après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le jeune interprète des Wagner, monsieur Melchi, fils de Bocaranga, repose désormais auprès de ses ancêtres. Le jeune Melchi, , retrouvé mort près de Zémio il y a une semaine, a été enterré dans son village natal de l’Ouham-Pendé. Sa famille pleure un fils dont la mort reste entourée de mystère. Les explications de Wagner et de l’État-major de forces armées centrafricaines ne convainquent personne.
Comme CNC l’avait révélé dans une précédente enquête, Melchi avait été retrouvé mort il y a une semaine à environ 40 kilomètres de Zémio sur l’axe menant à Bangui. Son corps a été transporté par hélicoptère de Wagner puis amené dans la capitale centrafricaine. La famille de Melchi a décidé de ramener son corps dans son village. Le corps a été ramené à Bocaranga et a été enterré dignement par sa famille. Maintenant, il repose sur la terre de ses ancêtres à Bocaranga.
Vraiment, c’est malheureux. Ce qui est arrivé est incompréhensible.
Selon des informations recueillies par CNC auprès de l’état-major et du ministère de la Défense, la justification officielle de la mort de Melchi fournie par les mercenaires russes, c’est qu’ils étaient partis en patrouille : principalement les Wagner. Arrivée à 40 kilomètres de Zemio, tout le monde doit sauter du blindé et foncer dans la brousse. C’est à ce moment là que Melchi a sauté avec son arme entre les mains. Quand il a voulu tomber en bas, son arme est partie et l’a touché mortellement. Il n’a pas fait attention avec son arme parce qu’il avait sauté avec alors que les autres ont laissé leur arme en haut. Ils ont sauté avant de récupérer leur arme.
C’est ce que l’état-major a dit. Il a été touché accidentellement par son arme de service lorsqu’il voulait sauter du blindé de Wagner.
Pour les nombreux collègues de Melchi, les nombreux soldats des Forces Armées Centrafricaines, cette explication n’est pas justifiée. Elle n’est pas clairement justifiée. Melchi avait l’habitude de faire des opérations avec les Wagner. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il a commencé. Même des opérations difficiles avec Wagner, il les faisait. Ce n’est pas au moment de la paix qu’il a sauté avec son arme et que son arme l’a tué accidentellement.
Mais bon, comme les faits sont déjà passés et qu’avec Wagner, pas d’enquête. Seulement les raisons de Wagner qui priment. Il faut accepter les raisons que les mercenaires ont dit, c’est tout. Rien à expliquer autre que ça. Le ministère de la Défense, l’état-major ne font qu’enteriner ce que Wagner a dit. Les soldats FACA, entre eux, ils contestent discrètement. Ils ne parlent pas à voix haute mais ils contestent discrètement.
Actuellement, le jeune repose sur la terre de ses ancêtres et c’est tout.
Mais il est important que ceux qui sont des interprètes de Wagner sachent. Qu’ils soient vivants ou pas, qu’ils soient attentifs. Ils doivent savoir que tôt ou tard, ils vont mourir de la même manière que Melchi et que les autres. Parce que ce n’est pas aujourd’hui. Ça fait au moins une dizaine de morts. Les interprètes de Wagner sont morts au moins une dizaine de fois. Et dans des circonstances troubles.
À Bouar, dans la Nana-Mambéré, les Wagner ont tué leurs propre interprètes il y’a un mois. C’était entre Bouar et Abba, en plus dans des circonstances bizarres. Ils ont dit que c’est l’attaque des rebelles mais c’est lui qui était mort. Et puis maintenant Melchi meurt encore. Ça veut dire qu’en quelque temps, il y a des morts d’interprètes.
Les mercenaires russes savent que les interprètes savent beaucoup de choses sur leurs exactions sur la population. Donc il sont susceptibles d’être assassinés parce qu’ils peuvent témoigner auprès de la CPI. Ils peuvent raconter des choses devant la justice internationale. Il faut éliminer les sources pour que plus tard ils n’expliquent pas les choses. Parce que la CPI a déjà saisi le dossier. Ils s’inquiètent de la sorte que peut-être les interprètes pourront être corrompus. C’est comme ça qu’ils expliquent les faits.
On se souvient qu’en 2019, un interprète de Wagner, un jeune métis, a quitté son travail en catastrophe. Du jour au lendemain, il a arrêté d’aller au boulot. Lui-même a dit que les dégâts, les morts que Wagner a commis sur les pauvres civils, il était sûr qu’il allait être tué un jour parce qu’il a vu beaucoup de choses. Il a vu beaucoup de morts. Parfois, ils sont dans la route, dans les circuits. Les Wagner voient les gens marcher au bord de la route, dans la forêt, dans un village, ils tirent sans réfléchir, ils tuent. Wagner tue les gens comme des pigeons, sans aucune pitié.
C’est ce que le jeune explique. Il dit que tellement il voit beaucoup de choses, il risque d’être tué aussi un jour. Et il a raison. Il a quitté. Jusqu’à présent, il fait un travail autre que le travail de Wagner.
Attention. Attention à ces interprètes-là. Ils doivent savoir qu’un jour, ils vont être tués comme les autres.
Par Charles Nguilo….
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
