MLCJ, qui a également retiré ses hommes des positions du FPRC qu’il avait occupé lors des affrontements, souhaite faire le jeu d’apaisement à quelques heures de la fin de l’ultimatum du FPRC.

Selon une source au sein de l’OCHA (bureau de la coordination des actions humanitaires des Nations unies), depuis le début des combats entre le FPRC et le MLCJ le week-end dernier à Bria, près de 10 000 personnes, notamment les femmes, enfants, et même certains hommes ont quitté leur domicile pour trouver refuge dans des camps des déplacés ou dans certains lieux comme quartier Gobolo, à l’hôpital universitaire régional, chez le général Djaboute, même dans les locaux de l’opérateur téléphonique Moov.

Plusieurs quartiers de la ville comme Ndrou 1, Ndrou 2, Ndrou 3, Mandé 2, Mandé 3, Gbadou 1 et 2, mais aussi le quartier Ndomedé se sont totalement vidés de ses habitants. Des actions sont en cours pour favoriser le retour rapide de ces déplacés chez eux.

Mais le seul problème qui va se poser, c’est l’incendie et pillage de certaines habitations des déplacés par les groupes armés. Comment vont-ils faire ? Vont-ils encore rester pour longtemps dans les camps des déplacés ?

Par ailleurs, l’État major du FPRC, qui a subi à nouveau une cuisante défaite le week-end dernier face au MLCJ, vient de procéder au limogeage de ses commandants de régions à Bria. Le détail dans nos prochains articles.

 

Moïse Banafio

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L’indice de démocratie, la Centrafrique en dégringolade depuis 2016.

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Centrafrique.com/centrafrique-je-deplore-notamment-le-climat-deletere-qui-sest-instaure-dans-le-debat-politique-de-notre-pays-dixit-faustin-archange-touadera/faustin-archange-touadera-lors-de-son-adresse-a-la-population-le-30-novembre-2019-a-loccasion-de-la-fete-de-proclamation-de-la-republique/” rel=”attachment wp-att-34494 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les électeurs devant un bureau de vote
Touadera lors de son adresse à la nation à l’occasion de la fête de la proclamation de la République, le 30 novembre 2019.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’indice de démocratie créé par le groupe de presse britannique The Economist Group qui permet selon ses critères d’évaluer le niveau de démocratie de 167 pays. 

 

Le calcul est fondé sur 60 critères regroupés en cinq catégories : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique. La notation se fait selon une échelle allant de 0 à 10 et à partir de cette note les pays sont classifiés selon quatre régimes : démocratique, démocratique imparfait, hybride ou autoritaire.

 

Le plus faible score enregistré dans le dernier classement 2019 publié en 2020 est celui de la Corée du Nord atteignant 1,08, précédé par le République démocratique du Congo (1,13) et de la République Centrafricaine (1,32).

 

La République Centrafricaine qui rentre dans la catégorie des régimes autoritaires est en baisse constante depuis 2016 (2016 : 1,61, 2017 : 1,52, 2018 : 1,52, 2019 : 1,32) occupant aujourd’hui la 165ème place du classement sur un total de 167 pays.

 

CNC

indice de démocratie premier bon rangindice démocratie 1 bonindice de démocratie 2 bon rang

LA JOURNEE DES    START-UP A DAKAR

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Centrafrique.com/la-journee-des-start-up-a-dakar/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote LA JOURNEE DES START-UP A DAKAR
LA JOURNEE DES START-UP A DAKAR

 

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Samedi  25 Janvier2020, c’est la journée du start-up du Sénégal dans différents disciplines  à savoir : les télécoms, les services financiers digitaux, le transport, l’agriculture et les produits cosmétiques. La surprise a été  la présence de la plateforme Kete Gala, une plateforme centrafricaine, incubée à Dakar au Sénégal  précisément à JOKKO LABS. Elle est spécialisée dans l’économie solidaire et le développement local.

 

Devant un panel d’investisseurs en quête de projets porteurs, les différents Business model des solutions portées par chaque start-up ont été passés en revue.

L’Afrique présente des potentialités énormes  que des jeunes talentueux africains tentent d’explorer en développant des solutions adaptées dans leur contexte. Devant une crise généralisée dans le domaine de l’emploi  des jeunes africains caractérisées par une faibles employabilités à la sortie des écoles, les start-up seraient une alternative à ce fléau.

Cette alternative devrait pousser les Etats à revoir tout l’écosystème des formations  qui souvent s’avèrent trop éloignées  de notre environnement.

 

Moustapha Ly, Gérant de la société AZCorporate

 

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