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Centrafrique : le capitaine Rodrigue Bozizé visé par une plainte pour agression.

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Centrafrique.com/capitaine-rodrigue-bozize-a-lepoque-lieutenant/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le capitaine Rodrigue Bozizé
Le capitaine Rodrigue Bozizé à l’époque Lieutenant. CopyrightDR.

 

Centrafrique : le capitaine Rodrigue Bozizé visé par une plainte pour agression.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le capitaine de la gendarmerie, Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè, fils de l’ancien chef d’État François Bozizé, est depuis quelques jours cités dans plusieurs affaires des voies de fait, principalement sur des transporteurs  au marché PK12, dans la commune de Bégoua, à la sortie nord de Bangui.

 

Décidément, le retour de l’ancien président François Bozizé, après quelques années d’exil en Ouganda, fait réveiller tous les vieux démons de son régime défunt, en particulier son fils, le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè, qui ne cesse malheureusement de se faire parler de lui en mal depuis quatre jours.

Pas plus tard qu’hier,  le samedi 21 décembre, dans la matinée, aux environs de 10 heures, au PK12, à la sortie nord de Bangui, l’homme faisait irruption au milieu des passants, et commence à donner des coups des poings au hasard. Parmi ses premières victimes, figure un adolescent d’une dizaine d’années qui a été violemment touché.

Comme si cela ne suffisait pas, l’homme traverse la barrière et met la main sur un premier taxi, puis un deuxième, troisième et enfin un minibus en quatrième qu’il les a  tous conduits successivement à la brigade territoriale de la gendarmerie de PK12. Après quelques vérifications, ils ont été tous libérés par le commandant de brigade, un sous-officier qui doute de la santé mentale du fils de l’ancien président Bozizé.

Tellement hué par la foule, le capitaine Rodrigue Bozizé a finalement quitté le secteur à bord du véhicule de la légion mobile de la gendarmerie (LGM), conduit par le commandant de gendarmerie Olivier Koudemon alias Gbangouma, un ex-garde rapproché de son papa-Président, récemment cité dans une affaire d’agression de deux jeunes devant l’université de Bangui.

Le capitaine Rodrigue Bozizé, alias Gbâguënè, qui n’est pas malheureusement à sa première agression de la semaine, avait été cité dans une autre affaire d’agression, le mercredi dernier au PK12,  d’un conducteur de taxi qui a aussitôt saisi le parquet général près tribunal de grande instance de Bangui, selon la victime contactée par CNC.

Comme il disait devant ses collègues gendarmes du PK12, « Mon père a pris le pouvoir, je commence mon boulot ». Et donc c’est de cette manière qu’il doit commencer son boulot ?

Contactés pas CNC, de nombreux témoins indiquent que le fils de l’ancien président aurait agi sous l’effet de la drogue qu’il aurait consommée quelques minutes plutôt derrière une buvette située à quelques mètres du domicile de sa femme au quartier Sassara.

Affaire à suivre

 

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Le député Jean-Michel Mandaba, embourbé dans une affaire de pot-de-vin, sera traduit devant la Haute Cour de Justice.

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Centrafrique.com/jean-michel-mandaba-de-bamingui-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR
Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR

 

Le député Jean-Michel Mandaba, embourbé dans une affaire de pot-de-vin, sera traduit devant la Haute Cour de Justice.

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est la conclusion de la réunion de  concertation de la Commission d’enquête parlementaire ce vendredi. Faut-il le rappeler, le député avait avoué au mois de juillet avoir reçu 40 millions dans le processus d’attribution des permis à des entreprises chinoises?

 

Sur ce dossier, un premier rapport du parlement centrafricain avait, entre temps déjà évoqué une chaîne de corruption tenue par des personnalités qui seraient au gouvernement et à l’Assemblée nationale.

Ce sujet polémique très attendu est lié au scandale de corruption de député révélé par un rapport parlementaire, présenté à huis clos aux députés lors de la session extraordinaire de juillet 2019. Le président de l’Assemblée nationale moussa Laurent Gon Baba avait promis la délibération de l’Assemblée nationale lors de cette session d’octobre. Ce qui fut fait par la décision de la Commission d’enquête parlementaire. Mais ce n’est pas encore gagner. Selon les textes, en clair, les députés devront se prononcer sur le sort de leur collègue Jean Michel Mandaba à 1/3 de voix pour en plénière.

Plusieurs députés interrogés sur les mesures à prendre, pensent que pour « la crédibilité de l’Assemblée nationale, il faudrait lever l’immunité de ce député pour le mettre à la disposition de la justice ».

Cette option pourrait permettre à cette législature de conserver le peu de crédibilité dont elle bénéficie encore après plusieurs affaires de corruption enregistrées depuis son entrée en fonction. Les députés devront dire si oui ou non la démission de Mandaba de son poste de président de la commission ressources naturelles est suffisante.

Cette affaire avait éclaboussé le parlement au mois de juillet lorsqu’une vidéo avait été projetée montrant le député Mandaba empoché les 40 millions, un fait qui l’a contraint à reconnaître les faits et a demandé pardon.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : le gouvernement lance le système de l’enseignement par la radio

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Centrafrique.com/lancement-du-projet-de-lenseignement-par-la-radio-finance-par-lunicef-le-20-decembre-2019-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le ministre de l'éducation, Moukadas Noure avec les partenaires de ce projet dont la madame Bikha Patricia de l'Unicef @photo Jefferson Cyrille Yapende
Le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Monsieur Moukadas Noure, avec les partenaires de ce projet dont la madame Bikha Patricia de l’Unicef. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

Centrafrique : le gouvernement lance le système de l’enseignement par la radio

 

Bangui (République centrafricaine) – Un nouveau programme de l’enseignement par la radio a été officiellement lancé par le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Moukadas Noure,  le vendredi 20 décembre, à l’Institut National de la Recherche et d’Animation pédagogique(INRAP).

Ce nouveau système d’apprentissage en sango et Français par la radio a vu le jour grâce à l’appui de l’Unicef et de son bureau local à Dakar.

La cérémonie du lancement officiel de ce programme a eu lieu en présence des plusieurs hauts cadres du département de l’enseignement primaire et secondaire.

Ce projet qui a été initié en 2018 par l’Unicef et le gouvernement vise à renforcer davantage le système éducatif centrafricain fragilisé par la crise militaropolitique qu’a entraîné le déplacement d’environs 270mille enfants en âge d’apprentissage scolaire dont 116 milles en situation de rupture scolaires ou  non scolarisés.

C’est dans cette optique que l’Unicef a mis en place ses conditions pour aider les enfants en situation non scolarisées. 72 leçons de français et 72 leçons de calcul conceptualisées et traduites en sango par l’INRAP via ses conseillers pédagogiques, sont déjà prêtes à être diffusées dans les radios.

«Ce nouveau système d’enseignement est contribution fondamentale, un atout supplémentaire pour combler le déficit d’apprentissage des enfants qui sont en dehors du cursus scolaire. Pour se faire, l’Unicef en collaboration avec le bureau régional de Dakar a mis à la disposition de radio télévision scolaire 72 leçons de français et 72 leçons de calcul qui ont été élaborées, validées puis traduites en sango », a précisé Moukadas Noure, ministre de l’Enseignement primaire et secondaire qui annonce aussi que ses leçons de français et sango seront bientôt diffusées dans les différentes stations radiophoniques de Bangui et les provinces.

Pour mieux toucher les enfants qui sont dans l’arrière-pays, ce programme a prévu de diffuser 80 leçons de français et de calculs dans les sous-préfectures de Bambari dans  l’Ouaka ainsi que certaines radios communautaires.

Patricia Bikha, représentante de l’Unicef à cette cérémonie, quand elle rappelle que le droit à l’éducation exige de tous une recherche de tous les moyens possibles pour améliorer les conditions de l’accès facile à une éducation de qualité à chaque enfant de la République centrafricaine ?

« La présence dans cette salle des partenaires au développement de la Centrafrique témoigne de leur souci commun d’appuyer le programme respectif afin de rechercher une convergence, une complémentarité, l’épuisante et l’efficacité nécessaire pour non seulement de meilleures conditions d’apprentissage et assurer le droit légitime de tous les enfants à l’éducation et également le bien-être des enfants et des femmes de ce pays », a-t-elle conclu.  

Ce projet de l’enseignement par la radio a été réalisé grâce à la combinaison de l’effort dont la Fondation Hirondelle (Radio Ndékéluka) qui a apporté son expertise en production et diffusion de support radiophonique,  le ministère de l’éducation amené son expertise en termes de l’enseignement et l’Unicef enfin apporte sa contribution en termes de l’expertise dans le secteur de l’éducation en appuyant le gouvernement.

Jefferson Cyrille Yapende      

 

 

 

  

 

 

 

 

Un policier nigérian tue son collègue et se suicide

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Un policier nigérian tue son collègue et se suicide

Lego (Nigeria) – 22 déc. 2019 15:54

Un policier a ouvert le feu sur ses collègues dans la capitale nigériane Abuja, tuant l’un d’eux et en blessant un autre avant de se suicider.
Dans une déclaration, un porte-parole de la police nigériane affirme qu’un inspecteur de police a tué un caporal et blessé un surintendant adjoint avant de se suicider pendant son service.
Selon certains médias locaux, l’officier a commencé à tirer en l’air, puis a pointé son arme sur ses collègues lorsqu’ils ont tenté de savoir pourquoi il tirait en l’air.
L’incident s’est produit alors que les policiers étaient à leur poste de travail samedi.
Les groupes de défense des droits humains ont souvent accusé les forces de sécurité nigérianes de violation des droits des civils, et de procéder à des exécutions extrajudiciaires.
Le commissaire de police de la capitale nigériane, Bala Ciroma a déclaré à la BBC que des enquêtes sont en cours.
En août dernier, trois policiers et deux civils ont été tués lorsque des soldats nigérians ont ouvert le feu sur un véhicule qui transportait un ravisseur présumé vers un poste de police peu après son arrestation.

Avec BBC Afrique

Erdogan menace la Russie

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Erdogan menace la Russie

Ankara (Turquie) – 22 déc. 2019 00:20

En réaction au déploiement de forces par la Russie en Libye, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti qu’« Ankara ne demeurerait pas sans rien faire alors que les mercenaires à la sole de la Russie aident le général Haftar ».
Recep Tayyip Erdogan, président turc, a réagi ce vendredi 20 décembre à l’inquiétude russe d’envoyer éventuellement des militaires en Libye.
Lors d’un discours tenu après la prière de ce vendredi, Erdogan a déclaré que la Turquie ne resterait pas silencieuse face aux mercenaires à la solde de la Russie comme Wagner qui aide le général Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne.
« Eux (les Russes) travaillent via des groupes comme celui de Wagner tout comme des mercenaires pour Haftar en Libye; vous savez qui les fiance », a ajouté Erdogan cité par Reuters.
« C’est le cas et il ne serait pas juste que nous gardions le silence contre tout cela. Nous avons fait de notre mieux jusqu’à présent et nous continuerons de le faire », a-t-il poursuivi.
« Haftar n’est pas un homme politique légitime. Sa présence est illégale. Il y a des gens qui veulent lui conférer de la légitimité. Fayez al-Serraj est le leader légitime », a précisé Erdogan.
Haftar menace la Turquie en évoquant le risque de l’internationalisation du conflit libyen
Atwan met en garde contre le piège d’une guerre par procuration que le camp de Khalifa Haftar et de ses alliés régionaux semblent avoir tendu non seulement à la Turquie mais aussi au Qatar afin de les entraîner dans un véritable « bourbier libyen ».
Auparavant, Inter Fax citant une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères, avait rapporté que Moscou était inquiet quant  à l’envoi éventuel par la Turquie de forces en Libye.
« Maintenant, ils disent qu’ils sanctionnent TurkStream. Cela serait une violation de tous nos droits », a-t-il déploré en allusion à l’adoption par le Sénat du projet de loi visant à imposer des sanctions à la Turquie », a rapporté Anadolu.
Le président turc a affirmé qu’il mettrait à son ordre du jour, des mesures de rétorsion face aux sanctions éventuelles américaines.
Le Sénat américain a voté mercredi dernier dans la matinée, la levée de l’embargo sur les armes à Chypre, un acte qualifié par certains analystes d’anti-Ankara.
Auparavant, quelques jours plutôt, la commission des affaires étrangères du Sénat américain avait donné son aval à l’imposition de sanctions contre la Turquie pour avoir acheté des systèmes S-400 russes.

— Fin de l’article —

Détention des 4 employés du MSF à l’OCRB, une affaire qui dépasse le cadre judiciaire.

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Centrafrique.com/ibrahim/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le véhicule du chef milicien Ahamat Ibrahim impliqué dans l'accident du 14 décembre 2019 sur l'avenue David Dacko. Crédit photo : Corbeaunews.
le véhicule du chef milicien Ahamat Ibrahim impliqué dans l’accident du 14 décembre 2019 sur l’avenue David Dacko. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Détention des 4 employés du MSF à l’OCRB, une affaire qui dépasse le cadre judiciaire.

 

Bangui (République centrafricaine) – samedi 14 décembre, quatre employés de l’ONG internationale médecin sans frontières (MSF) ont été placés en détention dans les locaux de l’Office Central de Répression du banditisme (OCRB)  à Bangui, alors que le MSF, dans un communiqué publié vendredi, demande leur libération immédiate, et suspend dans la foulée leurs activités à l’hôpital De Sica. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi les employés du MSF ont été retenus contre leur gré aussi longtemps?

 

Notre bureau d’enquête, saisi de l’affaire quelques heures après la publication du communiqué du MSF qui faisait état de la détention dans les locaux de l’Office centrafricain de répression du Banditisme (OCRB) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) de ses Quatre employés sans qu’aucune explication ne soit donnée, et contre leur gré, à pu mener ses propres investigations, en toute indépendance, sur cette affaire que certains jugent très embarrassante pour la justice, en raison des nombreuses pressions diplomatiques qui s’enchainent depuis le début de l’affaire.

D’après notre bureau d’investigation, tout est parti d’une affaire d’accident de circulation sur l’avenue David Dacko, dans l’après-midi du samedi 14 décembre 2019, impliquant un véhicule de marque PAJERO  appartenant à un chef milicien d’autodéfense de Km5, le tristement célèbre Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa, et une moto, conduite par un jeune  au niveau du quartier Lakouanga, dans le premier arrondissement de Bangui. Cependant, une foule hostile, qui  s’est déportée sur le lieu de l’incident, voudrait en découdre avec celui qui serait à l’origine de cet accident.

À cet instant, un Soldat FACA, qui se trouvait dans la foule, intervenait pour que le chef milicien Kamba ti Wa,  et le conducteur de la moto soient évacués d’urgence à l’hôpital De Sica qui se trouve non loin de la scène. C’est dans ce contexte que les responsables du MSF (Médecin sans frontière) ont appelé la police, car la foule hostile voulait vaille que vaille finir avec ce présumé criminel tant recherché par les forces de l’ordre.

 

Alors, que s’est-il passé après ?

 

D’après certains témoins qui ont assisté à la scène, le militaire, qui a conduit Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa et les blessés, aurait  instruit les gardiens de MSF afin que ces derniers soient gardés en sécurité en attendant que les forces de l’ordre ne viennent s’enquérir de la situation.

Conscient qu’il n’est pas en règle face à la justice, l’homme du KM5, qui transportait dans son véhicule des armes à feu ainsi que des stupéfiants au moment de l’accident, selon une source policière proche du dossier,  va soudoyer les gardiens du MSF avec une enveloppe de 500 milles francs CFA pour le laisser filer dans la nature.

Cependant, les forces de l’ordre, qui  sont arrivées quelques minutes plus tard à l’hôpital De Sica géré par MSF, n’ont pas trouvé le suspect qui s’était déjà évaporé dans la nature.  Ce qui a conduit les policiers à interroger quelques témoins qui ont expliqué que le suspect aurait été exfiltré par une sortie arrière où une moto l’attendait avant de disparaître en toute impunité.

Surpris par cette information, les policiers, sur ordre du parquet général, ont mis en garde à vue le responsable de sécurité du MSF, un sujet nigérien, nommé Abdouramane, et trois de ses collègues dans les locaux de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour nécessité d’enquête, selon leur propre terme.

Contactée par CNC, la police centrafricaine déplore l’attitude de l’ONG médecin sans frontières (MSF) qui ne « joue pas franc-jeu avec les autorités en charge de sécurité ». D’après le directeur de l’OCRB, le colonel Armel Baraba, la plupart des criminels admis à la clinique du MSF pour des soins en attendant la suite de l’enquête judiciaire sont automatiquement libérés par le MSF après leur traitement . L’autre cas similaire, selon la police,  est celui des six hommes armés de FPRC arrêtés à Birao, transférés au parquet de Bangui puis conduits par le procureur de la République à MSF pour une prise en charge sanitaire, ont été laissés libres dans la nature sans en informer les autorités judiciaires.  Une version contestée catégoriquement par le service du MSF contacté par CNC.

Pour le parquet général, cette affaire, qui  dépasse

Déjà le cadre judiciaire, se joue désormais sur le terrain diplomatique avec d’énormes pressions diplomatiques et médiatique.

Aux dernières nouvelles, une solution aurait déjà été trouvée, avec l’expulsion rapide de l’employé expatrié, le Nigérien Abdouramane. Quant aux autres employés nationaux, ils seraient déjà libérés sur ordre du parquet.

Il faut noter au passage que monsieur Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa , successeur du tristement célèbre chef milicien d’autodéfense du KM5 surnommé APO, est cité dans deux affaires de braquage cette semaine des véhicules appartenant à des ressortissants chinois le 18 décembre à Bangui, puis  à la Croix rouge Centrafricaine, toujours dans la capitale.

 

Copyright2019CNC.

 

Le pistolet automatique retrouvé dans le véhicule du chef milicien Ahamat Ibrahim alias Kamba ti wa lors de son accident le samedi 14 décembre sur l'avenue David Dacko, à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews
Un pistolet du chef milicien Ahamat Ibrahim retrouvé dans son véhicule lors de l’accident du 14 décembre dernier. Crédit photo : Corbeaunews

 

Centrafrique : libération d’un élève de 17 ans 3 jours après son enlèvement.

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Centrafrique.com/km5-mototaxi-greve-28-fevrier-2018-corbeaunews-img_25fvr2018064224-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le 28 février 2018. Crédit photo : Copyright2019CNC.
Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le 28 février 2018. Crédit photo : Copyright2019CNC.

 

Bangui :libération d’un élève de 17 ans 3 jours après son enlèvement.

 

À Bangui, en République centrafricaine, un jeune lycéen de 17 ans, dénommé Yoanne TAMBOUA, enlevé mardi, devant le lycée Marie-Jeanne CARON, dans le premier arrondissement,  a été libéré par son ravisseur, après paiement d’une rançon d’un million de francs CFA, a-t-on appris de sources sécuritaires.

 

Même si l’identité du ravisseur n’a pas été dévoilée par le service de la police, certaines sources proches du dossier expliquent à CNC que celui-ci faisait partie des ex-combattants de la Seleka, installé au camp BAAL depuis 2014, et  récemment délogé par les forces de l’ordre lors de l’opération Gboulo en novembre dernier.

Le ravisseur, qui aurait justifié son geste par le comportement ambigu du  père biologique de l’otage, un officier de la police municipale connu sous le nom d’APACH. D’après lui, ce dernier aurait contribué au démantèlement de son « kiosque de valeur » devant l’hôpital communautaire le mois dernier. En conséquence, il décide de se venger, et le jeune Yoanne TAMBOUA serait sa première victime, selon son propre terme.

Enlevé en plein jour devant le lycée Marie-Jeanne CARON, puis emmené au quartier KM5, le jeune Yoanne TAMBOUA a finalement été libéré  ce vendredi trois jours après son enlèvement, suite au paiement d’une rançon d’un million de francs CFA au ravisseur, qui exige par ailleurs que les fonds soient en petite coupure, et déposé au KM5 vers 21 heures exactement.

Le père de l’otage, monsieur APACH, qui est très connu dans la capitale pour avoir racketté presque quotidiennement les commerçants de Bangui, même ceux qui sont en règle, redoute que son fils puisse passer les fêtes des fins d’années aux mains de ses ravisseurs dans des conditions inappropriées.

Pour rappel, Monsieur Yoanne TAMBOUA  est élève au lycée technique de Bangui. Son enlèvement avait crée un malaise au sein de la famille, qui habite dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

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Centrafrique : communiqué de presse de l’EUTM-RCA 2019 relatif à la formation « Moniteur en secourisme au combat » des FACA.

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Centrafrique.com/fin-de-formation-des-faca-par-leutm-le-20-decembre-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016

 

Fin de la formation « Moniteur en secourisme au combat .»

 

EUTM-RCA-2019

Mission d’entrainement de l’Union européenne

Cellule communication

 

Bangui, le 21 décembre 2019

Du 11 novembre au 20 décembre, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont organisé une formation « Moniteur secourisme au combat ». Supervisée par le lieutenant SEGURO du pilier Education de l’EUTM- RCA, cette formation d’une durée de six semaines avait pour but de délivrer un monitorat à 13 militaires des Forces armées centrafricaines (FACA).

La formation s’est terminée le 20 décembre 2019 par une cérémonie au camp KASSAI où 13 stagiaires se sont vus remettre leur attestation « Moniteur en secourisme au combat » en présence du Colonel Henri- Charles GRENGBO, Directeur du Centre de Formation de Kassaï, du Commandant MATCHIGBAMA, son adjoint, et du Colonel Joâo NUNES SILVA, chef du pilier Education de l’EUTM-RCA. Durant ces six semaines, les moniteurs ont été formés sur les techniques de communication et d’animation et ont appris les différentes techniques d’enseignement pour être capables de restituer leurs connaissances. Les stagiaires ont également été formés avec les niveaux d’exigences militaires Tactical Combat Casualty Care qui répondent aux standards imposés par l’OTAN. Ils ont été formés sur les différentes situations auxquelles ils pourraient être confrontés en tant que sauveteur, à savoir, la manière d’examiner la victime et les gestes à effectuer; mais également sur les malaises, les plaies, les brûlures, les traumatismes, l’hémorragie, l’étouffement, la perte de connaissance et l’arrêt cardiaque.

Déployés au sein des différents bataillons, les moniteurs nouvellement diplômés vont avoir pour mission de former à leur tour de futurs sauveteurs au sein des Forces armées centrafricaines. Là encore dans ce domaine l’EUTM-RCA favorise et applique le concept Train the Trainers (former les formateurs), toujours dans la perspective de rendre les Forces armées centrafricaines (FACA) plus autonomes.

Comme souligné par le colonel Joâo NUNES SILVA, chef du pilier éducation de l’EUTM-RCA en s’adressant aux jeunes diplômés lors de la cérémonie : « Vous avez terminé la formation avec succès. Je vous félicite. Continuez à travailler pour bien employer les connaissances acquises au profit des Forces armées centrafricaines ».

 

 

CENTRAFRIQUE : LES LEEÇONS ET ENJEUX POLITICO-JURIDIQUES DU RETOUR CLANDESTIN AU PAYS NATAL D’UN GÉNÉRAL D’ARMÉE SANS ÉTOILES.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE : LES LEEÇONS ET ENJEUX POLITICO-JURIDIQUES DU RETOUR CLANDESTIN AU PAYS NATAL D’UN GÉNÉRAL D’ARMÉE SANS ÉTOILES.

 

Bangui (République centrafricaine) – La République centrafricaine, un pays isolé au cœur de l’Afrique vient pour la énième fois de son histoire de s’inscrire dans le registre des records. En effet, il s’agit d’une situation inédite jamais connue à travers le monde où un ancien président de la république exilé à l’étranger rentre clandestinement dans son pays natal jusqu’à atteindre la capitale sans que les autorités légitimes ne s’en aperçoivent.

 

Ce défi du siècle synonyme d’humiliation et digne d’un film hollywoodien qui sème la panique au sein d’une population déjà traumatisée. Nous faisons l’économie des moyens logistiques utilisés par le général d’armée pour anéantir les effets juridiques de la circulaire du ministre des transports et de l’aviation civile datée du 17 novembre 2016 interdisant aux compagnies aériennes de l’embarquer à Bangui. Nous regrettons au passage l’amateurisme, le cafouillage, le tâtonnement au sommet de l’Etat, le manque de communication qui a poussé certains concitoyens à faire leur valise dans l’optique d’un éventuel exil ou déplacement de la population.

N’oublions surtout pas que le prince de la monarchie de Bangui a utilisé tous les moyens et prérogatives liés à son pouvoir pour faire obstacle au retour programmé du candidat naturel du KNK. L’opinion nationale et internationale est sans ignorée qu’un mandat d’arrêt international a été décerné en date du 29 mai 2013 contre le général d’armée en exil pour crimes et incitation au génocide.

Le porte parole du gouvernement a enfin rendu officiel un communiqué très tardif du gouvernement qui cultive plus de confusion qu’il ne calme les ardeurs. Ce communiqué est à la frontière de l’ambiguïté et de l’absurdité.

Devant cette cacophonie politique qui met à nu l’apprentissage politique devenu viral et pandémique du couple de l’exécutif, le citoyen lambda s’interroge :

 

Pourquoi les services de renseignements et de sécurité intérieure n’ont vu aucun signal traduisant la présence du général d’armée dans la capitale centrafricaine ? Pourquoi le général d’armée a t-il choisi de défier le pouvoir de Bangui par ce mystérieux scénario ? Quelles sont les conduites à tenir définies par le pouvoir pour résoudre ce qui s’apparente à un dilemme ?  Le général d’armée sera t-il arrêté puis traduit devant les tribunaux nationaux ou extradé à la cour Pénale Internationale ? Quelle est la place des victimes du général dans cette macabre mise en scène ? Les éventuelles troubles liées à son arrestation doivent-elles annihiler les effets du mandat d’arrêt international ? Quelles sont ses intentions politiques ou plus simplement quel est son avenir politique ? Sera t-il candidat ou non aux prochaines échéances électorales ?

Au delà de toutes considérations politiques, le retour du général d’armée constitue t-il un frein ou une valeur ajoutée au processus électoral en cours ?

Pour finir, l’accord de Khartoum garde t-il toujours le statut du livre de chevet des autorités établies ?

D’emblée, la tendance est unanime que le général d’armée est un citoyen centrafricain qui jouit d’un droit légitime de revenir dans son pays natal conformément aux dispositions de l’article 5 de la constitution qui dispose que nul ne peut être contraint à l’exil contre son gré. Ceci dit, il est important de rappeler que la célèbre maxime qui rappelle la suprématie de la loi en ces termes « nul n’est au dessus de la loi » et que « force doit toujours rester à la loi ». S’inscrivant dans la suite logique de ces maximes juridiques, le pouvoir doit sans détour utilisé la violence légitime pour exécuter le mandat d’arrêt établi depuis 2013 pour crimes.

Nous tenons évidemment à souligner que le Président de la république est le garant du bon fonctionnement des institutions républicaines. En conséquence, il ne peut être à la fois le garant et le fossoyeur des institutions. Le parquet général doit exécuter le mandat d’arrêt sans attendre une quelconque décision de l’exécutif à défaut d’assister à un dictat judiciaire où le président de la république décide de l’opportunité des poursuites. Par contre, l’hypothèse d’une extradition à la cour Pénale Internationale est exclue parce qu’elle ne remplit pas les conditions prévues par l’article 17 du statut de Rome relatif au principe de complémentarité. Cet article définit en occurrence deux conditions : le manque de garantie d’une justice équitable et l’effondrement du système judiciaire, ce qui n’est pas le cas de la Centrafrique. Si le président de la république s’oppose ou refuse de traduire le général devant les tribunaux pour satisfaire ses intérêts égoïstes, il peut être accusé de deni de justice et  par voie de conséquence déclencher la procédure de mise en accusation devant le parlement selon les procédures définies à l’article 125 de la constitution du 30 mars 2016.

Pour finir, nous rappelons l’opinion nationale qu’en attendant d’autres épisodes dans ce long feuilleton qui n’est qu’à son début, des démissions en cascade devraient être enregistrées dans la chaîne sécuritaire du pays mais comme en Centrafrique tout ce qui est anormal ailleurs est normal chez nous…cela n’étonne personne.

 

Mais attention, ne le dites à personnes. Si on vous demande m, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 20 décembre 2017.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Le gouvernement interdit le meeting du parti KNK à Boeing.

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Centrafrique.com/le-verdict-sur-le-retour-de-lancien-president-bozize-attendu-mercredi/bertin-bea-du-knk-lors-du-meeting-du-knk-a-boyrabe/” rel=”attachment wp-att-34747 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le premier sécrétaire général du parti KNK Bertin BÉA lors du meeting de Boy-Rabe le 7 décembre à Bangui. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé/CNC.
L’honorable Bertin BÉA, Premier Sécrétaire du parti KNK lors du meeting de son parti au quartier Boy-Rabe à Bangui. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé/ CNC.

 

Le gouvernement interdit le meeting du parti KNK à Boeing.

 

Bangui (République centrafricaine) – La tension est désormais visible entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK, galvanisé par le retour au pays de son Président fondateur, le général  François Bozizé le week-end dernier.

 

Programmé pour ce samedi 21 décembre dans la cour de l’école primaire « Kpangaba » au quartier Boeing, dans la commune de Bimbo, une banlieue de la capitale Bangui, un meeting populaire du parti KNK est plus que jamais menacé, suite à une circulaire du ministre de l’Éducation nationale interdisant toutes actions visant à réunir des personnes, comme un meeting, ou encore  un rassemblement  quelconque à l’intérieur de tout espace scolaire sur le territoire national.

Cette circulaire, signée par le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, qui vient d’être publié à moins de 24 heures du meeting du KNK, est ni moins ni plus une interdiction à peine voilée du gouvernement

Le gouvernement a-t-il le moyen d’interdire le meeting du KNK ?

Pas si sur, selon plusieurs sources au ministère de la Sécurité publique qui redoutent une avalanche des violences si jamais le gouvernement prend le risque de déployer sur place des forces de l’ordre, surtout à Boeing, ou encore à Boy-Rabe, réputés dangereux et fiefs du parti KNK dans la capitale.

D’ailleurs, l’exemple du meeting du KNK à Boy-Rabe, interdit par le gouvernement, mais maintenu par le KNK la fois dernière, a finalement eu lieu sans aucun incident jusqu’à la fin.

En tout cas, c’est désormais tendu entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK qui compte revenir au pouvoir d’ici 2021.

Ci-dessous l’extrait du communiqué du ministre de l’Enseignement primaire et secondaire interdisant le meeting du KNK de ce vendredi.

 

 

CIRCULAIRE

 

À l’attention des inspecteurs d’Académie et des chefs d’établissement
scolaire

En dehors des activités pédagogiques, il est fait interdiction formelle d’organiser une réunion, un meeting, ou un rassemblement quelconque, à l’intérieur de tout espace scolaire ; et ce jusqu’à nouvel ordre.

Chaque inspecteur d’Académie est chargé d’appliquer et. Le cas échéant, de faire appliquer la présente décision.

 

Fait à Bangui, le 20 DÉCEMBRE 2019.

Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire.

 

circulaire du ministre de l'enseignement primaire et secondaire du 20 décembre 2019 interdisant le meeting du knk à boeing prévu pour le 21 décembre 2019
circulaire du ministre de l’enseignement primaire et secondaire du 20 décembre 2019 interdisant le meeting du knk à boeing prévu pour le 21 décembre 2019

Retour de Bozizé, coulisses  d’un fiasco d’une conférence de presse du gouvernement.

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Centrafrique.com/a-peine-rentre-au-pays-lancien-president-francois-bozize-est-menace-darrestation/bozize-francois-filme-quelques-jours-avant-sa-chute-par-jeune-afrique-en-2013/” rel=”attachment wp-att-34933 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique  
François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les
rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

 

Retour de Bozizé, coulisses  d’un fiasco d’une conférence de presse du gouvernement.

DOSSIER SPÉCIAL

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est désormais officiel. Pour ceux qui doutent encore, l’ancien président François Bozizé est bel et bien de retour. Son parti, le KNK, le confirme, tout comme certains leaders de l’opposition démocratique qui ont pu le rencontrer ce jeudi 19 décembre à Bangui. Pendant ce temps, le gouvernement, qui avait nié sa présence sur le territoire national, l’a finalement confirmée, mais seulement 72 heures après la déclaration officielle du KNK. Que s’est-il passé depuis lors ? Enquêtes du CNC au cœur des coulisses d’un gigantesque fiasco politique au sommet de l’État.

 

Rentré discrètement à l’insu des autorités du pays, l’ancien président de la République, François Bozizé, en exil en Ouganda depuis sa chute en 2013, avait officialisé sa présence dans la capitale centrafricaine le dimanche 15 décembre, avant d’envoyer le lendemain ses émissaires au palais présidentiel pour informer le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de son retour au pays.

Entre temps, la présidence de la République, qui avait nié en bloc sa présence sur le territoire national, explique n’avoir rien reçu comme message de la part de l’ancien président François Bozizé. Depuis cette date, c’est la confusion totale au sommet de l’État.

Sous pression de l’opinion publique et de la communauté internationale, une conférence de presse, qui devrait réunir des membres du gouvernement et des magistrats, a été annoncée dans la foulée pour mercredi 18 décembre dans la salle de conférence de la radio Centrafrique, avec un seul objectif, démentir catégoriquement toutes les allégations qui faisaient état de la présence de l’ancien président de la République sur le territoire centrafricain.

Cependant, l’ancien procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Ghislain Grezengué, qui devrait aussi participer à ladite  conférence de presse, était sur le point de quitter son domicile quand il a vu sur les réseaux sociaux une publication du parti KNK montrant l’ancien chef de l’État François Bozizé entouré des personnalités de son parti. À cet instant, c’est la confusion totale. Sans plus tarder, le magistrat appelle immédiatement ses collègues et les membres du gouvernement pour leur annoncer que l’ancien chef de l’État est bel et bien à Bangui. Incroyable, mais vrai !

Aussitôt, un message est envoyé à tous les journalistes qui étaient déjà présents dans la salle de conférence de la radio Centrafrique pour leur annoncer que « En raison des impératifs gouvernementaux » la conférence de presse est annulée.

 

Un échec cuisant pour les autorités de Bangui

À cet instant, des appels téléphoniques fusent de partout pour demander des conduites à tenir. Sur l’instruction du chef de l’État, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA ordonne la publication d’un simple communiqué de presse qui sera lu le lendemain, c’est-à-dire jeudi 19 décembre, reconnaissant enfin la présence de l’ancien président centrafricain à Bangui, avec des mots savamment choisis pour cacher leur incompétence : «   le gouvernement a été informé par le parti KNK que l’ancien Président François Bozizé était à Bangui « , peut-on lire dans le communiqué laconique du gouvernement.

Un échec total non seulement pour le président de la République et son gouvernement, mais aussi du service de renseignement sous contrôle des espions russes qui terrorisaient les populations avec leur fausse histoire des écoutes téléphoniques ciblés dans le pays.

 

Mais comment François Bozizé était-il rentré?

Selon une source bien informée, celui-ci aurait transité par la République du Congo, en voiture depuis Brazzaville avant de franchir la frontière de la République centrafricaine avec le soutien actif de l’ancien président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Vrai ou faux ? Nul ne peut le savoir hors-mis ses entourages qui gardent encore le secret de son retour au pays.

 

Quel avenir politique pour l’ancien président François Bozizé?

 

Même si le KNK l’avait choisi comme leur unique candidat à la présidentielle de 2020, tout porte à croire que sa candidature ne sera pas probablement validée par l’autorité nationale des élections en raison des poursuites judiciaires et des sanctions des Nations unies qui pèsent encore sur lui.

Pour autant, son état de santé, très fragile, selon plusieurs sources proches de son parti, risquerait de le disqualifier dans les prochains combats politiques dont il rêvait jouer.

 

Un dossier spécial proposé par Gisèle MOLOMA

Copyright2019CNC.

Centrafrique, le retour de Bozize fragilise le président Touadera

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Centrafrique, le retour de Bozize fragilise le président Touadera

Bangui (République centrafricaine) – 20 déc. 2019 05:54

La photo de famille, ci-jointe, prise au domicile de l ‘ancien chef de l’Etat, est explicite. Le président Touadera est désormais bien seul, avec ses alliés des groupes armés signataires de l’Accord de Khartoum, qui commencent à sentir le vent tourner.
Sa réélection ne sera pas une simple formalité de bourrage d’urnes et de manipulation des fichiers. Faustin-Archange Touadera sait que Francois Bozize est un expert en la matière, mais aussi en coup d’État. Les nuits de l’ancien Premier ministre ( 2008-2013) du «  »revenant » seront moins paisibles.
Échec et mat pour la Russie
Le retour de François Bozize fait l’objet d’exégèses. Cette opération secrète a été menée de mains de maître, à la barbe des services de renseignement russes qui ont pris leurs quartiers au Palais de la Renaissance du président Touadera.
On devine l’incrédulité puis la colère sourde du chef de l’État centrafricain dont l’amateurisme et l’affairisme sont reconnus par les Occidentaux et difficilement ignorés par l »Union africaine et l’ONU. Il va de soi que les amicales pressions diplomatiques vont empêcher un transfert de Bozize à la CPI, à la CPS ou toute cour criminelle.
Le 9 ème Sommet de la CEEAC, qui vient de se tenir à Libreville, a également rejeté avec force ce projet des partisans de Touadera. Le chaos serait assuré s’il passait outre. De nombreux officiers et sous-officiers sont restés fidèles à François Bozize et à son fils Jean-Francis qui a conservé des amitiés dans les Troupes de marines françaises ( RPIMA de Frejus). Le Groupe Wagner pourrait maintenant connaître quelques difficultés et payer cash le retour de François Bozize. 
Les groupes armés dans le collimateur
Francois Bozize avait été renversé par les ex Seleka. C’est le régime de Michel Djotodia qui avait lancé les mandats d’arrêt contre Bozize. On devine son ressentiment envers ces rebelles devenus les co signataires de l’Accord de Khartoum avec le président Touadera.
La position de ce dernier va devenir très délicate. Les termes de « traitre » et de « collabo » accusé d’ »avoir vendu son pays à la Russie » pourraient être plus en plus utilisés à son égard. L’année 2019 se termine bien mal pour le régime actuel.

Avec Le monde Afrique

Médecins Sans Frontières dénonce la détention de quatre de ses employés à Bangui

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Centrafrique.com/influx-of-wounded-patients-in-sica-hospital-in-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un agent de l'ONG Médecin Sans Frontière.
Un agent de l’ONG Médecin Sans Frontière. CopyrightMSFFlash, a member of the MSF SICA Hospital team in Bangui, is visiting the intensive care ward.
Flash, membre de l’équipe de l’hôpital MSF SICA à Bangui, est en visite dans la salle de soins intensifs.

 

Médecins Sans Frontières dénonce la détention de quatre de ses employés à Bangui

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Quatre employés de Médecins Sans Frontières (MSF) sont retenus sans qu’aucune explication ne soit donnée et contre leur gré dans les locaux de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) à Bangui en République Centrafricaine.

«Nous demandons des explications claires sur les raisons pour lesquelles nos employés sont arrêtés et retenus au mépris du droit applicable et sur les procédures en cours. Il est inacceptable que du personnel hospitalier soit traité ainsi alors qu’ils ne font que leur travail» déclare Pierre Mendiharat, directeur adjoint des opérations pour Médecins Sans Frontières.

Le samedi 14 décembre, des éléments armés des forces de sécurité centrafricaines ont fait irruption dans l’hôpital SICA géré par MSF à Bangui. Ils étaient lourdement armés malgré l’interdiction claire d’introduire des armes dans les structures médicales. Des opérations de fouille ont ensuite été entreprises dans les locaux de l’hôpital et d’autres bâtiments de l’organisation. Des employés internationaux du personnel MSF ont été sommés de se rendre dans les locaux de l’OCRB, escortés de plusieurs véhicules de police. L’un d’eux y a été retenu, sans notification des motifs, jusqu’au 19 décembre, date à laquelle il a fait l’objet d’un brutal transfert vers les locaux de la DST. Trois autres employés sont retenus contre leur gré dans les locaux de l’OCRB depuis la soirée du 18 décembre.

« Nous sommes extrêmement inquiets pour nos employés. Nul ne peut être retenu par des forces de l’ordre sans être informé des motifs et nous demandons à ce que ces atteintes graves cessent immédiatement » ajoute Pierre Mendiharat. « Malgré nos efforts pour comprendre ce qui nous est reproché, nous n’avons toujours aucune explication. Dans ces conditions, nous n’avons d’autre choix que de suspendre nos activités à l’hôpital de SICA à Bangui, à l’exception de la prise en charge des urgences vitales. Pour pouvoir continuer à soigner, nous avons besoin de garanties quant à l’engagement de tous à respecter le droit et l’éthique médicale dans nos structures, envers nos patients et nos équipes» conclut-il.

Notes aux éditeurs :

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République Centrafricaine depuis 1997. Nos équipes apportent leurs secours à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action
humanitaire, à savoir neutralité, impartialité et indépendance. L’hôpital SICA, comme les autres structures médicales du pays, est un lieu protégé en vertu du droit international et dans lequel les armes sont prohibées.

L’hôpital SICA est un centre de traumatologie chirurgicale dédié aux victimes de violences et de traumatismes de plus de 15 ans. D’une capacité d’hospitalisation d’environ 80 lits, il comprend un service d’urgence, deux salles d’opération, un service de soins post-opératoire et un service de kinésithérapie. Les équipes MSF y travaillent depuis 2017 afin de garantir une aide médicale gratuite et de qualité à la population. Pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 6,000 patients à l’hôpital SICA, dont 70% étaient des victimes d’accidents de la voie publique tandis qu’environ 30% étaient des blessés par balles ou armes blanches.

Médecins Sans Frontières mène actuellement 13 programmes médicaux dans le pays – à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.

 

Kaga-Bandoro : un personnel de la Minusca froidement abattu à son domicile.

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Une patrouille des forces de la Minusca. CopyrightDR

 

Kaga-Bandoro : un personnel de la Minusca froidement abattu à son domicile.

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Un homme d’une trentaine d’années, identifié comme monsieur Bertrand Mandaba, un chauffeur à la Minusca, a été retrouvé froidement abattu par des individus non identifiés dans la nuit du jeudi à vendredi 20 décembre, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews.

 

D’après les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, les faits se sont produits au domicile de la victime vers 23 heures quand les assaillants, armés des fusils’  automatiques, ont fait irruption chez elle, avec effraction, avant de l’arroser de plusieurs balles.

Touchée par les projectiles des assaillants, la victime, qui n’avait aucune chance de s’en sortir, succombe immédiatement de ses blessures avant même que les assaillants ne quittent chez elle.

D’après certaines informations qui circulent discrètement ce matin au bureau local de la Minusca, monsieur Bertrand serait victime d’un acte de jalousie, comme son collègue Jonathan, un interprète de la Minusca,  assassiné le 2 octobre dernier, dans les mêmes conditions que lui.

Pourtant, le 9 octobre dernier, après l’assassinat de Jonathan, le syndicat des employés locaux de la Minusca, qui avait appelé à une grève générale de 24 heures, avait dénoncé les conditions sécuritaires dans lesquelles ils se sont exposés quotidiennement dans certaines villes de province.

Il y’a lieu de rappeler qu’en province, un agent de la Minusca est considéré comme un fortuné, pour ne pas dire un millionnaire. En cas d’erreur, il s’expose à une amende record qui peut aller jusqu’à des millions. Un exemple palpable est la ville de Ndélé, contrôlé par le FPRC, où un agent de la Minusca, suspecté de fréquenter une fille de la région, risquerait une amende de 500 milles infligés par le sultan.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : rupture consommée entre le parti KNK et le pouvoir de Bangui.

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Centrafrique.com/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-coupee-et-collee-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote
L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé (2003-2013) et à droite son ex-premier ministre Faustin Archange Touadera devenu à son tour Président de la République depuis 2016.

 

Centrafrique : rupture consommée entre le parti KNK et le pouvoir de Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – Décidément, rien ne va plus entre le parti de l’ancien  président François Bozizé, le  Kwa Na Kwa  (KNK), et les autorités de Bangui, en tête, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Les relations entre les deux anciens alliés, qui ne cessent de  s’effriter de plus en plus ces derniers temps, sont désormais définitivement coupées.

 

Depuis les derniers meetings à charge de l’ancien  parti au pouvoir KNK (Kwa Na Kwa) contre le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Koudoukou, dans le troisième arrondissement, puis à Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, suivi de retour discret au début de la semaine de son président fondateur François Bozizé, les relations entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK  ses sont considérablement refroidies, avant d’être définitivement coupées depuis 48 heures, selon un proche collaborateur du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

« Depuis l’arrivée du Professeur Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’État en 2016, comme vous le savez, nous ne cessons pas de considérer le KNK, y compris ses militants, comme des frères, des amis, des alliés. Mais aujourd’hui, ils se retournent contre nous, au pas de charge, en insultant publiquement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans leurs meetings, dans les différents quartiers de Bangui. Ce que nous ne pouvions évidemment pas l’accepter », a-t-il déclaré, avant de conclure que « … désormais, on ne voit plus les raisons de collaborer avec eux, et c’est irrévocable.».

Cependant, au sein du bureau politique du mouvement Cœurs uni (MCU), nouveau parti politique du chef de l’État, c’est le même son de cloche, mais avec une opinion plus radicale.

Tout le monde semble unanime, pas question de collaborer désormais avec le KNK est ses militants. À cette occasion, des décisions ont été prises, celles de remplacer tous les proches de l’ancien chef de l’État Bozizé, et certains cadres et militants du KNK qui occupent encore des postes de responsabilités dans la fonction publique, ou au sein du gouvernement: « nous les avons tous vus, ils étaient présents au meeting du KNK au KM5 et à Boy-Rabe, pendant qu’on insulte publiquement le chef de l’État», s’alarme un conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour rappel, depuis le retour inopiné au pays de l’ancien chef de l’État  général  François Bozizé, le dernier canal de communication qui existait entre le KNK et le pouvoir de Bangui est interrompu. Du coup, les tensions ne cessent de monter dans le pays entre les alliés de l’ancien chef de l’État et le pouvoir de Bangui, dirigé pourtant par l’ancien vice-président du KNK Faustin Archange TOUADERA.

 

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RCA : Le PCUD  accuse Touadera d’avoir orchestré l’arrestation et le transfèrement  d’Édouard Patrice Ngaïssona à la CPI

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Centrafrique.com/touadera-et-le-procureur-de-la-cpi-madame-fatou-bensouda-a-bangui-lors-de-la-cloture-de-formation-des-magistrats-de-la-cps-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>touadera et le procureur de la cpi madame fatou bensouda a bangui lors de la cloture de formation des magistrats de la cps
Le Président Faustin Archange touadera et le procureur de la cpi madame fatou bensouda a bangui lors de la cloture de formation des magistrats de la cps. Crédit photo : Présidence.

 

RCA : Le PCUD  accuse Touadera d’avoir orchestré l’arrestation et le transfèrement  d’Édouard Patrice Ngaïssona à la CPI

 

Bangui (République centrafricaine) – Le Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement (PCUD) de Patrice Edouard Ngaissona a annoncé ce jeudi son ralliement au rang de l’opposition démocratique. L’annonce en a été faite aujourd’hui lors de son assemblée générale tenue depuis le palais de la CEMAC à Bangui.

 

À quelques mois des échéances électorales en Centrafrique, le désamour entre les acteurs politiques est de plus en plus visible, et donne un ton peu convivial au débat politique dans les prochains jours. La preuve en a été faite aujourd’hui avec l’annonce du Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement (PCUD) de Patrice Édouard Ngaïssona, poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour des crimes en lien avec les violences armées de 2013-2014 en Centrafrique, de rejoindre l’opposition.

Pour le PCUD, par la voix de son secrétaire général, le président de la République n’est plus un partenaire fiable avec qui il pourrait collaborer et l’accuse, par ailleurs, d’avoir orchestré l’arrestation et le transfert  de leur leader à la CPI.

« Nous avons été fidèles avec le parti au pouvoir pendant 4 ans. Malheureusement, le président Touadera nous a fait du tort. Nous avions pensé que c’était la Cour Pénale Internationale qui avait arrêté le président fondateur de notre parti, Patrice Edouard Ngaissona, or il est un prisonnier politique du président de la République Faustin Archange Touadera. Car selon nos enquêtes c’est ce dernier qui a orchestré l’arrestation du président de notre parti. Et comme il est ingrat envers nous, nous avons décidé de regagner le camp de l’opposition», a ajouté monsieur Ngaibona , le SG du PCUD.

Prenant la parole, Abdou Karim Meckassoua, président du mouvement « chemin de l’espérance », réclame le retour de Ngaïssona et Rombhot pour être jugé en Centrafrique. « Les conditions ne sont pas remplies pour que ce soit la Cour Pénale Internationale qui juge Patrice Edouard Ngaissona et Alfred Yekatom Rombhot. S’ils doivent être poursuivis et jugés, ils doivent être jugés ici et par notre cour criminelle. Car la Cour Criminelle centrafricaine est compétente à trancher cette affaire. Ramener donc Ngaïssona et Rombhot au pays et laisser notre justice faire son travail dans la transparence», estime Abdou Karim Meckassoua.   

Sans feindre, Anicet Georges Dologuélé, quant à lui,  réclame une justice transparente et égale entre les fils du pays,  « Le PCUD s’est lancé dans cette voie, il est donc important que tous les leaders politiques viennent encourager cela. De surcroît le PCUD a un président fondateur qui pour le moment est à la Cour Pénale Internationale, c’est une manière pour nous d’apporter notre solidarité aux membres de cette formation politique et  pour dire également  que la justice soit faite de manière transparente entre les fils et filles du pays», a laissé entendre le chef de file de l’opposition démocratique.

Après trois ans de gouvernance et de collaboration avec certains partis politiques, près de 80 % de ceux qui ont soutenu le candidat de Faustin Archange Touadera entre les deux tours, l’ont quitté pour des raisons diverses, et avec des bonnes de déception.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : La classe politique centrafricaine souhaite bon retour au président François Bozizé.

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Centrafrique.com/les-leaders-des-partis-politiques-entourant-bozize-au-siege-di-knk-ce-jeudi-19-decembre-2019-en-fin-de-la-soiree/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK
Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK

 

Centrafrique : La classe politique centrafricaine souhaite bon retour au président François Bozizé. 

 

Bangui (République centrafricaine) – En cette fin d’après-midi de ce jeudi 19 décembre, la classe politique centrafricaine de l’opposition démocratique est allée souhaiter bon retour au président François Bozize au siège du KNK.

 

Depuis que l’ancien chef de l’État a fait son come-back au pays, une dynamique de l’opposition est en train de voir le jour et Touadera doit s’inquiéter.

Conduite par Anicet Georges Dologuélé, en tant que chef de file de l’opposition démocratique, la classe politique centrafricaine a rencontré François Bozize en ce début d’après-midi au siège du KNK pour lui souhaiter un bon retour au pays après six années en exil et lui marquer en plus leur élan de solidarité.

Cette rencontre risquerait d’insuffler un nouveau souffle à l’opposition démocratique qui grandit en rang, car, tôt dans la matinée, le Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement a annoncé son basculement dans l’opposition. Faut-il le rappeler, il y a de cela quelques mois, sur initiative d’Anicet Georges Dologuélé, l’idée d’une coalition des partis de l’opposition est née.

Des poids lourds politiques et ayant des assises nationales solides, la marge de manœuvre du Mouvement Cœurs-Unis est réduite. Ce parti, avec sa tentation hégémonique inquiétante, est dans l’œil du cyclone que porte cette frange de la classe politique qui, pour la plupart sont des mécontents et déçus du système de la Touaderade.

L’élan de solidarité qui entoure le président Bozizé est un gage d’assurance sur lequel l’opposition démocratique mise aujourd’hui pour proposer un large front d’attaque pour proposer aux Centrafricains une alternative.

Décidément, les jours à venir risqueraient de redessiner les donnes politiques nationales.

 

Copyright2019CNC.

 

Dernière minute : Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) d’Edouard Ngaïssona rejoint le rang de l’opposition.

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Centrafrique.com/vue-de-la-salle-de-lassemblee-generale-du-parti-pcud-de-patrice-edouard-ngaissona-ce-jeudi-19-decembre-2019-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue de la salle de l'assemblée générale du parti PCUD de Patrice Édouard Ngaïssona ce jeudi 19 décembre 2019 à Bangui, Palais de la Cemac
Vue de la salle de l’assemblée générale du parti PCUD de Patrice Édouard Ngaïssona ce jeudi 19 décembre 2019 à Bangui, Palais de la Cemac. CopyrightCNC.

 

Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) d’Edouard Ngaïssona rejoint le rang de l’opposition.

 

Bangui (République centrafricaine) – L’annonce vient d’être faite par cette formation politique lors de son assemblée générale ouverte depuis ce matin au palais de la CEMAC à Bangui.

 

Les leaders de l’opposition démocratique et de la société civile conviés à cette rencontre sont unanimes pour dire non à ce qu’ils appellent « la dictature de Touadera ». Selon eux, le régime actuel instrumentalise la justice. Une seule volonté s’est  dégagée de cette rencontre, constitué un large front d’attaque pour proposer une alternative démocratique.

Le climat politique est de plus en plus délétère dans le pays et, au regard de tout ceci, le régime de Touadera aura du pain sur la planche. Avec le retour de François Bozize au pays, rien n’indique que l’opposition fera cadeau à la Touaderade.

Par ailleurs, le PCUD  demande aux autorités judiciaires la libération, et son transfèrement en République centrafricaine de leur leader Édouard Patrice Ngaïssona afin que la justice centrafricaine puisse le juger dans son pays.

 

Le détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

Copyright2019CNC.

Au moins 59 morts ce mercredi dans un  affrontement entre MLCJ et FPRC proches de

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Centrafrique.com/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR

 

Au moins 59 morts ce mercredi dans un  affrontement entre MLCJ et FPRC proches de Birao.

 

Birao (République centrafricaine) – Au moins 59 personnes ont été tuées et près de 12 autres blessées dans des affrontements entrent FPRC et MLCJ  ce mercredi 18 décembre au village Bihera, situé à 12 kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au cours desquels des armes lourdes et légères ont été utilisées par les belligérants.

 

En effet, les renforts du MLCJ, qui ont quitté Birao vers midi pour la ville d’amirale Amdafock, théâtre d’affrontements entre les deux groupes rivaux depuis dimanche après-midi, sont tombés dans un guet-apens, dressé par  des combattants rebelles du FPRC au village Bihera, situé à 12 kilomètres de Birao.

L’accrochage, qui a duré plus de quatre heures, a été très violent.  Au moins 57 combattants rebelles tués, principalement ceux du MLCJ qui ont dû abandonner leurs véhicules de combat, ainsi que leurs armes avant de s’enfuir dans la brousse pour revenir à Birao vers 18 heures. Malheureusement parmi eux, deux ont été retrouvés morts, probablement de leur blessure, juste à l’entrée de la ville. Ce qui a porté le nombre des victimes à 59 morts ce mercredi.

Comme si cela ne suffisait pas, vers 20 heures, trois véhicules de combats du MLCJ, lourdement armés, ont quitté Birao, destination inconnue, probablement sur le théâtre d’opérations.

Il y’a lieu de rappeler que depuis dimanche 14 heures, les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC)  ont attaqué les positions du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) dans la ville d’Amdafock, à la frontière avec la République islamique du Soudan. Cependant, plusieurs sources indiquent que depuis le début des combats, au moins une centaine des combattants ont été déjà tués.

À Bangui, le gouvernement, préoccupé par le retour de Bozizé au pays,  n’a pas encore réagi.

La Minusca, qui a réagi sur son compte Twitter, dit suivre de près l’évolution de la situation à Birao et Amdafock.

 

Moïse Banafio

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Centrafrique : La Cour Constitutionnelle rejette la requête de Joseph Bendounga sur la constitutionnalité de l’arrêté N° 058 du 18 novembre 2019

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L’opposant Joseph Béndounga devant la Cour Constitutionnelle ce mercredi 18 décembre 2019. Crédit photo : Inès Ngopo/Twitter.

 

La Cour Constitutionnelle rejette la requête de Joseph Bendounga sur la constitutionnalité de l’arrêté N° 058 du 18 novembre 2019

 

Bangui (République centrafricaine) – L’arrêté portant création de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral en Centrafrique du 18 novembre dernier est conforme à la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016. C’est le verdict de la Cour en sa séance du 18 décembre 2019 relatif au recours en annulation de Joseph Bendounga.

 

Même si elle juge recevable la requête du Sieur Joseph Bendounga, mais la Cour Constitutionnelle la juge non-fondée au regard de la Constitution du 30 mars 2016. En conséquence, elle rejette la requête en annulation formulé par le Président du Mouvement Démocratique pour la Révolution de Centrafrique (MDREC) M. Joseph Bendounga sur l’arrêté N058 mettant en place un Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral par le premier ministre Firmin Ngrebada.

Le verdict est donné par le 1er juge de la Cour Constitutionnelle, M. Georges Mathurin Ouagalet en ces termes, « Article 1, la Cour Constitutionnelle est compétente, article 2, le recours est recevable, article 3, l’arrêté N0 058 du 18 novembre 2019 mettant en place le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral en République centrafricaine est conforme aux dispositions constitutionnelles, article 4, la demande est non-fondée, article 5, la présente décision sera notifiée au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre au requérant, à l’Autorité Nationale des Elections, et publiée au Journal Officiel de la République Centrafricain », a ainsi prononcé l’arrêt de la Cour, Georges Mathurin Ouagalet, 1er juge de la Cour Constitutionnelle.

Selon Joseph Bendounga, la décision de la Cour Constitutionnelle est inique et c’est comme un mauvais sort qui est jeté sur le pays, en prenant cette position, la Cour n’est plus apte à assumer ses fonctions. « Alea jacta est,  le sort en est jeté. A partir de cet arrêt, la Cour Constitutionnelle n’est plus apte à assumer ses fonctions. Elle a rendu une décision inique qui viole la Constitution, elle n’en est pas à sa première »,  voilà le premier constat que le MDREC fait, tout en prenant acte de la décision qui n’est susceptible d’aucun recours, Joseph Bendounga a indiqué que, « Je me rapprocherai du Greffe de la Cour Constitutionnelle pour prendre connaissance de ce document, de cet arrêt l’analyser que ce soit dans sa forme ou au fond et le critiquer. Quand bien même que la décision de la Cour Constitutionnelle s’impose à tous au pouvoir public comme aux administrés. Cela n’empêchera le MDREC de formuler ses observations du point de vue de droit… »

Rappelons que c’était le 18 novembre 2019 que le premier ministre Firmin Ngrebada a mis en place ce Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral. Ce qui a divisé la classe politique aujourd’hui dans un contexte électoral sensible.

 

Cédric Wa-Gomba

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EUTM-RCA : Stage « renseignement » au profit des Forces armées centrafricaines

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Centrafrique.com/stage-renseignement-qui-sest-deroule-du-02-au-13-decembre-copyrighteutm/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le pilier Éducation (EDP) de l’EUTM-RCA a conduit, du lundi 02 au vendredi 13 décembre, un stage dans le domaine du renseignement au profit des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Gendarmerie nationale.
stage dans le domaine du renseignement au profit des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Gendarmerie nationale.La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

EUTM-RCA : Stage « renseignement » au profit des Forces armées centrafricaines

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de sa mission de formation, et à la demande du Ministère de la défense nationale centrafricaine, le pilier Éducation (EDP) de l’EUTM-RCA a conduit, du lundi 02 au vendredi 13 décembre, un stage dans le domaine du renseignement au profit des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Gendarmerie nationale.

 

Dispensé par le lieutenant-colonel BIASI, expert dans le domaine, cette formation a permis aux stagiaires d’acquérir les techniques et la méthodologie nécessaires pour occuper la fonction d’officier ou de sous-officier « renseignement » au niveau d’un bataillon ou du Centre de Commandement Opérationnel (CCOP) des FACA.

Le renseignement est une fonction indispensable à la bonne connaissance de l’environnement stratégique et tactique. Il permet aux autorités civiles et militaires de disposer d’une capacité autonome d’appréciation.

Comme le précise le Plan national de défense de la République centrafricaine du 11 septembre 2017, « le renseignement sert aussi bien à la prise de décision politique et stratégique qu’à la planification et à la conduite des opérations au niveau tactique ».

De manière générale, le renseignement contribue à la conception, à la conduite et à la sûreté des opérations. Il permet la connaissance et la compréhension de l’environnement et des forces présentes ainsi que l’évaluation des menaces.

Il revêt donc un intérêt tout particulier pour les militaires et mérite donc qu’un effort soit fait au sein des FACA afin qu’il soit représenté à tous les niveaux de la chaine de commandement avec le personnel formé et les moyens nécessaires à la transmission rapide des informations.

C’est au titre de la formation du personnel que l’expertise de l’EUTM-RCA a été sollicitée.

Lors de cette formation les stagiaires ont ainsi pu étudier les différents éléments à collecter et les informations éléments nécessaires à recueillir en amont de la préparation d’une mission, et durant son déroulement, afin de la remplir avec la meilleure efficacité possible.

Ainsi, les stagiaires ont appris que le renseignement pouvait être de natures différentes. Il peut porter sur l’adversaire, l’organisation de ses unités, ses équipements et son matériel, sa façon de manœuvrer et de combattre mais aussi se rapporter à la nature et les caractéristiques du terrain, les obstacles, les itinéraires, voire à l’environnement, comme la population et aussi les unités amies et alliés ou encore les infrastructures.

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné environ 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’Etat- major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

Avec EUTM-RCA

La face cachée de la formation reçue à Berengo : un témoignage explosif !

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Parade militaire à Berengo lors de la sortie officielle des soldats FACA formés par des instructeurs (mercenaires) russes. Copyright©Erick Ngaba

 

La face cachée de la formation reçue à Berengo : un témoignage explosif !

 

Bangui (République centrafricaine) – effectivement, la Russie, à travers ses mercenaires des sociétés Sewa Security et Wagner,  aide à la formation de nos militaires, mais à quel prix ? Celui de perdre notre identité, notre indépendance souveraine ! De source de celle qu’on ne remet pas en cause, celle du vécu.

 

Nos soldats subissent un véritable lavage de cerveau en passant dans le centre de formation de Bérengo. La technique n’a pas changé depuis les temps sombres de Staline. On insulte et on cri fort pour que le soldat vive dans la peur, on lui répète qu’il ne vaut rien pour qu’il perde toute confiance en lui, on l’empêche de dormir pour qu’il perde la notion du temps, on le prive de nourriture et d’eau pour en faire un esclave obéissant !

Viens alors le temps où le soldat n’est plus un homme, il est l’ombre de lui-même, il est détruit physiquement et psychologiquement, il ne peut plus distinguer le vrai du faux, et c’est là que commence le blanchissement de la tête ! : « J’ai connu la formation de soldat… » témoigne Monsieur Nbouma A. (pour garder l’anonymat, le nom a été volontairement remplacé) avant de poursuivre que : « … j’étais fatigué parce qu’apprendre le métier de soldat c’est dur et surtout parce qu’il était interdit de dormir… il y avait peu à manger et à boire et pas pour tout le monde… on nous parle mal même quand on fait bien les choses… ». Monsieur Nbouma A. rajouté « après le travail le chef nous parlait toujours de son pays qui veut le bien de la Centrafrique et des autres pays qui veulent le mal… ». Les mots sont répétés jusqu’à ce que la raison les accepte comme vrais : « la Russie est toujours présentée comme l’amie fidèle qui vient nous libérer de l’oppression sournoise occidentale…» et pourtant la main est mise sur nos mines, « …la Russie n’a pas de passé colonialiste… » et pourtant nombreux sont les pays d’Europe qui garde les cicatrices de l’occupation russe, « …la Russie fait ce qu’elle dit, elle n’a qu’une parole… » et pourtant ceux qui parlent au nom de la Russie ne sont pas ceux qui agissent sur le terrain.

Pour preuve vraie, que font tous ces gens avec une allure de militaire, mais sans la tenue qui arrive au compte-gouttes à Bangui par de petits avions discrets ? Que transporte ces gros camions militaires, mais qui n’en non pas la couleur et qui traversent la ville avec les bâches rabattues ? Et surtout pourquoi vouloir former nos soldats en les conditionnant ? La Centrafrique est-elle la Crimée africaine ?

Un ami ne veut pas le mal, il est bienveillant ! Un ami ne se cache pas lorsqu’il vient chez vous, il passe par la porte d’entrée ! Un ami ne sème pas la zizanie avec vos autres amis, il accepte votre entourage !

Il y’a lieu de noter que depuis 2018, la société privée Sewa Security, mais aussi Wagner  fournit aujourd’hui « plus d’un millier d’instructeurs à la Centrafrique qui assure par ailleurs la sécurité de diverses Institutions et prend en charge une partie de la formation de la garde présidentielle et de l’armée », selon le magazine panafricain jeune Afrique

 

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Centrafrique : Radio Ndeke-luka dénonce une décision politique

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Centrafrique.com/cloture-de-la-radio-ndekeluka-a-banguipar-vianney/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.
image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.

 

Centrafrique : Radio Ndeke-luka dénonce une décision politique

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans une déclaration sur les antennes de Radio Ndéké Luka, la direction dénonce une « pression Politique visant à faire taire une radio du peuple qui travaille pour la paix, le développement et la démocratie ».

 

Poursuivant cette dénonciation de la manœuvre tendancieuse du haut conseille de la Communication lui intimant l’ordre de verser une dizaine de millions de francs CFA, en plus des deux (2) millions de francs de redevance acquittée par la radio le 11 décembre 2019, relative. Ce montant exigé par le régulateur des médias en RCA étant calculé sur le nombre d’antennes relais disséminées sur le territoire national.

Pour la direction de Ndéké Luka, « par cet acte, elle dénonce une entrave à la liberté de la presse déjà fragilisée en RCA ».

Concluons ses propos, au refus d’obtempérer, « la Radio Ndéké Luka affirme qu’elle restera fidèle à sa charte et à l’exercice de sa mission avec professionnalisme ».

Pour éviter d’autres niveaux de tensions, il serait bienvenu que les deux parties en conflit recourent à une autre instance pour régler ces questions d’interprétations du Décret régissant les médias en RCA

 

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Gabon : Vers un réaménagement

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Centrafrique.com/ali-bongo-du-gabon-par-nguemapode-le-17-decembre-2019-pour-son-article/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président gabonais Ali Bongo à Libreville. CopyrightDR
Le Président gabonais Ali Bongo à Libreville. CopyrightDR

 

Gabon : Vers un réaménagement.

 

Libreville (Gabon) – CNC- Au Gabon, les choses se compliquent davantage dans l’entourage du président Ali Bongo. L’on s’attend dans les tout prochains jours vers un réaménagement dans l’entourage d’Ali Bongo

 

Les choses se compliquent davantage dans l’entourage d’Ali Bongo. Le chef de l’Etat Gabonais n’a plus confiance à ses hommes. Compte tenu de tout cela, il va dans les tout prochains jours faire un réaménagement de son entourage. Inquiet de son entourage, Ali Bongo ne sait plus quel chemin emprunter. Autrement, il est lâché par ses hommes.

« On a des magistrats incapables au Gabon » selon l’avocat Kevin

Les magistrats gabonais ne sont pas bien aimés au sein même de leur corps. Un avocat tire sur eux pour dénoncer leur comportement. « Au Gabon, on a des magistrats qui sont incapables d’appliquer la loi » a dit l’avocat Anges Kevin Nzigou. Pour l’avocat, il s’en désole au passage l’inertie de la cour d’Appel de Libreville.

 

Arfang Sagna

 

Quatorze morts dans l’attaque par Boko Haram d’un village de pêcheurs dans l’ouest du Tchad

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Quatorze morts dans l’attaque par Boko Haram d’un village de pêcheurs dans l’ouest du Tchad

Ndjamena (Tchad) – 18 déc. 2019 18:01

Cette vaste étendue d’eau et de marécages est truffée d’îlots servant de repaires et de camps d’entraînement de Boko Haram, notamment sa branche qui a rallié le groupe Etat islamique, l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest).
Et ce, malgré la présence d’une Force multinationale mixte (FMM), chargé de les combattre et comprenant des éléments des armées du Tchad, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Bénin.
“Hier, des personnes sont venues attaquer des pêcheurs non loin du village de Kaiga, il y a eu 14 morts, 5 blessés et 13 personnes portées disparues, dont on ne sait pas si elles ont été enlevées par les assaillants”, a expliqué au téléphone à l’AFP Imouya Souabebe, le préfet du département de Kaya, où se situe Kaiga.
Kaiga est situé à une soixantaine de km de la frontière du Nigeria, pays berceau de Boko Haram. “Nous savons que ce sont toujours les éléments de Boko Haram qui écument cette zone, ils sont donc à l’origine de cette attaque”, a ajouté le préfet.
“Les assaillants sont venus en petit groupe dans un premier temps avant d’être renforcés pour attaquer les pêcheurs dans une zone appelée +zone rouge+, difficile d’accès”, a-t-il précisé.
“Des pêcheurs ont été attaqués hier dans une zone rouge où la pêche est interdite”, a confirmé à l’AFP le gouverneur de la Région du Lac, Noki Charfadine, qui parle, lui, d’au moins neuf morts.
– Propagation depuis le Nigeria –
“Ce sont des éléments de Boko Haram qui sont présents dans cette zone”, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, lequel confirme l’attaque mais ne livre aucun bilan.
L’insurrection de Boko Haram est née au Nigeria, pays plongé dans un conflit entre l’armée et les groupes djihadistes qui a fait au moins 35.000 morts depuis 2009.
Le groupe, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en haoussa, langue la plus répandue dans le nord du Nigeria, a propagé ses violences au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins ou des cellules de Boko Haram, recrutant des combattants dans ces pays, ont essaimé.
En particulier dans la zone du lac Tchad, qui a perdu 90% de sa surface en 40 ans, est extrêmement difficile à contrôler pour les armées régulières et où l’ISWAP aurait regroupé quelques 3.000 combattants.
Au Tchad, quatre militaires ont été tués par ces djihadistes le 2 décembre dans l’attaque d’une de leurs positions sur les rives du lac. Ces derniers mois, nombre de civils ont été tués ou enlevés dans cette zone également, au Tchad et au Cameroun notamment.
Le 14 août, une kamikaze, de Boko Haram selon l’armée, avait tué six personnes en faisant exploser sa veste piégée dans la cour d’un chef traditionnel.

Avec AFP/VOA

RDC : Nouvelle polémique après le rappel de deux ambassadeurs

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RDC : Nouvelle polémique après le rappel de deux ambassadeurs

Kinshasa (RD Congo) – 18 déc. 2019 17:56

Dans un document datant de la fin du mois de novembre et largement partagé sur les réseaux sociaux ce mercredi, des explications ont été exigées par Marie Ntumba Nzenza, la ministre des Affaires étrangères, sur le soutien appuyé de la RDC à la Chine dans le dossier des Ouighours au Conseil des droits de l’homme.
Une décision contestée par le Sénat
Dans le camp du FCC de l’ancien président Kabila, on soutient que la pression des Etats-Unis sur le président Félix Tshisekedi aurait motivé cette décision.
Le Sénat conteste la procédure utilisée par Marie Ntumba Nzenza pour mettre fin aux fonctions des deux diplomates. La ministre est sommée par le Sénat de s’expliquer sur sa décision, comme le rapporte la sénatrice Francine Muyumba, présidente de la Commission des relations extérieures du Sénat. 
Zenon Mukongo Ngay a été rappelé de Genève
“En ce qui concerne les deux ambassadeurs, nous avons tout ce qu’il y a comme informations, nous avons le message de notre ministre des Affaires étrangères, nous avons également des notes explicatives des concernés. C’est qui est plus important à savoir est que le poste d’ambassadeur est un poste avec beaucoup de dignité, c’est l’image du pays. Et le monde nous regarde, donc nous attendons la réponse de la ministre.”
Jusqu’à présent il n’y a pas eu de réaction officielle du gouvernement, ni de l’UDPS, son parti.
L’ambassadeur au Japon également rappelé
Ancien vice-ministre des Affaires étrangères et membre du FCC, Yves Kisombe s’interroge sur les conséquences de cet acte sur la coalition FCC-CACH au pouvoir.
“Cet acte qui n’est pas régulier peut susciter des interrogations sur le plan politique par rapport à la coalition gouvernementale, par rapport à la volonté du président de la République de faire avancer les choses de manière harmonieuse.”
Quant à l’ambassadeur de la RDC au Japon, Ramazani bin Kithima, il a lui aussi été rappelé définitivement à Kinshasa. Il est accusé d’avoir spolié l’immeuble de l’ambassade congolaise à Tokyo, une accusation qu’il réfute.
Un cas cornélien pour les ambassadeurs rappelés
Cette nouvelle discorde politique apparait en toile de fond du partage des responsabilités sur la diplomatie et les entreprises publiques au sein de la coalition FCC et CACH.
Hervé Diakiese est membre de la société civile et il estime que les ambassadeurs nommés par l’ancien président Joseph Kabila risquent de se retrouver dans une situation où ils auront à choisir entre deux fidélités contradictoires.
“Si Félix Tshisekedi aujourd’hui revient sur la logique de main tendue, de bras ouvert, alors forcément les ambassadeurs restés en poste depuis cette époque (du régime Kabila, ndlr) vont se retrouver dans une situation schizophrénique”, explique Hervé Diakiese. “Ils ne peuvent ni renier les engagements pris au nom de la République dans le passé, ni aujourd’hui être appelés peut-être à passer des messages totalement contradictoires. Dans la logique de cohabitation ou coalition, ça va être une source réelle de problèmes pour le pays.”
Rappelons que tous les diplomates congolais en poste aujourd’hui avaient été nommés par l’ancien président Joseph Kabila.

Avec DW français

Braquage à la cathédrale de Yaoundé

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Braquage à la cathédrale de Yaoundé

Yaoundé (Cameroun) – 17 déc. 2019 22:03

Le porte parole de l’Archidiocèse précise que la dame se porte bien et qu’une enquête est ouverte à la gendarmerie.
Il ne confirme pas que l’argent emporté s’élève à 8 millions.
Un montant annoncé dans la presse locale et sur les réseaux sociaux.
Mais il déclare que “la dame gère plusieurs caisses et le contenu de ces différentes caisses a été emporté”. “Il serait donc prématuré d’avancer un montant” conclut-il.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : le retour de Bozizé cristallise les tensions

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Centrafrique : le retour de Bozizé cristallise les tensions

Bangui (République centrafricaine) – 17 déc. 2019 21:58

Le doute plane toujours sur la manière dont il a pu entrer dans le pays. Un doute qui illustre un malaise difficile à cacher par les autorités du pays.
Des interrogations sur le retour de Bozizé
Par quels moyens François Bozizé a-t-il débarqué à Bangui ? Où réside-t-il dans la ville ? Quelles sont les motivations de ce retour alors qu’il est visé par des sanctions des Nations unies ainsi que par un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine ?
Autant de questions auxquelles le gouvernement n’est pour l’instant pas en mesure de répondre.
Même si les autorités promettent de livrer leurs versions officielles lors d’une conférence de presse mercredi (18 décembre), elles dénoncent la démarche unilatérale de l’ancien président, affirmant que celui-ci est revenu sans les avoir prévenues.
Elles confient toutefois être sollicitées par le KNK, le parti de François Bozizé, pour assurer la sécurité de ce dernier maintenant qu’il est sur le territoire national.
Une demande délicate à exécuter pour le gouvernement tant que le lieu de résidence de François Bozizé est tenu secret, pour des raisons de sécurité, d’après son entourage.
Des craintes de son arrestation
Interrogés, les proches de François Bozizé fustigent l’attitude du gouvernement qui ne cache pas ses intentions d’arrêter leur leader. D’où cette mesure prise visant à empêcher tout contact, y compris des communications téléphoniques (de peur qu’il ne soit localisé).
A la présidence de la République, le porte-parole explique qu’il souhaite laisser le soin à la justice de traiter de la question en toute indépendance.
Il regrette toutefois que le cabinet présidentiel n’ait reçu aucune notification officielle de l’arrivée à Bangui de François Bozizé.
La veille, le KNK a pourtant déclaré à la presse avoir saisi officiellement toutes les autorités du pays, ainsi que les différents corps diplomatiques accrédités, de l’arrivée à Bangui de leur leader, François Bozizé.

Avec DW français

Polémique autour de la présence de Bozizé à Bangui, la CPI s’active pour son arrestation.

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Centrafrique.com/lancien-president-francois-bozize-debout-au-milieu-des-membres-de-son-bureau-politique-le-17-decembre-2019-par-knk/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'ancien Président de la République François Bozizé, débout au milieu des membres du bureau politique de son parti KNK, le 17 décembre 2019. Crédit photo : KNK
l’ancien Président de la République François Bozizé, débout au milieu des membres du bureau politique de son parti KNK, le 17 décembre 2019. Crédit photo : KNK

 

Polémique autour de la présence de Bozizé à Bangui, la CPI s’active pour son arrestation.

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est désormais officiel, avec des preuves vidéo fournies par son parti KNK,   l’ancien Président François Bozizé est bel et bien de retour à Bangui. Les Centrafricains exigent la démission du gouvernement pour mensonge aggravé, et la CPI s’active en coulisse pour son arrestation.

 

« Il faut mettre fin activement aux folles rumeurs alimentées par le pouvoir de Bangui à propos du retour en République centrafricaine  du Président de KNK, l’ancien Président de la République François Bozizé »,  a indiqué à CNC un cadre du parti KNK (Kwa Na Kwa), avant de publier sur les réseaux sociaux, ce mardi 17 décembre,  les images et vidéos montrant l’ancien Président en réunion avec les membres du  bureau politique de son parti.

Une véritable action audacieuse du KNK, un désastre politique pour le pouvoir de Bangui qui n’a cessé depuis 48 heures de nier la présence de l’ancien chef de l’État François Bozizé en Centrafrique.

Le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, le porte-parole de la présidence de la République Albert Mokpem Yaloké, le ministre conseiller du chef de l’État fidèle Gouandjika, le conseiller en communication du chef de l’État Wilfried Sebiro, y compris la quasi-totalité des  membres du bureau politique du parti présidentiel MCU, étaient jusqu’alors ferme sur leur position, disant que l’ancien chef de l’État François Bozizé n’est pas à Bangui. En tout cas pour eux, le KNK a menti au peuple centrafricain et à la communauté internationale, pour la simple raison que les échéances électorales s’approchent, et il tente tout pour le tout pour faire savoir au monde que Bozizé serait à Bangui 12 mois avant  le dépôt des candidatures à la présidentielle comme prévoit la constitution de la République centrafricaine.

Mais voilà ! KNK vient une fois de plus mettre le pouvoir de Bangui devant leur propre ignorance, leur incompétence en publiant les images concrètes de l’ancien Président François Bozizé, entouré de ses fidèles à Bangui ce mardi 17 décembre.

Une démonstration politique unique en son genre qui a ému tout le peuple centrafricain qui ne demande qu’une chose, la démission  du Président Faustin Archange TOUADERA et de son Premier ministre Firmin NGRÉBADA pour incompétence avérée.

« Nous sommes tous des morts dans ce pays. Comment un gars comme Bozizé, très connu dans le pays,  pourrait traverser tout le pays des milliers des kilomètres pour arriver dans la capitale Bangui sans que les autorités du pays ne le sachent ? Incroyable, mais vrai. Nous sommes gouvernés par des abrutis qui doivent immédiatement être démis de leurs fonctions », s’alarme Mathieu KOUTOU, un enseignant universitaire.

Au-delà des autorités et du peuple centrafricain, les autorités judiciaires, notamment de la Cour pénale internationale, s’intéressent de près au dossier François Bozizé. Des sources dignes de foi expliquent à CNC sous couvert d’anonymat  que des recherches seraient en cours pour tenter de le localiser avant week-end, et si possible  l’arrêter. « Son mandat d’arrêt est prêt » indique la même source.

En tout cas, le retour de Bozizé, désormais officiel, ouvre un nouveau chapitre difficile, voire très compliqué  pour les classes politiques, y compris les autorités du pays.

 

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Combat d’Amdafock, la ville est désormais sous contrôle total du FPRC.

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Centrafrique.com/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un véhicule du FPRC à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Un véhicule du FPRC à Bria, dans la préfecture de haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Combat d’Amdafock, la ville est désormais sous contrôle total du FPRC.

 

Birao (République centrafricaine) – Après avoir repris la ville frontalière d’Amdafock aux mains du MLCJ, les combattants rebelles du FPRC, appuyés par le général Abdoulaye Miskine du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), progressent dangereusement vers la ville de Birao, chef lieu de la préfecture de la Vakaga, située à 1078 kilomètres de Bangui, à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.

 

Le bilan est lourd, voir catastrophique pour le MLCJ depuis la contre-offensive du FPRC le dimanche dernier dans la ville stratégique d’Amdafock, selon un officier MLCJ joint au téléphone depuis Birao.

D’après lui, parmi les neuf (9) bases opérationnelles du MLCJ dans la région, quatre (4) sont déjà tombées aux mains du FPRC.

Du côté du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) , on affirme que cinq (5) bases du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ)  sont tombées depuis le début du combat, la dernière cet après-midi, et les combats se concentrent désormais à quelques dizaines de kilomètres de Birao, principal bastion du MLCJ.

Selon une source digne de foi contactée depuis Amdafock, le général Abdoulaye Miskine, patron du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) serait aussi sur le terrain avec ses éléments au côté du FPRC contre le MLCJ.

Pour un observateur local, la raison de cette guerre fratricide entre MLCJ et FPRC serait économique, avec le contrôle des droits de douane illégaux aux frontières, du prélèvement des taxes sur les produits, contrôle des trafics d’armes, etc.

Pour l’heure, aucun bilan définitif n’est disponible, mais une source indépendante indique qu’une dizaine des combattants tués, principalement du MLCJ dont les corps continuent d’arriver à Birao sur des motos, ainsi que des blessés.

Les combats entre le FPRC et MLCJ ont débuté début septembre 2019 avec l’assassinat du fils du sultan de Birao par un groupe non identifié, que le MLCJ accuse d’être des éléments du FPRC.

 

Moïse Banafio

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Centrafrique : Les policiers centrafricains réclament le décret d’application de leur statut particulier

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Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR

 

Les policiers centrafricains réclament le décret d’application de leur statut particulier

 

Bangui )République centrafricaine) – La police centrafricaine est entrée en grève d’une journée ce mardi 17 décembre 2019 pour réclamer la signature du décret d’application de leur statut particulier. Selon le constat, l’absence des agents de la police réglementant la circulation dans la capitale était remarquée sur les principales artères de la capitale centrafricaine et dans les commissariats, seulement des services minimums étaient assurés.

 

Très tôt le matin, la direction générale de la police est transformée en un lieu des vacarmes assourdissants accompagnés des coups de sifflet. Une manière pour les policiers d’exprimer leur ras-le-bol.

Au cœur de cette énième manifestation des policiers centrafricains, il s’agit de l’épineuse préoccupation relative à la signature du décret d’application du statut particulier de la police nationale. Première conséquence, les activités sont paralysées dans les différents commissariats et carrefours où les agents de la police assurent la sécurité des circulations routières.

Le statut particulier de la police centrafricaine a été adopté en 2008, mais son applicabilité est bloquée au niveau du décret d’application qui doit entériner son effectivité. Ce statut particulier crée un cadre professionnel convenable  et social pour le bien-être des agents de la police nationale. Car pour les responsables syndicaux, « le policier centrafricain n’est pas bien protégé socialement et gagne un salaire de misère comparativement à ce que nous faisons », ont-ils laissé entendre ? D’autres pointent du doigt la faiblesse de leur élite dans les négociations avec le gouvernement, « à plusieurs reprises, nous avons ouvert une série de dialogue, mais sans suite. Depuis 2008, rien n’est fait, seulement que des promesses. Soit les gens ne veulent rien faire pour nous, soit nos responsables sont dans la complaisance », croient-ils.

Cette grève a donné libre cours aux conducteurs de mototaxis de sillonner le centre-ville de Bangui,  comme bon leur semble. C’est la deuxième fois au titre de cette année que les agents de la police puissent monter au créneau pour réclamer le décret d’application du statut particulier de ce corps.

 

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Un ministre en garde à vue dans une affaire de détournement

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Un ministre Tchadien en garde à vue dans une affaire de détournement

Ndjamena (Tchad) – 17 déc. 2019 02:23

Selon un haut responsable de la police tchadienne, ils ont été auditionnés lundi après une plainte de l’Inspection générale d’Etat “pour détournement de deniers publics, complicité de détournements et abus de fonction”. L’Inspection générale d’Etat accuse les deux hommes de “prévarication dans la gestion du Programme national du développement” et de plusieurs autres projets, selon la source policière. Ils sont soupçonnés d’avoir détourné des fonds dans le cadre de “marchés publics” passés depuis 2016, a précisé leur avocat. Début décembre, le secrétaire général de la présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet, ancien Premier ministre, avait été incarcéré, mis en cause dans une affaire de détournement de fonds publics notamment. Immense pays s’étendant de l’Afrique centrale à la bande sahélo-saharienne, le Tchad est dirigé par le président Idriss Déby Itno depuis 1990. Il est classé parmi les pays les plus pauvres du monde, mais aussi parmi les plus corrompus.
Avec AFP/VOA
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Niger : ça grogne dans le centre d’accueil pour réfugiés

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Niger : ça grogne dans le centre d’accueil pour réfugiés

Niamey (Niger) – 17 déc. 2019 02:08

C’est le cas de Haroun, un éthiopien de 27 ans qui attend depuis deux ans. 
“Nous étions en prison en Libye et c’est le HCR qui nous a libérés et acheminés vers ici. Mon rêve est de travailler en Europe afin de  pouvoir payer mes dettes contractées au pays.”
Selma, une Erythréenne de 27 ans et mère d’un petit garçon d’un an et demi est aussi à bout de patience. Elle dénonce les conditions de vie dans le centre : “Ils nous ont promis trois mois pour partir en Europe, aujourd’hui j’ai fait deux ans dans ce pays et la vie dans ce centre est horrible.”
Lors d’une récente visite dans ce centre d’évacuation temporelle de migrants, la sous-secrétaire générale des Nations unies aux affaires humanitaires, Ursula Müller a demandé aux pays européens d’honorer leur engagement.
“Ils ont perdu tout espoir. J’en appelle aux pays, d’accélérer  le processus et honorer leur promesse  afin de donner une nouvelle vie pleine d’espoir à toutes ces personnes”, avait déclaré Ursula Müller.
Aujourd’hui, le risque d’émeute est élevé dans le centre. Le désespoir provoque un sentiment radical chez les réfugiés.
De quoi préoccuper les populations riveraines qui n’ont jamais vu d’un bon œil, l’installation du centre à proximité.  Niger : plus de 2 millions de personnes vulnérables
Le nombre de réfugiés et de déplacés en constante augmentation
Genève accueille ce mardi (17.12.19), un forum mondial des réfugiés.
La rencontre qui va durer trois jours permettra aux décideurs politiques de relancer le Pacte mondial sur les réfugiés adopté l’an dernier. 
Le nombre de réfugiés et de déplacés est en constante augmentation, en partie à cause des crises et conflits comme en Libye. 
Ce nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence au Niger devrait même augmenter en 2020. (11.12.2019)  

Avec DW français

La Centrafrique va former 1.000 nouveaux jeunes policiers et gendarmes

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Épreuve sportive du recrutement dans la police et gendarmerie. Copyright2019MINUSCA

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Centrafrique va former 1.000 nouveaux jeunes policiers et gendarmes
 

Bangui (République centrafricaine) – 17 déc. Ce recrutement, qui comprend 258 femmes, vise à renforcer et en même temps à rajeunir les effectifs de la police ainsi que de la gendarmerie en République centrafricaine (RCA), a indiqué le directeur de cabinet du ministère centrafricain de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, Jean-Sosthène Dengbè.

D’après lui, tous les ressortissants des régions centrafricaines ont été pris en compte pour la sélection des lauréats, qui vont intégrer leur établissement de formation respectif le week-end prochain.
La transparence du processus de sélection des jeunes appelés à devenir policiers ou gendarmes a été garantie par la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) en tant que partenaire.

Avec Xinhua

Centrafrique : Suicide d’un auxiliaire de police à Bangui.

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Centrafrique.com/des-policiers-en-formation-a-lecole-nationale-de-police-au-pk10-route-de-samara-par-anselme-mbata-cnc-le-11-decembre-2018-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des policiers en formation à l'école nationale de police le 11 décembre 2018 à Bangui. Créditi photo : Anselme Mbata / CNC.
Des policiers en formation à l’école nationale de police le 11 décembre 2018 à Bangui. Créditi photo : Anselme Mbata / CNC.

 

Suicide d’un auxiliaire de police à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – Il s’appelle Jean-Armand BISSA, un gardien de la paix stagiaire, âgé d’une trentaine d’années. Son corps a été retrouvé pondu à son domicile situé dans la banlieue de Bangui, au PK13, sur la route de Boali, a-t-on appris de source proche de la famille.

 

À l’annonce de la nouvelle ce lundi 16 décembre, ses collègues de la compagnie musique, dans laquelle il a passé cinq ans, ont été ébranlés. Ils parlent d’un acte de désespoir par lequel il serait plongé depuis plusieurs semaines.

D’après ses proches, interrogés par CNC, la mort de monsieur Jean-Armand BISSA serait probablement liée à ses problèmes familiaux. Selon eux, la victime aurait retrouvé sa conjointe avec son amant, un porteur de tenue, sur son lit conjugal quelques jours avant son suicide. Ce n’est pas nouveau, disaient-ils, que la femme avait cette habitude de tromper son conjoint BISSA :  « À chaque fois, elle lui a dit qu’elle se rendait à une veillée mortuaire. Et ce, durant trois jours d’affilés,  sans que la victime n’en parle », explique ses proches.

Monsieur Jean-Armand BISSA, qui vient de mettre fin à sa vie le week-end dernier, avait  passé au moins cinq ans de ses activités professionnelles dans la compagnie de la musique de la police avant d’être muté récemment à la compagnie nationale de sécurité (CNS). Il faisait partie des 800 auxiliaires de police qui ont manifesté récemment pour demander leur incorporation.

Par ailleurs, lors de la dernière Assemblée nationale du syndicat de la police nationale le samedi dernier, une grève de huit jours, qui débutera cette semaine, a été décidé par les policiers, conformément à leur bras de fer avec le gouvernement au sujet de leurs  statuts spéciaux dont le décret n’a toujours pas été appliqué intégralement.  Aucun service minimum ne sera mis en place durant la période de la grève, a-t-on appris de source syndicale.

 

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Centrafrique : Le personnel du ministère des Affaires étrangères en grève ce lundi

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Centrafrique.com/banderole-des-manifestants-ce-matin-du-lundi-16-decembre-2019-devant-le-ministere-des-affaires-etrangeres/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Banderole des manifestants ce matin devant le ministere des affaires étrangères à Bangui.
Bandorole des manifestants devant le ministère des affaires étrangères à Bangui, le 16 décembre 2019. Crédit photo : Cédric Wa Gomba./ CNC

 

Le personnel du ministère des Affaires étrangères en grève ce lundi

 

Bangui (République centrafricaine) – Le personnel du Ministère des Affaires étrangères a manifesté ce matin pour réclamer du gouvernement la reconnaissance de leur statut particulier, le mouvement général du personnel, et une meilleure condition de vie et de travail en assurant le bien-être et la dignité des diplomates à l’étranger.

 

Tôt le matin, l’entrée du ministère est barricadée et la cour envahie par les manifestants avec des feuilles de palmiers en main scandait « trop c’est trop, nous voulons la justice sociale fondée sur l’égalité des chances ».

Au cœur de cette manifestation portée par le personnel du ministère des affaires étrangères indigné, plusieurs points sont inscrits et sur lesquels ils exigent des réponses. Sur les banderoles brandies par les manifestants on peut lire, « nous voulons le statut particulier, le mouvement général du personnel, les meilleures conditions de vie et de travail. La stricte application des textes de base, etc. ».

La presse s’est rapprochée auprès du ministre délégué au ministère des Affaires étrangères, Chancelle Sokodé Ndeugbayi, pour avoir sa version des faits, ce dernier n’a pas voulu se prononcer. Cette grève est la suite logique d’une première série de manifestations du personnel dudit ministère le 11 novembre dernier au cours de laquelle ils réclament du gouvernement de meilleures conditions de travail, l’égalité des chances dans la promotion interne et la reconnaissance de leur statut particulier.

Cédric Wa-Gomba

 

Centrafrique : Un réseau de trafic d’ossements centrafricains camerounais démantelés par la gendarmerie camerounaise

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Centrafrique.com/des-refugies-centrafricains-regroupes-sur-un-site-a-lest-du-cameroun-par-le-hcr-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l'Est du cameroun par le HCR
des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR

 

Un réseau de trafic d’ossements centrafricains camerounais démantelés par la gendarmerie camerounaise.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – la gendarmerie camerounaise a lancé une opération de démantèlement d’un réseau de trafic d’ossements entre Bertoua et la Centrafrique. Au cours de cette opération, trois ressortissants centrafricains accusés de trafic d’ossements ont été interpellés la semaine dernière par la gendarmerie régionale de ce pays voisin alors qu’ils étaient en train d’exhumer des squelettes.

 

De sources locales, les trois Centrafricains ont été arrêtés en fin de la semaine dernière par la gendarmerie nationale camerounaise. Ils sont accusés d’entretenir un réseau mafieux de trafic d’ossements humains entre les frontières centrafricaines et camerounaises.

Les faits se sont produits au niveau du camp des réfugiés centrafricains installés à Gado-Badzéré, région de l’est du Cameroun, car, selon la gendarmerie camerounaise, « était leur champ d’opération », a-t-on appris de sources sécuritaires régionales.

Les services des renseignements camerounais ont mis en place une brigade spéciale pour démanteler ce réseau transfrontalier en collaboration avec les forces de sécurité intérieure de la Centrafrique. « Ces ossements viennent d’un pays frontalier, où le commanditaire avait assisté à l’enterrement de celui dont les ossements sont présentés aujourd’hui (une soixantaine d’os). Il a attendu un an puis est allé déterrer ces os et est venu les enterrer à Gado-Bazéré », explique un haut gradé de la gendarmerie de Yaoundé.

Les régions de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-M’baere, en Centrafrique, sont réputées et considérées depuis une belle lurette comme un haut-lieu du trafic d’ossements humains. Des ressortissants camerounais centrafricains et nigérians  sont pleinement impliqués dans ce business de la mort au nom des rites et pratiques occultes.

Pour rappel, au début de cette année, un pareil réseau a été démantelé par la gendarmerie centrafricaine entre Berberati-Kenzo et Carnot et des jeunes de ces régions y étaient fortement impliqués.

CNC

 

 

À peine rentré au pays, l’ancien président François Bozizé est menacé d’arrestation.

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Centrafrique.com/bozize-francois-filme-quelques-jours-avant-sa-chute-par-jeune-afrique-en-2013/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique  
François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les
rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

 

À peine rentré au pays, l’ancien président François Bozizé est menacé d’arrestation.

 

Bangui (rcc) – « Nous n’avons aucun signe de sa présence sur le sol centrafricain. Mais si l’information se révèle vraie, le mandat d’arrêt délivré à son encontre en 2013 sera exécuté automatiquement », a annoncé le parquet général de Bangui, lors d’un échange téléphonique avec la rédaction du CNC.

 

La nouvelle de l’arrivée surprise à Bangui de l’ancien chef de l’État François Bozizé a profondément bouleversé l’opinion publique ce lundi 16 décembre. Personne n’ose y croire, y compris le pouvoir de Bangui qui qualifie cette information de rumeurs non fondées : « nous n’avons aucune indication, encore moins un signe de sa présence sur le territoire national », a réagi le porte-parole de la présidence Albert Yaloké dans un échange téléphonique.

Pour la justice centrafricaine, qui avait lancé un mandat d’arrêt à son encontre en 2013 à l’époque de l’ancien président de transition Michel Djotodia, si la présence de l’ancien chef de l’État François Bozizé se confirme, le mandat d’arrêt sera automatiquement exécuté : « Pour le moment, nous avons appris la nouvelle de son retour en Centrafrique par la voie de presse sans que cela soit confirmé par notre bureau. Dans le cas où la nouvelle s’avère vraie, le mandat d’arrêt émis à son encontre sera exécuté naturellement », a indiqué le parquet général de Bangui, lors d’un échange téléphonique avec la rédaction du CNC.

Au-delà des autorités centrafricaines, l’opinion publique nationale est aussi divisée sur la question du retour de l’ancien chef de l’État au pays.

Pour certains, il est bien normal que Bozizé soit rentré. C’est avant tout son pays. « Même si la justice centrafricaine a des choses à lui reprocher, laissez-lui le temps de se défendre devant la justice de son pays comme tout autre citoyen», réagissent-ils dans les rues de la capitale Bangui. Tandis que les autres, qui ne veulent entendre le retour de Bozizé, préfèrent se moquer de lui : « …il a fui comme un lapin devant les Seleka, le voilà de retour comme une souris dans sa cache de Boy-Rabe. Nous attendons de voir la réaction concrète des autorités judiciaires. Il faut l’arrêter immédiatement si la nouvelle de son retour se confirme ».

Cependant, à Bangui, un collectif des victimes du régime de l’ancien président François Bozizé se prépare à descendre dans les rues de la capitale au courant de cette semaine afin de demander son arrestation.

Depuis quelques semaines, dans les arrondissements de Bangui, le parti KNK, créé par l’ancien chef de l’État François Bozizé, organise des meetings, avec l’appui de certains partis politiques de l’opposition pour exiger aux autorités la délivrance d’un passeport à leur leader, qui est par ailleurs sous sanction des nations unies, mais aussi boudées par les compagnies aériennes qui sont menacées des mesures répressives  par une circulaire du ministère centrafricain de l’Aviation civile, laquelle le collectif de ses  avocats avait déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif le mois dernier. Depuis cette date, la tension entre les autorités et le parti de l’ancien président Bozizé est palpable.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

 

Alerte info : l’ancien Président François Bozizé vient de rentrer au pays par voie terrestre.

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Centrafrique.com/centrafrique-dialogue-de-khartoum-lettre-de-lancien-president-francois-bozize-a-moussa-faki/francois-bozize-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26051 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>l'ancien Président François Bozizé
L’ancien Président centrafricain François Bozizé.

 

Alerte info : l’ancien Président François Bozizé vient de rentrer au pays par voie terrestre.

 

Bangui (République centrafricaine) – L’information, confirmée par une source sécuritaire, faisant état de l’arrivée de l’ancien chef de l’État François Bozizé par la voie terrestre depuis dimanche nuit.

 

Même si le gouvernement n’a pas encore confirmé son arrivée, plusieurs sources proches du KNK affirment que l’ancien chef de l’État est bel et bien rentré au pays depuis dimanche soir, sans faire plus de détail.

Selon les mêmes sources, son parti KNK va organiser dans quelques heures un point de presse pour annoncer officiellement son retour au pays.

S’agit-il d’une vraie ou fausse information ? Difficile de le savoir pour l’instant.

Rappelons que Le collectif des avocats de François Bozizé, piloté par le doyen des avocats de la défense Me Nicolas Tiangaye, avait  entamé une requête en annulation de la circulaire du ministère de Transport et de l’aviation civile, datant de 2016, interdit à toutes les compagnies aériennes faisant trafic vers la Centrafrique de prendre à bord l’ancien Président centrafricain.

La justice, qui a rendu son verdict la semaine dernière, avait donné raison, en tout cas à moitié, au collectif des avocats de Bozizé.

Pour les proches du Président Touadera, l’ancien Président Bozizé, une fois de retour au pays, risquerait d’avoir des ennuis judiciaires comme son fils Francis.

Affaire à suivre de près…

 

 

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Centrafrique : Combat en cours entre FPRC et MLCJ dans la ville d’Am-dafock  .

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Centrafrique.com/une-dizaine-des-combattants-de-la-seleka-en-civil-et-tenue-en-arme-dans-une-foret-moins-desense-bien-mais-cest-leur-dos-qui-sont-visibles/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Combat en cours entre FPRC et MLCJ dans la ville d’Am-dafock  .

 

Birao (République centrafricaine) – Depuis dimanche après-midi, des combats ont repris entre les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), et leurs frères rivaux du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) dans la ville d’Am-dafock  , à l’extrême nord de la RCA, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

D’après des éléments d’informations recoupées sur place, les affrontements entre les deux groupes rivaux ont débuté vers 14 heures par une contre-offensive des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction puissante de l’ex-coalition Seleka dirigée par Noureddine Adam.

Le FPRC, qui a mené cette offensive sur plusieurs fronts, aurait déployé des dizaines des mercenaires dans ses rangs pour mener à bien cette bataille décisive, comme faisait le MLCJ en septembre, puis en octobre dernier.

Pendant ce temps, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui Bangoran, des dizaines des motos, remplie des combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par l’autoproclamé Général Mahamat Al Khatim sont arrivées dans la ville. L’objectif, selon un officier du FPRC contacté par CNC, serait de renforcer les troupes qui sont déjà sur le théâtre d’opérations, explique-t-il.

Cependant, les rebelles du FPRC, qui ont quitté Bria dimanche pour la ville d’Am dafock, se sont affrontés avec ceux du MLCJ dans la ville de Sam Ouaddja,située à 539 kilomètres de Birao.

Pour l’heure, les rebelles du  FPRC semblent progresser, et plusieurs positions du MLCJ auraient été anéanties par le FPRC. Aucun bilan est disponible pour le moment.

Il y’a lieu de rappeler qu’en septembre et octobre derniers, des combats ont opposé le FPRC, dirigé par le général Noureddine Adam, au MLCJ, du ministre Gilbert Toumou Déa, faisant au total une quarantaine des morts, principalement des combattants rebelles.

Affaire à suivre…

 

Moïse Banafio, grand reporter du CNC pour le Grand Nord

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