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Flash info / Bangui : un officier supérieur de l’armée vient d’abattre son propre fils.

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Image de l’environnement du crime, ce lundi 16 décembre 2019 au quartier Nzangoya, dans le sixième arrondissement de Bangui. Crédit photo : Cédric Wa Gomba.

 

 Flash info : un officier supérieur de l’armée vient d’abattre son propre fils.

 

Bangui (République centrafricaine) – Les faits se sont produits vers 6 heures du matin, ce lundi 16 décembre 2019, au quartier Nzangoya, dans le sixième arrondissement de Bangui, a-t-on appris de source sécuritaire proche du dossier.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de certains témoins de la scène, tout a commencé par une vive altercation entre la victime, âgée de 32 ans,  et sa maman qu’elle l’aurait copieusement insulté sous l’effet de l’alcool.

Pendant ce temps, le suspect, qui est aussi le père biologique de la victime, voudrait lui loger une balle dans les pieds pour le faire taire, l’aurait accidentellement tué avec son arme.

Appelés en urgence sur le lieu du crime, les gendarmes de la section de recherche et d’investigation (SRI) ont procédé à l’arrestation du suspect qui est par ailleurs un officier supérieur des forces armées centrafricaines (FACA).

Pour l’heure, il est actuellement en garde à vue dans les locaux de la SRI à Bangui.

Quant à la victime, son corps est actuellement transféré à la morgue de l’hôpital, en attendant la décision de sa famille.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

L’opposition soudanaise réclame des élections anticipées

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L’opposition soudanaise réclame des élections anticipées

Khartoum (Soudan) – 16 déc. 2019 02:08

Considéré comme l’un des éminents chefs de l’opposition soudanaise, il a déclaré dimanche qu’il “n’exclut pas une prise de pouvoir par l’armée si le gouvernement actuel ne change pas de cap”.
Se prononçant sur la gestion des nouvelles autorités du pays, Al-Mahdi estime que “le gouvernement de Hamdok a commis des erreurs désastreuses et n’exclut pas l’intervention des militaires pour corriger le cours de la révolution”.
“Al-Mahdi, a appelé les Forces de la liberté et du changement à ne pas sous-estimer le courant islamiste car il a le pouvoir, les biens et la richesse”, rapporte le site web du journal privé Al-Intibaha.
Le Parti national Umma est le plus grand parti d’opposition au Soudan, qui soutient le gouvernement de transition.
Et la sortie de son chef intervient au lendemain de la condamnation de l’ancien président Omar El Beshir à deux ans de détention en résidence surveillée.

Avec BBC Afrique

A Bayonne, une « marche pour la paix » après l’attaque de la mosquée

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Bayonne, une « marche pour la paix » après l’attaque de la mosquée
 

Paris (France) – 15 déc. 2019 18:12

Depuis le quartier des Hauts de Bayonne, à quelques kilomètres de la mosquée, le défilé a rejoint le centre-ville, derrière une banderole « Liberté, égalité, fraternité pour toutes et tous sans exception ».

« L’image que l’on donne aujourd’hui est une image de solidarité républicaine, on n’est pas là pour soutenir une religion plus qu’une autre », a expliqué Djamel, 32 ans, habitant du quartier et l’un des organisateurs de la marche. Des représentants des communautés juives et catholiques étaient également présents, ainsi que des membres de groupes politiques locaux.
Nous sommes à @VilleDeBayonne avec @SOS_Racisme pour dire non à toutes les formes de racisme et montrer notre solidarité aux victimes de l’attentat raciste qui a touché la Mosquée de Bayonne en octobre dernier. pic.twitter.com/oqECOyRYve
En tête de cortège, Mahti Begaar, 74 ans, touché au cou lors de l’assaut, est sorti de rééducation pour la première fois afin d’assister à la manifestation. « Je suis content de voir autant de monde », s’est-il contenté de commenter avec un grand sourire, visiblement touché par la mobilisation et les marques de soutien.
Pour Karim Essamah, vice-président de la mosquée de Bayonne, « il y a un avant et un après cette attaque. On a renforcé la sécurité au moment des prières. Avant, le portail était toujours grand ouvert maintenant on le ferme ».
Demande de requalification des faits en acte terroriste
Cette mobilisation, qui se voulait « laïque et républicaine », était également l’occasion de réclamer une nouvelle fois « la requalification des faits en acte terroriste », selon Dominique Sopo, président national de SOS Racisme.
A #Bayonne, les citoyens engagés pour l’égalité et les militants antiracistes demandent à ce que l’attaque à la mosquée de la ville soit reconnue comme attentat et soutiennent les victimes de cette folie antiarabe ainsi que leurs proches ! pic.twitter.com/xMMMfUMP1O
— SOS Racisme (@SOS_Racisme) December 15, 2019
« Nous n’acceptons pas que des faits de haine raciste soit qualifiés comme un fait divers classique », a-t-il ajouté, en référence aux penchants xénophobes du tireur présumé de 84 ans, Claude Sinké, qui avait tiré sur deux fidèles et tenté d’incendier la mosquée.
Claude Sinké, dont une expertise a relevé « l’altération partielle du discernement », a été mis en examen et écroué pour tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées et violences avec armes. Malgré les demandes des avocats des familles des deux victimes, le « parquet national anti-terroriste ne s’est, à ce jour, pas saisi du dossier », selon le parquet de Bayonne.

Avec AFP

G5 Sahel: des larmes de crocodile sur les tombes fumantes doivent cesser!

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G5 Sahel: des larmes de crocodile sur les tombes fumantes doivent cesser!
Niamey (Niger) – 15 déc. 2019 16:06

Le mal est connu. Mieux les ennemis sont connus et même bien connus. De quel diagnostic ont encore besoin nos dirigeants et nos armées pour mettre fin au terrorisme? Même si cette guerre est dite asymétrique, comme pour masquer une impuissance face aux assauts incessants des terroristes, il ne reste plus qu’à faire face avec des stratégies idoines et des méthodes de ruse comme en ont à souhait ceux d’en face, pour les anéantir. Du reste, cela n’est pas fortuit de le rappeler, la meilleure défense, c’est l’attaque. Malheureusement, démunies de matériel à la hauteur des armes lourdes de leurs adversaires et surtout sérieusement handicapées par un service de renseignement à la pointe, les armées du G5 Sahel (Mauritanie, Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali) se font toujours surprendre et battent soit en retraite ou sont contraintes de se battre jusqu’au dernier souffle. Et c’est bien le moment de rendre hommage à ces militaires qui sont obligés d’assumer l’incurie de leurs dirigeants dont la mal gouvernance et l’absence presque totale de vision pour gérer un pays et non des clans ou des partis. Le seul objectif de sauver son fauteuil présidentiel ou ministériel ou encore de simple parti politique, est un mal qui nourrit le terrorisme. Les divisions sociales, la marginalisation, l’injustice, la stigmatisation, le développement orienté des régions et surtout l’absence de cohésion sociale sont également, entre autres, un terreau fertile dont se nourrissent à satiété, le terrorisme et le grand banditisme. En tout cas, l’heure n’est plus aux gémissements et aux slogans du genre «le peuple burkinabè ou le peuple malien vaincront». Trop de morts jonchent ce chemin vers une victoire qui ne se dessine que dans les discours et sur les réseaux sociaux.
Mais sans verser dans le cynisme, on peut saluer ce malheur des morts de Inates qui tombe à pic et rappelle à nos dirigeants et populations que s’ils faut aller à Pau pour répondre à l’invitation de Emmanuel Macron pour «clarifier» leur position sur la présence de la force Barkhane dans le G5 Sahel alors que ne fait que monter dans cette espace «le sentiment anti-français», il est important de parler de la même voix. Contrairement à ce chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le président du Faso, qui, dès le lendemain de l’annonce officielle de l’invitation du président français, avait répliqué qu’il irait à Pau pour parler «franchement». Même si cela ne fait plus l’ombre d’un doute que, compte tenu de la proportion des événements sur le terrain et n’en déplaise aux nationalistes et panafricanistes d’une autre époque qui veulent chasser sans autre forme de procès, les «blancs » des «riches» terres «africaine», il est important de mener le débat sans passion et surtout entre partenaires. Pas entre colons et ex-colonisés.
Par Wakat Séra

— Fin de l’article —

RDC: lourd bilan à Beni après une nouvelle attaque des ADF.

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RDC: lourd bilan à Beni après une nouvelle attaque des ADF.
Kinshasa (RD Congo) – 15 déc. 2019 16:01

En République démocratique du Congo, la ville de Beni est une nouvelle fois touchée par une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF). Cela s’est passé dans la nuit de samedi à dimanche. Le bilan est lourd, il fait état d’au moins 22 morts, dont 13 femmes.
Ce bilan n’est que provisoire selon Noella Katsongerwaki, la présidente du réseau des organisations de la société civile de Beni-territoire jointe par l’AFP, car les fouilles se poursuivent et d’autres corps pourraient être découverts dans les prochaines heures.
Ce que l’on sait pour l’instant, c’est que l’attaque a eu lieu la nuit dernière. Cela s’est passé à Ntombi, à l’ouest de Mayimoya, les assaillants étaient armés de machette. Toujours à en croire Noella Katsongerwaki, ces derniers s’en sont pris à des civils et plus précisément à des agriculteurs.
Selon les premiers chiffres, treize femmes feraient parties des victimes. Samedi déjà, une précédente attaque commise dans la ville avait causé la mort de six civils.
Les attaques des ADF se poursuivent donc sur le territoire de Beni et ce malgré l’installation dans la ville depuis le 28 novembre du général Célestin Mbala, le chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC) et de l’arrivée en renfort d’un autre général, John Numbi, l’inspecteur général des forces congolaises.
L’offensive lancée le 30 octobre dans la région par les forces armées congolaises contre les groupes armés suscite de plus en plus d’interrogations au sein de la population du territoire. Une population qui doute de plus en plus de la capacité de l’armée à la protéger.

Avec RFI

Sécurité présidentielle, une décision de Touadera fait grincer les dents.

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Centrafrique.com/sortie-de-cortege-presidentiel-de-lecole-nationale-de-police-le-lundi-5-aout-2019-par-micka-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sortie du cortège présidentiel devant l'école nationale de police le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Sécurité présidentielle, une décision de Touadera fait grincer les dents.

 

Bangui (République centrafricaine) – depuis quelques semaines, à Bangui, une décision du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, concernant le remplacement de certains soldats FACA, détachés à la garde présidentielle, par des gendarmes expérimentés, fait monter la tension de plusieurs crans au sein de son appareil sécuritaire.

 

Selon un officier de la garde présidentielle ayant requis le strict anonymat, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, lors de ses nombreux déplacements à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Europe, aurait perdu beaucoup de temps dans les salles d’embarquement des aéroports, ce qu’il n’a guerre appréciée.

Afin d’avoir le cœur net, il aurait diligenté une enquête, menée dans un premier temps par ses conseillers russes, qui n’a rien aboutie, puis par des Français, qui ont pu déceler les failles, auxquelles figurent en premier, l’analphabétisme avancé et chronique de certains de ses gardes rapprochés.

D’après les documents fournis par notre source,  des solutions idoines lui avaient été proposées, parmi lesquelles,  figurent celle du remplacement de certains soldats FACA, détachés au service de sa sécurité rapprochée, par des gendarmes plus expérimentés, capables de rédiger les formulaires d’embarquement et du débarquement, sans faute, mais également dans un laps de temps que possible. Ce que le Président Touadera avait accepté, et des consignes ont été données en ce sens à la direction de la gendarmerie de s’en occuper !

Cependant, au niveau de la gendarmerie, le neveu du chef de l’État, un devenu, colonel de la gendarmerie, que nous jugeons mieux de ne pas le citer, qui s’occupe par ailleurs du dossier en question, préfère incorporer, en un temps record, au sein du corps de la gendarmerie, avec de nouvelles matricules, les mêmes soldats FACA illettrés de la garde présidentielle, initialement ciblés pour être remplacés par de vrais gendarmes expérimentés.

Contre toute attente, et par la magie de la mafia, il les a tous détaché à nouveau à la garde présidentielle comme gendarmes, selon ce que veut son oncle Président TOUADERA.

Un jeu de mafia, digne des parrains mexicains, qui a été très vite décelé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, n’a pas permis à ces nouveaux gendarmes-FACA de réintégrer la sécurité du Président.

À l’aide des conseillers français, d’autres gendarmes, cette fois des vrais, ont été choisis avec soin et présentés au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Mais depuis cette date, le courant ne passe plus entre les soldats FACA et les gendarmes détachés de la garde présidentielle.

Au palais de la Renaissance, ils ne se parlent plus entre eux, ce qui est très inquiétant pour la sécurité du président, a confié au CNC une source sécuritaire.

Pour rappel, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui bat le record de voyage à Bruxelles, au Royaume de Belgique, pour un chef d’État,  a dû attendre parfois plus de deux heures à l’aéroport avant d’embarquer à bord d’un avion. Ce qui l’a considérablement irrité. Avec cette nouvelle solution, espérons que les choses vont changer pour lui.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2019CNC

 

 

 

Centrafrique : La Cour Constitutionnelle rendra sa décision demain sur la saisine en annulation de l’arrêté créant le comité stratégique d’appui au processus électoral

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Centrafrique.com/les-juges-de-la-cour-constitutionnelle/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les juges de la Cour constitutionnelle (RCA).
Les juges de la Cour constitutionnelle (RCA).

 

La Cour Constitutionnelle rendra sa décision demain sur la saisine en annulation de l’arrêté créant le comité stratégique d’appui au processus électoral

 

Bangui (République centrafricaine) – Les audiences publiques de la Cour Constitutionnelle sur le recours en annulation déposé par Joseph Bendounga mercredi 27 novembre 2019 contre l’arrêté numéro 058 du 18 novembre 2019 créant le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral, sont prévues les lundi 16 et mercredi 18 décembre prochain.

 

L’arrêté mettant en place le comité stratégique d’appui au processus électoral met la classe politique en branle frise une crise pré-électorale. C’est dans ce contexte que la Cour Constitutionnelle rendra sa décision sur cette question depuis sa saisine en annulation par  Joseph Bendounga, déposée mercredi 27 novembre un recours au greffe de la Cour Constitutionnelle.

La Cour Constitutionnelle a programmé demain lundi 16 décembre les audiences publiques sur la mise en place de ce cadre d’échanges qui divise aujourd’hui la classe politique.

Mais comment la Cour sera impartiale dans cette affaire du moment où elle a siégé dans la première réunion de ce comité sujet à polémique dans le pays.

Même si l’exécutif indique que le  rôle de ce comité n’est pas de remplacer l’Autorité Nationale des Elections mais de mobiliser des ressources pour l’organisation des élections.

La décision de la Cour, quel qu’en soit-elle, l’issue risquerait de faire porter à ce processus électoral sensible des germes d’une crise pré-électorale.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC

 

Centrafrique : La politique des 5 régions universitaires portée par Mboli Goumba, une opportunités à la jeunesse ?

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Centrafrique.com/crepin-mboligoumba-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote
Maitre Crépin Mboli Goumba, Président du parti PATRI. CopyrightDR

 

 

La politique des 5 régions universitaires: objectifs: création de 5 vraies villes a l’intérieur du pays, opportunités à la jeunesse et cohésion nationale, projetée par Me Crépin Mboli-Goumba, président du Patrie

 

 

Construite au début pour contenir au plus 300 étudiants, l’Université de Bangui aujourd’hui, sans construction de nouveaux bâtiments, compte plus de 15 000 étudiants dont 12 000 régulièrement inscrits. C’est face à ces problèmes qui minent ce haut-lieu du savoir que Maitre Crépin Mboli-Goumba, ancien président de l’ANECA bien sûr, décline un programme ambitieux s’articulant autour de ce qu’il appelle « la politique des 5 régions universitaires: objectifs: création de 5 vraies villes à l’intérieur du pays, opportunités à la jeunesse et cohésion nationale ».

L’Université de Bangui en 2019 dispose de 5 amphithéâtres et 50 salles de classe qui doivent contenir plus de 15 000 étudiants. Ces derniers s’assoient sur des tables-bancs identiques à celles de l’école primaire, serrés comme dans une boîte à conserve, parfois debout, transpirant. Certains étudiants sont contraints de quitter la maison à quatre heures du matin pour avoir une place convenable. Les effectifs pléthoriques ont aussi un impact sur les résultats des évaluations. Les professeurs ont de la peine à corriger objectivement les copies et les résultats ne sont pas rendus dans les délais requis.

Seule et unique université du pays, l’université de Bangui reçoit tous les nouveaux bacheliers venant de l’intérieur du pays et des étudiants étrangers. Le nombre des résidents est exponentiellement croissant. Les demandes de logement à l’internat augmentent, alors que les infrastructures deviennent de plus en plus vétustes et restreintes. Le nombre de lits par chambre est passé de 3 à l’initial à 4, voire 5 aujourd’hui et le nombre de personnes par lit a au moins doublé.

Au regard de la situation, le Président du Patrie, Me Crépin Mboli-Goumba, propose que « dans la déclinaison progressive de notre vision pour la nation, j’aborde aujourd’hui un volet qui transformera définitivement notre pays durant notre mandature.
La construction de 5 universités à l’Est, à l’Ouest, au Nord, au Sud et au Centre vise 3 objectifs principaux »,
indique-t-il d’entrée de jeu. Le premier, selon lui, est d’offrir à la jeunesse de notre pays « plus d’opportunités en créant les conditions d’acquérir les outils intellectuels et académiques là où nous sommes la risée du monde entier. La bataille pour le savoir est la plus grande de toutes ».

Sur le deuxième objectif, Crépin Mboli-Goumba estime qu’il faut créer au moins 5 vraies villes de l’intérieur à partir de l’implantation de ces 5 régions universitaires. Ainsi, certaines villes universitaires en France sont devenues aujourd’hui de vraies villes. « Car construire une université impose la construction de bâtiments pour abriter les étudiants, les enseignants, l’administration. Construire au moins 10 kilomètres à la ronde de routes bitumées, imposer aux banques de s’y déployer, pour payer tout le monde sur place, des infrastructures sociales. Bref, une vraie ville », dit-il.

Enfin, le troisième objectif vise la cohésion nationale. Un étudiant de Bossangoa qui irait par exemple à Birao faire sa faculté de médecine devra y passer au moins 7 ans, et de dire, « il pourrait, à force de brassage culturel, s’enticher d’une belle créature de la Vakaga et fonder une famille plus tard, ce qui serait bon pour la cohésion nationale ».

L’éducation reste toujours la condition sine qua non du développement et l’enseignement supérieur, le lieu où les jalons du développement doivent être posés. A l’heure où les universités de l’Afrique centrale connaissent de mutations notoires en s’adaptant à l’évolution du monde, l’Université de Bangui reste en déphasage par rapport à son environnement démographique, technologique et culturel.

Cédric Wa-Gomba

Centrafrique, un retour de Bozize fait encore peur à Touadera – Mondafrique

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Centrafrique, un retour de Bozize fait encore peur à Touadera – Mondafrique

Bangui (République centrafricaine) – 15 déc. 2019 13:56

Actuellement en exil en Ouganda, François Bozizé ronge son frein et multiplie les appels pour revenir dans son pays. Ses partisans au sein du KNK annoncent périodiquement le retour de leur président-fondateur.
Or le 11 décembre, le Tribunal administratif de Bangui a annulé une circulaire qui interdisait à toute compagnie aérienne desservant Bangui, de permettre le retour de François Bozizé dans son pays. Cette décision est-elle la porte ouverte au retour de l’ancien chef de l’État ?
Une annulation sans grand effet
La circulaire du ministre des Transports et de l’Aviation civile, Theodore Jousso, avait été prise le 17 novembre 2016, alors que Faustin-Archange Touadera était déjà Président de la République et que Simplice Sarandji était son Premier ministre. Ce texte, qui vient d’être annulé, n’envisageait qu’un retour par voie aérienne. Voyageant de temps en temps  au Soudan du sud, où il obtenu un passeport, François Bozizé pouvait très bien revenir dans son pays par voie terrestre, à partir de ce pays frontalier.
Rien n’indique, pour autant, une mansuétude nouvelle des autorités de Bangui. Les membres du clan actuellement au pouvoir, qui ont accompagné Francois Bozizé dans sa chute de 2008 à 2013, craignent le retour de leur ancien mentor.
L’épée de Damoclès 
En mai 2014, durant la Transition de Catherine Samba-Panza, François Bozizé avait été inscrit par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la liste des personnalités sous sanctions onusiennes. Au même titre que feu Levy Yakete et Nourredine Adam, François Bozizé a vu le gel de ses avoirs et une interdiction de voyager. On lui avait fait grief d’avoir participé activement au soulèvement des anti balaka en décembre 2013. Ces sanctions ne sont pas éteintes.
Peu de temps après le coup d ‘Etat de Michel Djotodia Am-Nondroko et de l’ex-Seleka, le 13 mars 2013, le nouveau régime avait aussi lancé un mandat d’arrêt international contre Francois Bozizé pour « crimes contre l’humanité » et  » incitation au génocide ». Autant d incriminations susceptibles de rendre compétente la Cour Pénale Internationale, bien que celle-ci ne soit pas actuellement saisie.
Francois Bozizé a quelques raisons de s’interroger sur le sort qui lui serait réservé lors de son retour dans son pays. Il pourrait se réconforter avec la situation de son fils Jean-Francis Bozizé qui échappa à une privation de liberté, à son retour à Bangui, en août 2016. Mais depuis, la situation n’est plus la même avec l’opposition ouverte du KNK, le parti créé par Bozize, à Faustin-Archange Touadera.
A une année des échéances électorales, un retour de François Bozizé ajouterait à la confusion politique du pays.
Deux poids et deux mesures
On se demande comment l’ONU, l’Union africaine, les partenaires bilatéraux et les principales ONG humanitaires peuvent fermer les yeux sur le sort différentiel réservé aux anciens responsables de la Seleka et à certains leaders anti balaka. Il y a là le germe d’une contestation durable peu favorable à la réconciliation nationale. 
– Michel Djotodia Am-Nondroko est libre de ses mouvements et peut même rencontrer récemment le chef d’État du Niger, avec les honneurs de son ancienne fonction. Sa gouvernance n’était-t-elle pas également marquée par des crimes contre l’humanité ?
– Nourredine Adam, le véritable leader de l’ex-Seleka et ancien ministre de Michel Djotodia Am-Nondroko, s’est signalé par des exactions que l’on peut qualifier de crimes contre l’humanité. Il fut inscrit sur la liste du Comité des sanctions de l’ONU, en même temps que François Bozizé. Il a été l’un des principaux soutiens au régime actuel pour la signature de l’Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019. Il bénéficie de l’impunité de facto de cet accord et voyage sans restriction. Il est un interlocuteur apprécié de l’ONU et de l’Union africaine.
– la Cour Pénale Internationale de La Haye a confirmé le procès qui sera réservé aux deux anciens leaders anti balaka, que sont Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom. Où sont les prévenus de l’ex-Selaka ? Les seigneurs de la guerre qui terrorisent la population depuis quatre ans, comme Ali Darass, Al-Khatim, Abdoulaye Hissene et Abass Sidiki sont désormais intégrés dans  les structures du gouvernement et de l’Armée. 
Comme dans d’autres régions d’Afrique, la crise centrafricaine s’est développée sur un terreau de mauvaise gouvernance, du mépris du développement, notamment pour des régions périphériques, pour la satisfaction d’une cupidité sans limite. L’absence de réactions des bailleurs de fonds face à l’abandon de l’Etat de droit et des règles financières élémentaires accompagne et renforce l’impéritie des gouvernants. En dépit des discours mensongers des autorités nationales, l’impunité reste le moteur de la crise nationale et le choix de quelques boucs émissaires, utiles au pouvoir du moment, constitue un alibi pour masquer la réalité d’une justice aux ordres. Comme au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où les groupes djihadistes font vaciller les fondements de l’État et imploser le vouloir-vivre collectif, en Centrafrique, faute de réactions, des uns et des autres, on se rapproche du scénario qui se développe au Sahel. Il est déjà bien tard.

Avec Le monde Afrique

RCA: Tir d’un policier sur un journaliste, RSF demande des sanctions exemplaires.

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RCA: Tir d’un policier sur un journaliste, RSF demande des sanctions exemplaires.
 

 

La RCA a perdu 33 places et figure désormais en 145e position au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019 en raison des violences orientées vers les hommes des medias.

Reporters sans frontières (RSF) appellent les autorités centrafricaines à ne pas laisser impunie l’agression par balle d’un journaliste par un élément des forces de sécurité en marge de la fête nationale dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA).

Bruno Makilo, journaliste pour Radio Maïgaro, l’une des deux stations de Bouar dans l’ouest de la RCA, n’a pas assisté à la fin de la cérémonie du dépôt de gerbe devant le monument aux morts samedi 30 novembre, veille de la fête nationale. En fin d’après-midi, le reporter demande à un groupe d’hommes de ne pas faire de bruit pendant la diffusion de l’hymne national. Une altercation éclate. Un policier en faction, en charge de la sécurité de la cérémonie, tire par deux fois en l’air avant d’ouvrir le feu sur la jambe du journaliste selon plusieurs témoins interrogés par RSF et le certificat médical consulté par notre organisation.

Le policier a été arrêté mais il n’a toujours pas été inculpé selon l’avocat du journaliste. Joint par RSF, le ministre de la Communication, des Médias et porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui a simplement indiqué “se tenir informé” de cette situation.

“Ouvrir le feu sur un journaliste dans l’exercice de ses fonctions est un acte grave qui ne peut pas rester impuni, estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. ‘‘Nous demandons aux autorités de s’assurer que ce policier soit dûment sanctionné et jugé pour les faits qu’il a commis. Si l’impunité prévaut souvent pour les crimes contre les journalistes, les autorités de la RCA n’ont cette fois aucune raison de ne pas prendre les mesures disciplinaires et judiciaires appropriées.”

Dans un communiqué, le réseau des médias communautaires de Centrafrique (RMCC) a condamné un acte “ignoble et indigne de la part de ceux qui sont censés protéger la population”. Plusieurs organisations de journalistes dont le RMCC se sont constituées parties civiles.

L’exercice du journalisme reste périlleux en RCA, selon RSF car, le 30 juillet 2018, Orhan Djemal, Kirill Radtchenko et Alexandre Rasstorgouïev, trois journalistes russes qui enquêtaient sur la présence de mercenaires de leur pays en Centrafrique ont été assassinés. Face aux zones d’ombre entourant ce triple assassinat, RSF continue à demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

Au regard de cela, RSF demande également aux autorités centrafricaines, à la France et à la mission des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) de tout mettre en œuvre pour qu’une reconstitution des faits et une enquête de voisinage puissent avoir lieu dans la région de Bouar où a été tuée par balles la photoreporter française Camille Lepage il y a plus de 5 ans.

Cédric Wa-Gomba

 

 

 

Violent accrochage entre les FACA et les rebelles de l’UPC à Ippy.

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Image d’illustration d’une patrouille des soldats de la Minusca et FACA à Bambari. Copyright

 

Violent accrochage entre les FACA et UPC à Ippy.

 

Bambari )République centrafricaine) – depuis quelques heures, des explosions des tirs d’armes automatiques ont été entendus ce dimanche 15 décembre dans la sous-préfecture d’Ippy, située à 496 kilomètres de Bangui, alors que les populations s’apprêtaient pour se rendre à l’église.

 

Selon les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, il s’agit d’un accrochage entre les soldats FACA et un groupe des combattants de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction de l’ex-coalition Seleka dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

D’après un habitant de la ville contacté par CNC, tout a commencé aux environs de 8 heures du matin par une attaque-surprise des positions des soldats FACA par un groupe d’assaillants identifiés comme des rebelles de l’UPC.

Les combats sont en cours, mais on ignore les raisons qui ont poussé ces rebelles à prendre pour cible les soldats FACA ce dimanche, alors que les populations s’apprêtaient pour se rendre à l’église.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais l’une de nos équipes est actuellement sur le terrain pour plus de détails dans nos prochains articles.

 

 

Bertrand Yékoua

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Omar el-Béchir condamné à “deux ans de détention dans un centre correctionnel”

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Omar el-Béchir condamné à “deux ans de détention dans un centre correctionnel”

Khartoum (Soudan) – 14 déc. 2019 21:36

Selon le juge, M. Béchir sera placé dans “un centre correctionnel” pour personnes âgées.
Cette mesure a été prise en vertu d’une loi soudanaise selon laquelle toute personne âgée de plus de 70 ans ne peut être détenue en prison.
Destitué par l’armée en avril dernier, Omar el-Béchir, âgé de 75 ans, était jugé par un tribunal spécial depuis le mois d’août, pour des fonds reçus de l’Arabie Saoudite.
Le juge a ordonné la confiscation de millions d’euros et de livres soudanaises trouvées dans la résidence d’Omar el-Béchir après le coup d’Etat contre son régime.
M. Béchir a assisté à l’audience dans une cage métallique. “L’ancien président (…) ne souhaite pas d’allégement de sa peine, car il ne souhaite la clémence de personne”, a déclaré l’un de ses avocats. Ces derniers ont dénoncé un “procès politique”.
Selon Ahmed Ibrahim al-Tahir, l’un de ses avocats, l’ancien chef d’Etat va faire appel du jugement. “Le juge a rendu sa décision en se basant sur des considérations politiques. Mais malgré cela, nous faisons toujours confiance à la justice soudanaise”, a déclaré M. Tahir.
L’ancien chef d’Etat est également recherché par la Cour pénale internationale (CPI).
La CPI a émis des mandats d’arrêt contre lui en 2009 et 2010 pour des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide qu’il est accusé d’avoir commis au Darfour.
Omar el-Béchir est l’objet d’autres poursuites judiciaires. Il est mis en cause dans la mort de plusieurs manifestants qui protestaient contre son gouvernement.
M. Béchir a été écarté du pouvoir après 30 ans à la présidence soudanaise.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Trois présumés espions interpellés par la sécurité de Dologuélé à Bangui.

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Centrafrique.com/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-leader-de-lopposition-democratique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'honorable Anicet Georges Dologuelé, Leader de l'opposition démocratique, Président du parti URCA. Photo d'archives.
L’honorable Anicet Georges Dologuelé, Leader de l’opposition démocratique, Président du parti URCA. Photo d’archives.

 

Trois présumés espions interpellés par la sécurité de Dologuélé à Bangui.

 

Bangui (Corbeaunews) – trois individus à bord d’un véhicule ont été interpellés par la garde rapprochée de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, ce vendredi 13 décembre alors qu’ils étaient en train de filmer les dispositifs sécuritaires devant sa concession juxtaposée à l’alliance française de Bangui (AFB).

 

L’incident s’est produit le vendredi 13 décembre, aux environs de 9 heures, lorsque les gardes rapprochés du chef de file de l’opposition remarquaient que des individus à bord d’un véhicule étaient en train de prendre des photos de sa propriété privée. Ayant remarqué cela, ils les ont interpellés, mais ces derniers ont tenté de prendre la fuite.

Malheureusement pour eux, le flux de trafic au niveau de l’ENERCA à cette heure de pointe ne leur a pas permis de s’éclipser plus vite que prévu.

Bloqués au niveau du petit marché en face du stade municipal,  les gardes rapprochés du président de l’URCA les ont rattrapés.  Les suspects, dont l’identité était difficile à établir, ont été interrogés, mais la scène avait attiré une foule qui cherchait à en savoir davantage.

Ayant été informée de la situation, la foule voulait en découdre avec ces personnes soupçonnées de vouloir orchestrer un assassinat ciblé contre Anicet Georges Dologuélé.

« Le véhicule incriminé venait du côté de l’alliance française de Bangui et roulait doucement. Arrivés justes au niveau de la concession du président Dologuélé, les passagers du véhicule filmaient et prenaient les photos des dispositifs sécuritaires », rapportent les témoins de cette scène insolite.

Arrêtés et ramenés au niveau de la guérite de la propriété du président Dologuélé, car la foule qui se massait-là n’était emportée d’un seul désir « lyncher ces individus qu’ils incriminaient de vouloir organiser un assassinat dirigé contre le président de l’URCA ». Au rang des personnes arrêtées, il y avait deux ressortissants camerounais qui justifiaient avec beaucoup de difficultés leur acte. « N’eût été l’intervention de Dologuélé en personne, ces individus seraient déjà tués », témoigne au CNC un proche de l’opposant.

Tentative d’assassinat, nul ne saurait le dire. Pourquoi des individus à bord d’un véhicule filmaient les dispositifs sécuritaires de la propriété privée de Dologuélé et de surcroît des étrangers qui y sont impliqués ? Son élimination physique est-elle programmée pour abattre l’opposition démocratique ?

Il y’a lieu de noter que la foule compacte de plusieurs centaines de personnes, qui ont complètement bloqué la rue en hurlant au scandale, avait menacé de brûler le véhicule des suspects.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : Les transports fluviaux vers Kouango menacés par les Antibalaka

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Les miliciens Anti-Blaka. CopyrightDR.

 

Les transports fluviaux vers Kouango menacés par les Antibalaka

 

Bangui (Corbeaunews) – six pêcheurs ont été agressés au village de Gbabanda, situé à 23 km de la ville de Kouango, par les miliciens Antibalaka, le mercredi 11 décembre. Une personne a été grièvement blessée par machette et une femme violée par ces derniers, a-t-on appris des sources officielles locales.

 

D’après les témoins de la scène contactés par CNC, les faits se sont produits le mercredi 11 décembre 2019 au village Gbabanda, non loin de Kouango, alors que les pêcheurs campaient pour une partie de pêche dans la localité.

Selon eux, les miliciens Antibalaka, qui  poursuivaient un balnéaire en provenance de Mobaye, se sont tombés par inadvertance sur ces pêcheurs en campement dans ce village situé à 23 km de Kouango avant de les agresser physiquement.

« Ils nous ont d’abord demandé de l’argent, mais comme on n’avait pas, ils ont agressé un des nôtres avec une machette. Il est grièvement blessé au niveau de la tête. Une jeune fille qui nous accompagnait, ils se sont abusés d’elle sexuellement. Tous les deux sont actuellement transportés à Kouango pour des soins intensifs », a rapporté au CNC un pêcheur victime d’agression de ces Antibalaka.

Un acte d’indignation qui ne passe pas pour les femmes de l’OFCA de la ville qui demandaient que des « mesures fortes soient prises contre ces bandits qui continuent impunément de violer la loi ».

Pour les autorités locales, « ces cas d’agression imputés aux hommes en armes sont légion dans la région. Si ce n’est pas les hommes de l’UPC, c’est les Antibalaka. C’est le lot quotidien de notre train de vie ici face à ces hordes des criminels », disaient-elles exaspérées.

D’autres sources locales pensent que seul « le déploiement des forces de défense et de sécurité dans la région  pourrait mettre fin à cela », ont-elles souhaité.

 

 

Cédric Wa-Gomba

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République centrafricaine, l’avant-dernier pays le plus pauvre au monde, selon le PNUD.

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Centrafrique.com/terminus-des-taxis-a-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka-u-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

République centrafricaine, l’avant-dernier pays le plus pauvre au monde, selon le PNUD.

 

Bangui (Corbeaunews) – Selon le rapport du programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) sur le développement humain et les inégalités, la Centrafrique occupe 188e place l’avant dernier rang mondial de pays les plus pauvres devant le Niger.

 

Le Rapport mondial sur le Développement humain 2018 et le Rapport  sur le Développement humain 2017 ont été présentés ce samedi 14 décembre 2019 par le Gouvernement Centrafricain et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).  Selon le rapport de 2019, la RCA est classée 188ème rang sur le plan mondial.

Ce Rapport s’articule autour de 6 chapitres qui sont : le contexte général, l’état du développement humain en RCA, l’état des lieux des ressources naturelles et de leurs exploitations en RCA, les effets de la gestion des ressources naturelles sur le développement humain, les analyses et recommandations et enfin, les risques inhérents à la mise en œuvre des recommandations formulés.

Les informations clés du Rapport mondial sur le Développement humain (RMDH 2019) et du RNDH 2017, indiquent que les indices sur les inégalités dans le monde et en RCA n’ont pas évolué dans le sens positif. C’est pourquoi, des éventuelles pistes sont en études pour y résorber en lien avec la mise en œuvre des ODD, et échanger sur les potentialités des ressources naturelles en RCA et comment s’en servir pour promouvoir le développement humain durable.

Malgré l’importance des ressources naturelles (agropastorales, forestières, fauniques minière, hydraulique), la République centrafricaine demeure paradoxalement l’un des pays les plus pauvres au monde, classée 188ème rang mondial de l’Indice de Développement humain en 2019. L’on se pose la question de savoir si les ressources naturelles de ce pays sont devenues sa propre malédiction ? Notons que la RCA a été suspendue par le système de certification du processus de Kimberly (SCPK) en 2014 du fait de l’exportation illégale des diamants.

Le taux de pauvreté est passé de 62 % en 2008 à 73 % 2016, ce qui est largement supérieur aux 31 % visés par l’Objectif 1 des OMD. Le taux brut de scolarisation 96 %. Le taux d’analphabétisation de 56 % du fait de la destruction des établissements scolaires, de la démobilisation des enseignants et de nombreux déplacement des familles. Le taux de prévalence du VIH chez les adultes est passé de 4,9 en 2012 à 7 % en 2017.

L’adoption de la loi N0 09.005 du 29 avril 2009 qui reste le cadre juridique et institutionnel de la gestion du secteur minier en RCA, on observe une exploitation anarchique des ressources naturelles en général et minières en particulier. En Novembre 2014, les Nations-Unies ont estimé que 140 milles carats de diamants d’une valeur de 24 millions USD avaient été exportés illégalement en dépit de la suspension du pays du système de certification du processus de Kimberly (SCPK).

L’extrême pauvreté et la dégradation du développement humain qui conduit à la dégradation des indicateurs de l’IDH. Ceci crée la frustration d’une frange de la population, engendre la délinquance et le chômage des jeunes qui se laissent facilement enrôler comme soldats dans les groupes armés. Les conflits récurrents déstabilisent les institutions et fragilisent l’État, ouvrant une voie à une exploitation anarchique des ressources naturelles qui alimente le trésor de guerre des groupes armés.

 

Cédric Wa-Gomba

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L’ex-directeur du cabinet du président Bongo incarcéré

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L’ex-directeur du cabinet du président Bongo incarcéré

Bangui (République centrafricaine ) – 13 déc. 2019 19:28

Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, accusé de corruption, a été renvoyé du gouvernement gabonais.

Encore directeur du cabinet du président du Gabon Ali Bongo Ondimba début novembre, Brice Laccruche Alihanga a été placé vendredi en détention provisoire, dans le cadre d’une opération anti-corruption qui a redistribué les cartes du pouvoir à Libreville. M. Laccruche Alihanga, également ex-ministre, “a été placé sous mandat de dépôt” pour “détournement de fonds publics et blanchiment” dix jours après avoir été interpellé, a déclaré son avocat Anges Kevin Nzigou à l’AFP, dénonçant une “affaire politique”. Une vingtaine d’autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion, et trois autres ex-ministres, tous proches de M. Laccruche, devaient passer devant le juge d’instruction vendredi, selon le quotidien pro-gouvernement l’Union. Contacté par l’AFP, le bureau du procureur n’était pas en mesure de répondre dans l’immédiat. Nommé directeur du cabinet présidentiel en 2017, M. Laccruche, 39 ans, était considéré comme l’homme fort de la politique gabonaise depuis l’accident vasculaire cérébral (AVC) du président Bongo en octobre 2018, qui avait laissé le président très affaibli. Tandis qu’Ali Bongo Ondimba, élu il y a dix ans à la mort de son père Omar Bongo, était souvent en convalescence à l’étranger et restait discret quand il résidait à Libreville, le directeur de cabinet avait vu son influence croître, notamment avec une tournée politique à travers le pays durant l’été. Mais en novembre, au moment où Ali Bongo entamait un retour sur la scène médiatique, M. Laccruche avait été écarté de la présidence, marquant le coup d’envoi d’une opération anti-corruption visant plusieurs hauts responsables de l’administration gabonaise, tous proches de M. Laccruche. Ce dernier a finalement été interpellé mardi 3 décembre, le lendemain de son éviction du gouvernement, où il avait été placé peu de temps auparavant à la tête d’un ministère sans pouvoir. – “Guerre des gangs” – “On ne nous a pas dit ce qu’on lui reproche”, affirme son avocat, pour qui l’affaire “n’a rien de judiciaire”. La justice s’intéresse notamment à la Dupont Consulting Company, une société privée administrée par Grégory Laccruche, frère de l’ancien directeur de cabinet, la soupçonnant d’avoir détourné de l’argent public à l’occasion de contrats avec l’entreprise publique Gabon Oil Company (GOC), dont le directeur général, Patrichi Tanasa, incarcéré jeudi, est lui aussi un proche de Brice Laccruche Alihanga. Selon L’Union, en deux ans, 85 milliards de francs CFA (129 millions d’euros) se sont ainsi “volatilisés” au sein de la GOC, et 350 millions de francs CFA ont été retrouvés dans une des résidences de M. Laccruche. En parallèle de la vague d’arrestation, la présidence a réalisé de nombreux changements au sein de l’appareil judiciaire, comme dans les services de sécurité. Dans un pays riche en pétrole mais souvent pointé du doigt par les ONG de lutte contre la corruption, cette opération “mains propres” ne convainc pas l’opposition. Jean Ping, qui était arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, a ainsi évoqué une “guerre des gangs” dans un discours mardi où il a mis dos à dos le réseau de M. Laccruche et la famille présidentielle, faisant notamment état de la nomination du fils du président, Noureddin Bongo Valentin, 27 ans, au poste de “coordinateur des affaires présidentielles” le 5 décembre. Après avoir concentré ses critiques sur M. Laccruche, depuis son arrestation, l’opposition dénonce désormais l’influence du fils aîné, mais également de la femme du président, Sylvia Bongo. Pour la présidence, Noureddin Bongo Valentin “a toutes les compétences requises”, “l’expérience” ainsi que “la confiance absolue du chef de l’Etat qui est libre de choisir, sans exclusive, les personnes avec lesquelles il souhaite travailler”, avait répondu le porte-parole du président, Jessye Ella Ekogha, à un journaliste lors d’une conférence de presse le 6 décembre.
Avec AFP/VOA

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Le ministre du Désarmement Maxime Mokom dans le viseur de la CPI depuis 2014.

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Le coordonnateur militaire de la milice Anti-balaka, ministre du désarmement, démobilisation et réinseertion Maxime Geoffroy Élie Mokom. CopyrightDR

 

Le ministre du Désarmement Maxime Mokom dans le viseur de la CPI depuis 2014.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le ministre du Désarmement, démobilisation, rapatriement et réintégration, monsieur Maxime Geoffroy Elie Mokom Gawaka, coordonnateur militaire de l’aile dure de la milice Anti-Balaka, est depuis janvier 2014 dans le viseur de la Cour Pénale Internationale (CPI), tout comme Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC, et Abdoulaye Hissen, chef militaire du FPRC et bien d’autres, selon un document judiciaire consulté par CNC.

 

Le mercredi 11 décembre 2019, la Cour pénale internationale (CPI) a conclu l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Patrice-Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom. Certaines charges  de crimes de guerre, et de crimes contre l’humanité portées à leur encontre ont été confirmées par la Cour. Ce qui ouvre probablement la voie à un procès équitable pour les crimes qu’ils auraient commis lors de la dernière crise qui a fortement secoué la République centrafricaine depuis 2012.

Même si à ce jour Alfred Yekatom  et Patrice-Édouard Ngaïssona sont les deux principaux chefs de la milice Anti-Balaka à être jugés à la CPI pour les crimes commis lors du dernier conflit dans le pays, tout porte à croire que certains chefs miliciens Anti-Balaka comme Maxime Mokom, et Ali Darassa, Mahamat Al-Khatim, Noureddine Adam, Abdoulaye Hissen et Abbas Sidiki de l’ex-coalition Seleka vont bientôt les retrouver dans la prison luxueuse de la CPI à la haie.

Selon le document judiciaire consulté par la rédaction du CNC, le ministre du DDRR Maxime Mokom, qui a déjà derrière lui un mandat depuis janvier 2014, et Abas Sidiki, en résidence surveillée à Bouar depuis près d’un mois, seraient les deux premiers à être transférés bientôt devant la CPI en raison de leur disponibilité.

Pour l’ONG Human Rights Watch, « La CPI a raison d’aller de l’avant avec ces affaires et il faut espérer que des charges supplémentaires seront portées contre d’autres dirigeants Anti-Balaka responsables, dont certains siègent au gouvernement », avant de poursuivre que  « , les charges pesant contre Ngaïssona et Yekatom soulignent d’autant plus l’absence de poursuites ouvertes à l’encontre des dirigeants de la Séléka et de leurs alliés, qui continuent de contrôler de vastes portions du territoire centrafricain, bien que de telles poursuites puissent être sous scellées ».

Pour rappel, en 2013, des violents combats entre la Séléka, une coalition brutale principalement formée de musulmans de la région nord-est qui avait pris le contrôle du pays en mars de la même année, et des milices appelées Anti-Balaka, principalement formés des anciens gardes présidentiels de l’ex-chef de l’État déchu François Bozizé, ont déplacé des centaines de milliers des personnes, mais également fait des dizaines de milliers des civils tués. « Les combattants Anti-Balaka avaient lancé d’horribles attaques en représailles contre les civils des zones à majorité musulmane, assimilés à la Séléka, a rapporté l’ONG HRW.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2019CNC.

COPIE INTÉGRALE DE LA LOI PORTANT CODE ÉLECTORAL EN CENTRAFRIQUE.

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COPIE INTÉGRALE DU NOUVEAU CODE ÉLECTORAL DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PROMULGUÉ LE 20 AOÛT 2019.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le président, Faustin Archange TOUADERA, a promulgué la loi sur le nouveau code électoral en prévision des élections de 2020-2021 en République centrafricaine.

 

Ce nouveau code électoral, qui introduit quelques nouveautés, en ce qui concerne le montant de caution et du certificat de domicile pour les potentiels candidats, a été promulgué le 20 août 2019 par le chef de l’État après son adoption le 23 avril 2019 à l’Assemblée nationale.

Il est à noter que la rédaction de ce projet de loi relative au nouveau code électoral avait crée un houleux débat à l’assemblée nationale autour du montant de caution, et du niveau du diplôme minimum introduits au conseil des ministres sans avis des experts.

Pour tous ceux qui s’intéressent à ce nouveau code électoral promulgué, nous publions ci-dessous une copie intégrale à des fins utiles.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/LOI-Nº-19-011-DU-20-AOUT-2019-PORTANT-CODE-ELECTORAL-TEXTE-PROMULGUE-ET-PUBLIE.pdf” title=”LOI Nº 19-011 DU 20 AOUT 2019 PORTANT CODE ELECTORAL – TEXTE PROMULGUE ET PUBLIE”]

 

CENTRAFRIQUE : LA DÉCISION DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BANGUI RELATIVE AU CIRCULAIRE DU MINISTRE DES TRANSPORTS CONSTITUE T-ELLE UNE VICTOIRE POUR LE COLLECTIF DES AVOCATS DE BOZIZÉ ?

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Image d’illustration de l’ancien Président François Bozizé (2003-2013)

 

LA DÉCISION DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BANGUI RELATIVE AU CIRCULAIRE DU MINISTRE DES TRANSPORTS CONSTITUE T-ELLE UNE VICTOIRE POUR LE COLLECTIF DES AVOCATS DE BOZIZÉ ?

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – La sanglante et historique crise centrafricaine dérive de l’invasion militaire d’une coalition armée contraignant par voie de conséquence en exil le Président « soit disant » élu légitimement. Devant l’amateurisme chronique avéré de gouvernance des forces coalisées, une transition consensuelle a réussi malgré les imperfections à rétablir l’ordre constitutionnel avec l’avènement démocratique d’un Président issu des urnes.

 

Sous prétexte de maintenir l’ordre public, de garantir la sécurité et surtout animé par un souci teinté de conservation « mordicus » du pouvoir, le nouveau élu de la nation centrafricaine a instruit son ministre des transports et de l’aviation civile d’initier un circulaire en date du 17 novembre 2016 interdisant sous peine de sanctions administratives et pécuniaires toutes compagnies aériennes d’embarquer le président fraîchement déchu du KNK à destination de la capitale centrafricaine.

Ce dernier est également visé par un mandat d’arrêt international délivré le 29 mai 2013 par le parquet général de Bangui, aussi sous sanctions multiformes de l’ONU vit son énième exil cette fois-ci dans la capitale ougandaise.

Après des turpitudes politiques teintées d’une grande illusion, le parti KNK « faiseur de roi » de l’actuel locataire du palais de la renaissance se retrouve suite à une ingrate alliance dans la majorité présidentielle, posture ou pari rêvé qui pouvait faciliter le retour au bercail de leur mentor. A l’orée des prochaines échéances électorales, les cartes politiques doivent être redistribuées pour une nouvelle compétition électorale.

Comme le souhaite le jeu démocratique, l’allié d’hier est devenu par la loi de la nature un farouche adversaire qui organise pêle-mêle des meetings scandant des slogans injurieux, rythmiques et folkloriques à l’endroit du prince de la monarchie de Bangui. A ce stade, il urge de rappeler que l’article 36 de la constitution du 30 mars 2016 qui définit les conditions d’éligibilité des candidats à l’élection présidentielle impose une présence effective et physique du candidat sur le territoire national depuis au moins un an à la date du scrutin.

Pour s’inscrire dans le champs d’action de cette disposition constitutionnelle, le collectif des avocats du candidat naturel du parti KNK a introduit un recours contentieux devant la juridiction administrative en vue d’annuler le fameux circulaire au motif qu’il viole la constitution et les conventions internationales. Après une minutieuse instruction du dossier, la juridiction de premier ressort de droit commun en matière administrative s’est prononcée sur la forme de la requête en date du 12 décembre 2019. Après la décision de recevabilité de la requête, le tribunal administratif s’est déclaré souverainement compétent et rejette par contre la demande de sursis à exécution formulée par le collectif des avocats. Par voie de conséquence, la saisine du tribunal administratif n’étant pas suspensive de l’acte administratif susvisé, ce dernier continue à produire ses effets juridiques.

Animé par sa curiosité maladive, le citoyen lambda s’interroge :

 

La première décision du tribunal administratif sur ce dossier est-elle une victoire pour le collectif des avocats ? Ce qui s’apparente à une victoire juridique est-elle synonyme d’une victoire politique ? Cette première décision du tribunal administratif sonne t-il le glas de la carrière politique du candidat naturel du parti KNK ? Considérant la nonchalance chronique de la justice centrafricaine corollaire de la non présence effective de leur candidat sur le territoire national au moins une année avant le scrutin, pourquoi le collectif des avocats n’a t-il pas tenu compte de l’urgence pour demander une procédure en référé synonyme d’un procès rapide ? Ce circulaire attaqué est-il juridiquement illégal ? Le collectif des avocats peut-il faire confiance à la justice centrafricaine souvent décriée de corrompue, sclérosée ou aux ordres ? Enfin, dans l’hypothèse d’un retour clandestin, le candidat naturel du KNK est-il menacé de poursuite judiciaire tant au niveau national qu’international ?

 

Fort de ce qui précède, il apparaît important de souligner que tout acte administratif qui porte atteinte aux intérêts des particuliers est contestable dans un délai de deux (2) mois à compter de sa publication ou de sa notification. Ce principe est confirmé par la célèbre jurisprudence dans arrêt Société Intercopie rendu par le conseil d’Etat français le 20 février 1953. En résumé, la société Intercopie a introduit une requête en annulation d’une décision de la commission nationale des accidents de travail qui lui est préjudiciable en date du 26 juin 1950. Par ailleurs, le requérant s’est borné à invoquer l’irrégularité de la composition de la commission alors que son recours contentieux a été enregistré au secrétariat le 3 décembre 1951 c’est à dire hors délai de prescription. En conséquence, le conseil d’Etat a rejeté la requête au motif que le délai de recours contentieux requis par la loi est prescrit. S’agissant du dossier centrafricain, attendons de voir la juridiction administrative centrafricaine se prononcer ultérieurement sur le fond du dossier. Mais

attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 13 décembre 2019.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

Les députés examinent un projet de statut spécial pour les régions anglophones en crise

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Les députés examinent un projet de statut spécial pour les régions anglophones en crise

Yaoundé (Cameroun) – 13 déc. 2019 19:25

Il s’agit de la principale recommandation adoptée par les participants d’un grand dialogue national convoqué par le président Paul Biya début octobre, pour mettre fin à cette crise qui a fait plus de 3.000 morts.
Au moment où de nombreuses voix s’élevaient pour critiquer le peu de suites législatives données aux propositions de ce Grand dialogue, l’Assemblée nationale s’est réunie en session extraordinaire vendredi afin d’adopter d’ici à la fin de l’année un projet de loi sur la décentralisation, comprenant un volet sur ce statut spécial.
Celui-ci doit conférer un peu plus d’autonomie aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, selon le texte consulté par l’AFP. Il prévoit notamment “un régime juridique particulier” pour ces deux régions, leur permettant notamment de participer “à l’élaboration des politiques publiques nationales relatives au sous-système éducatif anglophone et de la justice”.
Dans ces régions vivent la plupart des anglophones du Cameroun, qui s’estiment lésés par rapport à la majorité francophone du pays. La crise a commencé en novembre 2016, avec essentiellement des revendications d’enseignants ou de juristes, réclamant plus de représentativité pour les anglophones.
– Pression internationale –
Les responsables de la contestation demandaient pour la plupart un retour au fédéralisme, mais une minorité exigeait l’indépendance et la proclamation d’un nouvel Etat, l’Ambazonie.
Mais face à l’intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s’est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes ont pris les armes.
Depuis, les combats font rage entre l’armée et ces groupes armés, prenant en tenaille la population. Depuis deux ans, plus de 700.000 personnes ont dû fuir leur domicile, et 91% des enfants habitant cette zone sont aujourd’hui déscolarisés.
Après plus de deux ans de conflit, Yaoundé s’était décidé fin septembre, sous la pression internationale, à organiser des discussions pour résoudre la crise.
Le boycott de cette rencontre par les principaux chefs indépendantistes n’avait pas empêché les participants de préconiser une décentralisation par la création de ce “statut spécial”. Une proposition très éloignée des aspirations fédéralistes, pour les plus modérés, et indépendantistes pour les groupes armés, mais qui avait fait souffler l’espoir d’un retour à la paix après deux ans d’inaction.
– “Racine du problème” –
“Avec l’application de ce statut spécial, le gouvernement pourra se targuer d’avoir tenu ses promesses, et que les recommandations du grand dialogue seront devenues réalité”, analyse le politologue camerounais Stéphane Akoa, chercheur à la Fondation Paul Ango Ela. “Il y a eu une insistance forte des partenaires internationaux pour que la question du statut spécial soit vite réglée, avant la fin de l’année”.
Ces discussions n’ont toutefois pas permis jusqu’ici de ramener la paix. Pis, les combats et les violences commises contre les civils se sont intensifiés, ont rapporté plusieurs ONG à l’AFP. Et plusieurs acteurs sur le terrain s’inquiètent d’une prochaine offensive menée par des séparatistes.
La proposition de loi n’est “pas satisfaisante” car l’assemblée régionale proposée doit voir ses délibérations validées par l’administration, affirme Joseph Mbah-Ndam, député du parti d’opposition Social democratic front (SDF).
Son parti prépare des amendements pour donner un pouvoir législatif aux assemblées régionales sur “le modèle québécois”, précise-t-il.
Ce statut spécial répond en partie “à la racine du problème, aux revendications des enseignants et du monde judiciaire notamment”, analyse M. Akoa, mais pour ramener la paix dans ces régions, “il faudra que le gouvernement pose un certains nombres d’actes, comme la libération de prisonniers anglophones, et l’organisation de pourparlers avec les groupes armés”.
Depuis début décembre, les projecteurs se sont à nouveau braqués vers ces deux régions, avec l’annonce par le gouvernement de la tenue en février 2020 des élections législatives, reportées deux fois depuis 2017.
Dans la foulée, les deux principaux partis d’opposition ont annoncé leur intention de boycotter le scrutin, rendu peu crédible à leurs yeux du fait des combats.

Avec AFP/VOA

Victoire surprise d’Abdelmadjid Tebboune en Algérie | DW | 13.12.2019

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Victoire surprise d’Abdelmadjid Tebboune en Algérie | DW | 13.12.2019

Alger (Algérie) – 13 déc. 2019 19:19

Les résultats de la présidentielle sont contestés par une partie de la population. Une foule de manifestants est encore descendue vendredi (13.12.) dans la rue pour s’opposer à la victoire proclamée d’Abdelmadjid Tebboune. Cet homme de 74 ans, diplômé de l’Ecole nationale d’administration, membre du Front de libération nationale (FLN, parti de l’ex-président Bouteflika) et plusieurs fois ministre, a été déclaré élu 8e président de l’Algérie avec 58,15% des voix.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi est le premier chef d’Etat étranger à le féliciter. Quant au président français Emmanuel Macron, il dit prendre note de cette victoire et appelle au dialogue.
Elu dès le premier tour, Abdelmadjid Tebboune est pourtant cité dans de nombreux scandales et était présenté, à tort ou à raison, comme étant le candidat de l’armée. Analysant cette victoire, Hichem Aboud, ancien agent des renseignements algériens et auteur de l’ouvrage “la mafia des généraux” pense que c’est le résultat “d’une guerre de clans atroce au plus haut sommet du commandement militaire”. A 74 ans, “Abdelmadjid Tebboune finira son mandat à 79 ans sur une charette comme Bouteflika”, commente Hichem Aboud. 
“Je tends ma main au +Hirak+ pour un dialogue afin de bâtir une Algérie nouvelle”, a déclaré le nouveau président élu. Mais pour Hichem Aboud, le comportement d’Abdelmadjid Tebboune à l’égard du mouvement de contestation dépendra “de la marche qui lui sera dictée”. Il se montre cependant convaincu que le pouvoir n’osera pas déployer l’armée contre les manifestants car “cela risque de se retourner contre eux”, explique-t-il.
Jeudi (12.12.), des centaines de manifestants étaient descendus dans la rue pour dénoncer la tenue du scrutin. Mais les forces anti-émeutes de la police les ont chargés et il y a eu de nombreuses interpellations.

Avec DW français

Inates : une commune meurtrie aussi par l’assassinat de ses chefs coutumiers | DW | 13.12.2019

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Inates : une commune meurtrie aussi par l’assassinat de ses chefs coutumiers | DW | 13.12.2019

Niamey (Niger) – 13 déc. 2019 05:00

Inates, dans la région de Tillabéri, a rompu avec le quotidien paisible qui la caractérisait dans un passé récent.
Depuis le mois de juillet, 1.394 personnes ont quitté le chef-lieu de la commune rurale. Des villages aux alentours se sont également vidés de leur population.
Ces déplacements ont été provoqués par une série de meurtres de chefs coutumiers.
Entre mai 2018 et juillet 2019, sept chefs de villages ont été ainsi assassinés, dont le chef de groupement d’Inates et son remplaçant.
D’autres ont pu s’échapper comme Hassane Abdoulaye, chef du village d’Agay Peulh. Pour lui, l’objectif de ces meurtres est de vider les villages : 
“Je pense qu’ils ne veulent pas de nos villages, ils préfèrent nous voir errer dans la nature. Car à Agay Peulh, nous avons toutes les infrastructures sociales de base, à l’exception d’une case de santé”.
L’identité des assassins demeure toujours inconnue et cette série de meurtres non élucidés est à la base de la psychose qui a fait fuir Hama Bahiyo et Ibrahim Iska.
“Nous n’avons aucune précision sur ce phénomène et même si nous savions de quoi il s’agit, nous ne resterions pas ici à subir toutes les misères du monde. Nous avons tellement eu peur que même aujourd’hui, à cause du traumatisme, je ne pense pas pouvoir rester ici. On a vécu l’horreur”. 
Pour le vice-maire d’Inates, Alhamdou Issalak, il est encore difficile de connaître les motifs de ces assassinats. 
Mais il pense que certains groupes armés ont intérêt à entretenir la terreur pour se présenter ensuite comme les seuls capables d’assurer la sécurité.
“On veut peut être s’attaquer à une tribu ou une ethnie qui ira ensuite chercher protection auprès des mêmes gens (qui ont créé la peur). Et cette protection sera conditionnée par le recrutement ou peut être autre chose” explique le vice-maire d’Inates.
Fuite des populations
Aujourd’hui, Inates est en passe de devenir une zone où plus personne ne peut vivre en raison de l’insécurité.
Aucun effort crédible de reconstitution des villages abandonnés n’est engagé, ni même une enquête sérieuse n’est lancée pour trouver les commanditaires et les exécutants de ce projet funeste.
Inates sombre, au grand bonheur de ses bourreaux et au grand désarroi de sa population impuissante. La ville d’Ayorou a vu au cours des dernières semaines arriver près 2.700 personnes venues des villages de la commune rurale d’Inates.

Avec DW français

Mort d’un casque-bleu de la Minusca en RCA

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Minusca-vers-bria-en-Centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.
Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.

 

Mort d’un casque-bleu de la Minusca en RCA

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a le regret d’annoncer le décès, le mercredi 11 décembre 2019, d’un de ses Casques bleus, des suites d’un accident de la circulation survenu sur l’axe routier Bria-Ippy, à 25 km de Bria, dans la Préfecture de la Haute-Kotto, à l’Est de la République centrafricaine.

L’accident qui a couté la vie au Sergent Kayumba Claver du contingent rwandais s’est produit lorsque son véhicule a été heurté par un autre véhicule défectueux du convoi de la MINUSCA dont il faisait partie. Le sergent Kayumba était déployé en République centrafricaine depuis mai 2019.

Trois autres soldats de la paix, deux Rwandais et un Cambodgien, également blessés, ont été évacués à l’Hôpital de la MINUSCA de Bria. Leur état est stable.

La MINUSCA adresse ses condoléances à la famille du défunt, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple rwandais. Elle souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix blessés.

 

 

Libye: Haftar annonce une nouvelle “bataille décisive” pour s’emparer de Tripoli

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Libye: Haftar annonce une nouvelle “bataille décisive” pour s’emparer de Tripoli

Tripoli (Libye) – 13 déc. 2019 03:15

“L’heure zéro a sonné pour l’assaut large et total attendu par tout Libyen libre et honnête”, a déclaré l’homme fort de l’est libyen, dans un discours à la télévision al-Hadath acquise à sa cause.
En uniforme militaire, le maréchal Haftar a annoncé “la bataille décisive et la progression vers le coeur de Tripoli”.
“Avancez maintenant, chacun vers son objectif”, a-t-il dit à l’adresse de ses troupes.
De leur côté, ses rivaux loyaux au gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, ont affirmé que la situation était “sous contrôle” et qu’ils maintenaient leurs positions au sud de la capitale, où se concentrent les combats depuis le début de l’offensive des forces pro-Haftar.
“Nous sommes prêts à repousser toute nouvelle tentative folle du putschiste Haftar”, a déclaré le ministre de l’Intérieur du GNA, Fathi Bashagha, à la télévision Libya al-Ahrar, qualifiant l’annonce faite par Haftar de “nouvelle tentative désespérée”.
Une annonce qui intervient après une “journée de victoires” pour les pro-GNA, a indiqué jeudi à l’AFP le porte-parole des forces du GNA, Moustafa al-Mejii, faisant état de violents combats autour d’Al-Yarmouk, une caserne au sud de Tripoli qui a changé plusieurs fois de camp depuis avril.
M. al-Mejii a toutefois dit craindre de voir les troupes de Haftar “dans le désespoir, bombarder des quartiers résidentiels. Mais il (Haftar) n’échappera pas à la sanction”.
Après avoir prévu une victoire rapide en annonçant son offensive contre Tripoli, le maréchal Haftar avait aussi promis en juillet une “victoire imminente”, sans toutefois que ses promesses ne se traduisent par une percée sur le terrain.
Depuis le début des combats en avril, plus de 1.000 personnes sont mortes et plus de 140.000 ont été déplacées, selon l’ONU.

Avec AFP/VOA

L’Algérie attend le résultat d’une présidentielle marquée par l’abstention record

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L’Algérie attend le résultat d’une présidentielle marquée par l’abstention record

Alger (Algérie) – 13 déc. 2019 00:44

L’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a fait savoir dans un SMS reçu par l’AFP que son président Mohamed Charfi annoncera les résultats du premier tour vendredi à 11H00 (10H00 GMT), un moment où les Algériens pourraient envahir les rues pour la 43e fois comme ils le font depuis 42 semaines.
Un éventuel second tour aura lieu entre le 31 décembre et le 9 janvier.
Jeudi, seuls 39,93% des inscrits ont voté au premier tour (41,41% sur le territoire national et 8,69% pour les Algériens de l’étranger), selon le président de l’Anie Mohamed Charfi.
Ce taux est le plus faible de toutes les présidentielles pluralistes de l’histoire de l’Algérie. Il est inférieur de plus de dix points à celui du précédent scrutin – le plus faible jusqu’ici — qui en 2014 avait vu la quatrième victoire de M. Bouteflika.
Aucune projection de résultat n’a été publiée. Mais le camp d’Abdelmajid Tebboune, ancien bref Premier ministre de M. Bouteflika en 2017, a revendiqué jeudi soir la victoire dès le premier tour. “Selon les premiers éléments en notre possession (…) Abdelmadjid Tebboune a remporté la présidentielle, a déclaré à l’AFP Abdelatif Belkaim, directeur adjoint de la communication du candidat.
– Démonstration de force –
Morne dans de nombreux bureaux de vote, la journée a été marquée à Alger par une démonstration de force du “Hirak” qui a bravé un très fort déploiement policier pour défiler en masse.
Le “Hirak”, le “mouvement” de contestation populaire massif et inédit du régime qui a contraint M. Bouteflika à la démission, rejetait catégoriquement la tenue de cette élection, vue comme un moyen de se régénérer pour le “système” au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1962.
Ce mouvement exige la fin de ce “système” aux manettes depuis l’indépendance en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des vingt ans de présidence Bouteflika. Ce que sont les cinq candidats à la présidentielle (Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Azzedine Mihoubi et Abdelmajid Tebboune).
Après une première tentative d’élection avortée en juillet, le haut commandement de l’armée, pilier du régime, ouvertement aux commandes depuis la départ de M. Bouteflika, a tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle, qui a aggravé la situation économique.
Visage de ce haut commandement, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, assurait depuis des semaines que la participation serait “massive”.
Une foule estimée à plusieurs dizaines de milliers de personnes est parvenue à envahir les rues du centre de la capitale, malgré les interventions systématiques et souvent brutales de la police à chaque tentative de rassemblement.
“Makache l’vote” (pas de vote!), a scandé la foule qui s’est séparée en fin d’après-midi, avant que la police ne disperse à coups de matraque la centaine de protestataires restants, selon une journaliste de l’AFP.
– Affrontements –
Dans la journée, un petit groupe de manifestants est parvenu à s’introduire dans un centre électoral du centre-ville. Le vote a été brièvement suspendu le temps de les évacuer.
Mercredi, des personnalités proches du “Hirak” avaient exhorté les contestataires à ne pas “répondre aux provocations” à “ne pas empêcher l’exercice par d’autres citoyens de leur droit à s’exprimer librement” –un mot d’ordre respecté à Alger.
Le vote s’est également déroulé normalement à travers le pays sauf dans la région traditionnellement frondeuse et majoritairement berbèrophone de Kabylie, théâtre de graves incidents.
Un centre de vote a été saccagé, une antenne de l’Anie a été incendiée et les forces de l’ordre ont repoussé à l’aide de grenades lacrymogènes des manifestants qui tentaient de pénétrer au siège de la wilaya (préfecture) de Tizi-Ouzou, à 90 km à l’est d’Alger.
Des affrontements ont également opposé gendarmes et manifestants à Tichy, près de Béjaïa (180 km à l’est de la capitale), et ont fait six blessés dans les rangs des forces de l’ordre, selon une source sécuritaire ayant requis l’anonymat.

Avec AFP/VOA

Quand la population de Bouar s’insurge contre les comportements « irresponsables » des policiers

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Un véhicule d’intervention de la police stationné derrière un maquis à Bouar. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

La population de Bouar s’insurge contre les comportements « irresponsables » des policiers

Bouar (République centrafricaine) – depuis la tentative d’assassinat d’un journaliste de la radio Maïgaro par un agent de police, les relations entre les populations de Bouar et les forces de l’ordre ne cessent de dégrader. La dernière en date, c’est la polémique autour du « refus des policiers d’intervenir sur les lieux d’incidents».

 

« Il y’a quelques mois, à Bouar, les forces de l’ordre, quand on les appelle pour intervenir sur un lieu d’incidents, ils se défendent en disant qu’ils n’ont pas d’arme. Préoccupé par cette situation, le gouvernement les a dotés  avec des moyens létaux afin de protéger la population. Malgré tout, ils continuent de dire qu’ils n’ont pas des moyens roulants nécessaires aux interventions sur le terrain. Une fois de plus, le gouvernement répond à leur préoccupation en leur envoyant un véhicule d’intervention. Cette fois, dès qu’on les appelle, ils nous disaient qu’ils n’ont pas de carburant. Mais à quoi jouent les forces de l’ordre à Bouar ? », s’alarme un habitant du quartier Gandia avant d’ajouter que « chaque jour, on voit stationner derrière les maquis, les véhicules de la police, de la gendarmerie et des FACA alors qu’ils nous disent qu’ils n’ont pas du carburant. Comment ces véhicules se retrouvent-ils  sur ces lieux ? », conclut-il.

Faux, rétorque un agent de la police affecté à Bouar, qui parle quant à lui  d’une incompréhension totale. Selon lui, les forces de l’ordre ne peuvent pas intervenir sur plusieurs lieux d’incident à la fois, vue les moyens limités qu’elles disposent pour le moment, et la population n’a pas compris.

Sur la question des véhicules des forces de l’ordre derrière les maquis, l’homme n’a pas répondu, mais renvoie la balle dans le camp de ses chefs hiérarchiques qui n’ont pas répondu à nos appels.

 

Bouar, Gervais LENGA

Copyright2019CNC.

 

L’Etat islamique revendique l’attaque meurtrière à Inates au Niger (Site intelligence group)

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L’Etat islamique revendique l’attaque meurtrière à Inates au Niger (Site intelligence group)

Niamey (Niger) – 12 déc. 2019 20:04

“Les soldats du califat ont attaqué la base militaire d’Inates (…) les moudjahidine l’ont contrôlée pendant plusieurs heures”, affirme le communiqué de l’EI qui donne un bilan de “100 tués” côté armée nigérienne.

Avec BBC Afrique

Le Nigeria adopte le visa à l’entrée pour les Africains

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Le Nigeria adopte le visa à l’entrée pour les Africains

Lego (Nigeria) – 12 déc. 2019 19:58

Le président Muhammadu Buhari a déclaré que cela montrait l’engagement du Nigeria en faveur de la “libre circulation des Africains en Afrique”.
Cette annonce intervient cinq mois après la signature par le Nigeria d’un accord visant à promouvoir le libre-échange sur le continent.
Mais les critiques de M. Buhari l’accusent d’être protectionniste, sapant la vision de l’unité panafricaine.
Il a maintenu les frontières terrestres du Nigeria fermées avec tous ses voisins depuis le mois d’août, ce qui empêche les entreprises de faire du commerce transfrontalier par la route.
M. Buhari a rejeté les pressions visant à lever le blocus, affirmant qu’il visait à mettre fin à la contrebande de marchandises vers le Nigeria et à rendre la nation autosuffisante, en particulier au niveau de la production alimentaire.
Les frontières ont été fermées malgré le fait que le Nigeria fait partie de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un bloc régional de 15 pays qui a des textes qui permettent à ses quelques 350 millions de citoyens de voyager sans visa vers le géant régional.
M. Buhari n’a donné aucune indication sur la date à laquelle le blocus sera levé lorsqu’il a annoncé la dernière politique du gouvernement en matière de visas pour les titulaires de passeports africains.
Actuellement, les demandeurs doivent souvent faire une requête pour le visa nigérian dans leur pays d’origine, qui leur sera délivrée à leur arrivée dans l’État ouest-africain, explique Mayeni Jones, correspondante de BBC Nigeria.
Cela changerait au cours de la nouvelle année, lorsque les citoyens de tous les États africains pourraient prendre l’avion pour le Nigeria et obtenir un visa à leur arrivée, ajoute-t-elle.
Le Nigeria est considéré comme une superpuissance africaine, avec la plus grande économie et la plus grande population du continent.

Avec BBC Afrique

En RDC, l’impunité fait le bonheur des rebelles ADF | DW | 12.12.2019

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En RDC, l’impunité fait le bonheur des rebelles ADF | DW | 12.12.2019

Kinshasa (RD Congo) – 12 déc. 2019 19:52

Ces combattants s’étaient fixés pour objectif de chasser le président ougandais du pouvoir pour installer un régime islamiste.
Mais la nébuleuse ADF, qui s’est affiliée récemment à l’Etat islamique, s’est éloignée de ses objectifs politiques pour se transformer en un mouvement armé qui exploite les bois et les minerais et commet des massacres contre les populations locales, principalement autour de Beni, une ville dans le Nord-Kivu.
Le Kivu Security Tracker estime ainsi qu’au moins 272 civils ont été assassinés par les ADF entre 2017 et 2019.
Graves dégâts après une attaque des ADF
Collusion
En mai 2015, un rapport des Nations unies évoquait clairement une “ample collusion” entre les Forces armées congolaises (FARDC) et les rebelles ADF.
Jackson Bwahasa, membre du Kivu Security Tracker est formel, “Certains des commandants (des FARDC, ndlr) deviennent des affairistes”, accuse-t-il.
“Ils sont dans le commerce de cacao. Ils font du commerce au-delà de la frontière avec l’Ouganda. Ce qui fait qu’ils ont une proximité directe avec l’ennemi. Pour que les opérations marchent mieux, il faudrait qu’il y ait une relève de ces commandants. Dans la zone de Beni, vous avez plus de douze généraux. Mais le résultat sur le terrain est nul. Parce que la population continue à être massacrée”, ajoute l’expert.
Dans un rapport publié en août 2019, le Groupe d’Etude sur le Congo souligne ainsi que “plus de deux décennies de conflit ont créé une bourgeoisie militaire” qui utilise le conflit pour faire des affaires et a “un intérêt direct dans la poursuite de la violence”.
Des populations en colère manifestent à Beni (27.12.18)
Démenti
Pour le porte-parole de l’armée congolaise, Léon-Richard Kasonga, l’hypothèse d’une complicité avec les FARDC est “inimaginable et impossible”.
Le politologue Bob Kabamba poursuit en précisant qu’à cette “bourgoisie militaire” dénoncée plus haut, s’ajoute une élite politique locale qui profite également de la persistance de ce conflit. “Ce positionnement des acteurs politiques dépend du degré de violence qui sévit au niveau de leur circonscription”, explique Bob Kabamba.
“Pour une série de politiciens qui sont en mal de positionnement, l’utilisation de la violence devient un moyen de pouvoir accéder à des postes rétribués à Kinshasa”, renchérit-il.
Des appuis extérieurs
Affiliés à l’Etat islamique et en lien avec le groupe somalien Al-Shabaab, les rebelles ADF bénéficient de soutiens financiers extérieurs, des flux informels qui transitent par le Kenya, l’Ouganda ou Londres.
Le 10 décembre, le trésor américain a d’ailleurs placé cinq membres de la rébellion ADF, dont le leader du mouvement Musa Baluku, sur une liste de sanctions.

Avec DW français

Rapatriement des réfugiés, colère des habitants de Baoro contre le gouvernement.

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Centrafrique.com/refugies-refugies-mougoumba-arrivee-img_1avr2018152403-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>retour des réfugiés centrafricains du congo brazzaville à Moungoumba en centrafrique le 1 avril 2019 par CNC
Image d’illustration des réfugiés centrafricains du Congo Brazzaville à Moungoumba en avril 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

 

Rapatriement des réfugiés, colère des habitants de Baoro contre le gouvernement.

 

Baoro (République centrafricaine) – Depuis la semaine dernière, l’opération du rapatriement des réfugiés centrafricains dans la Nana-Mambéré est dans la tourmente. Les populations de Baoro, très critiques à l’égard du gouvernement, se sont mises en colère et refusent en bloc d’accueillir d’autres réfugiés en provenance des pays voisins, et la tension est palpable dans la ville

 

La signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine )APPR-RCA) entre le gouvernement et les groupes armés, le 6 février dernier, a suscité d’énormes espoirs au sein de la population centrafricaine. Les réfugiés centrafricains, en exil à l’étranger, ne cessent de manifester leur désir de rentrer dans leur pays. Avec l’aide du HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et du gouvernement centrafricain, des milliers d’autres sont déjà rentrés, et dans la Nana-Mambéré, et à Bangui comme dans d’autres villes du pays.

Cependant, dans la sous-préfecture de Baoro, située à 392 kilomètres de Bangui, les populations, qui ont déjà accueilli quelques réfugiés rapatriés il y’a quelques semaines, se sont mises en colère contre le gouvernement qui fait des promesses chimériques aux réfugiés en exil.

D’après leurs explications, le gouvernement et le HCR, qui  avaient promis la construction de 150  logements à Baoro, Bouar et Baboua pouvant accueillir les réfugiés une fois de retour au pays, n’ont rien fait concrètement, mais débarquent subitement avec 600 rapatriés, au lieu de 39 promis, avec leurs bagages pour les déposer à Baoro dans des conditions inimaginables.

Les rapatriés, qui ont quitté leur pays d’exil dans la joie de retrouver leur proche, sont surpris de se retrouver coincés. Certains ont du dormis sur la terrasse du centre social de Baoro ou de mission catholique, d’autres sont contraints de louer des logements avec leurs propres frais.

Une situation qui a poussé les jeunes de Baoro, selon les notables locaux, à bloquer l’arrivée des centaines des réfugiés transportés par le HCR le mercredi 4 décembre dernier. Un événement très compliqué pour le HCR et le gouvernement qui ont dû ramener les nouveaux rapatriés à Bouar en attendant de trouver une autre solution viable à cette situation.

Du côté du gouvernement, aucune réaction n’est enregistrée pour l’heure au sujet de blocage du rapatriement des réfugiés à Baoro dont beaucoup ne sont pas originaires de la ville.

 

Gervais Lenga

Copyright2019CNC.

1ER DECEMRE 2019 A MARSEILLE, DECLARATION DES ASSOCIATIONS CASC-PACA ET A SEWA TI BE AFRIKA.

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Centrafrique.com/drapeau-de-la-centrafrique-corbeaunews-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de la République centrafricaine par corbeaunews
Drapeau de la République centrafricaine. Crédit photo : corbeaunews

 

1ER DECEMRE 2019 A MARSEILLE,

DECLARATION DES ASSOCIATIONS

CASC-PACA ET A SEWA TI BE AFRIKA.

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers Compatriotes, chers Amis de la République Centrafricaine, bonsoir.

Le Collectif des Associations de Solidarité Centrafricaine Provence Alpes Côte d’Azur (CASC-PACA) et l’association A Séwa ti Bè Afrika (les familles centrafricaines), vous souhaitent la bienvenue dans cette salle à l’occasion de la commémoration des 61 anniversaires de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), par le Président fondateur Barthélémy BOGANDA, le 1er Décembre 1958.

“Nous sommes désormais, un Etat, c’est-à-dire un Peuple organisé. En tant que peuple organisé, nous devons avoir des Lois disait-il.

CASC-PACA, A Séwa ti bè Afrika sont créées respectivement en 2015 pour la première et en 2012 pour la deuxième. Elles ont pour objet : la prévoyance, la solidarité, l’entraide, la citoyenneté parmi leurs membres.

Favoriser la coopération entre les organisations de solidarité internationale issues des migrations (OSIM), les associations amies  de Centrafrique et les autres acteurs de la société civile, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics.

 

Chaque 1er Décembre est l’occasion de revendiquer notre Dignité, notre Unité, notre Souveraineté, notre Intégrité territoriale, notre volonté de développer la RCA.

 

Le contexte sécuritaire dans notre pays aujourd’hui est très compliqué. Notre Patrie est confrontée à une guerre hybride qui lui est imposée par l’étranger et quelques Centrafricains depuis 2013.

Les acteurs et les conséquences de cette guerre sont bien réels.

Nous avons le devoir de protéger les valeurs de la République.

La Constitution du 30 Mars 2016 doit être protégée, respectée et appliquée. Elle promeut notre fierté, notre Unité nationale. Notre diversité ethnique, culturelle et religieuse forme notre personnalité.

Elle met en valeur le principe de Zo Kwé Zo ou de l’Egalité entre tous les Hommes.

Préservons la cohésion sociale et la paix, gages du progrès économique, politique et social.

 

N’ayons pas honte du Rapport Général du Forum de Bangui de 2015 parce que “Les aspirations profondes du Peuple centrafricain y sont scellées et constitue désormais le socle de toutes politiques de gestion des affaires du pays. Chaque Centrafricain y trouvera l’essentiel des bases de la nouvelle société centrafricaine” déclare Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, ancienne Cheffe de l’Etat de la Transition de la RCA.

 

Les prochaines échéances électorales de 2020 sont une occasion démocratique pour sortir du cauchemar que nous vivons. Elles doivent se dérouler dans la transparence et les résultats acceptés par tous.

Or, les signaux envoyés aujourd’hui par les camps de certains futurs candidats inquiètent.

 

La Société civile, les partis politiques démocratiques, les forces vives de la nation, doivent redoubler de vigilance et exiger des autorités centrafricaines et des partenaires internationaux de tout mettre en œuvre pour que ces élections se passent bien.

 

Nous sommes convaincus que l’Etat de Droit, la Démocratie, la Souveraineté, l’intégrité territoriale, l’Indépendance, la Justice, le développement sont des moyens de lutte contre le terrorisme en République Centrafricaine, dans la sous-région, dans toute l’Afrique et dans le reste du monde.

 

Enfin, nous voulons rendre ici un vibrant hommage à toutes ces petites mains qui ont contribué au succès de cette commémoration.

Nous saluons la présence des jeunes compatriotes de l’équipe de football de Marseille parmi nous.

 

Vive la République Centrafricaine, Vive le Peuple centrafricain, Bonne soirée.

 

Marseille (France), le 07 Décembre 2019

La CPI engage le procès de deux ex-chefs de milice centrafricains.

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La CPI engage le procès de deux ex-chefs de milice centrafricains — La Libre Afrique

Bangui (République centrafricaine ) – 12 déc. 2019 00:13

Les juges de la Cour basée à La Haye ont « rendu une décision unanime confirmant partiellement les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées par la procureure » à l’encontre des deux hommes, renvoyant l’affaire en procès, a indiqué la CPI dans un communiqué.

La Cour avait tenu des audiences en septembre afin de déterminer s’il existait suffisamment de preuves contres les deux anciens chefs de milice antibalaka, dont les affaires ont été jointes en février. Créées en 2013 après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles de la coalition de la Séléka, les milices antibalaka ont pris les armes en assurant défendre les intérêts des chrétiens face aux exactions des groupes armés musulmans. Les juges de la CPI ont « conclu qu’il existe des motifs substantiels de croire qu’Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona seraient responsables » de crimes tels que « le meurtre, le viol, la torture, le transfert forcé de population, la persécution et autres actes inhumains ». Ils ont « refusé de confirmer les charges restantes qui n’étaient pas étayées par les éléments de preuve présentés par la procureure », a fait savoir la Cour, sans donner plus de détails. Ngaïssona, 52 ans, avait été arrêté en France en décembre 2018 avant d’être transféré à La Haye. Il était à l’époque président de la Fédération centrafricaine de football et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Fin novembre, la FIFA l’a interdit « de toute activité liée au football » pour plus de six ans. Yekatom, 44 ans, avait été remis à la Cour en novembre 2018. Ce député « aurait commandé un groupe d’environ 3.000 » combattants antibalaka, selon la CPI.
Avec Lalibre.be

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Centrafrique : un tribunal annule l’interdiction faite à l’ex-président Bozizé en exil de retourner au pays par avion

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Centrafrique : un tribunal annule l’interdiction faite à l’ex-président Bozizé en exil de retourner au pays par avion
 

Bangui (République centrafricaine) – 11 déc. 2019 23:22

La requête a été introduite par les avocats de M. Bozizé, et a fait l’objet d’une audience publique ce mercredi qui a duré plusieurs heures.
En prononçant le jugement, le président du tribunal Aymard Zitongo a déclaré en préambule le tribunal compétent pour juger cette affaire, et la requête recevable. Il a ensuite annulé les dispositions d’un arrêté de 2016 interdisant aux compagnies aériennes de transporter M. Bozizé à destination de la rca.
De l’avis de Nicolas Tiangaye, l’un des principaux avocats de M. Bozizé, ce jugement constitue une victoire partielle. Il entend désormais poursuivre la lutte judiciaire avec l’équipe de défense de M. Bozizé, afin de rétablir son client dans ses droits, lui permettant de revenir librement dans son pays.
Depuis sa chute en mars 2013, M. Bozizé vit en exil à l’étranger. Il est actuellement sous le coup d’une poursuite judiciaire, tant à l’intérieur de la République centrafricaine qu’au niveau de la Cour pénale internationale (CPI).

Avec Xinhua

Affaire Olivier Koudemon alias Gbangouma, le PM promet justice pour les victimes.

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Centrafrique.com/le-premier-ministre-firmin-ngrebada-devant-lassemblee-nationale-en-mai-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier ministre Firmin Ngrebada dans l'hémicycle de l'assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL
Le Premier ministre Firmin Ngrebada dans l’hémicycle de l’assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL

 

Affaire Olivier Koudemon alias Gbangouma, le PM promet justice pour les victimes.

 

Bangui )République centrafricaine) – L’incident sécuritaire, impliquant le commandant de la gendarmerie Olivier Koudemon alias Gbangouma,  survenu sur l’avenue des Martyrs le dimanche 8 décembre dernier vient de prendre une tournure préoccupante avec l’implication des parlementaires. Le Premier ministre Firmin Ngrebada, sous pression de l’Assemblée nationale, a promis justice pour les victimes, mais les députés en doutent fortement.

 

Ce mercredi 11 décembre, dans l’hémicycle de  l’Assemblée nationale, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, interpellé par les députés sur l’affaire de tentative d’enlèvement de deux jeunes par le commandant Olivier Koudemon alias Gbangouma sur l’avenue des martyrs le week-end dernier, ayant entraîné une vive tension entre les éléments de la garde présidentielle et les gendarmes de la section Légion mobile, se dit préoccupé, et promet la justice.  Mais pour les députés, dont l’un faisait partie des victimes du commandant Olivier Koudemon, la réponse du Premier ministre est purement politique : « C’est encore un effet d’annonce. Le commandant Koudemon, mis en cause dans plusieurs dossiers criminels au tribunal, dont celui de l’assassinat d’un commissaire de police, continue malheureusement d’occuper ses fonctions au sein de la gendarmerie nationale sans être inquiété de près ou de loin par la justice centrafricaine. Plus grave, il est promu au grade du commandant et chef adjoint de la légion mobile de la gendarmerie (LGM). Mais si aujourd’hui, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA promet justice pour les victimes de l’acte criminel du week-end dernier, on peut se demander de quelle justice parle-t-il ?», s’alarme un député à la sortie de l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce mercredi 11 décembre.

Du côté des victimes, on estime qu’un avocat est déjà saisi. Une plainte sera déposée devant la cour d’ici la semaine prochaine.

 

Affaire à suivre…

Copyright2019CNC.

Gabon : Un Etat en zones troubles

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Centrafrique.com/lopposant-gabonais-jean-ping/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'opposant gabonais Jean Ping

Gabon : Un Etat en zones troubles

Libreville (Gabon) – CNC – La chute de Brice Laccruche Alihanga fait couler beaucoup d’encres au Gabon. Hormis ce limogeage, il est annoncé d’autres départs dans l’entourage d’Ali Bongo. Pendant ce temps, l’opposant Jean Ping annonce un combat dans les tout prochains jours.

 

Dans l’entourage du président Ali Bongo, le courant ne passe pas bien. Des proches d’Ali Bongo se regardent en chiens de faïence. En nommant son fils comme chargé des affaires présidentielles, Ali Bongo a créé la colère de ses partisans au sein même de son entourage. Selon nos sources émanant des proches d’Ali Bongo, d’autres départs sont prévus dans son entourage.

Jean Ping hausse le ton

L’opposant Gabonais Jean Ping sort de sa réserve pour dire ses quatre vérités à Ali Bongo. « Nous ne sommes pas dupes de ce qui se trame derrière cette nomination anticonstitutionnelle. Elle confirme une fois de plus, la monarchisation de la République » dit-il.

 « Le temps est venu »

L’ancien président de la commission de l’Union africaine (UA), va plus loin pour lancer un grand appel. « Après avoir longtemps fait barrage contre toute tentation de jeter qui que ce soit en pâture ou à la vindicte populaire, je dis au peuple gabonais que, si nécessaire, le temps est venu de désigner l’ennemi, de se lever et de marcher » poursuit-il.

Arfang Sagna

 

Niger : l’armée frappée par l’attaque djihadiste la plus meurtrière dans le pays

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Niger : l’armée frappée par l’attaque djihadiste la plus meurtrière dans le pays

Niamey (Niger) – 11 déc. 2019 18:19

L’attaque a fait au moins 71 morts et des disparus, selon un communiqué du ministère de la Défense nigérien, lu à la télévision nationale.
Le compte Twitter de la présidence du Niger indique que le président de la République Mahamadou Issoufou “a interrompu sa participation à la Conférence sur « la Paix Durable, la Sécurité et le Développement en Afrique »” en Égypte pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inates.
Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques jihadistes.
Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, menées par des jihadistes venus du Mali proche.
Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
Les jihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel – en particulier au Mali, au Niger et au Burkina -, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.
Le journaliste et auteur Seidik Abba indique quedans cette région, “le mouvement djihadiste a trouvé un repère”.

Avec AFP

Nouvelle attaque contre l’armée dans l’ouest.

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Nouvelle attaque contre l’armée dans l’ouest

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Niamey (Niger) | 10 déc. 2019 23:59 – Des hommes armés ont attaqué mardi une position de l’armée nigérienne dans la zone d’Inates (ouest), près de la frontière du Mali, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

“C’est une position de notre armée dans la zone d’Inates qui a été attaquée. Les assaillants venus par dizaines, et par petits groupes à motos, ont attaqué le camp qu’ils ont encerclé aux environs de 19H25 locales (18H25 GMT)”, a expliqué cette source à l’AFP. Elle n’a pas pu fournir de bilan dans l’immédiat. “L’attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place”, a-t-elle cependant assuré. Le 1er juillet 2019, 18 soldats nigériens ont été tués et 4 portés disparus lors de l’attaque de ce même poste militaire avancé d’Inates, revendiquée par le groupe Etat islamique. Auparavant, c’est dans cette même zone d’Inates que 18 combattants de l’organisation Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient été tués lors d’une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin. Le 14 mai, une embuscade de l’EIGS avait coûté la vie à 28 soldats nigériens dans une zone voisine. En octobre 2017, l’EIGS avait revendiqué une attaque dans laquelle quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient péri dans la zone de Tongo Tongo, située dans la région de Tillabéri (ouest), à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. L’attaque de ce mardi est la deuxième en deux jours contre des positions de l’armée nigérienne. Lundi, trois militaires nigériens et quatorze “terroristes” ont été tués dans une attaque contre un camp de l’armée dans la région de Tahoua (ouest) voisine de Tillabéri et proche du Mali, a indiqué mardi soir le ministère nigérien de la Défense. Pays très pauvre, le Niger – comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso – fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans l’Ouest. Le Niger est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le Sud-Est.
Avec AFP/VOA

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Guinée : l’opposition de nouveau dans la rue | DW | 10.12.2019

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Guinée : l’opposition de nouveau dans la rue | DW | 10.12.2019

Conakry (Guinée) – 10 déc. 2019 22:53

“Nous serons toujours dans les rues dans cet esprit constitutionnel qui est la manifestation. Parce que c’est la constitution qui nous le permet en son article 10”, a déclaré à la DW, Oumar Sylla alias Fonike Mangue. Selon lui, “il est temps que le président Alpha Condé renonce à son projet de troisième mandat pour que les choses rentrent dans l’ordre et que les Guinéens puissent avoir, à partir de décembre 2020, un nouveau président démocratiquement élu”.
Pour le référendum
Sans surprise, la Coalition démocratique pour la nouvelle constitution soutient la mouvance présidentielle dans le processus d’adoption d’une nouvelle constitution.
“Moi je pense que pour baisser la tension politique, il faut simplement que les uns et les autres sachent que s’ils ont leurs raisons, les autres aussi peuvent avoir les leurs”, suggère le porte-parole de la CODENOC.
Selon Allouseny Makanera Kake, la seule alternative pour départager les deux tendances, c’est d’aller au référendum.
Il estime que “la politique c’est l’opposition des idées. Et si vous n’êtes pas d’accord, vous avez la possibilité de trouver une solution idoine [par la consultation populaire].”
L’implication des religieux
Dans ce contexte de fortes tensions, des leaders religieux ont décidé de s’impliquer, afin de tenter d’obtenir un retour au calme.
“L’islam n’aime pas le désordre et l’anarchie”, signale l’analyste politique et islamologue Abdoul Karim Diallo. “Nous devons tous être autour d’une même table, discuter des problèmes de ce pays”, conseille-t-il en appelant à l’unité “de tous les fils de la Guinée pour bâtir ensemble le pays. Nous sommes tous, fils de ce pays et nous sommes en train de détruire notre foi à cause de ces querelles. Parce que détester son frère est une grave chose”, poursuit-il.
Abdoul Karim Diallo est pour le dialogue par la voie religieuse. “si vous voulez que votre foi soit correcte, vous devez vous aimer, vous pardonner et vous entraider. La religion n’aime pas la violence, mais aussi l’injustice”, soutient-il.
Mission de bons offices
C’est dans ce contexte politique tendu que deux anciens chefs d’État d’Afrique de l’Ouest ont entamé lundi (09.12.) une mission de cinq jours à Conakry à l’initiative du National Democratic Institute (NDI) et la Fondation Kofi Annan.
L’ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan a été dépêché à Conakry par National Democratic Institute (NDI)
Il s’agit de l’ancien président béninois, Nicéphore Dieudonné Soglo et de son homologue du Nigeria, Goodluck Jonathan. Ils ont pour mission d’évaluer les préparatifs des élections législatives prévues pour février 2020 et tenter d’apaiser la tension perceptible avec le projet de nouvelle loi fondamentale que souhaite mettre en œuvre, le président Alpha Condé.
Les deux anciens présidents ont rencontré à Conakry, dès leur arrivée, des responsables des médias et plusieurs acteurs de la société civile guinéenne.

Avec DW français

Le verdict sur le retour de l’ancien président Bozizé attendu mercredi

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Centrafrique.com/bertin-bea-du-knk-lors-du-meeting-du-knk-a-boyrabe/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le premier sécrétaire général du parti KNK Bertin BÉA lors du meeting de Boy-Rabe le 7 décembre à Bangui. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé/CNC.
L’honorable Bertin BÉA, Premier Sécrétaire du parti KNK lors du meeting de son parti au quartier Boy-Rabe à Bangui. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé/ CNC.

 

Le verdict sur le probable retour de l’ancien président Bozizé attendu mercredi prochain

 

Bangui (République centrafricaine) – Rentrera ou ne rentrera pas, c’est le tribunal administratif de Bangui qui a le dernier mot dans cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Les juges se prononceront le mercredi 11 décembre, sur le sort de  l’ancien président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, en exil depuis sa chute du pouvoir en 2013.

 

L’annonce  a été faite par le secrétaire général du parti Kwa Na Kwa, Bertin Béa lors du meeting dudit parti le samedi dernier sur le terrain de l’école Ndress 2, à Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement de Bangui, où ce dernier a appelé les militants et sympathisants du parti à venir massivement au Tribunal.

Le retour de l’ancien président François Bozizé était au cœur de multiples  meetings organisés par les membres du bureau exécutif de son parti, soutenus par les  ouvriers et ouvrières qui croient au retour de leur président fondateur. Mais une note circulaire du ministère de Transport et de l’aviation civile, datant de 2016, interdit à toutes les compagnies aériennes faisant trafic vers la Centrafrique de prendre à bord l’ancien Président centrafricain, ce qui a crée une tension électrique entre le parti KNK et le pouvoir de Bangui.

Entre temps, le collectif des avocats de l’ancien président François Bozizé, qui  avait vivement dénoncé cette note qu’il qualifie de violation flagrante des conventions internationales des droits de l’homme  , avait déposé une requête en annulation auprès de la justice centrafricaine,  La décision sur cette affaire est attendue le mercredi11 décembre, où les yeux des militants de KNK sont rivés vers les juges qui prononceront le verdict.

« J’appelle tous les militants du parti KNK qui sont dans les 8 arrondissements de Bangui vêtus en tee-shirt et casquettes à partir de 8heures au Tribunal pour suivre la grande décision des juges concernant le retour au pays de notre grand ouvrier, président fondateur, François Bozizé qui est l’unique candidat du Parti KNK à l’élection présidentielle de décembre 2020 », a lancé Bertin Béa, Secrétaire général de KNK.

Christian Guenebem Dedizoum, Secrétaire général adjoint du Parti Kwa Na KWa quant à lui attend simplement que le droit soit dit dans ce dossier, « le parti, moi-même et les Centrafricains en général attendons simplement que le droit soit dit dans ce dossier. Il est un fait avéré que la Loi fondamentale a été délibérément violée, et cela ne peut pas continuer. François Bozizé est un citoyen et un justiciable comme un autre. Pas question d’un autre verdict que l’annulation de la circulaire », a-t-il indiqué.

Le collectif des avocats de François Bozizé, piloté par le doyen des avocats de la défense Me Nicolas Tiangaye, qui a entamé cette requête devant le tribunal administratif souhaite l’annulation purement de cette note circulaire afin de permettre à l’ancien chef de l’État de rentrer dans son pays. Mais dans le cas contraire, ils envisageront de porter l’affaire devant les juridictions internationales.

Affaire à suivre…

 

Jefferson Cyrille Yapende

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Une enseignante froidement abattue à Bria.

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Centrafrique.com/un-rebelle-et-un-civil-se-parrlent-a-bria-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un individu, encore non identifié, a vandalisé, ce jeudi soir, la stèle des soldats Africains. Le Maire de Sarcelles a porté plainte.
CopyrightCNC

 

 Une enseignante froidement abattue à Bria.

 

Bangui (République centrafricaine) – Selon des informations recoupées sur place, les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi 9 décembre au quartier Kotto-ville, non loin de la base des mercenaires russes de la société Wagner, située au nord de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Koto.

 

Le corps de la victime, criblé des balles, a été retrouvé  le lendemain devant son domicile par des voisins qui ont aussitôt alerté les autorités locales. Son compagnon, qui aurait tenté clandestinement de quitté la ville, a été arrêté par la police de la Minusca ce lundi vers 14 heures. Pourquoi ?

D’après les premiers éléments d’informations recoupées sur place, tout a commencé par une dispute entre Solange et son copain, que nous appelons Michel, au sujet de leur unique motocyclette qu’ils avaient achetée quelques mois plutôt et utiliser comme moto taxi à Bria.

Michel, très en colère contre Solange qui s’est opposée à la vente de leur unique moto, ne parle plus depuis près de deux semaines avec elle. Mais subitement, dans la nuit du dimanche à lundi 9 décembre, vers 22 heures locales, deux hommes, armés des mitraillettes, se sont présentés devant le domicile du couple pour frapper à leur porte.

Solange, qui semblait connaître les deux invités, leur avait malheureusement ouvert la porte. C’est à ce moment que les deux présumés criminels auraient abattu Solange avec leur arme avant de tenter de s’emparer de la moto du couple.

Mais les assaillants, en voyant les mercenaires russes projeter des lumières partout, ont dû quitter précipitamment le lieu sans emporter avec eux leur butin.

Pendant ce temps, Michel, qui disait endormir lors de l’arrivée des assaillants, a été brièvement arrêté par les deux malfaiteurs présumés avant d’être relaxés.

Le corps de la victime, une enseignante de 27 ans, gisait encore au sol quand le préfet  et les forces de la Minusca arrivent sur le lieu du crime le lendemain matin pour constater les faits.

Tandis que Michel, après l’enterrement de Solange, cherchait discrètement à quitter la ville vers 14 heures, mais il a été aussitôt arrêté par la police de la Minusca.

En détention depuis quelques heures, Michel va bientôt être transféré à Bangui pour nécessité d’enquête.

Quant aux deux prétendus malfaiteurs, le doute persiste sur leur identité, mais les enquêtes sont en cours. Des rumeurs circulent dans la ville indexant les miliciens Anti-Balaka, tandis  que d’autres par des éléments rebelles de l’UPC qui seraient les auteurs présumés de ce crime.

Depuis quelques semaines, la ville de Bria sombre renouée avec des assassinats ciblés des civils. Le week-end dernier, un homme, en revenant de sa ferme, a été froidement abattu par des hommes en armes non loin de la ville de Bria.

Pour l’heure, la ville est terrorisée, les populations s’inquiètent de sortir en dehors de la ville, par peur d’être prises pour cible.

 

 

Bria, moise Banafio pour CNC

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