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Le président malgache lance son “remède” contre le coronavirus

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Le président malgache lance son “remède” contre le coronavirus

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président malgache Andry Rajoelina a officiellement lancé lundi, à grandes gorgées, un remède à base de plantes médicinales locales capable, selon lui, de prévenir et de guérir les patients malades du nouveau coronavirus.

“On a fait des tests, deux personnes sont maintenant guéries par ce traitement”, a affirmé M. Rajoelina devant ministres, ambassadeurs et journalistes réunis à l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) qui a conçu le breuvage.

“Cette tisane donne des résultats en sept jours”, s’est-il réjoui en en ingurgitant une dose. “Je vais être le premier à boire ça aujourd’hui, devant vous, pour vous montrer que ce produit guéri et ne tue point”, a-t-il lancé aux sceptiques qui doutent des vertus de cette potion magique.

Baptisée “Covid-Organics”, elle est préparée à base d’artemisia, une plante à l’efficacité prouvée dans les multithérapies contre le paludisme, et d’autres herbes qui poussent à Madagascar.

Son efficacité spécifique contre le Covid-19 n’a fait pour l’heure l’objet d’aucune étude scientifique publiée.

L’annonce des premiers cas d’infection a causé sur la Grande île un vif intérêt pour toute une série de plantes médicinales ou de produits tels que le gingembre et le citron censés guérir ou, à tout le moins, protéger du virus.

Si elle a reconnu que certaines d’entre elles pouvaient “atténuer les symptômes” du coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé qu’il n’existait pour l’heure “aucune preuve” qu’elles peuvent “prévenir ou guérir la maladie”.

L’efficacité contre le Covid-19 d’autres antipaludiques comme la controversée hydroxychloroquine fait l’objet d’études.

L’OMS n’a pas assisté lundi au lancement du “Covid-Organics”.

Andry Rajoelina a balayé ces réserves en annonçant que sa potion serait offerte aux enfants des écoles et en rappelant que son devoir était de “protéger les Malgaches”.

“Le Covid-Organics sera utilisé en prophylaxie, c’est-à-dire en préventif, mais des observations cliniques ont montré une tendance à son efficacité en curatif”, a insisté le Dr Charles Andrianjara, directeur général de l’IMRA.

Le confinement des trois principales villes malgaches a commencé lundi à être progressivement levé. Selon le dernier bilan, 121 cas de contamination – aucun mortel – ont été recensés sur l’île, dont 39 considéré comme guéris.

Avec AFP/VOA

RCA : tripatouillage de la constitution, Adrien Poussou répond à monsieur Alexis N’DUI-YABELA.

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L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR

 

 

Ma réponse à notre compatriote Alexis N’DUI-YABELA

 

J’ai pris un grand plaisir à lire l’article du compatriote Alexis N’dui-Yabela, maître de conférences à l’Université de Bangui et ancien directeur général de l’École nationale d’Administration et de Magistrature (ÉNAM), intitulé « doit-on confondre vacance du pouvoir et vacuité des pouvoirs publics en droit constitutionnel ? »

 

En dépit, dois-je le préciser, de la longueur du texte qui pourrait constituer un motif de renoncement pour certains lecteurs susceptibles de paresse et de certaines tournures alambiquées de l‘auteur. Pour autant, la longueur du papier se situe dans le droit fil du pêché originel de la plupart des universitaires auxquels on a souvent reproché une inaptitude à la concision et une volonté toute relative de démocratisation de leurs sciences. Cependant, dans les circonstances actuelles, où la patrie joue son destin, avait-il le choix ? Pouvait – il se permettre de faire l’économie de l’ensemble des références qui sous-tendent sa démonstration ?  D’ailleurs, je ne crois pas trop m’avancer en affirmant que l’article n’a pas été rédigé à l’intention des joueurs de « kissoro », souvent rassemblés pour une partie sous l’arbre de Bagaza à Fouh mais plutôt destinés à ses pairs, spécialistes du droit constitutionnel et aux décideurs Centrafricains. La tradition n’attribue – t – elle pas à Platon le fait d’avoir gravé à l’entrée de l’Académie, l’école qu’il avait fondée à Athènes, cette célèbre formule : « nul n’entre s’il n’est géomètre » ? Préalable indispensable et véritable ode à l’excellence qui est loin d’être une fin en soi.

 

Au-delà du bonheur personnel, ce n’est pas sans fierté que j’ai dévoré les concepts qui y sont discutés ainsi que les arguments développés par l’auteur. Non pas parce qu’il a cité, pour les réfutés, plusieurs extraits de mes observations au sujet de l’article de l’un de ses « jeunes collègues » ou parce qu’il a reconnu, finalement, que l’interrogation que j’ai soulevée, notamment celle de savoir si la non-organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel peut être considérée comme un « empêchement définitif » et ouvrir ainsi la vacance du pouvoir, conservait toute sa pertinence. Mais parce que N’dui-Yabela s’est inscrit dans une grande tradition intellectuelle qui existe ailleurs et qui avait pourtant cours dans notre pays avec les illustres aînés comme Alphonse Blagué, François Peoua, Abel Goumba ou encore Gaston Nguerekata pour ne citer que ces noms. Aujourd’hui, en raison de la médiocrité ambiante dans le pays, la génération « 1980-2000 » dont parle l’auteur de l’article et à laquelle j’appartiens, ne mesure pas pleinement la chance que l’on avait d’avoir les Timothée Malendoma ou encore les Nestor Kombo Naguemo parmi nos compatriotes.

 

Cette génération, qui se targue parfois de posséder tous les diplômes de la planète est souvent, malheureusement, réfractaire à l’idée même du débat contradictoire et veut régler ses contradictions à coup de « balaka ». Il y’a en son sein, ceux qui font commerce de délation, prompts à soupçonner les uns d’avoir reçu « une enveloppe bien garnie » de la part des tenants du pouvoir simplement parce que ceux-ci expriment publiquement leurs idées et les autres, à qui on exige de se taire, au motif qu’ils auraient participé à la gestion de l’État par le passé. Comme dirait Albert Camus, à juste titre d’ailleurs, « le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir ses justifications »[1]. La vérité, c’est qu’en Centrafrique, pour paraphraser le Général de Gaulle, les échanges contradictoires épousent souvent les courbes intransigeantes d’une querelle religieuse.

 

Or, Jean-Paul Sartre que j’apprécie énormément, sans pour autant rejeter Albert Camus dont les idées sont plus proches des miennes – comme quoi la réalité est parfois beaucoup plus nuancée qu’elle ne paraît – définit l’intellectuel « comme quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. C’est celui à qui, selon la formule de Diderot empruntée à Térence, rien de ce qui est humain n’est étranger, qui prend conscience de sa responsabilité individuelle dans une situation donnée, et qui, refusant d’être complice, par son silence, des injustices ou des atrocités qui se perpètrent, dans son pays même ou ailleurs dans le monde ». Pas besoin d’être un « doctrinaire » ou un « haut juriste » pour pouvoir s’exprimer sur les sujets brûlants de l’heure.

 

Il est vrai que le réflexe du « vrai » centrafricain qui s’accommode mal de la contradiction et qui assimile la critique, même objective, à une attaque personnelle, m’aurait plutôt incité à détester N’dui-Yabela ou à le considérer comme un ennemi intime, puisqu’il pointe les limites supposées de mon raisonnement sur un sujet donné. Telle n’est nullement ma conception de l’esprit républicain. Chez-moi, la réussite d’un compatriote ou son intelligence exquise est un motif de fierté.

 

Raison pour laquelle je n’ai toujours pas compris, comme on me l’a rapporté, que mes observations relatives à la démonstration de son « jeune collègue » m’ont valu de la part de ce dernier, le qualificatif peu valeureux de « prétentieux » n’ayant aucunement sa place dans un débat juridique parce que non doctrinaire et affirmant au passage que je n’avais jamais « mis les pieds » dans une classe de droit. Ce qui est complètement faux. Pire, comme si le débat entourant la Constitution est l’apanage des seuls juristes et que de ce fait, il ne doit intéresser ni les sociologues, ni les anthropologues, encore moins les politologues ou de simples citoyens. Or, il aurait fallu que notre héraut publia son article dans une revue réservée aux seuls « doctrinaires » pour que nous fûmes incapables d’y accéder ou de le commenter. Malheureusement ou fort heureusement, l’article fut mis à la disposition du public par les canaux traditionnels, de sorte que nous pûmes le lire et le critiquer. D’ailleurs, même certains passages de la Sainte Bible qui est censée être un livre sacré, n’échappe que rarement à l’exercice du contradictoire.

 

Plus sérieusement, je me suis déjà abondamment exprimé sur le sujet de l’impossibilité de la modification de la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre la prorogation du mandat du président de la République en cas de glissement du calendrier électoral comme tentent, maladroitement, de le faire certains députés de la majorité présidentielle, je ne souhaite donc plus y revenir. Par contre, je voudrais répondre au compatriote N’dui-Yabela sur deux problématiques soulevées par lui et qui me concernent personnellement.  Du reste, je retiens que lui et moi sommes parvenus à la même conclusion, notamment au sujet du consensus que le chef de l’État devra rechercher autour de cette épineuse question en engageant un dialogue sincère avec l’ensemble des forces vives du pays. C’est le plus important.

 

A – De la vacance prévue par la Charte constitutionnelle de Transition. 

 

Je tiens à rassurer notre compatriote que même si je porte des lunettes de vue, je ne suis pas encore « frappé de cécité » comme il l’a affirmé. Mieux, j’ai une acuité visuelle qui ferait pâlir de jalousie les chauffeurs de taxi de Bangui, réputés pour leur coup d’œil. Alexis N’dui-Yabela qui, soit dit en passant, a le même prénom que mon paternel, ne doit pas s’inquiéter outre mesure. Il n’aura pas besoin de me faire conduire par l’un de ses étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui.

 

Néanmoins, je reconnais que certains propos contenus dans ces observations et qui sont réfutés par N’dui-Yabela pouvaient prêter à confusion, puisque j’avais mal formulé les passages incriminés et que j’ai pu laisser croire que la Charte constitutionnelle de Transition méconnaitrait la vacance du pouvoir au lieu de dire qu’elle était restée silencieuse sur les conditions d’éligibilité à la fonction de président de la Transition en cas de vacance. Les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de la Transition « s’étaient bien gardés, au nom d’un loyalisme méprisable à l’égard du puissant du moment, d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir. De sorte que l’on s’était retrouvé devant un vide juridique lorsqu’il a été question de procéder à l’élection d’un nouveau chef d’État de transition après la démission de Michel Djotodia. La Charte de la transition n’ayant rien prévu en la matière », avais-je écrit.  Or, les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de transition ne s’étaient point gardés « d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir ».

 

En revanche, j’avais simplement voulu faire remarquer qu’il n’y figurait aucun critère sur les conditions d’éligibilité à la fonction de président de la transition. Certes, les articles 23 et 50, disposent chacun en ce qui le concerne que : « Le Chef de l’État de la Transition est élu par le Conseil National de Transition pour la durée de la Transition » ; « En cas de décès, de démission ou d’incapacité définitive médicalement constatée du Chef de l’État de la Transition, le Président du Conseil National de Transition assure la vacance », mais rien n’avait été prévu sur les critères de candidature à l’élection du nouveau président après le délai de suppléance, limité dans le temps. Ce que N’dui-Yabela ne dit pas, c’est que le président du Conseil National de Transition ne devrait assurer l’intérim qu’un temps pas « toute la durée de la transition ». Il s’ensuit qu’après la démission inattendue de Michel Djotodia à N’Djamena, il avait fallu mettre en place une commission spéciale chargée d’édicter les critères d’éligibilité des candidats. Ce qui avait ouvert la porte à toute sorte de dérives, puisque ces critères se rallongeaient au gré des désidérata de la communauté internationale de Bangui. Or, il aurait été plus simple de prévoir ces critères dans la lettre de la Charte constitutionnelle de transition et de s’y conformer au moment opportun.

Par conséquent, avec le recul, rien n’empêche aujourd’hui « ces constitutionnalistes de haut niveau » qui « ne peuvent et ne sauraient laisser avancer qu’il y avait un vide juridique en la matière », de faire amende honorable et de reconnaitre qu’il subsistait réellement un vide dans le sens des conditions à remplir pour être candidat à la présidence de la Transition.

B – Du malentendu sur la qualité de juriste émérite attribuée à un compatriote. 

 

Il convient de dire d’emblée que les « constitutionnalistes de haut niveau » qui ne « sauraient laisser » l’auteur de ces lignes « qualifier abusivement » l’un de leur « jeune collègue » d’« éminent juriste », ici utilisé dans son acception qui signifie quelqu’un « qui est au-dessus du niveau commun » et non dans le sens « honoraire » comme on dirait « professeur émérite » (ce à quoi fait allusion N’dui-Yabela) devraient faire preuve d’indulgence à son égard et se dire qu’il a pu se tromper de bonne foi, parce que, inaccessible aux méandres et aux subtilités des « dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur ». Nous vivons sur la terre des hommes.

 

Même s’il est vrai que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, il n’y pas à s’étonner lorsqu’un individu qui est supposé n’avoir « jamais mis les pieds dans un amphithéâtre de droit » soit réduit à reprendre à son compte les grades et les qualités dont s’est targué leur « jeune collègue » nouvellement intégré comme « Maître assistant » à l’Université de Bangui alors qu’il se présente lui-même, entre autres, comme étant un « enseignant-chercheur » de la même Université. L’auteur de ces lignes pouvait-il savoir que le « jeune collègue » en question poursuit encore un stage probatoire d’une durée d’un an au sein de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques si celui-ci ne l’annonce pas lui-même ? D’autant que l’auteur de ces lignes ne pourrait pas se targuer d’être un « doctrinaire » comme l’autre. Au final, un « enseignant-chercheur » est bien quelqu’un « qui est au-dessus du niveau commun » dans une discipline donnée.

 

J’ai dit.

 

Fait, le 21 avril 2020

 

Georges Adrien Poussou

 

 

[1] L’homme révolté.

Kagamé s’inquiète de l’impact économique du coronavirus en Afrique

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Kagamé s’inquiète de l’impact économique du coronavirus en Afrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le coronavirus risque d’avoir des conséquences désastreuses sur les économies africaines prévient Paul Kagamé.

Le président du Rwanda, Paul Kagamé, a averti qu’il pourrait falloir “une génération ou plus” pour que l’Afrique se remette du choc de la pandémie de Covid-19.

Il a déclaré au quotidien économique et financier britannique, Financial Times que le continent aurait besoin d’au moins 100 milliards de dollars d’aide de l’étranger.

La Banque mondiale a déjà averti que l’Afrique va entrer en récession, la première en 25 ans, alors que le commerce mondial se contracte et que les prix des matières premières continuent de baisser.

M. Kagamé a déclaré qu’il était confiant que des progrès pourraient être réalisés suite à ce qu’il a appelé un “bon engagement” de la part de “partenaires tels que la France, l’Allemagne, la Chine et les États-Unis”.

La semaine dernière, les pays membres du G20 ont convenu de suspendre le paiement de la dette de certains des pays les plus pauvres du monde, dont 40 en Afrique.

L’Afrique compte au dimanche 19 avril 21 096 cas confirmés de Covid-19 et 1 055 décès, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé a averti que le continent pourrait devenir le prochain épicentre du virus.

Selon les responsables des Nations unies, la pandémie pourrait faire au moins 300 000 morts en Afrique et plongera près de 30 millions de personnes dans la pauvreté.

Avec BBC Afrique

Des notables camerounais tués par des sécessionnistes présumés

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Des notables camerounais tués par des sécessionnistes présumés

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux notables ont été tués par deux hommes armés à Bambili, dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, a affirmé lundi à l’AFP le roi de cette localité, précisant que les assaillants, “probablement sécessionnistes”, ont été abattus par l’armée.
Les victimes sont respectivement le président du conseil traditionnel et le secrétaire général de cette assemblée, a précisé Afungchwi III, le Fon (roi) de Bambili, près de Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest.

Elles ont été prises pour cible jeudi “probablement par des partisans de la sécession qui manipulent la jeunesse du village et accusent les victimes d’avoir encouragé le dépôt des armes”, a-t-il affirmé.

Depuis 2017, un violent conflit entre l’armée et des indépendantistes secoue les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Selon des ONG, plus de 3.000 personnes ont été tuées et plus de 700.000 autres ont dû fuir leurs lieux de vie.

Les indépendantistes s’en prennent notamment aux autorités traditionnelles ou aux hommes politiques qui appellent les population locales à déposer les armes.

Selon le Fon de Bambili, “la paix revenait progressivement dans le coin, car depuis décembre, il n’y a pas eu d’incidents graves” avant l’assassinat des deux notables.

Selon lui, Bambili est visé en raison de la présence du campus de Bamenda, des responsables de l’Université ayant appelé à la pacification.

Avec AFP/VOA

Le Covid-19 sème la zizanie entre les USA et la Chine | DW | 20.04.2020

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Le Covid-19 sème la zizanie entre les USA et la Chine | DW | 20.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Les critiques à l’égard de l’Organisation mondiale de la santé concernant sa trop grande proximité ne datent pas d’hier et Donald Trump n’en a pas l’apanage.

L’OMS “a préféré s’orienter sur ce que la Chine voulait entendre” (M. Ohlberg)

Selon Harry Wu, directeur de l’Institut pour l’éthique de la médecine à l’Université de Hong Kong, la Chine n’a eu de cesse d’étendre, de manière systématique, son influence sur l’OMS, notamment en réussissant à placer, à la tête de l’organisation, les candidats de son choix.

“Au début des années 2000, la Chine a compris comment elle pouvaient remporter l’adhésion des Etats africains : elle a promis d’investir sur le continent pour qu’il se développe. Et en 2003, l’énorme travail de lobby en Afrique a porté ses fruits : Margaret Chan a été élue directrice de l’OMS.”

La question de la transmission du virus

Dans la présente crise, c’est en particulier le mode de transmission du virus qui fait l’objet de controverses. Selon la plupart de scientifiques, le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l’homme par un animal.

Mais la présence, à Wuhan, berceau de l’épidémie, d’un Institut de virologie alimente depuis le début des spéculations sur une possible fuite depuis ces installations sensibles.

Le laboratoire en question a beau démentir, la discussion est loin d’être close : outre les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont demandé de plus amples explications à la Chine.

A quoi joue l’OMS ? 

Quant à l’OMS, son action suscite également des critiques. Selon Mareike Ohlberg, qui travaille pour un centre de recherches sur la Chine basé à Berlin, l’organisation aurait préféré ignorer certaines informations importantes sur la transmission du virus.

“Nous savons qu’au sein même de l’OMS, certains se sont penchés sur cette question de transmission du virus d’homme à homme. Mais dans les grandes directives et dans les grosses conférences de presse, on a préféré s’orienter clairement sur ce que la Chine voulait officiellement entendre.”

La semaine dernière, Donald Trump a décidé de geler la contribution de son pays au budget de l’Organisation mondiale de la Santé, estimant celle-ci trop proche de Pékin.

L’Australie monte au créneau

A noter que Canberra a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante sur la façon dont l’OMS a géré la crise. L’Australie aurait, selon son ministre de la Santé, réussi à limiter la propagation du virus en partie en allant à l’encontre des conseils de l’organisation onusienne.

Elle a notamment été l’un des premiers pays au monde à interdire l’entrée, sur son territoire, des voyageurs en provenance de Chine. L’Australie compte à ce jour 6.600 cas et 70 morts du Covid-19.

Avec DW français

Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité | DW | 20.04.2020

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Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité | DW | 20.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Le second tour des élections législatives de dimanche (19.04) a été perturbé par des actes de violence dans le centre et le nord du pays. Comme lors du 1er tour, peu d’électeurs se sont acquittés de leur devoir citoyen.

Selon la Synergie, une plateforme d’organisations de la société civile qui supervisé le second tour de ces législatives, le taux de participation oscillerait entre 22 et 23%.

Par ailleurs, à Ouro-Mody (région de Mopti, Centre), un président d’un bureau de vote a été enlevé alors que les autres membres et des représentants de la commission électorale étaient “chassés par des hommes armés”.

Dans les communes de Sosobé et Togorougoumbé (Centre), le vote n’a pas eu lieu à cause des jihadistes qui ont menacé de s’en prendre aux électeurs, à en croire des témoins.

Le contexte sécuritaire et sanitaire a découragé les électeurs à aller voter

Plusieurs témoins ont indiqué que les électeurs n’ont pas voté à Talataye et Ouatagouna, dans le cercle d’Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Situation identique dans la commune Gabero (Gao, Nord) et dans plusieurs localités de la région de Tombouctou (nord).

La mission d’Observation électorale de la Synergie a au relevé “une démultiplication de la pratique d’achats de vote dans plusieurs centres de vote”.

Renouvellement de l’Assemblée nationale

En dépit du climat sécuritaire et sanitaire, la majorité des acteurs politiques avaient milités pour le maintien de ces élections législatives plusieurs fois reportées. “En démocratie, rien ne vaut la pleine légalité constitutionnelle”, avait récemment indiqué le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans un message à la nation.

Tout comme le second tour, premier tour avait  été marqué par des enlèvements de présidents de bureau, de vol et de destruction d’urnes.

Un millier de bureaux environ, sur plus de 22.000, n’ont pas ouvert au premier tour, a admis le ministre de l’Administration territoriale Boubacar Alpha Bah, dans des propos rapportés par la télévision publique.

L’opposant Soumaïla Cissé a été réélu dès le 1er tour des législatives

Dans certaines régions du nord, le large taux de participation (plus de 85% à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6%, avec des députés élus avec 91% ou 97% des suffrages) laisse envisager  “une possibilité de fraude”, dit un diplomate sahélien.

À Bamako, la capitale, la participation au premier tour était de 12,9%. Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus. Parmi eux: Soumaïla Cissé.

Le chef de file de l’opposition, avait été kidnappé le 25 mars alors qu’il était en campagne. La katiba Macina, groupe djihadiste d’Amadou Koufa serait à l’origine de cet enlèvement  et des négociations sont en cours pour obtenir sa libération.

Avec DW français

RCA : MATHURIN DIMBELET NAKOE OU LE COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL PERMANENT.

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Bangui (République centrafricaine) – Quelques députés de la majorité présidentielle sous la houlette de M Mathurin DIMBELET NAKOUE, deuxième  Vice-président de l’Assemblée nationale de la RCA ont décidé de réviser la constitution du pays à quelques mois des élections du mois de Décembre 2020 pour cause de Coronavirus. Mais cette initiative ne passe pas dans l’opinion publique nationale.

 

L’initiative de la révision de la constitution appartient

Au Président de la République et au Parlement.

Le Député Mathurin DIMBELET NAKOUE est le 2° Vice-président de l’Assemblée Nationale, membre de la Commission Production, Ressources naturelles et Environnement de  cette institution, député de Sosso Nakombo dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Il dit devant une caméra le 11 Avril 2020 qu’il a décidé avec 110 députés de modifier la Constitution du 30 Mars 2016.

Il trouve leur démarche légale et constitutionnelle. Selon lui, l’Article 151 de la Constitution les autorise à prendre des initiatives pour modifier la loi fondamentale et d’autre part, vue les risques que fait peser le coronavirus sur le processus électoral en cours en République Centrafricaine.

« Les dispositions de l’article 151 de la constitution qui dit l’initiative  de la révision de la constitution revient concurremment au Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Donc, c’est en application, c’est fort de ces dispositions constitutionnelles que certains groupe de députés, un groupe de députés (110 sur 140 au 11/04/2020), ces députés ont donc décidé de réviser certaines dispositions de la Constitution par rapport à la pandémie  du coronavirus qui sévit en ce moment et qui risque d’altérer le processus électoral en cours.

Et donc, nous avons décidé de modifier les dispositions des articles 35 et 68  de la Constitution ».

 

« Art. 151 – De la Révision. L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement statuant à la majorité des deux tiers (2/3 des membres qui composent chaque chambre.»

 

« Nous avons décidé de modifier les dispositions des articles 35 et 68  de la Constitution. » 

 

Pourquoi M Mathurin DIMBELET NAKOE et ses amis ont-ils choisi la voie de la « pétition » étant donné que la Constitution leur donne déjà le droit sous certaines conditions de réviser la Constitution ?

Le droit de pétition est le droit accordé aux populations de faire une demande directe au représentant de l’exécutif. Par extension, il est possible de faire une pétition envers toute personne morale disposant d’un pouvoir. La valeur juridique d’une pétition est inexistante mais la pression sur les décideurs politiques qui en résulte peut être décisive.

Leur revendication est au profit du Président de la République et eux-mêmes les députés. En plus ils ont atteint le quorum 110 députés sur 140.

 

Le groupe décide de modifier les articles 35 et 68 de la Constitution.

Le premier article dit que le Président est élu pour cinq ans, renouvelable une fois et ne peut être prorogé pour quelque motif que ce soit.

Le second article dit que le député est élu au suffrage universel pour cinq ans. Voyons ces deux articles:

« Art. 35 Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux tours.

La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Le mandat est renouvelable une seule fois.

En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif  que ce soit. »

 

 

« Art. 68 Le Peuple centrafricain élit au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de député. Chaque député  est l’élu de la nation. Le mandat du député ne peut être écourté. 

Le mandat  du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée nationale, la démission, la radiation ou la déchéance du dit Député. »

 

 

M Mathurin DIMBELET NAKOE n’indique pas par quelles propositions il entend remplacer lce qui existe aujourd’hui. Il balaie du revers de la main les arguments de ceux « s’érigent » contre leur initiative par des « démonstration juridiques. Ils n’ont pas lu le texte.» La République Centrafricaine est une « République » le débat fait partie de son ADN. C’est le jeu normal dans toute démocratie.

Maître Nicolas Tiangaye dit le 10 Mars 2020 lors d’une conférence de presse qu’il n’a pas seulement « lu » ou « vu » la Constitution du 30 Mars 2016, qu’il a participé à sa rédaction:

« Nous avons contribué à l’élaboration de la Constitution ».

 

Lui et d’autres qui ont condamné cette initiative hasardeuse. Ils savent de quoi ils parlent. On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir « lu » où « vu » la Constitution de 2016.

Les révisionnistes prennent de l’exemple de 2010, le journaliste fait préciser un point à Mathurin DIMBELET NAKOUE :

« L’article que vous parlez est l’article 108 de la Constitution de 2004 ?»

 

Il répond OUI. Que vient faire la Constitution du 27 Décembre 2004 ici ?

« C’est pas…moi, j’ai entendu certains compatriotes s’ériger contre l’initiative dit-il, apporter des démonstrations juridiques et tout et tout, non.

Ils n’ont jamais lu le texte. Ils n’ont jamais vu le texte.

Il y en a qui parlent de l’inopportunité de l’initiative de l’initiative. Non, ils n’ont jamais lu le texte.

Je voudrais leur rafraichir la mémoire. En 2010, lorsque les députés de l’époque-là ont constaté qu’on ne pouvait pas aller aux élections. En 2010 il y avait pas cas de force majeur comme aujourd’hui.

Lorsque ces députés ont constaté que les conditions matérielles ne permettaient pas qu’on aille – que les élections se tiennent aux dates prévues par la constitution – il y avait amendement des  mêmes articles relatifs au mandat du président  de la République.

Oui, c’est les mêmes textes que nous avons récupérés et nous nous sommes dit nous sommes pratiquement dans le même contexte, sinon un contexte plus grave.

Aujourd’hui, le gouvernement, le président de la République, tous les Centrafricains s’attendent à ce que les élections aient lieu, que le 1er tour ait lieu le 27 Décembre 2020.

Mais avec ce qui se passe aujourd’hui, si on arrivait, si le gouvernement devait édicter certaines  mesures contraignantes qui empêchaient le déroulement normal du processus. Et qu’on arrive au 30 Mars 2021 sans que l’élection ait abouti qu’est-ce qu’on fait ? »

 

« C’est la première fois en République Centrafricaine

Qu’on a eu une Assemblée Parlementaire et Constituante ».

 

Un coup d’état constitutionnel est en cours en République Centrafricaine en ayant pour alibi le coronavirus. L’objectif final est de réviser la Constitution pour proroger les mandats du Président de la République et des Députés pour confisquer le pouvoir. Depuis le conclave de Boali avec ses millions distribués à certains députés jusqu’à putsch appelé « destitution » du président de l’Assemblée nationale, cela coûte beaucoup d’argent il faut rentabiliser l’investissement qui exclut toute alternance démocratique lors des prochaines élections de 2020/2021.   Si ce projet funeste aboutit, ce pays qui  souffre depuis 2012 rentrera dans une nouvelle période de souffrances. Mais nulle ne sait pour combien de temps. Ceux qui savent et qui se taisent aujourd’hui seront tenus comptables de ces souffrances.

 

Me Blaise FLEURRY HOTO, un autre constituant de la Loi fondamentale de 2016, croit que c’est pour la première en République Centrafricaine qu’il y a eu une Assemblée parlementaire et constituante qui a produit la Constitution du 30 Mars 2016, héritage important du Forum de Bangui.

« J’ai eu l’honneur de présider les travaux de l’élaboration de la Constitution du 30 Mars 2016. Je puis vous assurer que c’est la première fois en République Centrafricaine, qu’on a eu une Assemblée, je dis qu’on a eu en République Centrafricaine une Assemblée Parlementaire et Constituante.

Et à l’époque, les Centrafricains que nous représentions à l’Assemblée nationale  avaient un sentiment de refonte de la « République ».

Nous avions pensé  qu’il fallait recadrer tout ce qui ne va pas dans le pays et il fallait le recadrer dans ce vase de la Constitution pour permettre à la République Centrafricaine de ne pas souffrir de remords futurs par rapport à ce que nous avions connu dans le passé.

Donc, c’était l’esprit global des Centrafricains qui étaient représentés par des Conseillers nationaux de transition à l’Assemblée Nationale. »

 

Me Blaise FLEURRY HOTTO dit qu’ils ont travaillé sur l’ossature de la Constitution du 27 Décembre 2004. Ils ont apporté dix-sept ou dix-huit innovations dans la Constitution du 30 Mars 2016. Ce sont ces innovations qu’on appelle aujourd’hui des verrous pour freiner ce qu’il appelle des errements politiques qui ont toujours causé du tort à la République Centrafricaine.

« Ces verrous ont leur sens. Nous avons constaté que la République Centrafricaine a fonctionné à sa manière depuis l’Indépendance. Mais les moyens de contrôle n’étaient pas suffisants. Et puisque les moyens de contrôle n’étaient pas suffisants, il fallait mettre des garde-fous. Il fallait absolument trouver du répondant aux problèmes que nous avons vécu par le passé et aux problèmes du présent et en faisant des projections dans l’avenir pour éviter que les mêmes erreurs passées produisent les mêmes effets.

Est-ce que l’Assemblée a produit un rapport d’experts qui nous  dit par exemple que ce fléau du Coronavirus va s’étendre dans le temps jusqu’au mois de Décembre 2020 ? »

 

 

Ce n’est pas le coronavirus qui est le facteur d’impréparation ou de préparation des élections selon Me B. FLEURRY HOTTO. Mais c’est plutôt les structures, les organisations les hommes centrafricains et les femmes centrafricaines qui doivent aider à aller aux élections dans de bonnes conditions. Donc, parler de force majeure dans ce contexte donne à s’arracher les cheveux. Il y a un problème de communication qui se pose.

« J’aurais bien souhaité que l’Assemblée Nationale ou l’initiateur de ce projet de loi puisse faire une grande communication autour de cette question.

Nous sommes dans une démocratie donc on ne doit pas avoir peur des débats.

On ne devait pas se limiter au niveau de l’Assemblée Nationale pour susciter des questions et donner des réponses. On aurait pu faire autour de cette question une table ronde. Là on peut discuter avec les partis politiques,  avec les organisations de la société civile, avec les organisations des droits de l’homme, avec les juristes, les praticiens du droit.

Lorsqu’on s’enferme dans une structure, une institution qui est l’Assemblée Nationale qui n’est pas ouverte à tout le monde. L’Assemblée Nationale n’est ouverte qu’aux députés. Quand s’enferme en vase clos à l’Assemblée Nationale pour discuter de ça et surtout qu’il s’agit d’une question déterminante qui engage la vie de la nation, je crois que ça pose un petit problème.

J’aurais souhaité que l’initiateur de ce projet de loi change de procédure. Qu’il essaie d’aller vers ses frères et sœurs  que sont les Centrafricains pour leur poser le problème. Essayer  non pas de s’imposer. Essayer non pas de se justifier. Mais essayer d’expliquer le bien-fondé de sa démarche et créer l’adhésion autour. C’est ce qui nous manque  en République Centrafricaine. On ne veut pas créer l’adhésion autour d’un projet. Cà c’est extrêmement  grave et s’emmène des frustrations.»

 

La transparence des prochaines élections commence avant les élections. Décider en catimini de réviser une constitution juste avant les élections est grave. Les Centrafricains ont dénoncé massivement ce comportement qui risque de relancer les violences contre des innocents parce que des individus ne veulent pas se présenter à la régulière au suffrage des citoyens. C’est inadmissible que les pays occidentaux restent muets. Sauf s’ils sont complices avec la Russie et la Chine bien implantées en RCA. Mais les Centrafricains résisteront avec ou sans eux.

M Mathurin DIMBELET NAKOE n’est pas à sa première tentative de déstabilisation des institutions de la République.

 

Mathurin DIMBELET NAKOE, un habitué

Des coups d’Etat institutionnels.

 

Il n’est pas à sa première tentative.  Le 18 Octobre 2018, RNL titre un article “95 députés sur 140 déposent une motion en destitution contre le Président de l’Assemblée nationale de l’époque, Abdoul KARIME MECKASSOUA ». Les députés l’accusent de manquements à ses devoirs conformément l’article 70 de la Constitution et de l’article 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Accusation portée déjà par M Mathurin DIMBELET NAKOUE.

Le porte-parole du Groupe de Travail de la Société Paul Crescent BENINGA est la suivante :

Nous suivons de près les agitations politico-politiciennes des alliés d’hier devenu des frères ennemis. Nous demandons que cette crise n’affecte pas la stabilité des Institutions et la stabilité économique et sociale

Cette procédure en destitution d’un président de l’Assemblée nationale, deuxième institution du pays est une première dans l’histoire de la démocratie en Centrafrique écrit RNL.

Il faut remonter à un autre article de CNC,  « Magouilles à l’Assemblée », pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une opération dont le but ultime est le contrôle de l’Assemblée nationale, donc destituer Abdoul Karim MECKASSOUA et contrôler les matières premières confiées à des pays « amis ». C’est une démonstration de la « Guerre hybride » qui est imposée aux Centrafricains.

Il faut avoir une idée claire de la « Guerre hybride » ou la Doctrine Gerasimov, du nom du CEMA russe est une doctrine militaire qu’il développé dans un article publié en Février 2013, repris par la revue La Vigie du 25 Avril 2015 :

« Il notait ainsi le gommage des limites entre les états de paix et de guerre, ainsi que l’importance croissante des moyens non-militaires pour atteindre des objectifs stratégiques. Il faut donc désormais envisager l’utilisation cachée de moyens militaires, notamment par des opérations d’information et l’usage des forces spéciales, par exemple sous le prétexte de maintien de la paix ou de gestion des crises.

 Il évoque l’instrumentalisation des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi.

La guerre de l’information ouvre des possibilités asymétriques utiles pour réduire le potentiel de l’ennemi et influencer les structures étatiques et la population. En fait, tous les moyens sont bons pour éviter l’engagement direct de ses propres forces ».

Le 26 Mars 2018, un article de CNC montre comment M MECKASSOUA est destitué. La probité n’a pas de prix en RCA. Le ralliement d’un député vaut  un million de francs CFA, soit environ 1525 euros” payable en deux fois.

Le 8 Mars 2019, le président Faustin Archange TOUADERA convoque 80 parlementaires à un conclave particulier à Boali, une ville située à 80 kilomètres de Bangui la capitale. Le Chef de l’Etat veut compter sur la loyauté des députés au moment du renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale.

Scène cocasse, raconte un témoin. Il fallait voir dans l’hémicycle les députés, portable en main, photographier leur bulletin de vote. C’est que pour toucher le solde de l’enveloppe, chacun devait fournir la preuve du respect de sa parole.

Le jour dit, la vice-présidence de la chambre échoira à Jean-Symphorien MAPENZI, “touadériste” de stricte obédience et figure de proue du groupe Cœurs unis. L’objectif ultime, c’est bien d’imposer d’une manière ou d’une autre la destitution de M Abdoul Karim MECKASSOUA. C’est fait le vendredi 26 Octobre 2018.

Bureau de l’Assemblée nationale (15 membres): Président Laurent NGON-BABA (Trait d’union), Premier Vice-Président Jean Symphorien MAPENZI (ex-KNK aujourd’hui Cœurs unis), Deuxième Vice-Président Mathurin DIMBELET NAKOE (Cœurs unis).

 

Face aux accusations Abdoul Karim MECKASSOUA

Demande un audit de la Cour des comptes.

 

Face aux accusations graves portées contre lui, M Abdoul Karim MECKASSOUA choisit de faire confiance aux institutions de la République. Il saisit la Cour des comptes pour faire un audit sur sa gestion de l’Assemblée nationale et de se prononcer sur les accusations portées contre lui. C’est la juridiction compétente pour juger les comptes des comptabilités publics. L’audit ira jusqu’au bout. Voici la déclaration d’Abdoul Karim MECKASSOUA le 17 Août 2019 publié dans le journal 54 Etats, à la sortie du rapport de la Cour des comptes.

 

Abdoul Karim MECKASSOUA estime qu’il a été victime d’un misérable putsch que les commanditaires et les exécuteurs ont appelé « destitution ».

« Je veux, avant toute chose, féliciter notre Cour des comptes d’avoir pu mener cette procédure à son terme malgré les obstacles politiques, et d’avoir livré un rapport final de très grande qualité et de tout aussi grande objectivité ».

 

Le rapport montre très clairement que c’est faussement que, pour me destituer, on m’a accusé d’attribution de marchés publics sur la base de liens familiaux, de détournement de deniers publics, de concussion, de recrutements subjectifs, dénonce-t-il.

 

« S’ajouter au mensonge qui a consisté à prétendre que j’avais fait de la rétention de rapport de Commission parlementaire d’enquête, alors que le tout premier rapport de ce type au cours de la présente législature est celui produit sur le scandale de l’exploitation minière

 

Avec la lumière qui se fait aujourd’hui sur les pratiques mafieuses au sein de la Représentation Nationale, autour notamment des contrats miniers et forestiers, chaque citoyen prend conscience des raisons profondes pour lesquelles…”

 

…un Président d’Assemblée Nationale qui avait saisi simultanément la Commission de comptabilité et de contrôle interne, la Cour des comptes et la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance pour faire la lumière sur les accusations…

 

…accusations et soupçons de malversations financières au sein de notre institution, devait urgemment et par tous les moyens être démis de ses fonctions » (MECKASSOUA).

La révision de la constitution suit la même logique qualifiée.

 

Le défi que l’UE, les USA et les démocrates patriotes centrafricains ainsi que tous les hommes de bonne volonté doivent relever en RCA c’est de créer les conditions pour des élections libres et la transparentes.

 

Conclusions

 

Les initiateurs du projet de révision de la Constitution de 2016 doivent fournir sans délais aux citoyens centrafricains un rapport d’experts qui prouvent que le Covid-19 durera jusqu’en Décembre 2020 voir Mars 2021. La révision constitutionnelle n’est la panacée.

 

Qu’ils fassent un point sur la préparation des élections sur le plan matériel et sur le plan sécuritaire.

 

Que l’initiateur de ce projet de loi change de procédure. Qu’il essaie d’aller vers ses frères et sœurs que sont les Centrafricains pour leur poser le problème. Essayer non pas de s’imposer. Essayer non pas de se justifier. Mais essayer d’expliquer le bien-fondé de sa démarche et créer l’adhésion autour

 

Par : Les Amis de Siloë Centrafrique

19 Avril 2020

 

 

 

 

RCA : affaire du soldat FACA qui a blessé une femme à Bozoum, un homme arrêté et incarcéré à Bouar.

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Centrafrique.com/des-civils-applaudissent-a-un-soldat-faca-a-obo-en-republique-centrafricaine-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine
Des civils applaudissent un Soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine

 

Bozoum (République centrafricaine ) – Soupçonné d’avoir participé au tabassage d’un soldat FACA qui aurait blessé avec son arme une femme à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Péndé,  un jeune homme a été arrêté et transféré à la maison d’arrêt de Bouar depuis plusieurs mois. Ses proches dénoncent un abus d’autorité des forces de l’ordre, et la tension monte de plusieurs crans entre les populations locales et les soldats FACA.

 

Au mois de février dernier, un soldat de l’armée nationale, déployé aux alentours de Bozoum pour assurer la sécurité des ouvriers des sociétés chinoises qui tamisent le gravier de l’Ouham à la recherche de l’or depuis janvier 2019, aurait blessé une femme à une jambe en tirant avec son fusil d’assaut, en présence de bien de personnes,  à proximité du village de garo, situé à environ 25 km au nord de Bozoum. Les proches de la femme blessée et autres villageois auraient réagi en s’attaquant au militaire, à qui ils ont arraché l’arme. Ils l’ont agressé et quelqu’un a même tiré sur lui avec un fusil de chasse, en lui provocant une blessure à l’épaule. Ce qui a entraîné son hospitalisation à Bozoum pendant une semaine.

Jusqu’à ce jour, on ignore la motivation du geste du soldat, mais celui-ci, une fois sortie de l’hôpital, sans conséquence pour sa santé, a pu reprendre son poste comme si de rien n’était.

On ignore s’il fait l’objet d’une plainte de la part de la femme blessée. Mais il a voulu poursuivre celui qui l’aurait blessé.

À l’aide de ses camarades FACA, il a attrapé un jeune qui avait assisté à la scène du crime initiale, en l’accusant étonnamment d’avoir tiré sur lui.

Le jeune a été tabassé, blessé et amené à la gendarmerie de Bozoum, qui a procédé à son interrogatoire durant plusieurs heures, sans même lui assurer les soins médicaux nécessaires.

Après deux jours de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Bozoum, le suspect a été transféré à la maison d’arrêt de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, où il se trouve jusqu’à ce jour, sans que une assistance légale lui soit assurée, bien évidemment.

Contactés par CNC, ses proches ont indiqué qu’ils ont sollicité dans ces derniers jours l’Association du Barreau Américain pour qu’on puisse assister l’accusé, qui, d’ailleurs, dément tout accusation, comme confirmé par d’autres villageois interrogés par la rédaction.

Rappelons  qu’en novembre 2019,  l’Assemblée nationale, suite à une enquête parlementaire,  avait décrété la suspension des travaux d’exploitation minière chinoise dans la région en raison des graves violations des normes environnementales. Mais les populations de Bozoum et des villages de l’axe Bozoum-Paoua se ruent sur les sites où les Chinois ont déjà achevé leur travail, tout en espérant de ramasser encore quelques paillettes d’or échappées aux engins et au mercure.

Affaire à suivre…

 

Copyright2020CNC.

 

RCA : arrestation d’un proche de l’opposant Jean-Serge Bokassa.

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Centrafrique.com/des-faca-a-berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui (République centrafricaine ) – âgé d’une trentaine d’années, l’homme a été arrêté dans la commune de Pissa par les éléments de la garde présidentielle, ce dimanche 19 avril aux environs de 12 heures, à proximité de son domicile. Ses proches dénoncent une arrestation arbitraire, tandis que l’opposant Jean-Serge BOKASSA se dit confiant pour la suite de l’enquête.

 

Soupçonné d’être de connivence avec des hommes en armes dont les rumeurs font état de leur présence depuis quelques jours dans la Lobaye, monsieur Thibault Moubgassio a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle ce dimanche 19 avril dans la commune de Pissa, situé à environ 80 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Il a été transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui, et une enquête a été ouverte au parquet général, et l’enquête est en cours.

Mais d’ores et déjà, des voix s’élèvent partout pour dénoncer l’arrestation de monsieur Thibault Moubgassio, un commerçant des bovinsau marché de Pissa : « notre pays, la République centrafricaine est l’un des rares États au monde où les forces de l’ordre, en temps normal,  peuvent arrêter un paisible citoyen sur la base d’une simple allégations, et même sans prendre la penne de collecter des preuves  avant», réagit Simplice, un commerçant au marché de Pissa interrogé par CNC.

Du côté des parents de monsieur Thibault Moubgassio, les circonstances dans lesquelles celui-ci a été arrêté posent problème : « On ne comprend plus rien dans ce pays. S’il y’a vraiment une investigation judiciaire, et que les faits sont avérés, c’est la police ou la gendarmerie qui devrait procéder à son arrestation. On est surpris de voir que c’est la garde présidentielle qui a procédé à son arrestation. Si l’on veut faire un travail bien fait, on se montre respectueux des normes procédurales. On fait les choses dans le respect du texte », ont-ils ajouté.

Joint au téléphone depuis Paris, l’opposant Jean-Serge BOKASSA se dit confiant dans la justice de son pays :

« j’ai pris acte. Nul n’est au-dessus de la loi. S’il y’a des faits qui sont avérés à lui reprocher, nous attendons d’apprécier les faits. Mais nous dénonçons, si les formes de son arrestation telles que ça nous a été rapporté sont vraies», a-t-il mentionné.

Dans les quartiers de Pissa, la nouvelle de l’arrestation de  monsieur Thibault Moubgassio fait polémique. Certains pensent que c’est une forme d’acharnement judiciaire, tandis que les autres se posent des questions sur les vraies intentions qui sont derrière cette arrestation, d’autant plus que la présence des groupes armés, alliés du pouvoir de Bangui n’est pas un fait nouveau dans la région. Selon les habitants de la Lobaye, la présence de ces Peuls armés avait été signalée aux autorités depuis plusieurs semaines. Les soldats FACA ont été déployés sur place, mais ils n’ont rien fait après avoir discuté avec ces Peuls armés. Aujourd’hui, ce sont les habitants de Pissa qui sont accusés d’être de connivence avec ces malfrats alors qu’ils sont là au vu et barbent des autorités depuis plusieurs semaines.

Du côté de parquet général de Bangui, aucun communiqué n’a été publié sur cette arrestation, mais des sources proches du dossier ont indiqué à CNC que le suspect, actuellement en garde à vue à Bangui,  sera déféré au parquet général au début de la semaine.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Coronavirus: une infirmière équato-guinéenne emprisonnée pour avoir critiqué un hôpital

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Coronavirus: une infirmière équato-guinéenne emprisonnée pour avoir critiqué un hôpital

Bangui ( République centrafricaine ) – Une infirmière équato-guinéenne a été placée en détention préventive à Malabo pour délit de “violation de secrets” après avoir affirmé que l’hôpital où sont isolés et traités les malades du nouveau coronavirus n’a pas d’oxygène, a appris l’AFP de sources concordantes.

“Le ministère public a sollicité la prison préventive contre la présumée auteure du délit de violation de secrets, Mme Nuria Obono Ndong Andem”, a indiqué jeudi le tribunal de première instance dans son ordonnance, que l’AFP a pu consulter vendredi.

“L’hôpital de Sampaka, dont la télévision nationale vante la capacité à traiter les malades du coronavirus, n’a pas d’oxygènes pour les malades du Covid-19”, avait affirmé l’infirmière dans un message audio envoyé à une amie sur l’application de messagerie WhatsApp.

Le message avait circulé mercredi sur les réseaux sociaux équato-guinéen, et l’infirmière avait été convoquée le jour même par le ministre de la Santé, Salomon Nguema Owono, qui lui avait promis des poursuites judiciaires.

La chaîne de télévision nationale, TVGE, avait par ailleurs diffusé un démenti des autorités sanitaires et diffusé des images de bonbonnes d’oxygène.

“Nous avons plus de 80 bonbonnes d’oxygène et une entreprise américaine nous a garanti qu’elle nous offrira de l’oxygène à chaque fois que nous en aurons besoin”, a déclaré à la TVGE le docteur Dr Manuel, haut fonctionnaire au ministère de la santé.

L’incarcération de l’infirmière a suscité une polémique.

Le parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale, CPDS, exige dans un communiqué sa libération immédiate car “une soignante est plus importante en ce moment que la colère d’un ministre”.

Selon le parti d’opposition, comme le commentaire était fait dans un cadre privé, il ne devrait pas être sanctionable par la loi.

“La liberté d’expression est garantie par la constitution”, argue pour sa part Citoyens pour l’innovation, parti d’opposition dissous par les autorités en février 2018.

Un mouvement pro-démocratie et de droits de l’homme, SOMOS+, a quant à lui entamé une campagne revendiquant la liberté de l’infirmière baptisée “Je suis Nuria Obono Ndong”.

En Guinée équatoriale, les autorités ont déclaré 79 cas positifs au coronavirus, et aucun décès.

Une batterie de mesures a été prise pour limiter la pandémie, dont le confinement entre la partie continentale et la partie insulaire du pays.

Avec VOA

RCA : circulations rétablies sur l’axe Baoro-Bouar après des négociations avec le ministre de la  Défense.

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Centrafrique.com/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>convoi Douala-Bangui sur l'axe Bouar-Gallo. Photo CNC
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bouar (République centrafricaine ) – La ministre de la défense, madame Marie-Noëlle KOYARA, assistée de la représentante de l’Union européenne en Centrafrique, et des représentants de la Minusca, ont participé, ce samedi, à une vidéoconférence avec les représentants des éléments des USMS (unités spéciales mixtes de sécurité), en grève depuis 24 heures. L’objectif de cette vidéoconférence était de discuter de vive voix avec les grévistes en vue de trouver une solution définitive à leurs revendications. Ce qui a été fait, et les circulations ont repris depuis quelques minutes entre Bouar-Baoro.

 

Selon le représentant des grévistes, interrogé par CNC à sa sortie de cette conférence qui a eu lieu à Bouar, toutes leurs revendications ont été prises en compte par les autorités du pays, y compris le chef d’État major des armées.

Rapportant les propos du ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA, le représentant des grévistes  explique que celui-ci aurait pris des engagements fermes de régler dans les 48 heures les deux mois d’arriéré de leur PGA (primes d’alimentation générale). En plus, au cours de la semaine prochaine, tous les éléments des USMS, après trois jours de repos chez eux au quartier, seront déployés sur le terrain, probablement à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, a-t-il ajouté.

Selon les grévistes, après cette réponse satisfaisante du gouvernement et de la communauté internationale, il est temps de lever toutes les barrières sur l’axe Baoro-Bouar.

Ainsi, en présence du préfet de la Nana-Mambéré et des autorités municipales de Bouar, la route a été dégagée, et les circulations ont repris depuis trois quarts d’heure .

Pour les automobilistes, c’est un grand soulagement, car ils sont bloqués depuis 24 heures ici, alors qu’ils avaient eu ce même problème aux frontières avec le Cameroun quelques heures plutôt.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

RCA :RÉVISION CONSTITUTIONNELLE,  UNE DÉMARCHE OPPORTUNISTE ET INOPPORTUNE.

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Centrafrique.com/lettre-du-mlpc-autour-du-constat-dont-il-convient-de-parler-en-reponse-a-des-allegations-de-toutes-natures-car-puisees-dans-les-caniveaux/konzale-mogambo-ennock-du-bureau-politique-du-mlpc-de-toulouse-france/” rel=”attachment wp-att-37327 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz - , devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d'Appel de Bangui
Monsieur KONZALE-MOGAMBO ENNOCK

 

Bangui (République centrafricaine ) – Rigorisme et froideur implacables me font réagir face aux agitations politiques d’une grande fébrilité, dont fait preuve l’équipe au pouvoir, (avec des annonces tous azimuts), manifestement perturbée par la perspective des échéances électorales à venir. Mon sens de la citoyenneté me fait vous proposer ce qui suit, pour lever toute équivoque quant aux manœuvres qui se préparent activement.

 

Le COVID 19 a causé un désastre, une hécatombe marquant une crise sanitaire mondiale qui est venue bousculer toutes nos certitudes et prévisions économiques nationales et internationales. Face à cette situation, tous les gouvernants de la planète sont au chevet de leurs populations.

Ainsi, le traitement de cette pandémie est pour tous les États du monde la priorité des priorités dans la gestion des affaires publiques. Car le désastre causé par le COVID 19 crée des inquiétudes politiques quant à l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives en Centrafrique dans les délais prévus par la constitution.

 

Cependant, nous devons considérer qu’à une situation exceptionnelle des réponses ou de dispositions exceptionnelles pertinentes, raisonnables et opportunes afin d’ éviter à notre pays un désastre politique et social. Ce chambardement occasionné par le covid 19(coronavirus) , incite à la retenue, à la mesure, car toute décision précipitée, ou irresponsable qui  risque d’engendrer une autre crise politique profonde, émaillée de déchirements et désolation.

Il est donc indéniable qu’en cette période de crise sanitaire, les institutions de la République doivent fonctionner : politiquement, économiquement et j’en passe. Mais la situation exige d’établir des priorités et d’y affecter les énergies nécessaires tout en essayant de dégager une harmonie d’ensemble.  Donc, il appartient à l’équipe aux affaires de rassembler toutes les énergies, en termes de ressources humaines compétentes pour créer une harmonie au sein de notre classe politique dans la recherche et prise de décision adéquate que le contexte politique nous impose, selon le schéma que je suggère :

 

*Priorité est à la gestion de cette crise sanitaire aux conséquences les plus désastreuses.

 

 

*À la mise en place des mesures pour parer aux conséquences économiques et sociales, tout en assurant à l’outil économique un régime convenable pour son maintien à flots.

 

*Si la gestion d’un pays s’accommode de l’alternance politique, il est bien évident que cette alternance doit s’opérer aux échéances institutionnellement établies, sans qu’il f CONSTITUTIONNELLE :  UNE DÉMARCHE OPPORTUNISTE ET INOPPORTUNE.

 

Rigorisme et froideur implacables me font réagir face aux agitations politiques d’une grande fébrilité, dont fait preuve l’équipe au pouvoir, (avec des annonces tous azimuts), manifestement perturbée par la perspective des échéances électorales à venir. Mon sens de la citoyenneté me fait vous proposer ce qui suit, pour lever toute équivoque quant aux manœuvres qui se préparent activement.

 

Le COVID 19 a causé un désastre, une hécatombe marquant une crise sanitaire mondiale qui est venue bousculer toutes nos certitudes et prévisions économiques nationales et internationales. Face à cette situation, tous les gouvernants de la planète sont au chevet de leurs populations.

Ainsi, le traitement de cette pandémie est pour tous les États du monde la priorité des priorités dans la gestion des affaires publiques. Car le désastre causé par le COVID 19 crée des inquiétudes politiques quant à l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives en Centrafrique dans les délais prévus par la constitution.

 

Cependant, nous devons considérer qu’à une situation exceptionnelle des réponses ou de dispositions exceptionnelles pertinentes, raisonnables et opportunes afin d’ éviter à notre pays un désastre politique et social. Ce chambardement occasionné par le covid 19(coronavirus) , incite à la retenue, à la mesure, car toute décision précipitée, ou irresponsable qui  risque d’engendrer une autre crise politique profonde, émaillée de déchirements et désolation.

 

Il est donc indéniable qu’en cette période de crise sanitaire, les institutions de la République doivent fonctionner : politiquement, économiquement et j’en passe. Mais la situation exige d’établir des priorités et d’y affecter les énergies nécessaires tout en essayant de dégager une harmonie d’ensemble.  Donc, il appartient à l’équipe aux affaires de rassembler toutes les énergies, en termes de ressources humaines compétentes pour créer une harmonie au sein de notre classe politique dans la recherche et prise de décision adéquate que le contexte politique nous impose, selon le schéma que je suggère :

 

*Priorité est à la gestion de cette crise sanitaire aux conséquences les plus désastreuses.

 

 

*À la mise en place des mesures pour parer aux conséquences économiques et sociales, tout en assurant à l’outil économique un régime convenable pour son maintien à flots.

 

*Si la gestion d’un pays s’accommode de l’alternance politique, il est bien évident que cette alternance doit s’opérer aux échéances institutionnellement établies, sans qu’il faille envisager une révision de la constitution, alors que la période ne s’y prête guère. Rappel : les élections sont prévues pour le mois de décembre 2020.

 

Nul n’a l’expertise incontestable pour anticiper ce que sera la planète face au covid 19 en 2020. Aussi, si la pandémie se prolonge jusqu’à constituer une entrave à l’organisation des élections, l’équipe aux affaires serait bien inspirée pour gérer l’impact de la pandémie, et dans ces circonstances dramatiques quitte à faire appel à la constitution et y trouver matière à gérer cette situation exceptionnelle de chamboulement qui n’implique pas une révision de la constitution.

 

Ce bouleversement pourrait et devrait être compris par la classe politique dans son ensemble. Auquel cas, il serait donc plus avisé d’envisager une mandature prolongée de l’équipe aux affaires sur fond de « CONSENSUS » de la classe politique, les autres forces vives de la nation jusqu’à la maîtrise de la pandémie, « dans un climat politique à l’abri de tous soubresauts intempestifs»:: et à cette issue, la vie politique reprendrait son court normal, et tout ce qui a été différé et gelé retrouverait toute son actualité.

 

Dans cet intervalle, puisque l’hypothèse d’une durée plus longue de la pandémie serait avérée, ce gel des échéances électorales « imposé par la pandémie » va nécessiter la cohésion de la classe politique ; cette cohésion se ferait autour de débats passionnants et non passionnés pour la mise en commun des compétences nationales afin de trouver la ou les solutions ponctuelles, les plus viables pour une gestion plus que concertée de cette situation exceptionnelle pour le pays d’abord, et ensuite pour les équilibres politiques à préserver.

 

À ce jour, un consensus politique est déterminant pour éviter d’ébranler l’espace politique dont le frémissement est à prévoir, l’annonce de la révision de la constitution étant un pavé dans la mare qui ne peut que présager des lendemains incertains.

 

Aujourd’hui, il est pathétique de prendre pour prétexte le covid 19 (dont nul ne maîtrise l’issue) pour justifier une éventuelle révision de la constitution.

 

Sauf à considérer que le caractère électoralement « OPPORTUNISTE ET INOPPORTUN » de cette manœuvre n’ait qu’une diversion inopinée et qui fausse les règles d’une confrontation politique de qualité.

 

Manœuvre politique oui, un défaussement qui ne vise que des intérêts partisans et personnels, au détriment des attentes du pays.

 

Le pays qui a déjà vécu des situations traumatisantes à répétition, n’a que faire d’une autre crise politique qui se profile à l’horizon, si la perspective de la révision de la constitution venait à être imposée, en dehors de toute logique « CONSTITUTIONNELLEMENT RÉPUBLICAINE ».

 

Par KONZALE-MOGAMBO ENNOCK

 

Coronavirus: décès du chef de la commission électorale guinéenne Niveau d’en-tête 1

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Centrafrique.com/le-president-de-la-ceni-et-les-representants-de-loif-devant-les-journalistes-a-conakry/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le président de la CENI et les représentants de l'OIF devant les journalistes à Conakry, Guinée, le 21 Octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara) fetch%3EUID%
Le président de la CENI et les représentants de l’OIF devant les journalistes à Conakry, Guinée, le 21 Octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara)
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Bangui (République centrafricaine ) – Le chef de la Commission électorale de Guinée est décédé vendredi à Conakry des suites du coronavirus, ont annoncé les autorités, à la veille de l’application de la mesure imposant le port obligatoire du masque pour lutter contre le virus.

 

Amadou Salif Kébé, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), “est mort des suites du Covid-19″, a déclaré à l’AFP par Sory Kéira, un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire.

La présidence guinéenne a salué l’”expertise” apportée par M. Kébé durant les périodes électorales, “dans un contexte souvent contradictoire”, dans un communiqué vendredi.

Comme chef de la Céni, M. Kébé, dont l’âge n’a pas été précisé, a été au centre d’une controverse liée à l’organisation fin mars d’un référendum constitutionnel boycotté par l’opposition qui y voyait une manœuvre du président Alpha Condé, élu en 2010 puis réélu en 2015, de briguer un troisième mandat fin 2020.

 

Avec AFP/VOA

Coronavirus: Hissène Habré “retournera en prison” après la pandémie

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Coronavirus: Hissène Habré “retournera en prison” après la pandémie

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président sénégalais Macky Sall assure que l’ex-chef d’Etat tchadien Hissène Habré “retournera en prison” après l’épidémie du coronavirus pour purger sa peine pour crimes contre l’humanité, après sa libération temporaire de deux mois début avril liée à cette maladie.

“Naturellement, le juge a (pris) un arrêté pour 60 jours ou pour la durée de la pandémie. Quand elle finira, naturellement, il (Hissène Habré) devra rejoindre sa cellule”, a déclaré Macky Sall dans une interview vendredi à France 24 et Radio France Internationale.

“On l’a transféré (dans son domicile à Dakar) à la demande de ses avocats et lui-même. On a préféré ne pas prendre de risque de le voir contracter, en milieu carcéral, le coronavirus. C’est une mesure humanitaire et une précaution”, a ajouté le dirigeant sénégalais.

Hissène Habré, 78 ans, a bénéficié le 7 avril d’une sortie de prison temporaire accordée par la justice sénégalaise et a rejoint le même jour une de ses maisons à Dakar.

La prison dans la capitale sénégalaise où il était détenu pour crimes contre l’humanité, devait abriter la quarantaine de prévenus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Dirigeant du Tchad de 1982 à 1990, M. Habré a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l’issue d’un procès sans précédent à Dakar, après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Renversé en 1990, l’ex-président tchadien avait trouvé refuge au Sénégal, où, sous la pression internationale, les conditions de son procès avaient été créées. Il y avait été arrêté en 2013 et inculpé par le tribunal spécial instauré en coopération avec l’Union africaine.

Avec VOA

RCA : grève des USMS, l’axe Baoro-Boua toujours bloqué, Touadera appelle Sidiki.

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bouar (République centrafricaine) – 24 heures après le début de leur grève, les éléments des USMS (unités spéciales mixtes de sécurité) se disent déterminés, et maintiennent leur position. Les circulations sur l’axe Baoro-Bouar sont toujours bloquées, et le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA appelle Abbas Sidiki, chef rebelle des 3R pour lui demander des explications. Brusquement, la tension monte au sein des grévistes, et l’un d’eux échappe miraculeusement au lynchage.

 

Les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), en formation depuis plusieurs mois à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, entrent dans la deuxième journée de leur grève, entamée hier vendredi 17 avril 2020.

Ils réclament le paiement immédiat de deux mois d’arriéré de leur PGA (prime d’alimentation générale), mais également d’exiger la fin de leur formation militaire, prévue initialement pour deux mois alors qu’ils en ont aux septième, pour la première promotion, et quatrième pour la seconde.

Afin de mettre la pression sur le pouvoir de Bangui, la route nationale numéro 1, principale voie du ravitaillement de la capitale,  tronçon Baoro-Bouar a été bloquée à 10 kilomètres à l’entrée de la ville de Bouar. Toutes circulations sur cet axe sont bloquées jusqu’à ce jour par les grévistes.

Cependant, dans la journée du vendredi, après les échanges téléphoniques entre le chef d’État Faustin Archange TOUADERA et son allié Abbas Sidiki, la tension était palpable parmi les grévistes qui sont désormais divisés. Les anciens rebelles des 3R, qui avaient intégré la formation des USMS, se sont immédiatement séparés des autres grévistes avant de rentrer. Ce qui n’a pas arrangé  les autres qui les ont accusés de haute trahison.

Ce samedi matin, les circulations sur l’axe Baoro-Bouar sont toujours bloquées. Le poste de contrôle mixte de la gendarmerie-police, situé à 10 kilomètres à l’entrée de Bouar est toujours occupé par les grévistes qui maintiennent leur position malgré la pression du gouvernement sur eux.

 

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

RCA : COVID-19, la Brasserie MOCAF appuie l’Institut Pasteur en kits d’hygiène

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La rémise de dons par la brasserie MOCAFPhoto de Marly Germain Roger

 

Bangui (République centrafricaine ) – La Brasserie MOCAF appuie l’Institut Pasteur en kits d’hygiène afin de répondre aux mesures barrières contre le Coronavirus, du personnel et patients dudit institut. La remise de ces kits a eu lieu ce vendredi 17 avril, dans l’enceinte de l’institut, en présence de l’ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard, du directeur général de la MOCAF, Alain Heraibi et des responsables dudit Institut.

 

Suite à la pandémie de la maladie à Coronavirus qui fait rage dans le monde entier et la République Centrafricaine en particulier, plusieurs mesures barrières ont été mises en place par les autorités sanitaires du pays afin d’éviter la propagation du virus en République centrafricaine, Car le pays en a déjà enregistré 12 cas à l’heure actuelle.

C’est dans cette optique que la brasserie MOCAF a procédé à la remise de dons, composés des savons liquides, de l’eau chlorée et des solutions hydro alcooliques qui permettront à l’Institut Pasteur, laboratoire de référence de l’OMS (organisation mondiale de la santé), et du ministère centrafricain de la santé publique, afin de servir de préventions à son personnel et les patients qui y viennent.

Un geste très important, selon Guy Vernet, Directeur Général de l’Institut Pasteur de Bangui : «C’est très important pour nous. L’Institut Pasteur fait partie des dispositifs du ministère de la santé et de l’OMS pour la riposte contre le COVID-19. Ce moyen permet à l’institut de protéger ses employés et de continuer sa mission. Dans ce contexte, on a mis en place un certain nombre de mesures  qui sont bien connues ; distanciation sociale, port du masque et la MOCAF nous a aidés à mettre en œuvre les mesures de lavage des mains qui sont primordiales dans le cadre de la lutte contre la transmission du Coronavirus, en nous donnant 4000 milles litres d’eau chlorée par semaine afin de remplir les pots de lavage des mains, des savons et également 200 litres de solution alcoolique,  fabriquée dans leur usine de production. C’est une collaboration qui va continuer », a-t-il confié.

Cette initiative donatrice va toucher les instituts sanitaires et bientôt le ministère de la santé, d’après Alain Heraibi, Directeur Général de la brasserie MOCAF, « Je pense qu’en tant qu’une entreprise citoyenne, responsable et engagée, et l’une des plus grandes sociétés, il me semble nécessaire de faire un geste pour la population de Bangui et avant tout au niveau des instituts hospitaliers, tels que l’Institut Pasteur, du centre Domitien et bientôt au niveau du ministère de la santé. On a décidé d’arrêter certains produits de la MOCAF qui contiennent de l’alcool pour aujourd’hui, fabriquer nous-mêmes des solutions hydro alcooliques y compris d’autres ingrédients. Et nous avons déjà donné 1000 litres de solution alcoolique », a précisé le directeur.

Par ailleurs, la brasserie MOCAF va aussi fournir chaque semaine de quoi alimenter les 18 points de lavage de mains sur le site de l’Institut, afin de permettre aux équipes et aux visiteurs de respecter les mesures d’hygiène contre le COVID-19.

Signalant que d’autres dons seront faits dans les jours à venir, au ministère de la Santé Publique  pour qu’au niveau du département, il puisse prendre des mesures nécessaires afin de pouvoir distribuer à l’intérieur de la République Centrafricaine, ceci, en vue de barrer la route à la propagation de la maladie à Coronavirus.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC

CENTRAFRIQUE : TOUT EXERCICE DU POUVOIR AU DELÀ DU MANDAT CONSTITUTIONNEL EST ILLÉGAL. 

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Centrafrique.com/le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-a-gauche-et-le-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-jean-symphorien-mapenzi-a-droite-photo-combinee-par-cnc-le-25-fevrier-2020-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef de l'État Faustin Archange Touadera à gauche et à droite.
Le Chef de l’État Faustin Archange Touadera à gauche et à droite.

 

Bangui (République centrafricaine ) – La République centrafricaine à l’instar des autres États du monde a été surpris par la crise sanitaire née de la pandémie du coronavirus. Ce fléau mondial a boulversé sensiblement le comportement, le mode de vie de la société et a considérablement impacté l’économie mondiale. Ce phénomène n’a pas épargné la politique centrafricaine et surtout le processus électoral en cours.

 

De mémoire et selon les dispositions constitutionnelles, le président de la république depuis son investiture consacrée par son serment du 30 mars 2016 était investi d’un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois c’est à dire que le corps électoral devrait être convoqué par décret pour désigner la personnalité politique qui devrait assurer leur destinée pour les cinq années à venir. Le cas de force majeure n’étant prévue par la constitution et pour éviter le vide juridique avec des conséquences incalculables, certains députés véreux à la solde du pouvoir ont initié un projet suicidaire de révision de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel.

A l’origine, il apparaît important de souligner que la démarche des parlementaires s’inscrit dans la logique constitutionnelle qui énonce que l’initiative de la révision constitutionnelle relève concurremment du président de la république et des députés. Comme d’habitude, cette démarche moribonde des initiateurs est caractérisée par la promesse des billets de banque moyennant l’adhésion massive d’une centaine de députés. Ce projet machiavélique de prorogation du mandat du président de la république a fait l’objet de vives polémiques au sein de la classe politique centrafricaine.

Des juristes chevronnés en passant par des juristes en herbes se sont prêtés au jeu d’interprétation parfois partisane de la pensée du législateur au détriment de la sauvegarde de notre démocratie sous perfusion. Au delà de ces polémiques politiciennes, nous opposons aux initiateurs de ce projet les dispositions constitutionnelles de l’article 152 alinéa 2 qui dispose que : « aucune procédure de révision constitutionnelle ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacances de la présidence de la république ou lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ».

Conscient de l’occupation du territoire national à hauteur de 80% par les groupes armés, l’intégrité de notre territoire est le seul enjeu qui fait obstacle à tout projet de révision constitutionnelle. Animé par le souci de convaincre ses détracteurs, le citoyen lambda s’interroge :

Peut-on modifier la loi fondamentale, socle de notre démocratie quand l’intégrité du territoire national est sévèrement atteinte ? Les parlementaires centrafricains, représentants du peuple peuvent-ils se substituer au peuple pour décider de la prorogation du mandat du président de la république ? A défaut de l’initiative parlementaire, pourquoi ne pas consulter le peuple directement par voie référendaire ? Même si cette option est retenue, comment peut-on organisé un référendum dans le contexte centrafricain ? Les autorités sont-elles conscientes du risque de chavirement de ce projet ainsi que de ses conséquences ?

En conséquence de ce qui précède, nous estimons qu’il n’est pas tard de sauver notre jeune démocratie, patrimoine commun en qui nous espérons un avenir meilleur. Par ailleurs, nous tenons à rappeler aux autorités centrafricaines que le dénominateur commun de gestion de crise liée à un vide juridique demeure la voie du dialogue et d’échange.

Pour ce faire, nous invitons humblement les autorités à engager en urgence des discussions avec les forces vives de la nation c’est à dire les partis politiques, la société civile, les syndicats, les confessions religieuses ainsi que les représentants du peuple en vue de créer un cadre d’entente habillé d’une force probante pour gérer le glissement de calendrier…n’oublions surtout pas que l’humilité précède la gloire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 17 avril 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Un proche collaborateur du président ivoirien atteint par le coronavirus

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Un proche collaborateur du président ivoirien atteint par le coronavirus

Bangui ( République centrafricaine ) – Le secrétaire général de la présidence ivoirienne Patrick Achi, un des plus proches collaborateurs du président Alassane Ouattara, a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux qu’il était atteint par le coronavirus.

“Ce jeudi 16 avril, j’ai été testé positif au Covid-19. Je suis donc confiné à mon domicile bien que ne présentant aucun symptôme”, affirme M. Achi sur ses comptes Twitter et Facebook.

Agé de 64 ans, M. Achi est un proche du président qu’il rencontre souvent. Plusieurs fois ministre, il a succédé en janvier 2017 au poste de secrétaire général à Amadou Gon Coulibaly, autre proche du président quand celui-ci a été nommé Premier ministre.

M. Gon Coulibaly a en outre été désigné comme le candidat de la coalition de M. Ouattara à la présidentielle d’octobre 2020.

“Je suis suivi par des agents de santé formidables qui m’aideront sûrement à surmonter cette épreuve”, écrit M. Achi sur les réseaux en soulignant: “C’est le lieu de rappeler que ce virus est extrêmement contagieux. Je vous invite donc à nouveau au strict respect des mesures barrières, de distanciation sociale et au dépistage afin d’arrêter ensemble la propagation du virus”.

M. Achi est la deuxième personnalité politique, après le ministre de la Défense Hamed Bakayoko, dit “Hambak”, à être touché par le virus.

“Hambak”, autre homme clé du régime du président Ouattara, avait annoncé le 6 avril, également sur les réseaux sociaux, qu’il était atteint par le coronavirus. Il n’a pas donné de nouvelles officielles depuis.

Il s’était rangé derrière le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour la présidentielle de 2020, alors que de nombreux observateurs estimaient qu’il était plus charismatique et plus à même de représenter le parti au pouvoir.

La Côte d’Ivoire compte 688 cas confirmés et six décès de coronavirus, selon le dernier bilan officiel.

Avec VOA

Le coronavirus pourrait tuer 300 000 Africains cette année

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Le coronavirus pourrait tuer 300 000 Africains cette année

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Afrique pourrait voir 300 000 décès dus au coronavirus cette année, même dans le meilleur des cas, selon un nouveau rapport publié vendredi.

Dans le pire des cas (aucune intervention), l’Afrique pourrait voir 3,3 millions de décès et 1,2 milliard d’infections, selon le rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Même avec une «distanciation sociale intense», dans le meilleur des cas, le continent pourrait voir plus de 122 millions d’infections, selon le rapport.

Tous les scénarios envisagés montrent l’effondrement des systèmes de santé africains, qui sont déjà en grande partie fragiles et sous-financés.

Dans le meilleur des cas, 44 milliards de dollars seraient nécessaires pour les tests, les équipements de protection individuelle et les traitements, selon le rapport, citant des estimations. Le pire des scénarios coûterait 446 milliards de dollars.

Vendredi, le continent comptait plus de 18 000 cas de virus confirmés, mais les experts ont déclaré que l’Afrique était à quelques semaines de l’Europe dans la pandémie et que le taux d’augmentation semblait alarmant.

Le nouveau rapport est la projection publique la plus détaillée à ce jour pour les infections à coronavirus et les décès en Afrique, où plus de 1,3 milliard de personnes se préparent à la pandémie.

“Les coûts économiques de la pandémie ont été plus durs que l’impact direct du COVID19. À travers le continent, toutes les économies souffrent du choc soudain sur les économies. La distanciation physique nécessaire pour contenir la pandémie étouffe et noie l’activité économique”, souligne Vera Songwe, Vice-secrétaire générale de l’ONU et Secrétaire exécutive de la CEA.

Près de 20 dirigeants européens et africains ont appelé cette semaine à un moratoire immédiat sur tous les paiements de la dette africaine, publique et privée, jusqu’à la fin de la pandémie, ainsi qu’au moins 100 milliards de dollars d’aide financière immédiate afin que les pays puissent se concentrer sur la lutte contre le virus.

Le Fonds monétaire international a pour sa part annoncé une aide d’urgence pour une vingtaine de pays africains.

Il est possible que 15 millions de tests soient nécessaires en Afrique au cours des trois prochains mois, a déclaré jeudi à la presse le chef des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, John Nkengasong.

Ces derniers jours, une plate-forme continentale a été créée pour que ses 54 pays puissent s’associer pour acheter en gros des articles à des prix plus raisonnables.

Avec VOA

Coronavirus : “certains Africains se cachent” en Chine

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Coronavirus : “certains Africains se cachent” en Chine

Bangui ( République centrafricaine ) – Des vidéos d’actes considérés comme racistes et discriminatoires de chinois envers les africains ont circulé sur internet suscitant la colère et l’indignation.

Ade* avait jusqu’à minuit pour quitter son appartement.

Cinq mois plus tôt, l’étudiant nigérian avait déménagé à Guangzhou, dans le sud de la Chine, pour étudier l’informatique à l’université de Guangdong.

Il venait de payer ses frais à l’université pour le nouveau semestre lorsque son propriétaire l’a informé qu’il devait partir.

Il s’est empressé de faire ses valises. La police l’attendait avec ses colocataires à l’extérieur.

Vivre caché

Lorsqu’il a tenté de déposer ses sacs dans l’entrepôt d’un ami, on l’a empêché d’entrer. Il a passé plusieurs nuits à dormir dans la rue.

“Regardez comment ils nous traitent, comment ils nous ont forcés à sortir de nos maisons et à nous mettre en auto-quarantaine”, a-t-il déclaré à la BBC depuis un hôtel de la ville.

“Ils m’ont dit que le résultat du test est sorti et que je suis négatif. Ils ne veulent toujours pas que je sorte”.

McDonald’s en Chine s’est excusé après qu’une succursale de Guangzhou a interdit l’entrée aux Noirs

Les leaders de la communauté africaine de Guangzhou pensent que la grande majorité de la population africaine de la ville a été mise en quarantaine ou dort dans les rues.

“Certains se cachent”, a déclaré un dirigeant de la communauté sur une application cryptée de médias sociaux.

Chaque ressortissant africain testé

Début avril, des rumeurs sur internet ont commencé à circuler selon lesquelles les quartiers de la ville où vivent les Africains et où ils font du commerce étaient bouclés après que deux Nigérians testés positifs au virus se sont échappés.

Les médias chinois ont rapporté qu’un patient nigérian avait attaqué une infirmière chinoise.

La commission de la santé a commencé à effectuer des tests à grande échelle sur les ressortissants africains.

L’autorité locale affirme avoir réalisé un test de coronavirus sur chaque ressortissant africain de la ville.

Elle a constaté que 111 des plus de 4 500 Africains de Guangzhou avaient été testés positifs.

“Ils sont juste venus avec leur ambulance et leur équipe médicale et nous ont emmenés. Tout ce qu’ils ont dit, c’est que c’était la loi chinoise et un ordre du gouvernement”, a déclaré Hao*, un homme d’affaires de Côte d’Ivoire.

Des entreprises de Guangzhou, y compris dans la zone populaire auprès des Africains, ont été fermées en raison des craintes liées au coronavirus

Guangzhou est devenue une plaque tournante pour les Africains en Chine.

Vers la fin de la première décennie du siècle, on pensait que des centaines de milliers de personnes vivaient dans la ville.

Beaucoup d’entre eux entrent dans le pays avec des visas de courte durée pour acheter des marchandises dans les usines voisines et les renvoyer sur le continent.

Selon certaines estimations, la ville comptait plus de 200 000 habitants. Certains se sont installés pour le long terme. Beaucoup ont dépassé la durée de leur visa.

Les Africains sont amis avec les locaux

Ces dernières années, les chiffres ont diminué. Les hommes d’affaires se sont plaints de restrictions injustes en matière de visas et d’un traitement inéquitable.

En 2018, les petits hôtels de Xiao Bei Lu, un quartier populaire pour les commerçants africains, ont temporairement refusé les Africains de plusieurs pays, ont-ils déclaré à la BBC.

“La plupart des Africains qui y vivent sont gentils et amicaux avec les locaux, et ils font des affaires normalement depuis quelques années”, a déclaré un habitant de Guangzhou qui n’a pas voulu être nommé.

“S’il y a un problème, c’est peut-être que certains Africains dépassent la durée de leur séjour et font des choses illégales”.

“Le conflit sur le test du virus, je pense qu’il s’agit d’un malentendu. Il ne s’agit pas de discrimination raciale. Ce n’est pas le style du peuple de Guangzhou”, a-t-il déclaré.

“Les gens ne sont pas hostiles aux Africains dans leur esprit, à moins que certains Africains ne fassent des choses contraires aux règles locales”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement chinois a rejeté les allégations de racisme, insistant sur le fait que la Chine et l’Afrique sont amis, partenaires et frères et qu’il a une tolérance zéro envers le racisme.

Mais beaucoup de ceux à qui la BBC s’est adressée disent avoir été montrés du doigt en raison de leur race.

“Quatre-vingt-dix-huit pour cent des Africains sont en quarantaine”, a déclaré un chef de communauté qui ne voulait pas être nommé.

Le confinement de Wuhan se poursuit – pour certains

Les Africains de toute la Chine disent qu’ils font l’objet d’une surveillance accrue.

Sur le campus déserté de l’université de Wuhan, les Africains sont plus nombreux que les Chinois.

“Nous sommes ceux qui sont laissés pour compte”, déclare Michael Addaney, un étudiant ghanéen de troisième cycle qui étudie dans la ville chinoise où le coronavirus a été détecté pour la première fois.

Les choses ont commencé à revenir à la normale lorsque la fermeture de Wuhan a pris fin le 8 avril

Depuis plus de deux mois, il mène une campagne sur les médias sociaux pour demander à son gouvernement de ramener ses compatriotes à la maison.

Au plus fort de l’épidémie, on estime que 5 000 étudiants africains étaient bloqués à Wuhan et dans les villes voisines, après que la plupart des pays subsahariens n’ont pas réussi à évacuer leurs citoyens.

“Nous nous sentons comme des agneaux sacrifiés sans raison. Le plan était de garder les gens en sécurité en nous sacrifiant”, a demandé un étudiant qui ne voulait pas être nommé.

“Quel était l’intérêt, puisque nos pays n’ont pas mis en place de mesures pour protéger les gens du virus ?”

Une partie de Guangzhou est connue sous le nom de Petite Afrique, en raison du grand nombre d’Africains qui y vivent et y travaillent

Lorsque Wuhan a officiellement mis fin à son confinement le 8 avril, la normalité a commencé à revenir dans la ville.

Plus d’une semaine après, les étudiants africains sur les campus ne peuvent toujours pas quitter l’université. Ils ne savent pas quand leur propre confinement sera levé.

De retour à Guangzhou, une étudiante de Sierra Leone a déclaré qu’elle pensait que les Africains étaient montrés du doigt.

“Tout cela se produit en raison de l’augmentation des cas d’importation de virus par des étrangers, mais la majorité d’entre eux sont des ressortissants chinois”, a-t-elle déclaré.

“Seul un petit pourcentage est composé d’Africains.”

Elle a reçu une lettre de son université déclarant que tous les Africains devaient être testés.

Bien qu’elle ait été testée deux fois, elle reste en quarantaine.

Les autres ne sont pas traités comme ça

“Avec tout cela, les Chinois ont fait preuve de racisme et de discrimination envers les Noirs ici à Guangzhou.

“Je connais des gens de mon église qui sont blancs et des non-Africains qui ne traversent pas ce que nous traversons – quarantaine et tests multiples”, a-t-elle déclaré.

“Les hôtels de quarantaine sont comme la détention forcée pour les noirs”.

Un homme d’affaires nigérian en quarantaine a déclaré que “c’est la police qui m’a fait sortir de mon appartement et m’a mis à la rue”.

“Je n’ai aucun problème avec mon propriétaire. Il ne savait même pas que j’avais été expulsé. Mes enfants ont dormi dans la rue pendant de nombreux jours”.

Sur les médias sociaux, des centaines d’Africains à Guangzhou ont organisé des groupes qui se tiennent mutuellement informés.

Certains résultats de tests montrent qu’elles sont négatives.

D’autres envoient des factures médicales et d’hôtel qu’ils disent ne pas avoir les moyens de payer.

Les vidéos d’Africains dormant dans les rues sont devenues virales.

Le gouvernement de Guangdong a mis en place une ligne d’assistance téléphonique pour les “étrangers victimes de discrimination”.

Mais pour ceux qui sont en quarantaine, les soupçons restent élevés.

Des vidéos continuent de circuler en ligne, montrant des Africains déplacés en ambulance entre des hôtels.

Xiao Bei Lu est connu comme “la petite Afrique de la Chine”, mais les vidéos des médias sociaux montrent que ses rues, autrefois pleines de commerçants africains, sont maintenant désertes.

Avec BBC Afrique

RCA : accident spectaculaire et inédit d’un taxi-moto sur l’avenue David Dacko à Bangui.

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Vue du centre-ville de Bangui vers l’avenue David Dacko. Photo CNC / Mickael KossiOLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – jeudi 16 avril, un pilote d’un taxi-moto, après avoir échappé aux policiers de la FICU sur l’avenue David Dacko, s’est retrouvé coincé au milieu des barres de fer d’un panneau publicitaire à quelques mettre du lieu de son spectacle. Grièvement blessé, l’homme a été transporté à l’hôpital. Ce qui n’a pas empêché ses collègues de  manifester leur colère vis-à-vis des forces de l’ordre.

 

Dans le cadre de la sensibilisation de la population sur les mesures préventives annoncées par le gouvernement centrafricain pour lutter contre la propagation  de la pandémie du Covid-19 en République centrafricaine, des forces de sécurité, gendarmes comme policiers,  sont déployées partout dans la capitale Bangui afin de veiller au respect des règles d’hygiène préconisée par les autorités sanitaires.

Ce n’est pas facile, dit un élément de la gendarmerie, interrogé par CNC. Et il n’est pas le seul à se plaindre du comportement de certains de ses concitoyens.

Justement, ce jeudi 16 avril, sur l’avenue David Dacko, vers 14 heures, devant la pharmacie Shalina, des policiers de la FICU, dans leur activité de sensibilisation à la pandémie du Covid-19, ont tenté en vain d’arrêter un pilote de taxi-moto en provenance de ronds-points zéro, et à destination de Pétévo.

Visiblement ivre au volant de sa moto, le jeune de 25 ans n’avait pas obtempéré  aux forces de l’ordre qui l’ont sommé de s’arrêter. Bizarrement, au lieu de poursuivre tranquillement sa route, le jeune préfère se moquer des policiers en leur faisant des gestes de moquerie, suivis de spectacle de zigzag sur la route, tout en levant son doigt d’honneur envers eux, sans oublier que cela ne va pas durer.

Arrivé quelques mètres plus loin, devant le magasin Fobert,à côté de l’ambassade des États-Unis,  l’homme perd le contrôle de sa moto, et percute violemment un panneau publicitaire au bord de la route, et se coince entre les deux barres de fer.

Grièvement blessé, l’homme a été secouru en toute urgence par les mêmes policiers qu’il avait tournés en ridicule quelques mètres plus loin.

Transportée à l’hôpital, la victime est actuellement aux urgences de l’hôpital.

Pendant ce temps, ses collègues taxi-moto, informé de la nouvelle, ont tenté de manifester leur mécontentement contre les policiers de la FICU qu’ils accusent maladroitement d’être à l’origine de l’accident de leur collègue sur l’avenue David Dacko ce jeudi après-midi.

Finalement, le calme est revenu vers 17 heures, et tous les taxis-motos ont repris leurs activités sur cette avenue.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Centrafrique : braquage de la base du CICR à Ndélé, le FPRC réagit.

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Aboubakar Siddik Ali Porte-parole du FPRC

 

Front populaire pour la renaissance de Centrafrique

 

BUREAU EXÉCUTIF

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Bureau Exécutif National du FPRC condamne avec la dernière énergie le braquage de la base du Comité International de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (CICR), à Ndélé, dans la nuit du 15 au 16 avril 2020, par un groupe d’individus non encore identifiés ; un acte ignoble et inacceptable contre une des rares organisations internationales qui interviennent dans la région Nord-est pour apporter assistance aux populations dont les souffrances sont grandes et incommensurables.

Le Bureau Exécutif National du FPRC se désolidarise avec les auteurs de ces actes criminels et informe l’opinion publique nationale et internationale qu’aucun effort ne sera ménagé afin que les auteurs de ces actes de banditisme soient arrêtés et sanctionnés, et les biens pillés restitués.

Le Bureau Exécutif National du FPRC tient à souligner que les populations civiles et les humanitaires ne doivent pas être une cible et exprime ainsi sa détermination à respecter et faire respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme.

Le Bureau Exécutif National s’engage à prendre des mesures nécessaires pour empêcher les attaques en direction des civils et des actions humanitaires ; à prendre des sanctions à l’encontre des auteurs de crimes, car il n’y a rien qui puisse justifier d’attaquer la base d’une organisation humanitaire, de s’en prendre aux biens matériels destinés à mettre œuvre des programmes qui apportent assistance aux populations (eau, nourriture, soins de santé, abris, etc.) et sauve des vies ; et à garantir l’accès humanitaire.

 

Fait à Bangui, le 16 avril 2020

 

 

 

 

 

Centrafrique : L’Union européenne dote le comité des USMS avec des véhicules militaires

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Dotation en véhicules de l’Union européenne au gouvernement centrafricain. Photo du ministère de la sécurité publique.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’ambassadrice de l’Union européenne en République centrafricaine, madame Samuela Isopi, et Monsieur Eric Peltier, Commandant de la mission EUTM-RCA, ont participé, ce jeudi 15 Avril, à la remise symbolique des clés de véhicules  fournis par l’Union européenne  au gouvernement centrafricain, dans le cadre de la mise en place des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS).

 

Lancées le 16 octobre 2019 à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République Centrafricaine par le Président de la République Faustin Archange Touadera, les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité viennent d’avoir une dotation supplémentaire devant permettre au comité qui pilote cette opération d’entrée dans la phase décisive de sa mission, qui est le déploiement des éléments sur le territoire national.

06 TRM 2000 et 03 P4 sont les véhicules fournis par CIVIPOL sur le financement de l’Union européenne (UE).  Cette dotation  s’inscrit dans le cadre de la mise en place des USMS, issues des recommandations de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR), signé le 06 février 2019, à Bangui entre le gouvernement et les 14 groupes armés.

Les clés de ces véhicules ont été remises par ministre de la Sécurité publique (MSP), Henri Wanzet Linguissara, au président du comité technique chargé de l’opérationnalisation des USMS, le colonel Sakama.

L’appui de l’UE dans le secteur de la sécurité est loin d’être terminé. Au même moment, en faisant d’une pierre deux coups, la cheffe de la délégation de l’UE en Centrafrique et le Chef du département de la Sécurité publique, ont ensuite visité le bâtiment qui abritera dans quelques mois le nouveau siège dudit Ministère après sa réhabilitation, financée à travers le 11ème Fonds européen de développement de   l’Union européenne dans le cadre de son programme d’appui à la reforme du secteur de la sécurité en République Centrafricaine,.

Cette action de taille vise à permettre au ministère de la sécurité publique de rassembler ses différents services dans un même siège et d’améliorer leurs conditions et moyens de travail.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : les circulations sur l’axe Bouar Baoro sont bloquées par les éléments de USMS.

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Des soldats FACA en formation avec des instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar le 16 août 2019. Crédit photo : EUTM-RCA

 

Bouar (République centrafricaine ) – ce vendredi 17 avril 2020, les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) en formation depuis sept mois à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, sont en grève depuis 4 heures du matin. Toutes les circulations des véhicules sur la route nationale numéro 1 (RN1), tronçon Baoro-Bouar sont bloquées. Et les automobilistes commencent à s’inquiéter. Les négociations sont en cours.

 

Ils sont plusieurs centaines à descendre dans les rues de Bouar, ce vendredi matin, aux environs de 4 heures, pour exiger le paiement de leur arriéré de PGA (primes d’alimentation générale ), mais également exiger du gouvernement leur sortie des formations, lesquelles sont prévues initialement pour deux mois alors qu’ils ont passé déjà six mois dans le camp, pour la première promotion, , et que « leurs conditions de vie ne s’améliorent pas ».

Après plusieurs signes de détresse envoyés au gouvernement, les manifestants ont indiqué à CNC qu’ils n’auraient rien reçu comme réponse de la part des autorités depuis plusieurs semaines.

Finalement, ce matin, la première promotion des USMS, ainsi que la deuxième, environ 400 éléments, qui sont depuis plusieurs mois  en formation, sont  sortis à 10 kilomètres de Bouar, sur l’axe Baoro, et bloquer toutes circulations sur cet important axe routier, nécessaire au  ravitaillement de la capitale Bangui, via la République du Cameroun, pays voisin de la République centrafricaine.

Selon nos informations, des négociations seraient en cours avec les grévistes pour éviter l’enlisement de la situation.

Il y’a lieu de noter que les premières promotions des USMS ont bouclé leur formation depuis 4 mois, tandis que les secondes sont sorties de formation il y’a deux mois.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Le Covid-19 sorti d’un laboratoire chinois ? Washington « enquête »

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Le Covid-19 sorti d’un laboratoire chinois ? Washington « enquête »

Bangui ( République centrafricaine ) – Des responsables américains évoquent la piste d’une origine naturelle d’un virus qui aurait pu s’échapper à cause d’une erreur humaine

• Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a indiqué que les Etats-Unis « enquêtaient » pour faire toute la lumière sur les origines du virus.

• Plusieurs médias américains évoquent la piste d’un virus d’origine naturelle, qui aurait pu s’échapper d’un laboratoire de Wuhan.

• Donald Trump critique le « manque de transparence » de la Chine et Emmanuel Macron estime qu’il y a des « zones d’ombre ».

C’est une information qu’il faut prendre avec prudence. Les Etats-Unis n’excluent pas que le coronavirus à l’origine de la pandémie qui a déjà tué plus de 137.000 personnes dans le monde provienne, bien que d’origine naturelle, d’un laboratoire chinois à Wuhan, et évoquent une « enquête » pour faire toute la lumière. Il ne s’agit pas de la théorie du complot sur une arme biologique qui aurait mal tourné.

« Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur la façon dont ce virus s’est propagé, a contaminé le monde et a provoqué une telle tragédie », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo sur la chaîne Fox News.

Le nouveau coronavirus est soupçonné d’être apparu fin 2019 dans un marché en plein air de la ville chinoise de Wuhan, où sont vendus des animaux exotiques vivants. Les experts ont découvert qu’il était proche d’un virus présent chez des chauves-souris, qui aurait muté et se serait transmis à l’une des espèces vendues sur le marché, d’où le virus aurait ensuite contaminé des humains. L’animal intermédiaire n’a pas été identifié avec certitude. Coup sur coup, deux médias américains ont toutefois rapporté ces derniers jours des informations qui ouvrent une autre piste.

La sécurité du laboratoire en question

Selon le Washington Post, l’ambassade des Etats-Unis à Pékin, à la suite de plusieurs visites à l’Institut de virologie de Wuhan, avait alerté à deux reprises, il y a 2 ans, le département d’Etat américain sur les mesures de sécurité insuffisantes dans ce laboratoire qui étudiait les coronavirus chez les chauves-souris.

Surtout, Fox News rapporte que « plusieurs sources », dont la chaîne ne précise pas la nature, pensent désormais que l’actuel coronavirus émane de ce même laboratoire. A la différence de plusieurs thèses complotistes largement démenties par les experts, selon lesquelles il aurait pu s’agir d’un agent pathogène créé par les autorités chinoises, voire d’une arme bactériologique, ce média conservateur américain évoque un virus naturel, étudié dans le laboratoire.

Sa « fuite » ne serait pas volontaire, mais due aux mauvais protocoles de sécurité de cet institut pourtant censé respecter les normes les plus strictes. Dans cette hypothèse, le « patient zéro » serait donc un employé du laboratoire, qui aurait propagé le virus dans la population après avoir été accidentellement contaminé.

Il y a des « zones d’ombre », selon Macron

Interrogé jeudi, un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a démenti cette possibilité. « De nombreux experts médicaux réputés dans le monde estiment que l’hypothèse d’une soi-disant fuite n’a aucune base scientifique », a-t-il déclaré, estimant que l’origine du virus devait faire l’objet d’études de spécialistes. Mais le sommet de l’Etat américain, en refusant de l’exclure, semble accréditer cette piste.

Interrogé mercredi à la Maison Blanche, Donald Trump s’est montré évasif. « Je peux vous dire que nous entendons de plus en plus cette histoire. Nous allons voir », a répondu le président américain, assurant que cette « horrible situation » faisait l’objet d’un « examen très approfondi ». Son secrétaire d’Etat n’a lui démenti ni les informations du Washington Post, ni celles de Fox News.

« Rien que le fait qu’il faille poser ces questions, rien que le fait que nous n’en connaissons pas les réponses, que la Chine n’a pas partagé les réponses, cela en dit long », a dit Mike Pompeo. « Ce que nous savons, c’est que ce virus est né à Wuhan, en Chine », a-t-il relevé. « Ce que nous savons, c’est que l’Institut de virologie de Wuhan n’est qu’à quelques kilomètres du marché de rue. Il y a encore beaucoup à apprendre », a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a estimé de son côté qu’il existait des zones d’ombre dans la gestion de l’épidémie de coronavirus par la Chine, déclarant au Financial Times qu’il y avait « des zones d’ombre » : « Manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas ».

Avec AFP

Deux Tunisiens arrêtés pour avoir tenté de contaminer des policiers au covid-19

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Deux Tunisiens arrêtés pour avoir tenté de contaminer des policiers au covid-19

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux hommes ont été arrêtés en Tunisie dans le cadre d’une enquête sur un “projet terroriste” visant à contaminer volontairement des agents des forces de sécurité au nouveau coronavirus, en leur toussant dessus, a indiqué jeudi le ministère de l’Intérieur.

Les deux hommes ont été arrêtés lundi à Kebili, dans le sud tunisien, a précisé à l’AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli.

Le premier est un membre présumé d’un réseau jihadiste, soupçonné d’avoir usé de son “autorité morale” sur des partisans présentant les symptômes de la maladie de Covid-19, a écrit le ministère dans un communiqué.

Le second suspect, qui était sous surveillance policière au moment de son arrestation et devait se présenter régulièrement dans les locaux des forces de sécurité, a indiqué à la police avoir reçu comme consigne de tousser délibérément lors d’une de ces visites afin de contaminer les agents, selon le texte.

M. Jebabli a précisé que le suspect n’avait pas pu entrer dans les locaux ni approcher des agents en raison des mesures de précaution prises face à la pandémie.

Des tests sont en cours pour voir s’il est porteur du virus, a indiqué le ministère.

Le parquet antiterroriste l’a placé en quarantaine obligatoire sous surveillance policière, jusqu’au résultat des tests, a ajouté le ministère, sans indiquer l’endroit de son isolement.

Lors d’une opération de contrôle du confinement fin mars en France, un policier s’était fait cracher dessus, soulevant la question de possibles poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui.

La Tunisie reste sous état d’urgence depuis une série d’attentat meurtriers visant forces de l’ordre et touristes en 2015.

La situation sécuritaire s’est depuis largement améliorée, mais les groupes jihadistes affaiblis n’en ont pas moins mené trois attentats suicide visant des policiers dans la capitale depuis octobre 2018, revendiqués notamment par le groupe Etat islamique.

Des centaines de cas de nouveau coronavirus, dont 25 décès, ont été officiellement déclarés en Tunisie, où un confinement général est en vigueur jusqu’au 19 avril au moins.

Avec AFP/VOA

Quatorze morts dans un incendie dans un camp de déplacés

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Quatorze morts dans un incendie dans un camp de déplacés

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatorze personnes ont péri jeudi lors d’un incendie dans un camp abritant des dizaines de milliers de déplacés par les violences du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris de sources sécuritaires et auprès des secours.

L’incendie s’est déclaré dans la matinée dans ce camp d’environ 70.000 déplacés situé dans la ville de Gamboru, dans l’Etat de Borno, près de la frontière avec le Cameroun, a expliqué à l’AFP Umar Kachalla, chef d’une milice pro-gouvernementale dans la région.

“Nous avons récupéré 14 corps carbonisés dans les décombres et 15 autres personnes qui souffrent de brûlures à des degrés divers”, a-t-il déclaré.

Plus de 200 abris précaires ont été détruits par les flammes, laissant 1.200 personnes sans toits, a pour sa part indiqué un responsable des secours sous couvert d’anonymat.

Il a confirmé le bilan de 14 morts, dont six membres d’une même famille, et de 15 blessés, dont “sept sont dans un état critique”, selon lui.

Les causes de l’incendie sont encore indéterminées, mais des réfugiés ont dit qu’il s’agissait d’un acte criminel, un homme ayant été arrêté avec un briquet dans sa poche, selon un membre de la milice pro-gouvernementale.

La rébellion de Boko Haram, qui dure puis une dizaine d’années, a provoqué la mort de quelque 36.000 personnes et en a contraint près de deux millions d’autres à fuir leur domicile dans le nord-est du Nigeria.

Des centaines de milliers d’entre elles vivent dans des camps surpeuplés et dépendent de l’aide alimentaire internationale pour survivre.

Les incendies sont fréquents dans les dizaines de camps de la région, souvent provoqués par les braises des feux en extérieur utilisés pour la cuisine.

Mardi, un de ces incendies a détruit 700 abris dans e camp de la ville de Mafa, située à 175 km de la capitale régionale de l’Etat de Borno, Maiduguri.

Avec BBC Afrique

Une fête d’anniversaire propage le Coronavirus et fait trois morts

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Une fête d’anniversaire propage le Coronavirus et fait trois morts

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Brésil, une fête d’anniversaire serait à l’origine de propagation du coronavirus parmi les membres d’une famille, marquant à jamais leur vie.

Trois frères et sœurs sont morts et dix autres personnes sont tombés malades en un peu plus de deux semaines après ce rassemblement.

Les autorités ont confirmé qu’au moins un des décès était dû à un coronavirus.

Aux origines de la fête

La fête a eu lieu le 13 mars dans la ville d’Itaperica da Serra, dans l’agglomération de Sao Paulo.

Ce jour-là, le Brésil comptait un total de 98 cas confirmés de Covid-19, selon les statistiques du ministère de la santé.

Aucun décès n’a été confirmé à ce jour.

Près de 60 des cas ont été enregistrés à Sao Paulo, une des villes les plus peuplées du monde, qui compte plus de 21 millions d’habitants.

Quelque trois semaines plus tard, les chiffres nationaux du Brésil au 8 avril ont dépassé 16 000 cas confirmés et plus de 800 décès.

“Nous avions des doutes”, a-t-elle déclaré à la BBC, “mais nous avons décidé de maintenir la fête”.

“Il n’y avait pas beaucoup de cas dans le pays à l’époque.”

A ce moment-là, il n’y avait pas eu de confinement au Brésil.

28 personnes présentes

La fête de Vera Lucia a eu lieu dans sa cour et a réuni 28 membres de la famille.

Parmi les invités figuraient les frères et sœurs de son mari, Paulo Vieira.

Paulo, son frère Clovis et sa sœur Maria profitaient de la journée, sans savoir qu’ils allaient tous être contaminé au Covid-19 et succomber.

Vera Lucia avait également ses propres sœurs, ainsi que les neveux et nièces du couple.

Quelques jours après la fête, environ la moitié des invités ont commencé à présenter des symptômes de toux, de fièvre et d’essoufflement – tous associés au Covid-19.

La plupart d’entre eux présentaient des symptômes légers, sans nécessiter de soins médicaux.

Maladie agressive

Mais le mari de Vera Lucia et ses deux frères et sœurs sont morts en une semaine, début avril.

La cause officielle du décès d’au moins l’un d’entre eux, la sœur Maria, a été confirmée comme étant une mort au Covid-19.

Sa fille Rafaela a déclaré à la BBC : “Maintenant, nous sommes sûrs que c’est vraiment le virus qui a causé la mort de ma mère”.

“Cela montre à quel point cette maladie est agressive. Même si ma mère avait accès à un hôpital et à des respirateurs, ils n’ont pas pu la sauver.”

Maria était diabétique et sa santé s’est rapidement détériorée en quelques jours.

La famille attend les résultats de l’autopsie de Paulo et Clovis.

“Les médecins qui les accompagnaient ont dit qu’ils étaient sûrs à 99 % qu’il s’agissait du Covid-19”, explique Vera Lucia.

Le fils survit

Elle et son fils ont également eu des symptômes du virus, mais tous deux se sont rétablis.

“Physiquement, je vais bien, juste avec une petite toux. Mais cela a été une période très difficile”, fait-elle savoir.

“Nous avons vécu des jours de terreur.”

Au début, les membres de la famille ne croyaient pas qu’ils pouvaient être infectés par le coronavirus.

“Il y avait encore peu de cas au Brésil, donc nous pensions que le virus était loin d’être présent”, explique un membre survivant de la fratrie.

Ils disent que tout le monde semblait en bonne santé pendant la fête, ce qui fait qu’on ne sait pas qui a pu être le premier à porter le virus.

“Découvrir cela ne va rien changer pour nous maintenant.”

Après la mort de Maria, le deuxième membre de la fratrie dont l’état s’est aggravé était Clovis, 62 ans.

“Trois jours après la fête, mon père a commencé à tousser beaucoup”, a déclaré le fils de Clovis, Arthur, à la BBC.

“Il avait un mal de tête et de la fièvre. Il a également perdu son odorat et son goût.”

Contrairement à sa sœur, Clovis n’avait pas de maladie sous-jacente. Mais il se sentait de plus en plus mal.

Arthur a emmené son père à l’hôpital le 23 mars, mais ils l’ont renvoyé chez lui.

“Les médecins n’ont même pas pensé qu’il pouvait s’agir d’un coronavirus.”

Avec BBC Afrique

Dernières minutes : arrivée à Bangui du chef rebelle Ali Darassa.

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Centrafrique.com/affrontement-dalindao-ali-darassa-demande-aux-autorites-militaires-de-discipliner-les-faca/arrivee-du-chef-rebelle-ali-darassa-a-ngakobo-le-21-aout-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yekoua-du-cnc-8/” rel=”attachment wp-att-35674 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, Chef d’État major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), sur invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, vient d’arriver à Bangui, capitale de la République centrafricaine, ce jeudi 16 avril 2020.

 

Le chef d’État major et coordonnateur  de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa est arrivés à Bangui, via l’aéroport MPOKO ce jeudi 16 avril, aux environs de 13 heures, à bord d’un avion spécial affrété par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour des raisons de sécurité, l’homme a été discrètement conduit dans un lieu tenu secret par les autorités du pays.

Selon des informations du CNC, le chef rebelle discutera à huis clos dans les prochaines heures avec le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, avant de rencontrer personnellement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans un lieu tenu secret. Au menu de discussion entre les deux hommes, selon les informations du CNC, l’organisation des élections à venir, la situation sécuritaire dans la Ouaka, et la très fâcheuse nomination du conseiller de l’UPC Hassan Bouba au gouvernement

pendant ce temps, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, le déplacement du chef rebelle Ali Darassa dans la capitale est diversement apprécié par ses généraux qui parlent d’un voyage d’affaires.  Mais de quelle affaire parlent-ils ? Vente des diamants du sang ? Remise des fonds au chef rebelle ? En tout cas, les Centrafricains n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, l’un des signataires de l’accord politique pour la paix en République centrafricaine (APPR-RCA), est soupçonné par la justice internationale d’avoir commis des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, tortures et violences aggravées sur les populations civiles.

Nommé conseiller du Premier ministre après la signature de l’accord de paix de Khartoum en février 2019, il est devenu un allié incontournable des autorités centrafricaines pour des raisons électorales, selon certains leaders de l’opposition démocratique centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Diplomatie, la République centrafricaine renouvelle son attachement à la chine populaire au détriment de l’île de Taiwan.

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De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine, à travers son ministère des affaires étrangères, vient de renouveler son attachement diplomatique à la République populaire de Chine, au détriment de la République de Chine Taiwan. Cette dernière n’est plus reconnue que par 16 États dans le monde.

 

La position du gouvernement centrafricain vis-à-vis de la Chine populaire, et de la Chine Taiwan a été exprimée dans un communiqué de presse  du ministère des Affaires étrangères, signé par son chef de département, madame Sylvie Baïpou TEMON.

« Le samedi 11 janvier 2020, le Gouvernement centrafricain a appris par voie de presse, la tenue d’élections locales dans la région de Taiwan, Chine.

Quelle que soit l’évolution de la situation politique sur ITIe de Taiwan, cela n’altère en aucun cas, le fait consacré par l’histoire et le droit que Taiwan fait partie intégrante de la Chine, et que la partie continentale et Taiwan appartiennent à la même et unique Chine », a annoncé le gouvernement centrafricain, avant de renouveler son attachement au « Principe d’une seule Chine  et que le Gouvernement de la République Populaire de Chine reste le Gouvernement légal représentant toute la Chine, Taiwan étant partie intégrante du territoire chinois ».

Pour le gouvernement centrafricain, le «Consensus de 1992 » ainsi que la grande cause de la réunification de la Chine restent son principal  créneau diplomatique vis-à-vis des deux Chines.

Il y’ a lieu de noter que la République populaire de Chine considère toujours la République de Chine Taiwan, peuplée d’environ 23 millions d’habitants, comme l’une de ses provinces, et ce pays n’est pas reconnu en tant qu’État indépendant par l’ONU.

Depuis une résolution de 1971, les Nations unies reconnaissent la République populaire de Chine comme le représentant légal du pays en son sein.

Pour des nombreux diplomates africains, Avec sa force de frappe financière, Pékin fait tout pour isoler Taïwan qui ne peut plus rivaliser comme dans les années 1980 ou 1990.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : braquage spectaculaire de la base du CICR à Ndélé, au nord de la Centrafrique.

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Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.

Ndélé (République centrafricaine ) – La base de la délégation du CICR (comité international de croix rouge) à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été la cible d’un acte de braquage d’un groupe d’hommes lourdement armés dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril. Plusieurs objets ont été emportés par les assaillants.

 

Depuis le retour du chef de guerre Abdoulaye Hissen Ramadan à Ndélé, l’ordre semble rétablir petit à petit dans la ville. Les activités sont de retour, et les violences entre les différentes factions du FPRC semblent cesser, mais les actes de braquages contre les particuliers et les humanitaires, de leur côté, se poursuivent malheureusement dans la ville.

Justement, sur ce point, dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril, aux environs de deux heures du matin, un groupe d’individus, lourdement armés, à bord d’un véhicule tout terrain, ont fait leur entrée par effraction dans la concession de la délégation du CICR, située non loin du stade local de football  .

Munis de leur arme  automatique, les assaillants ont pu emporter, après des menaces, deux véhicules du CICR de marque Toyota, du type  Land-Cruiser  BJ80. Un coffre-fort a également été emporté par les assaillants. On comprend pourquoi ces derniers se sont déplacés avec un véhicule, probablement pour transporter le coffre-fort.

Joint au téléphone, le responsable local du CICR reste injoignable ce jeudi matin.

Pour l’heure, on ignore l’identité des assaillants, mais des sources sécuritaires locales indiquent qu’il ne fait aucun doute, c’est un acte perpétré par des éléments du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ), avec la permission probable de leur état-major.

Rappelons qu’il y’a quelques jours, le véhicule du préfet de Bamingui-Bangoran a été emporté par les éléments du FPRC lors des affrontements opposant les combattants rebelles du RPRC à ceux du FPRC à Ndélé. Le véhicule a été vendu aux Soudanais, y compris celui de la mission catholique de Kaga-Bandoro, braqué par les éléments du FPRC dans cette ville.

Rappelons que Le Comité international de la Croix rouge, en Centrafrique, intervient dans le domaine humanitaire. Les évènements douloureux qu’a connus la République Centrafrique depuis décembre 2012 ont amoché la situation humanitaire en Centrafrique. Mais le CICR est resté très actif dans ses actions humanitaires aux côtés de la population civile pour leur apporter du soutien multiforme.

 

Moïse Banafio

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Escalade des violences en Libye

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Escalade des violences en Libye

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué ce mercredi, la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) s’est dite “alarmée par l’escalade permanente des violences (…) l’intensification des combats ces derniers jours, faisant des victimes civiles et pouvant entraîner de nouvelles vagues de déplacements”.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée aujourd’hui par une lutte de pouvoir entre Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, et le Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et soutenu par l’ONU.

Le maréchal Haftar tente depuis un an de s’emparer de Tripoli, et le conflit a fait jusqu’ici des centaines de morts, dont des dizaines de civils, ainsi que plus de 200.000 déplacés.

Khalifa Haftar a perdu lundi plusieurs villes de la côte occidentale, dont deux stratégiques: Sorman et Sabratha, respectivement à 60 et 70 km à l’ouest de Tripoli.

Dans les villes reprises par les combattants pro-GNA, la Manul dit être “gravement préoccupée” par des “rapports faisant état d’attaques contre des civils, de profanation de cadavres, représailles, pillages, vols et incendie de propriétés publiques et privées”. Elle a dénoncé par ailleurs la libération “sans procédure légale” de quelque 400 prisonniers qui étaient détenus dans la prison de Sorman.

Si ces rapports sont vérifiés, ces actes “constitueraient de graves violations des lois internationales en matière de droits de l’Homme et d’humanitaire”, indique encore la Manul dans le communiqué.

Par ailleurs, l’ONU a condamné “les bombardements aveugles de Tripoli par les forces” pro-Haftar, “certains ayant touché des secteurs civils et fait des victimes”.

Des dizaines de roquettes se sont abattues mardi sans interruption sur la région de Tripoli, notamment dans des quartiers résidentiels où des maisons ont été endommagées. Les forces du GNA ont accusé les pro-Haftar de bombarder la capitale pour “venger leur défaite” de lundi.

“Les actes de vengeance exacerberont davantage le conflit et entraineront un cycle de vengeance qui menacerait le tissu social en Libye”, a mis en garde la mission onusienne.

Le chef du GNA Fayez al-Sarraj a affirmé qu’il ne négocierait plus de solution politique avec Khalifa Haftar à cause des “crimes” commis par ce dernier, dans un entretien publié mercredi par le quotidien italien La Repubblica.

Avec BBC Afrique

L’armée américaine dément avoir tué un civil en Somalie

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L’armée américaine dément avoir tué un civil en Somalie

Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée américaine a démenti mercredi avoir tué un civil somalien dans une frappe récente contre les shebab, donnant à cette occasion de rares détails sur ses opérations contre ce groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda.

“Deux organes de presse affirment qu’un civil a été tué dans la frappe de précision effectuée le 10 avril dans les environs de Jamaame”, dans le sud de la Somalie, a indiqué le commandement américain pour l’Afrique (Africom) dans un communiqué.

“Ces allégations sont basées sur de la propagande des shebab et sont fausses”, ajoute le communiqué, assurant que la personne tuée était bien un “terroriste complice du meurtre d’au moins six Somaliens innocents”.

Pour prouver ses dires, l’Africom, qui a été accusé par Amnesty International de dissimuler le nombre des victimes civiles de ses frappes de drones quasi quotidiennes contre les shebab, précise les circonstances ayant conduit à la frappe.

“Immédiatement avant la frappe, ce terroriste des shebab a exhibé les corps de soldats de l’armée nationale somalienne dans un village”, explique le commandement militaire américain.

“Après cet acte de coercition et d’intimidation, le terroriste shebab a quitté le village. Une fois qu’il a été isolé dans une zone éloignée et reculée, le terroriste a été tué lors d’une frappe aérienne exécutée par le commandement, en coordination avec le gouvernement somalien”, précise le communiqué, donnant un aperçu de la précision avec laquelle les drones américains observent la Somalie.

“Il ne s’agissait pas d’un civil innocent”, a commenté le directeur des opérations de l’Africom, le général William Gayler. “Ce terroriste a posé avec des drapeaux des shebab bien visibles derrière lui, alors que des corps de Somaliens de tous âges étaient exhibés lors de son horrible présentation publique”.

Dans un rapport publié l’an dernier, Amnesty avait accusé l’armée américaine d’avoir fait des victimes collatérales, voire frappé indistinctement civils et shebab, tuant des fermiers, des ouvriers et même des enfants. A l’issue d’une enquête interne, l’armée américaine avait admis sa responsabilité dans la mort d’une femme et d’un enfant en Somalie.

Avec VOA

A Canton, les Africains attendent toujours l’application des promesses chinoises | DW | 15.04.2020

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A Canton, les Africains attendent toujours l’application des promesses chinoises | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Au cours d’une conférence de presse mercredi (15.04.20), le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a laissé entendre que beaucoup d’Africains sont retournés dans leurs résidences pour la quarantaine. M. Lijian a ajouté que les difficultés des Africains ont été “correctement réglées”.

Contacté, un étudiant africain qui avait été délogé estime que les promesses chinoises ne sont que de la “propagande”. Selon lui, “rien n’a changé”.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian

Peur des représailles

D’autres personnes disent avoir peur des représailles des autorités chinoises. Selon Abou Kaba, habitant de Canton et vice-président de la communauté guinéenne en Chine, c’est le statut quo pour les Guinéens qui, dit-il, ont sévérèment subi les actes qualifiés de racistes par des sources diplomatiques.

“La situation reste inchangée. Sur plus de cinquante personnes, dix personnes, dont des bébés, sont rentrées dans leur appartement. Le reste des personnes sont dans les hôtels. Certains hôtels ont menacé de poursuivre ceux qui ne payent pas. Ils vont les poursuivre pour obtenir la fin de leur séjour.”

Des Guinéens ont reçu des menaces de non renouvellement de leur bail immobilier, a poursuivi M. Kaba.

Représentant les Togolais à Canton, Jocelyn Lare a constaté, certes, que certains de ses compatriotes ne sont plus renvoyés de leurs appartements. Mais ce sont les frais d’hôtel qui posent problème :

 “A la réunion aujourd’hui (ndlr mercredi), tout le monde a pratiquement évoqué ce problème. On demande aux  autorités chinoises d’essayer de voir comment elles peuvent régler cette histoire pour que l’administration ici (ndlr à Canton) prenne en charge les frais d’hôtel et qu’on donne de la nourriture à ceux qui sont confinés dans les hôtels et dans les appartements. Ils vivent une situation vraiment très lamentable.”

Le confinement continue à Wuhan

D’après l’agence Chine nouvelle, plus de 4.553 Africains, soit toute la population africaine à Canton, ont été soumis à des tests de dépistage. Plusieurs tests étaient négatifs. Le Nigéria a dénoncé des discriminations “inacceptables” à l’égard de ses ressortissants en Chine après la découverte de cas positifs au Covid-19.

L’Union africaine (UA) avait appelé samedi (11.04.20) à des “mesures rectificatives immédiates”. La Chine a rejeté dimanche (12.04.20) tout “racisme”.

Alors que dans la ville de Wuhan, l’heure est au déconfinement progressif depuis une semaine, des Africains indiquent, cependant, n’être pas encore sortis de leurs résidences universitaires. Pour eux, le confinement se poursuit.

Avec DW français

Coronavirus, le port obligatoire du masque se généralise en Afrique  | DW | 15.04.2020

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Coronavirus, le port obligatoire du masque se généralise en Afrique  | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Bénin, Éthiopie, Cameroun ou encore Guinée, la liste des pays africains qui imposent le port du masque afin de freiner la propagation du coronavirus s’allonge. Mais sur le terrain, ce n’est pas toujours évident. 

Qu’ils soient vendus en pharmacie ou fabriqués en tissus de façon artisanale, pour les autorités qui ont imposées le port du masque à leurs concitoyens, l’important c’est que ces derniers sortent le nez et la bouche couverte.

Mais problème : des masques, tout le monde n’y a pas accès. Soit il y a pénurie, soit les prix sont trop élevés. Dans le cas du Bénin, l’annonce du port obligatoire a suscité une autre inquiétude :

“La peur était que la population n’adhère pas spontanément à cette mesure”, explique Primael Ogboni qui vit à Cotonou. “Mais les Béninois s’y sont pliés dans leur grande majorité, au point où nous avons même observé une pénurie des masques subventionnés par le gouvernement dans les pharmacies. Pénurie qui a ensuite été corrigée. Il faut souligner qu’en dehors des masques vendus à la pharmacie, il existe également au Bénin des masques issus d’initiatives privées qui ne sont pas homologués mais qui contribuent à satisfaire la demande sur le marché.”

A Abidjan, on sort désormais couvert

Des masques non homologués, fabriqués de façon artisanale qu’on retrouve également au Cameroun, autre pays qui a imposé un port obligatoire. Et là aussi certains, comme Belibi Ngoa, soulèvent un certain nombre de difficultés. Selon cet enseignant “les masques conformes aux prescriptions de l’OMS ne sont pas accessibles aux Camerounais parce qu’ils coûtent très chers. Certains peinent à avoir 2 euros par jour pour manger… et donc on voit des Camerounais qui se font des masques de cent francs, de deux cents, trois cents. Mais il ne s’agit pas de masques de protection contre le coronavirus mais plutôt de masques de protection contre la poussière et au fond ce ne sont pas des masques aussi hygiéniques que ça.”

Pour certains Camerounais le gouvernement a pris la décision sans vraiment penser aux mesures d’accompagnement.

En Guinée, face à la détection de nouveaux cas à Conakry et dans des villes de l’intérieur du pays comme Labe, le président Alpha Condé a appelé ministères et ateliers textiles à produire des masques dont le prix ne doit pas excéder 2.500 francs guinéens soit 0,25 dollar. 

Le Tchad rétropédale

Après avoir voulu le rendre obligatoire, le Tchad est finalement revenu sur sa décision concernant le port du masque. Un rétropédalage qui n’étonne pas des membres de la société civile comme Sosthene MBernodji : “Quand on rend obligatoire une décision comme celle-là, il faut s’assurer qu’il y a la disponibilité des masques. Les autorités se sont rendu compte que c’est une décision qui ne pouvait pas tenir. La décision du gouvernement s’est heurtée au mur des lamentations des populations.” explique-t-il.

D’autres pays encore comme l’Éthiopie, le Niger, le Maroc ou encore la Côte d’Ivoire ont également rendu obligatoire le port du masque.

Avec DW français

Covid-19 : la République centrafricaine annonce la confirmation d’un nouveau cas à

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Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du douzième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci n’est pas un cas de transmission locale. Il s’agit d’un sixième cas importé sur le territoire national.

 

Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce mercredi 15 avril.

Il s’agit bien d’un centrafricain, âgé de 24 ans, du sexe masculin,  en provenance d’Afrique du Sud.

Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout douze (12 ) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont guéris de leur maladie, selon le ministère de la Santé de la population qui a indiqué par ailleurs que les huit autres patients se portent bien. Ils sont pris en charge dans un centre de traitement à Bangui, et que les dispositions sont pris pour la recherche et le suivi de leurs contacts .

 

Anselme Mbata

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Coronavirus : le Ghana lance une application pour suivre les cas suspects

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Coronavirus : le Ghana lance une application pour suivre les cas suspects

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Ghana a lancé une application pour les téléphones portables qui doit aider les autorités à suivre et à identifier les cas suspects de coronavirus.

Le gouvernement affirme que l’application va changer la donne dans la lutte contre la pandémie et qu’une centaine de cas suspects ont déjà été identifiés grâce à elle.

L’application suivra les déplacements des utilisateurs via le GPS, ce qui permettra aux autorités d’identifier les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec un cas confirmé.

Elle sera également utilisée pour vérifier si les personnes à qui il est conseillé de s’isoler le font, même si l’on ne sait pas quelles seront les conséquences pour celles qui ne s’y conformeront pas.

Elle sera disponible dans six langues locales, mais avec une utilisation des smartphones d’environ 35 %, la portée de l’application pourrait être limitée.

La sécurité des données personnelles sur l’application a suscité des inquiétudes, mais le ministère de la communication a déclaré que les données sont cryptées pour garantir la confidentialité.

Le Ghana a effectué des tests sur 37 000 personnes jusqu’à présent et compte 636 cas confirmés de virus, dont huit décès.

Entre-temps, le Fonds monétaire international (FMI) a soutenu le Ghana avec environ 1 milliard de dollars pour l’aider à minimiser l’impact économique de la pandémie.

Certaines parties du Ghana, dont la capitale, Accra, sont en quarantaine et les frontières terrestres du pays restent fermées indéfiniment.

Avec BBC Afrique

Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS | DW | 15.04.2020

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Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Donald Trump a annoncé mardi la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), coupable à ses yeux d’avoir commis de nombreuses “erreurs” sur le coronavirus et d’être trop proche de la Chine.

“Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité” du Covid-19, a lancé le président américain dans un long et violent réquisitoire contre cette agence de l’ONU. “Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner son rôle dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus”, a lancé M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche.

Le président républicain a évoqué une étude “très approfondie” qui pourrait durer de 60 à 90 jours. Soulignant que les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars “et même moins” pour la Chine, M. Trump a estimé que son pays avait le “devoir” de réclamer des comptes.

Un hôpital provisoire pour faire face au Covid-19 à New York

“Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts”, a-t-il martelé. “Nous avons eu des problèmes avec eux depuis des années”, a-t-il encore dit.

Donald Trump a été particulièrement agacé par les critiques de l’OMS à l’encontre de sa décision, fin janvier, d’interdire l’entrée aux Etats-Unis aux voyageurs en provenance de Chine, une mesure dont le locataire de la Maison Blanche s’enorgueillit encore, assurant qu’elle a ralenti l’arrivée du virus.

Les Etats-Unis sonts le premiers contributeurs de cette agence sanitaire dont le siège est à Genève.

Les Etats-Unis très touchés par le Covid-19

Les Etats-Unis sont durement frappés par le coronavirus, avec plus de 600 000 cas de contamination enregistrés et 25 757 morts au total, dont 2 228 décès supplémentaires en vingt-quatre heures mardi, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Dans l’Etat de New York, le bilan a de nouveau augmenté avec 778 nouveaux décès dans les dernières vingt-quatre heures, pour un total de plus de 10 800 morts, même si le ralentissement de la pandémie semble se confirmer.

Réaction de l”ONU 

Ce “n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant” le nouveau coronavirus, a affirmé mardi le secrétaire général de l’ONU après la décision de Donald Trump de suspendre la contribution américaine à l’OMS.

Le président chinois Xi Jinping. La Chine accusée par les Etats-Unis d’avoir menti sur l’ampleur du coronavirus

“Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19”, a ajouté dans un communiqué Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite “comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise”.

L’Europe s’offre un certain répit

Quatre mois après l’apparition du virus, la pandémie a infecté presque deux millions de personnes, sans doute davantage en réalité. Elle a fait près de 125.000 morts officiellement dans le monde, et elle continue de tuer plusieurs milliers de personnes par jour et de s’étendre à des pays jusqu’ici peu touchés.

Elle connaît aussi un léger ralentissement en Europe, qui entrevoit la lumière au bout du tunnel, même si elle semble fragile.

Mercredi, la Commission européenne doit présenter à cet égard sa feuille de route pour préparer une sortie coordonnée du confinement et éviter les couacs du début de la pandémie.

L’Allemagne, relativement peu touchée (environ 2.800 morts) par rapport aux pays comparables en termes de population, doit annoncer mercredi un allègement des mesures coercitives, qui varient d’une région à l’autre.

Angela Merkel pourrait annoncer ce mercredi l’allègement du confinement en Allemagne

Le président de l’Académie des sciences Leopoldina a toutefois déjà averti que les stades et salles de concert pourraient, dans le pire des scénarios, rester vides pendant 18 mois.

Le Danemark rouvre mercredi crèches et écoles maternelles et primaires.

L’Autriche a permis mardi la réouverture prudente de ses petits commerces et jardins publics. La mortalité dans le pays est jusqu’ici restée inférieure à celle des pays en première ligne comme les Etats-Unis, l’Italie, l’Espagne, la France ou le Royaume-Uni.

La veille, l’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés par le nouveau coronavirus, avec 18 000 morts, avait autorisé certains travailleurs à reprendre le chemin des usines et chantiers, à condition de porter des masques distribués à grande échelle.

Quant aux Sud-Coréens, ils sont sortis, mercredi, en nombre pour aller élire leurs députés et des mesures drastiques ont été prises pour assurer la tenue du scrutin.

Avec DW français

RCA : bras de fer à la gendarmerie nationale, le Directeur général  limogé par le Président Touadera.

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Centrafrique.com/les-eleves-gendarmes-a-kolongo-a-bangui-le-7-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020.
les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le limogeage la semaine dernière du directeur général de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo, suite à un véritable bras de fer qui l’avait opposé aux 50 nouvelles recrues en provenance de l’Angola, actuellement en formation aux techniques de maintien de l’ordre à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo , dans le sixième arrondissement de Bangui, fait monter la tension de plusieurs crans au sein des corps de la gendarmerie nationale à Bangui.

 

D’après certains officiers supérieurs de la gendarmerie, le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA  promet sans cesse des réformes du secteur de sécurité, en même temps, c’est lui le premier à faire le contraire de sa propre promesse faite au peuple centrafricain.

En effet, il y’a quelques semaines, Plusieurs dizaines des TTN et flambeaux de l’église baptiste Ngoubagara de Fouh, située dans le quatrième arrondissement de Bangui, après leur discrète formation militaire en Angola, ont été incorporés pour la plupart au grade de sous-officier dans la garde présidentielle de Touadera. Parmi eux, 50 ont été reversés à la gendarmerie nationale au grade de maréchal des logis. Ce que le directeur général d’alors, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo  refuse en bloc. D’après lui, ces nouveaux FACA-gendarmes doivent impérativement être formés à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo avant d’exercer pleinement leur métier de gendarme comme souhaite le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Ce qui a été fait, les cinquante nouveaux FACA-gendarmes sont depuis quelques semaines à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

Et comme si cela ne suffisait pas, les nouvelles 50 recrues exigent désormais de porter leur grade de maréchal des logis avant leur sortie de l’école le mois prochain. Une fois de plus, le DG Bruno Ouayolo refuse  catégoriquement. Il brandit le règlement intérieur de la gendarmerie qui stipule que tout élève gendarme, après quelques mois de sa formation à Kolongo, porte le grade de deuxième classe à sa sortie de l’école et non de sous-officier comme ils souhaitent.

Le ministre de la Sécurité publique, le Général Henri Wanzet Linguissara, lui aussi un ancien Soldat FACA reconverti gendarme  à l’époque du Président Ange Félix Patassé, s’aligne derrière les 50 nouveaux FACA-gendarmes, tout comme le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Aussitôt, un bras de fer entre le DG de la gendarmerie, soutenu par tous les gendarmes, et les 50 nouvelles recrues, appuyées d’une part par le ministre de la Sécurité et le chef de l’État.

Finalement au bout d’une semaine, le DG Ouayolo n’a pas changé d’avis, et il a été limogé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui l’aurait accusé de haute trahison.

Or, depuis le limogeage du DG Brunon Ouayolo, tous les gendarmes se font bloc pour s’opposer au grade de maréchal des logis exigé par les 50 recrues d’Angola. Ce qui fait monter la tension au sein des corps de la gendarmerie entre les pour et les contre.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : panique au palais de la renaissance, Touadera échappe-t-il vraiment à un coup d’État ?

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Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui (République centrafricaine ) – Pour les proches du chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA, il ne fait aucun doute, celui-ci vient d’échapper à une tentative de coup de force, et la peur s’empare du palais de la Renaissance, qui a été déserté totalement ce mardi 14 avril 2020.

Décidément, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans sa panique, risquerait personnellement d’abandonner ce pays, la République centrafricaine qu’il dirige de main de fer depuis mars 2016.
Si certains observateurs pensent que c’est un spectacle du coq face au bruit de son pet qu’il est en train de faire ce dernier temps devant le peuple centrafricain, au palais de la Renaissance, on ne prend pas à la légère toutes les rumeurs du bruit des bottes entendues confusément dans les quartiers de la capitale ce dernier temps.
Ainsi, ce mardi 14 avril, tous les conseillers du chef de l’État, ainsi que d’autres fonctionnaires détachés à la présidence de la République, ont été priés de rester chez eux à la maison avant un retour progressif au calme dans le pays. Mais de quel trouble parle-t-on ?
Ceci n’est pas une blague, encore moins un poisson d’avril ! Le chef de l’État, selon ses proches, vient d’échapper à une tentative de coup d’État dans la nuit du lundi à mardi 14 avril 2020. Et il s’en sort bien, selon les mêmes sources.
D’après un officier supérieur de la gendarmerie contacté par CNC, Touadera est en train d’être manipulé comme un bout de papier par certains de ses propres conseillers qui veulent lui faire croire qu’ils maîtrisent la situation du pays. Et grâce à eux, rien ne va lui arriver.
Il y’a leu de noter que depuis le retour clandestin au pays de l’ancien Président de la République François Bozizé après six ans d’exil en Ouganda, le pouvoir de Bangui est en perdition. Des rumeurs de coup d’État en préparation se multiplient dans le pays.
C’est dans ce contexte que certains fonctionnaires, de l’ethnie Gbaya qui sont dans l’entourage du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont été tout simplement limogés. On pense à son chauffeur, aussi de l’ethnie Gbaya, qui a été limogé un petit matin après son arrivée sur le lieu de son travail, devant le portail de la résidence de son patron Touadera, au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Et ce n’est pas tout.
Le mois de mars dernier, au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui, au domicile du ministre de la Culture, un groupe d’une vingtaine des anciens soldats FACA ayant manœuvré dans la milice Anti-Balaka, lors de leur réunion hebdomadaire, ont été arrêtés par les forces de l’ordre et incarcérés à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Une semaine plus tard, au PK12, vers Sassari où se trouve la résidence de l’ancien Président François Bozizé, une opération militaire musclée a été menée, et au moins six militaires, de l’ethnie gbaya, ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés de vouloir préparer une action militaire dans le pays.
Une série des actions militaires, menées depuis quelques semaines à Bangui, montre que le pouvoir de Bangui est dans la turbulence totale, selon l’avis de certains experts militaires centrafricains.
Dossier à suivre…

Gisèle MOLOMA
Copyright2020CNC.