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RCA: le gouvernement projette d’envoyer une mission de conciliation à Ndélé

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Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a projeté d’envoyer dans la ville centrafricaine de Ndélé (nord) une mission de conciliation, a-t-on

appris mardi de la primature centrafricaine.

 

La mission sera composée de quelques membres du gouvernement ainsi que des représentants des garants et facilitateurs de l’accord de paix du 6 février

  1. L’objectif est de concilier de manière durable les leaders communautaires et susciter un retour définitif de la paix dans la localité, a indiqué

mardi le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada.

En mars dernier, la résurgence des violences interethniques à Ndélé avait été à l’origine de tueries à grande échelle, d’incendies d’habitations, de commerces

et d’édifices administratifs, ainsi que de déplacements massifs de populations.

Le gouvernement avait déployé dans la localité des renforts des forces de l’ordre, qui opèrent de manière conjointe avec les casques bleus afin d’y asseoir

l’autorité de l’Etat.

 

Avec Xinhua

RCA : L’Union européenne réhabilite les bâtiments du nouveau siège du ministère de la Sécurité publique  

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‎Photo, La pose de la première pierre par le général de division Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’intérieur et de la Sécurité Publique et Madame Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE-RCA copyright CNC, 02:51 ‎Appuyer deux fois pour ouvrir Actions disponibles

 

 

 

Bangui, République centrafricaine, 16 juin 2020 (Corbeaunews – Centrafrique) – le ministre de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara, et l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ont procédé ce lundi 15 juin 2020 à la pose de la première pierre du chantier de la réhabilitation de l’immeuble devant abriter dans quatre mois le nouveau siège dudit ministère.

 

L’appui multidimensionnel de l’Union européenne à la République centrafricaine est loin d’être terminé. À travers son 11e Fonds de développement (FED), elle vient de financer le projet de réhabilitation de ces édifices à hauteur de 1 million d’euros, soit 655 millions de francs CFA.

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un large projet d’appui à la cellule finance et contrats du ministère de la Sécurité publique.

Réalisés par CIVIPOL Conseil, les travaux de ce chantier prévoient la réhabilitation intégrale de deux immeubles R+ 1, la construction d’un bâtiment annexe d’un étage, un parking ainsi que l’aménagement d’une  enceinte pouvant réunir les différents services de ce ministère.

À la fin de la visite des travaux, la cheffe de la délégation de l’UE-RCA Samuela Isopi a indiqué à la presse le bien fondé de cette réhabilitation : « Cet immeuble va permettre au ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique de travailler dans de meilleures conditions en regroupant tous ses services et aussi de pouvoir mieux assurer la sécurité de tous les Centrafricains »,  a-t-elle déclaré en ajoutant que l’UE va augmenter, renforcer et même diversifier son appui à la RCA surtout dans le domaine de la sécurité qui est l’une de leurs priorités.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division  Henri Wanzet Linguissara, au nom du gouvernement, du peuple centrafricain et du département dont il est en charge, remercie du fond de cœur l’Union européenne qui ne cesse de voler à la rescousse de la République centrafricaine, avant d’exprimer aussi sa satisfaction pour le titre foncier de la concession, dont son département est désormais officiellement titulaire.

En outre, Madame Samuela Isopi  a également annoncé d’autres appuis au ministère de la Sécurité publique, notamment d’une aide budgétaire sectorielle visant à accompagner le gouvernement dans le déploiement des FSI sur le terrain, mais aussi le lancement très bientôt de la mission EUAM (European Union Advisory institutions en charge du secteur de la sécurité publique.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE de de de ²de DE  de de ²²de de de  

 

Les forces armées du Mali victimes d’une embuscade : plusieurs dizaines de soldats portés disparus

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Les forces armées du Mali victimes d’une embuscade : plusieurs dizaines de soldats portés disparus

Bangui ( République centrafricaine ) – Huit pick-up des Forces armées maliennes et les hommes qui se trouvaient à bord sont portés disparus (photo d’illustration). | ARCHIVES REUTERS/BENOIT TESSIER Un convoi militaire malien composé d’une douzaine de véhicules a été attaqué dimanche dans la localité de Bouka Weré, au sud-est de Diabaly, à une centaine de kilomètres de la frontière mauritanienne, a indiqué un responsable militaire à l’AFP.

64militaires des forces armées maliennes qui étaient en patrouille sont tombés, ce dimanche, dans une embuscade imputée aux djihadistes./////////////.

Selon RFI qui cite une source officielle, “seuls quatre véhicules avec une vingtaine d’hommes à bord auraient réussi à s’extraire de l’embuscade. Trois voitures sont rentrées au camp de Goma Coura, situé à 70 kilomètres de la frontière mauritanienne, la quatrième, embourbée, aurait été abandonnée par les militaires maliens”./////////////.

Ce qui veut dire que les huit autres pick-up du convoi n’ont pas été récupérés par l’armée malienne. Toujours selon Radio France International, “à bord, se trouvaient une quarantaine de militaires qui sont donc portés disparus. Depuis hier soir, l’armée de l’air effectue des recherches”./////////////.

Crise profonde depuis 2012/////////////.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise profonde et multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale à l’Etat malien et l’intervention de forces onusiennes, africaines et françaises./////////////.

Si un accord de paix a été signé en 2015 avec les ex-rebelles séparatistes du Nord, le pays reste en proie aux violences des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI), aux tensions intercommunautaires, fomentées ou attisées par ces mêmes djihadistes, et aux trafics de toutes sortes. L’autorité de l’Etat ne s’exerce plus que sur des parties du vaste territoire./////////////.

Main tendue/////////////.

Les violences parties du nord du Mali en 2012 se sont propagées au centre du pays, ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso voisins./////////////.

Depuis que des groupes armés se proclamant djihadistes pour certains y ont pris pied en 2015, le centre du Mali est le théâtre d’exactions en tous genres: attaques contre le peu qu’il reste de l’Etat, massacres de villageois, règlements de comptes et actes crapuleux./////////////.

Ces groupes, au premier rang desquels la katiba Macina du prédicateur peul Amadou Koufa, affiliée à Al-Qaïda, ont prospéré sur les anciens antagonismes liés à la terre, entre éleveurs et agriculteurs, entre ethnies et au sein même de ces communautés./////////////.

La katiba Macina recrute largement parmi les Peuls, tandis que les ethnies Bambara et Dogon ont créé leurs propres “groupes d’autodéfense”./////////////.

L’Etat malien tente tant bien que mal, avec le soutien de ses alliés, de mener de front le combat militaire et l’action politique, indispensable à une sortie de crise de l’avis général./////////////.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta est cependant confronté à une sérieuse contestation intérieure depuis les législatives de mars-avril, à un moment délicat de l’engagement international au Sahel./////////////.

Il a tendu la main dimanche à la coalition hétéroclite de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile qui a fait descendre dans la rue des dizaines de Maliens le 5 juin pour réclamer sa démission, et qui appelle à nouveau à manifester vendredi./////////////.

Devant la dégradation de la situation sécuritaire, le président malien a reconnu en février chercher à dialoguer avec certains djihadistes, rompant avec la ligne directrice suivie jusqu’alors officiellement. Rien n’est venu indiquer depuis lors que ces ouvertures se seraient concrétisées.

Avec L’Ouest France

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RCA : le MLPC salue le courage des FACA, et exige l’arrestation des chefs rebelles et de leur complice.

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), fidèle à ses idéaux de défense des intérêts du peuple centrafricain et de son aspiration profonde à vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de son territoire national, s’est toujours engagé aux côtés de notre peuple pour ce combat sans cesse renouvelé pour sa liberté, sa

C’est en considération de ces idéaux que le MLPC reste fidèle à son engagement et à son adhésion à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Paix de Khartoum et de Bangui du 6 Février 2019, afin de donner une chance à notre pays de retrouver durablement le chemin de la paix et de la sécurité dans le pays, afin de consacrer toute son énergie à la gigantesque et exaltante du développement.

Ce soutien à l’Accord de Paix nous fonde à exprimer légitimement notre déception quant à ses avancées réelles pour notre population, plus d’un an et demi après sa signature.

En effet, il est aujourd’hui évident pour tous que certains groupes armés bien connus, et pourtant signataires de ces Accords refusent volontairement de respecter les clauses de leurs engagements et continuent de semer la désolation et le désarroi au sein de la population civile centrafricaine, sans être inquiétés. Ces groupes armés se permettent même de publier des communiqués et autres déclarations pour se moquer littéralement du peuple centrafricain et de ses institutions.

C’est ainsi que depuis au moins deux mois, nous notons une recrudescence des attaques comme celles perpétrées à Ndélé puis à Obo et Kaga-Bandoro, et enfin à

 

Bouar. Il faut souligner qu’au cours de ces différentes attaques, ce sont des femmes, des enfants, des vieillards, et des civils innocents qui perdent la vie, tandis que beaucoup d’autres sont blessés.

Face à cette situation désastreuse générale du peuple centrafricain, le MLPC :

  • condamne fermement les auteurs, co-auteurs et complices de ces crimes contre le peuple centrafricain, et exige leurs arrestations et leur traduction en justice ;

-partage la douleur des familles durement éprouvées ;

-salue le courage et l’engagement de nos Forces Armées Centrafricaines (F AC A) et de nos Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à faire face à l’ennemi lors de ces différentes attaques, et notamment à Obo et à Bouar ;

  • félicite et encourage nos vaillantes Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à continuer à défendre le peuple centrafricain, leurs biens et l’intégrité de notre territoire comme elles ont su le démontrer à Obo et à Bouar;
  • félicite et encourage la Cour Pénale Spéciale et les juridictions nationales à poursuivre et à amplifier les enquêtes sur les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes contre les populations civiles, y compris les enquêtes sur leurs réseaux de soutien nationaux et extérieurs ;
  • demande à nouveau la levée totale de l’embargo sur les amies imposé à notre pays ;
  • exhorte le Gouvernement Centrafricain et les partenaires multilatéraux à mobiliser et à fournir les moyens adéquats de travail à nos Forces nationales ;
  • demande à la Minusca, à l’Union Africaine et à la CEEAC, ainsi qu’à tous les garants et facilitateurs d’appliquer sans atermoiements et dans toute sa rigueur les sanctions prévues contre tous ceux qui violent les dispositions de l’Accord et qui compromettent impunément la paix et la sécurité de la République Centrafricaine et de sa population.

 

 

  • interpelle les pays frères et voisins pour qu’ils intensifient les actions de surveillance et de démantèlement des réseaux d’approvisionnement en armes et munitions des groupes armés qui sévissent dans notre pays,
  • Invite tous les militants à observer strictement les mesures barrières contre le Covid 19 édictées par le Gouvernement.

Fait à Bangui, le 15 Juin 2020

Pour le Bureau politique

incursions de soldats étrangers dans plusieurs provinces de l’est —

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RDC: incursions de soldats étrangers dans plusieurs provinces de l’est —

Bangui ( République centrafricaine ) – La dernière incursion a eu lieu mercredi dans la chefferie de Kakwa, située à la frontière avec le Soudan du Soudan, dans la province de l’Ituri, a-t-il précisé.

Les soldats de l’armée régulière sud-soudanaise « brûlent des maisons, pillent les biens de la population (vaches, motos…) » dans une zone où les militaires congolais ne sont présents qu’en nombre réduit, selon lui./////////////.

Plus au sud, dans la région voisine des deux Kivu, la présence des armées rwandaise et burundaise « a été constatée » au courant du mois d’avril, a écrit le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) dans son rapport mensuel publié vendredi./////////////.

Dans le Nord-Kivu, l’armée rwandaise « a participé à la traque des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR-Foca), conjointement avec l’armée congolaise »./////////////.

L’armée du Burundi est quant à elle intervenue au Sud-Kivu, « pour traquer les rébellions burundaises, notamment la Résistance pour un État de droit (RED-Tabara) avec l’appui d’autres groupes locaux », selon le KST./////////////.

« Il semble que l’objectif était de se prémunir contre les rébellions burundaises présentes au Sud-Kivu, notamment avant la présidentielle du 20 mai », au Burundi./////////////.

Le KST affirme s’appuyer sur « un réseau de chercheurs » et vérifier ces informations « avec de multiples sources fiables »./////////////.

Les rumeurs persistantes d’incursions de militaires rwandais sur le sol congolais n’ont jamais été confirmées par les autorités de Kinshasa./////////////.

Fin avril, le président rwandais Paul Kagame les avait démenties lors d’une conférence de presse à Kigali./////////////.

Le rapport du KST fait aussi état de « 85 meurtres de civils par des acteurs armés » en avril, dans les Kivu.

Avec Lalibre.be

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RCA : 3 présumés rebelles de 3R arrêtés à Bozoum, 4 jours après, le doute persiste.

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Les éleveurs Mbororos. Image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique

 

Bozoum, République centrafricaine, 15 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) | Dans la nuit du mercredi à jeudi 11 juin, de folles rumeurs d’une prétendue attaque imminente des rebelles de 3R sur la ville de Bozoum faisaient paniquer les populations locales. Quelques heures plus tard, dans la matinée du jeudi, on apprend l’arrestation de trois présumés rebelles par les forces de l’ordre. Interrogés par le procureur de Bozoum, ils ont été transférés à la brigade territoriale de la gendarmerie. Quatre jours plus tard, le doute persiste sérieusement autour des identités réelles de ces trois suspects. Sont-ils réellement des rebelles ou de simples citoyens  ?

 

Mercredi 10 juin, vers 18h30, deux habitants de Bozoum arrivent au domicile de notre correspondant sur place pour lui alerter que les 3R seraient prêts à attaquer la ville. Effectivement, la nouvelle commence à circuler à peu près en ces termes, si bien que le silence tombe  peu à peu sur la ville, signe de la peur des gens. Certaines personnes ont pris le chemin de la brousse, mais dans l’ensemble les familles sont restées à la maison. Cette nuit, rien n’arrive, heureusement.

Le lendemain, jeudi  dans la matinée, on nous explique que trois sujets d’ethnie peule avaient étés aperçus proches de la sortie est de

la ville. Ils ne savaient pas s’exprimer en sango. Les policiers présents à la barrière les ont arrêtés. Quelques heures plus tard, le procureur les ont interrogés, et dans leurs appareils portables, il y aurait des photos qui capturent les trois sujets armes à la main, ce qui les fait soupçonner appartenir aux 3R.

Or, certains habitants de Bozoum, interrogés par CNC, ont indiqué que les trois suspects faisaient partie des groupes de Mbororo qui sont revenus récemment aux alentours de Bozoum pour s’y établir. Sont-ils réellement des rebelles ?

Difficile de le savoir, car depuis la semaine dernière, c’est la psychose qui gagne la ville. À chaque fois qu’on voit un sujet peul venir faire ses courses au marché central, on crie sur lui, on l’insulte, alors que les Peuls ne sont pas tous des rebelles. Ils sont aussi souvent des victimes de 3R.

 

Copyright2020CNC

RCA : vive tension entre les 3R et les habitants du village Yamassoré.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/un-village-dans-lOuham-pendé-par-corbeaunews-elien-450×337.jpg” alt=”Image du CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />
Image du CNC / CopyrightCNC

 

Bozoum, République centrafricaine, 15 juin 2020 (CNC) | Le village Yamassoré, situé à 46 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé,  est sous tension depuis 48 heures. Les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui se sont installés depuis près d’une semaine dans les parages, sont en conflit permanent avec les riverains qui menacent de les dégager de force.

 

Au début de la semaine dernière, des dizaines des  combattants rebelles de 3R en provenance de la sous-préfecture de Gaulle  se sont installés à 46 kilomètres de Bozoum, au village Yamassoré sur l’axe Bouar. En plus de faire paniquer tous les villages environnants, les rebelles agressent les automobilistes sur la route, sans compter les vols et les prises d’otage des éleveurs peuls. Ce qui n’arrange pas les habitants de Yamassoré qui voient derrière ces actes criminels perpétrés par le 3R une volonté d’isoler leur village. En plus, le vendredi dernier, les rebelles ont pris en otage un boucher de Bozoum et son patron qui sont venus acheter du bœuf dans le secteur. Ils exigent désormais le versement d’une rançon avant leur libération.

Frappés de stupeur, les jeunes autochtones de Yamassoré se sont constitués en autodéfense pour se défendre au cas où les rebelles attaquent véritablement leur village.

On ignore ce qui va se passer d’ici la fin de cette semaine. Mais d’ores et déjà, des fusils artisanaux commencent à sortir de partout, et même des renforts arrivent des localités voisines.

Affaire à suivre.

 

Copyright2020CNC

Des djihadistes attaquent une ville garnison nigériane

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Des djihadistes attaquent une ville garnison nigériane

Bangui ( République centrafricaine ) – Des militants islamistes ont attaqué une ville de garnison stratégique dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria.

Les habitants disent qu’au moins six personnes ont été tuées, dont des soldats et des civils./////////////.

Selon certains médias, le nombre de morts serait plus élevé./////////////.

Les djihadistes auraient pris d’assaut la ville de Monguno samedi vers midi, heure locale, en tirant des fusils et des grenades propulsées par fusée, et en attaquant les troupes gouvernementales./////////////.

Une branche de Boko Haram, connue sous le nom d’État islamique de la province d’Afrique de l’Ouest (Iswap), a déclaré être à l’origine de l’attaque./////////////.

Plus de 100 000 habitants de la ville sont des personnes qui ont été déplacées de leurs foyers par le conflit qui dure depuis dix ans dans la région.

Avec BBC Afrique

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Au Liban, la contestation ne faiblit pas

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Au Liban, la contestation ne faiblit pas

Bangui ( République centrafricaine ) – La livre libanaise est en chute libre face au dollar. Le chômage touche plus de 35 % de la population active et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté La promesse des autorités libanaises d’injecter des dollars pour tenter d’enrayer la dépréciation de la monnaie nationale n’a pas rassuré. Le climat est même particulièrement tendu, marqué par la défiance de la population envers le gouvernement. De nouvelles manifestations ont en effet eu lieu vendredi soir dans plusieurs villes contre l’attentisme des pouvoirs publics face au naufrage économique du pays.

« Révolution, révolution »/////////////.

A Tripoli, la grande ville du nord du Liban, l’armée a ainsi dispersé sur la place principale des centaines de manifestants qui criaient « révolution, révolution ». Des protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les militaires, et endommagé des façades de magasins et banques. Les soldats ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Dans le centre de Beyrouth, des dizaines de jeunes ont aussi mis le feu à des magasins. « Nous aussi à Dahiyeh, nous avons faim (…) Nous commençons à ne plus pouvoir acheter de pain », a affirmé Mehanna, 25 ans, habitant d’un fief du Hezbollah dans le sud de la capitale./////////////.

L’effondrement progressif de la livre libanaise s’est accompagné d’une explosion de l’inflation, sans oublier les fermetures de commerces et les licenciements massifs, une crise aggravée par les mesures de confinement adoptées pendant deux mois face au coronavirus. L’enlisement économique, ajouté à une pénurie de dollars monnaie utilisée couramment au Liban, a été un des catalyseurs d’un soulèvement inédit, déclenché en octobre 2019 pour dénoncer une classe politique quasi inchangée depuis des décennies./////////////.

Pour réponse, lors d’une « réunion urgente » du gouvernement, le président Michel Aoun a annoncé la mise en place d’un mécanisme pour assurer « l’injection de dollars sur le marché par la Banque du Liban ». Le chef du Parlement Nabih Berri a évoqué des mesures adoptées pour ramener le taux de change sous les 4.000 livres pour un dollar. Des annonces similaires avaient été faites fin mai par les autorités mais sont restées sans effet. La livre libanaise s’échangeait depuis jeudi à un taux historique de 5.000 livres pour un dollar, selon des changeurs, alors que le taux fixé par leur syndicat est censé ne pas dépasser les 4.000 livres. Vendredi soir, elle s’échangeait à moins de 4.500 livres./////////////.

Le Hezbollah à la manœuvre/////////////.

« Il est impossible pour le dollar ou toute autre monnaie de bondir à ce point en quelques heures », a souligné Michel Aoun, évoquant un « complot ». Officiellement, la livre libanaise est indexée depuis 1997 sur le billet vert au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar./////////////.

Dans un Liban habitué aux tiraillements entre partis, des observateurs s’interrogent sur le jeu politique en coulisse. Le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, est engagé dans un bras de fer inédit avec le gouvernement et, selon des experts, le puissant mouvement chiite armé Hezbollah, qui domine la politique, cherche à l’évincer. Le gouverneur de la Banque centrale est critiqué par les manifestants pour des politiques financières qui ont favorisé un endettement excessif de l’Etat, au profit, disent-ils, des politiciens et des banques./////////////.

La crise actuelle est la plus grave depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Le chômage touche plus de 35 % de la population active et plus de 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon le ministère des Finances. Les autorités négocient avec le Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer des aides financières, dont le pays dépend pour enclencher sa relance économique. Mais cette aide est conditionnée à l’adoption de réformes longtemps ignorées par les autorités.

Avec AFP

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RCA : Bambari, les FACA exigent le départ des mercenaires russes de leur base.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />

 

Bambari (Corbeaunews-Centrafrique – Les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), quelques heures après leur bagarre avec les mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, exigent désormais de leur hiérarchie le « départ immédiat et sans condition » de ces derniers de leur base de Bambari. La tension est toujours palpable entre les belligérants, et chacun se campe sur sa position.

 

Vendredi 12 juin, vers 17h40, une violente altercation s’est éclatée entre les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner.

Selon les premiers éléments d’information obtenus sur le lieu de l’incident, les militaires centrafricains  n’ont pas du tout apprécié que les mercenaires russes exigent de leur part une marque de subordination (salut militaire) quand ils les croisent partout.

« Ce sont des civils. Ils ne sont pas des militaires, et ils veulent nous faire croire qu’ils sont des officiers de l’armée russe. À ce titre, ils nous exigent du respect et de subordination militaire », soupire un soldat FACA détaché à Bambari.

« Quand on croise un soldat de la Minusca, on remarque immédiatement si c’est un officier ou un sous-officier. Là, on sait que c’est un soldat. Or, avec les mercenaires russes, on ne voit jamais leur grade, mais ils nous exigent des saluts militaires de subordination », réagit un autre militaire centrafricain. Depuis hier, les FACA sont fermes sur leur position vis-à-vis des mercenaires russes : « Ils doivent quitter notre base. Sinon », ont-ils réagit.

Cette frustration des militaires centrafricains vis-à-vis des mercenaires russes à Bambari n’est malheureusement pas un fait isolé.

Souvenez-vous, l’année dernière, à Nola, dans la Sangha-Mbaéré, un adjudant de l’armée nationale a failli se bagarrer avec un autre mercenaire russe à cause d’un salut militaire de subordination auquel le mercenaire ne cesse de lui exiger une fois qu’il le croise.

En janvier 2018, une première cargaison d’armes russes destinée à l’équipement des forces armées centrafricaines est arrivée en République centrafricaine, accompagnée des instructeurs  mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner. Ces derniers sont déployés dans plusieurs villes du pays, et partagent la même base avec les FACA.

 

Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC

RCA : à qui profitent les crimes de 3R dans l’Ouham-Péndé et la Nana-Mambéré  ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/combattants-de-la-Seleka-Centrafrique-Seléka-1-450×301.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC” width=”450″ height=”301″ />
Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – alors que le mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation)  multiplie des attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité (Fds) dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les vraies raisons de ce regain brusque de tension dans cette partie de la République centrafricaine. Qui manigance avec qui ? À qui profite le crime ?

 

Comme nous l’avions annoncé depuis plusieurs mois, les attaques de 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé ne sont pas une surprise pour les habitants locale. Elles ont été malheureusement bien préparées par ses auteurs.

D’abord, le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, logé, soigné et nourri avec l’argent des contribuables centrafricains, a pu s’éclipser miraculeusement du cortège du ministre de la Sécurité publique pour faire son grand retour dans le maquis le 14 mai dernier. Immédiatement, ses hommes, lourdement armés,  se sont dirigés vers la commune de Besson, puis de Koundé pour désarmer de force les gendarmes centrafricains basés dans ces localités frontalières.

Et ce n’est pas tout. Le lendemain, ses hommes ont envahi et terrorisé les populations de plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé avant d’attaquer simultanément,  ce mardi 9 juin, la base des USMS à Bouar puis celle de la Minusca à Pougole. Comme si cela ne suffisait pas, depuis mercredi soir, des rumeurs font état de la présence des rebelles de 3R à quelques kilomètres de Bozoum, faisant paniquer la ville toute entière. Mais les Centrafricains, très vigilants depuis la dernière crise qui a secoué leur pays depuis 2012,  ne sont plus dupes pour croire à un  simple acte crapuleux du chef rebelle  Abass Sidiki à quelques mois des élections. D’après eux, les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré constituent déjà presque la moitié de l’électorat centrafricain. Et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, très impopulaire dans le pays tout entier, et probable candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle annoncée pour décembre 2020, à un grand intérêt à signer un deal avec le 3R, seul puissant groupe armé du Nord-ouest pour que les troubles persistent dans ces régions martyrs de la République centrafricaine afin d’empêcher

Les populations locales à s’inscrire massivement sur la liste électorale dont les activités démarrent dans quelques semaines.

Affaire à suivre…

 

Gervais Lenga

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COVID-19 :  La Chine fournit de nouveau un don des kits sanitaires à la République Centrafricaine

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Déchargement de dons dans le cargot chinois sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko. Image de la Renaissance.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique)-La République populaire de Chine continue de soutenir la République Centrafricaine dans la lutte contre la pandémie à Coronavirus. Elle a encore fait un don important des matériels sanitaires devant aider les autorités nationales à freiner la propagation de cette maladie qui prend une vitesse exponentielle dans le pays. Ces kits sanitaires ont été réceptionnés le jeudi 11 juin 2020 à l’aéroport Bangui M’poko par une forte délégation dont le Président de la République, Faustin Archange Touadera et l’Ambassadeur de la Chine en RCA, Chen Dong.

 

L’appui de la République populaire de Chine au gouvernement centrafricain dans la lutte acharnée contre cette maladie dangereuse  qui continue de décimer le monde entier est loin d’être terminé. Ce pays ami de longue date de la Centrafrique a encore marqué sa solidarité vis-à-vis des centrafricains dans ce moment difficile en fournissant des dons en kits médicaux.

Chen Dong, ambassadeur de la populaire de la Chine en RCA a précisé que ce deuxième lot des matériels sanitaires envoyés par cet avion militaire chinois est composé de : « 15000 masques ; 150000 cache-nez chirurgicaux ; 5000 combinaisons ; 7000 masques de protection ; 7000 gants et 3000 surbottes. A cela s’ajoute 30000 kits de test dont 10000 sont offerts par l’ambassade de Chine en Centrafrique en partenariat avec l’OMS », a-t-il annoncé.

Les partenaires chinois impliqués dans la fourniture de ces dons composés des kits sanitaires  sont entre autres, la société Gezhouta, chargé du projet de la construction du barrage hydroélectrique de Boali 2 ainsi que le 11ème bureau du Groupe China Railwiay, adjudicateur de la réhabilitation de l’aéroport Bangui M’poko.

Le ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération, Félix Moloua, dans son allocution de la circonstance a réaffirmé que ce lot des matériels sanitaires offerts gracieusement par le gouvernement chinois tombe à point nommé pour renforcer les actions déjà contenues dans le plan de riposte au COVID-19 au moment où la pandémie s’est véritablement installée en République Centrafricaine.

Le geste chinois arrive à point nommé car la République Centrafricaine était à quelques jours seulement de la rupture de kits de dépistage. A ce jour, la RCA enregistre 13 nouveaux cas de COVID- 19 confirmés le 11 juin sur le territoire centrafricain. En nombre total de cas confirmés est de 2057 dont 363 guéris et 07 décès parmi lesquels 05 en milieu hospitalier et 02 en milieu extra hospitalier.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE 

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CENTRAFRIQUE : LES RECOMMANDATIONS AMBIGUËS DÉRIVANT DE L’AVIS DÉFAVORABLE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE SUR LE TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La crise sanitaire née de la pandémie du coronavirus qui a fait des ravages à travers le monde était considérée par le pouvoir comme un alibi pour perturber le cycle électoral en Centrafrique. La Cour constitutionnelle était ainsi saisi pour avis sur la proposition de certains députés de la majorité présidentielle pour modifier et compléter certains articles rigides qui constituent des verrous de la constitution du 30 mars 2016 en vue de proroger le mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel. Après plusieurs hésitations, tâtonnements procéduraux, et au delà de pressions tous azimuts le haut conseil des sages a tranché avec un courage à saluer avec réserve une rigueur intellectuelle et morale.

 

A travers l’avis n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif

à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016, la Cour a émis des avis suivants : d’abord elle rejette la proposition de modification de la constitution, ensuite elle recommande la nécessité impérieuse d’une concertation politique inclusive pour parer l’éventuel vide constitutionnel, enfin elle prohibe l’éventualité d’une transition politique et démocratique comme une possible solution. A ce stade, il urge de souligner à titre de rappel les missions de la Cour constitutionnelle définies par l’article 95 de la constitution en vigueur.

En effet, cet article énonce de façon succincte une huitaine de missions énumérées comme suit : Juger de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires; connaître des contentieux électoraux; veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; recevoir le serment du président de la république élu; trancher les défauts de compétences; constater les défauts de promulgation des lois; interpréter la constitution; donner des avis sur les projets ou propositions de révision constitutionnelle et la procédure référendaire; recevoir les déclarations de patrimoine.

Nulle part, ces missions constitutionnelles n’évoquent l’imposition d’une concertation politique ni la prohibition systématique d’une transition politique. On comprend finalement en filigrane qu’il ne s’agit nullement d’une injonction quelconque de la Cour constitutionnelle mais d’un simple avis, recommandation ou orientation et qu’il revient de droit aux forces vives de la nation de trancher de façon consensuelle au moment opportun.

Rassuré par cette précision qui écarte tout risque de confusion, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi la Cour constitutionnelle prône la concertation politique inclusive des forces vives de la nation au détriment d’une transition politique ? Dans les deux cas, qui exercera les fonctions du président de la république et selon quelles modalités ? S’agissant de la concertation politique, cette dernière aboutit-elle toujours à un accord consensuel ? Que se passera t-il en cas d’absence de compromis au delà du délai constitutionnel ?

Sachant par le passé que nous avons toujours des difficultés à élaborer une décision collective, consensuelle exempt d’intérêts partisans, cette phase ne sera t-elle pas une perspective de crise en gestation ?

Nous estimons avec une certaine croyance biblique qu’au delà de ce qui précède, les forces vives de la nation sauront lors des différents échanges poser les bonnes questions, définir les conditions de transparence et de confiance mutuelle en vue de conserver nos acquis démocratiques troqués au prix du sang d’un peuple meurtri.

Pour finir, nous tenons à affirmer que ces simples recommandations hors des huitaines de missions définies par l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016 n’ont juridiquement aucune force probante et ne sont nullement pas imposables aux pouvoirs publics, aux autorités administratives et juridictionnelles ainsi qu’à toute personne physique ou morale.

Ainsi pour l’intérêt supérieur de la nation… la sagesse triomphera.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 12 juin 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel :

0666830062.

Plus d’un enfant sur deux sont obligés de travailler en Centrafrique

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Plus d’un enfant sur deux sont obligés de travailler en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le point sur la rca où de nombreux mineurs sont obligés de travailler à cause de la pauvreté.

Selon l’Onu, dans le monde, 151 millions de filles et de garçons âgés de cinq à dix-sept ans travaillent. 70 % d’entre eux travaillent dans l’agriculture, notamment dans l’élevage, la sylviculture, la pêche et l’aquaculture./////////////.

En République centrafricaine, 57% des enfants sont obligés de travailler, selon les dernières statistiques de l’Unicef. La pauvreté reste la principale cause de ce fort taux de travail chez les mineurs./////////////.

Vendeur d’eau glacée à 13 ans/////////////.

A 20h, Ousmane, jeune vendeur ambulant est encore au bord de la route cherchant à vider le stock de l’eau glacée remis par sa mère. “Je vends de l’eau fraîche, j’ai 13 ans”, confie-t-il. /////////////.

Les revenus du travail d’Ousmane permettent d’alimenter la maison. Tout comme cet enfant, des milliers d’enfants centrafricains sont confrontés à cette rude épreuve nuit et jour./////////////.

Selon Elvis Namkoïsse, Chargé de programmes à l’ONG Femme, Homme, Action+, les enfants voient leurs droits foulés au pied en Centrafrique./////////////.

“Les enfants sont devenus une main d’œuvre pour les parents. Ce sont les enfants qui vont au marché vendre pour ramener quelques revenus à la maison. Les enfants sont devenus une main d’œuvre dans les chantiers miniers. Ils ont abandonné les salles de classe au profit de l’or et du diamant qu’ils ramènent aux parents. Ajouter à cela les enfants qui sont enrôlés dans des groupes armés et qui sont exploités sur différents rôles, surtout les filles qui sont devenues des objets sexuels alors que leur âge ne le permet pas.”/////////////.

Les enfants ont le droit de s’épanouir/////////////.

Manque de structures adaptées/////////////.

Face à cela, les autorités ont pris des mesures pour garantir une meilleure protection aux enfants, mais sans grand succès./////////////.

“Toute une batterie de textes. Plus récemment encore, il y a eu un document beaucoup plus important, je veux parler du code de protection de l’enfant qui a pris des dispositions pour protéger l’enfant dans toutes les circonstances, c’est-à-dire en éducation, en situation de contact avec la justice, en situation par exemple d’enrôlement et les enfants qui vivent dans la rue.”, explique Eloi Sylvestre Betindji, directeur de l’insertion et de la réinsertion sociale au ministère de la Promotion de la famille./////////////.

Il ajoute cependant que “ce qui est un peu malheureux est que nous n’avons pas d’assez de structures spécifiques pour l’encadrement ou le recadrage afin de favoriser la réinsertion des enfants qui sont en situation difficile”./////////////.

De manière générale, la situation des enfants en RCA reste très critique du fait de la persistance des violences armées./////////////.

Un tiers des enfants sont en situation de déscolarisation. Plus de la moitié des enfants sont contraints de travailler pour subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.

Avec DW français

Les Nigérians célèbrent 21 ans de transfert pacifique du pouvoir

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Les Nigérians célèbrent 21 ans de transfert pacifique du pouvoir

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Nigeria a célébré vendredi 21 ans de gouvernance civile ininterrompue, une occasion saluée par le président Muhammadu Buhari dans un discours télévisé.

Democracy Day (Journée de la démocratie) est un jour férié dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Initialement célébrée le 29 mai, la fête a été changée au 12 juin il y a deux ans par le président Buhari./////////////.

Le président a commencé son discours par la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus. Il a appelé tous les Nigérians à continuer à appuyer les efforts déployés pour freiner la propagation de la maladie COVID-19. “Le Nigeria a déjà survécu à de nombreuses crises et en est sorti plus fort. Je reste convaincu que par la grâce de Dieu, nous surmonterons celle-ci et en sortirons encore plus forts et plus déterminés”, a-t-il déclaré./////////////.

Le chef de l’État a également abordé la diversification de l’économie, la lutte contre la corruption, les investissements dans l’agriculture et les transports./////////////.

Le thème de la sécurité a également été évoqué, en particulier la lutte contre les insurgés de Boko Haram et d’autres éléments criminels. “J’exhorte les gouvernements des États et les autorités locales afin qu’ils outillent leurs services de renseignement dans le but d’annihiler toute attaque planifiée”, a déclaré le président./////////////.

Democracy Day est une fête hautement symbolique au Nigeria./////////////.

Après l’indépendance en 1960, le pays a traversé une période tumultueuse marquée par des coups d’état et de contre-coups sanglants. En fait, M. Buhari, aujourd’hui âgé de 77 ans, était autrefois lui-même à la tête d’une junte arrivée au pouvoir par coup d’état en 1983./////////////.

Il a fallu attendre 1999 pour que tout cela prenne fin, après l’élection d’Olusegun Obasanjo – lui-même ancien dirigeant d’une junte. Depuis, les Nigérians sont tombés amoureux de la pratique du transfert pacifique du pouvoir./////////////.

Mais tous les Nigérians ne fêtaient pas ce vendredi./////////////.

Sur le réseau social Twitter, certains ont lancé le hashtag #BuhariHasFailed (Buhari a échoué) pour demander au président de démissionner. Beaucoup ont fait remarquer, coupures de journaux à l’appui, que le président actuel avait lui-même exigé la démission de son prédécesseur, l’ancien président Goodluck Jonathan, à cause de la menace persistante de Boko Haram.

Avec AFP/VOA

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 Alerte info : violente bagarre entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Bambari

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

 

Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – vendredi 12 juin, vers 17h40, une violente bagarre s’est éclatée entre les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les Mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner.

 

On ignore les vraies raisons de cette musclée altercation, mais les deux belligérants se sont frappés avec des coups de poings et des pieds, sans faire recours à leur arme d’assaut.

Le chef du groupement   de la gendarmerie de Bambari est présentement sur le lieu de l’incident pour engager des pourparlers avec les belligérants.

Rappelons que depuis leur déploiement dans la ville de Bambari, les mercenaires russes partagent la même base avec les soldats FACA.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

Justice. Ali Kushayb, puissant chef milicien soudanais, est transféré à la CPI après treize ans de cavale

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Justice. Ali Kushayb, puissant chef milicien soudanais, est transféré à la CPI après treize ans de cavale

Bangui ( République centrafricaine ) – Cela faisait treize ans qu’Ali Kushayb échappait à la justice internationale. En toute discrétion, mardi 9 juin, cet homme soupçonné de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour entre 2003 et 2004 a embarqué dans un avion à l’aéroport de Bangui, en Centrafrique, direction La Haye.

“Mettant fin à des jours de fortes rumeurs, la Cour pénale internationale a confirmé qu’un des plus importants suspects de crimes au Darfour était dans ses prisons. Elle a révélé qu’Ali Kushayb, qui est considéré comme l’un des chefs des milices janjawids au Darfour, s’était rendu volontairement en République centrafricaine”, à Birao, dimanche 7 juin, écrit Sudan Tribune. Ali Kushayb fait face à 22 chefs d’inculpation pour crimes de guerre et 28 pour crimes contre l’humanité, poursuit le média soudanais./////////////.

Durant la guerre au Darfour (région de l’ouest du pays), qui a opposé le gouvernement d’Omar Al-Bachir à une rébellion, Ali Kushayb était l’un des chefs de milices janjawids les plus puissants et les plus craints. Chargé de mener la répression sur le terrain, il était à la tête de plusieurs milliers d’hommes. Le conflit a fait quelque 300 000 morts selon le bilan des Nations unies et environ trois millions de déplacés./////////////.

De la chute d’Al-Bachir à la fuite d’Ali Kushayb/////////////.

En 2007, la CPI délivre un mandat d’arrêt à son encontre. Mais alors que le président du pays, Omar Al-Bachir, lui-même poursuivi par la Cour, a tenu tête à la justice internationale jusqu’à sa chute, pas question pour le Soudan d’extrader un de ses plus importants hommes de main. Les autorités décident néanmoins de l’arrêter, la même année. Mais il est relâché sans qu’un procès ne soit jamais organisé. Quelques années plus tard, en 2013, le nom d’Ali Kushayb est à nouveau entaché d’accusations de crimes./////////////.

Depuis lors, “Kushayb vivait à Rahad El-Berdi, dans le sud du Darfour. Mais en février dernier, craignant une arrestation de la part des autorités de transition soudanaises – qui sont arrivées au pouvoir après la chute d’Omar Al-Bachir –, il a fui de l’autre côté de la frontière pour trouver refuge avec certains de ses hommes en Centrafrique”, explique The Guardian./////////////.

La chute de l’ancien président Omar Al-Bachir, il y a un peu plus d’un an, semble avoir été fatale à celui qui était l’un de ses complices. Dans un communiqué diffusé le 9 juin, la CPI demande au Soudan de ne pas s’arrêter là et de livrer tous les anciens responsables du pays soupçonnés de crimes graves. Au premier rang desquels Omar Al-Bachir lui-même.

Corbeaunews-Centrafrique

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RCA : l’union européenne condamne fermement les récentes attaques par des éléments armés dans le Nord-Ouest du pays

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Bangui, le 11 juin 2020

 

L’Union européenne (UE) s’associe au Gouvernement centrafricain, à l’Union africaine (UA) et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale – garants de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA et à la Minusca pour condamner fermement les récentes attaques par des éléments armés dans le Nord-Ouest du pays et plus particulièrement contre le camp des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) à Bouar.

L’UE présente ses condoléances au Gouvernement pour le décès d’un élément de la gendarmerie nationale et souhaite un prompt rétablissement aux membres des USMS blessés pendant les attaques. L’UE félicite les forces de défense et de sécurité centrafricaines pour les actions entreprises sous l’autorité du Gouvernement, visant à établir les responsabilités de ces attaques et à traduire leurs auteurs en justice.

L’UE réaffirme à cet égard son engagement à appuyer le Gouvernement et l’UA dans la mise en œuvre des USMS et encourage le Gouvernement, les forces de défense et de sécurité ainsi que les groupes armés signataires à accélérer le processus de désarmement et de démobilisation, et à poursuivre l’opérationnalisation des USMS.

L’UE continuera de soutenir les autorités centrafricaines et les forces vives dans le processus de retour de la paix et de la sécurité et dans la promotion de la réconciliation, de la justice et du développement.

 

Alerte info : attaque imminente des 3R sur Bozoum, la population apeurée.

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Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’ouham-Pendé.

 

Bozoum (Corbeaunews-Centrafrique) – Ils sont déjà signalés à moins de 10 kilomètres de la ville. Depuis cette nuit, c’est la panique qui s’empare de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations, apeurées, sont en train de quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs, et les rues sont quasiment désertes.

 

Depuis 48 heures, la menace d’attaque de la ville de Bozoum par les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) est bien réelle.

Alors que dans la nuit du mercredi à jeudi 11 juin, des rumeurs faisaient état de la présence des nombreux combattants rebelles de 3R lourdement armés à 40 kilomètres de la ville de Bozoum au village Songho sur l’axe Bocaranga. Cette nuit encore, on nous signale qu’ils seraient désormais à la porte de la ville, précisément à moins de 10 kilomètres alors que quelques heures plutôt, 3 présumés combattants de 3R ont été arrêtés à proximité du marché de Bozoum par les soldats FACA, et transférés à la gendarmerie quelques heures plus tard.

Les détails dans nos prochains articles.

Suivons de près l’évolution de la situation à Bozoum sur CNC.

 

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Tois policiers kényans arrêtés pour avoir traîné une femme derrière une moto

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Tois policiers kényans arrêtés pour avoir traîné une femme derrière une moto

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois policiers kényans ont été arrêtés jeudi après la diffusion devenue virale d’une vidéo sur laquelle on les voit traîner accrochée derrière une moto une femme en partie dénudée et molestée.

Sur cette vidéo d’une minute et demie, prise mercredi dans le sous-comté de Kuresoi South, au nord-ouest de Nairobi, on voit un agent de police conduisant une moto derrière laquelle la femme est attachée et traînée au sol, tandis qu’une autre personne la fouette. Son pantalon finit par glisser, la laissant à demi-vêtue./////////////.

La femme était accusée de s’être introduite dans la maison d’un agent de police, selon une source au sein de l’Autorité indépendante de contrôle de la police (IPOA)./////////////.

“Trois officiers ont été arrêtés hier”, a déclaré dans un communiqué la Direction des investigations criminelles. “Les suspects sont en garde à vue, participant aux investigations sur ce dossier”, ajoute-t-elle./////////////.

L’IPOA a également publié un communiqué confirmant qu’elle avait lancé une enquête./////////////.

Environ 200 personnes ont manifesté lundi dans le bidonville de Mathare à Nairobi pour protester contre les violences policières, dans un pays où elles ont déjà coûté la vie à 15 personnes depuis l’instauration d’un couvre-feu destiné à empêcher la propagation du nouveau coronavirus./////////////.

La police kényane est régulièrement accusée par les organisations de défense des droits humains d’utilisation excessive de la force et d’exécutions extrajudiciaires.

Avec AFP/VOA

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Trois militaires camerounais inculpés pour un massacre de civils en zone anglophone

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Trois militaires camerounais inculpés pour un massacre de civils en zone anglophone

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois militaires camerounais ont été inculpés de l’”assassinat” en février de civils, dont 10 enfants, dans la partie anglophone du Cameroun, un massacre qui avait déclenché un tollé international, contraignant le pouvoir à admettre la responsabilité de ses soldats, longtemps niée.

Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où vit l’essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s’estime marginalisée par la majorité francophone du pays./////////////.

L’armée avait initialement parlé d’un “malheureux accident” avant que Yaoundé n’admette mi-avril que 10 enfants et trois femmes avaient été tués le 14 février par des militaires épaulés par une milice de l’ethnie peule, dans le quartier de Ngarbuh du village de Ntumbo, dans la région du Nord-Ouest. /////////////.

Pour l’ONU, au moins 23 civils, dont 15 enfants –neuf de moins de 5 ans– et deux femmes enceintes avaient été tués./////////////.

Les trois soldats camerounais, arrêtés mi-avril, “ont été inculpés” notamment d’”assassinat”, a déclaré jeudi à l’AFP le porte-parole de l’armée, le colonel Cyrille Atonfack Guemo./////////////.

Deux mois durant, Yaoundé avait nié la tuerie, affirmant que cinq civils avaient péri à la suite de l’explosion de conteneurs de carburant, consécutive à des échanges de tirs entre des soldats et des “terroristes” séparatistes./////////////.

Le massacre avait provoqué un tollé international et notamment l’intervention de la France, alliée de Yaoundé et ancienne puissance coloniale: le président Emmanuel Macron avait dénoncé “des violences intolérables” et promis “de mettre le maximum de pression” sur le chef de l’Etat Paul Biya, au pouvoir depuis 37 ans, lequel avait ordonné une enquête./////////////.

Mi-avril, la présidence reconnaissait enfin que trois militaires “incontrôlés” et désobéissant aux ordres avaient tué, avec l’aide de supplétifs, 10 enfants et trois femmes, puis “tenté de masquer les faits par des incendies” avant de falsifier leurs rapports./////////////.

Ces deux soldats du rang et un sergent ont également été inculpés pour “violation de consignes” et “destruction et incendie”, a précisé jeudi le porte-parole de l’armée./////////////.

– Exactions des deux camps -/////////////.

“Nous nous félicitons de l’ouverture de cette enquête”, a réagi jeudi Ilaria Allegrozzi, chercheuse de l’ONG Human Rights Watch (HRW) pour le Cameroun./////////////.

“Cependant, nous pensons que tous les responsables de ces crimes odieux, y compris ceux qui se trouvent plus haut dans la chaîne de commandement, devraient être tenus responsables et punis de manière appropriée”, a-t-elle ajouté. /////////////.

“Nous ne sommes pas satisfaits”, renchérit Maximilienne Ngo Mbe, directrice du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac)./////////////.

Il faut “que les commanditaires de ce massacre soient entendus et traduits à la barre, aucun haut gradé de l’armée n’a été cité et, tant que les commanditaires ne sont pas inquiétés, l’impunité dans l’armée va se poursuivre”, s’inquiète-telle./////////////.

Selon HRW, citant des témoins, 10 à 15 militaires ont participé au massacre, notamment des éléments de l’unité d’élite du Bataillon d’intervention rapide (BIR)./////////////.

Ce drame a ému nombre de Camerounais, le célèbre bassiste Richard Bona a même rendu hommage aux victimes dans une chanson intitulée Ngarbuh./////////////.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. /////////////.

Les accusations d’exactions par l’armée se multiplient ces dernières années./////////////.

Début juin, également sous la pression des ONG, elle a reconnu la mort en détention de Samuel Wazizi, un journaliste anglophone arrêté dix mois auparavant, assurant qu’il avait été emporté par une septicémie deux semaines après son interpellation et l’accusant de travailler pour les séparatistes./////////////.

Des syndicats de journalistes camerounais, eux, affirment qu’il a succombé à des tortures./////////////.

Et il y a 11 mois, s’est ouvert à Yaoundé le procès de sept militaires accusés d’avoir exécuté en 2015 deux femmes et leurs deux bébés dans le Nord du pays, en proie à de nombreuses attaques jihadistes. Mais l’audience est sans cesse ajournée depuis./////////////.

A l’époque de ces assassinats, révélés par une vidéo, le gouvernement avait parlé de “fake news” et d’”horrible trucage”, avant de se rétracter et arrêter les sept militaires.

Avec AFP/VOA

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Une dizaine de soldats tués dans une attaque djihadiste en Côte d’Ivoire

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Une dizaine de soldats tués dans une attaque djihadiste en Côte d’Ivoire

Bangui ( République centrafricaine ) – Elle a eu lieu près de la frontière avec le Burkina Faso. C’est la première attaque djihadiste sur le sol ivoirien depuis l’attentat de Grand Bassam en 2016.

Cette attaque a visé une base militaire et a fait 12 morts dont 11 militaires et un gendarme selon des sources sécuritaires. Six soldats auraient également été blessés et deux autres seraient portés disparus. Un assaillant aurait aussi été tué et un autre blessé. /////////////.

L’attaque a eu lieu dans la zone de Kafolo, une petite ville frontalière avec le Burkina Faso. C’est la première attaque djihadiste sur le sol ivoirien depuis l’attentat de Grand Bassam en 2016 qui avait officiellement fait 19 morts. /////////////.

Pour Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique, les armées des deux pays, cette attaque était prévisible :

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 92  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 92 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 5 mois à 83 ans  . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  deux-mille quarante-quatre (2044) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 11 juin 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 11 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quatre-vingt-douze (92) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (58) et féminin (38). Leur tranche d’âge varie de 5 mois à 83 ans   . La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 10 juin 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que Les 92 cas sont tous à transmission locale et proviennent de Bangui(89), Bimbo (03).

Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces quatre-vingt-douze (92) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour deux-mille quarante-quatre (2044) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les deux-mille quarante-quatre (2044) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 360 sont guéris de leur maladie, et 07 décès dont 05 en milleu hospitalier et 02 en milieu extra hospitalier.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

La Centrafrique face au coronavirus : attention ! Le virus est parmi nous.

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Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Au départ, on parlait de la crise sanitaire. À l’arrivée, c’est la pandémie. Le nouveau coronavirus, apparu en Chine en décembre 2019 a déjà fait des nombreux morts et des malades  dans le monde entier, et la République centrafricaine n’est pas épargné de ce virus mortel. Au 6 juin, au moins 1570 cas ont été observés dans le pays, dont 5 morts et 23 guéris depuis le 14 mars 2020. Et pourtant, alors même que

le cas de contamination au Covid-19 ne cesse d’augmenter partout sur le territoire national, les Centrafricains continuent de vivre comme si de rien n’était, ou presque. Mais comment la Centrafrique  fera telle face à cette pandémie du Covid-19 ?

 

Ce que nous craignons tous en République centrafricaine se confirme au fil des jours, le nombre de cas avérés de Covid-19 ne cesse de grimper. Les autorités du pays, appuyées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la Minusca (mission des Nations unies en Centrafrique), l’UNFPA-rca, le PNUD, l’Union européenne, la Chine et d’autres partenaires nationaux et internationaux du pays, ont beaucoup œuvré en matière de préventions et consignes de vigilance auprès de la population depuis la découverte du premier cas sur le territoire national en mars dernier. Malheureusement, les structures font défaut pour une meilleure prise en charge des patients. À ce jour, le pays enregistre plus de 1700 cas avérés, 23 guéris et 5 décès.  Mais la pandémie semble prendre de l’ampleur sur l’ensemble du territoire national, et les autorités sanitaires du pays se confrontent de plus en plus à de multiples défis auxquels on peut citer le suivi et la prise en charge des patients. Beaucoup sont confinés chez eux, et leur suivi médical doit se faire à distance.

Or, sur le terrain, les patients du Covid-19ont confirmé à CNC depuis leur confinement à domicile, ils n’ont reçu aucun suivi médical, encore moins des traitements appropriés. En plus, certains ne se sont pas véritablement confinés, et  la plupart ne respectent les principes d’hygiène afin de limiter la propagation de la maladie.

Ce mercredi 10 juin, au centre-ville de Bangui, nous étions surpris de voir une malade du Covid-19, sur sa moto, en train de discuter avec les policiers de la circulation routière. Sans masques, la jeune dame parlait avec les policiers sans distanciation d’un mètre comme préconise le ministère de la Santé. On imagine déjà la suite dans les quartiers.

Joint au téléphone, un médecin confirme à CNC que la plupart des malades de Covid-19 « ne se sont pas confinés chez eux comme on leur avait recommandé. Même au téléphone, ils ne nous répondent même pas », soupire le médecin, avant d’ajouter que « beaucoup des personnes ressentant des symptômes liés au nouveau coronavirus ne se sont pas rendues dans les centres de soins pour se faire dépister ».

À ce titre, beaucoup se demandent comment la RCA va-t-elle faire face à la pandémie du Covid-19 sur son territoire. Mais attention, le virus est parmi nous.

 

Gisèle Moloma.

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Alerte info : menace d’attaque des 3R sur Bozoum, les populations sont en fuite, et la ville se vide.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/pancarte-de-bienvenue-à-Bozoum-dans-louham-pendé-par-mardochet-450×337.jpg” alt=”Biendenue à Bozoum” width=”450″ height=”337″ />
Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’ouham-Pendé.

 

Bozoum (Corbeaunews-Centrafrique) – depuis quelques minutes, la panique s’empare de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, située au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations sont en fuite, et les rebelles de 3R s’approchent dangereusement de la ville.

 

D’après des informations recoupées sur place, la présence d’un groupe des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) est signalée à 40 kilomètres de la ville de Bozoum, au village  Songho, situé sur l’axe Bocaranga .

Pour l’heure, c’est la débandade générale. Les populations sont en fuite pour se réfugier dans des localités voisines, et les soldats FACA sont en alerte partout dans la ville.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Dernières heures : Bouar, arrestation de deux présumés combattants rebelles de 3R par les soldats FACA.

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Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – L’information vient d’être confirmée à CNC par l’État major des armées de la région nord-ouest. Les deux présumés rebelles ont été arrêtés en possession de leur arme ce mercredi 10 juin vers 17 heures aux alentours de la ville de Bouar.

 

Selon la même source, le premier suspect aurait été intercepté à 14 kilomètres de Bouar sur l’axe Bozoum, tandis que le second se trouvait non loin de la base militaire Leclerc quand il a été arrêté avec son arme à la main. Transférés à Bouar, les deux suspects pourraient être retransférés sur Bangui dans les prochains jours, selon une source proche du dossier.

Rappelons que depuis matin, des rumeurs circulent partout à Wantiguira faisant échos de la présence à nouveau des rebelles de 3R lourdement armés aux alentours de la base des USMS. Par précaution, les habitants de cette localité ont été priés de quitter leur domicile, et des mesures de sécurité ont également été renforcées autour de la ville. Des checkpoints ont été érigés, et le contrôle de sécurité intensifié.

Pour l’heure, les soldats FACA continuent de ratisser les zones dans l’espoir de débusquer les assaillants.

 

Gervais Lenga

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L'un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.
L’un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.

 

un combattant rebelle de 3R arrêté par les faca le 10 juin 2020 à bouar par cnc
L’un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.

RCA : attaque de la base de la Minusca à Pougole par les 3R, 4 casques-bleus désarmés.

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Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

Paoua (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits dans la nuit du lundi à mardi 9 juin à Pougole, une localité située à une trentaine de kilomètres de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine. Deux soldats de la Minusca légèrement blessés, tandis que 4 autres ont été désarmés par les assaillants.

 

L’attaque semble être simultanée avec celle contre la base des USMS à Wantiguira, situé à 8 kilomètres à l’entrée de Bouar sur l’axe Baoro.

Selon le porte-parole de la Minusca, deux Casques bleus ont été blessés lors de l’affrontement avec les assaillants qui sont  formellement identifiés par les habitants de Pougole comme des combattants rebelles de 3R.

« https://twitter.com/un_car/status/1270712476640800768?s=21 »

Selon une source sécuritaire locale jointe au téléphone par la rédaction du CNC, les rebelles ont réussi également à désarmer quatre (4) casques-bleus de la Minusca.

Lors d’une conférence de presse ce mercredi 10 juin, le porte-parole de la Minusca a indiqué  qu’une concertation des garants de l’APPR-RCA avec le gouvernement sur cette double violation flagrante dudit accord de paix est en cours.

« https://twitter.com/un_car/status/1270708546808582144?s=21 »

 

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DERNIÈRES MINUTES : inquiétude au centre-ville de Bouar après les tirs d’un soldat Faca.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/monument-paix-ville-de-bouar-centrafrique-corbeaunews-450×424.jpg” alt=”Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC” width=”450″ height=”424″ />
Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits ce mercredi 10 juin vers midi et demi. On ignore les motivations de ce Soldat FACA, mais son tir de sommation faisait paniquer la ville alors que des rumeurs d’un nouvel assaut de 3R contre la base des USMS enflent dans la ville.

 

D’après quelques témoins de la scène interrogés par CNC, le soldat, probablement en état d’ivresse,  se trouvaient dans un débit de boisson situé devant l’agence de l’Express union, non loin de la cave Boeing 16 heures quand il faisait des tirs de sommation, puis démarre en trombe sa moto et quitte le lieu. Aussitôt, les gens commencent à se paniquer,  d’autres ont sollicité l’appui des motos taximen pour quitter le centre-ville.

Par ailleurs, à Wantiguira, les soldats FACA sont en alerte suite à des rumeurs d’une contre-offensive des rebelles de 3R.

Rappelons que mardi, lors des affrontements entre les soldats FACA et les rebelles de 3R, l’État major des FACA du Nord-ouest a affirmé qu’au moins 5 combattants ont été tués, et des armes ont également été récupérées aux mains des assaillants.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Gervais Lenga

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Centrafrique : Les forces de Sécurité Intérieure dotées d’un nouveau bâtiment de l’infirmerie

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La photo de famille devant le nouveau bâtiment abritant le centre santé du camp Izamo. Copyright CNC Jefferson Cyrille Yapende

 

Bangui(Corbeaunews-Centrafrique)-Dans le cadre du projet appui à la cellule finances et contrats du ministère de la sécurité publique que ledit ministère a été doté à un nouveau bâtiment de l’infirmerie dans l’enceinte du camp Henri Izamo à la direction générale de la gendarmerie nationale ce lundi 8 juin 2020. Ce nouveau bâtiment est réhabilité et équipé avec le soutien de l’Union européenne(UE) via le 11ème Fonds Européen de Développement(FED).

 

La cérémonie de la remise officielle de ce nouveau centre de santé a eu lieu en présence des plusieurs personnalités nationales et internationales dont le ministre de la Sécurité publique, le général de division, Henri Wanzet Linguissara, de l’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi, le général commandant de l’EUTM-rca, Eric Peltier ainsi que des directeurs de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Les travaux de la réhabilitation de ce bâtiment de 100 m2 ont été initiés pour un début par la Direction générale de la gendarmerie mais stoppés au niveau des gros œuvres et de la toiture.

Grâce au projet : appui à la cellule finances et contrats du ministère de la sécurité publique pour la gestion des marchés publics, financé sur le 11ème fonds FED (Fonds Européen de Développement) du Programme  Reforme du Secteur de Sécurité (RSS). Le chantier qui était abandonné a pu être réalisé en quatre (04) semaines par le partenaire de l’UE, CIVI.POL qui a finalisé les travaux dont le coût total s’élève à près de 50.000 Euros, soit 33 millions de franc CFA.

Dans l’immédiat, à la demande du ministère, le bâtiment va servir d’un centre d’isolement pour la mise en quarantaine des personnels des forces de sécurité (policiers et gendarmes) atteints du COVID-19, ensuite il sera destiné à l’hospitalisation des officiers et agents de la police et de la gendarmerie, pour une capacité de 8/10 places.

En dehors du bâtiment, CIVI.POL a réalisé un hangar d’une trentaine de m2 pour accueillir et abriter les familles accompagnants les malades avec un coin cuisine amélioré (doté de trois feux) et un bloc sanitaire à deux cabines (WC et douche), toujours pour les familles des patients. Et rénover la salle d’hospitalisation de l’infirmerie (lits, mobiliers, électricité, sanitaire) ainsi que le buanderie, qui va sans doute être sollicité dans les malades en quarantaine, ainsi que l’assainissement des abords.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : détournement à la douane, le DG Inamo hausse le ton, et l’inspection propose des sanctions.

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Les douaniers centrafricains. CopyrightDRKODAK Digital Still Camera

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Après plusieurs appels à la prise de conscience, le temps est arrivé d’établir des responsabilités. Désormais, tous les douaniers réputés tricheurs, fraudeurs et maux intentionnés seront sévèrement punis conformément à la loi, selon le directeur général des douanes et des droits indirects, Monsieur Frédéric INAMO.

 

Cette annonce intervient au moment où plusieurs agents et cadres de la direction régionale n°2 de la douane sont auditionnés par l’inspection des services douaniers dans le cadre d’une affaire des importations  sans déclaration des produits pétrolier. Il ressort de ces diverses auditions que

la procédure mise en place pour l’importation en droiture des produits pétroliers à la Société forestière STBCA   n’obéit pas à la réglementation en la matière, et ce, avec la complicité de certains  cadres et agents des douane en postes à la Recette des Douanes de NOLA et au Poste de YANTCHI. Comme on le dit souvent, un bon père, c’est celui qui sait féliciter un enfant quand il a bien agi, et qui sait punir celui qui s’est mal conduit. C’est dans cette disposition d’esprit que l’inspection des services douaniers propose des mesures disciplinaires à l’encontre de tous les  cadres et agents impliqués dans cette irrégularité. Il s’agit de Monsieur GORO Michel, Inspecteur des Douanes, Receveur des Douanes de NOLA ;

Monsieur VOYEMAKOA Johnny Tiburce, Contrôleur des Douanes, Chef de Poste des Douanes de YANTCHI;

Monsieur BISSAFI Choisi, Contrôleur des Douanes, ancien Chef de Poste de YANTCHI;

Monsieur BOYDE DAYA Gédéon, Inspecteur Adjoint des Douanes, Chef de Poste des Douanes de YANTCHI;

Monsieur DAMANGO Gérard, Contrôleur Principal des Douanes, Chef de Poste Adjoint de YANTCHI.

Exprimant son désarroi et sa désolation fasse à ces comportements déviants et inciviques de certains de ses collègues douaniers, le directeur général des douanes et des droits indirects, Monsieur Frédéric INAMO   aurait pris acte de la proposition de mesures disciplinaires soumise à son appréciation par l’inspection des services douaniers qui recommande par ailleurs qu’une mission de l’ISD soit diligentée aux fins de procéder à des vérifications de l’authenticité des différentes quittances établies et également procéder à la reconstitutions de toutes les importations de carburant effectuer par la société forestière STBCA sur une période de trois ans.

Il y’a lieu de noter que les activités des Douanes en République centrafricaine représentent 60% des recettes du pays. Depuis la prise de fonction du DGFrédéric INAMO en 2016 où les recettes douanières se chiffraient à 3 milliards de fcfa sur l étendue du territoire, aujourd’hui les recettes douanières sont incontestablement en moyenne 5 milliards de fcfa sur 20% du territoire et principalement sur le corridor Douala et Bangui et Brazzaville à Bangui.

 

Gisèle MOLOMA

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2015 à 2020, le quinquennat de trop pour Pierre Nkurunziza

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2015 à 2020, le quinquennat de trop pour Pierre Nkurunziza

Bangui ( République centrafricaine ) – Cela fait cinq ans que le Burundi est plongé dans une grave crise politique née de la troisième candidature controversée du président Pierre Nkurunziza. Un quinquennat qu’il n’a pas terminé avant de mourir.

Depuis avril 2015, le Burundi n’a plus connu une véritable paix. Les détracteurs et les opposants réels ou supposés du président Pierre Nkurunziza font l’objet d’une répression violente et systématique./////////////.

Des répressions orchestrées par les autorités burundaises, selon des organisations de défense des droits de l’homme et une bonne partie de la société civile burundaise./////////////.

Et certains des crimes sont imputés aux jeunes du Parti au pouvoir les fameux “Imbonerakure” qualifiés de miliciens au Burundi./////////////.

Entre avril et juillet 2015, c’était difficilement qu’on fermait les yeux la nuit dans certains quartiers de Bujumbura à cause des tirs d’armes automatiques et des détonations de grenades. Des violences qui ont fait jusqu’à près de 2.500 morts entre 2015 à 2019, une période triste dans l’histoire du pays./////////////.

Le quinquennat de trop/////////////.

En effet, la décision prise le 25 avril 2015 par le président Nkurunziza et son parti, le Conseil national pour la défense de la démocratie/////////////.

(CNDD-FDD), pour que le défunt président présente sa candidature pour un troisième mandat, avait rencontré une farouche opposition qui a été reprimée. L’opposition considère cette nouvelle candidature comme une violation de l’Accord d’Arusha qui avait mis fin à la guerre civile débutée en 1993 au Burundi./////////////.

L’accord d’Arusha, du nom de la ville d’Arusha en Tanzanie est un traité de paix signé le 28 août 2000 sous l’égide de Nelson Mandela pour faire régner la paix au Burundi./////////////.

La Ligue ITEKA (Iteka qui veut dire : dignité en Kirundi, la langue parlée au Burundi), a recensé au moins 2.245 victimes de la répression depuis le début de la crise de 2015, dont 555 portés disparus./////////////.

Et début 2016, ils étaient plus de 250.000 personnes à fuir le pays vers la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda ou encore la Zambie./////////////.

Certaines personnes rencontrées dans le camp des réfugiés de Nyarugusu en Tanzanie en 2016 vivaient dans des conditions déplorables malgré l’assistance du HCR./////////////.

La terreur a régné au Burundi/////////////.

Malgré son renoncement, les corps de jeunes supposés proches de l’opposition ou de rébellions continuent, d’être retrouvés presque toutes les semaines cinq ans après./////////////.

Des journalistes sont portés disparus de même que des opposants politiques et certains sont encore en prison./////////////.

La liste est longue. De plus en plus de corps sont retrouvés dans des rivières et forêts, et enterrés sans enquête./////////////.

En 2017, la Cour pénale internationale (la CPI) a ouvert une enquête sur des crimes commis au Burundi entre avril 2015 et octobre 2017. Cette procédure a irrité Pierre Nkuruziza qui avait décidé de retirer le Burundi de la CPI.

Avec DW français

Mort de Droukdal: “la fin du règne” des jihadistes algériens au Sahel

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Mort de Droukdal: “la fin du règne” des jihadistes algériens au Sahel

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois groupes jihadistes opérant dans le Sahel, dont ceux du Malien Iyag Ag Ghaly et de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, ont annoncé leur fusion dans une vidéo, a rapporté jeudi l’agence privée mauritanienne ANI, 3 février, 2017.

La mort du chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdal, tué par les forces françaises au Mali marque “la fin du règne des Algériens” au sein de la nébuleuse jihadiste au Sahel, estime Akram Kharief, directeur du site menadefense.net, spécialiste des questions de défense et de sécurité./////////////.

Vétéran du jihad africain, Abdelmalek Droukdal a longtemps sévi en Algérie, en particulier durant la “décennie noire” (1992-2002) de la guerre civile (200.000 morts). /////////////.

Dans la première réaction officielle à son élimination, Alger a estimé mardi que “la lutte antiterroriste est de la responsabilité de la communauté internationale”./////////////.

QUESTION: Comment expliquer la longévité de Droukdal, le fait qu’il ait pu se cacher si longtemps apparemment en Algérie?/////////////.

REPONSE: “La longévité de Droukdal s’explique surtout par le fait que, depuis plus de dix ans, Aqmi a énormément réduit sa voilure en Algérie. La plupart de ses membres ont préféré s’installer en Tunisie, en Libye ou au Sahel, plus propices à l’action ou même pour faire le coup de feu au Moyen-Orient./////////////.

Le chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique a été tué au Mali, selon l’armée française /////////////.

La baisse d’intensité de l’activité terroriste a préservé la vie des +irréductibles+ qui sont restés en Algérie. En ne s’exposant pas au combat, ils ont réussi à durer dans le temps, Droukdal en premier./////////////.

Je n’ai pas une idée précise de l’endroit où il se trouvait. Les derniers signalements de la Katiba (compagnie) “El Khadra”, qui lui servait de garde prétorienne, datent de 2017-2018 dans une région très boisée à la frontière avec la Tunisie./////////////.

De là, il est facile d’imaginer que Droukdal ait pris le chemin le plus long, donc via la Tunisie, la Libye et le Niger pour rejoindre les Ifoghas (nord-est du Mali), ce chemin étant (…) le moins sécurisé./////////////.

Après, il est possible qu’il ait fait des sauts de puce de part et d’autre de la frontière algéro-malienne, comme tendent à le confirmer les récits français et américains.”/////////////.

Q: Qu’est-ce que sa mort va changer dans la “BSS” (bande sahélo-saharienne)? Et quels enjeux pour son remplaçant?/////////////.

R: “Sa disparition est importante car elle marque la fin du règne des Algériens du Sahel, ce qui peut fragiliser Aqmi au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda)./////////////.

Droukdal était proche des émirs du Sahara, surtout des Algériens qui étaient ses compagnons d’armes. Ce ne sera pas le cas de son remplaçant qui viendra probablement du Nord, Abou Obeida Youcef El Annabi ou Abou Hassan Rachid el Boulaidi (tous deux Algériens), et qui aura peu d’attaches et donc d’emprise sur les groupes du Sud./////////////.

Cela pourrait donc affaiblir Aqmi à l’intérieur du GSIM/JNIM et raviver les tensions entre factions jihadistes, surtout au Mali.”/////////////.

Q: Quelle est la stratégie de l’Algérie aujourd’hui au Sahel?/////////////.

R: “L’Algérie a toujours été pour un accord politique de réconciliation au Sahel, et en particulier au Mali. Il en naîtra les accords d’Alger (NDLR: Alger, inquiète des risques d’instabilité sur son flanc sud, a servi de médiateur en 2014-2015 entre le gouvernement de Bamako et des groupes rebelles armés du nord du Mali)./////////////.

Pour l’Algérie, la force est le dernier recours pour régler les problèmes de la BSS qui sont en premier lieu des problématiques de gouvernance ou d’absence de gouvernance des capitales –Nouakchott, Bamako et Niamey– envers leurs zones Nord, et de développement./////////////.

Tant que ces problématiques ne sont pas résolues, une partie de la population vivant dans le dénuement le plus total sera obligée de migrer ou de verser dans la contrebande, l’orpaillage ou le terrorisme. /////////////.

La volonté de l’Algérie a été en premier lieu de réconcilier les populations et d’aller vers la désescalade, ensuite de coordonner les efforts sécuritaires des pays à travers le Cemoc (Comité opérationnel conjoint entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger) pour enfin aider au développement des régions frontalières et les régions enclavées, afin de fixer les populations.”

Avec AFP/VOA

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le président Pierre Nkurunziza est mort

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L’eL’ex-Président burundais Pierre Nkurunziza décédé le 9 juin 2020.

Burundi: le président Pierre Nkurunziza est mort

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Pierre Nkurunziza est décédé lundi à l’âge de 55 ans des suites d’un “arrêt cardiaque”, a annoncé mardi la présidence burundaise dans un communiqué.

“Le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce 8 juin 2020”, a indiqué le gouvernement burundais sur Twitter.

Le président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, avait surpris en annonçant en juin 2018 qu’il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution modifiée par référendum le lui permettait.

L’annonce en avril 2015 de sa candidature à un troisième mandat avait plongé le Burundi dans un cycle de violences et de violations massives des droits humains qui ont fait 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes, selon les estimations de la Cour pénale internationale, laquelle a ouvert une enquête.

Avec DW français

RCA : Bouar, démonstration de force de 3R, la base des USMS complètement détruite.

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Des combattants rebelles de l’UPC au village Gbokologbo près de Bambari. CopyrightDR

 

Bouar )Corbeaunews-Centrafrique) – Après le désarmement forcé des gendarmes dans la Nana-Mambéré et l’occupation de plusieurs localités du Nord-ouest, le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R vient de franchir une nouvelle étape dans son ambition expansionniste. Lourdement armés, ses éléments ont lancé ce mardi 9 juin vers 3 heurs du matin un violent assaut contre la base d’entrainement des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) à Wantiguira, une localité située à 8 km à l’entrée de la ville de Bouar sur l’axe Baoro. Les dégâts sont énormes du côté des USMS, selon notre équipe qui est arrivée sur place.

 

« L’attaque était très violente. Les assaillants ont utilisé des armes lourdes pour attaquer et détruire la base des USMS », témoigne un habitant de Wantiguira joint au téléphone ce matin. Selon un officier FACA, l’objectif des rebelles était de récupérer les armes et matériels militaires stockés dans cette base d’entrainement des USMS. Et ils ont réussi à le faire. Plusieurs armes et des effets militaires ont été emportés par les assaillants qui étaient venus en nombre, affirme-t-il.

À en croire aux témoignages de certains  habitants de Wantiguira, les assaillants se seraient positionnés depuis la veille dans la brousse aux alentours de la base, et les éléments des USMS auraient été informés de leur présence par un sexagénaire, mais ils auraient négligé cette information capitale.

Pour l’heure, on ignore le nombre exact des blessés dans cette attaque, mais une source hospitalière a indiqué à CNC qu’il pourrait y avoir une dizaine.  Ce matin vers 5h30, une colonne des véhicules militaires remplis des soldats se sont dirigée vers le lieu de l’incident. Les forces de la Minusca sont aussi arrivées sur place. Pendant ce temps, à Bouar, beaucoup se demandent si Les FACA et la Minusca vont-ils répondre  militairement à la nième provocation du mouvement 3R après cette attaque ?

Rappelons que depuis plusieurs mois, un important effectif des soldats FACA est déployés sur place à Bouar, mais la plupart est affectée sur des chantiers d’exploitation minière, ou encore pour la protection des personnalités, alors que la menace d’attaque des rebelles de 3R était prévisible, et nous n’avons cessé d’alerter l’opinion nationale.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : un cadavre découvert sous un pont à Bangui.

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Le corps de la victime se trouvait à quelques mètres du pont de Ngoubagara sur l’avenue des martyr le 8 juin vers 17h30. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La victime ne se serait pas jetée du pont, il ne s’agirait non plus d’un suicide, selon des sources sécuritaires.

 

Le corps d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert lundi en fin de journée au quartier Miskine, à proximité de l’église des frères de cité des martyrs. La victime se trouvait sous le pont de Ngoubagara sur l’avenue des martyrs, en allant vers l’aéroport international de Bangui Mpoko. C’est un sans-abri du secteur qui a fait la macabre découverte.  Selon lui, l’homme serait aussi un sans-abri, et il serait mort dans son sommeil, car c’est depuis matin qu’il ne se serait pas réveillé.

Alerté par les riverains, le commissariat du huitième arrondissement a mis en place un dispositif de sécurité autour de la dépouille pour éviter de cas de contamination. Durant 5 heures, aucun service ne s’est présenté sur place pour enlever le cadavre. La gendarmerie, le service d’identification criminelle de la police, la croix rouge et bien d’autres services ont été appelés même en vain. Finalement, vers 20 heures, ce sont les riverains qui se sont mobilisés pour évacuer la dépouille et transférés à la morgue de l’hôpital communautaire.

Pour l’heure, on ignore si une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort de ce sans-abri.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Alerte info : détonations d’armes automatiques dans la ville de Bouar.

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Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Mardi 9 juin 2020, vers 3 heures du matin, la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré s’est réveillée sous le crépitement d’armes automatiques. Des tirs se font entendre proche de la base militaire des USMS située à 8 kilomètres à l’entrée de la ville sur l’axe Baoro. Les combats sont en cours.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC, l’attaque serait menée sur deux fronts par des combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dirigé par le sulfureux chef rebelle Abass Sidiki.

« C’est vers 3h07mn ce matin que les assaillants ont pris d’assaut la base des USMS (Unité spéciale mixte de sécurité) avant de progresser vers le centre-ville  », témoigne un habitant de Wantiguira joint au téléphone par la rédaction du CNC.

Pour l’heure, on ignore si la base est occupée par les assaillants. Mais d’ores et déjà, les habitants de Wantiguira sont en débandade vers d’autres localités de la ville de Bouar.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

Un nouveau groupe rebelle au Soudan du Sud

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Un nouveau groupe rebelle au Soudan du Sud

Bangui ( République centrafricaine ) – Un homme d’affaires sud-soudanais et ancien officier de renseignement annonce le lancement d’un nouveau groupe rebelle.

Kerbino Wol déclare avoir l’intention de renverser ce qu’il appelle “la direction corrompue du pays”./////////////.

Le gouvernement n’a pas encore réagi à cette annonce./////////////.

M. Wol a appelé son groupe “Le Mouvement du 7 octobre”, une référence au jour d’une émeute dans la prison où il a été détenu sans procès pendant deux ans./////////////.

Il a été gracié par le président Salva Kiir en janvier./////////////.

Malgré la formation d’un gouvernement d’unité après près de six ans de guerre civile, le Soudan du Sud reste fragile./////////////.

Les rivalités politiques n’ont pas été résolues et les affrontements ethniques ont augmenté.

Avec BBC Afrique

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Les législatives de nouveau repoussées au Tchad

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Les législatives de nouveau repoussées au Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – La Covid-19 et la saison des pluies expliqueraient cet énième report pour l’an prochain. Les populations déplorent un manque de volonté politique.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) annonce de nouveau le report des élections législatives. Ces élections n’auront plus lieu en décembre 2020 comme prévu mais probablement en avril 2021, à la même période que l’élection présidentielle./////////////.

C’est la cinquième fois consécutive que le Tchad reporte les élections législatives, alors que le mandat de l’actuelle Assemblée nationale a pris fin depuis juin 2015./////////////.

Législatives avant ou après la présidentielle ?/////////////.

Si l’argument du manque de moyens financiers a été toujours brandi pour justifier les reports des élections législatives au Tchad, cette fois-ci c’est un autre motif qui est avancé. La pandémie de la Covid-19 et la saison des pluies ne permettraient pas l’enrôlement des électeurs comme prévu./////////////.

Ceci hypothèque donc la tenue de ces élections en décembre 2020. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) propose leur report en avril 2021. Mais à cette date, le Tchad est censé également organiser l’élection présidentielle./////////////.

Une équation difficile pour la Céni qui demande à l’opposition et à la majorité présidentielle de se déterminer./////////////.

“Le nouveau calendrier nous amène à proposer aux acteurs politiques le mois d’octobre pour l’enrôlement parce qu’on ne peut pas enrôler les électeurs pendant la saison des pluies. Et à un certain niveau, il faut 45 jours avant de convoquer par exemple le corps électoral. Toutes ces dates mises bout à bout nous amènent à mi-avril. Or, mi-avril, logiquement ça doit être les élections présidentielles. Alors, nous avons proposé aux acteurs politiques de se déterminer et de nous dire laquelle des élections doit passer en premier.”, explique Kodi Mahamat Bam, président de la commission électorale./////////////.

De « report en report » /////////////.

Une annonce qui suscite des critiques chez de nombreux citoyens à l’exemple de l’enseignante Sinfa Sylvie qui pointe du doigt le manque de volonté politique ://///////////.

“Cela fait bientôt cinq ans qu’on va de report en report. Je pense qu’il n’y a pas de volonté politique d’organiser des élections législatives au Tchad. Est-ce que la Céni n’avait pas tenu compte de la saison des pluies avant de fixer son calendrier, pour évoquer aujourd’hui la saison des pluies qui justifierait le report de ces élections? Je pense que c’est un jeu, les Tchadiens ne sont pas dupes.”/////////////.

Un avis que partage également l’étudiant Moïse Bar Rayam. Il estime qu’”avant on a dit qu’il n’y avait pas d’argent. Maintenant que les partenaires acceptent de financer le processus électoral, on évoque le coronavirus ou la saison des pluies. Il y a le coronavirus partout mais les gens organisent des élections. Cet argument ne tient pas”./////////////.

Mais pour de nombreux observateurs, ces élections législatives ne pourront avoir lieu en avril 2021. Car, selon eux, le président Idriss Deby Itno, qui tient à ce que sa légitimité ne soit pas contestée, n’acceptera pas l’organisation des législatives avant la présidentielle.

Avec DW français

Les Burundais craignent le retour au monopartisme

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Les Burundais craignent le retour au monopartisme

Bangui ( République centrafricaine ) – La constitution de 2018 consacre le retour au parti unique. Une éventualité qui peut toutefois être évitée si le président élu se montre prêt au dialogue.

La loi fondamentale qui régit le Burundi depuis mai 2018 fait craindre le retour à un monopartisme. En exil depuis 2015, Frédéric Bamvuginyumvira qui fut premier vice-président de la République, relève les changements en ce qui est de la constitution d’un gouvernement./////////////.

“L’article 128 précise que les ministres vont provenir de n’importe où sans tenir compte des résultats des partis politiques lors des élections. Avec la constitution qui était issue des accords d’Arusha, les partis politiques qui participaient aux élections se heurtaient au prorata des résultats obtenus et des places obtenues à l’Assemblée nationale et ils pouvaient prétendre être au gouvernement. Maintenant cet article n’existe plus.”/////////////.

Le CNDD-FDD ultra-majoritaire au Parlement/////////////.

Cette même constitution promulguée en Juin 2018, stipule que la moitié des 2/3 de la chambre basse du parlement est indispensable pour faire adopter une loi. Le CNDD-FDD (le parti au pouvoir, ndlr) dispose de plus des 2/3 des sièges de l’Assemblée nationale. Selon Frédéric Bamvuginyumvira, le parti au pouvoir a donc les coudées franches pour faire passer toutes les lois qu’il souhaite./////////////.

“L’article 180 précise que pour que les travaux débutent à l’Assemblée nationale, il faut un quorum requis de 2/3. Et la majorité requise pour passer au vote c’est la majorité absolue c’est-à-dire 50% + 1. Donc ce qui signifie que c’est le seul parti politique qui va être le maitre du jeu. À l’Assemblée nationale et au Sénat, il n’y aura jamais de vote qui peut s’opposer à ce qu’une loi passe.”/////////////.

Pouvoir absolu/////////////.

En outre, la même constitution offre, selon certains analystes et hommes politiques, un pouvoir absolu au chef de l’Etat. Une loi qui n’est pas, par exemple, promulguée par le président, devient caduque 30 jours après son adoption./////////////.

Malgré cela, le politologue Gérard Birantamije estime qu’il faut garder espoir. La pratique, dit-il, pourrait être autre même si la constitution actuelle peut favoriser ce retour au monopartisme./////////////.

“Ce n’est pas tant que le parlement est meublé par un seul parti ou que c’est le seul parti qui se trouve aux commandes à l’exécutif qui fait que le modèle soit vraiment un monopartisme. On voit ça dans d’autres pays, ça dépend du système politique en question. Si réellement les institutions vont finalement œuvrer pour l’intérêt général, je trouve que si ça marche ailleurs, ça pourrait aussi marcher ici. Le problème justement qui se pose c’est cette confusion entre le parti-Etat qui est déjà là et qui va être renforcé à l’issue de ces élections de 2020.”/////////////.

Le président élu en mai, Évariste Ndayishimiye, entrera en fonction en août et l’Assemblée nationale fera sa rentrée au mois de Juillet 2020.

Avec DW français

RCA : extrême tension à Kaga-Bandoro, le préfet de Nana-Gribizi en fuite, sa résidence saccagée.

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Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR

 

Kaga-Bandoro (Corbeaunews-Centrafrique) – lundi 8 juin 2020, une vive tension est née entre le préfet de Nana-Gribizi et les habitants de Kaga-Bandoro. Ces derniers soupçonnent le préfet d’être de mèche avec les rebelles du MPC. Une violente manifestation s’éclate, et le préfet est en fuite, sa résidence administrative a été complètement saccagée.

 

En effet, selon une source officielle locale, tout a commencé ce lundi matin par une tentative de braquage d’un véhicule humanitaire de l’ONG « solidarité avec les jeunes », en mission de distribution des kits de prévention contre le nouveau Coronavirus dans la localité de Ngrévaye. Tous les équipages du véhicule ont été dépouillés par les assaillants qui sont identifiés formellement comme des combattants rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Heureusement, les forces pakistanaises de la Minusca sont arrivées sur la scène, et quelques-uns des malfaiteurs, dont un colonel rebelle, ont été arrêtés et transférés à la base de la Minusca à Kaga-Bandoro.

Pendant ce temps, l’État major du MPC, informé de la nouvelle de l’arrestation de son colonel par la Minusca, déploie une centaine de ses combattants sur le terrain, et des barricades ont été érigées sur certaines voies de circulation locales. Au même moment, trois véhicules de l’ONG internationale INRC, en provenance d’une localité voisine, sont tombés sur une barrière des rebelles qui ont aussitôt ordonné l’arrestation de l’équipage et la confiscation de trois véhicules. Aussitôt, le Préfet de la Nana-Gribizi entame des discussions avec les rebelles qui revendiquent seulement la libération de leurs compagnons d’armes arrêtés par la Minusca. Des discussions suivaient son cours, et les rebelles ont été libérés par la Minusca, et le calme a également été rétabli dans la ville.

Alors que les revendications des rebelles du MPC venaient tout juste d’être satisfaites par le préfet, les habitants de Kaga-Bandoro, informés de la libération des rebelles,  manifestent leur mécontentement et accusent le préfet de faire le jeu des rebelles au détriment de leur sécurité. Aussitôt, une foule hostile s’est dirigée vers sa résidence, mais il était absent au moment de  leur arrivée. En colère, la foule se mettait à saccager littéralement sa résidence. Au moment où les soldats Faca sont appelés en urgence sur le lieu de l’incident,  les manifestants ont déjà quitté le lieu.

 Pour les populations locales, le Préfet et les soldats sont des « complices » des rebelles.

Pour l’heure, la tension est toujours palpable dans la ville de Kaga-Bandoro.

Affaire à suivre.

 

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