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Deuil national de 72h au Burkina après la mort de 24 soldats

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Centrafrique.com/deuil-national-de-72h-au-burkina-apres-la-mort-de-24-soldats/funerailles-de-sept-membres-des-forces-de-securite-tues-dans-lest-du-burkina-faso-en-aout-2018-2/” rel=”attachment wp-att-31413 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Funérailles de sept membres des forces de sécurité tués dans l'est du Burkina Faso en août 2018
Funérailles de sept membres des forces de sécurité tués dans l’est du Burkina Faso en août 2018

 

 

Le président burkinabè a décrété jeudi un deuil national de 72h après la mort de 24 soldats dans l’attaque d’un détachement militaire à Koutougou dans le nord du pays.

Le deuil national va du vendredi 23 août à 0h au dimanche 25 à minuit.

Ce décret tombe alors que mercredi une rumeur dans la capitale faisait état d’un mouvement d’humeur de soldats après l’attaque de Koutougou.

Dans les casernes des rumeurs avaient parlé d’une baisse du moral de la troupe à l’annonce de la tuerie de lundi.

C’est une réaction qualifiée de compréhensible qui n’entame en rien leur détermination à tenir haut le flambeau de la nation selon l’armée.

Mais dans un communiqué l’armée qui annonce avoir retrouvé vivants les cinq soldats disparus, parle d’une émotion normale et invite les populations à faire fi des rumeurs.

Les 24 tombés lundi ont été inhumés jeudi à Dori, chef-lieu de la région.

 

©VOA

Au Tchad, la société civile et l’opposition s’inquiètent de l’état d’urgence

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Centrafrique.com/au-tchad-la-societe-civile-et-lopposition-sinquietent-de-letat-durgence/la-societe-civile-sinquiete-de-ltat-durgence-decrete-au-tchadtr-di/” rel=”attachment wp-att-31409 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Au Tchad, la société civile et l’opposition s’inquiètent de l’état d’urgence décrété par les autorités tchadiennes et la fermeture des frontières avec certains pays voisins.

 

Des mesures prises officiellement pour répondre aux violences intercommunautaires qui ont fait plusieurs morts dans les provinces du Sila et du Ouaddaï à l’est. L’état d’urgence s’étend également dans le nord-est du pays.

Après les provinces du Ouaddai et du Sila, le gouvernement tchadien a décidé d’étendre l’état d’urgence dans le Tibesti, province frontalière avec la Libye, où opèrent des orpailleurs illégaux et des groupes rebelles tchadiens.

 

N’Djamena a décidé également de la fermeture des frontières avec le Soudan, la Centrafrique et la Libye et le déploiement de 5.000 membres des forces de sécurité.

Conséquences économiques

Cette décision du gouvernement ne sera pas sans conséquences sur le plan économique et social, avertit Sosthène Mbeurnodji, Secrétaire général du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés, le MCPL.

 

“Tout le monde sait que le Tchad dépend économiquement des pays frontaliers par les échanges qui se font. Il a été même démontré il y a quelques années que le sucre que nous consommons au Tchad vient pour la plupart du Soudan. D’autres produits passent par la Libye ou encore par la République centrafricaine. On souhaite que les 21 jours d’état d’urgence passent rapidement pour que la situation ne s’envenime pas et qu’à cette crise ne s’en ajoute pas une nouvelle qui sera dommageable pour les populations. Et même à Ndjamena, dans les jours à venir il y aura une hausse des prix des marchandises.”

Une analyse que partage Max Kemkoye, le président de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès (UDP), un parti d’opposition. Il propose une conférence des territoires pour le règlement cette crise.

“Le chef de l’Etat aurait pu demander l’apport de l’opposition ou des acteurs politiques par rapport à une telle situation et demander comment peut-on faire ? Nous lui proposons de convoquer une conférence des territoires pour se parler à cœur ouvert et trouver ensemble la solution à ce problème de façon définitive. Mais sans cela, ces mesures pour 21 jours – même si ça dure six mois ou un an – ça ne va jamais résoudre ce problème. Plus il y aura une exacerbation des tensions et une aggravation des problème, plus les gens vont conserver des rancunes et on va aller dans un cycle de violence perpétuelle.”

 

Malgré les inquiétudes de l’opposition et de la société civile, l’analyste politique Narcisse Laldjim, estime que cette mesure est la bonne. Mais il s’inquiète des possibles exactions des militaires.

“Évidemment il va y avoir des conséquences. Connaissant le comportement de certains éléments des forces de défenses et de sécurité, il y aura certainement des bavures. Donc c’est ça que nous redoutons. Mais s’ils respectent les consignes, les orientations données pour permettre à la paix et la sérénité de revenir dans ces provinces éprouvées par les massacres, alors ça sera une bonne chose.‘’

Nos tentatives pour recueillir l’avis des membres du gouvernement ou encore des responsables du parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du salut (MPS), sont restées vaines.

Mais les récentes déclarations du gouvernement justifiaient l’élargissement de l’état d’urgence par le souci de mettre fin aux tueries dans ces régions.

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©VOA

Rencontre entre le préfet de la Ouaka et le chef rebelle Ali Darassa de l’UPC.

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Centrafrique.com/rencontre-entre-le-prefet-de-la-ouaka-et-le-chef-rebelle-ali-darassa-de-lupc/arrivee-du-chef-rebelle-ali-darassa-a-ngakobo-le-21-aout-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yekoua-du-cnc/” rel=”attachment wp-att-31382 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>arrivée du chef rebelle ali darassa au village ngakobo le 21 août 2019
Arrivée du chef rebelle Ali Darassa au village Ngakobo le 21 août 2019 pour la réunion avec le Préfet de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Lenga pour CNC. CopyrightCNC.

 

Bambari (CNC) – La rencontre s’est tenue ce mercredi dans la localité de Ngakobo, à 460 kilomètres au nord-est de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a constaté sur place un correspondant du CNC dans la ville.

 

Selon nos informations, l’entretien entre le Préfet de la Ouaka Victor Bissekoin et le chef rebelle Ali Darassa a eu lieu aux environs de 11 heures du matin dans la salle de conférence de la société de sucrerie de Ngakobo, en présence du commandant de groupement de la gendarmerie, du commandant du détachement des forces armées centrafricaines (FACA),  du commandant  de la police nationale de la ville de  Bambari ainsi que les cinq généraux autoproclamés de l’UPC dont  le tristement célèbre Garba alias « LÉ OKO » qui terrorise les populations de Ngakobo,  et  Ali Kante Ousmane, comezone de Bambari.

 

Au menu de la discussion, selon nos informations, plusieurs points sensibles concernant principalement la situation sécuritaire dans la Ouaka depuis la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier.

En effet, le préfet de la Ouaka, monsieur Victor Bissekoin, qui n’avait jamais rencontré auparavant  Ali Darassa à cause des multiples dégâts de ses hommes à Bambari, décide de le rencontrer cette semaine en raison des multiples enjeux sécuritaires qui se présentent en ce moment à quelques mois des élections générales en Centrafrique.

Cependant, l’entretien entre les deux hommes, qui  a duré plus de deux heures, n’a pas permis de rassurer les autorités de la Ouaka en ce qui concerne le démantèlement des barrières illégales de l’UPC  dans plusieurs villes ainsi que la libération des bâtiments administratifs, particulièrement celle de l’école mixte de Ngakobo  occupée depuis plusieurs mois par les combattants rebelles de l’UPC alors que la rentrée scolaire arrive à grands pas.

Il y’a lieu de rappeler que le chef rebelle Ali Darassa, par ailleurs conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, n’a pas parlé ni en sango (langue nationale), encore moins en français lors de son entretien avec le préfet. Il préfère parler en arabe et son interprète s’en charge de traduire ses propos aux autres.

 

Copyright2019CNC.

Un projet de consolidation de la paix en marche dans l’Ouham pendez.

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Centrafrique.com/un-projet-de-consolidation-de-la-paix-en-marche-dans-louham-pendez/fin-de-formation-de-20-ambassadeurs-de-paix-a-koui-le-14-aout-2019-par-gervais-lenga-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-31379 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>fin de formation de 20 ambassadeurs de Paix à Koui le 14 août 2019 par gervais lenga pour cnc
Fin de formation des 20 Ambassadeurs de Paix formés par l’ONG GADP à Koui le 14 août 2019, République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

 

Bouar (CNC) – Le projet vise à recruter et former 20 jeunes ambassadeurs de la paix dans les sous-préfectures de koui et de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon les responsables de l’ONG nationale GDAP (Groupement agropastoral) chargée d’exécuter le projet, l’objectif principal était de recruter environ 20 ambassadeurs de paix dans deux sous-préfectures de l’Ouham-Péndé, notamment à Bocaranga et à Koui.

Les nouvelles recrues, selon la même source, devraient subir une formation sur le droit de l’homme, la communication non violente, le dialogue communautaire et la cohésion sociale avant de porter officiellement leurs badges d’ambassadeurs de paix.

Justement, c’est ce qui a été fait depuis le 14 août dernier  où les 20 nouveaux messagers de paix ont reçu leur certificat de fin de formation à koui avant de repartir sur le terrain 24 heures plus tard dans leurs régions respectives.

Selon les informations du CNC, ces activités de sensibilisation, financées par le comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD, Terre solidaire), vont durer trois mois à compter du 15 août 2019. C’est à l’issue de ce délai de sensibilisation qu’une évaluation sera faite pour voir si le projet va produire ses fruits escomptés.

Sur le terrain, à koui comme à Bocaranga, les populations locales se disent confiantes quant à l’issue favorable de cette campagne de sensibilisation tant souhaitée par les différentes communautés locales.

Un enjeu important pour le retour définitif de la paix dans cette partie de la République centrafricaine.

Pour les autorités locales, la paix est synonyme de l’investissement et du développement. Si le projet est évalué positif, il y’aura probablement retour des investissements publics et privés, une bouffée d’oxygène pour les populations de la préfecture de l’Ouham-Péndé, a confié un adjoint au maire de Bocaranga à CNC.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : vers la restauration d’infrastructures dans l’ancienne base de la séléka à Bambari.

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Centrafrique.com/centrafrique-vers-la-restauration-dinfrastructures-dans-lancienne-base-de-la-seleka-a-bambari/les-3-rebelles-de-la-seleka-a-bambari-dans-leur-camp-reuters-img_11mars2018234710-9/” rel=”attachment wp-att-31400 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les rebelles de la Seleka à Bambari
Les rebelles de la Seleka dans leur base à Bambari le 11 mars 2015. Par Reuters

 

Des membres du gouvernement centrafricain ont évalué ce jeudi les projets de construction ou de réhabilitation d’infrastructures dans la ville centrafricaine de Bambari (centre), connue comme l’ancienne base de la rébellion de la séléka entre 2012 et 2015, a-t-on appris jeudi du ministre centrafricain du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Ahaba.

 

D’après M. Djono Ahaba, ces travaux sont, entre autres, les bâtiments administratifs, les routes, dont certaines seront bitumées, une grande première en dehors de la capitale, l’aménagement des points d’eau, les centres de santé, écoles et collèges, etc.

Au pic de la crise qui a secoué la République centrafricaine (RCA) entre 2013 et 2015, Bambari avait été considéré comme la capitale de la Séléka, tenue surtout par Ali Darassa du mouvement armé dénommé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

En janvier 2017, le gouvernement et la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) voulaient faire de Bambari une ville pilote sans armes et sans groupes armés. M. Darassa a donc quitté la ville en respectant l’ordre. Seulement, ses éléments sont revenus en renfort en octobre dernier.

Heureusement, avec la signature de l’accord de paix longuement négocié à Khartoum au Soudan puis signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement et quatorze groupes armés, de bons signes d’apaisement ont été enregistrés, conduisant le gouvernement à choisir Bambari comme la ville d’accueil de la célébration de Journée mondiale de l’alimentation en octobre prochain.

 

©Xinhua

Un réseau d’escrocs nigérians démantelé aux USA.

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Centrafrique.com/un-reseau-descrocs-nigerians-demantele-aux-usa/le-departement-americain-de-la-justice/” rel=”attachment wp-att-31396 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le département américain de la justice
Le département américain de la justice

 

Les autorités américaines ont annoncé jeudi avoir démantelé un vaste réseau international d’escrocs, en majorité nigérians, qui a dérobé des millions de dollars à des entreprises, des utilisateurs de sites de rencontres et des personnes âgées.

 

Au total, 80 personnes sont inculpées dans cette affaire aux ramifications mondiales et quatorze d’entre elles ont été arrêtées sur le territoire américain, principalement dans la région de Los Angeles, a précisé dans un communiqué le procureur fédéral pour la Californie centrale, Nick Hanna.

Les autres suspects sont encore en liberté, pour la plupart au Nigeria.

Les 80 inculpés et d’autres complices sont accusés d’avoir utilisé diverses formes d’escroquerie (“arnaque au président”, manipulation sentimentale sur des sites de rencontres, etc.) aux Etats-Unis et partout dans le monde.

“Certaines des victimes ont perdu des centaines de milliers de dollars dans ces arnaques, et beaucoup étaient âgées”, relèvent les services du procureur.

De telles escroqueries “font perdre des milliards de dollars chaque année, et nous exhortons la population et les entreprises à être aux aguets de ces montages financiers sophistiqués et à s’en protéger”, déclare Paul Delacourt, l’un des responsables du FBI (police fédérale) à Los Angeles.

Pour blanchir l’argent obtenu frauduleusement, le réseau d’escrocs avait résidé aux Etats-Unis, Valentine Iro, 31 ans, et Chukwudi Igbokwe, 38 ans.

Les deux hommes sont notamment accusés d’avoir organisé le transfert d’au moins 6 millions de dollars, et le réseau est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir frauduleusement plusieurs dizaines de millions de dollars au total.

Les fonds étaient ensuite transférés sur des comptes situés hors des Etats-Unis ou versés en liquide à des intermédiaires qui utilisaient ensuite une application bancaire nigériane pour faire circuler les fonds convertis en nairas, la devise du Nigeria.

“Cette méthode a été employée pour transférer des millions de dollars à des complices nigérians sans jamais directement envoyer des fonds hors des Etats-Unis”, affirment les enquêteurs.

 

Avec VOA

3000 fonctionnaires avec de faux diplôme au Tchad

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Centrafrique.com/3000-fonctionnaires-avec-de-faux-diplome-au-tchad/le-president-tchadien-idriss-deby-face-aux-medias-a-berlin-a-la-suite-dun-entretient-avec-la-chanceliere-allemande-angela-merkel-le-12-octobre-2016/” rel=”attachment wp-att-31390 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le président tchadien Idriss Deby face aux médias à Berlin - à la suite d'un entretient avec la chancelière allemande Angela Merkel le 12 octobre 2016
Le président tchadien Idriss Deby face aux médias à Berlin – à la suite d’un entretient avec la chancelière allemande Angela Merkel le 12 octobre 2016

 

Plus de 3000 fonctionnaires tchadiens soupçonnés de détenir de faux diplômes pourraient être privés de leurs salaires du mois d’août s’ils ne régularisent pas leur situation.

L’administration croit qu’ils sont des fonctionnaires fictifs.

Ils risquent la radiation de la fonction publique.

Ce sont en tout 17 mille fonctionnaires qui sont pointés du doigt au départ au terme d’un audit qui a relevé des cas de faux diplômes de fonctionnaires fictifs.

14 mille ont régularisé leur situation.

A ce jour, “3356 ne se sont pas présentés pour confirmer leur intégration à la fonction publique et ils n’auront donc pas leur salaire du mois d’août”, a indiqué Ali Mbodou Mbodoumi, ministre tchadien de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue social.

 

“Cela importe de prendre une mesure conservatoire qui consiste à suspendre les salaires de ces agents à l’effet de nous produire aussi rapidement leurs dossiers afin de procéder à la vérification de l’authenticité de leurs diplômes. La radiation est une disposition légale et nous sommes pas à ce niveau” à expliqué le ministre.

Il est reproché à ces fonctionnaires de ne pas disposer de documents prouvant leur intégration à la fonction publique.

Parmi les 10 ministères concernés par cet audit de diplômes, l’Education nationale détient le gros lot avec 2600 agents, suivi de la Santé.

Le ministre de la Fonction publique tient ainsi à vérifier la validité des diplômes des concernés qui ne se sont pas présentés depuis un an.

De leur côté, les syndicats des travailleurs affirment que si les 3000 fonctionnaires sont effectivement fictifs, cela pourrait contribuer à rétablir le salaire des fonctionnaires ponctionnés depuis janvier 2018.

Brahim Ben Seid, secrétaire général de la Confédération Libre des Travailleurs Tchadiens, estime que “trois mille agents de moins sur la liste de la fonction publique représente un gain et cela peut amélioration la situation des fonctionnaires qui vivent dans la précarité”.

Les autorités préviennent que si les agents concernés par cette mesure conservatoire ne se sont pas présentés avec leur diplômes, il seront tout simplement radiés de la fonction publique.

Par ailleurs, le gouvernement annonce un recrutement de 20 mille jeunes en 2020.

 

©BBC Afrique

Une comédienne zimbabwéenne “enlevée et battue”

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Kureya a déjà dit à la BBC qu’on lui avait interdit d’assister à des événements nationaux, mais qu’elle espérait que les choses allaient changer.

 

Samantha Kureya, connue sous son nom de scène “Gonyeti”, est connue pour ses sketches très critiques et parodiques de la police et du gouvernement Zimbabwéen.

Elle a été enlevée de chez elle, battue et forcée de boire les eaux usées avant d’être libérée au petit matin, témoigne un de ses collègues artistes.

Au Zimbabwe, les comédiens ont toujours eu du mal à faire des plaisanteries sur l’autorité et les pouvoirs publics, craignant la prison.

La police n’a pas encore fait de déclaration sur son enlèvement.

Le frère de “Gonyeti”, Jonathan Gasa, a déclaré à la BBC qu’environ six hommes masqués et armés ont pris d’assaut sa maison mercredi soir, l’ont emmenée, l’ont déshabillée et agressée.

Il a indiqué qu’ils l’accusaient de plomber l’action du gouvernement avec ses sketchs.

Elle a été retrouvée trois heures plus tard.

Son collègue Lucky Aaron a déclaré à la BBC qu’elle avait été jetée dans “la brousse”, dans la banlieue de Harare.

Il l’a prise et l’a emmenée à l’hôpital pour des scanners qui n’ont confirmé aucune fracture.

Mais il s’inquiétait toujours pour sa santé parce qu’elle a été obligée de boire des eaux usées, a-t-il ajouté.

Dans un tweet, Nelson Chamisa, dirigeant du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a qualifié son enlèvement de “violation barbare des droits humains”:

En février, Kureya était l’un des deux comédiens arrêtés pour nuisance publique pour avoir porté un uniforme qui ressemblait à un uniforme de police dans un sketch, rapporte Shingai Nyoka de la BBC à Harare.

À l’époque, elle aurait été avertie que son humour devenait trop politique.

Son enlèvement fait suite à plusieurs cas récents de militants qui planifiaient des manifestations anti-gouvernementales et qui ont été enlevés et torturés, selon des groupes de défense des droits humains.

Les autorités zimbabwéennes ont nié toute implication dans ces enlèvements.

Ils n’ont pas encore commenté l’enlèvement de l’humoriste.

Kureya a déclaré à la BBC en 2018 que sa compagnie de comédie Bustop TV avait l’habitude d’être interdite d’assister à des événements nationaux, mais comme Robert Mugabe a été chassé du pouvoir, elle espérait que les comédiens auraient plus de liberté d’expression.

“J’espère qu’au Zimbabwe, nous aurons la liberté de parler du président sans avoir d’ennuis, la liberté de parler de qui que ce soit sans que la police ne vienne vous chercher.”

“J’espère juste que ça changera,” dit-elle.

 

©BBC Afrique

Le Golfe de Guinée, épicentre de la piraterie mondiale

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Sept attaques de pirateries ont été recensées depuis le début de l’année au large du Cameroun, dont cinq de réussis pour les pirates. Les cas les plus spectaculaires se sont déroulés le 15 août. Des opérations criminelles bien planifiées, selon Sylvie Boyde, l’aumônier pour la Mission allemande aux marins, au Port de Douala :

“Ce qui est choquant, c’est que c’était deux navires en même temps qui étaient côte à côte à l’ancre. Ils ont enlevé huit marins sur un navire et sur l’autre navire neuf marins. Ils ont même ouvert le feu.”

 

Ces crimes en mer s’étendent dans tout le Golfe de Guinée, la zone maritime la plus dangereuse au monde. 201 actes de pirateries ont été recensés en 2018 dans le monde, contre 180 en 2017, et 78 attaques au premier semestre 2019, dont une grande majorité dans le golfe de Guinée, selon le Bureau maritime international.

Les armateurs du Golfe de Guinée s’arment de beaucoup de courage, indique Sylvie Boyde : “Ce que l’armateur fait après une attaque, c’est en fait changer tout l’équipage, les rapatrier quand ils sont libérés et mettre d’autres marins. Laisser les gens se reposer et retrouver leurs forces et le courage de revenir à bord. J’ai eu ainsi au début de la semaine passée la chance de parler au capitaine qui a été enlevé par des pirates nigérians, en avril, et qui est revenu à bord sur le même navire”, explique l’aumônier pour la Mission allemande aux marins, au Port de Douala.

 

©DW

Tchad : plus de 3000 fonctionnaires sans salaire

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Au Tchad, plus de 3000 fonctionnaires tchadiens ne vont pas percevoir leur salaire du mois d’août. Ils sont soupçonnés d’être des fonctionnaires fictifs.

17 mille fonctionnaires étaient ciblés au départ par un audit qui a relevé des cas de faux de diplômes de fonctionnaires fictifs.

Quatorze mille (14.000) ont régularisé leur situation.

3356 ne se sont pas présentés pour confirmer leur intégration à la fonction publique, conséquence, ils n’auront donc pas leur salaire du mois d’août.

Selon Ali Mbodou Mbodoumi, ministre tchadien de la Fonction Publique, du travail et du dialogue social, il ne s’agit pour l’heure que d’une suspension de salaire.

Les fonctionnaires indexés sont appelés à fournir les documents attestant de leur intégration à la fonction publique a indiqué le ministre.

Parmi les 10 ministères concernés par cet audit l’éducation nationale est en tête avec 2600 agents suivis du département de la santé.

Les responsables syndicaux de leur côté affirment que si les 3000 fonctionnaires sont effectivement fictifs, cela pourrait contribuer à rétablir le salaire des fonctionnaires ponctionnés depuis janvier 2018.

 

©BBC Afrique

Diplomatie : 22 août , fête nationale du drapeau de la Russie.

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Depuis la fin de la perestroïka, le 22 août de chaque année est considéré en Russie comme la Journée du drapeau national. C’est le tricolore blanc-bleu-rouge qui était érigé au-dessus de la Maison du gouvernement russe lors du putsch du mois d’août de 1991, putsch qui a mis fin à l’époque soviétique.

 

En effet, le drapeau de chaque Etat traduit son identité. C’est pour cela qu’il est important d’éduquer la jeune génération dans un esprit du patriotisme. Ainsi, pour chaque citoyen de la Russie, les couleurs nationales « blanche, bleue et rouge » signifient quelque chose d’intime, évoquent des souvenirs liés à leur patrie. La journée du drapeau national n’est pas un jour fériée en Russie, c’est juste un petit rappel historique car sans passé il n’y a pas de futur, comme sans drapeau et sans hymne, il n’y a pas d’Etat.

Aujourd’hui la fédération  de la Russie est au chevet de la République centrafricaine pour l’aider à résoudre la crise. Cette coopération centrafricano-russe a connu et s’est matérialisé par des actes concrets tels que :

– Le renforcement des relations entre la RCA et la Russie, manifesté par la formation de plus d’un millier d’éléments des Forces Armées Centrafricaines par les instructeurs russes ;

– La mise à disposition de l’Armée centrafricaine des équipements militaires ;
– L’implication de la Russie aux côtés du peuple centrafricain sur le plan humanitaire et économique ;

– L’appui de la Fédération de Russie pour la levée partielle de l’embargo sur les armes à destination des FACA ;

– L’appui diplomatique de la Russie dans le processus ayant conduit à la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés ;

– L’aide humanitaire de la Russie aux déplacés d’Alindao à l’archevêché de Bangui ;

– La réhabilitation complète du centre de la mère et de l’enfant ;

– La création des hôpitaux mobiles dans les provinces de la RCA (Bria, Ouadda et Birao) ;

En d’autres termes, la présence russe en terre centrafricaine pendant ces moments difficiles ont permis d’entamer une nouvelle étape du décollage de pays. C’est pourquoi en cette fête nationale du drapeau de la Russie, le peuple centrafricain souhaite joyeuse fête à toute la colonie russe en RCA.

 

 

 

 

Tchad : trois assaillants tués dans l’attaque d’une gendarmerie dans le Nord.

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Arrestation de militaire au Tchad – VOA – André Kodmadjingar

 

 

Trois personnes ont été tuées lundi en essayant d’attaquer une gendarmerie à Bardaï, dans le nord du Tchad, où l’état d’urgence venait d’être déclaré, ont affirmé mercredi à l’AFP deux sources militaires, dont un haut responsable de l’état-major des armées.

“Un soldat a tué son chef avant de fuir pour se réfugier à la brigade de gendarmerie”, a expliqué ce dernier. La famille du militaire tué a tenté d’attaquer la brigade pour se venger, provoquant une riposte des gendarmes qui a fait trois morts et quatre blessés graves, a-t-il détaillé, une information confirmée par une autre source militaire.

L’état d’urgence avait été déclaré dimanche par le président Idriss Déby Itno dans deux régions de l’Est, le Sila et l’Ouaddaï, où des combats intercommunautaires ont fait plus de 50 morts mi-août, mais également dans le Tibesti, à l’extrême nord du pays, à la frontière avec la Libye, et dont Bardaï est le chef-lieu.

 

©VOA

L’Ouganda et le Rwanda signent un accord pour mettre fin aux tensions

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Centrafrique.com/louganda-et-le-rwanda-signent-un-accord-pour-mettre-fin-aux-tensions/les-presidents-rwandais-paul-kagame-ougandais-yoweri-museveni-joao-lourenco-de-langola-et-felix-tshisekedi-de-la-rdc/” rel=”attachment wp-att-31352 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les présidents rwandais Paul Kagame - ougandais Yoweri Museveni - Joao Lourenço de l'Angola et Felix Tshisekedi de la RDC
Les présidents rwandais Paul Kagame – ougandais Yoweri Museveni – Joao Lourenço de l’Angola et Felix Tshisekedi de la RDC

 

 

Les présidents du Rwanda et de l’Ouganda ont signé mercredi en Angola un accord destiné à mettre fin aux tensions opposant les deux voisins, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les relations entre les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni se sont détériorées au cours des derniers mois au point d’amener ces anciens alliés à s’accuser mutuellement d’espionnage, assassinat politique et ingérence dans les affaires intérieures de l’autre pays.

Le protocole d’accord qu’ils ont conclu a été signé à Luanda en présence des présidents de l’Angola, Joao Lourenço, de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, et du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Après la cérémonie, le président Kagame a dit ne s’attendre à aucun problème dans sa coopération “plus précise avec le président Museveni pour traiter ce que nous nous sommes engagés à traiter”.

Les tensions entre le Rwanda et l’Ouganda ont provoqué la fermeture de la frontière entre les deux pays en février.

A cette date, le Rwanda a brusquement interdit à ses ressortissants de traverser la frontière commune, un point de passage essentiel au commerce de la région, frontière également fermée aux Ougandais souhaitant exporter au Rwanda.

En mars, le Rwanda avait publiquement accusé l’Ouganda d’avoir enlevé des Rwandais et de soutenir des rebelles voulant renverser son gouvernement.

  1. Museveni a admis avoir rencontré, mais assure ne pas soutenir, les rebelles anti-Kagame. Ses services ont accusé des Rwandais d’Ouganda d’espionnage et certains d’entre eux ont été arrêtés ou expulsés.

 

En mai, la police ougandaise avait aussi accusé des soldats rwandais d’avoir pénétré sur son territoire et d’y avoir tué deux hommes, ce que Kigali avait démenti.

Faute de solution, les tensions entre les deux hommes forts risquaient d’entraîner leurs voisins dans leur conflit et de menacer l’intégration des économies de la région et sa stabilité.

Le dirigeant angolais, le président Lourenço, a salué l’accord de mercredi qui, a-t-il dit, illustre “leur volonté de surmonter le conflit”.

 

©VOA

Cameroun : Des tirs entendus dans plusieurs quartiers de Bamenda

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L’armée et les séparatistes s’affrontent régulièrement dans les régions anglophones

Des tirs ont été entendus dans la capitale de la région anglophone du nord-ouest du Cameroun.

Des coups de feu ont été tirés ce matin dans plusieurs quartiers de Bamenda.

Les entreprises et commerces ont aussitôt fermées à Bamenda, la capitale de la région anglophone du nord-ouest du Cameroun.

Des hommes armés sont entrés dans la ville et ont chanté “libérez Sisuku Ayuk Tabe”, le leader sécessionniste anglophone condamné hier à perpétuité par un tribunal militaire.

Le correspondant de BBC Afrique indique que des forces de police ont été déployées dans la ville.

 

©BBC Afrique

‘Suspension’ d’une juge devant statuer sur l’état de santé d’Ali Bongo

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Au Gabon, un juge qui devait statuer sur une affaire relative à l’état de santé du président Ali Bongo aurait été suspendu.

Selon certaines informations, le ministère gabonais de la justice a suspendu le président de la cour d’appel, Paulette Ayo Mba.

Aucune raison officielle n’a été donnée sur cette suspension.

Mme Paulette Ayo Mba devait juger le 26 Août un appel interjeté par des groupes d’opposition demandant à un expert médical d’évaluer si Bongo est apte à exercer ses fonctions suite à son accident vasculaire cérébral d’octobre dernier.

En mai, une haute cour a rejeté l’affaire en déclarant que seul le gouvernement ou les deux chambres du Parlement avaient le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle à ce sujet.

L’administration de Bongo s’est montrée intolérante à l’égard des spéculations sur la santé du chef d’Etat.

Plusieurs responsables de l’opposition et des hommes de médias ont été censurés pour avoir soulevé des questions sur la capacité de Bongo à diriger le pays.

Le président a été vu pour la dernière fois en public le 17 août alors que le pays célébrait la fête de l’indépendance.

 

©BBC Afrique

Les albinos victimes de crimes rituels en Afrique australe

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Des nombreuses ONG appellent à la protection des albinos

Mardi, en Afrique du sud, un homme a admis avoir tué une fille albinos de 13 ans dans l’espoir d’assurer le succès de son entreprise.

Le corps démembré et sans tête de la jeune fille avait été retrouvé en février 2018 dans la province du Mpumalanga.

La jeune albinos avait été enlevée par trois hommes à la demande d’un guérisseur traditionnel.

Lors du procès, l’un des meurtriers a expliqué que le guérisseur traditionnel, qu’il avait consulté à Pretoria, avait exigé le corps d’un albinos.

Ce rituel morbide avait pour but d’assurer le succès de son entreprise de location de tentes.

“Nous sommes censés porter chance et les parties de notre corps sont utilisées pour apporter de la chance et pour que les hommes politiques gagnent leur campagne” indique Nommassent Mazibuko, directrice de la société de l’albinisme en Afrique du Sud avant de préciser que ces crimes rituels ont “commencé en Tanzanie, les gens étaient tués et il n’y avait de poursuites”.

Selon les Nations Unies, plus de 80 albinos ont été tués en Tanzanie depuis 2000 et il y a eu au moins 18 meurtres au Malawi depuis 2014.

En Afrique du sud, il y a eu au moins 3 meurtres l’an dernier.

On assiste à une récente prise de conscience des gouvernements de la région.

L’an dernier, Amnesty international avait publié un rapport accablant sur la situation au Malawi.

Depuis lors, le meurtrier d’un enfant albinos a été condamné à la peine de mort, une première au Malawi qui témoigne d’une nouvelle forme de fermeté autour des crimes contre les albinos.

Au début de ce mois, Amnesty international a demandé aux gouvernements de la SADC d’adopter un plan régional de lutte contre les meurtres d’albinos.

La conférence régionale des évêques catholiques a aussi lancé un appel pour le lancement de programmes de sensibilisation contre la traitre rituel des albinos en Afrique australe.

 

 

©BBC Afrique

L’opposition burkinabé demande la démission du gouvernement après l’attaque mortelle de lundi

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24 morts, 7 blessés et 5 disparus: l’attaque qui a frappé une base militaire dans le nord du Burkina Faso lundi est la plus meurtrière jamais subie par l’armée burkinabè dans sa confrontation avec les groupes jihadistes depuis 2015, conduisant l’opposition à réclamer la démission du gouvernement.

L’état-major général des armées burkinabè a actualisé mardi, dans un communiqué, le bilan de l’attaque, attribuée à des jihadistes, qui a frappé lundi à l’aube le détachement militaire de Koutougou, dans la province du Soum. Son précédent bilan lundi faisait état d’une dizaine de militaires tués et de plusieurs blessés.

Un “conseil de défense extraordinaire” était en cours mardi au palais présidentiel à Ouagadougou, a indiqué une source sécuritaire à l’AFP.

Selon cette source, ce sont “plusieurs dizaines de terroristes à bord de motos et de pick-up” qui ont attaqué le camp. “C’est visiblement une attaque bien préparée et coordonnée par plusieurs groupes terroristes. Ils ont tiré à l’arme lourde sur le camp de base, notamment des roquettes qui ont incendié plusieurs installations, des moyens roulants et de l’armement”, a précisé cette source.

Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste perpétrée contre l’armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, dans la même province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, là aussi à bord de pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali.

L’armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, quand une attaque jihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso s’enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique.

Les attaques islamistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l’est du pays, ont fait plus de 500 morts.

“Gouvernement dépassé”

Le principal parti d’opposition du Burkina Faso, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a demandé mardi la démission du gouvernement, le jugeant incapable de faire face à la situation.

“Le gouvernement Dabire a complètement échoué”. “L’UPC demande la démission pure et simple du gouvernement”, “et la nomination par le président Roch Kabore d’une nouvelle équipe qui aura pour mission première la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité des Burkinabè”, a déclaré le mouvement dans un communiqué.

Selon ce parti dirigé par Zéphyrin Diabré, l’équipe gouvernementale est “dépassée par la tournure des événements” et “croise à présent les bras, attendant ce que le hasard fera d’eux et des Burkinabè”.

Les forces de défense et de sécurité burkinabè, manquant de moyens, semblent incapables d’enrayer les attaques, et les jihadistes étendent leur influence sur des zones de plus en plus grandes. Ils disposeraient de plusieurs centaines de militants armés dans le pays, avait confié en mai une source militaire française à l’AFP.

Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad – le G5 Sahel) ont constitué une force militaire multinationale pour lutter contre les multiples groupes jihadistes qui sévissent dans la région, mais cette force peine à monter en puissance.

Mi-juillet, les autorités burkinabè ont prorogé de six mois l’état d’urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.

Le nord du Burkina a été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, mais qui ont plutôt visé des civils. Quinze personnes ont ainsi péri fin juillet dans l’attaque du village de Diblou, et en juin, au moins 51 personnes ont été tuées dans quatre attaques.

Cependant les 14 et 15 août, quatre militaires ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur un engin artisanal sur une route du Nord, puis trois policiers ont été tués dans une embuscade.

Quelques 238.000 personnes ont dû fuir leurs foyers au Burkina en raison de ces violences, selon un bilan publié le 15 août par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Centrafrique : livraison « gratuite » d’armes russes ?

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des soldats faca à Bangui le 8 janvier 2013 par RFI

 

 

Enfin ! Un Iliouchine atterrit à l’aéroport de Bangui M’Poko ce mercredi 14 août, quelle surprise ! Cet avion-cargo en provenance de la Russie marque le premier arrivage de la deuxième livraison d’armes tant attendue et surtout tant annoncée par les russes eux mêmes depuis le mois de mai dernier. Et cette première noria a été suivie par une seconde dès le dimanche 18 août. La partie russe parait dorénavant encline à assurer les six (6) convois annoncés pour transporter l’intégralité de l’armement promis, depuis la vallée de la Volga jusqu’aux rives de l’Oubangui. Les Centrafricains auront donc attendu près de vingt (20) mois depuis la précédente livraison, qui remonte à janvier 2018. Et surtout, trois (3) mois d’attente se sont écoulés depuis l’annonce de cette livraison par les autorités locales russes jusqu’au déchargement des premières caisses sur le tarmac de l’aéroport de Bangui. Car cette échéance a sans cesse été décalée depuis le mois de mai.

 

Que s’est-il passé depuis la première annonce jusqu’au jour de la livraison ?

Cela laisse planer le doute sur les contreparties qui ont été négociées en coulisse. La position de l’ambassade Russe sur le sujet laisse perplexe : il y a eu des « problèmes logistiques et techniques qui ont retardé la livraison ».

Bien sûr, tout un chacun ne peut que se réjouir de l’arrivée de ces équipements qui contribueront à améliorer la capacité opérationnelle des FACA, en complément des armes fournies par les autres partenaires internationaux de la Centrafrique et en complément des formations dispensées par la mission européenne EUTM.

Mais ne danseraient-ils pas plus vite que la musique ? Car il reste toutefois à clarifier le contenu réel des caisses et la nature des équipements déchargés des avions. S’agira-t-il uniquement de matériel destiné aux FACA ? Le volume paraît considérable pour de seuls fusils d’assaut, ne prenons pas les fils et filles de Centrafrique pour des imbéciles …

De même, le Centrafricain n’est pas dupe et la lenteur de cette livraison ne peut le faire que s’interroger sur les contreparties qui ont été exigées par la Russie en échange de cette nouvelle livraison d’armes soi-disant “gratuite”. Veulent-ils encore des concessions d’exploration minière pour de l’or ou des diamants ? N’en n’ont ’ils pas déjà assez ? Que veulent-ils d’autres ?
Les observateurs avisés de la diplomatie centrafricaine auront noté que cette livraison arrive toutes justes trois (3) semaines après que la Centrafrique est devenue le 14ème Etat à révoquer la reconnaissance de la république autoproclamée du Kosovo. Peut-on s’interdire de faire un rapprochement entre cette annonce et le déblocage de la livraison d’armes ? La gratuité n’existe pas en Centrafrique et encore moins chez les fils de la Volga. Tout se paye. En plus des ressources naturelles qu’il convoite avidement, l’ours russe exigerait-il du lion de la Centrafrique qu’il s’engage à ses côtés sur le plan diplomatique en échange de son aide “gratuite” ?

A suivre …

 

Copyright2019CNC.

La FAO finance une activité d’élevage au  bénéfice de 125  ménages de Bouar et de ses environs.

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Des matériaux de construction d’élevage remis aux 125 ménages bénéficiaires de Bouar et de ses environs…. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.

 

 

 

Bouar (CNC) – Dans le cadre du projet d’Appui à la participation des jeunes dans le processus de stabilisation, de la réconciliation et à la promotion de la paix en République centrafricaine, la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) vient de financer la seconde phase des activités de maraîchage et d’élevage au bénéfice de 125 ménages dans  la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Ce programme, comme le précédent,  est mis en œuvre par l’organisation non gouvernementale groupement agropastoral « GDP » à travers un protocole d’accord signé avec la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)    .

 

En effet, selon ce protocole d’accord, les 125 ménages bénéficiaires vont devoir suivre une formation dispensée par le groupement agropastoral « GDP »   avant de pouvoir bénéficier des kits d’élevage et de reproducteurs.

 

À ce titre,  les bénéficiaires, qui avaient reçu par ailleurs lors de la première phase du projet en novembre 2018 un lot des outils agricoles après avoir reçu  une formation de plusieurs jours en technique culturale, viennent à nouveau de bénéficier des kits d’élevage, des produits vétérinaires reproducteurs  ainsi que des  matériaux de construction d’élevage.

Il y’a lieu de rappeler que l’agriculture et l’élevage représentent au moins 85% des activités rémunératrices de la population de la Nana-Mambéré dans l’ouest de la République centrafricaine . Avec cet appui de la FAO et les nouvelles techniques apprises, les 125 jeunes formés pourront faire face, dans l’avenir proche, aux besoins financiers et alimentaires de leur famille respective.

 

 

Copyright2019CNC

Human Rights Watch dénonce la torture de détenus au Cameroun

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Centrafrique.com/human-rights-watch-denonce-la-torture-de-detenus-au-cameroun/des-prisonniers-font-la-queue-a-linterieur-de-la-prison-centrale-de-douala-le-8-mars-2006/” rel=”attachment wp-att-31313 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des prisonniers font la queue à l'intérieur de la prison centrale de Douala - le 8 mars 2006
Des prisonniers font la queue à l’intérieur de la prison centrale de Douala – le 8 mars 2006

 

Des dizaines de détenus séparatistes anglophones ou membres de l’opposition ont été torturés par les forces de sécurité après avoir été extraits d’une prison de Yaoundé à l’issue d’une mutinerie en juillet, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

Le 22 juillet, des détenus de la prison centrale de Yaoundé s’étaient mutinés pour protester contre leurs conditions de détention, épouvantables selon eux, la surpopulation carcérale et les longues détentions sans procès pour les anglophones, provoquant des dégâts et des incendies dans certains locaux ainsi que des violences entre prisonniers.

Le gouvernement camerounais avait annoncé le 3 août que 244 détenus avaient été interpellés, leurs avocats assurant qu’une partie d’entre eux avaient été emmenés au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), le siège de la gendarmerie dans la capitale camerounaise. Ils affirmaient également que les prisonniers transférés au SED y étaient torturés.

“Les autorités camerounaises ont détenu plus d’une centaine de personnes au secret et torturé nombre d’entre elles” entre le 23 juillet et le 4 août, assure HRW. “Les détenus ont été transférés vers (…) le SED” au lendemain de l’”émeute à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet pour protester contre la surpopulation, les conditions de vie désastreuses et les retards dans le traitement des dossiers devant les tribunaux”, poursuit l’ONG dans un communiqué.

HRW se base sur les témoignages de 14 détenus et plusieurs avocats. “On nous battait deux fois par jour avec des matraques en bois et des machettes”, précise un prisonnier de 29 ans.

Selon l’organisation, nombre de ces détenus étaient soupçonnés par les autorités “de faire partie de groupes séparatistes armés opérant dans les régions anglophones du Cameroun ou de les soutenir”. “Parmi les autres détenus figuraient des membres et des partisans du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC)”, l’un des principaux partis de l’opposition.

Les deux provinces anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest sont le théâtre depuis fin 2016 d’une contestation qui a dégénéré en affrontements armés entre séparatistes et forces de sécurité, qui ont fait, selon HRW, plus de 2.000 morts à ce jour.

Le SED a été dénoncé à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits humain pour la pratique de la torture envers des détenus.

Réagissant aux accusations de mauvais traitement et torture formulées par les avocats, le ministre camerounais de la Communication, Emmanuel Sadi, avait déclaré le 3 août que les détenus faisaient l’objet de “procédures légales dans le strict respect des lois de la République”, assurant que plusieurs d’entre eux avaient été retrouvés en possession d’armes blanches.

 

Avec AFP/VOA

Fraude des hydrocarbures au Niger

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Les révélations ont été faites par la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia), qui faisait la situation des avancées en matière de lutte contre la corruption dans le pays.

 

Les fraudes sont essentiellement dues à la pratique du reversement des hydrocarbures.

Des esprits malins s’investissent en exportateur fictifs de produits pétroliers.

Ils prennent à un prix préférentiel du gaz-oil ou de l’essence et déclarent à la douane de la Soraz (société de raffinage de Zinder) livrer les produits au Burkina Faso, au Mali ou bien au Nigeria. Ils reversent une grande partie sur le territoire nigérien pour se soustraire ainsi du paiement des taxes qui sont appliqués lorsque les produits sont destinés à la consommation locale“, schématise Amadou Issaka, conseiller à la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia).

Sur l’axe Niger-Burkina Faso, 904 citernes sont concernées par ce reversement frauduleux du carburant sur le territoire national, avec un préjudice de l’ordre de 5 milliards de francs CFA entre 2017 et 2018.

Si l’on ajoute à ces pertes celles dues à la réutilisation des numéros de déclarations ayant déjà servi à exporter des hydrocarbures et aux fausses déclarations, c’est près de 11 milliards de francs CFA de manque à gagner pour l’Etat du Niger, regrette le président de la Halcia, Ghousmane Abdouramane, qui précise que “des enquêtes similaires sont en cours dans d’autres sociétés avec toujours le même objectif : faire rentrer l’Etat dans ses droits“.

La Halcia est actuellement engagée dans une vaste opération de contrôle portant sur la régularité fiscale des entreprises.

Sur un total de 18 sociétés ou entreprises ayant fait l’objet de ce contrôle, il a été découvert que plusieurs opérateurs restent redevables de sommes importantes au titre notamment de la taxe professionnelle, de la TVA, de l’Impôt sur le bénéfice ou de l’Impôt sur les traitements et salaires.

Sur ce point, il a été mis en évidence près de 3 milliards de francs CFA de droits non versés à l’administration des impôts. Pour l’instant, près de 500 millions francs CFA ont pu être recouvrés et le processus suit son cours”, conclut le magistrat.

Les dossiers que la Halcia ficelle sont ensuite transmis au parquet. C’est ainsi que beaucoup de citoyens ont des appréhensions. Pour le président de la section nigérienne de Transparency international, Mamane Wada, la justice aujourd’hui n’a aura aucune excuse pour ne pas aller jusqu’au bout de ce travail fait par la Halcia.

“Vous avez des pôles judiciaires spécialisés qui ont été crées pour accompagner des travaux comme ceux de la Halcia, et cette fois-ci le travail ne sera pas compliqué“, conclut Mamane Wada.

 

Avec AFP/VOA

Des séparatistes camerounais condamnés à perpétuité

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Centrafrique.com/des-separatistes-camerounais-condamnes-a-perpetuite/le-chef-du-conseil-autoproclame-dambazonie-sisiku-ayuk-tabe-fait-partie-des-10-personnes-qui-ont-ete-condamnees/” rel=”attachment wp-att-31318 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef du conseil autoproclamé d'Ambazonie - Sisiku Ayuk Tabe - fait partie des 10 personnes qui ont été condamnées
Le chef du conseil autoproclamé d’Ambazonie – Sisiku Ayuk Tabe – fait partie des 10 personnes qui ont été condamnées

 

Un dirigeant du mouvement séparatiste camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans ont été condamnés à perpétuité par un tribunal militaire de la capitale, Yaoundé.

Ils ont été reconnus coupables de rébellion, entre autres accusations.

Leurs avocats ont accusé le juge de partialité et se sont retirés de toutes les procédures judiciaires.

Les séparatistes anglophones font valoir qu’ils sont marginalisés par la bureaucratie et le système scolaire dans le pays majoritairement francophone.

Les accusés avaient été arrêtés au Nigeria en janvier 2018 et expulsés vers le Cameroun.

La session du tribunal qui a commencé le lundi, s’est poursuivie jusqu’à 05 : 30 (04 : 30 GMT) heure locale mardi matin, rapporte Leocadio Bongben de la BBC.

A ce moment-là, les avocats de la défense s’étaient déjà retirés de la procédure mais ont continué à rester dans la salle d’audience en tant que spectateurs.

 

Julius Ayuk Tabe, séparatiste camerounais, a été extradé par le Nigéria (gouvernement).

L’avocat de la défense Joseph Fru a déclaré qu’il y avait eu des irrégularités dans la procédure mais le tribunal militaire a rejeté ses arguments.

La longue liste d’accusations comprenait les actes de rébellion, complicité de terrorisme, financement du terrorisme, révolte, insurrection, hostilité contre l’État, propagation de fausses nouvelles…

Le tribunal a également condamné les dix hommes à payer une amende de 250 milliards de francs CFA au gouvernement pour les dommages civils et 12 milliards de francs CFA pour les frais judiciaires.

Parmi les 10 personnes condamnées figurait Sisiku Ayuk Tabe, le chef du Conseil de gouvernement d’Ambazonie – le nom que les séparatistes ont donné aux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Les anglophones du Cameroun se disent marginalisés depuis des décennies par le gouvernement central et la majorité francophone.

La crise actuelle a commencé en 2016 lorsque les avocats et les enseignants ont déclenché une grève pour l’utilisation du français dans les tribunaux et les écoles.

En octobre 2017, les militants ont déclaré l’autonomie des deux régions anglophones – une décision rejetée par le président camerounais Paul Biya.

Certains ont pris les armes en 2017 et la crise a forcé plus de 500 000 personnes à quitter leur foyer.

Pourquoi le Cameroun a-t-il des anglophones et des francophones ?

  • Le 1er janvier 1960, la colonie française du Cameroun accède à l’indépendance et devient le Cameroun.
  • Le 1er octobre 1960, le Nigeria a obtenu son indépendance du Royaume-Uni.
  • Le Royaume-Uni contrôlait également l’ancienne colonie allemande du Cameroun.
  • A l’indépendance, ses citoyens ont eu le choix entre le Nigeria ou le Cameroun.
  • Les Camerounais du Sud ont choisi de s’unir au Cameroun, tandis que les Camerounais du Nord ont rejoint le Nigeria.

 

©BBC Afrique

Une vingtaine de soldats tués dans une nouvelle attaque au Burkina

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Centrafrique.com/une-vingtaine-de-soldats-tues-dans-une-nouvelle-attaque-au-burkina/distribution-de-coupons-alimentaires-a-5-000-personnes-dans-le-soum-au-nord-du-burkina-faso-le-26-mars-2017-idrissa-savadogo-cicr/” rel=”attachment wp-att-31289 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Distribution de coupons alimentaires à 5 000 personnes dans le Soum, au nord du Burkina Faso, le 26 mars 2017. (Idrissa Savadogo / CICR)
Distribution de coupons alimentaires à 5 000 personnes dans le Soum, au nord du Burkina Faso, le 26 mars 2017. (Idrissa Savadogo / CICR)

 

 

Au moins 24 militaires ont été tués lundi lors d’une nouvelle attaque dans le nord du Burkina Faso.

L’attaque a eu lieu dans la nuit dernière. Des hommes armés non identifiés à motos et en véhicules ont pris d’assaut le détachement militaire de Koutougou, situé à environ 70 km de Djibo, dans la province du Soum.

Des sources sécuritaires jointes par VOA Afrique parlent d’au moins 24 morts, une dizaine de disparus, selon nos sources 12 à 17 manquent à l’appel. On compte aussi de nombreux blessés. Des armes du détachement ont été emportées par les assaillants.

C’est le plus lourd bilan dans l’attaque d’un détachement militaire dans le nord Burkina. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicule pick-up et de motos, avaient attaqué le poste militaire de Nassoumbou, situé à une trentaine de kilomètres du Mali en décembre 2016, faisant 12 morts.

La semaine dernière 3 policiers ont été tués dans une embuscade sur l’axe Djibo Mentao.

Ouganda: 19 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

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Centrafrique.com/ouganda-19-morts-dans-lexplosion-dun-camion-citerne/ouganda-19-morts-dans-lexplosion-dun-camion-citerne/” rel=”attachment wp-att-31293 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les manifestants ont allumé un feu dans une rue pour demander la libération du politicien ougandais Robert Kyagulanyi, connu sous le nom de Bobi Wine, récemment arrêté pour trahison et possession d’armes à feu à Kampala, en Ouganda, le 20 août 2018.
Les manifestants ont allumé un feu dans une rue pour demander la libération du politicien ougandais Robert Kyagulanyi, connu sous le nom de Bobi Wine, récemment arrêté pour trahison et possession d’armes à feu à Kampala, en Ouganda, le 20 août 2018.

 

 

Dix-neuf personnes sont mortes des suites de l’explosion d’un camion-citerne dimanche soir dans l’ouest de l’Ouganda, a indiqué une source policière lundi à l’AFP.

“Dix personnes sont mortes instantanément lorsque le camion-citerne a perdu le contrôle et a heurté trois autres véhicules, ce qui a provoqué plusieurs explosions et l’incendie de 25 échoppes, dimanche soir”, a déclaré lundi à l’AFP le porte-parole de la police régionale, Martial Tumusiime. “Parmi les blessés hospitalisés, neuf ont succombé à leurs blessures”, a-t-il ajouté.

Le porte-parole n’a pas été en mesure de donner le nombre exact de blessés.

“Il y a plusieurs personnes hospitalisées, sérieusement brûlées, et les médecins s’occupent d’elles”, a-t-il déclaré.

Les faits se sont déroulés dans la localité de Kyambura, dans le district de Rubirizi, une région montagneuse située non loin du parc national Queen Elizabeth, près de la frontière avec la République démocratique du Congo.

Le 10 août, l’explosion d’un camion-citerne accidenté en Tanzanie a fait 95 victimes, selon un dernier bilan communiqué dimanche. La plupart des victimes étaient des conducteurs de moto-taxis et des badauds affairés à siphonner le carburant qui s’échappait du camion lorsqu’il s’est embrasé.

En Ouganda, une catastrophe similaire avait fait 33 morts en 2013 à Kampala. En 2002, 70 personnes avaient péri lorsqu’un camion-citerne avait percuté un bus de passagers à Rutoto, à moins de 50 km du lieu de la tragédie de dimanche.

 

Avec AFP/VOA

Ali Bongo : Un héros au Gabon

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Centrafrique.com/ali-bongo-un-heros-au-gabon/ali-bongo-revue-de-troupe-lors-de-la-fete-nationale-du-gabon-aout-2019/” rel=”attachment wp-att-31282 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ali Bongo
Le Président Ali Bongo le 17 août 2019 lors du défilé militaire de la fête nationale du Gabon.

 

 

Le président gabonais a présidé durant plus d’une heure le défilé militaire du 17 août,  il a été applaudi par tout un peuple.

Ils étaient venus nombreux, les Gabonais, ce samedi 17 août sur le Boulevard de l’Indépendance situé sur le front de mer de Libreville. Les citoyens Gabonais ont magnifié de leur présence  pour apercevoir leur président de la République, dans une joie énorme. Le moment fut important, parce qu’il s’agissait de la quatrième sortie publique depuis son retour définitif fin mars à Libreville. Ali Odimba Bongo a su montrer son attachement envers son peuple qu’il n’a jamais laissé en rade. Mieux, il a su comprendre le message que son peuple lui a envoyé lors de la fête nationale de l’indépendance.

Ali Bongo debout

Un show aérien et marin a ouvert la manifestation, animé par cinq hélicoptères de la Garde républicaines (GR), un avion ATR de l’Armée.  Ali Bongo s’est levé à maintes reprises pour témoigner sa solidarité. Il s’est levé lors du passage du fanion. Lorsque l’hymne national retentissait, Ali Bongo s’est encore mis debout. Puis au passage des anciens combattants, le chef de l’Etat Gabonais s’est levé pour rendre hommage à ses valeureux fils gabonais qui ont combattu pour offrir à leur pays sa liberté. A la fin de la cérémonie, Ali Odomba Bongo s’est levé pour saluer le général Yves Barrassouaga. En tout état de cause, l’on peut dire sans risque de se tromper qu’il y’a eu une bonne retrouvaille entre Ali et son peuple. Ali s’est montré bien en forme. Comme pour dire, il sera là, lors de la prochaine  fête de l’indépendance Gabonaise.

 

Par : Arfang Sagna

 

Trois personnes tuées par balles dans une manifestation à l’Est de RDC.

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Centrafrique.com/trois-personnes-tuees-par-balles-dans-une-manifestation-a-lest-de-rdc/trois-personnes-tuees-par-balles-dans-une-manifestation-dans-lest/” rel=”attachment wp-att-31285 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les manifestants crient à côté d'un barrage routier au milieu de l'avenue principale de Beni lors d'une manifestation contre le report des élections sur le territoire des Beni et de la ville de Butembo le 27 décembre 2018.
Les manifestants crient à côté d’un barrage routier au milieu de l’avenue principale de Beni lors d’une manifestation contre le report des élections sur le territoire des Beni et de la ville de Butembo le 27 décembre 2018.

 

Trois personnes ont été tuées lundi par des balles tirées par la police dans la répression d’une manifestation contre l’insécurité dans une région de l’est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes.

“Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d’environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l’abdomen, il est mort à l’hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

“La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l’instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée”, a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni.

Les activités sont “paralysées dans la cité d’Oicha. Nous demandons à l’armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n’arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF”, a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

La police a accusé certains manifestants de détenir des armes et a annoncé l’arrestation d’au moins deux d’entre eux.

“Nous avons vu des jeunes gens surgir dans la rue, d’autres barricadaient la route principale, nous les avons dispersés mais certains parmi eux étaient armés. Deux sont déjà aux arrêts, ils étaient en possession d’une arme à feu”, a affirmé le colonel Umbi Azalendanya, chef de la police du territoire de Beni, interrogé par l’AFP.

-‘Encadrer les manifestants au lieu de les tuer’-

“On ne peut pas tuer les citoyens parce qu’ils manifestent, c’est inacceptable. La police aurait dû encadrer les manifestants au lieu de les tuer. Nous exigeons des enquêtes pour que ces policiers tueurs soient jugés”, tempête Jean-Paul Ngahangondi, un élu provincial de Beni.

La maison d’un policier accusé d’être l’auteur du tir qui a coûté la vie au jeune homme de 25 ans a été incendiée par des habitants en colère. L’après-midi, l’ambulance de l’armée circulait dans les rues d’Oicha, ont rapporté des témoins.

Un peu plus au sud, à Butembo, important carrefour commercial, des membres de Veranda Mutshanga, un groupe de pression, ont barricadé la route, brûlé des pneus en signe de protestation contre les tueries de Beni. La police les a dispersés sans causer de dégâts, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

“Une journée ville morte a été observée à l’appel de Veranda Mutshanga, la population a bloqué quelques artères, des magasins sont fermés”, a nuancé une source onusienne.

Beni et ses environs – considérés comme zone d’action des miliciens ougandais ADF et repaire de nombreux groupes armés – sont la cible d’attaques meurtrières d’hommes armés depuis octobre 2014.

Cette série de massacres attribués à ce groupe armé sanguinaire a fait plusieurs centaines des morts parmi des civils. Depuis, des actions militaires s’y déroulent sans mettre un terme aux tueries dans cette région érigée en zone opérationnelle.

La semaine dernière, l’armée congolaise avait mis en garde contre toute formation des jeunes aux métiers des armes en dehors des canaux légalement établis dans le Nord-Kivu.

“Les jeunes désireux de servir la patrie sous le drapeau doivent obligatoirement suivre le processus normal de recrutement (…) Autrement, tout mouvement de jeunesse armée, toute milice armée sera considérée comme une force négative et traitée comme telle”, avait averti l’armée.

L’Est congolais est en proie à l’insécurité depuis 25 ans. Un récent rapport de l’ONG Human Rights Watch et du Groupe d’étude sur le Congo a répertorié plus de 130 groupes armés dans la seule région du Kivu.

 

Avec AFP/VOA

Le procès d’Omar el-Béchir s’ouvre ce lundi à Khartoum

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Centrafrique.com/le-proces-domar-el-bechir-souvre-ce-lundi-a-khartoum/omar-el-bechir-juge-pour-corruption-au-soudan-le-17-aout-2019-2/” rel=”attachment wp-att-31278 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Omar al-Bashir a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 1989 et a été renversé par les militaires en 2019 (photo d'archive).
Omar al-Bashir a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 1989 et a été renversé par les militaires en 2019 (photo d’archive).

 

 

L’ancien président soudanais, Omar el-Béchir, est arrivé au tribunal pour faire face à des accusations de corruption qui, selon ses avocats, sont sans fondement.

  1. Bashir a été évincé en avril après des mois de protestations qui ont mis fin à près de 30 ans au pouvoir.

En juin, les procureurs ont déclaré qu’une grande quantité de devises étrangères avait été trouvée dans des sacs de céréales à son domicile.

Dimanche, les militants pro-démocratie et les dirigeants militaires du pays ont signé un accord ouvrant la voie aux élections.

Selon des témoins, il y avait un imposant cordon de sécurité à l’extérieur du palais de justice de la capitale soudanaise, Khartoum.

L’ancien président est arrivé accompagné par un grand convoi militaire, rapporte l’agence de presse AFP.

En juin, Omar al-Bashir a été vu en public, pour la première fois depuis son éviction, devant le bureau du procureur à Khartoum.

Des accusations de corruption

L’ancien président fait face à des accusations de “possession de devises étrangères, de corruption et de réception illégale de présents” liés à ses fonctions.

En avril, le général Abdel Fattah al-Burhan, chef militaire du Soudan, a déclaré que plus de 113 millions de dollars US en livres soudanaises et en devises étrangères avaient été saisis au domicile de M. Bashir.

L’équipe de défense de M. Bashir rejette les accusations.

Le dirigeant évincé devait comparaître devant le tribunal en juillet, mais le procès a été reporté pour des raisons de sécurité.

Quelles sont les autres accusations ?

En mai, le procureur soudanais a accusé M. Bashir d’incitation et d’implication dans l’assassinat de manifestants.

Les accusations découlent d’une enquête sur la mort d’un médecin tué lors des manifestations qui ont conduit à la fin du règne de M. Bashir en avril.

Le médecin soignait des manifestants blessés chez lui, à Khartoum, lorsque la police a tiré des gaz lacrymogènes sur le bâtiment.

Un témoin a déclaré à la BBC que le médecin était sorti les mains en l’air, qu’il avait dit à la police qu’il était médecin et qu’il avait été immédiatement abattu.

Qu’en est-il de la transition démocratique ?

Le procès de M. Bashir sera considéré comme un test de la capacité des nouvelles autorités à faire face aux crimes présumés de l’ancien régime.

Samedi, le conseil militaire, qui a pris le pouvoir après l’éviction de M. Bashir, et l’alliance civile d’opposition ont signé un accord historique de partage du pouvoir.

L’accord ouvre la voie à la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, composé à la fois de civils et de généraux, qui ouvrira la voie à des élections et à un régime civil.

Mohamed Hamdan “Hemeti” Dagolo, largement considéré comme l’homme le plus puissant du Soudan, s’est engagé à en respecter les termes.

Les membres du nouveau conseil souverain devaient prêter serment lundi, mais la cérémonie a été reportée de 48 heures à la demande de militants pro-démocratie, selon l’agence de presse Reuters, qui cite un porte-parole militaire.

 

 

©BBC Afrique

Le Nigeria champion d’Afrique dame de basketball

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Les D’Tigress du Nigeria célébrant leur victoire

 

 

Les D’Tigress du Nigeria ont été couronnées championnes d’Afrique dame au terme de l’Afrobasket 2019 ce dimanche à Dakar.

Le Nigeria conserve donc son titre de champion d’Afrique en battant le Sénégal, pays hôte, avec un écart de cinq points.

Le président nigérian a tweeté un mot de félicitation aux D’Tigress et s’est réjoui de ce deuxième titre consécutif.

“Félicitations aux D’Tigress. Champions d’Afrique à nouveau ! Vous avez su vous montrer à la hauteur de la situation et dominer la compétition continentale une fois de plus”.

“Nous sommes très fiers de ce que vous avez accompli. Tout le pays se réjouit avec vous !” a indiqué Muhammadu Buhari.

Le coach Otis Hughley Jr et son équipe ont fait en sorte que le Nigeria devienne la deuxième équipe à défendre son titre après l’avoir remporté en 2003 et l’avoir défendu à domicile à Abuja en 2005.

“Nous nous sommes préparés comme si chaque match que nous livrions dans la compétition était le dernier. Nous savions au plus profond de nous que ce match allait être serré”.

“Il fallait donc prendre des décisions intelligentes et conserver au maximum le ballon, et c’est ce que nous avons fait”, a indiqué Hughley Jr à la fin d’un match très disputé.

Le Nigeria a dominé le premier et le deuxième quart-temps avec à la pause une avance au tableau de 32 à 24.

Le Sénégal a fait un retour en force au troisième quart-temps pour égaliser à 54 points à 2 mn 24 s de la fin du dernier quart.

Mais les D’Tigress ont fait monter le rythme du jeu pour finalement remporter le trophée tant convoité.

Evelyn Akhator du côté des nigérianes a marqué 14 points et fait neuf rebonds.

Une très belle performance tout au long du tournoi lui a valu une place dans le top cinq des meilleurs joueuses du tournoi (5 majeur).

Sa coéquipière Ezinne Kalu remporte au terme de la compétition le TISSOT MVP, rejoignant Akhator dans le 5 majeur du tournoi.

Astou Traoré s’est distinguée pour le Sénégal avec 13 points et six rebonds décrochant une place bien méritée dans le 5 majeur.

Dans l’autre rencontre de la journée, le Mali a battu le Mozambique 66-54, remportant la médaille de bronze pour la deuxième édition consécutive.

Touty Gandega, qui a porté le Mali avec 12 points et six passes décisives figure dans le 5 majeur du tournoi.

©BBC Afrique

CNN diffuse un reportage choc sur la présence russe en Centrafrique

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Centrafrique.com/cnn-diffuse-un-reportage-choc-sur-la-presence-russe-en-centrafrique/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-12/” rel=”attachment wp-att-31262 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>des mercenaires russes dans un véhicule de patrouille de la gendarmerie centrafricaine
Des Mercenaires russes dans un véhicule de patrouille de la gendarmerie centrafricaine au centre-ville de Bangui. Image : AFP

 

CNN dont la renommée n’est plus à faire sur la fiabilité de ses sources, fait trembler les Russes le jour du 59ème anniversaire de l’indépendance de la République Centrafricaine. En effet, l’article diffusé sur le site « edition.cnn.com » ce mardi, s’appuie sur des témoignages inédits et des enquêtes sur le terrain. Les Russes semblent pris au piège en ce qui concerne leur réelle intention sur la terre de Boganda, comme s’ils étaient pris d’un coup de chaleur africain. Ils sont arrivés pleins de convictions et d’arrogance, mais, comme dit l’adage, « La vérité est comme la lumière du soleil que personne ne peut cacher » et les mercenaires de Wagner ont bien l’air, aujourd’hui, de déchanter.

 

Réalisé par la journaliste Clarissa Ward et son équipe, le reportage rappelle que la présence de la Russie en République centrafricaine n’est plus un secret et que la propagande russe veut étouffer l’information. L’ampleur de l’influence a commencé par le squattage des panneaux publicitaires pour arriver jusqu’à l’implantation d’une radio locale en passant par l’enseignement du russe dans les écoles. On se dit jusqu’où vont-ils aller ou plutôt jusqu’où ont ’il put aller? Attendez la suite !

En effet, le reportage de CNN montre des interviews de mercenaires russes, avec des vidéos à l’appui. On y voit aussi bien les formations prodiguées par les russes que l’infiltration de ces unités paramilitaires dans des pays tels que la Tchétchénie et la Syrie. Car l’armée sécrète de Wagner opère aussi dans le désert syrien. Les mercenaires interviewés sous couvert d’anonymat confirment qu’ils étaient payés par Wagner, cette société aux ordres du Kremlin et dont les ficelles sont tenues par un certain Evgueni Prigojine. Le portrait de cet homme d’affaires russe est brossé par CNN.

 

En Centrafrique, le reportage nous fait découvrir également le siège de ces mercenaires, dans l’ancien palais présidentiel de Berengo. A deux heures de route de Bangui. Pourquoi si loin ? Pour être à l’abri des regards ? Bien évidemment, les reporters sont allés à l’encontre de ces mercenaires mais aucun n’a voulu parlé. Seul Valéry Zakharov, le conseiller en sécurité du président de la république centrafricaine, a pris le temps d’une brève réponse, en expliquant que la Russie revient en Afrique comme du temps de l’union soviétique.

Bien sûr, la présence de Wagner dans un pays n’est pas anodine et elle sert toujours les intérêts de ses maîtres par l’intermédiaire des sociétés d’Evgueni Prigozhin : droits d’exploration minière obtenus en Centrafrique ou sécurisation des champs de pétrole en Syrie, par exemple. Et oui, que cela soit bien clair pour les fils et filles de Centrafrique, l’aide russe n’est pas gratuite et implique des contreparties !

CNN donne d’ailleurs des preuves des liens entre M. Prigojine et M. Zahharov, même si ce dernier nie avoir entretenu des relations avec son sulfureux compatriote.

 

La fin du reportage nous emmène aux alentours de Yawa. Un jeune villageois précise aux reporters américains, que le coin est envahi par les Russes, et qu’un grand nombre de personnes est exploité par eux. Les reporters eux-mêmes sont tombés sur une voiture avec des russes à l’intérieur. Ces derniers ont immédiatement caché leur visage. Un des mystérieux passagers a pu être identifié, et hasard … l’homme est connu pour être traducteur auprès d’une filiale locale de M. Prigojine … encore lui ! Il n’y a pas de hasard ! Les citoyens centrafricains ne sont pas dupes !

Réaliser un reportage sur ce sujet n’est pas sans risque. A l’été 2018, trois journalistes russes ont été assassinés dans la région de Sibut, dans des circonstances floues, alors qu’ils enquêtaient eux-aussi sur Wagner et qu’ils se dirigeaient vers un site d’extraction d’or.

 

Tout est donc dit dans ce passionnant reportage. Il n’y a plus aucun doute sur la motivation des fils de la Volga : accéder aux richesses du pays qui sont restées inexploitées jusqu’à présent. Ils ont déjà agi de même en Syrie, au Soudan et en Tchétchénie par l’intermédiaire de leurs mercenaires, sans oublier qu’ils ont passés plus d’une vingtaine d’accords avec les pays africains !

 

Copyright2019CNC.

Un homme grièvement blessé par balle au quartier Bornou à Bambari.

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Minusca-le-25-decembre-2018-Centrafrique-corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-31250 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les habitants du quartier bornou à Bambari
Les habitants du quartier Bornou à Bambari, au centre de la République centrafricaine

Bambari (CNC) – Un homme de 22 ans, dénommé Ali Abdoulaye, habitant du quartier Bornou, a été grièvement blessé par un groupe de trois hommes armés dans la nuit du jeudi à vendredi, a constaté sur place un journaliste du CNC.

Même si Monsieur Ali Abdoulaye déclare n’avoir pu identifier formellement les auteurs présumés de son agression, il explique par ailleurs qu’ils étaient tous au nombre de trois, armés et en tenue civile au moment de l’attaque qui s’était produite aux environs de 22 heures alors qu’il revenait de son ami.
Selon lui, les assaillants, qui tentaient de l’arrêter en vain dans un premier temps, l’auraient poursuivi plusieurs mètres avant de tirer dans sa jambe.
Quant à la raison de son agression, il déclare n’avoir aucun problème particulier avec ses voisins, encore moins avec quelqu’un d’autre. Pour lui, les assaillants l’auraient agressé juste pour le dépouiller de ses maigres pièce d’argent . Mais face à son refus d’obtempérer à leur exigence, ils ont fait usage de leur arme tout simplement pour l’anéantir physiquement.
Pour l’heure, la victime, blessée grièvement dans sa cuisse droite, est toujours hospitalisée à la clinique du médecin sans frontières (MSF) de Bambari, au centtre de la République centrafricaine, en attente de son opération.

 

Copyright©2019CNC

Fête nationale du Gabon : Ali Bongo en harmonie avec son peuple.

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Le président de la République a été ovationné par les Gabonais à son arrivée sur la place des fêtes de Libreville, où il a présidé le 17 août 2019 les festivités marquant le 59e anniversaire d’accession à l’indépendance du pays.

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba a présidé samedi 17 août 2019 à Libreville, les festivités marquant le 59e  anniversaire de l’accession à l’indépendance du Gabon. Très attendu à cette occasion, le chef de l’État, a sacrifié au rituel en présidant entend que chef suprême des forces armées du Gabon la parade militaire prévue à cette occasion.

Cette sortie officielle a été une occasion une fois de plus pour le numéro 1 Gabonais de taire les supputions relatives à son état de santé, sa capacité à se mouvoir et surtout de tester sa côte de popularité. Il faut préciser que d’entrée de jeu, c’est une série de tonnerre d’applaudissement accompagnés des cris joies qui ont accueilli l’élu du peuple Ali Bongo vêtu du costume de chef suprêmes des armées à bord de son command car, son véhicule de commandement militaire.

Après avoir passé en revue les troupes, le président de la République se plier au rituel de l’hymne national. Ensuite, il a regagné la tribune présidentielle où il est resté un peu plus d’une heure pour présider la grande parade militaire. Il avait à ses côtés les présidents des différentes institutions constitutionnelles, des membres du gouvernement, parlementaires, diplomates, responsables d’entreprises publiques et parapubliques, sans oublier les dignitaires religieux et traditionnels.

Au cours de ces festivités, le président de la République s’est levé trois fois. D’abord lors du passage du fanion. Ensuite pour saluer le passage des anciens combattants. On a vu le chef de l’État débout lors de l’exécution de l’hymne national exécuté par la garde Républicaine. Pour terminer, il s’est déplacé à la fin pour saluer le général Yves Barrassouaga. Cet officier supérieur de l’armée qui a dirigé les troupes pendant le défilé à eu le privilège de serrer la main au chef des armées, Ali Bongo Ondomba. Rappelons que les festivités de la 59e célébration de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale, étaient placées sous le thème de «la coopération civilo-militaire dans la consolidation du lien armée-nation».

 

 

La SADC appelle à la levée des sanctions contre le Zimbabwe

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Centrafrique.com/la-sadc-appelle-a-la-levee-des-sanctions-contre-le-zimbabwe/la-sadc-appelle-a-la-levee-des-sanctions-contre-le-zimbabwe/” rel=”attachment wp-att-31256 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>la SADC appelle la lévée de l'ambargo contre le Zimbabwe

 

 

 

Le Zimbabwe est en proie à une forte inflation.

Les sanctions portent préjudice, pas seulement à l’économie du pays visé, mais à celles de ses voisins, a déclaré le chef de l’Etat tanzanien, John Magufuli, président en exercice de la SADC, qui regroupe 16 Etats de la région.

“Ces sanctions n’ont pas seulement affecté le peuple zimbabwéen et son gouvernement, mais l’ensemble de la région. C’est comme un corps humain. Quand vous coupez une de ses parties, cela affecte tout le corps”, a-t-il dit lors d’un sommet de la SADC à Dar es-Salaam, en Tanzanie.

“C’est pourquoi je voudrais saisir cette occasion pour exhorter la communauté internationale à lever les sanctions qu’elle impose au Zimbabwe. Après tout, ce pays frère a ouvert un nouveau chapitre, et il est prêt à [coopérer] avec le reste du monde. Il est donc, je crois, dans l’intérêt de toutes les parties concernées de voir ces sanctions levées”, a insisté John Magufuli.

Des sanctions économiques sont imposées au Zimbabwe depuis 2002.

Emmerson Mnangagwa, qui dirige le pays depuis fin 2017, accuse les Etats-Unis et l’Union européenne d’entraver le développement du Zimbabwe.

Il affirme que la levée des sanctions devrait permettre d’attirer les investisseurs occidentaux au Zimbabwe, après près de deux décennies d’isolement économique.

Le Zimbabwe est en proie à une forte inflation et à des pénuries de produits de base tels que le carburant, l’électricité et l’eau.

L’inflation est actuellement à son plus haut niveau depuis 10 ans. Les salaires et les pensions sont en baisse, tandis que le prix du pain a quintuplé depuis avril.

Environ cinq millions de Zimbabwéens ont actuellement besoin d’une aide alimentaire, selon les Nations unies.

En mars, les Etats-Unis ont prolongé d’un an les sanctions économiques visant le Zimbabwe.

Washington prévoit de les lever seulement lorsque le pays décidera de mener des réformes politiques.

Quelque 141 sociétés et hauts responsables du Zimbabwe sont visés par les sanctions américaines, a précisé l’agence de presse Reuters en février dernier, citant un responsable américain.

En quoi consistent les sanctions ?

Plusieurs hauts responsables de la Zanu-PF, le parti au pouvoir au Zimbabwe, des chefs militaires et des sociétés d’État continuent de faire l’objet d’un embargo de la part des Etats-Unis.

Washington interdit les personnes visées d’entrer en territoire américain.

L’Union européenne maintient un embargo sur les armes, en plus des sanctions imposées à l’ancien président Robert Mugabe, son épouse, Grace Mugabe, et à la société Zimbabwe Defence Industries.

Ses adversaires politiques estiment que la vie des Zimbabwéens est aujourd’hui plus chère qu’elle ne l’était sous M. Mugabe, qui a dirigé le pays pendant 37 ans.

Le gouvernement défend sa politique économique, affirmant que celle-ci est “douloureuses mais nécessaire”.

Les autorités américaines accusent leurs homologues américaines d’avoir commis des violations des droits de l’homme.

Au début des années 2000, des blancs vivant au Zimbabwe ont été victimes d’expropriations de terres. Ils détenaient une bonne partie du patrimoine foncier du pays.

 

©BBC Afrique

Idriss Déby déclare l’État d’urgence dans l’est du Tchad

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Centrafrique.com/idriss-deby-declare-letat-durgence-dans-lest-du-tchad/le-president-tchadien-idriss-deby-en-boubou-arabe/” rel=”attachment wp-att-31232 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président tchadien Idriss Déby
Le Président tchadien Idriss Déby.

 

 

 

Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche l’état d’urgence dans deux provinces de l’est du pays et a réclamé le désarmement des civils après des affrontements meurtriers dans cette partie du Tchad.

L’état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

Des affrontements entre cultivateurs et éleveurs ont fait des dizaines de morts depuis le 9 août, dans cette partie du pays.

Depuis plusieurs décennies, la province du Ouaddaï est en proie à des conflits entre éleveurs nomades arabes et cultivateurs autochtones.

“Dès maintenant, nous allons déployer des forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone”, a assuré dimanche le président Déby.

Le chef de l’Etat tchadien, dont les propos sont rapportés par l’Agence France-Presse, a annoncé cette mesure sécuritaire lors d’une visite dans le Sila.

“Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone qui ont des armes entre les mains”, a-t-il ordonné.

L’est du Tchad est souvent touché par des violences entre les nomades zaghawa et les paysans ouaddaïens. La sécheresse et la croissance démographique aggravent le conflit.

 

©BBC Afrique

Au Soudan, un accord de partage du pouvoir

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Centrafrique.com/au-soudan-un-accord-de-partage-du-pouvoir/au-soudan-un-accord-de-partage-du-pouvoir/” rel=”attachment wp-att-31225 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'accord a été signé dans une ambiance de fête par Ahmad Rabie (à droite), l'un des leaders des manifestations pro-démocratie, et le général Abdel Fattah al-Burhan, chef du Conseil militaire de transition.
L’accord a été signé dans une ambiance de fête par Ahmad Rabie (à droite), l’un des leaders des manifestations pro-démocratie, et le général Abdel Fattah al-Burhan, chef du Conseil militaire de transition.

 

 

 

Le nouvel accord va permettre d’organiser les prochaines élections en vue de la désignation d’un civil à la tête du pays.

Il devrait mettre fin aux protestations en faveur de la démocratie, qui se tiennent depuis l’éviction du président Omar El-Béchir en avril dernier.

L’accord ouvrant la voie à un gouvernement de transition a été signé lors d’une cérémonie à Khartoum, la capitale soudanaise, en présence de dirigeants de pays de la région, les présidents du Tchad, Idriss Déby, du Kenya, Uhuru Kenyatta, et du Soudan du Sud, Salva Kiir, ainsi que des Premiers ministres éthiopien et égyptien.

Il a été signé dans une ambiance de fête.

En vertu de l’accord, un conseil composé de six civils et de cinq généraux va diriger le pays jusqu’aux prochaines élections.

Un Premier ministre, choisi parmi les civils, devrait être nommé la semaine prochaine.

Le général Mohamed Hamdan Dagalo, numéro deux du Conseil militaire de transition dirigé par Abdel Fattah al-Burhane, a déclaré à la BBC que l’armée respecterait à la lettre les termes de l’accord.

Le Soudan connaît des manifestations pro-démocratie et une répression des manifestants depuis l’éviction du président Omar El-Béchir, qui a été renversé lors d’un coup d’Etat.

 

©BBC

Vive tension à Boda, un véhicule des gendarmes incendié.

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Boda-un-vehicule-des-gendarmes-incendie/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-Centrafrique-micka-1-6/” rel=”attachment wp-att-31219 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la gendarmerie à Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Une patrouille de la gendarmerie à Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Boda (CNC) – La tension monte de plusieurs crans depuis vendredi 16 août entre les populations et les forces de l’ordre dans la sous-préfecture de Boda, située à 192 kilomètres à l’est de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a constaté sur place un journaliste de CNC.

 

À l’origine, selon des informations recoupées sur place, la mort subite d’un célèbre  collecteur local des diamants après la saisit ce vendredi 16 août de plusieurs carats de ses pierres précieuses par les gendarmes de la brigade minière de Boda qui aurait mis le feu aux poudres.

Selon nos informations, les gendarmes auraient été mis sur la piste de monsieur DJIBRILLA après plusieurs jours d’enquête qu’ils auraient menées sur place.

Alors que l’homme d’affaires venait de quitter les chantiers miniers après quelques opérations d’achats des diamants, les gendarmes, guidés par leurs indics,  ont fait leur apparition à bord d’un pick-up banalisé avant de procéder à son contrôle. Plusieurs carats des diamants ont été retrouvés sur lui.

Cependant, après plusieurs minutes de discussion, les gendarmes auraient proposé à l’homme d’affaires de leur verser un pot de vin de 10 millions de francs CFA, mais celui-ci explique qu’il ne peut avoir cette somme, car il vient de procéder aux achats de ses  marchandises.

Les gendarmes, qui n’avaient pas accepté les propositions à l’amiable du collecteur, auraient confisqué le sac de l’homme d’affaires contenant tous les diamants qu’il vient d’acheter avant de rentrer à la brigade.

Entre temps, monsieur DJIBRILLA, âgé de 42 ans, chef d’une famille très appréciée par toute la communauté de Boda, n’a pas pu supporter cette nouvelle confiscation de ses diamants et fait une crise cardiaque avant de rendre son âme quelques minutes plus tard.

En quelques heures, la nouvelle de la mort de l’homme d’affaires DJIBRILLA prend de l’ampleur dans la ville comme une traînée de poudre. Les jeunes de Boda, touchés par les circonstances qui entourent la mort de l’homme d’affaires, se sont constitués en petits groupes pour attaquer les gendarmes qui ont pris la poudre d’escampette.

Par ailleurs, le pick-up de la gendarmerie, abandonné au parking de la brigade par les gendarmes en fuite, a été littéralement incendié par la foule en colère.

Rappelons que le jeudi 21 février 2019, la brigade de la gendarmerie et le commissariat de police de Boda avaient été saccagés par une foule des jeunes en colère suite au présumé assassinat par un gendarme de deux jeunes commerçants locaux.

 

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Panique générale dans la ville de Gambo.

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Patrouille mixte FACA-MINUSCA dans la localité de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba, CNC.

 

 

Gambo (CNC) —La panique générale s’empare de la ville de Gambo après un violent combat opposant un groupe des jeunes locaux et les éleveurs peuls, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC.

 

À l’origine, selon des sources sécuritaires locales, une tentative de vol des bœufs appartenant aux éleveurs peuls par un groupe de jeunes de Gambo qui aurait mal tourné à un violent affrontement .

Le combat, qui a duré plusieurs heures, aurait causé de nombreux dégâts, dont un mort du côté des assaillants — braqueurs.

Pendant ce temps, au centre Gambo, c’est la panique générale. Les populations, qui redoutent une possible attaque des Peuls venus nombreux de Pombolo,  se sont mises à courir dans tous les sens pour se mettre à l’abri.

Grâce aux soldats gabonais et Rwandais  de la Minusca, qui ne cessent de patrouiller depuis vendredi dans la ville pour rassurer les populations, le calme semble revenir petit à petit dans la localité de Gambo, située à 70 kilomètres de Bangassou, au sud-est de la République centrafricaine.

La sous-préfecture de Gambo, gérée à distance depuis Bangassou par son sous-préfet, est malheureusement connue dans le monde entier depuis 2017 par sa situation sécuritaire préoccupante avec de multiples attaques menées par les miliciens Anti-Balaka contre les humanitaires et les soldats de la Minusca.

Cependant, après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier, de nombreux combattants, y compris ceux de l’ex-coalition Seleka, se sont plongés dans des actes de banditisme sans précédent dans leurs localités respectives.

Il y’a lieu de rappeler que le dimanche 26 novembre 2017, un soldat égyptien de la Minusca avait été abattu et trois autres blessés dans la localité de Gambo alors que leur convoi se dirigeaient vers la commune de Pombolo,  située à 30 kilomètres de Gambo, Sud-Est de la République centrafricaine.

 

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La Guinée Équatoriale veut construire un mur à la frontière avec le Cameroun

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Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité à la frontière de la Guinée équatoriale. Mais la crainte d’un afflux de réfugiés venant du Cameroun pourrait également expliquer ce projet.

Le président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a décidé d’ériger un mur à la frontière avec le Cameroun. Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité de cette frontière un an après une tentative de coup d’Etat conduite par des mercenaires tchadiens et centrafricains qui étaient venus du Cameroun. La construction doit s’étendre sur 40 kilomètres sur le trajet entre Kye Ossi au Cameroun et Campo en Guinée équatoriale. Les travaux ont débuté et sont visibles depuis le côté camerounais.

Mais à Kye Ossi, la construction du mur provoque la mauvaise humeur de la population locale.

Pierre Tchinda, habitant de Kye Ossi pense que le mur sera un frein sérieux à la dynamique de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone Cemac :

“Est-ce qu’on parle de la libre circulation en érigeant un mur ? Que les Equato-guinéens nous disent exactement ce qu’ils veulent. Pourquoi ériger un mur ? Pour moi ça n’a pas de sens. Cela va causer un impact pour le citoyen qui achète sa bière à 500 francs CFA et va sans doute devoir ensuite la payer le double.”

Tensions entre les deux pays

Certains considèrent même cette initiative comme une provocation. A Kye Ossi, beaucoup pensent aussi que le mur empiète sur le territoire camerounais. C’est ce qu’explique Jean-Marie Zue Zue, l’adjoint au maire de Kye Ossi :

“Les militaires équato-guinéens, à l’insu des autorités camerounaises, sont allés planter des piquets de délimitation de la frontière alors que cela ne devrait pas se faire ainsi. Il faut une commission ad hoc. Les autorités camerounaises et équato-guinéennes doivent travailler sur les limites exactes des deux pays.”

Le sous-préfet de la localité, Joseph Victorien Happy De Nguiamba, a affirmé qu’il n’a aucun doute sur la volonté de la Guinée équatoriale de conduire le chantier du mur à son terme. Mais la situation est tendue, les autorités équato-guinéennes ayant refusé de se rendre à plusieurs rencontres prévues avec leurs homologues camerounais.

La visite du général de l’armée camerounaise René Claude Meka à Kye Ossi il y a quelques semaines a rassuré la population. Les relations entre le Cameroun et la Guinée équatoriale pourraient en effet se détériorer à cause de ce mur.

 

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Omar el-Béchir jugé au Soudan pour corruption

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Le procès d’Omar el-Béchir doit s’ouvrir ce 17 août. Ce jour sera aussi marqué par la signature d’un accord entre les chefs de la contestation et les militaires, ouvrant une période de transition vers un pouvoir civil.

L’histoire de la chute d’Omar el-Béchir avait commencé par un mouvement protestataire fin 2018, en réaction à l’origine contre une augmentation du prix du pain. Ce mouvement visera ensuite directement le président soudanais. Les manifestants obtiennent alors le soutien de l’armée. Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 30 ans au Soudan, est finalement destitué par les militaires. L’ancien président se retrouve placé en détention par les militaires dans l’attente de son jugement. Omar el-Béchir fait aussi l’objet de deux mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour génocide et crime contre l’humanité.

Son procès s’ouvre donc ce samedi, après avoir déjà été reporté pour des raisons de sécurité. Après de longues négociations entre les militaires et les meneurs de la contestation, un accord doit être signé le même jour, ouvrant une période de transition de trois ans environ vers un pouvoir civil.

Nous avons demandé à Ahmed Elzobier, chercheur spécialisé sur le Soudan pour Amnesty international, quels étaient les enjeux de ce procès.

 

©DW

Centrafrique : construction d’une base logistique militaire au PK22.

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Camp BSS à Bangui le 18 juillet 2019, République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Face au délabrement des infrastructures militaires dans la capitale centrafricaine Bangui, une nouvelle base logistique militaire sera construite à 22 kilomètres à la sortie nord-ouest de Bangui (PK22), a constaté sur place ce vendredi Xinhua lors du lancement des travaux.

Financée sur fonds propre du gouvernement centrafricain à hauteur de 5 milliards de francs CFA (vers 7,63 millions d’euros), cette base, destinée aux Forces armées centrafricaines (FACA), sera

 

construite dans douze mois sur un site de 176 hectares. Elle comprendra cinq entrepôts de 140 mètres carrés, des bureaux administratifs, un garage d’entretien et de réparation des automobiles, une station-service et deux aires de stationnement, a précisé vendredi la ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara.

Dans une brève interview à la presse, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a signalé qu’après la ville centrafricaine de Bouar (ouest) qui dispose déjà d’une base logistique, et actuellement le site du PK22, il projetterait encore la construction des bases logistiques des villes centrafricaines de Ndélé (nord), de Bangassou (sud-est) et de Paoua (extrême nord-ouest).

D’après le président, la construction de ces bases logistiques cadre parfaitement avec sa vision visant à doter le pays d’une armée de garnison et non une armée de projection, conformément au Plan national de défense approuvé en 2017.

©Xinhua

QUAND LA VOIE ARDUE DES REFORMES DU MINISTRE DONDRA OCCASIONNE DES

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Centrafrique.com/quand-la-voie-ardue-des-reformes-du-ministre-dondra-occasionne-des/henri-marie-dondra/” rel=”attachment wp-att-31185 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Henri-Marie Dondra
Le ministre des finances Henri-Marie Dondra

RESULTATS CONVAINCANTS

 

 

La problématique de la collecte des impôts et taxes auprès des commerçants du Km5 a été longuement débattue lors des échanges entre le gouvernement, les autorités locales et délégués des commerçants du km5 le 7 Août dernier dans la salle de conférences du ministère des finances et du budget. L’objectif de cette rencontre est de savoir quelles stratégies faut-il mettre en place afin de faciliter la collecte des impôts et taxes auprès des commerçants opérant dans les localités du Km5 ?

Cette énième initiative du ministre des finances et du budget s’inscrit dans la droite ligne des différentes réformes menées à perfection au sein du département des Finances et du Budget. Impulsée par le Président Faustin-Archange Touadera, l’initiative tant congratulée apparaît comme une bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine.

Il faudrait savoir que durant ce premier quinquennat de Faustin Archange Touadera, le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra s’est construit l’image d’un gestionnaire moderne, compétent, rigoureux et honnête. Il en a démontré les preuves à la tête de son département qui est le nerf de la République où il est en train de marquer son passage par des reformes profondes et courageuses.

Henri-Marie Dondra a fait un choix courageux en faveur de l’assainissement des finances publiques et la remise en ordre des circuits de production. Disant que l’argentier national a opté pour la rigueur et la transparence afin de rétablir la confiance depuis longtemps brisée entre le peuple centrafricain et ses dirigeants. Pour lui, l’assainissement des finances publiques est désormais une exigence permanente requise par l’obligation de compétitivité.

C’est ainsi qu’il a engagé rigoureusement des actions pour redresser les finances à savoir, l’amélioration du niveau des recettes, et la maîtrise des dépenses, sur la base de l’orientation fixée par le Président Faustin-Archange Touadera.

L’effort de recouvrement des recettes est un élément-clé du dispositif de redressement des finances publiques dont s’est assigné Henri-Marie Dondra. Tout cela a permis de faire face aux dépenses incompressibles de l’Etat : le paiement des salaires, pensions et bourses, le service de la dette, et le fonctionnement courant des administrations.

Henri-Marie Dondra s’est fixé aussi pour objectif de lutter contre les comportements prévaricateurs qui freinent le décollage économique centrafricain.

Le moins que l’on puisse dire est que tous les efforts du ministre des finances ont été à l’origine des résultats positifs de la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement centrafricain avec le Fonds Monétaire international (FMI) bouclée par le ministre des finances.

Assurément, les résultats du ministre Dondra feront partie du bilan présidentiel pour la réélection du Président de la République son excellence Pr Faustin-Archange Touadéra en 2021.

Somme toute, le chantier entrepris par le ministre Dondra appelé l’homme des situations compliquées a laissé espérer un engagement plus conséquent en faveur des reformes et de la gestion rigoureuse et transparente des finances publiques. L’élan qui, a réconcilié la Centrafrique avec la communauté des partenaires au développement, et à rétablir la confiance des Centrafricains vis-à-vis de leurs gouvernants.

 

Par M. Freddy