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RCA : Faut-il limoger Eric Didier Tambo pour une bonne administration de justice ?  

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le parquet général en Centrafrique va mal. Très mal à cause de l’incompétence notoire du procureur général Éric Didier Tambo alias supra national .

 

Hier, il a présenté 4 présumés rebelles de la CPC comme Sembé Bobo, fameux successeur de Sidiki Abass. C’est la substance d’un communiqué qu’il a rendu publique ce 15 avril après midi.

Selon lui, il présente un individu qu’il considère à tord comme Sembé Bobo, successeur de Sidiki Abass le défunt. Cette sortie médiatique est hasardeuse et frise la non maitrise des dossiers par celui qui est sensé piloter avec efficacité les chambres d’instructions.

 

Imprécisions dans les lieux et les faits

Selon les informations de notre rédaction, ce monsieur qu’il présente affectueusement comme un butin d’un travail sérieux des services auxiliaires ne sont que des faux après plusieurs analyses visuelles sur plusieurs moteurs de recherches ainsi que l’analyse comparative des photos. Le général Bobo Sembo, est un ressortissant de l’université Cheick Anta Diop de Dakar qui parle parfaitement français et Sango la langue nationale.

Pourtant, ce procureur général incompétent semble montrer qu’il n’a jamais un dossier dans sa chambre concernant les criminels qui pillent, tuent et détruisent le tissu social et du vivre ensemble en Centrafrique.

 

Pourquoi s’est-t-il volontairement trompé ?

Depuis la signature de l’accord de paix, les groupes armés sont devenus de fait amis du régime de Bangui, plusieurs sont investis comme candidat sous la bannière du MCU. Il suffit de voir les éléments des 3R et Abdoulaye Issène pour se rendre compte de l’implication du régime et leur connivence avec les groupes criminels.

Du coup, dans une interview à Radio Ndeke Luka, le procureur général Eric Didier Tambo a qualifié l’accord de Supranational. Aujourd’hui, il a de la peine à poursuivre les alliés naturels de Faustin Archange Touadera dont il a été incapables par la volonté de parjure et de forfaiture de ne pas traquer les groupes rebelles aussi longtemps qu’ils seront de commun accord avec Faustin Archange Touadera.

 

Comment Abdoulaye Issène qu’il a condamné par contumace peut aujourd’hui prendre une chambre UP dans Bangui au frais de l’Etat ?

Il aurait dû commencer par le plus facile. Comprendre qui pourra, Faustin Archange Touadera par l’entremise de service de Eric Didier Tambo persécute judiciairement les innocents au lieu de faire professionnellement son boulot.

Il doit démissionner

En réalité, plus  politique qu’Eric Didier Tambo, tu meurs. Un procureur général, c’est un homme fin, méticuleux et discret. Cependant, la justice centrafricaine qui a tant besoin de répondre aux attentes des victimes, il est dangereux qu’on maintienne en poste un procureur sensationnel et émotif.

Le danger, c’est de voir demain plusieurs criminels présumés être acquittés demain  à cause de l’incompétence d’un procureur. Le peuple a beaucoup souffert pour que Touadera continue de lui servir l’incompétence. La ligne rouge passe aussi par là.

 

Procureur de compromission

Depuis sa nomination en dehors des déclarations politique et non judiciaire que fait tous les jours le magistrat débout. Il n’a jamais inquiété les barrons du régime pour des crimes économiques. A-t-il ouvert une enquête pour Théodore Joussot, proche et protégé de la grande croix de crime économique Faustin Archange Touadera ?

A-t-il ouvert une enquête sur les crimes écologiques présumés commis par les chinois amis de Touadera et Dimbélé, Jean-Michel Mandaba ?

Pourquoi est-il resté silencieux devant les abus de Wanzet Linguissara qui fait des affaires de bœufs avec les chefs rebelles Alkatim, Darassa et le feu Abas Sidiki?

Pourquoi, n’a-t-il pas inquiété le tristement célèbre chef de chantre et le dithyrambique pro Touadera, Emile Gros Raymond Nakombo dont son ministre tutélaire Augustin Yangana Yahoté avait pourtant un rapport accablant sur sa gestion opaque et chaotique en 2020 ?

Finalement et franchement, la robe judiciaire qu’on lui a confectionnée est plus lourde à porter pour le procureur général qui ne fait que de la politique au lieu de respecter son serment. Il doit choisir et humblement démissionner pour sauver l’imager de la justice. Et ce n’est que justice.

 

  1. Yémbinalé.

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la ville de Kabo, dans l’Ouham-Fafa, est reprise par l’armée nationale et ses alliés

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Kabo, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 05:58:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Kabo, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’ouham-Fafa, située à 60 kilomètres au nord de la ville de Batangafo, et au Sud de Moyenne Sido, sur la route nationale n°4,a été reprise ce jeudi par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont repliés plus au nord vers la frontière du Tchad.

 

Selon des sources locales, les forces loyalistes, composées des soldats FACA, des troupes rwandaises et des Mercenaires russes de la société Wagner, sont arrivées à Kabo, dans l’Ouham-Fafa,  à bord de plusieurs dizaines des véhicules dans l’après-midi du jeudi 15 avril.  Lourdement armés, ils ont repris la ville presque sans combats car les rebelles se sont retirés de la ville depuis deux jours à l’annonce de la reprise de la ville de Batangafo, à 60 kilomètres au nord  par les forces loyalistes.

Selon des sources humanitaires locales, les populations se sont terrées chez elles  à l’arrivée des forces gouvernementales, et la ville est totalement calme. Les boutiques et autres commerces sont toujours fermés. Les activités sont toujours paralysées.

Notons que la ville de Kabo, située dans la nouvelle préfecture de l’Ouham-Fafa récemment créé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, est occupée depuis 2014 par les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), devenu en décembre 2020 membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Depuis la reprise de la ville, les forces loyalistes ont dans leur viseur la dernière ville, celle de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le général Bobo, chef de 3R,  dénonce le communiqué du parquet général et annonce qu’il n’est pas arrêté

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 07:00:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué publié ce jeudi 15 avril par la cour d’appel de Bangui, le parquet général annonce que les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais  ont interpellé, le 26 mars et le 5 avril 2021,  quatre mercenaires étrangers qui sont des officiers du mouvement armé 3R, fondé par le défunt chef rebelle Abas Sidiki. Selon le parquet général, parmi les suspects arrêtés, figurait l’autoproclamé général Bobo, le nouveau chef du mouvement 3R. Sauf que ce chef rebelle en le joignant par la rédaction du CNC, affirme le contraire.

 

« Je suis toujours en vie, et actuellement dans notre base entourée de mes éléments. Je ne suis pas arrêté par les forces loyalistes. Ceci est un gros mensonge », affirme à CNC le nouveau chef de 3R, le général Bobo.

D’après les images des suspects capturés et publiées sur les réseaux sociaux par les éléments des forces de l’ordre, aucun d’entre eux ressemble à général Bobo, encore moins aux combattants rebelles de 3R. Mais pour le parquet général, il ne fait aucun doute, ce sont bel et bien des rebelles de 3R capturés par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lors de  leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBERE, au nord-ouest de la RCA.

 

À lire aussi : RCA : le parquet général annonce l’arrestation du général Bobo, successeur d’Abbas Sidiki et ses trois complices

 

Pour de nombreux témoins, les soi-disant rebelles arrêtés par les loyalistes sont des artisans miniers étrangers d’Afrique de l’ouest  qui sont venus sur des chantiers pour des activités d’extraction frauduleuse d’or et diamant, parfois taxée et supervisée par le 3R.

Pour les étudiants de l’Université de Bangui, si la justice se met à mentir au nom du peuple centrafricain, la RCA n’est plus un pays souverain.

« La justice est le dernier refuge du peuple meurtri. Si elle se plonge dans des mensonges, c’est que le pays n’a plus raison d’exister », s’alarme Pierre Moukoura, un Étudiant en droit à l’Université de Bangui.

Notons que depuis que le régime centrafricain collabore avec les autorités russes, on assiste à un déferlement de manipulation et de mensonge sur les réseaux sociaux que dans les administrations publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : monsieur Ngrepayo, Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports s’autoproclame prochain ministre du département

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Le sulfureux Arsène Grepayo, directeur de cabinet du ministre des sports. CopyrightDR. 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 jeudi, 15 avril 2021, 21:10:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Arsène Simplice Ngrépayo, un faux monnayeur notoirement connu, lors d’une réunion organisée jeudi 15 avril 2021 au sein de son ministère, a déclaré à qui veut l’entendre que c’est lui le prochain ministre à la place de Regis Lionel Dounda, l’ancien ministre, limogé il y a une semaine par le chef de l’État pour des raisons de bras de fer politiques.

 

Convoqué ce jeudi 15 avril  avec le charger de mission Daniel Nzéwé à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu dans une affaire de malversation financière qui touchent son ministère, le sulfureux Arsène Simplice Ngrépayo, directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports et son collègue chargé de mission Daniel Nzéwé n’ont pas pu répondre à leur convocation à la SRI. Ils étaient tous deux injoignables toute la journée par les enquêteurs.

Cependant, monsieur Ngrepayo, selon l’une de nos équipe,  était au ministère en train d’organiser une réunion avec ses collègues pour annoncer à ces derniers qu’il serait le prochain ministre de la jeunesse et des sports.

 

Mais qui est Arsène Simplice Ngrépayo ?

confirmé à deux reprises à son poste de Directeur de cabinet dudit ministère, l’homme est le célèbre faux-monnayeur centrafricain communément appelé à Bangui « faux billet ».

Impliqué dans plusieurs affaires de fabrication des faux billets de banque, Monsieur Arsène Simplice Ngrépayo   est impliqué dans l’affaire de la distribution des faux billets de banque aux jeunes venus des villes de province lors du congrès du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) en 2017,  pourtant épinglée dans un rapport de l’Inspection générale d’État. Il est aussi un spécialiste de détournement de fonds octroyés par le ministère pour les funérailles de ses collaborateurs. En sa qualité du président de la Jeunesse du MCU, il conserve son poste contre la volonté de ses anciens ministres.

 

Mais qu’en est-il pour le chargé de mission Daniel Nzéwé ?

 

Daniel Nzéwé Aziagbia, qui fait son retour en force comme chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique au ministère de la jeunesse et des sports, est un homme avec un passé qui parle trop négativement. Il  est très connu des Centrafricains pour être cité dans plusieurs affaires d’escroqueries, détournement des fonds, faux et usage des faux. Sorti de prison centrale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui après quelques mois d’écrou suite à une affaire du détournement de 23 millions de francs CFA des investisseurs chinois, le sulfureux Daniel Nzéwé Aziagbia a démissionné de son parti le PNCN de monsieur Cyriaque Gonda avant d’atterrir au mouvement MCU du chef de l’État. Devenu chargé de mission au ministère de la Jeunesse, il avait pour mission de faire élire les jeunes du MCU au Conseil National de la Jeunesse et de mobiliser les jeunes centrafricains en faveur du MCU à travers le sport.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : vaste contrôle des identités des étrangers à Bambari, la voie s’élève pour dénoncer une chasse aux sorcières

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bambari, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 05:08:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les autorités administratives et militaires de Bambari entendent                Lancer un vaste contrôle des papiers d’identité et de séjour des étrangers résidant  dans la préfecture de la « Ouaka ». Une décision prise mercredi lors d’une réunion  de sécurité tenue dans la ville.

 

Après le retrait des groupes armés dans la préfecture de la « Ouaka » en général, et dans la ville de Bambari en particulier,  la ville retrouve son calme. Les autorités administratives et militaires ont décidé  de mener une opération de contrôle des papiers de séjour de tous les étrangers résidant dans cette préfecture  à compter de ce samedi 17 avril 2021. Selon elles,  des Tchadiens et Soudanais sont nombreux   dans la ville ainsi que dans les sous-préfectures, et il est donc nécessaire de vérifier leurs identités.

Cependant, des voies s’élèvent à Bambari en général, et dans la communauté musulmane  en particulier pour dénoncer une chasse aux sorcières aux étrangers.

« Nous savons que le contrôle des cartes de séjour ou des pièces d’identité ne pose pas des problèmes pour nous. Mais  la méthodologie et la réalité des faits sur le terrain vont causer plusieurs soucis même à certains citoyens centrafricains de confession musulmane parce qu’il y’a trop d’amalgames sur ce point », dénonce un habitant de Bambari de confession musulmane. D’après lui, il serait souhaitable que cela se fasse après le ramadan.

Rappelons que les autorités locales ont prévu de faire ce contrôle d’identité ce samedi 17 avril 2021, et ce, uniquement pour les citoyens étrangers. Mais le seul problème est de bien les identifier pour éviter que cela puisse tourner à la chasse aux sorcière.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Covid-19 : le gouvernement centrafricain annule toutes les festivités marquant le premier mai 2021

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Les soldats FACA lors du défilé de la fête du travail 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 03:18:34 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon un communiqué du ministre chargé du secrétariat général du Gouvernement, Président du Comité national des Fêtes (CNF),  toutes les festivités marquant le 1″ mai 2021, fête du Travail sont annulées sur décision du Conseil des ministres du jeudi 15 avril 2021, et ce, compte tenu de la forte propagation de la pandémie du COVID 19

dans notre pays..

 

Selon le communiqué, « Les manifestations regroupant plusieurs personnes constituent autant de risque de contamination, étant donné que plusieurs variantes de cette maladie circulent déjà dans notre pays ».

En conséquence, les cérémonies de décoration des récipiendaires sont reportées à une date ultérieure, et le ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, Président du Comité National des Fêtes présente ses regrets aux partenaires syndicaux et souhaite par conséquent, une bonne fête de travail aux vaillants travailleurs de la République Centrafricaine.

Il est à noter que des exercices de défilé relatif à la manifestation, débuté sur l’avenue des Martyrs il y a plusieurs semaines déjà, sont également suspendus, et ce, à deux semaines de la commémoration du 1er mai 2021.

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Des mercenaires russes en Centrafrique

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Des Mercenaires russes en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – De larges pans du territoire centrafricain sont toujours aux mains de groupes rebelles. Le gouvernement a alors fait appel à des mercenaires russes.

Le ministère russe des Affaires étrangères n’a répondu que de manière évasive à nos questions./////////////.

“Des spécialistes militaires de Russie sont envoyés dans le pays en stricte conformité avec le régime de sanctions décrété par le Conseil de sécurité des Nations unies”, nous répond-on depuis Moscou. /////////////.

Officiellement, ces “experts” russes seraient au nombre de 535 en Centrafrique. Pourtant, certains estiment qu’ils seraient plus d’un millier, en ne comptant que ceux du groupe privé Wagner./////////////.

Et il ne s’agit pas de touristes russes, comme l’explique Paul Stronski, de la Fondation Carnegie pour la paix dans le monde./////////////.

“C’est un commerce lucratif. Ils ont des liens avec le crime organisé et exploitent les richesses naturelles de la Centrafrique et ça leur permet de montrer leur influence sur le continent africain, dans un pays qui a une situation géographique centrale”, estime Paul Stronski./////////////.

Les richesses minières de la Centrafrique attirent la Russie/////////////.

Engagement militaire russe/////////////.

Le chef de la diplomatie russe rencontre le président Touadéra en 2017 pour la première fois. Deux mois plus tard, la Russie obtient l’autorisation exceptionnelle de l’Onu de livrer des armes à la Centrafrique, en dépit de l’embargo en vigueur. Et en juillet 2018, les premiers conseillers militaires russes et des mercenaires du groupe Wagner sont envoyés sur place./////////////.

A la suite d’un voyage de Faustin Archange Touadéra à Moscou, la République centrafricaine a délivré en mai 2018, des licences d’exploitation minière à des entreprises russes, pour l’or, les diamants et l’uranium./////////////.

Ce qui montre, selon Paul Stronski, que les objectifs de la Russie ne sont pas tant politiques et philanthropiques qu’économiques./////////////.

“La Russie cherche à augmenter son influence dans le monde. (…) La RCA est un bon point de départ pour s’implanter, d’un point de vue stratégique. La Russie a cherché à accréditer la théorie selon laquelle les puissances occidentales sont la cause de tous les problèmes, à cause de la colonisation, et que les problèmes actuels trouvent leur explication dans le passé”, explique l’expert./////////////.

Atteinte aux droits de l’homme/////////////.

Le chercheur évoque notamment des campagnes de “fake news”, une propagande relayée par les médias locaux, pour attiser l’hostilité à la France./////////////.

Il y a peu, l’ambassadeur russe à Bangui a aussi proféré des menaces d’ “élimination” à l’endroit de l’ancien président centrafricain, François Bozizé, qui a longtemps bénéficié du soutien de Paris./////////////.

Les mercenaires russes sont accusés par l’Onu de “graves violations des droits humains“ en RCA : des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des attaques de structures civiles notamment. Des accusations rejetées par le Kremlin.

Avec DW français

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Faux, le député Aurélien Simplice Zingas n’est pas en fuite

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L’honorable Aurélien Nzingas

 

 

 

 

“Un des complices de Bozizé de la CPC Aurélien Simplice Zingas a pris fuite “(sic) », post publié sur Facebook le 14 avril 2021.

 

L’équipe #StopATènè rencontre le député le 14 avril 2021 au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé, à Bangui, où il participe à une réunion.

 

Donc la rumeur selon laquelle Aurélien Simplice Zingas est en fuite est fausse.

Le député de Mobaye 1, Aurélien Simplice Zingas, secrétaire exécutif du parti PDS-Kélémba, est l’un des quatre députés visés par la demande de levée d’immunité parlementaire introduite par le gouvernement auprès de l’Assemblée nationale, le jeudi 8 avril.

Or le 14 avril, deux posts Facebook relaient, à une heure d’intervalle, l’information selon laquelle il serait en fuite. L’un d’eux, légende : « Un des complices de Bozizé de la CPC Aurélien Simplice Zingas a pris fuite (sic) ». En faisant une recherche, on découvre une publication similaire en date du 12 avril, d’un certain Sango Ti Kodro, qui affirme : « L’honorable Zingas en fuite. Il a traversé vers Zongo avec sa famille. Il reste les « Guélé » (en référence aux autres députés concernés par la procédure judiciaire).

Capture d'écran d'une fausse information circulant sur les réseaux sociaux
Capture d’écran d’une fausse information circulant sur les réseaux sociaux

 

  Afin de vérifier cette rumeur, l’équipe #StopATènè a appelé le député Zingas qui a aussitôt démenti l’information et lui a donné rendez-vous le jour-même à 12 h, au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé, à Bangui, où il participait à une réunion. Une fois sur place, il a tenu à ce que #StopATènè le prenne en photo en guise de preuve. « Ces informations sont fausses et n’ont pas de fondement. Je vous parle face à face. Faites une photo pour prouver à mes détracteurs que je suis bel et bien à Bangui. »

L'honorable Aurelien Nzingas pour stop aténè
L’honorable Aurélien Nzingas

 

Il a indiqué qu’il n’avait aucune intention de quitter le territoire, avant d’ajouter : «  Je serai présent à l’Assemblée nationale pour l’examen de la loi sur le statut des anciens députés. »

L’information relative à sa fuite hors de Centrafrique est donc fausse.

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca

Sources :

Rencontre physique avec l’intéressé, le 14 avril 2021, au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé.

RCA : le parquet général annonce l’arrestation du général Bobo, successeur d’Abbas Sidiki et ses trois complices

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Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021, 17:23:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’autoproclamé général Bobo, successeur désigné du chef rebelle Ali Darassa et trois autres généraux de 3r ont été arrêtés par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lors de leur offensive dans les localités d’Aba et Niem-Yéléwa, a annoncé le parquet général de Bangui via un communiqué de presse.

 

Selon le communiqué du parquet, les quatre présumés sont déjà transférés devant le parquet général de la cour d’appel de Bouar. Ils attendent d’être retransférés dans la capitale centrafricaine pour être déférés devant le parquet général.

Les présumés suspects sont entre autres Mahamat alias général BOBO, IBRAHIM ABAKAR alias colonel « AL KANTO », DOCTERNEY- MAKA et MAHAMAT AROUN.

D’après le parquet, le successeur du chef rebelle Abbas Sidiki, l’autoproclamé général Bobo serait le fils du chef rebelle tchadien Baba Laddé.

Les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, lors de  de leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBERE que les suspects ont été arrêtés le 26 mars et le 5 avril 2021.

Pour l’heure, les suspects sont accusés de Terrorisme; crimes de guerre et crime contre l’humanité; association des malfaiteurs;  rébellion et tentative d’atteinte à la sureté intérieur de L’État; pillages des biens des personnes, jouissant un o protection internationale; vols de bétail ; vol à main armée; assassinats; prise d’otages;   Détention illégale d’armes et munitions de Guer.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Regis Lionel Dounda, ancien ministre de la Jeunesse et de sports est-il devenu victime  d’un bras de fer politique ?

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Le Président Faustin Archange Touadera en déplacement. Derrière lui, en lunette noir et complet Jeans, son garde du corps Jules Wananga.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021, 13:37:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui dans une affaire présumée de malversation financière au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ancien ministre Regis Lionel Dounda a été une nouvelle fois victime mercredi d’intimidation  de monsieur Jules Wananga, l’un des gardes rapproché du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon ce dernier, à la fin de la garde à vue de 72 heures du ministre, celui-ci doit rester encore en prison jusqu’à ce que l’opposant Martin Ziguelé, Président de son parti le MLPC  puisse venir le libérer. S’agit-il d’une affaire judiciaire ?  

 

commet, un cadre de la jeunesse du parti au pouvoir,  et un chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, aussi un cadre du parti au pouvoir,   sont convoqués aujourd’hui à la SRI pour être entendus dans l’affaire présumée du détournement d’argent,  la présence hier mercredi de Monsieur Jules Wananga, garde rapproché personnel du chef de l’État à la section de recherche et d’investigation change radicalement le fond de l’affaire qui est devenue malheureusement politique

Selon ce lieutenant-colonel, c’est le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui  l’aurait donné l’ordre de venir à la SRI dire au Directeur de cette institution de ne pas libérer le ministre Regis Lionel Dounda à la fin de sa garde à vue de 72 heures comme indiquée. Il faut le maintenir jusqu’à ce que l’honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC puisse venir le libérer. Cette prise de position montre à quel point la justice de notre pays n’est pas indépendante. Elle est constamment sous pression du régime.

En plus,  le directeur de cabinet du ministre, Monsieur Ngrepayo, et le chargé de mission, Monsieur Daniel Nzéwé ne sont pas venus à la gendarmerie pour répondre à leur convocation. Tous les deux ont dû fermer leur téléphone portable.

Alors, monsieur Regis Lionel Dounda est-il victime d’une machination politique ?

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Abdoulaye Hissène, chef de guerre motivé par l’argent, est le nouveau partenaire du gouvernement

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Abdoulaye Hissen, patron du CNDS, chef militaire du FPRC. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, Abdoulaye Hissène, placé sous sanction de l’ONU et des Etats-Unis en 2017, est depuis plus d’un mois le partenaire sur du gouvernement centrafricain dirigé par Firmin Ngrebada. L’homme ne cesse de multiplier des points de presse dans la capitale, fustigeant l’ONU et la communauté internationale d’avoir attisé le conflit en RCA. Abdoulaye Hissène est “l’un des profiteurs de guerre les plus influents” de ce pays en conflit, ayant amassé “une fortune” grâce à la violence et au commerce illicite de ressources selon le rapport de The Sentry. Rappel sur les faits.

 

À 54 ans, M. Hissène “s’est progressivement imposé comme l’un des profiteurs de guerre les plus influents” en Centrafrique en “ravivant la haine” entre chrétiens et musulmans, révèle la fondation américaine d’investigation The Sentry.

En 2015, il a “donné l’ordre” à ses hommes de “décapiter” un jeune musulman à Bangui “en faisant croire à un acte perpétré par les antibalaka“, milices autoproclamés d’autodéfense, selon The Sentry.

Cet acte, et d’autres, ont abouti à une vague de violences communautaires entre chrétiens et musulmans, qui a fait des dizaines de morts et était orchestrée “pour le compte de personnalités en quête de pouvoir“, selon The Sentry.

Aussi, pour “reprendre le contrôle” de sites miniers dans le centre du pays en 2017, M. Hissène “a alimenté des tensions ethniques” entre un groupe armé prétendant défendre les Peuls et le sien.

Les deux groupes se sont ensuite battus des mois. Des centaines de civils ont été tués.

The Sentry a enquêté entre 2016 et 2018 le parcours d’Abdoulaye Hissène, qui a “d’abord exercé la profession de commerçant de diamants et d’or, avant de diriger plusieurs groupes politico-militaires à partir de 2009“.

Il a depuis été reconnu coupable d’une tentative de coup d’État en 2015 et d’actes de violence ciblés sur le personnel onusien et humanitaire.

Le gouvernement centrafricain a d’abord émis un mandat d’arrêt en juin 2016, et depuis 2017, le Conseil de sécurité de l’ONU et les États-Unis ont imposé un gel de ses avoirs et une interdiction de voyager, des mesures que le Tchad déclare avoir mises en œuvre.

Malgré ces mesures, Hissène joue “toujours un rôle moteur dans les violences meurtrières qui frappent la RCA “.

Ancien ministre centrafricain en 2013-2014, il a obtenu “trois passeports” diplomatiques. Photo à l’appui, The Sentry affirme qu’il a voyagé en 2014 dans un jet privé avec le ministre des Mines du Congo-Brazaville de l’époque.

Au Tchad, Abdoulaye Hissène était cette année-là “en contact direct” avec le ministre du Pétrole d’alors. Avec lui et d’autres proches du président Idriss Déby, M. Hissène s’est créé des “réseaux d’affaires” à N’Djamena en créant différentes sociétés, dans le commerce de voitures de luxe et le pétrole, selon The Sentry.

En parallèle, M. Hissène a vendu ou essayé de vendre des diamants et de l’or au Cameroun et au Kenya, affirme la fondation qui publie une photo de lui en 2014 à Nairobi avec “ce qui pourrait être des lingots d’or de fabrication artisanale“, selon la fondation américaine.

En 2017, l’ONU et les Etats-Unis ont gelé ses avoirs et l’ont interdit de voyage. Il est depuis 2016 sous mandat d’arrêt en Centrafrique, où un quart de la population a fuit le conflit qui dure depuis 2013.

 

Avec The Sentry

RCA : l’opposant Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA  s’indigne et accuse le ministre de la Sécurité publique  concernant la publication sur les réseaux sociaux de sa copie de passeport

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Formellement interdit de  sortir du territoire national, puis empêché le 24 mars et 1er avril 2021 de se rendre en France pour des raisons de sa santé, les deux passeports de l’opposant Anicet Georges Dologuélé avaient été confisqués par le commissaire de l’aéroport de Bangui Mpoko sur ordre de son chef hiérarchique, le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. Cependant, la copie de l’un de ses deux passeports, en l’occurrence celui de la France, circule sur les réseaux sociaux au grand risque de mettre en danger la vie de sa famille ainsi que la sienne quand il séjourne. Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, le ministre Wanzet Linguissara est sans doute l’instigateur de ces activités potentiellement dangereuses pour sa vie sur les réseaux sociaux.

Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre d’indignation au ministre de la sécurité publique.

 

Objet: Lettre de protestation

 

Monsieur le Ministre,

 

Je vous avais adressé une demande d’autorisation de sortie du territoire le 23 et une autre le 31 mars 2021, auxquelles vous aviez réservé des réponses défavorables Cependant, mon passeport diplomatique a été confisqué le 1e avril par un officier de la police des Frontières, dans rillégalité la plus totale. Le même officier a également confisqué mon passeport français en sachant pertinemment qu’il n’en avait pas le droit. J’avais naivement cru que vous alliez rapidement donner des instructions pour réparer cette erreur, soit à travers la remise de ce passeport français à l’Ambassade de France, soit par sa restitution à son titulaire que je suis. En effet, si la Justice centrafricaine peut décider de confisquer mon passeport diplomatique pour minterdire une sortie du territoire national (ce dont je n’ai pas connaissance à ce jour), je ne vois pas en quoi cette décision impacterait mon passeport français qui, par définition, n’a pas été délivré par les autorités centrafricaines. Mais alors que jattendais en toute sérénitė que cette erreur soit réparée, grande a été ma surprise de découvrir la copie de ce passeport français sur les réseaux sociaux, abondamment partagée et commentée. Vous avez ainsi autorisé vos services à rendre public un document sur lequel est mentionnée l’adresse de ma résidence en France!

Monsieur le Ministre, l’officier de police qui a confisqué mes passeports est un professionnel de la sécurité publique, mais qui agit sur instructions. Il ne peut donc pas avoir pris l’initiative de diffuser la copie de mon passeport sur les réseaux sociaux sans les instructions de sa hiérarchie. J’en déduis que la publication de ce document personnel, sur lequel est mentionnée mon adresse privée en France, a été volontairement organisée, avec une volonté manifeste de mettre en danger la vie de mon épouse et de mes enfants qui y résident de manière permanente, ainsi que la mienne quand j’y séjourne. En effet, nous savons tous que le fait que je sois l’un des principaux opposants au Président Touadera et son principal challenger lors des 2 dernières élections présidentielles m’expose à des dangers potentiels, compte tenu de la logique de haine qui est désormais véhiculée au quotidien par les partisans du regime et qui tend a presenter les opposants comme des « ennemi de la Nation ». C’est pourquoi je viens par la présente exprimer une vive protestation et m’indigner

des traitements humiliants et dégradants que les autorités de mon pays me font subir

 

depuis quelque temps, avec l’objectif affiché de mettre ma vie et celle de ma famille en danger. Aussi, compte tenu du fait que les actes que je dénonce ont été posés par des agents qui relèvent de votre autorité, je vous tiens personnellement responsable des conséquences des actes qui résultesaient de cette exposition médiatique de mon passeport. D’ores et déjà, mon avopat a été mandaté pour déposer une plainte devant les tribunaux français pour Imise en danger de la vie d’autrui, vol de documents officiels et toutes infractions que le juge trouverait à qualifier au regard des faits selon la loi française.

Anicet G. DOLOGUELE

Veuillez agréer, Monsieur le Ministp. Iexpression pe mes sentiments distingués.

Monsieur le Ministre de l’lntérieur Chargé de la Sécurité Publique Bangui (rca)

 

 

RCA : encore une nouvelle manifestation à Bangui contre Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en centrafrique

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 01:05:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les manifestations des jeunes du pouvoir contre les propos de Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca n’en finissent pas à Bangui. Ce mercredi matin, un groupe des jeunes issus du collectif 28-29 a fait irruption devant le siège de la Minusca à Bangui afin d’exiger de Mankeur Ndiaye des excuses publiques.

 

Malgré les propos rassurants du porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro lors de la conférence de presse hebdomadaire ce

mercredi à Bangui, le pouvoir de Bangui n’entend pas s’arrêter de se soulever contre les propos du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye  qui avait déclaré sur les antennes de la radio France internationale que la solution à la crise  centrafricaine n’est pas militaire, et d’avoir encouragé les groupes armés membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à revenir dans l’accord du 06 février. Les manifestants exigent de Mankeur Ndiaye des excuses publiques sans quoi ils continuent d’organiser de sit-in devant le quartier général de la mission onusienne de paix en Centrafrique (MINUSCA) jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

Il y’a lieu de rappeler que 48 heures plutôt, le collectif 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, issus du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir, ont organisé, lundi 12 avril, une marche de protestation pour décrier toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : selon Vladimir Monteiro, La MINUSCA reste engagée à travailler avec le gouvernement centrafricain et les partenaires

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 22:16:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) réaffirme son engagement à travailler avec le Gouvernement centrafricain et tous les partenaires, sur la base de la confiance mutuelle, pour consolider les nombreux acquis tels que la protection des civils, l’extension de l’autorité de l’Etat et l’appui aux Forces de défense et de sécurité, a affirmé son porte-parole, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. 

 

« Nous continuerons à appuyer le gouvernement et le peuple dans leurs efforts inlassables vers la stabilité, la réconciliation nationale et la paix, conformément au mandat que nous a confié le Conseil de sécurité des Nations unies, et dans le respect de la souveraineté de l’Etat centrafricain », a-t-il dit.

Le porte-parole de la MINUSCA a regretté l’incompréhension suscitée par les interviews du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, précisant que ces points de vue ne doivent pas être considérés comme des actes d’hostilité envers le Gouvernement et le peuple centrafricains. Selon Monteiro, ces points de vue convergent avec ceux de la communauté internationale sur le processus de paix.

A cet effet, il a cité la déclaration du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, du 3 février, qui « exhorte les autorités centrafricaines à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés qui ont renoncé à la violence » ainsi que la déclaration conjointe publiée le 2 mars, après une vidéoconférence entre le Président Faustin Archange Touadéra, et le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.

Ces hauts responsables encouragent toutes les parties prenantes – les autorités, les groupes armés, les forces vives, les femmes et les jeunes – « à se réengager dans le processus de paix ».

En ce qui concerne le dialogue inclusif, le porte-parole de la MINUSCA souligne que « c’est au Gouvernement et au peuple centrafricains de décider souverainement de la voie à suivre et s’y engager. Toutefois, la MINUSCA réitère son engagement à leur apporter le soutien requis dans la limite de son mandat et de ses moyens ainsi que les principes directeurs relatifs aux opérations de maintien de la paix ».

Le porte-parole a également affirmé que la MINUSCA a pris bonne note des opinions exprimées à la suite des interviews et appelle à la sérénité, soulignant que rien ne justifie les discours hostiles et la stigmatisation du personnel de la MINUSCA, des partenaires et de tout autre acteur national comme international.  « La MINUSCA reste concentrée et déterminée à mettre en œuvre son mandat, notamment en maintenant une posture robuste face aux groupes armés qui restent engagés dans la violence ».

Invitée de la conférence de presse, la cheffe de la Section Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) de la Mission, Carole Baudoin, a expliqué que « la MINUSCA fournit des conseils stratégiques et techniques aux autorités centrafricaines pour mettre en œuvre la stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité. Elle a aussi souligné que l’appui de la MINUSCA s’articule autour de conseils stratégique et technique, d’aide à l’assainissement des effectifs des institutions de sécurité et d’appui à la mise en place d’un plan de national de développement et de renforcement des capacités des Forces de Sécurité Interne. « Le rôle de la MINUSCA n’est pas de faire mais de soutenir la RSS menée par le Gouvernement en fonction de nos moyens et en conformité avec la vision nationale », a-t-elle indiqué.

Le porte-parole intérimaire de la Force de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou, faisant part d’une situation sécuritaire relativement calme, mais imprévisible, a indiqué que dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles, durant la semaine écoulée, la Force, conjointement avec les Forces armées centrafricaines, a mené au total 1877 patrouilles sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le porte-parole militaire a également souligné que dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, « la Force a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe ».

De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a souligné que la Police des Nations Unies est reste engagée, la semaine passée, aux côtés des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans la sécurisation de la population. Cette collaboration a permis « l’interpellation de 12 personnes dont 8 pour viols et 4 pour infractions diverses », a indiqué le Commissaire Ntolo Minko. Il a par ailleurs souligné que la Police de la MINUSCA a également remis 8 motos, d’une valeur de près de 11.000.000 de francs CFA aux Unités spéciales anti-fraude (USAF) des FSI. Ce don va « renforcer leurs capacités opérationnelles dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières à l’intérieur du pays et le prélèvement illicite des taxes y afférentes », a-t-il dit.

 

Minusca

RCA : Guérir les blessures visibles et invisibles de la violence sexuelle

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Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 22:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La violence sexuelle est devenue un problème de santé publique en République centrafricaine (RCA) au cours de la dernière décennie, les femmes et les mineurs étant les plus touchés. Dans un pays marqué par des années de guerre civile et confronté à une crise de longue durée, les agressions ne sont pas seulement commises par des acteurs armés, mais aussi par des personnes connues de la victime. Si l’accès aux soins médicaux et psychologiques s’est amélioré au fil des années, la réponse reste insuffisante par rapport à l’ampleur des besoins.

 

“Après l’agression, j’ai pensé que j’allais mettre fin à mes jours”, raconte Charlotte*, une survivante de la violence sexuelle âgée de 18 ans, originaire de Bangui, la capitale de la RCA.

Sa mère étant morte et son père l’ayant rejetée, Charlotte vivait avec sa tante et son oncle lorsque ce dernier l’a violée un jour à la maison, alors que le reste de la famille était sorti. Sa tante ne la croit pas et Charlotte se sent complètement seule et désespérée. Elle s’est d’abord adressée à la police sans succès et, après avoir parlé à sa cousine qu’elle considère comme une sœur, elle a décidé de demander de l’aide.

Charlotte était très fragile, tant physiquement que mentalement, lorsqu’elle est arrivée au centre de soutien Tongolo, géré par les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF). Tongolo signifie ” étoile ” en Sango, la langue locale, et fait référence à “l’espoir”, car l’étoile brille dans le ciel sombre. Charlotte fait partie des 6,000 survivant-e-s de la violence sexuelle qui ont bénéficié d’une prise en charge médicale, psychologique et psychosociale par les équipes MSF depuis le lancement du projet Tongolo à Bangui en 2017.

Célestin*, un autre survivant de Bangui, s’est également senti piégé et ne s’attendait pas à ce qu’un événement aussi traumatisant lui arrive. Il a innocemment offert un abri à une personne qu’il pensait connaître, jusqu’à ce qu’il soit agressé sexuellement une nuit.

“Je dormais, et il est sorti de nulle part avec de mauvaises intentions”, raconte Célestin. “Il était ivre et m’a forcé à faire des choses que je ne voulais pas. J’ai commencé à paniquer, j’avais tellement peur. Il m’a battu mais j’ai réussi à m’échapper”.

Initialement localisé dans différentes structures à Bangui, notamment à Bédé-Combattant et à l’Hôpital Communautaire, MSF a ouvert le centre de Tongolo en août 2020 près du Parc du Cinquantenaire dans le quartier de Lakouanga. Ce nouveau centre vient compléter les autres et est entièrement dédié aux survivant-e-s de la violence sexuelle.

Les femmes et les mineurs, les plus touchés par la violence sexuelle

La plupart des survivant-e-s sont originaires de Bangui, ville où vivent 890,000 des 4,5 millions de Centrafricains. Cependant, un patient sur quatre vient de la périphérie de la capitale et une infime partie, en augmentation, est originaire de zones plus éloignées dans d’autres provinces du pays.

“L’initiative Tongolo s’efforce d’assurer un programme de soins complets, gratuits et de haute qualité, accessibles à tous”, explique Bilge Oztürk, coordinatrice du projet. Elle ajoute que les services sont adaptés aux hommes, aux enfants et aux adolescents.

  1. la majorité des patients sont des femmes et des jeunes filles (1,900 en 2020, soit 95 pourcent du total), 100 hommes ont également sollicité des soins dans le cadre de ce programme l’année derniè
  2. pourcent de tous les survivant-e-s étaient mineurs, un chiffre qualifié d’alarmant par Axelle Franchomme, référente médical de Tongolo, qui estime que les données compilées à Tongolo sont représentatives du problème de la violence sexuelle que l’on retrouve dans d’autres régions du pays.

Les mineurs sont les plus vulnérables et les plus sensibles à prendre en charge, car ils construisent leur identité jour après jour, selon les situations qu’ils vivent. S’ils ne sont pas pris au sérieux, ces événements violents peuvent avoir un impact durable sur leur avenir et laisser une trace pour le reste de leur vie.

Une crise chronique propice à la violence sexuelle

Alors que la RCA est ravagée par des années de guerre civile – un conflit qui s’est intensifié depuis décembre – et que sa population est sans cesse exposée à des déplacements forcés, à des niveaux élevés de violence et à des violations des droits de l’homme, la violence sexuelle est également devenue un problème de santé publique.

Il y a quelques années, les survivant-e-s identifiaient les acteurs armés comme leurs agresseurs dans la plupart des cas. Aujourd’hui, le programme étant accessible à de plus larges sections de la société, notre expérience montre que les agresseurs sont très souvent bien connus de leurs victimes et font partie de leur entourage proche, qu’il s’agisse d’amis, de voisins ou même de parents. En 2020, 56 % des patients vus par le personnel de MSF ont déclaré connaître leurs agresseurs. Avec la reprise de la violence en décembre 2020, cette tendance s’est de nouveau inversée et les acteurs armés sont une fois encore les agresseurs les plus cités.

Mais les suites de l’agression sont tout autant compliquées à gérer.

“Pour la famille, lorsqu’un proche est agressé sexuellement, la faute incombe à la personne qui a été abusée. Ils ne réalisent pas qu’ils pourraient être eux-mêmes abusés”, explique Aimé-Césaire, conseiller en santé mentale. “Ils rejettent toujours la faute sur la personne qui a été abusée, qui est déjà dans une situation difficile et qui était incapable de se défendre contre son agresseur.”

Cela se traduit également dans la façon dont les patients communiquent. Certains dialectes locaux, n’utilisent pas le mot “viol” car il est considéré comme tabou et honteux.

“Le silence conduit à des ambitions réduites à néant, des familles brisées, la maladie, des relations dysfonctionnelles et des vies ruinées”, selon Gisela Silva, superviseur en santé mentale.

“Les survivant-e-s méritent le respect et le soutien psychologique de leurs familles, mais ce n’est souvent pas le cas”, ajoute Aimé-Césaire.

Cicatrices invisibles

Les conséquences invisibles de la violence sexuelle vont du syndrome de stress post-traumatique à la dépression en passant par l’anxiété. Certain-e-s ont également des idées de suicide et font même des tentatives. Comme le sujet reste tabou, les survivant-e-s n’ont pas le droit, dans la plupart des cas, de parler de l’agression sexuelle qu’ils ont subie, en raison de la honte que cela pourrait entraîner pour la famille.

Le problème est alors résolu à l’amiable au sein de la communauté ou entre les membres de la famille, en oubliant qu’il s’agit d’une urgence médicale qui doit être prise en charge.

Pour les hommes survivants, la situation est encore plus compliquée. Beaucoup sont trop effrayés pour parler et seuls quelques-uns osent se rendre dans les structures de Tongolo. Ils hésitent à demander de l’aide, car la pression communautaire et la stigmatisation sont importantes.

Dans cet environnement complexe, l’accès à un soutien psychosocial est essentiel pour prévenir ou réduire le nombre de maladies et de souffrances psychologiques causées par la violence sexuelle. Les survivant-e-s présentant des symptômes doivent être admis-es pour des soins et mis en relation avec un psychologue ou un psychiatre sans délai.

Étant donné que les besoins en matière de santé et de santé mentale des survivant-e-s ne peuvent être traités de manière adéquate sans tenir compte de leur monde social, les survivant-e-s sont également mis en relation avec un travailleur social.

“L’objectif est d’accompagner les survivant-e-s dans leur parcours de guérison, de les aider à résoudre leurs problèmes et à devenir suffisamment forts pour reprendre leur vie”, explique Franchomme, le référent médical.

Il est crucial de demander de l’aide dès que possible

À la suite d’un viol, le traitement qui prévient le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que les vaccinations contre l’hépatite B et le tétanos, doivent être effectués le plus tôt possible, dans les trois jours suivant l’événement. Or, en 2020, seul-e-s 26 % des patient-e-s vu-e-s par MSF sont arrivé-e-s dans les 72 heures suivant l’agression sexuelle. Les agents de santé communautaire et les spots radio sont un moyen de sensibiliser les communautés à ce besoin.

“On entend à la radio qu’il faut aller au centre Tongolo le plus vite possible pour qu’ils puissent résoudre nos problèmes”, explique Célestin.

“Les victimes sont déjà traumatisées lorsqu’elles viennent nous voir, il est donc très important de gérer les autres problèmes de santé”, ajoute Franchomme.

Une fois que tous ces médicaments ont été remis aux patients, des visites de suivi sont organisées pour vérifier l’adhésion au traitement et prévenir d’éventuels effets secondaires ou complications. Les patientes peuvent également recevoir une contraception d’urgence pour éviter les grossesses non désirées et les options de planification familiale sont proposées à tous dans tous les établissements de Tongolo afin d’atténuer la stigmatisation liée à un enfant né d’un viol.

Des besoins non couverts

Si chercher de l’aide le plus tôt possible et parler de cette expérience traumatisante avec des spécialistes de la santé mentale sont essentiels pour guérir les blessures visibles et invisibles de la violence sexuelle, reconstruire l’avenir après une agression peut également être une tâche ardue en raison des besoins juridiques et socio-économiques qui en découlent.

Il existe actuellement très peu de services disponibles dans ce domaine en Centrafrique, ce qui laisse beaucoup de survivant-e-s dans une situation stagnante et sans perspective. A cela s’ajoute un problème d’impunité lié à la violence sexuelle, les procédures pénales ne se déroulant que dans la capitale.

Dans le centre Tongolo, un espace destiné à accueillir les organisations locales et internationales spécialisées dans les services juridiques, socio-économiques, de protection et d’éducation vient d’être créé afin que les survivant-e-s puissent accéder à tous les services en un seul endroit dans le cadre d’un circuit de référence systématique. La coordination et la collaboration entre les différents acteurs seront renforcées tout au long de l’année.

D’autres défis sont le couvre-feu temporaire et les restrictions de mouvement imposés par le gouvernement pendant cette période de troubles politiques. Par exemple, plusieurs survivant-e-s avaient l’habitude de venir à l’Hôpital Communautaire la nuit pour éviter la stigmatisation, mais depuis janvier 2021, et pour les mois à venir, ce n’est plus une option.

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour identifier, traiter et aider de manière adéquate tout-e-s les survivant-e-s de la violence sexuelle en RCA.

***

MSF est présent en RCA depuis 1997 à travers 13 projets à Bangui, Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa et Carnot. La composante violence sexuelle a été intégrée dans tous les projets et l’équipe de Tongolo, conjointement avec l’équipe mobile d’urgence Eureca, intervient également dans d’autres endroits du pays touchés par une violence accrue, y compris la violence sexuelle, le dernier en date étant Liton fin janvier 2020.

*Les noms des patients ont été modifiés pour protéger leur identité.

RCA : l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Regis Lionel Dounda est placé en garde à vue à la SRI

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L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 16:36:29 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ancien ministre de la jeunesse et des Sports, Monsieur Régis Lionel Dounda, limogé du gouvernement il y’a quelques jours, a été placé en garde à vue ce mercredi à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie à Bangui.

 

D’après une source proche du dossier, l’ancien ministre aurait été placé en garde à vue pour nécessité d’enquête dans une affaire de falsification des procès-verbaux du conseil des ministres. Mais l’intéressé, joint par CNC, dit avoir reçu une convocation de la gendarmerie mardi dernier alors qu’il était en train de faire passation de service au ministère de la Jeunesse et des Sports.  C’est en se présentant  à la gendarmerie ce mercredi qu’on lui a notifié  sa garde à vue de 72 heures à compter de ce jour. Il confirme qu’il ne sait pas encore ce que la justice lui reproche.

Selon les internautes, l’ancien ministre Regis Lionel Dounda a été limogé de son poste du département de la jeunesse et des sports à cause de sa proximité avec la France, d’autres parlent de malversations.

En tout cas, seule la justice qui a le dernier mot dans une telle affaire.

S’agit-il d’une manipulation politique ?

Rappelons que Regis Lionel Dounda était membre du gouvernement dans le quota du parti MLPC dirigé par l’honorable Martin Ziguelé, empêché le mois dernier de sortir du territoire national en raison d’une affaire judiciaire le visant et que les observateurs nationaux considère cela comme  une manipulation politique.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le bureau de l’Assemblée nationale déclare recevable la demande de la levée de l’immunité de quatre députés

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 15:36:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). Six jours après la lettre du ministre intérimaire de la justice demandant la levée des immunités parlementaires de quatre députés de l’opposition, le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré la recevabilité  de la demande et entend mettre en place une commission pouvant statuer sur cette affaire.

 

La réunion relative à cette problématique  a duré trois heures. Les quinze députés, membres du bureau de l’assemblée assemblée nationale ont déclaré la recevabilité de la lettre, et décider de la mise en place de la commission ad hoc  en se référant à l’article 119  du règlement intérieur de cette institution.

Les quatre députés, Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Abdoul Karim Meckassoua et Aurélien Zingas devront patienter  pour connaitre l’aboutissement de cette procédure

administrative.  Les proches du dossiers, les collaborateurs de Moussa Laurent Gon-Baba  se sont déclaré incompétents pour outrepasser  les dispositions  décidant d’un débat en plénière.

Selon cet article 119, la commission ad hoc élit en son sein  un Président et un rapporteur. Cet organe entend les députés dont la levée de l’immunité est demandée.  Le rapport de la commission ad hoc  est transmis à la conférence des Présidents pour avis  avant d’être inscrit à l’ordre du jour. Les dispositions de cette loi mentionnent  que la décision  relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’assemblée en séance plénière  au cours de laquelle il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission ad hoc. Le rapport, ainsi adopté ou rejeté, est transmis au gouvernement.

La décision de s’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité  est  adopté au scrutin secret à la majorité absolu du nombre des députés  calculé par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus. Or, le premier juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bangui a adressé une lettre au Président de l’assemblée nationale. Dans cette lettre, 21 personnes, en dehors des quatre élus de la nation, sont recherchées par la justice  dans une affaire d’atteinte à la sureté intérieure de l’État visant l’ancien Président François Bozizé et son ancien ministre Thierry Maleyombo   . Les députés membres du bureau mentionnent qu’aucun chef d’accusation n’est retenu dans cette procédure de levée d’immunité parlementaire  contre les députés mis en cause.

Cette réunion intervient à un moment ou Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé attendent la décision du tribunal administratif  aux fins d’annulation des mesures restrictives sur leur liberté d’aller et venir.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Abdoulaye Hissen, Président du CNDS  s’oppose à un dialogue avec les rebelles du CPC

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Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 14:06:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président de la coalition des groupes armés CNDS (conseil national de défense et de sécurité ), regroupant 3 principaux groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, s’oppose à toute idée d’un éventuel  dialogue avec les groupes armés membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon lui, ces derniers doivent  assumer leur choix, celui de quitter l’accord de paix du 06 février 2019.

 

C’était lors d’un point de presse organisé mardi 13 avril dans la capitale Bangui que le Président du CNDS  Abdoulaye Hissen, pourtant recherché par la justice nationale et internationale pour de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis, s’oppose ouvertement aux propos du diplomate Mankeur Ndiaye, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique qui appelle à un dialogue avec les groupes armés qui se désengagent de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), coordonnée par l’ancien Président de la République François Bozizé.

D’après ce chef rebelle, les groupes armés qui acceptent de quitter l’accord de paix du 6 février doivent assumer leur chois. Il accuse en même temps la communauté internationale, dont la Minusca d’attiser le conflit en République centrafricaine.

Une position déjà exprimée par le gouvernement centrafricain et certaines organisations proches du régime qui manifestent depuis lundi devant le siège des nations unies à Bangui.

Rappelons que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan est pressenti d’intégrer le prochain gouvernement. Donc il n’a plus de choix de se rallier à la position du gouvernement.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Pathétique société civile

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Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 07:30:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comme des mercenaires qui livrent au plus offrant, la société civile en Centrafrique est l’ombre d’elle même. Le rôle de juste milieu et de défenseur des valeurs se transforme en crise de leadership.

 

Depuis la crise sécuritaire de 2012-2013, la République Centrafricaine a eu droit à une série des leaders prétendant de la société civile qui surfent sur les situations factuelles et faire du beur et même s’assoir à la table des grands.

Ainsi le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) à l’image de l’Assemblée nationale de la 6e législature s’est hissé parmi les organisation de la société civile. Mais le comble, c’est l’attitude mercenaire des ceux qui animent cette entité de la société civile.

 

Les faits du mercenariat sont légion

L’ADN de cette organisation dit GTSC est la trahison.

“J’ai dit à Faustin Archange Touadera que ce n’est pas le moment de persécuter les opposants. Il faut attendre un peu. S’il fait ce qu’il est entrain de le faire depuis, qui peut lui dire le contraire ? Je lui ai dit que si c’est pour persécuter la Minusca, je suis prêt à marchander ça”, a déclaré Gervais Lakosso.

Ceci étant dit, Gervais Lakosso a laissé tomber les masques et clamer son envie de gagner sa vie toujours et toujours en pêchant dans l’eau trouble.

Catherine Samba Panza, présidente de la Transition a expérimenté le salle boulot de Gervais Lakosso et sa bande lorsque celui-ci prenait fait et cause des Nairobistes, François Bozizé et Michel Djotodia pour déstabiliser la transition.

Du haut de son perchoir de l’Assemblée nationale Catherine Samba Panza a décrié ce comportement rétrograde. Il n’a pas surement été comprise du fait de l’immensité de scandale et des défis sécuritaires qui caractérisaient sa gestion.

Ce qui est marquant, elle a nommé le mal en citant Gervais Lakosso. Mais comme l’occasion fait le Larron, ce dernier rêve un  poste ministériel et commence avec ses manœuvres louches.

 

Comment Gervais Lakosso peut-il se permettre le luxe de venter le marchandage des actions contre la Minusca ?

Les morts qui découlent de ses manifestations sans poursuite jusqu’aujourd’hui en 2014, 2015 et 2017 ne suffisent pas vraiment pour que Gervais Lakosso lâche à qui veut l’entendre son venin ?

 

L’inconstance dans les actions

De E Zingo Biani à la COD-2020, Gervais Lakosso et Crescent Beninga ont pris part active à la lutte de l’opposition. Ce qui leur hôte toute crédibilité et objectivité de parler au nom du peuple. Sans base aucune, c’est leur manière de vivre et de prétendre à un poste.

Joseph Bindoumi, l’homme sérieux et convaincu de sa mission ne s’associe pas au GTSC dont il est pourtant l’un des fondateurs. Ce qui dit long sur la moralité de cette organisation et de sa configuration.

Aujourd’hui, le GTSC a royalement fermé les yeux sur les crimes des alliés de Touadera, les russes qui humilient les hommes à Bossangoa, qui volent les bétails et sacrifient les acquis démocratiques chers à Conjugo.

Conscient que les dispositions de la constitution ont verrouillé le nombre de mandat, c’est la société civile de Gervais Lakosso qui se montre favorable et optimiste à la modification de la constitution. Quoi de plus inique que d’avoir des leaders plus médiocres au sein de la société civile?

Barthelemy Mathias Morouba, par un jeu de passe droit s’est fait une place à l’ANE. A titre compensatoire, il a organisé les élections bâclé, ce militant du MCU dans l’ordre qui a fait ce qu’il doit faire.

Il est temps d’inventer une nouvelle République et une nouvelle société civile. Le terrain fertile est la Minusca. Il suffit de lire minutieusement le dernier communiqué pour voir les limites de cette société civile souffrante des maux qui la minent.

Silencieux comme la carpe dans l’eau, le GTSC ne trouve pas d’intérêt pour mettre la main sur les dérives autocratiques du pouvoir. Comme on dit la bouche pleine ne parle pas. Nous ne saurons dire bon appétit à ce buffet où sont conviés la société civile qui dans son omerta.

Et ce n’est pas Jean Serge Wafio qui par le passé a coopéré avec le GTSC et connait leur mode de fonctionnement pour les dénoncer qui nous dira le contraire.

 

  1. Yémbinalé.

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

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Une vingtaine d’écoliers tués dans un incendie à Niamey

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Une vingtaine d’écoliers tués dans un incendie à Niamey

Bangui ( République centrafricaine ) – Une vingtaine d’écoliers sont morts calcinés dans l’incendie de plusieurs classes en paillote à Niamey, a annoncé mardi soir le commandant des sapeurs pompiers du Niger à la télévision publique.

“21 classes en paillote ont pris feu. Une vingtaine d’enfants ont été pris dans le piège du feu”, a expliqué le commandant Sidi Mohamed./////////////.

“Les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint (…) mais le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l’embrasement généralisé de ces classes et les enfants n’ont pas pu sortir”, a-t-il dit. /////////////.

Selon la télévision citant des témoins, le feu s’est déclaré vers “16h00 (15h00 GMT)” au moment où les victimes étaient en classe. /////////////.

L’origine de l’incendie est inconnue./////////////.

Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou s’est rendu sur les lieux du drame dans la périphérie de la capitale et a présenté ses condoléances aux parents./////////////.

Au Niger, un des pays les plus pauvres au monde, pour remédier à l’insuffisance des classes, les autorités construisent des milliers de hangars en paillote où les enfants prennent les cours, parfois à même le sol. Les incendies de ces classes en matériaux très inflammables sont fréquents mais font rarement de victimes.

Avec AFP/VOA

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Patrice Talon réélu au Bénin avec 86% des voix

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Patrice Talon réélu au Bénin avec 86% des voix

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président béninois Patrice Talon a été réélu sans surprise, avec 86% des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale, dans un scrutin où le chef de l’Etat faisait face à des candidats de l’opposition quasiment inconnus.

“Le duo Patrice Talon et Mariam Talata (candidate à la vice-présidence à ses côtés) obtient dès le premier tour la majorité des suffrages exprimés” a déclaré Geneviève Boko Nadjo, la vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (CENA)./////////////.

Elle a également déclaré que le taux de participation s’élevait à 50,17%./////////////.

De leur côté, les observateurs de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) avaient dit avoir constaté “un faible taux de participation des électeurs” suivi “d’une légère amélioration”, et ceux de la Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ont noté une “mobilisation des électeurs relativement faible tout au long de la journée”./////////////.

La Cour constitutionnelle publiera les résultats définitifs dans les prochains jours./////////////.

Patrice Talon, richissime homme d’affaires ayant fait fortune dans le coton, est accusé d’avoir engagé le Bénin dans un tournant autoritaire et d’avoir empêché la candidature de toute opposition crédible pour ce scrutin. /////////////.

“Dix ans! Dix ans!” /////////////.

Devant le siège du parti Bloc Republicain, une centaine de supporters du président ont fait la fête, le temps d’à peine une heure, en dansant sur la musique d’une fanfare et en agitant des drapeaux bleu azur a l’effigie des vainqueurs./////////////.

Parmi eux, Dahounto Euloge, 33 ans, qui se réjouit de voir son candidat reconduit au pouvoir. “Le peuple est encore prêt à le soutenir car il a fait les routes, l’éclairage. On est la pour le developement”, explique-t-il à l’AFP. /////////////.

Le chef de l’Etat, vêtu d’une veste en lin bleu ciel et d’une chemise blanche immaculée, est venu pour saluer ses supporters, depuis le marche pied de son 4×4, mais il n’a fait aucune déclaration. /////////////.

Devant lui, des jeunes survoltés scandaient “10 ans! 10ans!”, mais dans le reste de Cotonou, la capitale économique, la vie continuait son cours dans le calme et les Béninois rentraient du travail comme si de rien n’était. /////////////.

Korentin Kohoué, un ancien député qui a récolté 2,3% des voix a “remercié les Béninois qui ont écouté notre message (…) et accompli dans le calme leur devoir civique”. /////////////.

Quant à Allasane Soumanou (11% des voix), il n’a fait aucune déclaration pour l’instant, affirmant à l’AFP qu’il respectait le carême en ce premier jour de Ramadan. /////////////.

“Du folklore” /////////////.

Des violences ont éclaté la semaine dernière et ont fait au moins deux morts à Savè, dans le centre-Nord, le fief de l’ancien président Thomas Boni Yayi, grand adversaire politique et économique de l’actuel chef de l’Etat. /////////////.

L’élection a été annulée dans les villes voisines de Tchaourou, Bantè et Ouèssè, a annoncé la CENA, estimant qu’elle n’avait pas pu se dérouler dans de bonnes conditions. /////////////.

Un important groupe de la société civile a, de son côté, dénoncé des “tentatives d’intimidations, de menaces ou de corruptions des électeurs à travers tout le pays.” /////////////.

La réélection dès le premier tour du président Patrice Talon est sans surprise, les grandes figures de l’opposition étant soit en exil, soit incarcérées, frappées d’inéligibilité ou empêchées de participer à l’élection./////////////.

Des opposants avaient d’ailleurs appelé au boycott du scrutin, dénonçant une élection gagnée d’avance, avec un président “face à lui-même”./////////////.

“Cette élection c’était du folklore”, regrette Georges Kpatchavi, restaurateur de 42 ans. “On n’attend pas les résultats car ils sont déjà connus d’avance.”/////////////.

Un avis partagé par beaucoup à Cotonou, capitale économique d’un pays longtemps vu comme un modèle de démocratie, où les rues étaient inhabituellement calmes./////////////.

“D’habitude ça klaxonne dans les rues, ça fait la fête dans les buvettes dès les premières tendances mais là, c’est mort”, constate Wimboutou Sambien, opérateur économique d’une cinquantaine d’année. /////////////.

Patrice Talon a dit vouloir engager le Bénin dans le développement et le pays d’Afrique de l’Ouest enregistre des taux de croissance plutôt bons dans un contexte de crise économique globale (5% de prévision pour 2021)./////////////.

Il a déclaré vendredi dernier lors de son dernier meeting de campagne que sa victoire “par K.O.” ne ferait aucun doute et que “les chantiers commencés seraient terminés.”

Avec AFP/VOA

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Centrafrique : Qu’est-ce qui fait courir Valéry Zakharov ?

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Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l’UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 avril  2021, 07:59:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, celui-ci a qualifié Poutine de « Tueur ». Un mot plein de sens en relation internationale. A Bangui, la Russie a joué un rôle non négligeable dans le chaos électoral. Elle a convoqué Mankeur Ndiaye avant les élections à Moscou. De son retour, ce sénégalais de triste réputation s’en est donné à cœur joie de soutenir et porter Touadera à tour de bras pour sa réélection.

Le service après vente

Après la mission accomplie, Mankeur Ndiaye devra faire le compte rendu à ses maitres de St Pétersbourg. Aucun sujet ne devra être mis de côté. Il a abordé les questions liées en la présence russe dans un contexte des rapports accablant dans la coopération de son institution avec les mercenaires du groupe Wagner.

Mankeur Ndiaye est entrain de vivre une période salle de la diplomatie en Centrafrique pour avoir conjugué avec des gens qui n’ont pas de sens. Aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout de ses enquêtes ? Difficile pour l’instant, puisque Vladimir Titorenko a documenté nombre de ses erreurs dans la préparation des fraudes en faveur de Touadera ?

C’est dans ce cadre là qu’il va répondre aux questions du dialogue. Ce qui est curieux, la Russie en miniature s’oppose avec le dialogue avec l’UPC, mais l’ambassadeur proconsul et barbouz reçoit pompeusement le représentant de l’UPC au gouvernement et s’offre le privilège de lui accorder des voyages prestigieux en Russie.

Ce qui est paradoxale pour Aimé Kongoba, un ouvrier que nous avons interrogé à Bangui.

« La Russie fait de la diversion. Ils sont avec les rebelles, ils ont la possibilité de neutraliser les rebelles, mais ils ne peuvent pas parce que ce sont leurs partenaires. Ces jeunes désœuvrés qu’ils manipulent, ils le font parce que nos autorités sont naïves de leur approche », a-t-il déclaré avant d’ajouter que les organisations des droits de l’Homme doivent tout faire pour documenter ses crimes et qu’on sache que les amis nous ont aidé mais aussi ont commis des erreurs.

 

  1. Yémbinalé.

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Batangafo, les populations dénoncent l’occupation de l’école par les mercenaires russes

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:19:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Fafa  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, les populations locales sont tiraillées entre un sentiment de délivrance, et l’explosion de joie. Mais cela est de courte durée à cause du comportement des Mercenaires russes.

 

24 heures après la reprise de la ville de Batangafo par les militaires de l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais aux mains des rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par le tchadien  Mahamat Alkhatim, les habitants, qui ont

 

laissé explosé leur joie à l’arrivée des forces loyalistes dans la ville, ont vite  exprimé leur mécontentement face au comportement des mercenaires russes.

En effet, quelques heures après leur arrivée dans la ville, les paramilitaires russes ont vite transformé quelques maisons des particuliers et l’école sous-préfectorale comme leur quartier général.

Selon des témoins contactés par CNC, les tables-bancs et autres mobiliers de l’école ont également été détruits ou utilisés comme bois de chauffe par ces mercenaires de la société Wagner. Ce qui a provoqué la colère des parents d’élèves qui dénoncent cela. Ils interpellent également le gouvernement sur les exactions des mercenaires qui n’ont pas hésité à piller aussi des boutiques des particuliers.

« Je les ai vus piller deux boutiques en présence des propriétaires qui étaient à l’intérieur. Pour les salles de classe, ils continuent toujours de les occuper. Pour l’heure, il n’y a pas de cour, l’école est fermée », témoigne Michelle, une habitante de Batangafo joint au téléphone par la rédaction.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : inquiétude à Kouango, les rebelles de l’UPC se rapprochent de la ville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/village-vers-bangassou-avec-6-habitations-et-une-personne-debout-1-450×337.jpg” alt=”Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021″ width=”450″ height=”337″ />
Village Maïgari, à 7 kilomètres de Kouango, au centre de la RCA. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:26:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 139 kilomètres au sud-Est de la ville de Bambari, la ville de Kouango, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouaka, est depuis quelques jours replongés dans la psychose. Les rebelles de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa  menacent de reprendre la ville, et se rapprochent dangereusement.

 

Un mois après la reprise de la ville de Kouango par les soldats FACA et leurs alliés ruses et Rwandais, les populations locales sont à nouveau plongées dans la psychose d’un éventuel retour des rebelles de l’UPC.

En effet, les soldats FACA et leurs alliés, qui ont repris la ville aux mains des rebelles le 9 mars 2021, ont finalement quitté la ville quelques jours plus tard pour retourner à Grimari, selon des sources humanitaires. Cependant, les rebelles, qui ont quitté la ville à l’annonce de l’arrivée des forces loyalistes, ont menacé depuis quelques jours de revenir.

Ainsi, le dimanche dernier, sur la route de Maïgari, à 7kilomètres, on signale leur présence massive sur dix (10) motos en train de progresser vers le village Bianga. Ils auraient tué un commerçant, et emportent sa moto ainsi qu’une somme de 500 000 francs CFA.

Pour l’heure, à Kouango, la ville est pratiquement morte : les commerces sont fermés, l’administration tourne au ralenti. Certaine partie des habitants est terrée à la maison, d’autres ont pris la fuite vers le Kotto fleuve.

Les populations appellent à l’aide le gouvernement pour le redéploiement rapide des forces de l’ordre dans la ville pour assurer la sécurité de la population qui vit actuellement au rythme de l’arrivée imminente des rebelles.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une nouvelle grève des enseignants vacataires s’annonce à l’Université de Bangui

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Campus de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:46:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les enseignants vacataires de l’Université de Bangui menacent d’entrer en grève prochainement si le gouvernement ne fait rien pour satisfaire leur revendication. C’est ce qu’a fait savoir le  lundi 12 avril 2021 le secrétaire général du syndicat des enseignants vacataires lors de leur assemblée générale qui s’est tenue à l’Université de Bangui.

 

« Le problème qui se pose, c’est que le dossier n’évolue pas comme il se doit. Nous demandons au recteur de faire avancer le document de manière à ce que ces frais de vacation puissent être versés aux ayants droit », déclare le secrétaire général du syndicat des enseignants vacataires.

À l’origine du mécontentement des enseignants vacataires, le non-paiement des frais de vacation de l’année académique 2018 à nos jours. Ils veulent aussi comprendre pourquoi  le dossier des arriérés  de leurs frais de vacation n’avance pas.

L’enseignement à l’Université de Bangui est dispensé par des enseignants vacataires  qui ne cessent, presque chaque année de faire la grève pour réclamer le paiement de leurs frais de vacation. Ce qui pénalise aussi la scolarité des étudiants.

Selon un enseignant vacataire, si le ministère de l’Enseignement supérieur pense qu’ils  ont des enseignants-chercheurs qui sont disponibles  et capables d’assurer les cours magistraux et les travaux dirigés, ils vont leur dire qu’ils doivent arrêter.

« Nous avons fait des démarches d’intégration qui n’accouchent jusque là que des souris. Nous ne pouvons plus supporter de continuer à faire des prestations. Le gouvernement doit penser à nous », a-t-il déclaré.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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RCA : marche de protestation contre toute initiative de dialogue avec le chef de l’UPC et celui de 3R

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/marche-soutien-pourparler-khartoum-soudan-seleka-Anti-Balaka-russe-300×293.jpg” alt=”Marche à Bangui du soutien au pourparler de Khartoum initié par les russes le 19 décembre. CopyrightCNC.” width=”300″ height=”293″ />
Marche à Bangui du soutien au pourparler de Khartoum initié par les russes le 19 décembre. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril  2021, 05:03:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Collectif 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, issus du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir, ont organisé, lundi 12 avril, une marche de protestation pour décrier toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r.

 

Lundi, 12 avril 2021, à l’appel du sulfureux Blaise Didacien KOSSIMATCHI  , coordonnateur général de TalithaKoum Centrafrique, une plateforme dédiée au soutien au chef de l’État, , mais aussi des responsables des autres organisations proches du parti au pouvoir comme Galaxy, le Collectif 28-29  , des centaines des personnes ont organisé un sit-in devant le quartier général de la mission onusienne de paix en Centrafrique (Minusca) à Bangui pour protester contre toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r, décédé de suite de ses blessures le 25 mars 2021.

Le représentant du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye, chef de la MINUSCA, avait indiqué sur les ondes de la radio France internationale (RFI) qu’il était souhaitable de faire asseoir les leaders des groupes armés qui ont quitté la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les autorités centrafricaines autour d’une même table pour dialoguer.

Rappelons que le 5 avril dernier, le chef rebelle, à la surprise générale, annonçait son retrait de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une nouvelle alliance rebelle dont le coordonnateur est l’ancien président centrafricain François Bozizé, pour revenir dans l’Accord de paix signé entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février 2019.

La nouvelle coalition rebelle, dont l’un des fournisseurs en hommes est l’UPC, a lancé des attaques coordonnées sur l’ensemble du territoire centrafricain, de la mi-décembre 2020 jusqu’en janvier 2021. Le retournement de la situation a été possible grâce aux offensives des forces de défense et de sécurité centrafricaines, appuyées par 2000 mercenaires russes de la société Wagner et quelques 900 soldats rwandais, dépêchés rapidement en Centrafrique à la demande du Président Faustin Archange Touadera.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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L’ex-président Compaoré sera jugé pour l’assassinat de Thomas Sankara

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L’ex-président Compaoré sera jugé pour l’assassinat de Thomas Sankara

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire, va être jugé pour l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, icône panafricaine, lors du coup d’Etat de 1987 au cours duquel il avait pris le pouvoir, ont indiqué mardi à l’AFP des avocats.

Le dossier a été renvoyé mardi devant le tribunal militaire de Ouagadougou, après la confirmation des charges contre les principaux accusés, dont Blaise Compaoré, 34 ans après la mort du “père de la Révolution” burkinabè, selon des avocats de la défense et des parties civiles./////////////.

“Ce (mardi) matin nous avons assisté au délibéré de la chambre de contrôle de l’instruction, qui a renvoyé le dossier en jugement”, a déclaré à l’AFP Me Guy Hervé Kam, un avocat de la partie civile. “Il s’agit essentiellement de Blaise Compaoré et de 13 autres, accusés d’attentat à la sûreté de l’Etat”, “complicité d’assassinats” et “complicité de recel de cadavres”./////////////.

“L’heure de la justice a enfin sonné, un procès peut s’ouvrir. Il appartient donc au procureur militaire de programmer une date d’audience”, s’est-il réjoui. /////////////.

Parmi les accusés figurent le général Gilbert Diendéré, l’un des principaux chefs de l’armée lors du putsch de 1987, devenu ensuite chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, ainsi que des soldats de l’ex-garde présidentielle./////////////.

Le général Diendéré purge actuellement au Burkina Faso une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d’Etat en 2015./////////////.

Davantage de personnes étaient mises en cause initialement, mais “beaucoup d’accusés sont décédés”, a précisé Me Kam./////////////.

“Le dossier est renvoyé” devant le tribunal, la date du procès “n’est pas encore décidée” mais celui-ci pourrait avoir lieu “très bientôt”, les mandats d’amener des accusés non “encore détenus ayant été ordonnés ce matin”, a indiqué Me Mathieu Somé, avocat du général Gilbert Diendéré./////////////.

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1983, le président Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans, lors du putsch qui porta au pouvoir son compagnon d’armes d’alors Blaise Compaoré./////////////.

La mort de Sankara, devenue une figure panafricaine et surnommé le” Che Africain”, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré, lui-même renversé par une insurrection populaire en 2014./////////////.

L’affaire a été relancée, après la chute de M Compaoré, par le régime de transition démocratique. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui par la justice burkinabé en mars 2016./////////////.

Mais il vit en Côte d’Ivoire, où il s’était enfui après sa chute. Ayant obtenu la nationalité ivoirienne, il ne peut pas être extradé et devrait donc être jugé par contumace./////////////.

En février 2020, une première reconstitution de l’assassinat de Sankara s’était déroulée sur les lieux du crime, au siège du Conseil national de la Révolution (CNR) à Ouagadougou.

Avec AFP/VOA

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La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

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La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une requête plutôt inhabituelle, la justice sud-africaine a demandé à l’ex-président Jacob Zuma, poursuivi pour “outrage à la justice”, de déterminer lui-même sa peine dans le cas où il serait jugé coupable. Il a jusqu’à mercredi.

L’ancien chef d’Etat, qui a fêté lundi ses 79 ans, snobe, depuis sa création en 2018, la commission chargée d’enquêter sur la corruption généralisée pendant ses neuf années au pouvoir./////////////.

En février, après un énième refus de témoigner, le commission présidée par le juge Raymond Zondo a réclamé à la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, de prononcer une peine de deux ans de prison pour “outrage à la justice” contre l’ancien chef de l’Etat./////////////.

Car cette fois-ci, l’ex-président avait non seulement ignoré une convocation de la Commission mais également enfreint une décision rendue en janvier par la Cour constitutionnelle, l’obligeant à comparaître et le privant du droit à garder le silence./////////////.

Dans une directive datée de vendredi et publiée sur le site internet de la Cour constitutionnelle, cette dernière demande que M. Zuma détermine “ce qui constitue la sanction appropriée”. Il doit déposer, au plus tard mercredi, une déclaration sous serment expliquant “la nature et l’ampleur de la peine qui devrait lui être imposée”./////////////.

Sollicités par l’AFP, les avocats de l’ancien président n’ont pas donné suite. M. Zuma n’a jamais répondu à aucune sollicitation de la justice, préférant faire des déclarations publiques dans la presse. /////////////.

Selon les juristes, il n’est pas courant pour la justice de faire une telle demande. Les juges “veulent montrer qu’ils ont exploré toutes les possibilités pour l’entendre”, explique James Grant, un avocat spécialisé dans le droit constitutionnel, “et se préparent à lui infliger une peine sévère”./////////////.

L’ancien président n’a témoigné qu’une seule fois devant la commission anticorruption, en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s’offusquant d’être traité comme un “accusé”. /////////////.

Englué dans les scandales, il avait été poussé à la démission en 2018 et remplacé par l’actuel président, Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille./////////////.

M. Ramaphosa, qui fut le vice-président de M. Zuma entre 2014 et 2018, est lui-même convoqué pour témoigner devant la commission du 22 au 29 avril.

Avec AFP/VOA

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RCA : Russie sauveur criminel ?

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 avril  2021, 07:11:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les russes sont dans le dénie et le mensonge. Les preuves sont intarissables. D’abord son ambassadeur a déclaré à qui veut l’entendre que les instructeurs sont 300 en Centrafrique. 

 

En réalité si ce ne sont que des instructeurs pourquoi sont ils constamment cagoulés ? Avec les moyens sur places s’ils sont 300, donc un individu pour 10 véhicules qui roulent à la fois. Ce qui n’est pas possible même chez les anges. Les mercenaires sont partout, mais comme la méthode russe est celle de la propagande et le mensonge, l’ambassadeur proconsul est mécontent du fait que les médias sérieux mènent des investigations sur ce qu’ils font. Du coup, notre rédaction en a fait les frais et est interdit de visibilité par Justin Gourna Nzako.

Mais comme personne ne peut étouffer la vérité, ce ministre à la botte de Touadera se tait face à la souffrance de ses parents à Bouca, localité où il s’est fait réélire avec la complicité de Darlan.

 

Dans cette région, les russes, braquent la population, abusent d’elle, cabris, cochon, bref tout le cheptel. « Les russes que nous prenons comme des sauveurs sont pires que les Baniamoulengués. Ils nous pillent et détruisent même les archives de la sous préfecture », nous a appris Constant Wangué, un habitant du quartier Yanguéma à Bouca.

Le proconsul Barbouz, Vladimir Titorenko dit que les russes ne sont pas intéressés par le diamant.

« Mon pays est le premier pays producteur du diamant, les diamants ? Cela ne nous intéresse pas » a-t-il déclaré.

« Mais il ce diplomate là, il faut se méfier de lui. Combien d’avions atterrissent à Ndassima et dans les zones minières ? Je vous assure ce n’est pas possible. Mais derrière les armes, il y a bien d’autres aspects qu’il faut investiguer. Les priorités sont ailleurs », a lancé Patrick un étudiant à l’Université de Bangui.

Dans ce combat entre Valeur et Mankeur Ndiaye, la vérité jaillira.

 

  1. Yémbinalé.

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : LA JUSTICE DEMANDE LA LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE 4 DÉPUTÉS DANS UNE AFFAIRE CONTRE BOZIZÉ. MAIS QU’EN EST-IL DES CRIMINELS DES GROUPES ARMÉS, DES MINISTRES PRÉDATEURS ET DES ASSASSINS DU HAUT MAGISTRAT MODESTE MARTINEAU BRIA?

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « Nous ne laisserons plus certains politiciens en mal de légitimité, qui privilégient leurs intérêts personnels sur l’intérêt général, s’attaquer impunément aux institutions de la République et maintenir le peuple dans des souffrances indicibles, sous divers prétextes », avait déclaré urbi et orbi le président Faustin Archange Touadéra, lors de son investiture du 30 mars 2021 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Le compte à rebours a-t-il déjà commencé moins d’un mois après ce discours historique?

 

1-QUAND DIRE C’EST FAIRE

Le discours du sacre présidentiel du professeur assermenté Faustin Archange Touadéra, avait retenti comme une pétition jusqu’à la cime du Mont blanc en France. Toutes les espèces animales et végétales vivant dans la forêt équatoriale et les savanes arides et boisées de la RCA et celles d’Amazonie ont vibré ce jour-là au rythme et à la tonalité tranchante et saisissante du rhéteur verve du palais de Renaissance. L’engagement solennel était pris et tout le monde n’attendait qu’une seule chose: joindre l’acte à la parole.

Mais souvenons-nous de ce que disait un sage africain: « Quand la justice tarde à punir le coupable, c’est qu’elle est allée loin chercher un bâton inflexible pour bien le châtier ».

D’aucuns disaient en effet que ce n’est pas Touadéra qui va laisser la justice faire correctement son travail pour arrêter les criminels réels et virtuels, tant il aime le pardon ! Que des dossiers judiciaires d’une extrême gravité sont demeurés sans suite judiciaire ! Et des criminels promus à de hautes fonctions d’Etat et payés avec l’argent de ce peuple qu’ils ont pris en otage des années durant !

Seulement voilà: la justice centrafricaine, que l’on croyait finie, a frappé aux portes des députés sur qui pèsent des soupçons de culpabilité, en demandant que leur immunité parlementaire soit levée pour être auditionnés dans une affaire judiciaire. C’était le jeudi 8 avril dernier.

A ce niveau, il importe de préciser que députés, ministres, premiers ministres ou chefs d’Etat, aucune loi nationale et internationale ne les met à l’abri des poursuites judiciaires. Le peuple centrafricain s’attend donc à vivre une série de procès contre ces leaders politiques pour se rendre à l’évidence de leur culpabilité ou non dans la poursuite contre l’ancien président François Bozizé Yangouvonda et un de ses anciens ministres et collaborateurs politiques, Thierry Savonarole Maléyombo.

Il y a 99 jours pour les délinquants et politiciens « en mal de légitimité », et un (1) jour pour la Justice. L’heure de la vérité a donc sonné avec la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des honorables Abdou Karim Meckassoua, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Aurélien Simplice Kongbélé-Zingas qui sont depuis longtemps dans la ligne de mire du pouvoir. Surtout Méckassoua et Dologuélé plusieurs fois accusés par les partisans du pouvoir de complot contre l’Etat, de recrutement et d’infiltration des mercenaires et rebelles étrangers à Bangui, au point qu’ils s’étaient vu obligés de déposer plainte en 2018 contre leurs accusateurs. Mais le procès n’a jamais eu lieu jusqu’à ce que ce soient eux, aujourd’hui, qui soient officiellement poursuivis en justice.

Et pourtant dans ce pays, des cas d’affaires judiciaires nécessitant la levée de l’immunité parlementaire ou ministérielle ne manquent pas. D’où la question légitime de savoir: qu’en est-il des chefs des groupes armés et leurs complices nommés ministres mais pourtant auteurs de multiples crimes avérés, des ministres membres du gouvernement ou conseillers à la primature et à la présidence de la République, des hauts cadres de l’administration qui sont activement et notoirement reconnus comme auteurs de graves crimes à caractère politique, humain, économique, financier et de droit commun? La liste de ceux-ci est particulièrement longue. Nous ne citerons que quelques uns.

 

2-ETUDES DE CAS

 

  • Le groupe armé UPC d’Ali Darass

Le mercenaire peul nigérien Ali Darass Mahamat qui, de son vrai vivant, a décimé des populations entières, avec ses hommes massacrant à volonté des Centrafricains vivant dans les régions du Centre, du Centre-Est et du Sud-Est, qui a fait de Bambari et Gbokolobo son palais royal et son « Guantanamo », avec un plaisir particulier pour le sang du clergé et des fidèles catholiques:

-à Bambari dans la Ouaka en 2018, l’Abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari,  l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, curé de la paroisse de Seko à Bambari (Ouaka), ont été abattus froidement par les hommes de l’UPC sur ordre d’Ali Darass ;

-à Alindao dans la Basse-Kotto en novembre 2028, Ali Darassa avait personnellement coordonné une expédition punitive contre le clergé et les déplacés qui ont trouvé refuge sur le site des déplacés. C’était un véritable massacre qui a coûté la vie à plus de cent (100) personnes dont l’Abbé Blaise Prosper Mada, vicaire général du diocèse d’Alindao, et l’Abbé Célestin Ngoumbango, curé de la paroisse de Mingala ;

-des carnages et exécutions systématiques et sommaires ont été régulièrement organisés à Mingala, Mobaye, Zangba, Kembé (assassinat du professeur Emmanuel Batonga et de l’infirmier Sagbéndo) et Satema ;

-les préfectures du Mbomou (Bangassou, Bakouma, Ouango et Rafai) et du Haut Mbomou (Obo, Mboki, Zémio, Djemah et Bambouti), demeurent sinistrées à cause des exactions des éléments d’Ali Darass. Malgré ces crimes avérés, ce dernier été nommé ministre conseiller à la primature en mars 2019. Pourquoi la justice n’avait pas demandé la levée de l’immunité ministérielle d’Ali Darass après les carnages qu’il avait organisés à Mobaye, Mingala, Ippy, Obo et Bambouti, en 2019 et 2020?

 

  • Le groupe armé 3R d’Abass Sidiki

Non moindres sont les crimes régulièrement perpétrés par le mercenaire peul camerounais Abass Sidiki, chef du groupe armé 3R, dans les villes et localités du triangle Nana-Mambéré_Ouham-Pendé_ Mambéré-Kadéi, après la signature de l’accord de paix de Khartoum-Bangui en février 2019 et sa nomination comme ministre conseiller du Premier ministre en matière de sécurité en mars 2019. Il a même tué des soldats onusiens et des FACA à Koui, Bésson, Bouar et Nyem Yélowa, alors qu’il était proche collaborateur du Premier ministre et « partenaire du gouvernement » (sic). Si ce n’est une prime au crime, pourquoi la justice n’avait pas demandé la levée de l’immunité ministérielle d’Abass Sidiki après le carnage qu’il avait organisé à Paoua, Lémouna, Bohong et Bocaranga en mai 2019?

 

  • Le groupe armé MPC de Mahamat Alkatim

Le mercenaire salamath tchadien Mahamat Alkatim, chef du groupe armé MPC basé à Kaga-Bandoro avec juridiction sur la Nana-Gribizi et une partie de l’Ouham, organisait régulièrement des campagnes meurtrières contre les habitants de Kaga-Bandoro, Nanga-Boguila, Nana-Bakassa, Markounda, Batangafo, Kabo et Mbrés, sans s’inquiéter. Il avait même assassiné des Casques bleus de la Minusca. Quand bien même signataire de l’accord de Khartoum/Bangui en février 2019 et nommé ministre conseiller à la Primature en mars 2019, il est reconnu comme auteur et cerveau de plusieurs crimes et exactions sur les populations vivant dans les zones qu’il contrôle.  Si ce n’est une autre prime au crime, pourquoi la justice n’a jamais demandé la levée de l’immunité ministérielle de Mahamat Alkatim après ces carnages récurrents à Batangafo, Kabo et Kaga-Bandoro alors qu’il exerçait officiellement la fonction de ministre conseiller du Premier ministre?

Ces questionnements ne signifient aucunement que nous cherchons à disculper les 4 députés dont on a demandé la levée de l’immunité parlementaire, ni prendre fait et cause pour le criminel-né François Bozizé et ses acolytes, loin s’en faut. Notre souci c’est d’éviter qu’il y ait comme une situation de deux poids deux mesures dans la gestion des dossiers judiciaires sensibles. On aurait souhaité que la rapidité avec laquelle la justice a enrôlé le dossier d’un Martin Ziguélé par exemple, président du parti MLPC, qui est pourtant resté dans l’accord politique-électoral qui le lie à Touadéra de février 2016 jusqu’à l’approche des élections de 2020, ait été la même avec les dossiers Sidiki, Darass et Alkhatim qui ont fait plus de 8 ans de crime. Loin de nous l’idée de faire l’avocat du diable, il ne faudrait pas qu’on nous donne l’impression qu’il s’agit d’un règlement de compte politique!

 

3-QUID DES PRÉDATEURS NON ARMÉS?

Cela dit et au risque de nous répéter, la justice ne doit pas passer sous silence les crimes économiques et financiers commis par des ministres, des membres du cabinet présidentiel, de la primature et de l’Assemblée nationale, des chefs des Institutions de la République, des DG, directeurs et chefs de service des entreprises et offices publics.

 

♦️Cas d’Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des médias, visé par plusieurs rapports de l’Inspection générale d’Etat dans les affaires scandaleuses de détournements des matériels et de fonds. Récemment, il a rapiné la somme des cinq (5) millions de FCFA destinés aux médias privés pour la couverture de la cérémonie d’investiture du 30 mars 2021. Il était incapable de justifier la disparition de ce montant au chef de l’Etat qui lui avait adressé une demande d’explication à propos, par correspondance datée dont notre rédaction a pu obtenir copie. Et ne parlons pas de l’usage qu’il fait des recettes des communiqués et publicités radiodiffusés, des redevances de fréquence des radios et télé privées nationales, des stations des médias étrangers et internationaux (Radio Chine internationale, RFI, Voice of America, BBC, Deutsch Well, Radio HIT), ainsi que des chaînes de distribution comme Startimes, Canal+, etc., qui lui sont régulièrement versées. Pourquoi ni la justice ni le gouvernement n’ont jamais demandé la levée de l’immunité ministérielle de Kazagui pour qu’il réponde de ses actes délictueux, à la limite criminels?

 

♦️Cas de Dr Pierre Somsè, ministre de la Santé et de la population, sur qui pèsent la présomption de culpabilité dans la gestion des fonds et matériels de Covid-19. La grève des médecins et du personnel de la santé pour réclamer ce qui leur était refusé au départ, en dit long sur la moralité de gestion de la Covid-19 qui est devenue un véritable business, un fonds de commerce couvert par une omerta digne de la mafia et des républiques bananières et dictatoriales. Au ministère de la Santé et de la population, le personnel soignant s’oblige à se mettre en grève pour recevoir la prime Covid-19. Malheureusement, le personnel de santé des services militaires est privé de cette prime, comme s’il ne faisait pas partie du personnel de la santé exposé à la maladie. Au vu de tout ce qui précède, qu’attend-t-on pour mettre en examen le ministre Somsè?

 

♦️Cas de la Présidence de la République, avec l’extraordinaire détournement, par des membres du cabinet présidentiel, de la somme de 134 millions de FCFA décaissée par le Trésor public pour l’achat du carburant dans les chars blindés russes arrivés en décembre 2020. On a remarqué que beaucoup de chars étaient tombés en panne sèche à quelques minutes seulement de leur arrivée, et ce sont les Russes qui s’étaient débrouillés pour acheter du carburant avec leur propre argent, alors que l’Etat centrafricain a débloqué de l’argent à cet effet. Pourquoi les auteurs présumés de ce détournement ne se sont jamais inquiétés jusqu’à ce jour?

 

♦️Cas du ministère de la Défense nationale où plus d’un (1) milliard de FCFA a été siphonné par des officiers et sous-officiers gestionnaires bien connus, fait documenté et vérifié par la Haute autorité chargée de bonne gouvernance qui a a produit son rapport accablant, mais sans qu’il y ait une poursuite judicaire à ce jour. Et pourtant le parquet général de Bangui a été régulièrement saisi de ce dossier par la HABG depuis 2019 ! Où est la justice ?

 

♦️Et autres: La même institution a épinglé dans ses rapports les ministres Amit Idriss des Eaux et forêts, Virginie Baikoua de l’Action humanitaire et de la réconciliation nationale, l’ancien ministre des Transports Théodore Jousso, et autres.

De plus, l’Inspection générale d’Etat a produit des rapports pointus visant des DG et cadres des entreprises et offices publics comme l’ENERCA, la SOCASP, l’ASRP, l’ONM, le FER (Fonds d’entretien routier) et la Mairie de Bangui avec l’inénarrable Emile Raymond Gros Nakombo, tous des véritables prisonniers en sursis.

 

♦️Cas de l’Assemblée nationale: De nombreux cas de détournements à l’Assemblée nationale sont régulièrement signalés, et les audits de la Cour des comptes en font état, mais les auteurs et les complices ne sont jamais inquiétés jusqu’à ce jour. Il y a aussi l’affaire des quarante (40) millions de FCFA d’un opérateur économique chinois rançonnés principalement par l’honorable Jean Michel Mandaba, député du Bamingui et président de la Commission parlementaire Ressources et productions, avec la complicité de plusieurs députés et d’autres qui auraient plongé la main dedans, comme le président de l’Assemblée nationale Laurent Ngon-Baba, selon quelques indiscrétions et mauvaises langues parlementaires. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire bien documenté sur le sujet, demeure tiroirisé. Mandaba ne sera jamais traduit devant la Haute cour de justice tant que Ngon-Baba et Mathurin Dimbelet-Nakoe resteront tout puissants au sein du bureau de l’actuelle Assemblée nationale.

 

♦️Cas Mapenzi: D’importantes sommes d’argent ont été décaissées depuis plus de 3 ans à l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, chef d’une entreprise privée, député de Bimbo 2 et 1er vice-président de l’Assemblée nationale, pour réhabilitation et amélioration de l’état de service de la route Bossemptélé-Bozoum. Les fonds dont le montant avoisinerait un (1) milliard de FCFA ont été décaissés depuis au moins trois ans, mais rien n’a été fait conformément aux termes du contrat. Et la justice dort !

 

♦️Cas de la Caisse principale du Trésor public: 150 millions de Francs CFA mystérieusement disparus dans le bureau de la caissière principale (CP) du Trésor public, à l’indifférence générale. La CP Mme Fiolenga, présumée nièce de l’ancien Premier ministre et actuel patron du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji, se moque de tout le monde là-bas et de toute la République.

 

♦️Cas du TGIB : Et que dit-on des 130 millions de FCFA et des lingots d’or volés dans le bureau du greffier en chef du tribunal de grande instance de Bangui? Rien. Même pour ce qui s’est produit das la propre maison de dame Justice !!! C’est scandaleux.

 

♦️Cas des congélateurs volés au grand Marché municipal d Bimbo: L’affaire du vol des congélateurs du marché de Bimbo, payés par l’Union européenne et effectivement livrés, n’avait pas duré 6 mois. Et depuis 2 ans, aucune sanction judiciaire ni administrative n’est prise à l’encontre des présumé auteurs et leurs complices. La liste est non-exhaustive, en tout cas, et il ne doit pas y avoir de demi mesure qui mettrait à l’abri d’autres catégories de délinquants et criminels.

 

♦️Cas de la préfète de la Mambéré-Kadéi: Il s’agit de Mme Philomène Dounda, alors préfète de la Mambéré Kadéi, qui avait fortement détourné les biens publics mais son beau-frère Martin Ziguélé lui a trouvé un terrain fertile dans la Basse-Kotto pour suffisamment voler sans bruit.

On se pose la question: pourquoi les parquets territorialement compétents ne s’autosaisissent-ils pas mais attendent seulement des injonctions de là-haut pour gesticuler? A ce niveau, l’on pourrait rapidement interpréter que la justice se met au service des dirigeants politiques pour s’en prendre aux opposants, alors que les juges ne doivent se soumettre qu’à l’autorité de la loi, afin d’éviter le déni de justice, l’iniquité, le parjure et la forfaiture.

On s’attend à ce que le slogan « l’impunité zéro sera la colonne vertébrale de mon second mandat » soit traduit dans les faits, car on s’aperçoit que les prédateurs, les prévaricateurs et les concussionnaires proches du président de la République font leur queue à l’Assemblée nationale pour se réfugier sous le manteau de l’immunité parlementaire.

De grâce, Mesdames et Messieurs les Juges, dites-nous d’abord qui a tué Me Ignace Bandassa, Me Ngoungaye Wanfio Nganatoua, Modeste Martineau Bria, les abbés Jean-Claude Kilamongue, Paul Emile Nzalé, Albert Toungoumalé-Baba et ceux de Bambari et Alindao, les habitants de Paoua, Lemouna, Bohong et autres morts avant le retour de Bozizé en RCA, et demandez la levée de l’immunité parlementaire des députés-assassins ou escrocs, selon, Chance Léonard Ngbakongo de Gadzi, Florent Kéma de Nana-Bakassa 2, Jean-Michel Mandaba de Bamingui et ses complices, afin que nous croyions au caractère indépendant, équitable et loyal de la justice! Pas de justice à plusieurs vitesses.

Affaire à suivre.

 

Par : Damoclès Diriwo

Source: MEDIAS+ du lundi 12 avril 2021

Centrafrique : ce que contient l’enquête qui vise François Bozizé et l’opposition (Jeune Afrique)

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Par Mathieu Olivier Une information judiciaire est en cours afin de faire la lumière sur la création de la rébellion de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC). D’abord centrée sur François Bozizé, cette enquête tente de faire le lien entre l’ancien président et les opposants Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Karim Meckassoua. JA a eu accès au dossier.

 

Quel rôle a joué l’opposition dans la création de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC), qui regroupe depuis décembre 2020 les principaux groupes armés rebelles centrafricains ? C’est, en substance, la question que le juge d’instruction spécialisé auprès du tribunal de grande instance de Bangui, Narcisse Ted Issa Bedengba, travaille à éclaircir.

 

À la requête du procureur Laurent Lengande, ce magistrat a en effet ouvert une information judiciaire le 8 janvier 2021 au sujet des liens entre la CPC et certains membres de l’opposition. Selon nos informations, celle-ci visait à l’origine l’ex-ministre Thierry Savonarole Maleyombo, haut cadre du Kwa Na Kwa (le parti de François Bozizé) arrêté le 31 décembre 2020 et placé en détention ensuite.

 

Vingt et une personnes visées, dont Bozizé et ses fils

Selon les documents en la possession de Jeune Afrique (voir en fin d’article), Maleyombo était soupçonné d’avoir comploté contre l’État et était suspecté d’atteinte à sa sûreté, d’association de malfaiteurs, de rébellion, de complot, de participation ou adhésion à des mouvements de désordre ou de rébellion et de destructions volontaires de biens.

 

Le procureur met en avant des documents saisis par la police judiciaire lors de la perquisition de l’hôtel La Ouangolaise, propriété de l’ancien ministre, « mettant en évidence la participation criminelle effective” de Maleyombo aux activités de la CPC. Dès le 8 janvier, dans un réquisitoire introductif adressé au juge d’instruction, il estimait disposer de suffisamment d’éléments contre lui pour une inculpation.

 

Surtout, sur la base de conversations s’étant déroulées sur WhatsApp, il suggérait que son suspect avait reçu l’aide de Jean-Eudes Teya, un conseiller de François Bozizé, et d’Abakar Sabone, un proche du chef rebelle Noureddine Adam. Le 20 janvier, dans un réquisitoire supplétif au juge, il ajoutait à sa liste (qui comporte 21 personnes) les fils de l’ancien président, Jean-Francis, Rodrigue et Papy, ainsi que son neveu Maxime Mokom (leader anti-balaka) et le général Sylvain Beorofei.

 

De Bozizé à Meckassoua, Dologuélé et Ziguélé ?

Dans un document consulté par JA, le juge explique que François Bozizé se serait rendu coupable de complot avec les personnes citées. « Courant novembre 2020, convaincu d’une éventualité de l’invalidation de sa candidature à l’élection du 27 décembre 2020, François Bozizé […] avait quitté Bangui à destination de l’intérieur du pays [et profité] de l’occasion pour signer avec certains leaders de groupes armés la création [de] la CPC [dont le but] n’est rien d’autre que de déstabiliser par un mouvement insurrectionnel armé les institutions républicaines », écrit-il.

 

Le magistrat ajoute, reprenant les arguments du procureur : « Il convient de noter qu’à côté du nommé François Bozizé sur le terrain, se trouvaient non seulement ses enfants et neveux, mais aussi certains cadres du parti KNK et de groupes armés, en l’occurrence le nommé Jean-Eudes Teya et autres, tout ceci par la complicité de leurs mentors dont les nommés Abakar Sabone et Serge Simon Bozanga, respectivement responsable de communication et porte-parole de la CPC. »

 

« Il ne fait aucun doute quant à la responsabilité pénale de François Bozizé et consorts », conclut Narcisse Ted Issa Bedengba. Ce dernier a toutefois récemment accepté d’élargir encore ses investigations à d’autres partis d’opposition que le KNK. Le 2 avril, il a demandé au président de l’Assemblée nationale, Laurent Ngon-Baba, la levée de l’immunité parlementaire de Karim Abdoul Meckassoua, Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, et Simplice Aurélien Zingas.

 

« Ils veulent liquider toute opposition »

« Pour la manifestation de la vérité, il serait judicieux que la noble institution dont vous avez la charge enclenche la procédure de levée d’immunité afin qu’ils soient entendus dans la procédure », justifie le juge d’instruction dans un courrier détenu par J.A. Aucune précision n’est cependant apportée sur les éléments qui permettraient de faire le lien entre la CPC et les députés, qui ne font pas partie de la liste des 21 personnes suspectées de complot.

 

Le 8 avril, le ministre intérimaire de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, frère cadet de l’ancien président Michel Djotodia, a lui aussi réclamé à l’Assemblée la possibilité de faire entendre les quatre opposants dans le cadre de l’information judiciaire. Abazene, récemment nommé à ce poste, suit en effet de près le dossier, dont il rend compte régulièrement au Premier ministre, Firmin Ngrebada.

 

Meckassoua, Dologuélé, Ziguélé et Zingas font en outre l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national, sur décision du procureur Laurent Lengande, depuis le 18 janvier. Ils ont plusieurs fois été empêchés de quitter le pays. Selon nos informations, aucun n’a encore été entendu par la justice et tous dénoncent des accusations politiques visant, selon les termes de Martin Ziguélé, à « liquider toute opposition ».

 

https://www.jeuneafrique.com/1153176/societe/centrafrique-ce-que-contient-lenquete-qui-vise-francois-bozize-et-lopposition/

RCA : après la ville de Kaga-Bandoro, c’est le tour de Batangafo d’être reprise par l’armée nationale

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

 

Batangafo, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 21:12:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après la reprise de la ville stratégique de Kaga-Bandoro, dans la Nana-Gribizi  par les forces loyalistes, c’est le tour de celle de Batangafo, située à plus de 380 kilomètres de Bangui d’être reprise par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais.

 

Selon des sources locales, les forces loyalistes sont arrivées à Batangafo sur deux voies : l’axe Kaga-Bandoro et l’axe Bouca. À bord d’une dizaine des véhicules, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris la ville presque sans combats. Les rebelles se sont retirés de la ville depuis plusieurs jours à l’annonce de l’arrivée des forces loyalistes à Bouca et Mbrés.

Selon des sources humanitaires locales, les populations se sont terrées chez elles  à l’arrivée des forces loyalistes, et la ville est totalement calme. Les boutiques et autres commerces sont toujours fermés. Les activités sont toujours paralysées.

Notons que la sous-préfecture de Batangafo, dans l’ouham, érigée récemment en préfecture de l’Ouham-Fafa par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, est occupée depuis 2014 par les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), devenu en décembre 2020 membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Depuis la reprise de la ville, les forces loyalistes ont dans leur viseur la commune de Kabo puis de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

ONU et mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ?

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 16:00:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a enquêté sur une frappe aérienne de l’armée française au début de l’année et a conclu à une bavure[1], la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) reste étrangement sourde et aveugle aux agissements douteux de la société de mercenariat russe Wagner depuis plusieurs années[2].

 

Depuis la visite du président Faustin Archange Touadéra en Russie en 2017, la coopération entre le gouvernement centrafricain et la Fédération de Russie s’est rapidement développée[3]. Cette coopération a été nouée au plus haut niveau du gouvernement centrafricain et a commencé dans le domaine sécuritaire avec un appui à la formation des militaires (les FACA) par la société Wagner. Cette entrée sur la scène centrafricaine était d’emblée problématique. D’une part, cette compagnie de mercenariat, déjà connue en Ukraine et en Syrie comme un faux nez du pouvoir russe, prenait pied dans ce pays sans Etat qu’est la Centrafrique en tant que prestataire de sécurité et en dissimulant sa véritable identité derrière des sociétés-écrans créées localement (Sewa Security Services et Lobaye Invest). D’autre part, elle dupliquait l’action de l’Union Européenne (UE) qui formait déjà les FACA mais sans armes, à la grande frustration du gouvernement centrafricain.

En trois ans, cette entreprise de mercenariat est passée de la formation au combat et a contredit, entravé et violé le mandat des Nations Unies en Centrafrique dans le silence le plus total de la MINUSCA.

Violations de l’embargo sur les armes

Afin de former les FACA dans l’ancienne résidence de Bokassa transformée en base d’entraînement, la Russie a demandé et bénéficié en 2017 d’une exemption à l’embargo sur les armes décrétée par le Conseil de Sécurité depuis 2013[4]. Mais elle n’a pas souvent respecté le délai de déclaration des transferts d’armes et a parfois pris son temps pour autoriser les inspections onusiennes. En 2018, la confrontation entre gangs armés et forces gouvernementales/MINUSCA au grand marché de Bangui aurait donné aux instructeurs russes l’occasion d’accompagner les forces gouvernementales au feu mais la MINUSCA, qui était déjà embarrassée par les dommages collatéraux de cette confrontation,[5] n’en a pas parlé.

En octobre 2020, la Russie a offert aux FACA des armements lourds (notamment des véhicules blindés) qui n’ont pas été enregistrés dans les stocks de l’armée[6]. Mais fin décembre 2020, en raison de la menace d’une nouvelle rébellion qui s’approchait de Bangui (la Coalition des Patriotes Centrafricains, CPC), elle a dû faire un saut qualitatif en organisant en urgence une véritable opération militaire. Tandis que le Rwanda envoyait officiellement des soldats au secours du régime de Touadéra, la Russie a déployé des hélicoptères et 300 « instructeurs » qui, à l’inverse des Rwandais, ne portaient pas l’uniforme de leur pays. Ces « instructeurs privés » ont joué un rôle-clé dans le sauvetage du régime puis la contre-offensive contre la CPC orchestrée avec les FACA et qui est toujours en cours.

Ce déploiement militaire important qui violait l’embargo onusien a valu à la Russie un rappel à l’ordre de certains membres du Conseil de Sécurité. Celle-ci a annoncé le retrait de ses hélicoptères et de ses « instructeurs » et insiste sur leur rôle d’encadrement des FACA. Mais le 13 janvier 2021, lors de l’attaque de la capitale par la CPC, des témoins ont rapporté avoir assisté à des combats entre les rebelles et les FACA accompagnés des « instructeurs » russes et des casques bleus de la MINUSCA[7]. De même, trois mois plus tard, le retrait russe ne semble toujours pas effectif et le chiffre de 300 annoncé par la diplomatie russe paraît largement sous-estimé.

Appuyant les demandes répétées du gouvernement centrafricain pour la levée de l’embargo sur les armes,[8] le gouvernement russe par l’intermédiaire de Wagner a fait plus que tester les limites de cet embargo : il les a franchies parfois et les a franchement violées avec l’opération de sauvetage du régime centrafricain.

Violences contre la population

Alors que la protection de la population constitue la tâche la plus importante de la MINUSCA, celle-ci ignore les violences commises par les mercenaires russes contre des civils. Outre le mystérieux assassinat de trois journalistes russes en 2018 venus enquêter sur Wagner[9], les instructeurs déployés pour encadrer les FACA dans des villes de province où se trouvent des bases de la MINUSCA commettent des abus sexuels bien connus des communautés locales mais apparemment ignorés par la MINUSCA. Et cela bien que casques bleus et instructeurs russes résident souvent dans les mêmes villes. Jusqu’à présent la seule indication d’une enquête de la MINUSCA sur les violences commises par les Russes concerne le cas d’un Centrafricain qui a été torturé à Bambari en 2019[10]. Au début de cette année, l’opération militaire contre la CPC aurait fait de nombreuses victimes civiles, notamment dans une mosquée de Bambari en février de cette année, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux[11]. Mais là encore la MINUSCA a opté pour le silence[12].

Interférences dans le processus de paix

Alors que l’appui au processus de paix est la seconde tâche la plus importante de la MINUSCA, les interférences russes dans ce processus ont été rapides, importantes et complètement passées sous silence.

En formant l’armée centrafricaine, la société de mercenariat russe s’est invitée dans la réforme du secteur de sécurité que pilotait la MINUSCA. En 2017, cette dernière a élaboré avec le gouvernement centrafricain la « Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité : 2017-2021 ». Dès le début de la formation russe des FACA, le problème a été de coordonner cette action avec celle de l’UE et de l’intégrer dans le plan de réforme du secteur de sécurité supervisé par la MINUSCA.

Bien qu’arrivés en Centrafrique dans le cadre d’un accord avec le président, les émissaires de Wagner ont tout de suite noué des relations avec les groupes armés. En 2018, un de leurs convois en provenance du Soudan est ainsi passé par les villes de Birao, Ndélé, Kaga Bandoro et Bria – toutes villes alors contrôlées par des groupes armés.[13] Outre le palais de Berengo situé dans l’Ouest centrafricain et transformé en base d’entraînement, les mercenaires russes se sont aussi implantés à l’Est, dans la préfecture de la Haute-Kotto qui avait alors la double caractéristique d’être une zone diamantifère et d’être complètement sous le contrôle des groupes armés. Pour les Russes, l’année 2018 a été celle de la reconnaissance du terrain et des premiers contacts avec les nombreux seigneurs de guerre. Connus de la MINUSCA qui grâce à ses bases en province suivait leurs mouvements, ces multiples contacts doublaient et finirent par prendre de court la mission de l’Union Africaine (UA) officiellement mandatée comme médiateur entre le gouvernement et les groupes armés. En effet, à la fin août 2018, la Fédération de Russie et la République du Soudan initièrent une réunion avec des leaders de groupes armés à Khartoum qui aboutit à une « déclaration d’entente »[14] court-circuitant la médiation de l’UA. Après de discrètes pressions diplomatiques, les deux processus de paix concurrents ont fini par se rejoindre pour donner naissance à l’accord de Khartoum signé le 6 février 2019. Dans les coulisses, la Russie a été le parrain secret de cet accord. Bien qu’officiellement parrainée par l’UA, cette négociation n’aurait pas été possible sans le gouvernement soudanais qui a été le paravent de la Russie en accueillant les négociations et sans les « motivations » financières des signataires par la Russie. Compte-tenu des conditions de naissance de cet accord, le responsable de la MINUSCA à l’époque a pris soin de ne pas le parapher, à l’inverse de l’UA et de la CEEAC qui en sont les garants officiels. Cette prudence initiale n’a toutefois pas changé grand-chose en ce qui concerne l’engagement de l’ONU : le G5 (dont l’ONU fait partie) a basé toute son action depuis deux ans sur cet accord de paix dont la Russie a été l’initiateur secret et qui reste pour l’ONU « le point de référence essentiel »[15].

Progressivement, bien avant le début officiel de la campagne électorale en 2020, les réseaux sociaux et certains médias sont devenus les porte-voix de fake news, d’une propagande pro-russe et de discours de haine en Centrafrique qui ont contribué à la montée des tensions préélectorales[16]. Alors que cette rhétorique déstabilisatrice ciblait quotidiennement l’ONU, la MINUSCA qui est censée « prévenir et surveiller les discours de haine et d’incitation à la violence » n’a jamais mentionné l’implication de la Russie dans les médias et les réseaux sociaux centrafricains bien qu’une équipe d’experts en communication ait été mise à disposition de la présidence et qu’une radio ait été créée à Bangui à l’instigation des Russes[17]. Dans un rapport de la MINUSCA publié en décembre 2020 sur l’incitation à la haine et à la violence en République centrafricaine de 2017 à 2019, pas un mot ne concerne les militants du numérique qui défendent l’action russe en Centrafrique et dénigrent toute autre initiative, notamment celles de l’opposition démocratique[18]. Le même mois, Facebook identifiait et supprimait des faux comptes en attribuant leur paternité à la fois à la Russie et à la France[19]. Bien qu’évidentes et dangereuses dans le contexte électoral, ces manœuvres de désinformation ont aussi été ignorées par la MINUSCA.

Gouvernance économique

Enfin alors que la gouvernance et la situation socioéconomique sont suivies par la MINUSCA qui les évoque régulièrement dans ses rapports, celle-ci n’a jamais mentionné le développement d’intérêts économiques russes dans des zones sous contrôle des groupes armés. Pourtant dès 2017 a été créée la société Lobaye Invest qui a été dirigée par Yevgeniy Khodotov et a obtenu du gouvernement des droits miniers dans plusieurs régions en 2018 et 2019, dont certaines étaient sous le contrôle des groupes armés[20]. Il en va ainsi de la plus grande mine d’or connue en RCA, la mine de Ndassima sous contrôle de groupes armés mais dont les droits attribués à Axmin avant le conflit ont été réattribués à la très mystérieuse compagnie Midas Resources en 2020. Le développement des intérêts économiques russes dans des zones sensibles a donc été aussi ignoré.

Le sens du silence

Il n’est pas inhabituel que les missions de maintien de la paix des Nations Unies n’appliquent pas leur mandat et mentent par omission[21]. L’important est de comprendre pourquoi. Lors de l’arrivée de Wagner en RCA, le leadership de la MINUSCA a opté pour un « accompagnement pragmatique ». Prenant acte de l’exemption à l’embargo, il s’est efforcé d’accompagner son installation en acceptant d’emblée l’explication officielle selon laquelle il s’agissait simplement d’une entreprise privée employée par le gouvernement centrafricain et que critiquer ce choix serait de l’ingérence. Cet argumentaire permettait à la fois de suivre la ligne du Conseil de Sécurité, de ne pas s’interroger sur la nature et les intentions de ce nouvel acteur et d’essayer « d’harmoniser les approches », notamment pour réopérationnaliser les FACA. Ainsi, le leadership onusien en Centrafrique a insisté pour que les Russes soient intégrés dans les discussions avec les attachés de défense des ambassades et reprend toujours l’argumentaire officiel quand il est interrogé sur l’action russe en RCA. Outre cette stratégie d’accompagnement, le souci de ne pas embarrasser un membre du Conseil de Sécurité, qui pourrait gêner la MINUSCA et le déroulement de carrière de certains à l’ONU, a joué un rôle dans son silence diplomatique.

Depuis trois ans, le leadership de l’ONU en général et de la MINUSCA en particulier n’a rien dit, ni sur les violations de l’embargo, ni sur les violations des droits de l’Homme, ni sur les interférences dans le processus de paix. Alors que l’influence russe politique, économique et sécuritaire n’a cessé de croître en Centrafrique depuis 2017, ce fait est passé sous silence dans les rapports du Représentant Spécial du Secrétaire Général. Mais depuis l’offensive centrafricano-russo-rwandaise contre la CPC, le narratif russe sur le rôle non-combattant des « instructeurs » et l’absence de lien entre eux et les autorités russes deviennent de moins en moins vraisemblables[22]. Plus ce narratif perd en crédibilité plus le silence de la MINUSCA sur les agissements des « instructeurs » russes devient assourdissant. Les voix onusiennes dissonantes qui s’élèvent[23], les sanctions américaines qui dénoncent Lobaye Invest comme le faux nez centrafricain de Wagner[24], le saut qualitatif de l’engagement armé russe que constitue l’opération anti-CPC et la proximité opérationnelle potentiellement compromettante entre les casques bleus et les « instructeurs » russes face à la CPC, tout cela rend la stratégie d’accompagnement et le silence de la MINUSCA de plus en plus problématiques.

Anticipant des révélations gênantes sur ce prestataire de sécurité[25], depuis quelques semaines la MINUSCA semble prendre ses distances vis-à-vis de ce « partenaire privé du gouvernement centrafricain » dont on ne parle jamais mais qui est partout[26]. De retour de Moscou, le responsable de la MINUSCA vient d’annoncer une enquête sur les éventuelles exactions des mercenaires russes[27]. Après trois ans de cécité et de silence, la MINUSCA va-t-elle retrouver la vue et la parole ? Cette enquête est probablement la dernière opportunité pour sauver la crédibilité de l’ONU en Centrafrique

[2] Pour rappel, un mercenaire est un soldat à la solde d’un gouvernement étranger. https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/mercenaire
[3] https://information.tv5monde.com/afrique/la-centrafrique-nouveau-symbole-du-retour-de-la-russie-en-afrique-388461
[4] Résolution 2127 (2013).
[5] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/13/a-bangui-une-operation-militaire-ravive-les-tensions_5284931_3212.html
[6] Rapport à mi-parcours du Groupe d’experts sur la République centrafricaine reconduit dans son mandat par la résolution 2536 (2020) du Conseil de sécurité, 27 janvier 2021.
[7] https://www.dw.com/fr/situation-volatile-%C3%A0-bangui-apr%C3%A8s-des-attaques-rebelles/a-56217307
[8] L’embargo a été allégé mais il reste maintenu par le Conseil de Sécurité compte-tenu des déficiences des autorités centrafricaines en matière de stockage et de suivi des armes.
[9] https://www.nytimes.com/2018/08/07/world/europe/central-african-republic-russia-murder-journalists-africa-mystery-murders-put-spotlight-on-kremlins-reach.html
[10] https://www.france24.com/en/20190213-un-asks-cafrica-take-action-over-russian-torture-case
[11] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2021/02/central-african-republic-amnesty-investigation-reveals-full-horror/
[12] https://www.liberation.fr/international/afrique/en-centrafrique-des-exactions-des-mercenaires-russes-couvertes-par-les-casques-bleus-20210331_IDLUKMPVHBBZZG33WGXVRV5JUY/
[13] https://www.youtube.com/watch?v=1zNmDh976Zk
[14] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20180830-negociations-paix-rca-declaration-entente-khartoum
[15] Rapport du Secrétaire Général au Conseil de Sécurité, 14 février 2020.
[16] https://www.ifri.org/fr/publications/etudes-de-lifri/reseaux-sociaux-centrafricains-laube-elections-symptome-avance-dune
[17] https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/panorama-de-presse-centrafricaine-entre-pauvrete-politique-dinfluence
[18] https://www.ohchr.org/Documents/Countries/CF/Rapport_incitation_haine_et_violence.pdf
[19] https://public-assets.graphika.com/reports/graphika_stanford_report_more_troll_kombat.pdf
[20] https://www.centrafriqueledefi.com/pages/economie-industrie/centrafrique.html
[21] https://www.rfi.fr/fr/hebdo/20141107-onu-ua-union-africaine-soudan-defaillances-minuad-unamid-darfour-exactions-cpi et https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/reflexions_sur_17_ans_de_presence_de_lonu_en_republique_democratique_du_congo_0.pdf
[22] https://www.youtube.com/watch?v=tbYlRZ2kiyU
[23] https://news.un.org/fr/story/2021/03/1093112
[24] https://home.treasury.gov/news/press-releases/sm1133
[25] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/05/en-centrafrique-les-mercenaires-russes-accuses-d-exactions_6075636_3212.html
[26] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210118-mankeur-ndiaye-le-repr%C3%A9sentant-sp%C3%A9cial-de-l-onu-en-rca-critiqu%C3%A9-par-l-opposition
[27] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210118-mankeur-ndiaye-le-repr%C3%A9sentant-sp%C3%A9cial-de-l-onu-en-rca-critiqu%C3%A9-par-l-opposition

Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne et coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe de l’Ifri & Saber Jendoubi, journaliste indépendant, installé en Centrafrique de 2016 à 2019.

 

RCA : La diplomatie à la solde de la volonté des nouveaux princes

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Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 15:21:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus rien ne va entre le G5 et les Russes au sujet de la ligne diplomatique en Centrafrique. Dans ce conflit, la locatrice des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Témon est complètement effacée.

 

En effet, après la visite de travail qu’il a effectué en Russie, le partenaire électoral de Touadera a eu l’outrecuidance de parler de l’enquête sur les allégations de crimes de guerre, crime de sang et des abominations des russes en Centrafrique sous le silence coupable de la Minusca.

En accordant une interview à RFI et France 24, Mankeur Ndiaye a levé la voile sur ces faits de la manière la plus diplomatique possible. Mécontent de son intervention, le patron de la diplomatie a tweeté son désaccord.

« J’ai contacté le ministère russe des Affaires étrangères pour discuter des propos faits aujourd’hui par M. Ndiaye. S.Verchinine m’a fait savoir que les crimes qui auraient été commis par les instructeurs russes ne faisaient pas l’objet de son échange avec le chef de la Minusca », a tweeté Valery Zakharov, Conseiller en matière de sécurité de Touadera.

Ceci expliquant cela, les marionnettes à la solde du régime ont lancé leurs chiens enragés dans la rue à coup de billet de banque sortie tout droit du trésor public.

Une tentative d’étouffer l’enquête ouverte pour faire la lumière sur les crimes commis comme l’usage des drones contre la population civile de Ndanga à Boda, où plusieurs personnes ont été tuées lors d’un marché hebdomadaire par les russes sous le silence coupable de la société civile (GTSC), du gouvernement et de la ministre des Actions humanitaires.

En se comportant comme les marionnettes, les autorités centrafricaines avec la diplomatie approximative voire la diplomatie de la rue, ont tout cédé soit à Vladimir Titorenko qui dicte tout et qui fait tout, soit à Zakharov qui fait la pluie et le beau temps.

Ce n’est pas Fidèle Gouandjika qui plaide qu’on donne tout à la Russie et aux russes même nos femmes et filles qui nous dira le contraire. Prototype de ce que pense et fait Faustin Archange Touadera, les russes sont désormais les nouveaux princes, les décideurs de tout.

En réalité, les marches de samedi et de ce matin à Bangui ont pour seul objectif, étouffer les velléités de crimes commis par les amis personnels de Faustin Archange Touadera.

«Depuis l’avènement de la Russie en Centrafrique en 2018, les russes instructeurs et mercenaires sont présentés comme des sauveur en Centrafrique. Mais depuis le développement de la situation sécuritaire, les russes en commis des crimes, tués des civils à Boali, Bossembélé, Bambari, Bossangoa, Bouca, Nanga-Boguila. C’est au grand jour qu’ils sont présentés comme des criminels. C’est ce qu’ils ne supportent pas », nous a raconté un diplomate bien introduit à Bangui sous couvert de l’anonymat.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : + de 1300 morts officiellement décomptées impliquant l’UPC de Darassa entre 2016 et 2020

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Malgré́́ ce bilan et une participation active dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les chefs de l’UPC ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire en Centrafrique (RCA), et ne sont pas non plus sous sanctions des Nations Unies. À la surprise, c’est Thierry MALAYOMBO qui est depuis sur le feu de la justice, et récemment les leaders de l’opposition démocratique.

 

Ce décompte non exhaustif ne comprend pas:

 

  • les innombrables victimes mortes en brousse dans l’anonymat le plus total ;
  • les refugies, les déplacés suites aux exactions de l’UPC ;
  • les blessés, les victimes d’atteintes aux droits humains ;
  • le pillage des récoltes, des ressources minières, du bétail, les taxes aux commerçants et aux transporteurs ;
  • la participation active au sein de la coalition rebelle CPC

 

  • 4 Juillet 2016 : à Bambari. Luttes intestines UPC : 14 morts
  • 12 Septembre 2016 : Entre Kouango et Bianga. Attaques UPC : 6 morts
  • Octobre 2016: à Grimari. 6 gendarmes et 4 civils tués dans embuscade UPC : 10 morts
  • 15 Octobre 2016 : à Ngakobo. Attaque UPC camp de déplacés Ngakobo : 13 morts
  • 27 Octobre 2016 : à Mbriki et Belima (Bambari). Affrontements AB UPC : 15 morts
  • 21 Novembre 2016 : à Bria. Affrontements UPC vs FPRC, UFRC, MLJC, AB : 115 morts
  • 12 Décembre 2016 : à Bakala. Affrontements UPC vs FPRC, UFRC, MLJC, AB : 200 morts

 

  • Février 2017 Ndassima. Affrontements FPRC – UPC pour le site de Ndassima : au moins 20 morts
  • 15 Février 2017 : Bria. UPC incendie le village de Makili : bilan inconnu
  • 9 Mars 2017 : Bria : UPC attaque Grao (à 70 km au sud-est de Bria) : bilan inconnu
  • 21 Mars 2017 : UPC attaque Yassine. 18 morts
  • 9 Mai 2017 : Alindao Affrontements UPC AB : 130 morts
  • Mai, juin et juillet 2017 : Affrontements FPRC AB vs UPC à Nzako (bilan inconnu)
  • 3 Août 2017 : Gambo Affrontements autodéfenses UPC. 88 morts
  • 4 Août 2017 Ouango, Béma, Pombolo Affrontements autodéfenses UPC. 80 morts
  • 5 août 2017 Gambo Centre médical local est attaqué par l’UPC. 45 morts
  • 17-août 2017 Zémio Nouvelle attaque menée contre les personnes déplacées. 8 morts.
  • 7 Septembre 2017 : Bria. Affrontements FPRC Goula (+AB) vs Runga à Bria (plusieurs dizaines de morts mais bilan exact indéterminé).
  • Décembre 2017. Ndassima. Affrontements FPRC – UPC pour le site de Ndassima (bilan inconnu).

 

  • 21 mars 2018 : Tagbara Affrontements AB UPC Minusca civils exécutéś dont curé Désiré Angbabata dans paroisse Saint Charles Lwanga de Seko 37 morts.
  • 2 au 3 avril 2018 Tagbara Base Minusca à Tagbara attaquée par AB. Riposte Exactions UPC sur civils 67 morts
  • 14 – 15 mai 2018 Bambari exactions de l’UPC. 9 morts
  • 29 – 30 mai 2018 Bambari Affrontements UPC vs MINUSCA FSI. 20 morts
  • 30 juin 2018 Bambari Vicaire général du diocèse de Bambari Firmin Gbagoua est assassiné.
  • 17 juillet 2018 Pombolo. Affrontements autodéfenses vs UPC. 17 morts
  • 15-novembre 2018 Alindao. Attaque du site des déplacés d’Alindao dont deux prêtres tués l’Abbé Blaise Mada, père Célestin Ngoumbango. 100 morts

 

  • 10 janvier 2019 Bambari – Bokolobo UPC attaque à Bambari FACA Minusca pour empêcher JMA. Opération Bekpa Minusca portugais. 40 morts
  • 25 Janvier 2019 Ippy Eléments UPC ouvrent le feu sur un groupe d’habitants en pleine cérémonie mortuaire à Ippy 16 morts
  • 4 avril 2019 : attaque de l’UPC sur plusieurs villages sur axes Kouango – Mobaye. Au moins 18 morts et 4 villages incendiés dans la localité de Zangba
  • 17 et le 23 avril 2019 Zangba Affrontements UPC AB 100 morts
  • 2 Juin 2019 Zangba Eléments de l’UPC assassinent 6 personnes dont le sous-préfet Basse-Koto 6 morts
  • 29 Août 2019 mine d’or de Kolo (Mingala) Attaques UPC qui entraînent le déplacement des villageois (plusieurs morts mais bilan exact inconnu)
  • Fin septembre 2019 Bangao et de Lihoto Affrontements AB UPC. 20 morts
  • Octobre 2019 Mboki – Bambouti. Eléments de l’UPC attaquent des villageois faisant au moins 5 morts (décompte exact inconnu).
  • 27 décembre 2019: éléments UPC tendent une embuscade à six soldats de la paix qui effectuaient une patrouille entre Bossangoa et Batangafo

 

  • 9 Janvier 2020 : affrontement UPC FACA à Alindao faisant deux soldats tués + une vingtaine de civils blessés et des centaines de logements de déplacés incendiés.
  • 15 mars 2020 : quatre hommes détenus et torturés à Mboki par l’UPC
  • 20 mai 2020 : Suite à des accrochages avec les FACA, des éléments de l’UPC attaquent Obo, au moins trois civils tués par des éléments de l’UPC en retraite et des centaines de personnes déplacées.
  • Fin juillet 2020 : convoi ANE bloqué pendant plusieurs jours par des combattants de l’UPC à Bokolobo
  • 10 août, des éléments de l’UPC ont bloqué l’accès à des centres de vote à Zémio
  • 11 août 2020 : UPC vole matériel au personnel de l’ANE déployé à Ndassima et les chasse
  • 13 août 2020 : l’UPC tue un commerçant à Zémio et enlève les membres d’une équipe médicale qui vaccinait la population contre la rougeole à Mboki.

 

Sources : lettre experts Onu, rapports au SG ONU, médias type radio Ndeke Luka, RJDH

RCA : Des milliers de personnes touchées par le conflit reçoivent des vivres à Grimari (CICR)

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Hôtel de ville de Grimari

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avec l’aide de la Croix-Rouge centrafricaine, a achevé hier une opération de distribution de vivres à environ 2 500 familles déplacées à Grimari, au centre-est de la République centrafricaine.

En janvier, Grimari avait été le théâtre de combats opposant les forces étatiques à des groupes armés. Des milliers de personnes avaient été forcées de fuir dans la brousse alors que d’autres avaient trouvé refuge dans les zones urbaines où elles se sentaient plus en sécurité.

« De nombreuses familles ont tout perdu. Elles vivent dans des conditions très précaires et dépendent encore de l’aide humanitaire pour se nourrir », explique Oumarou Rabiou Daddy, chef de la sous- délégation du CICR à Bambari.

Cette distribution de vivres qui s’est déroulée entre le 7 et le 10 avril à Grimari et à Ngoulinga couvrira les besoins alimentaires urgents de 12 500 personnes. Chaque famille a reçu du riz, de niébé, de l’huile, et de sel en quantité suffisante pour couvrir leurs besoins pendant un mois.

« Cela fait longtemps que je n’ai pas vu mes enfants aussi heureux. Nous traversons des moments difficiles car nous avons tout perdu lors des derniers affrontements », raconte Mireille, forcée de fuir à Grimari avec ses cinq enfants. « Petit à petit j’espère reconstruire ma vie. Je rentre aujourd’hui à la maison avec du riz et des haricots pour cuisiner un repas à la famille », poursuit-elle.

En raison du conflit et de l’insécurité, les agriculteurs, qui constituent la majorité des communautés, ont vu une partie de leurs récoltes pillée ou brûlée.

Au-delà des besoins urgents, le CICR ambitionne, à moyen terme, d’aider les populations vulnérables à subvenir de manière autonome à leurs besoins alimentaires.

L’organisation leur fournira dans les prochaines semaines des semences de maïs, d’arachide, de niébé, de gombos et courges ainsi que des outils agricoles afin qu’elles puissent relancer leurs activités de productions alimentaires pour répondre aux besoins nutritionnels et économiques.

« Ces semences aideront les communautés à relancer leurs activités agricoles en produisant suffisamment pour se nourrir et moins dépendre de l’aide humanitaire. Nous espérons qu’une bonne récolte leur permettra d’économiser des semences pour la prochaine campagne agricole », souligne Christian Gneba, Coordinateur du programme de Sécurité économique du CICR.

Pour obtenir des informations complémentaires, veuillez contacter :

 

Taoffic Mohamed Toure
Relations média du CICR à Bangui
Tél. : +236 75 64 30 07 – Courriel : ttoure@icrc.org

Centrafrique : La tempête du perchoir

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 avril 2021, 07:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’actualité en Centrafrique est marquée par la persécution des leaders d’opinion et des opposants à Faustin Archange Touadera. Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Abdou Karim Meckasoua et Aurélien Simplice Zingas tous députés de la nation ont vu une procédure administrative de lever de leur immunité parlementaire. C’est la substance de la lettre envoyée par Arnaud Djoubaye Abazène, ministre intérimaire au président de l’Assemblée nationale El Hadj Laurent Ngon Baba. Décryptage

 

Comment on est-on arrivé là ?

Vous êtes surement tenté de vous poser cette question. Pour essayer de comprendre voici quelques éléments explicatifs de notre rédaction qui place dans son contexte les enjeux de cette persécution par voie de justice.

D’abord les enjeux sont représentatifs du paysage politiques et de sa configuration.

En effet, au sortir des élections bâclées qui a vu la victoire contestable et contestée de Faustin Archange Touadera. L’opposition a marqué de points à l’Assemblée nationale et est à même de mettre à mal la politique de l’allié de la Russie Faustin Archange Touadera.

Cette situation est la conséquence logique de la guerre fratricide au sein du MCU, parti sous la bannière de laquelle Faustin Archange Touadera a été candidat avec la bénédiction de la Russie. Les proches de Simplice Mathieu Sarandji s’opposent à Firmin Ngrebada. (Tous deux premiers ministre actuel et sortant qui disputent le perchoir de l’Assemblée nationale).

Selon des sources proches de Ngrebada et du bureau politique du MCU, Firmin Ngrebada a neutralisé par voie d’empoisonnement son prédécesseur Simplice Mathieu Sarandji et qui par voie de conséquence a été évacué hier sur Congo Démocratique pour des soins après une première tentative à Tunis.

Beaucoup plus proche de la Russie que Faustin Archange Touadera, Firmin Ngrebada, voulant justifier l’échec de sa politique, se comporte en chef de guerre, patrouillant tous les jours avec les militaires FACA et russes aspire à n’en point douter à prendre la tête de l’Assemblée nationale.

« Ses ambitions nous inquiètent, il prétend se positionner là et peut être succéder à Touadera en cas de quoi. C’est pourquoi nous devons bien analyser ces faits avant de choisir le prochain président de l’Assemblée » a indiqué un député nouvellement élu du MCU sous couvert de l’anonymat.

« Il faut voir la manière avec laquelle ils dépensé de l’argent pour embellir l’Assemblée nationale au nom de l’investiture. F Ngrebada est déjà dans la campagne qui ne dit pas son nom pour le perchoir » a rapporté Samson Kpongbo, un cadre de l’opposition démocratique.

Pour y parvenir, il faut écarter les prétendants

Tout le monde sait que les députés visés par la levée de l’immunité parlementaire n’ont rien n’à se reprocher. Sans quoi, la Cour Constitutionnelle acquises pour la cause du pouvoir devrait déjà écarter leur candidature.

Des rencontres à la primature avec le procureur de la République Laurent Lengandé pour chercher, fabriquer des fausses preuves contre ses adversaires politiques qu’il transforme en ennemi sur conseil de Vladimir Titorenko, ambassadeur proconsul et barbouze qui milite lui aussi pour effacer Valérie Zakarov, le conseiller de sécurité de Faustin Archange Touadera.

Malheureusement pour Firmin Ngebada, la procédure de levée d’immunité parlementaire prend autant de temps et qu’il tire à terre.

Pour nous qui écoutons la justice, le ministre Djoubaye Abazène est mal placé pour signer cette lettre. Plusieurs raisons expliquent cela.

Que sait-il de la mort du Magistrat Modeste Martineau Bria ? N’est-ce lui et son petit qui ont préparé et exécuter le magistrat ? Est-il bien placé de parler de présomption de culpabilité ? Alors que pèse sur lui une véritable présomption d’innocence de meurtre de son collègue ?

Pourquoi doit-il avoir la mémoire courte ? Lui qui a affirmé « Quand on cotisait pour acheter les armes à la Séléka, Nicolas Tiangaye qui s’oppose à tout aujourd’hui devant Djotodia était-il où ?»

En définitive, l’actualité en Centrafrique n’est qu’une persécution et complicité entre la Russie pro Ngrébada dans le but d’obtenir le perchoir et faire un coup d’état à Touadera.

La suite au prochain numéro.

 

Par Benjamin Yembinalè

Journaliste, rédacteur à CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Dialogue avec les groupes armés : le gouvernement et la société civile s’opposent à la déclaration de Mankeur Ndiaye sur RFI

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 05:31:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les propos sur RFI du représentant  du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye continue de susciter de vives réactions dans le pays. Après la manifestation à Bangui des jeunes du parti au pouvoir, puis la déclaration fracassante du groupe de travail de la société civile sur la crise en Centrafrique, vient le tour d’un important ministre du gouvernement, Maxime  Balalou d’exprimer son désaccord total avec les propos de Monsieur Mankeur Ndiaye.

 

Selon Mankeur Ndiaye, « Il y a d’autres membres de groupes armés qui sont disposés au dialogue. Je donne l’exemple de l’UPC, dont le chef Ali Darassa vient de déclarer, il y a deux jours, qu’il se démarquait de Bozizé et de la CPC -la coalition des patriotes pour le changement- et qu’il revenait à l’accord de paix. Je pense que ce genre de déclaration mérite d’être fortement encouragé ».  Et il ne s’arrête pas là ! Il ajoute  « qu’il y’a beaucoup d’autres, il y a Bobbo… Par exemple, des 3 R… ».

Ces propos, loin d’apaiser le climat d’insécurité dans le pays, ne font que soulever des vives contestations  et des manifestations dans la capitale.

Ainsi, le samedi dernier, à Bangui, à l’appel des jeunes du parti au pouvoir, une manifestation avait été organisée au centre-ville de Bangui pour dénoncer les déclarations de Mankeur Ndiaye qui, selon eux,  appelle le gouvernement à dialoguer avec l’UPC  d’Ali Darassa et le 3R de Sidiki qui ont longtemps versé le sang du peuple centrafricain.

Et ce n’est pas tout pour autant ! Le groupe de travail de la société civile (GTSC), par la voie de son porte-parole Beninga, condamne aussi la déclaration de Mankeur Ndiaye faites sur RFI. D’après lui, il est hors de question de dialoguer avec les envahisseurs.

Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

Et le plus délirant vient du côté du gouvernement centrafricain. Le ministre du Secrétariat général du Gouvernement, Maxime Balalou réagit :

du 04/11/2020. Jefferson Cyrille YAPENDE
Monsieur Maxime Balalou, candidat du MCU dans la deuxième circonscription du deuxième arrondissement de Bangui, le 04 novembre lors de son point de presse à Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendédu 04/11/2020. Jefferson Cyrille YAPENDE

“Je suis en désaccord total avec les propos de Monsieur Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la Minusca. S’il pense que la Mission des Casques Bleus est de faire la paix, et laisser les Groupes armés, empêcher un gouvernement légitime, d’assurer la protection de ses concitoyens, de promouvoir li et développement économique, je redis avec force que la Minusca n’a donc plus sa place en République Centrafricaine. La mission salvatrice de pacification du pays menée conjointement par les FACA et les Alliés Russo-Rwandais, réduit l’influence de la Minusca et met en lumière, le véritable complot contre le peuple centrafricain, à travers les “mains invisibles” qui dirigent la Minusca. En tant que pays souverain, nous n’accepterons plus jamais, le diktat de qui que ce soit. Au lieu de renforcer les FACA pour sécuriser l’ensemble du territoire, les Nations Unies préfèrent augmenter leurs effectifs, donc leur budget, pour maintenir notre pays dans la servitude. Il est temps que tous les patriotes s’unissent et de mobilisent, quelque soit leurs opinions ou obédiences politiques, confessionnelles, pour dire non, nom et non.”.

 

 

l’armée et ses alliés reprennent la ville stratégique de Kaga-Bandoro

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Centrafrique: l’armée et ses alliés reprennent la ville stratégique de Kaga-Bandoro

Bangui ( République centrafricaine ) – C’est peu avant 17h, samedi 10 avril, que les forces armées centrafricaines et leurs alliés ont fait leur entrée dans Kaga-Bandoro. Ils sont finalement arrivés en deux groupes, selon des sources sécuritaires. Un premier via Mbrès à l’Est, un second en provenance de Dékoa au Sud quelques heures plus tard.

« À leur arrivée, des rafales de tirs nourris ont été entendues, mais il n’y a pas eu de combats à proprement parler », explique une source humanitaire. Cette offensive avait été annoncée comme un objectif important pour les autorités./////////////.

Ce dimanche, l’armée et ses alliés ont mené ensemble des opérations de ratissage dans plusieurs quartiers de la ville. « Ils cherchent des armes et ont procédé à quelques arrestations », confie une source au sein de la société civile. Le marché de cette ville commerciale tournait au ralenti hier et les églises étaient à moitié vides. « Les tirs entendus samedi ont effrayé les gens, mais la ville est calme », poursuit une autre source au sein de la société civile./////////////.

Stratégie de replis pour les rebelles/////////////.

Une partie des rebelles qui tenait Kaga-Bandoro, depuis 2014 avait donc déjà quitté la ville récemment, selon des sources sécuritaires. Quant à ceux qui s’y trouvaient encore, ils se sont repliés samedi soir sans combattre, vers le Nord, en direction de Kabo et Batangafo, selon plusieurs sources. Il s’agit pour l’essentiel de membres de l’UPC d’Al-Khatim, issus de l’ex-Seleka et réputés fortement armés./////////////.

En 2019, après plusieurs tentatives échouées, l’armée centrafricaine avait esquissé un timide retour à Kaga-Bandoro, mais ses troupes restaient cantonnées dans leur base, sans mener d’opération. Elles s’en étaient même retirées, affirme une source sécuritaire, après une attaque menée dans le cadre de la rébellion CPC lancée fin décembre./////////////.

Kaga-Bandoro accueille le plus grand marché de bétail de la Centrafrique, ce qui en fait une ville stratégique, d’autant que la taxation du bétail constitue une source importante de revenus pour les groupes armés issus de l’ex-Seleka. Depuis plusieurs mois, l’activité était paralysée à Kaga-Bandoro, suite à une recrudescence d’attaques par les groupes armés dans la zone, et alors qu’une grande partie du personnel administratif avait quitté la ville.

Avec RFI

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RCA : reprise d’extraction minière sur le site de Ndassima, la société Wagner réclame 127 milliards de francs CFA au pouvoir de Bangui

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un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril  2021, 07:45:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « La guerre contre les groupes armés tire à sa fin.  Il est temps de faire le compte », a déclaré un cadre influent de la société paramilitaire russe Wagner. D’après lui, l’État centrafricain doit 127 milliards de francs CFA à sa société de mercenariat. Comment le gouvernement va-t-il rembourser cette colossale dette ?  Les solutions sont trouvées. Lesquelles ?

 

Deux mois avant le déclenchement des hostilités dans le pays, au mois d’octobre 2020, la société russe Wagner déploie en République centrafricaine 20 blindés BRDN2.  Réceptionnés en personne par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ministre de la défense,   ces véhicules légers d’un modèle soviétique millésimé1970 n’ont pas été véritablement utilisés par l’armée nationale dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en raison de sa vétusté. Comme si cela ne suffisait pas, après l’attaque des rebelles du CPC sur la capitale le 13 janvier dernier, le gouvernement sollicite d’autres appuis auprès de Wagner, et celle-ci déploie en République centrafricaine quatre hélicoptères troisième main des années 60, en plus de 500 hommes et des armes et minutions.

Pour la Société Wagner, juste pour son appui logistique et militaires en RCA depuis trois mois, le coût total s’élève à 127 milliards de francs CFA. Et le gouvernement, dirigé par Firmin Ngrebada et Faustin Archange Touadera,  s’accorde déjà sur la modalité du paiement : multiplier l’octroi des permis miniers à la société Wagner et ses satellites.

Aussitôt, dans l’Ouaka, Bamingui-Bangoran, Vakaga, la Lobaye  et la Mambéré-Kadéï, le gouvernement vient d’octroyer des permis miniers aux Russes, le tout sans la permission de l’Assemblée nationale.

À Ndassima, dans l’Ouaka, une partie du convoi russe en provenance du Soudan  est arrivé dans la localité. L’objectif, réactiver les exploitations minières dans la localité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com