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La Minusca annonce la fin de règne de l’UPC à Alindao et à Bambouti.

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Minusca-sur-un-char-blinde-lors-de-loperation-du-demantelement-des-barrieres-illegales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />
Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Quelques heures après l’opération militaire baptisée . »Mo Kiri » visant à démanteler les checkpoints de l’UPC dans la Ouaka et Basse-Kotto, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC vient d’annoncer, à travers un communiqué de la Minusca, l’abandon des positions de son mouvement armé dans la sous-préfecture d’Alindao, mais aussi à Bambouti, au sud-est de la Centrafrique.

 

« Dans le cadre de l’opération militaire baptisée « Mo kiri » (‘Toi, dégage), les casques bleus de MINUSCA ont contraint lUPC d’Ali Darrassa à abandonner ses positions au centre dAlindao, et à mettre fin à toute circulation de ses éléments armés dans la ville », a ainsi annoncé la Minusca dans son communiqué publié ce dimanche 2 février, tout en poursuivant que « l’UPC a annoncé son retrait de Bambouti (Sud-est de la République centrafricaine) au plus tard le 5 février 2020, ville quil occupait depuis novembre 2019 ».

Par ailleurs, selon la Minusca, « l’UPC sest en outre engagé à informer la MINUSCA de tous ses mouvements vers ou à partir d’Alindao ».

Selon une source au sein de la Minusca interrogée par CNC, l’opération « Mo Kiri » va se poursuivre dans d’autres villes du pays, notamment vers Kongbo, Kembé et Mobaye pour ainsi contraindre Ali Darassa et son mouvement UPC à se conformer aux clauses de l’APPR-RCA (Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine) dont ils sont cosignataires..

Pour de nombreux Centrafricains, seul le démantèlement des barrières de l’UPC et des autres groupes armés n’est pas la solution. Ces derniers pourraient se transformer aux coupeurs de route pour agresser les populations. Il est donc impératif de les cantonner tous dans un endroit sécurisé avant leur désarmement forcé.

« Je souhaite verser 500 francs CFA aux checkpoints des groupes armés que de se faire massacrer, puis dépouillé par des rebelles déguisés en coupeurs de route, surtout que je suis déjà l’une des victimes de ces derniers en 2015 près de Mobaye »,explique Mathurin, commerçant à Digui.

À Alindao, la Minusca dit avoir constaté le vendredi 31 janvier que l’UPC a effectivement démantelé sa base située près du camp FACA et ses barrières à l’entrée et à la sortie de la ville, victime de multiples attaques des hommes de l’UPC dans des camps des déplacés.

 

Copyright2020CNC.

RCA: alerte au chef de l’Etat sur les massacres des populations de Alindao par des groupes armées

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Centrafrique.com/lancement-du-projet-londo-touadera-attendu-a-alindao-des-negociations-sont-en-cours-avec-ali-darassa/touadera-a-bangassou-18eme-septembre-2018-3/” rel=”attachment wp-att-35808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.
Le Président Touadera en visite à Bangassou en septembre 2018. CopyrightDR.

 

Mr ROOSALEM-HETMAN Psalmer Kelley

À

La Très Haute Attention de Son Excellence Le Professeur Faustin Archange TOUADERA

 

Objet : alerte au chef de l’Etat sur les massacres des populations de Alindao par des groupes armées dans la Basse-Kotto à l’Est de la république centrafricaine.

 

A l’attention de son Excellence Monsieur le Président de la République Centrafricaine, chef de l’État.

Excellence monsieur le Président de la République,

A peine arborons nous l’année 2020, que les sirènes de la mort retentissent encore une fois tristement sur la sous-préfecture de Alindao, dans la Basse-Kotto à l’Est de la République Centrafricaine. Notre pays renoue ainsi d’une année à l’autre, sans répit, avec l’escalade de la violence.

Après les derniers massacres de ce mois de janvier, commis à Alindao, sur les populations civiles suite aux affrontements, qui ont opposés les FACAS, Forces Armées Centrafricaines, aux éléments de l’UPC, c’est le cœur serré que des composantes de la société civile se joignent à notre organisation « le conseil pour la protection des populations et du patrimoine de l’Est » (C3PE) pour dénoncer ces tueries à grande échelle et, par la même occasion, vous interpeller, interpeller la responsabilité du gouvernement ainsi que celle de la Minusca.

Les populations de Alindao sont pour une énième fois massacrées, semble t il par les habituels assaillants.

Notre pays se voit encore une fois endeuillé. Ce malheureux évènement national passera t il encore inaperçu sans que soient prise de sévères mesures à l’encontre des auteurs de ces crimes odieux ?

Ces populations abandonnées à leur triste sort, ainsi exposées à des forces du mal faisant régner la terreur dans leurs localités, ont payé un lourd tribut en cette début d’année.

Excellence Monsieur Le Président, nous nous souvenons encore de votre discours du 16 janvier 2017, suite aux massacres commis sur les populations de cette ville lorsque vous étiez en visite de travail, selon vos termes, en Israël.

Après tous ces massacres d’année en année, faisant de Alindao le centre névralgique de cette crise dans l’Est, nous nous demandons pourquoi le gouvernement n’a pas solliciter la MINUSCA pour mettre en place un dispositif sécuritaire suffisant afin de parer à toute éventualité et l’application systématique de la justice car nous constatons plutôt une certaine impunité à l’égard de ces mêmes criminels.

Monsieur le Président de la République, nous souhaiterions que les services de l’Etat puisse faire un état des lieux sur les massacres commis par les groupes armées à Alindao depuis le début de cette crise. Le bilan en perte des vies humaines sera très certainement hallucinant, pour ce qui est réellement connu.

Nous n’avons pas une seule fois vu des enquêtes diligentées sur ces exactions, ni vu des mesures de répressions contres les assaillants, encore moins une assistance psychologique ni un dédommagement aux familles endeuillées.

Le peuple centrafricain assiste plutôt à la montée en puissance de ces assaillants et même une reconnaissance officielle à leur égard.

Notre gouvernement manifeste t il une réelle volonté à s’impliquer dans la résolution de cette crise, ou se contente t-il d’être observateur des massacres commises sur nos populations.

Nous n’en sommes pas à notre première alerte a votre adresse et à celle de votre gouvernement.

Nous n’attendons bien évidemment plus de réponse de votre part, ni même par courtoisie un accusé de réception. Nous attendons la mise en place de mesures conséquentes pour remédier définitivement aux atrocités commises sur les populations de Alindao. Nous ne pensons pas que les populations de Alindao sont des populations de seconde zone ?

La communauté internationale a mis à la disposition de notre pays une armée de plus de 12000 hommes chargés de sécuriser nos populations. Qu’en est il de la participation de notre gouvernement a la mise en place d’une gestion commune de cette crise avec la MINUSCA ? Qu’en est il des accords militaires que vous signez avec les pays amis de la Centrafrique, et enfin qu’en est il des accords que vous signez avec les protagonistes de cette crise ?

il est tant de tirer un bilan de cette situation sur l’année 2019 afin d’évaluer l’efficacité des décisions prises jusqu’à ce jour et si nécessaire de changer de stratégie. Les CENTRAFRICAINS ne peuvent continuer impunément à se faire tuer sans savoir à quel saint se vouer sachant que vous êtes le garant de la sécurité et de l’intégrité nationale.

Excellence Monsieur le Président, le C3PE s’associe avec d’autres compatriotes centrafricains de la société civile pour vous adresser nos revendications. Il s’agit de sauvegarder la vie des centrafricains. Notre devoir de citoyen et par solidarité pour nos compatriotes en danger, nous amène à vous proposer notre contribution à la recherche des solutions en association avec les institutions en charge du maintien de la paix dans notre, avec votre gouvernement et les institutions internationales.

Nous avons des propositions de stratégie impliquant fortement les populations. La sécurité de nos populations ne peut se faire sans leur participation.

Nous demanderons à tous les citoyens centrafricains digne de ce nom, se sentons fille et fils du Centrafrique de se joindre à nous, quelque soit votre couleur politique de s’unir comme un seul homme afin de trouver la solution sécuritaire de notre pays, du nord au sud et d’est en ouest.

Comme l’adage et je dirai même maxime, d’un grand homme, Nelson MANDELA, ayant marqué l’histoire africaine l’a si bien dit :

“TOUT CE QUI EST FAIT POUR MOI, SANS MOI, EST FAIT CONTRE MOI” : j’en ferai la mienne et nous devrons en faire un crédo si ce n’est une règle.

Encore une fois, notre Conseil C3PE, doté d’une mission d’alerte au gouvernement , vous tendra encore la main pour participer à la sauvegarde de la paix et la protection des intérêts des populations de notre région.

Ainsi nous sommes dans l’attente DES PREMIÈRES DISPOSITIONS SÉCURITAIRES ET RÉGALIENNES pour endiguer cet événement malheureux dans l’intérêt des différentes populations pour que règne une atmosphère de paix et d’entente cordiale dans l’Est de notre pays entre les différentes populations .

Excellence Monsieur le Président, garant de la sécurité du peuple centrafricain, nous attendons du gouvernement les mesures suivantes :

  • Que ce malheur abattu sur notre pays soit considéré comme un deuil national.
  • Que les familles des victimes soient identifiées et dédommagées.
  • Que les enfants de ses familles soient considérés comme les pupilles de la nation
  • Qu’un suivi psychologique soit mis en place pour les victimes de ces massacres et leurs proches.
  • Que la justice de notre pays se saisisse très sérieusement de cette affaire afin que cela ne se reproduise plus et le peuple centrafricain est en attente d’un procès, dit procès d’Alindao.

Excellence Monsieur le Président, une association des victimes de Alindao, “AV-A” sera créée, si cela n’existe pas encore, afin d’aider le gouvernement à suivre la traçabilité du dossier ALIDAO et vous aider, pour une meilleure gouvernance de notre pays, à faire la lumière sur cette situation

qu’endure depuis 2013 nos pauvres populations. Nous souhaiterions qu’il en soit ainsi pour toutes les victimes de notre pays.

Nous ne cesserons de compatir aux malheurs des populations de Alindao et de les accompagner pour la défense de leur droit.

Veillez agréer Mr le Président l’expression de notre considération

Mr G. KH. Roosalem-Hetman

Ampliation :

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Le Président de L’Assemblée National

Le Représentant Spécial Du Secrétaire Général Des Nations Unis

L’Ambassadeur de France à Bangui

L’Ambassadeur des Etats Unis

L’Ambassadeur du Tchad

L’Ambassadeur du Congo Brazzaville

L’Ambassadeur du Rwanda

L’Ambassadeur de Guinée Equatoriale

L’Ambassadeur du Gabon

L’Ambassadeur de La RDC

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OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE (ODD) EN AFRIQUE FRANCOPHONE, L’ISSEA AU RENDEZ-VOUS DE LA SENSIBILISATION POUR LE SUIVI

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Centrafrique.com/article-developpement-durable-issea-cameroun/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE (ODD) EN AFRIQUE FRANCOPHONE, L’ISSEA AU RENDEZ-VOUS DE LA SENSIBILISATION POUR LE SUIVI
Une journée de sensibilisation sur le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique Francophone ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????o???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

 

 

Yaoundé (Cameroun) – Une journée de sensibilisation sur le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique Francophone a été organisée le jeudi 30 janvier 2020, en salle de conférence de l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé, par l’Institut de Formation et de Recherche en Démographie (IFORD) et l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Economie Appliquée (ISSEA), avec l’appui financier d’Expertise France (Projet SODDA) et d’AFRISTAT, sur le thème : « le rôle du Statisticien et du Démographe ».

 

L’objectif principal de la journée était de sensibiliser les étudiants de l’IFORD et de l’ISSEA, les responsables d’institutions publiques et de la société civile ainsi que les partenaires au développement sur l’utilité d’un suivi des progrès dans la réalisation des ODD. Elle visait également à promouvoir son appropriation en tant qu’outil d’aide à la décision politique pour le développement des Etats.

L’activité a été parrainée par la Commission de la CEMAC, représentée par Monsieur Henri Lucien TICKY, Expert Principal Chargé des Questions Institutionnelles qui a ouvert les travaux à 10h précises. Pr Hélène KAMDEM, Directeur Exécutif de l’IFORD et le Dr. Francial Giscard Baudin LIBENGUE DOBELE-KPOKA, Directeur Général de l’ISSEA ont conjointement présidé les travaux.

 

Environ 250 participants nationaux et internationaux ont pris part à cette journée de sensibilisation. Plusieurs thématiques ont été présentées par les experts du PNUD (Yaoundé, Cameroun), de l’UFPA (WCARO, Dakar, Sénégal), de l’IFORD, de l’ISSEA et de l’INS (Yaoundé, Cameroun) sur l’état de mise en œuvre des ODD en Afrique, la place des ODD dans la formation des statisticiens et démographes, l’expérience du Cameroun dans le suivi des ODD, le dispositif de suivi-évaluation des ODD.

 

Au terme de la journée, les participants ont été édifiés sur la nécessité d’un suivi des progrès dans la réalisation des ODD et ont formulé quelques recommandations à l’endroit des décideurs pour une meilleure appropriation du mécanisme en tant qu’outil d’aide à la décision politique pour le développement des Etats.

 

Pour le Directeur Général de l’ISSEA, « Nous sommes résolument engagés dans le cadre de la réforme en cours au sein de l’Institut à prendre en compte les ODD dans la formation de nos apprenants », a-t-il déclaré à la fin des travaux.

 

Rappelons que le Projet SODDA (Projet d’Appui au Suivi des ODD en Afrique) est financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères Français avec pour but de répondre aux besoins grandissant en termes de qualité et de disponibilité des données statistiques pour la mesure des progrès réalisés dans le cadre des ODD. Géré et coordonné par Expertise France en partenariat avec AFRISTAT et l’INSEE, ce projet a pour objectif principal de développer une réflexion intégrée sur les indicateurs de suivi des ODD que les pays francophones pourront ainsi valoriser à l’échelle internationale.

 

 

Avec la Rédaction de l’ISSEA

 

 

Russie: Wagner, le bras armé privé de Moscou

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Centrafrique.com/evgueni-prigojine-egalement-connu-sous-le-surnom-de-cuisinier-de-poutine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P

 

Bangui (République centrafricaine) – La force militaire est encore, pour la plupart des États, une prérogative régalienne, mais le néolibéralisme anglo-saxon a ouvert cet espace à la privatisation dès les années 1990. Mais du côté russe, ce genre de pratique n’a jamais été autorisé. Le mercenariat est officiellement totalement interdit en Russie. Pourtant, dans les faits, les choses ne sont pas si simples, car de toute évidence la position russe sur la question de la privatisation de la guerre a, semble-t-il, beaucoup évolué.

 

La naissance des sociétés militaires privées

Dans les années 1990 aux États-Unis, sur l’initiative du secrétaire d’État à la Défense Dick Cheney, un vaste programme de privatisation des forces armées voit le jour, donnant naissance à des sociétés militaires privées, les SMP. L’une des premières et des plus médiatisées, « Blackwater », aujourd’hui rebaptisée « Academi », fondée en 1997 par Erik Prince, un ancien des forces spéciales de l’US Navy – les Seal –, connaîtra un fort développement après les attentats du 11 septembre 2001 à New York. En Afghanistan, au-delà de ses missions défensives, Blackwater réalise des raids offensifs et létaux pour les « Special Forces » et pour la « CIA ». En Irak, comme le résume le reporter Jeremy Scahill dans son livre Blackwater. L’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde, Blackwater agit comme une garde prétorienne en Irak et bénéficie d’une immunité quasi totale face aux allégations de violence envers les civils irakiens. Selon le New York Times, en 2011 en Afghanistan, la proportion d’employés d’agences de sécurité privées a dépassé le nombre des militaires, avec 113 000 « contractors » (nom donné aux employés de ces sociétés militaires privées dans le monde anglophone) contre 90 000 soldats.

Ce recours au SMP est pleinement assumé par l’État américain qui, depuis, l’a largement développé sur de nombreux théâtres d’opérations à travers le monde. Un système de privatisation de l’action militaire très utile politiquement pour dégager, par exemple, la responsabilité de l’État si nécessaire, « ce n’est pas l’armée qui a fait ça… », et bien pratique notamment pour le concept du « zero kill » que les Américains cherchent à développer, qui consiste à ne pas avoir de victimes à déplorer dans les rangs de l’armée officielle. Une approche qui a peut-être fait des émules.

Les « hommes en vert » du Donbass

Le mercenariat a toujours existé à travers le monde. Mais comme cette pratique a été vivement combattue ces dernières décennies, elle s’est faite plus discrète. Cependant, elle a refait une apparition remarquée à l’occasion de la guerre par procuration qu’a menée la Russie en Ukraine en 2014. Bien que le Kremlin ait longtemps insisté sur le fait que la Russie ne faisait pas officiellement partie du conflit, la présence au Donbass « d’hommes en vert », venus en soutien aux séparatistes pro-russes, a révélé le recours à des mercenaires russes, appelés tantôt « mercenaires », « soldats » ou « volontaires ».

L’histoire, d’après le site internet de Saint-Pétersbourg www.fontanka.ru, a commencé en 2013 avec un groupe de 267 hommes d’origine russe qui ont été envoyés en Syrie par une organisation appelée Slavic Corps (« Corps slave »), une SMP créée en 2013 et basée en Argentine. Leur mission consistait officiellement à protéger des installations pétrolières, mais ils ont été rapidement pris par la guerre civile du pays dans laquelle ils se sont impliqués. Conflit où ils subiront de lourdes pertes. Certains des survivants, de retour à Moscou en octobre 2013, ont été arrêtés et condamnés pour activité mercenaire illégale.

Cependant, comme l’explique le site globalsecurity.org, « en 2014, alors que Moscou annexait la Crimée et attisait une guerre séparatiste dans l’est de l’Ukraine, un officier de l’armée russe nommé Dmitry Utkin et d’autres ont commencé à former des unités paramilitaires pour combattre dans le Donbass ukrainien. Des groupes de mercenaires ont travaillé main dans la main avec l’armée russe. Ils se sont entraînés dans une installation militaire près de Rostov-sur-le-Don et étaient commandés par des officiers expérimentés des services spéciaux et du ministère de la Défense. En juin 2014, les premiers groupes d’environ 250 mercenaires franchissaient la frontière ukrainienne ». L’un des groupes était dirigé par le lieutenant-colonel Dmitry Utkin, considéré comme le fondateur et le chef militaire du Corps slave, puis du Groupe Wagner qui recrutera ses soldats de fortune, pour la plupart habités par de fortes convictions nationalistes, qui opéreront pour lui en Ukraine.

Dmitry Utkin (capture d’écran) rferl.org

Car Dmitry Utkin est une figure du genre : c’est un ancien dirigeant de la 2e brigade des forces spéciales du renseignement militaire russe (le GRU). On dit de lui qu’il porte un casque à cornes, qu’il pratiquerait une forme de paganisme et qu’il aurait une croix gammée tatouée sur l’épaule. Proche des milieux néonazis, sa sympathie pour le IIIe Reich lui vaudrait aussi son nom de guerre de « Wagner », surnom qu’il aurait pris en hommage à l’antisémitisme du compositeur allemand du XIXe siècle Richard Wagner. Ses hommes et lui étant qualifiés de « Groupe Wagner », ce nom deviendra celui de sa société militaire privée.

En juin 2017, son nom a été ajouté à la liste des individus sous sanctions du département du Trésor américain pour ses « actions en Ukraine ».

Les théâtres d’opérations du Groupe Wagner

Le 30 septembre 2015, la Russie lance une campagne militaire en Syrie et déploie sur le terrain des forces armées régulières, un corps expéditionnaire composé de forces d’opérations spéciales (SSO), de différentes forces spéciales (Spetsnaz), de la police militaire, de conseillers et de techniciens militaires ainsi que des « volontaires » et des « contractuels » (Kontraktniki) et autres paramilitaires travaillant pour des sociétés militaires privées, dont le Groupe Wagner, qui refait alors son apparition. Un pays dans lequel le Groupe Wagner s’impliquera fortement et où il restera aux côtés du régime syrien contre les jihadistes de l’organisation État Islamique. Cette implication, d’après des observateurs militaires, permettrait là encore de faire des actions de guerre par procuration, sans que ce soit une guerre ouverte contre les États-Unis, sur un terrain où Occidentaux et Russes ont des intérêts divergents.

Cette aventure syrienne, au-delà des victimes civiles et militaires, coûtera cher en vies humaines au Groupe Wagner, notamment lors de la bataille perdue de Deir Ezzor en février 2018, où ils perdront plusieurs dizaines d’hommes, selon certaines sources – seulement cinq, d’après Moscou. D’après le journal russe d’investigation RBK, plus de 1 600 Kontraktniki russes se sont battus sur la bataille de Palmyre en 2016. D’après RBK, ces mercenaires travailleraient en partie avec le GRU. Ce qui n’est pas surprenant quand on sait, comme en témoigne l’Institut français des relations internationales (l’Ifri) dans son rapport « Spetsnaz, contractuel, volontaire : qui sont les “hommes de guerre” russes en Syrie », que le camp d’entraînement du Groupe Wagner se situerait sur la base de Molkino en Russie, qui héberge la 10e brigade des forces spéciales du GRU. Une forte implication qui expliquerait peut-être pourquoi Dmitry Utkin a été décoré pour son action de « l’Ordre du Courage » au Kremlin le 12 décembre 2016.

►À lire aussi : Mercenaires russes tués en Syrie: la polémique enfle à Moscou

Devenus trop visibles sur le théâtre d’opérations syrien, les hommes du Groupe Wagner sont ensuite réaffectés à la sécurisation de champs gaziers et pétroliers, revenant ainsi à une situation plus classique d’intervention et plus acceptable.

Mais au-delà de la Syrie, leur présence est signalée dans de multiples pays où la Russie souhaite se positionner. Ce sera le Venezuela, le Soudan, la République centrafricaine, Madagascar, le Mozambique, la Libye…Dès que leur présence est révélée à Bamako ou ailleurs, la presse s’alarme et titre souvent sur leur débarquement, même s’il s’agit parfois d’autres SMP russes. Car le Groupe Wagner est devenu la référence dès qu’on parle d’opérateurs privés russes : c’est la plus importante, probablement de par son lien avec le Kremlin.

►À lire aussi : RCA : Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner

Un membre de l’unité de protection rapprochée du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, composée d’agents de l’entreprise de sécurité privée russe Sewa Security, est vu à Berengo le 4 août 2018. FLORENT VERGNES / AFP

« Le cuisinier de Poutine »

Derrière le Groupe Wagner opère celui qu’on désigne comme son financier, pour certains son fondateur et son véritable chef, un personnage qui semble sorti d’un roman de Dostoïevski, craint et secret, décrit par certains comme glacial et provocateur, qui ferait partie des proches de Poutine. Un homme dont le nom est Evgueni Prigojine, plus connu par son surnom de « cuisinier de Poutine », décrit par le journaliste d’investigation Roman Dobrokhotov, du site « The Insider », par cette formule : « Prigojine est l’un des hommes les plus mystérieux du sommet de l’État russe. Il est aussi, avec le président tchétchène Ramzan Kadyrov, celui sur lequel il est le plus désagréable et le plus dangereux de travailler ».

Evgueni Prigojine serait, d’après plusieurs sources, un ancien gangster, condamné en 1981 à douze ans de prison pour banditisme et divers vols. À la chute de l’URSS, alors que les Russes se ruent sur les hot dogs américains, il ouvre une chaîne de fast-food et, peu après, un restaurant ultra chic à Saint-Pétersbourg où il fait la connaissance de Vladimir Poutine dans les années 1990. Or, Poutine, qui serait connu pour craindre les empoisonnements, lui aurait fait confiance et l’aurait chargé de fournir le Kremlin, d’où son surnom de « cuisinier de Poutine ». Une proximité avec le président, comme l’explique le journal Le Monde, qui lui permettra de remporter des contrats de plus en plus importants, dont celui avec le ministère de la Défense, évalué à plus d’un milliard d’euros par an.

Le nom d’Evgueni Prigojine est aussi, d’après de nombreuses sources, relié aux « usines à trolls » qui ont envahi internet de commentaires et de posts préfabriqués pour attaquer les ennemis de la Russie et diffuser les messages de propagande du Kremlin. Prigojine, d’après Le Monde, « fait partie de la liste des individus les plus sanctionnés par Washington pour leur participation supposée aux ingérences russes lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 ».

Affaires militaires et matières premières

Une enquête de Mediapart en 2019, qui révélait les déplacements réguliers du « cuisinier de Poutine » en avion privé sur de nombreuses zones de conflits armés, principalement au Moyen-Orient et en Afrique, s’interrogeait pour savoir si c’était pour contrôler le menu des militaires russes qui y sont présents. De toute évidence, la réponse est « non ».

Selon le site Fontanka, cité par Mediapart, déjà en décembre 2016, sous les auspices du ministère russe de l’Énergie, Prigojine, pour la société russe Euro-Polis, avait signé avec le gouvernement syrien un mémorandum de cinq ans, jusqu’en 2021, pour la protection des champs pétroliers et gaziers syriens repris à l’organisation État islamique. En contrepartie, Euro-Polis percevait un quart des revenus tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole syrien, ainsi que le remboursement du coût des combats menés par le Groupe Wagner. En mai 2017, Euro-Polis ouvrait une succursale à Damas, en Syrie.

Depuis, de nombreux accords d’exploration et d’exploitation des ressources minérales locales ont été passés avec des pays où il y a des intérêts russes et des structures de Prigojine, celui-ci jouant un rôle important dans ce processus. Autre exemple : à partir de 2018, le Groupe Wagner commence à travailler en République centrafricaine et au Soudan. Dans la même période, les sociétés associées à Prigojine, « Lobaye Invest » et « St.Petersburg LLC M Invest » ont reçu l’autorisation d’exploiter les gisements aurifères, diamantaires et d’autres minéraux en RCA et au Soudan, observe la même source.

Les journalistes assassinés enquêtaient sur la présence de mercenaires russes dans l’appareil sécuritaire d’État, dont la garde rapprochée du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. (Image d’illustration) FLORENT VERGNES / AFP

De la difficulté d’enquêter sur le Groupe Wagner

Le 30 juillet 2018, trois journalistes russes, Alexander Rastorguev, Orhan Jemal et Kirill Radchenko, qui enquêtaient sur les activités de Prigojine et du Groupe Wagner en RCA, ont été assassinés en République centrafricaine. Selon une enquête indépendante, un gendarme centrafricain qui coordonnait ses actions avec des membres des structures de Prigojine pourrait être impliqué dans les meurtres. En revanche, selon la Russie, qui vient récemment de produire le résultat de son enquête, les auteurs de ces crimes étaient des voleurs, des « coupeurs de route » comme on dit sur place. De son côté, le service de presse de Prigojine, cité par Mediapart, a déclaré, après l’assassinat des journalistes, que Prigojine « n’avait aucun intérêt dans les projets militaires ou civils en République centrafricaine, y compris dans l’exploitation des gisements d’or ».

Malgré toutes les tentatives pour ne pas faire la lumière sur les opérations du Groupe Wagner, sa présence est régulièrement signalée. En début d’année, dans le cadre des négociations sur la Libye, le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la présence du Groupe Wagner, affirmant que 2 500 mercenaires de Wagner étaient aux côtés du maréchal Khalifa Haftar. Washington s’est dit très préoccupé par la présence croissante de mercenaires de Wagner en Libye. Mais la Russie nie toute implication directe dans le conflit.

Dernier épisode : fin janvier 2019 au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian dénonçait ouvertement la présence de mercenaires russes en République centrafricaine en pointant la présence « anti-française » de la Russie par ces mots : « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine… Si M. Prigojine m’entend au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien ».

Pendant ce temps, le groupe Wagner, lui, continue de faire le travail.

 

Article rédigé et publié par RFI

RCA : Ndélé, altercation au couteau entre deux élèves du lycée moderne.

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Centrafrique.com/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

 

Ndélé (République centrafricaine) – samedi premier février, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les élèves du lycée moderne sont encore sous le choc après avoir participé à une scène de crime impliquant au moins un de leurs collègues, a-t-on appris de source concordante locale.

 

D’après la même source, ce vendredi 31 janvier, aux environs de 10 heures, une bagarre aurait éclaté entre deux jeunes élèves de la classe de troisième du lycée moderne. Plusieurs coups de couteau ont été portés par l’un des belligérants, âgés d’environ  21 ans. La victime, touchée gravement à l’abdomen

A été transporté d’urgence à l’hôpital. Son pronostic vital ne serait pas engagé.

D’après un gendarme du FPRC interrogé par CNC, une enquête serait en cours pour connaître les raisons de cette agression. La piste privilégiée semble être un différend entre les jeunes protagonistes.

Mais pour bon nombre des personnes, la tension interethnique entre les Rounga et Goula serait à l’origine de cette violence.

Il faut noter au passage que le présumé agresseur est un jeune Rounga, tandis que sa victime est de l’ethnie Goula.

Par ailleurs, plusieurs combattants rebelles du FPRC, en provenance des villes environnantes,  sont arrivés en masse à Ndélé. Les raisons de ce déploiement ? Difficile de le savoir pour le moment.

 

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RCA : Opération du démantèlement des barrières de l’UPC sur l’axe Bambari Alindao

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Centrafrique.com/operation-du-demantelement-des-barrieres-de-lupc-sur-laxe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>opération du démantèlement des barrières de l'UPC sur l'axe Bambari-Alindao le 1 février 2020 par cnc
opération du démantèlement des barrières de l’UPC sur l’axe Bambari-Alindao le 1 février 2020. Photo CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Ce samedi 1er février, dans la matinée, les forces portugaises de la Minusca, appuyées par leurs collègues des contingents népalais et gabonais, ont mené une opération musclée du démantèlement des barrières illégales de l’UPC sur l’axe Bambari Alindao, quelques heures après la fin de l’ultimatum lancé par la Minusca, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

L’opération, menée conjointement par les forces spéciales portugaises et népalaises, appuyées par les soldats du contingent gabonais et quelques FACA à bord de chars et blindés avec une couverture aérienne des hélicoptères de combat, vise non seulement à démanteler les barrières  de l’UPC, mais aussi de procéder au regroupement forcé de ses combattants à Alindao avec destruction de ses bases.

Pour l’heure, l’opération se poursuit au croisement Digui, non loin du village Ngakobo,  avec la fuite des rebelles dans la brousse.

Pour rappel, la Minusca, qui avait lancé un ultimatum au chef rebelle Ali Darassa de procéder lui-même au démantèlement de ses nombreuses barrières illégales sur ces axes routiers, n’a pas entendu longtemps pour mobiliser ses hommes avec plus de 70 chars blindés et des hélicoptères de combats afin de mener cette opération contre les positions de l’UPC dans la Ouaka et Basse-Kotto, à quelques jours du premier anniversaire de l’accord politique pour la pais et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signée le 6  février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés opérant sur son territoire.

Il y’a lieu de noter aussi que le chef de l’État devrait se rendre à Alindao fin janvier, mais le chef rebelle Ali Darassa avait posé de nombreuses conditions. Et donc, cette opération de la Minusca pourrait être une opportunité pour le chef de l’État de pouvoir se rendre désormais sans inquiétude à Alindao pour lancer le projet Londo dans la ville.

 

Bertrand Yékoua

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Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait lever les sanctions sur la Centrafrique à une date prochaine, selon un diplomate chinois

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Centrafrique.com/conseil-de-securite-des-nations-unis-img_7mars2018225400-8/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Un diplomate chinois a estimé vendredi que le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait lever son embargo et ses sanctions sur la République centrafricaine à une date prochaine.

S’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité, le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, Wu Haitao, a déclaré que la situation politique et de sécurité dans son ensemble en Centrafrique évoluait dans une direction positive.

Le gouvernement centrafricain s’engage à mettre en oeuvre l’accord politique pour la paix et il a réalisé des progrès positifs dans la mise en oeuvre des critères pour évaluer l’embargo sur les armes, a-t-il ajouté.

La Chine a toujours considéré que ces sanctions ne constituaient pas une fin en soi mais un moyen d’aider la Centrafrique à restaurer la stabilité nationale et l’ordre social normal au plus vite, a déclaré le diplomate chinois.

Il a appelé le Conseil de sécurité à lever l’embargo et les sanctions à une date prochaine à la lumière de la situation effective en Centrafrique, et en particulier des souhaits de son gouvernement.

“Cela aidera le gouvernement centrafricain à renforcer sa capacité à préserver la sécurité nationale et à faciliter un règlement politique sur la question”, a souligné M. Wu.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi une résolution visant à prolonger pour six mois les sanctions à l’égard de la République centrafricaine.

Il s’agit du premier renouvellement du régime de sanctions à l’encontre de la Centrafrique depuis la signature de l’Accord de paix politique entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés le 6 février 2019 à Bangui.

 

Avec Xinhua

CENTRAFRIQUE : DÉCRYPTAGE ANALYTIQUE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT FONDATEUR DE LA CONVERGENCE KNK. 

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin du Général déserteur de l’armée centrafricaine dans le pays de ses ancêtres qu’il a marqué de ses empruntes durant une décennie, le président de la convergence KNK gonflé à bloc avec des envies surdimensionnées a été reçu par le chef de l’état pour esquisser des solutions à la longue et interminable crise centrafricaine. Une conférence de presse improvisée s’en est suivie quelques jours après au siège de son parti pour tenter de renouer le lien avec le peuple meurtri en clarifiant à l’opinion nationale et internationale ses réelles intentions ainsi que son avenir politique.

 

Dans une panoplie d’annonces, l’ancien président de la république a demandé solennellement “Pardon” au peuple centrafricain tout en affirmant avec force “qu’il n’a jamais fait du mal intentionnellement à un de ses compatriotes.” D’un revers de la main, il a gommé les intentions de coups d’état qu’on lui prête à tort ou à travers et se positionne fermement comme un acteur principal ou incontournable de la paix.

Au fil du débat, le président de la convergence KNK affirme qu’il ne craint pas le mandat d’arrêt décerné contre lui par le parquet général pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et incitation à la haine. Par la même occasion, il réclame la levée sans conditions des sanctions onusiennes qu’il juge injustes. Il apparaît aussi important de souligner que l’importante communication de son discours gravite autour de sa prochaine candidature aux élections présidentielles de 2020 car a t-il dit que “rien ne l’empêche d’être candidat.” Il ne faut également pas occulter que le Général est apparu selon la traduction gestuelle ( le non verbal ) choquer et un peu agressif quand un journaliste a évoqué l’éventualité de l’invalidation de sa candidature par la Cour constitutionnelle.

S’évertuant à la recherche de la quintessence du message et de véritables intentions du Général, le citoyen lambda s’interroge :

Quelle est la véritable philosophie politique de cette conférence de presse ? Si notre célèbre Général ne se reproche rien même sur les dossiers brûlants relatifs aux assassinats des officiers Ndjader et Massi, pourquoi demande t-il solennellement “pardon” au peuple centrafricain en l’absence de fautes ? Peut-on demander la clémence du peuple et en même temps solliciter son suffrage pour répéter les mêmes erreurs du passé ? Comment peut-on prétendre briguer la magistrature suprême quand on est sous le coup d’un mandat d’arrêt établi par les autorités judiciaires de son pays ? Après la rencontre avec le chef de l’état suivie de la conférence de presse, le président de la convergence KNK peut-il courageusement demander une audience au parquet général pour clarifier son avenir judiciaire ? Nous espérons que le même courage qui l’a poussé à rentrer sans crainte au pays le conduira à affronter la justice de son pays.

Par ailleurs, nous avons remarqué un manque de logique, de cohérence tout au long du débat. L’acteur principal se satisfait des réponses fermées sans possibilité d’argumenter. La maladresse et la médiocrité étaient notoires dans l’interpellation directe mettant en difficulté l’orateur qui cache mal le mensonge, la manipulation et la démagogie.

Il semble palier ces lacunes en répétant abusivement des mots bien distillés par son porte parole. Pour finir, nous déduisons que si les autorités centrafricaines ne sont pas prêtes pour juger le Général en exécutant le mandat d’arrêt, la justice internationale prendra ses responsabilités conformément aux dispositions de l’article 17 du statut de Rome entré en vigueur le 1er juillet 2002. En effet, l’article 17 du statut de Rome prévoit le principe de complémentarité c’est à dire que la cour pénale internationale (CPI) est uniquement compétente lorsque l’état n’a pas la volonté ( ce qui est notre cas ) ou incapable de mener sereinement une enquête ou une poursuite.

A la lecture de l’article 17 du statut de Rome, c’est quoi une juridiction incapable et manquant de volonté ? Suivez mon regard et merci de demander des explications à nos autorités…d’aucuns diront que la cour pénale internationale n’est qu’un tribunal des impérialistes pour opprimer les dirigeants africains.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 31 janvier 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

République centrafricaine : le Conseil de sécurité renouvelle l’embargo sur les armes

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Bangui (République centrafricaine) – 31 janv. 2020 12:53 – Dans sa résolution, le Conseil de sécurité « décide que, jusqu’au 31 juillet 2020, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine (…) d’armements et de matériel connexe de tous types ».
Il décide également une série d’exemptions. Ces mesures ne s’appliqueront notamment pas aux livraisons de matériel non létal et à la fourniture d’une assistance, y compris les activités de formation opérationnelle et non opérationnelle dispensée aux forces de sécurité de la rca.

 

Le Conseil de sécurité s’est déclaré particulièrement préoccupé par les informations selon lesquelles des réseaux transnationaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés en RCA et a demandé au Groupe d’experts de prêter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux.
Après le vote, la France a estimé que l’adoption de cette résolution constituait un bon compromis. Elle a noté que le Conseil de sécurité a autorisé deux assouplissements significatifs de l’embargo sur les armes entre le mois de septembre et aujourd’hui pour faciliter et renforcer la mobilité et la sécurité des forces de sécurité centrafricaines.
« Dans un contexte sécuritaire qui demeure instable, il nous paraît important de conserver une approche responsable et de veiller à accompagner les autorités centrafricaines dans leurs progrès en matière de réforme du secteur de la sécurité, de désarmement, démobilisation et réintégration des anciens membres des groupes armés, et de gestion des armes et des munitions », a dit Anne Gueguen, Représentante permanente adjointe de la France aux Nations Unies.
Visite d’un expert indépendant de l’ONU pour évaluer la situation des droits de l’homme
De son côté, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, a annoncé vendredi qu’il se rendrait dans le pays du 3 au 12 février 2020.
La visite de M. Agbetse fait suite à sa récente nomination par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2019. Avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant originaire du Togo, M. Agbetse travaille depuis 25 ans dans le domaine de la justice et des droits de l’homme, y compris les droits de l’enfant.
Au cours de cette visite en RCA, il doit rencontrer les autorités centrafricaines, ainsi que les chefs de l’opposition, les chefs des groupes armés, des représentants de la société civile et de l’ONU. Il prévoit également de voyager à l’intérieur du pays.
L’expert évaluera également la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019, en particulier en ce qui concerne la justice transitionnelle, la situation des femmes et des enfants.

Avec Minusca

RCA : pourquoi Ali Darassa veut-il finir avec le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou?

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Centrafrique.com/depute-amadou-aboubakar-et-ali-darassa-coupe-et-colee-par-cnc-le-31-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le député de Bambari 1 HAMADOU Aboubakar Kabirou, et le chef rebelle Ali Darassa. Image combinée par CNC le 31 janvier 2020.
De gauche à droite, le député de Bambari 1 HAMADOU Aboubakar Kabirou, et le chef rebelle Ali Darassa. Image combinée par CNC le 31 janvier 2020.

 

Bambari (République centrafricaine) – Interdit par le chef d’État major de l’UPC de mettre les pieds dans la préfecture de la Ouaka, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou avait été sommé par Ali Darassa de quitter immédiatement Bambari il y’a quelques semaines alors qu’il était en compagnie de certains « investisseurs turcs » pour un projet de construction d’une école franco-arabe dans sa circonscription. Paniqué, l’homme a pu trouver refuge à la gendarmerie avant de quitter la ville le lendemain. Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir pourquoi Ali Darassa veut-il en finir avec le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou alors que ses collègues de Bambari n’ont pas de problème particulier avec celui-ci ? Enquête spéciale du CNC.

 

Il y’a exactement trois ans, en 2017, des combats ont éclaté dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre est du pays, opposant les combattants rebelles de la coalition FPRC-MPC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique  et mouvement patriotique pour la Centrafrique),  à ceux de l’UPC, unité pour la paix en Centrafrique.

À cette époque, les médias parlaient de guerre de position et de contrôle des ressources, et ce n’était pas faux.

En effet, quelques mois plutôt, le FPRC, dans ses activités de pillage des ressources minières et biodiversités du pays, avait déployé ses braconniers dans les préfectures de Mbomou et Haut-Mbomou. Ces derniers ont suffisamment pillé des tonnes d’ivoire, des cornes de rhinocéros, des fourrures de panda, la peau et pénis  du tigre ainsi que des diamants et ors jusqu’à la frontière du Sud-Soudan. Au moment de leur retour, ils sont tombés nez à nez avec les combattants de l’UPC qui ‘ont aussitôt confisqué leurs véhicules ainsi que tous les produits qu’ils venaient de braquer, sur ordre d’Ali Darassa.

Pendant ce temps, le FPRC, informé de la nouvelle, tentait en vain de persuader le chef d’État major de l’UPC de lui restituer ses produits.

Face au refus du chef rebelle Ali Darassa, le FPRC avait mené une violente offensive contre ses positions dans la Ouaka, notamment à Ndassima et Djoubissi, deux localités riches en or contrôlées par l’UPC.

Après plusieurs mois de conflit, et suite aux négociations de la Minusca, les combats ont cessé. Maintenant, pour Ali Darassa, c’est le moment d’évacuer les produits miniers et biodiversités qu’il venait de confisquer au FPRC.

Comme vous le savez, si l’on parle de tonnes d’ivoire, il faut nécessairement un camion pour le transporter en toute sécurité et les faire sortir du pays.

Sachant quoi faire, Ali Darassa s’est rapproché du député HAMADOU Aboubakar  Kabirou pour lui demander son aide.

D’après un officier général de l’UPC interrogé par CNC, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou  aurait proposé à Ali Darassa de transporter tous les produits dans un camion-citerne et les faire sortir du pays facilement. C’est d’ailleurs ce qui a été fait et tous les produits confisqués par l’UPC ont pu quitter le pays pour le Cameroun voisin où ils ont été vendus sur des marchés noirs.

Estimé à plus de 350 millions de francs CFA par Ali Darassa, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou, après avoir vendu tous les produits au Cameroun,  donne seulement 20 millions de francs CFA au chef rebelle.

Très en colère d’avoir reçu 20 millions de francs CFA de la main du député Kabirou, le chef rebelle Ali Darassa lui demande incessamment de lui donner le reste de son argent. Faute de quoi, il pourrait lui réserver un triste sort.

C’est une histoire de voleur volé.

À Bangui, le député Kabirou tentait en vain de persuader le gouvernement de lui donner des éléments de protection afin qu’il puisse retourner sans crainte à Bambari. Même la Minusca, selon ses dires, ne voulait plus le transporter dans leur avion pour aller à Bambari. Pendant ce temps, Ali Darassa est ferme sur sa position, Kabirou doit lui restituer le reste de 300 millions qu’il détienne par devers lui. Un véritable bras de fer entre deux mafieux que chacun tente de faire impliquer tout le pays.

 

Une enquête préparée par Bertrand Yékoua

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APPR en République centrafricaine : joyeux ou triste anniversaire ?

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Centrafrique.com/el-bechir-du-soudan-et-touadera-de-la-centrafrique-a-khartoum-lors-de-la-signature-accord-de-paix-avec-les-groupes-armes-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ex-chef d'État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l'accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.
L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Il y a maintenant presque une année que l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en République centrafricaine, accord dit de Khartoum a été signé à Bangui. Cet accord qui rappelons le vise à désarmer les groupes armés, à les démobiliser et à faire cesser toute hostilité avait été défendu sur l’échiquier par la diplomatie russe. Depuis, de l’eau a coulé dans l’Oubangui et il appartient à chacun de se faire sa propre opinion sur la réussite ou l’échec de cet accord.

Pour cela, il est important de regarder la situation sur le terrain ! Depuis un an, qu’en est-il ?

 

Force est de constater que tout n’est pas rose. Et pour preuve ! Les sessions du comité exécutif de suivi de l’APPR se suivent (nous en sommes à la 7ème) et en province, les dés ne sont pas jetés pour autant. Les groupes armés continuent à mettre en coupe franche le pays et à se servir sur la bête par tous les moyens. Les barrages routiers dressés par les coupeurs de route, les taxes mises en place au titre de la soi-disant protection des populations par les groupes armés, les arrangements lucratifs avec les mercenaires qui exploitent les mines de diamants, longue est la liste des exactions en tout genre qui viennent plombés cet accord.

Quant aux affrontements, tantôt en sommeil, ils ont repris avec l’arrivée de la saison sèche.

Que ce soit récemment à Alindao où l’UPC a encore violé l’accord et occasionné de nouveaux blessés et des morts ou encore à Birao et Bria  où de violents combats ont repris et sont en cours à l’heure où ces lignes sont écrites, la population centrafricaine ne vit toujours pas en paix et le chemin semble encore long pour y arriver.

 

Amer constat, mais là où certains voient le verre à moitié vide, on peut aussi le considérer comme à moitié plein ! En effet, la Minusca ne ménage pas ses efforts pour tenter de faire respecter au mieux cet accord et dans nombre d’endroits en province, une certaine stabilité est observée et une vie quasi normale reprend. Les Centrafricains sur le terrain le savent bien, comme les habitants de Pombolo par exemple qui savent ce qu’ils doivent à l’action récente du contingent gabonais. Un autre exemple d’avancée dans ce processus est la formation des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) dont les premières ont été formées fin 2019 à Bouar. Alors, osons dire que même s’il n’avance pas assez vite aux yeux des Centrafricains qui subissent la loi des groupes armés, cet accord va dans le bons sens malgré tout. Accusée de ne pas être assez efficace par certains qui ont la critique facile depuis leur confort banguissois sans relever les manches pour aider, il faut leur dire que selon l’expression consacrée : « Rome ne s’est pas faite en un jour » et qu’on ne relève pas un pays qui a connu tant de crises successives par un coup de baguette magique. Et puis, concrètement, que font ceux qui ont tiré les ficelles de cet accord en coulisse et qui, au lieu de contribuer au retour de la paix dans le pays, profitent de cette situation qui les arrange pour le piller de ses richesses ?

 

Autant de questions qui méritent d’être posées pour que chacun puisse se faire sa propre opinion sur le sujet. Alors, dans tous les cas et comme la période des vœux est toujours d’actualité, souhaitons la meilleure issue de cet accord pour la paix en Centrafrique!

 

Adama Bria

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RCA : TOUADERA reconnu coupable de la violation de la Constitution par la justice.

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Centrafrique.com/le-leader-du-parti-mdrec-joseph-bendounga-et-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-coupes-et-montes-par-cnc-le-30-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l'État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.
De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.

 

Bangui (République centrafricaine) –  La décision vient de tomber, ce jeudi 30 janvier, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est reconnu officiellement coupable de violation de la Constitution du 30 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, et l’opposition s’apprête à demander sa destitution.

 

À force de persister, on finira par réussir. Monsieur Joseph Bendounga, Président du Mouvement démocratique pour la Révolution de Centrafrique (MDREC), après avoir été débouté par la Cour constitutionnelle en décembre 2019 suite à sa requête en annulation de l’arrêté portant création de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral en Centrafrique, l’homme n’a pas baissé les bras, bien au contraire. Le 13 janvier dernier, il a introduit une nouvelle requête dans laquelle il sollicite de la Cour Constitutionnelle la vérification de la constitutionnalité du Décret n°l9.355 du 17 décembre 2019 portant création d’une Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques (DGGTIS).

Pour le leader du MDREC, la création d’une Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, qui est un Établissement Public, sont du domaine de la loi selon l’art 80 tirets 14 de la Constitution .

Ceci dit, le Président de la République , vu l’article 34 de la Constitution, « ne peut prendre part ni par lui-même, ni par personne interposée, aux marchés public ou privés pour le compte des administrations ou institutions relevant de l’État et des Collectivités locales ou soumises à leur contrôle ».

Et après avoir entendu le 29 janvier 2020  les observations à la Cour de Maître Emil BIZON, l’avocat de l’État dans lesquelles il soutient que la structure créée par le Décret querellé n’est pas un Établissement Public, mais n’est rien d’autre qu’un outil au service du Président de la République pour la réalisation de grandes orientations de la politique de nation qu’il s’est fixées, la Cour constitutionnelle, lors de son audience du 30 janvier 2020, décide « qu’en application de l’article 80 de la Constitution, la création de la Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, Établissement public, est du domaine de la loi. Qu’il y a donc lieu de dire en conséquence que le Décret n°19.355 du 17 décembre 2019 n’est pas conforme à la Constitution ». Pour être claire, la Délégation générale des Grands Travaux et des Investissements stratégiques est dissoute.

D’ores et déjà, dans le camp de l’opposition, la victoire politique et juridique du leader du MDREC Joseph Bendounga galvanise plus d’un. Certains se préparent même à engager de procédure en destitution auprès de la haute cour de justice du chef de l’État pour violation de la Constitution de la République.

Il y’a lieu de noter que depuis son accession à la magistrature suprême de l’État en mars 2016,le Professeur Faustin Archange TOUADERA, contrairement à ses prédécesseurs, ne dispose pas d’un conseiller juridique. Il se base pour la plupart sur son directeur de cabinet, un magistrat que certains jugent juridiquement le moins outillé par rapport à ses collègues.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : Francis Bozizé au cœur d’une folle rumeur dans l’Ouham-Péndé.

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Bouar (République centrafricaine) – Les conséquences de multiples compagnes de diffamation radiodiffusées portées par Zama Javon Papa, et Abakar Pico, sur les antennes de la radio nationale commencent à porter ses fruits. Dans les villes de province, les populations commencent à s’inquiéter, et les rumeurs, rapides et dangereuses,  vont bon train depuis quelques jours, et ce n’est qu’un début, en tout cas si cela persiste.

 

 

Accusé par les griots du régime en place d’avoir recruté des mercenaires  qui aurait pour objectif de chasser du pouvoir la tortue de Damara Faustin Archange TOUADERA, l’ex-chef de l’État, François Bozizé et son fils Francis Bozizé font l’objet depuis quelques semaines  des folles rumeurs dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, mais aussi dans la Nana-Mambéré.

Du matin au soir, à Bocaranga et à Koui,, au nord-ouest de la Centrafrique, les conversations du jour se font autour de la fameuse histoire du recrutement dans l’Ouham des milliers des jeunes, par le fils de l’ancien Président, le colonel Francis Bozizé. Certains vont même jusqu’à préciser qu’une partie de ces jeunes recrues seraient basées dans un camp vers Ngaoundaye, à la frontière avec le Cameroun pour des formations militaires.

L’une de nos équipes, informées de la situation, s’était rendue dans les localités de koui et de Ngaoundaye la semaine dernière pour enquêter sur ces allégation, mais difficile pour elle de les confirmer pour le moment.

Contactés par CNC, certains officiers gendarmes dans la Nana-Mambéré confirment à CNC que cela ne pourrait être que les effets négatifs des compagnes diffusées du matin au soir à la radio nationale par les griots du pouvoir, en l’occurrence Zama Papa Javon et Abakar Piko.

« Les populations ont peur, elles ont peur de revivre la même crise politico-militaire de 2012-2015 où le nombre des morts se compte par milliers. Il faut nécessairement bannir les discours de haine pour que le pays retrouve un peu de calme… », s’alarme Didier Pouno, commerçant à Bouar, dans la Nana-Mambéré.

Ce mercredi 29 janvier, au téléphone, nous avons tenté en vain de joindre le colonel Francis Bozizé, la cible principale de ces rumeurs, mais nos appels sont restés sans réponse.

Gervais Lenga

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Signature d’un accord de financement entre la RCA et la France pour une prise en charge globale des victimes.

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  COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Violences sexuelles et basées sur le genre en RCA : avec le ministère de
l’Economie, du Plan et de la Coopération, grâce à un financement de la France et de
la Fondation Pierre Fabre, un consortium de partenaires internationaux s’engage
pour une prise en charge globale des victimes

 

Ce 30 janvier 2020 a été signé un accord entre le ministère de l’Economie et du Plan et un consortium d’organisations réunissant la Fondation Pierre Fabre, la Fondation Panzi RDC, la Fondation Dr Denis Mukwege et l’Institut francophone pour la justice et la démocratie. Cet accord permet la création d’un centre de prise en charge globale des victimes de violences sexuelles et basées sur le genre à Bangui.

Ce projet d’une durée de 4 ans et d’un montant de 4,2 millions d’euros est financé à hauteur de 3 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement, et à hauteur de 1,2 millions d’euros par la Fondation Pierre Fabre.

Face aux effets des violences sexuelles et basées sur le genre au sein de la population centrafricaine, et forts de leur expérience commune en République démocratique du Congo, les quatre partenaires du consortium ont décidé de s’unir à nouveau pour répliquer à Bangui le modèle de prise en charge globale des victimes mis en place par le Dr Mukwege.

Ce programme permettra aux victimes de Bangui et des provinces d’accéder à des soins de qualité, selon un parcours coordonné, accompagné et complet, grâce à la mise en place d’un « guichet unique » localisé au sein du Centre hospitalier universitaire de l’amitié sino-centrafricaine et de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), deux organisations déjà reconnues pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles dans le pays. Il permettra une réponse globale aux besoins des victimes :

  • prise en charge médicale : référencement des victimes, renforcement du service de gynécologie obstétrique et de la maternité du Centre hospitalier universitaire de l’amitié sino- centrafricaine ;
  • prise en charge psychologique : campagnes de communication et d’information, renforcement de l’unité de soins psychiatriques, formation des psychologues ;
  • assistance juridique : accompagnement des victimes dans les procédures judiciaires, soutien à l’accueil par l’association des femmes juriste ;
  • assistance socio-économique : réinsertion sociale par la formation professionnelle, création d’un centre d’hébergement temporaire.

Le projet prévoit de prendre en charge de 3240 victimes. Le service gynéco-obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié sino-centrafricaine et l’AFJC bénéficieront de formations tout au long du projet. Le projet améliorera aussi à terme la prise en charge des victimes par les institutions et appuiera un dialogue entre les associations de victimes et les autorités centrafricaines.

La cérémonie de signature s’est déroulée au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en la présence du ministre, de l’ambassadeur de France, du directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique et de la directrice générale de la Fondation Pierre Fabre.

 

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RCA : signature d’un accord de financement entre la France et la Centrafrique pour le relèvement des territoires du Sud.

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Centrafrique.com/1000×200-logo-combines-trois-avec-embleme-rca-logo-i-ye-ko-oko-et-logo-de-agence-franccaise-de-developpement-afd/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>1000x200 logo combinés trois avec emblème rca - logo i yé ko oko et logo de agence francçaise de développement afd

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

I Yéké Oko : avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, grâce à un financement de la France, un consortium d’organisations internationales s’engage pour le relèvement des territoires du Sud-Ouest

Ce 30 janvier 2020 a été signé un accord entre le ministère de l’Economie et du Plan et un consortium d’organisations réunissant la Croix-Rouge française (CRF), Action contre la faim (ACF), CARE, l’IRAM et Norwegian Refugee Council (NRC). Cet accord donne une impulsion à la mise en œuvre du projet « I Yéké Oko ». Ce projet au titre fédérateur – « On est ensemble » en sango – vise à contribuer au développement équilibré et durable des territoires touchés par les déplacements de populations causés par la crise centrafricaine, dans la Mambéré-Kadeï en République centrafricaine et dans la Kadey au Cameroun.

Ce projet de 4 ans est financé à hauteur de 12 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement.

Un quart des Centrafricains sont toujours déplacés forcés ou réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Cameroun. Dans les deux pays, les mouvements de populations ont un impact important sur le développement local : pression sur les ressources disponibles, nécessaire cohabitation entre populations hôtes et réfugiées. Le projet I Yéké Oko vise donc à permettre un développement économique et social inclusif des territoires, des deux côtés de la frontière.

Ce projet aura des effets majeurs pour les communautés locales :

  • Il renforcera les administrations : fourniture d’équipements, formations, appui aux services d’état civil, création d’instances de concertation.
  • Il consolidera le lien social : gestion concertée des espaces, notamment entre éleveurs et agriculteurs, assistance légale et psychosociale aux victimes de la crise.
  • Il relancera l’économie rurale : formation professionnelle dans des activités innovantes, diffusion de pratiques agricoles améliorées, réhabilitation d’infrastructures.

Le projet I Yéké Oko doit contribuer au renforcement de la gouvernance locale. Les cinq organisations internationales et l’Agence française de développement travaillent donc en étroite collaboration avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ainsi qu’avec les autres ministères concernés par les activités du projet.

La cérémonie de signature s’est déroulée au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en la présence du ministre, de l’ambassadeur de France, du directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique et du chef de délégation de la Croix-Rouge française.

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Le polisario ébranlé par la décision de la Côte d’Ivoire d’ouvrir un consulat général à Laâyoune

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Le polisario ébranlé par la décision de la Côte d’Ivoire d’ouvrir un consulat général à Laâyoune

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 29 janv. 2020 18:24

Le Conseil des ministres, réuni mercredi à Abidjan, « a adopté un décret portant création d’un Consulat général de la République de Côte d’Ivoire à Laâyoune au Maroc », a indiqué le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Tiémoko Touré, lors d’un point de presse.
« Cette mesure vise à rapprocher davantage l’administration consulaire des ressortissants ivoiriens vivant dans le Sud marocain et à renforcer leur protection consulaire », a précisé le porte-parole.
Il s’agit de la sixième représentation diplomatique de pays africains ouverte à Laâyoune après celles de la République centrafricaine, la République de Sao Tomé-et-Principe, l’Union des Comores, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe.
Une succession de représentations diplomatiques de pays africains à Laâyoune, et aussi dans l’autre ville du Sahara marocain, Dakhla, qui représente un revers sans précédent pour le polisario et pour l’Algérie, qui soutient ce mouvement séparatiste.

Avec AFP

Centrafrique : tout ce bruit pour ça !

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Centrafrique.com/quand-la-russie-ordonne-lexpulsion-dun-centrafricain-pour-raison-de-sante/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-6/” rel=”attachment wp-att-35303 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.
L’ex-ambassadeur russe en Centrafrique et le conseiller russe du chef de l’État. CopyrightDR.
 

 

Bangui (République centrafricaine) – La République Centrafricaine n’est pas seule dans cette sortie de crise et nombreux sont les partenaires internationaux qui aident et le font savoir. Certains états se positionnent comme des amis de longue date qui détiennent LA solution pour une paix durable et un retour de la croissance au pays de Boganda.

Comme le dit l’adage « c’est ceux qui en parle le plus qui en font le moins ! », le titre de champion toutes catégories des beaux parleurs revient aux représentants de la Russie. Pour preuve, il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne soit inondée d’articles qui font l’éloge de leur action. A ce niveau ce n’est plus de l’information c’est du matraquage médiatique !
Un jour c’est le rapprochement centrafricano-russe, le lendemain c’est le soutien indéfectible de la Russie et le surlendemain c’est l’incontournable accord avec les russes. Le volume est tellement élevé que l’on entend plus la musique des autres nations et ONG qui agissent sur le terrain. Mais tout ce bruit pour quoi exactement ? Que fait réellement la Russie pour la Centrafrique ? Et surtout qu’elles sont ses véritables intentions ? Tant d’agitations donnent le tournis au point de perdre l’équilibre et de ne plus y voir très clair. Faisons un point.

La Russie a donné des fusils et des munitions à nos FACA. Ce ne sont pas les seuls mais il ne se passe pas un jour sans que le rappel sonne, histoire de bien faire sentir aux Centrafricains que nous sommes redevables. Mais ce don n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt, le cheval de Troie qui a imposé la venue des mercenaires de la Wagner ? Car, dans sa grande bonté, la milice privée russe assure le service après ventes pour former nos FACA à l’utilisation des dits fusils. Là encore, on nous rappelle chaque jour que les mercenaires de Bérengo forment les soldats centrafricains comme personne, en occultant au passage que tous ces soldats sont déjà passé 4 à 6 mois dans les mains d’EUTM où ils ont déjà appris à se battre. Mais alors pourquoi ces guerriers venus des plaines de la Volga, équipés des derniers fusils d’assaut de l’arsenal russe, sont-ils aussi nombreux ? Est-ce parce qu’ils sont aussi déployés en province aux côtés des entreprises minières russes en plein territoire rebelle ? Le volet militaire de l’assistance russe ne serait qu’un leurre pour l’exploitation de nos ressources ? En effet, il ne faut pas occulter le pendant économique qui se résume à l’exploitation des mines de diamants facilitée depuis peu par l’omerta sur la présidence du processus de Kimberley par la Russie. Quelle heureuse coïncidence ! Et pour ceux qui se posent la question, sachez qu’il n’y a rien d’autre, pas un rouble sur la table pour faciliter la reprise économique ou encore le processus de paix. Accord de paix nécessaire certes mais précipitamment voulu par la Russie. Peut-être pour faciliter le déploiement de ses mercenaires sur le territoire diamantifère ? Il faut bien rentabiliser l’investissement. Bizarrement il n’y a pas de note sur cette partition… Reste le volet humanitaire qui fait l’objet de beaucoup d’interrogations compte tenu du rabâchage systématique par les journaux et radios sponsorisés par la discrète société Lobaye, qui n’a de centrafricain que le nom. Là encore de la poudre aux yeux avec le don de quelques jouets durant la période de Noël. Sachant que des experts russes sont à Bangui pour évaluer les besoins prioritaires des Centrafricains, il est évident que la priorité des priorités pour les enfants, avant de manger à sa faim, d’être soigné et scolarisé c’est de sauter sur un trampoline !

Mais rassurez-vous fils et filles de Centrafrique, les experts russes sont là pour guérir tous les maux du pays. Du moins c’est ce qu’ils clament haut et fort ou ce qu’ils font clamer par ceux qu’ils rémunèrent pour ça !

Et lorsqu’il s’agit d’enquêter sur le terrain pour mieux cerner les véritables intérêts de la Russie, il se trouve que des groupes d’hommes armés non identifiés coupent court aux investigations, même lorsqu’il s’agit de journalistes russes… mais ceci est une autre histoire.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC.

RCA : Bouar, l’urgence de l’hôpital district débordé, des malades abandonnés.

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Centrafrique.com/rca-tension-entre-les-populations-de-bouar-et-les-ex-combattants-demobilises-de-3r/ville-de-bouar-par-priva-du-cnc-img_10avr2018215920-3/” rel=”attachment wp-att-35925 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.
Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, la situation est particulièrement difficile à l’hôpital district de Bouar, où le taux d’occupation des salles d’urgence est évalué à plus de 400 %, alors que plus de la moitié du personnel soignant est appelé pour la compagne de vaccination sur le terrain.

 

Depuis une semaine, à Bouar, il est recommandé à la population d’éviter de se rendre présentement à l’urgence de l’hôpital district de la ville, et de privilégier une solution de rechange, en raison d’un achalandage très élevé. Sur place, de nombreux malades quittent pour d’autres centres hospitaliers comme Herman ou le dispensaire des sœurs catholiques, situé à 10 kilomètres de Bouar sur l’axe Bocaranga.

La situation est d’autant plus difficile à gérer que beaucoup des malades sont abandonnés au couloir de l’urgence sans aucune assistance.

Cependant, dans la journée du mercredi 29 janvier, deux blessés, évacués d’urgence dans cet hôpital suite à un accident de circulation impliquant leur moto taxi et un véhicule de la Minusca, ont été tout simplement abandonnés, sans aucune assistance, et  durant des heures avant qu’ils ne quittent le lieu pour le dispensaire de la Minusca, avec l’aide des Casques bleus basés dans la ville.

Interrogé par CNC, un personnel soignant de cet hôpital de Bouar explique que bon nombre de ses collègues sont appelés pour une compagne de vaccination sur le terrain. Peut-être une histoire d’empocher quelques billets de banque à la fin  de la journée. Cela pourrait durer plusieurs jours ou semaines, explique-t-il.

Une situation catastrophique que la population de Bouar appelle à l’aide le gouvernement pour tenter d’y remédier.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Centrafrique : baisse du taux de prévalence du VIH/sida

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Centrafrique.com/le-ministere-de-la-sante-declare-lepidemie-de-rougeole-en-republique-centrafricaine/docteur-pierre-somse-ministre-de-la-sante-publique-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-35911 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR
Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR

Centrafrique : baisse du taux de prévalence du VIH/sida
Bangui (République centrafricaine) – 29 janv. 2020 01:59

Ces chiffres ont été dévoilés mardi lors d’une campagne de sensibilisation à la lutte contre le sida initiée par la présidence centrafricaine et couplée avec des séances de dépistages volontaires. Pour donner l’exemple, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été le premier à se faire dépister.
Selon M. Massanga, la sensibilisation et le dépistage font partie du programme national de lutte contre le sida, permettant ainsi de repérer les personnes infectées afin de les placer sous traitement antirétroviral et de contribuer à réduire la transmission du VIH/sida dans le pays.
Le CNLS est chargé de planifier, de mettre en œuvre et d’assurer le suivi des actions de la lutte contre le sida en RCA.

Avec Xinhua

RCA : naissance d’un groupe politico-militaire, le SPRN d’Abakar Sabone.

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Centrafrique.com/lancien-conseiller-de-djotodia-le-chef-rebelle-abakar-sabone-photo-afp/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancien Conseiller de l'ex-chef d'État de transition Michel Djotodia, Abakar Sabone, ici à Bangui en décembre 2013. AFP Photo/MIGUELMEDINA
L’ancien Conseiller de l’ex-chef d’État de transition Michel Djotodia, Abakar Sabone, ici à Bangui en décembre 2013. AFP Photo/MIGUELMEDINA

 

Bangui (République centrafricaine) – Le sursaut patriotique pour le redressement national (SPRN) est le nom du nouveau groupe politico-militaire qui vient de voir le jour en Centrafrique, selon son auteur, Abakar Sabone, un ex-conseiller de l’ancien chef d’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA.

 

Abakar Sabone, l’homme qui avait défrayé la chronique en décembre 2013 en proposant une partition de la Centrafrique, avec les chrétiens au Sud, et les musulmans au nord, revient contre toute attente sur la scène politique, depuis son lieu d’exil. Il  annonce cette semaine la naissance de son groupe armé, six ans après le départ du pouvoir de son ami de longue date, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, dont il avait assisté, en 2006 pour créer le mouvement rebelle UFDR ( Union des forces démocratiques pour le rassemblement).

« Le peuple a beaucoup souffert, et nous n’accepterons plus que nos enfants, nos mamans continuent  malheureusement de verser des larmes. En tant que Centrafricains, nous avons l’obligation d’agir pour sauver la nation, et alléger la souffrance du peuple ».  Déclare Abakar Sabone, dans sa vidéo live sur les réseaux sociaux.

Si dans sa déclaration, Abakar Sabone disait qu’il n’a aucun problème particulier avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, encore moins avec son gouvernement, il reconnaît par ailleurs que leur silence, leur incompétence  les rendent complices de tous les crimes commis sur les populations alors qu’ils avaient été élus pour garantir la sécurité du peuple, conformément à la constitution de la République centrafricaine.

Abakar Sabone, un redoutable guerrier qui a une longue carrière dans les groupes armés, en commençant dans le « mouvement des Libérateurs », de l’ancien président François Bozizé en 2003, avant d’atterrir au sein de l’APRD ( Armée populaire pour la restauration de la démocratie ), dirigée par le sulfureux Jean-Jacques Demafouth, de son vrai nom Mafoutapa, puis il poursuit sa carrière de rebelle au côté de Michel Djotodia, en créant ensemble l’UFDR en 2006 avant de regagner la coalition Seleka en 2012.

Pour des nombreux observateurs, c’est sa longue carrière dans les groupes armés qui inquiètent.

« Ce sont des gens qui peuvent réellement perturber le pays, même avec un petit nombre des individus dans son groupe », explique à Bangui, un sociologue universitaire.

Mais pour Abakar Sabone, cet engagement est une obligation constitutionnelle qui oblige le peuple centrafricain à agir si la nation est en danger. D’après lui, son mouvement n’a rien à voir avec la religion. C’est un « sursaut patriotique », explique-t-il.

Dans les rues de la capitale, la nouvelle de la création de l’SPRC (Sursaut patriotique pour le redressement nationale) fait sourir plus d’un. Mais son auteur, plus déterminé que jamais, se dit confiant. Il prévoit la prise du pouvoir par la force d’ici fin d’année, c’est-à-dire, avant les prochaines échéances électorales.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

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RCA : un accord de cessez-le-feu à Bria, les groupes armés s’engagent à retirer leurs troupes.

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Rencontre des groupes armés à Bria ce mardi 28 janvier 2020, initiée par le bureau local de la MINUSCA. Crédit photo : Minusca

 

 

Bria (République centrafricaine) – Ce mardi 28 janvier, à Bria, c’est un soupir de soulagement pour les populations civiles qui peuvent désormais regagner leurs domiciles respectifs, selon les engagements pris par les États-majors des deux groupes armés rivaux, facilitées par le bureau local de la Minusca, et la préfecture de Haute-Kotto.

 

Sur initiative du chef de bureau de la Minusca à Bria et du préfet de la Haute-Kotto, les principaux protagonistes engagés dans les violences le week-end à Bria, au centre est du pays, ont décidé de cesser toutes violences dans la ville ce mardi 28 janvier 2020

Le chef d’état-major du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique), mais aussi celui du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice), ont promis, ce mardi 28 janvier, devant les représentants de la Minusca, et de la préfecture de Haute-Kotto, de retirer immédiatement leurs hommes de la ville pour faciliter le retour des personnes déplacées

Le MLCJ, qui a également retiré ses hommes des positions du FPRC qu’il avait occupé lors des affrontements, souhaite faire le jeu d’apaisement à quelques heures de la fin de l’ultimatum du FPRC.

Selon une source au sein de l’OCHA (bureau de la coordination des actions humanitaires des Nations unies), depuis le début des combats entre le FPRC et le MLCJ le week-end dernier à Bria, près de 10 000 personnes, notamment les femmes, enfants, et même certains hommes ont quitté leur domicile pour trouver refuge dans des camps des déplacés ou dans certains lieux comme quartier Gobolo, à l’hôpital universitaire régional, chez le général Djaboute, même dans les locaux de l’opérateur téléphonique Moov.

Plusieurs quartiers de la ville comme Ndrou 1, Ndrou 2, Ndrou 3, Mandé 2, Mandé 3, Gbadou 1 et 2, mais aussi le quartier Ndomedé se sont totalement vidés de ses habitants. Des actions sont en cours pour favoriser le retour rapide de ces déplacés chez eux.

Mais le seul problème qui va se poser, c’est l’incendie et pillage de certaines habitations des déplacés par les groupes armés. Comment vont-ils faire ? Vont-ils encore rester pour longtemps dans les camps des déplacés ?

Par ailleurs, l’État major du FPRC, qui a subi à nouveau une cuisante défaite le week-end dernier face au MLCJ, vient de procéder au limogeage de ses commandants de régions à Bria. Le détail dans nos prochains articles.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

L’indice de démocratie, la Centrafrique en dégringolade depuis 2016.

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Centrafrique.com/centrafrique-je-deplore-notamment-le-climat-deletere-qui-sest-instaure-dans-le-debat-politique-de-notre-pays-dixit-faustin-archange-touadera/faustin-archange-touadera-lors-de-son-adresse-a-la-population-le-30-novembre-2019-a-loccasion-de-la-fete-de-proclamation-de-la-republique/” rel=”attachment wp-att-34494 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les électeurs devant un bureau de vote
Touadera lors de son adresse à la nation à l’occasion de la fête de la proclamation de la République, le 30 novembre 2019.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’indice de démocratie créé par le groupe de presse britannique The Economist Group qui permet selon ses critères d’évaluer le niveau de démocratie de 167 pays. 

 

Le calcul est fondé sur 60 critères regroupés en cinq catégories : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique. La notation se fait selon une échelle allant de 0 à 10 et à partir de cette note les pays sont classifiés selon quatre régimes : démocratique, démocratique imparfait, hybride ou autoritaire.

 

Le plus faible score enregistré dans le dernier classement 2019 publié en 2020 est celui de la Corée du Nord atteignant 1,08, précédé par le République démocratique du Congo (1,13) et de la République Centrafricaine (1,32).

 

La République Centrafricaine qui rentre dans la catégorie des régimes autoritaires est en baisse constante depuis 2016 (2016 : 1,61, 2017 : 1,52, 2018 : 1,52, 2019 : 1,32) occupant aujourd’hui la 165ème place du classement sur un total de 167 pays.

 

CNC

indice de démocratie premier bon rangindice démocratie 1 bonindice de démocratie 2 bon rang

LA JOURNEE DES    START-UP A DAKAR

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LA JOURNEE DES START-UP A DAKAR

 

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Samedi  25 Janvier2020, c’est la journée du start-up du Sénégal dans différents disciplines  à savoir : les télécoms, les services financiers digitaux, le transport, l’agriculture et les produits cosmétiques. La surprise a été  la présence de la plateforme Kete Gala, une plateforme centrafricaine, incubée à Dakar au Sénégal  précisément à JOKKO LABS. Elle est spécialisée dans l’économie solidaire et le développement local.

 

Devant un panel d’investisseurs en quête de projets porteurs, les différents Business model des solutions portées par chaque start-up ont été passés en revue.

L’Afrique présente des potentialités énormes  que des jeunes talentueux africains tentent d’explorer en développant des solutions adaptées dans leur contexte. Devant une crise généralisée dans le domaine de l’emploi  des jeunes africains caractérisées par une faibles employabilités à la sortie des écoles, les start-up seraient une alternative à ce fléau.

Cette alternative devrait pousser les Etats à revoir tout l’écosystème des formations  qui souvent s’avèrent trop éloignées  de notre environnement.

 

Moustapha Ly, Gérant de la société AZCorporate

 

Copyright2020CNC.

 

Burkina-Faso :  un Nouveau massacre djihadiste dans le nord.

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Des soldats burkinabés effectuent un exercice de rechargement tactique près de Po – au Burkina Faso – le 17 février 2019. CopyrightDR

 

 

 

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées samedi dans un marché du village de Silgadji. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.

 

Un nouveau massacre a été perpétré samedi au Burkina dans un marché du village de Silgadji dans le nord du pays où des hommes ont été exécutés après avoir été séparés des femmes, ont indiqué ce mardi des sources locales, dans une région régulièrement ciblée par des attaques djihadistes.

Le bilan de cette attaque est impossible à établir dans l’immédiat mais plusieurs témoignages évoquent près de cinquante morts.

Une source sécuritaire a évoqué de son côté une attaque djihadiste qui a fait 10 à 30 morts soulignant que le bilan des victimes est difficile à établir car ce sont des chiffres avancés par des personnes ayant fui la localité.

 

Les terroristes toujours sur place ?

Selon les habitants (de Silgadji) qui sont arrivés (dimanche), les attaques ont eu lieu depuis le samedi. Les terroristes ont encerclé les populations au marché du village, avant de les séparer en deux groupes. Les hommes ont été exécutés et les femmes sommées de quitter le village, a déclaré lundi à lAFP par téléphone un habitant de Bourzanga, ville où sont arrivés des gens fuyant Silgadji.

Les terroristes, selon les habitants, ne sont pas partis. Les groupes armés sont toujours dans les environs de Silgadji et Naguèré. Hier lundi, ils étaient encore dans Silgadji et ses environs où ils ont vandalisé des installations téléphoniques, poursuit cette source locale.

Les éléments de sécurité tentent de se rendre sur les lieux mais les accès au village ont vraisemblablement été piégés avec des mines artisanales donc il faut procéder avec prudence, a précisé cette source.

Ce massacre intervient moins d’une semaine après l’attaque des villages de Nagraogo et Alamo un peu plus au sud dans la province de Sanmatenga. Les assaillants avaient tiré dans le marché tuant 36 personnes, tous des civils.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.

Crise humanitaire

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l’aide de forces étrangères notamment de la France, présente avec 4 500 hommes dans le cadre de l’opération antidjihadiste Barkhane dans le Sahel. Selon l’ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.

Ces attaques ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et réfugiés qui fuient les violences.

C’est la crise humanitaire qui grossit la plus vite au monde. En févier 2019, il y avait 60 000 déplacés au Burkina. Il doit y en avoir plus de 600 000 aujourd’hui. Les gens ont peur, a souligné lundi Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en visitant Barsalogho, petite ville du nord du Burkina Faso qui accueille 10 000 déplacés et refugiés.

Ce chiffre devrait atteindre 900 000 personnes d’ici avril de cette année, alors que les violences continuent de contraindre des familles à quitter leur foyer, a estimé Jan Egeland, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des affaires humanitaires.

 

Avec AFP

Bria, le FPRC lance un ultimatum aux forces du MLCJ de regagner leur position initiale.

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Image d’illustration du Déplacement des déplacés du camp des déplacés du PK3 sécurisé par la Minusca, en février 2019. Crédit photo: Moïse Banafio / CNC.

 

 

Bria (République centrafricaine) — alors que la situation humanitaire se dégrade de jour en jour, et les morts se comptent par dizaines, la tension est toujours palpable entre les deux groupes rivaux, le FPRC et le MLCJ, galvaniser par leurs renforts qui viennent d’arriver. Des pourparlers sont en cours, mais le FPRC pose des préalables avant toutes négociations.

 

Contrairement à ce qui a été annoncé par le porte-parole de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) qui parle d’un mort, et repris comme tel par les médias internationaux sans vérification à la source, il est difficile pour le moment d’établir un bilan définitif des combats qui ont eu lieu ce samedi et dimanche 26 janvier à Bria. Toutefois, notre journaliste, qui s’est rendu sur place aux quartiers généraux des deux groupes rivaux, parle d’une vingtaine des morts. Selon lui, ce lundi matin, au quartier général du MLCJ, douze corps des combattants ont été inhumés, alors que le FPRC avait fait de même la veille, avec 16 corps de ses hommes. Ce lundi matin, un autre blessé du MLCJ, déposé aux urgences de l’hôpital la veille, a rendu son âme.

Sans compter d’autres corps, ce bilan provisoire (des images des corps prises par CNC) indique qu’une vingtaine des morts sont à déplorer dans ces combats qualifiés de mineurs par le Préfet de Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Biguinindji, et le porte-parole de la Minusca, Monsieur Vladimir Monteiro, contrairement aux déclarations du député de Bria 1, l’honorable Arsène Kongbo, et l’ancien Premier ministre de transition, Monsieur Mahamat Kamoun, Président de plateforme Centrafrique pour nous tous, qui parlent d’une situation grave et préoccupante.

Joint au téléphone, ce dimanche, le Préfet de Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Biguinindji avait lui-même confirmé préalablement l’impact violent de ces affrontements. Selon lui, en allant de son bureau vers le siège local de la Minusca, il aurait compté au moins 9 corps sans vie des combattants qui jonchaient le sol. Alors, le bilan annoncé par la Minusca vient de quel combat ? Rappelez-vous, ce qui a mis la poudre au feu, c’est l’assassinat du garde du corps du commandant de la gendarmerie du FPRC, le 26 janvier, aux environs de 17 heures, par les MLCJ alors qu’ils étaient sur leur moto. Sur place, on compte déjà un mort. Et après ?

Le FPRC, qui a aussi perdu beaucoup de ses hommes dans ces affrontements, vient de renforcer ses positions avec des renforts venus de Zacko, mais aussi d’autres communes environnantes.

Le commandant du FPRC à Bria, qui a refusé toutes négociations avec le MLCJ, vient de lancer un ultimatum aux MLCJ de regagner leur position initiale. Faute de quoi, une contre-offensive sera lancée dans les prochains jours. C’est exactement ce qui a été prévu, un embrasement de la situation.

Cependant, dans les camps des déplacés du PK3 et de l’église CEBi, à l’hôpital universitaire régional de Bria, au domicile du préfet, au quartier Gobolo sécurisé par la Minusca, on compte par centaine des civils qui y trouvent refuge.

Le MSF, de son côté, dit avoir admis dans sa clinique une vingtaine des blessés depuis le début des combats.

« Le service des urgences de l’hôpital de Bria, soutenu par Médecins sans Frontières, a reçu une vingtaine de blessés depuis samedi. Deux sont malheureusement décédés peu de temps après leur hospitalisation. La situation reste tendue, les civils ont fui le centre-ville pour se réfugier à l’hôpital ou dans des quartiers périphériques », a annoncé le MSF dans son communiqué.

Sur le terrain, il ne fait aucun doute, les forces de la Minusca, en dépit de la situation chaotique, font de travail remarquable, mais leur manque de réactivité et  de clarté dans leur communication ne font qu’irriter plus d’un dans le pays.

À Bria comme à Birao, les interventions des ONG humanitaires sont aussi saluées par les populations civiles, victimes innocentes des groupes armés.

 

Moïse Banafio

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RCA : « L’exil n’est pas une colonie de vacances », dixit François Bozizé

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Centrafrique.com/bozize-conference-de-presse-le-27-janvier-2020-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ex-Président de la République François Bozizé lors de sa première conférence de presse le 27 janvier 2020 depuis son retour d'exil. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC.
L’ex-Président de la République François Bozizé lors de sa première conférence de presse le 27 janvier 2020 depuis son retour d’exil. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – « L’exil n’est pas une colonie de vacances mais bien une forme d’emprisonnement moral, intellectuel et physique », c’est en ces termes que l’ancien Chef d’état François Bozizé a justifié son retour au pays après sept (7) années d’exil à Kampala en Ouganda. Un retour, d’ailleurs, qu’il place dans un esprit d’apaisement et de recherche de la paix, François Bozizé s’est longuement prononcé ce jour du lundi 27 janvier, à la presse nationale et internationale sur les sujets brulants d’actualité de l’heure.

 

Pacifiste, il se présente, François Bozizé, loin de tout ce qui se dit contre sa personne, l’homme a indiqué, « je ne suis pas venu chercher querelle à personne. Je ne suis pas non plus venu fomenter un quelconque complot pour créer un trouble en République Centrafricaine », dit-il d’entrée de jeu.

Il a fallu  plus d’un mois que l’homme du 15 mars 2003 brise enfin le silence pour donner son point de vue sur des diverses questions ayant trait à l’actualité du pays. Ce faisant, deux points essentiels ont été énoncés dans son message. Premièrement, la question des sanctions de l’ONU qui pèsent sur lui, puis l’approche inclusive que doit revêtir l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA).

Sur le premier point, l’ancien Chef d’état a clairement affiché sa volonté de voir les sanctions de l’ONU qui pèsent sur lui soient levées. « Je vais m’adresser par écrit dans les tous prochains jours au point focal de délisting du comité des sanctions des Nations-Unies afin que mon cas soit étudié et que soit mis fin aux sanctions prises injustement à mon endroit car, bien que n’ayant à mes yeux jamais été justifiées, elles étaient intervenues dans un contexte particulier qui était celui de la transition ayant suivi mon départ de la tête du pays », souhaite-il en espérant pouvoir compter sur les autorités centrafricaines pour soutenir la demande de levée de ces sanctions lorsqu’elles seront sollicitées par le comité des sanctions des Nations-Unies à cet effet.

L’ancien Chef d’état  réaffirme son soutien à l’accord de Khartoum, mais dans une approche inclusive de toutes les forces vives de la nation.

« Aujourd’hui, près d’un an après sa signature, il n’est un secret pour personne que cet accord souffre dans sa mise en œuvre… Il est temps de lui insuffler une nouvelle énergie afin que, tous ensemble nous lui permettions de nous mener à la paix tant recherchée », dit-il, avant de proposer que, « au-delà de simples rencontres qui ne seraient pas suivies d’effet, je propose que le cercle de consultations du Président de la République s’élargisse à l’ancien Vice-président de la République Henri Maïdou, aux anciens Premiers Ministres mais aussi aux leaders des formations politiques et aux leaders de la société civile afin qu’un élan véritablement inclusif et national puisse être lancé. Il nous faut aider le Président Touadera dans sa politique de la main tendue afin qu’elle le soit envers tous, sans exclusive », a proposé François Bozizé.

Quant à son avenir politique, le Président Fondateur du parti KNK se remet à la décision de sa base et du peuple et sans nuancer sa position, il déclare : « pour le moment, rien ne m’empêche d’être candidat aux prochaines élections, cela dépend de mon parti », a conclu François Bozizé sans en dire plus.

Jefferson Cyrille YAPENDE    

Bria, le MLCJ contrôle 60% de la ville, des dizaines des habitations incendiées.

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Image d’illustration des habitations détruites dans des conflits à Bria. photo : Moïse Banafio / Copyright2020CNC.

 

 

Bria (République centrafricaine) – À Bria, ce dimanche 26 janvier, plusieurs points stratégiques du FPRC sont désormais sous contrôle des rebelles du MLCJ,  après 24 heures seulement des combats. Des dizaines des habitations ont été incendiées, des corps sans vie des combattants jonchent le sol à la merci des charognards, des milliers des personnes affluent dans des camps des déplacés. Une crise humanitaire sans précédent comme à Birao se profile.

 

Ce samedi 25 janvier, le FPRC a été surpris par la puissance de feu des rebelles du MLCJ. Un affrontement court, mais très violent en termes d’impact, ce qui étonne plus d’un. Les Tchadiens, qui se sont massivement ralliés au FPRC, se sont bizarrement retirés, sans combattre, pour se regrouper au domicile de leur général Aba-Tom,quelques heures après le début d’affrontement entre les deux groupes frères rivaux, laissant les Rounga seuls face au Kara du MLCJ et ses alliés Goula.

Le général Damboucha  du FPRC, qui garde toujours une partie de la ville sous son influence, a reçu la visite inattendue de la Minusca ce dimanche 26 janvier.

L’entretien a duré près de deux heures, mais on ignore le but et les raisons de cet entretien. S’agit-il de le persuader de lâcher la ville ? Difficile de le savoir.

Quant aux combattants du MLCJ, ils ont érigé des checkpoints partout à l’entrée et dans la ville de Bria.

Les forces de la Minusca, bizarrement, se sont massivement déployées uniquement à l’entrée du quartier Gobolo, à majorité  Peul, favorable à l’UPC. Toute personne qui veut passer par ce lieu doit être soumise à des fouilles, c’est une première. S’agit-il de bloquer l’entrée en scène des Peuls, habituellement favorables au FPRC ?

Pendant ce temps, près d’un millier des déplacés se sont massivement regroupés dans la concession de l’hôpital préfectoral, protégé par les redoutables forces rwandaises de la Minusca.

Plusieurs habitations ont également été incendiées dans le combat, les rebelles ont avaient profité pour piller certains magasins et domiciles des particuliers.

Pour l’heure, des rumeurs des renforts du FPRC circulent dans la ville, mettant les MLCJ en alerte partout. Mais ce qui est sur, c’est un deuxième Birao qui se profile, il ne reste maintenant à la Minusca de décréter sa fameuse « ville sans armes » à Bria.

Rappelons que Bambari avait été déclarée ville sans armes, mais les rebelles de l’UPC continuent malheureusement de circuler avec leurs armes, idem pour Birao, déclarée ville sans armes, est toujours sous contrôle des rebelles du MLCJ lourdement armés. Sans laisser de côté le quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, récemment victime d’affrontement violent à la veille des fêtes de fin d’année entre les commerçants locaux et un groupe des miliciens d’autodéfense, a aussi été déclaré récemment quartier sans arme par la Minusca. Mais  les commerçants, aussi considérés comme un groupe d’autodéfense, continuent malheureusement de circuler avec leur arsenal, sans se faire désarmer par les forces de l’ordre.

En tout cas, cette stratégie d’anéantissement d’un groupe armé par un autre groupe armé, comme on l’a vu au Soudan, n’apportera pas véritablement de la sécurité aux populations.

Pour des nombreux observateurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est en train de commettre de faute en utilisant certains de ses alliés groupes armés contre les autres qui ne lui sont pas favorables pour conquérir des territoires en vue de préparer de cafouillage lors des prochaines élections.

 

Affaire à suivre…

 

Moïse Banafio

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Kabo, village Ladji sous tension après l’assassinat d’un commerçant Peul.

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Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

 

Batangafo (République centrafricaine) – Ladji, une commune située à 30 kilomètres de Kabo sur l’axe Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, au nord de la Centrafrique, a été le théâtre jeudi dernier d’un violent affrontement entre un groupe des miliciens Anti-Balaka et des combattants rebelles du MPC, quelques heures après le meurtre d’un éleveur peul par les Anti-Balaka.

 

Malgré les patrouilles incessantes des soldats du contingent camerounais de la Minusca dans la commune de Ladji, contrôlé par des miliciens Anti-Balaka, le climat sécuritaire dans ces localités reste préoccupant en raison du dernier accrochage meurtrier entre les deux groupes armés rivaux.

En effet, dans la journée du jeudi 23 janvier, un éleveur peul, de passage au village Ladji, situé à quelque 30 kilomètres de Kabo, sur l’axe Batangafo,  pour faire ses achats, a été capturé par un groupe des miliciens Anti-Balaka qui l’ont dépouillé complètement de ses achats avant de l’assassiner froidement.

Informée de la nouvelle, une équipe de patrouille des rebelles du MPC s’est rendue sur le lieu du crime. Mais à leur arrivée, les rebelles ont très vite commencé à tirer sans distinction sur tout ce qui bouge dans le village Ladji, créant de facto un affrontement violent avec les miliciens Anti-Balaka durant plusieurs heures.

Le bilan faisait état de huit combattants tués, et des dizaines des blessés dans les deux camps.

Déployé sur place, le contingent camerounais de la Minusca multiplie des patrouilles pour rassurer les populations qui commencent timidement à rentrer chez elles depuis samedi soir.

 

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RCA : Le parquet général brandit des preuves qui accablent les auteurs des crimes de Bangassou

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Plus long que prévu, le procès des 34 présumés accusés des crimes graves de Bangassou en 2017 entamé depuis mercredi 15 janvier, au cours de cette session criminelle, a connu un tournant décisif avec la projection d’un film des scènes de tueries commises par les hommes de Pino-Pino à Yongossaba sur demande du parquet général le vendredi 24 janvier.

Le parquet général lors des débats a demandé à la Cour la projection d’un film le vendredi 24 janvier, enregistré par les accusés eux-mêmes, comme preuve des faits. On y voit des femmes et des enfants décapités, éventrés et dépecés par les miliciens Antibalaka.

Les faits se sont produits en mai 2017 dans la commune de Yongossaba, située à 25 kilomètres à la sortie nord de la ville de Bangassou.  Les hommes de Pino-Pino s’en sont pris à une famille peulh installée à Yongossaba, pour la simple raison qu’ils sont de l’ethnie peulhs. « Cette couche sociale est assimilée aux éléments Seleka qui ont causé des exactions dans la ville de Bangassou et les périphériques ».

Les avocats de la partie civile ont qualifié ces actes d’atrocités et de barbaries. Maître Mathias Barthélémy Morouba, représentant la partie civile, a souligné que la projection de ce film est une procédure pour appuyer les preuves, « le ministère public a demandé que ce film soit visionné, afin de faire croire au public la véracité des faits, les atrocités commises, les crimes graves perpétrés par ces Anti Balaka qui sont devant la Cour pour répondre de leurs actes », a déploré l’avocat.

« Nous avons été très émus, après ce film, des femmes ont été éventrées, le bébé extrait du ventre de la femme qui a trouvé la mort été également éventré et dépecé. Les corps de ces pauvres femmes ont servi de charcuterie pour les assaillants ».

Pino-Pino, l’autoproclamé général, a reconnu les faits et a indiqué que ces hommes agissaient sous ses ordres.

Les débats au tour de ce film ont suscité un malentendu entre la défense des accusés, la partie civile et le ministère public. Mais dans une position commune, l’accusation et la partie civile estiment que, « les auteurs ne pourront bénéficier d’aucune circonstance atténuante. Ce sont des crimes graves, qui seront jugés comme tels », a déclaré le procureur général, le magistrat Éric Didier Tambo.

Le procès se poursuit ce lundi avec l’interrogatoire des 34 accusés, les réactions de la défense, la déposition des témoins, les explications du parquet général.

 

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Centrafrique : Les artisans miniers outillés sur les bonnes pratiques en matière de l’or en RCA

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image des participants de l’atelier de présentation des travaux sur la cartographie de l’or et formation CRAFT du 15 au 16 janvier 2020. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le projet droit de propriété et Artisanat minier (DPAM) a apporté une assistance au gouvernement de la République centrafricaine dans le secteur minier artisanal. Du 15 au 16 janvier, le DPAM a organisé un atelier de présentation des travaux sur la cartographie de l’or et formation CRAFT comme outil de devoir de diligence pour le secteur de l’or artisanal.

 

Plusieurs experts nationaux et internationaux œuvrant dans le domaine minier ont pris part à cet atelier qui vise principalement le renforcement des droits de propriété dans les communautés minières, et à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, en mettant un accent particulier sur la réduction des disparités entre les hommes et les femmes dans l’accès, le contrôle, mais aussi aux bénéfices provenant de ces ressources dans les zones d’exploitation minière en République centrafricaine.

C’est dans ce contexte que le projet droit de propriété et artisanat minier (DPAM) avait sollicité l’expertise de l’ONG internationale Peace Information Service (IPIS) pour mener une cartographie des miniers dans l’Ouest du pays et une étude sur terrain sur la filière aurifère aux fins d’aider les artisans miniers dans leurs activités.

Maxi-Muwonge, le Chef de projet droit de propriété et artisanat minier, a indiqué que les données collectées sont consignées dans un rapport afin d’avoir une carte interactive et une base de données détaillées pour permettre aux autorités compétentes et les parties prenantes diverses d’avoir une idée claire et nette sur le diamant et l’or de la RCA.

Il a aussi souligné que le projet de droit de propriété et artisanat minier a également sollicité le cabinet international RESOLVE qui est basé aux Etats-Unis de présenter un système de canalisation de l’or artisanat (CRAFT) qui répond aux normes de l’organisation de coopération et de développement économique(OCDE).

Pour Faustin Bambou, l’un des participants à cet atelier, dit que les travaux de deux jours leurs permettent de comprendre les fléaux qui minent le secteur minier en RCA, « pendant ces deux jours, nous, étant participants, avons eu l’occasion de toucher du doigt les problèmes qui minent le secteur minier. Vous avez à travers le monde, en particulier l’Afrique, dans des pays comme Botswana et autres qui sont souvent cités en exemple, leur développement est assuré à partie de leurs ressources minières au rang desquelles l’or, le diamant et le pétrole… Mais hélas, en RCA ses réservent sont immenses, mais ne profitent pas aux centrafricains », a déploré Faustin Bambou qui ajoute que les travaux leur seront utiles en apportant des corrections idoines et appropriées pour régler ce secteur  afin que l’or puisse dorénavant profiter au développement, induire, influencer et même aider à la relance de l’économie centrafricaine.

À l’issu de cet atelier, les participants ont adopté des recommandations pour les prochaines étapes dont la plupart pourraient aider la République centrafricaine à renforcer le gouvernement entre autres, dans la gestion du secteur en conformité avec les normes et bonnes pratiques internationales comme le processus de Kimberly, mais aussi de faciliter une meilleure compréhension des liens entre l’exploitation minière artisanale et les principaux problèmes de développement.

À titre de rappel, cet atelier de 48heures, qui a réuni par ailleurs plusieurs participants, et organisé par le projet droits de propriété et artisanat minier, a été financé par le gouvernement américain via l’Agence américaine de développement international(USAID).

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

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 Les violences à Bria mettent à nu la MINUSCA et le Gouvernement Centrafricain

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – La ville de Bria est secouée depuis hier soir par des affrontements meurtriers opposant les groupes armés MLCJ et FPRC revêtant une allure ethnique entre les Kara coalisés avec les Goula . Alors qu’il y a quelques jours, la MINUSCA et le Préfet de la Haute-Kotto trompetaient toute la longueur de la journée que l’Accord de Khartoum, la potion miracle du pouvoir de Bangui, a favorisé un retour progressif de la paix dans la région. Voilà quatre jours après, comme l’a dit Machiavel « les rebelles sont infidèles », les mercenaires et autres esprits criminels ont ensanglanté Bria depuis hier soir.

 

Le mercredi dernier, lors d’une visio-conférence avec la presse centrafricaine, le chef du bureau de la MINUSCA à Bria, Imtiaz Hussain, et le préfet de la Haute-Kotto, Evariste Binguinidji, , avait souligné les progrès sécuritaires enregistrés grâce à la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, en déclarant : « Aujourd’hui, la situation sécuritaire est stable dans la préfecture de la Haute-Kotto, comparativement au passé où l’on enregistrait des tueries de masse, des viols et des arrestations arbitraires par les groupes armés. L’Accord de paix a contribué au déploiement des FACA à Bria. Leurs patrouilles conjointes avec la force de la MINUSCA ont considérablement amélioré la situation sécuritaire », a indiqué le préfet.

Pour sa part, le chef de bureau, Imtiaz Hussain, a rappelé que plusieurs mois après la signature de l’APPR et des mesures de confiance, « les Antibalaka et les éléments FPRC ont coexisté en grande partie pacifiquement, sans aucune hostilité manifeste entre eux », a-t-il dit.

Les deux responsables, qui sont intervenus par vidéoconférence, ont aussi évoqué les défis actuels dans la ville de Bria. Pour le préfet, depuis novembre 2019, les hostilités entre les deux groupes armés Antibalaka et FPRC ont repris. A chaque phase de la crise, la MINUSCA et le Préfet sont restés « engagés pour persuader les deux groupes armés de reprendre les négociations, relancer le dialogue et trouver une solution politique », a poursuivi le préfet. Le chef du bureau de la MINUSCA a, de son côté, noté que les casques bleus ont augmenté les patrouilles « robustes, de domination de terrain » pour dissuader la mobilisation des groupes armés et les attaques. La composante police, quant à elle, a mené des enquêtes sur des cas d’exaction commis contre des civils et a joué un rôle important dans la lutte contre les détentions arbitraires et vols qui avaient exacerbé les tensions.

Telles ont été les déclarations faites ce mercredi par la MINUSCA et le Gouvernement Centrafricain. Mais ce matin, c’est tout le contraire qui se dessine devant nous.

Joint au téléphone par CNC à l’instant, une autorité locale parle d’une situation d’extrême gravité échappant au contrôle des FACA et la MINUSCA. « Les morts sont comptés par dizaine et les centres de santé débordés par des blessés », a rapporté cet officiel au CNC à l’instant.

La limite du mensonge de la MINUSCA et du gouvernement est visible car comme l’avait dit Christian Gazam BETTY de l’URCA, « Touadera est un Président qui ne contrôle rien et c’est un président qui a peur ». Pour rappel, le 6 février 2020, ce sera le premier anniversaire de l’APPR-RCA censé ramené la paix en Centrafrique mais qui de plus en plus dévient de l’« Utopie portée par des marchands d’illusions ».

Cédric Wa-Gomba

 

 

Extrême tension à Ndélé, une ville poudrière au risque d’embrasement.

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Centrafrique.com/centrafrique-vive-tension-interethnique-au-sein-du-fprc-a-ndele/des-combattants-du-fprc-a-ndele-dans-le-vehicule/” rel=”attachment wp-att-35242 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants du FPRC à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Crédit photo : CNC.
Des combattants du FPRC à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Crédit photo : CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le risque d’un violent combat entre les Rounga du FPRC et les Goula , même sans provocation, est assez élevé compte tenu de l’exaspération de tension interethnique dans la ville de Ndélé, alimentée par des puissances invisibles depuis trois jours, estime Michel PANA, un enseignant de retour de Ndélé ce dimanche à Bangui, contacté au téléphone par la rédaction du CNC.

 

« Je suis très inquiet qu’un conflit interethnique se produise à Ndélé, même par accident », a lancé dimanche une source au sein de la Minusca qui estime qu’une telle guerre ne profite à personne. Même  si tel est le cas, les dégâts collatéraux seront énormes à Ndélé, comparativement à d’autres villes du pays.

Selon la même source, la capitale de Bamingui-Bangoran, Ndélé, est sous extrême tension militaire depuis trois jours entre les Goula, très minoritaires d’une part,  et les Sara, Rounga, arabe, composant les forces militaires du FPRC d’autre part.

Ce qui se passe actuellement dans le pays, selon un officier centrafricain de la gendarmerie, est sans doute un jeu tactique dangereux du gouvernement, appuyé par la Minusca. D’après lui, « c’est une manière de pousser les groupes armés à s’équiper d’avantage en hommes (mercenaires) et en armement pour se prémunir des éventualités. Le cas de Birao est un bel exemple. Le FPRC, accusé de faire recours aux mercenaires étrangers afin de reconquérir la ville de Birao perdu face aux rebelles du MLCJ, accusé aussi de recruter des mercenaires tchadiens et soudanais, financés par les fonds des contribuables centrafricains à travers sont chef nommé ministre conseiller à la Primature centrafricaine ».

Quant à l’implication présumée de la Minusca en faveur du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice), certains observateurs nationaux pensent qu’il « suffit de lire les communiqués  de la Minusca orientés uniquement contre une partie en conflit, et suivre ses réactions sur le terrain   face aux deux camps pour comprendre son jeu ». Par contre, d’autres estiment que la Minusca est en train de céder aux pressions du gouvernement qu’elle veut faire son jeu pour les prochaines élections.

Affaire à suivre…

 

Claude Michel AZOUMI

Copyright2020CNC.

 

 

Combats de Bria, les Goula se sont ralliés au MLCJ, les Tchadiens au FPRC.

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Centrafrique.com/centrafrique-une-enseignante-froidement-abattue-a-bria/un-rebelle-et-un-civil-se-parrlent-a-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-34740 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un individu, encore non identifié, a vandalisé, ce jeudi soir, la stèle des soldats Africains. Le Maire de Sarcelles a porté plainte.
CopyrightCNC

 

Bria (République centrafricaine) – Les combats ont repris ce dimanche matin entre les rebelles du MLCJ et ceux du FPRC dans la ville de Bria, avec l’appui inattendu des jeunes Goula derrière les Kara du MLCJ. Les dégâts sont énormes.

 

Même si les Peuls ne se sont pas prononcés depuis hier dans cette guerre inutile à connotation ethnique opposant le FPRC au MLCJ, les Goula, quant à eux, se sont déjà prononcés en faveur des Kara du MLCJ, et les Tchadiens, favorables au FPRC.

Très tôt ce matin vers 6 heures, l’affrontement a repris avec des artilleries lourdes. La ville est complètement sous la coupe des groupes armés (MLCJ et FPRC)  qui font leurs lois sur les populations civiles, en présence malheureusement des soldats de l’armée nationale et des forces de l’ONU (Minusca), comme si on préfère laisser les choses s’empirer avant de faire des communiqués inutiles à la radio. Finalement, à quoi sert de déployer des forces dans ces zones si la vie des citoyens sont menacés ? Pourquoi ne pas s’interposer cette nuit où les combats se sont calmés ? En tout cas le doute persiste quant à la volonté réelle des autorités de rétablir véritablement la paix dans ce pays d’Afrique centrale embourbé dans un conflit sans fin.

Pour l’heure, la ville se vide complètement de ses habitants qui affluent dans des camps des déplacés, protégés par les forces de la Minusca.

Le bilan est lourd, très lourd avec de nombreux blessés, civils comme combattants, selon des sources hospitalières.

Ce qui est étonnant dans cette histoire, personne ne peut imaginer que ce sont les MLCJ qui peuvent provoquer en premier le FPRC à Bria. Selon les observateurs, le MLCJ a reçu sans doute l’appui militaire du gouvernement et de la Minusca avant de faire ce genre de provocation à Bria où ils sont très minoritaires, comparativement au FPRC.

Souvenez-vous, à Birao, au mois de septembre dernier, on a vu exactement ce genre de stratégie risquée pour dégager les FPRC de la ville. Mais quand ces derniers se sont reconstitués pour reconquérir Birao, la Minusca s’est empressée pour déclarer la ville sans armes. Ceci dit, si le FPRC tente à nouveau de revenir à Birao, les forces de la Minusca vont intervenir pour le frapper, alors que les rebelles du MLCJ sont lourdement armées dans la ville avec des mercenaires sous les yeux et barbe de la Minusca et du gouvernement.

Aussi, au début de cette semaine, on a vu un gros camion des Goula, désormais alliés des Kara du MLCJ, en provenance justement de Bangui pour la ville de Birao, est arrivé à Ndélé, et l’équipage, lourdement armé, n’a pas voulu se soumettre au contrôle de routine du FPRC alors que c’est la même pratique depuis plusieurs années dans cette ville de Bamingui-Bangoran. C’est aussi une stratégie pour déclencher une guerre ethnique à Ndélé afin d’anéantir le FPRC dans la ville.

Tout est clair,les choses sont en marche pour anéantir le FPRC à travers des forces supplétives des autorités, selon l’avis des observateurs nationaux.

À Bria, le MLCJ est en phase de contrôler la ville toute entière, ce qui est très étonnant, vu sa capacité militaire il y’a deux semaines.

 

Moïse Banafio

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RCA : Tension entre les populations de Bouar et les ex-combattants démobilisés de 3R.

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Centrafrique.com/ville-de-bouar-par-priva-du-cnc-img_10avr2018215920-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.
Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Soupçonnés d’avoir commis de nombreux actes de braquage dans les différents arrondissements de la capitale de la Nana-Mambéré, les ex-combattants démobilisés de 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) sont désormais dans le viseur des jeunes qui menacent de les chasser hors de la ville si les autorités locales ne prennent pas leur responsabilité pour assurer la sécurité de leurs concitoyens.

 

En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi 23 janvier, au quartier Haoussa de Bouar, une tentative de braquage d’une famille avait tourné à l’agression au couteau.

La victime, qui avait appelé en vain ses voisins au secours, tentait malgré tout de neutraliser l’un de ses agresseurs. Celui-ci a pu s’échapper, laissant derrière lui ses chaussures.

Interrogée le lendemain à la gendarmerie après avoir déposé une plainte contre X pour tentative de vol et agression au couteau, la victime aurait confirmé aux enquêteurs que ses agresseurs seraient des ex-combattants de 3R qu’elle a pu identifier l’un d’eux.

Selon une source proche du dossier à la gendarmerie, dans la même nuit du mercredi à jeudi, les mêmes suspects auraient tenté en vain de pénétrer par effraction aux domiciles d’une autre famille au quartier Haoussa. Et toutes parlent des ex-combattants qui sont nombreux dans leur secteur.

Pour certains jeunes de Bouar, il ne fait aucun doute, ce sont bel et bien les ex-3R qui seraient les présumés auteurs de ses deux tentatives de braquage au quartier Haoussa. D’ailleurs, selon eux, ces ex-3R n’ont pas à leur premier coup. Ils les soupçonnent même d’être à l’origine de la mort suspecte de l’ex-combattante retrouvée morte dans un puits d’eau le lundi 20 janvier alors qu’elle sortait avec sa sœur la veille pour se rafraîchir dans une buvette locale. Les premiers éléments d’enquêtes de la gendarmerie montrent qu’elle avait été tuée avant d’être jetée dans ce puits d’eau. Des fouilles au fond de ce fameux puits n’ont pas permis de retrouver ses chaussures, son sous-vêtement, encore moins son porte-monnaie et d’autres objets lui appartenant.

En conséquence, des voix se lèvent de plus en plus dans la ville pour demander de l’aide aux autorités locales afin de sécuriser les paisibles citoyens qui n’ont rien demander que la paix rien que la paix. À défaut, selon un groupe des jeunes, des mesures seront prises pour bouter hors de Bouar les ex-3R soupçonnés des nombreux actes de braquage dans les différents arrondissements de Bouar.

Pour rappel, des dizaines des combattants rebelles de 3R ont été démobilisés à Koui, mais aussi dans certaines de ses communes, puis ramenés à Bouar pour les formations militaires de l’USMS (Unité spéciale mixte de sécurité) pour les uns, et des formations à l’emploi pour les autres.

Mais les ex-3R ne sont pas les seuls bénéficiaires de ce programme, d’autres ex-combattants les sont aussi, en l’occurrence ceux de la milice Anti-Balaka, des deux factions de RJ (Révolution justice) et du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine. Ces ex-combattants sont tous regroupés à Bouar qui devient, par force de chose, un lieu de concentration des ex-professionnels des armes. Ceci dit, une moindre erreur pourrait dégénérer à un conflit meurtrier dans la ville.

 

 

Gervais Lenga

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Flash info : combats en cours entre le FPRC et le MLCJ à Bria.

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Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

 

Bria (République centrafricaine) – Les affrontements ont débuté ce samedi 25 janvier, aux environs de 18 heures après l’assassinat d’un gendarme du FPRC par les combattants rebelles du MLCJ au quartier Gbakoundji, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

En effet, peu après 17h30, au quartier Gbakoundji, situé à moins de 100 mètres de la cathédrale de l’église catholique de Bria, le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC, le tristement célèbre Abdel Ambossoro et son garde du corps, ont été pris à partie par un groupe des jeunes de l’ethnie Kara, identifiés comme des combattants du MLCJ.

Pour l’heure, on ignore les raisons qui ont poussé ces jeunes à ouvrir le feu sur la moto du colonel Abdel Ambossoro, tuant au passage son garde du corps.

Pour le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique), ceci est une provocation de trop du côté du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice), et elle ne doit pas rester sans réponse.

Quelques minutes plus tard, des renforts  du FPRC arrivent sur le lieu de l’incident, et des échanges des tirs ont débuté, faisant fuir les populations civiles dans des camps des déplacés, surtout dans l’enceinte de l’hôpital préfectoral de Bria.

Le bilan provisoire fait état d’un mort et 4 blessés côté FPRC qui sont actuellement pris en charge à la clinique du MSF. Tandis que du côté MLCJ, aucun bilan est disponible en raison de l’isolement de ses combattants, donc leur accès à l’hôpital est pour le moment très difficile. Cependant, une source hospitalière a indiqué à CNC que deux blessés MLCJ ont réussi à atteindre l’hôpital.

Il y’a lieu de noter que depuis le mois de juillet 2019, les deux factions de l’ex-coalition Seleka se sont violemment affrontés dans les localités de Birao, faisant des dizaines des morts, poussant au passage des dizaines des milliers dans des camps des déplacés internes.

 

Nos équipes sont sur le terrain, plus des détails dans les prochaines heures sur CNC.

 

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Centrafrique : ICASEES prévoit les opérations de la cartographie du 4ème recensement en 2021

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Centrafrique.com/des-banguissois-marchent-a-pieds-dans-les-rues-de-bangui-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des Banguissois dans une rue de la capitale. CopyrightCNC.
Des Banguissois dans une rue de la capitale. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le Gouvernement centrafricain avec l’appui des  partenaires traditionnels de la RCA, la RCA entend organiser le 4ème recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) en 2021.  

L’annonce a été faite par l’Institut Centrafricain des Statistiques Economiques et des Etudes Sociales (ICASEES), le jeudi 23 janvier.

La communication autour de cette opération étant mise en avant, une vingtaine de professionnels des medias et comédiens de Centrafrique étaient conviés le jeudi 23 janvier à une journée de briefing sur le lancement de la sensibilisation sur les opérations de cartographie du 4ème recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) prévue pour 2021 en RCA.

Il a été question lors de cette rencontre d’outiller les professionnels des médias et les comédiens afin qu’ils puissent en retour relayer l’information au niveau des autorités locales.

« Nous bénéficions d’un projet qu’on appelle projet de donné nécessaire à la prise de décision. Il nous faut en ce moment-là organisé le système, collecter les données pour rattraper les données perdues lors des évènements et actualiser beaucoup plus les informations. Et donc, ce projet a prévu de financer les travaux de la cartographie du troisième recensement général de la population et de l’habitation qui aura lieu probablement en 2021 sinon, en 2022 », a fait savoir Bienvenu Blaise Ali, Directeur Général de l’ICASEES.

Dans son intervention, le Directeur Technique au Recensement à l’ICASEES, Alfred Sabengo, normalement, chaque 10 ans les Nations-Unies recommande de faire un recensement général de la population afin d’avoir de nouvelles données et la structure de la population. C’est cette structure de la population qui présente les problèmes ou qui fait lire les problèmes qui vont se poser au pays, et qu’il faudrait anticiper.

« C’est cette structure de la population qui nous fait ressortir les problèmes. Est-ce qu’il y a assez d’enfants qui doivent aller à l’école et alors qu’on en a pas prévu pour construire les écoles. Est-ce qu’il y a assez de femmes qui sont dans la période reproduction de 15 à 49 ans, alors qu’il n’y a pas de structures qui sont créés pour les femmes qui doivent accoucher.  Les enfants qui ont moins de 5 ans, s’il y en a assez, est-ce qu’on commande les vaccins etc…», dit-il.  

Depuis l’accession à l’Indépendance de la RCA en 1960, trois recensements ont été organisé dans le pays. Le tout premier recensement de la population (RGP-75) a été organisé en 1975. Le nombre de la population était de 2.088.000 habitants.  Le deuxième en 1988 (RGP-88), avec un effectif de 2.688.426 habitants. Le troisième recensement avec l’ajout du volet habitation,  s’est déroulé en 2003, et l’effectif de la population était de 3.895.139 habitants. Etant donné que la population centrafricaine croit au rythme moyen de 2,5%, cette population est aujourd’hui estimée à 5.300.000 habitants.

 

 

Centrafrique : Des mesures annoncées pour renforcer la protection des civils à Birao par la MINUSCA

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patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

 

Bangui (République centrafricaine) – En visite ce jeudi dans la capitale de la Vakaga, Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnatrice humanitaire, a rencontré les autorités locales et les leaders communautaires jeudi 23 janvier dernier. A l’issue de cette rencontre, des mesures ont été annoncées par la mission onusienne pour renforcer la protection des civils à Birao.

 

A Birao, la MINUSCA et les autorités locales multiplient les actions pour la paix. L’objectif de cette mission entreprise par Denise Brown, trouver une solution à la tension communautaire et ethnique qui prévaut dans la région. Lors de sa rencontre avec les autorités locales et les belligérants, elle a mis l’accent sur trois points, notamment « le renforcement des forces des Nations Unies, les éléments du FPRC qui tenteraient de descendre sur Birao vont être frappés, idem pour les éléments du MLCJ qui vont tenter d’attaquer les sites de déplacés ».

Pour mémoire, la ville de Birao située à l’extrême Nord-est de la République Centrafricaine est replongée depuis le début de la semaine dans une forte psychose. L’incendie de plus d’une centaine de maisons lundi 20 janvier au centre de la ville suite à l’assassinat de 2 jeunes et les combats entre groupes armés autour de la ville, ravivent les tensions ethniques.

Plusieurs villages à la périphérie de Birao ont été le théâtre d’affrontements les 19, 20 et 21 janvier entre le FPRC et MLCJ. Ces combats auraient fait plus d’une vingtaine de morts, plusieurs blessés et de nombreux déplacés, selon des sources locales.

La situation sécuritaire s’est dégradée dans cette région de la Vakaga depuis le déclenchement des hostilités entre le FPRC et le MLCJ au mois de juillet 2019. Ces violences sur fond de tension ethnique ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et se sont étendues dans plusieurs villages et dans la ville d’Amdafock, frontalière avec le Soudan.

 

Cédric Gwa Gomba

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Le Ministère de la santé déclare l’épidémie de rougeole  en République Centrafricaine.

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Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – ’épidémie de rougeole est déclarée en Centrafrique par le ministre de la santé, Docteur Pierre Somse, le vendredi 24 janvier 2020 en affirmant que des cas de rougeole sont signalés respectivement dans les régions sanitaires de Bangui et Begoua ainsi que dans les villes de Nanga-Boguila, dans l’Ouham, Baboua et Abba dans la Nana-Mambere.

 

A en croire le ministre de la santé, Dr Pierre Somse, des milliers d’enfants qui sont sur le territoire centrafricain sont atteints de rougeole. Les statistiques sont alarmantes. En 2018, 241 cas sont enregistrés tandis que 3. 653 cas enregistrés dans la période 2019 – début 2020 avec 53 décès. Plusieurs cas sont signalés dans les villes provinciales du nord et du centre telles que  Paoua, Vakaga, Nana-Gribizi, Batangafo, Bocaranga, Ngaoundaye et Bambari.

Au regard de ces indices et éléments, le ministère de la santé « déclare officiellement l’épidémie de la rougeole en République Centrafricaine ». Face à cette situation, le gouvernement et ses partenaires ont déjà mis en place une stratégie de riposte contre la maladie en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations –Unies pour l’Enfance (UNICEF).

Le ministre de la santé, exhorte les parents au respect des mesures d’hygiène et à faire vacciner leurs enfants de 0 à 59 mois contre la rougeole. «  Le vaccin est le seul moyen de lutter contre la maladie », dit-il.

Il n’a pas manqué de rappeler à la population centrafricaine comment identifier la pathologie de la rougeole. « Pour identifier la rougeole, chers parents, il suffit de constater qu’il y a un écoulement nasal, accompagnée d’une conjonctivite avec larmoiement, le gonflement des paupières, rougeur des yeux et gêne à la vue de la lumière, une toux, Une grande fatigue, Une forte fièvre oscillant entre (39-40°C)

La rougeole est une maladie infectieuse contagieuse qui atteint les voies respiratoires. Elle cause des décès chez les enfants et les jeunes adultes malgré l’apparition du vaccin.

 

Copyright2020CNC

 

Centrafrique : Le Général burkinabè Daniel Sidiki Traoré nommé commandant des Casques bleus en Centrafrique 

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Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le secrétaire général des Nations unies, António Gutierres, a nommé mardi le général des forces armées burkinabè, Daniel Sidiki Traoré, comme nouveau commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), a-t-on appris d’un communiqué du porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU.

 

Le Général Traoré est actuellement conseiller militaire du chef d’état-major des armées, le Général Moïse Miningou. Il va remplacer le général Balla Keïta du Sénégal dont la mission prend fin le 29 février, rapporte le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies.

Il possède également une vaste expérience du maintien de la paix, ayant récemment servi comme commandant adjoint de la force à la MINUSCA-2018. Il a aussi servi en tant que Commandant du secteur ouest à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de 2014 à 2016. Il a en outre été commandant de secteur à la Mission des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) dans l’ouest du Darfour de 2012 à 2014.

Sa nomination intervient dans un contexte où la MINUSCA depuis son déploiement en Centrafrique peine à assurer correctement la protection des civils en proie aux violences des groupes armés. Pour un observateur de la vie politique centrafricaine, « les centrafricains ne peuvent rien espérer de ces gens-là. Ils sont là pour leur business et pas pour mourir », critique-t-il.

 

Cédric Gwa Gomba

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RCA :Sept élèves policiers blessés dans un accident proche de Bangui.

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Centrafrique.com/nouveaux-policiers-fred-krock/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves policiers de la précédente promotion 2018. Crédit photo : CNC.
Les élèves policiers de la précédente promotion 2018. Crédit photo : CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les victimes ont été conduites d’urgence ce vendredi à l’hôpital, mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Le suspect, quant à lui, est toujours maintenu en garde à vue pour nécessité d’enquête, selon une source judiciaire.

 

Cinq élèves, deux cadres instructeurs de l’école nationale de police ont été conduits à l’hôpital ce vendredi 24 janvier à la suite d’un accident survenu sur la route de Damara, à 10 kilomètres du PK12.

Les victimes, qui faisaient leur sport matinal sur cet axe routier, ont été fauchées par une moto taxi en provenance de Damara à vive allure.

Complètement ivre au guidon de sa moto, le suspect a été immédiatement interpellé après l’accident.

Conduit au poste de police, l’homme aurait avoué d’avoir bu de l’alcool en plus de la drogue qu’il aurait consommée quelques heures plutôt.

Dans le cadre de la restauration des forces de sécurité intérieure, environ un millier des jeunes ont été recrutés le mois dernier pour intégrer les forces de la police et de la gendarmerie. Parmi eux, environ 500 hommes, mais aussi des femmes ont intégré l’école nationale de la police mi-décembre 2019.

 

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