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CENTRAFRIQUE : LA SIGNATURE DE L’ACCORD DE COOPÉRATION MILITAIRE AVEC LA FÉDÉRATION DE RUSSIE SUPPLANTE T-ELLE NOTRE SOUVERAINETÉ ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – A l’instar des autres pays africains, la République centrafricaine est officiellement déclarée indépendante dans les années 1960 et exerce sa souveraineté dans les limites des frontières définies par la conférence de Berlin de 1885 sur le partage de l’Afrique. A l’issue de ses innombrables voyages infructueux à l’étranger et  plus fallacieusement dans la recherche de solutions à la longue et interminable crise centrafricaine, la diplomatie « dite offensive » par le pouvoir de Bangui a signé un accord de coopération militaire ambigu et non circonscrit avec la fédération de Russie. Ce fut la porte d’entrée ou un tremplin de l’invasion de notre territoire national par de mercenaires et experts de tous calibres.

 

Officiellement venus pour former nos militaires dans le maniement des armes légères autorisées par le conseil de sécurité de l’ONU, on enregistre injustement leurs présences dans la sécurité rapprochée du chef de l’état et pire dans les zones aurifères, diamantifères voire dans les renseignements généraux en violation de notre chère souveraineté nationale.

 

Comme si cela ne suffisait pas, les militaires russes autoproclamés experts en « tout » ont infiltré la noble et indépendante administration judiciaire qui symbolise et garantit l’état de droit. Ces derniers ont impunément usurpé les fonctions et les prérogatives du parquet général en accédant aux prisonniers de droit commun qui croupissent dans les prisons du camp Deroux pour extorquer des aveux contre un illustre opposant et cela suite à un interrogatoire bien musclé.

A titre de rappel, ces prisonniers entendus illégalement par les experts russes sont poursuivis depuis deux (2) ans sans jugement pour crimes d’atteinte à la sûreté intérieure de l’état, de terrorisme, de complot contre l’état et d’association de malfaiteurs. Choqué par ces comportements déviants qu’on ne peut qualifier d’ingérence, le citoyen lambda s’interroge :

 

Quel est en substance le contenu de cet accord de coopération militaire méconnu du grand public centrafricain ? Au nom de quel principe juridique ces militaires russes violent-ils notre noble souveraineté ? Même s’ils agissent pour le compte du pouvoir, que font-ils de la célèbre notion d’indépendance de la justice fondement de toute démocratie ? Peut-on parler de la notion d’ingérence dans ce contexte politique isolé ? Quelles sont les réactions officielles de nos autorités politiques et judiciaires sur ce énième dérapage de la coopération militaire russe ? On nous parle éventuellement de l’implantation d’une base militaire russe sur le territoire national, les élus du peuple ont-ils déjà scruté les différents paragraphes de cet accord militaire ? Peut-on expliquer de façon claire et explicite à l’opinion nationale le lien ou le rapport qu’il y’a entre un accord de coopération militaire et la galopante exploitation minière des militaires russes ? Enfin, pourquoi cette usurpation de titres et de fonctions des militaires russes qui est prévue et punie par l’article 408 du code pénal centrafricain ne connaît pas une ouverture d’information judiciaire de la part du procureur de la république ?

 

Au delà de la dimension géopolitique et économique de cet ambitieux accord de coopération militaire, la Centrafrique demeure et restera un État indépendant où doivent régner tous les attributs liés à un État de droit c’est à dire la séparation de pouvoir tant prônée par Montesquieu, le respect du principe de légalité sans oublier le respect des valeurs et libertés fondamentales. A la veille des prochaines échéances électorales, les autorités politiques centrafricaines doivent rappeler leur mafieux partenaire à l’ordre et de privilégier le «dialogue »avec toutes les forces vives de la nation conditions sine qua non de l’organisation consensuelle d’une élection libre, crédible, légitime et acceptée par tous. Le pouvoir centrafricain représenté par le président de la république n’a rien à perdre que de composer avec ses frères centrafricains car les puissances étrangères qui vous miroitent un meilleur avenir politique ne lorgnent que leurs propres intérêts.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 novembre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Quand l’honorable Abdoul Karim Meckassoua exige la démission de Firmin NGRÉBADA

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Bangui  (République centrafricaine) – CNC – L’ancien président de l’Assemblée nationale,  l’honorable Abdou Karim Meckassoua qui, depuis sa destitution au perchoir il y a un an, a finalement repris sa place parmi ses collègues députés, et c’est lors de l’interpellation du gouvernement pour les séances questions-réponses liées à la sécurité, aux infrastructures routières, à l’urbanisation, aux catastrophes naturelles qui frappent le pays ces derniers temps, que ce dernier en a profité pour demander au Premier ministre Firmin NGRÉBADA de quitter ses fonctions.

 

Même si le député du troisième arrondissement Abdou Karim Meckassoua n’a pas pu prononcer sa déclaration au nom de son groupe parlementaire  lors de cette interpellation du gouvernement pour le non-respect de la procédure des questions écrites ou orales adressées au Premier ministre, mais cela n’empêche pas le leader du mouvement politique Chemin de l’espérance de cracher ses quatre vérités aux autorités légitimes du pays.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a fait une déclaration courte, mais saillante avec plusieurs raisons mentionnées pour demander au Premier ministre de démissionner, « mais comment assurer la liberté de notre peuple quand les autorités légitimes de notre État renoncent elles-mêmes à leur liberté, quand ces autorités se placent entre des mains étrangères au lieu de celles que les Centrafricains ont choisies, quand ces autorités pactisent avec des étrangers qui occupent notre territoire ? Comment promouvoir la justice pour tous, à commencer par les victimes de la crise, si les institutions et le corps judiciaire sont transformés en instrument de protection du pouvoir personnel et en arme de répression politique de l’opposition », a-t-il s’interroger.

Le député de la 1re circonscription du 3e arrondissement de Bangui sans  passer par le dos de la cuillère pour pointer du doigt accusateur le gouvernement d’échouer à répondre à l’aspiration du peuple à la liberté, à l’indépendance véritable, à la paix, à la justice et à la prospérité. « Il ne vous reste qu’à en tirer les conséquences », a précisé le député de la nation.

« Si vous aimez notre pays, faites-le, et faites-le immédiatement. Au lieu de persister dans les manœuvres dilatoires préjudiciables à la cohésion nationale. Je veux parler des campagnes de haine que vous financez, de la chasse aux citoyens libres et aux patriotes que vous entreprenez, de la politique de mépris des centrafricains, de leurs douleurs et de leur peine qui est la vôtre, bref de votre politique antinationale », a martelé Abdou Karim Meckassoua.

Pour toutes ces raisons évoquées parmi tant d’autres,  l’ancien allié du président Touadera a demandé au chef du gouvernement de jeter l’éponge pour sauver son honneur, « si vous avez encore un tout petit peu d’honneur Monsieur le Premier ministre, si vous aimez vraiment votre Patrie, quittez vos fonctions, partez, démissionnez et vous pourrez ainsi encore espérer laisser une toute petite trace dans l’histoire de votre pays non pas comme un pitoyable fossoyeur de ses intérêts, mais comme un homme politique qui aura su prendre ses responsabilités, et reconnaître qu’il a fait fausse route », a déclaré l’opposant centrafricain, Abdou Karim Meckassoua.

Il est à noter que depuis son éjection du perchoir de l’Assemblée nationale par ses pairs suite à une motion de censure du 28 octobre 2018, Abdou Karim Meckassoua,  l’un des soutiens de la première heure du Touadera entre les deux tours est désormais l’opposant du régime. Et un an après sa destitution, c’est ce mercredi le 13 novembre que le patron du Chemin de l’Espérance a repris sa place dans l’hémicycle pour prendre le lead de son groupe parlementaire.

 

Jefferson Cyrille Yapende  

©2019CNC

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

nouvelle mobilisation contre Condé, un nouveau mort

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Bangui – ( République Centrafricaine ) – 15 novembre 2019 à 00:46 *** **

Le mouvement ne donne aucun signe de fléchir et la communauté internationale s’inquiète du risque d’escalade dans un pays à l’histoire tourmentée, coutumier des protestations et des répressions brutales.

 

Un flot de Guinéens vêtus de rouge, couleur de l’opposition, s’est à nouveau répandu dans les rues de la capitale pour ce qui peut être considéré comme l’acte 5 de la mobilisation à l’initiative du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile. Ce rassemblement avait valeur de test au lendemain de la publication d’un rapport accusateur sur les agissements répressifs des forces de sécurité. Des heurts ont éclaté quand les manifestants ont tenté de dévier de l’itinéraire fixé par les autorités. Les forces de sécurité déployées en nombre les ont repoussés à l’aide de gaz lacrymogène, provoquant la débandade du cortège, ont rapporté les correspondants de l’AFP. Le ministère de la Sécurité a indiqué que les forces de l’ordre avaient répliqué, après sommations, aux jets de pierres des manifestants qui cherchaient à forcer le barrage. Les accrochages se sont ensuite étendus à plusieurs quartiers périphériques qui résonnaient de détonations. – “Projet diabolique” – Les Guinéens ont manifesté dans plusieurs autres villes. A Kindia, à l’est de Conakry, des responsables locaux du FNDC ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à manifester, malgré l’interdiction des autorités, a rapporté un militant, Aldallah Conté.
Avec BBC Afrique Avec AFP Avec VOA Avec AFP/VOA Avec DW français Avec Lalibre.be Avec RFI Avec Jeune Afrique Avec Agence Anadolu Avec Le monde Afrique Avec Reuters Avec Radio Okwapi Avec Actualités CD Avec 20Minutes Avec Le Parisien Avec Média Congo Avec Xinhua Avec LaCroix Avec VaticanNews Avec L’Ouest France Avec Agence Ecofin Avec Minusca Avec EUTM-RCA Avec Nouvel Observateur Avec France Info Avec La Presse Avec Le Figaro Avec Médias Congo Corbeaunews-Centrafrique — Fin de l’article — CNC

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Deux lycéens tués et trois blessés dans une fusillade en Californie

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Bangui (Republique Centrafricaine) 14 nov. 2019 21:23

Un élève a fait irruption dans un lycée américain situé dans la banlieue nord de Los Angeles ce jeudi. Selon le dernier bilan établi par le shérif, deux lycéens sont décédés et deux autres ont été blessés. Le tireur présumé, âgé de 16 ans, a tenté de se suicider et est hospitalisé dans un « état grave ». La police a reçu un appel à 7h38 signalant une fusillade au lycée Saugus High de Santa Clarita. En arrivant sur place deux minutes plus tard, les forces de l’ordre découvrent six élèves blessés par balles. L’un d’entre eux est le tireur présumé, un élève de 16 ans qui a ouvert le feu sur ses camarades le jour de son anniversaire avant de tenter de se suicider d’une balle dans la tête, selon le shérif Villanueva. Un pistolet semi-automatique a été retrouvé, et il n’y avait plus de munitions dans le chargeur, a précisé le shérif. Dans la matinée, deux blessés âgés de 16 et 14 ans sont décédés à l’hôpital. Les élèves évacués et des écoles confinées A ce stade, aucun motif n’a été établi, mais les autorités se penchent sur des photos et des messages que le tireur aurait publiés sur les réseaux sociaux. Les autorités interrogent également sa petite amie. Selon une lycéenne interrogé par la chaîne KTLA, le tireur présumé est un « élève populaire » qui faisait partie de l’équipe d’athlétisme de l’établissement. Le lycée était le théâtre d’un important déploiement policier, selon des images diffusées par les télévisions locales. Les élèves du lycée Saugus ont été évacués en file indienne, parfois les mains en l’air. Plusieurs établissements aux alentours ont été placés par mesure de sécurité en état de confinement.

Avec 20Minutes
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Donald Trump saisit la Cour suprême sur ses déclarations d’impôts

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Bangui (Republique Centrafricaine) 14 nov. 2019 21:22

Cela pourrait être un test majeur pour l’immunité d’un président américain. Donald Trump a demandé jeudi à la Cour suprême d’empêcher un procureur de mettre la main sur ses déclarations d’impôts, arguant d’une immunité totale tant qu’il est à la Maison Blanche. Ce dossier est considéré comme un test crucial sur la séparation des pouvoirs, et si la plus haute cour du pays – où les juges conservateurs sont désormais majoritaires – se saisit du dossier, sa décision, qui pourrait être rendue en janvier selon les observateurs, sera scrutée avec beaucoup d’attention. Elle pourrait notamment avoir des conséquences sur le bras de fer autour des assignations à comparaître dans la bataille de l’impeachment. Une requête liée au paiement à Stormy Daniels Le procureur de Manhattan Cyrus Vance a demandé huit ans (2011 à 2018) de déclarations d’impôts de Donald Trump dans le cadre d’une enquête sur un versement effectué à l’actrice pornographique Stormy Daniels pour acheter son silence sur une liaison supposée avec le président américain. La semaine dernière, une cour d’appel fédérale a confirmé que le cabinet comptable Mazars, en charge des affaires fiscales de Donald Trump, n’avait aucune raison de ne pas remettre ces documents à la justice. « Pour la première dans l’histoire de notre pays, un procureur local ou d’un Etat a lancé une enquête pénale visant le président des Etats-Unis et l’a soumis à une enquête coercitive », a écrit son avocat, Jay Sekulow, cité par des médias américains. « Des demandes à motivation politique telles que celles-ci sont l’illustration parfaite de la raison pour laquelle un président en exercice devrait bénéficier d’une immunité totale par rapport à tout processus pénal », a-t-il ajouté. La cour avait tranché contre Nixon et Clinton L’argument des défenseurs du locataire de la Maison Blanche ? Un président bénéficie selon eux d’une immunité contre toute poursuite et contre tout acte d’enquête. Lors d’une audience sur ce dossier le 23 octobre, l’un des avocats de Trump avait même estimé devant les juges que le président américain bénéficierait d’immunité s’il décidait de tirer sur quelqu’un en pleine rue. Une déclaration immédiatement contestée par des juristes, et raillée par les démocrates. En 1974 et 1997, la Cour suprême avait tranché contre Richard Nixon et Bill Clinton : le premier avait été obligé de remettre des enregistrements – ce qui avait mené à sa démission – et le second avait été contraint de témoigner dans la plainte au civil déposée par Paul Jones – ce qui avait mené à son impeachment dans l’affaire Lewinsky. La Cour actuelle, qui compte cinq conservateurs contre quatre progressistes (dont deux juges nommés par Donald Trump) a tranché à deux reprises en faveur du président américain, sur le Travel ban et sur le financement du mur. Mais rien ne dit qu’elle sera convaincue par l’argumentaire sur l’immunité absolue, surtout que la requête du procureur ne vise techniquement pas le président américain mais son cabinet comptable.

Avec 20Minutes
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Sonnette d’alarme sur la haine publique et le tribalisme au Cameroun

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Bangui (Republique Centrafricaine) 14 nov. 2019 21:14

Le gouvernement camerounais a déposé à l’assemblée nationale, un projet de loi qui va pénaliser l’outrage à tribu et l’incitation à la haine tribale. Les coupables de ces nouvelles infractions, encourent jusqu’à deux ans de prison et une amende de trois millions de francs CFA. Les sanctions pénales seront doublées si les coupables sont des fonctionnaires, ou responsables d’une formation politique, membres d’une organisation non gouvernementale. Les médias ne seront pas épargnés par la rigueur de la nouvelle loi. “Il y a eu des messages de haine qui sont passés par le canal des organes de presse”, rappelait déjà à ce propos, le porte-parole du gouvernement René Emmanuel Sadi au sortir du conseil de cabinet du mois d’octobre. René Emmanuel Sadi a confié que “ma communication visait justement à voir comment faire en sorte que la presse prenne conscience de la nécessité de travailler à la promotion de la conscience nationale”. Les médias vont avoir “un cahier de charge qui indique des obligations de travailler à la consolidation de la conscience nationale”, a annoncé M. Sadi. Selon des observateurs, c’est depuis la tenue de la dernière élection présidentielle en 2018 que la haine, le tribalisme et la stigmatisation éthique se sont invités dans le débat public. “Lorsqu’on veut déjà conserver ou acquérir le pouvoir, on a toujours une tendance facile à s’appuyer sur le village où sur le groupe ou sur la tribalité”, souligne Ernesto Yene, un acteur de la société civile au sein de Initiative citoyenne, “c’est un piège dans lequel, il ne faudrait pas que la population camerounaise tombe”, prévient-il. Sur le champ politique, les actes haineux sont les plus recensés. En raison de leur appartenance politique, certains Camerounais sont voués aux gémonies. Sam Severin Ango, un militant du MRC a été pris à partie le mois dernier dans la région du Sud. “Il s’agit des gens qui estiment que nous sommes de la région du Sud, mais que nous avons choisi de militer pour un parti qui est présidé par des ressortissants de l’Ouest. On nous a traités de traîtres et je trouve que c’est lamentable qu’on puisse encore avoir de telles agissements”. Le parti au pouvoir, le RDPC tient à se démarquer de cette forte tendance au tribalisme politique. Le parti diffuse abondamment ces derniers temps des messages du vivre ensemble. « personne n’a décidé de lui-même de naître ici au Cameroun, et nous devons tous nous aimer sans distinction de parti ou d’ethnie, nous sommes obligés de le faire parce que nous sommes appelés à vivre dans un territoire qui est le Cameroun”, déclare à VOA Afrique Roger Nkodo Dang, député RDPC dans la région du centre. Mais la société civile camerounaise pense que les bonnes intentions politiques seules ne suffisent pas pour faire taire les démons de la haine et du tribalisme. Un regroupement d’organismes de la société civile dénommée Initiative Citoyenne a lancé une campagne de conception des messages contre le tribalisme et la haine au Cameroun. “Ces messages qui vont être diffusés, après il y aura également une campagne d’affichage dans les transports publics et une session de formation des blogueurs, des lanceurs d’alertes qui sont les mieux indiqués pour canaliser les uns et les autres sur les dérivés langagières”, explique Ernesto Yene. Le Cameroun va organiser un double scrutin en février prochain pour l’élection des députés et conseillers municipaux, certains Camerounais redoutent que le tribalisme et la haine gagnent en intensité durant cette période.

Avec AFP/VOA
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Un chef nigérian crée ‘l’impôt’ sur le mariage de son village

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Bangui (Republique Centrafricaine) 14 nov. 2019 21:09

Personne ne s’est marié dans un village de l’État de Kano, au Nigeria, au cours des quatre derniers mois après que le chef a imposé une taxe sur le mariage. Un impôt local lié à toute nouvelle alliance entre les hommes et les femmes du territoire sous son autorité coutumière. Ado Sa’id, le chef du village de Kera dans le nord-ouest du Nigeria, veut que les mariés paient 137.000 nairas soit 377 $ pour leur union. Au Nigéria, comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les coutumes imposent que la dot composée de cadeaux en nature et en espèce soit versé par le marié à la famille de la mariée. A cela s’ajoute des cadeaux comme des meubles ou des ustensiles de cuisine à la belle famille. Chef Ado Sa’id a indiqué que la taxe sur le mariage est fixé à un montant abordable et vise avant tout à faciliter le mariage. Il estime avoir pris cette décision après une série de consultation auprès des habitants du village ; chose que ces derniers nient. Les habitants de Kera font remarque que les dispositions de l’ancienne coutume permettaient aux mariés d’acheter des cadeaux à leur propre rythme. Isah Kera, a déclaré que la nouvelle règle imposé par le chef a forcé certains couples à quitter le village pour aller se marier ailleurs. Sani Kera, père de cinq enfants à Kera était prêts selon lui à se marier, mais cet impôt l’oblige à suspendre son projet de mariage avec sa concubine.

Avec BBC Afrique
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L’UPC, une dizaine des généraux du groupe s’opposent au désarmement.

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Centrafrique.com/arrivee-du-chef-rebelle-ali-darassa-a-ngakobo-le-21-aout-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yekoua-du-cnc-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le chef rebelle ali darassa à ngakobo le 21 aout 2019
Arrivée du chef rebelle Ali Darassa au village Ngakobo le 21 août 2019. Copyright2019CNC.

Bambari (République centrafricaine) – CNC – c’est désormais officiel, ils décident de quitter l’UPC si leur chef Ali Darassa accepte le désarmement prévu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique (APPR-RCA) signé le 6 février dernier entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain.

 

Si le désarmement des groupes armés avance doucement et sûrement au Nord-ouest avec certains mouvements armés comme le front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine, les 3R du sulfureux Abas Sidiki, les deux factions rivales de RJ (Révolution justice),  et la milice Anti-Balaka aile Mokom et aile Ngaïssona, au nord, centre et à l’Est du pays, c’est l’inquiétude qui domine au sein de certains  groupes armés, principalement ceux issus de l’ex-coalition Seleka.

Pour l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dont une dizaine de ses généraux s’opposent fermement au DDRR (Désarmement, Démobilisation Réinsertion et Rapatriement), l’accord de paix de Khartoum connu sous le nom de l’APPR serait un piège à éviter absolument. En conséquence, ils décident de mettre en garde leur chef Ali Darassa contre toute l’idée du désarmement des combattants de l’UPC. Faute de quoi, ils vont se retirer au fin fond de la RCA pour former leur propre mouvement armé afin de continuer leur «lutte armée jusqu’à la mort », selon leur propre terme.

Pour le patron de l’UPC, cette nouvelle mise en garde de ses généraux équivaut à une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

Avec la pression constante de certains hommes politiques centrafricains et de la Minusca, l’homme tente au maximum de jouer au jeu de ping-pong avec la communauté internationale d’un côté, et certains de ses combattants extrémistes de l’autre.

D’après un observateur de la vie politique nationale, l’objectif actuel du chef rebelle Ali Darassa n’est pas seulement la conquête des nouveaux territoires. Il cherche en permanence un lieu de refuge sur le territoire national, en particulier à la frontière avec le Soudan du Sud où il a des contacts avec certains chefs rebelles locaux auxquels il pourrait rejoindre.

Alors, pour les Centrafricains, Ali Darassa va-t-il vraiment respecter les clauses de l’accord de Khartoum concernant le volet désarmement et rapatriement afin de mettre à dos certains de ses propres généraux?

En tout cas, selon l’ancien président André Kolingba, «seul l’avenir nous le dira si le peuple centrafricain a tort ou raison… »

 

Copyright2019CNC.

Autonomie des régions anglophones au Cameroun : « encore une déclaration » ?

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Bangui (République Centrafricaine) – L’annonce par le président Paul Biya d’accorder un statut spécial aux zones anglophones ne fait pas l’unanimité au Cameroun.

Pendant que certains saluent une réaction longtemps attendue, d’autres se posent déjà la question de la pertinence de cette mesure.
La déclaration de Paul Biya va calmer les choses, selon certains
Dans les rues comme parmi les juristes, en zone francophone comme anglophone, les réactions sont diverses et variées.
« C’est quelque chose qu’on reçoit avec la joie dans le Nord-Ouest et dans le Sud-ouest parce qu’on était dans des situations très difficiles. On voulait que le pouvoir [retourne] dans les mains du peuple. On élit des gens qui vont nous rendre compte », a réagi une Camerounaise interrogée par la BBC depuis Bamenda, grande ville du Nord-Ouest du pays.
Comme ici à Mile 16, à Buea en zone anglophone (mai 2019), la crise anglophone a occasionné d’importants dégâts matériels
Une autre d’ajouter que « le simple fait qu’il (Paul Biya) ait parlé en disant qu’ils sont en train de travailler pour donner un statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, je pense que c’est quelque chose de bien. Même si cela ne va pas résoudre la crise totalement. Ça va quand même calmer les choses. »
Mais le professeur Hilaire Kamga, juriste et expert des questions électorales, lui, craint « une déclaration » de plus.
« En réalité c’est encore une déclaration puisqu’on a là une indication claire du fait que ce statut spécial est encore une vue de l’esprit », déclare-t-il.
« Le fait d’avoir convoqué le corps électoral pour des élections locales alors même que le statut n’a pas encore fait l’objet de débat ou d’encadrement juridique pose un problème ou alors traduit de manière claire la légèreté qui gouverne ceux qui ont ainsi proposéce statut spécial comme étant l’une des solutions aux problèmes anglophones.»
Pour comprendre la crise au Cameroun:
« Voyez-vous, un statut spécial voudrait dire au moins dire deux choses. D’abord du point de vue législatif, la capacité à légiférer sur un certain nombre de dossiers sans avoir à attendre le niveau national; deuxièmement, une large autonomie financière qu’il convient d’encadrer sur le plan légal », explique le professeur Hilaire Kamga.
« Si on veut être sérieux, il va falloir constitutionnaliser ; ça ne peut même pas se faire par une loi ; ça doit se faire par une constitution puisque cela remet en cause d’autres éléments qui avaient déjà été conceptualisés. », suggère-t-il.
Un autre Camerounais a déjà sa proposition pour le contenu à donner à ce statut spécial annoncé:

** Avec AFP**

Victoires de la RCA et du Malawi en éliminatoires de la CAN 2021

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Bangui (Republique Centrafricaine) 13 nov. 2019 22:36

La République centrafricaine (RCA) et le Malawi ont commencé leur campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2021 par des victoires à domicile. La RCA a marqué le premier but de la phase de groupes après seulement cinq minutes par Vianney Mabide, qui évolue au Maroc, lors de la victoire 2:0 sur le Burundi. Le deuxième but a été marqué par Louis Mafouta, né en France, qui joue au RC Grasse en quatrième division française . Les deux autres équipes du Groupe E le Maroc et la Mauritanie s’affronteront le vendredi 15 novembre. La victoire du Malawi, 1:0 sur le Sud-Soudan, est venue de l’attaquant des Orlando Pirates Gabadinho Mhango. A la 67ème minute, Mhango qui a reçu une balle de Gerald Phiri Jr est allé battre deux défenseurs à l’intérieur de la surface, puis a décroché une puissante frappe que Majak Mawith, le gardien du Sud-Soudan, n’a pas réussi à arrêter. Ce fut cependant un match difficile pour le Malawi, qui a eu du mal à trouver la fluidité au début de la partie, tandis que le Sud-Soudan tirera quelques points positifs de la rencontre. Les locaux ont trouvé deux fois les montants des buts adverses. Les deux autres équipes du Groupe B sont le Burkina Faso et l’Ouganda. Le Cameroun est qualifié pour la phase finale en tant qu’hôte, mais participe à la campagne de qualification pour s’entraîner à la compétition, de sorte qu’une seule équipe du Groupe F participera à la phase finale. Les deux premiers des 11 groupes restants se qualifieront pour la phase finale de 2021 au Cameroun.

Avec BBC Afrique
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Politique : déclaration intégrale de L’HONORABLE ABDOU KARIM MECKASSOUA à l’assemblée nationale.

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Centrafrique.com/abdoul-karim-meckassoua-devant-les-journalistes-le-13-novembre-2019-au-sein-de-lassemblee-nationale/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Député Abdoul Karim Meckassoua devant les journalistes au sein de l'assemblée nationale le 13 novembre 2019. Copyright2019CNC.
Député Abdoul Karim Meckassoua devant les journalistes au sein de l’assemblée nationale le 13 novembre 2019. Copyright2019CNC.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Bien chers compatriotes,

Notre pays va mal. Chaque Centrafricain le voit et la plupart de nos compatriotes le sentent dans leur chair ou dans leur vie.

Dans ces circonstances, le Député de la Nation que je suis se doit d’interpeler le Gouvernement, l’appeler au sursaut positif, et l’exhorter à cesser avec les pratiques qui ne font pas avancer le pays.

C’est le sens de la Déclaration  [qu’il m’a été refusé de faire] à l’Hémicycle.

Pour dire quoi, chers compatriotes ? Essentiellement ceci :

Notre pays aspire plus que jamais à la liberté, à l’indépendance véritable, à la paix, à la justice et à la prospérité.

Mais comment assurer la liberté de notre Peuple quand les autorités légitimes de notre Etat renoncent elles-mêmes à leur liberté ? Quand ces autorités se placent entre des mains étrangères au lieu de celles que les Centrafricains ont choisies ? Quand ces autorités pactisent avec des étrangers qui occupent notre territoire ?

 

Comment garantir l’indépendance de notre pays et de notre Nation quand ses chefs remettent notre sort entre les mains de puissances extérieures qui n’ont reçu ni mandat ni autorité du peuple souverain ?

 

Comment réaliser la paix pour notre peuple quand les décisions courageuses que cela implique ne sont pas prises ? Quand le pouvoir de décision sur une large portion de notre territoire est laissée à la discrétion de groupes de mercenaires étrangers ?

 

Comment promouvoir la justice pour tous, à commencer par les victimes de la crise, si les institutions et le corps judiciaires sont transformés en instruments de protection du pouvoir personnel et en arme de répression politique de l’opposition ?

 

Enfin, comment assurer la prospérité pour tous quand le pays est mis en coupe réglée au profit des tenants du pouvoir, de leurs familles et de leurs « amis » ? Quand la richesse nationale est captée par quelques-uns et utilisée à des fins personnelles, moyennant la corruption de nos institutions et de notre jeunesse, et au prix de l’augmentation de la misère dans le pays ?

 

Le pouvoir doit se rendre à l’évidence : il a échoué à répondre à l’aspiration de notre Peuple à la liberté, à l’indépendance véritable, à la paix, à la justice et à la prospérité.

 

Il ne lui reste qu’à en tirer les conséquences.

 

Dans l’intérêt même du pays, j’appelle nos autorités à tirer ces conséquences plutôt que de se perdre dans des manœuvres dilatoires préjudiciables à la cohésion nationale.

 

Ces manœuvres, je les connais bien pour en être devenu malheureusement la cible privilégiée. Je veux parler des campagnes de haine et de la chasse à l’homme qui sont menées contre moi, et qui font perdre de vue à nos autorités leurs missions essentielles : résoudre la crise qui secoue encore notre pays, voler au secours des compatriotes qui sont dans la détresse, remettre notre pays sur les rails du progrès économique, et j’en passe.

 

Par exemple, on monte de toutes pièces contre moi une accusation d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de crime et de complicité de crime dont on peine à trouver les preuves. Et comme le dossier est vide, on multiplie les campagnes de diffamation et de haine, en envoyant au front un certain Kossimachi, en y consacrant des émissions entières sur les ondes de la radio nationale, en finançant des « livers » pour faire le sale boulot sur les réseaux sociaux et, plus récemment, en payant de pauvres enfants pour qu’ils manifestent contre moi, qui plus est en usurpant le nom et la douleur des victimes. Plus grave encore, on envoie des étrangers qui n’ont aucune légitimité pour agir interroger les six (06) personnes détenues dans cette affaire depuis 2017 sans jugement (!), ou plus exactement pour essayer de leur extorquer des aveux qui me chargeraient, en contrepartie de leur libération. Et, toujours parce que le dossier est vide, on s’est dépêché de classer sans suite la plainte que j’avais moi-même déposé contre ledit Kossimachi en 2017, et à travers laquelle je voulais qu’on fasse pleinement la lumière sur ces accusations.

 

Que dire des opérations d’intimidation ? On s’y est livré pendant que j’étais à l’étranger en espérant que cela me dissuaderait de rentrer au pays. On s’y livre encore ici et maintenant pour m’empêcher de circuler, de me rendre à l’Assemblée Nationale, bref d’exercer mon mandat de Député. Tout cela parce qu’on cherche le prétexte pour me déchoir de cette qualité de Député, ajoutant ainsi une nouvelle infamie à celle de ma destitution, obtenue en violation de la Constitution et sur la base de motifs mensongers, comme le démontre le récent Rapport de la Cour des Comptes.

 

Tant d’énergie – et d’argent puisque chacune de ces opérations est grassement financée sur fonds public – tant d’énergie, disais-je, dépensé pour quel bénéfice pour le pays ? Aucun ! Néant ! Pire encore, avec les stigmatisations d’étranger et de musulman qui accompagnent ces campagnes, on ne fait que semer davantage la discorde entre les Centrafricains, qu’exacerber les haines et les rancœurs.

 

Mais qu’on se le dise. Les inspirateurs et les agents de cette campagne ne triompheront pas. La preuve, je suis ici devant vous, et je suis déterminé. Déterminé à exercer pleinement mon mandat de Représentant de la Nation ; déterminé à accomplir tout aussi pleinement ma mission de défense des intérêts du peuple ; déterminé enfin à me battre pour le respect du droit dans notre pays.

 

En conclusion je suis et je resterai debout. Parce que notre pays mérite mieux. Il mérite la liberté, l’indépendance véritable, la paix, la justice et la prospérité.

Il mérite aussi le respect.

 

 

Fait à Bangui, le 13 Novembre 2019

 

Ali Darassa nomme un nouveau porte-parole / interprète..

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Le chef rebelle Ali Darassa

Bambari (République centrafricaine) – CNC – Après l’accident de son ex-porte-parole Moussa Ahmat Aliou survenu à Bambari il y’a quelques semaines, le chef rebelle Ali Darassa vient de nommer un autre, en la personne de Monsieur Abdelaziz Faissal.

 

Selon nos informations, la nomination de Abdelaziz Faissal a été validée par Ali Darassa au début de la semaine dernière.

Neveu de l’ex-interprète de l’UPC Habib Hodi, Monsieur Abdelaziz Faissalavait été déjà pris en otage par le chef rebelle Ali Darassa en janvier 2019 quelques heures après la fuite en Italie  de son frère Habib Hodi, invité par la communauté sans’tEgidio pour participer aux pourparlers de paix au nom des groupes armés avec le gouvernement.

Le nouveau porte-parole, juste après sa nomination, quitte le village Gbokologbo sous bonne escorte pour la ville de Bambari , la capitale provinciale de la Ouaka située à 385 kilomètres de Bangui.

Quant aux anciens porte-parole de l’UPC et du chef rebelle Ali Darassa,  le premier, Monsieur Moussa Ahmat Aliou, toujours malade après son grave accident, a été transféré la semaine dernière à Gbokologbo pour suivre ses séances de rééducation au côté de son ex-patron Ali Darassa. Quant à son prédécesseur Habib Hodi, l’homme serait toujours en Europe

 

Copyright2019CNC.

“Les voyants au rouge pour les droits humains en Guinée “

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Bangui (République Centrafricaine) – L’ONG internationale de défense des Droits Humains, Amnesty International a présenté ce mercredi 13 novembre 2019, à Conakry un rapport accablant sur la situation des droits humains en Guinée.

Intitulé « Guinée : Les voyants au rouge pour les droits humains à l’approche de l’élection présidentielle », le rapport documente sur de graves cas d’atteinte aux droits de l’homme depuis quatre ans.
Il mentionne notamment qu’au moins 70 manifestants et passants ont été tués depuis janvier 2015 en Guinée, tandis que 109 personnes sont mortes en détention.
Amnesty International interpelle les autorités guinéennes afin qu’elles prennent des dispositions urgentes pour remédier aux violations des droits humains qui se multiplient.
Le rapport met l’accent sur les meurtres de manifestants, les interdictions de rassemblements pacifiques et la répression des voix dissidentes.
Ces violences risquent d’augmenter à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, alerte Amnesty International.
Face à ces accusations, le ministre guinéen de la citoyenneté et de l’unité nationale a demandé aux auteurs de ce rapport d’apporter leurs preuves.
Il s’interroge sur la fiabilité des sources d’Amnesty International.

** Avec BBC Afrique**

Interférence russe dans les affaires judiciaires en RCA, les policiers s’interrogent.

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Centrafrique.com/brigade-territoriale-de-la-gendarmerie-de-bangui-le-6-aout-2019-micka-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui le 6 août 2019. CopyrightCNC.
Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui le 6 août 2019. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Il ne fait aucun doute, tous les appareils judiciaires de la République centrafricaine sont désormais sous contrôle total de la Fédération de Russie avec l’accord du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Après l’affaire dite du GTSC, c’est le tour des détenus de confession musulmane  emprisonnés au camp de Roux d’être sous pression russe lors d’une séance d’interrogatoire musclé organisé par ces derniers. Leurs avocats dénoncent une manipulation politique, les policiers s’interrogent.

 

Eh oui ! Ne rêvez pas, nous sommes en 2019 avec une méthode des années 40 sous la colonisation française tant dénoncée par nos aînés.

Alors même que les centrafricains continuent de se battre pour sortir leur pays de toute forme de colonisation extérieure, certains fils et fille de la RCA, de surcroît des hautes personnalités politiques, pour des raisons personnelles, et après avoir volontairement bradé les richesses minières et naturelles du pays aux sociétés mafieuses étrangères, viennent de céder, contre des pots-de-vin,  notre souveraineté nationale, c’est-à-dire le pouvoir suprême reconnu à l’État centrafricain, qui implique son exclusivité de sa compétence sur le territoire national et son indépendance internationale,   aux mains d’une puissance étrangère, en l’occurrence de la Fédération de Russie, connue pour ses pratiques répressives contre les opposants politiques.

En effet, depuis plusieurs mois, on nous signale l’interférence des Russes dans le cours de la justice centrafricaine, avec des expertises des appareils informatiques des suspects, des tortures des prévenus, des pressions sur les forces de l’ordre, voilà maintenant qu’ils sont devenus des officiers de police judiciaire en lieu et place des policiers et gendarmes centrafricains pour interroger, au nom de la justice centrafricaine, des détenus à la prison de Bangui.

Il y’a quelques mois, cinq (5) ordinateurs du groupe du travail de la société civile (GTSC) avaient été saisis par la justice centrafricaine et transmise directement aux Russes pour examen sans que les propriétaires ne soient informés. Cette affaire, dénoncée vivement par l’activiste Gervais Lakosso sur son compte Facebook, est restée sans suite jusqu’à ce jour.

Alors que le bureau des Nations unies  en République centrafricaine vient d’annoncer qu’il entend poursuivre son appui à la justice centrafricaine dans le cadre de l’État de droit et de la lutte contre l’impunité dans le pays, on vient d’apprendre qu’il y’a quelques jours, trois Mercenaires russes se sont introduits à la prison du camp de Roux à Bangui avec ou sans documents judiciaires  pour procéder aux interrogatoires musclés de six prévenus de confession musulmane incarcérés dans ces locaux pour diverses affaires.

Cette procédure, dénoncée fortement par leur avocat maître Lavou, serait d’extorquer des aveux fabriqués contre l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, devenu opposant au régime du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA afin qu’il puisse être traduit devant la justice pour atteinte à la sûreté de l’État.

Pour de nombreux Centrafricains dont la priorité est ailleurs, la question est de savoir pourquoi replonger notre pays sous la colonisation d’une autre puissance étrangère alors que nos ancêtres ont combattu corps et âme cette forme de domination des puissances étrangères.

Pour des nombreux  policiers, contactés par CNC, la question est de savoir à quel niveau vont-ils  s’arrêter avec cette mauvaise pratique au sommet de l’État : « après la remise officielle de la fabrication et la délivrance des cartes de séjour, des passeports, des cartes d’identité nationale, du permis de conduire, plaques d’immatriculation des véhicules, puis celle de l’appareil judiciaire aux étrangers, on se demande finalement à quel niveau Faustin Archange TOUADERA et son clan vont-ils s’arrêter ? », s’interrogent-ils.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : JMA, Bambouti et Sidiki au cœur de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale ce jour.

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Assemblée nationale centrafricaine…

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le gouvernement de la République conduit par le Premier ministre Firmin Ngrebada a répondu, ce mercredi 13 novembre 2019, á l’exercice de question-réponse institué mensuellement par l’Assemblée nationale. La séance de mercredi s’est focalisée sur trois points essentiels, á savoir la très prochaine organisation de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2019) prévue á Bambari pour le 18 novembre prochain ; l’annexion  manquée de la ville de Bambouti par une centaine d’hommes du groupe armée de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass et ; le processus de désarmement du mouvement 3R de Abass Sidiki.

 

Concernant la JMA, il ne reste que cinq jours pour la tenue de cette grande célébration qui est prévue dans le chef-lieu de la Ouaka tout naturellement sous la présidence du Président de la République Pr. Faustin Archange Touadera. Cependant, le spectre du couac de l’édition 2018 dans la même localité plane telle l’épée de Damoclès sur cette célébration. En clair, il s’agit de la crainte relative á la situation sécuritaire. L’UPC qui a provoqué le boycott de l’édition 2018 représente aux yeux de beaucoup de centrafricains et observateurs, une menace réelle d’autant plus que sa capacité de nuisance reste intacte.

Le Premier ministre Firmin Ngrebada, dans sa réponse aux députés n’est pas passé par le dos de la cuillère. « La JMA aura bel et bien lieu á Bambari » rassure-t-il, argumentant que les dispositions nécessaires sont d’ores et déjà prises au plan militaire, mais aussi des rencontres de haut niveau ont eu lieu avec Ali Darass pour assurer la sécurité dans la ville de Bambari et ses environs. Ngrebada ajoute même qu’une mission gouvernementale a été dépêchée á Bambari á cet effet. Des FACA appuyées par la Minusca sont en cours de déploiement dans la ville.

Alors que le Ministre de l’Agriculture, Honoré Féizouré lui, a également rassuré, une semaine avant que « la date du 18 novembre n’est pas discutable ».

C’est avec un temps de fermeté que le Chef du gouvernement a abordé la question de l’occupation de la ville de Bambouti par les  hommes de l’UPC. Effectivement, depuis deux semaines, les paisibles populations de Bambouti sont envahies par l’arrivée massive des éléments armés du seigneur de guerre Ali Darass qui ont assiégé la localité. La Minusca qui, par la voix de son porte-parole Vladimir Monteiro se disait dans l’impossibilité d’intervenir, a dû le faire probablement sur insistance du gouvernement. Selon le PM, Ali Darass a été sommé personnellement pour faire déguerpir ces gens de la localité. Ce qui a été fait. Au chef du gouvernement de rassurer qu’á ce jour, Bambouti est libéré. Ngrebada a profité de la tribune de l’Assemblée nationale pour informer que les FACA seront déployées bientôt á Bambouti avec l’appui de la Minusca et les forces de sécurité intérieur.

Enfin, concernant les questions sur le processus de désarmement de Sidiki, le Premier ministre a rappelé qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique. Les premiers démobilisés doivent intégrer les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS). Evidemment, il est constaté que Sidiki qui pourtant a engagé son mouvement dans le processus de désarmement il y a quelques mois, manifeste ces derniers temps et contre toute attente, un désir de se rétracter. Le Premier ministre a fait savoir que le gouvernement et la Minusca ont usé de la « pression » pour ramener Sidiki á la raison. Le PM a conclu qu’á ce jour, Sidiki a déjà annoncé le total désarmement de son mouvement les 3R.

 

Copyright2019CNC.

Beni : l’armée déjoue une attaque des ADF à Oicha

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Bangui (République Centrafricaine) – Les FARDC et la police ont repoussé mercredi 13 novembre une tentative d’attaque par les rebelles des ADF de l’hôpital général d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni.

Selon le commandant de la police locale, le colonel Jean-Pierre Wumbi, les assaillants, qui ont tenté sans succès d’accéder aux installations de cette structure sanitaire, ont décroché, après avoir incendié deux maisons au quartier Mambamike.
 « Il y a eu incursion des ADF avec l’intention de venir détruire l’hôpital général de référence d’Oicha et ils n’ont lancé pas une bombe artisanale mais, le mortier 60. Comme la charge n’était pas bien ajustée cela est tombé avant d’atteindre l’hôpital. Ils ont été repoussés par les patrouilleurs de la Police nationale congolaise (PNC). Et en partant, ils ont brulé deux maisons, dont l’une appartenait au le laborantin de l’hôpital général d’Oicha. Pour l’instant, la situation est sous contrôle », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, une panique est observée dans cette cité, selon les témoins. Les habitants de la partie Nord-Est ont abandonné leurs domiciles pour se déplacer vers le centre d’Oicha, jugé plus sécurisé.

** Avec Radio Okwapi**

Regain de tensions entre l’Ouganda et le Rwanda

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Bangui (Republique Centrafricaine) 13 nov. 2019 00:36

L’Ouganda a vivement protesté auprès des autorités rwandaises après que deux trafiquants présumés ont été tués par balle par des soldats rwandais près de leur frontière commune. Pour les autorités ougandaises, ses deux citoyens tués étaient ”non armés”, mais de l’autre coté de la frontière, ils sont soupçonnés de contrebande. Les relations entre les deux pays se sont détériorées ces derniers mois. Le Rwanda a récemment accusé l’Ouganda de vouloir déstabiliser le pays en créant une force rebelle basée en République démocratique du Congo. Cette plainte formulée avec force est un signe que les relations entre ces voisins se détériorent rapidement. Cet incident illustre une nouvelle fois la tension entre les deux pays. Pour les observateurs, il s’agit du dernier acte d’une longue querelle personnelle entre le président Paul Kagame et le dirigeant ougandais Yoweri Museveni. Le président ougandais Yoweri Museveni serre la main de son homologue rwandais Paul Kagame à la Maison d’État d’Entebbe le 11 décembre 2011. La querelle entre les deux pays voisins a conduit à une troisième semaine de restrictions à la frontière. La circulation des personnes et des marchandises est réduite jusqu’à nouvelle ordre. Ces anciens alliés se sont affrontés de façon spectaculaire par le passé, les deux armées se battant l’une contre l’autre depuis prés deux décennies.

Avec BBC Afrique
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Le président démissionnaire bolivien Evo Morales est arrivé au Mexique

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Bangui (République Centrafricaine) – L’ex-président bolivienEvo Morales a atterri ce mardi au Mexique et a dénoncé à sa descente d’avion « le coup d’Etat » dans son pays, promettant de « continuer la lutte », lors d’une conférence de presse.

« Merci au Mexique à ses autorités, et je tiens à vous dire que tant que je suis en vie, je reste en politique, tant que nous sommes dans le train de la vie, la lutte continue », a déclaré Evo Morales. « Ce n’est pas ce coup d’Etat qui va me faire changer d’opinions politiques », a-t-il martelé. « J’ai renoncé pour éviter plus de violence », a ajouté l’ancien président, en remerciant le Mexique – qui lui a accordé l’asile politique – de lui avoir « sauvé la vie ».
L’avion militaire mexicain qui le transportait a atterri à 18h00 locales (17h00 GMT). Evo Morales, en polo bleu ciel, a été accueilli par le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard. « Nous vous souhaitons la bienvenue de la part du président Manuel Andres Obrador et de tout le peuple mexicain », a déclaré Marcelo Ebrard. Evo Morales est rapidement apparu à la porte de l’avion, très souriant, accompagné de plusieurs personnes, et a serré la main de Marcelo Ebrard

** Avec 20Minutes**

vers des législatives menacées par l’insécurité

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Bangui (Republique Centrafricaine) 12 nov. 2019 19:41

L’annonce ce weekend d’élections législatives et municipales dans trois mois au Cameroun, alors que la contestation politique enfle et que de violents conflits secouent le pays, fait peser une menace sur la crédibilité du scrutin. “Ces élections n’auront pas une crédibilité optimale”, estime ainsi l’universitaire camerounais Richard Makon, qui juge que les conditions actuelles ne permettent pas leur “tenue sereine”. Pour lui, “les défis sécuritaires restent immenses, comme dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest”, où le conflit meurtrier qui oppose indépendantistes anglophones à l’armée et la police a tué plus de 3.000 personnes en deux ans, selon des ONG. Ces deux provinces abritent environ 16% de la population camerounaise. Ailleurs, dans l’extrême-nord, une des régions les plus pauvres où vivent environ un dixième des Camerounais, les jihadistes du groupe nigérian Boko Haram, bien qu’affaiblis, poursuivent leurs attaques et risquent de dissuader là aussi les gens de se rendre aux urnes. Et dans le Sud, jusqu’ici épargné par les violences, des habitants de l’ethnie locale s’en sont récemment pris à des Camerounais venus de l’Ouest, incendiant leurs commerces et blessant plusieurs personnes, sans que les autorités ne réagissent. Pourtant, le chef de l’Etat a décidé dimanche de la tenue le 9 février des législatives et des municipales. Elus en 2013, les députés et les conseillers municipaux devaient achever leur mandat en 2018, mais celui-ci a été prorogé à deux reprises. Si l’élection présidentielle s’est tenue en 2018, conduisant à la réélection de M. Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, la participation avait chuté dans les régions anglophones. Retomber dans la chaos ? En outre, la victoire de M. Biya en 2018 a déclenché une grave crise politique. Le candidat arrivé deuxième, Maurice Kamto, avait immédiatement contesté le résultat, lors de marches de son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Arrêté à la suite de ces manifestations pacifiques, M. Kamto a été remis en liberté neuf mois après, début octobre, sur ordre de M. Biya notamment après des pressions internationales, française et américaine au premier chef. Mais depuis plusieurs mois, le MRC pose comme préalable à des élections le retour définitif de la paix dans les régions anglophones et l’adoption d’un “système électoral consensuel”. Mardi matin, deux jours après l’annonce du scrutin, le parti de M. Kamto, sollicité par la presse, n’avait toujours pas dit officiellement s’il y participerait le 9 février, même si certains membres déclarent avoir l’intention d’être candidats. “Le vote sera l’occasion pour le Cameroun de retomber dans le chaos des contestations post-électorales”, prévient Me Emmanuel Simh, avocat et 3e vice-président du MRC. “Il va consacrer la partition du pays puisqu’on aura, d’une part, les régions francophones où les populations auront la possibilité de se rendre au vote et, d’autre part, les régions anglophones où il sera impossible de le faire”, affirme-t-il. Dialogue sans suite Début octobre, le Cameroun avait organisé un Grand Dialogue national pour tenter de résoudre la crise séparatiste anglophone. Là aussi après des pressions internationales. Les principaux groupes indépendantistes l’avaient cependant boycotté et les affrontements n’ont pas cessé depuis. Une des recommandations, l’octroi d’un “statut spécial” pour les régions anglophones, doit encore être entérinée par le Parlement, qui ne s’est, à ce jour, toujours pas penché sur la question. L’annonce de la date du scrutin alors que “les résolutions du grand dialogue national n’ont pas connu un début de prise en compte” a “surpris”, assure M. Makon, ajoutant: “il est un peu difficile d’envisager que les élections puissent se tenir dans les meilleures conditions et produire des élus légitimes et acceptés par la population”. A l’opposé, un autre universitaire camerounais, Laurent Mbassi, pense que la désignation de nouveaux élus “peut contribuer à atténuer les crises”. “Les conditions pour faire les élections sont réunies”, tranche Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) de M. Biya, sur la radio d’Etat CRTV. Avec 148 députés sur 180, le RDPC dispose d’une majorité écrasante à l’Assemblée sortante. Malgré leurs doutes, les partis d’opposition “n’ont pas de choix: ils doivent aller aux élections car, s’ils n’y vont pas, ils seront exclus de la décision politique pendant 5 ans”, avertit M. Makon. Et selon lui, “le RDPC n’aura plus de majorité écrasante” après le scrutin de février, en raison de “l’implantation du MRC et la montée en puissance des partis comme le PCRN (Parti camerounais pour la réconciliation nationale) de Cabral Libii”, jeune opposant arrivé troisième à la présidentielle de 2018.

Avec AFP/VOA
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Les jihadistes se ruent sur l’or du Sahel, alerte une ONG

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Bangui (République Centrafricaine) – Les jihadistes et les autres groupes armés ont trouvé dans les mines d’or du Sahel une nouvelle source de revenus, profitant de la défaillance des Etats concernés, met en garde l’ONG International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi.

Les jihadistes et les autres groupes armés ont trouvé dans les mines d’or du Sahel une nouvelle source de revenus, profitant de la défaillance des Etats concernés, met en garde l’ONG International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi.
Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, “des groupes armés s’emparent depuis 2016 de sites d’orpaillage dans des zones où l’Etat est faible ou absent. Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte, en 2012, d’un filon saharien”, écrit cette organisation dédiée à la prévention et la résolution des conflits.
Ces trois pays sont directement frappés par la propagation des activités jihadistes à partir du nord du Mali depuis 2012. Ces agissements se doublent de conflits intercommunautaires. Les violences ont fait des milliers de morts, combattants et civils.
Ces Etats pauvres peinent à faire face, malgré la présence de forces étrangères et de l’ONU, et à contrôler de vastes étendues de territoire également livrées au brigandage.
Les jihadistes se financent eux-mêmes grâce à de multiples trafics.
Les “groupes armés, y compris jihadistes, trouvent dans les mines d’or une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement”, dit l’ICG. Les sites aurifères peuvent même servir de lieu de formation, par exemple au maniement des explosifs, dit-il.
L’ICG souligne l’importance des enjeux non seulement sécuritaires mais financiers.
“La production artisanale (d’or) représenterait désormais près de 50% des volumes produits industriellement. Elle atteindrait chaque année 20 à 50 tonnes au Mali, 10 à 30 tonnes au Burkina Faso et 10 à 15 tonnes au Niger, soit une valeur monétaire globale située entre 1,9 et 4,5 milliards de dollars par an”, dit-il.
“Plus de deux millions d’acteurs seraient directement impliqués dans l’orpaillage artisanal: un million au Burkina Faso, 700.000 au Mali, et 300.000 au Niger”, estime l’ONG selon laquelle le nombre d’emplois indirects pourrait être trois fois plus élevé.
L’ICG préconise que les Etats “réinvestissent” les zones aurifères, soit directement, soit par l’entremise d’intervenants privés, et réglementent davantage l’exploitation artisanale.

** Avec AFP/VOA**

Moscou veut totalement lever l’embargo sur les diamants en Centrafrique

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Bangui (Republique Centrafricaine) 12 nov. 2019 18:34

Moscou veut « faire revenir dans la légalité » les diamants centrafricains, a déclaré le vice-ministre russe des Finances, Alexeï Moïsseïev, à l’agence Ria Novosti. La Russie présidera l’an prochain pour un an le processus de Kimberley, un système de certification internationale chargé d’éliminer du marché les diamants dits « sales » et dont la vente alimente guerres et rébellions. Entré en vigueur en 2003, ce processus fixe les conditions d’exportation des diamants pour ses 82 Etats membres. Il est actuellement présidé par l’Inde. Important producteur de diamants, la Centrafrique est un des pays les plus pauvres du continent. Elle est ravagée par une guerre civile depuis que la Séléka, une coalition de groupes armés, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. La Centrafrique avait alors été interdite d’exportation de ses diamants, puis suspendue du Processus de Kimberley. Trois ans plus tard, en 2016, le pays avait été autorisé à reprendre ses exportations de diamants extraits depuis certaines zones (dans l’Ouest, principalement) répondant aux critères du Processus de Kimberley. La société russe Lobaye Invest, réputée être liée à un proche de Vladimir Poutine, a récemment obtenu le droit d’exploiter plusieurs mines en Centrafrique. La Russie souhaite désormais légaliser l’exploitation et l’exportation depuis l’ensemble du territoire, affirmant agir dans « les intérêts des producteurs de diamants africains ». « L’interdiction est toujours valable dans les +zones rouges+ au nord et à l’est, où le territoire est contrôlé par des groupes armés antigouvernementaux », indique le vice-ministre russe, affirmant que les diamants issus de ces zones « se retrouvent, d’une manière ou d’une autre, sur le marché ». « Les interdictions actuelles, d’une part, sont injustes envers les pauvres pour qui c’est le seul moyen de gagner leur vie. Deuxièmement, avec ces interdictions, nous discréditons le processus de Kimberley en excluant du marché légal un grand nombre de diamants produits et en circulation ». En 2018, la Centrafrique a officiellement exporté 13.571 carats, contre 365.000 avant la guerre en 2012. La Russie dispose, elle, d’un important savoir-faire minier et le premier producteur mondial de diamants, le groupe russe Alrosa, est présent en Angola et au Zimbabwe.

Avec Lalibre.be
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le fils d’un candidat à la présidentielle enlevé puis arrêté

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Bangui (Republique Centrafricaine) 12 nov. 2019 18:31

C’est jeudi dernier, alors qu’il rentrait chez lui, à Kiriri (quartier résidentiel de Bujumbura), que Lambert Bibonimana – fils de Léonce Ngendakumana (NDLR: on ne porte pas nécessairement le nom de son père, au Burundi), vice-président du parti d’opposition Sahwanya-Frodebu – a été enlevé par des hommes à bord d’un véhicule aux vitres teintées, qui ont forcé l’étudiant à entrer dans l’auto. Il a appelé au secours, selon son père, en vain. Ce dernier a appelé le jeune homme sur son portable; « il a décroché mais ses ravisseurs ont vite coupé et éteint le téléphone », a rapporté le père à SOS Medias. Lambert Bibonimana étudie à l’Université des Grands lacs, tout en enseignant au lycée tchnique de Kamenge, une banlieue populaire de Bujumbura; il est aussi employé d’une société de jeux. Léonce Ngendakumana dit avoir retrouvé son fils dans les cachots du commissariat municipal, où il serait soupçonné d’implication dans l’attaque contre le chef de zone Muyira, à Kanyosha, assassiné le 25 octobre dernier. Lambert Bibonimana est accusé d’avoir organisé des réunions à la résidence familiale pour fomenter ce crime. Léonce Ngendakumana dénonce un montage visant à faire pression sur lui alors que son parti s’apprêtait à le désigner cnadidat à la présidentielle de 2020 – ce qui a été fait officiellement le 9 novembre. L’homme politique a demandé la libération de son fils.

Avec Lalibre.be
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AFRIQUE CENTRALE Contre Moscou, Washington prend pied à Bangui

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Image d’illustration des forces américaines.

Bangui (République centrafricaine) – Alors que la Russie s’ingénie, depuis plusieurs semaines, à réduire les signes de sa présence en Centrafrique, Washington réfléchit à rouvrir un poste avancé à Obo, à la frontière de l’Ouganda et du Soudan du Sud.

Mi-octobre, I’Africom (commandement des Etats-Unis pour IAfrique), dirigé par le général Stephen Townsend, a sollicité plusieurs transporteurs pour acheminer des conteneurs dans l’est du pays.

 

Outre la surveillance dutrès stratégique carrefour entre la RCA et le Soudan, les Etats-Unis souhaitent notamment développer à Obo les activités de formation des Forces armées centrafricaines (FACA).

De 2011à 2017, la localité d’Obo aaccueilli une base des forces spéciales américaines lorsque celles-ci traquaient le

leader de la Lord’s Resistance Army (LRA), Joseph Kony, commanditaire de nombreuses exactions en Ouganda. Mais en avril 2017, après six années de poursuites infructueuses et 800 millions $ dépensés, le patron d’Aficom de l’époque, le général Thomas Waldhauser avait décidé de metre un terme à la mission et de retirer ses troupes de RCA. La base d’Obo avait été donnée aux FACA.

 

Depuis plusieurs semaines, l’ambassadrice américaine dans le pays, Lucy Tamlyn, multiplie les gestes en faveur des autori tés centrafricaines. Le 16 octobre, ‘USAID (United States Agency for International Development) a annoncé le décaissement prochain d’une enveloppe de 50 millions $ en faveur de la Centrafrique.

 

Par : LA LETTRE DE CONTINENT.

Bientôt la fermeture de l’axe Mbaiki-Boda

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Mbaïki (République centrafricaine) – CNC – La situation serait très grave si et seulement si le gouvernement reste inerte aux cris de détresse pas  seulement des transitoires, mais aussi de la population de Bado, situe à 85 km de Mbaiki, dans la préfecture de la Lobaye.

 

Le passage sur l’axe Mbaiki-Boda devient pour le moment très difficile voire périlleux. La route est terriblement dégradée à tel point que les véhicules de transport, mêmes les 4X4 des humanitaires, y compris les moto-taxis ne peuvent pas faire aller et retour. La ville de Boda, très riche en ressource minière et les produits forestiers va bientôt être coupée de la capitale Bangui.

Moussa, un transporteur de cette voie déplore la qualité de la route. « J’ai quitté Bangui depuis mardi passé pour aller à Boda et voilà je suis encore à 10 km de Mbaiki à cause de mauvais état de la route. J’ai des marchandises et d’autres sont entrain de pourrir ». Celui qui ajoute : « Nous avions eu des tracasseries de tout genre, je veux parler de paillage, la police et gendarmerie, on dépense beaucoup d’argent à notre passage sur cette voie. Mais aujourd’hui ni l’Etat ni le fonds routier n’est venu résoudre ce problème afin de nous faciliter le passage ».

Beaucoup des passagers, des femmes avec des bébés et des personnes de troisième âge, tous immobilisés au village Gappa 10 km de Mbaiki. Un camion s’est embourbé en pleine voie depuis quelques jours. Les 4×4 qui arrivent á affranchir cet obstacle se débattent á travers la brousse. « Je souffre avec mon bébé de 3 ans dans la brousse à cause de la route. On dit souvent que nous sommes des paysans donc l’Etat ne nous a pas reconnus. », répond de manière violente Sylvie, l’une des passagers.

Excité de donner son point de vu á CNC, Gabriel Poutou un occupant regrette le sort des passagers qui ont passé plusieurs jours au village Gappa « la réparation de la route, c’est l’affaire du gouvernement. Je demande au Président Touadera et son gouvernement de trouver la solution à ce problème, afin de permettre la bonne circulation sur cet axe ».

Dire que la voie de communication telle que la route contribue au développement d’un pays, c’est illusoire en République centrafricaine, plus précisément sur les routes á l’intérieur du pays. Il y a certainement de manque à gagner pour l’Etat si le problème de l’axe Mbaiki-Boda n’est pas réglé dans un bref délai. Car, Boda est une ville diamantifère, elle ravitaille la capitale Bangui aux produits de première nécessité. A suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Le RJDH procède au lancement officiel de son nouveau site web

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Photo de famille après le lancement du site de RJDH. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Après 7 mois d’inactivité sur les réseaux sociaux, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH-RCA) a procédé au lancement de son nouveau site internet qui comporte de nouvelles options telles que l’écoute en directe de la Radio RJDH sur la fréquence 100.5 fm. Le lancement de ce site a eu lieu ce mardi 12 novembre, en présence des hautes personnalités nationales et internationales dont les partenaires du réseau.

 

Depuis le 15 Mars 2019 où le site n’est pas opérationnel suite à plusieurs tentatives de piratages enregistrées, le RJDH-RCA a désormais un nouveau site internet avec des dispositifs sécuritaires nécessaires permettant d’empêcher une éventuelle attaque des pirates.

Ce nouveau site a vu le jour après qu’il a été bloqué à deux reprises où la première tentative de piratage était débloquée afin de relancer le site à la mi-février 2019, avec l’appui de certains partenaires dudit réseau. Mais à cause de nombreuses tentatives de piratage, le site a de nouveau été piraté au début du mois de mars.

Romain Sylvestre Sokambi, coordonnateur du RJDH et ses collaborateurs , ont finalement décidé de faire face à ses multiples cas de piratages, « en effet, en plus défis que représente l’exercice du métier de journaliste dans un pays en crise, le RJDH a été cette année, obligé de faire face au piratage de son site, une menace dont l’objectif est fragiliser le travail que fait ce réseau dans ce pays », a martelé le coordonnateur du RJDH qui,  a ensuite avoué ouvertement d’avoir identifié ceux qui ont piratés le site du RJDH sans les citer, « l’ancien  site du RJDH a été piraté par des individus dont nous connaissons aujourd’hui l’identité, et plus d’une centaine tentatives de prise de contrôle de ce site, ce qui a fait que en mars 2019, le site avait été inaccessible et après moult réflexions et audit de l’ancien site, le RJDH avait décidé de procéder à la nouvelle conception d’un nouveau site avec un héberger local. Nous lançons aujourd’hui ce nouveau site après 7 mois d’absence sur les réseaux sociaux, il est temps de reprendre contact avec ce millier de lecteurs qui avaient besoin de suivre les informations du RJDH », a indiqué Romain Sylvestre Sokambi.

Josué Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de la Communication(HCC), appelle l’équipe du RJDH au respect des principes surtout la vérification des sources d’information, « Je tiens à rappeler à mes jeunes confrères et consœurs de faire très attention sur les informations qu’ils mettent en ligne, de vérifier les sources d’information, de s’assurer de l’exactitude de l’information avant de la mettre à la disposition de leurs lecteurs. Et quand je vois le logos du RJDH, on se rend compte qu’il y a une balance est celle-ci veut qu’il y a une équité», a précisé le Président du HCC aux journalistes du RJDH.

Le lancement officiel du nouveau site du RJDH intervient dans le contexte de la montée en puissance des fake-News (fausses nouvelles) qui menacent fortement le travail des journalistes, la stabilité du pays. Et selon le coordonnateur du RJDH, avec l’amorce du processus électoral, la structure médiatique dont il a la charge, est encore face à un autre genre de défi qui nécessite plus d’indépendance, plus de rigueur et plus de professionnalisme. Mais avec tous, ce dernier confirme que ces nombreux défis seront relevés.

Pour un éclaircissement, le nouveau site garde toujours son ancien lien qui est, www.rjdh.org avec les anciennes données. En plus sur fonds propres du RJDH que ce nouvel instrument est aujourd’hui bâti avec des chapitres de nouveautés.

Le nouveau site a été lancé par le Président du Haut Conseil de la Communication et la publication du premier article titré « Le lycée de Ndélé dans le nord du pays, s’attaque à la déperdition scolaire des filles », a été faite  par le Président du Conseil d’Administration du RJDH, Romarry Gonessa.

Jefferson Cyrille Yapende           

   Copyright2019CNC.

 

Ebola : un deuxième vaccin introduit en RDC

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Bangui (République Centrafricaine) – Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et ses partenaires ont annoncé jeudi qu’ils commencent à utiliser un deuxième vaccin expérimental contre Ebola.

Cette opération de vaccination de quatre mois vise 50.000 personnes. Le but est de tenter d’enrayer la propagation du virus qui a fait plus de 2.000 morts.
Contrairement au premier vaccin utilisé depuis le début de l’épidémie il y a un an, ce nouveau vaccin doit être administré en deux doses, à deux mois d’intervalle.
Cette situation a suscité des inquiétudes chez certains membres de l’équipe d’intervention contre Ebola, car le vaccin peut être difficile à administrer, dans une région où la population est très mobile et où l’insécurité est très répandue.
Une déclaration de l’ONG Médecins sans frontières a indiqué qu’il s’agit d’une occasion de recueillir des informations sur l’efficacité du vaccin dans des circonstances réelles, le qualifiant de “ressource supplémentaire dans la lutte contre Ebola”.
Seuls les adultes et les enfants âgés d’un an et plus sont admissibles à la vaccination.
Jusqu’à présent, seuls ceux qui avaient été en contact avec un patient d’Ebola confirmé étaient vaccinés pour briser la chaîne de transmission.
Ce nouveau vaccin est produit par la société américaine Johnson and Johnson.
Son introduction permettra de vacciner des congolais sur une plus grande zone à l’extérieur de l’épicentre de l’épidémie.
Plus de 2.000 sont mortes sur les 3.200 personnes qui ont contracté le virus Ebola depuis le début de l’épidémie .

** Avec BBC Afrique**

« Plus de 1.500 civils » tués au Mali et Burkina en 2019, selon l’ONU

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Bangui (République Centrafricaine) – Au Sahel, les moyens restent toujours limités face aux besoins croissants liés à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel, déplore l’ONU.

“Je reste profondément préoccupé par l’escalade de la violence qui, du Sahel, s’est étendue aux États côtiers d’Afrique de l’Ouest bordant le golfe de Guinée. Les groupes terroristes ont consolidé leur ancrage dans la région du Sahel, faisant basculer de vastes pans de territoire dans l’instabilité et attisant les violences ethniques, notamment au Burkina Faso et au Mali”, a déploré Antonio Guterres dans un rapport publié ce mardi.
Le rapport couvre la période de mai à octobre 2019.
“Les conditions de sécurité ont continué de se détériorer dans toute la région du Sahel, comme en témoignent les attentats perpétrés par des groupes terroristes contre des civils et des membres des forces de sécurité et la persistance des violences intercommunautaires”, relève le patron de l’ONU, en pointant une hausse des attentats au Burkina Faso.
“Les chiffres sont choquants”, souligne-t-il, rappelant que “rien que depuis janvier, plus de 1.500 civils ont été tués au Mali et au Burkina Faso, outre, plus d’un million de personnes – deux fois plus que l’an dernier – déplacées à l’intérieur des frontières des cinq pays considérés”.
Antonio Guterres a par ailleurs indexé un “manque persistant de matériel et de formation” de la Force G5-Sahel constituée par les pays de la Région pour lutter contre le terrorisme dans le Sahel.
Relancé en 2017, le G5-Sahel compte aujourd’hui 5.000 militaires de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, chargés de lutter contre les djihadistes.
Cette force pourrait remplacer à terme l’armée française dont 4.500 militaires (opération Barkhane) combattent dans la région depuis 2014.
“Pour jouer pleinement son rôle et obtenir des résultats plus tangibles, la Force conjointe aura besoin d’un soutien accru”, réclame le secrétaire général, en rappelant la demande des pays du Sahel d’un mandat plus fort de l’ONU pour mener à bien leur mission; une perspective qui n’est pas totalement partagée par les tous les membres dont les Etats-Unis.

** Avec BBC Afrique**

Au Kenya, une vidéo d’un étudiant battu par des policiers fâche

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Bangui (République Centrafricaine) – Les Kényans ont exprimé leur indignation après la diffusion en ligne d’une vidéo de policiers battant un étudiant.

On peut voir quatre policiers le frapper avec un bâton et lui piétiner la tête, avant qu’il ne soit emmené.
Ces quatre personnes ont maintenant été identifiées et suspendues, a déclaré le chef de la police, Hilary Mutyambai.
Le ministre de l’Intérieur Fred Matiang’i a condamné l’agression, déclarant que des mesures seraient prises à l’encontre de tout officier ” qui aurait utilisé une force excessive “.
La police frappe un étudiant
Bien que les autorités kenyanes affirment que la police est hautement qualifiée, les policiers sont souvent accusés de brutalité dans le pays.
Human Rights Watch a déclaré que pendant la campagne électorale de 2017, des policiers avaient battu et tué des partisans de l’opposition.
L’incident survenu lundi a été filmé lors d’une manifestation à l’Université Jomo Kenyatta d’Agriculture et Technologie, près de la capitale, Nairobi.
La police y avait été déployée après que des étudiants eurent organisé une manifestation contre la montée de l’insécurité.
La vidéo du passage à tabac a été largement diffusé sur Twitter, avec des personnes utilisant le hashtag #StopPoliceBrutality (Arrêtez la brutalité policière).
Elle a suscité de nombreux commentaires de twittos , tel que Ispan Kimutai qui a écrit :
“Nous devons condamner la brutalité policière sur les étudiants. Je veux dire, pour l’amour de Dieu, ce n’est qu’un étudiant et non un terroriste “.

** Avec BBC Afrique**

Il tue sa compagne et emporte ses membres dans un sac à dos

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***Bangui (République Centrafricaine) – L’historien russe Oleg Sokolov (63 ans) a reconnu, dimanche, avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko (24 ans) devenue entre-temps sa compagne. ***

C’est dans les eaux de la rivière Moïka que Oleg Sokolov a été extrait samedi matin par la police russe, ivre, avec son sac à dos macabre dans lequel étaient dissimulés deux membres de femme et un pistolet d’alarme.
Le chercheur et réputé historien spécialiste de Napoléon n’aura pas mis longtemps pour avouer son crime à la police.
Le frère de la victime, qui dit avoir parlé à sa sœur peu avant sa mort, croit savoir que l’objet du meurtre pourrait être la “jalousie”.
“Elle lui a dit aller à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quand même puis elle est rentrée…”, a-t-il raconté au site d’information RBK.
Le drame a provoqué de vifs émois en Russie, où des associations indexent une banalisation des violences faites aux femmes.
“Il ne faut pas attendre qu’une victime se fasse exécuter, il faut faire de la prévention”, s’est insurgée sur Facebook la militante pour les droits des femmes Alena Popova.
Parlant de prévention, justement, certaines personnes estiment ce crime aurait pu être évité si Oleg Sokolov avait été sanctionné, en 2008, après avoir été déjà mis en cause dans une affaire de violences sur une précédente compagne.
Une autre étudiante, alors sa compagne, l’avait aussi accusé de l’avoir ligotée à une chaise avant de la frapper et de la menacer de la marquer au fer, si elle le quittait.

** Avec BBC Afrique**

Brutalité policière au croisement Benz-vi – Miskine, la justice est saisie.

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

Bangui (République centrafricaine) – CNC – dans la nuit du samedi à dimanche 10 novembre, plusieurs dizaines des policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS), appuyés par leur collègue de FICU, et sur instruction de leur Directeur le colonel Sim Joaki Danigoumandji, ont littéralement brutalisé et saccagé plusieurs commerces  au croisement Miskine-Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui.

 

Selon le bureau du procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui a été saisi de l’affaire, à l’origine, tout avait commencé par une simple affaire privée entre le Directeur de la CNS le colonel Sim Joaki Danigoumandji et une jeune fille dans la nuit du samedi à dimanche 10 novembre aux environs de 1h du matin.

D’après les dépositions des victimes faites au bureau du procureur, le colonel Sim Joaki Danigoumandji, qui  avait dragué une jeune fille quelques heures plutôt  au croisement Benz-vi-miskine, partageait tranquillement avec celle-ci une bouteille de bière dans un restaurant-bar du coin dénommé « Tir ngoule » aux environs de 1h du matin. Sauf que le colonel, plus le temps passe, plus l’alcool le prend en étau, et la jeune fille a bien compris le jeu.

Prétextant vouloir se soulager aux toilettes, elle s’éclipsait discrètement avec le sac banane du colonel contenant, selon son propriétaire, son pistolet de service bien garni et une importante somme d’argent estimée à 300 000 francs CFA alors que celui-ci continuait de renfler autour de sa bouteille de bière.

Réveillé quelques minutes plus tard, l’homme se retrouve seul devant sa table et cherche en vain la jeune fille.

Comme dans une comédie ivoirienne, le colonel Sim Joaki Danigoumandji, Directeur de la CNS, couvert de honte, pète le plomb et commence à menacer les clients et gérants du bar « Tir-Ngoule » qu’ils accusent d’être tous des complices de la jeune fille.

Malgré toutes les explications fournies au Directeur, celui-ci maintient sa position et appelle ses éléments d’intervention au renfort. Comme si cela ne suffisait pas, il demande le renfort des éléments de FICU pour appuyer leurs collègues de la CNS dans leur opération.

Vers 3h du matin, les policiers, qui sont arrivés sur le lieu de la scène à bord de quatre véhicules de patrouille, ont commencé à mettre la pression sur tous les clients, y compris le staff de gestion du bar Tir-Ngoule. Même les commerces qui se trouvent à proximité du lieu de la scène ont été aussi pris d’assaut par les policiers qui disaient vouloir chercher la jeune fille et ses complices.

Profitant de la situation, les policiers ont littéralement saccagé les commerces du coin, tout en bloquant au passage les appareils de sonorisation de bars « Tir-Ngoule » et « Combat ti Guigui » qui se trouve en face de l’autre.

Quelques heures plus tard, selon un personnel du bar « Combat ti Guigui », dans la journée du dimanche, vers  les après-midi, les mêmes équipes policières sont revenues sur le lieu de la scène pour les menacer à nouveau de ne pas ouvrir ses portes et vendre des produits aux clients.

Pris de colère, un collectif des victimes de cette barbarie policière est constitué afin de porter l’affaire devant la justice. Ce qui a été fait. Dans la journée du lundi 11 novembre, le collectif a saisi le bureau du procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui pour abus d’autorité et violence aggravée sur la population.

Pour l’heure, le bureau du procureur n’a pas encore répondu aux dépositions du collectif.

Le gouvernement, aussi informé de l’affaire, n’a pas encore fait de déclarations.

Selon le responsable du collectif contacté par CNC, l’affaire est désormais devant la justice, et il n’a pas des commentaires à faire sur le sujet.

Aux dernières nouvelles, le Directeur de la CNS le colonel Sim Joaki Danigoumandji aurait s’excuser  dimanche soir auprès du gérant du bar « Tir-Ngoule » pour le dérapage de ses hommes lors de cette opération.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Le personnel du Ministère des Affaires Etrangères réclame de meilleures conditions de travail

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Ministère des affaires étrangères à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews News Centrafrique (CNC). OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le personnel du Ministère des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger réclame du gouvernement de meilleures conditions de travail, l’égalité des chances dans la promotion interne et la reconnaissance de leur statut particulier. Ils ont manifesté leur mécontentement ce matin devant le département.

 

Trois points sont inscrits au centre de revendications portées par le personnel du Ministère des affaires étrangères exigeant du gouvernement l’amélioration de conditions de travail, la promotion au sein du département en fonction de mérite et la reconnaissance de statut particulier.   Mais depuis que ces réclamations sont déposées  sur la table du gouvernement, la  ministre Sylvie Baipo Temon joue s’est enfermée dans une indifférence totale et affiche du mépris pour ceux qui travaillent au sein de son département.

Face à cela, l’un des manifestants ne décolère plus et indique que leur revendications sont fondées et justifiées. « Nous réclamons 3 choses à savoir une condition de travail décente, la reconnaissance de notre statut particulier et le mouvement du personnel en respectant le mérite. Depuis plusieurs années, il n’y a pas eu de mouvement au sein de ce département. A travers les notes déposées sur la table du gouvernement, nous savons qu’ils sont suffisamment informés mais jusqu’à présent on n’a pas eu gain de cause », a-t-il précisé.

Les manifestants ne comptent plus rester à ce niveau si rien ne bouge dans le sens voulu, « Le mouvement va se poursuive si nous n’aurons pas une réponse satisfaisante à nos différents points de revendications. Nous avons pris seulement une journée « sans travail » pour exprimer notre mécontentement. Demain nous allons reprendre les activités mais si nous voyons qu’il n’y a pas de suite nous allons relancer le mouvement pour trois jours et huit jours après »  a-t-il conclu.

Un cadre du ministère nous a indiqués que la ministre étant informée, qualifie cela « d’agitations sans lendemain et minimise la situation ». D’autres précisent aussi que c’est le comportement de cette ministre qui a conduit à cette manifestation.

« Nous n’avons jamais vu une personne indifférente comme notre ministre. Elle n’a d’égard pour personne et n’est pas à la hauteur de ses fonctions. Toutes les percées diplomatiques du chef de l’Etat sont faites par le Président lui-même », nous confie un cadre sous anonymat.

Même constat partagé par un haut-conseiller du Chef de l’Etat au CNC, « elle est nulle cette fille. Elle se targuait d’avoir un carnet d’adresse riche pouvant aider le pays mais au fond, elle est nulle et ne se montre pas à la hauteur des exigences. C’est le Chef de l’Etat qui fait tout à sa place», a témoigné ce Conseiller à la Présidence de la République.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que nous apprend Facebook des intentions de la Russie ?

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Bangui (République centrafricaine) – CNC – Ça tourne en boucle dans la presse écrite banguissoise et dans les journaux numériques centrafricains les plus connus : « Facebook démantèle une opération de désinformation en Afrique », « Facebook bloque des comptes russes pour ingérence en Afrique ». Mais qu’en est-t-il vraiment ? Quel vrai message les russes passaient derrière ces comptes ? N’est-ce pas révélateur d’une relation ambiguë et floue de la Russie avec les pays africains ? Que cherchent-ils vraiment ? Le centrafricain lambda doit savoir et ne pas se faire manipuler par tous ces comptes Facebook qui regorgent d’informations biaisées destinées à manipuler les esprits des lecteurs. Et pour cause…

 

La Centrafrique a donc bien été touchée par la suppression de ces comptes Facebook puisque bon nombre de pages Facebook qui mettaient en avant la présence russe sur Bangui par rapport à l’organisation d’événements culturels et par leur présence militaire ont été supprimées. Fils et filles de Centrafrique, savez-vous d’où ces pages étaient administrées ? De Madagascar ! On sait tous que sur cette île le nombre de centrafricains se fait rare, ne soyons pas dupes ! Et on sait également, avec un petit rappel, que les russes y sont fortement présents. Rappelez-vous des élections Malgaches fin 2018 et les soupçons d’ingérences russes dans la campagne présidentielle. Il suffit de regarder les plus grands journaux numériques internationaux durant la période fin 2018 début 2019 pour s’en assurer. Ils ne sont pas à leur première manœuvre. Le pire, c’est que ces comptes laissaient croire qu’une majorité de la population locale soutenait ces russes. C’est là où le bât blesse et qu’il ne faut pas se faire duper, car les bienfaits réels qu’ils apportent pour la population sont timides et plutôt rares. Donc, comment une majorité de Centrafricains peut soutenir cela, et sans parler de l’accès à Internet qui fait défaut en Centrafrique.

 

On nous manipule donc avec ces comptes Facebook. Ils ont déjà commencé par voler nos ressources tels que l’or, l’uranium, les diamants, le pétrole et maintenant ils s’attaquent à notre liberté de penser objectivement sur notre pays en voulant maîtriser l’information en passant par le réseau social le plus regardé en Centrafrique. N’est-ce pas un argument supplémentaire d’une volonté de domination coloniale, de manipulation de l’esprit Africain ? Que faut-il penser d’une puissance étrangère qui cherche à prendre le contrôle de notre vie sociale ?

Le jeu de la Russie se découvre de plus en plus et la Centrafrique doit se méfier et se protéger de ce néo-colonialiste dont on a la preuve maintenant qu’il met le bout de son nez dans nos ordinateurs en gérant et surveillant les réseaux sociaux et ainsi orienter les discours et les pensées du centrafricain lambda.

 

Alors fils et filles de Boganda avant de cliquer sur un « j’aime » prenez le temps de regarder autour de vous, de faire la part des choses et ainsi de ne pas relayer de fausses informations !

 

Copyright2019CNC.

DÉCLARATION DU MOUVEMENT ITA SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN CENTRAFRIQUE.

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Logo officiel du mouvement ITA

 

Initiative pour une Transformation par l’Action

Fraternité – Volonté – Prospérité 

 

 

DÉCLARATIODU 10-11-2019 SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN RCA.

 

Centrafricaines et Centrafricains,

Chers (es) compatriotes,

Avant tout propos, c’est d’abord aux victimes des inondations que vont nos pensées, aux hommes, aux femmes et aux enfants qui se sont trouvés piégés par la montée des eaux de ces derniers jours.

Face à ce drame, le Mouvement ITA tient à exprimer sa compassion à toutes les victimes. Nous venons de vivre des jours très éprouvants ; ensemble nous avons ressenti la tristesse en voyant les rues, les maisons, les commerces, les écoles envahis par les eaux et subir des dégâts considérables. C’est souvent dans la détresse que se produisent les élans les plus spectaculaires d’unité et de solidarité nationales.

Le Mouvement ITA salue les efforts multiformes déployés à cet effet par les bénévoles, les associations et les organisations qui ont apporté leur soutien et leurs aides aux victimes. De notre côté, nous ne ménagerons aucun effort pour apporter notre contribution à cet élan de solidarité nationale.

Sur ce plan, le Mouvement ITA regrette avec amertume que les pouvoirs publics n’aient toujours pas jugé urgent de se projeter dans la recherche d’une solution durable en termes d’aménagement, d’urbanisation et d’assainissement des zones à risque, afin de préserver les populations des effets de ces crues connues  depuis bien longtemps pour être cycliques…

Chers(es) compatriotes,

Nous voudrions également saisir cette occasion pour féliciter la lucidité et la vision avant-gardiste de nos militantes et militants qui,  lors de la conférence de presse du 28 septembre 2019, avaient déjà pressenti les menaces qui pesaient  sur  le calendrier électoral de 2020 et 2021, et qui aujourd’hui, sont officiellement et sans fausse modestie reconnues par Monsieur Mankeur NDIAYE, Représentant Spécial de l’ONU en Centrafrique et Chef de la Minusca.

En effet dans son allocution devant le Conseil de Sécurité, Monsieur Mankeur avait évoqué les appréhensions que cette situation suscitait au sein d’une partie de la classe politique, faisant ainsi allusion au mémorandum du 30 septembre 2019 dressé par le front uni pour la défense de la nation  (É ZINGO BIANI), quant à la tenue effective de ces élections sur l’ensemble du territoire dans les délais prévus par la constitution.

Face à ce plaidoyer, une seule question mérite d’être posée. Qu’allons-nous faire si d’ici là, les conditions financières et sécuritaires n’étaient  réunies ?

Pour le Mouvement ITA, la déclaration de Monsieur NDIAYE sonne comme un aveu d’impuissance s’agissant de l’organisation des élections dans les délais prévus.

C’est en raison du risque d’un vide juridique qui découlerait d’une impréparation constatée et des conditions globalement défavorables, que nous avions été amenés à alerter l’opinion.

Le Mouvement ITA n’appelle donc pas de « tous ses vœux », à une nouvelle transition, et ne se situe pas dans un calcul politicien qui aurait pour but de torpiller inutilement le processus démocratique encore fragile dans notre pays.

Il importe que les élections se déroulent de façon tout à fait sereine, transparente et équitable, de telle sorte que leurs résultats ne génèrent des contestations houleuses qui pourraient replonger le pays dans les affres de la division et des affrontements sanglants.

Or, il est à noter, chers (es) compatriotes, qu’un véritable risque pèse sur la crédibilité des élections à venir, à partir du moment où nous ne sommes pas certains que les candidats puissent circuler librement dans l’arrière-pays notamment, afin de rencontrer les électeurs et exposer leurs programmes.

Les questions de la libre circulation, de la sécurité et de la transparence sont fondamentales pour la réussite du processus qui se profile ; des réponses adéquates et rassurantes doivent y être apportées.

A ce propos, le Mouvement ITA met en garde et renvoie devant le tribunal de l’histoire tous ceux  qui se rendraient complices de l’insécurité entretenue par les groupes armés afin d’en tirer avantage sur les autres candidats au moment de la campagne.

Il est évident que ce faisant, ils se seraient rendus coupables d’intelligence à l’ennemi, entravant la marche vers la paix et la concorde nationale, encore fragiles dans notre pays, et devront en répondre devant les instances nationales.

Face à cette incertitude prononcée, le Mouvement ITA estime qu’un glissement consensuel du calendrier électoral pourrait  constituer une option  qui garantirait la préservation des acquis démocratiques sans exposer notre pays à des lendemains incertains.

Pour terminer, Le Mouvement ITA réaffirme ici son engagement solidaire à la plateforme E ZINGO BIANI et condamne fermement tout acharnement d’où qu’il vienne, contre ses membres.

Enfin, le Mouvement ITA reste convaincu qu’ayant suffisamment souffert dans leur chair des effets de la mal gouvernance, les Centrafricains aspirent désormais à un réel et à un profond changement de cap dans la manière de gérer leur pays.

Le Mouvement ITA déclare qu’il se tient prêt pour prendre part à ce rendez-vous historique du renouveau.

Fait à Bangui, 10/11/2019

1er  Secrétaire général

 

Dominique YANDOCKA            

 

Cameroun/Législatives et Municipales : Paul Eric Djomgoué met en garde ses camarades du RDPC

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Dans un discours prononcé le 6 novembre à l’occasion du 37e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême,  le député de Yaoundé II attire l’attention des militants sur les risques qu’encourt le parti au pouvoir à l’Assemblée et dans les communes, si les querelles intestines ne cessent pas.

 

Le député du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (Rdpc), pour l’arrondissement de Yaoundé II, Paul Eric Djomgoue, est inquiet à l’approche des élections Législatives et municipales, dont le corps électoral sera convoqué le 09 février 2020. La célébration de l’an 37 de l’accession du président Paul Biya au pouvoir a permis à l’élu d’attirer l’attention de ses camarades. La raison, le désordre observé au sein des organes de bases de sa formation politique pourrait faire perdre au président Paul Biya sa majorité sécurisante à l’Assemblée nationale et dans les communes. « Les récentes élections notamment la présidentielle ont démontré que le Rdpc est fragilisé de l’intérieur. Si rien n’est fait pour ramener la paix et la cohésion de groupe, le risque est grand pour faire perdre à notre champion sa majorité sécurisante, à l’assemblée et dans les communes », déplore-t-il.

Par ailleurs, le député a dénoncé le comportement de certains responsables du parti qui ne favorise pas la cohésion, sociale et le vivre ensemble tant prôné par le leader du Rdpc Paul Biya. « Rappelons nous que le parti n’est pas un espace pour les militants en mal de renommée, de notoriété ou de positionnement viennent faire étalage de leur argent ou de leur faculté de nuisance aux fins de diviser, de fragiliser le parti en montant les camarades les uns contre les autres et distillant de fausses informations, sur les militants ou les personnalités qui ne demandent qu’à les accompagner », dénonce-t-il.

Grand rassembleur, le député a réconcilié séance tenante, le maire de la commune Yannick Ayissi Eloundou et son troisième adjoint Yves Atanga, par ailleurs président de la quatrième sous-section du l’Ojrdpc. Il a précisé que le différent n’était qu’un mal entendu qui est désormais un souvenir lointain. Pour l’élu l’heure est à la mobilisation « Mobilisons nous, la force d’un parti ne se mesure par sa présence sur les réseaux sociaux, mais à sa capacité de mobilisations, et à sa dynamique d’actions. Nous devons regarder dans la même direction. Les défis qui nous interpellent nous exigent d’abandonner les querelle veine Séville, pour nous accepter », a-t-il conclut.

CNC.

Bambouti, Ali Darassa retire ses éléments de la ville.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari pour illustration.

Bangassou (République centrafricaine) – CNC – sous pression depuis quelques jours, le chef rebelle Ali Darassa a finalement cédé en retirant ses éléments de la ville de Bambouti, située à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, a-t-on appris de source locale.

 

Cette information, confirmée par plusieurs sources au sein de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), fait suite au dernier ultimatum de la Minusca la semaine dernière qui demande expressément au chef rebelle Ali Darassa de retirer sans délais ses troupes de la ville de Bambouti qu’elles avaient occupé depuis le début du mois dernier.

D’après les mêmes sources, les combattants rebelles de l’UPC auraient commencé à quitter leurs positions dans la ville de Bambouti le samedi dernier avant de se retirer totalement de la ville dimanche.

À Bangui, le gouvernement n’a pas encore réagi, mais refuse de faire des commentaires sur le sujet.

Pour rappel, après l’occupation et la mise en place d’une administration parallèle par le chef rebelle Ali Darassa à Bambouti le mois dernier, la classe politique et les ressortissants du Haut-Mbomou de leur côté appellent à une opération de force contre Ali Darassa et à son mouvement.

L’honorable Martin Ziguélé, président du parti MLPC, la semaine dernière, avait demandé expressément dans une interview à la radio une opération tripartite de la République du Sud-Soudan, de la République démocratique du Congo et de la République centrafricaine contre Ali Darassa et ses troupes dans la sous-préfecture de Bambouti.

 

Copyright2019CNC.

Yaoundé annonce la tenue de législatives en février 2020

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Bangui (République Centrafricaine) – La présidence camerounaise a annoncé la tenue de ces scrutins – les premiers en 7 ans – dans un décret publié dimanche.

Elu en 2013, le Parlement camerounais n’a pas été renouvelé en 2018, le président Paul Biya ayant décidé de prolonger le mandat des élus dans un pays ébranlé par des questions sécuritaires.
Si l’élection présidentielle s’est bien déroulée en 2018, et a conduit à la réélection du président Biya, la participation avait chuté dans les régions anglophones, où le conflit entre indépendantistes et forces armées a fait 3.000 morts depuis deux ans, selon des ONG.
Elle a ainsi atteint 5% dans le Nord-Ouest, soit près de dix fois moins que dans l’ensemble du pays.
En outre, la réélection de M. Biya, au pouvoir depuis désormais 37 ans, a déclenché une grave crise politique au Cameroun.
Le candidat arrivé deuxième, Maurice Kamto, a contesté le résultat et évoquait un “hold up électoral” lors de marches organisées par son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
– L’opposition “réfléchit” –
Ces manifestations pacifiques avaient conduit à son emprisonnement en janvier. Depuis sa sortie de prison début octobre, M. Kamto a tenté à trois reprises de tenir des meeting publics, sans obtenir l’autorisation des autorités.
Jeudi, il s’est cependant rendu en silence à Bafoussam, ville de l’Ouest où 43 personnes sont mortes dans un éboulement fin octobre. Dans cette région dont il est originaire, il a été acclamé par la foule.
Contacté par l’AFP, le secrétaire général du MRC Christopher Ndong a affirmé que le parti avait besoin de “temps pour réfléchir” avant de donner sa position sur les élections.
“Nous avons demandé que certaines conditions préalables soient réunies, telles que la révision du code électoral”, a-t-il précisé.
Pour l’instant, la majorité présidentielle, construite autour du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), se taille la part du lion au parlement, avec 157 élus sur 180.
– Pression américaine –
De son côté, le président Biya tente de redorer son blason à l’international. Outre l’annonce de la tenue des élections et la libération de M. Kamto, le pouvoir avait organisé un “Grand dialogue national” début octobre, où un statut spécial pour les régions anglophones a été proposé.

** Avec AFP/VOA**

RDC: retour d’exil d’un opposant de l’ancien régime Kabila

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Bangui (République Centrafricaine) – L’un des fondateurs du mouvement citoyen Filimbi, Floribert Anzulini, est rentré dimanche à Kinshasa après plus de quatre ans en Belgique où il avait fui le régime de l’ancien président Joseph Kabila.

Joint par l’AFP, M. Anzulini a jugé le moment “propice” pour son retour plus de neuf mois après l’investiture du nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l’élection du 30 décembre.
Il se félicite que “la mobilisation interne et externe” ait empêché Joseph Kabila de se représenter, puis d’imposer son “dauphin”, Emmanuel Ramazani Shadary, comme vainqueur de la présidentielle.
“Pour nous ce processus électoral n’a pas été suffisamment transparent et démocratique”, ajoute-t-il cependant.
“Le système que nous continuons à combattre est toujours en place”, a-t-il ajouté. “Notre rôle va être d’éradiquer pacifiquement toutes les racines du système et ses différents maux: corruption, mauvaise gouvernance, détournement des fonds publics, violences politiques…”.
Le président Tshisekedi, qui gouverne en coalition avec son prédécesseur, affirme également vouloir lutter contre la corruption.
“Il nous faut aujourd’hui bien plus que des promesses. C’est dans les actes que nous jugerons”, a commenté M. Anzulini.
Cadre bancaire spécialisé dans la gestion des risques, M. Anzulini avait quitté la République démocratique du Congo en mars 2015 après un coup de filet de la police visant Filimbi et des activistes des mouvements Balai citoyen (Burkina Faso) et Y’en a marre (Sénégal).
En son absence, quatre militants de son mouvement Filimbi (“coup de sifflet” en swahili) ont été emprisonnés près d’un an sous l’ancien régime de Joseph Kabila. Ils ont été libérés juste avant les élections du 30 décembre 2018.
Plusieurs opposants sont rentrés de l’étranger en RDC depuis l’investiture du président Tshisekedi. Le plus célèbre est l’ancien gouverneur du Katanga minier Moïse Katumbi, rentré le 20 mai dernier après trois ans en Belgique.

** Avec BBC Afrique**

Le président bolivien Evo Morales annonce qu’il démissionne

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***Bangui (République Centrafricaine) – Le président bolivien Evo Morales a annoncé dimanche sa démission après trois semaines de fortes protestations contre sa réélection à un quatrième mandat. « Je renonce à mon poste de président », a déclaré à la télévision le leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006 et dont l’armée et la police venaient de réclamer le départ. « Le coup d’Etat a eu lieu », a ajouté, à ses côtés, le vice-président Alvaro Garcia Linera, qui a aussi démissionné. De son côté, Cuba a «condamné énergiquement le coup d’Etat en Bolivie». ***

Lâché par l’armée
Peu avant, le commandant en chef de l’armée, le général Williams Kaliman, avait demandé au chef de l’Etat de « renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie ». « Nous nous joignons à l’appel du peuple bolivien de suggérer à monsieur le président Evo Morales de présenter sa démission pour pacifier le peuple de Bolivie », avait également annoncé le commandant général de la police, le général Vladimir Yuri Calderon.
La crise a fait 3 morts et 383 blessés
Accompagné par la foule, Luis Fernando Camacho, dirigeant le plus visible et radical de l’opposition, s’était rendu au siège du gouvernement à La Paz pour y remettre symboliquement une lettre de démission à signer par Evo Morales, ainsi qu’un exemplaire de la Bible. La crise politique s’était accélérée brutalement dimanche dans le pays andin, où grève générale et manifestations paralysent l’activité depuis une dizaine de jours, dans un climat de violence et d’affrontements entre les deux camps. En trois semaines, la vague de contestation a fait trois morts et 383 blessés.
Suite de démissions
Une annonce qui fait suite à des démissions en cascade ce dimanche. En effet, plusieurs ministres et députés, dont le président de l’Assemblée, ont démissionné dimanche et l’opposition appelle le président Evo Morales à faire de même, après trois semaines de contestation de sa réélection.
Visé par des manifestants qui ont incendié sa maison à Potosi (sud-ouest), le président de l’Assemblée nationale, Victor Borda, a démissionné, imité selon la télévision bolivienne par une dizaine de députés. « Pourvu que cela aide à préserver l’intégrité physique de mon frère, qui a été pris en otage » lors de l’attaque, a-t-il déclaré.
Peu après, le ministre des Mines, César Navarro, a également renoncé à son poste, disant vouloir « préserver (sa) famille » après l’incendie de sa maison et l’agression de son neveu.
« Le cours des événements va à l’encontre de mes principes personnels, ainsi que de mes valeurs spirituelles et démocratiques », a écrit quant à lui le ministre des Hydrocarbures, Luis Alberto Sanchez, dans sa lettre de démission envoyée au président et publiée sur Twitter.

** Avec 20Minutes**

Le PAN Moussa Laurent Gon-Baba visé par une motion de destitution en préparation.

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Le Député de Baboua Laurent Gon-Baba, Président de l’Assemblée nationale centrafricaine.

Bangui (République centrafricaine) – CNC – d’après une source crédible émanant de la présidence de la République, le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Moussa Laurent Gon-Baba, député de la circonscription de Baboua  serait visé par une motion de destitution discrètement en cours de préparation. Va-t-on vers une nouvelle crise au sein du parlement centrafricain ?

 

Le PAN Moussa Laurent Gon-Baba visé par une motion de destitution en préparation.

 

Il ne fait aucun doute, cette affaire, si elle n’était pas étouffée par l’intéressé, elle va probablement ouvrir un nouvel épisode de crise au sein du parlement centrafricain après celui qui avait conduit à la déchéance de l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua le 26 octobre 2018 .

 

À en croire aux auteurs de cette nouvelle motion contre le PAN El Hadj Laurent Gon-Baba, celui-ci  serait impliqué, avec son collègue honorable Jean-Michel Mandaba, député de Bamingui,  dans la  rocambolesque affaire de pot de vin de 40 millions de francs CFA aux députés centrafricains par des opérateurs économiques chinois afin de facilité l’obtention d’un permis minier dans le pays.

 

En plus d’être directement impliqué dans l’affaire, le PAN Moussa Laurent Gon-Baba, selon ses détracteurs, serait à la manœuvre pour empêcher, voir étouffer toute poursuite à l’encontre de son collègue Jean-Michel Mandaba.

 

D’après eux, si l’honorable Jean-Michel Mandaba, épinglé de toute part, avait avoué publiquement son implication au premier plan dans cette rocambolesque affaire, ses complices, y compris le PAN El Hadj Moussa Laurent Gon-Baba, devraient eux aussi avouer leur faute et demander pardon au peuple centrafricain, et laver par la même occasion, l’honneur de notre chère Assemblée nationale aux yeux de l’opinion publique centrafricaine.

Selon certains observateurs de la vie politique nationale, cette motion de censure, bien que juridiquement fondée, n’a aucune chance d’aboutir en raison de la mentalité de certains députés, premiers à se faire soudoyés par le pouvoir en place, à l’exemple de cas Meckassoua, où chaque député, avant de voter,  avait été soudoyé par le pouvoir de Bangui.

 

Du côté du MCU, parti au pouvoir, on se dit serin :

« le PAN a toujours le soutien du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et du patron de MCU Simplice Mathieu Sarandji. Il n’y a aucune raison dans cette affaire pour faire plonger à nouveau la deuxième Institution de la République dans une crise politique alors que nous sommes à quelques pas des élections législatives et présidentielles », explique à CNC un haut cadre du parti présidentiel.

 

Affaire à suivre…

 

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Braquage de l’ONG Oxfam à Batangafo, le maire de la ville serait-il complice ?

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Les miliciens Anti-Balaka pour illustration.

Batangafo (République centrafricaine) – CNC – depuis une semaine, le premier citoyen de la ville de Batangafo, située dans la préfecture de l’Ouham, à 386 kilomètres de Bangui, au nord-ouest de la Centrafrique, est soupçonné par les populations locales d’être complice du braquage spectaculaire de l’ONG internationale Oxfam le mois dernier.

 

En effet, dans la nuit du dimanche 27 à lundi 28 octobre dernier, aux environs de 23 heures locales, un commando de 14 individus, armés des fusils automatiques pour les uns, et de fabrication artisanale pour les autres, a pris d’assaut le bureau local de l’ONG internationale humanitaire Oxfam, emportant une importante somme d’argent et plusieurs matériels informatiques (ordinateurs, imprimantes, scanner…).

Depuis ce jour, c’est la consternation générale dans la ville. Les jeunes, très émus des conditions des humanitaires dans leur localité, tentent de mener leur propre investigation pour savoir qui seraient derrière ce gigantesque braquage.

Suite à cette investigation, les populations ont découvert que ce braquage avait réussi grâce à une alliance de circonstance entre un groupe de sept  combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et sept autres issus de la milice Anti-Balaka. Pour le maire de la ville, sa proximité avec les groupes armés qui aurait poussé les jeunes à le soupçonnés d’être de connivence avec les auteurs de cet acte criminel. Selon eux, le maire, dans le passé, aurait touché déjà des commissions sur chaque braquage perpétré par les groupes armés.

Suite à cette accusation, la rédaction du CNC a tenté en vain de joindre le maire pour recueillir sa version des faits.

Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de braquages contre les humanitaires en République centrafricaine ont été répertoriés par le bureau des Nations unies dans le pays. Le dernier en date, c’est le braquage de la base de l’ONG internationale MSF à Bria, dans la préfecture de la haute-Koto par trois hommes lourdement armés soupçonnés d’être des combattants du FPRC de Noureddine ADAM.

 

Copyright2019CNC.