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30 000 soldats pour quelle armée ? Balalou confond quantité et efficacité militaire

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30 000 soldats pour quelle armée ? Balalou confond quantité et efficacité militaire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Les-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-dune-intervention-sur-un-chantier-minier-vers-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>30 000 soldats pour quelle armée ? Balalou confond quantité et efficacité militaire
Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre se félicite d’avoir dépassé le seuil des 30 000 soldats avec 644 nouvelles recrutes, oubliant que le nombre ne fait pas la force dans une armée professionnelle, sauf dans une armée des vigiles pour des sites miniers des chinois.

 

 

Le 1er septembre 2025, Maxime Balalou a livré une nouvelle démonstration de sa conception particulière de la stratégie militaire. Avec un enthousiasme débordant, le ministre s’est félicité de l’incorporation de 644 nouvelles recrues de la 17e promotion des FACA, permettant selon lui de franchir le cap symbolique des 30 000 soldats. Cette obsession du chiffre rond témoigne d’une approche quantitative de la défense qui confond effectifs pléthoriques et efficacité opérationnelle.

 

“Et nous dépassons le cap de 30 000 soldats , ce qui nous rassure et renforce l’idée que le gouvernement se fait de donner la capacité de renforcer la sécurité dans le pays et de sécuriser également les développements de notre pays”, déclare fièrement Balalou. Cette satisfaction béate devant un simple chiffre dévoile une méconnaissance profonde des enjeux de la défense moderne, où la qualité prime largement sur la quantité.

 

Le porte-parole gouvernemental présente cette incorporation comme un “pas décisif” vers une “armée républicaine professionnelle”. Mais qu’y a-t-il de professionnel dans cette course effrénée aux effectifs ? Une armée professionnelle se caractérise par la formation de ses cadres, la modernité de ses équipements, la pertinence de sa doctrine et l’efficacité de son commandement, pas par le nombre brut de ses soldats.

 

Cette stratégie du “toujours plus” interroge d’autant plus que la Centrafrique peine déjà à équiper, nourrir et payer correctement ses militaires actuels. Comment le gouvernement compte-t-il assurer la formation, l’encadrement et la logistique de ces 30 000 hommes quand il éprouve déjà des difficultés avec des effectifs moindres ?

 

Mais le véritable problème de ce recrutement de masse réside dans sa qualité déplorable. Sur le terrain, cette armée de 30 000 hommes se distingue davantage par ses dérives que par son efficacité opérationnelle. Nombreux sont ces soldats mal formés qui se livrent au braquage et à la criminalité, faute d’encadrement adéquat et de formation professionnelle digne de ce nom.

 

Ces militaires improvisés n’ont reçu qu’une formation sommaire des Mercenaires russes centrée sur l’usage des armes. “Nous sommes formés pour tuer”, confient certains d’entre eux à Zemio avec une franchise glaçante. Cette approche primitive de la formation militaire transforme l’armée centrafricaine en réservoir de violence plutôt qu’en instrument de sécurité. Le rôle d’un soldat professionnel ne se résume pas à “tuer” mais à protéger, dissuader, pacifier et servir la nation.

 

Sans logistique digne de ce nom, ces 30 000 hommes ne constituent pas une armée mais une masse désorganisée d’hommes en armes. Une force armée sans approvisionnement, sans coordination et sans doctrine cohérente ne peut prétendre au statut d’institution militaire professionnelle. L’absence de structures logistiques transforme ces effectifs pléthoriques en charge plutôt qu’en atout stratégique.

 

La réalité du terrain dévoile l’utilisation détournée de ces soldats. Beaucoup sont affectés à la garde de sites miniers chinois, à la protection de magasins libanais ou à la sécurité personnelle de dirigeants. Cette armée de 30 000 hommes se transforme ainsi en agence de gardiennage géante, où les militaires deviennent gardiens de boutiques ou gardes du corps de directeurs généraux et de ministres.

 

Cette dérive fonctionnelle vide l’armée centrafricaine de sa mission régalienne. Au lieu de défendre le territoire et d’assurer la sécurité collective, ces soldats se muent en employés de sécurité privée au service d’intérêts particuliers. Cette privatisation déguisée de la force publique constitue une négation des principes fondamentaux de la défense nationale.

 

Le comportement de ces militaires face au danger achève de décrédibiliser cette armée de façade. Dès les premiers coups de feu, ces soldats prennent la fuite au lieu de tenir leurs positions. Cette couardise chronique transforme l’armée centrafricaine en tigre de papier, impressionnante sur les parades mais défaillante au combat.

 

Cette réalité désolante contraste avec l’efficacité d’armées numériquement inférieures mais professionnellement supérieures. Une poignée d’hommes bien formés, bien équipés et bien commandés peut maîtriser une foule de 5 000 personnes, là où des milliers de soldats mal préparés fuient devant une évasion massive. La qualité militaire ne se mesure pas aux effectifs mais à la capacité opérationnelle réelle.

 

La composition de cette 17e promotion montre d’ailleurs les limites de cette politique de recrutement massif : 635 hommes pour seulement 9 femmes. Cette disproportion criante témoigne d’une approche archaïque de la modernisation militaire, qui ignore les bénéfices avérés de la mixité dans les forces armées contemporaines.

 

Balalou lie directement ce renforcement numérique aux “besoins sécuritaires persistants malgré les progrès”. Cette formulation euphémistique masque mal l’échec des politiques sécuritaires antérieures. Si malgré des années d’efforts et de soutien international, les “besoins sécuritaires persistent”, c’est peut-être que le problème ne se résume pas à un simple déficit d’effectifs.

 

Cette obsession quantitative traduit une vision militaire héritée des conflits du siècle passé, où les masses humaines constituaient encore un facteur décisif. Dans les conflits contemporains, une unité bien formée, bien équipée et bien commandée vaut largement plusieurs unités nombreuses mais déficientes en formation et en matériel.

 

Cette course aux chiffres pose également la question cruciale du financement. Comment la Centrafrique, pays parmi les plus pauvres au monde, peut-elle durablement entretenir 30 000 militaires ? Cette surcharge budgétaire ne risque-t-elle pas de compromettre d’autres secteurs essentiels comme l’éducation, la santé ou les infrastructures ?

 

Le ministre évoque la “vision du président Touadéra” pour justifier cette politique de recrutement massif. Mais quelle vision stratégique cohérente peut-on déceler dans cette accumulation d’effectifs sans considération apparente pour les moyens de les encadrer efficacement ?

 

Cette approche quantitative dévoile également une méconnaissance des défis sécuritaires spécifiques à la Centrafrique. Face aux groupes armés mobiles et insaisissables qui sévissent dans le pays, une armée nombreuse mais lourde et mal coordonnée risque de se montrer inadaptée aux exigences du terrain.

 

La vraie question n’est pas de savoir combien de soldats compte la Centrafrique, mais quelle est leur capacité opérationnelle réelle. Cette interrogation fondamentale reste soigneusement évitée par Balalou, trop occupé à célébrer ses statistiques flatteuses.

 

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Bangui : L’intoxication chimique, nouvelle arme des voleurs de taxi-motos, prend de l’ampleur. Trois victimes  inconscientes amenées à l’hôpital rien que le samedi dernier

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Bangui : L’intoxication chimique, nouvelle arme des voleurs de taxi-motos, prend de l’ampleur. Trois victimes  inconscientes amenées à l’hôpital rien que le samedi dernier

 

Bangui : L’intoxication chimique, nouvelle arme des voleurs de taxi-motos, prend de l’ampleur. Trois victimes inconscientes amenées à l’hôpital rien que le samedi dernier
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Samedi dernier, au moins trois conducteurs des taxis – motos hospitalisés après avoir été empoisonnés par des bandits qui utilisent des substances toxiques pour neutraliser leurs victimes avant de leur dérober leurs motos.

 

Depuis quelques mois, une nouvelle forme de criminalité se propage dans la capitale centrafricaine. Les voleurs de motos ont abandonné les armes à feu au profit de substances chimiques pour neutraliser leurs victimes.

 

 

Dimanche 15 novembre, l’équipe de Corbeaunews-Centrafrique s’est rendue à l’hôpital communautaire de Bangui où trois jeunes conducteurs de taxi-moto ont été hospitalisé, tous victimes d’intoxication volontaire lors d’agressions.

 

Le cas le plus grave concerne un conducteur qui demeure inconscient depuis son agression dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 novembre au quartier Fondo, dans le troisième arrondissement de Bangui. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès du personnel hospitalier, la victime avait pris en charge des clients pour une course vers l’aéroport. Arrivé dans une zone reculée du quartier, le jeune homme a été brutalement intoxiqué par un produit chimique, probablement administré par inhalation, avant de s’effondrer. Les agresseurs ont alors dérobé sa moto et pris la fuite.

 

Le conducteur, retrouvé inconscient sur place, a été transporté d’urgence à l’hôpital où il reste sous perfusion. Ses deux compagnons de chambre, victimes d’agressions similaires dans d’autres quartiers de la capitale, notamment à Gobongo et Combattant, ont heureusement repris conscience.

 

Cette méthode d’agression change la donne dans la criminalité urbaine à Bangui. Auparavant, les voleurs n’hésitaient pas à tirer sur les conducteurs pour s’emparer de leurs véhicules. Désormais, ils privilégient l’usage de substances toxiques dont la nature exacte reste à déterminer.

 

Le mode opératoire est toujours le même : les criminels se font passer pour des clients ordinaires, demandent une course vers une destination éloignée, généralement dans des zones peu fréquentées, puis administrent le produit toxique au conducteur avant de disparaître avec la moto.

 

Face à la multiplication de ces agressions, les conducteurs de taxi-moto doivent redoubler de prudence. Il leur est recommandé d’éviter les courses tardives, particulièrement après 21 heures, de refuser les courses vers des zones isolées sans accompagnement, et de signaler immédiatement tout comportement suspect.

 

Ce phénomène s’ajoute aux nombreux défis sécuritaires auxquels font face les habitants de Bangui, dans un contexte où les forces de sécurité peinent à endiguer la criminalité urbaine.

 

Par Brahim….

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Vakaga : un hippopotame attaque des pêcheurs à Ndifah

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Vakaga : un hippopotame attaque des pêcheurs à Ndifah

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-rivière-koto-très-bonne-dimension-pour-extérieur-et-intérieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : un hippopotame attaque des pêcheurs à Ndifah
Un homme dans sa pirogue sur la rivière Kodtto, à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un pêcheur a été blessé aux jambes ce lundi après-midi dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est du pays. L’attaque s’est produite vers 15 heures alors qu’il se trouvait dans sa pirogue.

 

 

En effet, les hippopotames ont attaqué violemment la pirogue  pendant qu’il pêchait sur la rivière de Ndifah, située à 35 kilomètres de Tiringoulou, . L’un des piroguiers, nommé Hassan, a reçu plusieurs coups aux jambes.

 

Après l’incident, monsieur Hassan a été transporté jusqu’au village 5 kilos communément appelé Mandjam, à environ cinq kilomètres de là, où il reçoit des soins.

 

Rappelons que dans ces localités, les rencontres avec les hippopotames peuvent tourner au drame. Ces animaux attaquent régulièrement les pirogues qui s’approchent trop près d’eux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Martin Dorotou….

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Ndélé : tensions après la désignation précipitée d’un successeur à la défunte députée Aziza. La famille accuse le sultan-maire Ibrahim Senoussi

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Ndélé : tensions après la désignation précipitée d’un successeur à la défunte députée Aziza. La famille accuse le sultan-maire Ibrahim Senoussi

 

Ndélé tensions après la désignation précipitée d’un successeur à la défunte députée Aziza. La famille accuse le sultan-maire Ibrahim Senoussi
La défunte député de Ndélé 1, madame Aziza

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À peine deux semaines après le décès de la députée Aziza Kassara Soumaïne de Ndélé 1, survenu le 25 octobre dernier à Bangui, une vive controverse secoue la préfecture de Bamingui-Bangoran. Le sultan-maire de Ndélé, Ibrahim Senoussi, a rapidement dépêché un proche pour assurer l’intérim parlementaire de la défunte et préparer sa candidature aux prochaines Élections législatives. Cette démarche précipitée a déclenché la colère de la famille de la députée et d’une partie de la population de Ndélé.

 

 

Le 6 novembre 2025, les membres de la famille de la députée Aziza se sont rendus en masse au domicile du sultan-maire pour exprimer leur indignation. Leur grief principal : Ibrahim Senoussi n’a pas respecté les traditions de deuil de la communauté musulmane centrafricaine.

 

« Dans notre communauté, il faut attendre 45 jours après un décès pour organiser la cérémonie finale. C’est seulement après cette période qu’on peut envisager d’autres questions », explique un proche de la famille joint au téléphone par la rédaction du CNC. « Mais le sultan n’a même pas attendu que notre sœur repose en paix. Avant les 45 jours, il se précipite déjà pour la remplacer. C’est un manque de respect total pour sa mémoire ».

 

La députée Aziza Kassara Soumaïne était l’unique femme députée musulmane de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Sa disparition a créé un vide dans la représentation de Ndélé 1, mais aussi dans la communauté musulmane du pays.

 

Le sultan-maire a choisi Mahamat Daoud pour assurer l’intérim parlementaire et préparer une candidature aux prochaines législatives. M. Daoud est actuellement directeur intérimaire des Mines. Originaire de la localité, il a été rapidement déployé à Bangui pour prendre le relais de la députée décédée.

 

Mais cette désignation pose plusieurs problèmes. D’abord, elle ignore les règles institutionnelles qui prévoient que c’est le député suppléant de la circonscription qui doit assurer l’intérim à l’Assemblée Nationale en cas de décès du titulaire. Les autorités à Bangui ont d’ailleurs demandé au suppléant de descendre dans la capitale pour prendre ses fonctions.

 

Ensuite, si une nouvelle candidature doit être présentée aux prochaines législatives, c’est au parti MCU – sous l’étiquette duquel Madame Aziza avait été élue – de choisir qui sera le candidat. Ce n’est pas à une seule personne, fût-elle sultan-maire, de décider qui remplacera la députée défunte.

 

« Si Madame Aziza a été candidate au nom du MCU, c’est ce parti qui doit maintenant réfléchir à celui qui postera à sa place », commente un observateur politique à Ndélé. « Pour l’intérim à l’Assemblée, c’est le député suppléant qui doit l’assurer. Mais ce sultan, malgré sa licence en sociologie, se comporte comme s’il ne comprend rien aux règles démocratiques. »

 

Cette affaire s’ajoute à une série de controverses qui ont terni l’image du sultan-maire Ibrahim Senoussi ces dernières années. À Ndélé, nombreux sont ceux qui comparent défavorablement son règne à celui de son père.

 

« À l’époque de son papa, le défunt sultan, le sultanat était respecté par tout le monde », raconte un habitant de Ndélé. « Mais maintenant, le sultanat est devenu un truc de vol, de mafia. C’est vraiment incroyable ce qui se passe. »

 

Ibrahim Senoussi a succédé à son père en 2015. Depuis, son cumul de fonctions – chef traditionnel et maire élu,  et sa gestion autoritaire ont fait l’objet de plusieurs critiques dans la presse centrafricaine et internationale.

 

La situation actuelle rappelle d’autres affaires où le sultan-maire a été accusé de confisquer des biens, de distribuer des permis miniers à des étrangers au détriment des populations locales, et d’agir comme s’il était au-dessus des lois.

 

La précipitation du sultan dans le dossier de remplacement de la députée Aziza s’explique aussi par ses propres ambitions politiques. Ibrahim Senoussi compte se présenter aux prochaines Élections municipales pour conserver son poste de maire de Ndélé.

 

Certains observateurs voient dans la désignation rapide de Mahamat Daoud  une tentative de contrôler à la fois le pouvoir local (la mairie) et la représentation nationale (le siège de député). Une telle concentration de pouvoir entre les mains du sultan et de ses proches inquiète une partie de la population.

 

Face aux accusations de la famille, le sultan-maire Ibrahim Senoussi a tenté de se dédouaner. Selon lui, ce n’est pas lui qui est à l’origine de la désignation de Mahmat Daoud pour remplacer la députée Aziza. Il rejette toute responsabilité dans cette affaire.

 

Mais la famille de la défunte n’en croit pas un mot. « C’est le sultan qui a fait ce jeu », affirme un membre de la famille. « Il peut dire ce qu’il veut maintenant, mais tout le monde à Ndélé sait que c’est lui qui tire les ficelles. »

 

Cette version est corroborée par plusieurs habitants de la localité qui confirment que le sultan-maire a bien pris l’initiative de cette désignation, probablement pour placer un homme de confiance à l’Assemblée Nationale.

 

La controverse autour du remplacement de la députée Aziza a créé des tensions importantes à Ndélé. D’un côté, la famille de la défunte et une partie de la population dénoncent le manque de respect du sultan pour les traditions et les procédures démocratiques. De l’autre, les partisans du sultan-maire défendent sa légitimité à intervenir dans les affaires de la circonscription.

 

Cette crise intervient dans un contexte politique tendu en République centrafricaine, avec les préparatifs des Élections législatives et municipales de décembre 2025. À Ndélé comme ailleurs dans le pays, les querelles pour le contrôle des sièges de députés et des mairies s’intensifient.

 

Mais au-delà des calculs politiques, c’est la mémoire de la députée Aziza Kassara Soumaïne qui est au cœur de cette affaire. Première femme musulmane à siéger à l’Assemblée Nationale centrafricaine pour représenter Ndélé 1, elle mérite que sa succession se fasse dans le respect des traditions et des règles institutionnelles.

 

Pour l’instant, la tension reste vive entre la famille et le sultan-maire. À Bangui, l’Assemblée Nationale a demandé au député suppléant de prendre ses fonctions. Mais à Ndélé, Ibrahim Senoussi semble déterminé à imposer son candidat pour les prochaines législatives.

 

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LA PROBLEMATIQUE DE LA SUSPENSION DE TRAITEMENT DES DOSSIERS DES RAPPELS SUR SALAIRES DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT DEPUIS 2022

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LA PROBLEMATIQUE DE LA SUSPENSION DE TRAITEMENT DES DOSSIERS DES RAPPELS SUR SALAIRES DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT DEPUIS 20222

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235.jpg” data-wpel-link=”internal”>LA PROBLEMATIQUE DE LA SUSPENSION DE TRAITEMENT DES DOSSIERS DES RAPPELS SUR SALAIRES DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT DEPUIS 20222

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le cadre de l’opération de vérification de la régularité des paiements des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, le Ministre de la Fonction Publique, Président du Comité mis en place à cet effet, avait pris par Note n° 068/PM/CICVRPSFAE/PC.22 du 26 septembre 2022, une instruction suspendant jusqu’à nouvel ordre, le traitement des dossiers des rappels sur salaires.

 

 

Il s’agit, selon les raisons invoquées, de la nécessité de vérifier l’exactitude des dossiers de tous ces fonctionnaires et agents de l’Etat afin d’éviter des cas de fraudes ou de faussetés.

Cette suspension était également liée à la situation économique précaire de la République centrafricaine (RCA) qui avait des difficultés à garantir les services publics de base.

 

Aussi, elle visait à assainir la gestion de la masse salariale de l’Etat et à contrôler les dépenses, dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources publiques était considérée comme un enjeu majeur.

 

Cependant, la question qu’on se pose est celle relative à la légalité de cette suspension.

 

En effet, tenant compte du cadre juridique de la République centrafricaine (RCA), aucun texte n’autorise le Ministre de la Fonction Publique à prendre de telle mesure.

 

Celle-ci n’était juste qu’une décision administrative justifiée par des motifs impérieux, comme par exemple : le contrôle budgétaire strict et les difficultés financières temporaires de l’Etat.

 

Seulement, l’administration doit toujours respecter les lois et règlements qui régissent la fonction publique centrafricaine, y compris, les procédures d’avancement, de rétablissement de salaire et de paiement dont les violations pourraient rendre illégale de telle suspension.

 

Certes que cette décision est circonstancielle et justifiée par des motifs estimés légitimes d’une part mais elle semble d’autre part, être arbitraire et discriminatoire car elle n’est pas prise par un acte administratif, n’a pas respecté les procédures relatives aux lois des finances et ne visait que les fonctionnaires dont les dossiers des rappels sur salaires étaient en cours de traitement.

 

Il est important de préciser ici que cette suspension devrait normalement être basée sur une loi ou une décision du gouvernement et non sur une simple note de service.

 

Elle est,  à cet effet, unilatérale, prise par une note de faible niveau et n’est pas une procédure appropriée car, une simple note de service ou une simple instruction ministérielle ne suffit pas à suspendre légalement des droits acquis.

 

Une telle suspension constitue une mesure lourde qui doit respecter des procédures strictes, avec une base légale et un préavis suffisant, afin de ne pas léser certains fonctionnaires.

 

L’article 21 de la Loi n° 99.016 modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance 93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique Centrafricaine, du 16 juillet 1999, à son alinéa 1 dispose : « Tout fonctionnaire a droit, après service fait, à une rémunération à terme échu comportant le traitement et les autres composantes de solde déterminées par la présente Loi ».

 

Les salaires dont il est souvent question de rappeler aux fonctionnaires et agents de l’Etat constituent ceux non perçus à l’échéance indiquée, pour des causes de suspension par erreur de leur salaire respectif,  de la lenteur dans les traitements des dossiers de prise en charge des avancements en grade, des nominations aux différents postes de responsabilité et d’intégration dans la fonction publique.

 

C’est des salaires déjà planifiés dans la Loi des Finances de l’année mais c’est seulement leur versement qui a subi des entorses qu’il est obligatoire de réparer en versant par rappel ceux-ci aux intéressés, et non de prendre une note pour les suspendre.

 

Cette instruction du Ministre de la Fonction Publique doit logiquement devenir caduque en ce moment, car elle était temporaire mais le Ministère des Finances et du Budget continue de l’évoquer pour bloquer le traitement de nouveaux dossiers de ces rappels.

 

Les conséquences potentielles d’une telle décision sont la désaffection des fonctionnaires, une baisse du moral et de la productivité, ainsi qu’un mécontentement général qui peut mener à des grèves et à des manifestations.

 

Heureusement que les fonctionnaires et agents de l’Etat de l’heure sont tolérants et passifs face à cette situation mais vu le fait que cela perdure, la situation risque un jour de sombrer.

 

 

 

Par Jean de Dieu CAMPAGNARD 

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La RCA est-elle prête face à l’interdiction d’exporter le bois brut ?

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La RCA est-elle prête face à l’interdiction d’exporter le bois brut ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Un-des-camions-de-mercenaires-de-Wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>La RCA est-elle prête face à l’interdiction d’exporter le bois brut ?
Un-des-camions-de-mercenaires-de-Wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui – Centrafrique : Le camp Kassaï militaire, transformé en lieu de dépôt de bois illégalement exploités par Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’interdiction d’exporter du bois brut par la CEMAC en 2028 oblige la République centrafricaine à transformer rapidement son secteur forestier défaillant.

 

Le secteur forestier centrafricain traverse une période charnière. L’interdiction d’exporter du bois brut adoptée par la CEMAC oblige le pays à repenser entièrement sa filière. Cette mesure, qui entrera en vigueur en 2028, vise à favoriser la transformation locale et créer davantage d’emplois qualifiés.

 

 

Les années Wagner ont laissé des traces profondes. L’exploitation intensive menée par Bois Rouge et ses filiales a vidé les forêts sans créer d’infrastructure de transformation. Ces entreprises expédiaient directement leur production vers Douala, au Cameroun, évitant tout processus de valorisation sur le territoire centrafricain. Leur départ brutal, consécutif aux sanctions internationales, a révélé la fragilité d’un secteur entièrement dépendant de l’exportation brute.

 

Les industriels locaux font face à des obstacles majeurs. Dans les zones d’exploitation comme Berbérati (à 584 km de Bangui) et Nola (à 720 km de la capitale), l’énergie demeure le principal goulot d’étranglement. Les usines fonctionnent au générateur, alimentées par un fioul dont les prix ont explosé. Cette situation rend les investissements en machines de transformation peu attractifs pour les entreprises privées.

 

L’État centrafricain peine à proposer des solutions concrètes. Les discussions avec le secteur privé stagnent depuis des mois. Les industriels réclament des incitations fiscales et un accès à l’électricité, mais les autorités se contentent d’annonces générales sans calendrier précis. Le Plan national de développement évoque des projets hydroélectriques, mais aucune date de mise en service n’est communiquée.

 

Cette transformation forcée pourrait néanmoins bénéficier au pays. La valeur ajoutée locale générerait plus de recettes fiscales que l’exportation brute. Les scieries modernes créeraient des emplois techniques dans des villes comme Bambari (385 km de Bangui) ou Bossangoa (305 km), traditionnellement dépendantes de l’agriculture de subsistance.

 

L’horloge tourne pour la RCA. Sans investissements massifs dans les infrastructures énergétiques et un dialogue constructif avec les opérateurs économiques, le pays risque de voir son secteur forestier s’effondrer plutôt que se moderniser. L’échéance de 2028 approche, et les atermoiements actuels compromettent une transition qui pourrait pourtant redynamiser l’économie nationale….

 

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Ça y est! Wagner présente sa dernière facture à Touadéra et pose ses conditions avant de laisser la place à d’AfrikaCorp

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Ça y est! Wagner présente sa dernière facture à Touadéra et pose ses conditions avant de laisser la place à d’AfrikaCorp

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Wagner-depart-premier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ça y est! Wagner présente sa dernière facture à Touadéra et pose ses conditions avant de laisser la place à d’AfrikaCorp
Les Mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

C’est le piège qui se referme sur Touadéra. Alors que Poutine exige depuis le mois d’août le départ de Wagner au profit d’AfrikaCorp, les mercenaires russes viennent de présenter leur facture définitive au président centrafricain. Une somme tellement énorme qu’elle transforme le chef d’État Baba Kongoboro en otage permanent de ses propres protecteurs.

 

 

L’information que Corbeau News –Centrafrique s’est procurée exclusivement montre l’ampleur du piège dans lequel Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est enfermé. Depuis des mois, le président russe Vladimir Poutine demande au chef d’État centrafricain d’accepter le départ de Wagner et son remplacement par AfrikaCorp, une structure du mercenariat privée directement rattachée au ministère russe de la Défense. Cette transition a déjà eu lieu dans plusieurs pays africains où Wagner était implanté. Mais pas en Centrafrique.

 

Touadéra refuse. Il temporise, négocie, tente de gagner du temps face à la pression du Kremlin. La raison de cette résistance vient d’apparaître au grand jour : les chefs du groupe Wagner présents en Centrafrique ont déposé leur facture définitive. Pour partir, ils exigent 783 milliards de francs CFA.

 

Ce montant colossal correspond, selon les mercenaires russes, au coût de l’ensemble du matériel militaire qu’ils ont déployé dans le pays pour protéger le régime Touadéra : véhicules blindés, chars, avions de chasse, armements divers. Mais la facture comprend également les indemnisations réclamées pour les mercenaires tués lors des combats en Centrafrique. Wagner exige que le gouvernement centrafricain paie pour ses propres morts, des hommes tombés en accomplissant des missions souvent criminelles sur le territoire national.

 

La logique est implacable : tout ce que Wagner a amené doit être payé. Rien ne part gratuitement. Les mercenaires russes ont transformé leur protection du régime en créance qu’ils comptent bien recouvrer avant de céder la place à AfrikaCorp.

 

Face à ce chantage monumental, Touadéra se trouve paralysé. Accepter de payer cette somme est impossible pour un pays dont le budget national annuel tourne autour de 300 milliards de francs CFA. Refuser de payer signifie que Wagner reste et continue d’exploiter les ressources du pays jusqu’à récupération complète de sa créance. Dans les deux cas, la Centrafrique perd.

 

L’alternative proposée par Moscou n’arrange rien. AfrikaCorp, la structure qui doit remplacer Wagner, coûterait 10 milliards de francs CFA par mois, à verser directement en espèces au Kremlin. Un montant mensuel qui, sur une année, représente 120 milliards de francs CFA. Là encore, une facture insoutenable pour les finances centrafricaines.

 

Touadéra est donc pris entre deux gouffres financiers : la dette colossale de Wagner d’un côté, le coût permanent d’AfrikaCorp de l’autre. Entre les deux, aucune marge de manœuvre. Le président centrafricain est devenu l’otage de ceux qu’il a fait venir pour le protéger.

 

Cette situation place le chef de l’État dans une dépendance totale vis-à-vis de Wagner. Les mercenaires russes détiennent aujourd’hui le pouvoir de renverser Touadéra quand ils le souhaitent. Ce n’est même plus une question de rébellion armée comme le pays en a connu par le passé. Wagner peut déposer le président “comme un claquement de doigts”, pour reprendre une expression au sein de l’armée nationale. La capacité de nuisance est immédiate, la marge de résistance inexistante.

 

Depuis août 2024, ce bras de fer à trois entre Poutine, Wagner et Touadéra se joue dans l’ombre. Moscou veut rationaliser sa présence militaire en Afrique et passer d’un système de mercenaires privés à une structure étatique plus contrôlable. Wagner refuse de partir sans être payé intégralement. Touadéra, lui, préfère garder le diable qu’il connaît plutôt que d’en accueillir un nouveau, tout en sachant qu’il n’a aucun moyen de payer l’un ou l’autre.

 

Les 783 milliards exigés par Wagner représentent plus de deux budgets annuels de la Centrafrique. Même en vendant la totalité des ressources naturelles du pays pendant plusieurs années, impossible de réunir une telle somme. Wagner le sait parfaitement. L’objectif n’est d’ailleurs pas de recevoir cet argent rapidement, mais de justifier une présence prolongée et une exploitation continue des richesses centrafricaines.

 

Pendant ce temps, la population centrafricaine paie le prix de cette alliance mortifère. Chaque jour qui passe enfonce un peu plus le pays dans une servitude économique et militaire dont il ne pourra pas s’extraire sans conséquences dramatiques. Les jeunes Centrafricains, en particulier, vont supporter le poids de cette erreur historique commise par leur président.

 

L’accord passé entre Touadéra et Wagner engage aujourd’hui la responsabilité de l’État centrafricain. Ce n’est plus une simple décision présidentielle qui peut être annulée au prochain changement de pouvoir. C’est une dette nationale, une hypothèque sur l’avenir du pays, contractée par un homme qui prétendait le protéger.

 

Touadéra est ainsi devenu le premier et le dernier esclave du groupe Wagner en Afrique. Premier, parce qu’aucun autre dirigeant africain ne s’est laissé piéger à ce point. Dernier, parce que Wagner est en train de disparaître partout ailleurs sur le continent, remplacé par des structures plus discrètes et mieux contrôlées par le Kremlin.

 

La Centrafrique reste l’exception, l’anomalie, le territoire où les mercenaires russes peuvent encore dicter leurs conditions et fixer leurs prix sans la moindre limite. Tout cela avec la signature d’un président qui, en voulant sauver son pouvoir personnel, a hypothéqué l’indépendance de son pays pour des décennies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Affaire Fatime Alim : le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène défie la Cour de Cassation et maintient sa prisonnière personnelle en détention  par jalousie  

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Affaire Fatime Alim : le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène défie la Cour de Cassation et maintient sa prisonnière personnelle en détention  par jalousie  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la justice en Centrafrique
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Même le Procureur Général près la Cour de Cassation ne peut rien contre un ministre qui transforme la justice en instrument de vengeance personnelle.

 

 

L’affaire Fatime Alim franchit un nouveau seuil dans l’absurdité et l’horreur. Ce qui était déjà un scandale de corruption judiciaire se montre désormais être quelque chose de bien plus sombre : une affaire de vengeance personnelle d’un ministre jaloux qui utilise l’appareil d’État pour punir une femme qui a refusé ses avances amoureuses.

 

En effet, le 11 novembre 2025, le Procureur Général près la Cour de Cassation, la plus haute autorité du ministère public en Centrafrique, a pris une décision rare du genre. Dans une lettre officielle portant la référence N° 253 / C. Cass/PG/25, il ordonne formellement au Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui de libérer immédiatement Dame Alim Fatime Aboubakar.

 

Le document, dont la rédaction de Corbeau News-Centrafrique a obtenu copie, est d’une clarté absolue. Le Procureur Général près la Cour de Cassation qualifie explicitement la détention continue de Fatime Alim de “détention arbitraire”. Il rappelle que le message porté utilisé pour justifier son maintien en prison “ne figure pas sur la liste des titres de détention reconnus par les lois pénales et par le règlement pénitentiaire”.

 

L’instruction est sans ambiguïté : “Je vous instruis de retirer la mesure que vous avez prise et laisser la Dame ALIM FATIME ABOUBAKAR partir libre pour avoir complètement exécuté la seule peine privative de liberté à laquelle elle a été condamnée”.

 

Le Procureur Général près la Cour de Cassation conclut même avec une formule qui ne laisse place à aucune interprétation : “l’exécution ne doit souffrir d’aucun retard ou contestation”.

 

Voilà le scandale : cette décision de la plus haute instance judiciaire du pays n’a jamais été exécutée. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène a tout simplement refusé de s’y conformer. Il a donné ordre de maintenir Fatime Alim en détention, en violation directe de l’instruction du Procureur Général près la Cour de Cassation.

 

La régisseuse de la maison d’arrêt de Bimbo, celle qui gère cette prison réservée aux femmes, madame Natacha Clarisse Ndokoyanga,  s’est retrouvée face à un dilemme impossible : obéir à la loi et aux ordres de la plus haute autorité judiciaire, ou céder à la pression d’un ministre tout-puissant. Elle a finalement refusé d’exécuter la décision de libération de madame Fatima.

 

Aujourd’hui, des jours après que le Procureur Général près la Cour de Cassation ait ordonné sa libération, Fatime Alim croupit toujours en prison. Sans aucune base légale. En violation de tous les principes du droit. Par la seule volonté d’un homme qui refuse de lâcher prise.

 

Mais pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi le ministre Arnaud Djoubaye Abazène refuse-t-il d’obéir même aux plus hautes instances judiciaires du pays ? Des sources proches du dossier dévoilent une vérité glaçante. Le ministre, attiré par la beauté de Fatime Alim depuis le début, devient un bébé devant cette jolie dame. Il aurait formulé une proposition bien plus personnelle que professionnelle : il voulait désormais l’épouser simplement. C’est comme si un hippopotames veut épouser une chatte. C’est terrible!

 

Mais Fatime Alim a refusé. Catégoriquement. Et c’est là que l’affaire a basculé du marchandage judiciaire vers quelque chose de bien plus sinistre : la vengeance d’un homme puissant éconduit.

 

La jalousie du ministre est devenue le moteur de cette détention illégale. Son objectif, selon plusieurs observateurs de l’affaire, serait de briser la jeune femme, de “dégrader sa beauté” par les conditions de détention, de la punir pour avoir osé lui dire non.

 

Ce n’est plus une affaire de corruption judiciaire. C’est devenu une affaire personnelle. Une affaire où un ministre transforme l’appareil d’État en instrument de vengeance privée contre une femme qui a refusé ses avances.

 

Cette affaire confirme de manière éclatante l’effondrement complet de l’État de droit en Centrafrique. Même quand la justice décide, même quand la plus haute autorité du ministère public ordonne, l’exécutif peut simplement refuser d’obéir.

 

La séparation des pouvoirs n’existe plus. Le ministre de la Justice, celui-là même qui devrait garantir l’application des décisions judiciaires, est devenu l’obstacle principal à leur exécution.

 

Pendant que les autorités centrafricaines continuent de proclamer que “la Centrafrique est un État de droit”, la réalité dans les prisons de Bangui raconte une histoire bien différente. Une histoire où une jeune femme reste enfermée illégalement parce qu’elle a osé refuser les avances d’un ministre puissant.

 

Fatime Alim est devenue une prisonnière d’État. Non pas une prisonnière de la justice, mais une prisonnière du ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Sa détention n’a plus rien de judiciaire. C’est une détention purement politique, ou plutôt personnelle.

 

Chaque jour qui passe dans sa cellule de Bimbo est une journée d’illégalité supplémentaire. Une journée où l’État centrafricain bafoue ses propres lois. Une journée où un ministre défie impunément la Cour de Cassation.

 

Le Procureur Général près la Cour de Cassation a fait son travail. Il a ordonné la libération. Il a qualifié la détention d’arbitraire. Il a rappelé la loi. Mais face à un ministre qui se place au-dessus de tout, même la plus haute instance judiciaire se trouve impuissante.

 

C’est cela, la “version 3D” de la justice centrafricaine dont parlent cyniquement les observateurs à Bangui : une justice à trois dimensions où corruption, impunité et vengeance personnelle se mélangent pour créer un système où plus rien ne fonctionne normalement.

 

Dans ce système, un ministre peut vendre des décisions judiciaires au plus offrant, changer de camp selon les enchères, maintenir quelqu’un en prison illégalement, défier la Cour de Cassation, transformer une affaire judiciaire en règlement de comptes personnel, et tout cela sans jamais être inquiété.

 

Fatime Alim paie le prix de cette dérive. Elle paie le prix d’avoir cru qu’elle pouvait obtenir justice. Elle paie le prix d’avoir osé refuser un ministre puissant.

 

Corbeau News-Centrafrique continuera de suivre cette affaire jusqu’à ce que justice soit rendue. Jusqu’à ce que Fatime Alim retrouve la liberté qui lui est due selon la loi. Jusqu’à ce que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène soit contraint de respecter les décisions de la justice qu’il est censé servir.

 

L’affaire de l’héritage d’Alhadji Biri continuera d’être traitée dans nos prochains articles. Mais aujourd’hui, ce qui importe, c’est de documenter cette dérive inacceptable : un ministre qui transforme la justice en instrument de vengeance personnelle, en violation totale de toutes les lois de la République.

 

Par Alain Nzilo….

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ACFPE : Le recrutement du Directeur Général vire au scandale à 50 millions de francs CFA

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ACFPE : Le recrutement du Directeur Général vire au scandale à 50 millions de francs CFA

 

 

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La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le processus de recrutement du nouveau Directeur Général de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) tourne au chaos administratif et financier. Une enquête exclusive menée par Corbeau News Centrafrique dévoile un scandale impliquant le double paiement de cabinets de recrutement, des violations massives des procédures réglementaires et un réseau de népotisme orchestré au plus haut niveau de l’institution.

 

 

Vingt-cinq millions dilapidés sans résultat….

Le cabinet CIFOM, mandaté initialement pour organiser le recrutement du Directeur Général de l’ACFPE, a reçu vingt-cinq millions de francs CFA pour mener à bien cette mission. Après avoir entamé l’examen des dossiers de candidature, le cabinet s’est retiré du processus sans rembourser les fonds publics déjà encaissés. Les vingt-cinq millions ont ainsi disparu sans aucun résultat tangible pour l’ACFPE.

 

Selon les informations recueillies par notre service d’investigation, ce retrait soudain résulte des pressions contradictoires exercées sur le cabinet. D’un côté, le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom et la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga ont  exigé la validation de la Directrice Générale intérimaire actuelle, Renée Michèle Bimbo, qui occupe ce poste depuis un an et demi. De l’autre, des instances proches du parti au pouvoir, le MCU, auraient proposé leurs propres candidats. Pris dans cet étau politique, le cabinet CIFOM a préféré abandonner le dossier plutôt que de cautionner un processus manifestement truqué.

 

Un second cabinet, un nouveau gaspillage de vingt-six millions….

Après cette impasse, le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom a immédiatement sollicité le cabinet de l’ancien Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour reprendre le processus de recrutement. Ce nouveau mandataire recevra à son tour vingt-six millions de francs CFA pour effectuer exactement la même mission que son prédécesseur.

 

Le coût total de cette opération chaotique s’élève désormais à cinquante et un millions de francs CFA pour un seul recrutement, alors que les statuts de l’ACFPE prévoient explicitement que cette procédure relève directement du Conseil d’Administration sans recours obligatoire à des prestataires externes coûteux.

 

Un comité de façade pour légitimer le recours aux cabinets….

Un arrêté ministériel a officiellement créé un comité de recrutement pour le poste de Directeur Général de l’ACFPE. Ce comité, présidé par le Professeur Henri Koulayom en sa qualité de Président du Conseil d’Administration, devait comprendre selon les textes : M. Aristide Ganabo et M. Victor Mazanga (administrateurs de l’ACFPE), un représentant du Contrôle Général du Secteur Parapublic, un représentant du Ministère du Travail, le Contrôleur Financier de l’ACFPE, un représentant de l’UNPC, un représentant du GICA et un représentant des syndicats de travailleurs.

La création de ce comité apparaît désormais comme une simple opération de communication destinée à donner une apparence de légalité au processus. En réalité, la présence de nombreux représentants de diverses structures de l’État et de l’ACFPE au sein de ce comité aurait rendu difficile, voire impossible, toute manipulation ou trucage du recrutement. Ces représentants, issus d’horizons différents et dotés de prérogatives de contrôle, constituent normalement un garde-fou contre les dérives.

 

C’est précisément pour contourner cet obstacle que le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom a choisi de confier l’intégralité du processus à des cabinets externes. Cette externalisation permet de court-circuiter le comité statutaire et de conduire le recrutement en dehors de tout contrôle effectif. Les cabinets privés, rémunérés grassement sur les fonds de l’ACFPE, deviennent ainsi les instruments d’un trucage que le comité officiel aurait rendu impossible.

 

Cette stratégie de contournement explique le double paiement de cinquante et un millions de francs CFA à des prestataires externes, alors que le comité prévu par l’arrêté ministériel aurait pu effectuer ce travail sans coût supplémentaire pour l’établissement. Le recours aux cabinets ne répond à aucune nécessité technique ou réglementaire. Il sert uniquement à créer les conditions d’une manipulation qui n’aurait pas été possible dans le cadre des procédures normales.

 

Des termes de référence vidés de leur substance….

L’examen comparatif des termes de référence utilisés lors des précédents recrutements du Directeur Général de l’ACFPE avec ceux élaborés par le PCA Henri Koulayom révèle une manipulation délibérée des critères de sélection.

 

En septembre 2021, sous la présidence de Félix N’Ganga, les termes de référence comportaient une section détaillée sur les expériences professionnelles requises. Le document exigeait explicitement : “Avoir travaillé au moins pendant dix (10) ans dont trois (03) à un poste de responsabilité de niveau de Directeur ou équivalent.” Cette exigence garantissait que seuls des candidats ayant fait leurs preuves dans des fonctions de direction de haut niveau pourraient prétendre au poste.

 

De même, en août 2019, sous la présidence de Noël Ramadan, figure respectée du syndicalisme centrafricain, les termes de référence contenaient exactement la même exigence d’expérience professionnelle. Ces standards rigoureux assuraient la sélection de candidats qualifiés et expérimentés, capables de diriger une institution aussi importante que l’ACFPE.

 

Sous la direction d’Henri Koulayom, ces exigences ont été purement et simplement supprimées ou considérablement affaiblies. Les termes de référence actuels ne comportent plus de critères précis sur l’expérience professionnelle minimale requise. Cette régression majeure crée les conditions pour valider des candidatures qui n’auraient jamais franchi les seuils de sélection appliqués par les précédents Conseils d’Administration.

 

Cette manipulation des critères traduit une intention claire : tailler les termes de référence sur mesure pour la Directrice Générale intérimaire Renée Michèle Bimbo, dont le profil ne correspondrait manifestement pas aux standards rigoureux établis en 2019 et 2021. En abaissant délibérément le niveau d’exigence, le PCA Koulayom transforme un processus de recrutement compétitif en simple formalité administrative destinée à légitimer une nomination déjà décidée en coulisses.

 

Les conflits d’intérêts du Professeur Koulayom….

Le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom, présenté comme un universitaire reconnu par le CAMES et titulaire de plusieurs doctorats, se trouve au centre d’un réseau de conflits d’intérêts manifestes. Il dirige une université privée, Go to School, qui reçoit chaque année entre vingt-cinq et trente-cinq millions de francs CFA de l’ACFPE pour la formation des agents de l’établissement.

 

Cette situation crée une dépendance financière directe entre le PCA et l’institution qu’il est censé superviser de manière indépendante. Plus troublant encore, plusieurs agents de l’ACFPE se sont plaints d’avoir été contraints de suivre des formations dans l’université privée du Professeur Koulayom, même lorsque ces formations ne correspondaient pas à leurs besoins professionnels. Aucun appel d’offres n’a jamais été lancé pour sélectionner d’autres établissements de formation, l’université du PCA bénéficiant d’un monopole de fait sur ces marchés publics.

 

En manipulant les termes de référence du recrutement pour faciliter la confirmation de la Directrice Générale intérimaire, Henri Koulayom chercherait selon plusieurs sources à “remettre l’ascenseur” à la ministre Annie-Michelle Mouanga, garantissant ainsi la pérennité de ses lucratifs contrats de formation. Cette pratique transforme le Conseil d’Administration en instrument de captation de ressources publiques plutôt qu’en organe de gouvernance responsable.

 

Un réseau familial au sommet de l’ACFPE….

La Directrice Générale intérimaire Renée Michèle Bimbo, que l’ensemble du processus vise manifestement à confirmer dans ses fonctions, entretient des liens familiaux étroits avec la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Cette dernière est elle-même apparentée au Premier Ministre Félix Moloua et à la deuxième épouse du Président de la République, Tina Touadéra, créant ainsi une concentration de pouvoir familial au sein de l’appareil d’État.

 

Cette configuration explique l’acharnement déployé pour contourner les procédures réglementaires et imposer une candidature qui ne survivrait probablement pas à un processus de sélection véritablement transparent et compétitif. Le népotisme institutionnalisé atteint ici des sommets, transformant les établissements publics en fiefs familiaux où les compétences et l’intérêt général cèdent le pas aux loyautés personnelles et aux arrangements clientélistes.

 

Un précédent dangereux pour la gouvernance publique….

Au-delà du cas spécifique de l’ACFPE, ce scandale montre la dérive généralisée de la gouvernance des entreprises et établissements publics en République Centrafricaine. La loi numéro 20.004 du 13 janvier 2020, qui organise le cadre institutionnel, juridique et financier applicable à ces structures, devait justement prévenir de telles dérives en instaurant des mécanismes de contrôle et de transparence.

 

Force est de constater que ces garde-fous réglementaires sont systématiquement contournés lorsque des intérêts politiques ou financiers puissants sont en jeu. L’impunité dont bénéficient les auteurs de ces malversations encourage la reproduction de ces pratiques dans d’autres établissements publics.

 

Les cinquante et un millions de francs CFA dilapidés dans ce processus de recrutement chaotique représentent des ressources qui auraient pu financer des programmes de formation professionnelle pour des centaines de jeunes Centrafricains. Ils auraient pu contribuer à l’amélioration des infrastructures de l’ACFPE ou au renforcement de ses capacités opérationnelles. Au lieu de cela, ils enrichissent des cabinets de complaisance et alimentent un système de corruption institutionnalisée.

 

Où sont les organes de contrôle?

Devant cette hémorragie financière et ce mépris affiché des textes réglementaires, l’absence de réaction des organes de contrôle interpelle. Ni l’Inspection Générale d’État, ni la Cour des Comptes n’ont manifesté leur intention d’examiner ce dossier explosif. Le Contrôle Général du Secteur Parapublic, pourtant membre statutaire du comité de recrutement, semble avoir été marginalisé ou s’est abstenu d’exercer sa mission de surveillance.

 

Cette passivité des institutions de contrôle montre soit leur impuissance devant les réseaux politiques protégeant les protagonistes de ce scandale, soit leur complaisance dans un système où la corruption a cessé d’être l’exception pour devenir la norme. Dans les deux cas, c’est la crédibilité de l’ensemble de l’appareil d’État qui est érodée.

 

Les agents de l’ACFPE, témoins impuissants de ce pillage organisé de leur institution, expriment leur désarroi devant une situation qui sape le moral et décrédibilise l’établissement. Comment peuvent-ils accomplir leur mission de service public lorsque les dirigeants censés incarner l’exemplarité se comportent en prédateurs?

 

Corbeau News Centrafrique continuera de suivre ce dossier et publiera prochainement de nouveaux développements sur les sanctions prises contre les représentants du personnel de l’ACFPE.

 

Par Alain Nzilo….

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Zemio : Le capitaine Gilles Siméon Yassolo de retour à Bangui après des mois de captivité chez les miliciens Azandé

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Zemio : Le capitaine Gilles Siméon Yassolo de retour à Bangui après des mois de captivité chez les miliciens Azandé

 

Le capitaine Gilles Siméon Yassolo pris en otage par les miliciens d'autodéfense Azandé près de Zemio
Le capitaine Gilles Siméon Yassolo pris en otage par les miliciens d’autodéfense Azandé près de Zemio

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le capitaine Gilles Siméon Yassolo des Forces armées centrafricaines (FACA), retenu en otage depuis plusieurs mois par des miliciens Azandé dans la région de Zemio, a été ramené à Bangui depuis 3 jours. Actuellement pris en charge au Camp de Roux, l’officier se remet des conditions difficiles de sa détention. Mais les circonstances exactes de sa libération demeurent enveloppées d’un silence total.

 

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le capitaine est arrivé dans la capitale accompagné de son conducteur de moto originaire du Haut-Mbomou. Les versions sur sa libération divergent considérablement. D’après certaines sources, le capitaine et son accompagnateur auraient réussi à s’échapper de leurs ravisseurs avant de rejoindre Zemio, d’où un hélicoptère de Wagner les aurait transportés jusqu’à Bangui.

 

Toutefois, des sources locales avancent une version différente : ils auraient été libérés moyennant le versement d’une somme d’argent. Impossible de confirmer l’une ou l’autre de ces versions. Que ce soit une fuite ou une libération négociée, les autorités maintiennent un silence absolu sur les détails de l’opération.

 

Pour l’heure, le capitaine Gilles Siméon Yassolo est maintenu au Camp de Roux où il reçoit des soins. Après plusieurs mois passés dans des conditions précaires entre les mains des miliciens, son état de santé nécessite une prise en charge médicale.

 

Il y’a lieu de rappeler que le capitaine Gilles Siméon Yassolo avait été capturé alors qu’il se rendait à Zemio pour y assurer la sécurité du bureau de démembrement de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Détaché par l’État-major à l’ANE pour cette mission, il circulait en civil sur sa moto privée lorsque les miliciens Azandé l’ont intercepté avec son conducteur Zandé.

 

Selon les informations recoupées à l’époque, les ravisseurs réclamaient notamment la libération de deux de leurs membres, arrêtés depuis près d’un an par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui.

 

Cette prise d’otage s’était déroulée dans l’indifférence totale de l’État-major des armées et de l’ANE. Aucune communication officielle n’avait été faite sur le sort de cet officier, laissant sa famille se débattre seule pour tenter de trouver une solution.

 

Aujourd’hui encore, alors que le capitaine est de retour à Bangui, les autorités militaires et l’ANE gardent le même silence sur cette affaire. On ignore si des négociations ont été menées, si une rançon a été versée, ou si l’officier a effectivement réussi à s’enfuir. Cette opacité interroge une fois de plus sur la manière dont l’État centrafricain traite ses propres agents lorsqu’ils se retrouvent en difficulté dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Par Solongbo Mathias….

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ACFPE : le défilé du 1er décembre transformé en business personnel par la directrice Renée Bimbo

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ACFPE : le défilé du 1er décembre transformé en business personnel par la directrice Renée Bimbo

 

 

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Défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), la préparation du défilé du 1er décembre, journée de la République, est devenue un véritable marché noir interne, dénoncé par le personnel comme une manœuvre de la direction pour en tirer profit. Ce qui devait être une activité institutionnelle est aujourd’hui perçu comme une opération commerciale organisée depuis le bureau de la directrice générale Renée Bimbo.

 

 

Selon plusieurs agents, la directrice a confisqué la gestion des tenues du défilé, écartant les délégués du personnel du processus habituellement participatif. Autrefois, les employés choisissaient ensemble les modèles et les couleurs avant la commande. Désormais, seule la directrice décide. Les agents se contentent d’indiquer une couleur générale, tandis que les tissus, les fournisseurs et les prix sont fixés par la direction, sans aucune consultation.

 

Le système de la mafia traditionnelle, connu dans plusieurs institutions publiques et parapubliques, ou privées, prévoyait que les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristournes au service des ressources humaines, une pratique officieuse mais répandue. “C’est un business interne, tout le monde le sait, même dans les autres structures publiques, c’est le service RH qui gère ce pourcentage”, explique un agent interrogé par la rédaction du CNC. Mais à l’ACFPE, la directrice aurait voulu s’approprier ces marges pour son propre compte. Plusieurs employés affirment qu’elle a écarté les ressources humaines pour contrôler seule le marché des tenues et encaisser directement les 10 à 20% de bénéfice.

 

Certains soupçonnent même un réseau personnel autour d’elle : “C’est peut-être elle qui achète les tenues à bas prix par ses proches et les revend à l’agence comme si c’étaient des fournisseurs indépendants ”, rapporte un employé de l’agence contacté par CNC. Les prix pratiqués confirment ces doutes : des habits coûtant 15 000 à 20 000 francs CFA sur le marché sont revendus jusqu’à 140 000 francs à l’agence. “C’est de la pure spéculation interne”, résume un autre cadre.

 

Cette situation a provoqué un boycott silencieux du défilé par une partie du personnel. Plusieurs employés ont refusé de participer, estimant qu’ils ne pouvaient cautionner un système injuste. Interpellée sur la question lors de la réunion du 23 octobre dernier, la directrice a affirmé que le défilé n’était pas obligatoire, une réponse qui a davantage choqué les agents. Pour eux, cette déclaration prouve son incompétence administrative, car chaque institution reçoit un quota officiel, souvent fixé à cinquante participants. “Si les employés refusent de défiler, elle fera venir ses proches ou les nouveaux recrutés pour combler les rangs”, ironise un agent.

 

Le défilé du 1er décembre est une tradition en Centrafrique. Toutes les administrations publiques, les entreprises parapubliques, les forces de défense et de sécurité défilent pour célébrer la proclamation de la République. Chaque institution reçoit un quota de participants. Pour l’ACFPE, c’est généralement cinquante personnes.

 

Normalement, le service des ressources humaines organise la commande des tenues. Le personnel choisit ensemble les modèles et les couleurs. On identifie des fournisseurs. On négocie les prix. Et effectivement, comme dans beaucoup d’institutions publiques, les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristourne au service RH. C’est une pratique officieuse mais connue de tous.

 

Mais Renée Bimbo a décidé de changer le système. Elle a écarté le service des ressources humaines. Elle a pris le contrôle total de la commande des tenues. Elle décide seule des modèles, des tissus, des fournisseurs, des prix. Le personnel n’a rien à dire. On leur demande juste de donner une couleur générale, et c’est tout.

 

Pourquoi ce changement ? Parce que Renée Bimbo veut récupérer les 10 à 20% de ristourne pour elle-même. Elle ne veut pas que le service RH touche cet argent. Elle veut le garder pour son compte personnel.

 

Plusieurs employés soupçonnent même que Renée Bimbo a monté un système encore plus lucratif. Elle achèterait les tenues à bas prix par l’intermédiaire de ses proches. Ensuite, elle les revendrait à l’agence comme si c’étaient des tenues officielles confectionnées par des fournisseurs externes. Comme ça, elle empoche à la fois la marge sur l’achat des tissus et la ristourne sur la vente des tenues.

 

Les prix pratiqués confirment ces soupçons. Des tenues qui coûtent normalement entre 15 000 et 20 000 francs CFA sur le marché sont vendues jusqu’à 140 000 francs à l’ACFPE. C’est sept fois le prix normal. Où va la différence ? Dans la poche de Renée Bimbo et de ses complices.

 

Et maintenant, elle transforme le défilé national en business personnel. Elle utilise une activité institutionnelle pour s’enrichir. Elle arnaque son propre personnel en leur vendant des tenues surfacturées. Et elle garde les bénéfices pour elle.

 

C’est de la corruption pure et simple. C’est du détournement. C’est de l’abus de fonction. Renée Bimbo utilise sa position de directrice générale pour s’enrichir au détriment du personnel et de l’institution qu’elle dirige.

 

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Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine

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Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine

 

Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les Mercenaires russes à Bangui,

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la préfecture de la Vakaga, la communauté Sara se pose une question qui résonne comme un cri d’alarme : fait-elle encore partie de ce pays ? Absente de tous les postes de responsabilité dans l’administration Touadéra, cette communauté frontalière vit une marginalisation organisée par un petit groupe ethnique qui veut désormais confisquer tout le pouvoir et écrase toute tentative de la communauté Sara de se relever.

 

 

La communauté Sara de Centrafrique, particulièrement celle de la Vakaga, ne se retrouve plus dans la gestion des affaires publiques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et dressent un tableau glaçant : sur 32 ministres, aucun Sara. Sur 7 gouverneurs, aucun Sara. Sur 16 préfets, aucun Sara. Sur 83 sous-préfets, aucun Sara. Dans les rangs des conseillers à la présidence, des conseillers à l’Assemblée nationale, des conseillers à la primature, aucun Sara. Même dans l’intégration en cours dans la fonction publique, les Sara brillent par leur absence.

 

Cette population frontalière, installée depuis des siècles dans le pays, notamment à la frontière avec le Soudan et le Tchad, se demande aujourd’hui si elle fait vraiment partie de la République centrafricaine. Les Sara sont nombreux dans le pays, mais depuis quelque temps, ils semblent volontairement mis à l’écart partout. À l’Assemblée nationale, aucun député Sara. Dans les municipalités, aucun maire Sara, aucun secrétaire général de mairie Sara. Dans les directions générales, aucun Sara. C’est bizarre et cette population se demande ce qu’elle a fait pour mériter un tel traitement.

 

Pourtant, la communauté Sara ne manque pas de compétences. Elle compte des intellectuels, des diplômés d’université, des cadres formés qui ont toutes les qualifications pour occuper des postes de responsabilité. Ces diplômés Sara existent, ils sont là, mais on ne leur donne aucune chance. Pire encore, les Sara ont massivement soutenu le président Touadéra lors de son élection. Ils ont voté pour lui, ils ont cru en lui, ils ont participé à sa victoire. Mais aujourd’hui, ce même président qu’ils ont soutenu les a complètement oubliés dans la distribution des postes. C’est comme si leur soutien ne comptait pas, comme si leurs votes n’avaient aucune valeur.

 

Le slogan “tout zo a tè yé” (tous les Centrafricains doivent manger ) qui résonnait comme une promesse d’unité nationale sonne désormais creux pour les Sara. Cette marginalisation n’est pas qu’une question de statistiques. Elle traduit une exclusion méthodique d’une communauté entière des processus de décision qui affectent son propre territoire et son avenir. Les Saras constatent amèrement que certaines communautés sont largement représentées dans l’administration Touadéra, mais pas la leur.

 

Pour comprendre l’ampleur de cette frustration, il faut regarder ce qui s’est passé à Amdafock, localité frontalière avec le Soudan, dans la sous-préfecture de la Vakaga. Un homme nommé Wouya Mocko Abel, membre de la communauté Sara, avait décidé de se porter candidat au poste de maire de cette ville. Conscient de la marginalisation de sa communauté, il voulait se frayer un chemin pour relever la tête. Il avait manifesté sa volonté de postuler et devait se rendre à Bangui pour finaliser les formalités auprès de l’Autorité nationale des Élections.

 

Mais Wouya Mocko Abel n’a jamais pu déposer son dossier. Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025, des mercenaires russes l’ont arrêté à Bangui. Depuis, il est porté disparu. On ne sait pas où on l’a emmené, probablement dans le sous-sol de la prison de Wagner au camp de Roux. Aucune information sur les raisons de cette arrestation. Aucune nouvelle de lui. C’est comme si un membre de la communauté Sara qui ose vouloir postuler pour un poste de responsabilité doit être immédiatement éliminé.

 

Cette arrestation montre clairement une réalité inquiétante : dans la Vakaga, on dirait qu’une seule ethnie veut dominer toutes les autres. Un petit groupe s’est accaparé tous les postes, toutes les responsabilités, tous les leviers du pouvoir. Si une autre ethnie tente de se frayer un chemin pour se relever, ce petit groupe va l’écraser. C’est exactement ce qui se passe avec les Sara. L’absence totale de Sara partout dans l’administration n’est pas un hasard. C’est le résultat d’un système où un groupe ethnique minoritaire a confisqué le pouvoir et bloque l’accès à tous les autres. Même pour de simples postes comme directeur régional ou directeur d’école à Birao, aucun Sara. Même dans les candidatures actuelles pour les Élections municipales et régionales, aucun Sara. Il y a un problème, mais les Sara se demandent ce qu’ils ont fait.

 

La frustration est immense dans la communauté Sara, et l’arrestation de Wouya Mocko Abel, candidat déclaré qui a été arrêté avant même le dépôt de sa candidature, a provoqué une colère profonde. Les Sara vivent sur ce territoire depuis des siècles, ils sont Centrafricains au même titre que les autres, mais ils sont traités comme des citoyens de seconde zone dans leur propre pays. Cette marginalisation pose une question fondamentale sur l’application du principe “tout zo a tè yé” dans la République centrafricaine d’aujourd’hui.

 

Les Sara ne demandent pas de privilèges. Ils réclament simplement leur place légitime dans la gestion de leur pays. Ils veulent pouvoir se présenter aux Élections sans être arrêtés par des mercenaires étrangers. Ils veulent être représentés dans les institutions nationales et locales. Ils veulent que leurs enfants puissent aspirer à devenir ministres, préfets, maires ou directeurs généraux comme les enfants des autres communautés. Ils ont soutenu Touadéra, ils ont voté pour lui, ils ont des diplômés compétents, mais pour l’instant, la réalité est implacable : la communauté Sara est mise à l’écart, écrasée par un petit groupe ethnique qui a confisqué tous les leviers du pouvoir dans la Vakaga, et toute tentative de s’affirmer est brutalement réprimée par les mercenaires russes.

 

Cette situation est intenable et ne peut pas durer indéfiniment. Les Sara ont le droit de se demander si le slogan “tout zo a tè yé” les concerne vraiment. Jusqu’à quand cette marginalisation va-t-elle continuer ? Jusqu’à quand un petit groupe va-t-il pouvoir écraser toute une communauté ? Affaire à suivre.

 

 

Par Florent Bingui.

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MINUSCA : Un panneau routier hideux devient le symbole d’une mission onusienne qui a perdu le sens de ses priorités

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Minusca : Un panneau routier hideux devient le symbole d’une mission onusienne qui a perdu le sens de ses priorités

 

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Carrefour , Attention ! La route tue, construit par la MINUSCA à Bangui.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Sur les réseaux sociaux centrafricains, un panneau de sensibilisation routière financé par la MINUSCA provoque l’hilarité et l’indignation. Laid, mal conçu, probablement coûteux, ce panneau concentre toutes les critiques contre une mission qui engloutit plus d’un milliard de dollars américains par an sans résultats tangibles pour la population.

 

 

Mais au-delà de l’anecdote esthétique, ce panneau pousse bon nombre des centrafricains à s’interroger : que fait réellement la MINUSCA en Centrafrique?

 

Le gaspillage comme marque de fabrique….

Avec un budget annuel dépassant le milliard USD, la MINUSCA dispose de moyens colossaux. Pourtant, sur le terrain, les Centrafricains peinent à identifier les bénéfices concrets de cette présence. La sécurité ne s’améliore pas, les infrastructures restent défaillantes, et voilà que la mission finance des panneaux de sensibilisation routière d’une laideur consternante.

 

Ces dépenses montrent une mauvaise allocation chronique des ressources. Pendant que des fonds sont dilapidés dans des projets cosmétiques, les priorités urgentes de protection des civils et de stabilisation du pays passent au second plan.

 

Une mission qui a oublié son mandat….

Le mandat initial de la MINUSCA était clair : protéger les populations civiles contre les menaces, même pour les mercenaires russes, , faciliter l’accès humanitaire, soutenir la transition politique et accompagner le processus de réconciliation nationale. La mission a dérivé de ces objectifs fondamentaux.

 

Aujourd’hui, la MINUSCA semble davantage préoccupée par des campagnes de communication que par sa mission de stabilisation. Pendant ce temps, l’insécurité persiste, la gouvernance ne s’améliore pas, et le pays reste enlisé dans une crise multidimensionnelle.

 

Le soutien inquiétant à un processus électoral controversé….

 

Plus grave encore, la MINUSCA s’apprête à cautionner des Élections que toute l’opposition centrafricaine dénonce comme non-inclusives. Malgré les appels répétés de l’opposition à ne pas soutenir ce simulacre électoral, la mission onusienne maintient son engagement.

 

Les faits sont là : le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’accroche au pouvoir pour un troisième mandat anticonstitutionnel, l’opposition est méthodiquement bloquée et marginalisée, le Conseil constitutionnel est aux ordres, et l’administration électorale manque de toute indépendance et transparence.

 

Plusieurs experts des Nations Unies ont d’ailleurs exprimé leurs réserves sur ce processus électoral biaisé. Certains observateurs internationaux, y compris au sein du système onusien, reconnaissent l’impossibilité d’organiser des Élections crédibles dans ces conditions. Pourtant, la MINUSCA persiste à soutenir cette parodie.

 

Une complicité dans la dérive autoritaire….

En choisissant de soutenir ces Élections truquées d’avance, la MINUSCA devient complice de la consolidation d’une dictature. Elle répète les erreurs tragiques du passé, notamment celles commises au Rwanda, où l’inaction et les mauvais choix des missions onusiennes ont eu des conséquences catastrophiques. Ironie du sort, la cheffe de la Minusca est une rwandaise en plus.

 

La MINUSCA finance aujourd’hui, de facto, le régime de Touadéra dans sa dérive autoritaire. Elle légitime un pouvoir qui piétine la Constitution, musèle l’opposition, et transforme le processus électoral en simple formalité administrative pour reconduire un président déjà illégitime.

 

Trump a-t-il raison…?

Dans ce contexte, la position du président américain Donald Trump de réduire, voire de couper l’aide américaine aux missions onusiennes comme la MINUSCA mérite réflexion. Si ces missions coûtent des milliards sans apporter de solutions, si elles gaspillent les ressources dans des projets futiles, si elles soutiennent des régimes autoritaires plutôt que de défendre les valeurs démocratiques qu’elles sont censées promouvoir, à quoi servent-elles?

 

La MINUSCA devait être un instrument de paix et de stabilisation. Elle est devenue une bureaucratie coûteuse, inefficace, et maintenant complice d’une dérive dictatoriale. Ce panneau hideux sur une route de Bangui n’est que le symptôme visible d’un dysfonctionnement bien plus profond.

 

Par Alain Nzilo….

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MPC en crise : Mahamat Al-Khatim nomme Dianga Cyrano Ibrahim  alias Mahmoud, un réfugié au Cameroun pour sauver son mouvement

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MPC en crise : Mahamat Al-Khatim nomme Dianga Cyrano Ibrahim  alias Mahmoud, un réfugié au Cameroun pour sauver son mouvement

 

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Monsieur Dianga Cyrano Ibrahim , nouveau chargé de relation avec le monde arabe du MPC nommé par Mahamat Al-Khatim

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), vient de nommer Dianga Cyrano Ibrahim alias Mahmoud  comme “Conseiller en charge des Relations avec le Monde Arabe”. La nomination intervient alors que la quasi-totalité des cadres du mouvement ont abandonné leur chef.

 

 

La décision de Mahamat Al-Khatim de nommer Dianga Cyrano Ibrahim à ce poste pour le seconder confirme son isolement croissant. Réfugié centrafricain qui vit actuellement au Cameroun, Dianga Cyrano Ibrahim est un ancien cadre du mouvement qui avait pris ses distances avec la structure ces dernières années. La nomination ressemble moins à un renforcement stratégique qu’à l’appel au secours d’un dirigeant en pleine débâcle. Mahamat Al-Khatim se retrouve aujourd’hui pratiquement seul à la tête d’un mouvement qui se vide progressivement de ses membres et cadres historiques.

 

Le constat est sans appel : le MPC traverse la période la plus difficile de son existence. Après avoir été l’un des groupes armés les plus actifs dans le nord de la Centrafrique, le mouvement subit une hémorragie de ses effectifs et de ses responsables comme ses éléments rebelles . Les départs se sont multipliés ces derniers mois. Des cadres ont choisi de tourner le dos à leur chef pour se diriger vers d’autres activités civiles. Cette vague de désertions a laissé Mahamat Al-Khatim dans un isolement quasi-total, sans le soutien des hommes qui l’ont accompagné pendant des années.

 

Le choix de nommer Dianga Cyrano Ibrahim, actuellement en exil au Cameroun, montre le manque d’options dont dispose désormais le chef du MPC. En faisant appel à un ancien cadre démissionnaire et réfugié à l’étranger, Al-Khatim confirme indirectement l’étendue de sa solitude et l’absence de personnalités crédibles encore disposées à le soutenir au sein du mouvement. Le titre de “Conseiller en charge des Relations avec le Monde Arabe” relève davantage d’une stratégie de communication que d’une véritable fonction opérationnelle. Dans les faits, Dianga Cyrano Ibrahim est appelé à devenir le principal lieutenant, voire le second d’un chef de mouvement qui n’a plus personne sur qui s’appuyer.

 

Au-delà de la question des cadres, le problème auquel fait face Mahamat Al-Khatim est bien plus profond. Toute la base du mouvement semble avoir perdu confiance en son leadership. Actuellement, le chef du MPC ne dispose d’aucun soutien significatif au sein même de sa structure pour mener ses démarches politiques ou militaires. La faillite organisationnelle transforme le MPC en une coquille vide, une structure qui n’existe plus que par le nom et quelques tentatives désespérées de son chef pour maintenir une apparence de légitimité. La nomination de Dianga Cyrano Ibrahim apparaît ainsi comme un ultime effort pour donner l’illusion d’une continuité et d’une dynamique qui n’existent plus.

 

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Reportage entre Obo et Bambouti : quand 110 kilomètres d’enfer devienenent un calvaire pour les voyageurs

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Reportage entre Obo et Bambouti : quand 110 kilomètres d’enfer devienenent un calvaire pour les voyageurs

 

 

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Les commerçants, sur velo, en provenance du Sud-Soudan jusqu’à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

Deux localités du Haut-Mbomou, Obo et Bambouti,  séparées par 110 kilomètres de route impraticable toutes saisons confondues.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les 110 kilomètres qui séparent Obo de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, transforment un simple trajet en véritable expédition. Situées respectivement à 1320 et 1429 kilomètres de Bangui, ces deux localités vivent dans un isolement géographique qui s’aggrave chaque année. Sur ce parcours difficile, deux villages servent de repères aux voyageurs téméraires : Ngoumé, à 7 kilomètres d’Obo, et Ligwa, à 25 kilomètres plus loin.

 

 

En saison sèche, le voyage reste pénible. Les véhicules progressent lentement sur une piste défoncée, parsemée de nids-de-poule et de ravines. Mais quand les pluies s’abattent sur cette partie reculée du territoire centrafricain, la route devient un piège mortel. La terre rouge se transforme en bourbier visqueux, avalant roues et essieux. Les voyageurs peuvent mettre trois semaines à un mois pour boucler un trajet qui devrait normalement se faire en quelques heures. Le rythme de progression tombe parfois à deux ou trois kilomètres par jour, transformant chaque kilomètre en conquête douloureuse.

 

Cette situation d’enclavement extrême pousse les populations du Haut-Mbomou vers une dépendance totale au Soudan du Sud voisin. Sucre, carburant, sel, savon, ciment, médicaments : tous les produits de première nécessité franchissent la frontière depuis le pays voisin. L’État centrafricain brille par son absence dans cette zone stratégique, laissant ses citoyens se tourner vers l’étranger pour leurs besoins les plus élémentaires.

 

Les préparatifs d’un voyage sur cet axe ressemblent à ceux d’une expédition en terre inconnue. Vivres pour plusieurs semaines, bidons d’eau potable, ustensiles de cuisine, matériel de couchage : tout doit être soigneusement calculé et emporté. Vélos renforcés, motos tout-terrain ou robustes camions allemands MAN chargés de marchandises s’engagent sur cette piste incertaine, où les embouteillages naturels, la boue collante et les coupures multiples transforment chaque déplacement en loterie dangereuse.

 

 

“S’il n’y avait pas le Soudan du Sud, on vivrait ici comme à l’époque des premières civilisations”, confie amèrement un habitant  d’Obo interrogé par l’équipe de reportage du CNC. Cette phrase résume parfaitement l’ampleur de la dépendance. Le carburant atteint des prix prohibitifs qui étranglent l’économie locale : 2000 francs CFA le litre d’essence, jusqu’à 3500 francs pour le gasoil. Ces tarifs explosent littéralement les budgets familiaux et paralysent toute activité économique. La Minusca et les organisations humanitaires elles-mêmes s’approvisionnent depuis le Soudan du Sud, reconnaissant implicitement l’incapacité de l’État centrafricain à desservir cette partie de son territoire.

 

Cette situation génère une inflation galopante qui frappe de plein fouet les populations les plus vulnérables. Un sac de ciment, vendu entre 11000 et 12000 francs à Bangui, grimpe à 40000 francs en saison sèche et peut atteindre 50000 francs quand les pluies rendent la route totalement impraticable. Les tôles ondulées de 3 mètres passent de 7500 francs dans la capitale à 30000, voire 40000 francs à Obo. Ces prix astronomiques rendent la construction d’un logement décent pratiquement impossible pour la majorité des habitants. Construire devient un privilège réservé aux plus fortunés, condamnant les autres à vivre dans des habitations précaires.

 

Le prix des denrées alimentaires suit la même courbe ascendante vertigineuse. Un sac de riz qui coûte 25000 francs à Bangui peut atteindre 45000 francs à Obo. L’huile de cuisine, le sucre, la farine voient leurs prix doubler ou tripler selon les saisons et l’état de la route. Cette hausse constante du coût de la vie pousse de nombreuses familles vers la malnutrition et la pauvreté extrême.

 

Aux difficultés logistiques majeures s’ajoutent les pratiques douteuses et systématiques de certains agents de l’État. À l’entrée d’Obo, policiers, gendarmes et soldats des Forces Armées Centrafricaines organisent des fouilles minutieuses et imposent leurs propres “taxes douanières” informelles. Ces prélèvements frappent tous les moyens de transport : 7500 francs CFA pour un simple vélo, davantage pour une moto, et des sommes considérables pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de francs pour les camions de marchandises.

 

Cette économie parallèle florissante enrichit quelques individus au détriment de l’intérêt général, au lieu d’alimenter les caisses de l’État. Dans une ville frontalière au potentiel économique important, l’absence criante de la douane officielle laisse le champ libre à tous les abus imaginables. Ceux qui devraient faire respecter la loi et protéger les citoyens se transforment en collecteurs privés sans scrupules, vidant de son sens la notion même de service public et d’équité fiscale.

 

Les commerçants qui tentent de faire des affaires entre ces deux localités subissent un véritable racket organisé. Ils doivent négocier à chaque contrôle, payer des “facilitations” multiples, et supporter des délais imprévisibles qui peuvent anéantir leurs bénéfices. Beaucoup préfèrent abandonner cette activité ou se tourner vers les circuits informels, privant l’État de recettes fiscales légitimes.

 

Cette situation d’abandon territorial a des conséquences dramatiques sur l’accès aux services sociaux de base. L’éducation souffre énormément : les enseignants refusent souvent d’être affectés dans ces zones reculées, et quand ils acceptent, ils peinent à recevoir leurs salaires. Les fournitures scolaires, quand elles arrivent, coûtent une fortune. De nombreux enfants abandonnent l’école, perpétuant le cycle de la pauvreté et de l’ignorance.

 

Le système de santé n’est pas en reste. Les médicaments essentiels manquent cruellement, et leur acheminement depuis Bangui coûte si cher que les prix deviennent inabordables pour la population. Les évacuations sanitaires vers la capitale relèvent de l’exploit, condamnant de nombreux malades à mourir faute de soins appropriés. Les femmes enceintes accouchent dans des conditions précaires, sans assistance médicale qualifiée.

 

L’agriculture, pourtant prometteuse dans cette zone fertile, pâtit également de cet enclavement. Les paysans ne peuvent écouler leurs productions vers les marchés urbains à cause des coûts de transport prohibitifs. Ils se contentent de l’autoconsommation ou de la vente locale à des prix dérisoires, décourageant toute ambition de développement agricole à grande échelle.

 

Le Haut-Mbomou est un exemple parfait de l’abandon de pans entiers du territoire centrafricain par un État défaillant. Entre Obo et Bambouti, ces 110 kilomètres d’enfer racontent l’histoire douloureuse d’un gouvernement qui a renoncé à désenclaver ses propres citoyens, les condamnant à vivre aux marges géographiques et économiques de leur propre pays. Cette négligence administrative et politique transforme des Centrafricains en étrangers sur leur propre terre, obligés de se tourner vers un pays voisin pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.

 

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Nine casino : le guide franc, sans poudre aux yeux

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Centrafrique : La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien

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La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-faux-loic.jpg” data-wpel-link=”internal”>La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien
C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La convocation judiciaire russe visant Loïc Ouangapou après la mort de Derrick Agoma a précipité sa fuite de Moscou.

 

 

À Moscou, le nom de Loïc Ouangapou est désormais associé à une imposture sans précédent. Déjà éclaboussé par des accusations de détournement des dons présidentiels, d’usurpation de fonction et de fraude sur les bourses étudiantes, il a franchi un cap avec l’affaire tragique de Derrick Agoma, ce soldat centrafricain enrôlé clandestinement et retrouvé mort sur le front russe.

 

Face à la gravité de ce dossier, la justice russe a émis une convocation officielle. Mais au lieu de répondre aux enquêteurs, Loïc Ouangapou a choisi la fuite. Il a disparu de Moscou dans des conditions opaques qui ajoutent une dimension criminelle à son parcours déjà chargé.

 

Selon des sources proches de l’ambassade de Centrafrique en Russie jointes au téléphone par la rédaction du CNC, les autorités judiciaires russes avaient accumulé des preuves compromettantes sur son rôle direct dans l’enrôlement illégal de Derrick Agoma. Son faux statut de représentant estudiantin, utilisé pour tromper étudiants et autorités, ne tenait plus face à l’ampleur des révélations.

 

L’affaire était prête à être instruite, mais l’intéressé, averti par des complicités, a pris la fuite avant de se présenter devant les magistrats. Cette disparition précipitée confirme l’image d’un fugitif, plus proche d’un criminel organisé que d’un étudiant en difficulté.

 

Pour de nombreux étudiants centrafricains à Moscou, cette fuite sonne comme une trahison supplémentaire. Déjà traumatisés par la mort de Derrick Agoma et par la peur d’être instrumentalisés dans les combines macabres de Loïc Ouangapou, ils voient désormais dans sa disparition une preuve de culpabilité.

 

Car un homme innocent n’abandonne pas son poste, son entourage et ses prétentions de leader estudiantin face à une convocation de justice. Cette cavale met à nu l’étendue d’un réseau de mensonges et confirme que ses actions n’étaient pas celles d’un étudiant, mais bien d’un manipulateur protégé par des appuis politiques douteux.

 

Les autorités russes, embarrassées par cette fuite, considèrent désormais Loïc Ouangapou comme un individu en rupture avec la loi. À Bangui, le silence officiel persiste, malgré l’évidence d’un scandale qui engage la réputation du pays à l’international.

 

Comment un simple étudiant a-t-il pu accumuler autant de pouvoirs frauduleux, détourner des fonds, manipuler les bourses, et jusqu’à livrer un soldat centrafricain à la mort, sans jamais être inquiété ? Comment a-t-il pu quitter Moscou alors qu’il était visé par une convocation judiciaire ?

 

Ces interrogations pointent vers les complicités et la couverture dont il a bénéficié dans les cercles du pouvoir centrafricain. Sa fuite n’aurait pas été possible sans des appuis logistiques et financiers importants. Qui l’a aidé à échapper à la justice russe ? Quels réseaux ont facilité sa disparition ?

 

La fuite de Loïc Ouangapou ne marque pas la fin de cette affaire, mais l’aggrave considérablement. Elle confirme qu’il ne s’agissait pas seulement d’un escroc étudiant, mais d’un acteur central d’un système de corruption transnationale qui mêle argent, bourses, et vies humaines sacrifiées.

 

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Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

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Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ministre-piri-dans-le-studio-de-sa-radio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

Le ministre centrafricain de l’énergie, Bertrand Arthur Piri dans le studio de sa radio privée

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Derrière la façade des stations-service confisquées à TAMOIL se cache un système de pillage organisé qui enrichit les cadres militaires et les dirigeants du Mouvement Cœurs Unis. L’enquête de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime expose un mécanisme bien connu où l’argent du carburant finance directement le parti du président Touadéra, le MCU.

 

 

Le dispositif repose sur un circuit simple mais efficace. Des agences publiques liées au ministère de l’Énergie délivrent des bons d’essence officiels, soi-disant destinés aux besoins opérationnels des forces de sécurité. Ces bons sont ensuite échangés contre de l’argent liquide dans les stations-service confisquées. Selon plusieurs fonctionnaires et opérateurs économiques qui connaissent le système de l’intérieur, ces paiements en espèces sont redistribués à de hauts fonctionnaires, dont de nombreux membres du parti au pouvoir.

 

Les profits sont colossaux. Chaque camion-citerne de 35 000 litres revendu dans ces stations rapporte environ 14 millions de francs CFA, soit 25 000 dollars américains. Cette marge s’explique par les prix gonflés appliqués par Neptune Oil, auxquels s’ajoutent les taxes et droits d’importation non payés grâce aux exonérations frauduleuses. Si la moitié des importations de Neptune Oil en 2024 – soit environ 1 200 camions-citernes – a transité par les stations confisquées, les bénéfices excédentaires dépassent 30 millions de dollars américains.

 

Au cœur de ce système figure le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines. Son épouse Prisca Rosaline Mamadou contrôle quatre des dix stations-service confisquées, toutes situées à Bangui. Le général n’est pas qu’un simple bénéficiaire : il est identifié comme l’un des principaux bailleurs de fonds du MCU, le parti présidentiel. Son ascension au sein de l’appareil militaire s’accompagne d’une mainmise économique qui lie étroitement pouvoir militaire et intérêts financiers.

 

Le partage du butin s’inscrit dans un système pyramidal de rétrocommissions qui a rapporté entre 17,5 et 30 millions de dollars américains en 2024. Les services de sécurité figurent parmi les principaux bénéficiaires, aux côtés des acteurs politiques clés du MCU et des opérateurs économiques. Ce réseau fonctionne avec l’approbation tacite du sommet de l’État, transformant le secteur du carburant en machine à cash pour financer le parti au pouvoir.

 

Les six autres stations confisquées ont été attribuées à Souleymane Bassou, un ressortissant malien entretenant depuis des décennies des liens étroits avec les élites politiques et économiques de Bangui. Bassou est propriétaire d’Inter-Oil Centrafrique, une société qui ne dispose même pas de licence de commercialisation valide selon le registre du commerce centrafricain. Cette anomalie n’empêche nullement ses stations de fonctionner et de vendre du carburant au prix fort.

 

Le rapport de la GI-TOC révèle également que ces stations confisquées vendent du carburant provenant d’importateurs non agréés, en violation directe des directives gouvernementales. Le ministère de l’Énergie interdit explicitement l’intégration de ce carburant au réseau officiel de distribution, mais la règle ne s’applique manifestement pas aux protégés du régime.

 

Au-delà du réseau formel, le carburant circule aussi par des vendeurs non agréés et des dépôts clandestins apparus lors de la crise de 2022. Ces points de vente illégaux, identifiés à plusieurs endroits de Bangui, approvisionnent principalement les chauffeurs routiers et les vendeurs ambulants. Là encore, les bénéfices sont prélevés et redistribués sous forme de paiements en espèces aux autorités complices, selon plusieurs acteurs économiques du secteur interrogés par les enquêteurs.

 

Le comité anti-fraude du ministère de l’Énergie participe activement à ce système. Officiellement chargé de lutter contre l’importation frauduleuse de carburant, ce comité détourne en réalité une partie des fonds collectés. Les transporteurs d’autres marchandises qui emportent du carburant supplémentaire pour refaire le plein en cours de route versent régulièrement des pots-de-vin aux agents pour éviter des sanctions. Ces recettes extrabudgétaires servent à financer les opérations et les salaires du comité, et sont réparties de manière informelle entre les hauts fonctionnaires du ministère.

 

Le comité opère dans une zone grise sur le plan juridique malgré son rôle prépondérant. Sur ses 90 agents recensés, moins de la moitié sont effectivement actifs, et aucun n’est sous contrat officiel. Cette absence de transparence et de supervision permet au comité de devenir un maillon supplémentaire d’une économie du carburant où se mêlent légalité, pouvoir étatique et profit.

 

Prisca Rosaline Mamadou n’est pas une novice dans les cercles du pouvoir. Ancienne directrice du budget à la gendarmerie et ex-directrice financière au ministère de la Sécurité publique, elle connaît parfaitement les rouages de l’administration. Sa nomination à la tête des stations-service les plus rentables de la capitale confirme la fusion totale des sphères politique, militaire et économique sous le régime Touadéra.

 

Le ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri, secrétaire exécutif adjoint du MCU, joue un rôle central dans ce dispositif. C’est lui qui a supervisé l’attribution des stations confisquées, justifiant la mesure par des dettes impayées et une mauvaise gestion de TAMOIL. Mais les faits montrent que cette réquisition visait surtout à renforcer la centralisation du contrôle du secteur entre les mains d’acteurs politiquement connectés.

 

Les forces de sécurité profitent directement du système grâce aux bons d’essence qui leur permettent de convertir le carburant en liquidités. Ce mécanisme garantit la loyauté de l’armée et des services de renseignement envers un régime qui les enrichit. Le carburant devient ainsi un outil de patronage politique, un moyen d’acheter les fidélités et de maintenir le pouvoir.

 

Le rapport estime que ce système a privé l’État centrafricain de recettes fiscales essentielles tout en remplissant les poches d’un cercle restreint de privilégiés. Les recettes gouvernementales issues du carburant sont passées de 41,6 millions de dollars américains en 2021 à seulement 29,5 millions de dollars en 2024, malgré une reprise quasi complète des volumes d’importation. Cette baisse préoccupante s’explique en grande partie par l’évasion fiscale sur le chiffre d’affaires et les exonérations dont bénéficie Neptune Oil, avec la complicité des hauts responsables.

 

Les Centrafricains paient le prix fort à la pompe pendant que les généraux et les cadres du MCU s’enrichissent. Le gazole coûte toujours 2,17 dollars américains le litre, un prix inabordable dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Cette situation ne résulte pas d’une simple défaillance du marché, mais d’une captation délibérée de l’État par des réseaux criminels qui opèrent sous couvert de l’autorité publique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : quand un soldat FACA, en colère, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement  

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Centrafrique : quand un soldat FACA, malade mental, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement

 

Centrafrique : quand un soldat FACA, en colère, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans le Mbomou, au sud-est de la RCA. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le capitaine Brice Zingas, chef du détachement des Forces Armées Centrafricaines à Ouadda-Maïkaga dans la préfecture de la Haute-Kotto, vient de franchir un nouveau cap dans la criminalité.

 

 

Les faits remontent à la semaine dernière, plus précisément le 9 novembre 2025. Un soldat FACA basé à Ouadda-Maïkaga a ouvert le feu sur Mahamat Khèr , un jeune habitant de cette sous-préfecture située au nord de la République centrafricaine. La balle a atteint la victime à la jambe, lui infligeant une blessure grave nécessitant des soins urgents. Jusqu’à présent, personne ne connaît les raisons qui ont poussé ce militaire à utiliser son arme de service contre un civil. Était-ce une dispute ? Un racket qui a mal tourné ? Une simple démonstration de force ? Le mystère demeure entier. Ce qui est certain, c’est qu’un soldat censé protéger la population a tiré sur un jeune sans défense. Mais selon une source sécuritaire locale, le militaire aurait demandé un service à monsieur Mahamat Khèr lorsque celui-ci voudrais se rendre à une invitation. Le militaire lui aurait demandé de le déposer quelque part, mais monsieur Khèr a refusé, disant qu’il n’a pas de carburant nécessaire pour faire cette course supplémentaire. Pris de colère, le militaire sort son arme de service et tire sur monsieur Mahamat Khèr simplement, sans raison.

 

Mais face à la gravité de la blessure, les proches de la victime ont naturellement voulu transférer Mahamat Khèr   vers Bria, le chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, où se trouve un hôpital capable de le soigner. Rappelons que Bria se situe à environ 204 kilomètres d’Ouadda-Maïkaga, une distance qui peut se parcourir en quelques heures en motos, mais pas en véhicule. Mais le capitaine Brice Zinga en a décidé autrement. De manière totalement arbitraire et criminelle, il a bloqué le transfert sanitaire. Il a refusé que le jeune blessé soit évacué vers Bria. Il l’a condamné à rester à Ouadda-Maïkaga, dans une localité qui ne dispose d’aucune infrastructure médicale adaptée pour traiter ce genre de blessure par balle.

 

Cette décision relève du crime. Refuser des soins médicaux à une personne grièvement blessée équivaut à une tentative de meurtre. Le capitaine Brice Zinga sait pertinemment qu’une blessure par balle à la jambe non traitée rapidement peut entraîner des complications mortelles : infection, gangrène, septicémie. Il sait aussi que même si le jeune survit, l’absence de soins appropriés pourrait nécessiter une amputation. Mais cela ne le concerne pas. Ce qui compte pour lui, c’est étouffer l’affaire. Empêcher que le crime commis par son soldat ne soit connu à Bria ou à Bangui. Faire disparaître le problème en laissant le jeune agoniser tranquillement à Ouadda-Maïkaga, loin des regards.

 

La question qui se pose est simple : de quel droit un militaire peut-il autoriser ou interdire le transfert sanitaire d’un civil ? Depuis quand un chef de détachement militaire décide-t-il qui peut ou non recevoir des soins médicaux ? Le capitaine Brice est devenu un petit dictateur local qui s’arroge tous les pouvoirs, y compris celui de vie ou de mort sur les habitants.

 

Le capitaine Brice Zinga ne s’est pas arrêté là. Conscient que son crime et celui de son soldat pourraient être dénoncés sur les réseaux sociaux, il a mis en place une stratégie d’intimidation et de censure digne d’une dictature. Quelques minutes après que son soldat ait tiré sur Mahamat Khèr , le capitaine Brice Zinga et deux de ses hommes se sont rendus discrètement au marché central de Ouadda-Maïkaga, où il y’a un point wifi public. Ce point wifi se trouve au marché, dans une boutique d’un commerçant qui laisse sa connexion internet ouverte aux jeunes pour qu’ils puissent se connecter, regarder des vidéos, communiquer avec leurs familles, consulter les réseaux sociaux.

 

Le capitaine Brice Zinga et ses deux hommes se sont installés là, ont pris des chaises, et ont fait semblant de communiquer normalement sur leurs téléphones. Ils feignaient de regarder des vidéos, d’envoyer des messages à leurs proches, comme n’importe quel civil. Mais en réalité, ils surveillaient. Ils écoutaient. Ils épiaient tous les jeunes qui venaient se connecter. Leur mission était claire : identifier toute personne qui tenterait de publier l’information sur les réseaux sociaux ou de la transmettre par téléphone à Bangui. Et immédiatement l’arrêter.

 

Cette présence militaire au point wifi a eu l’effet escompté. Les jeunes ont rapidement compris le jeu du capitaine Brice Zinga. Ils ont vu ces militaires installés là, faussement détendus mais en réalité aux aguets. Ils ont compris qu’ils risquaient l’arrestation s’ils tentaient de dénoncer le crime. Alors ils sont partis tranquillement, sans rien publier. Le capitaine Brice peut maintenant se féliciter : sa stratégie a fonctionné. L’information n’est pas sortie sur les réseaux sociaux. Elle n’a pas été relayée par les médias. Le crime de son soldat et son propre refus criminel d’évacuation sanitaire restent dans l’ombre. La censure par l’intimidation a réussi.

 

Cette surveillance du wifi n’est pas nouvelle pour le capitaine Brice Zinga. Il utilise régulièrement cette tactique pour étouffer les informations sur ses exactions. À Ouadda-Maïkaga, il n’y a que quelques points d’accès à internet. La Minusca dispose d’un wifi, mais sa base se trouve à environ 5 kilomètres de la ville, ce qui est trop loin pour la plupart des habitants. Le seul point wifi facilement accessible se trouve donc au marché, dans les boutiques de commerçants qui ont installé des antennes.

 

Les jeunes viennent régulièrement à ces points pour se connecter. Cinq ou six jeunes à la fois se rassemblent là pour consulter les réseaux sociaux, regarder des matchs de football, communiquer avec leurs familles à Bria ou Bangui. Le capitaine Brice Zinga a compris que c’est par ces points wifi que les informations sur ses crimes peuvent sortir. Alors il a systématisé la surveillance. À chaque fois qu’il commet une exaction ou que ses hommes se rendent coupables d’abus, il envoie ses soldats surveiller le wifi. Ils s’installent discrètement, font semblant d’être des utilisateurs normaux, mais en réalité ils espionnent et intimident.

 

Cette stratégie vise à bloquer toute tentative de dénonciation à la source. Puisque le capitaine Brice Zinga ne peut pas couper physiquement la connexion internet comme il l’a déjà fait par le passé, il opte pour une surveillance rapprochée. Il transforme les points wifi publics en zones surveillées où personne n’ose plus rien publier.

 

Ce nouveau crime s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par le capitaine Brice et ses hommes à Ouadda-Maïkaga. Nos lecteurs se souviennent que ce même capitaine Brice avait déjà ordonné la coupure du réseau internet à Ouadda après la publication par Corbeau News d’un article dénonçant les désertions massives de soldats FACA affamés dans cette garnison. Furieux de voir son nom associé à cette situation catastrophique, il avait puni toute la population en coupant internet et en exigeant qu’elle paie pour la réinstallation du réseau.

 

Le capitaine Brice a également instauré un système de racket. Il taxe la population d’Ouadda-Maïkaga à hauteur de 200 000 francs CFA par semaine, soit 800 000 francs par mois, prétendument pour “nourrir l’armée”. Mais cet argent ne parvient jamais aux soldats. Il l’empoche pour son enrichissement personnel pendant que ses hommes crèvent de faim. Sous son commandement, sept civils ont déjà été tués par les FACA à Ouadda-Maïkaga : Romaric, Paterne, Paquet Maurice, Yaya Adam, Lindi, Adam Bienvenu, et un maçon d’ethnie Nzakara. À ces sept morts s’ajoute maintenant Mahmat Nour, qui risque de mourir des suites de sa blessure non soignée.

 

Rappelons que les soldats FACA, il y’a quelques mois,  ont également arrêté et torturé dix civils qu’ils accusaient de “sorcellerie” après qu’un de ses soldats en ait tué un autre lors d’une dispute alcoolisée. Une femme est morte sous la torture. Trois chefs traditionnels ont été battus et emprisonnés.

 

Ce qui permet aux soldats FACA de continuer leurs crimes en toute tranquillité, c’est l’impunité totale dont il jouit. À Bangui, le chef d’état-major général Zéphirin Mamadou reste muet face aux exactions de son subordonné. Le ministre de la Défense ne bronche pas. Le président Touadéra ne dit rien. Au niveau local, le sous-préfet, le maire et le député d’Ouadda-Maïkaga gardent un silence complice. Le capitaine Brice le sait. Il sait qu’il ne sera jamais sanctionné. Il sait qu’il peut tuer, torturer, voler, censurer sans que personne ne l’inquiète. Alors il continue. Il intensifie même ses exactions, convaincu de son impunité.

 

Cette situation démontre parfaitement la faillite de l’État centrafricain. Dans un pays normal, un officier qui refuse l’évacuation sanitaire d’un blessé grave serait immédiatement relevé de ses fonctions, traduit en cour martiale, et condamné. Dans un pays normal, un militaire qui surveille les points wifi publics pour censurer l’information serait sanctionné pour atteinte aux libertés fondamentales. Mais la Centrafrique n’est pas un pays normal. C’est un pays où les militaires font régner la terreur sur les populations qu’ils sont censés protéger. Un pays où des officiers criminels deviennent des petits dictateurs locaux. Un pays où l’uniforme FACA sert de licence pour tuer et voler en toute impunité.

 

Le cas du capitaine Brice démontre que les FACA comptent dans leurs rangs des criminels en uniforme. Des hommes qui utilisent leur position militaire non pour servir leur pays, mais pour terroriser, piller et assassiner. Le soldat qui a tiré sur Mahamat Khèr   est un criminel. Il a utilisé son arme de service contre un civil sans raison apparente. Il mérite d’être jugé et condamné. Le capitaine Brice est un criminel. En refusant l’évacuation sanitaire, il s’est rendu complice de tentative de meurtre. En surveillant le wifi pour censurer l’information, il viole les libertés fondamentales. En rackettant la population, il se livre au banditisme. En empochant l’argent destiné à nourrir ses soldats, il détourne des fonds publics. Mais aucun des deux ne sera inquiété. Parce que dans le régime Touadéra, l’impunité des militaires est la règle.

 

Par Moïse Banafio….

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Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao

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Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Touadéra, regarde ce que tu as fait. Des centaines de civils massacrés au Soudan. Des femmes. Des enfants. Des personnes âgées. Tués par des drones que Wagner a livrés aux rebelles FSR depuis Birao. Avec ton accord. Avec la complicité de ton ministre Hassan Bouba. Es-tu content maintenant ?

 

 

Depuis le déclenchement de la guerre au Soudan, tout le monde sait que tu es impliqué personnellement. Ton entourage. Les Mercenaires russes de Wagner. Les Rwandais. Tout ce beau monde soutient les rebelles des Forces de Soutien Rapide. Ils leur fournissent des armes. Des munitions. Des drones. Depuis ta base de Birao. Avec ton autorisation.

 

On ne sait pas pourquoi tu fais ça. Pourquoi tu t’impliques dans une guerre qui ne te concerne pas. Pourquoi tu livres des armes à des rebelles qui massacrent des civils au Soudan. Quel est ton intérêt ? L’argent ? L’or soudanais ? Une alliance stratégique avec Wagner ? Ou simplement la soumission totale aux ordres de Moscou ?

 

Mais aujourd’hui, ce n’est plus une simple guerre. C’est un génocide. Un nettoyage ethnique. Des massacres graves de civils à El-Fasher, Bara et El-Obeid. Des centaines de morts. Des femmes enceintes tuées. Des enfants bombardés. Des personnes âgées égorgées. Tout ça avec des armes que tu as permis de livrer.

 

Le 31 octobre 2025, l’ambassade du Soudan en France a publié un communiqué accablant. Elle dénonce les massacres commis par les FSR à El-Fasher. Elle parle de crimes terroristes, de massacres sanglants, de nettoyage ethnique à grande échelle. Et ces massacres sont commis avec des drones. Des drones qui viennent de Birao. De ta base. Avec ton accord.

 

Il y a quelques semaines, des rebelles soudanais des FSR sont arrivés à Birao. Ils sont venus dans la base de Wagner. Ils ont rencontré les mercenaires russes. Et ils sont repartis avec un arsenal complet. Des armes. Des munitions. Des drones de combat. Des équipements militaires sophistiqués.

 

Ces drones ont été transférés aux FSR. Les mercenaires russes ont formé les rebelles. Ils leur ont montré comment utiliser ces drones. Comment les piloter. Comment cibler. Comment bombarder. Et maintenant, ces drones massacrent des civils au Soudan.

 

À El-Fasher, les FSR ont utilisé ces drones pour bombarder des quartiers résidentiels. Des marchés. Des hôpitaux. Des écoles. Des centaines de civils tués. Des familles entières décimées. Des enfants arrachés à leurs mères. Des personnes âgées brûlées vives.

 

À Bara et El-Obeid, c’est la même horreur. Les FSR ciblent les civils. Ils les bombardent avec des drones. Ils les tuent par centaines. Et ensuite, ils filment leurs crimes. Ils les partagent sur les réseaux sociaux. Ils s’en vantent.

 

Touadéra, tu as vu ces vidéos ? Tu as vu les corps déchiquetés ? Tu as vu les enfants morts ? Tu as vu les femmes qui pleurent leurs maris, leurs fils, leurs frères ? Tu as vu les vieillards qui ont tout perdu ? Es-tu fier de ce que tu as fait ?

 

Parce que c’est toi qui as permis ça. C’est toi qui as autorisé Wagner à livrer ces drones aux FSR. C’est toi qui as envoyé ton ministre Hassan Bouba à Birao pour sceller le deal. C’est toi qui as cédé ta base de Birao à Wagner pour en faire une plaque tournante du trafic d’armes vers le Soudan.

 

Hassan Bouba, ton ministre de l’Élevage, est allé à Birao il y a quelques semaines. Officiellement pour des questions d’élevage. Mais personne n’est dupe. Il est allé rencontrer les chefs rebelles soudanais des FSR. En présence des mercenaires russes. Pour négocier. Pour sceller le deal. Pour autoriser le transfert de drones et d’armes.

 

Pourquoi Hassan Bouba ? Parce que c’est un mercenaire politique. Un ancien chef rebelle de l’UPC. Un Tchadien d’origine. Un agent de renseignement tchadien. Un homme qui sert plusieurs maîtres en même temps. Et maintenant, il sert d’intermédiaire entre toi, Wagner et les rebelles soudanais.

 

Tu pensais qu’on ne saurait pas ? Tu pensais pouvoir te cacher derrière Hassan Bouba ? Tu pensais que personne ne ferait le lien entre les drones livrés à Birao et les massacres au Soudan ? Tu te trompes. Tout le monde sait. Tout le monde voit. Et maintenant, tout le monde accuse.

 

Le gouvernement soudanais accuse. L’ambassade du Soudan en France accuse. Les organisations internationales commencent à comprendre. Et bientôt, la Cour Pénale Internationale va s’intéresser à ton rôle dans ces massacres.

 

Parce que tu n’es pas juste complice. Tu es coauteur. Tu as fourni les armes. Tu as autorisé le transfert. Tu as cédé ta base. Tu as envoyé ton ministre négocier. Tu es aussi responsable que les rebelles qui appuient sur la gâchette.

 

Depuis le début de la guerre au Soudan, tu soutiens les FSR. Pourquoi ? Personne ne comprend. Tu n’as pas d’intérêt stratégique évident. Alors pourquoi ?

 

Certains disent que c’est l’or. Que les FSR te promettent de l’or soudanais en échange des armes. D’autres disent que c’est Wagner qui te l’impose. Que tu n’as plus ton mot à dire. Que tu obéis simplement aux ordres de Moscou. Que tu as vendu ton pays et ta souveraineté aux Russes.

 

D’autres encore disent que tu te prépares. Que tu soutiens les FSR pour qu’ils te renvoient l’ascenseur un jour. Si jamais tu perds le pouvoir. Si jamais tu dois fuir Bangui. Tu auras un refuge au Soudan. Chez les rebelles que tu as soutenus. Chez les massacreurs que tu as armés.

 

Quelle que soit la raison, le résultat est le même. Des centaines de civils massacrés. Des femmes violées. Des enfants orphelins. Des familles détruites. Des villes rasées. Un génocide en cours. Et toi, tu es complice.

 

Au Soudan, le conflit n’est pas seulement politique. Il est racial et ethnique. Les Arabes soudanais, ou ceux qui se considèrent comme Arabes, méprisent les autres ethnies qu’ils appellent “les Noirs”. Pourtant, eux aussi ont la peau noire. Mais ils se disent Arabes. Ils se considèrent supérieurs. Et ils veulent éliminer “les Noirs”.

 

C’est ce qui s’est passé au Darfour il y a vingt ans. Un génocide. Des centaines de milliers de morts. Des villages entiers brûlés. Des populations entières déplacées. Et la communauté internationale n’a rien fait. Elle a regardé. Elle a condamné. Mais elle n’a rien fait.

 

Et maintenant, ça recommence. À El-Fasher. À Bara. À El-Obeid. Les mêmes massacres. Les mêmes méthodes. Les mêmes motivations. Et toi, Touadéra, tu fournis les armes.

 

Quand les FSR ont repris deux villes importantes au Soudan grâce aux drones que tu as livrés, leurs combattants basés à Markounda en Centrafrique ont célébré toute la nuit. Ils ont tiré en l’air. Ils ont dansé. Ils ont crié de joie. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux.

 

Pourquoi des combattants basés en Centrafrique célèbrent-ils la prise de villes soudanaises ? Parce que ces combattants sont eux-mêmes soudanais. Ils font partie des FSR. Ou ils en sont sympathisants. Et ils célèbrent la victoire de leurs frères. Une victoire obtenue grâce aux armes que tu as fournies.

 

Touadéra, es-tu content maintenant ? Es-tu fier de ce que tu as fait ? Quand tu te regardes dans le miroir le matin, que vois-tu ? Un président ? Un chef d’État ? Ou un complice de génocide ? Un homme qui a vendu son âme pour quelques lingots d’or ? Un homme qui a livré des armes à des massacreurs ?

 

Les aéroports que tu as cédés à Wagner. Les bases que tu as mises à leur disposition. Les facilités que tu leur accordes. Tout ça pour quoi ? Pour qu’ils puissent livrer des armes aux rebelles soudanais ? Pour qu’ils puissent massacrer des civils ? Pour qu’ils puissent commettre un génocide ?

 

Le sang des victimes soudanaises est sur tes mains. Les cris des femmes violées résonnent jusqu’à Bangui. Les pleurs des orphelins t’accusent. Et un jour, tu devras répondre de tes actes. Devant la justice internationale. Devant l’histoire. Devant Dieu.

 

Alain Nzilo

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Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne pour les élections législatives et promet du pétrole. Mais le village natal de son père n’a ni école ni poste de santé

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Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne et promet du pétrole – mais son village natal n’a ni école ni poste de santé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/chinois-capture-et-libere-par-les-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne pour les élections législatives et promet du pétrole. Mais le village natal de son père n’a ni école ni poste de santé
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dimanche dernier à Ndélé, les partisans d’Issaka Loïc ont ouvert un bureau de cellule politique au quartier Golomandjia. D’autres bureaux vont suivre dans les jours à venir dans différents quartiers de la ville. Issaka Loïc, surnommé “Chinois Ndoka” par les habitants du Bamingui-Bangoran, prépare sa candidature aux Élections législatives. Il veut être député de la nation. Mais il y a un problème. Plusieurs problèmes même.

 

 

Premier problème : Issaka Loïc est binational. Il est chinois, en même tant centrafricain. Mais la loi de 1961 brandi par le régime est claire : ce chinois n’est plus centrafricain. Soi il est chinois, soi il est centrafricain. Mais le fait de prendre la nationalité chinoise de sa mère, il perd automatiquement la nationalité centrafricaine. Mais comment, dans ce contexte, il peut se présenter aux Élections? Avec quelle nationalité ?

 

Deuxième problème : les promesses qu’il fait aux populations de Ndélé sont totalement déconnectées de la réalité. Lors de l’ouverture de son bureau dimanche, ses représentants ont informé les populations qu’Issaka Loïc va créer beaucoup d’écoles dans le Bamingui-Bangoran. Beaucoup d’écoles. Alors que le village natal de son papa n’a même pas une école. Ni un poste de santé. Ni même un petit bâtiment de deux mètres carrés en tôle.

 

Comment peut-on promettre de créer beaucoup d’écoles dans toute une préfecture quand on n’a même pas été capable de construire une seule école dans son propre village natal ? Comment peut-on se présenter comme le sauveur de l’éducation dans le Bamingui-Bangoran quand on laisse les enfants de son propre village dans l’ignorance totale ?

 

Troisième problème : Issaka Loïc promet d’exploiter le pétrole de Gaskaye, situé à 225 kilomètres de Ndélé. Avec la complicité de Touadéra, dit-il. Voilà une promesse intéressante. Exploiter le pétrole. Comme si c’était aussi simple. Comme si un député pouvait décider seul d’exploiter du pétrole. Comme si les populations du Bamingui-Bangoran allaient bénéficier de cette exploitation.

 

Nous connaissons la chanson. Nous avons vu ça partout en Centrafrique. Des promesses d’exploitation de ressources naturelles. Du pétrole. De l’or. Des diamants. Et au final, ce sont toujours les mêmes qui s’enrichissent. Les populations locales ne voient jamais la couleur de cet argent.

 

Dans le Bamingui-Bangoran, l’éducation avance très lentement. Malgré le courage des jeunes volontaires qui se trouvent dans les différentes villes et villages. Ces jeunes ne sont pas bien formés. Ils n’ont pas les qualifications nécessaires. Mais ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord.

 

Au total, dans le Bamingui-Bangoran, il y a 198 maîtres parents. Des enseignants communautaires qui ne sont pas payés par l’État. Ce sont les parents d’élèves qui les paient chaque fin de mois. 198 maîtres parents qui font tourner le système éducatif d’une préfecture entière. Parce que l’État a abandonné le Bamingui-Bangoran.

 

Et maintenant, Issaka Loïc arrive avec ses belles promesses. Il va créer beaucoup d’écoles. Il va exploiter le pétrole. Il va développer la région. Tout ça pour obtenir les voix des électeurs. Tout ça pour devenir député. Et après ? Après, comme tous les autres, il va s’installer confortablement à Bangui et oublier Ndélé.

 

Issaka Loïc veut être député de la nation. Comment va-t-il faire ? Va-t-il renoncer à sa deuxième nationalité ? Va-t-il présenter de faux documents ? Va-t-il compter sur la complicité du régime Touadéra pour contourner la loi ?

 

Parce que c’est ça, la réalité. Le régime Touadéra ferme les yeux sur les binationaux qui le soutiennent. Et beaucoup d’autres dans le gouvernement et à l’Assemblée. La loi s’applique seulement aux opposants comme Dologuélé. Mais pour les partisans du régime, tout est permis.

 

Mahamat Sallé

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Centrafrique : 4 orpailleurs tués dans un éboulement d’un site minier à Sikikédé

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4 orpailleurs tués dans un éboulement d’un site minier à Sikikédé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/sur-le-chantier-minier-de-sikikede-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-a-l-extreme-nord-est-de-la-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le chantier minier de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga, à l'extrême nord-est de la République centrafricaine
Sur le chantier minier de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quatre jeunes artisans miniers ont trouvé la mort jeudi dernier dans un éboulement de terre survenu sur un chantier aurifère à Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Cette tragédie rappelle les conditions périlleuses dans lesquelles opèrent les orpailleurs artisanaux dans cette région reculée du nord-est de la Centrafrique.

 

 

L’accident s’est produit alors que les victimes étaient en pleine activité d’extraction aurifère. Selon les informations recueillies sur place, l’éboulement de terre a enseveli les quatre jeunes travailleurs, ne leur laissant aucune chance de survie.

 

La nouvelle a plongé l’ensemble du chantier dans une profonde tristesse. Dans un geste empreint de solidarité et de douleur, les camarades des victimes ont procédé à leur inhumation dans la foulée, témoignant de l’urgence et de l’émotion qui ont marqué cette journée tragique.

 

La Vakaga n’en est malheureusement pas à son premier accident mortel de ce type. La préfecture a déjà enregistré plusieurs éboulements meurtriers par le passé, notamment à Sikikédé même, à Tiringoulou et dans d’autres localités aurifères de la région.

 

Ces incidents récurrents pousse les centrafricains à s’interroger sur les conditions de sécurité dans lesquelles travaillent les artisans miniers. L’absence de normes de sécurité, le manque d’encadrement technique et l’utilisation de méthodes d’extraction rudimentaires exposent quotidiennement des centaines de travailleurs à des risques mortels.

 

Il y’a lieu de rappeler que dans la Vakaga comme dans d’autres régions aurifères de la Centrafrique, l’orpaillage artisanal attire de nombreux jeunes en quête de revenus. Toutefois, cette activité se déroule souvent dans des conditions extrêmement difficile, sans équipements de protection ni respect des normes minimales de sécurité.

 

Les excavations profondes réalisées sans étayage adéquat, l’absence de systèmes d’alerte et le manque de formation aux risques géologiques constituent autant de facteurs aggravants qui transforment régulièrement ces chantiers en pièges mortels.

 

Ce nouveau drame souligne l’urgence d’une meilleure régulation du secteur minier artisanal en Centrafrique. Les autorités sont appelées à renforcer les mesures d’encadrement et de sécurisation des sites d’orpaillage, afin d’éviter que de nouvelles familles ne soient endeuillées par des accidents qui pourraient être évités.

 

Pour l’heure, quatre familles pleurent leurs proches, victimes d’une quête de l’or qui se montre trop souvent mortelle dans les contrées reculées de la Vakaga.

 

 

Par Mahamat Idriss Junior….

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Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain

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Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain
Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé a lancé un appel à l’unité après la validation de sa candidature pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Depuis septembre, le candidat faisait face à une procédure judiciaire qui avait invalidé sa nationalité centrafricaine, malgré sa renonciation à la nationalité française pour se conformer aux exigences de la nouvelle constitution instaurée par le chef de l’État Baba Kongoboro. Malgré cette décision, le Conseil constitutionnel a surpris en approuvant sa candidature. Cette annonce a conduit son entourage à inviter la société civile, l’opposition et la diaspora à se rassembler autour de cette campagne présentée comme déterminante pour la suite du processus politique.

Lire ci-dessous l’intégralité de la lettre :

 

 

APPEL A L’UNITE POUR LA RENAISSANCE DE LA Centrafrique

 

Camarades Centrafricains,

Peuple centrafricain, aujourd’hui, nous nous trouvons à un tournant décisif de notre histoire. Après le long, rude et juste combat mené par Anicet-Georges DOLOGUÉLÉ pour faire triompher sa ‘’centrafricanité’’, sa candidature, qui représente bien plus qu’une simple option pour un vote vient, enfin, d’être validée pour les Élections présidentielles du 28 décembre 2025. C’est l’écho des aspirations profondes de notre peuple, un appel à la résistance et à l’espoir après des années d’injustices, de souffrances et de désespoir.

Aujourd’hui, un nouvel horizon s’ouvre pour notre pays. Il est temps de nous lever, tous ensemble ! Je, viens par ce message, lancer un vibrant appel à la société civile, à l’opposition démocratique, au BRDC dont nous partageons les mêmes convictions, à tous ceux qui se sont senti trahis par le régime en place (MCU compris), à la jeunesse pleine d’énergie et d’espoir d’un avenir meilleur, à notre diaspora qui, jour après jour, porte en elle l’espérance d’une Centrafrique renouvelée et, à tous les citoyens sincèrement épris de justice, de liberté, de démocratie et de développement.

Rejoignons-nous tous pour ce combat final, celui de la conquête du pouvoir, un pouvoir qui sera synonyme de justice, de liberté et de démocratie. Nous avons suffisamment souffert sous le règne mafieux de Faustin Archange TOUADERA et de son parti, le MCU, dont le bilan en dix ans n’est qu’un catalogue d’échecs, de désolation, de paupérisation et de souffrances infligées à notre peuple. Pendant que, Faustin Archange TOUADERA et son entourage se sont livrés à un enrichissement ostentatoire et indécent dans l’arrogance et le mépris total du peuple.

Cela doit cesser !

Ce combat, ce n’est pas seulement celui d’un homme, c’est celui de tout un peuple. Notre victoire ne sera pas seulement celle d’Anicet Georges Dologuélé mais celle de tout un pays, celle de la restauration de nos droits, de nos valeurs, de notre dignité, celle du retour de la démocratie, de la renaissance de la République.

Ensemble, faisons entendre notre voix.

Ensemble, redonnons à la Centrafrique sa grandeur perdue.

Unis, nous vaincrons !

AGD, Le pays !

 

A T BENGUEWE DAMARAS

 

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Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

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Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

 

Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Convoqués pour un financement agricole, les habitants de Birao ont assisté fâcheusement à un meeting de campagne pour le troisième mandat de Baba Kongoboro.

 

La Centrafrique vit depuis bientôt sept ans sous le règne du mensonge institutionnalisé. Depuis que les hommes de Wagner ont débarqué en 2018, le pouvoir en place a progressivement abandonné toute prétention à la sincérité. Dix années de gouvernance ont transformé le régime en machine à tromper, capable de dire n’importe quoi pour tenter de sauver une popularité en chute libre. Les Centrafricains ne reconnaissent plus leur pays dans cette succession de fausses promesses et de manipulations grossières qui insultent leur intelligence.

 

 

Dans ce contexte de désillusion générale, la pré-campagne électorale a débuté sur les mêmes bases : le mensonge. Ainsi, le vendredi 14 novembre 2025, une délégation du MCU, parti présidentiel, a quitté la capitale pour Birao, chef-lieu de la Vakaga. Les habitants de cette région isolée allaient faire les frais d’une nouvelle tromperie.

 

Quelques heures avant l’arrivée de la délégation à Birao, les chefs de quartiers avaient appelé la population pour assister à une présentation d’un financement agricole de l’ACDA, censé provenir directement de la présidence. Dans cette région isolée où l’agriculture constitue la principale activité économique, l’annonce a provoqué un déplacement massif. Les villageois sont venus en nombre, espérant obtenir des informations sur les modalités d’attribution de cette aide promise et sur le partage éventuel des fonds.

 

Mais une fois que les habitants sont arrivés sur le lieu indiqué, aucun projet agricole n’a été présenté. Aucun financement n’a été annoncé. La réunion s’est transformée en meeting Politique entièrement consacré à la promotion du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et à la préparation de sa candidature pour un troisième mandat controversé.

 

La composition de la délégation expliquait d’emblée la nature réelle du déplacement. Elle était menée par Albert Toumou Deya, ministre délégué au désarmement et ex-chef rebelle du MLCJ, intégré au gouvernement après les accords de paix. À ses côtés figurait Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, chef de la milice Requin, une milice armée au service du régime connue pour ses méthodes particulièrement violentes.

 

Le groupe comprenait également Euloge Doctrouvé, surnommé “l’insulteur public” pour ses attaques quotidiennes contre les centrafricains sur les réseaux sociaux, ainsi que Blaise Didatien Kossimatchi, connu sous le surnom de “Le Soûlard”. Ce dernier s’est rendu célèbre par ses menaces répétées, notamment celle de “broyer les tibias des jeunes de l’opposition”. Ces profils sont largement documentés sur internet et dans l’espace public centrafricain.

 

Sur place, les discours n’ont porté que sur la nécessité de soutenir le président sortant et de mobiliser pour les échéances électorales. La délégation a procédé à la validation d’associations et de comités de soutien à la candidature de Touadéra, comme l’attestent les publications diffusées ensuite sur les réseaux sociaux par les militants du MCU. “Birao, chef-lieu de la Vakaga, a vibré ce jour au rythme de la validation des Associations et Comités de soutien à la candidature du Professeur Faustin Archange Touadéra”, pouvait-on lire sur leurs pages.

 

Les habitants, interrogés par la rédaction du CNC,  expriment leur colère face à cette manipulation. “On nous a fait croire qu’on venait pour l’agriculture et l’argent du président. Mais c’était juste pour nous forcer à écouter leur tas de mensonge ”, témoigne l’un d’eux.

 

En effet, après dix ans de pouvoir, le régime peine à mobiliser sans recourir à ces stratagèmes. La popularité du président a chuté et les populations ne répondent plus aux convocations politiques classiques du régime. Les gens n’aiment pratiquement plus le président Baba Kongoboro.

 

Pour tenter de créer une apparence de soutien populaire, le pouvoir multiplie les mensonges. À Birao, la méthode a fonctionné : les villageois sont venus massivement, attirés par la promesse d’un financement. Mais une fois sur place, piégés, ils ont dû subir un meeting électoral qu’ils n’étaient pas venus entendre.

 

L’envoi de cette délégation composée d’anciens chefs de guerre reconvertis en ministres, de responsables de milices armées et de militants connus pour leur agressivité démontre la nature de cette pré-campagne. Dans une région déjà marginalisée économiquement, l’utilisation d’une fausse promesse agricole pour organiser un rassemblement politique constitue une forme supplémentaire de mépris envers les populations.

 

Le régime a hérité des méthodes de Wagner : mensonge sur mensonge, tromperie sur tromperie. Les autorités ne savent même plus dire la vérité, même une seule fois. Cette machine du mensonge tourne à plein régime, épuisant une population qui ne croit plus aux promesses officielles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot 

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République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/republique-centrafricaine-vivre-avec-le-diabete-a-carnot.jpg” data-wpel-link=”internal”>République centrafricaine Vivre avec le diabète à Carnot
Photo MSF

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En République centrafricaine vivre avec le diabète représente un vrai défi. L’accès aux traitements est limité, les médicaments (l’insuline) sont coûteux et souvent difficiles à trouver, et les programmes de prise en charge des patients sont rares. A Carnot, au sud-ouest du pays, Médecins Sans Frontières (MSF) en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Population (MSP), assure une prise en charge médicale gratuite à de nombreuses personnes vivant avec le diabète. Depuis le début de la mise en place du programme en 2019, 245 patients diabétiques ont été accompagnés par MSF et le MSP.  


 

Apprendre à vivre avec le diabète…. 

Adolphe Andoa, 22 ans, vient de Nola, à plus de 200 kilomètres de Carnot. Diagnostiqué diabétique de type 1 il y a cinq ans, il avait du mal à se procurer de l’insuline dans sa ville. « J’étais constamment fatigué, je buvais beaucoup d’eau et j’avais toujours faim », se souvient-il. « J’ai dû arrêter l’école en classe de 5ᵉ à cause de ma maladie. »

Grâce au soutien de MSF à la Clinique de Suivi de l’Hôpital de District de Carnot, Andoa reçoit désormais un traitement gratuit et a été formé à surveiller sa glycémie et à s’injecter lui-même l’insuline à domicile. « Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux », explique-t-il. « J’ai repris l’école en 2024 et je mène une vie normale. Mon rêve est de devenir médecin pour aider d’autres enfants diabétiques. »

Le diabète de type 1 est une maladie chronique dans laquelle le pancréas ne produit plus d’insuline, une hormone essentielle qui régule le taux de sucre dans le sang. Sans insuline, le glucose s’accumule dans le sang au lieu d’être utilisé comme source d’énergie, ce qui peut provoquer de graves complications, voire mettre la vie de la personne en danger. Le traitement repose donc sur des injections quotidiennes d’insuline et un suivi régulier de la glycémie (taux de sucre dans le sang).

Dans un contexte comme celui de la République centrafricaine, où l’insuline reste très coûteuse et où les structures de santé sont limitées, cette maladie représente une véritable épreuve pour les patients et leurs familles. Par ailleurs, le traitement doit être pris à vie par le patient, ce qui constitue une charge financière difficile à assumer pour beaucoup d’entre eux.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/msf-diabete-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot
Photo MSF

 

 

Autonomiser les patients et leurs familles…. 

Pour les adultes comme Calvin Bedagba, 34 ans, apprendre à gérer le diabète a été une transformation majeure. Diagnostiqué en 2021, il était au début très anxieux. « Mes parents pensaient que le diabète était synonyme de mort », raconte-t-il. Grâce aux sessions de sensibilisation de MSF, Calvin a compris ce qu’est réellement le diabète et comment vivre avec. Aujourd’hui, il contrôle sa glycémie, s’injecte lui-même l’insuline à la maison et se rend chaque mois à la clinique pour son suivi.

Les parents ressentent également l’impact du programme. Emmanuel Warassio est le père de Carole, une jeune fille de 18 ans atteinte de diabète de type 1. Pendant des années, il devait l’accompagner à la clinique matin et soir pour ses injections. Aujourd’hui, Carole fait partie du programme d’autonomisation des patients, qui lui permet de gérer son traitement à domicile. « Seule MSF fournit l’insuline à Carnot », explique Warassio. « Nous espérons qu’à l’avenir, d’autres acteurs pourront renforcer cet appui afin que tous les enfants aient un accès durable aux soins dont ils ont besoin. »

 

Un programme qui change des vies…..

Le programme de MSF à Carnot se concentre sur l’autonomisation des patients. Les patients nouvellement diagnostiqués reçoivent un kit médical complet : glucomètre, insuline, seringues, lancettes et pots en argile pour conserver l’insuline. Ils apprennent à contrôler leur glycémie et à s’injecter eux-mêmes l’insuline. Les suivis mensuels et les visites à domicile garantissent que les patients maintiennent leur autonomie tout en bénéficiant d’un accompagnement professionnel.

Étive Marvin Houboutouni, responsable du programme diabète de MSF, explique : « Ce programme permet aux patients de stabiliser leur santé et de reprendre l’école, le travail et leur vie familiale.  Aujourd’hui, 245 patients sont pris en charge, dont 63 enfants et 182 adultes. Parmi eux, 80 ont été autonomisés, dont 11 enfants. »

 

Regarder vers l’avenir…. 

Malgré les défis, comme la distance à parcourir pour se rendre à la clinique et la difficulté de se procurer leur traitement de façon abordable en dehors de MSF, ces histoires témoignent de l’espoir et de la résilience des patients diabétiques à Carnot. Grâce à l’éducation et à l’accès gratuit aux traitements, MSF améliore non seulement la vie des patients aujourd’hui, mais les prépare également à gérer leur diabète de manière durable demain. Toutefois, de nombreux défis restent à relever à l’échelle nationale afin que davantage de patients puissent bénéficier de ce type de soutien et accéder durablement aux soins dont ils ont besoin.

 

Par MSF

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CENTRAFRIQUE : UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?

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UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR Politique PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La décision N014 du conseil constitutionnel en date du 14 novembre 2025 portant proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 était attendue comme la fumée blanche qui s’échappe traditionnellement de la cheminée à Rome lors du conclave des cardinaux pour l’élection d’un nouveau souverain pontife.

 

 

Cette décision inédite qui s’apparente à une victoire pour les uns, un leurre ou un piège pour les autres soulève des interrogations nées de l’incompréhension car incohérente, illogique et illisible alors que l’intelligentsia centrafricaine avait la soif, un désir impatient de s’approprier les problématiques de binationalité, de centrafricain d’origine ainsi que des origines douteuses du président de la République.

Le conseil constitutionnel a bien fait de rappeler l’article 67 de la constitution du 30 août 2023 pour rassurer l’opinion qui était partagée car l’on s’interrogeait si c’est l’ancienne ou la nouvelle constitution qui servait de fondement juridique à cette décision.

 

En plus, l’on se questionnait également de ce que le conseil constitutionnel a fait des articles 10 et 183 de la constitution du 30 août 2023 ainsi que des théories juridiques de la hiérarchie des normes, du parallélisme des formes, de la séparation de pouvoirs etc…pour pondre une telle décision dépourvue de mécanismes, de méthodes et de pédagogies.

 

Cet état de fait n’est nullement une surprise mais la résultante de la totale subordination au pouvoir exécutif du collège des juges constitutionnels qui par voie de conséquence perd son prestigieux caractère juridictionnel et sa noble mission d’arbitre des processus électoraux.

Il apparaît important de rappeler que le conseil constitutionnel, la plus haute juridiction dans l’architecture juridique représente la plus haute garantie de la démocratie électorale car il veille sur la régularité des opérations électorales, tranche les contentieux électoraux et veille à la bonne application de la loi fondamentale.

À ce titre, le conseil constitutionnel devrait éviter d’utiliser le droit à des fins politiques et ainsi fragiliser la stabilité constitutionnelle et démocratique.

Perdu dans cette cabale médiatique où tout le monde s’improvise en juristes chevronnés pour interpréter les textes de loi, le citoyen lambda s’interroge :

1- La décision du conseil constitutionnel portant proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle clôt-il le débat politico-juridique sur la notion de binationalité et de centrafricain d’origine ?

2- Déclarer les candidatures éligibles suffit-il à baisser les tensions palpables et multidimensionnelles dans le pays ?

3- Pourquoi le conseil constitutionnel n’a pas donné les détails de la conformité de chaque candidature aux exigences de l’article 37 alinéa 2 du code électoral ?

4- Un conseil constitutionnel aux ordres du pouvoir Politique peut-il garantir efficacement et démocratiquement un processus électoral ?

En tout état de cause, la décision rendue par le conseil constitutionnel sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 est tout sauf une œuvre juridique qui obéit à des règles strictes de forme et de fond. C’est un parfait habillage juridique d’une solution politique telle que annoncée la veille par le ministre conseiller spécial du président de la République sur les ondes de la radio ndeke luka.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Attention Monsieur le président, ce peuple facilement domptable de l’Afrique qui n’aspire qu’à la paix risque par vos chroniques turpitudes de retomber dans les frasques du passé.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge instructeur.

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 15 novembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Troisième mandat : quand le Président Touadéra s’invente un peuple reconnaissant pour justifier sa nouvelle candidature

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Troisième mandat : quand le Président Touadéra s’invente un peuple reconnaissant pour justifier sa nouvelle candidature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Troisième mandat : quand le Président Touadéra s’invente un peuple reconnaissant pour justifier sa nouvelle candidature
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Invité de la chaine française France 24, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé que sa nouvelle candidature répondait à “la volonté du peuple”. Interrogé sur la pauvreté persistante, l’absence de routes, d’écoles et d’hôpitaux, il a rejeté ces critiques d’un ton désinvolte, demandant si ces constats relevaient de “l’opinion” du journaliste ou des Centrafricains eux-mêmes. Il a présenté la République centrafricaine comme un pays “qui revient de loin”, évoquant un “État failli” dont il aurait permis le redressement, sans donner le moindre exemple concret.

 

 

Après dix ans de pouvoir, le Président Touadera alias Baba Kongoboro assure que le pays “relève la tête” et qu’il faut “continuer”. Pour justifier sa candidature, il invoque des “marches” et des “demandes” venues de la population, parlant d’un “peuple qui le sollicite”. Aucun chiffre. Aucune pétition. Aucune donnée électorale ne vient étayer cette prétendue mobilisation populaire. La formule sert à masquer l’absence de résultat et à transformer un bilan vide en preuve d’amour national.

 

Face à la question précise de son échec économique, le Président Touadéra s’est contenté d’un argument circulaire : “Nous avons progressé”. Il a présenté la survie du pays comme une réussite historique, évoquant la confiance dans les institutions et dans l’Autorité nationale des Élections pour organiser un scrutin “transparent et sécurisé”. Dans un pays où la majorité vit sans accès à l’eau potable, sans hôpital fonctionnel et sans routes praticables, l’affirmation sonne comme une provocation.

 

L’interview, censée être un échange sur les priorités de l’État, s’est transformée en monologue d’autosatisfaction. Le Président Touadéra a refusé de reconnaître l’échec de ses politiques publiques, préférant décrire la misère actuelle comme la preuve d’un chemin parcouru. L’idée d’un peuple “reconnaissant” devient un outil de légitimation, un bouclier contre toute critique, et le seul argument d’un dirigeant qui n’a plus rien d’autre à offrir que sa propre survie au pouvoir.

 

Regardons les faits. Dix ans de pouvoir. Dix ans pour construire des routes. Dix ans pour ouvrir des écoles. Dix ans pour bâtir des hôpitaux. Dix ans pour donner accès à l’eau potable. Dix ans pour créer des emplois. Et qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ? Rien. Ou presque rien.

 

Les routes centrafricaines sont dans un état catastrophique. Même l’axe Bangui-Berberati, considéré comme prioritaire, reste impraticable pendant la saison des pluies. Les écoles manquent de tout. Les enseignants ne sont pas payés. Dans certaines régions, ce sont les parents d’élèves qui paient des maîtres parents pour que leurs enfants puissent étudier. Les hôpitaux sont des mouroirs. Notre reportage à l’hôpital pédiatrique de Bangui l’a montré : des bébés qui agonisent pendant deux heures sans voir un seul médecin.

 

Et Touadéra nous parle de progrès. Il nous parle d’un pays qui relève la tête. Il nous parle d’un peuple reconnaissant qui le supplie de continuer.

 

Quel peuple ? Où est ce peuple reconnaissant ? Est-ce que Touadéra parle des mamans qui ont vu leurs bébés mourir à l’hôpital pédiatrique parce qu’aucun médecin n’était présent ? Est-ce que Touadéra parle des enseignants contractuels qui ne sont pas payés pendant des mois ? Est-ce que Touadéra parle des commerçants massacrés sur les routes par des groupes armés ? Est-ce que Touadéra parle des jeunes qui fuient le pays parce qu’il n’y a aucun avenir ici ?

 

Non. Touadéra parle d’un peuple imaginaire. Un peuple qu’il s’est inventé pour justifier sa candidature. Un peuple qui n’existe que dans son discours et dans les meetings organisés par son parti avec des figurants payés pour applaudir.

 

Le journaliste de France 24 a posé les bonnes questions. Les questions que tout Centrafricain se pose. Pourquoi, après dix ans de pouvoir, le pays est-il toujours aussi pauvre ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de routes ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’écoles fonctionnelles ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’hôpitaux dignes de ce nom ?

 

La réponse de Touadéra a été méprisante. Il a demandé si ces constats relevaient de “l’opinion” du journaliste ou des Centrafricains eux-mêmes. Comme si les faits pouvaient être des opinions. Comme si la misère pouvait être une question de point de vue.

 

Les routes en ruine ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. Les écoles sans enseignants ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. Les hôpitaux sans médecins ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. La pauvreté généralisée n’est pas une opinion. C’est un fait.

 

Touadéra refuse de voir la réalité. Ou plutôt, il refuse de l’admettre. Parce qu’admettre l’échec de son bilan, c’est admettre qu’il n’a aucune raison légitime de se représenter. Alors il s’invente un autre récit. Un récit où la Centrafrique était un “État failli” en 2016 et où, grâce à lui, le pays a été redressé.

 

Redressé comment ? Avec quels résultats concrets ? Touadéra ne le dit pas. Il se contente de formules creuses. “Nous avons progressé”. “Le pays relève la tête”. “Il faut continuer”. Des mots vides qui ne correspondent à aucune réalité vécue par les Centrafricains.

 

La vérité, c’est que Touadéra a échoué. Sur tous les plans. Économiquement, le pays est au même point qu’en 2016. Peut-être même pire. Socialement, les inégalités se sont creusées. Sécuritairement, des pans entiers du territoire sont contrôlés par des Mercenaires russes de Wagner. Politiquement, les libertés ont reculé. Les journalistes sont intimidés. Les opposants sont arrêtés. La société civile est muselée.

 

Et maintenant, Touadéra veut un troisième mandat. Pour faire quoi ? Pour continuer à échouer pendant cinq ans de plus ? Pour continuer à enrichir son entourage pendant que le peuple meurt de faim ? Pour continuer à vendre le pays aux Russes ?

 

Il invoque “la volonté du peuple”. Il parle de “marches” et de “demandes” venues de la population. C’est vraiment pathétique cet homme.

 

Il n’y en a pas. Parce qu’elles n’existent pas. Ce que Touadéra appelle “la volonté du peuple” n’est rien d’autre que la volonté de son parti. La volonté de ses conseillers. La volonté de Wagner. La volonté de tous ceux qui profitent de son pouvoir et qui veulent continuer à en profiter.

 

Le vrai peuple centrafricain, lui, n’a rien demandé. Le vrai peuple centrafricain souffre. Il a faim. Il est malade. Il n’a pas d’école pour ses enfants. Il n’a pas d’hôpital quand il est malade. Il n’a pas de routes pour transporter ses marchandises. Il n’a pas de travail. Il n’a pas d’avenir.

 

Le vrai peuple centrafricain ne demande pas à Touadéra de continuer. Il demande à Touadéra de partir. De laisser la place à quelqu’un d’autre. À quelqu’un qui aura peut-être de meilleures idées. De meilleurs résultats. De meilleures intentions.

 

Mais Touadéra refuse de partir. Il s’accroche au pouvoir. Il viole la constitution. Il manipule les institutions. Il organise des meetings bidons. Il s’invente un peuple reconnaissant. Et il vient à la télévision internationale raconter ses mensonges.

 

L’idée d’un peuple “reconnaissant” est devenue son principal argument. Son seul argument. Parce qu’il n’a rien d’autre. Pas de routes à inaugurer. Pas d’écoles à montrer. Pas d’hôpitaux à visiter. Pas d’usines à ouvrir. Pas d’emplois à créer. Rien.

 

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Touadera joue avec le feu : des élections du décembre prochain préparées sur la fraude massive

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Touadera joue avec le feu : des Élections du décembre prochain préparées sur la fraude massive

 

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Des électeurs en rang devant un bureau de vote le 31 mars 2016.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À trois mois des Élections prévues le 28 décembre 2025, le pouvoir en place, dirigé par Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro manipule les règles pour imposer un scrutin taillé sur mesure. Dans l’émission Patara du samedi 27 septembre 2025 sur la radio Ndèkè -Luka, Joseph Bindoumi et Chantal Touabéna ont démonté point par point la fraude électorale organisée par l’Autorité Nationale des Élections (ANE), instrument du régime Touadéra.

 

 

Joseph Bindoumi, président du réseau Arc-en-ciel, a dénoncé la violation claire du code électoral par l’ANE, qui refuse d’afficher publiquement les listes alors que l’article 19, alinéa 2 l’impose sans ambiguïté. « Ce sont des choses graves », a-t-il martelé, soulignant que l’ANE invente des prétextes mensongers pour cacher son forfait : « Vous ne pouvez pas dire que comme ils ont fait l’objet de révision, il faut attendre l’année prochaine ». En supprimant l’affichage obligatoire, l’ANE ouvre volontairement la porte à des irrégularités massives.

 

Chantal Touabéna, présidente des femmes leader Aouline, a qualifié cette manœuvre de supercherie pure et simple : « Envoyer les gens vérifier le fichier électoral sur Internet, ce n’est pas possible pour tout le monde ». Elle rappelle que les populations rurales, de Pavoie aux communes les plus enclavées, n’ont aucun accès à ces outils numériques. L’ANE a volontairement écarté des millions de Centrafricains, préparant une élection réservée à une minorité contrôlée par le pouvoir. « Moi, en tant que citoyenne, je veux voir mon nom affiché et vérifier si exactement mon nom y figure », a-t-elle insisté.

 

En foulant aux pieds la loi, l’ANE ne se comporte plus comme une institution neutre, mais comme la machine électorale du régime. Le pouvoir de Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro fabrique un scrutin frauduleux qui ne repose plus sur la volonté populaire mais sur la manipulation et l’exclusion. Ces Élections sont préparées non pour renforcer la démocratie, mais pour confisquer la souveraineté du peuple centrafricain.

 

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Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures

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Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/rebelles-upc-ali-darassa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures
Les rebelles de l’UPC du général Ali Darassa lors de leurs désarmements à Maloum

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’accord de paix centrafricain signé à N’Djaména cache les fractures ethniques et économiques du pays.

 

 

L’accord de paix centrafricain paraphé le 19 avril 2025 entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC est un exemple parfait de l’art de soigner les apparences sans toucher au fond. Ce document, négocié sous médiation tchadienne, promet cessez-le-feu, désarmement et intégration des rebelles dans l’armée nationale. Une recette éprouvée qui a déjà échoué plusieurs fois dans ce pays meurtri par des décennies de violences.

 

Les termes de cet accord de paix centrafricain suivent un schéma prévisible. Cantonnement des combattants en trois mois, désarmement en quinze jours, transformation des chefs de guerre en officiers respectables. Ces mesures techniques occultent volontairement les véritables moteurs du conflit : les rivalités ethniques et la course aux ressources naturelles qui déchirent la société centrafricaine depuis l’indépendance.

 

Les tensions communautaires ne figurent nulle part dans ce texte consensuel. Pourtant, l’antagonisme entre Peuls, chrétiens et musulmans alimente directement les recrutements des groupes armés. Ces fractures identitaires, entretenues par des générations de politiciens opportunistes, nécessitent un travail de réconciliation de longue haleine. L’accord de paix centrafricain de Ndjamena préfère ignorer cette réalité dérangeante pour se concentrer sur des aspects plus facilement négociables.

 

La dimension économique du conflit disparaît également des radars diplomatiques. Les 3R ne contrôlent pas l’Ouham-Pendé par idéalisme mais pour exploiter les mines d’or  près de Bozoum et ailleurs. L’UPC domine certaines zones de la Basse-Kotto et de la Haute-Kotto pour les mêmes raisons prosaïques. Ces groupes fonctionnent comme des entreprises mafieuses dont la violence constitue le principal outil commercial. Leur transformation en gardiens de l’ordre public relève de la pensée magique.

 

L’intégration promise aux leaders rebelles dans les institutions traduit une conception archaïque de la paix. Cette politique du partage du gâteau entre élites armées récompense la rébellion et décourage l’engagement démocratique. Elle perpétue un système où seule la force ouvre les portes du pouvoir, condamnant le pays à revivre indéfiniment les mêmes tragédies sous des formes légèrement différentes.

 

Le calendrier fixé par les négociateurs révèle leur déconnexion du terrain. Comment cantonner des milliers de combattants dispersés sur un territoire immense quand l’État centrafricain peine à sécuriser sa propre capitale ? Comment organiser un désarmement crédible sans moyens logistiques ni garanties sécuritaires ? Ces questions pratiques, pourtant essentielles, ne trouvent aucune réponse satisfaisante dans le document final.

 

L’histoire centrafricaine regorge d’accords similaires qui ont produit des trêves temporaires avant que les violences ne reprennent avec une intensité renouvelée. Chaque cycle de négociations reproduit les mêmes erreurs : privilégier l’urgence sur la durée, les élites sur les populations, les symptômes sur les causes. Cette approche cosmétique satisfait les chancelleries occidentales sans résoudre les problèmes de fond.

 

La médiation tchadienne, bien qu’appréciable par son pragmatisme régional, ne peut suppléer aux carences de vision des protagonistes principaux. N’Djaména dispose certes d’une influence sur les groupes armés centrafricains, mais cette influence reste limitée face à des dynamiques internes complexes que seuls les Centrafricains peuvent dénouer.

 

Les défis structurels demeurent intacts. Comment construire une identité nationale inclusive dans un pays fragmenté ethniquement ? Comment redistribuer équitablement des richesses naturelles considérables mais mal gérées ? Comment édifier des institutions crédibles après des décennies de prédation ? L’accord de paix centrafricain esquive ces interrogations fondamentales pour se cantonner dans l’immédiat et le superficiel.

 

Cette fuite en avant diplomatique condamne la Centrafrique à reproduire mécaniquement le même scénario : signature d’accords en grande pompe, mise en œuvre chaotique, retour progressif aux violences. Les populations civiles, otages de ces jeux d’élites, continuent de payer le prix fort d’une instabilité organisée par ceux-là mêmes qui prétendent la combattre.

 

L’accord de paix centrafricain signé à N’Djaména ne constitue qu’un nouvel épisode de cette tragédie à répétition. Sans courage politique pour s’attaquer aux racines du mal, sans vision à long terme pour réconcilier les communautés, sans stratégie économique pour partager les richesses, ce document rejoindra bientôt la longue liste des occasions manquées qui jalonnent l’histoire mouvementée de ce pays au potentiel immense mais constamment gâché….

 

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Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Germain Nadjibe, le précipité candidat déclaré de la « Conquête inclusive du bonheur » , sort son dernier joker pour le problème économique du pays. Comment …?

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Germain  Nadjibe, candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » , sort son dernier joker pour le problème économique du pays. Comment ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/germain-nadjibe-president-du-mouvement-Politique-conquete-inclusive-du-bonheur.jpg” data-wpel-link=”internal”>Germain Nadjibe, président du mouvement politique « Conquête inclusive du bonheur ».
Germain Nadjibe, président du mouvement Politique « Conquête inclusive du bonheur ».

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Germain Nadjibe s’attaque maintenant à l’économie centrafricaine. Le candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » promet de résoudre la hausse des prix qui étouffe les ménages. Ses recettes restent pourtant bien vagues.

 

 

Germain Nadjibe diagnostique le problème : « Le circuit de distribution est très mal organisé ». Il dénonce les monopoleurs et la spéculation. Ses observations ne surprennent personne. Tous les Centrafricains savent que les intermédiaires s’enrichissent pendant que les consommateurs paient toujours plus cher. Mais identifier un problème connu de tous ne constitue pas une solution.

 

Sa proposition se résume à « réorganiser le circuit de distribution avec efficacité ». Comment ? Mystère total. Quelles mesures concrètes ? Quel budget ? Quels partenaires financiers ? Germain Nadjibe  reste muet sur l’essentiel. Il se contente de promettre qu’il va « réduire toutes ces difficultés » sans expliquer par quels moyens.

 

L’homme mise sur sa proximité avec les acteurs du secteur informel. Il rencontre les « Koli et wali gara » et les « Boubanguéré » pour les sensibiliser à « la nécessité de s’organiser ». Cette approche montre une méconnaissance profonde des mécanismes économiques. Comment des discussions informelles avec quelques commerçants peuvent-elles transformer un système économique national ?

 

La naïveté de son approche interpelle. Nadjibe semble croire qu’une simple réorganisation du circuit de distribution résoudra l’inflation. Il ignore les causes structurelles : mauvais état des routes, coût du transport, taxes multiples, faiblesse de la production locale, dépendance aux importations. Ces facteurs nécessitent des investissements massifs et des réformes profondes qu’un simple réaménagement commercial ne saurait corriger.

 

Son plan manque cruellement de substance technique. Aucune étude économique, aucun chiffrage, aucune timeline. Comment compte-t-il financer cette réorganisation ? Quelles institutions solliciter ? Quels partenaires internationaux mobiliser ? Le silence sur ces questions pratiques trahit l’amateurisme de sa démarche.

 

D’autres questions surgissent naturellement. Pourquoi les commerçants accepteraient-ils de réduire leurs marges sur sa simple demande ? Comment imposer une discipline collective dans un secteur traditionnellement individualiste ? Quels mécanismes de contrôle mettre en place ? Germain Nadjibe  n’apporte aucune réponse convaincante.

 

Cette approche simpliste des enjeux économiques inquiète. L’économie centrafricaine nécessite des réformes structurelles, des investissements considérables et une expertise technique pointue. Les belles paroles sur l’organisation des commerçants ne créeront ni emplois ni richesses. Elles ne réduiront pas non plus le coût de la vie.

 

Au bout du compte, les promesses économiques de Germain Nadjibe  ressemblent à ses autres engagements : beaucoup de mots pour peu de substance. Les Centrafricains qui peinent à boucler leurs fins de mois méritent mieux que des discussions de marché. Ils ont besoin de politiques économiques cohérentes, chiffrées et réalisables. Le candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » n’en propose aucune.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand le gouvernement transforme le projet de la télévision TNT en mirage politique de 28 millions de dollars

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quand le gouvernement transforme le projet de la télévision TNT en mirage Politique de 28 millions de dollars

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/image-tvca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Médias publics centrafricains : une journée chaotique lors de la retransmission du 1er mai 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement vient d’ajouter un nouveau chapitre à son catalogue de promesses irréelles. Dans sa conférence de presse, le porte-parole Maxime Balalou a présenté la télévision numérique terrestre (TNT) comme une « révolution » qui garantirait à chaque citoyen centrafricain l’accès universel à l’information. Le projet est annoncé à hauteur de 28 millions de dollars, mais son discours montre surtout une propagande maladroite et grossière, à la limite de la folie.

 

 

Selon Balalou, le numérique serait désormais « au cœur du dispositif » du Plan national de développement (PND). Il a promis que la TNT allait bouleverser le paysage médiatique, offrir « de nouveaux audits » et permettre à chaque citoyen, où qu’il vive, de regarder la télévision et d’écouter la radio. Une déclaration qui frôle l’indécence dans un pays où l’électricité reste rare, où des villes entières n’ont même pas de réseau stable, et où la majorité de la population survit sans accès aux services publics de base.

 

En présentant ce chantier comme un « projet révolutionnaire », le ministre a tenté de convaincre que la communication est devenue la clé de voûte du PND. Il a même pris en exemple la retransmission en direct de la table ronde de Casablanca pour montrer « la force de la communication ». Mais derrière ces effets d’annonce, chacun sait que cette prétendue révolution numérique n’est rien d’autre qu’une mise en scène politique. La priorité du gouvernement n’est pas de rapprocher l’information des citoyens, mais de contrôler le message, d’imposer sa propagande à grande échelle et de maquiller son inaction.

 

Balalou est allé jusqu’à affirmer que la TNT ouvrirait la voie à « une participation plus active des citoyens à la vie publique et économique ». Comment peut-on sérieusement parler de participation citoyenne quand la liberté d’expression est constamment menacée, quand les journalistes sont intimidés et quand les médias publics servent uniquement de caisse de résonance pour le pouvoir ? La TNT, loin d’être un outil d’ouverture, risque de devenir l’arme parfaite pour verrouiller encore davantage l’espace médiatique.

 

Le ministre a présenté ce projet comme un investissement stratégique de 28 millions de dollars, mais aucune explication claire n’a été donnée sur sa faisabilité technique, ni sur la capacité réelle du gouvernement à assurer sa mise en œuvre. Les Centrafricains n’ont pas oublié les promesses précédentes : 5 000 forages jamais construits, un aéroport moderne au PK-28 encore à l’état de rêve, et une cité futuriste sur l’île des Singes transformée en mirage électoral. Aujourd’hui, c’est la TNT qui est brandie comme une nouvelle vitrine, mais rien ne garantit que ce projet dépasse le stade des discours.

 

Cette mise en scène démontre à quel point la communication officielle est déconnectée de la réalité. Alors que la population attend des solutions concrètes à la crise sécuritaire, au chômage, à la pauvreté et à l’absence de services de base, le gouvernement préfère se vanter d’un projet technique de 28 millions de dollars, qui n’aura sans doute d’impact que sur les écrans de propagande.

 

En répétant que « la TNT révolutionnera le paysage médiatique », Balalou croit sans doute convaincre que le pays avance. En réalité, il illustre le fossé grandissant entre les annonces officielles et la vie quotidienne des Centrafricains. Cette nouvelle promesse rejoint la longue liste des illusions fabriquées pour distraire, manipuler et préparer les Élections. La propagande atteint désormais des sommets de folie. Et ceux qui portent ce discours semblent bel et bien être, comme le disent les Centrafricains, « nés avant la honte ».

 

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L’importance de la sécurité en ligne pour les utilisateurs africains quotidiens d’Internet

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L’importance de la sécurité en ligne pour les utilisateurs africains quotidiens d’Internet

 

Avec la croissance rapide de l’accès numérique, la sécurité en ligne est devenue un enjeu pressant pour les utilisateurs africains. Chaque jour, des millions de personnes se connectent pour travailler, apprendre ou effectuer des transactions, laissant des traces numériques précieuses.

La diversité des usages, du commerce électronique à la communication privée, expose désormais les internautes à des risques croissants de fraude, de vol d’identité et d’arnaques. Comprendre la valeur des données personnelles, adopter des pratiques sécurisées et promouvoir une culture collective de la protection numérique sont indispensables pour accompagner ce développement numérique en toute confiance.

La montée du numérique et les défis de la confiance

Les services connectés en Afrique s’inspirent parfois d’industries à forte exigence technologique, notamment des plateformes de jeux et de paris en ligne qui illustrent la question du contrôle d’identité, des paiements sécurisés et de la gestion des données financières.

Dans le secteur du casino en ligne, la vérification KYC (Know Your Customer) est souvent perçue comme un équilibre entre transparence et respect de la vie privée. Les opérateurs mettent en œuvre des processus rigoureux pour sécuriser les transactions, réduire la fraude et maintenir la confiance de l’utilisateur.

Pour l’Afrique, cette approche illustre comment la régulation de l’identité numérique peut être adaptée à divers domaines tout en maintenant un haut niveau de fiabilité technologique. De plus, des politiques inspirées de ces modèles favorisent la création de plateformes locales plus sûres et dignes de confiance.

(Source: https://www.escapistmagazine.com/fr/guides/casino-sans-kyc/)

Technologie mobile et responsabilité individuelle

La majorité des connexions africaines se font via le téléphone portable, rendant sa sécurité critique. Trois éléments dominent : la prudence dans l’installation d’applications, le contrôle des autorisations et la mise à jour régulière des logiciels. Les utilisateurs se fient souvent à des liens ou téléchargements non vérifiés, ouvrant la porte aux cyberattaques.

La responsabilité individuelle devient alors une mesure de défense essentielle. Des comportements simples, comme vérifier les sources des messages ou activer la double authentification, préviennent une grande partie des risques.

Dans certains contextes urbains, la montée du paiement mobile a renforcé cette prise de conscience : protéger ses identifiants revient à protéger ses finances. Mais l’éducation aux bonnes pratiques doit aussi se diffuser dans les zones rurales, où l’enthousiasme pour les innovations technologiques dépasse souvent la connaissance des menaces numériques.

La confiance des consommateurs et l’innovation africaine

Les start-up africaines jouent un rôle déterminant dans la protection des utilisateurs. En développant des solutions de chiffrement, des outils de gestion d’identité ou des systèmes d’authentification biométrique, elles appliquent la technologie locale à des besoins spécifiques du continent. Cette innovation renforce la confiance du consommateur, pilier fondamental du commerce en ligne.

L’intégration de protocoles de sécurité dès la conception des plateformes devient une tendance affirmée, influencée par les modèles adoptés dans les fintech internationales. Par ailleurs, la collaboration entre États, incubateurs et universités stimule une recherche appliquée sur la cybersécurité, adaptée aux réalités africaines.

Dans ce contexte, la sécurité n’est plus un simple service additionnel mais une caractéristique centrale de la croissance numérique. Plus les entreprises considèrent la protection des données comme une valeur ajoutée, plus l’écosystème digital se renforce et s’ouvre à la confiance régionale.

Jeux en ligne, transactions et responsabilité partagée

Les plateformes de divertissement numérique, notamment celles liées aux jeux, illustrent la nécessité d’un équilibre entre fluidité d’usage et sécurité des comptes. Les opérateurs doivent garantir des transactions protégées, éviter la manipulation des résultats et prévenir l’usage frauduleux des moyens de paiement.

 

Dans les milieux urbains africains, ces services connaissent un essor rapide, souvent accompagné d’un encadrement juridique variable. Comprendre la mécanique derrière les protocoles de sécurisation permet aux utilisateurs de mieux juger la fiabilité d’un service.

 

La généralisation de technologies de vérification automatisée, proche de celles utilisées dans d’autres industries, démontre l’importance de la responsabilité partagée : les entreprises assurent la protection technique, tandis que les usagers restent vigilants face aux manipulations sociales. À travers cet équilibre, la confiance numérique s’étend bien au-delà du jeu, irrigant toute la sphère en ligne africaine.

 

 

 

Centrafrique : les conseillers de Dologuélé alertent la communauté internationale sur une dérive du processus électoral

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Centrafrique : les conseillers de Dologuélé alertent la communauté internationale sur une dérive du processus électoral

 

Nationalité de Dologuélé : Ses conseillers saisissent le Conseil Constitutionnel
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une lettre adressée aux principaux partenaires internationaux, et signée par des proches conseillers d’Anicet-George Dologuélé, signale un risque de dérive dans le processus électoral centrafricain. Le document évoque des démarches administratives pouvant empêcher l’ancien Premier ministre de participer à la présidentielle de 2025, malgré sa renonciation formelle à toute nationalité étrangère conformément à la Constitution de 2023. Les signataires demandent une réaction rapide des institutions internationales afin de garantir la transparence des décisions liées aux candidatures.

Voici l’intégralité de la lettre ci-dessous :

 

LETTRE AUX PARTENAIRES INTERNATIONAUX CONCERNANT UNE PROBABLE DANGEUREUSE DERIVE DU PROCESSUS ELECTORAL EN CENTRAFRIQUE

À:

  • Monsieur le Président de la République française / Madame la Ministre des Affaires étrangères,
  • Monsieur le Secrétaire d’État (ou Secrétaire) aux Affaires étrangères des États-Unis,
  • Madame la Présidente de la Commission européenne, Monsieur le Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité,
  • Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,
  • Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
  • Monsieur le Président de la Banque mondiale, Madame la Directrice générale du FMI,
  • Madame la Présidente de la Commission de la CEMAC / du Conseil de la CEEAC,
  • Monsieur/Madame le/la Représentant(e) du Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme,
  • Organisations internationales et ONG partenaires (Amnesty International, Human Rights Watch, International Crisis Group),
  • Ambassades accréditées à Bangui.

 

Objet: Alerte urgente — tentative d’exclusion politique de M. Anicet-George DOLOGUÉLÉ (RCA) — demande d’intervention, de pression diplomatique et de mesures conditionnelles

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Nous nous adressons à vous en urgence et avec la plus grande gravité au nom de la démocratie, de l’état de droit et du respect des libertés politiques en République centrafricaine (RCA).

 

Résumé du cas.

  1. Anicet-George DOLOGUÉLÉ, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances, dirigeant politique reconnu et député en exercice, est né de parents centrafricains et a longtemps servi la République centrafricaine dans des fonctions d’État et régionales.

 

Pour se conformer aux dispositions de la Constitution de la VIIᵉ République (30 août 2023) exigeant la nationalité exclusive pour prétendre à la magistrature suprême, M. Dologuélé a formellement renoncé à sa nationalité française. Malgré ce geste de conformité, des autorités et acteurs administratifs de Bangui cherchent à l’écarter de la course présidentielle 2025 par des arguments purement administratifs des interprétations sélectives et futiles du droit de la nationalité.

 

Notre appréciation.

Au regard des textes (Constitution 2023, Code de la nationalité, conventions, etc.) et des faits avérés — naissance centrafricaine, renonciation à toute nationalité étrangère, absence de décret officiel constatant une perte de nationalité centrafricaine — toute tentative d’invalidation de sa candidature relève d’une instrumentalisation politique des procédures administratives. Un tel acte serait une rupture du pluralisme politique et porterait atteinte aux standards internationaux de gouvernance démocratique pour lesquels vos pays et vos institutions portent une responsabilité morale et politique.

 

Face à cette situation qui menace la tenue d’Élections libres, inclusives, équitables et crédibles, nous sollicitons solennellement que vous mettiez en œuvre, sans délai, les actions suivantes:

  1. Déclaration publique conjointe (immédiate) — Exhortez les autorités centrafricaines à garantir l’égalité d’accès aux Élections et à s’abstenir de toute décision administrative visant à empêcher la participation de candidats remplissant les conditions constitutionnelles. Une déclaration forte des grandes démocraties et des institutions multilatérales aura un effet dissuasif immédiat.
  2. Observation renforcée et demande de transparence — Demandez, à titre d’observateur indépendant, l’accès total et immédiat aux dossiers administratifs et judiciaires relatifs à la nationalité, aux candidatures et à tout arrêté visant la disqualification d’un candidat; demandez la publication intégrale de tout décret ou décision administrative invoquée.
  3. Missions d’enquête / observation électorale — Soutenez et déployez une mission conjointe d’observation/mission d’évaluation du respect des standards (Union africaine, CEDEAO/ECCAS/CEMAC, ONU, UE) pour garantir l’impartialité du processus.
  4. Pression diplomatique coordonnée — Engagez, en coordination multilatérale, un canal de dialogue avec les autorités de Bangui pour exiger que toute contestation de candidature soit traitée exclusivement par les voies juridictionnelles compétentes, conformément à la Constitution, et non par simples manœuvres administratives.

Si malgré ces démarches la candidature de M. Dologuéle est invalidée pour des motifs administratifs ou politiques manifestement infondés, nous demandons que la communauté internationale mette en œuvre des mesures restrictives ciblées, comprenant notamment:

  • Sanctions individuelles ciblées: gel des avoirs et blocage des comptes bancaires à l’étranger des responsables centrafricains directement impliqués, interdiction de visa pour eux et leurs proches directs sur le territoire des États membres signataires.
  • Suspension ou révision conditionnelle de l’aide budgétaire et financière.
  • Sanctions économiques ciblées.
  • Mesures de suspension de coopération sécuritaire.
  • Mesures diplomatiques d’isolement.

 

Nous sommes conscients que des sanctions peuvent avoir des effets économiques et sociaux sur la population. C’est pourquoi nous privilégions des mesures ciblées visant les responsables, et non des embargos généralisés.

Cependant, l’absence d’action face à un détournement du processus démocratique aurait, à moyen terme, des conséquences encore plus graves: perte de confiance des investisseurs, réduction de l’aide multilatérale, isolement diplomatique, et une crise économique prolongée.

Nous vous demandons, Excellences, Mesdames et Messieurs, de considérer la présente comme un appel solennel et urgent. Le silence des grandes démocraties sera interprété comme une complicité et brisera la confiance dans les valeurs démocratiques dont vous êtes les défenseurs.

Nous proposons immédiatement:

  • Une déclaration publique conjointe dans les heures avenir, après reception de ce courrier;
  • Un canal diplomatique pour exiger la communication de tout acte administratif relatif à la nationalité et aux candidatures;
  • L’activation d’un mécanisme de sanctions graduelles si l’invalidation est confirmée par des motifs arbitraires.

 

Veuillez agréer, Excellences, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération.

 

A T BENGUEWE DAMARAS

Paris le 13 Novembre 2025

 

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Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité.  Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya

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Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité.  Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité. Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 27 octobre, le ministère de la Justice a publié un communiqué en réponse à la plainte déposée à la CPI contre le président Touadéra et certains membres du gouvernement. Le texte, long de plusieurs pages, rejette les accusations, accuse les auteurs de la saisine de “manipulation politique” et vante la justice nationale. Une position jugée “pathétique” par plusieurs juristes, qui y voient une tentative d’étouffer la vérité. Le politologue Dr Cyriaque Gazagbaya livre ici son analyse.

 

 

CNC :  Bonjour, Dr Gazagbaya. Le ministère de la Justice a publié un long communiqué dénonçant la plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) par le collectif des Douze Apôtres. Quelle première impression ce texte vous laisse-t-il ?

 

Dr Cyriaque Gazagbaya :  Franchement, ce communiqué ressemble à une justification politique plus qu’à une réponse juridique. Le ministère tente de défendre l’indéfendable : il parle de souveraineté judiciaire alors que la justice centrafricaine ne peut, dans les faits, ni enquêter ni juger le président de la République et ses proches. C’est une manœuvre classique pour détourner l’attention, sans jamais répondre au fond des accusations.

 

CNC : Le gouvernement affirme que la justice nationale est “pleinement compétente” et que la Cour pénale spéciale suffit. Est-ce exact ?

 

Dr Gazagbaya : Non, pas du tout. La Cour pénale spéciale (CPS) ne peut pas juger le chef de l’État, ni ses ministres en fonction. Elle est limitée à certains crimes commis par des groupes armés, pas aux crimes d’État. Or, la plainte à la CPI vise précisément des crimes commis par les autorités elles-mêmes, avec le concours de forces étrangères. C’est donc une affaire qui dépasse totalement la compétence de la CPS.

 

CNC :  Le communiqué évoque une “cabale médiatique orchestrée depuis l’étranger”.

 

Dr Gazagbaya : C’est une expression politique, pas juridique. La CPI accepte les communications venant de tout individu ou organisation qui détient des informations crédibles sur des crimes graves. Parler de cabale, c’est chercher à intimider les plaignants et à diaboliser la diaspora. C’est aussi oublier que la majorité des victimes vivent encore dans la peur à Bangui et ne peuvent pas parler librement.

 

CNC :  Le ministère assure que les juridictions nationales sont actives et que les crimes graves sont déjà poursuivis.

 

Dr Gazagbaya :  C’est faux. Prenons un seul exemple : le cas d’Assane Bouba, arrêté en novembre 2021, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, puis libéré quelques jours plus tard. Aujourd’hui, il est membre du gouvernement. Si la justice nationale était indépendante, cette situation serait impossible. Ce cas illustre parfaitement la protection politique accordée à certains responsables.

 

CNC :  Le communiqué met aussi en cause l’avocat Philippe Larochelle, qu’il présente comme défenseur des groupes armés.

 

Dr Gazagbaya :  Là encore, on détourne le débat. Me Larochelle agit en avocat, pas en chef de rébellion. Le droit international reconnaît à toute victime ou organisation le droit de mandater un avocat pour saisir la CPI. L’attaquer personnellement montre la nervosité du régime. Quand un gouvernement commence à insulter les avocats au lieu de contester les preuves, c’est qu’il n’a plus d’arguments.

 

CNC :  Le ministère promet de “punir les auteurs d’incitation à la haine et à la révolte”.

 

Dr Gazagbaya : Ce passage est révélateur. Le pouvoir ne parle pas des massacres, des exécutions ou des disparitions forcées ; il parle d’“incitation”. C’est une inversion totale des priorités. En réalité, cette menace vise à faire taire toute voix critique. Dans un pays où la justice est sous contrôle du pouvoir et de ses alliés étrangers, ce genre de phrase annonce souvent des arrestations arbitraires.

 

CNC : Le gouvernement réaffirme sa “coopération exemplaire” avec la CPI.

 

Dr Gazagbaya : La coopération ne se mesure pas avec des mots mais avec des actes. Où sont les transmissions de dossiers, les demandes d’entraide, les procès des responsables ? Aucun haut fonctionnaire ni ministre n’a jamais été inquiété. Les seules procédures visent des opposants ou des chefs rebelles. La justice nationale sert de bouclier, pas de garde-fou.

 

CNC :  Certains estiment que la saisine de la CPI fragilise la paix sociale.

 

Dr Gazagbaya :  La paix sans justice est une illusion. Tant que les auteurs des crimes les plus graves resteront protégés, aucune réconciliation n’est possible. Le rôle de la CPI, c’est justement de garantir une justice là où les tribunaux nationaux sont soumis au pouvoir exécutif. En Centrafrique, ce n’est un secret pour personne : la justice est sous tutelle politique et, désormais, militaire.

 

CNC : Vous voulez dire qu’il est impossible que la CPS juge un jour le président ?

 

Dr Gazagbaya :  C’est juridiquement et politiquement impossible. Le président Touadéra contrôle le Conseil supérieur de la magistrature, le parquet et la police judiciaire. Aucune procédure ne peut aboutir sans son aval. Parler de “justice nationale” dans ce contexte relève de la fiction. Le régime se cache derrière des institutions paralysées pour échapper à la justice internationale.

 

CNC :  En conclusion, comment interprétez-vous cette sortie du ministère ?

 

Dr Gazagbaya :  C’est une réaction de panique. Le gouvernement sait que la plainte touche le cœur du système : les exactions commises sous couvert de sécurité nationale. Au lieu de répondre point par point, il brandit la souveraineté pour détourner le débat. Mais le droit international est clair : lorsqu’un État protège ses auteurs de crimes graves, la CPI devient compétente. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique.

 

CNC : Dr Gazagbaya , CNC vous remercie vivement de votre analyse jugée très pertinente pour les centrafricains.

 

Dr Gazagbaya : c’est à moi de vous remercie madame la journaliste.

 

Entretien réalisé par le journaliste Gisèle MOLOMA, responsable de service d’investigation du CNC.

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ACFPE : la ministre Annie-Michelle Mouanga retire discrètement le dossier de recrutement après avoir découvert que sa sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence alors qu’elle avait exigé un master dans le profil

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ACFPE : la ministre Annie-Michelle Mouanga retire discrètement le dossier de recrutement après avoir découvert que sa sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence alors qu’elle avait exigé un master dans le profil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale de l'ACFPE, Madame Renée Bimbo
La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La comédie continue à l’ACFPE. Mais cette fois, elle prend une tournure encore plus grotesque. Après avoir taillé sur mesure un appel à candidature pour sa petite sœur Renée Bimbo, après avoir truqué les termes de référence pour éliminer tous les autres candidats potentiels, après avoir confié le dossier au cabinet CIFOM pour donner un vernis de légitimité à cette parodie, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga vient de réaliser qu’elle a fait une grosse erreur. Une erreur qui pourrait tout faire capoter.

 

 

Dans le profil qu’elle a soigneusement concocté pour sa sœur Renée Bimbo, elle a exigé un diplôme de master. BAC+5. Obligatoire. Le problème ? Sa petite sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence. Une simple licence en ressources humaines obtenue quelque part dans une école dont personne ne connaît vraiment la valeur. Pas de master. Rien. Alors maintenant, panique à bord. La ministre a discrètement retiré le dossier de recrutement auprès du cabinet CIFOM. Sans explication. Sans communication officielle. Juste comme ça. Et selon les informations concordantes qui nous parviennent du ministère du Travail, Renée Bimbo est actuellement en train de chercher désespérément un master. Vite fait. Dans une école privée. Une de ces écoles où tu payes, tu ne vas jamais en cours, et à la fin de l’année, tu reçois ton diplôme. Tout le monde connaît le système. Parce qu’il faut un master. Pour mettre dans le dossier. Pour sauver la face. Pour continuer la manipulation. Bienvenue dans la Centrafrique de Touadéra, où les ministres fabriquent des diplômes pour leurs sœurs comme on fabrique des faux bulletins de vote.

 

Rappelons comment nous en sommes arrivés là. Il y a plus d’un an, Annie Michelle Mouanga a placé sa petite sœur Renée Bimbo comme directrice générale par intérim de l’ACFPE. Sans processus de sélection. Sans consultation. Juste un placement familial assumé, tranquille, comme si c’était la chose la plus normale du monde.

 

Renée Bimbo n’avait qu’une licence en ressources humaines. Pas une grande expérience. Pas un parcours exceptionnel. Mais elle avait le meilleur atout possible : une grande sœur ministre qui pouvait la placer où elle voulait.

 

Après l’avoir installée comme intérimaire, la ministre a décidé de régulariser la situation. Il fallait transformer l’intérim en nomination définitive. Mais il fallait faire semblant de respecter les procédures. Alors elle a lancé un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire.

 

Sauf que cet appel était truqué de A à Z. Les termes de référence étaient taillés sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartaient délibérément tous les autres candidats potentiels. Âge entre 45 et 55 ans. Au moins 10 ans d’expérience professionnelle. Au moins 1 an à un poste de directeur général. Et surtout, un diplôme BAC+5, c’est-à-dire un master.

 

Tous ces critères correspondaient parfaitement au profil de Renée Bimbo. Enfin, presque. Parce que voilà, il y avait ce petit détail du master. Ce diplôme BAC+5 que la ministre avait exigé dans le profil. Ce master que Renée Bimbo n’a pas.

 

La ministre a confié le dossier de recrutement au cabinet CIFOM. Ce cabinet était censé gérer le processus, recevoir les candidatures, faire les entretiens, sélectionner le meilleur candidat. Tout ça dans la transparence, bien sûr. Avec professionnalisme. Avec sérieux.

 

Mais au ministère du Travail, des cadres supérieurs ont commencé à se poser des questions. Ils ont regardé le profil exigé. Ils ont regardé le CV de Renée Bimbo. Et ils ont réalisé le problème : la directrice par intérim n’a qu’une licence. Pas de master. Comment va-t-elle postuler à un poste qui exige un master si elle n’a qu’une licence ?

 

La nouvelle est remontée jusqu’à la ministre Annie-Michelle Mouanga. Panique. La manipulation était sur le point d’être découverte. Parce que si Renée Bimbo postulait sans master, tout le monde verrait qu’elle ne remplissait pas les critères. Et si elle ne postulait pas, tout l’appel à candidature devenait inutile puisque l’objectif était de la recruter.

 

Alors la ministre Annie-Michelle Mouanga a pris une décision radicale : elle a discrètement retiré le dossier auprès du cabinet CIFOM. Personne ne sait exactement où ce dossier est maintenant. Peut-être dans un tiroir du ministère. Peut-être détruit. Peut-être en train d’être refait. Mais une chose est sûre : il a été retiré.

 

Et maintenant, selon les informations que nous recevons de sources concordantes au ministère du Travail, Renée Bimbo est en train de chercher un master. Rapidement. Dans une école privée. Une de ces écoles où l’argent fait tout.

 

Parce qu’il faut comprendre comment ça marche. Pour passer d’une licence à un master, il faut normalement deux ans. Master 1, puis Master 2. Deux années d’études. Des cours. Des examens. Des mémoires. C’est le parcours normal.

 

Mais dans les établissements d’enseignement supérieur en Centrafrique, on peut court-circuiter tout ça. Tu payes. Tu ne vas jamais en cours. Et à la fin, on te donne ton diplôme. Tout le monde le sait. Tout le monde connaît le système. C’est comme ça que des députés qui n’ont jamais dépassé la classe de sixième se retrouvent avec des baccalauréats. C’est comme ça que des candidats à la présidentielle qui n’ont jamais mis les pieds dans un collège déposent des dossiers avec des licences auprès de l’ANE.

 

La nouvelle constitution de Touadéra exige un baccalauréat pour les candidats aux législatives et une licence pour les candidats à la présidentielle. Alors le MCU, le parti au pouvoir, a fabriqué des diplômes en masse. Lors des examens de baccalauréat des deux dernières années, c’était la pagaille. Des députés qui n’avaient jamais franchi la classe préparatoire deuxième année se sont retrouvés avec des baccalauréats. Avec mention. Écoutez bien : avec mention.

 

D’autres ont reçu leur baccalauréat sous la table. Sans passer l’examen. Juste comme ça. Parce qu’ils en avaient besoin pour se présenter aux Élections.

 

Pour la licence, c’est pareil. Des candidats à la présidentielle qui n’ont même pas terminé le collège ont déposé leurs dossiers avec des licences. On se demande où ils ont trouvé ces diplômes. La réponse est simple : dans des écoles privées qui les fabriquent sur commande.

 

Et maintenant, c’est le tour de Renée Bimbo. Elle a besoin d’un master. Rapidement. Pour pouvoir postuler au poste de directrice générale de l’ACFPE que sa sœur a taillé pour elle. Alors elle va aller dans une école privée. Elle va payer. Et dans quelques semaines, elle aura son master. Fraîchement imprimé. Avec un beau tampon. Et une belle signature.

 

Et personne ne posera de questions. Personne ne vérifiera si elle a vraiment suivi les cours. Personne ne demandera à voir ses notes. Personne ne contrôlera la légitimité de ce diplôme. Parce que dans ce pays, les diplômes ne servent qu’à remplir des dossiers. Ils ne reflètent aucune compétence réelle.

 

Ce n’est même pas nouveau dans l’entourage d’Annie Michelle Mouanga. Le chargé de mission de la ministre, ce faussaire notoire, Aristide Olivier Ganabo était parti en France. Il n’a pas fait d’études. Il est revenu à Bangui. Il passait son temps à jouer au basket dans son quartier. Et puis un jour, Annie-Michelle Mouanga est nommée ministre du travail, elle l’a récupéré pour le nommer chargé de mission.

 

Mais il n’avait pas de diplôme. Alors il est allé voir Henri Koulayom, ce fameux “professeur” qui dirige une école privée et qui est maintenant président du conseil d’administration de l’ACFPE. Koulayom lui a fabriqué une licence. Rapidement. Le chargé de mission a déposé cette licence au ministère de la Fonction Publique. Et on l’a intégré. Comme ça. Sans vérification. Sans contrôle.

 

Voilà comment ça marche. Les diplômes se fabriquent. Les CV se gonflent. Les compétences s’inventent. Et tout le monde fait semblant de ne rien voir.

 

Alors maintenant, Renée Bimbo va suivre le même chemin. Elle va aller voir une école privée. Elle va payer pour un master. Elle va recevoir son diplôme sans jamais avoir suivi un seul cours. Et ensuite, elle va postuler au poste de directrice générale de l’ACFPE avec son beau master tout neuf.

 

La ministre Annie-Michelle Mouanga va alors relancer l’appel à candidature. Ou peut-être qu’elle va juste dire que le processus suit son cours normal. Le cabinet CIFOM va recevoir les candidatures. Renée Bimbo va postuler avec son master fraîchement fabriqué. Et miracle, elle va être sélectionnée. Parce que son profil correspond parfaitement aux critères. Critères qu’on avait taillés pour elle dès le départ.

 

Et Henri Koulayom, le président du conseil d’administration, va valider cette nomination. Il va signer les documents. Il va féliciter la nouvelle directrice générale. Et il va expliquer à tout le monde que c’était un processus transparent, professionnel, exemplaire.

 

Pendant ce temps, les employés de l’ACFPE continueront de subir. Ils ne seront toujours pas payés correctement. Leurs frais médicaux ne seront toujours pas remboursés. Leurs heures supplémentaires ne seront toujours pas honorées. Mais Renée Bimbo sera officiellement directrice générale. Avec un master. Un beau master fabriqué dans une école privée, ou peut-être à l’université de Miskine.

 

Par Anselme Mbata

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ACFPE : 22 millions FCFA détournés sur le budget communication du projet ICOMPETE

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ACFPE : 22 millions FCFA détournés sur le budget communication du projet ICOMPETE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale de par intérim de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après avoir révélé le chaos organisationnel qui a conduit le recrutement des candidats du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Corbeau News-Centrafrique dévoile aujourd’hui les dessous financiers de ce scandale. Une enquête menée par notre équipe d’investigation montre qu’un détournement de 22 millions de francs CFA, destinés à la communication du projet, a été instrumenté par une véritable mafia impliquant le chargé de mission au ministère du Travail Aristide Ganabo, la directrice générale de l’ACFPE Renée Bimbo (sœur de la ministre du Travail), le directeur comptable de l’ACFPE et la cheffe de communication Mbalanga Evodie.

Dans notre précédent article, Corbeau News Centrafrique a exposé le désastre organisationnel du projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés. Ce projet qui devait être une bouée de sauvetage pour les jeunes centrafricains âgés de 18 à 25 ans a viré au cauchemar : délai de dépôt des candidatures réduit à moins d’une semaine, saisie monopolisée par Monga Aubin (directeur de la Formation) qui a transformé le processus en machine à cash (500 FCFA par fiche de candidat), affichage des listes le samedi à 11h pour une composition le dimanche, listes désorganisées sans ordre alphabétique avec des milliers d’omissions, et plus de 500 jeunes arrivés trop tard à cause d’une communication inexistante.

Aujourd’hui, notre investigation explique pourquoi cette communication a été si catastrophique : les 22 millions de francs CFA prévus pour sensibiliser les populations ont été purement et simplement détournés.

La première révélation choc de notre enquête concerne le profil de Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet ICOMPETE. Cette dernière n’a aucune formation en communication. Mbalanga Evodie est diplômée en géographie.

Comment une géographe se retrouve-t-elle à diriger la communication d’un projet de plusieurs millions financé par la Banque mondiale ? La réponse tient en un nom : Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail. C’est lui qui a imposé cette nomination.

Le projet ICOMPETE prévoyait un budget de 22 millions de francs CFA pour la communication. Cet argent devait financer :

– Une campagne intensive d’une semaine dans la capitale
– Location de plusieurs véhicules pour couvrir tous les quartiers de Bangui
– Carburant en quantité suffisante
– Campagnes radio sur les stations les plus écoutées
– Mobilisation des ONG nationales pour sensibiliser dans les quartiers
– Affiches, dépliants et supports de communication

La réalité découverte par notre investigation est terrible:

Durée de la campagne réduite à : 48 heures au lieu d’une semaine

Véhicules mobilisés : seulement deux véhicules. Le premier appartenait déjà à l’ACFPE (donc aucun coût de location). Le second était un pickup appartenant à un parent ou proche des organisateurs, loué de manière complaisante.

Couverture : deux allers-retours dans Bangui, incapables de couvrir correctement tous les quartiers.

Campagne radio : réduite au strict minimum.

 

Aucune trace de spots publicitaires.

ONG mobilisées : zéro. Aucune organisation n’a été contactée ni sous-traitée.

Supports de communication : zéro. Pas d’affiches, pas de dépliants, rien.

Si on évalue généreusement les dépenses réelles – location d’un pickup pendant 48 heures, carburant pour deux véhicules – on arrive au maximum à 500 000 francs CFA ou 1  million de francs CFA. Il manque donc au moins 21 millions de francs CFA. Cet argent a été détourné.

La mafia à quatre têtes….
Notre investigation établit que ce détournement n’est pas le fait d’une personne. C’est une opération collective impliquant quatre acteurs clés :

1. Aristide Ganabo – Le parrain

Chargé de mission au ministère du Travail, c’est lui qui a imposé Mbalanga Evodie au poste de cheffe de communication malgré son profil inadéquat. Ganabo détient une influence considérable au ministère et intervient dans les nominations à l’ACFPE. Il est le cerveau de l’opération qui a permis de capter les 22 millions.

2. Renée Bimbo – La directrice générale complice

Sœur cadette de la ministre du Travail Anne-Michelle Mwanga, Renée Bimbo dirige l’ACFPE. En tant que première responsable, elle a validé le budget de 22 millions, accepté la nomination de Mbalanga Evodie malgré son incompétence, et certifié les rapports d’exécution mensongers. Sans sa complicité institutionnelle, le détournement aurait été impossible. Au lieu de sanctionner les responsables du chaos, elle a préféré mettre à pied cinq délégués du personnel qui dénonçaient ces dérives.

3. Le directeur comptable de l’ACFPE – Le facilitateur

C’est lui qui a validé les dépenses fictives, signé les ordres de paiement et certifié les rapports financiers mensongers. Son rôle était de contrôler les dépenses et de garantir leur conformité. Au lieu de cela, il a trahi sa mission en fabriquant ou en validant de fausses pièces justificatives pour faire croire à la Banque mondiale que les 22 millions avaient été correctement dépensés.

4. Mbalanga Evodie – L’exécutante

Placée à ce poste grâce à sa relation avec Aristide Ganabo, cette géographe sans expérience en communication a été l’outil du détournement. Elle a signé des rapports d’activité mensongers et s’est pliée aux instructions de ses protecteurs. Son double statut (cheffe de communication et membre du conseil d’administration) lui permet d’échapper aux contrôles.

Pendant que ces quatre personnes se partageaient les 22 millions, plus de 500 jeunes se sont présentés à l’ACFPE après la clôture des inscriptions, ignorant totalement l’existence du projet. Des milliers d’autres dans les quartiers périphériques n’ont jamais su que cette opportunité existait.

L’absence de communication n’était pas une incompétence ordinaire. C’était le résultat voulu d’un détournement planifié. Moins il y avait de communication, plus il était facile de justifier des dépenses fictives et d’empocher la différence.

Alors, la Banque mondiale doit exiger cet audit avant tout nouveau décaissement. Le procureur de la République doit ouvrir une enquête pénale pour détournement de fonds publics. Les responsables identifiés – Aristide Ganabo, Renée Bimbo, le directeur comptable et Mbalanga Evodie – doivent être suspendus de leurs fonctions et poursuivis en justice.

Les sommes détournées doivent être restituées au projet, et une nouvelle campagne de communication, cette fois sérieuse et transparente, doit être lancée pour donner une seconde chance aux milliers de jeunes qui ont été exclus.
Par Alain Nzilo….

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Affaire ACFPE : deux mois après, les couturiers toujours dans l’impasse face au silence d’Annie Michelle Mouanga

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Affaire ACFPE : deux mois après, les couturiers toujours dans l’impasse face au silence d’Annie Michelle Mouanga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-gendarmes-centrafricains-en-intervention-dans-enceinte-de-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l'ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC
Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l’ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux mois. Cela fait exactement deux mois que les couturiers stylistes formés à l’ACFPE errent dans les quartiers de Bangui sans moyens, sans travail, sans perspectives. Leurs machines à coudre restent enfermées dans les locaux de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi. Leur équipement, leur gagne-pain, tout est bloqué. Et pendant ce temps, la ministre Annie Michelle Mouanga, celle qui les a recrutés en 2022 avec de belles promesses avant de les exploiter pendant trois ans et demi, fait comme si ces jeunes n’existaient pas.

Souvenez-vous, le 12 septembre dernier, sur ordre de la ministre Annie-Michelle Mouanga, la gendarmerie avait expulsé ces artisans de leurs ateliers. Depuis, ces jeunes ont tout tenté pour faire entendre leur voix, pour récupérer leurs outils, pour obtenir justice. Mais ils se heurtent partout au même système : la dictature du silence.

Fidèle Gouandjika : “On ne peut pas critiquer les ministres” sur mes antennes….
Après leur expulsion, les couturiers ont d’abord voulu alerter l’opinion publique sur leur situation. Ils se sont rendus à la radio de Fidèle Gouandjika, le ministre conseiller spécial du président Faustin-Archange Touadéra, qui anime lui-même son antenne. Les jeunes pensaient trouver là une oreille attentive pour exposer leur situation.

Voici l'atelier de couture installé au sein de l'ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités
Voici l’atelier de couture installé au sein de l’ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités. Photo CNC

Fidèle Gouandjika les a effectivement reçus. Il leur a posé des questions. Il a écouté leur histoire. Mais quand ils ont voulu parler de la responsabilité de la ministre Annie-Michelle Mouanga, la réponse a été cinglante : “Sur mon antenne, on ne peut pas critiquer les ministres. On ne peut pas critiquer Mme Mouanga quand vous n’êtes pas membres de sa famille, et elle accepte de vous héberger gratuitement à l’ACFPE, vous devez dire merci seulement  “.

Et le ministre conseiller spécial du président a poursuivi, avec un cynisme désarmant : “Elle a bien fait de vous héberger à l’ACFPE pendant trois ans pour vous former. Maintenant c’est fini. Elle vous chasse peut-être pour récupérer la salle pour d’autres activités. Ou peut-être qu’elle veut ramener des membres de sa famille. C’est son droit, c’est la ministre“.

Autrement dit : circulez, il n’y a rien à voir. Une ministre peut exploiter des jeunes pendant trois ans, capter tous les financements internationaux destinés à leur formation, puis les jeter à la rue comme des malpropres. Et il faudrait se taire parce que “c’est la ministre”.

Dossier spécial : la ministre centrafricaine du travail Michelle Mwanga hurle comme une folle pour chasser les jeunes couturiers qu'elle a arnaqués impunément pendant trois ans
Les couturiers stagiaires

La radio Ndèkè-Luka : la peur de la censure….
Face à cette fin de non-recevoir de la part du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, les couturiers se sont tournés vers la radio Ndèkè-Luka, une station qui se présente comme indépendante. Là au moins, ils ont pu raconter leur histoire. Les journalistes de cette station ont enregistré l’information, pris leurs témoignages, documenté leur situation.

Mais pour diffuser, il fallait respecter les règles du journalisme : recouper l’information, demander la version de la ministre. Les journalistes de Ndékéluka se sont donc rendus au ministère du Travail pour solliciter une interview avec Annie Michelle Mouanga.

Résultat : silence radio. La ministre refuse de recevoir les journalistes. Elle ne répond pas aux demandes d’interview. Et quand les journalistes insistent, on leur explique que “la ministre est à l’étranger”, “la ministre est occupée”, “la ministre est sortie”. Ou alors : “Voyez avec le directeur.” Mais le directeur lui aussi est “occupé”, lui aussi refuse de parler.

Face à ce mur de silence, la radio Ndèkè-Luka a compris le message. Publier ce reportage sans la version de la ministre serait trop risqué. Dans la Centrafrique de Touadéra, critiquer un ministre peut vous coûter votre antenne. La radio Ndèkè-Luka a donc préféré ranger le reportage dans un tiroir.

Comme l’explique un membre de la société civile centrafricaine avec amertume : “C’est la dictature. Même les radios indépendantes doivent se taire. Parfois tu joues du côté du gouvernement, parfois tu joues dans le milieu. Mais tu ne peux jamais vraiment critiquer”.

Dossier spécial : la ministre centrafricaine du travail Michelle Mwanga hurle comme une folle pour chasser les jeunes couturiers qu'elle a arnaqués impunément pendant trois ans
Les couturiers avec leur formatrice

Le médiateur renvoie vers le Premier ministre….
Devant l’impossibilité de faire entendre leur voix dans les médias, les jeunes couturiers ont décidé de saisir les institutions. Ils se sont rendus chez le médiateur de la République, Laurent Gon-Baba, espérant trouver là quelqu’un capable d’arbitrer ce conflit.

Le médiateur les a reçus. Il a écouté leur histoire. Et sa réponse a été diplomatique : “De mon côté, je prends note de votre dossier. Mais je vous conseille d’aller voir le Premier ministre. Expliquez-lui votre situation. C’est lui le chef hiérarchique de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga “.

Autrement dit, le médiateur de la République considère que ce conflit dépasse ses compétences. Il renvoie les couturiers vers la Primature. Message implicite : si même le médiateur n’ose pas affronter Annie Michelle Mouanga, c’est que cette femme dispose d’une protection solide.

À la primature, un colonel qui enregistre les couturiers … puis plus rien….
Les couturiers ont suivi le conseil du médiateur. Ils se sont rendus au cabinet du Premier ministre. Là, ils n’ont pas été reçus par le chef du gouvernement lui-même, mais par un colonel chargé de gérer les conflits et les doléances.

Ce colonel les a écoutés attentivement. Il a même enregistré leurs voix sur son téléphone, expliquant qu’il allait faire écouter ces témoignages au Premier ministre pour l’informer de la situation. Les jeunes sont repartis avec un espoir : enfin, leur dossier allait remonter jusqu’au sommet de l’État.

Quelques jours plus tard, ils ont rappelé le colonel pour connaître la suite. Sa réponse les a remplis d’espoir : “Le Premier ministre a demandé à Mme Annie Michelle Mouanga de vous rencontrer pour débattre du problème. Elle doit vous recevoir.”

Mais les jours ont passé. Les semaines ont passé. La ministre n’a jamais contacté les couturiers. Elle n’a jamais fixé de rendez-vous. Elle fait comme si l’instruction du Premier ministre n’existait pas.

Quand les jeunes ont rappelé le colonel pour s’en plaindre, il leur a promis de faire un nouveau compte rendu au Premier ministre. C’était il y a plus d’une semaine. Depuis, silence total. Le colonel ne rappelle pas. La ministre ne bouge pas. Et les couturiers attendent.

Le bras de fer d’une ministre contre des jeunes impuissants
Cette situation est proprement scandaleuse. Annie Michelle Mouanga, ministre de la République, mère de famille comme elle aime le rappeler, fait un bras de fer avec des jeunes qu’elle a elle-même exploités pendant trois ans et demi.

Ces jeunes n’ont rien fait de mal. Ils ont répondu à un appel du ministère du Travail en 2022. Ils ont accepté de suivre une formation. Ils ont cru aux promesses de la ministre. Ils ont travaillé pour elle, cousu des uniformes, participé à des défilés. Et quand elle n’a plus eu besoin d’eux, quand elle a voulu récupérer leurs ateliers pour installer son restaurant privé, elle les a jetés à la rue.

Et maintenant, elle verrouille tout. Elle refuse de les rencontrer. Elle refuse de parler aux journalistes. Elle ignore les instructions du Premier ministre. Elle se comporte comme une intouchable, persuadée que sa proximité avec la famille Touadéra la met au-dessus des lois.

Pendant ce temps, ces jeunes couturiers souffrent. Ils ont des familles à nourrir. Ils ont des enfants qui attendent. Mais leurs machines restent sous scellés à l’ACFPE. Leur matériel est bloqué. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas gagner leur vie. Et personne ne leur vient en aide.

Comme le dit l’un d’eux avec colère : “Elle dit qu’elle est ministre. Elle dit qu’elle est mère de famille. Mais les enfants des autres, elle veut juste les exploiter. C’est comme si tu tiens un citron : tu presses le jus et tu jettes l’écorce. Nous, on est l’écorce.”

Combattre une femme ministre avec tous ses attribues, c’est difficile”…
Dans les quartiers de Bangui, certains commentent cette affaire avec un certain fatalisme. Comme le dit Solonge Seregaza , un cadre de la fonction publique : “Combattre une femme ministre, c’est difficile. Une femme, c’est une femme d’abord. Elle fait la bataille avec ses attributs que Dieu lui a donné. En plus une ministre, ses attribues ont plus de valeur… “.

Cette remarque, aussi maladroite soit-elle, pointe vers une réalité : Annie Michelle Mouanga utilise tous les leviers à sa disposition pour écraser ces jeunes couturiers. Sa position de ministre. Sa proximité avec le pouvoir. Les protections dont elle bénéficie. Et face à elle, des jeunes désœuvrés, sans moyens, sans avocats, sans défenseurs.

Mais comme le rappellent les couturiers eux-mêmes : “Tout n’est pas éternel. Il y a eu un début, il y aura une fin. Aujourd’hui elle est au pouvoir et elle fait sa médecine. Demain elle ne sera plus au pouvoir. Elle dira quoi ?”

Cette phrase contient une vérité essentielle : les pouvoirs passent, mais les actes restent. Annie Michelle Mouanga ne sera pas ministre toute sa vie. Le jour où elle perdra cette protection, le jour où elle se retrouvera elle aussi citoyenne lambda, elle regrettera peut-être d’avoir traité ces jeunes avec autant de mépris.
Par Alain Nzilo

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Centrafrique : bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas

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bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, le Procureur de la République Guy Martial Damanguère obtient l’annulation d’un certificat de nationalité d’Anicet Georges Dologuélé. Le Premier Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, Roger Poussinga, a signé jeudi 7 novembre une ordonnance qui invalide le certificat délivré le 6 août 2025.

 

 

Cette nouvelle offensive judiciaire intervient après une première tentative d’annulation en octobre. À l’époque, le procureur avait visé le certificat délivré en 2012. Dologuélé avait alors obtenu un nouveau certificat en août dernier. Mais le parquet ne désarme pas et revient à la charge avec une nouvelle requête.

 

Le procureur s’appuie toujours sur le même argument : Dologuélé aurait perdu automatiquement sa nationalité centrafricaine en 1994 lorsqu’il a obtenu la nationalité française. L’article 46 du code de nationalité centrafricaine stipule qu’un citoyen majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère perd sa nationalité d’origine.

 

Damanguère accuse l’ancien Premier ministre d’avoir caché sa nationalité française pour obtenir deux certificats distincts : le premier en octobre 2012, le second en août 2025. Le document judiciaire parle de manœuvres frauduleuses et demande la nullité du certificat du 6 août.

 

L’ordonnance montre un autre élément. Le 25 août 2025, le gouvernement français a libéré Dologuélé de son allégeance par décret. Mais pour le tribunal, cette démarche ne suffit pas à lui restituer automatiquement la nationalité centrafricaine. La loi impose une procédure de réintégration prévue aux articles 32 et suivants du code de nationalité que Dologuélé n’aurait pas suivie.

 

Le procureur a utilisé la procédure d’urgence de l’ordonnance sur requête. Cette procédure permet au tribunal de statuer sans entendre la partie adverse lorsque les circonstances l’exigent. Dologuélé n’a donc pas été entendu avant cette décision qui déclare son certificat nul et de nul effet.

 

Cette bataille juridique répétée montre la détermination du parquet à contester la citoyenneté de l’opposant. Chaque tentative de Dologuélé pour régulariser sa situation se heurte à une nouvelle action du procureur. Les frais de procédure sont mis à la charge du procureur, conformément à la pratique habituelle en matière d’ordonnance sur requête.

 

L’affaire prend une dimension Politique dans un contexte où Dologuélé cherche à participer aux échéances électorales. Le bras de fer entre l’ancien candidat à la présidentielle et les autorités judiciaires se poursuit depuis des mois sans qu’aucune solution durable ne se dessine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Fuite du certificat de nationalité du candidat Anicet Georges DOLOGUÉLÉ en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?

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Fuite du certificat de nationalité du candidat, Anicet Georges Dologuélé en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?

 

Fuite du certificat de nationalité du candidat, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche des Élections en République centrafricaine (RCA), le respect de la neutralité et de la transparence des institutions électorales est au cœur des préoccupations démocratiques. Dans ce contexte, une question sensible a émergé :

 

 

La fuite du certificat de nationalité d’un candidat à la présidence, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, qui aurait été communiqué à l’un de ses concurrents via des responsables institutionnels (Cour Constitutionnel ou Autorité Nationale des Élections).

 

Un tel acte, qui est d’ailleurs bien avéré, soulève un débat majeur :

Constitue-t-il une violation de l’obligation d’impartialité exigée de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) ou du Conseil constitutionnel (CC) ?

 

L’analyse juridique ci-dessous permet de comprendre ce qu’impliquerait une telle situation au regard de la Constitution, du code électoral, des lois organiques et des normes internationales applicables.

 

1. Cadre juridique national : neutralité, indépendance et transparence

La Constitution de la République centrafricaine (2023)

Elle institue l’Autorité Nationale des Élections comme organe pérenne, autonome et indépendant chargé de l’organisation des scrutins. Même si la Constitution ne mentionne pas explicitement le terme « impartialité » dans un article clairement identifié, cette neutralité est un principe constitutionnel implicite : aucun organe de gestion électorale ne peut favoriser un candidat au détriment d’un autre.

 

Le Code électoral (loi n° 24.007 du 02 juillet 2024)

Ce texte régit les règles de dépôt de candidatures, la gestion des listes, la publication de documents électoraux et l’ensemble du processus. Il doit être appliqué conformément à la Constitution et impose le respect de l’égalité des candidats ainsi que la transparence de la procédure.

 

La loi organique n° 20.022 du 07 août 2020 encadrant l’ANE.

Cette loi précise que l’Autorité doit garantir un scrutin crédible, impartial et équitable. Elle fait peser sur ses dirigeants et membres une obligation de neutralité fonctionnelle et politique.

 

2. L’obligation d’impartialité : une exigence juridique essentielle

L’impartialité électorale n’est pas une simple valeur morale : c’est une obligation légale. Elle implique notamment que :

  • Toutes les candidatures soient traitées de manière égale ;
  • Aucune information confidentielle concernant un candidat ne puisse être transmise à un autre, hors cadre légal ;
  • Les autorités électorales (ANE, CC) ou judiciaires ne puissent en aucune façon favoriser un camp.

La fuite d’un certificat de nationalité – document confidentiel placé dans un dossier de candidature – vers un concurrent, serait donc en contradiction directe avec cette obligation. Par voie de conséquence, la combinaison de la loi organique, du code électoral et des principes fondamentaux de l’État de droit permet de qualifier un tel acte COMME UN MANQUEMENT ÉVIDENT, GRAVE.

3. Application au cas, stricto sensu, évoqué : la question d’un traitement inégal des candidats

Dans le cas hypothétique où le dossier de candidature d’Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a (aurait) été divulgué au profit de Faustin Archange TOUADERA, ou par l’intermédiaire d’un président d’institution électorale ou judiciaire (via le garde des sceaux/le procureur), plusieurs problèmes juridiques surgissent (surgiraient) :

  • Divulgation d’informations confidentielles ;
  • Rupture de l’égalité de traitement entre candidats ;
  • Atteinte à la neutralité des institutions garantes de l’élection ;
  • Possible abus de fonction ou instrumentalisation de l’appareil électoral.

Dans un tel cas, on peut (pourrait) invoquer une violation des droits du candidat concerné, un manquement à la transparence du processus et une atteinte à la crédibilité du scrutin.

4. Références au droit international

Les normes internationales – notamment celles défendues par les Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie – rappellent que les Élections doivent être :

  • Libres,
  • Équitables,
  • Transparentes,
  • Organisées par une autorité impartiale.

L’égalité de traitement entre candidats et la protection des données confidentielles sont des prérequis essentiels dans toute démocratie. Une rupture de ces principes expose l’État à des critiques internes et internationales.

5. Voies de recours possibles

Étant donné que la fuite est prouvée (puisque le procureur de la République, DAMANGUÉRÉ s’en est servi pour pondre son torchant de requête en annulation), le candidat, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, lésé dispose de plusieurs options :

  • Saisir le Conseil constitutionnel ou la juridiction compétente pour contester la régularité de la procédure. Problème, toutes ces institutions ou juridictions sont soumises au pouvoir en place ; je veux dire TOUADERA,
  • Demander l’annulation de l’acte ou de la décision qui en découle,
  • Invoquer une irrégularité grave susceptible d’affecter la validité du scrutin.

En théorie, une violation de cette nature pourrait même conduire à l’annulation ou la requalification d’une élection, si l’atteinte à l’équité est démontrée.

 

 

En résumé, si l’Autorité Nationale des Élections ou un membre du Conseil constitutionnel a délibérément transmis une pièce confidentielle d’un candidat, en l’occurrence Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, à un concurrent, Faustin Archange TOUADERA, il s’agirait d’un manquement grave à l’obligation d’impartialité électorale. Un tel acte compromettrait la neutralité du processus, porterait atteinte à l’égalité entre candidats et pourrait faire l’objet d’un recours juridictionnel.

Dans un pays où l’enjeu majeur est la consolidation des institutions démocratiques, la transparence et la neutralité des organes électoraux demeurent non seulement, une exigence juridique, mais aussi une condition indispensable pour préserver la confiance politique, l’unité sociale et la légitimité du pouvoir issu des urnes.

 

NB : Je ne suis pas un juriste mais, j’observe la vie politique de mon pays. Donc, Cette réflexion ne constitue en aucun cas avis juridique rigoureux et officiel, mais une analyse sur la base des textes disponibles et des principes généraux du droit électoral et constitutionnel centrafricain…

 

 

Rédigé par                                                                                                        A. T. BENGUEWE DAMARAS

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Bamingui-Bangoran : neuf bandits tchadiens du gang d’Al Habo sortent du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement

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Bamingui-Bangoran : neuf bandits tchadiens du gang d’Al Habo sortent du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après l’arrestation de leur chef Al Habo  à Ngarba au Tchad par les forces tchadiennes, neuf de ses hommes viennent de sortir du maquis à Akroussoulback, dans le Bamingui-Bangoran. Le village est situé à une centaine de kilomètres de Ndélé. Et ces bandits tchadiens demandent maintenant leur désarmement à la Minusca.

 

 

L’histoire serait presque comique si elle n’était pas aussi révélatrice. Al Habo, ce chef de gang tchadien qui terrorisait le nord de la Centrafrique depuis des années, a été arrêté il y a quelques jours à Ngarba alors qu’il tentait de faire entrer au Tchad un stock d’armes acheté au Soudan. Désormais, sans leur chef, ses hommes ne savent plus quoi faire. Alors ils sortent du maquis. Et ils demandent à être désarmés.

 

Mais voilà où l’affaire devient absurde. La MINUSCA et les Mercenaires russes se font maintenant concurrence pour aller désarmer ces neuf individus. La MINUSCA a été contactée en premier la semaine dernière. Les mercenaires russes ont aussitôt voulu prendre l’affaire en main. Chacun veut être celui qui désarmera ces bandits tchadiens. Comme si c’était un trophée.

 

Sauf que tout le monde semble oublier un détail essentiel. Ces neuf hommes ne sont pas des rebelles centrafricains. Ce sont des criminels tchadiens. Ils ne parlent même pas sango. Peut-être qu’ils se débrouillent un peu, mais ce sont des Tchadiens. Leur chef tchadien vient d’être arrêté au Tchad et transféré à la prison centrale de Ndjamena  dans la nuit du lundi à mardi 11 novembre. Et maintenant ces bandits armés tchadiens veulent bénéficier du processus de désarmement centrafricain. Peut-être pour intégrer les forces armées nationales. Peut-être pour toucher des kits de réinsertion. On ne sait pas exactement ce qu’ils espèrent.

 

Mais la question reste posée. Depuis quand désarme-t-on des bandits étrangers qui ont passé des années à braquer, kidnapper et assassiner sur le territoire centrafricain? Al Habo envoyait régulièrement ses hommes commettre des crimes sur l’axe Ngarba-Ndélé, sur l’axe Ouanda-Djallé, sur l’axe Miamani. Ces neuf individus faisaient partie de ce gang. Ils ont du sang centrafricain sur les mains.

 

Et aujourd’hui, parce que leur chef s’est fait attraper au Tchad, ils sortent tranquillement du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement. Comme si de rien n’était. Comme si les années de terreur qu’ils ont fait subir aux populations du Bamingui-Bangoran pouvaient s’effacer d’un simple geste de reddition.

 

La MINUSCA et les mercenaires russes feraient bien de se rappeler qui sont ces hommes avant de se disputer l’honneur de les désarmer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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