Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – À quelques mois des échéances électorales en République centrafricaine, les groupes armés semblent adopter une nouvelle stratégie en dépit de leur engagement contenu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Le mouvement 3R, dirigé par Abass Sidiki, l’un des signataires dudit accord, ne semble ménager ses efforts pour respecter ses engagements. Le 14 mai dernier, ses combattants, lourdement armés, ont désarmé de force les gendarmes en poste à la brigade de Besson. Mais le chef d’État major de 3R, dans un communiqué, a nié catégoriquement l’implication de son mouvement, et parle plutôt de la diffamation à l’égard de 3R.
Comme dans une comédie ivoirienne, le 3R, dans son communiqué, pose ses conditions pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA, mais hausse également le ton contre le gouvernement.
Hier, on parlait du FPRC, MLCJ, PRNC et RPRC qui se battaient au Nord et centrent pour étendre leur présence et contrôler plus des axes routiers . Aujourd’hui c’est le tour de 3R, du MPC et de l’UPC, trois groupes armés dirigés par des sujets étrangers qui semblent déterminés à étendre leur influence sur le territoire national.
Le mercredi 20 mai, à Obo, une présumée attaque des combattants rebelles de l’UPC avait été repoussée par les militaires de l’armée nationale, appuyés par les forces de la Minusca. Or, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, a catégoriquement nié l’implication de son mouvement dans ces affrontements. Au même moment, au nord-ouest, dans la préfecture de Nana-Mambéré, un autre mouvement armé, le 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dirigé par Abass Sidiki, dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, Demont catégoriquement avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson comme avait annoncé la Minusca : « Le Mouvement 3R porte un démenti formel aux allégations non fondées formulées dans un communiqué conjoint MINUSCA / Gouvernement du 26 mai 2020, Faisant croire que le Mouvement 3R a transgressé l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) en occupant illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson », et d’ajouter que « le Mouvement 3R informe l’opinion nationale et internationale qu’aucun de ses éléments occupe la brigade de Besson. Ces déclarations sont de nature à ternir l’image du Mouvement ».
Et ce n’est pas tout. Le 3R, dans ce même communiqué, invite bizarrement l’opinion nationale et internationale à « lire seulement la déclaration faite par le Ministre de Sécurité Publique devant les élus de la nation par rapport au désarmement des gendarmes basé à Besson ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, le 3R, comme dans une comédie ivoirienne, lance un appel « de mise en garde au Gouvernement contre toute sorte de provocation directe ou indirecte contre ses bases et/ou ses éléments. Au cas contraire, le mouvement 3R ripostera pour sa légitime défense ».
Cerise sur le gâteau, le 3R se dit toujours attaché à l’accord de paix de Khartoum, mais pose de condition : « Le Mouvement 3R réaffirme son engagement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces cessent et les garanties de la sécurité de ses responsables sont assurées ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-de-la-police-centrafricaine-dans-une-rue-de-bangui-par-cnc-envoyée-par-cédric-wa-gomba-450×298.jpg” alt=”Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR” width=”450″ height=”298″ />Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Le suspect s’appelle Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années. Il a été soupçonné d’avoir violé une fillette de 3 ans. Arrêté par les forces de l’ordre et placé en détention dans les locaux de la police judiciaire, il sera probablement déféré devant le parquet la semaine prochaine, selon une source proche du dossier.
Il a failli être lynché par une foule hostile, mais il a eu la chance de sa vie grâce à la présence des forces de l’ordre sur le lieu de la scène. Monsieur Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années, habitant rue Chicago, dans le huitième arrondissement de Bangui, aurait été pris en flagrant délit d’abus sexuel sur une fillette de 3 ans, habitant le même quartier. On ignore si le suspect à un problème mental, ou il a un lien familial avec les parents de sa présumée victime. Mais au moment de son arrestation par les forces de l’ordre, une foule furieuse voudrait l’extraire pour le passer à tabac.
« Les coups pleuvaient de tout côté », explique un témoin de la scène interrogé par CNC. Finalement, il a été embarqué par les forces de l’ordre qui ont pu le protéger. Incarcéré dans les locaux de la police judiciaire, l’homme sera présenté devant le parquet général probablement la semaine prochaine.
Joints au téléphone, les parents de la victime, y compris ceux du suspect n’ont pas souhaité commentaire l’affaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 88 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 6 à 63 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout neuf cent soixante-deux (962) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 30 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 30 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (60) et féminin (28). Leur tranche d’âge varie de 6 à 63 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 29 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quatre-vingt-huit (88) nouveaux sujets infectés, aucun ne provient de l’extérieur. Ils sont issus tous de transmission locale, et sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour neuf cent soixante-deux (962) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les neuf cent soixante-deux (962) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime, un homme de 38 ans dénommé Jean-Aimé Pauraouhoul, habitant quartier bercail, derrière l’aéroport international Bangui Mpoko, dans la commune de Bimbo. Il est décédé de suite de ses blessures, quelques minutes après son agression. Le suspect, interpellé par les forces de l’ordre, est actuellement entre les mains de la justice.
Selon les premiers témoins qui sont arrivés sur le lieu de l’incident et interrogés par CNC, les faits se sont produits ce vendredi 29 mai aux environs de 9h30 au quartier Bercail, situé derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. Le suspect, un homme de 28 ans dénommé Prince-Bertrand Guina, a été interpellé par les forces de l’ordre et incarcéré à la brigade criminelle de Bangui quelques minutes après son acte criminel.
En effet, quelques jours plutôt, Monsieur Jean-Aimé Pauraouhoul, en conflit avec ses propres parents au sujet de la vente d’un terrain familial situé au quartier Bercail, se rendaient sur le lieu pour détruire les bornes posées par l’acheteur. Malheureusement à son arrivée, il a retrouvé monsieur Prince-Bertrand Guina qui est l’acquéreur. Une altercation s’éclate entre les deux hommes, et l’acheteur, monsieur Prince-Bertrand Guina, sortait son couteau et poignarde mortellement monsieur Jean-Aimé Pauraouhoul.
Interpellé par la police, puis incarcéré à la brigade criminelle, le suspect aurait reconnu les faits, selon une source proche du dossier. Il sera déféré probablement dans les prochains jours devant le parquet de Bangui. Quant à la victime, quelques minutes après avoir été déclaré cliniquement mort, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Après l’effondrement de la république en 2013 avec les conséquences néfastes qui en dérivent, la construction de l’ouvrage démocratique se fonde inévitablement sur le respect du principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu et plus particulièrement le respect de la loi fondamentale. Le conseil constitutionnel qui a pris une importance croissante dans ce processus de construction démocratique en est le garant du respect de la constitution. La constitution du 30 mars 2016 étant une œuvre humaine est éligible à des modifications en vue de l’adapter aux réalités du moment mais le choix de l’opportunité et le respect des formes édictées par les textes doivent être les principaux leviers à activer. La crise sanitaire mondiale née du coronavirus est devenue un prétexte parfait pour nos autorités établies de tripatouiller la constitution en initiant des scénarios inédits, incohérents et maladroitement agencés. Le tâtonnement notoire et abusif dans les procédés utilisés en passant d’abord par des rumeurs publiques, ensuite une proposition de loi initiée par une horde de députés acquis au pouvoir et maintenant la proposition de loi se mue brutalement en projet de loi délibéré en conseil des ministres pour modifier et compléter certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 en vue d’y intégrer la notion de « force majeure ». Ainsi, sans le vouloir de façon expresse, le pouvoir de Bangui a épuisé les deux procédés de révision constitutionnelle prévue par l’article 151 de la constitution qui dispose que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ». Sachant que la modification de la constitution par voie référendaire ne devrait aboutir, le pouvoir a jugé mieux se rabattre sur la voie parlementaire car la majorité présidentielle se confond avec la majorité parlementaire. Parallèlement à ce désarroi, la Cour constitutionnelle au delà de ses missions consultatives et juridictionnelles s’invite dans l’arène pour torturer aussi la constitution en s’adjoignant une nouvelle mission en auditionnant les personnalités politiques en vue d’une hypothétique concertation. Constatant le péril imminent de l’architecture démocratique, le citoyen lambda s’interroge : Qu’entendez-vous par la notion de « force majeure » si n’est qu’un « fourre-tout » susceptible de mettre en danger permanent la rigidité de notre constitution consacrée par l’article 35 ? La modification constitutionnelle envisagée respecte t-elle les normes et procédures constitutionnelles ? A qui profiterait véritablement cette modification de la constitution imposée mordicus ? Quelles seront les incidences de la modification des articles 35 et 68 sur les dispositions de l’article 153 qui exclut toute révision avec des clauses qui empêchent la malléabilité de la constitution ? La constitution remaniée prendra t-elle en compte la nouvelle mission de la Cour constitutionnelle relative à la concertation ? Qu’est-ce que le peuple souverain peut-il encore attendre d’une cour constitutionnelle que le président de la république a lui-même corrompu ? Fort de ce qui précède, nous tenons à souligner que le pouvoir est le seul à connaître les véritables motivations de la modification de la constitution qui ne peut être autre chose qu’une technique de monopolisation du pouvoir par voie légale. Pour éviter un risque incontournable d’embrasement en l’absence du sénat, l’impasse politique et juridique créée par l’éventuel effet du coronavirus passe nécessairement par un consensus politique et républicain, unique gage de la consolidation démocratique et de la sécurité juridique. Ainsi, il urge de bannir toute modification de la constitution pour des intérêts égoïstes car elle peut impacter l’alternance politique en légitimant au passage les coups d’état tant décriés par les organisations panafricaines et l’ONU. Pour finir et à titre de rappel, lors du 33eme sommet des chefs d’état africains tenu à Addis Abeba (Éthiopie) les 9 et 10 février 2020, le président de la commission de l’Union Africaine avait mis en garde contre le tripatouillage des constitutions…nous estimons que notre chère nation ne fera pas exception. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/rondpoint-du-quatrième-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-450×337.jpg” alt=”rondpoint du quatrième arrondissement avec la statue du soldat” width=”450″ height=”337″ />Croisement du 4e arrondissement, Bangui, le 11 juillet 2019. Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La liberté est dangereuse, mais qu’il faut se battre pour la garder dans la règle. En faisant de la liberté la base de notre ordre démocratique. Ceci dit qu’il faut s’ouvrir à la critique et surtout en nous ouvrons à un processus ouvert. Par ailleurs aussi, pour une conséquence acceptable intellectuellement, qui peut produire des effets imprévisibles et non maîtrisables : que ce soit la liberté politique, d’en faire de la politique ou la liberté tout cours, la liberté entraîne une dynamique déroutante ; des risques et une insécurité sont inhérents à celle-ci. A l’origine d’un ordre libéral, il existe une foi profonde dans la liberté, c’est le respect des règles constitutives, une foi profonde ressentie dans sa liberté, une confiance qui doit continuer à perdurer en tant que disposition au courage et aux risques.
Faut-il rappeler continuellement par ailleurs : la responsabilité politique, l’éthique républicaine, la responsabilité citoyenne est un vain mot en République Centrafricaine ?! C’est une des questions qui me reviennent le plus souvent encore et encore de manière intuitive que j’ai eue beaucoup de mal de m’en défère. Qu’elles puissent être une interrogation légitime ! De surcroît qu’il n’y a aucune vraie bonne réponse à la question ! Seul rappel et lucidité est de mise, que j’observerai de manière pragmatique pour tout dire, compte-tenue de la situation politique actuellement de mon Pays.
Il faut aussi se rappeler :
« Aucune ambition politique n’est au-dessus de la vie humaine, de surcroît de la vie des Centrafricains(es), du peuple centrafricain, de la destinée de la République Centrafricaine ».
Des milliers des Centrafricains(es), femmes et enfants sont dans des camps des fortunes à l’étranger, dans des camps en territoire Centrafricain, voir même ceux qui ne puissent pas se déplacer croupissent dans la brousse, aux dépits, aux dépends des tous les dangers d’insécurités de toutes genres, faut de liberté qu’on les a omises injustement dû à la mauvaise gouvernance, aux calculs politiques, aux querelles politiciennes en accumulation de la mauvaise gouvernance depuis son indépendance.
Les jeux politiques, les jeux de pouvoir…les plus scéniques ne cessent de divertir le monde entier sans aucune responsabilité politique, d’éthique républicaine, pour ne pas dire responsabilité citoyenne. Aucune offre politique en somme, pour tous ceux qui occupent le devant de la seine politique, par ailleurs dans l’opposition politique, ou des pseudos opposants politiques dixit dans les récifs de bonne conscience, ne propose pas un chemin plus noble politiquement, ou des trajectoires de réconciliation, de la reconstruction de notre nation, sans oublier la fermeté politique pour commencer. Nb) On fait tout et son contraire…En Centrafrique Pays de tous les paradoxes.
Sans aucun effort de justice ou soit sélective quand ça dépend ! et une offre réparatrice aux centrafricains(es) qui ont tant vaincus des épreuves, des tragédies, des souffrances continuelles qui perdure indéfiniment.
Afin de mieux amuser la galerie ; on nous parle d’une révision de la constitution…, d’autre parle d’une nouvelle transition ?! à croire qu’en faisant la politique en Centrafrique, elle rende aveugle…ôte toute rationalité dans les raisonnements et, ce petit monde jure, tourne que sur le jeu de pouvoir sans conscience, peu importe la situation dramatique que vive nos compatriotes, notre Pays pourtant bien assiégé par des mercenaires, des groupes des factions armées non-conventionnelle sans loi ni foi ! Qui ne cessent d’endeuiller le peuple Centrafricain, à leur tête des crépitements des armes sur un peuple innocent, les terrorisés afin de les muselés, pour mieux pillés les ressources de notre cher patri, avec la bénédiction de certains fils et filles de la Centrafrique.
Plus grave, ces bourreaux sans cesse sont promus à des postes des responsabilités sans avoir les compétences, une culture de la gouvernance, et des institutions d’Etat. N’en parlant pas de l’expérience…seule expérience c’est de tuer des gens innocents, et pillés les ressources sous terraine de la Centrafrique, en prime raquetter les honnêtes gens.
Les seules arguments politiques dispensés sur la scène politique Centrafricaine, que j’observe jusqu’à présent : « les diffamations, les calomnies, des insultes entres les amis(es) d’hier, qui sont devenues des ennemies d’aujourd’hui parce qu’on se sent lésé dans son intérêt pour tout compte, dans un jeu que nous même avions instaurés ou encouragé. Le Pays paye le prix, le peuple au passage ! Jusqu’à quand, qu’on doit supporter toutes ces bêtises et les jeux scéniques des politiques, et tous ceux qui sont sur les institutions d’Etat ?!
On ne peut prétendre, modifier la constitution pour le seul fait de la pandémie ! qui est une urgence sanitaire ponctuelle et périodique. Le vrai problème est ailleurs, si l’impréparation de l’organe organisatrice est apparente…dû au manquement…des moyens…des ressources matérielles, des compétentes, le pouvoir politique, organique ou institutionnel, de même l’opposition politique avaient tous le temps de se saisir, afin de trouver une solution d’ajustement. Tout ce beau monde était aveuglé par ce dont je parlais un peu plus haut, c’est-à-dire « les diffamations, les calomnies, des insultes entre copains et copines » laissé passer l’essentiel.
Maintenant, qu’il faut se mettre à l’évidence pour les uns et les autres et, êtres lucides si ce mot à un sens pour tout le monde. Qu’il y’aie une concertation politique inclusive, afin de pallier à toutes ces lacunes dans les (organes organisatrices, qu’institutionnelles… S’il y’aurait glissement dans les délais aux vues des élections groupés) …Alors sans toucher aux pouvoir exécutifs et législatifs, enfin de permettre de continuer…qu’il y’aie pas de vacance de pouvoir. Que nous cessons de tergiverser sur le plan politique, mais faire un effort d’œuvrer de bonne foi via une Plate-forme d’autorité neutre et paritaire médiane, de régulation et de vigilance, afin de ne pas encore fragiliser d’avantage cette jeune démocratie, depuis sa remise de l’ordre constitutionnel. Ps) Faisant de la politique pour sauvegarder l’intérêt générale.
Et maintenant, régler de manière plus efficaces les problèmes d’occupations de ces factions armées non-conventionnelles…mercenaires, donner de l’espoir, de la sécurité aux Centrafricains(es), au peuple Centrafricain ainsi que la Paix.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, est très dubitatif parce qu’il ne perçoit aucune visibilité politique, aucun signe fort, ni un message audible et rassurant pour le lendemain post COVID-19 et post électoral de Centrafrique.
IL s’interroge : de quoi sera fait ce lendemain ?
Il doute à cause d’une atmosphère politique voulue à Bangui de plus en plus délétère ou anxiogène. .
IL s’inquiète des pièces des puzzles qui se mettent en place présageant d’une autre apocalypse
Chaque compatriote se souviendra de l’anodine phrase que le Président PATASSE, le 1er Démocratiquement Elu de notre histoire politique, aimait prononcer, avec toute la plaisanterie nécessaire, chaque fois que la circonstance s’offrait : ‘’… le mensonge court à la vitesse du lièvre et la vérité arrive toujours à la vitesse de la tortue, et Bangui est une ville de rumeurs, mais les rumeurs de Bangui finissent toujours par devenir réalités…’’
Le Président TOUADERA joue à la roulette russe
Le régime du Président TOUADERA, depuis 2016, nous a habitué à des mensonges d’Etat et à un certain agenda caché, qui a commencé à se révéler depuis février 2019. Contre l’opinion populaire nationale qui a rejeté son initiative du énième dialogue avec les groupes armés, il a fait tenir celui-ci à Khartoum (Soudan), parrainé par l’Union Africaine et financé par ses alliés russes de la société WAGNER et les systèmes des Nations Unies. L’issue de cet énième dialogue, que le Président TOUADERA a défendu comme l’ultime main tendue, a permis de constater que le Président TOUADERA avait un agenda politique caché, celui de s’allier aux groupes armés dans l’optique de s’accrocher au pouvoir, d’où la sibylline amnistie cachée dans le second accord secret du dialogue de Khartoum, révélé par SABONE Abakar dans son premier live de février 2020. Dans notre lettre ouverte au Président TOUADERA du 29 mars 2019 (laquelle lettre ouverte a amené certains du milieu présidentiel à envisager de manière épidermique notre élimination physique), nous avons récusé ce dialogue comme étant :
Un mépris pour les victimes des seleka,
Un mépris pour les recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015
Une humiliation pour le Peuple Centrafricain
Une consécration de l’impunité
Une violation de la constitution de la République
Réalisant que les mensonges commencent à le rattraper, risquent d’impacter gravement la suite du mandat présidentiel et compromettre la ré élection de son mentor, en toute conscience, le milieu présidentiel opte pour la roulette russe en jouant son va-tout : ‘’ça passe ou ça casse, et recourir à la politique de la terre brûlée, si ça ne passe pas’’, stratégie suicidaire qui s’applique gauchement et rend l’atmosphère politique de plus en plus anxiogène à Bangui et provoque, en province, la recrudescence des tueries de masse réalisées par les groupes armés, instrumentalisés politiquement, ce qui crée une psychose nationale. Ces derniers temps, la vie politique nationale est réduite à la guéguerre entre le camp TOUADERA-MCU et le camp BOZIZE-KNK, animée par leurs porte-paroles, à travers des réseaux sociaux (live-s) se rivalisant par des révélations d’en-dessous malsains, nauséabonds, diffamants, reléguant les autres acteurs politiques au rang d’observateurs, malgré eux. Au lieu d’une union sacrée de tous les acteurs politiques et sociaux pour gérer avec intelligence et pragmatisme le premier mal du siècle sorti d’un laboratoire quelque part et envisager de manière consensuelle un schéma centrafricain pour une organisation responsable et conséquente des élections présidentielles et législatives, le Centrafricain lambda est témoin, malgré lui, de révélations faisant état des assassinats politiques, des crimes économiques et financiers, des holdups électoraux sous les précédents différents régimes politiques de Bangui, et épargnant, curieusement, celui du Président TOUADERA.
Qui croirait et pourrait croire que ce serait un des proches collaborateurs du Président TOUADERA, le Ministre Conseiller Spécial à la Présidence de la République, Mr NGOUANDJIKA Fidèle, qui, certainement avec la bénédiction de son mentor, va vilipender dans des propos diffamants, humiliants, dégradants l’ancien Président BOZIZE et autres dignitaires, lesquelles vilénies ont provoqué la réaction immédiate de l’ancien Président BOZIZE, par l’intermédiaire du chef rebelle SABONE Abakar. Live-s d’infamies contre live-s d’infamies, l’attention du Centrafricain lambda a été totalement détournée des dénis de responsabilités politiques, des ratages de la gestion du COVID-19, de l’incapacité des Autorités de Bangui d’organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, des actions dilatoires du Président TOUADERA de procéder à la modification de la constitution de la République pour s’accrocher au pouvoir, des enlèvements et assassinats de nuit….
Personne ne peut présager ce qui adviendra ces prochains mois en Centrafrique pour question d’obsession morbide de s’accrocher au pouvoir, de manque de visibilité politique, de manque de messages politiques audibles et rassurants, ce qui cristallise la psychose nationale créée par l’insécurité qui perdure depuis 2012-2013.
Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, vit une réelle psychose ; il doute, s’inquiéte et s’interroge, vu les pièces des puzzles qui se mettent en place sûrement et tranquillement depuis quelques mois, ce que nous allons essayer de décrypter ensemble.
La non révélation du deuxième accord secret du dialogue de Khartoum qui a accordé une sibylline amnistie aux bourreaux ou assassins du Peuple Centrafricain, que Mr NGEBADA, l’actuel Premier Ministre, a utilisé pour faire plaider sa nomination auprès du Président TOUADERA par les chefs des groupes armés, évoqué par le chef rebelle SABONE Abakar dans son live en février 2020. Pourquoi continuer de cacher ce deuxième accord dit secret, maintenant révélé ? Le simple fait de le cacher constitue en soi une faute de haute trahison politique.
Les trafics d’armes de Gbadolité (RDC) : la pauvre FLORENCE (sans nom), certainement contre une très forte rétribution, a accepté de protéger les vrais trafiquants, se faisant la principale responsable de ces trafics d’armes entre Gbadolité (RDC) et le Sud-Est de Centrafrique (Basse Kotto, Mbomou et haut Mbomou), empêchant ainsi de connaître toutes les vérités sur les quantités, les qualités et les calibres de ces armes, les durées de ces trafics et les possibles destinataires.
Stratégie d’occupation de l’espace centrafricain et alignement des groupes armés : (1) Après Birao, Ndélé a été à feu et à sang, violences instrumentalisées par certaines personnalités politiques, membres du Gouvernement NGREBADA, certainement avec la bénédiction du Président TOUADERA et la complicité des contingents de la Minusca de ces localités, (2) NDARASSA Ali, amené à Bangui et ramené à Bokolobo par un aéronef de la MINUSCA, reçu par le Premier Ministre qui lui aurait donné des instructions, entreprend une occupation criminelle du Mbomou et du Haut Mbomou, avec interdiction du Président TOUADERA faite aux éléments du détachement des FACA à Obo, d’empêcher cette occupation, (3) dans la mouvance de l’occupation de l’espace centrafricain par les groupes armés, le Ministre WANZE a officiellement accompagné SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, avec ses éléments formés à Bouar, aux frais du contribuable centrafricain, pour les laisser se fondre dans la nature entre Bouar et Baboua, certainement pour reprendre les tueries de masse dans ces deux préfecture, ce qui constitue une autre haute trahison politique, (4) SABONE Abakar, dans un de ses live-s de riposte, a évoqué sa préférence politique ainsi que celles de NOURREDINE Adam et de HISSEIN Abdoulaye pour l’ancien Président BOZIZE.
S’il faudrait bien décrypter ces scénarii, (1) le Sud-Est du pays (Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou) est politiquement placé sous contrôle de l’UPC de NDARASSA, le Nord-Est (Préfectures de la Vakaga, du Bamingui Bangoran et de la Haute Kotto) est aussi politiquement placé sous le contrôle du RPRC, de DJONO AHABA Gotran (membre du gouvernement NGREBADA) et de ses alliés soudanais, et les Préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Nana Mambéré sont de même politiquement placées sous le contrôle des 3R de SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, (2) Les chefs des groupes armés se sont déjà alignés politiquement : SABONE Abakar, NOUREIDINE Adam, HISSEIN Abdoulaye et probablement les chefs des groupes anti balaka sont derrière l’ancien Président BOZIZE et les chefs des autres groupes armés sont avec le Président TOUADERA. Cependant, il reste un groupe armé dont on ne connait pas encore l’alignement politique, celui basé dans l’espace compris entre les rivières Pama et M’Poko. Est-il allié à BOZIZE ou à TOUADERA ?
Et-Après ?????
La patience du Centrafricain lambda est poussée à ses limites extrêmes
Il y a une évidence qui ne se récuse pas. Il y a toujours un début et une fin en Politique. Et le début conditionne toujours la fin qui peut parfois être marquée par certains signes caractéristiques qui ne trompent pas. Plus on veut repousser la fin en Politique, plus elle sera brutale et imprévisible, d’où nécessité pour tout acteur politique de savoir quitter la Politique au moment qu’il faut, si non, c’est la Politique qui le quitte d’une manière ou d’une autre, et au moment où il s’y attend le moins. La politique fonction ne se conçoit plus et ne peut plus se concevoir en tant que telle, après tous les gâchis et inconséquences politiques vécus par le Centrafricain lambda, même si les pays nantis veulent maintenir sous leur domination leurs anciennes colonies pour les exploiter. Un peuple qui subit beaucoup d’inégalités, d’injustices, d’exclusions, qui meurt de faim et de maladies, alors que ses gouvernants politiques engrangent, en très peu de temps, des milliards de francs cfa dans les paradis fiscaux, affichent des comportements insolents, insouciants et méprisants à son égard, s’endurcit de ces insolences, insouciances et mépris, et réagit toujours par des négativités destructrices. Le printemps arabe n’est pas encore tombé dans l’oubli. Nous avons été témoins en 2011 et en 2012 de la vindicte populaire qui a fait basculer les BEN ALI (Tunisie), MOUBARACK (Egypte), PAPANDREOU (Grèce),BERLUSCONI (Italie), SARKOZI (France), ZAPATERO (Espagne), préoccupés pour la défense des intérêts des patrons des grandes firmes qui les ont installés au pouvoir ou qui les ont soutenus. Aussi, nous avons été témoins de la grogne populaire qui a mis fin aux longs règnes de CAMPAORE (Burkina Faso), de BOUTEFLIKA (Algérie) et de BECHIR (Soudan). Les années 2012 et 2013 ont été marquées par les affres de la rébellion et coup d’Etat de la coalition seleka, desquelles le Centrafricain lambda ne s’est pas encore remis, car les plaies ouvertes par cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 se sont encore refermées et le Président TOUADERA y retourne les couteaux pour s’accrocher au pouvoir au mépris de tout bon sens politique.
Quelle victime centrafricaine, aussi peu insouciante qu’elle soit, pourrait accepter de voir ses dirigeants politiques octroyer une amnistie à ses bourreaux ou assassins pour se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a fait l’objet d’aucune attention ou considération ? Quel Centrafricain, aussi nécessiteux qu’il soit, pourrait brader son orgueil, sa fierté d’homme et abandonner son pays à des mercenaires importés par de véreux leaders politiques ou gouvernants insouciants, même si les rapports de forces lui sont encore défavorables ?
Le Centrafricain lambda, après le COVID-19 et après les élections que le Président TOUADERA veut renvoyer aux calendes grecques, se doit de renaître et de se ré inventer, après les gâchis politiques des six décennies d’indépendance octroyée, durant lesquelles il n’a pu construire des repères ni s’affirmer à cause d’une instabilité politique entretenue, des solutions antinomiques imposées de l’extérieur, lesquelles solutions ont fait de lui un nain politique, économique et un nécessiteux. Comble de malheur, le régime politique du Président TOUADERA est devenu son propre bourreau et mène le bateau Centrafrique sur des écueils. Si nécessiteux qu’il soit, il ne peut brader son orgueil, sa fierté d’homme et demeurer l’éternel exclu chez lui, car il y a des limites en tout et un moment pour tout :
Un moment pour souffrir et un moment pour ne plus accepter de souffrir ;
Un moment pour pleurer et un moment pour rire ;
Un moment pour avoir faim et un moment pour ne plus accepter d’avoir faim
Un moment pour être malade et abandonné à soi et un moment pour être malade et être obligatoirement pris en charge par la Puissance Publique ;
Un moment pour supporter et un moment pour ne plus accepter de supporter ;
Un moment pour tolérer et un moment pour ne plus accepter de tolérer ;
Un moment pour combattre et un moment pour vaincre ;
Un moment pour pardonner, mais après détermination des responsabilités ;
Et, surtout
Un moment pour choisir en fonction de ses intérêts ou faire ses propres choix de société. Et ce moment est arrivé pour que le Centrafricain lambda choisisse selon ses intérêts, qui ont été bradés, pour d’autres depuis au moins cinq (5) siècles.
Le Centrafricain lambda, quelles que soient les distractions politiciennes, commence à prendre conscience et veut maintenant et désormais des gouvernants soucieux de ses préoccupations fondamentales, des gouvernants matures politiquement et visionnaires du devenir de Centrafrique.
Quel citoyen, aussi analphabète qu’il soit, pourrait accepter au moment où le covid-19 commence à faire des dégâts dans son pays, que ses dirigeants ne soient préoccupés que pour le fauteuil présidentiel et les sièges parlementaires, alors que les hôpitaux sont des mouroirs ?
Qui a droit au bonheur et qui n’y a pas droit ?
Même s’il faudrait être dupe, naïf ou immature politiquement, aucun Centrafricain ne peut plus accepter, qu’après huit (8-9) dialogues, tenus uniquement entre pouvoirs publics et groupes armés, avec exclusion des autres forces vives de la Nation, fortement financés par les systèmes des Nations Unies, que d’idoines solutions de sortie définitive de cette crise, qui perdure depuis 2012-2013, ne soient trouvées. Les élections de 2015-2016 ont été défendues comme étant le panacée pour un retour à l’ordre constitutionnel et démocratique ; mais voilà plus de quatre (+4) ans, nous, Centrafricains, sommes en train de faire l’amer constat que les décideurs politiques centrafricains sont devenus nos propres bourreaux.
Il faut comprendre le silence du Centrafricain lambda
Le silence du Centrafricain lambda depuis est lourd de significations. Ce silence ne sous-entend ni fatalité, ni résignation, ni docilité ; le Peuple Centrafricain est un rouleau compresseur, sur un versant, dont les freins ne doivent pas être lâchés ; or depuis février 2019, le Président TOUADERA a bien lâché les freins et, encore plus grave, il est en train d’enlever les cailloux qui le retiennent. Cette année bissextile 2020 risque d’être une année d’overdose collective des comportements irresponsables, de gestions politiques aventurières et exclusives, de crimes financiers et économiques, d’abandon et de non-assistance à un peuple en danger, voire de tentative d’un crime de génocide contre un peuple. Et ce silence doit être compris politiquement par le Président TOUADERA. Le Centrafricain lambda, dans les souffrances qui lui sont imposées par le régime politique actuel, attend avec patience les élections pour, enfin, choisir un Chef d’Etat qui assurera sa sécurité, défendra l’intégrité du territoire national, assurera la cohésion sociale ; un Chef d’Etat qui fera marcher l’économie et la soutiendra et un Chef d’Etat qui assurera les besoins sociaux fondamentaux.
Donc un Chef d’Etat qui saura concevoir, organiser, animer et accompagner, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui amènera le Centrafricain lambda à s’auto-organiser. Pour le dire encore mieux, le Centrafricain lambda veut choisir par le biais des élections libres, non truquées, un Chef d’Etat qui fera autrement la Politique et qui va la concevoir en termes de mission d’objectifs et non plus en termes de politique-fonction ou de faire de la politique une fin en soi, une réussite sociale ou encore un moyen d’exister socialement. Donc, les élections que le Président TOUADERA voudrait renvoyer aux calendes grecques, le Centrafricain lambda les attend comme une résilience et l’ultime alternative devant lui permettre de ne plus être un exilé-méprisé-exclu chez lui, mais une occasion d’affirmer sa maturité politique, et sa prise de conscience, certes tardive,, de pouvoir exprimer sa préférence pour une société centrafricaine plus déterminée, plus engagée, plus responsable, plus conséquente, plus solidaire et capable de s’auto-organiser.
Les futurs candidats aux élections, les futurs postulants aux différentes fonctions administratives se doivent de comprendre ce silence, et particulièrement le Président TOUADERA qui joue au feu et s’obstine pour renvoyer aux calendes grecques ces élections tant attendues ; si par son obstination ou son obsession de s’accrocher au pouvoir, il prend la responsabilité politique et historique de faire tourner le barillet de la roulette russe, la tempe qui va recevoir la balle qui sort du canon ne s’y attend pas toujours…..
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/Les-couturiers-en-pleine-fabrication-des-masques.-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Les couturiers en pleine fabrication des masques. Copyright CNC – Jefferson Cyrille Yapende” width=”450″ height=”337″ />Les couturiers en pleine fabrication des masques. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19 en République centrafricaine, plusieurs jeunes couturiers centrafricains ont été sélectionnés et formés pour fabriquer 150.000 masques artisanaux devant servir aux populations de se protéger contre la propagation de cette maladie.
Ces jeunes ont reçu, la visite du Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua et l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi ce mercredi 27 mai, à l’Alliance Française de Bangui où l’atelier de la coopération éphémère, une initiative citoyenne lancée pour répondre au défi posé par la pandémie à Coronavirus.
Soutenu financièrement par le Fonds européen de développement et le Fonds Bekou et réalisé en partenariat avec l’Alliance Française de Bangui (AFB), le projet emploie 115 couturiers centrafricains, sélectionnés et formés par l’association Ndara pour la production de masques artisanaux répondant aux normes internationales.
La salle de spectacle de l’AFB a servi de cadre de cette production massive de ces masques avec toute une chaîne de travail visant à fabriquer, laver, repasser et imprimer avec les logos UE-RCA, des masques de protection destinés aux populations dans le cadre des mesures de prévention et riposte contre ce fléau invisible appelé COVID-19.
Selon le Chef d’atelier, Yann Kossi, la première vague de ces masques artisanaux seront distribués dans un premier temps aux mototaxis et personnes qui fréquentent les lieux publics comme les marchés de la ville de Bangui.
« Après quelques jours de production, nous avons déjà produit 14.000 masques et si tout va bien la première vague de ces masques de protection contre cette maladie seront distribués aux mototaxis et des personnes qui visitent régulièrement les marchés commerciaux de 8 arrondissements de la ville de Bangui. Par ailleurs, l’autre projet ciblera toute la population dans son ensemble», a-t-il précisé.
Même son de cloche chez l’Union européenne qui a précisé que le projet vise à produire globalement 150.000 masques artisanaux qui seront distribués à des catégories cibles, identifiées avec le Ministère de la Santé publique et de la population. Les premiers 15.000 masques seront prêts d’ici samedi prochain pour la distribution qui sera accompagnée d’une sensibilisation assurée par des ONG sur comment porter, utiliser et laver ces masques uniques à 100%.
A en croire le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua, ce projet est la consolidation de la mise en œuvre des acquis du RCPCA en réponse aux secteurs informels par la création des emplois devant aider les jeunes centrafricains.
L’une des couturiers sélectionnés, Bengue Catherine se réjouit en remerciant le gouvernement, l’Union européenne et l’Alliance Française de Bangui pour cette opportunité d’emploi leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles surtout dans ce moment difficile.
A titre de rappel, cet engagement découle d’un entretien tenu le 25 mai 2020 entre le gouvernement centrafricain et quelques partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine pour le Développement (BAD) et le projet Londo.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/chemin-de-lespérance-logo-officiel-450×297.jpg” alt=”chemin de l’espérance logo officiel” width=”450″ height=”297″ />Logo officiel du mouvement le Chemin de l’espérance
Prise de position du mouvement Le Chemin de l’Espérance, présidé par Karim MECKASSOUA, ancien Ministre d’Etat, ancien Président de l’Assemblée nationale, relative à la loi modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.
Construire une espérance maintenant
Indéniablement, il y a une crise. Et cette crise est une injonction faite à chacun de nous, CENTRAFRICAINE, centrafricain d’être à la hauteur de la gravité du moment et de nos responsabilités pour agir et construire une ESPERANCE.
La santé et la sécurité de nos compatriotes sont la première et la plus absolue des priorités de notre vie nationale.
Élu de la Nation, je ne ménagerai aucune des investigations qu’il sera nécessaire de conduire pour constater et vérifier la manière dont le Gouvernement a préparé la lutte des Centrafricains contre la pandémie de Covid-19. Je le ferai dans un objectif d’amélioration de nos performances publiques. Mais je le ferai après cette crise sanitaire, après que tous nos efforts individuels et collectifs aient été jetés dans cette bataille.
Aujourd’hui le Covid-19 nous pose une question ESSENTIELLE, c’est le respect de la démocratie, pouvoir du peuple centrafricain, par lui et pour lui. C’est le respect des délibérations collectives. C’est le respect du droit par tous. C’est le geste tremblant de tout législateur devant toute modification de notre ORGANISATION CONSTITUTIONNELLE.
Dès mon élection à la tête de l’Assemblée Nationale en mai 2016, j’ai inscrit la défense de la constitution comme principe et guide de mon action.
Je m’étais opposé, déjà à cette époque, à toute modification de la constitution et cela a été interprété, en manipulant l’opinion, comme étant un conflit entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale.
J’avais dit HAUT et FORT que Président de l’Assemblée Nationale je n’accepterai pas et je serai vigilant contre toute violation ou tripatouillage de la constitution.
Les divergences avec la Présidence de la République ont débouché sur le misérable putsch dont j’ai été victime en octobre 2018, en violation de la constitution du 30 mars 2016.
Depuis les masques sont tombés.
Aujourd’hui c’est pour moi un Grand honneur de me trouver pour la première fois devant la Haute Juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle pour donner mon avis. Et, à cette occasion, je souhaite vous remettre une note qui a pour objet de vous présenter la position du Mouvement Le Chemin de l’Espérance, relative à la loi modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.
I- LES DOMAINES DE LA RÉVISION
D’abord, l’initiative de révision de la Constitution intervient dans un contexte national marqué d’une part par la fragilité des accords de consolidation de la paix et d’autre part, par la proximité des élections présidentielles et législatives. Il est aussi important d’avoir à l’esprit, qu’à l’instar de tous les États, la République Centrafricaine fait face aux défis sanitaires de la pandémie du COVID 19 et aux chocs sociaux qu’elle provoque. Il apparaît ainsi, au prime abord, que le contexte national n’est pas, à proprement parler, favorable à l’engagement d’un processus de modification de la loi fondamentale de notre pays. Ce type de processus, s’il n’est pas accompagné d’un consensus global des forces vives de la Nation, est susceptible d’exacerber les vieilles divisions et d’affecter encore un peu plus la stabilité de l’État.
Ensuite, les facteurs de la gravité de cette révision annoncée de la Constitution sont relatifs au contenu même de la loi constitutionnelle. En effet, les matières modifiées par la loi constitutionnelle sont suffisamment sensibles et graves. Cette révision concerne clairement les deux institutions politiques majeures de notre édifice constitutionnel : Le Président de la République et l’Assemblée nationale. Leur mandat qui est indirectement touché et la possibilité d’alternance politique peuvent se trouver obstrués par les alinéas complémentaires qui sont ajoutés au texte initial.
II- LES RISQUES DE LA RÉVISION
Dans le fond, cette initiative de révision présente des risques évidents et expose la République à l’incertitude de l’usage que les politiques en feront dans les années à venir.
Premièrement, pour l’élection du Président de la République, l’article 36 nouveau introduit la notion de « cas de force majeure » comme un facteur de blocage potentiel du processus de renouvellement du mandat du Président de la République. Cette option est risquée, car un Chef d’État mal intentionné ou désireux de s’accrocher au pouvoir, peut se fonder sur cette disposition pour se maintenir dans ses fonctions au-delà du terme normal de son mandat. Pour cette éventualité, il lui suffira d’entretenir, de susciter et d’exploiter la survenance du « cas de force de majeure » pour justifier l’impossibilité de la tenue des élections et donc la rallonge du mandat présidentiel en cours.
Deuxièmement, le même raisonnement peut être mené au sujet des élections législatives. Ainsi, pour maintenir en fonction des députés et prolonger une législature, une majorité politique peut prétexter d’un « cas de force majeure » et obstruer le processus électoral.
Troisièmement, cette révision constitutionnelle peut sembler se justifier en raison des conséquences sanitaires de la pandémie du COVID 19 et des ajustements politiques et institutionnels qu’elle induit. Seulement, l’idée de constitutionnaliser le « cas de force majeure », ouvre au cœur du constitutionnalisme démocratique un front susceptible d’être mobilisé contre l’alternance. Cette possibilité du « cas de force majeure » est une arme qui peut être braquée contre l’alternance et aider à faire échec au renouvellement des institutions démocratiques.
C’est pour cette raison que, malgré les garde-fous, notamment l’intervention prévue de la Cour constitutionnelle pour se prononcer sur « la force majeure », le mouvement Le Chemin de l’Espérance émet des RESERVES FERMES pour ne pas dire plus sur la pertinence de cette modification. En conséquence, notre Mouvement DECONSEILLE au Chef de l’État ainsi qu’à la majorité parlementaire, de recourir à de telles dispositions « crisogènes » dont l’usage est incertain dans l’avenir.
III- EN GUISE DE PROPOSITIONS
Au regard de cette brève analyse, le mouvement Le Chemin de l’Espérance invite la Cour constitutionnelle ainsi que la classe politique à explorer les pistes ci-après :
La 1ere, c’est de renoncer à toute révision conjoncturelle ou opportuniste de la Constitution. La Constitution de la République centrafricaine a à peine, cinq (5) ans. Il serait judicieux que les acteurs politiques et les institutions de la République lui laissent le temps de la maturité, qu’ils prennent le temps de la connaître, de l’appliquer, de la roder afin qu’elle murisse et s’adapte à son temps, au pays et peuple qui l’appliquent.
La 2ème, c’est de privilégier le consensus politique pour faire face aux ajustements politiques et institutionnels que les circonstances actuelles peuvent nécessiter. Les forces vives de la Nation doivent être capables de s’asseoir autour d’une même table pour trouver des solutions consensuelles aux défis actuels.
La 3ème, c’est qu’il me semble sage, dans les circonstances actuelles, de faire jouer à la Cour Constitutionnelle, son rôle de régulateur du fonctionnement des institutions. Dans cette optique, et comme il est de tradition, la Cour constitutionnelle devrait être invitée à apprécier la situation et à prescrire, en conséquence aux acteurs, les mesures et dispositions exigées, sans qu’il soit nécessaire d’instrumentaliser ou de manipuler la Constitution.
Y a-t-il une fatalité en RCA pour qu’on ne respecte pas ce qui a été décidé démocratiquement ? Où est le droit où est la démocratie si on change la loi fondamentale au gré des intérêts particuliers ? La RCA est un Etat de droit. Nous avons une occasion historique de donner l’exemple d’un pays qui n’est pas en proie aux ambitions de ceux qui ne voient dans les institutions qu’une façon de trahir le peuple. La stabilité juridique est un marqueur de maturité.
Aujourd’hui les vrais démocrates, les démocrates authentiques doivent se manifester, aujourd’hui c’est soit un grand jour d’espoir, soit un jour de tristesse. Prenons nos responsabilités à la face du monde. Mesdames et Messieurs les Juges, prenez vos responsabilités !
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 53 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 22 à 58 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout sept cent cinquant-cinq (755) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 28 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 28 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de cinquante-trois (53 nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (45) et féminin (8). Leur tranche d’âge varie de 22 à 58 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 27 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-trois (53) nouveaux sujets infectés, trente-huit (38) sont issus de transmission locale , et quinze (15) sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces cinquante-trois (53) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour sept-cent cinquante-cinq (755) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les sept cent cinquante-cinq (755) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
La chambre d’appel de la CPI modifie les conditions de mise en liberté de l’ancien président ivoirien et de l’ancien leader du mouvement des “Jeunes patriotes”, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
La chambre d’appel de la Cour pénale internationale maintient ce 28 mai 2020 l’arrêt prononcé contre les deux anciens responsables politiques ivoiriens.
Mais les conditions de leur mise en liberté seront allégées. Dans son communiqué, la Chambre d’appel annonce qu’elle révoque les dispositions suivantes
“(1) Ne pas se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident dans l’État d’accueil, à moins d’y avoir été expressément autorisés au préalable par la Cour
(2) Remettre au Greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport
(3) Se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’État d’accueil ou auprès du Greffe
(4) Se conformer à toute autre condition raisonnable imposée par l’État dans lequel ils seront libérés.”
En revanche “les autres conditions restent en vigueur”.
Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été acquittés, lors d’un procès en première instance qui s’est tenu entre janvier 2016 et juillet 2019, “de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011”.
L’accusation a fait appel au regard de la gravité des crimes en questions, qui relevaient du “meurtre, [du] viol, [d’]autres actes inhumains” – autant de violences commises durant le conflit post-électoral qui a opposé les partisans de Laurent Gbagbo à ceux d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.
Suite à un appel du Procureur, la Chambre d’appel de la CPI avait imposé des conditions strictes à la mise en liberté des deux hommes.
Décision contre laquelle la défense de Laurent Gbagbo avait introduit un recours, pour appeler les juges à ordonner la mise en liberté immédiate et sans conditions de l’ex-président ivoirien.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”239″ />Dans une cellule de la prison de Ngaragba pour illustration. le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Financée par l’ambassade des États-Unis en RCA , et exécuté par la Minusca, en collaboration avec le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la nouvelle structure pénitentiaire, qui coûte 160 millions FCFA (environ 300.000 dollars américains), a été remise ce jeudi 28 mai aux autorités pénitentiaires de camp de Roux à Bangui.
Selon la Minusca (mission des Nations unies en RCA), le nouveau bâtiment est composé de 12 cellules dont 2 coins d’isolement, 80 lits, d’une buanderie, d’une salle polyvalente, et d’un lieu de promenade.
Cette nouvelle structure pénitentiaire dont les travaux de construction ont débuté au mois de juillet 2019 « répond aux normes de sécurité très élevée, compte tenu de la nature de certains détenus », selon monsieur Flammarion Goba , directeur des services pénitentiaires qui a réceptionné provisoirement le nouveau bâtiment au nom du ministre de la Justice et de droits de l’homme.
Notons que le centre correctionnel de Camp de Roux, réservé uniquement pour la détention des militaires dans les années 1970 – 1990, est devenu malheureusement depuis quelques années un tristement célèbre lieu de torture et d’incarcération des prisonniers politiques et des détenus dangereux.
D’après Luc Sogo Zina, représentant le chef de l’unité pénitentiaire de la MINUSCA, « cette nouvelle structure pénitentiaire qui répond aux normes internationales constitue une bonne solution à la surpopulation carcérale actuelle en RCA, surtout en cette période de pandémie de COVID-19 » et souhaité qu’on y« veille à l’intégrité physique et morale des détenus ».
Anselme Mbata
Copyright2020CNC
Article rédigé partiellement avec le texte de l’article de la Minusca
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/La-Cheffe-de-la-délégation-de-lUE-en-Centrafrique-Samuela-Isopi.-Photo-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×299.jpg” alt=”La Cheffe de la délégation de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi. Photo Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”299″ />La Cheffe de la délégation de l’Union Européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
La pandémie du COVID-19qui sévit dans le monde entier avec plus de 4 millions de cas, dont environ 313 626 décès depuis son apparition en décembre en Chine, s’attaque également au continent africain. La République centrafricaine n’échappe pas à ce fléau.
L’Europe, elle-même durement touchée, a été pendant plusieurs mois l’épicentre de cette pandémie et continue de payer un lourd tribut en perte de vies humaines avec désormais plus de 160.000 concitoyens européens ayant perdu la vie. La pandémie a d’ailleurs mis à l’arrêt l’économie et l’emploi dans nos pays, surtout pour ceux qui vivaient déjà dans des conditions de fragilité. Selon tous les experts, il faudra apprendre à vivre avec cette épidémie, au moins pendant un temps avant de la voir disparaitre. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de pays en Europe entament le processus d’un déconfinement graduel depuis le début de ce mois de mai.
Malgré ces effets douloureux de la pandémie, les pays européens demeurent solidaires des peuples d’autres continents, des peuples africains et du peuple centrafricain en particulier. C’est cette conviction de solidarité qui a motivé l’Union européenne et ses Etats-Membres, ”l’Equipe Europe”, à se mobiliser dès le début de la crise en faveur de leurs partenaires en annonçant un soutien financier global de plus de 20 milliards d’euros pour soutenir la lutte contre la pandémie. Nous sommes en effet conscients que cette maladie ne sera vaincue que lorsque tous les pays l’auront vaincue.
La République centrafricaine, partenaire traditionnel et multidimensionnel de l’Union européenne, même au plus fort de la crise que le pays a connu, fait partie des pays amis prioritaires et bénéficiera d’un soutien global de plus de 30 millions d’euros. Ainsi, en réponse à l’appel des autorités du pays et consciente qu’il y a plus intérêt à s’engager en amont en appuyant les mesures préventives afin de limiter l’impact de la première phase de la pandémie, l’Union européenne a mobilisé tous ses moyens et instruments et mis à contribution des projets déjà en exécution pour des actions rapides – déjà en cours – dans les domaines de l’eau et de la santé. L’aide humanitaire UE – apporté à travers ECHO – qui était pour cette année de 15.2 millions d’euros a été renforcée de 2.5 millions d’euros pour assister la Centrafrique dans cette phase difficile où le COVID-19 s’ajoute aux nombreux défis humanitaires du pays qui ne doivent pas d’ailleurs être oubliés.
La RCA demeure l’un des pays les plus vulnérables au monde où une large partie de la population dépend de l’aide humanitaire. Pendant que ce nouveau défi sanitaire et humanitaire impose de fortes contraintes de transport et de logistique, les besoins humanitaires augmentent, raison pour laquelle l’Union européenne a pris l’initiative, dans un effort conjoint avec ses Etats Membres, de mettre en place un pont aérien d’urgence pour faciliter l’acheminement de l’aide, des équipements et du personnel humanitaire à destination de plusieurs Etats africains où des crises sécuritaire et humanitaires sévissent déjà les populations vulnérables (la Centrafrique, le Niger, Burkina Faso, São Tomé et Príncipe et le Cameroun).
Les équipements d’aide humanitaire pour la Centrafrique, d’un total de 40 tonnes, transportés à bord des vols humanitaires de l’UE, visant à permettre la poursuite de l’aide humanitaire pendant cette crise et à permettre aux populations vulnérables de continuer à recevoir l’assistance de laquelle elles dépendent, sont prévus pour être utilisés par tous les acteurs humanitaires présents dans le pays au profit de la population centrafricaine. Le Commissaire européen à la gestion des crises, chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile Monsieur Janez LENARCIC qui a accompagné le premier vol du pont aérien humanitaire vendredi 8 mai, a précisé cet objectif d’atteindre: “les plus vulnérables à travers tout le pays.”
Malheureusement, une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux et dans certains journaux de la place a fait circuler des fake news qui n’ont fait que fragiliser l’effort et la mobilisation pour apporter de l’aide essentielle aux populations qui sont dans le besoin.
La liberté des médias est une valeur fondamentale de toutes les sociétés démocratiques. Elle est aussi accompagnée d’une responsabilité et éthique journalistique de vérifier les sources et informer l’opinion publique des faits réels.
La Délégation de l’Union Européenne s’est toujours montrée disponible pour authentifier des informations et échanger avec les médias dans un esprit d’ouverture et de collaboration, ce que nous faisons à notre initiative, avec régularité et transparence, sur toutes nos actions en République centrafricaine, menées en appui aux autorités et au seul profit des populations qui ont toujours été au cœur de notre engagement.
Par ailleurs, l’Union Européenne dispose aussi d’une page internet dédiée pour briser des fausses informations, y compris sur le #Coronavirus sur https://euvsdisinfo.eu/. Le fléau de la désinformation, en Centrafrique et ailleurs, ne se limite pas au sujet du Coronavirus et mets en cause un peu partout dans le monde des avancés vers le développement et les droits universels.
L’Union européenne, par ma voix, tient à remercier le Président de la République, le gouvernement, toutes les hautes autorités du pays, les forces vives et les citoyens centrafricains, qui comprennent et avec lesquels nous travaillons au quotidien main dans la main dans le but d’accompagner ce pays vers un avenir meilleur.
Nous sommes tous convaincus qu’au-delà même de la COVID 19 qui endeuille l’humanité toute entière sans discrimination, la désinformation est un virus aussi dangereux. Les faits peuvent sauver des vies.
Ceux qui sont intéressés à mieux connaitre ce que nous faisons ensemble, qui veulent nous poser des questions ou faire des suggestions pour mieux faire, trouverons toujours une porte ouverte et une oreille attentive.
Je rends hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette pandémie qui ne pourra être vaincue que par l’humilité, l’humanité, la fraternité et la solidarité entre les peuples. Soyons ensemble.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×428.jpg” alt=”Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews” width=”450″ height=”428″ />Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews
Bria (Corbeaunews-Centrafrique) – Il s’appelle Mahamat Jordy, âgé de 16 ans. Il a été incarcéré depuis 12 jours dans les locaux de la gendarmerie du FPRC à Bria. Sa famille, impuissante, demande l’indulgence du FPRC, mais celui-ci exige toujours le paiement d’une amende de 550 000 francs CFA avant sa libération.
D’après le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, le tristement célèbre Abdel Ambossoro, le jeune Mahamat Jordy, âgé de 16 ans, serait coupable « d’abus sexuel sur mineure », et il doit en subir les « conséquences ».
En effet, dans la journée du vendredi 15 mai, peu avant midi, le jeune Mahamat Jordy avait été convoqué au poste de la gendarmerie du FPRC pour une affaire le concernant. Ignorant ce qui va lui arriver, le jeune Mahamat s’était présenté le lendemain au poste des rebelles situé au cœur de la ville de Bria, derrière le siège local de l’OFCA (organisation des femmes centrafricaines), situé à quelques cinquantaines de mètres de la Mairie de Bria. Après quelques minutes d’exposition des faits au suspect qui aurait avoué, les gendarmes rebelles lui ont signifié qu’il est maintenu pour avoir transgressé la loi de la République.
En plein ramadan, dans sa geôle, le jeune Mahamat Jordy recevait chaque jour à la fin de la journée un repas pour se maintenir en forme. Sa famille, depuis son arrestation, supplie le commandant du FPRC, le général Damboucha pour sa libération. Mais en vain !Celui-ci explique à la famille d’aller régler le problème avec le général Abdel Ambossoro, commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC. Mais à la grande surprise de tous, ce lundi 25 mai, la gendarmerie du FPRC exige le paiement d’une amende de 550 000 francs CFA avant sa libération. Une nouvelle exigence qui complique sans doute la situation à ce jeune homme de 16 ans accusé d’avoir couché sexuellement avec une fille de 15 ans sans accord préalable des parents de celle-ci.
Pour l’heure, le jeune se trouve toujours dans la geôle du FPRC dans des circonstances alarmantes.
Notons qu’avec le début de la saison de pluie, les camions de transports des marchandises en provenance du Tchad ou du Soudan se font de plus en plus rares. Cependant, les groupes armés, qui perçoivent régulièrement des impôts et taxes douanières sur ces marchandises en provenance de l’étranger, se retrouvent dans un état de carence financière. Afin de compenser cette perte, ils se retournent désormais vers les populations civiles, particulièrement les hommes d’affaires locaux, ou les jeunes qui travaillent au sein des ONG internationales pour les racketter à fond.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/village-loura-bocaranga-ouham-pende-corbeaunews-centrafrique-1-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ />Village Loura à Bocaranga. CopyrightCNC.
Paoua (Corbeaunews-Centrafrique) – La psychose a gagné, depuis mercredi 27 mai, les populations de la localité de Koundili, située à environ 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, suite à la présence massive des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Les populations, paniquées, sont actuellement en débandade dans la brousse, tandis que les rebelles, une centaine, lourdement armé, continuent d’occuper le village.
Mercredi 27 mai, 6 jours exactement après la commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua commis par le 3R dans les localités de Koundili, Lemouna et Bohong, les rebelles, lourdement armés, sont de retour sur le lieu de leur crime.
« Les Peuls sont nombreux, très nombreux sur des motos. Ils sont arrivés le matin dans le village en faisant de sommation partout. Par mesure de sécurité, j’ai pris la fuite avec ma famille dans la brousse », raconte un déplacé de Koundili interrogé par CNC dans la localité de Pendé. Au même moment, à Lemouna, un autre déplacé raconte à CNC que les rebelles auraient intercepté un jeune du village avec sa moto, et il ignore s’ils l’ont agressé physiquement.
Rappelons que le jeudi 21 mai dernier, à Koundili, situé à mi-chemin entre Bocaranga et Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, le député Timoléon Mbaïkoua et son frère Edgar Mbaïkoua, lors de la célébration de commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua, avaient distribué des vêtements usagers aux familles des victimes au nom du parti au pouvoir le MCU. Ce qui n’avait pas plu à tout le monde. Certains habitants de Koundili et Lemouna, interrogés par CNC, ont exprimé leur colère que nous avons publiée dans notre précédent article intitulé : RCA : massacre de Paoua, quand le MCU fête le premier anniversaire par la distribution des vêtements usagers aux parents des victimes.
Pour l’heure, la Minusca n’a pas encore réagi, y compris le gouvernement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/brigade-de-la-gendarmerie-de-Ngaoundaye-par-cnc-le-25-mars-2020-450×338.jpg” alt=”brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye par cnc le 25 mars 2020″ width=”450″ height=”338″ />Image d’illustration de la brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé (nord-ouest) le 25 mars 2020. Photo CNC .
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le porte-parole de la Minusca, le 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) transgresse à nouveau l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) dont il est l’un des 14 signataires.
« Le 3R doit quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson (Nana-Mambéré ), occupée en violation de l’accord de paix », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement, précisant au passage que cet accord de paix, signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés stipule que « les groupes armés doivent s’abstenir de tout acte d’occupation illégale des bâtiments publics ».
Rappelons que le 14 mai dernier, quelques heures après le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, deux postes de la gendarmerie situés à Besson et à Koundé ont été pillés, et les gendarmes ont également été désarmés par ses éléments.
La semaine dernière, devant les députés à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA avait clairement indiqué que « il n’y a aucun problème avec le 3R », et que son chef Abass Sidiki va reprendre bientôt ses fonctions du conseiller du Premier ministre dans les prochains jours. Mais ce qui est étonnant, ses hommes continuent d’occuper illégalement des bâtiments publics et agressent les populations civiles en toute impunité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Un nouveau fléau est arrivé en Afrique : le coronavirus. A ce jour, la Centrafrique étant assez bien préservé pour le moment, il est important de respecter les gestes barrières. A l’heure où s’écrivent ces lignes, le pays connaît 702 cas et un décès. Malgré une importante mobilisation des forces vives de la nation, des ONG mais également des pays amis pour sensibiliser et protéger la population, le virus se répand inéluctablement. Cet ennemi invisible dont le nom est sur toutes les lèvres ne doit pas faire oublier les autres défis sanitaires auxquels nous devons faire face.
En effet, la rougeole a touché de nombreux Centrafricains durant ces derniers mois. Ainsi, une campagne de vaccination massive a été mise en place pour
contrer la maladie …et heureusement ! Pour s’en protéger, au même titre que le Covid-19, les gestes barrières sont requis.
Provoquant des milliers de morts chaque année, le SIDA touche plus de 110 000 personnes dans notre pays. Un programme avec l’ONUSIDA permet de prendre
en charge les personnes infectées et de sensibiliser les populations aux risques de contaminations.
Dans notre pays, le retour de la saison des pluies rend la situation sanitaire plus critique. En effet, elle favorise la prolifération des moustiques qui
véhiculent le paludisme. Cette maladie peut provoquer la mort dans certains cas. L’insecte piquant la nuit, la moustiquaire est l’un des moyens matériels
permettant de se protéger au mieux.
Afin que chaque citoyen soit en mesure de se protéger de ces maladies, l’information et l’éducation restent primordiales. Le maintien des gestes barrières
( simples et efficaces )peuvent limiter la prolifération de ces maladies. Bien que discrètes et invisibles, ces épidémies n’en restent pas moins dangereuses.
Enfin, comme dit l’adage chaque cauchemar a un début mais aussi une fin ! Alors, faisons en sorte que la fin de ce cauchemar soit la plus proche possible…
Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 31 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 25 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout sept cent deux (702) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mercredi 27 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 27 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de trente et un (31) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (24) et féminin (7). Leur tranche d’âge varie de 25 à 57 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 26 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les trente et un (31) nouveaux sujets infectés, vingt-neuf (29) sont issus de transmission locale , et deux (2) sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces trente et un (31) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour sept-cent-deux (702) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les sept cent deux (702) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/monument-paix-ville-de-Bouar-centrafrique-corbeaunews-450×424.jpg” alt=”Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC” width=”450″ height=”424″ />Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – mercredi 27 mai, des centaines des ex-combattants démobilisés, bénéficiaires du projet RVC (réduction de violence communautaire), ont érigé dans la matinée des barricades sur les principales artères de la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré. Ils réclament la délivrance de leur certificat de fin de formation, mais également des kits d’insertion pour leurs activités sociales.
Après leur désarmement l’année dernière, au moins 500 ex-combattants issus des différents groupes armés à savoir le FDPC d’Abdoulaye Miskine, le 3R d’Abass Sidiki, les deux factions Anti-Balaka (Aile Ngaïssona et Mokome), et deux factions de Révolution justice (Aile Raymond Belanga et Armel Sayo), ont participé, deux mois plus tard, en décembre 2019, à une session de formation dispensée par l’ONG internationale ACTED. Malheureusement 3 mois après le début de leur formation, le cours avait été suspendu à cause de la pandémie du Covid-19, selon les grévistes interrogés par CNC. Or, depuis cette date, des informations circulent dans les quartiers faisant état de la suspension définitive de leur formation pour des raisons d’incompatibilités des bénéficiaires qui seraient en majorité originaires de la capitale et non de la région. Paniqués, ils ont décidé de descendre dans la rue ce mercredi matin pour réclamer leur certificat de fin de formation ainsi que leurs kits de réinsertion sociale.
Pour l’heure, des négociations ont été engagées avec les grévistes, mais aucune solution satisfaisante n’a été trouvée, et la route nationale n°1, principale voie de ravitaillement de la capitale est toujours bloquée par les manifestants qui maintiennent leur position.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – appuyés par les forces de la Minusca, les soldats Faca ont repoussé à nouveau ce lundi 25 mai une nouvelle attaque des combattants rebelles de l’UPC à Obo, située à environ 1320 kilomètres de Bangui à l’extrême sud-est de la République centrafricaine.
Vendredi 22 mai, vers 14 heures, certains habitants de la localité d’Obo ont informé les autorités locales et les soldats de l’armée nationale de supposée présence des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à 15 kilomètres sur l’axe Mboki. Ces rebelles, selon eux, étaient lourdement armés sur des motos, et se préparaient à attaquer de nouveau la ville.
Pris de panique, certains habitants d’Obo et des villages environnants sont sortis chez eux pour se diriger vers les camps des déplacés, pendant que les soldats Faca, alertés, ont dû rehausser la vigilance sécuritaire autour et dans la ville.
Finalement, 24 heures plus tard, après vérification, tout porte à croire que ce n’est qu’une rumeur de plus qui affole les populations locales. Or, ce samedi 2 mai, pendant que la ville retrouve son calme habituel, les rebelles de l’UPC ont lancé un nouvel assaut dans la ville. Après plusieurs heures d’affrontement, les forces de la Minusca ont dû intervenir pour appuyer les Faca, repoussant les rebelles hors de la ville.
Pour l’heure, on ignore si certains rebelles ont été capturés, mais une source a indiqué à CNC que des armes abandonnées par les rebelles ont été récupérées par les Faca au moment de leur fuite.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/véhicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-à-ndélé-le-11-mars-2020-par-cnc-450×437.jpg” alt=”Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.” width=”450″ height=”437″ />Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – Le célèbre général Amar, l’homme clé de multiples attaques des rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC contre les positions du FPRC dans la ville de Ndélé a été arrêté ce mardi 26 mai au village Aliou, situé dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.
L’opération a été menée conjointement ce mardi 26 mai par les soldats Faca et les forces de la Minusca au village Aliou, situé à 16 kilomètres de la ville de Ndélé sur l’axe Birao, au nord de la République centrafricaine.
Selon des sources sécuritaires locales, l’homme a été arrêté en compagnie de son garde du corps et transféré dans la base militaire de la Minusca à Ndélé où ils sont actuellement incarcérés. Et ce n’est pas tout. 24 heures plutôt, toujours dans la localité de Ndélé, deux combattants du RPRC ont également été interceptés par une patrouille de la Minusca. Ce qui fait en tout 4 combattants rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC qui sont actuellement en garde à vue dans la geôle de la Minusca à Ndélé en attendant leur transfèrement à Bangui où ils seront probablement déférés devant le parquet général dans les prochains jours.
Rappelons que la semaine dernière, le général Azore Kalité, une importante figure des Goula, et ancien général du FPRC, avait été arrêté avec ses 8 éléments et transférés à Bangui dans le cadre de l’enquête sur le massacre de Ndélé où plusieurs dizaines des civils avaient été tués.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-de-la-police-centrafricaine-dans-une-rue-de-bangui-par-cnc-envoyée-par-cédric-wa-gomba-450×298.jpg” alt=”Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR” width=”450″ height=”298″ />Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – mercredi 27 mai, depuis 4h du matin, des centaines des policiers d’unité d’intervention (FICU, CNS, etc. sont déployés autour de l’hôpital communautaire, sur l’avenue des martyrs, et de l’Amitié, sur l’avenue de l’indépendance dans le quatrième arrondissement. On ignore pour l’heure les raisons de cette opération, mais d’ores et déjà, la tension est visible au sein de ces deux grands hôpitaux de la capitale.
« C’est depuis 5 heures du matin que je les ai vus nombreux à l’entrée principale de l’hôpital communautaire, ainsi qu’à celle de la morgue dudit hôpital », témoigne à CNC un habitant du quartier Ben-Zvi qui a assisté à la scène. Au même moment, au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement, des passants ont également signalé la présence massive des forces de l’ordre autour de l’hôpital Amitié.
Cependant, notre équipe, qui est arrivée rapidement sur place, constate effectivement les faits. Mais après quelque vérification rapide, il semblerait que cette opération a été menée à la diligence du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, et planifiée par le directeur général de la police, le général bienvenu Yékoua dans le cadre de lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus en République centrafricaine.
Selon des informations du CNC, ces policiers, qui sont déployés ce mercredi autour de ces deux grands hôpitaux de la capitale, sont chargés de faire respecter des mesures drastiques de lutte contre le coronavirus. Par exemple, les sorties des corps dans les morgues sont désormais autorisées à partir de 12h chaque jour. C’est une nouvelle mesure pour tenter de dissuader les familles d’organiser des cérémonies funéraires dans les quartiers alors que celles-ci sont interdites par les autorités durant la période de la pandémie. Même à l’intérieur des hôpitaux, certaines mesures barrières préconisées par les autorités sanitaires pour lutter contre le nouveau coronavirus (Covid-19) ne sont pas aussi respectées. Et donc il faut y mettre de l’ordre, selon le ministère de la Santé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/centre-hospitalier-universitaire-de-bangui–450×337.jpg” alt=”Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”337″ />Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Bangui, (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 19 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 15 à 50 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout six cent soixante-onze (671) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 26 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 26 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de dix-neuf (19) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (18) et féminin (1). Leur tranche d’âge varie de 15 à 50 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 25 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les dix-neuf (19) nouveaux sujets infectés, deux (2) sont issus de transmission locale , et dix-sept (17) sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces dix-neuf (19) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent soixante-onze (671) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les six cent soixante et onze (671) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/les-magistrats-de-la-cour-pénale-spéciale-à-Bangui-450×283.jpg” alt=”les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui” width=”450″ height=”283″ />Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Longtemps critiquée pour la lenteur de sa mise en place, la juridiction créée en 2015 est à l’origine de 18 arrestations au sein de groupes armés.
C’est une annonce qui marquera ses cinq ans d’existence. La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a indiqué, lundi 25 mai, avoir effectué neuf arrestations dans des dossiers portant sur des crimes commis dans le sud-est du pays, à Obo, Zémio et Bambouti. Ces personnes, toutes membres du groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont été capturées par les forces de la Mission des Nations unies en RCA (Minusca) et les forces armées centrafricaines. Officiellement, seuls ces cas sont cités par la Cour, mais selon le porte-parole de la Minusca, neuf autres personnes ont été arrêtées la semaine dernière dans la région de Ndélé (nord), toujours « à la demande de la CPS ».
Ce sont les premières arrestations auxquelles se livre cette juridiction mixte – composée de magistrats nationaux et internationaux – depuis sa création par l’adoption d’une loi organique le 3 juin 2015. Outre ses organes judiciaires, elle dispose d’une unité spéciale de police judiciaire, chargée de mener les enquêtes sur le terrain. La CPS avait été mise en place dans la foulée du forum de Bangui, une vaste consultation populaire qui avait insisté sur la nécessité du règlement judiciaire des crimes les plus graves commis depuis janvier 2003, alors même que des événements tragiques secouaient encore – et secouent toujours – le pays.
Depuis la crise politico-militaire de 2013, la Centrafrique peine en effet à se sortir d’une situation d’insécurité qui mine les efforts de reprise économique et de développement. L’accord de paix du 6 février 2019 a certes permis une légère amélioration, mais les troubles se poursuivent sur fond de prévarication et de pillage des ressources du pays.
« Actes de Barbarie »
La Cour, dont les travaux ont réellement débuté en octobre 2018, mène des instructions très discrètes sur huit affaires depuis janvier 2019, et huit autres dossiers sont à l’étude au parquet. Depuis un an, dans le nord du pays, des affrontements sporadiques voient s’opposer des groupes armés autrefois alliés au sein de la Séléka (l’ex-coalition qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013), avec un fort soupçon de manipulation ethnique. D’abord concentrés autour et dans les villes de Birao et Bria, ces affrontements se sont étendus à Ndélé, faisant des dizaines de victimes civiles et des milliers de déplacés internes.
La CPS avait déjà indiqué dans un communiqué datant du 10 mars, que les auteurs de ces « actes de barbarie » étaient dans le viseur de la juridiction, mais le seul dossier dont elle s’est officiellement saisie, le 8 mai 2020, est celui de Ndélé. Une commission d’enquête gouvernementale avait été dépêchée dans la ville le 1er mai et, au vu des conclusions, le parquet général avait annoncé son dessaisissement au profit de la CPS.
Alors que ces troubles focalisent l’attention dans le nord du pays, un autre groupe armé, l’UPC du général Ali Darassa, étend son influence dans le sud-est, en s’emparant notamment du village frontière avec le Soudan du Sud, Bambouti, situé à une centaine de kilomètres d’Obo, la préfecture du Haut-Mbomou. En dépit des avertissements et des interventions parfois musclées de la Minusca, le groupe a continué ses activités, et a toujours refusé de quitter Bambouti. Les 18 et 19 mai, des affrontements ont eu lieu à Obo même entre les forces armées centrafricaines, soutenues par la Minusca, et des membres présumés de l’UPC. C’est à l’issue de cette attaque que les 9 membres de l’UPC ont été arrêtés. Dans un communiqué, Ali Darassa a depuis annoncé que ce n’était pas ses hommes qui étaient impliqués dans ces affrontements.
Au total, cela fait donc 21 personnes qui sont désormais sous les verrous dans le cadre d’enquêtes instruites par la CPS. Trois autres personnes arrêtées pour une autre affaire avaient en effet déjà été transmises à la juridiction mixte à la suite d’un dessaisissement de la justice nationale au profit de la CPS.
Répercussions politiques
Les répercussions politiques de ces arrestations peuvent être importantes. Dans le cadre de l’accord de paix, le gouvernement inclusif comprend des dirigeants issus des groupes armés. Le leader de l’UPC, Ali Darassa, est ainsi officiellement toujours conseiller militaire auprès de la primature, avec rang de ministre, tout comme Sidiki Abass, le patron des 3R, dont les troupes sévissent dans le nord-ouest du pays. En mai 2019, les membres de son groupe armé avaient été tenus responsables de massacres dans la région de Paoua. Une enquête dont s’était également saisie la CPS.
La cour a longtemps été critiquée pour la lenteur de sa mise en place. De fait, jusqu’ici, son bilan était plutôt maigre. Fin 2018, deux importants chefs anti-balaka, Alfred Yekatom Rhombot et Patrice-Edouard Ngaïssona, avaient certes été arrêtés mais envoyés devant la Cour pénale internationale (CPI). Inversement, les tribunaux ordinaires ont traité des affaires concernant les crimes les plus graves, comme ceux des groupes d’autodéfense de Bangassou.
Autant de niveaux de juridictions, théoriquement complémentaires, qui montrent la complexité de traitement de ces dossiers en RCA. Cette fois, la CPS semble avoir décidé de passer à la vitesse supérieure. Les premières audiences – qui avaient été annoncées pour la fin de l’année 2020 – ne devraient cependant pas avoir lieu avant le premier trimestre 2021, en raison notamment des difficultés engendrées par la crise sanitaire due au coronavirus.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Les deux victimes, grièvement blessées par balles, sont actuellement aux urgences de l’hôpital communautaire.
Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, les deux victimes sont des frères et vivaient sous le même toit au moment des faits.
En effet, dans la nuit du dimanche à lundi 25 mai, vers 1h du matin, un groupe de 5 individus, armés de fusils automatiques et des grenades, se sont introduits par effraction au domicile de leur victime avant d’exiger qu’on leur remette de l’argent et des appareils informatiques. Ce que l’une des deux victimes, le frère aîné, n’avait pas accepté. Il bouscule l’un des braqueurs et le désarme de force. Par malheur, l’arme que possédait ce braqueur était un factice. Un jouet qu’il ne pouvait utiliser. Immédiatement, le deuxième braqueur, armé des grenades, faisait exploser la première, puis la deuxième. Le frère cadet, touché grièvement aux jambes, tombait au sol au moment où son grand frère, visiblement en forme, tentait de désarmer un autre braqueur. Malheureusement celui-ci retourne son arme contre lui et tire sur sa poitrine. Touché au poumon, il s’effondre. Ce qui a permis aux assaillants d’emporter rapidement de l’argent et des appareils informatiques que vendait le frère cadet.
Transportés à l’hôpital communautaire de Bangui, les deux frères victimes attendent toujours leur passage au bloc opératoire.
Pour l’heure, les assaillants sont toujours dans la nature, et l’enquête est en cours pour tenter de les retrouver.
Rappelons que depuis quelques mois, il est pratiquement impossible de circuler la nuit au quartier Malimaka sans être agressé par des bandits armés. Pour ce genre de criminalité, selon un officier de la gendarmerie joint au téléphone, l’appui des populations locales dudit quartier est plus que nécessaire afin de débusquer les malfaiteurs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020-450×299.jpg” alt=”Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”299″ />Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio
Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime, un soldat des forces armées centrafricaines (FACA), a été transférée d’urgence ce lundi 25 mai dans un état stable aux urgences de l’hôpital préfectoral de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, située au nord de la République centrafricaine.
Selon des informations recueillies par CNC sur le lieu de la scène, l’acte criminel a eu lieu ce lundi 25 mai vers 13 heures alors que le Soldat FACA, tout comme son agresseur, se trouvait dans un lieu de vente d’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli ». On ignore comment les choses se sont passées, mais une violente altercation s’est éclatée entre les deux hommes en présence des nombreux clients.
Cependant, le rebelle, identifié comme un combattant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), sortait son couteau commando, puis poignardait grièvement le soldat FACA avant de s’éclipser.
Transféré d’urgence à l’hôpital préfectoral de Ndélé, le soldat se trouve actuellement dans un état stable, selon des sources médicales. Son agresseur, quant à lui, est en ce moment arrêté avec ses deux amis rebelles qui étaient eux aussi présents sur le lieu de l’incident. Ils sont présentement incarcérés dans les locaux de la mission des Nations unies (Minusca) à Ndélé en attendant leur transfèrement sur Bangui dans les prochains jours.
Joint au téléphone, le chef du détachement des FACA, le lieutenant-colonel Moussa Kitoko n’a pas voulu commenter l’affaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-rebelles-de-seleka-armés-dans-la-commune-de-liotto-450×325.jpg” alt=”DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”325″ />Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Transporté d’urgence à l’hôpital régional de Bouar, son état s’est très rapidement détérioré dans la nuit du jeudi à vendredi 22 mai. Il a finalement succombé de ses blessures quelques heures plus tard.
Selon des informations obtenues auprès de sa famille, le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été grièvement agressé, puis torturé durant des heures par les combattants rebelles de 3R dans la commune d’élevage de Niem, située à environ 70 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngawi, au nord-ouest de la République centrafricaine. On ignore les raisons exactes de cet acte criminel, mais le jeune homme, transporté à l’hôpital de Bouar après avoir été libéré, n’a pas eu la chance de survivre de ses graves blessures. Il est mort quelques heures après son arrivée aux urgences dudit hôpital.
Par ailleurs, le jeune commerçant de Yaloké, kidnappé avec sa moto par les 3R dans la matinée du vendredi 15 mai dans la localité de Diba, située à 15 kilomètres de Baboua sur l’axe Gallo, a été libéré par ses ravisseurs. Sa moto, quant à elle, n’a pas eu cette chance. Elle a été récupérée par les assaillants.
Cependant, à Bouar, tout comme à Bozoum, des rumeurs se multiplient dans les deux villes, faisant échos d’une attaque imminente et simultanée des deux localités par les rebelles de 3R, bien que cela est presque impossible . Mais avec les rebelles, « tout est possible », disaient les populations locales.
Il y a lieu de rappeler que depuis le retour au maquis du chef d’État major et coordonnateur de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) le 13 mai dernier, ses éléments ont multiplié des exactions dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Pour le dire exclusivement avec les mots du Professeur Achille Mbembe, nous traversons une époque tout à fait hallucinante. Il y eut un temps, c’était peut-être avant l’apparition des technologies digitales. On ne disait pas n’importe quoi en public. On pouvait être con, mais on faisait un effort pour le cacher, dans l’espoir d’échapper à l’embarras. Il y avait un minimum de retenue. Ou, en tous cas, l’espace public n’était pas colonisé par des crétins.
Illusion, peut-être. Toujours est-il que de nos jours, la démocratisation de la bêtise est la norme. Beaucoup trop d’idiots et d’imposteurs polluent notre environnement, nous obligeant plus que jamais à redoubler de vigilance critique.
Fidèle Gouandjika est de cette espèce. Si les pitreries sont ses points forts, la cohérence et l’honnêteté le sont moins. C’est dans sa nature, me diriez-vous.
Ce samedi soir, un ami parisien m’a fait parvenir le lien de la nouvelle pitrerie de ce bouffon dont les grimaces n’amusent que son parent Faustin Archange Touadera qui l’a chargé de le présenter comme étant le « sauveur » de la RCA tandis que les autres, tous les autres, seraient des « mauvais ». Pauvres incompétents habités par l’instinct grégaire.
À l’instar d’Achille Mbembe, j’ai pour règle de ne pas lire ou de ne jamais répondre aux attaques puériles de mes adversaires. Pour deux raisons. Premièrement, ça vole toujours bas. Et pour une deuxième raison, il s’agit d’opinions très souvent sans aucun intérêt.
Pour le paraphraser, puisque j’ai prévenu que j’allais, dans la mesure du possible lui emprunter ses mots, la vidéo de Fidèle Gouandjika que m’a envoyé mon ami parisien appartient à cette catégorie et elle aurait terminé sa course dans la poubelle si elle n’était pas susceptible de tomber entre les mains de mon fils ainé qui a désormais accès aux réseaux sociaux. En répondant à ce pitre de Fidèle Gouandjika, c’est à mon fils que je veux m’adresser, lui qui porte mon nom et qui voudrait être fier de ce patronyme que nous avons hérité de son honnête grand-père.
I – Des fameux 20 millions.
Avec l’assurance d’un parvenu et les manières d’un individu dont l’équilibre mental semble avoir pris un sacré coup, Fidèle Gouadjika a déclaré qu’il aurait joué les intermédiaires entre l’ancien président François Bozize et moi-même. Tout à sa légende, Gouandjika raconte que ce dernier lui aurait un jour remis 20 millions de nos francs qu’il m’aurait fait parvenir et qu’il disposerait des preuves de ses allégations, non sans m’avoir mis au défi de le démentir.
Rien n’est moins faux. Le parent de Touadera croit vraiment qu’on a, comme eux, l’habitude de se retrouver sous l’arbre de Bagaza à Fouh, pour raconter des histoires à dormir debout afin d’agrémenter une morne existence. Mais les faits sont têtus, comme dirait le président Paul Kagame en français dans un discours écrit en anglais.
La vérité, c’est qu’en 2012, après avoir été viré d’Africa 24 à la demande entre autres de Fidèle Gouandjika qui appelait la Direction à chaque fois qu’un sujet sur la RCA ne plait pas aux autorités (je dispose de preuves matérielles de cette affirmation), j’avais créé le magazine Afrique Nouvelle que je dirigeais. En marge du sommet de la CÉMAC de juillet 2012 à Brazzaville, le président François Bozize nous avait sollicité pour un reportage. À cette occasion, il m’avait reçu en compagnie du ministre des Finances de l’époque, feu Albert Besse (paix à son âme) ainsi que de son fils Socrate Bozize qui avait organisé la rencontre. Le principe d’un numéro spécial comportant une interview exclusive du chef de l’État sur les questions d’actualité, une interview du ministre des Finances et du Budget sur la bonne tenue des finances publiques, d’une interview du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (c’est-à-dire Gouadjika) au sujet des mutations à opérer dans le secteur de l’agriculture ainsi qu’un reportage sur la célébration le 13 août 2012 à Paris du 52e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance avait été retenu. MONTANT DE LA FACTURE : 25 MILLIONS DE FRANCS CFA.
Le dossier spécial en question a été publié dans le numéro du magazine du mois de septembre 2012. Une facture en bonne et due forme a été adressée à la République centrafricaine qui a trouvé moyen de renégocier les termes du contrat, décidant de régler 20 millions à Afrique Nouvelle. Le Trésor publique avait fait le nécessaire. Malheureusement, à cause d’un acte de malveillance sur le compte bancaire du magazine, le virement effectué par le Trésor public à partir d’un de ses comptes à la CBCA n’a pas pu être encaissé. S’en était suivi de nombreuses tracasseries. Plusieurs courriers avaient été échangées entre les Directions d’Afrique Nouvelle et de la CBCA. Le Directeur Général de la CBCA de l’époque, était le ministre Daniel Nditifei. Au final, Afrique Nouvelle a été payé par l’État centrafricain et non par un individu.
Seulement, lorsque survinrent les difficultés avec notre banque et que l’argent n’a pu être encaissé, Fidèle Gouandja a appris la nouvelle et m’avait téléphoné pour proposer ses services contre le paiement de 15% du montant global de la facture. Il disait qu’il avait la possibilité de mettre la pression sur le Directeur Général du Trésor public en vue de faire diligence. J’avais promis de lui envoyer un mail, après réflexion, afin de lui faire savoir ma décision sur les «15% » qu’il me réclamait. Finalement, j’avais poliment décliné son offre, préférant traiter directement avec la CBCA. Tous les documents relatifs à cette transaction commerciale sont joints à cette réplique.
Il convient de noter que les 20 millions de FCFA n’avait pas été remis gratuitement à l’individu Adrien Poussou mais ils avaient été payés au magazine Afrique Nouvelle à la suite d’une prestation de service. C’est comme si la République centrafricaine réglait la facture d’un publi-reportage dans Jeune Afrique par exemple.
JE METS AUX DÉFIS LE MENTEUR FORCÉNÉ GOUANDJIKA D’APPORTER LES PREUVES DU CONTRAIRE. Le mensonge prend toujours l’ascenseur et la vérité prend les escaliers. Durant les 10 ans du régime de François Bozizé, je n’ai pas mis les pieds à Bangui. À moins de disposer d’un don d’ubiquité, je ne pourrais pas me rendre à la Présidence. Pauvre menteur de Boy Rabe.
Le plus amusant dans cette affaire, c’est que Fidèle Gouandjika évoque des faits vieux de presque 10 ans. Là où on s’attendait à ce qu’il dresse le bilan du mandat désastreux de son parent. Je me suis fait un malin plaisir de dresser ce bilan à leur place dans mon prochain ouvrage à paraitre très bientôt chez L’Harmattan et dont le sous-titre est intitulé « Radioscopie d’un mandat présidentiel désastreux » Gouandjika aurait été plus crédible en mettant sur la place publique une demande ou un CV que j’aurais fait parvenir à son parent de président de la République dont la médiocrité n’a d’égale que son incompétence notoire. J’attends encore. Pour la gouverne de Gouandjika, je me suis toujours méfié de lui et de son parent que je considère comme dangereux. À preuve, entre les deux tours de la présidentielle de 2015/2016, j’avais dissuadé mes amis comme le président du PATRIE de ne pas apporter leur soutien à Touadera, leur expliquant que ce dernier s’était montré incapable d’être un Premier ministre. Donc il ne pourrait faire un bon président. Malheureusement, l’avenir semble me donner raison. Hélas.
II – Au sujet de la SÉLÉKA
C’était en tant que journaliste et patron du mensuel Afrique Nouvelle que m’étais rendu à Bangui dans le premier vol d’Air France après le coup d’État du 24 mars 2013. Je voulais être parmi les tout premiers journalistes à témoigner de ce qui se passait sur le terrain. Le hasard a voulu que des proches parents du président Michel Djotodia se trouvaient également dans le même avion. Une fois à Bangui, le bus de l’hôtel Ledger qui était du reste le seul moyen de transport à cette époque, nous avait conduit dans cet hôtel. J’ai fait mon travail de journaliste et je suis reparti sur le prochain vol. Afrique Nouvelle a été le premier magazine international a publié les photos des atrocités de la SÉLÉKA.
C’est toujours en tant que journaliste que je suis retourné en République centrafricaine en novembre 2013, cette fois à l’invitation des autorités de la transition, notamment de mon ami et frère Crépin Mboli-Goumba qui était à l’époque ministre d’État aux travaux publics et qui avait engagé les travaux de réhabilitation de l’avenue de l’indépendance.
Quand nous nous rendîmes au camp de Roux pour rencontrer le chef de l’État de la transition, c’était pour une interview qui devrait être publié dans le dossier que nous préparions. J’étais à mille lieux d’imaginer qu’il allait me proposer de me nommer au Ministère de la Communication et de la Réconciliation nationale. « C’est bien de rester à l’étranger et de critiquer son pays mais c’est encore mieux de se mettre à son service. Le ministère de la communication est vacant depuis le limogeage de Gazam-Betty. On m’a proposé trois noms dont voici les CV mais je crois qu’il faut nommer un jeune dans ce département afin de nous aider. Si tu dis oui tout de suite, je te nomme ministre d’État en remplacement de Gazam-Betty », avait lancé le président Djotodia à brûle-pourpoint après les salutations d’usage. Mon ami et frère Crépin Mboli-Goumba qui était visiblement dans le secret des dieux n’avait pas jugé utile de me prévenir préalablement. Il est encore vivant et peut le témoigner. J’apprendrai plus tard qu’il avait âprement défendu l’idée de me confier cette mission auprès des barons SÉLÉKA qui ne voulaient pas de ma nomination. La preuve, nous avons failli, le ministre Gaston Mackounzangba et moi-même être pris en otage devant la résidence présidentielle du camp de Roux par les soldats SÉLÉKA parce que quelqu’un que je préfère taire le nom leur avait dit que nous étions contre leur régime et que nous travaillons avec la France pour les faire partir.
Je reviens longuement sur cet épisode dans mes avant-mémoires. La vérité, c’est que je n’ai jamais demandé à être nommé au gouvernement. Et je n’ai jamais envoyé un CV à qui que ce soit en RCA pour solliciter un poste. D’ailleurs, il n’y a rien d’illégal à solliciter du travail dans son pays.
Encore un mot. Au moment de la passation de service entre madame la Ministre Antoinette Montaigne et moi-même après la formation du Gouvernement Nzapayeke, elle me fit cette remarque qui semblait anodine à première vue mais qui, avec le recul, a pris un autre sens : « Toi et Crépin là, vous avez eu tort de ne pas vous défendre vigoureusement des accusations de SÉLÉKA. Cela va vous poursuivre si vous croyez que ces fausses accusations vont s’estomper d’elles-mêmes », m’avait-elle dit après m’avoir appris que mon paternel était son oncle maternel et qu’il l’avait enseigné de CE1 à CM2 à Bangassou. Et qu’il était très rigoureux avec elle et l’une de mes tantes paternelles. Aujourd’hui, cette remarque est d’une pertinence aveuglante, lorsque des porcs se permettent de me faire la leçon.
Pourquoi je raconte tout cela ? Eh bien, parce que beaucoup de choses invraisemblables ont été racontées à mon sujet sans que je ne daigne répondre. J’y ai toujours opposé un mépris souverain. J’ai eu tort. Désormais, je répondrai du tic au tac. Je ne laisserai plus personne ternir mon image ni salir impunément mon nom.
Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 48 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 6 à 65 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout six cent cinquante-deux (652) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce lundi 25 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 25 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-huit (48) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (32) et féminin (16). Leur tranche d’âge varie de 6 à 65 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 24 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-huit (48) nouveaux sujets infectés, trente-sept (37) sont issus de transmission locale , et onze (11) sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces quarante-huit (48) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent cinquante-deux (652) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les six cent cinquante-deux (652) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/faustin-archange-touadera-lan-quatre-450×299.jpg” alt=”faustin archange touadera l’an quatre” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui (République centrafricaine) – Touadera a finalement décidé d’amender les dispositions constitutionnelles relatives aux échéances électorales. Une mauvaise façon faite au processus démocratique officiellement annoncé.
Avec le concours de la Cour constitutionnelle, un projet de loi a été élaboré afin de prendre en compte le cas de force majeure, susceptible de rendre impossible le respect des échéances constitutionnelles. Même sans les conséquences potentielles de l’épidémie du Covid-19, la situation sécuritaire dans le pays associée à la saison des pluies, rend illusoire la tenue des élections présidentielles et législatives avant la fin de cette année 2020, d’autant que l’impréparation de ces élections a été totale.
Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, seules les préoccupations financières ont mobilisé le chef de l’Etat et le Premier ministre.
Une révision constitutionnelle non consensuelle
Il existe un principe général qui préconise de ne pas toucher à la constitution pour l’adapter à une situation conjoncturelle et de respecter un délai minimal avant des échéances électorales. Le débat ne porte pas sur cette opportunité mais sur l’adoption de la loi de révision constitutionnelle.
Si l’initiative de l’exécutif ne soulève pas de question juridique particulière, en revanche l’adoption du projet de loi par la seule Assemblée nationale pose problème. Une telle révision de la constitution est strictement encadrée. Elle ne peut être adoptée que par referendum ou par le Parlement, composé de l’Assemblee nationale et du Sénat.
Le président Touadera et son gouvernement avaient quatre années, depuis son investiture, le 30 mars 2016, pour mettre en place la Haute assemblée. Cela n’a pas été fait. Une révision constitutionnelle dans de telles conditions ne pourra qu’exacerber la crise politique. Un futur « glissement » du processus électoral, de plus en plus probable, pourrait bien mettre le feu aux poudres.
L’ANE attend sa loi organique
Autre problème juridique, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) doit faire l’objet d’une loi organique fixant sa composition, son organisation et son fonctionnement. La Constitution de 2016 l’exige (article 145) et le nouveau code électoral, issu de la loi du 20 août 2019, le confirme (article 7). Cette loi organique n’est toujours pas votée. Ce ne sont évidemment pas des décrets antérieurs à la Constitution de 2016 qui peuvent encore servir de base légale à cette institution essentiellle pour le processus électoral. Les fondements juridiques de l’ANE n’ont pas été posés, quatre ans après 2016. La valeur juridique de ses décisions est donc actuellement contestable.
Un recours pour excès de pouvoir devant une juridiction administrative d’un État de droit aboutirait à une annulation pour vice de compétence. Nouvel embrouillamini !
Etant donné la situation politique du pays, très aggravée par le « dialogue exclusif » entre le camp présidentiel et les chefs des rébellions qui cogèrent l’Accord du 6 février 2019 et le refus obstiné de rechercher un consensus national, qui seul peut remédier à la situation, on peut nourrir les plus vives inquiétudes sur les effets toxiques de ce processus électoral que Mondafrique avait déjà exprimées dans l’article ci-joint.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/déplacement-dune-délégation-officielle-à-Lemouna-et-Koundili-le-25-mai-2019-photo-Minusca-450×300.jpg” alt=”déplacement d’une délégation officielle à Lemouna et Koundili le 25 mai 2019 photo minusca” width=”450″ height=”300″ />Déplacement officiel à Lemouna et Koundili le 25 mai 2019. Photo Minusca.
Paoua (à) – Le 21 mai 2019 restera à jamais marqué dans la mémoire des habitants de Koundjili, Lemouna et Bohong. Ce jour-là, les combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) ont littéralement exécuté plus de 50 civils après avoir été ligotés et regroupés sous les manguiers des villages. Une année plus tard, c’est le premier anniversaire de ce gros massacre commis depuis la signature de l’APPR-RCA le 6 février 2019. Mais pour le parti au pouvoir (le MCU) et ses alliés, c’est une belle occasion pour eux de se lancer dans la précampagne dans l’Ouham-Péndé, alors que les familles des victimes peinent à s’en remettre.
Jeudi, lors de la célébration de commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua, aucun membre du gouvernement n’était présent à Koundili, à Bohong, encore moins à Lemouna. Seuls les deux frères Mbaïkoua (Edgar et Timoléon), candidats du MCU aux prochaines législatives dans la circonscription étaient présents, selon leur propre terme, pour représenter le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et le parti au pouvoir. Et ils ne sont pas venus les mains vides. Dans leur valise, les deux frères Mbaïkoua ont apporté, pour chaque village, une balle de friperie, une balle des chaussures usagées, mais également de l’argent. Pour chaque entité (jeunesse, femme), les deux frères Mbaïkoua donnent 45 000 francs CFA. Mais cela ne fait pas que des heureux. Selon certains habitants de Koundili et de Lemouna interrogés par CNC, « si ce n’est pas de la sorcellerie, cela y ressemble parfaitement ». « Comment un être humain peut-il penser à ce genre de chose au moment où près d’une centaine des familles commémorent le massacre de leurs frères, femmes, enfants et maris par des combattants rebelles de 3R devenus collaborateurs et partenaires du gouvernement et du parti au pouvoir ? », s’alarme Jean-Philippe, un commerçant au marché de Lemouna.
« Ce que nous demandons, c’est la justice, rien que la justice. Arrêté Abass Sidiki, il va nous dire pourquoi nos frères ont été massacrés sur son ordre? », ajoute-t-il.
Quelques kilomètres plus loin, à Koundili, un jeune du village, interrogé par CNC, se pose de questions : « le gouvernement a-t-il vraiment souci de nous ? Si c’est le cas, envoyez-nous les forces de l’ordre pour nous protéger et non des vêtements usagers. Les 3R ne sont pas loin ».
Rappelons que l’honorable Timoléon Mbaïkoua, Président du Parti centrafricain pour un développement intégré (PCDI), a signé, le 27 mars dernier, un accord de partenariat avec le mouvement Cœurs-Unis du Président Faustin Archange TOUADERA en vue de mettre en place une stratégie commune pour les prochaines élections présidentielles et législatives. Sauf que ce micro parti, créé par l’honorable Timoléon Mbaïkoua il y’a quelques années, ne dispose que de moins de 10 adhérents.
« Qu’à cela ne tienne, le MCU en a besoin pour se faire gros », explique un observateur.
Pour le MCU, chacun est libre individuellement ou collectivement d’activer ou organiser sa base en vue de la prochaine échéance électorale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R, depuis sa fuite le mercredi 13 mai est introuvable, et l’homme n’a fait aucun signe de vie. Mais le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, lors de son interpellation à l’Assemblée nationale jeudi dernier, a indiqué que le chef rebelle reprendrait ses fonctions du ministre conseiller à la Primature dans les prochains jours.
Même si la nouvelle de son retour au maquis n’a pas été confirmée officiellement par le gouvernement centrafricain, celle-ci n’a pas échappé pour autant aux députés de la nation d’interpeller le Premier ministre Firmin NGRÉBADA sur le sujet.
Répondant aux préoccupations des députés, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a clairement indiqué que selon lui, il n’y a « aucun problème avec le chef rebelle Abass Sidiki ». Avant d’ajouter que celui-ci reprendrait ses fonctions dans les prochains jours. Ceci dit, le chef rebelle Abass Sidiki retournerait à Bouar comme si de rien n’était alors qu’il y’a quelques jours, lors de sa fuite, ses éléments qui l’avaient accompagné ont désarmé de force les gendarmes basés à Besson et à Koundé, puis semer de trouble dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’ouham-Péndé.
Cependant, la nouvelle de son retour annoncée par le Premier ministre divise l’opinion publique de la Nana-Mambéré. Même au sein du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), certains généraux qu’il avait placés dans des zones aurifères contrôlées par son mouvement seraient aujourd’hui en total désaccord avec lui depuis son retour au maquis.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – J’ai lu avec un amusement mêlé de tristesse, les appels au sursaut national et au rassemblement suscités par la formalisation du projet de loi constitutionnelle modifiant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016. Ces réactions m’ont ramené vingt-sept ans en arrière. Manifestement, nous n’apprenons jamais de nos erreurs, en tant qu’acteurs politiques. Et depuis vingt-sept ans, les occasions ratées se succèdent, à intervalle régulier.
En 1993, le nationaliste intransigeant Prof. Abel GOUMBA, candidat d’une opposition presque touchée par la grâce était au second tour de l’élection présidentielle, face au très charismatique Patassé, lequel n’avait pas accepté de s’incliner devant le choix démocratique de Goumba comme candidat unique de l’opposition. Il suffisait que le Président Dacko, arrivé en troisième position, apporte son soutien au Prof. Goumba pour qu’enfin l’histoire bascule. Ce soutien ne viendra jamais.
Lors du Dialogue Politique Inclusif, arraché grâce à la détermination de l’UFVN, deux leaders de cette plateforme se contredisent publiquement à l’hémicycle de l’assemblée nationale, au moment le plus crucial. Alors que le Coordonnateur Maître Henri Pouzère exige la démission du Président François Bozizé, le Président Ziguélé monte aussitôt à la tribune pour dire que personne ne demande la démission de Bozizé. Et le DPI consacra le statu quo, alors que le régime du Président Bozizé sétait déjà préparé à une cohabitation.
Lorsque le mandat du Président Bozizé tirait à sa fin, sans possibilité d’organiser les élections à bonne date, une peur panique s’empara des tenants du pouvoir. Pourtant, sans concertation aucune, un leader de l’opposition déclara dans la salle de cinéma (cela ne s’invente pas) que personne ne demandait le départ de Bozizé.
Lorsque j’ai proposé, par anticipation, une solution politique et une concertation, face aux périls pouvant impacter le calendrier électoral, un marginal quasi septuagénaire avait écrit sans rire que je voulais sauver le régime de Touadéra, et accessoirement être Premier Ministre. Et qu’ayant piteusement échoué, j’avais inventé une imaginaire interdiction de réunion pour cacher cet échec. Oh, bien-sûr, il était le porte-voix de certains acteurs politiques tapis dans l’ombre, étouffés par leur égo alors qu’il était question de trouver une solution nationale. Comme nous pouvons le voir, c’est toujours nos querelles picrocholines qui nous font passer à côté de l’essentiel.
Maintenant que nous disons tous ou presque la même chose, le problème, c’était que l’initiative ne venait pas d’eux.
Cette remarque d’ordre général et historique faite, venons-en à ce projet de loi constitutionnelle.
I- La justification du projet de loi constitutionnelle selon ses initiateurs.
Selon les initiateurs du projet de loi constitutionnelle, il est impérieux d’introduire dans la loi fondamentale la notion de cas de force majeure parce que les constituants Centrafricains n’y auraient pas pensé. J’éprouve de la honte à rappeler cette motivation, car pareil argumentaire trahit une ignorance crasse des notions élémentaires du droit constitutionnel. Il prouve en outre que les profanes se sont imposés comme les spécialistes des questions qu’ils ignorent. Comment ne pas penser ici à mon défunt Confrère Nymi, Congolais de Kinshasa, répliquant à une journaliste Belge « Madame, il y a trois sortes de journalistes : ceux qui savent rien sur tout, ceux qui savent tout sur rien et enfin ceux qui savent un peu plus que presque rien sur un certain nombre de choses ». Car s’attendre à ce que la Constitution fasse référence aux cas de force majeure comme dans les contrats privés est tout de même assez incroyable. L’Etat s’urgence est un cas de force majeure, au sens constitutionnel du mot.
Or, l’article 43 de la Constitution du 30 mars 2016 stipule que « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’Ordre public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.
L’article 44 précise même que le Président peut déclarer l’état d’urgence ou l’état de siège. Affirmer donc que notre Constitution est silencieuse sur les cas de force majeure est tout simplement une contrevérité.
Je rappelle que la motivation première des initiateurs du projet de loi constitutionnelle était la survenance de la pandémie à COVID-19. Or, il s’agit-là d’un événement malheureux devant être traité dans le cadre de l’urgence sanitaire, comme la loi du 23 mars 2020 en France qui permet de déclarer l’Etat d’urgence sanitaire.
II L’impossible cohabitation entre l’article 35 et l’article 36 nouveau proposé
L’article 35 dernier paragraphe stipule : « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit »
Quant à l’article 36 nouveau tel que proposé, il stipule essentiellement que « si pour cause de force majeure, le processus électoral déclenché dans les délais constitutionnels et légaux, ne va manifestement pas aboutir dans les délais prescrits, le Premier Ministre, sur rapport motivé de l’autorité nationale des élections, saisit la Cour Constitutionnelle. La Cour Constitutionnelle se prononce sur la force majeure invoquée. Si celle-ci est établie, la Cour Constitutionnelle se prononce sur le report et fixe la durée du glissement ».
La formulation de l’article 36 bute sur deux écueils insurmontables : d’une part, l’article 35 interdit la prorogation du mandat présidentiel pour quelque motif que ce soit, c’est-à-dire y compris les cas de force majeure, mais surtout cette disposition de notre constitution est exclue de la révision ; d’autre part s’il était adopté, l’article 36 nouveau serait en contradiction avec l’article 35. Or, nous savons ce qui adviendrait alors de cette loi, en cas de conflit. De plus, dans les prérogatives organiques de la Cour Constitutionnelle, il faudrait préalablement introduire l’aspect technique et électoral, avant toute observation, et modifier de même les prérogatives exclusives de l’autorité nationale des élections en tant qu’autorité technique des élections.
Il y a fort à parier que les initiateurs de ce projet de loi ainsi que ceux qui sont payés pour « le mettre en musique » ignorent l’état de la jurisprudence en matière de cas de force majeure. En effet, la Cour d’Appel de Versailles a jugé qu’une grève générale d’ampleur nationale, née d’une réaction à des mesures gouvernementales revêtait tous les caractères de la force majeure (BICC N°553 du 1er avril 2002). Alors imaginons les fâcheuses conséquences d’une pareille conception et remontons le temps jusqu’à l’époque du Président Kolingba. Il aurait donc pu profiter de cette grève des fonctionnaires qui avait duré plus d’un an pour déclarer la force majeure et rester au pouvoir !
II- Une modification inutile et anticonstitutionnelle à la lecture des articles 35 et 47
La fébrilité qui s’est emparée des tenants du pouvoir s’explique certainement par la volonté exprimée par certains acteurs politiques de réclamer la transition en cas de non-tenue des élections générales à bonne date. Je voudrais réaffirmer ici que je suis résolument opposé à une quelconque transition, de même que je suis opposé à tout passage en force du pouvoir. Il y a cependant des leviers et même des garde-fous dans notre Constitution qui ouvrnt la voie à une solution politique. Il est certes vrai que l’article 35 de la Constitution stipule « qu’en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats pour quelque motif que ce soit ». Cependant, l’article 47 stipule que « la vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge ». Les cas de vacance étant limitativement énumérés, l’impossibilité d’organiser les élections ne peut être considérée comme une vacance du pouvoir. Ce qui veut dire que le Président reste en place. Elle ne peut non plus être considérée comme une prorogation du mandat au sens de l’article 35. Cependant, il perd toute légitimité et toute légalité sans l’onction d’un accord politique auprès des forces vives de la nation, à travers une concertation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Bangui, Corbeaunews-centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 52 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 12 à 72 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout six cent quatre (604) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce dimanche 24 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 24 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de cinquante-deux (52) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (36) et féminin (16). Leur tranche d’âge varie de 12 à 72 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 23 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-deux (52) nouveaux sujets infectés, quarante-neuf (49) sont issus de transmission locale , et trois (3) sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces cinquante-deux (52) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent quatre (604) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les six cent quatre (604) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/débit-consulte-touadera-pour-la-crise-en-rca-par-tchad-info-pour-larticle-de-selembi-doudou-450×299.jpg” alt=”touadera et deby” width=”450″ height=”299″ />
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – L’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine dit Accord de Khartoum du 6 Février 2019 entre le gouvernement de la RCA et quatorze groupes armés est voué à l’échec dès l’origine. Il est porté à bout de bras par le gouvernement centrafricain et les groupes armés, la France et l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Africaine (UA). Il suscite scepticisme, incompréhension doute ou rejet de la part de l’opinion publique nationale, et internationale.
« Si ça ne tenait qu’à moi, Mahamat Zacharie, un constituant, je dois purement et simplement déchirer cet accord » (7/10/2019 RNL).
Les raisons de cet échec.
Les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) sont nées de l’accord de Khartoum lui-même mourant, maintenu sous perfusion par ceux cités plus haut. Cet acharnement coûte beaucoup d’argent aux contribuables européens, africains et des centaines des morts innocents en RCA.
Ce quatorzième accord est censé mettre un terme à un processus de “paix” entamé en 2012. Mais c’est en novembre 2016 que MM Idriss Déby Itno, alors président du Tchad et président en exercice de l’UA et Faustin Archange Touadéra décident d’organiser une réunion de l’UA sur un processus de pacification de la RCA “dans un bref délai”.« Idriss Déby Itno souligne que, des instructions sont données en ce sens au Commissaire de l’Union Africaine en charge des questions de paix et de sécurité, l’Ambassadeur Smaïl CHERGUI ainsi qu’à l’envoyé spécial de l’UA en République centrafricaine pour la tenue de cette rencontre »Tchadinfo.com du 10/11/2016.
L’accord de Khartoum porte des germes d’échec. Il est signé par le gouvernement et quatorze groupes armés. Les forces vives de la Nation sont écartées. L’Accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République Centrafricaine (1/01/2013) et la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine de l’UA (17/07/2017) écartent eux aussi les Centrafricains des décisions qui concernent leur pays. Il est écrit sur la Feuille de route qu’elle « entre en vigueur dès sa signature par les Parties prenantes au dialogue, et constitue l’initiative africaine et qui met fin à toute autre initiative ».
« Il n’y a aucune alternative, ni souhaitable, ni susceptible de réussir », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Des déclarations qui interviennent alors que la Russie est de plus en plus présente diplomatiquement et militairement – ainsi que par mercenaires interposés – dans ce pays (Jeune Afrique 25/09/2018).
Le Général d’Armée centrafricain, Ludovic NGAÏFET se porte en faux vis-à-vis des USMS. “Maintenant s’est greffée à la loi de programmation militaire une autre mission. Je ne sais pas si elle va se réaliser dans le cadre de l’accord de Khartoum, les USMS.
Là, je le dis très clairement en tant qu’officier général, je me porte en faux vis-à-vis des USMS avec des rebelles. Ça ne rentre pas dans les missions militaires qui sont définies par la loi. Nous avons ce qu’on appelle le cadre d’emploi de nos forces.
N’allons pas ramener notre armée à un tel niveau d’assujettissement” (RNL 3/6/2020).
Abakar SABONE sur Youtube le 22/05/2020 s’adressant à Fidèle GOUANDJIKA ironise sur les USMS : ” Nous sommes dans quel Etat ? Vous prenez l’armée nationale et vous prenez l’armée non conventionnelle vous mélangez pour former une brigade mixte. Tu dis que tu fais partie du Conseil Supérieur de Défense (CSD). Viens nous expliquer les missions de l’USMS”
Les missions des USMS.
La crise politique aigue que traverse la RCA combinée à d’autres facteurs ont fragilisé l’économie centrafricaine et notamment le secteur de l’élevage. De type extensif, l’élevage bovin fut introduit en RCA dans les années 1920 par des éleveurs peuls en provenance du nord Cameroun (Boutrais et Crouail, 1986). Les conditions favorables (faible occupation humaine, abondance de points d’eau et de pâturages) ont rendu possible la pratique de l’élevage dans les zones de savanes centrafricaines où les éleveurs peuls sédentaires vivaient en relative harmonie avec les populations locales agricoles. Cependant, la dégradation climatique et la détérioration de la sécurité sur le plan sous régional ont drainé vers la RCA, une vague d’éleveurs en provenance des pays voisins en particulier le Tchad et le Soudan. L’afflux massif d’éleveurs transhumants disposant d’importants troupeaux et la violence qui caractériserait leurs modes opératoires ont exacerbé les tensions liées à la gestion des ressources pastorales dans les zones rurales. Dans un contexte sécuritaire confus, les éleveurs transhumants sont associés aux coupeurs de routes, aux bandits armés et aux rebelles opérant en RCA 1. En 2012, avec l’avènement de la Séléka, les éleveurs ont été impliqués dans les cycles de violences intercommunautaires et pris au piège des groupes armés. Ainsi depuis 2013, la crise a dessiné une nouvelle géographie de la RCA (Rapport conjoint de mission FAO DRC CRS 2015).
Le gouvernement et les groupes armés conviennent de mettre en place un système de gestion efficace et équitable de la transhumance pour en faire une activité sécurisée et pacifiée, essentielle au développement harmonieux éleveurs agriculteurs (Accord de Khartoum Art. 14).
Ils s’engagés à mettre en place des USMS, placées sous la supervision de CEMA et peuvent solliciter l’appui de la Minusca. Elles sont constituée des FSD et des groupes armés majoritaires adhérents à l’accord Art.16.
Enfin, les USMS contribuent à la protection et à la sécurité des populations civiles, renforcent l’ordre public sécurisent les couloirs de transhumance et rempliront toutes missions assignées par le comité technique de sécurité Art.17.
Pour le Général d’Armée Ludovic NGAÏFET, il n’est pas tard. On peut réunir les officiers dans le cadre du Conseil Supérieur de Défense (CSD). Voir dans quelles mesures renforcer les Eaux et Forêts, ça c’est leur mission, la protection de la flore et de la faune. Les Eco gardes sont des gens qui sont formés militairement. Ils sont très compétents.
“Si ce n’est que des patrouilles pour protéger les couloirs de transhumance, nos politiques doivent revoir leur copie. Çà ce n’est que la position d’un officier qui respecte les fondamentaux de l’Armée. Ce n’est pas faire de la politique”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/F760BF69-4DB9-4F3A-A8B5-13248820D5B9-450×448.jpeg” alt=”Excellente photo de Bernard selembi doudou 750×740″ width=”450″ height=”448″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La crise sanitaire qui a secoué le monde en imposant un nouvel ordre n’a pas épargné la République centrafricaine. Les autorités établies en ont trouvé un prétexte parfait pour organiser les opérations électorales en cours au delà du délai constitutionnel. Pour ce faire, il urge de modifier les dispositions constitutionnelles pourtant rigides pour légitimer la manœuvre satanique. Cette rigidité constitutionnelle impose un délai pour réviser, exige une majorité qualifiée et surtout la réunion effective des deux chambres du parlement en congrès.
Un groupe de parlementaires véreux à la solde du pouvoir ont initié une procédure pour modifier les dispositions des articles 35 et 68 de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république ainsi que des députés.
Cette initiative non consensuelle consiste substantiellement à intégrer la notion de « force majeure » ou de « circonstances exceptionnelles » pour justifier les cas de pandémie comme le coronavirus. Beaucoup de mouvements, agitations, d’interrogations ainsi que de voix se font entendre dans l’opposition et la classe politique pour dénoncer cette initiative qui constitue une entorse grave à la loi fondamentale.
Conscient de l’illégalité, de l’illégitimité de la manœuvre et surtout de la mise en garde du groupe des 5, le pouvoir a changé de stratégies en proposant un second round émanant cette fois-ci d’une initiative présidentielle conformément aux dispositions constitutionnelles. En effet, l’article 151 de la constitution dispose que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ».
C’est dans ce contexte qu’un projet de loi de révision constitutionnelle a été discuté et délibéré en conseil des ministres puis transmis à l’assemblée nationale pour examen. En attendant l’étude, l’amendement et l’éventuel vote du projet de loi, le citoyen lambda s’interroge :
Les cours magistraux du ministre conseiller spécial du président de la république sont-ils programmés à desseins pour distraire l’opinion publique du tripatouillage de la constitution ? Ce projet de loi portant modification de la constitution est-il opportun au regard des prévisions constitutionnelles ? Pour s’inscrire dans la logique de la pensée du législateur qui a délibérément sacralisé le caractère rigide de la constitution, pourquoi le président de la république n’opte t-il pas pour une consultation référendaire pour légitimer la modification de la constitution ? Pour quelles raisons le pouvoir impose t-il au parlement d’examiner et de voter le projet de loi avant le 30 mai 2020 en violation flagrante du principe de séparation de pouvoirs si précieux à Montesquieu ? Existe-t-il un agenda caché qui justifie cette injonction calendaire ? Le pouvoir est-il conscient que la modification de la constitution à la veille des échéances électorales est toujours source de polémiques ? Le pouvoir est-il disponible pour assumer les conséquences politiques et juridiques de la modification de la constitution ?
Fort de ce qui précède, nous tenons à rappeler qu’une demie douzaine des états africains à l’instar de la Côte d’Ivoire et du Niger sont dans les mêmes conditions que nous et la modification de la constitution pour cause de coronavirus n’est pas à l’ordre du jour. La constitution étant une œuvre humaine est toujours perfectible en vue de son adaptation aux réalités du moment mais le législateur nous oppose la rigidité de la constitution à travers les articles 152 alinéa 2 et 153. En effet, ces clauses constitutionnelles interdisent l’extensibilité du nombre, de la durée du mandat et la modification de la constitution en cas d’atteinte à l’unité et l’intégrité du territoire national…
suivez mon regard. L’histoire nous a déjà renseigné sur les passages en force créant une entorse à la loi fondamentale. Le débat multiforme des juristes tendancieux ne suffiront pas à résoudre cet imbroglio car dans le combat de la protection de l’intérêt supérieur de la nation, seul le respect de la lettre de la loi fondamentale demeure l’unique référence. Pour finir, nous invitons humblement la noble Cour constitutionnelle qui est à la fois un organe consultatif et juridictionnel, de remplir pleinement sa mission tout en étant neutre afin d’assurer la sécurité juridique et de garantir notre démocratie saine et prospère.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020-450×400.jpg” alt=”Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”400″ />Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les deux détenus testés positifs début mai 2020 au nouveau coronavirus (Covid-19) à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, sont morts de leur maladie en prison, a-t-on appris des sources pénitentiaires.
L’information a été confirmée partiellement par le ministre de la Santé de la population, ce samedi 23 mai, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui. Selon le ministre Pierre Somsé, la cause du décès du premier détenu est probablement liée à ce virus, tandis que le second, les causes de sa mort ne sont pas déterminés à ce jour. Or, selon nos informations, les deux détenus, testés positifs au nouveau coronavirus au début du mois de mai, sont morts probablement de leur maladie du Covid-19.
En effet, dans la journée du jeudi 21 mai, le parquet général de Bangui a été saisi du dossier d’un détenu infecté du Covid-19 et qui se trouvait dans un état inquiétant. Après l’autorisation du parquet, le détenu a été extrait de sa cellule d’isolement et transporté d’urgence à l’hôpital. Il est mort quelques heures plus tard de sa maladie.
Entre temps, l’état de santé du second prisonnier, infecté lui aussi du Covid-19 et placé en isolement à Ngaragba s’aggrave. Il est décédé seul dans sa cellule dans la nuit du jeudi à vendredi. Son corps a été extrait de sa cellule par la Croix-Rouge dans la journée du vendredi 22 mai. Aussitôt, la nouvelle du décès des deux détenus du Covid-19 faisait monter la tension au sein de la population carcérale. Une trentaine des détenus, qui partageaient la cellule avec les deux ex-détenus décédés, réclament leur libération pour un meilleur suivi médical. Ce que le parquet général n’a pas encore répondu, et le ministère de la Santé, de son côté, confirme seulement un seul cas de décès lié au Covid-19.
Depuis l’apparition de la pandémie du nouveau coronavirus en République centrafricaine le 14 mars dernier, c’est la première fois que le ministère de la Santé annonce officiellement la mort d’un patient atteint du Covid-19 dans le pays. À ce jour, la rca franchit le cap de 500 cas du nouveau coronavirus sur son territoire avec 18 cas de guérison et un décès, selon le ministre de la Santé de la population.
Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 43 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 18 à 70 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout quatre cent soixante-dix neuf (479) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce vendredi 22 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 22 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-trois (43) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (40) et féminin (3). Leur tranche d’âge varie de 18 à 70 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 21 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-trois (43) nouveaux sujets infectés, quatre (4) sont issus de transmission locale , et trente-neuf (39) autres sont des cas importés. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces quarante-trois (43) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent soixante-dix-neuf (479) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les quatre cent soixante-dix-neuf (479) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/rca-retour-a-ndele-du-chef-rebelle-abdoulaye-hissen-ramadan-sur-fond-de-tension/des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-dkm-sur-un-pick-up-a-ndele-le-29-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37871 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio
Ndélé, (Corbeaunews-Centrafrique) – Placés en garde à vue dans la geôle de la Minusca à Ndélé depuis leur arrestation le mardi 19 mai, le général du RPRC Azor Kalité et ses 8 éléments ont été transférés à Bangui, ce jeudi 21 mai, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la Minusca, a-t-on appris de source judiciaire.
Le transfèrement à eu lieu en présence des gendarmes centrafricains et des policiers des Nations unies (UNPOL) déployés à Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran, pour assurer la sécurité des 9 prévenus, soupçonnés d’avoir commis de crime de guerre et de crime contre l’humanité sur la population à Ndélé.
En effet, dans la journée du mardi 19 mai 2020, vers 11 heures, dans la localité de Ndélé, une patrouille des forces spéciales de la Minusca a intercepté 9 éléments rebelles du RPRC à bord de 8 motos en partance pour Manovo. Parmi ces 9 rebelles arrêtés se trouvait le général Azor Kalité, ex-commandant du FPRC qui s’est rallié aux miliciens Anti-Balaka en 2016 pour combattre ses ex-amis du FPRC dirigé par Nourredine Adam. Puis en 2018, l’homme réitère son action et s’est rallié au RPRC, un groupe politico-militaire dirigé par le général Zacharia Damane, et basé à Tirigoulou, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique. Selon des sources sécuritaires locales, les 9 suspects ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir vers Tirigoulou à bord de 8 motos, et lourdement armés au moment de leur arrestation.
Transférés à Bangui depuis jeudi 21 mai, ils ont été incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
On ignore s’ils vont être déférés au parquet général pour être entendus cette semaine.
Pour l’heure, à Ndélé, le calme est revenu dans la ville après le déploiement des soldats FACA et des forces de la Minusca. Ce qui a permis à la coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Madame Denise Brown de relancer les activités humanitaires dans la région.
Justement, ce vendredi, le PAM (programme alimentaire mondial) prévoit de distribuer aux déplacés des vivres et produits de première nécessité.
Centrafrique.com/les-artistes-en-caravane-de-sensibilisation-sur-le-covid-19-et-finance-par-lunion-europeenne/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CARAvane des artistes de l’union européenne sur le Covid-19 en Centrafrique.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Parmi les nombreuses activités que mène la Délégation de l’Union européenne en République Centrafricaine en riposte contre le Coronavirus, une nouvelle initiative voit le jour par l’organisation d’une caravane qui circulera 4 jours à compter du 18/05/2020 à Bangui, Bimbo et Begoua.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de celle menée en appui au Collectif 236, constitué de jeunes artistes centrafricains, qui a composé la chanson COVID19 TIRI-TI-I-LA, «C’est notre combat », accompagnée d’un clip musical, pour sensibiliser les populations centrafricaines et particulièrement les jeunes (70% de la population), avec l’appui de l’Union européenne et la direction artistique de l’Alliance Française de Bangui (AFB).
Sous la supervision directe du Directeur de l’AFB, Olivier Colin, cette caravane sera menée par 5 artistes du Collectif 236 qui seront positionnés sur un car podium customisé avec le message de la campagne Covid-19 TIRI TI I LA sur des banderoles.
Les artistes délivreront des messages de prévention (le car podium sera équipé d’un système d’amplification, d’une console DJ et de 5 micros HF) et distribueront plus de 20 000 flyers de 9h à 15h sur les communes de Bimbo et Bangui.
La Chanson TIRI TI I LA tournera en boucle. Les artistes seront vigilants à ne pas provoquer d’attroupements, et c’est la raison pour laquelle le véhicule ne stationnera pas durant la tournée, qui se déroulera comme suit :
1er jour : Lundi 18 mai
Point de départ : AFB —axe Ouango Mboko—Kassaï—Point zéro Centre-ville—Bimbo PK9.
Retour axe Kolongo—Petevo — retour AFB
2eme Jour : Mardi 19 mai
Point de départ : AFB—Boyrabe Monastère—axe Gobongo—PK12 Begoua.
Retour par axe Croissement 8ème —Rond-point Marabena — retour AFB
3e Jour : Mercredi 20 mai
Point de départ AFB—Avenue Touadera—axe Primature Benz VI—rond-point Miskine—Marabena axe Combattant—Aéroport Avenue Poussière—rond-point 5ème (unité)—KM5—Avenue Boganda—Lakouanga —retour AFB
4e Jour : Jeudi 21 mai
Point de départ AFB—axe Bonga Bonga—Martyrs—Croissement Benzvi—castors—rond point Nations Unies—rond-point PK5—Fatima—Axe Petevo—Avenue David Dacko—- retour AFB par point zéro centre-ville.
Les membres du Collectif 236 peuvent être fiers d’être autant impliqués dans cette campagne de communication sur les gestes barrières et la solidarité pour faire face à cette pandémie.
La Délégation de l’Union européenne les en félicite et les encourage vivement à poursuivre toute action dans cet esprit de fraternité !