Centrafrique.com/?attachment_id=34551″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre sud-africain des entreprises publiques a déclaré que South African Airways (SAA) va subir une restructuration radicale pour assurer sa viabilité financière.
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South African Airways va subir une restructuration
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Prétoria (Afrique du Sud) | 2 déc. 2019 03:16 – M. Pravin Gordhan a déclaré qu’il n’y a pas d’autre solution pour la compagnie aérienne publique en difficulté qui a subi des pertes cumulées de plus de 2 milliards de dollars US au cours des 13 dernières années et n’a réalisé aucun bénéfice depuis 2011.
Il a indiqué que les discussions avec les investisseurs sont en cours “afin d’obtenir les fonds nécessaires pour couvrir la transition opérationnelle et structurelle au cours des prochains mois”. M. Gordhan a exprimé sa confiance dans les efforts de la compagnie aérienne pour rétablir les ventes. “Nous rassurons donc les clients et les encourageons à acheter leurs billets en toute confiance. La SAA est déterminée à rester en activité”, a-t-il déclaré dimanche. Les banques commerciales sont prêtes à accorder un prêt à la SAA, mais elles exigent du gouvernement qu’il garantisse son remboursement. Le ministre sud-africain des entreprises publiques doit décider s’il peut fournir cette garantie. Le mois dernier, la compagnie aérienne a interdit tous ses vols pendant un week-end à la suite d’une grève du Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (NUMSA) et de la South Africa Cabin Crew Association (SACCA). Avec BBC Afrique
Centrafrique.com/?attachment_id=34549″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le président de la Fifa (à droite) et le président de la CAF, Ahmad
La Fifa veut construire des stades en Afrique
Abuja (Nigéria) | 2 déc. 2019 00:22 – L’organisation chargée du football mondial a fait part de son intention de collecter un milliard de dollars US (environ 533,1 milliards de francs CFA) pour construire au moins un stade répondant aux normes Fifa dans chacun des 54 pays africains.
Son président, Gianni Infantino, a annoncé cette décision à l’occasion des festivités du 80e anniversaire du TP Mazembe, à Lubumbashi, en RD Congo. Pour y arriver, la Fifa va travailler avec la Confédération africaine de football (CAF) et d’autres parties concernées, dans le but d’améliorer l’arbitrage, les infrastructures et les compétitions de football en Afrique. “Nous voulons emmener l’Afrique au plus haut niveau et montrer au monde entier le talent exceptionnel et les talents de votre continent”, a déclaré Gianni Infantino. “Nous voulons mener une politique comprenant trois axes, l’arbitrage, l’infrastructure et les compétitions, en étroite collaboration avec la CAF et ses 54 fédérations membres”, a promis le patron de la Fifa. Gianni Infantino a évoqué la possibilité de créer une ligue africaine réservée aux meilleurs clubs du continent. Il n’a pas donné des détails ni évoqué ce qui différencierait la future compétition avec la Ligue des champions. Il effectue une tournée africaine depuis plusieurs jours. Pour cette visite, il est accompagné de la déléguée générale de la Fifa auprès de la CAF, Fatma Samoura, qui est également secrétaire générale de la Fifa, et du président de la CAF, Ahmad. A Lubumbashi, Gianni Infantino a pris part à un match de football, aux côtés de Samuel Eto’o, de l’ancien footballeur zambien Kalusha Bwalya, et du propriétaire du TP Mazembe, Moïse Katumbi. Avec BBC Afrique
Centrafrique.com/?attachment_id=34541″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'armée burkinabè en patrouille dans la région de l'Est
Au moins 14 morts dans une attaque contre une église au Burkina
Les victimes prenaient part à un culte religieux lorsqu’elles ont été attaquées par des individus armés, selon un communiqué du gouverneur de la région.
Les auteurs de l’attaque n’ont pas encore été identifiés. Les forces de sécurité ont lancé une opération de secours aux blessés. Des ratissages sont également en cours pour retrouver les auteurs de cette attaque, précise le communiqué du gouverneur. En Mai dernier, une attaque contre une église catholique a fait quatre morts à Toulfé, dans le nord du pays. Plusieurs imams ont également été assassinés par les hommes armés dans le nord du Burkina au cours des derniers mois. Avec BBC Afrique
Tunisie : au moins 26 morts dans un accident de bus touristique.
Centrafrique.com/?attachment_id=34539″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le bus transportait une quarantaine de jeunes âgés de 20 à 30 ans. Il est tombé dans un ravin alors qu’il effectuait un trajet Tunis – Aïn Draham
*La chute du véhicule dans un ravin, qui a également fait une vingtaine de blessés parmi des jeunes touristes locaux, constitue l’une des pires catastrophes du genre dans le pays. *
La zone est montagneuse, et prisée des touristes locaux.
Ce dimanche, au moins 26 jeunes adultes sont morts dans un accident de bus survenu dans la région de Aïn Snoussi. Selon les premiers éléments venus des autorités, le véhicule qui transportait une quarantaine de personnes est tombé dans un ravin alors qu’il effectuait un trajet Tunis – Aïn Draham.
Selon le dernier bilan encore provisoire du ministère de la Santé, il y aurait également une vingtaine de blessés. Toutes les victimes du bus d’une agence de voyage locale sont a priori d’origine tunisienne et âgées de 20 à 30 ans.
Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore connues mais les premières images de l’accident et son lourd bilan suscitent l’effroi dans le pays. Sur les réseaux sociaux, nombre de photos qui circulent montrent en effet des cadavres jonchant le sol et un bus déchiqueté. Sur d’autres, on voit des corps de jeunes adultes portant vêtements de sports et baskets.
Le premier Sommet du forum économique Russie-Afrique tenu les 23 et 24 Octobre 2019 à Sotchi a fait l’objet de divers commentaires et remarques de la part de milieux diplomatiques, de la presse internationale et autres observateurs des relations internationales.
Pour certains, cette conférence au sommet qui a réuni une trentaine de Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique et de Russie, co-présidée par les Présidents Abdel Fatah Al-Sissi d’Egypte et Vladimir Poutine de Russie, marque « le grand retour » de la Russie sur le continent Africain. Pour d’autres le Forum confirme que la Fédération de Russie est en train de se positionner en Afrique comme « une troisième voie » entre la Chine et les Occidentaux. L’Afrique apparait comme une priorité de la diplomatie économique de la Russie. Si cette priorité semble nouvelle, les relations entre le pays et l’Afrique sont très anciennes. Ce « grand retour » de la Russie était perceptible depuis quelques années. En effet depuis son accession à la présidence de la République, Vladimir Poutine ne cesse d’œuvrer pour redonner à la Fédération de Russie « sa place » sur la scène internationale, notamment sur le continent Africain. La place qu’occupait ce pays en Afrique durant la période de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (l’URSS) était à la fois idéologique et économique. En 2006, la Russie décide d’annuler la dette militaire de l’Algérie. Cette dette s’élevait à près de 4,7 milliards de dollars. Le geste a été interprété comme un « signe d’amitié » en faveur d’un partenaire de longue date. En 2014, la Russie manifeste assez vigoureusement sa présence en Afrique à la suite des sanctions occidentales consécutives à l’annexion de la Crimée. Dès lors elle s’est engagée à renouer avec les partenaires du temps de l’URSS, mais aussi à nouer de nouveaux partenariats politiques et commerciaux sur le continent. L’Afrique, le continent le plus riche de la planète en matière de ressources naturelles semble répondre aux attentes de la Russie. En l’espace de quatre années elle établit des relations de coopération avec une dizaine de pays africains. En 2018 des sociétés privées russes vont s’installer en République Centrafricaine pour assurer la formation des soldats de l’armée régulière de ce pays. Cette activité sera diversement appréciée du côté des pays occidentaux notamment la France. Comment la Russie s’y prend-elle dans sa nouvelle forme de coopération avec l’Afrique ? Comparativement à la période de l’URSS, la méthode ne semble pas avoir beaucoup évoluée. La Russie propose à ses partenaires d’Afrique son expertise en matière de défense, de sécurité d’armement, de recherche minière et d’énergie nucléaire. Elle souhaite en retour avoir accès aux ressources naturelles, notamment minières. Présentement, près des deux tiers des investissements russes en Afrique portent sur les secteurs de l’énergie et des mines. La Russie recherche aussi et surtout à établir un réseau d’amis qui pourraient lui apporter le soutien dont elle aura besoin lors des votes aux Nations Unies. L’Afrique possède un nombre assez important de voix au sein de l’Organisation des Nations Unies. Que peut-on observer comme résultats probants de la démarche de la Russie en Afrique? Il n’est pas aisé de donner une évaluation précise de l’action que mène actuellement la Russie sur le continent Africain. Au plan politique la Russie œuvre à renforcer sa coopération d’abord avec ses anciens partenaires. Elle s’y engage au moment où la «politique néocolonialiste » des pays Européens en général, de la France en particulier est en train d’être ardemment dénoncée par les populations. La jeunesse africaine manifeste de plus en plus son opposition à la politique des anciennes puissances colonisatrices vis à vis des pays Africains. L’objectif principal recherché serait entre autres de rétablir « le soft power » de la Russie. Pour mémoire de nombreuses élites africaines ont été formées à l’Université Patrice Lumumba de Moscou durant la période de l’Union Soviétique. Les anciens chefs d’Etat, Eduardo dos Santos d’Angola et Thabo Mbeki de la République Sud-Africaine y ont étudiés. Dans le domaine énergétique, la Russie n’a pas encore réussi à finaliser un accord sur le programme nucléaire avec l’Afrique du Sud. Lors de ce premier forum économique Russie-Afrique, elle a proposé aux pays africains sa science en matière d’énergie nucléaire. Elle mise sur le fait que l’Afrique a un besoin crucial en électricité. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population africaine n’a pas accès à l’électricité. A l’horizon 2050, le continent devrait compter près de deux milliards d’habitants. A Sotchi les experts de l’agence nucléaire russe (Rosatom) ont démarché les délégations africaines en proposant la technologie nucléaire russe à des fins civiles afin de favoriser le développement du continent. Avant le sommet, le 17 octobre 2019, l’’agence russe de l’énergie nucléaire (Rosatom) avait signé un accord préliminaire de coopération avec le Rwanda pour construire dans ce pays un centre de recherche sur le nucléaire. A ce jour, la Russie dispose de protocoles d’accord avec une vingtaine de pays africains dont l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, le Nigeria, le Kenya, le Soudan, l’Ouganda, le Rwanda, la Zambie. En plus de l’Afrique du Sud qui possède déjà une centrale nucléaire d’autres pays africains se préparent à disposer de cette énergie dans les cinq années à venir.. Selon les spécialistes dans le domaine, les centrales nucléaires de la Russie ont l’avantage d’être moins chères que celles des concurrents occidentaux. Il faut aussi noter que l’agence Russe de l’énergie nucléaire (Rosatom), en plus de ses services propose de prêts avantageux aux partenaires. Dans le domaine des mines, la Russie, premier producteur mondial de diamants, dispose d’une expérience avérée en matière de recherche et d’exploitation minière. Elle présidera en 2020 l’Initiative internationale de lutte contre les « diamants de la guerre » appelée « le Processus de Kimberley ». Elle milite en faveur de la levée de l’embargo sur les diamants afin de légaliser l’exploitation et l’exportation des mines en en Afrique, particulièrement en République Centrafricaine. A cet effet, elle a déjà signée des accords d’exploration et d’exploitation en Centrafrique. Dans le domaine militaire et de la sécurité, le 25 juin 2019, en marge du forum Armée 2019, tenu à Moscou, le Mali a signé, un accord de coopération militaire avec la Russie. Ledit accord porte notamment sur la formation de spécialistes militaires, la coopération en matière de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme. A cette occasion, le Ministre Russe de la Défense a déclaré : « L’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays. La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables ». Il y a lieu de noter que la coopération militaire entre la Russie et le Mali date depuis les années 1960. En effet au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance, le Mali a établi avec l’URSS, une coopération militaire pour la formation et l’équipement des forces armées maliennes. L’éclatement de l’Union Soviétique en 1991 avait mis cette coopération militaire en léthargie. A ce jour on note qu’une vingtaine de pays africains ont signé des accords de coopération avec la Russie dans les domaines militaires et de la sécurité. L’intensification de la coopération entre la Russie et les pays d’Afrique et d’Asie intervient dans le contexte de la détérioration des relations avec l’Occident, particulièrement les Etats Unis. Cette détérioration prend de plus en plus l’allure d’une confrontation que certains observateurs n’hésitent pas à qualifier de «nouvelle Guerre froide». On peut s’attendre à ce que l’interaction Russie-Afrique s’améliore de plus en plus et retrouve un niveau assez élevé. Cela est d’autant plus envisageable que la Russie affiche sa volonté de faire de certains pays africains (tel que l’Ethiopie), un centre d’excellence en science et technologie». A cet égard, le Président Idriss Deby du Tchad, a été explicite : « Le soutien de la Fédération de Russie est vital pour renforcer la stabilité régionale. L’appui en formation et en équipement militaire, le partage de renseignement et d’expérience avec les forces africaines engagées sur ce front seront d’une grande utilité ». Le Président du Burkina Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré pour sa part déclare: « Nous sommes tout à fait en droit de diversifier nos partenaires sans aucune contrainte, parce que… nous n’avons pas de relation d’exclusivité avec un partenaire quelconque. Ce sont nos intérêts que nous suivons ». La perte de confiance des Africains par rapport aux européens pourrait bien profiter à la Russie, même si certains pensent que le pays n’a pas la puissance économique d’antan. — Fin de l’article —
Thierry Gaubert, un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy aurait touché en 2006 un virement de 440 000 euros provenant du régime libyen de Khadafi et ayant transité par un compte appartenant à l’intermédiaire Ziad Takieddine. C’est ce qu’affirme ce dimanche Mediapart.
Condamné en mai 2012 à une peine de prison avec sursis pour détournement de fonds, Thierry Gaubert aurait reçu cette somme le 8 février 2006 sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de Ziad Takieddine. L’argent aurait ensuite été transféré le lendemain sur un compte non identifié.
En aucun cas de l’argent libyen, selon Gaubert
Or Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Khadafi », selon le journal, à hauteur de six millions d’euros en 2006 : trois millions en janvier, soit quelques jours avant le virement évoqué dimanche, un autre en mai et deux derniers en novembre. Contactés dimanche par l’AFP, Thierry Gaubert et Ziad Takieddine n’avaient pas réagi dans l’immédiat.
Thierry Gaubert a affirmé au journal en ligne que « Rossfield n’est pas du tout Ziad Takieddine » et qu’il ne s’agit « pas du tout d’argent libyen ».
Des indices convergents vers la Libye de Khadafi
Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Khadafi.
En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant.
Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour.
L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ».
Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
Thierry Gaubert, qui a notamment travaillé auprès de Nicolas Sarkozy à Bercy, doit par ailleurs comparaître à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ».
Il est, entre autres, soupçonné d’avoir placé des avoirs sur des comptes à l’étranger sans les déclarer au fisc français.
Un homme et une femme ont été tués par plusieurs dizaines de personnes alors qu’ils voulaient prendre un taxi en centre-ville, a constaté un journaliste de l’AFP. L’armée congolaise a tiré pour éviter un autre lynchage, selon la même source.
Pas de carte d’identité mais des uniformes « Ils n’avaient pas de cartes d’identité et en fouillant dans leurs bagages, nous avons trouvé des munitions, des tenues militaires et des chargeurs« , a déclaré à l’AFP un témoin, Fabrice Muhindo, qui se présente comme responsable du parking où a eu lieu le lynchage. Il s’agissait en fait d’un sergent de l’armée congolaise et son épouse, a indiqué en soirée l’armée congolaise. Le « sergent Bahati Sisimbume » rejoignait « son lieu d’affectation » dans la province de l’Ituri au nord de Beni, a précisé à l’AFP un porte-parole de l’armée, Mak Hazukai. Un militaire avait déjà été tué la veille par des civils dans la région, qui l’ont confondu avec un membre du groupe armé ADF. D’origine ougandaise, les Forces démocratiques alliés (ADF) sont accusées d’avoir tué dans la région de Beni plus de 100 personnes depuis le 5 novembre, et plus de 1.000 depuis 2014. Au moins 14 personnes ont été tuées vendredi dans une nouvelle attaque en zone rurale au nord de Beni, a indiqué à l’AFP Janvier Kasahirio, membre de la société civile. Aucune source militaire ou onusienne n’a confirmé ces chiffres. « Ne pas se tromper d’ennemi » Dans ce contexte explosif, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a fait une visite-éclair à Beni, où des émeutes avaient déjà visé lundi les Casques bleus, accusés de ne rien faire face aux massacres. « Le message est qu’il ne faut pas se tromper d’ennemis« , a déclaré M. Lacroix, en visitant une base de l’ONU saccagée lundi à Beni par des émeutiers qui demandent le départ des Casques bleus. « Nous, nous sommes du côté du peuple de cette région, du peuple congolais », a-t-il ajouté. « L’ennemi, c’est ceux qui attaquent et tuent la population« . Il a aussi visé les agresseurs de « ceux qui aident les habitants de cette région à lutter contre Ebola« . Après Beni, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU s’est rendu à Biakato, où trois agents de la riposte anti-Ebola ont été tués dans une attaque armée dans la nuit de jeudi à mercredi. L’épidémie d’Ebola a tué 2.201 personnes en RDC depuis août 2018. « Des enquêtes doivent être ouvertes » « Il faut des enquêtes sur tout ce qui s’est passé. Il ne faut pas qu’il y ait l’impunité« , a déclaré M. Lacroix. « Nous allons tirer les leçons de ce qui s’est passé et renforcer notre partenariat » avec les autorités congolaises, a-t-il ajouté. Il a très brièvement rencontré sur place le chef d’état-major de l’armée congolaise et une délégation du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). Le mandat des Nations unies en RDC doit être renouvelé d’ici à fin décembre par le Conseil de sécurité. « Une coopération plus étroite FARDC/Monusco » Les autorités congolaises ont annoncé lundi des opérations militaires « conjointes » avec les Casques bleus pour rétablir la sécurité à Beni. L’armée congolaise avait lancé le 30 octobre des opérations militaires unilatérales contre les bases ADF autour de Beni. Un porte-parole de l’armée congolaise a affirmé samedi à l’AFP qu’un important commandant des ADF avait été tué dans des combats vendredi. Il s’appelle Mohamed Mukubwa, selon la presse congolaise. Les tueries de civils constituent des représailles des ADF aux opérations militaires en cours, selon les experts. Le nombre de combattants ADF est estimé à quelques centaines. Il ne s’agit pas d’ « un groupe militaire qui est clairement identifiable« , a déclaré mercredi le porte-parole de la Monusco. Le mode opératoire des tueries est le même: à l’arme blanche, en pleine nuit, dans des zones souvent reculées, en décapitant ou en fracassant le crâne d’hommes, de femmes et d’enfants. Avec AFP Centrafrique.com/?attachment_id=34537″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/le-premier-secretaire-du-parti-knk-bertin-bea-sadressant-a-la-foule-au-meeting-de-koudoukou-le-samedi-30-novembre-2019-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Sécrétaire général du KNK Bertin BÉA s’adressant à la foule au meeting de Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui, le 30 novembre 2019. Crédit photo : Cédric Wa-Gomba / CNC.
Touadera, bientôt mis en accusation par le KNK
Bangui (République centrafricaine) – Le parti Kwa Na Kwa compte entrer dans une phase dure contre le pouvoir en place aux sujets de sa gouvernance démocratique et économique, de la violation de la Constitution pour mettre en accusation le chef de l’Etat au cours de cette session parlementaire. C’est ce qu’a fait savoir Bertin Bea, Secrétaire Général du KNK, lors du meeting du parti tenu ce samedi 30 novembre à Koudoukou dans le 3e arrondissement de Bangui.
Le KNK, depuis son basculement dans l’opposition démocratique, a adopté une ligne dure face au pouvoir de Touadera. En se basant sur les soupçons des scandales financiers qui éclaboussent le régime actuel, le KNK attaque aujourd’hui sans cheveux le régime actuel. Pour le parti de l’ancien président de la République François Bozize, le silence du numéro 1 Centrafricain témoigne à suffisance sa complicité car, « qui ne dit mot consent », dit Bertin Bea.
« Nous pensons aujourd’hui que le Chef de l’Etat s’est rendu pratiquement comme celui qui couvre ses scandales financiers voire qui protège ces ministres qui se rendent coupables ou responsables de vol, de corruption, de perception de pot-de-vin, de commission et de rétro-commissions occultes. Non, une République digne de son nom ne peut pas fonctionner dans ces conditions », a martelé Bertin Béa, Secrétaire général du parti KNK.
Selon lui, la liste des scandales est non exhaustive, « il n’y a pas que la question des tueries aujourd’hui à laquelle il laisse faire et sans prendre de position contre ses nouveaux alliés, les chefs des groupes armés. Il y a la question de la gouvernance économique et financière. Les scandales financiers, dans lesquels sont trompés ces proches sont autant de scandales qui indiquent qu’il laisse faire ! Que dit le chef de l’Etat par rapport à ces scandales ? » S’est-il interrogé.
Sans détours, le Secrétaire général du KNK pense que tous les ingrédients sont réunis pour mettre en accusation Faustin Archange Touadera, en appelant les autres députés de la Nation à emboiter le pas, « Nous estimons aujourd’hui au KNK, étant donné que, au regard des scandales financiers, des détournements, des violations des droits de l’homme, de l’insécurité qui ne recule pas alors que le Président avait juré sur la Constitution de ramener la paix, c’est la mise ne accusation du Chef de l’Etat qui est notre préoccupation de l’heure », a précisé Bertin Béa.
Pour le faire, le KNK porte derrière quelques partis politiques siégeant à l’Assemblée Nationale, « nous avons regardé les textes sur la question et nous allons donc bientôt reprendre l’initiative avec les autres partis politiques et autres leaders pour que la question de cette mise en accusation une réalité aujourd’hui lors de cette session parlementaire », a fait savoir Bertin Bea, Secrétaire Général du KNK.
Pour conclure, le KNK ne négocie pas le retour de son Président Fondateur qui a pris la résolution de rentrer à Bangui dans les tous prochains jours à une date qui sera officiellement communiquée sous peu.
Centrafrique.com/touadera-parle-au-micro/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera.
Enfin, il parle des élections prochaines et tente de rassurer tout le monde.
Bangui (République centrafricaine) – Le Chef de l’Etat centrafricain, Professeur Faustin Archange Touadera, a rassuré quant à la mobilisation des ressources nécessaires pour que le double scrutin se tienne dans le temps. Il a indiqué dans son adresse à la nation ce samedi 30 novembre que le gouvernement met tout en œuvre pour que le financement des élections soit assuré.
Les principaux et fervents opposants au régime Touadera considèrent cette idée comme une nécessité, car à leurs yeux le pouvoir de Bangui ne saurait tenir le calendrier électoral. L’inquiétude encouragée par le cumul des retards enregistrés dans la mise en place du cadre juridique des élections, la mobilisation des ressources, la livraison des premiers matériels et la cartographie, fait au moins six mois de retard accusé sur l’ensemble du processus.
Les indications du Chef de l’Etat sur les questions électorales interviennent dans un contexte où le gouvernement a mis en place un comité stratégique d’appui au processus électoral et qui fâche.
Aussi faut-il rappeler, l’ANE, l’organe technique avait programmé de mobiliser la quarantaine de milliards pour ces élections entre janvier 2019 et septembre 2020. Il reste certes, dix mois pour boucler l’enveloppe mais avec 1 milliards de mobilisé et 9,5 milliards octroyés par l’Union Européenne un des bailleurs (UE), il est difficile de croire que le pari est gagné de ce côté. Techniquement et selon de nombreux spécialistes, en novembre 2019, l’ANE devrait être à 75% de mobilisation de ressources mais avoir réuni moins de 30 % des ressources au niveau actuel, démontre que le processus a accusé du retard dans la mobilisation des fonds.
Face à toutes ces inquiétudes, Touadera rassure. « Ces scrutins constituent une occasion historique pour consolider les espoirs suscités par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation entre le Gouvernement et les groupes armés. La mobilisation des ressources financières est désormais une urgence et une priorité. A cet effet, j’ai donc instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour que le financement de ce double scrutin soit assuré », a fait savoir le Chef de l’Etat.
« Je me suis adressé aux partenaires internationaux de la République Centrafricaine et à la communauté internationale, pour qu’ils saisissent cette occasion historique pour garantir, dans les délais constitutionnels, la tenue d’élections crédibles, libres et équitables sur toute l’étendue du territoire national », poursuit-il, tout en relevant que, « il y a des signes qui ne trompent pas, il faut savoir les lire. J’observe que les contributions de l’Union Européenne et du Gouvernement ont déjà été mobilisées », dit-il sur ton serein.
Se basant sur le nouveau mandat de la Minusca et affichant un optimisme sans hypocrisie, Faustin Archange Touadera croit que le délai constitutionnel sera tenu. « J’observe également avec satisfaction la récente décision du Conseil de Sécurité d’élargir le mandat de la MINUSCA pour l’assistance, la coordination et la sécurisation électorale en Centrafrique. Cette décision constitue un signal fort envoyé à la communauté internationale et à nos partenaires afin d’indiquer que les élections doivent se tenir dans les délais. Je ne doute pas un seul instant que ce signal arrivera à destination et qu’il nous permettra de combler le reste du budget.
« Je m’adresse à vous en toute responsabilité, en exerçant pleinement la charge qui est la mienne, avec la certitude que les élections se tiendront dans les délais constitutionnels », a conclu le Chef de l’Etat.
Au regard de tout ce qui entoure le processus électoral dans le pays, il y a vraiment d’inquiétude car à moins de vouloir précipiter voire bâcler certaines étapes pour tenir les dates par tous les moyens et courir le risque d’avoir encore dans ce pays, des élections porteuses des germes de crise.
Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, et l’appareil a pu atterrir sans heurt malgré l’impact observé sur son fuselage, déclare la compagnie dans un communiqué.
Dans ce texte publié sur sa page Facebook, la compagnie aérienne n’a pas donné de précisions sur l’origine des tirs.
Bamenda, où a eu lieu l’incident, est le chef-lieu du Nord-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun, théâtre d’un conflit meurtrier depuis deux ans.
Des séparatistes anglophones et l’armée camerounaise s’affrontent dans ces régions.
Les violences ont fait plus de 3 000 morts, selon des ONG.
Premiers accrochages entre les FACA et ex-Seleka à Kaga-Bandoro, la ville est morne
Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – La position des FACA à Kaga-Bandoro a été attaquée hier dans les après-midi par les hommes du MPC aux alentours du stade de la ville. Le premier bilan fait état de 5 rebelles tués. Une tentative de contre-offensive des rebelles a été stoppée cet après-midi par les casques bleus au niveau du pont Nana face à l’hôpital de Kaga-Bandoro. L’ambiance dans la ville est morne et morose malgré le jour de la fête de proclamation de la République.
Les premières informations ont clairement indiqué que tout est parti d’une incompréhension entre les FACA et les combattants rebelles du MPC d’Alkhatim. Trois hommes de ce mouvement armé se dirigeaient vers le stade armes à la main pour aller voir un match en lien avec la célébration de la fête du 1er décembre. Les éléments des forces régulières leur ont simplement demandé de ne pas se rendre au stade avec armes à la main, ce qu’ils refusent. Après quelques minutes de discussion, les FACA ont réussi à désarmer ces rebelles.
C’est ainsi que leur frère d’arme, mécontents, ont décidé d’en découdre avec les FACA. « Ils étaient les premiers à ouvrir le feu sur les FACA. En riposte, les forces de défense et de sécurité ont réussi à les mettre hors d’état de nuire », a rapporté au CNC une source sécuritaire.
D’autres sources officielles et non-officielles ont confirmé à notre rédaction que les quartiers sous-contrôle des hommes du MPC ont été libérés et les combattants rebelles ont tous fui, « les quartiers comme Aya, TP, Balekara et Malo sont tous libérés par l’offensive des FACA. Les hommes du MPC ne sont pas visibles sur les lieux. La Minusca intensifie ses patrouilles dans la ville et autour du site des déplacés en vue de parer à toute éventuelle contre-attaque », nous ont confié ces sources.
Mais on redoute la réaction de ces combattants rebelles car, selon nos informations et de sources sûres, Alkhatim a reçu cela comme un affront et se prépare à une contre-offensive. « Alkhatim aurait promis une offensive généralisée mais nous ne savons pas davantage. C’est au regard de tout cela que les festivités du 1er décembre de ce jour ont été reportées par les autorités locales », témoigne un habitant contacté depuis Kaga-Bandoro.
Les casques bleus ont bloqué les combattants rebelles en ce début d’après-midi qui tentaient de franchir le pont Nana pour lancer une contre-offensive sur la position des FACA au centre administratif. « La ville est paralysée et la peur se lit sur les visages. Nous ne savons quoi faire », dit un autre habitant tout inquiet.
A l’heure actuelle, la situation reste confuse et les forces onusiennes ont intensifié leur présence dans la ville qui est morne depuis matin.
Centrafrique.com/faustin-archange-touadera-lors-de-son-adresse-a-la-population-le-30-novembre-2019-a-loccasion-de-la-fete-de-proclamation-de-la-republique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadera lors de son adresse à la nation à l’occasion de la fête de la proclamation de la République, le 30 novembre 2019.
Touaderadéplore « le climat délétère qui s’est instauré dans le débat politique du pays », .
Bangui (République centrafricaine) – Deux principaux sujets ont dominé dans le discours du Chef de l’Etat, lors de son adresse à la nation à la veille de la commémoration des 61 ans de la Proclamation de la République, l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février 2019 et les prochaines élections présidentielle et législatives. C’est la réponse que Faustin Archange Touadera a tenté de répondre aux préoccupations de tous, samedi 30 novembre 2019.
Sans détours, le Président de la République Faustin Archange Touadera a choisi répondre à l’opposition politique qui, tablant sur l’impossibilité de l’exécutif de tenir le calendrier électoral à terme, ce qui divise la classe politique, la société civile et les institutions de la République.
« Nous célébrons ce 1er décembre à un moment crucial de l’histoire de notre pays. A cette occasion, je voudrais tenter de répondre à vos interrogations sur les problèmes qui nous préoccupent tous ; qu’il s’agisse de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février 2019; qu’il s’agisse du contexte assez tendu de la politique intérieure de notre pays ; qu’il s’agisse des prochaines élections présidentielle et législatives », a-t-il indiqué d’entrée de jeu.
Pour se montrer convaincant et sur un ton conciliant, le mathématicien appelle les centrafricains à croire à la réussite de cet accord. « Cet Accord, qui demeure une œuvre humaine, donc perfectible, semble ne pas avoir levé tous les doutes dans l’esprit de certains d’entre nous. Je vous exhorte à ne pas céder au pessimisme et aux manœuvres de diversion qui pourraient mettre en péril la perspective d’un retour à une paix durable en Centrafrique. Cette paix durable, à laquelle nous aspirons tous et pour laquelle je consacre toute mon énergie, est avant tout une responsabilité nationale. Il appartient donc aux Centrafricains, avec l’aide de nos partenaires, de s’approprier l’Accord pour la paix et la réconciliation et de trouver les voies et moyens pour sa mise en œuvre efficace et effective », a exhorté le Président Faustin Archange Touadera.
La persistance dans les luttes fratricides, dans d’éternels débats et autres diatribes pour la revendication du pouvoir politique, est à craindre que nous occultions l’essentiel, à savoir le développement socio-économique de notre pays, selon le Chef de l’Etat, qui invite la classe politique à revenir à l’essentiel, aux fondamentaux de développement identifiés par le Père Fondateur de la République, à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.
L’autre source de préoccupation qu’il avait abordée dans son adresse à la nation concerne le climat politique actuel. « Sur le plan de la politique intérieure, j’observe deux faits dominants qui semblent attiser les humeurs et alimenter les contradictions », dit-il, avant de déplorer, « le climat délétère qui s’est instauré dans le débat politique de notre pays », s’inquiète-t-il.
En prenant de la hauteur, Touadera appelle les hommes politiques « d’éviter que les passions ne s’exacerbent et que le débat contradictoire, propre à toute démocratie, ne prenne l’allure de guérilla permanente et de règlement de compte », a-t-il prévenu.
Même si notre Constitution nous donne le droit à la liberté d’expression et selon ce principe, le débat politique se doit être libre, vigoureux, éducatif, digne et courtois, croit-il, et que cela ne doit pas semer la discorde et saper la confiance des Centrafricains envers leurs institutions démocratiques.
« La République ne se construit pas par la démagogie et le mensonge ! », conclut-il.
Touadera a ainsi répondu à l’opposition démocratique qui multiplie des attaques verbales contre lui et son gouvernement.
Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, arrive à Beni, au Nord-Kivu, en RDC, le 30 novembre 2019.
Deux personnes ont été lynchées samedi à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, par la foule qui les accusait d’être des membres d’un groupe armé accusé d’avoir tué plus de 100 civils en un mois. Dans ce contexte explosif, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a passé quelques dizaines de minutes samedi à Beni, où des émeutes ont visé les Casques bleus, accusés de ne rien faire face aux massacres. Un homme et une femme ont été tués samedi par plusieurs dizaines de personnes alors qu’ils voulaient prendre un taxi en centre-ville, a constaté un journaliste de l’AFP. L’armée congolaise a tiré pour éviter un autre lynchage, selon la même source. “Ils n’avaient pas de cartes d’identité et en fouillant dans leurs baggages, nous avons trouvé des munitions, des tenues militaires et des chargeurs”, a déclaré à l’AFP un témoin, Fabrice Muhindo, qui se présente comme responsable du parking où a eu lieu le lynchage. “Ce sont des ADF qui tentaient de se rendre à une opération contre la population. Nous les avons neutralisés”. Groupe armé d’origine ougandaise, les Forces démocratiques alliés (ADF) sont accusées d’avoir tué dans la région de Beni plus de 100 personnes depuis le 5 novembre, et plus de 1.000 depuis 2014. Au moins 14 personnes ont été tuées vendredi dans une nouvelle attaque en zone rurale au nord de Beni, a indiqué à l’AFP Janvier Kasahirio, membre de la société civile. Mais aucune source militaire ou onusienne n’a confirmé ces chiffres. – “Il ne faut pas se tromper d’ennemis” – “Le message est qu’il ne faut pas se tromper d’ennemis”, a déclaré M. Lacroix, en visitant une base de l’ONU saccagée lundi à Beni par des émeutiers qui demandent le départ des Casques bleus. “Nous, nous sommes du côté du peuple de cette région, du peuple congolais, a-t-il ajouté. “L’ennemi c’est ceux qui attaquent et tuent la population”. Il a aussi visé les agresseurs de “ceux qui aident les habitants de cette région à lutter contre Ebola”. Après Beni, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU s’est rendu à Biakato, où trois agents de la riposte anti-Ebola ont été tués dans une attaque armée dans la nuit de jeudi à mercredi. “Il faut des enquêtes sur tout ce qui s’est passé. Il ne faut pas qu’il y ait l’impunité”, a déclaré M. Lacroix. – “Tirer les leçons de ce qui s’est passé” – “Nous allons tirer les leçons de ce qui s’est passé et renforcer notre partenariat” avec les autorités congolaises, a-t-il ajouté. Il a très brièvement rencontré sur place le chef d’état-major de l’armée congolaise et une délégation du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). Le mandat des Nations unies en RDC doit être renouvelé d’ici à fin décembre par le Conseil de sécurité. “Une coopération plus étroite entre les FARDC (l’armée congolaise) et la Monusco (mission de l’ONU en RDC) est nécessaire pour renforcer les mesures de protections des civils”, avait déclaré vendredi un porte-parole de l’Union européenne. Les autorités congolaises ont annoncé lundi des opérations militaires “conjointes” avec les Casques bleus pour rétablir la sécurité à Beni. L’armée congolaise avait lancé le 30 octobre des opérations militaires unilatérales contre les bases ADF autour de Beni. Un porte-parole de l’armée congolaise a affirmé samedi à l’AFP qu’un important commandant des ADF avait été tué dans des combats vendredi. Il s’appelle Mohamed Mukubwa, selon la presse congolaise. Les tueries de civils constituent des représailles des ADF aux opérations militaires en cours, selon les experts. Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans hostiles au régime du présiden Yoweri Museveni. Ils se sont repliés dans l’est du Congo au milieu des années 90. Ils ne lancent plus d’opérations contre la frontière ougandaise voisine. En début d’année, le groupe Etat islamique a revendiqué quelques-unes de leurs attaques dans la région de Beni, sans fournir aucune preuve. Le nombre de combattants ADF est estimé à quelques centaines. Il ne s’agit pas d’”un groupe militaire qui est clairement identifiable”, a déclaré mercredi le porte-parole de la Monusco. Le mode opératoire des tueries est le même: à l’arme blanche, en pleine nuit, dans des zones souvent reculées, en décapitant ou en fracassant le crâne d’hommes, de femmes et d’enfants. Avec AFP/VOA
Centrafrique.com/controle_minusca_bria-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Poste de contrôle des forces de la Minusca à l’entrée du site des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CopyrightCNC.
Les déplacés du site du PK3 de Bria ont manifesté contre la Minusca.
Bria (République centrafricaine) – Ils ont été nombreux à des cendres dans la rue ce samedi 30 novembre, quarante-huit heures après la fin de trois jours de ville morte décrétée par le FPRC, pour manifester leur mécontentement contre la protection des Casques bleus de la Minusca qu’ils considèrent comme des fauteurs de trouble.
« Ces casques-bleus sont ici dans le camp pour semer de la zizanie entre nous et non pour sécuriser les déplacés comme ils le disent …», s’exclame un manifestant visiblement très en colère contre les troupes de la Minusca.
Les miliciens Anti-Balaka, qui ont subi d’énormes pertes après l’opération du démantèlement de leur poste par les forces de la Minusca dans le camp des déplacés du PK3, ont été accusés d’être à l’origine de cette manifestation qui a réuni plusieurs dizaines des déplacés ce samedi 30 novembre.
Pour les manifestants, il est temps qu’on procède au remplacement de tous les Casques bleus de la Minusca sur le site des déplacés du PK3 par des soldats FACA déjà présents à Bria.
Justement, sur ce point, une dizaine des soldats FACA, qui sont intervenus sur place pour engager des pourparlers avec les manifestants, ont été bloqués par ces derniers qui exigent désormais leur protection contre celle des Casques bleus de la Minusca.
Finalement, tout est rentré dans l’ordre et les FACA ont réussi à quitter le site quelques heures plus tard après des négociations.
Pour rappel, Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Koto, déclarée ville morte durant trois jours par le FPRC, est sous tension permanente ce dernier temps avec des rumeurs d’une attaque imminente des miliciens Anti-Balaka contre les positions du FPRC dans la ville.
Centrafrique.com/hemecycle-de-lassemblee-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
L’ASSEMBLEE NATIONALE ADOPTE A 104 VOIX LE PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2020
Bangui (République centrafricaine) – L’Assemblée Nationale a adopté la loi des finances 2020 à hauteur de 282,98 milliards de FCFA vendredi 29 novembre 2019. Cette loi sera orientée le plus vers le renforcement de la paix, de la sécurité et de la justice, la relance de l’économie, la politique de la bonne gouvernance, la cohésion sociale et l’action humanitaire.
Le projet de loi de finances pour 2020 a été adopté par les députés ce vendredi 29 novembre 2019. 104 voix pour, soit 88,13% et 14 contre soit 11,86%, contre le budget de l’Etat pour l’exercice 2020.
A l’entame des travaux, la commission économie, finances et plan pour la lecture de leur rapport a défini les grandes lignes de la loi des finances, «Les orientations du budget 2020 s’inscrivent dans une stratégie de rationalisation des dépenses de l’Etat de façon à promouvoir le bien-être de la population et garantir le fonctionnement optimal des services publics. Aussi, les choix budgétaires du gouvernement sont-ils orientés vers des dépenses de qualité résultant d’une programmation rigoureuse».
Le renforcement de la paix, de la sécurité et de la justice, la relance de l’économie, la politique de la bonne gouvernance, la cohésion sociale et l’action humanitaire sont les priorités de ce budget. Les ressources totales sont estimées à 282,98 milliards de FCFA et les charges totales sont estimées à 293,61 milliards FCFA. Le solde global est donc déficitaire de 10,62 milliards FCFA représentant 0,7% du PIB. Le solde primaire est également déficitaire de 35,74 milliards FCFA, correspondant à 2,4% du PIB.
Il faut signaler que ce budget autorise la suppression des subventions et transferts accordés par le budget général de l’Etat à certains organismes publics à savoir ACER, ACPH, AGDRP, ARSEA, ORGEM, et 100 Logements en raison de leur manque de rentabilité économique et financière.
Centrafrique.com/professeur-directeur-du-complexe-pediatrique-jean-chrysostome-ngodji/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Professeur, Directeur du complexe pédiatrique, Jean Chrysostome Ngodji le 29 novembre 2019. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé/CNC.
« Le Fonds Békou permet à la RCA d’entrer dans le processus de réduction de la mortalité infantile », dixit professeur Jean Chrysostome Ngodji.
Bangui (Corbeaunews) – Békou, le fonds fiduciaire européen pour la République centrafricaine, créée en juillet 2014, a occasionné d’énormes changements dans divers secteurs d’intervention en RCA, tels que la santé, avec la baisse sensible du taux de mortalité infantile sur le plan national. Passant de 14% en 2014 à 6%, cette réduction a permis à la RCA d’intégrer le processus de réduction de la mortalité infantile. Une satisfaction exprimée par le professeur, Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui, Jean Chrysostome Ngodji au cours d’un atelier focus sur le Fonds Békou le vendredi 29 novembre, à la deuxième journée des portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique.
Conçu pour élargir la palette d’instruments du système d’aide européen en République centrafricaine, le fonds Békou a apporté plusieurs améliorations dans le domaine de la santé des Centrafricains, en particulier les enfants et les femmes enceintes qui ont désormais accès aux soins de santé de base dans un contexte où les infrastructures sanitaires ont été sapées par la crise militaropolitique qu’a connu le pays depuis 2013.
Ce programme d’appui sectoriel santé de fonds Békou à des impacts tangibles et positifs, à en croire propos de plusieurs bénéficiaires présents à cet atelier, auxquels le Directeur du complexe pédiatrique, Professeur Jean Chrysostome Ngodji : « vous savez, dans les années 90 nous sommes à 9% de taux de mortalité infantile avec les coopérants et après cette coopération s’est effritée, nous sommes arrivés en 2012 avec une dégradation de ce résultat acquis avec 14%. Actuellement, la coopération est revenue de nouveau à travers l’Union européenne et là on a fait mieux avec 6% de mortalité donc l’impact est là, ces résultats sont là. Les enfants meurent moins », a relevé Jean Chrysostome Ngodji.
Il a aussi indiqué que hormis la baisse du taux de mortalité infantile, le Fonds Békou permet aussi d’améliorer les ressources humaines avec la formation de personnel de la santé du complexe pédiatrique de Bangui surtout avec la stratégie du tri d’évaluation et le traitement d’urgence : « quand un enfant arrive à l’hôpital, on a des éléments qui nous permettent de traiter les enfants et grâce au Fonds Békou, le personnel de santé de s’approprier ses moyens en connaissant cette situation permettant de passer les enfants priorités en matière d’accès aux soins. Cet objectif qui nous gouverne désormais et quand les enfants arrivent on les regarde du point de vue de la gravité de sa maladie, la justice est à ce niveau et non du point de vue des moyens de ses parents », a-t-il ajouté.
Avec ses partenaires de mise en œuvre, les ONG internationales, le Ministère de la Santé et de la Population, le fonds fiduciaire européen en RCA continue d’appuyer le domaine de la santé et couvre dix (10) districts sanitaires. Quatre ans après sa création, le Fonds Békou a lancé 16 programmes, qui ont fourni des résultats réels et touchent actuellement plus de 2.500.000 bénéficiaires, soit la moitié de la population centrafricaine.
Il est à rappeler que le Fonds a vu le jour grâce aux initiatives de l’Union européenne, partenaire de longue date de la RCA, et de ses États membres comme la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. L’Italie et la Suisse ne sont pas restées en marge, ils ont rejoint le fonds en 2015.
Des joueurs du FC Ifeanyi Ubah, un club de la Ligue 1 nigériane de football, ont été attaqués par des individus armés.
Selon la direction du club, le bus a été attaqué près de Lokoja, la capitale de l’Etat de Kogi, dans le centre du pays. Les joueurs se rendaient à Kano, dans le nord du pays, pour un match contre Jigawa Golden Stars.
“Le chauffeur a reçu une balle. Des membres du staff technique et des joueurs ont été grièvement blessés. Les personnes touchées se font actuellement soigner”, a déclaré le club dans un communiqué.
“Nous souhaitons (…) lancer un appel au gouvernement fédéral, ainsi qu’aux instances chargées de la gestion du football (…) afin qu’ils redoublent leurs efforts pour assurer la sécurité des équipes qui n’ont pas d’autre choix que de parcourir de longues distances en voiture”, écrit le FC Ifeanyi Ubah dans un communiqué.
Le FC Ifeanyi Ubah est depuis 2016 un partenaire officiel de West Ham, un club de la Premier League (Angleterre). Surnommé “The Anambra Warriors” – les Guerriers d’Anambra” -, le club est actuellement en milieu de tableau de la Ligue 1 nigériane.
En mars 2015, cinq joueurs de Kano Pillars avaient été abattus par des hommes armés lorsqu’ils se rendaient à Owerri pour le début de la saison de Ligue 1 du Nigeria. Dix mois plus tard, le bus d’Enyimba, double champion d’Afrique, avait été visé par des assaillants.
Selon des propos rapportés par l’Agence France-Presse (AFP), le chef de l’Etat ivoirien déclare que son “intention” est de “transférer le pouvoir à une nouvelle génération”.
“Mais (…) je ne le ferai que si tous ceux de ma génération comprennent que notre temps est passé”, a-t-il précisé.
“Si eux (ceux de sa génération), ils décident d’être candidats, alors je serai candidat”, déclare ensuite Alassane Ouattara, faisant allusion à ses rivaux historiques, les ex-présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié.
“La Côte d’Ivoire appartient aux prochaines générations. Mais comme je vois des hésitations au niveau de certains de ma génération, c’est pour ça que je n’ai pas encore avancé ma décision”, a précisé le président.
En parlant de ceux de sa génération, Alassane Ouattara fait allusion à Henri Konan Bédié (à gauche) et Laurent Gbagbo.
“Je ne veux pas que la Côte d’Ivoire retourne entre les mains de ceux qui ont détruit notre pays, ceux qui ont gaspillé les biens publics”, a dit M. Ouattara, soutenant être en “parfaite santé”.
Agé de 77 ans, il aura en 2020 déjà accompli deux mandats.
Agé de 85 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999) entretient lui aussi le doute sur sa candidature.
“Hypothèse”
De son côté, l’ex-président Laurent Gbagbo, âgé de 74 ans, attend en liberté conditionnelle en Belgique l’examen de l’appel du parquet après son acquittement en première instance de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI).
Selon l’AFP, son avocat, Emmanuel Altit, a demandé une libération sans conditions de M. Gbagbo, émettant “l’hypothèse” qu’il puisse “poser sa propre candidature”.
un policier tire à bout portant sur un journaliste à Bouar.
Bouar (République centrafricaine) – L’acte criminel s’est produit ce samedi 30 novembre dans une buvette au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine. La victime, transportée d’urgence à l’hôpital, se trouve dans un état critique.
D’après le service de la gendarmerie locale, l’événement s’est produit vers 16 heures dans une buvette dénommée « PATI » située au plein centre-ville de Bouar à quelques mètres du monument de paix.
On ignore les raisons qui ont poussé cet agent de police à tirer sur ce professionnel de média, mais certains témoins parlent de deux coups de feu tirés sur ses jambes alors qu’il tentait de calmer un client qui faisait énormément de bruit au même moment qu’on chante l’hymne national à la cérémonie du dépôt de gerbe au monument de paix qui se trouve juste à côté de la buvette.
Le policier, qui n’a pas accepté qu’on parle ainsi à son ami douanier, aurait dégainé son pistolet pour faire feu sur le journaliste.
S’agit-il d’un acte sous l’effet de l’alcool ?
En tout cas, difficile pour l’instant de le savoir, mais le policier, soupçonné de ce crime, est actuellement désarmé par ses collègues et ramené à la brigade en attendant l’enquête de la gendarmerie sur l’affaire.
Quant à la victime, journaliste à la radio locale MAÏGARO, est transportée d’urgence à l’hôpital préfectoral de Bouar dans un état critique, mais le pronostic de sa vie n’est pas engagé, selon un membre de sa famille contactée par CNC.
La police nationale congolaise (PNC) a évoqué sur Twitter “27 corps déposés à la morgue” d’Oicha, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Le précédent bilan, mercredi soir, faisait état de 19 morts. Ces 27 civils ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans un nouveau massacre attribué au groupe armé d’origine ougandaise des ADF. Ce nouveau bilan porte à 107 le nombre de personnes tuées, le plus souvent à l’arme blanche, dans la région de Beni depuis le 5 novembre. Ces tueries en série ont provoqué la colère des habitants contre les Casques bleus de l’ONU, qu’ils accusent de passivité. “Nous condamnons ces actes de violence sans fondement. Les groupes armés opérant dans la région doivent être démantelés”, ont écrit à Kinshasa les chefs de mission de quatre pays dans une déclaration commune (Etats-Unis, Royaume Uni, Canada, Suisse). “Nous déplorons les attaques contre la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et nous soutenons pleinement la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en ces moments difficiles”, ajoutent ces quatre pays. Le représentant de l’Union européenne à Kinshasa a pour sa part apporté sur Twitter son “soutien complet” à l’armée congolaise et à la mission onusienne “dans le combat engagé contre les #ADF au #Nord-Kivu”. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit renouveler le mandat de la Mission onusienne d’ici à la fin de l’année. Avec AFP/VOA [publicize off|facebook]
Quinze partisans du principal opposant camerounais, Maurice Kamto, ont été condamnés vendredi à Douala à six mois de prison ferme pour avoir participé à une manifestation remettant en cause le résultat des présidentielles, a-t-on appris auprès d’un de leurs avocats.
Ils ont été condamnés pour “action de rébellion et manifestation illégale”, a précisé à l’AFP Me Gabriel Kontchou. “Il s’agit de ceux qui ont pris part à la marche du 1er juin 2019” pour contester le résultat de la présidentielle de 2018, où M. Kamto était arrivé deuxième face à Paul Biya, a-t-il précisé, ajoutant qu’il comptait faire appel. Depuis la libération de M. Kamto début octobre, après huit mois d’emprisonnement pour avoir participé à une de ces marches, aucun manifestant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) n’avait encore été condamné. Le candidat malheureux à la présidentielle avait été relâché avec une centaine de ses partisans détenus pour les mêmes raisons sur ordre du président Paul Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, mais les procédures engagées contre d’autres militants, dont les 15 condamnés vendredi, s’étaient poursuivies. Le gouvernement a annoncé début novembre la tenue d’élections législatives et municipales en février, après qu’elles aient été reportées à deux reprises, mais le MRC a appelé lundi à leur boycott. “Organiser des élections au Cameroun aujourd’hui, qui plus est des élections locales, sans avoir rétabli la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest… c’est donner le message que (les) populations (de ces régions) ne sont pas des Camerounais et, ce faisant, consacrer la partition de fait du pays”, avait déclaré M. Kamto. Depuis deux ans, l’ouest du pays est le théâtre d’un conflit meurtrier qui oppose indépendantistes anglophones à l’armée et qui a déjà fait plus de 3.000 morts, selon des ONG. Ces deux régions comptent environ 16% de la population camerounaise. Avec AFP/VOA [publicize off|facebook]
A deux semaines de l’élection générale au Royaume-Uni, une vieille chronique écrite par l’actuel Premier ministre Boris Johnson a fait surface.
L’article serait un concentré de stéréotypes sur les Nigérians. M. Johnson, qui travaillait auparavant comme journaliste, a écrit un article en 1999 sur la façon dont les jeunes pourraient être attirés par le Parti conservateur. C’était deux ans après le premier gouvernement du premier ministre travailliste Tony Blair, alors que la popularité des conservateurs était à son plus bas niveau. “Nous devions reconnaître que Blair avait trouvé un moyen de rendre les gens heureux de s’enrichir”, a écrit M. Johnson. “Tous les jeunes que je connais – c’est-à-dire ceux de moins de 30 ans – sont aussi avares que nous, les yuppies Thatcherites des années 80 ; en fait, ils ont un intérêt presque nigérian pour l’argent et les gadgets de toutes sortes”. Weyman Bennett, militant antiraciste, a déclaré au journal britannique Guardian que les propos de M. Johnson étaient “profondément racistes et insultants”. La BBC a demandé au Parti conservateur de se prononcer sur la situation. Dans le passé, M. Johnson s’est excusé pour une chronique de 2002 sur les voyages de M. Blair à l’étranger dans laquelle il écrivait : “On dit que la Reine en est venue à aimer la République, en partie parce qu’elle lui fournit régulièrement des foules enthousiastes de piccaninnies brandissant des drapeaux…. “On dit qu’il part bientôt au Congo. Nul doute que les AK47 vont se taire, que les pangas vont arrêter de pirater la chair humaine, et que les guerriers tribaux vont tous éclater avec des sourires de pastèque…” Les commentaires de M. Johnson au sujet des Nigérians sont apparus au fur et à mesure que la querelle sur l’antisémitisme se poursuivait au sein du principal parti travailliste de l’opposition. Le chef du parti, Jeremy Corbyn, s’est fait tirer dessus parce qu’il ne s’est pas excusé dans une interview à la BBC. “Boris Johnson n’ira pas bien loin à la tête du parti des conservateurs” Avec BBC Afrique [publicize twitter]
Centrafrique.com/installation-du-lieutenant-colonel-roger-godongayecomme-nouveau-commandant-militaire-de-la-zone-de-defense-nord-ouest-le-29-novembre-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Installation du lieutenant-colonel Roger Godongaye le 29 novembre 2019 à Bouar en présence de l’Inspecteur des armées. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.
Le Lieutenant-Colonel Roger Godongaye installé comme le nouveau chef militaire de la zone de défense nord-ouest
Bouar )République centrafricaine) – CNC – Le nouveau commandant des forces armées centrafricaines (FACA) de la région nord-ouest, le lieutenant-colonel Roger Godongaye,a été installé ce vendredi 29 novembre dans la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la Centrafrique.
La cérémonie s’est déroulée à Bouar ce vendredi 29 novembre en présence des autorités préfectorales, des représentants du gouvernement et de l’inspecteur général des armées.
Selon le nouveau document unique d’organisation (DUO) des forces armées centrafricaines, deux bataillons au total sont attendus dans la région militaire nord-ouest, regroupant cinq (5) préfectures à savoir l’Ouham-Péndé, l’Ouham, la Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéï et Sanga-Mbaéré.
À ce titre, le lieutenant-colonel Roger Godongaye, désormais considéré comme le chef d’État-major de la zone de défense nord-ouest, sera à la tête d’environ 1326 soldats du bataillon d’intervention territoriale (BIT1).
Selon la Loi de Programmation militaire (LPM) 2019-2023, qui prévoie de transformer en profondeur les forces armées centrafricaines (FACA) en une « armée de garnison », désormais ce sont des unités combattantes qui sont déployées dans les régions militaires afin de réaliser un maillage territorial.
Pour les populations locales, la prise des fonctions du lieutenant-colonel Roger Godongaye est un signe palpable du retour effectif de l’autorité de l’État dans les provinces.
Centrafrique.com/?attachment_id=34276″ rel=”attachment wp-att-34276 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>immeuble de l’autorité nationale des élections à Bangui
L’autorité nationale des élections (ANE) soupçonnée de recrutement clandestin.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – L’autorité nationale des élections, dont le slogan est « ensemble pour des élections transparentes, crédibles et apaisées », est depuis quelques jours citée dans une affaire du recrutement clandestin de certains de ses cadres administratifs.
Alors qu’un récurrent soupçon de préparatif des fraudes électorales continue de peser sur l’Institution publique chargée d’organiser des échéances électorales en République centrafricaine, les centrafricains viennent d’apprendre avec stupéfaction que cette même Institution dont laquelle ils peuvent se fier dans l’organisation crédible des élections dans le pays est citée dans une autre affaire bien encombrante, celle du recrutement clandestin de ses cadres administratifs, lesquels devraient passer par la voie officielle prévue dans le règlement intérieur de ladite Institution.
En effet, le scandale du recrutement illicite auquel l’autorité nationale des élections) ANE) se retrouve confrontée ce dernier temps aurait débuté après la prise des fonctions du nouveau chef de division communication, Monsieur Yannick NAMBELÉ, recruté dans des circonstances peu crédibles, selon certains responsables politiques nationaux.
À en croire aux allégations d’un cadre du MCU ayant requis l’anonymat, la nomination de monsieur Yannick NAMBELÉ au poste du chef de division communication de l’ÂNE serait portée par monsieur Julius Rufin Ngoadebaba, rapporteur général et porte-parole de l’ANE.
En effet, selon ce cadre du MCU, monsieur Julius Rufin Ngoadebaba, soupçonné en 2016 par certains cadres politiques d’avoir fait le jeu en faveur d’un candidat lors du second tour de la présidentielle, serait l’un des amis proches du nouveau chef de division Yannick NAMBELÉ. Ils ont été vus ensemble plusieurs fois en France quand monsieur Julius Rufin Ngoadebaba se rendait en mission dans ce pays d’Europe.
Monsieur Yannick NAMBELÉ, natif de Bozoum, fut un militant du parti MLPC avant de se retrouver dans le mouvement du soutien au candidat Sylvain Patassé, puis de l’URCA d’Anicet Georges Dologuélé en finale. Certains le voient déjà au MCU, mais ces proches démentent catégoriquement cette allégation.
Pour les élus de la nation, la présidente de l’ÂNE devrait s’expliquer publiquement devant l’Assemblée nationale sur cette affaire qui mine son Institution depuis quelques jours. Elle doit aussi présenter les noms de tous ses agents et cadres avec les conditions dans lesquelles ils ont été recrutés.
Par ailleurs, une source à Orange-Centrafrique confirme à CNC que monsieur Yannick NAMBELÉ, qui devrait être recruté dans leur société il y’a trois ans, mais ne disposait d’aucune référence universitaire pour être embauché en marketing et communication, avait été tout simplement disqualifié.
Pour autant, selon une source à Tours (France), monsieur Yannick NAMBELÉ serait un homme de parole. Il s’exprime correctement, mais n’a aucun diplôme universitaire de référence, avant d’ajouter que si l’ANE avait procédé légalement au recrutement de son chef de division communication, monsieur Yannick NAMBELÉ ne devrait aucunement être qualifié devant d’autres candidats.
Comme si l’autorité nationale des élections (ANE) avait été créée pour ne recruter que clandestinement ses agents et cadres, d’autres sources ajoutent que Monsieur Julius Rufin Ngoadebaba, Rapporteur général, ancien magistrat exclu par ses paires pour moralité douteuse, avait été, lui aussi, recruté dans des circonstances troublantes en 2015 grâce au concours de certains hommes politiques centrafricains. Malgré tout, au sein de l’ANE, il se considère, selon ses collègues, comme le vice-président de ladite Institution.
À lui seul, il confisque trois véhicules de service, y compris le nouveau 4×4 Land-Cruiser de la dotation de l’Union européenne pour les élections qu’il pavane avec dans les rues boueuses de la capitale Bangui.
Pour rappel, L’Autorité nationale des Élections avait fixé la date de la présidentielle
pour le 27 décembre 2020. Un éventuel deuxième tour était prévu pour se tenir le 14 février 2021. Mais le mandat de son bureau actuel prendra fin 24 décembre 2020, soit trois jours avant le premier tour. L’ÂNE ne pourra réussir sa mission que si elle se trouve dans les conditions requises. Avec des soupçons de préparatif des fraudes dont elle fait face depuis plusieurs mois, les Centrafricains se demandent s’il ne serait pas judiciable de former un nouveau bureau neutre et indépendant des pressions politiques ?
Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : QUIPROQUO CONFUSIONNEL ET ANARCHIQUE AUTOUR D’UN ARRÊTÉ CONTROVERSÉ DU PREMIER MINISTRE QUI CRÉE LE DÉSORDRE DANS L’ORDRE.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – La longue et sanglante crise centrafricaine a connu une période de transition régie par la loi n* 13.270 du 18 juillet 2013 portant charte constitutionnelle de la transition.
Depuis le retour à l’ordre constitutionnel rendu effectif grâce à l’appui multiforme et multidimensionnel de la communauté internationale ainsi que des partenaires au développement, la Centrafrique s’est dotée d’une nouvelle constitution entrée en vigueur le 30 mars 2016. Cette nouvelle loi fondamentale à travers son article 144 alinéa 1 donne un mandat exclusif à l’Agence Nationale des Élections (ANE) de gérer toutes les opérations électorales nationales de façon autonome, indépendante et pérenne. Ainsi, aucune de ses missions ne peuvent être déléguées à une quelconque structure.
C’est dans ce contexte inexpliqué du retrait du projet de loi sur l’ANE à l’assemblée nationale qu’un arrêté controversé du premier ministre n* 058 du 18 novembre 2019 crée un comité stratégique d’appui au processus électoral et le place sous la très haute autorité du chef du gouvernement. A ce stade, il apparaît important de rappeler que l’article 2 dudit arrêté dispose que « le comité assure le suivi régulier de chaque étape importante du processus électoral et de veiller à la bonne exécution du chronogramme ».
Ce comité est composé majoritairement des cadres du parti au pouvoir ainsi que des diplomates accrédités en Centrafrique. Estomaqué par ce qui s’apparente à un double emploi avec l’ANE, le citoyen lambda s’interroge :
Quels sont les véritables missions, objectifs et enjeux de ce comité en dehors des attributions de l’agence nationale des élections ? Ce comité ne fait-il pas de l’ombre à l’ANE qui est l’émanation des dispositions constitutionnelles ? S’agit-il virtuellement de l’acte de décès de l’agence nationale des élections ? Ce super comité a t-il un agenda politique caché ou nourrit-il d’autres ambitions ? Ce comité stratégique est-il prévu par la constitution du 30 mars 2016 ou le code électoral ? Comment peut-on expliquer la neutralité du chef du gouvernement, clé de voûte des institutions et principal acteur de l’Etat qui sera à la fois juge et partie ? Interpellé à l’assemblée nationale, le premier ministre a t-il convaincu les parlementaires en justifiant les visas de cet arrêté controversé ?
Un arrêté étant un acte administratif unilatéral est généralement pris pour fixer les détails d’une loi, d’un décret ou d’une ordonnance…ainsi cet arrêté est-il pris en application de quel texte juridique ?
Par ailleurs, que font les diplomates qui sont sensés être des acteurs de la politique internationale dans ce comité ? Qu’ont-ils fait de la notion de souveraineté de notre nation ? Avec cet arrêté, la Centrafrique se heurte encore à une nouvelle crise juridique et institutionnelle qui va nous perdre du temps et préparer le lit d’une transition évitable.
Au delà de ce qui précède, si l’opposition démocratique s’estime léser pour violation de l’égalité des chances devant les urnes, il urge d’introduire un recours contentieux en référé pour annulation de l’arrêté susvisé devant les juridictions administratives jusqu’à épuisement des voies de recours c’est à dire que la décision aura atteint l’autorité de la chose jugée. Certains détracteurs qui méprisent l’ordonnancement juridique centrafricain soutiennent que ces genres de structures d’appui au processus électoral existent par le passé mais ignorent majestueusement qu’en droit l’habitude, la routine ou l’assuétude ne confirme nullement la désuétude des textes en vigueur.
Pour finir, nous tenons à rappeler que dans le respect de la notion de la hiérarchie des normes juridiques synthétisée par le juriste austro-américain Hans Kelsen, l’arrêté étant au dessous de la constitution, de la loi et du décret ne peut violer ces derniers…ainsi l’abrogation ou le retrait de l’arrêté susvisé s’impose et évitera un arrêt d’inconstitutionnalité qui mettra à nu le pilotage à vue de notre bien commun.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Base de la société russe de diamants protegée par des Mercenaires russes à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto, au centre-nord de la République centrafricaine. CopyrightCNC.
À la recherche des diamants de sang !
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le vice-ministre des finances de la Russie, Alexeï Moïsseïev a déclaré à Ria Novosti, une agence de presse contrôlée par le ministère de la presse et de l’information russe depuis 1991, qu’il souhaitait faire revenir dans la légalité les diamants centrafricains, en rendant ces derniers légaux au point de vue du processus de Kimberley.
Ce processus de Kimberley dont il est question est un forum tripartite créé en mai 2000. Il réunit les Etats producteurs de diamants, l’industrie du diamant et la société civile. Son objectif est clair : créer un système international de certification des diamants afin d’empêcher la vente de « diamants de sang », c’est-à-dire des diamants extraits dans des zones de conflits et vendus par des mouvements armés pour se financer.
Le processus de Kimberley a donc comme ambition de fermer les portes du commerce international de diamants aux groupes armés qui entretiennent la violence dans une région du monde.
Lors des événements de 2013, la Centrafrique avait été interdite d’exporter ses diamants, et nous comprenons bien pourquoi ! L’exploitation des mines de diamants et la vente de ces derniers avait été une des principales sources de revenu des groupes armés, qui en ont profité pour semer la zizanie, et plonger la Centrafrique dans le chaos ! Trois ans plus tard, en 2016, les diamants issus de la zone sud-ouest de notre pays ont de nouveau obtenu la certification et ont été autorisés à la vente. Ce n’est pas le cas des diamants issus du Nord et du Sud.
C’est là qu’interviennent les fils de la Volga. Après avoir fait mains basses sur des mines de diamants du pays, les russes souhaitent dorénavant pouvoir les commercialiser. N’oublions pas, fils et filles de Centrafrique, que toutes nos mines de diamants ne sont pas à la main de personnes bien intentionnées. Si l’ours en possède une partie qu’il protège avec ses mercenaires, une autre partie de nos mines est encore aux mains des groupes rebelles ! Ne tournons pas les pouces autour du pot, autoriser la vente des diamants du nord et de l’est revient à financer directement les groupes armés, et pourrait mener à une situation semblable à celle de 2013, qu’aucun de nous ne souhaite certainement revivre !
Nous voyons bien ici l’objectif des russes, qui pour quelques millions de dollars n’hésiteront pas à laisser notre pays à nouveau à feu et à sang. Mais, n’oubliez pas, qui tend le piège du mensonge finit toujours par se faire mal.
De prime et de toute évidence, la certification des diamants des zones non-contrôlées de notre pays ne devrait pas être la priorité. Il serait bien nécessaire que la Centrafrique contrôle elle-même le secteur économique du diamant, afin qu’elle puisse en faire profiter la population. Et ce, avant que l’ours moscovite s’en soit emparé et qu’il ait envoyé chez lui toutes nos ressources naturelles… Car les intérêts de ce dernier semblent clairs. Qui vivra verra !
Centrafrique.com/les_miliciens_autodefense_km5_force-8/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.
2 morts dans un combat entre les milices d’autodéfense rivales au PK5.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – L’affrontement a duré plusieurs heures ce vendredi 29 novembre, et le bilan provisoire fait état de deux morts, tous des miliciens autodéfense du quartier PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
D’Après une source indépendante au PK5 contactée par CNC, les combats étaient très violents avec l’utilisation des armes lourdes et légères par les belligérants ce vendredi 29 novembre.
D’après la même source, l’affrontement, qui a débuté vers 16 heures de Bangui par l’assassinat de deux éléments d’autodéfense du chef milicien dénommé Kamba-ti-Wa par des éléments du chef milicien LT, le successeur du tristement célèbre défunt chef milicien FORCE, de son vrai nom Nimeri Matar, a poussé le chef des armées, le colonel Mamadou, présent sur l’avenue des martyrs au début du crépitement d’armes au PK5 vers 16 heures à déployer des soldats FACA dans les quartiers environnants afin de sécuriser les populations déplacées, fuyant ces affrontements.
Pour l’heure, on ignore les raisons qui ont poussé ces deux factions rivales d’autodéfense du PK5 à s’affronter mortellement ce vendredi alors que d’importants efforts ont été déployés pour ramener la paix dans ce quartier de la capitale centrafricaine.
Entre temps, certains habitants du PK5 parlent d’une guerre de territoire et du pouvoir entre les chefs miliciens quiveulent étendre leur influence dans le troisième arrondissement de Bangui.
Du côté du gouvernement, on tente de rassurer la population locale avec le déploiement des forces de sécurité intérieure sur place, tandis que la Minusca, de son côté, réagit avec des patrouilles régulières des casques-bleus dans la zone.
Centrafrique.com/signature_centrrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature à Paris le 28 novembre 2019.
L’AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT ET LA FONDATION PIERRE FABRE S’ENGAGENT POUR LES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES EN CENTRAFRIQUE
Communiqué de presse
Paris, le 28 novembre 2019 – Rémy RIOUX, Directeur général de l’AFD, Pierre-Yves REVOL, Président de la Fondation Pierre Fabre et Béatrice GARRETTE, Directrice générale, ont signé en présence du Dr Denis MUKWEGE, prix Nobel de la paix 2018, une convention de financement d’un montant de 4,2 millions d’euros pour la mise en place d’un centre de prise en charge globale des victimes de violences sexuelles et de violences basées sur le genre à Bangui.
Depuis 2017, la Fondation Pierre Fabre soutient la réplication à l’hôpital rural de Bulenga (RDC) du modèle de « guichet unique », ou « One Stop Center », créé par le Dr Denis Mukwege et structuré autour de quatre piliers, qui répondent aux besoins essentiels de guérison de la victime et de son autonomisation : piliers médical, psychologique, juridique et socioéconomique. Face à la situation en Centrafrique et forts de leur expérience commune en République démocratique du Congo, la Fondation Pierre Fabre, la Fondation Panzi RDC, la Fondation Dr Denis Mukwege et l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie ont décidé de s’unir à nouveau, avec l’appui financier de l’Agence Française de Développement, pour répliquer le modèle de prise en charge holistique du Dr Mukwege à Bangui, au sein d’un hôpital public (l’Hôpital de l’Amitié) et d’une association centrafricaine (Association des Femmes Juristes de Centrafrique), déjà deux lieux reconnus de référencement de victimes de violences sexuelles et basées sur le genre dans le pays.
La Fondation Pierre Fabre, cheffe de file de ce groupement de partenaires et l’Agence Française de Développement (AFD) ont officialisé leur engagement par la signature d’une convention de financement le 28 novembre au siège de l’AFD. Ce programme de 4,2 millions d’euros, sera cofinancé à hauteur de 3 millions d’euros par l’AFD, et par la Fondation Pierre Fabre à hauteur de 1,2 million d’euros. Elle apportera également son expertise médicale et scientifique et assurera la gestion administrative et financière du programme.
Un programme de prise en charge globale des victimes
Ce programme, d’une durée de 4 ans, permettra aux victimes de violences sexuelles et violences basées sur le genre de Bangui et des provinces, d’accéder à des soins holistiques de qualité, selon un parcours coordonné, accompagné et complet, grâce à la mise en place d’un « Guichet unique » localisé au sein de l’Hôpital de l’Amitié et de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) à Bangui. Ce programme participera également à la prévention des violences sexuelles et violences basées sur le genre dans le pays. Facilité par les partenaires internationaux (Fondation Pierre Fabre, Fondation Dr Denis Mukwege, Fondation Panzi RDC, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie), ce programme est fondé sur un transfert de
mi
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compétences Sud-Sud entre les acteurs congolais et les acteurs centrafricains. Il permettra en outre de renforcer les capacités d’un hôpital public ainsi que d’une association locale reconnue ; deux structures qui sont déjà des lieux de référencement pour les victimes de violences sexuelles et violences basées sur le genre.
Pour Pierre-Yves Revol, Président de la Fondation Pierre Fabre, « Ce programme marque une étape importante dans l’engagement de la Fondation Pierre Fabre aux côtés du Dr Mukwege et au service des populations les plus vulnérables. Dans un contexte difficile, le programme va s’appuyer sur les compétences complémentaires des partenaires français, congolais et centrafricains avec l’objectif commun d’apporter aux victimes de violences sexuelles et violences basées sur le genre en Centrafrique les soins et la prise en charge pluridisciplinaire qui leur permettront de se relever. »
Pour Rémy Rioux, Directeur général de l’AFD, « ce projet marque l’engagement du groupe AFD dans le combat contre les violences sexuelles que mène avec tant d’énergie le Dr Mukwege, notamment dans les zones en proie à des conflits dont les femmes sont les premières victimes. Forte de sa capacité à mobiliser ses partenaires, au premier rang desquels figurent les organisations de la société civile, la plateforme AFD agit pour mettre en œuvre les engagements du Président de la République en faveur de l’égalité femmes-hommes et atteindre ce cinquième Objectif de développement durable ».
Les partenaires et leurs apports au programme :
La Fondation Pierre Fabre est une fondation reconnue d’Utilité Publique par décret en Conseil d’Etat en date du 6 avril 1999. Elle a pour mission de permettre aux populations des pays les moins avancés et à celles des pays émergents dans le monde, ainsi qu’aux populations exceptionnellement plongées dans des situations de crises graves, d’origine politique, économique et/ou naturelles, d’accéder, tant en qualité qu’en volume, aux soins et plus spécialement aux médicaments d’usage courant définis notamment par l’OMS comme essentiels à la santé humaine. Elle a structuré ses activités autour de 5 axes prioritaires : la formation de professionnels du médicament, l’accès aux soins de qualité pour les populations vulnérables, la lutte contre la drépanocytose, la dermatologie et la e-santé. La Fondation Pierre Fabre appuie depuis 2017 la prise en charge des victimes de violences sexuelles et victimes de violences basées sur le genre dans l’hôpital rural de Bulenga au Sud Kivu en RDC créé par le Dr Mukwege. (en savoir plus sur ce programme).
Le groupe Agence française de développement (AFD) est un établissement public qui met en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale.
Climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Nos équipes sont engagées dans plus de 4000 projets à fort impact social et environnemental dans les Outre-
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mer français et 115 pays. Nous contribuons ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). www.afd.fr
La Fondation Panzi RDC a été fondée il y a près de dix ans par le Docteur Denis Mukwege afin d’appuyer l’hôpital où sont secourues des milliers de victimes de viols perpétrés dans le Nord- Est de la République Démocratique du Congo ravagée par les conflits. L’hôpital et la Fondation Panzi RDC ont acquis une solide réputation dans le traitement des blessures gynécologiques et psychologiques au travers d’un modèle de soin global.
Dans ce programme, la Fondation Panzi RDC transmettra son expérience et son expertise dans le domaine des soins et de la prise en charge holistique des VVBG et VVS notamment en formant le personnel médical de l’hôpital de l’Amitié.
La Fondation Dr Denis Mukwege dénonce l’utilisation des violences sexuelles lors de conflits armés. Elle plaide auprès de la communauté internationale, pour l’établissement d’une ligne rouge juridiquement contraignante contre le viol comme arme de guerre, pour mettre fin à l’impunité, accroître la responsabilisation des Etats et rendre justice aux victimes. Elle soutient le modèle de soins mis en place à l’hôpital de Panzi et sa réplication dans d’autres zones de conflit.
Dans ce programme, la Fondation Dr Denis Mukwege apportera son expertise du modèle holistique, appuiera le plaidoyer et le développement du réseau des survivantes. www.mukwegefoundation.org
L’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie (IFJD) est une association française qui poursuit les activités de l’Institut Universitaire Varenne et de l’Association Francophone de Justice Transitionnelle. Elle est chargée de promouvoir la diffusion des connaissances tant sur le plan académique, que dans le cadre d’activités opérationnelles. Elle a développé un axe important consacré aux VVS et VVBG comportant publications et recherches, formations, expertise et appui à l’assistance juridique et judiciaire, portant principalement sur le modèle holistique d’assistance aux victimes. Ayant une vocation scientifique et opérationnelle, l’IFJD favorise la production et la transmission de la connaissance, le soutien à la recherche scientifique et universitaire et l’action sur le terrain
Dans ce programme, l’IFJD apportera son expertise concernant tant la Justice transitionnelle en générale, que la problématique spécifique des violences sexuelles. L’IFJD intervient en Centrafrique, seul ou en partenariat, depuis novembre 2015. Il sera, dans le cadre du centre d’assistance holistique de Bangui, responsable du pilier juridique.
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L’hôpital de l’Amitié
L’hôpital de l’Amitié fait partie des 5 hôpitaux centraux de 2° référence. Il est situé à proximité du PK5, dans une position géographique stratégique. L’hôpital a été construit dans les années 1980 par la coopération chinoise Il est déjà une structure de référencement des victimes de violences sexuelles. Dans ce programme, l’hôpital de l’Amitié sera une des deux portes d’entrée du centre holistique. L’amélioration de la qualité des soins du service de gynéco- obstétrique bénéficiera également à l’ensemble de la population.
L’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) :
Basée à Bangui, l’association centrafricaine dont toutes les membres sont juristes (niveau minimal licence) a été créée en 1992 par Mme Catherine Samba Panza pour promouvoir et défendre les droits de l’Homme avec une action spécifique vis-à-vis des femmes et des enfants. Originellement l’AFJC avait créé des « cliniques juridiques » pour accompagner les femmes VVS et VVBG dans le dépôt des plaintes. A partir de 2010, en réponse aux évènements ayant causé beaucoup de victimes parmi les femmes et les enfants, des centres d’écoute ont été créés dans tout le pays, dont une dizaine financés un temps par l’UNICEF mais inactifs actuellement faute de financement. L’AFJC est un lieu d’accueil bien identifié pour les VVS et VVBG. L’association leur procure un minimum de services psycho-sociaux (repas, écoute, repos…) et les accompagne dans la construction de leur dossier juridique.
Un projet entrepris par une société tunisienne est sur le point de remédier aux problèmes d’électricité à Bangui.
Le projet, financé par le Fonds de développement saoudien (FDS) sous l’égide du ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération de la République Centrafricaine (rca), a été confié à TRAGADEL, une entreprise tunisienne. Le projet comprend l’acquisition et l’installation de générateurs et de l’éclairage public photovoltaïque.
Clarke Energy a annoncé la fourniture de quatre de ses unités de groupes électrogènes diesel de modèle Kohler-SDMO KD3500-F à TRAGEDEL pour l’alimentation du réseau électrique de la RCA.
Ce projet est une étape importante pour Clarke Energy car ce sera sa première référence en République centrafricaine et sa plus grande centrale diesel en Afrique. L’entreprise a d’ores et déjà des centaines de groupes électrogènes de modèle Jenbacher déjà installés et fonctionnant au gaz à travers le continent africain.
Soulagement pour les résidents de Bangui
Le projet permettra d’ajouter 10 MW au réseau électrique de la capitale du pays, améliorant ainsi les conditions de vie de la population, Bangui subissant plusieurs heures de coupures de courant quotidiennes.
La centrale électrique doit fonctionner en courant de base ou de pointe et l’énergie électrique générée sera injectée dans le réseau public, qui est détenu et géré par ENERCA.
Les nouvelles unités sont robustes et offriront la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre une MAINTENANCE lourde sur une centrale hydroélectrique existante obsolète.
Les groupes électrogènes sont conçus dans des conteneurs résistants aux intempéries, répondant aux critères les plus stricts en termes de performances, d’insonorisation, de robustesse et de facilité de maintenance. La base du conteneur est conçue pour avoir une rétention interne, capable de retenir une éventuelle fuite de carburant, d’huile ou de liquide de refroidissement.
Des spécifications adaptées au pays
Le concept de conteneur « Contenergy » de Kohler-SDMO offrira une adaptation particulière aux besoins du client. Grâce à leur taille standard, les conteneurs Contenergy sont facilement transportables et, une fois sur site, l’installation est simplifiée puisqu’ils seront disposés sur une dalle en béton externe ayant un encombrement relativement réduit.
Le moteur du générateur KD3500-F produit une puissance électrique nominale de 2,5 MW et se caractérise par une faible consommation de carburant due à une technologie d’injection à rampe commune élevée et par une empreinte au sol réduite.
Selon Clarke Energy, la capacité à gérer le projet clé en main tout en respectant les spécifications du projet et l’empreinte au sol pour l’installation du progiciel constituaient un critère de sélection important pour TRAGEDEL.
Le progiciel de Clarke Energy a également été choisi en raison du meilleur compromis puissance / encombrement, des contraintes d’installation, des intervalles de maintenance longs, de la disponibilité, de la fiabilité, de la maintenance simplifiée, du prix concurrentiel et des meilleurs délais, a indiqué la société.
Centrafrique.com/centrafrique-dialogue-de-khartoum-lettre-de-lancien-president-francois-bozize-a-moussa-faki/francois-bozize-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26051 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Président centrafricain François Bozizé.
l’ancien Président François Bozizé bientôt de retour dans son pays, selon son parti KNK.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – C’est dans une déclaration relative à la situation socio-politique du pays mardi 26 novembre que dans l’un des points abordés, l’annonce de retour imminent de l’Ancien Président Centrafricain, François Bozize, est évoqué. Pour le parti KNK, les autorités centrafricaines ont tout fait pour qu’il ne revienne pas au pays.
Dans un premier temps, au regard de la déclaration du parti KNK, il s’agit de diagnostic des actes du pouvoir en place. De retour de Bozize à la situation sécuritaire, rien n’y a échappé.
Le retour de Bozize au pays et les obstructions des autorités centrafricaines est inscrit au premier point de cette déclaration. « Il n’est un secret pour personne que le Pouvoir en place s’est évertué à entraver autant que faire se peut le retour en République Centrafricaine de l’ancien Président François Bozize Yangouvonda. C’est pourquoi après avoir laissé la possibilité au Président Touadera de faire preuve de bonne foi et de bonne volonté, le KWA NA KWA a porté sur la place publique le refus de renouveler le passeport diplomatique de son Président Fondateur par l’actuel Chef de l’Etat à qui ce document de voyage a été remis en mains propres », a rappelé le parti.
Pour démontrer que le pouvoir de Bangui ne fait rien pour favoriser le retour de Bozize au pays, le blocage du projet de Loi portant sur le statut des anciens Chefs d’Etat n’est pas à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale et au gouvernement, « de même, le retard volontaire dans le projet de Loi portant sur le Statut des anciens Chefs d’Etat ou encore la prise de la circulaire inique faisant interdiction aux compagnies aériennes desservant la République Centrafricaine d’embarquer François Bozize Yangouvonda à destination Bangui sont autant de manœuvres dilatoires destinées à empêcher ce dernier de rentrer dans son pays », dénonce-t-il.
Que faire face à cela, le KNK ne manque pas d’imaginations ou de scénario pour acter le retour de leur champion. « Le Président Fondateur du KWA NA KWA a pris la résolution de rentrer à Bangui dans les tous prochains jours à une date qui sera officiellement communiquée sous peu. A cet effet, nous invitons les autorités à prendre langue avec notre formation politique afin d’organiser ce retour dans la dignité et la quiétude de tous », un appel qui sonne comme un passage en force.
Pour porter à la place publique, tout ce qu’il reproche au régime actuel, « le KWA NA KWA informe l’opinion publique nationale et internationale du lancement dans les prochains jours d’une vaste campagne d’information du public sur les graves et inadmissibles dérives du Pouvoir en place », conclut la déclaration du parti.
Pour rappel, le collectif des avocats de Bozize ont introduit des requêtes en annulation au niveau du Tribunal administratif de la circulaire prise par Théodore Jousso, ministre des transports, en 2016 suit son cours.
Trois agents de santé luttant pour enrayer la propagation du virus Ebola dans la région orientale de la RDC ont été tués.
Quatre autres ont été grièvement blessés à la suite d’une attaque menée par des groupes armés dans la province de l’Ituri. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a twitté sur les incidents survenus dans les mines de Biakato et les centres de riposte d’Ebola de Mangina. “Les attaques menées par des groupes armés dans les mines de Biakato et à Mangina en RDC ont fait des morts et des blessés parmi ceux qui luttent contre Ebola. Nous avons le cœur brisé que nos pires craintes se soient réalisées. Notre objectif est de soigner les blessés et de veiller à ce que le personnel des autres sites soit en sécurité”, a noté le chef de l’Organisation mondiale de la santé sur twitter. Le chef régional de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti, a également tweeté au sujet des attaques: “Je suis profondément attristé par les deux attaques perpétrées contre les agents de santé dans les mines de Biakato et de Mangina en RDC. La situation est toujours d’actualité, mais nous comprenons qu’il y a eu des morts et des blessés. Nous faisons tout notre possible pour soigner les blessés et mettre notre personnel en sécurité”. Mardi, l’OMS a déclaré qu’elle réinstallait 49 employés après que des foules ont attaqué une base de l’ONU dans la ville de Beni, accusant les forces de l’ONU de ne pas les protéger des attaques rebelles. Les miliciens et les personnes qui ne croient pas que le virus Ebola est réel et mortel se méfient profondément de la façon dont le vaccin est administré. Ils ont déjà pris pour cible le personnel de santé intervenant contre Ebola. Il y a quelques semaines, un journaliste qui faisait de la sensibilisation sur Ebola dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, a été tué et sa maison incendiée. La République démocratique du Congo connaît actuellement la deuxième pire épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le monde, qui a tué plus de 2.000 personnes et en a infecté plus de 3.000 autres. L’épidémie touche les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, qui sont déjà déchirées par la violence perpétrée par les milices qui y opèrent. En juillet, l’OMS a déclaré qu’il y avait une “urgence de santé publique d’intérêt international”. En RDC les activités de riposte contre Ebola ralenties à Mambasa dans l’Ituri. Avec BBC Afrique
Centrafrique.com/reunion-de-lopposition-au-siege-de-lurca-avant-la-creation-dune-plateforme-politique-envue-de-la-preparation-des-elections-de-2020-lphoto-prise-le-27-novembre-2019-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.
L’opposition démocratique fait un bloc face au régime de Touadera
Bangui (République centrafricaine ) – CNC – Sur initiative du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuele, les formations politiques d’opposition veulent porter une nouvelle dynamique commune dans leur combat contre ce qu’il qualifie « des dérives dictatoriales du régime Touadera ». Une première rencontre, dans ce sens, a réuni tous les ténors des partis politiques ce mercredi 27 novembre 2019 au siège de l’URCA à Bangui.
Une seule idée semble fédérer les partis politiques légalement constitués autour de la volonté de se regrouper pour mener la lutte politique dans le pays. Pour l’opposition, le régime du président Touadera a affaibli l’Etat Centrafricain, entrainant le déclin de l’autorité des services publics.
Ils justifient leur démarche par l’inquiétante situation sociopolitique de la République Centrafricaine, le laxisme du Président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement sur les questions de la sécurité, l’attitude et les calculs permanemment politiciens de ces derniers, leur gestion exclusive et clanique ainsi que leur distance avec les vraies préoccupations du peuple centrafricain ont déterminé les principaux leaders des partis politiques de l’opposition démocratique, pour envisager ensemble, comment ils doivent se mobiliser dans une dynamique collective pour non seulement rappeler le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement à leurs responsabilités, mais et surtout de peser désormais de tout leur poids dans les décisions et orientations politiques nationales.
Bertin Bea du KNK, sans nuancer ses propos, croit que le régime actuel est englué dans des schémas politiques allant de la dictature aux préparations d’un hold-up électoral pour se maintenir au pouvoir, « au regard de la situation de plus en plus préoccupante du pays au plan politique, social, sécuritaire, que sais-je encore, nous avons compris qu’il fallait qu’on se rencontre et qu’on se parle entre nous », indique-t-il.
Car, selon lui, « l’opposition doit se mettre ensemble et c’est ensemble que nous allons donc rectifier toutes les dérives du régime Touadera à l’heure actuelle, trop c’est trop », s’exclame Bertin Bea.
Pour Anicet Georges Dologuele, le regroupement des partis politiques d’opposition pour parler du pays est important, « nous nous sommes réunis pour harmoniser nos points de vue et prendre la décision d’avoir un regroupement des partis politiques concret. Pour une plateforme politique, il va falloir rédiger des textes juridiques avec des modalités de fonctionnement pour qu’on puisse avoir un cadre dans lequel on puisse parler du pays », a noté le Président de l’URCA.
« Cette citoyenne, patriotique et responsable initiative est à saluer. C’est dans le rassemblement, les échanges citoyens qu’on parviendra à trouver des solutions à nos problèmes et à faire respecter notre Pays », conclut le communiqué final.
Quant au comité d’appui stratégique d’appui au processus électoral qui divise, ils promettent que des actions politiques et judiciaires seront menées.
Indubitablement, les jours à venir voire mois prochains le débat politique s’annonce tumultueux dans le pays et le régime de Touadera a franchi le Rubicon.
Centrafrique.com/lancement-officiel-des-journees-porte-ouverte-de-lunion-europeenne-en-centrafrique-par-touadera-samuela-isopi-felix-moloua-le-27-novembre-2019-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La coupure du rubicon par le président, Faustin Archange Touadera, l’ambassadrice de l’UE-RCA, Samuela Isopi, le Commandant de l’EUTM, Erick Peltier et Félix Moloua, ministre de l’économie
Lancement officiel des journées portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique par le chef de l’État Touadera.
l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Cette cérémonie inaugurale a eu lieu en présence des plusieurs hautes personnalités dont les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement présents à Bangui et les corps diplomatiques accrédités en République centrafricaine.
Organisées en étroite collaboration avec ses États membres et ses 53 partenaires comme les institutions, les agences de coopération des États membres, les ONG internationales et nationales et les agences des Nations-Unies, les journées portes ouvertes de l’UE (JPO) sont déjà ouvertes au public banguissois afin qu’il découvre l’UE dans sa diversité géographique, historique et culturelle.
Cette première édition des JPO permet aux Centrafricains de connaître tous les domaines de la coopération UE-RCA représentés entre autres par la relance économique, les services sociaux de base tels que la santé et l’éducation, les infrastructures, la consolidation de l’État poursuivi à travers l’aide budgétaire, la formation des forces de défense et de sécurité, l’appui à la justice, le soutien au secteur privé, ou encore l’aide humanitaire.
Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente les enjeux de cette première édition des journées portes ouvertes qui offre la possibilité aux Centrafricains de s’exprimer, « pour la première fois, les journées portes ouvertes de la coopération UE-RCA donneront la parole aux Centrafricains. Ce sont les Centrafricains, les protagonistes de cette coopération, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le relèvement et consolidation de la paix, le RCPCA, adoptés à Bruxelles en novembre 2016. Ce sont les Centrafricains en tant que bénéficiaires, mais surtout en tant qu’acteurs de la paix, de sécurité et de développement, qui sont les protagonistes de ces journées et les vrais artisans de l’avenir de leur pays. Le relèvement et le développement de la Centrafrique ne se feront que par les Centrafricains eux-mêmes », a précisé la cheffe de la délégation de l’UE-RCA, Samuela Isopi.
Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et ordonnateur national du Fonds Bakou dans son allocution de la circonstance ont plaidé pour qu’il y ait plus de visibilité sur les actions de l’UE en Centrafrique, « cependant, nous avons constaté qu’il n’y a pas assez d’actions de visibilité d’envergure sur l’ensemble des interventions de ce partenaire au développement durant toute cette période, malgré les résultats visibles obtenus », a constaté Félix Moloua.
L’alliance française de Bangui se transformera pour l’occasion en Village commun “I LA!” composé de 9 quartiers regroupés par “domaine d’intervention” liés à la coopération UE-RCA, ainsi que d’un quartier consacré à l’Union européenne et ses États Membres.
Le nom des quartiers traduits en sango est un message fort de rassemblement et d’engagement commun comme le recommande l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.
Dix rencontres-débats et ateliers sont programmés pour échanger et débattre des thématiques d’actualité et d’intérêts pour les Centrafricains. L’Union européenne est présente en République centrafricaine depuis 1957 et ses nombreuses interventions à travers différents cycles de financements témoignent à suffisance son engagement depuis plusieurs décennies auprès de la RCA.
Il est à noter que dans le cadre de cette première édition des JPO de l’UE en Centrafrique, un atelier focus sur le Fonds Bakou aura lieu à l’Alliance française de Bangui ce vendredi 29 novembre 2019 à 9h45.
Centrafrique.com/maitre-crepin-mboli-goumba/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maitre Crépin Mboli-Gouma, Président du Parti PATRI
Politique / Maitre Crépin Mboli-Goumba : « Il s’agit là d’une incongruité inconstitutionnelle la mise en place du comité d’appui stratégique au processus électoral »,
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Alors que le débat autour de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral par le gouvernement, défraie la chronique ces derniers temps à Bangui, le Chef d’Etat dans une interview exclusive accordée à Ndeke-Luka et qui sera diffusée samedi prochain, il soutient sa création. En réponse, l’avocat et l’homme de Droit, Maitre Crépin Mboli-Goumba qualifie cela d’une « incongruité inconstitutionnelle » au CNC.
Le Président Touadera, contre toute attente, balaie du revers de la main toute idée de truquage des prochaines élections à travers la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral. Car, selon lui, « ce n’est pas une première en Centrafrique. Son rôle n’est pas de remplacer l’Autorité Nationale des Elections (ANE) mais de mobiliser des ressources pour l’organisation des élections », a-t-il répondu dans un entretien accordé à Ndeke-Luka dont l’intégralité sera diffusée samedi 30 Novembre à 17 heures dans l’espace Patara.
Ne lui ayant pas accordé le bénéfice du doute, Maitre Crépin Mboli-Goumba estime qu’il s’agit là « d’une incongruité inconstitutionnelle », a répondu sans ambages, l’Avocat et Président du PATRIE.
« Nous aurons l’opportunité d’avoir une position en tant qu’opposition démocratique sur cette question », a annoncé Crépin Mboli-Goumba.
Pour lui, l’Autorité Nationale des Elections est le seul organe technique reconnu par la Loi fondamentale du 30 mars 2016 et dispose en son article 144 alinéa 1er que « l’Autorité Nationale des Elections est un organe pérenne, indépendant et autonome » qui ne saurait donc être satellisé à un quelconque comité », dit-il, tout en relevant que, « nous n’allons pas laisser ces élections organisées par un organe qui est anticonstitutionnel. En tant qu’opposition démocratique, nous allons nous battre pour que ces élections à venir ne soient pas organisées dans n’importe quelle condition mais surtout qu’il n’y ait pas de hold-up électoral. Nous y sommes préparés », prévient Maitre Crépin Mboli-Goumba.
La seule logique aujourd’hui apparait dans l’unité des partis d’opposition démocratique « de mettre de côté des divergences qui sont consubstantielles à l’existence des hommes de travailler ensemble pour l’intérêt du peuple Centrafricain », conclut-il.
Centrafrique : 5 villes centrafricaines accueillent le projet «Ville et VIH »
Bangui (République centrafricaine) – CNC – 5 Villes centrafricaines ont été choisies pour la mise en œuvre du projet « ma vile s’engage contre le VIH/SIDA » pour répondre au VIH chez les populations déplacées et les communautés hôtes. Bangui, Bimbo, Begoua, Bambari et Obo sont les premières cités choisies pour lutter contre le VIH/SIDA au milieu des déplacés dans leurs localités respectives. Le projet a été lancé hier à Bangui à la Mairie du 4e arrondissement de Bangui.
Il s’agit d’une première en Centrafrique car désormais le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) et l’ONUSIDA veulent inscrire la lutte contre cette maladie dans une approche communautaire et non médicalisée. La prévalence nationale du VIH en RCA reste élevée à 4% et atteint 11,9 % dans la préfecture du Haut Mbomou. En 2018, environ 5.500 personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en RCA et 4.800 personnes sont décédées de maladies liées au VIH. Les populations déplacées sont confrontées à de nombreux défis dans l’accès aux services de prévention, de traitement et de soutien liés à ce fléau.
Ce projet qui a été lancé par le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui Emile-Gros-Raymond Nakombo, en présence du Ministre de l’Administration et du Territoire, du Représentant du Ministre de la Santé et de la Population empêché, des Maires du 3e, 5e, 6e, 7e, Pissa, Bimbo, Begoua et Zemio, dans la matinée de ce mercredi 27 novembre 2019 à la Mairie du 4e arrondissement de Bangui a plusieurs objectifs tel que suit.
« Il vise à réduire la vulnérabilité des personnes déplacées et des populations hôtes au VIH dans cinq villes de la République Centrafricaine, contribuer au meilleur accès aux services de prévention, de traitement et de soins du VIH pour les personnes déplacées et les populations hôtes à risque dans les villes du projet, renforcer l’engagement des autorités locales (maires et conseils municipaux) dans la lutte contre le VIH et dans la santé ; soutenir l’intégration socio-économique des personnes vivant avec le VIH ».
Dans son discours de lancement, le Maire de la Ville de Bangui a souligné que le 16 décembre 2016, il avait signé l’engagement au nom des Municipalités de Centrafrique (AMCA) en faveur de la lutte contre le VIH et pour l’accélération de la riposte de celui-ci. Ainsi, la Mairie de Bangui fut la première ville Africaine à prendre un tel engagement.
Il est à signaler qu’un montant de 500.000 dollars a été décaissé pour la première phase qui vise à lutter contre la maladie dans cinq (5) villes de Centrafrique, notamment Bangui, Bimbo, Bégoua, Bambari et Obo.
Des sources au sein de cette entreprise publique camerounaise révèlent que Jean Roland Daniel Ebo refuse de présider les conseils d’administration, depuis l’arrestation de son protégé, l’ex-directeur administratif et financier. Les travaux de la session ordinaire de cette instance ont eu lieu en son absence, à l’initiative des administrateurs les 27 et 28 novembre 2019 à Yaoundé.
C’est un fait inédit dans une entreprise publique au Cameroun. Un conseil d’administration qui siège en l’absence de son président. Pourtant, c’est ce qui s’est passé au Parc national du matériel du génie civil (Matgénie) les 26 et 27 novembre 2019 à Yaoundé. Les administrateurs ainsi que la direction générale, las de supporter les caprices et l’inertie du président du conseil administration (Pca) ont fini par tenir une session cette semaine conformément à la loi. Précisons que la loi stipule qu’en cas de refus, incapacité ou de vacance de poste constatés, les trois quarts des membres dudit conseil peuvent organiser les travaux en sessions (ordinaires et extraordinaires).
Même si le conseil d’administration ne l’a pas débarqué de son poste, certains administrateurs révèlent que Jean Roland Daniel Ebo voudrait lui-même démissionner de ses fonctions de Pca. A l’origine de cette décision, l’arrestation de son protégé, l’ex-directeur administratif et financier du Matgenie, Crépin Simon Zambo. Le haut cadre a d’abord été suspendu de ses fonctions par l’actuel directeur général, Désiré Abogo Ntang. Puis placé en détention préventive à la prison centrale de Kondengui le 30 octobre dernier en compagnie de l’ancien patron de l’entreprise, Niwa Long Othon. Les deux personnalités sont poursuivies pour détournement de deniers publics relatifs à l’exécution du Contrat Plan État du Cameroun-matgenie (CP).
D’autres sources vont plus loin en indiquant que le Pca serait lui-même impliqué dans les mêmes détournements de fonds et qu’il pourrait aussi être interpellé dans les prochains jours. Si ces informations sont avérées, ceci ne serait donc qu’une fuite en avant d’un Pca effrayé par la honte et le déshonneur et qui se préparerait à quitter le Cameroun. Raison pour laquelle, il boycott les travaux du conseil d’administration et livre une guerre sans merci au directeur général Désiré Abogo Ntang qui a réussi à démanteler la mafia qui s’était en racinée au Matgenie.
Désiré Abogo Ntang n’a qu’un seul souci, redorer le blason d’une entreprise âgée de 52 ans aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qui explique son sens de professionnalisme et de rigueur. L’ingénieur de génie civil ne tolère pas des comportements égoïstes qui non seulement ternissent l’image de l’entreprise, mais aussi contribuent à son redressement. C’est donc dans cette optique qu’il met constamment en garde ses collaborateurs afin que les comportements peu orthodoxes changent, au cas contraire, ils seront sanctionnés par la réglementation en vigueur.
Sacky Shanghala, ex-ministre de la Justice, et Bernhard Esau, ex-ministre de la Pêche, passeront la nuit en prison jusqu’à la poursuite de leur comparution vendredi, a ordonné le président du tribunal.
Quatre autres suspects, dont un banquier, comparaissent à leurs côtés.
MM. Shanghala et Esau avaient tous deux démissionné le 13 novembre, après avoir été mentionnés dans des documents révélés par le site WikiLeaks.
Selon ces documents, la société de pêche Samherji, basée en Islande, aurait versé des pots-de-vin à de hauts responsables namibiens pour s’assurer l’accès aux ressources halieutiques de la Namibie.
Les documents judiciaires montrent que M. Esau était l’une des figures clés de ce scandale qui porte sur 150 millions de dollars namibiens (10 millions USD).
Dans un communiqué diffusé samedi, la Commission anti-corruption a indiqué que son enquête avait jusqu’à présent “établi que (des actes de) conspiration, corruption, fraude, blanchiment d’argent et évasion fiscale ont été commis”.
Ce scandale a éclaté durant la campagne pour les élections générales du 27 novembre en Namibie, où le président Hage Geingob s’est présenté pour un second mandat.
Son parti, la Swapo, est au pouvoir depuis l’indépendance en 1990.
La pêche est l’une des principales sources de devises de la Namibie, pays d’Afrique australe bordé, sur sa façade ouest, par l’océan Atlantique.
La roupie indienne est imprimée sur des presses de haute sécurité à l’intérieur du pays. De nombreuses devises ne sont pas fabriquées en interne
La semaine dernière, le gouvernement libérien a annoncé qu’il avait perdu 104 millions de dollars US (61.983.402.123 FCFA).
Ce n’était pas à cause d’une mauvaise décision d’investissement ou d’une fraude comptable, l’argent – en espèces – avait littéralement disparu.
Les billets avaient été commandés par la Banque centrale du Libéria auprès d’imprimeurs étrangers et avaient disparu après avoir traversé le principal port et aéroport du pays.
Une enquête diligentée par le gouvernement est en cours afin de faire la lumière sur cette situation.
Pendant ce temps, le mois dernier, les Indiens ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux au sujet de l’impression de l’argent.
Selon un article paru dans le “South China Morning Post”, la “China Banknote Printing and Minting Corporation”, propriété de l’État, a obtenu un contrat pour l’impression de roupies indiennes, ce qui soulève des inquiétudes quant à la sécurité nationale.
Mais ces deux affaires ont soulevé la question de savoir si nous devrions nous soucier de l’endroit où notre argent est imprimé.
Est-ce une pratique courante ?
L’imprimeur de billets britannique De La Rue produit les nouveaux billets en polymère
Certains pays, comme l’Inde, fabriquent tout leur argent liquide chez eux. Par exemple, les États-Unis sont légalement obligés d’imprimer leurs billets de banque sur leur territoire.
Mais pour la plupart d’entre eux, c’est une pratique courante d’imprimer une partie de leur argent à l’étranger, alors que d’autres comme le Libéria n’ont même pas leur propre imprimerie.
Un certain nombre d’entreprises hautement spécialisées gagnent de l’argent dans la plupart des monnaies du monde.
Le producteur de billets “De La Rue” estime que le marché de l’impression commerciale représente 11 % de l’ensemble des billets produits.
Les plus grands producteurs de billets se trouvent principalement en Europe et en Amérique du Nord.
La société britannique De La Rue, qui a perdu un contrat pour l’impression du nouveau passeport bleu britannique cette année, est la plus grande société de fabrication de billets de banque au monde.
Elle produit des liquidités pour environ 140 banques centrales. Chaque semaine, il produit suffisamment de notes pour atteindre deux fois le sommet de l’Everest en cas d’empilement.
Son concurrent, la société allemande Giesecke & Devrient, produit des billets pour une centaine de banques centrales, tandis que la Canadian Banknote Company et la société américaine et suédoise Crane sont également des acteurs majeurs, bien qu’il s’agisse d’une grande entreprise, c’est aussi une entreprise quelque peu secrète.
La BBC a contacté un certain nombre de fabricants de monnaie, qui ont tous refusé de révéler exactement pour quelles banques centrales ils produisent de l’argent. Beaucoup de gouvernements n’aiment pas en parler non plus.
C’est peut-être compréhensible étant donné la colère en Inde, qui montre la sensibilité de certaines personnes à l’endroit où leurs monnaies sont imprimées.
“Cela devient une question de nationalisme “, dit Duncan Connors, spécialiste de l’histoire de la monnaie à l’Université de Durham.
Pourquoi les pays ne le font-ils pas eux-mêmes ?
Fondamentalement, c’est coûteux et difficile à faire.
Les entreprises impliquées dans l’impression de billets existent depuis quelques centaines d’années. Elles disposent d’une technologie spécialisée et ont développé une crédibilité en matière de sécurité.
De La Rue a commencé à produire des billets de banque en 1860, d’abord pour l’île Maurice, puis ailleurs. Elle fabrique le nouveau polymère de la Banque d’Angleterre, concernant les billets de 5 et de 10 livres.
Pour les petits pays, il peut être très judicieux d’externaliser la production. Il ne vaut peut-être pas la peine d’acheter des presses coûteuses si elles n’ont besoin que d’un petit nombre de billets.
Il faudrait également suivre l’évolution rapide des progrès technologiques pour prévenir la contrefaçon.
Une imprimerie de billets produit environ un à 1,4 milliard de billets par an. Donc, si une banque centrale produit moins que ça, cela ne vaut pas vraiment la peine sur le plan financier.
Les États-Unis impriment environ sept milliards de billets par an.
La petite nation des Îles Salomon du Pacifique, qui compte 600 000 habitants, a sa monnaie conçue et imprimée par De La Rue.
D’autres informations accessibles au public montrent que la Macédoine et le Botswana sous-traitent également à la société britannique.
Est-il risqué d’externaliser cela ?
De nombreuses préoccupations en Inde étaient fondées sur des questions de sécurité nationale, d’autant plus que le pays est actuellement engagé dans un différend frontalier avec la Chine.
Mais les craintes concernant l’externalisation de la production monétaire sont-elles justes ?
Un exemple frappant est la Libye en 2011. Le gouvernement britannique a retenu environ 1,86 milliard de dinars (713.284.317.150 FCFA), dont 140 millions avaient été imprimés par De La Rue, provoquant une pénurie de billets de banque dans les derniers moments au pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi.
Donc, dans certains cas, un gouvernement étranger pourrait retenir de l’argent, mais c’est rare. L’incident en Libye a choqué les experts de l’industrie, mais n’a pas eu beaucoup d’impact sur l’externalisation de la production des billets de banque.
Il y a aussi le risque qu’une puissance étrangère qui imprime de l’argent ait connaissance des éléments de sécurité d’un billet de banque particulier, ce qui permettrait de produire des billets frauduleux.
Cependant, il n’y a pas de preuve visible que l’un ou l’autre de ces exemples se soit produit.
“Faites-vous confiance aux gens de votre pays pour imprimer votre propre argent ?” dit M. Connors.
Cependant, étant donné que la plupart des devises sont encore imprimées par les pays eux-mêmes, la menace n’est peut-être pas si grande.
“La majorité des pays impriment leurs propres billets de banque et une petite quantité est imprimée par l’industrie commerciale “, explique Guillaume Lepecq, directeur de l’International Currency Association.
Il n’existe pas d’organisme international de réglementation de la production monétaire.
Aurons-nous forcément besoin d’argent à l’avenir ?
Selon la Banque populaire de Chine, seulement 10 % des paiements de détail ont été effectués en espèces en 2016 en raison de l’augmentation des paiements mobiles
Malgré cela, selon les experts de l’industrie Smithers Pira, la demande de billets de banque dans le monde entier continue de croître.
Elle estime la croissance annuelle à 3,2 % pour le marché mondial, qui représente actuellement un peu moins de 10 milliards de dollars US (plus de 5.000 milliards FCFA).
L’Asie et l’Afrique sont les régions qui connaissent la croissance la plus rapide pour l’impression des billets de banque.
Donc on n’est pas encore post-trésorerie.
Au moins 19 civils ont été tués dans un nouveau massacre attribué au groupe armé des ADF près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où des manifestations violentes dénoncent depuis une semaine la “passivité” de l’ONU et des autorités face aux tueries.
L’ONU a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un manifestant congolais tué lors d’un face à-face avec des Casques bleus mardi. Le dernier massacre a eu lieu à 30 km au nord de Beni, à l’entrée d’une zone appelée “le triangle de la mort” en raison des tueries qui s’y déroulent depuis plusieurs années. “Bilan revu à la hausse. 19 morts”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui avait auparavant documenté 13, puis 14 victimes. La Monusco “a envoyé dès ce (mercredi) matin une force d’intervention rapide avec des militaires congolais”, a-t-il ajouté. Le bilan a été confirmé par les chercheurs du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’université de New York. Au total 99 personnes ont été tuées dans la région de Beni par des groupes armés depuis le 5 novembre, d’après le comptage du GEC. Les auteurs de ces tueries sont dans “l’immense majorité des cas” des membres du groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF), selon un membre du GEC. En réponse à ces tueries, la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, est agitée depuis une semaine par des manifestations anti-ONU, qui ont fait au moins sept morts depuis samedi. Un manifestant a été blessé mercredi matin à Goma par la police congolaise, et une dizaine d’autres ont été interpellés, a constaté un journaliste de l’AFP. “La Monusco assiste passivement aux massacres alors que sa mission principale est la protection des civils”, a déclaré l’un des manifestants, Fiston Muhindo. Mercredi, l’ONU a annoncé l’ouverture d’une “enquête” interne sur la mort d’un manifestant congolais tué lors d’un face à face avec des Casques bleu, mardi à Beni. “Les éléments que nous avons nous font dire que ce sont les Casques bleus qui sont responsables de la mort de ce jeune homme”, a déclaré à l’AFP le porte-parole intérimaire de la Monusco à Kinshasa, Mathias Gillmann. – Appel à la “retenue”- “Selon nos informations, un jeune homme s’apprêtait à lancer un cocktail molotov, et un des Casques bleus a apparemment tiré sur lui”, a-t-il ajouté. Le jeune homme a été touché à la tête lors d’un face à face entre une centaines de manifestants et des Casques bleus malawites devant une base civile de la Monusco, avait constaté un correspondant de l’AFP. La base avait été saccagée la veille. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué avoir pris en charge 27 blessés “suite aux manifestations ayant éclaté ces derniers jours” dans les hôpitaux que le CICR soutient dans la région de Beni. “Nous demandons à tous les acteurs de faire preuve de retenue”, a déclaré le chef du bureau de la Croix Rouge à Beni, Nour Khadam. “La population civile ne devrait pas être ciblée et les organisations humanitaires, les structures et le personnel médical doivent être respectés”, a-t-il ajouté. Un manifestant tué samedi, apparemment par la police, a été enterré mercredi dans le calme à Beni, a constaté un correspondant de l’AFP. L’armée congolaise avait annoncé le 30 octobre des opérations militaires contre les bases des ADF dans la région de Beni. Les tueries attribuées aux ADF sont des représailles sur les civils, d’après les observateurs. La présidence de RDC a annoncé lundi des opérations militaires conjointes avec les Casques bleus de la Monusco dans la région. A l’origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l’est de l’actuelle RDC en 1995. Ils ne lancent plus depuis longtemps d’attaques contre la frontière ougandaise voisine. Ils vivent repliés en autarcie et en famille dans la forêt et la jungle autour de Beni, terrorisant les populations et pillant les magasins et le bétail. Leur nombre est estimé à quelques centaines de combattants. Au total ils sont accusés d’avoir tués plus d’un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014. Avec AFP/VOA
L’armée nigériane a libéré mercredi près de 1.000 détenus soupçonnés d’appartenir à Boko Haram après les avoir innocentés de tout lien supposé avec le groupe jihadiste qui mène une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria, ont constaté des correspondants de l’AFP.
Un total de 983 personnes incarcérées dans une prison militaire de la ville de Maiduguri (nord-est), ont été confiées aux autorités civiles pour leur “réhabilitation et intégration”. Le commandant de l’armée nigériane, Olusegun Adeniyi, a déclaré lors d’une cérémonie que les personnes libérées avaient “préalablement fait l’objet d’une enquête et innocentées”. Les détenus libérés, dont cinq femmes, ont été remis au gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, à la caserne militaire de Giwa. Selon le gouverneur, les personnes libérées n’étaient pas des jihadistes de Boko Haram, mais des suspects qui, après enquête, ont été “blanchis des infractions reprochées”. Cela représente l’une des plus importantes libérations de détenus par l’armée en une seule fois. L’un des détenus libérés, Ibrahim Usman, a affirmé avoir été arrêté dans la rue parce qu’il n’avait pas pu fournir de pièce d’identité valide à des soldats lors d’un contrôle. “Je n’ai jamais été membre de Boko Haram, mais j’ai passé quatre ans en détention”, a-t-il dit aux journalistes. En octobre, l’armée avait libéré 25 enfants après la publication d’un rapport accablant de Human Rights Watch (HRW) accusant des militaires d’être à l’origine de maltraitance et de torture à l’encontre d’enfants détenus. Des groupes de défense des droits de l’homme ont régulièrement accusé l’armée d’avoir procédé à des arrestations massives et arbitraires de citoyens innocents au cours des dix années de lutte contre l’insurrection jihadiste. Ils ont également critiqué les conditions de vie dans les centres de détention, les qualifiant de surpeuplés et insalubres, affirmant que certains détenus avaient été torturés ou même exécutés sommairement. Le conflit dans le nord-est du Nigeria a fait 35.000 morts et deux millions de déplacés. La violence s’est étendue au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Avec AFP