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L’ancien président Joseph Kabila fait son entrée au sénat congolais

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L’ancien président Joseph Kabila fait son entrée au sénat congolais

Bangui ( République centrafricaine ) – Joseph Kabila est entré dans l’histoire mardi en devenant le premier ancien chef de l’État de la République démocratique du Congo à siéger au sénat après avoir quitté la présidence.

Le désormais sénateur Kabila, 49 ans, avait quitté le pouvoir le 24 janvier 2019, après près de 18 ans à la tête du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne. La constitution congolaise accorde aux anciens présidents le statut de sénateur à vie./////////////.

Son retour sur la scène publique intervient à l’occasion de la rentrée parlementaire./////////////.

Autorité morale de la plate-forme politique Front commun pour le Congo (FCC), largement majoritaire au Parlement et parmi les 65 membres du gouvernement, l’ancien président Kabila est resté en coulisse une figure centrale et influente de la vie politique congolaise./////////////.

Le FCC gouverne en coalition avec le président Félix Tshisekedi, qui a remporté la présidentielle de décembre 2018, à laquelle M. Kabila ne s’était pas présenté.

Avec AFP/VOA

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RCA : confusion autour de la visite du Président TOUADERA aux FACA blessés lors d’un accrochage à Bocaranga

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Visite du Président Touadera à l’infirmerie du camp Fidèle Obrou ce lundi 14 septembre 2020. Photo de Valery Zakharov

 

Bouar, République centrafricaine, mardi 15 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président de la République, chef de l’État, chef suprême des armées, le Professeur Faustin Archange TOUADERA s’est rendu ce lundi à l’infirmerie de camp Fidèle Obrou pour remonter le moral aux neuf éléments des forces de défenses et de sécurité (FDSI) blessées lors d’un accrochage avec les rebelles de 3R dans la localité de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au Nord-ouest de la RCA. Cependant, la communication autour de cette visite présidentielle prête à confusion, et les centrafricains se demandent où se trouve exactement l’infirmerie du camp Fidèle Obrou ? Ceci n’est pas une blague, encore moins juste pour rire !

 

Ce lundi 14 septembre 2020, le chef suprême des Armées, le Pr Faustin Archange TOUADERA s’est rendu à l’infirmerie de camp Fidèle Obrou à Bangui pour remonter le moral des neuf soldats FACA blessés lors d’un accrochage qui a eu lieu la semaine dernière à 30 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar.

Étaient présents au côté du chef de l’État lors de cette visite, le chef d’État major des armées, le général de division Zéphirin Mamadou, le Directeur général de la Gendarmerie, général de brigade Landry DEPOT; le -Chef d’Etat-Major en charge de la planification, le colonel Arcadius BETIBANGUI; le Directeur du Service de santé militaire, le colonel Eudes GBAGBANGAÏ; et le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, le russe Valery Zakharov .

Cependant, sur les réseaux sociaux, monsieur Valery Zakharov  a indiqué que l’infirmerie du camp Fidèle Obrou se trouve à 30 kilomètres de Bocaranga, en totale contradiction avec le service de communication de la présidence de la République.

 

 

le tweet de valery zakarov sur la visite du chef de l'État aux blessés de bocaranga
Le tweet du conseiller de Touadera

Notons que lors de cet accrochage, 9 éléments des forces de défense et de sécurité sont blessés, dont un officier de la gendarmerie.

 

Gervais LENGA

Correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

CENTRAFRIQUE : L’UNDP, ENQUETE SUR LES RAISONS DE LA CRISE.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/pour-le-parti-de-Amine-450×300.jpg” alt=”Image d’illustration pour l’article du congrès du parti UNDP de Michel Amine” width=”450″ height=”300″ /> 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 15 septembre 2020. Des responsables membres des instances de base et de direction du parti UNDP de Michel Amine ont décidé de tenir un congrès le 12 septembre 2020 au stade 20000 places. Ce congrès a suscité des interprétations et réactions diverses au sein de la classe politique centrafricaine. Nous avons décidé de recouper les informations et livrons ici à nos lecteurs une enquête inédite dans les coulisses de ce parti, poids lourd de la politique centrafricaine.

 

Selon nos sources en Novembre 2014 Michel Amine a créé son parti et organisé le 1er congrès ordinaire qui l’a investi comme candidat et président du parti pour 4 années. Selon les résolutions du 1er congrès un bureau politique provisoire a été élu avec comme président Michel Amine. Ce bureau provisoire bien qu’émanant du congrès sera néanmoins dissout par Amine Michel pour malversation financière.

De 2014 à 2018 5 bureaux politiques provisoires se sont succédés mais tous nommés  et dissouts par le président du parti Amine Michel.

En 2016 une coordination nationale fut nommée encore une fois par le président Amine celle-ci dirigée par le parfanu Emery ELLA a au moins eu la chance de gérer le parti jusqu’en Aout 2020.

Depuis presque 2 ans les militants à la base sentant leurs pouvoirs confisqués par une clique d’individus désignés par le président fondateur réclament la tenue du congrès sans succès. Plusieurs fois selon nos informations les commissions préparatoires du congrès se seraient réunis ont bouclé les travaux remis au président Amine sans succès.

Selon Maitre ANDEGUE ONANA  l’avait du président Amine, le congrès de 2014 lui donne le droit de nommer des bureaux politiques. Or cette thèse est réfutée par les partisans du congrès qui estiment le président Amine a été élu par le congrès de 2014 pour un mandat de 4 ans c’est à dire jusqu’en 2018.

À partir de cette année Amine et sa fameuse coordination nationale agissaient en toute illégalité car les textes du parti exigeaient que le congrès se tienne chaque 4ans.

Selon nos informations les députés UNDP siégeant au parlement abusés par ce refus du président du parti de convoquer le congrès ont démissionné récemment pour rejoindre d’autres groupes parlementaires .Malgré cette vague de démission des élus, la base du parti restait néanmoins patiente jusqu’au jour  ou Amine Michel n’étant pas sur le territoire s’est fait enrôlé sur la liste électorale par l’intermédiaire de Bissafi Samuel et aurait le 13 aout dernier décidé de déclarer sa  candidature.

Pour certains militants se faire inscrire sur le fichier électoral par procuration est une fraude craignant donc le président soit encore épinglé dans une sale affaire. Pour d’autres cités les textes de vase du parti seul le congrès organe suprême su parti pour déclarer une candidature.

Du coup un groupe de militants et dirigeants organiseront une grande résistance à l’intérieur et à l’extérieur du parti.

Au même moment le président Touadera invita les députés et cadres du parti. À la suite de cette rencontre un camp conduit des militants proches du président Amine affirma que le chef de l’état aurait remis de l’argent et aux députés et aux cadres du parti pour détourner l’électorat UNDP.

C’est donc dans ce contexte politique actuel de l’UNDP marqué par une crise extrêmement grave que Michel Amine dépêcha son avocat qui s’activa à organiser des réunions dans des domiciles privés à Lakouanga, Sica  Benz vi avec le clan de l’ethnie du président Michel Amine écartant du coup l’autre camp favorable à la tenue du congrès.

D’après nos informations la présence de Maitre ANDEGUE, ses agissements et sa partialité auraient suscité la frustration et le mécontentement de l’écrasante majorité des militants et responsables du parti. Selon eux le président fait confiance à un étranger qui n’a pas la carte du parti qui s’ingère depuis  des années dans les affaires du parti.

La grogne a atteint des proportions rarement égalées quand Amine Michel sur conseil de son avocat va dissoudre la coordination nationale pour mettre en place un bureau politique provisoire, exclure certains militants et dissoudre tous les organes. Du coup les militants ont le sentiment de vivre sous le poids d’une dictature

C’est ainsi que la police se mêla pour arrêter Maitre ANDEGUE qui tenait des réunions politiques avec une branche du parti et le protéger contre des mécontents qui le rendait responsable de ce désordre au sein du parti.

C’est ainsi des responsables membres des instances de base et de direction du parti se, sont organiser pour convoquer le congrès (sur contributions volontaires dont la liste nous a été présentée) en vue de mettre fin à cette confiscation de la démocratie au sein de ce parti.

Les rumeurs persistantes faisaient état du fait les organisateurs du congrès avaient l’intention d’évincer Michel Amine. Or ce 2e congrès a néanmoins reconduit Amine Michel comme président avec une percée remarquable des femmes dans le bureau politique et le retour des deux ministres du gouvernement.

Pour apporter des solutions appropriées de sortie de crise, certains observateurs de la vie politique estiment que Michel Amine le désormais président élu pour 4 ans doit se tenir au-dessus de la mêlée et entamer un dialogue avec les protagonistes afin de travailler  pour  une réconciliation au sein de sa formation.

Sera-t-il en mesure de discerner le vrai du faux ?

Bangui, le 15 Septembre 2020

 

Frédéric  NGOYA

 

 

RCA : trois éléments de 3R qui ont intégré les USMS sont portés disparus

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Un rebelle du 3R à Koui.

 

Bouar, République centrafricaine, mardi 15 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois ex-combattants rebelles de 3R qui ont intégré le rang des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS)à Bouar, dans la Nana-Mambéré, sont introuvables depuis cette nuit. La recherche est en cours pour les retrouver.

 

Lundi 14 septembre, à Bouar, trois ex-combattants rebelles issus du mouvement 3R qui ont intégré le rang des unités spéciales mixtes de sécurité () après plusieurs mois de formation ont disparu avec leur arme du tipe AK47. Selon des informations du CNC, les trois présumés déserteurs ont commencé leur faction hier vers 21 heures  au sein de  leur base militaire  située à 4 kilomètres de centre Bouar sur l’axe Baoro, et ce n’est que ce mardi matin  qu’on a constaté leur disparition.

Malheureusement, c’est la deuxième fois en un mois que les ex-combattants de 3R qui ont intégré le rang des USMS ont pris la poudre d’escampette pour regagner leur compagnon rebelles au sein de 3R.

Le mois dernier, un autre avec disparu avec son arme dans les mêmes conditions, et on ignore s’il avait regagné ses amis rebelles.  Or, selon des informations obtenues par l’État major de la zone de défense n’ors-ouest, le présumé déserteur serait toujours à Bouar dans les quartiers qui lui sont favorables, mais il est difficile pour les forces de défense et de sécurité d’aller le chercher dans son coin, a ajouté des sources militaires locales.

Notons qu’après la signature le 6 février 2019 de l’accord politique pour la paix et la réconciliation  en République centrafricaine entre les groupes armés et le gouvernement , les parties se sont engagées,  dans l’article 16 de cet accord, à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de 24 mois, et placées sous la supervision de l’état-major des forces de défense, et en cas de besoin sollicitera l’appui technique de la Minusca.

Le 16 octobre 2019, le chef de l’État avait lancé les premières activités des USMS qui visent principalement les groupes armés du Nord-ouest de la République Centrafricaine dont le camp se trouve à 4 km de la ville de Bouar, sur l’axe Baoro. Ces unités sont composées des Forces armées centrafricaines(FACA), les forces de Sécurité Intérieure(FSI) et des éléments des groupes armés, notamment les éléments de FDPC d’Abdoulaye Miskine, les 2 factions de  Révolution Justice (RJ), ailes Sayo et Belanga, les 2 factions Anti-Balaka,  ailes Mokom et Ngaissona, ainsi qu’une partie des éléments de 3R de Sidiki, sans oublier les 16 femmes de la région qui ont aussi été incorporées.

 

Gervais LENGA

Correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Présidentielles de Côte d’Ivoire: les dossiers de Gbagbo et Soro déclarés irrecevables – BBC News Afrique

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Présidentielles de Côte d’Ivoire: les dossiers de Gbagbo et Soro déclarés irrecevables – BBC News Afrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président du Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire Mamadou Koné a officiellement annoncé la liste des candidats retenus pour les élections présidentielles du 31 octobre prochain.

Sur les 44 dossiers de candidature seuls quatre ont été retenus. Il s’agit de ceux de Alassane Ouattara qui brigue un troisième mandat, celui de l’ancien président Henri Konan Bédié, de Kouadio Konan Bertin et de Affi Nguessan , président d’une aile du Front populaire Ivoirien FPI./////////////.

Parmi les personnalités en vue dont les dossiers ont été rejetés figurent ceux de l’ancien président Laurent Gbagbo, de Guillaume Kigbafori Soro, et Mamadou Koulibaly qui sont des anciens présidents du parlementaire ivoirien./////////////.

L’opposante Nathalie Yamb expulsée de Cote d’Ivoire./////////////.

En dehors de ces personnalités,37 autres dossiers ont été déclarés irrecevables ./////////////.

En Côte d’ivoire, les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont pas susceptibles de recours.

Avec BBC Afrique

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RCA : élections 2020 – 2021, un glissement de calendrier est probable

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Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tout porte à croire que le premier tour des élections  et législatives prévues pour le 27 décembre n’aura probablement pas lieu à la date initialement indiquée. Un report d’un mois serait prévu par l’autorité nationale des élections (ÂNE).

 

Dans son rapport circonstanciel remis au Premier ministre et au ministre de l’Administration du territoire, l’autorité nationale des élections a avoué avoir eu des difficultés à boucler les opérations d’enrôlement des électeurs à la date initialement prévue, c’est-à-dire au plus tard le 27 septembre 2020, date à laquelle le chef de l’État doit convoquer le corps électoral. Elle demande cependant un délai supplémentaire jusqu’au 8 octobre 2020 afin de rendre disponible le fichier électoral. Ceci dit, conformément aux dispositions du code électoral et de la Constitution,  le report du premier tour des élections générales prévu le 27 décembre 2020 serait inévitable. Un conseil des ministres extraordinaire est prévu ce lundi 14 septembre  pour statuer sur le déroulement de ce processus électoral.

Notons qu’initialement, le chronogramme établi par l’autorité nationale des élections (ÂNE), les élections présidentielles et législatives se tiendront le 27 décembre 2020 pour le premier tour, et les résultats provisoires du premier tour seront proclamés le 4 janvier 2021 par l’ÂNE, tandis que le résultat définitif sera annoncé par la Cour Constitutionnelle le 23 du même mois. Pour le second tour, la date des échéances est maintenue pour le 7 février 2021, et la proclamation des résultats définitifs est programmée  pour 9 mars de la même année.  Cependant, les opérations des inscriptions sur la liste électorale, débutées en juin dernier, se poursuivent encore dans 3 préfectures, mais également à l’étranger.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : après les attaques des groupes armés, Touadera veut réduire le nombre des parlementaires  dans plusieurs régions

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Élections de mars 2016.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y est ! Ça commence bien pour les élections générales du 27 décembre 2020. Après avoir imposé la guerre aux populations, et tenter en vain de tripatouiller la Constitution et le code électoral, puis perturber largement les opérations du recensement électoral, on veut maintenant passer à la prochaine étape : réduire sensiblement le nombre des parlementaires dans différentes régions jugées défavorables au parti au pouvoir.. Et ce n’est que le début.

 

Après avoir  tenté en vain d’inclure dans le code électoral un mode du déroulement des  scrutins très favorable au parti au pouvoir, puis entretenir le climat d’insécurité dans certaines régions du pays, le mouvement Cœurs unis (MCU), en complicité avec l’autorité nationale des élections,  veut passer maintenant à la troisième étape de leur stratégie de fraude électorale : réduire sensiblement le nombre des parlementaires des régions peu favorables au parti au pouvoir. Les motifs évoqués  : problème de sécurité.

Mais qui est derrière tout ce climat d’insécurité ?

Si certains observateurs de la politique nationale soupçonnent le pouvoir en place

D’avoir alimenté le climat d’insécurité dans certaines régions du pays à des fins électoralistes, les attitudes et comportements politiques au niveau des autorités du pays leur donne raison.

Notons que le 14 mai dernier, le chef rebelle Abass Sidiki, en tournée avec le ministre de la Sécurité publique à Béloko, ville frontalière de la RCA avec le Cameroun, a pris la « fuite » pour retourner au maquis. Au cours de sa fuite, le chef rebelle, accompagné de ses hommes, a désarmé les gendarmes en poste à Besson et  à Koundé… Depuis ce jour, la prétendue fuite du chef rebelle sonne le glas de la paix dans la région. Sans aucune raison apparente, Abass Sidiki, pourtant logé, nourri, et protégé par l’État centrafricain aux frais des contribuables, préférerait se tourner contre le peuple qui l’a nourri et soigné, plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’ouham-Péndé sont occupées par les rebelles de 3R qui sont désormais lourdement armés. Même les opérations du recensement électoral ont été largement perturbées dans ces régions. Tandis qu’à Bangui, le gouvernement et l’autorité nationale des élections se contentent de se féliciter du bon déroulement du processus, tout en minimisant le chaos dans le Nord-ouest, et le Sud-est.

Mais contre toute attente, ce même gouvernement, avec sa branche politique l’ÂNE,  se penche désormais sur la réduction de nombre de certaines  circonscriptions dans le pays.

Prenant le cas de la sous-préfecture de Ngaoundaye, le gouvernement veut réduire d’un siège le nombre des députés dans cette ville. Tout comme à Bocaranga et bien d’autres. Tandis qu’à Damara, le village du chef de l’État, le nombre des sièges parlementaires va augmenter. Les raisons évoquées par le gouvernement pour pouvoir réduire sensiblement le nombre de ces parlementaires sont entre autres  la situation sécuritaire dans la région, le problème d’enrôlement des électeurs…

Mais finalement !

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain  Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

Accident minier en RDC: les “creuseurs”, premier maillon d’un marché souvent opaque

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Accident minier en RDC: les “creuseurs”, premier maillon d’un marché souvent opaque

Bangui ( République centrafricaine ) – Les dizaines de chercheurs d’or artisanaux, qui ont péri dans l’accident d’une mine vendredi dans l’est de la République démocratique du Congo, représentent le premier maillon vulnérable d’une chaîne d’approvisionnement souvent clandestine qui va jusqu’à Dubaï, d’après les experts.

Au total 22 corps de “creuseurs” ont été retrouvés lundi, trois jours après la catastrophe dans la cité minière de Kamituga dans la province du Sud-Kivu, selon un témoin sur place./////////////.

Dès le matin, les secours ont poursuivi leurs recherches en présence des habitants. Une vingtaine de familles ont signalé la disparition d’au moins un proche, d’après le maire./////////////.

Ils revendaient l’or qu’ils parvenaient à extraire, au péril de leur vie, à des comptoirs d’achat et des négociants locaux. “A Kamituga, on peut trouver 300 comptoirs d’achat”, d’après Raoul Kitungano, coordonnateur de l’ONG Justice pour tous./////////////.

Ces négociants exportent ensuite l’or artisanal du Sud-Kivu et de l’Ituri vers les pays frontaliers voisins (principalement Burundi et Ouganda)./////////////.

Un trafic qui échappe largement au contrôle des autorités congolaises. “Un haut fonctionnaire de l’administration minière du Sud-Kivu a estimé qu’environ 300 kg d’or non déclarés étaient passés en transit chaque mois par Bukavu, mais les statistiques des autorités provinciales ne montraient que 5 kg en moyenne par mois”, explique un rapport d’experts des Nations unies sur la RDC de juin 2019./////////////.

“Les négociants locaux revendent le produit du travail des creuseurs artisanaux mal payés à des trafiquants transfrontaliers, qui exportent à leur tour clandestinement cette production vers Bujumbura principalement, ou Kampala”, détaille Me Lambert Djunga, avocat spécialisé dans les mines joint par l’AFP./////////////.

Kampala et Bujumbura abritent des comptoirs qui revendent l’or “à des prix élevés aux monarchies du Golfe ou en Europe”, ajoute-t-il./////////////.

Selon le rapport d’experts des Nations unies, Dubaï demeure la destination finale de l’or produit par les mineurs pratiquant l’exploitation artisanale en RDC./////////////.

-“Il faut une réforme”-/////////////.

Sur fond de crise économique, l’or a atteint un sommet historique en août, au-dessus de 2.000 dollars l’once (31 grammes)./////////////.

Éternelle valeur refuge, réserve de change des banques centrales, l’or sert aussi évidemment à fabriquer des bijoux et est utilisée en dentisterie et en médecine. /////////////.

“L’or est présent en petites quantités dans presque tous les appareils électroniques, du téléphone cellulaire aux télévisions en passant par les GPS et les ordinateurs”, rappelle aussi l’ONG Impact./////////////.

Au total, la production d’or artisanale représenterait 25% de la production industrielle des régions aurifères de la RDC (Sud-Kivu et surtout Ituri), d’après Me Djunga./////////////.

Outre l’or, la RDC produit aussi du cobalt, du cuivre et du coltan. “La Banque mondiale estime que l’exploitation minière artisanale constitue le moyen de subsistance de dix millions de Congolais”, souligne l’ONG Impact, qui plaide pour plus de transparence dans les chaînes d’approvisionnement./////////////.

Le rapport des experts des Nations unies a établi “que certains groupes armés continuaient de financer leurs opérations par des activités d’extraction illégales, contaminant ainsi la chaîne d’approvisionnement”./////////////.

En RDC, le Code minier révisé en 2018 reconnaît l’activité minière artisanale et des “coopératives”, mais pas les “creuseurs” comme ceux de Kamituga./////////////.

Un service public doit en théorie apporter “une assistance technique et financière” aux coopératives minières./////////////.

Mais “ce service (appelé Saemape) a failli à sa mission. Il faut une réforme car on constate qu’il y a beaucoup de failles”, selon Raoul Kitungano de l’ONG Justice pour tous./////////////.

“Les autorités doivent prendre leurs responsabilités au lieu de taxer les creuseurs artisanaux”, estime un représentant de la société civile à Bukavu, Nicolas Kyalangalilwa./////////////.

Samedi, le président Félix Tshisekedi a invité “le gouvernement à prendre des mesures fortes pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus” en présentant ses condoléances aux familles des chercheurs d’or de Kamituga./////////////.

“J’invite les autorités à permettre à la Banque centrale du Congo, comme à une certaine époque sous Mobutu, à acheter la production artisanale auprès des vrais creuseurs artisanaux au lieu de les livrer à la merci de ces trafiquants qui ne leur paient quasiment rien par rapport au prix de vente”, suggère Me Djunga.

Avec AFP/VOA

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Flash info : violente altercation verbale entre le ministre Kazagui et Zama Javon Papa dans l’enceinte de la station de la radio nationale

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Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD). Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi 14 septembre, vers 10 heures, dans l’enceinte de la station de la radio nationale, une violente altercation s’est éclatée entre le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Monsieur Ange-Maxime Kazagui et le coordonnateur du mouvement Centrafrique débout (MCD), un groupe du soutien au chef de l’État. Après un face à face tendu entre les deux hommes, les forces de l’ordre ont du intervenir pour que le président du MCD sauve sa tête en sortant par la petite porte.

 

Selon les informations du CNC, ce lundi 14 septembre, aux environs de 10 heures, le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement,  Monsieur Ange-Maxime Kazagui, après avoir sanctionné mercredi 9 septembre le Directeur général de la télévision nationale, Monsieur Alfred Ngoe-bengué, et son collègue de la radio nationale, Monsieur Jésus Tarcile Bomongo, pour des motifs d’insubordination à l’égard de la hiérarchie  , du refus d’obtempérer et  mauvaise manière de servir, s’est rendu  dans l’enceinte de la radio nationale pour y rencontrer le Directeur de l’information, Monsieur KPIZINGO  pour lui annoncer que c’est lui désormais qui assure l’intérim de Monsieur Jésus Tarcile Bomongo , DG de la radio. À sa grande surprise, à la sortie du bureau du Directeur de l’information, il s’est croisé avec Monsieur Zama Javon Papa, Coordonnateur du mouvement Centrafrique débout.

Dans un ton peu cordial, le ministre Kazagui lui demande le motif de sa présence au sein de  la station de la radio nationale. Mais  avant même que celui-ci donne les raisons de sa présence, le ministre lui ordonne de quitter immédiatement le lieu. Or, le coordonnateur du MCD Zama Javon Papa, qui ne veut pas se laisser faire devant des journalistes, riposte et refuse en bloc de sortir. Aussitôt, s’éclate une altercation entre les deux hommes jusqu’au point qu’ils ont failli faire recours aux mains.

Face au refus de Zama de partir, le ministre faisait appel aux éléments des forces de l’ordre qui sont basées dans l’enceinte de la radio de le faire déguerpir de force. C’est ainsi que certains témoins sont intervenus pour le faire exfiltrer par la petite porte.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Anselme Mbata

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les communes de Bohong et de Mbotoga occupées par les rebelles de 3R

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bocaranga, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du dimanche à lundi 14 septembre, les éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) ont assiégé à nouveau les communes de Mbotoga et de Bohong, situées à 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar.

 

Les villes de Mbotoga et de Bohong, victimes l’année dernière d’une violente attaque des éléments de 3R, viennent à nouveau d’être assiégées par les mêmes assaillants.

En effet, dans la nuit du dimanche à lundi, les combattants de 3R, en provenance de koui,  ont pris d’assaut la commune de Mbotoga, située à une soixantaine de kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar. Ils ont fait des tirs assourdissants avec leurs armes automatiques, paniquant les populations qui ont du quitter précipitamment leurs habitations pour se réfugier dans la brousse.

Comme si cela ne suffisait pas, les mêmes rebelles ont progressé, durant la même nuit, vers la commune de Bohong, située à 70 kilomètres de Bocaranga, toujours sur l’axe Bouar. Dans cette ville, les assaillants ont fait à nouveau des tirs tôt le matin dans la ville avant de s’emparer et pillée la mairie.

Pour les populations de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, il ne fait aucun doute, les rebelles ont dû appliquer à la lettre les consignes qu’on leur a données, c’est-à-dire perturber au maximum le processus électoral en cours dans le pays afin qu’ils gardent le pouvoir, malgré la volonté ferme de la communauté internationale d’aller aux élections dans les délais constitutionnels.

Pour l’heure, les 3R sont en train de quitter les localités de Mbotoga et de Bohong qui sont déjà vidées de ses habitants,   pour une autre destination. Des informations concordantes indiquent qu’ils seraient en route vers la sous-préfecture de koui, anciennement DeGaulle.

Du côté du parti MLPC dirigé par l’honorable Martin Ziguélé, on tient à dénoncer fortement le passage à la vitesse supérieure du mouvement 3R qui ne cesse de martyriser les populations de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. Selon Lucie AGBO  , porte-parole dudit parti, le chef de l’État n’aurait pas entendu les multiples conseils que son parti lui aurait  prodigués concernant la situation sécuritaire dans le pays.

Écouter la porte-parole du MLPC au micro de Cyrille Jefferson Yapendé

 

Par Florentine MaïguéléJournaliste, correspondante du CNC à Bocaranga

AlainNzilo

Directeur de publications du CNC

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RCA : Serge Singha Gbengba, député de Bangassou   offre un repas en famille avec les ressortissants de Mbomou

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L’honorable député de Bangassou 1 Serge Singha Gbegba lors du repas en famille avec la jeunesse de Mbomou le 13 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les ressortissants de la préfecture de Mbomou, particulièrement les jeunes qui ont intégré récemment le rang des FSI, mais aussi ceux qui sont en attente d’intégrer les FACA, ont été invités par le député de Bangassou 1, l’honorable Serge Singha Gbengba à prendre par à un repas en famille qu’il a organisé à son domicile du quartier SICA à Bangui. L’objectif, selon le député Gbengba, échanger et partager  un bon moment autour d’une table avec la jeunesse de Mbomou.

 

À trois mois du premier tour des élections présidentielles et législatives, le député de Bangassou 1, l’honorable Serge Singa Gbengba mise sur l’une de ses qualités essentielles, la générosité.

Après avoir facilité par ses propres moyens le transport Bangassou / Bangui des candidats présélectionnés  pour intégrer les forces armées centrafricaines, l’honorable Serge Singha Gbengba, qui a une façon originale d’échanger sur des choses importantes avec la jeunesse de sa région, invite à son domicile, des dizaines des jeunes ressortissants de Mbomou à participer à un repas en famille qu’il a organisé ce dimanche 13 septembre 2020. D’après lui, le gouvernement centrafricain est en train de faire un effort pour que nous ayons une vraie armée  républicaine. Et en tant que fils du pays, quand il a appris que ces jeunes sont bloqués à Bangassou à plus de 700 kilomètres de Bangui suite à un problème de la dégradation de la route, l’objectif c’est de les aider à venir à Bangui afin qu’inclusivité qui doit se faire au niveau de notre armée puisse être respectée. C’est pour cette raison que le député Serge Singha Gbengba  a affrétée sur place son véhicule pour les ramener à Bangui.

« Je crois que dans notre pays, nous avons de grands défis au niveau sécuritaire, et il faut saluer tous ces jeunes qui s’engagent. Parce qu’ils s’engagent pour nos vies, ils s’engagent pour nous défendre, ils s’engagent pour nous protéger, et notre rôle c’est de faire en sorte que l’armée  républicaine de notre pays soit une vraie armée nationale. Pour cela, le gouvernement a commencé en recrutant dans tout  le pays. Nous, ressortissants de chaque région, nous devrons faire en sorte que quand il y a de petits problèmes logistiques, nous puissions aider à résoudre cela». Ajoute le député de Bangassou  Serge Singha Gbengba.

 

Écouter l’intégralité de l’interview de l’honorable Singha ci=dessous

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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RCA : à Ngaoundaye, les populations soupçonnent Touadera et le sous-préfet d’avoir financé le 3R afin de boycotter les élections

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Ville de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

Bocaranga, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À quelques mois des élections groupées du 27 décembre 2020,des voix commencent à s’élever pour dénoncer l’utilisation par le régime en place de vieille pratique électorale  qu’on croyait révolue. À Ngaoundaye, les populations se disent choquer d’apprendre, dans la bouche des 3R qu’ils seraient financés par le gouvernement pour boycotter le processus électoral dans leur région, et le sous-préfet de Ngaoundaye serait aussi complice.

 

Après l’annulation des opérations du recensement électoral dans les localités de koui et de Ngaoundaye, suite à l’ultimatum du mouvement rebelle 3R, les populations accusent directement le chef de l’État et son gouvernement d’avoir financé ces rebelles pour qu’ils boycottent le processus électoral dans leur région.

« Nous avons parlé avec des rebelles de 3R à Ngaoundaye la nuit dernière, ils nous ont confirmé formellement que le chef de l’État leur aurait remis 300 000 francs CFA par combattant pour qu’ils perturbent le processus électoral dans notre région. Ils ont expliqué que le sous-préfet de Ngaoundaye serait aussi complice de cette situation. Or, nous, populations de Ngaoundaye, on veut aussi voter  comme les autres. C’est notre droit absolu prévu dans la constitution « s’alarme un instituteur de Ngaoundaye, interrogé par la rédaction.

Ces allégations, loin d’être isolées, sont devenus un refrain des habitants de la sous-préfecture de Ngaoundaye qui ne cessent de dénoncer, il y a quelques jours, non seulement l’implication du sous-préfet dans les opérations du recensement électoral qui a été largement perturbé par les rebelles, mais aussi la recrudescence des cas des violences et d’agression perpétrée par le groupe 3R.

Notons que depuis un mois, les sous-préfets de Bocaranga et son collègue de Ngaoundaye, qui se disent militants du parti au pouvoir,  sont soupçonnés par les populations de leurs localités respectives d’être à l’origine de troubles  causés par les rebelles de 3R dans l’Ouham-Péndé.

Au téléphone, nous avons tenté en vain de joindre le sous-préfet de Ngaoundaye, mis en cause dans cette affaire.

Rappelons que les deux gardiens de la paix kidnappés par les rebelles de 3R sont toujours en captivités. Les ravisseurs exigent la libération de leur collègues arrêtés  par les forces de l’ordre.

 

Par : F. Maïguélé

Correspondant du CNC à Bocaranga

Alain Nzilo

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RCA : construction de la plateforme douanière de Béloko, l’entreprise ANZA impliquée dans une affaire de corruption des agents publics.

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Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 Bouar, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le groupe camerounais ANZA a gagné le marché de la construction de la plateforme douanière de Béloko, commune frontalière RCA-Cameroun. Le lancement Les travaux ont débutés le 5 août 2020 en présence du représentant du ministre des finances et du budget. Sauf que dix jours plus tard, le groupe ANZA est cité dans une affaire de corruption d’agents publics, en l’occurrence du ministère des eaux et foret.

 

La construction de la plateforme douanière de Béloko, exécutés par l’entreprise camerounaise ANZA, pour un coût global de 3 milliards de francs CFA, et financé par la banque mondiale dans le cadre  du projet de facilitation des transports et transit en zone CEMAC, a débutée au début du mois d’août 2020, et ce, pour un délai de 6 mois.

Douze jours plus tard, l’entreprise ANZA est citée dans une affaire de la corruption d’agents publics, en l’occurrence du ministère des eaux et foret

En effet, le 17 août dernier, le groupe ANZA a importé un lot des bois scie, c’est-à-dire des planches de 3/30 et les lattes de 4/8  pour la construction des  dépôt et dortoir des ouvriers. L’importation a été faite sans aucune formalité administrative à la frontière. Ce qui a irrité les agents frontaliers du ministère des eaux et foret qui sont basés à Béloko, commune frontalière de la RCA avec le Cameroun. Aussitôt, une équipe de vérification des agents des eaux et foret débarque sur le lieu de la construction de ladite plateforme et retrouve le chef d’équipe de  la société ANZA, monsieur Yebega jean.

Après quelques minutes d’échange cordial, celui-ci a promis de faire son rapport à son PDG car il ne savait pas qu’il devrait obtenir une autorisation du ministère des eaux et foret avant toute importation des bois en RCA, même si c’est pour une construction d’un bâtiment de l’État centrafricain.

Le Lieutenant Hassan Gounoumoundjou, qui  assuré l’intérime de  l’inspecteur, a fait son rapport de la mission à l’inspecteur frontalier monsieur Apollinaire  Yakoumbala à Bangui. Mais deux jours plus tard, le PDG de l’entreprise ANZA annonce qu’il voudrait importer à nouveau des bois, et l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala  lui fait savoir qu’il doit s’acquitter d’une somme de 150 000 francs CFA pour le compte du ministère des eaux et foret.

Finalement, le PDG de l’entreprise ANZA a remis cette somme à l’équipe frontalière du ministère des eaux et foret, et ce, sans reçu du versement. Aussitôt après le versement de cette somme, l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala, qui se trouvait à Bangui, ordonne aux agents frontaliers de lui envoyer la somme versé par Orange Monney. Il explique que c’est son Directeur de cabinet qui aurait demandé. Incroyable !

Depuis ce jour, toute importation des bois par la société ANZA se fait désormais en toute discrétion entre l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala et le PDG de la société ANZA qui ont échangé des numéros mobiles.

Alors, on se demande c’est vraiment pour cette modique somme qui devrait renflouer les caisse de l’État que l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala a pris un grand risque de citer ses hiérarchies dans cette mafia ?

Affaire à suivre…

 

Gervais LENGA

Correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

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Flash info : 4 personnes tuées dans un accident sur l’avenue de l’indépendance à Bangui

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Image d’illustration d’un accident de circulation au PK11 sur la route de Damara le 12 mars 2018. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 13 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). 4 personnes ont été  tuées dans un accident de circulation ce dimanche soir vers 20h15  sur l’avenue de l’indépendance, à hauteur de la cathédrale, dans le premier arrondissement de Bangui.

 

Dimanche, 13 septembre, vers 20h15, un véhicule, de marque Toyota Land=Cruiser, en provenance du lycée CARON, à destination du centre-ville, a percuté grièvement deux motocyclettes justes à l’entrée de la cathédrale, face au terminus nord des taxis et bus.

Selon les témoins de la scène interrogés par notre équipe d’accident,  le pick-up aurait percuté une moto dame avec deux passagers à son bord avant d’heurter une autre motocyclette, à son bord aussi deux passagers.

Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur place, le conducteur du pick-up serait un colonel de l’armée nationale. Il était en état d’ivresse avancée. Il aurait perdu le contrôle de son véhicule alors qu’il roulait à plus de 50 km à l’heure.

Les quatre victimes, trois hommes et une femme, sont mortes sur place, selon les témoins.

 

Pour l’heure, les corps des victimes sont transférés à la morgue, et les gendarmes sont sur place pour des éventuels constats.

Quant au chauffard colonel, on ignore s’il est placé en garde à vue.

 

Anselme Mbata

Journaliste, responsable pôle accident du CNC

Alain Nzilo

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RCA : opération « Ala londo » contre les positions de 3R, un véritable « échec », selon le parti URCA

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les casques bleus de la minusca lors du début de l’opération ala londo en juillet 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 13 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), parti d’opposition démocratique, dirigée par l’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, a dénoncé,  ce dimanche, le « fameux plan de sécurisation » mis en place conjointement  par la Minusca et les forces armées centrafricaines. Selon ce parti de l’opposition démocratique, le gouvernement   devrait tirer les leçons de cet échec et dire la vérité au peuple centrafricain si « la montée en puissance des FACA est synonyme d’échec ».

 

Selon l’honorable député de Berberati André Nalké Doroko, premier vice-président de l’URCA,  l’attaque des éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) contre les forces armées centrafricaines la semaine dernière, puis celle du jeudi contre un convoi sur la route n°1 à hauteur de Bossemptélé, témoigne à suffisance l’échec de ce fameux plan de sécurisation.

« Le fameux plan de sécurisation mis en place conjointement entre les forces armées centrafricaines et la Minusca contre les positions des 3R se révèle aujourd’hui un fiasco, puisque les 3R portent le combat désormais sur des positions sensibles du corridor Bangui Garoua – Boulaï, un corridor important pour le ravitaillement de la République centrafricaine, notamment de Bangui  », a déclaré l’honorable Nalké Doroko sur la radio Ndékèluka ce dimanche 13 septembre.

 

D’après lui, « le gouvernement et la Minusca doivent tirer les leçons de l’échec de ce fameux plan de sécurisation et de l’assaut porté contre les 3R, puisque les 3R ont quitté la zone de Bocaranga, koui, Ngaoundaye pour se positionner désormais au niveau de Baoro, Bossemptélé et Bossembélé.

« Je pense que le gouvernement devrait changer de stratégie … » s’alarme le premier vice-président de l’URCA qui se pose aussi de question de savoir si la montée en puissance des FACA est synonyme d’échec.

 

« Le peuple centrafricain attendait mieux », a-t-il martelé.

Rappelons que depuis le déclenchement en juillet de l’opération « Ala londo « contre les positions de 3R dans les localités de l’Ouham-Péndé, de la Nana-Mambéré et de Mambéré-Kadéï, plusieurs bases militaires de 3R  ont été détruites à koui, Besson, Niem et Gedz par les forces conjointes Minusca / FACA. Des centaines de rebelles se sont éparpillés partout dans la région, et opèrent désormais en mode coupeur de route. Ils ont tendu une embuscade à un convoi  des soldats FACA au début de cette semaine avant de mener une attaque contre un convoi des véhicules de commerce sur la route nationale numéro 1, à hauteur de la ville de Bossemptélé, faisant un mort, un otage et trois véhicules calcinés.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : présidentielle du 27 décembre, la Centrafrique va-t-elle franchir la barre des 15 candidats ?

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Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 13 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois mois du premier tour de la présidentielle du 27 décembre 2020, le paysage politique centrafricain est en pleine effervescence, et la fièvre électorale monte déjà dans les états-majors des partis politiques. Peu à peu, les potentiels candidats commencent à déclarer leur intention de conquérir  le fauteuil présidentiel, et l’on compte déjà au moins une dizaine. Alors, la RCA va-t-elle dépasser la barre de 15 candidats ?

 

Samedi 12 septembre, un dixième candidat est investi par son parti politique dans la course pour le fauteuil présidentiel en République centrafricaine. Il s’agit de monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, ancien Président du conseil national de transition, première personnalité politique à soutenir le coup d’État de l’ex-coalition Seleka en mars 2013, a été investi par son parti, le RPR, rassemblement pour la République. Il compte conquérir démocratiquement le fauteuil présidentiel, probablement avec une palette d’une dizaine des concurrents, dont le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Si le Président du MLPC, l’honorable  Martin Ziguelé, François Bozizé, Président du KNK, et le Président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé sont considérées comme des poids lourds politiques nationaux, dont leurs candidatures suscite des intérêts, celle de Madame Catherine Samba-Panza, l’ex-chef d’État de transition, de Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, ancien Président du conseil national de transition et  du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, sont  considérées par les centrafricains comme des caprices, même si ce dernier n’a pas encore officiellement annoncer sa candidature.

Par contre, pour les centrafricains, les candidatures de Jonas Dacko, de Monsieur Briand Aristide REBOAS , de Madame Bornou Brigitte Hortense, de Monsieur Élois Anguimaté et bien d’autres ne suscitent moins d’intérêt en raison de leur maigre pois politique sur le paysage nationale.

Alors, avec les 11 candidats déclarés, la RCA va-t-elle franchir la barre de 15 candidats ? Les centrafricains sont profondément divisés sur ce sujet.

La suite dans nos prochains articles sur CNC.

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique, responsable Pôle d’investigation et d’analyse du CNC

Alain Nzilo

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RCA : l’UPC renforce ses positions militaires à la frontière avec le Soudan du Sud

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bangassou, République centrafricaine, dimanche 13 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, l’État major de l’UPC, dirigé par l’autoproclamé général Ali Darassa, renforce ses positions à l’extrême sud-est de la RCA. Il parle d’une attaque violente qui serait en préparation contre ses positions. Laquelle ?

 

L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dans une communication classée confidentielle au sein dudit mouvement rebelle,  affirme avoir reçu des informations comme quoi les rebelles sud-soudanais, pays frontalier avec la RCA, se préparent à lancer un violent assaut contre les positions de l’UPC sur le territoire centrafricain, notamment à Mboki, Obo et à Rafaï…. D’après eux, ces rebelles sud-soudanais seraient manipulés par le pouvoir de Bangui afin de complètement détruire sa capacité militaire dans la région du Sud-est. Vrai ou faux ? Difficile à savoir.

Pour un officier de l’armée nationale, le chef rebelle Ali Darassa chercherait à étendre sa zone d’influence dans cette région et cherche à manipuler l’opinion publique nationale et internationale.

Interrogé, un observateur militaire indépendant affirme pour sa part que les allégations de l’UPC pourraient être vraies du  moment où il y a quelques mois, le gouvernement, sous la houlette des Mercenaires russes, avait fomenté un complot via le MLCJ, le RPRC et des mercenaires soudanais contre le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui était alors le principal groupe armé issu de l’ex-coalition Seleka. Ce qui a permis d’ailleurs d’affaiblir la capacité militaire de ce groupe armé à Birao, Bria  et à Ndélé. Le FPRC, submerger et affaibli, faisait appel à la Minusca pour sa survie à Ndélé et à Birao. Ce qui a permis au gouvernement de procéder au désarmement partiel de ces hommes.

Dans le contexte de l’UPC,  son État major affirme que le gouvernement aurait contacté les groupes armés sud-soudanais pour l’anéantir dans la région du Sud. Ce que bon nombre des centrafri, ains en doutent sérieusement d’autant plus que l’UPC est le partenaire du gouvernement, selon le Premier ministre Firmin NGRÉBADA. En plus, le patron de l’UPC, Ali Darassa

communique quasiment toutes les semaines avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

S’agit-il d’une manipulation ? Affaire à suivre.

 

Félix Ndouma

Correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : préparatifs d’accueil de Michel Djotodia à Bria, le racket des populations s’intensifie

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Le général du FPRC Ali OUSTA, cousin de l’ex-chef d’État de transition Michel Djotodia. Photo d’archives du CNC

 

Bria, République centrafricaine, dimanche 13 septembre 2020 (  Corbeaunews-Centrafrique ). Attendu prochainement à Bria pour le grand rassemblement de la paix qu’il entend organiser avec les groupes armés, le préparatifs d’accueil de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA bat son plein, et les groupes armés veulent en profiter.

 

Le général du FPRC Ali OUSTA, qui se dit cousin de l’ex-chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA, s’active inlassablement pour son accueil. Sa résidence, située au quartier Bornou, à majorité Goula, est aussi en pleine réfection, ainsi que la rue qui mène à celle-ci. Il affirme vouloir loger l’ex-Président de transition chez lui, et il multiplie l’appel à l’aide.

Dans son quartier, le général Ali OUSTA  mobilise les jeunes pour les travaux de sa résidence de Bornou ainsi que  le nettoyage de la rue qui mène à elle. Au marché central, tout comme dans les bureaux d’achat de diamants, sans oublier les magasins et kiosques aux abords des rues, le général Ali OUSTA sollicite aussi leur contribution financière. Chacun doit mettre la main dans la poche pour le préparatifs du retour de son cousin Djotodia à Bria.

Si au sein de l’État major du FPRC à Bria certains officiers et sous-officiers apprécient l’initiative du général Ali OUSTA, dans les rues ou dans le marché des critiques se multiplient à son encontre. D’aucuns l’accusent d’avoir pris les jeunes de son quartier en otage et les forcer à faire les travaux de sa résidence comme des esclaves, pendant que certains dénoncent la contribution obligatoire ou « volontaire » exigée aux hommes d’affaires ainsi qu’aux petits commerçants par le général Ali OUSTA.

Joint au téléphone, un officier du FPRC s’inscrit en faux contre ces allégations. Il parle des jeunes volontaires qui travaillent chez le général OUSTA, ainsi que les différentes contributions demandées aux hommes d’affaires et commerçants.

Mais combien contribuent-ils ?

Interrogé, un responsable d’un bureau d’achat de diamants affirme avoir remis 30 000 francs CFA au général OUSTA à titre de contribution, pendant qu’un jeune vendeur des pièces des appareils mobiles affirme avoir remis 1500 francs CFA.

Rappelons que pendant la saison pluvieuse, les groupes armés ont du mal à renflouer leur caisse, et se tournent vers les populations et les commerçants pour les racketter.

Affaire à suivre.

 

Moïse Banafio

Correspondant du CNC pour le Grand Nord

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Directeur de publications

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Rencontre entre les anciens présidents Bozizé et Djotodia

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Rencontre entre les anciens présidents Bozizé et Djotodia

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président centrafricain François Bozizé et celui qui l’a renversé en 2013, Michel Djotodia –un putsch qui déclencha une sanglante guerre civile perdurant aujourd’hui–, se sont brièvement rencontrés vendredi à Bangui.

Cette entrevue d’une demi-heure survient alors que la rumeur d’un report de l’élection présidentielle prévue dans moins de quatre mois se fait insistante./////////////.

M. Bozizé a déjà annoncé sa candidature à ce scrutin du 27 décembre, tandis que M. Djotodia ne s’est pas encore prononcé./////////////.

L’actuel président, Faustin Archange Touadéra, devrait annoncer prochainement qu’il brigue un second mandat, selon les observateurs qui considèrent que M. Bozizé serait alors son plus sérieux challenger./////////////.

Il s’agissait vendredi de l’une des très rares rencontres entre les deux ex-ennemis, plus de sept ans après que la coalition de milices à majorité musulmane Séléka, dirigée notamment par M. Djotodia, a chassé M. Bozizé du pouvoir./////////////.

Ce dernier, en exil, avait été placé sous sanctions de l’ONU, soupçonné d’avoir soutenu des groupes d’auto-défense anti-balakas, dominés par les chrétiens et animistes. /////////////.

Les combats entre anti-balakas et Séléka avaient entraîné la Centrafrique dans une spirale meurtrière d’affrontements communautaires./////////////.

Les nombreux massacres perpétrés par les deux camps ont plongé ce pays parmi les plus pauvres d’Afrique dans la troisième guerre civile de son histoire. Selon l’ONU, qui a accusé les deux coalitions de crimes de guerre, entre 3.000 et 6.000 personne ont péri, essentiellement des civils, entre 2013 et 2015. /////////////.

Le président Touadéra rencontre l’ex-président François Bozizé /////////////.

“Je vous assure que nous nous entendons bien”, a-t-il insisté devant la presse. M. Bozizé n’a fait aucun commentaire./////////////.

Depuis 2016, la guerre civile est entrée dans une phase de basse intensité mais plus des deux tiers de la Centrafrique sont aux mains de milices rebelles et leurs exactions contre les civils sont encore fréquents malgré un accord de paix en février 2019 à Khartoum entre 14 groupes armés et le gouvernement./////////////.

A ce contexte s’ajoutent d’importants retard dans le calendrier électoral, notamment dans l’enrôlement des électeurs. /////////////.

Nombre de médias centrafricains, partis de l’opposition et membres de la société civile sont convaincus que l’on s’achemine vers un report des élections présidentielle et législatives du 27 décembre./////////////.

Jeudi, M. Touadéra, Bozizé, Djotodia, ainsi qu’Alexandre-Ferdinand N’Guendet, actuel et anciens chefs de l’Etat, se sont rencontrés à Bangui, hors de la présence des journalistes, et ont évoqué notamment les retards du calendrier électoral, selon les médias gouvernementaux./////////////.

La veille, la Cour constitutionnelle s’en était vivement inquiétée elle aussi avait “recommandé” à l’instance chargé d’organiser le vote de “tenir les délais ou, dans le cas contraire, d’en informer” le gouvernement. La date-butoir du 27 septembre pour la fin de l’enrôlement semble impossible à tenir, selon les experts.

Avec AFP/VOA

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RCA : bientôt, la SOCATEL pourrait passer aux mains des investisseurs russes

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Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 12 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’avenir de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) semble donc scellé. Le gouvernement a finalement décidé de vendre ce joyau national à une société privée, et les Russes semblent intéressés.

 

Le principal  opérateur de communications fixe en République centrafricaine, la SOCATEL, créée en juin 1990, pourrait passer dans les prochains mois aux mains des investisseurs Russes, qui sont déjà présents en nombre dans le domaine minier en rca.

En effet, au début d’année, quelques semaines avant l’apparition de la pandémie du Covid-19 en Centrafrique, une équipe des investisseurs russes avait visité techniquement les locaux du joyau national, la SOCATEL, avant de promettre d’y revenir dans une semaine. Mais le personnel, qui accuse des années d’arriéré de salaire, est divisé sur le sujet. Certains accueillent la nouvelle avec enthousiasme, pendant que d’autres s’inquiètent sérieusement.

« Si aujourd’hui la SOCATEL est vendue à une société privée, nous, fonctionnaires de cette société d’État, nous risquerons de perdre notre statut de fonctionnaires de l’État, et certains collègues pourraient être licenciés », s’inquiète un membre du syndicat du personnel de la SOCATEL.

Notons que depuis le début des années 2000, la SOCATEL traverse un moment difficile de son histoire. En 2007, une crise financière s’installe suite a l’installation de guet-way par le ministre fidèle Ngouandjika. Depuis ce jour, le gouvernement semble abandonner ce joyau national au profit des sociétés privées de communications mobile, véritable vache à lait du pouvoir en place.

Selon nos informations, la décision de la vente de SOCATEL s’inscrivait  dans le programme de la grande braderie des biens publics par le gouvernement. D’ailleurs, la SOCATEL n’est pas la seule, l’hôtel du centre vient d’être vendu aux Libanais par le gouvernement, aussi bien que l’Office de recherche  géologique et minière (ORGEM) créé en 2009 et placé sous la tutelle du ministère des Mines et de la Géologie. Et ce n’est pas tout.

Nous reviendrons sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste, responsable pôle d’investigations du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

CENTRAFRIQUE : MALGRÉ LES CRAINTES ET DOUTES SUR LE GLISSEMENT DU CALENDRIER ÉLECTORAL, L’AUTORITÉ NATIONALE DES ÉLECTIONS CONFIRME LE RESPECT DU DÉLAI CONSTITUTIONNEL.

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Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.

Bangui, République centrafricaine, samedi 12 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A l’orée du premier tour du scrutin présidentiel et législatif initialement prévu le 27 décembre 2020, l’actualité politique centrafricaine est animée et cadenassée au rythme d’organisations de congrès et d’investitures des candidats à la magistrature suprême de l’Etat. Les partis politiques légalement institués s’organisent et se mettent en ordre de bataille en vue d’une campagne électorale convaincante.

 

Nul n’est sensé ignorer que les défis et les enjeux multiformes sont énormes pour organiser une élection groupée crédible, transparente et apaisée. L’Autorisation Nationale de Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gérer le processus électoral avait établi un chronogramme technique pour encadrer le processus électoral dans le respect du délai constitutionnel.

Ce chronogramme virtuel a rencontré d’innombrables difficultés dans sa réalisation de terrain compte tenu du climat d’insécurité grandissante qui règne dans une bonne partie du territoire national par les groupes armés non conventionnels qui ne respectent pas leurs engagements politiques contenus dans les accords de Khartoum du 6 février 2019. Les opérations d’enrôlement des électeurs de la diaspora et de quelques préfectures au niveau national n’étant pas terminé alors que le président de la république doit selon les dispositions constitutionnelles plus précisément l’article 33 convoquer par décret le corps électoral au plus tard le 27 septembre 2020. Des craintes et doutes se font entendre sur l’effectivité des élections groupées tant dans les rangs de l’opposition démocratique que dans les rangs de la majorité présidentielle.

Il importe de rappeler au passage que l’Autorité Nationale des Élections ( ANE) est un organe permanent qui jouit d’une autonomie sans équivoque de gestion qui, théoriquement ne peut subir de pression de quiconque. A ce titre, le pouvoir et l’opposition démocratique sont au pied du mur et subissent le dictat de la structure faîtière chargée de gérer le processus électoral malgré la récente sommation de la Cour constitutionnelle de clarifier l’opinion sur la faisabilité des élections.

Inquiet de l’avenir politique de notre chère nation, le citoyen lambda s’interroge : Les élections présidentielles et législatives auront-elles lieu dans les délais prévus par la constitution ? Toutes les conditions  requises sont-elles réunies pour la tenue d’une élection crédible et apaisée ? Comment peut-on convoquer le corps électoral alors que l’enrôlement des électeurs n’est pas terminé et le contentieux du fichier électoral épongé ? L’ÂNE peut-elle être tenu de responsable si les élections groupées ne se tiennent à bonne date ? Inversement, qui est véritablement le responsable de ce chaos si l’ANE évoque l’insécurité comme obstacle ?

Devant le mutisme de l’Autorité Nationale des élections, pourquoi la Cour constitutionnelle avait-elle précocement préconisé une concertation nationale pour anticiper le glissement du calendrier électoral ? La Cour constitutionnelle était-elle aussi convaincue de l’impossibilité de l’ANE d’organiser les élections dans le délai prévu ?

Le principe de retard dans le processus électoral étant acquis, ce retard peut-il compromettre la tenue des élections dans le délai constitutionnel ? En cas de glissement du calendrier électoral, comment appelle t-on la gouvernance d’après délai constitutionnel qui n’est pas prévu par la constitution ? Certains ergotent sur la sémantique de « transition », de « concertation nationale », de « gouvernement d’union nationale », de « cohabitation » et de « vacances de pouvoir » au point de se perdre sur l’essentiel.

Jusqu’à la preuve du contraire, la concertation envisagée par la Cour constitutionnelle depuis le 5 juin 2020 est irréversible et inévitable mais cette dernière est étroitement conditionnée à un rapport circonstancié de l’ANE pour solliciter de son ministère de tutelle un délai supplémentaire avec des conséquences politiques et juridiques sur la responsabilité des uns et des autres.

S’agissant de la baisse inexpliquée des inscriptions sur la liste électorale qui aura très certainement des effets sur le taux de participation, il apparaît important de souligner que le vote est un devoir citoyen et non une obligation comme sous d’autres horizons…c’est vrai que certains investisseurs et partenaires au développement hésitent souvent mais l’élection sera légitime même avec un corps électoral réduit.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 11 septembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : Birao, les populations menacent de soulever contre la présence prochaine de Michel DJOTODIA

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Des manifestants sur la piste de l’aérodrome de Birao, le 16 février 2020.

Bangui, République centrafricaine, samedi 12 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). «  La politique, ce sont des choix ». Et l’ex-chef d’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA  semble bien comprendre. Après son retour « définitif  au pays la semaine dernière». Il a choisi d’être promoteur de la paix dans son pays. En ce sens, il entame ce samedi une longue tournée qui va l’amener au Soudan,  à Birao, Ndélé, Kaga-Bandoro, puis  à Bria pour sensibiliser les principaux leaders des groupes armés  sur la nécessité du respect de l’accord de paix du 06 février 2019. Sauf qu’à Birao, les populations ont exprimé leur mécontentement, du moins surprenant.

 

« Si Michel Am-Nondokro DJOTODIA veut ramener le FPRC à Birao, on va empêcher  son avion d’atterrir dans notre ville », prévient la population locale. Évidemment, la démarche de paix entreprise par l’ancien chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA semble être mâle interpréter à Birao, ville martyre et  théâtre des violents affrontements armés à connotation ethnique au début d’année entre deux factions de l’ex-coalition Séléka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), à majorité Rounga, arabe, Goula, Sara et tchadiens, dirigé par Noureddine Adam,  et le mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ),  constitué en majorité par des jeunes de l’ethnie Kara, et dirigé par le ministre Gilbert Toumou Déya .

Pour les populations de Birao, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA (de l’ethnie Goula), qui devrait arriver dans les prochaines heures pour rencontrer et discuter avec les chefs militaires du mouvement MLCJ, serait venu à Birao pour négocier le retour du FPRC dans leur ville. Étonnamment, certains officiers du MLCJ ont également soutenu ces allégations et refusent de prendre part au prochain grand rassemblement de paix qui aura lieu à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto.

Au même moment, certains groupes armés, comme la milice Anti-Balaka et le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC)   annoncent de leur côté qu’aucun représentant  de leur mouvement sera présent lors du grand rassemblement de paix de Michel Am-Nondokro DJOTODIA à Bria.

Abdoulaye Hissen, chef militaire du FPRC, qui devrait rencontrer Djotodia prochainement, annonce de son côté qu’il ne se rendrait pas à Bria. Un véritable camouflé pour l’ancien Président de la transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA qui veut ramener la paix dans le pays à travers ce grand rassemblement qui aura lieu la semaine prochaine à Bria.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste, responsable bureau d’analyse et d’enquête du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : recrutement dans la police et la gendarmerie, manifestation de certains  candidats omis

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candidat au concours du recrutement des policiers et gendarmes lors des épreuves sportives à Bangui le 16 septembre 2019. Crédit photo : Minusca.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 12 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus d’un millier des candidats aux épreuves physiques et sportives au concours de recrutement des policiers et gendarmes ont manifesté ce samedi 12 septembre pour dénoncer l’omission de leur nom sur la liste alors qu’ils avaient composé les épreuves écrites la semaine dernière. Au même moment, certains en profitent pour s’élever contre la corruption passive alimentée par certains surveillants.

 

Dix jours après avoir composé les épreuves écrites, les candidats au concours de recrutement des policiers et des gendarmes ont été convoqués ce vendredi 11 septembre pour les épreuves physiques et sportives. Au même moment, un millier des candidats, qui ont pourtant composé les épreuves écrites la semaine dernière,  n’ont pas vu leur nom figuré sur la liste pour les épreuves sportives. Ils ont manifesté ce vendredi devant l’Institut national de la jeunesse et des sports pour demander des précisions sur leur sort.

« Nous sommes mécontents  ce matin par rapport au programme des épreuves physiques. Pour nous, les cas d’omission et des absents, nous sommes là depuis 6 heures, mais aucun responsable sportif est là pour pouvoir nous rassurer. On est là dans le noir », s’alarme un candidat, alors qu’un autre demande quant à lui aux autorités centrafricaines de « prendre leur responsabilité dès maintenant ».

 

Pendant ce temps, d’autres candidats préfèrent s’élever contre passive alimentée par certains surveillants.

« …ce que vous cherchez là n’est pas bien. Nous, on ne veut pas créer de trouble.  Parce qu’à tout moment,  quand on veut composer, on nous dit de mettre le caillou. Nous qui n’avons pas des parents pour aller nous soutenir, on va faire comment ?On a un peu de bagages intellectuels… », dénonce un autre candidat.

 

Notons que le terme « mettre des cailloux » voudrait dire qu’il faut leur graisser les pattes, c’est-à-dire leur donner de l’argent pour les corrompre et obtenir leur faveur.

Affaire à suivre.

 

Destin Ibrahim

Tél. : 70 13 39 47

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : drôle de proposition de Touadera à Bozizé

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Bangui, République centrafricaine, samedi 12 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le candidat du KNK à la présidentielle du 27 décembre 2020, le général  François Bozizé s’est vu proposé une offre du moins surprenante par le chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession pour un second mandat.

 

À trois mois du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu pour le 27 décembre 2020, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession, fait une proposition du moins surprenante à son prédécesseur, le général François Bozizé, aussi candidat  à la présidentielle de 2020.

Nul n’ignore qu’après son retour au pays en décembre 2019, l’ancien Président de la République François Bozizé constitue à lui seul une menace politique pour le régime en place, dirigé par son ex-Premier ministre Faustin Archange TOUADERA. Ce dernier, au pouvoir depuis mars 2016 et  conscient de sa faiblesse politique, puis de son impopularité grandissante, multiplie des démarches d’alliance et de conciliation dans un but électoraliste  auprès de son mentor François Bozizé. Sauf que ce dernier, après la double tentative de médiation du Président de la RDC Félix Tshisekedi en mars, puis du Président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso trois mois plus tard, n’a pas voulu céder son ambition présidentielle pour se contenter uniquement d’un siège de député à l’Assemblée nationale, comme lui avait proposé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui ne se laisse pas décourager.

 

Drôle de proposition

Quelques jours plus tard, Faustin Archange TOUADERA fait à nouveau une proposition au Président fondateur de KNK. Il lui demande de ne pas se présenter à la présidentielle du 27 décembre, laissant lui l’opportunité de renouveler son mandat jusqu’à 2026, puis il remettrait le fauteuil présidentiel à son fils aîné, le colonel  Francis Bozizé.  Drôle de proposition ! François Bozizé aurait refusé à nouveau cette offre du chef de l’État.

Les Centrafricains comprennent déjà ce qui est derrière la tête du Président de la République Faustin Archange TOUADERA depuis le retour au pays de l’ancien Président de la République François Bozizé.

La peur politique, la peur de la mort

Décidément, le locataire du palais de la renaissance a peur de son échec à la présidentielle de 2020 face à la popularité grandissante de son parrain politique François Bozizé. Et ce n’est pas tout, l’homme aurait expliqué à ses proches qu’il a peur d’être tué par l’ancien Président Bozizé  qui serait très dangereux et très rancuneux.

 

Lire la suite prochainement…

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste, responsable bureau d’analyse et d’enquête du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Six civils tués par un groupe armé non identifié dans la province de Kayanza

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Six civils tués par un groupe armé non identifié dans la province de Kayanza

Bangui ( République centrafricaine ) – Six civils ont été tués et trois blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans la province de Kayanza, dans le nord du Burundi, au cours d’une attaque attribuée à un groupe armé non identifié, selon l’administration.

“Un groupe d’hommes armés non identifiés a attaqué la colline Nyarumanga dans la commune de Matongo (…) ils ont tiré et tué six personnes (…) nous déplorons également 3 blessés et un porté disparu”, a annoncé à l’AFP l’administratrice de Matongo, Alice Nsabiyunva, ajoutant que “ce groupe s’est replié vers la forêt de la Kibira voisine”. /////////////.

Quatre hommes et deux enfants d’une dizaine d’années chacun figurent parmi les victimes. Ils ont été tués froidement alors que certains étaient dans un bar et d’autres à leur domicile, a précisé à l’AFP un témoin sur place sous couvert d’anonymat. /////////////.

La commune de Matongo dans la province de Kanyanza est située à 70 km au nord-est de Bujumbura. /////////////.

Il y a une semaine, “un fils du chef de la colline Nyarumanga et son épouse avaient été tués par balles lors d’une attaque d’un groupe armé” toujours en provenance de la Kibira, selon un témoin, ce qui a été confirmé par la responsable administrative. /////////////.

Aucun responsable de la police ne pouvait être joint vendredi pour confirmer ou infirmer cette information./////////////.

Cette attaque a lieu alors que des rumeurs persistantes sur l’existence d’une nouvelle rébellion active sur le sol burundais circulent depuis un près d’un mois et une attaque dans la province de Rumonge qui avait fait selon l’administration locale et des témoins une dizaine de morts, dont des Imbonerakure membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir que l’ONU a qualifié de “milice”, à la mi-août. /////////////.

Depuis cette attaque, de nombreuses petites attaques, ainsi que des dizaines d’arrestations de “suspects” ont été signalées par les derniers médias burundais indépendants dans plusieurs provinces du pays, mais jusqu’ici aucun responsable politique ou de police n’a voulu s’exprimer sur le sujet. /////////////.

“Pour le moment, ça ressemble à des actions de guérillas menées par de petits groupes de combattants armés disséminés dans plusieurs provinces, sans grande envergure jusqu’ici, mais des opérations militaires sont en cours pour tenter de les étouffer dans l’oeuf”, a déclaré à l’AFP un haut gradé de l’armée, sous couvert d’anonymat.

Avec AFP/VOA

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Quatre soldats tués dans une attaque dans le Nord du Burkina

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Quatre soldats tués dans une attaque dans le Nord du Burkina

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatre soldats burkinabè ont été tués et trois blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans une embuscade tendue dans le nord du Burkina Faso, en proie à des attaques jihadistes récurrentes.

“Une patrouille militaire a été attaquée jeudi nuit lors d’une embuscade menée par des individus armés sur l’axe Gaskindé – Djibo (nord). Le bilan est de quatre éléments tués et trois blessés”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire. /////////////.

“Il s’agit des éléments du 14e Régiment interarmées, récemment institué et basé dans la garnison de Djibo”, a précisé une autre source sécuritaire confirmant l’attaque./////////////.

“Les blessés ont été évacués à Djibo et des opérations de ratissage sont toujours en cours dans cette zone”, a ajouté la même source. /////////////.

Ce régiment a été créé le 8 septembre dernier pour lutter contre les jihadistes./////////////.

Le Nord du Burkina Faso est la zone la plus touchée du pays par les exactions jihadistes qui ont fait plus de 1.100 morts et plus d’un million de déplacés internes depuis cinq ans./////////////.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre du Burkina, ne parviennent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes, malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane./////////////.

Les violences jihadistes, mêlées à des conflits intercommunautaires qui touchent le centre du Sahel, ont fait au total 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

Avec AFP/VOA

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RCA : incursion des rebelles de 3R sur le corridor Bangui – Béloko, les automobilistes s’inquiètent

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-1–450×243.jpg” alt=”convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC” width=”450″ height=”243″ />
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 11 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). À  l’exception des accidents et des rackets qui se succèdent quotidiennement sur la route nationale n°1, principal corridor du ravitaillement de Bangui, les automobilistes vont devoir faire face désormais à la recrudescence  des incursions des rebelles de 3R.

 

La recrudescence notoire des incursions des éléments rebelles de 3R sur le corridor Bangui – Béloko inquiète sérieusement les automobilistes.

Après leur embuscade contre un détachement des soldats FACA dans la localité de Bocaranga le mercredi dernier, puis leur incursion sur le corridor Bangui – Béloko à hauteur de Bossemptélé où ils ont incendié, puis piller  3 véhicules avant de tuer une personne, les combattants rebelles de 3R, qui opèrent désormais en mode coupeurs de route, sont signalés à quelques kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko ce jeudi 10 septembre. Deux d’entre eux, déguisés, ont été appréhendés par les soldats FACA alors qu’ils tentaient de rallier la ville de Béloko sur une moto.

Ce climat d’insécurité observée ce dernier temps sur la route nationale n°1, principale voie de ravitaillement de Bangui, une capitale enclavées au cœur de l’Afrique centrale  semble inquiéter sérieusement les automobilistes, mais également  les habitants des villes et villages qui longent cette voie. C’est le cas de Bossemptélé, où après l’incursion des rebelles jeudi, est vidée de ses habitants.

Alors, d’aucuns se demandent comment les élections présidentielles et législatives du 27 décembre auront-elles lieu.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

RCA : deux morts dans un accident de circulation à Bangui

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Image d’illustration d’un accident de circulation au PK11 sur la route de Damara le 12 mars 2018. Photo CNC / Anselme Mbata.

Bangui, République centrafricaine, vendredi 11 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Un accident de circulation impliquant une moto et un camion sur la route de Damara fait deux morts ce vendredi 11 septembre 2020.

 

Vendredi 11 septembre, vers 8 heures, sur la route de Damara au niveau du camp RDOT, une motocyclette, à son bord, deux personnes, une femme et un homme, en provenance du PK12, à destination de Gobongo, a été violemment percutée par un camion qui roulait au même sens. Le choc était violent à tel point que les deux passagers à bord ont été littéralement écrasés. Ils succombent immédiatement de leur blessure au moment de l’accident.

Selon les premiers éléments d’informations recueillis par le service de la gendarmerie, le conducteur du camion aurait roulé à grande vitesse dans un endroit limité à 50 kilomètres maximum.

Du côté des victimes, leurs corps sont transférés à la morgue de l’hôpital de l’Amitié.

 

Anselme Mbata

Journaliste aux équipes accident

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : 438 923 5892

 

Le clan Soro a déposé 3 requêtes au Conseil constitutionnel ivoirien

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Le clan Soro a déposé 3 requêtes au Conseil constitutionnel ivoirien

Bangui ( République centrafricaine ) – Les avocats de M. Soro, actuellement en France, ont déposé jeudi une requête d’inconstitutionnalité du scrutin. Il avaient déposé dimanche deux requêtes: une défendant l’éligibilité de leur candidat M. Soro et une mettant en cause l’éligibilité du président Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat, a expliqué à l’AFP l’ancienne ministre Me Affoussiata Bamba Lamine, qui fait partie du collectif d’avocats de M. Soro.

“Le code électoral a été fait en violation de la constitution. Le président Ouattara a pris une ordonnance portant code électoral alors qu’au nom de la séparation des pouvoirs, il faut une loi votée par les députés”, estime Me Bamba Lamine. /////////////.

“De plus, avec le nouveau code, le Conseil constitutionnel doit vérifier les parrainages. Or, il n’a pas la capacité de le faire. Qu’on me dise comment il vérifie? Comment il va vérifier que les milliers de parrainages sont vrais?”, dit-elle. /////////////.

Pour se présenter, les candidats devaient obtenir le parrainage d’au moins 1% des électeurs dans au moins 17 des 31 régions du pays. Cela représente des milliers de parrainages par candidats. Le président Ouattara s’est par exemple targué d’en avoir apporté un million. /////////////.

Par ailleurs, l’équipe de Soro a déposé dimanche, une requête demandant l’annulation de la radiation des listes électorales de M. Soro et soutenant son éligibilité. /////////////.

M. Soro, comme l’ex-président Laurent Gbagbo, ont été radiés des listes au motif qu’il ont été condamnés par la justice ivoirienne. M. Soro a été condamné fin avril à 20 ans de prison pour recel de détournement deniers publics./////////////.

Pour ses avocats, ce “jugement n’a aucune valeur” parce qu’il est contraire à une décision antérieure, de norme supérieure, de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP) demandant à la Côte d’Ivoire de suspendre les procédures contre M. Soro./////////////.

“De la même manière que la CEI les a radié des listes, le Conseil constitutionnel devrait déclarer M. Gbagbo et Soro inéligibles en raison des condamnations”, avait affirmé une source judiciaire à l’AFP la semaine dernière./////////////.

La troisième requête des avocats porte sur l’éligibilité de M. Ouattara. Elle a été déposée à la fois au nom de M. Soro mais aussi du candidat et ancien président Henri Konan Bédié./////////////.

Comme l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan qui a aussi déposé une requête dans le même sens, le clan Soro estime qu’une troisième candidature de M. Ouattara est inconstitutionnelle puisque la Constitution limite à deux le nombre de mandats. /////////////.

Les partisans de M. Ouattara affirment que le changement de Constitution en 2016 a remis le compteur à zéro./////////////.

L’annonce de la candidature de M. Ouattara a provoqué des manifestations qui ont dégénéré en violences ayant fait une quinzaine de morts en août./////////////.

Le Conseil constitutionnel avait quinze jours à partir du 3 septembre pour publier la liste des candidatures validées. /////////////.

En Guinée voisine, le Conseil constitutionnel a validé la candidature à une troisième mandat du président Alpha Condé qui faisait l’objet d’une contestation populaire depuis des mois.

Avec AFP/VOA
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RCA : controverse autour du grand rassemblement pour la paix programmé par Michel Djotodia à Bria

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michel djotodia

Une dizaine de morts dans des inondations au Burkina

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Une dizaine de morts dans des inondations au Burkina

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Burkina Faso, au moins treize personnes sont mortes et 19 blessées dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes depuis août. Le gouvernement a décrété l’état de catastrophe naturelle.

Les pluies diluviennes ont entraîné beaucoup de dégâts. On enregistre treize décès, 19 blessés, beaucoup de maisons détruites et de nombreux sinistrés, a déclaré mercredi Abdoul Karim Sango ministre burkinabé de la Culture à la télévision nationale. Les victimes sont mortes par noyade ou dans l’effondrement d’habitations précaires./////////////.

Le dernier corps retrouvé est celui d’une femme enceinte dans un quartier populaire de Ouagadougou. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe naturelle et débloqué une enveloppe de 5 milliards CFA pour faire face aux urgences, a écrit le président Roch Marc Christian Kaboré sur son compte Twitter. /////////////.

Au Niger voisin, la montée des eaux a fait 65 morts et plus de 3000.000 sinistrés. Le Soudan, où une centaine de personnes sont mortes, a aussi déclaré l’état d’urgence et le Sénégal a enregistré six décès.

Avec AFP/VOA

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Au moins 58 morts dans de nouveaux massacres en Ituri

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Au moins 58 morts dans de nouveaux massacres en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – Cinquante-huit personnes ont été tuées dans deux massacres mardi et jeudi dans la province d’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué le ministre provincial de l’Intérieur à l’AFP.

Au total, 23 personnes ont été tuées mardi, puis 35 jeudi, en territoire d’Irumu dans le Sud de la province, a détaillé le ministre, Adjio Gidi./////////////.

Il a accusé le groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) d’être à l’origine de ces deux massacres qui ont provoqué “un mouvement important de population”./////////////.

Les auteurs “sont des ADF qui fuient la pression militaire du côté de la province du Nord-Kivu, précisément de Beni”, a-t-il détaillé./////////////.

L’armée congolaise affirme en effet mener depuis novembre dernier des “opérations d’envergure” contre les ADF dans la province du Nord-Kivu, voisine de l’Ituri./////////////.

A l’origine des rebelles ougandais musulmans, les ADF ont tué des centaines de civils ces derniers mois dans le territoire de Beni, ce qui en fait l’un des groupes armés les plus violents de l’Est de la RDC, qui en compte des dizaines./////////////.

“Nos éléments sont déjà sur les lieux et en contact avec l’ennemi”, a affirmé le ministre de l’Intérieur de l’Ituri./////////////.

Les attaques ont lieu dans une région forestière appelée Tshabi./////////////.

“Les personnes ont été tuées par tous types d’armes, des armes blanches et des armes à feu”, a déclaré à l’AFP un responsable de la communauté Nyali de Tshabi, Richard Balengilyao./////////////.

“La zone de Tshabi est une zone forestière, donc les recherches sont très difficiles. Actuellement l’armée congolaise aidée de la population est en train de chercher encore des victimes dans la forêt”./////////////.

Cette même source fait état de “17 personnes disparues qui ont sûrement été enlevées”./////////////.

La province de l’Ituri est aussi le théâtre de massacre de civils dans sa partie Nord en territoire de Djugu./////////////.

Dans cette zone de conflits, la milice Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) est accusée d’avoir tué des centaines de civils depuis décembre 2017./////////////.

Un accord de paix a été signé en début d’année avec un autre groupe armé de la province, le FRPI. Des éléments de la Codeco ont également fait part de leur intention de rendre les armes./////////////.

Une délégation officielle de haut niveau doit arriver vendredi en Ituri pour aborder les questions sécuritaires de la province. Les ministre de l’Intérieur et de la Défense du gouvernement central sont annoncés.

Avec AFP/VOA

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RCA : la Russie se réveille enfin !

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Sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko, la cérémonie de reception des lots de matériels sanitaires offerts par la Russie en Centrafrique. Photo de la présidence de la République

 

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  Les élèves ont retrouvé les bancs d’école après un arrêt de plusieurs mois, il semble que ce ne sont pas les seuls. Samedi 5 septembre, sur l’aéroport de Bangui c’est l’effervescence. La Russie a décidé de se réveiller.

 

Elle se déclare pays amis de la Centrafrique mais lors de la pandémie, contrairement aux autres, elle n’a pas aidé la population à se protéger. La maladie semble derrière nous et le pays de la Volga décide enfin de faire un don pour le pays. C’est en grandes pompes qu’une cérémonie se déroulait ce samedi sur le tarmac de l’aéroport en présence du président Touadéra, le ministre de la Santé, Pierre Somsé et Mme Anastasia Smirnova, chargée d’affaires a. i. de Russie.

Madame Anastasia Smirnova a affirmé dans son discours que ce don composé de kits de dépistage et de protection individuelle est pour aider à prévenir la propagation de la maladie. Néanmoins, cela fait plusieurs jours qu’il n’y a plus de personne détectée avec le Covid, alors pourquoi faire ce don maintenant ? Pourquoi il n’a pas été fait plus tôt pour aider la population au moment où elle en avait tellement besoin ?

Les autres nations ont réussi à faire des dons alors que leurs pays souffraient de plein foué de la pandémie. L’UE a mis en place un pont aérien dès le mois de juin. Les Etat-Unis ont offert plus de 13,6 millions de dollars pour aider dans la lutte y compris 9 millions de dollars pour l’USAID (Agence américaine pour le développement international). Ces fonds d’urgence ont permis à l’USAID de soutenir les structures sanitaires en matière de prévention et de lutte, de sensibiliser la population centrafricaine, de distribuer des aides alimentaires et de l’eau potable. La France avec l’AFD (Agence française pour le développement) à fait fabriquer par l’ACFPE (Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi) des seaux pour se laver les mains et des cache-nez à Bangui et en province. La Chine a multiplié les livraisons.

De nombreuses ONG ont fait des sensibilisations dans les quartiers pour toute la population.

Toutes ces aides et soutiens ont commencé dès le début de la pandémie. La Russie a jusqu’à présent fermé les yeux sur la pauvreté et les difficultés des centrafricains, elle met la poudre dans les yeux avec ce don qui arrive trop tard. Se sentait-elle coupable de n’avoir rien fait pour le pays alors qu’elle exploite les richesses du sol ?

Cette action humanitaire est supposée aider la population. L’on peut aussi se poser la question : Madame Smirnova aurait-elle aussi livré le vaccin douteux qui s’appelle Spoutnik V et que la Russie cherche à vendre à l’Afrique ?

Qui vivra, verra.

Par Adama Bria

Email : adamarosebria@gmail.com

Alain Nzilo

Directeur de Publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : élections de 2020 – 2021 , la Cour constitutionnelle s’inquiète du retard accumulé dans le processus d’enrôlement

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Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois mois et demi du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Cour constitutionnelle s’inquiète déjà du retard accumulé dans le processus d’enrôlement des électeurs en cours. Une rencontre avait eu lieu mardi 8 septembre entre les juges de cette haute juridiction nationale et les commissaires de l’autorité nationale des élections (ÂNE). L’objectif, tenir le calendrier électoral, et s’il y a lieu, boucler avant le 27 de ce mois les opérations d’enrôlement des électeurs avant leur convocation par le Président de la République.

 

Selon le calendrier établi et publié initialement par l’autorité nationale des élections (ÂNE),  le premier tour des élections présidentielles et législatives est fixé au 27 décembre 2020. Tandis que le second tour, si nécessaire, se tiendra le  14 février 2021. Or, sur le terrain, des retards sont accumulés dans le processus, surtout au niveau de l’enrôlement des électeurs qui patine encore à cause de l’insécurité persistante dans les villes de province. En plus de cela, l’autorité nationale des élections (ÂNE), qui semble ignorer les différente étapes obligatoires à respecter avant d’arriver au vote, vient de sortir un nouveau calendrier d’enrôlement des centrafricains de l’étranger au-delà du 27 septembre, date à laquelle le chef de l’État doit convoquer le corps électoral, conformément à la Constitution.

La Cour Constitutionnelle, qui suit à la loupe le processus électoral en cours, reproche à l’ÂNE d’avoir programmer des enrôlements au-delà du 27 septembre.

Selon monsieur Jean-Pierre Waboé,porte-parole de la Cour Constitutionnelle, « toutes opérations d’enrôlement effectuées au-delà du 27 septembre sont illégales »et illégitimes.

« Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers l’autorité nationale des élections qui a encore quelques semaines devant elles pour pouvoir permettre aux Centrafricains de l’étranger de se faire enrôler.  Ce qu’on a reproché à l’ÂNE c’est d’avoir programmé des enrôlements au-delà du 27 septembre. On leur a dit clairement qu’au-delà du 27 septembre, ce n’est pas possible. Et donc, toutes les missions  d’enrôlement des Centrafricains de l’étranger doivent s’organiser, et se terminer de manière à ce que le fichier électoral soit disponible au plus tard le 27 septembre au matin pour permettre au chef de l’État de prendre les dispositions qui sont nécessaires pour publier le décret convoquant le corps électoral  », a déclaré mercredi  monsieur Jean-Pierre Waboé sur les antennes de la radio Ndékèluka.

 

Notons que trois jours après la convocation du corps électoral par le chef de l’État, le dépôt des candidatures va  pouvoir commencer, a rappelé monsieur Jean-Pierre Waboé dans sa déclaration.

 

Par : Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

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RCA : prise d’otage des policiers, la Minusca rejette le « marchandage de 3R

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca a rejeté  mercredi toute idée d’accord au terme duquel elle consentirait  à libérer des combattants rebelles de 3R, capturés lors de l’opération « Ala londo » menée conjointement par les troupes de la Minusca et les soldats FACA   dans le Nord-ouest, en échange des deux policiers pris en otage par le 3R dans la localité de Bang, à la frontière avec le Cameroun.

 

« La réaction de la Minusca c’est d’abord de condamner cet acte inadmissible commis par le 3R.

C’est une violation de plus. Dans l’accord de paix, ce groupe s’est engagé à ne pas attaquer les forces de défense et de sécurité. On voit le contraire avec cette prise d’otage. D’aucun disent que le 3R exige en échange  de leur libération que soient remise en liberté des éléments de 3R détenus par la justice. Nous rejetons ce marchandage…, et nous suivons cela sur le terrain…, pour s’assurer que ces deux FSI soient relâchés sans condition et immédiatement   », a déclaré monsieur Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui.

D’après lui, la Minusca avait participé à une réunion convoquée par le Premier ministre en présence aussi des garants pour discuter de la question de cette prise d’otage de ces deux agents par le mouvement 3R.

Rappelons que dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre, un agent de la police et son auxiliaire ont été kidnappés vers 1 heure du matin par les rebelles de 3R sur leur barrière située sur le pont Mberé, à 3 kilomètres de la ville de Bang, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Notons que les éléments des forces de sécurité intérieure (FSI), détachés à Ngaoundaye, pour des raisons de sécurité, ont accepté de déménager dans la ville de bang où sont basés les Casques bleus de la Minusca. C’est malheureusement dans cette ville que ces deux agents ont été kidnappés par la bande criminelle de 3R.

Affaire à suivre.

 

Destin Ibrahim

Tél. : 70 13 39 97

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RCA : Ali Darassa propose son beau-frère tchadien Abdoulaye Garba Mahamat au poste du ministre de l’Enseignement technique

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Monsieur Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l’UPC. Photo d’archives du CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans une correspondance en date du 30 août 2020 et adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa propose son beau-frère tchadien Abdoulaye Garba Mahamat  pour sa nomination au poste du ministre de l’Enseignement technique et l’alphabétisation, fonctions réservées uniquement à un représentant de l’UPC dans le gouvernement. Une proposition que l’opposition démocratique qualifie de « provocation ».

 

Il se nomme Abdoulaye Garba Mahamat, il est ancien sous-officier des forces terrestres de la ANT (armée nationale tchadienne). Frère cadet de la première épouse du chef rebelle Ali Darassa, monsieur Abdoulaye Garba Mahamat a été nommé il y a quelques mois Coordonnateur politique de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un mouvement politico-militaire dirigé par son beau-frère, le nigérien Ali Darassa.

Suite au décès controversé du ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation  Souleymane  Daouda, un des trois représentants de l’UPC dans le gouvernement de Firmin Ngrebada, le chef d’État major de 3R, le coordonnateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa, après consultation de sa base, a proposé au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA la nomination de son beau-frère tchadien Abdoulaye Garba Mahamat au poste du ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation, en remplacement du défunt ministre Souleymane Daouda, ancien représentant de l’UPC dans le gouvernement de Firmin Ngrebada.

Rappelons que l’un des représentants de l’UPC, Monsieur Hassan Bouba, nommé dans le gouvernement par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA l’année dernière, avait été empêché par son ami Ali Darassa de prendre ses fonctions au ministère de l’élevage et de la santé animale. Trois mois plus tard, contre toute attente, ce dernier réitère sa confiance à son ami Hassan Bouba et sollicite l’approbation du chef de l’État pour que celui-ci occupe désormais ses fonctions du ministres de l’élevage qu’il n’avait pas fait depuis sa nomination.

Notons que depuis lors, le poste du ministre de l’Enseignement technique et de l’Alphabétisation, et celui de l’élevage, réservés uniquement  aux représentants de l’UPC dans le gouvernement, sont restés vacants.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique, responsable du bureau d’analyse et d’investigation du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Copyright2020CNClettre de proposition du chef rebelle ali darassa pour la nommination de son beau-frère mahamat garba

Flash info : attaque des hommes lourdement armés dans la localité de Bossemptélé

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La ville de bossemptélé, le 12 juin 2020. Photo CNC / Bobérang

 

Yaloké, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) . Les assaillants, lourdement armés, dont leurs identités ne sont pas connues, ont attaqué un village, situé  à 7 kilomètres de Bossemptélé, à la sortie sud sur l’axe Yaloké. Les populations, apeurées, ont dû quitter précipitamment leur domicile pour se réfugier dans la brousse.

 

Selon notre correspondant sur place, les faits se sont produits tôt ce jeudi matin. Les assaillants, identifiés par les populations locales comme des éléments rebelles de 3R,auraient passé la nuit au village Soura, situé à 3 kilomètres du lieu de leur attaque.

Selon le bilan provisoire, deux camions en provenance de Douala au Cameroun ont été incendiés et pillés, et un apprenti a également été tué par les assaillants.

À en croire aux populations locales, ces malfaiteurs seraient en route vers Yaloké, situé à 73 kilomètres de Bossemptélé,

depuis l’opération « À la londo menée conjointement par les Casques bleus de la Minusca et les militaires de l’armée nationale contre les positions du mouvement 3R dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’ouham-Péndé  et de Mambéré-Kadéï, les rebelles, sous pression, se sont éparpillés partout dans la région. Certains ont dû se cacher dans la brousse pour tendre des embuscades aux forces de l’ordre et couper la route aux usagers.

Affaire à suivre.

Par Alexis Marcelin Yanga

Correspondant du CNC à Yaloké

Alain Nzilo

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RCA : congrès du MCU, la pression monte sur les fonctionnaires

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Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). La mise en œuvre effective des instructions du secrétaire exécutif du mouvement Cœurs-unis, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji,  et du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, sur les préparatifs du congrès de leur parti, le MCU, inquiète sérieusement les fonctionnaires de l’État. Pourquoi ?

 

Prévu pour la deuxième quinzaine de ce mois de septembre 2020, l’appel  pour la mobilisation des fonds nécessaires à l’organisation du congrès du mouvement Cœurs-unis lancé par son Secrétaire Exécutif, le Professeur Simplice Mathieu SARANDJI, occupent une large partie de débats au sein dudit parti.

Aujourd’hui, les cadres du MCU, le parti présidentiel, se félicitent de la réussite de cette opération grâce aux militants et militantes qui, dans la stricte observation des délais, ont honoré la totalité de leur engagement, même si certains n’ont pas atteint le minimum exigé par le parti. Or, d’après notre enquête, les fonds mobilisés par le MCU auprès de ses militants proviennent en grande partie des fonctionnaires de l’État, particulièrement les nouveaux intégrés de la dernière promotion. Ils auraient été contraints de cotiser le montant exigé par le parti, même si certains ne sont pas des militants dudit mouvement politique.

Plusieurs d’entre eux se sont rapprochés de la rédaction pour se plaindre du comportement des cadres du MCU au sein de leur département respectif.

Alors, d’aucuns se demandent si c’est vraiment légal que le parti au pouvoir oblige les fonctionnaires, et utiliser les moyens de l’État pour ses opérations électorales ?

Joints au téléphone, les cadres du MCU n’ont pas voulu commenter ces allégations portées contre leur mouvement politique.

Rappelons que le congrès du mouvement cœurs unis est prévu pour le 17 septembre 2020, et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à la fin, sera investi candidat officiel à la présidentielle du 27 décembre 2020.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique, responsable du bureau d’analyse et d’investigation du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : manifestations des habitants de Boeing et de Cattin suite à l’assassinat d’un jeune moto – taximan

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du mercredi à jeudi, les habitants des quartiers Boeing et de Cattin sont sortis en masse pour manifester leur mécontentement suite à l’assassinat d’une jeune moto – taximan par des hommes en armes non identifiés, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les témoins de la scène interrogés par la rédaction, l’acte criminel a eu lieu vers 20 heures et demie devant l’ancien Bar « Air Catin », situé non loin du foyer catholique. Les criminels auraient utilisé un stratagème  peu commune. À en croire à leur témoignage, quelques minutes plutôt,  une jeune fille dont l’identité n’est pas connue, sortait aux abords de la route devant l’ex-bar Air Catin comme si elle attendait quelqu’un. De passage, le jeune moto – taximan s’arrêtait à quelques mètres d’elle. On ignore leur conversation à cet instant. Quelques secondes plus tard, selon les mêmes témoins, un homme armé est sorti de l’obscurité et tire sur le moto – taximan à plusieurs reprises. La victime tombe au sol et succombe de ses blessures sur le champ.

Pendant ce temps, les présumés criminels s’emparent de sa moto et s’éclipsent dans la nature. Poursuivis en motos par un groupe des jeunes du coin, les assaillants ont pénétré, selon leur témoignage, dans le quartier des « Moudjahidines », vers KM5, et réputé  très dangereux la nuit.

Durant plusieurs heures, les jeunes sont sortis nombreux dans les rues et bloquent les circulations dans le coin. L’axe KM5 – Catin a été bloqué par les manifestants qui ont incendié des pneus et crient leur colère contre les forces de l’ordre qui ont leur poste de contrôle à quelques mètres du lieu du crime.

Déployés sur places, les policiers et gendarmes n’ont plus de choix que d’observer les manifestants qui étaient très nombreux cette nuit.

Le corps de la victime, transporté par des jeunes de Catin et Boeing, se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire.

Rappelons que ce dernier temps, les populations de Boeing et Catin déplorent la recrudescence des actes de braquage dans leur secteur, surtout la nuit. Les forces de l’ordre, installées dans le coin, ne sont que visibles  le jour pour racketter les usagers de la route, puis disparaissent la nuit, selon les jeunes du quartier  Catin interrogés par la rédaction du CNC.

 

Anselme Mbata

Journaliste, responsable équipe accident et faits divers du CNC

Alain Nzilo

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Flash info : Bangui, braquage d’un véhicule de la Croix-Rouge néerlandaise au centre-ville

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le véhicule, de marque Toyota Land-Cruiser, appartenant à la Croix-Rouge néerlandaise, a été braqué ce mercredi 9 septembre au centre-ville de Bangui par un groupe de trois assaillants activement recherchés par les forces de l’ordre.

 

Selon nos informations, la scène a eu lieu vers 21h30 à quelques mètres du lycée Charles de Gaulle, en face de l’école Sainte-Thérèse, située derrière la cathédrale Notre-Dame d’Immaculée Conception de Bangui.

Les assaillants, au nombre de trois, habillés en tenue des forces de l’ordre, ont intimé l’ordre au conducteur de s’arrêter. Croyant avoir affaire aux éléments des FSI, le conducteur s’arrête, et les malfaiteurs lui auraient intimé l’ordre de descendre avant de s’emparer du véhicule à destination inconnue.

Pour l’heure, les services de la police et de la gendarmerie lancent un appel à témoin afin d’identifier et interpeller les suspects qui sont encore dans la nature avec leur butin.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste, responsable de l’équipe d’accident et justice du CNC

Alain Nzilo

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