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Centrafrique / EUTM-RCA : Cérémonies de fin de FETTA à Bangui et à Bouar

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Bangui (République centrafricaine) – Parfaitement alignés en rangs et au repos de parade, tête nues, les jeunes recrues FACA attendent patiemment la venue des différentes autorités civiles et militaires venues assister à leur cérémonie de fin de formation élémentaire toutes armes (FETTA).

Le Président Faustin-Archange Touadera, chef suprême des armées centrafricaines, est venu en personne présider la cérémonie qui se déroule à Bouar, dans la Nana Mambéré. De la tribune officielle, dressée pour l’occasion, les invités peuvent lire sur le visage de ces 506 jeunes soldats une certaine fierté, légitime après avoir terminé 12 semaines de formation de base continue. Même si elle n’est qu’une étape dans leur vie militaire, cette cérémonie est pour eux un aboutissement. Dans quelques jours, en effet, ils seront affectés dans des unités opérationnelles à Bangui ou en province pour contribuer à la sécurité et participer ainsi à la stabilisation du pays.

Au même moment, à environ 430 kilomètres plus au sud, plus précisément à Bangui, une cérémonie similaire concernant 512 de leurs camarades se déroule au camp Kassaï. Celle-ci est présidée par le colonel Joachim Sylla, directeur de cabinet représentant la Ministre de la défense.

La présentation au drapeau

Dès l’arrivée du président Touadera en tribune, la cérémonie débuta par la présentation au drapeau des recrues. C’est un moment symbolique et solennel où ces jeunes centrafricains prennent conscience de la signification de leur engagement : exécuter sa mission de soldat pour défendre la patrie et sa population, même si cela peut conduire à donner sa vie.

Juste après cette présentation au drapeau, l’ordre « Portez vos bérets » retentit. La voix puissante du capitaine Betibangui, directeur du centre d’instruction et d’entraînement de Bouar, et commandant des troupes, provoque alors une réaction simultanée dans les rangs des recrues. D’un geste rapide, elles se coiffèrent de leur béret rouge foncé avant de retrouver la position du garde à vous. N’ayant plus désormais le statut de recrue, les jeunes soldats font désormais partie de la famille des FACA. Ils ont conscience que ce n’est qu’un début, que tout reste à faire, qu’il faudra toujours s’entrainer, apprendre, se spécialiser, progresser, pour sans cesse donner le meilleur d’eux-mêmes.

Le sens de l’engagement militaire

Pour le général Eric PELTIER, chef de l’EUTM, dont les cadres ont appuyés au plus près, par leurs conseils, les FACA, cette cérémonie est « d’abord le symbole d’une renaissance », celle « d’une armée, d’une jeunesse, d’une Nation ». Lors de son allocution, il compare aussi l’engagement du soldat à « la résistance et la longévité des mégalithes de la Nana Memberé », un engagement « solide, visible et irrésistible, sur lequel nos nations respectives peuvent se reposer ».

S’adressant aux jeunes soldats, le président Touadéra renforce, dans son discours, la signification profonde de l’engagement militaire en précisant qu’ils devront désormais s’engager « avec opiniâtreté, courage et détermination dans les opérations de protection du territoire national».

La cérémonie s’ est terminée par un défilé en chantant des jeunes soldats avec leur encadrement, devant la tribune des autorités et la population rassemblée pour l’occasion.

Au total ce sont 1018 soldats issus du plan de recrutement 2018 qui vont venir grossir les rangs des forces armées centrafricaines (FACA). Un tel recrutement n’avait plus été réalisé au sein des FACA depuis 7 ans.

Ces jeunes soldats encadrées par des sous-officiers et officiers FACA, appuyés eux-mêmes par les conseillers de l’EUTM-RCA, ont pu bénéficier d’une formation complète mettant l’accent sur les fondamentaux de base pour tout soldat comme l’ordre serré et la discipline militaire, le tir de combat et le combat d’infanterie, la topographie, le secourisme. L’enseignement du Français et le droit international humanitaire (DIH) ont été également au programme. La formation reçue répond aux mêmes standards que ceux appliqués aux formations des recrues des armées européennes.

Les militaires de l’EUTM fiers d’avoir contribué à la formation de ces jeunes leur souhaitent le meilleur dans leur affectation future. D’autres formations les attendent dont très prochainement des remises à niveau au profit de compagnies du génie mais aussi de bataillons d’infanterie territorial (BIT). Actuellement, des formations de spécialité en administration et secrétariat, et aussi en transmissions, continuent d’être conduites à Kassaï.

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné environ 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

 

Centrafrique : Les premières Unités spéciales mixtes de Sécurité (USMS) lancées à Bouar

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Centrafrique.com/centrafrique-les-premieres-unites-speciales-mixtes-de-securite-usms-lancees-a-bouar/isopy-et-touadera-a-bouar-le-16-octobre-2019-pour-le-lancement-unites-miste-speciale-de-securite-a-bouar/” rel=”attachment wp-att-32903 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président centrafricain, Faustin Archange TOUADERA et l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi qui sillonnent pour observer les premières unités spéciales mixtes de sécurité. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CopyrightCNC.
Le Président centrafricain, Faustin Archange TOUADERA et l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi qui sillonnent pour observer les premières unités spéciales mixtes de sécurité. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – trois grands événements majeurs se sont produits ce mercredi 16 octobre à Bouar,  dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, auxquels on peut citer le lancement des activités des Unités spéciales mixtes de Sécurité, qui constituent une étape cruciale dans la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et réconciliation(APPR) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les 14 groupes armés.

 

Comme prévu dans l’article 16 de l’APPR, les parties s’engagent, dès la signature dudit accord, à mettre en place des unités pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois (24 mois), et placées sous la supervision de l’État-major des forces de défense, et en cas de besoin sollicitera l’appui technique de la Minusca.

 

Ce premier lancement des USMS par le président Faustin Archange TOUADERA vise uniquement les groupes armés du Nord-ouest de la République Centrafricaine dont le camp se trouve à 4 km de la ville de Bouar, sur l’axe Baoro. Ces unités sont composées des Forces armées centrafricaines(FACA), les forces de Sécurité Intérieure(FSI) et 253 éléments des groupes armés, notamment les éléments de FDPC d’Abdoulaye Miskine, les 2 factions de  Révolution Justice (RJ), ailes Sayo et Belanga, les 2 factions Anti-balaka,  ailes Mokom et Ngaissona, ainsi qu’une partie des éléments de 3R de Sidiki, sans oublier les 16 femmes de la région qui ont aussi été incorporées.

 

Le président de la République, Faustin Archange Touadera, dans sa déclaration de circonstance, remercie l’Union Européenne pour son appui financier permettant à la mise en œuvre de l’APPR avant de préciser les enjeux de ses USMS : « …Cela implique la mise en place d’un système efficace de gestion, de couloir de transhumance pour en faire une activité sécurisée,  pacifiée et essentielle  au développement économique de nos régions. Dans ce contexte, les schémas directeurs et locaux seront développés en concertation avec les communautés de ses régions. En conséquence, j’ai instruit le gouvernement  de réactiver dans les meilleurs délais les commissions bilatérales avec les États de notre sous-région pour traiter des questions transnationales, car la transhumance transfrontalière souvent motivée par la recherche de pâturage, de point d’eau, mais également par les fuites de foyer  ou le commerce d’animaux  est la ressource de conflit  récurent entre les éleveurs et les agriculteurs », a-t-il précisé.

 

Par la même occasion, le numéro 1 centrafricain demande aux unités spéciales qui vont entrer au service de contribuer à la protection des populations, à renforcer l’ordre public et à mener les missions de sécurisation des couloirs de transhumance dans le strict respect des principes républicains, c’est-à-dire  « dans l’impartialité et la neutralité ».

 

Samuella Isopi, ambassadrice de l’Union Européenne(UE) en Centrafrique, quant à elle, précise que c’est depuis le début de processus des USMS que l’UE a commencé à mobiliser des fonds suite à la demande du gouvernement : « c’est dans le cadre de partenariat avec l’Union africaine dans l’objectif commun est de créer une paix durable que l’UE a décidé d’apporter à travers la facilité africaine pour la paix son soutien financier et logistique aux USMS. L’UE a déjà mis à la disposition de l’Union africaine des ressources nécessaires pour accompagner la mise en place des USMS, notamment à travers le paiement des indemnités d’alimentation à tous les éléments de l’unité mixte à partir de formation une fois que les unités seront déployées », a réitéré Samuella Isopi.

La Cheffe de l’UE en Centrafrique, a par ailleurs confirmé que l’Union Européenne est prête à mobiliser un soutien supplémentaire conséquent pour prendre également en charge le déploiement et la logistique des USMS pendant la durée prévue. Elle a ensuite remercié les hautes personnalités nationales et internationale présentent à la cérémonie du lancement des USMS

« je ne saurai terminer mes propos sans remercier le Premier ministre, Chef du gouvernement et Président du comité stratégique des USMS pour son leadership et son impulsion constante et déterminante au processus, l’État-major pour l’engagement de travail et de  conception et planification qui a permis à cette cérémonie, le ministre chargé du DDR pour la contribution à la phase de DD, l’Union africaine et l’Ambassadeur Matondo partenaire de l’Union Européenne dans le processus des USMS, la MINUSCA…Monsieur le Président comme vous le saviez tous les engagements de l’UE en République Centrafricaine ne seraient pas possible sans l’appui constant de nos Etats-membres. Permettez-moi de saluer la présence parmi nous de mon collègue l’Ambassadeur de France, haut représentant de la République Française et de le remercier à travers lui, son pays la mobilisation constante qu’elle ne cesse d’apporter aussi à nos efforts communs », a -t- elle conclu

Cette formation adéquate de la première unité spéciale mixte de sécurité durera 2 mois et dans les prochains jours, une mission africaine d’observateur militaire focalisée sur les USMS sera déployée pour assurer l’encadrement et le monitoring de dispositif de cette formation. /

 

Jefferson Cyrille Yapende

Copyright@CNC2019

 

 

 

 

Journée mondiale de la pauvreté : La pauvreté diminueelle vraiment ?

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Bangui (République centrafricaine) – 16 oct. 2019 21:56

En moins d’une génération, plus de 1,1 milliard de personnes ont été ” sorties de la pauvreté “, selon la Banque mondiale.
C’est sans aucun doute l’une des plus belles histoires de prospérité mondiale de ce siècle.
Entre 1990 et 2015, le nombre de personnes dans le monde vivant sous le seuil international de pauvreté (1,90 dollar des États-Unis par jour ou moins) est tombé de 1,9 milliard à 735 millions.
Cela signifie que la part de la population considérée comme pauvre, selon cette définition, est passée de 36 % à 10 % au cours de la même période.
Mais l’histoire de la lutte contre la pauvreté n’est pas uniforme, et l’économiste qui a conçu le seuil de pauvreté a déclaré à la BBC que les politiques de développement actuelles “n’atteignent pas assez bien les plus pauvres”.
Pauvreté dans le monde
• Afrique sub-Saharienne 437m
• Asie du Sud121m
• Asie de l’Est et Pacifique34m
• Amérique latine & Caraïbe26m
• Moyen Orient et Afrique du Nord25m
Martin Ravallion, ancien directeur de la recherche et vice-président principal de la Banque mondiale, a déclaré que ” la montée des inégalités est le plus grand défi auquel nous devons faire face en termes de progrès dans la lutte contre la pauvreté et le progrès social en général “.
‘Deux vitesses’
Selon la Banque mondiale, l’absence de croissance inclusive, le ralentissement économique et, plus récemment, les conflits ont entravé les progrès dans certains pays.
Alors qu’en Chine et en Inde, un milliard de personnes ne sont plus considérées comme pauvres, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne est en fait plus élevé qu’il y a 25 ans.
“Au cours de la dernière décennie, nous avons vu un monde qui évolue à deux vitesses “, déclare Carolina Sánchez-Páramo, directrice mondiale de la pratique mondiale en matière de pauvreté et d’équité à la Banque mondiale.
Baisse de la pauvreté
* Période pour l’Inde 1993-2015
La raison en est une combinaison de quatre facteurs, dit-elle à la BBC.
1. Variations de la vitesse de la croissance économique
“Au niveau le plus élémentaire, la croissance a été plus faible en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu’en Asie de l’Est ou du Sud au cours de cette période. Et si l’on ajoute à cela une croissance démographique très rapide dans de nombreux pays, stimulée par des taux de fécondité élevés, on obtient une croissance par habitant encore plus faible “, dit-elle.
“Quand les pays ne se développent pas, il est très difficile de progresser dans la réduction de la pauvreté, parce que tout progrès devrait provenir d’une redistribution assez importante et c’est tout simplement très difficile à faire”, selon Carolina Sánchez-Páramo.
2. L’inclusivité de la croissance
Mais si une croissance économique soutenue est une “condition nécessaire” à la réduction de la pauvreté, elle n’est “pas le seul facteur”, affirme la directrice de la Banque mondiale.
Dans de nombreux pays, la croissance n’a pas été “suffisamment inclusive”, en raison de la nature des industries à forte intensité de capital qui génèrent relativement moins d’emplois – par exemple, en Afrique subsaharienne.
Mme Sánchez-Páramo affirme que : “Le travail est la principale source de revenus des pauvres. Donc, s’il n’y a pas plus d’opportunités pour les travailleurs, il est peu probable que nous assistions à une réduction de la pauvreté.”
La croissance économique est plus efficace contre la pauvreté lorsqu’elle s’accompagne d’une augmentation des revenus du travail
3. Accès à l’infrastructure
Les économies prospèrent lorsque les gens ont non seulement un revenu en espèces, mais aussi accès à l’éducation, au financement et à de bonnes infrastructures.
Si ces conditions ne sont pas réunies, dit Mme Sánchez-Páramo, “cela sape également le degré d’inclusion de la croissance”.
En Malaisie, par exemple, et dans toute l’Asie du Sud et de l’Est, “au moins plusieurs de ces paramètres évoluaient en même temps”, ajoute-t-elle.
Selon les normes internationales, la pauvreté en Malaisie est nulle depuis 2013 – mais pas selon les normes du pays.
En revanche, au Brésil, où le programme de transferts monétaires a été couronné de succès, la pauvreté est passée de 21,6 % en 1990 à 2,8 % en 2014, mais elle est tombée à 4,8 % (touchant 10 millions de personnes) en 2017.
4. Conflit
Enfin, ces dernières années, les conflits politiques et violents ont annulé les progrès réalisés par le passé dans certains pays.
“En même temps, la pauvreté se concentre dans les pays fragiles et touchés par les conflits, parce que certains autres pays ont réussi à faire des progrès “, dit Mme Sánchez-Páramo.
En 2015, la moitié des pauvres dans le monde étaient concentrés dans cinq pays – l’Inde, le Nigeria, la RDC, le Congo, l’Ethiopie et le Bangladesh.
Et des prévisions récentes suggèrent que le Nigeria a dépassé ou est sur le point de dépasser l’Inde en tant que pays ayant le plus grand nombre de personnes vivant dans la pauvreté – les deux pays ayant un peu moins de 100 millions de pauvres.

Avec BBC Afrique

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Au moins 9 morts dans les manifestations en Guinée

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Bangui (République centrafricaine) – 16 oct. 2019 21:53

Les autorités avaient jusqu’ici confirmé seulement la mort d’un habitant de Conakry et d’un gendarme.
Le président de la république Alpha Condé a ordonné aux services compétents de “faire toute la lumière sur les circonstances de ces décès et de traduire en justice les personnes impliquées”.
Le gouvernement dénonce également une “escalade de la tension” et appelle les parties à “renouer le dialogue”.
Depuis lundi, des affrontements opposent les manifestants aux forces de l’ordre suite à l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui rejette le projet de révision de la constitution.
Le gouvernement dénonce une action de déstabilisation de l’Etat et de ses institutions et annonce avoir pris des mesures appropriées pour préserver l’ordre public.

Avec VOA

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Des villages incendiés par des milices au Sud-Kivu

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Bangui (République centrafricaine) – 16 oct. 2019 21:51

Des milices fuyant une contre-offensive de l’armée congolaise ont incendié et pillé des villages dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
Mercredi matin, “des maisons ont été incendiées dans le village Nyamulongwe par des miliciens qui fuient l’offensive de l’armée régulière. Ces miliciens ont aussi volé plusieurs vaches dans leur fuite”, a déclaré à l’AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe dans la province du Sud-Kivu.
Nyamulongwe est le septième village du territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu, à être ainsi incendié en l’espace de cinq jours, a-t-il expliqué.
Les villages de Kalonge, Lubemba, Kalongozi, Kyanama, Muganwa et Muburungu avaient précédemment subi le même sort, donnant lieu à des “déplacements massifs de populations”, selon M. Mukiza.
Depuis cinq jours, des milices lancent des attaques contre les positions de l’armée, ont indiqué des sources militaires. “Ils nous ont provoqué, nous avons réagi”, a dit à l’AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans la zone.
Mardi, “des affrontements ont éclaté entre des Maï-Maï et les Twigwaneho (communauté locale d’origine rwandaise) du village Kalonge” à environ 15 km à l’est de Minembwe, a indiqué mercredi la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).
“En réaction à l’attaque des Maï-Maï, une opération des FARDC [armée congolaise] a été déclenchée contre le village de Kalongozi” situé à 7 km à l’ouest de la base de déploiement de Minembwe, ajoute la Monusco dans un compte rendu.
La région de Minembwe est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d’un notable de la communauté Banyamulenge, tué par des membres d’une communauté rivale.
Début septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, s’y était rendu et avait plaidé sur en faveur de “la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires”.

Avec AFP

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Manifestation de réfugiés contre les violences xénophobes Afrique du Sud

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Bangui (République centrafricaine) – 16 oct. 2019 21:49

“L’Afrique du Sud n’est pas mieux que les pays que nous avons fuis”, a affirmé Jean-Pierre Balus, un réfugié de République démocratique du Congo (RDC). “Nous voulons aller quelque part où nos enfants ont un avenir”, a-t-il ajouté à l’AFP.
“On est fatigués et on rend la vie plus facile” aux Sud-Africains car “nous voulons partir le plus vite possible”, a expliqué une Burundaise, Sylvia Nahimana. “Chaque jour, les femmes se demandent si elles vont revoir leur mari ou leurs enfants”, a-t-elle ajouté.
“Nos papiers sont inutiles, ils ne sont pas reconnus, on ne peut pas trouver de travail”, s’est-elle plaint.
Depuis une semaine, des centaines de réfugiés campent devant les bureaux du HCR au Cap et à Pretoria, les capitales parlementaire et politique sud-africaines, pour réclamer de l’aide de la part de l’agence onusienne pour quitter l’Afrique du Sud où ils ne sentent plus en sécurité.
Début septembre, des violences xénophobes en Afrique du Sud ont causé la mort d’au moins 12 personnes et la destruction de centaines de commerces et de biens appartenant à des étrangers.
La manifestation de mercredi a été organisée au lendemain d’une visite de deux jours du Haut Commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi, qui s’est entretenu avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa.
“Les lois et politiques progressistes de l’Afrique du Sud ont servi de refuge à de nombreuses personnes vulnérables (…) mais l’Afrique du Sud est débordée”, a-t-il estimé dans un communiqué publié mercredi.
“Pour la plupart des réfugiés ici en Afrique du Sud, la relocalisation n’est pas une option”, a souligné l’agence qui a regretté que le nombre de pays où les réfugiés puissent s’installer “diminue malheureusement”.
Le HCR a cependant promis de “continuer à soutenir le gouvernement (sud-africain) dans ses efforts de cohésion sociale”.
Première puissance industrielle du continent, l’Afrique du Sud, qui accueille des millions de migrants, est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29%), la pauvreté et des inégalités criantes.

Avec AFP

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Combats de Birao et Amdafock, y’a-t-il un complot contre le FPRC ?

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Bria (République centrafricaine)| CNC – Depuis plus d’un mois, de violents combats ont opposé le MLCJ au FPRC dans les localités de Birao, Tissy et d’Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-Est de la République centrafricaine. Face  à l’offensive de son adversaire, le FPRC perd du terrain, et a dû se battre en retraite. Pour certains généraux du FPRC, l’offensive du MLCJ contre leur position serait un projet d’une action commune concertée secrètement en vue de le détruire. Infos ou Intoxe ? Enquête.

 

Pour certains analystes centrafricains, il ne fait aucun doute, le mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), une petite milice armée du Nord, essentiellement composée des membres de l’ethnie Kara,  ne pourrait pas prendre de risque d’attaquer le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), principale faction rebelle de l’ex-coalition Seleka,  s’il n’y aurait pas des soutiens militaires quelconque qui pourraient l’appuyer dans ses aventures.

Loin d’être isolée, cette analyse est largement partagée au milieu centrafricain en raison de plusieurs facteurs, notamment la présence des nombreux mercenaires soudanais et tchadiens, des armes lourdes utilisées par le MLCJ et les réactions timides du gouvernement et de la Minusca face au non respect de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine )APPR-RCA) par le MLCJ.

 

Présence des mercenaires tchadiens et Soudanais

Lors de la dernière attaque des bases du FPRC à Amdafock par les rebelles du MLCJ le 14 octobre dernier, plusieurs mercenaires tchadiens et soudanais ont été vus aux côtés des rebelles du MLCJ. Alors, pour les Centrafricains, la question est de savoir qui finance la présence de ces mercenaires recrutés par le MLCJ, du moment où tout le monde sait très bien que ce mouvement ne dispose que peu de budget militaire, et de moins de 200 hommes sur le terrain il y’a de cela deux mois.

Cependant, un général du MLCJ a confié à CNC qu’il dispose à ce jour près de 600 hommes à Birao et Amdafock. D’où viennent ces hommes ?

 

Réactions timides du gouvernement et de la Minusca

Le plus étonnant dans cette affaire, le chef militaire du MLCJ est un membre du gouvernement centrafricain. C’est lui le ministre en charge des groupes armés. Il ne cesse de défendre ses hommes dans les médias sans penser qu’il est ministre de la République, et non un chef du groupe armé.

Comment le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA peuvent-ils garder un tel individu dans leur gouvernement du moment qu’il ne respecte ni l’accord de paix qu’il a signé au nom de son mouvement, encore moins la neutralité vis-à-vis de ses fonctions du ministre des groupes armés?

 

Pour la Minusca, souvenez-vous, le 3 octobre dernier, le comité exécutif de suivi de l’Accord de paix interdit le mouvement des forces des groupes armés qui aggrave les tensions sécuritaires dans le pays. En ce sens,  il est rappelé aux signataires qu’ils doivent s’abstenir de “tout mouvement de forces militaires d’une localité à une autre sans autorisations préalable du comité de mise en œuvre préfectoral compétent dans la zone”. Pour conclure, le comité a demandé à la mission onusienne de stabilisation en Centrafrique MINUSCA de veiller à la cessation des mouvements des forces militaires des groupes armés, conformément à son mandat. Ceci dit, tout mouvement des rebelles sans autorisations préalable devrait être écrasé par les forces de la Minusca, selon Gildas Kongbo, juriste. Mais qu’en est-il pour Birao et Amdafock ?

La Minusca a-t-elle autorisé le mouvement des rebelles du MLCJ vers Amdafock ? Se demande-t-il

Plus troublant, le porte-parole de la Minusca vient d’annoncer que les combattants rebelles du FPRC arrêté vont être remis à la justice nationale sans pour autant dire si ceux du MLCJ sont aussi arrêtés, car ce sont eux qui ont provoqué en premier le FPRC dans leur localité.

Pour les Centrafricains, une multitude des zones d’ombre entourent l’offensive du MLCJ contre le FPRC qui a fait plusieurs morts et des centaines des blessés.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

 

LA MINUSCA SE REJOUIT DE LA PHASE 1 DE L’OPERATION DANS L’OUEST ET REITERE SON APPEL A SIDIKI

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Minusca-se-rejouit-de-la-phase-1-de-loperation-dans-louest-et-reitere-son-appel-a-sidiki/forces-speciale-portugaise-minusca-Centrafrique-corbeaunews-7/” rel=”attachment wp-att-32884 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats portugais de la Minusca à Bria
Les soldats FACA dans la ville de Bria en 2017

 

 

Bangui, République centrafricaine)| CNC- La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue l’exécution de la première phase de l’opération “Anvil” lancée contre le 3R dans l’ouest de la RCA et réitère son appel à Sidiki, le leader de ce groupe armé, sur une série d’engagements conformément à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA). « Au cours de cette phase, il y a eu le départ des éléments de ce groupe de certaines localités et l’abandon de trois bases », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro.

 

Selon le porte-parole, « l’appel de la MINUSCA à Sidiki, le leader de 3R, reste de mise à savoir cesser les exactions, mettre fin aux taxations illégales, lever les barricades, arrêter les recrutements, libérer les bâtiments publics, adhérer réellement au DDR et collaborer avec la justice, sur la question de tueries de Bohong, Koundjili et Lemouna.

L’appel de la MINUSCA concerne également tous les leaders de groupes armés responsables de violations.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Mohamed Benamer, a rappelé que l’opération vise à “pousser le mouvement 3R à revenir dans les zones de déploiement qui lui ont été fixées après les événements de Koundjili, Lemouna et Bohong, mettre fin à l’insécurité et neutraliser toute présence hostile ».

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a également abordé la situation dans le nord-est de la RCA notamment les hostilités à Am Dafock entre les groupes du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) en les appelant à s’inscrire dans le processus de dialogue et de règlement pacifique de leurs différends. « La MINUSCA réitère par ailleurs sa détermination à prendre toute mesure utile pour protéger les populations civiles et son mandat », a-t-il souligné, indiquant que dès l’éclatement des incidents à Am Dafock, la MINUSCA a survolé la zone et a renforcé ses mesures sécuritaires à Birao pour prévenir des violences.

 

Concernant Birao, il a annoncé la visite cette semaine d’une délégation conjointe Gouvernement centrafricain-UA-CEEAC-MINUSCA dans le cadre des efforts de normalisation après les combats de septembre entre le FPRC et le MLCJ, qui se sont notamment soldés par 24.000 déplacés internes. Le porte-parole est revenu sur les 14 ex-combattants du FPRC qui ont quitté Birao sous sa coordination dont six ont été relocalisés à Bria tandis que les huit autres, suspectés dans le cadre des enquêtes en cours sur les affrontements, ont été remis aux autorités judiciaires centrafricaines, suite à une requête du Procureur adressée à la MINUSCA. « La MINUSCA veillera, dans le cadre de son mandat, au traitement équitable et au respect des droits des personnes arrêtées à la suite des affrontements. La Mission veillera, en outre, à ce que l’action judiciaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité, tienne compte de tous les crimes commis à Birao et s’étende tous les suspects identifiés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent », a précisé le porte-parole.

 

Au chapitre des Droits de l’Homme, la MINUSCA a divulgué le rapport du mois de septembre 2019 avec 102 incidents d’abus et violations des droits de l’homme documentés ayant affecté 173 civils. Il s’agit d’une hausse par rapport au mois précédent (96 incidents et 151 victimes) et les groupes armés en sont les principaux auteurs présumés (environ 92% des incidents). « Pour un meilleur respect des droits de l’homme et une protection plus efficace des civils, la MINUSCA a poursuivi en septembre le plaidoyer avec les groupes armés et les autorités gouvernementales. Elle a aussi mené des activités de sensibilisation sur les droits de l’homme et l’APPR-RCA (…) au profit d’au moins 2238 personnes », a-t-il dit.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Mohamed Benamer a indiqué que la situation sécuritaire est relativement calme sur l’ensemble du territoire centrafricain, soulignant que les Casques bleus ont mené au total 3419 patrouilles dont 2870 nocturnes et a fourni 435 escortes sur le territoire centrafricain durant la semaine écoulée.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, l’Adjudant-chef Alioune Kassé a fait part des activités d’appui au renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaine, notamment une formation à Bambari sur le maintien et le rétablissement de l’ordre public et une autre à Bangui sur les réflexes indispensables pour faire respecter la loi dans le contexte d’un rassemblement de personnes, spontané, organisé ou subi et pour assurer ou rétablir la continuité des différentes activités d’une collectivité.

 

Centrafrique : Le MLCJ demande le renforcement des FACA dans la Vakaga à AM-DAFOCK

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Bangui (République centrafricaine)| CNC – Le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) demande au gouvernement Centrafricain de renforcer la présence des forces de défense et de sécurité à Birao. Une demande qui intervient après la reprise des villes de Tissi et d’Am-dafock dans la Vakaga au Nord-Est de la RCA suite aux combats qui les avaient opposés aux éléments du FPRC, lundi 14 octobre.

 

La demande formulée par ce mouvement armé,  indique en effet, qu’après les violents combats entre le  FPRC et le MLCJ à Birao le mois de septembre dernier, a poussé les combattants du FPRC à se retrancher dans la ville d’Am-dafock, dont le nombre est estimé à une centaine de combattants.

De sources locales contactées, indiquent que les éléments du FPRC qui se sont retranchés à Am-Dafock ont subi de lourdes pertes et ont été mis en déroute par le MLCJ lors de l’offensive du lundi 14 octobre.

Pour consolider cette victoire militaire dans cette région hautement stratégique, frontalier au Soudan où les groupes armés s’approvisionnent en armes et munitions, une source proche du MLCJ appelle les autorités locales, à renforcer la présence des FACA dans la région car dit-elle, « Nous avons la situation en main, et nous voulons que l’Etat puisse redéployer des éléments des forces de défense et de sécurité supplémentaires afin d’assurer la sécurité dans la localité», a-t-elle fait savoir.

Le bilan provisoire de ces affrontements fait état d’une vingtaine de personnes tuées dans les rangs du FPRC et six véhicules récupérés par le MLCJ.

La Vakaga a été toujours une zone contrôlée par le MLCJ. Les combats de septembre dernier découlent de la mort du fils du sultan de Birao tué par des éléments du FPRC dans cette ville de l’extrême nord d’où était partie la rébellion séléka qui a renversé le pouvoir de l’ancien président Bozizé en mars 2013.

 

Cédric Wa-Gomba

 

 

DROIT DE REPONSE TELECEL CENTRAFRIQUE

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DROIT DE REPONSE TELECEL CENTRAFRIQUE

 

En référence au contentieux judiciaire qui oppose la Société TELECEL CENTRAFRIQUE Représentée par Maitre Herman SOIGNET EKOMO Avocat au Barreau de Centrafrique à la Société PCCW GLOBAL LIMITED, Représentée par le Cabinet MBOLI-GOUMBA et Associés, des commentaires alarmistes ont paru, ces derniers temps, dans les médias selon lesquelles TELECEL CENTRAFRIQUE est menacée de fermeture définitive.

La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE estime être de son devoir de rétablir la vérité des faits.

La Société TELECEL CENTRAFRIQUE tient d’abord à rassurer ses fidèles Abonnés, ses Partenaires et la Population Centrafricaine qu’elle n’est pas du tout menacée d’une quelconque fermeture définitive.

La vente de ses actions mise en oeuvre par l’Etude d’un Huissier de Justice, dont la date, fixée au 16 Octobre 2019, qui a été excessivement et de manière tapageuse diffusée dans les médias, constitue une procédure abusive, vexatoire et illégale ayant pour seul objectif malicieux de ternir l’image de marque de la Société et de lui nuire de manière durable.

En effet, par deux Ordonnances de référés rendues en date du 14 Octobre 2019, le Tribunal de Commerce de Bangui avait, respectivement, annulé la saisie Vente des Droits d’Associés et Valeurs Mobilières de la Société TELECEL CENTRAFRIQUE détenus par la Société NIEL FINANCES & SERVICES ainsi que la Vente de ses mêmes Droits d’Associés et des Valeurs Mobilières.

D’ores et déjà, la Société TELECEL CENTRAFRIQUE est en train d’engager toutes actions en Justice appropriées à l’encontre des auteurs de cette initiative de vente inique en vue de défendre ses droits et de sauvegarder ses intérêts.

En tout état de cause, TELECEL CENTRAFRIQUE est et demeure une Société citoyenne qui a toujours œuvré, en toutes circonstances, dans l’intérêt du Peuple centrafricain. Ce ne sont donc pas ces genres d’actions malveillantes qui pourraient constituer un obstacle à son développement

 

cinq accords de coopération sanctionnent la visite d’Etat du président rwandais

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Bangui (République centrafricaine) – 15 oct. 2019 23:04

La signature de ces accords est intervenue lors de la visite d’Etat de quelques heures du président Kagamé dans le capitale centrafricaine.
Les documents signés concernent trois mémorandums d’entente portant respectivement sur la création de la grande commission entre les deux pays, la promotion et la protection des investissements, le cadre de partenariat stratégique dans les domaines des secteurs minier et pétrolier; un accord de coopération militaire et un accord sur la promotion et la protection des investissements.
Au-delà de la signature des accords et mémorandums, le président Kagamé a reçu du maire de Bangui, Emile-Gros-Raymond Nakombo, la clef de la cité. Par la suite, il a été élevé au rang de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine par le président Faustin-Archange Touadéra.
Depuis quelques temps, le Rwanda apparaît comme un partenaire important pour la quête de la paix en République centrafricaine, avec des contingents mis à la disposition de la mission onusienne en Centrafrique Minusca. Ce pays participe également à la formation des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), dans la perspective de la restructuration de l’armée.

Avec Xinhua

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Manifestations contre le 3ème mandat d’Alpha Condé à Conakry

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Bangui (République centrafricaine) – 15 oct. 2019 21:19

Les manifestations contre un 3ème mandat d’Alpha Condé ont paralysé la capitale Conakry lundi. Les banques, les stations-services et plusieurs boutiques sont restées fermées toute la journée.
Selon Celou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, “les citoyens guinéens ont massivement répondu au mot d’ordre de manifester, malheureusement comme d’habitude les forces de l’ordre ont fait usage d’armes à feu. Il y a deux morts et une vingtaine de blessés”.
Le Front national pour la défense de la constitution avait appelé les Guinéens à s’abstenir d’aller travailler et à protester dans leurs quartiers respectifs. Les rues sont restées désertes, les banques et les stations-services fermées dans la banlieue de Conakry.
Dans certains quartiers de la capitale, des jeunes visiblement en colère ont barricadé les routes et brûlé des pneus sur la chaussée. D’autres manifestants ont répondu avec des jets de pierres contre les tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre.
Le gouvernement guinéen a fait le point de la manifestation en fin de journée : “on déplore des blessés et deux morts, un à Conakry, dont les circonstances restent à élucider, et le second un gendarme tué par balle à Mamou à 265 km de la capitale”, précise un communiqué du gouvernement.
D’autres sources affirment qu’il y aurait quatre morts.

Avec AFP/VOA

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Bulgarie – Angleterre : ‘la famille du football doit faire la guerre aux racistes”

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Bangui (République centrafricaine) – 15 oct. 2019 17:35

La “famille du football et les gouvernements” doivent “faire la guerre aux racistes”, déclare le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin, après les mauvais traitements infligés aux joueurs anglais par les supporters bulgares.
Lundi à Sofia la capitale de la Bulgarie, le match de qualification pour l’Euro 2020 entre les deux équipes a été interrompu à deux reprises en raison d’abus racistes à l’encontre de joueurs anglais.
M. Ceferin a déclaré que les associations de football ne peuvent pas résoudre les problèmes à elles seules.
“Ce n’est qu’en travaillant ensemble au nom de la décence et de l’honneur que nous progresserons “, a-t-il dit.
Le comportement des supporters bulgares, y compris des saluts nazis et des chants de singes, a été largement condamné par les joueurs et les politiciens.
Le président de la Fédération bulgare de football a démissionné mardi sur demande du Premier ministre bulgare.
Dans une déclaration, M. Ceferin a déclaré que l’Uefa s’engageait à faire tout son possible pour “éliminer cette maladie du football”.
“Il n’y a pas si longtemps, la famille du football pensait que le fléau du racisme n’était plus qu’un lointain souvenir”, a déclaré Ceferin.
“La montée du nationalisme sur l’ensemble du continent a alimenté certains comportements inacceptables et certains ont pris l’initiative de penser qu’une foule de footballeurs est l’endroit idéal pour faire entendre leurs opinions épouvantables”.
Le gouvernement britannique a déclaré qu’il écrirait à l’Uefa pour demander plus d’action.
Les joueurs anglais ont décidé collectivement de continuer à jouer lorsqu’on leur a offert la possibilité de quitter le terrain.
L’Uefa a déclaré à BBC Sport que toute action en réponse aux événements de lundi devrait faire suite à un comité de discipline, qui doit à son tour attendre le rapport d’un arbitre.
Le sélectionneur bulgare Krasimir Balakov a déclaré après le match qu’il n’avait “entendu” aucun chant raciste.
Le stade Vasil Levski était déjà partiellement fermé pour le match après que la Bulgarie eut été sanctionnée pour comportement raciste lors des qualifications contre le Kosovo et la République tchèque.
Que s’est-il passé pendant le match ?
Dans la section bulgare du stade, certains supporters ont semblé faire des saluts nazis.
Le match a été arrêté à la 28e minute et une annonce a été faite dans le stade pour condamner les abus racistes et avertir les fans que le match pourrait être abandonné s’ils se poursuivaient.
Le match a repris mais a été arrêté juste avant la mi-temps. L’entraîneur Gareth Southgate et plusieurs joueurs anglais étaient en discussion avec les officiels du match avant que le match ne reprenne pour la deuxième fois.
Un groupe de supporters bulgares portant des hauts à capuche noirs – certains portant des bandanas couvrant leur visage – a commencé à quitter le stade après l’arrêt du match pour la deuxième fois. BBC Radio 5 Live a rapporté que certains ont fait des gestes racistes en se dirigeant vers les sorties.
Après six minutes de prolongation à la fin de la première mi-temps en raison du retard, le capitaine bulgare Ivelin Popov a été vu dans un débat animé avec une section de supporters locaux près du tunnel tandis que les autres joueurs se dirigeaient vers les vestiaires pour la pause.

Avec BBC Afrique

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Crash de l’avion-cargo de Tshisekedi: quatre corps retrouvés

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Bangui (République centrafricaine) – 15 oct. 2019 17:33

Quatre corps ont été retrouvés à Kole, dans la province du Sankuru, dans le centre de la RDC, selon Giscard Kusema, directeur adjoint de la presse présidentielle.
C’est sur ce site, en pleine forêt, que les débris de l’avion qui transportait le matériel roulant du président Félix Tshisekedi s’est crashé.
L’Antonov avait disparu des radars jeudi dernier et avait aussi à son bord une partie du personnel de la présidence.
“Les équipes d’enquête sont entrain de travailler pour récupérer les restes de l’épave. Et je peux vous confirmer que c’est bien l’épave de l’avion qui avait disparu. Ce n’est qu’après qu’on en saura plus sur les circonstances de l’accident”, déclare M. Kusema à la BBC.
Du côté de l’autorité de l’aviation civile congolaise qui avait sorti un communiqué pour annoncer la disparition de l’Antonov, aucune information n’est disponible.
La Monusco quant à elle affirme avoir déployé un hélicoptère pour survoler la zone où l’avion s’est crashé.
“C’est une zone difficilement accessible par la route. Le gouverneur du Sankuru s’est rendu avec nos équipes sur place pour évaluer la situation”, précise Florence Marchal, porte-parole de la Mission des Nations Unies en RDC.

Avec BBC Afrique

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Touadera /Singaye : la liaison dangeureuse.

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Centrafrique.com/touadera-singaye-la-liaison-dangeureuse/fabien-singaye/” rel=”attachment wp-att-32862 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Fabien Singaye
Monsieur Fabien Singaye

 

À Bruxelles et ensuite à Genève, Touadéra a rencontré à plusieurs reprises depuis son élection Fabien Singaye, rwandais hutu et ancien conseiller de l’ex-Président François Bozizé. Singaye est

 

compromis dans les affaires Areva et Uramines. Proche de Patrick Balkany et de l’homme d’affaires belgo-français Georges Forest, Singaye est aussi proche des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), ces anciens militaires du régime de Habyarimana réfugiés en République démocratique du Congo qui combattent le régime Kigali. Singaye est aussi l’époux de la fille du millionnaire rwandais Félicien Kabuga, patron de la fameuse radio mille collines toujours recherché par la justice internationale. Détenteur d’un passeport diplomatique centrafricain renouvelé avec la bénédiction de Touadéra au début de l’année 2017, Singaye a joué les intermédiaires facilitant la première rencontre des autorités centrafricaines avec les autorités russes à Sotchi. Depuis Bruxelles où réside sa belle-famille, Fabien Singaye continue de rencontrer régulièrement discrètement Touadéra qui se rend très régulièrement dans la capitale belge. Singaye est par ailleurs très proche du Premier Ministre Centrafricain et lui transmet régulièrement des renseignements ainsi que de bons contacts de son carnet d’adresses… Le rapprochement de l’exécutif centrafricain avec Moscou n’avait d’ailleurs pas manqué de déclencher l’agacement virulent de Paul Kagamé il y quelques mois alors que le Rwanda assurait la protection de la Présidence centrafricaine et s’était engagé à former des militaires de l’armée centrafricaine avant que l’allié Russe ne les supplante sur ce terrain-là… Lorsque l’on sait la proximité de Kigali avec Washington, on comprend qu’il s’agit là d’un jeu dangereux que jouent les autorités centrafricaines naviguant à vue au milieu de ces deux grandes puissances ennemies.

Amnesty dénonce des exactions contre les journalistes au Nigeria

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 22:20

Amnesty International affirme qu’il y a eu une augmentation des menaces et des agressions contre les journalistes au Nigeria.
Selon l’organisation de défense des droits humains, les agents de la presse travaillent dans un climat de peur.
Dans un nouveau rapport sur la liberté de la presse au Nigeria, L’ONG internationale accuse les forces de sécurité du pays d’avoir persécuté les hommes et les femmes des médias qui critiquent les autorités.
Selon un décompte, depuis le début de l’année, dix-neuf journalistes ont été arrêtés par les forces de l’ordre.
Les journalistes et les bloggeurs cités dans le rapport affirment avoir été battus et torturés pendant les interrogatoires.
Le groupe de défense des droits de l’homme a accusé la police, l’armée et la principale agence de renseignement du pays, d’être derrière la répression.
En janvier dernier, les forces de sécurité nigérianes ont fait une descente dans les locaux du quotidien Daily Trust pour avoir couvert l’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du pays.
Les forces de sécurité nigérianes ont souvent été accusées de violations des droits humains. Elles ont à plusieurs reprises nié ces allégations.

Avec BBC Afrique

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Le dossier judiciaire de Thomas Sankara évolue positivement

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 22:18

15 octobre 1987- 15 octobre 2019, la famille et les partisans de Thomas Sankara vont célébrer ce mardi le 32ème anniversaire de l’assassinat du père de la révolution Burkinabè.
Lors d’un point de presse lundi, les avocats du président assassiné ont déclaré être satisfaits de l’évolution du dossier judiciaire.
L’ancien président Blaise Compaoré et le général Gilbert Diendere l’ex chef de la garde présidentielle ont été inculpés dans ce dossier.
C’est maitre Benewende Sankara l’un des conseils de la famille qui suit l’affaire depuis 22 ans qui a exprimé devant les médias la satisfaction du collectif des avocats.
Le dossier évolue dit-il. 23 personnes ont été inculpées à ce jour et les auditions suivent leur cours au tribunal militaire de Ouagadougou.
Selon Maitre Sankara, Il n’ya plus d’interférence politique comme c’était le cas par le passé.
Il dira que l’étude balistique et l’autopsie des corps de juillet 2015 ont révélé des informations importantes au juge d’instruction .
Deux lots de dossiers déclassifiés par la France ont été reçus. Et un troisième promis tarde à arriver révèle maitre Sankara qui espère la tenue du procès courant 2020.
Pour l’heure, deux mandats d’arrêt ont été émis contre l’ancien président Blaise Compaoré exilé en côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014 et contre Hyacinthe Kafando, son chef de sécurité au moment des faits, en fuite depuis 2015.

Avec BBC Afrique

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Soro dit avoir été menacé d’arrestation en Espagne

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 18:31

L’ancien chef de la rébellion ivoirienne Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale passé dans l’opposition, a assuré avoir fait l’objet d’une tentative d’arrestation à Barcelone (Espagne) la semaine dernière, mais les autorités ivoiriennes ont nié lundi avoir saisi Interpol.
“Dans la nuit du 9 au 10 octobre, une escouade d’agents de la police espagnole a vainement tenté de l’arrêter (Soro) au Palace Hotel de Barcelone (…) ces visiteurs affirmaient agir sur la base d’instructions émises par le bureau local d’Interpol”, a affirmé lundi lors d’un point presse André Deha, vice-président du Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI, pro-Soro).
Il reprenait ainsi des déclarations de Guillaume Soro lors d’une réunion politique avec des sympathisants à Valence (Espagne), abondamment diffusées sur les réseaux sociaux ce week-end.
Dans ces déclarations, Soro affirmait notamment qu’il avait appelé en pleine nuit le siège d’Interpol à Lyon (France) et que celui-ci n’était pas informé d’une procédure contre lui. M. Soro affirmait que les policiers étaient repartis sans l’arrêter.
Jointe au téléphone par l’AFP, une haute source sécuritaire ivoirienne a affirmé: “Je suis catégorique: ça ne vient pas de chez nous. Nous n’avons pas saisi Interpol”.
L’AFP n’a pu dans l’immédiat confirmer auprès de la police espagnole les déclarations de M. Soro et notamment confirmer s’il s’agissait de vrais policiers.
Le MVCI a estimé que la tentative d’arrestation de Soro était un “déni de démocratie qui consiste à empêcher vaille que vaille un potentiel candidat à compétir lors de l’élection présidentielle 2020” en Côte d’Ivoire.
Ancien allié du président Alassane Ouattara, Guillaume Soro n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature au prochain scrutin présidentiel, mais tout indique selon ses proches qu’il le fera lors de son retour en Côte d’Ivoire “incessamment”.
Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait 3.000 morts, la prochaine présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue, selon de nombreux observateurs.
Les élections municipales et régionales qui s’étaient tenues fin 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes, faisant monter la tension.
Une grande partie de l’opposition a rejeté la nouvelle Commission électorale installée en septembre.

Avec AFP

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Des ONG visent les enfants de Denis Sassou Nguesso en justice

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 18:30

Le parquet de Brazzaville a reçu la plainte des ONG contre les enfants Sassou, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)
Une plate-forme d’ONG locales a déposé au parquet de Brazzaville une plainte contre Denis Christel et Claudia, deux enfants du président Denis Sassou Nguesso, qu’elle soupçonne de détournements de fonds, de blanchissement et de corruption. Cette requête fait suite aux révélations faites il y a quelques mois par l’ONG britannique Global Witness.
Une dizaine d’activistes s’est présentée au secrétariat du procureur de la République, André Oko Ngakala, pour déposer une plainte contre les deux enfants du chef de l’Etat congolais.
Selon Trésor Nzila Kendet, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), membre de cette plate-forme, il faut que ces deux citoyens se présentent devant la justice pour confirmer ou pas les faits mis à leur charge.
Tresor Nzila Kendet, le directeur de l’OCDH, est parmi ceux qui ont déposé la plainte, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)
“La loi congolaise dit que le procureur de la République reçoit des plaintes et des dénonciations et donne la suite légale à tout cela. Nous avons appris des faits graves de détournements de fonds publics et dans un contexte social délétère”, explique-t-il.
“Il ne s’agit pas des premières révélations. On ne peut pas garder silence, je crois qu’il faille interpeller les pouvoirs publics afin de faire la lumière sur ces révélations qui sont extrêmement graves”, souligne M.Kendet.
Contrairement à sa stratégie habituelle d’agir en présence du public, la plate-forme d’ONG s’est plutôt discrètement glissée au parquet de Brazzaville. Les attentes sont fixées à la décision du procureur de la République, s’il ouvrirait ou non, une enquête judiciaire à ce sujet.
Joe Wahsington Ebina appelle la justice à faire éclater la vérité dans cette affaire, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)
Joe Washington Ebina, président du FULD exprime son optimisme.
“Nous restons confiants que ces révélations viennent d’une ONG internationale très sérieuse. Maintenant, au Congo, nous espérons seulement que le travail sera fait. Mais au moins, les populations sont bel et bien au courant que les organisations sont dans la recherche de la vérité, et cela devrait mettre tout le monde en paix, voilà simplement ce que nous recherchons”, indique-t-il.
La démarche des ONG locales est une première dans le pays, si bien que très peu de gens lui donnent une chance d’aboutir.
Le juriste Christian Ruddy Bouanga analyse cette démarche en ces termes : “Les citoyens congolais qui ont intérêt à agir du fait de l’objet de leur ONG, qui sont libres d’aller saisir le parquet de la République, se constituer la partie civile pour avoir dénoncé certains faits, c’est de leur droit”, reconnaît-il.
Il s’interroge cependant sur la suite qui sera réservée à cette requête.
“La composition de cette juridiction s’interrogera sur les éléments de preuves mis à leur disposition. Mais vous conviendriez avec moi que ces éléments de preuve brillent par leur nullité, ils sont vides de tout contenu. Dans toutes les déclarations faites par Global Witness sur la corruption, les détournements de fonds ou le blanchissement d’argent portées contre les citoyens congolais, régulièrement revient les expressions ‘Il semblerait que’…’Il y aurait eu””, commente le juriste.
En avril et août, l’ONG Global Witness avait publié des rapports incriminant la fille et le fils du chef de l’Etat d’avoir détourné et utilisé des fonds publics, à des fins personnelles.

Avec VOA

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4 manifestants et un gendarme tués pendant la mobilisation contre un 3e mandat de Condé

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 18:28

Au moins quatre jeunes manifestants et un gendarme ont été tués lundi en Guinée dans des heurts entre les forces de sécurité massivement déployées dans la capitale Conakry et des milliers d’opposants à un troisième mandat de l’actuel président Alpha Condé, selon des proches et le gouvernement.
Cette journée de mobilisation à l’appel d’un collectif farouchement opposé à une révision de la Constitution qui servirait les desseins prêtés à M. Condé s’annonçait à hauts risques dans un pays en pleine crise politique où les manifestations donnent régulièrement lieu à des effusions de sang.
Les craintes se sont confirmées, nourrissant l’inquiétude dans l’éventualité où M. Condé, 81 ans, confirmerait son intention de briguer un troisième mandat fin 2020.
Quatre jeunes sont morts sous les balles tirées par les forces de l’ordre dans la capitale, ont rapporté un médecin et des proches. Le gouvernement a pour sa part fait état d’un gendarme tué par balle dans la ville de Mamou, à l’est de Conakry, et d’un habitant tué dans la capitale dans des circonstances qui “restent à élucider”.
Selon son père Tély Oury Bah, l’un des manifestants tués, Mamadou Lamarana Bah, “a été froidement abattu par un agent de la force publique, armé par l’Etat guinéen”.
“Je ne peux même pas aller voir le corps à la morgue de l’hôpital puisqu’il n’y a pas de passage, les routes sont bloquées”, s’est ému le père.
La quasi-totalité des quartiers périphériques de Conakry a été la proie d’affrontements entre petits groupes éclatés dressant des barricades, incendiant des pneus, lançant des pierres, et des centaines de policiers et gendarmes répliquant par des tirs de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, mais aussi à balle réelle, a rapporté un correspondant de l’AFP.
Le centre, siège de la présidence, des ministères et des ambassades, placé sous protection, présentait un air de ville fantôme avec ses magasins fermés.
Le gouvernement a déclaré que la mobilisation était illégale faute de déclaration préalable. Il avait prévenu qu’il ne céderait “pas le moindre centimètre carré au règne de l’anarchie”.
– “Quelques échauffourées” –
L’opposition a justifié l’absence d’une telle déclaration par l’existence depuis juillet 2018 d’une interdiction officieuse de toute protestation des adversaires du gouvernement.
Les activités étaient paralysées dans plusieurs autres villes où les écoles ont renvoyé les élèves chez eux, ont indiqué des habitants et des journalistes sur place.
Le ministre de l’Intérieur, le général Bouréma Condé, a indiqué que la mobilisation s’était limitée à “quelques regroupements et échauffourées”, marqués par des “actes d’incivisme (…) mettant en péril la vie de nos concitoyens”.
Plusieurs personnes ont été arrêtées, “les forces de l’ordre maîtrisent globalement la situation et le calme règne sur la majorité du pays”, a-t-il dit dans un communiqué.
La tension n’a cessé de monter depuis l’appel à la manifestation lancé il y a une semaine par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). Cette coalition rassemblant des partis d’opposition, des syndicats et des membres de la société civile s’oppose résolument à une révision de la Constitution évoquée par le pouvoir.
Elle permettrait à Alpha Condé de se présenter pour un troisième mandat, alors que la Constitution en limite actuellement le nombre à deux. L’opposition s’attend à ce qu’il officialise bientôt la tenue d’un référendum constitutionnel. Fin septembre, il avait demandé aux Guinéens de s’y “préparer”.
L’opposition dénonce un projet de coup d’Etat institutionnel et la dérive “dictatoriale” de celui qui fut lui-même un opposant historique ayant connu la prison pour son engagement contre différents régimes autoritaires, avant de devenir le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d’Afrique de l’Ouest.
Au moins une vingtaine d’opposants ont été arrêtés depuis samedi, selon le FNDC.
Policiers et gendarmes ont bouclé lundi les abords des domiciles du chef de l’opposition et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, et du président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré. “Je demande aux Guinéens de continuer à manifester, et à bloquer les voies jusqu’à ce que ce pouvoir comprenne qu’on ne nous imposera pas une dictature par la force”, a promis Sidya Touré, joint au téléphone par l’AFP.

Avec AFP/VOA

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3 morts et 7 blessés dans une embuscade attribuée aux rebelles ougandais ADF

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 18:26

Trois personnes ont été tuées et sept autres blessées lundi dans une embuscade attribuée aux milices ougandaises des Forces démocratiques alliées (ADF) à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources locales.
Les ADF ont tendu une “embuscade et tiré” sur un véhicule de commerçants qui quittait Oicha pour le marché d’Eringeti. Le bilan est de “3 morts, 7 blessés et des personnes portées disparues”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans la province troublée du Nord-Kivu.
“L’armée est arrivée sur le lieu. Il y a eu quelques tirs”, a ajouté M. Kibwana, indiquant que les miliciens s’étaient évanouis dans la brousse après leur forfait.
Le bilan de cette embuscade a été confirmé par Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Béni.
Historiquement, les rebelles musulmans ougandais des ADF sont présents en RDC depuis 1995. Ils sont accusés du massacre de centaines voire de plus d’un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.
Des opérations militaires contre ces ADF et d’autres groupes armés n’ont jusqu’à présent pas permis de pacifier cette région qui reste l’une des plus dangereuses du pays.
Dans un meeting jeudi à Beni, le président congolais Félix Tshisekedi a déclaré que la RDC s’apprête “à lancer la dernière attaque contre les combattants ADF dans les jours à venir afin de les exterminer définitivement”.
L’armée congolaise a reconnu avoir perdu 1.662 militaires dans les affrontements avec ces miliciens depuis 2014.

Avec VOA

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trois enfants tués dans un raid aérien près de Tripoli

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 18:24

“Trois enfants sont morts, une enfant a été grièvement blessée, tout comme la mère et le père”, a indiqué à l’AFP Lamine al-Hachemi, un porte-parole du ministère, précisant qu’ils étaient tous les six de la même famille.
Le responsable a ajouté que cinq autres civils, des habitants du quartier d’al-Fernaj, proche du campus de l’université de Tripoli, ont été blessés.
Le GNA, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, a accusé les forces du maréchal Khalifa Haftar d’avoir mené le raid. Les forces de M. Haftar, homme fort de l’est libyen, ont lancé le 4 avril une offensive pour conquérir Tripoli.
De son côté, le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad al-Mismari, a confirmé une “frappe contre un camp des services de renseignement à al-Fernaj, qui sert de centre de commandement”. Il a toutefois nié que cette frappe ait pu viser une maison et des civils.
“Cet acte criminel commis par l’aviation du criminel de guerre (Haftar) s’ajoute aux attaques répétées contre les aéroports, les bâtiments publics et privés, tuant et terrorisant les civils”, a indiqué le GNA dans un communiqué publié sur Facebook.
“L’absence d’une position ferme et dissuasive de la part de la communauté internationale contre le criminel de guerre (Haftar) et ses milices les encouragent à aller plus loin”, est-il précisé dans le communiqué.
Le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, s’est immédiatement rendu sur le lieu du bombardement pour constater les dégâts et s’entretenir avec les habitants du quartier et le père de famille, bouleversés.
Le GNA a exhorté la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) à œuvrer pour protéger les civils, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.
“Encore une fois, des enfants innocents paient le prix ultime”, a indiqué lundi la Manul dans un communiqué, précisant que le raid aérien “aurait été mené par un avion de combat appartenant aux forces du maréchal Haftar”.
“La Manul réaffirme qu’elle ne restera pas inactive face aux crimes de guerre commis”, a-t-elle dit dans ce communiqué, exhortant les Etats membres de l’ONU et les institutions internationales compétentes “à mettre fin à la violation flagrante du droit international humanitaire”.

Avec AFP

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Nouvelle débâcle du FPRC à Amdafock, Abdoulaye Miskine pris entre les deux feux.

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Image d’illustration d’une patrouille des éléments de l’UPC à Bambari. Par Pacôme Pabandji.

 

Birao (République centrafricaine) | CNC – une vingtaine des rebelles ont été tués ce lundi 14 octobre dans de nouveaux combats qui ont opposé le FPRC et le MLCJ dans la localité d’Amdafock, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, a constaté sur place un journaliste du Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Depuis la dernière déroute du FPRC face au MLCJ dans la localité de Birao le mois dernier, une centaine de ses combattants lourdement armés se sont repliés à Amdafock,  dans la préfecture de la Vakaga.

Cependant, les éléments du MLCJ, appuyés par des mercenaires soudanais et tchadiens, qui voudraient à tout prix finir avec le FPRC dans la préfecture de Vakaga, ont mené une offensive musclée ce lundi 14 octobre contre ses positions dans la ville frontalière d’Amdafock.

 

Les combats ont été très violents, reconnaît un officier général du FPRC contacté par CNC.

Selon le dernier bilan provisoire de ces affrontements, une vingtaine des combattants ont trouvé la mort, six véhicules armés et des armes lourdes appartenant au FPRC ont été récupérés par le MLCJ.

Pour l’heure, à Amdafock, le MLCJ et ses alliés contrôlent la ville.

Entre temps, le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui s’est retranché avec ses hommes dans la forêt d’Amdafock depuis plusieurs mois, a été surpris lui-aussi par l’intensité des combats entre le FPRC et le MLCJ. Pris entre deux feux, il est contraint de se replier au Soudan avec ses hommes, selon nos informations.

D’après un général du FPRC joint au téléphone par la rédaction du CNC, il ne fait aucun doute, plusieurs mains puissantes et invisibles seraient derrière le MLCJ, y compris le pouvoir de Bangui, explique-t-il.

Il y’a lieu de rappeler que le patron du MLCJ,Monsieur Gilbert Toumou DÉA, depuis la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) entre les groupes armés et le gouvernement, est nommé ministre délégué en charge du désarmement par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Ce qui a d’ailleurs poussé le FPRC à y faire allusion.

 

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Polémique à Bangui autour de la visite officielle du président rwandais en RCA.

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Centrafrique.com/polemique-a-bangui-autour-de-la-visite-officielle-du-president-rwandais-en-rca/sortie-de-cortege-presidentiel-de-lecole-nationale-de-police-le-lundi-5-aout-2019-par-micka/” rel=”attachment wp-att-32825 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Sortie du cortège présidentiel de l'école nationale de police en août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews. CopyrightCNC.
Sortie du cortège présidentiel de l’école nationale de police en août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – Le chef d’État rwandais effectuera un déplacement officiel en République centrafricaine le mardi 15 octobre, selon un communiqué de la présidence centrafricaine, et du parti Cœurs unis.

 

Selon la présidence centrafricaine, cette visite du président rwandais sur le sol centrafricain à plusieurs enjeux, à la fois diplomatique, économique  et sécuritaire.

Pour le pouvoir de Bangui, c’est le moment ou jamais de se rattraper après un long moment de  brouille diplomatique entre les deux pays frère.

À ce titre, le gouvernement a décrété une journée scolaire blanche pour tous les élèves du public afin qu’ils se rendent massivement à l’aéroport, aux abords de l’avenue des martyrs jusqu’à l’aéroport pour applaudir le passage du cortège du président Kgamé dans la capitale.

Une stratégie simple pour le pouvoir qui cherche à prouver au célèbre président rwandais que le peuple centrafricain est derrière son Président, le Professeur  Faustin Archange TOUADERA.

En outre, le maire de Bangui, sous la pression du gouvernement,  a expressément ordonné la fermeture du marché combattant pour plusieurs jours jusqu’à ce que le Président rwandais Paul Kagamé quitte la République centrafricaine. Ce qui n’est pas du goût des commerçants qui dénoncent un abus du pouvoir de maire Nakombo qui ne cesse de mettre la pression sur eux alors qu’ils payent régulièrement leurs impôts à l’État. Selon eux, il est hors de question de perdre des chiffres d’affaire pour une simple visite présidentiell.

Entre temps, le MCU, parti présidentiel, qui propose de verser 5000 francs CFA à chaque figurant inscrit sur leur liste, fait passer en boucle et un communiqué radio pour demander aux jeunes de se rassembler au point de ramassage dans chaque arrondissement de Bangui et attendre le passage des véhicules qui vont les ramener à l’aéroport de Bangui  Mpoko dans la matinée.

Pour les Centrafricains, pourquoi le gouvernement se prépare autant pour accueillir un chef d’État connu pour sa simplicité  et son esprit panafricain ?

En voulant trop faire, on perd en crédibilité, selon un juriste centrafricain.

 

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Bria, un corps sans vie retrouvé par les pêcheurs sur la rivière Koto.

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Centrafrique.com/bria-un-corps-sans-vie-retrouve-par-les-pecheurs-sur-la-riviere-koto/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-riviere-koto-tres-bonne-dimension-pour-exterieur-et-interieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc/” rel=”attachment wp-att-32818 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.
Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) | CNC – le corps d’un homme d’une quarantaine d’années a été retrouvé ce samedi 12 octobre sur la rivière la koto, près du centre-ville de Bria, dans la préfecture de la Haut-Koto, au centre-nord de la République centrafricaine.

 

Selon l’identification faite formellement par sa famille, le corps est bel et bien celui de monsieur Kamisse, un ouvrier maçon très connu à Bria pour avoir exercé sur plusieurs chantiers locaux.

Alors que monsieur Kamisse, qui avait quitté son domicile 72 heures plutôt, n’avait pas fait de signe de vie et sa famille s’inquiétait de lui au point que des démarches ont été entreprises dans les différents quartiers pour le retrouver sain et sauve.

Malheureusement dans la journée du samedi 12 octobre, vers 10 heures, des pécheurs, sur la rivière de la koto, ont retrouvé un corps flottant, entrainé par la vague vers le centre-ville qu’ils ont pu repêcher et transporté sur la terre ferme.

Identifié immédiatement par les badauds comme Monsieur Kamisse, sa famille a été rapidement alertée de la découverte du corps. Mais vu l’état de décomposition avancée de la dépouille, la famille a dû l’enterrer aux abords de la rivière avant de rentrer à la maison le même jour.

Cependant, la mort de monsieur Kamille, de l’ethnie Rounga, n’a pas laissé indifférente sa famille qui voit derrière ce coup le conflit ethnique entre les Rounga et les Kara, appuyés par les Goula.

Pour elle, Kamisse aurait été tout simplement assassiné par des individus mal intentionnés, d’autant plus que son corps, qui présentait des traces des tortures au niveau du coup, de la tête, du dos et pieds, ne fait que confirmer cette hypothèse de meurtre. D’ailleurs, le cas avait été signalé à la Minusca pour nécessité d’enquête.

Pour l’heure, chaque camp se campe dans son coin pour éviter toute tension intercommunautaire locale.

Pour autant, monsieur Kamiss, selon  un de ses proches, serait un véritable consommateur des drogues de synthèse et naturelle. Sa mort pourrait être du à un violent échange des mots avec certaines personnes de son groupe des drogueurs, a-t-il expliqué.

 

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JMA 2019, quand l’ombre de l’UPC plane sur la tenue de la cérémonie à Bambari.

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Arrivée du chef rebelle Ali Darassa le 21 août 2019 au village Ngakobo pour rencontrer le Préfet de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yékoua, CNC.

 

Bambari (République centrafricaine) | CNC – la célébration de la journée mondiale de l’alimentation 2019, qui devrait avoir lieu le mercredi 16 octobre 2019 à Bambari, a été reportée une nouvelle fois à une date ultérieure, selon un communiqué officiel du gouvernement.

 

D’après ce communiqué, en raison de la visite officielle du chef de l’État rwandais Paul Kagamé en République centrafricaine le mardi 15 octobre, la célébration de la journée mondiale de l’alimentation 2019 (JMA2019(est reportée à une date ultérieure.

Cependant, sur le terrain, à Bambari, les raisons évoquées officiellement par le gouvernement pour différer une nouvelle fois la JMA cette année ne tiennent pas debout. Contrairement au communiqué du gouvernement,  beaucoup pensent qu’avec le renforcement  de la présence des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à l’intérieur de Bambari ces derniers jours serait la principale cause de l’inquiétude de Bangui par rapport à la sécurité de JMA 2019.

Selon des informations obtenues par les autorités préfectorales de l’Ouaka, il y’a une semaine, plusieurs dizaines des combattants rebelles de l’UPC avaient été déployés par Ali Darassa à Bambari à bord de six BJ80 et huit motos. Pour l’heure, personne n’est en mesure de savoir pour quelle raison Ali Darassa faite renforcer ses positions à Bambari, d’autant plus que son tristement célèbre commandant, le général de l’UPC Garga, alias « LÉ-OKO », qui terrorise la population au croisement de Digui, est maintenant positionné au croisement de Maloum, non loin de Bambari.

 

Entre temps, l’imam de la mosquée centrale de Bambari, qui a fait appel aux fidèles musulmans de sa localité de participer activement à la marche de paix organisée par la plateforme religieuse de l’Ouaka le 12 octobre dernier, a été la cible de menace violente coordonnée par l’UPC et son chef Ali Darassa.

Ce climat d’insécurité ambiante, ajouté à la réponse peu claire du chef rebelle Ali Darassa au préfet de l’Ouaka concernant la JMA-2019 lors de leur entretien au village Ngakobo le mois dernier ne rassure guerre les populations de Bambari au sujet de la bonne tenue de la célébration de cette fête de « Moisson 2019 » dans leur ville.

Pour rappel, la journée mondiale de l’alimentation 2018, qui devrait être célébrée à Bambari, avait été reportée à plusieurs reprises avant d’être purement et simplement annulée par le gouvernement pour des raisons de sécurité. À cette époque, quelques heures avant le début de la festivité, des combattants rebelles de l’UPC ont ouvert le feu sur les positions des forces de sécurité intérieure (FSI), faisant au passage deux morts dans le camp des forces de l’ordre.

 

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l’utilisation du deuxième vaccin annoncée pour novembre

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 08:12

L’utilisation d’un deuxième vaccin contre la maladie à virus Ebola est projetée pour novembre dans trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo, afin d’éradiquer l’épidémie qui a causé plus de 2.100 morts, a-t-on appris dimanche de source médicale.
“Il est temps d’utiliser le nouveau vaccin Ad26-ZEBOV-GP, fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson. Vers le 18 octobre, le vaccin arrive à Goma (Nord-Kivu) et la vaccination va commencer au début de novembre”, a déclaré à l’AFP, le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC.
“Il y a déjà deux communes qui ont été choisies Majingo et Kahembe parce que dans une des communes il y a beaucoup de ressortissants de Beni, Butembo (Nord-Kivu, est),… C’est donc une commune à risque”, a expliqué le Dr Muyembe. Ces deux agglomérations étaient considérées comme des épicentres de l’épidémie.
“Nous allons étendre cette vaccination à nos petits commerçants qui se rendent souvent au Rwanda pour protéger nos voisins”, a-t-il ajouté, précisant que “si ça marche bien, nous allons étendre la vaccination au Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est).
Le laboratoire belge va envoyer un lot de 200.000 doses au Rwanda voisin et 500.000 doses en RDC, a révélé le médecin qui s’est en plus réjoui que “l’épidémie est désormais confinée dans le nord en Ituri”.
Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 237.165 personnes ont été vaccinées. Le seul vaccin utilisé est le rVSV-ZEBOV-GF, fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme, lit-on dans le bulletin quotidien publié par les autorités sur l’évolution de l’épidémie daté de samedi.
L’ancien ministre congolais de la Santé, inculpé de détournement, le Dr Oly Ilunga, s’était opposé à l’utilisation de ce deuxième vaccin. Dans sa lettre de démission, le Dr Ilunga avait accusé “des acteurs qui ont fait preuve d’un manque d’éthique manifeste” de vouloir introduire ce vaccin dans le pays, sans plus de précision.
“Le vaccin Johnson & Johnson présente le plus de données sur le plan scientifique”, a tranché le Dr Muyembe qui a repris la direction de la lutte contre Ebola en RDC depuis le 20 juillet.

Avec AFP/VOA

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Le prix Nobel d’économie attribué à la Française Esther Duflo

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 06:43

Le Nobel d’économie revient cette année à un trio de chercheur. La Franco-Américaine Esther Duflo, et les Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer, viennent tout juste d’être récompensés par le prix de la Banque de Suède en sciences économiques à la mémoire d’Alfred Nobel pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde.
Les travaux conduits par les lauréats « ont introduit une nouvelle approche pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde », souligne l’Académie royale des sciences dans un communiqué. « En deux décennies seulement, leur nouvelle approche basée sur l’expérience a transformé l’économie du développement, qui est maintenant un domaine de recherche en plein essor », ajoute l’Académie.
Esther Duflo, Abhijit Banerjee et Michael Kremer, tous trois chercheurs de la « chaire Abdul Latif Jameel sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement » de la Massachusetts Institute of Technology succèdent aux Américains William Nordhaus et Paul Romer, primés l’an dernier pour leurs travaux sur le changement climatique et l’innovation.
Quatrième personnalité française à obtenir ce prix
Les lauréats 2019, comme les autres Nobel, se partageront le prix de 9 millions de couronnes (environ 830.000 euros). Esther Duflo est deuxième femme à recevoir le Nobel d’économie, et la quatrième Française après Gérard Debreu, Maurice Allais et Jean Tirole en 2014.
Ancienne normalienne et pensionnaire de l’EHESS, la Française est professeure depuis le début des années 2000 au MIT. Ses travaux sur les causes de la pauvreté et ses propositions pour la combattre au niveau micro-économique ont été distingués à de multiples reprises (médaille de l’innovation du CNRS, prix Princesse des Asturies, doctorat honoris causa de HEC Paris).

Avec AFP

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Tensions et commerces fermés pour la journée de manifestations en Guinée

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 06:38

Au lendemain d’une vague d’arrestations de militants de l’opposition, des premiers signes de colère sont signalés notamment à Labé et Nzérékoré. La journée est annoncée à risque et les commerçants se protègent.
Depuis l’annonce par le Front national pour la défense de la constitution, de la tenue d’une manifestation ce lundi (14 octobre), l’inquiétude grandit au sein des populations. Par le passé, les manifestations se sont souvent soldées par des violences avec pour conséquences des morts et des dégâts matériels.
Oumar Sylla appelé “Fonike Mangue” est chargé de la mobilisation au sein du Front de l’opposition. Il est déterminé à braver les avertissements lancés par les autorités et aller manifester car explique-t-il, “c’est l’article 10 de la constitution qui (nous) confère cela. Alors un ministre qui ne respecte pas les lois de la république ne peut pas nous interdire et qu’on suive ses interdictions. Nous sommes prêts à montrer au professeur Alpha Condé que ce qu’on lui raconte n’est pas vrai. Qu’il renonce à ce projet de 3ème mandat parce que ce n’est pas bon pour le pays. Nous demandons aux forces de sécurité de venir nous protéger”.
Activités paralysées
La manifestation de l’opposition est dans toutes les discussions à Conakry. Les commerçants installés sur l’axe Hamdallaye-Bembeto comptent fermer leurs boutiques.
Alseni Barry, un commerçant préfère rester prudent. “Si nous nous sentons en sécurité, nous allons ouvrir nos boutiques” affirme-t-il en précisant qu’au cas contraire les boutiques resteraient fermées.
“Si nous fermons nos boutiques, cela ne veut pas dire que c’est politique mais on veut sauvegarder nos biens qu’on a cherchés pendant des années. Lors de la dernière manifestation, les commerçants ont perdu plus de 600 millions. Personne n’a été dédommagé !” se souvient-il encore.
Un détachement anti-émeute de la police guinéenne en patrouille lors d’une manifestation en avril 2013
Pour des manifestations pacifiques
L’ONG Femme, développement et Droits humains en Guinée fait de la senbilisation en vue de l’organisation de manifestations non violentes. Cette structure a tenu une série de formation à l’intention des jeunes leaders et des forces de l’ordre.
Moussa Héro Bah la présidente de l’ONG est certaine qu’avec cette sensibilisation, il y aurait moins de violences car dit-elle, “juste après la formation, les mois qui ont suivi notre constat était que les jeunes et les forces de l’ordre échangeaient. Il y avait des zones de tensions et les jeunes leaders qui ont participé à cette formation réussissaient parfois à sensibiliser leurs camarades sur le terrain à manifester sans violences, sans casser, sans brûler des pneus ou sans blesser quelqu’un. Parfois quand les services de sécurité étaient débordés vu qu’ils étaient déjà en contact avec ces jeunes leaders ils les appelaient pour les aider. On était heureux de constater qu’ une manifestation pouvait se dérouler sans bavure”, explique Moussa Héro Bah.
Samedi (12 octobre), le chef d’état-major général des armées, Namory Traoré a indiqué que les militaires seraient “consignés dans leur casernes à partir de ce 14 octobre”. Il a par ailleurs “invité” la police et la gendarmerie à “agir avec professionalisme dans le strict respect des lois de la république”.

Avec DW français

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Couvre-feu dans le nord du Burkina Faso après la mort d’une douzaine de personnes

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Bangui (République centrafricaine) – 14 oct. 2019 06:34

Les autorités de la région du nord du Burkina Faso ont instauré un couvre-feu dans la province du Louroum au nord du pays.
Dans un communiqué, le gouverneur de la région interdit toute circulation entre 18h et 6h du matin du 15 octobre au 14 novembre 2019.
La mesure concerne les personnes, les véhicules à quatre roues, deux roues et tricycle.
Le gouverneur de la province du Louroum précise que les ambulances peuvent circuler à condition de se munir d’un laisser-passer ou d’un ordre de mission.
La mesure du couvre-feu intervient au moment où douze personnes ont été tuées dans la localité déjà sous état d’urgence en 4 jours. La région concernée est frontalière du Mali.
Samedi dernier, quatre personnes ont été tuées par des hommes armés non autrement identifiés dans cette région, ont indiqué des sources sécuritaires.
Elles rapportent aussi que le 8 octobre, huit autres civils ont été abattus à Bouna toujours dans la même province, provoquant la fuite des populations.

Avec BBC Afrique

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Neymar blessé en match amical contre le Nigeria

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Bangui (République centrafricaine) – 13 oct. 2019 16:59

L’attaquant du PSG a ressenti une douleur à la cuisse gauche. La gravité de la blessure reste à déterminer.
À la huitième minute de jeu, le joueur de 27 ans a porté la main à la cuisse peu après une accélération.
Resté ensuite sur le terrain, il a fini par être remplacé cinq minutes plus tard par Philippe Coutinho.
“Il n’a d’abord pas senti une douleur très vive, très intense, il a ressenti une gêne mais a demandé de continuer à jouer. Mais après, il a vu que ce n’était pas normal et a préféré sortir”, a expliqué le médecin de la Fédération brésilienne de football, au micro de SporTV, Rodrigo Lasmar.
Le sélectionneur Tite a assuré que Neymar “n’avait pas de problème musculaire avant le match”.
“Jamais je ne ferai commencer un joueur s’il y a le moindre soupçon de blessure de ce type”, a ajouté Tite.
Cette blessure pourrait compromettre le retour de Neymar en Ligue des champions sur la pelouse du Club Bruges, le 22 octobre, avec le PSG.

Avec AFP

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En Tunisie, Kais Saied donné vainqueur de la présidentielle

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Bangui (République centrafricaine) – 13 oct. 2019 16:58

Un sondage sorti des urnes prévoit une victoire de l’universitaire à la retraite Kais Saied, qui faisait face au magnat des médias Nabil Karoui.
L’universitaire à la retraite Kais Saied serait donc sur le point de devenir président de la Tunisie, selon ce sondage.
Le professeur de droit constitutionnel âgé de 61 ans est crédité de 76% des voix.
Aucun résultat officiel n’a encore été publié.
Nbail Karoui, propriétaire de l’une des principales chaînes de télévision du pays, arrêté depuis plusieurs semaines pour une affaire de corruption présumée, a été libéré mercredi. Il nie les faits qui lui sont reprochés.
Le vainqueur a fait campagne sur “les valeurs de la révolution” tunisienne de 2011, qui a marqué le début du Printemps arabe.
C’est la deuxième élection présidentielle en Tunisie depuis ce soulèvement.
Au premier tour du scrutin, le 15 septembre, Kais Saied et Nabil Karoui, tous les deux nouveaux en politique, avaient éliminé 24 candidats dont des politiciens.
La radio privée tunisienne Mosaique FM déclare, citant Adel Brinsi, un responsable de la commission électorale nationale, que le taux de participation a “dépassé 50%”.
Kais Saied Saied a mené une campagne astucieuse, presque sans publicité, promettant de gérer le pays avec intégrité et de lutter contre la corruption.
Il fait partie du comité d’experts qui a aidé le parlement à rédiger la Constitution tunisienne de l’après-soulèvement, adoptée en 2014.

Avec BBC Afrique

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des policiers meurent dans l’explosion d’un engin artisanal

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Bangui (République centrafricaine) – 13 oct. 2019 16:55

Les faits se sont déroulés entre les localités de Liboi et Damajale, dans le comté de Garissa, frontalier de la Somalie.
“Malheureusement, nous avons perdu des policiers et le véhicule à bord duquel ils voyageaient a été gravement endommagé”, a indiqué dans un communiqué le chef de la police kényane, l’inspecteur général Hilary Mutyambai, sans préciser le nombre exact de victimes.
Ce dernier a ajouté que les policiers effectuaient une patrouille dans la zone et que des renforts y avaient été dépêchés.
Selon une autre source policière qui a requis l’anonymat car elle n’est pas autorisée à parler aux médias, les victimes seraient “environ une dizaine” et “on soupçonne que l’engin piégé a été placé par des membres des shebab”, les insurgés islamistes radicaux somaliens.
Le comté de Garissa et ceux plus au nord de Wajir et Mandera sont régulièrement le théâtre d’attaques surprises des shebab, notamment contre les forces de sécurité kényanes déployées, entre autres, pour surveiller la frontière.
Le 15 juin, au moins huit policiers avaient péri dans des circonstances similaires dans le comté de Wajir.
L’utilisation d’engins artisanaux contre les patrouilles de police et de l’armée dans les régions frontalières du nord et de l’est est relativement commune. Les shebab ont par le passé revendiqué plusieurs attaques de ce type qui ont tué des dizaines de policiers et soldats kényans.
Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ils ont commencé à perpétrer des attentats meurtriers et des attaques sur le sol kényan à partir de 2011 et l’intervention des troupes kényanes dans le sud de la Somalie.

Avec AFP

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Le ministre de la justice Flavien Mbata pris en flagrant délit d’abus d’autorité.

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Le ministre Flavien Mbata.

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC — le ministre de la Justice, garde des Sceaux le magistrat Flavien Mbata, qui s’est embarqué dans une affaire de vol de moto, est depuis quelques jours sous le feu des critiques dans les quartiers de Bangui.

 

Abus d’autorité pour les uns, complicité de vol pour les autres, le ministre de la Justice Flavien Mbata, surnommé à Bangui « l’homme des bars et des nganda », se fait parler de lui à nouveau dans tous les quartiers de Bangui pour avoir, sans le savoir selon sa famille, libéré ses deux neveux, présumés voleurs des motos mis aux arrêts à l’Office antigang à Bangui.

Selon notre bureau d’enquête qui a pris le soin de contacter toutes les parties en conflit, l’affaire remonte au 29 septembre dernier quand un jeune coiffeur du quartier Gobongo, que nous attribuons le nom d’Éric pour des raisons de sécurité, se fait voler par ses deux employés, qui sont par ailleurs tous deux neveux du ministre Flavien Mbata.

Selon Monsieur Éric, la victime, jointe au téléphone, le 23 octobre 2019, il s’est rendu au marché KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, accompagné du jeune Isidore, l’un des neveux du ministre Flavien Mbata, pour acheter une moto toute neuve pour en faire du Taxie-Moto.

De retour à la maison, le jeune Isidore demande à Éric d’être le pilote de son taxi-moto, ce qu’il a accepté d’ailleurs sans trop se poser de question sur sa moralité.

Malheureusement une semaine plus tard, Monsieur Isidore rentre à la maison pour annoncer à son patron Éric que sa moto est volée au quartier KM5 entre les mains de son permanent. Ceci dit, lui Isidore, il n’est pour rien dans cette affaire, mais la faute revient à son permanent que lui-même avait choisi quelques jours plutôt.

Pour avoir le cœur net, Monsieur Éric porte l’affaire devant la justice de son pays. C’est finalement à l’Office central de répression du banditisme) OCRB) qu’il est allé se plaindre de ce qui est arrivé à sa moto le dimanche 29 septembre 2019.

Comme la procédure l’exige, le jeune Isidore et son permanent ont été convoqués par les enquêteurs qui les ont immédiatement mis en garde à vue afin de mener des investigations plus poussées.

Cependant, Monsieur Éric, qui s’est présenté une nouvelle fois le lendemain à la brigade pour savoir si l’enquête avance, est surpris que les deux prévenus ont été déjà libérés sur ordre du ministre de la Justice Flavien Mbata, selon les propos des enquêteurs.

Entre temps, Monsieur Éric, qui ne compte pas se laisser faire, s’est présenté au domicile du ministre Flavien Mbata à travers sa connaissance, munie des papiers de la moto ainsi que sa facture de 680 000 francs CFA afin d’expliquer au ministre comment les choses se sont passées, si possible demander un remboursement pur et simple de la valeur de sa moto.

Cependant, le ministre, dans ses explications, aurait avoué que c’est lui qui avait demandé au directeur de l’OCRB de libérer les prévenus, mais donne une autre explication concernant l’affaire.

Pour l’heure, selon nos informations, un avocat est saisi par le plaignant qui compte passer à la vitesse supérieure devant le tribunal correctionnel, si possible saisir le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA concernant son frère ministre Flavien Mbata.

Alors que l’affaire continue de prendre de l’ampleur à Bangui, le ministre Mbata aurait demandé à la victime Éric de le retrouver pour une entente ce lundi 14 octobre.

En attendant la suite de l’affaire, les quartiers de la capitale vivent au rythme de cette affaire qui est bien plus embarrassante pour le ministre, de surcroît de la justice, garde des Sceaux, censé garantir l’accès à la justice à chaque centrafricain, quel que soit son origine, son ethnie, son rang social, en tout, une justice aveugle.

 

Affaire à suivre…

 

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Fonction publique, quand le MCU bloque la porte d’intégration aux jeunes diplômés.

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Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, Bangui, République centrafricaine. Image : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a annoncé lors du conseil des ministres, il y’a quelques semaines, l’ouverture des portes de la fonction publique aux jeunes diplômés qui souhaitent intégrer la fonction publique centrafricaine. Cette annonce, qui redonne de l’espoir aux milliers des jeunes sans emploi en République centrafricaine, est vite détournée de son objectif initial par le parti au pouvoir, le mouvement « Cœurs unis ».

 

Selon le programme du recrutement initialement  fixé par le gouvernement, environ 1300 jeunes diplômés seront intégrés à la fonction publique centrafricaine d’ici fin novembre 2019.

Malgré le processus très long et compliqué pour certains candidats, l’intégration à la fonction publique continue de séduire bon nombre des jeunes diplômés centrafricains.

Déjà, selon nos informations, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées par le ministère de la Fonction publique et de l’Emploi.

Entre temps, le parti au pouvoir, le mouvement cœurs unis, qui prévoit capitaliser cette vague d’intégration, ordonne au ministère de la Fonction publique de lui réserver  850 places parmi les 1300 disponibles.

Ceci dit, environ 66% des candidats retenus dans chaque département ministériel seront proposés par le parti du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Cette exigence, qui  vient s’ajouter  par ailleurs à celle du ministère des Affaires étrangères où le MCU demande le remplacement de tous les Centrafricains issus de la diaspora centrafricaine nommés au sein dudit ministère par ses adhérents, montre à quel point ce parti brille de plus en plus par son « esprit de parti » comme à l’époque soviétique, selon un analyste politique centrafricain.

 

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Le départ du parti RDC de la majorité présidentielle de plus en plus demandé par la base  

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Désiré Kolingba, Président du parti RDC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – La problématique de l’appartenance du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) à la majorité présidentielle est de plus en plus contestée par la base du parti. Après la demande des jeunes du parti qui exigent le départ du parti de la majorité présidentielle, c’est au tour de la fédération France-Europe dudit parti qui recommande en date du 05 septembre 2019 le retrait pur et simple de la majorité présidentielle.

 

A quelques mois des échéances électorales de 2020 en République Centrafricaine, le RDC, l’un des partis appartenant à la majorité présidentielle, commence à faire face à une fronde sournoise des organes de base qui exigent, sans passer par le dos de la cuillère,  à l’exemple de la fédération France-Europe qui demande le retrait du parti du camp présidentiel.

Les militants et sympathisants du RDC de la France et de l’Europe s’étaient réunis le 31 Août 2019 à Nantes en France, lors de ce rendez-vous, ils ont débattu de plusieurs sujets parmi lesquels la question de l’appartenance du parti à la majorité présidentielle.

Sans tergiverser, ils estiment que le pouvoir en place ne prend plus au sérieux les propositions du parti. Pour eux, le pouvoir est dans un « autisme déconcertant dans son partenariat avec notre parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain ».

Se basant sur ces éléments d’appréciation, ces derniers ont vivement recommandé au bureau politique de leur parti son retrait « pur et simple de la majorité présidentielle ».

En réponse à cette demande anodine, Pascal Koyamene, porte-parole du parti RDC, se réjouit du fait que la jeunesse de leur parti s’assoie pour débattre des sujets brulants de la politique centrafricaine, mais il rejette la démarche menée en utilisant la presse pour exiger une telle demande au bureau politique du parti.

« Je suis heureux qu’un débat s’instaure au sein de la structure du parti en ce sens que la jeunesse du parti est libre de débattre et cela prouve aussi la vitalité du parti. Ceci étant, je viens de prendre connaissance à travers la presse, et on a toujours dénoncé cette manière de saisir le bureau politique, elle n’est pas la plus appropriée pour saisir les instances du parti. Le parti est dirigé par le bureau politique et c’est le bureau qui analyse cette situation pour rendre une décision publique concernant l’appartenance ou non à une alliance. Donc le débat  s’instaure, le débat va arriver au congrès et le congrès avisera », a précisé Pascal Koyamene, porte-parole du parti RDC.

Il a, par ailleurs, qualifié cette « méthode de tract » avant d’appeler la jeunesse et la fédération de France-Europe à « respecter les disciplines du parti ».

Il convient de rappeler que le parti Rassemblement Démocratique Centrafricain fera son congrès dans deux mois et c’est à l’issue duquel il promet donner une réponse à ses militants.  Le RDC et le MLPC sont les deux grands partis politiques appartenant encore à la majorité présidentielle à 13 mois des élections couplées de 2020 car, la plupart de ceux qui étaient avec Touadera entre les deux tours, sont partis avec plus ou moins une bonne dose de déception.

 

Jefferson Cyrille Yapende

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Touadera attendu à Bouar le 16 octobre, la ville se prépare activement.

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Image d’illustration du Président Touadera à Bangassou au sud-Est de la Centrafrique.

 

Bouar (République centrafricaine) | CNC – la ville de Bouar, à travers sa municipalité, se prépare activement à accueillir la visite du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA le 16 octobre prochain.

 

Depuis quatre jours, les chantiers se multiplient partout dans la ville de Bouar, capitale de la Nana-Mambéré, avec des tracteurs de la société SATOM-SOGEA en travaux  sur les principales artères de la ville.

Des nids de poule colmatés, des arbres taillés et colorés, des poteaux électriques réparés, la ville de Bouar changent de visage à quelques jours de l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui compte honorer de sa présence à la cérémonie de fin de formation de quelque cinq cents (500) nouvelles recrues de l’armée nationale formées par les instructeurs européens de l’EUTM-RCA depuis lundi  24 juin dernier.

Pour les habitants de Bouar, sans la visite du président Touadera, il ne fait aucun doute, les responsables municipaux locaux n’auraient pas entrepris des travaux de telle intensité dans leur ville malgré de nombreuses pétitions de la population.

À ce titre, certains se demandent qui finance tous ces travaux. Présidence de la République  ou Municipalité de Bouar ?

Pourquoi les responsables municipaux n’ont-ils pas entrepris des travaux de colmatage des nids de poule à petite échelle sur les artères de Bouar alors que la ville avait reçu de dotation en matériels des petits travaux de la part du projet London depuis plusieurs mois?

À lire aussi : Dégradation avancée de l’état de route à Bouar.

Selon un responsable de la jeunesse de la Nana-Mambéré joint au téléphone, l’inquiétude de la population est surtout liée aux comportements de nos autorités municipales qui attendent toujours la visite du chef de l’État avant de procéder aux entretiens de leurs villes alors que ceci est leur premier devoir en tant que premiers citoyens.

Contacté par CNC, le service municipal de Bouar n’a pas répondu à notre appel.

 

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Arrestation de figures de la société civile guinéenne

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Bangui (République centrafricaine) – 12 oct. 2019 17:08

Six dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution ont été arrêtés
Les autorités guinéennes ont procédé samedi à l’interpellation de plusieurs figures de la société civile engagées dans la contestation contre l’ambition prêtée au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, à 48 heures de manifestations.
Outre M. Sanoh, les personnalités interpellées, membres comme lui d’associations de la société civile, sont le responsable des opérations du FNDC, Ibrahima Diallo, des stratégies et de la planification, Sékou Koundouno, et Mamadou Baïlo Barry, de l’ONG Destin en Main. A écouter aussi.
Une demi-douzaine de dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une coalition créée en avril par des partis d’opposition, des syndicats et des membres de la société civile, ont été interpellés par des membres des forces de l’ordre “cagoulés” au domicile de leur coordinateur, Abdourahamane Sanoh, alors qu’ils se préparaient à donner une conférence de presse pour détailler les modalités de la mobilisation prévue lundi, selon l’opposition.
Ancien opposant historique, le président Alpha Condé, 81 ans, est le premier président démocratiquement élu de la Guinée.
L’opposition s’attend à ce qu’il officialise bientôt la tenue d’un référendum constitutionnel. Fin septembre, il avait demandé aux Guinéens de s’y “préparer”.

Avec BBC Afrique

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Seize personnes tuées dans l’attaque d’une mosquée au Burkina

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Bangui (République centrafricaine) – 12 oct. 2019 17:06

Une attaque contre des fidèles qui priaient vendredi soir dans une mosquée a fait au moins seize morts dans le nord du Burkina Faso.
Les forces de défense et de sécurité burkinabè peinent dans la lutte contre le terrorisme
Selon une source sécuritaire, « des individus armés ont attaqué la grande mosquée de Salmossi entre 19h00 et 20h00 (locale et GMT), faisant au moins 16 morts ». “Deux autres blessés sont dans un état critique”.
Cette tuerie n’a pas encore été revendiquée, mais des mosquées et des imams ont par le passé été la cible d’attaques attribuées aux jihadistes par les autorités.
Les forces de défense et de sécurité burkinabè, mal entraînées, mal équipées et mal encadrées, se sont montrées incapables d’inverser une tendance de plus en plus meurtrière avec quasiment une attaque par jour.
Dans la capitale, Ouagadougou, un millier de personnes se sont rassemblées samedi pour « dénoncer le terrorisme et la présence de bases militaires étrangères en Afrique » à l’appel d’une dizaine d’organisations de la société civile à l’occasion des « journées anti-impérialistes ».
« Les bases militaires étrangères sont la perpétuation des politiques impérialistes », a affirmé le président du mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Chrisogone Zougmoré. « C’est pourquoi après près de 60 ans de coopération militaire avec la France, nos armées demeurent incapables d’assurer la sécurité de nos territoires face à des hordes de bandits ».
Au Burkina Faso, la France est présente avec 200 hommes des Forces spéciale à Kamboinsin , banlieue de Ouagadougou. Ces dernières semaines, les militaires français déployés au Sahel ont multiplié les interventions au Burkina Faso.
Près de 500.000 personnes ont fui leurs domiciles dans le Nord et l’Est en raison des attaques, selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), qui fait état d’une “crise humanitaire en cours” touchant quelque 1,5 million de personnes dans le pays.

Avec BBC Afrique

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Du matériel de la mission de l’ONU pillé par des manifestants à Sévaré

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Bangui (République centrafricaine) – 12 oct. 2019 17:04

Une manifestation contre la présence de forces étrangères au Mali a dégénéré en pillage de conteneurs appartenant à la Mission de l’ONU (Minusma) samedi à Sévaré, dans le centre du pays, alors qu’une centaine de personnes réclamaient dans le même temps à Bamako une intervention de la Russie.
A Sévaré, à 15 km de Mopti, principale ville du centre, une manifestation a rassemblé un millier de personnes aux abords du camp des forces de l’ONU et de l’aéroport, selon des témoins. Après avoir mis le feu à des pneus, des jeunes ont emporté du matériel divers, dont des câbles électriques, une climatisation et des matelas.
“Des manifestations organisées par la Plateforme Fasso Ko, censées être pacifiques, se déroulent à Sevaré depuis quelques jours, mais ont dégénéré aujourd’hui en ciblant plusieurs dizaines de conteneurs de stockage de la Minusma situés à l’extérieur du camp”, a indiqué la Mission de l’ONU au Mali.
“Les manifestants ont également dérobé du matériel logistique et de construction. D’autres se sont mis en danger aux alentours de citernes de carburant qui, heureusement, n’ont pas explosé malgré la proximité d’un camion qui a été brûlé”, selon un communiqué. “Bien que la sécurité du camp n’ait pas été impactée, ces actes de vandalisme sont totalement inacceptables et indignes”.
Appelant la population “au calme et à la retenue”, la force de l’ONU, qui s’est récemment déployée dans le centre du Mali, en proie aux attaques djihadistes et aux violences intercommunautaires, “surmonte d’importants défis et paie un très lourd tribut au Mali”, souligne le texte.
La Minusma est la plus coûteuse en vies humaines des opérations actuelles de maintien de la paix de l’ONU, avec quelque 180 morts depuis son déploiement en 2013, dont plus de cent dans des actes hostiles.
Dans son communiqué, elle précise rester “résolument engagée aux côtés des forces de défense et de sécurité maliennes pour améliorer la situation sécuritaire et la protection des populations”.
Le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta est secoué depuis début octobre par le plus important revers qu’ait essuyé l’armée malienne depuis des années. Quarante soldats ont été tués le 30 septembre et le 1er octobre quand les djihadistes ont attaqué les camps militaires de Boulkessy et Mondoro (centre), selon un bilan encore provisoire.
Une centaine de personnes se sont par ailleurs rassemblées samedi à Bamako, selon un correspondant de l’AFP, répondant à l’appel d’un mouvement de jeunes, le Groupe des patriotes du Mali (GPM), pour “réclamer l’intervention de la Russie afin d’aider l’armée malienne à recouvrir l’intégrité du territoire”.
“Nous n’avons pas de problème avec la France et la Minusma, mais ils ont prouvé leur limite. C’est pour ça que nous voulons l’intervention de la Russie”, a déclaré à l’AFP un manifestant, Clément Dembélé.

Avec AFP/VOA

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