Moscou renforce son emprise sur l’éducation
Mercenaires russes à Bangui” width=”450″ height=”346″ />
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Fin octobre, le directeur général de la Maison russe à Bangui, Dmitri Sytyi, a remis les clés d’une école située à Gobongo à Jean-Laurent Syssa-Magalé, ministre de l’Enseignement supérieur de la République Centrafricaine. Moscou renforce un peu plus sa domination sur le pays.
C’est tout sourire et dans une ambiance très festive que Dmitri Sytyi a donné les clés de la nouvelle école de Gobongo le 27 octobre dernier à Jean-Laurent Syssa-Magalé, en insistant sur « l’importance du développement de l’éducation en République centrafricaine ».
Il s’agit de la deuxième école attribuée dans le cadre de sa coopération avec la Russie. Et sans doute pas la dernière, car la Russie fait de Bangui sa principale tête de pont en Afrique.
Preuve que le pouvoir centrafricain est sclérosé par Moscou : pas une voix officielle ne s’est élevée pour contester le fait que ce soit une entreprise russe spécialisée qui a construit les bâtiments afin de « combler le manque d’espaces de classe, d’augmenter les heures d’étude et d’accueillir des élèves supplémentaires ». Les entreprises centrafricaines et leur personnel seraient donc indignes ou incapables d’ériger des bâtiments pour leurs enfants ? Les autorités de Bangui sont-elles à ce point aveugles pour ne pas déceler un colonialisme qu’elles ont soi-disant combattu ?
Souveraineté affaiblie
La mise en scène de l’inauguration du 27 octobre à Gobongo orchestrée par la Maison russe ne devrait tromper personne. Derrière cette façade pseudo-culturelle, Moscou amplifie son action de vampirisation de l’État centrafricain, à travers Wagner et ses sbires. Depuis son arrivée en janvier 2018, les mercenaires de Wagner ont fait main basse sur les rouages du pouvoir et certaines fonctions de l’État (notamment la sécurité) qui ont affaibli la souveraineté et la responsabilité de l’État centrafricain. Wagner qui est accusé de nombreuses exactions : villages incendiés et exécutions sommaires notamment, s’est aussi accaparée de nombreuses ressources, obtenant des concessions minières (or, diamants) et forestières.
Pour mieux ancrer son emprise sur le pays, la société militaire privée russe s’empare maintenant de l’éducation. Elle avait déjà poussé quelques feux en 2019 introduisant la langue russe dans les établissements scolaires (secondaire) avant de la rendre obligatoire en 2022 dès la première année de licence, jusqu’au master. Sous l’impulsion de Dmitri Sytyi, un « Centre d’éducation en russe » à l’Université de Bangui, a été inauguré en 2023 pour l’enseignement de la langue russe. Après avoir vampirisé l’université puis l’enseignement secondaire, le directeur général de la Maison russe s’attaque maintenant à l’enseignement primaire, pour mieux façonner les jeunes esprits à la culture russe et mieux faire accepter ce colonialisme rampant qui ne dit pas son nom… Le sango et le français sont les deux langues officielles du pays. Reste à savoir pour combien de temps…
Par Adama Bria….
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)