Centrafrique.com/ministere-des-postes-et-telecommunications-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministère de poste et télécommunications, Bangui, République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Pour réclamer le paiement des 60 mois d’arriérés de leurs salaires, le syndicat du personnel de la société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a annoncé ce jeudi 16 janvier une grève générale de casserole à compter de ce vendredi.
« Avec de casseroles, venez , nous allons-en offrir un concert devant la primature », a annoncé le SYNATEL (syndicat national des télécommunications) dans son communiqué publié ce mercredi 15 janvier.
Pour le SYNATEL, il ne fait aucun doute, le gouvernement est complètement sourd à leur multiple appel à l’aide.
« après plusieurs tentatives sans succès de négociation, le gouvernement que dirige Firmin Ngrebada ne manifeste aucune volonté à résoudre ce problème», s’alarme Blaise Konzé, secrétaire général du SYNATEL.
Cependant, une source proche du gouvernement, dirigé par Firmin NGRÉBADA, a indiqué à CNC que le Ministre de poste et télécommunications, Monsieur Gourna Zacko, par ailleurs un ancien de la SOCATEL, avait soumis le dossier au conseil des ministres, mais pour des raisons peu claires, il a été mis en minorité, prétextant que le Gouvernement y travaillera.
Pour rappel, c’est depuis quelques mois que le quotidien du personnel de la société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) est rythmé par des grèves interminables, plongeant au passage l’ancien joyau centrafricain des télécommunications dans le chaos total.
Pour survivre, c’est avec l’argent des loyers des appartements de la SOCATEL Lakouanga qu’une partie du personnel se partage pour joindre les deux bouts
Il y’a lieu de noter qu’une famille d’un personnel, père de neuf enfants, décédé récemment, et qui a été chassé de maison de location au quartier Fouh, est actuellement logée sous un hangar dans la concession de SOCATEL Lakouanga, faute des moyens financiers.
Pendant ce temps, le ministre de tutelle, Monsieur Gourna Zacko s’est fait payer ses arriérés de pension de la Socatel en toute tranquillité, alors que le Directeur général de ladite société se fait transporter par une moto taxi pour se rendre quotidiennement au travail.
Pour le relèvement de la SOCATEL, une source au ministère des Finances a indiqué à CNC qu’il faut injecter plus de 1 milliard de francs CFA.
Bangui (République centrafricaine) – Le 19 avril, une chaîne d’information internationale a diffusé un reportage contenant des extraits de l’enregistrement vidéo de l’interrogatoire d’Ismaël Djida, membre de l’ex-Séléka, qui aurait eu lieu après son arrestation au Tchad et au cours duquel il avouait avoir créé avec l’ancien Président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, un groupe armé chargé de s’en prendre violemment aux intérêts occidentaux, saoudiens et israéliens dans plusieurs pays africains, dont la République centrafricaine, avec le soutien de la Force Al-Qods du Corps iranien des gardiens de la révolution islamique.
Ismaël Djida et Michel Djotodia : des liens étroits et anciens
La première rencontre de Michel Djotodia et d’Ismaël Djida remonte à l’époque où Djotodia était Consul de la République centrafricaine à Nyala (État du Darfour méridional, Soudan), fonction qu’il a occupée de 2005 à 2006. D’après plusieurs sources, dont des chefs de l’ex-Séléka, Djida aurait facilité l’établissement de contacts entre Michel Djotodia et des groupes rebelles tchadiens et soudanais actifs au Soudan, notamment le Mouvement pour la justice et l’égalité de Khalil Ibrahim.
Après être entré en rébellion ouverte contre le régime de François Bozizé, Michel Djotodia a été expulsé du Soudan et s’est rendu au Bénin, où il a été arrêté en 2006. Djida lui aurait apporté un soutien financier régulier pendant toute la durée de sa détention, de novembre 2006 à juin 2008. Après sa libération, tous deux sont restés proches jusqu’à ce que Djotodia retourne en République centrafricaine pour y créer la coalition Séléka, en 2012.
Quand Michel Djotodia est devenu Président de transition de la République centrafricaine en mars 2013, il a demandé à Ismaël Djida de le rejoindre à Bangui et il l’a nommé au poste de conseiller présidentiel, fonction dont il était fait mention sur le passeport diplomatique de Djida délivré en juin 2013. Le Groupe d’experts a recueilli une douzaine de témoignages d’anciens titulaires de postes de haut niveau pendant la présidence de Djotodia, qui ont décrit Ismaël Djida comme « l’homme de Djotodia », lequel ne rendait compte qu’au Président et effectuait des déplacements en son nom.
Lorsque Djotodia a été contraint de démissionner en janvier 2014 et qu’il est retourné au Bénin, Ismaël Djida l’a suivi et a continué de travailler pour lui à Cotonou (Bénin) avant d’être arrêté au début de 2019.
Rôle de Michel Djotodia
Dans son témoignage, Ismaël Djida a affirmé avoir collaboré avec la Force Al-Qods sur les ordres de Michel Djotodia. Selon ses dires et certaines sources diplomatiques, Michel Djotodia a rencontré des responsables de cette force spéciale sur l’île de Kish, en République islamique d’Iran, en avril 2016. Ils seraient parvenus à un accord, selon lequel Michel Djotodia devait : a) bénéficier de l’appui de la Force Al-Qods pour reprendre le pouvoir en République centrafricaine ; et b) constituer une unité spéciale chargée de perpétrer des actes de violence dans plusieurs pays africains, y compris en République centrafricaine. Michel Djotodia aurait également reçu à cette occasion une somme de 150 000 dollars et aurait chargé Ismaël Djida de mettre à exécution le plan convenu.
Plusieurs chefs de l’ex-Séléka ont également indiqué au Groupe d’experts que des ressortissants iraniens avaient remis à Michel Djotodia entre 100 000 et 200 000 dollars, tout en précisant qu’ils n’en savaient pas plus sur l’objectif de ce soutien financier.
Le Groupe d’experts a obtenu copie de deux lettres manuscrites (l’une datée de décembre 2018 et l’autre à la date illisible), qui mentionnent Ismaël Djida et dans lesquelles l’expéditeur sollicite l’appui d’« amis » pour lutter contre « l’idéologie israélienne et wahhabite ». Ces lettres auraient été envoyées par Michel Djotodia à des représentants de la Force Al-Qods. Le Groupe d’experts n’est pas en mesure de confirmer leur authenticité.
Le 24 octobre 2019, les Émirats arabes unis ont informé le Groupe d’experts que Michel Djotodia avait fait le 27 avril 2016 le trajet de Doubaï à l’île de Kish (République islamique d’Iran), et était retourné à Doubaï le 30 mai. Si le Groupe d’experts a la preuve de liens étroits entre Michel Djotodia et Ismaël Djida (voir par. 124-127), il n’est pas à même de confirmer à ce stade l’implication du premier dans le plan décrit par Djida.
Michel Djotodia a nié être l’auteur de ces lettres, affirmant qu’il n’avait pas rencontré des représentants de la Force Al-Qods, ni participé au plan susmentionné, dont il a dit n’avoir pas eu connaissance. Il a déclaré au Groupe d’experts qu’il n’avait passé que deux jours sur l’île de Kish, en Iran, voyage qui avait été organisé par des partenaires commerciaux iraniens rencontrés à Doubaï pour le compte d’une société établie à Cotonou.
Michel Djotodia a nié avoir eu connaissance de toutes activités menées par Ismaël Djida qui, selon lui, avait prétendu à tort avoir agi en son nom. Il s’est également défendu d’avoir fait de Djida son conseiller présidentiel pendant qu’il était en fonction et a soutenu que Djida avait été en contact avec des Iraniens pour leur soutirer de l’argent et obtenir ainsi leur appui financier aux fins d’activités de réconciliation qu’il prétendait mettre en œuvre en République centrafricaine.
Polémique autour de la capacité du Cameroun à abriter la CAN 2021
Yaoundé (Cameroun) – 16 janv. 2020 04:48
La CAN 2021 devrait se dérouler du 9 janvier au 6 février 2021. Ce changement devant encore être validé lors de la prochaine réunion du Comité exécutif de la CAF. Mais pour Ahamad Ahmad, les infrastructures en construction devraient être prêtes pour janvier 2021. “Je suis aujourd’hui convaincu que le peuple camerounais vivra cette Coupe d’Afrique dans une ferveur exceptionnelle parce que la passion du football qui existe ici dans ce pays est unique et inimitable. La CAF a mesuré cette dimension dans le travail de préparation et évalué à leur juste valeur les avancements significatifs sur les divers chantiers de la CAN 2021. Je peux vous dire que la tendance est à l’optimisme.“ Le stade de Yaoundé En revanche, pour Alphonse Joseph Ondobo, entraîneur de football, les nouveaux stades de Garoua, de Bafoussam, de Yaoundé et de Douala ne seront pas prêts dans douze mois. Et c’est un gros risque d’y prévoir aussi le CHAN 2020 dans deux mois et demi. “Ces différents stades auxquels vous faites allusion, les plus récents n’ont pas été livrés. Comme ils n’ont jamais été livrés, ça veut dire qu’ils ne sont pas prêts. On a beau voir les maquettes, mais ça ne suffit pas. Il faudrait que toutes les conditions soient remplies. C’est-à-dire qu’il y ait des ouvertures, qu’il y ait certains matches qui se déroulent pour voir si l’on peut accueillir des visiteurs.“ L’insécurité en régions anglophones En matière de sécurité, Albert Atangana Fouda, expert des questions de football, estime que le prix sera trop élevé pour assurer la sécurité dans le sud-ouest en proie à un conflit armé. La police camerounaise en état d’alerte Celui-ci considère par ailleurs que le risque n’est pas à écarter que le Cameroun n’organise pas, de nouveau, la CAN 2021 : “Même si tout le cahier de charge ne sera pas rempli, le CHAN est une fleur pour nous, pour tout ce qu’on a déjà investi. Mais pour la CAN 2021, je ne crois pas que les déclarations algériennes aient été faites pour rien. L’Algérie s’est déjà déclarée, il faut prendre ça au sérieux.“ Le choix de ramener le début de la compétition de fin juin à début janvier 2021, au cas où la CAN se jouerait au Cameroun, est motivée par les conditions météorologiques aléatoires, c’est-à-dire une pluviométrie élevée de juin à août, au pays de Roger Milla et Samuel Eto’o Fils. Avec DW français
RDC: 18 morts dans des combats autour d’une mine d’or dans l’est du pays
Kinshasa (RD Congo) – 16 janv. 2020 07:13
« Nous avons aussi enregistré 10 blessés graves qui ont été évacués à Bukavu », capitale de la province voisine du Sud-Kivu, a-t-il ajouté. Six miliciens ont été tués et deux capturés, selon le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans le Sud-Kivu, qui ne dit rien des pertes civiles. Un militaire congolais a été tué et deux ont été blessés, a-t-il ajouté.
Samedi, des combats avaient opposé les militaires des Forces armées congolaises (Fardc) et la milice Malaika qui prétend défendre les intérêts des habitants vivant près des gisements d’or de Salamabila. Ce groupe armé demande aux autorités congolaises le respect d’un cahier des charges pour le partage des richesses de la mine d’or de Salamabila (respect des droits des mineurs artisanaux et construction de routes).
Pour se faire entendre, les Malaika ont enlevé pendant plusieurs semaines en 2017 puis 2019 des salariés -dont des Français et Sud-Africains- de la société canadienne Banro, qui exploitait le site. En septembre, Banro a annoncé la suspension de ses activités à Salamabila en déplorant « le harcèlement et les raids sur les lignes d’approvisionnements de Banro, les attaques contre le site minier lui-même et les menaces contre les employés ». « Aujourd’hui Salamabila et ses environs sont sous contrôle de l’armée congolaise », a indiqué l’officier.
Après trois jours de protestation ayant fait au moins trois morts, l’opposition guinéenne a suspendu ses manifestations contre un projet de troisième mandat attribué au président Alpha Condé.
La mort d’un jeune homme dont l’image a fait le tour des réseaux sociaux a ému en Guinée. Le gouvernement a indiqué que cette mort n’est pas liée aux manifestations organisées par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).
Mais le Front accuse les autorités d’être responsables des décès enregistrés notamment depuis lundi.
Manifestation contre le troisième mandat d’Alpha Condé
Selon Abdoulaye Oumou Sow, chargé de communication du FNDC, “ce n’est pas parce que quelqu’un est en train d’exercer son droit qu’il doit mourir. La plupart des personnes assassinées ont été abattues de face et à bout portant.”
Le Front indique se baser sur la Constitution en son article 10 pour organiser des manifestations pacifiques.
De son côté, la Ligue guinéenne des droits de l’Homme (LIGUIDHO) reproche à l’Etat de ne pas protéger ses citoyens et souhaite que les responsabilités soient établies.
“Seule la justice pourrait établir la vérité pour nous permettre de savoir si ce sont des tirs des forces de l’ordre ou faits par des individus mal intentionnés dans les quartiers », pense maître Emmanuel Bamba, président de la ligue.
Il conseille aux victimes “à chaque fois qu’il y a des morts, de faire tout pour que les corps soient déposés dans un hôpital, qu’ils demandent une autopsie pour permettre de situer la responsabilité, avec notamment la nature de la balle qui a ôté la vie à la victime.”
Des femmes de l’opposition dans la rue à Conakry
Au moins trois morts sont signalés depuis lundi (13.01.19). Les autorités guinéennes et le FNDC divergent sur les circonstances dans lesquelles ces personnes ont été tuées.
Réaction des autorités
Le ministre de la Sécurité et de la Protection sociale, Albert Damatang Camara, assure que les membres des forces de l’ordre seront sanctionnés si les enquêtes révèlent leur culpabilité :
“Lorsque la violence s’installe, il est extrêmement difficile de maintenir l’ordre avec discernement, pour peu qu’on démontre effectivement que ce sont les forces de l’ordre qui ont tué ces trois pauvres citoyens. Quand vous avez pu condamner des gouverneurs de région, deux préfets, des officiers supérieurs et des policiers, je ne vois pourquoi vous ne le feriez pas lorsque des policiers se livrent à des exactions contre vos propres populations ».
Les manifestations du FNDC ont pris une autre forme depuis ce lundi. Ce front constitué d’acteurs de l’opposition et de la société civile prête au président Alpha Condé la volonté de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat.
Madagascar: le Sénat attaque le président devant la Cour constitutionnelle
Antananarivo(Madagascar) – 16 janv. 2020 02:44
Le Sénat malgache, contrôlé par l’opposition, a saisi la Cour constitutionnelle pour obtenir l’annulation d’ordonnances à ses yeux irrégulières prises par le président Andry Rajoelina, a annoncé mercredi à l’AFP le président de cette chambre, Rivo Rakotovao.
“Nous avons constaté un non-respect de la Constitution par l’exécutif, nous avons déjà interpellé le gouvernement pour cela, maintenant nous saisissons la Cour constitutionnelle”, a expliqué M. Rakotovao.
M. Rajoelina a remporté le second tour de l’élection présidentielle disputé en décembre 2018 face à son grand rival, Marc Ravalomanana.
Il a pris ses fonctions début 2019 avant l’expiration du mandat des députés de l’Assemblée nationale, dont il a obtenu le pouvoir de légiférer par ordonnances jusqu’aux élections législatives disputées en mai dernier.
La coalition qui soutient le chef de l’Etat y a obtenu la majorité absolue des sièges.
Entre son entrée en fonctions et l’élection de la nouvelle Assemblée nationale, Andry Rajoelina a signé 14 ordonnances relatives, entre autres, au recouvrement des avoirs illicites à Madagascar et à l’élection et à la désignation des sénateurs.
Selon le président du Sénat, il a depuis omis de faire valider ces textes par un vote de l’Assemblée nationale, ainsi que le requiert la loi fondamentale de la Grande île.
“L’exécutif a le devoir de se conformer à la Constitution et aurait dû soumettre à la ratification des parlementaires (…) les ordonnances prises”, a plaidé M. Rakotovao, “nous n’avons aucune arrière-pensée politique, le Sénat exerce juste son droit et ses devoirs envers la Nation”.
“C’est l’ordonnance qui a réduit le nombre des sénateurs et n’a pas plu au président du Sénat”, a déploré auprès de l’AFP un proche de M. Rajoelina s’exprimant sous couvert de l’anonymat, l’accusant de “compromettre le développement du pays”.
Si la plus haute juridiction du pays donne raison au président du Sénat, cinq accord de prêts de financement conclus entre le gouvernement malgache et des bailleurs de fonds seraient annulés.
Les crises politiques sont récurrentes à Madagascar, un des pays les plus pauvres de la planète. La dernière élection présidentielle s’y est déroulée dans un climat très tendu.
Centrafrique.com/arrivee-du-chef-rebelle-ali-darassa-a-ngakobo-le-21-aout-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yekoua-du-cnc-8/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis les événements d’Alindao du 9 janvier dernier où les soldats FACA et les forces coalisées de l’UPC se sont violemment affrontés, le chef rebelle et patron de l’UPC vient de sortir de son silence. Il publie un communiqué dans lequel il accuse les soldats des forces armées centrafricaines de moins disciplinés.
Ci-dessous l’extrait du communiqué de l’UPC signé Ali Darassa….
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), le Général d’Armées Ali DARRASSA, dénonce fermement les accusations mensongères et les allégations infondées qui tendent à désigner l’UPC dès lors que des incidents touchent de près ou de loin des membres des éleveurs sur l’ensemble du territoire de la République de Centrafrique.
En cette période traditionnelle de transhumance, nombreuses sont les communautés nomades qui empruntent les chemins de leurs ancêtres et mènent sur les zones de pâturages de Centrafrique. Le territoire national recèle de nombreux cours d’eau qui en font un havre sans égal dans la sous-région, et malheureusement une source de nombreux conflits d’intérêts.
Ainsi, avant que de pointer du doigt un bouc émissaire bien pratique, l’Etat-major de l’UPC enjoint ses détracteurs à vérifier leurs sources d’information. Comment partant à pieds de Bambari, des centaines de combattants pourraient en un temps record se retrouver sur les zones de contrôle dévolues à d’autres groupes dans la partie occidentale du pays ? Les observateurs avertis de la force onusienne qui se cantonnent aux principaux axes, ont-ils pu véritablement identifier les représentants de l’UPC dans la brousse reculée de Markounda ou pire encore de Paoua ?
Quant aux évènements malheureux d’Alindao du 09 janvier dernier, l’Etat-major de l’UPC qui les regrette, suggère que les autorités en charge de la discipline dans les Forces Armées soient plus attentives aux dérives récurrentes des militaires souvent laissés à leur sort. Ces derniers enhardis par un discours va-t-en-guerre se comportent plus en troupe d’occupation qu’en représentants d’un état mû par une réconciliation pourtant exaltée sur tous les tons.
Le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA réitère l’engagement de l’UPC pris lors de la signature de l’APPR-RCA et se dit prêt à aborder les éventuels différends qui sont reprochés à l’UPC dans le cadre de l’article 34 « aux fins d’actions idoines de conciliations ». Ainsi, en tant que signataire de l’APPR-RCA, le Général d’Armée Ali DARASSA peut comprendre que par manque de précision et orienté par des discours déformés, l’exécutif ait été désinformé sur les réalités du terrain.
Toutefois, dans le cadre de l’article 35 qui semble désormais être l’ultime recours du gouvernement à l’encontre de l’UPC, ces mesures répressives ciblées auraient un caractère particulièrement injuste, à regard des atrocités vécues par la population du nord-est du pays en proie depuis plusieurs mois aux combats que se livrent d’autres signataires de l’APPR, sans que le gouvernement, ni la communauté internationale ne s’en émeuvent.
Alors que la RCA vit une période de nouvelle fébrilité politique en cette année électorale, et en cette saison sensible de transhumance, le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA enjoint les parties prenantes à privilégier le dialogue, qui fut le moteur initial de l’APPR.
Ali Darassa.
[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/communiqué-de-presse-de-lUPC-sur-les-événements-dAlindao-du-9-janvier-2020.pdf” title=”communiqué de presse de l’UPC sur les événements d’Alindao du 9 janvier 2020″]
Centrafrique.com/dondra-ministre-img_4mars2018170938-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA
Bangui (République centrafricaine) – « Nous voulons que les fonctionnaires basés dans des zones reculées ou touchées par l’insécurité puissent accéder facilement à leur salaire mais aussi permettre aux entreprises de faire leurs déclarations d’impôts et autres paiements en ligne », a expliqué à Jeune Afrique Henri Marie Dondra, ministre centrafricain des Finances »
Une bonne initiative de la part du ministre des finances que je salue au passage mais dans la faisabilité, ce projet risquerait de se heurter à deux problèmes majeurs à savoir :
Le taux d’incivisme fiscal trop élevé en Centrafrique.
« Je l’ai pratiqué avec USAID dans 123 collectivités du Sénégal et dispose du brevet d’invention d’un tel dispositif ………. ». En effet, les contribuables centrafricains ne sont pas suffisamment conscients de la nécessité de payer ses impôts, je précise qu’il existe une différence entre impôt et taxe pour ceux qui l’ignorent. A mon humble avis, il faudrait dans un premier temps cultiver le civisme fiscal au contribuable centrafricain et mettre des mesures pour accompagner la mise à disposition de ce moyen de paiement sinon ce projet est voué à l’échec
L’inexistence de point ou de réseau qui devrait permettre de charger les comptes virtuels sur les téléphones. En effet, payer à travers un compte virtuel sur son téléphone nécessite au final la manipulation de deux comptes réels au niveau d’une Banque. Aussi, la disponibilité des points permettant au contribuable pour que à tout moment ou à tout endroit même au fin fond du village de pouvoir recharger leurs comptes posera un problème puisqu’il n’existe pas pour le moment un opérateur de services financiers digitaux sur le terrain qui dispose d’un tel r »seau……………….
Moustapha Ly, Expert IT, spécialiste des services financiers digitaux et gérant de la société AZCorporate
Aux alentours de 19H00, le feu venait juste d’être maîtrisé par les pompiers, qui continuaient de projeter de l’eau sur la façade à l’aide de lances à incendie, a rapporté un journaliste de l’AFP.
Une centaine de personnes étaient réunies mercredi soir sur le parvis de la cathédrale et se recueillaient en silence.
Une heure plus tôt, plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux montraient une partie de la façade de la cathédrale ravagée par d’immenses flammes.
“On vient d’éteindre le feu, c’est bien fini. Le toit est parti, c’est une catastrophe”, a déclaré à l’AFP Alfredo Abeso, un pompier. “Tout le toit est parti, l’intérieur a brûlé”, a dit un autre pompier.
La cathédrale est fermée au public depuis le 7 janvier pour des travaux de rénovation. On ignore si l’incendie a fait des victimes.
De style néo-gothique, construite entre 1897 et 1916, elle est aujourd’hui l’un des principaux sites touristiques de ce pays d’Afrique centrale.
“L’incendie qui ravage la cathédrale de Sainte-Élisabeth nous rappelle cruellement celui qui a ravagé Notre-Dame de Paris en avril dernier”, a écrit sur Twitter l’ambassade de France à Malabo. “Nous partageons l’émotion de nos amis de Malabo et de Guinée équatoriale et espérons que le feu pourra être contrôlé rapidement”.
La cathédrale gothique de Paris, vieille de plus de 850 ans, avait perdu le 15 avril 2019, sa flèche, sa toiture et une partie de sa voûte, ravagées par les flammes, suscitant une très forte émotion dans le monde entier.
L’armée congolaise dit avoir conquis des positions des ADF
Kinshasa (RD Congo) – 15 janv. 2020 14:39
“Cette fois-ci c’est la dernière. Nous n’avons plus à reculer. Nous allons écraser, nous allons neutraliser de manière définitive toute unité qui serait apparentée aux ADF et leurs forces supplétives. Parce que c’est ça notre travail. Notre population a trop souffert à l’est”, a déclaré le général Léon-Richard Kasonga.
Depuis près d’un mois, l’armée a reconquis plusieurs campements des ADF dans les localités de Mayangose, Mbau, Kamano et Erengeti.
Des localités déjà prises
Vendredi dernier, l’armée a repris Maina, présentée depuis plusieurs années comme le quartier général des rebelles ougandais ADF.
Pour l’instant, les FARDC sont à la recherche de Seka Baluku, l’actuel chef des ADF, a indiqué le général Kasonga qui a annoncé par ailleurs que seuls les militaires congolais mènent cette offensive.
Ce mercredi, répondant à la question concernant le rôle des casques bleus dans les opérations militaires menées par l’armée contre les ADF, la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui a expliqué que la mission de l’Onu travaille en fonction des besoins que lui communique l’armée congolaise.
“Aujourd’hui les opérations sont conjointes. Les FARDC nous demandent ce dont ils ont besoin le plus, comme donner les informations dont nous disposons, par exemple les images satellitaires. Nous travaillons ensemble pour tenir les bases, sécuriser la population et aussi pour l’appui logistique”, a affirmé Leila Zerrougui.
La société civile locale, qui se félicite de cette offensive de l’armée, demande néanmoins à celle-ci de sécuriser ses positions pour permettre aux populations de regagner leurs villages. Ce qu’a affirmé Omar Kavota, le coordonnateur de l’ONG, CEPADHO.
Par ailleurs, les appels se multiplient pour conseiller à la population de Beni de “redoubler de vigilance” pour sa sécurité.
Centrafrique.com/general-babacar-gaye/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le général Babacar Gaye, l’ex-patron de la Minusca, et ancien chef d’État-major de l’armée sénégalaise.
Bangui (République centrafricaine) – Babacar Gaye, ancien chef d’état-major de l’armée sénégalaise et ancien chef de la Minusca réagit aux conclusions du sommet de Pau ayant réuni les chefs d’Etat du G5 Sahel et le président français, Emmanuel Macron.
Parmi les annonces faites au sommet de Pau, il y a la création d’un commandement central pour les soldats de la force Barkhane et ceux de la force conjointe du G5 Sahel. Les opérations de lutte contre le terrorisme vont par ailleurs dorénavant se concentrer sur la zone du Liptako-Gourma où est actif le groupe Etat islamique dans le grand Sahara.
Pour le général Babacar Gaye, on ne peut pas contrôler tout le désert mais les populations devraient être satisfaites de ces annonces. Il appelle aussi à une plus grande participation des soldats des pays d’Afrique de l’ouest dans la lutte contre les groupes djihadistes.
Le général Babacar Gaye souhaite “dépasser la coordination et passer à l’unité dans l’action”
Dakar )Sénégal) – 15 janv. 2020 12:23
Parmi les annonces faites au sommet de Pau, il y a la création d’un commandement central pour les soldats de la force Barkhane et ceux de la force conjointe du G5 Sahel. Les opérations de lutte contre le terrorisme vont par ailleurs dorénavant se concentrer sur la zone du Liptako-Gourma où est actif le groupe Etat islamique dans le grand Sahara.
Pour le général Babacar Gaye, on ne peut pas contrôler tout le désert mais les populations devraient être satisfaites de ces annonces. Il appelle aussi à une plus grande participation des soldats des pays d’Afrique de l’ouest dans la lutte contre les groupes djihadistes.
Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a indiqué que “les violations, y compris les récentes commises par l’UPC mais aussi d’autres signataires” seront abordées par les participants à la rencontre du CES, en rappelant que l’une des missions de cet organe est d’évaluer la mise en œuvre des engagements par les parties. Le porte-parole a également rappelé l’importance de l’Accord de paix dans la résolution de la problématique des groupes armés en défendant son appropriation par la population centrafricaine.
La situation à Alindao, après les violences du 9 janvier dernier, a été également abordée avec le rappel du communiqué de presse de la MINUSCA qui met en garde l’UPC contre la violation répétée de l’Accord de paix. “Une semaine après les violences ayant occasionné deux morts et huit blessés, la situation est calme dans la ville d’Alindao malgré une tension persistante tandis que les casques bleus poursuivent les patrouilles. Quelques 400 déplacés se trouvent encore dans la base des casques bleus”, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le porte-parole de la MINUSCA a rejeté les accusations de partialité portées par les groupes armés du FPRC, de l’UPC et le MPC, tous signataires de l’APPR-RCA, dans un mémorandum adressé aux garants le 13 janvier dernier. En ce qui concerne la Force, le porte-parole a annoncé que, conformément au mandat de la Mission, une formation sera réalisée dans les prochains jours afin de renforcer les capacités des unités de la Force de la MINUSCA en matière de guidage aérien. Cette formation prévoit entre autres un exercice d’entraînement de la Force de la MINUSCA avec l’usage des avions de chasse français, à proximité de Bangui. « Cet exercice est un moyen pour la MINUSCA d’être mieux préparée pour d’éventuelles opérations en s’assurant que les avions puissent intervenir dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.
Au sujet de la situation des droits de l’homme, il a fait savoir qu’entre le 9 et le 15 janvier, la MINUSCA a documenté 13 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 18 victimes. Ces violations ont été commises par les groupes armés du FPRC, de l’UPC et du MLCJ, principalement dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Ouaka.
De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a fait savoir que « dans le cadre de la sécurisation du PK5, l’ensemble des bases des ex groupes d’autodéfense – au nombre de 13 -, ont été démantelées ». Il a par ailleurs souligné que les patrouilles de sécurisation ont lieu tous les jours dans cette zone afin d’assurer la sécurité des civils, ajoutant que le stockage et la sécurisation de l’armement de la zone devraient commencer rapidement. Sur le même sujet, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Capitaine Léo Franck Gnapié, a souligné que le commissariat du 3e arrondissement, entièrement réhabilité et équipé par la MINUSCA, se prépare à accueillir les Forces de sécurité intérieure. « En ce moment, les autorités nationales travaillent à la sélection et la formation de ces policiers qui y seront déployés », a-t-il dit.
Enfin sur la situation dans la ville d’Alindao, le Capitaine Franck Gnapié a souligné que suite aux incidents du 9 janvier, la Police de la MINUSCA se prépare à y envoyer une équipe de police technique et scientifique et des enquêteurs. « Cette équipe sera accompagnée par les collègues des sections Justice et Affaires pénitentiaires et Droits de l’Homme de la MINUSCA pour la prise en charge du volet judiciaire », a-t-il conclu. Sur PK5, il a annoncé le début ce mercredi d’une “campagne de sensibilisation à l’endroit des diverses couches de la population afin d’expliquer aux populations le travail de proximité y compris les patrouilles qui seront conduites dans le quartier afin d’obtenir leur pleine adhésion”.
Centrafrique.com/les-4-cadres-du-parti-kwa-na-kwa-lors-de-la-conference-de-presse-tenue-le-14-janvier-2020-par-cyrille/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 4 cadres du parti Kwa Na Kwa lors de la conférence de presse tenue le 14 janvier 2020. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Bangui (République centrafricaine) – L’affaire de la demande d’audience formulée par le parti Kwa Na Kwa pour le tête-à-tête entre l’ancien chef de l’État, le général François Bozizé, et l’actuel président de la République, Faustin Archange TOUADERA continue de couler tant de salive et d’encre. Suite au communiqué publié par la présidence de la République en date du 10 janvier, le parti KNK, via son Secrétaire général adjoint Christian Guenebem, constate une fois de plus que le gouvernement ainsi que la Présidence ne disent pas la vérité aux centrafricains au sujet du retour à Bangui de leur Président fondateur.
Certains membres du bureau politique du parti KNK ont fait les points sur les multiples réactions relatives à l’actualité récente qui fait La Une des journaux en République Centrafricaine.
La demande d’audience adressée par le parti KNK au nom de leur Président fondateur, François Bozizé qui depuis son retour d’exil le 15 décembre 2019, souhaite ipso facto rencontrer l’actuel chef de l’État avant de dévoiler ses ambitions politiques.
Pour le KNK, depuis près d’une semaine, la Présidence de la République s’est accordé le droit de communiquer sur les discussions menées entre cette dernière et le Secrétaire général de leur parti.
« tout d’abord, permettez-moi de vous dire que c’est avec un profond regret que le KNK constate une fois de plus que le gouvernement ainsi que la Présidence de la République ne disent pas la vérité aux centrafricains au sujet du retour au pays de l’ex-Président François Bozizé Yangouvonda », s’indigne Christian Guenebem, Secrétaire général adjoint du parti KNK.
Sans mettre le gang le KNK fustige l’attitude du régime de Bangui qui selon lui, est dans une posture de désinformation concernant la demande d’audience adressée par leur leader, « il n’est pas surprenant que sur la question relative à la demande d’audience, et dans un but strictement politique, la désinformation demeure la stratégie que le pouvoir de Bangui privilégie », selon le Secrétaire général adjoint de KNK.
Pour désamorcer les bombes qui entourent cette affaire, le KNK précise que dans la nuit du 25 décembre 2019, leur équipe a reçu la visite du ministre d’État, Directeur de cabinet du Président de la République, Obed Namsio, porteur de message du Président Faustin Archange TOUADERA qui dans un premier temps a marqué son accord verbal pour recevoir l’ancien président Bozizé, mais uniquement en tête-à-tête. Dans cette même déclaration le parti Kwa Na Kwa pense que c’est à ce moment que constitue le premier préalable à cette fameuse rencontre, « notons qu’il vient du Président de la République, et non du KNK », a réitéré le Secrétaire général adjoint du KNK sur un ton dubitatif.
Ensuite la seconde rencontre entre les deux parties a eu lieu le 26 décembre 2019, pour le KNK, c’est au cours de cette rencontre que la question relative à la sécurité du Président fondateur du KNK a été évoquée, notamment en ce qui concerne les 30 éléments de sécurité demandée.
« J’ajoute que la question des éléments de sécurité n’est pas un préalable à l’audience comme tente de le faire croire la Présidence de la République mais plutôt au séjour du Président Bozizé dans le pays. Je précise également que Michel Djotodia, de passage à Bangui a eu lui tout le loisir de choisir les hommes affectés à sa sécurité rapprochée et que si l’on y ajoute tous les effectifs déployés entre l’aéroport international Bangui M’Poko et l’Hôtel Ledger, le nombre de 30 éléments sollicité par le Président du KNK est largement dépassé», ajoute-t-il, avant d’ajouter que c’est « La politique de deux poids deux mesures du gouvernement ».
L’autre point saillant qui a provoqué la tension entre les deux parties (KNK-MCU) est la question de la délivrance d’un passeport diplomatique sollicité par l’homme fort du 15 mars, le général François Bozizé, qui depuis 4 ans, clame pour avoir ce document de voyage.
Pour justifier la politique de deux poids deux mesures du gouvernement, le KNK a annoncé ouvertement avec une copie de preuve à l’appui, le passeport diplomatique délivré par la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’Étranger, Sylvie BAÏPO Temon, a l’ancien Président de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, et ce passeport a été délivré, selon la copie, en date du 23 mai 2019 et expirera le 22 Mai 2024, ce qui donnera la possibilité à l’ancien président de circuler librement, contrairement à François Bozizé.
Pour finir, le Kwa Na Kwa tient à informer l’opinion nationale et internationale que la rencontre souhaitée par l’ancien Président Michel Djotodia n’a pas pu se tenir malgré la présence au lieu indiqué pour la rencontre au jour et à l’heure convenue du Président Bozizé. Pour Christian Guenebem , si l’explication du malaise ressenti par l’ancien Président Michel Djotodia été transmise à leur parti en guise de justification, « Bangui étant une ville où les secrets ne sont pas gardés bien longtemps , je crois que nous avons tous une idée de ce qui en existe véritablement » ; a-t-il conclut.
Centrafrique.com/journalistes-russes-assassines-en-centrafrique-le-30-juillet-2018/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui (République centrafricaine) – Contrairement à l’enquête menée par le bureau d’investigation du CNC 48 heures après le triple meurtre des trois journalistes russes en juillet 2018 proche de la ville de Sibut, le comité d’enquête russe vient officiellement de rendre publique la conclusion de ses enquêtes dans lesquelles il confirme qu’un vol à main armée serait à l’origine. Mais que s’est-il réellement passé ce jour avant et après le triple meurtre des journalistes ? Enquête du CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Contrairement à l’enquête menée par le bureau d’investigation du CNC 48 heures après le triple meurtre des trois journalistes russes en juillet 2018 proche de la ville de Sibut, le comité d’enquête russe vient officiellement de rendre publique la conclusion de ses enquêtes dans lesquelles il confirme qu’un vol à main armée serait à l’origine. Mais que s’est-il réellement passé ce jour avant et après le triple meurtre des journalistes ? Enquête du CNC.
Dans la nuit du lundi à mardi 31 juillet 2018 près de Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre de la République centrafricaine, trois journalistes russes ont été assassinés, et leurs effets personnels ont été emportés par les assaillants.
48 heures plus tard, le jeudi 2 août, notre équipe d’investigation s’est rendue sur le lieu du crime, et ses premiers éléments d’enquête montrent bel et bien que les trois journalistes russes n’ont pas été assassinés suite à un vol crapuleux comme affirme le comité d’enquête russe dans sa conclusion de janvier 2020. Pourquoi ?
Le jeudi 30 juillet, vers 18 heures, le véhicule des journalistes arrive à Sibut, située à 186 kilomètres de Bangui, et traverse après formalité le premier checkpoint, celui des gendarmes. Quelques mètres plus loin, c’est le checkpoint des FACA, ils ont été bloqués suite à la consigne laissée une heure plutôt par le chef des Mercenaires russes basés à Sibut.
Après quelques minutes d’échange téléphonique avec ce chef mercenaire, le véhicule des journalistes est autorisé à franchir la barrière des FACA et prend la direction de Dékoua.
Bizarrement, le chauffeur, arrivé à 18 kilomètres après Sibut sur l’axe Dékoua, au village Kiné, fait demi-tour jusqu’à l’entrée de Sibut, puis repart à nouveau vers Dékoua, sans qu’on ignore les raisons de cette manœuvre. Plusieurs villageois qui ont vu le véhicule des journalistes ont témoigné en ce sens.
Malheureusement, en arrivant à 3 kilomètres du village Kpakou, situé à 25 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua, le véhicule des journalistes est tombé dans le guet-apens tendu par les assaillants. Deux ont été assassinés sur place, le troisième, qui tentait de fuir vers le village Kpakou, a été rattrapé par les assaillants 600 mètres plus loin et abattu .
Pendant ce temps, le chauffeur, qu’on ignore exactement sa position au moment du crime, arrive une heure plus tard au domicile du chef du groupe du village Kpakou pour lui annoncer la nouvelle du meurtre des trois journalistes avant de quitter le lendemain, accompagné du chef du groupe pour retourner à Sibut, et alerter les mercenaires russes qui lui ont indiqué d’aller informer les gendarmes qui sont juste à côté de leur base.
Cependant, notre bureau d’investigation, premier à mener l’enquête sur ce triple assassinat, découvre plusieurs zones d’ombre qui entourent cette affaire. D’ailleurs, le chauffeur des trois journalistes serait un espion, un soldat déguisé en civil. Puis, quelques heures avant l’arrivée des trois journalistes à Sibut le 30 juillet, deux pick-up de même couleur, même marque dans lesquels on voit six hommes blancs, conduits par deux gendarmes en civil de la LGM (légion de la gendarmerie mobile). Les deux véhicules avaient pris la direction de la ville de Dékoua vers 17h30. Bizarrement, le premier véhicule est arrivé à Dékoua vers 21 heures, tandis que le second est arrivé à Grimari le lendemain.
Rappelons que Sibut Dékoua fait environ 80 kilomètres, et Sibut-Grimari 120 kilomètres.
Plus étonnant dans cette affaire, quatre jours après le triple meurtre, le gouvernement interdit la présence des journalistes sur le lieu de meurtre sans un accord préalable des autorités militaires.
Des nombreuses zones d’ombre dévoilées par notre bureau d’enquête laissent à penser plutôt à un assassinat programmé et non un simple vol crapuleux.
Rwanda : Des condamnations sanctionnant la liberté d’expression confirmées
Kigali (Rwanda) – 14 janv. 2020 11:04
Le 31 mars 2016, la Haute Cour militaire de Kanombe a condamné le colonel Tom Byabagamba et le brigadier général à la retraite Frank Rusagara à 21 et 20 ans de prison respectivement, pour des chefs d’accusation incluant l’incitation à l’insurrection et l’atteinte à l’image du gouvernement. Lors du même procès, le sergent à la retraite François Kabayiza a été condamné à cinq ans de prison et à une amende de 500 000 francs rwandais (environ 650 dollars US à l’époque) pour dissimulation de preuves. Il a depuis purgé sa peine.
« De graves allégations de torture et de subornation de témoins sont apparues pendant le procès entaché d’irrégularités en 2016 », a indiqué Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « La Cour d’appel avait l’occasion d’enquêter sur ces allégations et de poursuivre les responsables, mais au lieu de ça, elle a persévéré dans la décision d’éradiquer les critiques à l’égard des politiques et de l’action du gouvernement. »
En novembre 2017, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a conclu que les chefs d’accusation pour lesquels Frank Rusagara et Tom Byabagamba ont été arrêtés, détenus et condamnés découlent directement de l’exercice pacifique et légitime de leur liberté d’opinion et d’expression, comme garanti par le droit international, et que, par conséquent, leur détention était arbitraire. En février 2018, le gouvernement rwandais a rejeté les allégations et a affirmé qu’il n’avait pas connaissance de la communication du groupe de travail à ce sujet.
Le brigadier général à la retraite Frank Rusagara, qui a été arrêté le 18 août 2014, a occupé plusieurs fonctions haut placées dans les forces de défense rwandaises, notamment secrétaire général du ministère de la Défense et attaché militaire au Haut-commissariat rwandais au Royaume-Uni, avant de prendre sa retraite en octobre 2013. Son beau-frère, le colonel Tom Byabagamba, qui était l’ancien chef de la garde présidentielle, a été arrêté le 23 août 2014. Le sergent à la retraite François Kabayiza, le chauffeur de Frank Rusagara, a été arrêté le lendemain.
D’après l’auditorat militaire, Tom Byabagamba avait prétendu que l’État rwandais était impliqué dans plusieurs assassinats, y compris celui de Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignements extérieurs rwandais, qui a été retrouvé étranglé en Afrique du Sud le 1er janvier 2014. En septembre 2019, le ministère public sud-africain a émis des mandats d’arrêt à l’encontre de deux Rwandais accusés de l’avoir tué. D’après les reportages dans les médias, l’unité d’enquête spéciale d’Afrique du Sud a déclaré dans un témoignage écrit que le meurtre de Patrick Karegeya était « directement li[é] à l’implication du gouvernement rwandais ».
Pendant le procès en 2016, l’auditorat militaire a affirmé que Frank Rusagara avait fait des commentaires favorables à propos du Congrès national rwandais (Rwanda National Congress, RNC), un groupe d’opposition en exil, avait critiqué le président Paul Kagame et avait déploré le manque de liberté d’expression et de progrès économiques au Rwanda, qualifiant prétendument le Rwanda d’« État policier » et de « république bananière ».
Les prévenus ont aussi été reconnus coupables d’autres délits. Tom Byabagamba a été condamné pour avoir prétendument dissimulé des preuves et manqué de respect au drapeau rwandais lors d’une cérémonie au Soudan du Sud, où il était membre du commandement de la mission de maintien de la paix des Nations Unies. Frank Rusagara a été condamné pour possession illégale de deux armes à feu.
À l’époque, Human Rights Watch avait exprimé ses inquiétudes sur la possibilité que les prévenus n’aient pas bénéficié d’un procès équitable, en partie à cause du manque de crédibilité des éléments de preuve apportés par plusieurs témoins de l’accusation.
Au tribunal, François Kabayiza a déclaré que des membres du personnel militaire l’avaient torturé en détention, conduisant à des problèmes de santé permanents, et qu’il n’avait pas eu accès à des soins de santé appropriés. Le gouvernement a expliqué au Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire que François Kabayiza n’avait pas de preuves attestant qu’il avait été torturé. Un article dans un média local sur sa libération le 24 août 2019 a indiqué qu’il continue à souffrir de graves problèmes de santé.
Le 4 novembre, six membres du parlement britannique ont adressé un courrier au président Paul Kagame pour exprimer leurs inquiétudes concernant les peines et demandant instamment la libération de Frank Rusagara et Tom Byabagamba pour raisons humanitaires. Le ministre de la Justice rwandais, Johnston Busingye, a répondu qu’« il serait inapproprié pour l’Exécutif de commenter toute affaire judiciaire en cours, de tenter d’en influencer l’issue ou d’intervenir comme suggéré dans votre courrier ».
Ces condamnations font partie d’un schéma de répression du gouvernement, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays, à l’encontre de personnes critiques à l’égard du gouvernement rwandais ou suspectées d’avoir des liens avec les groupes d’opposition. En octobre 2019, une enquête du Financial Times a révélé qu’un logiciel israélien développé par NSO Group avait été utilisé pour espionner les dissidents politiques et détracteurs rwandais vivant à l’étranger. Le logiciel espion ciblait les individus via les appels WhatsApp et permettait à des pirates informatiques d’accéder à leurs données personnelles sur leur téléphone, comme leurs messages et leur localisation.
Le Rwanda s’apprête à accueillir la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui inclura des discussions sur la gouvernance et l’état de droit. La réunion est censée rassembler les dirigeants de 53 pays du Commonwealth à Kigali en juin 2020.
« Permettre aux personnes de s’exprimer librement et en particulier de critiquer sans crainte de représailles doit être une exigence minimale pour l’hôte des prochaines discussions mondiales sur la bonne gouvernance », a conclu Lewis Mudge. « Avant d’accepter d’assister à la réunion, les partenaires internationaux du Rwanda devraient faire part de leurs préoccupations au gouvernement rwandais sur le ciblage délibéré des détracteurs à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et sur son effet glaçant. »
A Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur le Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine,
Chef de la MISAC, Garant de l’APPR-RCA,
A Son Excellence Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de la CEEAC, Garant de l’APPR-RCA
Objet : MEMORANDUM AUX GARANTS DE L’ACCORD POLITIQUE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (APPR-RCA)
Excellences Messieurs les garants de l’APPR-RCA ;
En date du 16 décembre 2019, nous vous avons adressé une lettre dans laquelle nous vous avons exprimé nos inquiétudes et préoccupations quant à la mise en œuvre de l’APPR-RCA et proposé, en vertu de l’article 34 de l’APPR-RCA, la convocation d’une réunion de concertation avec le gouvernement afin de trouver ensemble des solutions idoines aux problèmes qui freinent la mise en œuvre de l’APPR-RCA.
Dans votre réponse du 19 décembre 2019, vous nous avez informé que la réunion pourrait avoir lieu le 14 janvier 2020, à la seule condition qu’elle se tienne en République Centrafricaine, soit à Bangui, soit à Bouar, et en notre présence.
Dans notre lettre du 24 décembre 2019, nous vous avons informé que les conditions de la rencontre ne favorisent pas notre participation à la réunion et avons suggéré que la réunion se tienne à Khartoum, en République du Soudan.
Au moment où nous écrivons ce mémorandum, nous réalisons qu’aucune suite n’a été réservée à notre proposition. Nous considérons donc que la réunion de 14 janvier 2020 n’aura pas lieu et tenons ainsi à souligner que les préoccupations et inquiétudes évoquées dans notre lettre du 16 décembre 2019 sont plus que jamais d’actualité. Nous demandons ainsi de repousser la réunion sine die lorsque les conditions et les modalités de notre participation seront réunies.
Néanmoins, considérant l’importance de la rencontre et l’ampleur des sujets à débattre, vous nous permettrez d’insister sur le principe que la réunion doit se tenir dans un pays neutre. En effet, au cas où l’option Khartoum n’obtiendrait pas votre approbation, nous suggérons, référence faite à la République du Congo ou à l’Angola, que la rencontre ait lieu dans un Etat membre de la CEEAC ou de la CIRGL.
A l’aune de l’anniversaire de la signature de l’APPR-RCA :
Nous avons le regret de vous alerter des risques réels et évidents de la caducité de l’APPR-RCA.
Nous craignons que l’APPR-RCA va compléter la longue liste des Accords signés sans qu’ils n’apportent aucune solution au conflit dont les causes demeurent incontestablement structurelles.
Nous soulignons que, hormis l’autosatisfaction du gouvernement, nous faisons un constat d’échec. Non seulement les quelques mécanismes ou dispositifs de mise en œuvre déjà mis en place ne sont pas fonctionnels, mais encore nous déplorons que rien n’a été fait en ce qui concerne notamment : les arrangements sécuritaires transitoires ; la décentralisation ; l’inclusivité, la citoyenneté et la protection des minorités ; le plan national et sous-régional de la transhumance ; l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans l’armée et dans la fonction publique de l’Etat et territoriale ; la mise en place de la commission vérité, justice, réconciliation et réparation (CVJRR), etc. Sur ce dernier point, à titre d’exemple, il faudra admettre que la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République Centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a jamais fonctionné sept mois après sa mise en place, faute des moyens.
Nous regrettons également que le gouvernement ne soit pas un acteur cohérent dans ses agissements. Le soutien que le gouvernement a apporté aux attaques des positions du FPRC à Am-Dafock, à Birao et à Tissi-Sarayebo, sous le silence complice de la Minusca, est un comportement regrettable qui ouvre la voix à tous les retournements. Aussi, faut-il que le rôle du gouvernement dans les événements tragiques qui ont secoué le quartier dit « PK5 », dans le 3ème arrondissement de Bangui, n’est pas blanchi de toute suspicion. A cela s’ajoute la frustration conséquente au mépris envers les membres du gouvernement issus des groupes armés et les conditions de travail humiliantes auxquelles ils sont soumis. La liste des faits et gestes dénotant la mauvaise foi du Président de la République Centrafricaine et son gouvernement est très longue.
Nous déplorons que la quête de la paix ne puisse pas être une priorité pour le Président de la République Centrafricain et son gouvernement. Et ce, malgré votre facilitation. Plutôt que de créer les conditions qui conduisent à l’échec de l’APPR-RCA, le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement devraient saisir la main que nous lui tendons pour rétablir la paix et ainsi le retour à l’ordre institutionnel. Le Président de la République Centrafricaine et le gouvernement s’embourbent dans les calculs électoralistes et politiciennes pour se maintenir au pouvoir et participent au maintien du chaos qu’ils veulent profiter.
Nous regrettons que la MINUSCA ait été partiale. Le cas le plus flagrant étant dans le traitement de la crise de Birao, Tissi-Sarayebo et Am-Dafock et le rapprochement « incestueux » entre la MINUSCA-Birao et la coalition « Gouvernement-PRNC-MLCJ ». Cette partialité a renforcé le ternissement de l’image de la MINUSCA qui, par ailleurs, était loin d’être honorable auprès de l’opinion publique nationale. Ce qui explique la perte de crédibilité de la MINUSCA auprès de la population.
Nous demandons avec insistance au gouvernement de sortir de la surdité, la négligence, le tâtonnement, et l’entêtement qui le caractérisent ; et d’honorer ses engagements tels que mentionnés dans l’APPR-RCA et ses annexes afin de mettre fin aux souffrances des populations et aux violences armées. Nous pensons fermement que le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement doivent concentrer leur énergie à la mise en œuvre de l’APPR-RCA.
Nous continuons à espérer impatiemment de la part du Président de la République Centrafricaine et de son gouvernement un message qui traduit dans les faits les engagements pris à Khartoum et signé à Bangui, tels que consignés notamment dans l’article 4 de l’APPR-RCA, et demandons ce qui suit :
La restructuration et la refondation des Forces de sécurité et de défense (les forces armées centrafricaines et les forces de sécurité intérieure) afin que celles-ci soient réellement une force Républicaine et non une armée ou entité à la solde d’un homme, d’un groupe d’individus ou d’une ethnie. En effet, notre exigence est que les FSD soient constituées d’un brassage comportant de 50% FACA et FSI et 50% côté groupes armés, y compris pour les échelons de commandement, officiers et sous-officiers. Nous considérons que la restructuration des forces armées centrafricaines et des forces de sécurité intérieure comme une condition sine qua non pour une paix durable et stabilité politique conjecture la mise en place de l’armée de garnison, l’établissement des états-généraux de la défense de la République centrafricaine et la définition de la politique nationale de sécurité et de défense. Nous mentionnons que le processus de restructuration de l’armée centrafricaine, de la gendarmerie et la police nationales
doit être discuté avec les groupes armés qui ont adhéré à l’APPR-RCA. Aussi, faut-il souligner que ces derniers doivent participer au « vetting ».
La constitutionnalisation de l’action affirmative (discrimination positive), de l’autonomie administrative des régions et du partage de pouvoir.
La libération des prisonniers politico-militaires des groupes armés ;
La reconstruction et la restructuration de l’administration, du système judiciaire et du régime pénitentiaire en tenant en considération l’autonomisation des régions.
La mise en place de la commission vérité, justice, réconciliation et réparation
La participation des groupes armé
Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez au présent mémorandum et vous prions, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de nos salutations distinguées.
Centrafrique.com/marche-tekpa-de-la-citee-jean-xxiii-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Illustration du marché Tékpa à la cité Jean-23, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui (République centrafricaine) – La jeune victime, âgée de six ans, a été enterrée discrètement par son père biologique dans la nuit du dimanche à lundi, sans la présence de sa mère biologique, dans la ferme familiale de son grand-père, Monsieur Jacque, à Mpoko.
En effet, selon les proches de la famille interrogées par CNC, les parents de la jeune victime, domiciliées au quartier Nguinda derrière l’hôpital AMITIÉ, se sont divorcés depuis plusieurs mois, et c’est la mère qui a la garde de l’enfant depuis le premier jour de leur séparation.
Mais le dimanche 12 janvier, vers 18 heures, leur première fille, mademoiselle Wayangué, âgée de six ans, faisait la crise du paludisme. En panne d’argent, la mère ramène la petite chez son papa pour que celui-ci prenne sa responsabilité en tant que père.
Malheureusement, le père, de son côté, se dit aussi en panne de liquidité. Vers 20 heures, il sort devant l’hôpital AMITIÉ et consulte les pharmaciens ambulants qui lui ont prescrit une injection pour sa fille.
Incroyable que cela puisse paraître, le papa, qui venait d’acheter les produits proposés par les pharmaciens ambulants, tente en vain d’injecter sa fille sur son bras, car il n’a pas trouvé sa veine à cet endroit.
Comme si cela ne suffisait pas, il juge mieux de l’injecter sur sa tête. Malheureusement, la fille décède quelques minutes après la piqûre.
Paniqué, Monsieur Gervais Wayangué, le père de la victime, âgé de quarantaine, appelle en urgence son père Jacques pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Ensemble, ils ont décidé d’inhumer la jeune fille dans la ferme familiale à Mpoko vers 22 heures.
Cependant, la mère de la victime, qui n’a pas été informée, s’est rendue chez son ex pour avoir des nouvelles de la santé de sa fille. Contre toute attente, le père l’informe que sa fille est morte la nuit vers 21 heures, et ils l’ont enterrée dans leur ferme familiale.
Depuis lors, la mère a saisi la justice, et l’affaire est en cours.
Pour l’heure, le suspect est encore libre de son mouvement. Mais pour combien de temps ?
Ces deux morts, confirmées par les autorités, s’ajoutent au bilan d’au moins vingt civils et un gendarme tués depuis le début à la mi-octobre de la contestation, plusieurs fois durement réprimée, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest coutumier des manifestations meurtrières.
Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), le collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile qui mène la protestation, avait appelé à partir de lundi à une mobilisation “massive” et “illimitée”. Elle entend poursuivre le mouvement mardi.
Un élève de classe terminale âgé de 21 ans, Mamadou Sow, a “été tué par une balle tirée par un agent des forces de l’ordre qui pourchassaient les jeunes” dans le quartier de Coza, dans la banlieue de Conakry, a indiqué son oncle à l’AFP.
“Il y a avait des heurts, des jets de pierres et du gaz lacrymogène. A un moment, on a entendu une rafale, +pan pan, pan+, nous avons entendu des cris et tous les jeunes se sont rassemblés autour de mon neveu, qui était par terre, blessé à la poitrine”, a-t-il ajouté.
Son décès a été confirmé dans un communiqué par le ministère de la Sécurité, qui a annoncé l’ouverture d’une enquête.
La mort d’un autre manifestant dans la ville de Labé (nord) a été “confirmée”, a également indiqué le ministère.
Il s’agit d’un “jeune de 18 ans, tué par balle au niveau de la tête”, a indiqué à l’AFP une source hospitalière. Après ce décès, “des manifestants sont allés saccager les locaux du tribunal” de première instance, selon la même source. Le tribunal “a été incendié” par des manifestants, qui “se sont également attaqués au siège du RPG”, le parti au pouvoir, a précisé le ministère de la Sécurité.
Un correspondant de l’AFP a décrit la capitale, Conakry, comme quasiment à l’arrêt, avec très peu de véhicules dans les rues et de nombreuses écoles, magasins et stations essence fermées.
– ‘Succès de la mobilisation’ –
Des troubles ont été enregistrés dans 12 des 131 quartiers de la capitale et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, selon le ministère de la Sécurité, qui a dénoncé “l’érection de barricades de toute nature”, ainsi que des “jets de pierres”, notamment sur les forces de l’ordre, “ayant entraîné des blessés et des dégâts matériels”. Dix personnes ont été interpellées à Conakry, selon la même source.
Ce début de mobilisation “est un succès”, a déclaré à l’AFP le responsable national du FNDC, Abdourahmane Sanoh.
Le gouvernement avait invoqué le trouble à l’ordre public et l’absence de permis de manifester pour réprimer durement les premiers rassemblements à partir d’octobre. Il avait ensuite autorisé les manifestations sous conditions, sans que les violences cessent complètement.
Depuis la mi-octobre, le FNDC a fait descendre dans la rue à plusieurs reprises des dizaines ou des centaines de milliers de Guinéens dans ce petit pays de 13 millions d’habitants.
L’opposition est convaincue que le chef de l’Etat, élu en 2010 et réélu en 2015, entend se représenter fin 2020 alors que la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Elle a été confortée dans ses craintes en décembre quand M. Condé, 81 ans, a indiqué qu’il comptait soumettre aux Guinéens un projet de nouvelle Constitution, même s’il ne s’est pas exprimé sur ses intentions personnelles.
Les dirigeants du Sahel ont signé une déclaration commune dans laquelle ils ont exprimé le souhait de voir la France poursuivre son engagement militaire dans la région, en proie à de récurrentes attaques terroristes.
Emmanuel Macron et ses invités ont annoncé la création d’une “Coalition pour le Sahel”, et ont aussi convenu de concentrer leurs efforts en augmentant notamment la qualité de la formation des militaires des armées des pays du sahel.
Ils ont aussi lancé un appel en direction des autres pays et partenaires pour les inviter à participer et à apporter leurs contributions à cette “Coalition”.
La France a annoncé l’envoi de 220 soldats supplémentaires, qui viendront renforcer les troupes de Barkhane, estimées à 4.500 hommes.
Le G5 Sahel tarde à recouvrer les fonds promis
La présence des troupes françaises au Sahel au cœur du G5
Le président français et ses homologues africains, Mahamadou Issoufou (Niger) ,Idriss Déby (Tchad), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie), souhaitent aussi coordonner les actions militaires en les concentrant sur la zone des trois frontières que sont le Mali, le Niger et le Burkina.
Plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans cette zone par les bandes armées. La priorité selon les chefs d’Etats, sera donnée à la lutte contre l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).
Ils ont en outre parlé des mesures pour restaurer la présence de l’Etat, des administrations et des services publics dans le zones où elle n’existe plus, notamment au Mali
Un nouveau sommet entre les deux parties est prévu en juin 2020 à Nouakchott, pour faire le point sur l’avancée des décisions prises à Pau.
Centrafrique.com/le-president-de-la-ccr-et-ministre-conseiller-special-a-la-presidence-sebastien-wenezoui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui. Créditi photo : Cyrille Jefferson Yapendé/CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Le Président du parti la Cohésion Centrafricaine pour la Reconstruction(CCR) et ministre Conseiller Spécial à la Présidence, Sébastien Wenezoui, a indiqué dans un point de presse tenu ce week-end à Bangui que le Président Faustin Archange Touadera est enclin à recevoir Bozize mais c’est ce dernier qui fait la surenchère.
La rencontre entre Touadera et Bozize est tant attendue depuis quelques jours mais loin encore d’être une réalité en raison des préalables posés par la formation politique du KNK qui a formulé des exigences peu exagérées avant cette audience. C’est dans cette optique que le leader de la CCR, le ministre conseiller à la Présidence Sébastien Wenezoui, souhaite dissiper toute interprétation qui se fait aujourd’hui à propos de l’audience qui a eu lieu entre Touadera et Djotodjia alors que Bozizé par l’entremise de son bureau politique avait sollicité aussi un tête-à-tête avec son ancien protégé.
« Le 10 janvier 2013 était la date de démission du président Michel Djotodia sous la pression de la CEEAC lors d’un sommet extraordinaire convoqué à Ndjamena (Tchad) et le 10 janvier 2020 est la date de son retour en Centrafrique, aussitôt reçu par le président de la République, Chef de l’Etat suite à une demande d’audience adressée par celui-ci au préalable. Certainement et surement il y aura de langues de bois qui diront pourquoi l’ancien président François Bozize qui était rentré depuis le 16 décembre 2019 et plus n’a pas été reçu par l’actuel président, le Pr Faustin Archange Touadera », s’interroge Sébastien Wenezoui.
En réalité, à en croire le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, Sébastien Wenezoui, un avis favorable été donné par le Professeur Faustin Archange Touadera pour rencontrer son ancien mentor en politique tout en précisant que le lieu de la rencontre sera bel et bien « le palais de la Renaissance ».
Là où le bât blesse, c’est la surenchère faite par le KNK avant l’audience. « Pour la sécurité de l’ancien Président François Bozizé, il a demandé qu’une section renforcée de trente (30) éléments des FACA lui soient attribués et qu’il se réserve le droit de désigner ainsi que de trois ou cinq éléments du contingent camerounais de la MINUSCA, et a choisi l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence des Ambassadeurs accrédités en Centrafrique, les organisations internationales et les leaders de la confession religieuse. Une déclaration sera faite par ce dernier après le retrait des invités qui en suivra d’un tête à tête entre les deux hommes », a lâché le Président de la CCR qui ajoute qu’une personnalité très proche de la Présidence est en train de jouer le rôle intermédiaire afin que cette rencontre tant attendue ait lieu.
Pour le parti Kwa Na Kwa de l’ancien Président, François Bozizé à travers un de ses proches que Corbeau News a contacté a confirmé que l’ancien président a refusé de se rendre au palais de la Renaissance pour des raisons de sécurité. Cette même source digne de foi nous a clairement avoué que les informations fiables qu’ils ont à leur possession attestent que le pouvoir de Bangui veut profiter de cette occasion pour mettre la main sur François Bozizé une fois au Palais.
« Le KNK souhaite que l’audience entre Bozizé et Touadera soit en présence de certains témoins comme les trois leaders de la confession religieuse, les Ambassadeurs accrédités en Centrafrique et les Présidents des Institutions Républicaines afin d’éviter l’étouffement du contenu de la déclaration solennelle de notre Champion », a glissé cette source qui va même en s’indignant, « pourquoi traiter Bozizé de cette manière, pourquoi cette persécution réservée à ce digne fils du pays ! Ou bien Touadera veut faire son mea culpa à Bozizé à huis-clos », a-t-il conclu.
Pour terminer, la Présidence de la République affirme qu’elle est disposée à poursuive le dialogue pour aplanir les conditions préalables fixées par le KNK et attend aussi dans la sérénité la suite réservée à la correspondance du 27 décembre 2019 par laquelle elle a notifié au Secrétaire général du KNK, l’Accord du Président de la République pour l’audience.
Centrafrique.com/michel-djotodia-apres-son-retour-a-bangui-le-10-janvier-2020-et-recu-par-un-ministre/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rencontre entre le conseiller du Président Touadera et l’ex-chef de l’État Michel Djotodia à la présidence le 10 janvier 2020.
Bangui (République centrafricaine) – Michel Djotodia et François Bozizé devrait se rencontrer ce samedi pour un tête-à-tête, mais en dernière minute le rendez-vous a été annulé à cause d’un coup de fatigue, selon les proches de Djotodia, mais les indiscrétions ont insufflé au CNC que c’est sous pression de la présidence que cette rencontre n’a finalement pas eu lieu.
Sur invitation du régime de Bangui, l’ancien président de la transition Michel Djotodia, arrivé dans la capitale centrafricaine le vendredi dernier après six ans d’absence, n’a pas caché son désir de rencontrer l’ancien président François Bozizé, et Catherine Samba-Panza après son entrevue avec Faustin Archange Touadera.
« Il serait aussi important pour moi, après ma rencontre avec le président Faustin Archange Touadera, de rencontrer tous les autres acteurs, notamment François Bozizé, Mme Catherine Samba-Panza. Je voudrais parler aussi des anciens premiers ministres, les chefs des partis politiques. Il faut les rencontrer tous. On va s’asseoir pour pouvoir nous projeter dans l’avenir, voir comment on peut pacifier ce pays en ruine », avait déclaré Michel Djotodia dès son arrivée le vendredi 10 janvier.
Si Michel Djotodia a finalement été reçu en audience par le président Touadera au Palais de la renaissance alors que la demande de l’audience de Bozizé continue de faire débat, cela prouve clairement que le chef de l’État voudrait implicitement se mettre à distance de son ex-patron François Bozizé, selon l’avis de certains observateurs de la vie politique nationale.
De sources proches de Michel Djotodia contactées après l’annulation de ce rendez-vous avec François Bozizé, ont clairement indiqué à la rédaction du CNC que les gens apprécient mal que les deux anciens chefs d’État se rencontrent alors que Bozizé n’a pas encore été reçu en audience.
« Il a été contraint d’annuler ses rendez-vous de la journée notamment sa rencontre avec François Bozizé pour un coup de fatigue », a rapporté cette source pour justifier l’annulation de la rencontre. Mais de sources sures et concordantes, la présidence de la République y a joué sa partition pour que les deux hommes ne se rencontrent pas. « Il est ici sur invitation du gouvernement centrafricain. Nous savons que depuis le retour de Bozizé, la relation entre le KNK et le président Touadera n’est pas au beau fixe. Ils ne peuvent pas e rencontrer avant l’audience sollicitée par le président Bozizé », a laissé entendre un ministre conseiller spécial à la présidence de la République.
Du côté du KNK, c’était la frustration doublée de colère d’avoir fait déplacer leur champion au siège du parti et d’attendre pendant des heures Michel Djotodia.
L’ancien président est reparti ce matin pour le Bénin en vue de préparer un déplacement prochain à Séoul où il doit participer à une conférence sur la paix. « Il a assuré qu’il reviendrait très prochainement en RCA », confie un de ses proches.
Bangui (République centrafricaine) – Une mère de quatre enfants est morte ce dimanche 12 janvier à l’hôpital communautaire de Bangui après avoir été sauvagement battue par son conjoint à leur domicile du quartier Landjia, dans le septième arrondissement de Bangui.
Le suspect, un caporal-chef des forces armées centrafricaines, a été mis aux arrêts à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie quelques heures après le décès de la victime ce dimanche.
D’après quelques témoins de la scène interrogés par CNC, c’est aux environs de 18 heures, ce samedi 11 janvier, que le suspect aurait commencé à frapper son épouse en présence de leurs enfants. Malgré l’intervention des voisins, l’homme continue d’agresser sa conjointe qui a pu s’extraire de lui avant de quitter le domicile conjugal vers 19 heures.
Cependant, aux environs de 21 heures, la victime s’est rendue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour se plaindre de son conjoint violent, mais les enquêteurs ont constaté qu’elle perd beaucoup de sang au nez.
Conduite immédiatement aux urgences de l’hôpital, elle a finalement succombé de ses blessures ce dimanche 12 janvier.
Le suspect, le conjoint de la victime, a été mis aux arrêts immédiatement après la mort de sa femme qu’il vivait avec depuis 17 ans.
Pour de nombreux Banguissois, il faut une forte mobilisation contre les violences conjugales qui ne cessent de faire des victimes innocentes dans le pays.
« Il faut que ça cesse », s’alarme Catherine, une voisine de la victime.
Il faut noter que la victime laisse derrière elle quatre enfants qu’elle a eu avec son conjoint depuis une dizaine d’année.
Centrafrique.com/village-kine-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Grimari (République centrafricaine) – Le suspect, un homme d’une trentaine d’années, activement recherché pour le meurtre au premier degré de sa femme il y’a quelques jours au village Galamango, situé à 30 kilomètres de Grimari sur l’axe Bakala, vient malheureusement d’assassiner l’adjoint au chef de son village, et la panique s’empare de la localité.
Le suspect, selon les autorités locales, aurait agi sous le coup de la jalousie en tuant sa propre femme à coups de machette quelques heures avant le réveillon de la Saint-Sylvestre.
Après avoir commis le forfait, l’homme disparaît dans la nature, mais la nouvelle s’empare très vite du village quelques minutes après la découverte du corps sans vie de la victime.
Stupéfaits, le chef du village et les jeunes se sont lancés en vain à sa poursuite afin de le remettre à la justice de son pays.
Malheureusement, le jeudi 09 janvier 2020, il a encore frappé, en tuant le Capita de son village. Depuis lors, c’est la panique générale. Les gens ont peur de se rendre aux champs et à la chasse.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir si le suspect va tenir encore quelques jours dans sa cavale.
Bangui (République centrafricaine) – En ce début d’année 2020, le contingent portugais de l’EUTM-rca poursuis l’action civilo-militaire (CIMIC) qu’il avait entrepris au profit de l’école Saint-Bernard de Menthon (Kassaï – Bangui). Cette fois, pas de distribution de fourniture scolaire, comme ce fût le cas en 2019, mais simplement des cadeaux, des sourires et des instants de partage. Certains parents d’élèves étaient présents, tout comme le Père Séraphin, directeur de l’école, et le Père Ricardo, aumônier militaire basé à M’Poko.
Les militaires de l’EUTM-RCA étaient très attendus par les enfants de cette école de la capitale centrafricaine. Et pour cause, le contingent portugais avait apporté dans sa hotte, cadeaux, peluches, ballions de football et jouets en tous genres. Chacun des élèves présents a pu recevoir l’une de petites attentions.
De leur côté, les militaires de l’EUTM-RCA ont reçu tous les sourires et regards reconnaissants imaginables, mais surtout l’assurance que les élèves puissent continuer à étudier et préparer leur avenir sereinement. Car c’est bien l’un des volets de la mission européenne en République centrafricaine, et de ses douze nations contributrices : s’engager pour la solidarité et la jeunesse dans cette région de l’Afrique centrale.
Cette école de 1600 élèves en est un symbole particulier, car elle abrite en son sein toutes les tranches d’âge et niveaux scolaires, de la maternelle à la terminale. D’autres actions civilo-militaires sont à venir ici, et ailleurs.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Alindao/site-des-deplaces-de-leglise-elime-ddalindao-incendie-dans-le-combat-opposant-les-upc-et-les-faca-le-9-janvier-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/site-des-déplacés-de-léglise-Élime-ddAlindao-incendié-dans-le-combat-opposant-les-UPC-et-les-FACA-le-9-janvier-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”site des déplacés de l’église Élime dd’Alindao incendié dans le combat opposant les UPC et les FACA le 9 janvier 2020 par cnc” width=”450″ height=”337″ />Site des déplacés de l’église Élime proche de l’hôpital incendié dans les combats opposant les FACA et UPC le 9 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangui (République centrafricaine) – Trois jours après les violents affrontements qui ont opposé les soldats des forces armées centrafricaines FACA) aux forces coalisées rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique) dans la sous-préfecture d’Alindao, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA, 72 heures après, vient juste de publier un communiqué de presse que certains observateurs qualifient de l’ironie, ou encore de peu d’intérêt pour la nation centrafricaine.
La mort des soldats des forces armées centrafricaines (FACA), le 9 janvier dernier, lors des violents affrontements qui les ont opposés aux combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique) dans la sous-préfecture d’Alindao suscite un grand nombre de commentaires sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale. Bangui
pendant ce temps, le gouvernement, accusé régulièrement de collusion avec les rebelles n’a pas réagi pour condamner ses heurts qui ont causé de nombreux dégâts matériels et humains. Mais sous le feu des critiques, il vient de publier un communiqué auquel il n’a pas explicitement condamné les agissements des rebelles, encore moins promettre la justice pour toutes les victimes de cette barbarie, d’après Ludovic Angoumé, sociologue, enseignant universitaire.
Ci-dessous le communiqué du gouvernement en lien avec les événements du 9 janvier dernier à Alindao.
Bangui (République centrafricaine) – Le 18 décembre 2019, le Fonds monétaire international dans un communiqué de presse sous le numéro 19/471, a informé le public des recommandations de ses entretiens annuels concernant les politiques communes de la CEMAC et les politiques communes à l’appui des programmes de réforme des pays membres.
L’institution multilatérale de surveillance financière relève entre autres à travers une phrase courtoise et sibylline : les administrateurs soulignent que la BEAC devrait éviter tout nouvel accord de financement avec la BDEAC.
Ce nouvel accord de financement est devenu délicat et complexe dès l’entame de la prise de fonction de l’actuel Président de la Banque ; délicat du fait de sa gouvernance marquée par le non-respect des règles internes de passation de marchés, de financements de projets sur bases de clientélisme, de rétro-commissions, de recrutements en violation des bonnes pratiques en la matière. Et, par un climat de défiance envers la BEAC, actionnaire majoritaire. Par divers subterfuges, le Président de la BDEAC a réussi à multiplier les entraves à la reprise de la mission de vérification de la COBAC. De même, l’enchevêtrement des pressions diverses au mépris des pratiques et normes prudentielles de la Banque Centrale a rendu complexe les décisions des organes de décision.
Agence ECOFIN dans sa parution en ligne du 04 janvier 2020 : pourquoi le FMI conseille à la BEAC de ne pas financer la BDEAC ?
La réponse est évidente. Elle est imparable. La BEAC, actionnaire majoritaire de la BDEAC, peut-elle continuer à alimenter son compte courant alors que le Président de la BDEAC s’oppose à toutes missions de vérification et d’audit comptable par la COBAC ?
L’alerte lancée par le FMI à la CEMAC nous interpelle, citoyens de la Région.
La gouvernance actuelle de la BDEAC ne permettra pas de convaincre des investisseurs régionaux et encore moins internationaux dans le cadre d’une prétendue levée de fonds.
En l’absence d’un nouvel accord de financement entre la BDEAC et l’actionnaire majoritaire, la BEAC, tel que suggéré par le FMI, l’avenir de notre Institution de financement de Développement communautaire à long terme dépendra de la réponse à une question simple : En 2020, les actionnaires de la Banque décideront-ils de procéder à une réforme audacieuse et la mise sous administration provisoire de la Banque ? ou préféreront-ils conserver le statu quo ante bellum ?
Par ZOUNGUERE-SOKAMBI Armand Guy, ancien Vice-Président BDEAC
Centrafrique.com/le-coordonateur-general-du-mcd-javon-zama-papa-photo-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Coordonateur général du MCD, Javon Zama Papa. Crédit photo cyrille Jefferson Yapendé / CNC.
Bangui (République) – Le Mouvement Centrafrique Debout(MCD) encourage la venue de l’homme du 24 mars 2013, Michel Djotodia et appelle le parti Kwa Na Kwa de l’ancien président François Bozizé Yangouvonda et ses sympathisants à mettre fin à leurs manœuvres clandestines.
Cet appel a été lancé le 10 janvier, par Zama Javon Papa, Coordonnateur dudit mouvement, suite à un tête-à-tête effectué entre le président actuel Faustin Archange Touadera et Michel Djotodja, ancien chef de l’Etat de la transition.
La fin 2019 et le début d’année 2020 ont fait de la République Centrafricaine une terre d’actualités aux yeux du monde. Ceci par rapport au retour inopiné de l’ancien président François Bozizé, contraint à laisser le pouvoir par le putsch de l’ex-Séléka le 24 mars 2013 et l’arrivée de Michel Djotodja, exilé au Benin depuis six ans après avoir dirigé le pays pendant 10 mois.
Suite à ces multiples agitations de part et d’autres, le Mouvement Centrafrique Debout par la voix de son coordonnateur Zama Javon Papa tente de désamorcer les bombes en appelant les adeptes et les leaders de KNK à la lucidité et salue l’action de l’ancien Président Michel Djotodja désormais l’Ambassadeur de la paix en Centrafrique, « nous tenons à féliciter l’acte salutaire de l’ancien président de la transition Michel Djotodja, pour sa volonté manifeste, de reconnaitre les autorités en place et aussi de reconnaitre que des efforts ont été déployés et que le pays a besoin dignes fils et filles pour reprendre le chemin de la croissance. C’est ce que nous au niveau de MCD, voudrions, parce que nous avons informé le peuple centrafricain qu’un texte est au niveau de l’Assemblée Nationale où le Chef de l’Etat a demandé depuis la signature de l’accord de Khartoum, que tous les anciens présidents reviennent au pays et que leur statut sera pris en compte. C’est ce qui est en train d’être fait. C’est dans ce contexte que l’ancien président Michel Djotodja est rentré », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs apprécié le retour de conforme de Michel Djotodia et par contre fustige et condamne celui de François Bozizé, « nous voulons prendre les centrafricains à témoins ; n’est-ce pas que Michel Djotodja est venu par l’aéroport Bangui M’poko ? Il n’a pas été inquiété, il a été reçu en honneur en tant qu’un ancien chef de l’Etat. Voilà le comportement d’un centrafricain responsable qui veut concourir à la paix, qui veut apporter sa pierre à l’édification du pays », a-t-il apprécié.
Avant de terminer sa déclaration, Javon Zama Papa sans passer par quatre chemins reproche aux cadres du parti KNK la manière utilisée pour amener l’ancien Chef d’Etat, François Bozizé dans son pays, « Si notre père François Bozizé rentrait dans des conditions similaires à celles de son compère, les centrafricains douteront-ils de son retour ? Je crois que non. Michel Djotodja est sécurisé garde de bons souvenirs. C’est ce que nous souhaiterions aussi pour François Bozizé. Mais nous dénonçons la manœuvre utilisée par le parti KNK pour ramener ce grand homme d’Etat de façon clandestine. A cela, nous disons non ! Parce que l’heure est au développement du pays et non à la manœuvre quelconque », a conclu le coordonnateur du MCD.
Il faut rappeler que le retour de Michel Djotodia après six ans d’exil au Benin, vient trois semaines ultérieures de celui de François Bozizé, rentré clandestinement après avoir passé aussi six ans d’exil en Ouganda, suite à sa destitution du pouvoir en mars 2013 par la coalition Séléka, dirigée par Michel Djotodia qui actuellement dans le cadre de la paix compte rencontrer après le Président actuel, Faustin Archange Touadera, le Président de l’Assemblée nationale, Moussa Laurent Gon Baba et les deux anciens Chefs d’Etat, François Bozizé et Catherine Samba Panza.
Centrafrique.com/deplacement-des-habitants-de-bria-le-10-novembre-2019-par-banafio-pour-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les habitants de Bria dans une rue de la ville le 10 novembre 2019. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews-Centrafrique.
Bria (République centrafricaine) – Les trois victimes ont toutes un point commun, leurs numéros de téléphone mobile ont été retrouvés dans le contact téléphonique de la fille adoptive du général Damboucha, commandant en chef du FPRC de la région centre-nord de la RCA.
Dans les régions occupées par les groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, les femmes, en particulier les jeunes filles, n’ont pas droit de disposer dans leur contact téléphonique un numéro d’un homme, si celui-ci ne fait pas partie de sa famille. Cette interdiction, méconnue du public, a été mise en exécution le mardi dernier par le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC, le tristement célèbre Abdel Ambossoro. Complètement illettré, cet officier gendarme du FPRC est très violent par son comportement envers les civils, d’après les autorités locales.
En effet, le lundi dernier, le commandant de région du FPRC, l’autoproclamé général Damboucha, avait été informé par ses proches que sa fille adoptive de 17 ans possédait un téléphone portable qu’elle communiquait discrètement à ses copains. Sous la pression du général, la fille lui donne le téléphone. C’est en ce moment qu’il constate dans le répertoire téléphonique trois numéros aux noms masculins qu’il suspecte fortement.
Sans aucune forme de vérification, le général appelle son neveu Abdel Ambossoro, commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria pour lui demander de convoquer sans délai et individuellement dans son bureau les trois jeunes dont les numéros figurent dans le répertoire téléphonique de sa fille.
À leur arriver à la gendarmerie le lendemain, chaque suspect avait droit à une incroyable torture infligée par les soi-disant gendarmes du FPRC durant des heures avant de rentrer.
Parmi les victimes, un jeune d’une vingtaine d’années, connu pour sa grande gueule contre les comportements irresponsables des combattants du FPRC à Bria. Il avait été torturé durant des heures, comme les deux autres victimes, jusqu’au point de perdre complètement la mobilité de son bras droit.
Même si cet acte criminel n’est pas isolé à Bria, il illustre bien le comportement violent et antisocial des groupes armés qui ne cessent d’ailleurs de terroriser les civils qu’ils considèrent comme leur propre mouton.
Pour rappel, le bureau de la gendarmerie du FPRC à Bria se trouve juste derrière le siège de l’OFCA, en face de la Mairie où sont positionnés les soldats FACA et la Minusca. Ceci dit, les actes criminels perpétrés par les rebelles gendarmes du FPRC ne sont pas des actes méconnus des autorités de cette ville, encore moins de la Minusca.
Centrafrique.com/rca-des-combats-intenses-ont-oppose-les-faca-et-les-upc-a-alindao/les-deplaces-de-leveche-dalindao-inquiets-lors-du-combat-opposant-les-faca-et-les-upc-ce-jeudi-9-janvier-2020-credit-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-35519 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Après le violent combat opposant les combattants rebelles de l’UPC aux soldats de forces armées centrafricaines (FACA) dans la sous-préfecture d’Alindao, des sources concordantes proches des ONG viennent d’annoncer que le chef rebelle Ali Darassa et son fameux groupe UPC continuent malheureusement leur conquête du territoire national vers la sous-préfecture de Mingala, au sud-est de la République centrafricaine.
Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kaboul 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous contrôle des éléments rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), a annoncé l’ONG catholique Caritas internationale dans son message publié sur les réseaux sociaux ce vendredi 10 janvier auquel elle déplore la situation humanitaire catastrophique provoquée par ce regain de violence dans la région.
Au même moment, à Alindao, une source sécuritaire locale indique à CNC qu’une dizaine des véhicules militaires de l’UPC lourdement armé sont arrivés dans la nuit du jeudi à vendredi dans la ville, probablement au renfort des troupes rebelles positionnées sur place.
Du côté de la Minusca, on interdit formellement à tous les rebelles de circuler désormais avec leurs armes à Alindao. Leurs nombreux checkpoints doivent être aussi démantelés sans délai, selon un communiqué publié par la Minusca ce vendredi 10 janvier.
Du côté des autorités du pays, c’est le silence total. Aucune condamnation n’a été faite à ce jour alors que des soldats FACA ont été tués, des civils en danger imminents des groupes armés, et la situation humanitaire devient de plus en plus catastrophique dans la région. Force est de constater malheureusement que c’est le retour de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA qui les intéresse, et un communiqué a été publié rapidement en ce sens.
Centrafrique.com/michel-djotodia-le-10-janvier-2020-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia.
Bangui (République centrafricaine) – Quelques heures après son retour à Bangui, la polémique enfle dans la capitale autour de son accueil triomphal par les autorités du pays. Cette mise en scène, parfaitement orchestrée par le pouvoir de Bangui, a été largement commentée sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale. Michel Am-Nondokro DJOTODIA, l’ex-chef rebelle et ancien chef d’État de transition serait-il en mission électorale de Touadera ?
Vendredi 10 janvier, à l’annonce de son retour en RCA, des tirs d’armes de joie se font entendre dans plusieurs villes occupées par les rebelles issus de l’ex-coalition Seleka. Pendant ce temps, dans d’autres villes du pays, et dans la capitale, son retour fait débat. Certains l’interprètent comme une marque de défiance du chef de l’Éta Faustin Archange TOUADERA vis-à-vis de son ex-patron, son faiseur de rois, l’ancien président François Bozizé, après six ans d’exil en Ouganda, est rentrée discrètement au pays le 15 décembre dernier. Mais depuis son retour, l’homme sollicite en vain une rencontre avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, alors que son successeur, son tombeur Michel Am-Nondokro DJOTODIA, le chef rebelle, quelques heures après son retour, ont été accueillis avec honneur digne d’un chef d’État au palais de la Renaissance. Une suite lui a été réservée dans un hôtel de la capitale, aux frais de l’État.
Pour certains observateurs, l’accueil réservé à l’ex-chef rebelle Djotodia n’est pas une surprise pour le peuple centrafricain d’autant plus qu’il n’a pas l’ambition de briguer la magistrature suprême de l’État en 2020, contrairement à son prédécesseur François Bozizé.
Cependant, une source proche de l’ex-homme fort de Bangui, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, indique à CNC que celui-ci se prépare à briguer la législative à Birao, dans le Vakaga, tout en prenant soin de garder son poste d’ambassadeur électoral de Faustin Archange TOUADERA auprès de ses partisans du nord, majoritairement hostile au chef de l’État.
Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, les institutions républicaines sont mises en place les unes après les autres en dehors du sénat. C’est dans cette logique que les députés de la sixième législature ont fait leur rentrée parlementaire en mettant en place le bureau de l’assemblée nationale ainsi que les différentes commissions prévues par les textes en vigueur.
D’emblée, l’élection du premier président de l’assemblée nationale de cette sixième législature a été faite sur fond de corruption des députés avec des promesses électorales non tenables voire des distributions des billets de banque. Les représentants de la nation ont ainsi pris goût à l’enrichissement illicite bafouant au demeurant leurs missions principales. Dans cette compétition à l’enrichissement illicite qui n’épargne aucun secteur parlementaire, on enregistre pêle-mêle des détournements de deniers publics, des malversations financières, des sur facturations, des voyages non effectués, des abus de tous genres, la corruption, l’escroquerie sans oublier le bradage des contrats miniers moyennant des enveloppes.
Bref, tous les crimes économiques impunis passibles de sanctions et susceptibles d’intéresser le parquet général y sont recensés.
L’exemple le plus patent qui constitue la goutte d’eau qui a débordé le vase se résume à l’acquisition d’un permis minier que devrait avoir une société chinoise. En effet, face à ce scandale financier qui a eu beaucoup d’écho dans l’opinion nationale et les réseaux sociaux, les députés ont décidé à l’unanimité de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire matérialisée par l’arrêté du président de l’assemblée nationale N*268/AN/SG/DGSL/19 du 05 juillet 2019.
Après des investigations et auditions sous serment conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés, la commission d’enquête parlementaire a rendu public son rapport qui accable plusieurs députés et personnalités politiques voire des personnalités qui ne sont pas des dépositaires du pouvoir de l’Etat.
Il est important de souligner au passage que tous ses abus sont rendus possibles par la décision très polémique de la cour constitutionnelle qui, après saisine à desseins du gouvernement s’est permis de s’arroger les prérogatives du législateur en modifiant l’esprit de l’article 60 de la constitution qui imposait l’autorisation préalable du parlement avant la signature de tous contrats miniers.
Choqué par le reflet ou l’image que la maison du peuple renvoie à l’opinion nationale où la corruption a atteint le haut lieu de la démocratie, le citoyen lambda s’interroge :
À quoi servent les commissions d’enquête parlementaire ? Un membre de cette commission d’enquête parlementaire peut-il éclairer l’opinion nationale sur la nécessité de recourir à une enquête parlementaire et surtout sa faisabilité ? Depuis le début de la sixième législature, combien de commissions d’enquête parlementaire ont été créées et combien ont abouti à une proposition de loi ? Les suites à donner aux rapports d’une commission d’enquête parlementaire dépendent-elles de la volonté politique du pouvoir et de sa majorité ? L’actuel président de l’assemblée nationale lui aussi cité dans d’autres affaires de malversations financières peut-il sereinement et efficacement assainir la maison du peuple en éradiquant la corruption ?
Au delà de ces interrogations, l’opinion publique doit savoir qu’une des nombreuses épouses du chef de l’état a été de façon lapidaire citée dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire. Sous d’autres cieux, cette dernière ne bénéficiant d’aucun statut juridique couvert d’immunités est passible de poursuites judiciaires diligentées par le parquet général en commençant par l’ouverture d’une information judiciaire.
En conséquence de ce qui précède, nous approuvons en majorité les conclusions de la commission d’enquête parlementaire qui propose un audit des permis miniers et la relecture du code miniers afin de faire cesser les malversations et les dysfonctionnements qui ont des conséquences néfastes la resonance de l’intégrité des parlementaires.
Pour finir, nous tenons à rappeler qu’une commission d’enquête parlementaire est un moyen de contrôle parlementaire avec des pouvoirs spéciaux qu’il faut distinguer d’une juridiction. La commission d’enquête parlementaire n’ a pas vocation à rechercher des infractions pénales. Leurs rapports n’ont rien de contraignant pour le pouvoir.
S’agissant de la levée des immunités des parlementaires mis en cause dans ce rapport, il appartient à l’assemblée plénière d’en décider. L’idéal serait que des poursuites judiciaires suivent les conclusions des commissions d’enquête parlementaires en vue de prononcer des sanctions contre les membres des réseaux mafieux. L’effet dissuasif, d’exemplarité de la sanction intimidera les éventuels délinquants pour éviter la récidive.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/?attachment_id=35542″ rel=”attachment wp-att-35542 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine) – trois personnes ont été tuées ce jeudi 9 janvier dans des violences intercommunautaires à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la République centrafricaine.
D’après les premiers éléments d’information, la première victime, de confession chrétienne, a été tuée vers 17 heures par des combattants rebelles du FPRC non loin de centre-ville de Bria, tandis que les deux autres, assassinées quelques heures plus tard vers 19 heures, par des miliciens Anti-Balaka aux alentours du site des déplacés du PK3.
En effet, selon quelques témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé vers 17 heures locales quand trois hommes, fabriquant des briques cuites, de retour de leur chantier situé au centre-ville de Bria, ont été pris à partie, sans aucune raison apparente, par des rebelles du FPRC qui les soupçonnent d’être des miliciens Anti-Balaka. Après quelques minutes de poursuite, les rebelles ont réussi à abattre l’un des trois, tandis que les deux autres, quant à eux, ils arrivent à s’échapper pour rejoindre le camp des déplacés et alerter les Anti-Balaka qui ont pris position aussitôt.
C’est ainsi que vers 19 heures, deux jeunes musulmans de l’ethnie Sara, de passage vers le site du PK3, ont été capturés par les miliciens Anti-Balaka qui les ont aussitôt assassinées en représailles.
Cependant, dans la matinée de ce vendredi 10 janvier, la nouvelle de l’assassinat de ces deux jeunes musulmans Sara par les Anti-Balaka arrive au camp du FPRC, et les rebelles ont décidé immédiatement de monter un guet-apens sur le pont Gbadou, dans l’objectif de filtrer les circulations dans le secteur. Malheureusement, un gardien de nuit, en poste au bureau local de la Minusca, de passage dans le secteur, est tombé dans le piège tendu par les rebelles qui l’ont déporté pour une destination inconnue. Sa moto a également été emportée par les assaillants.
Pour l’heure, la tension reste palpable à Bria ente les deux groupes rivaux, paralysant au passage les activités scolaires et économiques dans la ville.
Alors, la question que les citoyens se la posent ici est de savoir si la visite du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Bria la semaine prochaine va-t-elle calmer cette vive tension communautaire dans la Haute-Kotto ?
Un journaliste de l’AFP l’a vu à son arrivée dans un hôtel de Bangui, acclamé par une trentaine de ses partisans.
En les saluant, il était suivi de près par des officiers de l’armée et de la police centrafricaines chargés de sa protection.
M. Djotodia doit être reçu à la mi-journée par le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016, selon son entourage.
“2020 sera une année de paix, je ne suis plus un homme de guerre, je suis un homme de paix”, a lancé M. Djotodia aux journalistes.
– “pacifier le pays” –
“J’appelle tous les rebelles à patienter. Il y a un accord de paix qui a été signé. Il est temps que nous tous, combattants et tous les Centrafricains, on se lève pour pacifier le pays”, a-t-il ajouté dans un court entretien avec l’AFP.
Le 6 février 2019 à Khartoum, un accord de paix a été signé entre le gouvernement et 14 groupes armés, mais aussi entre ces groupes eux-mêmes.
Depuis, les combats ont baissé mais n’ont pas réellement cessé. La guerre civile persiste sous la forme d’accès de violence plus sporadiques entre groupes rebelles, qui contrôlent plus des deux tiers de la Centrafrique. Ces combats continuent de faire de nombreuses victimes parmi les civils.
Près d’un quart des quelque 4,7 millions d’habitants de ce pays parmi les plus pauvres du monde ont fui leurs domiciles depuis 2013.
A 71 ans, Michel Am-Nondroko Djotodia revient donc au pays après six années d’exil au Bénin et 24 jours après le retour à Bangui de François Bozizé, le président qu’il avait renversé par les armes avant de s’autoproclamer chef de l’Etat le 24 mars 2013.
M. Djotodia était alors à la tête de la rébellion de la Séléka, dominée par la communauté musulmane, un mouvement qu’il avait fondé et dissout le mois suivant sa prise du pouvoir, mais qui a continué à combattre des groupes d’auto-défense appelés anti-balakas, à majorité chrétienne.
Manifestement rapidement dépassé par ses combattants et par les affrontements très meurtriers pour les civils, cet homme plutôt discret, qui répétait alors qu’il n’avait “pas envie de se maintenir au pouvoir”, a été contraint de démissionner le 10 janvier 2014 avant de fuir au Bénin, après une intervention de l’armée française dans une opération baptisée Sangaris, sous couvert d’une résolution de l’ONU, pour mettre fin aux tueries.
Considérablement affaiblie par Sangaris et la force multinationale africaine MISCA, l’ex-Séléka avait dû se retirer de Bangui début 2014, s’était repliée sur ses fiefs du nord du pays et s’était divisée, disséminant ses forces en une multitude de groupes armés rebelles.
– Après le retour de Bozizé – Michel Djotodia, qui a vécu auparavant de longues années à l’étranger, en particulier en URSS, était aussi l’un des principaux fondateurs puis chef de la rébellion de l’Union des Forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), mouvement à l’origine de la première guerre civile centrafricaine, de 2004 à 2008, sous la présidence de Bozizé, lequel avait lui-même pris le pouvoir par un coup d’Etat en 2003.
Le 16 décembre dernier justement, M. Bozizé a effectué à Bangui un retour d’abord en catimini, puis triomphal six jours plus tard, acclamé par des milliers de partisans dans la capitale et dont les slogans l’incitaient à “prendre le pouvoir”.
Il est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la Centrafrique en 2013 pour “crimes contre l’humanité et incitation au génocide” et également sous sanction des Nations unies pour son rôle dans les sanglants affrontements de 2013.
M. Bozizé est rentré juste à temps pour pouvoir déposer une candidature à l’élection présidentielle prévue fin 2020, mais est resté vague sur ses intentions. Rien n’a filtré pour l’heure sur celles de M. Djotodia.
Alindao-photo-de-courtoisie/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/le-colonel-Douha-Mahamat-de-lUPC-tué-dans-le-combat-du-jeudi-9-janvier-à-Alindao-Photo-de-courtoisie.-378×450.jpg” alt=”le colonel Douha Mahamat de l’UPC tué dans le combat du jeudi 9 janvier à Alindao – Photo de courtoisie.” width=”378″ height=”450″ />le colonel Douha Mahamat de l’UPC tué dans le combat du jeudi 9 janvier à Alindao. Photo d’archive.
Alindao (République centrafricaine) – Un commandant des forces rebelles de l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique), auteur présumé des nombreux crimes de droits humains et humanitaires dans la région, a été tué ce jeudi 9 janvier dans les affrontements qui ont opposé ses éléments rebelles aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA), a-t-on appris de source concordante au sein de l’UPC.
Grièvement blessé dans les batailles qui les ont opposés hier aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA), le tristement célèbre Comzone des forces rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le colonel autoproclamé Douha Mahamat est mort dans la nuit du vendredi à samedi vers 23 heures à la suite de ses blessures. Ce qui fait en tout 11 morts du côté de l’UPC, et 3 des forces armées centrafricaines (FACA), selon une source hospitalière locale contactée par CNC.
Le jeudi 9 janvier, vers 11 heures, un violent affrontement meurtrier avait opposé les soldats de l’armée centrafricaine et les combattants rebelles de l’UPC dans la ville d’Alindao, au centre est de la République centrafricaine. Deux sites des déplacés ont également été incendiés dans les combats.
L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février 2019, faisait régulièrement l’objet de nombreuses critiques de la classe politique centrafricaine qui soupçonne son chef Ali Darassa de vouloir à tout prix empêcher l’application intégrale dudit accord dont il est signataire.
Centrafrique.com/michel-am-nondokro-djotodia-annonce-son-retour-imminent-en-rca/bozize-touadera-djotodia/” rel=”attachment wp-att-35247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Président François Bozizé (2003-2013) à gauche, Président Touadera (depuis 2016) au milieu et Michel Djotodia (2013-2014) à droite. Montage : Corbeaunews-centrafrique, le 28 décembre 2019.
Bangui (République centrafricaine) – L’ancien chef rebelle, l’ex-chef d’État de transition viennent de rentrer à Bangui à bord de l’avion de la compagnie Royal Air Maroc en provenance de Casablanca via Douala ce samedi 10 janvier vers 8 heures du matin.
Accueilli à sa descente d’avion par le ministre de la Sécurité publique, le général de brigade Henri Wanzet Linguissara, et d’autres personnalités politiques centrafricaines, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA est bel et bien de retour dans son pays six ans après son départ en exil au Bénin.
Dans une correspondance adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en date du 28 décembre 2019, l’ancien chef de l’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA a annoncé son retour imminent au pays, quelques jours après celui de son prédécesseur le général François Bozizé qui a eu lieu le 15 décembre. Finalement, l’homme a tenu sa parole et rentre officiellement au pays, contrairement à l’ancien président de la République François Bozizé qui était rentré clandestinement, faute de passeports.
Pour l’heure, on ignore où l’ex-chef rebelle va résider à Bangui, mais tout porte à croire qu’une résidence avait été préparée par son entourage derrière le ministère des Finances au centre-ville de Bangui.
Il y’a lieu de rappeler que le vendredi 10 janvier 2014, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, Président par intérim de la République centrafricaine , et son Premier ministre Maitre Nicolas Tiangaye ont annoncé leur démission dans un communiqué après des tractation enclenchée par les dirigeants d’Afrique centrale, réunis pour un sommet extraordinaire à N’Djamena (Tchad), d’écarter le couple exécutif centrafricain pour faciliter une sortie de crise dans le pays.
Centrafrique.com/les-deplaces-de-leveche-dalindao-inquiets-lors-du-combat-opposant-les-faca-et-les-upc-ce-jeudi-9-janvier-2020-credit-photo-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.
Bambari (République centrafricaine) – jeudi 9 janvier, des combats meurtriers ont opposé les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) aux combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville d’Alindao, située à 505 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.
Selon une source proche de l’état-major état-major des armées contactées par CNC, l’offensive menée par les soldats FACA visait à anéantir au maximum les capacités militaires de l’UPC dans la ville d’Alindao.
Les combats, déclenchés ce jeudi 9 janvier vers 11 heures après le meurtre d’un soldat FACA par les rebelles de l’UPC pourraient basculer toute la ville d’Alindao dans une nouvelle crise humanitaire d’envergure.
Déjà, selon un correspondant du CNC dans la région, la panique s’empare du site de l’évêché, situé à seulement quelques mètres du quartier général de l’UPC, où les combats se concentrent depuis quelques heures.
Les déplacés, paniqués, malgré la présence des forces de la Minusca qui sécurisent le site, ont du quitter précipitamment le coin pour se réfugier dans la brousse par mesure de sécurité.
Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais des sources indépendantes indiquent à CNC qu’il y aurait des morts et des blessés depuis le début des combats.
Aux dernières nouvelles, des renforts des UPC viennent d’arriver à Alindao, et trois soldats FACA seraient tués dans le combat. Des morts ont été signalés du côté de l’UPC, mais difficiles de savoir le nombre exact pour le moment.
Deux sites des déplacés, notamment celui de l’église Élime et AFAPS sont incendiés par les rebelles. Quelques milliers des déplacés sont pour l’heure dans la nature.
Site des déplacés de l’église Élime proche de l’hôpital incendié dans les combats opposant les FACA et UPC le 9 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Togo: 10 candidats à la Présidentielle de fin février
Lomé (Togo) – 9 janv. 2020 06:45
“La Céni informe l’opinion nationale et internationale (…) qu’à la date de clôture du dépôt des dossiers de candidature ce 8 janvier 2020 à minuit, elle a enregistré au total dix dossiers de candidature”, a déclaré le président de la commission, Tchambakou Ayassor, lors d’un point de point de presse à Lomé.
“La Céni (…) procèdera à l’examen préliminaire de l’ensemble des dossiers enregistrés, qui seront transmis au ministère de l’administration territoriale pour la suite du processus”, a ajouté M.Ayassor, sans dévoiler les noms des candidats.
La liste définitive des candidats retenus sera publiée par la Cour constitutionnelle au plus tard le 28 janvier.
Selon des sources proches de la commission électorale, parmi les candidats enregistrés, figurent Jean-Pierre Fabre, chef de file historique de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’ancien Premier ministre et président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) Kodjo Agbéyomé et le président Faure Gnassingbé, qui briguera un quatrième mandat.
Ce dernier est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.
Le pays a traversé une grave crise politique en 2017 et 2018, marquée par des manifestations gigantesques lourdement réprimées, pour réclamer la limitation des mandats présidentiels et le départ du chef de l’Etat.
Mais le pouvoir n’a pas cédé et en mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie “pour les actes posés pendant les mandats présidentiels”.
Centrafrique.com/rond-point-centre-ville-de-bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-bertrand-yekoua/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.
Bambari (République centrafricaine) – Le député de la circonscription de Bambari 1, HAMADOU Aboubakar Kabirou, visiblement en contradiction avec le chef rebelle Ali Darassa, aurait échappé de peu à une tentative de son enlèvement par des combattants rebelles de l’UPC le 5 janvier dernier à Bambari.
Après avoir critiqué il y’a quelques mois le plan machiavélique de l’UPC et de son chef Ali Darassa, puis sollicite l’appui du gouvernement et des forces de la Minusca pour le désarmement forcé des groupes armés à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, et au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le député HAMADOU Aboubakar Kabirou est désormais déclaré persona non grata dans les zones sous contrôle de l’UPC.
Cette interdiction, valide pour une durée indéterminée, a été mise en exécution dimanche dernier lors de la visite préélectorale de l’honorable Hamadou Aboubakar dans sa circonscription de Bambari 1.
Le député, qui a séjourné au quartier Bornou lors de sa visite, a été informé par ses sources au sein de l’UPC de son enlèvement imminent par des combattants rebelles de l’UPC. Paniqué, il a dû quitter en catastrophe le secteur pour rejoindre la brigade locale de la gendarmerie au centre-ville de Bambari où il a passé quelques heures avant de quitter la ville le lendemain pour rentrer à Bangui.
Contacté par la rédaction du CNC, le député victime est injoignable au téléphone depuis deux jours.
Pour les observateurs nationaux, ce parfait exemple de la tentative d’enlèvement de ce député de la nation montre à quel point le désarmement des groupes armés, soupçonnés de connivence avec le pouvoir de Bangui, est plus que nécessaire avant la tenue des élections groupées de 2020.
Centrafrique.com/un-rebelle-et-un-civil-se-parrlent-a-bria-corbeaunews-centrafrique-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bria (République centrafricaine) – Mardi 7 janvier 2020, dans la localité de Ngoundja située à quelques dizaines de kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Koto, un combattant rebelle du FPRC, muni de son fusil automatique AK47, à semer la panique dans la ville, poussant les populations à terrer chez elles durant des heures.
Bria (République centrafricaine) – Mardi 7 janvier 2020, dans la localité de Ngoundja située à quelques dizaines de kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Koto, un combattant rebelle du FPRC, muni de son fusil automatique AK47, à semer la panique dans la ville, poussant les populations à terrer chez elles durant des heures.
Le rebelle, visiblement ivre au moment de l’incident, revenait du lieu de sa consommation d’alcool quand il sortait son fusil automatique avec double chargeur bien garni. Intentionnellement, vers 17 heures, l’homme commence à tirer en l’air sans cesse durant des minutes jusqu’au point que ce village minier commençait à se vider de ses habitants visiblement traumatisés.
D’autres rebelles, intervenus sur le lieu de l’incident, n’ont pas pu désarmer le contrevenant qui sortait son couteau commando et blesse grièvement l’un d’entre eux.
Finalement, le suspect accepte de se rendre quelques minutes plus tard à ses collègues rebelles qui l’ont transféré dans leur base à Bria.
L’affaire a été tranchée amicalement, et le suspect a été libéré le même jour vers 19 heures.
Contactés par CNC, certains habitants du village minier Ngoundja expliquent malheureusement que ce genre de connerie n’est pas isolée dans leur localité qui attire de plus en plus des rebelles en quête de diamants et or.