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RCA : Jean-Jacques DEMAFOUTH MAFOUTAPA, du CNRI au coup d’État du 28 mai 2001

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(Suite de la première partie)…

 

Après l’élection de Patassé, Demafouth officie en qualité de conseiller juridique à la Présidence. Il entretient des liens avec des responsables français (notamment Bruno Delaye, conseiller pour les affaires africaines à la Présidence et Michel Roussin, Ministre français de la Coopération). En mars 1994, Demafouth tente de récupérer les biens immobiliers et les comptes en France de l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa. Le 28 mars 1le conseiller du président saisi ainsi le cabinet Jeantet & Associés pour entamer une procédure d’exequatur afin que la condamnation le 12 juin 1987 de Jean-Bedel Bokassa, par la Cour criminelle de Bangui puisse permettre de récupérer ses propriétés en France.  Demafouth épouse l’avocate Danièle Darlan, professeur en droit à l’Université de Bangui.

Il dirige le Centre national de recherche et d’investigation (CNRI) créé le 28 janvier 1995, par décret N° 95.031 par le président Patassé. Rattaché à la Présidence, le CNRI est doté d’une autonomie financière et d’une brigade d’intervention pour mener des recherches tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national. Cette structure permet de mener des enquêtes de police en lien avec le parquet conjointement avec la gendarmerie et de l’armée.

Le 18 mai 1996, débute ce que l’on a appelé la « deuxième mutinerie » lorsque se propage la rumeur que l’armurerie du camp Kassaï, la base du Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT), passerait sous le contrôle de la Garde présidentielle. Durant ces événements qui durent une dizaine de jours et impliquent plusieurs centaines de militaires avec de violents combats, Demafouth se réfugie à l’ambassade de France jusqu’au 24 mai 1996, en excipant de sa double nationalité, française et centrafricaine. Sous la pression de Paris, le gouvernement de Koyambounou sera contraint à la suite de ces évènements de céder sa place à un Gouvernement d’Union Nationale (GUN), dirigé par Jean-Paul Ngoupandé qui prend fonctions le 30 Juin 1996. Les rapports entre le Chef du Gouvernement, son Directeur de Cabinet Karim Meckassoua, et les caciques du MLPC sont exécrables et certains ministres référent directement au Président de la République sans passer par le Premier Ministre Ngoupandé. C’est dans ce contexte que le 19 Janvier 1997, Karim Meckassoua : sortant d’une réunion avec le général malien ATT dans le cadre de la médiation africaine, est arrêtéinte du Palais Présidence par le capitaine Yossé de la Garde présidentielle, à la demande de Me Jean Jacques Demafouth. Tandis que son chauffeur est passé à tabac, il est conduit dans les locaux de la Garde Présidentielle et longuement et violemment interrogé. Ces évènements interviennent juste avant qu’un nouveau gouvernement dirigé par Michel Gbezera-Bria ne soit formé le 30 Janvier 1997.

Demafouth se distingue aussi à la tête du CNRI par l’arrestation de journalistes comme le rédacteur en chef du journal « Le Novateur » qui passe de sales moments en prison, par l’instruction de « dossiers de corruption » sans lendemains judiciaires, comme celui de l’ex-Ministre Charles Massi en Janvier 1998 et celui du général Ndayen, Ministre délégué à la Défense pour la restructuration de l’armée, désigné à ce poste par les mutins ou encore par l’élimination d’éléments comme celui du colonel Alphonse Rehote. Ce poste au CNRI lui permet par ailleurs d’octroyer des promotions à certains de ses éléments membres des forces armées, notamment celles de Guy Bertrand Damango, adjudant puis commandant la brigade territoriale de Bangui ou celle du lieutenant Alfred Service. Demafouth dirige le CNRI jusqu’à sa dissolution le 5 mars 1998, date à laquelle il se consacre notamment à ses activités de Président du Conseil d’Administration de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) et de Président de la commission d’arbitrage du MLPC.

Une fois passées les élections présidentielles de Septembre 1999, un nouveau gouvernement est formé dans lequel Jean-Jacques Demafouth est nommé Ministre de la Défense. Lors de la campagne de ces élections, la tension fut palpable entre les militants du MLPC et ceux du RDC dans la préfecture de la Basse-Kotto. Début Novembre, des responsables MLPC viennent se plaindre au Président Patassé que des militants du MLPC sont victimes de violences de la part d’une bande armée qui sévit aux alentours de Kembé. Le Ministre de la Défense décide alors de l’envoi d’une mission dans la zone en vue de remettre de l’ordre. Lors de cette opération, le lieutenant Alfred Service prend la tête d’un commando de l’Unité de sécurité présidentielle (USP) auquel se joint le Ministre de la Défense lui-même.  Ils se rendent à Kembé avec deux véhicules de l’armée et une trentaine d’éléments. Au cours de cette expédition, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999, le Lieutenant Antoine Bodot, le maréchal de logis chef Apollinaire Hondet, commandant de la brigade de gendarmerie de Kembé ainsi que trois autres personnes seront assassinés. Apollinaire Hondet fut ainsi conduit de Kembé vers Grimari où il fut torturé avant d’être mis à mort. Son corps, enterré dans un village situé entre Sibut et Grimari fut exhumé par la suite par la famille pour les funérailles à Bangui. Cette initiative sous forme d’expédition punitive entraîne la colère de la Primature et de la Présidence qui digèrent très mal le bilan macabre de cette funeste expédition aux lendemains des élections…

La tentative de coup d’Etat survenue dans la nuit du 27 au 28 Mai 2001 a longtemps été présentée comme une aventure exclusive d’André Kolingba. Mais Jean-Jacques Demafouth fomentait lui aussi un projet de renversement du régime. Les soupçons des cadres du régime contre Demafouth seront tels qu’il sera démis de ses fonctions fin Août 2001 accusé d’avoir fomenté « un coup d’Etat dans le coup d’Etat. »

Au petit matin du 28 Mai 2001, le général François Bédaya Ndjadder (alors Directeur Général de la gendarmerie et ultime rempart pour la protection du régime) est grièvement blessé au niveau de l’Université de Bangui. Au cours de cette embuscade organisée par Demafouth, c’est le sergent-chef Anatole Ngaya, chauffeur et garde du corps de Ndjadder qui tire sur ce dernier. Bien que blessé, Ndjadder arrive à contacter l’ambassadeur de France et Patassé pour être secouru et conduit à l’hôpital communautaire où il décédera quelques heures plus tard…

Dans l’après-midi du 29 Mai, alors que le coup d’Etat était en train d’échouer, le général André Kolingba est manipulé par Jean-Jacques Demafouth qui lui fait croire que Patassé est décédé. Le Ministre de la Défense pousse à ce moment André Kolingba à se démasquer, probablement pour se couvrir des accusations de coup d’Etat auxquelles il fera finalement face quelques mois plus tard. Kolingba tombe naïvement dans le piège et revendique la paternité du coup d’Etat à travers une déclaration sur les antennes de la Radio France Internationale.

Ndjadder éliminé, Jean-Jacques Demafouth tente une manœuvre le 2 Juin 2001 pour tuer le chef d’Etat-major de l’armée Bozizé en lui demandant de venir faire le constat de la maison d’André Kolingba. Cependant, Bozizé est méfiant et il demande au colonel Abel Abrou chef d’Etat-major de l’armée de terre de se rendre à Ouango. A son arrivée, les assassins qui le prennent pour Bozizé ouvrent le feu…

Beaucoup d’exécutions sommaires sont commises à la suite de l’appel lancé par Jean-Jacques Demafouth, qui demande aux populations de revenir dans la ville de Bangui et aux rebelles et loyalistes de regagner leurs camps. C’est souvent à l’occasion de ces retours volontaires que les civils sont exécutés, parfois par ds frères d’armes, dans les locaux de la police, de la gendarmerie ou dans les camps militaires. C’est dans ces conditions que le Lieutenant-Colonel de gendarmerie Alphonse Konzi par exemple est exécuté…Demafouth expliquera tranquillement aux enquêteurs de la FIDH que des douilles ont été retrouvées devant le portail de la concession des Bangazoni ce qui entraînera la mort de Léon Bangazoni, décapité ainsi que son fils qui sera lui aussi tué…

Le Ministre de la Défense annonce le 7 Juin 2001 que toute la capitale est sous le contrôle de l’armée loyaliste et Jean-Pierre Bemba ordonne le départ de ses troupes de Bangui, estimant que leur mission aux côtés des forces loyalistes est « terminée ».

Le 11 Juin 2001, une Commission d’Enquête Judiciaire présidée par le Procureur Général Joseph Bindoumi est créée pour investiguer sur la tentative de coup d’Etat du 28 Mai. Dans la nuit du 5 au 6 Juillet 2001, le chef de la sécurité du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Bangui Jean-Pierre Lhommée, un ancien colonel de l’armée française est tué par balles. Cet assassinat entraîne le classement du pays en catégorie 3 dans l’échelle des risques de l’ONU, ce qui interdit la présence des familles d’expatriés et les missions de l’extérieur. Jean-Pierre Lhommée, ancien colonel des Éléments français d’assistance opérationnelle (EFAO) est alors le seul fonctionnaire étranger habilité à circuler pendant cette période de couvre-feu au cours de laquelle de nombreuses exécutions extrajudiciaires sont maquillées en vols à main armés. D’après la Commission Mixte d’enquête judiciaire, un document prétendument tiré de l’ordinateur du colonel Lhommée aurait indiqué que plusieurs diplomates et hautes autorités étrangères étaient impliqués dans le coup d’Etat du 28 Mai 2001. Le Procureur Général Joseph Bindoumi expliquera aux délégués Amnesty International que c’est pour cette raison que le Ministre de la défense a donné l’ordre d’exécuter Jean-Pierre Lhommée.

Jean-Jacques Demafouth à qui l’on reproche « une passivité incompréhensible de l’armée » au cours de cette tentative de coup d’Etat est finalement démis de ses fonctions et placé à la disposition de la justice le 27 Août 2001 sur la base de conversations enregistrées dans lesquelles Demafouth demande à Bemba 600 hommes qui devait traverser le fleuve le dimanche soir pour « l’aider à prendre le pouvoir ». Il s’avère en effet que Demafouth a plusieurs fois appelé Bemba sur son satellitaire et que les enregistrements de ces conversations ont fini par fuiter entraînant son arrestation…

En Février 2002, le procès des putschistes du 28 mai 2001 débute devant la Cour criminelle. L’ancien ministre de la Défense, et 80 autres co-accusés comparaissent devant cette juridiction. Jean-Jacques Demafouth notamment défendu par Me Nicolas Tiangaye est jugé pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Alors que le procureur en chef, Joseph Bindoumi réclame de la cour l’imposition d’une sentence de 20 ans d’emprisonnement contre Demafouth, celui-ci est finalement acquitté par la Cour Criminelle le 7 octobre 2002 « au bénéfice du doute ».  Evoquant l’une des principales pièces de l’accusation, une écoute téléphonique entre Demafouth et le chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba, la Cour Criminelle estime que « l’intérêt de cet élément vise la matérialité du complot d’un autre projet de coup d’Etat qui se détache du crime dont l’accusation a déterminé d’une manière précise les circonstances ».

 

A suivre…

 

Par : Emmanuel LIMBASSA

 

Crise libyenne : Les mercenaires russes subissent de lourdes pertes | El Watan

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Crise libyenne : Les Mercenaires russes subissent de lourdes pertes | El Watan

Bangui ( République centrafricaine ) – L’enlisement de l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli pousse, selon le site Africa Intelligence, son allié russe à muscler son soutien logistique et militaire.

Dans son offensive contre Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), ne se fait pas aider uniquement par des mercenaires soudanais.

Il se fait également épauler par des éléments de la société militaire privée russe ChVK Wagner, dirigée par l’homme d’affaires Evgueni Prigojine, présenté comme proche du Kremlin. Meduza, un site web d’enquête indépendant russe, repris par le média Afrique Panorama, a soutenu jeudi que 35 d’entre eux auraient été tués le mois dernier lors d’une attaque aérienne les visant.

Le site web, qui a son siège à l’extérieur de la Russie et qui fait actuellement l’objet d’une enquête par une commission parlementaire russe pour violation des lois russes sur la censure, a cité des sources au sein du groupe Wagner et des anciens combattants russes affirmant que les morts venaient principalement des régions de Krasnodar, Sverdlovsk et Murmansk, en Russie.

Ces mercenaires opèrent-ils dans le théâtre libyen avec le consentement de Moscou ? Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré à la presse russe qu’elle n’avait «aucune information détaillée» et a suggéré de poser des questions au ministère russe de la Défense.

La porte-parole a ensuite rejeté toute idée que les mercenaires soient liés au Kremlin, affirmant qu’il n’y a pas grand-chose que la Russie puisse légalement faire pour empêcher «les citoyens russes privés d’agir comme gardes du corps à l’étranger». «Si les citoyens russes ont des ennuis, nos missions diplomatiques peuvent leur venir en aide», s’est-elle contentée de dire.

Publiquement, la Russie se garde effectivement de prendre partie dans les combats qui font rage en Libye, et privilégie la prudence pour préserver ses intérêts. En coulisses, elle a cependant choisi son camp et mise, selon des experts, sur le maréchal Khalifa Haftar, qui s’est rendu plusieurs fois à Moscou.

Ce soutien est apparu encore plus clair en avril dernier quand la Russie avait bloqué l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU qui aurait appelé les forces du maréchal libyen Khalifa Haftar à arrêter leur avancée vers Tripoli.

Cela fait six mois que le maréchal Khalifa Haftar a lancé une offensive sur la capitale Tripoli pour renverser le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. Khalifa Haftar et son armée se sont enlisés au sud de la capitale. Depuis plusieurs semaines, les deux camps procèdent systématiquement aux pilonnages des positions rivales, à l’aide de drones turcs ou émiratis. Mais cela ne change pas la donne.

L’enlisement de l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli a poussé justement, selon le site Africa Intelligence, son allié russe à muscler son soutien logistique et militaire. Si, soutient-on, la base aérienne de Wattiya n’est nullement passée sous le contrôle de forces russes, contrairement à ce qu’ont avancé plusieurs sources, il reste que Moscou veille à ce que Khalifa Haftar ne manque de rien.

Cette guerre a déjà fait plus de 1000 morts et 2000 blessés. Elle a forcé 120 000 personnes à fuir et a coûté des milliards à la Libye. La communauté internationale, qui a toujours appelé à une solution politique à la crise libyenne, est restée très divisée.

Certains pays se sont directement impliqués à côté de l’un ou l’autre des belligérants, échouant ainsi à faire adopter une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies.

Cet été, Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU, a proposé un plan de sortie de crise en trois étapes. Ce plan repose sur un cessez-le-feu, l’organisation d’une conférence internationale qui normalement aura lieu à Berlin, puis d’une conférence inter-libyenne qui conduira à un gouvernement d’union nationale. Pour le moment, personne sur le terrain ne semble vouloir faire taire les armes.

L’Union africaine (UA) a réitéré vendredi dans un communiqué sa profonde préoccupation quant à la gravité de la situation actuelle. Le communiqué a été publié par le Conseil de paix et de sécurité du bloc panafricain de 55 membres, au terme de la récente réunion du Conseil consacrée à la situation sécuritaire actuelle en Libye.

Le Conseil a également fait savoir qu’il était convaincu de la nécessité d’une implication effective et urgente de l’UA dans la recherche d’une solution politique durable à la crise en Libye.

— Fin de l’article —

Combats entre l’armée nigérienne et Boko Haram à Diffa

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Combats entre l’armée nigérienne et Boko Haram à Diffa

Bangui ( République centrafricaine ) – D’importants combats ont opposé l’armée nigérienne et des combattants islamistes de Boko Haram dimanche, aux portes de Diffa, la capitale du sud-ouest du Niger, à proximité de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Dans une vidéo de propagande diffusée par l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission de Boko Haram et affilié à l’Etat islamique, on voit de nombreux insurgés s’emparer au milieu de tirs nourris d’armes automatiques d’un camp de l’armée nigérienne, mettant la main sur des véhicules et des stocks d’armements aux cris de “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe). Ils semblent quitter ensuite le camp avec les véhicules. On voit également un soldat nigérien, couché face contre sol, qui semble déjà mort ou inanimé, recevoir deux balles.

Des habitants de Diffa ont témoigné avoir entendu le bruit des combats. “On a entendu le bruit des armes, surtout d’armes lourdes de 16h30 à jusqu’à 19h00 (15H30 à 18H00 GMT) du côté sud de la ville. C’était une audacieuse tentative d’infiltration de Boko Haram qui a été vigoureusement repoussée par nos FDS (Forces de défense et de sécurité) vers le pont de Doutchi” (10 km au sud de Diffa), a raconté à l’AFP Lawan Boukar, un résident de Diffa (200.000 habitants).

“Les assaillants étaient venus du côté nigérian, en fin d’après-midi à l’approche de l’heure de la rupture du jeûne du ramadan et pensaient certainement prendre par surprise nos soldats”, a avancé un autre habitant.

Une source sécuritaire a “confirmé l’attaque”, sans donner plus de détails.

Contacté par l’AFP, le ministère de la Défense a renvoyé à un communiqué, qui devrait être prochainement publié.

En 2015, d’intenses combats avaient opposé l’armée nigérienne aux jihadistes autour du pont de Doutchi, qui relie le Niger au Nigeria, au sud de Diffa.

Ce check-point est également proche de Damasak, une localité nigériane située à 30 kilomètres au sud de Diffa. Damasak avait été conquise en octobre 2014 par Boko Haram après de violents combats avec l’armée nigériane avant d’être reprise par les armées du Tchad et du Niger, après d’âpres combats.

L’attaque de dimanche intervient après une offensive terrestre et aérienne en avril de l’armée tchadienne qui a annoncé avoir chassé les jihadistes de son sol. Elle a affirmé avoir tué 1.000 jihadistes et perdu 52 hommes.

Fin mars, le ministère nigérien de la Défense avait annoncé avoir tué une “figure de proue” du groupe jihadiste Boko Haram, Ibrahim Fakoura, lors d’une opération dans les îles du lac Tchad (sud-est), repaire d’islamistes nigérians.

Fin avril, le ministre nigérien de la Défense Issoufou Katambé, avait déclaré à l’AFP que des opérations (militaires) étaient toujours en cours dans la zone du lac Tchad.

La région de Diffa abrite selon l’ONU 120.000 réfugiés nigérians, et des milliers de déplacés, fuyant les exactions de Boko Haram depuis 2015.

Le conflit avec les jihadistes de Boko Haram et de l’Iswap a fait plus de 36.000 morts depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria et près de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Le Niger doit aussi faire face dans l’Ouest à ses frontières avec le Mali et le Niger aux attaques récurrentes des groupes jihadistes sahéliens.

L’ensemble du Sahel est touché par les violences jihadistes – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

Avec AFP/VOA

Après les marchés et les bars, les mosquées du Faso rouvrent leurs portes

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Après les marchés et les bars, les mosquées du Faso rouvrent leurs portes

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Burkina Faso, des musulmans – en plein ramadan – ont manifesté samedi pour la réouverture des mosquées fermées depuis le 20 mars dernier pour cause du Covid-19.

Finalement cette pression a payé. Quelques heures après ces manifestations, les mosquées ont été rouvertes sur toute l’étendue du territoire national. Des analystes estiment que cela révèle la fragilité de l’Etat qui a aussi permis aux marchés de rouvrir après des manifestations des commerçants la semaine dernière.

Plusieurs dizaines de musulmans ont pris d’assaut le siège samedi matin à Ouagadougou de la FAIB, la fédération des associations islamiques du Burkina. “Trop c’est trop”, ont-ils clamé, exigeant la réouverture des mosquées.

“Nous sommes en train de revendiquer la réouverture des mosquées parce que nous avons fait le constat que les marchés ont été rouverts, les bars ont été rouverts et il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas rouvrir les mosquées. Ce sont les lieux de culte qui devaient être les premiers lieux à rouvrir”, lance un fidèle.

La pression a payé. Samedi soir, quelques heures plus tard, la fédération des associations islamiques, tout en condamnant les manifestations, annonce la réouverture des mosquées après une rencontre avec le ministère en charge des cultes.

“Quand on rouvre Rood-Woko, le plus grand marché, et encore on rouvre les 27 marchés de Ouagadougou, on veut rouvrir les écoles, relancer les autres activités… C’est difficile de dire à un religieux qu’on ne peut pas aller dans un lieu de culte. Si on peut prendre des précautions au marché, pourquoi pas à la mosquée aussi?”, a déclaré Boubacar Yugo, le président délégué de la FAIB, reçu sur la chaîne privée BF1.

Dans un communiqué, l’église catholique affirme maintenir la fermeture de ses lieux de culte.

Le gouvernement n’a fait aucune réaction concernant cette situation. Le secteur des transports devrait aussi reprendre mardi. A la date du 5 mai, le Burkina Faso totalise 672 cas de coronavirus, avec 46 décès.

Avec VOA

RCA : Baboua, une ville fantôme abandonnée aux rebelles de 3R

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Centrafrique.com/abas-sidiki-desarme-et-en-residence-surveillee-a-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le chef rebelle Abbas Sidiki dans un motel à Bouar
Le chef rebelle Abas Sidiki le 17 novembre à Bouar. Copyright2020CNC.

 

Bouar (République centrafricaine ) – Plus de 72 heures après les négociations entamées avec les combattants rebelles de 3R par le préfet de la Nana-Mambéré, en présence du chef rebelle Abbas Sidiki, la ville de Baboua, localité située  au nord-ouest  de la République centrafricaine sur la route nationale n°1, à la frontière avec le Cameroun, reste une ville fantôme où la situation sécuritaire est toujours inquiétante à cause de la présence des rebelles.

 

« C’est une ville fantôme. Il n’y’a aucune activité, on ne trouve quasiment personne dans la ville », a indiqué à CNC un employé de la municipalité de Baboua, joint au téléphone depuis la ville de gallo.

Pourtant, le préfet de la Nana-Mambéré, après des négociations entamées avec les rebelles de 3R le vendredi 1er mai, avait insisté sur la nécessité d’un retour rapide à la normale dans la ville avant la fin de week-end dernier. Mais les rebelles de 3R, qui étaient toujours dans la ville, faisaient peur à la population civile.

Finalement, ce mardi 5 mai, 5 jours après les négociations, les rebelles ont quitté la ville. Mais attention, ils ne sont pas loin. Selon des informations obtenues par CNC auprès des habitants de Baboua et des villages environnants, les rebelles, après leur départ, se sont positionnés à quelques kilomètres à la sortie de la ville sur l’axe Béloko. Sur place, ils ont installé leur base et positionnent leur arsenal de guerre comme s’ils se préparaient à engager des combats. Ce qui étonne plus d’un.

Souvenez-vous, à quelques kilomètres plus loin, à Zoukoumbo, le 5 avril 2019, les forces de la Minusca ont mené  une opération contre les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) , accusée par la Minusca d’être  auteurs d’abus et de violations .

Comme par magie, une année plus tard, ce mardi 5 mai 2020, ce sont cette fois les rebelles de 3R qui se sont installés en lieu et place de ceux du  front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) dans la localité. Que s’est-il passé ? Un jeu du gouvernement ?

Rappelons que le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), dirigé par le sulfureux Abbas Sidiki, un sujet peul qui se dit demi-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA,  est pourtant l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé le 6 février 2019à Bangui.

 

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

RCA : le Fonds Bêkou de l’Union européenne poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine
avec l’adoption de 3 nouveaux programmes

Bangui, le 4 Mai 2020

 

L’Union européenne et les Etats contributeurs du Fonds Bêkou – l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays- Bas et la Suisse – ont adopté en avril trois nouveaux programmes en faveur de la résilience et du relèvement en République Centrafricaine à hauteur de 30 millions d’euros (19,7 milliards de FCFA). Ces fonds additionnels vont permettre de lancer de nouvelles phases des programmes de développement rural, réconciliation et genre déjà engagés. Ces nouvelles actions portent à 274 millions d’euros (180,4 milliards de FCFA) l’engagement global du Fonds Bekou en RCA.

18 millions euros sont destinés à la seconde phase du programme développement rural. Soutenir près d’1 million de petits exploitants dans le but d’augmenter leur production durable et leur accès aux marchés, injecter plus de 3 millions d’euros dans l’économie locale à travers les achats locaux, vacciner plus de 2 millions d’animaux, diminuer les tensions et l’insécurité liées aux transhumances, renforcer les Ministères de l’Agriculture et de l’Elevage à travers une assistance technique: ont été autant de succès du programme depuis son lancement en 2017. Il s’agit, avec cette nouvelle phase, d’accompagner la mise en place d’”agropoles”, des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et/ou d’élevage. Le projet proposé par l’Agence belge de développement Enabel prévoit, autour de ces agropoles, de réhabiliter des centres de formation, de développer des sources d’énergie propre et de dynamiser l’offre de services financiers (microfinance) et non financiers.

Suite à la décision du Comité de Gestion du Bekou, le programme réconciliation va se poursuivre, en particulier à travers le soutien aux médias centrafricains et particulièrement aux radios communautaires ,qui occupent l’essentiel du paysage médiatique en RCA. Leur rôle est capital pour permettre l’échange d’opinions, une information objective, relier les communautés et favoriser le dialogue et le renforcement de la cohésion sociale. Nouveauté de cette seconde phase, un accent va être mis sur la jeunesse à travers le soutien aux maisons de jeunes. Les jeunes centrafricains, qui représentent 70% de la population, sont des acteurs incontournables pour une réconciliation durable.

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement dans le domaine du genre à travers la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Avec la troisième phase du programme genre, le soutien aux centres d’accueils ou d’écoute publics et communautaires va être poursuivi. Les victimes de VBG seront référencées vers les services de santé et prises en charge juridiquement. Un volet important du nouveau programme doté de 7 million d’euros sera centré sur l’autonomisation socio-économique des victimes. Afin de prévenir de nouvelles violences mais aussi d’éliminer la stigmatisation des victimes de VBG, un travail de mobilisation communautaire sera mené pour sensibiliser les populations. Finalement, fidèle à son mandat de soutenir la résilience à tous les niveaux et renforcer les institutions dans leur mission, le Fonds Bêkou poursuivra son appui au Ministère de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant.

Pour Francesca Di Mauro, Chef d’unité à la Direction Générale du développement et de la Coopération internationale et gestionnaire du Fonds Bêkou, l’adoption de ces nouveaux programmes s’inscrit dans l’engagement de long terme de l’Union européenne en RCA : « Ces trois programmes vont contribuer directement à la réalisation du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement au côté de toutes les catégories de la population centrafricaine et en faveur du relèvement du pays. Le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. ». Pour l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Samuela Isopi, “Le Fonds Bekou confirme sa pertinence dans le contexte centrafricain en lien avec la mise en oeuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6février 2019”.

“Le Fonds Bekou nous a permis d’apporter des dividendes concrets de cette paix à nos populations. Grâce à sa flexibilité et à sa capacité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins” l’a déclaré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Felix Moloua. “Au nom du Président de la République Chef de l’Etat, je remercie l’Union européenne et les Etats-contributeurs pour ces nouveaux financements qui ciblent des secteurs et des acteurs clé pour le relèvement de notre pays, en cette période de lutte contre la pandémie à convid19″.

RCA : polémique autour de la chasse aux motos-taxis au centre-ville de Bangui.

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Centrafrique.com/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycee-gobongo-rue-mbaikoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des motos-taxis au croisement du lycée Gobongo, à Bangui, le 4 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des motos-taxis au croisement du lycée Gobongo, à Bangui, le 4 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’opération a été menée conjointement ce lundi 4 mai par les unités de la police nationale, de la gendarmerie  et de la garde présidentielle, sur instruction du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara,  au centre-ville de Bangui. Loin de faire l’unanimité, cette opération des menées par les forces de l’ordre crée de facto des polémiques dans le pays, et les usagers, ainsi que les syndicats des transporteurs de motos-taxis ne sont pas du tout contents.

 

Ce lundi 4 mai 2020, les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre , après plusieurs mois de sensibilisation au respect du nouveau règlement interdisant les motos taxis de circuler au centre-ville de Bangui, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Vers 4 heures du matin, ce lundi, les forces de sécurité intérieure (FSI), mais également les éléments de la garde présidentielle, munis de leur fusil, ont été déployées partout dans les rues de la capitale, bloquant au passage son accès aux motos-taxis.

Selon le ministère de la Sécurité publique, cette opération vise principalement  à faire respirer la capitale, envahie par  des milliers des motos-taxis, auteurs de multiple accident de circulation dans la capitale. Or, les usagers comme les représentants des organisations syndicales des motos-taxis ne sont pas de cet avis. Pour eux, la décision du ministre de la Sécurité publique d’interdire l’accès au centre-ville aux motos-taxis est purement politique. D’après eux, celle-ci serait motivée par la récente démonstration de force populaire de l’ancien chef de l’État François Bozizé au quartier Lakouanga, où des centaines, pour ne pas dire des milliers  des motos-taxis l’ont spectaculairement accompagné comme un messie, tout en bloquant les circulations dans plusieurs endroits de la capitale. Ce qui crée la « jalousie » des autorités en place, disaient-ils.

Pour de nombreux conducteurs de ces engins à deux roues, c’est grâce à leur moto qu’ils font vivre leur famille. Ils ne comprennent pas pourquoi, à chaque fois, les autorités du pays, en prenant des décisions qui les concernent, ignorent leur organisation syndicale alors que celle-ci existe bel et bien à Bangui.

Pendant ce temps, sur le terrain, ce mardi 5 mai, les forces de l’ordre, qui ont  installé leur checkpoint à plusieurs endroits de la capitale, interdisent toujours l’accès au centre-ville aux motos-taxis.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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RCA : qui est  Jean-Jacques DEMAFOUTH MAFOUTAPA (partie 1).  

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Centrafrique.com/jean-jacques-demafouth-1/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>jean jacques démafouth pour sa biogaraphie

 

Jean-Jacques Demafouth est né le 3 octobre 1959 au quartier Malimaka (Miskine) à Bangui. Son père Albert Mafoutapa est originaire de Sibut. Il a servi en tant qu’infirmer dans le bataillon de marche d’Oubangui-Chari intégré aux forces françaises libres pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il en sort caporal-chef en 1945 puis entre comme infirmier au Ministère de la Santé. Sa mère Jeanne Ingama est originaire de Kouango. Demafouth est le cinquième enfant d’une famille de dix-sept frères et sœurs. Il grandi à Sibut avant d’être pour la première fois scolarisé à l’école primaire à Koukourou (localité de Nana-Grebizi, située sur l’axe Bamingui – Mbrès) où il est envoyé chez sa grande sœur, loin de chez ses parents. Il continue ensuite sa scolarité à Kaga-Bandoro, puis à Dékoa, puis brièvement au collège au séminaire Saint-Marcel de Sibut. Il entre ensuite au lycée de Berbérati, puis au lycée Barthélémy Boganda de Bangui tout en étant vendeur ambulant pour subvenir à ses besoins.

En 1979, la capitale est en pleine effervescence. Après les grèves des élèves et étudiants en Janvier, les écoles et l’Université de Bangui s’affirment au printemps comme les bastions de la contestation au régime Bokassa. Demafouth qui est alors en classe de première assiste avec d’autres élèves aux réunions politiques et fait partie de ce mouvement de jeunesse contestataire. Demafouth quitte le lycée avant de décrocher son baccalauréat.

Il participe alors à l’édition d’une page de programmes de films diffusés dans les salles de cinéma, financée par des encarts publicitaires des magasins de la place avec son ami Bienvenu Dotocko, avant de transformer cette page en un journal intitulé « Tongolo » en 1980. Ce journal traitant de sport et de musique est publié tous les 3 mois pendant un an et demi avant d’être arrêté après 6 ou 7 tirages faute de moyens.

Peu après l’arrivée du Comité Militaire de Redressement National (CMRN) au pouvoir, Demafouth entre au Secrétariat d’Etat de la Jeunesse et des Sports que dirige alors Gaston Gambor (lequel est rattaché au Ministère de l’information et de la culture dirigé par François Bozizé).

Proche de l’ancien Premier Ministre Maïdou (dont l’aide de camps est Guy-Bertrand Damango) qui dirige le Parti Républicain pour le Progrès (PRP), Demafouth est impliqué (aux côtés de Guy Moskit) dans l’attentat à la bombe du 14 Juillet 1981 au cinéma « Club » à Bangui. Cet attentat qui fait trois morts, une soixantaine de blessés et d’importants dégâts matériels entraîne un durcissement du pouvoir de David Dacko : l’état de siège est décrété, la loi martiale imposée, la constitution suspendue.

Demafouth suit une formation de correspondant de presse avant de travailler au service de Documentation de la Présidence (renseignements) jusqu’en mars 1982.

Après ce que l’on a nommé le coup d’Etat radiophonique du 3 mars 1982, Mesdames Bozizé, Patassé, Mbaïkoua et leurs enfants sont finalement faits prisonniers au camp Kassaï le 6 mars 1982 où ils resteront prisonniers pendant quasiment un an. Demafouth servira alors brièvement de relai entre Kolingba et Agnès Mbaïkoua avant de quitter Bangui accompagnant le général Alphonse Mbaïkoua qui quitte Bangui à la mi-Mars à pieds accompagné de quelques hommes en direction du Tchad.

En Mai 1982, ils arrivent à Moundou où Mbaïkoua s’appuie des éléments Tchadiens dissidents, dirigés par le colonel Kamougué auquel il est parenté et qui sont hostiles à la mainmise des gens du nord sur les populations du sud du Tchad. Kamougué domine toute cette zone jusque fin 1982 avant de réfugier au Gabon, chassé suite à la victoire de Habré. Demafouth est arrêté, emmené à N’Djamena et présenté au président Hissène Habré comme l’un des meneurs de l’opposition centrafricaine à la frontière ce qui lui vaut un emprisonnement de cinq mois. Il prend ensuite contact avec le général Bozizé qui lui permet d’atteindre Cotonou en 1983 en passant par le Cameroun, puis le Nigeria.

Demafouth retrouve au Bénin les généraux Bozizé et Mbaïkoua et sert de point de relai avec Patassé à Lomé. C’est ainsi qu’il apprendre à connaître Patassé et qu’il fait bon nombre de voyages pour le compte du MLPC, notamment en Italie et surtout en Libye. A cette époque, Kadhafi est obligé d’évacuer le nord du Tchad suite à l’intervention militaire française dans cette zone qui est réoccupée alors par Habré. Kadhafi soutient alors les dissidents tchadiens du sud et l’opposition centrafricaine Demafouth recevant ainsi une formation à Benghazi.

En 1984, Demafouth et Mbaïkoua rentrent en RCA où ils montent une rébellion appelée « commando Mbakara » concluant une alliance avec les groupes de rebelles tchadiens « Codos » situés au sud du Tchad. En Novembre 1984, le commando Mbakara et les rebelles Codos attaquent Markounda. En Février 1985, ces hommes accaparent 41 millions de FCFA encaissés par l’antenne de SOCADA (Société centrafricaine de développement agricole) à Paoua. En Avril 1985, une opération de ratissage menée conjointement par les FACA du colonel Guillaume Djengbot et les Forces armées nationales du Tchad (FANT) du Comchef Idriss Deby. De nombreux villages autour de Paoua seront pillés et brulés par les FACA et les habitants de ces villages lorsqu’ils n’ont pas le temps de se réfugier dans la brousse, sont tués ou battus et/ou emprisonnés. Demafouth déclarera vaguement « en 1984, au cours d’un accrochage avec l’armée centrafricaine, le général Mbaïkoua fut tué. » Alphonse Mbaïkoua a-t-il été tué au cours d’un accrochage avec l’armée centrafricaine ou bien lors du partage du butin de la SOCADA victime de la vénalité de son adjoint l’adjudant Bobet et/ou de celle de Demafouth ? Bien des années plus tard, lorsqu’une mission fut menée en 1999 pour récupérer le corps du général Mbaïkoua pour lui rendre les honneurs et le rétablir dans ses droits à titre posthume, Demafouth indiqua précisément le lieu où se trouvait les restes de sa dépouille au Tchad…

Demafouth quitte alors le front partant au Cameroun puis rejoint Bozizé en Algérie, puis en Lybie. Ce n’est qu’à la fin des années 1980 qu’il gagne la France où il reçoit comme réfugié des conseils de l’association Cimade avant lui-même de faire de « l’assistance juridique » pour le compte de cette association française d’aide aux migrants. Il aide ainsi au montage de dossiers de demande d’asile et de carte de séjour aux ressortissants étrangers en France. A partir de cette expérience, il se présente comme « conseiller juridique » sans pour avoir quelconque diplôme, puis profitant des réformes Badinter de 1990-93 dispensant les détenteurs de certains diplômes universitaires d’enseignement supérieur exerçant professionnellement le métier de juriste du passage de l’examen du barreau, il n’hésite pas à se présenter au fil du temps comme avocat faisant de ce titre autoproclamé sa profession principale ! Demafouth est par ailleurs co-fondateur d’une Association France-Centrafrique, installée rue du Faubourg St Antoine à Paris.

Demafouth œuvre jusqu’à ce que Patassé obtienne un visa pour venir se soigner puis obtienne l’asile politique en France où il peut résider à Paris à la fin de l’année 1991. Demafouth suit Patassé qui fait son retour à Bangui le15 octobre 1992, où il est accueilli triomphalement après plus de dix ans d’exil pour participer aux élections législatives et présidentielles. Au début de l’année 1993, alors que Demafouth est en couple avec la sœur de l’homme d’affaires Robert Ngoki (un ancien baron du régime de l’ancien président André Kolingba qui soutient la campagne de Patassé) ceux-ci sont contactés par des Israéliens qui veulent récupérer les mines de diamants du général Shmuel Gonen, décédé brusquement à Milan le 30 septembre 1991.

À suivre …

 

Par : Emmanuel LIMBASSA

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 22  nouveaux cas importés du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 22 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin. Leur tranche d’âge varie de 18 à 66 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  quatre-vingt-quatorze (94)  cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine ce lundi 4 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse publié ce jour que le ministre de la Santé de la population docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de vingt-deux (22 )  nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin, 19 cas, et  du sexe féminin, 3 cas. La tranche d’âge varie de 18 à 66 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués entre le 01 mai à 3 mai 2020  à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 22 nouveaux cas  diagnostiqués, 12 sont des cas importés, et 10 sont issus de contamination locale, arrivés  en Centrafrique par la voie routière. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces 22 (22) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais quatre-vingt-quatorze (94) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 22 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 94  cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

À ce jour, aucun cas de décès n’est enregistré dans le pays depuis le début de la pandémie en République centrafricaine.  

 

Anselme Mbata

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RCA : Covid-19, un don alimentaire du chef de l’État Touadera aux journalistes tourne à la dérision.

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don du chef de l’État Faustin Archange Touadera aux journalistes centrafricains le 3 mai 2020 par CNC

 

Bangui (République centrafricaine) – Après l’Université de Bangui où des sacs du riz périmé envoyés aux étudiants par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA avaient été refoulés par les bénéficiaires, c’est le tour des journalistes centrafricains de recevoir un don alimentaire de la part du chef de l’État, dans le cadre de la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus en RCA. Malheureusement, ce don en nourriture de la présidence de la République, composé de quelques kilogrammes du sucre et du riz, tourne à la dérision dans les salles de rédaction de certains organes de presse.

 

Ce dimanche 3 mai, c’est la journée internationale de la liberté de la presse.  Dans certains pays de la planète, des discussions et débats sont organisés autour de la question de « sécurité des journalistes dans le contexte du Covid-19 ». Mais en République centrafricaine, cette année, c’est avant tout la précampagne électorale en vue des prochaines élections présidentielles et législatives qui domine.

Profitant de la sensibilisation à la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus en République centrafricaine, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle fixée au mois de décembre 2020, a organisé à Bangui, à travers une association proche de la présidence de la République dénommée « Wali mo londo », ce dimanche 3 mai dans les locaux de la télévision centrafricaine, une séance de distribution des dons alimentaires offerts par le Président de la République aux différents organes de presse nationaux. Mais ce don alimentaire, composé entre autres de : 1 kg du sucre, un seau de 15 litres,  1,5 kg de farine, et 10 morceaux de savon, tourne à la dérision.

En  colère, certains journalistes considèrent cela comme une insulte, tandis que les autres parlent d’une véritable « humiliation ».

Monsieur TITA-SAMBA Solé, Président de l’UJCA (Union des journalistes centrafricains), dans un poste publié sur son compte Facebook, exprime également sa colère envers les autorités du pays.

Du côté de la présidence de la République, aucune réaction n’a été faite à ce jour sur cette fameuse distribution du don alimentaire fait aux journalistes centrafricains par l’association créée par l’épouse du chef de l’État dénommée « Wali mo londo ».

Il y a lieu de rappeler que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dont les actions politiques sont vigoureusement contestées par les populations depuis son investiture en mars 2016, récolte à ce jour moins de 3% d’intention de vote le mois dernier. Beaucoup dans son entourage redoutent qu’il ne passe guerre la frontière du second tour à la prochaine présidentielle.

 

Édouard Zouloutoa

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RCA : affrontements intergroupe armés à Ndélé, le Patron du PRNC Nourd Gregaza dénonce le comportement de la Minusca

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Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Communiqué de presse de Monsieur  Nourd Gregaza , Président du PRNC.

 

C’est avec affliction que je dénonce et cherche à comprendre la position de la Minusca à Ndélé. Depuis deux jours la Minusca ne cesse de sommer mes hommes (prnc,rprc,mlcj) de quitter la ville de Ndélé après les combats et en même temps, le vendredi 1er mai à ma grande stupéfaction, ont autorisé à M. Abdoulaye Hissen de rentrer tranquillement a Ndele. Mais, sont-ils au courant, que mes hommes sont eux aussi natifs de Ndele et que parmi eux, il y a des personnes que le FPRC d’Abdoulaye Hissen avaient chassées de la ville. Ils ont massacré les familles et détruit leurs biens.

Écoutez Messieurs, Mesdames les décideurs de la Minusca, votre présence sur le sol centrafricain est censée être pour la sécurité de tous les citoyens de la RCA. Par conséquent il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures.  Or nous nous apercevons que vous ne respectez pas votre mission !! Jusqu’à maintenant.

En dépit de tout ce qui se passe sous vos yeux, y compris les comportements inacceptables de certains de vos agents, nous nous sommes à contrecœur acclimatés

à cette situation mais il ne faut pas exagérer ! Je donne pour exemple la présence des hommes dits commerçants sur le marché, tous armés et vous le savez, mais vous laissez faire, cet acte surréaliste du 30 mars dernier en votre présence.

Les hommes du FPRC lourdement armés avec votre bénédiction ont contraint les déplacés qui étaient sous votre protection à rentrer chez eux sous prétexte de la pandémie du covid-19. Dites-nous svp, à quel jeu vous jouez ? Notre génération entière a vécu sous la présence du conseil de sécurité de l’Onu en RCA. Nous avons supporté la mission des nations unies en République centrafricaine et au Tchad : la Minurcat qui a pris fin en 2010, Sangaris en 2015, et aujourd’hui la Minusca. Qu’ont-ils modifié si ce n’est que les choses ont empirées !! A se dire que l’Onu, n’a pas saisi avec ce qui s’est passé au Rwanda en 1994 et pourtant à la suite de ce désastre, le secrétaire général de l’Onu de l’époque avait ordonné l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’évaluer l’ensemble des mission effectuées, comme les incidents en 1993_1995 à Srebrenica en ex Yougoslavie, ou leur retrait de la Somalie.

Je vous enjoints de vous reprendre avant que l’histoire vous juge encore plus durement que dans le passé pour le bien de tous.

 

Paris, le 2 mai 2020

Le Président du PRNC

Nourd Gregaza

Centrafrique : COVID-19, la société chinoise Shanzi CEG fait don de kits sanitaires au ministère de la Défense nationale

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Centrafrique.com/remise-de-dons-chinois-pour-le-covid-19-au-ministere-de-la-defense-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remise du don des kits sanitaires au ministère de la défense par la société chinoise Shanzi CEG, le 30 avril 2020. Photo CNC / Jefferson Yapendé.
Remise du don des kits sanitaires au ministère de la défense par la société chinoise Shanzi CEG, le 30 avril 2020. Photo CNC / Jefferson Yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans le cadre de la lutte contre la pandémie à Coronavirus en République centrafricaine, la société chinoise Shanzi a procédé le jeudi dernier, à la remise d’une somme de 4 millions de Francs CFA et des matériels sanitaires au ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée. La cérémonie de la remise officielle a eu lieu dans l’enceinte dudit ministère, en présence de certaines personnalités dont les ministres de Santé publique et de la Population, Pierre Somsé et celle de la Défense, Marie Noëlle Koyara.

 

La société chinoise Shanzi CEG entre dans le concert des dons apporter au gouvernement centrafricain en vue de lutter contre la propagation de la pandémie à Coronavirus. C’est dans cette optique qu’elle a procédé à la remise des kits sanitaires composés entre autres, de gels de lavage de main, alcool médical et eaux javellisées, sans oublier les ressources financières.

Pierre Somsé, le ministre de la Santé publique et de la population, invité à la réception de ce don, salue le geste de l’entreprise chinoise Shanzi CEG permettant d’aider l’armée centrafricaine à lutter efficacement contre cette maladie.

« Je suis extrêmement heureux de ce don qui est un geste exemplaire et une preuve de responsabilité sociale attendue de toutes les entreprises. Nous allons nous rassurer que ces ressources sont mises à la disposition de l’armée nationale pour réaliser sa double mission dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, premièrement, celle de protéger l’armée afin qu’elle continue de protéger le pays, mais également, leur permettre d’intervenir auprès de la population », s’est-il réjoui.

Il est à noter que la République Centrafricaine a déjà enregistré 72 cas de personnes testées positives depuis que le premier cas de contamination a été déclaré par le ministère de la Santé publique et de la Population en date du 14 mars 2020.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : L’IMPERATIVE CONCERTATION CITOYENNE, COMME ALTERNATIVE AU VIDE CONSTITUTIONNEL. PAR JEAN-SERGE WAFIO, PRÉSIDENT DU PARTI PDCA.

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Logo officiel du parti PDCA

 

                                                       Unité – Paix – Développement

 

L’IMPERATIVE CONCERTATION CITOYENNE, COMME ALTERNATIVE AU VIDE CONSTITUTIONNEL.

 

Il nous souviendra (1) qu’en juin et août 2019, au nom du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, j’avais alerté les Leaders Politiques et Sociaux pour envisager des alternatives politiques en cas de la non tenue des élections couplées à dates constitutionnelles retenues., (2) E ZINGO BIANI-EZB, dans son mémorandum du 30 septembre 2019, avait préconisé une solution globale en trois points et (3) en octobre 2019, toujours au nom du PDCA, j’avais proposé une Concertation Citoyenne pour la Refondation de la Nation Centrafricaine. En ‘’Saint THOMAS’’ nous avons préféré attendre, constater, et avons été sortis de notre torpeur par la volonté politique de la majorité présidentielle, laquelle, alléguant le COVID-19 entend modifier la constitution de la République pour prolonger les mandats présidentiel et parlementaire. Cette volonté politique a déclenché de doctes débats de constitutionnalistes sur l’interprétation ou compréhension de certaines dispositions de la constitution, le glissement ou le vide constitutionnel, la fin du mandat de l’Autorité Nationale des Elections-ANE, et par voie de conséquence, ont suscité quelques interrogations :

Qui a le privilège de violer allègrement la constitution de la République et qui a l’obligation de l’observer ?

Faille-t-il attendre 2020 pour réfléchir ou s’interroger sur ces points sus évoqués ?

La problématique de la légitimité et autres …..

De notre humble avis politique, ces débats, en toute responsabilité, devraient se tenir dès les premières violations de la constitution de la République par le Président TOUADERA ou au moins depuis 2018. Or, nous avions fait l’option de cogérer les pouvoirs de l’Etat en intégrant la majorité présidentielle pour certains avantages, et une fois ceux-ci obtenus ou non, nous nous sommes versé dans l’opposition systématique. Soyons sérieux et conséquents, car le Centrafricain lambda, méprisé et déconsidéré depuis six (6) décennies nous observe et se fait des jugements.

 

Au moment où l’Afrique commence à ré écrire son histoire universelle avec le COVID-19,

Au moment où les pays nantis commencent à mettre en place des stratégies pour reconstruire leurs économies que COVID-19 est entrain de faire chuter de manière drastique,

Nous, Centrafricains, sommes encore incapables de nous entendre sur l’essentiel pour adopter les idoines alternatives politiques qui s’imposent, et nous osons même envisager nous remettre à la communauté internationale pour organiser les élections à notre place. Quel déni de responsabilité, et aveu d’incapacité ; il vaudrait mieux nous placer sous tutelle de cette communauté internationale. N’avons-nous pas encore compris que cette communauté internationale demeure la cause de nos multiples crises et misères? Si nous n’avions pas encore réalisé cela, je renvoie chacun d’entre nous à la lecture des écrits actualisés sur les sites suivants, s’ils n’y sont plus, alors sur Amazone :

REBELLYON.info : Site collaboratif d’infos alternatives

La bulle du pape NICOLAS V (de son vrai nom TOMMASO PARENTUCCULI – 1398-1455) du 08 janvier 1454, légitimant la traite et l’esclavage des Sarrasins (Africains) et de leurs descendants ;

Le Code Noir de LOUIS XIV de 1665, encore en vigueur, qui est un recueil de règlements, édits, déclarations et arrêts concernant le commerce, l’administration de la justice et la police dans les colonies françaises d’Amériques (Nouvelle Edition. Paris : Chez les Libraires Associés, 1765.)

La Conférence de Berlin de 1885, sur les relations avec les Africains

COUPSFRANCS.com :

Un illumati, reconverti, révèle comment les puissances diaboliques ont imposé ALASSANE OUATTARA au pouvoir, en Côte d’Ivoire,

Le Plan de la Chine pour envahir et coloniser l’Afrique,

Afrique : 500 ans de domination européenne,

Pourquoi et comment les 21 Présidents d’Etats francophones d’Afrique ont été assassinés,

NATIONS UNIES :

La crise de la Somalie,

Pourquoi KHADAFI a été tué

MINUSCO au Zaïre-RDC,

MINUSMA, au Mali

Minusca chez nous, qui se fait complice de la violation de la constitution avec l’accord de Khartoum et se fait assistant aux tueries de masse.

INTELLIGENCES ORGANISEES – YOUTUBE – WIKIPEDIA :

Le général DE GAULLE, repris par l’ancien Premier Ministre FABIUS LAURENT:‘’ La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts’’

Lord JOHN VORSTER, défunt Premier Ministre Britannique : ‘’ Notre objectif principal, c’est d’avoir une Afrique sans les Africains, et une Afrique sans les Africains deviendra un paradis terrestre pour l’homme blanc’’

HELMUT JOSEF MICHAEL KOHL, défunt Chancelier allemand :’’ Il ne saurait être question de laisser l’Afrique s’industrialiser, l’occident ne se laissera plus surprendre une deuxième fois ; l’Asie lui oppose une sérieuse concurrence aujourd’hui parce que l’Occident a été distrait face à son développement’’

CHIRAC JACQUES, ancien Président Français : ‘’ Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent de nos banques vient précisément de l’exploitation du continent africain’’

SARKOZY NICOLAS, ancien Président français : ‘’La France ne peut pas permettre que ses anciennes colonies créent leur propre monnaie pour avoir le contrôle total de leur banque centrale. Si cela se produit, ça sera une catastrophe pour le trésor public qui pourra entraîner la France au rang de 20ème puissance mondiale’’

SAPIN MICHEL, ancien Ministre français de l’Economie et des Finances : ‘’ne touchez surtout pas au franc cfa, sinon vous serez frappés par le terrorisme’’

 

A chacun de comprendre.

 

Nous avons failli d’une manière collective, nous devons nous réinventer et commencer à penser à nous organiser pour l’après élections et COVID-19. Nous détenons par devers nous les solutions pour sortir de cette crise, avec nos maigres moyens, mais nous manquons de volonté, de courage, d’audace national, d’orgueil et de patriotisme politique ; quelques réponses sont contenues dans les quelques propositions déjà formulées, notamment,

Le Triumvirat du général NGAÏFEÏ LUDOVIC, publié dans la presse locale et Corbeau News

La Vision Politique de l’ARECA, publiée dans Corbeau News

La Concertation Citoyenne du PDCA, envoyée aux Autorités Politiques, Diplomatiques, aux Leaders Politiques et Sociaux, et publiée dans Corbeau News,

La Solution Globale de EZB, publiée dans la presse locale, Corbeau News, Le Tsunami Net.

 

Nous n’avons qu’à nous mettre sous l’arbre à palabre qui s’appelle dialogue national, conférence nationale, débat citoyen ou concertation citoyenne…, pour faire notre introspection commune et adopter un schéma centrafricain pour sortir de cette crise qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, laquelle crise complexifie la néantisation du pays.

 

Nous sommes capables, une fois réellement sous cet arbre à palabre, de trouver les compromis socio-politiques qui s’imposent pour un schéma centrafricain consensuel pour aller à des élections apaisées et dans un climat sécuritaire assez serein, car la situation actuelle de notre pays ne permet plus d’ajouter à la énième crise militaro-politique qui dure depuis 2012-2013, une autre. Nous devons comprendre le silence lourd du Centrafricain lambda, que nous traitons d’analphabète, mais qui est un observateur intelligent. Son silence actuel ne signifie pas résignation, ni fatalité, mais patience ; et toute patience a ses limites. Il a fait l’option d’attendre les élections pour choisir son Président de la République et ne plus se voir imposer un Président de la République déclaré élu. Ne lui offrons pas l’opportunité de transformer sa colère en tsunami populaire.

 

A propos de l’imbroglio de l’Agence Nationale des Elections-ANE. Cet imbroglio reflète notre manque de sérieux et refus politiques.

 

N’avons-nous pas assez compris ou réalisé que les organes autonomes chargés d’organiser des élections en Afrique, en général et singulièrement chez nous, sont des machines mises en place pour ‘’déclarer élu un Président de la République’’ et non pour ‘’dire est élu un Président de la République’’ ? Cessons de nous faire infantiliser. Le Président TOUADERA, lors de sa prestation de serment le 30 mars 2016, savait pertinemment qu’il sera candidat aux élections présidentielles de 2020-2021, dont le premier tour est censé se tenir le 27 décembre 2020, et que le mandat de l’A N E finira le 23 décembre 2020. En Professeur de mathématiques basiques, a t-il besoin d’un virtuel cerveau pour agencer les obligations politiques et électorales, alors que les aides des partenaires ne faisaient pas défauts ? La réponse est NON. C’est à dessein que les dispositions n’ont pas été prises…  A situation exceptionnelle voulue, mesure populaire exceptionnelle à imposer. Etant donné que les élections n’auront plus lieu à dates constitutionnelles retenues, je propose la mise en place, à la fin du mandat de l’A N E, d’un organe consensuel chargé de l’organisation des prochaines élections ainsi composé :

 

Coordonnateur Général             :           Majorité Présidentielle

1er Coordonnateur Adjoint :           Représentant consensuel des Partis Politiques

2ème Coordonnateur Adjoint :           Représentant consensuel de la Société Civile

3ème Coordonnateur Adjoint :           Officier Général consensuel des FACA

Rapporteur Général, Porte-Parole             :           1 Magistrat choisi par ses pairs

Rapporteur Général Adjoint :           1 Parlementaire de l’Opposition, choisi par ses

pairs

Membres Permanents :

Représentant de la Jeunesse

Représentante de l’OFCA

Représentant des Centrales Syndicales

Représentant des Entrepreneurs Centrafricains

Membres Non Permanents :

Ils ne seront actifs qu’au moment des centralisations et traitements des procès-verbaux des Bureaux de votes pour les décomptes des voix.

Représentants de tous les candidats présidentiels pour les résultats du premier tour

Représentants des deux candidats pour les résultats du deuxième tour

Représentant de l’Union Africaine

G5-Centrafrique

 

VISION POUVANT SERVIR DE CONCERTATION CITOYENNE POUR LA MISE EN PLACE

D’UN EXECUTIF CONSENSUEL

 

Président de la République,                         :  Chef de l’Etat actuel

Primature :  Confiée aux Partis Politiques

Gouvernement : Représentatif avec au plus 20-23 Membres

L’Assemblée Nationale : reste en place

Cour Constitutionnelle : reste en place, sauf si le mandat arrive à

terme

 

Sincères considérations

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                           Président du PDCA

Communiqué de presse du Collectif « Centrafrique nous appelle »

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Centrafrique.com/incendie-batiment-ville-de-ndele-lors-des-combats-du-29-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Appel à la Mobilisation Générale

 

Centrafricain et centrafricaine,

Très chers compatriotes de la Diaspora,

Le contexte socio-politique de notre pays la République centrafricaine est caractérisé par une insécurité généralisée. En effet, depuis la signature des accords du Khartoum en date du 05 février 2019 entre le gouvernement et les groupes rebelles qui semble être la solution stratégique pour le retour à la paix et l’unité nationale, notre beau pays ne cesse d’enregistrer les violations consécutives des Droits de l’homme et les massacres de la population civile de tout bord dont le Président Faustin-Archange Touadera et son gouvernement sont complices d’une part, et d’autre part , ils n’apportent aucune réponse concrète permettant de mettre fin à cette effusion de sang. Constatant que les faits sont d’une extrême gravité, l’heure n’est plus au silence, mais à l’action citoyenne en vue de sauver rien que le peuple souverain qui tombe chaque fois sous les balles ou qui se fait égorger comme des animaux par les barbares sans état d’âme. Précisant que depuis le retour à la légalité constitutionnelle le cortège des morts venant de la région du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest et même dans la capitale de Bangui ne sont plus à comptabiliser. Notre pays est quasiment occupé par les seigneurs de guerre qui sont des sujets étrangers. La goutte d’eau vient de déborder le vase avec les derniers évènements sanglants de Ndélé qui ont occasionné le massacre de la population civile y compris les enfants et les bébés qui représentent l’espoir de tout un pays.

Très chers compatriotes,

Face à la cruauté de ces actes perpétrés par les bandes armées à l’égard des femmes et de toutes couches sociales confondues, le devoir de la libération de notre pays sous le joug des barbares nous appelle. C’est pourquoi, levons-nous dans l’unité et la dignité sans aucune considération politique et religieuse pour défendre notre pays comme nous l’autorise la Constitution. Quand nous serons debout nos actions proclameront la liberté du peuple souverain. Alors l’heure est grave et que notre pays nous appelle. Donc levons-nous pour dire stop à la barbarie et à la boucherie humaine !

Enfin le Collectif « Centrafrique nous appelle » porte à la connaissance de l’Opinion internationale et nationale que les actions plus robustes pacifiques et citoyennes seront menées dans les jours qui suivent en vue de défendre la patrie délaissée entre la main des barbares.

Que Dieu bénisse son peuple.

Fait à Paris le 03 mai 2020 Ont signé :

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Maxime NANA

Sylviane BOGOTE

D JAMILA Ibrahim Nadia PAMAYE

Appel à la Mobilisation Générale

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Magufuli va importer le “remède de Madagascar”

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Magufuli va importer le “remède de Madagascar”

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président tanzanien a déclaré qu’il allait envoyer un avion à Madagascar pour importer un “traitement à base de plantes” qui a été présenté comme un remède contre le coronavirus par le président du pays, Andry Rajoelina.

Le président du Congo-Brazzaville a également promis d’importer ce “remède”.

Elle est produite à partir de l’artémisia, une plante utilisé dans un traitement contre la paludisme.

L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de guérison et a déconseillé l’automédication.

“Lancé sous le nom de Covid-Organics, cette boisson et a été commercialisée après avoir été testée sur près de 20 personnes sur une période de trois semaines”, a déclaré à la BBC le chef de cabinet du président Lova Hasinirina Ranoromaro.

En réponse au lancement de Covid-Organics, l’OMS a déclaré dans un communiqué envoyé à la BBC que l’organisation mondiale ne recommandait pas “l’automédication avec des médicaments … comme prévention ou comme traitement pour le Covid-19”.

Elle a réitéré les déclarations précédentes du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon lesquels il n’y aLa boisson Covid-Organicsvait pas encore de médicament efficace pour lutter contre le coronarvirus.

“Des essais internationaux sont en cours pour trouver un traitement efficace”, a ajouté l’OMS.

En mars, le National Center for Complementary and Integrative Health, basé aux États-Unis, a mis en garde contre les prétendus remèdes contre les coronavirus, notamment les thérapies à base de plantes et les thés – disant que la meilleure façon de prévenir l’infection était d’éviter l’exposition au virus.

Avec BBC Afrique

Les journalistes fournissent un « remède » à la désinformation sur le COVID-19, selon le chef de l’ONU

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Les journalistes fournissent un « remède » à la désinformation sur le COVID-19, selon le chef de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – António Guterres a lancé cet appel dans un message vidéo pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, observée dimanche, dans lequel il souligne le rôle crucial des médias pour aider les gens à prendre des décisions éclairées.

Dans les circonstances actuelles, ces décisions peuvent faire la différence entre la vie et la mort, ajoute-t-il.

« La propagation de la pandémie du COVID-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles », déclare le chef de l’ONU.

« Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits », ajoute-t-il.

Alors que la crise du COVID-19 s’est aggravée, le chef de l’ONU et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont concentrés sur la lutte contre « l’infodémie » entourant le COVID-19.

Fin mars, le Secrétaire général a annoncé le lancement d’une stratégie de communication pour lutter contre la montée des théories de la désinformation et du complot entourant la nouvelle maladie.

M. Guterres a exhorté les gouvernements à protéger les journalistes et les autres personnes travaillant dans les médias et à respecter la liberté de la presse.

Selon lui, même s’il est inévitable de restreindre temporairement la liberté de circulation pour vaincre le Covid-19, « cela ne doit pas être un prétexte pour empêcher les journalistes de travailler ».

Représailles contre des journalistes

De son côté, un expert indépendant des Nations Unies en matière de droits de l’homme a indiqué que depuis le début de la flambée de la maladie, il avait reçu des « témoignages alarmants » de représailles contre des journalistes, sous prétexte de répandre de la désinformation.

David Kaye, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, a documenté ces menaces dans son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui supervise son mandat.

M. Kaye a souligné le rôle essentiel d’une presse libre, en particulier lors d’une crise sanitaire.

Ces derniers mois, les médias indépendants ont été « un levier essentiel pour l’information du public », a-t-il dit, les journalistes découvrant des mensonges de gouvernements tout en aidant les gens du monde entier à comprendre la nature et l’ampleur de la pandémie.

Par conséquent, détenir des journalistes pour avoir fait leur travail va directement à l’encontre de l’obligation de garantir un environnement favorable aux médias, a-t-il déclaré. Environ 250 journalistes dans le monde sont actuellement derrière les barreaux, selon des données du Comité pour la protection des journalistes.

« À un moment où les épidémies se propagent dans les centres de détention, la cruauté de la détention est révélée, imposant une peine supplémentaire excessive qui comporte des risques de maladie et de mort », a déclaré M. Kaye, qui n’est pas membre du personnel des Nations Unies ni payé par l’Organisation.

« La criminalisation du journalisme doit cesser. Cela peut commencer par la libération immédiate des journalistes », a-t-il ajouté.

Dans son message pour la Journée de la liberté de la presse, le chef de l’ONU a remercié les médias « qui nous apportent faits et éclairages, qui tiennent les dirigeants, tous secteurs confondus, comptables de leurs actes, et qui savent exprimer les vérités qui dérangent ».

Il a en particulier salué « celles et ceux qui sauvent des vies en informant sur la santé publique ».

« Et nous appelons les gouvernements à protéger les professionnels des médias et à renforcer et protéger cette liberté de la presse indispensable pour un avenir de paix, de justice et de respect universel des droits humains », a-t-il conclu.

— Fin de l’article —

RCA : deux morts dans un accident de circulation au PK11 à Bangui.

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Centrafrique.com/vehicule-accidente-au-pk11-dans-la-nuit-du-samedi-a-dimanche-3-mai-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Véhicule impliqué dans l'accident survenu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 dans lequel deux hommes dont un adjudant FACA ont trouvé la mort. Photo CNC / Anselme Mbata.
Véhicule impliqué dans l’accident survenu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 dans lequel deux hommes dont un adjudant FACA ont trouvé la mort. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le bilan est lourd, très lourd. Dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai aux environs de 23 heures, deux hommes, dont un adjudant des forces armées centrafricaines, sont morts dans un accident de la route au PK11, à la sortie nord de Bangui, non loin de la base militaire RDOT.

 

Selon le témoignage des proches des victimes contactées par CNC, l’accident a eu lieu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 vers 23 heures, alors que les victimes, qui viennent à peine de quitter leur domicile situé derrière quartier Golf à Bangui, se rendaient vers marché PK12, puis vers Gobongo pour se procurer de quoi à manger. Malheureusement en arrivant au niveau de la base RDOT, le chauffeur aurait tenté d’éviter une moto qui roulait au même sens. En faisant un jeu de volant, il perdait totalement le contrôle de son véhicule avant de percuter violemment les arbres qui sont situés aux abords de cette route.

Le chauffeur, ainsi que son passager, un adjudant de l’armée nationale, coincé sous le châssis du véhicule accidenté, ont été transportés d’urgence à l’hôpital. Leur décès a été malheureusement constaté sur place.

Pour l’heure, leurs corps sont transférés à la morgue de Bangui.

Entre temps, quelques heures plutôt, sur l’avenue de l’indépendance, devant la société de téléphonie mobile Azur,  peu avant midi, un autre accident, impliquant deux motos, a causé la mort d’un père de famille d’une quarantaine d’année. D’après les témoins de la scène, à l’origine de cet accident, un pilote de moto taxi, en provenance du centre-ville, et à destination du croisement Boy-Rabe, a été sommé de s’arrêter par les gendarmes de la brigade motorisée, basé devant le siège de la société Azur dans le cadre de la sensibilisation à la pandémie de Covid-19.

Le conducteur de la moto taxi, comme ses nombreux collègues qui sont très méfiants envers les forces de l’ordre, n’a pas obtempéré à ces derniers. Il tentait alors de s’échapper, mais un gendarme, muni de sa ceinture, voudrait le frapper. Ce qui a poussé le conducteur de moto taxi à s’affranchir  imprudemment la ligne qui sépare les deux voies de circulation.

Malheureusement en passant sur la deuxième voie réservée aux véhicules du sens inverse, le chauffeur de la moto taxi n’a pas fait attention. Il percute violemment une autre moto roulant au sens inverse.

Sur cette deuxième moto, se trouvait une seule personne, un père de famille, âgé de 49 ans dénommé Maximin Mbissimida. Son décès a été constaté sur le champ, mais d’autres sources sécuritaires indiquent qu’il est présentement dans le coma à l’hôpital communautaire, contrairement à ce qui a été annoncé au départ. Et ce n’est pas tout, sur l’avenue des martyrs, devant le commissariat du huitième arrondissement de Bangui, un autre accident, ce samedi, avait provoqué la colère des jeunes qui ont affronté violemment les forces de l’ordre.

En tout cas à Bangui, depuis quelques jours, le nombre d’accidents a plus que doublé depuis le début du déploiement des forces de l’ordre sur les artères de la capitale dans le cadre de la sensibilisation à la pandémie du nouveau coronavirus.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : vive tension à Bozoum, des détonations d’armes sont entendues, la ville se vide de ses habitants.

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Centrafrique.com/pancarte-de-bienvenue-a-bozoum-dans-louham-pende-par-mardochet/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Biendenue à Bozoum
Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

Bozoum (République centrafricaine ) – La tension est toujours palpable à Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les détonations d’armes automatiques sont entendues partout dans la ville, et les populations,  apeurées, se sont terrées chez elles, tandis que les autres ont dû quitter la ville pour se réfugier dans la brousse. Les soldats FACA, lourdement armés,  sont toujours visibles dans la ville, et les miliciens Anti-Balaka menacent de faire usage de leur arme.

 

Depuis 24 heures, la ville de Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Péndé,  est secouée par des évènements impliquant des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et un groupe des jeunes locaux.

Selon certains témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé ce vendredi 1er mai  par une altercation musclée entre un groupe des jeunes de Bozoum et un soldat des forces armées centrafricaines (FACA).

On ignore les vraies raisons de cette altercation, mais certains ont indiqué à CNC que le soldat FACA, qui aurait perdu son téléphone dans le marché central la veille, soupçonnait un groupe des jeunes d’être à l’origine de vol de son téléphone. Ce qui aurait occasionné  une altercation avec ce groupe des jeunes au marché. Au même moment, une autre version des faits relatée par d’autres témoins parle de la scène de la jalousie. Mais ce qui est certain dans cette affaire, le soldat FACA, lors de son altercation avec ce groupe des jeunes, a été grièvement blessé, et il est décédé de ses blessures aux urgences de l’hôpital de Bozoum ce samedi dans la matinée. Malheureusement, à l’annonce de son décès, ses camarades militaires, très en colère, ont pris d’assaut la ville tout en faisant des tirs sans cesse avec leur fusil d’assaut.

Les populations, apeurées, ont dû quitter la ville pour se réfugier dans la brousse, tandis que les autres se sont terrées chez elles toute la journée.

Les rues sont devenues quasiment vides, et les commerces sont hermétiquement fermés.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville, mais la tension est toujours palpable entre les soldats FACA et les populations de Bozoum.

Il y a lieu de rappeler qu’au mois de février dernier, un soldat de l’armée nationale, déployé aux alentours de Bozoum pour assurer la sécurité des ouvriers des sociétés chinoises qui tamisent le gravier de l’Ouham à la recherche de l’or depuis janvier 2019, aurait blessé une femme à une jambe en tirant avec son fusil d’assaut, en présence de bien de personnes,  à proximité du village de Garo, situé à environ 25 km au nord de Bozoum. Les proches de la femme blessée et autres villageois auraient réagi en s’attaquant au militaire, à qui ils ont arraché l’arme. Ils l’ont agressé et quelqu’un a même tiré sur lui avec un fusil de chasse, en lui provocant une blessure à l’épaule.

 

Florentine Maïguelé

Copyright2020CNC.

RCA : un mort et un blessé grave dans une agression au couteau à Bria.

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Centrafrique.com/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>À l'intérieur du marché de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto
À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bria (République centrafricaine ) – La victime s’appelle Aziz Kousko, âgé d’environ 28 ans. Il est décédé ce dimanche vers 2 heures du matin à la suite de ses blessures. Son agresseur, un Peul d’une trentaine  d’années, est actuellement hospitalisé aux urgences de la clinique du MSF (médecin sans frontières) dans un état critique. Sur place, la tension est vive entre les Rounga et les Peuls.

 

Selon les informations recoupées sur place, ce samedi 2 mai, vers 22 heures, monsieur Aziz Kousko, fils du général du FPRC Mahamat Saïd, aussi vendeur des accessoires  des téléphones mobiles aux abords du marché central de Bria, a été mortellement agressé au couteau alors qu’il est intervenu pour calmer son voisin, un vendeur des jus qui discutait avec ses deux clients de l’ethnie peule.

D’après  les témoins de la scène interrogés par CNC, les deux sujets peuls auraient consommé chacun une bouteille du jus. Mais avant de partir, ils auraient remis seulement un billet de 500 francs CFA au vendeur au lieu de 1000 francs CFA. Une discussion s’éclate entre ce dernier et ses clients peuls qui conteste vigoureusement la version du vendeur qui affirme avoir reçu seulement un billet de 500 francs de leur part.

Entre temps, monsieur Aziz, qui est intervenu pour calmer la situation, se rangeait derrière son voisin, vendeur du jus pour exiger aux Peuls le paiement de la totalité de la facture, c’est-à-dire les 1000 francs CFA. Comme du jeu, les discussions s’envenimaient. L’un des Peuls sort son couteau et poignarde monsieur Aziz à plusieurs reprises, pendant que son camarade s’échappe dans la nature. Sur place, une foule hostile s’est massée sur le lieu de l’incident. Le peul, l’agresseur, est à son tour copieusement tabassé par certains témoins de la scène.

Transporté aux urgences du MSF de Bria, monsieur Aziz est finalement décédé de ses blessures ce matin vers 2 heures alors que son agresseur, le peul, est toujours hospitalisé dans un état critique.

Rappelons que monsieur Aziz est de l’ethnie Rounga. Son assassinat fait monter la tension depuis ce dimanche matin entre les Peuls, favorables à l’UPC, et les Rounga, favorable au FPRC.

Il y’a lieu de noter que la semaine dernière, un jeune du PK3 dénommé Chabani, âgé de 26 ans, avait agressé mortellement au couteau un homme qu’il a fortement soupçonné d’avoir accroché amoureusement sa fiancée.

À Bria, ce dernier temps, les agressions aux couteaux sont devenues un fait presque banal. Pour un rien, on sort le couteau et l’affaire est réglée.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

RCA : vive tension interethnique à Baboua, les 3R se positionnent toujours dans la ville.

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Centrafrique.com/centrafrique-deux-morts-dans-des-violences-intercommunautaires-au-nord-ouest/ville-de-baboua-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-35354 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Baboua par Wikipédia.
Ville de Baboua par Wikipédia.

Bouar (République centrafricaine ) – Prétextant de vouloir protéger les populations Peuls, les combattants rebelles de 3R ont occupé militairement la ville de Baboua, sous-préfecture de la Nana-Mambéré depuis 48 heures, malgré les négociations entamées vendredi par le préfet de la Nana-Mambéré, et assisté parle chef rebelle Abbas Sidiki. Les fonctionnaires, affectés dans la ville, demandent aux autorités l’évacuation de leur famille à Bouar ou à Bangui. La tension est encore palpable, et les populations sont toujours dans la brousse.

 

Avec trois (3) véhicules BJ75 lourdement armés, les rebelles de 3R ont pris position depuis 48 heures dans la ville de Baboua, créant la psychose parmi les populations civiles.

Selon des informations recueillies sur place, quelque deux cents (200) combattants rebelles de 3R, en provenance de la commune d’élevage de Niem-Yéléwa sur des véhicules et des motos,  ont assiégé la sous-préfecture de Baboua, au nord-ouest de la République centrafricaine,  suite à l’assassinat d’un sujet peul par un natif de la ville qui aurait soupçonné celui-ci d’avoir violé sa fille mineure.

Après des négociations entamées ce vendredi 1er mai 2020 par le préfet de la Nana-Mambéré en présence du chef rebelle Abbas Sidiki, les rebelles ont accepté de quitter la ville. Mais à la grande surprise de tout le monde, ce samedi 02 mai, une bonne partie de ces rebelles est encore présente dans la ville, prétextant vouloir rester pour protéger les populations civiles peules, menacées par les « chrétiens ».

Et ce n’est pas tout, les rebelles ne font pas que rester les bras croisés. Selon les populations locales interrogées par CNC, ils auraient agressé dans la journée de vendredi trois jeunes de la ville.

Pour l’heure, la tension est toujours palpable, et les rebelles ont installé 5 checkpoints dans la ville, prétextant vouloir rester pour protéger les populations civiles peules de Baboua.

Cependant, dans la matinée de vendredi matin, les fonctionnaires affectés à Baboua ont tenu une réunion de crise dans laquelle ils ont demandé aux gouvernements l’évacuation de leur famille  à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré,  ou à Bangui, capitale nationale, en raison de la situation sécuritaire très préoccupante sur place.

Du côté de la Minusca, un ultimatum a été lancé aux rebelles depuis vendredi.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

RCA : inquiétante montée en puissance du chef rebelle Abbas Sidiki.

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Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (Nana-Mambéré ) – Il ne fait aucun doute, le chef rebelle Abbas Sidiki, patron du mouvement armé  3R (retour, réclamation et réhabilitation), par ailleurs conseiller spécial du Premier ministre,  est devenu depuis quelques mois l’homme le plus puissant de la Nana-Mambéré. Rien ne peut se faire sans son consentement, encore moins son appui financier. Les populations locales, témoins de cette montée en puissance, se posent des questions.

 

Pris en charge par l’État centrafricain depuis le désarmement partiel de ses hommes dans les localités de koui, situées dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, le chef rebelle Abbas Sidiki, actuellement logé à Bouar, dans une villa administrative des fonctionnaires, est devenu comme du jeu l’homme le plus puissant et incontournable dans la Nana-Mambéré.

À lui seul, il finance le déplacement des forces de l’ordre, donne des instructions et organise des missions officielles dans la région.

Ce fut le cas du déplacement du comandant de compagnie des mines de la gendarmerie, il y’a quelques jours, dans les localités minières d’Aba, où les rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) supervisent  et exploitent des gisements miniers à volonté. Sur ordre du chef de 3R, le commandant de compagnie minière s’est rendu sur place, mais il ne fait que constater les faits sans réagir.

Même pas plus tard qu’hier, à Baboua, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, une délégation officielle composée de plusieurs personnalités préfectorales et sécuritaires, conduite par le chef rebelle Abbas Sidiki, est arrivée dans la ville pour engager des pourparlers avec les rebelles de 3R qui ont occupé la ville suite à l’assassinat d’un sujet Peul par un natif de la ville.

Pour l’heure, les populations locales, victimes du mouvement armé 3R depuis 6 ans, se demandent si le chef rebelle Abas Sidiki est nommé Gouverneur de  la région  du nord-ouest?

Le mois dernier, à Bocaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, le chef rebelle, escorté par des gendarmes centrafricains lourdement armés, est arrivé dans la ville pour assister, disait-il, sa famille adoptive qui serait en deuil. Une manière claire de trimbaler les forces de défense et de sécurité centrafricaines, avec la complicité avérée des autorités du pays.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

 

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA LÉGALITÉ ET DE LA LÉGITIMITÉ DE L’AGENCE NATIONALE DES ÉLECTIONS.

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Au moment où les États africains développent des stratégies de lutte contre la pandémie née du coronavirus, la Centrafrique vit au rythme des affrontements armés et de manœuvres politiques qui gravitent autour de l’interprétation de la loi fondamentale. A peine sorti de la polémique liée à la modification de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république, un autre débat fait son entrée dans l’arène mettant cette fois-ci en cause

la légalité et la légitimité de l’Agence Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gestion des opérations électorales.

 

C’est dans

ce contexte de cafouillage juridique à coloration politique qu’un collectif des avocats mandaté par la COD 2020 a saisi par voie de recours la noble cour

constitutionnelle sur la constitutionnalité de certaines dispositions législatives régissant l’Agence Nationale des Élections plus précisément l’article

7 alinéa 2 et l’article 278 alinéa 2 de la loi organique n*19.0011 du 20 août 2019 portant code électoral. Sur la forme, la cour constitutionnelle est

jugée compétente pour statuer sur un tel recours conformément aux dispositions de l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016 qui stipule que : « la

Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’état en matière constitutionnelle. Elle est chargée de juger de la constitutionnalité des lois

organiques et ordinaires déjà promulguées ou simplement votées… ». La requête du collectif des avocats est également jugée recevable aux vues des impératifs

de l’article 98 alinéa 1 de la constitution qui énonce : « toute personne peut saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois soit

directement soit la procédure de l’exception de constitutionnalité invoquée devant une juridiction dans une affaire qui la concerne ».

Sur le fond et plus précisément en droit, les requérants invoquent que la constitution du 30 mars 2016 à travers les articles 143 et 144 abroge la loi organique n* 13.003

du 13 novembre 2013 instituant l’Agence Nationale des Élections comme un organe technique de gestion des opérations électorales. Ainsi, cette ANE étant

illégitime devrait être mise en place au même titre que les autres institutions de la république dans un délai d’un an après l’investiture du président

de la république conformément aux dispositions de l’article 155 de la constitution qui dispose :« les institutions prévues par la présente constitution

seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l’investiture du président de la république élu à l’exception du sénat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales ». En outre, les requérants affirment avec véhémence que l’Agence Nationale des Élections exerçait dans l’illégalité depuis le 30 mars 2017 et pour ces motifs, le président de la république est passible d’une poursuite devant la haute cour de justice pour haute trahison

conformément aux dispositions de l’article 124 de la constitution. Embrouillé par cette succession épisodique de débats autour de l’interprétation de la

constitution, le citoyen lambda s’interroge : Le collectif des avocats veut nous faire comprendre que l’Agence Nationale des Élections pilote les opérations

électorales dans l’illégalité depuis 2017 ? A défaut d’une escroquerie ou d’une supercherie juridique, pourquoi opposé cette illégalité de l’Agence Nationale

des Élections qu’en 2020 ? Pourquoi la Cour constitutionnelle qui a la possibilité de s’auto-saisir n’a pas soulevé cette inconstitutionnalité de l’Agence

Nationale des Élections en temps voulu ? La classe politique ne savait-elle pas que l’Agence Nationale des Élections était illégale quand elle protestait

contre les démembrements de l’ANE ? Pourquoi ce débat fait irruption juste après que l’Agence Nationale des Élections ait sifflé la fin de la récréation

sur la modification de la constitution en déclarant officiellement que le chronogramme électoral est tenable dans le délai constitutionnel ? Au delà des

questionnements, nous tenons à souligner qu’à défaut de paraphraser l’article 2 du code Napoléon qui énonce que: « la loi nouvelle n’a d’effets que pour

l’avenir… », le principe du parallélisme des formes institué par Hans Kelsen énonce qu’un acte qui modifie ou qui abroge un autre est nécessairement

un acte contraire et que la norme inférieure ne peut être contraire à la norme supérieure. Or dans la réalité, la constitution du 30 mars 2016 n’a pas

modifié la dénomination ni la mission de l’ANE. Elle a par contre Changé son statut d’organe technique en l’élevant au rang d’institution au même titre

que les nouvelles institutions républicaines créées par la constitution et qui doivent être mises en place dans un délai d’un an après l’investiture du

président de la république. A ce titre et existant déjà, l’ANE ne fait pas partie des injonctions de l’article 155 de la constitution. A contrario, comment

peut-on mettre en place une institution qui est depuis lors opérationnelle sans changer de dénomination, de mission, de mandat ni de membres ? Cette interrogation

justifie l’inaction et l’inertie du pouvoir, source de cette polémique stérile qui est simplement de nature à affaiblir la république. Le véritable problème

qui devrait préoccupé la classe politique centrafricaine est celui qui consiste à faire une pression multiforme sur le pouvoir afin de déférer à l’assemblée

nationale la loi organique qui a été retirée par des voies non autorisées sachant que le mandat de sept (7) ans de l’ANE expire le 24 décembre 2020. Par

ailleurs, dès lors qu’un projet de loi est déposé à l’assemblée nationale, après la recevabilité le bureau de l’assemblée nationale met en place une commission

élargie et un rapport parlementaire a été même établi pour la plénière. Dès lors, le fait de remettre au gouvernement le projet de loi avec les rapports

qui sont déjà devenus une propriété du parlement viole le principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu. En conséquence de ce qui précède, le

président de l’assemblée nationale est passible d’une procédure de destitution selon les règles établies par l’article 125 de la constitution. Pour finir,

nous invitons humblement le pouvoir et la classe politique d’arrêter de nous distraire en prenant la constitution comme bouclier. A l’instar des tueries

de Ndélé qui démontrent à suffisance la souffrance des citoyens, l’heure approche pour que le peuple souverain sanctionne cette classe politique dotée

d’une culture politique en total déphasage avec le monde moderne et peut être l’heure d’organiser une alternance générationnelle avec des hommes aux idées

innovantes en vue de rattraper le train de l’émergence, de la bonne gouvernance et du partage usufruitier de notre patrimoine commun. Mais attention, ne

le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 01 mai 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel :

0666830062.

RCA : retour à Ndélé du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sur fond de tension.

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Centrafrique.com/des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-dkm-sur-un-pick-up-a-ndele-le-29-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio
Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Après plusieurs jours passés à Bangui la capitale, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan vient de rentrer avec toute sa délégation à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, théâtre d’affrontements sanglants depuis deux jours entre les différents groupes armés rivaux. Sur place, le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC ont installé leur base dans la ville, malgré la présence des casques-bleus de la Minusca, et le risque d’un nouvel affrontement entre groupes armés est bien réel.

 

Invité à Bangui la capitale dans le cadre des pourparlers intergroupes armés, l’ex-ministre de la jeunesse et des sports, Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du FPRC, patron du CNDS, conseil de défense et de sécurité regroupant 3 principaux groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, est rentré à Ndélé, avec toute sa délégation comprenant entre autres le sultan de Ndélé et de ses gardes-du-corps, ce vendredi 01 mai 2020, après avoir passé plusieurs jours dans la capitale Bangui dans le cadre des pourparlers de paix intergroupes armés engagés par le gouvernement centrafricain pour la cessation d’hostilités  dans le nord et nord-est du pays, particulièrement dans  la Vakaga, Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto, théâtre des violents affrontement entre différents groupes armés depuis l’année dernière.

Entre temps dans la ville, les rebelles du RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC, financés et armés par le pouvoir de Bangui, selon plusieurs sources concordantes interrogées par CNC, ont attaqué, ce jeudi 29 avril 2020, en plein jour, le marché central de Ndélé, ainsi que plusieurs cibles militaires du FPRC, faisant au moins 47 morts, pour la plus part des civils,  en deux jours d’affrontements sanglants.

Le sultan de Ndélé, parti à Bangui pour la paix dans sa ville, a lui aussi perdu trois membres de sa famille. Rentré avec Abdoulaye Hissen Ramadan ce vendredi 01 mai 2020 avec des larmes aux yeux, l’homme était inconsolable sur le tarmac de l’aérodrome de Ndélé où ils sont arrivés à bord d’un aéronef de la Minusca, alors que les  rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC, lourdement armés, ont installé leur quartier général à eaux et forêts, au sein de l’église catholique, abandonnée depuis par les prêtres à cause des violences des groupes armés, au lycée moderne, mais également dans plusieurs quartiers de la ville abandonnés par les populations. Civil

entre temps, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, dès son retour à Ndélé, a rendu visite aux déplacés, qui lui ont indiqué qu’ils ne rentreront plus chez eux avant la cessation définitive des hostilités à Ndélé.

Rappelons que le 30 mars dernier, les rebelles du FPRC, lourdement armé,  avaient contraint tous les déplacés à rentrer chez eux sous prétexte  de la pandémie du nouveau coronavirus, alors que la Minusca, qui assure la sécurité du camp, laisse les rebelles agresser les déplacés.

Par ailleurs, ce vendredi, à Ndélé, une équipe d’investigation de la Minusca et des FACA est arrivée dans la ville à bord ‘un deuxième aéronef de la Minusca.

Affaire à suivre.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 8 nouveaux cas importés du covid-19.

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Centrafrique.com/covid-19-la-republique-centrafricaine-confirme-un-nouveau-cas-de-transmission-locale/chub-micka/” rel=”attachment wp-att-36838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 8 nouveaux cas sont de sexe masculin. Leur tranche d’âge varie de 23 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  soixante-douze (72) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce vendredi 01 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 01 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de huit nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin. La tranche d’âge varie de 23 à 57 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 30 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que les 8  nouveaux sujets infectés sont tous des cas importés, arrivés  en Centrafrique par la voie routière. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces huit (8) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais soixante-douze (72) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 50  cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : combat de Ndélé, le MPC « condamne avec véhémence ces actes barbares et indignes ».

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Centrafrique.com/le-chef-rebelle-mahamat-al-khatim-du-mpc-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef rebelle Mahamat Alkatim du MPC
Mahamat Alkatim, chef d’État major du MPC.

 

Communique de presse du MPC relatif aux
attaques de la ville de Ndele.

 

Depuis le 21 Avril 2020, la ville de Ndele a été attaquée par les ennemis de la république composés des fils bien connus de la région de Bamingui-Bangoran et celle de la Vakaga.

L’ennemi n’est pas loin, ni ailleurs, il est de la maison avec de tentacules et des racines belliqueuses à Bangui. Ces attaques honteuses et haineuses ont provoqué plus de 25 morts et plusieurs blésés parmi les vaillantes populations de Ndele. Ils sont innocents, plus innocents de voir des bébés tombés sous leurs balles meurtrières.

Le MPC fidèle et attaché à l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR/RCA) condamne avec véhémence ces actes barbares, indignes de leurs auteurs et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour traquer ces auteures et de les traduire devant la justice.

Le MPC voudrait profiter de l’occasion pour attirer l’attention du gouvernement de tout mettre en œuvre pour exécuter les recommandations de l’APPR/RCA notamment l’exécution des opérations des USMS car, depuis au retour de l’APPR/RCA de KHARTOUM les opérations des USMS ne sont pas opérationnelles dans le cadre de la consolidation de la paix, le cas de la situation de Ndele en est une illustration de ce manquement.

Le MPC en appelle à la responsabilité du gouvernement, des facilitateurs et des garants de l’accord en vue de mettre tout en œuvre pour accélérer les opérations des USMS afin de garantir la paix en Centrafrique et permettre la libre circulation des biens et des personnes.

Les MPC adressent toutes ces condoléances aux familles attristées.

 

Le Général Mahamat Alkatim

 

RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.

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Centrafrique.com/des-rebelles-du-fprc-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-arme-lors-des-combats-de-ndele-le-29-avril-2020-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>combats de ndélé du 29 avril 2020, des rebelles du FPRC en position des tirs et sur des pick-up
Les rebelles du FPRC lors de combat du 29 avril 2020 à Ndélé. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (République centrafricaine ) – depuis le début de l’attaque de la ville le mercredi 29 avril par les rebelles du RPRC, la situation sécuritaire est toujours préoccupante à Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, située à 654 kilomètres de Bangui. Le marché central a été littéralement pillé,  tandis que deux ONG internationales, basées dans la ville, ont également été braquées par des assaillants. La tension est toujours palpable, et les populations civiles se regroupent dans le camp des déplacés proche de la Minusca.

 

Après la ville de Birao où les affrontements entre les groupes armés ont causé d’énormes dégâts humains et matériels, c’est le tour de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran d’être la cible à son tour des groupes armés rivaux.

Les rebelles du RPRC, appuyés par ceux du MLCJ et du PRNC, n’ont pas fini de massacrer les populations civiles à Ndélé.

Après leur violente attaque contre les positions du FPRC à Ndélé le 11 mars dernier où une trentaine des civils avaient été massacrés, la coalition RPRC-MLCJ-PRNC, accusée d’être à l’origine du pillage du lycée moderne de Ndélé et  du bureau du préfet de Bamingui-Bangoran, attaque à nouveau le marché central de Ndélé ce jeudi 30 avril peu avant midi, quelques heures après leur offensive de la veille.

Plusieurs magasins des particuliers ont été littéralement pillés alors que quelques heures plutôt, dans la nuit du mercredi à jeudi, deux ONG internationales ont également été pillées par des hommes en armes.

Dans la base de l’ONG internationale CICR (comité international de croix rouge), les assaillants ont récupéré une moto ainsi que des outils de communication, tandis qu’au CNR (Conseil norvégien pour les réfugiés( ils ont emporté un véhicule.

Pendant ce temps, dans le camp des déplacés, la situation humanitaire reste préoccupante, et les civils continuent d’arriver en masse.

Affaire à suivre.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

 

RCA : tripatouillage de la constitution, déclaration de la coalition Siriri.

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Minusca-et-aux-partis-politiques-pour-la-paix-et-la-liberation-de-la-rca/siriri-logo-2/” rel=”attachment wp-att-36880 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/siriri-logo-450×351.png” alt=”Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique” width=”450″ height=”351″ />
Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique

 

RCA: Déclaration de la COALITION SIRIRI  N°.00921/BP/30/04/2020

AUX ABOIS, TOUADERA CHERCHE À MODIFIER LA CONSTITUTION POUR SE CRAMPONER AU POUVOIR

Fidèle à ses engagements patriotiques mettant l’intérêt national avant les intérêts pécuniaires et individuels vertu du régime Touadera, la Coalition SIRIRI, lance un cri d’alarme à la population centrafricaine et à l’opinion internationale sur le danger que court la République Centrafricaine (RCA) de se retrouver avec une pléthore d’Armées ou des mercenaires d’origines diverses et, par conséquent, incontrôlables, surtout en cas de conflit. Notre pays, la République Centrafricaine, risque d’être plongé de nouveau dans un chaos inqualifiable.

 

La Coalition SIRIRI, dénonce avec véhémence Touadera qui mène non seulement une politique de dilapidation forcenée des richesses nationales mais également, il cherche à modifier la Constitution avec le truchement de l’Assemblée Nationale pour se cramponner au pouvoir. En effet, au moment où les fonctionnaires de l’État n’arrivent plus à subvenir convenablement aux besoins vitaux de leurs familles, puisqu’ils accusent des salaires impayés de plusieurs mois, Touadera va recruter, au prix fort des mercenaires pour mieux renforcer sa dictature.

 

Depuis son initiative qui a abouti à l’adoption du processus de modification de la constitution, Touadera a cessé d’être le président en ôtant l’habit qui élève la fonction qu’il occupe et a décidé de revêtir celui du dictateur.

 

La Coalition SIRIRI et les centrafricaines et Centrafricains ont encore frais dans la mémoire les affres des tyrannies et des dictatures qui ont anéanti l’espoir de bâtir au cœur de l’Afrique, un pays démocratique, laïc et prospère. Notre combat a pour socle, l’instauration d’une République digne de nos ambitions.

 

La Coalition SIRIRI, fière de ses racines nationales centrafricaines et du programme de paix, de sécurité, de cohésion sociale et du développement qu’elle va implanter en RCA, accuse Touadera, aux abois qui cherche des protections auprès d’autres Chefs d’États et des Institutions Internationales, trahissant, avec mépris, l’opinion nationale et internationale.

 

La Coalition SIRIRI ne s’est jamais trompée d’adversaire, Touadera et sa meute de Députés sont la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la gestion de la chose publique avant qu’il ne soit trop tard.

À la suite du tripatouillage de la constitution, Touadera et ses Députés se sont rendus à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays, la RCA sera bien gouverné le jour où la dictature, l’exclusion, la marginalisation, le pillage des deniers publics, l’insécurité et la corruption érigée en mode de gestion seront enrayés!

Nous réitérons notre demande d’une troisième transition consensuelle. L’amateurisme de Touadera et sa dictature avérée démontrent à suffisance que les conditions d’une élection démocratique, libre et transparente ne sont pas réunies en République Centrafricaine à ce jour.

Faudra-t-il rappeler que la Coalition SIRIRI ne combat pas l’homme, le Président de la République, mais seulement le mal et le danger qu’il constitue pour la société centrafricaine toute entière.

Touadera sait pertinemment bien que les différentes dictatures qui se sont succédées en Centrafrique ont empêché l’émergence de l’excellence, le renouvellement de la classe politique dans notre pays.

Notre Coalition refuse de bâtir sur des anciennes ruines. La recherche du meilleur dans chaque Centrafricaine et Centrafricain nous impose des sacrifices, certes, mais nous ne laisserons aucun espace à la négociation avec la dictature de temps moderne dont le maître d’œuvre est bien connu de toutes et de tous, TOUADERA.

Fait, le 30 avril 2020

Pour le Bureau Politique, Coalition SIRIRI

 

GERVIL DIEUBENIT SAMEDI

Coordonnateur en charge des opérations

Email : victoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

 

 

 

 

RCA : communiqué spécial du collectif « Touche pas à ma Constitution » sur les événements de Ndélé.

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Centrafrique.com/communique-de-presse-du-collectif-touche-pas-a-ma-constitution-relatif-au-projet-de-la/collectif-touche-pas-a-ma-constitution-en-centrafrique-banniere-5/” rel=”attachment wp-att-37802 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>collectif touche pas à ma constitution en Centrafrique bannière

 

Communiqué spécial

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » condamne fermement la nature des actes perpétrés dans la ville de Ndélé et exige la démission du gouvernement de Firmin Ngrebada suivie de l’arrestation de tous les Chefs de guerre en vue de garantir la paix.

Le Collectif « Touche pas à ma constitution » a récemment pris position invitant non seulement l’ensemble de la classe politique centrafricaine à une prise de conscience collective et à l’arbitrage de la Communauté internationale à l’issue des tensions politiques qui secouent actuellement notre pays. En effet, depuis quelques jours il a été donné de constater que la ville de Ndélé plonge dans une flambée des actes de violences faisant plusieurs victimes. Il en résulte que, les groupes armés ont pris pour cible la population civile. Pour ce faire, la nature des actes perpétrés par ces entités sont susceptibles d’être qualifiés de crime contre l’humanité.

Fort de ce qui précède, le gouvernement qui dirige le Premier ministre Firmin NGREBADA ne semble plus être à la hauteur de la mission qui lui est confiée pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. En effet, depuis la mise en place de cette équipe gouvernementale sa riposte face à la barbarie ne consiste qu’à pondre des communiqués. Au vu de ses limites, le Collectif « Touche pas à ma constitution », organisation de société civile de la Diaspora centrafricaine qui milite pour la légalité constitutionnelle et la promotion des droits de l’homme exige la démission de ce gouvernement et prend à témoin l’opinion internationale et nationale sur la gravité de actes commis par les groupes armés. Par-ailleurs, le Collectif « Touche pas à ma constitution » condamne fermement les actes commis par les bandes armées et demande l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les derniers évènements ; enfin insiste sur l’arrestation de tous les Chefs guerres en vue de garantir la paix. Le Collectif «Touche pas à ma constitution» martèle qu’il défendra par sacerdoce toute forme d’acte pouvant mettre en danger le respect stricto sensu de la Constitution centrafricaine et la défense des Droits de l’homme.

Fait à Paris le 30 avril 2020

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG

Ampliations :

Le Secrétaire Général de l’ONU,

L’Union Africaine,

La CEEAC,

Les Chefs d’États de la CEMAC,

L’Élysée,

Les USA.

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 14 nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/coronavirus-la-panique-sempare-des-pays-africains-et-le-seul-cas-centrafricain-en-phase-de-guerison/institut-pasteur-de-bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>institut Pasteur de-bangui-en-centrafrique
Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 14 nouveaux cas sont de sexe masculin, de diverses nationalités. Leur tranche d’âge varie de 25 à 56 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  soixante-quatre (64) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce jeudi 30 avril 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 30  avril 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quatorze nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets de diverses nationalités, du sexe masculin. La tranche d’âge varie de 25 à 56 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués entre le 28 et 30 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 14  nouveaux sujets infectés, 2 sont issus de transmission locale , et 12 sont des cas importés, arrivés  en Centrafrique par la voie routière. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quatorze (14) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais soixante-quatre (64) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 50  cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Centrafrique : La Minusca perplexe sur le projet de réforme constitutionnelle de Touadéra

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Centrafrique.com/rca-des-inquietants-bruits-de-bottes/le-chef-de-letat-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-kinshasa-le-22-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Arrivée du chef de l'État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo
Arrivée du chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo

 

Bangui (République centrafricaine) – La Minusca s’inquiète des conséquences du projet de réforme constitutionnelle engagé par le président centrafricain, qui lui permettrait d’assurer son propre intérim en cas de report de l’élection présidentielle de décembre.

Alors que le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s’apprête à valider une modification de la constitution qui lui permettrait d’assurer son propre intérim en cas de report de l’élection présidentielle de décembre 2020, le projet suscite les plus vives inquiétudes au sein de l’ONU. Dans une note interne consultée par Africa Intelligence, la Minusca, la mission des Nations unies dans le pays, s’inquiète des conséquences d’un tel projet, alors que la quasi-majorité des partis d’opposition sont d’ores et déjà vent debout contre l’initiative. Validée le 22 avril par le cabinet du président, elle doit prochainement être présentée en conseil des ministres.

Pour prendre le pouls du projet, une délégation de la mission onusienne s’est entretenue avec plusieurs députés de la coalition au pouvoir, le 22 avril. Cette réunion s’est tenue en présence du G5, un groupe d’Etats et d’institutions partenaires de la RCA, composé notamment des Etats-Unis, de l’Union européenne (UE), de la France, de la Russie ainsi que de la Banque mondiale (BM). A l’instar de la Minusca, les principaux membres du G5 affichent eux aussi depuis plusieurs jours leur extrême perplexité quant au projet de réforme constitutionnelle porté par le président centrafricain.

Conscient d’avancer en solitaire, Faustin Archange Touadéra s’est lancé depuis le début du mois d’avril dans une recherche tous azimuts de soutiens sous-régionaux. Il a ainsi activement sollicité l’appui de Denis Sassou Nguesso et de Félix Tshisekedi lors d’une mini-tournée diplomatique entamée le 22 avril et qui l’a amené dans les capitales des deux Congo. A Brazzaville, il a néanmoins dû faire face aux vives réserves du président congolais.

 

Par : © Copyright Africa Intelligence.

RCA : combat de Ndélé, le bilan s’élève à 37 morts, et les RPRC se positionnent dans la ville.

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Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Ndélé (République centrafricaine ) – L’attaque du marché central de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran,  ce mercredi 29 avril, par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ et PRNC, fait au moins 37 morts, pour la plupart des civils. Ce jeudi matin, les tirs ont repris, et les RPRC se positionnent désormais dans la ville. Deux pick-up du FPRC récupérés par les RPRC.

 

La riposte des Casques bleus népalais de la Minusca et des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) n’a pas suffit de repousser les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), appuyés par ceux du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine).

Désormais, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située au nord de la RCA,  est occupée par plusieurs groupes armés rivaux, le FPRC, à majorité Rounga et arabe, le MLCJ, à majorité Kara, le PRNC et le RPRC, à majorité Goula.

Après les affrontements de ce mercredi 29 avril, les forces coalisées du RPRC-MLCJ-PRNC se sont repliées dans plusieurs quartiers de la ville de Ndélé, notamment Artisanat, Mourouba, Sodeca, Mbatta, et quartier hadji, désertés depuis quelques jours par les populations.

Au même moment, ils ont créé leur base au sein de l’église catholique de la ville, puis à l’école préfectorale.

Lourdement armé, les RPRC-MLCJ-PRNC ont totalement anéanti une partie de force du FPRC dans la ville en récupérant deux de leur véhicule de combat lourdement armé.

Selon un officier général du FPRC interrogé par CNC, les deux pick-up récupérés par leurs ennemis seraient en panne au moment de l’attaque, ce que le RPRC a démenti, parlant des armes lourdes positionnées sur ces véhicules qui n’avaient pas fonctionné au moment de l’affrontement.

Pour l’heure, le bilan provisoire du combat d’hier fait état d’au moins  37 morts, et des dizaines des blessés, à majorité civile.

Il y’a lieu de noter que l’attaque a eu lieu au marché central de Ndélé avant de propager dans d’autres quartiers de la ville, alors que le chef militaire du FPRC, l’ex-ministre de la Jeunesse Abdoulaye Hissen Ramadan se trouve actuellement à Bangui, dans le cadre des pourparlers intergroupes armés.

Le RPRC et le MLCJ, soutenus par le gouvernement, se battent depuis plusieurs mois avec le FPRC pour le contrôle de la ville de Birao, Bria et Ndélé.

Les populations civiles, paniquées, se trouvent actuellement par milliers dans le camp des déplacés proche de la Minusca alors qu’elles avaient été chassées par les rebelles du FPRC il y’a quelques jours en raison de la pandémie du Covid-19.

 

Moïse Banafio

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Maigo Ti a Masseka : grâce à un financement de la France, un consortium d’organisations s’engage pour la formation de la jeunesse en Centrafrique

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Centrafrique.com/drapeau-ambassade-de-france-a-bangui-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de l'ambassade de France pour le communiqué de l'ambassade de France à Bangui. 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Maigo Ti a Masseka : grâce à un financement de la France, un consortium d’organisations s’engage pour la formation de la jeunesse en Centrafrique

 

L’ambassadeur de France, M. Eric Gérard, le directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique, M. Denis Vasseur et la directrice de l’ONG Mercy Corps en Centrafrique, Mme Petra Hoskovec ont signé le 28 avril 2020 une convention de financement pour le projet Maigo Ti a Masseka – « de l’espoir pour la jeunesse ».

 

Par cette convention, la France apporte 6,6 milliards de FCFA (10 millions d’euros) à travers l’Agence française de développement (AFD) pour financer ce projet d’une durée de quatre ans. Il sera mis en œuvre par un consortium d’organisations réunissant les ONG Mercy Corps (MC) et Triangle génération humanitaire (TGH) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Parce que l’insertion professionnelle de la jeunesse est un enjeu majeur pour le développement, la paix et la cohésion sociale en Centrafrique, la France a tenu à poursuivre le travail déjà réalisé par l’AFD pour appuyer la formation des jeunes centrafricains vulnérables et améliorer leurs opportunités socio–économiques.

 

Le projet Maigo Ti a Masseka renforcera les établissements d’enseignement technique et améliorera l’offre de formation professionnelle à Bangui, Mbaïki, Berberati, Carnot et Bouar. Il soutiendra l’insertion professionnelle et les opportunités économiques pour les jeunes. Il améliorera la coordination entre l’Etat, le secteur privé et les opérateurs de formation pour que la formation professionnelle s’adapte aux besoins de l’économie centrafricaine.

 

Ce sont près de 15 000 jeunes centrafricains qui seront soutenus par ce projet. Ils seront formés et appuyés dans leurs démarches professionnelles. Huit centres de formations et 16 ateliers d’apprentissage seront réhabilités et dotés en équipement, 530 jeunes vulnérables disposeront d’une bourse de formation et des kits de démarrage seront distribués aux apprentis à l’issue de leur cursus. Le projet accompagnera également les institutions publiques centrafricaines et appuiera leur montée en compétences.

 

Mercy Corps, Triangle génération humanitaire, l’Organisation internationale pour les migrations et l’Agence française de développement travailleront en étroite collaboration avec l’Etat centrafricain pour la pleine réussite de ce programme.

 

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/2020-04-29-CP-signature-Maigo-Ti-a-Masseka1607.pdf” title=”2020 04 29 – CP signature Maigo Ti a Masseka[1607]”]

 

Centrafrique : L’Union européenne signe un contrat à hauteur de 900 millions de francs CFA avec l’OXFAM pour des projets de la lutte contre le COVID-19

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Centrafrique.com/les-ministres-gotron-djono-haba-felix-moloua-pierre-somse-lambassadrice-de-lue-en-rca-samuela-isopi-et-le-representant-pays-de-long-oxfam-par-cyrille-yapende-le-29-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ministres Gotron Djono Haba, Félix Moloua, Pierre Somsé, l'Ambassadrice de l'UE en RCA, Samuela Isopi et le Représentant pays de l'Ong OXFAM
Les ministres Gotron Djono Haba, Félix Moloua, Pierre Somsé, l’Ambassadrice de l’UE en RCA, Samuela Isopi et le Représentant pays de l’Ong OXFAM, le 29 avril 2020 à Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la riposte au COVID-19, l’Union européenne, le gouvernement et OXFAM, ont signé le mercredi 29 avril, un projet d’appui à la mise en œuvre d’une réponse de santé publique et sociale locale, en prévention de la pandémie du nouveau coronavirus qui sévit en République centrafricaine. Ce projet qui sera exécuté par OXFAM s’élève à hauteur de 1.350.000 euros, environ 900 millions de francs CFA, pour une durée de 6 mois avec la construction de 125 forages dans la ville de Bangui la  capitale,  et celle de Paoua, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

L’appui de l’Union européenne auprès du gouvernement dans la lutte contre la propagation du COVID-19 est loin d’être terminé.

Dans la journée du 29 avril, la mission européenne a marqué trois points supplémentaires d’aide en faveur de la population centrafricaine avec la signature d’un contrat avec OXFAM d’un projet en eau potable et assainissement à Bangui et Paoua.

C’est dans cette optique qu’OXFAM, un des partenaires de l’UE, a été sollicité pour proposer une réponse en santé publique au niveau social et local, en prévention de l’épidémie du COVID-19 à Bangui et Paoua.

Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente l’importance de ce projet : « Les activités du projet vont permettre aux populations d’appliquer les mesures de préventions incluant l’hygiène de base, de décontaminer les maisons et endroits à haut risque et de prévenir les risques d’autres maladies liées au manque et qualité d’eau. Les actions proposées dans le cadre de cette intervention seront alignées avec les priorités de la stratégie nationale portée par le gouvernement », a-t-elle indiqué.

La cheffe de la délégation de l’UE-RCA, a saisi cette occasion pour saluer le leadership et le courage avec lesquels le gouvernement centrafricain poursuit  la mise en œuvre de ce processus de paix tout en s’investissant dans la réponse à l’urgence du COVID-19 en prenant des mesures nécessaires à la protection de ses populations.

L’un des appuis de l’Union européenne et ses Etats membres,  sera lié  au lancement d’un pont aérien humanitaire entre l’Europe et l’Afrique, afin de passer un  message de fraternité et encourager tous les pays à l’unité et à la solidarité.

L’objectif de ce pont aérien est d’assurer la fourniture, l’acheminement et la livraison d’équipements médicaux et matériels humanitaires liés à la lutte contre l’épidémie et à son impact, mais aussi le transport de staff humanitaire, dans le but de maintenir le flux de fournitures et de personnel nécessaire à la gestion de cette crise sans précédent.

Il est à préciser que la République centrafricaine a été choisie comme le premier pays africain à bénéficier de cette initiative par le vol qui acheminera le 4 mai prochain environ 10 tonnes d’équipements médicaux et humanitaires et près de 70 staffs humanitaires de l’équipe humanitaire -pays pour faciliter la réponse à la crise. Ce pont prévoit aussi d’autres vols cargo qui auront lieu pendant la première dizaine du mois de mai 2020.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

RCA : l’autorité nationale des élections (ÂNE) publie un nouveau chronogramme des élections de 2020.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-pays-se-dote-dun-nouveau-comite-strategique-dappui-au-processus-electoral/des-electeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-a-bangui-par-ane-2/” rel=”attachment wp-att-34122 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba
Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’autorité nationale des élections (ÂNE)vient de rendre public un nouveau calendrier  des prochaines élections présidentielles et législatives en République centrafricaine, alors que l’ambiance politique dans le pays est toujours cristallisée, et les groupes armés continuent de se battre au nord et nord-ouest.

 

Selon le nouveau chronogramme établie par l’autorité nationale des élections (ÂNE), les prochaines élections présidentielles et législatives se tiendront toujours le 27 décembre 2020 pour le premier tour, et les résultats provisoires du premiers tours seront proclamés le 4 janvier 2021 par l’ÂNE, tandis que le résultat définitif seront annoncés par la Cour Constitutionnelle le 23 du même mois.

Pour le second tour, la date des échéances est maintenue pour le 7 février 2021, et la proclamation des résultats définitifs est programmée  pour 9 mars de la même année.

Selon l’autorité nationale des élections , ce nouveau chronogramme publié dépendra du contexte sanitaire dans le pays, dominé par la pandémie du nouveau coronavirus qui ravage la quasi-totalité des pays du monde.

Du côté de l’opposition démocratique, aucune déclaration n’a été faite sur ce nouveau calendrier électoral que beaucoup redoutent  sérieusement.

Alors, la question que les centrafricains se la pose est de savoir si les premières opérations du démembrement de l’ÂNE dans certaines villes des provinces décriées par l’opposition démocratique seront annulées ou confirmées dans l’état ?

 

Anselme Mbata

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Le Tchad abolit la peine capitale | DW | 29.04.2020

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Le Tchad abolit la peine capitale | DW | 29.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – C’est à l’unanimité que les députés tchadiens se sont prononcés en faveur de l’abolition de la peine de mort pour les actes de terrorisme.

Il y a six mois, le ministre de la Justice, Djimet Arabi, avait présenté un projet de loi en ce sens : il s’agissait de modifier la loi dite “antiterroriste” qui s’applique au Tchad, un pays menacé depuis 2014 par des groupes jihadistes.

Le président Idriss Déby Itno disposant d’une écrasante majorité à l’Assemblée, la promulgation de la mesure ne devrait pas poser de problème.

Une fois promulgée par le président Déby, la nouvelle mesure pourra rentrer en vigueur

Première réforme en 2016

En 2016 déjà, le Tchad avait adopté une réforme de son Code pénal : la peine capitale avait été abrogée, sauf pour les personnes condamnées pour des actes terroristes.

“Cette fois”, explique le ministre de la Justice”, il s’agissait d’harmoniser notre législation contre le terrorisme avec celles de tous les pays du G5 Sahel qui ne prévoient pas la peine de mort pour les actes de terrorisme.”

En vérité, parmi les pays qui composent l’organisation régionale – la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad – seul le Burkina Faso a abrogé la peine de mort. Dans les autres pays, elle est toujours inscrite dans la loi même si, officiellement, elle n’est plus appliquée depuis des années.

Au Tchad, la dernière exécution de prisonniers condamnés à la peine capitale remonte à août 2015. Dix membres du groupe djihadiste Boko Haram, jugés pour leur responsabilité dans un double attentat suicide à N’Djamena, la capitale, avaient été fusillés.

En août 2018, quatre hommes avaient également été condamnés à mort par la justice pour avoir assassiné une commerçante chinoise à N’Djamena. Mais l’exécution n’avait pas eu lieu. 

Une décision saluée

“Nous saluons cette décision d’abolir la peine de mort par le législateur tchadien”, a déclaré Jean Bosco Manga, fondateur du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés au Tchad.

Selon lui, “la logique de tuer un homme pour le punir d’avoir lui-même enlevé la vie à un autre est absurde.”

C’est en particulier la province du Lac, dans l’ouest du Tchad, qui fait l’objet d’attaques meurtrières contre des civils et des militaires. Des attaques auxquelles le président Déby a répondu, il y a un mois environ, par une offensive militaire qui s’est étendu jusqu’au Niger et au Nigeria.

Dans la région, l’armée tchadienne est réputée particulièrement efficace

Morts suspectes

Au terme de cette opération, 58 présumés membres de Boko Haram avaient été faits prisonniers et transférés, mi-avril, dans une prison de la capitale tchadienne, pour y être auditionnés, puis jugés par une cour criminelle. Mais quelques jours plus tard, 44 d’entre eux ont été retrouvés morts dans leur cellule.

Selon les résultats d’une autopsie, les prisonniers sont décédés après avoir ingéré une substance toxique à l’origine indéterminée.

Des associations de la société civile notamment avaient alors accusé les geôliers d’avoir infligé de mauvais traitements aux détenus… des allégations formellement démenties par le gouvernement.

Avec AFP

Dernière minute : Ndélé, tirs intenses dans la ville.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – depuis quelques minutes, la ville de Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, située au nord de la Centrafrique, s’est réveillée vers 12 heures par des tirs intenses d’armes automatiques des rebelles du RPRC et de leurs alliés. On ignore les raisons de ces attaques, mais la population, très paniquée, est en débandade générale.

 

C’est aux environs de midi, ce mercredi 29 avril que les tirs ont débuté dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

Les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), et leurs alliés du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice)  et du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine) ont attaqué, ce mercredi 29 avril, en plein jour, le marché central de Ndélé, faisant paniquer les populations civiles qui sont en débandade.

L’attaque est violente, et les tirs des rebelles sont entendus partout.

Pour l’heure, les forces népalaises de la Minusca sont intervenues pour protéger les populations civiles pendant que les rebelles du FPRC, qui contrôlent la ville depuis plusieurs années,  tentent malgré eux de repousser l’attaque.

Rappelons que le chef militaire du FPRC Abdoulaye Hissen et le sultan de Ndélé sont actuellement à Bangui dans le cadre des pourparlers de paix dans la région de Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, en proie à des violences intergroupes armés depuis plusieurs mois.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des sources hospitalières ont indiqué à CNC que plusieurs blessés sont déjà arrivés aux urgences de l’hôpital préfectoral.

Les civils, de leur côté, sont arrivés massivement dans le camp proche de la Minusca.

Affaire à suivre…

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

 

RCA : 7 personnes noyées dans les eaux du fleuve Ouham.

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Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Bozoum (République centrafricaine) – Selon les informations recueillies sur place et confirmées par la radio communautaire de Bozoum “La voix de Koyalé”, en sept (7) jours, sept (7) personnes sont déjà noyées dans les eaux du fleuve Ouham. Elles se trouvaient sur un chantier de recherche de l’or, désormais abandonné par les entreprises chinoises.

 

Mardi, 28 avril 2020, notre confrère de la radio communautaire de Bozoum “La voix de Koyalé” a diffusé la nouvelle que une femme enceinte est morte noyée dans les eaux du fleuve Ouham. Elle se trouvait sur un chantier de recherche de l’or, désormais abandonné par les entreprises chinoises, dont on voit les engins partir de Bozoum.

Au même moment, cette station radio communautaire a également annoncé que cette femme c’est la septième personne qui meurt dans l’Ouham sur les chantier en l’espace d’une semaine.

Pourquoi tous ces morts, alors que les pluies commencent à peine ?

Il faut voir en quel état les abords du fleuve ont étés laissés par les chercheurs d’or. Désormais il n’y a que du gravier et beaucoup de gros trous aux parois raides, pleins d’eau, où les gens incapables de nager meurent facilement.

Les entreprises chinoises auraient dû lisser les abords du fleuve, et voilà un autre triste héritage qu’ellesont légué aux populations de l’Ouham-Pendé.

Alors, plusieurs observateurs locaux se demandent si vraiment L’or est une richesse pour notre pays la République centrafricaine  ?

 

Centrafrique :  pour une gestion transparente et efficace des fonds destinés à la lutte contre la pandémie du Coronavirus

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Centrafrique.com/rca-accident-spectaculaire-et-inedit-dun-taxi-moto-sur-lavenue-david-dacko-a-bangui/olympus-digital-camera-26/” rel=”attachment wp-att-37540 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Vue du centre-ville de Bangui vers l'avenue David Dacko. Photo CNC / Mickael Kossi
Vue du centre-ville de Bangui vers l’avenue David Dacko. Photo CNC / Mickael KossiOLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – Apparu en Chine en novembre 2019, le coronavirus ou Covid 19 s’est répandu dans le monde à une vitesse jamais enregistrée dans l’histoire de l’humanité, à la faveur de la mondialisation et du développement des moyens de communication.

 

La République Centrafricaine, notre pays, a été atteinte mi-mars 2020 bien après les autres en raison de son enclavement, de son sous-développement mais surtout de sa marginalisation des grands courants des échanges internationaux tant au niveau économique, culturel que humain.

Partout ailleurs les gouvernements ont sonné l’alerte sinon le tocsin pour la mobilisation générale des populations afin de combattre la pandémie, de la contenir en attendant de trouver les moyens scientifiques et matériels de la neutraliser. Les établissements de santé avec leurs potentiels et des moyens nouveaux alloués par les Etats sont en première ligne des batailles. Les chercheurs sont tout autant mobilisés et les arsenaux industriels se sont remis au travail. Ils vont bientôt fonctionner à plein régime.

En République Centrafricaine, comme à leurs habitudes, les autorités ont dans un premier temps pris à la légère la menace. Certaines ont même qualifié le Covid 19 « maladie des Blancs ». Abasourdies par la suite, elles ont donné dans des propos dilatoires, contradictoires jusqu’au moment où, sous les injonctions de l’OMS et des partenaires extérieurs, elles se sont mises à crier au secours, flairant l’aubaine. C’est alors que les Banguissoises et les Banguissois ont été tenus en haleine via les médias, des disputes entre ministres. Qui du ministère des finances ou de celui de la santé allait avoir la haute main sur les dons d’argent et autres qui arrivent par vagues à Bangui en soutien aux actions de lutte contre le coronavirus ?

Un ministre comptable de fait

Le ministre de la santé et de la population semble avoir emporté la bataille. Et ce qui apparait impensable ailleurs, en tout cas dans les pays organisés où l’usage de l’argent public est tracé et où les dépenses font l’objet de procédures édictées par les lois et règlements, est, en Centrafrique, à la disposition et au bon vouloir du ministre. Des billets de banque sont remis de la main à la main au ministre qui cumule à la fois les fonctions d’ordonnateur et de comptable au mépris des règles de base de gestion publique.

Quel programme de lutte contre le Covid 19 le ministre de la santé a-t-il élaboré et quel en est le coût prévisionnel ? Nul ne le sait, mais il a besoin de l’argent, de beaucoup d’argent pour engager la lutte.

Quels sont les procédures de gestion des deniers publics, de passation de marchés ? Nul
ne le sait ! Personne ne s’en préoccupe à Bangui et dans ce pays de cash où tout se paye

en billets de banque, de main en main et les règles de bonne gestion reléguées aux oubliettes.

Les établissements de santé manquent de tout depuis des décennies.

Depuis des décennies les hommes, femmes politiques, leurs parents et les élites peu désireux de s’infliger le calvaire des hôpitaux locaux se font évacuer en France pour des soins, même les plus bénins aux frais de l’Etat.

Les personnels de santé, médecins compris n’ont pas tous reçu de formation en matière de Covid 19. Ils ne disposent pas des équipements de base. Un seul exemple : les masques, gants et thermomètres manquent cruellement.

Alors que faire face à de telles carences ?

A quelque chose malheur est bon

Après Covid 19, la vie ne sera plus comme avant, s’accordent à dire les gens sensés. Partout ailleurs les citoyens en débattent. Des réflexions sont conduites par les médecins, les élus, les responsables d’entreprises, etc pour évaluer les pratiques actuelles, élaborer de nouvelles plus efficientes, bref se poser des questions en toute responsabilité.

Covid 19 a enclenché un mouvement de solidarité sans précédent. Pour la première fois dans l’histoire du pays, des Centrafricaines et des Centrafricains mettent la main à la poche et continuent d’apporter spontanément des contributions financières à la lutte contre cette pandémie dont ils perçoivent l’épouvante et la capacité destructive. Leurs argents économisés avec parcimonie en ces temps d’incertitude et de difficultés en tous ordres ne doivent pas être mal gérés et encore moins dilapidés.

Le Ministre de la santé, pas plus aujourd’hui qu’hier ne saura gérer correctement ces dons aux bénéfices des populations et des professionnels de santé. L’incapacité de l’Etat et de ses services est bien connue.

Aussi, nous proposons que le Ministre de la santé soit dessaisi de la masse des dons recueillis et à venir. Le moment est venu d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de notre pays. Nous suggérons l’ouverture d’un compte spécifique dénommé « Fonds de lutte contre le Covid 19 – Réhabilitation des établissements de santé» dans une des banques les plus sûres de Bangui pour recevoir les dons. Les transactions sur ce compte seraient publiées à la fin de chaque mois ou tous les trimestres, ainsi les Centrafricains seraient tenus informés de l’utilisation de leurs argents.

Un comité ad hoc pour gérer les dons et des résultats tangibles

Un comité composé de personnalités connues et reconnues pour leurs qualifications professionnelles, leur intégrité, leur éthique seraient alors désignés par leurs pairs et charger de :

– évaluer le programme proposé par le ministre de la santé et de la population à la Nation

  • décider le programme d’équipements des établissements de santé en matière de lutte contre le Covid 19, de salubrité en leur sein.
  • Contribuer aux plans de formation continue des personnels de santé
  • décider et assurer les règlements les dépenses en ces matières
  • rendre compte à la Nation des actions et dépenses effectuées.

Composition possible du comité contre le Covid 19 en abrégé 3C Instance citoyenne, le 3C pourrait être composé de :

  • 1 représentant du ministre de la santé
  • 1 représentant du ministre des finances
  • 1 représentant qualifié des personnels non médicaux
  • 2 représentants qualifiés des personnels médicaux
  • 2 représentants de la société civile dont 1 représentant des Usagers des établissements de santé

Les élus de la Nation que sont les députés, qu’ils soient de la majorité et, à plus forte raison, de l’opposition, gagneraient à se réveiller de leur torpeur et à se démarquer de ce qui apparait, aux yeux de la population et des laissés-pour compte, comme une connivence à la mal-gouvernance et, au pire, comme une éternelle trahison.

Le réservoir de colères terribles qui gronde dans les quartiers, les faubourgs et en brousse risque de tout emporter à la moindre étincelle. La lutte contre le coronavirus offre une opportunité de changer de paradigme.

Réfléchissons-y

Paris le 28 avril 2020

 

 

 

 

Jean-Bosco PELEKET Directeur d’hôpital retraité

 

Par : François PASSEMA ENDJAGO Politologue

RCA : NOUS SOMMES EN GUERRE POUR  PRÉSERVER LA DÉMOCRATIE ET LE BONHEUR DE “NOTRE PEUPLE”.

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Centrafrique.com/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Des militaires patriotes principales victimes des régimes centrafricains.

Il y a une prise de conscience réelle aujourd’hui en République Centrafricaine. Ce mouvement patriotique irréversible, touche toutes les couches sociales du pays. Les militaires se rendent compte que eux aussi sont des victimes des différents régimes qui se sont succédés au pouvoir. En 2013, les Séléka ont créé le redoutable Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad). Un centre de détention illégale se trouvait dans les locaux du Cedad. On y embastillait des gens, on y torturait, on y tuait hors de tout cadre légal. Le martyr des FACA a commencé longtemps : le 12/04/1969, le Lieutenant-colonel Alexandre BANZA est exécuté sur le champ de tirs de Kassaï – devant le tribunal militaire il aurait dit Aucun militaire ne réussira un coup d’Etat en Centrafrique ; en 2004 le Capitaine KOYANGAO abattu au PK12 ; en 2009 le Colonel Charles MASSI, arrêté au Tchad, livré aux autorités centrafricaines, exécuté sans procès ; en 2005 le Lieutenant ASSOMBELE ; le Sergent-Chef SANZE (année ?) et beaucoup d’autres. Sous le règne des Séléka, des militaires soupçonnés d’être pro-Bozizé étaient tués. Le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme des nations unies, préoccupé a demandé aux autorités centrafricaines de faire cesser ces pratiques. Un décret présidentiel du 27 novembre 2013 dissoudra le Cedad.

 

Les Officiers “patriotes choisissent la  “Lettre” pour s’adresser au Peuple centrafricain. La lettre peut être de démission, ouverte, de motivation, familiale ou  autre. Mais celle des patriotes FACA est à la fois une lettre de motivation, une lettre ouverte et une lettre patriotique. Les officiers FACA mettent en avant leurs compétences et qualités professionnelles nécessaires à la victoire dans la “Guerre” qu’ils mènent pour préserver la Démocratie et le Bonheur du Peuple centrafricain. « Il y a au sein des FACA beaucoup de compétences aujourd’hui. Il ne s’agit pas de créer une armée à partir de rien. Nous allons nous appuyer sur ce qui existe. Et donc pour cela, nous allons faire un état de lieu. A partir de cet état des lieux et bien on va remettre tout le monde à niveau et augmenter le niveau. » (Général Eric HAUTECLOCQUE-RAYSZ, Commandant de l’EUTM-RCA, RNL le 2/06/2016). Les compétences, les Officiers patriotes FACA l’ont pour sécuriser et défendre le pays c’est-à-dire participer à la défense de la souveraineté nationale de la République Centrafricaine.

 

Les Officiers veulent une Armée fondée sur des valeurs

28 pays européens ont décidé le 16 Juillet 2016 de lancer la mission  EUTM-RCA parce qu’ils croyaient que le processus démocratique était en place en République Centrafricaine. Mais la réalité est différente. Ce qui aura des conséquences négatives sur les résultats de la mission de l’EUTM-RCA : aujourd’hui, 90% du territoire sont entre les mains des groupes rebelles centrafricains, étrangers, des mercenaires européens, des dysfonctionnements graves au sein même de l’Assemblée Nationale avec le dernier épisode en date de l’affaire DIMBELET NAKOUE qui veut réviser la constitution pour cause de Covid-19 qui impacterait les prochaines élections. Quelques députés s’enferment à l’Assemblée nationale, à huis clos pour le faire. C’est coup d’Etat constitutionnel.

 

Ajouter à cela l’idée que l’Armée Nationale est formée par l’UE et la Russie pays qui n’ont pas les mêmes politiques de défense. C’est l’argent du contribuable européen qui est jeté dans ce gouffre. Les résultants ne sont évidents. C’est un contrat perdant pour la générosité des peuples européens et le peuple centrafricain qui continue d’être tué et d’être réduit en esclavage sur sa propre terre.

La lettre est être un outil essentiel qui structure le message que les Officiers adressent aux Centrafricain. Ils s’adressent à eux directement mais ils s’adressent aussi à un public plus large. L’Armée Nationale dit qu’elle est en “Guerre” pour “Préserver” la Démocratie et le Bonheur du Peuple. Les Officiers veulent une Armée Républicaine qui reçoit des missions définies par un Président de la République et l’Armée les exécute. Ce qui n’est pas le cas. C’est comme ça que ça devrait fonctionner en RCA. L’Armée nationale est en ligne avec la Constitution qui s’oppose à toute conquête du pouvoir par la force, à la dictature, à l’oppression, à la division. Le Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée n’a pas pris suffisamment la mesure réelle de la crise profonde au sein des FACA. Et pense que ces Officiers sont manipulés par des ennemis de la paix. Il rappelle le caractère apolitique de l’Armée. Il faut rappeler dans ce contexte le Devoir de désobéissance  militaire qu’on a vue en Côte d’Ivoire dans l’affaire MAHE : «le subordonné doit refuser d’exécuter un ordre prescrivant d’accomplir un acte manifestement illégal» (JD Merchet Libération 01/02/2006).

 

Oui, la République Centrafricaine est en “Guerre”. C’est une “Guerre hybride” et asymétrique. Elle gomme les limites entre l’état de paix et l’état guerre. Par exemple l’Accord de paix à Khartoum et les tueries de l’UPC à Alindao en même temps. Les objectifs stratégiques poursuivis par ces prédateurs sont les ressources minières ou autres de la RCA.

La “Guerre hybride” ou asymétrique utilise des forces spéciales sous prétexte de maintien de la paix. “Des soldats tchadiens de la force africaine ont tiré sous les yeux de leurs homologues français sur la population civile qui manifeste” (J Larabo dans CARnews du 23/12/2013).

La Guerre hybride, instrumentalise des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi. “Il s’agit d’affrontements fratricides entre les communautés locales, des ethnies Goula, Rounga et Haoussa” CNC 18/03/2020

 

Au total, les Officiers patriotes de l’Armée Nationale Centrafricaine délivrent deux messages  au Peuple:

1/ l’Armée  UNIE avec le Peuple centrafricain, combattent  ensemble pour préserver la Démocratie et le Bonheur en RCA. Les forces vives de la Nation seront-elles au rendez-vous ?

2/ L’Armée NATIONALE est fondée sur des valeurs traditionnelles à préserver.

 

Par : Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 28 Avril 2020

 

 

 

Communique de Presse du Collectif « Touche pas à ma Constitution » relatif au projet de la                    prorogation du mandat

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Depuis 2012 la République centrafricaine est prolongée dans une crise institutionnelle faisant plusieurs conséquences destructives. En effet, la crise constitutionnelle est considérée comme le facteur principal qui explique le basculement dans notre pays dans une instabilité pérenne. Au-delà de l’absence d’une justice réparatrice en faveur des victimes, il a été donné de constater que depuis quelques temps une inquiétude plane sur le projet de loi que porte certains Députés de la majorité présidentielle proposant la prorogation du mandat du Président Faustin-Archange Touadera qui arrive à son expiration et le maintien des institutions de la République au-delà du délai constitutionnel. Pour soutenir leur démarche les Députes de la majorité évoquent la situation de la pandémie de COVID-19 qui gangrène le monde entier tout en soutenant que les élections ne peuvent se tenir conformément au chronogramme rendu par l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Or, il ressort de l’article 35 alinéa 2 de la Constitution du 30 mars 2016 ce qui suit : « La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le Mandat est renouvelable une seule fois ». Toutefois la lettre de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 ne prévoit aucune disposition relative aux circonstances d’une extrême gravité. Cependant, quelques membres de l’opposition démocratique veulent bondir sur cette situation pour exiger la mise en place d’une transition. Non seulement la Cour Constitutionnelle est saisie afin de se prononcer sur cette question constitutionnelle, mais également certains fossoyeurs de la démocratie se projettent de mettre en danger la paix sociale et la stabilité.

Compte tenu de la gravité de la situation et la fragilité de nos institutions, le Collectif « Touche à pas à ma Constitution », Organisation de la Société civile de la Diaspora en appelle, d’une part à une prise de conscience collective et républicaine, et d’autre part à l’arbitrage sans délai de la Communauté internationale en vue de mettre fin à ce nouveau foyer de tension politique.

Fait à Paris le 28 avril 2020

Le Coordonnateur Général

Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG

Ampliations

L’Union Africaine,

La CEEAC,

L’Union Européenne,

Les Chefs d’États de la CEMAC,

L’Élysée,

Les USA.