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Au moins 30 morts après le chavirage d’un bateau au Nigeria

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Au moins 30 morts après le chavirage d’un bateau au Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – Un bateau de la compagnie Lagos State Ferry Services quitte la jetée du Five Cowries Terminal à Lagos, au Nigeria, le 10 février 2020.

Trente personnes sont mortes noyées après le chavirage de leur bateau surchargé dans l’Etat du Niger, dans le centre du Nigeria, a déclaré lundi à l’AFP un responsable des urgences./////////////.

Le bateau qui transportait une centaine de commerçants locaux s’est brisé en deux après avoir heurté un obstacle pendant une tempête alors qu’ils revenaient d’un marché samedi, a déclaré Ibrahim Audu Hussein, porte-parole du service des urgences dans l’État du Niger./////////////.

“Trente corps ont été retrouvés jusqu’à présent et cinq personnes sont toujours portées disparues”, a-t-il ajouté, précisant que l’accident avait eu lieu dans le village de Tijana situé dans le district de Munya./////////////.

“Soixante-cinq passagers ont été secourus avec l’aide de plongeurs locaux”, a déclaré le porte-parole. Les recherches ont éte entravées par des fortes pluies mais les plongeurs ont “bravé” le mauvais temps, a-t-il ajouté. /////////////.

Les naufrages de bateaux, souvent surchargés et mal entretenus, sont fréquents au Nigeria, particulièrement pendant la saison des pluies.

Avec AFP/VOA

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Six morts et six blessés dans un attentat suicide à Mogadiscio

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Six morts et six blessés dans un attentat suicide à Mogadiscio

Bangui ( République centrafricaine ) – Six personnes ont été tuées et six autres blessées dans un attentat suicide dimanche contre un commissariat de police à Mogadiscio, a indiqué la police.

L’attaque s’est produite à Warberi, dans le sud de la ville, sur la route très fréquenté de Maka al-Mukaram./////////////.

“L’explosion a été tellement puissante qu’elle a détruit des parties de l’immeuble”, a déclaré à l’AFP le chef de la police somalienne, Ibrahim Mohamed./////////////.

La circulation sur cette route a été temporairement fermée par la police, selon des témoins./////////////.

“Six personnes dont quatre civils et deux policiers ont été tués dans cette attaque qui a visé le commissariat de police”, a dit à l’AFP le porte-parole de la police Sadik Dudishe./////////////.

Parmi les victimes se trouve un commissaire de police dont on soupçonne qu’il était la cible de l’attaque. Six autres personnes ont été blessées, a ajouté le porte-parole./////////////.

L’attentat n’a pas été revendiqué mais généralement les attaques dans la capitale somaliennes sont menée par le groupe Al-Shabaab (“les jeunes” en arabe)./////////////.

Al-Shabaab veut renverser le gouvernement fédéral somalien depuis 2007 et lance régulièrement des attaques contre le gouvernement en ciblant également des civils.

Avec AFP/VOA

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RCA : crimes commis par les mercenaires de Wagner, les FACA  commencent à parler

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Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à son domicile , transporté par un camion de l’armée nationale.

 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:44:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’assassinat cruel du délégué du marché à bétail de Kaga-Bandoro par les mercenaires de la société russe Wagner, les langues commencent à délier. Certains militaires de l’armée nationale ont décidé  de décrire et témoigné de certains crimes commis par leurs alliés russes à Alindao, mais aussi à Grimari, située à 77 kilomètres à l’ouest de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka.

 

Si les populations civiles de Kaga-Bandoro ont été étonnamment surprises de retrouver le corps sans vie de monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11 décapité et incendié par les mercenaires russes, au sein de l’armée nationale, cela n’étonne personne, encore moins si cela concerne les mercenaires russes. D’après quatre soldats de l’armée nationale que nous avons pu les interroger à Kaga-Bandoro, la plupart des crimes commis par les mercenaires russes et syriens à Grimari auraient été faits à l’aide d’une scie motorisée à chaîne coupante communément appelée  « la tronçonneuse ».

« Je me rappelle le mois dernier lors de notre patrouille dans les quartiers qui se trouve derrière marcher central à Grimari, nous avions interpellé un homme d’une trentaine que nous soupçonnons  d’appartenir à la milice Anti-Balaka. Les Russes l’ont amené dans leur base pour interrogatoire. On ne sait pas comment les choses se sont passées, mais ils ont voulu tirer sur lui à plusieurs reprises, mais les projectiles ne l’ont pas atteint. Ils ont utilisé des couteaux, là aussi ça ne marche pas. Les couteaux se mettent à couper quand ils le poignardent. Ils ont pris maintenant la tronçonneuse. Ils l’ont découpé en morceau… À partir de ce jour, toutes leurs victimes ont été assassinées par une tronçonneuse », raconte l’un des témoins qui ne sont autres qu’un soldat FACA. Ces faits ont été confirmés par les trois autres FACA qui ont décidé de témoigner aussi des autres cas qui sont survenus à Bambari, Ippy et Alindao.

« Le 10 avril dernier, on a appris que les rebelles sont sortis au village Nzeleté, à une vingtaine de kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari. Nous sommes allés avec les Russes. Mais en arrivant sur place,  le village est calme. L’un de nos indicateurs nous a montré un homme comme un possible pisteur des rebelles. Nous l’avions arrêté, et les Russes l’ont amené dans leur base pour interrogatoire. Mais le lendemain, on ne voit que son corps décapité entreposé dans un sac. Ils l’ont enterré juste à 200 mètres de leur base », témoigne un autre FACA.

En tout cas les faits sont nombreux, et nous ne pouvons pas tout décrire dans cet article. Mais une chose est sûre, c’est que les Centrafricains demandent l’ouverture d’une enquête internationale et impartiale menée par les Nations unies sur les exactions des mercenaires russes en RCA.

Affaire à suivre.

 

Par Éric Piandé

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bandoro

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la Minusca condamne fermement l’usage d’engins explosifs sur le territoire centrafricain

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Photo Minusca

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:50:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 72 heures après l’explosion d’une mine terrestre  qui avait endommagé la voiture de la mission catholique de Niem, dans le diocèse de Bouar, dans le Nord-ouest de la Centrafrique. La Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine se dit samedi préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.

 

 

Mercredi 5 mai, une voiture de la mission catholique de Niem, dans le diocèse de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a été touchée par l’explosion d’une mine terrestre. D’après les premiers éléments recueillis, il y aurait au moins une perte en vie humaine.

Au moins une personne a péri, dans le village de Kolo, près de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, ce lundi 5 avril, après qu’une mine terrestre a explosé au passage d’une voiture des missions de la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram.

Cependant, l’utilisation des engins explosifs n’est pas seulement réservée ce dernier temps à la partie nord-ouest de la RCA. Selon nos informations, à l’Est, dans la Lobaye, au nord, dans la Haute-Kotto, au centre, dans la Ouaka, les engins explosifs sont régulièrement utilisés. Ceci inquiète sérieusement la mission des Nations unies en République centrafricaine. Sur les réseaux sociaux ce week-end, elle a publié un message pour mettre en garde les auteurs de ce crime :

« La Minusca condamne fermement l’usage d’engins explosifs sur le territoire centrafricain et dont les principales victimes sont les civils. Cette pratique lâche est une violation grave du droit international humanitaire et expose ses auteurs à des poursuites judiciaires », a publié samedi sur Twitter le service de communication de la Minusca.

Mais sur le terrain, les Mercenaires russes et les rebelles se rejettent la responsabilité sur l’autre. Quelques minutes après l’explosion d’une mine terrestre qui a explosé au passage d’une voiture de la mission catholique de Niem, le conseiller russe du chef de l’État, monsieur Valery Zakharov s’est empressé pour poster un message d’attention sur Twitter, accusant le 3R d’avoir posé un engin explosif dans la région de la Nana-Mambéré.  Sans plus tarder, le lendemain, le 3R publie un communiqué pour démentir les propos du conseiller russe du chef de l’État.  D’après ce mouvement, les propos du conseiller russes du chef de l’État ne sont que des diversions pour éventuellement cacher les crimes qui auraient été commis par les mercenaires russes révélées par les Nations unies et les médias internationaux.

Selon nos informations, les Russes utilisent aussi des engins explosifs  comme on n’a vu dans la Lobaye, la Haute-Kotto, l’Ouaka. Cependant, des sources militaires ont aussi indiqué que le mouvement 3R utilise fréquemment des grenades piégées dans la région de la Nana-Mambéré et l’Ouham – Pendé.

Rappelons que l’année dernière, la Minusca avait accusé le 3R d’avoir utiliser des mines dans la région de l’Ouham-Pendé.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Faux, le chef d’Etat-Major des armées Zéphirin Mamadou n’est pas en fuite

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le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

 

    • « Le Cema Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative denlèvement ()», post Facebook publié le 24 janvier 2021.
    • Contacté par téléphone, le chef dEtat-Major des armées Zéphirin Mamadou dément catégoriquement être en fuite et assure se trouver à
  • Le général a été vu le 23 janvier aux obsèques du commandant Eric Gambi. Des photos publiées sur la page Facebook officielle de lEtat-Major FACA en té
  • La rumeur selon laquelle le chef dEtat-Major des armées Zéphirin Mamadou a pris la fuite est donc fausse.

 

Depuis quelques jours, une rumeur devenue virale affirme que le général Zéphirin Mamadou serait en fuite. Un post Facebook en date du 24 janvier indique : « Flash info : le Cema Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative denlèvement. » Le jour-même, l’information est reprise par le site d’information le tsunami.Net qui titre « Centrafrique : le chef d’état-major des Faca Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative d’enlèvement ? ». L’article précise que « des informations de sources policières et militaires ont rapporté à notre rédaction que le chef d’état-major des forces armées centrafricaine, le général Zéphirin Mamadou aurait échappé à une tentative darrestation cette nuit à son domicile. Au moment où nous mettons sous presse, lhomme se serait évaporé dans la nature avec armes et bagages ».Le 26 janvier, le site Cameroun Web publie un article sous la forme affirmative cette fois-ci : « Centrafrique : accusé dintelligence avec la CPC, le chef dEtat-major prend fuite. » L’auteur écrit : « A présent, le Général Zépherin et son épouse ont disparu des écrans radars. Certaines sources disent quils auraient rejoint une ambassade de la capitale ou encore le camp MPoko. Cependant, une chose est certaine. Le Chef dEtat-major est bel et bien en cavale. »

L’article laisse par ailleurs entendre que cette fuite serait liée aux soupçons de connivence du général avec la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), mouvement armé centrafricain issu de la fusion de six groupes rebelles et responsable des différentes attaques qui, depuis un mois, déstabilisent le pays.

Contacté par téléphone le 25 janvier, le général Zéphirin Mamadou dément catégoriquement avoir fui Bangui. « Je me trouve à linstant même dans mon bureau. Ce sont des détracteurs déçus qui mènent cette guerre gratuite. Je demeure loyaliste », a-t-il déclaré. Des publications viennent confirmer son démenti. Sur la page Facebook de l’Etat Major Faca, un post en date du 23 janvier atteste, photos à l’appui, de la présence du général aux obsèques du commandant Gambi. décédé des suites d’une maladie.

Une deuxième publication, toujours sur la page Facebook de l’Etat-Major FACA, fait état de sa participation à une cérémonie, à la base de la Minusca le 26 janvier, en hommage aux deux Casques bleus tués par les rebelles le 18 janvier dernier à Bangassou. Ce post est accompagné d’une photo où on le voit, portant des lunettes et un masque, déposer une médaille sur l’un des cercueils. Le texte précise que les responsables de la Minusca ainsi que l’inspecteur général de l’armée, le général de division Bruno Izamo, étaient également présents.

Par ailleurs, le Cema dément également avoir remis sa lettre de démission contrairement à ce qu’avait affirmé une source à l’Etat-Major des armées jointe par l’équipe #StopATènè le 24 janvier. Celle-ci avait ainsi déclaré : « Le chef d’Etat-Major a déposé sa lettre de démission il y acinq jours sur la table du président. Jusqu’alors, le Chef suprême des armées n’a pas encore signé cette lettre de démission. »Toutefois, il disait ne rien savoir sur la prétendue fuite du général.

 

    • Appel téléphonique augénéral Zéphirin Mamadou (lundi 25 janvier 2021)
  • Posts Facebook de l’Etat-Major Faca des 23 et 26 janvier 2021.
  • Echange avec des officiers et sous-officiers à l’Etat-Major des Armées (Officiers ou sous-officiers ? Quel genre d’échanges : téléphonique, sur place ? Quand ?)

 

Par Fridolin Ngoulou avec les membres de #StopATènè, l’équipe qui stoppe les « on-dit » et les fausses nouvelles en RCA

RCA : Facebook ferme plusieurs faux comptes liés à Harouna Douamba et la Russie en RCA

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Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:18:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 6 mai 2021, Facebook a annoncé le retrait de 32 pages, 46 profils et six comptes Instagram gérés par des personnes en République centrafricaine (RCA) dont les activités ciblaient des publics en RCA. Facebook a partagé ce réseau avec l’Observatoire Internet de Stanford (SIO) le 26 avril 2021. Ce réseau a été suspendu non pas en raison du contenu de ses publications, mais plutôt pour un comportement coordonné inauthentique . SIO a trouvé des indications significatives à la fois sur et hors plate-forme que de nombreux actifs supprimés lors de ce retrait étaient des alias pour la même entité. 

 

Le réseau suspendu a montré des liens étroits avec Harouna Douamba, un pseudonyme pour un individu prétendument burkinabé qui a acquis une notoriété en RCA pour les campagnes d’information qu’il mène sur les réseaux sociaux. Douamba prétend être le président de trois organisations non gouvernementales (ONG): Aimons Notre Afrique (ANA), Coalition Afrique Engagée (CAE) et Fédération Nationale des Ivoiriens d’Origine Étrangères (FENIOE). Les pages Facebook de ces organisations ont été incluses dans le réseau suspendu, en plus des pages de plusieurs autres ONG et sociétés de médias liées à Douamba. Nous avons également trouvé des preuves que l’un des profils suspendus peut être la personne derrière le pseudonyme Harouna Douamba. Facebook attribue le réseau à ANA.

 

 

ONG et médias liés à Harouna Douamba

Les pages suspendues ont constamment dénigré l’implication de la France dans la RCA, mais ont fait l’éloge du président Faustin-Archange Touadéra et de la Russie. Ils ont également publié des articles biaisés sur d’autres pays d’Afrique occidentale et centrale.

Nous avons également enquêté sur les liens de Douamba avec une campagne de désinformation selon laquelle quatre responsables associés à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RCA (la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation en République centrafricaine, connue sous le nom de Minusca) ont trafiqué des armes à des rebelles opérant dans un quartier de Bangui, en RCA.

L’une des pages suspendues a été profondément impliquée dans cet effort et a publié ce qui pourrait être qualifié d’incitation à la violence.

Points clés à retenir:

  • Le réseau suspendu était centré sur les activités de Harouna Douamba. Presque toutes les pages suspendues ont des liens avec Douamba et / ou des contenus fréquemment publiés mettant en vedette Douamba et les activités de ses ONG. Plusieurs des profils et comptes Instagram suspendus semblent également avoir des liens directs avec Douamba, ses ONG ou des sociétés de médias affiliées.
  • Un grand nombre des pages suspendues ont prétendu être des ONG qui cherchent à faire avancer les causes panafricaines. Cependant, ces ONG semblent en grande partie être des pseudonymes à peine voilés pour les ONG ANA et CAE de Douamba. Les pages de ces organisations ont démontré un comportement coordonné significatif. Par exemple, ils partageaient fréquemment du contenu dupliqué d’ANA et de CAE, généralement dans les 10 à 15 minutes suivant les publications originales.
  • L’une des pages suspendues était une force de coordination autour d’une campagne de désinformation en 2020, alléguant que les Casques bleus de l’ONU en RCA faisaient le trafic d’armes à des groupes rebelles et appelant à la révolte lors de l’opération de maintien de la paix. C’est une preuve solide que Douamba est lié à cette campagne de désinformation.
  • Dix-huit domaines, en grande partie des sites d’information de langue française couvrant l’Afrique centrale et occidentale, étaient liés au réseau. Il existe des preuves substantielles que les sites sont liés les uns aux autres et à Douamba. Le site Web de l’ANA, par exemple, répertorie presque tous les sites d’information dans le cadre de leur groupe de médias, ANA-COM.
  • Topiquement, le réseau a largement poussé des contenus critiques à l’égard de la France et favorables au régime de Touadéra et à la Russie. Ils ont également publié des articles biaisés sur d’autres pays d’Afrique occidentale et centrale.
  • Le réseau a également tenté de développer son audience sur toutes les plateformes. Un message largement partagé par les pages suspendues a appelé les panafricanistes à inclure leurs numéros WhatsApp dans les commentaires. Cependant, peu d’utilisateurs ont partagé ces informations.

 

LIRE LA SUITE

 

l’Observatoire Internet de Stanford

Brésil : l’ONU préoccupée par la mort de 25 personnes lors d’une opération de police à Rio

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Une favela le long d’une colline à Rio de Janeiro, au Brésil.  

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 10 mai , 02:29:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’incident a commencé aux premières heures du jeudi 6 mai, dans le quartier de Jacarezinho, lorsque des policiers à pied et dans un hélicoptère participant à une opération visant les membres d’une organisation criminelle ont ouvert le feu. Au moins 25 personnes, dont un policier, auraient été tuées au cours de l’opération. Le nombre exact de personnes blessées, y compris des passants et des personnes à l’intérieur de leurs maisons, n’est pas encore connu.

 

Il s’agit de l’opération de police la plus meurtrière depuis plus de dix ans à Rio de Janeiro, a indiqué vendredi le HCDH dans un communiqué. Elle s’inscrit dans une tendance de longue date à l’usage inutile et disproportionné de la force par la police dans les quartiers pauvres, marginalisés et majoritairement afro-brésiliens du Brésil, appelés favelas.

Cette opération est d’autant plus inquiétante car elle a eu lieu malgré un arrêt de la Cour suprême fédérale du pays de 2020, qui limitait les opérations de police dans les favelas de Rio pendant la pandémie de Covid-19.

Le HCDH rappelle aux autorités brésiliennes que le recours à la force ne doit être appliqué qu’en cas de stricte nécessité, et qu’elles doivent toujours respecter les principes de légalité, de précaution, de nécessité et de proportionnalité. La force létale ne doit être utilisée qu’en dernier recours et uniquement dans les cas où il existe une menace imminente de mort ou de blessure grave.

Une enquête indépendante, approfondie et impartiale sur cet incident est nécessaire

« Nous avons reçu des informations inquiétantes selon lesquelles, après les événements, la police n’a pas pris de mesures pour préserver les preuves sur la scène du crime, ce qui pourrait entraver les enquêtes sur cette opération létale », a indiqué le HCDH.

L’ONU demande au Bureau du Procureur de mener une enquête indépendante, approfondie et impartiale sur cet incident, conformément aux normes internationales, et notamment au Protocole du Minnesota sur l’enquête sur les décès potentiellement illicites. Ce protocole stipule que les autorités doivent assurer la sécurité des témoins et les protéger contre les intimidations et les représailles.

Le HCDH appelle également à un débat large et inclusif au Brésil sur le modèle actuel de maintien de l’ordre dans les favelas qui sont piégées dans un cercle vicieux de violence meurtrière, avec un impact dramatiquement négatif sur leurs populations déjà en difficulté et marginalisées.

 

ONU info

RCA : vive émotion  à Kaga-Bandoro après l’assassinat cruel  du délégué du marché à bétail local par les mercenaires russes

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Le défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, enlevé le jeudi 6 mai 2021 sur le lieu de son commerce par les mercenaires syriens et russes de la société Wagner, et assassiné son corps sans vie a été retrouvé à Kaga-Bandoro le samedi 8 mai 2021

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 9 mai  2021, 03:19:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis samedi, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, est plongée profondément à nouveau dans une angoisse collective provoquée par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner. L’arrestation et détention arbitraire, la disparition forcée, l’assassinat, pillage et braquage sont devenus presque monnaie courante  de la population tenaillée par les mercenaires de la société Wagner. Ce samedi, l’assassinat cruel de Monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, délégué des commerçants du marché à bétail de Kaga-Bandoro est la goûte d’eau qui fait déborder le vase.

Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à la maison, transporté par un camion de l'armée nationale.
Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à son domicile , transporté par un camion de l’armée nationale.

 

« C’est un assassinat de trop. Depuis qu’ils sont là, ils ne visent que nous les musulmans. Mais pourquoi nous ? Même en France, il y’a des musulmans. Même aux États-Unis, c’est pareil. Mais pourquoi les musulmans qui sont régulièrement visés en Centrafrique par les mercenaires de la société Wagner  ? », s’indigne un commerçant de Kaga-Bandoro. Et il n’est pas le seul ! C’est toute la communauté musulmane qui est sensiblement touchée par l’assassinat brutal cette semaine de monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, délégué du marché à bétail de Kaga-Bandoro par les mercenaires de la société Wagner.

En effet, selon les témoignages recueillis sur place,  le jeudi 6 mai 2021 vers 17 heures, monsieur Mahamat Zène Abrasss avait été kidnappé sans aucune raison apparente sur le lieu de son commerce par les mercenaires russes et syriens.  Son domicile a également été perquisitionné par les mêmes éléments. Mais à la grande surprise de tous, son corps sans vie calciné et démembré  a été retrouvé dans la forêt ce samedi par un cultivateur de retour du champ.  Les soldats FACA et la Minusca ont été alertées, et le corps de monsieur Mahamat Zène Abrasss a été ramené en ville et enterré dignement quelques heures plus tard.

Selon sa femme et ses enfants, les mercenaires syriens et russes ont saisi une somme de 90 millions de francs CFA au domicile du défunt. Cette somme, selon sa famille, est souvent envoyée à la victime par les différents commerçants de Bangui pour l’achat des bœufs.

Selon nos informations, il y’avait un autre corps calciné, jeté non loin de celui de monsieur Mahamat Zène Abrasss dans la forêt, mais on ignore l’identité de la seconde victime.

Selon des témoins, Mahamat Zène Abrasss avait été kidnappé avec cinq autres personnes par les mercenaires russes et syriens.

« Depuis un certain moment, je me suis tue sur les réseaux sociaux,  j’observe seulement l’actualité sans rien dire, mais cette fois-ci, mon devoir d’un citoyen qui défend sa communauté me pousse à réagir. Les actes des mercenaires russes de la société Wagner qui sont entrains de commettre dans l’arrière-pays est insupportable », s’indigne un haut responsable musulman à l’annonce de l’assassinat odieux de monsieur   Mahamat Zène Abrasss alias 11-11.

 

Pour l’heure, la population demande au gouvernement d’intervenir afin d’arrêter le « massacre » commis par les mercenaires de Wagner.

« À  l’heure où je communique avec vous,la peur a  gagné du terrain chez les commerçants. La majorité a l’intention de quitter la ville. C’est ainsi que nous interpellons le gouvernement à intervenir immédiatement pour stopper ce carnage, car le rôle du gouvernement est de protéger la population civile. Trop c’est trop. Il faut que des mesures sérieuses soient prises à  l’encontre de ses mercenaires », déclare un autre.

Rappelons que le 30 avril, la Minusca avait remis au chef de l’État Faustin Archange Touadera une liste des crimes qui auraient été commis par les soldats FACA et leurs alliés mercenaires russes de la société Wagner. Deux jours plus tard, le gouvernement annonce l’ouverture d’une enquête sur ces allégations, mais l’issue de l’enquête est déjà c en raison de la prise de position du gouvernement ainsi que du chef de l’État et  de ses alliés russes.

 

 

Flash info : détonations d’armes automatiques dans la ville de Baboua

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />
Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai 2021, 10:05:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à environ 104 kilomètres à l’ouest de la ville de Bouar sur l’axe Béloko, la sous-préfecture de Baboua est réveillée ce matin par des détonations d’armes lourdes et légères. Les populations, paniquées, sont terrées chez elles, et les combats sont en cours dans la ville entre les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes, et les assaillants.

 

Selon des sources sécuritaires locales, les éléments rebelles du mouvement  3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué très tôt ce samedi la ville de Baboua,  situé à 51 kilomètres du poste-frontière de Béloko sur l’axe Bouar, suscitant la panique au sein de la population.

Pour l’heure, l’affrontement entre les rebelles et les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes se poursuit au plein centre-ville de Baboua.

On ignore le bilan actuel de l’affrontement, mais de nombreuses sources ont indiqué qu’il y’aurait de nombreux blessés parmi les civils qui commencent à arriver aux urgences du centre hospitalier local.

Rappelons que la ville de Baboua est située à environ 550 kilomètres à l’ouest de Bangui, non loin de la frontière avec le Cameroun, sur le corridor Bangui – Béloko, considéré comme l’axe vital pour le ravitaillement de la capitale de la République centrafricaine.

Rappelons que la ville de Baboua, autre fois aux mins des rebelles de 3R, a été reprise début février 2021 par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

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Faux, l’ancien président François Bozizé n’est pas en France

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

  • STOP #ATÉNÉ
  • Publication d’un article par Ndjo
  • ni Sango sur son site d’information en ligne, le 25 février 2021, titré : « Francois Bozizé serait extirpé en France »
  • L’Ambassade de France ainsi que le bureau politique du KNK ont démenti cette information
  • Aucun élément ne permet d’affirmer que François Bozizé s’est exilé en France

Le 25 février, le quotidien d’information en ligne Ndjoni Sango publie un article sur la possible présence de l’ex-président Francois Bozizé en France. Il titre ainsi au conditionnel : « Francois Bozizé serait extirpé en France ». Le journaliste écrit : « Les informations qui circulent dans le cercle fermé des hautes autorités sécuritaires centrafricaines, le patron de la rébellion CPC se trouverait en ce moment en France (sic). »

Le même jour, le Potentiel centrafricain.com reprend l’information : « Centrafrique : que cherche encore François Bozizé en France ? » Dans le papier, il affirme, sans citer aucune source, que « François Bozizé, le patron de la CPC, aurait été aperçu à Paris en France […]. C’est pour échapper à son éventuelle arrestation et sa traduction à la justice que ce dernier aurait bénéficié de l’appui des autorités françaises pour se retrouver dans leur pays (sic). »

L’article de Ndjoni Sango a été vu 1 049 fois. Et l’information a été largement relayée dans les groupes WhatsApp et sur Twitter.

« Il est impossible pour Bozizé de se rendre en France”

Contactée par l’équipe #StopATènè, l’Ambassade de France réfute la présence de l’ancien président centrafricain sur le territoire français : « L’Ambassade de France dément la rumeur selon laquelle François Bozizé serait actuellement en France. Il s’agit d’une fausse information de plus, destinée à semer la confusion dans un pays déjà durement touché par la crise sécuritaire. Francois Bozizé a été placé en 2014 sous sanction des Nations-Unies, sur proposition de la France. Ces sanctions lui interdisent notamment de voyager, et donc aux Etats membres de l’accueillir sur leur sol. Il est donc impossible pour Bozizé de se rendre en France. » L’Ambassade ajoute : « La France a condamné les récentes actions déstabilisatrices de François Bozizé par des communiqués de la présidence de la République le 23 décembre 2020 et le 9 janvier 2021. »

De son côté, le secrétaire général adjoint et porte-parole du KNK, Christian Guenebem Dedizoum, précise que l’ex-président Francois Bozizé est au Tchad : « La seule chose connue est qu’il est au Tchad, plus précisément à N’Djamena en prélude de Luanda. Il n’a pas encore décidé s’il ira ou non. »

Depuis, le sommet de Luanda, qui devait se dérouler ce samedi 27 février, sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, afin de favoriser le dialogue entre les différentes parties en présence dans la crise qui secoue la RCA, a été une nouvelle fois reporté.

En tout état de cause, aucun élément objectif ne permet d’affirmer que François Bozizé aurait trouvé refuge sur le territoire français. Cette rumeur est fausse.

RCA : ces mercenaires russes qui s’enrichissent sur le dos des Centrafricains

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Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 05:20:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Vladimir Titorenko, répète que les Russes armés que l’on voit dans le pays ne sont pas des représentants d’une société privée de la Russie et qu’il s’agit d’instructeurs ayant un contrat avec le ministère russe de la défense. Mais cette insistance à les nommer « instructeurs », et donc à ne pas les présenter comme de véritables « combattants », vise surtout à éviter toute poursuite judiciaire à la suite de leurs bavures.

 

D’autant plus que ces « instructeurs » ne sont pas non plus des militaires appartenant aux forces armées russes. Tous ne sont pas russes d’ailleurs puisqu’ils comptent dans leurs rangs des mercenaires Arabes. En revanche, tous sont déployés par la société de sécurité russe Wagner et il est permis de s’interroger sur leur statut légal pour mener des actions de guerre.

Toujours est-il que sur le terrain, ces hommes armés, engagés par la Russie en Centrafrique, participent aux combats et sont pointés du doigt pour leurs écarts de comportement. Les cas de bavures se sont enchaînés : tirs indiscriminés y compris dans des zones habitées alors que les combattants de la CPC sont partis ailleurs, et exécutions pures et simples de civils, comme ceux ayant trouvé refuge dans la mosquée de Bambari le 15 février dernier. Les informations qui remontent des régions font état de pillages, de mauvais traitements et même de viols, y compris sur des mineures !

Dans la région de Bambari, comme dans la région de Bouar, ces mercenaires de la Russie profitent des fouilles réalisées dans les villages ou les boutiques pour voler de la nourriture, y compris le bétail et les poulets. Des villageois ont même été témoins de ces étrangers en train d’exploiter frauduleusement les ressources minières de Tiringoulou. Un jour, ils quitteront le pays sans être inquiétés par la justice pour leurs méfaits contre nous Centrafricains.

En plus de leurs exactions, ces mercenaires s’enrichissent. Normal puisque si un soldat se bat pour son pays, un mercenaire se bat pour de l’argent. Selon une source très fiable, ils seraient payés jusqu’à 20 000 FCFA par jour par le gouvernement centrafricain, ce qui représente une solde 4 à 5 fois supérieure à celle des militaires centrafricains ! C’est cher pour un conseiller !

A cela s’ajoute l’argent des mines que Wagner exploite, car il faut bien aussi que cette société et ses dirigeants se payent.

Le conseiller du président Fidèle Ngouandjika l’avait annoncé, le gouvernement centrafricain donnerait aux russes de l’or, des diamants, du pétrole et même des femmes s’il le fallait pour qu’ils restent. On peut considérer que c’est chose faite.

Sachant tout cela, l’ambassadeur russe Titorenko a même osé dire lui-même que les instructeurs militaires russes et tous les Russes sont plus Centrafricains que monsieur Anicet Dologuélé. Car ce dernier aurait menti et trahi la Centrafrique. Mais maintenant qui ment et trahit à son tour la Centrafrique ? Un examen de conscience serait de bon augure.

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR PEUT-IL S’ADOSSER SUR LA SEPTIÈME LÉGISLATURE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE POUR RELEVER LES DÉFIS DU QUINQUENNAT ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 03:49:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Du haut de la confusion cacophonique relative à la démission du gouvernement, la désignation d’une nouvelle équipe gouvernementale, le cumul des fonctions nominatives et électives pourtant prohibées par la constitution, les nouveaux élus de la nation ont effectué leur rentrée parlementaire au titre de la septième législature. Il faut rappeler qu’une cinquantaine de sièges de députés ne sont pas encore pourvus, ce qui a suscité évidemment des interrogations sur les problématiques du quorum des députés, des mandats délivrés par certains membres du gouvernement élus à l’assemblée nationale et de la légitimité du bureau de l’assemblée nationale mis en place par les 2/3 de parlementaires.

 

À défaut des prévisions constitutionnelles sur la question ni de la loi organique portant règlement intérieur de l’assemblée nationale, la jurisprudence de la cour constitutionnelle centrafricaine, composante constitutive des sources du droit positif à suppléer le vide juridique. Il est évident qu’avoir une majorité absolue de députés à l’assemblée nationale assure la stabilité du gouvernement mais le nouveau bureau de l’assemblée nationale tél que présenté est l’émanation ou la dérivation du pouvoir et du MCU le parti au pouvoir.

La maison du peuple est désormais et dorénavant dirigée par un proche collaborateur du président de la République qui avait montré ses limites alors qu’il fut Premier ministre. Les notions d’intégrité, de probité et de moralité doivent être ainsi redéfinies pour s’accorder à la nouvelle trajectoire politique tracée par le président de la république au lendemain de sa réélection. Nul n’est sans ignorer que la sixième législature de l’Assemblée nationale est la plus catastrophique avec des échos au delà des frontières centrafricaines car elle a institutionnalisé la corruption dans la maison du peuple, le bradage des contrats miniers ainsi que des autres ressources naturelles, le vote des lois moyennant des billets de banque est devenu le sport national…en gros une chambre d’enregistrement de la magouille, manipulation gouvernementale.

En conséquence de ce qui précède, il apparaît important que cette nouvelle législature soit placée sous le signe de changement, de communion avec les attentes du peuple en vue de redorer l’image de cette noble institution jadis sacrée. Tenté de donner une fois de plus confiance à cette septième législature, le citoyen lambda s’interroge :

Le président de la république peut-il s’adosser sur cette nouvelle Assemblée nationale pour relever les défis du nouveau quinquennat ?

En d’autres termes, cette législature composée de technocrates cosmopolites et chevronnés peut-elle contribuer à relever les grands défis du second mandat ?

Peut-on affirmer que les scandales politico-financiers seront bannis dans la maison du peuple ?

La composition de ce nouveau bureau de l’assemblée nationale cooptée depuis les collines de Bas-oubangui inspire t-elle confiance ?

Quid de la moralité et/ou intégrité des membres du nouveau bureau ?

La concentration des pouvoirs au service du président de la république n’inquiète t-elle pas la notion de séparation de pouvoirs vecteur d’un semblant d’équilibre démocratique ?

Loin de délivrer un chèque en blanc à ce scénario parlementaire taillé sur mesure, nous osons croire et/ou espérer qu’un autre ère s’ouvre avec le ton martelé par le chef de l’état au lendemain de sa réélection comme si le chef de l’état a beaucoup compris les leçons du premier mandat. Rendez-vous sera alors pris pour les cent (100) premiers jours mais en attendant, attention ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 7 mai 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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L’Armée de résistance du Seigneur, 30 ans de terreur en Afrique centrale

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L’Armée de résistance du Seigneur, 30 ans de terreur en Afrique centrale

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a terrorisé pendant 30 ans de larges zones d’Afrique centrale avec enlèvements d’enfants, mutilations de civils à grande échelle et asservissements de femmes.

Un de ses principaux commandants, Dominic Ongwen, a été condamné jeudi à 25 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Le fondateur de la LRA, Joseph Kony, reste introuvable mais plusieurs autres commandants ont péri ou se sont rendus après avoir été pourchassés pendant des années par des troupes africaines et les forces spéciales américaines.

La LRA et Museveni.

La LRA a été créée dans la deuxième partie des années 1980 pour contrer la prise du pouvoir en Ouganda par un autre rebelle, Yoweri Museveni, en 1986. Dans la droite lignée de mouvements armés menés par des leaders spirituels de la tribu Acholi du Nord du pays, les combattants de la LRA attaquent alors torse nu, le corps enduit d’une lotion huileuse, et en chantant des cantiques.

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaitait libérer l’Ouganda de Museveni pour instaurer un régime fondé sur les Dix commandements. Il a par la suite ajouté un onzième commandement interdisant de rouler en vélo, sous peine d’amputation.

Lorsque les Acholi refusent de rejoindre sa rébellion, Joseph Kony se retourne contre eux, attaquant des civils, kidnappant des femmes et des enfants et massacrant des villages entiers.

L’enlèvement est d’ailleurs devenu une des marques de fabrique de la LRA qui a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles, à l’image de Dominic Ongwen, et de fillettes en esclaves sexuelles.

La LRA et la CPI.

En 2005, la CPI a délivré des mandats d’arrêts contre cinq leaders de la LRA, dont Joseph Kony et Dominic Ongwen, les accusant de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La pression internationale provoquée par la CPI a contribué à la participation de Joseph Kony, l’année suivante, à des pourparlers de paix, qui ont toutefois échoué.

Les mandats d’arrêt de 2005 étaient les premiers délivrés par la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye et qui enquêtait en Ouganda à la demande de Kampala.

Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes en 25 ans, enlevé entre 60.000 et 100.000 enfants et provoqué le déplacement de 2,5 millions de personnes.

La LRA et les USA.

A la suite d’une campagne menée par des activistes aux Etats-Unis, le président américain Barack Obama a autorisé en 2010 le déploiement de quelque 100 membres des forces spéciales américaines devant travailler avec les armées régionales pour traquer Joseph Kony.

Un des groupes d’activistes, Invisible Children, a publié en 2012 une vidéo dénonçant les activités de la LRA et de leur chef. Vue plus de 100 millions de fois sur internet en quelques jours, la vidéo est devenue virale, mais a aussi été fortement critiquée pour sa version simpliste des conflits dans la région.

En 2017, l’armée américaine a annoncé mettre un terme à ses opérations contre la LRA, estimant que la rébellion ne constituait plus une menace. La même année, l’Ouganda abandonnait à son tour la traque des derniers combattants de la LRA pour les mêmes raisons.

La LRA aujourd’hui.

La LRA ne prospère plus et semble tout juste survivre.

Les rebelles de la LRA ne sont plus que quelques centaines, dispersés en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, au Soudan du Sud et au Soudan.

Les Etats-Unis et l’Union africaine ont placé la LRA et Joseph Kony sur la liste des “terroristes mondiaux“, même si la menace est désormais locale et limitée.

Selon l’organisation Crisis Tracker, la LRA a été responsable d’un meurtre et de 169 enlèvements en 2020 lors d’attaques contre des villages reculés proches des frontières congolaise, centrafricaine et sud-soudanaise.

La localisation exacte de Joseph Kony demeure inconnue.

Avec VOA

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RCA : un dernier adieu aux obsèques du Président du parti RDC Désiré Bilal Nzanga Kolingba

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Cercueil du Président du parti RDC Désiré Bilal Nzinga Kolingba exposé au public dans le palais de sport lors de la cérémonie funéraire officielle le 7 mai 2021 à Bangui. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 03:35:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des milliers des Centrafricains étaient réunis à Bangui pour saluer une dernière fois la mémoire de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, figure de la scène politique nationale. L’homme politique s’est éteint le 25 avril  à Kinshasa en République démocratique du Congo des suites d’une longue maladie à l’âge de 64 ans.

 

C’est au palais de sport s’est déroulé la cérémonie officielle des obsèques de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

Décédé à l’âge de 64 ans, Désiré Bilal Nzanga Kolingba est le fils de l’ancien Président André Kolingba. Économiste formé au Canada et aux États-Unis, Désiré Bilal Nzanga Kolingba a pris le flambeau du parti RDC en 2015 après avoir été battu par madame Catherine Samba-Panza aux élections d’un Président de transition en 2014. Sa disparition laisse un vide :

« Aujourd’hui, sa disparition laisse un vide pour quelque temps.  Après les funérailles, nous allons revenir au parti faire une autocritique de tout ce qui est fait, et maintenant nous allons nous jeter à l’eau », a déclaré Mohamed Lawal, premier vice-président du parti RDC.

Candidat à la dernière présidentielle très contestée du 27 décembre 2020, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est sorti quatrième après Martin Ziguélé troisième et Anicet Georges Dologuélé deuxième. Il laisse dernières lui une veuve et huit enfants. Il a été inhumé ce vendredi après-midi dans l’intimité familiale à côté de son défunt père André Kolingba  à Ouango dans le septième arrondissement de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RDC : l’ex-chef de guerre Bemba favorable à l’état de siège décrété dans l’Est

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l’ex-chef de guerre Bemba favorable à l’état de siège décrété dans l’Est

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). L’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba gombo s’est dit vendredi favorable à l’état de siège décrété par le président Félix Tshisekedi pour mettre fin à l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans un entretien à la chaîne France 24.

 

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a proclamé pour une durée de 30 jours à partir du 6 mai l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. À ce titre, il a nommé des officiers de l’armée et de la police en remplacement des gouverneurs et vice-gouverneurs civils. Face à l’insécurité et aux crimes “innommables” commis dans l’Est, l’état de siège pourrait permettre “un retour vers la paix, la sécurité”, a déclaré M. Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique), représenté dans la nouvelle équipe gouvernementale. Interrogé par France 24, il a rejeté les accusations d’un groupe d’experts de l’ONU selon lesquelles le lieutenant-général Constant Ndima, ancien chef militaire de la rébellion du MLC qui vient d’être nommé gouverneur du Nord-Kivu, était impliqué dans des massacres en 2002 et 2003 lors de l’opération “Effacer le tableau”.

Malgré les opérations militaires en cours, les massacres de civils se poursuivent dans l’est congolais. Le président Tshisekedi a annoncé récemment des opérations militaires conjointes avec les armées de pays voisins, une idée à laquelle s’oppose une partie de la population, surtout en ce qui concerne les troupes rwandaises et ougandaises, qui ont laissé de mauvais souvenirs dans la région. M. Bemba s’y est dit lui favorable, à condition que cette coopération s’inscrive dans le cadre d’un accord : “Si on peut avoir par ce moyen la paix, utilisons tous les moyens pour éradiquer définitivement cette zone d’insécurité”.

Ancien chef de guerre, M. Bemba a été condamné à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine avant d’être acquitté en juin 2018, au terme de dix ans d’emprisonnement. Sa candidature à la présidentielle de décembre 2018 avait été rejetée par la Cour constitutionnelle.

 

© 2021 Belga

 

Les mercenaires du groupe Wagner de Poutine «  ont tué des enfants, violé et torturé des femmes «  comme des animaux  » et exécuté des hommes dans des mosquées  »

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Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai 2021, 10:37:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’organisation paramilitaire russe aurait exécuté des hommes dans des mosquées après que Moscou ait envoyé des centaines de soldats dans le pays pour aider à combattre les rebelles armés.

La Russie a nié avoir déployé des militaires réguliers mais a admis avoir envoyé plus de 500 «instructeurs militaires» en République centrafricaine.

 

Le groupe Wagner de Poutine, composé de 200 combattants, qui ont été qualifiés de «surhumains» sont des ex-forces spéciales d’élite.

Le mois dernier, ils ont été contraints de fuir une zone de guerre au Mozambique, ce qui a conduit l’Etat islamique à lancer une vile frénésie de décapitation.

Le groupe serait contrôlé par Yevgeny Prigozhin, un milliardaire russe connu sous le nom de «chef de Poutine».

L’ONU a déclaré en mars que les combattants opéraient dans le pays et s’est dit préoccupée par le fait qu’ils étaient coupables de «graves violations des droits de l’homme».

Radio France a ouvert une enquête, s’est entretenue avec un témoin oculaire et a cité des documents internes de l’ONU.

«Ils n’essayaient pas de savoir qui était un rebelle et qui était un civil. Ils voulaient tuer des gens », a déclaré un témoin oculaire.

Le groupe de Poutine aurait fait irruption dans la mosquée Al-Taqwa dans la ville de Bambari, avant de lancer son attaque.

Les mercenaires auraient exécuté trois jeunes hommes à l’intérieur de la mosquée et 15 autres auraient été tués au cours de l’attaque – y compris des enfants et des personnes âgées.

 

Lire l’article original ici

Historique des relations diplomatiques entre l’URSS et la RCA.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/bokassa-en-russie-450×426.jpg” alt=”Thierry Simbi, Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant Pierre le Grand” width=”450″ height=”426″ />
Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant
Pierre le Grand

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai 2021, 10:18:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ).Pour les pays d’Afrique francophone et en particulier en République Centrafricaine, les indépendances vont s’opérer sous l’troite supervision de la France avec l’intervention en coulisses de Jacques Foccart, Secrétaire Général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches.

Abel Goumba qui assure l’intérim depuis la mort de Barthélemy Boganda le 29 Mars 1959 est farouchement combattu par l’administration coloniale et écarté de la présidence au profit du Ministre de l’Intérieur David Dacko qui est propulsé le 30 Avril 1959 à la Présidence de la République. Le ton à l’égard de la France dans le discours de politique générale du jeune Président Dacko est bienveillant. Celui-ci souligne la nécessité d’africaniser l’encadrement administratif mais « en laissant aux métropolitains leur rôle de techniciens ». La proclamation de l’indépendante s’accompagne de surcroît par les accords de coopération et de défense signés le 13 août 1960, qui laissent une place très privilégiée à la France à Bangui, Brazzaville et Ndjamena.

 

Dès la proclamation de son indépendance, l’URSS reconnaît officiellement la jeune République Centrafricaine. Le 7 Décembre 1960, le Président Dacko établit des relations diplomatiques avec l’URSS et y nomme comme premier ambassadeur de RCA Auguste Mboe. Cependant, dans un contexte de guerre froide, Jacques Foccart s’attèle à barrer la route de l’Afrique francophone au communisme. Il faut attendre l’année 1964 pour que David Dacko, décomplexé par la reconnaissance de la Chine Populaire par le général de Gaulle le 27 janvier 1964 n’entame un rapprochement discret avec Moscou et Pékin.

La jeune RCA fait alors face à d’importantes difficultés financières et pour tenter de renflouer les caisses, les autorités espèrent une assistance financière de l’URSS et de la République populaire de Chine (RPC). En Août 1964, une mission de bonne volonté à Moscou est menée par Ferdinand Bassamoungou, Président du Conseil Economique et Social. Dans la foulée, le chargé d’affaires Alexander Chetchkov arrive à Bangui le 28 Novembre 1964 pour y établir une mission diplomatique et Maxim Kutchmin est nommé premier ambassadeur soviétique en RCA.

Le 15 Mars 1965, un premier accord de coopération culturelle et scientifique RCA-URSS est signé prévoyant des échanges d’information sur plan scientifique et l’attribution de bourses à des étudiants centrafricains. Cette diversification des relations diplomatiques est alors fortement soutenue par de jeunes « panafricanistes » alors dénommés « progressistes » comme Ferdinand Bassamoungou ou le Secrétaire Général du Gouvernement Nestor Kombot-Naguémon. Paris qui n’approuve pas ce rapprochement avec l’URSS et la RPC a en plus le sentiment que le Président Dacko est débordé par les « progressistes » de son entourage qu’il est tenté d’écouter et qui le poussent pour accentuer la relation avec le bloc de l’Est.

Le 31 Décembre 1965, lors du coup d’Etat de la Saint-Sylvestre, Paris laisse faire sans intervenir. Dès le lendemain du putsch, Jacques Foccart explique au général De Gaulle que Bokassa est un officier qu’il « connaît bien, très francophile » et le rassure afin que celui-adoube le nouvel homme fort de Bangui…

 

Le nouveau régime ne rompt pas pour autant ses relations avec Moscou qui nomme Dimitry Zelenov en 1968 en qualité d’ambassadeur d’URSS en RCA. Bokassa se rapproche même de l’Union Soviétique à la fin des années 1960. Du 14 au 21 Août 1969, Bokassa se rend discrètement à Brazzaville, où le commandant Marien Ngouabi est au pouvoir depuis quelques mois appliquant au Congo le modèle soviétique. A la suite de cette visite durant laquelle Bokassa fait l’éloge du « socialisme scientifique », celui-ci adresse une lettre explicite au Président français Pompidou demandant le départ du détachement militaire stationné à Bangui.

Le 17 septembre 1969, lors d’un remaniement ministériel, Nestor Kombot-Naguémon est nommé Ministre des affaires étrangères. Les échanges avec les pays du pacte de Varsovie et l’URSS vont alors s’intensifier sous l’impulsion de ce nouveau Ministre résolument tourné vers l’Est.

Le 15 Décembre 1969, Kombot-Naguémon dirige une délégation centrafricaine qui s’envole pour Moscou pour engager une discussion avec divers experts de la coopération économique soviétique. Au cours de cette visite, la partie centrafricaine propose aux soviétiques l’établissement d’une convention de défense militaire et un accord commercial est signé le 19 Décembre 1969.

Ange-Félix Patassé qui est nommé Ministre d’Etat chargé de l’agriculture le 4 février 1970, lui aussi considéré comme un leader progressiste, se rend à Moscou pour accroître la coopération avec l’URSS dans son domaine. C’est ainsi qu’en mars 1970 une délégation soviétique vient à Bangui et annonce la livraison prochaine de machines agricoles pour la récolte du coton et d’avions Antonov. A l’enthousiasme de certains, d’autres membres de l’exécutif restent méfiants à l’égard du rapprochement avec l’Union soviétique. Certains imputent à l’URSS une grève qui survient lycée de Bambari à cause de la propagande de trois professeurs russes affectés à cet établissement.

En Avril 1970, Bokassa qui est d’un tempérament direct se prononce d’ailleurs contre l’action de l’ambassade soviétique qui distribue depuis quelques mois des livres de propagande et des projette de films historiques vantant la grande révolution d’octobre 1917 ou célébrant le centième anniversaire de la naissance de Lénine.

Le 30 juin 1970, Bokassa qui répond à une invitation du Kremlin se rend à Moscou avec une délégation composée notamment de plusieurs Ministres (notamment Nestor Kombot-Naguémon, Ange-Félix Patassé, Bernard-Christian Ayandho, Jean-Marie Wallot, Henri-Paul Boundio et Marie-Joseph Franck) où il rejoint le nouvel ambassadeur de RCA en URSS Joseph Mamadou. Le journal La Pravda qui commente l’évènement insiste alors sur la détermination soviétique d’aider la Centrafrique à « parfaire son indépendance politique, culturelle et économique. » La partie centrafricaine espère beaucoup de cette visite, en particulier la construction d’un chemin de fer, d’une cimenterie, d’un stade et l’exploitation des gisements de cuivre situés dans le prolongement de ceux du sud-Darfour. La délégation visite ainsi du 1er au 11 Juillet 1970 les villes de Moscou, Leningrad, Volgograd, Kiev et la Crimée. Au cours des discussions retranscrites dans le journal russe La Pravda, le président du præsidium du Soviet suprême Nikolaï Podgorny évoque « les sacrifices et les souffrances du peuple de RCA et d’autres peuples d’Afrique pour leur liberté et leur indépendance » et fustige « l’attitude des colonialistes qui font tout leur possible pour conserver le contrôle de l’économie des pays indépendants et les isoler des Etats socialistes. » Il souligne le nombre croissant de spécialistes soviétiques travaillant en RCA, celui des étudiants centrafricains en URSS et l’ouverture de la ligne aérienne Moscou-Bangui. Un accord de coopération économique et technique est conclu entre la RCA et l’URSS dans le cadre de cette visite.

Le journal du MESAN « Terre Africaine » se consacre entièrement à ce déplacement qualifié à plusieurs reprises de « victoire historique » et les annonces triomphalistes laissent place à Bangui à un état d’esprit frondeur des centrafricains à l’égard de la France. Cependant, malgré les annonces, l’assistance soviétique tarde à se concrétiser et à Bangui on ne voit toujours pas arriver les machines agricoles promises quelques mois plus tôt pour la culture du coton. Au-delà du communiqué lu à radio Bangui soulignant qu’un accord a été signé, Moscou ne semble pas s’engager sur les grands projets escomptés par les autorités centrafricaines qui se limitent à l’augmentation relative du nombre de bourses et la réalisation d’un centre de la mère et de l’enfant.’ L’ influence de la France en RCA est toujours très forte, notamment via son ambassade, le directeur de la puissante chambre de commerce de Bangui ou encore celle de Maurice Espinasse, le conseiller juridique de Bokassa.

Finalement, cette parenthèse socialiste se referme après la mort du général De Gaulle en en novembre 1970. Bokassa qui est le premier chef d’Etat à se rendre à Paris refuse alors que Kombot-Naguémon ne l’accompagne. Le chagrin que le chef d’Etat centrafricain affiche lors de ces obsèques est largement relayé par la presse internationale. Bokassa rencontre à cette occasion de cette visite en France le Président Pompidou, Jacques Foccart et le Secrétaire aux Affaires étrangères Yvon Bourges auprès desquels « il s’explique » sur les évènements des derniers mois. Foccart et Bourges acceptent de se rendre à Bangui pour participer aux cérémonies du 1er Décembre commémorant le 12ème anniversaire de la RCA.

C’est ainsi que le 23 novembre 1970, le général Bokassa prend la parole devant le MESAN pour indiquer de nouvelles orientations pour le pays fustigeant les amis qui « font une grosse scène de silence » alors qu’ils avaient pourtant « couru pour nouer des relations avec nous. » « L’idéologie politique étrangère n’est pas la forme de l’aide que nous sollicitons » indique-t-il soulignant que « c’est une arme secrète qui divise les nationaux et cause l’anéantissement d’une nation. »

Le 26 Novembre 1970, un remaniement ministériel consacre l’éviction du Ministre Kombot-Naguémon recasé à la Présidence de la Cour Suprême et remplacé par Maurice Gouandjia, dont la modération était appréciée par Paris. Les relations avec l’union soviétique perdurent mais restent limitées jusqu’à la fin du règne de Bokassa, par l’intermédiaire des ambassadeurs soviétiques à Bangui Evgueny Melnikov, nommé en 1972 et Alexey Naumov, nommé en 1978.

 

Peu après son retour au pouvoir, le Président Dacko rompt complètement les relations diplomatiques avec l’URSS le 22 Janvier 1980 par un communiqué officiel déplorant « les agissements et les menées subversives de certaines puissances hégémonistes » et « les agitations perpétrées par des agents de certaines ambassades qui, non contents de distribuer de l’argent ou des tracts pour pousser le peuple centrafricain à la révolte, mettaient tout en œuvre pour transformer la RCA en théâtre de guerre fratricide. ». Tous les ressortissants soviétiques sont alors sommés de quitter la RCA dans les 48 heures et les accords de coopération sont dénoncés. Les intérêts de l’URSS à Bangui sont alors officieusement confiés à l’ambassade de Roumanie à Bangui.

Il faut attendre le 17 mars 1988 pour que le Président Kolingba ne rétablisse les relations diplomatiques avec l’URSS après environ un an de négociations menées en partie à Bruxelles par Cyriaque Samba-Panza, qui connait l’URSS pour y avoir suivi des études supérieures. La RCA attend alors une relance de la coopération dans les domaines de la santé et de l’enseignement, secteurs dans lesquels on comptait sous Bokassa environ 130 assistants techniques soviétiques.

Ces relations diplomatiques se matérialisèrent par l’affectation en 1990 de Yuri Balabanov qui a occupé le poste d’ambassadeur d’URSS à Bangui jusqu’en 1991. L’URSS eut alors de plus en plus de mal à supporter le coût militaire et économique de sa politique africaine qui s’élevait à plusieurs milliards de dollars par an. Dans un contexte de fin guerre froide, Moscou fit un arbitrage coûts / avantages et en quelques mois la politique africaine de l’union soviétique considérée comme secondaire fut abandonnée.

Après la dissolution de l’URSS, ce mouvement de repli fut finalement acté par la fermeture de son ambassade à Bangui.

 

Par: Thierry SIMBI

 

La CPI condamne à 25 ans de prison le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen

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La CPI condamne à 25 ans de prison le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen

Bangui ( République centrafricaine ) – Dominic Ongwen a été condamné à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. POOL New / REUTERS

Dominic Ongwen a été condamné à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. POOL New / REUTERS/////////////.

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné jeudi 6 mai Dominic Ongwen, enfant soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité./////////////.

Selon le tribunal, Dominic Ongwen a ordonné au début des années 2000 des attaques contre des camps de réfugiés, alors qu’il était l’un des commandants de la LRA, un groupe armé dirigé par le fugitif Joseph Kony, qui a mené une guerre brutale en Ouganda et dans trois pays voisins afin d’établir un Etat basé sur les dix commandements de la Bible. Dominic Ongwen était passible de la prison à perpétuité. Mais estimant que l’histoire de Dominic Ongwen, lui-même enlevé par le groupe rebelle à l’âge d’environ neuf ans, justifiait une peine inférieure, l’accusation avait requis 20 ans de prison. «C’est une circonstance qui distingue cette affaire de toutes les autres jugées par ce tribunal», avait déclaré Colin Black, membre de l’accusation, lors de l’audience de détermination de la peine en avril devant la CPI./////////////.

Après avoir plaidé l’acquittement lors du procès, soulignant que l’accusé avait lui-même été victime de la brutalité du groupe rebelle, la défense avait demandé, lors de cette audience de détermination de la peine, 10 ans de prison pour l’ancien enfant soldat, surnommé la «fourmi blanche». Les victimes, elles, réclamaient la réclusion à perpétuité./////////////.

«Je suis la première victime d’enlèvement d’enfants»/////////////.

Dominic Ongwen a toujours nié «au nom de Dieu» l’ensemble des accusations contre lui. Il a déclaré devant la CPI que la LRA l’avait forcé à manger des haricots imbibés du sang des premières personnes qu’il avait été obligé de tuer en guise d’initiation, après avoir été enlevé. «Je suis devant ce tribunal international avec tant d’accusations, et pourtant je suis la première victime d’enlèvement d’enfants», a-t-il dit lors de son procès. «Ce qui m’est arrivé, je ne crois même pas que cela soit arrivé à Jésus-Christ», a-t-il ajouté. En le jugeant coupable, les juges de la CPI avaient reconnu que Dominic Ongwen avait lui-même beaucoup souffert mais estimé que ses crimes avaient été commis «en tant qu’adulte responsable et commandant de l’Armée de résistance du Seigneur»./////////////.

Selon l’ONU, la LRA a massacré plus de 100.000 personnes et enlevé 60.000 enfants lors de violences qui se sont étendues au Soudan, à la République démocratique du Congo et à la République centrafricaine. Dominic Ongwen, qui s’est rendu en 2015, est le premier commandant de la LRA à être jugé par la CPI. Le fondateur du groupe, Joseph Kony, est considéré comme toujours en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour.

Avec AFP

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RCA : un soldat FACA assassiné au KM5, des mercenaires russes interviennent

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:45:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel qui s’est produit jeudi soir dans le troisième arrondissement de Bangui avait créé une scène de débandade. Les policiers et les gendarmes ont également pris la fuite face à l’assaut des criminels, provoquant l’intervention des Mercenaires russes. La foule a promis de venger la mort du Soldat FACA assassiné, et la tension est toujours palpable.

 

Selon les témoignages recueillis sur place, la scène est survenue au départ dans le quartier Cattin, dans la commune de Bimbo 3, non loin du troisième arrondissement ce jeudi 6 mai aux environs de 17 heures.

À en croire les mêmes sources, tout avait commencé il y a quelques jours par le vol d’une moto au sein d’un poste de police installé non loin du terrain de football de SAGBADO. Le propriétaire de la moto, un jeune du secteur, a pu la retrouver ce jeudi vers 16 heures au quartier Cattin sur un jeune Peul qui transportait des clients.

Furieux, le propriétaire, accompagné d’une foule immense, a décidé de conduire le malfrat ainsi que la moto au poste de police. Quelques minutes plus tard, plusieurs de ses complices ont resurgi du côté de terrain de SAGBADO avec des armes. Ils ont tiré partout avec une intensité incroyable, mettant en débandade les policiers et les gendarmes ainsi que la foule qui accompagnait le présumé malfrat qui a pu s’échapper.

Pendant ce temps, un caporal-chef dénommé SAMBOLI ARTHURE  , qui suivait attentivement la scène, a décidé de fliquer les malfrats afin de les localiser. Mais ces derniers ont pu le constater et font des tirs à sa direction. Touché par des projectiles, le soldat a pu succomber de ses blessures quelques minutes plus tard.

 

Aussitôt, la nouvelle du décès du militaire a créé la panique dans le secteur. Du coup les jeunes sont sortis massivement dans la rue qui mène de SAGBADO à QUATTIN, bloquant toutes circulations dans les deux sens. Quelques minutes plus tard, des colonnes des véhicules de la police, de la gendarmerie ainsi que des mercenaires russes sont arrivées sur le lieu. Mais les jeunes ont promis de venger plus tard la mort de ce soldat FACA.

Affaire à suivre….

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : élection des 14 membres du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:53:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS à la présidence  de l’Assemblée nationale, les députés se sont réunis à nouveau ce jeudi 6 mai 2021 pour élire les 14 autres membres du bureau de l’Assemblée nationale.

 

Organe de direction de l’Assemblée nationale,  ce bureau est composé d’un Président, de 4 vice-présidents, de 3 secrétaires parlementaires et de 3 questeurs. Après les candidatures aux différents postes à pourvoir, les élus ont procédé au vote, à l’exception du Président de l’Assemblée nationale qui a été élu la veille, et qui va rester  en fonction pour toute la durée de la législature. Les membres du bureau sont réélus  chaque année. Il s’agit de :

  • Premier vice-président : Évariste Ngamana, porte-parole du parti MCU, et ex-chef de la milice Anti-Balaka à Carnot;
  • Deuxième vice-président : Bernard Dillah du parti MLPC;
  • Troisième vice-président : Michel Kpingo du parti MCU;
  • Quatrième vice-président : Dieudonné M. Djemi du parti MOONI de Thierry Kamach;
  • Premier questeur : Henri Josué Bogoda;
  • Deuxième questeur : Josué Kitus Kongbo du parti RDC;
  • Troisième questeur : Magloire Jocelyn Makango du parti MCU.
  • Premier secrétaire parlementaire : Clément Dombet du parti MCU;
  • Deuxième secrétaire parlementaire : Bernadette Gamo du MCU;
  • Troisième secrétaire parlementaire : D P. Yangou du parti UNDP de Michel Amine.

Il y’a aussi quatre assistants des vice-présidents. Il s’agit de : Brice Yvon Rodrigue Kpoda Sialo,  Sylvain Mbombo, Aliméa Zizha  Soumaïne du parti MCU et enfin Lucien Mbaïgoto  du parti MOONI.

Le bureau est élu pour un an, donc Leur mandat expire en mars prochain lors de la première session ordinaire  de 2022.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : reprise de la ville de Kémbé, mais aussi de Dimbi, de Poumbolo et de Gambo  par les forces loyalistes

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Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

Bangassou, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:50:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes  et rwandais ont repris le contrôle des villes de Kembé,Dimbi,Poumbolo et de Gambo,   au sud-Est de la rca, après que les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont quitté la ville depuis plusieurs semaines, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon nos informations, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont fait leur entrée dans ces villes sans réelle résistance des rebelles qui ont déjà quitté ces différentes localités du sud-Est depuis plusieurs semaines.

Des sources sécuritaires locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction du nord, d’autres vers l’ouest à destination de Mboki, et ce, depuis plusieurs jours.

Selon les mêmes sources, les soldats FACA et leurs alliés ont fait plusieurs tirs de sommation durant quelques minutes à leur arrivée dans la ville de Kembé, mais aussi de Dimbi, de Poumbolo et de Gambo.

Les activités normales n’ont pas encore repris après la reprise de ces localités par les forces loyalistes.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Un film patriotique russe, “Touriste”, tourné en Centrafrique

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Un film patriotique russe, “Touriste”, tourné en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – « Touriste », le nouveau film russe à succès, qui tient de « Rambo » et de « Blue Diamond », a été tourné en République Centrafricaine, dont les soldats jouent les figurants.

Voici la bande-annonce officielle du film russe intitulé « Touriste » disponible sur la plateforme YouTube : https://youtu.be/djii2-nSFy8/////////////.

A mi-chemin entre « Rambo » et « Blood Diamond », ce film traite du récent conflit en République Centrafricaine où les mercenaires de PMC Wagner assistent les forces gouvernementales pour contrer la coalition rebelle « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC)./////////////.

Une piste d’atterrissage aménagée dans le camp russe de Bérengo/////////////.

La fibre patriotique russe/////////////.

Ce film qui joue sur la fibre patriotique en glorifiant l’action Russie en Centrafrique fera certainement recettes en Russie auprès d’un public avide d’action et d’aventure. Cette production permettra aussi de motiver les troupes russes sur le terrain et facilitera probablement aussi les recrutements futurs de certains candidats pour intégrer PMC Wagner./////////////.

Mais le plus étonnant est que cette « fiction » dans laquelle on peut reconnaître l’aéroport de Bangui M’Poko, le Camp de Roux, le camp militaire russe de Bérengo semble avoir bel et bien avoir été tourné ces derniers mois, en pleine période de crise et de guerre contre la CPC. On y décèle d’authentique soldats centrafricains qui ont manifestement participé au tournage ainsi que du matériel arrivé à Bangui en pleine crise ces derniers mois. L’on reconnaît ainsi des hélicoptères ayant vraiment combattu la coalition rebelle CPC ! /////////////.

Avec ce film russe intitulé « Touriste », la réalité prend ainsi le pas sur la fiction…

Avec Le monde Afrique

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RCA : affaire des mines antipersonnel, les mercenaires russes et le 3R se rejettent la responsabilité

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Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai 2021 10:31:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux, l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko avait annoncé que les rebelles de 3R auraient posé des mines antipersonnel de fabrication belge dans la région de Nana-Mambéré contre l’avancée des forces loyalistes. Cette allégation a été reprise mardi sur Tweeter par Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État. Mais pour le 3R, les propos de l’ambassadeur et du conseiller russes du chef de l’État ne sont que des diversions pour éventuellement cacher les crimes qui auraient été commis par les Mercenaires russes révélées par les Nations unies et les médias internationaux.

Ci-dessous, le tweet de Valery Zakharov et le communiqué de 3R qui dément avoir posé des mines antipersonnel.

 

 

 

RCA : quelle commission d’enquête faut-il mettre en place pour enquêter sur les allégations de crimes commis par les mercenaires russes

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai 2021, 09:08:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a remis au chef de l’État, le 30 avril 2021,  une liste d’allégations  de crimes qui auraient été commis par les soldats FACA, mais aussi par les Mercenaires russes sur les populations civiles lors de leur offensive contre les groupes armés depuis mi-janvier. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête spéciale pour mettre la lumière sur ces allégations, mais nombreux sont ceux qui mettent en doute la crédibilité de cette commission.  

 

Selon le gouvernement, la commission d’enquête spéciale mise en place a une durée de trois mois pour rendre son rapport sur les présumées violations du droit international humanitaire et crimes graves qui auraient été commis par les forces armées centrafricaines, mais également par les mercenaires russes de la société Wagner qui appuient l’armée nationale dans son offensive. Or, cette commission d’enquête mise en place est placée sous l’autorité du ministre de la Justice, et présidée par le procureur général Didier Tombeau, un proche du régime. D’après lui, la Minusca aurait mis les charrues avant les bœufs en portant des allégations des crimes contre l’armée nationale et ses alliés. D’ores et déjà, il met fortement en doute ces allégations de crimes portées par la mission des Nations unies en Centrafrique,  Minusca.

« Les crimes dont fait allusion la Minusca pourrait-être des dommages collatéraux « déclare le procureur général sur la radio Ndékèluka.

Pour les observateurs, rien que la composition de ladite commission d’enquête  met en doute la crédibilité de son prochain rapport, s’il en a un.

Souvenez-vous, après l’assassinat des trois journalistes russes près de la ville de Sibut en juin 2018,  le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’une enquête spéciale, et c’est le procureur général qui dirigeait cette enquête. Mais trois ans plus tard, aucun rapport n’est rendu public, et les auteurs de cet assassinat sont toujours en liberté. Ceci n’est qu’un exemple  parmi tant d’autres. Même le meurtre du journaliste Camille Lepage dans la région de la Nana-Mambéré est resté sans suite après plusieurs années.

« Dans notre pays la Centrafrique, la justice n’arrive jamais à mettre en lumière plusieurs cas des crimes commis sur le territoire national, si cela ne touche pas le pouvoir », a réagi Marcelin Bioko, un professeur du lycée à Bangui.

Pour de nombreux Centrafricains, l’Assemblée nationale aurait mis en place une commission parlementaire sur cette affaire et non le gouvernement.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : attaque contre des positions des forces de défense et de sécurité  dans la Nana-Mambéré

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Image d’illustration des soldats FACA /

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:15:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des combattants rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)ont attaqué les positions des forces de défense et de sécurité dans la localité de « Abba », dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Les soldats FACA ont riposté, provoquant la fuite des assaillants.

 

L’attaque avait été rapportée plutôt par des sources locales. Selon elles, les habitants de la sous-préfecture de « Abba » et des villages environnants ont été réveillés mercredi matin vers 4 heures par des détonations d’armes automatiques. Il s’agit, selon les mêmes sources,  d’un accrochage  entre les éléments de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments  des forces armées centrafricaines basés dans la ville.

« C’est aux environs de 4 heures du matin qu’on a commencé à entendre des coups de feu. Les tirs à l’arme lourde et légère ont été intenses tout proches du quartier général de l’armée nationale à Abba. En ce moment nous sommes cachés en brousse », a déclaré un habitant joint au téléphone lors de l’affrontement.

Pour l’heure, la ville est calme, et les assaillants sont repoussés  en dehors de la ville par l’armée nationale. Des renforts des Mercenaires russes et des FACA viennent d’arriver dans la ville.

Rappelons que le pont de Mambéré, situé à 7 kilomètres de la ville de « Abba »sur l’axe Bouar s’est effondré depuis deux semaines sous le poids des camions d’extraction minière  des Chinois, rendant difficile le déploiement de renforts de l’armée nationale dans la ville.

Le bilan provisoire fait état d’un mort et des trois blessés parmi les civils.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : une marche contre la Minusca et la France annoncée pour ce jour dans la capitale centrafricaine

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:23:57 ( Corbeaunews-Centrafrique )Le collectif des jeunes du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir et proche de la Russie, entend organiser ce jeudi 6 mai une marche de protestation contre la Minusca et la France. Selon la mission des Nations unies en République centrafricaine, la journée du jeudi est classée rouge sur le plan sécuritaire à Bangui.

 

Selon les organisateurs, la marche du jeudi vise avant tout à dénoncer les accusations portées par la Minusca contre « les forces de défense et de sécurité nationale, des mercenaires russes à travers des allégations d’exécution extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestation et détention arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort, etc. ».

D’après un proche du chef de l’État, la démarche de la Minusca est claire. C’est un complot orchestré par des puissances invisibles contre la République centrafricaine.

« Nous savons que la Minusca joue le jeu de certaines puissance comme la France, les États-Unis pour déstabiliser le pays. Ils ne veulent pas qu’on touche aux rebelles », ajoute-t-il.

Pour la France, les organisateurs font allusion au reportage publié le 3 mai par la radio France internationale (RFI) intitulée : « en Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence ». Pour eux, c’est encore un complot de la France contre la RCA.  D’après eux, toutes les victimes évoquées dans le reportage de RFI sont imaginaires et n’existent pas réellement.

Selon nos informations, lors de la marche de ce jeudi, des éléments de la garde présidentielle, habillée en civils seront déployés parmi les manifestants. L’objectif, attaqué les véhicules des nations unies qui seront de passage dans la capitale.

Rappelons que les exactions des mercenaires russes et syriens contre les civils en Centrafrique sont largement tolérées et couvertes par le gouvernement centrafricain. Selon plusieurs observateurs, l’enquête que la justice centrafricaine entend mener sur les allégations de ces crimes est juste une poudre à l’œil. Rien ne sera fait en ce sens.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un homme sauvagement assassiné à Sido par les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:03:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les témoins ont indiqué que la victime serait un ex-redoutable chef milicien Anti-Balaka du quartier combattant dans le huitième arrondissement de Bangui. Il aurait intégré la coalition des patriotes pour le changement en janvier dernier avant d’être capturé et assassiné dans la ville frontalière de Sido cette semaine.

 

Selon les mêmes sources, l’homme avait été interpellé mardi par une patrouille des soldats FACA et les Mercenaires russes dans les périphéries de la ville de Sido, située dans la sous-préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord-ouest de la RCA. À la grande surprise de la population, son corps sans vie a été retrouvé le lendemain alors qu’il a été interpellé la veille.

Selon les témoins, l’homme assassiné serait l’ex-chef milicien Anti-Balaka du quartier Combattant à Bangui dénommé « CHOCOLAT ». Il a été en prison ces derniers temps avant d’être mis en liberté provisoire par la justice. Or, lors du retour de l’ancien chef d’État François Bozizé au maquis, mi-décembre, il aurait fait partie de son équipage qui a créé un mois plus tard la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avec les sept autres importantes factions  de l’ex-coalition Seleka.

Selon les témoins, son corps présente de graves traces de torture. Même ses deux yeux ont été arrachés avant d’être tués.

N’oubliez pas que monsieur Chocolat est avant tout un véritable criminel de guerre. Il aurait commis plusieurs meurtres, dont  le vol, détournement, enlèvement, etc.

Il a été soupçonné d’enlèvement et assassinat de l’ex-porte-parole de l’UPC Ahmad NADJAD et le c général du même mouvement  en octobre 2015.

Nous reviendrons sur le parcours criminel de l’ex-chef milicien Anti-Balaka  dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : le député Simplice Mathieu Sarandji élu Président de l’assemblée nationale en la République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021, 13:04:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sans surprise, Simplice Mathieu Sarandji, un proche du Président Faustin Archange Touadera est élu ce mercredi à la présidence de l’Assemblée nationale en remplacement de Moussa Laurent Gon-Baba.

 

Étaient présents dans l’hémicycle, 90 députés sur 140 au total.  Quatre-vingt-sept (87) voix ont été exprimées.

Trois candidats s’étaient présentés pour succéder à Laurent Gon-Baba. D’abord  Joseph Bendounga, le candidat du MDREC, Député de Bimbo 3, Martin Ziguélé,  candidat du MLPC, représentant l’opposition, et Simplice Mathieu Sarandji, candidat de la majorité présidentielle.

Simplice Mathieu Sarandji,  élu de Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, était jusqu’à mardi ministre d’État, conseiller spécial du chef de l’État. Il a été demi de ses fonctions pour participer à cette élection.

Désormais élu Président de l’assemblée nationale avec 69 voix contre 20 pour Martin Ziguelé et 1 pour Joseph Bendounga, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji a désormais cinq ans pour siéger au perchoir de l’assemblée nationale. À ce titre, il devient la deuxième personnalité de la République après le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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France-Centrafrique : L’activisme de Moscou gèle l’axe Paris-Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Coupure de l’appui budgétaire français, gel de la coopération militaire… Depuis quelques semaines, la tension entre Paris et Bangui ne cesse de monter. Plusieurs des plus proches conseillers de Touadéra sont désormais dans le collimateur de la France, qui les soupçonne de mener des campagnes “anti-françaises”.

C’est une réunion qui donne la mesure de l’ampleur de la crise entre Bangui et Paris : un conseil de défense tenu mi-avril à l’Elysée a été exclusivement consacré à la République Centrafricaine. En format restreint, le président français Emmanuel Macron avait réuni les ministres des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et des armées Florence Parly, ainsi que des représentants des services de renseignement. Les campagnes “anti-françaises” qui se multiplient depuis cet hiver en RCA ont été au cœur des discussions à huis clos.

 

Etretien téléphonique  tendu entre Macron et Touadéra

Paris voit derrière une partie de ces campagnes l’ombre de Moscou. Ce conseil de défense a acté une position « d’extrême fermeté » à l’égard du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, dit “FAT”. Une rupture annoncée : en 2020, puis 2021, la France avait d’ores et déjà coupé son appui budgétaire à la RCA. Un manque gagner estimé à plus de 20 millions d’euros pour le Trésor centrafricain, largement dépendant des bailleurs internationaux.

Autre signal envoyé par Paris : la suspension immédiate des outils de coopération bilatérale entre la France et la RCA, notamment dans le domaine militaire. La mission de coopération de défense française, initialement composée de dix officiers et sous-officiers, ainsi été réduite au strict minimum. Seuls certains projets de l’Agence française de développement (AFD) à destination directe de la population et ne transitant pas par les institutions gouvernementales centrafricaines ont été maintenus, dans des secteurs tels que l’éducation ou la santé, notamment en matière de lutte contre le Covid-19.

Le conseil de défense d’avril a également été suivi d’un long entretien téléphonique, très tendu, entre Emmanuel Macron et Touadéra. Outre plusieurs appels du pied à la mise en place d’un “dialogue national“, entamé le 19 avril par la présidence centrafricaine, Macron a directement évoqué avec son homologue les dernières campagnes hostiles à la France. Si Touadéra décline toute responsabilité, le chef d’Etat français a accusé plusieurs de ses plus proches conseillers d’être directement impliqués.

 

L’entourage proche de Touadéra directement visé

Une poignée de conseillers du président centrafricain sont ainsi considérés comme les principaux artisans des campagnes anti-françaises. C’est notamment le cas de l’actuel secrétaire exécutif de la formation présidentielle Mouvement des Cœurs Unis (MCU), Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre de 2016 à 2019, qui vise le perchoir de l’Assemblée nationale. Fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat, dont il est l’un des principaux mentors, l’ancien secrétaire général de l’Université de Bangui a été au centre des deux dernières campagnes présidentielles victorieuses de FAT. Motif d’irritation supplémentaire pour Paris : l’ex-chef du gouvernement utiliserait un passeport français. Il a également travaillé à Bordeaux, où il a même effectué une partie de ses études.

L’autre membre du premier cercle de Touadéra qui suscite l’ire de la France est Wilfried Sebiro. Ancien journaliste et conseiller en communication du chef de l’Etat centrafricain depuis 2016, il a un temps été à la tête du site d’informations en ligne Centrafrique Libre. Comme Sarandji, il aurait longtemps vécu en France. Proche de Moscou, il faisait partie de la délégation qui avait accompagné Touadéra au sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019.

Enfin, le cas de la cheffe de la diplomatie centrafricaine Sylvie Baipo-Témon cristallise l’exaspération de Paris. Diplômée en économie de l’Université de Poitiers, la ministre, tenant d’une ligne pro-russe, a effectué la quasi-totalité de ses études universitaires dans l’Hexagone avant de devenir analyste financière dans la capitale française pour le groupe BNP Paribas, où elle a officié pendant plus de quinze ans. Elle avait quitté son poste en 2018 pour remplacer Charles Armel Doubane.

 

L’ombre de Moscou

Les services français se penchent également sur les principaux outils de diffusion de ces campagnes. En 2018, une dizaine d’étudiants en informatique de Bangui auraient ainsi été recrutés pour être formés pendant deux mois à Saint- Petersbourg. Ils travailleraient dorénavant depuis la capitale centrafricaine à mettre en place des comptes automatisés qui relaient des campagnes hostiles à Paris sur les réseaux sociaux. La même année, le très “francophile” président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, avait été débarqué du perchoir, un poste qu’il occupait depuis 2016. La France a toujours suspecté Moscou d’avoir directement orchestré sa destitution.

Par ailleurs, les services français s’intéressent aux liens de la Russie avec plusieurs organisations locales, à l’instar de l’ONG Aimons notre Afrique (ANA). Dirigée par l’Ivoirien Arouna Douamba – proche de la ministre des affaires étrangères premier point d’étape.

 

Une guerre qui coûte cher

Le spectre d’une remise à plat des lignes de crédits internationales inquiète au sein de l’administration centrafricaine, alors que la situation économique du pays est déjà très précaire. Depuis décembre et les affrontements avec la CPC, les rentrées fiscales – et surtout douanières – du pays se sont effondrées, notamment à cause du blocage du corridor “Douala-Bangui”. En parallèle, les dépenses militaires ont explosé. Plusieurs ministères peinent déjà à régler les dépenses courantes et d’investissement.

 

Par Africa intelligence

© Copyright Africa Intelligence.

RCA : aujourd’hui, c’est le jour de l’élection du Président de l’Assemblée nationale, les alliances se multiplient  

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Credit photo : Corbeaunew

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021, 06:30:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plusieurs jours de tractations en coulisse, les députés vont devoir élire ce mercredi 5 mai leur nouveau Président pour les cinq prochaines années. D’ores et déjà, dans le camp de la majorité présidentielle, le nom de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est annoncé, tandis que dans l’opposition, les choses ne sont pas encore claires. Cependant, l’ancien premier ministre Martin Ziguélé, Président du MLPC, et Joseph Bendounga, Président du MDREC ont déjà déposé leur candidature.

 

Si l’élection présidentielle du 27 décembre a vu la victoire du Président Faustin Archange Touadera, première personnalité de la République centrafricaine, l’élection du Président de l’Assemblée nationale,  deuxième personnalité de la République est aussi important pour la vie politique du pays.

Dans ce contexte particulier où le nombre total des députés n’est pas atteint, l’élection au perchoir sera stratégique, car ni le parti au pouvoir (MCU) ni l’opposition démocratique n’a obtenu la majorité absolue. Une élection en interne qui se fera à l’absence d’une cinquantaine des députés non encore élus.

Toutefois, certains députés ont déjà manifesté leur candidature pour ce poste. D’abord le Président du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain ) Martin Ziguélé. L’élu de Bocaranga 3 a officiellement twitté avant-hier qu’il est candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga lui aussi sera candidat.

Cependant, du côté du pouvoir, les tractations se poursuivent. La candidature de Simplice Mathieu Sarandji,  selon les indiscrétions, aurait reçu la bénédiction de son mentor  Faustin Archange Touadera.

Il faut noter que le dépôt de candidature ouvert  se poursuit encore. Il est difficile encore de  noter avec exactitude le nombre total des candidats, car selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la candidature est ouverte jusqu’à une heure avant le déroulement du vote. Et si la candidature de monsieur Sarandji venait à être validée, il va sans doute bénéficier du soutien de certains députés indépendants, alliés de son parti le mouvement cœurs unis. Il en est de même pour Martin Ziguélé, l’un des poids lourds de l’opposition. Il aurait le soutien des députés de son parti et de certains  indépendants, à en croire plusieurs sources. Les alliances sont encore en cours,  la lutte pour le perchoir du palais du peuple sera rude entre  et le pouvoir et l’opposition démocratique.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : septième bataillon d’infanterie du territoire, plusieurs miliciens du KM5 incorporés ont dû abandonner

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Fin de formations des FACA à Bérongo. Credit photo : CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 05:53:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On ignore encore les raisons de leur désertion, mais plus de la moitié de ceux qui sont déployés dans les villes de province  ont dû abandonner leur unité dans les forces armées centrafricaines et s’éclipsent dans la nature.

 

Au moins 600 ex-combattants ont été formés et incorporés le mois dernier dans le rang des forces armées centrafricaines après leur désarmement et démobilisation. Un nouveau bataillon, le septième,  avait été créé  pour les intégrer. Mais une fois déployés dans les villes de province, plusieurs d’entre eux ont pris la poudre d’escampette. On ignore s’ils retournent dans leurs activités initiales, mais tout porte à croire que le choix de l’armée ne correspond pas réellement à leur ambition.

Rappelons que le programme du DDRR ( désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ) avait été lancé pour la première fois par le chef de l’État en 2018 à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé. Deux ans plus tard, plus d’un millier des combattants ont été désarmés, certains ont intégré l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), d’autres incorporés dans l’armée au lendemain de la tentative d’envahissement de la capitale par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Selon nos informations, les autres qui sont encore dans l’armée sont déployés avec les Mercenaires russes dans les villes de province.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : grave inondation en ce moment à Bangui, plusieurs quartiers nord de la capitale submergés

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Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 04:19:03 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit  du mardi à mercredi 5 mai, plusieurs quartiers nord de la capitale Bangui ont reçu des pluies torrentielles qui ont causé de graves  inondations  et de destruction des maisons. De Gobongo à Galabadja, ou encore du quartier PK10 jusqu’à Damala, des maisons sont écroulées,  d’autres inondées.  

 

Les dégâts sont très importants du quartier Galabadja en passant par Gobongo PK10, PK12 et les quartiers qui se trouvent au bord de la rivière de ngola.  Des maisons d’habitation  entièrement ou partiellement détruites. Quelques ateliers ou  chapelles d’église ont subi le même sort. Ce qui oblige les ménages touchés à passer actuellement la nuit  à ciel ouvert.

« Pour le moment nous sommes à 2 heures du matin, mais on ne peut pas prendre le risque de dormir. L’eau coule jusqu’à l’intérieur de notre maison. Moi et mes enfants nous sommes tous debout. Mais c’est encore pire chez mes voisins  », a témoigné un habitant du quartier Gobongo joint au téléphone. Mais plus au Sud, un autre témoigne:

« Nous sommes surpris par cette pluie. L’eau est venue engloutir la maison. On ne sait où allez », s’alarme un habitant du quartier Galabadja.

Pour l’heure, nous ne sommes pas en mesure d’évaluer les dégâts causés par cette pluie torrentielle dans la capitale. En plus, on ignore si dans le Sud, les quartiers ont aussi submergé.

Nous ferons le point dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Enquête ouverte en Centrafrique sur des exactions attribuées à l’armée et ses alliés russes

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Enquête ouverte en Centrafrique sur des exactions attribuées à l’armée et ses alliés russes

Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités de Bangui ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur des exactions présumées, attribuées par l’ONU à des militaires centrafricains et à des supplétifs privés russes qui les épaulent dans le conflit contre des rebelles.

Selon un communiqué du gouvernement lu lundi à la radio nationale, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a remis au président Faustin Archange Touadéra une liste “d’allégations d’exécutions arbitraires/extra-judiciaires, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestations arbitraires” commis entre décembre 2020 et avril 2021 et mettant “gravement en cause les forces nationales et bilatérales”./////////////.

Le gouvernement centrafricain “considère ce document comme étant de simples dénonciations”, indique son porte-parole Ange Maxime Kazagui dans ce communiqué./////////////.

“Cependant, eu égard à la gravité des allégations portées contre les forces de défense et de sécurité et les forces alliés (…) le gouvernement a d’ores et déjà instruit le ministre de la Justice d’ouvrir une enquête judiciaire conformément à la loi”, ajoute-t-il. /////////////.

“Il n’y a pas eu de rapport, mais nous avons transmis au gouvernement des informations pour attirer son attention sur certains faits”, a précisé à l’AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca./////////////.

Le ministre de la Justice a ordonné “la mise en place d’une commission d’enquête spéciale regroupant les trois parquets généraux de la République centrafricaine afin de faire la lumière sur les faits allégués” a déclaré lundi le procureur général Éric Didier Tambo. /////////////.

Un groupe d’experts des Nations-Unies s’était déjà inquiété le 31 mars d’informations faisant état de “graves violations des droits humains” par des paramilitaires russes combattant aux côtés des forces armées centrafricaines (Faca), notamment employés par le groupe russe Wagner. La Russie ne reconnaît que la présence “d’instructeurs” aux côtés des Faca./////////////.

De son côté, l’ambassade de Russie à Bangui a qualifié dans un communiqué reçu mardi par l’AFP de “fabrication” de “rumeurs” une enquête publiée la veille par Radio France Internationale (RFI) et appuyant des accusations d’exactions de la part de présumés membres russes de sociétés militaires privées en Centrafrique, basée notamment sur ce précédent rapport onusien et sur des témoignages./////////////.

L’ambassade dénonce une enquête “fondée sur le bouche à oreille” et ne prouvant pas que des “instructeurs russes” sont les auteurs des exactions alléguées. Elle déplore qu’”un média renommé s’aligne avec des fabricants de fausses nouvelles qui servent les intérêts des malfaiteurs qui complotent pour renverser le gouvernement légitime” en Centrafrique.

Avec AFP

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RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.” width=”450″ height=”287″ />
Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.

 

Mobaye, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:59:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto, au sud-Est de la RCA, après que les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) l’ont assiégée durant 8 années, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

D’après le maire de la ville, ce retournement de situation est intervenu sans réel affrontement entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les Mercenaires russes ainsi que les soldats FACA qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.

Des sources sécuritaires locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de l’ouest, d’autres vers le nord, à bord de plusieurs motocyclettes et d’un pick-up.

La vie normale n’a pas encore repris à Mobaye, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester pour l’heure.

Rappelons que les rebelles de l’UPC, le mois dernier,  après quelques jours de panique due aux rumeurs de l’avancée des forces gouvernementales, exigeaient des commerçants de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto  de leur payer une prime de départ avant qu’ils ne quittent la ville. Après plusieurs jours de tractation, les commerçants leur ont versé une prime de 250 000 francs CFA, mais les rebelles n’ont pas pu quitter la ville jusqu’à quelques heures de l’arrivée des forces conventionnelles ce mardi soir dans la ville.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : incursion des combattants rebelles de 3R dans la localité de « Abba », la population en fuite

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Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:14:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Lundi 3 mai 2021, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réconciliation et réhabilitation ), munis de leurs armes de guerre,  ont fait leur incursion violente dans le village Berra, dans la sous-préfecture de « Abba », au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon des sources locales, les rebelles ont fait leur incursion fracassante dans le village Berra aux environs de 7 heures du matin, et procèdent aux tirs de sommation partout dans le village, suscitant la psychose au sein de la population qui n’a plus de choix que de se refugier dans la brousse.

Pour l’heure, les rebelles continuent d’occuper le village, et les soldats FACA ainsi que leurs alliés russes ne sont pas encore arrivés sur place.

Notons que le 5 avril dernier, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais avaient mené une offensive contre les positions des rebelles de 3R dans la localité de « Abba » avant de reprendre totalement la ville aux mains des rebelles deux heures plus tard.

Souvenez-vous, c’est lors de leur offensive et ratissage dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBÉRÉ que 4 suspects avaient été arrêtés et présentés par le procureur général près de la cour d’appel comme des chefs militaires de 3r, dont son chef Bobo.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

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alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les mercenaires russes ont quitté précipitamment les bâtiments publics et des particuliers après la déclaration du porte-parole du gouvernement annonçant l’ouverture d’une enquête

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:56:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Notre équipe a pu constater la scène dans la ville de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, et à Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto, ou les Mercenaires russes ont quitté les maisons des particuliers et les bâtiments publics  quelques heures après la déclaration du porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui, mais aussi du procureur général de la cour d’appel annonçant l’ouverture d’une enquête sur les allégations de crimes portées par la Minusca  contre les mercenaires russes de la société Wagner.

 

Depuis que nous commençons à dénoncer publiquement les exactions commises par les mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles dans plusieurs villes de province, ce n’est que ce lundi 3 mai 2021 dans la matinée que nous commencer a observé pour la première fois  un réel début du changement dans leur comportement.

Des bâtiments publics libérés, des habitations des particuliers rétrocédées, c’est un grand début du changement que les mercenaires russes se sont engagés auprès des préfets et sous-préfets à le faire dans un bref délai.  D’ores et déjà, à Alindao, dans la Basse-Kotto,  la rétrocession des maisons des particuliers a commencé.

Le dimanche 2 mai, dans la sous-préfecture d’Alindao, les mercenaires russes ont totalement quitté la ville dans la soirée, libérant ainsi les bâtiments d’une école qu’ils ont occupés depuis leur arrivée dans la ville, mais aussi un centre hospitalier et deux maisons des particuliers. Malheureusement, pour ces deux habitations, leurs propriétaires ont la mauvaise surprise de découvrir que celles-ci ont été totalement détruites par les Russes avant leur départ vers la ville de Mobaye.

Et ce n’est pas tout! Les mercenaires de Wagner, pour éviter que les indicateurs des rebelles signalent leur position de départ, ont également saccagé et coupé les deux lignes téléphoniques de la société Orange et Télécel quelques minutes avant leur départ de la ville.

Selon nos informations, avant d’arriver à Mobaye, les Russes ont créé leur checkpoint  au village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao, mais aussi à  Mingala et Kouango.

D’autres ont escorté un convoi des engins lourds, peut-être à destination de Bakouma et Nzako pour l’exploitation de diamant et l’or.

 

 

Chine-Centrafrique : Main dans la main, construisons ensemble un avenir plus radieux

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COPYRIGHT LA RENAISSANCE

 

Son excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Centrafricaine CHEN Dong

 

Après des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Centrafrique est entrée dans une phase pleine de nouvelles opportunités de développement. Presque pendant la même période, en tant que bon ami et partenaire de la Centrafrique, la Chine a aussi passé des moments importants et décisifs dans son histoire. Le 11 mars 2021, la Quatrième Session de la 13ème Assemblée Populaire Nationale de la République Populaire de Chine s’est clôturée avec l’adoption de la résolution historique du 14ème Plan quinquennal pour le développement économique et social national et des objectifs à long terme pour 2035.

 

La République Populaire de Chine, sous la bonne direction du Parti Communiste Chinois (PCC), avait élaboré le ler Plan quinquennal pour le développement économique et social national en 1953, au moment où l’accélération du développement économique constitue son premier besoin peu après sa fondation en 1949. Dès lors, le gouvernement chinois a élaboré et exécuté 13 Plans quinquennaux durant des décennies. En 2020, la Chine a achevé l’exécution du 13ème Plan quinquennal (2016-2020), pendant laquelle de grands succès historiques ont été accomplis, comme la réussite de l’édification d’une société de moyenne aisance sur tous les plans, et la victoire globale l’éradication totale de la pauvreté dans toute la Chine. Près de 100 millions de populations rurales démunies se sont débarrassées de la pauvreté conformément aux critères en vigueur en Chine. Ainsi, la question de la pauvreté absolue existant depuis des siècles a été résolue définitivement, et le peuple chinois a atteint, dix ans à l’avance, les objectifs en matière de réduction de la pauvreté fixés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU, apportant une grande contribution à la cause de la réduction de la pauvreté mondiale par son propre main.

 

Au 15ème Congrès du PCC en 1997, les objectifs des «deux centenaires» ont été initiés. Après des discussions approfondies, ils ont été définitivement adoptés au 18ème Congrès du PCC en 2012, à savoir : parachever la construction sur tous les plans d’une société de moyenne aisance pour le centenaire de la fondation du PCC en 2021 et faire de la Chine un pays socialiste moderne, prospère, démocratique, harmonieux et hautement civilisé au moment où la République populaire de Chine fêtera son centenaire en 2049. L’année 2021, lère année de l’exécution du 14ème Plan quinquennal (2021-2025) est non seulement une ligne d’arrivée de la réalisation de « l’objectif du premier centenaire » de 1921 (année de fondation du PCC) à 2021, mais aussi un batôn de relais pour « l’objectif du deuxième centenaire » de 1949 (année de fondation de la République populaire de Chine) à 2049. Dans cette perspective, nous allons créer, étape par étape, un nouveau cadre de développement axé principalement sur le marché intérieur et permettant aux marchés intérieur et international de se stimuler mutuellement.

 

Les plans quinquennaux ont assuré la continuité et la cohérence des stratégies et politiques de développement de la Chine et ont donné une impulsion continuelle au développement économique et social et à l’amélioration des conditions de vie du peuple. Déjà au premier trimestre de l’année 2021, la Chine a enregistré une croissance de 18,3% de son PIB en glissement annuel. En poursuivant l’amélioration continue de l’emploi, la Chine a créé 2,97 millions de nouveaux emplois dans les agglomérations urbaines et le taux de chômage urbain enquêté national au mois de mars se situe à 5,3%. L’objectif de la synchronisation de l’augmentation des revenus des habitants et de la croissance économique a été atteint. Par conséquent, malgré l’influence néfaste de la Covid-19, le niveau et la qualité de vie du peuple chinois ont été améliorés sans cesse.

 

Le 19 novembre 2020, Son Excellence Président Faustin Archange TOUADERA a officiellement lancé le processus d’élaboration de l’Etude Nationale Prospective « RCA 2050 » en vue de faire de la République centrafricaine un pays solidement uni, complètement pacifié, sécurisé, prospère et émergent à l’horizon 2050. Après être réélu le Président de la République Centrafricaine, S.E.Pr. TOUADERA s’est fixé comme objectif pour son mandat, dans son discours prononcé à la cérémonie d’investiture, d’œuvrer pour une société plus inclusive, une économie plus ouverte et de meilleures capacités du peuple centrafricain. Les grands esprits se rencontrent. En dépit du développement rapide dans le domaine économique, la Chine est et restera un pays en voie de développement et un partenaire de tous temps de la République Centrafricaine, accompagnera la Centrafrique dans ses efforts de réaliser la paix, la stabilité et le développement dans le meilleur délai afin de construire une communauté de destin Chine-Centrafrique encore plus solide à travers une coopération bilatérale sincère et efficace.

 

En 2019, lors de la Célébration du 70ème Anniversaire de la Fondation de la République Populaire de Chine, j’ai annoncé que la coopération sino-centrafricaine se développe rapidement comme un train à grande vitesse avec quatre wagons, c’est-à-dire quatre terrains de coopération : la santé, l’infrastructure, l’agriculture et l’éducation. Et durant ces dernières années, la coopération sécuritaire entre nos deux pays se renforce davantage et devient le cinquième wagon. Actuellement, ce qui est réjouissant, c’est que la coopération dans tous les domaines entre nos deux pays a déjà porté de fruits abondants.

 

Premièrement, la coopération sanitaire. Face au défi de l’épidémie de Covid-19, la Chine et la Centrafrique ont mené une coopération étroite et fructueuse. Le gouvernement et le peuple chinois, même dans l’épreuve de lutte contre l’épidémie en Chine, ont fait leur possible pour contribuer aux efforts de nos amis centrafricains de lutter contre l’épidémie. La partie chinoise a fait plusieurs dons de matériels sanitaires à tous les milieux centrafricains, y compris plus de 340,000 masques et 30,000 kits de test transportés en urgence par un avion militaire chinois au moment crucial du pic de l’épidémie en Centrafrique en 2020. Le gouvernement chinois a aussi décidé d’offrir un don de 150,000 doses de vaccin chinois anti-Covid-19 à la partie centrafricaine en honorant l’engagement pris par le Président chinois XI Jinping à faire des vaccins anti-Covid-19 un bien public mondial et à faciliter l’accès rapide aux vaccins des pays en voie de développement.

 

Deuxièmement, la coopération en matière d’infrastructure. Consciente que l’insuffisance de l’infrastructure constitue un handicap au développement de la Centrafrique, la partie chinoise travaille beaucoup pour contribuer à l’amélioration de l’infrastructure centrafricaine. Le champ solaire de 15 MW à Bangui attire l’attention des centrafricains. Une équipe chinoise est arrivée en novembre 2020 et a commencé le travail. Le 8 avril, les travaux ont été officiellement lancés et serait terminés vers le début de l’année prochaine. Une fois mis en service, ce champ solaire va beaucoup aider à la résolution du manque d’’électricité à Bangui. De plus, l’Ambassade de Chine projète encore de renouveler des lampadaires solaires à Bangui pour faciliter la circulation nocturne des habitants de Bangui.

 

Troisièmement, la coopération agricole. L’introduction de la technologie de Juncao est un fruit porté par la rencontre de Son Excellence Président XI Jinping et de Son Excellence Président Faustin Archange TOUADERA en marge du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en 2018. Il est encourageant que des jeunes centrafricains après la formation ont récolté des champignons avec la technologie de Juncao en Centrafrique. Un groupe d’experts chinois de technologie de Juncao arrivera et s’installera dans les prochains jours à Bangui pour aider nos amis centrafricains à construire la chaîne de production et apprendre à plus de Centrafricains à maîtriser cette technologie afin d’améliorer leurs conditions de vie, ainsi que contribuer à éradiquer la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire en Centrafrique par les Centrafricains.

 

Quatrièmement, la coopération éducative et culturelle. Les relations d’amitié excellentes entre nos deux pays sont basés sur une bonne connaissance mutuelle entre les peuples. Á cet égard, en 2019, la Chine et la Centrafrique sont convenues d’installer l’Institut Confucius à l’Université de Bangui. Les enseignants chinois viennent d’arriver à Bangui pour lancer officiellement l’Institut. Il va former non seulement des étudiants qui s’intéressent à la culture chinoise, mais aussi les enseignants locaux de la langue chinoise. En outre, il organisera des activités culturelles dans les domaines des arts martiaux, de la médecine traditionnelle chinoise, de la cuisine chinoise et etc. Je suis convaincu qu’il sera un pont d’amitié qui renforcera davantage la connaissance mutuelle entre le peuple chinois et le peuple centrafricain.

 

Cinquièmement, la coopération sécuritaire. En 2018, sur l’invitation de la partie centrafricaine, une équipe d’instructeurs policiers chinois est arrivée à Bangui pour former des éléments de la Garde rapprochée du Président de la République Centrafricaine. En plus, 50 éléments parmi eux ont suivi une formation en Chine dans 1’année suivante. A la fin de l’année 2019, la signature d’un accord relatif à la coopération de formation et de domaines universitaires entre l’Institut de police de Fujian et l’École nationale de police de la République Centrafricaine a permis à la coopération sécuritaire d’atteindre un nouveau palier. En 2020, l’épidémie de COVID-19 n’a pas interrompu notre coopération amicale. L’Ambassade de Chine a donné un don de 10 motos de police à la partie centrafricaine. La Chine continuera à faire progresser cette coopération en fournissant un laboratoire de police technique et scientifique au Ministère de l’Intérieur chargé de la sécurité publique de la République Centrafricaine pour contribuer à lutter efficacement contre l’impunité. Et un don de matériels policiers, arrivera à Bangui dans ce mois de mai. J’ai la ferme conviction que l’approfondissement de notre coopération en matière de sécurité donnera une nouvelle impulsion au retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique.

 

Dans l’année 2021, la Chine et la Centrafrique se trouvent l’une et l’autre sur un nouveau départ de développement. Nous entendons continuer à travailler avec nos frères et sœurs centrafricains pour mettre en euvre sur tous les plans les concensus dégagés par les deux chefs d’État, consolider davantage l’amitié entre nos deux peuples, partager les expériences de lutter contre la pauvreté et renforcer la coopération dans tous les domaines dans le but de créer un avenir plus radieux pour le peuple chinois et le peuple centrafricain. Je ne doute pas que le gouvernement et le peuple centrafricains, avec leurs efforts assidus et les appuis des partenaires internationaux comme la Chine, illustreront la devise de la République Centrafricaine « Unité, Dignité, Travail » dans le prochain avenir.

Un hôtel au Tchad pour abriter la primature de transition

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Un hôtel au Tchad pour abriter la primature de transition

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké a pris ses quartiers dans un hôtel de N’Djamena. Des employés craignent d’être licenciés. Une pétition est lancée.

L’hôtel Méridien Charia été réquisitionné pour abriter la primature de la transition . L’administration de l’hôtel n’a jusque-là pas précisé aux employés s’ils allaient pouvoir conserver leur poste. Une pétition circule sur internet réclamant l’annulation de cette réquisition./////////////.

Ce sont au total 44 employés, dont une trentaine bénéficiant de contrats à durée indéterminée, qui ne savent pas ce qu’ils vont devenir dans les jours à venir./////////////.

Depuis l’entrée en vigueur de la réquisition de l’hôtel Méridien Chari le 28 avril, ni la Société nationale d’exploitation hôtelière (Sonexho) en charge de la gestion de cet établissement, ni le ministère du Développement touristique qui en a annoncé la réquisition, n’ont répondu aux craintes des employés./////////////.

Un avenir incertain/////////////.

Galion Djekainkoula, l’un des délégués du personnel de l’hôtel raconte : “Ils sont venus avec une note de réquisition sans toutefois penser à l’avenir du personnel. En tant que délégués, nous nous sommes rapprochés du directeur de la Société nationale d’exploitation hôtelière qui est notre tuteur. Il nous a dit qu’il est dans le même bateau que nous, qu’il a posé aussi la question au ministère du Tourisme et qu’il attend sa réponse. Nous sommes inquiets, très inquiets même. Parce que le personnel a besoin d’informations. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous dira”./////////////.

L’annonce de la réquisition de l’hôtel Méridien Chari a suscité des réactions sur les réseaux sociaux et une pétition contre la décision du ministère a été mis en ligne. Le juriste Jean-Bosco Manga est l’un des signataires de cette pétition./////////////.

“Ils ont sacrifié la vie d’une quarantaine de pères et mères de famille et nous avons estimé qu’il faut leur apporter l’appui nécessaire pour qu’ils puissent entrer dans leur droit. Parce que ce sont des employés qui disposent de contrats de droit privé”, regrette Jean-Bosco Manga./////////////.

Appel à la justice/////////////.

En attendant de savoir quelle est la suite à réserver aux employés de l’hôtel, les interrogations se poursuivent./////////////.

“Dans le principe, même s’il faut une procédure pour les mettre à la disposition d’une autre entreprise ou bien une procédure de licenciement pour motif économique, on devrait déjà penser aux hommes qui vivent de cet hôtel avant d’engager une procédure de réquisition. C’est déplorable, on ne peut pas continuer à augmenter le nombre des chômeurs alors que la tendance est de trouver de l’emploi pour chaque Tchadien”, estime encore le juriste tchadien./////////////.

La DW a tenté d’avoir l’avis des responsables de la Société nationale d’exploitation hôtelière en charge de la gestion de l’hôtel et du ministère de tutelle, mais sans succès./////////////.

L’Union des syndicats du Tchad, à laquelle les employés de cet hôtel sont affiliés, s’est saisie du dossier mais elle n’a pas encore dit si elle comptait leur venir en aide.

Avec DW français

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Le cardinal Nzapalainga raconte son combat pour la paix en Centrafrique

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L’archevêque de Bangui, qui avait accueilli le Pape François en 2015 pour une visite marquant le “prologue” du Jubilé de la Miséricorde, raconte dans un livre son parcours et son engagement pour la réconciliation de son peuple marqué par une guerre civile.

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en République centrafricaine, vient de publier avec la journaliste Laurence Desjoyaux un livre intitulé Je suis venu vous apporter la paix, paru aux éditions Médiaspaul.

Il y revient en détail sur son parcours de religieux spiritain, appelé à 42 ans en 2009 à la tête du diocèse de Bangui, où il a déployé une inlassable activité en faveur de la paix et de la réconciliation du peuple centrafricain, fracturé par une guerre civile. En créant la “Plateforme de Paix interreligieuse de Centrafrique” avec l’imam Omar Kobine Layama et le pasteur Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou, le cardinal Nzapalainga a développé une méthode de prise de parole qui a permis de désarmer des miliciens et d’éviter que les affrontements ne dégénèrent en guerre de religion voire en génocide. Ses efforts ont été encouragés par le Pape François lors de sa visite à Bangui en novembre 2015.

Malgré les violences qui continuent à se produire dans plusieurs régions du pays, l’archevêque de Bangui, élevé à la pourpre cardinalice en 2016 et devenu alors le plus jeune membre du Sacré-Collège, continue à déployer son action ancrée dans l’Évangile et à en témoigner au-delà des frontières centrafricaines, dans le reste de l’Afrique et dans le monde. C’est à l’occasion d’un de ses passages à Rome que nous l’avons reçu, le vendredi 30 avril, dans les studios de Radio Vatican.

Entretien avec le cardinal Nzapalainga

Avant de revenir sur votre parcours personnel, revenons tout d’abord sur une image qui a marqué le monde entier: ce voyage presque “miraculeux” du Pape François à Bangui en novembre 2015, avec l’ouverture de la Porte sainte de la cathédrale de Bangui, en prologue de l’Année sainte de la Miséricorde. Quelle trace ce voyage du Pape François à Bangui a laissé dans l’âme de votre peuple?

 

Le passage du Pape a été comme une lumière qui arrive dans les ténèbres, car nous étions prisonniers de la violence, prisonniers aussi du désespoir, de l’angoisse, et on ne voyait pas par quel bout sortir de ce tunnel. Le Pape, en venant d’un autre pays, nous a rassemblés, nous a apporté la paix, nous a apporté l’espoir. Aujourd’hui, pour les gens, musulmans, protestants, catholiques, quand vous parlez du passage du Pape, ça a un sens.

Oui, les gens se souviennent parce que c’est l’homme de la paix, l’homme qui a osé aller chez les musulmans, qui a osé enlever ses chaussures pour aller prier… Pour les musulmans, quelle marque de respect! L’homme qui a osé, chez les protestants, alors qu’on lui avait préparé un espace pour rester assis, se lever, pour parler. Quelle simplicité, quelle humilité! L’homme qui a osé faire ce que dans l’histoire, on n’a pas pu faire: ouvrir une Porte en dehors de Rome. Pour les catholiques, c’est inouï! Et nous nous retrouvons, et nous nous souvenons, et pour nous le passage du Pape est un don de Dieu.

 

Vous êtes vous-même né en 1967 dans une famille mixte, d’un père catholique et d’une mère protestante, et c’est dans l’église protestante que vous avez reçu le baptême. Cette atmosphère œcuménique dans laquelle vous avez vécu votre enfance, est-elle à la racine de votre capacité à aller vers l’autre au-delà des barrières confessionnelles?

Je suis tombé dans l’œcuménisme par ma naissance, par mes parents. L’œcuménisme m’a été donné par mes parents, parce que je les ai vus vivre! Combien de fois, papa, catholique accueillait des chrétiens catholiques, et maman, disponible, les accueillait et était là. On ne voyait pas d’animosité, on sentait vraiment le respect, l’estime, l’accueil vice-versa. C’est là où je suis né, et dont j’ai été marqué.

Ce ne sont pas seulement des mots, ce sont des réalités: quand on voit un père catholique et une mère protestante avec leurs coreligionnaires, qui viennent pour prier, et que l’autre se sent proche et donne un coup de main, que l’autre exprime son respect, ça vous marque. On se dit: «Oui, il est possible d’avancer. Même si nos chemins sont différents, ils peuvent se croiser.» Et chez moi, les chemins se sont croisés à travers l’œcuménisme.

 

Vous racontez dans votre livre une enfance joyeuse, malgré la pauvreté. Vous n’aviez pas beaucoup de livres ou de vie culturelle, mais vous étiez heureux. Cette expérience intime de la pauvreté, est-ce que c’est finalement la condition pour être vraiment écouté par le Seigneur, et pour être disponible à la rencontre avec le Seigneur?

Le Psaume 33 dit: «Quand un pauvre crie, le Seigneur écoute»… Le pauvre n’a pas grand chose, sa richesse, c’est Dieu. Finalement si on va au fond des choses, tous, nous sommes pauvres! Ce n’est pas seulement la pauvreté matérielle, il y a plusieurs types de pauvreté. Il faut descendre de notre piédestal, et descendre pour voir que nous sommes finis, que nous sommes limités, et que nous avons des zones de pauvreté.

Dieu seul peut les combler et Il le fait à travers plusieurs canaux, plusieurs médiations, des hommes, des femmes, des événements, pour que nous puissions voir qu’Il existe. Et moi je peux dire que cette pauvreté a creusé en moi le désir de Dieu, qui était là par mes parents, qui priaient, mes parents qui avaient Dieu comme rocher. Et pour moi, c’est important: mon cheminement vient du fait que pour moi-même qui était pauvre, le Dieu qui est venu dans notre pays, dans notre monde, est un Dieu qui vient pour les pauvres.

Oui, il vient enrichir les pauvres. Si le pauvre ouvre ses bras, ouvre son cœur, et L’accueille, son cœur sera rempli de sa présence et il pourra la diffuser.

 

Alors justement, à propos de ce désir de Dieu, comment s’est forgé votre appel personnel à la vocation religieuse?

Le désir de Dieu est venu du fait que moi-même, accompagnant ma maman à l’église protestante, et baptisé aussi à l’église protestante, j’ai constaté que mon papa ne venait pas le dimanche avec nous et j’ai demandé: «Est-ce que je peux aller voir où prie mon papa?» On m’a accordé la permission de m’y rendre, et je suis parti, et je ne suis plus revenu. J’y suis allé, et j’ai vu une autre liturgie, une autre manière de prier.

Le Seigneur m’a appelé là, et j’ai dit à maman: «Je ne veux plus partir avec vous. Je pars avec papa.» J’ai demandé à être enfant de chœur et aussi à faire la catéchèse, pour faire la première communion. Tout est parti très vite, comme le prêtre qui était là venait à la maison pour prier avec papa et les autres chrétiens, moi j’ai été séduit, marqué par un homme, un témoin de la Bonne Nouvelle. Ce prêtre néerlandais, le Père Léon, un spiritain qui venait chez nous, c’est lui qui m’a donné envie. Je me suis dit: «Moi je veux faire comme lui !».

C’est comme le rêve d’un petit enfant qui a envie de suivre un grand joueur, en disant «moi aussi, plus tard, je veux être comme Zidane, Ronaldo ou encore Benzema», il donne des noms parce qu’il a vu comment ils jouent et il veut les imiter. Moi aussi je veux l’imiter (ce missionnaire, ndlr) mais après il faut aller plus loin que ça: lui c’est un tremplin pour m’ouvrir la porte, pour découvrir le véritable témoin, Celui que je cherche: c’est-à-dire le Christ, Dieu lui-même.

 

Ensuite vous êtes rentré dans la congrégation des spiritains, et comme jeune religieux, vous avez passé dix années en France de 1994 à 2004, d’abord en région parisienne et ensuite à Marseille dans une école des Apprentis d’Auteuil, avec des jeunes en grande difficulté. Cette expérience a été parfois violente et douloureuse. Quel est le regard que vous portez aujourd’hui sur l’Europe et sur la France? Derrière l’indifférence religieuse apparente, est-ce que vous y voyez les signes d’une soif de Dieu malgré tout?

Le regard que je porte sur l’Europe, en tant qu’homme de Dieu, est un regard d’espérance, un regard de miséricorde. Un regard d’espérance parce que Dieu continue à tendre la main à l’homme, à la femme, pour revenir vers Lui. Les événements de ce monde, des hommes, des femmes peuvent nous écarter pour un temps, de Dieu mais il est toujours là, il nous fait des clins d’œil. Il attend. Cette tendresse-là ne disparaît pas.

Je pense que le Seigneur prépare quelque chose pour cette Europe et lui-même, il a le secret, mais il me demande de contribuer, de nous engager pour que sa présence ne s’efface pas dans le cœur, dans la tête, dans les familles, dans le paysage, dans la culture. Qu’Il soit là parce que c’est Lui, comme lumière, qui éclairera ce que nous aurons à construire à entreprendre, nos décisions. Sinon nous allons rester au niveau horizontal donc je pose un regard d’espérance en disant que le Seigneur continue à veiller.

Pour nous, humainement, on peut penser que tout va au déclin, tout va être fini… Non, ça c’est le regard humain. Mais le Seigneur a un secret, le Seigneur prépare quelque chose, et nous voyons toujours, dans les moments d’épreuves, qu’il y a toujours quelque chose. Même la femme qui accouche a quelque chose. On dit souvent «après la pluie vient le beau temps», et nous attendons cette aube nouvelle, et je la vois aussi poindre à l’horizon.

Il y a des jeunes dynamiques, engagés, qui expriment leur foi, et à l’occasion du Covid, j’ai vu des jeunes qui veulent aller à l’église, qui veulent prier, qui veulent être proches de Dieu. Je me dis: voilà un clin d’œil du Seigneur pour nous. Peut-être que certains ne savaient pas qu’à 15 ans, 20 ans, on peut trouver des jeunes dynamiques, engagés, qui veulent témoigner de leur foi. Les JMJ sont toujours là pour nous le révéler. Nous voudrions que ces jeunes-là inscrivent leur engagement, leur foi, dans le long terme, pas pour un moment épisodique, mais pour un moment régulier. Donc je pose un regard d’espérance sur l’Europe, et j’espère que le Seigneur est en train de faire les choses.

Moi-même j’ai passé 10 ans (en France, ndlr) avec des moments parfois difficiles, douloureux. Il ne faut pas penser que c’était la belle époque, le passé, et que maintenant c’est difficile, ou que c’est la belle époque maintenant et que le passé était difficile. Non! Chaque histoire, chaque culture, chaque moment a ses difficultés propres, mais il nous appartient, et moi je me réfère à Dieu pour rechercher des solutions, pour offrir des alternatives à ces difficultés qui se présentent à moi. Quand j’avais des jeunes difficiles qui voulaient pas écouter des cours, qui voulaient en découdre avec moi, moi je me référais à Dieu, je priais.

C’est comme ça qu’un jour un jeune est venu me demander: «Qu’est-ce qu’il faut faire pour vous faire craquer? Parce que nous, on voudrait que vous puissiez nous laisser tranquille, ne pas enseigner votre cours, que nous ne voulons même pas écouter.»  Et je lui ai dit: «Est-ce que tu vois Dieu?» Il me dit «non» . Alors je lui ai dit: «Si tu si tu veux me faire craquer, va d’abord faire craquer Dieu que tu ne vois pas, et ensuite tu viendras me faire craquer».

Il m’a regardé longtemps, puis il m’a tapé dans la main et on est devenus des grands amis, parce que là ils ont vu qu’ils essayaient de tester, mais moi je me suis appuyé sur le rocher.

Et dans ce monde je souhaite et je prie pour que beaucoup d’adultes s’appuient sur le rocher, et pour que les jeunes viennent s’appuyer sur eux. Parfois, on n’est même pas sûrs de nous, alors comment on peut rassurer les autres! L’enfant il attend que son père soit solide, costaud. Bien sûr, il a ses faiblesses, ses limites, mais qu’il puisse tenir sa main. Si à peine il tient sa matin, il tombe déjà, sur qui va-t-il s’appuyer? C’est une grande question pour moi, sur qui nous appuyons-nous. Moi je m’appuie sur Dieu et je prie, et je demande à ce que beaucoup d’adultes regardent vers ce Dieu. En s’appuyant sur le rocher, les autres viendront vers nous.

 

Après votre expérience en France vous avez été rappelé en Centrafrique en 2004-2005 comme supérieur des spiritains, puis vous avez été appelé par Benoît XVI à la conduite du diocèse de Bangui d’abord comme administrateur apostolique, puis comme archevêque. Vous avez été confronté à de très graves crises internes à l’Église, et aussi de très graves crises sur le plan politique notamment avec l’offensive de la Seleka en 2013. Comment avez-vous fait pour résister à la peur, aux menaces au fil des événements qui ont déchiré votre pays?

La mission, ce n’est pas la mienne. C’est la mission du Christ, la mission de l’Église. Moi je ne fais que recevoir cette mission. Je suis un élément que le Seigneur place là pour le besoin de la paix, le besoin de l’unité, le besoin de la réconciliation. Et je me suis rendue disponible dans ce moment délicat. Je ne suis pas un magicien qui a toutes les solutions, non… Dans les moments les plus difficiles qu’on traversait, je disais aux frères et aux sœurs : asseyons-nous. Le Seigneur te parle, me parle. Comment trouver des solutions dans ce moment-là?  Dans la crise de l’Église, on a fait la même chose.

Quand la crise politique a commencé, musulmans, protestants, catholiques, nous nous sommes mis ensemble. Notre tradition est hospitalière, l’accueil de l’autre a une place, il n’y  a jamais eu de guerres de religion. Face à une guerre qui arrive, avec la religion dedans, allons-nous rester passifs?  Allons-nous voir venir déferler sur notre population, les violences, la haine, la division? Non!

Comme un seul homme nous nous sommes levés en disant d’une seule voix: «Non, notre religion m’incite pas à la à la guerre, ni à la violence, ni à la destruction.» Pour moi, je pars de Dieu pour maintenant rejoindre les autres, et c’est clair. Sans Dieu, je ne suis rien.

 

Vous menez une expérience de dialogue interreligieux très intense en République centrafricaine, est-ce que votre méthode, votre expérience, peut aussi être une source d’inspiration pour d’autres pays africains qui connaissent aussi des déchirures, et aussi pour le reste du monde?

Chaque méthode est propre. Quand nous nous sommes mis ensemble, en fait, avant, il y avait l’œcuménisme, mais c’était encore théorique. Avant, il y avait le dialogue interreligieux, mais c’était encore théorique. Mais avec les épreuves, nous sommes devenus proches, car là c’étaient des expériences.

Les trois, on discutait, on réfléchissait, on proposait et on choisissait les mots, si bien que quand on se présentait il y en avait un qui pouvait parler, mais il parlait en notre nom. Et ça je trouve que c’est beau comme message. C’est important que nous puissions rechercher cette paix avec les autres, et l’expérience du dialogue interreligieux chez nous, elle est unique. Nous nous sommes mis ensemble pour travailler ensemble. La Plateforme interreligieuse existe et dedans vous avez les musulmans, les protestants, la coexistence est une réalité, vivre ensemble est une réalité. On se frotte, on discute, on débat, on propose, pour tester une autre manière de faire.

Quand il se passe quelque chose, le pasteur me dit: «Donne-moi le temps d’aller consulter ma base.» Pour nous, souvent, pour prendre une décision, c’est hiérarchique, mais chez eux, il faut d’abord discuter longtemps! On peut avoir l’impression qu’on perd beaucoup de temps mais non, c’est leur processus. Il faut que j’intègre ça maintenant: quand on veut avancer, il faut aussi faire le pas avec l’autre. Le pas que je faisais était rapide, mais maintenant il faut que j’accepte de ralentir pour attendre, et entendre aussi pourquoi l’autre n’avance pas vite. Et lui aussi il doit voir pourquoi est-ce que l’autre avance vite. Dans ce frottement, on se retrouve, et j’espère que certains pourront aussi faire des propositions.

Quand on arrivait dans l’arrière-pays, alors que notre pays avait été confronté à la crise, les communautés étaient divisées, parce qu’il y avait un chaos, il n’y avait plus l’autorité. C’était des rebelles qui était seigneurs de guerre, avec le droit de vie et de mort. Et nous ont arrivait dans ce chaos-là. Qu’est-ce qu’on faisait comme méthode? La première chose, c’était d’apaiser, de redonner confiance, écouter, engager le dialogue. Le protestant partait avec les protestants, le musulman avec les musulmans, le catholique avec les catholiques. Et on posait des questions simples: «Que s’est-il passé? Comment ça s’est passé? Comment voyez-vous l’avenir dans ce village, dans cette ville?». Alors que la tension faisait que l’autre était considéré comme un diable, on permettait à notre communauté de s’asseoir, d’engager le dialogue, l’écoute, et surtout de créer un récit commun.

Parler, c’est une thérapie. J’ai vu plusieurs fois des groupes parler longuement, on les sentait libérés par l’écoute. Et à la fin ils étaient épanouis. On apprenait à ce groupe à créer un récit commun. Il y avait 100 personnes, avec plusieurs récits: travailler à construire un récit communautaire. Ce n’est pas évident. Mais ils le font, à la fin. Le secrétaire prend des notes et dit: «voilà le récit des catholiques que l’on aura à présenter», «voilà le récit des musulmans», mais ce récit doit être validé par le grand groupe. Et quand ils arrivent, ils ont un porte-parole, ils ont déjà débattu, ils ont déjà discuté. Ils ont déjà éliminé beaucoup de choses, et ils viennent avec leur récit.

Et nous en tant que responsables, qu’est-ce qu’on faisait? On a entendu les récits. Il y a des éléments convergents et des éléments divergents, il y a des éléments pour que la vérité advienne. Et nous, notre rôle, c’est de permettre que la cohésion existe, que nous nous interrogions.

Autour de la table, cela fait six mois, un an, que les gens ne sont pas regardés, Peut-être que l’autre, considéré comme le diable, maintenant, il est autour de la table. «Voici notre récit.» L’autre peut contester: «Ce que vous vous avez dit, ce n’est pas ça qui se passe dans notre communauté.» J’ai des exemples ce genre: dans une communauté musulmane, où un monsieur, un grand commerçant, était considéré par les protestants et les catholiques comme un complice des rebelles, parce que, dans son magasin, le général (rebelle, ndlr) vendait des cartons de sucre.

Et les gens disaient, du côté protestant et catholique : «Ce monsieur, on pourra plus plus le saluer, on ne pourra plus acheter chez lui. Le jour où ils vont partir, on va détruire sa maison, on pourra le tuer parce qu’on a tué les nôtres.» Mais le jour de la grande réunion, quelle surprise! Manifestation de la vérité: la communauté musulmane nous dit: «Non, ce monsieur est un otage. Le général est venu, il a des armes. Il rentre. Il dit : “Je veux vendre mes cartons de sucre chez toi.” Qu’est-ce que tu peux dire?»

Les masques sont tombés, on a découvert la vérité. Ce monsieur était une victime, il a fallu l’espace, l’arbre à palabres, l’espace autour de la table pour que la vérité se manifeste aussi à ce moment-là. C’est notre rôle, en tant que leaders, d’aider les gens à faire en sorte que la vérité apaise et redonne courage et confiance. Elle rassemble d’ailleurs, et après les gens ont commencé à regarder les autres différemment.

Et je peux encore donner un autre exemple. Dans une communauté musulmane, le fils de l’imam avait volé un véhicule. Ce récit est connu du côté protestant. Les musulmans le savaient mais personne n’a osé parler, ni à l’imam, ni à ce jeune. La peur qui terrorise, qui enchaîne, qui empêche que les gens parlent. La haine était là, le désir de vengeance était là. Nous les leaders, on arrive, on entend ces choses et on pose la question à l’imam. Et il dit: «mon fils, maintenant, il est adulte, il pose ses actes». Et nous avons dit: «en tant que père, au moins là, tu dois dire que tu n’es pas d’accord, plutôt que de rester dans le silence complice». Et il est allé le dire. Même s’il n’a pas restitué le moteur, au moins il l’a dit, et les autres ont constaté qu’il a dit qu’il n’est pas d’accord avec ça. Prendre ses distances par rapport à l’erreur. Quand on est leader, on doit tracer beaucoup de sillons, de routes, pour les frères et les sœurs, sur la voie de la paix.

 

Plus qu’un théologien ou un administrateur, est-ce qu’un évêque doit être avant tout un prophète?

Tout ça à la fois! Parce que vous avez là un administrateur: on vous a donné des personnes à accompagner, à aider, et aussi des biens à gérer et vous devez veiller là-dessus pour que ces gens restent au bercail, qu’ils ne puissent pas aller dans tous les sens. Et les gens vous regardent parce que c’est vous qui êtes là comme administrateur, et il y a le devoir de témoignage aussi.

Quand tu es évêque, tu es pasteur, le pasteur d’un peuple, tu es celui que les gens voient comme le représentant du Christ. Tu es celui qui doit leur apporter la Parole de Dieu, celui qui leur donne le sacrement, celui qui les réconforte et les gens t’attendent. Prophète, oui parce que tu es envoyé vers les gens et pas seulement les catholiques, vers tous les hommes, parce que le Christ a donné la vie pour tous les hommes, et tu fais ce travail pour une “sortie vers les périphéries”, comme aime dire le Pape, pour dire que comme prophète, mon message, c’est pas seulement pour ma communauté restreinte, c’est un message universel.

C’est un grand travail de faire une sortie de soi. Parfois, on est bien dans ses idées, dans son milieu. Sortir pour affronter d’autres manières de voir, de penser, de prier, c’est pas gagné. Vous êtes remis en question, secoué même, mais il faut être bien dans ses baskets, s’enraciner sur du solide, sinon le vent va vous entraîner et vous pourrez disparaître. Prophète, oui, le monde en a besoin, évêque aussi, administrateur, oui, ce monde en a besoin.

 

Et dans ce sens, votre cardinalat en 2016 a fait signe pour toute la population centrafricaine, et pas seulement pour les catholiques?

Et oui, je peux le dire parce que le jour j’ai été créé, c’est comme si on avait gagné un match de football: dans tout le pays, la liesse était partout, les gens était dans la rue, chantaient, s’embrassaient. C’est comme si on avait marqué un but!

Et moi je revenais d’une tournée rurale. Pour faire 12 kilomètres, j’ai mis quatre heures, tellement la foule était dense, chantait, criait partout. Donc quelque part les gens s’identifiaient en disant: «le Seigneur s’est penché sur les pauvres». Le Seigneur finalement ce n’était pas moi, c’était ce peuple qui aspirait à autre chose qui est maintenant reconnu, élevé, et c’est ce peuple-là, maintenant, qui a une place parmi tant d’autres, c’est comme ça que j’ai vu les choses. Et je pense que le Seigneur veut dire que nous ne sommes pas que des damnés, et que nous sommes aussi les bien-aimés de Dieu.

 

Est-ce que dans l’encyclique du Pape François Fratelli tutti sur la fraternité, vous avez retrouvé des traces de vos expériences? Est-ce que vous avez l’impression d’avoir inspiré le Pape un petit peu dans ce texte?

Je n’ai pas la prétention de l’avoir inspiré! Mais il est venu, il a vu, il témoigne, il continue à le faire. Et pour moi c’est important. Je vous donne un exemple: quand il est venu chez nous, trois jours après, alors qu’avant je le faisais pour aller dans le quartier musulman ailleurs, j’ai commencé à titiller mes prêtres, mes sœurs, mes chrétiens, en leur disant: «Mais pourquoi restez-vous là à ne rien faire, à regarder? Maintenant, il faut qu’on sorte pour aller à la rencontre. Regardez le Pape, il est parti de loin, de Rome. Il est allé jusqu’à chez nous. Il est allé chez les musulmans, il est allé chez les protestants… Pourquoi, nous, on a peur? On est à quelques mètres!» La semaine suivante, on est venus avec un nombre impressionnant de gens. Vous voyez, il a libéré nos énergies, il nous a envoyé en mission.

Il nous a dit que l’autre n’est pas un poison ou un danger. L’autre peut être sur un tremplin, vers la réalisation de moi-même, vers la construction d’un monde nouveau. On est des frères, et ça pour moi c’est important. Tous frères!

Je crois que nous partageons l’humanité, nous partageons beaucoup de choses. Quand il y a eu les évènements, l’imam a passé 6 mois chez moi. Respect pour sa manière de prier, de voir, de penser. Sa femme était là, ses enfants aussi, on les a accueillis parce que on est des frères. Les enfants d’Abraham sont là, les enfants d’Adam sont là, après on va sortir pour aller différemment, mais on est tous enfants d’un même Dieu. Et ça… On peut faire des théories, mais ces expériences-là, personne ne pourra nous les enlever. Elles resteront gravées dans nos mémoires, dans notre cœur.

 

AVEC VATICAN NEWS

 

rentrée parlementaire et attente des populations

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai 2021, 10:38:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 90 députés de la septième législature sur 140, sont entrés en fonction le 3 mai, pour un mandat de cinq ans. Les attentes de la population sont fortes.

 

Les députés de la septième législature ont amorcé leur mandat de cinq ans dans un contexte marqué par l’insécurité et les rivalités politiques. Mais ceux-ci débutent dans un contexte difficile et à un moment où les Centrafricains aspirent à un retour de la paix.

C’est le cas d’Elysée Nguimalé qui compte sur l’Assemblée nationale pour clarifier la coopération du pays avec la Russie et aussi affronter les questions sécuritaires.

 

“Cette septième législature a un grand défi à relever dans le domaine sécuritaire et donc nous pensons que l’Assemblée nationale doit mener à bien sa mission et voir de quelle manière on doit désormais engager la coopération entre la République Centrafricaine et d’autres pays, affirme-t-il avant d’ajouter, “La question d’actualité dans notre pays, c’est la présence russe sur notre territoire. L’Assemblée nationale doit tirer au clair la coopération entre la rca et la Fédération de Russie. Parce que les peuples ne savent pas exactement les liens avec les éléments russes qui sont là. Est-ce que ce sont des militaires, des mercenaires… ? Il y a encore un flou”, regrette Elysée Nguimalé.

Problèmes sociaux

Il n’y a pas que les préoccupations sécuritaires. Les problèmes sociaux tels que la santé, l’éducation et la protection des femmes et des enfants sont aussi prioritaires.

“Qu’ils veillent à ce que certaines lois discriminatoires à l’égard des jeunes filles soient révisées. Prenons par exemple le cas du code de la famille. Notre souhait pour cette septième législature est que soient discutées et votées des lois qui vont dans le sens de la femme et la promotion des jeunes filles”, estime Fornel Poutou.

Alors que la loi sur le fond de développement des sports peine à être adoptée, Bienvenu souhaite pour sa part, que la Centrafrique puisse être connue dans le monde pour d’autres raisons que la guerre.

“Aujourd’hui, on ne peut pas faire de sport sans argent et pour avoir de l’argent, il faut un mécanisme de mobilisation et de gestion de ces fonds. Donc, on attend beaucoup de cette législature pour que les députés puissent s’intéresser à ça. Pour qu’on puisse connaitre la RCA aussi autrement à travers les sports et pas seulement à travers les armes ou la guerre”, dit-il.

Pour satisfaire ces attentes et redonner espoir à la population, les élus doivent transcender les clivages et jouer leur rôle de contrôle des actions du gouvernement. Ce qui est un défi au regard de la configuration politique de cette Assemblée.

 

Avec DW français