Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Eloie-Anguimaté-candidat-indépendant-à-la-prochaine-présidentielle-du-27-décembre-2020-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”337″ />Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Ça y est ! C’est parti pour les prochaine échéances électorales. Un autre candidat vient d’annoncer au public sa candidature à la prochaine présidentielle de 2020. Il s’agit de l’ex-ministre de la fonction publique, Monsieur Élois Anguimaté. Universitaire et Homme politique indépendant, Éloi Anguimaté se veut candidat du peuple et de la lutte contre la pauvreté, de rétablissement et de la consolidation durable de la paix, de plein emploi, de la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de bonne gouvernance.
Ci-dessous l’intégralité de son discours.
Centrafricaines, Centrafricains !
Mes chers compatriotes,
Je m’appelle Elois ANGUIMATÉ.
Je suis enseignant à l’Université de Bangui.Je suis le benjamin d’une fratrie de onze enfants. Je suis marié, père et grand-père. Je réside à Bangui, dans le 1er arrondissement, à la cité des É
En décembre 2020, nous fêterons nos 60 ans d’indépendance vis-à-vis de la puissance coloniale.
En décembre 2020, l’occasion nous est donnée de choisir notre nouveau Président de la République ainsi que nos nouveaux députés.
Notre si beau et si cher pays a été administré en toute souveraineté par ses propres enfants. C’est ce que voulait Barthélémy Boganda, le Président fondateur de note pays. C’est ce que nous voulions à sa suite.
Notre pays avait tous les atouts pour réussir dans le concert des nations modernes. Nous avons hérité de Boganda un programme de société simple qui se décline à travers notre devise : unité, dignité, travail, un slogan : zo kwé zo et cinq verbes dits verbes du Mésan, du nom de son parti, une langue nationale, un vaste territoire de 623 000 km2, immensément baigné d’eau (un produit très rare que nous convoiterait certains pays et certains peuples dans le dénuement), riche en flore et en faune variées, un sous-sol vierge d’exploitation aux richesses minières inégalées et insoupçonnées, et, par-dessus tout, un peuple très jeune et une culture variée.
Ces richesses faisaient de notre pays la Suisse africaine, une terre d’asile et d’accueil et de nous le peuple élu de Dieu.
Qu’avons-nous fait de ce précieux et inestimable héritage ?
Rien, absolument rien.
Notre indépendance a tourné au désastre.
Nos successifs dirigeants nous ont appris à nous en détourner et à vivre de mendicité, à nous désunir, à nous vivre en ennemis jurés, à nous entretuer, à mourir comme des chiens errants, à vivre dans l’ignorance pour leur grand bonheur, à nous dresser les uns contre les autres au seul motif que certains seraient des savaniers, des forestiers, des riverains, des musulmans, des chrétiens, de leur région, clan ou ethnie , le but inavoué est de se maintenir longtemps au pouvoir, là où coule le lait et le miel. Ils ont transformé notre école publique qui était au départ une école de réussite sociale en école d’échec et notre hôpital un mouroir.
Leur mérite pendant ces 60 ans, c’est d’avoir planifié et exécuté de main de maître leur œuvre machiavélique et d’en être satisfaits.
Leurs victimes se comptent par millions.
Pendant 60 ans, ils ont tourné le dos à 92% de la population qui vivent en-dessous du seuil de la pauvreté la plus abjecte et 70%de jeunes.
Les oubliés et les abandonnés de la République. Ils ne figurent dans aucun programme de gouvernement. Des fantômes que l’on ressuscite comme par enchantement lors des élections comme c’est présentement le cas.
Des fantômes à qui on viendra miroiter des lendemains meilleurs, dont on sollicitera de manière assidue les voix, car c’est à cet instant qu’on se souvient qu’ils existent réellement et que leur voix comptent. Des voix contre du pain (fa na mbimapa), du savon, du sel et que sais-je d’autres.
Centrafricaines, Centrafricains !
Mes très chers compatriotes.
J’annonce officiellement ce jour que je suis candidat indépendant à l’électionprésidentielle du 27 décembre 2020. Je suis également candidat indépendant auxélections législativesdans la circonscription de Kaga Bandoro 1.
Mes colistiersà la députation et moi avons opté de nous présenter sous la bannière : CENTRAFRIQUE SOLIDAIRE. Cette option n’est pas anodine. Elle participe de notre volonté commune de vous offrir le véritable changement dont vous avez toujours rêvé.
J’ai fait mon entrée en politiqueavec les 4 CN, la CFD et mon parti la Convention Nationaleaprès de longues années de militantismeau sein de l’Union des Etudiants Centrafricains au Sénégal (UECAS) et de l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNECA), en France. C’est de là que date mon altruisme.Il s’est développé et renforcé au fil de ma longue carrière professionnelle, de mes engagements associatifs et de mes contacts.
Je suis un candidat de conviction. La décision que j’ai prised’être candidat à l’élection présidentielle est le fruit de cet altruisme et de cette conviction.J’ai conscience que notre pays va très mal mais qu’il est guérissable. La responsabilité de le guérir nous incombe, individuellement et collectivement. Je suis candidat parce que je crois fermement qu’avec les atouts dont nous disposons nous pouvons réussir.
Je me présente à cette élection dans le contexte particulier que traverse notre pays. A contexte particulier traitement particulier. J’ai pris des engagements hardis qui figurent dans mon projet de société dont la quintessence sera portée à votre connaissance le moment venu. D’ores et déjà voici quelques-unes des priorités de mon mandat :
Le rétablissement et la consolidation durable de la paix dans notre beau pays,
La lutte contre la pauvreté,
le plein emploi,
la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.
Mes très chers compatriotes.
Je vous invite à joindre massivement à moi et à tourner avec moi dès le 27 décembre ces sombres pages de notre histoire, de cette gouvernance oppressive, répressive, hautaine, méprisante que nous croyions à notre service mais qui nous a asservis de manière bestiale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/transport-de-la-dépouille-du-Covid-19-au-quartier-PK11-le-25-juin-2020-par-CNC-450×247.jpg” alt=”La sortie d’un véhicule transportant la dépouille d’un homme suspecté du Covid-19 retrouvé mort sur son lit le 25 juin 2020 au quartier PK11. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”247″ />La sortie d’un véhicule transportant la dépouille d’un homme suspecté du Covid-19 retrouvé mort sur son lit le 25 juin 2020 au quartier PK11. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – D’après le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Docteur Pierre Somsé, la plupart des décès dus au nouveau coronavirus enregistrés en RCA ont eu lieu en dehors de l’hôpital,
À ce jour, la RCA a signalé 45 décès sur les 3.429 cas détectés. Parmi les décès, seulement huit cas ont été déclarés dans les services de santé, tandis que ceux qui meurent des suites du COVID-19 en dehors des hôpitaux sont comptabilisés au moment où leurs dépouilles sont placées dans les différentes morgues de la capitale centrafricaine Bangui, selon le magazine Xinhua qui a rapporté les propos du ministre centrafricain de la Santé.
Évoquant le profil des personnes décédées du nouveau coronavirus, docteur Pierre Somsé a décrit la plupart d’entre elles comme souffrant de maladies chroniques telles que l’hypertension, le diabète, la drépanocytose, le VIH/sida, la tuberculose, etc.
Mais l’un des gros problèmes du Covid-19 à ce jour en RCA, principalement à Bangui, c’est le transport des cadavres des personnes infectées du nouveau Coronavirus depuis le lieu de leur décès jusqu’à la morgue, si celui-ci est survenu en dehors du système hospitalier. Dans la plupart des cas que CNC a pu enregistrer, ce sont les proches des malades décédés du Covid-19 qui transportent eux-mêmes les dépouilles des victimes jusqu’à la morgue sans aucune protection recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé).
Interrogés par CNC, la plupart des proches des victimes expliquent qu’ils n’ont plus de choix, car ils auraient contacté en vain le numéro spécial 4040, la police, la gendarmerie, y compris la croix rouge.
Depuis l’apparition du premier cas de COVID-19 en RCA le 14 mars, 699 malades ont été guéris, selon le service sanitaire du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-à-gauche-et-touadera-à-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinées-par-CNC-le-21-janvier-2020-450×314.jpg” alt=”bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020″ width=”450″ height=”314″ />L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, séjournent actuellement à Brazzaville, au Congo, depuis vendredi soir. Invités par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso, les deux personnalités politiques centrafricaines vont devoir discuter avec le leader congolais, aussi médiateur dans la crise centrafricaine, la possibilité de décrisper le climat politique tendue dans le pays à quelques mois de la prochaine échéance électorale.
Après la mini tournée diplomatique au mois d’avril du chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il avait rencontré son homologue Félix Tshisekedi, puis à Brazzaville, où il a également échangé avec le Président congolais Denis Sassou-Nguesso, ex-médiateur dans la crise centrafricaine, c’est désormais le tour de l’ex-Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, de se rendre à Brazzaville, au Congo, ce vendredi 26 juin, à bord d’un jet privé affrété spécialement par le leader congolais Denis Sassou – Nguesso
Selon une source proche du ministère congolais des Affaires étrangères, l’objectif de la présence de ces deux personnalités politiques centrafricaines à Brazzaville serait pour objectif de décristalliser l’atmosphère politique tendue en République centrafricaine après le retour discret au pays en décembre 2019, six ans après son exil en Ouganda, du leader du parti KNK François Bozizé.
Selon des sources proches du parti KNK, créé par l’ancien Président François Bozizé, et du chemin de l’espérance, fondé par l’ancien Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, le déplacement de ces deux leaders de l’opposition centrafricaine au Congo serait lié strictement aux efforts de paix menés par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso en République centrafricaine.
Cependant, à Bangui, le voyage discret de Bozizé et de Meckassoua à Brazzaville, au Congo, a été interprété comme une nouvelle ingérence du Président Denis Sassou-Nguesso dans les affaires centrafricaines, surtout à quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives dans le pays.
Pour certains acteurs politiques centrafricains, c’est le fameux triangle maçonnique Sassou-Meckassoua-Le Drian qui serait à nouveau en marche.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/les-soldats-Faca-en-position-de-tirs-IMG_3876-450×253.jpg” alt=”les soldats Faca en position de tirs IMG_3876″ width=”450″ height=”253″ />Image d’illustration des soldats FACA /
Bouar, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – passant provisoirement de 3 à 5 morts, le bilan de l’attaque des rebelles de 3R contre une patrouille des forces armées centrafricaines (FACA) ce dimanche 21 juin sur l’axe Koundé – Besson continue de faire beaucoup de bruit dans le pays. Les familles des victimes demandent des explications au gouvernement, tandis que les députés de l’Ouham-Péndé et de l’opposition mettent la pression sur les autorités. Et demandent l’arrestation immédiate du chef rebelle Ali Darassa, l’auteur présumé de triples attaques contre les forces de l’ordre ces dernières semaines.
L’attaque perpétrée par des combattants rebelles de 3R contre une patrouille des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) le dimanche 21 juin dernier sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, aurait fait plus de 5 morts et une dizaine des blessés. Initialement, on savait qu’un gendarme et deux sous-officiers de l’armée nationale ont été tués, et une dizaine d’autres blessés . Cinq (5) blessés graves ont été transférés à Bangui par voie aérienne. Malheureusement, parmi eux, deux (2) viennent de succomber de leurs blessures à Bangui, passant le bilan provisoire de 3 à 5 morts du côté des forces armées centrafricaines. Et ce n’est pas tout. Au moins 6 soldats ayant participé au combat de Besson n’ont pas fait de signes de vie depuis dimanche. Une équipe des forces spéciales de l’armée nationale devrait ratisser la zone de l’attaque ce vendredi 26 juin en vue de les rechercher.
Pour l’heure, aucun bilan officiel est annoncé par le gouvernement, encore moins par la Minusca qui avait expliqué auparavant aux journalistes, dans un autre cas, qu’elle n’est pas venue en République centrafricaine pour compter le nombre des morts. Ceci dit, le nombre des victimes annoncé par la Minusca est tout simplement indicatif et non réel.
Du côté des parents des victimes, c’est la colère et la consternation qui dominent. On veut savoir pourquoi les soldats FACA ont-ils été livrés aisément aux rebelles de 3R sans que les autorités du pays ne ressentent aucune émotion particulière.
Pendant ce temps, à Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé, ces mêmes rebelles de 3R auraient annoncé leur intention de prendre la ville dans les prochains jours. Ce qui provoque une certaine psychose au sein de la population locale depuis 72 heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Les opérations préparatoires d’un scrutin présidentiel ou législatif de grande envergure représentent un exercice technique, complexe et très périlleux car elles engagent la vie et l’avenir d’une nation toute entière. La minutie et la transparence sont les deux principales caractéristiques pour économiser tout soupçon de fraude ou de favoritisme qui peuvent ébranler un pays à travers une crise post-électorale avec des conséquences incommensurables.
C’est dans ce contexte bien maîtrisé par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) que se profilent les élections groupées du 27 décembre 2020 avec corollaire l’insécurité galopante entretenue par des mercenaires étrangers à la solde du pouvoir. À six (6) mois de cette échéance fatidique, les non initiés voire les non imprégnés du droit électoral commencent à douter de la sincérité de l’Autorité Nationale des Élections à organiser les élections dans le délai constitutionnel.
Même le dernier avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l’initiative de certains députés de modifier certaines dispositions constitutionnelles laissait apparaître en filigrane cette évidence. La présidente de l’Autorité Nationale des Élections venait de faire une sortie médiatique hasardeuse synonyme de lancement des opérations d’enrôlement c’est à dire de l’inscription des électeurs sur la liste électorale.
Cet exercice consiste à recenser les électeurs en âge de voter en vue de leurs inscriptions, renouveler et actualiser le fichier électoral tout en épongeant le contentieux du fichier électoral.
Cette phase permet d’établir l’équilibre démographique et territorial des circonscriptions, de remodeler les circonscriptions ainsi que les bureaux de vote. Depuis la conférence de presse de la présidente de l’ANE, cette étape la plus importante du processus électoral évolue de report en report paradoxalement à la volonté ferme de l’ANE d’organiser les élections dans le strict respect du chronogramme électoral initialement établi. Face aux difficultés pratiques nées de l’impréparation, le citoyen lambda s’interroge :
Face au retard évident, l’ANE va t-elle encore proposer un nouveau chronogramme électoral ? La présidente de l’ANE n’avait-elle pas tous les leviers du processus avant de faire sa conférence de presse ? N’était-il pas mieux que l’ANE avise du report des élections maintenant ? Ces multiples reports, facteurs de découragement, démobilisation et d’inquiétudes représentent-elles une porte ouverte à la fraude électorale ? L’ANE craint-elle que l’annonce du report des élections provoque de crise institutionnelle dans le pays ? Le processus d’enrôlement des électeurs qui accuse mécaniquement de retard présage t-il d’une élection apaisée, libre et transparente ? Ces signaux ne prédisposent-ils pas à une crise post électorale aiguë ? A quoi ont servi les leçons du passé puisque la même ANE auteur des élections de 2016 n’a pas été remaniée ?
Visiblement, on remarque que l’ANE est entrain de donner tacitement raison aux détracteurs du pouvoir qui pariaient sur le respect du calendrier électoral. L’annonce officielle de son incapacité à organiser les élections dans le délai sonnera le coup d’envoi de la concertation pouvoir/forces vives de la nation.
En attendant les conclusions de cette concertation, nous espérons que le projet de loi organique sur ANE qui est actuellement en discussion devant les parlementaires convoqués en session extraordinaire apportera des solutions à la hauteur des attentes sur le mandat de l’ANE qui expirera trois (3) jours avant la tenue du premier tour du scrutin. Mis délibérément à l’écart du processus électoral et considéré comme un spectateur, l’opposition démocratique observe le tâtonnement en attendant peut-être leur transition politique tant sollicitée avec véhémence.
Pour finir, sachant que le facteur temps fait défaut et compte tenu de l’impraticabilité des routes pendant les saisons pluvieuses, nous exhortons la plateforme des confessions religieuses de s’intéresser à la problématique du glissement du calendrier électoral en vue d’arbitrer la concertation qui s’annonce houleuse.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/lancienne-Présidente-catherine-samba-panza-pour-ses-voeux-de-2020-450×305.jpg” alt=”l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza pour ses voeux de 2020″ width=”450″ height=”305″ />l’ancienne Présidente de transition catherine samba-panza.
A – Élue à la hâte Présidente de transition grâce à la France.
Un peu plus d’un mois après le début de l’opération Sangaris, juste après la démission de Michel Djotodia qui intervient le 10 Janvier 2014, le Conseil National de Transition (CNT) est chargé d’élire à la hâte (seulement dix jours après la démission de Djotodia) le futur Président de la transition. Mais ce n’est pas à Bangui que semble se jouer cette élection. Le 17 Janvier 2014, Denis Sassou-Nguesso qui est en déplacement à Paris reçoit dans la suite de son hôtel les ministres français des Affaires Etrangères Laurent Fabius et de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Le lendemain, Sassou s’entretient directement de ce cette élection lors d’une rencontre avec François Hollande à l’Elysée. Il devient rapidement évident à Bangui que Samba-Panza est soutenue par les Etats-Unis, la France et le Congo. L’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en poste depuis à peine un mois n’hésite pas à confirmer de vive voix à de nombreux conseillers nationaux de transition le soutien de la France à Catherine Samba-Panza…
Il faut préciser que Charles Malinas est l’ancien directeur de cabinet de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie plusieurs fois rencontrée par Catherine Samba-Panza au cours des derniers mois…
Alors que 24 dossiers de candidatures sont déposés, une sélection drastique est opérée par la Commission électorale spéciale du CNT selon 17 critères éliminatoires et seulement 8 candidatures sont finalement retenues la veille de l’élection.
Au premier tour, CSP obtient 64 voix (une voix de moins que la majorité absolue, fixée par le CNT à 65 voix) et devance Désiré Kolingba qui recueille 58 suffrages. Le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza est finalement élue au second tour Présidente de la transition devançant Désiré Kolingba par 75 voix contre 53. Elle prête serment le 23 janvier 2014 devenant ainsi la première femme Présidente de l’histoire de la RCA, sans avoir jamais eu la moindre expérience gouvernementale auparavant.
Selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent désormais être organisées au plus tard au premier semestre 2015…
B – Un gouvernement et des conseillers composés de proches et de parents.
La nomination d’un nouveau gouvernement (20 Ministres) et la désignation des membres du cabinet de la nouvelle Présidente (29 conseillers au total) le 3 février 2014 laisse une large place à des proches ainsi qu’à des parents de la Présidente de transition. André Nzapayéké, un cadre du PSD qui fut Ministre du développement rural dans le gouvernement d’Enoch Derant-Lakoué sous Kolingba, ancien de la Banque africaine de développement (BAD) et vice-président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) est nommé Premier Ministre. Sur les vingt membres de son gouvernement, huit sont parentés à la nouvelle Présidente de transition : Isabelle Gaudeuille (Ministre de la Justice et cousine de la Présidente), Aristide Sokambi (Ministre de l’Administration du territoire et cousin de la présidente), Florence Limbio (Ministre de l’Économie et du Plan et cousine de la Présidente), Denis Wangao Kizimalé (Ministre de la Sécurité publique et cousin de la Présidente), Rémy Yakoro (Ministre des Finances et du Budget et parent de Cyriaque Samba-Panza), Olivier Malibangar (Ministre des Mines et parent de Cyriaque Samba-Panza), Éloi Anguimaté (Ministre de la Fonction publique et beau-frère de la Présidente), Marguerite Samba (Ministre de la santé publique, épouse de l’ami intime d’Aristide Sokambi, Léopold Samba, ambassadeur à Genève). Joseph Mabingui, anciennement Secrétaire Général de la Présidence sous André Kolingba, directeur de cabinet d’Enoch Dérant Lakoué (lorsque ce dernier a géré en 2013 le Ministère de l’Économie, du plan) est nommé directeur de cabinet de CSP.
S’ils se sont connus et fréquentés lorsqu’ils étaient étudiants à Paris, il faut noter que son épouse Pauline Akondja est directement parentée à la Présidente de transition (du côté maternel). Christelle Sappot, la fille de Samba-Panza, jusqu’ici salariée au sein de la Société centrafricaine de cigarette (SOCACIG), filiale du Groupe Imperial Tobacco à Bangui est nommée chef de cabinet particulier de la Présidente de transition. Outre cette fonction, Christelle gère aussi les affaires financières de la Présidence disposant notamment d’un droit de regard sur les fonds spéciaux de la Présidence.
Le sulfureux Jean-Jacques Demafouth, cousin de Samba-Panza (côté maternel) est nommé conseiller spécial en matière de sécurité, chargé des relations avec MISCA, SANGARIS et EUFOR.
Enfin, notons que la proche amie de CSP Yacinthe Wodobodé est nommée Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui le 7 février 2014.
C – La prédation s’ajoute à l’inexpérience et au manque de résultats.
Si son élection suscite un immense espoir, le manque d’expérience de la Présidente se ressent très vite à tel point celle-ci semble ne plus rien maîtriser dès la fin du premier trimestre 2014. Elle ne parvient pas à enrayer l’insécurité ni à gérer les priorités, notamment le redressement des finances publiques. Le tandem Samba-Panza – Nzapayéké montre clairement ses limites alors que le cabinet présidentiel, sorte de « gouvernement bis », formé de 29 conseillers (dont certains ont rang de Ministre) paralyse l’action de l’exécutif par d’incessantes rivalités. Ce vide permet notamment à certaines personnalités comme son parent et conseiller en charge de la sécurité Demafouth de gagner en influence et d’outrepasser ses attributions. Ce sentiment de flottement est unanimement partagé au sein de la société centrafricaine mais aussi dans les capitales sous-régionales participant à la MISCA au général sénégalais Babacar Gaye en passant par les états-majors.
Les violences continuent d’embraser sporadiquement Bangui (comme le 28 Mai 2014 lorsque 17 personnes sont tuées à l’église Notre-Dame de Fatima) et l’arrière-pays, faute de désarmement tandis qu’aucun plan n’est esquissé pour améliorer le sort des milliers de réfugiés. De plus en plus critiquée, Samba-Panza montre des signes d’agacement, notamment vis-à-vis de la presse. Le 7 avril 2014, le directeur de publication du quotidien Le Palmarès est arrêté après la parution d’un article jugé diffamatoire. Une semaine plus tard, son homologue du journal Le Peuple subit le même sort.
Les premiers scandales voient le jour. Le fils ainé de CSP Stéphane Sappot (dont les multiples frasques à Bangui et en France marqueront la transition) est arrêté en mars 2014 par les douaniers français qui saisissent à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle 35 000 euros en liquide qu’il transporte. De nombreux permis forestiers dans le Sud-Ouest du pays sont attribués dans des conditions opaques (groupe Timberland industries / Sesame à Nola, STBC / STBK à Bayanga, Alpi / Alpica puis Wicwood / Sinfocam à Salo) laissant apparaître clairement des signes de prédation de l’équipe dirigeante. Le secteur des télécoms ne sont pas en reste. Le contrat passé entre la société EIG (aussi dénommée Zeus Télécom) pour la gestion de la Gateway Unique pour les appels internationaux présente ainsi de graves irrégularités (exclusivité et conflit d’intérêt manifeste pour la gestion et la supervision de la Gateway). En nommant le sulfureux homme d’affaires français Laurent Foucher comme ambassadeur de la Centrafrique auprès de l’ONU en Suisse, en lui octroyant un passeport diplomatique centrafricain et un poste de conseiller économique auprès de la présidence de la République, la Présidente de transition n’hésitera pas à monnayer une position diplomatique de haut niveau à ce ressortissant étranger dont la fortune estimée à près de 300 millions d’euros…
Notons aussi le cas de Dédé Vianney Mboe, frère de la sœur de CSP qui prodigue alors ses onéreux conseils juridiques aux autorités de transition et ses conseils patrimoniaux à Catherine Samba-Panza et son proche entourage malgré qu’il ait été radié à vie du barreau d’Orléans et condamné à trois ans de prison ainsi que le paiement de 90.000 euros de dommages et intérêts (peine confirmée en appel en Octobre 2012).
Si ces exemples sont autant de mauvais signaux relevés par les observateurs de la vie politique, c’est surtout le scandale du « don angolais » qui va éclabousser la transition. Le 4 mars 2014, CSP se rend à Luanda et le Président Dos Santos accepte d’octroyer un don de 10 millions de dollars à la RCA pour renflouer les caisses du Trésor Public et permettre le paiement du salaire des fonctionnaires. La moitié de cette somme est alors remise en liquide, dans des valisettes à la Présidente de transition. De retour à Bangui, CSP remet elle-même les 5 millions de dollars en liquides à sa fille Christelle Sappot, à Mahamat Kamoun, son conseiller spécial et à Robert Bokoyo, Directeur adjoint du Trésor avec pour consigne d’aller les échanger contre des FCFA à Douala. Le Ministre des Finances Rémi Yakoro pourtant unique ordonnateur des finances de l’État est tenu à l’écart de toute cette transaction… Lorsque la deuxième tranche du don angolais (les autres 5 millions de dollars) parvient à la Présidence, Christelle Sappot la remet au directeur général du trésor Gabriel Madenga le 28 avril, lequel transfère aussitôt la somme sur le compte centrafricain à la BEAC, via Ecobank.
À nouveau, le Ministre des Finances, Rémi Yakoro est tenu à l’écart et ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor… Soucieux de ne pas devenir le bouc émissaire de cette affaire, Rémi Yakoro révèlera que la seconde moitié de la seconde tranche de 2,5 millions de dollars (soit l’équivalent de 1,132 milliard de FCFA) s’est évaporée…
Après ces révélations, le scandale enfle à Bangui : partis politiques, société civile, bailleurs internationaux exigent des explications.
Joseph Mabingui, Directeur de Cabinet de la Présidente confectionne alors un tableau daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est vaguement expliqué que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » par la Présidence et la Primature. Il devient alors évident que ces fonds non comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la BEAC ont été détournés …
Bangui, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – « Depuis plus de 3 ans, en Centrafrique, nous vivons une époque de peur, de clivage et de diabolisation en tout genre. Les défenseurs de droit de l’homme, les leaders de la société civile et de l’opposition, des journalistes, y compris les leaders d’opinion sont de plus en plus pris pour cibles. Ils sont malheureusement confrontés à une déferlante d’acte de harcèlement, de manœuvre d’intimidation, de campagne de diffamation, de mauvais traitement et de placement en détention ». Une fois de plus, Monsieur Paul-Crescent BENINGA, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC) vient d’annoncer qu’il a reçu dans la nuit du jeudi à vendredi 26 juin la visite de deux hommes en armes chez lui. S’agit-il d’une tentative d’intimidation ou d’un simple acte de braquage ?
« J’ai reçu la visite de deux hommes armés à 1h du matin. Mes gardiens ont crié, ils ont tiré des coups de feu et son repartis », confirme le porte-parole du GTSC Paul-Crescent BENINGA ce vendredi 26 juin.
Tout sauf une coïncidence, cette nouvelle tentative d’intimidation du porte-parole du GSTC intervient 48 heures après sa déclaration sur les tueries DES soldats FACA par des mercenaires du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dans laquelle le GSTC « exige du Premier Ministre et du Président de la République la Démission dans un délai de 15 jours de toutes les « personnalités » représentant l’UPC, le MPC et le mouvement 3R dans le Gouvernement et dans les Institutions de la République ». Il demande aussi Le retrait du contingent Bangladesh dans les zones de la Nana Mambéré et de l’Ouham Pendé. Passé ce délai, le GSTC « invite tous les centrafricains à se mobiliser afin de dégager de la tête de nos départements ministériels ainsi que de nos Institutions les représentants des mercenaires promus à la faveur de l’Accord Politique pour la Paix et Réconciliation ».
24 heures plus tard, ce jeudi 25 juin, à l’Assemblée nationale, les députés ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire, exigeant l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, dont le mouvement serait à l’origine de l’attaque contre la base des USMS à Bouar, et celle de la Minusca à Pougole, mais également à l’origine de l’embuscade contre une patrouille des soldats FACA vers la commune de Besson le dimanche dernier. Les députés ont exigé aussi le limogeage du ministre de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Pour certains proches du pouvoir, le GSTC serait l’auteur intellectuel de tout ce mouvement de colère au sein du parlement centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ali-darassa-et-hassan-bouba-à-gbokologbo-450×429.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.” width=”450″ height=”429″ />Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Bambari, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – après sa nomination contestée au gouvernement de Firmin NGRÉBADA, l’ex-conseiller politique de l’UPC, monsieur Hassan Bouba est désormais formellement interdit de quitter le village Gbokologbo, situé dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la RCA.
Ancien coordonnateur politique de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’ex-conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, et ancien bras droit du conseiller russe du chef de l’État Valery Zakharov, Monsieur Hassan Bouba est depuis quelques semaines placé en résidence surveillée à Gbokologbo, lieu de résidence de son patron, le chef rebelle Ali Darassa.
Selon des informations du CNC, tout serait parti d’une rumeur faisant état d’un putsch en préparation contre le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). L’auteur présumé de ce putsch, selon la rumeur, est monsieur Hassan Bouba. L’homme serait très mécontent contre son patron Ali Darassa suite à sa nomination contestée au sein du gouvernement. Au mois de mai dernier, il aurait balancé au service secret l’importation via Gbadolité d’une importante cargaison d’armes de son mouvement rebelle. Celle-ci avait été saisie par les forces de sécurité congolaises.
Pour le chef rebelle Ali Darassa, Hassan Bouba représente non seulement une menace pour son mouvement, mais également pour sa propre sécurité. C’est ainsi que l’homme avait été invité à Gbokologbo, puis placé en résidence surveillée avec interdiction formelle de sortir du village.
Nommé au poste du coordonnateur adjoint de l’UPC la semaine dernière, Hassan Bouba travaille en même temps comme secrétaire permanent du chef rebelle Ali Darassa depuis 4 jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-biographie-partie-1-450×260.jpg” alt=”Catherine Samba-Panza, biographie. CopyrightDR” width=”450″ height=”260″ />Catherine Samba-Panza.
PARTIE I
Jeunesse, études, carrière et entrée en politique.
Jeunesse, scolarité et études supérieures.
Née Catherine Sounga le 26 Juin 1956 à Fort-Lamy (Ndjamena), elle est la deuxième d’une fratrie de six enfants. Son père Barthélémy Djou est un aide-comptable originaire du Cameroun et sa mère Henriette Waloma (ou Warouma) est centrafricaine (Banziri). Catherine grandit à Ndjamena jusqu’à l’âge de 16 ans et la fin de son cursus de collège en 1970. Sa famille prend ensuite la décision de s’installer à Bangui où ses parents la confient à son oncle maternel Simon-Pierre Kibanda et à son épouse israélienne Sonia.
Simon-Pierre Kibanda qui est alors secrétaire au Ministère des Affaires Etrangères (avant d’être nommé chef du protocole en 1971) a fait carrière dans la diplomatie. Catherine poursuit à Bangui sa scolarité au lycée Marie-Jeanne Caron et obtient son baccalauréat A4 au lycée d’Etat des Rapides en 1973. Elle part ensuite étudier à Paris où elle étudie le journalisme et le droit jusqu’à un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenu en 1981.
Rédactrice dans une agence de la compagnie d’assurance Préservatrice – Foncière à Paris, elle est alors en ménage avec Jean-Claude Sappot avec qui elle a trois enfants (Stéphane, Christelle et Jimmy).
B.Parcours professionnel et associatif.
En 1984, Catherine rentre au pays et intègre l’Entreprise d’Etat d’Assurances « SIRIRI ». Elle se marie avec Cyriaque Samba-Panza qui est Secrétaire d’Etat au plan, aux statistiques et à la coopération internationale depuis la fin de l’année 1987. Son époux est proche de l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Lebouder et de Énoch Dérant Lakoué (il sera Directeur de Cabinet de ce dernier lorsque celui-ci sera Premier Ministre de Février à Octobre 1993 et Vice-Président de son parti le Parti Social-Démocrate).
En 1989, Catherine Samba-Panza intègre la filiale du Groupe Allianz « AGF Centrafrique Assurances » où elle travaille jusqu’en 2007. Elle fonde ensuite un cabinet de courtage (CSP Assurances-Conseils) puis rejoint la filiale de la société de courtage Gras Savoye en Centrafrique où elle est Directrice Générale jusqu’en 2013. Elle s’implique en au sein l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), devient Vice-Présidente de cette association de 2001 à 2008 et adhère par ailleurs au Lion’s club, autant d’activités qui lui confèrent de plus en plus de visibilité dans la capitale centrafricaine.
Entrée en politique et nomination à la mairie de Bangui par Djotodia.
Catherine Samba-Panza (CSP) est nommée Vice-Présidente du Dialogue National en Septembre – Octobre 2003. Elle s’y distingue en œuvrant à une scène de réconciliation entre les vieux ennemis David Dacko et Abel Goumba. Elle dirige ensuite le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National jusqu’en 2007. Apprécié de François Bozizé, son mari Cyriaque est nommé Ministre de l’Equipement et du Désenclavement dans le gouvernement du Premier Ministre Touadéra en Janvier 2008. Durant les élections législatives de 2011, Cyriaque souffre de nombreuses séquelles après une attaque cérébrale et c’est Catherine qui mène campagne sur le terrain pour lui dans la circonscription électorale de Bouca.
C’est Michel Djotodia qui offre à CSP son premier poste d’envergue. Par décret N°13.101 du 20 mai 2013, celui-ci la nomme Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui.
Pour expliquer cette nomination, il faut rappeler que Michel Djotodia (qui a comme lui étudié en URSS) fut contrôleur principal des finances au Secrétariat d’Etat au Plan, aux Statistiques et à la Coopération Internationale que dirigeait Cyriaque Samba-Panza à la fin des années 1980.
Par ailleurs, son Directeur de cabinet Mahamat Kamoun est en couple avec Rachel Ngakola, une très proche amie et parente du côté maternel de Catherine.
CSP prend officiellement ses fonctions de Maire le 14 juin 2013, un poste qu’elle occupera moins de 7 mois.
Lors de l’un de ses déplacements en France, elle sera amenée à rencontrer le Président français François Hollande lors de l’Assemblée des maires francophones à Paris le 15 novembre 2013, présenté par l’intermédiaire de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
LES PREALABLES IMPERATIFS POUR DES ELECTIONS APAISEES ET ACCEPTABLES EN CENTRAFRIQUE,
Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent : une concertation citoyenne, pour une sécurité assez avancée
‘’… chasser le naturel, il revient toujours au galop’’ –
‘’les évidences politiques ne se récusent pas’’
Les brutales manifestations de la vie socio-politique depuis 2013, caractérisée par une sanguinaire prise du pouvoir politique à Bangui le 24 mars 2013 et une gestion ethno-régionaliste de ce pouvoir politique de mars 2013 à janvier 2014, suivie d’une chancelante transition politique, laquelle a été interrompue de manière cavalière avec les élections imposées de 2015-2016, censées restaurer l’ordre sécuritaire républicain et l’autorité de l’Etat, se sont poursuivies depuis 2016 par une gestion aventurière et prédatrice sur fond d’une insécurité quasi généralisée et consacrée, facilitant tous les excès inimaginables. Par voie de conséquence, le Peuple Centrafricain vit une période d’incivisme, de remise fondamentale en cause de l’ordre pré établi, de destruction systématique par vengeance sur fond de manipulations et d’une sibylline volonté politique de créer l’apocalypse, à l’orée des élections censées se tenir en décembre 2020 et février 2021, mais sur lesquelles pèse déjà le spectre d’un renvoi aux calendes grecques.
Le vécu de la vie politique nationale depuis mars 2016, avec un Président de la République ‘’déclaré démocratiquement élu’’ laisse un goût amer et amène certains d’entre nous à admettre que nous, Centrafricains, sommes condamnés à végéter et patauger encore longtemps dans le désordre créé à dessein pour satisfaire d’autres intérêts. Et la pandémie de COVID-19, volontairement et politiquement mal gérée par les Autorités Politiques de Bangui, rappelle cyniquement le mépris des gouvernants politiques qui se sont succédé durant les six (6) dernières décennies à Bangui, d’où sensation de continuer à vivre l’ère des exclusions.
En effet, les multiples crises militaro-politiques, survenues en Centrafrique depuis 1966, trouvent leurs explications dans des questions d’intérêts divergents, voire contradictoires, et non dans des questions d’ordre social. Et chaque régime politique, survenu à Bangui, a toujours fondé ses actions sur des clivages exclusifs, si bien que la rébellion et les coups d’Etat paraissaient comme moyens privilégiés d’accéder aux fonctions politiques, qui étaient toujours perçues comme des fins en soi et non comme des missions d’objectifs.
Le Peuple Centrafricain, ne disposant pas suffisamment de recul politique, a vécu, malgré lui, toutes les manifestations démocratiques de façade pour une légitimité d’intérêts exclusifs, ayant conduit au cours des soixante (60) ans de pseudo indépendance, à l’effritement continuel et dégradation prononcée des structures et infrastructures économiques héritées de la colonisation, à l’affaissement de l’autorité de l’Etat et par voie de conséquence à ses désengagements, à la disparition de la sécurité collective, à la fracture de l’unité nationale, d’où émergence de sectarismes. Et depuis 2016, ces maux et dysfonctionnements se sont complexifiés avec le régime du Président TOUADERA.
La crise seleka, énième crise militaro-politique survenue à Bangui, non seulement a été la goutte qui a fait déborder le vase, mais constitue la résurgence du sentiment de trop c’est trop, et la forte volonté sociale et culturelle de destruction systématique, par vengeance aveugle. Et ce sentiment de ‘’trop c’est trop’’ a déjà déterminé le choix politique du Centrafricain lambda qui attend la tenue des élections pour sanctionner, parce que le régime du Président TOUADERA n’a pas apporté les solutions attendues, mais comme la coalition seleka, a consacré le mérite d’exhumer des questions enfouies dans nos subconscients, et auxquelles tout le Peuple Centrafricain doit maintenant apporter, de manières concertées, les réponses qui s’imposent. Tout comme la coalition seleka, le régime du Président TOUADERA est un mal nécessaire que seuls les Centrafricaines et les Centrafricains doivent savoir capitaliser. Il appartient maintenant et désormais au Peuple Centrafricain, édifié par ses propres malheureuses expériences politiques, et éclairé par celles des autres, de faire maintenant ses choix de société en trouvant des réponses aux questions fondamentales qui se posent :
Comment retrouver la paix du cœur et la paix sociale ?
Comment retrouver sa dignité, le respect de soi et celui d’autrui ?
Comment restaurer la symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
Comment désormais faire les choix des gouvernants qui vont se préoccuper réellement des intérêts communs ?
Et tant d’autres questions déterminantes découlant de ces quatre (4) questions fondamentales, mais qui ne peuvent trouver des réponses qu’à travers des concertations récurrentes pour une sécurité assez avancée, et non par des méthodes non altruistes de gestion des pouvoirs du Peuple.
Forts de ces quelques constats et questionnements, nous, Centrafricains, devrons désormais être conséquents, oser un audace national, et réussir un patriotisme politique orgueilleux et jaloux pour ne plus nous faire manipulés ou nous faire complices de la destruction de notre pays. Nous devons nous regarder frontalement, ainsi que les autres, et définir consensuelle ment les lignes directrices d’actions politiques pour que les prochaines élections soient apaisées et acceptables. Cette vision s’impose après les échecs de nombreuses formules de compromis, uniquement, entre les agresseurs de la République ou belligérants, les pouvoirs publics et la communauté internationale. Avec le énième dialogue de Khartoum, à travers lequel le Président TOUADERA a voulu s’allier les groupes armés, afin de généraliser l’insécurité et l’utiliser pour renvoyer aux calendes grecques les élections, et rester au pouvoir, dont certains, nantis d’une amnistie cachée au Peuple Centrafricain, ont déjà repris les tueries de masse dans les Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, du Bamingui-Bangoran, de l’ouham-Pendé, de la Nana Mambéré, et bientôt dans d’autres, pour rendre ingouvernable le pays. Aussi, il importe de relever que la communauté internationale réalise enfin que la gestion militaire de la crise depuis le 15 septembre 2014 par les Nations Unies ne constitue pas l’idoine donne politique pour sortie définitive du cycle infernal de crises militaro-politiques dans lequel Centrafrique a été plongé depuis 1966, d’où convergence de vues politiques que les années 2020-2021 se veulent une nouvelle ère d’engagements et de défis à relever par nous, Centrafricains, appuyés par cette communauté internationale, pour mettre fin au désordre politique instauré depuis 1966, devenu véritable fonds de commerces depuis 2012-2013, pour mieux organiser de crédibles élections et permettre au Peuple Centrafricain de se prendre désormais en charge. Donc, considérons comme clos, les ères de manipulations politiciennes, d’excessifs enrichissements par des gouvernants insoucieux de la misère du Peuple, de l’insécurité comme moyen d’enrichissements faciles, de dénis de responsabilités politiques et autres excès en toute impunité.
Avec les prochaines élections, qui connaîtront certes un report ou glissement, nous Centrafricains, n’avons plus droit à l’erreur. Après soixante (60) ans de gâchis politiques qui ont induit la néantisation du pays et la déchirure du tissu social, notre survie au sein du concert des Nations civilisées désormais, nous oblige à ré créer une société centrafricaine plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire oser, mais oser et réussir pour éviter la désintégration de notre pays, car les soixante (60) ans d’indépendance octroyée, ont été des années de turpitudes et d’inconséquences politiques pour causes d’illettrisme et d’immaturité politiques, de manipulations et d’exclusions politiciennes. Le sentiment d’exclusions a longtemps refoulé la haine dans notre subconscient individuel et collectif, si bien que les horreurs commises, tant bien par les seleka que les anti balaka, ont été les sombre manifestation d’une haine trop longtemps contenue, qu’il faudrait désormais extirper.
Le Peuple Centrafricain a trop souffert des turpitudes, des égoïsmes et des exclusions de ses propres fils, alors qu’il ne le mérite pas. Et il est temps de tourner les sombres pages de notre histoire politique peu glorieuse, de dépasser nos clivages politiciens mesquins et de privilégier les préférences nationales, pour ne pas être abandonnés au bord de la route de développement comme de grands enfants incapables de savoir ce qu’ils veulent.
Le Peuple Centrafricain est à bout de patience et cela doit être compris comme tel, car un peuple à bout de patience finit par perdre confiance et est capable de toutes les négativités destructrices. Le Peuple Tunisien en a fait la démonstration avec le printemps arable en 2011. Le Peuple Algérien, frustré à cause d’un Président paraplégique ou tétraplégique, a levé l’humiliation, longtemps contenue, en 2019. Le Peuple Soudanais, brimé, humilié, méprisé, a fini par avoir le dernier mot et a chassé le dictateur BECHIR du pouvoir, également en 2019. Et c’est pour éviter au Peuple Centrafricain d’autres dures épreuves, que nous proposons cette Concertation Citoyenne comme porte de sortie pour le Président TOUADERA et un moyen pour ce Peuple de se réconcilier avec lui-même.
De 2013 à 2019, durant six (6) ans, il y a eu 9 accords qui n’ont pas permis de mettre fin à cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 ; durant six (6) ans, l’argent des contribuables du monde entier a été allègrement distribué aux chefs de groupes armés, qui ont trouvé par ces dialogues une autre source inépuisable d’enrichissement, ce qui explique l’accroissement de leur nombre qui est passé de 08 en 2014 à 15 en 2019. Si l’argent se distribue quand on brandit une arme, autant persévérer pour en avoir davantage. Nul n’a besoin d’être ressortissant d’une école de hautes études pour comprendre que la crise centrafricaine est depuis des décennies un véritable fonds de commerce politique et diplomatique, à cause de ses ramifications internationales.
Nous osons croire que nous avons tous, enfin, compris et qu’il faudrait éviter au Peuple Centrafricain de transformer sa patience en un tsunami populaire qui sera très dévastateur. Et faire pourrir une situation n’a jamais profité à aucun régime politique, depuis la crise des écoliers et étudiants sous le régime BOKASSA, avec les ‘’…aux cailloux’’, car les ‘’…aux cailloux’’ contre les armes, les ‘’…aux cailloux’’ ont toujours pris le dessus.
Une dizaine d’arrestations pour “avortement illégal” au Maroc
Bangui ( République centrafricaine ) – Onze personnes ont été interpellées mardi pour “avortement illégal” dans la ville de Marrakech, a annoncé la police marocaine. L’IVG est passible de prison au Maroc, où le sujet fait débat.
Dans un communiqué, la sûreté nationale (DGSN) indique avoir ouvert une enquête après avoir “reçu des plaintes sur une clinique pratiquant l’avortement illégal”./////////////.
Le propriétaire de la clinique, quatre infirmières et six patients, dont une adolescente de 17 ans, ont ensuite été interpellés pour “implication présumée dans la pratique courante d’avortement illégal, détournement de mineur, adultère et complicité”, selon la même source. Huit des personnes mises en cause ont été placées en garde à vue et la fille sous contrôle policier./////////////.
Le Maroc s’était engagé en 2015 dans un profond débat sur “l’urgence” d’un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d’avortements clandestins pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses./////////////.
Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l’avortement dans “quelques cas de force majeure” devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Aucune loi n’est depuis venue entériner ces recommandations ardemment soutenues par les défenseurs des droits des femmes./////////////.
L’interruption volontaire de grossesse reste passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de six mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l’acte (de un à cinq ans de prison)./////////////.
Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des “mères célibataires” et l’abandon d’enfants, jusqu’à 150 par jour, affirment des ONG. Les enfants nés hors mariage sont considérés comme “illégitimes” par la loi marocaine.
Accord d’Alger : 5 ans après, le Mali toujours instable
Bangui ( République centrafricaine ) – La mise en oeuvre complète de l’accord signé en juin 2015 est retardée. De nouveaux groupes armés ont surgi entre-temps et l’action du gouvernement est à peine visible.
La signature de l’accord est intervenu après de longues négociations sous l’égide du pouvoir algérien. L’accord prévoit notamment de rétablir la paix au Mali par une décentralisation soutenue, la création d’une armée reconstituée intégrant les anciens groupes armés signataires, et des mesures de développement économique spécifiques au Nord du pays, le tout appuyé par un effort de dialogue, de justice et de réconciliation nationale./////////////.
Dès sa signature, l’accord a permis, selon l’analyste Bréma Ely Dicko, “de réduire la quantité d’armes en circulation, et aux différentes parties au conflit, de s’entendre sur unla voie à suivre”./////////////.
Le Mali toujours à la recherche de la paix/////////////.
Or cinq ans après, cet accord “n’a pas permis de ramener la paix au Mali”, regrette cet expert. “Au contraire, le chammp de l’insécurité s’est étendue”, affirme le sociolgue et enseignant chercheur à l’université de Bamako./////////////.
L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé entre le gouvernement malien et deux coalitions de groupes armés issus du nord du pays à savoir la Plateforme, alliée au gouvernement, et la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA), fédération de mouvements entrés en rébellion contre l’Etat./////////////.
La signature du document a été parrainée par la communauté internationale qui continue d’assister le gouvernement de Bamako, pour que celui-ci puisse reprendre le contrôle du territoire national et redéployer l’administration publique./////////////.
Pour le groupe de recherches et d’analyse des conflits, International crisis group (ICG), “il y a un calme précaire au Mali dont il ne faut pas se satisfaire”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/hémécycle-de-lassemblée-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc-450×300.jpg” alt=”Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.” width=”450″ height=”300″ />Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
Bouar, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-Centrafrique ) – Sur l’initiative des députés, la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été boycottée ce jeudi 25 juin 2020. Ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki et le limogeage du ministre de sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Mais qu’en est-il pour la ministre de la Défense et du chef d’État major des armées ?
Si l’attaque meurtrière contre une patrouille des soldats FACA ce dimanche 21 juin dans la localité de Besson n’a pas ému le pouvoir de Bangui, les députés centrafricains, quant à eux, n’ont pas du tout apprécié ce silence complice des autorités centrafricaines.
Ce jeudi 25 juin, lors de la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, les députés de l’ouham-Péndé et de l’opposition sont sortis de l’hémicycle avant le discours du Président de l’Assemblée nationale, puis celui du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Suivis par d’autres députés de la majorité, ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), auteur présumé de l’attaque contre une patrouille des soldats FACA dans la localité de Besson, au nord-ouest de la République centrafricaine. Et ce n’est pas tout. Les députés exigent également le limogeage du ministre de la sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Mais qu’en est-il pour la ministre de la défense et du chef d’État major des forces armées centrafricaines ?
Justement, c’est la question que tout le monde se la pose depuis la dernière attaque de 3R contre les FACA le dimanche dernier à Besson, au nord-ouest, où aucun représentant du ministère de la défense ou de l’État major des armées s’est présenté sur le lieu de l’attaque pour remonter le moral des soldats endeuillés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki-450×273.jpg” alt=”de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki” width=”450″ height=”273″ />De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.
Bossangoa, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – pendant que les Casques bleus de la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, et les forces de sécurité intérieure, gendarmes et policiers centrafricains pliaient leur bagage et quittent la zone, le MPC (mouvement patriotique pour la Centrafrique ), dirigé par l’autoproclamé général Mahamat Al-Khatim renforce sa présence dans les sous-préfectures de Markounda et de Nana-Boguila.
Alors que le chef rebelle Mahamat Al-Khatim et ses hommes sont aperçus depuis quelques jours dans la localité de Kouki, un nouveau site minier situé à 65 kilomètres de Markounda et qui attire massivement ce dernier temps les groupes armés, sur l’axe Paoua-Bossangoa, les rebelles du MPC, appuyé par des mercenaires tchadiens, contrôlent les localités de Boguila, Nana-Bakassa et Béboura, abandonnées par les Casques bleus et les gendarmes centrafricains.
« Tout ça, c’est à cause de la Minusca. On ne comprend pas pourquoi les Casques bleus ont abandonné Béboura, Boguila, Batangafo aux mains des rebelles qui circulent désormais comme des poissons dans l’eau et terrorisent les populations civiles », s’alarme l’unique gendarme centrafricain en position de départ à l’entrée de la commune de Nana-Bakassa, sur l’axe Boguila – Bossangoa.
À Béboura 3, un croisement stratégique situé à une vingtaine de kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa, la base opérationnelle temporaire, Tempory Operational base (TOB) de la Minusca a été complètement détruite le jeudi 9 avril 2020 par les populations locales suite à un accident de circulation impliquant un véhicule de patrouille des Casques bleus. La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua. Quelques semaines plus tard, la Minusca évacue sa base de Boguila, laissant les voies libres aux rebelles tchadiens et centrafricains qui circulent désormais libres dans le secteur.
Il y a lieu de noter que la semaine dernière, à Kabo, une localité frontalière avec le Tchad, le chef rebelle Mahamat Al-Khatim, chef d’État major et coordonnateur du MPC avaient reçu un pick-up neuf lourdement armé venu du Tchad. Selon des sources sécuritaires locales, cette nouvelle dotation pourrait s’inscrire dans les activités d’exploitation minière du chef rebelle.
À six mois des échéances électorales prévues pour la fin décembre 2020, les principaux groupes armés, pourtant signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, ont investi et terrorisé malheureusement les populations des localités de l’est, du centre, du Nord et du Nord-ouest de la République centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155-450×218.jpg” alt=”les militaires russes dans un pick-up de la Gendarmerie Nationale IMG_7mai2018005155″ width=”450″ height=”218″ />Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
Bangui, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis quelques jours, le palais impérial de Berongo, situé à 65 kilomètres de Bangui sur l’axe Mbaïki, accueille discrètement de nouveaux pensionnaires. Il s’agit des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, en provenance de la République du Soudan. Que s’est-il passé ?
« Ils sont nombreux, très nombreux. On peut parler de plusieurs centaines. On les a déposés discrètement au palais de Berongo », explique un habitant de Bobangui joint au téléphone par CNC.
En effet, depuis la chute de l’ancien Président soudanais Omar El-Bechir le jeudi 11 avril 2019, les nouvelles autorités soudanaises préfèrent coopérer militairement avec les Américains que les Russes. Or, sur le territoire soudanais, plusieurs milliers des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner sont encore sur place, et leur présence gêne énormément la nouvelle diplomatie soudanaise. Ceci dit, ils doivent plier leurs bagages et quitter le sol soudanais. C’est ainsi que ces mercenaires russes sont arrivés massivement en République centrafricaine ces dernières semaines. Bizarrement, personne n’en parle, ni dans les médias, ni sur les réseaux sociaux.
Pour l’heure, on ignore ce que la société de mercenariat Wagner va faire avec ces milliers des mercenaires en République centrafricaine. Va-t-elle créer, après son départ du Soudan, la principale base africaine de sa société en République centrafricaine?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Moussa-laurent-gon-baba-au-perchoir-450×252.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR” width=”450″ height=”252″ />Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-centrafrique ) – sous la pression du Président de l’Assemblée nationale l’honorable Laurent Gon-Baba, l’enquête judiciaire sur la fraude à la douane et trafic des faux documents officiels impliquant les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane est définitivement abandonnées. Le parquet se dessaisit de l’affaire, et le dossier est classé sans suite, selon une source proche de l’enquête.
D’après les premiers éléments d’informations recueillis par notre bureau d’investigation, c’est sur l’instruction du bureau de l’Assemblée nationale que l’enquête judiciaire visant l’honorable Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, et l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane est suspendue. Le parquet se dessaisit du dossier au profit du service juridique de l’Assemblée nationale.
Alors, qu’en est-il pour les autres complices camerounais impliqués dans l’affaire ?
Selon une source proche de l’affaire, le dossier est définitivement clos. Ceci n’est pas un fait nouveau. On a vu avec l’affaire du député de Bamingui Jean Michel Mandaba, où l’homme avoue avoir escroqué au moins 40 millions de francs CFA des opérateurs économiques chinois. Puis, celle du premier vice Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi, impliqué dans plusieurs affaires de faux et usage de faux, des menaces de mort, du détournement des deniers publics etc..
Pour le Président de l’Assemblée nationale, il faut à tout prix éviter une nième affaire impliquant à nouveaux des élus de la nation à quelques mois des élections. Le dossier judiciaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, soupçonnés d’avoir trafiqué des faux macarons de l’assemblée nationale et vendus aux sujets camerounais est désormais classé dans un placard au service juridique du parlement au détriment du parquet.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”239″ />Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 24 juin (Corbeaunews-centrafrique) – après l’annonce du décès de monsieur Moussa Fadoul , l’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, incarcéré depuis plus d’une année au Camp de Roux dans le cadre d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire, une importante mutinerie s’est déclenchée dans ce centre de détention militaire ce mercredi 24 juin 2020.
Le bruit est assourdissant. Ça cogne partout à la porte et barreau des cellules.
Mercredi 24 juin, à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, la nouvelle s’est très rapidement propagée comme une traînée de poudre : l’ex-maire Moussa Fadoul est mort.
L’homme, à la santé fragile, a été incarcéré à la prison du camp de Roux début 2019 après avoir été appréhendé par le service de police lors d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire au quartier Ngoussima. Gravement malade ce dernier mois, monsieur Moussa Fadoul aurait sollicité en vain l’assistance des médecins en prison. Il est décédé dans la nuit du mardi à mercredi 24 juin.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle de sa mort s’est très rapidement répandue de cellule en cellule. Des cris de colère sont entendus partout, et les prisonniers ont tenté de briser les barreaux de leur cellule. Ils réclamaient une meilleure condition de détention : au moins 2 détenus par cellule, et non 4 actuellement dans un petit 9 mètres carré; une meilleure prise en charge sanitaire et une meilleure garanties judiciaire etc..
Selon eux, la plupart des détenus emprisonner dans ce centre de détention de haute sécurité ne sont pas jugés alors qu’ils dépassent largement le délai d’instruction prévu par le code de procédure pénale…
C’est sur cette base de revendications que des pourparlers avaient été engagés avec les détenus, et une entente aurait été trouvée.
Pour l’heure, le calme est revenu à la prison de camp De Roux, et les travaux des grilles brisées lors de cette mutinerie viennent de terminer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/moussa-fadoul-maire-du-cinquième-arrondissement-de-bangui-450×405.jpg” alt=”L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui Monsieur Moussa Fadoul.” width=”450″ height=”405″ />L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui Monsieur Moussa Fadoul.
Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, monsieur Moussa Fadoul, arrêté et détenu à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui il y a 14 mois est décédé dans la soirée de ce mardi 23 juin.
Il a été arrêté le samedi 6 avril 2019 au quartier Ngoussima par l’OCRB (office central de répression du banditisme) lors d’une tentative de vol d’un minibus de l’ONG internationale DRC (Conseil danois pour les réfugiés).
Son dossier n’a jamais été enregistré dans le rôle des assises de la Cour d’appel de Bangui, il est mort ce mardi 23 juin 2020sans être jugé.
Ses proches parents ont fait savoir qu’il aurait été maltraité et subi des tortures psychologiques en prison.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives, l’autorité nationale des élections (ÂNE) vient de rendre publique la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes) en vue d’enrôlement des électeurs fixé initialement pour le 26 juin 2020. Ils seront formés et déployés sur tout le territoire national dans les prochains jours.
Ci-dessous, en format PDF, la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes) :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/théodore-jousso-ex-ministre-des-transports-450×340.jpg” alt=”L’ex-ministre de transports Théodore Jousso. CopyrightDR” width=”450″ height=”340″ />
Lettre à mes compatriotes Centrafricains
Notre pays par la voix du Chef de l’Etat vient de présenter la candidature de notre frère Théodore Jousso au poste de Directeur General de l’ASECNA.
Je voudrais d’abord remercier le Président Touadéra pour cette initiative. Je connais Théodore depuis nos jeunes années au Lycée Barthélemy Boganda. Nous étions alors en formation par le premier centrafricain Professeur de Lycée de Mathématiques, Monsieur Théophile Kouassi, dont nous sommes fiers et reconnaissants.
Jousso a eu une carrière exceptionnelle avec 38 ans d’expérience dans le secteur du transport aérien, dont 18 ans comme cadre de direction à l’ASECNA qu’il connait bien, et 6 ans comme Ministre. Son profil est de ce fait rare et recherché parmi les possibles candidats pour diriger cette institution inter africaine en ces temps de défis portés au secteur du transport aérien par le Covid-19.
Je fais remarquer que notre pays reste largement sous représenté dans les institutions internationales. Contrairement aux autres Etats africains, nous n’avons jamais mis en place une politique de placement des cadres centrafricains dans les organisations multinationales dont nous sommes membres, même lorsque des postes nous sont réservés. Comme les autres pays africains savent le faire, soutenons les candidatures des cadres centrafricains dans les organismes internationaux.
Je demande avec humilité à vous tous, chers compatriotes Centrafricains, que lorsqu’il s’agit de candidature d’un(e) des nôtres, avec les bonnes qualifications, dans une institution internationale, de cesser nos contradictions internes, de privilégier la fibre nationale et de le (la) soutenir. Commençons par celle de Théodore Jousso, puisque c’est le cas présent. Rien, alors absolument rien ne nous dit que tous ces autres Africains qui sont légion dans les institutions internationales avec le soutien actif de leurs pays respectifs sont meilleurs que nos cadres. La République Centrafricaine regorge de cadres de haut niveau dans tous les domaines, avec les qualifications et l’expérience pour être de bons candidats. Nous devons faire preuve de solidarité et de soutien actif à tout(e) centrafricain(e) candidat(e) à l’internationale. La présence de cadres centrafricains dans les organismes internationaux contribue au rayonnement de la RCA dans le monde. Aussi nous devons, ensemble et unis, promouvoir une meilleure représentation de notre pays à l’extérieur, pour mieux faire connaitre, et faire respecter notre Centrafrique à travers le monde.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT
Sécurité-Liberté-Prospérité
COMMUNIQUE DE PRESSE
N° RCA/USR/001/22/06/2020
Nous, filles et fils de la République Centrafricaine, sans distinction de région, ethnie, tribu, sexe, religion, parti politique, âge, catégorie socio-professionnelle, politiquement engagés ou non, membres de la société civile ou non, civils ou militaires, résidant sur le sol centrafricain ou résidant à l’étranger ;
Considérant la situation actuelle de la République Centrafricaine sous toutes ses dimensions ;
Considérant que la République Centrafricaine connaît un très grand retard intolérable dans son développement contrairement aux autres pays africains et même de la sous-région d’Afrique Centrale ;
Considérant le très faible poids de la République Centrafricaine dans le concert des nations ;
Considérant le contexte politique actuel dominé par l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) du 06 février 2019, mais constatant surtout que cet arrangement politique conclu entre le Gouvernement et les groupes armés s’avère aujourd’hui un instrument inadapté et inefficace pour ramener effectivement la paix et la réconciliation nationale dans le pays ;
Considérant que nous centrafricains deviennent de plus en plus esclaves sur la terre de leurs ancêtres, condamnés à fuir leurs lieux de vie, à se déplacer ou à s’exiler, à être traqués comme des bêtes de somme par les groupes armés, à être arrêtés, détenus, torturés, violés, tués, à être tués ici et là-bas, ça et là, à devenir des orphelins, veuves ou veufs du fait des attaques et crimes dont sont coupables les groupes armés dans le pays ;
SOMMES CONVENUS DE CE QUI SUIT :
Nous décidons de nous nous unir et d’agir, dans un esprit républicain, main dans la main, à travers une plateforme dénommée UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR) pour le relèvement de notre pays, la République Centrafricaine. Pour ce faire, diverses actions appropriées, légitimes, républicaines, démocratiques seront menées au niveau national et international.
En attendant la mise en œuvre de diverses actions appropriées pour le relèvement de notre pays meurtri, nous proclamons déjà la fin de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019. Cet accord de paix ne tient plus du tout, du fait de ses violations multiformes et incessantes par les groupes rebelles signataires. Nous demandons au Président de la République, Chef de l’Etat et au Premier Ministre, Chef du Gouvernement ainsi qu’à la communauté internationale de ne plus s’accrocher à cet arrangement politique du 06 février 2019 qui malheureusement ne s’est révélé qu’un instrument de promotion des membres des groupes armés (adeptes de la violence illégitime) au détriment des vrais et dignes fils du pays, de promotion de la violence illégitime comme moyen de revendications politiques et sociales et comme moyen de se faire une place dans les institutions de la République au détriment de nos enfants qui empruntent la voie l’école ; nous mènerons des actions pour l’abandon de l’arrangement politique inadapté et inefficace du 06 février 2019 ;
Nous demandons et exigeons immédiatement la fin de règne et la disparition totale des groupes armés du paysage militaro-politico-institutionnel de notre pays ; nous agirons à cet effet de façon appropriée.
Nous demandons la mise en place immédiate d’un nouveau gouvernement et des différents Cabinets, de façon plus républicaine, sans les membres des groupes armés.
Toutefois, les membres des groupes armés désolidarisés de leurs groupes ou qui auront intégré des partis politiques ou les organisations de la société civile pourront être nommés dans les différentes institutions de notre pays.
Nous lançons un appel à toutes les filles et tous les fils de la République Centrafricaine, à rejoindre la plateforme UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT, pour reconquérir notre sécurité, notre liberté pour la prospérité de notre pays.
Nous sommes issus de différents bords politiques, de différents milieux mais nous avons un impératif vital, celui de sauver ensemble notre pays. Unissons-nous et agissons donc pour le salut de notre patrie et la sauvegarde de la terre de nos ancêtres.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews- Centrafrique) – officiellement, l’attaque de cette nuit contre une patrouille des soldats FACA sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a fait 2 morts et 3 blessés. Or, des sources militaires interrogées par CNC parlent de 4 morts, 1 porté disparu et une dizaine des blessés.
L’annonce de la mort de ces trois vaillants soldats FACA, tombés sur le champ de bataille sur l’axe Koundé-Besson le jour de la fête des Pères, est un énorme choc pour tous les Centrafricains, en particulier ceux de Bouar. D’après une source militaire, les corps de deux soldats FACA et du gendarme centrafricain tués lors de cette embuscade sont en cours du rapatriement vers Bangui. Mais un troisième mort est annoncé du côté des FACA, selon la même source.
En effet, lors de cette patrouille, les soldats FACA auraient utilisé le véhicule des USMS (unité spéciale mixte de sécurité). Le conducteur du véhicule, un maréchal de logis de la gendarmerie nationale, est l’unique gendarme tué dans cette attaque. Tandis que les deux militaires centrafricains tués faisaient partie des forces spéciales de l’armée nationale. Plusieurs cas des blessés ont également été signalés dans le rang de l’armée nationale. Ils sont en cours de transfèrement sur Bangui par voie aérienne. Toutefois, deux sous-officiers FACA, qui faisaient partie de la patrouille attaquée par les combattants rebelles de 3R, n’ont pas fait de signes de vie depuis cette nuit, et l’un d’eux, grièvement blessé, est annoncé déjà pour mort, a-t-on appris de source militaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – L’attaque a eu lieu ce dimanche 21 juin à quelques kilomètres de la commune de Besson, sur l’axe Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Selon une source officielle locale jointe au téléphone par CNC, l’attaque, perpétrée par les éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), aurait fait 2 morts et trois blessés du côté des forces mixtes FACA (forces armées centrafricaines) – Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique).
Cependant, une autre source a indiqué à CNC que l’attaque aurait fait 3 morts, dont un sergent et un caporal FACA, mais également un gendarme centrafricain. Selon la même source, toutes les victimes seraient exclusivement du côté des FACA tombées dans une embuscade.
Le mercredi 17 juin, la Minusca et les FACA avaient lancé une opération contre les positions de 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé. L’objectif, selon la Minusca est de mettre fin aux violences du mouvement rebelle 3R contre les populations civiles et l’État :
« L’opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complètement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le Nord et sud-est de cette région de la RCA, à assurer la protection des populations et à rétablir l’autorité de l’État, dans les zones où elle a pu être mise en difficulté par les actions du groupe armé », a annoncé la Minusca, 20 jours après son second ultimatum au 3R de cesser immédiatement son ambition expansionniste et quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson (Nana-Mambéré ), occupée en violation de l’accord de paix ». Ce que le 3R avait complètement nié, et parle plutôt de la diffamation à son égard.
Rappelons que le mouvement 3R, dirigé par le sulfureux Abass Sidiki, est l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019. Malheureusement, trois mois après la signature de cet accord, ce groupe armé est impliqué dans un massacre de plus de 46 civils dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, puis poursuit ses actes criminels dans la région jusqu’à ce jour.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 122 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 02 à 86 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout deux mille huit-cent huit (2808 ) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 20 juin 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 20 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent vingt-deux (122) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (87 ) et féminin (35). Leur tranche d’âge varie de 02 à 86 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 19 juin 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent vingt-deux (122) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 03, et les cas à transmission locale au nombre de 119.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de 2808 dont 472 guéris et 23 décès (05 en mlieu hospitalier et 18 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – C’est désormais officiel. Les Anti-Balaka exigent le départ immédiat et sans condition du préfet de l’Ouham-Péndé. Selon eux, celui-ci serait complice, pour ne pas dire à la solde du chef rebelle Abass Sidiki de 3R.
Les preuves sont là, disaient-ils.
Cet ultimatum des miliciens Anti-Balaka de Bozoum intervient quelques heures après le transfèrement sur Bouar de trois présumés combattants rebelles de 3R arrêtés par les miliciens Anti-Balaka et remis aux forces de l’ordre le 11 juin 2020.
En effet, ce jeudi 18 juin, derrière le centre culturel de Bozoum, s’est tenue vers 8 heures du matin une réunion de la coordination locale de la milice Anti-Balaka. Plusieurs personnalités de la préfecture, sous-préfecture, de la mairie et de la société civile ont été conviées.
L’ordre du jour était de brandir publiquement les preuves qui accablent le préfet de l’Ouham-Péndé dans ses actes de complicité avec le mouvement rebelle 3R, auxquels on peut citer la récente libération de trois sujets peuls, soupçonnés d’être des éléments de Abass Sidiki, arrêtés le 11 juin dernier à proximité du marché central de Bozoum.
Selon le coordinateur des Anti-Balaka de Bozoum, les trois suspects auraient été libérés par le préfet au cours de leur transfèrement sur Bouar, et ce, contre un versement de pot-de-vin de 1,5 million de francs CFA.
Pour les Anti-Balaka, cela s’appelle « haute trahison ».En conséquence, ils demandent sa démission dans l’immédiat.
Pour l’heure, ce sont les députés de Bozoum qui tentent de calmer le jeu, mais la tension est toujours palpable.
Joint au téléphone, le Préfet n’a pas souhaité commenter cette affaire. Mais l’un de ses proches à indiqué à CNC qu’il aurait agit sur ordre de Bangui. Mais qui est ce Bangui ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Bozoum-ouham-pende-centrafrique-450×189.jpg” alt=”bozoum-ouham-pende-centrafrique” width=”450″ height=”189″ />Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – Le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu est un cadre influent du mouvement MCU du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Sa décision de nommer son propre maire à la commune de Birvan-Bole, située sur l’axe Bouar n’a pas été bien accueilli par les membres de la délégation spéciale de cette ville.
« Ce n’est pas dans les prérogatives d’un sous-préfet de nommer un Président de la délégation spéciale de sa commune. On ne sait pas pour quelle raison que monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu a pris cette décision, mais je peux vous dire que celle-ci est illégale », s’alarme un cadre de la mairie de Birvan-Bole.
En effet, il y a quelques jours, après le décès de l’ancien Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole nommé récemment par décret présidentiel, le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu, qui n’a pas voulu attendre Bangui pour la nomination d’un nouveau maire, préfère procéder à la nomination verbale de sieur Gaston Namsana comme nouveau Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole.
Selon des sources locales, monsieur Gaston Namsana aurait versé un pot de vin de 300 000 francs CFA au sous-préfet de Bozoum avant sa nomination à la tête de la mairie de Birvan-Bole.
Mais ce qui est étrange dans cette affaire, cette désignation a été faite verbalement par le sous-préfet de Bozoum. Il n’y a donc aucun document officiel qui peut l’appuyer.
Pour l’heure, c’est la colère et l’indignation à la mairie de Birvan-Bole, à tel point que certains surnomment le sous-préfet Ali Darassa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Devant la difficulté notoire et apparente de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) d’organiser les élections fiables dans les délais constitutionnels, l’avis de la Cour constitutionnelle n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 sonne comme l’ultime recours pour éviter l’implosion du pays par des violences multiformes.
De prime abord, il est important de rappeler que le « fait » caractérise une situation effective, réelle même si elle est anormale ou illégale. Dans le cas de l’espèce et devant l’évidence de la primauté du « fait » sur le « droit », les forces vives de la nation seront convoquées dans un bref délai par le pouvoir selon un chronogramme raisonnable de baliser le devenir du processus électoral en cas de défaillance technique et logistique de l’Autorité Nationale des Élections de tenir le calendrier électoral initial. Cette concertation citoyenne privilégiée par la Cour constitutionnelle qui protègera nos acquis démocratiques au détriment de la transition politique est un moindre mal pour sauver notre démocratie.
Ces raounds de négociations et de pourparlers qui se profilent doivent définir le cadre fondamental d’une émergence démocratique participative et prospère. Les enjeux et les défis de cette concertation citoyenne sont énormes et exigent une minutie et de la hauteur pour aboutir à un protocole consensuel, unanime qui n’a comme dénominateur commun que l’intérêt supérieur de la nation.
Habité par le souci de réussite de cette rencontre républicaine, le citoyen lambda s’interroge :
Quelles seront les formes, les conditions, la durée et les différents acteurs de cette discussion
nationale ? La classe politique centrafricaine décrédibilisée aux yeux de la jeunesse sera t-elle unanime pour garder l’actuel président de la république à la tête du pays au delà de son mandat ?
En outre et à l’issue de cette période transitoire, le président de la république sortant serait-il candidat à sa propre succession puisque la constitution la lui autorise ? Pourquoi la Cour constitutionnelle, en proposant la concertation politique n’a pas tranché sur cette question ? A qui reviendra de droit le poste de premier ministre, chef du gouvernement ? Allons-nous assister à une énième cohabitation politique comme par le passé ? Comment se feront la redistribution des ministères régaliens ? Peut-on à ce stade parler d’un gouvernement d’union nationale ou de large ouverture ?
A l’image du fiasco des accords de paix de Khartoum, quels seront les rôles et la place des groupes armés dans ce processus de concertation ? Quels seront les rôles et influences des congrégations religieuses dans ces échanges ?
Enfin, les conclusions de cette concertation seront-elles approuvées et validées par le conseil de sécurité de l’ONU ?
Au delà de ces multiples questionnements, on constate que le « droit » n’est que la légitimation des « faits » mais nous souhaitons mettre en garde les différents acteurs de la vie politique centrafricaine contre le risque de la jurisprudence du président Kabila en République démocratique du Congo.
En effet, le président congolais avait profité de cette période transitoire (glissement du calendrier électoral) pour verrouiller tout le dispositif en remettant le pouvoir à un candidat de son gré au détriment de l’expression de la volonté souveraine du peuple. Ce dernier avait également confisqué le pouvoir législatif en désignant majoritairement ses députés à l’assemblée nationale rendant ainsi le jeu démocratique en sa faveur…Kabila est parti mais son influent système demeure rendant la tâche difficile au nouveau président pour réaliser ses promesses de campagne.
Pour finir, le pouvoir de Bangui dispose encore d’un ultime moyen d’éviter, d’économiser le risque d’échec de ce processus de concertation…organisé les élections groupées dans les délais constitutionnels.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.” width=”450″ height=”229″ />Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – depuis près d’une heure, c’est la psychose qui gagne les habitants de la ville de Bambari. Les commerces et les administration sont fermés. Le niveau de la sécurité autour, mais également à l’intérieur de la ville est renforcé.
Selon des informations parvenues au bureau de la préfecture, la présence massive des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est signalée à Bambari depuis quelques heures. Ils auraient pris position d’attaque autour de l’évêché. Cette présence fait suite à l’assassinat d’un sujet peul ce vendredi 19 juin au quartier Évêché, non loin de l’église catholique par un groupe d’individus encore non identifié.
Pour l’heure, c’est la débandade générale au marché central. Même les commerces et les administration sont fermés pour des raisons de sécurité.
Les soldats FACA ont également pris position dans la ville, et les forces de la Minusca et les FSI multiplient des patrouilles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
Bangui, République centrafricaine, 19 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – De sources dignes de foi, des centrafricains réfléchiraient à la création d’une plateforme politique, UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT(USR).
En effet, cette plateforme serait composée de citoyens centrafricains issus de divers horizons, personnalités politiques, figures intellectuelles, membres de la société civile, jeunes, femmes, étudiants, retraités etc.
De façon globale, cette dynamique non partisane viserait à lutter et à proposer à travers le débat, des solutions idoines pour le relèvement de la rca.
CNC reviendra avec plus de détails sur ce dossier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
LES REPRESENTANTS DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A BANGUI DOIVENT FAIRE LEUR MEA CULPA ET DEMANDER PARDON AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Les partenaires classiques de Centrafrique, l’Union Européenne-UE, les Nations Unies-NU, l’Union Africaine-UA, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-CEEAC, à travers leurs Représentants, doivent faire leur mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain maintenu dans la misère durant des décennies par leurs faits et complicités.
Centrafrique qui avait ployé sous les précédents régimes politiques dictatoriaux et exclusifs installés par la FrançAfrique, durant 639 mois (août 1960-mars 2013), s’est totalement écroulé durant les 291 jours (24 mars 2013-10 janvier 2014) de la gestion des pouvoirs de l’Etat par la coalition seleka. Bien qu’étant estomaqués, humiliés, certains Leaders Politiques ont surmonté leurs états d’âmes pour proposer d’idoines alternatives afin de sortir définitivement du cercle infernal des crises militaro-politiques qui durent depuis 1966, après analyses-constats (1) des limites des forces internationales d’interposition en Centrafrique, (2) de l’instabilité politique voulue et sibylline ment entretenue par les Autorités Politiques de l’ancienne puissance colonisatrice et (3) la déduction de l’impérative nécessité d’un schéma centrafricain consensuel de sortie définitive de crises, axé sur,
L’urgente réactivation et effective opérationnalité des Forces de Sécurité et de Défense pour restaurer l’ordre sécuritaire républicain mis à mal,
Les impératives restauration de l’Autorité de l’Etat et réactivation de l’Autorité et des Services Judiciaires,
La réactivation des administrations nationale, territoriale et locale,
Les convocations des réunions des principaux Responsables des administrations territoriale et locale pour de nouvelles donnes politico-socio-économiques et transfrontalières,
La tenue d’un dialogue ou conférence nationale ou encore concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine déchirée,
dont la mise en œuvre sera réalisée avec les appuis des partenaires. Ce schéma a été balayé de revers de main par ces partenaires qui ont utilisé la CEEAC pour imposer à Ndjaména (Tchad), en janvier 2014, une transition qu’ils ont trouvé chancelante par la suite, et y ont mis fin en imposant des élections mal organisées de 2015-2016 pour se sauver la face et et donner au Peuple Centrafricain un Président de la République ‘’ déclaré démocratiquement élu’’, complexifiant ainsi la situation socio-politique nationale. A peine six (6) mois de gestion des pouvoirs de l’Etat, les premières dérives (parjure, violations de la constitution, culte de personnalité…) ont éveillé la conscience des Leaders Politiques qui ont commencé à lancer des alertes aux Autorités Politiques de Bangui, déjà préoccupées, non seulement pour des enrichissements immédiats, mais ont envisagé et commencé à entreprendre des manœuvres dilatoires pour s’accrocher au pouvoir, en évoquant un énième dialogue qui se tiendra uniquement entre pouvoirs publics et les groupes armés qui contrôlent 80 % du territoire national….. Demander au pyromane de faire le sapeur-pompier….. Quelle bizarre logique….. ?
Récusé par l’opinion populaire nationale, les partenaires classiques, non seulement vont financer le dialogue de Khartoum (Soudan), parrainé par l’UA, dont l’accord, à peine signé, connaît 50 à 70 violations par semaine (cf rapport de Mr MANKEUR NDIAYE, patron de la Minusca, à SEM le Secrétaire Général des Nations Unies de septembre 2019), mais encore vont le déclarer comme seul document de référence pour organiser la vie politique nationale et supérieur à la constitution de la République ; et en février 2020, pour sauver ce dit accord déjà mort-né, les Autorités Politiques Bangui ont fait sabrer le champagne, alors que le groupe de NDARASSA se livrait à des tueries de masse à Alindao et les groupes RPRC, PRCN et MLC se livraient à d’autres tueries de masse à Birao, Bria et Ndélé.
Pour avoir soutenu ou financé ce dialogue, les partenaires classiques se sont faits les complices du Président TOUADERA dans la violation de la constitution de la République et, par voie de conséquence, ont méprisé le Peuple Centrafricain.
En ce mois de mai 2020, nous sommes témoins d’un revirement diplomatique de cette communauté internationale de Bangui. Pendant de longs mois, les Leaders Politiques visionnaires avaient préconisé une concertation citoyenne pour un schéma politique consensuel, vu le spectre d’un vide constitutionnel qui se profilait. En réponse, Mr CHERGUI de l’UA, droit dans ses bottes, avait nargué ces Leaders en déclarant avec vive et intelligible voix que les élections se tiendront bien à dates constitutionnelles retenues. Mais, au lieu d’être témoins de minutieuses préparations de la part des Autorités Politiques de Bangui, les Leaders Politiques et Sociaux vont décrier les manœuvres dilatoires du camp présidentiel tendant à modifier la constitution de la République, d’où désolidarisation de la communauté internationale de Bangui de cette initiative.
Mieux vaut tard que jamais ; la communauté internationale de Bangui, qui se faisait l’alpha et l’oméga de la politique nationale, finit par faire œuvre politique et diplomatique utile en reconnaissant et admettant que la concertation des Forces Vives de la Nation constitue l’idoine alternative, emboîtant le pas à la Cour Constitutionnelle qui a renvoyé toute la classe politique à une concertation citoyenne, parce que la solution à la crise est politique et centrafricaine. Pour que cette reconnaissance soit totale et pour que la communauté internationale de Bangui se refasse une virginité, elle se doit de faire son mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain.
La vie politique nationale ne peut plus continuer d’être décidée dans les doucets bureaux à Addis-Abeba, à Libreville, à Ndjaména,à Brazzaville, à Saint’Egidio, à New York, à paris ou encore à Bruxelles, mais désormais à Bangui, en terre centrafricaine, parce que ce sont les Oubanguiens hier, et Centrafricains aujourd’hui, qui ont connu et continuent de connaître les bestialisassions de la période coloniale et les affres des nombreuses crises militaro-politiques ( tueries de masse par de nombreux mercenaires importés, viols des Centrafricaines, destruction du patrimoine national et des biens publics et privés…..), créées et entretenues à dessein pour piller Centrafrique.
Il est, enfin, temps que les justes visions des Leaders Politiques Centrafricains et leurs vérités leur soient reconnue comme telles. Il est aussi temps de reconnaître aux Centrafricains leurs droits de faire leurs choix de société selon leurs propres intérêts. Et il est également temps que les Centrafricains osent désormais un audace national et réussissent un patriotisme politique conséquent. Et la seule alternative qui s’offre à eux pour ne pas connaître une désintégration ou une déflagration encore plus terrible, est et demeure une concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine, et c’est, seule, cette concertation citoyenne qui mettra les Centrafricains en face d’eux-mêmes, de se regarder les yeux dans les yeux et leur permettra, après une introspection commune, (1) une prise de conscience collective, (2) l’adoption de manière consensuelle des mesures et éthiques à travers lesquelles chaque Centrafricain devrait s’y retrouver et (3) la détermination de manière consensuelle des axes pour les choix de société conséquents et les approches pour les délégations et gestions des pouvoirs du Peuple. Par cette concertation citoyenne, le Peuple Centrafricain se réconciliera avec lui-même, ce qui permettra d’effacer de manière définitive et sincère les séquelles des différents régimes politiques qui ont eu à gérer les pouvoirs du Peuple de manière exclusive et sur fond de manipulations politiciennes pour d’autres intérêts que ceux du Peuple Centrafricain.
En termes, mieux dits ou sociologiques, ‘’ une concertation citoyenne pour une libération psychologique et une compréhension partagée des alternatives pour des actions communes conséquentes’’.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/faustin-archange-touadera-lan-quatre-450×299.jpg” alt=”faustin archange touadera l’an quatre” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Le 10 Juin dernier, un jet privé Dassault Falcon 900EX immatriculé F-HREG est venu chercher le Président Touadéra pour un court déplacement à Ouagadougou. Alors que la Présidence du Faso communiquait sur le caractère strictement privé de cette visite, la présidence centrafricaine évoquait elle une « visite
de travail ».
Logé à l’hôtel Laico Ouaga 2000 où le Président Roch Kaboré l’a accueilli, Faustin-Archange Touadéra était accompagné par son Directeur de
cabinet Obed Namsio.
Au moment où les frontières sont censées être closes pour cause de covid-19, beaucoup d’observateurs se sont interrogés sur les motifs de cette visite…
Ce jet privé Dassault Falcon 900 appartient à l’homme d’affaires burkinabè Mohamadou Bonkoungou. Le PDG du groupe EBOMAF possède ainsi une flotte de six
aéronefs (dont un Airbus A318, un Falcon 7X et ce Falcon 900), affrétés notamment pour ses clients, des hommes d’affaires et des chefs d’Etat lui permettant
de soigner son réseau et de discuter affaires lors des trajets. Ce jet privé a ainsi été auparavant emprunté par les Présidents Félix Tshisekedi, Patrice
Talon, Mahamadou Issoufou ou encore Alassane Ouattara etc…
Bonkoungou qui avait déjà été reçu à Bangui par le Président Touadéra, en présence du Ministre des Finances Dondra en Août 2016 était déjà en contact (au
temps où Bozizé occupait le Palais de la Renaissance) avec Sylvain Ndoutingaï (qui fut le mentor de Obed Namsio, l’actuel Directeur de Cabinet de Touadéra)
lequel est d’ailleurs à Ouagadougou depuis le début de l’année…
EBOMAF est en réalité un prête nom de l’ancien Président Blaise Compaoré et ses alliés au Burkina Faso et dans la sous-région. Quand EBOMAF est créée,
Roch Kaboré est alors Ministre des Transports et de la Communication et Blaise Compaoré occupe le palais de Kosyam depuis deux années. Mohamadou Bonkoungou
est présenté à Blaise Compaoré par la belle-mère de François Compaoré Alizéta Ouédraogo et le général Diendéré (responsable des services de renseignements
et chef d’état-major particulier du Président). Compaoré et Diendéré vont alors œuvrer pour introduire EBOMAF auprès des chefs d’Etats de la sous-région
(notamment Bénin, Togo, Côté d’Ivoire, Mali) afin d’y obtenir des marchés essentiellement dans les secteurs du BTP et des mines (pour la construction,
l’aménagement des sites miniers et la location de matériel) moyennant de très importantes rétro-commissions octroyées aux chefs d’Etats dans des comptes
offshore à l’étranger. C’est ainsi que Blaise Compaoré et Roch Kaboré conservent aujourd’hui à travers EBOMAF des intérêts communs et Roch Kaboré a ouvert
pour EBOMAF le marché de la République Centrafricaine.
Car le but de cette visite de Touadéra à Ouagadougou le 10 Juin dernier n’est pas d’accentuer les relations bilatérales entre le Burkina Faso et la République
Centrafricaine ainsi que l’a affirmé la Présidence de RCA mais plutôt d’octroyer des marchés à EBOMAF dans le BTP, la location de jets privés et de matériels
en échange de juteuses rétro-commissions et des intérêts immobiliers au Burkina Faso pour le compte personnel du Président Touadéra…
Mohamadou Bonkoungou qui apprécie avoir de luxueuses propriétés dans les pays de ses clients et amis chefs d’Etats a d’ailleurs récemment acheté une maison fraîchement achevée pour 1 milliard de FCFA (juste en face de la station Tradex, hôtel Oubangui – photo jointe).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/abakar-sabome-450×450.jpg” alt=”Abakar Sabome” width=”450″ height=”450″ />Le chef rebelle Abakar Sabome
Bangui, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – La réplique vigoureuse de M Abacar Sabone (AS) à M Fidèle Gouandjika (FG) prouve que la RCA est confrontée à une guerre hybride ou asymétrique que lui impose l’ex-coalition Séléka depuis le 24 Mars 2013.
A côté de la Minusca, les FACA sans moyens repoussent les attaques de l’UPC à Obo avec un patriotisme exemplaire le 23 Mai 2020.
Le 19 Mai 2020, les assassins d’Awa Hassan et son bébé Amin Souleyman, Kalite Azore et ses hommes sont arrêtés à Ndélé.
Cette nouvelle guerre accorde une importance à des moyens non militaires dont l’instrumentalisation des oppositions internes et la guerre de l’information. Cette dernière ouvre des possibilités asymétriques utiles. Le but ici est d’éviter l’engagement militaire direct. Cependant, les origines de cette instabilité se retrouvent aussi dans l’histoire des relations entre la RCA, le Tchad, le Cameroun et le Soudan.
En effet, le seul Etat organisé en Afrique centrale au XVI° siècle est l’Empire du Kanem Bornou, fondé vers le VIII° siècle par la dynastie Teda, population noire chamelière originellement établie au Nord du Tchad actuel. Sa capitale fut la ville de Njimi.
Cet Empire subsistera jusqu’à la colonisation a exercé une influence considérable sur tout le Soudan central.
De nombreuses structures du Bornou préislamiques se retrouvent dans l’organisation interne des groupements Baya, ethnies situées au Nord de la RCA actuelle.
L’histoire sociale de toutes les régions voisines de cet Etat tient compte de sa civilisation et de ses institutions.
Les crises contemporaines en RCA sont héritières de cette histoire.
CHANGEMENT DE LA PENSEE POLITIQUE D’ABACAR SABONE ?
Sabone est le fondateur du groupe politico-militaire Sursaut Patriotique pour le Redressement National (SPRN) qui n’a rien à voir avec la religion. C’est un sursaut patriotique explique-t-il à A. Mbata. Ancien Conseiller de Michel Djotodia. En 2013, il propose la partition de la RCA : les chrétiens au Sud, les musulmans au Nord.
Avec Djotodia ils créent le 14 Septembre 2006 l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) à Kigali au Rwanda. Un mouvement politico-militaire à dominante Goula, basé dans le Nord-est du pays – Ils ont déclenché la 1ère guerre civile en RCA en 2004/2007 et 2012/2013.
Sabone est un ancien Libérateur avec François Bozizé en 2003. Puis il rejoint l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth et l’ex-coalition Séléka en 2012.
“Le peuple a beaucoup souffert et nous n’accepterons plus que nos enfants, nos mamans continuent malheureusement de verser des larmes. En tant que Centrafricains, nous avons l’obligation d’agir pour sauver la Nation et alléger la souffrance du Peuple” (A Sabone).
Devant les Cours magistraux de F. Gouandjika, A Sabone propose la démocratie, la liberté d’expression, la vigilance et le patriotisme. Il semble avoir changé sa vision politique de la crise en RCA. Mais c’est sur des actes qu’il sera jugé. L’exemple de l’échec de l’accord de Khartoum de 2019 maintenu sous perfusion par la communauté internationale, le pouvoir de Bangui et les groupes armés et autres mercenaires. Il doit convaincre les Centrafricains qu’il a évolué sur son idée de partition de la RCA et sa demande d’amnistie générale.
FIDELE GOUANDJIKA EST-IL “EN MISSION” AVEC SES COURS MAGISTRAUX ?
1° Il dit se baser sur l’Art. 15 de la Constitution : “La Liberté d’informer, d’exprimer et de diffuser ses opinions par la parole, la plume l’image et tout autre moyen de communication sous réserve du respect des droits d’autrui individuellement et collectivement”, A Sabone ajoute : “Mon droit à la parole est une contribution. Il faut parler pour que les gens sachent. Si tu ne dis rien, les gens ne savent rien. Nous sommes 4 millions. S’il y en a un qui dit qu’il connaît tout parle avec des mensonges ce n’est pas bien”.
Il faut que d’autres fils du pays se lèvent pour porter la contradiction insiste-t-il. C’est de la contradiction que jaillit la lumière et la compréhension. Si Gouandjika aime la personne il fait son apologie. S’il ne l’aime pas il lui colle des accusations, dit encore AS.
“J’invite les Centrafricains à faire “leurs” investigations sur tout ce que raconte F Gouandjika. Car toutes les personnes dont il parle ne sont pas mortes. Allez les interroger pour savoir si ce qu’il dit est vrai ou pas. Il a ses fanatiques et une équipe”.
2° Selon A. Sabone, la mission de F. Gouandjaka est de dérouter les Centrafricains de la réforme constitutionnelle, des élections, parce que le pouvoir est sous pression a le souffle coupé. Il sort une stratégie: les cours magistraux.
Les Centrafricains n’attendent des cours magistraux pour connaître l’histoire de la RCA. Le pouvoir l’envoie pour venir embrouiller les jeunes avec le virus du mensonge pour qu’ils oublient les vrais problèmes.
“Que dit FG de la révision de la Constitution? Que dit-il des élections? Que dit-il de gouvernances, du MCU? Qu dit-il des accusations des vols à la SOCATEL? Des 20 milliards pour la relance du coton?, Des 600 tracteurs à Douala?” dénonce encore A Sabone.
“FG se contente de parler des régimes passés: Patassé, Kolingba, Dacko, Bozizé. Et Touadéra? C’est ce qui nous intéresse. C’est ce que nous voulons savoir dit AS.
“Le plan des cours magistraux vont nous conduire après les élections, après la retouche de la constitution. Dites-lui de commencer sur le régime actuel. Le pays est malade dans un état comateux. Nous cherchons des remèdes pour le soigner”.
“Le pays saigne, pleure, brimé par les groupes armés. Quand tout deviendra normal, tu viendras avec tes cours magistraux. Nous voulons la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la préservation de l’unité nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique”.
“Vous êtes en pré-campagne. Rien ne marche dans le pays. Vous avez pris le pays et le peuple en otage. Vous le pillez au maximum avec les groupes armés. Ta mission, salir les hommes politiques crédibles, réveiller la haine. On répond aux imbéciles par le silence” A Sabone.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – mercredi, 17 juin vers 19h30, les services d’intervention de la police et de la gendarmerie ont été appelés d’urgence à l’hôpital communautaire de Bangui. Sur place, une impressionnante foule des personnes en colère menaçait de s’en prendre au personnel soignant dudit hôpital. Au final, deux présumés meneurs du trouble ont été interpellés et placés en garde à vue à la gendarmerie.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu de l’incident, tout a commencé ce mercredi 17 juin vers 19 heures quand madame Chantale Gonedé, âgée de 42 ans, qui se sentait fiévreuse, est arrivée aux urgences de l’hôpital communautaire. Après quelques minutes de diagnostic, l’infirmière soignante lui proposait un cocktail d’injection. Ce qu’elle a immédiatement accepté. Malheureusement, au moment de son injection, madame Chantale Gonedé perd conscience et meurt comme du jeu devant l’impuissance de l’infirmière. Et la nouvelle de son décès circulait comme une traînée de poudre dans son quartier. C’est en ce sens que plusieurs dizaines des personnes, connaissant madame Chantale Gonedé, n’ont pas voulu y croire. Ils se sont dirigés vers l’hôpital communautaire pour manifester leur mécontentement. Et c’est la chasse à l’homme qui commence au sein de l’hôpital communautaire aux environs de 19h30. Les infirmiers, sages-femmes, internes, etc. ont pris la fuite pour se cacher sous les lits des malades, et d’autres ont préféré sauter sur le mur pour s’échapper. C’est la confusion totale, les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS) en faction à l’entrée de cet hôpital n’ont pas pu contenir la foule en colère. Des renforts ont été sollicités, et une équipe des unités d’intervention de la police et de la gendarmerie est arrivée en renfort sur le lieu de l’incident. Après une heure d’affrontements, le calme est revenu, et deux des manifestants ont également été interpellés et placé en garde à vue à la gendarmerie.
Pour l’heure, on ignore si une information judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du décès de madame Chantale Gonedé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Les-travaux-démarrent-pour-un-nouveau-centre-de-traitement-Covid-19-à-Bangui-dédié-à-la-prise-en-charge-des-patients-avec-des-formes-sévères-de-la-maladie-450×253.jpg” alt=”Les travaux démarrent pour un nouveau centre de traitement Covid-19 à Bangui dédié à la prise en charge des patients avec des formes sévères de la maladie” width=”450″ height=”253″ />CopyrightMSF
Bangui, République centrafricaine, – 18 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique).
En appui à la riposte contre la Covid-19 coordonnée par les autorités nationales, Médecins Sans Frontières est actuellement mobilisé pour ouvrir un nouveau Centre de traitement à Bangui.
Ce centre sera dédié à la prise en charge des patients qui souffrent de syndromes respiratoires aigus, fréquents dans les formes les plus sévères de la maladie Covid-19, et qui ont besoin d’un apport important en oxygène. Tous les soins fournis aux malades à l’intérieur de ce centre seront gratuits, que ce soit l’oxygénothérapie, les traitements, la gestion de la douleur ou les bilans médicaux.
Les travaux pour monter la structure, temporaire et sous tentes, viennent de commencer, sur un terrain à proximité du stade Barthélémy Boganda, dans le 1er arrondissement de Bangui, en accord avec toutes les autorités locales concernées. Ils devraient durer au moins trois semaines avant que le Centre ne puisse ouvrir ses portes avec une capacité initiale de 24 lits.
Toutes les précautions sont prises pour limiter les risques de transmission du virus à l’intérieur et autour de la structure. En tant qu’organisation médicale humanitaire, Médecins Sans Frontières fait de la protection du personnel soignant et de la mise en œuvre des protocoles de contrôle et de prévention des infections une de ses priorités.
Alors que la République Centrafricaine enregistre 2 564 cas confirmés de Covid-19 (au 17 juin selon le Ministère de la Santé), Médecins Sans Frontières soutient les efforts engagés pour faire face à la pandémie et continue de répondre aux autres urgences sanitaires du pays telles que la mortalité infantile et maternelle, les violences sexuelles, le paludisme, la rougeole, le VIH/Sida, à travers 13 programmes à Bangui et dans les provinces.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/croisement-énerca-télécel-tribunal-à-bangui-le-10-juin-2020-par-anselme-mbata-450×302.jpg” alt=”Croisement ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL sur l’avenue de l’indépendance à Bangui, le 10 juin 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”302″ />Avenue de l’indépendance à hauteur du croisement ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL à Bangui, le 10 juin 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Un homme a été placé en détention à la compagnie de circulation routière (CCR) ce mercredi 17 juin à Bangui pour avoir refusé de s’arrêter lors d’un contrôle routier et avoir blessé deux policiers.
Le conducteur, un taximan d’une trentaine d’années, au volant de son véhicule en provenance du centre-ville, sans permis de conduire, et en état d’ivresse , a été sommé de s’arrêter par deux agents de la police de la CCR au croisement Songo-Night (ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL). Mais l’homme refuse d’obtempérer aux injonctions des policiers, et fonce sur eux.
Vue l’intention criminelle du conducteur, l’un des policiers arrive à éviter de justesse le véhicule, tandis que le second saute sur le capot et arrive à se maintenir grâce aux deux essuie-glace qu’il tenait de main de fer.
Pendant ce temps, le taximan continue de rouler au moins 2 kilomètres avec le policier sur le capot de son véhicule. Mais ce n’est pas tout. Il faisait de zigzag avec son taxi pour tenter de faire tomber le policier, mais celui-ci se tenait bien jusqu’au niveau de la cathédrale où le chauffard a été arrêté par une équipe des forces de l’ordre positionnée devant le centre artisanal, sur l’avenue de l’indépendance.
Arrêté et transféré à la compagnie de circulation routière, l’homme pourrait être accusé des chefs de refus d’obtempérer avec mise en danger délibérée de la vie d’autrui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Une perquisition a eu lieu à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré, ce mercredi 17 juin à la résidence administrative et au bureau du chef rebelle Abass Sidiki, principal suspect dans l’attaque contre la base des USMS à Bouar, et celle contre la base de la Minusca à Pougole, dans l’Ouham-Péndé.
Durant plusieurs heures, les enquêteurs ont perquisitionné discrètement le bureau du chef rebelle situé à proximité de la préfecture, et sa résidence de camp des fonctionnaires.
La perquisition a eu lieu en présence d’une délégation judiciaire venue de Bangui, composée du procureur général Éric Didier Tambo, le colonel Kossi, directeur de l’école nationale de la gendarmerie, etc.
Selon une source proche du dossier, les enquêteurs n’auraient rien trouvé dans le bureau du chef rebelle, y compris sa résidence, déjà perquisitionnée à plusieurs reprises par le parquet de Bouar.
En outre, les 3 présumés combattants de 3R arrêtés par les soldats FACA quelques heures après l’attaque de la base des USMS le mardi 9 juin ont été extraits de leur cellule de la maison d’arrêt de Bouar et auditionnés à nouveau par les enquêteurs venus de Bangui. On ignore si les trois suspects seront transférés ailleurs ou incarcérés et jugés sur place à Bouar.
Ce mercredi 17 juin, après 48 heures de séjours dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, le procureur général Éric Didier Tambo et tous les membres de sa délégation sont rentrés à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/centre-ville-de-bangui-avec-immeuble-orange-et-autres-batiments-le-15-mai-2020-par-cnc-mbata-450×253.jpg” alt=”Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”253″ />Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
LES LIBERTES PUBLIQUES FACE AUX MESURES DRASTIQUES DE GESTION DE
Mais que reste-t-il de nos droits et libertés à l’épreuve de Covid-19 ?
Un peu partout dans le monde, les sociétés modernes, du moins les sociétés dites civilisées, démocratiques ou libérales sont caractérisées entre autres par la reconnaissance d’un certain nombre de latitudes et de prérogatives qui se sont imposées au fil du temps, comme une nécessité impérieuse à laquelle rien ne peut résister. C’est pourquoi des textes de nature constitutionnelle, conventionnelle ou législative sont intervenus pour entériner ce qu’on appelle «libertés publiques ».
Si a priori les libertés publiques peuvent paraître simples à concevoir, il faut cependant faire remarquer que sous l’angle scientifique, la notion reste un peu délicate à appréhender. Même si sous d’autres cieux, des textes précis dressent un inventaire des libertés publiques et précisent leur valeur juridique comme c’est par exemple le cas au Maroc où il y a un code de libertés publiques, en droit positif centrafricain, aucune disposition ne les définit ni ne les énumère. Cela peut conduire à un certain quiproquo lorsqu’on est en face des termes tels que : droits de l’homme, libertés publiques, droits fondamentaux, libertés fondamentales, etc. Toutefois, pour ne pas s’engouffrer dans des considérations purement doctrinales, il convient de retenir que la liberté publique peut être définie comme « un pouvoir d’autodétermination reconnu par des normes à valeur au moins législative et bénéficiant d’une protection renforcée même à l’égard des pouvoirs publics »[1]. Pour distinguer les droits de l’homme des libertés publiques, le Professeur Makoudi OUAFAE[2] estime que « les droits de l’homme sont des droits inhérents à la nature humaine que chaque individu peut découvrir en lui-même grâce à sa faculté raisonnante. Les droits de l’homme existent en dehors de toute consécration juridique ». Tandis que, « les libertés publiques désignent une consécration juridique des droits de l’homme caractérisée par la place et le rôle de la loi. Les libertés publiques ont un statut législatif et sont essentiellement opposables au pouvoir exécutif » qui ne peut donc pas y déroger.
Alors que nous sommes en plein XXIème siècle où la science et la technique en l’occurrence dans le domaine biomédical, semblent atteindre leur paroxysme, un hostis humani generis[3] vient de nous tomber sur la tête et les scientifiques se démêlent pour nous tirer du péril. En effet, en décembre 2019 une maladie virale appelée maladie à coronavirus ou« COVID-19» [4] avec des origines aussi complexes que mystérieuses a fait son apparition à Wuhan[5] en Chine et s’est rapidement propagée sans obstacle dans le reste du monde au point d’être déclarée pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de mettre certains curieux à la recherche des boucs émissaires ou de remèdes miracles. C’est ce dernier cas qui conduit à de vaines superstitions de diverses natures.
Les coronavirus sont au fait une grande famille de virus qui peuvent provoquer des maladies chez les animaux ou les humains à l’image du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ou pneumopathie atypique qui est la première maladie émergente du XXIe siècle. Chez l’homme, plusieurs coronavirus sont connus pour provoquer des infections respiratoires allant du rhume à des maladies plus graves. Le coronavirus récemment découvert provoque la maladie à coronavirus « Covid-19 » qui était inconnue avant le début de la pandémie à Wuhan.
Face à la montée spectaculaire de ce redoutable ennemi qui a déclaré la guerre à l’humanité, les pouvoirs publics ont fait recours à un certain nombre de mesures draconiennes pour essayer d’endiguer la pandémie. Dès lors il se pose, du moins dans les sociétés démocratiques ou libérales la question du sort des libertés publiques qui, bien qu’ayant constitué le fondement du contrat social, ont été mises entre parenthèses à l’ère du Covid-19. Il en résulte que le respect des libertés fondamentales, principe au cœur des démocraties, s’avère difficilement conciliable avec la gestion sanitaire d’une telle ampleur.
Ce constat nous amène illico presto à soulever un certain nombre de questions : les mesures draconiennes prises un peu partout dans le monde pour lutter contre le Covid-19 sont-elles justifiées par le seul fait des circonstances actuelles ? Ces mesures ne sont-elles pas tragiques pour les libertés publiques ?
Pour trouver des réponses à ces différentes interrogations, il serait judicieux d’avoir un bref aperçu sur les libertés publiques et la santé publique (I) avant de passer en revue l’effectivité de restriction des libertés publiques eu égard aux mesures de gestion du Covid-19 dans les sociétés dites démocratiques (II).
……
Sommaire :
LES LIBERTES PUBLIQUES ET LA SANTE PUBLIQUE
Un bref aperçu théorique sur les libertés publiques
La santé publique : une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques
L’EFFECTIVITE DE RESTRICTION DES LIBERTES PUBLIQUES EU EGARD AUX MESURES DE GESTION DE LA PANDEMIE DE COVID-19 DANS LES SOCIETES DITES DEMOCRATIQUES
Les entorses aux libertés publiques dans la gestion de la crise sanitaire de Covid-19
Les contrecoups de restriction des libertés publiques sur le plan socio-économique
LES LIBERTES PUBLIQUES ET LA SANTE PUBLIQUE
Après un bref aperçu théorique sur les libertés publiques (A), nous verrons en quoi face au Covid-19 et même à d’autres attaques sanitaires graves, la santé publique est sans conteste une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques (B).
Un bref aperçu théorique sur les libertés publiques
Le Lexique des termes juridiques[6] assimile les libertés publiques aux droits de l’homme qui sont reconnus, définis et protégés par le droit positif. Il existe plusieurs libertés publiques qui peuvent être classées en trois catégories ;
Les libertés individuelles, qui ont pour but d’assurer à l’individu un pouvoir d’autodétermination vis-à-vis du pouvoir dans les domaines de l’activité physique (sureté personnelle, liberté d’aller et venir, liberté et inviolabilité du domicile), de l’activité intellectuelle et spirituelle reconnues à l’homme en tant que substance pensante (liberté d’opinion, de conscience), de l’activité économique (droit de propriété, liberté du commerce et de l’industrie).La deuxième catégorie englobe les droits politiques qui confèrent à l’individu, en tant que citoyen, la possibilité de participer à l’exercice du pouvoir (droit de vote, éligibilité aux fonctions publiques), etc. Se retrouvent dans la troisième catégorie, les droits sociaux et économiques ou droits de solidarité, qui sont le droit pour l’individu d’exiger de l’Etat certaines prestations (droit au travail, à l’instruction à la santé) en même temps que des droits collectifs (droit syndical, droit de grève).
En République Centrafricaine(RCA) encore appelée « le Centrafrique », la Constitution du 30 mars 2016 reconnaît entre autres à tout individu les libertés d’aller et de venir, de résidence et d’établissement sur l’étendue du territoire (art.5), la liberté de conscience, de réunion, de religion et des cultes (art.10), le droit au travail et aux loisirs (art.11), le droit syndical, d’action syndicale et le droit de grève (art.12), la liberté d’exprimer et de diffuser ses opinions, de manifestation pacifique (art.15), etc. L’essentiel de ces libertés a été déjà consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 à laquelle plusieurs Etats ont exprimé leur attachement. De ce fait, toute société qui se veut démocratique ou libérale doit pouvoir respecter ces diverses libertés publiques.
Cependant, les libertés publiques sur lesquelles cette imprégnation a été faite peuvent faire l’objet de restriction en l’occurrence pour la santé publique.
La santé publique : une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques
L’Etat doit pouvoir garantir à tous un état sanitaire normal. Car c’est un aspect de la salubrité publique qui est une des composantes de l’ordre public.
La santé publique désigne l’ensemble de protections et de moyens visant à maintenir la santé des membres d’une société donnée à travers des actions concrètes conformément à un ensemble de programmes politiques qui prennent en charge l’intérêt général. La santé publique peut être orientée autour de quatre opérations fondamentales, à savoir : la prévention des maladies contagieuses ; le soin des malades et la promotion de la santé ; organisation et prévision des services de diagnostic et de traitement des malades ; enfin, réhabilitation des malades et des infirmes[7].
Les mesures visant à la santé publique peuvent se développer selon des stratégies et des moyens qui font l’objet d’évaluations régulières tendant à déterminer leur intérêt et à mesurer le rapport entre le coût et l’efficacité des mesures prises.
En RCA, après avoir conféré aux agents de la puissance publique l’obligation de protéger la personne humaine dans son article 1er, la Constitution dispose très clairement dans l’article 8 alinéa 4 que : «L’Etat peut, lorsque les circonstances l’exigent et en vue de la protection de la santé publique, prendre des mesures temporaires de contrôle, prévention et même de restriction des libertés ». Ainsi, lorsque la santé de la population en général est gravement menacée, les autorités publiques doivent tout mettre en œuvre pour la protéger et lui garantir santé et longévité. Nul besoin de recourir à des verres optiques pour comprendre, à la lumière des dispositions de cet article que la santé publique est une raison suffisamment nécessaire qui peut justifier en elle-même la restriction des libertés publiques. C’est donc à juste titre que dans son adresse à la nation du 26 mars 2020, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République, Chef de l’Etat tient à rappeler que : « Dans mon adresse du 19 mars 2020, consécutive à la déclaration du premier cas importé de Covid-19, je vous annonçais que d’autres mesures plus contraignantes, justifiées par les impératifs de la santé publique pourront être édictées par le Gouvernement, en fonction de l’évolution de la situation ».
En France, dans les situations d’urgence sanitaire, l’article 3131-1 du Code de santé publique habilite le ministre de la santé à prendre toute mesure pour répondre à une menace sanitaire grave telle qu’une épidémie ou une pandémie comme le Covid-19.
Mais à une époque où l’humanité est en guerre contre un ennemi invisible et insaisissable qui progresse[8], la restriction des libertés publiques est plus que jamais effective même dans les démocraties de longues dates.
L’EFFECTIVITE DE RESTRICTION DES LIBERTES PUBLIQUES EU EGARD AUX MESURES DE GESTION DE LA PANDEMIE DE COVID-19 DANS LES SOCIETES DITES DEMOCRATIQUES
Dans les sociétés touchées par la maladie à coronavirus, les mesures de lutte qui sont prises ont en effet causé de nombreuses entorses aux libertés publiques (A), ce qui a inéluctablement eu des contrecoups sur le plan socio-économique (B).
Les entorses aux libertés publiques dans les mesures de gestion de Covid-19
Le Covid-19 s’est invité dans nos pays, dans nos maisons à notre insu et contre notre gré, et cela n’est pas une partie de plaisir. On ne peut donc pas dire que cette situation rime avec l’exercice des libertés publiques.
Fermetures des établissements scolaires et universitaires, des marchés, des débits de boissons et d’autres lieux de loisirs, fermetures des frontières ou leur contrôle renforcé, fermeture des aéroports, des lieux de cultes, utilisation de « Backtracking » [9], confinement,…bref cela n’est qu’une infime partie des mesures draconiennes qui ont été prises par plusieurs gouvernements pour lutter contre la maladie à coronavirus.
Cependant, ces moyens mis en œuvre ont de manière considérable fait abstraction de la majeure partie des libertés publiques telles qu’évoquées ci-dessus. La liberté d’aller et de venir a vite fait place à la quarantaine, aux confinements et à des attestations de déplacements ou autorisations spéciales. Le citoyen perd de facto le droit de circuler librement à l’intérieur de son propre pays et même dans son propre quartier. Quant à la liberté de réunion, elle n’existe quasiment plus si ce n’est que par visioconférence, ce qui exclut ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires. Or, la liberté de réunion doit être comprise lato sensu. Ainsi, selon le Conseil d’Etat, même un débit de boisson qui est un lieu d’exercice du droit de loisirs, est aussi un lieu de réunion (CE.06 août 1915, Delmotte). Malheureusement, ils ne sont plus ouverts et les rassemblements sont interdits.
A cela s’ajoutent le fait que certains gouvernements ont fait recours à des technologies numériques pour lutter contre la dissémination du Covid-19 sur leurs territoires. Certains utilisent des applications mobiles reposant sur des selfies pris par les personnes porteuses du virus pour s’assurer du respect de la quarantaine. D’autres optent pour le système de géolocalisation de ces personnes à travers leurs smartphones. Toutefois, ces mesures ont des graves implications sur la vie privée des personnes. On comprend donc aisément que ces diverses mesures sont tragiques pour les libertés publiques en général.
Mais nevertheless, pour reprendre à la langue de Shakespeare un terme adverbial de liaison, cette situation est tristement reconnue en droit. La prise de ces mesures drastiques relève en effet de la théorie des « circonstances exceptionnelles » qui trouve son origine dans la jurisprudence du Conseil d’Etat notamment dans les arrêts« Heyries »GAJA N°30, CE 28 juin 1918 ; Dames Dol et Laurent, CE 28 févier 1919 GAJA N°32.
Reconnue par plusieurs textes à valeur constitutionnelle, cette théorie suppose que dans une circonstance telle qu’on ne peut raisonnablement respecter la légalité ordinaire, l’administration est « autorisée » à prendre toutes les mesures nécessaires pouvant améliorer les choses en vue de revenir à la normale. C’est ce que Montesquieu voulait concrètement dire lorsqu’il disait que : « Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté comme on cache les statues des dieux ». En effet, comme l’a affirmé le commissaire du gouvernement HELBRONNER dans ses conclusions sur l’affaire Syndicat des chemins de fer de France et des colonies datée du 18 juillet 1913 : « Dans les sociétés organisées, au-dessus des intérêts individuels les plus respectables, au-dessus des intérêts collectifs les plus sérieux, il y a l’intérêt général, le droit supérieur pour une nation d’assurer son existence (…) ». Mais, on doit faire attention à ce que l’Etat de droit ne soit galvaudé !
Toutefois, les répercussions des mesures restrictives de libertés qui ont été prises n’ont pas tardé à rebondir sur le plan socio-économique.
Les contrecoups de restriction des libertés publiques sur le plan socio-économique
Face aux mesures sévères qui sont prises çà et là, on est tenté de donner raison à Molière lorsqu’il disait dans Le malade imaginaireque : « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies ». C’est peut-être ce qui a conduit une personnalité politique influente à dire que le remède ne doit pas être pire que la maladie. Autrement dit, les mesures de lutte contre le Covid-19 ne peuvent pas être pires que la pandémie elle-même.
Mais le constat est assurément amer ! Les répercussions des mesures prises n’ont pas attendu la fin de la pandémie pour se faire sentir sur le plan socio-économique. Ce n’est que conséquent car ce milieu est aussi dépendant de l’exercice des libertés publiques.
En effet, le milieu socio-économique est frappé par le ‘‘marteau de Thor’’. Car il faut reconnaître que les économies africaines en général sont gravement menacées par cette catastrophe sanitaire. Selon la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), la croissance du Produit intérieur brut (PIB) pourrait passer de 3,2% à 1,8% au courant de cette année 2020. Cette baisse considérable s’explique, selon cette agence onusienne, par l’effet du Covid-19 sur le commerce mondial et ses répercussions sur les économies du continent. La crise provoquée par le coronavirus rime aussi avec la chute des cours des matières premières et la réduction de la demande puisque les partenaires du continent sont gravement touchés.
Il faut également noter que ces répercussions vont se faire sentir même dans les marmites de chaque ménage. Parce que plusieurs secteurs d’économies ne sont plus en marche ce qui entraîne l’augmentation du taux de chômage. Il y aura sans doute l’inflation ou la flambée des prix sur le marché, ce qui résulte aussi et surtout de la fermeture des frontières et de certains commerces. Le transport en commun est aussi un secteur qui est gravement en touché.
Le Covid-19 a aussi entraîné le bouleversement des mœurs c’est-à-dire des usages et des habitudes des sociétés, la réprobation et la distanciation sociales ainsi que la stigmatisation à vie. Des millions d’élèves sont restés chez eux car les établissements scolaires et universitaires sont fermés, ce qui pourrait contribuer à l’augmentation du taux d’analphabétisme. Le monde sportif, artistique et culturel ne fait pas exception en la matière.
Toutefois, pour assurer la survie des citoyens, il s’avère important que les pouvoirs publics mettent la préoccupation de la dignité humaine et des droits humains au centre de leurs efforts dans la lutte contre le coronavirus et non pas la reléguer au second plan.
In fine, comme l’a dit une haute personnalité, le coronavirus n’est pas une fiction mais une réalité et à ce jour, il n’y a ni vaccin, ni traitement. Le meilleur moyen de se protéger et de protéger son entourage reste la prévention. C’est pourquoi l’auteur de présentes lignes invite humblement tout le monde à respecter les mesures prescrites par les autorités politiques et sanitaires et à observer les gestes barrières en attendant que le Rubicon ne soit franchi.
[5]Wuhan est une ville du centre de la Chine, capitale de la province de Hubei, à la confluence des cours d’eau Han et Yang-Tseu-Kiang. C’est un complexe industriel important et un port situé dans les terres mais accessible aux navires venant de l’océan.
[6]Lexique des termes juridiques 2019-2020, à jour des lois de réforme de la Justice du 23 mars 2019 et de la loi PACTE du 22 mai 2019, p.646 ;
[8]Président français Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation française du 16 mars 2020 sur le Covid-19.
[9]Le backtracking est un système qui vise à collecter et à traiter les données personnelles de géolocalisation des téléphones des personnes infectées par le Covid-19 et permettre de savoir si le confinement est respecté, de visualiser leurs déplacements et de repérer les gens qui sont en contact avec elles. Cf. Backtracking : comment concilier surveillance du Covid-19 et le respect des libertés?www.theconversation.com.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/immeuble-habritant-lambassade-de-la-Russie-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique” width=”450″ height=”337″ />immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Le 30 mai, la Centrafrique a appris le décès de Monsieur Isidore Alphonse Dibert, conseiller politique du chef de l’État. Atteint du coronavirus, il n’a pas pu être sauvé par les médecins qui sont arrivés dans la nuit pour lui poser des équipements respiratoires.
Monsieur Dibert était le deuxième décès de la Covid en Centrafrique. Actuellement, on enregistre 2289 cas positifs, 382 déclarés guéris et 10 décès. Tous les âges sont touchés.
Au début de la pandémie mondiale, un décret avait été signé pour la mise en place des mesures barrières pour stopper la propagation de la Covid-19 en Centrafrique, Des séances de sensibilisations ont été menées, des seaux aux entrées ont été mis en place. Le masque pare les visages. Ces gestes simples nous protègent. Alors comment se fait-il que le gouvernement soit autant atteint ? Il semblerait qu’un des points du décret n’ait pas été respecté. Il s’agit du confinement de 21 jours pour les personnes arrivant en Centrafrique.
En effet, l’OMS a recommandé dès les débuts de la propagation du virus de protéger la population aux frontières par un confinement de 21 jours, temps
maximal avant l’apparition des symptômes, avant de pouvoir circuler librement dans le pays. Dès la descente de l’avion, chaque individu était testé pour détecter les personnes porteuses du virus pouvant contaminer les Centrafricains.
La plupart des étrangers a respecté ce délai en arrivant sur la terre des Bantou montrant ainsi l’importance de ne pas rendre malade la population du pays.
De sources sûres, au moins 14 personnes de Touadera sont atteintes par le fléau. Il en est de même pour les députés et certains cadres des Ministères.
Force est de constater que certains étrangers très proches de la Renaissance n’ont pas respecté ce délai le raccourcissant ainsi à 7 jours.
Malheureusement une semaine n’est pas suffisant pour savoir si la personne va développer les symptômes de la maladie. A présent, un tiers des hauts responsables sont touchés par le virus. Ce non-respect des consignes de protections laisse penser que ce sont eux, les conseillers russes de la présidence qui ont apporté le virus au gouvernement. Ils ont leurs entrées au palais de la Renaissance et suivent le président où qu’il aille. Se sont-ils inquiété un instant de la population locale ? Ne pas respecter les gestes barrières serait-il un plan machiavélique pour affaiblir le gouvernement et le contraindre pour exploiter
Encore mieux notre terre si riche ? Les russes présents en Centrafrique ne sont ici que pour exploiter le pays, lui piller ses richesses, un point c’est tout. Mettre la poudre dans les yeux ne fonctionne plus.
Ces conseillers ont insufflé le virus dans le gouvernement. Ils ont surinvesti l’armée et plus particulièrement la garde présidentielle en délaissant totalement la population. Tous les partenaires de la république centrafricaine ont aidé pour la lutte contre le nouveau coronavirus sauf un : la Russie. Ce pays qui se considère ami n’a envoyé aucun matériel de protection, n’a fait aucune sensibilisation ni de conscientisation. Comme dit le proverbe russe « même si c’est ta perte, sauve ton camarade ». Qu’en est-il de leur aide ? De sources concordantes, inexistantes. Qui vivra en rca, verra.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/building-administratif-de-bangui-450×337.jpg” alt=”Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 17 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Un individu est activement recherché par le service de police et de la gendarmerie pour avoir perpétré le vol d’une voiture devant le building administratif au centre-ville ce mardi 16 juin aux environs de 14 heures. L’homme court toujours, mais les forces de l’ordre sollicitent l’aide de la population pour le débusquer.
Les premiers éléments de l’enquête montrent que le suspect aurait agi seul, et son identité n’a pas été dévoilée par le service de police.
Selon une source proche de l’enquête, le véhicule volé appartient à monsieur Wilibona, Directeur général de commerce au ministère de commerce. Il aurait stationné la voiture sur le parking de son département au building administratif, sur l’avenue Barthelemy Boganda quand elle a été volée. C’est une Nissan Sunny de couleur grise.
On ignore comment le suspect avait retrouvé la clé de la voiture, mais les enquêteurs ont émis plusieurs hypothèses, dont celle d’un coup minutieusement préparé, impliquant peut-être les proches du propriétaire. Mais d’ores et déjà, le service de police sollicite l’aide des témoins pour tenter de débusquer le malfaiteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan-450×275.jpg” alt=”De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.” width=”450″ height=”275″ />De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
« Quieta non movere »
Qu’il me soit permis de rappeler sans démagogie, juste pour un sapide historique, que la République Centrafricaine, l’ancienne colonie française, autrefois appelée Oubangui-Chari et récemment « Etat fantôme » par International Crisis Group dans son Rapport Afrique n°136 du 13 décembre 2007 et la « république des groupes armés » ou la « république du centre de nulle part » par Mamane dans sa chronique du Gondwanais lambda, est un Etat qui avait et a des montagnes de soucis à la taille de l’Himalaya.
Sans recourir à Alain Foka pour une série d’archives d’Afrique ou aux centrafricains eux-mêmes, beaucoup des non centrafricains savent qu’au cours de son existence et de son évolution, la République Centrafricaine est foncièrement caractérisée par des instabilités institutionnelle et constitutionnelle endémiques et impénitentes en raison de la politique intestinale et des querelles picrocholines et byzantines intronisées par les propres fils et filles de ce pays.
En effet, la pandémie de Covid-19 qui sans distinction de tout ordre, bringuebale tous les Etats de la planète terrestre, peut être perçue comme un flot aggravant la situation de la République Centrafricaine à cause de sa fragilité sur tous les plans. En cette période cruciale de l’histoire de l’humanité, où dans chaque Etat toutes les forces vives de la nation conjuguent leur effort au tour d’une seule philosophie afin de chercher, rechercher et dans l’espoir d’obtenir un antidote pour extirper le coronavirus dans leur Etat, continent et par ricochet le monde entier, exceptionnellement en République Centrafricaine où l’intérêt du tube digestif est la loi suprême, les locataires de la chambre basse du parlement saisissent cette opportunité, peut être longtemps attendue, de leurs dents et deux mains pour parsemer la politique intestinale par l’adoption d’une loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution en vigueur afin d’obtenir la prorogation des mandats présidentiel et législatif.
Au passage, il y a lieu de souligner, que la Constitution dont la révision souhaitée, était établie au lendemain d’une transition dans la douleur et devrait servir de grand défi pour la reconstruction de la République Centrafricaine.
Alors étant donné que la République Centrafricaine est un Etat de droit et de la démocratie et que l’ article 15 de sa loi fondamentale « garantit individuellement et collectivement la liberté d’informer, d’exprimer, et de diffuser par la parole, la plume, l’image et tout autre moyen de communication sous réserve de droit d’autrui », il y a encore lieu de préciser à nos compatriotes et lecteurs que, c’est dans le respect de cette disposition qu’on s’est fondé pour analyser le prétexte des députés justifiant la nécessité d’une prorogation des mandats présidentiel et législatif (I) et les alertes des citoyens du monde intelligible relative à cette initiative de loi constitutionnelle (II).
Le prétexte des députés justifiant la nécessite d’une prorogation des mandats présidentiel et législatif.
Le prétexte était en singulier, la force majeure, qui est la pandémie de Covid-19, évoqué par certaines honorables cités dans l’avis N°015/CC/20 du 05 juin 2020 de la Cour Constitutionnelle.
Ces honorables initiateurs de la loi constitutionnelle auraient souhaité voir écrire noir sur blanc dans la Constitution en vigueur, à l’instar des contrats de droit privé, l’expression « force majeure » parce que le constituant originaire l’aurait oublié. De ce fait, pour répondre à leur désir, ils ont complété à l’article 36 les dispositions suivantes :
« Si pour cause de force majeure, le processus électoral déclenché dans les délais constitutionnels et légaux, ne va manifestement pas aboutir dans les délais prescrits, le Premier ministre sur rapport motivé de l’Autorité Nationale des Elections, saisit la Cour Constitutionnelle.
La Cour constitutionnelle se prononce sur la force majeure invoquée.
Si celle-ci est établie, la Cour Constitutionnelle prononce le report de l’élection et fixe la durée du glissement du calendrier électoral après avoir entendu les Institutions et acteurs impliqués dans le processus électoral. Le Président de la République, Chef de l’Etat demeure en fonction jusqu’à l’installation du nouveau Président de la République, Chef de l’Etat élu par la Cour Constitutionnelle à la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle reportée.
Pendant la durée de report de l’élection, la Constitution ne peut pas être révisée », afin de faire de celle-ci le nouvel article 36. C’est sur cette même modèle que sera calquée la nouvelle disposition de l’article 68 relative aux députés.
Or du point de vu constitutionnel, « état d’urgence et l’état de siège » sont des mécanismes reconnues au pouvoir exécutif permettant à celui-ci de gérer les cas de force majeure et l’article 44 de la Constitution en vigueur les dispose en ce terme « Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l’exigent,après avis du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, proclamer l’état de siège ou l’état d’urgence pour une période de quinze (15) jours. Ce délai ne peut être prorogé que par l’Assemblée Nationale, réunie en session extraordinaire avec ou sans quorum ». A cela ajoute l’article 35 alinéa 3 qui dispose : « En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux(2) mandats consécutif ou le proroger pour quelque motif de ce soit », cela signifie que même pour motif de force majeur l’article 153 « exclut la révision du nombre et de la durée des mandats présidentiels ».
Ce qui justifie que ces initiateurs de la loi constitutionnelle souffrent non seulement, comme l’avait exprimé Maître Crépin Mboli-Goumba dans sa réflexion intitulée « Modification constitutionnelle : une hérésie juridique », d’une ignorance crasse des notions élémentaires du droit constitutionnel mais également d’un déficit de moralité, en ce qu’ils ont tenté de faire du pouvoir législatif que leur Peuple centrafricain leur a conféré et non délégué d’un « outil de pillage de la souveraineté nationale ». C’est dans le même cadre de cette idée que le Maître de Conférences Alexis N’DUI YABELA avait démontré par son éloquence académique dans son article intitulé « Point de vue d’un Enseignant-chercheur de l’Université de Bangui sur la décision de la Cour Constitutionnelle annulant le décret relatif à la création d’une Délégation Générale des Grands Travaux et des Investissements Stratégiques en République Centrafricaine », « De l’impérieuse nécessité des juristes de haut niveau auprès des autorités politiques centrafricaines : une leçon de chose qui se dégage de certaines décisions juridictionnelles défavorables à l’Etat centrafricain ».
Les alertes des citoyens du monde intelligible relatives à l’initiative de la loi constitutionnelle.
Lorsque les enseignants du supérieur ont appris l’initiative de la loi constitutionnelle, leurs réactions ne se faisaient pas attendre. Ils se sont engagés dans la production des articles de presse, qui en principe, devraient servir de source d’inspiration à ces initiateurs de la constitutionnelle.
Il s’agit entre autres de Professeur Jean François AKANDJI-KOMBE, Maitre de Conférences Alexis N’DUI YABELA, Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur Mario AZOU-PASSONDA etc.
Dans sa réflexion intitulée « Doit -on confondre vacance de pouvoir et vacuité des pouvoirs publics en droit constitutionnel », l’universitaire Alexis N’DUI-YABELA avait proposé diverses types de solutions juridiques pour pallier au risque d’un éventuel glissement du calendrier électoral occasionné par la pandémie, qui entre autres sont ; « la possibilité d’organiser uniquement l’élection présidentiel dans le délai constitutionnel, le recours en cas de nécessité au pouvoir exceptionnel constitutionnellement prévu » .
Or si en principe, ces initiateurs de la loi constitutionnelle ne souffraient pas d’un déficit de moralité ou d’une ignorance crasse des notions élémentaires de droit constitutionnel, ils devraient se ressourcer de ses modestes réflexions, ce qui leur permettrait peut-être d’abandonner à l’état embryonnaire cette initiative de la loi constitutionnelle. Mais vu qu’ils ont placé leur bonheur personnel au-delà du bonheur commun, ils refusent de picorer quelques ingrédients de toutes ses réflexions juridiques et limpides produites par ces citoyens du monde intelligibles jusqu’avoir l’avis défavorable de la Cour constitutionnelle nonobstant les attributions que ces derniers l’avaient donnés dans la loi constitutionnelle.