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RCA : retour progressif du calme au village Man, la Minusca se renforce dans la région

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 9 août 2021, 03:57:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux semaines après la dernière attaque mortelle des rebelles du mouvement 3R contre les positions des éléments des forces armées centrafricaines à Man,  dans la préfecture de Lim-Pendé, la ville commence à retrouver timidement son calme d’avant. Mais la peur persiste, et la Minusca se renforce dans la région avec un déploiement des nouveaux Casques bleus rwandais.

les casques bleus de la minusca lors de l'opération ala londo juillet 2020
les casques bleus de la minusca lors du début de l’opération ala londo en juillet 2020.

 

« La plupart des habitants sont encore dans la brousse. Seulement quelques-uns ont pu regagner le village. Les gens ont peur de revenir parce que les rebelles de 3R sont toujours dans les périphéries.  Les circulations sont paralysées sur les axes. Il n’y a que les Casques bleus du contingent Bangladesh  de la Minusca qui effectue des patrouilles dans la région. Les commerçants n’ont pas encore repris le trafic. Les hommes en arme sont partout. Régulièrement ils dépouillent les gens de leurs biens et prennent des sommes d’argent et incendient parfois leurs motos », a déclaré un habitant de Man joint au téléphone.

Au même moment, à Bocaranga, plus au sud du village  Man, les Casques bleus rwandais sont arrivés en masse dans la ville le vendredi dernier. L’objectif,  assurer la sécurité sur certains axes routiers menant à Bozoum via Bocaranga Bouar, mais aussi celui de Bocaranga Dim  via Létélé et Mbaïmboum.

Dans ces localités, les rebelles de 3R multiplient des exactions sur les populations. Même les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) ont dû quitter certaines localités de la région en raison du manque des moyens logistiques adaptés.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bangui se retrouve à nouveau sous les eaux des inondations dans le sixième

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 9 août 2021, 03:27:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De fortes pluies ont provoqué la nuit d’avant-dernière d’importantes inondations  dans plusieurs quartiers sud-ouest de la capitale Bangui faisant plusieurs dégâts. Une centaine des maisons détruites et des biens emportés. Une situation humanitaire catastrophique.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/apres-inondation-du-janvier-2020-au-quartier-Sapeke-a-bangui-450×270.jpg” alt=”Après l’inondation au quartier Langbashi, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC” width=”450″ height=”270″ />
Après l’inondation au quartier Langbashi, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

 

Les quartiers du sixième arrondissement de Bangui, au sud de la capitale,  se retrouvent depuis dimanche 8 août sous les eaux des inondations après des pluies diluviennes. Des maisons et des routes englouties, les circulations ont été fortement perturbées.   La ville de Bangui, qui connaît de plus en plus des problèmes d’inondation, était sous les eaux aux grandes dames des pauvres populations qui ne savent à quel saint se vouer.

Pour les habitants du sixième, la pluie diluvienne d’avant-hier à cause d’énormes dégâts du jamais vus cette année dans leur localité. Une centaine des maisons détruites, et plus d’une vingtaine inondée.  Pour l’heure, beaucoup de ménages sont sans abris.

« « Mes habits sont détruits, y compris  mes documents  et les meubles de la maison. Je ne me suis retrouvé presque à rien. Nous étions tous au clair de la lune », a déclaré un sinistré interrogé.

Monsieur Eugène Didier Kakando, habitant du quartier Linguissa dans le sixième arrondissement témoigne que  lors de l’inondation, sa famille a veillé toute la nuit.

« Derrière chez moi, il y’a des maisons qui sont totalement écroulées.   « Même mes enfants et moi nous avons passé une nuit noire. Notre situation actuelle est déplorable », ajoute-t-il.

Face à cette situation, les députés 1 et 2 appellent le gouvernement à voler au secours de cette population en détresse.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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RCA : Un acheteur de diamants et son chauffeur kidnappé par les mercenaires de Wagner à Bria

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 7 août 2021, 13:14:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon leur famille, les deux otages ont passé deux jours complets en captivité dans les locaux des Mercenaires russes de Wagner avant d’être libérés. Mais ils ont perdu toutes leurs marchandises, confisqués par le Wagner.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

Selon les proches des intéressés, les faits se sont produit le mardi dernier quand l’homme d’affaires et son conducteur revenaient du chantier. Ils ont été surpris à l’entrée de la ville de Bria par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner. Selon les mêmes sources, ces derniers savaient très bien que leurs victimes revenaient du chantier, c’est pourquoi ils ont été arrêtés et fouillés de la tête aux pieds. Leurs marchandises, des diamants achetés au chantier qui ont une valeur de 4 millions de francs CFA, et une somme de 2 millions en espèce ont également été retrouvés et confisquées par ses ravisseurs qui sont les hommes de Wagner.

Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont placé durant deux jours leurs otages dans un conteneur qui leur servait de geôle. Libérés jeudi, l’homme d’affaires et son conducteur n’ont toujours pas réalisé ce qui leur avait arrivé. Ils dénoncent le comportement criminel des mercenaires de la société russe Wagner qui n’ont rien à faire que de maltraiter les opérateurs économiques.

Rappelons qu’il y a près d’un mois, le chef des mercenaires russes et syriens de la société Wagner  avait menacé les jeunes de Bria de ne pas prendre le risque de s’adonner aux activités liées aux diamants et ors. Sinon, ils verront les conséquences.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA COMPÉTENCE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DANS LE PROCESSUS DE RÉVOCATION DISCIPLINAIRE OU PÉNALE D’UN DÉPUTÉ.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 7 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En dépit de l’instabilité sécuritaire jugée comme une avancée par les autorités établies, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a su mener à terme le processus électoral. Au delà des énormes insuffisances organisationnelles soldées par de contestations de résultats, le président de la république est réélu et la septième législature de l’assemblée nationale est mise en place avec un bureau majoritairement coopté par le parti au pouvoir. C’est dans ce contexte qu’un rapport des experts de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Centrafrique, pondu peut-être à desseins révèle que le député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui est membre cofondateur de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC)…la coalition des groupes armés.

touadera et meckassoua photo montage

 

Ce dernier serait le commanditaire ou la caution morale de la tentative de coup d’état du 13 janvier 2021. S’appuyant sur la base de ce rapport tant vilipendé par les autorités établies, une requête a été enregistrée au greffe de la Cour constitutionnelle en vue de destituer le député mis en cause. Ainsi, il importe de rappeler par ailleurs que selon les dispositions substantielles de l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016, la Cour constitutionnelle qui représente la plus haute juridiction de l’architecture juridique centrafricain n’est compétente que de juger la constitutionnalité des lois et règlements promulgués ou votés. En conséquence de ce qui précède, le député est mis en cause par un simple rapport des experts de l’ONU non référencé dans l’ordonnancement juridique centrafricain qui n’a ni force de loi promulguée ou votée. Sachant que la participation active ou passive à une quelconque rébellion qui constitue le grief du rapport des experts de l’ONU relève des infractions pénales, le citoyen lambda s’interroge :

La Cour constitutionnelle est-elle légalement compétente pour statuer sur la destitution d’un député ayant commis des faits qui relèvent de la qualification pénale ?

Les griefs de l’accusation du député suspecté évoqués dans ce rapport constituent-ils un crime de haute trahison conformément à la définition de l’article 124 de la constitution ?

Faisant abstraction d’un cliché qui alimente les débats politiques, peut-on affirmer que la Cour constitutionnelle est aux ordres ?

En d’autres termes, la Cour constitutionnelle s’est-elle érigée en instrument régalien pour asphyxier les adversaires politiques ?

Après son éviction de la présidence de l’assemblée nationale qualifiée de complot, cette procédure en cours ne représente t-elle pas une destitution de trop ?

Au regard de tous ces questionnements, il apparaît important de souligner que l’immunité parlementaire ne place pas le député au dessus de la loi mais sa mise en accusation doit respecter les normes basiques établies par le droit positif.

Le principe de la légalité des infractions veut qu’une personne soit punie lorsque les faits sont expressément prévus et punis par la loi. Tandis qu’aucune disposition de la constitution ni de la loi organique N17.004 du 15 février 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale ne prévoit la destitution d’un député. À contrario, lorsqu’un député est mis en cause dans une affaire pénale, il revient de droit au parquet général ou au garde des sceaux de saisir le bureau de l’assemblée nationale en vue de l’examen de la levée de l’immunité parlementaire. En cours de procédure, l’élu de la nation bénéficie toujours de la présomption d’innocence jusqu’à sa condamnation définitive. C’est ainsi qu’après avoir épuisé tous les voies de recours prévus par les textes, le bureau de l’assemblée nationale saisit la Cour constitutionnelle pour incompatibilité et cette dernière après constat prononce la déchéance du statut de député.

Pour finir, nous soumettons à votre appréciation la substance de l’article 123 de la constitution qui énonce que la haute cour de justice est le seul organe habilité à juger les députés pour les cas de haute trahison…

mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 07 août 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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l’état de siège prolongé malgré l’absence de résultats

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RDC : l’état de siège prolongé malgré l’absence de résultats

Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités congolaises prolongent l’état de siège dans l’Est du pays alors que la population critique son manque d’efficacité.

En République démocratique du Congo, trois mois jour pour jour après son instauration,l’état de siège a été prorogé pour la cinquième fois consécutive dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.Mais en dépit des mesures d’urgence et du pouvoir confié aux militaires, la situation sécuritaire sur le terrain semble empirer, ce qui exaspère la population. L’armée pour sa part a admis que l’état de siège ne mettra pas fin au conflit dans la région.Selon les statistiques des différentes organisations de la société civile, les attaques des rebelles ADF se sont même accentuées depuis l’instauration de l’état de siège.Un échec ?Christophe Munyanderu, coordinateur de la Convention pour le respect des droits humains en territoire d’Irumu, dans l’Ituri, où les ADF tuent et incendient des véhicules régulièrement, s’interroge. “Quand on a décrété l’état de siège, la population s’attendait au retour rapide de la paix mais ce qui est surprenant, c’est que l’ennemi est devenu encore plus virulent, assure-t-il. Cela prouve que l’ennemi se moque du gouvernement congolais.”Les organisations de défense des droits humains ne sont pas les seules à fustiger ce que l’on appelle ici l’échec de l’état de siège.Les députés nationaux et provinciaux de la région l’ont aussi fait savoir à Kinshasa, avant cette cinquième prorogation.L’armée concède les limites de l’état de siègePour faire face à ces critiques, le porte-parole parole du gouverneur militaire, le général de brigade Sylvain Ekenge, a tenu devant la presse locale à souligner le travail réalisé par l’armée. Surtout, il a admis que l’état de siège ne mettra pas fin à un conflit qui dure depuis plus de trois décennies.”Vous croyez que c’est avec l’état de siège qu’on va mettre un terme à toute l’insécurité ? Non, a concédé le général. L’état de siège va diminuer la violence et l’armée et la police vont poursuivre leur action pour la stabilisation et arriver à la pacification totale du pays. L’état de siège a été mis en place pour que les violences soient réduites au maximum.”Pendant ce temps, les territoires de Beni dans la province du Nord-Kivu, ainsi que celui d’Irumu dans l’Ituri, continuent de pleurer leurs morts. Pas plus tard que ce jeudi (05.08), les ADF ont tué huit civils et en ont blessé quatre autres dans une attaque du village de Mbingi près de Mamove, au nord-ouest du territoire de Beni.

Avec DW français

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Jacob Zuma hospitalisé avant la reprise de son procès

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Jacob Zuma hospitalisé avant la reprise de son procès

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, incarcéré pour outrage au tribunal en juillet dernier, a été hospitalisé vendredi, moins d’une semaine avant la reprise de son procès dans une affaire de corruption.

Dans un communiqué, le Département des services correctionnels a confirmé “que l’ancien président Jacob Zuma a été aujourd’hui, le 6 août 2021, admis dans un hôpital à l’extérieur pour être placé sous observation médicale”.

M. Zuma, 79 ans, doit assister à la reprise de son procès pour corruption le 10 août. Après de multiples reports et rebondissements, s’étalant désormais sur des décennies, M. Zuma doit répondre de seize chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes, alors qu’il était vice-président. Il est accusé d’avoir empoché plus de quatre millions de rands (soit 235.000 euros au taux actuel), notamment de Thales qui était une des entreprises attributaires du juteux contrat d’une valeur globale d’environ 2,8 milliards d’euros.

Le géant français de la défense est également poursuivi pour corruption et blanchiment. M. Zuma, comme Thales, ont toujours nié ces accusations.Dans une autre affaire, Zuma a été condamné à 15 mois de prison fin juin pour avoir ignoré les convocations d’une commission enquêtant sur la corruption de l’État sous sa présidence de 2009-19. Il a commencé à purger sa peine le 8 juillet à la prison d’Estcourt, dans l’est du pays.

L’équipe juridique de Zuma avait utilisé toute une série de raisons pour refuser les convocations, notamment des problèmes médicaux. L’ancien dirigeant s’est rendu à Cuba l’année dernière pour recevoir un traitement pour une maladie non divulguée. Aucune raison n’a été donnée pour l’hospitalisation de vendredi, si ce n’est qu’elle se justifiait par “une observation de routine”. Jacob Zuma a déjà été autorisé à quitter sa prison pour 24 heures pour pouvoir assister aux funérailles de son frère en juillet dernier. Son incarcération a déclenché une vague de violences et de pillages dans sa province du KwaZulu-Natal et dans la capitale financière Johannesburg.

Avec AFP/VOA

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Violences à Djibouti : des opposants accusent le pouvoir

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Violences à Djibouti : des opposants accusent le pouvoir

Bangui ( République centrafricaine ) – Des violences intercommunautaires entre les Afar et les Issa ont fait plusieurs morts dans la capitale.

Ces violences, qui ont impliqué des Issa et des Afar, les deux grandes communautés de ce pays de la Corne de l’Afrique, se sont produits ces derniers jours dans plusieurs quartiers de la capitale Djibouti-ville.”Il faut une forte dénonciation pour exfiltrer ces migrants africains” (Mohamed Kadamy, opposant djiboutien) “Il a été constaté plusieurs actes criminels d’une extrême gravité. En effet, des maisons ont été incendiées, de manière intentionnelle”, affirmait en début de semaine, à la télévision publique la procureure de Djibouti, Lamisse Mohamed Saïd.Selon elle, “des personnes innocentes ont été gratuitement violentées.” La procureure a ainsi parlé d’au moins trois décès. Plusieurs analystes ont déclaré à la DW que des affrontements similaires avaient eu lieu fin juillet dans la région éthiopienne Somali, près de la frontière sud de Djibouti.Mohamed Kadamy, leader du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti (FRUD), et qui vit en exil en France, estime néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un conflit intercommunautaire. Il accuse ainsi les forces de l’ordre de s’en prendre aux membres de la communauté Afar.

Avec DW français

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78 “bandits” tués dans des frappes aériennes

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Nigeria: 78 “bandits” tués dans des frappes aériennes

Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée de l’air du Nigeria a annoncé avoir tué 78 membres de groupes criminels, surnommés “bandits” par les autorités, lors de frappes aériennes contre leurs camps dans le nord-ouest du pays.

“Dans une attaque coordonnée, plus de 78 bandits ont été neutralisés, et leur camps détruits”, a déclaré le porte-parole de l’armée de l’air, le commandant Edward Gabkwet, cité dans un communiqué publié jeudi soir.”Le 2 août 2021, l’armée de l’air du Nigeria a localisé des bandits sur des motos qui se deplaçaient dans la forêt de Kwuambana (dans l’Etat de Zamfara)”, ajoute le communiqué.Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria sont le théâtre depuis plusieurs années des activités de bandes de criminels qui attaquent, pillent et enlèvent les villageois, dont ils volent le bétail et brûlent les maisons. L’armée nigériane a déployé récemment de nouveaux moyens, notamment des avions de combat dans la région pour mettre un terme aux violences des “bandits”, qui se sont également reconvertis depuis quelques mois dans l’enlèvement de masse d’écoliers ou de lycéens contre rançon.Les violences de ces bandes criminelles ont fait plus de 8.000 morts, selon un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.Les malfaiteurs sont connus pour s’abriter dans les zones boisées de la forêt de Rugu, qui s’étend sur les Etats de Niger, Katsina, Kaduna et Zamfara.Les assaillants sont d’abord motivés par l’appât du gain, même si certains bandits ont prêté allégeance à des groupes jihadistes présents dans le nord-est du Nigeria, à des centaines de kilomètres. Le président Muhammadu Buhari, un ancien général de l’armée au pouvoir depuis 2015, fait face à des critiques de plus en plus virulentes pour son incapacité à assurer la sécurité dans le pays le plus peuplé d’Afrique, en proie à de nombreux troubles.

Avec AFP/VOA

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Touadéra et Kagame renforcent l’axe Bangui-Kigali

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Touadéra et Kagame renforcent l’axe Bangui-Kigali

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra est à Kigali pour une visite destinée à renforcer la coopération entre son pays et le Rwanda.

A Kigali, le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra et son homologue rwandais Paul Kagame ont surtout parlé de coopération économique et militaire. Pour Paul Kagame, “le Rwanda est heureux de marcher main dans la main avec la République centrafricaine, dans un objectif de paix, de réconciliation et de prospérité.”Plusieurs accords de coopération ont été signés entre les deux pays.

“La signature de ces accords va renforcer nos liens et l’immense potentiel de la transformation socioéconomique de nos pays”, a commenté Paul Kagame.Reconaissance au RwandaEn face, Faustin Archange Touadéra a remercié le Rwanda pour son soutien militaire face aux rebelles qui menacent son pouvoir.

Comme vous avez suivi l’actualité en fin 2020, au moment des élections, est survenue une autre rébellion sous l’instigation de l’ancien président François Bozizé qui a remobilisé une partie de ces groupes armés pour constituer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) qui avait comme objectif d’empêcher la tenue des élections en prônant des actions violentes“, a rappelé le président centrafricain.

Pour lui, “il y avait la nécessité de renforcer les capacités de nos forces qui étaient en reconstruction. C’est pour cela que nous avons pris bon devoir de faire activer une coopération bilatérale. Cette participation (du Rwanda) a permis de bloquer l’avancée de la CPC”.Il y a quelques jours, la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a reçu le renfort de quelque 300 Casques bleus rwandais pour sécuriser l’axe de ravitaillement vital reliant la capitale Bangui au Cameroun. 450 autres soldats rwandais sont attendus d’ici à la fin de l’année.

Pour l’analyste Antoine Glaser, les présidents Faustin Archange Touadéra et Paul Kagame ont des intentions politiques et stratégiques personnelles bien claires en se liant. Ecoutez son interview en cliquant sur l’image ci-dessus :

Avec DW français
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RCA : un mort dans une incursion des 3R au village Ndongué bacs

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 14:05:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des sources locales, l’acte criminel s’est produit mardi dernier au village Ndongué bacs, situé à 42 kilomètres de Bouar sur l’axe Zotoua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré alors que les habitants s’apprêtaient à aller au marché hebdomadaire local. La victime serait une femme âgée d’une quarantaine d’années.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes” width=”450″ height=”337″ />
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon les mêmes sources, les combattants de 3R auraient tendu une embuscade à la sortie du village Ndongué bacs. Les commerçants et des clients  qui partaient pour ce marché hebdomadaire sont tombés dans leur embuscade. Ils ont été dépouillés de tous leurs biens. Par ces malfrats.  Le butin s’élève à plus de 3 millions de francs CFA. En plus de ça, ils ont contraint  une dizaine des jeunes à transporter les butins qu’ils ont collectés à l’entrée du village. C’est en ce moment là qu’ils ont abattu la victime qui refusait, semble-t-il que son fils de 9 ans fasse partie des otages.

Selon des sources locales, les assaillants auraient fait des tirs d’intimidation dans le village, et toutes les populations ont fui dans la brousse. Ce qui a permis  aux assaillants de partir sans être suivi.

Depuis mardi, les circulations sur l’axe Zotoua sont devenues quasi-impossible aux populations par peur de tomber sur des hommes armés.

Rappelons que dans tous les villages environnants de la ville de Bouar, la situation sécuritaire est devenue préoccupante. Les populations appellent au gouvernement de déployer des forces de l’ordre dans ces localités afin d’y ramener la sécurité.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, deux personnes lâchement assassinées au quartier Ngbénguéwé, dans le cinquième arrondissement

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 13:57:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux jeunes hommes âgés d’une vingtaine ont été froidement abattus dans une cafeteria à proximité du marché Ngbénguéwé, situé à environ 300 mètres du commissariat de police du cinquième arrondissement de Bangui.   

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Vue de l’extérieur du Commissariat du cinquième arrondissement de Bangui

 

Selon le service de la gendarmerie, les faits se sont produits dans une cafeteria proche du marché Ngbénguéwé dans la nuit du mercredi à jeudi 5 août 2021 vers 23 heures.

Un homme, dont l’identité n’est pas encore connue des forces de l’ordre, s’est venu se cacher dans un coin noir à proximité des victimes alors que celles-ci étaient en train de causer tranquillement.

Discrètement, l’homme dégaine son arme de guerre et tire à plusieurs reprises sur ses deux victimes. Les deux sont mortes sur le champ. Selon la gendarmerie, toutes les deux étaient des conducteurs des taxis motos dans la capitale. Leurs identités sont connues. Il s’agit de : Monsieur NGANGOU BOREL, 22 ans, de profession taxi moto; monsieur POUNOUNZAPA JONATHAN, âgé de 21ans, aussi conducteur de  taxi moto.

Leurs dépouilles mortelles ont été enterrées dans la même journée du jeudi, selon une source proche de la famille.

Une enquête a été ouverte à la gendarmerie pour faire la lumière sur ce crapuleux double assassinat. Mais d’ores et déjà, les enquêteurs ont dans leur viseur un suspect, mais celui-ci n’est pas encore arrêté. Il s’agit d’un porteur de tenue. Selon des sources, l’homme aurait l’habitude de confier son arme de service à ces deux jeunes victimes pour commettre de braquage dans les quartiers. Mais dernièrement, il y’aurait de malentendu entre eux, et le porteur de tenue avait confié à ses proches qu’il va se venger de cette présumée malhonnêteté.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Grèce : Une catastrophe climatique en cours

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Grèce : Une catastrophe climatique en cours

Bangui ( République centrafricaine ) – La Grèce se bat depuis des jours contre le feu. Un combat qui pourrait se répéter à l’avenir si des mesures ne sont pas prises rapidement.

Chaque jour, Stergios Karavatos se rend à Seih Sou en compagnie de Tara, sa chienne. L’immense zone forestière de près de 3.000 hectares est le poumon vert de Thessalonique, la deuxième plus grande ville de Grèce. Ces derniers temps, une longue et agressive vague de chaleur a plongé le pays dans le marasme. En effet, le thermomètre dépasse régulièrement la barre des 40 degrés.Alors que le soleil transforme actuellement la ville du nord du pays en four, Stergios Karavatos et sa chienne respirent un peu mieux sur les collines de Seih Sou. Ici aussi, il fait chaud, mais il y a tout de même une légère brise qui remue la poussière sèche. Une petite étincelle suffirait néanmoins pour que ce morceau de forêt s’enflamme aussi. Il y a quelques semaines, un incendie s’est déclaré dans les environs immédiats ; les pompiers ont toutefois pu le maîtriser au bout de quelques heures. L’origine du feu est toujours inconnue à ce jour. “Probablement un mégot de cigarette”, spécule un pompier qui surveille la forêt.90% des incendies sont causés par des accidentsStergios Karavatos est agacé par le comportement imprudent de ses semblables. La WWF, organisation de protection de l’environnement, assure qu’en Grèce, 90 % des feux de forêt sont causés par des accidents. Il y a quelques semaines, un apiculteur a été arrêté à Athènes pour avoir brûlé des feuilles en plein été. Il est aujourd’hui soupçonné d’avoir déclenché un incendie majeur. Pour Karavatos, cependant, la responsabilité commence bien avant : “Nous devrions au moins veiller à ne pas jeter de déchets dans la forêt, que ce soit du verre, des boîtes de conserve, ou même un morceau de plastique”, estime-t-il. “Car avec cette chaleur, et vu comment le soleil est intense, les incendies peuvent être provoqués par de simples déchets”.Stergios Karavatos se souvient encore très bien du 7 juillet 1997 : “Il faisait si chaud qu’on pouvait à peine respirer. Puis d’énormes nuages de fumée se sont élevés de la forêt et en un rien de temps, elle s’est embrasée. Plus de la moitié de la forêt a brûlé ce jour-là”. Le climat de Thessalonique a sensiblement changé au fil des ans, souligne-t-il. À l’heure, près de 30% de la superficie forestière d’origine a disparu.A la périphérie d’Oraiokastro, un village voisin, Stergios Xrysikos tient un restaurant avec son frère. Ici, la forêt et la ville ne font qu’une. Une mer de pins odorants s’étend derrière la terrasse des invités. Mais à la vue de nombreuses images d’incendies qui défilent sur les écrans de télévision dans toute la Grèce, Stergios Xrysikos sait que le feu peut à nouveau se déclarer ici à tout moment. “Nous avons peur. Nous essayons de garder la forêt propre, mais ça reste dangereux”.Au fil du temps, les températures extrêmes ont desséché la flore locale, ce qui augmente considérablement le risque d’incendie. “Chaque année, nous plantons 20 à 30 nouveaux arbres”, explique le restaurateur en montrant les arbres frais juste derrière son restaurant. Selon lui, tout le monde à sa part de responsabilité dans cette situation. À Langadas, à 20 kilomètres de là, le mercure a atteint 47 degrés ces derniers jours. Il n’a pas plu depuis des semaines. De plus, un incendie s’est récemment déclaré à cinq minutes en voiture du restaurant de Stergios Xrysikos. Ce dernier espère donc que tout le monde comprend la gravité de la situation.Les communes ont besoin d’aideUne chose est sûre : les municipalités grecques sont confrontées à une bataille difficile. Pantelis Tsakiris le sait aussi. Pour le maire d’Oraiokastro, la protection contre les incendies arrive en tête de l’agenda politique. Les images récentes des incendies dévastateurs à Rhodes, des maisons en feu dans la péninsule du Péloponnèse ou des épais nuages de fumée au-dessus d’Athènes l’inquiètent grandement.Car tous ces événements ne sont pas sans rappeler la catastrophe de l’incendie de Mati, en 2018. La ville entière avait alors brûlé et 102 personnes ont perdu la vie. “Une telle chose ne doit plus jamais se reproduire”, souligne Pantelis Tsakiris, qui en appelle à la responsabilité des citoyens et plaide pour des programmes éducatifs qui mettent la protection du climat et des forêts au premier plan. “Il faut que tout un chacun comprenne que la forêt est notre maison”.Bien évidemment, c’est aussi une question d’argent. En tant que maire, Pantelis Tsakiris a obtenu un financement de 1,5 million d’euros pour permettre à sa commune d’Oraiokastro de s’équiper des dernières technologies, comme des caméras thermiques et des drones qui seront utilisés pour la prévention des incendies à partir de l’année prochaine. Malgré tout, cela n’est pas suffisant. “Nous avons besoin de toute urgence d’un soutien financier pour maintenir la forêt propre. En tant que municipalité, nous n’avons par exemple pas la capacité de ramasser toutes les branches sèches”. Car il s’agit, selon lui, d’une partie essentielle des mesures de prévention des incendies. C’est une tâche permanente pour laquelle il n’y a tout simplement pas de budget : “Nous avons besoin de l’aide de l’État pour cela”, avance le maire.En raison de la sécheresse, de simples déchets peuvent créer de gigantesques incendiesUne mauvaise gestion administrativeLa Grèce se trouve actuellement en état d’urgence. Les gens commencent à comprendre ce que la catastrophe climatique signifie pour leur pays et leur vie. De nouveaux incendies graves se déclarent chaque jour – plus de 100 en 24 heures. Pour Takis Grigoriou, de l’ONG Greenpeace, ce n’est pas une surprise. Face à cette situation, il est particulièrement déçu par l’agenda européen sur le climat. “Les scientifiques disent que l’Europe doit réduire ses émissions de CO2 de 65 à 70 %”, car l’objectif de l’UE fixé à 46 % ne sera pas suffisant. “Il y aura des incendies plus fréquents et aussi beaucoup plus intenses. Une grande partie de l’effort consiste donc à faire les bonnes préparations”, estime Takis Grigoriou.Ces préparations consistent en la protection et l’entretien intensifs des forêts grecques. À l’heure actuelle, rien n’a été fait, même de manière rudimentaire. Par conséquent, le risque d’incendies en été est encore plus élevé. En outre, les pompiers bien formés ont besoin d’urgence de plus de véhicules et d’une administration appropriée. “Lors des incendies précédents, nous avons constaté une mauvaise communication et une mauvaise gestion au niveau administratif, ce qui a eu des conséquences désastreuses”, rapporte Takis Grigoriou. Selon lui, il est temps d’attribuer les rôles de direction en fonction de l’expertise plutôt que de la motivation politique.Les incendies dans le sud-est de l’Europe

Avec DW français

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En RCA, les Pygmées défendent leurs droits

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En RCA, les Pygmées défendent leurs droits

Bangui ( République centrafricaine ) – L’initiative est portée par deux jeunes Pygmées qui ont fait des études de droit à l’université de Bangui.

Il n’est pas facile d’être Akka et Bayaka en Centrafrique. Ce peuple autochtone est appelé de façon péjorative Baminga – un terme qui signifie” sous-homme”. Contrairement aux autres communautés, chez les Baminga, c’est la femme qui est le chef de foyer.Peuple laborieux, les Bamingas travaillent la terre, vivent de la chasse et des produits ligneux. Ils aiment aussi chanter et danser. Mais derrière cette joie de vivre se cache un sentiment d’infériorité que Simon Ekondo combat. “Nous les Bayaka, on a un conplexe d’infériorité depuis la naissance. Et c’est cela qui nous tue au sein de la communauté. Les non Bayaka disent que nous sommes leurs gars. Et nous aussi, on va travailler chez eux, on fait de petits jobs chez eux. Cela augmente le complexe d’infériorité qui rythme notre vie”, explique Simon Ekondo qui a désormais une vision claire de ce que signifie le complexe d’infériorité.Cecile Aya est étudiante en droit. Elle s’engage aussi pour faire valoir la capacité artistique des Bayaka en conscientisant les populations autochtones à travers des réunions communautaires et des émissions à la radio.”Mon travail en ce moment c’est de toucher la communauté et montrer qui sommes nous premièrement, quelle est notre identité pour que mes concitoyens prennent conscience. Beaucoup me traitent de Bamenga, me cela ne me fait ni chaud ni froid, car dans ma tête je me dit que je suis capable de dominer et d’exister et je suis convaincue que je peux atteindre mes objectifs.”Destruction de l’environnementAu-delà des discriminations, les Pygmées doivent aussi faire face à la déforestation qui menace leur environnement car l’économie de la Centrafrique repose en partie sur l’exportation du bois. Ceci constitue une pression sans cesse pour l’ensemble de la communauté des Pygmées qui vit dans la forêt tropicale.”C’est l’Etat qui en est le premier responsable. C’est ce qui fait que notre milieu naturel est détruit. Mais il y a des efforts de faits par les sociétés de conservation des forêts. C’est un effort qu’il faut saluer. Mais ma motivation principale est d’être décideur. Faire partie des gens qui prennent les décisions concernant ma communauté”, estime Simon qui refuse d’être un acteur résigné.Martial Yvon Amolé, responsable de la Maison de la femme et de l’enfant pygmée en CentrafriqueL’histoire de Simon et de Cécile est impressionnante, nous explique Martial Yvon Amolé, responsable de la Maison de la femme et de l’enfant pygmée. “Ils ont une histoire presque similaire, ce sont des enfants qui sont nés dans un village de parents pygmées et ont eu au début de leur scolarisation l’appui des prêtres catholiques de la société des missions africaines. Par exemple, Simon a fait jusqu’au grand séminaire et Cécile aussi a eu l’opportunité de fréquenter le foyer scolaire dans le cadre de soutien de ces prêtres.”Martial Yvon Amolé ajoute que “Simon et Cécile sont des jeunes très engagés qui n’ont pas honte de leur statut de pygmées. C’est pourquoi depuis six mois, Simon travaille avec le centre de droit de l’Homme de Bayanga.”Le chemin est encore long pour Cécile et Simon car l’exclusion, les moqueries et l’exploitation qu’ils subissent de la part des ethnies voisines les poussent à rester dans la forêt. Mais le score obtenu par Simon Ekondé aux dernières élections législatives constitue peut-être le début d’une ère nouvelle pour la communauté des Pygmées.

Avec DW français

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RCA : deux mercenaires de Wagner tués dans une embuscade à 5 kilomètres de koui (nord-ouest)

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 03:05:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des informations du CNC, un convoi militaire des mercenaires de la société Wagner est tombé ce jeudi dans une embuscade de 3R à l’ouest de la ville de koui, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Selon des sources sécuritaires locales, c’était ce jeudi 5 août que le convoi militaire de Wagner a été pris pour cible à cinq kilomètres du village Wouro Dolé, sur la route qui quitte Koui  en allant vers le Cameroun. L’affrontement a duré plusieurs heures jusqu’à l’arrivée de l’hélicoptère russe sur le lieu de combat.

Le bilan fait état de cinq blessés, un combattant de 3R tué et deux mercenaires de Wagner abattus au début de l’embuscade. Interrogée par CNC, une source au sein du 3R a pourtant indiqué que quatre mercenaires de Wagner auraient été tués et trois autres blessés. Ce qui n’a pas été confirmé par une source indépendante qui parle de deux hommes de Wagner tués et deux autres blessés.

Rappelons que dans les sous-préfectures de koui, de « Abba et de Ngaoundaye, les rebelles de 3R multiplient des embuscades contre les convois de l’armée nationale et de ses alliés russes de la société Wagner.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, lors de l’attaque des positions des soldats FACA dans le village Ndongué douane, un renfort des Mercenaires russes de la société Wagner, composé d’au moins deux véhicules, a quitté la ville de Yéléwa pour le lieu de l’opération qui se trouve à 15 kilomètres, était tombé dans une embuscade tendue par les éléments rebelles du mouvement 3R.

Quatre mercenaires de Wagner ont été tués, et trois autres blessés. Un hélicoptère a également été appelé en urgence sur le lieu, faisant des tirs contre les rebelles qui ont pu cesser  les combats.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : les FACA pris en otage à Man se portent bien, selon le 3R

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 03:30:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les deux soldats de l’armée nationale, pris en otage au cours  de la dernière attaque de 3R dans le village Man, situé à une dizaine de kilomètres de bang, se portent bien, et ont été transférés en lieu sûr, a affirmé le coordonnateur politique de 3R, Monsieur Rawandou Balerou.

Bambari-sur-laxe-Ippy-450×231.jpg” alt=”véhicule des faca incendiés par les rebelles de l’UPC à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy” width=”450″ height=”231″ />
Un véhicule de l’armée nationale incendié dans l’attaque dans la périphérie de Bambari, le 11 février 2021.

 

Selon les habitants de Man, cinq civils et deux soldats des forces armées centrafricaines ont été capturés très tôt samedi par les éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) lors d’une attaque contre leur village, situé non loin de la frontière avec le Cameroun et le Tchad.

« Ils ont été transportés dans un lieu sûr. Ils n’ont aucun problème de santé, et se portent bien. Ils sont tous sur le territoire centrafricain. Ils mangent bien », a dit jeudi à CNC le coordonnateur politique  de 3R, Monsieur Rawandou Balerou.

Selon ce responsable, « la direction de son mouvement doit encore décider du sort de ces otages s’ils sont libérés  ou pas  ».

Des informations contradictoires avaient circulé samedi sur le nombre  et l’identité de ces otages, mais le 3R affirme que les otages n’étaient que deux, tous des militaires de l’armée nationale.

Du côté de l’État major des forces armées centrafricaines,  on ne souhaite pas commenter l’affaire afin de garantir la « discrétion » qui est un gage d’efficacité.

CNC souhaite avoir une preuve de vie vidéo des otages, mais le 3R n’a pas encore répondu.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : polémique à Bangui autour du nouveau recrutement au sein de l’armée

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 18:52:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, à Bangui,  l’État major des armées  procède au discret recrutement  des nouveaux éléments de forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI). Les nouvelles recrues seront initialement formées durant trois mois au camp Kassaï ou à Bouar, selon les organisateurs. Ce que certains Banguissois dénoncent et parlent du non-respect de critères de sélections et de formation au rabais.

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candidat au concours du recrutement des policiers et gendarmes lors des épreuves sportives à Bangui le 16 septembre 2019. Crédit photo : Minusca.

 

« Depuis le début de l’opération du désarmement volontaire dans certains quartiers de la capitale, on nous a fait savoir que tous ceux qui ont déposé volontairement leur arme seront automatiquement recrutés dans l’armée. Mais force est de constater qu’ici, les organisateurs privilégient le quartier KM5 au détriment des autres quartiers. Et ils nous le font savoir clairement. Ce n’est pas normal », réagit une jeune femme de 26 ans.

Selon l’un des responsables de cette opération, tous ceux ou toutes celles qui ont ramené volontairement leur arme seront pris en compte, et il n’y’aura personne  laissée de côté. D’après lui, ceux qui ont souhaité intégrer la gendarmerie, la police ou encore l’armée nationale seront formés durant trois mois avant d’incorporer officiellement leur corps.

Pour les Banguissois, les procédures du recrutement ne sont pas respectées, mais également les formations qui sont toujours au rabais.

«  Je vois que la formation qui dure juste un mois ce n’est pas vraiment ça. Le fait que ça dure un mois  les jeunes n’est pas très bien formé. Non seulement ça, ce sont des bandits qu’on a recrutés. Même l’hymne national de notre pays ils sont incapables de chanter », a réagi un Banguissois sur la radio Ndékèluka.

« La manière de recruter les jeunes n’est pas une bonne pratique parce qu’on ne fait que recruter les bandits. Ils ont la moralité douteuse.  Ce sont eux là qui sont à l’origine des braquages dans la ville de Bangui », martèle un autre banguissois.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bossangoa, reprise des activités des motos-taxis après deux semaines d’inactivité

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 03:13:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux semaines après le massacre de Bossangoa ayant occasionné la mort d’au moins 19 personnes, dont des conducteurs des motos-taxis, les activités de transport  liées aux engins deux roues ont été suspendues en solidarité aux victimes. Malgré cette timide reprise, certains conducteurs doutent encore.

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Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Le 21 juillet, dans la matinée, deux adolescents étaient venus alerter le bureau local de la Minusca et le préfet de l’Ouham de la mort d’une dizaine des personnes abattues à bout portant par un groupe d’hommes armés identifiés formellement comme des mercenaires de Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plus précisément au village Bongboto.

Une patrouille de la Minusca, accompagnée du bureau de droits de l’homme de la Minusca et le préfet de l’Ouham sont arrivés sur le lieu du crime. Treize corps sans vie ont été retrouvés dans la foulée et ramenés à Bossangoa. Le soir, les populations ont découvert encore 4 corps, puis deux corps ensuite.

Du côté de la population, c’est la panique générale. Toutes les activités tournaient au ralenti. Selon les témoins, toutes les victimes étaient des commerçants, des mototaximen, des voyageurs en partance pour le marché hebdomadaire  quand elles ont été arrêtées et abattues à bout portant par leurs agresseurs. Ainsi, le syndicat local des conducteurs des motos-taxis avait annoncé la suspension provisoire de ses activités de transport  en solidarité avec les victimes. Deux semaines plus tard,  c’est la reprise annoncée, mais certains conducteurs sont toujours réticents. Ils disent que c’est trop tôt, car la situation sécuritaire dans le secteur est toujours volatile, et aucune mesure garantissant leur sécurité n’a été mise en place par les autorités. Or, d’autres conducteurs, probablement des pères de famille, ne cachent pas  leurs difficultés quotidiennes. Ils disent qu’ils ont des loyers, des scolarités de leurs enfants ainsi que de la nourriture à payer.

Ce retour bien que timide des motos-taxis, est beaucoup apprécié par les populations et les autorités locales. Mais sur certains axes routiers, les activités n’ont pas été complètement reprises, et certains usagers ont encore peur.

 

Par Patrick Féimonazoui  

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : conditions inhumaines pour les détenus de la prison de Mbaïki

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 6 août 2021, 03:38:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après Bangui,  la commission nationale des droits de l’homme veut se rendre compte des la condition de détention à la prison de Mbaïki. Selon elle, les conditions de vie des détenus  dans cette ville sont amères. Manque de toiture, manque de nourritures, problème récurrent de soins de santé, c’est un constat presque insoutenable pour les détenus de Mbaïki.

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

Dans les cellules des détenus, le constat est amer. Des mineurs cohabitent avec des adultes.  La cellule pour les femmes appelée couloir  manque de toiture. Les détenus manquent de nourriture et de soins de santé.

« Les détenus sont abandonnés à eux-mêmes. Les agents pénitentiaires ce sont tous à Bangui.  Qui va les protéger ? Puisque les agents pénitentiaires  ne sont pas là. Ils courent le risque de torture. Nous demandons au gouvernement d’avoir l’œil sur les agents pénitentiaires de Mbaïki pour qu’ils puissent regagner  leur poste », déclare la cheffe de mission de la commission nationale des droits de l’homme.

Franco Mbaye, Président de la sous-commission réparation et questions spécifiques déplore certains traitements inhumains  à l’égard des prisonniers.

« Nous sommes entretenus avec les prisonniers,  mais nous dénonçons que  le 20 juillet 2021,  il était question de la vente du médicament valium dans la prison. Suite à cela, tous les prisonniers étaient tabassés. Il y’avait un détenu qui avait perdu ses deux doigts, mais il n’avait pas été autorisé à aller se soigner. Donc jusqu’à présent, il est seulement aidé par des codétenus. En dehors de lui, il y’a encore des cas de torture, de maltraitent, et ce,  d’une manière inhumaine ».

La maison carcérale de Mbaïki compte aujourd’hui au moins 40 détenus, dont 8 condamnés, six inculpés et Trent prévenus. La mission demande au juge d’instruction d’accélérer  les procédures au niveau de juridictions pour que les détenus soient situés sur leur sort.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Une dizaine de civils tués dans plusieurs attaques dans le nord du Faso

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Une dizaine de civils tués dans plusieurs attaques dans le nord du Faso

Bangui ( République centrafricaine ) – Une dizaine de civils ont été tués mercredi soir dans plusieurs attaques de villages par des jihadistes présumés dans le nord du Burkina Faso, ont rapporté jeudi à l’AFP des sources sécuritaires et locales.

“Dans la soirée de mercredi, des individus armés non identifiés ont perpétré une série d’attaques dans le nord, faisant une dizaine de morts parmi les populations locales”, a indiqué une source sécuritaire.Un responsable régional des Volontaires de la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils), a confirmé ces attaques commises dans la région du Sahel. Dix morts, dont sept supplétifs de l’armée, dans une attaque au Burkina “Plusieurs corps ont été retrouvés” dans des hameaux et villages “de la commune de Markoye, après le passage d’individus armés”, a expliqué ce responsble des VDP, engagés dans la lutte antijihadiste aux côtés des forces de défense et de sécurité burkinabè.Il a affirmé que ces attaques avaient également ciblé les VDP, dont l’un a été tué.Créés en décembre 2019, les VDP interviennent aux côtés de l’armée pour des missions de surveillance, d’information et de protection après une formation militaire de 14 jours.Ils font également office de pisteurs et sont souvent engagés dans des combats au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP.Les attaques ont touché les villages de Badnoogo et Bassian, les hameaux de Tokabangou et Gadba, ainsi que la commune de Pensa, non loin de la frontière avec le Niger.”Des concessions ont été incendiées par les assaillants”, a par ailleurs affirmé un habitant à l’AFP.Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l’est proches du Mali et du Niger, également confrontés aux actions meurtrières des jihadistes armés.Ces attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées aux groupes jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, ont fait plus de 1.500 morts et contraint plus de 1,3 million de personnes à fuir leurs foyers.Fin juillet, un soldat burkinabè et “plusieurs dizaines” de jihadistes avaient été tués lors d’une opération de l’armée visant à sécuriser la zone de Madjoari, dans l’est du Burkina Faso, selon l’état-major de l’armée burkinabè. Au moins dix personnes, dont sept VDP, avaient également été tuées mi-juillet lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso.

Avec AFP/VOA

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Vaccin contre la Covid-19 : la troisième dose de trop ?

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Vaccin contre la Covid-19 : la troisième dose de trop ?

Bangui ( République centrafricaine ) – La liste des pays qui optent pour une troisième dose s’allonge alors que les pays à faible revenu peinent à y avoir accès. Une situation que dénonce l’OMS.

“Nous avons un besoin urgent de renverser les choses : d’une majorité de vaccins allant dans les pays riches à une majorité allant dans les pays pauvres. En conséquence, l’OMS appelle à un moratoire sur les rappels jusqu’à au moins fin septembre pour permettre à au moins 10% de la population de chaque pays d’être vaccinée “. En demandant ce moratoire, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l’OMS , espérait être entendu. Depuis des mois maintenant, il dénonce l’inégalité vaccinale.Au 5 août, les pays à faibles revenus n’avaient administré en moyenne que 1,7 dose de vaccin pour 100 habitants, contre 101 doses pour 100 habitants dans les pays à revenu élevé. Mais c’est sans compter sur la stratégie vaccinale de certains pays comme Israël qui a commencé l’administration d’une troisième dose de vaccin, ou encore l’Allemagne, qui compte proposer dès le 1er septembre 2021 l’administration d’une dose de rappel aux personnes âgées et vulnérables. De son côté, la France se prépare également à organiser une campagne de rappel vaccinal anti-Covid “à la rentrée” en septembre pour “les plus fragiles et les plus âgés”.Les Etats-Unis, pour leur part, rejettent l’appel de l’OMS à un moratoire. Les autorités américaines estiment en effet ne pas avoir besoin de choisir entre administrer les vaccins anti-Covid à leurs citoyens ou en faire don à des pays moins favorisés. Les Etats-Unis ont déjà distribué plus de 100 millions de doses de vaccin contre la Covid-19 à des pays moins favorisés, soit plus, selon Washington, que les dons de tous les autres pays du monde réunis.Les autorités américaines n’ont, à ce jour, pas pris de décision sur l’administration de doses de rappels mais la question fait débat. Ce qui ne surprend pas le docteur Stephen Schrantz, expert en maladies infectieuses à l’Université de médecine de Chicago.Selon lui ” la science est en mouvement et il y aura toujours un débat sur la meilleure façon de procéder. Et essayer de prédire l’avenir, comme nous l’avons fait au cours des derniers mois avec cette épidémie, est vraiment difficile “.Lire aussi : Washington propose la levée des brevets sur les vaccins anti-CovidRenforcer l’immunitéLes pays qui choisissent d’administrer une troisième dose de vaccin ciblent notamment les personnes qui présentent un déficit immunitaire et des maladies chroniques liées à un système immunitaire affaibli, car la durée de leur immunité contre le coronavirus après la vaccination est plus courte. Il s’agit des personnes ayant subi une greffe, des patients dialysés et des personnes atteintes de maladies malignes qui reçoivent un traitement immunosuppresseur, ou encore ceux atteints de maladies chroniques du foie, des reins et des poumons. En clair, tout ceux dont la durée de l’immunité contre le coronavirus après vaccination est plus courte. Les chercheurs pensent en effet que l’immunité des personnes de ce groupe devrait être renforcée avec la troisième dose à administrer six mois après la deuxième. Certains spécialistes doutent cependant encore de la réelle nécessité de cette troisième injection.

Avec DW français

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Dernières heures : affrontements en cours entre les 3R et les mercenaires russes dans le nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 15:33:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’information a été confirmée par des sources sécuritaires locales. Selon elles, le combat est très violent. Il y’aurait de nombreuses victimes humaines et des dégâts matériels. Le combat se déroule en ce moment non loin de la sous-préfecture de koui, au nord-ouest de la rca.

Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon les mêmes sources, une patrouille des mercenaires de la société russe Wagner était tombée dans une embuscade des éléments de 3R à l’ouest de la ville de koui, notamment à cinq kilomètres du village Wouro Dolé, sur la route qui quitte Koui  pour le Cameroun. L’affrontement est encore encours.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des sources évoquent des cas des morts et des blessés.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : cinq personnes tuées dans les localités de Ngaoundaye

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:39:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les soldats FACA, basés dans la commune de bang, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad,  ont été accusés ce dimanche 4 juillet par la communauté musulmane d’avoir assassiné froidement cinq civils peuls dans les localités de Ngaoundaye, au nord-ouest de la rca.

Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

Selon cette même communauté qui avait annoncé la nouvelle, les victimes seraient toutes des civils peuls, interpellés par les soldats FACA dans leur campement situé entre Bangs et Mberé, non loin de Ngaoundaye. Une négociation avait été engagée par les Casques bleus Bangladesh de la Minusca et les responsables de la communauté musulmane de la ville afin qu’ils soient libérés, mais les soldats FACA semblent être déterminés. Une heure plus tard, ils ont été conduits  dans la brousse située entre Ngaoundaye et Dim. C’est dans ce secteur que les cinq victimes ont été froidement abattues, et leurs corps abandonnés sur place.

Selon un responsable de la communauté musulmane, ce ne sont pas tous les Peuls qui sont des rebelles, de même que les chrétiens.

Rappelons que deux soldats FACA, capturés par les rebelles de 3R dans leur attaque contre la ville de Man le samedi dernier, sont toujours dans la captivité. On ignore s’ils sont morts ou vivants.,  mais avec des telles nouvelles de ces derniers temps,  leur vie est probablement en danger.

Rappelons que  dans la nuit du vendredi à samedi 31 juillet, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes centrafricains (CPC) ont attaqué les positions de l’armée nationale dans la localité de Man, située à environ 470 kilomètres au nord-ouest de Bangui. Plusieurs personnes ont trouvé la mort, et d’autres capturées.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Un rapport de la Minusca confirme l’assassinat du sultan maire de koui par les hommes de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:30:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un rapport de la division des droits de l’homme de la Minusca confirme l’assassinat du sultan maire de koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et son adjoint ainsi que son garde du corps par les mercenaires de la société russe Wagner. Ce qui confirme les allégations de la famille  et des multiples sources indépendantes alors que le gouvernement et ses alliés russes donnent une autre version des faits.

le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda
Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda

 

Dans un document intitulé « rapport public sur les violations des droits de l’homme et du droit international en République centrafricaine durant la période électorale (juillet 2020 – juin 2021)  et publié par la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), est revenu sur l’affaire de la mort du sultan maire de koui qui a fait énormément des manchettes dans le pays.

Selon ce rapport, « dans la localité de Koui, connue sous le nom de De Gaule, située au nord- ouest du pays, le Sultan Maire de cette localité, Lamido Souleymane Daouda a été assassiné par des hommes identifiés comme d’autres personnel de sécurité par les témoins. Dans ses enquêtes, la DDH a confirmé que M. Lamido Souleymane Daouda a reçu une visite de la part des autres personnels de sécurité qui lui ont demandé de les suivre. Après 2km, il a été abattu avec deux autres personnes qui l’accompagnaient ». Bien que ce rapport est circonstanciel et ne donne pas des détails sur de nombreux crimes perpétrés  dans le pays par des hommes en armes, il mentionne tout de même des faits graves qu’on peut considérer comme des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et des violations de droit international humanitaire. Un recourt à la justice internationale est presque inévitable Pour que les auteurs de ces crimes soient punis conformément à la loi.

En ce qui concerne le sultan maire de koui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, son gouvernement  ainsi que les Mercenaires russes de la société Wagner ont tenté en vain de camoufler l’affaire en disant que le sultan maire de Koui et ses deux collègues seraient victimes d’une explosion terrestre.  Une version republiée par certains organes de presse afin d’appuyer le gouvernement. Mais leurs familles ont émis de réserve  et continuent d’accuser les mercenaires  de Wagner d’être à l’origine de leur mort. CNC avait mené ses enquêtes et confirme les allégations des familles.

Et ce n’est pas tout! Les mercenaires continuent d’aller fouiller et ramasser des objets dans la maison du sultan. Même avant-hier, un autre groupe des mercenaires sont allés ramasser d’autres choses pour aller les vendre. Incroyable !

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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L’armée rwandaise commence le déploiement de 750 militaires en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:56:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Environ 300 soldats de l’armée rwandaise étaient arrivés mardi à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Ils ont été accueillis à leur descente d’avion par le chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) et le Commandant de la Force de la Minusca.

Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier

 

Le Porte-parole militaire de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-Colonel Abdoulaziz Fall a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse hebdomadaire l’arrivé le 3 août à Bangui, capitale de la République centrafricaine de 300 Casques bleus rwandais, venus en renfort à la Mission, dans le cadre de la résolution 2566 du Conseil de sécurité de l’ONU. « Ils ont été acceuillis par le Commandant de la Force, le Directeur du soutien à la Mission, ainsi que les autorités nationales à travers le Chef d’Etat-major et de l’inspecteur des armées centrafricaine. Selon l’armée rwandaise, c’est un premier groupe de 300 casques bleus  rwandais dirigé par le lieutenant colonel Patrick Rugomboka qui est arrivé à Bangui mardi pour sécuriser l’axe de ravitaillement vitale reliant la capitale Bangui au Cameroun.

En s’adressant à ces casques bleus rwandais à leur descente d’avion, le chef d’état-major de l’armée centrafricaine, le général Zéphirin Mamadou a attiré leur attention sur les deux types de coopérations existantes : la première dans le cadre des Nations Unies, et la seconde concernant les relations bilatérales.

En effet, il existe en République centrafricaine deux types de militaires en provenance du Rwanda, à savoir les casques bleus de la MINUSCA et les forces spéciales, intervenant en appui aux premiers.

Le Rwanda est un pays pourvoyeur de soldats à la MINUSCA pour la sécurité des autorités centrafricaines, notamment celle du président de la République, du président du Parlement et du Premier ministre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : selon la Russie, aucun « instructeur russe » ne prend part directement   au combat. Vrai ou faux ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:16:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie, qui avait annoncé récemment qu’au total  1135 instructeurs russes qui ont été déployés en République centrafricaine, affirme qu’aucun d’entre eux ne prend part directement aux opérations de combats contre les groupes armés. Une allégation démentit par les experts des nations unies et la division des droits de l’homme de la Minusca, mais la Russie persiste dans son délire.  

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

La Russie, dans ses multiples déclarations dans la presse internationale et devant le conseil de sécurité des Nations unies, avait affirmé  qu’aucun des 1135 de ses experts militaires déployés en République centrafricaine  « ne prend part directement aux opérations de combats contre les groupes armés, et qu’ils agissent en fonction des « besoins des autorités de la RCA. Ces déclarations avaient été plusieurs fois contredites par plusieurs rapports, dont celui des experts des Nations unies. Mais la Russie persiste et signe! Aucun de ses instructeurs ne participe pas au combat. Or, un autre rapport de la division des droits de l’homme de la Minusca, mission des nations unies en Centrafrique vient à nouveau contredire la Russie.

Selon ce rapport publié ce mercredi 4 août 2021, Les FACA, les FSI et autres personnels de sécurité sont responsables de plusieurs cas de violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme telles qu’enregistrées, enquêté et documentées par la DDH. Plusieurs informations vérifiées permettent, en effet, de conclure que les autres personnels de sécurité participent activement aux opérations militaires sur le terrain, arrêtent des suspects, exercent des compétences d’officier de police judiciaire, auditionnent des suspects, infligent des traitements inhumains et des tortures sur les suspects et organisent le transfert de ces derniers à destination de Bangui. Il est clairement établi que ces autres personnels de sécurité ne dispensent pas seulement des formations militaires, mais participent directement aux hostilités ».

Ici, les autres personnels de sécurité ce sont les mercenaires russes de la société Wagner. Une manière simple de les qualifier pour ne pas choquer le gouvernement centrafricain.

Les autres personnels de sécurité sont des mercenaires de Wagner.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : la Minusca qualifie de campagne de dénigrement la manifestation populaire contre le contingent marocain de la Minusca à Obo

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:26:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis plus d’une semaine, les autorités du Haut-Mbomou, notamment le sous-préfet, les  notables, les députés ainsi que les populations  ont  dans leur mire les Casques bleus marocains de la Minusca, les accusant d’être en collusion avec les éléments de l’UPC auxquels ils étaient accusés de fournir des vivres et autres moyens de subsistance, d’avoir organisé le pillage et l’incendie des boutiques. Mais la Minusca, de son côté,  dénonce une campagne de dénigrement.  

Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Les allégations contre le contingent marocain de la MINUSCA à Obo, dans leur présumée implication dans les attaques du groupe armé de l’UPC, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall a précisé lors d’une conférence de presse hebdomadaire ce mercredi que « n’eut été la riposte vigoureuse du détachement de Casques bleus, les conséquences de cette attaque auraient été plus tragiques ». Il a par ailleurs dénoncé « ces fausses accusations, couplées à une campagne manifeste de dénigrement », s’agissant de la complicité des Casques bleus et des éléments armés lors de ces attaques.

Rappelons que dans la nuit du lundi à mardi 27 juillet 2021, une attaque présumée des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)

Contre la ville d’Obo (sud-est) a occasionné la mort d’un Soldat FACA, et plusieurs dizaines des magasins ont été incendiés. Mais les autorités locales accusent les Casques bleus marocains d’être à l’origine de l’attaque et non l’UPC. Une marche avait été organisée pour exiger leur départ de la ville. Quelques jours plus tard, le collectif des députés du Haut-Mbomou publie un communiqué demandant ainsi le départ de la Minusca de ladite préfecture. Ce que la Minusca a répondu ce mercredi 4 août 2021 que ceci n’est autre qu’une campagne de dénigrement  et de manipulation !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : La Minusca affirme avoir renforcé ses dispositifs militaires et sécuritaires à Mann

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:39:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La force de la Minusca a renforcé ses dispositifs sécuritaires à Mann, village situé à 470 km au nord-ouest de Bangui, en vue d’assurer la protection des civils et faire face aux menaces des groupes armés. 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Quelques-jeunes-de-Bang-ont-erige-de-bariccades-a-la-sortie-du-camp-de-la-minusca-de-contingent-bangladais.-450×244.jpg” alt=”Quelques jeunes de Bang ont érigé de bariccades à la sortie du camp de la minusca de contingent bangladais.” width=”450″ height=”244″ />
Quelques jeunes de Bang ont érigé de barriccades à la sortie du camp de la Minusca de contingent bangladais pour tenter de les empêcher de partir à Man, et les laisser à la merci des rebelles de 3R

 

« Suite à l’attaque lancée par les éléments de 3R contre la position des FACA en date du 31 juillet 2021 au village de Mann, la Force a aussitôt déployé une force d’intervention rapide, appuyée par une mission de reconnaissance aérienne », a déclaré ce mercredi à Bangui, le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le porte-parole militaire de la MINUSCA a indiqué que les patrouilles des Casques bleus à Mann, ont d’abord assuré la protection des civils qui fuyaient les combats et ont ensuite soutenu les éléments des Forces armées centrafricaines dans la localité. « Pour l’instant, le village de Mann n’est pas sous contrôle des éléments de 3R », a indiqué le Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Fall, ajoutant que les Casques bleus continuent de renforcer les patrouilles dans la localité, afin d’assurer la protection maximale des populations.

Rappelons que le village Man, situé à une dizaine de kilomètres de Bang, avait été attaqué le samedi dernier par les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), tuant plusieurs civils, et sept autres pris en otages dont deux soldats des forces armées centrafricaines (FACA). Le village avait été brièvement occupé par les assaillants avant d’être contrôlé par les casques bleus de la Minusca.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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RCA : la Minusca appelle le gouvernement à veiller à ce que les FACA et les mercenaires russes libèrent les écoles et les hôpitaux

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 août 2021, 03:19:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le début de l’offensive menée contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) par les soldats FACA et les mercenaires de la société russe Wagner, plusieurs bâtiments civils, dont les écoles et les hôpitaux, ont été occupés illégalement par les mercenaires de Wagner, mais également par  les forces de défense et de sécurité (FDS). La Minusca, lors de sa conférence hebdomadaire, a lancé un vibrant appel au gouvernement afin que ces bâtiments soient libérés.

École primaire de Baboua, proche de la commune de Zoukombo dans la Nana-Mambéré, République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.
École primaire de Baboua, proche de la commune de Zoukombo dans la Nana-Mambéré, République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.

 

« Le gouvernement centrafricain appelé à veiller à ce que les FACA, FSI et autres membres du personnel de sécurité libèrent tous les bâtiments civils, dont les écoles et les hôpitaux qu’ils occupent illégalement », a déclaré la Minusca lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Bangui.

« Les occupations des bâtiments des écoles et des hôpitaux sont une véritable occupation des parents d’élèves et de la population tout entière.

« Nous voulons que les populations vivent dans la paix, en même temps  leurs enfants aillent à l’école comme dans d’autres villes  », a déclaré un parent d’élève de Nanga-Boguila.

Rappelons que depuis le mois de mars dernier, après la libération de la ville aux mains des rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), les Mercenaires russes de la société Wagner qui ont appuyé les soldats FACA dans l’offensive ont occupé les bâtiments de l’école sous-préfectorale et le domicile du Directeur qui est en fuite.  Depuis lors, l’école est toujours fermée au grand désespoir des parents d’élèves qui interpellent le gouvernement. En même temps, à Bossangoa, plusieurs maisons des particuliers ont aussi été occupées illégalement jusqu’à ce jour par ces mercenaires de Wagner. À Alindao, dans la Basse-Kotto, l’hôpital de la ville avait été occupé par les mercenaires de Wagner, mais il avait été libéré grâce à leur départ de la ville. Ceci n’est qu’une partie. Le cas est généralisé. Même à Batangafo, c’est pire.

Donc pour la Minusca, il est plus que nécessaire pour que ces forces de l’État libèrent tous les bâtiments scolaires et sanitaires.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Perspectives économiques en République centrafricaine : Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/de-gauche-a-droite-touadera-…-450×300.jpg” alt=”Le chef de l’État Touadera lors du Lancement officiel du processus d’élaboration de l’étude nationale prospective « RCA 2050 »” width=”450″ height=”300″ />

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Perspectives économiques en République centrafricaine : Investir
dans le capital humain pour préserver l’avenir

BANGUI, 04 août 2021 — La quatrième édition des cahiers économiques de la République centrafricaine (RCA), publiée aujourd’hui par la Banque mondiale, a confirmé un ralentissement de l’activité économique en 2020. La combinaison du Covid-19 et d’une insécurité renouvelée au milieu des conflits post-électoraux devrait plonger l’économie dans la récession en 2021. Le rapport est revenu sur les défis du capital humain et présente les opportunités pour renforcer l’investissement dans les personnes afin de préserver l’avenir.

I ntitulé « Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir », le rapport note que l’activité économique a ralenti en 2020 pour la cinquième année consécutive. Frappée par la pandémie du Covid-19, la croissance du PIB réel a ralenti à 0,8 %, son plus bas niveau au cours des cinq dernières années. Du côté de la demande, la consommation privée s’est contractée en 2020, reflétant une baisse des revenus des ménages. Pour ce qui est de l’offre, la dynamique positive du secteur agricole a empêché l’économie d’entrer en récession, et les secteurs de la foresterie et des télécommunications ont mieux résisté que prévu.

Le rapport souligne également que malgré les pressions inflationnistes dues aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’inflation est tombée à 2,3 % en 2021 (d’une année sur l’autre) – en deçà du critère de convergence régionale. La situation budgétaire s’est détériorée et la dette publique a encore diminué pour s’établir à 44,1 % du PIB en 2020 – grâce à l’annulation et au rééchelonnement de la dette.

« Avec le Covid-19 et le regain d’insécurité, on estime que la RCA pourrait perdre 4 ans de croissance du revenu par habitant, avec des estimations montrant que le PIB par habitant devrait rester au même niveau en 2023 qu’en 2019 » a déclaré Wilfried A. Kouamé, économiste à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. Parlant des inquiétudes, ce dernier a ajouté que « la croissance économique pourrait se redresser à moyen terme, soutenue par des niveaux de production agricole et industrielle, mais seulement à condition que la situation sécuritaire s’améliore. De toute façon, plus de 3,5 millions d’habitants devraient continuer à vivre dans l’extrême pauvreté entre 2022 et 2024, et l’insécurité alimentaire et l’accès limité aux services publics de base, en particulier dans les zones reculées, resteront des préoccupations majeures ».

Par rapport aux perspectives, la RCA reste exposée à un risque élevé de surendettement en raison principalement de sa faible mobilisation des ressources intérieures et de ses revenus d’exportation. Le déficit du compte courant s’est creusé de 4,8% du PIB en 2019 à 8,7% du PIB en 2020, en raison de la faiblesse de la demande extérieure et des transferts privés ainsi que d’un déficit accru de la balance des biens alors que les bonnes exportations ont diminué et que les importations non pétrolières ont augmenté par des investissements financés par des donateurs avec la pandémie du Covid-19.

En ce qui concerne le capital humain, la RCA fait face à de nombreux défis et des besoins énormes bien que le capital humain soit un moteur essentiel d’une croissance économique soutenable et de la réduction de la pauvreté. « La RCA dispose d’environ 35 ans pour tirer pleinement parti de sa jeune population en âge de travailler et tirer le meilleur parti de son dividende démographique » a indiqué Han Fraeters, Représentant resident de la Banque mondiale pour la RCA. Afin d’inverser cette tendance, « La RCA doit veiller à ce que les adultes de demain soient en bonne santé, bien éduqués et productifs. Mais cela nécessite des investissements dès aujourd’hui. L’investissement dans le capital humain doit devenir une priorité pour le gouvernement. Sinon, le dividende démographique se transformera en malédiction démographique ».

Le rapport formule plusieurs recommandations qui permettront de renforcer ce capital humain et protéger l’avenir tout en stimulant la croissance économique et en améliorant le niveau de vie des populations. Parmi lesquelles :

  1. Relever les défis du développement de la petite enfance pour jeter des bases solides à la fois pour la prospérité et la résilience des adultes ainsi que pour la croissance économique et la compétitivité du pays ;
  2. Autonomiser les femmes et les filles pour accélérer la transition démographique, réduire le mariage des enfants, accroître l’accès à la planification familiale, retarder la grossesse à l’âge adulte et réduire la mortalité infantile ;
  • Renforcer la gouvernance et les Institutions dans les secteurs du capital humain tout en renforçant la coordination entre les partenaires techniques et financiers sous le leadership du gouvernement ;

Contacts:

À Bangui : Boris Ngouagouni, (236) 7513 5080, pngouagouni@worldbank.org

Pour plus d’informations, visiter le site: http://www.banquemondiale.org/afrique
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Communiqué No. 2022/006/AFW

 

Déploiement de 300 Casques bleus rwandais en Centrafrique

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Déploiement de 300 Casques bleus rwandais en Centrafrique

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a reçu mardi le renfort de 300 Casques bleus rwandais pour sécuriser l’axe de ravitaillement vital reliant la capitale Bangui au Cameroun, a-t-elle indiqué dans un tweet.

Ce déploiement de troupes intervient dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies du 12 mars prévoyant d’augmenter progressivement d’environ 3.000 Casques bleus les effectifs de la Minusca. Classé deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique est ravagée par une guerre civile depuis 2013, qui a toutefois considérablement baissé d’intensité depuis 2018.”C’est la première partie de l’unité qui est arrivée aujourd’hui pour sécuriser l’axe Bangui-Béloko”, à la frontière avec le Cameroun, a déclaré à l’AFP Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca, précisant que ces Casques bleus rwandais resteraient “une année”. “Le reste du bataillon qui compte 450 soldats arrivera d’ici à la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

La Centrafrique a connu un regain de violences mi-décembre quand une coalition de six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux tiers de la Centrafrique ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra.

Ils se sont heurtés à des forces bien mieux armées et équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de Minusca, présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.Incapable de renverser le régime et d’empêcher la réélection du président Touadéra, la coalition rebelle a cherché à couper le trafic sur les routes nationales 1 et 3, un axe routier vital qui relie la capitale de ce pays enclavé au Cameroun voisin, pour tenter “d’asphyxier” Bangui, tout en prenant le contrôle temporaire de certaines villes.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis le début de l’année à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu’ils contrôlaient depuis plusieurs années. Les attaques des rebelles restent néanmoins fréquentes et se sont accentuées ces dernières semaines. Samedi, au moins six civils ont été tués dans le nord-ouest du pays, près de la frontière avec la Cameroun.

Avec AFP/VOA

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le calendrier des élections sera respecté

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Mali : le calendrier des élections sera respecté

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a confirmé que le calendrier publié en avril dernier sera respecté, en dépit du scepticisme de beaucoup d’acteurs politiques et ceux de la société civile.

Devant le Conseil national de transition (CNT), qui fait office de parlement provisoire, Choguel Kokalla Maïga a rassuré l’opinion sur le fait que la passation du pouvoir à un civil aura bien lieu après la présidentielle de février et mars 2022.Un objectif tenable si tous les acteurs concernés s’impliquent, estime le sociologue Mamadou Diouara.”Le Premier ministre (Choguel Kokalla Maïga, ndlr) a tous les services qu’il faut à sa disposition. Ils ont bien examiné le processus. Et il faut aussi dire qu’avant son arrivée, un agenda pour la tenue des élections était déjà là. Les autorités les plus hautes n’ont pas cessé d’affirmer que les élections se tiendront à cette date. Maintenant, on observera comment ça va se faire. L’objectif est tenable. À condition que tous les acteurs s’impliquent.”Par ailleurs, il faut engager très vite les réformes prévues dans la feuille de route présentée lundi (02.08) par le Premier ministre, insiste Salikou Sanogo, premier vice-président de l’Union pour la république et la démocratie (URD) fondée par Soumaïla Cissé, décédé en décembre 2020.”Que vraiment les réformes politiques et institutionnelles soient faites et que l’organe unique soit créé pour que nous ayons une situation propice à l’organisation d’élections générales crédibles, inclusives et correctes. Si la volonté politique y est, on peut aboutir aux résultats escomptés par la feuille de route.”ScepticismePlusieurs facteurs laissent néanmoins une frange de l’opinion sceptique quant à la capacité des autorités de la transition à respecter le calendrier électoral. Il ne reste en effet plus que sept mois pour mettre en musique l’ensemble du processus électoral, les attaques djihadistes se multiplient avec son corolaire d’insécurité endémique, couplée à la crise politique et sociale, sans oublier les difficultés de trésorerie du Mali. Sur ce dernier point, le sociologue Mamadou Diouara se veut rassurant.”Il y a les ressources propres du gouvernement du Mali. Il y a aussi les partenaires du Mali qui sont à ses côtés pour veiller à ce que la stabilité soit effective. Donc, à partir de ce moment, si on veut aller dans cette dynamique, on peut”, affirme, le chercheur.Les premiers tours des élections générales, présidentielles et législatives, auront lieu le 27 février 2022. Les seconds tours de ces deux scrutins, eux, sont prévus les 13 et 20 mars.Contacté par la rédaction de la DW, l’imam Mahmoud Dicko, à l’origine de la contestation qui a fait chuter, en aout 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, n’a pas souhaité commenté la publication du calendrier électoral.

Avec DW français

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RCA : psychose généralisée dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, les 3R sont dans le parages

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 09:31:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré la présence  des éléments des forces armées centrafricaines, les populations de Man, Bang et les localités environnantes  craignent une probable attaque des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

À cause des rumeurs d’une éventuelle attaque des rebelles de 3R  dans les localités de Ngaoundaye, la psychose gagne la population civile. À Man par exemple, il n’y a pratiquement plus des habitants. Cette psychose gagne aussi la ville de bang et les localités environnantes. Certains habitants tentent de fuir vers le Cameroun et le Tchad qui se trouvent à proximité, d’autres  préfèrent se réfugier dans la brousse ou dans leur champ.

Selon certains, les rebelles de 3R seraient vus dans le parages, et préparent probablement leur incursion dans ces localités.

« On est ici avec les FACA, mais ils ne sont pas nombreux. Les rebelles utilisent les armes lourdes,  mais nos soldats FACA  n’utilisent que des Kalachnikovs », a réagi un habitant de la commune de bang sur la radio Ndékèluka.

Depuis hier lundi, les habitants de bang, située à une dizaine de kilomètres de Man  ont manifesté leur mécontentement contre les Casques bleus Bangladesh de la Minusca. Ils ont barricadé  la route qui mène à Man pour empêcher le départ de ces Casques bleus vers cette localité, car des rumeurs qui circulent ont fait état d’une éventuelle nouvelle incursion des rebelles dans la ville de Man.

« Si les Casques bleus Bangladesh quittent la ville de bang pour aller à Man, ici chez nous à bang, les rebelles vont probablement nous attaquer, et nous connaîtrons le même sort que les habitants de Man. C’est pourquoi nous avons tenté de barricader la route hier et aujourd’hui aux Casques bleus de quitter la ville»,  a réagi un autre habitant de bang.

Rappelons que le samedi dernier, une attaque des éléments de 3R à Man a fait plusieurs morts et des blessés.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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L’EUTM RCA forme le bataillon des forces spéciales centrafricaines

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). cAprès une première phase de sélection comprenant des tests médicaux, physiques et techniques, l’entraînement opérationnel du bataillon des forces spéciales de la République centrafricaine a débuté le 19 juillet, avec 74 militaires.

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Ce bataillon, basé à Bangui, a été créé par le président de la République Faustin-Archange Touadéra, par décret présidentiel. Le décret N°18.265 du 5 octobre 2018 détermine que cette unité opère sous le commandement direct du chef d’état-major des armées étant chargée de conduire des opérations autonomes, isolées ou en coordination avec les forces conventionnelles, si nécessaire.

En tant que force d’intervention immédiate, le bataillon des forces spéciales est doté d’un mandat transversal lui permettant d’intervenir partout et à tout moment pour rétablir l’ordre et assurer la paix au sein de la population.

Les militaires de cet entraînement opérationnel, assuré par l’Unité des Forces Spéciales de l’EUTM RCA, ont été rigoureusement sélectionnés pour leurs compétences afin d’être formés aux techniques, tactiques et procédures nécessaires pour agir dans des conditions de stress élevé. L’exécution des tâches normalement assignées aux unités de ce type exige une préparation technique et tactique de niveau supérieur, ainsi que d’excellentes aptitudes psychophysiques aux niveaux individuel et collectif.

 

Le bataillon des forces spéciales est composé de militaires très performants pour remplir des missions à haut risque nécessitant des capacités physiques et psychologiques supérieures à la moyenne.

Ils sont organisés en forces de combat légères, non blindées, avec une grande souplesse d’emploi et un haut niveau de préparation, misant sur la surprise, la rapidité, la violence et la précision de l’attaque comme facteurs décisifs.

Ils ont une capacité de projection immédiate et sont essentiellement entraînés et préparés pour des opérations de nature éminemment offensive.

Outre les domaines de base que sont la topographie, le tir de combat, l’E.O.R. (reconnaissance des munitions explosives), la survie, les communications, le combat rapproché, les opérations motorisées, le combat en zone urbaine et les opérations aériennes, la formation compte également un élément de TCCC (Tactical Casualty Combat Care) et des opérations fluviales.

L’entraînement opérationnel du bataillon des forces spéciales de RCA s’achèvera le 3 septembre 2021 par un exercice au cours duquel les militaires seront mis à l’épreuve dans tous les domaines de l’entraînement dispensé par l’EUTM RCA.

 

 

 

Manifestation de la diaspora africaine en Inde après la mort d’un Congolais en détention

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Manifestation de la diaspora africaine en Inde après la mort d’un Congolais en détention

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon la presse indienne, il s’agit d’un ressortissant de la RDC.

Une manifestation de la diaspora africaine en Inde a eu lieu lundi, après l’annonce officielle de la mort d’un étudiant congolais qui était entre les mains de la police, a-t-on appris de source officielle.L’étudiant congolais, Joel Shindani Malu, avait été arrêté dans la nuit parce qu’il était soupçonné de posséder des drogues, selon une source policière.Criant au racisme, la communauté africaine de la ville, mobilisée par un groupe dénommé “Fédération panafricaine”, a organisé une manifestation suite à laquelle au moins six ressortissants de pays africains ont été blessés dans des échauffourées avec la police.Le quotidien Deccan Herald précise qu’il s’agit d’un ressortissant de la République démocratique du Congo. Son visa et son passeport avaient expiré en 2015, selon la chaîne indienne NEWS18. Les tentatives de la VOA de confirmer ces détails auprès des autorités congolaises n’ont pas reçu une réponse immédiate.Joel Malu, 27 ans, a été arrêté par la police dimanche pour possession d’une petite quantité de pilules d’ecstasy, une drogue illégale, et il est décédé en garde à vue lundi matin d’un arrêt cardiaque, selon un responsable.L’étudiant avait auparavant été diagnostiqué comme souffrant de bradycardie, et les tentatives pour le ranimer furent vaines, selon la même source.Après son décès, plusieurs ressortissants de pays africains ont organisé une manifestation devant le commissariat de police et se sont bagarrés avec des policiers. Les manifestants ont réfuté l’affirmation de la police selon laquelle Joel Malu était mort d’un arrêt cardiaque et ont accusés de l’avoir détenu à tort. La police a fait usage de matraques pour repousser les manifestants et en a arrêtés une douzaine.La police a ajouté avoir ouvert une enquête sur ce décès.Les ressortissants des pays africains accusent souvent la police indienne de harcèlement et de racisme.Nombre d’entre eux affirment qu’ils sont régulièrement détenus sur la base de fausses accusations de trafic de drogue et qu’ils sont quotidiennement victimes de discrimination.Avec AFP et Reuters

— Fin de l’article —

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Violation de l’embargo en Centrafrique, les experts de l’ONU s’alarment

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 03:33:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sans le nommer, les experts pointent du doigt la société russe Wagner, à l’origine du vaste pont aérien mis en place dès décembre 2020, qui est pointé du doigt en filigrane pour l’ensemble de ces livraisons

des soldats FACA en patrouille au qkuartier derrière l'aéroport de Bangui Mpoko par CNC
Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

 

Le dernier rapport des experts de l’ONU, sorti le 29 juin, le comité d’experts dénonce des livraisons de matériel effectuées à “un rythme jamais vu depuis l’imposition de l’embargo sur les armes en 2013”, et documente longuement les violations de l’embargo via le Soudan, le Congo, la RDC ou encore les Emirats arabes unis.

Le rapport déplore, entre autres, la livraison de lance-roquettes multiples de calibre 107 mm, de 1 000 canons antichars sans recul SPG-9 de calibre 73 mm, de mitrailleuses lourdes de calibre 14,5 mm, ainsi que des obus de mortier de calibre 120 mm, deux petits avions Antonov An-28, le tout sans que l’État centrafricain n’ait déposé de notification préalable ou de demande d’exemption auprès de l’ONU.

Ainsi, le Royaume uni a fait remarquer que toutes les demandes des autorités centrafricaines pour armer ponctuellement les forces armées centrafricaines avaient été acceptées, et en a déduit que l’embargo n’était pas une excuse valable pour le manque d’action de l’armée centrafricaine face aux groupes armés. Ceci dit, l’inefficacité des soldats FACA à protéger leurs concitoyens face aux rebelles n’est pas due à un problème d’armement ou de l’embargo. Donc les autorités centrafricaines doivent arrêter leur manipulation de la population.

Rappelons qu’en adoptant la résolution 2588 (2021) par 14 voix pour et une abstention (Chine), Le Conseil de sécurité a décidé de proroger d’un an l’embargo sur les armes imposées à la République centrafricaine (RCA), tout en créant une nouvelle dérogation pour les mortiers d’un certain calibre.  Il renouvelle également le mandat du Groupe d’experts jusqu’au 31 août 2022.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les députés du Haut-Mbomou accusent le contingent marocain de la Minusca d’avoir «  planifiées et organisé les attaques de l’UPC »

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 03:46:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les autorités du Haut-Mbomou, notamment le sous-préfet, les  notables, les députés ainsi que les populations  ont  dans leur mire les Casques bleus marocains de la Minusca. Après les avoir accusés d’être en collusion avec les éléments de l’UPC auxquels ils étaient accusés de fournir des vivres et autres moyens de subsistance, d’avoir organisé le pillage et l’incendie des boutiques, ils sont désormais accusés d’avoir planifié et organisé les attaques de l’UPC dans le Mbomou. Leur départ dans toute la préfecture du Haut-Mbomou est exigé. Et si les Casques bleus quittent le Haut-Mbomou, que feront les soldats FACA seuls face aux multiples attaques des rebelles ?

Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Le 13 août 2020, trois commerçants du Haut-Mbomou, en provenance du Soudan voisin, ont croisé à 17 kilomètres de Bambouti un groupe des mercenaires rebelles de l’UPC lourdement armé. Au cours de leur rencontre inattendue, ces derniers ont froidement abattu  l’un des trois commerçants avec leurs armes pendant que les deux autres ont réussi à s’échapper dans la brousse. À cette époque, les commerçants locaux, très en colère, ont manifesté leur mécontentement contre les nombreux actes criminels perpétrés par des éléments rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou.

Cependant, le député de la première circonscription d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, dans sa déclaration en date du 19 octobre, accuse les Casques bleus du contingent marocain d’être de connivence avec ces rebelles de l’UPC. D’après lui, quelques minutes avant l’assassinat de ce jeune commerçant par les mercenaires de l’UPC, des Casques bleus marocains de la Minusca, qui sont partis d’Obo, et qui convoyaient une équipe de vaccination  qui partait à Zémio, ils se sont croisés avec ce même groupe des rebelles de l’UPC à 30 kilomètres d’Obo sur l’axe Zémio. Contre toute attente, les Casques bleus marocains sont descendus de leur véhicule blindé pour ravitailler les assaillants avec de l’eau et de la nourriture, et ce, au vu du député de Mboki qui faisait partie du convoi escorté par la Minusca,  et aussi des agents de l’autorité nationale des élections qui venaient à  Mboki, mais également des agents de vaccination  qui partaient pour Zémio.

Pour le député Ernest Mizedio, il ne fait aucun doute, les soldats marocains de la Minusca sont en connivence avec les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou.

Et ce n’est pas tout! Près d’une année plus tard, le lundi 26 juillet 2021, la ville d’Obo, située à l’extrême sud-est  de la RCA,  avait été secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Plusieurs boutiques ont été incendiées, et deux personnes, dont un Soldat FACA, ont été tuées. La Minusca annonce une attaque des éléments rebelles de l’UPC qui a été repoussée par les soldats FACA appuyés par les Casques bleus de la Minusca. Mais le lendemain, le sous-préfet de la ville avait annoncé publiquement que l’attaque aurait été simulée par les Casques bleus marocains. Ce n’est pas une attaque appropriée de l’UPC, estime-t-il. Cette déclaration a été suivie d’une manifestation réunissant au moins 10 000 personnes exigeant le départ des Casques bleus marocains ainsi que de la Minusca de la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Comme si cela ne suffisait pas. Quelques jours plus tard, le collectif des députés du Haut-Mbomou, réunissant à Bangui, ont publié un communiqué demandant l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire, mais exige aussi le départ immédiat du contingent marocain de la Minusca dans la préfecture du Haut-Mbomou et une augmentation des effectifs des FACAs détachés à Obo, investi d’une mission plus offensive dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, ainsi qu’une importante dotation en matérielle militaire pour leur permettre de faire face aux attaques des éléments de l’UPC planifiées et organisées par les forces marocaines de la MINUSCA.

Alors, si la Minusca réagit comme elle avait fait à Bria en 2017, puis à Bozoum en 2018  en retirant les Casques bleus de la ville, que feront les populations et les FACA face aux multiples attaques des rebelles ?

Du côté de la Minusca, aucune réaction n’a été faite sur le sujet.

Affaire à suivre…

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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RCA : la pratique de l’islam désormais presque interdite à koui par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 03:57:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À koui, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca, les appels de prière, les écoles coraniques sont désormais interdits  jusqu’à nouvel ordre par les mercenaires de la société russe Wagner. Un fait inédit. Du jamais vu en RCA, même en pleine période de la crise qui a secoué le pays.

Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.
Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.

 

Souvenez-vous,  tout a commencé il y a quelques jours à la mosquée centrale de koui, puis chez l’imam. Les Mercenaires russes de la société Wagner, visiblement en colère contre l’islam,  étaient partis chez l’imam de la mosquée centrale de koui pour lui annoncer de suspendre définitivement l’enseignement coranique. Et ils insistent en disant que  les bruits des enfants leur font mal aux oreilles. Puis ce dimanche, ils sont allés à nouveau deux fois chez l’imam. Par la suite, l’homme n’apparaît plus en public, et ne fait aucun signe de vie à ses proches.  Comme si cela ne suffisait pas, ce lundi 2 août 2021, les mercenaires de Wagner ont donné l’ordre à toute la population que désormais, à koui, les appels de prière, les écoles coraniques sont interdits.

Alors, la seule question est de savoir si l’interdiction des appels de prière concerne les deux religions, à savoir l’islam et le christianisme. Ou alors seul l’islam est-il concerné  ? Dans tout le pays du monde, les appels de prière se font souvent par ces deux religions. Le catholique : matin, midi et soir. Le christianisme : matin, soir et parfois midi. L’islam : matin, après-midi et soir.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DÉCRYPTAGE DE LA PROCÉDURE DE DESTITUTION DE L’HONORABLE MECKASSOUA : ACTE 1. DE LA COMPÉTENCE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 03:27:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comme promis, durant une semaine nous allons ausculter au laser la dernière tentative grotesque, pour ne pas dire ridicule et grossière, du régime de Bangui de chercher à voler à tout prix, y compris par la bassesse, la victoire éclatante des électeurs de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui qui ont massivement élu l’Honorable Karim MECKASSOUA pour les représenter à l’Assemblée Nationale.

 

Déjà en préambule, il faut préciser que le petit bébé ex-candidat malheureux Ibrahim Ould Hissène Algoni qui ne rêve que du confort que pourrait lui procurer l’anonymat afin de profiter de sa vie tumultueuse n’est qu’un faire-valoir instrumentalisé par celui qui se fait appeler le « Sultan » dont nous détaillerons les implications dans un autre acte.

 

  1. La « requête afin (sic) de destitution » introduite par l’étude de Me Anatole Max MAÏTOVO au nom du faire-valoir du « Sultan », demande à ce que la Cour Constitutionnelle se déclare compétente. Tous les juristes seront d’accord avec moi pour reconnaitre qu’en matière de Droit les mots ont leur importance.

En effet, un délit n’est pas un crime, comme une destitution n’est pas une déchéance. Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », demande à la Cour Constitutionnelle d’ « Ordonner la DESTITUTION (mis en majuscule par nous) du Député MECKASSOUA ABDOU KARIM ». C’est ce qui est écrit noir sur blanc de sa requête. Sauf que du point de vue du droit pur, le seul Député qui peut être destitué c’est le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), en vertu de l’article 70 de la Constitution du 30 Mars 2016 et de l’article 12 de la Loi Organique N°17.001 du 14 Mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.

 

3.En dehors de ce cas précis, AUCUNE, je dis bien AUCUNE procédure n’est prévue NI par la Constitution, NI par la Loi N°17.004 du 15 Février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, NI par la Loi N°19.0012 du 20 Août 2019 portant Code Electoral de la République Centrafricaine pour DESTITUER UN DÉPUTÉ DE LA NATION.

 

4.En langage clair, aucune disposition de la Constitution ou de la loi régissant la Cour Constitutionnelle ou encore du Code Electoral n’a été prévue pour « DESTITUER UN DÉPUTÉ DE LA NATION ». Ce n’est prévu NULLE PART. Même si on réunissait tous les Juges Constitutionnels de la Terre avec tous les membres du Gouvernement de tous les pays de l’univers en plus les 5 millions de Centrafricains, tout cela serait inutile car personne d’entre eux ne peut pas en droit centrafricain DESTITUER UN DÉPUTÉ DE LA NATION autre que le PAN.

 

5.Deuxièmement, Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », pour revendiquer la compétence de la Cour Constitutionnelle se fonde sur deux (2) dispositions de la Loi Organique qui régit la Cour Constitutionnelle, la fameuse Loi Organique N°17.004 du 15 Février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle dont nous avons déjà parlé. Il se fonde notamment sur les articles 2 et 18. En lisant son argumentation je ne vous cache pas que j’ai littéralement explosé de rire. Et vous allez comprendre pourquoi.

 

6.En effet que disent ces deux articles précités (2 et 18) ? L’article 2 donne compétence à la Cour Constitutionnelle, accrochez-vous bien, de « JUGER DE LA CONSTITUTIONNALITÉ DES LOIS, DES ORDONNANCES ET DES RÈGLEMENTS (…) ». Quant à l’article 18, il nous dit que la Cour Constitutionnelle est chargée de « JUGER DE LA CONSTITUTIONNALITÉ DES LOIS ORGANIQUES ET ORDINAIRES DÉJA PROMULGUÉES OU SIMPLEMENT VOTÉES, DES RÈGLEMENTS AINSI QUE DES RÈGLEMENTS INTÉRIEURS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DU SÉNAT ».

 

7.Sauf que, oui, sauf que notre cher avocat, certainement grassement rémunéré, brandi comme élément d’appui à sa demande UN RAPPORT D’EXPERTS DES NATIONS UNIES SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRIQUE. Vous ne rêvez pas, vous avez bien lu il brandit UN RAPPORT pour invoquer ces deux articles 2 et 18. Alors la question que vous vous posez tous, c’est de savoir « Est-ce pour Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », un rapport serait une loi, une ordonnance ou même un règlement pour présenter ça devant la Cour Constitutionnelle afin qu’elle juge de sa constitutionnalité ? ».

 

Moi, perso, je brûle d’envie de lui poser cette question. Comment un grand praticien du droit comme Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », peut confondre un « rapport » avec une loi, une ordonnance, un décret ou même un arrêté ? Ca, ça me dépasse. C’est quoi la suite, hein ? Demain on va prendre une chanson de Fally Ipupa écrite sur une feuille blanche format A4 et invoquer les articles 2 et 18 de Loi Organique régissant la Cour Constitutionnelle pour demander à celle-ci de se déclarer compétente pour juger de sa constitutionnalité ?

 

8.Alors de deux choses l’une, soit notre très cher Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », s’est payé la tête de son client ; soit il considère que les Juges Constitutionnels sont des demeurés qui ne savent pas faire la différence entre un « rapport » qui ne figure nulle part dans l’ordonnancement juridique centrafricain et une loi, une ordonnance ou un règlement. Je serai plus enclin à penser qu’il s’est bien payé la tête de ses clients en empochant ses honoraires qu’on imagine aisément mirobolants.

 

9.Pour rappel, quand le président du MDREC, l’Honorable Joseph BENDOUNGA, avait porté l’Accord de Khartoum devant la haute juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle, CELLE-CI S’EST DECLAREE INCOMPETENTE CAR L’ACCORD DE KHARTOUM N’EST NI UNE LOI, NI UNE ORDONNANCE, NI UN REGLEMENT, NI MEME UN INSTRUMENT JURIDIQUE INTERNATIONAL. N’en déplaise au Procureur Général Eric Tambo qui claironnait partout dans les médias que celle-ci serait « SUPRATIONNAL » (sic) ; on connait la suite !

 

10.Le rapport brandi par Me Anatole Max MAÏTOVO, l’avocat du faire-valoir du « Sultan », au nom des articles 2 et 18 n’a aucune valeur juridique. Mais vraiment aucune, pas plus que la pisse d’un chat paludique. Ce qui signifie qu’en temps normal le greffe de la Cour Constitutionnelle après avoir enregistré « la requête en destitution de MECKASSOUA » aurait dû soit la jeter à la poubelle, soit donner ça aux enfants de maternelle pour qu’ils griffonnent des dessins dessus, soit mis ça dans les toilettes du Palais de la Renaissance où il n’y a jamais de papier hygiénique, soit donner aux femmes qui vendent les beignets au bord de la route pour les enrouler dedans ou alors soit donner à brûler pour nous chauffer le café. En tout cas, une telle requête n’a rien à faire à la Cour Constitutionnelle, sa place est dans les poubelles.

 

  1. En résumé :
  • La Cour Constitutionnelle est incompétente à destituer un Député
  • La Cour Constitutionnelle est incompétente à juger de la constitutionnalité d’un rapport, qui par ailleurs a été rejeté en bloc et massivement par la Présidence de la République, l’Assemblée Nationale et le Gouvernement où tous les caciques MCU qui contrôlent ces institutions sont montés au créneau.

 

  1. On ne voit pas comment, du point de vue du droit, une telle demande farfelue pourrait prospérer à la Cour Constitutionnelle.

 

  1. A SUIVRE…

 

Fari Tahéruka SHABAZZ

 

RCA : « ceux qui mènent des attaques contre le personnel humanitaire ou médical pourront faire l’objet de sanctions »

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 3 août 2021, 03:08:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Avec quatorze voix pour, aucune contre et une abstention de la Chine, le Conseil de sécurité a adopté une résolution visant à  « empêcher les groupes armés d’acquérir un arsenal et de l’utiliser contre les civils, les forces armées centrafricaines ou la Minusca », a déclaré le président du Conseil et ambassadeur de France, Nicolas de Rivière, aux journalistes à l’issue de la réunion du Conseil.

Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC

 

« La situation en rca est effectivement dramatique, avec un niveau de violence très préoccupant, des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Et nous le disons clairement, la dissémination des armes dans ce contexte fait partie du problème ; leur contrôle reste un enjeu majeur pour la sécurité du pays”, a déclaré M. de Rivière.  « Je souligne que l’embargo n’empêche évidemment pas la République centrafricaine d’acquérir les moyens de se défendre, puisque le Conseil de sécurité a accédé à toutes les demandes qui lui ont été faites. Et l’objectif final est de lever l’embargo sur les forces centrafricaines », a-t-il ajouté.

La résolution intègre également de nouvelles dispositions pour mieux préserver l’espace humanitaire en République centrafricaine. « Le message ne pourrait être plus clair : ceux qui mènent des attaques contre le personnel humanitaire ou médical pourront faire l’objet de sanctions », a déclaré le président du Conseil de sécurité.

L’embargo sur les armes est imposé à la RCA par le Conseil de sécurité depuis 2013.

 

ONU

15 militaires tués et 6 portés disparus après une attaque

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Niger: 15 militaires tués et 6 portés disparus après une attaque

Bangui ( République centrafricaine ) – Quinze militaires nigériens ont été tués samedi et six autres sont “portés disparus”, après une attaque “terroriste” dans le département de Torodi (sud-ouest) proche du Burkina Faso, a annoncé dimanche soir le ministère nigérien de la Défense.

Le ministère a expliqué que les forces de sécurité qui étaient en mission de ravitaillement avaient d’abord été prises dans une “embuscade tendue par des groupes armés terroristes” avant que les militaires tentant d’évacuer les blessés ne tombent “sur un engin explosif improvisé”. Le bilan total de cette attaque qui s’est produite samedi vers 10H00 GMT (11H00 locales) est de “15 militaires décédés, 7 blessés, 6 portés disparus”, précise le communiqué.”Un large ratissage de la zone” par des forces terrestres “appuyées par l’aviation militaire” a été engagé afin “de mettre la main sur les terroristes”, poursuit le texte.Le département de Torodi est situé dans le sud-ouest de la région de Tillabéri qui se trouve dans la zone dite des “trois frontières” entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali.Cette zone, est le théâtre de fréquentes attaques de groupes jihadistes sahéliens dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaïda). Les attaques des jihadistes présumés ciblent de plus en plus les civils dans région de Tillabéri, un vaste espace aride et enclavé. 33 villageois ont été tués dans deux attaques distinctes, dimanche dernier et mercredi, plus au nord, près de la frontière malienne.Un contingent de 1.200 soldats de l’armée tchadienne, réputée la plus aguerrie de la région, a été déployé dans la zone des trois frontières, dans le cadre de la force multinationale antijihadiste du “G5 Sahel” regroupant cinq pays (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad).

Avec VOA

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