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Enrichissement illicite :  le Maire de Bouar et un chef de quartier sous le feu de critique.

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Bouar-monsieur-lazare-nambena-le-30-novembre-2019-lors-du-depot-des-gerbes-la-veille-de-la-fete-de-la-proclamation-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/le-maire-de-bouar-monsieur-Lazare-Nambena-le-30-novembre-2019-lors-du-dépot-des-gerbes-la-veille-de-la-fête-de-la-proclamation-de-la-République-centrafricaine.-450×337.jpg” alt=”le maire de Bouar, monsieur Lazare Nambena, le 30 novembre 2019 lors du dépot des gerbes à la veille de la fête de la proclamation de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews-Centrafrique (CNC)” width=”450″ height=”337″ />
le maire de Bouar, monsieur Lazare Nambena, le 30 novembre 2019 lors du dépot des gerbes à la veille de la fête de la proclamation de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Les deux hommes auraient agi sous la protection des autorités locales, selon leurs détracteurs qui ne cessent de critiquer leur manque du « patriotisme ».

 

Monsieur Lazare  Nambena , président de la  délégation spéciale de la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, et son chef du quartier Pakita, monsieur Mbarta Philippe, sont tous deux sous le feu des critiques de leurs administrés respectifs.

Les deux personnalités  sont suspectées du délit de corruption et d’enrichissement illicite, pour ne pas dire d’atteintes aux biens publics, mais aussi de faux en écriture.

Selon les accusations populaires portées contre eux, ils auraient transformé le domaine de l’État à leur titre foncier personnel.

« Les parcelles de la section de JPN (Jeunesse pionnière nationale)  au camp de roux de Bouar sont vendues illégalement aux particuliers pour la construction des habitations privées. Même les bâtiments coloniaux sont aussi vendus », s’indigne un professeur au lycée moderne de Bouar.

Contactée par CNC, une source proche de la municipalité de Bouar confirme les allégations de corruption, d’enrichissement illicite et de la  vente illégale des domaines publics portées contre son patron, le maire  Lazare  Nambena , et son chef de quartier Pakita, monsieur Mbarta Philippe. Selon la même source, jusqu’en décembre 2019, on estime à 60% le taux de vente illégale des domaines publics bradés par monsieur le maire de Bouar aux particuliers.

Joint au téléphone, le chef du quartier Pakita, monsieur Mbarta Philippe n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Quant au maire Lazare  Nambena, il est tout simplement injoignable au téléphone au moment de la rédaction de cet article.

Affaire à suivre…

 

Copyright2020CNC.

Chef du quartier Pikata, Mr Mbarta Philippe. Crédit photo : Corbeaunes-Centrafrique (CNC)
Chef du quartier Pikata, Mr Mbarta Philippe. Crédit photo : Corbeaunes-Centrafrique (CNC)

CENTRAFRIQUE : APRÈS LE DEAL SUICIDAIRE AVEC LES GROUPES ARMÉS, LE POUVOIR ANÉANTIT LES EFFETS JURIDIQUES D’UN MANDAT D’ARRÊT POURTANT EXÉCUTOIRE.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin, sans honneur et inexpliqué du président du parti KNK sur la terre de ses ancêtres, le paysage politique centrafricain a changé de configuration avec l’errement d’une tension électrostatique teintée de rumeurs de l’éminence d’un coup d’état militaire contre les autorités établies.

 

Le général déserteur a multiplié des sorties médiatiques et des rencontres inopinées sous le regard muet et méprisant du pouvoir. Parallèlement à cette occupation politique du terrain et le mutisme inquiétant du pouvoir, le général avait demandé une d’audience avec son ancien premier ministre devenu par la force des choses président de la république mais assortie de conditions préalables et non négociables (réception à l’assemblée nationale en présence des diplomates accrédités en Centrafrique et un impressionnant dispositif de sécurité) qui s’apparentent à une réhabilitation dans ses droits, une forme de légitimité nonobstant l’existence d’un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et incitation à la haine.

Il est important de rappeler que le pouvoir de Bangui n’a pas cédé à ses conditions capricieuses et a reçu les autres anciens chefs d’état qui pourtant ont fait leur demande d’audience postérieurement. Il a fallu la médiation sur fond de pression de l’Union Africaine (UA), de la CEEAC et de la communauté internationale pour décrisper l’atmosphère et faciliter la rencontre entre les deux “vrais-faux” amis qui a finalement eu lieu le mardi 21 janvier 2020.

Non reçu dans le bureau présidentiel avec des images qui renvoient des messages à décrypter, le citoyen lambda s’interroge :

Quel est le but recherché par le général à travers cette rencontre avec le président de la république ? Qu’est-ce qu’on peut attendre de cette rencontre surtout qu’elle a été faite sous la pression de la communauté internationale ?  Quel est l’agenda caché de la communauté internationale derrière cette entrevue ? A qui profite véritablement cette rencontre ? Cette rencontre a t-elle été facilitée par souci de promouvoir la paix et l’accord de Khartoum qui est au point mort ? La paix tant recherché par les autorités centrafricaines doit-elle se construire durablement sur les ruines de la haine et de l’impunité ?  Ce tête à tête entre le président de la république et son “faiseur de roi” a t-elle sensiblement baissé les tensions politiques et la psychose de coup d’état ? L’audience tant attendue avec le président de la république a t-elle significativement apaisé le général de ses craintes sur son avenir judiciaire ? La session criminelle en cours statue actuellement sur les crimes commis par les groupes d’autodéfense, pourquoi les auteurs intellectuels ou instigateurs de ces crimes ne sont pas à la barre ? La volonté politique du président de la république peut-elle empêcher l’exécution d’un mandat d’arrêt international ?

Au delà de ce qui précède, pourquoi les grandes décisions du pouvoir centrafricain sont-elles toujours aiguillées par la communauté internationale ? Cette communauté internationale qui n’a jamais de visage n’est-elle pas lassée de notre immaturité politique ?

Déduction faite de ces différentes interrogations, nous comprenons que la non exécution du mandat d’arrêt international contre le général déserteur est animée par le souci de sauver l’année électorale. En dehors de sauver l’année électorale, le président de la république se protège lui aussi car ils sont tous les deux sources du malheur des centrafricains parce que l’un était chef de l’état et l’autre premier ministre. La paix et le mandat d’arrêt international sont loin d’être les préoccupations du général car ce dernier est beaucoup plus hanté par les dispositions du code électoral qui impose la présence effective et physique du candidat à la présidentielle sur le territoire national au moins un an avant le scrutin. L’opinion nationale s’attendait beaucoup plus à une déclaration de retraite politique du général déserteur…hélas.

Pour finir, nous rappelons que selon les dispositions de l’article 33 alinéa 12 de la constitution, le président de la république est le garant du bon fonctionnement des institutions judiciaires. Empêcher ces institutions d’assumer sereinement leur mission est constitutif de haute trahison pouvant déboucher sur une procédure de destitution selon les procédures prévues à l’article 125 de la constitution.

Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore à ce stade mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 janvier 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

Diplomatie africaine : la RCA tourne le dos à l’Algérie en faveur du Maroc.

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Centrafrique.com/le-togo-met-fin-a-laccord-dexemption-de-visa-avec-la-centrafrique/la-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres-et-des-centrafricains-de-letranger-sylvie-baipou-temon-et-son-patron-premier-ministre-firmin-ngrebada-combinee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35806 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l'étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.
De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Ce jeudi 23 janvier, l’entretien bilatéral entre le Ministre marocain des Affaires Étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains Résidant à l’étranger, Monsieur Nasser Bourita et son homologue centrafricaine, madame Sylvie Baïpou Temon est  conforté par l’ouverture d’un consulat général centrafricain à Laâyoune en territoire du Sahara occidental. Ce qui n’a pas plu à l’Algérie, qui a très vite réagi en publiant un communiqué pour fustiger la « décision unilatérale » de la RCA d’ouvrir un consulat au Sahara occidental.

 

« L’Algérie a pris connaissance des décisions unilatérales des gouvernements de la République centrafricaine et du Sao Tomé-et-Principe d’ouvrir des représentations consulaires à Laâyoune, ville occupée du Sahara occidental »,a indiqué jeudi un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.

« Ces décisions qui ne peuvent en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique, représentent une nouvelle violation des normes du droit international, des décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies, relatives à la question du Sahara occidental », s’alarme le gouvernement algérien qui n’a pas cessé d’être en colère contre la République centrafricaine.

« Elles transgressent aussi les fondements mêmes des relations entre les pays africains tenus de se conformer en toute circonstance aux règles et principes de l’Union africaine, lesquels impliquent un devoir d’unité et de solidarité entre les pays fondateurs de l’Union indique le même communiqué.

« Ces décisions ne concourent pas, enfin, à favoriser l’interaction requise entre les pays africains et risquent de compromettre sérieusement leur marche résolue vers la réalisation des objectifs qu’ils se sont assignés et qu’ils ont consignés dans l’acte constitutif de l’Union », a ajouté le communiqué du gouvernement algérien.

Cependant, à Bangui, certains observateurs pensent que Les « Russes doivent faire triste mine, car Poutine est hostile à la marocanité du Sahara occidental. Il faut espérer que Mme Baipo-Temon n’ait pas eu une initiative personnelle comme pour le Kosovo ».

Même si à Bangui le gouvernement n’a pas souhaité réagir au communiqué du gouvernement algérien, tout porte à croire que cette décision politique d’importance des autorités centrafricaine serait un coup de canifs dans le partenariat entre le président Faustin Archange TOUADERA et ses amis de la Russie.

 Il faut noter au passage que Le Maroc préside la Commission et le Fonds de consolidation de la paix de l’ONU pour la RCA. Un petit geste avait été demandé par les autorités centrafricaines au Royaume du Maroc pour payer les contributions à ‘ONU. Tant pis pour la Russie qui va être déçue devant cette reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le virage de FAT s’amorce très délicat pour le pays, selon une source au ministère des Affaires étrangères à Bangui.

 

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Indice de démocratie 2019, la RCA est classée parmi le top 4 des pays autoritaires du monde.

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Centrafrique.com/le-president-faustin-archange-touadera-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-a-la-nation-le-mardi-31-decembre-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Photo: Présidence RCA.
Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre
2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le groupe de presse britannique « the Economist Intelligence Unit »  publie son indice de démocratie des 167 pays au monde. La République centrafricaine est classée au top des quatre pays au régime autoritaire au monde juste avant la RDC, classée 165e sur 167.

 

Selon le classement de l’indice de démocratie publié chaque année depuis 2006 par le groupe de presse britannique The économiste intelligence unit, en 2019, la République centrafricaine est classée à la 164e place mondiale derrière le Tchad, 163e, et juste avant la République démocratique du Congo, 165e, la Syrie, 166e, et enfin la Corée du Nord, 167e. Tandis qu’en Afrique, le pays de Boganda, aussi appelé le berceau des Bantous est classé à la 43e place. Selon cet indice, la RCA est considérée comme un régime autoritaire aux yeux du monde, ce qui est par ailleurs contraire à la disposition d’esprit des autorités nationales.

Pour rappel, l’indice de démocratie de l’Economist Intelligence unie fournit un instantané de l’état de la démocratie dans le monde dans 165 États indépendants et deux territoires. Cela couvre la quasi-totalité de la population mondiale et la grande majorité des États du monde.

Et comme disait un proverbe populaire, « le malheur ne vient jamais seul », la République centrafricaine vient à nouveau d’être classée à la 153e place, derrière le Cameroun et la Comores, sur le baromètre mondial de la perception de la corruption en 2019 publié par l’ONG Transparency internationale.

Selon ladite ONG, sa perception de la corruption dans 180 États de la planète  est élaborée en fonction de 13 bases de données différentes (de la Banque mondiale, la BAD, de fondations allemandes, etc.) qui regroupent les avis d’experts, mais aussi d’hommes et de femmes sur leur ressenti de la corruption dans le secteur public des différents pays.

 

Gisèle Moloma

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RCA : Affaire Zama Javon Papa, la milice Anti-Balaka interpelle le gouvernement.

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Centrafrique.com/zama-papa-javon-a-gauche-et-abakar-piko-a-droit-les-deux-visages-du-griotisme-puant-en-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Zama Javon Papa, à gauche, et Abakar Piko , à droite. Les deux visages du griotisme du pouvoir de Touadera à la radio nationale. Copyright : Cédric Gwa-Gomba / CNC.
Monsieur Zama Javon Papa, à gauche, et Abakar Piko , à droite. Les deux visages du griotisme du pouvoir de Touadera à la radio nationale. Copyright : Cédric Gwa-Gomba / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le ton est donné, le gouvernement doit prendre sa responsabilité sur le cas Zama Javon Papa, un tristement célèbre griot du pouvoir désormais dans la ligne de mire de la milice Anti-Balaka aile Ngaïssona.

 

Déjà secouée par de multiples guerres civiles depuis 25 ans, la République centrafricaine est à nouveau dans l’incertitude politique depuis le 15 décembre 2019, date du retour au pays de l’ex-chef de l’État François Bozizé, six ans après son exil forcé en Ouganda.

Suspendue depuis trois semaines à une surprenante attaque verbale sur fond de rivalité personnelle entre le KNK (Kwa-Na

-kwa) de l’ex-Président François Bozizé, et le MCU (Mouvement cœurs-unis) du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la RCA pourrait être basculée à nouveau dans un grave trouble militaropolitique.

Annoncées, puis  diffusées en boucle quotidiennement sur les antennes de la radio nationale, les allégations du supposé coup d’État ourdi par l’ex-chef de l’État François Bozizé avec l’aide des miliciens Anti-Balaka et des anciens soldats FACA admis à la retraite continuent de faire monter la tension dans le pays.

Après l’ex-Président François Bozizé qui a clairement indexé le pouvoir de Bangui d’être derrière les multiples attaques verbales radiodiffusées contre lui et sa famille, c’est le tour de la milice Anti-Balaka aile Ngaïssona de hausser le ton contre le leader du MCD Zama Javon Papa qu’elle accuse d’avoir diffusé des messages de haine pouvant perturber l’ordre public.

Pour monsieur Igor LAMAKA, porte-parole des Anti-Balaka aile Ngaïssona, si les allégations de Zama Javon Papa sont avérées, c’est au ministre de la Sécurité publique de faire de vérifications et d’agir afin d’arrêter les présumés auteurs de ce fameux coup d’État tant annoncé, « et non à un certain Zama Javon Papa ».

« Je tiens à dire que l’heure n’est pas à la haine ni aux messages haineux qui créent de la psychose parmi la population. Et je te dis monsieur le journaliste,  ce n’est pas bien. On sort d’une longue et sanglante nuit de terreur. Je crois que lorsqu’on courait, on pleurait dans ce pays, Zama Javon Papa n’était pas à Bangui. Il était à Kinshasa (RDC, NDLR). Il faudra que Zama Javon Papa doive avoir du respect pour les Anti-Balaka », s’indigne Igor LAMAKA, porte-parole de la milice Anti-Balaka aile Ngaïssona.

 

Rappelons que Zama Javon Papa, ex-griot de l’ancien président François Bozizé, qui a récemment changé sa veste pour le pouvoir en place, anime depuis plusieurs mois une émission très douteuse et critiquée sur les antennes de la radio nationale, au Gran-dam du Haut Conseil de communication qui ne peut rien faire, en raison de la proximité de Zama Javon Papa avec le pouvoir en place.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Centrafrique : Les décideurs politiques et administratifs sensibilisés sur la mise en œuvre de l’APV/FLEGT signé entre la RCA-UE

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Centrafrique.com/de-gauche-a-droite-le-coordonateur-de-long-ciedd-le-ministre-des-eaux-forets-chasse-et-peche-et-le-secretaire-technique-permanent-de-lapv-flegt/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite le Coordonateur de l'Ong CIEDD, le ministre des Eaux forêts, chasse et pêche et le Secrétaire technique permanent de l'APV-FLEGT
De gauche à droite le Coordonateur de l’Ong CIEDD, le ministre des Eaux forêts, chasse et pêche et le Secrétaire technique permanent de l’APV-FLEGT. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire(APV) signé entre la République centrafricaine et l’Union européenne, le secrétariat permanent technique de l’APV-FLEGT en collaboration avec l’Ong CIEDD RCA ont organisé, le mercredi 22 janvier, un atelier de sensibilisation à l’endroit des décideurs politiques et administratifs afin de les impliquer dans la gestion des ressources forestières et leurs enjeux.

 

Pour une bonne gouvernance forestière, il faut des bonnes pratiques et leçons apprises en collaboration avec les parlementaires, la société civile et les médias…c’est dans cette optique que  les députés, les membres de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, des membres du Conseil économique et social,  les professionnels des médias ainsi que les communautés locales et autochtones  ont été impliqués dans  la mise en œuvre  de cet accord dont l’objectif principal est de les informer et les sensibiliser pour mieux garantir la transparence dans ce processus qui vise la bonne gouvernance des massifs forestiers et le respect des réglementations concernées.

Cette relance de l’APV consiste à pouvoir redémarrer avec une compréhension commune entre les différents acteurs et un engagement renouvelé des parties prenantes afin de reprendre la feuille de route de mise en œuvre.

Idriss AMIT, ministre des Eaux, forêts, Chasse et Pêche, dit que le but ultime de cet accord est d’encourager la gestion durable des ressources forestières.

« l’exploitation forestière illégale représente un fléau de taille pour le maintien de marchés rentables et de pratiques d’exploitation durables, dans une économie mondiale qui exige de plus en plus de garanties de système de production durable et légale du bois », a indiqué le ministre Idriss Amit.

Le membre du gouvernement a aussi ajouté avant de déclarer ouvert cet atelier qui regroupe plus de quatre-vingt-dix personnes (90), que dans le contexte qui prévaut, la mise en œuvre de cet accord reste une réalité et la mobilisation de toutes les parties prenantes à s’impliquer davantage dans la mise en œuvre de cet accord reste toujours un défi majeur pour le département où il est en charge.

À l’issue des travaux, les participants ont plaidé pour une cause commune et en s’engageant désormais d’avantage dans la mise en œuvre de cet accord. Ils ont aussi convenu entre autres à prendre  des dispositions nécessaires pour encourager la restauration du contrôle forestier en y associant les élus de la nation.

« Prendre des dispositions pour réactiver au plus vite les permis d’exploitation et d’aménagement  pour encourager la transformation du bois à hauteur du taux prévu par la loi (70 %) et poursuivre la mobilisation de la convention de financement prévue pour le déploiement du système de vérification de la légalité (SVL) pour le meilleur suivi de nos bois », ont recommandé les participants dans leur communiqué final de la circonstance.

En constatant l’utilité de rétrocession aux communes des taxes forestières, afin d’assurer le développement des communes, les participants ont sollicité une large diffusion auprès des villages riverains du programme d’emploi validé par les autorités compétentes.

Ces derniers ont constaté  un retard pris dans le décaissement de la convention de financement signée en 2012, avec l’Union européenne à hauteur de 6,7 millions d’euro pour le déploiement du système de vérification de légalité (SVL), et sollicite l’appui du bureau de l’Assemblée nationale afin d’avoir des échanges avec l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique pour son appui financier.

Le dialogue participatif et inclusif entre les acteurs de la société civile qu’ils soient parlementaires, membres de la société civile ou des médias, est une démarche essentielle pour faire progresser la gestion durable des ressources naturelles et les problématiques de la gouvernance forestière.

Cet atelier de sensibilisation a été financé par l’Ong CIEDD sur la ligne budgétaire du projet Voix des citoyens pour le changement (CV4C) dans le bassin du Congo qui comprend environ 70% de la couverture forestière de l’Afrique.

À titre de rappel, l’organisation  non  gouvernementale, Centre pour l’Information Environnement et le Développement (CIEDD) en partenariat avec le ministère des Eaux, Chasse et Pêche ont organisé, du 09 au 10 janvier 2020, un atelier de validation des documents du sommier des infractions forestières.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

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Flash info : vive tension à Ndélé, commerces et école fermés.

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FPRC-a-ndele-dans-le-vehicule-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des-combattants-du-fprc-à-Ndélé-dans-le-véhicule-450×244.jpg” alt=”Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.” width=”450″ height=”244″ />
Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.

 

 

Ndélé (République centrafricaine) – Pour la première fois depuis 2014, la ville de Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, située à 654 kilomètres de Bangui, au nord de la RCA, est sur le point de sombrer à son tour dans des violences intercommunautaires. Les écoles  et commerces sont fermés. La ville est quasiment déserte toute la journée ce jeudi.

 

Très tôt ce jeudi matin, le centre-ville de Ndélé, où se concentrent les activités économiques et scolaires, a commencé à se vider.  La peur s’empare de la ville, et les populations civiles sont terrées chez elles.

En effet, ce mercredi 22 janvier, aux environs de 16 heures, un camion rouge du type CBH de marque Mercédès, rempli des marchandises, à destination de Birao, était arrivé à Ndélé.

Comme d’habitude, tous les camions en provenance de Soudan ou de Bangui sont soumis au contrôle minutieux du service de douane du FPRC. Or, ce mercredi, l’équipage du CBH rouge n’aurait pas voulu se soumettre à ces exigences du FPRC, et les armes sont sorties de deux côtés.

Le gros souci dans cette affaire, ce que le camion appartient à une famille  Goula proche du FPRC, et tous les Goula n’auraient pas voulu qu’on le fouille alors qu’une information du FPRC en provenance de Bangui  fait état de la présence des caissettes d’armes et minutions au fond du véhicule, à destination des rebelles du MLCJ à Birao, au nord-est du pays où les combats font rages entre le FPRC et MLCJ depuis six mois.

Des pourparlers seraient en cours à Ndélé avec l’équipage du CBH pour un dénouement pacifique de la situation, selon une source locale.

Pour l’heure, la ville est quasiment déserte, tous les commerces, écoles sont fermés. Les

Affaires à suivre…

 

Moïse Banafio

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RCA : la bataille de Birao fait rage, le FPRC progresse lentement.

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Centrafrique.com/rca-birao-le-mlcj-menace-de-penetrer-militairement-dans-les-camps-des-deplaces/des-combattants-dans-un-pickup/” rel=”attachment wp-att-35726 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants rebelles de l'ex-coalition Seleka. CopyrightDR.
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR.

 

 

Birao (République centrafricaine) – Au fur et à mesure que les combattants rebelles du FPRC s’approchent dangereusement de la ville de Birao, les combats deviennent de plus en plus violents. Ce mercredi 22 janvier, dans la soirée, les combats se concentrent désormais à 5 kilomètres de Birao, et la ville se vide complètement de ses habitants.

 

Depuis 48 heures, les affrontements entre les combattants rebelles du FPRC et les miliciens du MLCJ s’intensifient autour de la ville de Birao, et le bilan provisoire fait état d’une vingtaine des combattants rebelles tués.

Sur l’axe Birao-Ndélé, ce mardi 21 janvier, de violents affrontements ont eu lieu dans la commune de BORO, située à une dizaine des kilomètres de Birao. Un véhicule humanitaire braqué par les miliciens du MLCJ pour le transport de leurs troupes sur le terrain a également été calciné. Une dizaine des morts signalés dans les deux camps, dont le colonel Yaya, un cousin du patron du CNDS Abdoulaye Hissen.

Sur l’axe Amdafock, les combats s’intensifient à seulement 5 kilomètres de Birao.

Cependant, à Ndélé, la progression des rebelles du FPRC sur le terrain fait réagir plus d’un. Des tirs de joie ont été entendus aux environs de 18 heures dans la ville.

Au même moment, d’autres combattants du FPRC lourdement armés, venus de la ville de Kaga-Bandoro sur des motos, ont quitté Ndélé, ce mercredi soir,  sous le commandement du général Saleh,  à destination de Birao où les combats se concentrent depuis 24 heures.

À Bangui, le gouvernement, incapable de réagir militairement,  publie un communiqué demandant aux belligérants de cesser immédiatement leurs affrontements et se conformer aux dispositions de l’accord de paix et de réconciliation dont ils sont tous les deux signataires.

 

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RCA : Les mercenaires de la Wagner font taire à jamais le malchanceux commerçant de Bambari

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Centrafrique.com/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-16/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d'illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.

 

Bambari (République centrafricaine) – Après avoir été torturé, disant  par erreur, par des mercenaires russes en janvier 2019, le malchanceux commerçant de Bambari a trouvé la mort dans des circonstances troubles. Comme pour l’assassinat, à l’été 2018, des trois (3) journalistes russes qui enquêtaient sur le groupe Wagner, voudrait-on faire croire aux Centrafricains que cette mort est due au hasard ? Est-ce vraiment un hasard si tous ceux qui ont la possibilité de dire la vérité sur la société Wagner se font assassiner ?

 

Il y a un an, le 11 janvier 2019, M. Mahamat Nour, un honnête commerçant de Bambari était arrêté dans sa ville par des membres de la Wagner, cette société russe de mercenariat. Dans un contexte sécuritaire tendu, les soudards russes le confondent avec un chef de l’ex-Seleka, l’emmènent dans leur camp et le torturent pour tenter de lui soutirer des informations dont l’homme de 38 ans ignore tout. Après cinq (5) jours de sévices, les bourreaux slaves finissent par comprendre leur erreur et par le relâcher. Mahamat Nour est toutefois meurtri dans sa chair et a perdu un auriculaire.

Les faits sont graves, la Minusca est informée, elle mène son enquête et consigne toutes les preuves dans un rapport dont le contenu sera révélé en février 2019 par tous les grands médias internationaux comme VOA, RFI, la Libre Belgique ou le Dailymail. Tous prennent la défense des Centrafricains contre la barbarie. Le masque de la Wagner tombe et laisse apparaître le vrai visage de cette milice privée déjà envoyée en Ukraine et en Syrie pour tuer et piller.

Très vite, les médias payés par la nébuleuse d’Evgueni Prigojine (qui contrôle aussi le groupe Wagner) tenteront de défendre l’indéfendable par tous les moyens quitte à payer pour obtenir un faux témoignage.

Car les enjeux sont importants pour Monsieur Prigogine. En effet, l’homme d’affaires russe, qui a la confiance du Kremlin, a investi des sommes importantes dans l’aventure centrafricaine. Des centaines d’hommes de la Wagner se relèvent depuis des mois dans le pays avec pour mission, officiellement, de contribuer à la formation des forces armées centrafricaines. Le coût est important et l’investisseur compte en retour sur les dividendes économiques qu’il amasse à travers la société d’exploration minière Lobaye Invest. La filiale locale de Prigogine a en effet obtenu des concessions de mines d’or et de diamants dans le pays dès le milieu de l’année 2018.

Le système est bien pensé, prévu pour être rentable, et Evgueni Prigojine, qui tire les ficelles depuis la Russie, ne peut pas laisser salir la réputation de ses hommes de main une seconde fois. Déjà à l’été 2018, la Wagner a été mise en cause dans l’affaire des trois (3) journalistes russes d’investigation, assassinés dans la région de Sibut par des « hommes armés non identifiés » alors qu’ils enquêtaient sur les sombres agissements de la SMP Wagner en Centrafrique.

Or, comme ces journalistes, le malheureux Mahamat Nour a été assassiné à la fin du mois de septembre dernier alors qu’il devait être entendu par des enquêteurs. Lui aussi a été tué par des « hommes armés non identifiés » alors qu’il devenait gênant pour la Wagner et pour les intérêts de M. Prigojine. Comment penser que cet assassinat puisse être dû au hasard ou à la malchance ?

Comment ne pas s’interroger sur l’origine des commanditaires qui éliminent discrètement ceux qui gênent les actions de prédation économique de la Wagner ? A Bambari, il se murmure qu’ils viennent de Russie et qu’ils ont déboursé 10 000 dollars pour faire faire leur basse besogne.

Bien mal acquis ne profite jamais dit l’adage.

Qui vivra verra…

 

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LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION : Plaidoyer pour un endroit de libre participation des citoyens à la construction de la paix.

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ACADÉMIE DE LA PAIX ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE.

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LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION

Plaidoyer pour un endroit de libre participation des citoyens à la construction de la paix.

 

carte centrafrique à l'intérieur des images des personnes pour la commission de vérité et réconciliation 1 2

 

LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION

Plaidoyer pour un endroit de libre participation des citoyens à la construction de la paix.

 

I] PRÉSENTATION DE LA COMMISSION VÉRITÉ JUSTICE RÉPARATION RÉCONCILIATION (CVJRR)

La Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation est la 3ème étape de la stratégie de réconciliation nationale élaborée en mai 2014 par le Ministère de la Communication et de la Réconciliation Nationale. La vision de la construction de la paix intègre d’office le rôle de toute la population sans exception, compte tenu des graves traumatismes subis par les massacres, assassinats, pillages, viols, humiliations, déplacements forcés, insécurité généralisée et le besoin de reconnaissance nationale de la parole et voix des victimes…

La stratégie a été élaborée après de nombreuses réunions avec les forces vives de la nation entre février et mars 2014, notamment les Chefs de quartiers, Chefs de groupe, Maires de d’arrondissement, les organisations de femmes, les organisations de la jeunesse, les artistes et sportifs, et la plateforme des confessions religieuses. Elle représente donc dans ses différentes étapes au nombre de cinq (5), ce qu’il est convenu d’appeler les modes de construction populaire de la paix. Ce qui veut dire une paix autorisée à tous dans le but de reconnaitre dans une circonstance aussi exceptionnelle, avec l’effondrement de l’État, de l’économie, de la société, ou l’exposition sans limite de tous les citoyens aux affres de l’arbitraire lié à ce contexte de chaos.

Après les consultations populaires à la base dans toutes les sous-préfectures que compte le pays, préludes au Forum National de Bangui, achevé au 11 mai 2015, il restait à lancer sans plus attendre la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation afin de tirer toutes les leçons de la crise, du moins une partie avant le processus électoral devant ramener le pays à l’ordre constitutionnel. Par méconnaissance des enjeux de ce mécanisme unique de résolution définitive de la crise, voire par manque de volonté politique, le pays poursuit dangereusement sa mauvaise course sur le chemin des périls politico-armés, au risque de déboucher sur un regain virulent aux issues incertaines.

Le retard inexplicable de Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation est d’autant plus préjudiciable pour le pays que les recommandations du Forum n’ont jamais été suivies d’effet afin d’entériner non seulement les réformes institutionnels nécessaires à l’arrêt de la crise multiforme et profonde qui sévit dans le pays, mais aussi de contribuer plus efficacement à la mise en application impérative de l’accord politique conclu par les protagonistes en marge de tout ce processus populaire de mai 2015.

Pour preuve, aucun indicateur de résultat n’a été mis en place par l’État après le retour à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, et même avant à la dernière période de transition afin de répertorier tous les actes administratifs que l’État avait l’obligation d’impulser à cet effet pour servir de cadre de passation entre la transition et l’ordre constitutionnel. Une priorité manquée.

Il ne reste plus, des grands efforts consentis par le peuple endeuillé, que des rappels virtuels sans contenus sérieux, de temps à autre, dans des discours de circonstances, on se réfère verbalement à l’esprit et non au contenu vivant du Forum National de Bangui.

Rien de concret n’a pu être enclenché en profondeur par le Comité de suivi qui n’a pas fait long feu, à l’instar des autres structures de suivi installées dans l’euphorie habituelle des accords politiques.

Ce bref rappel pour bien mesurer collectivement et faire prendre conscience à chaque citoyen Centrafricain que la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation est aujourd’hui la dernière chance de sauver la République Centrafricaine, en tant que Territoire, Peuple et État qui n’est rien d’autre que l’émanation agissante de la souveraineté du peuple dans son intérêt supérieur notamment à la paix effective et au développement. C’est aussi l’ultime opportunité de poser le nouveau jalon de reconstruction du pays à travers une véritable réconciliation.

II] ENJEUX DE LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION

  1. Qu’est-ce que la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation ?

C’est un droit individuel reconnu à chaque citoyen de contribuer à la construction de la paix dans son pays sans avoir besoin de condition préalable autre que son appartenance à la République Centrafricaine. Dans ce sens, pour participer à la CVJRR, il suffit de s’inscrire dans une démarche ouverte et publique de son quartier, village ville, consulat ou ambassade pour les Centrafricains de l’étranger. Le cadre juridique attendu de l’État est purement organisationnel et non sélectif ou conditionné afin d’éviter que seule une poignée de personnes désignée par décret a droit à la parole en méconnaissance des droits fondamentaux élémentaires reconnus à tous les citoyens victimes d’une manière ou d’une autre pour participer à la construction de leur destin, au sein de leur communauté, au sauvetage du pays et de sa population dans son ensemble. Il s’agit d’une construction populaire de la paix, à la suite des premières étapes qu’ont été les consultations populaires à la base et le Forum National de Bangui.

  1. Pourquoi faire ?

Pour poser objectivement le diagnostic des défaillances récurrentes et structurelles de l’État et de la société qui sont à l’origine des crises à répétition et de l’incapacité collective à en sortir. Il s’agit d’établir les malfaçons étatiques et sociétales à abandonner définitivement pour ramener la confiance entre l’État et les citoyens mais aussi entre citoyens de toutes appartenances sociales, régionales ou confessionnelles. La CVJRR ne s’attache pas qu’au problème des groupes armés et de l’insécurité causée par leur présence et activités néfastes, même s’il s’agit d’une grave conséquence de tous les dysfonctionnements dans le pays. Elle va plus loin pour aborder les fondations gravement rongées de l’État, de l’économie et de la société qui a perdu l’essentiel de ses repères culturels, identitaires administratifs, à commencer par la crise de l’administration, de la sécurité, de la pauvreté galopante, la crise des générations, la crise masquée et profonde du tribalisme, du régionalisme, la boulimie du pouvoir, les carences de l’État vidé de tous ses principes de fonctionnement, méconnaissant l’égalité des citoyens devant la loi, de la crise de la famille, de la crise de la morale civique …

À titre d’exemple, on peut citer l’absence de l’État sur tout le territoire national. Les groupes armés n’ont fait aucun effort particulier pour occuper des vastes étendus de territoires vacants et livrés à la prédation. L’évolution des mœurs réduit de son côté et fragilise profondément le cadre d’éducation des enfants dont le père est absent avec un risque de mal être chez un pourcentage inconnu d’adolescents élevés par la mère sans soutien du père.

De la même manière, le pays n’a pas de routes pour garantir un service public minimum pour le déplacement sécurisé de la population, de transports publics de personnes détruits par le harcèlement administratif des transporteurs.

Le manque de route praticable qui rend impossible la mobilité des forces de défense et de sécurité même aujourd’hui pour porter assistance aux populations sous occupation des groupes armés, etc. Même problème pour l’action humanitaire empêchée de transporter rapidement sur le terrain les moyens d’assistance aux nombreux déplacés internes et précaires sans abris, et victimes des attaques récurrentes. Ce sont des questions-fondation qui doivent être posées pour amener la société à prendre l’option de réformer l’État et l’administration afin de doter le pays de structures administratives, économiques, sociales et culturelles capables de gérer la crise. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Les nombreuses plaintes et alertes des groupes armés en direction des garants de l’accord politique doivent être replacées dans les défaillances objectives d’un État paupérisé, aux structures érodées, disqualifiées qui ne fait que gérer au quotidien les ruines administratives amplificatrices du conflit. Même un État dit normal ne peut se permettre de faire un tel sur-place, à fortiori un État en grave crise de société avec des victimes quotidiennes qui persiste à se gérer comme un pays normal.

  1. Quels objectifs à atteindre ?

Identifier et répertorier tous les comportements des citoyens, des communautés ou de l’État qui génèrent des frustrations identifiées, conduisant le pays dans un climat de confrontations permanentes. L’heure est venue de sortir les poussières cachées sous le tapis pour reconnaitre toutes victimes de discriminations, de harcèlement, d’abandons, de mépris, de violences en tout genre, de confiscations, d’humiliations qui n’ont  jamais trouvé des réponses objectives à leurs souffrances depuis des lustres, et qui à cause de cette impasse de justice, sont aujourd’hui convaincus que la confrontation reste l’option prioritaire pour se faire comprendre et accéder à la respectabilité, aux privilèges et à l’impunité à leur tour. Tant que les citoyens ne prendront pas le temps de lister eux-mêmes pour en tirer leçons, ces expressions dangereuses qui se multiplient, en particulier au sein de la gouvernance publique, privant la jeunesse de modèles civiques vertueux, les pansements superficiels sur des jambes de bois baptisés dialogue ou réconciliation incantatoires ne créeront que des tensions supplémentaires et engendreront un blocage durable aux contours incertains.

Il est question de poser un diagnostic partagé entre les citoyens et l’État dans le cadre d’une pédagogie civique consistant à dire ce qu’un État est réputé faire et la manière de la faire précisément afin de mesurer la réalité à l’aune des principes de fonctionnement qui ont été abandonnés depuis des décennies au profit des dérives périlleux. Un tel diagnostic collectif ne peut en aucun cas finir dans les tiroirs poussiéreux, mais restera dans les esprits et en vigueur pour devenir la base de la refondation, rendue nécessaire par le caractère systémique de la crise en cours, qui est loin d’être terminée. L’appropriation civique nationale de la construction de la paix est la seule chance de recréer des liens de confiance, basés sur la transparence de la gouvernance publique dont les principes, les valeurs, les actes sortiront enfin ainsi de l’opacité, de la privatisation, de la personnalisation, du clanisme et de la tribalisation de la gouvernance publique.

Il importe de sortir de ces maux sociétaux clés pour la paix, curieusement jamais abordés mais toujours esquivés comme par hasard dans tous les dialogues politiques. Pourtant c’est le chemin nécessaire avant d’embrasser les vertus d’une administration responsable au service d’un État responsable du sort de sa population qui est son unique raison d’être.

  1. Quels intérêts pour les Centrafricains ?

Chaque Centrafricain a perdu de vue depuis des décennies sa place, son rôle, ses droits et devoirs ainsi que les avantages liés à son statut dans un pays enfermé et piégé dans une spirale sans fin de misère, de manques y compris alimentaire, sans compter l’impossible accès à l’éducation ou à la santé de base.

Le confort a disparu de la vie des citoyens. L’avenir est un mot oublié lui aussi car le quotidien est fait de survie aléatoire pour toutes sortes de raisons et difficultés insurmontables. Les cinq (5) verbes légués par le père fondateur n’ont jamais été conjugués : comment se loger, se nourrir, se vêtir, se soigner ou s’instruire dans le contexte actuel ? Est-ce que la gravité de ces manquements s’explique par la seule présence des groupes armés ? Si la réponse est non, chaque Centrafricain doit recouvrer son droit à la parole pour dire sans intermédiaire abusif ce qui lui fait défaut dans son pays et prophétiser lui-même son engagement civique d’y parvenir. Une dynamique soufflera un vent de de réveil nécessaire au sens civisme oublié.

L’économie est restée à l’état de la cueillette malgré les grands efforts opérés par les entreprises citoyennes qui ont tout fait pour survivre à la déflagration du chaos jusqu’à ce jour, mais ne sont pas aidées à la dimension de l’énorme potentialité gâchée de développement économique, de création des richesses et d’emploi.

La crise a ruiné nombre de secteurs de production tels que l’élevage où les cheptels de bovins, caprins et la volaille ont été décimés. Les chasseurs ont perdu le droit de chasse suspectés d’être des combattants armés. Les droits culturels et habitudes alimentaires qui vont avec sont suspendus. Les femmes commerçantes sont assignées à résidence et les agriculteurs sont privés de leurs champs. Les victimes de maisons incendiées se comptent par milliers ainsi que des terres et maisons confisquées à usage d’habitation ou d’activités économiques de subsistance. Tous ces sujets sont d’une importance capitale pour la paix.

La détresse de la population appauvrie et traumatisée par les violences nécessite un besoin urgent de relèvement individuel. Toutes les générations sont concernées et en particulier les jeunes qui sont en première ligne des violences armées mais aussi victimes d’une mortalité en hausse qui n’est pas sans conséquence à terme.

III] ORGANISATION DE LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION 

La CVJRR a été élaboré autour de quatre (4) piliers que sont la vérité, la justice, la réparation et la réconciliation. Une consultation a été organisée en province pour recueillir auprès des personnes déterminées comme représentatives pour se prononcer sur qu’il convient de retenir pour chacune de ces quatre (4) piliers. Il reste des questions préalables aussi importantes que les critères de vérité qui seront retenus et le statut des personnes habilités à témoigner ou à déposer. L’exemple de l’Afrique du sud peut nous édifier par la profondeur des problèmes structurels à résoudre à l’époque. Il a porté sur l’apartheid en tant que système de gouvernance raciale entre les citoyens en fonction de leur physionomie. Une deuxième commission qui a porté sur les violences policières. Dans ces deux mécanismes, ce sont les victimes qui été appelées à s’exprimer, personne d’autre. Ni juges et parties. Les thèmes ont été circonscris et accessibles à tous les citoyens.

En République Centrafricaine, plusieurs problèmes clés sont identifiés notamment la relation entre l’État et la population, les victimes des violences militaro politiques, le sous-développement du pays avec des réalités variées d’une région à l’autre. Ce qui suppose de déterminer les victimes de l’État, les victimes des groupes armés, les victimes de la grande pauvreté.

Le problème posé par l’effondrement de l’État sur toute l’étendue du territoire empêche de clarifier les faits avec le risque de passer à côté des milliers de victimes qui ne sont pas prêtes de témoigner notamment du fait qu’elles sont toujours sous occupation des groupes armées, qu’elles n’ont pas porté plainte, qu’aucune enquête n’est intervenue pour savoir qui est traduit devant la CVJRR, et pour quels faits, à l’encontre de quelles victimes, à quels endroits, avec quels rapports d’enquête, etc. Et quelles victimes accordent le pardon, sur quelle base…

On ne peut manquer de s’inquiéter du risque de conduire un processus à vase clos, purement formel comme les dialogues d’impasse, sans considération des réalités objectives d’enquêtes, d’identification des victimes, et des disparus dont on ignore encore le sort et pour lesquels souvent aucune enquête n’est intervenue. Comme en Afrique du Sud, une première commission a concerné le cas du système d’apartheid, on peut commencer en République Centrafricaine par une commission dédiée au fonctionnement de l’État avec le témoignage à la fois des victimes de l’administration mais aussi des personnalités ayant servi l’État et appelés à déposer pour clarifier les dysfonctionnements de l’État qui ont un impact sur la paix, la sécurité, la cohésion sociale, l’économie, la justice ou la pauvreté de la population.

Il importe par exemple de comprendre les problèmes d’impunité dans le pays avec le témoignage des ministres de la justice, des hauts magistrats, des citoyens se sentant victimes d’impunité ou des entreprises qui n’ont pu faire valoir leurs droits en justice après le pillage ou destruction de leurs activités, voire des personnalités publiques ayant fait l’objet d’arrestation arbitraires ou des voies de fait restées sans réponses. Le fait que certaines détentions provisoires n’ont pas abouti sur des véritables jugements, il reste dans l’esprit de la population un goût d’arbitraire qui mérite d’être clarifié.

Le fonctionnement de l’État et ses dérives expliquent pour beaucoup les frustrations perçues comme un système de répression ou de discrimination. C’est aussi cela qui explique en grande partie le refus actuel des citoyens à respecter l’autorité de l’État. Doit-on continuer à faire comme si de rien n’était au risque de tenter vainement de ressusciter un État immoral, incompétent ou irresponsable, vidé de toute légitimité nécessaire au rétablissement de l’ordre public, de l’égalité des droits et des chances, à la protection de la population et des institutions ?

La question de l’État en tant que fondation de l’organisation générale du pays et garant de tout l’équilibre de la société est infiniment prioritaire. Elle comprend les liens avec les groupes armés dont beaucoup de leaders ont déjà servi l’administration à un haut niveau de responsabilité. En retenant la priorité de l’État, la société centrafricaine aura un meilleur éclairage de ce qui se passe dans le pays, avec des éléments objectifs d’analyse. De même, le système de recrutement du personnel public n’obéit pas aux règles et principes orthodoxes.

L’Administration ressemble aujourd’hui de plus en plus, du fait des recrutements subjectifs sans critères de qualification à une juxtaposition clanico ethnique, régionaliste ou religieuse dont chaque camp veille à se renouveler pour tenter de dominer sur les autres, conserver ses privilèges sans cohésion et encore moins le souci du service public à la population. Les règles qui président les différentes administrations nationales, locales, civiles ou militaires ne sont pas clarifiées. De sorte qu’il est difficile de savoir aujourd’hui ce qui devait être fait et ce qui se pratique en réalité, afin de savoir où se situe les dérapages à corriger ou les insuffisances à combler.

Pire, l’Administration devient un lieu de revendications économiques incessantes des privilèges sans lien avec la mission de service public nécessaire à l’égalité des chances, au mérite, et socle de développement par un personnel en mesure de faire avancer l’intérêt général.

IV] FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION VÉRITÉ-JUSTICE-RÉPARATION-RÉCONCILIATION

  1. Justification

La Commission n’est pas un jeu stratégique mais une volonté responsable et résolue de résoudre des problèmes sociétaux enkystés sans pour autant viser nécessairement la punition. Le plus important reste la bonne compréhension des problèmes posés afin de les corriger pour l’avenir et reconstruire la société en crise sur d’autres fondations que celles abîmées.

Toutes les expériences pertinentes sont bienvenues sur un point de vue pédagogique. C’est la raison pour laquelle, la CVJRR ne peut être limitée d’office sur la base de choix subjectifs de favoritisme, mais être l’opportunité d’encourager sur une période de trois (3) mois chaque citoyen à déposer une demande de saisine auprès des entités labellisés dans chaque localité, quartier, village partout sur le territoire national, à l’étranger dans les consulats et ambassades pour prendre en compte toutes les personnes qui ont quitté le pays afin de protéger leur vie, suite à des menaces identifiées ou des évènements tragiques ayant affecté leur vie ou leur famille. Le nombre de participants est aussi une mesure importante de la démocratie de la paix et de l’avenir.

Les réfugiés centrafricains sont encore nombreux dans les pays limitrophes et ailleurs. La demande de saisine de la CVJRR doit les toucher afin d’éviter de conduire à nouveau un processus biaisé qui risque d’être contesté demain par les absents. C’est le cas du retour des anciens Chefs d’État qui n’ont pas été invités au Forum de Brazzaville, au Forum National de Bangui ou aux négociations de Khartoum. Il est temps de sortir du traitement partiel de construction de la paix en incluant d’office tous les citoyens qui aspirent à participer en sachant que tout le monde n’usera pas de ce droit.

  1. Les instances de la tenue de la CVJRR

 

  1. La chambre plénière
  2. Le collège enregistrement des témoignages retenus
  • Le collège tri, qualifications thématiques et des procédures internes.
  1. Le collège préparatoire des audiences de jugement
  2. Le collège prospectif pédagogique et institutionnel
  3. Le collège de jugement et décisions exécutoire
  • Le collège information, communication et archives.

 

  1. Profil des Commissaires

Les Commissaires doivent impérativement être identifiés comme des personnalités de bonne moralité, indépendantes, compétentes, rigoureuses, disponibles et disposant d’un sens élevé du devoir et de la responsabilité. Leur neutralité face aux intérêts contradictoires de ceux la CVJRR doit être garantie à tout moment par une récusation impliquant des prévisions et modalités claires de remplacement immédiat.

La proposition de la liste des Commissaires est validée par un sondage populaire qualificatif après une campagne individuelle diffusée de présentation des motivations, sans oublier le sermon devant Dieu et les hommes de servir dans le cadre de la CVJRR l’intérêt national, en âme et conscience avec fidélité, devoir, moralité, compétence et responsabilité.

Les Commissaires retenus après dossier de candidature et validés par vote populaire numérique et physique élisent la présidence de la CVJRR et mettent en place les différents collèges de travail.

Les collèges peuvent s’organiser en sous sections afin d’agir efficacement. Par exemple le collège tri, qualifications thématiques et des procédures internes pourra avoir 2 sections dont l’une chargée des procédures internes et l’autre de la qualification des thématiques retenues telles que répertoriées et classées avant de traiter tous témoignages concernant la justice sur le plan pénal, civil, administratif, militaire, national, international, transitionnel, traditionnel, coutumier…).

  1. La demande de témoignage devant la CVJRR

La demande de témoignage est un acte citoyen volontaire que l’Administration est tenue d’enregistrer avec un numéro statistique unique réservée avec le nom qui lui reste confidentiel, du moins pendant la campagne d’enregistrement. L’objectif étant d’encourager toutes les contributions en surmontant les risques de représailles que des citoyens pourraient redouter compte tenu de l’absence de désarmement, et de l’embargo sur l’armée nationale non suffisamment déployée partout.

Le témoignage se fait sur deux pages au maximum avec le thème dont la liste pourra être complétée en précisant le statut du demandeur (victime, orphelin, veuve, blessé, entreprise, éleveur, fonctionnaire, Maire, député, ancien ministre, ancien Premier Ministre, Ancien Chef d’État, Pasteur, Imam, Prêtre, Évêque, élève, étudiant, femme commerçante, agriculteur…). Une nomenclature des statuts sera déterminée pour arrêter la liste définitive.

Un logiciel d’enregistrement numérique doit être élaboré pour sécuriser les données afin de contribuer à l’établissement de la mémoire de la CVJRR qui constituera un pan entier de recherches pour démarrer dans le pays un véritable travail de mémoire de la Nation.

  1. Le traitement de la demande de témoignage

Le traitement de la demande se fait au sein des collèges successifs de la phase d’enregistrement à la phase d’audiencement en séance publique radio télévisée et sur réseaux sociaux en présence des témoins appelés à déposer et répondre aux questions. Toutes sortes de témoignages sont autorisés, physique, à distance, en utilisant les outils disponibles de communication.  Une procédure de validation des médias sociaux habilités pourra être organisée.

  1. Les lieux d’enregistrement des témoignages

Toute les organisations publiques ou administratives physiques numériques sont mises à contribution par arrondissement, mairie, groupements, quartiers, villages, ainsi que les différents espaces socio communautaires tels que les établissements scolaires, les lieux de culte, les consulats, les ambassades ou tout autre espace homologué. De sorte que chaque Centrafricain exerce son droit individuel constitutionnel à l’expression et à la participation sur le devenir de la Nation.

V] CHRONOGRAMME ET OPÉRATIONNALISATION

  1. Février –juillet : création d’un logiciel de traitement des demandes. À défaut de sa finalisation un support écrit est tout aussi utilisé. Campagne nationale et internationale sur la CVJRR. Et labellisation de tous les lieux de demande de témoignage sur le territoire national et à l’étranger.
  2. Août : lancement de l’enregistrement des demandes par les citoyens y compris dans les sites des déplacés, des réfugiés et poursuite de la campagne d’information.
  3. Septembre-octobre : travaux des collèges enregistrement… et préparation des audiencements.
  4. Novembre début des audiencements.

 

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RCA : selon J. S. Bokassa, « Au-delà de l’aspect judiciaire, le retour de Michel Djotodia pose problème… »,.

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L’ancien ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa. CopyrightDR

 

 

Par : 54etats.com

Bangui (République centrafricaine) – Jean-Serge Bokassa est une figure politique incontournable de la République centrafricaine. Candidat à la présidence en 2015 et ministre jusqu’en 2018, il est candidat pour la présidentielle de 2020. 54 ETATS a souhaité receuillir son avis sur les retours des exilés à Bangui et sur l’Accord de Khartoum. Rencontre.

 

54 ETATS : François Bozizé, en exil depuis sa chute en 2013, est rentré à Bangui. L’ancien président centrafricain, toujours sous sanction des Nations unies, prépare sa candidature à la présidentielle de décembre 2020. Ce mardi 21 janvier, au palais de la Renaissance, le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra a accordé une audience au leader du parti KNK François Bozizé. Quel est votre avis sur son retour à Bangui et sur cette audience ?

 

Jean-Serge BOKASSA : François Bozizé est un fils du pays, un compatriote. D’après la Constitution, aucun centrafricain ne peut être forcé à l’exil. Il est rentré chez lui.

Aucun centrafricain ne peut être forcé à l’exil

Ce qui est légalement normal. S’il y a des choses qui lui sont reprochées, c’est à la Justice de s’en occuper, dans l’espoir que celle-ci soit juste, équitable et impartiale. D’ores et déjà, nous pouvons affirmer qu’il bénéficie également de la présomption.

L’une des préoccupations, largement constatée d’ailleurs, c’est que l’ancien président Bozizé ne jouit pas d’un traitement égalitaire et surtout équitable par rapport à ceux qui sont censés avoir commis des crimes et parfois encore plus grave. Je parle des leaders des Groupes armés.

Concernant l’audience de ce jour, elle était très attendue, bien qu’on ait l’impression qu’elle s’est faite au “forceps”. Nous attendons avec une légitime impatience de voir en quoi cela peut contribuer au retour de la paix dans notre pays. Cela, dans un contexte où les crimes se poursuivent à Alindao, à Bouka voir Batangafo. Voilà les vrais enjeux et les aspirations profondes du peuple. J’espère qu’un communiqué sanctionnera cette rencontre pour nous permettre d’être davantage situé.

 

54 ETATS : Rentré à Bangui le 10 janvier à bord d’un vol Royal Air Maroc en provenance de Douala, Djotodia avait prévenu par courrier, dès le 28 décembre, le président Faustin-Archange Touadéra de son « retour imminent ». C’est chose faite, qu’en pensez-vous ?

 

Jean-Serge BOKASSA : C’est le cas aussi pour Michel Djotodia, à la différence que celui-ci pourrait être considéré comme responsable des crimes à grande échelle commis pendant ses 10 mois de pouvoir à la tête du pays. Ne fut-ce que sur le plan moral.

Au-delà de l’aspect judiciaire, le retour de Michel Djotodia pose problème

 

54 ETATS : Des combats se sont produits en début d’année, dans la ville d’Alindao entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), lequel se retrouve de nouveau sous le feu des critiques. Un commentaire ?

 

Jean-Serge BOKASSA : Nous avions non seulement exprimé notre légitime compassion à l’endroit de la population d’Alindao, mais encore et surtout dénoncé, dans un communiqué en date du 17 Janvier 2020, les propos hautement irresponsables du Gouvernement, propos portés par le porte-parole de celui-ci.

Placer notre armée nationale, force conventionnelle au service du peuple, au même rang que cette organisation criminelle appelée UPC est juste intolérable

Bien des seuils ont été franchis et celui-ci est le seuil de trop.

 

54 ETATS : Souhaitez-vous toujours qu’il soit mis un terme à l’Accord de Khartoum ?

L’Accord de Khartoum (…) est moralement indécent et constitutionnellement insoutenable

 

Jean-Serge BOKASSA : L’Accord de Khartoum comme nous n’avons jamais cessé de le décrier, est moralement indécent et constitutionnellement insoutenable ! Même si la Cour Constitutionnelle s’est récemment déclarée incompétente, le débat reste posé. Elle aurait pu d’ailleurs le vider.

Les faits aujourd’hui démontrent qu’une voie alternative est vivement souhaitée pour la préparations des futures échéances électorales dans un climat politique et sécuritaire apaisée, pour garantir un processus et des résultats transparents.

 

54 ETATS : Etes-vous toujours candidat à la prochaine élection présidentielle ?

 

Jean-Serge BOKASSA : Pour ce qui est de ma candidature, je dirige une formation politique et la base en décidera au moment opportun.

Propos recueillis et publiés :

PAR : 54ETATS.COM

 

RCA :Allocution censurée de François Bozizé à l’occasion de son audience avec le Président Touadera.

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Centrafrique.com/flash-info-bozize-et-touadera-se-sont-entretenus-a-bangui/image-daudience-de-bozize-par-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-21-janvier-2020-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-35822 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d'audience de Bozizé par Touadera au Palais de la Renaissance le 21 janvier 2020. CopyrightCNC.
Image d’audience de Bozizé par Touadera au Palais de la Renaissance le 21 janvier 2020. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – À l’issue de son audience avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ce mardi 21 janvier, le leader du KNK, l’ancien président François Bozizé aurait prévu d’officialiser sa rupture avec le pouvoir de Bangui à travers une longue allocution censurée par la présidence de la République.

Dans cette allocution dont CNC a eu copie, l’ex-chef de l’État se dit toujours disponible pour la paix et la réconciliation dans son pays, mais accuse formellement le pouvoir de Bangui d’avoir orchestré des attaques hostiles contre sa personne, sa famille, et son parti politique, le KNK (Kwa-Na-Kwa).

Ci-dessous, l’extrait de l’allocution de l’ouvrier en chef François Bozizé à l’occasion de l’audience avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

 

ALLOCUTION

DU TRÈS GRAND OUVRIER PRESIDENT FONDATEUR
A L’OCCASION DE L’AUDIENCE
AVEC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

 

BANGUI, LE 21 JANVIER 2020

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État ,

Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine et Chef de la MISAC,

Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Représentant de la CEEAC en République Centrafricaine,

Messieurs les Représentants des garants de l’Accord du 6 février 2019 dit de Khartoum,

 

Il y a un peu plus d’un  mois, je suis rentré d un long exil de près de sept (7) années, entamé le 24 mars 2013 lors de l’entrée à Bangui de la coalition SELEKA menée par Michel Djotodia AM NON DROKO. Je venais alors d’exercer le pouvoir de l’Etat durant 10 ans et 9 jours. Cet exercice du pouvoir de l’Etat n’a pas été un long fleuve tranquille et s’il a dû m’arriver de commettre des erreurs, je tiens à ce que chacun sache que je n’ai jamais, à aucun moment, délibérément choisi de faire du mal au Peuple centrafricain, tel que certains se sont évertués à Je faire croire depuis la date de mon départ en exil

Je suis conscient que la politique peut parfois être un milieu sale où la vérité trouve difficilement sa place mais j’ai quelque peu de mal à appréhender les motivations de ceux qui en veulent jusqu’à ma vie lorsque l’on sait que pour beaucoup d’entre eux, j’ai travaillé avec ces derniers sans considération aucune en dehors de leurs compétences et de la faculté qu’ils avaient à faire avancer la République centrafricaine. Enfin, je le croyais. ..

Beaucoup aujourd’hui s’interrogent à mon sujet. Ils s’interrogent en premier lieu sur la manière dont je suis rentré au pays.

Ce retour est qualifié de clandestin pour certains, quand pour d’autres il s’est opéré en catimini. D’aucuns vont jusqu’à te qualifier d’illégal car il serait en violation des sanctions à moi infligées par les Nations Unies

En définitive, sachez avant toute autre chose que je suis rentré par la seule voie que le Gouvernement de mon pays m’a laissée.

Ce Gouvernement, qui a la mission de faire appliquer la Constitution de notre pays, a allègrement violé les dispositions de l’article 5 alinéa 3 de notre Loi fondamentale qui stipule que « nul ne peut être contraint à l’exil », lors de la pnse de la fameuse circulaire n°762 du 17 novembre 2018 du Ministre des Transports faisant interdiction « à toutes les compagnies aériennes desservant le territoire de la République Centrafricaine d’embarquer le passager François BOZIZE YANGOUVONDA », Par cet acte inique et anticonstitutionnel, les autorités de mon pays ont décrété à mon endroit un bannissement de fait, en violation des engagements internationaux du Centrafrique, mais aussi et surtout en violation des mes droits fondamentaux garantis par la Constitution du 30 mars 2016.

C’est donc le lieu pour moi ici d’adresser une protestation officielle contre ce traitement antipatriotique dont je fais l’objet et qui se poursuit malheureusement à ce jour car étant revenu chez moi, j’ai Iimpression d’être considéré comme persona non grata dans mon propre pays.

Quant à la question de la légalitė de ce retour au regard des sanctions onusiennes, le panel des experts du Comité de Sanctions des Nations Unies déclare dans I’Annexe 2.4 de leur rapport à mi-parcours de l’année 2018 (Réf SI2018/729) que « les Résolutions du Conseil de Sécuité n’empêchent donc pas lindividu François BOZIZE de rentrer en République Centrafricaine », ceci en application du passage inclus dans le dispositif des sanctions, notamment l’interdiction de voyager, et qui stipule que « rien dans les dispositions du présent paragraphe ne fait obligation à un Etat membre de refuser l’accès à son territoire à ses propres nationaux ». C’est dire que les Nations Unies ne sont pas celles qui m’ont contraint à l’exil.

En second lieu, les centrafricains s’interrogent quant à mes intentions depuis mon retour, notamment au vu de la campagne de dénigrement et de désinformation à grand échelle entreprise par le pouvoir en place

J’ai d’abord été l’objet d’injures répétées sur la place publique, notamment par le biais d’un des plus proches collaborateurs du Président de la République, en l’occurrence son Ministre-Conseiller Spécial en matière d Organisations Que cela sort à la radio ou sur ses réseaux sociaux, ce dernier est allé d’injures en menaces contre ma personne, ma famille et mon parti sans qu’il ne soit rappelé à l’ordre ou que les autorités ne se soient désolidarisées de lui par quelque manière que ce soit

Pour ma part, je pense pas mériter un tel traitement de la part de ceux avec lesquels nous avons gouverné et tenu en main la destinée de ce pays et avec lesquels nous n’avons eu aucun différent pouvant justifier de leur part une telle attitude

A cela s’ajoute le fait qu’aujourd’hui. et depuis près de deux (2) semaines, le Gouvernement s’attèle à créer la psychose au sein de la population en entretenant la rumeur d’un coup d’Etat imminent dont mon entourage et moi-même serions les instigateurs Ces accusations, proférées par les responsables du Mouvement Centrafrique Debout, d’ancien militants -radiés de mon parti, sont tellement graves qu’il relève de la responsabilité du pouvoirs publics, notamment le Chef de l’Etat, de veiller à y mettre un terme, ou de faire produire les preuves de ces allégations.

En attendant, je tiens À vous informer que cela ne saura rester sans réaction et que des suites adéquates seront réservées à cette propagande nauséabonde et susceptible de provoquer l’embrasement du pays par la faute la faute de pyromanes et d’apprentis sorciers au service  du régime dans ‘exécution de leurs basses besognes.

De mon côté, et ce depuis mon départ de la tête du pays, je n’ai jamais rien fait d’autre que d’oeuvrer pour que nos compatriotes retrouvent la Paix véritable et se réconcilient entre eux. C’est notamment dans cette optique que je me suis rendu à Nairobi m’asseoir à la table des discussions avec ceux qui m’ont évincé du pouvoir.

C’est également dans cet esprit que je me suis rendu disponible pour le processus de la Feuille de route de l’Union Africaine qui verra finalement le Gouvernement de mon pays décider de m’écarter des discussions de Khartoum et de la signature à Bangui.

La volonté constante de me tenir à l’écart du processus de Paix en Centrafrique est une chose absurde et que mon parti a toujours dénoncé. Hélas, nous ne constatons à ce jour aucun changement alors que nous avons, a de multiples reprises, donné des signes et des gages de bonne foi, notamment à la signature de l’Accord dit de Khartoum lorsque nous avions adressé au président de la République, Chef de ‘Etat, une lettre de félicitations malgré notre exclusion du processus.

A travers cette lettre nous avions également fait part de notre volonté de retour au pays et réitéré la demande de délivrance d’un passeport diplomatique, ce qui nous a été dénié tandis que Michel DJOTODIA AM NON DROKO s’en est vu délivrer un nouveau le 23 mai 2019

J’ai brandi à chacune de mes apparitions publiques un mouchoir blanc en signe de Paix et à l’occasion de ma sortie à Bégoua, j’ai solennellement demandé pardon pour les erreurs et les torts que jaurais pu commettre durant mon exercice du pouvoir. J’ai également appelé à cette occasion à prier pour le Président de la République et son Gouvernement car la tâche qui est la leur est immense et difficile. Je me suis abstenu de foute déclaration polémique et jai évitė de créer des tensions inutiles avec le Premier citoyen de la République Centrafricaine en ne me rendant pas à linvitation des Evêques de Centrafrique pour la messe de clôture de la Conférence Episcopale en la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception. De même, je me suis encore abstenu de me rendre à la cérémonie officielle en Il’honneur de mon ami, feu l’Honorable Pierre-Marie Aimè FRANCK, Député des Mbrès et Président du Groupe Parlementaire KNK à l’Assemblée Nationale, afin de ne pas instaurer un climat de tension et d’incompréhension avec le Chef de l’Etat.

Au vu de tout cela, je me demande ce que je devrais faire de plus pour prouver ma bonne foi. Auriez-vous souhaitė que je demeure en exil vie? à Auriez-vous souhaité que je reste privé des miens ? Je pense que cela aurait été injuste et qu’étant dans mon plein droit, rentrer n’était pas un problème, d’autant plus que jai instruit ma formation politique d’en informer les autorités avant mon arivée et aussitôt après. Simplement, le message délivré par mes collaborateurs n’aura jamais été favorablement accueilli.

Ceci illustre parfaitement le mépris qui aura été réservé à la main tendue du Kwa Na Kwa au pouvoir que nous avons soutenu malgré toutes les brimades et persécutions durant plus de 3 années au sein de la majorité parlementaire.

Qui a provoqué la séparation ? Est-ce nous ? Est-ce le MCU ? L’histoire et le Peuple seront nos témoins.

Quoi qu’il en soit, je déclare aujourd’hui être rentré en Centrafrique car fatigué de ce long exil, et animé par l’esprit de pardon.

Je suis rentré sans amertume ni rancoeur aucune. Je me tiens à disposition afin d’œuvrer pour la Paix, la stabilité et la consolidation du processus démocratique par organisation d éfections générales libres, transparentes, apaisées et inclusives afin de laisser les centrafricains seuls décider de leur avenir.

Tel est l’état d’esprit qui m’anime aujourd’hui.

Je vous remercie

 

Lutte contre le terrorisme : le Cameroun prévoit l’achat de deux patrouiller américain

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Centrafrique.com/en-2020-la-marine-camerounaise-prevoit-de-proceder-a-l-achat-de-deux-patrouilleurs-americains_l/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>en-2020-la-marine-camerounaise-prevoit-de-proceder-a-l-achat-de-deux-patrouilleurs-americains_L
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Yaoundé (Cameroun) – C’est que révèle un communiqué publié par l’ambassade américaine le 21 janvier 2020 à Yaoundé.

 

Cette année, la marine camerounaise va acquérir deux patrouilleurs américains de 110 pieds. L’ambassade américaine à Yaoundé qui a révélé cette information hier dans un communiqué souligne que l’achat de ce matériel militaire va permettre au Cameroun est d’« accroître sa capacités à patrouiller dans sa zone économique exclusive». La chancellerie américaine l’achat de ces deux patrouilleurs s’inscrit dans le cadre de la coopération militaire américano-camerounaise qui selon elle s’élargit et se renforce.

Dans le même communiqué, figurent d’autres éléments qui traduisent le renforcement de la coopération militaire entre le Cameroun et les Etats-Unis. Parmi elles, il y a également le rôle des États-Unis au sein du Groupe des amis du golfe de Guinée (G7 ++). Ce groupe coordonne l’appui des partenaires internationaux aux normes de sécurité maritime comme convenu par les chefs d’État d’Afrique de l’ouest et du centre lors d’un sommet à Yaoundé en 2013. Il contribue à la sécurisation du golfe de Guinée contre les menaces de piraterie, vols à main armée et autres activités maritimes illicites.

Assistance

Depuis le début de l’année, les États-Unis coprésident avec le Gabon, et pour un mandat d’un an, le secrétariat du G7 ++. « Nous sommes fiers de soutenir le Cameroun et la région du golfe de Guinée cette année dans notre rôle de leader du Groupe des amis du golfe de Guinée », se réjouit l’ambassade des États-Unis.

Jusqu’en 2017, les États-Unis ont appuyé l’armée camerounaise avec plusieurs bateaux à coque rigide de classe Defender pour des patrouilles en mer. L’un des bateaux Defender a été utilisé lors du sauvetage de plus de 100 victimes de naufrage en août 2019 après qu’un bateau en provenance du Nigéria a chaviré près de Limbe, dans la région du Sud-Ouest. Au fil des ans, les États-Unis ont fourni une assistance en matière de sécurité au Cameroun. Le but, selon les officiels américains, est « de soutenir l’atteinte d’objectifs mutuels en matière de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, lutter contre l’extrémisme violent dans la partie septentrionale du pays et appuyer les initiatives de sécurité régionales ».

Cette annonce intervient quelques jours après la déclaration des Etats-Unis en faveur de la décentralisation au Cameroun. Dans une interview accordée à Radio France internationale, (Rfi), le sous-secrétaire d’Etat américain en charge des affaires africaines, Tibor Nagy que les Etats Unis sont contre la sécession, mais favorable à décentralisation « authentique ». et qu’il était nécessaire que les résolutions du grand dialogue soient mise en œuvre sur le terrain.

 

Destin André Mballa

Copyright2020CNC.

Communiqué du parti KNK suite à l’audience accordée par le Président Touadera à son leader François Bozizé.

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Centrafrique.com/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Au lendemain de son retour au pays, le 15 décembre 2019, le Très Grand Ouvrier Président Fondateur du Kwa Na Kwa, l’ancien Président de la république, S.E. François BOZIZÉ YANGOUVONDA a, dans un esprit de courtoisie et de respect des Institutions, fait introduire une demande d’audience au cabinet de son excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’État, auquel il a décidé de réserver la primauté de son message.

Après plus d’un mois d’atermoiements, de tergiversations et de propagande violente et mensongère, les Ambassadeurs de l’Union Africaine et de la C.E.E.A.C, représentants des garants de l’Accord du 6 février 2019 dit « de Khartoum », à la demande des autorités centrafricaines, ont pris attache avec le Kwa Na Kwa afin de faciliter la reprise du dialogue. C’est ainsi qu’après avoir apporté les garanties souhaitées par le Très Grand Ouvrier Président Fondateur, l’accord pour la tenue de l’audience à la présidence de la République a été signifié aux négociateurs qui l’ont relayé auprès du Chef de l’État.

C’est ainsi que cette audience s’est tenue ce jour et qu’elle permettra de contribuer à la décrispation de l’atmosphère politique devenue extrêmement délétère suite aux récents développements orchestrés par une partie des affidés du Président de la République.

Le Kwa Na Kwa et son Président Fondateur appellent ainsi toutes les ouvrières et tous ouvriers à continuer d’œuvrer Inlassablement pour la paix et la cohésion sociale, à observer la retenue dans leurs actes et leurs propos et à ne surtout pas céder â la manipulation des ennemis de la Paix.

 

Fait à Bangui, le 21 janvier 2020.

 

Bertin BÉA.

communiqué du knk après l'audience de bozizé à la présidence de la république le 21 janvier 2020

RCA : la question des futures élections au cœur de l’entretien de Tibor Nagy  avec Touadera.

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Centrafrique.com/le-diplomate-americain-tibor-nagy-a-bangui-le-20-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le diplomate américain Tibor Peter Nagy Junior à Bangui le 20 janvier 2020. CopyrightDR
Le diplomate américain Tibor Peter Nagy Junior à Bangui le 20 janvier 2020. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le secrétaire d’État adjoint américain chargé des Affaires africaines, Tibor Nagy, a été reçu par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ce lundi 20 janvier au palais de la renaissance. Plusieurs questions ont été évoquées, dont celles des futures élections dans le pays, selon la présidence de la République.

 

Ce mardi 21 janvier, c’est la fin de la visite de 72 heures entamée dimanche en République centrafricaine par Tibor Nagy , sous – secrétaire d’État  américain chargé des Affaires africaines. Il a été reçu lundi par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Au centre de discussion entre les deux personnalités, les questions de sécurité, de la justice, de l’économie,  des futures élections dont le premier tour avait été fixé en décembre 2020, puis  celles du soutien des États-Unis à l’émancipation des jeunes centrafricains.

Le diplomate américain n’a pas manqué de rassurer le président centrafricain du soutien de son pays au processus de paix et la réconciliation en République centrafricaine.

« Je suis là également pour apporter mon soutien au président de la République et son gouvernement élu démocratiquement en 2015. Tout en exprimant notre soutien au gouvernement, nous voulons  nous opposer à toutes les forces ou entités qui veulent bloquer ce processus de paix, ou encore de stabiliser le gouvernement », a-t-il déclaré devant la presse à sa sortie d’audience avec le chef de l’État centrafricain.

Avant de quitter le pays ce mardi 21 janvier, le diplomate américain a échangé ce lundi avec les étudiants de l’Université de Bangui

Rappelons que le diplomate américain Tibor Peter Nagy Junior est  un ancien officier du service extérieur américain qui a été ambassadeur américain en Guinée et en Éthiopie.

 

Copyright©2020CNC.

Flash info : Bozizé et Touadera se sont entretenus à Bangui.

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Centrafrique.com/image-daudience-de-bozize-par-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-21-janvier-2020-copyrightcnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d'audience de Bozizé par Touadera au Palais de la Renaissance le 21 janvier 2020. CopyrightCNC.
Image d’audience de Bozizé par Touadera au Palais de la Renaissance le 21 janvier 2020. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Ce mardi 21 janvier, aux environs de 14h30, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et le leader du parti KNK François Bozizé se sont longuement entretenu en tête-à-tête au palais de la renaissance, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles, le leader du parti KNK (Kwa Na Kwa), l’ancien président de la République François Bozizé vient d’être reçu en audience au palais de la renaissance à Bangui après plusieurs jours de tractations.

D’après une source à la présidence ayant requis l’anonymat, les deux personnalités politiques se sont rencontrées en audience vers 14h30 ce mardi dans une ambiance très glaciale.

Pour rappel, après son retour à Bangui le 15 décembre dernier, l’ancien chef de l’État François Bozizé avait manifesté son désir de rencontrer son ex-Premier ministre Faustin Archange TOUADERA, devenu à son tour président de la République en mars 2016.

Après de multiples tractations et tension, les deux hommes se sont finalement rencontrés dans une atmosphère très  tendue.

Comme on peut le voir sur l’image de leur rencontre, les deux hommes ne se sont pas regardés face à face, et les chaises sont installées en lieu et place des fauteuils.

Il y’a lieu de noter que l’ancien chef de l’État François Bozizé est le dernier ancien chef d’État à être reçu par le  président de la République Faustin Archange TOUADERA après Michel Am-Nondokro DJOTODIA, ex-chef d’État de transition, et tombeur du pouvoir de Bozizé en mars 2013, puis de madame Catherine Samba-Panza, l’ex-chef d’État de transition, le faiseur de rois du président Touadera lors des élections de 2016.

 

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RCA : combats en cours entre deux groupes armés dans la localité de Birao.

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Centrafrique.com/pancarte-hopitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-republique-centrafricaine-par-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>pancarte hôpitalde birao dans le vakaga au nord-est de la République centrafricaine. par cnc

 

 

Birao (République centrafricaine) –  Le village goura, situé à 20 kilomètres de Birao est le théâtre d’affrontement violent depuis ce mardi matin entre les combattants rebelles du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) et ceux du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ). Des dizaines des blessés sont déjà signalés de deux côtés.

 

Décidément, les populations civiles, victimes innocentes du conflit militaire entre le MLCJ et le FPRC dans la Vakaga ne sont pas prêtes de voir un peu de lumière au bout du tunnel, six mois jour pour jour après le début du conflit entre deux groupes frères rivaux.

« On ne peut pas s’imaginer l’ampleur incroyable que la tragédie a eue sur la population, et l’on n’en connaîtra jamais tous les impacts », estime un étudiant, originaire de Birao.

Justement, dans les localités de Birao, après le village Kamoun, c’est le tour du village Goura d’être le théâtre des violents affrontements depuis lundi après-midi.

En effet, ce lundi 20 janvier, aux environs de 15 heures, une patrouille des combattants du MLCJ est tombée dans un guet-apens tendu par les FPRC au village Goura, à 20 kilomètres de Birao. Aucun mort n’a été signalé de deux côtés, mais l’alerte est donnée par les MLCJ de retour à Birao. Des éléments ont été dépêchés très tôt ce mardi matin à Goura pour affronter à nouveau le FPRC qui, de son côté, reçoit aussi des renforts.

Les combats sont violents, reconnaît un officier du MLCJ contacté par CNC depuis Birao. Déjà, des sources hospitalières parlent d’une dizaine des blessés qui sont arrivés sur des motos à l’hôpital à Birao.

Pourtant, hier lundi, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a reçu en audience Monsieur Gilbert Toumou DEA, son ministre conseiller en charge des groupes armés, et commandant en chef du MLCJ. On ignore les raisons de cet entretien entre les deux hommes, mais le Premier ministre a été appelé d’urgence à la présidence après son entretien avec le chef rebelle Gilbert Toumou.

 

Affaire à suivre…

Moïse Banafio

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RCA: entrevue Bozizé -Touadera aura lieu ce mardi.

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Centrafrique.com/centrafrique-rupture-consommee-entre-le-parti-knk-et-le-pouvoir-de-bangui/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-coupee-et-collee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35030 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les électeurs devant un bureau de vote
L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé (2003-2013) et à droite son ex-premier ministre Faustin Archange Touadera devenu à son tour Président de la République depuis 2016.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – après plusieurs jours de tractation, le tête-à-tête entre le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et le président fondateur du parti KNK, l’ancien Président de la République François Bozizé  aura lieu ce mardi 21 janvier, a-t-on appris de source concordante proche de la Présidence de la République.

 

D’après la même source, le tête-à-tête entre les deux hommes aura lieu au palais de la renaissance, sans la présence des médias, et non dans un lieu public comme souhaite le parti KNK (Kwa-Na-Kwa) qui avait fait la demande d’audience au nom de son leader François Bozizé. Pour l’heure, on ignore à quelle heure l’entretien entre les deux hommes aura lieu à Bangui, mais une autre source au sein du parti KNK parle de cet après-midi, sans préciser si l’ex-chef de l’État sera accompagné par ses trente gardes du corps qu’il avait sollicités auprès de l’état-major des armées.

Rappelons que depuis son retour d’exil ougandais le 15 décembre dernier, l’ancien président de la République François Bozizé avait manifesté son désir de rencontrer son ex-Premier ministre, Faustin Archange TOUADERA, devenu à son tour Président de la République depuis 2016. Mais des conditions posées au préalable de part et d’autre font que les deux personnalités ne se sont pas rencontrés, et les tensions ne cessent de monter entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK qu’il accuse de préparer un coup d’État.

 

Affaire à suivre…

 

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Le Togo met fin à l’accord d’exemption de visa avec la Centrafrique

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Centrafrique.com/la-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres-et-des-centrafricains-de-letranger-sylvie-baipou-temon-et-son-patron-premier-ministre-firmin-ngrebada-combinee-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l'étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.
De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.

 

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans une note en date du 14 janvier 2020 adressée à son collègue du ministère de la Sécurité publique, le ministre des Affaires étrangères de la République du Togo  annonce la fin de l’accord d’exemption de visa avec la République centrafricaine au motif du « non-respect des dispositions »  dudit accord signé en 2018 par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey , et son homologue centrafricain Charles-Armel Doubane.

 

L’accord d’exemption de visa obtenu en 2018 en marge du sommet CEDEAO-CEEAC entre la Centrafrique et le Togo vient de connaître son épilogue, annoncé par le gouvernement togolais qui le justifie par le non-respect par la « partie centrafricaine » de l’accord de coopération d’exemption de visas concernant les passeports diplomatiques, les passeports de service et les passeports ordinaires, ce qui est par ailleurs un grand pas en matière d’intégration bilatérale visa vis-à-vis des ressortissants des deux pays.

« Le Gouvernement togolais vient de mettre fin à l’accord susmentionné », peut-on lire dans la note du ministère des Affaires étrangères du Togo.

Le but de cette initiative, à l’époque, est de faciliter la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays, lesquelles devraient être épargnées des complications pour l’obtention de visas et les frais faramineux de formalités à débourser.

« À cet égard, je vous saurai gré des dispositions que vous voudrez bien faire prendre par vos services techniques en vue de l’application de ladite décision », a instruit le ministre togolais des affaires étrangères dans sa correspondance adressée à son collègue du ministère de la sécurité publique.

Pour les observateurs, cette rupture est un coup de massue pour les commerçants centrafricains habitués à faire au Togo, ils seront les premières victimes de cette décision qui n’arrangerait pas du tout les choses pour ces compatriotes.

C’est ici que la thèse de la navigation à vue de la ministre actuelle des affaires étrangères centrafricaine se pose. Un ministre conseiller du Président Touadera se plaignait pour son manque de culture diplomatique, car selon lui, « cette fille est nulle » pour reprendre ses propres termes au CNC. Sa gestion cahoteuse de la diplomatie centrafricaine a déjà prouvé ses limites, « il faut la changer », dit-il.

C’est une deuxième claque pour la Centrafrique à intervalle de 10 jours après l’annonce de suspension de droit de vote à l’Assemblée générale de l’ONU pour non-paiement des cotisations.

La signature de cet accord d’exemption de visas entre le Togo et la République centrafricaine est intervenue en 2018 lors du sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

 

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Lancement du projet Londo, Touadera attendu à Alindao, des négociations sont en cours avec Ali Darassa.

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Centrafrique.com/touadera-a-bangassou-18eme-septembre-2018-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.
Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.

 

 

Bambari (République centrafricaine) —Pour le lancement officiel du projet Londo, financé par la banque mondiale, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est attendu à Alindao d’ici quelques jours. Des négociations avec Ali Darassa seraient en cours, mais le doute persiste quant à la sécurité des agents qui seront déployés dans ces localités en proie à des violences graves des groupes armés.

 

Le projet Londo, en langue nationale debout, est un programme financé par la Banque mondiale, et exécuté par l’AGETIP-CAF (Agence d’exécution des Travaux d’intérêt public en Centrafrique). Il est initialement conçu pour donner des revenus aux populations vulnérables contre un travail temporaire d’entretien routier manuel à travers l’approche de la Haute Intensité de main-d’œuvre. Or, depuis quelques mois, avec les échéances électorales qui s’approchent à grands pas, le pouvoir de Bangui tente d’instrumentaliser ce projet de la banque mondiale en Centrafrique à des fins politiques, pour ne pas dire électorales.

En décembre 2019, le projet avait été lancé dans la préfecture de la Basse-Kotto, plus précisément à Mobaye. Après l’achèvement de sa première phase le 6 janvier 2020, la seconde et dernière vient d’être lancée le 10 janvier dernier, toujours dans la ville de Mobaye.

Là où le bât blesse, c’est son prochain lancement, d’ici fin janvier, à Alindao, toujours dans la Basse-Kotto où l’insécurité atteint un point inquiétant depuis quelques semaines.

Le pouvoir de Bangui, qui ne cesse de multiplier de pression sur le Coordinateur dudit projet, souhaite à ce que ce dernier déploie incessamment son équipe à Alindao en vue de préparer l’arrivée prochaine du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA d’ici fin janvier.

Contactée par CNC, une source au sein du gouvernement indique qu’une évaluation avait été faite en décembre dernier, et les conditions de sécurité ne sont pas propices au lancement du projet Londo dans la ville d’Alindao. Mais pour la présidence de la République, il est hors de question de laisser tomber le projet à cause de l’insécurité dans cette localité.

Mais qui seront les bénéficiaires dudit projet à Alindao ?

Rappelons que le 9 janvier dernier, deux soldats FACA ont été assassinés, et des blocs des camps des déplacés internes ont également été incendiés dans les affrontements opposant les soldats FACA et les rebelles de l’UPC à Alindao. La ville, contrôlée en partie par des rebelles, est toujours sous tension

Selon le programme établi, le projet, après son lancement à Alindao, un sous-bureau doit être installé dans la ville, mais aussi dans les villes de Kembé, Gambo, etc.

Or, la semaine dernière, un jeune originaire de Gambo a été assassiné par les rebelles de l’UPC à Pombolo, et la tension est encore visible entre la communauté peule de Pombolo et les populations de Gambo.

Selon les observateurs, la présidence de la République semble volontairement ignorer les menaces sécuritaires dans la région, et souhaite faire son coup politique à quelques mois des échéances électorales.

 

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RCA : Noureidine Adam et le FPRC demandent la démission de Firmin NGRÉBADA

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Centrafrique.com/firmin-ngrebada-a-gauche-et-noureddine-adan-a-droite-combine-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada, à gauche, et le chef rebelle, patron du FPRC, le général Noureddine Adan, à droite. Photos combinée par CNC le 20 janvier 2020.
Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada, à gauche, et le chef rebelle, patron du FPRC, le général Noureddine Adan, à droite. Photos combinée par CNC le 20 janvier 2020.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 20 janvier par Noureiddine Adam que  le FPRC  demande la démission du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui selon lui, s’est mû dans un silence assourdissant depuis les violences armées dans la région de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la Centrafrique.

 

Il est encore dans le mémoire collectif, que Firmin NGRÉBADA, pour être Premier ministre, avait bénéficié du soutien inconditionnel des groupes armés après la signature de l’accord de paix, un poste qu’il avait obtenu pour éjecter Sarandji, car, il l’avait savamment ourdi avec la bénédiction de ces amis de circonstances les rebelles.

 

Sans ambages, le 1er vice-président du FPRC s’est fondé sur l’évolution de la situation sécuritaire à Birao caractérisée par des attaques dirigées contre les ethnies Rounga et Sara qui, depuis, n’émeuvent pas les autorités centrafricaines et la Minusca affichant au passage une passivité déconcertée.

Pour mémoire, rappelons-le, c’est depuis le mois de juillet 2019 que toute la région de la Vakaga est soumise à une série de violences sans précédente entre le MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ) et le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique )  sur un fond de tension ethnique entre les Kara et Rounga.

 

« Eu égard de ce qui précède, le 1er vice-président du FPRC, le Général Noureidine Adam, porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale que les troubles et tensions à Birao sont alimentées et entretenues par trois ministres du gouvernement. Ce qui explique la passivité et l’inaction du gouvernement envers les souffrances des populations de Birao et la sourde oreille quant à nos incessants appels, communiqués et propositions quant au rétablissement de la sécurité dans la préfecture de la Vakaga », dit-il.

 

Autant d’indices comportementaux d’irresponsabilités relevés par le leader du FPRC, il pointe du doigt la complicité du gouvernement dans les attaques des populations civiles de Birao, compte tenu des élucubrations et les incohérences du gouvernement et au regard des retards enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine )APPR-RCA), « le FPRC déclare caduque et désuet, le dispositif Unités Spéciales Mixtes de Sécurité tel que prévu dans l’APPR-RCA, articles 16 et 17, dénonce le silence complice qui entoure les attaques incessantes et répétées des populations de Birao menacées par une épuration ethnique, dénonce l’irresponsabilité du gouvernement », relève-t-on dans le communiqué.

Justement, dans ce communiqué, le FPRC dénonce la faillite de la MINUSCA dans sa mission de protection des populations civiles alors que l’acharnement de la MINUSCA envers les responsables du FPRC, particulièrement le président du CNDS, Abdoulaye Hissen Ramadan,  est sans complaisance. Sur ce point, « la MINUSCA a perdu ainsi sa crédibilité envers la population locale. Ce qui explique son manque d’acceptation. Par cette même occasion, le FPRC déplore également que la MINUSCA s’est fait bernée et manipulée par ceux-là qui ont préparé, organisé et commis l’épuration ethnique des populations civiles à Birao : le gouvernement et ses acolytes du MLCJ/PRNC », a ainsi fustigé Noureidine Adam.

Sans tergiverser, le FPRC demande la « démission du Premier ministre, chef du Gouvernement, pour son incapacité de mettre en œuvre l’APPR-RCA dont il est lui-même issu », une manière de désapprouver Firmin NGRÉBADA qu’ils ont porté à bras le corps pour obtenir la tête de Sarandji au lendemain de la signature de l’Accord de paix signe le 6 février 2019.

 

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RCA :le FPRC de Noureddine Adan condamne l’attaque du MLCJ dans les localités de Birao.

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Centrafrique.com/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.
Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.

 

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

Bureau Exécutif national

Présidence

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis le 17 janvier 2020, les combattants du MLCJ attaquent des populations civiles du village Kamoun (PK 5 de Birao, sur axe Boromata) ; des quartiers Tambay 1, 2 et 3, Djamal 1 et 4 et tango 1 et 2 ; du site des déplacés internes « Minusca » et endommagé, pour la énième fois les infrastructures de base servant à faciliter l’accès à l’eau aux populations déplacés qui ont fui les exactions du MLCJ en septembre 2019, un acte d’obstruction et d’atteinte à l’aide et aux actions humanitaires.

 

Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, tient premièrement à souligner sa solidarité aux populations de Birao, victimes de cette folie meurtrière qu’il condamne fermement.

Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, dénonce avec la dernière énergie cette barbarie qui se commet au vu et au su de la communauté internationale avec la complicité du gouvernement.

Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, tient à rappeler que ces actes sont un nettoyage ou une épuration ethnique. Il s’agit d’une politique de transformation violente de peuplement, coordonnée, généralement exécutée par la coalition PRNC/MLCJ, avec la bénédiction du gouvernement et le silence complice de la MINUSCA ; politique caractérisée par des exactions de grande ampleur contre les populations civiles dans le but de l’expulser de Birao.

Comme confirmé dans le rapport des experts de l’ONU n° S/2019/930 du 6 décembre 2019 (p. 16-20), adressé à la Présidente du Conseil de sécurité :

« (…). Plusieurs chefs miliaires du PRNC, du RPRC et du MLCJ étaient présents ou représentés lors d’une réunion de représentants des communautés gula et kara (voir annexe 3.6) tenue à Délembé (préfecture de la Vakaga). Certains des participants ont informé le Groupe d’experts que la stratégie militaire retenue pour l’attaque du 1er septembre à Birao avait été adoptée à cette occasion. On trouvera à l’annexe 3.7 des informations supplémentaires sur la position ambiguë de sultan-maire de Birao, dirigeant contesté de la communauté kara.

(…)

Tout comme le MLCJ et le RPRC, dont il est une faction dissidente, le PRNC a joué un rôle déterminant dans la préparation et l’exécution des assauts contre les positions du FPRC.

(…)

Dans son rapport à mi-parcours, le Groupe d’experts avait décrit les divisions et les tensions qui régnaient au sein du RPRC, un groupe dominé par les Gula (S/2019/608, annexe 2.. 7). Aux mois d’avril et de mai 2019, le consul de

la République centrafricaine à Nyala (Soudan) et la plus haute figure politique et religieuse de la communauté gula, le cheik Tidjani Dahiya, s’est rendu à Birao, Tiringoulou (préfecture de la Vakaga) et Bangui. Lors de ces visites, il a tenu des consultations sur la restructuration des instances dirigeantes de la communauté gula, au terme desquelles il a nommé le Conseiller présidentiel chargé des relations avec les institutions de la République, Abdel- Moumine Djilith, au rang de « chef de race » (soit chef de l’ethnie) et lui a donné pour adjoint le Ministre des transports et de l’aviation civile, Arnaud Djoubaye Abazene. En visite à Tiringoulou, bastion du RPRC, le cheik Dahiya s’est entretenu avec les « généraux » Issa Issaka Aubin et Arda Halouma, qui faisaient alors partie des principaux chefs militaires du groupe armé. Le 28 mai, soit trois jours après le retour du cheik Dahiya à Nyala, Issa Issaka a fait diffuser un communiqué dans lequel il annonçait la création du PRNC, un nouveau groupe armé placé sous la direction politique de Nourd Gregaza (S/2019/608, annexe 2.7). La chronologie des événements et les informations recueillies par le Groupe d’experts auprès de membres de la communauté gula confirment que le PRNC a été créé sous l’impulsion du cheik Dahiya et d’un commun accord avec certains responsables du RPRC, dont Zakaria Damane, comme expliqué plus loin (voir par. 62).

(…)

Il est ressorti de l’enquête du Groupe d’experts que Nourd Gregaza, dont l’identité et les antécédents n’ont pas été clairement établis, était un homme de paille qui, sur le terrain, disposait de peu, voire d’aucune autorité, comme indiqué en détail à l’annexe 3.8.

(…)

En dépit de sa direction politique obscure, le PRNC s’est comporté en groupe structuré sur le terrain et a fourni un appui militaire au MLCJ dans le cadre des offensives lancées contre Birao (1er, 2 et 14 septembre), Tisi (4 octobre) et Am Dafok (14 octobre). Des combattants ayant pris part à ces affrontements ont confirmé la participation d’éléments venus de Tiringoulou qui auraient été envoyés par le « général » du PRNC, Issa Issaka Aubin. Environ 50 combattants du PRNC seraient entrés à Birao le 10 septembre et auraient été accueillis chez le sultan-maire et les notables kara. Ils auraient ensuite combattu aux côtés des éléments du MLCJ pour s’opposer à l’offensive menée par le FPRC le 14 septembre en vue de reprendre la ville. De plus, le 6 octobre, le Groupe d’experts s’est entretenu à Birao avec Mahamat Djouma, « général » du PRNC issu de la communauté kara, qui a admis avoir prêté main-forte au MLCJ lors des affrontements en question.

(…)

Liens entre le RPRC et le PRNC et pilotage de la stratégie du PRNC par des politiciens basés à Bangui

Le PRNC est constitué en majorité d’anciens éléments du RPRC (voir S/2019/608, annexe 2.7). Selon les informations recueillies par le Groupe d’experts, au-delà de l’apparente tutelle de Nourd Gregaza, la direction politique du groupe armé est assurée par deux hommes qui font toujours officiellement partie du RPRC, à savoir Djono Ahaba et Zakaria Damane. Le premier a également continué à jouer un rôle sur le plan militaire en commandant des opérations sur le terrain, comme l’atteste son communiqué du 26 septembre (annexe 3.9). En créant le PRNC, les responsables militaires et politiques du RPRC ont pu lancer des opérations militaires sans compromettre la position politique que conférait à leur groupe son statut de signataire de l’Accord. »

Eu égard de ce qui précède, le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale que les troubles et tensions à Birao sont alimentées et entretenues par trois ministres du gouvernement. Ce qui explique la passivité et l’inaction du gouvernement envers les souffrances des populations de Birao et la sourde oreille quant à nos incessants appels, communiqués et propositions quant au rétablissement de la sécurité dans la préfecture de la Vakaga.

En effet :

  • Constatant que les difficultés politiques, économiques, sociales et culturelles auxquelles doit faire face le Centrafrique tirent leur origine dans une mauvaise organisation de la société caractérisée par une mauvaise gouvernance politique, les discriminations et violations des droits de la personne humaine ;
  • Conscient que seule une bonne organisation de la société basée sur une Nation unie, réconciliée, intégrée, debout et digne, reposant sur des institutions et des mécanismes de gouvernement véritablement démocratiques, rassurants pour tout un chacun et pour toutes les, est le seul à même de faire décoller la République Centrafricaine sur le plan du développement dans un contexte de paix, de stabilité politique, de liberté et de progrès économique, social et culturel ;
  • Considérant que le progrès économique et social ne peut se réaliser que dans l’Unité nationale et la cohésion sociale ;
  • Engagé à agir activement pour que le peuple centrafricain sorte de la torpeur et libère ses énergies créatrices pour construire un pays de paix et de progrès où règnent la justice, l’équité et l’égalité des chances pour tous ;
  • Conscient que les changements indispensables pour soutenir cette dynamique en vue de l’instauration d’un véritable Etat de droit, garant d’une société de progrès, ne peut résulter que de l’action militante des femmes et des hommes décidés de rompre avec la médiocrité et la résignation en s’engageant résolument dans un cadre susceptible de canaliser le mouvement social-démocrate centrafricain ;
  • Décidé à promouvoir le respect, la sauvegarde et la consolidation de l’unité nationale, les droits fondamentaux de la personne humaine, un Etat de droit fondé sur le respect et la défense des minorités dans leurs diversités culturelles et cultuelles ;
  • Conscient de notre responsabilité devant le peuple qui ne rêve que d’un avenir radieux, de progrès, de paix, d’humanité et de fraternité ; un avenir rassurant pour tous et pour chacun, y compris les minorités ethniques et culturelles ;
  • Convaincu que le triomphe d’une démocratie saine et apaisée et d’une société juste et équitable en Centrafrique sera une contribution de tout le peuple centrafricain à la sauvegarde et à la consolidation de la paix dans notre pays et dans notre région ;
  • Considérant que le FPRC entend répondre aux immenses défis et enjeux actuels que sont la paix, l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la renaissance de la République Centrafricaine par l’émancipation du peuple, la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage du savoir et savoir-faire, du pouvoir, et des richesses du pays ;
  • Considérant que le FPRC refuse une société d’injustices et d’inégalités où les forts (les gouvernants) écrasent toujours les faibles (les gouvernés), où les possibilités considérables qui surgissent de l’activité et du génie humain ont dévoyées en conflits, affrontements et en guerres ;
  • Compte tenu du fait que le FPRC a pour raison d’être de promouvoir le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu’à leur dépassement, toutes les formes sociales d’exploitation, de domination, d’aliénation, de discriminations et les marginalisations conséquentes ;
  • Attendu la conception révolutionnaire du FPRC est que des centrafricains libres, égaux et associés se donnent les moyens du « progressisme libérateur » ;
  • Constatant que le gouvernement est complice dans les attaques des populations civiles de Birao ;
  • Compte tenu des élucubrations et les incohérences du gouvernement ;
  • Vu les retards enregistrés dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA ;

Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, tout en réaffirmant son engagement et son

attachement à l’APPR-RCA :

 

  • Déclare caduque et désuet, le dispositif Unités Spéciales Mixtes de Sécurité tel que prévu dans l’APPR-RCA, articles 16 et 17 ;
  • Dénonce le silence complice qui entoure les attaques incessantes et répétées des populations de Birao menacées par une épuration ethnique ;
  • Dénonce l’irresponsabilité du gouvernement ;
  • Dénonce le recrutement des Forces de Sécurité et de Défense (FACA + FSI) sans qu’il y ait l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés et l’harmonisation des grades. Cette manœuvre dénote l’ixième preuve de la tricherie et mauvaise foi du gouvernement dans la mise en œuvre de l’APPR- RCA.
  • Dénonce la faillite de la MINUSCA dans sa mission de protection des population civiles alors que l’acharnement de la MINUSCA envers les responsables du FPRC, particulièrement le Président du CNDS, est sans complaisance. Sur ce point, le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, regrette que la MINUSCA ait été caractérisée par une impartialité dans le traitement de la crise de Birao jusqu’à épouser la thèse du bourreau de la population. Ce qui témoigne l’incapacité ou l’incompétence et la non- maîtrise de la MINUSCA dans l’analyse du contexte. C’est ainsi que la MINUSCA a perdu ainsi sa crédibilité envers la population locale. Ce qui explique son manque d’acceptation. Par cette même occasion, le 1er Vice- Président du FPRC, le Général Noureidine Adam, déplore également que la MINUSCA s’est fait bernée et manipulée par ceux-là qui ont préparé, organisé et commis l’épuration ethnique des populations civiles à Birao : le gouvernement et ses acolytes du MLCJ/PRNC.
  • Demande la démission du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, pour son incapacité de mettre en œuvre l’APPR-RCA dont il est lui-même issu.

Fait le 20 janvier 2020 Le 1er Vice-Président

 

 

 

Général Noureidine ADAM

 

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Epuration-ethnique-à-Birao_suite.pdfépuration-ethnique-selon-noureddine-adan.pdf” title=”épuration ethnique à Birao selon noureddine adan”]

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Une ex-combattante démobilisée morte à Bouar

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BouarCentrafrique-corbeaunews-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC
Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (République centrafricaine) – La victime est une ex-combattante démobilisée venue à Bouar dans le cadre du programme DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement)  . Son corps a été retrouvé ce lundi 20 janvier dans la matinée en plein centre-ville de Bouar dans un puits.

 

Il est difficile pour le moment d’établir précisément les circonstances dans lesquelles cette fille d’une vingtaine d’années a été retrouvée morte, mais le puits auquel son corps a été retrouvé appartient à une famille dans le 3e arrondissement de la ville de Bouar.

Selon les témoins interrogés par CNC, la défunte était avec sa sœur pour déjeuner à la paillote « La Confidente », située  en face du monument d’indépendance de la ville.

« Après quelques temps passés à la paillote, elle était allée se soulager au petit coin aux environs de 20 heures, mais elle n’est plus revenue, jusqu’à ce que son corps soit découvert ce matin dans ce puits dans des circonstances troubles. Sa sœur pensait qu’elle était allée avec un homme ».

C’est finalement ce matin qu’elle a été retrouvée morte, mais dans un puits. La famille propriétaire du point d’eau a alerté les forces de sécurité intérieures et une enquête est ouverte par le parquet général de Bouar.

D’autres personnes ont indiqué qu’elle aurait été dans un état d’ivresse, mais difficile pour le moment de le confirmer.

Gervais Lenga

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RCA : le meurtre d’un ex-combattant fait monter la tension entre les groupes armés à Bria.

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Centrafrique.com/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews
Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews

 

 

Bria (République centrafricaine) – La victime, un ex-combattant de la Seleka, de retour à Bria vendredi dernier, a été assassiné par des hommes non identifiés au village Sans-souci, situé à 45 kilomètres de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la Centrafrique.

 

En effet, monsieur Ramadan, après avoir cessé de manœuvrer pour les groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, retourne dans son village Ahigbado pour développer son petit commerce, et s’occuper en même temps de sa petite famille.

Plus les années passent, plus l’homme développe son ambition d’ouvrir un grand magasin à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto. Ainsi, le mois dernier, il avait décidé d’envoyer sa femme et ses enfants à Bria, puis vendre son commerce à Ahigbado avant de les rejoindre.

Malheureusement ce qu’il ne savait pas, il y’a des gens mal intentionnés qui le suivaient de près.

Le vendredi dernier, il quitte son village Ahigbado à bord de sa moto pour rejoindre sa famille à Bria. En arrivant au village Sans-souci, situé à 45 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, il s’est arrêté quelques minutes avant de poursuivre sa route.

Malheureusement, à la sortie du village sans souci, juste à moins de 3 kilomètres, il se fait arrêter par des hommes armés non identifiés qui l’ont aussitôt abattu de plusieurs balles.

Certains témoins ont indiqué à CNC qu’ils auraient entendu le crépitement d’armes des assaillants alors qu’ils étaient au centre-ville.

Son petit sac, contenant ses fonds de commerce, sa moto, sa chaussure, ainsi que d’autres objets ont été emportés par les assaillants.

À Bria, la nouvelle de l’assassinat de Ramadan fait monter la tension interethnique entre les Kara (le MLCJ) et les Sara (le FPRC) qu’ils accusent d’être les auteurs présumés de cet acte criminel.

Ce dimanche, plusieurs notables de la ville de Bria, y compris les Imams Modi Bouba Sallet et moussa ont du intervenir auprès des groupes armés pour faire éviter de peu un violent clash entre les Sara et les Kara.

Pour l’heure, selon des sources concordantes proches du MLCJ, les assaillants, identifiés comme des jeunes Sara, auraient assassiné Ramadan à cause de ses biens et non de son appartenance ethnique.

 

Moïse Banafio

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RCA : Violent incendie des kiosques de papeterie à Bangui.

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Centrafrique.com/incendie-2-devant-luniversite-de-bangui-dans-les-kiosques-de-papeterie-photocopiie/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Incendie des kiosques de papeterie devant l'Université de Bangui le 19 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique (CNC.
Incendie des kiosques de papeterie devant l’Université de Bangui le 19 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique (CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – trois kiosques de librairie -papeterie ont été la proie des flammes ce dimanche 19 janvier, vers 14 heures, sur l’avenue des martyrs dans le premier arrondissement de Bangui.

 

Un incendie s’est déclaré dans les kiosques se trouvant en face de l’Université de Bangui, dans le premier arrondissement. En tout,  trois installations ont été complètement réduites à cendre.

Les sapeurs-pompiers ont reçu des appels des populations les informant de la situation, et une alerte a été déclenchée par le service d’incendie de la capitale vers 14h30. Une dizaine des pompiers ont été dépêchés sur les lieux, et les flammes, qui menacent de s’étendre à d’autres cabanes plus proches, ont été maîtrisées quelques minutes plus tard par les pompiers.

Malheureusement, d’énormes dégâts matériels sont enregistrés après cet incendie. Des ordinateurs, imprimantes, photocopieurs sont aussi embrasés

D’après les témoins de la scène, tout a commencé par l’imprudence de quelques propriétaires des kiosques qui ont voulu brûler des ordures se trouvant aux alentours de leurs installations. Et avec le vent qui souffle en cette saison sèche, les feux ont été projetés  sur leur commerce plus vite que prévu.

 

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Centrafrique : Deux sulfureux chefs des Antibalaka de Bangassou devant les juges depuis mercredi

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Centrafrique.com/general-beri-beri-des-anti-balaka-de-bangassou-devant-ses-juges-le-15-janvier-2020-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le général des Anti-balaka Béri-Béri devant ses juges à la cour criminelle à Bangui le 15 janvier 2020.
Le général des Anti-balaka Béri-Béri devant ses juges à la cour criminelle à Bangui le 15 janvier 2020. Crédit photo : CNC

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Deux chefs de milice et 29 de leurs hommes sont jugés depuis mercredi 15 janvier à la Cour d’Appel de Bangui pour leur responsabilité dans le massacre en 2017 de nombreux civils et le meurtre de 10 casques bleus, dans le sud-est de la Centrafrique à Bangassou.

 

C’est l’un des procès tant attendus en Centrafrique, deux chefs redoutables des milices armées de Bangassou ayant commis des graves crimes en 2017 sont enfin devant la cour criminelle de Bangui. Il s’agit de Crépin Wakanam et Kevin Béré-Béré, surnommés “Pino Pino” et “Béré Béré” ainsi que 29 de leurs hommes qui sont devant la cour depuis le mercredi 15  janvier, pour être jugés pour différents crimes, notamment le meurtre d’une dizaine de casques bleus (Marocains et Cambodgiens) ou l’attaque du quartier de Tokoyo à Bangassou qui a fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de déplacés.

Pour rappel, le général Pino Pino” et le “lieutenant Béré Béré” étaient à la tête d’un groupe armé qui a notamment attaqué le 13 mai 2017 le quartier de Tokoyo et une base de l’ONU dans la localité de Bangassou.

Face aux accusations portées par Eric Didier Tambo, Procureur Général, Pino-Pino a tout nié en bloc. Il n’a jamais été chef de milice, a-t-il affirmé, il était médiateur dans cette ville en crise. « J’ai vu mon nom partout, disant que je suis l’auteur de ce qui s’est passé à Bangassou, s’est-il défendu. « On dit que je fais partie des généraux mais c’est faux. Je ne reconnais pas ces faits », une ligne de défense adoptée par le présumé qui est similaire à celle d’Andjilo.

Le procureur général, Eric Didier Tambo, a rappelé les conditions de sa capitulation à la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, preuve, selon lui, de son appartenance à un groupe armé. « Jusqu’à sa reddition, il a demandé qu’il soit pris en compte avec ses 52 éléments, a-t-il précisé. Ils sont trois à se constituer prisonniers au niveau de la Minusca parce que les autres factions voulaient en découdre avec lui. Alors qu’ils ne viennent pas faire les malins. Ils seront jugés », rappelle l’accusation.

Selon l’ONU, les violences de Bangassou pour lesquelles ces hommes sont poursuivis avaient fait 72 morts, 76 blessés et 4.400 déplacés.

Mais la présence des chefs antibalaka devant les instances judiciaires nationale tant qu’internationale ne plait pas du tout aux centrafricains qui reprochent aux autorités centrafricaines une « justice sélective » alors que les principaux chefs Séléka, auteurs de graves crimes, sont libres et continuent d’endeuiller les familles centrafricaines.

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : Le président Touadera reçoit Samba-Panza au grand dam de Bozize

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Centrafrique.com/lex-chef-detat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ex-chef de ltat, madame Catheriene Samba-Panza, et Faustin Archange Touadera, chef de l'État, le 17 janvier 2020 au palais de la renaissance à Bangui. CopyrightPrésidence.
L’ex-chef de ltat, madame Catheriene Samba-Panza, et Faustin Archange Touadera, chef de l’État, le 17 janvier 2020 au palais de la renaissance à Bangui. CopyrightPrésidence.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a reçu vendredi l’ancienne présidente de transition Catherine Samba-Panza pour faire un tour d’horizon de la situation nationale, a-t-on appris auprès de la présidence.

 

Décidément, la saga continue et semble être interminable avec le bal de réception des anciens chefs d’Etat au Palais de Renaissance, ce qui sonne comme un affront de plus que la Touaderade veut infliger à la Bozizie, qui suspend le débat politique depuis quelques mois autour d’une probable rencontre Bozize et Touadera comme la rencontre du siècle.

Au sortir de l’audience, Mme Samba-Panza a précisé que les échanges avaient porté sur des questions d’intérêt national, notamment la paix, la sécurité et la réconciliation. Elle a ajouté que Touadera avait beaucoup insisté sur la « contribution des anciens chefs d’Etat à l’apaisement, à moins d’un an des élections présidentielle et législatives ».

L’ancienne présidente de transition (2014-2016) a appelé tous les acteurs impliqués dans la crise centrafricaine à la retenue, à la sérénité et au sens de la concertation pour régler les différends. Elle a exhorté les anciens chefs d’Etat à porter main forte au président Touadera, et pourtant la Touaderade et la Bozizie sont dans la droite ligne de discorde.

Dès son retour d’exil vendredi dernier, l’ex-président Michel Djotodia avait lui aussi été reçu par Touadera, lequel n’a toujours pas rencontré à ce jour le président déchu François Bozizé. Ce dernier est rentré au pays en décembre dernier de manière discrète, mettant terme à six années d’exil, et leur relation ne s’améliore pas de jour en jour marquée par des joutes verbales qui ne favorisent pas du tout l’émergence d’un débat politique apaisé dans le pays.

Cédric Wa-Gomba

 

 

 

 

 

Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines est arrivé à Bangui ce matin

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Centrafrique.com/tybor-nagy-arrive-a-bangui-ce-dimanche-19-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tybor Nagy, sous-sécrétaire américain aux affaires africaines à Bangui le 19 janvier 2020. CopyrightCNC.
Tybor Nagy, sous-sécrétaire américain aux affaires africaines à Bangui le 19 janvier 2020. CopyrightCNC.

 

Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines est arrivé à Bangui ce matin

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Tibor Nagy, sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, est arrivé ce matin à Bangui pour une visite de trois jours du 19 au 21 janvier 2020 au cours de laquelle il rencontrera les hauts responsables gouvernementaux, des organisations de la société civile, les étudiants centrafricains issus du programme YALI, mais ne manquera pas aussi d’aborder la question de la présence russe dans le pays, en filigrane les mercenaires de Wagner.

 

Tibor Nagy, Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, « Monsieur Afrique » de Donald Trump, connu pour son franc-parler et par ses positions claires contre l’hégémonie russe et chinoise en Afrique, est arrivé ce jour du dimanche 19 janvier 2020 à Bangui.

Le haut-fonctionnaire du département d’Etat américain pour l’Afrique aura lors de cette visite à rencontrer avec les autorités centrafricaines des étudiants, les représentants de la société civile, des anciens élèves des programmes d’échange de diplomatie publique du département d’État (YALI) et des représentants des organisations internationales et des ONG travaillant sur la consolidation de la paix et les questions humanitaires en République centrafricaine (RCA). Car, « les États-Unis sont le plus grand contributeur de la réponse humanitaire en RCA avec une contribution qui correspond au quart du budget annuel de la Minusca ».

Le sous-secrétaire Tibor Nagy, peut-on lire dans le communiqué du Département d’Etat, est le plus haut responsable américain à se rendre en République centrafricaine depuis la visite de Mme l’ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, en 2016. « Sa visite vient renforcer l’engagement des États-Unis à soutenir la paix et la stabilité en RCA à travers l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, en fournissant une assistance aux personnes nécessiteuses et en travaillant en étroite collaboration avec d’autres partenaires internationaux en matière de consolidation des institutions démocratiques centrafricaine ».

Cette visite intervient sur fond de tension géopolitique en filigrane la présence russe en Centrafrique car, cette semaine sur RFI, le diplomate s’est longuement interrogé sur cette présence dans le pays en déclarant, « le rôle des Russes en Centrafrique pose problème. Leurs activités cadrent mal avec le processus de paix. Ils ont leurs propres priorités, qui manquent parfois de transparence. Ils sont dans toutes les zones minières du pays, pourquoi ? Nous devons y voir plus clair », disait-il, tout en relevant qu’en Centrafrique sont déployés plusieurs centaines de militaires russes. Les uns, comme conseillers, les autres, comme membres de milices privées, les USA veulent y voir plus clair.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles je vais à Bangui. Je vais visiter un certain nombre de pays. Et en dépit de ma longue histoire avec l’Afrique, ce sont des pays que je ne connais pas encore. À Bangui, je vais évaluer la situation et voir les perspectives pour les élections de la fin de cette année », a fait savoir Tibor Nagy, et sans ambages, il déclare, « en tout cas, je veux en savoir plus sur la situation des Russes. Leurs capacités formelles. Leurs capacités informelles. Car nous le savons, la Centrafrique est un pays extrêmement riche, mais cette richesse n’est pas entre les mains du gouvernement central. Dans son ensemble, la communauté internationale travaille à réunifier le pays. Il y a des anciens présidents qui rentrent. La situation est très dynamique. Mais dans la communauté internationale, nous voulons nous assurer que chacun ne tire pas la couverture à soi ».

Sûrement, le Secrétaire d’état adjoint américain aux affaires africaines, Tibor Nagy est porteur d’un message de la Maison Blanche aux autorités centrafricaines surtout que le pays amorce une année électorale où les jeux d’influence et d’intérêts de grandes puissances se font sentir depuis quelques temps.

 

Cédric Wa-Gomba

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RCA : Birao, la terreur du MLCJ s’abat sur le village Kamoun.

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FPRC-proches-de/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-7/” rel=”attachment wp-att-35011 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”route dégradée mbaïki boda dans la lobaye” width=”450″ height=”326″ />
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR

 

 

Birao (République centrafricaine) – Dans la soirée du samedi 18 janvier, la terreur des rebelles du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice) s’abat sur le village KAMOUN, situé à sept kilomètres du centre Birao. Les populations, terrorisées, sont en fuite dans la brousse, et leurs habitations pour la plupart incendiées.

 

Épargné depuis le début du conflit opposant les rebelles du MLCJ à leurs frères rivaux du FPRC, le village Kamoun est depuis samedi 18 janvier presque rasé de la carte par les rebelles du MLCJ. Les populations, en fuite, appellent à l’aide la communauté nationale et internationale.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles, depuis l’arrestation du colonel Yacoub Tom Ngarafa  et le meurtre de ses deux gardes du corps ce jeudi 16 janvier par les éléments rebelles  du FPRC au village Takadja, situé à 45 kilomètres de Birao sur l’axe Amdafock, l’État major du MLCJ n’a pas caché sa colère, et menace clairement de s’en prendre aux familles Rounga et leurs alliés à Birao.

Quarante-huit heures (48h) plus tard, le MLCJ met en exécution ses menaces, et prend pour cible le village Kamoun, composé à majorité des Sara, considérée comme des alliés des Rounga.

Cette guerre asymétrique opposant le FPRC, poids lourd de l’ex-coalition Seleka, et le MLCJ, composé pour la plupart des jeunes miliciens autodéfense de l’ethnie Kara, à l’origine pour le contrôle du territoire très juteux comme la frontière soudano-centrafricaine, se transforme petit à petit à un conflit interethnique très dangereux dans la région.

Ce samedi 18 janvier, dans la soirée, des détonations d’armes sont entendues proches des villages Bachama et Salamat.

Plusieurs témoins ont indiqué à CNC que de nombreux mercenaires tchadiens et soudanais lourdement armés ont été vus dans ces localités.

Justement, sur cette affaire des mercenaires, l’État major du FPRC avait accusé le mois dernier le maire de Birao, monsieur Ahmat Amgabo d’avoir distribué de vrais-faux actes de naissances à ces mercenaires tchadiens et soudanais recrutés par le MLCJ dans le seul objectif d’obtenir la nationalité centrafricaine. Vrai ou Faux ? Difficile de le savoir.

Pour rappel, le MLCJ et le FPRC sont tous deux signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés.

Le patron du MLCJ, nommé ministre conseiller à la primature après la signature de cet accord, est  malheureusement toujours en poste, et continue de défendre sur les ondes les actions de ses hommes sur le terrain.

 

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Zama Javon Papa, un griot du pouvoir qui allume le feu.

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Centrafrique.com/zama-javon-papa-coordinateur-du-mouvement-centrafrique-debout/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD)
Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD). Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (République centrafricaine) —Dans son émission hebdomadaire diffusée sur les antennes de la radio nationale, le sulfureux Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD) multiplie des attaques verbales contre le parti KNK et son leader charismatique, le général François Bozizé de préparer un putsch militaire contre le régime de son ex-protégé Faustin Archange TOUADERA.

 

Après l’honorable Anicet Georges Dologuélé, leader du parti URCA (Union pour le renouveau centrafricain), puis Abdoul Karim Meckassoua, l’ex-Président de l’Assemblée nationale déchu et Président du mouvement Chemin de l’espérance, c’est le tour de l’ex-chef de l’État François Bozizé d’être accusé par les griots du régime de préparer un putsch militaire.

Zama Javon Papa, un transporteur du fauteuil présidentiel devenu Griot

Recruté à l’époque du régime de François Bozizé pour transporter le fauteuil présidentiel lors des cérémonies, Zama Javon Papa s’est très vite converti au célèbre griot du régime de François Bozizé.

À cette époque, l’homme est très connu par ses multiples attaques verbales contre les opposants politiques et la communauté internationale.

En 2013, il s’est réfugié quelques années en RDC après le putsch militaire de la coalition Seleka contre le régime de François Bozizé.

Zama Javon Papa, un retour fracassant

De retour à Bangui après les élections du Professeur Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’État en 2016, Zama Javon Papa s’est très vite frayé un chemin au cœur du pouvoir de Touadera. Il crée son propre mouvement du soutien au régime, le MCD (Mouvement Centrafrique Debout) avant de se lancer à nouveau dans ses activités favorites, celles de produire des émissions radiodiffusées à caractère diffamatoire à l’endroit des opposants politiques. Cette fois, ce n’est plus question de défendre François Bozizé, mais plutôt le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA contre ce dernier qui vient de rentrer au pays le 15 décembre dernier après six ans d’exil en Ouganda.

Pour Zama Javon Papa, François Bozizé serait en train d’être induit en erreur par certains membres de son parti KNK (Kwa-Na-Kwa) qui l’auraient poussé à recruter des mercenaires et les Anti-Balaka dans le seul but de commettre un coup d’État.

Alors, les Centrafricains se demandent à qui profite réellement un tel discours diffusé en boucle sur les antennes de la radio nationale si ce n’est pas pour perturber l’ordre public.

Pour de nombreux observateurs, il ne fait aucun doute, Touadera risque de faire précipiter sa propre chute en laissant la voie ouverte à ses proches pour tenir de tels discours diffamatoire contre ses opposants.

Comme disait l’ex-chef de l’État André Kolingba, seul l’avenir nous le dira…

 

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RCA : grogne au sein de l’armée après le dernier tableau d’avancement des officiers.

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Centrafrique.com/le-chef-detat-major-des-forces-armees-centrafrcaines-zephirin-mamadou-le-mardi-24-decembre-2019-au-camp-kassai-pareutm-rca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le chef d'État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – À la suite du décret portant avancement en grade et nomination des FACA à des postes de responsabilités, certains officiers, sous-officiers et hommes du rang des forces armées centrafricaines ne cachent plus leur colère. Ils accusent ouvertement le chef de l’État de vouloir transformer l’armée nationale à une milice d’autodéfense de son clan au pouvoir.

 

Si à l’origine, selon certains observateurs militaires, l’objectif initial était de contrer l’influence grandissante de l’ex-chef de l’État François Bozizé au sein de l’armée nationale depuis son retour au pays après six ans d’exil en Ouganda, le dernier tableau d’avancement en grade de certains officiers supérieurs a considérablement créé une frustration au sein de l’armée nationale, et met à mal au passage la cohésion entre les différents corps  de la famille militaire.

« En moins de trois ans, certains officiers ont été élevés successivement, et à titre exceptionnel, de capitaine au colonel, d’autres de lieutenant-colonel à général alors que bon nombre des officiers, des sous-officiers, y compris les hommes du rang ne sont pas récompensés depuis plus de 5 ans, voir plus. Et à notre grande surprise, ce sont toujours les mêmes qui multiplient le tableau d’avancement », s’alarme un officier général des FACA après la publication du dernier décret portant avancement en grade et nomination des FACA à des postes de responsabilités signées par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Une position, loin d’être isolée, est  largement partagée au sein des quatre corps militaires. Le cas de l’ex-chef Anti-Balaka  Charles Ngremangou est sur toutes les lèvres.

Ce capitaine des FACA, basculés dans la milice Anti-Balaka au début de sa création en 2013, a été nommé contre toute attente directeur de cabinet du chef d’état-major des FACA avant d’être promu au grade de commandant en août 2017, puis au grade du colonel à titre exceptionnel ce début 2020 par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Il est aussi important de souligner que Charles Ngremangou est aussi l’un des officiers de l’armée qui ont mis en place la milice du pouvoir « le requin » l’année dernière avant d’être dissous quelques mois plus tard, sous la pression de la communauté internationale.

Depuis le retour au pays de l’ex-chef de l’État François Bozizé après six ans d’exil en Ouganda,la tension ne cesse de monter dans le pays entre ses partisans et ceux du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le tout sur un fond des rumeurs du préparatif de coup d’État imaginaire.

 

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Centrafrique : Le chef d’autodéfense You est mort, ces hommes accusent la gendarmerie

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Centrafrique.com/rca-les-principaux-suspects-des-violences-du-km5-seraient-places-en-garde-a-vue-a-lhopital/les_miliciens_autodefense_km5_force-9/” rel=”attachment wp-att-35292 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des miliciens d'autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.
Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’un des principaux chefs d’autodéfenses du Km5, You le géant, est décédé à l’hôpital Communautaire à Bangui hier nuit. Ce dernier été blessé dans les derniers combats au Km5 opposant les commerçants aux miliciens d’autodéfense fin décembre 2019.

 

Selon de sources dignes de foi, sa dépouille est transférée à la mosquée centrale au quartier KM5  pour des rites religieux et est inhumée ce matin dans la concession de la paroisse Saint-Mathias. Ces proches accusent les gendarmes d’avoir précipité sa mort, car, il aurait été retiré des urgences, en dépit de l’avis défavorable des médecins,  pour être conduit au Camp de Roux, là où sa santé se serait détériorée.

De sources concordantes, ces hommes promettent attaquer les patrouilles des forces de sécurité intérieure (FSI) au KM5 qu’ils accusent d’avoir précipité la mort de leur chef.

Impliqué dans plusieurs crimes, meurtres, enlèvements et assassinats, le sulfureux You ne sera pas traduit devant la justice pour ces nombreux forfaits et rejoint la longue liste des autres chefs des bandits armés du Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui qui sont morts sans êtres jugés.

 

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Un imam qui a épousé un homme arrêté

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Un imam qui a épousé un homme arrêté

Bangui (République centrafricaine) – 17 janv. 2020 18:58

Son acte d’accusation a été lu à haute voix par le tribunal de première instance du district de Kayunga, dans le centre de l’Ouganda. L’imam a été inculpé aux côtés de son épouse Richard Tumushabe, également connue sous le nom de Swabullah Nabukeera, selon le journal. Sheikh Mutumba a été placé en détention préventive à la prison de Ntenjeru. Le cheikh Mutumba avait auparavant confié à un collègue après son mariage que sa nouvelle femme avait refusé d’avoir des relations sexuelles en prétendant avoir ses règles. Il aurait été dévasté et porté disparu après qu’on a découvert que son nouveau mariage avait été fait un homme. La découverte du genre de son partenaire a été faite lors d’une fouille corporelle après que Tumushabe ait été accusé de vol par ses voisins :
Avec BBC Afrique

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RCA : Birao, le MLCJ menace de pénétrer militairement dans les camps des déplacés.

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Centrafrique.com/des-combattants-dans-un-pickup/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des combattants rebelles de l'ex-coalition Seleka. CopyrightDR.
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR.

 

 

 

Birao (République centrafricaine) – après l’arrestation de l’autoproclamé colonel Yacoub Tom Ngarafa  et le meurtre de ses deux gardes du corps par les éléments rebelles  du FPRC au village Takadja, l’état-major du MLCJ ne cache plus sa colère, et menace clairement de s’en prendre aux familles Rounga dans les camps des déplacés à Birao.

 

Après l’échec des négociations menées par la Minusca, puis par les autorités des communes soudanaises proches de la frontière avec la RCA, la tension est montée de plusieurs crans entre le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) et le MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ).

Le maire de la ville de Birao, Monsieur Ahmat Amgabo, inquiet d’un potentiel risque d’affrontement entre les deux groupes frères rivaux, tente de calmer le jeu.  Il appelle les deux parties à la retenue, mais tout porte à croire que le clash entre les deux groupes rebelles est presque inévitable après l’arrestation ce jeudi 16 janvier  du colonel du MLCJ Yacoub Tom Ngarafa et le meurtre de ses deux gardes du corps au village Takadja, situé à environ 45 kilomètres de Birao sur l’axe Amdafock.

Selon une source proche du MLCJ contactée par CNC, le colonel Tom Ngarafa  serait arrêté au village Takadja et déporté dans la base locale du FPRC à Massabio, 6 kilomètres plus loin sur l’axe Amdafock.  Ses deux gardes du corps, quant à eux, ont été froidement assassinés sur place à Takadja.

Pour un officier du FPRC interrogé par CNC, le colonel Yacoub Tom Ngarafa  et ses deux gardes du corps sont venus à Takadja en tant qu’éclaireur quand ils ont été neutralisés.

Monsieur Ahmat Amgabo , maire de Birao, aurait supplié le FPRC de libérer sans délai le colonel Yacoub Tom Ngarafa pour éviter toute escalade de violence qui pourrait mettre en péril la vie des milliers de ses concitoyens.

Pour l’état-major du MLCJ, en cas de refus du FPRC de libérer son colonel, il se réserve le droit de mener dans un bref délai une action robuste dans les camps des déplacés internes à Birao.

Pour rappel, les deux sites des déplacés de Birao sont protégés par les forces des Nations unies depuis juillet dernier.

 

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CENTRAFRIQUE: LA DÉSUÉTUDE DES ACCORDS DE PAIX DE KHARTOUM FAIT ÉTERNUER LES PRINCIPAUX PROTAGONISTES  DE LA CRISE.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – A l’orée du premier anniversaire des accords de paix de Khartoum signés à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés, un état des lieux s’avère nécessaire pour évaluer les différentes avancées significatives, les obstacles et les défis à relever en vue d’un éventuel réajustement de trajectoire.

 

Cet accord bien réfléchi et imposé par l’Union Africaine (UA) et qui a fait l’objet d’interminables polémiques était devenu la pierre angulaire de la deuxième moitié du quinquennat du président de la république. Ce dernier a également suscité beaucoup d’espoirs pour un peuple meurtri, lassé, exaspéré, fatigué qui n’aspire qu’à la paix nonobstant le prix.

Très vite, l’opinion nationale commence à s’inquiéter du manque de progrès où les espoirs se muent en désillusions. On assiste à l’effondrement de l’autorité de l’état caractérisé une hypocrisie chronique des groupes armés qui ne cessent de narguer les autorités établies.

Un rapport des experts onusiens a confirmé de multiples violations des accords de paix de Khartoum qui se matérialisent par des violations permanentes des droits fondamentaux, des intimidations, la perception illégale des taxes, des zones de non-droit comme le démontrent les dernières tueries d’Alindao, des provocations, des meurtres alors que la quintessence de l’accord se résume à la formule suivante

“les cocontractants s’engagent à renoncer à tout recours à la force armée”. En marge de cette cacophonie, le gouvernement accuse les groupes armés de violer les termes de l’accord tandis que ces derniers dénoncent des irrégularités et la gestion opaque dans la mise en exécution de l’accord.

Perdu et sans repères dans ce bourbier centrafricain, le citoyen lambda s’interroge :

Existe t-il un seuil d’hypocrisie de la part des groupes armés pour faire réagir le gouvernement ? Dans ce climat de défiance et de violence aveugle, cet accord a t-il encore une chance de réussir ? A défaut de réussir, comment les autorités légitimes vont s’y prendre pour organiser sereinement les élections générales qui se profilent à l’horizon ? Que dit réellement l’article 35 du dit accord en cas de non respect des engagements pris ? Pourquoi certains volets de l’accord de Khartoum comme le DDRR ne connaissent-ils toujours pas un début d’exécution ? Pourquoi il n’y a toujours pas de clarification sur la question de l’amnistie ainsi que des poursuites judiciaires ? Quel sera ainsi l’avenir de la budgétivore cour pénale spéciale ?

En conséquence de toutes ces interrogations, s’achemine t-on vers un report des échéances électorales ? L’on se souvient encore du président de la république qui déclarait à Lyon en France qu’il était prêt de remettre un autre accord de ce genre si l’occasion se présentait. Cette arrogance permanente d’avoir toujours raison sur les autres entités centrafricaines commence à s’essouffler et à montrer ses limites.

A ce stade, il est également important de souligner l’étonnante passivité de la Minusca pourtant dotée d’une robuste résolution du conseil de sécurité de l’ONU pour protéger la population et l’érosion progressive, programmée du rôle de l’union africaine qui est le garant de la bonne exécution des engagements scellés dans cet accord. Il nous revient ainsi de droit de rappeler au pouvoir établi qu’il n’y a jamais de paix sans une ferme volonté politique car les violations répétées des dispositions de l’accord ne sont que des signes avant coureurs qui confirment sans équivoque ce le monde craint…l’échec.

D’ailleurs, le mémorandum des principaux groupes armés adressé aux garants et qui dresse un constat accablant synonyme d’échec mettant en cause la partie gouvernementale le justifie.

Pour finir, nous rappelons à l’opinion que c’est le respect des engagements pris qui garantit le succès ou la réussite d’un accord de paix. Au delà, l’idéale des solutions reste le recours à la force synonyme de faire la guerre. A défaut de choisir l’option militaire, le Président de la république ne sera pas crédible de se présenter aux prochaines élections présidentielles.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 17 janvier 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

Rassemblement interdit au Niger

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Rassemblement interdit au Niger

Niamey (Niger) – 17 janv. 2020 18:32

Le rassemblement prévu ce vendredi à la place de la Concertation à Niamey avait été initié par un collectif d’associations de la société civile. Une manifestation cependant empêchée par la forte présence policière au grand dam de Moussa Tchangari, secrétaire général d’Alternative Espaces Citoyens et un des initiateurs de ce rassemblement.”Beaucoup de personnes ont convergé vers le lieu de la manifestation mais malheureusement, la police avait été déployée pour empêcher tout rassemblement.”
A travers cette manifestation, les organisations de la société civile nigérienne entendaient surtout apporter leur soutien aux militaires qui ont subi ces dernières semaines, de lourds revers face aux djihadistes. 89 soldats tués lors de l’attaque du camp de Chinégodar le 9 janvier dernier et 71 autres, le 10 décembre 2019, dans une attaque dans la région de Tillabéri. C’est trop selon Moussa Tchangari. “L’objectif de cette manifestation était d’apporter notre soutien aux forces de défense du Niger qui font face à une situation très difficile et exiger que toute la lumière soit faite sur les attaques tragiques de ces dernières semaines. Nous voulons aussi une enquête sur les ressources affectées à la lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Nous voulons aussi le départ des forces étrangères de notre pays.” 
Moussa Tchangari et ses camarades de la société civile demandent le départ du Niger des forces étrangères
Appel à l’armée tchadienne 
Les organisations de la société civile nigérienne souhaitent le départ de la force Barkhane et son remplacement par des forces africaines. Moussa Changari s’en expique. “Je pense que, que ce soit au Niger ou au Mali, on a vu la contribution des forces tchadiennes sur le terrain. Elle a été très forte. Tout le monde a vu l’efficacité des forces tchadiennes. Et le Tchad n’a pas de projet hégémonique dans la région. Personne n’a demandé le départ des troupes tchadiennes.”
En dépit de l’interdiction de la manifestation de ce vendredi, les organisations de la société civile nigérienne entendent appeler à un nouveau rassemblement dans les jours qui viennent.

Avec DW français

Flash info : Birao, deux personnes assassinées, une quarantaine des maisons incendiées

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Une patrouille mixte Minusca-FACA à Birao en décembre 2019. CopyrightMINUSCA

 

 

Birao (République centrafricaine) – Les violences ont repris de plus belle ce vendredi 17 janvier dans la localité de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à l’extrême nord-est de la RCA, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

Peu avant 10 heures, ce vendredi, deux jeunes natifs de Birao, dénommés Selman et Issaka, en séjour au village Takamala, situé à environ 45 kilomètres de Birao sur l’axe Amdafock, ont été enlevés par des hommes armés non identifiés alors qu’ils avaient à la recherche de leur frère porté-disparu quelques heures plutôt. Malheureusement, ils ont été froidement assassinés par leurs ravisseurs, et la nouvelle de leur mort a secoué Birao toute entière.

Pour le MLCJ, il ne fait aucun doute, les éléments rebelles du FPRC )front populaire pour la renaissance de Centrafrique) qui seraient les auteurs présumés de cet acte criminel. En conséquence, ils ont pris pour cibles plusieurs habitations des familles déplacées proches du FPRC à Birao.

Dans les après-midi, un renfort des combattants du MLCJ a quitté Birao pour le village Takamala où le meurtre des deux jeunes aurait été commis.

On ignore pour l’heure la suite de l’événement, mais la tension est encore vive dans la région entre le MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC).

 

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En 2020, la RCA occupe le 14ème rang de la plus grande opération du CICR dans le monde

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Centrafrique.com/la-cheffe-de-delegation-du-cicr-en-centrafruque-valerie-petitpierre-cyrille/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Valérie Petitpierre, la Cheffe de délégation du CICR en Centrafruque. Créditi photo : Cyrille Yapendé / CNC
Madame Valérie Petitpierre, la Cheffe de délégation du CICR en Centrafruque. Créditi photo : Cyrille Yapendé / CNC

 

 

Bangui (Corbeaunews) – La République Centrafricaine est dans le top de 15 pays dont les plus grandes opérations du Comité International de la Croix Rouge (CICR) dans les huit (O8) dernières années. Ce rang est un signal dangereux pour le pays avec l’indicateur d’une situation humanitaire dramatique.

 

L’annonce de cette information a été faite ce jeudi 16 janvier, par Valérie Petitpierre, Cheffe de  délégation du CICR en Centrafrique, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan des activités réalisées par le CICR en 2019 et les perspectives pour 2020.

Comme à l’accoutumée, avant d’amorcer une nouvelle année, le Comité International de la Croix Rouge dresse le bilan de ses activités réalisées sur le terrain au courant de l’année précédente avant de donner les nouvelles orientations de 2020 qui s’annonce un peu rude pour la RCA avec le dégringolade au 14ème rang de la plus grande opération du CICR contrairement à l’année précédente au 15ème .

C’est dans cette optique que le CICR a convié les professionnels des médias pour faire les points sur leur bilan de l’année écoulée qu’ils jugent plus positif du faite que ces derniers ont bénéficié d’un meilleur accès sur le terrain, malgré l’insécurité et les contraintes logistiques.

Mais dans le domaine humanitaire, les besoins exprimées par les populations touchées par le conflit sont énormes, et c’est ce qui est à l’origine de position de la RCA dans ce top de 15 pays, « en 2020, notre volume d’activités restera plus au moins le même qu’en 2019. La République Centrafricaine sera cette année la 14ème plus grande opération du CICR au monde. En 2019, elle était la 15ème ce n’est pas une bonne nouvelle. C’est un indicateur d’une situation humanitaire dramatique, qui se prolonge malheureusement », a déploré Valérie Petitpierre, Cheffe de la délégation du CICR en RCA.

Pour mettre terme à cet indicateur rouge, le CICR pense que l’aide humanitaire n’apportera pas la solution à la crise qui se prolonge en RCA. Mais la solution sera politique. Le CICR appelle tous les acteurs à assumer leurs responsabilités, à faire preuve de volonté, et à respecter le droit international humanitaire, les droits de l’homme et les principes d’humanité.

Dans ce bilan de 2019, le tableau de l’insécurité en RCA reste encore sombre, l’année 2019 a été marquée par des événements graves sur le plan humanitaire, « je mentionne ici les attaques du 21 mai à Bohong, Lemona et Koundjili, qui ont causé des dizaines de morts et poussé des milliers de personnes à se déplacer. Je mentionnerai aussi les affrontements en septembre à Birao, qui ont forcé la quasi-totalité de la population  à, se refugier sur les sites. Aujourd’hui, la population à Birao vit dans la peur que les combats reprennent. Elles ont déjà tout perdu, pour la plupart. Elles ne veulent pas revivre à nouveau un tel niveau de violence », a mentionné la Cheffe de délégation du CICR en RCA.

Malgré la signature de l’accord politique  pour  la paix et la réconciliation (APPR), le 6 février 2019, entre le gouvernement et les groupes armés,  le CICR pense que le niveau d’insécurité reste alarmant dans le pays, « cet accord a redonné un espoir, l’espoir d’une paix durable, tant attendue, qui se traduirait par de meilleure conditions de vie pour tous les Centrafricains », a-t-elle indiquée.

Dans le cadre de leur mission de terrain, le CICR relève qu’après la signature de l’APPR, un vent d’accalmie survole le pays avec la réduction dans le nombre et la fréquence des confrontations armées entre les groupes armés, surtout dans le mois qui ont suivi la signature de l’accord. Mais hélas, le CICR constate tous les jours, les populations restent confrontées à des violences comme, les exactions, taxations, vols, braquages, viols, menaces, arrestations arbitraires, détention illégale, enlèvements, meurtres et lynchages…

Malgré les énormes difficultés enregistrées par le Comité International de la Croix Rouge en 2019, le CICR a pu faire une assistance alimentaire à environ 54.000 personnes, plus de 72.500 personnes ont reçu des biens essentiels entre autres les nattes, couvertures, moustiquaires et savons. Grâce à l’appui multidimensionnel du CICR environ 57.000 personnes ont reçu des semences et outils agricoles et vaccinés plus de 352.000 têtes de bétail.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC.

 

 

 

RCA :Tentative de vol de nuit au camp des déplacés de CEBi à Bria.

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Image d’illustration du camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

 

Bria (République centrafricaine) – Le suspect a été remis aux forces du contingent zambien de la Minusca quelques heures après avoir été cueilli par ses présumées victimes.

 

À en croire aux témoins de la scène, le suspect serait un jeune d’une vingtaine, connu sous le nom de Sadam Hussein.

Dans la nuit du mardi à mercredi 15 janvier dernier, il s’est furtivement s’introduit sur le site des déplacés de l’église CEBI de Centre 1 aux environs de 4 heures du matin. Malheureusement pour lui, il  a été surpris par les déplacés qui l’ont vu entrain de tenter de forcer une porte voisine. Arrêté en flagrant délit par les déplacés, le suspect a été interrogé sur place par la foule. Il aurait avoué son geste, , mais supplie la foule hostile à ce qu’on lui laisse en vie. C’est ce qui a  été fait, il a été aussitôt remis aux soldats du contingent zambien de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique)  basée à Bria, dans la Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine.

Pour les déplacés de l’église CEBI interrogés par CNC, ce cas de vol de nuit n’est pas malheureusement isolé sur le site. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’ils se mettent aux aguets chaque nuit au cas où ?

 

Copyright2020CNC.

RCA : des Casques bleus protègent des centaines de personnes déplacées par des combats dans le sud-est

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RCA : des Casques bleus protègent des centaines de personnes déplacées par des combats dans le sud-est

Bangui (République centrafricaine) – 16 janv. 2020 15:03

Des Casques bleus de la Minusca poursuivent leurs patrouilles dans cette ville de la préfecture de la Basse Kotto après les accrochages qui ont opposé jeudi dernier les forces armées centrafricaines et des membres d’un groupe armé associé à la coalition majoritairement musulmane de l’ex-Séléka. Ces derniers ont combattus des éléments principalement Anti-Balaka chrétiens, déstabilisant le pays depuis 2013.
« Deux membres des forces armées de la République centrafricaine sont morts dans les violences », a déclaré mercredi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.
Selon une première évaluation d’OCHA, quelque 2.000 déplacés internes ont un besoin urgent de nourriture, d’abris et d’articles non alimentaires. Les travailleurs humanitaires mobilisent d’urgence des ressources pour répondre à leurs besoins.
M. Dujarric a déclaré que la MINUSCA s’apprête à envoyer à Alindao une équipe d’enquête composée de policiers et de spécialistes des droits de l’homme ainsi que des gardiens de prison.
Sécurisation du quartier PK5 à Bangui
Parallèlement, le porte-parole du Secrétaire général a fait le point sur les efforts visant à sécuriser le quartier majoritairement musulman de PK5 dans la capitale Bangui qui a été déclaré, le 31 décembre dernier, zone exempte d’armes.
« La Mission dit que les 13 bases des ex-groupes d’autodéfense ont maintenant été démantelées », a-t-il dit, ajoutant que « les Casques bleus des Nations Unies continuent de mener des patrouilles conjointes avec les Forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine pour protéger les civils ».
« La sécurisation de PK5 se poursuit », a, pour sa part, souligné le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors d’une conférence de presse mercredi à Bangui, précisant que des armes et munitions ont été saisies lors de patrouilles.
Vendredi dernier, la mission onusienne a indiqué que 45 policiers, gendarmes et agents de police municipale ont pris fonction au commissariat de PK5.
La MINUSCA a également lancé une campagne de sensibilisation dans ce quartier de Bangui pour expliquer son travail  auprès des communautés et protéger les civils.

Avec Minusca