À Rondi, DANS LA NANA-MAMBÉRÉ, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont créé leur propre tribunal et règnent par la terreur

Rédigé le 19 novembre 2025 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le commandant LAMTAGUÉ ne se contente pas de recruter illégalement des Camerounais et d’asservir ses compatriotes. Lui et ses hommes ont franchi une ligne encore plus dangereuse : ils ont supprimé toute autorité locale et instauré leur propre système judiciaire à Rondi.
Dans ce village de la Nana-Mambéré, les soldats FACA se sont transformés en tout. Gendarmes le matin, policiers l’après-midi, agents miniers quand il faut, percepteurs des impôts quand ça arrange, douaniers si nécessaire. Ils cumulent tous les pouvoirs. Ils ont créé leur tribunal, leur cour d’appel, leur cour de cassation. Le tout en une seule personne : eux-mêmes.
Le chef de village nommé WAMBETO ? Il ne compte plus. Son rôle de chef coutumier, celui qui depuis toujours règle les différends dans la communauté ? Balayé. Les soldats ont pris sa place. Quand il y a un problème dans le village, les habitants ne vont plus voir le chef. Ils vont voir les militaires. Ou plutôt, ils sont obligés d’aller voir les militaires.
Et leur justice n’a rien à voir avec ce qu’on connaît. Prenez un couple qui se dispute. La femme porte plainte contre son mari. Les soldats débarquent, attrapent l’homme, le jettent par terre et le tabassent. Pas une gifle, pas une tape. Un vrai passage à tabac. Ensuite, ils lui fixent une amende. Tu payes ou tu restes en prison. C’est comme ça que ça marche.
Une dette entre deux personnes ? Même procédé. Quelqu’un vient porter plainte. Les soldats se déplacent, arrêtent le débiteur présumé sans poser de questions, sans vérifier quoi que ce soit. Direction la détention improvisée. Tu payes l’amende qu’ils ont décidée, et seulement après tu sors. Peu importe si tu devais vraiment cet argent ou pas.
Traditionnellement, le chef WAMBETO réglait ce genre de conflits. C’est son travail de chef coutumier. Dans un village sans tribunal, sans commissariat, sans gendarmerie, c’est lui l’autorité naturelle. Mais depuis que le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes se sont installés pour protéger le site minier chinois, ils ont décidé que c’était leur territoire. Leur zone. Leurs règles.
Leur justice ne passe par aucun tribunal, aucune procédure, aucun jugement équitable. C’est une justice de poings. La victime accuse, ils arrêtent, ils frappent, ils encaissent. Dans cet ordre. À chaque fois. Et quand on dit “frapper”, il ne s’agit pas de quelques coups symboliques. C’est de la torture pure et simple. Ces militaires frappent vraiment. Durement. Longtemps.
Le commandant LAMTAGUÉ supervise ce système. L’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et son adjoint l’adjudant BANAMAYE appliquent les décisions sur le terrain. Ils arrêtent qui ils veulent. Ils punissent qui ils veulent. Ils fixent les amendes qu’ils veulent. Personne ne peut contester. Personne ne peut se plaindre ailleurs. Parce qu’il n’y a pas d’ailleurs. Il n’y a qu’eux.
Ces soldats abusent de leur uniforme. Ils ont transformé leur déploiement militaire en racket organisé. Leur mission de sécurisation du site minier en prétexte pour terroriser toute une population. Ce ne sont plus des militaires. Ce sont des criminels en tenue qui ont créé un État dans l’État.
WAMBETO assiste, impuissant, à la destruction de son autorité. Les autorités administratives ? Absentes. Les forces de l’ordre classiques ? Inexistantes. Les juges, les procureurs, les tribunaux ? À des centaines de kilomètres. À Rondi, il n’y a que ces soldats qui font tout. La loi, c’est eux. La justice, c’est eux. La punition, c’est eux. L’enrichissement, c’est pour eux.
À Rondi, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont bâti leur petit empire. Ils recrutent des étrangers illégaux et empochent des commissions. Ils asservissent leurs compatriotes et les taxent pour survivre. Maintenant, ils rendent leur propre justice et terrorisent ceux qui osent les déranger. Trois étages de corruption, d’abus, de violence. Et ça continue.
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