samedi, mai 9, 2026
Accueil Blog Page 332

Un camp militaire d’Abidjan attaqué, 3 morts

0

Un camp militaire d’Abidjan attaqué, 3 morts

Bangui ( République centrafricaine ) – Un camp militaire d’Abidjan a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés non identifiés, faisant trois morts et un blessé parmi les assaillants et un soldat blessé, selon des sources sécuritaires ivoiriennes.

“Aux environs de 1h30 (locales et GMT), des détonations ont été entendues au camp militaire d’Anonkoua Kouté”, dans le nord d’Abidjan./////////////.

L’attaque a été menée par “un groupe d’individus venus à bord d’un véhicule type 4×4 de couleur noire et de taxis”, a expliqué à l’AFP une source sécuritaire, faisant état d’un “bilan provisoire de trois morts et un blessé côté assaillants et un blessé côté loyalistes”./////////////.

“Le ratissage a débuté depuis 5h30” pour tenter de retrouver les assaillants, a encore précisé cette source, selon laquelle l’assaillant blessé “a été retrouvé et est en train de recevoir des soins”./////////////.

Deux sources sécuritaires ont confirmé l’attaque, sans donner de bilan. Sur les réseaux sociaux, des photos montrant les corps de trois hommes en civil morts, étendus aux pieds de soldats, circulaient mercredi. L’armée n’a pas communiqué dans l’immédiat./////////////.

Le camp d’Anonkoua Kouté abrite notamment le deuxième bataillon projetable des forces armées de Côte d’Ivoire, qui intervient pour le compte des forces de l’ONU. /////////////.

Le 29 mars, les forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire ont été la cible de deux attaques dans le Nord, proche de la frontière avec le Burkina Faso en proie aux actions jihadistes. Ces deux attaques avaient fait au moins six morts, dont trois “terroristes”, selon l’armée ivoirienne./////////////.

Le 12 avril, un engin a explosé, sans faire de victime, au passage d’un véhicule de la gendarmerie ivoirienne dans la même zone. /////////////.

En juin 2020, une précédente attaque contre l’armée ivoirienne dans la même région avait fait 14 tués parmi les soldats ivoiriens./////////////.

Par ailleurs en 2017, des mutineries d’anciens membres de la rébellion des années 2000, intégrés dans l’armée, avaient ébranlé la Côte d’Ivoire. Cette crise avait terni l’image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara./////////////.

Le chef de l’Etat a été réélu en octobre 2020 pour un troisième mandat controversé, lors d’un scrutin boycotté par l’opposition qui avait appelé à la “désobéissance civile”. La présidentielle a donné lieu à une violente crise électorale qui a fait une centaine de morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre 2020. /////////////.

L’ancien chef de la rébellion Guillaume Soro, ex-allié devenu adversaire d’Alassane Ouattara, avait lancé un appel à la rébellion générale, non suivi d’effet./////////////.

La tension en Côte d’Ivoire est néanmoins retombée depuis, les élections législatives de mars s’étant déroulées dans le calme et avec la participation des principaux partis d’opposition.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46219″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Au moins 10 civils tués dans une attaque de miliciens en Ituri

0

Au moins 10 civils tués dans une attaque de miliciens en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins dix civils, dont six enfants, ont été tués mardi en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, dans une attaque attribuée aux miliciens du groupe Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), a-t-on appris de source onusienne.

“A Nyara, au moins dix personnes tuées par les FPIC, avec plusieurs magasins pillés”, a annoncé à l’AFP une source de la mission des Nations unies en RDC (Monusco), ajoutant que parmi elles figuraient “six enfants”./////////////.

“Au moins 12 civils ont été tués par arme blanche ce matin (mardi) lors d’une incursion des (miliciens)– #FPIC à Nyara”, selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais), qui dispose d’une équipe d’experts en Ituri./////////////.

“L’attaque a commencé à 4 heures (5 heures GMT). Des miliciens du groupe armé FPIC ont également brûlé des maisons”, a déclaré à l’AFP Batagura Zamundu, un chef local, affirmant avoir enregistré “12 morts et 4 blessés”, dans l’attaque./////////////.

La milice FPIC prétend défendre les intérêts de la communauté Bira./////////////.

L’armée a confirmé l’attaque, mais avec un bilan de cinq personnes tuées. “La situation est sous contrôle”, a déclaré à l’AFP son porte-parole en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo./////////////.

“Il y a eu intervention des forces armées de la RDC, mais en retard et l’ennemi est encore aux alentours”, a déploré Batagura Zamundu./////////////.

Les violences en cours ont fait “plus de 2.000 (morts) à Bunia pour la seule année 2020”, selon des statistiques publiées par l’épiscopat catholique congolais./////////////.

Depuis le début de l’année, plus de 25 villages ont été attaqués et plus de 200 personnes tuées en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu, selon le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR)./////////////.

Entre 1999 et 2003, un conflit communautaire avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud./////////////.

Les membres des communautés Lendu et Hema s’étaient alors entretués par milices interposées jusqu’à l’intervention en 2003 de la Force européenne Artémis, sous commandement français.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46217″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : retour des mercenaires de Wagner à destination de Yalinga, dans la Haute-Kotto

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-combattants-rebelles-de-lUPC-dans-la-foret-du-Mbomou-en-Republique-centrafricaine.-450×424.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”424″ />
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021, 15:01:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto,  dont ils ont bouclé et mise à sac plusieurs quartiers avant-hier et hier, les Mercenaires russes et syriens de la société des paramilitaires Wagner viennent de quitter la ville à destination de Yalinga, située à 170 kilomètres à l’Est, avec un objectif d’atteindre les villes de Nzako et Bakouma au plus tard la fin de ce mois.  

 

À bord des trois véhicules blindés du type BRDM2 et des pick-up tout terrain, les mercenaires russes et syriens ont quitté la ville de Bria ce mercredi 21 avril dans la matinée à destination de la ville de Yalinga, située à 170 kilomètres plus à l’est. Entre-temps, avant de quitter, ils ont ordonné aux soldats FACA de les accompagner. Mais arrivée à 3 kilomètres, ils ont ordonné aux FACA de s’arrêter et créer un checkpoint dans la localité. Seuls les mercenaires syriens et russes lourdement armés  qui sont actuellement en route pour Yalinga.

Selon notre correspondant  dans la localité, ils sont à 150 kilomètres de Yalinga, avec un objectif de reprendre la ville au plus tard ce week-end.

Pour l’heure, les rebelles ne sont plus visibles dans la ville de Yalinga. Mais selon les autorités locales, ces malfrats sont d’habitude dans les chantiers miniers hors de la ville, mais ne cessent de commettre des exactions sur la population locale.

Selon nos informations, même à Bakouma, les rebelles ne sont plus visibles dans la ville comme avant. Ils sont de plus en plus dans les villages environnants, empêchant les populations de vaquer librement à leurs activités champêtres.

Alors, la présence des mercenaires russes et syriens va-t-elle changer les quotidiens des habitants de Bakouma  ?  Rien n’est sur. Certes, leur présence sera marquée au centre-ville, mais pas dans les zones reculées. En plus, ils vont certainement d’essaimer  les cheptels de ces pauvres paysans .

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Pillage, mise à sac par les mercenaires de Wagner, la situation devient de plus en plus grave dans la ville de Bria

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/des-mercenaires-russes-en-postes-a-bria-par-banaf-450×383.jpg” alt=”des Mercenaires russes en postes à bria par banaf” width=”450″ height=”383″ />
Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bria, République centrafricaine, mercredi 21 avril 2021, 05:08:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après l’arrivée dans la ville des mercenaires de la société russe Wagner, la situation devient de plus en plus tendue à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto. « Ce que nous vivons aujourd’hui à Bria est indescriptible. Il y’a beaucoup de souffrance parmi la population », selon un notable local qui décrit la scène comme du jamais vu dans la ville.

Quelques heures après leur départ sur l’axe Yalinga, dans la Haute-Kotto, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner ont fait leur retour en force  à Bria ce mardi dans la matinée. Ils ont bouclé les différents quartiers de la ville, à savoir mandé, Piango,  Ndourou et Galabadja ou ils ont procédé à la fouille maison par maison, et porte par porte. Selon eux, ils cherchent les rebelles, mais leur objectif réel, selon la population,  est tout autre chose : argent, or et diamant !

Selon de nombreux témoins, la scène de pillage qui s’est déroulée ce mardi à Bria ne s’est jamais passée ailleurs avec ces mercenaires en RCA.

D’après eux, les faits se sont produits ce mardi de 8 heures à 15 heures, et tout ce qui est moto, batterie, panneaux solaires, chaussures en bon état, téléphones, sac de voyage en bon état, matelas,  radio, vêtement même pour les enfants qui sont encore en bon état est pillé par les mercenaires.

Hier soir, vers 18 heures, une mère de cinq enfants, par peur des mercenaires russes, est allée cacher son panneau solaire. Par malheur, ils l’ont attrapée elle paye 35 000 francs CFA avant d’être libérée.

Selon les témoins, les mercenaires sont accompagnés par les soldats FACA qui les ont aidés pour la première fois à ramasser les vêtements qui sont encore sous le soleil pour mettre dans le sac Banko et emportés.

Même les moutons d’un éleveur peul qui s’appelle Ali Abdelkrim, qui habite en face de leur base, sont devenus  leur repas quotidien.

Mais avant de quitter la zone, ils ont arrêté un commerçant qui s’appelle Aladji Daoud pour le mettre en détention jusqu’à présent.

Chose étonnante dans cette affaire, les matériels, les motos  et véhicules pillés sont vendus systématiquement par les mercenaires dans la ville.  Pour une moto, ils vendent à 120 000 francs CFA, etc.

Face aux cris de ces populations longtemps martyrisées par les groupes armés, les autorités du pays semblent faire fi et laisse la situation perdurer.

À Bria, les troupes de la Minusca sont contre les agissements de ces mercenaires, mais ils ne peuvent rien faire, car ils sont déployés par le gouvernement.

Affaire à suivre

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : réponse de Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du PDCA suite  à la réaction politique du Premier ministre Firmin Ngrebada mise sur Facebook

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Firmin-Ngrébada-Premier-ministre-centrafricain-lors-de-la-passation-de-service-le-25-févriers-2019-450×337.jpg” alt=”Firmin Ngrébada – Premier ministre centrafricain, lors de la passation de service, le 25 févriers 2019″ width=”450″ height=”337″ />
Firmin Ngrébada – Premier ministre centrafricain, lors de la passation de service, le 25 févriers 2019. Photo RNL

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Quand vous êtes là-haut, il ne faut jamais pisser sur ceux qui sont en bas, car si vous leur pissez dessus, ils vous laisseront tomber dans vos propres urines ’’. C’est la substance de la réaction de l’opposant Jean-Serge Wafio aux propos du premier ministre Firmin Ngrebada sur son compte Facebook dans lesquels   il traite le Président du PDCA comme un moins que rien, pour ne pas dire un collabo de la CPC.

Ci-dessous la réponse de l’opposant Jean-Serge Wafio.

 

 

A l’attention du Premier Ministre NGREBADA

Comme je vous l’avais annoncé, je fais réponse à votre réaction politique mise sur Facebook, dans laquelle transparaissent une certaine intention de me traiter comme votre marchepied. Dans les respects et les considérations dus à vos charges politiques, je me permets de vous rappeler un adage Zangoa : ‘’ Quand vous êtes là-haut, il ne faut jamais pisser sur ceux qui sont en bas, car si vous leur pissez dessus, ils vous laisseront tomber dans vos propres urines’’.

Je ne réagirais pas à votre manière, avec amalgames et confusions, mais je vous formule mes observations de manière assez analytique :

  • Premier Ministre NGREBADA, vous jubilez dans votre réaction politique mise sur Facebook, parce que vous aviez qualifié vous-même les chefs d’accusation,
  • Diffamation,
  • Accusation gratuite,
  • Soutien à la CPC,
  • Dénonciation calomnieuse,
  • Atteinte à l’honneur et à la considération,

Assortis de la dissolution du Parti Démocratique Centrafricai-PDCA.

C’est pour dire que vous avez déjà tracé la voie que devrait suivre le juge. Vous l’enfermer dans un panel de griefs et vous l’empêchez de dire le droit, car s’il disait le droit, à mon humble avis, ce serait l’ouverture d’une information judiciaire, compte tenu de la concordance des affirmations et du faisceau de soupçons et de suspicions contre vous. Est-il que je me réserve le droit, avec mon avocat, de demander officiellement l’ouverture d’une information judiciaire, que certes, compte tenu de votre statut, vous empêcherez la réalisation, mais qui pourrait bien avoir lieu à terme.

  • Premier Ministre NGREBADA, ce n’est pas parce que vous êtes Premier Ministre que vous vous octroyez le droit de me traiter comme votre marchepied. Intellectuellement, politiquement et administrativement, vous ne me valez pas, et vous n’êtes pas un homme politique, mais plutôt un aventurier politique. Je ne le dis pas par orgueil, mais par sincérité, objectivité et constats de vos limites que vous étalez au quotidien. Et j’en profite pour demander humblement aux Dignitaires du Parti Politique KWA NA KWA – KNK, de faire leur mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain, pour avoir négocié avec leurs pairs de Lille et de Lyon (France), pour arranger et faire déclarer élu le Président TOUADERA en 2015-2016, et qui traîne avec lui des collaborateurs qui ne méritent pas les places qu’ils occupent
  • Premier Ministre NGREBADA, le fait que vous et vos pairs, vous pataugiez dans la mare des scandales financiers et autres, ne vous donne pas le droit de me traiter de voleur et d’incapable, par mauvaise foi. S’il faudrait établir un tableau comparatif des scandales financiers et autres par régime politique, le régime MCU aura la palme d’or. Même si vous pensez détruire ou brûler les preuves ou archives nationales, comme certains l’avaient fait avant vous, celles-ci se trouvent, depuis le régime BOKASSA, dans les quartiers et maintenant sur la toile. Sachez que les compatriotes que tous les régimes politiques ont martyrisés, avaient et ont documenté et détiennent des dossiers qui seront mis sur la place publique au moment où les circonstances le permettront. Même morts, beaucoup d’entre nous seront condamnés ou bannis.
  • Premier Ministre NGREBADA, je suis sidéré de constater qu’en dépit de votre niveau intellectuel, vous êtes incapable de comprendre ce qu’on appelle métaphore. Certes, le français n’est pas notre langue maternelle, mais le colon français nous l’avait imposé pour mieux nous exploiter et nous faire perdre notre identité. Mais, compte tenu de votre niveau intellectuel, vous êtes censé comprendre les nuances d’une phrase transcrite entre guillemets et au conditionnel.

Cela signifie quoi ?

Cela signifie que la personne qui a transcrit cette phrase entre guillemets et au conditionnel, n’est pas la personne qui l’a prononcée. Cette phrase que j’ai transcrite entre guillemets et au conditionnel, dans mon analyse politique, qui vous a fait réagir de manière épidermique, est prononcée par un Cadre du Mouvement des Cœurs Unis – MCU, et elle reflète ce qui se dit tout bas actuellement au sein de votre Parti Politique. Et en tant que Premier Ministre, et actuellement perçu dans votre Parti Politique comme celui par qui le scandale est arrivé, vous êtes censé connaître les intrigues qui s’y déroulent actuellement, à moins de faire preuve d’une malhonnêteté politique.

Comme cette métaphore ‘’ pile tu es mort, face je te tue : les coups bas au MCU” vous a mis dans tous vos états d’âme, acceptez de comprendre que celle-ci est, empruntée à l’envers à l’UERL COUPSFRANCS, et utilisée pour évoquer les intrigues actuelles au MCU, et vous ne pouvez nier qu’il n’y a pas d’intrigues au MCU. Certes, vos responsabilités politiques limitent votre disponibilité, mais vous pouvez demander à l’un de vos collaborateurs d’aller sur le site en utilisant le lien : https//www.coupsfrancs.com, sous intitulé et coordonnées :

COUPSFRANCS

Face tu es mort, pile je te tue

contact@coupsfrancs.com

info@coupsfrancs.com qui est un site spécialisé en matière politique et de foot ball. Je vous avertis, il est assez critique

  • Premier Ministre GREBADA, vous osez me mépriser avec mon Parti Politique, le Parti Démocratique Centrafricain PDCA, parce que nous ne sommes pas visibles. Et vous avez entièrement raison. Nous ne sommes pas visibles dans les circonstances actuelles, compte tenu de l’insécurité généralisée que vous avez érigée en méthode de gestion du pouvoir de l’Etat. Le PDCA n’est pas le MCU, un conglomérat de clans et de groupes d’intérêts sur fond de mafia, qui utilise les moyens de l’Etat pour monnayer des militants de circonstances. Je vous mets en défi de démontrer vos dimensions nationales, à travers vos organes de base. A l’intérieur du pays, le MCU n’est qu’une coquille vide, et c’est à Bangui que vous monnayez des militants de circonstances pour fanfaronner.

Je n’ai pas créé le PDCA pour vivre politiquement de subsides. Je l’ai créé, selon une vision politique noble et ambitieuse, celle de ‘ faire émerger à terme et par voie démocratique, une société plus humaine, plus responsable et plus participative, qui réponde aux aspirations premières de la personne humaine universellement admises : Justice, Liberté, Equité, Dignité Humaine,

Responsabilité, Solidarité, vision reflétée par ” Oser et Réussir à faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction”.

Si je voulais vivre de subsides politiques avec le PDCA, peut-être que je me ferais depuis allié politique du MCU et pourrais vous menacer fortement dans vos ambitions démesurées de positionnement politique, parce que le Président TOUADERA me connait politiquement. C’est pour vous dire que le PDCA n’est pas un club d’amis, ni un tremplin de propulsion politique. Mon Parti a eu à participer à la vie politique publique et avait des dimensions nationales, parce qu’il était structuré en :

  • 09 Fédérations
  • 63 Sous-Fédérations,
  • 3 334 Sections
  • 14 800 Cellules.

Tous ces organes de base ont été déstructurés ou disloqués avec l’insécurité généralisée mise en place par la coalition seleka et que vous érigez en méthode de gestion du pouvoir. Le contexte de l’insécurité nous a obligé de faire une pause sabbatique, parce que beaucoup de nos Pionnières et Pionniers ont été tués et calcinés par votre partenaire Ali NDARASSA à Alindao, tués et portés disparus à Mingala, Ippy, Bambari, Bakala, Grimari, Sibut, Dékoa, Kaga Bandoro, Batangafo, Bouca, Bossangoa par vos autres partenaires mercenaires importés.

Vous pouvez dissoudre le PDCA comme vous l’envisagez, si le droit vous le permet ou par voie d’autorité, mais ma vision politique a été suffisamment vulgarisée, acceptée et si je suis empêché d’une manière ou d’une autre, certains reprendront le flambeau.

  • WAFIO, soutien CPC

Premier Ministre NGREBADA, là vous délirez diaboliquement et psychopathique ment, et vous vous affirmez dangereux politiquement, parce que votre logique, ‘’ Ou tu es avec moi, ou tu es contre moi, donc mon ennemi’’.

Je me permets de vous dire qu’en Zangoa que je suis, je reste fier d’être Gbaya de Bossangoa. Je ne renierais pas mes origines. Vous partagez la logique soutenue par votre prédécesseur, l’ancien Premier Ministre SARANDJI qui m’avait sibylline ment répondu, que c’est parce que BOZIZE YANGOUVONDA a pris la tête de la CPC que les gbaya sont ethnocidés ou génocidés.

Voilà comment vous discréditez, désacralisez, déshonorez et dévalorisez les missions politiques du Premier Ministre.

Sincères considérations

 

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

Faux, le « général » Sembé Bobbo des 3R n’a pas été arrêté

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/le-general-Bobo-de-3R-le-17-avril-2021-a-Bessan-450×348.jpg” alt=”le général Bobo de 3R le 17 avril 2021 à Bessan” width=”450″ height=”348″ />
L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée le 17 avril 2021 à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

 

STOP #ÀTÉNÈ

 

Communiqué du procureur général annonçant l’arrestation du leader des 3R, le « général » Bobbo.

  • Sembé Bobbo, le nouveau chef des 3R, dément son arrestation dans un message audio.
  • Sur la photo publiée par le gouvernement, il ne s’agit pas de Sembé Bobbo.
  • Donc, ce n’est pas le successeur de Sidiki Abass qui a été arrêté.

Le 15 avril 2021, le procureur général près la cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo, annonce, dans un communiqué, l’arrestation de quatre membres du Mouvement 3R. Ces arrestations interviennent dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire sur les crimes commis par la CPC mais aussi de restructuration du Mouvement 3R après la disparition de leur leader Sidiki Abbas.

Parmi les noms, figure celui d’un certain Mahamat Bobo. Le procureur général le présente comme étant le leader du mouvement des 3R et successeur autoproclamé de Sidiki Abbas, décédé en décembre 2020. En parallèle, est publiée sur la page Facebook du gouvernement des photos des quatre rebelles interpellés, sur laquelle figure le fameux Mahamat.

Des internautes réagissent aussitôt en faisant part de leur surprise. L’ancien directeur général de Radio Centrafrique, Christian Aimé Ndotah, publie un post sur sa page Facebook : « Le gouvernement de la Centrafrique et le Procureur annoncent l’arrestation du successeur de Kolofia Sidiki (NDLR, Sembè Bobbo). Des sources indépendantes et sûres contredisent cette info… Finalement ??? »La légende est accompagnée d’une photo de Sembé Bobbo et de la photo de l’interpellé. De même que les deux hommes ne portent pas le même prénom, ils ne se ressemblent aucunement.

Capture d’écran page Facebook de Christian Ndotah

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka sur l’identité véritable de l’homme, le procureur général persiste et signe, réaffirmant qu’il s’agit bien d’un leader actuel des 3R. « Nous savons ce que nous faisons.»

Pour en avoir le cœur net, l’équipe #StopATènè a contacté par WhatsApp, Sembé Bobbo. Dans un message audio qu’il nous a transmis, et dont la voix est parfaitement reconnaissable, le remplaçant de Sidiki Abbas rejette les affirmations en bloc. « Mon arrestation est un mensonge. Beaucoup de journalistes m’ont appelé à ce sujet. » Et il conclut en guise de signature :« Merci. Général Bobbo. »

En parallèle, les 3R ont publié ce vendredi 16 avril un communiqué qui dément l’arrestation de leur leader. « Le général Sembé Bobbo, président du Mouvement 3R, n’a jamais été arrêté et se porte en très bonne santé. Le président du Mouvement 3R, le général, n’a jamais été le fils de Baba Laddé comme le fait croire le communiqué du parquet général. Les personnes arrêtées ne sont pas les éléments membres du Mouvement 3R. Ces personnes arrêtées dont les images circulent sur les réseaux sociaux seraient de simples exploitants miniers pour vaquer à leurs activités de subsistances habituelles. (sic) »

Communiqué du mouvement 3R démentant l’arrestation du Général Sembé Bobbo

 

Dans son communiqué, le procureur général a également indiqué que l’arrestation avait eu lieu dans les sous-préfectures d’Abba et de Niem. Des sources locales précisent que « l’arrestation a eu lieu dans un chantier minier précisément à Pakana, localité située à 10 km de Niem. Le présumé Bobbo arrêté n’est qu’un prête nom qui n’a rien à voir avec le remplaçant de Abbas Sidiki ».

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca.

Sources :

  • Témoignage audio de Sembé Bobbo
  • Communiqué des 3R
  • Analyse visuelle des photos de Sembé Bobbo et Mahamat Bobbo

Légende : l’analyse visuelle de la photo de Sembé Bobbo (à gauche) et de celle de Mahamat Bobbo (à droite) montre qu’il n’y a aucune ressemblance entre les deux hommes.

 

 

 

 

 

RCA : Markounda, la communauté musulmane en deuil après l’assassinat de l’imam par les mercenaires de Wagner

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-en-mouvement-a-Obo-le-18-mai-2018-par-rfi-450×254.jpg” alt=”Les soldats FACA en mouvement à Obo. Photo RFI” width=”450″ height=”254″ />
Les soldats FACA en mouvement à Obo. Photo RFI

 

Markounda, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021, 05:50:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Markounda, dans l’ouham-Fafa  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, plusieurs opérations ont été menées dans les différents quartiers de la ville, aboutissant ainsi aux arrestations et détentions arbitraires. Certains n’ont pas eu la chance de leur vie, ils ont été tout simplement tués. C’est le cas de l’imam de la ville, Monsieur  Ahamat ANOUR, assassiné par les mercenaires russes de la société Wagner.

 

Selon sa famille interrogée par CNC, la scène criminelle a eu lieu ce lundi vers 13 heures entre les villages Bodjomo et Boulo, vers le nord de Markounda. Il a été confondu aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et abattu à bout portant.

Selon la communauté musulmane de la ville, à quand les mercenaires de Wagner cesseront-ils de tuer les innocents musulmans en les faisant des CPC ?

Notons que la victime laisse derrière lui neuf enfants orphelins et deux femmes veuves.

Rappelons que la ville de Markounda, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, a été reprise aux mains des rebelles du CPC  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lundi 19 avril 2021 au cours d’une offensive qui a duré moins d’une heure.

Pour l’heure, les activités économiques et administratives commencent à reprendre timidement, et les boutiques s’ouvrent petit à petit. Cependant, une majeure partie des populations déplacées ne sont pas encore regagner leur domicile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : communiqué de presse du MINI SOMMET DE LA CIRGL SUR LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/logo-de-la-region-de-grand-lac-372×450.jpg” alt=”Logo de la CIRGL” width=”372″ height=”450″ />
Logo officiel de CIRGL

 

 

COMMUNIQUÉ FINAL

MINI SOMMET DE LA CIRGL SUR LA SITUATION POLITIQUE ET
SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

À la suite du Mini-Sommet de Luanda du 29 janvier 2021 et, à l’invitation de Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), s’est tenu à Luanda, le 20 avril 2021, le deuxième Mini-Sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) consacré à la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine.

Ont pris part au Mini-Sommet Leurs Excellences Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, Général Ibrahim Gabir Ibrahim, membre du Conseil Souverain de Transition de la République du Soudan, en représentation de Son Excellence Général Abdul Fattah al-Burhan, Président du Conseil Souverain de Transition de la République du Soudan, Son Excellence Marie Tumba Nzeza, Ministre d’État et Ministre des Affaires Étrangères de la République démocratique du Congo, en représentation de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), Son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun, en représentation de Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), en tant qu’invité spécial, Son Excellence Gilberto da Piedade Verissimo, Président de la Commission de la CEEAC et Joâo Samuel Caholo, Secrétaire Exécutif de la CIRGL.

  1. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont exprimé leurs sentiments de profonde tristesse suite au décès de Son Excellence le Marechal Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, survenu aujourd’hui dans son pays et ont présenté leurs condoléances au Gouvernement et au Peuple tchadiens, ainsi qu’à la famille biologique.
  2. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont félicité Son Excellence Faustin Archange Touadera pour son investiture en tant que Président de la République Centrafricaine, réalisée le 30 mars 2021 et l’ont encouragé à poursuivre ses efforts pour la restauration de l’Autorité de l’Etat sur tout le territoire centrafricain en faveur de la paix et du développement socioéconomique de la République Centrafricaine.
  3. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont également félicité Son Excellence Denis Sassou N’Guesso pour sa réélection au poste de Président de la République du Congo le 21 mars, ainsi que pour son investiture réalisée le 16 avril 2021.
  4. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué l’esprit d’ouverture de Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine ainsi que les concertations initiées conformément à la feuille de route mise en place afin de mener à un Dialogue Républicain avec les forces vives de la Nation et les Institutions de la République. Ils ont également noté qu’une évaluation a été menée afin de revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, négocié à Khartoum, qui demeure le socle de référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine et constitue ainsi l’instrument de promotion de la paix.
  1. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont pris acte des principes directeurs de la feuille de route vers un dialogue Républicain et encourage au respect de ces principes afin de permettre la réussite du dialogue Républicain:
  2. Le respect de la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 et de l’ordre constitutionnel représenté par le Président de la République;
  3. Le renforcement de la souveraineté de l’Etat par le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la RCA;
  4. La réaffirmation des conclusions du Forum National de Bangui comme instrument de réconciliation nationale;
  5. La réaffirmation de l’APPR-RCA comme instrument de paix et de lutte contre l’impunité;
  6. La réaffirmation du Plan RCPCA comme instrument de reconstruction de la RCA.
  7. Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités de la résolution 2566 (2021), du 12 mars, du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Situation en République centrafricaine, et se sont engagés à poursuivre une mobilisation soutenue et coordonnée en vue de la recherche d’une solution pacifique à la crise centrafricaine, sous l’égide de l’Union africaine, conformément à l’Accord du 17 juillet 2017 qui a mis sur pied l’initiative africaine ayant abouti à la signature de l’APPR-RCA le 06 février 2019 à
  8. Les Chefs d’État et de Gouvernement demandent à la communauté internationale, en particulier à l’Organisation des Nations unies, de s’associer aux efforts régionaux visant à apporter un soutien aux efforts initiés par la République Centrafricaine en vue de revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) afin d’en faire respecter les engagements et les principes tels que le non à l’impunité et l’adhésion au programme de DDRR.
  9. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont souligné l’importance de mettre fin à l’impunité en République Centrafricaine en traduisant en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, et à l’instar du Conseil de Sécurité, ont encouragé les autorités nationales à rendre opérationnelle la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Ils ont réitéré leur condamnation aux attaques perpétrées par la rébellion CPC et ont exhorté au respect des engagements liés à la APPR-RCA.
  10. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont reçu un exposé sur les résultats des consultations politico-diplomatiques menées par la République d’Angola sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, présenté par Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, qui ont mené les principaux Groupes Armés à abandonner la lutte armée et adhérer au programme de DDRR.
  11. Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités des résultats obtenus et ont mandaté le Gouvernement de la RCA à mettre en œuvre les conclusions des Chefs d’État, par un cessez-le-feu qui permette la création d’un climat favorable à la paix et à la réconciliation nationale.
  12. Les Chefs d’État et de Gouvernement exhortent les Groupes armés à ne pas mener d’actions qui mettent en péril le cessez- le-feu qui doit être respecté dans son intégralité.
  13. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont décidé de former une équipe de travail dirigée par les ministres des affaires étrangères de la République d’Angola et de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, afin de travailler à la mise en œuvre des recommandations issues des consultations menées avec les groupes armés.
  14. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont mené une réflexion approfondie sur la situation en République centrafricaine et ont décidé ce qui suit :
  15. L’engagement des Chefs d’État et de Gouvernement et des partenaires internationaux à l’accomplissement de la paix, la stabilité et la sécurité en République Centrafricaine, dans l’esprit de la feuille de route du Dialogue Républicain;
  16. Mener un travail approfondi avec la République Centrafricaine sur la coopération transfrontalière, en vue d’étudier les mécanismes pouvant permettre une plus grande capacité de contrôle sur son territoire;
  17. L’importance du soutien de la communauté internationale aux efforts régionaux pour la paix et la stabilité en République Centrafricaine, notamment dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA.
  18. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont suivi l’évolution de la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, présentée par Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine et ont réitéré leurs félicitations au Président Touadera pour les efforts accomplis ainsi qu’à la Minusca et aux pays qui ont apporté un soutien salutaire à la République Centrafricaine.
  1. Le Président Touadera s’est engagé à tenir informé les Chefs d’État et de Gouvernement des conclusions des concertations en cours et de l’avancée du processus de paix initié.
  2. Le Mini-Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement a réaffirmé le mandat donné aux Présidents en exercice de la CIRGL et de la CEEAC, afin d’entreprendre les démarches nécessaires auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour un soutien affirmé au plaidoyer de la République Centrafricaine sur la levée de l’embargo sur les armes.
  3. Le Mini-Sommet de Luanda entre les Chefs d’État et de Gouvernement s’est déroulé dans une atmosphère de fraternité et de parfaite compréhension.
  4. Les Chefs d’État et de Gouvernement présents ont remercié Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, pour l’accueil et l’hospitalité fraternels, ainsi que pour sa disponibilité et son engagement dans le cadre du processus de réconciliation et la recherche d’une solution pacifique au conflit en République Centrafricaine.

Fait à Luanda, le 20 avril 2021.-

 

 

En Centrafrique, les mercenaires de Wagner sèment la peur.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/onu-et-mercenaires-russes-en-centrafrique-pacte-de-silence-450×263.jpg” alt=”ONU et mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ?” width=”450″ height=”263″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La vidéo est d’un cynisme cru. Il s’agit d’un des «cours magistraux» de Fidèle Gouandjika, va-t-en-guerre assumé, l’un des plus proches conseillers du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Le proche du chef de l’Etat a pris l’habitude de partager ses «réflexions» en direct, sur Facebook. Le 15 mars, il lâche : «Les Russes ne cesseront de venir. Même s’ils demandent nos diamants, on va leur donner. Ils demandent de l’uranium, on va leur donner. Du bois, on va leur donner. Même s’ils demandent de coucher avec nos femmes, on va leur donner.»

Provocation ou manière d’assumer des crimes qui alimentent toujours plus la rumeur banguissoise ?

 

Depuis 2018, et après le désengagement de Centrafrique du partenaire traditionnel français, le groupe de sécurité russe Wagner, dirigée par un proche de Poutine Evgeni Prigogine, a pris le contrôle des réseaux de pouvoir, notamment via le conseiller à la sécurité nationale du président, Valéry Zakharov.

Ces derniers mois, la présence des paramilitaires s’est renforcée. Contactés par Libération, le gouvernement et la présidence centrafricaine ainsi que l’ambassade de Russie n’ont pas donné suite à nos demandes d’information.

Entre décembre et janvier dernier, les attaques de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), alliance de six groupes armés autour de l’ancien président François Bozizé, ont perturbé le processus électoral et menacé la capitale Bangui. La force de la mission de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, des forces rwandaises (notamment en charge de la défense de Bangui) et les mercenaires russes ont repoussé l’attaque. Depuis, les rebelles, divisés, reculent toujours plus au nord.

Selon le narratif officiel, l’armée centrafricaine, encore en reconstruction, part à la reconquête d’un territoire perdu depuis des années. Wagner n’existe pas. Les 535 Russes présents en Centrafrique ne sont que des instructeurs, présents en soutien.

Pont aérien et fonds de tiroirs

Dans les faits, le millier de mercenaires, dont la présence est dissimulée derrière des sociétés écrans, mène la contre-offensive, reléguant les forces armées centrafricaines (Faca) a un rôle de supplétifs. Wagner a organisé un vaste pont aérien pour acheminer des armes, au frais de l’état centrafricain, violant l’embargo imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le terme «russe» est presque abusif, tant nombre d’entre eux viennent du Moyen-Orient, débarqués dans un environnement qu’ils ne connaissent pas. «Wagner a fait les fonds de tiroirs», analyse un diplomate. Un récent rapport d’un groupe de travail de l’ONU, chargé de la surveillance des milices armées, a sonné une première alarme, «dénonçant de graves violations des droits de l’Homme». Le rapport y confirmait les révélations de Libération selon laquelle la Minusca avait collaboré avec Wagner en début d’année.

Selon des témoignages recueillis par Libération, l’arrivée de Wagner dans les localités s’accompagne de pillages. Les mercenaires se servent, incités par de faibles salaires, une logistique défaillante et l’impunité que leur confère leur statut d’assurance-vie du régime.

Jean-Pierre (1) se souvient encore du bouleversement qui a frappé son village, situé au sud du pays, en décembre. «Ils ont brisé les portes, les fenêtres, volé les habits, les ustensiles de cuisine, les chaussures, les mousses, les chaises, les fauteuils. Ils ont tout détruit. Ils ont décimé les cheptels. Quand les cabris passaient, ils tiraient.»

«La peur au ventre»

L’occupation se met en place. Les Russes s’installent trois mois dans les bâtiments administratifs, et transforment le village en centre d’entraînement de tir. Pour aller au champ, les habitants préfèrent demander l’autorisation à Wagner. «Ils confondent tout le monde, ils voient des rebelles partout, explique Jean-Pierre. Alors on allait négocier avec le commandant. Nous, pauvres civils, face à des gens agités, en arme… On allait la peur au ventre.»

Dans un autre village situé à 40 km, en revanche, la cohabitation s’est bien passée : les Russes, accompagnés d’un traducteur n’ont commis, selon les habitants, aucun débordement. Un membre influent du gouvernement y cultive des plantations.

En territoire rebelle, la situation devient préoccupante. Selon les témoins, les Wagner ne saisissent pas les enjeux qu’impliquent plusieurs décennies de conflits larvés. Pire, ils ne semblent pas s’en soucier. Bambari est un exemple parlant. La quatrième ville du pays est un territoire de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a participé à la rébellion avant de récemment prendre ses distances. Le groupe revendique la défense des Peuls, des éleveurs nomades. Il s’agit en fait d’un alibi pour ses activités criminelles, dirigées même contre sa propre communauté.

Les 15 et 16 février, Russes et forces gouvernementales atteignent Bambari et chassent l’UPC au terme de violents combats. MSF affirme avoir soigné ce jour-là une trentaine de blessés, dont des mineurs atteints d’éclats d’obus. Selon Amnesty International, 14 cadavres ont été retrouvés dans la mosquée, sans que l’on puisse identifier les auteurs du crime.

Un Peul est un rebelle

Depuis, Wagner a installé une base dans le quartier de Setero. Et agit selon une règle : un Peul est un rebelle. Selon nos informations, au moins une vingtaine de personnes ont disparu, à Bambari et aux alentours, après des descentes effectuées par les Russes. Parmi eux, des éléments armés mais aussi des civils, parfois cibles de dénonciations opportunistes.

Fatima est à Bangui depuis plusieurs semaines. Quand son fils a été arrêté, elle a tenté d’aller le voir à la base russe, sans succès. Le troisième jour, un militaire centrafricain lui apprend son transfert à Bangui. Elle réussit à réunir 90 000 francs CFA (140 euros), une somme énorme, et descend à la capitale. Elle fait en vain le tour des commissariats, hôpitaux, et prisons. Au bout de six jours, on lui fait comprendre qu’elle pose trop de questions. «Je ne me sens pas bien, je ne mange pas bien. J’ai laissé mes petits-enfants à Bambari, explique-t-elle. Mais si je reste ici, qui va s’en occuper ? Ils réclament leur père chaque jour. Je leur fais garder espoir, je leur dis qu’il va revenir. Mais je ne sais pas.»

Et puis, il y a les viols. Les violences sexuelles contre les femmes sont un fléau centrafricain depuis vingt ans. Chaque montée en intensité du conflit accroît le nombre de viols, tant par les combattants que par les proches. Les derniers événements n’ont pas fait exceptions. MSF a dénombré au mois de janvier, à Bangui, deux fois plus de viols qu’en temps normal.

«Ils mont massacrée»

Bien qu’il soit difficile d’en connaître l’ampleur, Wagner a participé à cette vague. A la sortie du lycée, Simone se pressait pour rentrer chez elle un soir de février. Le couvre-feu de 18 heures approchait, la nuit tombait, les avenues se vidaient. Un véhicule de Wagner s’est arrêté à son niveau. L’un d’entre eux parlait un peu français. «Ils m’ont proposé de monter, je pensais qu’ils voulaient me ramener chez moi.»

L’élève de terminale est emmenée dans une maison. Elle descend dans une pièce meublée d’un petit lit de camp. «Après une heure, ils sont venus me brutaliser. Ils m’ont massacrée, ça a duré toute la nuit.» Cinq hommes la violent à tour de rôle. Au petit matin d’une nuit sans sommeil, ils la relâchent au centre-ville, contre un billet de 10 000 francs, et la consigne de se taire. Simone saignera pendant plusieurs jours.

Au village de Jean-Pierre, Marie a connu une histoire similaire. Elle est une jeune commerçante. Quelques jours après l’installation des Russes, elle s’approche d’un petit marché improvisé à l’entrée de leur base. Un Russe armé la voit et lui fait signe d’entrer. «Je pensais qu’ils achèteraient mes produits. Une fois à l’intérieur, un homme m’a pris dans ses bras et m’a jetée sur un lit», murmure-t-elle les yeux fixés au sol. Là encore, cinq hommes. «Quand ça a été fini, ils m’ont donné une bouteille d’eau. Ils ne parlaient pas la langue, mais ils ont fait des gestes pour me dire que si je parlais, ils me tueraient.»

Elle montre une cicatrice encore fraîche au bras : le résultat d’une dispute avec son mari, qui n’a pas supporté le viol et l’a chassée. Depuis, Marie vit chez sa mère, un peu à l’écart du village. De passage à Bangui, elle a refusé de se faire soigner : «la honte». Les victimes rencontrées ont peur. «En général, les victimes en RCA mettent toujours du temps pour se faire connaître, relativise un membre du Groupe de travail de la société civile. Dans ce pays, elles vivent très souvent parmi leurs bourreaux.»

Sessions de paranoïa

«Tout le monde a peur des Russes, objecte un autre membre de la société civile qui souhaite rester anonyme depuis des menaces de mort. Même s’ils le voulaient, les commissaires, les commandants, les juges, ne peuvent rien faire.» Rares sont les officiels qui acceptent de s’exprimer, même en off.

La Minusca reste timorée devant les agissements d’un des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la RCA, Mankeur Ndiaye se contente pour le moment de promettre une «enquête sur les allégations d’exactions».

Les Russes entraînent le deuxième mandat de Faustin-Archange Touadéra dans une crispation inquiétante. Plusieurs figures de l’opposition, dont certains avaient noué une alliance politique avec François Bozizé, voient leur immunité parlementaire menacée, après avoir été empêchées de quitter le territoire. Les réunions autour du Premier ministre Firmin Ngrebada, pièce maîtresse du dispositif russe en RCA, deviennent des sessions de paranoïa auto-entretenues.

Restent deux questions : à quel point la «méthode Wagner» peut infuser dans l’action d’un gouvernement, encore tenu à bout de bras par les bailleurs internationaux, Union européenne et FMI en tête ? Surtout, la population, épuisée par deux décennies de guerre civile, va-t-elle tolérer de tels actes dans l’espoir, très hypothétique, qu’ils mettraient fin à la domination des groupes armés ?

Lors de l’investiture de Faustin-Archange Touadéra le 31 mars, l’ambassadeur russe a été acclamé par une salle de notables acquis à la Russie. Simone, du fond de sa classe, s’interroge, après un long silence : «Je pensais que les Russes étaient venus nous secourir, pour notre sécurité. Mais ils viennent nous faire cela. Je ne comprends pas.»

(1) Tous les prénoms ont été changés par mesure de précaution.

Par Antoine Rolland

 

https://www.liberation.fr/international/afrique/en-centrafrique-les-mercenaires-de-wagner-sement-la-peur-20210420_7HGMONC32BHJTKFZIQMTMJ3YJE/

RCA : Forfaiture décision de la Cour Constitutionnelle. Occasion manquée pour Darlan d’entrer dans l’histoire

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). “Plus corrompue que Danielle Darlan et sa bande… tu meures”, C’est la première réaction d’un compatriote avisé après avoir suivi la décision inique de la Cour Constitutionnelle qui a rendu son arrêt hier 19 avril 2021.

Il en ressort plusieurs quoique tels que l’invalidation des sans parents, des personnes sans entrée réelle dans les milieux ou encore convaincues de leur assise politique.

D’abord, Gabriel Tchima Ryeriko invalidé au motif de complicité avec les groupes armés. Là, on est en droit de se poser des questions. Est-ce que la Cour Constitutionnelle cherche vraiment des gens plus proches des groupes armés ? Pourquoi n’ont ils pas invalidé la candidature de Fleury Pabandji leader charismatique des Antibalaka à Bouar et candidat de la circonscription de Bouar 1 ?

Et la politique des non protégés.

Samuel Stanislas Zoumbeti encore lui et toujours lui. En 2015, ce malchanceux de l’histoire politique a gagné dès le premier tour les élections face à Gina Sanzé, “la dame du réseau” puisque c’est comme ça qu’on devrait l’appeler désormais. Cette dernière a usé de son réseau pour siéger au motif que Stanislas Samuel Zoumbeti n’avait pas mis dans son dossier le certificat de mis en disponibilité.

Cette fois encore la corruption a atteint son apogée et cette dame du réseau a, encore en lien avec ses voisins d’alors, utilisé les mêmes réseaux pour disqualifier son adversaire qui l’a mise chao et or du jeu. Triste record avec cette bande corrompue des juges qui pensent que le fait de déclarer que la décision de la Cour Constitutionnelle est insusceptible de recours leur suffisait de faire du n’importe quoi et à n’importe qui.

Pis sa candidature a été invalidée à cause de l’implication de Zama Javan Papa dans son équipe de campagne. Mais pourquoi ne pas invalider la victoire d’Archange qui a eu le soutien de Dimbélé Nakoué ? Quelle justice !

Parodie de justice, la liste est non exhaustive

A Paoua 2 par exemple, la Cour Constitutionnelle a invalidé la victoire de Dotar Ngonguene sans motif fallacieux. Rupture du principe de l’égalité des candidats. Véritable dose d’imagination fertilement injustifiée. En réalité, un des alliés de Faustin Archange Touadera, la Cour Constitutionnellement veut refaire les erreurs qu’elle a commises en en 2016 pour invalider l’heureux gagnant au profit de Timoléon Mbaïkoua qui avait bénéficié du soutien inouï de sa maman, le maire de Paoua. Et si la honte pouvait tuer.

Aujourd’hui, c’est le maire de Betoko qui roule pour Timoléon Mbaïkoua. Pourquoi les pauvres ne peuvent pas avoir justice dans ce pays. Pourquoi Darlan et sa bande ne peuvent pas être en phase avec leur serment ? Non et non avec cette pratique.

Pour arriver à leur fin et comme à leur habitude, cette sulfureuse bande a mis les moyens pour préparer les esprits à accepter l’inacceptable. Dans son numéro du vendredi et comme pour prendre les centrafricains pour néophytes, Cyrus Emmanuel Sandy a tourné en boucle un reportage visant à venter le travail excellent de la Cour Constitutionnelle.

Tout le monde sait le rôle que jouent Darlan, Pingama Modo et Jean Pierre Ouaboué dans leur quête d’argent facile. Cette vieille dame qui s’est permise le luxe de valider certaines candidatures par des jeux de passe droit et de biz-bi pour lesquels nous y reviendront absolument.

Tout faire pour positionner les amis et les faires siégés de cette manière ne sont que les pires de ce qu’un pays peut accepter au 21e siècle. Honteusement, ce sont des intello et collabo du mal qui le font au n om de la loi. Triste et honte à la bande à Darlan.

De tout ce qui précède la décision de la Cour Constitutionnelle n’a pas de valeur juridique et n’encourage pas la stabilité, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Elle est chrysogène et cette bande en porte à vie l’entière responsabilité sur leur conscience à jamais. Que Dieu aide ce pays à sortir à sortir du cycle infernal de la manipulation, de l’injustice.

 

Par Jean-Pierre  Yémbinalé

Journaliste rédacteur

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

RCA : Bria, le bilan provisoire de l’opération des mercenaires de Wagner dans la ville fait état de 3 morts et 3 pick-up emportés

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/des-mercenaires-russes-en-postes-a-bria-par-banaf-450×383.jpg” alt=”des Mercenaires russes en postes à bria par banaf” width=”450″ height=”383″ />
Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bria, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 07:46:15 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’opération a duré seulement 4 heures, mais les dégâts sont énormes. Avant de quitter la ville hier après-midi pour Yalinga, les mercenaires de Wagner ont tué trois personnes, et emporté trois pick-up, sans compter plusieurs engins et matériels récupérés aux mains des habitants du quartier Bornou.

 

C’est désormais formel ! Il y’a des citoyens syriens et libyens parmi ces mercenaires de la société Wagner en République centrafricaine. Grâce à notre équipe qui a pu discuter avec ces mercenaires durant plus de deux heures hier à Bria, on peut désormais en mesure de confirmer qu’il y’a d’autres citoyens parmi les Russes qui sont actuellement en Centrafrique.

En effet, hier lundi, 19 avril 2021, vers 1 heure du matin, une colonne des véhicules des mercenaires de la société Wagner sont arrivés à 7 kilomètres de la ville de Bria, sur l’axe Ippy, puis dans la ville vers 7 heures du matin.  Parmi une dizaine de ces mercenaires se trouvaient 3 citoyens syriens et 7 Libyens. Ils sont partis boucler le quartier Bornou, au nord de la ville. Ils ont mené une opération porte par porte jusqu’à 11 heures du matin.

Selon le bilan encore provisoire, les mercenaires ont tué trois personnes au cours de leur opération, et emportent trois pick-up, sans compter plusieurs équipements comme la loupe, balance du diamant, les téléphones intelligents et autres.

Vers 17 heures, ce lundi, ils ont pris la destination de la sous-préfecture de Yalinga pour aller nettoyer la ville des rebelles.

Selon des sources locales à Yalinga contactées ce mardi matin, les mercenaires de Wagner sont déjà arrivés dans la localité il y a quelques minutes.

Affaire à suivre….

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Une quarantaine de morts dans des combats entre jihadistes et chasseurs traditionnels au Mali

0

Une quarantaine de morts dans des combats entre jihadistes et chasseurs traditionnels au Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Une quarantaine de personnes ont été tuées depuis une semaine dans le centre du Mali, dans des affrontements entre de présumés jihadistes et des chasseurs traditionnels, des combats qui ont également fait un millier de déplacés, a indiqué lundi le gouvernorat de la capitale régionale Mopti.

Les affrontements, qui ont eu lieu dans les communes rurales de Soye et Femaye, à mi-chemin entre Mopti et Djenné, les principales villes de la zone, ont fait “environ une vingtaine de morts” dans chaque camp, ont affirmé les services du gouverneur dans un communiqué./////////////.

“Tout est parti d’un antagonisme entre deux frères, dont l’un est chasseur et l’autre évoluant avec les présumés groupes jihadistes”, selon le gouvernorat./////////////.

Une source sécuritaire a pour sa part affirmé à l’AFP que les affrontements ont éclaté après que les chasseurs traditionnels ont décidé de “reprendre” et de rendre aux populations une partie du riz prélevé au titre de l’impôt islamique (zakat) par les jihadistes. /////////////.

“C’est le lundi 12 avril que les affrontements ont commencé, les terroristes ont incendié deux villages, avant d’attaquer (le village de) Maribougou”, a déclaré à l’AFP Sidiki Diarra, porte-parole des chasseurs traditionnels de Mégou, dans la région de Djenné./////////////.

“Nous avons perdu beaucoup de chasseurs (et) les rescapés se sont déplacés vers des villages voisins”, a ajouté M. Diarra./////////////.

Des renforts de l’armée malienne ont été déployés, selon le gouvernorat./////////////.

Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a largement recruté dans cette communauté./////////////.

Les affrontements se sont multipliés entre ces jihadistes et des milices autoproclamées d’autodéfense créées en réaction par des membres des ethnies bambara et dogon, notamment en s’appuyant sur les chasseurs traditionnels “dozos”, souvent accusées d’exactions envers les civils, notamment peuls.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46169″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Le président Idriss Déby réélu avec 79% des voix au Tchad

0

Le président Idriss Déby réélu avec 79% des voix au Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président tchadien Idriss Déby Itno est déclaré vainqueur de l’élection du 11 avril avec 79,32 % des suffrages exprimés au premier tour, selon des résultats officiels énoncés lundi.

M. Déby, 68 ans, obtient ainsi un 6e mandat suite à un scrutin dont le taux de participation s’élève à 64,81%./////////////.

L’annonce a été faite par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Kodi Mahamat Bam, qui a précisé qu’il s’agit de résultats “provisoires”. La Cour suprême doit encore les approuver après l’étude d’éventuels recours./////////////.

L’ancien et dernier Premier ministre de M. Déby, Albert Pahimi Padacké, est arrivé deuxième avec 10,32% des suffrages exprimés. La première femme à se présenter à une élection présidentielle, Lydie Beassemda, a pris la troisième place avec 3,16% des voix./////////////.

Neuf candidats concourraient officiellement contre M. Déby, au pouvoir depuis trois décennies. Parmi ceux-ci, trois avaient annoncé leur retrait et prôné le boycott du scrutin, invoquant la violente répression des “marches pacifiques” organisées depuis des mois pour réclamer “l’alternance au pouvoir”. La Cour suprême avait cependant maintenu leurs noms sur les bulletins de vote./////////////.

Sans surprise /////////////.

La réélection du maréchal Déby était largement anticipée par des Tchadiens. /////////////.

Immédiatement après l’annonce des résultats, de très nombreux militants du parti de M. Déby, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), chantaient et dansaient sur la place centrale de la Nation à N’Djamena. Des tirs sporadiques d’armes automatiques ont retenti, des partisans de M. Déby célébrant ainsi la victoire comme pour chacune des cinq élections précédentes depuis qu’il a pris le pouvoir par les armes en 1990. /////////////.

“Nous fêtons une belle victoire au premier tour mais nous avons aussi une pensée très forte pour nos frères, nos camarades, soldats de l’armée tchadienne qui sont tombés sur le champ d’honneur pour défendre la paix, la démocratie et la continuité des institutions de l’État”, a lancé le secrétaire général du MPS, Mahamat Zen Bada.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46167″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : Joseph Bendounga, élu député de Bimbo 3 à l’Assemblée nationale

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Le-President-du-MDREC-Joseph-Bendounga-dans-les-locaux-de-la-Cour-Constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020.-450×338.jpg” alt=”Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”338″ />
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). lundi, 19 avril 2021, 16:47:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi matin, les juges de la cour constitutionnelle ont publié les résultats définitifs du deuxième tour des  législatives et premier tour des partielles. Soixante-neuf (69) candidats ont été déclarés élus pour ce scrutin du 14 mars, parmi eux, le spectaculaire opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC.

 

Au cours de son audience à Bangui ce  lundi 19 avril, la cour constitutionnelle a déclaré 49 candidats élus au second tour des législatives, et 20 autres au premier tour des partielles du 14 mars 2021.  Ajoutant aux 22 candidats élus dès le premier tour au scrutin du 27 décembre 2020, c’est presque deux tiers  des sièges  de l’Assemblée nationale qui sont désormais pourvus. Au total quatre-vingt-onze  députés élus depuis le début des élections groupées du 27 décembre 2020 et du 14 mars 2021. À ce jour, 49 sièges restent à pourvoir, et le scrutin va se dérouler le mois prochain, selon l’autorité nationale des élections (ÂNE).

Selon la loi, ces nouveaux élus vont commencer à siéger à partir du / mai prochain, date de la prise de fonction de la septième législature.

Parmi les nouveaux élus, on note l’entrée en scène pour la première fois du célèbre opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC, élu député dans la circonscription électorale de Bimbo 3, dans l’Ombella-Mpoko.

Rendu célèbre grâce à ses actions judiciaires contre le chef de l’État Faustin Archange Touadera,  l’opposant Bendounga avait été plusieurs fois arrêté par les forces de l’ordre et remis en liberté quelques heures plus tard  pour  avoir pris la tête des manifestations organisées contre certaines actions du chef de l’État, mais également de la Minusca.

 

À lire aussi : RCA : tentative présumée d’empoisonnement de l’opposant Joseph Bendounga, la polémique enfle à Bangui

 

En septembre dernier, il avait accusé le chef de l’État  de vouloir l’éliminer à travers son conseiller diplomatique Ali Gonessa, mais aussi les Russes.

En effet, Monsieur Ali Gonessa, conseiller diplomatique du chef de l’État, a avoué  avoir invité, avec sa collègue russe, également conseillère diplomatique du chef de l’État,  l’opposant Joseph Bendounga, Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC),  dans un restaurant de la capitale, et un cadeau à la russe, composée d’une bouteille de Vodka  lui avait également été remis. Ce que l’opposant qualifie de tentative de corruption et d’empoisonnement.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la ville de Markounda, dans l’Ouham, est reprise par l’armée nationale et ses alliés

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-dans-bangui-2-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille dans bangui 2″ width=”450″ height=”338″ />
Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:19:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Markounda, à une centaine de kilomètres au nord de Bossangoa  après que les rebelles l’ont assiégée durant plusieurs mois.

 

D’après les autorités locales, ce retournement de situation est intervenu après une demi-heure d’offensive des FACA et de leurs alliés russes et Rwandais , qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.

Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis dans les villages voisins à bord de plusieurs motos, et d’autres à pieds.

Les activités n’ont pas encore repris son cours normal, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester.

Depuis février, les rebelles de la  CPC qui ont été chassés de la ville de Bossangoa se sont retranchés pour la plupart dans la sous-préfecture de Markounda, à une centaine de kilomètres au nord de la ville.

Pris de panique, les habitants n’ont cessé de faire appel au gouvernement pour le déploiement des  forces loyalistes dans la ville afin de chasser les rebelles.

Depuis la mi-décembre 2020, des groupes armés se sont coalisés sous le nom de Coalition des patriotes pour le changement, avant de lancer une offensive contre le gouvernement. Un mois plus tard, avec le soutien de l’armée rwandaise et les Mercenaires russes, plusieurs offensives sont menées contre les rebelles, et la plus part des villes qui ont été conquises par les assaillants ont été reprises par les forces loyalistes.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Selon l’opposant Joseph Bendounga, « il y’a une justice à deux vitesses en République centrafricaine »,

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/05/joseph-bendounga-300×200.jpg” alt=”” width=”300″ height=”200″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:19:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Ceux, que l’État tolère même s’ils commettent les pires des crimes, et ceux  qui sont les dignes fils de ce pays, qui défendent la démocratie, qui se battent pour la démocratie, et qui ne doivent pas ouvrir la bouche. Et ça, c’est depuis que monsieur Touadera  est élu Président de la République… »,a déclaré l’opposant Joseph Bendounga au sujet de la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition démocratique soupçonnés par l’exécutif d’avoir un lien avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), coordonnée par l’ancien Président de la République François Bozizé. L’homme n’a pas hésité à accuser le chef de l’État d’être le principal auteur de cette crise politico-militaire qui a secoué le pays ces derniers mois. Et ce n’est pas tout !

 

« Toute personnes qui donne un autre son que celui de Touadera et de sa bande, est systématiquement pointé du doigt, et la justice doit le traquer », ajoute l’opposant Joseph Bendounga.

D’après lui, le climat sécuritaire et sociopolitique centrafricain est très malsain, et que tous les centrafricains, depuis l’attaque du CPC, sont devenus des criminels  au regard du régime Touadera.  À telle enseigne qu’ils ne savent à quel saint vouer  leur sort.

« En République centrafricaine, on peut critiquer le Président de la République, les membres du gouvernement et ne pas être inquiétés. Mais depuis l’attaque du CPC, tous les centrafricains sont obligés de se taire , et nous n’accepterons jamais cela en République centrafricaine », s’alarme l’opposant Joseph Bendounga qui fait allusion  à l’instauration de l’État d’urgence, à l’interdiction de certains médias en ligne, aux menaces et intimidations  ainsi qu’à l’arrestation et l’assassinat de plusieurs personnes identifiées comme proches de l’ancien Président François Bozizé.

Selon lui,  « quand vous êtres rebelles de nationalité étrangère, vous êtres l’ami du régime. Et quand vous êtres démocrates, qui défend la légalité, vous êtres  systématiquement taxés d’ennemi de la République », poursuit-il.

Enfin, l’opposant revient sur la manipulation des jeunes contre la communauté internationale par le régime. Selon lui, c’est la même méthode employée par l’ancien régime de François Bozizé.

« Mais aujourd’hui si la communauté internationale partait, qui paye le salaire ? Qui assure une partie de la sécurité ?  Non, c’est un éternel recommencement. Et quand les jeunes, on les instrumentalise, on les monte les uns contre les autres, on les monte contre la communauté internationale,  mais c’est un peuple failli… ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, le KNK accuse Touadera des manœuvres politiques cachées

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/christian-guenebem-450×253.jpg” alt=”Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK” width=”450″ height=”253″ />
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:09:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans une déclaration publiée ce lundi 19 avril dont CNC a eu copie, le KNK, parti de l’ancien Président François Bozizé affirme que la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition ne répond pas aux critères légaux de la levée de l’immunité parlementaire comme prescrit par l’article 67 de la Constitution du 30 mars 2016. D’après  ce mouvement politique, « l’objectif poursuivi par le pouvoir en place est d’obtenir, à défaut d’une élimination physique, la disqualification politique de ces personnalités qui pourraient, à terme, menacer la réalisation de desseins inavouables par le biais de leur action au sein de l’opposition ».

 

Dans cette déclaration, le KNK revient largement sur le dossier faisant l’objet de la demande de levée de l’immunité parlementaire des quatre (4) députés, à savoir Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, Abdoul Karim Meckassoua, Président du chemin de l’esperence, et Simplice Aurélien  Zingas, SG du parti Kelemba, il s’agit d’une audition dans une procédure judiciaire engagée contre de tierces personnes au rang desquels ces Élus ne figurent pas de manière nominative. Aussi, et dans ce cas de figure, sur quels éléments légaux se fonde précisément le Ministre pour demander la levée de leur immunité parlementaire ?

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration du KNK.

 

 

 

RCA : Bria, de nouvelles détonations d’armes automatiques secouent la ville

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/pillage-de-la-base-russe-a-bria-le-15-janvier-avec-une-moto-plein-des-colis-pilles-450×255.jpg” alt=”pillage de la base russe à bria le 15 janvier avec une moto plein des colis pillés” width=”450″ height=”255″ />
pillage de la base russe à bria le 15 janvier . Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021, 14:50:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, est secouée ce matin par des détonations d’armes automatiques faites par les Mercenaires russes qui sont arrivés dans la ville la veille. Des fouilles ont été menées porte par porte au quartier Bornou, pillant les habitants qui sont déjà paniqués.

 

Lundi, 19 avril 2021, vers 7 heures, les mercenaires russes, venus de la ville d’Ippy, dans la Ouaka,  hier soir,  ont fait des tirs assourdissants  avec leurs armes automatiques durant quatre heures à Bria, paniquant les populations, et paralysant les activités dans la ville. Au même moment, ils bouclent le quartier Bornou, au nord de la ville, fouillant porte par porte les habitations au motif qu’ils cherchent des malfrats.

Selon des témoins, plusieurs personnes ont été arrêtées, des motos réquisitionnées par les mercenaires ainsi que d’autres biens des particuliers.

Vers 11 heures, ils se sont retirés de ces localités  favorables à l’UPC d’Ali Darassa.

Pour l’heure, la ville est calme, mais certains habitants ont dû fuir leur domicile suite à ces détonations d’armes.

Selon des sources sécuritaires locales, dans les prochains jours, les Russes, Rwandais et les soldats FACA vont progresser vers Yalinga et dans les villes environnantes pour chasser les rebelles de ces localités minières.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Kaga-Bandoro, les mercenaires russes multiplient les spoliations des petits commerçants locaux

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/mairie-de-Kaga-Bandoro-2-450×354.jpg” alt=”mairie de Kaga-Bandoro 2″ width=”450″ height=”354″ />

La Mairie de Kaga-Bandoro, située à 345 kilomètres de Bangui. 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021, 05:05:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, la présence des Mercenaires russes dans la ville de Kaga-Bandoro, au centre nord de la RCA  a des lourdes conséquences sur les activités économiques des petits commerçants locaux.

 

Plus d’une semaine après la reprise de la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi par les soldats de l’armée nationale, appuyés par les troupes rwandaises et les mercenaires russes de la société Wagner,  les marchands locaux, pour leur part, continuent de souffrir en silence. Il ne passe jamais un jour qu’on parle de braquage des petits commerçants, que ça soit des légumes ou de l’eau pure  par les mercenaires russes.

En effet, pour ces derniers, tout ce qui est produit ou importé dans la ville leur appartient de plein droit. Ils doivent les consommer à volonté, et ce, sans donner des explications à leur propriétaire.

Dans le marché central, les femmes commerçantes des légumes en ont fait les frais. Idem pour les boutiquiers  et autres vendeurs dans le marché central.

La semaine dernière, un vendeur de l’eau pure en bouteille plastique a dû arrêter de faire le commerce en raison  de la spoliation de son commerce par les mercenaires russes.

Selon ce vendeur, chaque jour, les mercenaires russes sont venus prendre gratuitement des palettes d’eau pour une valeur de 20 000francs CFA dans son commerce. Et s’il leur demande de payer, ils lui donnent plusieurs explications en Russes, difficiles à comprendre, mais le seul mot qui est compréhensible est répété dans leur phrase est le nom du Président de la République « Touadera ». Si bien que dans le marché central, la présence des mercenaires russes  provoque à chaque fois une débandade générale des vendeurs.

On surnomme l’un des mercenaires russes, le plus musclé et ramasseur des marchandises « Mike Tyson ».

« Celui-là, il est capable de ramasser des produits même pour 50 000 francs CFA entre ses mains », explique un vendeur.

La semaine passée, l’association des commerçants est allée signaler le problème au chef des soldats FACA et à la Minusca, mais ils n’ont pas pu faire quelque chose pour les épargner de cette souffrance.

 

Par Éric Piandé

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bandoro

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : plainte en justice du premier ministre Firmin Ngrebada contre l’opposant Jean-Serge Wafio, l’intéressé réagit

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo officiel du parti PDCA” width=”450″ height=”257″ />
Logo officiel du parti PDCA

 

PARTI DÉMOCRATIQUE centrafricain

(PDCA)

DÉCLARATION

 

Le samedi 17 avril 2021, à 22h31, j’ai reçu l’appel Facebook d’un oncle maternel, qui toute la semaine n’avait pas réussi à me joindre, et qui m’a appris que (1) ‘’ les gens du Premier Ministre Ngrebada Firmin avaient fait un tapage médiatique sur les médias nationaux, suite à la publication de ma dernière analyse politique par le Corbeau News Centrafrique -CNC le 09 avril 2021, (2) l’avocat du Premier Ministre NGRABADA a déclaré avoir déposé une plainte pour une audience le jeudi 22 avril 2021, dont il ignore le motif et, (3) étant absent de Bangui, la convocation présentée à mon domicile n’a pu être déchargée’’.

Une convocation ou assignation doit être portée et déchargée personnellement ou adressée par courrier prioritaire ou recommandé avec accusé de réception pour faire foi ; et absent de Bangui depuis le 23 novembre 2018, cette convocation ne pouvait m’être déchargée personnellement. Par conséquent, je demande au Premier Ministre NGREBADA et son avocat, de m’adresser celle-ci par courrier prioritaire avec accusé de réception, au plus tard le mardi 20 avril 2021, aux fins de me permettre de préparer, en fonction du motif d’accusation mentionné, un mémoire explicatif à l’attention de l’avocat qui accepterait de me représenter et de me défendre, d’informer le ministère français à charge des Français de l’étranger, la gendarmerie territoriale du pays de Brocéliande que j’avais alertée en avril 2019, après avoir décliné l’insolite visite de courtoisie préconisée par les Sieurs NGAMA Bertrand et NGAMANA Evariste, certainement mandatés par la Présidence de la République à Bangui, après la lettre ouverte que j’avais adressée au Président TOUADERA le 28 mars 2019.

Par la suite, j’ai été alerté que mon nom figure sur une liste noire à l’aéroport international Bangui-M’Poko pour arrestation et une destination inconnue, si je revenais à Bangui. C’est pour dire que cette audience du 22 avril 2021 a tout l’air d’un procès politique, car depuis janvier 2021 règne à Bangui une ère de neutralisation des Leaders Politiques qui ne sont pas en sainteté avec le parti politique au pouvoir, le Mouvement des Cœurs Unis-MCU.

Si cette convocation, comportant le motif de la plainte, ne me parvient pas à cette date butoir, donc inconnu de moi, autant reporter cette audience, parce que je ne pourrais pas formuler ou préparer les argumentaires politiques à la disposition de mon avocat, parce que ma déclaration est et demeure politique.

Sincères considérations.

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

 

RCA : le maire de Batangafo arrêté par les mercenaires Russes

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/batangafo-2-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ />

 

 

Batangafo, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Une semaine après la reprise de la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Fafa par les soldats FACA, appuyés par les troupes rwandaises et les mercenaires russes de la société Wagner, de nombreux cas d’arrestation arbitraire et de détention illégale continuent d’être signalés. Le dernier en date, est celui du maire  de l’élevage de Batangafo, Monsieur Mahamat Takadji.

 

Samedi 17 avril 2021, peu avant midi, monsieur Mahamat Takadji, maire de l’élevage de Batangafo, a été interpellé par les mercenaires russes et placé en détention. La raison évoquée, qu’il n’avait pas été nommé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera !

Pour ses proches, le motif évoqué est-il suffisant  pour procéder à son arrestation, puis sa détention  ?

Contacté par téléphone, le sous-préfet de Batangafo n’est pas disponible pour répondre à notre question. Même au ministère de l’Administration du territoire, personne ne souhaite commenter cette affaire.

À lire : Braquage de l’ONG Oxfam à Batangafo, le maire de la ville serait-il complice ?

 

Mais à Batangafo, l’arrestation de monsieur Mahamat Takadji continue de diviser. Certains approuvent cette arrestation et soutiennent que le maire est depuis trois ans cités dans des nombreux cas de braquage et vol des humanitaires dans la ville. Tandis que d’autres soutiennent qu’il n’est pas nécessaire de procéder à son arrestation pour la simple raison qu’il n’est pas nommé par Touadera. « Il fallait juste le remplacer et c’est tout », insistent-ils.

Rappelons que dans la nuit du dimanche 27 à mercredi 28 octobre 2019, aux environs de 23 heures locales, un commando de 14 individus, armés des fusils automatiques pour les uns, et de fabrication artisanale pour les autres, avait pris d’assaut le bureau local de l’ONG internationale humanitaire Oxfam, emportant une importante somme d’argent et plusieurs matériels informatiques (ordinateurs, imprimantes, scanner…).

Depuis ce jour, c’est la consternation générale dans la ville. Les jeunes, très émus des conditions des humanitaires dans leur localité, tentent de mener leur propre investigation pour savoir qui seraient derrière ce gigantesque braquage.

Suite à cette investigation, les populations ont découvert que ce braquage avait réussi grâce à une alliance de circonstance entre un groupe de sept  combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et sept autres issus de la milice Anti-Balaka, avec la bénédiction du maire de la ville.

 

 

Par Christian RONENGA

Journaliste, correspondant du CNC à Batangafo

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsAppppppp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : incendie dans le camp des déplacés de PK3 à Bria

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/trois-femmes-et-un-enfant-dans-le-camp-des-déplacés-de-PK3-de-Bria-en-Centrafrique-450×398.jpg” alt=”dans le camp des déplacés du PK3 de bria” width=”450″ height=”398″ />
Dans le camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria, République centrafricaine, lundi 19 avril dimanche, 18 avril 2021, 19:30:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le camp des déplacés de PK3, sud-est de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto,  a été ravagé par un violent incendie ce dimanche 18 avril. Une centaine d’habitations brûlées, et les conditions de vie deviennent plus difficiles pour les déplacés.

 

La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais d’après les témoins, tout a commencé par l’imprudence d’un déplacé qui aurait voulu brûler des ordures se trouvant aux alentours de son habitation, et les feux auraient débuté vers 11 heures locales, détruisant au passage une centaine d’habitations. Trois personnes ont été également blessées, mais leur vie n’est pas en danger, selon une source proche du MSF contactée par CNC.

Le site des déplacés de PK3, situé au sud-est de la ville de Bria, abrite plusieurs milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2016.

Les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés. Plusieurs sites des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi,  ou encore à Bambari, dans l’Ouaka, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

République du Congo. Répression des voix dissidentes alors que la crise économique exacerbe les défaillances du système de santé

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/dénis-sassou-450×263.jpg” alt=”” width=”450″ height=”263″ />
Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.

 

AMNESTY INTERNATIONAL

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

République du Congo. Répression des voix dissidentes alors que la crise économique exacerbe les défaillances du système de santé

Les autorités de la République du Congo ont mené une alarmante répression contre les défenseurs des droits humains et les militants qui ont dénoncé les conséquences de la crise économique et de son impact sur le quotidien des populations, et notamment sur l’accès à la santé, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié lundi 19 avril 2021.

 

Le rapport, ‘Sur le dos de la crise : Violations du droit à la santé et répression des défenseurs des droits économiques et sociaux en République du Congo’, documente l’impact dévastateur sur le pays de la crise économique débutée en 2014 consécutive à la chute du prix du pétrole, et qui se poursuit dans le contexte de la pandémie du COVID-19. Basé sur des entretiens menés au Congo et à distance avec plus de 50 personnes dont des patients, des syndicalistes et des membres d’associations de défense des droits humains, le rapport met également en lumière la répression des défenseurs des droits humains et des militants qui ont dénoncé la situation.

 

« La crise économique a eu des conséquences brutales sur la vie des populations au Congo. Leur droit à la santé a été compromis par une probable mauvaise gestion du secteur de la santé et des manquements dans la concrétisation de la gratuité de certains soins. Le coût des soins de santé continue d’être un obstacle à l’accès à des soins médicaux vitaux.  La crise économique a appauvri des dizaines de milliers de retraités, des centaines de fonctionnaires et d’étudiants, certains toujours en attente de percevoir leurs pensions, salaires et bourses, » a déclaré Samira Daoud, Directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

 

« Malgré les annonces des autorités pour améliorer le système de santé et respecter les droits économiques et sociaux des populations, peu d’actes concrets ont été réalisés dans ce sens depuis six ans. En outre, ceux qui ont revendiqué leurs droits économiques et sociaux ont été réprimés. Des défenseurs des droits humains, des syndicalistes, des journalistes et des étudiants ont été la cible de poursuites judiciaires, de menaces, de sanctions administratives et de mauvais traitements. »

 

Trous dans le budget de la santé et infrastructures vétustes

 

Le budget du secteur de la santé de la République du Congo a régulièrement diminué depuis 2015, à l’exception d’une légère augmentation en 2020 pour faire face à la pandémie du COVID-19. En 2014, le budget a été estimé à un montant d’environ 515 millions d’euros. A partir de 2015, il a amorcé une baisse continue, jusqu’à atteindre son point le plus bas en 2017, soit 200 millions d’euros environ – une diminution de plus de 60% par rapport à 2014.

 

Le budget a stagné en 2018 et 2019, avant de remonter nettement en 2020 à 325 millions d’euros environ à la faveur de la pandémie de COVID-19. Depuis le début de l’année en cours, il a diminué à nouveau, atteignant un montant de 290 millions d’euros environ. De nombreux projets d’amélioration du système de santé, dont un plan de construction de 12 hôpitaux généraux démarré en 2016, n’ont pas été entièrement mis en œuvre par les autorités.

 

Le rapport documente la déliquescence rapide des infrastructures de santé ces dernières années, dont le Centre Hospitalier Universitaire de la capitale Brazzaville est un exemple parlant. L’institution a régulièrement été privée d’eau courante et d’électricité ces dernières années. Un responsable d’un centre de santé a déclaré à Amnesty International que leur établissement ne disposait pas de moyens pour renouveler son stock de médicaments ou payer les factures d’eau.

 

Un employé dans une autre structure sanitaire a déclaré que le plateau technique était défaillant avec le scanner et l’IRM qui ne fonctionnent toujours pas.

 

A l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire (extrême sud), les coupures d’électricité ont eu des conséquences fatales sur des patients, selon le parent de l’un d’eux :

 

« … Quand il y a coupure de courant au bloc opératoire, il n’y a pas de bascule automatique vers le générateur. Donc il faut qu’une personne se déplace pour mettre le générateur en marche, ce qui peut prendre de longues minutes. Cette fois, trois personnes sous respiration artificielle sont décédées. C’est fréquent, et l’hôpital n’assume jamais ses responsabilités. »

 

Pas de paiement, pas de traitement

 

Le manque d’investissement dans le système de santé congolais et les mauvaises conditions de travail ont conduit de nombreux agents officiant dans le secteur public de la santé à profiter des meilleures offres du secteur privé.

 

Pendant ces trois dernières années, le secteur de la santé a perdu plus de 40% de son personnel actif, selon la ministre de la santé. Par ailleurs, des soignants, pourtant en première ligne dans la lutte contre le COVID-19, se sont plaints à plusieurs occasions du manque d’équipements de protection individuelle mis à leur disposition.

 

Alors que le président de la République a déclaré le 17 décembre 2019 que « toutes les gratuités en matière de santé ont été maintenues, à savoir les césariennes, les traitements contre le paludisme pour les enfants de 0 à 15 ans et le VIH/SIDA », la gratuité de certains soins n’était pas effective.

 

Le rapport documente comment les patients qui ne sont pas en mesure de payer leurs factures médicales sont parfois laissés sans traitement. Un patient de l’hôpital du district de Gamboma, dans le centre du pays, a déclaré à Amnesty International qu’il avait vu l’hôpital refuser de traiter des patients qui ne pouvaient pas payer :

 

« L’an dernier, j’ai vu un jeune homme en provenance d’un village avoisinant, visiblement mal en point, abandonné aux urgences, faute d’argent. Même si l’hôpital n’a pas de produits, face à un cas grave, les agents de santé devraient essayer de faire au moins quelque chose pour soulager le patient. »

 

« Le gouvernement doit améliorer l’accessibilité du système de santé en fournissant aux patients des installations, des biens et des services abordables pour tous », a déclaré Samira Daoud.

 

Fonctionnaires, retraités et étudiants paient le prix fort de la crise

 

Des retraités, des fonctionnaires et des étudiants boursiers à l’étranger ont payé le prix fort des conséquences de la crise financière et de sa gestion par les autorités.

Au mois de février 2021, 280 fonctionnaires réclamaient encore 17 mois d’arriérés de salaires. En novembre 2020, plus de 40 000 retraités avaient cumulé 28 mois de pensions impayés. Des étudiants congolais à l’étranger sont restés au moins trois ans sans percevoir leurs bourses.

 

Un étudiant congolais à l’étranger a déclaré à Amnesty International que dans le pays où il étudie, près de 200 étudiants attendent leurs bourses depuis des mois.

 

« Nous attendons le paiement de près de 36 mois de bourse… Des étudiants sont ici sans diplôme ni attestation de fin d’études, faute du paiement des frais académiques par notre gouvernement… Plusieurs étudiants ont abandonné les études pour faire des petits boulots. »

 

La répression comme traitement des maux du secteur de la santé

 

Le rapport documente la répression des autorités à l’encontre des personnes qui ont dénoncé la gestion et la gouvernance ayant aggravé la situation des droits économiques et sociaux et de celles qui ne se conformaient pas aux mesures de restriction anti-COVID-19.

 

Un exemple d’homicide illégal découlant d’une utilisation excessive de la force documentée dans le rapport est la mort, le 18 avril 2020 à Djambala (nord-est), de Venceslas Samson Opfi qui aurait été tué par des policiers et des gendarmes qui l’ont surpris à moto pendant les heures du couvre-feu. Son parent a déclaré à Amnesty International qu’il avait été battu à l’aide de ceinturons, matraques, coups de crosse, puis son corps sans vie a été déposé à l’hôpital, après qu’un des éléments impliqués a appelé un proche pour faire croire à un accident de la circulation.

 

L’étudiant Brucelon Nelson Apanga, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC), qui a appelé au paiement des bourses, a subi des tortures deux fois, au cours de sa détention en 2018 à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et à son retour forcé d’exil du Cameroun en 2020.

 

Brucelon a déclaré à Amnesty International avoir été déposé malade dans la rue le 22 novembre 2020 après avoir été soumis à de la torture :

 

« … Deux agents en civil de la DGST congolaise m’ont arrêté à Yaoundé, m’ont menotté et embarqué dans une voiture aux vitres teintées, en me bandant les yeux. … A Brazzaville, ils m’ont enfermé dans une maison. … Le 22 octobre 2020, on m’a amené dans une cellule à la DGST, je ne voyais pas la lumière du jour. … j’ai encore subi des tortures, des coups de poing, de l’électrocution. J’avais droit à un petit morceau de pain et un verre d’eau par jour… »

 

Plusieurs activistes et défenseurs des droits humains qui revendiquaient le respect du droit à la santé ont été victimes d’intimidation ou de détentions arbitraires.

 

Le journaliste Rocil Claver Otouna, présentateur du journal de 20h à la télévision d’État, Télé Congo, a été suspendu par le gouvernement après une émission spéciale consacrée à la pandémie – suite au discours du président Denis Sassou Nguesso le 30 avril 2020 – au cours de laquelle il a posé des questions au ministre de la Justice sur la gestion de la pandémie.

 

Les libertés syndicales et le droit de grève ont également été compromis à plusieurs reprises ces dernières années, en lien avec la situation du système de santé.

 

Les étudiants congolais à l’étranger qui se sont mobilisés pour réclamer le paiement de leurs bourses ont été la cible de représailles et de menaces.

 

L’un d’eux a déclaré à Amnesty International que les autorités, ne pouvant pas les atteindre directement, sont passées par leurs parents restés au pays et qui sont plus vulnérables :

 

« Mon père a reçu des appels, ma mère aussi. J’ai reçu des appels de personnes que je ne connais pas, qui me menaçaient de violences, de mort ou de prison. […] Nous, ça fait plus de 24 mois qu’on est ici sans bourse, et on ne dit plus rien car on connait les conséquences. »

 

Amnesty International appelle les autorités congolaises à mette fin aux atteintes aux droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique, cesser les arrestations et les détentions arbitraires de ceux qui dénoncent la gestion de la crise économique et garantir un investissement adéquat dans la santé et les autres services sociaux essentiels.

 

Document public
****************************************
Pour obtenir plus d’informations ou organiser un entretien, veuillez contacter press@amnesty.org ; Twitter : @AmnestyWaro ou le Service de presse : +44 20 7413 5566.

 

 

Dernière minute : grave accident de circulation impliquant le cortège du Président de la République à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/sortie-de-cortège-présidentiel-de-lécole-nationale-de-police-le-lundi-5-août-2019-par-micka-450×337.jpg” alt=”Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC” width=”450″ height=”337″ />
Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 avril 2021, 17:51:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). De retour de son village de Damara, situé à 75 kilomètres de Bangui, le cortège du chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est impliqué dans un violent accident de circulation à Bangui.

 

La scène s’est produite il y a une dizaine des minutes devant l’école nationale de police au PK10 à Bangui. Selon les témoins, le cortège du chef de l’État, en provenance du PK12, et à destination de Boy-Rabe  à vive allure, a percuté violemment un conducteur d’une motocyclette qui roulait au sens inverse, de Gobongo au PK12.

D’après les premiers éléments d’information sur l’identité du conducteur recueillis par la brigade motorisée de la gendarmerie du PK12, il s’agit d’un taxi-motard. Percuté gravement, son état de santé serait très préoccupant. Il a été secouru  par les élèves policiers  de l’école qui assistaient à la scène.

Pour l’heure, la brigade de la gendarmerie de Bégoua est en route pour recueillir probablement d’autres informations sur la victime.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le PAM tire la sonnette d’alarme face à l’insécurité alimentaire au Sahel

0

 

Le PAM tire la sonnette d’alarme face à l’insécurité alimentaire au Sahel

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 31 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale sont menacées par une grave situation d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). D’après l’agence humanitaire onusienne, cette menace est accentuée par les conflits en cours dans la région et par l’impact socio-économique de la pandémie du nouveau coronavirus.

Ce chiffre est supérieur de plus de 30 % à celui de l’année dernière et représente le niveau le plus élevé depuis près de dix ans, selon le PAM pour qui il est nécessaire d’agir immédiatement.

Les prix des denrées alimentaires sont en hausse dans toute la région. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les produits locaux ont augmenté de près de 40%. Dans certaines zones, les prix ont grimpé de plus de 200 %.

Cette situation est due en partie à l’impact économique des mesures mises en place pour contenir la propagation du coronavirus au cours de l’année dernière, mais aussi à la baisse des revenus des populations en raison de la réduction des activités commerciales, touristiques, informelles, et des transferts de fonds.

“La flambée des prix met un repas de base hors de portée de millions de familles pauvres qui avaient déjà du mal à s’en sortir”, a déclaré Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

Dans bon nombre de localités à travers la région, l’insécurité aggrave encore les choses. D’abord, les agriculteurs abandonnent leurs communautés, ce qui rend certaines denrées rares. Et même pour ceux qui persistent, les frais de transports majorés à cause des risques sécuritaires ont une incidence sur les prix à la vente. C’est le cas dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), la République centrafricaine ou encore dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.

“L’assistance alimentaire est peut-être la seule source d’espoir pour des millions de familles. Les besoins sont immenses, et si nous ne parvenons pas à réunir les fonds dont nous avons besoin, nous ne pourrons tout simplement pas y faire face”, a-t-il ajouté.

Pour les six prochains mois, le PAM a besoin de 770 millions de dollars pour ses opérations dans la région. Si ces fonds ne sont pas collectés, les rations seront diminuées pour les personnes dans le besoin, notamment celles qui souffrent de la faim à cause des conflits.

En 2020, le PAM a reçu le prix Nobel de la paix.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46109″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Macron est prêt à « sanctionner » la Russie

0

 

Macron est prêt à « sanctionner » la Russie

 

Bangui ( République centrafricaine ) – « Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie », explique le président de la République dans une interview à la chaîne américaine CBS

« Nous devons définir de claires lignes rouges avec la Russie », a affirmé le président français Emmanuel Macron, se disant prêt à des sanctions en cas de « comportement inacceptable » dans un extrait d’interview à la chaîne américaine CBS diffusé samedi.

« Je pense qu’après un comportement inacceptable, en effet, nous devons sanctionner », a répondu le président Macron, questionné sur la possibilité de mesures contre Moscou en cas d’invasion, au moment où les troupes russes sont de plus en plus nombreuses à la frontière ukrainienne.

Tout en affirmant que les sanctions seules « ne sont pas suffisantes » et qu’un « dialogue constructif » est préférable, Emmanuel Macron a assuré qu’elles constituent « la seule façon d’être crédible ».

« Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie », a-t-il ajouté.

Un sommet à venir.

La Russie est accusée d’avoir déployé des dizaines de milliers de soldats près de sa frontière avec l’Ukraine et en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, et les combats, quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ont récemment repris.

Jeudi, le président américain Joe Biden a annoncé une série de sanctions financières sévères contre la Russie, et l’expulsion de dix diplomates russes, tout en renouvelant sa proposition d’un sommet avec Vladimir Poutine.

Ces sanctions sont une riposte à des cyberattaques et des ingérences dans l’élection présidentielle américaine de 2020. Huit personnes et entités liées à « l’occupation » de la Crimée ont également été sanctionnées.

Vendredi, Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté leur soutien au président ukrainien Volodymyr Zelensky et appelé la Russie à retirer ses troupes à la frontière afin d’oeuvrer rapidement à une « désescalade ».

B.Ch. avec AFP

 

Centrafrique.com/?attachment_id=46107″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

La République tchèque expulse 18 diplomates russes accusés d’espionnage

0

La République tchèque expulse 18 diplomates russes accusés d’espionnage

Bangui ( République centrafricaine ) – La République tchèque va expulser 18 employés de l’ambassade russe que ses services de renseignement ont identifiés comme des agents des services d’espionnage de Moscou, a annoncé le ministre tchèque des Affaires étrangères samedi.

“Dix-huit employés de l’ambassade russe doivent quitter notre république dans les 48 heures” , a déclaré le ministre Jan Hamacek aux journalistes.

« Des preuves irréfutables »

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis a expliqué de son côté que son pays avait « des preuves irréfutables » impliquant des agents du GRU, le renseignement militaire russe, dans une explosion d’un dépôt de munitions qui avait tué deux personnes en 2014. « Nous avons des bonnes raisons de penser que des agents de l’unité 29155 du GRU sont impliqués dans l’explosion d’un dépôt de munitions à Vrbetice », dans l’est du pays, a dit le Premier ministre.

Il a précisé avoir reçu cette information vendredi, sans expliquer pourquoi le gouvernement tchèque n’obtenait ces informations que maintenant. « L’explosion a provoqué d’immenses dégâts matériels et mis en danger les vies de nombreuses personnes, mais elle a surtout tué deux de nos compatriotes », a ajouté M. Babis.

Ces révélations vont « nuire aux relations russo-tchèques », a déploré M. Hamacek, qui venait de prendre par intérim la place de son homologue pro-européen Thomas Petricek aux Affaires étrangères tout en gardant ses fonctions de ministre de l’Intérieur.

L’ambassadeur russe convoqué.

M. Petricek avait été mis à pied lundi par le président tchèque prorusse Milos Zeman après s’être opposé à un recours au vaccin russe contre le Covid-19 Spoutnik V sans le feu vert européen. Social-démocrate pro-européen, M. Petricek avait également critiqué une éventuelle participation de la Russie à un chantier dans le secteur du nucléaire.

« Nous nous trouvons dans une situation similaire à celle du Royaume-Uni au lendemain de la tentative d’empoisonnement à Salisbury en 2018 », a ajouté M. Hamacek en référence au cas de Sergueï Skripal, un ancien agent double qui avait survécu à une attaque des services russes sur le sol britannique. M. Hamacek a précisé qu’il avait convoqué l’ambassadeur russe Alexandre Zmeïevski ce samedi soir.

La Pologne avait annoncé jeudi avoir expulsé trois diplomates russes accusés d’« actions hostiles », après que les États-Unis ont pris des mesures similaires dans le cadre d’une riposte contre une série d’actes imputés à Moscou.

Avec AFP

Centrafrique.com/?attachment_id=46105″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}

les hôpitaux débordés par les blessés des manifestations contre les soldats de l’ONU

0

Nord-Kivu: les hôpitaux débordés par les blessés des manifestations contre les soldats de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est inquiété samedi de “l’afflux de blessés par arme” dans les hôpitaux de la province du Nord-Kivu, après les manifestations contre la mission de l’ONU qui ont secoué cette région de l’est de la République démocratique du Congo.

“Plus de 120 personnes blessées” sont prises en charge à l’hôpital général de référence (HGR) de Beni et à l’hôpital CBCA Ndosho de Goma avec le soutien du CICR, a indiqué cette organisation humanitaire dans un communiqué./////////////.

Au 14 avril, les équipes médicales “suivaient 51 personnes blessées par armes, hospitalisés à l’HGR de Beni dont 9 nouveaux cas liés aux récentes manifestations” dans la zone, a-t-on expliqué./////////////.

“Actuellement, nous avons atteint nos limites en capacité d’accueil à l’HGR de Béni qui compte 43 lits et sommes presqu’à terme pour l’Hôpital CBCA Ndosho de Goma qui en a 74. Les équipes sont mobilisées depuis plus d’une semaine pour répondre à cet afflux”, a expliqué Kelnor Panglungtshang, chef de la Sous-délégation du CICR à Goma./////////////.

Selon ce responsable, le nombre de blessés hospitalisés a explosé à la suite de manifestations dans plusieurs localités du Nord-Kivu, depuis le début de la semaine./////////////.

Ces manifestations, associées à une grève générale dans plusieurs villes (Beni, Butembo, Goma…), ont été organisées à l’appel des groupes de pression et des mouvements citoyens dénonçant l’inaction de la Mission des Nations unies (Monusco) face aux massacres de civils dans la province du Nord-Kivu./////////////.

En début de semaine, le gouverneur de province a interdit toute manifestation, alors qu’une dizaine de personnes ont été tuées lors d’affrontements avec les forces de l’ordre au cours de ces rassemblements au Nord-Kivu depuis le lancement de cette mobilisation le 5 avril./////////////.

Le décret du gouverneur est considéré comme “nul”, selon Lucha, un groupe de défense des droits des citoyens. “Nos manifestations continuent”, a tweeté mercredi ce groupe à but non lucratif./////////////.

“Les jouisseurs de la Gombe (quartier administratif de Kinshasa, ndlr) ne prennent pas au sérieux les priorités du peuple congolais notamment l’insécurité à l’Est et le social. La réalité sur terrain est éloquente, le dire n’est pas un crime”, a écrit Lucha dans un autre tweet./////////////.

La région du Kivu, où sévissent une centaine de groupe armés, est en proie à des violences meurtrières depuis 25 ans./////////////.

Pour sa part, la nouvelle cheffe de la Monusco, la Guinéenne Bintou Keita, a effectué une brève tournée dans l’est du pays, où elle a notamment rencontré l’ancien président Joseph Kabila à Lubumbashi./////////////.

Sur le terrain, pourtant, rien n’a changé./////////////.

“Trois personnes ont été tuées et plus de cent maisons incendiées au cours d’une nouvelle attaque vendredi” en Ituri, rapportent nos confrères de Radio Okapi. Toujours selon la radio onusienne, le nouveau ministre de la défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, promet de s’attéler à mettre fin aux massacres.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=46103″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : Embuscade à Birao, trois militaires tués

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les éléments du détachement des FACA en poste avancé à Gabal (Amdafock RCA) à environ 67 km sont tombés dans une embuscade tendue par les rebelles Soudanais “Missiria” coalisé avec la CPC, hier le 16 avril à 16h lors d’une patrouille de reconnaissance à environ 25 km de Gabal.

Bilan 3 morts du côté FACA, 4 blessés dont 1 auxiliaire de la gendarmerie nationale. Le chef d’état-major des armées Zéphirin Mamadou demande au public en général, à la population de Birao et de ses environs en particulier que les FACA sont en train de multiplier des missions de patrouilles dans la zone pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles soudanais et autres. Il demande à la population de Birao de garder le calme” précise le communiqué de l’état major signé Augustin Ndango-Kpako.

Les limites de la formation tant chantée urbi orbi sur les toits par les Mercenaires russes ont montré leur limite.

Pendant que les militaires sont tués au front, et les consternations gagnent les collines des Oubangui, les manipulés du régime font la danse des ventres avec l’argent du trésor public donné aux russes et qui servent de monnaie de manipulation pour les centrafricains fatigués par la faim de marcher devant la Minusca.

La responsabilité de Koyara et Touadera dans l’embuscade tendue au FACA

Les lignes budgétaires sensées créées les meilleures conditions de travail aux FACA sont d’ores et déjà dilapidées par Marie Noelle Koyara avec la bénédiction de Touadera, Grebada et Laurent Ngon-Baba. Malgré la pertinente recommandation de la Haute Autorité à la Gouvernance, Touadera s’est royalement fermé les yeux, parce que les lignes ont permis le financement de sa campagne du MCU.

Conséquences, les FACA sont obligées de se battre comme ils peuvent sur le terrain comme s’ils ne sont pas morts pour cause de la patrie.

Contacté, un officier militaire à la retraite ne trouve pas de mot. « Qu’est ce que vous voulez ! L’armée a perdu sa lettre de noblesse, les autorités n’ont aucun sens de dévouement. Comment expliquer vous le caractère sournois de Touadera face à ce déluge de feu qui décime nos hommes » ? Relève cet officier à la retraite.

Tant est si vrai que la CPC se rallie avec les Missiria tel qu’indiqué par le communiqué de l’état-major, cela rapporte bien le désamour entre Touadera et les présidents de la sous-région même du soudan voisin dont il bénéficie de la base arrière de la Russie dans ce pays.

 

  1. Yémbinalé

Journaliste rédacteur à CNC

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : encore des morts sur le rang des FACA

0
    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-3-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats FACA en patrouille dans les rues de Bangui, le 22 janvier 2021. Photo CNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021, , 14:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les FACA déplorent sur leur rang trois soldats tués et plusieurs autres blessés près de la frontière avec le Soudan. Le lieutenant Kabo et trois de ses hommes ont péri après une attaque des Missiria, un groupe armé soudanais, nocif et actif dans la région de Vakaga.

 

Il s’agit là des fantassins un lieutenant, un caporal et un homme de rang de deuxième classe. L’attaque a eu lieu hier aux environ de 16h. Les soldats blessés ont du battre en retraite jusqu’à gagner le soudan voisin. Ils y sont restés jusqu’à voir leur lieutenant rendre l’âme sous leur regard impuissant.

« Il est mort faute de soins, c’est une embuscade. On ne s’y attendait pas. Mais si on avait une équipe coordonnée, on pouvait  bien sauver la vie à notre lieutenant qui tenait la tête à l’ennemi. Il est mort en héros, parce que les moyens font défaut », a indiqué à CNC, un homme de rang à Birao.

Ce récit plein d’émotion renvoie à la responsabilité du chef suprême des armés. Faustin Archange Touadera sans le citer, les militaires au front ont bien décrié la responsabilité politique et managériale de Touadera et de la chaine de commandement de l’armée.

Le silence coupable du gouvernement devant les atrocités n’en est pas un. Les troupes sans moyens efficaces ont fait face comme ils peuvent lors de l’embuscade qui leur est tendue par ces hommes armés.

Les militaires attaqués se disent lâchés par le gouvernement. « Notre situation précaire sur le terrain ici est connu par l’état-major et donc le gouvernement. Mais ils ne veulent pas nous créer les conditions pour neutraliser les groupes armés. Même pour avoir notre PGA cela relève de miracle. Le nouveau slogan, c’est le patriotisme alors qu’on s’occupe bien des russes. Qu’est ce que tu veux », a indiqué un soldat légèrement blessé lors de cet affrontement.

Les soldats rwandais ont apporté leur soutien logistique à l’armée pour transférer les corps à Bangui pour que l’honneur militaire leur soit rendu dans les jours-ci.

Dans un communiqué laconique, l’état-major a fait un lien entre ces groupes d’assaillants avec la Coalition des Patriotes pour le changement.

  1. Yémbinalé

Journaliste rédacteur à CNC

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : UN DIALOGUE RÉPUBLICAIN SANS LES VÉRITABLES ACTEURS DE LA CRISE EST-IL UN REMÈDE EFFICACE POUR UN DÉGEL DURABLE ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021, 10:05:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans l’histoire contemporaine, toutes les grandes guerres à travers le monde ont toujours abouti à des négociations, des dialogues quel que soit le vainqueur car les volets militaires quoique fructueux n’ont par expérience réglé de façon durable une crise. C’est ainsi qu’après sa réélection quand bien même contestée par une partie de l’opposition démocratique, le président de la république s’est inscrit dans la logique d’un dialogue constructif afin de rechercher des compromis aux questions essentielles, de définir de manière consensuelle les priorités qui s’imposent pour le bien être du peuple centrafricain. A l’orée de ce dialogue républicain voulu par le président de la république, une cacophonie assourdissante alimentée par des intentions égoïstes teintées de relents partisans gravite autour de la nature et du format de cette prochaine rencontre citoyenne.

 

La tendance dominante soutenue par le pouvoir souhaite un dialogue exclusif avec l’opposition démocratique c’est à dire les partis politiques légalement constitués sans oublier les syndicats, la société civile, les associations, les confessions religieuses etc…d’autres envisagent d’exclure les groupes armés et les partis politiques réunis dans la plateforme de la « coalition de l’opposition démocratique » communément connu sous l’acronyme du COD 2020.

Parallèlement à ce qui s’apparente à un « dialogue de sourds », des évènements de nature à envenimer le climat socio-politique déjà tendu sont enregistrés à travers la déclaration du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU sur les médias internationaux qualifiée de « dérapage » tendant à « forcer la main » du pouvoir pour dialoguer avec certains groupes armés pourtant réputés responsables de milliers de tueries, mutilations et violences de tous genres sur la paisible population. Par ailleurs, la demande de levée de l’immunité de certains parlementaires adressée par le parquet général au bureau de l’assemblée nationale pourtant légale dans la forme mais perçue par les uns et les autres comme de la provocation politique constitue des signes évocateurs d’une tension latente.

Au delà de ce qui peut advenir, le citoyen lambda toujours préoccupé par l’issue de la crise s’interroge :

Le dialogue attendu sans les véritables acteurs de la crise serait-il un remède efficace pour un dégel durable ?

A l’inverse, le dialogue républicain proposé par le président de la république aura t-il lieu ?

Par ailleurs, peut-on affirmer que le dialogue sensé démocratiser la vie politique est-il un mort-né ?

Les derniers évènements qui animent les débats politiques constituent-ils une crise da la crise ?

Peut-on parler du retour de la dictature ou d’une impasse démocratique ?

Le groupe armé qui vient de se démarquer de la CPC à travers un communiqué rentre t-il dans la république à travers cet acte ?

Quid pour les autres groupes armés qui sont restés fidèles au processus né de l’accord de Khartoum ?

Au delà de ces différentes et légitimes interrogations, nous souhaitons rappeler au président de la république que son discours prononcé à l’occasion de son investiture po le second mandat  constitue un tournant dans la résolution de la crise.

Le peuple centrafricain vous a renouvelé sa confiance pour défendre ses intérêts vitaux et non de s’immiscer dans une guerre froide franco-russe qui n’alimente que les intérêts de ces puissances occidentales. En conséquence de ce qui précède, nous vous invitons humblement à prendre de la hauteur de vue et de bannir toute logique d’exclusion génératrice de tensions de nature à compromettre la cohésion nationale…

n’oubliez pas que ce deuxième quinquennat accordé par le peuple souverain est tacitement assorti d’une obligation de résultats, et que vous serez le seul comptable devant le tribunal de l’histoire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 16 avril 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : selon le Président Touadera, son second mandat est placé sous le signe de « l’impunité zéro ». Mais qu’en est-il pour Abdoulaye Hissen ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/le-chef-rebelle-Abdoulaye-Hissen-450×431.jpg” alt=”le chef rebelle Abdoulaye Hissen” width=”450″ height=”431″ />
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors de sa prestation de serment pour un second mandat à l’Assemblée nationale, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait déclaré que son second mandat est placé sous le signe de l’impunité zéro en matière de crime, de corruption et du détournement des deniers publics. Force est de constater malheureusement que depuis lors, rien ne semble changer, sinon des règlements de compte politique. Les vrais criminels circulent toujours en liberté, et prennent même le privilège de se moquer de la communauté internationale, avec la complicité du pouvoir. Le cas palpable est celui du présumé criminel Abdoulaye Hissen, pourtant recherché par la justice centrafricaine pour des crimes graves, et actuellement en totale liberté du mouvement dans la capitale Bangui. D’ailleurs il est pressenti d’occuper un poste ministériel dans le prochain gouvernement. Ce qui est étonnant, la Minusca, qui parle aussi de l’impunité zéro, est plongée aussi dans le jeu de double face du régime. Elle accuse les criminels, c’est encore elle qui les transporte.   

Retour sur une partie des faits

 

En septembre 2015 , dans le cadre d’une tentative de coup d’État manquée pour faire tomber le gouvernement alors que la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, assistait à l’Assemblée générale des Nations Unies de 2015. Mokom, Hissène et d’autres ont été mis en accusation par le gouvernement centrafricain pour diverses infractions pénales, notamment meurtre, incendie criminel, torture et pillage, résultant du coup d’État manqué.

En 2015 – 2016, Hissène est devenu l’un des principaux chefs de milices armées implantées dans le quartier «PK5» de Bangui, qui compte plus de 100 hommes. En tant que tel, il a empêché la liberté de circulation et le retour de l’autorité de l’État dans la région, notamment en taxant illégalement les transports et les activités commerciales. Au second semestre de 2015, Hissène a agi en tant que représentant des «Nairobistes» de la Séléka à Bangui, qui opéraient un rapprochement avec les combattants anti-balaka sous Mokom. Des hommes armés sous le contrôle de Haroun Gaye (CFi.007) et d’Hissène ont participé aux violences qui se sont déroulées à Bangui du 26 septembre au 3 octobre 2015.

Des membres du groupe Hissène sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans un attentat, le 13 décembre 2015 – jour du référendum constitutionnel – sur le véhicule de Mohamed Moussa Dhaffane, dirigeant de l’ex-Séléka. Hissène est accusé d’avoir orchestré la violence dans le district KM5 de Bangui, qui a fait cinq morts, vingt blessés et empêché les habitants de voter lors du référendum constitutionnel. Hissène a mis les élections en péril en créant un cycle d’attaques de représailles entre différents groupes.

Le 15 mars 2016, Hissène a été appréhendé par la police à l’aéroport de Bangui M’poko et transféré à la section de la recherche et des enquêtes de la gendarmerie nationale. Sa milice l’a ensuite relâché, par la force, et a volé une arme précédemment remise par la MINUSCA dans le cadre d’une demande de dérogation approuvée par le Comité.

Le 19 juin 2016, à la suite de l’arrestation de commerçants musulmans par les forces de sécurité intérieure au PK 12, les milices de Gaye et Hissène ont enlevé cinq policiers nationaux à Bangui. Le 20 juin, la MINUSCA a tenté de libérer les policiers. Des hommes armés sous le contrôle de Hissène et de Gaye ont échangé des coups de feu avec les soldats de la paix tentant de libérer les otages. Au moins six personnes ont été tuées et un soldat de la paix blessé.

Le 12 août 2016, Hissène a pris la tête d’un convoi de six véhicules avec des individus lourdement armés. Le convoi, qui fuyait Bangui, a été intercepté par la MINUSCA au sud de Sibut. En route vers le nord, le convoi a échangé des tirs avec les forces de sécurité internes à plusieurs points de contrôle. Le convoi a finalement été arrêté par la MINUSCA à 40 km au sud de Sibut. Après plusieurs combats, la MINUSCA a capturé 11 de ces hommes, mais Hissène et plusieurs autres se sont échappés. Les personnes arrêtées ont indiqué à la MINUSCA qu’Hissène était le chef du convoi dont l’objectif était d’atteindre Bria et de participer à l’Assemblée des groupes de l’ex-Séléka organisée par Nourredine Adam (CFi.002).

En août et septembre 2016, le Groupe d’experts s’est rendu à deux reprises à Sibut afin d’inspecter les biens du convoi de Hissène, Gaye et Hamit Tidjani, saisi par la MINUSCA le 13 août. Le Groupe a également inspecté les munitions saisies dans la maison de Hissène le 16 août. Du matériel militaire létal et non létal a été retrouvé dans les six véhicules et chez les individus appréhendés. Le 16 août 2016, la gendarmerie centrale a effectué une descente au domicile de Hissène à Bangui. Plus de 700 armes ont été trouvées.

Le 4 septembre 2016, un groupe d’anciens éléments de la Séléka venant de Kaga-Bandoro embarqueraient sur six motos pour récupérer Hissène et ses affiliés ont ouvert le feu contre la MINUSCA à côté de Dékoa. Au cours de cet incident, un combattant de l’ex-Séléka a été tué et deux soldats de la paix et un civil ont été blessés.

 

 

Corridor Douala-Bangui : la Minusca s’engage à sécuriser trois départs de convois marchands par semaine

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-Centrafrique-entrent-au-Cameroun-par-le-poste-frontiere-Garoua-Boulai-1-450×252.jpg” alt=”Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.” width=”450″ height=”252″ />
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une note d’information publiée le 14 avril, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’engage à sécuriser davantage le corridor Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique).

 

« Dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, la Force [multinationale] a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe », apprend-on du communiqué.

La sécurisation du corridor du corridor Douala-Bangui fait partie des doléances des quelque 5000 camionneurs en activité sur cet axe. Ce dernier a été fermé pendant près de trois mois pour cause d’insécurité entretenue par des bandes armées en rca. Conséquence : depuis le déclenchement des troubles en République centrafricaine, à la veille de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, plus de 1000 camionneurs transportant des marchandises destinées à approvisionner la capitale centrafricaine étaient stationnés le long dudit corridor, où transitent des marchandises pour environ 55 milliards FCFA chaque année, selon la Douane camerounaise. Finalement, le 5 mars dernier, le corridor a été rouvert.

Avec investir au Cameroun

Vrai, l’ancien ministre centrafricain Régis Lionel Dounda est en garde à vue  

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />
L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter

 

« RCA : l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Regis Lionel Dounda, est placé en garde à vue », publié le 14  avril 2021, à 10h 50, par le site Corbeau News Centrafrique.

 

  • L’information est reprise sur les réseaux sociaux et circule sur Facebook notamment.

 

  • Son chargé de communication intérimaire confirme l’information.

 

  • Le ministre, joint par téléphone, témoigne.

 

  • Le procureur général près la cour d’appel de Bangui apporte des précisions sur l’affaire.

 

  • L’information relative à l’audition de Régis Lionel Dounda à la SRI est donc vraie.

Le 14 avril 2021, Corbeau News Centrafrique annonce sur son site que l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports est entendu, depuis le matin, dans les locaux de la Section de recherches et d’investigations (SRI) où il a été placé en garde à vue. L’information devient virale et est partagée par des sites d’information et des membres influents de la communauté sur leurs réseaux sociaux.

Cette information intervient quelques jours après son limogeage, le 6 avril, à la suite d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat, rendu le 23 février, et dans lequel on l’accuse de « crimes de faux et usage de faux et détournement de deniers publics » dans l’affaire des loyers versés par la société Bocom Pétroleum Centrafrique.

 

Pour vérifier cette information, l’équipe #StopATènè a essayé de joindre, à plusieurs reprises, le ministre sur son téléphone. En vain.

Nous avons alors appelé le chargé de communication intérimaire du ministère de la Jeunesse et des sports, Trésor Adoum, qui a confirmé l’information de Corbeau News Centrafrique : « Oui, le ministre est maintenu et entendu à la SRI depuis hier matin (NDLR, jeudi 14 avril) et l’audition se poursuit. »

L’intéressé confirme son audition

A 19 h, jeudi soir, coup de fil de l’ancien ministre a un membre de notre équipe. Il confirme lui-même son placement en garde à vue. « Oui, effectivement, j’ai reçu une convocation du parquet général me convoquant à la SRI, le 14 avril, à 9 h. Quand je suis arrivé, ils m’ont dit qu’il faudrait qu’on me mette en garde-à-vue pour des nécessités d’enquête. Peu après, j’ai contacté mon avocat pour qu’il puisse s’imprégner de la situation et des faits qui me sont reprochés. Je suis encore là, je peux utiliser mon téléphone et circuler au sein des locaux de la SRI. »

Eric Didier Tambo, procureur général près la cour d’appel de Bangui, apporte des précisions sur l’audition en cours : « L’ancien ministre de la Jeunesse et des sports est soupçonné de détournement sur la base du rapport de l’Inspection générale d’Etat. Pour l’instant, la procédure est en cours. Lors des auditions, si le ministre cite le nom d’éventuels témoins, ceux-ci seront entendus. La garde à vue prendra fin ce jour, 16 avril, mais si rien n’est fait jusqu’à la fin de la journée, elle sera prolongée de 72 h. »

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca

Sources :

  • Contact téléphonique avec le chargé de communication intérimaire
  • Contact téléphonique avec Régis Lionel Dounda
  • Contact téléphonique avec le procureur général près la cour d’appel de Bangui

 

 

 

Denis Sassou Nguesso prête serment devant une vingtaine de dirigeants africains

0

Congo: Denis Sassou Nguesso prête serment devant une vingtaine de dirigeants africains

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Denis Sassou Nguesso, proclamé vainqueur de la présidentielle au Congo, a été investi vendredi à Brazzaville pour un quatrième mandat, en promettant devant une vingtaine de chefs d’Etat africains de défendre la forêt du bassin du Congo, “poumon africain qui fait respirer le monde”.

A 77 ans, dont bientôt 37 cumulés au pouvoir, M. Sassou a été investi pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo-Brazzaville, pays d’Afrique centrale riche en pétrole et en bois, qui s’étend au milieu des forêts et des tourbières du bassin du Congo./////////////.

A un peu plus de six mois de la COP26 prévue à Glasgow en novembre, l’ancien officier a promis de “donner au Congo la dimension mondiale qu’il mérite en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité”./////////////.

“On ne dira plus l’Afrique noire mais l’Afrique verte”, a ajouté le président d’un pays qui reçoit comme ses voisins des aides de ses partenaires au nom de la lutte contre le réchauffement climatique./////////////.

Sur le plan intérieur, M. Sassou a promis une “politique de tolérance zéro” à l’égard des détournements de fonds et de l’enrichissement illicite./////////////.

“J’y veillerai”, a insisté le président dont l’entourage a été plusieurs fois soupçonné par des ONG d’achats de villas ou d’immeubles de luxe à l’étranger avec des fonds publics détournés./////////////.

Une vingtaine de chefs d’Etat africains ont fait le déplacement de Brazzaville pour l’investiture de “l’Empereur” (surnom que lui ont donné les présidents ivoirien et guinéen): ceux d’Angola, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Guinée, Guinée Equatoriale, Liberia, Mauritanie, Mali, Namibie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo./////////////.

L’Algérie, le Cameroun, le Gabon, le Rwanda, l’Afrique du Sud se sont fait représenter par leurs Premiers ministres ou un responsable de haut rang pour l’investiture de M. Sassou, impliqué dans des médiations africaines dans les conflits régionaux (Libye, Centrafrique, RDC)./////////////.

Reprenant un thème de campagne, le président a promis une “révolution agricole” pour sortir son pays de sa dépendance au pétrole et aux importations./////////////.

M. Sassou Nguesso a été élu lors du scrutin du 21 mars, contre six adversaires, avec 88,40% de suffrages, selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle./////////////.

Trois de ses opposants ont déposé des recours en annulation qui ont été rejetés./////////////.

Son principal adversaire, Guy-Brice Parfait Kolélas, est décédé du Covid-19 le lendemain du jour du scrutin, à son arrivée en France pour une évacuation sanitaire./////////////.

M. Sassou est l’un des doyens des chefs d’Etat africains en terme de longévité, derrière son voisin camerounais Paul Biya et l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema./////////////.

M. Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir en 1979 et a dirigé le pays d’une main de fer sous le régime du parti unique jusqu’en 1992./////////////.

Battu lors de la première élection pluraliste en 1992, il est revenu aux affaires en 1997 à la suite d’une sanglante guerre civile qu’il a remportée contre le régime du président Pascal Lissouba, grâce à l’appui des troupes angolaises.

Avec AFP

{CAPTION}
{CAPTION}

“nos relations avec le Tchad sont cordiales”

0

Sylvie Baïpo-Temon : “nos relations avec le Tchad sont cordiales”

Bangui ( République centrafricaine ) – La ministre des Affaires étrangères de la RCA minimise les propos de l’ambassadeur de Russie à Bangui qui avait critiqué le rôle du Tchad dans son pays.

Le 29 mars dernier, à la veille de l’investiture du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, l’ambassadeur de Russie en RCA, avait critiqué le rôle du Tchad dans le pays. Au cours de cette conférence de presse, Vladimir Titorenko avait appelé les pays voisins de la Centrafrique, dont le Tchad, à sécuriser leurs frontières afin de mettre fin à la circulation illégale d’armes et de groupes armés qui déstabilisent la RCA./////////////.

Dans un communiqué, les autorités tchadiennes ont protesté contre ces propos, qu’ils ont qualifiés de surprenants./////////////.

Au cours d’une interview à la DW, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, minimise la portée des déclarations du diplomate Russe et rappelle que son pays entretient d’excellentes relations avec le Tchad./////////////.

Dialogue politique/////////////.

Récemment, le patron de la mission de l’Onu en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, a suggéré au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, réélu pour un second mandat, de dialoguer avec ses opposants, y compris avec les chefs rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée par l’ancien président, François Bozizé. /////////////.

Cependant, la cheffe de la diplomatie centrafricaine y est opposé. “Il faut discuter avec eux sur quelle base ? Ils n’ont pas renoncé à la violence. Ils ont dénoncé l’accord de paix de Khartoum de 2019”, a indiqué Sylvie Baïpo-Temon qui se prononce aussi sur la demande formulée par Mankeur Ndiaye de revoir à la hausse le nombre des casques bleus dans son pays./////////////.

Exaction des formateurs russes/////////////.

Fin mars 2021, un groupe d’experts de l’Onu s’est alarmé de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprises militaires et de sécurité privées étrangères par le gouvernement de la République centrafricaine, ainsi que des contacts étroits qu’entretiennent ces compagnies et leur personnel avec les casques bleus de l’Onu./////////////.

Le groupe de travail sur les mercenaires s’est dit profondément troublé par les actions interconnectées de “Sewa Security Services”, de “Lobaye Invest SARLU”, une entreprise russe, et d’une organisation basée en Russie, connue sous le nom de “Groupe Wagner”./////////////.

Ils ont notamment exprimé leurs préoccupations quant à leurs implications dans une série d’attaques violentes survenues depuis les élections présidentielles du 27 décembre 2020./////////////.

Par ailleurs, les experts ont exprimé leurs préoccupations quant à la proximité et l’interopérabilité entre ces entrepreneurs et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca)./////////////.

Ils ont aussi fait état de réunions coordonnées en présence de “conseillers russes, y compris dans les bases de la Minusca, ainsi que des évacuations médicales de « formateurs russes blessés vers les bases de la Minusca”./////////////.

Enfin, les experts de l’Onu indiquent également avoir reçu des rapports faisant état de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, imputables aux militaires privés qui opèrent conjointement avec les forces armées centrafricaines (FACA) et, dans certains cas, avec les forces de maintien de la paix des Nations unies.

Avec DW français

{CAPTION}
{CAPTION}

Centrafrique, un ramadan sous le signe de l’espoir

0

Centrafrique, un ramadan sous le signe de l’espoir

Bangui ( République centrafricaine ) – Les musulmans de Centrafrique espèrent que le mois de ramadan rapprochera les communautés et sera un temps de prière pour la paix.

Il est midi, c’est l’heure de la prière. Les croyants affluent à la mosquée “Tawal Taltou” au PK5. Ce ramadan est un moment de défi sanitaire avec la Covid-19, économique avec la flambée des prix des denrées alimentaires, mais aussi sécuritaire pour les musulmans dans les zones où a été décrété l’état d’urgence. /////////////.

Aboubacar Youssouf redoute pour sa part avant tout la flambée des prix sur le marché./////////////.

“Avant le ramadan, les imams ont fait des prêches par rapport aux commerçants parce que dans l’islam, augmenter le prix de cette manière n’est pas conseillé. Mais c’est plus difficile parce qu’on traverse un moment d’insécurité, les frontières sont fermées et les choses ne marchent pas bien. Cela fait que les gens n’ont pas les moyens pour aller au marché et cela devient plus difficile. Surtout pour avoir du sucre, des dattes, tout ce qui est nécessaire pour la rupture parce que l’argent ne circule pas dans le pays” explique t-il./////////////.

Mais en ce début de ramadan, la majorité des chrétiens et musulmans s’accordent autour d’un point essentiel dont le pays a besoin : la paix. /////////////.

“Le ramadan de cette année va être observé dans un contexte de crise, de violence, où le tissu social est déchiré. C’est pourquoi j’attends beaucoup de mes frères musulmans pour qu’ils puissent effectivement prier pour la paix” explique un habitant de Bangui./////////////.

Pour un autre le souhait est que les musulmans ” portent en tout cas des messages de paix pour la République centrafricaine, dans leurs moments de prière.”/////////////.

“Mon attente c’est de prier pour notre pays, faire une prière quotidienne pour la paix totale sur le territoire centrafricain, qu’ils n’oublient pas ceux qui sont à Ndélé, Bossangoa, Bria” souhaite un autre./////////////.

Il est midi, c’est l’heure de la prière. Les croyants affluent à la mosquée “Tawal Taltou” au PK5. Ce ramadan est un moment de défi sanitaire avec la Covid-19, économique avec la flambée des prix des denrées alimentaires, mais aussi sécuritaire pour les musulmans dans les zones où a été décrété l’état d’urgence. /////////////.

Aboubacar Youssouf redoute pour sa part avant tout la flambée des prix sur le marché.

Avec DW français
{CAPTION}
{CAPTION}

Mort d’Abbas Sidiki : ce qui s’est vraiment passé

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/abass-sidiki-de-3R-le-29-novembre-2019-a-Bouar-par-gervais-lenga-cnc-450×427.jpg” alt=”abass sidiki de 3R le 29 novembre 2019 à Bouar par gervais lenga cnc” width=”450″ height=”427″ />
Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Un communiqué du mouvement des 3R daté du 2 avril 2021 annonce officiellement la mort d’Abbas Sidiki. Décès survenu le 25 mars 2021 dans un centre de santé de Kamba-Kota (communiqué n°17 du mouvement 3R).

 

Pourtant, le 18 décembre 2021, la Radio Centrafrique avait annoncé la mort d’Abbas Sidiki et d’une dizaine de ses éléments dans les violents combats qui ont opposé les combattants de la CPC aux forces coalisées (Faca, Russie et Rwanda) à Bossembélé.

Quelques jours plus tard, des personnes contactées à Niem-Yéléwa (commune d’élevage de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 90 km sur l’axe Bouar-Ngaoui à l’ouest), indique que sa femme a été placée sous le rite du veuvage musulman dès l’annonce de son décès le 18 décembre 2020.

 

  • Les éléments d’Abbas Sidiki avaient menacé à partir du 19 décembre 2020 d’attaquer les Forces armées centrafricaines (Faca) se trouvant dans les zones sous leur contrôle.

 

  • Le centre de santé de Kamba-Kota n’a pas la capacité à prendre en charge les blessés graves.

 

  • En conclusion, Abbas Sidiki est bel et bien mort le 18 décembre 2020 à la suite des combats de Bossembélé.

Le 2 avril 2021, un communiqué des 3R tombe annonçant officiellement la mort de son chef Abbas Sidiki, le 25 mars dans un centre de santé de Kamba-Kota. Le même jour, Radio Ndeke Luka reprend l’information sur son site et titre : « Le 3R annoncent officiellement la mort de son chef Sidiki Abbas ». Le lendemain, le 3 avril, RFI relaie l’information en ces termes : « Centrafrique: officialisation de la mort de Sidiki Abbas, chef du puissant groupe armé 3R ». Malgré cette annonce, de nombreuses questions et rumeurs persistent autour de sa mort. C’est pourquoi l’équipe #StopATènè s’est lancée dans une enquête pour démêler le vrai du faux.

 

Communiqué de 3R annonçant le décès d’Abbas Sidiki

Des indices qui montrent que Sidiki était mort dès le mois de décembre

Le communiqué des 3R précise que « le président fondateur, le général Sidiki Abbas, est décédé le 25 mars 2021, au centre de santé de Kamba-Kota, suite aux blessures graves qu’il a subies pendant les attaques qui ont lieu précisément à Bossembélé le 16 novembre 2020 vers 18heures ». Pourtant, dès le 18 décembre 2020, la radio nationale annonce, sur ses ondes, la mort du leader des 3R. La nouvelle émane d’un communiqué du porte-parole du gouvernement. L’information circule également sur les réseaux sociaux.

Rapidement, la cellule #StopATènè contacte plusieurs proches de la famille, à Bangui et à Niem-Yéléwa (lieu de résidence de la famille Sidiki), qui confirment sa mort. Un proche de la famille, à Niem, précise que « la femme de Sidiki est mise sous le rite de veuvage musulman». Quelques temps après, d’autres témoins indiqueront qu’elle a quitté son village pour rejoindre sa famille à Meiganga dans le nord Cameroun.

A cette même période, dans les zones sous contrôle des éléments des 3R, des menaces sont proférées contre les Forces armées centrafricaines (Faca) et la Minusca. « Ce 19 décembre 2020, les éléments des 3R nous ont envoyé un message selon lequel ils viendront nous attaquer pour venger la mort de leur chef, tué par une frappe à Bossembélé. Nous avons pris des dispositions nécessaires en les devançant de 5Km. Mais ils ne sont pas venus. C’est de là que nous avons appris son décès », avait confié un élément des Faca, contacté depuis Besson, l’une des bases arrière des 3R.

Aux alentours du 20 décembre, une photo circule sur les réseaux sociaux montrant un corps en partie calciné. Ce corps serait celui d’Abbas Sidiki. Une recherche d’image inversée sur plusieurs moteurs de recherche ne donne aucun résultat, laissant penser que la photo n’a jamais été publiée auparavant. Un examen visuel de l’image et un comparatif avec des photos de son vivant laissent apparaître des similitudes, notamment au niveau de la bouche, déformée, et de l’implantation de sa barbe. Des sources militaires et proches de la primature confirment, de leur côté, l’authenticité de la photo.

Enfin, son successeur Sembé Bobbo, joint le 18 décembre 2020 par Radio Ndeke Luka, n’a jamais ni confirmé, ni démenti cette annonce.

A ce stade de notre enquête, ce large faisceau d’indices tend donc à prouver qu’Abbas Sidiki était bel et bien mort dès décembre 2020, dans l’attaque de Bossembélé.

Le centre de santé de Kamba-Kota n’est pas adapté pour les blessés graves

Par ailleurs, il est très peu probable que Sidiki ait pu séjourner pendant plus de trois mois dans le centre de santé de Kamba-Kota – une des communes isolées de Batangafo qui a vu naître la rébellion CPC. L’établissement n’a pas la capacité de prendre en charge des patients gravement blessés par balle. L’organisation sanitaire prévoit d’ailleurs que les cas graves soient transférés automatiquement dans les centres de référencement alentour.

Autre indice : au moment où le mouvement 3R annonce la présence de son chef dans ce centre de santé, le village est sous contrôle de l’armée nationale et des forces alliées (Russes et Rwandais). Interrogées, les sources militaires n’ont pas confirmé de décès dans ce centre, encore moins celui d’un chef rebelle.

Alors que Sidiki a été donné mort puis ressuscité plusieurs fois, il n’existe aujourd’hui plus de doute sur son décès intervenu lors de l’attaque de Bossembélé, en décembre 2020, et non pas le 25 mars 2021 dans un centre de santé de Kamba-Kota. Le communiqué des 3R n’est donc qu’une stratégie de communication dans un contexte de restructuration de ce mouvement après la mort de son leader, et prétexte également à annoncer le nom du nouveau commandant des 3R, Sembé Bobbo.

#StopATènè, l’équipe de lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA

Sources :

  • Communiqué officiel du porte-parole du gouvernement annonçant la mort de Sidiki, le 18 décembre 2020
  • Témoignages des proches de la famille
  • Témoignages de militaires
  • Analyse visuelle de l’image du cadavre d’Abbas Sidiki
  • Contact avec Sembé Bobbo, le nouveau chef des 3R

 

RCA : le mouvement armé 3R dément l’arrestation de ses membres par les forces loyalistes

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />
des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans un communiqué publié ce vendredi et largement partagé sur les réseaux sociaux, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réinsertion ) dément l’arrestation de quatre de ses membres par les soldats FACA, appuyés par ses alliés russes et rwandais, dans les chantiers miniers de « Abba » et de « Niem », comme l’a affirmé le parquet général de Bangui dans un communiqué publié jeudi 15 avril.

D’après le communiqué du mouvement 3R signé par son nouveau Président Sembé  Bobo, celui-ci est en bonne santé et ne fait l’objet d’aucune arrestation. En conséquence, les personnes arrêtées et présentées par le parquet ne sont que des artisans miniers qui cherchent peut-être de quoi à survivre.

Ci-dessous le communiqué de presse de 3R.

 

Fake news : le représentant de la Minusca n’est pas déclaré « persona non grata » en RCA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mankeur-ndiaye-de-la-Minusca-450×450.jpg” alt=”mankeur ndiaye de la minusca” width=”450″ height=”450″ />
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Le représentant de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye alias Menteur Ndiaye sera expulsé la semaine prochaine de notre territoire suite à la demande soumise par le Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger Temon BAIPO à la très haute autorité du pays », post publié sur Facebook, le 11 avril 2021, dans plusieurs groupes privés et partagé à maintes reprises.

 

  • Contacté par téléphone, la ministre des Affaires étrangères dément cette information en précisant qu’elle n’a envoyé aucune lettre à la primature.

 

  • Le conseiller à la communication de la primature ignore cette information.

 

  • La rumeur selon laquelle Mankeur Ndiaye, représentant de la Minusca, est déclaré persona non grata est donc fausse.

 

Quelques jours après une interview accordée à RFI, le 9 avril 2021, le représentant de la Minusca, Mankeur Ndiaye, fait l’objet d’une rumeur selon laquelle il serait sous le coup d’une procédure de persona non grata, après que la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon, a soumis au gouvernement une demande d’expulsion du territoire centrafricain à son encontre. Sur RFI, le chef de la Minusca s’était félicité du retrait du leader de l’UPC, Ali Darass, de la CPC et de sa décision de réintégrer l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210409-m-ndiaye-la-minusca-enqu%C3%AAte-sur-les-all%C3%A9gations-d-exactions-de-mercenaires-russes-en-rca

Ses propos ont provoqué la polémique qui s’est diffusée sur les ondes de la radio nationale, les réseaux sociaux et au sein de certaines organisations. Le 11 avril, Désiré Ngaïbona, proche du parti présidentiel, poste le message suivant dans le groupe Centrafrique Emergente avec Touadera, qui compte plus de 17 000 membres : « Le représentant de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye alias Menteur Ndiaye sera expulsé la semaine prochaine de notre territoire suite à la demande soumise par le Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger Temon BAIPO à la très haute autorité du pays ». En quelques heures, la nouvelle devient virale. Elle est partagée dans plusieurs groupes privés Facebook centrafricains et étrangers et reprises sur des sites comme le Potentiel centrafricain.

 

Capture d’écran Facebook (11/04/2021Capture d’écran Facebook (11/04/2021)

La ministre des Affaires étrangères dément

Contactée via WhatsApp, Sylvie Baïpo Temon dément catégoriquement avoir introduit une demande d’expulsion du chef de la Minusca auprès de la primature: « Vraiment, les gens aiment trop mettre la zizanie pour rien. Je ne suis pas encore intervenue sur la déclaration de Mankeur Ndiaye. Tout ce qui est dit est faux. Je n’ai jamais rencontré le Premier ministre à ce propos. »

L’équipe #StopATènè a également contacté le conseiller à la communication du Premier ministre, Ursule Aguingo Grengbo, qui a réfuté les allégations : « La Minusca est un partenaire important, même s’il y a des hauts et des bas. La démarche dont vous avez eu vent ne provient pas du gouvernement. »

En latin, persona non grata signifie littéralement «une personne qui n’est pas la bienvenue ». Ce terme fait mention d’un individu dont une communauté ne veut plus. En vertu de l’article 9 de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques de 1961 (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_1_1961.pdf) et de l’article 23 de la Convention de Vienne sur les Relations consulaires de 1963 (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_2_1963.pdf), dont la RCA est signataire, « un Etat accréditaire a désormais la possibilité, sans avoir à motiver sa décision, de déclarer persona non grata un agent qui se trouve sur son territoire. L’Etat accréditant rappellera alors la personne en cause ou mettra fin à ses fonctions auprès de la mission, selon le cas. »

De cette rumeur est née une autre indiquant que Mankeur Ndiaye serait remplacé à la tête de la Minusca par un Rwandais, sans plus de précisions. Ainsi, lit-on sur le compte Facebook de L’Oubanguien Centrafrique : « A toutes les unités, Menteur Ndiaye vient de tomber !!! Un représentant allié prendra sa place. Bravo au peuple centrafricain. » Une allégation démentie par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, contacté via WhatsApp : « Il s’agit de l’intox authentique. Cette information est méconnue au sein de notre institution. » D’ailleurs, le site officiel de l’ONU ne signale aucune publication visant le remplacement de Mankeur Ndiaye. De même, que l’on ne trouve aucune trace d’un prétendu soutien du secrétaire général des Nations-Unies au représentant de la Minusca.

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA

Sources :

Contact WhatsApp avec la ministre des Affaires étrangères

Contact WhatsApp avec le porte-parole de la Minusca

Appel téléphonique au conseiller à la communication de la primature

Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_1_1961.pdf) et Convention de Vienne sur les Relations consulaires (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_2_1963.pdf)

Site internet de l’ONU (https://news.un.org/fr/)