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RCA : Bria, colère et stupéfaction après l’assassinat des trois jeunes par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 juin 2021, 03:44:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain des funérailles des trois jeunes du quartier Bornou assassinés par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner dans la localité de Bria, leurs parents dénoncent un assassinat crapuleux, et la population exige une enquête indépendante parlementaire.

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Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

Les trois victimes s’appellent Biridou

kamis,  Tidjani et  Aboubakar El Mackine. Selon leurs parents, ils ont été enlevés et froidement assassinés la semaine dernière par les hommes de la société russe Wagner.

D’après leur témoignage, la première victime tombée dans le piège de ces mercenaires de Wagner serait Monsieur Biridou kamis. C’est un jeune commerçant qui a son magasin au quartier Bornou. Mais le mercredi 16 juin, les hommes de Wagner ont fait irruption sur le lieu de son commerce. Sans aucune procédure, ils ont commencé à piller sa boutique, puis confisquer une somme de 300 000 francs CFA qu’il détient dans la boutique. Embarqués dans leur véhicule, ils sont allés à son domicile toujours au quartier Bornou ou ils ont pillé totalement sa maison avant de le torturer puis assassiner la nuit.

La seconde victime, c’est Monsieur Tidjani. Il était conducteur des taxis motos. Le même jour, les mercenaires de Wagner l’ont arrêté alors qu’il faisait encore du travail. Mais le lendemain matin, ses parents ont été informés de son assassinat par les Wagner qui ont également emporté sa moto qui était quasiment neuve.

La dernière victime, c’est Monsieur Aboubakar El Mackine. C’est le fils à l’ancien préfet de l’Ouaka, monsieur El hadj Ben Outman Abakar. Il a été arrêté avec la première victime ensemble, mais lui, c’est un jeune footballeur local. Il est beaucoup apprécié pour ses talents footballistiques.

Selon les parents des victimes, il faut que la lumière soit faite sur les circonstances de l’assassinat de leurs enfants. Il exige une enquête parlementaire indépendante. Autrement dit, ils vont saisir la justice internationale pour crime et complicité de crime.

Affaire à suivre.

 

Copyright2021CNC

 

La CPI saisie pour des crimes commis au Tchad

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La CPI saisie pour des crimes commis au Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – Une demande d’ouverture d’une enquête sur des crimes commis au Tchad dans la lutte contre Boko Haram vient d’être déposée.

Cette demande est une initiative de quatre organisations de défense des droits l’homme tchadiennes. Les auteurs de cette demande sollicitent l’ouverture rapide d’une enquête, afin de déterminer les circonstances de ces crimes présumés pour que leurs auteurs puissent être jugés. La procédure a été initiée à la demande de quatre organisations de défense des droits de l’homme tchadiens : la Ligue tchadienne des droits de l’homme, Justice en Action, la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme et l’Association Utopie Nord-Sud. L’armée tchadienne est accusée de crimes de guerreElles ont décrit dans le détail les crimes de guerre commis par l’armée nationale tchadienne lors de l’opération Colère de Bohoma en avril 2020, dans la zone du Lac Tchad, contre les djihadistes de Boko Haram. Ces organisations indiquent aussi que de nombreux prisonniers sont portés disparus, ont été torturés ou sommairement exécutés par les autorités. Des accusations de viols ont également été rapportés. Maitre Philippe Larochelle, avocat au barreau du Québec est le conseil des quatre organisations à l’origine de cette procédure devant la Cour pénale internationale :”Les organisations des droits de l’homme qui nous ont contactés constatent une dégradation marquée du respect de la règle de droit au Tchad depuis les crimes commis dans le cadre du conflit avec Boko Haram, suivi des crimes commis plus récemment dans le cadre du conflit avec le FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad). Et maintenant, les crimes commis dans le cadre d’une prise du pouvoir que certains caractérisent d’illégitime par une junte militaire. Il nous semble qu’il est important de faire en sorte que la CPI mette son nez dans cette affaire et commence à examiner la situation au Tchad pour voir si elle justifie, comme nous le croyons, qu’une enquête soit formellement ouverte par le procureur sur les évènements qui se sont déroulés dans le pays, en particulier depuis un peu plus d’un an.”RecevabilitéCette procédure introduite à la Cour pénale internationale est-elle recevable ? Réponse de Pape Ibrahima Kane, chercheur en charge des questions régionales à l’Open society initiative for west Africa basé à Dakar au Sénégal.”Le Tchad étant un Etat partie au statut de Rome, il y a deux possibilités qui s’offrent : ou bien l’Etat tchadien lui-même demande à la CPI d’examiner des situations qui lui paraitraient relever de sa compétence, ou bien le procureur de la CPI, de son propre chef, notamment sur la base des informations qu’il aurait reçues de la part d’organisations de la société civile, pourrait éventuellement examiner les éléments qui sont portés à sa connaissance et ensuite, demander l’autorisation au juge d’une chambre de la Cour, qu’on appelle la chambre préliminaire, de pouvoir mener des enquêtes sur ces points, de manière à réunir le maximum d’informations et ensuite, que la procédure puisse continuer au niveau de la Cour.”Rappelons qu’aux deux modes de saisine de la Cour pénale internationale qui viennent d’être évoqués s’y ajoute un troisième, puisque le Conseil de sécurité des Nations unies peut également saisir la Cour pénale internationale.Ce fut le cas pour le Darfour en 2005 et pour la Libye en 2011. Cette solution a déjà été envisagée pour le cas syrien. Le 22 mai dernier, la France a ainsi déposé un projet de résolution prévoyant de saisir la CPI pour les crimes commis en Syrie par tous les protagonistes de la guerre civile. La Chine et la Russie ont mis leur veto à cette proposition.

Avec DW français

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CENTRAFRIQUE : LA DÉSIGNATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE EST-ELLE UNE AUBAINE DANS LE PROCESSUS DE DÉMOCRATISATION EN VUE D’UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF ? 

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 juin  2021, 03:24:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la réélection peu contestée du président de la république, la tradition républicaine née des faits constitutionnels impose au premier de déposer sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Après deux mois de moult hésitations et tractations incomprises par l’opinion publique, le premier ministre a enfin rendu son tablier. Comme une bouffée d’oxygène, le président de la république a désigné par décret un nouveau premier ministre qualifié par les médias locaux et internationaux de compétent, pragmatique et politiquement modéré. Dès la passation de service, le nouveau premier ministre a marqué son territoire de son empreinte en définissant trois (3) axes prioritaires comme « cheville ouvrière » de sa nouvelle mission.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

En effet, le nouveau locataire de la tour Petroca a d’abord évoqué la relance de l’économie, ensuite le renouvellement des relations avec les traditionnels partenaires au développement y compris la France, et enfin la mobilisation des ressources financières au profit du pays.

Dans l’optique d’atteindre promptement ses différents objectifs, le nouveau chef du gouvernement a multiplié des rencontres avec les différents acteurs de la vie politique en vue de s’imprégner des attentes et des réalités de terrain afin de décrisper globalement le climat politique, sécuritaire, diplomatique.

C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU auprès de la Minusca, l’ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, le représentant du président de la commission de l’Union Africaineen Centrafrique  et les membres de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD 2020) ont été reçu chacun à son tour.

Il importe de rappeler à ce stade qu’à la sortie de cette audience, la COD 2020 réclame toujours l’organisation d’un dialogue politique inclusif sous la supervision d’un médiateur international en vue de définir un consensus national à la crise centrafricaine. Conscient de la délicatesse de la mission du nouveau premier ministre qui s’apparente à un gâteau empoisonné pouvant impacté négativement son avenir politique, le citoyen lambda s’interroge :

Le nouveau premier ministre sera t-il à la hauteur de sa charge ?

Par ailleurs, le chef du gouvernement avait-il obtenu des gages et garanties nécessaires avant d’accepter cette mission ?

L’influence du parti au pouvoir qui monopolise les principales institutions de la république à l’instar de la présidence, de l’assemblée nationale et de la primature ne constitue t-elle pas un obstacle à la mission du premier ministre ?

La nomination du nouveau premier ministre rapproche t-elle la Centrafrique des partenaires et pays qui ont pris leur distance ?

De nouvelles négociations sont-elles envisageables pour le dégel de l’aide budgétaire française ?

Le nouveau chef du gouvernement mettra t-il un terme au partenariat tous azimuts avec les mercenaires du groupe Wagner ?

Entend t-il mettre en place un gouvernement dit inclusif ou de large ouverture ?

Dans l’affirmative, que deviendrait alors le dialogue républicain prôné par son « faiseur de roi » ?

Le retard dans l’officialisation du gouvernement est-il du aux difficiles négociations et manœuvres des coulisses ?

En tout état de cause et loin de délivrer un chèque en blanc au nouveau chef du gouvernement, nous attendons des actions concrètes pour apprécier. Rendez-vous est ainsi pris pour les cent (100) premier jours pour juger de l’allure de la courbe géométrique made in Dondra.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 18 juin 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

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Nouveau kidnapping de masse dans l’Etat nigérian de Kebbi

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Nouveau kidnapping de masse dans l’Etat nigérian de Kebbi

Bangui ( République centrafricaine ) – L’école de la ville de Yauri visée par une attaque des hommes armés, au Nigeria, le 18 juin 2021.

Dans les régions du nord-est et du nord ouest des centaines d’écoles ont fermé pour raison de sécurité.Nouveau rapt dans une école publique de l’Etat de Kebbi dans le nord-ouest. Des hommes armés ont enlevé des élèves de l’internat de la ville de Yauri. Un policier a été tué lors d’un échange de tirs.On ne sait pas encore combien d’élevés ont été enlevés mais des hommes armés ont envahi le Collège du gouvernement fédéral de Yauri jeudi. Les assaillants ont maîtrisé l’unité de police qui gardait l’école. Ils ont ensuite kidnappé les élèves et les enseignants. “Pour Boko Haram, l’éducation occidentale n’est pas bonne. C’est pour cette raison qu’ils attaquent des écoles pour enlever des enfants. Je ne pense pas que cela est une bonne chose. Le gouvernement doit renforcer les mesures de sécurité”, souligne Agwu Excel Anthony, une élève.”Je demande au gouvernement de recruter plus de personnel de sécurité pour protéger les enfants. Aujourd’hui au Nigeria les enfants sont enlevés dans les écoles par les éléments de Boko haram et ça c’est pas bon”, explique Ugonna, une autre élève.Les autorités locales effectuent actuellement un contrôle pour déterminer le nombre exact de personnes portées disparues.Dans le pays, c’est encore l’indignation comme le témoigne le père Malaki Nmadewest, principal de l’école Maria Boys College.”La situation est alarmante. Et la question de la sécurité de toute nation doit être une priorité. Surtout pour les enfants et les femmes en grossesse. Mais c’est malheureux de voir que c’est le contraire qui se produit dans notre situation d’aujourd’hui”.Le Nigeria a connu une vague d’enlèvements dans des écoles ces derniers mois. Dans les régions du nord-est et du nord ouest des centaines d’écoles ont fermé pour raison de sécurité.Ce nouvel incident survient après qu’un autre groupe d’hommes armés a enlevé quatre ressortissants chinois près de Lagos, dans le sud-ouest du pays.Plus de 130 enfants enlevés dans une autre école coranique dans l’État du Niger le mois dernier sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Les autorités de l’Etat refusent tout versement de rançon pour leur libération.

Avec AFP/VOA

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Le tramadol fait des ravages au Bénin

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Le tramadol fait des ravages au Bénin

Bangui ( République centrafricaine ) – L’usage de cet opioïde s’est développé ces dernières années sur le continent, notamment en Afrique de l’Ouest. Qu’en est-il aujourd’hui au Bénin où des saisies de grande ampleur ont été opérées ces dernières années ?

Dans les grandes villes, aussi bien que dans les campagnes, le tramadol traîne au Bénin une pseudo réputation de produit miracle, efficace dans bien des situations. Cet analgésique opioïde était ainsi devenu le produit le plus fréquemment consommé, surtout parmi les jeunes./////////////.

Mais sa vente illégale et sa consommation abusive ont été freinées par la traque menée ces dernières années contre les médicaments vendus dans la rue et les réformes mises en œuvre au niveau des pharmacies du pays./////////////.

Des saisies de tramadol et autres drogues d’une valeur de près de 100 millions d’euros ont été réalisées en Afrique et au Moyen-Orient lors d’une vaste opération policière internationale en mars et avril 2021./////////////.

Entre 2016 et 2020, plusieurs centaines de tonnes de tramadol ont été saisies. Mais le phénomène n’a pas totalement disparu, il prend même, clandestinement de l’ampleur dans certaines localités, surtout dans la partie septentrionale du pays./////////////.

“Tramadol, c’est un produit que beaucoup utilisent dans cette ville pour se doper et se disent que ça va les aider à se remonter le moral, à se donner du courage pour pouvoir bien travailler. Mais ça a fait trop de victimes en son temps, c’est devenu quelque chose que les gens ont commencé par vendre de façon frauduleuse”, explique Rémi Biaou est le responsable de l’association des conducteurs de taxi-moto à Parakou, dans le nord du Bénin./////////////.

Le produit miracle/////////////.

Le tramadol est même associé, par nombre de consommateurs, à d’autres produits. C’est ce qu’explique Adamou Idriss Silla, chef du premier arrondissement de Parakou./////////////.

“Il y a un produit qu’on appelle ”Worou”, c’est à base de feuilles. Selon ceux qui consomment ça, si tu prends une petite quantité (de tramadol) mélangée à la feuille, ça transforme l’homme en un robot.”/////////////.

Ainsi, avec les prises répétées, la majorité des utilisateurs développent une addiction à ce produit./////////////.

“Ils exploitent leur corps jusqu’à ses plus lointains retranchements et ils estiment que plus ils en feront, plus ils gagneront d’argent. /////////////.

Donc avec les efforts qu’ils fournissent, ils veulent calmer les douleurs qu’ils éprouvent en exigeant autant de leur corps. Donc ils consomment du tramadol qui leur donne cette sensation d’éternel bonheur, de bien-être qui les pousse à aller toujours courir après les pitances du quotidien. Mais, hélas, ils ne voient pas les conséquences à long terme”, déplore Mireille Adjinda, psychologue à Cotonou./////////////.

C’est au Centre national hospitalier et universitaire de psychiatrie de Cotonou que se fait la prise en charge médicale des personnes dépendantes au tramadol./////////////.

Il s’agit de l’unique hôpital psychiatrique dont dispose le Bénin et où exerce le docteur Elvire Klikpo. La spécialiste des addictions précise que les sujets sont reçus en consultation pour des soins et les cas les plus graves sont gardés sur place./////////////.

“Certaines personnes sont prises en charge en ambulatoire c’est à dire qu’elles viennent en consultation et repartent chez elles. D’autres sont carrément hospitalisées car elles ont besoin de soins continus et d’une surveillance. C’est quelque chose que nous faisons ici et notre hôpital a même une unité de soins destinés aux toxicomanes.”/////////////.

Le CNHU de psychiatrie met également en place des programmes d’éducation et de sensibilisation sur la dangerosité de la consommation non médicale de certains produits comme le tramadol.

Avec DW français

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Laurent Gbagbo “heureux” d’être de retour en Côte d’Ivoire

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Laurent Gbagbo “heureux” d’être de retour en Côte d’Ivoire

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président ivoirien est rentré ce jeudi à Abidjan, accueilli par une foule immense, malgré des tirs de gaz lacrymogènes pour disperses ses militants.

C’est un Laurent Gbagbo apparemment vieilli et fatigué qui est arrivé ce jeudi 17 juin à Abidjan. Quelques heures après son retour, Laurent Gbagbo s’est adressé à ses partisans en liesse depuis son ancien quartier général ://///////////.

“Je suis heureux de retrouver la Côte d’Ivoire et l’Afrique. Toute l’Afrique. Merci”, a-t-il lancé./////////////.

Ce retour de Laurent Gbagbo a opposé toute la journée de jeudi dans des affrontements, ses partisans à la police qui avait barré les voies d’accès à l’aéroport, empêchant ainsi les nombreux militants du FPI d’accueillir leur leader dans la joie./////////////.

La répression de la police a provoqué la colère de Katinan Koné, le porte-parole de l’ancien président ivoirien, qui explique que le gouvernement fait deux poids deux mesures./////////////.

“Il vaut mieux éviter les frustrations. Parce qu’hier, il y’a des gens qui ont manifesté se prévalant donc d’être des victimes, personne ne les a dérangés.”/////////////.

”Le capitaine du navire ivoire est de retour”/////////////.

Malgré l’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place par la police, certaines personnes comme Jonas Teky, ont réussi à le déjouer pour être à l’intérieur de l’aéroport./////////////.

‘’Nous sommes venus pour accueillir le président Laurent Gbagbo. Le capitaine du navire ivoire est de retour”, a-t-il dit./////////////.

Au nombre des personnalités venues accueillir l’ex-détenu de la CPI, figurent en bonne place, les leaders de nombreux partis politiques de l’opposition ; dont Ouattara Gnonzié président du Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (Rpp) qui explique que beaucoup d’ivoiriens ne croyaient plus revoir Laurent Gbagbo. Ouattara Gnonzié exprime sa joie. /////////////.

“Je me retrouve là avec beaucoup d’émotions, parce qu’il y’a environ dix ans, le président Gbagbo partait d’ici, beaucoup d’ivoiriens pensaient que c’en était fini pour lui. Malheureusement pour eux, ils ont perdu. Et c’est le président Laurent Gbagbo qui se retrouve aujourd’hui en Côte d’Ivoire”, se réjouit Gnonzié./////////////.

Quel avenir politique pour Gbagbo?/////////////.

Les victimes de la crise postélectorale de 2010 voulaient s’inviter dans l’accueil de Laurent Gbagbo. Mais le dispositif sécuritaire de la journée du jeudi les a contraintes à rester chez elles. Issiaka Diaby président des victimes promet des actions d’envergure les jours à venir./////////////.

”Les victimes devaient aller à l’aéroport pour continuer leurs actions de lutte contre l’impunité”, dit Diaby./////////////.

‘”Mais aujourd’hui, elles (les victimes) constatent franchement avec tristesse et désolation que lorsqu’il s’agit de promouvoir l’impunité et les auteurs de crimes, l’état de Côte d’Ivoire sait bander ses muscles”, a-t-il regreté. /////////////.

Laurent Gbagbo, à son retour, a refusé le pavillon présidentiel qui avait été mis à sa disposition, pour protester contre la brutalité avec laquelle, la police a bastonné ou arrêté ses partisans qui venaient l’accueillir. Nous a confié un membre de son protocole./////////////.

À partir de ce moment, tout le dispositif est bouleversé et les agents commis à sa sécurité ont été débordés. Laurent Gbagbo vient de passer sa première nuit à Abidjan après dix ans d’absence.

Avec DW français
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l’ONU dénonce “un usage aveugle” de la force par les soldats centrafricains et les paramilitaires russes

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Centrafrique : l’ONU dénonce “un usage aveugle” de la force par les soldats centrafricains et les paramilitaires russes

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Se basant sur un rapport récent concernant la Centrafrique, le chef de l’ONU se dit “troublé” par l’usage excessif de la force contre les civils. Antonio Guterres réclame par ailleurs l’arrêt immédiat des actions hostiles contre les Casques bleus de la Minusca et pointe du doigt les forces de sécurité nationale et les paramilitaires russes sans les identifier nommément.

Que se passe-t-il ?

Le document cité par le secrétaire général de l’ONU est rédigé par des experts indépendants. Le rapport, qui porte sur les quatre derniers mois, souligne une augmentation importante des violations des droits humains en Centrafrique. Plus de 140 incidents ont été répertoriés lors de cette période faisant 249 victimes civiles. Ces actions violentes sont commises par ceux qui sont censés protéger les Centrafricains et ceux qui leur prêtent main forte.

La plupart des décès de civils résultaient d’un usage aveugle, disproportionné et excessif de la force par les militaires centrafricains et le personnel de sécurité déployé de manière bilatérale”déclare  Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU,

La force de paix, une cibleLe

Secrétaire général de l’ONU ne nomme pas explicitement les mercenaires, ni les “instructeurs” russes déployés dans le pays à la demande du pouvoir en place. Il dénonce en revanche leurs méthodes et leurs actions inédites. Ces hommes, venus soutenir le président Touadéra face aux rebelles, s’en prennent aussi aux Casques bleus de la Minusca, la force de paix des Nations unies. Tentative de fouilles de leurs véhicules, de leurs domiciles, blocage de leurs mouvements, destruction de leurs drones de surveillance… Des intimidations qui se rajoutent à une vaste campagne de désinformation menée depuis mars dernier à l’égard de la force de paix.

Je suis profondément troublé par l’augmentation inacceptable et sans précédent des menaces et des incidents hostiles (…) ciblant la Minusca”. Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU,

Le rôle trouble des paramilitaires.

L’ONU exige depuis début juin des mesures pour ne pas entraver la mission de paix en Centrafrique et réclame une coordination entre les Casques bleus et “les forces présentes sur le terrain”.

Depuis fin mars, les Nations unies s’inquiètent du rôle très flou des paramilitaires russes. Les agents privés de Moscou, qui opèrent aux côtés des forces gouvernementales centrafricaines, sont accusés de multiples exactions. Ils ne peuvent pas être poursuivis ou rendre des comptes tant que leurs missions ne sont pas clairement définies.

Selon de nombreux témoins et des ONG, plusieurs centaines de combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner participent aux combats menés contre les rebelles centrafricains. La Russie ne reconnaît que la présence de 1 135 “instructeurs non armés” chargés de la formation des soldats centrafricains.

Près de 17 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique sont présents dans le pays depuis 2014, notamment pour protéger les civils, éviter les abus et lutter contre l’impunité.

Avec AFP

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Boda, une vive altercation entre deux soldats FACA a mal tourné, un jeune homme tué

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin 2021, 10:39:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On ne dit jamais assez sur les agissements de certains soldats des forces armées centrafricaines. Un jeune homme natif de Mbaïki a été tué lors d’une vive altercation entre deux militaires de l’armée nationale à Boda, dans la préfecture de la Lobaye, au Sud-ouest de la République centrafricaine.

deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Selon des témoignages recueillis auprès des personnes qui ont pu assister à la scène, l’acte criminel s’est produit ce mercredi 16 juin dans un point de vente local d’alcool frelaté.

Selon les mêmes sources, les deux soldats, accompagnés d’un jeune homme originaire de Mbaïki, se sont rendus dans un quartier de la ville pour se détendre autour d’un pot-de-vin de palme. Malheureusement quelques minutes après leur arrivée, une discussion s’éclate entre eux au sujet d’une jeune fille que chacun revendique pour sa beauté. Le ton monte, et les deux soldats ont chacun  dégainé son arme de service. Aussitôt, la tension devient vive, et leur accompagnateur,  inquiet de la situation, voudrait très vite les séparer. Mais avant même de prononcer un mot, il a été accidentellement touché au thorax par balle.  Dépêché en urgence à l’hôpital, son décès a malheureusement été constaté.

Aussitôt, la colère s’empare de la ville, et tous les soldats FACA détachés à Boda ont pris position sur des points stratégiques, suscitant la panique générale au sein de la population. Nombreux ont du quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs.

Ce jeudi,   des renforts des Mercenaires russes et des soldats FACA sont arrivés dans la ville.

Pour l’heure, les activités ne sont pas encore reprises comme d’habitude.

Affaire à suivre…

 

Copyright2021CNC

RCA : Bria, les mercenaires de Wagner multiplient des exactions, le commissaire de police violenté

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin 2021, 02:22:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le pillage, torture, arrestation arbitraire et assassinat, puis la mise en détention du commissaire de police de Bria, les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner multiplient des exactions sur les populations locales. Tandis qu’à Bangui, les autorités centrafricaines et leurs alliés multiplient de mensonge dans le seul but de couvrir les exactions commises par leurs alliés de Wagner.

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Il y a deux semaines,  à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, le commissaire de la police locale, en désaccord avec les mercenaires de Wagner, avait été placé en détention dans la geôle de son propre commissariat pour plusieurs jours, ensemble avec les délinquants qu’il les a emprisonnés, suscitant ainsi leur étonnement ” mon commissaire,  vous aussi, on vous emprisonne avec nous ? “

La raison.

Selon des informations recueillies auprès des intéressés, les mercenaires de Wagner, quand ils interpellent quelqu’un, ils ont l’habitude d’utiliser la geôle du commissariat pour incarcérer leurs suspects. Or, quand ils amènent des personnes pour les mettre au commissariat, elles sont déjà suffisamment et mortellement  torturées. Leur état nécessite  des soins médicaux et non la prison.

C’est dans l’application de cette règle humanitaire qu’un suspect, bien torturé et déposé au commissariat par les mercenaires russes, avait été transféré à l’hôpital pour des soins médicaux par le commissaire.

Le lendemain, les Russes sont retournés au commissariat pour récupérer leur suspect, ils ne le trouvent pas. Le commissaire  leur avait expliqué qu’il avait été transféré à l’hôpital. Piqués de colère, ces mercenaires russes ont copieusement tabassé le commissaire avant de le jetter dans la geôle et garder sous bonne escorte pour plusieurs jours.

Un acte vigoureusement condamné par ses collègues policiers qui ont malheureusement assisté inoffensivement à la scène.

Et ce n’est pas tout, ces militaires russes et syriens sans galons de Wagner poursuivent leurs exactions sur la population, mais nous reviendrons d’ici peu dans nos prochains articles sur les détails.

 

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RCA :  les mercenaires de Wagner, auteurs de l’assassinat du sultan maire de koui, ont quitté la ville pour rentrer à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin  2021, 03:38:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les populations de koui ont exprimé leur soulagement après le départ confirmé des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner de leur ville ce jeudi 17 juin peu après midi. Selon des sources à Bangui, ce départ intervient après une décision de monsieur Valery Zakharov, conseiller en sécurité du chef de l’État, et patron des mercenaires de Wagner en Centrafrique.

Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en
Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Selon des témoins, c’est aux environs de 12h15 qu’un hélicoptère de Wagner  s’est atterri  à koui pour faire embarquer tous les mercenaires russes et syriens, accusés depuis le début de la semaine comme auteurs probables de la mort du sultan maire de Koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et de son adjoint ainsi que de son garde du corps le 12 juin 2021.

Officiellement, l’État major n’a aucunement réagit  sur ce départ précipité des mercenaires de Wagner de Koui, mais des sources à la présidence  de la République indique à la Rédaction que ceci est du à la décision de Monsieur Valery Zakharov suite à la colère généralisée des populations  locales qui n’ont pas du tout apprécié l’assassinat de leur sultan, maire ainsi que de son adjoint le même jour.

Rappelons qu’après le triple assassinat des autorités de la sous préfecture de Koui la semaine dernière, les mercenaires russes ont annoncé à leur famille respective que les victimes auraient sauté sur une mine terrestre à environ 5 kilomètres de la ville. Propos également tenus par le sous-préfet de Bocaranga le sieur Esaïe Gbanin en lieu et place de son collège de Koui. Mais la famille, qui n’a pas constaté des traces d’explosion sur les dépouilles des victimes, rejette les allégations faisant état d’un accident mortel.

Rappelons que suite à l’annonce de la mort de Monsieur Lamido Souleymane Daouda, maire sultan de Koui, la tension, très vive dans la ville, ne cesse de monter, obligeant la Présidence à voir avec certains médias pour publier des fausses allégations à répétition pour semer la confusion.

Le sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanin, lui aussi, entre dans la danse de cette désinformation et installe une confusion.

Esaïe Gbanin: “Selon les nouvelles qui nous sont parvenues, la moto qui transportait le maire et son adjoint qui l’accompagnait, a sauté sur une mine. D’après les mêmes sources, un soldat russe qui les précédait a également été tué dans l’explosion. Cependant, il nous est difficile de nous prononcer avec authenticité sur les circonstances de cet accident”.

Pour l’heure, les populations locales se posent des questions si le départ des mercenaires de Wagner de leur ville est-il définitif ? Malheureusement non. A cause de bétail en abondance,  ils vont revenir affirme un lecteur de CNC à Bouar.

 

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RCA : l’UPC et le 3R condamne l’assassinat du sultan maire de Koui par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin  2021, 03:08:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est dans les communiqués de presse rendus publics sur les réseaux sociaux que le nouveau Président du mouvement 3R, l’autoproclamé Général SEMBE BOBO, et le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armées Ali Darassa  ont condamné l’assassinat crapuleux du sultan maire de Koui et de son adjoint ainsi que de son garde du corps par les mercenaires de Wagner.  Ils expriment leurs sincères condoléances aux familles endeuillées tout en exigeant la vérité sur les circonstances réelles de leur exécution.

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Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda

 

D’après le mouvement 3R :

« c’est avec consternation et une profonde douleur que le Président du Mouvement 3R, le Général SEMBE BOBO, et l’ensemble des officiers, sous-officier, homme de rangs, ont appris la mort du Sultan Maire de Koui le Lamido YAYA ADAMOU DAOUDA, lâchement et crapuleusement assassiné par les Mercenaires russes du Groupe Terroriste Wagner le Samedi 12 Juin 2021 à Degaulle.

Le Président du Mouvement 3R et l’ensemble des officiers, sous-officier, et homme de rangs condamnent avec la dernière énergie cet assassinat odieux et présentent toutes leurs condoléances aux familles de DAOUDA, WAZIRI DAIROU et à toute la population de Koui en général et de Degaulle en Particulier.

Ces condoléances vont également à tous les Chefs Traditionnels centrafricains ainsi qu’à tous les éleveurs et les Musulmans de la République Centrafricaine qui viennent de perdre une icône de la Chefferie Traditionnelle, dépositaire des valeurs morales et culturelles de la communauté musulmane Centrafricaine en général et des peuls en particulier.

Ce lâche assassinat orchestré par la Russie des alliés du régime de Bangui qui ont cherché à maquiller leur forfait en explosant les corps des leurs victimes sur une mine pour faire disparaitre les traces du crime et ainsi tenter de faire accuser le mouvement 3R.

Les responsables de cette monstruosité sont les mercenaires Russes du groupe terroriste Wagner qui assassinent, tuent, violent, pillent les biens et les ressources naturelles de notre pays partout où ils passent.

Le Mouvement 3R apporte un démenti formel et catégorique aux allégations mensongères de l’état majors des FACA et du porte-parole de la Présidence qui ont publié des communiqués dans le seul but de masquer leurs responsabilités
flagrantes et de voiler la vérité sur les circonstances réelles de la mort de Lamido ».

 

Pour le mouvement UPC :

« L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur Militaire, Chef d’Etat-major le Général d’Armée Ali Darrassa Mahamat avait appris avec consternation et une profonde douleur l’assassinat barbare et odieux de Lamido YAYA ADAMOU DAOUDA sultan Maire de DEGAULE et ses proches le 12 Juin dernier par les mercenaires russes.

L’UPC saisie cette occasion douloureuse pour exprimer à la famille et à toute la communauté sa profonde compassion et ses condoléances les plus sincères. Qu’Allah le très haut lui accorde son paradis. Nous condamnons tous cet assassinat ignoble et barbare.

Au regard de ce qui précède, il n’est plus besoin de rappeler qu’au-delà de ce contexte horrible et rhétorique, des arrestations, des détentions et d’autres exécutions qui sont dirigé probablement contre la minorité musulmane et des ciblages sur des civils peulhs ».

 

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Paoua, les mercenaires de Wagner frappent de nouveau

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin  2021, 03:45:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, commence malheureusement à sombrer dans des violences. Deux jours d’affilés, les Mercenaires russes et syriens de la société  Wagner ont mis les populations locales sous leur coupe. Malgré de multiples dénonciations faites par des médias nationaux et internationaux, même les Nations unies, ces mercenaires sont guidés par leur propre instinct criminel.

Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

Sous la complicité des autorités centrafricaines, la société russe Wagner, accusée par les Nations unies de crime grave sur les populations centrafricaines, est en train de fondre le pays.

Comme disait  John Prendergast, cofondateur The Sentry, le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales en République centrafricaine et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera.

Sans doute, les crimes des hommes de Wagner profitent inéluctablement au chef d’État centrafricain et à ses alliés de Wagner. On ne comprend pas les réactions de ses entourages qui ne cessent de défendre aveuglément les crimes graves commis par les hommes de Wagner.

Dans la nuit du mercredi à jeudi  17 juin, les hommes de Wagner, à Paoua, ont mené pour la deuxième  nuit successive une opération de racket, de pillage et de violence dans plusieurs quartiers de la ville.

Selon leur propre terme, le vol supposé de leur moto serait commis par des jeunes de Paoua, et ils doivent en conséquence en payer le prix. Tout le monde savait qu’ils cherchent une raison de procéder au pillage de la population. De toute façon, toutes les motos qu’ils conduisent sont bloquées de forces aux mains des particuliers, et personne ne peut prendre le risque d’aller voler leur bien mal acquis, car ils doivent tôt ou tard payer les conséquences.

Ainsi, vers 20 heures, ils ont commencé vers le  quartier de la préfecture pour descendre vers le quartier Arabe, Haoussa,  Zongo, en passant par le quartier Poulawe,  les mercenaires de Wagner ont mis la main sur plusieurs personnes. Certaines ont pu être libérées après leur fouille systématique fructueuse, les autres qui n’ont rien sur elles, sont placées en garde à vue dans leur base illégalement. Ils exigent le paiement d’une rançon avant leur libération. Incroyable mais vrai.

“Leurs primes ne sont pas arrivées alors c’est sur les paisibles et pauvres citoyens qu’ils les recherchent” disent les FACA qui œuvrent avec eux.

Selon CNN, des mesures urgentes sont requises de la part de la communauté internationale, y compris des sanctions financières fortes devant être appliquées par les gouvernements et les institutions financières afin de mettre fin à cette hémorragie en République centrafricaine et ailleurs.

 

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Enquête spéciale de CNN sur les mercenaires russes en RCA, la présidence de la République dénonce un double jeu à intérêts géostratégiques

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Le président Touadera accompagné par des éléments russes de sa garde rapprochée lors du lancement de la campagne présidentielle, le 12 décembre 2020 à Bégoua. © RFI – Charlotte Cosset

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 juin  2021, 03:54:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après la publication d’un inédit rapport réalisé par la chaine CNN et le groupe Sentry  sur les possibles exactions commises par les mercenaires russes de la société Wagner sur les populations en République centrafricaine, la présidence de la République centrafricaine a brisé le silence et a publié un communiqué rejetant en bloc les allégations  faisant état de massacres, d’exécutions extrajudiciaires, de cas de torture, de pillage, d’enlèvements pour rançon, d’incendies de villages et de viols collectifs attribués aux mercenaires russes de la société Wagner. Pour la présidence de la République, le rapport publié par CNN est une fois de plus un complot orchestré contre l’État centrafricain dans le seul intérêt géostratégique et politique des grandes puissances.

COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

 

Depuis l’échec de la tentative du coup d’Etat du 13 Janvier 2021 par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une campagne de désinformations et de manipulations visant à déstabiliser les institutions de la République et à instaurer un régime favorable au Intérêts stratégiques étrangers, est savamment orchestrée par des officines accoutumées et relayées par une partie de la presse internationale.

Le grief retenu pour justifier cette énième tentative de coup de force contre le Peuple centrafricain est le rétablissement de la coopération bilatérale entre la République Centrafricaine et la Fédération de la Russie, notamment l’appui efficace des Instructeurs russes dans la formation des FACA et les opérations de reconquête des portions du territoire occupées par les groupes armés depuis 2012 et la CPC depuis décembre 2020.

Dans la droite ligne de cette campagne de désinformation tendant à la déstabilisation du pays, CNN et The Sentury, ont conjointement publié, le 15 juin 2021 un rapport Intitulé « Une machine à piller et à tuer: une armée de mercenaires liés au Kremlin se livre à un carnage dans  le but de contrôler des mines d’or et de diamants en République Centrafricaine et renforcer l’influence russe en Afrique ».

Dans ce “rapport CNN et The Sentury allèguent sans vergogne que « le groupe Wagner, étroitement lié au Kremlin commet des atrocités de masse sur des civils en Afrique centrale, notamment des meurtres et exécutions extrajudiciaires. des tortures, de pillages, d’enlèvements contre rançon, d’incendies de villages et de viols collectifs: des vies pourchassés comme des animaux, dans le but de prendre le contrôle et d’exploiter des zones riches en or. en diamants et en minéraux précieux au profit dintérêts privés ».

Déterminées à soutenir l’instauration d’un chaos en République Centrafricaine, CNN et The Sentury s’érigent en Institutions internationales pour faire des recommandations à la communauté Internationale, menée par l’UE les USA, et le Royaume Uni de mettre en œuvre des mesures coordonnées pour « cesser leur soutien politique inconditionnel au régime du président Touadera, lequel a facilité la prise en otage de l’Etat centrafricain par des réseaux tous du crime organisé et des groupes armés, à moins que des mesures urgentes soient prise pour rétablir la paix, la gouvernance et la transparente à long terme.

À cette fin, l’UE et les USA devraient Interrompre toute coopération militaire avec le gouvernement de la République Centrafricaine. Les USA et l’UE ainsi que les institutions financières Internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale devraient collectivement suspendre toute aide financière directe… à la République Centrafricaine… ».

CNN et The Sentury accusent également la République Centrafricaine d’utiliser des mercenaires dans le conflit qui fait rage dans le pays.

Devant la gravité de ces allégations diffamatoires, fantaisistes et fallacieuses ayant pour but inavoué l’organisation d’un complot contre les autorités centrafricaines, la Présidence de la République tient à rappeler ce qui suit :

1- Le manque de professionnalisme des auteurs du rapport.

CNN et The Sentury déclarent avoir étroitement collaboré durant plusieurs mois dans le cadre d’une enquête confidentielle recueillant des témoignages et documents impliquantle groupe Wagner.

La Présidence de la République tient à relever que CNN et The Sentury n’ont pas effectué une mission de terrain en République Centrafricaine pour constater les faits allégués.

En effet, par courriel en date du 28 mai 2021, Madame Clarissa Ward, Correspondante internationale en chef CNN a, au nom et pour le compte d’une équipe de six (6) journalistes de CNN, saisi le Ministre d’État, Directeur de Cabinet du Président de la République, Chef de l’État, à l’effet d’obtenir l’accréditation de se rendre à Bangui, du 1 au 10 juin 2021, pour « réaliser un reportage sur la campagne du gouvernement pour contrer les forces rebelles après les élections de décembre ».

Le Président de la République, Chef de l’Etat a marqué son accord pour l’audience sollicitée par CNN et une date allait être proposée à la demanderesse en tenant compte de l’agenda présidentiel, en dépit de la mauvaise orientation de ladite demande, le Cabinet présidentiel n’ayant pas la compétence pour délivrer des accréditations aux journalistes étrangers.

Il s’ensuit que cette demande était fallacieuse et destinée à donner un crédit à un rapport tronqué, mensonger et diffamatoire élaboré sur la base des rumeurs distillées dans les réseaux sociaux à des fins d’atteinte au moral des troupes qui se battent pour la libération du peuple centrafricain.

2- Un cas atypique de présomption irréfragable de culpabilité d’un État membre de l’ONU qui exerce ses missions de souveraineté et de présomption irréfragable d’innocence des rebelles et groupes armées aux services des intérêts étrangers.

Visiblement, aveuglés par les  l’intention de nuire aux intérêts de la République centrafricaine et de punir son peuple pour avoir réélu au premier tour le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République, chef de l’État, les auteurs du rapport reprochent aux autorités centrafricaines et forces alliés russes d’avoir mis hors d’État de nuire les rebelles de la CPC.

En revanche, le rapport disculpe, sans le mentionner expressément, la CPC et les groupes armés en ce qu’il ne mentionne aucun crime commis   par ces derniers sur les populations civiles et ne fait aucune référence au crime de guerre commis par l’enfouissement des mines antipersonnelles  et antichars dans plusieurs préfectures, les quelles ont déjà causé la mort d’une dizaine des personnes.

Ce rapport vient confirmer la thèse selon laquelle le peuple centrafricain est victime de la malédiction des ressources naturelles. Ce peuple souverain est sacrifié sur l’hôtel des intérêts géopolitiques, géostratégiques et vit, depuis plusieurs décennies, au rythme des coups d’État, des muténéries et des rebellions qui ont atteint leur paroxysme le 24 mars 2013, par le coup d’État de la coalition rebelle Seleka, composée en majorité des mercenaires étrangers, suivi des représailles de la milice Anti-Balaka.

Le Peuple centrafricain dont l’armée croupit encore sous embargo a été pris en otage par les groupes criminel qui, de l’avis de certains observateurs, occupaient plus de 80% du territoire national. Les organisations humanitaires avaient dénombré plus de 800.000 réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Du 24 mars 2013 au 30 mars 2016, date de la prise de fonction du Président Faustin Archange Touadera, l’autorité de l’Etat avait disparu pour laisser place à l’anarchie, à des violations graves, massives et répétées des droits de l’Homme, notamment des crimes de sang, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations illégales et séquestrations de personnes, des prises d’otage, des viols, des incendies et destructions des maisons d’habitation, des édifices publics et privés, des édifices religieux et des récoltes, qui n’ont jamais ému CNN et The Sentury.

Par ailleurs, en dépit de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation négocié à Khartoum etfallacieurse  signé le 6 février 2019 à Bangui, entre le Gouvernement et les 14 groupes armés, certains groupes armés continuent de commettre des crimes graves sur les paisibles populations civiles, documentés par les Nations Unies, mais qui n’ont Jamais préoccupé CNN et The Sentury.

3- Des allégations fallacieuse «or sur la présence des mercenaires russes du groupes Wagner en Centrafrique. CNN et The Sentury prétendent que les forces alliés russes ont constitué des mercenaires du groupe Wagner qui auraient pris l’État centrafricain en otage.

La Présidence de la République tient à rappeler que la présence des instructeurs russes en Centrafrique est autorisée par le comité des sanctions du conseil de sécurité de l’ONU, suite à la demande de la Fédération de la Russie pour la levée partielle de l’embargo en vue de la livraison d’armes aux FACA et à la signature d’un accord de coopération militaire entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie.

L’appui de ces forces bilatérales aux FACA a permis la reconquête de plus de 80% du territoire national et la libération des populations des zones occupées et qui subissaient les violences de tout genre infligées par les groupes armés et les rebelles depuis plusieurs années.

La présidence de la République tient à préciser que la République centrafricaine refuse de se retrouver dans une guerre par procuration entre les grandes puissances. Elle estime que tout malentendu né de la présence russe en Centrafrique doit être régler dans le cadre du conseil de sécurité de l’ONU.

4 – Sur la prétendue exploitation des richesses nationales par des mercenaires russes.

La Présidence de la République rappelle que l’exploitation des minerais en République centrafricaine est encadré par la constitution ( article 60), reglementée par le code minier, les principes du processus de kimberley et de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Elle rappelle également que depuis 2013, les pincipales zones minières étaient occupées et exploitées illicitement par des groupes armés au profit de leur commanditaires et pour s’approvisionner en arme lourde contre le peuple centrafricain.

La présidence de la République comprend que la restauration de l’autorité de l’État dans ces zones compromet les intérêts économiques et financiers défendus par CNN et the Santury.

Elle tient à préciser que le peuple centrafricain n’aspire qu’à enrayer l’existence des groupes armés sur son territoire pour engager le difficile défit de relèvement économiques et social du pays.

5 – Sur l’appel aux sanctions contre la République centrafricaine et au coup d’État contre le Président démocratiquement élu.

Dans sa partie intitulée « recommandation urgente », les auteurs du rapport appellent la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour établir la paix, la gouvernance et la transparente à long terme. Il s’agit en réalité d’opérer un changement brutal de régime afin de mettre fin aux soutiens russes aux FACA et sauvegarder des intérêts géostratégiques et géopolitiques et certains partenaires. Le modus operandi retenu consiste en l’interruption de toute coopération militaire et la suspension de toute aide directe à la République centrafricaine.

La présidence de la République dénonce toutes les manœuvres visant à replonger la République Centrafricaine dans le chaos et exhorte la communauté internationale à soutenir les efforts de sortie de crise et de relèvement du pays.

Elle rappelle qu’une spéciale d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur les allégations de violation de droits de l’homme et du droit international humanitaire précocement imputées aux FACA et aux forces alliées russes.

La présidence de la République exhorte le peuple centrafricain à se mobiliser pour barrer la route à un autre coup de force dont les conséquences seront incalculables pour un pays déjà meurtri par des décennies de crises militaro – politiques.

Fait à Bangui, le 17 juin 2021.

Ministre D’État, Directeur de cabinet à la présidence de la République

Obed Namsio

L’ex-président Laurent Gbagbo est rentré en Côte d’Ivoire

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L’ex-président Laurent Gbagbo est rentré en Côte d’Ivoire

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Acquitté de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-président Laurent Gbagbo est rentré jeudi en Côte d’Ivoire après dix ans d’absence, dans une atmosphère tendue.

C’est son acquittement définitif le 31 mars qui a rendu possible ce retour, de même que le feu vert donné par son rival, le président Alassane Ouattara, au nom de la “réconciliation nationale”.

M. Gbagbo a été acclamé à sa descente d’avion par des centaines de personnes, celles qui avaient pu avoir accès à l’aéroport, ses proches, les responsables de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI) et le personnel de l’aéroport et de compagnies aériennes, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mais peu avant l’atterrissage vers 16H30 (GMT et locales), ces mêmes journalistes ont entendu des tirs et vu des fumées de gaz lacrymogènes, tout près de l’aéroport.

Depuis jeudi matin, la police disperse avec du gaz lacrymogène tous ceux qui tentent de se rassembler près de l’aéroport, situé dans le quartier de Port-Bouët où, selon des témoins, des échauffourées ont opposé les forces de l’ordre à des partisans de M. Gbagbo.

Les manifestants repoussés ne cachaient pas leur colère de voir les accès à l’aéroport bloqués, sauf pour les voyageurs devant prendre un avion et les journalistes accrédités.

Populaire “sans triomphalisme

Avant son départ de Bruxelles, son avocate Habiba Touré qui a voyagé avec lui a déclaré à l’AFP qu’il était “content, enthousiaste et veut jouer sa partition pour essayer de réconcilier les Ivoiriens. Il a besoin de parler à son peuple”.

Laurent Gbagbo, 76 ans, vivait à Bruxelles depuis son acquittement par la CPI en janvier 2019, confirmé en appel le 31 mars 2021.

A son ancien QG de campagne pour l’élection présidentielle de 2010, au quartier d’Attoban où il doit se rendre, des centaines de personnes étaient rassemblées, a constaté un journaliste de l’AFP.

Entre l’aéroport, situé dans le Sud d’Abidjan, et Attoban dans le Nord, son cortège traversera plusieurs quartiers où la foule devrait tenter de se masser pour l’acclamer.

Les rassemblements le long du cortège n’ont pas été interdits par le gouvernement, mais le ministre de la Communication Amadou Coulibaly a affirmé à l’AFP avoir appris l’itinéraire “par la presse”.

Il a qualifié les tentatives des partisans de M. Gbagbo de rejoindre l’aéroport de “troubles à l’ordre public”, car je “n’ai pas entendu d’appel à aller l’accueillir”. “Il n’y a pas d’abus dans le maintien de l’ordre”, a-t-il affirmé.

“Nous sommes surpris par cette réaction injustifiée”, a déclaré à l’AFP Justin Katinan Koné, porte-parole de Laurent Gbagbo, affirmant que des “arrestations ont eu lieu” et que des cars de partisans de l’ex-président venus de province ont été “bloqués à l’entrée d’Abidjan”.

L’ampleur de l’accueil de l’ex-président a été au coeur des récentes négociations entre le pouvoir et le FPI: le premier souhaitant qu’il soit sans “triomphalisme”, le second qu’il soit populaire en permettant au plus grand nombre de ses partisans d’être présents dans les rues d’Abidjan. L’enjeu était la sécurité de M. Gbagbo lui-même mais aussi d’éviter tout débordement ou violence.

Se retrouver

A Yopougon, quartier populaire d’Abidjan considéré comme pro-Gbagbo on attend son retour avec impatience, mais “on veut le voir pour le croire”, dit habitant du quartier portant un maillot sur lequel est écrit: “Gbagbo acquitté, merci Seigneur”.

A l’opposé, ses adversaires estiment toujours qu’il a précipité son pays dans le chaos en refusant sa défaite face à Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010. Ce refus a provoqué une grave crise post-électorale, pendant laquelle quelque 3.000 personnes ont été tuées.

M. Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, avait été arrêté en avril 2011 à Abidjan puis transféré à la CPI à La Haye.

Ses proches assurent qu’il rentre sans esprit de vengeance mais pour oeuvrer à la politique de “réconciliation nationale”.

La Côte d’Ivoire est encore meurtrie par deux décennies de violences politico-ethniques, les dernières remontant à la dernière présidentielle, en 2020, qui ont fait une centaine de morts.

Alassane Ouattara a été réélu pour un 3e mandat controversé lors d’un scrutin boycotté par l’opposition qui jugeait ce nouveau mandat anticonstitutionnel.

La Côte d’Ivoire “doit se retrouver”, estime Assoa Adou, secrétaire général du FPI, car “elle est aujourd’hui en danger de déstabilisation par des jihadistes” après des attaques contre l’armée qui ont récemment tué quatre militaires dans le Nord, à la frontière avec le Burkina Faso.

Laurent Gbagbo reste sous le coup d’une condamnation en Côte d’Ivoire à 20 ans de prison pour le “braquage” de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011, mais le gouvernement a laissé entendre qu’elle serait abandonnée.

Avec AFP/VOA

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Six mois de prison requis contre l’ex-président français Nicolas Sarkozy

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Six mois de prison requis contre l’ex-président français Nicolas Sarkozy

Bangui ( République centrafricaine ) – A la fin du réquisitoire, les procureurs ont souligné la “totale désinvolture” de l’ex-chef de l’Etat dans la gestion des finances d’une campagne qui a coûté près du double du plafond autorisé, et requis en outre une amende de 3.750 euros. M. Sarkozy, absent à l’audience, est jugé depuis le 20 mai.

Des peines allant de dix-huit mois à quatre ans de prison avec sursis ont été requis à l’encontre des 13 coprévenus jugés au côté de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle./////////////.

Les procureurs ont demandé trois ans de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende pour l’ex-directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, seul à avoir reconnu la fraude./////////////.

Contre les trois ex-cadres de Bygmalion, la société en charge des meetings de Nicolas Sarkozy, qui ont admis avoir accepté la mise en place du système de fausses factures, dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis./////////////.

Début mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ex-président depuis 1958 à être condamné à de la prison ferme : il s’était vu infliger trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d’influence, et avait fait appel.

Avec AFP/VOA
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La Centrafrique, théâtre d’une guerre d’influence entre Paris et Moscou

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La Centrafrique, théâtre d’une guerre d’influence entre Paris et Moscou

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La Centrafrique est au coeur de tensions entre la Russie et la France, qui a gelé son aide budgétaire et sa coopération militaire avec son ancienne colonie accusée d’être “complice” d’une campagne anti-française orchestrée par Moscou.

Paris s’inquiète de la très forte influence de la Russie depuis 2018 sur le régime du président Faustin Archange Touadéra, de l’omniprésence de centaines de paramilitaires venus de Moscou mais aussi de l’emprise de sociétés russes sur l’or et les diamants centrafricains.

Depuis janvier, Bangui s’enorgueillit d’avoir reconquis une grande partie des vastes territoires contrôlés par des groupes armés depuis le début de la guerre civile en 2013, grâce essentiellement aux paramilitaires russes.Certains sont présents depuis 2018 mais Moscou en a dépêché massivement fin décembre à la rescousse de M. Touadéra menacé par une offensive rebelle.

Comment la Russie est devenue omnipotente en Centrafrique ?

La France était le principal promoteur à l’ONU d’un strict embargo sur les armes en 2013 et continue de le défendre aujourd’hui. Or, de 2019 à 2021, la Russie a réussi à obtenir de l’ONU des dérogations pour livrer des armes légères.

Moscou ne reconnaît aujourd’hui officiellement que la présence de 1.135 “instructeurs non armés” dûment déclarés à l’ONU, mais refuse de commenter celle de paramilitaires de sociétés russes de sécurité assurant notamment la garde rapprochée de M. Touadéra et la protection de gisements de minerais.

Moscou dispose aussi de quatre généraux à Bangui et un Russe, Valery Zakharov, est l’omnipotent conseiller de M. Touadéra pour la Sécurité nationale.

Le tout est accompagné d’une campagne médiatique aux relents anti-français et destinée “à mettre en scène le réengagement de la Russie en Afrique, un partenaire fiable, pragmatique et qui s’appuie sur une logique de non-réciprocité, à l’opposé d’une France qui imposerait des contreparties politiques à son assistance”, analyse Maxime Audinet, chercheur à l’Institut de Recherches Stratégiques de l’Ecole Militaire (IRSEM) en France.

En fait d’”instructeurs non-armés”, des ONG, la France et l’ONU dénoncent plutôt des centaines d’hommes en armes du groupe privé de sécurité Wagner, piloté par l’homme d’affaires Evguéni Prigojine, proche de Vladimir Poutine.

Une aide désintéressée pour lutter contre la rébellion ? Pas si sûr: depuis 2018, Bangui a accordé des permis miniers à des sociétés russes pour l’exploitation de l’or et du diamant.

Une guerre d’influence franco-russe par procuration ?

Pour le régime, la France défend l’embargo de l’ONU tant honni et les allégations de “néocolonialisme”, voire d’un soutien de Paris à certains rebelles, fleurissent sur les réseaux sociaux et dans les médias proches du pouvoir. A contrario, Moscou a livré des armes et permis de venir à bout des groupes armés, soulignent les mêmes à l’envi, à l’unisson du gouvernement.

Fin mars cependant, un groupe d’experts de l’ONU s’est inquiété de présumées “graves violations des droits humains”, “exécutions sommaires massives” et “tortures” par les paramilitaires russes.

Ce sont des machines à piller et à tuer qui servent les intérêts du président et de ses alliés extérieurs, en particulier le groupe Wagner“, assénait mardi John Prendergast, co-fondateur de l’ONG Américaine The Sentry, spécialisée dans la traque de “l’argent sale” finançant des guerres.

Le “discours anti-français a permis de légitimer une présence de mercenaires prédateurs russes au sommet de l’Etat avec un président Touadéra qui est aujourd’hui l’otage du groupe Wagner”, a fustigé fin mai le président français Emmanuel Macron peu après que Paris eut suspendu ses aides à Bangui.

“Il faut dire la vérité à ce pays. Nous avons la responsabilité de nos fonds. Avec leur suspension, nous tirons la sonnette d’alarme”, explique à l’AFP une source diplomatique française.

Vers un apaisement entre Bangui et Paris ?

Début juin, la situation s’envenime entre Paris et Bangui. Un Français, Juan Rémy Quignolot, arrêté un mois plus tôt en possession d’armes de guerre à Bangui, a été accusé d’”espionnage”, “complot” et “atteinte à la sûreté de l’Etat”.

“Le sentiment anti-français n’est pas le but recherché”, commente pour l’AFP un haut responsable anonyme du gouvernement, ajoutant: “Nous avons eu l’opportunité d’avoir des armes avec la Russie, nous l’avons saisie”.

“Nous ne voulons plus de groupes armés sur le territoire. Il faut que la France cesse d’avoir une attitude paternaliste concernant le choix de nos alliés”, assène-t-il.

L’heure semble toutefois à l’apaisement à Bangui depuis quelques jours. Le Premier ministre Firmin Ngrebada a démissionné le 10 juin, remplacé par Henri Marie Dondra, au profil réputé plus franco-compatible.

Ngrebada était l’homme des Russes, le cerveau de la connexion” avec Moscou, explique à l’AFP Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris qui interprète son éviction comme un possible “premier pas dans le rétablissement de la confiance”.

Avec AFP/VOA

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Le retour de Gbagbo fait des mécontents et des heureux

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Le retour de Gbagbo fait des mécontents et des heureux

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président ivoirien rentre dans son pays après plus de dix ans de détention à la CPI. Un jour de fête pour ses partisans, mais chez certaines victimes de la crise ivoirienne, c’est la frustration.

La crise politique de 2010-2011 a conduit Laurent Gbagbo devant la CPI à La Haye, qui l’a jugé pour “crimes contre l’humanité” mais l’a définitivement acquitté en mars 2021./////////////.

Après une décennie loin de son pays, l’ancien président revient donc en Côte d’Ivoire. Les partisans de l’ancien président se préparent à l’accueillir dans la ferveur à son arrivée à Abidjan. /////////////.

La réconciliation nationale a du plomb dans l’aile /////////////.

Si les anciens adversaires appellent aujourd’hui à la “réconciliation nationale”, ce n’est pas l’avis des présumées victimes qui, ces derniers jours, ont exprimé leurs frustrations./////////////.

“Si Laurent Gbagbo a été jugé et acquitté et qu’il rentre dans son pays, nous n’avons pas d’autre sentiment à avoir. Quel est le sort qu’on va réserver aux victimes ? On a dénombré 3 000 morts…”, a fait remarquer Bamba Drissa, le président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme./////////////.

Certaines présumées victimes ont même demandé l’arrestation de celui qui a été à la tête de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2011. /////////////.

Si Bamba Drissa s’inquiète du sort des victimes du camp Gbagbo, il reconnaît aussi que d’autres victimes comme celles de Duékoué, ont vécu ces dernières années avec leurs bourreaux, certains promus à des postes de responsabilité./////////////.

“Nous sommes bien informés de cela, c’est d’ailleurs pourquoi nous, défenseurs des droits de l’homme, nous luttons fermement contre l’impunité. Ça a été une guerre, et il faut admettre que seuls les pro-Gbagbo ont fait l’objet de procès. Mais en Côte d’Ivoire on avait eu recemment le procès d’Amadé Ouérémi”.

Avec DW français

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Faux, Anicet Georges Dologuele n’a pas prédit des arriérés de salaire en Centrafrique

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AGD ANNONCE LES ARRIERES DE SALAIRE DES FONCTIONNAIRES», post Facebook de Sioni Tourougou, publié le 13 juin 2021 et partagé plus d’un millier de fois.

  • Le parti URCA d’Anicet Georges Dologuélé parle de fake news sur sa page Facebook, le 14 juin 2021.
  • Interrogé par l’’équipe #StopATènè, le 15 Juin 2021, Anicet Georges Dologuele parle d’une pure invention et précise qu’il n’a pas fait de déclaration depuis mars 2021.
  • La déclaration attribuée à Anicet Georges Dologuele sur de possibles arriérés de salaire des fonctionnaires en Centrafrique est donc fausse.

Le 13 juin 2021, une publication attribuant une déclaration au leader de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuele est reprise plus d’un millier de fois sur Facebook. Sioni Tourougou qui est le premier à relayer l’information affirme le 13 juin 2021, à 23H08, sur son compte Facebook : «AGD ANNONCE LES ARRIERES DE SALAIRE DES FONTIONNAIRES. Je vous mets au défît, TOUADERA pourra inventer toutes les mesures de sécurisation des recettes avec ses amis russes, mais sans appui budgétaire de notre partenaire historique, les fonctionnaires seront exposés a au-moins 6 mois d’arriérés de salaire par an. Je le dis en qualité de spécialiste des finances».

Capture écran d’un post Facebook du 13 Juin 2021
Capture écran d’un post Facebook du 13 Juin 2021

 

Aussitôt, cette prétendue déclaration est largement partagée et reprise par plusieurs centaines de comptes Facebook en Afrique centrale.

Cette déclaration attribuée à Anicet Georges Dologuele intervient cinq (5) jours après que la France a annoncé le gel de son aide budgétaire et de sa coopération militaire avec la République centrafricaine (RCA). L’aide budgétaire annuelle de la France à la RCA se chiffre à 10 millions d’euros, soit plus de 6 milliards de Fcfa.

Vu l’ampleur de la rumeur, le 14 juin 2021, le parti URCA (Union pour le Renouveau centrafricain) fondé par Anicet Georges Dologuele, dément l’information, parlant de fake news. Il annonce sur sa page Facebook : « ALERTE FAKE NEWS ! Des publications circulent sur les réseaux sociaux prêtant une déclaration mensongère à AGD (Ndlr Anicet Georges Dologuele). Nous tenons à attirer l’attention de la population que AGD n’a pas donné une interview ni fait une déclaration dans ce sens », affirme le parti.

Capture d’écran page Facebook URCA le 14 juin 2021
Capture d’écran page Facebook URCA le 14 juin 2021

Afin de vérifier cette rumeur, l’équipe #StopATènè envoie un mail le 15 juin 2021, à Anicet Georges Dologuele qui, en réponse, dément formellement l’information. « Je n’ai plus fait de déclaration depuis le mois de mars. Ce qui est publié sur les réseaux sociaux est une pure invention. Même le contenu n’est pas mon style », répond l’opposant centrafricain.

L’équipe #StopATènè lance une recherche sur le moteur de recherches Google avec le mot clé #AGD, mais ne trouve aucune trace de déclaration similaire faite par Anicet Georges Dologuele dans la période précédant la rumeur.

D’habitude, les différentes déclarations de M. Dologuele en lien avec l’actualité politique du pays sont relayées par les pages Facebook et Twitter de l’URCA, sa formation politique.

L’information relative à la prédiction faite par Anicet Georges Dologuele sur les arriérés de salaire en Centrafrique après l’annonce du gel d’aide budgétaire de la France, est donc fausse.

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA

Sources :

Mail envoyé à Anicet Georges Dologuele le 15 juin 2021

– Démenti sur page Facebook de l’URCA

– Aucune trace de  déclaration y relative sur le moteur de recherches Google

 

RCA : une opération de la CNS contre les vendeurs et fumeurs de chanvre indien au quartier Yangato tourne au vinaigre

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 juin  2021, 03:24:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce mercredi 16 juin 2021, aux environs de 14 heures,  une opération de la police  contre les vendeurs et les consommateurs de chanvre indien, communément appelé « cannabis » au quartier Yangato, dans le cinquième arrondissement de Bangui tourne au vinaigre. Un adolescent de 16 ans a été grièvement blessé par balle, suscitant la colère des populations. Route bloquée, circulations interrompues, engagement du DG de la police.

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Au quartier Yangato, dans le cinquième arrondissement, non loin de la chapelle Catholique de la localité, vers 14 heures, ce mercredi 16 juin, un véhicule de la compagnie nationale de sécurité (CNS), rempli des policiers, faisait son apparition pour une opération contre les vendeurs et consommateurs des chanvres indiens communément appelés « mbangué, cannabis ».

Dès la présence des forces de l’ordre dans le secteur, c’est la débandade générale. Les consommateurs comme les vendeurs ont très vite plié bagage et quittent précipitamment le lieu, laissant derrière eux l’un d’eux qui n’a pas pu s’éclipser à temps en raison de son état de consommation bien avancé en degré.

Les policiers l’ont capturé aisément, mais l’homme faisait la force. Il résiste et refuse d’embarquer. Après quelques minutes de résistance, un gardien de la paix, sous la colère,  voudrait lui donner un coup de crosse, malheureusement c’est la balle réelle qui sortait, touchant grièvement au ventre un adolescent de 16 ans qui était chez lui à 100 mètres du lieu d’intervention.

Transporté d’urgence à l’hôpital  communautaire par les jeunes du quartier, l’adolescent est annoncé pour mort dans un premier temps, provoquant une gigantesque manifestation des habitants sur la ruelle Yangato – Combattant.

Suite à la prise en charge médicale de l’enfant dans le bloc par les médecins, puis des pourparlers engagés par une unité d’intervention de la police avec les manifestants, la tension semble baissée.

Le DG de la police, pressenti et annoncé ministre de la Sécurité publique sur les réseaux sociaux, tente aussi de rassurer la famille de la victime que la prise en charge financière des examens médicaux de l’adolescent jusqu’à son rétablissement  sera supportée par son Institution que l’axe barricadé est libéré définitivement.

Rappelons que la CNS a multiplié ce dernier temps des opérations contre les malfaiteurs, mais les populations dénoncent  les exactions de ses éléments à cause du Directeur / qui semble limiter dans sa compétence managériale. En plus, il est aussi empêtré dans  des affaires louches que CNC reviendra sans doute dans les prochains jours.

Affaire à suivre.

 

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RCA : turbulence au sein du parti URCA, un conseiller du Président Anicet Georges Dologuélé démissionne

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 juin  2021, 03:28:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme s’appelle Christian Gazam BETTY  , conseiller en communication de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, président du parti l’union pour le renouveau centrafricain (URCA).. Il déclare vouloir se consacrer désormais à d’autres activités. Mais selon les informations du CNC, sa démission de l’URCA intervient après la publication de son livre intitulé  Centrafrique : « la conquête du pouvoir », un livre témoignage qui a suscité d’énormes polémiques au sein de l’URCA.

Christian Gazam BETTY, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l'URCA, Anicet Georges Dologuelé, le jeudi 02 décembre 2020. Crédit photo : URCA
Christian Gazam BETTY, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé, le jeudi 02 décembre 2020. Crédit photo : URCA

 

« J’ai réalisé que ma mission est arrivée à sa fin. Vous savez, en 2019,  j’ai été appelé auprès de monsieur Anicet Georges Dologuélé, par lui-même,  pour pouvoir lui prêter main-forte  à la conquête du pouvoir. Je n’étais pas le seul, il y’a plusieurs personnes dans son équipe. Donc ma mission était  de venir aider en tant que conseiller en communication et d’autres missions que j’ai faites. Pour moi, je considère que ma mission est arrivée à la fin. Nous n’avons pas pu  conquérir le pouvoir en 2020, et je n’envisage pas mon avenir politique au sein du parti URCA. C’est la principale raison que j’ai déposé ma démission », a réagi monsieur Christian Gazam Betty aux médias.

Or, l’homme a bien précisé : « je n’envisage pas mon avenir politique au sein du parti URCA », c’est-à-dire qu’il a bien ambition d’intégrer d’autres formations politiques, ou bien créer la tienne. Mais pour les membres du bureau politique de l’URCA, monsieur Christian Gazam Betty aurait été discrètement contacté par le parti au pouvoir, les cœurs unis.

D’abord, sur la publication de son livre « Centrafrique : la conquête du pouvoir », un livre témoignage, l’homme semble livrer son parrain politique Anicet Georges Dologuélé dans la gueule  des loups, en relatant les « conversations discrètes » de celui-ci avec d’autres opposants dans son livre.  En plus, il est régulièrement critiqué au sein du parti URCA à cause de  sa « manie affolante de trop parler tout le temps ».

« Le jeune Christophe Gazam Betty ne garde jamais un secret », a regretté un cadre de l’URCA.

Rappelons que monsieur Gazam Betty avait intégré l’équipe de l’opposant Anicet Georges Dologuélé il y a seulement deux ans à cause des liens familiaux de son épouse avec l’opposant.

 

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Paoua, les mercenaires russes de la société Wagner ont semé la panique au sein de la population

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 juin  2021, 03:53:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si la ville de Paoua est restée relativement calme  depuis la crise militaropolitique qui a secoué le pays depuis 2013, la présence des mercenaires de la société russe Wagner  déployés il y a quelques mois dans la ville semble changer cette quiétude. Les populations terrorisées, pillées et parfois torturées physiquement comme moralement. Dans la soirée du mercredi à mercredi 16 juin, les mercenaires ont changé du cap, et procèdent au pillage des paisibles citoyens.

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Les mercenaires russes à Koundili, dans l’Ouham-Pendé, le 25 mai 2019 lors de la visite officielle d’une délégation venue de Bangui après la tuerie de Paoua par le mouvement 3R. Photo CNC / Florence Maïguélé.

 

Si les habitants de Bria, koui, Boda, Bambari, Kaga-Bandoro…, ont été malheureusement les cibles préférés  des mercenaires de Wagner, à Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, c’est au cours de cette semaine que les hommes de Wagner  ont réellement prouvé  de quoi ils sont capables.

Dans la nuit du mercredi à mercredi 16 juin, les mercenaires russes, lourdement armés, ont mené des opérations dans plusieurs quartiers de Paoua. On ignore réellement leur intention, mais les Wagner ont débuté dans les quartiers proches de la préfectures jusqu’au quartier Haoussa, en passant par  les quartiers Zongo et Arabe. Lors de leur opération, ils ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnes, particulièrement des jeunes, mais également  au racket, braquage et pillage de certains particuliers.

Selon plusieurs témoins de la scène, les personnes croisées sur la route sont systématiquement fouillées et chicotées, leurs téléphones confisqués ainsi que leur porte-monnaie emporté par ces mercenaires russes lybiens et syriens recrutés et ramenés par la société Wagner.

Pour les habitants de Paoua, cette nouvelle pratique adoptée par les mercenaires de Wagner est digne des brigands et  des malfaiteurs.

Ils ne sont pas différents des Banyamulengés et des Zakawas“, s’insurge un étudiant, ressortissant de la zone joint pas CNC depuis Bangui.

Rappelons que le lundi 26 avril, dans la matinée, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner ont procédé à la fouille de plusieurs quartiers porte par porte à la recherche des effets militaires. Tandis qu’à bord des principales avenues,  ils ont  procédé à la fouille des boutiques et des magasins, toujours à la recherche des effets militaires.

Lors de cette opération, ils ont interpellé plusieurs civils, mais après des négociations avec leur famille, les suspects ont été libérés contre le versement d’une importante somme d’argent.

 

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RCA : Les recommandations des enquêteurs The Sentry pour mettre fin aux atrocités perpétrées par le groupe Wagner et les forces armées du régime Touadéra.

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 juin  2021, 03:29:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). The Sentry est une équipe d’enquêteurs qui suit les réseaux de blanchiment d’argent liés aux criminels de guerre spécifiquement en Afrique, aux profiteurs de guerre transnationaux et cherche à exclure ceux qui bénéficient de la violence du système financier international. 

 

Pendant plusieurs mois, The Sentry a travaillé en étroite collaboration avec CNN sur une enquête confidentielle, obtenant des témoignages et des documents impliquant le groupe Wagner, une entreprise de défense et de sécurité liée au Kremlin, dans une série d’atrocités de masse contre des civils en République centrafricaine.

image d'illustration de l'enquête CNN sur les mercenaires russes en Centrafrique

 

En conjonction avec cette enquête, The Sentry publie une série de recommandations aux gouvernements et aux institutions financières du monde entier pour aider à mettre fin aux atrocités, aux violations des droits humains, à la dévastation et aux graves souffrances humaines perpétrées par le groupe Wagner et les forces armées du régime Touadéra.

 

Les États-Unis devraient revoir leurs désignations de sanctions actuelles liées aux sociétés de sécurité privées – y compris le réseau de sociétés liées au groupe Wagner – et aux individus opérant en République centrafricaine. Les États-Unis devraient chercher à mettre en œuvre des sanctions supplémentaires ciblées supplémentaires, en collaboration avec ses partenaires internationaux, dans le cadre des autorités de sanctions appropriées, y compris dans le cadre de la loi Magnitsky, les organisations criminelles transnationales et les programmes de sanctions nationaux, sur les dirigeants, les membres, les entités associées et les facilitateurs, en particulier ceux qui flux financiers illicites hors de la RCA.

 

Le Royaume-Uni et l’Union Européenne devraient, en collaboration avec leurs partenaires internationaux, utiliser leurs régimes de sanctions mondiales en matière de droits de l’homme et leurs programmes nationaux pour appliquer des sanctions de réseau ciblées contre les sociétés de sécurité privées qui commettent des violations des droits de l’homme en République centrafricaine, en particulier le groupe Wagner, sa direction, ses membres, ses entités associées et ses facilitateurs. Les sanctions américaines, européennes et britanniques devraient être étroitement coordonnées pour un impact maximal.

 

La communauté internationale, emmenée par l’UE, les États-Unis et le Royaume-Uni, devrait coordonner ses actions pour mettre fin au soutien politique au régime de Touadéra, qui a facilité le détournement de l’État centrafricain par des réseaux criminels transnationaux organisés et des groupes armés, à moins que des mesures orientées vers la paix, la bonne gouvernance et la transparence à long terme ne soient prochainement mises en place. À cette fin, l’UE et les États-Unis devraient cesser toute coopération militaire avec le gouvernement centrafricain. Les États-Unis, l’UE et les institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale devraient collectivement suspendre l’aide financière directe non humanitaire au gouvernement de la RCA. Les repères liés à la gouvernance, à la démocratie et aux droits de l’homme doivent être clairement indiqués aux autorités centrafricaines comme conditions préalables à toute assistance supplémentaire.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) devrait dans le cadre de son mandat, prendre des mesures plus actives et transparentes pour répondre aux menaces graves et crédibles contre la population civile, documenter les violations du droit international humanitaire et les violations et abus de droits de l’homme et enquêter immédiatement sur les allégations du rapport. Une fois ses enquêtes terminées, la MINUSCA devrait partager ses conclusions avec des partenaires internationaux capables de prendre des mesures supplémentaires pour rendre des comptes pour toute violation présumée.

 

Le Groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation de mercenaires devrait s’appuyer sur sa récente déclaration sur les activités présumées du groupe Wagner et lancer une enquête complète et approfondie sur les allégations du rapport de violations graves des droits humains et de crimes internationaux. Le groupe de travail devrait également engager l’UE, les États-Unis et d’autres gouvernements donateurs à exhorter le gouvernement centrafricain à mettre fin à l’utilisation de mercenaires dans le conflit du pays.

 

Les banques et les institutions financières devraient exercer une vigilance renforcée vis-à-vis des personnes et entités ayant des liens avec des sociétés de sécurité privées opérant en République centrafricaine, car elles peuvent présenter un risque plus élevé d’activités financières illicites telles que l’évasion des sanctions, le blanchiment d’argent et la corruption, et devrait actualiser cette diligence de manière périodique. Les banques et les institutions financières doivent également prendre des mesures pour identifier les comptes détenus ou contrôlés par des personnes physiques ou morales liées au Groupe Wagner et geler ces comptes dans la mesure requise par la loi ou la politique bancaire applicable.

 

 

Source :https://thesentry.org/reports/cnn-central-african-republic/?fbclid=IwAR2gWbobxm0wIi77xdF8pterTxyI8UkyUs-tszWTzpFvWH61lAOqUb76BL4

 

 

 

 

 

RÉACTION DE LA MINUSCA SUR LES ACCUSATIONS DE FRAUDE À LA DOUANE

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ).

Suite à la diffusion, dans la presse centrafricaine et sur les réseaux sociaux, d’un article accusant la Minusca de fraude et tenue de payer une amende d’un million de dollars, la Mission tient à préciser ce qui suit :

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Sur demande de la MINUSCA, un représentant de la Mission s’est rendu à la Direction générale des douanes et droits indirects, le 4 juin 2021, pour une réunion. L’objectif de ladite réunion était de discuter avec les autorités douanières centrafricaines, sur les questions liées à la livraison des cargaisons contenant la nourriture des contingents militaires de la MINUSCA, qui avaient été bloquées en date du 10 mai 2021.

  • – Au cours de cette réunion, la MINUSCA a été informée par les autorités douanières centrafricaines que toutes les cargaisons avaient été importées en bonne et due forme, à l’exception d’une seule cargaison, relatives à des pièces de rechanges La MINUSCA a alors demandé la transmission de toutes les informations nécessaires, en vue de clarifier cette situation, et conduire toutes enquêtes nécessaires, et ce, en vertu du paragraphe 48 du SOFA qui stipule, en substance, que « la MINUSCA et le Gouvernement se prêtent mutuellement assistance pour la conduite de toutes enquêtes relatives aux infractions commises contre les intérêts de l’une ou de l’autre, ou des deux, (…) ».
  • – En même temps et conformément à ses règles et procédures internes, la MINUSCA a immédiatement ordonné une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
  • – La MINUSCA rejette catégoriquement les accusations graves de fraudes formulées par la Direction générale des douanes et droits indirects, reprises dans les organes de presse et les réseaux sociaux. Elle réitère que toutes les importations effectuées en République centrafricaine, sont faites exclusivement pour son usage officiel et exclusif. Les premiers éléments d’enquête montrent en effet que la demande d’exonération de droits et taxes de douanes pour l’importation de pièces de rechange pour véhicule, a été bel et bien signée par le Directeur Général des douanes et droits indirects en date du 26 mars 2021, en lieu et place du matériel de communication, dont la demande d’exonération avait été introduite par erreur, et signée par le même directeur général en date du 16 février 2021.
  • – La MINUSCA tient à préciser qu’elle ne saurait en aucun cas, tolérer une situation susceptible de ternir la réputation des Nations Unies, en raison d’activités irrégulières découlant d’un de ses contractants. La MINUSCA rassure qu’au cas où les allégations avancées seraient avérées exactes, cela constituerait une faute grave et exposerait leurs auteurs et complices à des sanctions sévères de la part de la Mission.

Des Mercenaires russes impliqués dans la torture et le meurtre de civils en République centrafricaine 

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Par  CNN

Par Tim Lister, Sebastian Shukla et Clarissa Ward

 

15 juin 2021

Fatouma était à la maison avec ses enfants dans la ville de Bambari lorsque les tirs ont commencé, dans l’après-midi du 15 février. Terrifiée, elle les a rassemblés et s’est enfuie vers la mosquée voisine, pensant qu’il s’agirait d’un refuge sûr. Mais au lieu de trouver refuge dans ses murs, elle et des dizaines d’autres — hommes, femmes et enfants — sont devenus des cibles. Ses deux enfants ont été ciblés mais ont survécu. Au moins une douzaine de personnes n’ont pas eu cette chance. « C’était les Russes et les FACA », a déclaré Fatouma. Des mercenaires russes, appuyés par au moins un hélicoptère de combat, ont attaqué le quartier alors qu’ils chassaient les rebelles Séléka. Mais selon de nombreux témoins, ils ont ouvert le feu sans discernement sur des civils, dont beaucoup se cachaient à la mosquée al Taqwa.

image d'illustration de l'enquête CNN sur les mercenaires russes en Centrafrique

« Il n’y avait pas un seul élément de la Séléka trouvé dans la mosquée », a déclaré Fatouma. « C’est juste la population civile qu’ils ont tuée. Nous n’avons même pas vu un corps mort d’un élément Séléka sur le sol, ce sont nos enfants qu’ils ont tués. CNN a changé les noms des témoins et des victimes pour les protéger d’éventuelles représailles. D’autres sources locales affirment qu’il y a peut-être eu deux éléments Séléka qui se sont réfugiés dans la mosquée, mais que ces derniers n’étaient pas armés. L’incident de Bambari est l’une des dizaines d’enquêtes de CNN et de The Sentry qui montrent un large éventail de violations des droits humains commises par des mercenaires russes déployés en RCA. The Sentry est un groupe d’enquête indépendant cofondé par George Clooney et John Prendergast qui suit l’argent lié aux atrocités de masse.

Malgré un climat de peur omniprésent, des dizaines de personnes en RCA ont parlé de meurtres sommaires, de viols et de tortures et d’attaques aveugles contre des civils, y compris l’incendie de maisons. CNN et The Sentry se sont entretenus avec de multiples témoins des événements de Bambari dans l’après-midi. Selon certains, plusieurs civils ont été abattus de sang-froid lorsque les Russes et les troupes locales ont ordonné aux gens de quitter la mosquée en fin d’après-midi. Un homme de 20 ans, Abdoulaye, a déclaré à CNN qu’il en était sorti avec plusieurs autres, les mains en l’air. Ils ont été fouillés, mais les Russes et les FACA ont commencé à tirer. « Nous étions à cinq mètres d’eux quand ils ont ouvert le feu », a-t-il déclaré, utilisant ses mains pour montrer ce qui s’est passé. « Quatre personnes ont été tuées, une autre s’est échappée par-dessus un mur. » Une balle a touché Abdoulaye dans la jambe alors qu’il courait. Il s’est caché pendant près de 10 heures parce que l’accès à l’hôpital local avait été bloqué par les FACA et a ensuite dû être amputé de la jambe sous le genou. D’autres ont déclaré à CNN qu’ils avaient essuyé des tirs d’hélicoptères russes dans l’après-midi. CNN a confirmé que plusieurs hélicoptères de combat russes ont été expédiés en RCA plus tôt cette année. Le nombre total de tués dans et autour de la mosquée dans l’après-midi de février est inconnu ; mais d’après les témoignages recueillis par CNN, c’était quelque part entre une douzaine et 20. C’était loin d’être un incident isolé.

 

 

Des documents confidentiels de l’ONU qui étayent les accusations portées contre les mercenaires russes.

 

CNN et The Sentry ont obtenu des documents confidentiels de l’ONU qui étayent les accusations portées contre les mercenaires russes par des témoins et des victimes. La Division des droits de l’homme de la MINUSCA a publié un rapport préliminaire en mars 2021 à la suite d’un voyage spécifique pour enquêter sur des allégations à Bambari et Grimari, théâtre de deux atrocités présumées impliquant des Russes. Le document a été obtenu par The Sentry et partagé avec CNN souligne qu’à Bambari, « les FACA et les forces bilatérales, en particulier les Russes et les éléments soupçonnés d’être syriens, pourraient avoir commis des crimes de guerre, en particulier en exécutant des civils et d’autres personnes qui ne participaient pas aux hostilités ». Des sources indiquent à CNN qu’un nombre inconnu de mercenaires syriens qui combattaient pour des entrepreneurs russes en Libye ont ensuite été envoyés en RCA. CNN a déjà rendu compte de leur rôle en Libye. Dans son rapport sur l’incident de Bambari, le Groupe de travail des Nations Unies sur les mercenaires (GTNU) a déclaré que les mercenaires russes étaient « accusés d’avoir fait un usage excessif de la force et d’avoir bombardé des sites protégés tels qu’une mosquée et des camps de personnes déplacées ». Une femme de Bambari, Adja, a déclaré à CNN que son mari s’était réfugié à la mosquée. « Même si les civils s’y sont réfugiés, les Russes ont tiré », a-t-elle déclaré. « Pendant trois jours, les Russes ne nous ont pas permis de récupérer les corps. » Une autre femme, Djibrila, a déclaré à CNN que son fils de 15 ans avait été tué par des Russes qui tiraient d’un hélicoptère. Quand son mari a essayé de le retrouver, lui aussi a été abattu ; il est décédé à l’hôpital quatre jours plus tard. « Mon mari a été enterré avec mon fils de 15 ans », a déclaré Djibrila, berçant son bébé. L’équipe de la MINUSCA qui a enquêté sur l’incident à la mi-mars a indiqué que trois hommes auraient été « exécutés » par les FACA et les forces russes. « Ces trois hommes n’étaient pas armés lorsqu’ils ont été arrêtés à l’entrée de la mosquée », selon le rapport confidentiel de la MINUSCA. Deux semaines plus tard, préoccupations, des experts affirmant avoir reçu « et continuent de recevoir des rapports faisant état de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, imputables au personnel militaire privé opérant conjointement avec les forces armées de la RCA (FACA) et, dans certains cas, les casques bleus de l’ONU ». Le GTNU a envoyé une liste d’allégations aux gouvernements de la Russie et de la RCA, ainsi qu’aux représentants des entrepreneurs militaires. Un membre du groupe de travail, Sorcha MacLeod, a déclaré à CNN : « Nous assistons à certaines des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit humanitaire. Et nous les voyons à grande échelle. Les gens sur le terrain sont absolument terrifiés. MacLeod, professeur de droit à l’Université de Copenhague, a ajouté : « Nous recueillons des preuves provenant d’une grande variété de sources, et elles sont corroborées. » Le Groupe de travail des Nations Unies n’a pas reçu de réponse de la société qui gère l’opération mercenaire. Le gouvernement russe a nié ces allégations et a insisté sur le fait que les entrepreneurs en RCA n’étaient « pas armés et ne participaient pas aux hostilités ». Le gouvernement de la RCA a également nié les allégations, mais a déclaré qu’une enquête établirait les faits.

 

Une mission PMC Wagner en expansion

 

En 2017, le Conseil de sécurité de l’ONU a levé un embargo sur les armes à l’RCA, acceptant le déploiement de 175 formateurs russes pour l’armée locale. Pour les Russes, ce fut une opportunité de s’implanter dans le pays. Un ancien officier du renseignement militaire russe, Valery Zakharov, est devenu le conseiller à la sécurité du président de la RCA Faustin-Archange Touadera. Mais comme CNN l’a déjà rapporté, tous les formateurs qui sont arrivés sauf cinq — ainsi qu’une importante quantité d’armes — n’étaient pas des militaires russes mais des entrepreneurs privés, embauchés par des sociétés liées à un oligarque russe proche du président Vladimir Poutine, Evgueni Prigojine. Un document de la MINUSCA obtenu par The Sentry estime qu’il y a maintenant quelque 2 300 mercenaires en RCA, y compris le contingent syrien. Aux côtés des paramilitaires rwandais et des troupes de la RCA, ils s’entraînent beaucoup moins et se battent beaucoup plus, en particulier depuis le début d’une contre-offensive contre les groupes rebelles en janvier. Les Russes ont également importé des véhicules blindés de transport de troupes, des hélicoptères de combat, tels que le Mi8 et le Mi-24, et des drones. Une source a déclaré à The Sentry: « Ils ont des drones, ils les utilisent à tout moment pour localiser les gens. » En outre, selon un document interne de la MINUSCA obtenu par The Sentry et examiné par CNN, les mercenaires russes utilisent le même type de mines antipersonnel qu’ils ont utilisé en Libye. Toutes les parties au conflit en RCA ont été accusées de violations des droits humains, mais le rôle des Russes sur les lignes de front est devenu profondément problématique pour la force de maintien de la paix de l’ONU en RCA. Le bureau du Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré en mars que « les agents de l’État [RCA] et leurs alliés tuent arbitrairement des civils » et que des personnes avaient été « torturées, maltraitées et arrêtées arbitrairement ». Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et d’aide en RCA n’ont pas fait de commentaires sur les incidents impliquant les mercenaires, invoquant le risque pour leur personnel. Une équipe de CNN qui a demandé l’autorisation de se rendre en RCA ce mois-ci pour rendre compte de la situation sécuritaire et humanitaire s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accréditation. Les responsables ont donné plusieurs explications, mais dans un message texte, le ministre des Communications, Ange Kazagui, a déclaré à CNN: « Notre position est maintenue, à savoir que vos antécédents et les preuves en notre possession ne nous soutiennent pas dans l’octroi des accréditations demandées. » Cela semble être une référence au reportage de CNN de 2019 du pays sur les liens entre la présence mercenaire russe et les concessions minières lucratives.

 

Un modèle macabre

 

Les cas signalés d’exactions ont augmenté depuis la fin décembre, lorsque des mercenaires russes se sont joints à une offensive gouvernementale contre les groupes rebelles qui avaient tenté d’avancer sur la capitale. Dans une lettre adressée à Ivan Mechetin, représentant de la force mercenaire russe en RCA, le GTNU a écrit en mars que « le déploiement de votre personnel semble avoir contribué à l’escalade rapide et à l’intensification des hostilités, entraînant à son tour des dommages et des souffrances pour les civils ». Outre les meurtres de Bambari, CNN et The Sentry ont recueilli des témoignages sur de nombreux autres incidents. À la fin de décembre, des mercenaires russes ont ouvert le feu sur un camion qui ne s’est pas arrêté à un poste de contrôle. CNN s’est entretenu avec le chauffeur du camion, Malik, qui a déclaré avoir reçu une blessure à la main, qui a ensuite été amputée. Il a déclaré que trois personnes avaient été tuées – dont un employé de l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF). MSF a confirmé le décès mais n’a pas fait d’autres commentaires. Un rapport interne de la MINUSCA « a confirmé l’usage excessif de la force par les forces russes au poste de contrôle » avait fait trois morts parmi les civils. Le rapport indique que les impacts des balles « peuvent indiquer que les tireurs avaient l’intention de tuer autant de personnes que possible ». Une vidéo de drone de l’ONU obtenue et géolocalisée par CNN montrait des maisons incendiées dans un village près de la ville de Bossangoa, le 23 février. Selon un document interne de la MINUSCA, « les forces bilatérales ont incendié des maisons dans un village situé à 13 kilomètres (huit miles) de Bossangoa ». Le terme bilatéral désigne faca/russe. Et le 14 mars, un groupe de Russes a abattu le chef d’un village près de Bambari après l’avoir accusé d’être sympathique aux rebelles, selon un chef communautaire d’un village voisin, qui s’est entretenu avec The Sentry sous couvert d’anonymat. Le leader communautaire a déclaré que les Russes ont mis le feu à 60 maisons et volé des motos et d’autres marchandises. Il a également affirmé que les Russes avaient également agressé plusieurs femmes, dont certaines s’étaient enfuies dans la brousse pour s’échapper. MacLeod a déclaré à CNN que dans de nombreux conflits, « lorsqu’il n’y a pas de surveillance, lorsqu’il n’y a pas de surveillance de leurs activités, le risque de violence sexuelle fondée sur le genre monte en flèche ». Parmi les exactions commises par la Russie, on peut citer l’enlèvement de dirigeants communautaires. Selon un document de la MINUSCA, quatre membres de la communauté peul ont été « extraits » de la ville de Bria et transportés par vol vers une « destination inconnue ». CNN a vu des photos des hommes, avec des cagoules sur la tête, mis dans un avion par des mercenaires russes sur la piste d’atterrissage locale à la fin du mois d’avril. Le document de la MINUSCA ajoute que l’incident « provoque une grande anxiété au sein de la population où certains craignent de disparaître », et demande instamment une enquête immédiate sur l’endroit où les quatre personnes auraient pu être emmenées. Plusieurs témoins ont déclaré à CNN et à The Sentry que les Russes avaient une base à l’extérieur de Bambari où la torture était monnaie courante. Nimery, un homme de 39 ans, a déclaré que lui et d’autres avaient été emmenés à la base et cordés ensemble. Détenu pendant une semaine, il a déclaré avoir été frappé et poignardé au pied avec une baïonnette. Toujours vêtu d’un bandage autour de la cheville, Nimery a choisi ses mots avec soin. « Les Russes étaient méchants et barbares », a-t-il déclaré. Un autre récit est venu d’un jeune homme de 16 ans qui a été arrêté avec son frère par les troupes locales à la fin de février et emmené dans un camp russe à la périphérie de Bambari. Il a dit qu’il avait été battu jusqu’à ce qu’il s’évanouie et quand il a repris conscience, il a vu son frère « couvert de sang, ligoté comme un animal, les pieds et les mains liés derrière le dos ». Les interrogateurs ont accusé les deux hommes d’être des rebelles de la Séléka. Lorsque son frère a finalement été libéré, a déclaré l’adolescent, il était inconscient à l’hôpital pendant trois jours.

 

Dilemme de l’ONU

 

Pour les 15 000 casques bleus de l’ONU de nombreux pays déployés en RCA, la présence mercenaire russe est devenue un dilemme. Le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a déclaré en avril qu’il avait discuté des allégations de violations des droits humains par les Russes lors d’une réunion à Moscou avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, et que les autorités russes avaient promis de coopérer pleinement aux enquêtes de l’ONU. Zakharov — le conseiller russe du président Touadera — a riposté quelques heures plus tard. « Les déclarations de M. Ndiaye sont fausses et n’ont aucun rapport avec la réalité », a-t-il tweeté. Les choses n’ont fait que se détériorer depuis, avec des manifestations régulières contre la MINUSCA à Bangui et de fréquentes attaques contre ses performances par les ministres du gouvernement RCA. Fin mai, Ndiaye a condamné « la mobilisation d’enfants de 13 et 14 ans qui devraient être à l’école et qui reçoivent de l’argent pour manifester devant la MINUSCA [siège] pour exiger le départ de la MINUSCA ». Dans le même temps, le chef des missions de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré qu’il y avait eu « plusieurs cas inquiétants de difficultés avec les Forces armées centrafricaines et leurs partenaires ». La MINUSCA a déclaré à CNN lundi que son « rapport sur les violations des droits humains est en cours de finalisation en coordination avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et sera publié prochainement ».

 

La quête de l’or

 

Comme CNN l’a déjà rapporté, la présence croissante de la Russie en RCA sert de multiples objectifs. Plusieurs sociétés liées aux mercenaires font partie de l’empire commercial d’Evgueni Prigojine. Il s’agit notamment de Sewa Services, Wagner PMC et Lobaye Invest. Prigozhin a nié tout lien avec Wagner et a refusé à plusieurs reprises de parler à CNN. Les experts de l’ONU se sont dits en mars « profondément troublés » par les rôles interconnectés de ces trois hommes et « leurs liens avec une série d’attaques violentes qui ont eu lieu depuis les élections présidentielles » en décembre. Pour exploiter ces concessions minières, les entreprises ont besoin d’un contrôle territorial. L’analyse de CNN de l’accent mis sur l’activité mercenaire russe montre qu’elle est concentrée dans des zones riches en minéraux. Près de Bambari, par exemple, il y a de vastes gisements d’or à Ndassima. L’an dernier, le gouvernement de la RCA a révoqué la licence d’une entreprise canadienne à Ndassima. Selon des documents obtenus par The Sentry et vus par CNN, le ministère des Mines a ensuite accordé une concession de 25 ans à une société appelée Midas Ressources, qui était répertoriée comme une entité russe. The Sentry a recueilli le témoignage de plusieurs personnes qui disent que les mercenaires ont expulsé les habitants des mines. Un homme a affirmé que des mercenaires russes avaient procédé à des exécutions sommaires de rebelles présumés dans un village proche de gisements d’or et de diamants. Il a déclaré à The Sentry: « Tout ce qui est minier est leur priorité … À Bambari, dans les quartiers de Bornou et d’Adji, ils pillent à la recherche d’or et de diamants. Un dirigeant communautaire d’un village au sud de Bambari a affirmé que lorsque les Russes et les troupes de la RCA ont trouvé des habitants dans une mine d’or, ils leur ont tranché la gorge, ajoutant « ils veulent créer la peur pour que les gens n’aillent plus dans la zone minière ». Selon John Prendergast, cofondateur de The Sentry : « Ce nouveau modèle lucratif de pillage représente une menace qui se répand rapidement, qui cause la mort et la dévastation, et qui sape la paix et la sécurité non seulement en Afrique centrale, mais dans d’autres points chauds du monde entier. »

 

Les Russes n’ont pas hésité à glorifier leur présence militaire en RCA.

 

Un long métrage montrant des mercenaires russes combattant aux côtés des troupes locales contre les rebelles a été réalisé à la base principale des Russes à Berengo et a donné lieu à une première de gala au stade sportif de Bangui en mai. Une légende à l’écran avant le film disait qu’il était « dédié aux défenseurs héroïques d’Afrique centrale et russes qui ont libéré l’Afrique centrale ». Le film a été produit par une société russe liée à l’empire commercial de Prigojine. Les Russes exercent aujourd’hui une influence écrasante sur le gouvernement du président Touadera, et à en juger par leurs réponses — au niveau gouvernemental et privé — semblent préférer ignorer le schéma des accusations plutôt que d’y répondre. « De manière inacceptable, il ne semble pas y avoir d’enquêtes ni de responsabilité pour ces abus », selon les experts de l’ONU. Comme l’a dit un civil à propos de son expérience aux mains des mercenaires : « Il n’y a pas de clarté, pas d’accusations, quelqu’un peut être exécuté pour rien. » La France — l’ancienne puissance coloniale — s’est alarmée de la situation. Dans une interview le mois dernier, le président Emmanuel Macron a décrit Touadera comme l’otage du groupe Wagner, et ce mois-ci, la France a suspendu sa coopération militaire avec la RCA. Le gouvernement de la RCA, quant à lui, a demandé 600 formateurs russes de plus. L’ambassadeur adjoint de Russie à l’ONU, Dmitri Polansky, a promis que s’ils étaient déployés, ils ne seraient pas armés.

 

https://edition.cnn.com/2021/06/15/africa/central-african-republic-russian-mercenaries-cmd-intl/index.html

Rencontre pour l’apaisement entre Poutine et Biden

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Rencontre pour l’apaisement entre Poutine et Biden

Bangui ( République centrafricaine ) – Les présidents américain et russe se rencontrent à Genève ce mercredi. Rencontre sous tension.

La rencontre a lieu en terrain neutre, en Suisse, à Genève. Rencontre entre Vladimir Poutine et Joe Biden, les présidents russe et américain ce mercredi 16 juin. /////////////.

Une rencontre sous tension pour essayer de trouver des points de convergence entre deux hommes qui ne s’apprécient pas vraiment. Les déclarations des derniers temps le prouvent encore : Vladimir Poutine parlait il y a quelques jours seulement d’une relation avec les Etats-Unis détériorée “au plus haut point au cours des dernières années”. En mars Biden parlait de Poutine comme d’un “meurtrier” !/////////////.

“J’espère que notre rencontre sera productive”/////////////.

Tous deux tentent aujourd’hui de tourner la page, pour l’image au moins. En début d’après-midi, en se serrant la main devant les caméras à Genève, les deux hommes esquissent un sourire. Et Poutine “remercie” alors le président américaine pour “son initiative de la rencontre”. “Dans les relations russo-américaines, de nombreuses questions se sont accumulées qui nécessitent une réunion au plus haut niveau. J’espère que notre rencontre sera productive”, a poursuivi le président russe./////////////.

De nombreux points de discorde/////////////.

Les questions dont parlent Poutine, ce sont les accusations d’ingérence russe dans les élections américaines, la crise en Ukraine ou encore les armes nucléaires. Les deux pays se partagent 90% des ogives mondiales. L’Otan accuse la Russie “d’agressivité” avec “son programme (…) d’expansion des armes nucléaires”./////////////.

La ville suisse de Genève est sous très haute sécurité ce mercredi/////////////.

Des points de crispation qui ne devraient pas disparaitre en une rencontre. “Il ne faut pas s’attendre à des changements ou à des progrès majeurs dans les relations américano-russes avec cette réunion”, explique Sarah Pagung, spécialiste de la Russie à la Fondation allemande pour la politique étrangère (DGAP), sur la radio publique allemande Deutschlandfunk. /////////////.

Et de poursuivre : “Il s’agit plutôt d’une tentative des deux parties d’établir une relation de travail pour aborder certains problèmes internationaux que les deux pays doivent résoudre ensemble.”/////////////.

Pour Vladimir Poutine ce sommet est en tous cas déjà une victoire. Il a réussi avec cette rencontre, estiment certains experts, à affirmer l’importance de la Russie sur la scène internationale. Pour Joe Biden, la rencontre pourrait être l’occasion d’affirmer ses capacités à négocier sur la scène internationale.

Avec DW français
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Euphorie avant même le retour de Laurent Gbagbo

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Euphorie avant même le retour de Laurent Gbagbo

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président Laurent Gbagbo doit atterrir ce jeudi à 15H45 en provenance de Bruxelles. Il est très attendu.

A l’approche du 17 juin, la fièvre du retour de l’ex-président Laurent Gbagbo monte chaque jour un peu plus dans sa région natale. Il sera de retour ce jeudi 17 juin, dix ans après avoir été contraint de quitter la Côte d’Ivoire. Dans le centre-ville d’Ouragahio, à seulement quelques kilomètres de Mama, le village natal de Laurent Gbagbo, Ano Sylvestre, habillé dans un ensemble pagne baptisé “Allons à Gagnoa”, explique qu’il ne sera pas à Abidjan pour l’accueil de son leader, car il habite à une quinzaine de minutes de Mama. Mais il l’attend tout de même de pied ferme. “Je préfère venir me mettre à Mama devant son portail que d’aller à Abidjan”, raconte-t-il.”Réconciliation”A Gagnoa, le chef-lieu de région, ce dont tout le monde parle ici c’est aussi, évidemment, le retour du “fils de la région”. Certains voyaient son absence comme un vrai deuil, considérant l’homme encore comme leur président. “L’arrivée du président Laurent Gbagbo ici à Gagnoa, c’est une joie pour nous”, sourit un habitant. Un autre parle déjà de “réconciliation”. Un thème qui revient dans les discours de nombreuses personnes quand ils parlent “du père de la démocratie et de la paix”. “C’est parce qu’il n’était pas là qu’il y avait une mésentente”, soutient-on ici. “La paix c’est pour toute la Côte d’Ivoire, surtout ici à Gagnoa. On sera très content parce que c’est ce qu’on attendait.”Des questions encore en suspensMais l’arrivée de l’ancien président Laurent Gbagbo suffira-t-elle pour réconcilier les Ivoiriens ? Il est encore difficile de répondre par l’affirmative. Car d’autres personnalités comme Charles Blé Goudé, l’ex-leader de la galaxie patriotique, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, et l’ex-maire PDCI de la commune du Plateau Akossi Benjo, qui comptent beaucoup de partisans au sein de la population ivoirienne, sont encore en exil. Comme plusieurs centaines d’autres Ivoiriens anonymes.Or, la Côte d’Ivoire a besoin d’eux également pour réussir le pari de la réconciliation. Mais pour l’heure, ici dans la région du Gôh, c’est la date du 17 juin qui est dans toutes les têtes.

Avec DW français

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Russie-France : le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada victime du bras de fer entre Moscou et Paris

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin 2021, 14:49:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La passation de charge entre Firmin Ngrebada et Henri-Marie Dondra, le nouveau chef du gouvernement centrafricain, a officiellement eu lieu ce 15 juin. La fin d’un rapport de forces dont le premier a espéré sortir vainqueur jusqu’au bout et dont « Jeune Afrique » révèle les dessous.

Le premier ministre Firmin Ngrebada au sommet économique de Russie 2021

 

Firmin Ngrebada aura espéré tenir jusqu’au bout. Le 30 mai, alors qu’il s’embarque sur un vol Air France pour un périple qui doit le mener à Saint-Pétersbourg, le Premier ministre centrafricain sait que sa position n’est guère enviable.

 

Considéré comme l’homme de la Russie à Bangui, il a prévu d’assister au forum économique de l’ancienne capitale impériale, mais il est bien conscient que son pays est pris en étau entre la Russie et la France, laquelle voit d’un mauvais œil une proximité jugée trop grande entre Faustin-Archange Touadéra (FAT) et le gouvernement de Vladimir Poutine.

 

Pression française

 

Selon nos informations, la diplomatie française – et notamment Emmanuel Macron, qui a appelé son homologue mi-avril – met alors la pression sur le président centrafricain et une piste est envisagée : remplacer le Premier ministre pro-russe Ngrebada. Le 7 juin, ce dernier rentre donc de Saint-Pétersbourg. À Bangui, c’est Dmitry Sergeevich Sytii, le bras droit de Valery Zakharov, conseiller du président Touadéra, qui l’accueille. Sytii a été placé sous sanctions par les États-Unis en raison de liens présumés avec la société de sécurité Wagner.

 

Firmin Ngrebada compte alors sur son allié russe pour sauver sa tête. Depuis plusieurs semaines, il sait que la France menace la Centrafrique de suspendre une partie de son aide militaire. L’information et la sanction sont confirmées le lendemain, le 8 juin. Sous pression, FAT décide alors de donner le gage attendu par Paris et demande à son Premier ministre de démissionner. Le 10 juin, l’intéressé s’exécute. Deux jours plus tard, Henri-Marie Dondra est nommé pour lui succéder.

 

Dans les couloirs du Palais, on rapporte que le président avait lui-même intérêt à remplacer Ngrebada, ce dernier ayant affiché des ambitions politiques personnelles. FAT aurait estimé que Dondra lui était plus fidèle.

 

Des rivalités internes

Le choix de celui qui était jusqu’alors ministre des Finances et du Budget ne doit rien au hasard. Selon nos sources, Dondra est en effet apprécié au sein des instances financières internationales et notamment du Fonds monétaire international (FMI). Le nouveau chef de gouvernement aurait notamment reçu le discret soutien de l’ancienne présidente du FMI Christine Lagarde, aujourd’hui à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Il bénéficie également du soutien de Paris – sa famille vit d’ailleurs en France.

 

Surtout, un homme s’est activé à Bangui pour obtenir cette nomination : l’ancien Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale. Ce dernier est à la fois proche de Dondra et en conflit avec Firmin Ngrebada. Selon nos sources, cette brouille remonte au mois de février 2019 : lorsque Ngrebada avait pris la suite de Sarandji, ce dernier aurait réclamé que son directeur de cabinet, Ghislain Junior Mordjim, reste en place. Mais il n’avait pas obtenu gain de cause.

 

Une manœuvre en échec

Toujours selon nos informations, Mathieu Simplice Sarandji, conscient des difficultés de Firmin Ngrebada ces dernières semaines – y compris au sein du Mouvement cœurs unis (MCU, au pouvoir) –, a tenté de faire nommer au poste de Premier ministre le même Ghislain Junior Mordjim, devenu son secrétaire général à l’Assemblée nationale. Cette tentative ayant échoué, le patron des députés centrafricains a alors soutenu le ministre Henri-Marie Dondra, considéré comme à même de rassurer une communauté internationale ébranlée par le bras de fer franco-russe.

 

Si Faustin-Archange Touadéra a finalement choisi son ancien ministre des Finances, un autre nom avait un temps été envisagé pour le poste de chef de gouvernement : celui du directeur de cabinet du chef de l’État et ancien ministre des Mines, Obed Namsio. La nomination d’un homme d’ethnie gbaya considéré comme un pur produit de la présidence de François Bozizé aurait envoyé un message aux partisans de ce dernier, aujourd’hui passé à la rébellion aux commandes de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

De son côté, Firmin Ngrebada, élu aux législatives de décembre 2020, devrait donc retourner siéger à l’Assemblée nationale.

 

 

Par Jeune Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

Russie-France : le Premier ministre centrafricain victime du bras de fer entre Moscou et Paris – Jeune Afrique

La passation de charge entre Firmin Ngrebada et Henri-Marie Dondra, le nouveau chef du gouvernement centrafricain, a officiellement eu lieu ce 15 juin. La fin d’un rapport de forces dont le premier a espéré sortir vainqueur jusqu’au bout et dont « Je

 

 

 

 

 

 

RCA : grève des éléments des USMS, le tronçon Baoro – Bouar bloqué

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin 2021, 08:57:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La route nationale numéro 3, communément appelée corridor Bangui Béloko, a été largement perturbée ce mercredi à la suite d’une grève de plus de 300 éléments de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) basés dans la ville de Bouar.  Ils réclament le paiement d’arriéré de 11 mois de leur prime ainsi que leur incorporation au sein de l’armée.

les nouveaux soldats lors de leur sortie à Bouar au nord-ouest cnc 2
Les nouveaux soldats formés par les instructeurs européens à Bouar, au nord-ouest de la RCA. Photo CNC

 

Les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) en fin de formation depuis plusieurs mois à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  ont observé depuis ce mercredi matin une grève illimitée.

Dans leurs revendications,  les grévistes réclament le paiement sans délai de 11 mois de leur prime et leur incorporation au sein de l’armée nationale.

Ces mécontents  ont érigé de barricade  sur l’axe Bouar Baoro, plus précisément au village Wantiguira, situé à 8 kilomètres de Bouar.

« Nous démarrons ici à l’USMS depuis le 16 octobre 2019, et nous finissons nos formations ici au 12  mai 2020. Mais présentement, nous avons un arriéré de 11 mois que le gouvernement ne nous a pas encore payé. Nous demandons le règlement de ces arriérés ainsi que notre matricule dès maintenant. S’il n’y a pas des matricules, nous allons enlever nos tenues et nous regagnons les quartiers  », a déclaré l’un des manifestants.

Pour l’heure, aucune discussion n’est engagée avec les manifestants, et le gouvernement ainsi que l’État major de l’armée n’ont pas encore réagi.

Rappelons qu’en avril 2020, les premières promotions des USMS ont observé une grève de plusieurs jours pour revendiquer le paiement de leur arriéré de primes ainsi que leur incorporation au sein de l’armée nationale. Ce qui avait été fait, et ils sont depuis affectés à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

Copyright2021CNC

Des experts de l’ONU alertent sur la prolifération des engins explosifs improvisés en RDC

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Des experts de l’ONU alertent sur la prolifération des engins explosifs improvisés en RDC

Bangui ( République centrafricaine ) – “Le groupe recommande que le Conseil de sécurité charge la Monusco (force de l’ONU en RDCongo) d’améliorer sa capacité de lutte contre les engins explosifs improvisés”, indique son rapport. Les Casques bleus doivent développer leurs “capacités de sensibilisation, de recherche, de détection et d’intervention sur les engins explosifs improvisés”, précisent les experts dans leurs conclusions.

Les engins explosifs improvisés sont l’une des armes de prédilection des groupes armés, de l’Afghanistan au Sahel. En RDCongo depuis un an, “des groupes armés ont continué d’opérer dans une quasi-impunité dans l’Est”, avec des infiltrations venant de pays voisins, indique le rapport. /////////////.

Au cours de la période considérée, “en particulier dans les zones opérationnelles des ADF (groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées), les incidents enregistrés sur l’utilisation d’engins explosifs improvisés se sont multipliés”, rapportent les experts./////////////.

Selon eux, le recours à cette arme vise davantage à sécuriser le contrôle de zones – tout en s’accompagnant d’un nombre croissant de victimes civiles – qu’à être utilisé comme un outil terroriste. /////////////.

Le groupe d’experts indique n’avoir “pas été en mesure d’établir (la preuve d’) un soutien direct ou d’un commandement et un contrôle du groupe Etat islamique sur les ADF, malgré les tentatives de ces derniers de montrer un alignement” sur cette organisation./////////////.

Dans leur rapport, les experts reviennent aussi sur la mort en février dans l’Est du pays de l’ambassadeur italien en République démocratique du Congo, Luca Attanasio, lors d’une attaque contre un convoi du Programme alimentaire mondial. Ils indiquent n’avoir pas pu établir l’identité des auteurs de cette attaque, en rappelant que des enquêtes nationale et internationale sont toujours en cours./////////////.

Début mai, Kinshasa a décrété un état de siège dans certaines régions, appelé à durer et qui se traduit par un transfert du pouvoir des gouverneurs à des militaires. Son objectif est d’éradiquer la violence des quelque 120 groupes armés actifs dans l’Est du pays, selon son président, Félix Tshisekedi.

Avec AFP/VOA

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Vital Kamerhe condamné en appel à 13 ans de travaux forcés

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Vital Kamerhe condamné en appel à 13 ans de travaux forcés

Bangui ( République centrafricaine ) – Le verdict est tombé ce mardi à Kinshasa. Vital Kamerhe, l’ex-directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi est condamné à 13 ans de travaux forcés.

De source médiatique locale, Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima, poursuivis dans un dossier de détournement de deniers publics , ont été condamnés en appel respectivement à 13 ans, six ans et un an de travaux forcés./////////////.

Le verdict a été prononcé ce mardi après-midi à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe./////////////.

Descente aux enfers/////////////.

Figure politique incontournable dans l’est de la RDC, Vital Kamerhe s’était désisté en faveur du candidat Félix Tshisekedi lors de la présidentielle de décembre 2018 et avait battu campagne en sa faveur./////////////.

Une fois proclamé vainqueur, le nouveau président l’a nommé en janvier 2019 chef de son de cabinet, faisant de lui le principal responsable de la gestion des travaux d’urgence qui devaient lancer le mandat de Félix Tshisekedi./////////////.

Condamnation judiciaire/////////////.

En août, un tribunal de Kinshasa a condamné Vital Kamerhe à 20 ans de prison et à dix ans d’inéligibilité pour détournement de 50 millions de dollars, avec un homme d’affaires libanais qui avait gagné le marché de construction des maisons préfabriquées pour des militaires et des policiers./////////////.

Vital Kamerhe a toujours nié avoir détourné cet argent, affirmant que ces maisons préfabriquées attendaient toujours d’être acheminées en RDC, à condition que le gouvernement accepte de prendre en charge l’affrètement des navires./////////////.

Un procès contesté/////////////.

La coalition entre l’ancien président Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi a éclaté suite à des dissenssions internes/////////////.

Fin mai, la police congolaise a encore dispersé une marche des partisans de Vital Kamerhe, à quelques jours de sa comparution en appel. Des centaines de manifestants ont tenté de marcher dans le centre de Kinshasa pour obtenir la libération de l’ex-allié du président Tshisekedi, condamné “sans preuves”, selon eux, à 20 ans de prison en première instance pour détournement de 50 millions de dollars alloués à des travaux d’urgence./////////////.

“Malgré le repli des militants de l’UNC (Union pour la nation congolaise) dans l’enceinte du siège de notre parti, l’escadron de la mort a largué plus de 20 bombes lacrymogènes transformant ce lieu en une chambre à gaz”, avait dénoncé l’ancien ministre Billy Kambale, président de la jeunesse de l’UNC.

Avec DW français

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Fin de mandat pour Fatou Bensouda à la CPI

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Fin de mandat pour Fatou Bensouda à la CPI

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Britannique Karim Khan devient officiellement le procureur de la CPI, ce 16 juin. Il remplace Fatou Bensouda dont le bilan est diversement apprécié.

Le mandat de neuf ans de Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale expire ce mardi (15.06.2021). Son successeur, le Britannique Karim Khan, prend officiellement ses fonctions mercredi dans la salle d’audience de la juridiction internationale à la Haye, aux Pays-Bas. Que peut-on retenir du bilan de l’ancienne ministre gambienne de la Justice au parquet de la CPI ? Et quelles seront les marges de manœuvres de Karim Khan, son successeur ?/////////////.

L’échiquier politique ivoirien troublé par Fatou Bensouda /////////////.

“La Cour pénale internationale a fait plus de show, plus de procès spectaculaires. Mais à l’arrivée, elle fait juste toujours chou blanc”, estime l’analyste et homme politique sénégalais, Adama Gaye./////////////.

Selon lui, beaucoup en Afrique formulent les mêmes griefs à l’endroit de la Cour pénale internationale (CPI), accusée de n’avoir jusqu’ici poursuivi que des Africains. Adama Gaye fait un diagnostic sans équivoque : “l’élan, l’enthousiasme qu’il y avait autour de la Cour pénale internationale est retombé. Il ne manque pas d’entité ou d’Etat qui s’oppose à elle. Madame Bensouda, après neuf ans de présence à la tête du parquet de la Cour, ne part pas avec un bilan élogieux”./////////////.

Des actions positives/////////////.

Cependant, maître Mamadou Ismaïla Konaté, avocat et ancien ministre de la Justice du Mali est moins critique vis-à-vis de la CPI./////////////.

“Quand on prend en compte la nature de la juridiction, quand on prend en compte la situation des difficultés à laquelle était exposée cette juridiction qui ne lui ont pas donné l’occasion d’être autonome, bien évidemment on peut avoir l’impression que le bilan est mitigé. Mais pour autant, en matière de lutte contre l’impunité, en matière de lutte contre le crime, chaque fois que l’on appréhende un criminel, c’est quelque chose de très positif dans le contexte de la CPI”./////////////.

Une juridiction sous pression/////////////.

La prise de fonction de son successeur, le Britannique Karim Khan, survient dans une période marquée par les fortes pressions que subit la CPI de la part des Etats-Unis qui n’ont toujours pas signé le statut de Rome, fondant la juridiction internationale./////////////.

C’est pourquoi Adama Gaye n’attend pas grand-chose de cet avocat, spécialiste des droits humains qui a récemment dirigé une enquête spéciale de l’Onu sur les crimes du groupe Etat islamique./////////////.

Karim Khan, le nouveau procureur de la CPI/////////////.

“Evidemment, on ne peut pas s’attendre à ce que le nouveau procureur, Karim Khan, puisse faire mieux que Fatou Bensouda. Dans la mesure où ce nouveau procureur est connu pour avoir été l’avocat des grands criminels, que ce soit Charles Taylor et d’autres. Donc, encore une fois, on a l’impression que cette Cour avance sans savoir où elle va. Et sa crédibilité est plus que jamais remise en question”./////////////.

Avocat prolifique/////////////.

Outre Charles Taylor, Karim Khan a aussi défendu, devant la Cour pénale internationale, les intérêts de l’ancien vice-président kényan William Ruto, du Congolais Jean-Pierre Bemba et du fils de l’ancien dirigeant libyen, Saïf al-Islam Kadhafi./////////////.

Karim Khan est le troisième procureur de la Cour basée à La Haye. Celle qui le précède à ce poste, Fatou Bensouda avait été nommée par consensus en 2011. Tout comme son prédécesseur, l’Argentin Luis Moreno Ocampo./////////////.

Le nouveau procureur a également travaillé dans plusieurs tribunaux internationaux et spéciaux pour le Rwanda, la Sierra Leone, le Liban, le Cambodge et l’ex-Yougoslavie. /////////////.

Parmi les premiers dossiers qui l’attendent, il y a l’enquête sur les crimes de guerre commis en Afghanistan, des crimes qui pourraient impliquer les Etats-Unis. Ainsi que ceux perpétrés dans les territoires palestiniens.

Avec DW français

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RCA : Wagner, « une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président centrafricain Faustin Archange Touadera et de ses alliés étrangers »

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin  2021, 03:39:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon un reportage de la CNN qui  décrit des meurtres et exécutions, des cas de torture, de pillage, d’enlèvements contre rançon et de viols collectifs  attribués aux mercenaires de la société Wagner en RCA. C’est « Une machine à piller et à tuer » : le Groupe Wagner, étroitement lié au Kremlin, commet des atrocités de masse sur des civils en République centrafricaine. Mais le cofondateur The Sentry, Monsieur  John Prendergast,  a déclaré que le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera et de ses alliés étrangers. Un crime grave contre le peuple centrafricain. 

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Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

CNN dont la renommée n’est plus à faire sur la fiabilité de ses sources, font trembler les mercenaires russes ce mardi 15 juin 2021.

En effet, le reportage diffusé sur le site « edition.cnn.com » ce mardi, s’appuie sur des témoignages inédits et des enquêtes sur le terrain en République centrafricaine. Les Russes semblent pris au piège en ce qui concerne leur réelle intention sur la terre de Boganda, comme s’ils étaient pris d’un coup de chaleur africain. Ils sont arrivés pleins de convictions et d’arrogance, mais, comme dit l’adage, « La vérité est comme la lumière du soleil que personne ne peut cacher », et les mercenaires de Wagner ont bien l’air, aujourd’hui, de déchanter.

Mais selon CNN, le cofondateur The Sentry, monsieur  John Prendergast,  le crime commis dans le pays par les troupes de Wagner profiterait sans doute au chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera.

« Le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera et de ses alliés étrangers, en particulier l’armée privée connue sous le nom de Groupe Wagner, qui possède des liens avec le Kremlin et qui s’approprie les réserves d’or, de diamants et d’autres minéraux du pays. Ce nouveau mode de pillage très lucratif constitue une menace grandissante, semant la mort et la dévastation, et mettant en danger la paix et la sécurité non seulement en République centrafricaine, mais également dans diverses autres zones sensibles de par le monde », a déclaré monsieur  John Prendergast. D’après lui, il faut que « des mesures urgentes soient requises de la part de la communauté internationale, y compris des sanctions financières fortes devant être appliquées par les gouvernements et les institutions financières, afin de mettre fin à cette hémorragie en République centrafricaine et ailleurs. »

Ceci dit, le chef de l’État centrafricain, qui collabore étroitement avec ces mercenaires de Wagner, s’expose à des sanctions des États-Unis  du moment où la société Wagner et ses financiers sont sous sanction du trésor américain.

Rappelons que selon le média américain CNN, sa journaliste Clarissa Ward et son équipe se sont vu refuser l’entrée sur le territoire de la République centrafricaine en raison des précédents reportages de CNN sur les activités des mercenaires. Mais en travaillant avec des journalistes locaux et un groupe d’enquêteurs  indépendant The Sentry, CNN a rassemblé des preuves d’un schéma d’abus qui, selon un expert de l’ONU, pourraient constituer des « crimes de guerre ».

CRIME DE GUERRE ?

Le gouvernement centrafricain a démenti les allégations de crime attribué aux mercenaires russes. Il parle de simple dénonciation. Même son de cloche du côté du gouvernement russe qui rejette en bloc ces allégations.

Mais tout porte à croire que la justice internationale a ses yeux rivés dorénavant sur les allégations de crimes des droits humains causés en République centrafricaine.

 

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RCA : Les mines, le nouveau mode opératoire à surveiller

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin  2021, 03:42:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le monde, le nombre de victimes de mines antipersonnel reste élevé. Néanmoins, selon les données du rapport annuel de l’Observatoire des mines, en 2019 le nombre de victimes aurait diminué en passant de 6 897 en 2018 à 5 500 en 2019 dont 71 % de civils. La rca n’échappe plus à la règle. Pourtant marquée par des années de conflits armés, la présence de mines et d’engins explosifs est un phénomène assez récent dans le pays.

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Photo Minusca

 

En effet, en 2020, dans la région de la Nana-Mambéré, les rebelles des 3R auraient posé des mines explosives visant les forces loyalistes du pays. Selon l’ONG Handicap International, une mine est « une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée, par l’action involontaire de l’ennemi, au passage des personnes ou des véhicules ».

Sur la période des mois d’avril et mai de cette année, au moins onze personnes civiles ont ainsi perdu la vie sur des mines. Une menace qui prend de l’ampleur dans le pays.

« Les premières utilisations de mines anti-véhicules avaient été rapportées en juillet 2020 », a rappelé le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). « Après une accalmie relative, le problème a pris une dimension sérieuse depuis avril avec de graves conséquences pour les civils », a indiqué l’ONU dans l’un de ses communiqués.

 

La situation sanitaire et humanitaire du pays reste problématique.

 

Afin de restaurer et répondre aux besoins des plus vulnérables, les ONG interviennent de plus en plus. Néanmoins, la présence d’engins explosifs restreint justement fortement l’accès et donc les actions humanitaires au profit des populations.

Contrairement au Mali, au Tchad, ou au Congo, la Centrafrique n’est pas préparée à faire face à ce type d’armes. Afin de limiter les risques de décès et blessures causées par ces mines, les FACA et les populations doivent être formés et sensibilisés sur le comportement à avoir.

Dans l’éventualité où vous voyez une mine ou quelque-chose qui y ressemble : ne vous approchez pas de l’élément explosif et prévenez les autorités.

 

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Bamingui-Bangoran, au moins 14 morts dans des violences intercommunautaires entre éleveurs et cultivateurs au nord

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin  2021, 03:25:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un conflit entre un éleveur et un agriculteur a dégénéré à une explosion de violences intercommunautaire dans le village Tiri, situé au nord de la centrafrique, près de la frontière avec le Tchad, en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés, selon les autorités locales.

deux peuls éleveurs
Des peuls éleveurs

 

Jeudi 10 juin 2021, un conflit a éclaté entre un éleveur peul et un agriculteur  provoquant un déchaînement de violences dans le village Tiri, non loin de la ville de Ndélé.

Selon les autorités locales, «certains éleveurs peuls, qui sont venus au village Tiri pour faire paître leur troupeau, et ce dernier auraient dévasté le champ et les récoltes d’un agriculteur.  Après de violentes disputes entre les éleveurs et les agriculteurs, un éleveur a été tué. En représailles, les éleveurs, venus du Tchad, ont tué 14 personnes, dont des femmes et des enfants. Ils ont incendié plus de 66 maisons et des greniers. Près de 3.000 personnes ont fui leur village», a indiqué au média le préfet de Bamingui – Bangoran François Dieudonné Bata Wapi Yepi.

Selon des sources hospitalières, deux blessés graves ont été transportés à l’hôpital de Ndélé, à environ 81 kilomètres de Tiri.

 

Notons que des conflits entre cultivateurs et éleveurs sont récurrents dans la région, surtout en période de transhumance. Les cultivateurs accusent les éleveurs de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

 

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Les services français suivent le russe Wagner à la trace

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Selon des informations recoupées, les services français de renseignement suivent à la trace et de près les prises de contact entre les autorités russes et le Tchad, surtout les prises de contact entre le groupe Wagner et l’opposition politico-militaire tchadienne.
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Des mercenaires russes à Sibut en République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews Centrafrique
La crainte absolue : une possible implantation du groupe informel de sécurité ChVK Wagner dans ce pays, épicentre des opérations militaires françaises sur le continent.
Depuis un certain moment, les groupes politico-militaires à l’instar du FACT, s’organisent discrètement et mobilisent leurs réseaux dans le pays. La problématique viendrait des issues non contrôlables entre le Tibesti et le Sud libyen où le groupe Wagner est très influent auprès du général libyen Khalifa Haftar, et en contact depuis la mi-mars avec certains groupes armés tchadiens.
En Centrafrique, la présence russe inquiète au premier point Paris, qui manœuvre ardemment pour faire barrage à une supposée influence russe avec des Tchadiens, mais les services français suspectent la présence de trois brigades de l’UFDD, mouvement dirigé par le général Mahamat Nouri de prendre contact avec ces Russes parmi lesquels il y a des commandos Spetsnaz.
Fournissant des gardes armés privés, et une formation sérieuse aux armes, Wagner, animé par Dimitri Utkin (surnommé Wagner), un ancien lieutenant-colonel des forces spéciales (Spetsnaz) du GRU, permet depuis plusieurs mois au Kremlin de s’implanter – ou de revenir – dans plusieurs pays africains et du Moyen-Orient.
La méthode est dorénavant rodée : sans holding de tête, Wagner s’implante dans chaque pays sous un nom de société différent. Ainsi, en Centrafrique, où l’arrivée de ces paramilitaires Russes est suivie de très près depuis le début de l’année à Paris, les hommes de Wagner opèrent sous l’étiquette Sewa Security Services, comme l’a relaté La Lettre du Continent, lettre-sœur d’Intelligence online (LC nº 776). En parallèle, Wagner multiplie les implantations en sus en Afrique de l’Est (Soudan, Érythrée, etc.).Le groupe n’agit jamais sans le feu vert du GRU. Si Utkin est resté proche de son ancien service, la connexion entre Wagner et les services de renseignement passe surtout, selon nos informations, par le principal bailleur de fonds de la société de sécurité, l’oligarque Yevgeny Prigozhin, un proche de Vladimir Poutine.
Selon plusieurs observateurs de la politique tchadienne. Les diverses oppositions politico-militaires tchadiennes risquent toutes de basculer sous l’aile russe, accusant Paris et l’Union européenne de soutenir aveuglément les régimes totalitaires, et suivant ses intérêts. Des voix s’élèvent au sein des diasporas tchadiennes en exil et de la société civile pour prendre attache avec la Russie de Poutine afin de palier les faits accomplis que lui impose un certain occident qui omet de regarder les revendications pérennes des populations, mais continue absolument de soutenir des régimes non crédibles comme celui imposé au Tchad dans une forme dynastique. Des manœuvres que les autorités françaises et leurs services doivent rapidement annihiler si elle ne devait à son tour se retrouver dans une situation de fait accompli et perdre encore cet espace qui est le Tchad, considéré comme son dispositif majeur en Afrique.
Africa intelligence

RCA : le nouveau premier ministre Henri – Marie Dondra a pris ses fonctions mardi

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 juin  2021, 03:42:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La cérémonie de passation de service entre le premier ministre, chef du gouvernement sortant Firmin Ngrebada et  le premier ministre, chef du gouvernement Henri-Marie Dondra  s’est tenue ce mardi 15 juin 2021 à l’hôtel de la primature en présence des représentants de la présidence de la République et des cadres de la primature.

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Le premier ministre Henri-Marie Dondra

 

Le premier ministre sortant, après un échange fructueux sur l’état des dossiers en cours ainsi que leur transmission, a félicité le nouveau premier ministre, chef du gouvernement Henri – Marie Dondra pour sa nomination

Après la prise de parole de l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, le nouveau chef du gouvernement Henri – Marie Dondra se présente comme l’homme de la situation. Le nouveau premier ministre entend faire de la sécurité et la relance de l’économie son fer de lance.

« On a déjà un acquis sécuritaire  qui est là. Il va falloir faire de notre mieux pour mettre en place un mécanisme qui nous permet de conserver ces acquis.  Je pense il y’aura la relance des échanges avec les groupes armés dans le cadre de l’accord de paix que nous avons signé avec ces groupes armés », a déclaré le premier ministre Henri Marie Dondra.

Il souhaite également vouloir «relancer l’économie» avec comme «partenaire stratégique» la France, qui a récemment gelé son aide budgétaire sur fond de campagne antifrançaise.

«Il y a des réformes que nous devons poursuivre avec nos partenaires français», ajoute Henri – Marie Dondra.

«Je pense aussi à l’Union européenne (…) à la communauté internationale et bien évidemment à notre partenaire stratégique qu’est la France, et les autres partenaires vont nous permettre de relancer l’économie», a-t-il poursuivi.

Rappelons que Monsieur Henri Marie Dondra, économiste financier, ancien ministre des finances et du budget, avait été nommé premier ministre par le Président de la République Faustin Archange Touadera le 11 juin dernier.

Pour des nombreux observateurs, sa nomination est vue comme un signe d’apaisement avec la France, pays colonisateur.

« C’est un premier pas vers un apaisement », déclare un diplomate européen.

Notons que le ministère français des Armées a annoncé début juin avoir suspendu sa coopération militaire avec Bangui, jugé «complice» d’une «campagne de désinformation massive» contre Paris, téléguidée par la Russie.

 

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Après dix ans d’absence, Laurent Gbagbo de retour jeudi

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Après dix ans d’absence, Laurent Gbagbo de retour jeudi

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo doit rentrer jeudi à Abidjan après dix ans d’absence, trois mois à peine après son acquittement définitif de crimes contre l’humanité et le feu vert à son retour donné par son rival, le président Alassane Ouattara, au nom de la “réconciliation nationale”.

Laurent Gbagbo, qui a dirigé le pays pendant dix ans jusqu’en 2011, sera accueilli au pavillon présidentiel à l’aéroport, comme l’a proposé le président Alassane Ouattara. C’est un “message fort” d’Alassane Ouattara, un geste en faveur de la réconciliation, a salué le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI)./////////////.

L’avion en provenance de Bruxelles doit atterrir à l’aéroport d’Abidjan à 15h45 (heure locale et GMT). Une journée déjà qualifiée d’”historique”: elle marque le retour d’un homme de 76 ans, qui domine la politique ivoirienne depuis des décennies, comme opposant, président, prisonnier. Il revient, selon ses proches, sans esprit de vengeance, mais au contraire pour oeuvrer à la politique de “réconciliation nationale”./////////////.

Son absence n’a pas érodé sa popularité dans son camp. Les habitants de Mama (centre-ouest), son village natal, ont commencé dès dimanche à fêter son retour. “Je suis Gbagbo ou rien. Sans Gbagbo pas de réconciliation. On a prié pour qu’il revienne. Dieu merci il revient vivant. On est prêt pour l’accueillir”, a déclaré à l’AFP Béatrice Kragba./////////////.

A Abidjan, des habitants commençaient à manifester leur joie lundi, comme un homme qui avait placé sur son scooter une pancarte “Dignes fils d’Afrique, honneur et gloire à vous. Gbagbo arrive!”. /////////////.

A l’opposé, ses adversaires estiment toujours qu’il a précipité son pays dans le chaos en refusant sa défaite face à Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010. Ce refus avait provoqué une grave crise post-électorale, pendant laquelle quelque 3.000 personnes ont été tuées./////////////.

La colère des victimes/////////////.

C’est pour ces violences que M. Gbagbo avait été arrêté en avril 2011, d’abord détenu dans le nord de la Côte d’Ivoire, puis transféré fin 2011 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. La CPI l’a définitivement acquitté de crimes contre l’humanité le 31 mars. Il vit depuis à Bruxelles./////////////.

Dans la foulée de son acquittement et au nom de la “réconciliation nationale” dans un pays meurtri par les violences politiques et ethniques depuis plus de 20 ans, Alassane Ouattara avait donné son feu vert au retour de Laurent Gbagbo, assurant qu’il bénéficierait des avantages dus aux anciens présidents./////////////.

Des victimes de la crise de 2010-2011 s’inquiètent cependant de son retour et dénoncent une réconciliation qui se fait au prix de l’impunité. /////////////.

Laurent Gbagbo reste sous le coup d’une condamnation en Côte d’Ivoire à 20 ans de prison pour le “braquage” de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) commis à cette époque. Pour le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI), cette peine doit être exécutée./////////////.

En annonçant début avril qu’il était libre de rentrer quand il le souhaitait en Côte d’Ivoire, le président Ouattara n’avait pas mentionné cette condamnation, mais Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a laissé entendre qu’elle serait levée./////////////.

Le CVCI a annoncé qu’il manifesterait à l’arrivée de Laurent Gbagbo. /////////////.

Eviter tout débordement/////////////.

Mais à deux jours de l’arrivée de l’ancien président, son parti et le gouvernement ont donné peu de détails sur l’organisation de cette journée, qui pourrait voir les supporters de l’ex-président affluer massivement vers l’aéroport pour accueillir leur chef. Les discussions sur la sécurité sont toujours en cours./////////////.

Le souci des deux parties est cependant d’éviter tout débordement./////////////.

“Mon souhait est qu’il n’y ait pas de triomphalisme qui pourrait engendrer des rancœurs et réveiller les vieux démons de la division au lieu d’apporter la paix en Côte d’Ivoire”, a déclaré à l’AFP Joël N’Guessan, du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir./////////////.

“La Côte d’Ivoire doit se retrouver. (…) Elle est aujourd’hui en danger de déstabilisation par des jihadistes”, a déclaré Assoa Adou, le secrétaire général du FPI, évoquant les récentes attaques meurtrières dans le nord du pays. /////////////.

Il a appelé “tous les sympathisants” de Laurent Gbagbo à “ne pas répondre aux provocations, parce qu’ils vont nous provoquer (…) mais de dire à tous ceux qui manifestent: l’essentiel, c’est de se retrouver pour reconstruire un pays en paix, de fraternité”.

Avec AFP/VOA

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Des mercenaires russes accusés à nouveau de multiple atrocités en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). CNN a découvert des preuves troublantes d’atrocités contre les droits humains commises par des Mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine.

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Au milieu des mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Selon le média américain CNN, sa journaliste Clarissa Ward et son équipe se sont vu refuser l’entrée sur le territoire de la République centrafricaine en raison des précédents reportages de CNN sur les activités des mercenaires. Mais en travaillant avec des journalistes locaux et un groupe d’enquêteurs  indépendant The Sentry, CNN a rassemblé des preuves d’un schéma d’abus qui, selon un expert de l’ONU, pourraient constituer des crimes de guerre.

Le rapport d’enquête diffusé sur CNN présentent des éléments de preuve détaillés faisant état de massacres, d’exécutions extrajudiciaires, de cas de torture, de pillage, d’enlèvements pour rançon, d’incendies de villages et de viols collectifs. Cette enquête révèle également la manière dont l’armée privée de mercenaires du Groupe Wagner, en alliance avec des forces armées loyales au président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, déchaîne cette violence dans le but de prendre le contrôle et d’exploiter des zones riches en or, en diamants et en minéraux précieux au profit d’intérêts privés.

 

John Prendergast, cofondateur, The Sentry, déclare : « En République centrafricaine, le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine et de ses alliés étrangers, en particulier l’armée privée connue sous le nom de Groupe Wagner, qui possède des liens avec le Kremlin et qui s’approprie les réserves d’or, de diamants et d’autres minéraux du pays. Ce nouveau mode de pillage très lucratif constitue une menace grandissante, semant la mort et la dévastation, et mettant en danger la paix et la sécurité non seulement en République centrafricaine, mais également dans diverses autres zones sensibles de par le monde. Des mesures urgentes sont requises de la part de la communauté internationale, y compris des sanctions financières fortes devant être appliquées par les gouvernements et les institutions financières, afin de mettre fin à cette hémorragie en République centrafricaine et ailleurs. »

 

RCA : un garde rapproché du chef rebelle Ali Darassa tué dans un affrontement avec les mercenaires de Wagner à Bokolobo

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin  2021, 03:45:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération des Mercenaires russes contre les rebelles de l’UPC dans la Ouaka et la Basse-Kotto se poursuit en toute discrétion sur la route menant de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka  vers Alindao, chef-lieu d’une des six sous-préfecture de la Basse-Kotto.

Les combattants rebelles de l'UPC, membre de la CPC, accompagnant leur chef Ali Darassa vers Bakouma. Photo CNC
Les combattants rebelles de l’UPC, membre de la CPC, accompagnant leur chef Ali Darassa vers Bakouma. Photo CNC

 

Selon des sources internes à l’UPC, Monsieur Saleh NGAÏNA, un citoyen tchadien comme le ministre de l’élevage, garde du corps du mercenaire chef rebelle Ali Darassa, a été tué  la semaine dernière  dans un affrontement entre un groupe des rebelles de l’UPC et les mercenaires russes à une soixantaine de kilomètres de Bambari, plus précisement au village Bokolobo.

Selon nos informations, Monsieur Saleh NGAÏNA fut combattant rebelle du sulfureux tchadien Baba Laddé avant d’intégré l’UPC du chef rebelle Ali Darassa. Il a été tué alors que son chef Darassa se trouvait dans un village situé entre la Ouaka et la Haute-Kotto.

Par ailleurs, le village Boyo, situé à environ 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Ndassima, dans la Ouaka, a été repris par les rebelles de l’UPC après le départ des mercenaires russes du village.

Souvenez-vous, le samedi 15 mai dernier, au village Boyo, un violent affrontement entre les rebelles et les mercenaires de Wagner  avait secoué le village, faisant plus de 20 morts parmi les civils. Par la suite, le secteur avait été contrôlé par les mercenaires de Wagner durant près d’un mois avant qu’ils abandonne leur position au profit des rebelles depuis trois jours.

Selon certaines sources humanitaires, les rebelles et les mercenaires de Wagner  se jouent au jeu de ping-pong.

Dossier à suivre….

 

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RCA : l’Ouham-Péndé, les 3R multiplient des exactions sur les civiles, une femme enceinte assassinée

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’incendie de plusieurs motocyclettes appartenant aux particuliers la semaine dernière, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) multiplient des exactions sur les populations civiles. Ce lundi 14 juin, dans la matinée, le corps sans vie d’une femme enceinte a été retrouvé au bord de la route, plus précisément au village djoungou, situé à 5 kilomètres de goûter, sur l’axe Bocaranga Bozoum, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. 

Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon les témoignages recueillis auprès de certains témoins, la femme enceinte serait habitante du village goûter, situé à environ 40 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bozoum. Elle a été éventrée  par les rebelles de 3R alors que ces derniers seraient de passage dans la localité de djoungou.

Cet assassinat intervient 48 heures après que les rebelles ont mis le feu à plus de huit motocyclettes sur l’axe Bocaranga  – bang la semaine dernière.

D’après les mêmes sources,  le mardi 8 juin 2021,  sur l’axe Bang  via Man, environ 5 motocyclettes avaient été calcinées par les rebelles. Deux jours plus tard, on signale l’incendie de plus de deux motos par les mêmes rebelles.

Pour l’heure, la peur s’empare de la localité à cause de la présence massive des rebelles du CPC qui n’hésitent plus désormais à commettre des exactions sur les civils.

 

Rappelons qu’il y a près de deux semaines, deux camions  de 10 et 12 roues transportant des bois et des carburants ont été incendiés par les mêmes rebelles  non loin de la sous-préfecture de Ngaoundaye, au nord-ouest de la RCA.

 

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