Au moins deux manifestants ont été tués et deux autres grièvement blessés samedi 23 novembre, dans la dispersion d’un rassemblement contre les massacres de civils à Beni dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon les chiffres du ministre des Droits humains. Quinze policiers ont également été blessés dont un est entre la vie et la mort après avoir été tabassé.
« Le docteur vient de nous annoncer que [le militant ndlr] Obadi est mort. On vient de l’emmener à la morgue », a déclaré un membre de la Lucha, le mouvement citoyen Lutte pour le changement, Ghislain Muhiwa Kasereka, dans la cour de l’hôpital de Béni. Le décès a été confirmé par le parquet de la justice militaire. Le procureur a également parlé d’un policier qui se trouve « dans un état critique aux urgences ». 15 policiers ont été blessés dont un grièvement indique une source officielle. Quatre personnes ont été interpellées.
Monusco visé par les manifestants
La tension était déjà vive dans la matinée à Beni où la population manifeste pour exprimer sa colère face au massacre d’une soixante de personnes en moins d’un mois par l’ADF (groupe armé des Forces démocratiques alliées). Ces manifestations ont lieu depuis jeudi et prennent de l’ampleur alors que la population de Butembo a décidé de rejoindre la ville de Beni.
Dès le matin, des habitants sont sortis dans les rues pour monter des barricades en signe de protestation contre la présence de la Mission des Nations Unies au Congo (Monusco). La population pointe également du doigt la Monusco qui ne serait pas à même de faire face. Kizito Bin Hangi, le président de la société civile à Beni, explique pourquoi la Monusco est visée : « La population est en train de manifester. Elle se demande comment les gens peuvent mourir aujourd’hui, demain, alors que la Monusco est là. Elle dit que la Monusco ne l’aide pas dans le cadre de leur protection, parce que c’est la population qui est en train de mourir. »
La police a bloqué plusieurs voies et usé de gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Certaines sources affirment avoir entendu des tirs dans le centre-ville. La situation s’est calmée dans l’après-midi. « Aujourd’hui samedi, ça ne va pas, et du coup les balles sont en train de crépiter. Nous craignons qu’il y ait des dégâts ou des morts suite à ces manifestations, surtout aujourd’hui, s’inquiétait Kizito Bin Hangi avant l’annonce de la mort d’un manifestant. Ça risque de déborder si vraiment ils ne prennent pas de disposition de tout côté, du côté de la Monusco et du côté des autorités, pour que ces manifestations ne puissent pas dégénérer et créer d’autres événements. »
Appel au calme des autorités
Dans le même temps, les autorités locales tentaient de dialoguer avec les habitants pour faire retomber la colère. Carly Nzanzu, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, raconte le message qu’ils ont essayé de faire passer : « Nous avons eu à discuter avec plusieurs couches de la jeunesse, mais il faut aussi avouer qu’il y avait tellement de la colère, une colère comprise à cause de tous les événements de la région. Mais nous devons aussi savoir, ce que j’ai dit à la jeunesse, que la colère ne peut pas résoudre la question des ADF. La réunion d’aujourd’hui a aplani certaines inquiétudes de la population. »
D’après le gouverneur Nzanzu, des premières mesures devraient être prises après la réunion avec les groupes de jeune notamment dans la coopération entre les forces armées : « À l’issue de la réunion, nous avons décidé de consolider la coopération entre la Monusco et les FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo]. La Monusco a plus fait des engagements pour accompagner non seulement la police et l’armée dans les patrouilles autour de la ville de Béni, de Oicha, mais aussi être engagée, surtout la force spéciale d’intervention, à accompagner les FARDC. »
De son côté, la Monusco estime être le « bouc émissaire », alors que les FARDC ne l’ont pas sollicitée dans son opération lancée fin octobre contre les ADF. « Cette situation est liée à un manque de coordination avec les autorités locales », explique François Grignon, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU pour les opérations et la protection. Cette agence onusienne réitère son soutien aux autorités locales pour les aider à lutter contre les groupes armés.
On a l’impression que la Monusco sert de bouc-émissaire sur une situation qui est en fait aussi le fruit d’un manque de coordination avec les autorités nationales.
La Monusco dénonce le manque de coordination avec les autorités
En tout cas face à l’instabilité qui dure, les activités liées à la riposte anti-Ebola ont été suspendu à Beni et à Butembo.
Un avion petit porteur de la compagnie privée congolaise Busy Bee s’est écrasé ce dimanche matin au décollage sur un quartier populaire de Goma, dans l’est de la RDC. | PAMELA TULIZO / AFP
Un petit avion de ligne de la compagnie privée congolaise Busy Bee s’est écrasé ce dimanche 24 novembre au matin au décollage sur un quartier populaire de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), faisant au moins 23 morts.
« Nous sommes à 23 corps maintenant », a déclaré le coordonnateur de la protection civile à Goma, Joseph Makundi
Un responsable de l’aéroport de Goma, Richard Mangolopa, laissait entendre ce matin qu’il n’y aurait aucun survivant parmi la vingtaine de personnes qui avaient pris place à bord de l’appareil.
Un problème technique ?
« Plusieurs corps ont déjà été retrouvés », a indiqué la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui a envoyé deux voitures de pompiers et une équipe de secours sur place.
L’avion de type Dornier-228 devait assurer une rotation vers Beni et Butembo à 350 km au nord de Goma. Le pilote a « raté son décollage », d’après le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita.
« A priori, c’est un problème technique », a déclaré un technicien de la compagnie sur le lieu du crash, cité par le site d’information actualité.cd.
Un quartier très peuplé
L’appareil s’est écrasé sur une maison du quartier Mapendo/Birere de Goma, à côté de l’aéroport construit au milieu de zones densément peuplées, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.
On ignore s’il y a des victimes au sol. Des habitants parlent de la présence d’une femme et ses enfants dans la maison endommagée.
Une vidéo montre la carlingue de l’avion encore fumante encastré dans le mur d’une maison, avec des habitants du quartier autour.
« Il y avait 17 passagers à bord et deux membres d’équipage. Il a décollé vers 9 h (08 h à Paris) », a indiqué de son côté Héritier Said Mamadou, chargé de la réservation au sein de la compagnie Busy Bee. D’autres sources parlent de 16 passagers.
Accidents d’avion
La direction est réunie dans l’attente des résultats de l’enquête technique menée par une équipe sur le terrain.Busy Bee est une compagnie récente qui disposait au total de trois appareils du même type pour desservir les zones enclavées de la province du Nord-Kivu de Beni et Butembo.
Depuis Beni, le gouverneur du Nord-Kivu Carly Nzanzu Kasivita a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Le gouverneur du Nord-Kivu séjourne à Beni pour tenter de calmer la colère des habitants après les massacres de civils qui ont fait plus de 60 morts en un mois.
Depuis août-septembre 2018, Beni et Butembo sont l’épicentre de l’épidémie d’Ebola qui a tué près de 2 200 personnes.
La piste de l’aéroport de Goma avait été rénovée et prolongée en 2015 après avoir été endommagée en 2002 par l’éruption du volcan Nyiaragongo.
L’aéroport est utilisé pour des vols réguliers (Ethiopian Airlines, Congo Airways, CAA, Busy Bee) mais surtout des appareils des Nations unies et d’organisations humanitaires.
Même en diminution, les accidents d’avions restent un risque en République démocratique du Congo, plus grand pays d’Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2).
Le 10 octobre, un Antonov-72 s’est écrasé dans le centre du pays après avoir décollé de Beni. Il transportait des équipes d’appui logistique au président Félix Tshisekedi, qui rentrait le même jour d’un déplacement dans l’est du pays.
L’agence humanitaire de l’ONU OCHA en Centrafrique a déclaré qu’il y avait “de graves allégations d’abus contre des mineurs ” commis par l’ancien directeur de l’association Caristas, le prêtre Luk Delft.
Il avait été condamné pour des faits similaires en 2012 en Belgique d’où il est originaire.
Une plainte pour abus sexuel sur mineur a été déposée contre le prêtre, a déclaré le procureur de Bangui, la capitale centrafricaine.
Il a depuis été démis de ses fonctions et n’est plus en rca, précise l’organisation Caritas.
Le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a déclaré à la BBC que ces liens avec Caristas centrafrique resteraient suspendus jusqu’à la fin des enquêtes en cours.
Le père Luck Delft a été condamné en Belgique en 2012 pour agression sexuelle. Il a également été banni pendant 10 ans de toute fonction susceptible de le mettre en contact avec des enfants et des jeunes.
Malgré cette condamnation, il a été envoyé en RCA en 2013 et a pris ses fonctions au sein de Caritas en 2015, selon la Dignity Foundation, un organisme créé par l’Église catholique pour combattre les abus.
Luk Delft a travaillé pendant deux ans à Kaga Bandoro, une ville du nord du pays, avant d’être nommé secrétaire exécutif national de Caritas en RCA.
Sur son compte twitter, l’organisation Caritas se dit “attristée et indignée” par les allégations d’abus et annonce des mesures pour améliorer ses politiques de protection des enfants.
Les autorités ont déclaré aux médias locaux que les corps d’au moins 12 personnes, dont sept enfants, ont été retrouvés ce samedi.
Les glissements de terrain, qui ont touché les villages de Nyarkulian et Parua, auraient été causés par de fortes pluies.
Le commissaire du comté de West Pokot Apollo Okello a précisé que les recherches d’autres victimes ou d’éventuels survivants se poursuivent.
La Croix-Rouge qui confirme les faits, déclare avoir envoyé des équipes sur les lieux.
Les inondations sont régulières dans cette région mais des scientifiques soutiennent qu’un phénomène climatique centré sur l’océan Indien, d’une puissance jamais observée depuis des années, y a provoqué ces dernières semaines des pluies dévastatrices.
Centrafrique.com/assemblee-nationale-centrafricaine-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LAssemblée nationale centrafricaine. Bangui, République centrafricaine
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Un nouveau débat s’invite dans la vie politique du pays depuis l’annonce de la création du comité d’appui au processus électoral par le gouvernement centrafricain. De sources fiables et proches des élus de la nation contactées par CNC, le gouvernement sera interpellé mercredi prochain sur la raison d’être de ce comité qui polarise depuis quelques jours le débat dans le pays.
Sans attendre, les députés souhaiteraient interpellés le gouvernement mercredi prochain sur la nécessité de la création de ce comité qui a pour mission d’assurer le suivi régulier de chaque étape importante des opérations électorales et de veiller à la bonne exécution du chronogramme électoral.
Quelques élus de la nation y voient déjà une manœuvre dilatoire du pouvoir de Bangui d’organiser des fraudes électorales. De par sa composition et mission, le code électoral a clairement défini la mission de l’ANE.
Sur cette question, les réponses du gouvernement sont attendues pour enfin calmer les ardeurs de la classe politique qui voient d’un mauvais œil ce comité, « nous attendions du Gouvernement des explications sur les raisons du retrait du projet de loi portant Organisation et Fonctionnement de l’A.N.E et, de cette dernière, le mécanisme par lequel elle pourra rattraper les six mois de retard du chronogramme sans violation de la loi, c’est un autre tour de magie qu’il nous propose », a déclaré un député au CNC ce samedi 23 novembre.
Les actes politiques de l’exécutif à l’approche des élections sont scrutés de près par tous les acteurs politiques nationaux car, le gouvernement doit aller sur le terrain de consensus.
Centrafrique.com/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Par arrêté du Premier Ministre Firmin Ngrebada en date du 18 novembre 2019, un Comité Stratégique de Suivi des Élections a été mis en place. C’est dans ce contexte que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), aujourd’hui un parti d’opposition, appelle tous les partis politiques à une concertation dans un plus bref délai.
La mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral depuis le 18 novembre dernier par le Premier Ministre Firmin Ngrebada, car tout indique que la tenue du calendrier électoral à terme est utopique, divise la classe politique, la société civile et les institutions de la République.
Sur cette question, l’opposition démocratique ne partage pas la ligne du gouvernement. A l’exemple du RDC qui, sans tergiverser, met en garde le pouvoir de Touadera. « C’est avec effarement qu’il constate que les mêmes méthodes qui ont par le passé conduit à la contestation des résultats des élections générales dans notre pays et finalement à l’impasse politique, n’ont pas servi de leçon à nos gouvernements et exposent à nouveau les prochaines échéances électorales à une crise certaine, comme si celles en cours ne suffisent pas », a prévenu l’ancien parti présidentiel dirigé par l’ancien ministre Désiré Kolingba.
Le RDC considère cette idée comme une volonté de trucage des élections, « tandis que le Président Touadera s’apprête à solliciter le suffrage de nos compatriotes, le Premier Ministre Ngrebada ne présente aux yeux du Rassemblement Démocratique Centrafricain aucune garantie de neutralité pour interférer dans l’organisation de ces échéances. En somme, les deux personnalités se retrouvent Juges et Parties », estime-t-il, avant de pointer du doigt l’indépendance de l’ANE, car sa présidente est aussi membre de ce comité, « l’indépendance de la structure chargée d’organiser ces élections se trouve gravement mise en danger par le rôle que cet Arrêté assigne à la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) qui se retrouve réduite au rang de Rapporteur du Comité », rappelle le RDC.
Pour le RDC, le pouvoir de Bangui est dans une posture de forcer un passage ne force. « S’il n’y a pas chevauchement fonctionnel, il y a visiblement doublage administratif intempestif, qui ne vise rien d’autre, dans le contexte actuel de notre pays, qu’à mettre en place un cadre ou support institutionnel de fraude massive organisée, pendant les prochaines échéances électorales. Qui plus est, la Présidence de la République en est membre alors même que le Président en exercice est candidat, comme relevé ci –haut », a fustigé le parti dirigé par Désiré Kolingba.
La seule mission du Comité Stratégique d’Appui au Processus Électoral, tel que décrite dans l’article 2 de l’Arrêté du 18 novembre 2019, ne justifie pas ladite création, mais plutôt rend la structure redondante par rapport à l’A.N.E, laquelle peut techniquement se charger d’une telle mission, à moindre coût. Ce qui serait plus réfléchi dans un contexte budgétaire difficile, note le parti.
Autant d’éléments, autant d’indices suffisants pour plonger la classe politique dans une inquiétude quant au caractère transparent, libre et crédible des prochaines élections de 2020. De la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement de ces élections avance timidement car jusque-là seulement 1 milliard 200 millions de FCFA est disponible au titre de la contribution de l’Etat centrafricain sur un budget de 25 milliards de FCFA. « Cela confirme la difficulté budgétaire, dont il est fait mention précédemment, et le caractère intempestif et irréfléchi de la création de cet organe ».
Du point de vue de droit, le RDC rappelle qu’il existe un Cadre de Concertation dont « l’Organisation et le Fonctionnement doivent être revus et renforcés afin de lui permettre d’assurer le suivi régulier du processus électoral et de veiller à la bonne exécution du chronogramme ».
C’est au regard de tout cela que le RDC appelle « tous les Partis Politiques à une concertation dans les plus brefs délais afin d’aviser ».
Les débats sont ouverts et bouleversent la classe politique et société civile avec deux camps où chacun campe sur sa position. Décidément la vie politique, d’ici les prochains jours voire mois, sera animée par ce débat qui s’annonce houleux.
Centrafrique.com/combattants-de-la-seleka-centrafrique-seleka-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.
Alindao (République centrafricaine) – CNC – la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, située à 385 kilomètres de Bangui, capitale de la Centrafrique, est sous tension depuis quelques heures après la découverte d’un corps sans vie d’un éleveur peul dans une localité banlieue de la ville.
Selon le service de la gendarmerie locale, le corps décapité de la victime a été retrouvé ce samedi matin à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.
Identifié par ses proches comme un éleveur peul, l’homme était arrivé à Bambari le jeudi dernier pour vendre ses produits, et éventuellement faire des achats pour sa famille. Malheureusement en rentrant chez lui tôt ce matin, il a été assassiné par des bandits, expliquent ses proches.
Pour les combattants de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à majorité peul, cet acte criminel serait l’œuvre des miliciens Anti-Balaka, ou des soldats FACA positionnés à cinq kilomètres à la sortie de Bambari sur l’axe Alindao.
Entre temps, les Anti-Balaka, de leur côté, ont accusé les éléments de forces spéciales de l’UPC basé au parc élevage à Bambari d’être à l’origine du meurtre de cet éleveur peul.
De l’autre côté, selon un officier de la Minusca contactée par CNC, l’hypothèse de l’implication des soldats FACA dans cet acte criminel est totalement à écarter du moment où ces derniers travaillent conjointement avec des soldats mauritaniens (MOBAT) de la Minusca. Et les FACA, qui savaient très bien que cette localité, favorable aux combattants rebelles de l’UPC, ne pouvait pas prendre ce risque de s’éloigner plus loin de leur checkpoint.
C’est finalement dans ce contexte de tension que les rebelles de l’UPC ont commencé à faire des sommations dans différents quartiers qui leur son favorables avant de prendre pour cible les positions des soldats FACA situés à l’entrée du quartier élevage à Bambari.
Les FACA, de leur côté, ont aussi riposté aux tirs des rebelles depuis quelques minutes, provoquant une psychose dans la ville.
La plupart des commerces, situés dans des quartiers musulmans, sont tous fermés depuis l’enterrement du corps de la victime ce matin.
Pour l’heure se sont des tirs sporadiques qui se font entendre dans ce secteur du parc élevage à Bambari.
Pour rappel, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est l’un des quatorze groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine )APPR-RCA) paraphé à Khartoum au Soudan, et signé à Bangui le 6 février 2019.
Nommé au poste du conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA après la signature de l’APPR-RCA, le chef de l’UPC Ali Darassa continue malheureusement de piétiner les dispositions dudit accord.
Au Sénégal, Seydina Fal Boughazeli, un député du parti au pouvoir l’Alliance pour la République fera face au procureur de la république vendredi pour un trafic présumé de faux billets.
Il a été placé en garde à vue, mercredi. Seydina Fall Boughazeli fait l’objet d’une enquête dans une affaire de trafic présumé de faux-billets de banque. En fonction des éléments dont dispose le procureur, M. Fall pourrait être inculpé et placé en détention ou plutôt placé sous contrôle judiciaire. Le procureur peut aussi décider d’un non-lieu et abandonner les poursuites en classant le dossier sans suite. Le responsable de l’Apr à Guediawaye, en banlieue dakaroise, a démissionné de son poste de député. Il est en garde à vue depuis mercredi dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie sénégalaise. Avec BBC Afrique
La décision finale sera prise le 9 décembre par l’Agence mondiale antidopage
Participera ? Participera pas ? La présence de la Russie aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 est plus que jamais incertaine après la recommandation d’un comité indépendant de l’Agence mondiale antidopage (AMA) de déclarer l’Agence russe antidopage non-conforme. La balle est désormais dans le camp du comité exécutif de l’AMA qui doit se réunir le 9 décembre à Paris. Si des sanctions sont alors prises, le Comité international olympique (CIO) devra s’y conformer.
Le chef de l’antidopage russe dénonce le rôle des autorités
Le Comité de révision de la conformité (CRC) a émis cette recommandation à la suite d’« incohérences » constatées dans les données récupérées par les enquêteurs de l’AMA auprès du laboratoire de Moscou, au cœur du système de dopage entre 2011 et 2015. En janvier 2019, la Russie avait transmis des données électroniques des contrôles à l’AMA, une condition que cette dernière avait posée pour lever la suspension de ce pays en septembre 2018. La recommandation du CRC se base sur les données du service Renseignements et enquêtes de l’Agence, basée à Montréal, qui avait annoncé fin octobre avoir reçu de nouvelles réponses des autorités russes « à une liste de questions techniques détaillées ».
Les Russes quant à eux entrevoient la pire des éventualités. La semaine dernière, le chef de l’antidopage russe, Youri Ganous, a ainsi dit s’attendre à ce que son pays soit privé de compétitions olympiques en 2020 et 2022, dénonçant le rôle des autorités dans la falsification de données transmises à l’Agence mondiale antidopage. Pour ne rien arranger au cas de la Russie, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) avait suspendu quelques heures plus tôt le processus de réadmission du pays, banni depuis novembre 2015 en raison d’un vaste scandale de dopage institutionnel.
Les scandales se succèdent
Outre la question sensible des données du laboratoire de Moscou, cinq dirigeants de la Fédération russe (Rusaf), dont le président Dmitri Chliakhtine, sont impliqués dans une sombre affaire de fourniture de faux documents au vice-champion du monde (2017) du saut en hauteur Danil Lysenko pour l’aider à échapper à une sanction pour manquements à ses obligations de localisation pour des contrôles inopinés. La Rusaf et tous les accusés, suspendus provisoirement, ont jusqu’au 12 décembre pour fournir des réponses à l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU, organe indépendant en charge de la lutte antidopage dans l’athlétisme).
Sport
Le patron de l’antidopage russe fustige les «actions destructrices et irresponsables» des autorités de son pays
Sport
Le patron de l’athlé français reçu par Roxana Maracineanu pour des «explications» sur le dopage
Le Niger est en train de changer son hymne national pour supprimer les références à l’ancienne puissance coloniale française près de 60 ans après son accession à l’indépendance.Le ministre de la Culture de la Renaissance Assoumana Malam Issa a déclaré que le gouvernement veut introduire un nouvel hymne pour servir de ” cri de guerre qui touche notre fibre patriotique ” – et il demande aux gens de soumettre leurs propres idées.
L’hymne actuel du Niger – La Nigérienne – a été écrit par le Français Maurice Albert Thiriet en 1961 et beaucoup de gens dans le pays considèrent que les paroles de la chanson sont déférentes à la France.Vous pouvez écouter l’hymne actuel du Niger ci-dessous :
Centrafrique.com/combattants-upc-dans-un-camp-alindao-img_3971-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants de l’UPC dans un camp à Alindao, au centre-Est de la République centrafricaine
Bambari (République centrafricaine) – CNC – deux combattants rebelles de l’UPC, interpellé par les forces de défense jeudi à Alindao, seront transférés à Bangui, selon une source sécuritaire locale.
D’après la même source, les deux combattants interpellés seraient à l’origine de la colère de leurs compagnons d’armes de l’UPC qui auraient attaqué en premier les positions des soldats FACA à Alindao jeudi.
D’après des informations recoupées sur place, dans la journée du jeudi, trois combattants de l’UPC, étant intervenus dans le camp des déplacés de l’église Elim, situé non loin du quartier général de l’UPC à Alindao pour interpeller un individu, ont été neutralisés par les déplacés qui se sont catégoriquement opposés à leur présence dans le camp qui est par ailleurs interdit aux groupes armés.
Parmi les trois combattants neutralisés, un est parvenu à s’échapper, tandis que les deux autres ont été remis aux soldats FACA installés dans la ville.
Informés de la nouvelle, les autres combattants de l’UPC sont intervenus pour sommer les soldats FACA de libérer sans condition et sans délai leurs collègues interpellés. Devant le refus des FACA d’obtempérer, les Seleka ont attaqué leur position durant plusieurs heures.
Les soldats gabonais de la Minusca, qui sont intervenus dans le combat, ont réussi à faire replier les Seleka qui promettent de revenir.
Cependant, les deux suspects interpellés, selon une source sécuritaire, seront transférés à Bangui pour une éventuelle enquête judiciaire.
Centrafrique.com/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants de l’ex-coalition Seleka.
Bangassou (République centrafricaine) – CNC – vendredi 22 novembre, les habitants de la sous-préfecture de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-Est de la Centrafrique, ont été surpris par l’arrivée massive des combattants rebelles de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Seleka dirigée par le sulfureux Ali Darassa, Ministre-Conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA et patron de l’USMS de la région du centre.
Selon une source locale, les rebelles, lourdement armés et en provenance de la ville de Mboki, ont fait leur entrée dans la ville de Zémio, à 1113 kilomètres de Bangui, ce vendredi vers midi sur des motocyclettes, alors que les populations, pour la plupart, commençaient à rentrer du champ lorsqu’elles ont aperçu la présence de ces nombreux combattants rebelles dans leur ville. Pris de panique, elles ont dû quitter précipitamment la ville pour rebrousser chemin.
Pour l’heure, on ignore complètement les raisons qui ont motivé l’UPC à dépêcher ses hommes lourdement armés depuis Mboki pour la ville de Zémio.
Cependant, une source depuis la ville d’Obo a indiqué à CNC que ces rebelles auraient été appelés au renfort par d’autres éléments de l’UPC, moins nombreux, installés sur un checkpoint à l’entrée de la ville d’Obo, et chassé quelques heures plutôt par les populations locales.
En outre, dans la localité de Bianga, à une soixantaine de kilomètres de Kouango, on vient d’apprendre l’assassinat d’un homme par des éléments de l’UPC, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les réelles motivations du chef rebelle Ali Darassa, pourtant signataire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).
Par ailleurs, Ali Darassa, qui ne cesse de crier haut et fort que c’est lui qui aurait déployé ses hommes à Bambari à la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour sécuriser la journée mondiale de l’alimentation 2019 à Bambari au début de la semaine, s’est inscrit sans doute sur d’autres voies qui ne sont guerre pour la paix dans le pays.
Centrafrique.com/trois-faca-devant-camp-beal-apres-loperation-gboulo-du-19-novembre-2019-photo-facebook/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des soldats FACA après l’opération gboulo au camp béal le 19 novembre 2019
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Mardi 19 novembre, une opération musclée du déguerpissement forcé des ex-combattants de la Seleka basée au sein du camp BAAL à Bangui, dénommée Gboulo, menée par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure a été soldée par la mort de six ex-combattants, 10 blessés graves et une soixantaine d’autres, interpellés.
Selon un officier de l’armée nationale ayant participé à l’opération Gboulo, l’objectif principal était de déguerpir tous les ex-combattants basés au camp BAAL, suite à la demande des habitants du secteur qui ne cessent de se plaindre des nombreux cas de criminalité imputés à ces ex-combattants. Or, selon lui, c’est au moment de l’opération que les ex-combattants auraient tenté de résister aux forces de l’ordre en tirant avec des balles réelles :
« Ils ont tiré en premier sur nous, et nous avons riposté comme il fallait. La force revient à la loi avant tout », explique-t-il.
Pour les ex-combattants, l’opération Gboulo serait tout simplement un massacre que le gouvernement aurait préparé contre eux:
« On ne nous a pas demandé avant de quitter les lieux. C’est du mensonge. Le gouvernement nous a cantonnés ici en attendant le DDRR, mais aujourd’hui on ne sait pourquoi ce même gouvernement se retourne contre nous pour nous massacrer», a réagi Nicole, une ex-combattante basée avec ses amis au sein du camp BAAL.
Quant aux populations environnantes, c’est du soulagement. Pour elles, les ex-combattants seraient impliqués dans de nombreux cas de criminalité dans le secteur. Du vol des motos, en passant par des agressions physiques jusqu’aux ventes des stupéfiants, cette opération des forces de l’ordre est salutaire :
« Nous demandons merci aux forces de l’ordre qui nous ont libérés de ces criminels. Les Seleka de camp Béal sont impliqués dans des cas de viol, ils trafiquent et revendent de l’électricité aux gens, ils vendent publiquement des drogues aux particuliers, d’autres, surtout les ex-Seleka femmes sont impliquées dans la prostitution sur l’avenue des martyrs… Enfin ils se croient au-dessus de la loi. Cette fois, on va devoir maintenant circuler librement, en tout cas on l’espère… », a réagi Bernard, un cadre financier habitant le secteur des 200 villas.
Près d’une semaine après cette opération ayant coûté la vie aux 6 personnes, le gouvernement n’a pas réagi comme dans d’autres pays africains.
Pour rappel, l’opération Gboulo, menée conjointement avec les commandos de la police, de la gendarmerie et des FACA avait permis de mettre la main sur une soixantaine des ex-combattants qui sont actuellement aux arrêts à la brigade OCRB du centre-ville pour les hommes (environ 43 ex-combattants), et de la compagnie nationale de sécurité (CNS) pour les femmes (environ 18 ex-combattantes).
Parmi les 18 femmes ex-Seleka arrêtées, plus de la moitié sont enceintes, d’autres ont des enfants à bas âge, qui sont actuellement en garde à vue avec leurs mères, un acte contraire à la justice, selon plusieurs observateurs.
Entre temps, les ex-combattants, depuis la fin de l’opération, crient au pillage de leurs biens par des soldats FACA. Selon eux, leurs matelas, motos, argents et bien d’autres auraient été confisqués par les FACA qui ont participé à l’opération Gboulo le mardi dernier. Ce que leur chef rejette en bloc. Selon lui, c’est juste une opération de nettoyage qui est en train de passer pour assainir les lieux et non le pillage de leurs biens comme ils affirment.
Centrafrique.com/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui )République centrafricaine) – CNC – Dans le cadre de la recherche de solutions durables à la longue crise politico-militaire centrafricaine, un accord de paix baptisé solennellement « accord de Khartoum » a été initié par l’Union Africaine (UA), paraphé à Khartoum et signé dans la capitale centrafricaine entre le gouvernement et les groupes armés.
Ce dit accord est un engagement juridique qui génère des devoirs et des obligations entre les cocontractants mais assorti de sanctions prévues par les dispositions de l’article 35. Par ailleurs, un rapport du représentant spécial de l’ONU en Centrafrique confirme plus d’une cinquantaine de violations des dispositions du dit accord par les groupes armés. A l’approche des prochaines échéances électorales, la guerre de leadership entre les groupes armés animée par des velléités d’occupation géostratégique du territoire a poussé les uns à s’affronter entre eux et les autres à étendre leur homogénéité le long de la frontière tchado-soudanaise.
C’est en se vadrouillant sans repères hors des frontières centrafricaines, qu’un illustre chef de guerre, le plus farouche opposant/militaire au régime de Bangui a été arrêté par les autorités tchadiennes et transféré à Ndjamena. Après un communiqué officiel du gouvernement tchadien, le gouvernement centrafricain a immédiatement officialisé ses intentions de demander l’extradition du chef milicien.
Par définition, l’extradition est une procédure juridique qui consiste à livrer sur demande d’un État requérant une personne condamnée ou poursuivie pour exécuter sa peine ou répondre de ses actes devant les tribunaux compétents.
Cet acte d’entraide judiciaire internationale présuppose l’existence d’un accord préalable entre les deux (2) États en respectant le principe de légalité c’est à dire « pas d’extradition sans texte ». Pour déclencher la procédure d’extradition, le procureur de la république doit adresser une demande au ministre de la justice qui la transmet à son tour au ministre des affaires étrangères. La demande officielle d’extradition se fait par voie diplomatique après validation de la démarche par le conseil des ministres.
Pour tenter d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale, le citoyen lambda s’interroge :
Dans la cacophonie politico-militaire actuelle, cette demande d’extradition a t-elle une chance d’aboutir ? S’agit-elle d’une extradition ou d’une expulsion pour cause d’entrée illégale sur le territoire tchadien ? Les autorités centrafricaines ont-elles l’intention de le déférer devant la Cour Pénale Internationale (CPI), la Cour Pénale Spéciale de Bangui (CPS) ou devant les tribunaux de droit commun ? Quelles seront les conséquences logiques de l’extradition du ministre/rebelle sur le processus électoral sachant que ses troupes sont dans la nature avec armes et bagages ?
En l’absence formelle d’un mandat d’arrêt préalable, la politique sous régionale va t-elle influencer la décision d’extradition ? La température diplomatique entre les deux États sera t-elle déterminante pour trancher ? Le sort réservé à l’extradé Charles Massy par le précédent régime encouragera t-il les autorités tchadiennes à extrader en plus un autre prisonnier ? Le président du Congo-Brazzaville, personnalité respectée et audible de la sous région sera t-il indifférent à l’extradition de son protégé ?
Les puissances occidentales qui ont des intérêts vitaux en Centrafrique vont-elles interférer sur la décision pour alimenter la guerre froide ? Ne perdons pas de vue que le chef de guerre arrêté au Tchad demeure toujours un ministre de la république car le dernier décret portant nomination des membres du gouvernement n’a pas encore été rapporté. En outre, le non respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales par le pays requérant peut faire obstacle à la procédure d’extradition. Cela est également valable lorsque l’Etat requérant qualifie l’infraction de crimes politiques ou applique encore la peine de mort.
Dans cette optique, il est important de rappeler qu’après les indépendances, la Centrafrique s’est rapidement dotée d’une législation pénale qui s’est matérialisée par la loi n* 61-239 du 18 juillet 1961 portant création du code pénal. L’article 6 de cette dite loi énumère les différentes peines criminelles de droit commun en plaçant la peine de mort à l’échelon supérieur. Cet obstacle à l’extradition est d’autant plus confirmé par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt Soering/Royaume Uni du 7 juillet 1989. En effet, cet arrêt interdit l’extradition si le délinquant encourt la peine de mort considérée comme un traitement inhumain et dégradant. Au delà des principes juridiques liés à la notion d’extradition, attendons de voir les tractations diplomatiques de coulisse.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6mars2019-a-bruxelles-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6 mars2019 à Bruxelles.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le 23 octobre dernier, fut organisée à Sotchi la rencontre entre une quarantaine de présidents africains, des chefs d’entreprise, et Vladimir Poutine. Le président de la Russie, qui ne s’est en réalité rendu que trois fois en Afrique en une vingtaine d’années, a dit souhaiter renforcer les relations entre la Russie et l’Afrique. Que se cache-t-il derrière cette invitation ? Les promesses faites seraient-elle de la poudre aux yeux, qui n’engagent que ceux qui les croient ?
Le retour de la Russie sur le continent africain date de 2014, au lendemain de l’annexion de la Crimée par Poutine et donc au lendemain des blocus infligés par ses précédents amis européens ! La Russie cherchant donc de nouveaux partenaires commerciaux, n’avait pas d’autre choix que se tourner vers l’Afrique. La volonté du pays est-elle si sincère que ça ? La Russie était très présente en Afrique avant la chute du mur de Berlin, mais regardez-bien dans quel état elle a laissé les pays où elle agissait. L’état de leur économie avait empiré !
Il est important de souligner que la Russie n’est pas un pays disposant des capacités financières de la Chine ou des Etats-Unis, ni même de la France. Son PIB ne dépasse guère celui de l’Italie alors que les Russes sont beaucoup plus nombreux et dépensent des fortunes pour leur armée. La Russie a besoin à tout prix de partenaires commerciaux ! Les principales exportations de la Russie sont les céréales et les armes. La Centrafrique pourrait bien se passer des premières si notre agriculture se modernisait, et des secondes si nous évitions tous ces conflits meurtriers. Mais que vient donc chercher l’ours moscovite dans notre pays ?
Il semblerait que les russes soient très intéressés par nos ressources en minerai et en hydrocarbure, étant donné l’épuisement à long terme de leurs stocks nationaux. Les entreprises de la Volga ont donc tout intérêt à s’installer dans notre pays. Mais cela sera-t-il réellement profitable à notre pays ? Sans poser même cette question, il serait déjà de bon ton que la Russie réussisse à implanter d’autres entreprises que leurs mercenaires de Wagner . Et pour preuve : à part le don d’armement, quels sont les investissements de la Russie en Centrafrique depuis 12 mois ? Cherchez bien. Qu’a fait la Russie pour le développement de la Centrafrique ? Méfions-nous de la communication car, par le passé, de nombreux projets promis en grande pompe par la Russie, comme le projet minier de Rosatom en Tanzanie ou la construction d’une raffinerie en Ouganda, ont été rapidement abandonnés.
Dernier point : la Russie a affirmé ne pas avoir d’intérêt politique en Centrafrique. Alors pourquoi s’entêter à entretenir autant de canaux de propagande et de désinformation ? Le 30 octobre 2019, moins d’une semaine après le sommet de Sotchi, la cybersécurité de Facebook a fermé pas moins de 35 comptes, 73 pages et 7 groupes de discussion pilotés depuis la Russie pour des campagnes de manipulation de l’opinion publique africaine.
Fils et filles de Centrafrique, selon vous, de quoi notre pays a-t-il besoin ? A-t-il besoin d’armes ou de développement et de démocratie ? A-t-il besoin d’information ou de désinformation ? La réponse me semble simple. Et concernant la Russie, la vérité est comme la lumière du soleil que personne ne peut cacher.
Yaoundé (Cameroun) – CNC – L’ancien directeur général et l’actuel-directeur administratif et financier du parc national de génie civil se trouvent en les mains de la justice depuis quelques jours pour leur gestion des fonds issus de cette convention avec l’Etat entre 2013 et 2015.
L’ex-Directeur général du Parc national du matériel du génie civil (Matgénie) Niwa Long Othon et l’actuel directeur administratif et financier, Crépin Zambo sont aux arrêts depuis quelques jours. Ils sont poursuivis pour leur gestion du contrat plan (Cp) 2013-2015 où ils auraient détourné d’importantes sommes d’argent. Des sources proches du dossier expliquent du temps Niwa Long Othon à la tête de cette structure, le Matgénie a signé un contrat plan avec l’Etat d’un montant de 8.400.000.000 Fcfa. La contribution de l’Etat était de de 5.846. 000.000 et l’effort attendu du MATGENIE était de 2.554.000.000 Fcfa. Sur la base de ce contrat, le Matgénie bénéficiaire, devait passer tous les marchés y compris ceux qui sont imputés sur la contribution de l’Etat.
Cependant, il se trouve que l’Etat a donné toute la contribution attendue de lui, alors que le taux d’exécution du CP est de 102,01%, il y a des restes à payer de plus d’un milliard de francs.
En effet, le Directeur Général du Matgenie a reçu plusieurs demandes de paiement, de la part d’entreprises impliquées dans l’exécution du Contrat Plan. Et parmi ces créanciers, les plus gros à savoir CAMI TOYOTA (plus de 700 millions de francs CFA), TRACTAFRIC (plus de 250 millions), ont des marchés imputés sur la contribution de l’Etat, exécutés entre 2013 et 2015.
A la réception de ces courriers, l’actuel Directeur Général, Désiré Abogo Ntang, n’a pas pu obtenir des explications de la part de son directeur administratif et financier (Daf), Crépin Zambo. Au bout d’un certain temps, il a fini par prendre une décision suspendant le Daf de ses fonctions. Cette décision a eu le « mérite » de mettre le PCA hors de lui.
Le rôle trouble du président du conseil d’administration
Le Président du conseil d’administration, (PCA), Jean Roland Daniel Ebo a annulé la décision du directeur général relative à la suspension du Daf, un fait inédit dans la gestion des entreprises publiques.
Une décision évidemment inapplicable, parce qu’illégale et irrégulière. L’un des aspects de la régularité de la décision du PCA est d’abord sa forme : la loi prévoit que les Décisions du Conseil d’Administration prennent la forme de « Résolutions ».
Un autre aspect de caractère irrégulier est que le PCA n’a pas réuni le Conseil d’Administration : il a donc pris une décision unilatérale, qui n’est prévue dans aucun texte.
Après donc la suspension du Daf, le directeur général a saisi le ministère camerounais des Finances, pour savoir si l’Etat avait effectivement versé toute la contribution qui était attendue de lui dans le cadre du CP.
Après donc la suspension du Daf, le Dg a saisi le Minfi, pour savoir si l’Etat avait effectivement versé toute la contribution qui était attendue de lui dans le cadre du CP. Le MINFI a répondu par l’affirmative. Dès lors, les interrogations sont les suivantes : l’Etat a mis de l’argent pour payer des entreprises auxquelles il avait été demandé des prestations précises ; lesdites prestations ont été fournies, mais les entreprises concernées n’ont pas été payées : pourquoi ? La contribution de l’Etat ne devait jamais sortir du compte MATGENIE-Trésor pour une destination autre que les comptes des entreprises prestataires : comment est sorti l’argent de l’Etat ? Certaines dettes réclamées aujourd’hui correspondent à des prestations faites en 2013, première année du CP : pourquoi depuis lors, et malgré les subventions reçues de l’Etat, ces dettes n’ont-elles pas été payées ? Les Etats financiers de la période 2014, 2015 et 2016, n’intègrent pas, de façon claire, toutes les nombreuses et importantes subventions reçues par le Matgenie : pourquoi ? La hargne avec laquelle le PCA défend son ami Daf suspendu, masque-t-elle quelques complicités ? Les blocages que le Pca s’ingénie à poser à l’actuelle Direction Générale, traduisent-ils une rancœur parce que l’actuel DG a refusé de couvrir des malversations qui avaient cours dans cette entreprise ? Le DAF suspendu, et l’ancien DG ont été placés en détention préventive le 30 octobre 2019, parce que les explications et réponses qu’ils ont apporté aux questions ci-dessus ont été jugées peu satisfaisantes.
En rappel, Un Contrat plan est une convention, un contrat que l’Etat passe avec une entreprise publique ou un établissement public qui rencontre des difficultés d’exploitation. Pour signer ce contrat, l’Etat et la structure concernée identifient les opérations qui, si elles sont menées à bien devraient impulser la réhabilitation ou le développement de l’entité concernée. Dans ces opérations, l’Etat finance, sur fonds publics, les plus importantes, les plus coûteuses, les plus urgentes. Un effort est aussi demandé à la structure, pour qu’elle finance, sur ses ressources propres, les autres opérations, généralement moins coûteuses.
Destin André Mballa
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Cameroun/Matgenie
Niwa Long Othong et Crépin Zambo emportés par le contrat plan
L’ancien directeur général et l’actuel-directeur administratif et financier du parc national de génie civil se trouvent en les mains de la justice depuis quelques jours pour leur gestion des fonds issus de cette convention avec l’Etat entre 2013 et 2015.
L’ex-Directeur général du Parc national du matériel du génie civil (Matgénie) Niwa Long Othon et l’actuel directeur administratif et financier, Crépin Zambo sont aux arrêts depuis quelques jours. Ils sont poursuivis pour leur gestion du contrat plan (Cp) 2013-2015 où ils auraient détourné d’importantes sommes d’argent. Des sources proches du dossier expliquent du temps Niwa Long Othon à la tête de cette structure, le Matgénie a signé un contrat plan avec l’Etat d’un montant de 8.400.000.000 Fcfa. La contribution de l’Etat était de de 5.846. 000.000 et l’effort attendu du MATGENIE était de 2.554.000.000 Fcfa. Sur la base de ce contrat, le Matgénie bénéficiaire, devait passer tous les marchés y compris ceux qui sont imputés sur la contribution de l’Etat.
Cependant, il se trouve que l’Etat a donné toute la contribution attendue de lui, alors que le taux d’exécution du CP est de 102,01%, il y a des restes à payer de plus d’un milliard de francs.
En effet, le Directeur Général du Matgenie a reçu plusieurs demandes de paiement, de la part d’entreprises impliquées dans l’exécution du Contrat Plan. Et parmi ces créanciers, les plus gros à savoir CAMI TOYOTA (plus de 700 millions de francs CFA), TRACTAFRIC (plus de 250 millions), ont des marchés imputés sur la contribution de l’Etat, exécutés entre 2013 et 2015.
A la réception de ces courriers, l’actuel Directeur Général, Désiré Abogo Ntang, n’a pas pu obtenir des explications de la part de son directeur administratif et financier (Daf), Crépin Zambo. Au bout d’un certain temps, il a fini par prendre une décision suspendant le Daf de ses fonctions. Cette décision a eu le « mérite » de mettre le PCA hors de lui.
Le rôle trouble du président du conseil d’administration
Le Président du conseil d’administration, (PCA), Jean Roland Daniel Ebo a annulé la décision du directeur général relative à la suspension du Daf, un fait inédit dans la gestion des entreprises publiques.
Une décision évidemment inapplicable, parce qu’illégale et irrégulière. L’un des aspects de la régularité de la décision du PCA est d’abord sa forme : la loi prévoit que les Décisions du Conseil d’Administration prennent la forme de « Résolutions ».
Un autre aspect de caractère irrégulier est que le PCA n’a pas réuni le Conseil d’Administration : il a donc pris une décision unilatérale, qui n’est prévue dans aucun texte.
Après donc la suspension du Daf, le directeur général a saisi le ministère camerounais des Finances, pour savoir si l’Etat avait effectivement versé toute la contribution qui était attendue de lui dans le cadre du CP.
Après donc la suspension du Daf, le Dg a saisi le Minfi, pour savoir si l’Etat avait effectivement versé toute la contribution qui était attendue de lui dans le cadre du CP. Le MINFI a répondu par l’affirmative. Dès lors, les interrogations sont les suivantes : l’Etat a mis de l’argent pour payer des entreprises auxquelles il avait été demandé des prestations précises ; lesdites prestations ont été fournies, mais les entreprises concernées n’ont pas été payées : pourquoi ? La contribution de l’Etat ne devait jamais sortir du compte MATGENIE-Trésor pour une destination autre que les comptes des entreprises prestataires : comment est sorti l’argent de l’Etat ? Certaines dettes réclamées aujourd’hui correspondent à des prestations faites en 2013, première année du CP : pourquoi depuis lors, et malgré les subventions reçues de l’Etat, ces dettes n’ont-elles pas été payées ? Les Etats financiers de la période 2014, 2015 et 2016, n’intègrent pas, de façon claire, toutes les nombreuses et importantes subventions reçues par le Matgenie : pourquoi ? La hargne avec laquelle le PCA défend son ami Daf suspendu, masque-t-elle quelques complicités ? Les blocages que le Pca s’ingénie à poser à l’actuelle Direction Générale, traduisent-ils une rancœur parce que l’actuel DG a refusé de couvrir des malversations qui avaient cours dans cette entreprise ? Le DAF suspendu, et l’ancien DG ont été placés en détention préventive le 30 octobre 2019, parce que les explications et réponses qu’ils ont apporté aux questions ci-dessus ont été jugées peu satisfaisantes.
En rappel, Un Contrat plan est une convention, un contrat que l’Etat passe avec une entreprise publique ou un établissement public qui rencontre des difficultés d’exploitation. Pour signer ce contrat, l’Etat et la structure concernée identifient les opérations qui, si elles sont menées à bien devraient impulser la réhabilitation ou le développement de l’entité concernée. Dans ces opérations, l’Etat finance, sur fonds publics, les plus importantes, les plus coûteuses, les plus urgentes. Un effort est aussi demandé à la structure, pour qu’elle finance, sur ses ressources propres, les autres opérations, généralement moins coûteuses.
La Haute Cour militaire, a condamné hier Dolly Makambo ministre du gouvernement provincial de Kinshasa et des co-accusés, dans l’affaire du meurtre de l’administrateur gestionnaire du Centre de Santé Vijana. Il y a quelques semaines, suite à une altercation intervenue dans cet hôpital basé à Kinshasa entre l’administrateur gestionnaire du centre et un groupe de collaborateurs du ministre provincial de l’intérieur de Kinshasa Dolly Makambo, un policier dans la garde du ministre aurait tiré à bout portant sur l’administrateur gestionnaire qui décède sur le coup. Selon la presse congolaise, le policier accusé d’être l’auteur du meurtre, en fuite, a été condamné à perpétuité et dégradé. La Haute Cour militaire a reconnu jeudi Dolly Makambo, ministre provincial de l’intérieur de la Kinshasa, coupable d’incitation à commettre un acte contraire au devoir et à la discipline. Les co-accusés du ministre provincial écopent des peines allant de deux à 10 ans de servitude pénale. Un message du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), reçu par L’ AFP, signale que La condamnation de Dolly Makambo “est tout à l’honneur de la justice, tout comme la célérité de ce procès. Des criminels en cravate comme Dolly, il y en a encore trop. Magistrats, armez-vous de courage!”, a écrit le mouvement dans son message. Avec AFP
L’UE a estimé que l’état de droit s’est dégradé dans le pays avec notamment l’arrestation d’activistes politiques.
Dans un document préparé pour ses diplomates en prélude aux pourparlers de Harare entre autorités zimbabwéennes et ses représentants, l’Union européenne a souligné que les arrestations et enlèvements de plusieurs hommes politiques constituent de sérieuses entraves à la démocratie au Zimbabwe.
L’UE, s’inquiète également de la lenteur des réformes politiques à Harare surtout la conformité de certaines lois avec la constitution adoptée en 2013.
L’institution européenne avait retiré son aide budgétaire au Zimbabwe en 2002 suite à des sanctions imposées au gouvernement du défunt Robert Mugabe.
Elle l’accusait de violence politique, de violations des droits de l’homme et de fraude électorale.
Les discussions de cette semaine entre l’Union européenne et les autorités zimbabwéennes sont considérées comme un pas important vers une reprise des aides financières de l’UE pour le pays.
Selon les experts, le pays de Emmerson Mnangagwa traverse sa pire crise économique depuis une décennie. Crise aggravée par une sécheresse sévère.
July Moyo, ministre des affaires étrangères par intérim, a déclaré que les discussions qui portent sur toutes les “questions difficiles” sont soutenues par le président Emmerson Mnangagwa .
Déjà le mois dernier le chef de l’Etat zimbabwéen avait décrit les sanctions de l’UE et des États-Unis contre son pays comme un “cancer”.
La Délégation de l’Union européenne (UE) organise les premières Journées Portes Ouvertes de l’UE en République centrafricaine (RCA)
du 28 au 30 novembre 2019 à l’Alliance française de Bangui
I LA! est le titre de la toute première édition des Journées Portes Ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique, organisées par la Délégation de l’UE en collaboration avec ses 53 partenaires (institutions et agences UE, ONG internationales, agences des Nations Unies) et l’Alliance française de Bangui qui travaillent “Maboko na Maboko” sous le drapeau européen pour mettre en œuvre nos actions et réaliser notre objectif commun: aider les centrafricains à retrouver la paix et la stabilité et à entreprendre le chemin du développement.
Pour la première fois, les Journées Portes Ouvertes donneront la parole aux bénéficiaires des nombreuses actions menées par l’UE en faveur de la paix, de la reconstruction et du développement de la RCA. Ce sont les centrafricains les vrais protagonistes de cette coopération qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de relèvement et consolidation de la paix (RCPCA).
Pour l’occasion, l’Alliance française de Bangui sera transformée en Village, notre Village commun “I LA!” composé de 8 quartiers regroupés par “domaine d’intervention” liés à la coopération UE-RCA. Chaque quartier comprendra tous les secteurs reliés à un même domaine d’intervention.
Cette disposition permettra aux visiteurs d’entamer un voyage à la découverte des actions réalisées par l’UE, des nombreux témoignages et des histoires de succès et réussite qui ont couronné notre coopération. Chaque quartier sera animé par des présentations et des activités qui guideront le public à travers les réalisations et les résultats atteints. Tous les domaines y seront représentés: de la relance économique, aux services sociaux de base tels que la santé et l’éducation; de la consolidation de l’Etat poursuivie à travers l’aide budgétaire ou la formation des forces de défense et de sécurité ou l’appui à la justice; au soutien au secteur privé. Les actions en faveur des femmes et des jeunes – respectivement 52% et 70 % de la population – seront présentées et développées dans tous les quartiers.
Une “Ferme” modèle, avec de vrais animaux, complétera les quartiers thématiques
Les noms des quartiers sont un mélange de français et de sango, et finissent tous par “I LA”, (précédé du nom du Village), que l’on peut traduire par “nous, tous ensemble”, “nous sommes là!”. Un message de rassemblement et d’engagement commun dans l’esprit de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR).
En plus de ces 8 quartiers, un quartier “Union européenne et ses Etats Membres” mettra en exergue l’UE dans sa diversité ainsi que le chemin de la construction européenne, passé à travers plusieurs étapes qui ont marqué l’histoire de l’Europe dans les dernières 6 décennies. La diversité géographique, historique, culturelle des Etats-Membres présents en RCA sera présentée aux visiteurs pour leur permettre de découvrir l’Europe vue à travers un regard différent. Des jeux et des animations seront proposés pour accompagner ce voyage virtuel dans le continent européen.
Comme tout village, “I LA!” sera animé du matin au soir avec un riche programme d’activités menées dans les quartiers et dans les espaces communs.
Le Village est le lieu de partage et d’échange par définition. Neuf rencontres/ateliers seront donc programmés dans les espaces communs pour échanger et débattre des thématiques d’actualité, qui sont d’intérêt pour les habitants et les visiteurs du Village:
relance économique: de la tontine au mobile-banking,
l’Accord de paix 9 mois après sa signature,
la parole aux femmes: autonomisation de la femme, la participation de la femme à la vie politique, la lutte à la violence faite aux femmes, femmes paix et sécurité.
l’environnement et la biodiversité en RCA
le respect de la diversité et des minorités,
la jeunesse centrafricaine: pour un startup de paix et d’innovation,
le Fonds Bêkou : porteur d’espoir et d’avenir. Témoignages.
Alliance Afrique-Europe pour la croissance et la création d’emploi avec la participation de la Banque européenne d’investissement, (BEI) première banque de développement au monde.
Gouvernance: formation des cadres ministériels sur l’aide budgétaire
Aide humanitaire: le droit international humanitaire.
Les Journées offriront un riche programme d’animation culturelle. La culture et les talents centrafricains seront à l’honneur à travers le cinéma, la danse, l’humour, la musique. Des quizz radio et des quizz sur place, une riche loterie divisée sur les 3 jours avec des prix attrayants complèteront le programme.
“I LA!” sera transmis en direct radio sur Radio Ndeke Luka pour permettre à tous les centrafricains de découvrir notre Village. Des radios mobiles seront organisées dans les quartiers de Bangui et à Paoua pour mobiliser le public.
En prélude à cette célébration, une conférence de presse sera organisée le 26 novembre 2019 à l’AFB pour présenter aux médias et au public le programme des Journées Portes Ouvertes. Les médias sont priés de contacter le service PPI de la Délégation de l’Union européenne pour plus d’information.
Contacts:
SERIC Corinne – Point focal des JPO
Délégation de l’UE en République centrafricaine: + (236) 75.20.29.24
La chaine américaine CNN a diffusé un reportage mettant en cause Luk Delft, un prêtre belge qui a été le secrétaire national de Caritas centrafrique de 2015 à 2019, après avoir été en poste à Kaga-Bandoro de 2013 à 2015. Alors qu’il avait été précédemment condamné pour abus sur mineurs en Belgique, il est accusé d’avoir abusé d’au moins deux autres jeunes garçons en République centrafricaine.
Dans un communiqué de Caritas Internationalis diffusé ce jeudi 21 novembre 2019, l’organisation se dit «attristée et outragée» par cette affaire. «Nous exprimons notre compassion et notre solidarité avec les enfants et leurs familles. Nous remercions ceux qui se sont manifestés. Ils ont tout notre soutien pour dire la vérité. À Caritas, nous travaillons constamment à améliorer la protection des enfants en République centrafricaine et dans le reste du monde, où Caritas travaille pour aider les personnes dans le besoin.» «Notre premier devoir est de protéger ceux que nous servons», déclare Aloysius John, Secrétaire général de Caritas Internationalis.
L’organisation va aider son antenne locale en République centrafricaine à «enquêter sur les allégations, à renforcer ses mécanismes de sauvegarde et à offrir soins et soutien aux victimes éventuelles et à leurs familles». Caritas Internationalis a par ailleurs demandé à toutes les organisations nationales du monde entier de «vérifier leur gouvernance, leur personnel, leurs volontaires et leur personnel international».
La réaction de l’antenne locale de Caritas
Pour sa part, Caritas Centrafrique avait diffusé un communiqué le 18 novembre dernier, en faisant savoir qu’aucune plainte n’était parvenue au secrétariat exécutif national de l’organisation, mais que depuis juin 2019, la conférence épiscopale de Centrafrique l’avait démis de ses fonctions et engagé trois mesures : «la recherche des victimes éventuelles en vue de leur apporter toute aide nécessaire, ainsi qu’à leurs familles; le signalement aux autorités civiles à Bangui, ainsi qu’aux autorités ecclésiastiques en Centrafrique»; et, enfin, l’ouverture d’une enquête canonique.
Dans son communiqué, «Caritas Centrafrique exprime sa volonté de collaborer avec les autorités civiles et ecclésiastiques» et «condamne sans hésitation toutes formes d’abus sexuels et s’engage à assurer et à promouvoir la sécurité et le bien-être des personnes en détresse et en particulier les enfants».
L’organisation «s’efforce de renforcer continuellement son système de sauvegarde et de protection des mineurs au niveau national et diocésain. Dans ce sens, des formations ont débuté et seront intensifiées.» Caritas Centrafrique continuera à «être au service des plus vulnérables et mettra tout en œuvre pour ne pas abandonner une population qui a déjà payé un énorme tribut dans un conflit aux acteurs multiples».
Centrafrique.com/premier-ministre-ngrebada-firmin-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier ministre Firmin Grébada.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Impliqué dans une salle affaires de bien mal acquis en France depuis plusieurs semaines, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, soutenu mordicus par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, ne compte pas se laisser faire. Il menace de poursuivre la banque panafricaine ÉCOBANK en justice pour haute trahison.
Révélée par le bureau d’enquête du CNC le 6 novembre dernier, l’affaire de 137 millions de francs CFA du Premier ministre Firmin NGRÉBADA bloqué par la justice française vient de prendre une autre tournure en République centrafricaine, celle de la justice.
Pour le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, la banque panafricaine ÉCOBANK-Centrafrique n’aurait pas non seulement fait correctement son boulot comme il fallait concernant la protection des données confidentielles de ses clients, mais aussi elle aurait signalé cette transaction à l’un des membres de son gouvernement qui, à son tour, divulgue l’affaire dans la presse nationale.
En conséquence, il menace l’ÉCOBANK de poursuite judiciaire si jamais la justice française confisque définitivement la totalité de 137 millions de francs CFA qu’il avait envoyés pour l’achat d’un pavillon résidentiel en France.
Par ailleurs, des démarches seraient en cours auprès des autorités françaises pour que cette affaire soit réglée au plus vite possible, selon des sources proches du Premier ministre.
À la présidence de la République, cette affaire continue de diviser. Certains préconisent le soutien total et sans faille du locataire de l’immeuble Petroca, d’autres, plus radicaux, sollicitent l’intervention du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour que ce dernier soit limogé de son poste du Premier ministre.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Jeudi 21 novembre 2019, dans la sous-préfecture d’Alindao, au centre-Est de la Centrafrique, des combats ont opposé les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa, selon une source sécuritaire locale.
Même si les raisons de cet affrontement ne sont pas encore connues, certaines sources indiquent que celui-ci a duré plusieurs heures.
Pour l’heure, aucun bilan n’est officiellement disponible, mais des sources hospitalières parlent d’un affrontement violent avec une dizaine des blessés aux premières heures du combat.
Les populations locales, surprises par des détonations d’armes de tout calibre, se sont terrées chez elles toute la journée. Même les bureaux locaux des humanitaires sont aussi fermés en raison de l’intensité des combats.
Du côté du gouvernement, aucun communiqué n’a été publié sur ces échanges militaires.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le gouvernement Centrafricain a clairement indiqué mercredi que des discussions sont déjà engagées avec des autorités tchadiennes pour une probable extradition d’Abdoulaye Miskine vers la Centrafrique car, un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui depuis le mois de juillet par les autorités centrafricaines.
L’annonce a été faite mercredi 20 novembre 2019 par le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, lors de la Conférence de presse conjointe Minusca-gouvernement.
Sans attendre, le pouvoir de Bangui s’activerait déjà en coulisses pour décrocher l’extradition du leader du Front Démocratique et du Progrès en Centrafrique (FDPC), Abdoulaye Miskine rompu au mercenariat et à la rébellion, auprès des autorités tchadiennes. Abdoulaye Miskine avait été interpellé en compagnie de deux autres chefs rebelles Bahar et Rakis, tous recherchés par la justice Centrafricaine, mardi dernier alors qu’ils se trouvaient sur le sol tchadien.
Pour son mouvement armé, actif dans l’Ouest du pays, leur leader a été piégé par les services secrets tchadiens car sa présence sans cesse signalée vers le Tchad inquiétait les autorités centrafricaines. Dans le souci d’éviter toute brouille avec le voisin centrafricain et de ne pas envenimer davantage les relations aujourd’hui peu amicales entre les deux pays, le gouvernement tchadien s’est vu obligé de mettre la main sur Abdoulaye Miskine.
« Il allait au Tchad sans aucun problème. Il y allait et dormait même dans les hôtels à Ndjamena. Il a été piégé par les agents du contre-espionnage tchadiens avec qui il était en communication depuis quelques temps. Ces personnes s’affichaient comme étant des contrebandiers d’armes alors que c’était un traquenard », a confié au CNC un haut responsable de l’Etat-Major du FDPC.
Cette arrestation sonne comme une victoire pour le pouvoir de Bangui qui d’ores et déjà a engagé des procédures pouvant aboutir à son extradition et des trois autres personnes arrêtées avec lui au Tchad. Selon un haut responsable du ministère de la justice, le gouvernement tchadien y est « favorable ».
A la conférence de presse mercredi à Bangui, Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et des medias, a indiqué que « bien sûr nous demanderons son extradition. Mes collègues de la justice, de la défense et de la sécurité publique y travaillent déjà », fait-il savoir.
Abdoulaye Miskine a payé le prix de sa parjure à l’accord de paix et l’obstruction du corridor économique Bouar-Garoua-Mboulaye, note un chef des groupes armés, conseiller à la Présidence.
Sa présence a été signalée le mois d’octobre à Amdafock lors des combats meurtriers opposant le FPRC et le MLCJ, affrontements au cours duquel le FPRC a subi une lourde défaite. Depuis ce jour, « lui et Rakis ont intensifié leur mouvement entre le Tchad et le Soudan », a rapporté au CNC une source au cœur de l’appareil de renseignement centrafricain tenu aujourd’hui par les russes.
Abdoulaye Miskine nommé au gouvernement depuis le 05 mars dernier a délibérément refusé de prendre service en sa qualité de ministre en charge de la modernisation de l’administration et de la centralisation en préférant continuer dans le maquis. Il n’attend que son extradition vers Bangui dans les jours à venir étant un habitué de cachot, il ne s’ennuie pas pour autant. En 2015, il avait été détenu au Cameroun jusqu’à ce qu’il soit libéré grâce au rapt des prêtres polonais par ces hommes dans la Nana-Mambéré.
Centrafrique.com/des-electeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-a-bangui-par-ane-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Par un arrêté signé le 18 novembre, le Premier Ministre a créé un comité stratégique d’appui au processus électoral en Centrafrique. Ce comité est composé des membres du gouvernement, des institutions républicaines et des représentations diplomatiques dans le pays et ceci au grand dam des partis politiques et organisations de la société civile.
A quelques mois des échéances électorales dans le pays et en dépit de quelques retards accusés dans les étapes importantes, ce comité a désormais, selon l’arrêté, pour mission d’assurer le suivi régulier de chaque étape importante du processus électoral et de veiller à la bonne exécution du chronogramme.
Le comité est composé de 27 personnes issues du gouvernement, des différentes institutions républicaines ainsi que des diplomates accrédités en Centrafrique. La présidence est assurée par le premier ministre, Firmin Ngrebada, et se réunira deux fois en un mois pour discuter de tout ce qui touche à l’organisation des élections en 2020.
La raison d’être de ce comité pose déjà problème du point de vue légal et de par sa composition. Ni la Constitution, ni le code électoral et ni la loi organique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) n’a prévu la mise en place d’un comité d’appui au processus électoral.
Les grands absents sont les partis politiques et organisation de la société civile qui sont aussi des acteurs du processus électoral dans le pays.
La création de ce comité suscite déjà des réactions au sein de la classe politique qui y voit une « tentative de passage en force du régime actuel lors des prochaines élections ». Car ils estiment que le pays s’est doté de tous les cadres juridiques pour organiser les élections, « en plus de la Constitution, nous avons le code électoral, la loi organique de l’ANE qui nous offre un cadre permanent de concertation. Nous ne nous sommes pas plaints pour cela. Alors pourquoi créer aujourd’hui un énième cadre parallèle qui déjà, dans sa configuration, ne reflète pas l’émanation des partis politiques et de la société civile », a confié au CNC, une personnalité politique proche de l’opposition.
Un autre point d’inquiétude se situe, selon les politiques, par la présence de la présidente de l’ANE dans ce comité, « étant membre de ce comité, elle recevra des ordres du premier ministre. Les germes de trucage s’installe déjà », dit un opposant.
Pour un membre du gouvernement, « ce comité se penchera essentiellement sur la question de mobilisation des ressources financières. Il n’a pas vocation à substituer l’ANE. Qu’on cesse de voir tout en noir dans ce pays. Les élections, c’est de l’argent. Mais il faut les réunir à temps et avec le concours de tout le monde», dit-il.
Les 6 membres du gouvernement siégeant dans ce comité sont tous militants du MCU y compris le Premier Ministre.
Ce comité d’appui au processus électoral porte déjà les germes d’une crise politique en gestation dans le pays.
Centrafrique.com/virginie-mbakoua-accueillant-les-refugies-centrafricains-de-la-rdc-au-port-amont-de-bangui-en-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ministre Virginie Baïkoua accueillant les réfugiés au Port Amont le 21 novembre 2019. Crédit photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises.
Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité.
Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua.
Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo.
A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront «organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale.
Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu.
En juin 2017, après l’apparition sur Internet d’une vidéo montrant des hommes armés, russophones, torturer un homme en Syrie, des doutes subsistaient. L’enquête publiée mercredi 20 novembre par le journal russe Novaïa Gazeta balaie ces interrogations : les quatre combattants que l’on voit s’acharner sur un homme puis sur son cadavre sont bien des mercenaires de la société militaire privée Wagner ; l’un d’eux a même été identifié nommément par les journalistes.
Les images de 2017 montraient des combattants frapper un homme au sol à coups de masse et de pied. Les bourreaux parlaient et plaisantaient certes en russe, sans accent, mais aucun élément ne permettait de les identifier, aucun visage n’apparaissait face à la caméra.
Au cours du mois de novembre, trois autres vidéos de la même scène ont été mises en ligne, permettant à Novaïa Gazeta de poursuivre son enquête. On y voit les hommes tenter laborieusement, tout en continuant à plaisanter, de couper la tête de la victime avec un couteau. Un autre essaie, en donnant des coups avec le tranchant d’une pelle, de lui couper les bras. « Maniaques », ironise l’un des combattants, quand l’autre conseille : « Laissez-lui les jambes, on va le pendre par les jambes. » La dernière séquence montre la victime accrochée par les pieds, sans tête ni bras, aspergée d’essence et finalement en flammes, sans que cessent les plaisanteries sur le « barbecue » en préparation.
Sur le site pétrolier d’Al-Chaer
Au début de novembre, le site d’opposition syrien Jesr Press, réputé fiable, était parvenu à identifier la victime comme étant Mohammed Taha Ismail Al-Abdoullah, un Syrien né à Deir ez-Zor en 1986, qui avait fui la guerre civile dans son pays avant d’y revenir en 2017, pour être incorporé de force dans l’armée de Bachar Al-Assad. Il aurait tenté de déserter, mais aurait été capturé.
Sur les images, un seul des bourreaux montre brièvement l’intégralité de son visage. En utilisant un programme de reconnaissance faciale, Novaïa Gazeta a trouvé sur les réseaux sociaux russes plusieurs images correspondant à un certain « Stanislav D. » (que les journalistes ne nomment pas, par égard pour sa famille), avant de mettre la main sur une copie de son passeport et, surtout, sur ses documents d’engagement chez Wagner, la plus célèbre des compagnies de mercenaires. Avant cela, l’homme était policier dans la ville russe de Stavropol.
Selon plusieurs sources arabophones, les images auraient été tournées sur le site pétrolier d’Al-Chaer, au nord de Palmyre, ce qui renforce l’hypothèse d’une implication de Wagner. La firme y avait combattu les forces de l’Etat islamique au printemps 2017, selon un contrat rendu public par Associated Press entre Evro Polis, une société paravent de Wagner, et la compagnie syrienne General Petroleum Corp. Celui-ci garantissait aux Russes 25 % des profits du champ pétrolier.
Trois soldats burkinabé ont été tués jeudi matin au cours de deux attaques quasi-simultanées dans les localités de Kelbo et Namissiguima (nord du Burkina Faso), a-t-on appris de sources sécuritaires.
“Tôt ce matin, des individus armés ont attaqué le détachement militaire de Kelbo. Deux soldats ont été tués au cours de cette attaque”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. “Quasiment au même moment un autre groupe armé a attaqué le détachement de Namissiguima. Un autre soldat a également été tué dans cette attaque”, a ajouté la même source. “Des motocyclettes et un pickup” ont été volés par les assaillants après ces attaques qui ont également occasionné “d’importants dégâts matériels”, a ajouté une autre source sécuritaire, confirmant les deux attaques. Une opération de ratissage, mené par les soldats appartenant aux “forces de sécurisation du Nord” est en cours, a précisé la même source. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est régulièrement le théâtre d’attaques djihadistes depuis début 2015. Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Au total, les attaques attribuées aux groupes djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda, d’autres au mouvement Etat islamique, ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un comptage de l’AFP, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l’ONU. Sous-équipées et mal entraînées, l’armée, la police et la gendarmerie de ce pays pauvre d’Afrique de l’ouest sont incapables d’enrayer les attaques djihadistes, qui se sont intensifiées en 2019 jusqu’à devenir quasi-quotidiennes. En novembre, les forces de défense et de sécurité ont annoncé avoir tué 50 djihadistes lors de plusieurs opérations. Pour tenter de faire face à ces attaques récurrentes, le président burkinabé Roch Marc Christian a appelé début novembre “à la mobilisation générale contre le terrorisme” et annoncé “le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace”. Avec AFP/VOA
Un fraudeur reconnu coupable d’escroquerie sur Internet a été placé sous mandat de dépôt au Nigeria pour avoir organisé une “méga escroquerie” dans une prison à sécurité maximale.
L’arnaque en ligne porte sur un montant d’une valeur d’au moins 1 million de dollars US.
Les responsables de la lutte contre la corruption ont déclaré que Hope Olusegun Aroke a utilisé un “réseau de complices” pour orchestrer la fraude.
Il a été arrêté en 2012 et purge une peine de 24 ans à la prison de haute sécurité de Kirikiri.
Mais une enquête préliminaire a révélé qu’il avait toujours accès à Internet.
Dans une déclaration faite mardi, l’Economic and Financial Crimes Commission (EFCC) du Nigeria a déclaré qu’elle avait reçu des informations sur l’arnaque d’Aroke et qu’elle était confrontée à l’”énigme” de savoir comment il a pu “continuer à exercer son ignoble métier” depuis la prison de Lagos.
Après son arrestation en 2012, l’EFCC a déclaré que l’étudiant alors basé en Malaisie était la “tête pensante d’un réseau complexe de fraudes sur Internet qui concerne deux continents”.
L’EFCC a déclaré cette semaine que son enquête préliminaire avait révélé que, “contre toute pratique habituelle”, Aroke avait eu accès à Internet et à son téléphone.
Il avait également été admis à l’hôpital de la police nigériane à Lagos pour une “maladie non divulguée” et avait pu quitter l’établissement pour séjourner dans des hôtels, rencontrer sa femme et ses enfants et assister à des activités sociales.
Il avait utilisé le nom fictif d’Akinwunmi Sorinmade pour ouvrir deux comptes bancaires et acheté une voiture de luxe et des maisons pendant son séjour en prison, a ajouté l’EFCC.
Il avait également été “en possession des identifiants du compte bancaire de sa femme” en prison.
Il les utilisait pour “transférer librement des fonds”.
Les responsables de la lutte contre la corruption enquêtent sur les raisons de son admission à l’hôpital et sur la manière dont il a pu se rendre à l’hôtel et dans d’autres lieux.
La prison de haute sécurité de Kirikiri est gérée par le Service correctionnel nigérian, qui n’a pas encore commenté l’affaire.
La majorité des fraudeurs sont originaires du Nigeria
C’est un cas qui a choqué de nombreux Nigérians : comment un détenu purgeant une peine dans la prison de haute sécurité la plus importante du pays a pu s’adonner à ses activités librement?
Beaucoup pensent qu’Aroke n’aurait pu réussir ses prétendus exploits qu’avec l’aide de fonctionnaires pénitentiaires corrompus.
Les arnaques en ligne enrichissent les fraudeurs sur Internet au Nigeria et ils pourraient facilement soudoyer des fonctionnaires pénitentiaires vulnérables car mal payés.
Jusqu’à présent, personne n’a été suspendu bien qu’il s’agisse d’une violation majeure des protocoles de sécurité.
L’agence anti-corruption, qui a mis Aroke derrière les barreaux, l’a qualifié d’”énigme” et a promis une enquête approfondie.
On ne sait pas si l’agence a réussi à changer ses gardiens de prison, car elle est en dehors de sa juridiction.
Et l’autre question que beaucoup de Nigérians se posent est : parmi les nombreux prisonniers riches – politiciens et fraudeurs sur Internet – en prison, qui d’autre a “soudoyé” des agents pour sa sortie.
Ils jouissent, une fois libre, d’un style de vie digne d’un monarque?
Cette motion reproche au gouverneur « la mégestion caractérisée de la chose publique et le non-respect de députés provinciaux », comme l’opacité dans la gestion de fonds du gouvernement central en faveur des déplacés de la région de Djugu, l’achat de dix véhicules à la police pour un montant exorbitant, la vente des 12 lingots d’or confisqués par la justice militaire au profit de l’Etat congolais, le mauvais entretien des routes et la violation intentionnelle d’un accord avec les pétroliers.
Après avoir été empêchés par la police nationale congolaise (PNC) d’accéder dans la salle de plénière, les députés de l’Ituri se sont réunis dans la salle qui abrite le bureau de l’assemblée provinciale, ont précisé le site d’information Actualité.cd et la radio onusienne Okapi. Bamanisa avait été élu en avril dernier gouverneur de cette province aurifère en proie aux violences. Il s’était présenté comme candidat indépendant tout en ayant appartenu au Front commun pour le Congo (FCC, la vaste plate-forme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila). Avec Lalibre.be
La journée s’est déroulée dans la confusion après une succession d’annonces et de démentis. L’opposant était accompagné d’une importante délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) impliquée dans la résolution de la crise béninoise. Mais celle-ci s’est finalement rendue sans lui à la présidence pour échanger avec Patrice Talon.
L’opposant en exil Boni Yayi à Cotonou pour rencontrer le président Patrice Talon De son côté Boni Yayi, arrivé à l’aéroport dans l’après-midi et accueilli chaleureusement par une centaine de partisans, a finalement rendu visite à un autre leader de l’opposition et ex-président, Nicéphore Soglo. “Boni Yayi n’est pas allé à la rencontre du président parce qu’il est convaincu que sa principale doléance, qui est la reprise des élections législatives, ne sera pas prise en compte”, a expliqué sous couvert d’anonymat à l’AFP un proche de Thomas Boni Yayi. “Il a estimé avec les autres leaders de l’opposition que Patrice Talon prendra des engagements qu’il ne respectera pas, comme à ses habitudes”, a-t-il ajouté. Un responsable de son parti, les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), a lui affirmé à l’AFP que l’opposition – et pas seulement Boni Yayi – souhaitait rencontrer la délégation de la Cédéao pour présenter ses doléances, laissant entendre que ces échanges pourraient avoir lieu dans les jours suivants. “A l’heure actuelle, ce n’est pas un problème entre les présidents Patrice Talon et Boni Yayi. C’est un problème du Bénin, un problème de démocratie dans le pays”, a ainsi expliqué Nouréini Atchadé, responsable politique des FCBE. – “Rencontre festive” – Le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, avait pourtant annoncé une rencontre entre l’actuel président et son prédécesseur, irréductibles adversaires politiques, à l’issue du conseil des ministres à la mi-journée. “Le président a exprimé son souhait de voir revenir notre ancien président que rien n’a contraint à l’exil et c’est tout à fait naturellement qu’il le recevra à sa demande”, avait-t-il dit à la presse, évoquant une “rencontre festive” qui devait avoir lieu “dans les prochaines heures”. “Des chefs d’Etat de la sous-région ont été constamment associés aux discussions entre le président Boni Yayi et le président Patrice Talon”, avait ajouté M. Orounla. “Certains chefs d’Etat et de gouvernement ont désigné des représentants pour être les témoins de cette rencontre au sommet”. Plusieurs proches de l’entourage de Thomas Boni Yayi, qui séjournait récemment au Nigeria voisin, avaient également confirmé mercredi à l’AFP sa venue dans la capitale économique béninoise et la rencontre prévue à la présidence. La délégation régionale, qui comprend l’ancien président du Nigeria Abdusalami Abubakar et le président de la Commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, était arrivée de Niamey, au Niger, où elle avait été reçue avec Boni Yayi dans la matinée par le président en exercice de l’organisation, le chef de l’Etat Mahamadou Issoufou. – Gestes d’apaisement – L’ancien président Boni Yayi (2006-2016) s’était exilé après que son domicile de Cotonou eut été encerclé pendant près de deux mois par les forces de l’ordre, à la suite au scrutin contesté du 28 avril dont l’opposition avait été exclue. La crise qui avait suivi avait débouché sur des manifestations et des violences avec une dizaines de morts par balles. Le président Talon a multiplié depuis les gestes d’apaisement comme l’amnistie des auteurs de violences lors des manifestations, ou l’organisation d’un dialogue politique auxquels n’étaient pourtant pas conviés les principaux partis d’opposition. Il a également fait voter une nouvelle Constitution limitant le nombre de mandats à deux “dans la vie” d’un président alors qu’elle limitait auparavant la possibilité d’être candidat plus de deux fois consécutives. L’entourage de Boni Yayi avait alors dénoncé une mesure destinée à empêcher l’ex-président en exil de se représenter à l’avenir. Les principales revendications de l’opposition n’ont pas été satisfaites à ce jour, à savoir notamment l’assouplissement des nouvelles conditions à remplir par les partis politiques pour obtenir une reconnaissance légale. C’est ce qui avait empêché les principaux détracteurs de Patrice Talon de participer aux élections il y a six mois. Avec AFP/VOA
Les représailles visant les civils se multiplient dans l’est de la République démocratique du Congo, où des rebelles musulmans ougandais ont attaqué la ville de Beni, faisant au moins dix morts, au nez et à la barbe des unités de l’armée congolaise présente dans la région.
Présentes sur le terrain, à la recherche des victimes, des sources de la société civile parlent, elles, d’au moins 21 morts dans ces deux attaques simultanées mardi soir sur Beni-ville et près d’Oïcha, 30 km plus au nord.
Le baromètre sécuritaire du Kivu, co-animé par le Groupe des experts du Congo (GEC) et l’ONG Human Rights Watch avance lui un bilan de 14 morts.
Au total, entre 60 et 70 personnes ont été massacrées, souvent à l’arme blanche, dans la région de Beni (Nord-Kivu) depuis l’annonce fin octobre-début novembre d’opérations militaires de l’armée congolaise contre les bases des Forces démocratiques alliées (ADF).
Le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, a lancé mercredi un appel au soutien militaire de l’Union européenne et de la France pour mettre fin aux massacres à Beni, dans le cadre du chapitre 7 de la Charte des Nations unies, qui prévoit notamment l’emploi de la force en cas de menace contre la paix.
Le gynécologue congolais, qui dirige une structure qui prend en charge les victimes de violences sexuelles, plaide pour “une opération militaire limitée dans le temps et dans l’espace”, “inspirée du mandat de la mission Artemis”, en référence à la force européenne sous commandement français qui avait mis fin aux massacres communautaires dans la province voisine de l’Ituri en 2003.
Les rebelles ADF tuent six civils, 54 en quinze jours
Après des mois d’accalmie, les tueries à répétition à Béni apparaissent comme des représailles menées par les rebelles musulmans ougandais des ADF pour briser le soutien des civils aux opérations de l’armée congolaise, d’après les observateurs.
– Béni, entre rebelles et Ebola –
Mardi soir, au moins sept personnes ont été tuées dans la ville même de Beni, attaquée pour la première fois par les ADF depuis octobre 2018, selon l’armée citée par la radio onusienne Okapi et la société civile.
Une dizaine de civils auraient également été kidnappés, d’après la société civile.
Beni-ville est en théorie la base arrière des militaires dans la zone. Ville de quelque 100.000 habitants, carrefour commercial, épicentre de l’actuelle épidémie d’Ebola qui a fait plus de 2.000 victimes en 18 mois, Beni est aussi le siège d’une base de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à l’aéroport, à 10 km au nord du centre-ville.
L’armée congolaise a lancé ses opérations sans demander le renfort de la force onusienne, qui lui fournit des renseignements et procède à des évacuations sanitaires.
Par ailleurs, 14 civils ont été massacrés plus au nord à Oïcha, d’après la société civile, bilan confirmé par l’enquête du baromètre sécuritaire du Kivu.
D’une rare intensité d’après les témoins, les attaques mardi soir sur des quartiers de Beni et d’Oïcha ont provoqué la fuite des populations.
“Ca tire à l’arme lourde et légère sans répit. Je ne sais pas si on va en sortir vivant”, affirmait dans la nuit à l’AFP un religieux catholique de Beni.
Au petit matin mercredi, des manifestants ont protesté contre ces nouveaux massacres, en prenant pour cible entre autres la Monusco.
– Revendications jihadistes –
Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a affirmé sur Twitter que douze de ses militants “ont été arrêtés à Oïcha où nous avons organisé une marche pacifique pour exiger des mesures urgentes de sécurisation de la population en attendant la défaite totale des ADF”.
Groupe armé parmi les plus violents dans l’est de la RDC, les ADF sont accusés du massacre d’un millier de civils dans le territoire de Beni depuis octobre 2014.
A l’origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l’est de l’actuelle RDC en 1995.
Un quart de siècle plus tard, ils n’attaquent plus les frontières voisines de l’Ouganda, vivent en autarcie dans la jungle et ne revendiquent aucun de leurs massacres en RDC. Leur recrutement s’est étendu à d’autres nationalités.
Le groupe jihadiste Etat islamique a revendiqué début 2019 quelques attaques dans la région de Beni, sans preuve formelle d’une quelconque affiliation des ADF à l’EI.
La population dénonce “l’inefficacité des services de renseignements”. “Depuis vendredi la population signale la présence d’hommes armés près d’Oïcha”, a souligné un membre de la société civile, Teddy Kataliko.
“La population a peur que les ADF se soient infiltrés dans les villes de la région, Beni, Oïcha, Mavivi…”, ajoute-t-il. “Vous sentez qu’ils sont dans la ville. Ils se déguisent. On ne sait plus qui est civil, qui est policier”.
Huit dix terroristes abattus, un gendarme tués et d’autres blessés dans une riposte à une attaque mercredi à Arbinda au nord du Burkina selon la gendarmerie nationale.
C’est dans l’après-midi que des individus armés non identifiés ciblent à la fois un escadron de la gendarmerie et la brigade territoriale d’Arbinda dans la province du Soum au nord du pays indique la gendarmerie nationale dans un communiqué.
Ils sont venus du nord, de l’ouest et du sud révèle une source sécuritaire à la BBC.
Mais les gendarmes ripostent de façon “prompte et vigoureuse” écrit la gendarmerie nationale. Les combats durent une trentaine de minutes. Les assaillants ont été contraints à la fuite.
Après ratissage 18 des assaillants ont été neutralisés.
Une douzaine de motos et de l’armement ont récupérées explique le communiqué qui précise 13 kalasnikov, une lance grenades, des caméras, une vingtaine de chargeurs, un GPS et des téléphones portables.
Un gendarme a été tué et sept autres blessés dont deux gravement. Ils ont été évacués à Ouagadougou par l’armée de l’air selon la gendarmerie.
Dimanche dernier l’armée avait annoncé avoir neutralisé 32 terroristes dans deux opérations menées entre les 15 et 16 novembre.
Selon le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, le budget 2018, fixé à 6 milliards de dollars, a été exécuté à 88,9% pour les recettes et à 91,15% pour les dépenses – ce qui représente un dépassement de 150 millions de dollars, qui ont été empruntés à la Banque centrale, aujourd’hui bien démunie. « Toutes les années, c’est la même chose », s’est énervé le député Lokondo, qui souligne que, selon le rapport de la Cour des Comptes, le gouvernement Tshibala a exécuté des dépenses non prévues dans le budget pour un montant de 754 milliards de francs congolais (FC), soit 444 millions de dollars. Une faute pour laquelle, dit le député de Mbandaka, la Cour des Comptes demande elle-même des sanctions aux parlementaires.
La Présidence a dépensé 9 fois le budget prévu Le débuté de Moba (Tanganyika), Christian Mwando (opposition, G7) s’est lui aussi indigné des manquements révélés par le rapport de la Cour des Comptes et a accusé le gouvernement Tshibala de détournement d’argent. Interrogé par La Libre Afrique.be, qui lui demandait de détailler ces accusations, M. Mwando a donné quelques exemples de gabegie. Ainsi, dit-il, le cabinet du Président de la République sortant, Joseph Kabila, s’était vu fixer dans le budget, pour son fonctionnement, un montant de 51 milliards de FC. Les ministères des Finances et du Budget ont autorisé qu’on lui verse… 200 milliards de FC, soit quatre fois plus. « Et quelle est la somme qui lui a été effectivement versée? », dit M. Mwando: « 465 milliards! Soit neuf fois ce qui avait été budgétisé pour ce poste! », poursuit-il. Le mauvais exemple des Finances et du Budget Cet extraordinaire dépassement n’est pas le seul. « C’est le même schéma aux ministères des Finances et du Budget. Le premier s’est vu octroyer un budget de 13,7 milliards de FC; il s’est autorisé un versement de… 83 milliards et il a reçu en paiement 98,8 milliards, soit 716% d’exécution », autrement dit, il a touché sept fois plus d’argent que ce qui lui avait été attribué par le législateur. Pour le ministère du Budget, on reste dans les mêmes eaux: 13,8 milliards de FC prévus; 88,6 milliards autorisés et 100,32 versés. « Cela veut dire que ces ministères – qui devraient donner l’exemple – ont consommé chacun en un an ce qu’ils auraient dû utiliser en sept ans », s’indigne le député de Moba. « Et ils ont utilisé de l’argent public sans base légale pour le faire. On a un problème sérieux, là ». Mwando a aussi été choqué par la manière dont ont été conduites les « dépenses de prestation », soit le total des frais de location, de mission, etc du gouvernement. Là, 261 milliards de FC avaient été prévus par les parlementaires; 346milliards ont été autorisés par les ministères des Finances et du Budget et 674 milliards ont effectivement été versés, « ce qui représente un dépassement de 413 milliards, c’est-à-dire de 256 millions de dollars si on calcule au taux moyen du cours en 2018,soit 1614 FC pour un dollar », dit Christian Mwando. 1173 projets sur les 1406 votés n’ont pas été exécutés Où la Présidence et ces deux minisères ont-ils pris l’argent qui ne leur était pas attribué? « Dans d’autres postes », explique M. Mwando, qui fut miinistre des Finances du Katanga. « Ce qui explique que de nombreux projets n’ont pas été exécutés: sur 1406 projets votés par les parlementaires, pour un montant de 1,6 milliard de dollars, très peu ont été exécutés. Il y en a 1173 qui n’ont pas été exécutés du tout. Il y a aussi 44 projets, qui ont coûté 467 millions de dollars, qui n’avaient pas été prévus; c’est donc un détournement de crédits. Et il y a 75 projets qui ont été budgétisés mais qui ont coûté quatre fois plus cher que ce qui était prévu par les parlementaires ». La Commission Eco-Fin de l’Assemblée nationale a reçu sept jours pour examiner le projet de loi de reddition des comptes et présenter des propositions. Avec Lalibre.be
La police zimbabwéenne a dispersé mercredi à Harare à jets de gaz lacrymogène et à coups de matraque des centaines de partisans du principal parti d’opposition du pays venus écouter un discours de leur président, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’intervention des forces de l’ordre a fait plusieurs blessés dans la foule, selon la même source.
“Plusieurs personnes ont été frappées et blessées”, a déploré auprès de l’AFP Daniel Molokele, le porte-parole du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition au Zimbabwe. “Nous condamnons, dans les termes les plus fermes, la brutalité de la police”.
S’étant vu interdire par les autorités de se réunir sur une des places de la capitale, plusieurs centaines de sympathisants du MDC s’étaient rassemblés mercredi matin devant le siège du parti pour écouter un discours de leur chef, Nelson Chamisa, sur l’état du pays, englué dans une crise économique catastrophique.
D’importants effectifs de police, munis de deux canons à eau, ont alors encerclé la foule, puis l’ont dispersée sans ménagement dans les rues alentour, empêchant M. Chamisa de s’adresser à ses partisans.
“Ils veulent que les gens fassent quoi ?”, s’est indignée une vendeuse du quartier, Sabina Muchemwa. “La situation est vraiment dure et le gouvernement ne fait rien pour l’alléger. Pourquoi ils empêchent Chamisa de parler ?”.
Huit persones, parmi lesquelles de simples badauds, ont été arrêtés, dont une mère de famille qui portait un bébé de dix mois dans son dos, selon l’association des Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme (ZLHR).
“Le bébé est actuellement détenu au poste de police central d’Harare, avec sa mère qui a été victime d’une arrestation arbitraire”, ont-ils dénoncé.
S’exprimant à son tour devant quelques membres de son parti, Nelson Chamisa a prédit la chute prochaine du régime.
“Si la police se comporte de la façon que vous avez vue, ça signifie que la fin est proche, peut-être même avant Noël”, a déclaré le dirigeant. “La brutalité et la répression ne sont pas soutenables, elles ne peuvent pas durer éternellement”.
– “La fin est proche” –
“Quand vous voyez un régime (…) qui a peur de son propre peuple, vous savez que la fin est proche”, a-t-il insisté.
Au pouvoir depuis la fin 2017, le président Emmerson Mnangagwa a hérité de son prédécesseur Robert Mugabe, qui a régné sans partage pendant trente-sept ans, d’un pays financièrement exsangue.
La situation de ses 15 millions d’habitants s’est encore aggravée récemment avec le retour de l’hyperinflation, des coupures d’électricité, des pénuries de produits comme la farine, le carburant et les médicaments, et la sécheresse.
L’opposition et la société civile l’accusent de réprimer systématiquement leurs manifestations contre la dégradation continue de leurs conditions de vie.
“En matière de dictature, Mugabe ressemble maintenant à un enfant de chœur”, a estimé mercredi M. Chamisa.
Depuis les émeutes causées en janvier par la hausse des prix des carburants, les ONG ont recensé une cinquantaine de cas d’enlèvements ou de tortures et des centaines d’arrestations d’opposants, de syndicalistes ou de membres de la société civile.
Mercredi, un tribunal a abandonné les poursuites engagées contre le pasteur proche de l’opposition Ewan Mawarire et le syndicaliste Peter Mutasa, qui avaient appelé aux manifestations contre les prix du carburant en janvier.
“C’était une parodie de justice. Ils savaient bien que leur dossier était vide”, a commenté à l’AFP M. Mawarire. “Cette décision de non-lieu aujourd’hui n’est pas le produit de leur bienfaisance, mais de notre ténacité et de celles de nos avocats”.
L’organisme qui réglemente les médias électroniques en Tanzanie a mis en garde les stations de radio et de télévision contre l’embauche de personnes qui n’ont pas les “qualifications requises” pour pratiquer le journalisme.
Dans un pays où les médias préfèrent recruter des DJ et comédiens, le gouvernement exige des médias de n’employer désormais que des journalistes.
“Ceux qui ne tiennent pas compte de cet avertissement se verront infliger une amende ou se verront retirer leur licence comme le stipule la loi”, a déclaré la Tanzania Communications Regulatory Authority (TCRA) dans un avis publié dans le journal gouvernemental Daily News.
Selon la loi de 2016 sur les services médiatiques, seuls ceux qui possèdent au minimum un diplôme en communication (un ou deux ans d’études) peuvent être accrédités comme journalistes.
Mais les diplômés sortis des écoles de communication et des médias se plaignent depuis longtemps de ne pas trouver de travail, car les stations de radio et de télévision préfèrent les DJ et les comédiens.
Dans les milieux de l’information, certains spécialistes estiment qu’en Tanzanie, ceux qui n’ont pas reçu de formation en tant que journaliste sont enclins à ignorer les normes déontologiques de la profession.
Un journaliste a partagé la déclaration de la TCRA et a félicité l’agence d’avoir pris des mesures.
“Respectons la profession, laissons les gens aller à l’école s’ils veulent devenir journalistes”, dit le message en swahili :
Jose Mourinho est le nouvel entraineur de Tottenham après le limogeage de Mauricio Pochettino mardi.
Ancien entraineur de Chelsea et de Manchester United, Mourinho a signé un contrat jusqu’à la fin de la saison 2022-23.
” La qualité de l’équipe et de l’académie m’excite”, a déclaré le Portugais de 56 ans. “Travailler avec ces joueurs est ce qui m’a attiré”, ajoute-t-il.
“En José, nous avons l’un des meilleurs entraîneurs de football. Il a beaucoup d’expérience, il peut inspirer l’équipe et c’est un grand tacticien”, déclare Daniel Levy, le président des Spurs.
“Il a gagné des honneurs dans tous les clubs qu’il a entraînés. Nous pensons qu’il apportera l’énergie et la foi dans le vestiaire”, ajoute le président de Tottenham.
Tottenham a atteint la finale de la Ligue des champions la saison dernière sous la houlette de Pochettino, mais s’est incliné 2:0 contre Liverpool à Madrid.
L’Argentin, nommé en mai 2014, n’a pas remporté de trophée à l’époque où il dirigeait le club du nord de Londres, la dernière médaille d’argent des Spurs étant la Coupe de la Ligue en 2008.
Un riche palmarès
Mourinho vit toujours à Londres et a remporté trois titres de Premier League – en 2005, 2006 et 2015 – ainsi qu’une FA Cup en deux périodes à Chelsea.
Il a également dirigé l’équipe portugaise de Porto, où il a remporté la Ligue des champions en 2004.
A l’Inter Milan, Mourinho a remporté un triplé en championnat, en coupe et en Ligue des champions en 2010 et a été nommé entraîneur mondial de l’année par la Fifa, tandis qu’il a mené l’équipe espagnole du Real Madrid au titre de la Liga en 2012.
Après avoir pris les rênes de Manchester United en mai 2016, il a remporté l’Europa League et la Coupe du Carabao avec eux en 2017.
Mourinho a été licencié par le club d’Old Trafford en décembre 2018, avec 19 points de retard sur Liverpool, leader du championnat à l’époque, et n’a pas dirigé une autre équipe avant de rejoindre les Spurs.
Il prend la tête d’une équipe des Spurs qui n’a pas gagné un seul match en cinq sorties et qui s’est hissée au 14ème rang de la Premier League, à 20 points du leader Liverpool après seulement 12 matches.
L’ambassade de France lance un programme de formation des professionnels de la communication et des médias centrafricains
En partenariat avec le Haut Conseil de la communication, l’ambassade de France organise ce mardi 19 novembre 2019 un séminaire de formation pour 80 journalistes et professionnels de la communication centrafricains intitulé : « Ethique et déontologie du journalisme : pratiques et perspectives en Centrafrique ». Pendant une semaine, des spécialistes locaux et internationaux transmettront leur expertise sur le cadre juridique du journalisme, les questions de déontologie et la lutte contre les rumeurs et fausses informations.
Ce séminaire constitue la première étape d’un cycle de formations de journalistes. Ce dernier permettra aux professionnels des médias et de la société civile de jouer pleinement leur rôle et mission d’information équilibrée des citoyens centrafricains. Le cycle sera composé de cinq séminaires et permettra la formation d’une trentaine de professionnels des médias centrafricains. Pour une dizaine d’entre eux, il sera suivi d’une immersion au sein de médias français à partir du mois d’avril 2020.
Ce programme s’inscrit dans le cadre du soutien de la France au secteur de la communication et des médias en Centrafrique. Il se traduit notamment par un appui au ministère de la Communication et la création d’un Service d’information gouvernementale, ainsi que par le renforcement de la formation initiale en journalisme de l’Université de Bangui, en partenariat avec l’Université de Tours où six journalistes centrafricains poursuivent actuellement leurs études.
Centrafrique.com/des-journalistes-en-formation-a-lalliance-francaise-a-bangui-le-19-novembre-2019-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>À Bangui le 19 novembre 2019. CopyrightCNC
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le Haut conseil de la communication en partenariat avec l’Ambassade de France à Bangui a organisé un séminaire de formation des professionnels des média publics et privés sur l’éthique et la déontologie du journalisme et de rappeler aux professionnels des média le cadre juridique sur la pratique du métier du journalisme. L’atelier se déroule du 19 au 22 novembre 2019 à l’Alliance Française de Bangui.
Présents à la cérémonie d’ouverture, l’Ambassadeur de France, Eric Gerar, la Vice-présidente du Haut conseil de la communication, Edith Isabelle Vackat et autres personnalités.
Enchanté de la présence de participants, l’Ambassadeur de France à Bangui a affiché l’engagement de la France à cette formation. « Je suis ravi de vous rencontrer aujourd’hui à l’ouverture de ce séminaire d’éthique et de déontologie. La France est profondément attachée à la liberté de la presse. Mais la liberté d’expression ne signifie pas de dire n’importe quoi et n’importe comment. Le respect des droits de l’autre est important… ».
« La signature de l’accord de paix a marqué une atmosphère très importante. Il est important que chaque centrafricain soit informer de ce qui se passe. Alors les professionnels des médias ont un rôle nécessaire de vulgariser ce qui se passe mais avec conscience. » A poursuivi l’ambassadeur Eric.
Prenant la parole, la Vice-présidente du Haut conseil de communication, Edith Vackat a renouvelé aux participants l’importance du séminaire et a avoué : « ce séminaire est effectif grâce à l’appui finanier et technique de l’ambassade de France. Le choix de cette thématique n’est pas aléatoire mais ça correspond à la réalité d’aujourd’hui. C’est juste à dessin de rappeler les professionnels des médias sur leurs mission en ce temps de la réconciliation et du pardon.», a-t-elle conclu.
Ce séminaire organisé avec l’appui de l’ambassade de France permet d’outiller les journalistes sur les questions d’éthique et de déontologie. Car le rôle de la presse est primordial.
Rappelons que le métier du journaliste est noble mais difficile. Certes, cette formation bien évidemment va ouvrir le chemin à la bonne divulgation des informations.
Un milicien a été condamné à la perpétuité pour de nombreux viols et meurtres en 2018 dans l’est de la République démocratique du Congo, jeudi, au terme d’un procès qui comptait parmi les parties civiles la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege.
Fréderic Masudi Alimasi dit Koko a été reconnu coupable de “crimes contre l’humanité par viol, empoisonnement, torture, meurtre, esclavage sexuel, disparition forcée”, a indiqué le président d’un tribunal militaire à Bukavu. Masudi Alimasi est le chef de l’une des dizaines de milices armées qui terrorisent les civils dans les deux Kivus depuis 25 ans. Il s’agit en l’occurrence des Raïa Mutomboki, à l’origine un groupe d’auto-défense contre les hutu rwandais du FDLR. Dans la nuit du 8 au 9 février 2018, Masudi Alimasi et ses miliciens ont fait une incursion dans le village de Kabikokole, dans le territoire de Shabunda. Ils ont “pris en otage plus d’une centaine de femmes (…) pour les violer l’une après l’autre”, affirme la Fondation Panzi du docteur Mukwege. Moins de deux mois après les faits, l’AFP avait recueilli le témoignage de trois victimes qui corroborent ces accusations. Il s’agissait de deux femmes de 19 et 36 ans et d’une fillette de dix ans, hospitalisées à la clinique de Panzi du docteur Mukwege près de Bukavu qui soigne les femmes violées. Deux autres miliciens ont été condamnés à 15 et 20 ans de prison. Deux prévenus ont été acquittés. Des dommages et intérêts doivent être versés aux 307 victimes, selon le tribunal. “Dans ce dossier, l’État congolais est incriminé pour avoir failli à son devoir régalien de protéger et sécuriser la population et ses biens”, avait écrit la Fondation Panzi. “Je salue l’accompagnement de certaines organisations pour l’aboutissement de ce processus”, a déclaré un des avocats des parties civiles Me Charles Cicura. “Nous irons en appel à la Cour militaire du Sud Kivu”, a déclaré l’une des avocates des prévenus Me Esther Bashugi. Le procès a été ouvert le 12 septembre, moins de deux ans après les faits, un délai extrêmement rapide dans une région où de nombreuses ONG locales et étrangères luttent contre l’impunité des chefs de guerre. Avec VOA
En Ouganda, le ministre d’Etat aux finances chargé de la planification, David Bahati, met en garde les Ougandais contre l’approbation d’une pétition visant à traduire le président Yoweri Museveni devant la Cour pénale internationale (CPI).
La pétition, dont le fer de lance est un mouvement dirigée par l’opposant Kiiza Besigye, exige qu’au moins deux millions d’Ougandais apposent leur signature.
David Bahati estime que Kizza Besigye et ses compagnons de pétition ont perdu l’espoir de vaincre Museveni et ils se consacrent désormais à ternir l’image du président avec leur pétition.
Les initiateurs de la pétition comptent remettre cette dernière au procureur de la Cour pénale internationale pour l’ouverture d’un procès pour crimes contre l’humanité contre Museveni et d’autres responsables gouvernementaux et des agents de sécurité.
Selon le Statut de Rome qui établit la CPI, les crimes contre l’humanité comprennent le meurtre, l’extermination, l’esclavage, la torture, la disparition forcée de personnes et l’emprisonnement, entre autres.
Parmi les incidents allégués cités dans la pétition figurent la brutalité contre des membres de l’opposition, l’attaque du palais d’Omusinga Charles Wesley Mumbere dans la ville de Kasese (sud-ouest de l’Ouganda), l’invasion du parlement par l’armée pendant le débat sur la limite d’âge et les nombreux enlèvements et meurtres dans le pays.