Le bâtiment abritant les installations des chaînes de télévision Canal Kin Télévision, Canal Congo télévision et Radio Liberté Kinshasa (Ralik), appartenant à l’opposant Jean-Pierre Bemba, a pris feu ce lundi 28 octobre au milieu de la journée. D’après les premiers témoignages, le feu serait causé par un court circuit. Les dégâts matériels sont importants, le véhicule anti-incendie est arrivé sur place. • «Le feu semble être parti du studio de la radio. Les confrères étaient à l’intérieur mais ils sont sortis, apparemment tout le monde est descendu », explique un témoin à ACTUALITE.CD. • « Moi personnellement, j’étais dans le deuxième bâtiment en train d’écrire et tout d’un coup il y a eu l’appel des amis disant que le bâtiment est en train de prendre feu. On est vite sorti. Les amis m’ont dit que le problème était au niveau d’un split qui avait disjoncté et il y a eu le feu. Nous sommes tous sortis, pour l’instant il n’y a aucun blessé. Nous à Canal Kin, on a pu sauver quelques matériels. Le reste: le plateau, la régie tout a pris feu avec les matériels de CCTV », a dit à ACTUALITE.CD, pour sa part, Mario Ambongo journaliste CKTV. • « La régie et le studio de CCTV sont totalement calcinés. Canal Kin a pu récupérer quelques matériels, mais c’est infime », a dit pour sa part Michel Koyakpa, un autre journaliste de CCTV. 18 septembre 2006, un incendie géant avait déjà détruit les studios de ces deux médias. Stéphane Kitutu O’Leontwa, à l’époque, directeur général de la chaîne Canal Congo télévision (CCTV) et de Canal Kin télévision (CKTV) avait été brûlé. Pour le parti de Bemba, c’était un attentat. Christine Tshibuyi
Des centaines de ressortissants de pays d’Afrique de l’Ouest ont été interpellés ces derniers jours par les autorités guinéennes. Mardi et mercredi, les policiers ont interpellé 141 personnes qui étaient “confinées dans des concessions” dans la périphérie de Conakry: 84 Bissau-guinéens, 46 Sénégalais, neuf Guinéens, un Burkinabé et un Gambien, a indiqué le gouvernement. Ces arrestations en masse s’expliqueraient par la volonté de mettre fin aux “infiltrations de corps étrangers”. La Guinée traverse une crise politique, mais cette affaire pourrait aussi être liée aux pratiques controversées d’une société de vente directe. D’autres opérations ont eu lieu dans plusieurs régions du pays, portant à 300 environ le nombre de personnes interpellées. “Infiltrations de corps étrangers” Selon le gouvernement, cette opération prouve à suffisance la “récurrence d’infiltration de corps étrangers tant à Conakry que dans des grandes villes de l’intérieur du pays”. La Guinée connait une vague de manifestations contre un projet de troisième mandat attribué au président Alpha Condé qui ont fait une dizaine de morts. L’action de la police et de la gendarmerie vise à “débarrasser la Guinée des mauvaises graines qui n’ont rien à faire ici en cette période de troubles”, a déclaré dimanche à l’AFP un haut responsable de la police ayant requis l’anonymat. Un responsable de la présidence, le lieutenant-colonel Fodé Bakary Cissé, a toutefois donné une version différente, mêlant aux questions de sécurité celle de la lutte contre les pratiques jugées douteuses d’une multinationale de la vente directe bien implantée en Afrique, Qnet. Cette société, dont le siège est à Hong-Kong, aurait attiré en Guinée des jeunes de plusieurs pays et leur aurait vendu des produits divers, à charge pour eux de les revendre à leur entourage. “Nous nous regroupons dans une concession parce que nous sommes dans un système. Quand vous achetez un produit, l’entreprise vous demande d’écouler deux autres produits. Si vous faites cela, la société va vous accorder des avantages”, a expliqué Satigui Camara, l’un de ces vendeurs. “Tout le monde a compris qu’il ne s’agit pas d’un simple commerce en ligne”, a déclaré M. Cissé, chef de division au secrétariat de la Présidence chargé des services spéciaux.
Ses équipes à nouveau agressées à Bria : MSF suspend une partie de ses activités.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, la base MSF à Bria a été à nouveau la cible d’un braquage de la part d’hommes armés. Suite à cette agression, MSF se voit contrainte de réduire ses activités dès ce lundi 28 octobre. Seules les urgences vitales continueront à être prises en charge au niveau de l’hôpital.
MSF a déjà été victime d’incidents graves à Bria en avril et juillet 2018, incidents qui ont entraîné une réduction puis une suspension totale des activités médicales et humanitaires de l’organisation dans cette zone. La mobilisation pacifique de la population et l’engagement des différents acteurs de la ville quant au respect des structures médicales et du personnel humanitaire, avait permis à MSF de reprendre ses activités après un mois d’interruption complète.
« Notre unique objectif est de fournir des soins gratuits et de qualité aux populations les plus vulnérables de Bria et de la Haute-Kotto. Il n’est cependant pas acceptable que les équipes MSF travaillent dans la crainte de la prochaine agression » déclare Monique Doux, Coordinatrice Projet MSF à Bria. « Nous sommes à nouveau obligés de réduire une partie de nos activités. Pour pouvoir continuer à soigner, nous avons besoin de l’engagement de tous quant à la sécurité de nos employés, de nos structures et de nos patients » conclut-elle.
De telles décisions sont toujours très difficiles à prendre pour l’organisation.
MSF appelle une nouvelle fois tous les acteurs impliqués dans le conflit à protéger les populations civiles et à respecter l’action médicale.
MSF est présente à Bria depuis 2013 pour offrir des soins médicaux gratuits à l’ensemble de la population. Au premier semestre 2019, MSF a réalisé 30 000 consultations pédiatriques et hospitalisé 1 300 enfants de moins de 15 ans. Sur la même période, l’organisation a effectué 95 références
chirurgicales, adulte et enfant, de Bria vers les structures de référence de Bangui.
Le mandat de MSF consiste à apporter une aide médicale neutre, impartiale et gratuite à ceux qui en ont le plus besoin lors de conflits, déplacements de population ou d’épidémies. L’organisation est présente en République centrafricaine depuis 1997 avec des projets à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.
C’est ce dimanche (27 octobre) que le président Donald Trump a annoncé que les forces spéciales “ont tué le leader de l’Etat islamique Abu Bakr al-Baghdadi” dans le nord de la Syrie. Le film d’une fin tragique “Al-Baghdadi est mort”, a déclaré le Chef de la maison blanche qui a précisé que “le leader de l’Etat islamique, qui était chassé par les chiens renifleurs, avait atteint le fond d’un tunnel sans issue où il s’était réfugié. C’est alors qu’il s’est suicidé avec sa veste chargée d’explosifs”. L’explosion a tué trois des enfants de al-Baghdadi, a aussi expliqué le président Donald Trump. Une autre source officielle américaine a indiqué plus tard que deux des épouses du terroriste avaient également été tuées sur le site de l’opération. La Turquie a indiqué avoir été en coordination avec les Etats-Unis pour cette opération. Le président Recep Tayyip Erdogan a salué “un tournant dans la lutte contre le terrorisme”. Identifié grâce à un test ADN Les forces spéciales américaines avaient pu identifier le corps du chef terrioriste une quinzaine de minutes après sa mort grâce à un test ADN effectué sur place. Un test crucial vu que Abu Bakr al-Baghdadi avait été déclaré mort plusieurs fois déjà. Les soldats américains ont saisi de nombreuses données sur le groupe Etat islamique, y compris des informations sur des plans à venir. Selon le président américain, les services de renseignements savaient où al-Baghdadi se déplaçait depuis plusieurs semaines. “Il a passé ses derniers moments dans une peur totale et dans la panique de se voir exécuter à tout instant par les forces américaines”, a raconté Donald Trump. “Il était un homme fou et vulgaire, et maintenant il s’en est allé”, a ajouté le président. D’après le ministre de la Défense Mark Esper, l’objectif était de capturer al-Baghdadi vivant. Abu Bakr al-Baghdadi apparaît une nouvelle fois dans une vidéo non datée (29.04.19) Les principales réactions dans le monde (source Afp) Pour Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense , “depuis la défaite finale de l’Etat islamique par l’armée du gouvernement syrien avec le soutien des forces aériennes russes début 2018, une énième +mort+ d’Abou Bakr al-Baghdadi n’a aucune signification opérationnelle pour la situation en Syrie ni pour les actions des terroristes restants à Idleb”. Boris Johnson le Premier ministre britannique a réagi en indiquant que “la mort de al-Baghdadi est un moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daech n’est pas encore terminée”. Quant à Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, il félicite “le président Trump pour cet accomplissement impressionnant ayant mené à la mort du chef de l’EI, al-Baghdadi. Cette réussite est une étape importante, mais la bataille continue”. La ministre française des Armées Florence Parly a elle aussi “félicité nos alliés américains pour cette opération” qui a conduit à la mort du chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi, tout en assurant “poursuivre le combat sans relâche” contre son organisation. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré vouloir lancer une offensive de son armée contre les Unités de protection du peuple. Washington dit ne pas s’opposer à une telle opération militaire. Les journaux allemands commentent aujourd’hui le rapport “Mueller” sur l’immixtion de la Russie dans la campagne électorale de Donald Trump. Et la victoire des Kurdes sur le groupe “Etat islamique” en Syrie. Les journaux allemands commentent largement l’annonce surprise du retrait des troupes américaines de Syrie.
C’est ce dimanche (27 octobre) que le président Donald Trump a annoncé que les forces spéciales “ont tué le leader de l’Etat islamique Abu Bakr al-Baghdadi” dans le nord de la Syrie. Le film d’une fin tragique “Al-Baghdadi est mort”, a déclaré le Chef de la maison blanche qui a précisé que “le leader de l’Etat islamique, qui était chassé par les chiens renifleurs, avait atteint le fond d’un tunnel sans issue où il s’était réfugié. C’est alors qu’il s’est suicidé avec sa veste chargée d’explosifs”. L’explosion a tué trois des enfants de al-Baghdadi, a aussi expliqué le président Donald Trump. Une autre source officielle américaine a indiqué plus tard que deux des épouses du terroriste avaient également été tuées sur le site de l’opération. La Turquie a indiqué avoir été en coordination avec les Etats-Unis pour cette opération. Le président Recep Tayyip Erdogan a salué “un tournant dans la lutte contre le terrorisme”. Identifié grâce à un test ADN Les ruines d’une maison dans le village de Barisha (Idleb) après l’opération américaine Les forces spéciales américaines avaient pu identifier le corps du chef terrioriste une quinzaine de minutes après sa mort grâce à un test ADN effectué sur place. Un test crucial vu que Abu Bakr al-Baghdadi avait été déclaré mort plusieurs fois déjà. Les soldats américains ont saisi de nombreuses données sur le groupe Etat islamique, y compris des informations sur des plans à venir. Selon le président américain, les services de renseignements savaient où al-Baghdadi se déplaçait depuis plusieurs semaines. “Il a passé ses derniers moments dans une peur totale et dans la panique de se voir exécuter à tout instant par les forces américaines”, a raconté Donald Trump. “Il était un homme fou et vulgaire, et maintenant il s’en est allé”, a ajouté le président. D’après le ministre de la Défense Mark Esper, l’objectif était de capturer al-Baghdadi vivant. Abu Bakr al-Baghdadi apparaît une nouvelle fois dans une vidéo non datée (29.04.19) Les principales réactions dans le monde (source Afp) Pour Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense , “depuis la défaite finale de l’Etat islamique par l’armée du gouvernement syrien avec le soutien des forces aériennes russes début 2018, une énième +mort+ d’Abou Bakr al-Baghdadi n’a aucune signification opérationnelle pour la situation en Syrie ni pour les actions des terroristes restants à Idleb”. Boris Johnson le Premier ministre britannique a réagi en indiquant que “la mort de al-Baghdadi est un moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daech n’est pas encore terminée”. Quant à Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, il félicite “le président Trump pour cet accomplissement impressionnant ayant mené à la mort du chef de l’EI, al-Baghdadi. Cette réussite est une étape importante, mais la bataille continue”. La ministre française des Armées Florence Parly a elle aussi “félicité nos alliés américains pour cette opération” qui a conduit à la mort du chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi, tout en assurant “poursuivre le combat sans relâche” contre son organisation. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré vouloir lancer une offensive de son armée contre les Unités de protection du peuple. Washington dit ne pas s’opposer à une telle opération militaire. Les journaux allemands commentent aujourd’hui le rapport “Mueller” sur l’immixtion de la Russie dans la campagne électorale de Donald Trump. Et la victoire des Kurdes sur le groupe “Etat islamique” en Syrie. Les journaux allemands commentent largement l’annonce surprise du retrait des troupes américaines de Syrie.
Abdou Elinkine Diatta, secrétaire général du MFDC, le mouvement indépendantiste casamançais, a été tué en même temps que deux autres personnes, dans une fusillade survenue dimanche matin, selon plusieurs médias locaux dont l’APS, l’agence de presse gouvernementale sénégalaise. La fusillade a été provoquée par des assaillants qui se déplaçaient avec des motos, selon des témoins contactés par l’APS. Le colonel Abdou Ndiaye, directeur de l’information et des relations publiques de l’armée sénégalaise, a confirmé la mort du chef rebelle à BBC Afrique. Abdou Elinkine Diatta avait été désigné secrétaire général du MFDC depuis 2017. Il se serait montré favorable à la paix avec le gouvernement sénégalais, contre lequel les indépendantistes casamançais se sont soulevés au début des années 80. La Casamance a retrouvé un calme relatif depuis plusieurs années, après des affrontements meurtriers entre le MFDC et l’armée sénégalaise dans les années 90. “Les factions du MFDC se regardent en chiens de faïence depuis plusieurs années”, a expliqué à BBC le journaliste Abdoulaye Sambou, estimant que la mort du chef rebelle pourrait être liée aux “divergences” au sein du mouvement indépendantiste. Abdou Elinkine Diatta était considéré par certains indépendantistes comme “un défaillant, quelqu’un qui a abandonné la lutte armée”, selon Sambou. “Je ne sais pas si [sa mort] va ralentir le processus de paix ou pas”, dit-il, soulignant que c’est une “perte énorme” pour les responsables du MFDC désireux de faire la paix avec Dakar.
A l’expiration du délai de dépôt des candidatures, samedi à minuit, deux anciens Premiers ministres d’Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune, figuraient parmi les 22 candidats qui ont déposé leur dossier pour la présidentielle du 12 décembre. Les deux anciens chefs de gouvernement font figure de favoris à ce scrutin rejeté par le mouvement de contestation inédit né fin février. Les leaders de cette contestation refusent que l’élection soit organisée par un gouvernement aux mains de personnalités des 20 ans de présidence de M. Bouteflika, le chef de l’Etat contraint à la démission en avril sous la pression conjuguée de l’armée et des manifestants. Ali Benflis, âgé de 75 ans, se présente depuis 15 ans comme le principal opposant de M. Bouteflika dont il fut chef du gouvernement en 2000. Limogé en 2003, M. Benflis se présente contre M. Bouteflika l’année suivante, puis en 2014. Il arrive à chaque fois deuxième, très loin derrière le président réélu, avec plus de 80 % des voix. De son côté, M. Tebboune, 73 ans, est un ancien préfet qui a dirigé le ministère de la Communication, sous la présidence de M. Bouteflika, à l’arrivée au pouvoir de ce dernier en 1999. Il a été rappelé au gouvernement en mai 2017 avant d’être limogé trois mois plus tard à cause de rivalités au sein de son entourage. L’Anie a désormais sept jours pour statuer sur la validité des candidatures et publier la liste des candidats retenus. Elle doit ensuite les transmettre au Conseil constitutionnel, lequel doit publier la liste définitive des candidats retenus.
Centrafrique.com/quand-lenrichissement-illicite-et-le-nepotisme-auront-plombe-le-regime-de-touadera-enquete-du-cnc/sarandji-et-touaddera-5/” rel=”attachment wp-att-33266 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ex-directeur de campagne et chef du parti présidentiel MCU Simplice Mathieu Sarandji.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – La rupture avec les mauvaises pratiques de pouvoir caractéristiques de la mauvaise gouvernance telle que le népotisme (nombreuses nominations de parents et membres de sa propre famille dans l’appareil de l’État, affairisme et enrichissement sans cause) – qui dans le passé ont tant fait du mal à notre pays – avait été le thème de prédilection du « candidat du peuple » Faustin Archange Touadera et son équipe de campagne électorale lors des présidentielles de 2015-2016. Malheureusement dans les faits, non seulement les Centrafricains n’ont pas vu cette rupture prônée à cor et à cri, mais force est de constater que plusieurs parents et principaux dignitaires du régime de Touadera auront largement profité de l’accession à la magistrature de ce dernier pour s’enrichir personnellement.
Si le professeur de mathématiques continue de dormir dans sa modeste maison de Boy-Rabe édifiée laborieusement par ses propres moyens lorsqu’il fut recteur de l’Université de Bangui puis PM de Bozizé, ce n’est point le cas de beaucoup de ses parents et compagnons de victoire de 2016, à commencer par son directeur national de campagne Simplice Mathieu Sarandji promu après, Premier Ministre et actuellement SG du parti politique MCU crée pour permettre à Touadéra de se succéder à lui-même en 2021. Quelques cas illustrent parfaitement le fait que la réalité est aux antipodes des promesses démagogiques de campagne électorale.
Le cas Sarandji
Très emblématique de l’enrichissement personnel par prédation financière des deniers publics, le cas de ce professeur de géographie qui naguère habitait dans une modeste maison difficile d’accès dans sa belle-famille au quartier Combattant avant d’être promu PM crève le seuil de l’indécence. Très peu de temps après sa prise de fonction comme PM, un véritable palais est sorti de terre à la sortie Nord de Bangui. Et comme si cela ne suffisait pas, il s’est méthodiquement employé à acquérir tous les lopins l’environnant. Quelques-uns sont en chantier dont un immeuble d’un niveau comme son palais situé juste en face.
Toujours à Bangui, on rapporte plusieurs autres acquisitions à mettre au crédit de SMS, dont l’immeuble en chantier inachevé que le défunt Faustin Zagui a commencé à construire à la place de l’ex-hôtel Minerva sur l’avenue David Dacko au centre-ville de Bangui avant que la mort l’ait emporté. C’est la mutation du titre foncier de cette propriété qui a fuité qui a révélé l’identité du nouveau propriétaire comme Simplice Mathieu Sarandji. De même, c’est lorsque les députés ont rejeté le projet de construction en dur de la tribune du défilé sur l’avenue des Martyrs que le ministre des finances Henri Marie Dondra avait prévu dans le projet de budget de la nation 2018-2019 qu’on a su que l’entreprise qui était retenue pour construire l’ouvrage était celle d’un certain Simplice Mathieu Sarandji. Il s’agissait d’un marché de plus d’un milliard de F CFA excusez du peu !
En province, notamment dans sa ville natale Baoro dans la Nana Mambéré (Ouest), outre une école et un poste de santé, il y a bâti une véritable résidence secondaire dont l’architecture contraste avec les constructions misérables des populations de cette ville qui est à remarquer.
A l’étranger également, on rapporte l’existence de biens immobiliers lui appartenant au Cameroun et on en passe.
Voilà pour le tableau de chasse pour le moins garni, d’un modeste professeur de géographie, ex-secrétaire général de l’Université de Bangui qui, avant de devenir PM s’abritait dans sa belle-famille dans un modeste logis. Les Centrafricains comprendront pourquoi Simplice Mathieu Sarandji n’a jamais fait la déclaration de ses biens comme l’y oblige la Constitution, ni à son entrée en fonction comme PM ni à plus forte raison après son départ de la primature. La Constitution ne dispose pourtant pas que la déclaration des biens est laissée au libre choix et à la volonté de ceux qui y sont astreints de par leur fonction qu’ils doivent exercer.
Le cas Arthur Bertrand Piri
Pour avoir meublé les temps d’antenne du candidat Touadera, son oncle, durant la campagne électorale de 2015, ce neveu du mathématicien, auparavant illustre inconnu, a exigé et obtenu d’être nommé Contrôleur général des sociétés et offices publics avec « rang de Ministre ». Pourquoi s’affubler d’une telle appellation si ce statut ne donne même pas droit de prendre part au conseil des ministres ?. Bien lui en a quand même pris car peu de mois seulement après sa prise de fonction, il a fait sortir de terre au PK 22 (route de Damara), une immense bâtisse à vocation de motel, boîte de nuit, dancing et restaurant, réalisation dont il se targue et proclame à qui veut l’entendre, d’avoir financé sa construction « sans crédit bancaire ! Où donc a-t-il bien pu trouver l’argent qui lui a permis d’édifier si vite un tel immeuble car tout contrôleur général des sociétés et offices publics avec « rang de ministre » qu’il est, son simple salaire ne lui permettra jamais d’accomplir un tel exploit. Il a donc bien dû prendre l’argent quelque part, on sait où !. Il a mis les sociétés d’état et offices publics sous sa coupe et fort de la règle du « programme d’emploi » auquel sont tenus de se conformer les responsables des sociétés et offices publics, il n’a de cesse de mettre ceux-ci sous pression, s’ingérant grossièrement dans leur gestion au quotidien, leur faisant constamment du chantage voire les menaçant même souvent de les limoger et ceci, publiquement sur les antennes de la radio nationale. Tout Bangui s’accorde à dire que c’est grâce aux fruits résultant de la corruption et des prébendes qu’il a construit sa fortune.
Arthur Piri est réputé pour monnayer systématiquement les nominations à certaines fonctions dans l’appareil d’Etat et de DG à la tête des sociétés ou aussi faire retarder moyennant rétribution, le départ à la retraite de certains fonctionnaires, la retraite étant vécue en Centrafrique comme une abomination. Depuis la création du parti présidentiel Mouvement des cœurs unis (MCU), la toute-puissance de Piri s’est encore accrue. Du temps du PM SMS, il contribuait aux côtés de ce dernier à retoquer la plupart des projets de décrets portant mouvement et nomination des cadres et personnel de certains ministères dont les titulaires ne sont pas MCU car provenant d’autres partis politiques. Firmin Ngrébada qui a succédé à SMS a immédiatement été victime de Piri et ses méthodes ci-dessus évoquées, à telle enseigne qu’il a cru devoir proposer en conseil de ministre un projet de décret pour réduire les pouvoirs colossaux que Piri s’est attribués mais malheureusement cette initiative aurait été rejetée par le chef de l’exécutif himself.
(La suite de cette tribune au prochain numéro avec d’autres impétrants sur la liste des corrompus et coupables de biens mal acquis, véritables fossoyeurs de la République)
Bambari-nouvelle-proposition-de-darassa-sur-la-table-du-gouvernement/ali-darassa-et-ses-hommes-a-bambari-le-16-mars-2019-7/” rel=”attachment wp-att-33261 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019. ” width=”450″ height=”299″ />Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.
Bambari (République centrafricaine)| CNC – après avoir refusé, il y’a quelque semaine, de recevoir une délégation gouvernementale venue spécialement pour le rencontrer, le chef rebelle Ali Darassa, après être consulté, vient de faire une nouvelle proposition-choc au gouvernement pour l’organisation et la sécurisation de la JMA-2019 à Bambari, chef-lieu de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
La saga Darassa et la JMA-2019 à Bambari n’est pas prête de ses terminés. En fait, elle ne fait que commencer, en raison d’importante considération qu’on lui accorde, d’après certains observateurs de la vie politique nationale.
En effet, lors d’une réunion préparatoire de la JMA-2019 à Bambari il y’a quelques jours, le préfet de la Ouaka, Monsieur Victor Bissekoin, ex-fonctionnaire du ministère de l’agriculture à la retraite, chef du quartier de Touadera à Boy-Rabe, a officiellement demandé au chef rebelle Ali Darassa un troupeau des bœufs, comprenant au moins cinquante têtes, toutes vivantes, au nom du gouvernement, comme sa contribution personnelle à la JMA-2019.
Cette nouvelle demande des autorités de l’Ouaka, en l’occurrence du préfet Victor Bissekoin au chef rebelle Ali Darassa étonne plus d’un.
Pour les habitants de Bambari, cette nouvelle forme de collaboration entre le préfet et Ali Darassa ne passe pas. Alors, ils se demandent si Darassa est-il devenu un patron éleveur ? Ou bien, voudrait-il demander sa part de butin dans les 600 têtes des bœufs de l’opérateur économique Saleh braquées par Darassa au village Ngoulaka en juillet dernier ?
À Gbokologbo, Ali Darassa n’a pas tardé à répondre positivement à la demande du préfet, tout en profitant de l’occasion pour faire une nouvelle proposition au gouvernement concernant la sécurisation de la festivité de la JMA-2019 à Bambari qu’il souhaite vivement que le pouvoir de Bangui attribue à ses hommes déjà présents à Bambari.
Depuis lors, le gouvernement n’a pas encore répondu à cette nouvelle proposition de la sécurisation de la JMA-2019 par les rebelles de l’UPC, selon nos informations.
Pour rappel, le 15 octobre dernier, une cinquantaine des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) sont arrivés dans la ville de Bambouti, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, faisant fuir plusieurs milliers des personnes vers la République démocratique du Congo.
Pour le chef rebelle Ali Darassa, ce déploiement de ses hommes à Bambouti se justifie par la sensibilisation des populations, plus particulièrement aux éleveurs peuls aux accords de paix dont l’UPC est signataire. Pour les autorités locales, Ali Darassa profite toujours de ce fameux accord politique pour la paix et la réconciliation pour faire avancer ses pions au sud-est du pays alors que ce même accord l’interdit formellement.
J’ai lu, comme beaucoup de nos compatriotes ce matin, la sortie de Maurice Wilfried Sebiro, du moins le récit de sa version à lui des faits d’harcèlement sexuel dont on l’accuse.
Outre le langage très approximatif usité dans son récit, suivi de certains passages incompréhensibles, j’en ai personnellement, et en toute honnêteté, été très peu convaincu.
J’ai même envie de dire que cette sortie était l’arbre qui cache la forêt.
En effet Tanguy, quand, en tant qu’une personnalité publique dans la délégation d’un chef d’état à l’étranger, vous faites l’objet d’une accusation aussi formelle pour harcèlement sexuel, avec des termes précis et sans ambigüités, suivi d’une lettre de consternation, à vous adressée par un responsable hiérarchique de la présumée victime (France 24), vous vous devez, pour rester crédible, de répondre avec tact, sagesse, précisions et concisions sur les faits pour lesquels l’on vous accuse, tout ceci sans engager dans votre récit, des faits d’émotions.
Cette accusation humiliante contre notre compatriote SEBIRO, il faut le dire, ne porte pas seulement atteinte à son honneur personnel en tant qu’individu, mais elle écorche aussi l’honneur de tout un peuple, si ce n’est de tout un pays.
SEBIRO, Conseiller en Communication du Président TOUADERA, dans sa sortie de ce matin, au lieu de ne s’attarder exclusivement que sur les faits humiliants pour lesquels on l’accuse, ceci en donnant des précisions sur ce qui s’est réellement passé, en citant par exemple des noms des témoins oculaires auprès de qui des vérifications peuvent être faites……. il s’est plutôt maladroitement cloitrer en tentant de se faire passer pour la victime, et plus curieux, en s’attardant plus sur des évènements qui n’ont aucun lien, ni rapport, avec ce dont on l’accuse.
Son récit laisse penser même qu’il tenté, avec beaucoup de maladresses, de se défendre de quelque chose qu’il aurait réellement peut-être commis.
Voici en effet, et pour ceux qui ne l’ont pas lu, les faits évoqués par SEBIRO pour sa défense :
Pour lui, cette journaliste Franco-russe, l’accuserait d’harcèlement sexuel pour deux raisons.
#La_première, serait qu’elle appartiendrait à une chaine propagandiste, anti développement de la RCA et de certains pays africains (parlant de Fance24), mais aussi parce que le Sommet Russie-Afrique aurait été une réussite avec la participation de 47 Chefs d’Etats.
Personnellement ici, je ne vois pas le rapport !
#Deuxièmement, pour SEBIRO, cette journaliste l’accuserait ainsi parce qu’il aurait, lui SEBIRO, interrompu l’interview de la journaliste avec le Président TOUADERA, à la 25eme minutes, alors que ladite interview était prévue pour ne durer que 10mn.
Là encore, je trouve ces arguments légers, car, aucune journaliste à ma connaissance, ne porterait une telle accusation, simplement parce qu’un proche d’un président, l’aurait interrompu dans son interview.
Et même, il me semble que lors des rencontres internationales de ce genre, c’est plutôt au #Protocole qu’il revient généralement d’apprécier si les audiences ou interview doivent être abrégées ou non, fonction du programme du Président. Peut-être que SEBIRO se serait-il substitué au protocole de TOUADERA en ce moment précis là ?
Ou en serait-il soudainement devenu un, pour la circonstance ?
Enfin, SEBIRO a bien voulu partager avec nous dans son récit, la quintessence d’une lettre de consternation, à lui envoyée par le Directeur de France 24, Mr SAIKALI.
Il est tout à fait normal, il faut le dire, pour un responsable d’un grand média comme France 24, que le responsable en chef, pour ne pas dire le directeur, puisse ainsi se rapprocher par courrier, du mis en cause dans un litige qui l’oppose avec l’une de ses employées.
SEBIRO encore ici, au lieu de répondre au directeur de France 24, en lui donnant, de façon clair, précis et concis, sa version à lui des faits, et de ce qu’il en est de l’accusation, s’est attardé plutôt à regretter que ce dernier ait pu lui adresser une telle correspondance, alors que lui SEBIRO, aurait transporté une journaliste de RFI, #Charlotte_COSSET, dans la voiture présidentielle, le 16 NOVEMBRE à Bouar (alors que nous sommes au mois d’ #Octobre), afin que cette dernière puisse couvrir les cérémonies de sortie sous le drapeau, de 1023 FACA…
Là encore, on peut simplement et purement reprocher à SEBIRO de faire probablement de la #distraction, parce que ne sachant pas quoi répondre.
Et pour la fin de son récit, SEBIRO fera feu de tout bois, en revêtant une casquette de patriote, et de parler de biens d’autres sujets, et qui n’ont aucun rapport avec ce pourquoi il est accusé.
Bref, je n’ai aucun problème avec SEBIRO.
Je ne dis pas non plus qu’il est coupable ou innocent de quoi que ce soit.
Mais je pense sincèrement que tant qu’il y aura pas une enquête pointue, dans le but de la manifestation de de la vérité, ce sera toujours la parole de cette journaliste, contre celle de SEBIRO.
Une enquête doit donc être ouverte par l’une des parties, afin que l’opprobre soit lavé auprès de la véritable victime dans cette affaire, SEBIRO, ou la journaliste Franco-russe.
Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe terroriste Daesh, prétendument début 2019. (archives) — Le chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire en Syrie et aurait été tué, ont affirmé samedi plusieurs médias américains à quelques heures d’une annonce « très importante » de Donald Trump ce dimanche matin. Selon CNN et ABC, qui citent des hauts responsables, al-Baghdadi a trouvé la mort lors d’une opération de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie. D’après CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe djihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider. Le Pentagone s’est refusé à tout commentaire. « Le président des Etats-Unis fera une annonce très importante demain matin à 9h (locale) depuis la Maison Blanche », a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif américain, sans autres précisions. Peu avant cette annonce, Donald Trump avait publié un message sibyllin sur Twitter. « Quelque chose d’énorme vient de se passer ! », avait-il écrit. Si l’opération militaire américaine a effectivement été couronnée de succès, elle serait la plus importante visant un haut responsable djihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaida tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan. Something very big has just happened! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 27, 2019 Abou Bakr al-Baghdadi n’a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l’offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre. C’est à Mossoul que le chef de Daesh a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri. Un temps emprisonné, libéré faute de preuves De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de Daesh serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie. C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il crée un groupuscule djihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca. Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaida et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak. Le groupe, rebaptisé Daesh, supplante Al-Qaida, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.
Centrafrique.com/wilfried-sebiro-un-conseiller-du-president-touadera-menace-de-poursuite-judiciaire/maurice-wilfried-sebiro-le-jour-de-son-anniversaire-publie-sur-facebook-le-22-septembre-2019/” rel=”attachment wp-att-33212 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, Conseiller en communication du chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de son anniversaire le 22 septembre 2019.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – soupçonné d’avoir posé des actes a caractère explicitement sexuel, également sous contrainte physique sur une journaliste de France 24 en Russie, le Conseiller en communication du chef de l’État, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro pourrait être accusé pour harcèlement sexuel, selon la direction de la chaîne France 24.
D’après M. Saikali, Directeur de la chaîne France24, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, cousin du Président Touadera, n’est pas à son premier coup d’intimidation du genre envers leur équipe :
« … avant, pendant et après l’interview du Président Touadera, ce 24 octobre, vous avez affiché :• des tactiques qui vous semblent coutumières d’intimidation,• parfois d’ordre physique, vous en prenant à la caméra, et à son opératrice,• des propos peu amènes et outrancièrement sexistes à l’égard de nos journalistes… », explique Monsieur Saikali, Directeur de France24 dans un note d’indignation envoyé par courriel à Monsieur Maurice Wilfried Sebiro dont CNC a obtenu une copie.Pour la Direction de France24, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro avait franchi le «seuil de l’intolérable» en faisant à l’une de ses journalistes d’envoyées spéciales lors du sommet de Sotchi des offres à caractère explicitement sexuel. «…également sous contrainte physique,vous glissant entre deux rangs de chaises pour vous tenir de dos, puis debout face à elle, avant de l’interpeller.L’interview du Président étant en cours, notre collaboratrice a voulu poursuivre son travail, mais en a vécu un profond traumatisme, dont elle peine à se remettre», explique la Direction, avant de poursuivre que le groupe (France 24 et France média monde, NDLR) «se réserve le droit de donner à cette affaire les suites judiciaires qu’il jugera nécessaires».
Du côté de l’accusé, la réponse est immédiate. Sur son profil Facebook, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro répond à France 24 :
«… après avoir organisé les interviews du Président TOUADERA sur les médias russes SPUTNIK et deux autres du groupe France Télévision: France 24 et RFI, j’ai lu avec consternation le tweet de la journaliste franco-russe Elena Volochine m’accusant d’avoir demandé de coucher avec une de ses collègues alors que je venais à peine de les croisées.
La vérité est la journaleuse de cette chaîne de propagande anti-développement de la RCA et de certains pays africains est sans doute fâchée par la réussite du sommet Russie-Afrique qui vu la participation de 47 chefs d’État.
Elena en colère n’a pas supporté que j’interrompe son interview à la 25 eme minute, alors qu’elle était prévue pour ne durer que 10 minutes. Bien qu’étant en retard sur son agenda du jour, le Président TOUADERA a accepté de continuer cette entrevue qui a duré plus de 40 minutes.
Pour de nombreux observateurs, cette réponse n’est pourtant pas liée aux faits qui lui sont reprochés. Et si la chaîne France 24 décidait d’engager une action en justice, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro pourrait être traqué partout où il séjournera en dehors de la République centrafricaine afin qu’il puisse faire face à la justice française pour des faits qui lui sont reprochés.Il y’a lieu de noter que Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, l’un des nombreux cousins du chef de l’État à être nommés à la présidence de la République, n’est malheureusement pas la première, probablement pas la dernière personnalité politiques de la présidence et du gouvernement centrafricain à afficher ce genre de comportement qui n’honore guerre la Centrafrique aux yeux du monde. Tout le monde se souvient encore de la masturbation publique du ministre des Mines et de la géologie, Monsieur Léopold Mboli Fatrane, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Après quelques indignations publiques, l’homme garde toujours son poste au sein du gouvernement.
Tourmenté par cette affaire, le retour au bercail du président Faustin Archange TOUADERA est fortement attendu à Bangui. Mais, pour un observateur de la vie politique centrafricaine, le président Touadera n’est pas Catherine Samba-Panza pour sanctionner sévèrement ce genre de comportement digne d’une époque soviétique.
Celui qui vient d’être récompensé du prix Nobel de la paix a réagi pour la première fois aux affrontements qui secouent son pays. Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien, a dénoncé samedi « une tentative de provoquer une crise ethnique et religieuse ». Il a averti que cette crise « pourrait encore s’aggraver si les Ethiopiens ne s’unissent pas ». Les violences ont éclaté mercredi dans la capitale du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avant de se répandre dans toute la région d’Oromia. Les partisans d’un activiste controversé, Jawar Mohammed, sont descendus dans les rues, brûlant des pneus, érigeant des barricades et bloquant les routes dans plusieurs villes. Vendredi, le bilan des heurts s’élevait à 67 morts, dont cinq policiers. Le responsable de la police dans l’Etat d’Oromia a souligné que la plupart des victimes avaient perdu la vie lors « d’affrontements opposant des civils entre eux », et non à l’occasion de l’intervention des forces de l’ordre. Jawar Mohammed, un ancien allié du Premier ministre Jawar Mohammed, le fondateur du média d’opposition Oromia Media Network (OMN), est en fait un ancien allié du Premier ministre réformateur Abiy. Tous deux appartiennent à la communauté oromo, le groupe ethnique le plus nombreux en Ethiopie. Les relations entre les deux hommes se sont récemment détériorées, Jawar Mohammed ayant publiquement critiqué plusieurs réformes d’Abiy Ahmed, allant même jusqu’à accuser le Premier ministre de vouloir « instaurer une dictature ». Ce dernier a été récompensé du prix Nobel en tant qu’artisan d’une réconciliation spectaculaire avec l’ex-frère ennemi érythréen. Il est aussi le père de réformes susceptibles de transformer en profondeur l’Ethiopie, longtemps livrée à l’autoritarisme. Mais la légalisation de groupes dissidents et l’amélioration de la liberté de la presse ont également permis une expression plus libre des tensions intercommunautaires et des nationalismes ethniques. Pour ses détracteurs, Jawar Mohammed incite, lui, à la haine ethnique. Il a notamment accusé à de nombreuses reprises les Tigréens de réprimer toute opposition et de marginaliser les Oromo, son ethnie, la plus importante d’Ethiopie. Les Tigréens, qui ne constituent plus que 6 % de la population, ont longtemps disposé d’un pouvoir sans commune mesure avec leur importance numérique. Le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF) a été à l’origine de la chute en 1991 du régime militaro-marxiste et a dominé jusqu’en 2018 la coalition depuis lors au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF). Le ministère de la Défense a annoncé vendredi le déploiement de militaires dans sept zones où la situation restait particulièrement tendue.
Cette étude de la Banque mondiale analyse les réformes écoulées sur l’année, à travers une dizaine de sujets qui affectent la vie des entreprises. Au nombre des critères, l’accès à l’électricité, l’obtention de titre de propriété et de crédit, la protection des actionnaires minoritaires, le paiement des impôts et le commerce transfrontalier sans oubleir le respect des contrats, l’emploi de salariés et la gestion des contrats avec l’État. Afrikaische Stromversorgung (picture-alliance/dpa/A. Jallanzo) Et le Togo justement, tout comme le Nigéria aura réalisé des performances appréciables qui l’ont hissé à cette dimension des meilleurs réformateurs mondiaux. Outre les réformes visant à réduire les frais de permis de construire, plusieurs autres indicateurs ont favorisé cette percée du Togo comme l’explique Sandra Ablamba Johnson : “D’abord la création d’entreprises qui aujourd’hui fait du Togo le 15è pays au niveau mondial, ensuite le transfert de propriété, l’accès à l’élenergie dont je voudrais ici saluer l’impact remarquable – parce que en moins d’un mois le Togo a mobilisé pratiquement une quarantaine d’entreprises contre une dizaine il y a un an. Egalement, le gouvernement a pu sacrifier 470 millions de francs CFA en faveur du secteur privé qu’il pourra réallouer pour investir dans ses activités. Il y a également l’indicateur de l’accès de crédit”, s’est félicitée la ministre déléguée, conseillère du président togolais en charge du climat des affaires. Koudou, un témoignage La floraison de jeunes entreprises dont parle la ministre est une illustration de la rationalisation des procédures d’enregistrement des propriétés. Elle a profité à Koudou Dovi, jeune entrepreneur en agro-business exerçant dans la capitale togolaise. “Ma première entreprise a été créée en 2011 quand j’ai fini ma maîtrise en stratégie et marketing. On m’a exigé un million de francs CFA comme capital pour créer un cabinet conseil et mes dossiers avient fait trois mois avant qu’on ne m’attribue la carte d’opérateur économique. Aujourd’hui, les donnes ont changé, les procédures de création se font en 24 heures”, confirme le jeune entrepreneur qui s’est spécialisé dans la transformation notamment des graines de Kinkéliba en thé. Cependant le pays doit faire face à un certain nombre de défis pour maintenir cette dynamique, notamment en ce qui concerne la facilitation du paiement des impôts. L’Etat togolais semble en avoir conscience. “Certes, cette année nous avons adopté un nouveau code des impôts très simplifié, nous travaillons à la déclaration et au paiement des impôts en ligne. Donc pour nous, l’adoption de cette réforme par le secteur privé permettra naturellement de faciliter cette réforme relative au paiement des impôts.” explique Sandra Ablamba Johnson, ministre déléguée, conseillère du chef de l’Etat en charge du climat des affaires Pour améliorer encore les choses, comme dans nombre de pays africains, le Togo devra encore s’améliorer sur les questions judiciaires liées à l’exécution des contrats. Car une fois lancée, beaucoup rencontrent parfois des difficultés administratives notamment.
En RCA, alors qu’un accord de paix a été signé entre 14 groupes armés et le gouvernement, les violences se poursuivent. La Minusca a condamné l’attitude de l’UPC en violation des principes de l’accord de paix dont il est signataire. Même si les chiffres ont sensiblement baissé, la Minusca répertorie entre 50 et 70 violations de l’accord chaque semaine. Les violences impliquant le MLCJ et FPRC ont eu lieu dans la région de Birao à l’extrême nord-est où environ 24 000 personnes ont été déplacées. Dans l’extrême nord-ouest, dans la zone de Koui, la Minusca a mené une opération contre le groupe 3R. Mais pendant que les projecteurs sont braqués sur ces zones, un autre groupe avance ses pions. L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), signataire de l’accord de paix, avance dans le sud-est du pays. Dans un communiqué, le général Ali Darass justifie ce déploiement pour « sensibiliser les populations mais surtout les éleveurs transhumants aux accords de paix ainsi qu’à la future mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité ». Sur place, le préfet d’Obo confirme l’arrivée d’une cinquantaine d’éléments à Bambouti ville frontalière du Soudan du Sud, le 15 octobre dernier. Après les combats dans la zone de Lioto en septembre, l’UPC élargit ainsi encore son périmètre d’influence sur le territoire centrafricain. La Minusca a condamné l’attitude de l’UPC en violation des principes de l’accord de paix. Le gouvernement a lui interpellé les garants de l’accord sur des actions à engager face à de tels agissements. Si la situation est calme sur le terrain, aucun incident n’a été répertorié à ce jour, le sous-préfet signale la mise en place d’une barrière pour des taxations illégales sur cet axe principal de ravitaillement de l’est du pays. Le porte-parole du gouvernement a mis en garde l’UPC sur les répercussions potentielles de leur présence sur l’aide humanitaire et l’approvisionnement en général de la région. La frontière avait déjà été fermée il y a quelques mois à la suite du meurtre de plusieurs Sud-Soudanais dans la zone frontalière. Cette fermeture avait asphyxié la zone. Sur place, on craint que les autorités sud-soudanaises décident une nouvelle fois de fermer la frontière.
C’est une situation qui provoque le mécontentement de nombreux Tchadiens et surtout des élèves et étudiants. Depuis fin août, aucun passeport biométrique n’a été délivré par les services de l’immigration et de l’émigration du ministère de la sécurité publique. Des étudiants pénalisés Les conséquences sont nombreuses. Des étudiants ou des malades, en état d’évacuation sanitaire, ont dû reporter leur voyage, faute de passeport. C’est le cas de Yessaigne Borkame qui devrait se rendre au Maroc, pour poursuivre ses études depuis septembre mais, qui est bloqué à N’Djamena. “Quand je vais au commissariat central pour qu’on puisse me délivrer le passeport, ceux qui sont à la porte, me disent que le passeport n’est pas disponible, qu’il y a un problème d’encre, qu’il n’y a pas d’imprimante”, confirme Yessaigne Borkame. Le retard pénalise l’étudiante “normalement, je devrais voyager mais là, je n’ai pas eu le passeport et le voyage est encore repoussé et je trouve que ce n’est pas bon. Ce n’est pas vraiment normal. Il faut que le gouvernement essaie de voir ça.” Comme Yessaigne, Anges Ngomita est dans la même situation. Mais son cas est encore plus grave. Ses études au Ghana sont très sérieusement compromises. “Je devrais passer un test à Accra depuis le 15 septembre et voilà que j’ai raté cette occasion simplement parce qu’on ne peut pas me délivrer un passeport. Je suis vraiment triste et je ne sais que faire. C’était la seule école qui me tenait à cœur”, se désole Anges Ngomita. Les Tchadiens devront encore attendre pour avoir leur passeport Les livrets verts en rupture de stock ? Nos tentatives pour avoir l’avis du Directeur national de la police sont restées sans suite. Mais, selon un officier de la police qui requiert l’anonymat, cette situation est due au manque de livrets verts qui servent à l’impression des passeports. Cet argument ne convainc pas Laring Baou, secrétaire national à la communication et aux nouvelles technologies de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), un parti d’opposition. “On dit qu’il y a rupture de stock mais ça a duré. Un gouvernement responsable ne peut pas laisser ces services comme ça et ne pas donner des documents officiels pour que les citoyens voyagent”, s’indigne le secrétaire national à la communication de l’UNDR. Et Laring Daou d’ajouter “Il y a même des familles qui ont envoyé de l’argent pour inscrire les enfants à l’extérieure, qui ont déjà payé … Donc cette année l’inscription va aller comme ça et ils vont passer une année blanche. Qui va payer tout ça ? Donc beaucoup de gens ont raison de dire que cela est fait sciemment. Est-ce pour brimer ou bien c’est pour faire quoi ?” Outre le passeport, il est également difficile pour les citoyens de se faire délivrer une carte d’identité nationale, un laissez-passer ou encore un acte de naissance pour les nouveaux nés au Tchad. Beaucoup d’usagers doivent patienter des semaines, voire des mois pour avoir accès à ces documents.
Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU a eu lieu ce vendredi (25 octobre) à New York sur la Situation en République centrafricaine. Pas de déclarations à la fin, nous indique notre correspondante sur place. Mais il s’agissait de faire un point de la situation. L’Onu a récemment décidé d’alléger l’embargo sur les armes imposé à ce pays. Un geste salué par les autorités qui se montrent préoccupées par la reconstruction de l’armée centrafricaine. C’est aussi dans cette logique que le président Faustin-Archange Touadera, présent au sommet Russie-Afrique à Sotchi (23 au 24 octobre) a demandé à son homologue Vladimir Poutine de lui fournir davantage d’armes. Une demande qui suscite diverses réactions en Centrafrique où la coopération militaire avec la Russie est suivie de très près. Engagement militaire La Russie s’engage militairement depuis quelques années dans ce pays en crise. Un engagement bien apprécié par la ministre centrafricaine de la Défense Marie-Noelle Koyara. “Les Russes nous appuient en matière de formation au combat. C’est bien pour notre armée. Mais pour déployer cette armée sur le terrain, les soldats ont aussi besoin d’armes”, explique la ministre. A Sotchi, le président centrafricain a donc demandé que la Russie livre encore plus d’armes à son pays. Mais en Centrafrique, certains s’interrogent. Le pays est en plein processus de paix avec les groupes armés qui écument le territoire national. Un accord de paix a été signé en février et des chefs de guerre ont obtenu des postes. Pourquoi donc demander encore plus d’armes ? Réactions méfiantes Djouma Narkoyo, ex-officier de l’armée centrafricaine qui a rejoint un groupe armé espère que ces armes demandées ne vont pas être retournées contre son groupe et contre les autres. “Nous, ça fait longtemps qu’on a tendu la main au gouvernement”,assure-t-il. “Si le gouvernement a vraiment envie de faire la paix, il n’a qu’à changer sa politique ! Toutes ces armes là c’est pour nous protéger, et non contre nous. Et s’il préfère amener ces armes contre nous, l’avenir aussi nous le dira !”, affirme Djouma Narkoyo. Méfiant lui aussi, Gervais Lakosso, acteur de la société civile centrafricaine pense que “la demande en elle-même ne pose pas un problème. Il faudrait bien que notre armée soit équipée. Et il y a des armes ! La Russie avait déjà fait deux dotations par le passé. Alors s’il (le président Touadera) demande des armes maintenant, on ne sait pas pourquoi faire. Il lui faudrait d’abord réviser sa politique !” La Centrafrique devrait organiser des élections législatives et présidentielle entre 2020 et 2021. Mais le fait qu’environ 70% du territoire soit sous le contrôle des groupes armés fait douter de la tenue de ces scrutins à bonne date.
Des centaines de milliers de militants indépendantistes catalans sont descendus samedi dans le centre de Barcelone dans une nouvelle démonstration de masse après les violences qui avaient suivi la condamnation de dirigeants séparatistes pour avoir tenté de faire sécession de l’ Espagne.
Quelque 350.000 personnes, selon la police municipale, ont répondu à l’appel des deux grandes associations Assemblée nationale catalane et Omnium cultural, pour défiler dans le calme près du parlement régional.
« Nous manifestons pacifiquement »
Brandissant des drapeaux indépendantistes, ils criaient « liberté pour les prisonniers politiques » ou « dehors les forces d’occupation » lorsqu’ils apercevaient des policiers. « Nous manifestons pacifiquement, nous ne sommes pas violents contrairement à ce que disent les médias espagnols », a assuré Manuela Muñoz, 57 ans, employée dans une usine chimique.
Dans la soirée, les unités anti-émeutes a chargé des milliers de manifestants rassemblés près du quartier général de la police à l’appel des Comités de défense de la république (CRD), plus radicaux.
C’est la première grande manifestation à Barcelone depuis les troubles qui ont fait au total quelque 600 blessés en Catalogne dans les jours qui ont suivi la condamnation par la Cour suprême de neuf leaders séparatistes à des peines de jusqu’à 13 ans de prison.
Au soir même de la sentence, le 14 octobre, quelque 10.000 personnes avaient tenté de paralyser l’aéroport de Barcelone, se heurtant à la police qui les a empêchés d’entrer. Barricades en feu, jets de pavés, de billes d’acier et de cocktails Molotov contre la police qui ripostait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ou en mousse : des scènes de combat de rue inédites se sont déroulées en Catalogne, où le mouvement séparatiste s’est pourtant toujours voulu pacifique.
Marche anti-indépendantiste ce dimanche
Dimanche, la rue sera aux anti-indépendantistes. Ils veulent « dire “ça suffit” à la violence que nous avons vécu et à la confrontation » cherchée par le gouvernement régional séparatiste, a expliqué à l’AFP le président de l’association Societat civil catalana, Fernando Sánchez Costa.
Des membres du gouvernement socialiste espagnol, dont le ministre des Affaires étrangères, le catalan Josep Borrell, prochain chef de la diplomatie européenne, se joindront à la marche. Les élus de l’opposition de droite aussi, qui réclament au gouvernement des mesures exceptionnelles contre les violences en Catalogne, à l’approche des élections législatives du 10 novembre. Le chef de l’exécutif Pedro Sánchez s’y refuse jusqu’à présent.
Les unionistes du petit parti nord-irlandais DUP ont réaffirmé samedi lors de leur congrès à Belfast leur détermination à mettre en échec l’accord de Brexit négocié par le Premier ministre Boris Johnson.
Avec leurs 10 députés à la Chambre des communes, ces ultra-conservateurs protestants pour lesquels l’union avec la Grande-Bretagne est existentielle sont sortis de la marginalité en devenant les alliés des conservateurs au pouvoir, qui ont atteint grâce à eux une majorité.
Ils ont bloqué les deux versions de l’accord de Brexit conclu par Londres avec Bruxelles, d’abord celle de la Première ministre Theresa May, puis celle de son successeur Boris Johnson.
Le parti souhaite que le Royaume-Uni quitte l’UE avec un accord, mais pas celui de Boris Johnson. “Sans changement, nous ne voterons pas l’accord du Premier ministre”, a averti sa cheffe Arlene Foster. Cet accord est néfaste pour l’économie de l’Irlande du Nord et “affaiblirait les fondations de ce grand Royaume-Uni”, a-t-elle déclaré.
“Nos votes comptent et nos votes vont compter dans les jours qui viennent”, a insisté Arlene Foster. Lors d’un vote prévu lundi, Boris Johnson espère pouvoir provoquer des élections anticipées, mais il aura besoin pour cela d’une majorité des deux tiers.
Depuis les élections anticipées de 2017, à l’issue desquelles Theresa May avait perdu sa majorité, le DUP fait la pluie et le beau temps sur le Brexit et son rejet de l’accord de Mme May a entraîné sa démission il y a cinq mois.
“Trahison”
L’an dernier, Boris Johnson avait été l’hôte d’honneur du congrès: chaleureusement applaudi, il avait enjoint aux délégués de résister à un Brexit qui les obligerait à adopter “de larges pans des règles de l’UE”.
Cette année, son accord de Brexit, qui prévoit justement un alignement sur les règlementations de l’UE en matière de normes alimentaires et de TVA, est au coeur des critiques. Les unionistes estiment que l’accord crée une frontière en mer d’Irlande et rend à terme plus probable une unification avec la République d’Irlande, leur cauchemar.
La question irlandaise est au coeur du Brexit puisque l’instauration d’une frontière physique entre la province britannique au nord et la république au sud remettrait en cause les accords de paix conclus en 1998, qui ont mis fin à trente années de troubles entre républicains et unionistes.
Lundi soir, unionistes convaincus et loyalistes se sont réunis à Belfast pour discuter de l’accord de M. Johnson. L’invitation à la réunion dénonçait “une trahison” et un porte-parole loyaliste, Jamie Bryson, a souligné “l’immense colère” qui régnait dans la salle, où se trouvaient des membres du DUP. “Nous entrons en terrain très dangereux”, a mis en garde M. Bryson. “Le message au DUP est de ne pas lâcher!”
Mais cette fois, le DUP pourrait ne pas obtenir gain de cause: Boris Johnson a réussi à décrocher un accord de principe des députés sur son accord sans leur soutien — une étape que Theresa May n’avait pas réussi à franchir. Et Boris Johnson appelle à présent à des élections anticipées qui pourraient coûter cher à l’intransigeant DUP, alors que l’Irlande du Nord avait voté contre le Brexit lors du référendum de juin 2016.
L’accord de Brexit conclu par Boris Johnson rend nécessaires des contrôles douaniers une fois que le Royaume-Uni aura quitté le marché unique et l’union douanière, à la fois entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, mais aussi entre les deux parties de l’Irlande.
“Le parti a raison de dire que le nouvel accord affaiblira avec le temps la place de l’Irlande du Nord dans l’Union”, relevait récemment l’éditorialiste Fintan O’Toole dans l’Irish Times. “Mais c’est le résultat du Brexit qu’ils ont soutenu avec enthousiasme”.
Hadiza Sabuwa Balarabe, gouverneure de l’État de Kaduna, inspecte des personnes sauvées d’un établissement pénitentiaire à Zaria (Photo du gouvernement de l’état de Kaduna) Cent-huit personnes détenues dans une maison de correction islamique de l’état de Kwara ont été libérées dans le cadre d’une vague de raids contre ces établissements, a-t-on appris vendredi auprès de la police. “Nos hommes ont agi sur la base de rapports de renseignements et ont sauvé 108 détenus du centre jeudi”, a déclaré le porte-parole de la police de l’Etat, Okansanmi Ajayi. Parmi les personnes libérées lors de l’opération menée à Ilorin, la capitale régionale, se trouvaient 103 hommes et cinq femmes, âgés de six à 45 ans. “Leur apparence montre qu’ils étaient maintenus dans des conditions insalubres. Ils étaient visiblement mal nourris et malades”, a-t-il déclaré. Selon l’enquête préliminaire, certains des détenus, amenés dans ce “centre de réhabilitation” par leurs parents, vivaient là depuis cinq ans pour apprendre le Coran. “Nous avons arrêté le responsable et certains de ses enfants qui enseignaient au centre et ils nous assistent dans notre enquête”, a-t-il déclaré. Il s’agit du sixième raid de ce genre mené au Nigeria en moins d’un mois. Dans de nombreux cas, les victimes de ces établissements ont affirmé avoir été enchaînées et victimes de mauvais traitements, voire de torture et d’abus sexuels. Mercredi, 15 personnes ont ainsi été libérées d’un centre similaire, informel, situé dans un appartement résidentiel de l’Etat d’Adamawa (nord-est). Le 19 octobre, la police de Kaduna (nord) a secouru 147 personnes d’un pensionnat islamique, à peine deux semaines après la libération de plus de 300 étudiants dans une maison de correction dans la même région. A Katsina, ville natale du président Muhammadu Buhari, des centaines de détenus ont également été libérés par la police au cours d’une opération similaire.
Un nombre croissant de femmes et de jeunes filles de Côte d’Ivoire sont victimes de traite d’êtres humains vers l’Afrique du Nord et l’Europe, alerte l’Organisation Internationale pour les Migrations. Des équipes de lutte contre la prostitution et le travail forcé ont noté une augmentation du nombre de personnes qui traversent la Méditerranée et une augmentation des appels à l’aide aux points de débarquement en Italie, selon un communiqué publié le à l’occasion de la Journée européenne contre la traite d’êtres humains le 18 octobre. “Beaucoup sont recrutées dans leur pays avec la promesse d’être embauchées comme domestiques ou serveuses et sont en réalité soumises à une vie de servitude à leur arrivée en Tunisie ou en Libye”, a déclaré Laurence Hart, chef du bureau de coordination de l’OIM pour la Méditerranée, cité dans le communiqué. Elles sont alors “victimes d’abus sexuels, de mauvais traitements, de violence et de privation de liberté”. Ces femmes sont aussi souvent la proie de contrebandiers dont le but est “de les exploiter à leur arrivée en Italie ou dans d’autres pays de l’Union Européenne”, a-t-il ajouté. Si l’on constate une baisse du nombre total de migrants ivoiriens arrivant par mer en Italie, le pourcentage de femmes et de jeunes filles concernées est en hausse, indique l’OIM. Alors qu’elles ne représentaient que 8% des Ivoiriens ayant débarqué en 2015, elles sont 46% du total en 2019. Une Ivoirienne retrouvée noyée avec son bébé de huit mois serré dans ses bras, dont les corps ont été retrouvés au fond de la Méditerranée, sont devenus le symbole d’un naufrage survenu début octobre et dans lequel de nombreuses femmes ont péri noyées.
Six enseignants ont été enlevés vendredi “parce qu’ils enseignent en français” lors d’une opération de djihadistes présumés dans leur école du centre du Mali, a-t-on appris de sources sécuritaire et locales. Quelque 920 écoles sont fermées au Mali, dont plus des deux tiers dans le centre de ce vaste pays du Sahel en proie depuis 2012 à des insurrections indépendantistes, salafistes et djihadistes meurtrières et à des violences intercommunautaires. “Les terroristes (terme employés par les responsables officiels maliens pour désigner les djihadistes, NDLR) ont enlevé six enseignants du groupe scolaire de la localité de Korientzé parce qu’ils enseignent en français”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire malienne. Les assaillants sont “venus nombreux, armés et à motos” jusque dans l’école, a confirmé un membre du conseil municipal de cette localité située à quelque 150 km au nord de la capitale régionale, Mopti. “Ils ont sorti quelques élèves et manuels scolaires et des cahiers avant de mettre le feu à ce matériel dans la cour de l’école”, selon la même source, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité. Un membre du corps professoral a indiqué à l’AFP que les djihadistes avaient menacé de revenir si l’enseignement “selon les préceptes de l’islam” n’était pas dispensé à la place de celui en français. “Mes enfants ont vu la scène de l’arrivée des djihadistes. Ils ont peur. J’ai peur”, a déclaré le père de deux élèves, Sidy Diallo, qui a préféré “quitter Korientzé” avec sa famille. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.
La ministre française des Armées, Florence Parly, s’est félicitée vendredi de l’engagement de l’armée danoise aux côtés de la force française Barkhane et de celle de l’ONU (Minusma) au Mali, avec deux hélicoptères, un avion de transport et des officiers de renseignement. “Le Parlement danois a validé (jeudi) le déploiement, à partir de décembre 2019, de deux hélicoptères Merlin à Gao, ainsi que de 70 militaires qui en assureront la MAINTENANCE et la mise en œuvre”, a relevé la ministre dans un communiqué. Ces hélicoptères de manœuvre constituent “une capacité critique pour l’opération Barkhane (4.500 militaires), qui se déploie sur un territoire vaste comme l’Europe”, a-t-elle relevé. Les Danois vont également déployer un avion C130J ainsi que 65 militaires au sein de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Mali (Minusma). Dix officiers supplémentaires viendront renforcer les capacités de renseignement de cette force. Les Danois comptent “parmi nos partenaires les plus proches et les plus engagés” dans la lutte contre les groupes djihadistes et pour “la sécurité des Européens”, a souligné Florence Parly. Les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali, six ans après l’intervention militaire française Serval, et se sont propagées vers le centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.
(Santiago du Chili) Le gouvernement du président chilien Sebastian Pinera se trouvait vendredi plus que jamais sous pression : plus de 820 000 manifestants ont envahi le centre de Santiago pour protester contre les inégalités sociales, une semaine après le déclenchement d’une vague de contestation sans précédent depuis des décennies. Paula Bustamante Des centaines de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux chiliens et entonnant des chants popularisés pendant la période de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), convergeaient vers la Plaza Italia, devenue l’épicentre de cette fronde sociale inédite, ont constaté des journalistes de l’AFP. « À cette heure (18 h 08), la police indique que plus de 820 000 personnes sont rassemblées » sur la plaza Italia, a indiqué la mairie de Santiago dans un tweet. D’autres manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes se déroulaient au même moment dans plusieurs autres grandes villes. « Ce sera probablement le plus grand rassemblement de tous les temps », s’enthousiasmait Francisco Anguitar, 38 ans, un agent de développement en intelligence artificielle, dans le cortège de Santiago. « Nous demandons justice, honnêteté, éthique au gouvernement. Nous ne voulons pas le socialisme, le communisme, nous voulons moins d’entreprises privées, plus d’État », a-t-il ajouté. Alors qu’une grande partie du pays et la capitale restaient sous état d’urgence, avec 20 000 policiers et militaires déployés, la manifestation dans la capitale se déroulait dans le calme. Plus déterminés que jamais, les protestataires ne relâchaient pas la pression sur le pouvoir chilien. Dans la matinée, des centaines d’automobilistes et de chauffeurs routiers avaient participé à des opérations escargot sur les autoroutes qui relient Santiago au reste du pays pour protester contre les prix des péages, provoquant d’importants embouteillages, a constaté l’AFP. « Nous, les petits transporteurs, nous sommes accablés par les prix des autoroutes […] nous rejoignons la mobilisation », a déclaré à l’AFP Marcelo Aguirre, un chauffeur de 49 ans. « Au lieu de se disputer » La question du prix du transport avait déjà été le détonateur de ce mouvement social inédit dans un pays loué pour sa stabilité, lorsque les étudiants avaient appelé à protester contre une augmentation de plus de 3 % du prix du ticket de métro dans la capitale. Malgré la suspension de la mesure, la colère sociale n’est pas retombée. Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s’est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d’habitants. L’annonce mardi par M. Piñera d’une série de mesures sociales, dont une augmentation du minimum vieillesse, une hausse des impôts des plus riches, et un gel de la hausse de 9,2 % de l’électricité, ne semble pas avoir eu l’effet escompté. Le président a demandé vendredi « à tous les députés et sénateurs, au lieu de se disputer et de discuter autant, d’approuver en urgence ces projets » de loi. Pour la septième nuit consécutive, les 7,5 millions d’habitants vont passer la nuit sous couvre-feu, qui a toutefois été à nouveau réduit d’une heure, de 23 h à 4 h. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi que des pillages ont été encore rapportés jeudi dans les quartiers périphériques de la capitale et quelques autres villes du pays. Face à la multiplication des allégations sur des violations des droits de l’homme, la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies et ex-présidente chilienne, Michelle Bachelet, a annoncé l’envoi d’enquêteurs. Selon l’Institut national des droits humains (INDH), 584 personnes ont été blessées depuis le début des troubles le 18 octobre, dont 245 par armes à feu. Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l’armée agissait pour protéger les droits de la personne des Chiliens, non pour les violer. Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Piñera a invité Mme Bachelet et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l’ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili. Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s’être opposé au coup d’État de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a été torturée avant de partir en exil.
Vendredi 25 octobre, un comité d’avocats représentant l’ancien président Bozizé actuellement en exil en Ouganda a annoncé avoir déposé deux requêtes auprès du tribunal administratif de Bangui concernant la circulaire du 17 novembre 2016 du ministère des Transports interdisant les compagnies aériennes desservant Bangui d’embarquer François Bozizé. Cette circulaire précise que toute compagnie aérienne qui enfreint ces instructions se verra non seulement refuser l’atterrissage à l‘aéroport de Bangui et s’exposera à des sanctions conséquentes. Maître Tiangaye, du collectif des avocats de François Bozizé, estime que la circulaire doit être retirée. « Nous saisissons la justice pour que cette mesure qui est arbitraire et illégale parce que ça transgresse non seulement la Constitution de la République centrafricaine, mais aussi les engagements internationaux des droits de l’homme – particulièrement les conventions internationales des droits de l’homme – que cette circulaire-là soit purement et simplement annulée pour que le président Bozizé revienne dans son pays. » L’ancien président est actuellement sous sanctions des Nations unies : gel de ses avoirs et interdiction de voyager. Mais pour le collectif cela n’empêche en rien le retour de François Bozizé à Bangui. « Aucune résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ne contraint l’ancien président Bozizé à l’exil, rien n’oblige un État à refuser l’entrée sur son territoire à ses propres nationaux. Affirmer le contraire signifie que l’ex-président François Bozizé doit être contraint à l’exil. » L’accord de paix signé le 6 février prévoit une loi sur le statut des anciens chefs d’État. Le texte n’a pas encore été présenté devant l’Assemblée nationale. Candidat annoncé du KNK, pour pouvoir se présenter aux prochaines élections, selon le code électoral, François Bozizé doit être de retour à Bangui avant fin décembre.
Centrafrique.com/abas-sidiki-en-visite-a-bouar-au-nord-ouest-de-la-republique-centrafricaine/signature-dacte-entre-antibalaka-et-3r-a-koui-4/” rel=”attachment wp-att-33146 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Lors de la signature d’entente entre les miliciens Anti-Balaka et le chef de 3R Abas Sidiki à Koui. CopyrightCNC.
Bouar (République centrafricaine)| CNC – invité par le gouvernement, le chef rebelle du 3R Abas Sidiki a séjourné durant quelques heures dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré pour discuter avec une délégation de haut niveau venue de Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Même si l’objet de cette rencontre n’a pas été dévoilé par les organisateurs, en l’occurrence le gouvernement, tout porte à croire qu’il s’agit bel et bien de la problématique du désarmement des groupes armés, y compris ceux du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R).
En présence du ministre du Désarmement Maxime Mokom, des représentants de la Minusca et des autres membres du gouvernement qui ont fait ce déplacement, le chef rebelle Abas Sidiki s’est longuement entretenu, selon certaines sources, sur la question de ses hommes sélectionnés pour intégrer l’unité spéciale de sécurité dont une dizaine avaient pris la fuite pour regagner la base de 3R,, de la problématique du déploiement prochain à l’intérieur de la ville de Koui, bastion de 3R, des forces de la Minusca et des soldats FACA…
Selon la même source, aucune allusion n’a été faite sur la question de ses hommes ayant participé au massacre de Paoua, encore moins sur le tabassage des autorités de Niem-Yelewa par ses hommes suite à son ordre direct.
Cependant à Bouar, la présence du chef rebelle Abas Sidiki aux côtés des membres du gouvernement étonne plus d’un. Beaucoup croyaient que la justice centrafricaine était à sa trousse pour l’interpeller suite à de nombreux crimes dont il est soupçonné de commettre sur les populations civiles locales.
Sur cette question, nous avons contacté la Minusca, mais personne n’a voulu se prononcer sur l’affaire.
Entre temps, une source interne à la Minusca a indiqué à CNC qu’à ce jour, la Minusca n’a pas reçu un mandat de la part du parquet général concernant Abas Sidiki, donc elle ne peut rien faire….
Centrafrique.com/les-textes-de-loi-sont-paradoxalement-faits-pour-etre-impunement-violes-en-centrafrique/doud-bernard-selembi-journaliste-25/” rel=”attachment wp-att-33151 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.
Dans toutes les sociétés civilisées à travers le monde, les textes de loi et les accords ratifiés par la République sont imposables à tous ceux qui se réclament citoyens. Ces textes de loi ont traditionnellement un caractère général, contraignant, coercitif et tout contrevenant s’expose à des sanctions préétablies.
La République centrafricaine a la particularité d’être « l’exception qui confirme la règle » car tout ce qui est anormal ailleurs s’impose comme la règle.
C’est dans cette optique qu’après la signature des accords de Khartoum, un chef de guerre récalcitrant signataire de ce fameux accord et caractérisé par des agitations belliqueuses décide unilatéralement d’étendre son hégémonie à « l’extrême est » de la Centrafrique.
Il saisit officiellement les autorités établies et la mission de l’ONU par un communiqué dans lequel il affirme que le but de cette énième opération d’occupation territoriale se résume à la vulgarisation de l’accord de Khartoum et de préparer le redéploiement des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS). Ce énième défi aux autorités établies s’assimile à une humiliation d’un peuple meurtri voire une provocation pour jauger la capacité de réaction du pouvoir ainsi que de la communauté internationale.
Suivant la logique de ce qui précède, il urge de rappeler que l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février 2019 interdit tout mouvement des groupes armés en dehors de leur position initiale. Chaque groupe armé devrait garder sa position et arrêter des exactions sur la population en attendant l’effectivité opérationnelle du processus de désarmement.
Face au laxisme chronique et à l’immobilisme incomparable du pouvoir qui réduit sa réaction à un simple communiqué laconique de condamnation, le citoyen lambda s’interroge :
Quel est le seuil de tolérance du gouvernement pour booster son dernier orgueil à imposer son autorité aux groupes armés ? A quand la reconquête totale et définitive de l’ensemble territoire national ? Quels sont les véritables objectifs de cette mesquine manœuvre militaire ? Ce chef rebelle a t-il un agenda caché justifiant ses velléités de « va t-en guerre » ? L’extension de son impérialisme dans le haut-mbomou a t-elle un lien avec les prochaines échéances électorales ? Au delà des innombrables violations impunies de l’accord, le controversé émissaire de l’Union Africaine et garant des accords de paix de Khartoum appliquera t-il les sanctions prévues à l’article 35 du traité de paix contre ce groupe armé ? Ces occupations illégales de terrain confirme t-elle le « deal » du pouvoir avec les groupes armés en vue de favoriser sa future réélection ?
C’est peut-être dans cette logique que le pouvoir s’entête à organiser les élections dans le délai constitutionnel même si les conditions de crédibilité ne sont pas réunies ? Que représente ce groupe armé au sein du pouvoir pour prétendre vulgariser l’accord de paix et préparer le terrain à l’opérationnalisation des USMS ?
L’autre incompréhension juridique nous vient de la ville balnéaire de Sotchi en Russie. Il faut rappeler que nul n’est sensé ignorer le fonctionnement du système de l’ONU. A titre de rappel, notre chère nation était sous embargo total sur les armes depuis 2013. Après une légitime plaidoirie présentée par la France au conseil de sécurité de l’ONU, le comité de sanctions a accordé un assouplissement de l’embargo autorisant la livraison des armes de petites calibres par la Russie. Unanimement, l’opinion nationale a apprécié l’offensive diplomatique du président de la république mais surpris par la demande de livraison des armes lourdes en dehors du cadre du conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi, certaines interrogations s’imposent :
Nos autorités ont-elles décidé de s’approvisionner en armes lourdes en dehors de la levée totale de l’embargo imposé par le conseil de sécurité de l’ONU ?
Les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine se sont interrogés sur l’avenir de l’accord de paix de Khartoum. L’élu de la nation centrafricaine ne privilégie plus le dialogue religieusement prôné ? Projette t-il de violer lui-même l’accord de paix en engageant une éventuelle guerre contre les groupes armés ? La problématique demeure ambiguë…
mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/de-lillegalite-des-fetes-musulmanes-et-des-journees-de-priere-en-centrafrique/mosquee-centrale-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33141 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.
Le ramadan de 2019 est terminé il y a très longtemps. La fête qui a marqué la fin du jeûne dite l’Aïd El-Fitr aussi. L’Aïd El Kebir ou la Tabaski c’est-à-dire la fête du mouton également. La fin d’année s’approche elle aussi à grand pas pour voir apparaître la journée nationale de prière décidée illégalement.
Nos frères et sœurs centrafricains de confession musulmane à l’instar des autres musulmans du monde entier ont mangé et bu à satiété.
Cette fête est la manifestation de la volonté d’ALLAH retranscrite dans le Saint Coran par le prophète MAHOMET. Que la paix et la bénédiction d’ALLAH soient sur lui !
La journée marquant cette fête avait été déclarée une journée fériée donc une nationale légale en Centrafrique par un simple Communiqué Officiel n°006/MTEPSFP/DIRCAB/DGTEPS.19 du 03 mai 2019. Quoi de plus normal pour un citoyen lambda. Mais sauf que ce communiqué est illégal.
Depuis plusieurs années des textes illégaux, en violation des constitutions en vigueur selon la période, sont pris, soit pour instituer des journées de prière sur toute l’étendue du territoire, soit pour instituer des fêtes religieuses comme c’est le cas de l’Aïd El Fitr (la fin du ramadan) et de l’Aïd El Kébir (la tabaski ou fête du mouton).
Le principe de l’instauration des fêtes religieuses musulmanes en Centrafrique
Depuis très longtemps, en RCA, n’ont pas été officiellement instituées des fêtes religieuses musulmanes. Les jours de l’Aïd El Fitr (le ramadan) et de l’Aïd El Kébir (la tabaski ou fête du mouton) n’étaient pas considérés comme des fêtes légales mais des fêtes purement privées. Les seules fêtes religieuses du pays étaient celles que nous ont été léguées par le colonisateur : les fêtes chrétiennes.
Les musulmans centrafricains devraient fêter la tabaski ou fête du mouton, le ramadan en privé. C’est dire que cette réjouissance se faisait en dehors de la sphère étatique et professionnelle. Ceux qui travaillent prenaient leur journée pour profiter de ce moment sauf que si ces fêtes tombaient un samedi ou un dimanche. On s’arrangeait avec les employeurs publics ou privés.
Cette situation a duré des années. Puis petit à petit des revendications se sont fait entendre dans la communauté musulmane centrafricaine pour l’instauration officielle des fêtes religieuses musulmanes parmi les fêtes légales du pays. La rébellion de la coalition séléka s’est saisit de ce problème. C’est ainsi que de manière officieuse, Monsieur Michel DJOTODIA AM NANDOKRO institua le ramadan et la tabaski comme fêtes légales en Centrafrique tout comme la fête de l’anniversaire de la mort de la maman du prophète MAHOMET. Pour ce dernier cas, un décret a été pris en catimini pour rendre ce jour férié en Centrafrique.
Pendant le Forum National du mois de mai 2015, le débat fut porté en public sur la nécessité de commémorer officiellement les fêtes religieuses musulmanes en Centrafrique. Suite à un débat houleux de la Commission Justice et Réconciliation dudit forum, le principe a été acquis d’inscrire ces deux fêtes religieuses musulmanes parmi les fêtes légales centrafricaines. Je souligne bien le mot « légales ».
Aux termes de la Délibération n° 7 de la Commission « Gouvernance » du Forum de Bangui, il a été décidé ceci : « adopter une loi sur la liberté religieuse, la liberté de culte, et sur les relations entre l’État et les religions ; ces relations doivent être axées essentiellement sur une problématique de la laïcité. Toutefois, dans un esprit d’équité, le forum propose qu’à l’instar des fêtes de religieuses chrétiennes, les deux principales fêtes religieuses musulmanes soient reconnues dans le calendrier officiel comme jours fériés. »
Les conclusions du Forum sur ce cas de figure avaient été unanimement admises par la population.
Pour Mohamed MOUSSA DHAFFANE, « c’est un sentiment de satisfaction et de joie. L’État a toujours reconnu les fêtes chrétiennes, par conséquent, ce n’est que justice pour les musulmans centrafricains. C’est un motif pour eux pour se considérer comme des Centrafricains à part entière, afin de se serrer les coudes avec leurs frères chrétiens pour la reconstruction du pays. C’est également une question de reconnaissance de l’identité. »
Monsieur Ousman ABAKAR, Porte-parole des musulmans de KM5 quant à lui crie victoire. Selon lui, « ce n’est pas seulement la communauté qui a arraché par elle-même cette victoire, mais ce sont tous les chrétiens et musulmans qui ont débattu de la question et adopté cette mesure. Donc, nous sommes très contents ».
Monsieur Adraman ALGECHE Président de l’Association nationale étudiants musulmans de Centrafrique (ANEMCA) salue cette victoire qui n’est qu’une étape « notamment en ce qui concerne la représentativité de la communauté musulmane dans toutes les institutions de l’État ».
Selon l’Abbé Jésus Martial DEMÉLÉ, ancien Vicaire général de l’Archidiocèse de Bangui, « cela est de nature à consolider la cohésion sociale » dans le pays.
C’est dire que le principe de l’instauration des fêtes musulmanes en Centrafrique a été favorablement accueilli. Mais les autorités publiques du pays n’ont pas pris soin de rendre ces fêtes légales.
En effet, sans base légale, les gouvernements successifs depuis la période de Transition ont cru devoir acheter la paix sociale par des mesures règlementaires des fêtes musulmanes en Centrafrique. Ce qui est absolument illégal.
L’illégalité des fêtes musulmanes
Comme il a été dit plus haut, le principe de reconnaissance des fêtes musulmanes comme des fêtes légales centrafricaines avait été admis par le Forum National de Bangui. Cette reconnaissance devrait être revêtir de la forme légale. C’est dire que le gouvernement de l’époque devrait présenter une loi au Conseil National de Transition. Le Premier Ministre Mahamat KAMOUN qui, lui-même, est de confession musulmane n’a pas jugé utile de faire adopter une loi sur le sujet. L’ancien Premier Ministre Simple SARANDJI n’a pas fait de cette question une priorité pour son gouvernement. Encore moins le nouveau Premier Ministre Firmin Ngrebada.
Constatant cette lacune ou ce manquement, certaines associations d’obédience musulmane ont profité pour en faire une surenchère.
Ainsi, monsieur Aboukar MODJODO président de l’association SOS victimes musulmanes de Centrafrique a sommé le gouvernement de « légaliser » par décret les fêtes musulmanes en RCA. Et de menacer: «nous demandons que le gouvernement instaure cette fête, il reste qu’à prendre un décret pour concrétiser les deux fêtes, si on nous concrétise ces deux fêtes, nous supposons qu’il y a déjà la paix ».
A contrario, si ces fêtes ne sont déclarées fériées en Centrafrique, il y aura la guerre.
C’est ainsi que les gouvernements successifs vont, sous cette menace lancinante, violer non seulement la Charte constitutionnelle de Transition mais aussi la constitution du 30 mars 2016 en faisant du ramadan et de la Tabaski des fêtes nationales légales et fériées sur toutes l’étendue du territoire par voie règlementaire.
Depuis toujours en Centrafrique, les jours fériés et les fêtes nationales déclarées chômées et payées ou non-payées sont du domaine de la loi.
C’est ainsi que loi n°62-315 du 28 avril 1962 a fixé le régime des fêtes légales en République Centrafricaine. Cette loi sera successivement modifiée par la loi n°64-55 du 27 novembre 1964, par l’ordonnance n° 74-024 du 21 février 1974.
Même l’Empereur Jean-Bédel BOKASSA qui avait fait de son anniversaire de naissance du 22 février une fête nationale, l’a fait sur la base légale.
C’est surtout dans la constitution que l’on retrouve la base légale des fêtes nationales du pays. En effet, la constitution de 1995 en son article 58-1 in fine ainsi que celle de 2004 aux termes de l’article 61-1 in fine ont consacré la légalité des jours fériés et des fêtes légales en Centrafrique.
Cette légalité des jours fériés et les fêtes légales est consacrée par la Charte constitutionnelle du juillet 2013 (article 58-1 in fine) et surtout par l’article 80 de la constitution du 30 mars 2016.
Il convient de rappeler qu’à peine entrée en vigueur que cette constitution est déjà allègrement violée par le Président de la République qui est censé en être le garant.
Ce qui revient à dire que les décrets relatifs aux fêtes musulmanes centrafricaines sont illégaux tout comme les textes ayant institué les journées de prière en Centrafrique.
L’illégalité des journées de prière instituées par des textes règlementaires
Depuis trois décennies, les journées de prière sont illégalement instituées en Centrafrique par des gouvernements successifs. Toutes ces journées dites de prière sont en contradiction flagrante avec les principes constitutionnels de laïcité, de la légalité des fêtes nationales, de la liberté de commerce et de l’industrie ainsi que de la liberté des citoyens tout court.
La République Centrafricaine est État laïc. Ce principe est affirmé et réaffirmé par toutes les dernières constitutions centrafricaines : la constitution de 1995 (article17), la constitution de 2004 (article 18), la charte constitutionnelle de Transition (article 19) ainsi que celle du 30 mars 2016.
À quelques exceptions près, ces articles sont rédigés de la manière suivante : « La République Centrafricaine est un État de droit, unitaire, souverain, indivisible, laïc et démocratique ».
Ce caractère laïc de l’État n’est pas respecté et sera bafoué constamment au fil du temps au profit des journées de prière.
Et pourtant, c’est dans la bible que l’on retrouve la première loi sur la laïcité : À César ce qui est à César. Et Dieu, ce qui est à Dieu.
Remontons un peu le temps pour en savoir plus. Ces journées de prière qui sont nées dans les années 80 ont pris une tournure particulière sous le règne du Président François BOZIZÉ. C’est ainsi qu’un décret du 28 décembre 2005 avait fixé 3 jours de jeûne et de prière sur toute l’étendue du territoire.
Écoutons ce que nous disait le Ministre de l’Intérieur de l’époque Michel SALLÉ à la radio Centrafrique : « au seuil de la nouvelle année 2006, le chef de l’État, le Général d’Armée François BOZIZÉ, vient de prendre la décision suivante : les 29, 30 et 31 décembre 2005 sont déclarées journées de prière sur toute l’étendue du territoire national. Les bars et dancings, les boîtes de nuit et les lieux de vente de boissons alcoolisées seront fermés du vendredi 30 décembre 2005 à 18 heures au samedi 31 décembre 2005 à 18 heures ». Cette mesure est contraire la liberté de commerce et de l’industrie. C’est aussi une mesure de privation des citoyens contre leurs droits fondamentaux de boire et manger à leur guise.
Ces mesures ont été reconduites régulièrement. À titre d’exemple, l’arrêté n°038/MATD/DIRCAB de 2011 fixant à trois jours les journées de jeûne et de prière et qui interdisait l’ouverture des « gargotes, bars-dancing et les débits de boisson » à partir du 28 décembre à minuit au 31 décembre 2011 à 18 heures.
Selon l’article 3 de cet arrêté, « l’inobservation de ses dispositions entrainera des sanctions prévues par les textes en vigueur ».
Monsieur BENDOUGA qui avait décidé d’enfreindre ces dispositions en avait subi de graves conséquences physiques.
Cette mesure a de nouveau été décrétée le 06 mai 2013 au plus fort moment de la crise militaro-politique centrafricaine. La raison invoquée : « implorer Dieu pour que la paix revienne sur toute l’étendue du territoire centrafricain » au mépris de la laïcité. Ces prières qui ressemblent à celles de CAÏN n’arriveraient pas à Dieu. Elles n’ont pas non plus ramené la paix puisque la guerre a continué de plus belle avec de graves conséquences que l’on connait aujourd’hui.
Toutes ces mesures règlementaires relatives aux journées de prières et de jeûne en Centrafrique sont illégales car elles sont purement et simplement contraires aux différentes constitutions du pays et celle du 30 mars 2016 actuellement en vigueur.
Que faire ?
En lisant ces lignes, d’aucuns penseront que je suis un anticlérical pourfendeur de la religion et donc opposé à l’instauration des fêtes religieuses dans le pays. Or, ce n’est pas le cas. En tant que chrétien, je revendique simplement d’abord que la laïcité adaptée au contexte centrafricain soit prônée et respectée.
Ensuite, il est d’une impérieuse nécessité que les fêtes religieuses soient instituées normalement et légalement contrairement à ce que l’on fait actuellement de manière cafouillée.
Que ces fêtes religieuses trouvent un fondement légal conforme à la Constitution du pays.
Toutes les conditions sont réunies pour que cela soit fait. Il est urgent que cette proposition de loi mobilise les députés de la Nation, toutes tendances confondues, le Ministre de l’Intérieur qui est le Ministre des cultes ou le Ministre du Travail ainsi que la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation en vue de son adoption rapide conformément aux recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015.
Ce projet de proposition de loi que j’ai rédigé est envoyé aux honorables Députés de la Nation.
À l’Assemblée Nationale, il n’y aura pas d’obstacle puisque c’est ce qui avait décidé au Forum National de Bangui en mai 2015. Et qu’il y a une majorité parlementaire pour le vote de cette loi.
En plus, la discussion pour l’adoption de cette loi ne prendra pas beaucoup de temps, puisque c’est une petite loi comme le disent les juristes.
Le risque c’est qu’on profite de cette opportunité pour insérer dans ladite loi toutes les fêtes musulmanes en invoquant l’égalité entre chrétiens et musulmans. Ce qui ouvrira la voie à d’autres religions minoritaires du pays notamment les Kimbanguistes, les adeptes de la Foi Baha’ie pour revendiquer des jours fériés nationales pour eux.
Enfin, en attendant, il faut abroger tous les textes relatifs aux fêtes musulmanes et aux journées de jeûne et de prière en Centrafrique.
Il est une nécessité d’instaurer sous réserve des principes de la laïcité en République Centrafricaine une journée de la paix, de la cohésion sociale et du Vivre Ensemble. Ce sera une journée de manifestations diverses y compris celle des prières pour ceux et celles qui le souhaitent. Et la date qui convient à mon humble avis c’est le 05 décembre car c’est le jour où la crise militaro-centrafricaine a atteint son apogée avec la mort de plus de 300 centrafricains.
En définitive, si demander l’abrogation de ces textes illégaux instaurant les fêtes musulmanes et les journées de jeûne et de prières en Centrafrique est un péché, je demanderai à Dieu me pardonner. Et je ferai la prière suivante à ALLAH : « Ô ALLAH, pardonne-moi tous mes péchés, les plus petits et les plus grands, les premiers et les derniers, ceux commis en public et ceux commis en secret » contre ces textes sus-cités.
Si tel n’est pas le cas, que Dieu m’ouvre grandement les portes de son paradis.
Gaston KONGBRÉ
PROJET OU PROPOSITION DE LOI INSTITUANT LES FÊTES LÉGALES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
L’ASSEMBLÉE NATIONALE A DÉLIBÉRÉ ET ADOPTÉ,
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT,
PROMULGUE LA LOI DONT LA TENEUR SUIT :
Article 1er : Aux termes de l’article 80 de la constitution du 30 avril 2016, alinéa 27, sont du domaine de la loi, les jours fériés et les fêtes légales.
Article 2 : Les jours et dates ci-dessous limitativement énumérés sont institués comme fêtes légales en République Centrafricaine :
le 1erjanvier,
le 29 mars date anniversaire de la mort du Président fondateur de la République Centrafricaine Barthélémy BOGANDA,
l’Ascension,
la fête des Mères,
la fête du ramadan, l’Aïd el-Fitr,
le 1er mai, fête du travail,
le 13 Août, Fête de l’Indépendance de l’Indépendance nationale,
l’Assomption,
la Toussaint,
la fête de la fin du Ramadan (l’Aïd El-Fitr),
la fête du sacrifice, l’Aïd al-Adhaou l’Aid el-Kébir, encore la Tabaski,
le 1er Décembre, fête de la proclamation de la République Centrafricaine,
le 05 décembre, la journée de la Réconciliation, de la Paix, de la Cohésion Sociale et du Vivre Ensemble.
Article 3 : Sont déclarés fériés, chômés et payés les fêtes du 1er mai fête du travail, du 13 août fête de l’Indépendance nationale, 1er décembre, fête de la proclamation de la République Centrafricaine, le 05 décembre, la journée de la Réconciliation, de la Paix, de la Cohésion Sociale et du Vivre Ensemble.
Cette période non travaillée ne peut être une cause de réduction à due concurrence des traitements, salaires, rémunérations et émoluments hebdomadaires, bimensuels et mensuels.
Article 4 : Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou les tâcherons, ont droit à une indemnité égale au salaire qu’ils ont perdu lors de cet arrêt de travail momentané.
Cette indemnité mise à la charge de l’employeur, est calculée sur la base de l’horaire de travail et de la répétition de la durée hebdomadaire du travail habituellement pratiquée l’entreprise, l’établissement ou l’Administration.
Article 5 : Les lundis de Pâques et de Pentecôtes ne sont plus considérés comme des jours fériés en République Centrafricaine.
Article 6 : Les journées de prière instituées en République Centrafricaine sont supprimées.
Article 7 : Lorsque les jours fériés ci-dessus énumérés tombent un dimanche, le lundi ne sera pas un jour férié et chômé.
Article 8 : Les conditions dans lesquelles les jours fériés peuvent être travaillés ou récupérés sont fixées par décret pris en Conseil des Ministres après avis du Conseil d’État, du Conseil Économique et Social, de l’Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, des Syndicats des travailleurs légalement reconnus ainsi que tout organisme ayant un intérêt à cette loi.
Article 9 : Les dates du 19 janvier et du 11 mai sont instituées comme jour de Commémoration de la Journée des jeunes Martyrs de 1979 et des victimes des crises militaro-politiques. Elles ne peuvent être considérées comme jours fériés et chômés.
Article 10 : La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera publiée au Journal Officiel de la République Centrafricaine. Elle sera exécutée comme loi de l’État.
Bangui (République centrafricaine) – Harcelé par Armand Touaboy , un cadre du parti présidentiel MCU, à travers les forces de police, Monsieur Felix Mayanga dénonce le comportement de ces derniers dans un message que CNC vient d’obtenir la copie.
Lisons l’extrait de son message ….
Bonjour,
Pour planter le décor je vous dirai brièvement que ce n est pas autre chose qu une histoire de factures entre 2 entreprises. Mon entreprise et une entreprise de gardiennage. Donc un problème purement civil et commercial qui pourrait se régler de plusieurs manières en bonne intelligence. C est la vie des entreprises qui ont des dettes et des créances à gérer.
Sauf que le directeur de l entreprise ATS sécurité Armand Touaboy pour ne pas le nommer a préféré utiliser des moyens détournés de pressions pour d abord m intimider, me faire peur, et par la suite me contraindre quite à être hors la loi. Monsieur Armand Touaboy s est vanté auprès de mes collaborateurs qu il va me montrer qu il est une personne puissante, introduite dans les arcanes du pouvoir. Il a même affirmé lors de mon dernier séjour qu il me ferait bloquer à l aéroport au moment de repartir sur Paris. <il va voir je vais le salir et je vais lui montrer que je suis pas n importe qui. Il ne connaît ce que je suis capable de lui faire>. J’ai été sensible à ses menaces car notre pays est encore fortement destructuré sur le plan administratif et sécuritaire. Alors je me suis posé la question de savoir si il cherche vraiment à se faire payer son reliquat de factures ou à faire de moi un énième trophée de ses pratiques hors la loi.Voilà planté le décors.
Lundi 21 octobre matin je reçois une convocation à moi adressée par la direction de la CNS (compagnie nationale de sécurité) qui me demande de me présenter le lendemain mardi 22 octobre en leurs locaux.
Je contacte mon avocat pour l informer pour action. Ce dernier saisit le substitut du procureur et lui explique la marche à suivre,et mon avocat dit ne pas me rendre à la convocation. Instructions que j ai suivies.
De retour chez moi je découvre une 2ème convocation émanant toujours de la direction de la CNS pour le lendemain mercredi 8h30. Mais cette fois ci la convocation porte de nombreuses annotations au stylo rouge qui sont sans équivoque menaçantes en cas de non présentation.
Je saisis aussitôt mon avocat qui reprend contact avec le bureau du procureur de la République pour action. Le substitut du procureur lui donne la démarche à suivre en maintenant la consigne de ne pas me rendre à cette convocation car ils allaient dessaisir la CNS du problème du fait de son caractère purement et strictement civil.
Mercredi 23 octobre à 8 heures je me rends à l aéroport accueillir un ami en compagnie de Magloire Kbmz
Pendant que je suis à la sortie des passagers en train d échanger avec la femme de mon ami venue l accueillir, 3 ou 4 policiers de la CNS viennent m encercler et m intiment l ordre de les suivre. Pourquoi ? Nous avons une affaire contre vous et nous devons vous enmener me répondent ils. Je prétexte que j attends des bagages et une fois que je les récupère je pourrais vous suivre. Je rentre à l intérieur pour pouvoir prévenir Magloire et je prends donc le temps de téléphoner à mon avocat pour l informer de la situation. Ce dernier me dit <je vais de ce pas voir le procureur je te reviens>. Magloire qui connaît aussi un des substituts du procureur essaie de le joindre sans succès. Je suis entouré de 2 policiers CNS et certains des passagers qui me connaissent imaginent certainement des choses. Félix Mayanga a été nommé où ? Il est escorté comme ça ?
C est là que mon premier secours arrive de manière inattendue. Et pourtant il s agit du commissaire de l aéroport. Un jeune homme bien sur lui. Il demande des explications à mon escorte policière qui ne sait pas trop quoi dire. Il les sermone en leur disant qu’ils n ont pas le droit d intervenir au sein de l aéroport qui est sous sa responsabilité. Ils devraient d abord le voir et lui présenter le mandat d amener délivré par le procureur de la République, et c est ensuite à lui de procéder à l interpellation si tous les documents l’y autorisent. Je me détends un peu car je suis en présence d’un responsable policier qui parle légalité et procédure. Les policiers CNS s eclipsent rapidement.
Le commissaire me fait rentrer dans son bureau pour me rassurer que cette méthode n est pas correcte et me conseille de saisir le procureur rapidement par mon avocat. Je le remercie pour sa grande rigueur professionnelle. En sortant du bâtiment de l aéroport des bonnes âmes m interpellent pour me dire de faire attention car les policiers CNS en se retirant ont échangé entre eux en disant le directeur nous demande de quitter l enceinte de l aéroport et de nous poster sur la route plus loin pour me prendre, me kidnapper. Sur ce j informe mon avocat qui me dit de ne pas bouger de l aéroport avant qu il ne m autorise. Il est avec le substitut du procureur. Nous avons patienté une bonne heure avant que le substitut du procureur m appelle pour me dire de me rendre à son bureau et instructions avait été donnée au directeur de la CNS pour transmettre le dossier au parquet. Me voilà rassuré donc je peux quitter mon confinement pour rentrer chez moi. Mon avocat me rassure quelques heures plus tard que le parquet va gérer le dossier et que je ne devrais plus être perturbé par des convocations de ce genre.
J ai donc passé un désagréable moment avec le sentiment de me retrouver dans cette situation dans un pays sans foi ni loi. Et pourtant j’ai trouvé la force de croire que tout n est pas noir en passant dans ma tête le comportement exemplaire et du commissaire de l aéroport et du substitut du procureur.
Ce matin de jeudi 24 octobre où je me suis réveillé en pensant fortement à ma fille dont c est le 25e anniversaire et je m’en voulais un peu de ne pas être à la maison pour l accueillir venant de Manchester où elle travaille.
La réalité scabreuse de cette cabale me revient en plein visage lorsqu une 3e convocation m est déposée à la maison. Une convocation pleine de menaces encore avec des annotations au bic rouge, qui me demande de me présenter donc vendredi 25 octobre donc demain à 8h30. Stupeur et incompréhension m envahissent. J essaie de comprendre ce qui cloche.
Je contacte mon avocat qui est en audience et me demande de prendre contact avec le substitut du procureur rapidement. Chose que je fais vers 12h45 accompagné de ma collaboratrice. Le 2e substitut du procureur est une dame. Elle me demande des explications sur cette histoire. Je les lui donne et elle conclut en disant que tout cela est strictement civil et ne peut pas être traité par la CNS. Elle décide de dessaisir encore une fois la direction de la CNS par téléphone sans succès car pas de réponse. Elle décide alors d instruire directement par écrit au verso de la convocation le directeur de la CNS et m instruit de remettre le document à mon avocat pour le remettre au directeur de la CNS. J exprime aussi mes craintes de revivre une tentative de séquestration malgré tout. Elle me dit <seul un mandat d amener signé par le procureur autorise une arrestation si on ne vous présente pas ce document vous ne suivez personne >. Sur cette assurance la remise du document avec les instructions du 2e substitut du procureur est faite par l entremise d un huissier de justice pour éviter tout couac.
Donc normalement je ne dois plus être inquiété par la CNS. Voilà où j en suis ce soir.
Chat échaudé craint l eau chaude. Je suis bien décidé à défendre mes droits et à ne pas céder aux intimidations. Et pour ce faire je vais bien m appuyer sur la justice . Ceci dit une plainte est déjà préparée et celle ci sera aussi déposée en France sur le site de la police nationale. Armand Touaboy qui est le grand instigateur de ce manège criminel est aussi résident en France où il apprecie bien que ses droits lui soient garantis après avoir bafoué ceux des autres en Centrafrique. Il est insupportable que ce genre de personnes aillent tranquillement dans les pays comme la France profiter de la quiétude après avoir posé des actes répréhensibles ailleurs. Cela doit cesser. Cette plainte signifie bien que je suis aujourd’hui en droit de me sentir menacé dans mon intégrité physique et que dans le cas où il se produit un évènement qui porte atteinte à ma liberté, à mon intégrité physique la justice en Centrafrique et en France saura vers qui diriger les enquêtes. Je serai naïf de croire que ce personnage n’est pas dangereux.
Il a tenté par plusieurs de me poser des traquenards notamment par l intermédiaire de sa collaboratrice qui sous prétexte de rechercher une solution m a proposé de nous rencontrer la nuit. Avec quels desseins ? Mon dieu se donner rendez-vous dans une ville plongée quotidiennement dans l obscurité. Quel risque ! Elle a même enregistré à mon insu nos conversations ce qui constitue un délit. Enregistrements que le sieur Armand Touaboy prétend contenir des menaces de ma part. Qu il les fasse donc publier. Comment fait il pour manipuler ainsi des services de police de l état ? Quels mensonges ? Quelles calomnies peut il leur raconter ? Ou bien ? Comment faire autant de grabuge sur les dires de ce monsieur ? Je vous laisse vous poser les questions….
Jamais plus on ne doit laisser perdurer des comportements de ce genre qui sappent depuis trop longtemps déjà la quiétude de ce pays. A suivre….
Ps. Mon cas n est pas unique ni le plus scabreux mais c’est tout de même grave.
Centrafrique.com/8-detenus-en-cavale-a-la-gendarmerie-de-mbaiki/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-7/” rel=”attachment wp-att-33131 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Mbaïki (République centrafricaine)| CNC – huit (8) détenus se sont échappés de la gendarmerie de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, à l’ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris de source sécuritaire locale.
Selon les informations obtenues sur place, les faits se sont produits dans la nuit du jeudi à vendredi, sous une pluie battante, vers 1h du matin.
Profitant du mauvais service de surveillance de la gendarmerie locale, les 8 détenus ont cassé les grilles de la prison avant de s’éclipser dans la nature. Ce n’est que dans la matinée du vendredi que les fractionnaires se sont rendu compte de l’évasion de tous les détenus.
Cependant, parmi les évadés, 2 ont été rattrapés à la barrière de la gendarmerie de Pissa, à 32 kilomètres du lieu de leur évasion. Tandis qu’un autre s’est rendu de son propre gré ce matin à la gendarmerie.
Contacté par CNC, un responsable du parquet de Mbaïki explique que le plus dur est que parmi les évadés, deux sont en cours du transfèrement sur Bangui pour des faits extrêmement grave. Sans , il explique les enquêtes sont en coure pour déterminer les causes exactes de cette évasion, et sanctionner si possible les fautifs.
Quant aux autres évadés, les forces de l’ordre sont à leur trousse pour les ramener devant la justice.
Aux dernières nouvelles, une équipe du haut commandement de la gendarmerie a quitté Bangui depuis quelques heures pour se rendre à Mbaïki pour enquêter sur l’affaire.
Centrafrique.com/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-arrete-a-la-frontiere-tchado-centrafricaine/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-a-betoko-img_17janv2018100900-6/” rel=”attachment wp-att-33123 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Ahmat Bahar devant son domicile à Bétoko, au nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : AFP.The self-proclaimed General Ahamat Bahar, ex-Seleka, ex-FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), ex-MPC (Central African Patriotic Movement) co-founder, and now leader of the armed group MNLC, poses for photographs in front of his home in Betoko, northern Central African Republic, on December 27, 2017. / AFP PHOTO / ALEXIS HUGUET
Paoua (République centrafricaine)| CNC – l’information, encore non confirmée par le gouvernement, vient de tomber à la rédaction ce vendredi 25 octobre. Le général autoproclamé Ahmat Bahar, patron du MNLRCA a été arrêté dans une localité proche de la frontière avec la République du Tchad, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.
Selon la même source, son arrestation a eu lieu dans la ville de Goré, dans le département de Nya-Pendé, région du Logone Oriental au sud du Tchad.
D’après des informations recoupées sur place, ce n’est qu’après le ratissage des forces de la Minusca dans la localité de Bétoko il y’a deux mois que le sulfureux chef rebelle Ahmat Bahar, patron du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine )MNLRC) , avait pris la fuite pour se réfugier au Tchad, dans la ville frontalière de Goré, dans le département de Nya Pendé avant d’être localisé et arrêté par les forces de sécurité tchadienne qui étaient aussi à sa trousse.
Soupçonné d’avoir commis des crimes graves sur la population civile depuis 2014, le chef rebelle Ahmat Bahar faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le parquet général de Bangui. Son transfèrement sur le territoire centrafricain dans les prochains jours pourrait permettre à la justice centrafricaine d’élucider plusieurs cas de meurtre dont il est soupçonné de participer directement ou indirectement.
Souvenez-vous, en décembre 2018, les rebelles du MNLRC du général Ahmat Bahar, dans leur affrontement avec les combattants de la Révolution justice de Sayo, auraient profité pour tuer, piller et détruire en masse dans plusieurs villages environnants de Paoua, dans l’Ouham-Péndé, selon les rapports des ONG internationales implantées dans la région.
Ancien commandant du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), le général Ahmat Bahar avait fondé son propre groupe, le mouvement national pour la libération de la République centrafricaine )MNLRC) en 2017.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore confirmé cette information. Attendant de voir la suite.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – à l’ouverture du débat sur une probable levée de son immunité parlementaire à l’Assemblée nationale ce mercredi 23 octobre, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba s’en prend violemment à son collègue député, président du parti MLPC l’honorable Martin Ziguélé, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Si le président de l’Assemblée nationale, le très honorable Moussa Laurent Gon-Baba n’était pas intervenu pour stopper l’attaque verbale du député Jean-Michel Mandaba, contre son collègue Martin Ziguélé, le clash aurait de l’être violent dans l’hémicycle entre le député de Bamingui et le groupe parlementaire MLPC dont les députés faisaient bloc derrière leur président Martin Ziguélé.
À en croire député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, le rapport d’enquête parlementaire dans lequel il avait été accusé d’avoir touché des pots-de-vin de 40 millions de francs CFA pour faciliter l’obtention d’un permis minier à des sociétés chinoises serait l’œuvre du parti MLPC, en l’occurrence du député Martin Ziguélé, président dudit parti.
Du côté du MLPC, on parle d’une mauvaise disposition d’esprit, pour ne pas dire une simple provocation inutile de la part du député Mandaba, par ailleurs ancien secrétaire général de leur parti.
Cependant, le député du MLPC de la circonscription de koui, Eusèbe Ngaïsse, choqué par les propos de son collègue Jean-Michel Mandaba, a failli se battre avec lui en pleine séance au sein de l’hémicycle. Grâce à l’honorable Gina Sanzé, députés de Dékoua, les deux belligérants se sont séparés sur un ton moins cordial.
Pour rappel, le député Jean-Michel Mandaba, qui a par ailleurs avoué publiquement le 19 juillet dernier devant ses paires députer qu’il avait perçu bel et bien les 40 millions de francs CFA de la part des exploitants miniers chinois, avait démissionné avec effet immédiat de son poste du président de la commission ressources et environnement de l’Assemblée nationale.
Selon la commission d’enquête sur l’affaire, il doit être traduit devant la haute cour de justice si son immunité parlementaire sera levée dans les prochains jours.
Bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/colmatage-des-trous-par-les-villageois-sur-laxe-Bria-Bambari.jpg” class=”attachment-thumbnail size-thumbnail” alt=”colmatage de route par les populations villageoise, illustrant l'article sur Sangha-Mbaéré : Les jeunes de Koundapaye restaurent leur route” aria-describedby=”gallery-2-33116″ />
CopyrightCNC
axe-bria-bambari-par-banafio-le-22-octobre-2019 – Bria-Bangui, huit jours de voyage en route. À qui la faute ?
axe-bria-bambari-le-22-octobre-2019-banafio – Bria-Bangui, huit jours de voyage en route. À qui la faute ?
Bangui (République centrafricaine)| CNC- du 14 au 22 octobre, l’une de nos équipes a parcouru 595 kilomètres qui séparent la ville de Bria à celle de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Dans un pays normal, ce trajet peut s’effectuer en moins de 10 heures. Que s’est-il passé ?
Dans un poste publié le 15 septembre dernier sur les réseaux sociaux, le ministre délégué, conseiller en communication du chef de l’État, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro avait expliqué que désormais, pour se rendre à Bambari, capitale provinciale de l’Ouaka, plus besoin d’avoir un 4×4 pour y aller, une demi-journée est largement suffit, disait-il. Mais de quel axe parle-t-il ?
Pour éclairer nos lecteurs, l’une de nos équipes a parcouru, à bord d’un pick-up, puis d’un camion lourd, l’axe Bria – Bambari, et Bambari – Bangui, le tout en huit jours chrono. Pour rappel, dans ce poste, on parle de l’axe et non de route, quand il s’agit de la Centrafrique.
Si notre équipe, en quittant Bria, elle a dû passer 6 jours avant d’atteindre la ville de Bambari, ce n’est pas le cas pour Bambari-Bangui qu’elle a effectué en 2 jours.
Selon les journalistes qui ont fait cette expérience difficile, la principale cause est l’état chaotique des chaussées de routes en saison de pluie, surtout entre Bria-Bambari.
En plus de tracasseries des groupes armés auxquels il faut verser le droit de passage, on ne peut plus honnêtement parler d’un réseau routier dans ces localités de la République centrafricaine. Il faut noter que sur 5 véhicules qui sillonnent l’axe Bria-Bambari, 3 doivent foncer, contre 2 accidentés.
Tandis que sur l’axe Bambari-Bangui, il faut le souligner, les chaussées sont largement mieux que celles de Bria-Bambari. Mais le seul problème, c’est le racket des forces de l’ordre sur les passagers. À chaque checkpoint tenu par les FSI ou les FACA, il faut obligatoirement verser 500 francs CFA pour les passagers qui ont leur carte d’identité, et 1000 francs CFA pour ceux qui n’en ont pas. Incroyable, mais vrai.
Pour de nombreux usagers de ces routes, le gouvernement doit impérativement agir pour faire cesser les différentes tracasseries qu’ils subissent chaque fois.
« Si l’on parle des groupes armés, on peut comprendre aisément que ce sont des hors-la-loi, mais quand il s’agit des forces de l’ordre, cela est difficilement supportable », confie un conducteur d’autobus interrogé par CNC.
Centrafrique.com/discours-de-madame-samula-isopi-lambassadrice-de-lunion-europeenne-en-rca-a-loccasion-du-lancement-du-programme-de-consolidation-de-la-democratie/ambassadrice-de-lunion-europeenne-samula-isopi-avec-la-president-de-lautorite-nationale-des-elections-et-par-cyrille-yapende-le-24-octobre-2019/” rel=”attachment wp-att-33108 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, l’Ambassadrice de l’Union européenne Samula isopi, la Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) et le Réprésentant résident d’ENABEL. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CopyrightCNC.
Bangui, 24 octobre 2019
Madame la Présidente de l’ANE
Honorable Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique,
Chers collègues du corps diplomatique,
Monsieur le Représentant Résident d’ENABEL, l’agence de coopération belge
Monsieur le chargé de programme Election du PNUD
C’est un plaisir de co-présider, aux côtés de Mme la Présidente de l’ANE, cet événement de lancement du Programme de l’Union européenne de Consolidation de la Démocratie en Centrafrique.
Je remercie toutes celles et ceux qui ont bien voulu se joindre à nous pour ce moment qui n’est pas que symbolique, car en réalité, certaines actions, prévues dans ce programme, commencent déjà, en particulier les actions concernant les opérations de préparation aux élections de 2020-2021.
Vous ne le savez que trop bien, les élections constituent un élement inconturnable pour la consolidation d’une jeune démocratie et le renforcement des institutions démocratiques.
Si le retour à l’ordre constitutionnel a été reconquis le 30 mars 2019:
– c’est non seulement grâce aux efforts de la communauté internationale, au sein de laquelle l’Union européenne a été le partenaire n°1 en appui aux élections,
– mais surtout grâce aux centrafricains qui par leur abnégation et leur engagement ont été les premiers acteurs de ces élections 2016 réussies.
Ces élections de 2016, elles ont été réussies selon l’avis même des observateurs nationaux et internationaux (parmi lesquels les experts de la mission européenne d’appui électoral) parce que le résultat s’était imposé comme incontestable.
En effet, les efforts conséquents mobilisés en vue de garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles, avaient payé.
Les élections n’auraient pas été possibles si les forces positives tournées vers l’avenir n’avaient pas vaincu les forces contraires à tout changement. Un nombre sans précedent de centrafricains s’étaient inscrits dans les listes électorales et avaient participer à décider l’avenir de leur pays. Ce résultat avait été à juste titre considéré historique.
Nous sommes là aujourd’hui pour le rappeler et pour dire que ce résultat, cet acquis, nous devons le préserver, en contribuant tous ensemble à créer les conditions nécessaires pour que ce même resultat, de participation et de crédibilité, soit atteint aux prochaines élections.
Certes, nous savons que sur le plan logistique, d’importantes difficultés avaient été rencontrées à l’époque. Je pense par exemple au premier tour des législatives annulé, je pense au fichier électoral dépourvu de photos d’identité. Mais je suis convaincue que l’ANE a su emmagasiner l’expérience passée et capitaliser les leçons apprises pour prévenir la répétitition de ces difficultés et renforcer davantage l’efficacité du processus.
Quelques soient les défis logistiques et sécuritaires, d’ailleurs déjà relevés en 2015-16 dans une situation plus compliquée que celle d’aujourd’hui, l’Union européenne est convaincue que la tenue des élections 2020 est non seulement possible, mais surtout indispensable:
indispensable pour préserver les acquis remportés depuis 2016 avec toutes les réalisations du RCP-CA;
indispensable pour garantir le respect de la Constitution et consolider les dividendes de la démocratie;
indispensable pour respecter les engagements pris dans l’Accord de Bangui du 6 février 2019.
Je voudrais ici exprimer à la Présidente, aux Membres de l’ANE et aux centrafricains un message de soutien fort et de confiance renouvelée de la part de l’Union européenne, en vue des échéances électorales qui nous attendent.
Le rôle que vous jouez, en tant qu’Institution indépendante chargée des élections, est un rôle absolument majeur pour la reconstruction de ce pays. Votre leadership pour diriger les opérations pré-électorales et électorales et pour coordonner une grande variété d’acteurs étatiques ou non-étatiques, de partenaires institutionnels et internationaux, sera encore plus essentiel en vue des prochaines élections.
Votre leadership s’exerce dès maintenant avec les opérations cartographiques que vous avez déjà lancées.
Je m’adresse également aux centrafricains, ce processus vous appartient. Comme dans toute démocratie le droit de vote est un droit mais aussi un devoir civique: de contribuer à la consolidation de la démocratie et à l’avenir du pays. Vous l’avez déjà fait en 2015-2016 malgré toutes les difficultés. Nous exhortons tous les centrafricains à y croire, à participer, à s’inscrire dans les listes électorales, à exprimer leur choix, pour consolider ce que vous avez commencé à construire en 2015-2016.
Ce pays a besoin de batisseurs. “Il est très facile de casser et de détruire. Les héros, comme le disait Nelson Mandela, ce sont ceux qui font la paix et qui bâtissent.”
Le programme que nous lancons aujourd’hui, de consolidation de la démocratie, s’articule en différentes composantes, essentielles pour le fonctionnement d’un système démocratique: l’Assemblée Nationale, et tout particulièrement le Forum des Femmes parlementaires, la société civile et l’Autorité Nationale des Elections.
Ce programme permet de lancer dès maintenant un appui direct de l’Union européenne au processus électoral et d’apporter un soutien immédiat à l’ANE, à un moment où la communauté internationale commence à se mobiliser. Ce premier soutien, qui s’ajoute à celui du Gouvernement, vise à permettre à l’ANE le déploiement de ses cartographes, la mise à jour de son Centre de Traitement des Données et l’opérationnalisation d’une partie de ses démembrements.
Je vous félicite, Mme la Présidente, du lancement des opérations de cartographie, qui ont marqué le début du processus électoral, et vous encourage à poursuivre avec détermination et esprit positif toutes les étapes, sans céder aux difficultés qui sont inévitables mais pas insurmontables.
L’Union européenne partage la conviction du Chef de l’Etat, de l’ANE et de la CC, traduite par la Loi sur la Parité de 2016, conviction selon laquelle la consolidation du processus démocratique ne peut se faire qu’avec une participation active des femmes. J’en profite pour saluer les nombreuses associations de leadership féminin et féliciter les femmes qui se battent pour affirmer le role et la participation active de la femme dans la vie du pays.
Je voudrais dire à mes chères sœurs, qu’on n’aura pas d’élections ni crédibles ni satisfaisantes sans votre action, sans une participation active des femmes qui représentent 52% de la population. Votre action en termes de plaidoyer, de sensibilisation, d’appel à la sagesse a déjà démontré son efficacité.
C’est pourquoi l’égalité entre hommes et femmes est au cœur de notre nouveau programme. Dès mars 2019, lorsque le DG Stefano Manservisi et le Ministre Félix Moloua avaient signé la convention de financement d’un montant total de 5 million d’euros, le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique était un partenaire naturel et s’était inscrit comme membre du comité de pilotage.
De plus, grâce à ce programme mis en œuvre par une agence de coopération d’un Etat-membre de l’Union européenne, ENABEL, le poste de conseiller genre sera créé, financé et mis en capacité au sein de l’ANE. Le programme permettra également le financement d’une campagne de sensibilisation afin d’encourager les femmes à s’inscrire au fichier électoral, elles n’étaient que 900’000 sur 1,9 million d’électeurs enregistrés en 2015.
Je voudrais m’adresser également aux jeunes, surtout à ceux qui voteront pour la première fois. Inscrivez-vous, participez, massivement, c’est une contribution à la reconstruction de votre pays.
Je m’adresse efin aux partenaires. Nous savons que tous les partenaires partagent la même vision pour l’avenir de ce pays. Un retour en arrière ne peut pas être une option.
Nous savons que les ressources nécessaires sont estimées à 41.8 millions de dollars, en tablant sur un soutien de la Minusca, que nous sommes confiants le Conseil de Sécurité va accorder dans le cadre du renouvellement du mandat de la Mission.
Aujourd’hui, nous pouvons compter sur une participation financière du PNUD à hauteur de 2 millions de dollar. Vous pouvez, Mme la Présidente, aussi compter sur une participation importante de l’Union européenne, qui s’est engagée à apporter une contribution supplémentaire de 15 million d’euros, soit plus de 17 millions de dollars, au basket fund, qui seront matériellement décaissés en mars (donc dans 4 mois), mais qui sont acquis, sans doute et sans réserve, et qui permettront de couvrir la plus grosse partie du budget prévu par l’ANE.
En plus l’UE contribue dès maintenant avec l’appui de 2 million d’euros du programme que nous inaugurons aujourd’hui. Il s’agit d’une contribution logistique, en coordination avec l’ANE, et d’un appui en matière de sensibilisation, éducation civique et promotion de la participation des femmes, qui est aussi prévu dans votre programme et dans votre budget.
Notre appui global s’èlève donc dejà à 17 millions d’euros, soit presque 19 millions de dollars (18.87).
Mais il y a un gap qui reste à combler.
J’aimerais encourager tous les pays amis de la Centrafrique, ici représentés, à eux aussi considérer, très sérieusement, les possibilités d’une contribution, n’importe quel montant, chaque contribution sera determinante.
Les ressources étant encore rares, j’aimerais féliciter le Gouvernement pour son engagement à consacrer 1.7 MM XAF en 2019 et à nouveau 2,2 MM XAF en 2020 aux élections (soit presque 6 millions d’euros, 6,6 millions de dollars).
En même temps, Mme la Présidente, j’aimerais aujouord’hui faire un plaidoyer pour que ces fonds centrafricains soient orientés vers des activités dûment recensées dans le PAPEC, afin d’être certain d’atteindre notre cible des élections. C’est un souhait très fort exprimé par la communauté des bailleurs.
L’Union européenne est aussi prête à apporter un soutien en assistance technique et à examiner la demande du Gouvernement de déployer une mission d’observation ou d’appui électoral, comme il avait été fait en 2015-2016.
Nous appélons aussi tous les partenaires à renforcer le dialogue et la coordination autour des élections et proposons de nous rassembler dans un groupe “d’amis des élections” pour soutenir les citoyens centrafricains dans cette étape importante de consolidation de leur démocratie.
Je voudrais donc souhaiter un plein succès à nos efforts collectifs et plus particulièrement à ce programme qui en réalité a déjà démarré, et je salue notre chef de projet, Marc Amougou, un vrai baroudeur expérimenté des élections en Afrique, qui a déjà travaillé avec plusieurs membres de l’ANE dans sa belle carrière.
Au nom de la Paix tant méritée et attendue par les populations de Centrafrique, je veux dire que l’Union européenne ne ménagera pas ses efforts pour que des élections crédibles se tiennent dans les délais. Nous le devons aux centrafricains
Centrafrique.com/centrafrique-martin-ziguele-plaide-pour-lusage-de-la-force-contre-ali-darassa/depute-martin-ziguele-assemblee-nationale-4/” rel=”attachment wp-att-33098 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable député Martin Ziguelé
Bangui (République centrafricaine) – Martin Ziguele appelle les garants et facilitateurs de l’Accord de paix de Khartoum à une action musclée contre le chef rebelle Ali Darassa, de réduire ses capacités militaires et déclencher contre l’UPC un désarmement forcé pour ainsi garantir la sécurité des populations de Bambouti et d’autres régions sous sa coupe en détresse.
Dans un communiqué signé le 30 septembre dernier, le Chef rebelle de l’UPC et ministre conseiller en charge des USMS du Centre Est, Ali Darassa a justifié le déploiement de ces hommes à Bambouti dans le Haut-Mbomou prétextant qu’il y va là-bas pour préparer la transhumance parce qu’on est au mois d’octobre et sensibiliser la population sur l’Accord de Khartoum. Depuis que ces hommes de main sont arrivés dans la région, ceux-ci commencent à commettre des exactions contre les centrafricains habitants ces confins extrêmes de la République.
Pour Martin Ziguele, c’est encore une farce de ce chef de guerre pour humilier le Peuple Centrafricain, « Ali Darassa est dans une démarche d’humiliation du peuple centrafricain dans sa totalité. L’accord de paix a dit qu’après sa signature les groupes armés ne devraient plus sortir des périmètres dans lesquels ils se trouvaient le jour de la signature. Et maintenant, il va carrément occuper depuis hier Bambouti et depuis un certain nombre de jour, nos compatriotes ont complètement fui la ville », et face à cela, « nous demandons solennellement aux garants et facilitateurs de frapper militairement Ali Darassa pour le ramener dans le périmètre qu’il occupait le jour de la signature de l’Accord et de déclencher contre l’UPC un processus de désarmement forcé », a souhaité le Président du Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
Lors de sa conférence de presse mercredi 23 octobre 2019, la Minusca a été interpelée par plusieurs organes de presse sur la situation à Bambouti, suite au déploiement d’éléments armés de l’UPC dans cette localité à l’est d’Obo, près de la frontière avec le Sud-Soudan. Tout en soulignant que la MINUSCA accompagne la situation de près, le porte-parole a condamné la démarche de l’UPC qui viole l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) et précisé que les ruses et autres manœuvres ne seront pas tolérées.
« Concernant Bambouti, dans le cadre de son mandat, la MINUSCA met en garde l’UPC contre toute violence sur la population civile alors que ce groupe armé a fait savoir qu’il a envoyé ces éléments dans la région. La MINUSCA suit de près la situation dans cette localité à l’extrême sud-est du pays et précise que les ruses et autres manœuvres ne seront pas tolérées. La MINUSCA, l’Union Africaine et a CEEAC doivent communiquer sur la situation que nous suivons dans cette localité », a fait savoir Vladimir Monteiro, Porte-Parole de la mission onusienne en Centrafrique.
Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, a condamné cette situation, indiquant que l’accord de paix signé le 6 février dernier, dont Ali Darassa est signataire, interdit tout mouvement des hommes armés au-delà de leur position au moment de la signature dudit accord.
« Le gouvernement y voit un acte de provocation de la part de M. Darassa et interpelle les garants de l’accord de paix pour une fermeté à l’endroit d’Ali Darassa », lit-on dans ce communiqué.
Pour rappel, Ali Darassa avait dans une note évoqué les mêmes raisons pour justifier l’envoi de ces hommes à Mingala et depuis ce jour, les habitants de Mingala et des villages environnants sont dans la tourmente à cause des exactions des hommes de l’UPC contre elles.
Centrafrique.com/declaration-des-deputes-du-haut-mbomou-relative-a-lattaque-de-lupc-dali-darras/village-proche-de-bambouti-dans-le-haut-mbomou-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33091 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Village proche de Bambouti, pour illustration. CopyrightCNC.
Le 17 octobre 2019, la ville de Bambouti, située à l’extrême Est de notre pays, à la frontière avec le Sud Soudan, a été attaquée par des éléments se réclamant de l’UPC d’ALI DARRAS, Chef rebellle bien connu, qui est un sujet Nigérien.
Cette attaque intervient après celle de Zémio, ayant entrainé le déplacement massif de 52 000 personnes vers la République démocratique du Congo (RDC).
En ce moment, la ville d’Obo est encerclée par les éléments, asphyxiée et risque de tomber dans les heures qui viennent.
Ces différentes attaques qui sont perpétrées sur les paisibles populations du Haut-Mbomou dans l’indifférence totale du Gouvernement, trahissent un plan machiavélique, destiné à installer d’autres populations majoritairement étrangères en lieu et place des populations autochtones. Pour preuve, la récente publication d’une du même ALI DARRAS, qui dévoile ses intentions, sans réaction à ce jour du Gouvernement encore moins de la Minusca.
C’est avec indignation que les populations du Haut-Mbomou, constatent leur abandon par la République depuis l’indépendance, avec l’absence d’écoles, de routes et d’implication dans la conduite des affaires de l’Etat et l’indifférence de l’Etat face aux exactions de la LRA.
Face à cette situation, les populations du Haut-Mbomou, réaffirmant leur attachement à la République, attirent l’attention du gouvernement, du Peuple Centrafricain et de la communauté internationale, des risques de génocide dans cette partie de notre pays et de la possible récupération par des extrémistes face au vide laissé par l’Etat.
Fait à Bangui le 23 octobre 2019
Ont signé :
Honorable Ernest MIZEDIO, Député d’OBO 1
Honorable Lambert AVORLOU, Député de DJEMAH
Honorable Jean-Bernard GBISSIGUI, Député de BAMBOUTI
Birao/point-sur-les-operations-humanitaires-du-cicr-a-birao-avec-limage-du-cicr/” rel=”attachment wp-att-33081 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/point-sur-les-opérations-humanitaires-du-CICR-à-birao-avec-limage-du-CICR-450×253.jpg” alt=”Des enfants dans un camp de déplacés à Birao. De milliers de familles ont tout perdu en fuyant les combats qui ont causé le déplacement de la quasi-totalité des habitants de la ville. CC BY-NC-ND / CICR / Noura Oualot” width=”450″ height=”253″ />Des enfants dans un camp de déplacés à Birao. De milliers de familles ont tout perdu en fuyant les combats qui ont causé le déplacement de la quasi-totalité des habitants de la ville. CC BY-NC-ND / CICR / Noura Oualot
Bangui (République centrafricaine) – Depuis le 1er septembre, des combats entre groupes armés ont provoqué des déplacements massifs de la population à Birao, au nord-est de la République centrafricaine.
« Il a suffi d’une heure, une heure seulement, pour qu’on doive repartir à zéro dans la vie », raconte cet ancien enseignant, qui a tout perdu le 1er septembre en fuyant sa maison dans la précipitation. Plus de 25 000 personnes, la quasi-totalité des habitants de la ville, ont dû fuir leurs maisons, certaines pillées ou incendiées, pour rejoindre des camps de déplacés de fortune, dénuées de tout.
« Les populations n’aspirent qu’à une vie digne et en toute sécurité. Elles doivent être protégées et préservées des conséquences des violences et des confrontations armées. Il est plus que temps de rompre ce cycle de violences qui les enferme dans une précarité sans aucune lueur d’espoir », appelle Valérie Petitpierre, Cheffe de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en République centrafricaine.
Des besoins humanitaires immenses sur fond de psychose
Dans les deux principaux camps où elles ont trouvé refuge, les personnes déplacées dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. « Il faut pourvoir à tous les besoins : nourriture, eau, abri, installations sanitaires. C’est une ville entière qui s’est vidée de sa population en quelques jours », explique Célestin Sikubwabo, délégué du CICR, à son retour de Birao, où il a coordonné l’intervention humanitaire de l’institution.
Plus que tout, les personnes déplacées ont besoin de sécurité. Personne ne songe à retourner en ville : la psychose est réelle, et la population vit au rythme des rumeurs de reprise des combats. « C’est terrifiant de vivre dans une telle situation », témoigne Younous Abakar, un agriculteur qui a laissé toute une vie derrière lui. « Quand les tirs ont commencé, tout le monde a fui, et j’ai perdu la trace de ma femme et de mes enfants. Ce n’est que sept jours plus tard que j’ai su qu’ils étaient en vie et qu’ils avaient trouvé refuge dans un autre camp, à 12 kilomètres d’ici. Mais les conditions de sécurité sont trop mauvaises pour que j’aille les rejoindre. »
Distribution de biens essentiels à plus de 2 400 familles
Le CICR et la CRCA ont distribué des biens essentiels à plus de 2 400 ménages dans des camps de déplacés à Birao.
Le CICR, en collaboration avec Croix-Rouge centrafricaine, vient d’achever une distribution de biens essentiels à 2 415 familles de déplacés, soit plus de 12 000 personnes. Ces familles ont reçu des pagnes, des couvertures, des bassines, des nattes, des moustiquaires, des jerricans, du savon et des ustensiles de cuisine. Cette aide, qui était très attendue, permet aux personnes déplacées de cuisiner les aliments distribués par d’autres organisations humanitaires et de stocker l’eau dans de meilleures conditions d’hygiène. Grâce aux couvertures et aux nattes, elles seront mieux protégées contre la pluie et les intempéries.
Une dizaine de rotations d’avion ont été nécessaires pour pouvoir acheminer les 50 tonnes de secours vitaux. Des routes totalement impraticables, du fait notamment de la saison des pluies, rendent les interventions humanitaires difficiles.
Le CICR a également distribué des sacs mortuaires aux volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine en charge de la gestion des dépouilles mortelles, qui ont pu en assurer un traitement digne. Des médicaments, du matériel médical, des équipements de premiers secours ainsi que 600 kilogrammes de super-céréales ont été fournis à la Croix-Rouge centrafricaine et à l’hôpital de Birao dès le début des affrontements.
Jean-Michel MARTIAL, notre Jean-Michel, Jean-Mi pour ses intimes, était quelqu’un desimple, de discret, de spirituel, positif, bienveillant et toujours souriant à la Vie !
Courageux, il a affronté la maladie avec une verticalité qui force le respect.
Déterminé, il a œuvré jusqu’au bout pour des causes qui défendent l’humain et l’environnement.
Engagé, il s’est attelé à promouvoir la visibilité des Cultures des Outremer et du Continent Africain.
Humaniste, il a engrangé des amitiés dans le monde entier ; ces images de lui, nous les gardons précieusement et voulons lui dire combien nous l’aimons à travers un hommage digne de Lui : la musique, les Textes qu’il aimait tant, les images qui ont parsemé sa carrière, cette voix sublime qui allait chercher nos émotions au fond de nous-mêmes nous aideront à l’accompagner dans son grand voyage.
Notre manière de lui dire que nous ne pourrons l’oublier et qu’il restera gravé dans notre Mémoire, riches que nous sommes des moments que chacun a partagés avec Lui de près ou de loin.
Une communion et un rassemblement Amical, Affectueux et Chaleureux !
Le RDV se fera donc le Mercredi 23 Octobre de 19h à 22h : 33, rue Barbet de Jouy 75007 Paris au conseil régional d’île de France
Nous vous y attendons nombreux pour un bel Hommage !
INFORMATIONS CONCERNANT SES OBSÈQUES :
Mercredi 23 Octobre :
– A 9h : Mise en bière
– A 9h30 : Départ de la Clinique Cognacq Jay : 174, rue de Blomet 75015 Paris
– La Cérémonie religieuse aura lieu à 10h30 à l’Église Saint-Roch 296, rue Saint-Honoré 75001-Paris
Suivie de la crémation à 13h30 à la Coupole du Père Lachaise.
Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain a dénoncé mardi la présence des hommes armés de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa dans la ville de Bambouti (extrême sud-est), proche de la frontière avec le Soudan du Sud.
Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, a condamné cette situation, indiquant que l’accord de paix signé le 6 février dernier, dont M. Darassa est signataire, interdit tout mouvement des hommes armés au-delà de leur position au moment de la signature dudit accord.
Le gouvernement y voit un acte de provocation de la part de M. Darassa et interpelle les garants de l’accord de paix pour une fermeté à l’endroit de M. Darassa.
Joint au téléphone, un membre de l’UPC a expliqué que la présence des hommes de l’UPC dans la préfecture du Haut Mbomou (extrême sud-est) se justifie par deux raisons, d’une part pour la sensibilisation de la population, et d’autre part pour la préparation de la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), composées des forces gouvernementales et des ex-combattants des groupes armés.
Des hommes de l’UPC ont envahi la ville de Bambouti mardi dernier, vers 23h00 heures locale, a affirmé de son côté le préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayako.