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CENTRAFRIQUE : L’ORDONNANCE EN RÉFÉRÉ DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF SUR L’AFFAIRE ZINGAS MET-ELLE À NU LES ABUS DICTATORIAUX DU POUVOIR ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai  2021, 03:31:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un groupe de cinq (5) parlementaires de la septième législature centrafricaine devrait se rendre dans la capitale sud-africaine pour prêter serment et participer à la quatrième session de la cinquième législature du parlement panafricain. Au delà d’un ordre de mission signé de façon régulière par le président de l’assemblée nationale, un député de l’opposition démocratique, par dessus le chef de la délégation s’est vu refuser la sortie du territoire et les documents de voyage confisqués sans explications par les autorités aéroportuaires.

 

L’ordre d’interdiction serait venu du procureur de la république matérialisé par le message porté N*008/TGI/PP/21 au motif que l’opposant serait visé par une procédure judiciaire en cours et que l’état d’urgence interdit la sortie du territoire national aux hommes politiques. Choqué, le requérant a introduit une requête en référé auprès du tribunal administratif compétent pour annuler la décision et la restitution des documents de voyage confisqués. À

Par ordonnance du 25 mai 2021, le tribunal administratif de Bangui a déclaré la requête recevable et s’est déclaré compétent pour statuer. Au fond, le tribunal administratif a constaté la violation flagrante de l’article 5 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que : « la liberté de la personne est inviolable, la liberté d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont garantis à tous dans les conditions fixées par la loi ».

S’inscrivant dans la suite logique de cette disposition constitutionnelle, l’état d’urgence évoqué par le parquet général qui est consacré par les articles 43 et 44 de la constitution de 2016 n’est pas synonyme de bannissement des droits fondamentaux. En conséquence de ce qui précède, le tribunal administratif a ordonné la levée des mesures administratives interdisant au requérant de quitter le territoire national et la restitution des documents de voyage confisqués.

Fort de ce qui précède, l’acte administratif susvisé est réputé ne jamais existé. Inquiété par la légèreté des arguments du procureur de la république sensé garantir les libertés fondamentales, le citoyen lambda s’interroge :

Peut-on affirmer que la justice centrafricaine par l’entremise du procureur est véritablement indépendante du pouvoir exécutif conformément au célèbre principe de séparation de pouvoir ?

Qu’est-ce que le procureur de la république a fait de la notion de la présomption d’innocence ?

Un pouvoir qui perd beaucoup de procès en justice n’interpelle t-il pas l’opinion publique ?

Peut-on être démocrate en violant de façon ostentatoire les lois de la république ?

Cette décision manifestement illégale du parquet général renvoie au caractère dictatorial, arbitraire et abusif de certaines décisions du pouvoir.

Cette jurisprudence administrative sera un cas d’école dans les autres procédures similaires concernant les autres opposants qui avaient manifesté le désir de suivre des soins médicaux à l’étranger.

Se référant aux précédentes procédures judiciaires la perte successive de procès en justice de l’état centrafricain fragilisera ses éventuelles mesures même réformatrices, impactera ses différentes actions politiques et présume du caractère dictatorial, abusif et arbitraire du régime. Il faut rappeler qu’à l’issue de l’ordonnance en référé du tribunal administratif, le requérant se réserve le droit de demander des dommages-intérêts. Enfin et en attendant l’appel du parquet général, cette ordonnance du tribunal administratif est opposable à tous et même les institutions de la république.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 31 mai 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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RCA :  un mort et quatorze blessés dans un accident de route près de Baboua

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Bangui, République centrafricaine, lundi 31 mai dimanche, 30 mai 2021, 18:22:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un terrible accident de la route a fait quinze victimes dont un mort et quatorze blessés,  survenus ce dimanche 30 mai, sur la route nationale n°1 , dans la localité de Baboua, dans la préfecture de la Nana=Mambéré, au nord-ouest de la RCA.

 

Un terrible accident de la route est survenu ce dimanche 30 mai au village Deba, situé à 17 kilomètres de Baboua, faisant un mort et quatorze blessés, dont trois sont en urgence relative.

Selon la brigade de la gendarmerie de Baboua, le véhicule impliqué dans cet accident était un taxi-brousse faisant la navette entre Bouar et Béloko. Mais ce dimanche, en provenance de Béloko, il s’est renversé au village Deba. On ignore les causes exactes   de l’accident, mais tous les blessés ont été transférés aux urgences de l’hôpital de Baboua quelques minutes après les faits. Mais le médecin-chef du district sanitaire de Baboua affirme pour sa part avoir accueilli seulement 8 blessés  parmi les quatorze dans le centre hospitalier de Baboua.

 

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Sécurité en Afrique centrale : Le Tchad, la RCA et Boko Haram en examen à l’Unsac

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L’ouverture des travaux de la 51e réunion de l’Unsac, le 28 mai 2021, à Bujumbura. © Unoca/Norbert N. Ouendji

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La 51e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) s’est tenue le 28 mai dernier à Bujumbura (Burundi). Une attention particulière a été accordée à la situation politique et à la stabilité en République Centrafricaine et au Tchad.

 

 

Sous le thème «Gestion des processus électoraux dans la région de l’Afrique centrale», la 51e session du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) s’est tenue le 28 mai, à Bujumbura, la capitale Burundaise.

La rencontre a été précédée par une réunion d’experts, du 24 au 27 mai, ayant évalué le niveau de sécurité dans la région face aux défis de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent, le désarmement et la piraterie maritime.

Lors de cette session, le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (Unoca), François Louncény Fall, a indiqué qu’«il est indéniable que l’Unsac restera un moyen d’action important pour la sous-région lors du prochain mandat de l’Unoca». «A mon avis, a-t-il déclaré, nous tirerons le plus grand bénéfice du Comité seulement si deux conditions sont réunies : premièrement, que l’action de l’Unsac soit mieux orientée vers le renforcement de l’architecture de paix et de sécurité sous-régionale telle qu’issue de la réforme institutionnelle de la CEEAC ; deuxièmement, il faut une contribution régulière des Etats membres à la prise en charge financière de l’Unsac, pour lui permettre de tenir régulièrement ses réunions statutaires et de mener d’autres actions concourant au renforcement de la confiance entre les Etats de la sous-région».

Louncény Fall en a profité pour rappeler la nécessité pour les Etats de payer régulièrement leurs contributions volontaires au Fonds d’affectation spéciale pour le bon fonctionnement du Comité.

Concernant la gestion des processus électoraux en Afrique, les membres de ce mécanisme de concertation politique et diplomatique, mis en place entre l’Organisation des Nations Unies – Onu – et la Communauté des Etats de l’Afrique centrale – CEEAC-, se sont félicités des élections tenues au Burundi, en République centrafricaine (rca) et en République du Congo, mais, ils ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés que d’autres pays de la région ont connu durant les élections électorales. «Les Etats membres dont la sécurité, voire la souveraineté, serait menacée, doivent en effet pouvoir compter sur la solidarité active des autres Etats de la sous-région», a laissé entendre le chef de l’Unoca.

L’Unsac a été créé en 1992. Cette organisation compte 11 Etats membres : Angola, Burundi, Cameroun, RCA, Congo, RDC, Gabon, Guinée Equatoriale, Rwanda, Sao Tomé & Principe et Tchad.

 

Gabon review

un policier et quatre civils tués dans une attaque au centre

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Mali : un policier et quatre civils tués dans une attaque au centre

Bangui ( République centrafricaine ) – Un policier et quatre civils maliens ont été tués, dimanche, dans l’attaque d’un poste de contrôle dans la région de Sikasso, au centre du Mali, ont rapporté des médias locaux.

“Le poste de contrôle PK situé à quelques 6 kilomètres de la ville de Bougouni a été la cible d’une attaque par des hommes armés non identifiés”, a rapporté le journal en ligne “Gao Infos”. /////////////.

Le bilan de l’attaque est de cinq morts, dont un policier et quatre civils, a ajouté la même source. L’information a été rapportée par d’autres médias, dont “Balazin Infos” et “Banou actu”. /////////////.

Aucune partie n’a revendiqué l’attaque et aucune déclaration officielle n’a été faite, dimanche jusqu’à 11h GMT. /////////////.

C’est la deuxième attaque enregistrée dans le centre du Mali depuis le début du mois. /////////////.

Le 13 mai dernier, des hommes armés ont attaqué une position des Forces armées maliennes (FAMa) dans la localité de Tominian située dans la région de Ségou. Un militaire a été tué dans cette attaque. /////////////.

Le centre du Mali est en proie, depuis plusieurs années, à un climat sécuritaire préoccupant, en raison des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires.

Avec Agence Anadolu

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8 morts et 14 blessés dans une attaque de Boko Haram à Diffa (officiel)

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Niger : 8 morts et 14 blessés dans une attaque de Boko Haram à Diffa (officiel)

Bangui ( République centrafricaine ) – Le bilan de l’attaque de Boko Haram, vendredi à Diffa, dans le sud-est du Niger, a été revu à la hausse, soit 8 morts et 14 blessés, a annoncé une source officielle, samedi.

“Ce vendredi 28 mai 2021 aux environs de 16h50mn, des combattants de Boko Haram (branche de Daech en Afrique de l’ouest, BIAO), à bord d’une vingtaine de véhicules ont attaqué la ville de Diffa”, a indiqué la Force multidimensionnelle mixte (FMM) dans un communiqué publié samedi soir et consulté par l’Agence Anadolu. /////////////.

Indiquant que l’attaque a été “vaillamment repoussée grâce à la prompte réaction de nos forces terrestres et aériennes”, la même source a déploré la mort de quatre militaires et quatre civils nigériens, ajoutant que neuf (9) autres militaires et cinq (5) civils ont été blessés dans l’attaque. /////////////.

Du côté des assaillants, la Force multidimensionnelle mixte indique que plusieurs corps ont été retrouvés et des blessés enregistrés, ajoutant qu’un important lot de matériels et de munitions a été détruit ou saisi. /////////////.

Vendredi, des hommes armés ont attaqué la ville de Diffa, chef-lieu du sud-est du Niger, frontalière du Nord Nigéria et du Lac Tchad./////////////.

Un bilan initial, fourni par le mouvement de veille sécuritaire de la société civile locale “Urgence Diffa”, avait annoncé deux militaires et deux civils tués dans l’attaque. /////////////.

C’est la troisième attaque enregistrée dans la région de Diffa en moins de trois semaines. /////////////.

Le samedi 22 mai, des hommes armés ont attaqué un poste de contrôle de la gendarmerie situé entre la ville de Diffa et celle de Mainé Sorora”. /////////////.

Un gendarme nigérien a été tué dans cette attaque. Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mai, une autre attaque a visé le village de Lari Kanuri. Six civils ont été enlevés au cours de cette attaque. Depuis 2017 la région de Diffa est confrontée aux attaques récurrentes de Boko Haram. /////////////.

Face à ces attaques, le gouvernement nigérien a placé toute la région sous l’état d’urgence. Dans la lutte contre Boko Haram, l’armée nigérienne est appuyée par la Force multidimensionnelle mixte, constituée par les pays riverains du Lac Tchad, dont le Cameroun, le Nigéria, le Niger et le Tchad.

Avec Agence Anadolu

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La France menace de retirer ses militaires du Mali

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La France menace de retirer ses militaires du Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que les chefs d’État des pays de l’Afrique de l’Ouest s’apprêtent à décider dimanche sur la conduite à tenir concernant la crise malienne, le président français Emmanuel Macron affirme que la France retirerait ses troupes si le Mali allait “dans le sens” d’un islamisme radical.

M. Macron s’exprimait dans un entretien au JDD diffusé dimanche./////////////.

Des propos qui interviennent après l’arrestation du président Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane lundi dernier, suivie de leur “démission” dans ce qui s’apparente à un deuxième coup d’Etat en neuf mois./////////////.

Depuis, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte qui avait déjà évincé puis forcé à la démission le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, s’est hissé aux commandes de l’État malien./////////////.

Le chef d’Etat français dit aussi avoir “passé le message” aux dirigeants d’Afrique de l’Ouest qu’il “ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition”. /////////////.

Plus de 5000 militaires français sur place/////////////.

La France, avec environ 5.100 hommes au sein de Barkhane, soutient le Mali qui fait face depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, ayant plongé le pays dans une crise sécuritaire avant de s’étendre au centre du pays. Mais Paris, comme l’UE, a dénoncé mardi un “coup d’Etat inacceptable”./////////////.

“Au président malien Bah N’Daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes, j’avais dit: ‘L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie!’ Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais”, a mis en garde le président français, dans un entretien au JDD à l’occasion d’un voyage au Rwanda et en Afrique du Sud. /////////////.

Au sommet du G5 Sahel à Pau (sud-ouest de la France) en janvier, “j’ai préparé un chemin de sortie. Je suis resté à la demande des États, parce que je pensais que la sortie était un point de déstabilisation. Mais la question se pose, et nous n’avons pas vocation à rester éternellement là-bas”, a-t-il dit.

Avec AFP/VOA

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France: trois suspects écroués après le meurtre d’un Gambien

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois hommes de nationalité arménienne ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi, après le meurtre en France mercredi soir d’un Gambien de 26 ans, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.

Les trois suspects, âgés de 28, 32 et 62 ans, dont un père et son fils, ont été mis en examen pour “meurtre avec armes, en réunion”./////////////.

Mercredi, vers 21H30, à Saint-Etienne (sud-est), la victime, père d’une fillette de deux mois, avait croisé les suspects parmi un groupe d’une dizaine de personnes dans un quartier résidentiel de la ville. Son agression aurait démarré pour un “motif futile” durant laquelle le jeune père a reçu quatre coups de couteau dans le ventre, alors qu’il faisait face aux suspects devenus violents “apparemment sous l’effet de l’alcool”, selon une source policière./////////////.

Des riverains avaient filmé la scène puis avaient transmis la vidéo aux enquêteurs./////////////.

Prise rapidement en charge par les pompiers et les services d’urgence, la victime est décédée dans la nuit au bloc opératoire de l’hôpital de la ville. /////////////.

Tout aussi rapide, l’intervention de la police avait permis d’interpeller un premier membre du groupe, dont les vêtements portaient des traces de sang. Deux autres interpellations avaient suivi.

Avec DW français

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au moins 26 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF

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RDC: au moins 26 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF

Bangui ( République centrafricaine ) – « Le bilan de cette attaque a été réévalué à au moins 26 victimes après que de nouveaux corps ont été retrouvés dans les villages voisins de Vuthotholya, Mabule/Kisima et Mayele » dans le territoire de Beni, a écrit le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais), qui dispose d’experts déployés dans cette région.

« Treize autres cadavres ont été ramassés (jeudi) après des fouilles dans la forêt », a indiqué à l’AFP, une source humanitaire, soulignant que le bilan pourrait être encore plus lourd./////////////.

« Ne disposant plus d’un fief, des ADF en errance ont usé de la ruse pour perpétrer ce massacre, se faisant passer auprès des habitants pour une patrouille de l’armée », a expliqué à l’AFP le général Peter Cirimwami, chef des opérations des forces armées congolaises dans cette zone./////////////.

Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais installés en RDC depuis 1995 où ils ont fait souche, sont de loin le plus meurtrier des 122 groupes armés recensés dans l’Est congolais par le KST./////////////.

Le 11 mars, les États-Unis ont placé les ADF parmi les « groupes terroristes » affiliés aux djihadistes de l’organisation État islamique (EI)./////////////.

Le 6 mai, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été placées sous le régime de l’état de siège par le président Félix Tshisekedi, pour tenter d’y juguler la violence, notamment les attaques meurtrières des ADF. Des gouverneurs militaires y ont remplacé les gouverneurs civils.

Avec Lalibre.be

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Conflits armés: Les paramilitaires sèment l’inquiétude

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Conflits armés: Les paramilitaires sèment l’inquiétude

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Au premier coup d’œil, ils sont tous des militaires officiels. Sauf qu’ils n’appartiennent pas à l’armée d’un État : ce sont des paramilitaires embauchés pour se battre dans des zones de conflit étrangères. Si le phénomène n’est pas nouveau, il est en croissance, disent les experts, inquiets de voir des pays transformés en théâtres de guerre par procuration par des groupes obscurs, qui échappent aux règles internationales.

Rendre l’État responsable des exactions de ses mercenaires.

La prolifération de paramilitaires dans les points chauds du globe inquiète les spécialistes. L’ONU a sonné l’alarme dans plusieurs régions. Trois ONG espèrent faire bouger le droit international avec une plainte déposée à Moscou.

Dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des hommes battent un Syrien avant de le décapiter et de brûler sa dépouille. Ils se parlent en russe.

Les images ont commencé à circuler en 2017. D’autres prises de vue du même évènement survenu dans le nord de la Syrie ont été diffusées en 2019.

La vidéo du meurtre a été diffusée en 2019 par le journal Novaïa Gazeta.

Pour les journalistes du quotidien russe Novaïa Gazeta, c’était l’élément central d’une enquête, qui a mené à l’identification de la victime et de suspects. Des groupes de défense des droits de la personne, de leur côté, espèrent s’en servir pour obliger les armées privées à rendre des comptes avec une plainte déposée à Moscou.

Si la Russie refuse d’agir, les ONG comptent porter la cause devant la Cour européenne des droits de l’homme.

L’idée est de faire reconnaître par une cour de justice que ce ne sont pas là des mercenaires qui agiraient selon leur propre initiative, mais que c’est le prolongement d’une décision de l’État de les envoyer sur le terrain, en l’occurrence en Syrie, et donc que leurs exactions relèvent de la responsabilité de l’État russe. Clémence Bectarte, avocate pour la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

En croissance.

Le recours de plus en plus répandu à des tiers privés dans les conflits armés inquiète les spécialistes. C’est carrément la nature des conflits armés qui s’en trouve modifiée, avec une « dynamique de plus en plus asymétrique », a noté dans son dernier rapport, présenté l’été dernier, le Groupe de travail sur l’utilisation des mercenaires du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

« Nous sommes très préoccupés par l’augmentation généralisée de l’utilisation d’acteurs privés. Ils sont utilisés pour opérer dans des zones de conflits à différents endroits dans le monde », confie Sorcha MacLeod, membre du Groupe de travail et professeure agrégée de droit à l’Université de Copenhague, au Danemark.

Ses collègues et elle s’inquiètent des répercussions pour les populations locales, soulignant que des acteurs non étatiques sont soupçonnés de commettre des violations des droits de la personne et de contribuer à l’intensification des conflits. En Libye, par exemple, l’ONU s’est inquiétée lors du cessez-le-feu de son respect par les groupes privés.

« Une chose que nous avons constatée, c’est une complexification et une diversification de ces entités, et ça contribue à prolonger les conflits, souligne Lilian Bobea, aussi membre du Groupe de travail et professeure agrégée à l’Université d’État de Fitchburg, située dans le Massachusetts. Et à des violations des droits de la personne et du droit international humanitaire. Nous avons assurément mis plus d’attention cette année sur ce phénomène de fusion et de compétition des acteurs contractuels non étatiques, parce que ça devient très complexe. »

Responsabilité à l’étranger.

Avec leur plainte déposée en mars au nom du frère de la victime décapitée dans la vidéo, la FIDH, le Syrian Center for Media and Freedom of Expression et le centre russe des droits de la personne Memorial demandent conjointement à l’État russe de faire enquête, pour meurtre et crimes de guerre présumés commis par ses ressortissants à l’étranger. Le Code pénal de la Russie prévoit qu’il peut y avoir des poursuites pour des infractions perpétrées à l’extérieur de ses frontières par ses citoyens.

« À partir du moment où le droit russe prévoit ce qu’on appelle la responsabilité personnelle active, c’est-à-dire la responsabilité pénale des nationaux russes à l’étranger – contrairement au Canada, par exemple, pour la plus grande partie –, la Russie est dans une position où elle ne peut pas vraiment dire qu’elle n’a pas compétence », analyse Frédéric Mégret, professeur à l’Université McGill et codirecteur du Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique.

Les suspects visés par la plainte sont des membres présumés du groupe Wagner, une association nébuleuse de paramilitaires, soupçonnée d’agir pour le Kremlin à l’étranger.

La Russie a nié tout lien avec le groupe, qui aurait opéré dans les conflits en Syrie, en Ukraine et en Libye, notamment.

Wagner serait financé par l’homme d’affaires Evguéni Prigojine, ayant des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine. Trois journalistes qui enquêtaient sur la société paramilitaire ont été tués en 2018 en République centrafricaine, dans des circonstances qui n’ont toujours pas été élucidées.

Un éventail.

Tous les groupes privés embauchés sur le terrain ne sont pas des mercenaires : des entreprises de sécurité, par exemple, sont utilisées par divers pays, comme le Canada, notamment pour remplir des rôles logistiques.

Les purs mercenaires, de leur côté, sont plutôt définis comme des étrangers qui prennent part activement aux hostilités, sans faire partie de l’armée officielle d’un État, pour des raisons financières.

Entre les deux, il y a tout un éventail de zones grises, rendant la légifération encore plus complexe.

Des États sont accusés de se servir de groupes privés pour mener des guerres par procuration, en contournant leurs obligations prévues par la Convention de Genève.

On se sert de ces gens-là pour, sans doute, faire des opérations qui sont plus ou moins légales en se distanciant d’eux, en laissant sous-entendre que ces gens-là n’interviennent pas nécessairement avec l’appui des gouvernements, qui les protègent. Rémi Landry, professeur associé à l’Université de Sherbrooke et lieutenant-colonel à la retraite.

Il y a des avantages pour les pays à être présents sur le terrain sans y être engagés officiellement. Des avantages financiers, mais aussi politiques, alors que moins de troupes sont déployées dans des conflits parfois impopulaires. Une façon aussi d’asseoir son influence dans des zones stratégiques.

Changements.

Le phénomène des mercenaires existe depuis toujours, insiste Rémi Landry.

Les interventions en Irak et en Afghanistan ont cependant marqué un tournant, avec le recours plus important à des contractuels, par exemple pour soutenir les forces alliées de façon logistique, note Mme MacLeod.

Des agents de Blackwater participent à la bataille de Najaf, en Irak, en avril 2004.

La société de sécurité privée américaine Blackwater (maintenant appelée Academi), dont d’ex-agents ont été condamnés aux États-Unis – puis graciés – pour des meurtres commis en Irak, a probablement contribué à faire connaître au grand public la réalité des sous-traitants dans les zones de conflits. Les hommes avaient pu être jugés aux États-Unis puisqu’ils étaient sous contrat avec le département de la Défense américain.

Les ONG qui ont déposé la plainte à Moscou espèrent créer un précédent pour les groupes privés qui, eux, n’ont pas de mandat officiel avec un État.

Au moment d’écrire ces lignes, la Russie n’avait pas encore répondu à la demande.

Le Kremlin pourrait encore acquiescer à l’enquête et faire traîner les délais, estime M. Mégret. Mais si la plainte se retrouve devant la Cour européenne, cela pourrait être élargi à d’autres causes, dit-il.

« C’est une arme dans l’arsenal pour tenter de réglementer les activités de ces groupes, explique-t-il. Pour le moment, on n’a pas une jurisprudence, on n’a pas un cas très clair, c’est ce qu’il manque. On a beaucoup de cas à la Cour européenne des droits de l’homme de troupes étatiques. Mais on n’a pas vraiment d’affaire impliquant des groupes privés, où le contrôle est moins clair. »

20 000.

Nombre estimé par l’ONU de militaires étrangers et mercenaires actifs en Libye en décembre

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Nombre de pays ayant ratifié la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires.

« On a vu des gens très bien entraînés »

En 2016, Patricia Arias s’est rendue en République centrafricaine, comme présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.

« On a rencontré des victimes, des femmes enlevées et réduites à l’esclavage par l’Armée de résistance du Seigneur [LRA], a raconté la femme, jointe au Chili. Une d’elles avait un petit bébé et elle avait été enlevée deux fois par la LRA. Et les atrocités qu’on a dû entendre des femmes étaient inconcevables… ».

Le conflit en République centrafricaine perdure. Mme Arias, aujourd’hui membre du Sous-comité de prévention de la torture de l’ONU et professeure, est restée profondément touchée par les violations des droits de la personne constatées au pays.

Elle y était pour enquêter sur la présence de mercenaires, d’entreprises de sécurité privées et de combattants étrangers. Ses entretiens l’ont menée vers une quinzaine de membres des groupes armés représentant des factions de l’ex-Séléka. « C’était accablant, dit-elle. On a parlé avec eux ouvertement. On a vu des gens très bien entraînés et avec un plan. ».

Les hommes rencontrés n’étaient pas étrangers. Mais le Groupe de travail a reçu des informations sur la présence en République centrafricaine de mercenaires et de combattants étrangers venus des pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, surtout dans les rangs des Séléka. Ils auraient été plus de 500 en 2016.

Encore cette année, les membres actuels du Groupe de travail ont sonné l’alarme pour ce pays, soupçonnant la présence de paramilitaires russes aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA). Au début du mois de mai, les autorités du pays ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur des crimes présumés de militaires centrafricains et de ressortissants russes.

Enquêtes difficiles.

Il reste difficile pour les organismes d’enquêter sur le phénomène.

« Les exactions sont difficiles à documenter pour les ONG et les militants, parce que ce sont des exactions qui sont opérées en terrain de conflit et qui sont extrêmement compliquées à documenter. Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles ces États recourent à ces milices privées et ces groupes paramilitaires, c’est bien évidemment pour échapper à toute forme de redevabilité et de responsabilité », dit Clémence Bectarte, avocate pour la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).

Le Groupe de travail de l’ONU peut enquêter sur le terrain, mais sur invitation. La COVID-19 a empêché ses membres – tous des chercheurs indépendants – de visiter les zones de conflit.

La Convention de Genève définit les mercenaires, mais ne les criminalise pas. La Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires a vu le jour en 1989, pour résoudre ce problème. Seuls 37 États l’ont ratifiée. Le Canada n’en fait pas partie.

« Les États sont très réticents à la signer, dit Sorcha McLeod, du Groupe de travail sur l’utilisation des mercenaires. Nous aimerions que plus de pays soient signataires de la convention, mais à défaut, nous aimerions qu’ils s’abstiennent de recruter, utiliser, financer ou entraîner les mercenaires. ».

La Convention reste un outil difficile à appliquer.

Patricia Arias, présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.

Il y a un problème pour prouver qui est mercenaire, et ce sont les éléments de la définition internationale.

Patricia Arias, présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.

« Même si la convention contre le mercenariat est ratifiée et si la norme existe dans le Code pénal, la notion des mercenaires n’est pas appliquée et on ne trouve pas de poursuite pour les cas de mercenariat, précise Mme Arias. Ni au Tchad ni en Ukraine, qui sont deux États qui ont ratifié et ont une loi. C’est plus facile de poursuivre, d’accuser et de condamner ces gens en appliquant la loi antiterroriste. Donc on n’utilise pas les lois contre le mercenariat, on utilise les lois contre le terrorisme. »

Avec AFP

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Journée des Casques bleus : le maintien de la paix est « une histoire faite de sacrifices » – Jean-Pierre Lacroix

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Journée des Casques bleus : le maintien de la paix est « une histoire faite de sacrifices » – Jean-Pierre Lacroix

Bangui ( République centrafricaine ) – C’est aussi l’occasion d’honorer la mémoire de plus de 4.000 Casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies depuis 1948, dont 129 hommes et femmes en 2020.

L’édition 2021 de la Journée a été placée sous le thème « La voie vers une paix durable : mobiliser le pouvoir de la jeunesse en faveur de la paix et de la sécurité »./////////////.

Pour en savoir plus sur ce thème, ONU Info a rencontré le chef des opérations de paix, Jean Pierre Lacroix. Cet entretien a été réalisé en collaboration avec trois radios de missions de paix francophones, Mikado FM au Mali (MINUSMA), Guira FM en République centrafricaine (Minusca) et Radio Okapi en République démocratique du Congo (MONUSCO)./////////////.

ONU Info a d’abord demandé à Jean-Pierre Lacroix pourquoi il importe de mettre l’accent sur la jeunesse dans le contexte du maintien de la paix./////////////.

Jean-Pierre Lacroix : Pourquoi la jeunesse ? Eh bien d’abord parce que le travail de protection des populations, le travail de soutien aux efforts de paix, c’est un travail qui est tourné vers l’avenir et donc c’est un travail qui est tourné vers la jeunesse et les aspirations de la jeunesse. Et aussi parce que dans nos opérations nous avons la majorité de nos collègues qui sont des jeunes, que ce soit des civils, des militaires ou des policiers./////////////.

Aussi, troisième raison, parce que la plupart des pays dans lesquels nos opérations sont actives ont des populations qui sont très jeunes. Et donc travailler avec ces populations, avec les jeunes, les femmes, tous ceux qui ont un enjeu particulier dans l’avenir de leur pays c’est essentiel. Et je crois que le thème de la jeunesse est vraiment complètement au centre de nos préoccupations. /////////////.

La MINUSMA et ses partenaires, ont organisé des Podium de la Paix à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao, une vitrine pour que la jeunesse malienne s’exprime sur la Paix à travers la musique, le slam, le rap etc./////////////.

Mikado FM : Que dites-vous à un jeune qui voudrait s’engager comme Casque bleu mais qui redoute les conditions difficiles dans lesquelles travaillent parfois les soldats de la paix ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : Je lui dirais d’abord que nous sommes tous aujourd’hui dans le même bateau. C’est à dire que les enjeux de la paix, ils sont universels. S’engager au service de la paix, c’est s’engager pour une sorte d’idéal collectif et pour quelque chose qui nous concerne tous./////////////.

Bien sûr les conditions dans lesquelles nos collègues travaillent sont toujours difficiles. D’ailleurs sinon il n’y aurait pas d’opérations de maintien de la paix déployées dans ces endroits-là./////////////.

Mais ce que j’ai observé sur le terrain, en parlant avec nos collègues, en parlant avec les jeunes dans nos missions — les civils, les volontaires, les autres les soldats et les policiers – c’est qu’il y avait énormément d’enthousiasme, énormément de détermination, énormément de volonté d’aider, et, je crois, une très grande joie dans le fait de servir et de servir à quelque chose. Servir une cause qui est juste et servir des populations, d’aider des communautés qui en ont besoin./////////////.

Et je trouve qu’en les écoutant il y a quelque chose de très motivant, presque de d’exaltant, dans cette mission. Donc c’est ça que je leur dirais./////////////.

Il faut faire la part des choses, mais renseignez-vous, parlez à ceux qui sont sur le terrain. Et je crois qu’ils auront la même impression que moi. Oui c’est difficile. Mais en même temps c’est exaltant. C’est très motivant. Il y a un sens de la communauté. Il y a un sens de de l’effort collectif tourné vers des objectifs, vers des idées, qui sont vraiment au cœur de nos valeurs positives des Nations Unies./////////////.

Mikado FM : Vous avez visité récemment plusieurs missions de l’ONU. Vous avez été notamment au Mali. Est-ce que vous pouvez partager avec nos auditeurs le souvenir de rencontres qui vous ont marquées et qui illustrent l’importance d’impliquer les jeunes dans les opérations de maintien de la paix ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : Oui bien sûr. D’abord parce que très souvent dans les visites avec mes collègues, d’ailleurs souvent accompagné moi-même de collègues qui sont des jeunes, nous avons rencontré des représentants de la jeunesse./////////////.

Que ce soit à Gao et aussi dans le centre du Mali, j’ai entendu très clairement ces jeunes à la fois dire quels étaient leurs espoirs, leurs aspirations, mais aussi dire à quel point la présence de nos collègues des missions, la présence de nos opérations, les aidait et les aidait à avoir de l’espoir./////////////.

Et je crois que c’est très important d’avoir ça à l’esprit parce qu’on entend beaucoup de choses sur les Nations Unies, sur nos opérations, beaucoup de désinformations, beaucoup de « fake news », parfois, de manipulations./////////////.

Et je crois qu’il ne faut pas perdre de l’esprit ce que nous disent les populations, là où nous sommes présents, et notamment ce que nous disent les jeunes. À quel point ils peuvent trouver, à travers l’action que mènent nos collègues une source d’espoir, une source d’espérance, pour l’avenir./////////////.

Et je voudrais aussi dire que j’ai fait des rencontres qui sont restées gravées dans ma mémoire. Des rencontres de jeunes collègues, très souvent de jeunes collègues, qui sont dans nos missions./////////////.

Puisqu’on parle du Mali, j’étais il n’y a pas très longtemps dans la région de Tombouctou à Niafounké. J’ai rencontré des jeunes soldats du Burkina Faso qui étaient dans cette zone qui est assez reculée. Ils travaillaient avec nos collègues du Mali et on sentait qu’il y avait une solidarité, une volonté commune, pour que la situation s’améliore./////////////.

Le bataillon féminin de Zambie à Birao, en RCA, organise régulièrement des activités civilo-militaires (CIMIC) dans le but de renforcer la cohésion sociale./////////////.

Guira FM: Au cours de vos visites en République centrafricaine vous avez notamment été à la rencontre des jeunes, qu’avez-vous retenu de ces échanges et quel rôle pourraient jouer les jeunes centrafricains dans la pacification de leur pays ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : D’abord je crois que la République centrafricaine est l’un des pays où la population est la plus jeune et aujourd’hui il y a beaucoup de frustration face à la situation sécuritaire. Mais aussi beaucoup d’espoir parce que le pays peut se relever s’il y a un processus qui soit un processus reposant sur plusieurs piliers./////////////.

Le pilier d’abord de la stabilité institutionnelle, du respect des institutions, de la poursuite d’efforts de dialogue inclusif, avec tous ceux qui acceptent le dialogue, évidemment– pas ceux qui s’en tiennent au recours aux armes./////////////.

Le 2ème pilier, c’est celui de l’action sécuritaire qui est indispensable, parce qu’il y a en République centrafricaine ceux qui ne sont pas dans l’esprit de dialogue, il faut le reconnaître. Pour ceux-là, c’est une réponse sécuritaire qui s’impose./////////////.

Le 3ème pilier, c’est que les principes fondamentaux soient respectés et que tous ceux qui sont responsables de crimes, de violations des droits de l’homme, puissent rendre compte de leurs actes d’où qu’ils viennent, quels qu’ils soient./////////////.

Je crois que c’est sur ces 3 piliers que l’on peut aider à tracer le chemin de la paix, en étroite coopération avec les responsables centrafricains et les communautés sur le terrain partout en République centrafricaine./////////////.

Guira FM : Des jeunes ont manifesté à plusieurs reprises à Bangui ces dernier temps pour dénoncer l’Accord politique pour la paix au prétexte qu’il va créer des groupes rebelles qui ont repris les armes à l’occasion des dernières élections. Où en est la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : Que des jeunes manifestent, en République centrafricaine ou ailleurs, c’est normal. Ça n’a rien de condamnable parce que nous sommes, nous-mêmes Nations Unies, promoteur de la démocratie, des droits de l’homme./////////////.

Maintenant, quand on regarde le chemin vers la paix et la stabilité en République centrafricaine, bien sûr il y a la réponse sécuritaire nécessaire. Encore une fois, je le répète, il y a ceux qui aujourd’hui refusent, du côté de ceux qui ont pris les armes, refusent le dialogue. Alors dans ce cas, il n’y a pas d’autres approches que de changer le rapport de force pour les ramener au dialogue./////////////.

Maintenant, tous les signataires de l’Accord de paix, de l’accord de janvier 2019, n’avaient pas pris les armes. Je constate aussi que même dans les groupes qui ont recouru aux armes, pendant les élections et au lendemain des élections, il y a des scissions, il y a les divisions et je crois que ce sont des opportunités à saisir pour ramener vers le dialogue ces personnes et ces groupes./////////////.

Et pourquoi je dis ça ? Parce que, à la fin des fins, la stabilité en République centrafricaine, elle se fera par la réunion des communautés. Elle se fera par l’instauration d’un climat de paix et d’un climat de dialogue. La réponse sécuritaire est nécessaire mais elle ne peut pas à elle seule suffire. Il faut qu’au-delà de cette réponse il y ait une approche la plus inclusive possible./////////////.

Le Président Touadéra a d’ailleurs récemment engagé un dialogue républicain, ce qui est une bonne chose en soi et nous l’encourageons. Nous encourageons que ce dialogue soit le plus inclusif possible. Mais attention, inclusif ça ne veut pas dire dialoguer avec ceux qui refusent totalement ce dialogue et qui continuent de privilégier le recours à la force./////////////.

Radio Okapi : Durant tout le mois d’avril, plusieurs manifestations anti-MONUSCO ont eu lieu dans la province du Nord-Kivu, des manifestations menées pour la plupart par des jeunes, pour dénoncer l’inaction de la Mission face aux tueries des populations civiles. Quelles sont les dispositions actuelles prises pour rassurer la population à propos de l’implication des Nations Unies dans la recherche effective de la paix ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : D’abord je comprends qu’il y ait frustration : parce que la situation dans ces régions est loin d’être parfaite et on le sait bien./////////////.

Mais je voudrais quand même dire, pour m’être rendu plusieurs fois dans la région, pour avoir plusieurs fois visité des zones reculées où la MONUSCO est présente, que notre action fait une différence et même une différence très grande pour un grand nombre de Congolais dans cette région./////////////.

Des communautés entières m’ont dit avec beaucoup de sincérité, mais en même temps beaucoup de de clarté, qu’elles nous étaient très reconnaissantes de ce que nous faisions. Je crois qu’il faut faire la part des choses et ne pas avoir l’impression que ces manifestants représentent une position majoritaire ou unanime dans ces régions. Mais ils représentent une frustration qui est réelle et donc notre défi collectif, avec les autorités congolaises, c’est de faire davantage./////////////.

Pour ce qui est du volet sécuritaire, nous sommes en train de renforcer la MONUSCO et nous espérons que ça débouchera sur des capacités de réaction rapide plus forte. Mais je crois qu’il faut souligner plusieurs autres points./////////////.

D’abord nous devons continuer de travailler avec les forces de sécurité et les forces armées congolaises. C’est essentiel sinon évidemment nous aurons beaucoup de difficultés pour faire des progrès. Et d’autre part, nous devons favoriser aussi et travailler activement, encore une fois avec les Congolais, à des solutions plus en profondeur. Et je reviens à ce que je disais tout à l’heure : la réconciliation entre les communautés, la promotion d’une économie qui bénéficie à tous et non pas aux circuits criminels, non pas à ceux qui perpétuent le chaos et n’ont aucun intérêt à ce que nous atteignions nos objectifs./////////////.

Je crois qu’il y a dans ces fausses informations, ces manipulations qui circulent parfois dans les médias au sujet de l’action de la MONUSCO, la main de ceux qui souhaiteraient que nous ne soyons pas là, quiI souhaitent en tout cas que nos objectifs de paix, de stabilité, de concorde entre les communautés ne soient pas atteints./////////////.

ONU Info : Nous arrivons au terme de notre conversation. Un mot pour la fin ?/////////////.

Jean-Pierre Lacroix : D’abord je voudrais encore une fois rendre hommage à nos collègues qui sont sur le terrain. Je crois qu’il faut aussi associer dans cet hommage tous ceux qui ont servi dans nos opérations depuis la création du maintien de la paix, plus d’un million de personnes et en particulier ceux qui ont perdu la vie./////////////.

La Journée des soldats de la paix, c’est aussi une occasion de se remémorer tous les sacrifices qui ont jalonné le parcours des opérations de maintien de la paix depuis toutes ces décennies, avec plus de 4.000 personnes qui ont servi et qui ont perdu la vie en servant cette cause de la paix au service des Nations Unies./////////////.

Je voudrais simplement rappeler qu’il y a une longue histoire, une histoire faite de succès, de réalisations très importantes, au service de la paix mais aussi une histoire qui est faite de sacrifices. Et aujourd’hui je voudrais rendre hommage à ces tous ceux qui se sont sacrifiés et bien évidemment aussi à leurs familles.

ONU infos

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Faux, aucune formation n’est prévue pour 60 douaniers centrafricains en Russie

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« 60 douaniers vont quitter Bangui mardi prochain pour suivre une formation à Moscou, Russie », post Facebook de Rcanews236, le 22 mai 2021.

 

  • « Soixante douaniers vont quitter Bangui pour une formation en Russie. Transfert de compétence Russie-RCA », information reprise par Pacôme Bangake Didiny, sur son compte Facebook, le 22 mai 2021.

 

  • L’attaché de communication de l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique ne confirme pas cette information.

 

  • Le Directeur Général de la douane centrafricaine dément l’information.

 

  • En conclusion, l’information selon laquelle 60 douaniers centrafricains quitteront Bangui pour une formation en Russie, est fausse.

Le 22 mai 2021 vers 11 heures 21 min, Rcanews236 publie sur son compte Facebook: « 60 douaniers vont quitter Bangui mardi prochain pour suivre une formation à Moscou, Russie ». L’information est très vite republiée par de nombreux comptes personnels et partagée plus d’une centaine de fois dans différents groupes publics Facebook centrafricains.

En illustration, l’auteur met une image de douaniers béninois. Dans les commentaires relatifs à ce post, un internaute attire l’attention sur l’image, qui selon lui, est prise au Benin. En quelques jours, cette rumeur devient virale. Elle est même transférée de nombreuses fois dans les groupes de discussion WhatsApp.

 

Captures d’écran Facebook le 27 mai 2021

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Des recherches inversées d’images faites par l’équipe #StopATènè, révèlent que la première image dans laquelle, l’on voit des douaniers assis dans une salle, est prise au Benin le 3 novembre 2016. Ceci, à l’occasion de l’ouverture à Cotonou de la 21e conférence des directeurs généraux des douanes de la région Afrique de l’Ouest et Centrale.

 

Depuis 2017, la Fédération de Russie appuie la République centrafricaine. La coopération est d’abord militaire avant de s’étendre à d’autres secteurs stratégiques de l’administration publique. Le 07 avril 2021, le gouvernement centrafricain signe un protocole d’accord avec la Russie pour lutter contre la fraude et la corruption. Un mois plus tard, une mission d’experts russes est déployée auprès de la douane centrafricaine. La collaboration de ces experts avec les douaniers centrafricains donne lieu à des interprétations et rumeurs de toutes sortes.

Pourtant, d’habitude, lorsqu’il s’agit d’un appui officiel, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique relaie l’information sur son compte Facebook. Cependant dans le cadre de cette rumeur, l’ambassade n’a rien publié.

Contacté par l’équipe #StopATènè, l’attaché de communication de l’ambassade russe, M. Vladislav, ne confirme pas l’information relative à cette formation prochaine de douaniers centrafricains en Russie. « On n’a pas d’information concernant cette rumeur » affirme-t-il.

Les autorités centrafricaines ne confirment pas non plus cette information. Le Directeur général de la douane, Frédéric Inamo dément cette rumeur. Position qu’il réaffirme lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 27 mai 2021, à Bangui : « je ne suis pas informé et c’est vous qui me l’apprenez.»

Par ailleurs, le Directeur général de la douane indique que son institution sollicite encore des encadrements techniques auprès de différents partenaires de la République centrafricaine : « la douane continue de solliciter de ses partenaires dont la Russie des possibilités pour que les inspecteurs de la Douane aillent bénéficier de diverses formations visant à renforcer leur capacité.»

Cette mise au point du responsable de la douane centrafricaine n’évoque nullement une formation en vue des douaniers centrafricains en Russie. Le seul partenariat qui existe en ce moment entre cette institution et la mission russe, se fonde sur l’expertise et l’assistance dans la lutte contre la fraude et la corruption.

 

A partir de ses différents éléments, l’information selon laquelle des douaniers centrafricains se rendraient bientôt en Russie pour une formation, est simplement fausse.

#StopAtènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA.

Sources:

  • Appel téléphonique avec le DG de la douane
  • La conférence de presse du DG de la douane
  • La réponse de l’attaché de communication de l’ambassade de la Russie

 

RCA : retour au calme à Bozoum, les rebelles se sont retirés de la ville

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Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai  2021, 03:39:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une journée de tension  et de panique à Bozoum, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont finalement desserré l’étau autour de la ville ce vendredi après-midi. Selon les témoins, il n’y avait aucun échange des tirs entre les assaillants et les forces de défense au moment de l’attaque.

 

Selon certaines sources sécuritaires locales, les rebelles  se seraient venus à Bozoum juste pour libérer certains Peuls  qui sont  incarcérés depuis quelques jours dans la geôle de la brigade de gendarmerie de la ville. Après leur libération, les rebelles se sont retirés de la ville, laissant derrière eux plusieurs dégâts matériels qu’ils auraient commis. Pendant ce temps, les forces de défense se sont positionnées à l’écart, évitant de répondre  militairement à leur provocation.

Au même moment, à Ndim, les Casques bleus Bangladesh de la Minusca ont transporté le corps de Soldat FACA tué dans les attaques des rebelles de 3R pour amener à Bocaranga.

Notons qu’à Bozoum, après l’attaque des rebelles du CPC sur la ville, la brigade de la gendarmerie a été complètement saccagée par les assaillants,  laissant fuir les criminels qui étaient en détention.

 

Copyright2021CNC

RCA : L’expertise russe à la douane, le DG  Théodore Frédéric Inamo éclaire la lanterne du public sur cet accord de collaboration

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Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai 2021, (Corbeaunews-centrafrique). Pour couper court aux critiques soulevées après la signature du protocole de collaboration de la douane centrafricaine et la Russie, le directeur général des douanes et des droits indirects, Fréderic Théodore Inamo, dans un point de presse organisé ce jeudi 27 mai 2021, appelle les opérateurs économiques et Centrafricains à adhérer à cette reforme de lutte contre la fraude et la corruption.

 

D’entrée de jeu, le directeur général de la douane précise que la contribution russe reprend à une solution du relèvement de la douane centrafricaine. C’est sur ces termes que le responsable de la douane entame sa déclaration sur la collaboration entre son institution et la mission économique russe.

Cette mission économique russe déjà déployée sur le terrain pour appuyer les douaniers dans leur fonction à vue le jour après que le ministère des finances et du budget et cette mission d’appui ont signé, le mois de mai dernier, ce protocole de collaboration pour une période d’un an renouvelable.

« Les autorités centrafricaines, dans le cadre d’appui, ont sollicité l’expertise russe pour nous aider à lutter efficacement contre la fraude et la corruption, qui sont les deux fléaux qui gangrènent la douane centrafricaine. Voila pourquoi vous avez constaté la présence de la mission russe qui est une mission gratuite », a déclaré Théodore Frédéric Inamo, directeur général de la douane centrafricaine, ajoutant que cette mission russe qui intervient en ce moment auprès de la douane centrafricaine est officielle.

Selon le Directeur général de la douane, l’accord prévoit un dispositif de renforcement de surveillance et de lutte contre la contrebande, au sein du site douanier abritant le service des recettes de Béloko et d’autres services. Pour lui,   ceux-ci seront dotés d’un système de vidéo surveillance et des mesures et  quelques règles en matière dans cette convention.

« Nous avons sollicité auprès des plusieurs partenaires leur expertise pour relancer la douane centrafricaine, hélas, nous n’avons pas eu gain de cause et aujourd’hui la fédération de la Russie a accepté en nous envoyant cinq experts russes qui constituent cette mission. Les cinq spécialistes sont repartis dans nos différents services, notamment  à Béloko, Gamboula, au BARC, au terminal et un port Buches », a-t-il précisé.   

 

« L’avantage de cette mission »

A peine la signature et la phase expérimentale de ce protocole de la collaboration, le responsable numéro1 de la douane centrafricaine se réjouit des retombées de cette mission conjointe sur le terrain avec en toile de fond les matériels sophistiqués permettant d’identifier les contenus des marchandises dans les camions en conteneurs.

Un certain nombre de points en matière de lutte contre la fraude à savoir, l’interdiction de transport des minutes, notamment les marchandises embarquées en surplus sur les conteneurs scellés. Il en ressort que les achats frontaliers faits par le secteur informel doivent faire l’objet de perception systématique des droits et taxes à la recette des douanes de Beloko.

 

Copyright2021CNC

PLUS DE 14 MILLIARDS DÉTOURNÉS DU GROUPE LAÏCO-RCA ENTRE 2013 ET 2021.

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Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Selon des enquêtes avec des documents à l’appui, le PDG ZEYAD AL ZARZOUR et son DG RIMA ont détourné plus de 14 milliards de francs CFA, pour de gros investissements en Tunisie et en Espagne. Pendant que certaines autorités Centrafricaines reçoivent des miettes pour couvrir la mafia mise en place par ZEYAD AL ZARZOUR, un plan de détournement a bien été mis en place par le PDG et son DG, tous d’origine Tunisienne.

 

XPresque tous les trois mois, un déplacement est effectué sur Tunis soit par le DG, ou par sa femme qui effectue le déplacement de Bangui juste pour le rapatriement des fonds. Cette mafia a échoué à une mission car les autorités du ministère des affaires étrangères et du ministère des finances n’ont cédé. Celle de faire installer un groupe de personnes à l’Ambassade de la Libye en Centrafrique et vider les comptes de l’Ambassadeur qui ont été confiés à un avocat international centrafricain.

 

La mafia mise en place par ZEYAD AL ZARZOUR se déplace d’une manière illégale avec les véhicules plaques diplomatiques de l’Ambassade de la Libye. Des individus en situation irrégulière, puisque leurs demandes avaient été rejetées par le ministère des affaires étrangères, qui dit reconnaître le pouvoir légitime de Tripoli. Ce qui explique, l’envie de cette mafia de voir le régime TOUADERA Tomber.

 

Selon les responsables du groupe LAÏCO, dont le siège international est à Tripoli, la main mise sur le groupe LAÏCO-RCA, par ce groupe de mafia a fait beaucoup de mal au peuple Centrafricain. Car les investissements Libyens devraient profiter au  peuple Centrafricain. L’objectif de ceux qui occupent les bâtiments du groupe LAÏCO-RCA est de ramasser le maximum d’argent. Ils ne paient pas les impôts, ni les taxes. Ils sont doués dans la corruption et ils ne font aucun investissement, ni pour le pays, ni pour revaloriser le groupe LAÏCO-RCA. Le montant détourné depuis 2013 , jusqu’en 2021 est estimé à plus de 14 milliards de francs CFA , selon Tripoli.

 

Il est temps que les autorités Centrafricaines assument leurs responsabilités et comprendre que la reprise du groupe LAÏCO-RCA par Laïco Tripoli,  sera bénéfique pour le peuple Centrafricain.

 

Affaire à suivre

Groupe de Libération

 

Centrafrique : prévention contre le COVID-19, Remise de 15 forages construits par le Projet LÖNDO-PLUS au gouvernement

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Les gen se rassemblent autour d’une fontaine d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Ce vendredi 28 mai 2021 a été un grand jour pour les populations de Bégoua et Bimbo II, deux communes excentriques de Bangui qui ont bénéficié de 15 forages nouvellement construits par le Projet LÖNDO PLUS, dans le contexte de la prévention et la lutte contre la pandémie à Coronavirus en rca.

 

C’est le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix MOLOUA qui a réceptionné ces ouvrages au nom du gouvernement, au cours d’une cérémonie de remise et de mise en service officielle à laquelle ont pris part le Représentant résident de la Banque mondiale, les représentants des communautés bénéficiaires, les chefs des entreprises ayant érigé ces forages et les artisans réparateurs formés, ainsi que le personnel du Projet LÖNDO PLUS.

La construction de ces forages est la 2è opération d’urgence qui est confiée à ce Projet par le gouvernement sur financement de la Banque mondiale, après une première de production locale de plus de 10 millions de masques artisanaux anti COVID-19, brillamment réussie par le Projet, sans y être préparé dès le départ.

D’un coût total de 109 millions de FCFA, ces 15 forages (11 pour la commune de Bégoua et 04 pour Bimbo II) érigés viennent ainsi combler le déficit d’eau potable dans ces deux communes, surtout en ces sales temps où le lavage fréquent des mains à l’eau propre et au savon devient un impératif d’hygiène et de protection sanitaire contre le Coronavirus.

Pour les autorités municipales des deux communes, une telle initiative du Projet LÖNDO PLUS sur demande du gouvernement est une délivrance qui met fin à un grand manque, car, l’eau potable est devenue un enjeu majeur dans plusieurs quartiers périphériques de Bangui.

‘’ C’est la fin de la pratique des bidons jaunes qui consiste à se déplacer loin de sa résidence avec plusieurs bidons jaunes, à pied ou à moto pour aller chercher l’or blanc qui se raréfie de plus en plus ces deux dernières années dans nos deux communes’’ explique un des leaders locaux, représentant le Maire de Bégoua à cette cérémonie.

Le choix des différents sites de construction des forages n’est pas l’effet d’un hasard, a souligné le Coordonnateur national du Projet, Lucien Judicaël MONTINDA. Dans une présentation technique des ouvrages réalisés, il a exposé toutes les péripéties qui ont conduit à l’achèvement total de ces forages, suivi des tests au laboratoire Lavoisier de l’université de Bangui qui a déclaré potable, l’eau qui jaillit désormais de tous ces forages.  M. MONTINDA a remercié le Ministère de l’hydraulique qui a joué sa bonne partition en mettant ses experts à la disposition du Projet LÖNDO PLUS pour l’identification des sites, la mobilisation et sensibilisation communautaire sur la cession de ces sites, la mise en place des comités de gestion des forages, le choix des artisans-réparateurs à former pour l’entretien et la MAINTENANCE des forages.

En réceptionnant les ouvrages, le Ministre Félix MOLOUA a saisi l’occasion pour renouveler les sincères remerciements et gratitudes du gouvernement à la Banque mondiale, le principal bailleur, pour ses appuis financiers continus, visant à concrétiser des projets viables, en faveur des populations centrafricaines. Il n’a pas manqué d’insister auprès des communautés bénéficiaires, en l’occurrence les dirigeants de ces forages, la bonne gestion et le bon entretien de ces forages avec l’aide des artisans-réparateurs, gage de leur pérennité.

Aux artisans-réparateurs, les kits et les vélos qui sont mis à leur disposition par le Projet LÖNDO PLUS doivent être utilisés uniquement dans le cadre de la mission qui leur est confiée, a conseillé le Ministre MOLOUA.

Ces artisans-réparateurs déjà formés, ont reçu sur place leurs attestations de formation, suivies de la coupure symbolique du ruban par le Ministre, donnant ainsi le ton à la mise en service officielle des 15 forages au profit des centaines de ménages dans ces deux communes.

La construction de ces forages entre dans le volet ‘’construction et/ou réhabilitation des infrastructures communautaires prioritaires’’ du Projet LÖNDO PLUS qui prend en compte les centres de santé, les écoles, les forages, les aires de séchage etc , non seulement à Bangui la capitale, mais aussi dans l’arrière-pays.

 

Source : Cellule de Suivi-Evaluation- Communication du PROJET LÖNDO PLUS

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Alerte info : trois Russes et deux policiers de l’OCRB tués dans une explosion de mine dans le Nord-ouest

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Photo Minusca

 

Bouar, République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021, 14:25:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits très tôt ce vendredi dans la localité de Bondiba axe Dongbaïkè Abba en allant également vers Nguia Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis dans la localité, les neuf victimes étaient toutes à bord d’un véhicule de patrouille de l’OCRB en appui aux partenaires Russes depuis le début de leur offensive contre les rebelles.  Ils étaient en mission de ratissage dans la zone de « Abba » depuis 48h.

En fin de mission, ils quittaient Abba  , axe Dongbaïkè pour rentrer quand leur véhicule a sauté sur une mine terrestre  à Bondiba  très tôt ce vendredi, faisant deux policiers et trois Mercenaires russes calcinés dans l’éclat de mine.

On signale également 4  agents, dont trois policiers et un soldat FACA grièvement blessés et transportés d’urgence à l’hôpital dans la localité.  Transférés d’urgence à Bangui, les 4 blessés sont actuellement admis aux urgences dans un hôpital de la capitale. Les cinq dépouilles doivent arriver à Bangui vers 17 heures, selon l’État-major.

Rappelons que le 5 mai dernier, une explosion de mine terrestre a détruit un véhicule de la mission catholique de Niem, faisant un mort. Et près de deux semaines après,  une autre mine a fait exploser une moto dans le même secteur, faisant trois morts.

La Minusca avait condamné l’acte, et menace de poursuite judiciaire contre les auteurs.

 

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RCA : la ville de Bozoum attaquée, les lignes téléphoniques coupées

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Gendarmerie de Bozoum saccagée par les assaillants.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021, 14:37:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après leur attaque contre les positions de l’armée nationale à l’entrée de la ville de Djim, provoquant la mort d’un Soldat FACA, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont encerclé depuis ce matin la ville de Bozoum, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Selon des sources sécuritaires locales,  la présence des rebelles est signalée sur trois axes routiers menant à la ville de Bozoum. D’abord sur l’axe Bozoum – Bouar, Bozoum – Bocaranga et Bozoum – Bossangoa, les rebelles se sont positionnés à l’entrée de la ville sur des motos, et d’autres à pied, paniquant davantage les populations.

Selon une source locale, une partie des assaillants aurait entrée dans la ville, saccageant plusieurs bâtiments publics. Le poste de la gendarmerie locale a également été endommagé par les assaillants.

Pour l’heure, on ignore exactement leur intention réelle, mais tout porte à croire qu’ils veulent mettre la pression militaire sur les autorités du pays.

Cependant, les lignes téléphoniques de la ville sont coupées par les assaillants, et il est très difficile de joindre la ville sur mobile.

Les autorités locales appellent Bangui à une réaction rapide  pour éviter une dégradation de climat sécuritaire dans la région. En réponse, c’est le silence total du côté de l’État major ainsi que du gouvernement.

Selon les dernières informations, la ville de Bozoum est reprise par les forces coalisées, faisant plusieurs otages et des morts au sein des assaillants.

 

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RCA : le FMI rend les conclusions de son enquête sur la situation économique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/dondra-Ministre-IMG_4mars2018170938-450×333.jpg” alt=”Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA” width=”450″ height=”333″ />
Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021, 11:48:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une délégation de haut niveau du Fonds Monétaire International (FMI) a achevé vendredi 21 mai une mission sur la République Centrafricaine. COVID oblige, cette mission a été intégralement virtuelle, contrairement aux habitudes de l’institution. Les hauts fonctionnaires ont toutefois pu échanger à distance avec le président Touadéra et plusieurs de ses ministres, notamment le ministre des finances et celui de l’économie et du plan.

Dans ses conclusions, l’organisation de Washington, qui est chargée d’éviter les crises monétaires et financières au niveau international, souligne sans surprise la grande fragilité de l’économie du pays.

Et pourtant, pas plus tard qu’en avril dernier, dans son document de référence « Perspectives Economiques Régionales » le FMI prévoyait pour 2021 une croissance forte pour le pays, de l’ordre de 3,5% du PIB. Chiffre honorable, et croissance qui aurait été bienvenue après la sombre année 2020 pendant laquelle la croissance était nulle.

Malheureusement la mission virtuelle conduite au mois de mai est venue doucher ces perspectives. L’institution internationale prévoit pour 2021 une contraction du PIB ! Concrètement, en 2020 et 2021, l’économie du pays ne se sera pas développée d’un iota, pire elle aura probablement reculé ! Cette stagnation, conjuguée avec la croissance de la population sur cette période, signifie que les Centrafricains se sont appauvris depuis 2019.

Les raisons de cet assombrissement brutal des perspectives économiques sont bien identifiées par le FMI. Tout d’abord, le blocage par les groupes rebelles de la route vers le Cameroun a eu un effet négatif pour l’économie du pays. Elle a entrainé la hausse des prix, y compris pour les biens de première nécessité. Ensuite, la situation sécuritaire dégradée dans l’ensemble du pays a généré des conséquences considérables à tous les niveaux en ce qui concerne le commerce et les recettes.

Les recommandations pour sortir de ce marasme sont claires, et parmi elles la nécessité d’éclaircir certaines procédures par des mesures plus libérales et transparentes comme publier « systématiquement les contrats publics » et en soumettant une « nouvelle loi anti­-corruption à l’Assemblée ».

 

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un témoin-clé raconte aux juges de la CPI la naissance des anti-balaka

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Centrafrique: un témoin-clé raconte aux juges de la CPI la naissance des anti-balaka

Bangui ( République centrafricaine ) – La scène se déroule dans une suite de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Quelques jours plus tôt, le 24 mars 2013, la Seleka a renversé le chef d’État de la Centrafrique et plongé de nouveau le pays dans la guerre civile. Depuis son exil du Cameroun, François Bozizé reçoit. « Il était dans tous ses états, raconte Joachim Kokaté lors de son audition devant les juges de la CPI. Il n’acceptait pas de perdre ce pouvoir ».

La rencontre, en présence de quelques fidèles du chef d’État déchu, s’étend sur près de 45 minutes. Le général Bozizé espère un soutien de ses homologues de la CEAC (Communauté des États d’Afrique centrale). Mais « si je me souviens bien, M. Bozizé a tenté d’appeler les autorités tchadiennes, a tenté d’appeler les autorités congolaises, et quand il appelait, personne ne décrochait ! », a raconté ce témoin-clé, s’adressant aux trois juges de la CPI par liaison vidéo depuis la Centrafrique./////////////.

Acteur de la riposte au coup d’État de la Seleka, Joachim Kokaté, officier formé à l’École militaire des enfants de troupe dès l’âge de 9 ans, devenu plusieurs fois ministre, comparaît au côté de son avocat. Ses propos sont pesés de sorte à éviter de s’accuser lui-même. Joachim Kokaté a « combattu » François Bozizé « pendant des années ». Mais si l’ex-chef d’État le convie à cette réunion de Yaoundé, c’est pour s’allier un opposant de poids, suggère le témoin. /////////////.

Cercle restreint/////////////.

Les deux réunions suivantes se déroulent dans les locaux de l’ambassade de Centrafrique au Cameroun. Au pays, la Seleka répand la terreur. « Il y avait des religieux assassinés, il y avait l’église chrétienne à Bossangoa qui avait été détruite et il [M. Bozizé] avait reçu un appel disant que la tombe de sa maman avait été profanée ». L’ex-président « lui-même pleurait, il versait des larmes, il était dans tous ses états », se rappelle le témoin. Au fil des réunions, la reconquête se construit lentement. « Il y avait des réunions ouvertes à tous, et d’autres dans un cercle très restreint »./////////////.

« Qui ? », interroge le procureur Kweku Vanderpuye. Les membres de sa famille, dont au premier chef ses fils, Patrice-Édouard Ngaïssona, Maxime Mokom, Lin Banoukepa, et d’autres. Pour l’accusation, les anti-balaka sont formés d’officiers et de membres de la garde présidentielle restés loyaux à François Bozizé, alliés à des groupes d’auto-défense transformés en bataillons lors de l’été 2013./////////////.

« Tous les moyens » pour reprendre le pouvoir/////////////.

Le projet de reconquête se concrétise plus sérieusement au cours d’un déjeuner organisé dans un hôtel proche de la gare du Nord à Paris, en août 2013. François Bozizé dévoile alors « son intention de manière claire », estime Joachim Kokaté. L’ancien président annonce la création du Front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique (Froca). Avec ce mouvement, « il a dit qu’il utilisera tous les moyens… Je dis bien tous les moyens, insiste le témoin, pour revenir au pouvoir. »/////////////.

C’est Me Lin Banoukepa qui prend la tête du Froca, et Patrice-Édouard Ngaïssona l’aile militaire. Le témoin le connaît depuis un séjour en prison en 2002. Il avait été incarcéré pour des raisons politiques, assure-t-il. M. Ngaïssona « avait des problèmes au niveau du Trésor public ». Onze ans plus tard, les deux hommes partagent pour quelques mois le même combat. « Il m’a dit qu’il organisait les anti-balaka sur les terrains, que les anti-balaka lui rendait compte de tout », et « il a dit qu’il avait beaucoup dépensé pour les anti-balaka […] les anti-balaka qu’il finançait », ajoute le témoin en balançant la tête en arrière sur son siège, prenant une grande aspiration./////////////.

C’est, lui aussi, qui aurait financé l’attaque du 5 décembre 2013 sur Bangui, renversant le président Djotodia installé par la Seleka neuf mois plus tôt, et laissant place à des autorités de transition. François Bozizé devra encore attendre. C’est Catherine Samba-Panza qui occupe le poste. /////////////.

Le numéro 1 /////////////.

Le rôle de Patrice-Édouard Ngaïssona, que le procureur doit prouver, se précise lors d’une réunion organisée en février 2014 à Bangui, par la présidente de la transition. Plusieurs anti-balaka étaient présents, rapporte le témoin, des membres de la Mission des Nations unies (Misca) observaient. La présidente « voulait savoir qui ? Qui est le numéro 1 des anti-balaka ? Et d’une manière unanime, ils ont tous dit que leur responsable, c’est M. Édouard Ngaïssona. C’est lui qui s’occupait d’eux, c’est lui qui leur donnait à manger, c’est lui qui les organisait »./////////////.

Au sein de la transition, le témoin est chargé du désarmement et de la démobilisation des milices. Devant la Cour, il affirme avoir pris ses distances avec les anti-balaka. Il nie avoir été coordinateur militaire. Un rôle attribué à Maxime Mokom, assure-t-il, malgré les documents que lui présente le procureur./////////////.

Il reconnaît sans résistance avoir été chargé des relations extérieures des anti-balaka. Un rôle qui permettait peut-être à M. Ngaïssona et d’autres responsables anti-balaka d’avoir l’oreille des autorités, suggère le procureur. Il cherchait des contacts avec la primature et la présidence, reconnaît Joachim Kokaté. « Il y avait beaucoup de crépitements dans la ville, il y avait un climat d’insécurité à Bangui et à l’intérieur du pays », rappelle le témoin. Catherine Samba-Panza « voulait que M. Ngaïssona puisse participer à la paix ».

Avec RFI

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L’ONU rend hommage aux plus de 4.000 Casques bleus qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions

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L’ONU rend hommage aux plus de 4.000 Casques bleus qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 4.000 femmes et hommes ont perdu la vie depuis 1948 alors qu’ils servaient sous le drapeau bleu de l’organisation internationale.

Lors d’une autre cérémonie, en ligne, le Secrétaire général a décerné la médaille Dag Hammarskjöld à 129 Casques bleus qui ont perdu la vie en 2020 et au cours des premiers mois de 2021./////////////.

Ils « ont perdu la vie à cause d’actes malveillants, d’accidents et de maladies – y compris la Covid-19 », a souligné le chef de l’ONU, précisant que ces Casques bleus venaient de 44 pays et d’horizons divers. Il a présenté ses sincères condoléances à leurs familles et amis. « Leur sacrifice ultime ne sera pas oublié et ils seront toujours dans nos cœurs », a-t-il ajouté./////////////.

Le Secrétaire général a rappelé que « les défis et les menaces auxquels sont confrontés nos soldats de la paix sont immenses ». « Ils travaillent dur chaque jour pour protéger certaines des personnes les plus vulnérables du monde, tout en faisant face à la double menace de violence et à une pandémie mondiale », a-t-il souligné lors de cette cérémonie marquant la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, qui est officiellement célébrée le 29 mai chaque année./////////////.

António Guterres a noté que malgré la pandémie de Covid-19, les Casques bleus se sont non seulement adaptés pour continuer à s’acquitter de leurs tâches essentielles, mais ont soutenu également les efforts nationaux et communautaires pour lutter contre le virus./////////////.

« Je suis fier du travail qu’ils ont accompli », a-t-il déclaré./////////////.

Réaliser la paix avec la participation active des jeunes/////////////.

S’exprimant au sujet du thème de la Journée des Casques bleus cette année qui porte sur la jeunesse, la paix et la sécurité, le Secrétaire général a souligné que « dans les pays où opèrent nos missions, la paix ne peut être réalisée sans la participation active des jeunes »./////////////.

« De la République centrafricaine à la République démocratique du Congo en passant par le Liban, nos soldats de la paix travaillent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de désarmement, démobilisation et réintégration et de réduction de la violence communautaire », a-t-il ajouté./////////////.

Il a noté également que les jeunes Casques bleus apportent aussi de nouvelles idées, de l’espoir et de l’énergie aux opérations de paix des Nations Unies. « Ils s’engagent efficacement avec les populations locales et contribuent à l’amélioration de la performance globale et de l’exécution des mandats », a-t-il souligné, saluant le dévouement et la bravoure de tous les soldats de la paix./////////////.

Prix de la défense de l’égalité des genres/////////////.

Le Secrétaire général a remis également jeudi le « Prix de la défense de l’égalité des genres de l’année » [Military Gender Advocate of the Year] au major Steplyne Nyaboga. Cette jeune femme du Kenya, âgée de 32 ans, a servi au sein de l’Opération des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD), qui a fermé en décembre dernier./////////////.

Pendant son service au Darfour, la major Nyaboga a vu d’innombrables femmes souffrir pendant le conflit armé, sujettes au déplacement, à la violence sexuelle et à la marginalisation politique./////////////.

« Leurs voix n’étaient souvent pas entendues. Elles avaient besoin d’une championne. Elles en ont trouvé une avec la major Nyaboga », a déclaré le Secrétaire général./////////////.

Pour protéger les femmes déplacées à Zalingei, elle a encouragé des patrouilles conjointes le long des terres agricoles pour leur permettre de s’occuper de leurs champs en paix et a également formé près de 95% du contingent militaire de la mission sur des questions de protection cruciales, notamment la violence sexuelle et sexiste./////////////.

« Son approche pratique et enthousiaste a fait une profonde différence pour ses collègues et pour la population du Darfour. Ses efforts, son engagement et sa passion représentent un exemple pour nous tous », a déclaré le chef de l’ONU./////////////.

En acceptant le prix, la major Nyaboga a déclaré : «Je suis tellement ravie que nos efforts au service de l’humanité aient eu un impact et ne soient pas passés inaperçus »./////////////.

Créé en 2016, le Prix de la défense de l’égalité des genres récompense le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix militaire pour promouvoir les principes de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité dans un contexte d’opération de paix.

ONU infos

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Bria, trois rebelles de la CPC tué par les mercenaires russes au village Bongou

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria 

Bria, , République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021, 03:23:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les faits se sont produits  dans la nuit du mardi à mercredi 26 mai  dans le village Bongou, situé à 28 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda. Les populations, prises au piège dans les échanges des tirs entre les rebelles et les Mercenaires russes et syriens, quittent la localité et se cachent dans la brousse.

 

Mardi 25 mai 2021, vers 2 heures du matin, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, à bord de deux pick-up, ont quitté la ville de Bria à destination du village Bongou, situé à 28 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda. Arrivés à 3 kilomètres de leur destination, ils ont positionné leur véhicule aux abords de la rivière Bongou, et marchent trois kilomètres à pied jusqu’à la barrière des rebelles qui se trouve à l’entrée du village. C’était vers 2 heures du matin, la plupart des rebelles sont déjà rentrés, laissant quelques rares au poste.

Les mercenaires russes, lourdement armés,  ont ouvert le feu sur les rebelles, tuant sur place trois d’entre eux, et les autres ont pris la poudre d’escampette. Les échanges ont duré seulement une dizaine des minutes, mais les populations, qui semblent habituées à ce genre des tirs des rebelles, se sont terrées chez elles durant toute la nuit. Mais quelques heures plus tard, vers 5 heures du matin, elles sont surprises de voir plusieurs hommes blancs sur la barrière des rebelles. Certains commencent à se faire paniquer. Plusieurs d’entre elles ont pris la fuite massivement pour venir à Bria, mais les deux mercenaires russes positionnés aux abords de la rivière Bongou ont aussitôt refoulé les déplacés à retourner dans leur village. D’autres sont contraints de passer dans la brousse pour sortir à Bria.

Pour l’heure, le village Bongou est totalement vidé de ses habitants. Et les rebelles sont également en fuite dans la brousse.

 

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RCA : interpellation à Bangui de l’ex-chef milicien Anti-Balaka dénommé Amigo ZIBO

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Monsieur Amigo Dibo, garde du corps du PDG sortant de l’hôtel Ledger Plazza

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai  2021, 03:07:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les autorités centrafricaines ont arrêté mercredi un important ex-chef milicien Anti-Balaka, soupçonné de complicité avec l’ancien Président de la République François Bozizé, coordonnateur de la coalition rebelle des patriotes pour le changement, accusé par les autorités d’avoir monté et diriger l’opération militaire visant à lancer ses hordes à l’assaut de la capitale le 13 janvier dernier pour empêcher ou du moins troubler le double scrutin du 27 décembre.

 

Amigo ZIBO, ancien chef milicien Anti-Balaka, devenu garde du corps de monsieur ZEYAD AL ZARZOUR, PDG de l’hôtel Ledger Plazza,  fait l’objet ce mercredi d’une interpellation dans une buvette dénommée “Amical”au quartier Benz-Vi par les services de l’office central de la répression du banditisme (OCRB).

« Il est à ce jour soupçonné d’avoir commis des faits de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État en relation avec le CPC », déclare une source proche du dossier.

Une enquête a été ouverte contre Monsieur Amigo ZIBO qui sera présenté au parquet général  cette semaine.

Mercredi après son interpellation, Monsieur Amigo ZIBO a tout de suite été conduit à la brigade de l’OCRB au centre-ville, d’où il a passé la nuit, selon ses proches contactés par CNC.

Monsieur Amigo ZIBO, ancien chef milicien Anti-Balaka, fut l’adjoint de Monsieur Alfred Yekatom, un ex-commandant de la milice Anti-Balaka détenu à la cour pénale internationale  pour crime contre l’humanité et crimes de guerre. Devenu garde du corps du PDG sortant de l’hôtel Ledger, Monsieur Amigo ZIBO a été cité dans plusieurs affaires criminelles impliquant le PDG sortant de l’hôtel Ledger, notamment la casse  de l’ambassade de la Libye, le rapatriement des diplomates libyens du territoire centrafricain et la fuite de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo de l’OCRB dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021.

Sur cette dernière, l’un des gardes du corps de Monsieur ZEYAD AL ZARZOUR, le soldat Ézéchiel avait été interpellé et placé sous mandat de dépôt il y’a près de deux mois. L’homme clame son innocence, et pointe du doigt son patron le libyen ZEYAD AL ZARZOUR  et Monsieur Amigo ZIBO pour avoir joué un rôle important dans la fuite de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel DAZ.

Finalement, Monsieur Amigo  vient d’être interpelé.  Il sera déféré devant le procureur général dans les prochain jours.

 

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Affaire du PDG DE L’HÔTEL LEDGER, un compatriote interpelle le chef de l’État

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Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique).LE PDG DE L’HÔTEL LEDGER PLAZZA, MONSIEUR ZEYAD AL ZARZOUR A CORROMPU PLUSIEURS PERSONNALITÉS JUDICIAIRES. Je suis centrafricain, l’avenir de mes enfants ne doit pas être hypothéqué par la faute de certains de nos compatriotes.

 

Je voudrais m’adresser à monsieur le Président de la République, Son Excellence, le professeur Faustin Archange TOUADERA.

 

Excellence, la situation du groupe LAÏCO-RCA, nous inquiète tous et je m’explique

Le groupe LAÏCO-RCA est un bien appartenant à l’Etat Libyen et qui doit profiter à l’Etat Centrafricain et au peuple Centrafricain. Au lieu de cela monsieur le Président, le bien a été confisqué par un groupuscule de personnes avec a la tête monsieur ZEYAD AL ZARZOUR, qui a non seulement falsifié des documents depuis la zone rebelle de Benghazi et aussi en Centrafrique mais avec la complicité de certaines autorités.

 

Monsieur le Président, vous avez fait le serment de sortir notre pays de l’obscurité, vous avez lancé un appel aux investisseurs du monde entier et aujourd’hui, vous faites face à grand défi, celui de l’économie.

 

Notre pays, la RCA est étouffée par cette situation du groupe LAÏCO-RCA, car croyez moi les autorités Libyennes ont d’excellentes relations avec les investisseurs du monde arabe comme les pays du Golfe. Comment voulez-vous, que des individus, Tunisiens pour la plupart, viennent prendre en otage un bien appartenant à un pays et demander à des particuliers de venir investir ?

 

Monsieur le Président, ils ne viendront pas, car le nommé ZEYAD AL ZARZOUR a fait comprendre aux pays du monde arabe, qu’il est le maître de la RCA. Certaines des autorités judiciaires, commençant par des procureurs, des magistrats, des ministres et vos conseillers se livrent à des pratiques qui n’honorent pas notre pays.

 

Excellence, la rotation de vos ministres et autorités judiciaires dans l’hôtel Ledger Plazza est dû au fait que le nommé ZEYAD AL ZARZOUR met à leurs dispositions des chambres et de la restauration pour des pratiques d’infidélité et autres. D’autres bafouent leurs dignités et honneurs à se plier devant ZEYAD AL ZARZOUR, pour des services de tout genre et monsieur ZEYAD, non seulement en parle mais se moque de nos autorités par ces propos, le Centrafricain préfère prendre 200 milles et vendre son pays.

 

Monsieur le Président, l’Ambassade de la Libye est vide. Vous avez refusé de coopérer avec la branche illégale de la Libye. Vous avez suivi le choix de la communauté internationale mais cela n’est pas le cas pour certains de vos proches collaborateurs qui ont décidé de marcher avec les rebelles. Je vous donne un exemple :  Le pouvoir de Tripoli, qui refuse de coopérer avec l’Etat Centrafricain et qui accepte de coopérer avec Ali Darassa. La réaction du peuple Centrafricain risquerait d’être hostile au peuple Libyen. Voilà la situation.

 

Monsieur le Président, cette méthode irresponsable n’honore pas votre fonction, met en mal les relations d’amitié et de fraternité existant entre le peuple Centrafricain et le peuple Libyen, empêche les investisseurs du monde arabe à investir en RCA  et ternie l’image de notre beau pays qui souffre déjà des affres de la crise .

 

Monsieur le Président, plusieurs personnalités Libyennes ont été chassées comme des mal-propres, des délinquants et voire des terroristes. Pourtant, ils ont été envoyés par l’exécutif Libyen, tout ça pour protéger des intérêts égoïstes. L’ex directeur général de la BSIC a été menacé avec des armes par monsieur ZEYAD et son garde du corps AMIGO, disposant d’un permis de port d’arme, qui leur donne le droit d’avoir plusieurs armes de guerres à leurs dispositions.

 

Même l’actuel DG de cette banque a été intimidé par ZEYAD et son garde du corps AMIGO, avec un pistolet sur la table. Monsieur le Président, combien de personnes ont été assassinées par de telles pratiques ? Puisque, lorsque vous vous opposez au puissant et dieu de la RCA, qui n’est autre que ZEYAD AL ZARZOUR, un plan diabolique s’installe pour vous éliminer. Tout ça pour profiter à un groupe de personnes.

 

Excellence, monsieur le Président TOUADERA, votre deuxième mandat est le mandat de la concrétisation, de la paix et du développement. Nous allons vous aider car nous avons pris le risque de traverser les balles pour aller aux urnes. Nous avons risqué notre vie, pour dire oui, si Dieu nous a maintenu en vie, c’est pour vous aider à nettoyer le pays, à dire non à toutes les formes d’injustice et surtout à dire à nos autorités, qu’ils doivent arrêter toutes les pratiques qui ternissent l’image de notre peuple et notre nation.

 

Enfin monsieur le Président, nous allons mettre fin à cela. Je vous prie de dire à vos autorités et vos proches collaborateurs de rester hors de cela, car ils ont rendu service à ZEYAD en le couvrant, voilà pourquoi il était dans l’obligation de les  récompenser. C’était un deal et il y’a une fin en tout. Même la vie à une fin. Monsieur le Président, nous avons décidé de mettre définitivement fin aux pratiques ignobles, corrompues et criminelles de ce groupe mafieux du LAÏCO-RCA. Les autorités qui essayeront d’associer encore une fois leurs images à cette libération du peuple Centrafricain seront considérées comme des complices et seront dénoncées. L’hôtel Ledger Plazza Bangui est devenu un nid à fabriquer des complots contre l’intérêt du peuple Centrafricain.

 

Merci monsieur le Président pour cette bonne compréhension.

 

Cédric Bossangouelo

Groupe de Libération

 

RCA : recrudescence de braquage dans le secteur de Ngola, PK10, Damala et Abattoir

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Brigade OCRB de Damala proche du quartier Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai  2021, 03:15:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après  la tentative d’agression sexuelle d’une jeune femme  par un bandit la semaine dernière,  la question d’une éventuelle hausse du nombre du banditisme dans le secteur du PK10, Ngola, Abattoir et Damala  se pose à nouveau. Les cas de braquage à main armée prennent de l’ampleur.

 

Depuis un certain temps dans le secteur de ngola, Damala, PK10 et Abattoir, il y a une recrudescence des vols à main armée, reconnaissent les autorités locales, mais également les populations qui demande l’aide des forces de l’ordre afin de ramener la sécurité dans leur secteur.

D’après eux, il ne passe jamais un jour sans qu’on parle d’un acte de braquage dans leur secteur.  Piétons, conducteur des motos,  hommes et femmes, ces malfrats s’attaquent à tout le monde.

À partir de 21 heures, on commence à braquer. Même les jeunes qui sortent le matin pour aller  lutter  au niveau de SÉGA vers 3 heures  du matin, on prend leur téléphone, leur argent, en un mot on les dépouille de tout. Si le ministre de l’Intérieur peut prendre sa responsabilité  pour nous déployer les forces  de défense intérieure dans les quartiers, pour faire de patrouille, pour sécuriser  les quartiers, ça sera un atout pour la population », déclare un habitant de ngola.

Selon la population, les malfrats, de plus en plus agressifs, sèment la terreur.  Ils n’opèrent plus seulement dans les rues, mais aussi chez les particuliers.  Même ce mercredi 26 mai, une résidence d’un particulier avait été la cible des malfrats qui ont emporté le téléviseur ainsi que plusieurs matériels informatiques.

Ce phénomène  tend à s’officialiser et il ne fait plus beau vivre la nuit dans ces quartiers de Ngola, Damala, PK10 et Abattoir. Circuler  à partir de 19 heures dans ce secteur c’est s’exposer au risque de se faire dépouiller.

 

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RCA : le député de l’opposition Aurélien Simplice Zingas empêché à nouveau de quitter le territoire national malgré la décision du tribunal administratif

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Aurelien-Nzingas-stop-atene-450×235.jpg” alt=”L’honorable Aurelien Nzingas pour stop aténè” width=”450″ height=”235″ />
L’honorable Aurélien Nzingas

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 28 mai  2021, 03:51:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le mardi dernier, le tribunal administratif avait ordonné la restitution de ses documents de voyage confisqué par le commissaire de l’aéroport international de Bangui Mpoko alors qu’il voudrait se rendre en Afrique du Sud pour participer à la 4e session de la 5e législature du Parlement panafricain qui se tient en Afrique du Sud du 19 mai au 05 juin 2021.

 

Dans une  requête déposée le 20 mai dernier devant le tribunal administratif de Bangui,  la défense de l’opposant KONGBELET Simplice Aurélien ZINGAS estime que la décision de l’interdiction de sortie du territoire prise par le ministère de l’Intérieur  est manifestement illégale dans la mesure ou il sait qu’une telle prérogative  ne relève pas de sa compétence. Elle demande par la même occasion  son annulation pure et simple.

Le tribunal à lever  toutes les mesures administratives  qui sont prises contre l’honorable KONGBELET Simplice Aurélien ZINGAS, à ordonner la restitution  de son passeport et qu’il puisse librement voyager  pour aller vaquer aux occupations qui intéresse  la nation »,  a déclaré maître Arlette SOMBO DIBELLE, l’avocate de l’opposant KONGBELET Simplice Aurélien ZINGAS.

Mais que s’est-il passé par la suite ?

Difficile de savoir du moment ou la justice a rendu son verdict, et le ministère de l’intérieur tient la tête pour empêcher à nouveau  l’opposant de quitter le territoire. Selon son avocat,  l’exécution d’une décision de justice va de soi.

« L’exécution d’une décision de justice va de soi, parce que nous sommes dans un état  qui se dit démocratique et de droit. Nous sommes dans un état où la séparation de pouvoir est garantie. Et je n’en veux pour cause que le discours  du Président de la République qui invitait les magistrats à faire leur travail  dans la quiétude. Nous en avons la preuve là. Pour maintenant je pense que ce qu’il faut  c’est que le pouvoir exécutif, le pouvoir politique laisse les magistrats  faire leur travail », ajoute maître Arlette SOMBO DIBELLE.

Pour l’heure, on ne sait pourquoi le ministère de la Sécurité intérieure refuse d’appliquer la décision de justice pourtant on n’a l’habitude de dire que personne n’est au-dessus de la loi.

 

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Bria, un mort dans un acte de braquage au village Yanga

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Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, vendredi, 28 mai 2021, 03:30:03 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un père d’une famille de trois enfants a été sauvagement assassiné dans un acte présumé de braquage dans la localité de Bria, au centre nord du pays, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les quelques membres de sa famille, l’homme avait quitté mardi la ville de Bria pour se rendre sur le chantier minier de Yanga, situé à 82 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé. Mais en arrivant  à 80 kilomètres, il est tombé dans le filet des malfaiteurs bien armés qui l’ont intercepté, puis totalement dépouillé  avant de le mortellement agressé. Sa moto a également été emportée par les assaillants ainsi que son portefeuille.

Son corps sans vie a été abandonné sur le lieu du crime. Il a été retrouvé par les passants deux jours plus tard, c’est-à-dire  ce jeudi 27 mai dans l’après-midi.

Pour l’heure, les identités des assaillants ne sont pas connues, mais plusieurs sources sécuritaires locales attribuent cet acte aux éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Il y’a lieu de rappeler que depuis la reprise de la ville de Bria par les forces loyalistes, plusieurs rebelles se sont retranchés  dans des zones périphériques de la ville, suscitant plus d’inquiétude au sein de la population locale qui ne peut plus vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

 

CopyrightCNC

Non, les camions attaqués sur l’axe Zémio-Mboki n’appartiennent pas au PAM

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/distribution-des-vivres-par-le-PAM-à-Bria-en-présence-de-la-population-locale-450×440.jpg” alt=”Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”440″ />
Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Corbeau News dans sa publication du 22 mai 2021 annonce l’attaque d’un convoi du PAM. Au cours de l’attaque, le chauffeur et l’apprenti sont tués.

 

  • Le RJDH publie la même information mais ne fait pas mention d’un camion du PAM.

 

  • La représentation du PAM à Bangui réagit par un droit de réponse adressé à la direction de Corbeau News, précisant que le PAM n’a pas affrété un convoi humanitaire dans la zone citée.

 

  • L’équipe #StopATènè contacte le chef de base du HCR-Obo qui affirme qu’il y a eu deux attaques sur l’axe Zémio-Mboki sur des camions affrétés par le HCR.

 

  • En conclusion, les camions attaqués sur l’axe Zemio-Mboki n’appartiennent pas au PAM mais ils sont affrétés par le HCR.

Le 22 mai 2021, le journal en ligne Corbeau News publie sur son site internet et son compte Twitter « un chauffeur du PAM et son apprenti tué dans une embuscade au sud-est de la RCA. » Félix Ndoumba qui a signé l’article, précise que le « Programme alimentaire mondial des Nations-Unies (PAM) est profondément attristé et choqué par le décès de deux de ses employés lors d’une embuscade survenue le mercredi 19 mai, au sud-est  de la RCA.»

 

Le même article cite un responsable local du PAM qui aurait déclaré que : “le décès de ses deux employés est un recul pour tous ceux  qui contribuent pour la paix et la prospérité en RCA”, et pour conclure, Corbeau News annonce une autre attaque qui a eu lieu deux jours plus tard ” Et ce n’est pas tout ! (sic), ce vendredi matin, un véhicule de transport des marchandises en provenance de Zemio a été pris pour cible par le même groupe d’assaillant. Une passagère a été grièvement blessé à la jambe (sic)”

 

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Les mêmes informations sont traitées par la rédaction du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), le 22 mai. Le RJDH ne précise pas l’appartenance identitaire du véhicule attaqué mais alerte sur un incident sous le titre : « Un conducteur de camion assassiné par des hommes armés à 5 km de Mbomou dans le Haut Mbomou ».

Selon Richardo Dimanche, correspondant du RJDH à Obo, « il s’agit de trois véhicules qui transportaient des marchandises destinées aux personnes réfugiées à Mboki. (SIC). Le correspondant ne donne pas non plus des indications sur l’identité de ces camions et n’évoque pas la deuxième attaque qui a eu lieu le vendredi 21 mai.

(Capture d’écran site RJDH du 22 mai 2021)

Contacté par l’Equipe #StopATènè le lundi 24 mai, le Chef de base UNHCR-Obo, Roger-Pierre Panzé, affirme : « il y a eu deux attaques l’une le 19 mai, et l’autre le 21 mai. Des groupes armés inconnus ont attaqué trois camions en provenance de Obo vers Mboki. Le camion qui a déchargé les non-vivres à Obo a été attaqué à 7 km de Mboki. Le chauffeur est  décédé des suites de ses blessures. Le 22 mai, trois camions en provenance de Bangui pour Obo, ont été attaqué à 5 km de Mboki, une femme qui était dans l’un des camions a été blessée par balle ». D’ajouter, le chef de base de l’UNHCR-Obo, indique que ces camions appartenant à un commerçant sont affrétés par le HCR.

Une autre source locale contactée à Obo par l’équipe #StopATènè le 24 mai, confirme les attaques, mais de manière un peu plus détaillée que celui du chef de base de l’UNHCR-Obo. Par contre, cette source anonyme précise que la deuxième attaque a eu lieu le vendredi 21 mai, dans l’après-midi. « Le 21 mai, un autre convoi de 3 camions a été attaqué par deux individus en armes. Ces derniers ont ouvert le feu sur le convoi, une femme a reçu une balle à la jambe. Tout s’est passé à environ 5 ou 7 km à l’entrée de Mboki sur l’axe Zemio-Mboki », explique-t-elle.

La représentation du PAM à Bangui réagit par un droit de réponse, publié lundi 24 mai 2021. Le PAM qualifie l’article de Corbeau News « d’un tissu de mensonges et de contre-vérités ». Le droit de réponse précise « qu’aucun camion du Programme Alimentaire Mondial n’est impliqué dans un accident de circulation dans la localité mentionnée par Corbeau News et le PAM ne déplore aucun mort parmi son staff ou ses partenaires coopérants ».

 

Corbeau News est partiellement vraie mais le média ne s’est pas accordé assez de temps pour un recoupement approfondi sur l’identité des camions attaqués. De même, l’image d’illustration est hors contexte.

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA

 

Sources :

 

  • Contact téléphonique et mail avec le chef de base UNHCR-Obo

 

  • Echanges sur Messenger avec un résident de Obo

 

  • Droit de réponse du PAM

 

 

N’Daw et Ouane bientôt de retour au sommet de l’Etat ?

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Mali: N’Daw et Ouane bientôt de retour au sommet de l’Etat ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Après leur libération par les militaires, des voix exigent le rétablissement dans leurs fonctions du président et du Premier ministre de la transition, malgré leur démission forcée.

Le président de la transition, Bah N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane, sont libres de leur mouvement./////////////.

Leur discrète libération, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, de Bah N’Daw et de Moctar Ouane était l’une des exigences du Conseil de sécurité de l’ONU depuis ce qui s’apparente à un coup d’état militaire. /////////////.

Selon nos informations, le colonel Assimi Goïta, le vice-président de la transition, “assure jusqu’à nouvel ordre la charge de président de la transition”,avec à la clé l’organisation d’élections générales, notamment le scrutin présidentiel dans le courant du premier semestre 2022./////////////.

En dépit des exigences de la communauté internationale pour un retour rapide des civils à la direction du pays./////////////.

Cette option est inacceptable, selon Mamadou Ismaïla Konate ,avocat aux barreaux de Bamako et Paris, ancien Garde des sceaux du Mali./////////////.

“Si rien est fait, c’est la communauté des Hommes libres et épris de paix qui est totalement anéantie. Hier, le Tchad, aujourd’hui le Mali, et demain, quel autre pays encore ? Une armée n’a de sens que lorsqu’elle est au service du peuple, de la défense des citoyens. L’armée à la tête de l’État, c’est une double autorité, une autorité politique et une autorité militaire au bout de la baïonnette. Et là, on est en parfaite dictature”, s’indigne le juriste au micro de la DW./////////////.

Le président et son Premier ministre, rétablis ?/////////////.

Dans le contexte actuel, le rétablissement du président et du Premier ministre de la transition est-elle envisageable?/////////////.

C’est en tout cas le souhait des acteurs internationaux, tels que la France, l’ONU, l’Union européennes et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Cédéao. Même si plusieurs sources excluent cette éventualité./////////////.

L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara ne perd pas espoir. Il estime que “la démission qui a été annoncée hier (26.05), c’est une démission forcée et contrainte. Elle n’est pas acceptable, comme le Conseil de sécurité l’a indiqué. Donc, il faut que les principes prévalent. Et j’ai la faiblesse de penser que les principes prévaudront. Tout le monde s’en remet à la Cédéao qui est en train de conduire une médiation. J’ai bon espoir que la médiation nous permette de rétablir le président et le Premier ministre dans leurs fonctions.”/////////////.

Les Etats-Unis ont fermement condamné l’arrestation des principaux dirigeants de la transition lundi. Ils ont dans la foulée annoncé la suspension de leur aide aux forces armées maliennes, les FAMA. Washington envisage également “des mesures ciblées contre les dirigeants politiques et militaires qui entravent la transition malienne”./////////////.

Dans un communiqué publié lundi soir, plusieurs organisations africaines, la Minusma, la France, les Etats-Unis notamment prévenaient déjà qu’ils n’accepteraient pas comme un fait accompli cette démission forcée./////////////.

Hormis la Cédéao et la France, les pays européens sont également prêts à des sanctions, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron qui a parlé de “coup d’Etat dans le coup d’Etat”./////////////.

Des mesures qui ne sont pas encore prises, le temps de laisser la médiation de la Cédéao suivre son cours.

Avec DW français
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De nouvelles bases pour la relation Rwanda – France

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De nouvelles bases pour la relation Rwanda – France

Bangui ( République centrafricaine ) – A Kigali, Emmanuel Macron a reconnu la part de responsabilité de la France dans le génocide de 1994. “Plus valable que des excuses”, estime Paul Kagame.

C’est sans doute un nouveau chapitre qui s’ouvre entre la France et le Rwanda. Le président Emmanuel Macron en visite à Kigali a évoqué, à propos de la France, “une responsabilité accablante dans un engrenage qui a abouti au pire”./////////////.

Emmanuel Macron n’a pas directement demandé pardon comme certains Rwandais l’espéraient mais il a demandé aux rescapés du génocide le “don du pardon”. Son geste a été salué par le président rwandais, Paul Kagame, ainsi que par certains rescapés du génocide. /////////////.

Sur les lieux du génocide de 1994 : “Ndibuka”/////////////.

Arrivé tôt le matin de ce jeudi, le président Emmanuel Macron a été accueilli à l’aéroport par Vincent Biruta, le ministre des Affaires étrangères. L’étape suivante était le Mémorial du génocide de Gisozi, un quartier de Kigali où sont inhumés plus de 250.000 victimes tutsies massacrées en 1994./////////////.

Son discours, où il mêle certains mots mémoriels du Kinyarwanda, la langue locale, a laissé entendre qu’il veut tourner la page d’une histoire longue d’accrochage entre les deux pays. Emmanuel Macron a prononcé trois fois le mot Ndibuka qui, en Kinyarwanda, signifie “Je me souviens”./////////////.

“En me tenant avec humilité et respect à vos côtés ce jour, je viens reconnaitre nos responsabilités. Seuls ceux qui ont traversé la nuit peuvent peut-être pardonner, nous faire le don, alors, de nous pardonner. Je me souviens, je me souviens, je me souviens.”/////////////.

Paul Kagame veut relancer les relations avec la France/////////////.

“C’était la vérité”/////////////.

Paul Kagame, le président du Rwanda, a accueilli chaleureusement ce discours, lors de la conférence de presse conjointe./////////////.

“Son discours était beaucoup plus valeureux que de demander pardon. C’était de la vérité. Dire la vérité c’est risqué mais, il faut le faire, car c’est cela le bon chemin. Même si cela vous coûte quelque chose, même si le geste est impopulaire.”/////////////.

Depuis quatre ans, les relations entre les deux pays sont moins émaillées d’accusations qu’auparavant./////////////.

Tous les génocidaires n’ont pas pu être jugés par le TPIR d’Arusha/////////////.

Pour la justice/////////////.

Nombreux sont les rescapés qui affirment que l’heure n’est plus aux excuses que présenterait la France, mais aux actes de justice. Egide Gatera, 37 ans, est un rescapé du génocide/////////////.

“C’est un bon pas franchi par le président Macron. Il a demandé si les rescapés pouvaient pardonner la France mais il faut que, comme il l’a souligné dans son discours, les présumés génocidaires qui sont en France soient jugés. On ne peut pas bien avancer si l’on n’a que trois dossiers traités sur les 47 que le Rwanda a remis à la France.”/////////////.

Cette visite a été aussi l’occasion de signer plusieurs accords de coopération, “signe que les relations économiques et diplomatiques sont lancées sans retour en arrière”, a lancé Paul Kagame en répondant à un journaliste rwandais, en fin de conférence de presse

Avec DW français

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RCA : les rebelles de 3R encerclent la ville de Djim, la population en fuite

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Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021, 14:11:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après leur attaque contre les positions de l’armée nationale  à l’entrée de la vile de Djim, dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, les rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  sont toujours signalés aux alentours de la ville. Leur présence panique la population, et les soldats FACA sont contraints de se replier dans la base de la Minusca.

 

La quasi-totalité de la population de Djim s’est retranchée chez les sœurs religieuses et à l’école  mixte de l’Église catholique, laissant la ville complètement vide à la merci des rebelles qui sont aux alentours.

Les autorités locales tentent de convaincre la population de revenir à la maison,  mais la psychose la domine. Selon le maire de la ville, joint par la radio Ndékèluka, les forces de défense n’ont reçu aucun renfort,  et les Mercenaires russes se trouvent actuellement à Ngaoundaye.

« C’est très difficile pour nous en ce moment.  Toute la population de Djim se réfugie chez les sœurs religieuses et à l’école mixte de l’Église catholique. Les rebelles encerclent Djim pour attaquer les forces loyalistes. Il n’y a pas de renfort,  et nous ne savons à quel saint se vouer. Les Russes sont toujours à Ngaoundaye, et nous ne connaissons pas encore leur position », ajoute le maire avant d’affirmer que « nos forces n’ont pas assez d’armes pour se défendre et défendre la population. Elles sont obligées de regagner le camp de Bangladesh ».  

Malgré la demande insistante de la population de Djim, le gouvernement et l’état-major n’ont pas encore c.

 

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RCA : mission de sécurisation des élections, une véritable vache à lait de l’État major des armées

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/koyara-salue-les-faca-formes-par-les-russes-filme-par-krock-450×338.jpg” alt=”La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021, 03:15:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que le climat de sécurité  devient de plus en plus préoccupant,  le gouvernement centrafricain et la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ont défini un plan de sécurisation du processus électoral.  Un numéro vert avait été mis en place, et les éléments de défense et de sécurité intérieure ont également été déployés dans toutes les préfectures  en fonction  des défis sécuritaires. Cependant, au sein de l’État major des armées, ce dispositif  va vite devenir une vache à lait de certains officiers.

 

Selon le plan de sécurisation  des élections, les forces de la Minusca ne font qu’apporter un appui à l’armée centrafricaine. De son côté, l’État major des armées  doit déployer ses hommes  dans toutes les préfectures  en fonction  des défis sécuritaires afin de protéger les candidats à ces élections et assurer la sécurité des électeurs le jour du scrutin, le 27 décembre 2020.

Sur l’ordre du ministère de la Défense, l’État major avait établi un ordre de mission pour ses éléments. Mais la chose la plus étonnante,  la date du départ  de ces soldats FACA détachés auprès de l’autorité nationale des élections (ÂNE) est décalée au 23 novembre 2019, or, dans la pratique, c’est novembre 2020 qu’ils sont partis.

Comme leurs primes de départ  et d’alimentation générale étaient à la charge de l’autorité nationale des élections,  cet écart de près d’une année entre les dates  de départ fictive et la date réelle  établie dans leur ordre de mission est vite devenu une vache à lait pour certains officiers de l’État major et certains membres sortants de l’Autorité nationaledes elections. Ainsi, l’autorité nationale des élections avait une base légale de faire sortir du Trésor public une importante somme d’argent et remise à l’État major pour les PGA de ses soldats détachés pour ces élections à compter du novembre 2019 au lieu de novembre 2020. Un véritable colossal qui a très vite volatilisé dans la gueule des loups et a permis à certains membres de l’Autorité nationale des élections de partir en fin de mission, proches pleines.

Et ce n’est pas tout ! Certains éléments détachés en province dans le cadre de ces élections ont témoigné qu’ils ont un retard de deux ou de trois mois dans le paiement de leur PGA. Ils ont tous confirmé que ce retard est probablement dû au détournement fait par leur chef du détachement. Ce que réfutent certains commandants de ces missions contactés par la Rédaction de CNC qui accusent plutôt  à leurs tours, le sous-chef d’état-major en charge des opérations, le colonel Freddy Johnson Sakama.

À Obo comme à Birao, les commandants de ces missions sont directement pointés du doigt  par les éléments FACA,les accusant de détournement de leurs PGA.

Rappelons qu’un soldat touche un peu plus de 1200 francs CFA de PGA par jour en lieu et place de 5000 Francs CFA établis dans les documents de ces maisons consultées par CNC.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

Copie d'ordre de mission des éléments de FACA pour la mission de sécurisation des élections
Copie d’ordre de mission des éléments de FACA pour la mission de sécurisation des élections

Processus de Kimberley, quand les mercenaires russes mettent la pression sur les points focaux zonaux

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Image d’illustration des diamants en rca

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021, 03:56:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le processus de Kimberley (PK) rassemble les administration, les sociétés civiles et les industrielles dans le but de réduire l’existence des diamants de conflits (diamants bruts utilisés pour financer les guerres livrées par des rebelles visant à déstabiliser les gouvernements). En RCA, le Secrétariat permanent du processus de Kimberley (SPPK) a pour mission de veiller sur les activités nationales de contrôles internes et de certification du diamant brut en conformité avec les exigences du PK. Après la libération de certaines villes minières du pays jusque là contrôlées par les rebelles, des points focaux ont été mis en place par le gouvernement. Mais les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner, qui participent au côté de l’armée nationale dans son offensive contre les rebelles, ne cessent de mettre la pression sur les points focaux, notamment à Bria, dans la Haute-Kotto.

 

Suite à la récente dégradation des conditions de sécurité dans le pays, le Conseil mondial des diamants (World Diamond Council, WDC) et le Centre mondial du diamant d’Anvers (Antwerp World Diamond Center, AWDC) avaient appelé dans un communiqué publié le 24 février 2021 les acteurs du commerce mondial de diamants à faire preuve d’une grande prudence lors de la manipulation de diamants bruts qui pourraient provenir de la République centrafricaine (RCA).

Les acheteurs de diamants ne devraient acheter des diamants centrafricains que s’ils satisfont aux exigences minimales du système de certification du processus de Kimberley (SCPK) et s’ils possèdent un certificat PK officiel, ont-ils noté.

Face à cette surveillance accrue de la communauté internationale sur les diamants de Centrafrique, le gouvernement veut accélérer les réponses aux exigences minimales du système de certification. Ainsi, il y a un mois, le gouvernement a mis en place le point focal du Secrétariat permanent du processus de Kimberley (SPPK) à Bria, dans la Haute-Kotto. Mais dès sa mise en place, les membres de ce point focal ne cessent de recevoir les appels des mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui sont dans la ville. Il ne passe jamais un jour que ces derniers tentent d’avoir une autorisation du point focal pour descendre sur des chantiers miniers. Mais les membres du point focal tentent de leur savoir que leur travail ait beaucoup plus administratif  que la descente sur le terrain. Même le capitaine des soldats FACA à Bria tente lui aussi de prendre cause des mercenaires russes et Syriens, en vain. Depuis la semaine dernière, la pression monte sur les points focaux à tel point qu’ils menacent de démissionner.

Rappelons qu’une sous-préfecture est déclarée conforme au processus de Kimberley si la zone est sous contrôle du gouvernement, s’il y a la preuve de l’absence d’activité systématique de groupes armés ayant un impact sur l’activité diamantifère, si la situation sécuritaire permet la libre circulation des biens et des personnes, et si la mise en œuvre des contrôles est effective.

 

CopyrightCNC

Vers un renforcement de la coopération entre Angola et la RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Faustin-Archange-Touadera-et-Joao-Lourenco-a-Luanda-le-30-janvier-450×225.png” alt=”Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier” width=”450″ height=”225″ />
Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai  2021, 03:31:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les autorités angolaises et centrafricaines ont exprimé mercredi leur volonté de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

 

Cette volonté a été exprimé lors d’une séance de travail qui a réuni mercredi à Luanda le président angolais Joao Lourenco et son homologue centrafricain Archange Faustin Touadéra.

Les deux chefs d’Etat ont notamment discuté “des différentes perspectives de développement profitables aux deux pays, à même de redynamiser et de renforcer les relations diplomatiques entre l’Angola et la République Centrafricaine”, a annoncé la présidence centrafricaine sur son site.

Les autorités angolaises et centrafricaines ont fait le tour d’horizon des “nombreux accords de coopération signés entre les deux pays, et ont décidé de les redynamiser selon le contexte actuel”.

Le désenclavement aérien de la RCA et la desserte de Bangui par la compagnie nationale aérienne angolaise a été cité en exemple pour illustrer cette volonté du renforcement de la coopération entre la RCA et l’Angola.

D’après la présidence centrafricaine, les deux parties vont désigner dans un bref délai des experts qui se pencheront sur ces nouvelles perspectives qui vont permettre à la RCA et à l’Angola de consolider leur relation diplomatique.

En octobre 2016, les deux pays avaient signé à Luanda, deux nouveaux accords dans le but de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, parmi lesquels la réorganisation et le renforcement des FACA (Forces armées centrafricaines).

Depuis la dernière présidentielle, la RCA a connu un regain de violence d’une vaste ampleur causant la mort de plusieurs civils et des déplacements massifs de la population.

Lors du sommet des pays des Grands Lacs tenu en avril dernier en Angola, le président Touadéra a appelé les autorités angolaises à militer en faveur de la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique.

Avec Anadolu Agency

L’emprise russe en République centrafricaine inquiète Paris

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/touadera-vote-bangui-lycee-450×300.jpg” alt=”Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP” width=”450″ height=”300″ />
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021, 03:53:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Touriste. Le titre est mal choisi et le film ne marquera certainement pas l’histoire du cinéma par ses qualités artistiques. Il est en revanche un révélateur précieux de l’influence grandissante de la Russie en République centrafricaine (RCA). Sa sortie à Bangui, samedi 15 mai, a fait un tabac. La moitié du stade des « Vingt mille places » était remplie pour la projection de cette « superproduction » russo-centrafricaine. Une première du genre. La fiction rejoint ici en partie l’histoire officielle. Dans ce film d’action et de propagande, militaires russes et soldats centrafricains combattent héroïquement une horde de rebelles, forcément sanguinaires, inévitablement soutenus par un perfide conseiller français.

 

Dès la première minute, le ton est donné aux spectateurs qui auraient quelques lacunes au sujet de la RCA : « Depuis les années 1990, le pays se trouvait sous le contrôle de bandits se présentant comme des groupes politico-militaires. Pour la première fois, en 2021, ils ont été stoppés. Ce film est dédié aux héros défenseurs centrafricains et russes qui ont libéré la Centrafrique. » Qu’importe l’embellissement des faits alors que, loin de la capitale, la guerre se poursuit. La fibre nationaliste d’un public centrafricain qui a enduré des années d’effondrement de l’Etat est exaltée, les applaudissements sont garantis pour le nouveau « partenaire » devenu frère d’arme. En cas de succès commercial, des spectateurs russes pourraient même adhérer à l’idée que leur pays est à nouveau conquérant en Afrique, comme l’avait signalé le sommet russo-africain de Sotchi en 2019.

Tourné entre décembre 2020 et mars 2021, alors que Bangui était sous la menace d’authentiques rebelles, Touriste emprunte certaines scènes à la réalité et a bénéficié de l’appui des contingents russes présents sur place. Son générique ne fait toutefois nulle mention de la société Wagner et de son patron présumé, l’oligarque Evgueni Prigojine, un proche du président Vladimir Poutine. Officiellement, en RCA comme ailleurs, cette compagnie de mercenaires, qui a également déployé des hommes en Syrie et en Libye, n’existe pas. Elle est pourtant l’un des piliers de l’intervention russe.

Officiellement, Moscou reconnaît aujourd’hui la présence de 535 « instructeurs » en RCA, auxquels le gouvernement de Bangui a demandé début mai au Conseil de sécurité de l’ONU un ajout de 600 hommes pour « soutenir le processus de réforme du secteur de sécurité ». Mais en parallèle, comme l’autre face d’une même pièce, de nombreux paramilitaires, que seuls les dirigeants russes et centrafricains font mine d’ignorer, sont présents sur le terrain.

 

Le monde Afrique

La Beac n’a fait aucune concession à la nouvelle réglementation des changes, malgré le lobby des patrons de la Cemac

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) fait preuve d’une certaine intransigeance à l’heure où l’Union des employeurs centrafricains (Unipace), dirigée par le Camerounais Célestin Tawamba, appelle à un assouplissement de l’application des devises règles par la CEMAC (Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) en décembre 2018 et entrées en vigueur en mars 2019, et notamment les dispositions relatives au dédouanement des importations de biens et services.

 

En effet, le 24 mai, la Banque centrale a émis une circulaire à l’attention des établissements de crédit et des agents économiques de la CEMAC concernant l’approbation des dossiers de transfert. Ce dédouanement se définit comme le regroupement des différents documents nécessaires (facture finale, note de frais, note de débit, déclaration détaillée des douanes, réception du paiement des droits de douane dus à l’importation, document de transport, connaissement, etc.) à un établissement de crédit. Ceci avant de procéder à toute nouvelle transaction nécessitant un transfert de devise pour l’importation.

«Tout dossier de virement soumis à la Banque Centrale en relation avec un agent économique n’ayant pas réglé les dossiers antérieurs de virements préfinancés, quel que soit l’établissement de crédit ayant transmis le dossier, sera automatiquement rejeté, sans préjudice de l’application des sanctions applicables.», Insiste sur le document signé par le gouverneur Abbas Mahamat Tolly (photo).

Elle précise: « A titre d’illustration: si le dossier d’un agent économique n’est pas réglé auprès de l’établissement de crédit A, le virement ordonné par ce même agent économique auprès d’un établissement de crédit B est automatiquement refusé par la Banque centrale. Le non-respect de la nomenclature équivaut au non-envoi des documents d’approbation. Envoyer des documents illisibles et inutilisables à la Banque centrale équivaut à ne pas envoyer les documents d’approbation.».

Par diligence

La Banque centrale précise que même les établissements de crédit, qui réglementent l’importation de biens et de services de ses clients avec la monnaie à leur disposition, doivent veiller à ce que leurs clients disposent de toute la documentation qui doit être fournie en fonction de la nature des transactions. . ainsi que celles requises en ce qui concerne l’initiateur et le bénéficiaire effectif d’un transfert dans le cadre du système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

De même, l’établissement de crédit de prélèvement devrait superviser le règlement de tous les dossiers d’importation aboutissant au paiement par virement bancaire en devises étrangères. Les documents d’approbation de ces fichiers doivent également être envoyés par voie électronique à la Banque centrale dans les délais légaux applicables.

Le Beac conclut sur une réserve: « L’exécution par un établissement de crédit, à l’aide de son coussin de liquidité, d’un virement ordonné par un agent économique n’ayant pas réglé tous les dossiers de domiciliation ouverts dans ses livres, équivaut à l’exécution d’un virement sans toutes pièces justificatives, sanctionné. [sanctions surtout pécuniaires] par l’article 164 du règlement n ° 02/18 / Cemac / Umac / CM du 21 décembre 2018 réglementant les changes à la Cemac».

Sylvain Andzongo

Lisez aussi:

18-05-2021-Cemac: les patrons demandent un délai de six mois pour l’application de la réglementation des changes

19-04-2021-La Gicam et les banques veulent un assouplissement de la réglementation des changes en vigueur à la Cemac

#Beac #fait #aucune #concession #nouvelle #réglementation #des #malgré #lobby #des #patrons #Cemac

 

 Cameroun magazine

RCA : démenti du programme alimentaire mondial relatif au supposé assassinat du « chauffeur du PAM et son apprenti » à la sortie de Mboki

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Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 27 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le programme alimentaire mondial (PAM) a démenti lundi qu’aucun de ses camions n’est impliqué dans un accident de circulation survenu dans la localité de Mboki, au sud-Est de la rca. Ce démenti intervient après la publication par CNC le 21 mai dernier d’un article intitulé «Un chauffeur du PAM et son apprenti tué dans une embuscade au sud-Est de la RCA ».  Le conducteur et son apprenti étaient à bord d’un camion transportant des vivres destinés aux populations de la ville d’Obo. Mais après plusieurs contacts, le camion était effectivement affrété par le HCR et non le PAM comme nous l’avions mentionné dans notre article. À ce titre, la rédaction du CNC présente toutes ses excuses au programme alimentaire mondial pour cette confusion, et tient à préciser que l’article avait été corriger depuis lundi dernier.

Ci-dessous le démenti du PAM

 

Objet : Droit de réponse

Monsieur le Directeur de publications du journal Corbeau News Centrafrique (CNC)

Votre journal Corbeau News Centrafrique (CNC) a publié sur votre site internet, le 21 mai 2021 à 10H :55 un article titré « Un chauffeur du PAM et son apprenti tué dans une embuscade au sud-Est de la RCA. » Cet article est truffé de contre-vérités que j’aimerais que vous corrigiez dans votre prochaine publication.

Aucun camion du Programme Alimentaire n’est impliqué dans un accident de circulation dans la localité que vous mentionnez dans votre article, et le PAM ne déplore aucun mort parmi son staff ou ses partenaires coopérants.

Dans votre article vous aviez écrit que « Le programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) est profondément attristé et choqué par le décès de deux de ses employés lors d’une embuscade survenue le mercredi 19 mai, au sud-est de la RCA » et plus loin vous aviez attribué une citation a un prétendu responsable local du PAM selon lequel « le décès de ses deux employés est un recul pour tous ceux qui croient en la paix et la prospérité en RCA. C’est un cas concret d’insécurité qui fragilise la stabilité de la région du sud-Est. »

Tout ceci, est un tissu de mensonge et de contrevérités. Aucun responsable local du PAM n’a communiqué avec vos journalistes. En plus, la photo illustrative est une image d’archives que vous aviez utilisée sans faire cette précision comme l’exige la déontologie du métier.

Je vous saurais gré de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant dans un meilleur délai dès la réception de la présente.

L’exafricain Jacob Zuma plaide “non coupable” de corruption

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L’ex-président sud-africain Jacob Zuma plaide “non coupable” de corruption

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La lecture de la longue liste d’accusations retenues contre Jacob Zuma a duré plusieurs minutes: l’ex président sud-africain, jugé pour corruption dans une affaire de pots-de-vin vieille de plus de 20 ans, a plaidé mercredi “non coupable”.

Devenu maître dans l’art d’esquiver la justice, Jacob Zuma, 79 ans, est resté impassible devant le tribunal de Pietermaritzburg (est). Impeccable dans son costume sombre, masque sur le nez et paupières lourdes derrière de fines lunettes, il était entouré de nombreux soutiens et plusieurs de ses enfants.

Dans ce procès, plusieurs fois reporté, il doit répondre de 16 chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes alors qu’il était vice-président du pays.

La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

Il est accusé d’avoir empoché plus de quatre millions de rands (soit 235.000 euros au taux actuel) du géant français de la défense Thales, une des entreprises attributaires du juteux contrat d’une valeur globale d’environ 2,8 milliards d’euros.

A plusieurs reprises, le juge Piet Koen s’est adressé directement à l’ex président, demandant vu “l’ampleur de l’affaire”, qu’il confirme en personne les propos de son avocat.

Se mettant debout, Jacob Zuma a déclaré sans ciller: “Je plaide non coupable“.

Thales, également poursuivi pour corruption et blanchiment, a aussi plaidé “non coupable”. Ses avocats ont déclaré devant le tribunal que l’entreprise n’avait pas versé de pots-de-vin au bénéfice de M. Zuma.

A la tête de l’Etat entre 2009 et 2018, M. Zuma avait été contraint à la démission après une série de scandales. Son successeur Cyril Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption dans le pays.

L’accusation prévoit de faire déposer plus de 200 témoins lors de ce procès.

La prochaine audience a été fixée au 19 juillet. Entre-temps, la demande des avocats de M. Zuma de faire récuser l’avocat du ministère public, Me Billy Downer, accusé d’être partial, doit être examinée.

Avec VOA

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démissions du président et du Premier ministre

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Mali : démissions du président et du Premier ministre

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les deux membres de la transition ont été privés de leur liberté. Leur démission intervient alors que le médiateur de la Cédéao est à Bamako.

Le président et le Premier ministre de transition maliens ont démissionné. Bah N’Daw et Moctar Ouane ont été arrêtés lundi par les militaires dans ce qui s’apparente à un deuxième coup d’Etat en neuf mois.

Selon Baba Cissé, conseiller spécial du colonel Assimi Goïta, vice-président de la transition, le président Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane “ont démissionné devant l’arbitre”, la mission de médiation internationale actuellement au Mali.Un membre de la médiation internationale a confirmé la démission du président de la transition malienne.Depuis quelques jours, le président de transition et le Premier ministre sont privés de leur liberté. Bah N’Daw et Moctar Ouane ont été privés de leurs prérogatives, selon l’armée. “Les négociations sont en cours pour leur libération et la formation d’un nouveau gouvernement”, a déclaré Baba Cissé, conseiller spécial du colonel Assimi Goïta.

Mardi, le vice-président de transition a déclaré avoir écarté Bah N’Daw et Moctar Ouane. Assimi Goïta les a accusés d’avoir formé un nouveau gouvernent sans le consulter, alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité. Le nouveau gouvernement annoncé lundi déchargeait de leur portefeuille sécuritaire deux des acteurs principaux du putsch d’août 2020. Ce coup d’Etat a conduit au départ du président Ibrahim Boubacar Kéïta.

La médiation internationale s’est rendue mercredi matin au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, pour rencontrer les deux dirigeants qui y sont retenus depuis leur arrestation. Un membre de la délégation a indiqué que Bah N’Daw et Moctar Ouane ont démissionné avant l’arrivée de la mission à Kati. La médiation a exprimé son désaccord au vice-président Goïta, ajoute ce membre de la délégation.

La communauté internationale a condamné le coup de force au Mali. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir à huis clos pour examiner la situation dans le pays. Les pays européens n’excluent pas des sanctions, a fait savoir le président français Emmanuel Macron.

Avec DW français

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Un dramatique accident de route fait 5 morts en République centrafricaine

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La ville de bossemptélé, le 12 juin 2020. Photo CNC / Bobérang

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 26 mai 2021, 14:42:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Mardi matin vers 9 heures du matin, un accident mortel  de la circulation impliquant un camion lourd s’est produit sur la route nationale numéro 1, à  environ 30 kilomètres de Bossemptélé sur l’axe Yaloké. Le bilan fait état de 5 morts et des blessés.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis,  le camion était parti de la ville de Bozoum pour la ville de Bangui, transportant des marchandises et des passagers. Juste en arrivant  à  32 kilomètres de Bossemptélé, le véhicule quitte brusquement la chaussée pour se retrouver dans le ravin, causant ainsi la mort de plus de cinq passagers, dont les trois issues de même famille et quelques blessés qui sont rapatriés à Bossemptélé pour les uns, et Yaloké pour les autres.

Une enquête a été ouverte à la gendarmerie de Bossemptélé, et le conducteur  est également maintenu en garde à vue pour nécessité d’enquête.

Il y’a lieu de noter que les accidents survenus dans le pays sont principalement causés par des excès de vitesse, le mauvais état des routes et la non-application des lois font des milliers de morts chaque année en République centrafricaine.

 

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RCA :une attaque des positions de l’armée nationale fait un mort dans l’Ouham-Péndé

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Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 26 mai 2021, 13:42:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué très tôt ce mercredi matin les positions de l’armée nationale dans la localité de Djim, au nord-ouest de la RCA. Le bilan provisoire fait un mort dans le rang des soldats FACA, a-t-on appris des sources locales.

 

Selon les mêmes sources, les faits se sont produits à l’entrée de la ville de Djim sur un checkpoint tenu par l’armée nationale .

« Ils sont venus tôt ce matin attaquer les soldats de l’arme nationale  sur la barrière  à l’entrée de la ville de Djim. Un soldat est touché par les projectiles des assaillants. Malheureusement il succombe de ses blessures à l’hôpital après son transfert », témoigne une source locale. D’après lui, l’attaque a fait également des blessés, mais leur nombre exact qui n’est pas connu pour l’heure.

Pour l’heure,  l’attaque est repoussée, et la ville est toujours sous contrôle de l’armée nationale qui demande à la population de regagner leur domicile.

Rappelons que la ville de Djim, située dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, est l’un des bastions du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) formée  fin décembre 2020, et composée de plus de 6 importants groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine   (APPR-RCA).

 

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