Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs membres des forces de sécurité ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Mais ce n ’est que le début d’un processus de lutte contre l’impunité au sein de l’armée.
Dans la salle d’audience se trouvent Pélagie Guitimo avec ses trois enfants. Ils écoutent les versions données par l’auxiliaire de police Rubien Badekara qui a tué le mari de Pélagie et père de ses enfants.
Si l’une des filles accepte le pardon du policier, Pélagie ne sait pas quoi dire. Elle est simplement dépassée par son drame personnel.
“Nous sommes devant la justice et quoi qu’on demande, cela ne résoudra pas le problème. Nous souffrons depuis la mort de mon mari. C’est aux parents de mon feu mari d’exiger ce qu’ils jugent nécessaire, puisque c’est eux qui me soutiennent depuis lors “ explique t-elle.
Un autre casUne autre affaire concerne cette fois le meurtre d’un militaire. Le soldat Patrick Niakou est poursuivi devant la cour martiale pour avoir tué le 13 janvier un autre militaire. Les faits se sont déroulés alors que les deux hommes se trouvaient à un poste de garde. Martin Zekana, le frère de la victime, a l’air lui aussi un peu écrasé par la situation et il exprime ainsi sa peine: “C’est vrai, nous savons que Melvin avait choisi la carrière militaire. Mais ce qui pouvait atténuer, je ne dirais pas la colère mais la douleur de la famille, c’est si notre frère était tombé sous la balle d’un ennemi. On comprendrait que c’est dans le cadre de son travail. Malheureusement, on s’est rendu compte que ce n’est pas le cas ! C’est une affaire militaire, nous n’étions pas là au moment des faits et l’accusé qui nie les faits n’est pas en mesure de dire le nom de la personne qui aurait commis le crime. Mais la famille fait confiance complètement à la justice”.Une armée en reconstructionLe travail de la justice est important pour aider l’armée à se reconstruire sur des bases saines, explique le juriste maître Timoléon Kokongo. “L’armée est en reconstruction. Lorsqu’il y a des comportements qui violent la loi, il doit y avoir la justice et la justice est là pour permettre à ceux qui sont poursuivis de s’expliquer et à ceux qui ont été victime d’avoir la justice. C’est le rôle d’éducation de la justice, ça permet d’apprendre quelque chose à tous ceux qui suivent ces audiences ” précise t-il. Créées en 2017, les premières audiences de la cour martiale sont destinées à apporter une réparation aux victimes mais elles visent aussi à mettre un terme à l’impunité au sein de l’armée centrafricaine. Une armée souvent accusée d’exaction envers les civils.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 1 octobre 2021, 02:04:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’incident s’est produit hier jeudi 30 septembre dans le marché du KM 5 dans le troisième arrondissement de Bangui. C’était un élément de la gendarmerie qui était à l’origine du tir. Le moto- taximan et un commerçant du KM 5 ont été grièvement blessés par balle. La nouvelle avait créé une vive tension durant plusieurs heures au marché KM5.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/un-gendarme-en-patrouille-450×371.jpg” alt=”Un gendarme en patrouille. Photo CNC” width=”450″ height=”371″ />Un gendarme en patrouille. Photo CNC
Jeudi 30 septembre 2021, vers 10 heures, un jeune gendarme de deuxième classe en service au poste de police du KM 5, en patrouille pédestre, avait tenté d’arrêter un conducteur de mototaxi pour un contrôle de routine, mais celui-ci n’a pas obtempéré aux ordres du gendarme qui a préféré faire usage de son arme contre lui. Il a fait un tir à la direction du conducteur de mototaxi qui a été touché par un projectile sur sa jambe. En même temps, la balle qui avait atteint le conducteur sur sa jambe poursuit son chemin pour atteindre une autre personne. Il s’agit d’un commerçant du marché KM 5. Grièvement blessés, le conducteur et le commerçant ont été très rapidement transportés aux urgences de l’hôpital communautaire.
Au même moment, la nouvelle de l’incident a attristé les autres commerçants et les habitants du KM5 qui ont pu désarmer le gendarme de force. Du coup, la tension monte de plusieurs crans dans le KM 5 entre les forces de l’ordre venus au renfort de leur collègue et les commerçants du marché.
Après plusieurs heures de tension, le calme est revenu dans le secteur, et toutes les activités ont repris correctement. Mais en ce qui concerne l’arme du gendarme, elle est introuvable. Selon des témoins, elle avait été récupérée par un individu qui préfère la garder par-devers lui en d’unéventuel désarmement afin de rentrer dans l’armée ou la police commecertainsle font pour enfants en lieu et place des vrais intéressés. .
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/KNK-logo-officiel-450×435.jpg” alt=”logo du parti KNK” width=”450″ height=”435″ />Logo officiel du parti KNK
DÉCLARATION
RELATIVE A LA RÉUNION DE SANT’EGIDIO
TENUE A ROME LES 27, 28 ET 29 SEPTEMBRE 2021
Le “Kwa Na Kwa”, à l’instar de nombreux représentants des Forces Vives de la Nation, a pris part à la réunion organisée à Rome par la Communauté Sant’ Egidio les 27, 28 et 29 septembre 2021. Cette rencontre, intitulée « Vers le dialogue républicain, pour la Paix et l’avenir de la RCA » avait pour but d’analyser, de réfléchir et de formuler des Recommandation constructives pour le dialogue à venir.
À l’ouverture des travaux, le Kwa Na Kwa, par la voix de son Président, a exprimé sa disponibilité à œuvrer de bonne foi à la réussite du dialogue à venir dans le souci de mettre un terme définitif à la souffrance du Peuple centrafricain. Le point de vue de nos concitoyens, qui estiment que nous ne devons pas faire un dialogue de plus, si c’est un dialogue pour rien, doit être pour chacun des acteurs un aiguillon qui nous rappelle les fortes attentes de nos compatriotes. Aussi, c’est dans ce sens que le Kwa Na Kwa a présenté les éléments indispensables qui devaient constituer, selon lui, le socle de ce dialogue dit républicain.
Il s’agit en premier lieu de l’inclusivité pleine et entière. Ainsi, le Kwa Na Kwa s’oppose à un dialogue où seraient choisis des interlocuteurs « arrangeants » soigneusement triés et conviés en nombre afin de rendre inaudible les vrais éléments du débat à venir.
Le principe d’un véritable dialogue est que l’on ne saurait dialoguer uniquement avec les personnes qui partagent nos points de vue mais que l’on doit au contraire avoir le courage d’affronter ses contradicteurs dans l’intérêt bien compris de la Nation centrafricaine en construction. Ce serait donc une concertation biaisée, pipée et tronquée que de faire fi de ce préalable. Le Kwa Na Kwa souligne aussi que refuser de dialoguer avec les groupes armés au motif que ces derniers doivent au préalable revenir dans l’APPR-RCA est une escalade improductive et vaine, voire une erreur politique. D’abord parce que tous les protagonistes ne sont pas signataires de cet accord et ensuite parce que l’Accord dit de Khartoum (APPR-RCA) est devenu caduc depuis bien longtemps. Il s’agit en second lieu de la direction des débats qui se doit d’être neutre, sans influence négative, afin que la balance des débats ne penche pas artificiellement en faveur d’une tendance au détriment des autres.
À cet égard il est vain de récuser l’externalisation de la direction des débats en ne tendant, dans le même temps, la main à la Communauté internationale que quand nous avons besoin de son appui financier.
Troisièmement, le Kwa Na Kwa a mis en exergue la question de la sécurité des participants au dialogue et celle de la libération des prisonniers politiques. Ces points ont également été abordés au cours des débats par certains participants sous l’angle des mesures de décrispation sans lesquelles ne saurait exister le climat de confiance indispensable à la bonne tenue du dialogue.
Enfin, le Kwa Na Kwa a réclamé que la lumière soit faite sur les nombreux crimes et exactions commis sur la population civile tout au long de cette crise, dans la capitale et dans l’arrière-pays.
À l’issue des discussions et selon la direction donnée aux débats, il apparaît que la première condition de réussite du dialogue qui est son inclusivité a été écartée bien que largement défendue par la majorité des participants dont beaucoup ont réclamé la présence des groupes armés aux assises du prochain dialogue.
C’est pourquoi, fort de ce constat, et respectueux de l’initiative prise par la Communauté Sant’ Egidio ainsi que du travail accompli par l’ensemble des participants à la réunion de Rome des 27, 28 et 29 septembre 2021, le Kwa Na Kwa exprime sa divergence quant au rejet du principe de l’inclusivité du dialogue.
Ainsi, le Kwa Na Kwa s’oppose à la tenue d’un dialogue à deux vitesses ou seraient réunies d’une part les entités « demeurées dans la République » et d’autres part les groupes armés à qui l’on imposerait l’APPR-RCA, accord que tout le monde sait être désuet et largement assorti de non-dits. Un tel dialogue, découplé, fonctionnant selon le principe d’une fusée à deux étages, maintiendrait la République centrafricaine dans le flou en entretenant la culture de l’opacité dans la gestion de notre République en partage au détriment de la recherche de la Paix véritable par le canal de la vérité qui libère.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 1 octobre 2021, 02:25:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca à travers sa section des affaires judiciaires et pénitentiaires et l’office des Nations unies contre la drogue et le crime ont organisé le 22 septembre à Bangui un atelier sur le VIH et la tuberculose dans les prisons centrafricaines au profit des agents des systèmes judiciaires et pénitentiaires de santé et des organisations non gouvernementales.
Le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Arnaud Doubaye Abazène lors de l’atelier 22 septembre à Bangui un atelier sur le VIH et la tuberculose dans les prisons centrafricaines au profit des agents des systèmes judiciaires et pénitentiaires de santé et des organisations non gouvernementales.
Le ministre d’État chargé de la justice, de la promotion des droits de l’homme et garde des sceaux Arnaud Doubaye Abazène a procédé au lancement officiel de cette session qui a vu la présence du directeur de la division électorale de la Minusca, Arsène Gbaguidi’s.
« Cette cérémonie, consacrée à l’atelier de validation de ce projet, consiste à se préoccuper de nos compatriotes qui sont en détention dans les milieux carcéraux. Compte tenu de la surpopulation de nos compatriotes, en cas de maladie, il arrive de fois il semble ne pas être suffisamment pris en charge ».
Mis en œuvre avec le soutien de la Minusca, le projet de l’ONU vise à contribuer à élaborer et à valider les documents d’orientation sur le dépistage du VIH, le traitement, les soutiens du VIH et les confections dans les prisons, à informer et consulter les parties prenantes concernées par le projet ONU décès Minusca sur le VIH et la tuberculose dans les prisons rca, sur les différentes étapes de mise en oeuvre du projet, et à échanger au sujet des synergies à mettre en place pour la bonne mise en oeuvre du projet.
« Avec l’appui de nos partenaires et du ministère de la Santé, nous allons élaborer un projet qui consistera également à prioriser sinon à prendre en charge nos compatriotes qui sont en détention en cas de maladies, notamment le VIH sida et la tuberculose. Et maintenant, vous savez qu’il ya également avec la Covid-19, on a tenu compte également de cet aspect. L’année dernière nous avions décidé de mettre en liberté quelques compatriotes qui étaient également exposées à cette pandémie. Et donc c’est une question qui concerne particulièrement le ministère de la Santé, mais qui interpelle le ministère de la Justice, s’agissant du milieu carcéral ».
Ce projet s’étendra sur tout le territoire de la République centrafricaine en commençant par le projet pilote à la maison d’arrêt de Ngaragba et de Bimbo. Cet atelier permettra d’entamer des discussions sur la mise en œuvre du document de politique de santé dans les établissements pénitentiaires.
Centre du Nigeria: 13 morts dans l’attaque d’un village
Bangui ( République centrafricaine ) – Treize personnes ont été tuées par des hommes armés qui ont attaqué mardi soir un village situé dans le Centre du Nigeria, ont indiqué jeudi à l’AFP les autorités locales.
Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria sont depuis plusieurs années le théâtre de violences perpétrées par des groupes armés, appelés localement “bandits”, qui attaquent les villages, volent du bétail, pillent et kidnappent contre le versement de rançons. Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l’Unicef.”Mardi soir, des bandits, venus de Kaduna ou d’autres Etats voisins, ont encerclé le village de Kachiwe dans le district de Munya et lancé une attaque”, a affirmé le responsable de l’information de l’Etat du Niger, Muhammad Idris. Cet Etat, qui porte le même nom que le pays sahélien, est situé dans le Centre du Nigeria. “Nous avons compté 13 corps”, a-t-il déclaré, précisant que ce bilan pourrait encore s’alourdir. “Les villageois ont couru se cacher, certains d’entre eux ont été transportés à l’hôpital”, a-t-il ajouté. Les bandes criminelles trouvent généralement refuge à l’abri de la forêt de Rugu, qui s’étend à cheval sur les Etats de Kaduna, Katsina, Zamfara et Niger.Une opération militaire est en cours depuis début septembre dans l’Etat de Zamfara, principal repaire des bandits, et les Etats voisins s’inquiètent d’un déplacement de ces groupes sur leur territoire. Lire aussi :Mouvement de jihadistes de Boko Haram vers le Nord-Ouest au Nigeria Ils ont ainsi mis en place des restrictions, notamment coupé les réseaux téléphoniques, pour empêcher les groupes armés d’échanger entre eux sur les mouvements de troupes.L’Etat de Kaduna est le dernier de ces Etats à avoir coupé jeudi son réseau sur une partie de son territoire. Ces restrictions ont cependant pour conséquence d’aggraver les difficultés économiques des populations de ces régions, déjà minées par une pauvreté extrême.
Guinée: le chef de la junte prête serment vendredi comme chef de l’Etat
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de la junte au pouvoir en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, prêtera serment comme président de transition vendredi, a annoncé un communiqué lu mercredi soir à la télévision nationale.
Mamady Doumbouya, commandant des forces spéciales qui ont renversé le président Alpha Condé le 5 septembre, sera investi lors d’une cérémonie prévue à 12 heures (locales et GMT) au palais Mohammed-V à Conakry. Il prendra formellement ses fonctions pour une durée indéterminée avant un retour des civils à la tête de ce pays troublé d’Afrique de l’Ouest, pauvre malgré ses importantes ressources minières et hydrologiques.Le colonel et le comité militaire institué après le putsch pour diriger le pays ont affirmé leur volonté d’organiser des élections libres et démocratiques à l’issue d’une transition dont ils n’ont pas précisé la durée, malgré les pressions de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao).Celle-ci, inquiète de l’instabilité dans la région et d’un effet de contagion après deux coups d’Etat en un an au Mali, a réclamé la tenue d’élections présidentielle et législatives dans les six mois et a infligé des sanctions individuelles aux membres de la junte.La junte a depuis publié une “charte”, sorte d’acte fondamental de la transition, qui confirme le colonel Doumbouya comme le nouvel homme fort de la Guinée.Ce document fait de lui de facto le président de la transition, “chef de l’Etat et chef suprême des armées”, qui “détermine la politique de la Nation” et qui “peut prendre des ordonnances”. Le président nomme par décret le Premier ministre de transition et peut le révoquer.La charte stipule que le président ne pourra être candidat aux élections qui seront organisées à la fin de la transition.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si l’affaire dure depuis 2019 et étouffée depuis 2020 par le retour de la maîtresse dans son pays, elle est à nouveau refaite surface et créée des troubles dans le foyer présidentiel à Boyrabe. C’est l’affaire de la maîtresse rwandaise du président Faustin Archange Touadera devenue aussi mère d’un enfant qui ferait désormais partie des héritiers du chef de l’État. En cause, l’achat d’une villa pavillonnaire dans une banlieue de Kigali à cette dame pour son fils.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
L’affaire remonte en 2019, alors que le pays se prépare à aller aux élections législatives et présidentielles de décembre 2020. Vivant officiellement avec deux épouses sous un même toit, le chef de l’État Faustin Archange Touadera multipliait depuis son élection à la magistrature suprême en 2016 des relations extra-conjugales plus ou moins tolérées par ses deux épouses officielles. Mais en 2019, une nouvelle relation extra-conjugale avec la garde du corps rwandaise de sa première épouse Brigitte Touadera vient bouleverser toute sa famille présidentielle. Aussitôt, la nouvelle maîtresse du chef de l’État s’est déclarée enceinte, et l’affaire avait fait d’énormes bruits dans la capitale, poussant les Centrafricains à appeler les Rwandais des beaux-frères et la première dame Brigitte Touadera a de confier de façon informelle aux membres de son Église à monastère.
Brigitte Touadera : « Je n’arrive pas à y croire. La fille était toujours à mes côtés jusqu’au moment où je rentre pour dormir qu’elle s’en aille. Mais je ne sais pas comment Touadera arrive à l’avoir. Et de surcroît elle est actuellement enceinte de lui ce qui veut dire que les fréquentations se comptent en nombre ».
Selon un membre de la famille proche de la première dame Brigitte, tous les voyages du président Touadera à Kigali et qualifiés de visites privées et d’amitiés entre les deux pays étaient des voyages de visite familiale à son enfant. Et une villa lui a été achetée dans une banlieue de Kigali par le président Touadera, son père. C’est ce qui a fait remonter les tensions au sein de la famille à Boyrabe.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, la jeune militaire rwandaise, détachée aux service de sécurité de la première dame Brigitte Touadera, en 2019, était tombée amoureuse du chef de l’État Faustin Archange Touadera dès le premier mois de sa prise de service. Comme un chaud lapin, l’homme n’avait pas tardé à succomber à la tentation de la jeune rwandaise et tromper ses deux épouses officielles Brigitte et Tina comme il a l’habitude de le faire. Immédiatement, les relations au début, extra-conjugales, étaient devenues amoureuses. La jeune fille était tombée enceinte et a donné naissance à un joli bébé quelques mois plus tard. Mais les deux épouses officielles du chef de l’État n’ont pas apprécié cette nouvelle relation et piquent la colère.
Selon la famille, le bébé a déjà un an et plus. La villa achetée est son cadeau. Et même si le lieu de la festivités de son deuxième anniversaire n’est pas encore dévoilé, la présence de son papa président à ses côtés est déjà actée.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:40:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’armée centrafricaine a entamé à déployer samedi 25 septembre 2021 un important renfort militaire dans la région du centre et du Nord-ouest. L’objectif, faire face à la menace de plus en plus grandissante des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Image d’illustration des soldats FACA /
Depuis un mois, l’armée centrafricaine se dit inquiète de la présence massive des hommes armés, identifiés comme des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux alentours de la ville de Bambari, dans la Ouaka, mais aussi dans l’Ombella-Mpoko, plus précisément aux alentours de la ville de Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui.
Selon un officier de l’État major de l’armée centrafricaine qui a requis l’anonymat, dans les réunions de sécurité, il a été fait état d’environ 1000 hommes au total qui vont être déployés en renfort sur le terrain pour contrer ces rebelles de la CPC.
Ainsi, depuis samedi dernier, des renforts quittent Bangui à destination de la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Et 48 heures plus tard, un autre renfort quitte la capitale à destination de la ville de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko.
Le déploiement des éléments de l’armée centrafricaine intervient alors qu’une attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a ciblé le mercredi 22 septembre dernier des soldats FACA en patrouille dans la localité de Biadé, situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy. Puis 24 heures plus tard, dans la nuit du jeudi à vendredi 24 septembre, vers 22 heures, un poste avancé des forces armées centrafricaines à la sortie de Bambari a été pris pour cible par des rebelles de la CPC. Ce lundi 27 septembre, l’État major a annoncé la présence massive des hommes armés aux alentours de la ville de Yaloké.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:21:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du lundi à mardi 28 septembre 2021, vers 23 heures, au quartier Kpéténè 4 dans le sixième arrondissement de Bangui, un braquage avait eu lieu au domicile d’un jeune homme de 32 ans communément appelé Arnaud . Il a été tué lors du braquage, mais sa famille, sous le choc, accuse faussement un jeune gendarme appelé BANGAGOUE Florent Lemoine , habitant dans le même arrondissement que la victime. Nous avons mené notre propre enquête sur les faits qui dit le contraire.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui–450×338.jpg” alt=”Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”338″ />Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Le 26 septembre, vers 23 heures, au quartier Kpéténè4, dans le sixième arrondissement, un groupe des malfaiteurs armés et déterminés, a fait irruption au domicile de Monsieur Arnaud, 32 ans. Deux d’entre eux, cagoulés, ont alors défoncé la porte de la maison de la victime et l’ont séquestré avant de la tuer , puis emporté ses biens. Selon des informations recueillies, la victime et ses assassins se connaissent très bien.
Cependant, le jeune gendarme BANGAGOUE Florent Lemoine, qui rendait visite à ses parents dans ce quartier, avait été informé de la scène de braquage qui avait mal tourné la nuit dernière. Immédiatement, il a pris son téléphone et appelle son chef pour l’informer de la scène du braquage. Mais à son retour, il a croisé un adolescent qu’il l’a demandé où se trouve la place mortuaire de la victime. L’adolescent lui a indiqué l’endroit, puis il s’est rendu sur le lieu. Après quelques minutes passées sur place, le jeune gendarme juge mieux de rentrer chez lui. C’est au moment de son retour qu’un groupe des parents de la victime l’ont accroché pour lui faire savoir que c’est lui le braqueur qui avait tué leur fils, c’est pour ça qu’il est revenu sur le lieu pour s’informer. Aussitôt, le jeune gendarme s’est précipité pour se présenter à la famille et nie catégoriquement d’être l’auteur de braquage, mais les parents contestent ses explications et commencent à le bousculer. Après des altercations, le jeune appelle son chef qui a déployé immédiatement une patrouille qui est venue l’extirper de la foule.
Informé de la nouvelle, CNC a mené sa propre enquête sur les faits, et conclut que l’accusation portée contre le jeune gendarme est radicalement fausse. D’ailleurs selon une enquête du CNC, le jour du braquage, le jeune gendarme et ses collègues de la légion de la gendarmerie mobile (LGM ) étaient déployés à Soh sur la route de Boali en train de mener une opération de fouille des maisons porte par porte jusqu’à 10 heures le lendemain. Il est sans doute impossible qu’il participe au braquage. Joint au téléphone, la famille de la victime n’a pas voulu commenter cette information.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:53:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mardi 28 septembre dernier, une attaque d’un poste des soldats FACA à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, juste au niveau du croisement de Ndassima avait provoqué la mort d’un caporal des FACA, et un autre capturé par les assaillants. Mais selon l’État major de l’armée, le bilan s’alourdit.
Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
Selon le premier bilan établi quelques heures après l’affrontement, un soldat de l’armée nationale tue, et un autre capturé en otage. Mais 24 heures plus tard, l’État major de l’armée revient sur son bilan et indique que le nombre des soldats tués remonte à deux, et ceux capturés remontent à deux également. Ce qui fait au total le nombre des victimes à quatre au lieu de deux initialement annoncé.
Selon l’État major de l’armée, un poste des soldats FACA au village Kombélé, situé au croisement Ndassima sur l’axe Ippy avait été la cible d’une attaque d’un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon l’État major, les soldats en poste lors de l’attaque étaient au nombre de six, dont deux tués et deux autres pris en otage. Mais du côté des rebelles, ils avaient annoncé sur les réseaux sociaux que le nombre des victimes était de deux capturés, puis quatre autres tués.
Selon nos informations, la dépouille du caporal et de son collègue était arrivée à Bangui dans la matinée de ce mercredi 29 septembre et transférée à la morgue de l’hôpital général.
Rappelons que c’est la troisième attaque en moins d’une semaine contre les positions des soldats des forces armées centrafricaines (FACA). La première au village Biadé, faisant un mort et un blessé grave, et la deuxième à la sortie de Bambari, avec un mort dans le rang des FACA.
Le village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy avait été secoué profondément par cette attaque. Mais ce mercredi et jeudi, le village retrouve son calme précaire et les habitants vaquent librement à leurs activités.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:07:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Seize éleveurs peuls, âgés de 15 à 50 ans, ont été tués dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, plus précisément au village Bezéré, situé à 25 kilomètres de Bocaranga par les Mercenaires russes de la société Wagner. C’est l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans la sous-préfecture de Bocaranga ce dernier mois.
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Le bilan de la récente attaque des éleveurs peuls par les mercenaires russes de la société Wagner au village Bezèrè près de Bocaranga ne cesse de s’accroître. Mercredi, des sources locales font état de 16 morts au total alors que la veille il était de trois morts.
« 16 corps ont été inhumés hier mercredi dans trois fausses communes par les populations locales, dont trois adolescents », a déclaré un fonctionnaire municipal de la région. Un bilan confirmé par une source locale. Un précédent bilan de même source faisait état mercredi matin de dix morts. Plutôt, le mardi, une source sécuritaire locale avait indiqué à CNC que des mercenaires russes de la société Wagner ont mené une incursion meurtrière au village Bezèrè, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Le bilan toujours provisoire était de trois éleveurs tués. Selon une autre source locale, l’attaque a visé un campement des éleveurs peuls et les hommes de Wagner ont ensuite visité les concessions et maisons et procédés à des exécutions.
En plus du lourd bilan humain, le pire que nous avons enregistré ce dernier mois , des troupeaux des bœufs littéralement massacrés.
Selon plusieurs témoins interrogés par CNC, dans l’après-midi du dimanche 26 septembre 2021, des mercenaires russes de la société Wagner, à bord des motos et des pick-up, ont quitté la ville de Bozoum à destination du village Loh sur l’axe Paoua. Ils étaient arrivés dans un campement des éleveurs peuls, procédant à la destruction des habitations et tuer 5 personnes. Sur place, ils ont passé la nuit avant de revenir le lendemain sur l’axe Bozoum Bocaranga. Au village Ngoutérè, sur l’axe Bozoum Bocaranga, ils ont procédé au pillage de la ville. Plusieurs boutiques et des habitations ont été pillées. Ils ont mis la main sur trois motocyclettes appartenant aux commerçants locaux. Et ce n’est pas fini. Le lendemain, c’est-à-dire mardi 28 septembre, ils ont repris leur patrouille mortelle vers le village Bezèrè, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, où ils ont procédé au massacre de 16 éleveurs peuls avant de reprendre leur route.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Photo-de-la-ceremonie-douverture-de-la-rencontre-entre-Centrafricains-en-prelude-au-dialogue-republicain-le-27-septembre-2021-a-Rome-Saint-Egidio-en-450×338.jpg” alt=”Photo de la cérémonie d’ouverture de la rencontre entre Centrafricains en prélude au dialogue républicain le 27 septembre 2021 à Rome, Saint’ Egidio, en Italie” width=”450″ height=”338″ />Photo de la cérémonie d’ouverture de la rencontre entre Centrafricains en prélude au dialogue républicain le 27 septembre 2021 à Rome, Saint’ Egidio, en Italie
Déclaration de Rome
Nous Centrafricaines et Centrafricains, représentants des partis politiques, de la société civile et des confessions religieuses réunis à Rome sur invitation de la Communauté SantEgidio les 27, 28 et 29 septembre 2021,
après trois jours de discussions riches et cordiales sur l’avenir de la République centrafricaine, mus par l’ardent désir de la réussite du Dialogue Républicain (DR) annoncé par le Président de la République, Chef de l’Etat,
conscients que ce dialogue est une étape fondamentale pour ramener la paix et la sécurité en RCA, établir une réconciliation durable entre les Centrafricains, et mener notre pays sur le chemin du développement.
Exprimant le vœu profond que ce dialogue soit inclusif et qu’il soit une occasion pour échanger de manière constructive entre Centrafricains sans ingérences ;
réaffirmant notre ferme volonté de vouloir vivre ensemble entre Centrafricaines et Centrafricains en respectant les lois, les institutions et les coutumes de notre République afin de rebâtir la RCA dans la paix et la concorde nationale,
proposons ce qui suit:
Etre à l’écoute des besoins, des désirs et des souffrances du peuple centrafricain ;
Promouvoir un langage fraternel et bannir les discours de haine et d’intolérance ;
Prendre des mesures de décrispations politiques et sécuritaires afin de créer de bonnes conditions de dialogue
Garantir le droit à la parole, à la libre expression, à la libre circulation et à la sécurité personnelle de tout centrafricain, et notamment des responsables politiques, de la société civile et des communautés religieuses, qui participeront au Dialogue Républicain ;
Purifier notre mémoire et ne pas faire du Dialogue Républicain un tribunal pour instruire des procès, ni l’occasion d’une prime à l’impunité, mais promouvoir l’intérêt de la nation sur les prises de position de chacun;
Sortir de la haine ethnique et religieuse et éviter les manipulations de tous genres, notamment du fait religieux ;
Œuvrer pour la bonne gouvernance et pour une gestion rationnelle et transparente des biens publics et des ressources naturelles de notre pays en adoptant une politique de réa ppropriation économique ;
Affirmer le lien étroit entre développement économique, sécurité et stabilité ;
9 Travailler pour l’amélioration de la coopération bilatérale et multilatérale ;
10 CEuvrer pour le renforcement de la démocratie dans notre pays et créer un climat sain d’exercice de la gouvernance en favorisant l’éducation, le civisme et la formation des jeunes ;
11. Œuvrer au renforcement des institutions de la République pour qu’elles soient fortes et représentatives.
Nous demandons solennellement aux groupes armés de déposer les armes, de déclarer le cessez-le-feu définitif et de cesser la pose des mines anti personnelles pour rentrer dans la République et accepter le DDRR,
nous demandons aussi le démantèlement des groupes d’autodéfense et des milices,
nous invitons les responsables de notre pays et les forces vives de la Nation à préparer le chemin du dialogue dans un esprit d’ouverture, d’humilité et de pragmatisme tout en étant conscients de l’immensité de la souffrance du peuple centrafricain.
Que Dieu bénisse la RCA !
Rome, le 29 Septembre 2021
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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:07:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On apprend que le président centrafricain, qui a longtemps séjourné dans le Nord de la France, bénéficiait encore en janvier 2021 d’un logement HLM à Villeneuve d’Ascq
Les relations entre la France et la RCA se sont dégradées au fil du rapprochement avec la fédération de Russie et l’implication du groupe paramilitaire russe PMC Wagner sur le terrain au point que le Président Macron lui-même ait dénoncé il y a quelques mois les « discours anti-français » cautionnés ou alimentés par certains cadres du régime centrafricain. Dans ce contexte de tensions diplomatiques et malgré son statut de chef d’Etat en fonction, on apprend que le Président centrafricain bénéficierait depuis plusieurs années d’une habitation à loyer modéré (HLM) et d’aides personnelles au logement (APL) en France pour sa résidence de Villeneuve d’Ascq en région Hauts-de-France.
Le Président Touadéra occuperait un logement HLM depuis plusieurs années à Villeneuve d’Ascq avec sa seconde épouse Brigitte Tina-Marguerite (née Guessa-Babet) et leurs trois enfants. Ce logement social est géré par la société coopérative d’HLM Habitat du Nord comme l’atteste cette copie de l’avis d’échéance de loyer datant du mois de Janvier 2021. Il est clairement mentionné sur cet avis d’échéance « qu’à partir du 1.01.2021, les APL seront calculées sur les 12 derniers mois connus. Le montant de l’APL sera ajusté tous les trois (3) mois pour correspondre de façon juste à votre situation actuelle… »
Ainsi, depuis sa prise de fonction en 2016 et malgré son statut de chef d’Etat, le Président Touadéra n’aurait manifestement jamais renoncé à bénéficier à ce logement social tout en continuant de percevoir des aides au logement en France, prestations pourtant réservées aux plus démunis
On comprend mieux l’intérêt que le président centrafricain porte aux logements sociaux dans son pays. Touadera avait inauguré, le 30 novembre 2018 à Sakaï à l’ouest deBangui, 100 appartements financés. Lesquels avaient été financés par le Royaume du Maroc?
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:26:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La France a averti mercredi le Mali qu’il perdrait le “soutien de la communauté internationale” et abandonnerait des “pans entiers de sa souveraineté” s’il avait recours aux mercenaires de la société privée russe Wagner.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017
“Si le Mali engage un partenariat avec des mercenaires, le Mali s’isolera, il perdra le soutien de la communauté internationale, qui est pourtant très engagée” dans ce pays, a lancé la ministre des Armées Florence Parly au Sénat.
“Il abandonnera des pans entiers de sa souveraineté – il suffit de regarder ce qu’il se passe en République centrafricaine aujourd’hui – et loin de diversifier ses partenariats, s’enfermera dans un tête-à-tête avec une société de mercenaires”, a-t-elle ajouté.
Des membres de la société Wagner sont présents notamment en Libye et en Centrafrique où ils font l’objet d’accusations d’exactions. La France avait déjà averti Bamako qu’une implication du groupe serait incompatible avec sa présence militaire et celle d’autres pays et organisations internationales.
“Pour nous les choses sont claires, il n’est pas possible de cohabiter avec des mercenaires”, a réitéré la ministre des Armées.
Elle s’est une nouvelle fois insurgée contre les propos du Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, qui a accusé samedi à l’ONU la France d’un “abandon en plein vol” avec la réorganisation de sa présence militaire au Sahel, et justifié ainsi les discussions avec le groupe Wagner.
Ces propos sont “inacceptables” et “proprement indécents” au lendemain de la mort d’un soldat français au Mali, a-t-elle souligné, au moment où un hommage national était rendu au caporal-chef Maxime Blasco à Paris.
“Je voudrais balayer une contre-vérité: non, la France ne se désengage du Mali!”, a-t-elle dit. “Il est tout à fait scandaleux de faire croire au monde entier que la France s’en va”.
La France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd’hui
“Faire croire qu’il serait normal d’appeler au chevet du Mali un groupe de mercenaires sous prétexte que nous rendons aux Maliens trois base militaires dans le Nord, ça c’est de la mauvaise foi”, a asséné Florence Parly.
Le sénateur Alain Jouyandet (Les Républicains, opposition), tirant un parallèle avec l’Afghanistan où le retrait des Américains a conduit au retour des talibans, a exhorté la France à rester au Sahel.
“Beaucoup sont morts pour notre liberté (…). Faisons en sorte qu’ils ne soient pas morts pour rien et c’est un peu le sentiment que j’ai en regardant ce qu’il s’est passé en Afghanistan. Quel gâchis!”, a-t-il dit.
“Ne partons pas du Sahel! Nous avons vocation à y rester”, a-t-il ajouté, alors que le président et le gouvernement affirment que la France n’a pas vocation à y rester à terme.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:17:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie bloque la désignation par le Conseil de sécurité des Nations unies de commissions d’experts indépendants chargés de contrôler les violations des sanctions imposées par l’Onu au Soudan du Sud, à la République démocratique du Congo, à la République centrafricaine et au Mali, ont dit à Reuters des diplomates.
centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Moscou, qui cherche à étendre son influence en Afrique, en particulier dans la zone d’influence française, se plaint du nombre d’experts désignés par les pays occidentaux et voudrait que davantage de Russes siègent dans ces commissions.
“La Russie a effectivement mis en attente son approbation de plusieurs commissions ou experts”, a déclaré à Reuters Dmitri Polianski, ambassadeur russe adjoint à l’Onu. “Malheureusement (…) la constitution de ces commissions n’est pas équilibré géographiquement. Il y a une majorité de représentants des pays occidentaux.”
Le mandat des commissions de contrôle des violations des sanctions a expiré le 1er juillet pour le Soudan du Sud, le 1er août pour la RDC, le 31 août pour la Centrafrique et va expirer ce jeudi pour le Mali.
Tant que le Conseil de sécurité ne s’accorde pas sur la liste de noms soumis par le secrétaire-général de l’Onu Antonio Guterres – quatre à six experts par commission -, le travail de ces commissions est de facto paralysé et le risque de violation des sanctions accru.
“Certains de ces experts ne remplissent pas les critères d’impartialité, de neutralité et d’indépendance”, affirme Dmitri Polianski.
La commission d’experts surveillant la Centrafrique a accusé cette année des soldats centrafricains et leurs instructeurs militaires russes d’usage excessif de la force contre les civils, de meurtres, d’occupation d’écoles et de pillage, des accusations rejetées par le Kremlin.
Un groupe jihadiste peu connu revendique le meurtre d’officiers soudanais
Bangui ( République centrafricaine ) – Un groupe jihadiste peu connu a revendiqué mercredi l’assassinat de “six” membres des forces armées lors d’une perquisition à Khartoum, acte initialement attribué par le renseignement à une cellule de l’organisation Etat islamique (EI).
“Des combattants du Mouvement ont réussi à tuer avec succès six infidèles des forces armées parmi lesquels trois officiers et deux soldats”, a déclaré le Mouvement pour le prêche et le combat, dans un communiqué publié sur Facebook, sans préciser le rang de la sixième personne tuée.Mardi, le renseignement soudanais a annoncé la mort de deux officiers et trois sous-officiers –soit seulement cinq victimes– lors d’échanges de tirs avec des “terroristes” pendant une perquisition des services de contre-terrorisme dans une maison du quartier de Jabra, à Khartoum, d’après un communiqué du renseignement soudanais.Onze “terroristes de différents pays étrangers ont été arrêtés” et quatre autres, également étrangers, se sont enfuis, d’après ce communiqué.Le meurtre des cinq “héros” a été dans un premier temps attribué à une “cellule liée à l’EI” par le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.Le Mouvement pour le prêche et le combat, jusque là peu connu, a également revendiqué mercredi la tentative d’assassinat de M. Hamdok en mars 2020, pour laquelle les autorités n’ont pas encore identifié de coupable.Le groupe jihadiste a assuré n’avoir aucun lien avec l’EI, assurant vouloir mener de nouvelles attaques malgré les “astuces médiatiques” des autorités soudanaises.En 2019, le département d’Etat américain a mis en garde contre une possible arrivée au Soudan de l’EI, qui n’existe plus que dans des poches en Syrie et des cellules clandestines terrées dans le désert et dans les montagnes d’Irak.Sous le régime de l’ancien autocrate Omar el-Béchir, le Soudan était devenu un pays paria sur la scène internationale en raison de son soutien aux groupes extrémistes islamistes, notamment en accueillant Oussama Ben Laden et Al-Qaïda entre 1992 et 1996.M. Hamdok est le chef du gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Béchir, destitué par l’armée en avril 2019 sous la pression populaire. Depuis août 2019, le gouvernement de transition tente de rompre l’isolement international du pays. En décembre 2020, Washington a ainsi retiré Khartoum de sa liste d’Etats “soutenant le terrorisme”.
La Russie menace de bloquer YouTube après la suspension d’une de ses chaînes de télévision allemandes
Bangui ( République centrafricaine ) – Le gendarme des télécoms russe Roskomnadzor a menacé mercredi YouTube de blocage, si ce dernier se refusait à lever la suspension des comptes allemands de la chaîne de télévision publique RT.
L’autorité des télécommunications indique avoir demandé à Google, maison-père du site, “de lever dans les plus brefs délais les limites imposées au chaînes YouTube RT DE et Der Fehlende Part”.”La législation prévoit une suspension totale ou partielle d’accès si le propriétaire d’une plateforme n’exécute pas un avertissement de Roskomnadzor”, indique-t-elle.Le site de vidéos de l’américain Google a bloqué mardi les comptes RT DE et Der Fehlende Part, pour avoir violé les règles internes de la communauté en diffusant de “fausses informations” sur le coronavirus et d’avoir voulu contourner une suspension de téléchargement.C’est “un acte d’agression d’information sans précédent de la part de YouTube”, a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, accusant les autorités allemandes d’avoir “évidemment encouragé, voire insisté” sur cette décision. “L’objectif de cette agression envers les projets de la holding russe est évident: faire taire les sources d’informations ne s’inscrivant pas dans un cadre médiatique confortable” pour les autorités en Allemagne, assure la diplomatie russe qui y voit “la poursuite d’une guerre d’information contre la Russie”.Dans ce contexte, “la prise des mesures de représailles symétriques à l’encontre des médias allemands en Russie (…) semble non seulement appropriée, mais aussi nécessaire”.Un outil de propagandeRT, qui émet notamment aussi en anglais, français et espagnol, est considéré comme faisant partie des efforts de propagande déployés par le Kremlin à l’international. Selon RT, cette suspension devait être levée mercredi.La Russie a multiplié les offensives contre les grands réseaux sociaux et plateformes digitales ces derniers mois, accusant celles-ci d’être à la solde d’intérêts occidentaux.Elle a notamment forcé Google et Apple à bloquer en Russie une série de contenus en lien avec l’opposant incarcéré et bête noire du Kremlin, Alexeï Navalny.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:22:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La liberté de la presse est l’un des principes sur lesquels repose la démocratie. Malheureusement, au regard de la situation actuelle en Centrafrique, il est possible d’affirmer que cette démocratie est sous menace.
les journaux de Centrafrique
Fake-news, désinformation et manipulation de l’information, menées par des pseudo-journalistes, sont devenues monnaie courante. La fonction première d’un journaliste est d’informer, d’expliquer, d’alerter, de raconter et de faire comprendre la réalité, ni plus ni moins.
Lorsqu’un journaliste rédige, il est en droit de donner son avis, son impression, faire part de sa sensibilité politique. Cependant, son devoir premier est de raconter les faits, et rien que les faits. Bien que difficile par moment, voire risqué selon les contextes, ce métier est des plus passionnants car invite le professionnel à dépasser ses limites et adopter un niveau de compréhension au-dessus de la moyenne. Et ce, dans un seul et même objectif : dire la vérité. En effet, c’est bien là que doit résider l’essentiel du métier d’un journaliste.
Pourtant, il nous faut malheureusement constater que de nombreux journaux centrafricains peinent aujourd’hui à faire preuve d’objectivité et, de surcroît, ne disent pas toujours la vérité. Ainsi, on peut s’interroger sur la raison derrière ce triste constat.
La réponse la plus explicite qui nous vient à l’esprit concerne les profils de ceux qui rédigent les articles. En effet, nombreux d’entre eux n’ont rien d’un journaliste, si ce n’est le nom. Au contraire, il s’agit de gens qui, cachés dans l’ombre, inventent, mentent et paient pour que leurs mensonges soient édités : les Russes !
En effet, leur réputation n’est plus un secret pour personne : désinformation, diffamation, mensonge, telles sont les pratiques qu’ils orchestrent dans l’ombre pour faire croire à nos dirigeants et à la population que sans eux la paix n’est plus possible.
Leur méthode est pourtant bien connue comme cela a été prouvé par leur implication aux élections américaines de 2016, pour ne citer que cet exemple. Ils disposent de fermes de manipulations qui inondent les réseaux sociaux de mensonges par le biais de faux comptes. En rca, ils paient plus de 10 000 FCFA pour publier des articles qu’ils écrivent mais ne signent jamais.
Certains jours, dans la presse locale de Bangui, on découvre dans des journaux différents le même article avec les mêmes photos et les mêmes fautes d’orthographe mais signés d’un nom différent à chaque fois. Curieusement, ces articles sont systématiquement soit à la gloire des « Russes » soit à charge contre ceux qui les gênent.
Les mots « déontologie » et « éthique » ne semblent pas faire partie de leur vocabulaire. Pour preuve, ils n’hésitent pas à acheter les journalistes qui n’ont bien souvent pas d’autres choix que d’accepter cet ignoble marchandage.
Dans leur volonté d’agrandir leur influence dans le pays, ils cherchent à contrôler quelques-uns de nos hommes politiques et les rendre dépendants de leurs décisions. Le but derrière tout cela est très clair : chasser les entreprises étrangères en place en RCA pour y implanter les leurs. Sans l’ombre d’un doute, ils ne sauraient pas réaliser ce rêve sans passer par les médias et manipuler des journalistes dans un premier temps.
De ce fait, il est clair que notre liberté de la presse est menacée. Il revient, ainsi, aux journalistes de la défendre corps et âme et rendre à ce métier la noblesse qui lui revient et de ne plus en faire une arme à manipulation massive. Car, cette liberté est, avant tout, garante de la démocratie. Notre démocratie !
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:47:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque s’est produite dans la matinée du mardi 28 septembre 2021 au PK10 sur l’axe Bambari Ippy, juste au niveau du croisement de Ndassima. Un caporal des FACA tué, un autre capturé par les assaillants lors dudit affrontement.
Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA . Photo CNC
Selon l’État major de l’armée, un poste des soldats FACA au village Kombélé, situé au croisement Ndassima sur l’axe Ippy a été la cible d’un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon les autorités militaires de Bambari, les soldats en poste lors de l’attaque étaient au nombre de six, dont un tué et un autre pris en otage. Mais selon des sources confidentielles, en réalité les militaires en poste au moment de l’attaque n’étaient que deux. Selon la stratégie que leur hiérarchie avait mise en place, sur chaque barrière, il faudrait 10 militaires en faction chaque jour. Mais dans les faits, c’est tout autre chose. Pour ce mardi 28 septembre, leur commandant déplore que plusieurs d’entre eux ne fussent pas à leur poste. Ils étaient derrière leur copine dans le quartier quand les assaillants avaient attaqué deux de leur collègue qui était en faction. Au nombre réduit, ils ne pouvaient rien faire. C’est ainsi que l’un avait été tué, et l’autre prit en otage par les assaillants.
Selon nos informations, la dépouille du caporal a quitté Bambari mardi vers 14 heures pour Bangui.
Rappelons que c’est la troisième attaque en moins d’une semaine contre les positions des soldats des forces armées centrafricaines (FACA). La première au village Biadé, faisant un mort et un blessé grave, et la deuxième à la sortie de Bambari, avec un mort dans le rang des FACA.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:10:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel s’est produit dans les après-midi du mardi 28 septembre 2021 au village Bezèrè, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Selon des témoins, les Mercenaires russes ont débuté leur patrouille mortelle 24 heures plutôt sur l’axe Bozoum Paoua avant de sortir vers Bocaranga, notamment au village Bezèrè.
Village Loh sur axe Bozoum Paoua. Photo CNC
Selon plusieurs témoins interrogés par CNC, dans l’après-midi du dimanche 26 septembre 2021, des mercenaires russes de la société Wagner, à bord des motos et des pick-up, ont quitté la ville de Bozoum à destination du village Loh sur l’axe Paoua. Ils étaient arrivés dans un campement des éleveurs peuls, procédant à la destruction des habitations et tuer 5 personnes. Sur place, ils ont passé la nuit avant de revenir le lendemain sur l’axe Bozoum Bocaranga. Au village Ngoutérè, sur l’axe Bozoum Bocaranga, ils ont procédé au pillage de la ville. Plusieurs boutiques et des habitations ont été pillées. Ils ont mis la main sur trois motocyclettes appartenant aux commerçants locaux. Et ce n’est pas fini. Le lendemain, c’est-à-dire ce mardi 28 septembre, ils ont repris leur patrouille mortelle vers le village Bezèrè, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, où ils ont procédé à l’interpellation de trois éleveurs peuls qu’ils les ont assassinés sur place avant de reprendre leur route.
Un acte dénoncé par la communauté peule de Bezèrè qui prend à témoin la communauté internationale, notamment la Minusca sûre des multiples exactions perpétrées par les mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles peules de Centrafrique.
Par ailleurs, au village Banga, dans la commune de Haute bombée, vers Mambéré-Kadéi, les populations ont soupçonné les hommes de Wagner d’avoir miné plusieurs habitations avec des engins explosifs et des grenades. Des journalistes du CNC sont de retour dans le village. Les détails dans nos prochains articles.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 29 mardi, 28 septembre 2021, 19:49:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, certaines personnalités centrafricaines séjournent en Italie, à Sant’Egidio pour des concertations. Il s’agit entre autres de s’anciens premiers ministres Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye, Mahamat Kamoun et d’autres personnalités politiques et de la société civile. Ces nouveaux échanges se concentrent sur le dialogue républicain promis par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et actuellement en cours de préparation. Les travaux de concertation ont débuté ce mardi 28 septembre 2021.
Photo de la cérémonie d’ouverture de la rencontre entre Centrafricains en prélude au dialogue républicain le 27 septembre 2021 à Rome, Saint’ Egidio, en Italie
La séance de travail de ce mardi matin a été l’objet d’une passe d’armes très dure.
La majorité des participants s’est clairement prononcée pour la participation des groupes armés au dialogue qui par conséquent se devra d’être inclusif. Un bémol a toutefois été introduit en ce que seuls les membres et dirigeants de groupes armés centrafricains devraient être conviés dans le cadre de ce dialogue.
Les représentants des pouvoirs publics se sont, sans surprises aucunes, opposés à ce principe. Ils ont défendu la position connue du Président TOUADERA qui est celle d’un dialogue inclusif avec celles et ceux, des fils de la RCA, qui ont “demeuré dans la République”. C’est-à-dire une inclusivité sans groupes armés. Ces derniers devront, pour ceux qui l’acceptent, revenir dans l’accord de Khartoum et seront donc traités au regard des dispositions de cet accord.
Cette position minoritaire a été soutenue par la Communauté Sant’ Egidio qui a défendu cette ligne.
Selon ce schéma, on s’achemine donc vers un dialogue à deux étages.
Cette conclusion a posé 2 problèmes :
– certains participants déclarent refuser de signer le document final s’il est rédigé selon cette vision ;
– aucune solution n’est envisagée pour les groupes armés qui refusent de rentrer dans l’accord de Khartoum ou pour les groupes qui seraient nouvellement créés.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:15:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Responsable en service du BARC de Bossangoa et président préfectoral du parti KNK de l’Ouham, Monsieur Archimèd OGUÈRE avait été arrêté par les gendarmes, puis transféré dans les bases des Russes le vendredi 18 juin 2021 à Bossangoa. Mais quelle est la raison de son arrestation par les forces de l’ordre ? S’agit-il d’un règlement de compte politique ou personnel ?
Monsieur Archimèd OGUÈRE
Selon des informations recueillies, Monsieur OGUERE fraîchement venu de la ville de Bertoua au Cameroun pour son nouveau poste d’affectation à Bossangoa a réellement pris service pendant le mois d’août 2020. Mais deux mois plus tard, l’homme a été élu Président préfectoral de l’Ouham du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. C’est un parfait mélange qui irrite au plus haut sommet de son organisation. Des murmures commencent à se faire entendre, certains préfèrent le voir remplacer en mettant fin à son contrat, d’autres complotent secrètement pour son arrestation, ou voir même le liquider physiquement. Ainsi, le Président du conseil d’administration du BARC, Monsieur Sani Yalo a fait dépêcher une mission à Bossangoa en vue d’installer officiellement le remplaçant de OGUERE sans le tenir informé. Cette mission, dirigée par monsieur Baba kowotrolo, avait aussi un objectif, procédé à l’arrestation de Monsieur Archimèd OGUÈRE avec l’appui des gendarmes locaux, car celui-ci a déjà franchi la limite en intégrant le parti KNK qui est assimilé au groupe armé CPC dirigé par l’ancien Président François Bozizé, selon ses détracteurs. C’est ainsi que lors de la passation de service entre lui et son remplaçant dans les locaux du BARC à Bossangoa, les gendarmes étaient venus procéder à son arrestation.
Cependant, pour beaucoup des centrafricains , cette arrestation arbitraire cache beaucoup de zones d’ombre. D’abord ils se demandent dans quel pays au monde une unité de la gendarmerie peut-elle arrêter un agent de l’état ensuite le remettre aux Mercenaires russes pour sa liquidation physique ?Enfin, les mercenaires russes, après toutes les investigations mener dans la ville de Bossangoa, n’ont rien reproché à monsieur OGUERE de son soit disant collaboration avec la CPC et ceci ont décidé quand-même de le transféré à Bangui . Alors, comment comprendre son placement depuis trois mois sous mandat de dépôt par le Doyen des juges ? D’ailleurs semblerait il que lors des interrogatoires de monsieur OGUERE, au lieu de lui poser des questions sur les faits qui lui sont reprochés (atteinte à la sûreté intérieure de l’état) le Doyen des juges le Magistrat Mathieu Nana Bibi s’attarde exclusivement sur des questions sociales touchant à la collaboration entre OGUERE et ses collaborateurs du BARC. Est-ce que le Doyen dispose des preuves des faits reprochés à monsieur OGUERE ? Si oui qu’attend il pour les brandir afin de l’inculper ? À vrai dire le dossier OGUERE est vide, et à suivre de très près, car ce dossier témoigne de manière palpable l’influence du système Touadera à écraser tous les opposants à son régime.
“Poutine est un voleur”: plus d’un millier de Russes dans les rues contre des fraudes “colossales” aux élections législatives
Bangui ( République centrafricaine ) – Plus d’un millier de Russes ont manifesté samedi à Moscou à l’appel du Parti communiste, protestant contre ce que les critiques du Kremlin ont qualifié de fraudes massives lors des élections législatives des 17-19 septembre.
Sur une place Pouchkine noire de monde, des figures du Parti communiste ont harangué une foule compacte et calme, décriant un scrutin “volé”, selon un correspondant de l’AFP sur place.Le parti au pouvoir “Russie Unie a volé les sièges des députés”, a déclaré devant la foule Valéri Rachkine, premier secrétaire du Parti communiste à Moscou, critiquant une “fraude électorale colossale à Moscou”.”Poutine est un voleur”, scandaient les manifestants, appelant également à libérer les prisonniers politiques.Certains brandissaient des pancartes réclamant que l’on recompte les votes, tandis que d’autres exprimaient leur soutien à l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.Le dirigeant du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, était absent, invité samedi avec d’autres dirigeants de partis à s’entretenir avec le président russe Vladimir Poutine.Avant le début de la manifestation, non autorisée par les autorités, ces dernières ont arrêté plusieurs militants politiques dont Sergueï Oudaltsov, chef d’un parti de gauche radicale, a indiqué l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations en Russie.Un important dispositif policier avait été mis en place sur la place Pouchkine, mais les forces de l’ordre n’ont pas tenté de disperser la manifestation, se contentant de diffuser de la musique à un volume élevé afin de noyer les discours prononcés par les manifestants.Les élections législatives ont vu le parti du pouvoir rafler une majorité des deux tiers, assez pour réviser la Constitution, point final d’un scrutin sur-mesure dont avaient été exclus les détracteurs de Vladimir Poutine.Alexeï Navalny et ses alliés, faute de pouvoir participer au scrutin après le classement de leur mouvement comme “extrémiste” par la justice, avaient mis au point une stratégie visant à encourager les Russes à donner leur voix aux candidats les mieux placés pour battre ceux du pouvoir, souvent des communistes.Selon l’opposition, ce “vote intelligent” aurait remporté un large succès notamment à Moscou, mais a été contrecarré par les fraudes.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:08:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Organe réunissant le Président de la République centrafricaine et les membres du gouvernement centrafricain pour discuter et adopter certains des actes principaux du pouvoir exécutif, le conseil des ministres centrafricain est désormais élargi aux Russes et aux autorités rwandaises. Une première fois depuis l’indépendance de la RCA.
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance
Selon des informations concordantes recueillies par CNC, l’ambassadeur russe en Centrafrique, Monsieur Vladimir Titorenko, ou son représentant siège régulièrement aux conseils des ministres chaque semaine à la présidence de la République. Il prend la parole et dicte des conduites à adopter. On ignore les vraies raisons de la présence russe dans ce cercle de décision, mais tout porte à croire qu’ils supervisent toutes les décisions prises par le gouvernement pour savoir si elles sont conformes aux intérêts russes en Centrafrique.
Et ce n’est pas fini pour autant ! Même les autorités rwandaises suivent aussi régulièrement en direct depuis Kigali par vidéoconférence toutes les séances du conseil des ministres tenues chaque semaine au palais de la renaissance. D’après nos sources, les autorités rwandaises se moquent régulièrement de la timidité du chef de l’État Faustin Archange Touadera face à son Premier ministre et les membres de son gouvernement. Il ne fait que les écouter c’est tout.
D’après un membre du gouvernement rwandais très déçu après séance, Touadera veut imiter Kagamé, mais malheureusement brille par sa timidité, et n’a pas la facilité de langage tout comme le courage de prendre des décisions face aux membres de son équipe gouvernementale comme son homologue rwandais .
Ces pratiques nouvellement instaurées dans le pays soulèvent un autre problème qui est celui de la souveraineté de la République centrafricaine.
Les Mercenaires russes de la société Wagner sont omniprésents dans l’appareil étatique. Des conseils des ministres aux combats aux côtés des FACA en passant par la tenue de la douane centrafricaine et instruction des militaires, policiers et gendarmes, la Centrafrique a perdu sa souveraineté. Ce qui pousse le ministre d’État Jean-Willybiro SAKO à dire à haute et intelligible voix que ce sont les Russes qui contrôlent et dirigent le pays.
Selon certains observateurs nationaux, l’intérêt des autorités centrafricaines est surtout de multiplier le clientélisme international et de diversifier la dépendance. La nouvelle revendication de souveraineté du régimes de Bangui consiste à démultiplier les liens de dépendance au lieu de créer les conditions économiques de la souveraineté.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:34:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un journaliste du CNC, Monsieur D. Y. Ibrahim a reçu ce samedi 25 septembre au stade omnisport de Bangui une menace d’arrestation et de mort alors qu’il était en train de couvrir un gala de box au palais d’omnisport.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Le-Ministre-de-la-Communication-et-des-Medias-Porte-Parole-du-Gouvernement-450×253.jpg” alt=”Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement Monsieur Djori” width=”450″ height=”253″ />Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement
Le samedi 25 septembre, au palais d’omnisport à Bangui, lors du gala de boxe pour la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, l’un de nos journaliste, Monsieur D. Y. Ibrahim a été menacé d’arrestation et de mort par le ministre de communication Serge Ghislain Djorie.
Selon le ministre, le journaliste, qui connaît d’ailleurs bien le ministre pour avoir couvrir sa campagne électorale sans contrepartie en décembre dernier, doit obligatoirement écrire un article et envoyé à sa rédaction dans lequel il mentionne que les informations publiées sur CNC dans lesquelles on dénonce les exactions des Mercenaires russes dans les villes de province ne sont pas authentiques. Mais face à la réticence du journaliste, le ministre passe à la vitesse supérieure et menace. D’après lui, c’est déjà fini pour tous les journalistes du CNC, quel que soit leur endroit sur la terre.
« Je vous dis sincèrement entre nous, tous les journalistes du CNC à Bangui comme en province, ou encore en France, nous allons tous les prendre un à un. Ils vont regretter de leur vie », déclare le ministre Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement.
Mais ce qui échappe peut-être au ministre, c’est qu’aucun journaliste du CNC n’a pas la possibilité d’influencer sa rédaction. Les menacer ne changera rien à la ligne éditoriale du CNC.
De par l’analyse de la différente série de menaces de mort à l’encontre de nos journalistes, tout indique clairement qu’il y’a une partie de nos autorités qui tiennent mordicus à faire taire définitivement CNC.
Sur ce point, la rédaction du CNC prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les graves dérives pour la liberté de la presse en République centrafricaine.
Rappelons que depuis plusieurs mois en République centrafricaine, Il y’a des restrictions pour empêcher les journalistes du CNC de faire correctement leur travail en province comme à Bangui.
Il faut noter au passage que le ministre Serge Ghislain Djorie est un cousin direct du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Candidat malheureux à la dernière présidentielle du décembre dernier, il a recueilli moins de 0,5% de suffrage exprimé, selon l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:07:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme est un ex-commandant en charge des impôts de l’UPC et proche du sulfureux ministre Hassan Bouba. Il a été arrêté ce samedi après-midi par les éléments de l’office central de la répression du banditisme (OCRB) et placé en garde à vue.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Le suspect s’appelle Mamadou Nassir, ex-commandant en charge des impôts de l’UPC, et proche du sulfureux ministre de l’Élevage Hassan Bouba. Selon nos informations, il a été arrêté sur le marché à bétail au village Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui sur l’axe Damara par les éléments de l’office central de répression du banditisme (OCRB).
Selon les mêmes sources, l’opération avait eu lieu samedi après-midi suite à des renseignements faisant état de sa présence clandestine au milieu des éleveurs au marché à bétail de Bangui comme un agent du ministère de l’Élevage. L’homme se trouve actuellement en garde à vue à l’OCRB, mais certains de ses proches ont indiqué qu’il serait probablement libéré au début de cette semaine par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba. Cependant, d’autres ont préféré ne pas garder leur langage dans la poche et profèrent des menaces à l’endroit des forces de l’ordre, comme Monsieur Moussa Bobiri Aliou qui a indiqué que de gré ou de force, il sera libéré.
Rappelons que le tchadien Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), nommée au gouvernement dans le quota de l’UPC, crée désormais une faction dissidence de l’UPC proche du gouvernement. À ce titre, certains officiers de l’UPC favorable au sulfureux Hassan Bouba ont été nommés clandestinement à des postes au ministère de l’Élevage, d’autres positionnés secrètement au marché à bétail comme des contrôleurs ou encore des percepteurs.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:54:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Surnommé Tintin Alkato, un mercenaire de la société Wagner qui se dit frère cadet de Monsieur Valery Zakharov multiplie des exactions sur la population de Paoua. L’homme est surtout incontrôlable et imprévisible. Ce dimanche 26 septembre 2021, il a fait à nouveau usage de son arme pour braquer des commerçants au niveau du marché central de Paoua.
Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Surnommé Alkato en raison de sa marche dit en fauchage, marche boiteuse, l’homme serait le chef des mercenaires de Wagner à Paoua. Mais chaque jour qui passe, c’est le calvaire pour la population, en particulier les commerçants.
« Depuis plusieurs mois, Monsieur Alkato a mis très mal à l’aise tout le monde ici à Paoua. Chaque soir, il prend son véhicule de service, il l’arrête sur la pleine route et descends parfois torse nu avec son arme de service en main. Sans hésitation, il fouille une à une les boutiques. Quand il voit un pousse-pousse, passe, il interpelle le pousseur et bloque son pousse-pousse », témoigne un habitant du quartier Combattant de Paoua interrogé par CNC au début de ce mois.
« Monsieur Alkato, malgré son état physique boiteux, vient parfois dans des auberges et ramasse seul des matelas pour partir avec. C’est triste, mais c’est une réalité », explique un autre habitant au début de ce mois. Mais ce dimanche 26 septembre, l’homme a franchi la limite. Il a voulu dévaliser tous les commerces de Paoua. Selon des témoins interrogés par CNC, l’homme était venu dans un premier temps devant le marché. Faisant comme s’il voulait acheter de méchoui, l’homme dégaine son arme et faisait des tirs assourdissants en l’air. Pris de panique, le vendeur et certains acheteurs qui étaient présents ont pris la fuite, laissant Monsieur Alkato seul qui se servait tranquillement à volonté.
Interrogé par CNC, le vendeur affirme qu’il avait eu une perte de 45 000 francs CFA ce jour. En plus, Monsieur Alkato a pris également la marmite de bouillie d’une vendeuse et partir avec.
À Paoua, on ne parle que de lui dans les quartiers, dans les rues et dans les commerces. À Bangui, les autorités du pays, qui collaborent étroitement avec ces mercenaires de Wagner, se lancent dans des campagnes de mensonge pour les protéger. Mais comme disait l’ancien Président Ange Félix Patassé, le mensonge prend l’ascenseur, mais la vérité prend pour lui l’escalier, c’est-à-dire que le mensonge va vite, mais la vérité va lentement.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:03:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). Organisé dans le cadre de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale, un gala de boxe avait eu lieu ce samedi 25 septembre au palais omnisport de Bangui. L’évènement était organisé par la fédération centrafricaine de boxe et ses partenaires comme la Télécel et le Détachement Liaison et Contact de l’Armée française de la Mislog qui a financé le nouveau ring de boxe.
Combats de boxe en cours au stade omnisport de Bangui le 25 septembre 2021
Le premier gala de boxe, organisé depuis de longs mois dans la capitale centrafricaine, a comblé les attentes de tous les passionnés du noble art.
En cet après-midi ensoleillé du samedi 25 septembre 2021, des boxeurs de toutes catégories se sont affrontés sur un nouveau ring financé par la Mislog française. C’était en présence de quelques autorités du pays, notamment le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie; le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Missions Logistique de l’armée française à Bangui;
La représentante de la Télécel; le président de la fédération centrafricaine de boxe; la représentante du président de l’Assemblée nationale; le représentent du Premier ministre en matière de la jeunesse; le directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des sports et la secrétaire générale adjointe de CNOSCA.
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE en train de faire son discours lors de la gala de boxe au stade omnisport
En deux heures, 9 combats ont défilé deux ou trois rounds, selon les catégories.
Selon le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, “La boxe, peut-être plus encore les autres sports, est synonyme du respect de soi, des règles et de son adversaire. Pour réussir dans ce sport, il faut faire preuve d’honneur, de discipline et de loyauté. Mais il faut aussi faire preuve de courage, d’humilité, de persévérance et de dépassement de soi”.
“Ces valeurs sont essentielles à la consolidation de tout individu, de toute société ».Il exprime également sa joie “Soyez rassurés que je sois très heureux d’assister à ce gala de boxe destiné à faire la promotion de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale.”
Rappelons que les 5 meilleurs du gala seront sélectionnés pour le Championnat du monde en Serbie à Belgrade, qui aura lieu du 26 octobre au 06 novembre 2021.
Le Tchad inquiet par la présence de Wagner en Afrique
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de la diplomatie tchadienne estime que le groupe paramilitaire russe Wagner constitue une menace pour la sécurité des pays de la sous-région, dont le Tchad.
“Toute ingérence extérieure, d’où qu’elle vienne, pose un problème très sérieux pour la stabilité et la sécurité de mon pays”, a déclaré le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Chérif MahamatZene à propos de l’implication de la société privée Wagner en Afrique et de la probable signature d’un contrat avec le Mali.
“Il y a des Mercenaires russes présents en Libye, qui sont aussi présents en République centrafricaine. Nous avons des raisons de nous préoccuper de la présence de ces mercenaires parce que les assaillants qui ont attaqué le Tchad en avril et causé la mort du président Idriss Deby Itno ont été formés, encadrés par la société privée de sécurité Wagner”, a-t-il ajouté.Attaque du territoire tchadien”
Le 30 mai, le Tchad a fait l’objet d’une attaque près de la frontière centrafricaine (…) appuyée certainement des Russes”, a aussi rappelé le chef de la diplomatie tchadienne. “Nous avons toutes les preuves de la présence de ces Russes au côté des forces centrafricaines et cela nous préoccupe”, a expliqué le ministre.Selon Chérif Mahamat Zene, Wagner a engagé son “personnel en Libye et en Centrafrique” et “il est évident qu’il y a des communications téléphoniques entre les deux entités. Ça nous en avons des preuves, les deux communiquent, ça c’est sûr”.
Aide au Sahel
Lors d’un discours pré-enregistré par vidéo devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président de transition tchadien, le général Mahamat Idriss Deby Itno, a réclamé une aide accrue pour les pays du Sahel faisant face à la montée en puissance de groupes jihadistes.
“Tout en saluant les efforts fournis par les différentes forces intervenant au Sahel, le Tchad souligne l’impérieuse nécessité d’un soutien multiforme plus important tant aux forces conjointes (du G5 Sahel) qu’à leurs Etats membres individuellement pris””, a-t-il dit.En marge des travaux de la 76e session de l’Assemblée générale de l’Onu qui se poursuit à New-York aux Etats-Unis, Chérif Mahamat Zene a également réitéré au micro de la DW, la demande de soutien exprimée par son pays, à la communauté internationale afin d’accompagner et surtout de financer la transition politique en cours.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 25 septembre 2021, 02:57:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, en partenariat avec les militaires français de la MISLOG ont réalisé une cérémonie de distribution de kits scolaires au profit des élèves de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto ce jeudi 23 septembre 2021.
Photo de famille des membres de L’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement
Au nom de l’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, son Président, Monsieur KOLITI Vianney Cornéa tenait à situer la portée de ce don avant d’exhorter les parents à laisser leurs enfants à aller à l’école, car ces kits vont leur redonner la valeur dans leurs études.
« « Il faut qu’ils aillent à l’école. Peut-être demain, l’école va les aider à devenir quelqu’un dans ce pays ». D’après lui, lors de la récente crise qui a secoué le pays, beaucoup des enfants ont perdu leur parent, et d’autres sont obligés, par manque des moyens, abandonnés leurs études. On espère bien que ces kits vont leur permettre de redonner l’espoir de regagner les bancs de l’école.
Pour le maire de Lobaye, Monsieur DAKPO Marc, la ville de Mobaye, commence petit à petit à retrouver son calme d’avant grâce à la présence des forces de défense et de sécurité, des Casques bleus de la Minusca. Sauf que dans des villages périphériques, les rebelles de l’UPC sont toujours présents et font peur à la population.
D’après lui, l’école fonctionne tant bien que mal à Mobaye, mais certains professeurs affectés dans la région sont toujours à Bangui, seuls quelques-uns qui ont regagné leur poste.
Pour l’adjudant Laurent de la mission logistique française, ce don de 100 kits scolaires est fourni aux élèves de Mobaye via l’association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, représentée par Monsieur KOLITI Vianney Cornéa, son Président qui a sensibilisé la mission sur le fait que la Basse-Kotto géographiquement est loin de Bangui et que les enfants ont les mêmes besoins qu’ailleurs.
« Suite à leurs arguments qui nous ont beaucoup sensibilisés, nous avons pu, avec nos humbles moyens, pouvoir leur fournir ce don des kits scolaires ».
Rappelons que la récente crise militaropolitique qui a secoué la rca, la préfecture de la Basse-Kotto n’a pas été épargnée. Durant près de 7 années, la région était complètement envahie par des groupes armés, détruisant des habitations, des bâtiments administratifs, etc.
Mais depuis plus de 7 mois, avec le retour au calme dans le pays et le déploiement des forces de défense et de sécurité dans la région, un calme précaire s’est établi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-chef-rebelle-tchadien-baba-laddé-IMG_4fvr2020201536-450×424.jpg” alt=”le chef rebelle tchadien baba-laddé IMG_4fvr2020201536″ width=”450″ height=”424″ />Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.
DÉCLARATION DU GÉNÉRAL BABA LADDE :
Au Mali, nos contacts dans les groupes signataires des accords de paix nous ont informé qu’ils reprendront les armes si les Mercenaires russes de Wagner intervenaient au Mali.
3 raisons à cela:
– certitude que les civils maliens subiront la barbarie des mercenaires
– pillage des ressources du Mali
– soutien aux victimes centrafricaines des Wagner
Le FPR et le général Baba Laddé se félicitent de cette solidarité internationale.
Nous appelons tous les Peuls, les amis des Peuls ou plus simplement ceux attachés aux droits humains à se mobiliser contre Wagner.
Toutes les communautés centrafricaines sont victimes des exactions barbares des mercenaires Wagner, mais particulièrement les Musulmans et encore plus particulièrement les civils Peuls.
Les civils Peuls en rca se font massacrer dans l’indifférence générale.
Nous devons tous nous mobiliser pour arrêter ces crimes contre l’humanité.
Nous condamnons Hassan Bouba, un fils du FPR qui a choisi d’être complice du massacre de son propre peuple pour quelques billets donné par l’illégitime président Touadera.
Nous dénonçons aussi le comportement du mouvement rebelle tchadien FACT:
Attaqué par leur ancien patron Khalifa Haftar, les communiquants de ce mouvement accusent faussement la France d’intervenir alors que Wagner aide Haftar. Mais ils sont silencieux sur le rôle des mercenaires Wagner car depuis des mois le FACT espère obtenir l’aide des Russes pour prendre le pouvoir au Tchad.
En Libye, les hommes du FACT se sont fait tuer par leurs anciens collègues Wagner, en RCA des civils Tchadiens se sont fait massacrer par ces même mercenaires. Mais eux espèrent encore une alliance avec les Russes.
Le FACT prétend vouloir la démocratie. Mais Wagner ne s’alliera avec une rébellion que s’ils ont la certitude qu’un dictateur s’installera et les laissera piller les ressources.
Mais que pouvons nous attendre de ce mouvement qui n’a pas hésité à tuer ses frères du CCMSR et de l’UFDD pour l’argent d’Haftar.
Le FPR n’abandonnera jamais son peuple massacré tous les jours.
Le combat est total contre les mercenaires Wagner et les alliés locaux de ces barbares.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-Minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 25 septembre 2021, 02:29:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). La nomination du général Ely Zayed Ould M’Bareck à la tête de la task force de Bangui de la Minusca, la mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique, a provoqué plusieurs manifestations. (
Ancien soldat dans les années 1990, Abdel Aziz Soumaré ne digère pas la nomination du général Ely Zayed Ould M’Bareck, dont le nom figure sur une liste de responsables d’exactions dressée par des rescapés des violences avec l’aide de l’organisation Agir pour les droits humains.
« Il n’y a rien de plus insultant pour les victimes que de voir un homme qui a le parcours de ce monsieur se retrouver à la tête d’une institution aussi respectable et honorable que l’ONU, de surcroît chargé de maintenir la paix et défendre les droits humains. »
Aucune plainte n’a jamais été déposée contre le général Ely Zayed Ould M’Bareck en raison de la loi d’amnistie de 1993, estime Alassane Dia, président de la Coalition vivre ensemble vérité et réconciliation. Ce texte absout les membres des forces armées auteurs d’infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992.
« Nous demandons à la Mauritanie de revenir sur la loi de 1993 qui a créé justement tout cet imbroglio que nous vivons aujourd’hui. Le problème en Mauritanie c’est justement qu’il n’y a pas de travail de mémoire. L’État considère aujourd’hui que ce qu’il appelle le “passif humanitaire” est clos. Mais en réalité, tant que l’État n’aura pas pris tout ça en considération, il n’y aura pas de réconciliation. »
Ni la Minusca, ni les autorités mauritaniennes n’ont répondu aux sollicitations de RFI.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 samedi, 25 septembre 2021, 02:09:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le sergent, accusé de meurtre d’un soldat de deuxième classe en janvier 2013, a été condamné ce vendredi 24 septembre 2021 par la cour martiale à 5 ans de travaux forcés et une amende de 10 millions de francs CFA.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/koyara-salue-les-faca-formes-par-les-russes-filme-par-krock-450×338.jpg” alt=”La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock
« La cour, statuant publiquement et contradictoirement à l’égard des parties, en matière criminelle en premier et dernier ressort de l’action publique, déclare l’accusé Patrick Niakou coupable de meurtre, lui accorde de large circonstance atténuante. En répression lui condamne à 5 ans d’emprisonnement ferme », a déclaré Marie-Martial Kéyéndou, Président de la cour.
Pour le dommage et intérêt, la cour condamne également l’accusé, qui, on le rappelle, est un sergent des forces armées centrafricaines (FACA), à une amende de 10 millions de francs CFA à la partie civile.
Pour l’avocat du condamné, aucune déclaration n’a été faite. Il n’exprime pas la volonté d’interjeter un appel du jugement du moment car la condamnation s’est refermée sur elle-même, rendue en premier et dernier ressort.
Rappelons que la cour martiale est en charge de juger les personnels militaires ou assimilés. Ce sont les premières audiences pour cette cour qui a été créée dans le cadre de la reforme judiciaire du 24 mars 2017.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Daniel-Nzewé-443×450.jpg” alt=”Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.” width=”443″ height=”450″ />Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021 ( Corbeaunews- centrafrique). L’homme se prépare à se rendre à Dakar au Sénégal pour participer à la conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie )CONFEJES). Mais le problème est que l’homme ne produisait que de faux document nécessaire à son invitation : de faux paraphes, de fausses signatures du ministre ainsi que de faux sceaux du ministère de la Jeunesse et des Sports confectionnés par l’intéressé.
Selon des informations du CNC, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique avait été limogé par l’ancien ministre de la Jeunesse Regis Lionel Dounda comme point focal de CONFEJES Centrafrique et remplacé par madame Fali Flore , Directrice générale de la jeunesse. Mais à la surprise de tout le personnel du ministère de la jeunesse et des sports, c’est encore le sulfureux Daniel Nzéwé qui a été invité par la CONFEJES pour prendre part du 27 septembre au 1 octobre 2021 à Dakar à la session de renforcement des capacité des coordonnateurs du programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Or, après une investigation rapide auprès de la CONFEJES, Monsieur Daniel Nzéwé a bien falsifié de bout en bout de faux documents au nom de son ministre, du Directeur de cabinet afin d’usurper le titre du point focal de la CONFEJES Centrafrique.
Notons que ces faux documents comportent :
– faux paraphe du Dircab.,
– Fausse signature du ministre en fonction,
– Faux Sceau du ministère de la Jeunesse et des Sports confectionnés par Daniel Nzéwé.
Rappelons que Monsieur Daniel Nzéwé, chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique, est très connu des Centrafricains pour être cité dans plusieurs affaires d’escroquerie, détournement des fonds, faux et usage des faux. Sorti de prison centrale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui après quelques mois d’écrou suite à une affaire du détournement de 23 millions de francs CFA des investisseurs chinois, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia a démissionné de son parti le PNCN de Monsieur Cyriaque Gonda afin d’atterrir, armes et bagages à la main, au mouvement coeur unis, MCU, du chef de l’État.
L’un des faux documents fournis par Monsieur Daniel Nzéwé
Voici le vrai document du ministère de la jeunesse et des sports
Premier League : Chelsea – Man.City, un choc des géants
Bangui ( République centrafricaine ) – L’heure est-elle à la revanche pour Guardiola ? Le Chelsea de Thomas Tuchel s’est imposé contre les Citizens dans leurs trois dernières confrontations dont la finale de la Ligue des champions.
Les Blues sont en fait sur une série de quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues. Les hommes de Thomas Tuchel n’ont concédé qu’une seule fois en championnat ce trimestre et a été impressionnante lors de ses voyages. Ils ont battu Arsenal et Tottenham, et ils ont fait match nul 1-1 à Liverpool alors qu’elle jouait avec 10 hommes. Les Blues sont donc bien partis cette saison, mais quatre équipes dont Manchester City sont potentiellement considérées comme challengers.
Manchester City est pour sa part en 5e position au classement provisoire avec 10 points, soit à trois point du leader Chelsea. Les Citizens ont en effet été tenus en échec deux fois après avoir aussi perdu contre Tottenham lors de l’ouverture de la saison.
Quant aux confrontations entre ces deux équipes, les Citizens ont perdu trois de leurs derniers matches contre les Blues. Les hommes de Pep Guardiola auront donc à prouver ce samedi après-midi à Stamford Bridge face au tacticien allemand Thomas Tuchel et sa troupe qui aura aussi un soutien du public.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 07:33:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis septembre, la France a refusé des demandes de visas de circulation à plus d’une dizaine d’officiels centrafricains. Une situation symptomatique des tensions entre les deux pays, qui pourrait s’aggraver à l’aune de futures enquêtes judiciaires.
L’histoire n’est qu’un énième épisode des tensions qui entourent le sujet de la délivrance de visas Schengen aux officiels centrafricains, mais cette démarche française pourrait être suivie d’un éventail de sanctions plus poussé : en route pour l’Assemblée générale des Nations unies à New York qui a débuté le 20 septembre, la délégation du président Faustin Archange Touadéra a connu une halte rocambolesque à Paris. Arrivée à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sur les coups de 18 h par le vol Air France AF 773, le groupe n’a pas pu obtenir de visa de circulation, à l’exception du chef de l’Etat. Pourtant formulée dès mi-septembre par la diplomatie centrafricaine, la demande a été refusée par Paris, qui leur a seulement délivré des visas de transit.
Résultat, les membres de la délégation qui n’étaient pas détenteurs d’un document d’entrée à titre personnel (carte de séjour, passeport) n’ont pu sortir de l’aéroport. Un autre qui, lui, disposait d’une carte de séjour renouvelée en 2020, a vu sa demande de visa de circulation et transit refusée.
Des restrictions depuis le printemps
C’est que, agacé des messages “anti-français” et de la coopération entre Bangui et la compagnie de sécurité privée russe Wagner (AI du 05/05/21), Paris poursuit, depuis le printemps, une politique de restriction en la matière. Ainsi, pour sa tournée estivale en France en juillet, la ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon – qui dispose de la nationalité française – fut contrainte d’utiliser ses documents personnels.
Ces décisions administratives, actées depuis Paris, ont été froidement accueillies sur les bords du fleuve Oubangui. Les médias proches du pouvoir s’en sont pris directement à l’ambassadeur de France en poste dans la capitale centrafricaine, Jean-Marc Grosgurin, accusé de “créer une barrière diplomatique entre Bangui et Paris”.
Tracfin surveille les avoirs centrafricains en France
La situation pourrait d’ailleurs s’aggraver. Outre l’étude approfondie des cartes de séjour dans l’Hexagone de plusieurs proches de Touadéra, l’agence française Tracfin, chargée de la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent, se penche sur le cas de plusieurs personnalités centrafricaines. De nombreux ministres ou conseillers présidentiels sont Français, ou ont des liens proches avec la France.
L’agence, sous tutelle du ministère de l’économie, prend soin depuis plusieurs mois d’analyser les avoirs et flux financiers jugés “suspects” en provenance de la Centrafrique. L’acquisition de biens mobiliers en France par plusieurs d’entre eux pourrait alimenter un éventuel dossier de “biens mal acquis” centrafricain.
Une situation déjà médiatisée dans la presse centrafricaine, dont plusieurs organes proches de l’opposition ont multiplié ces derniers mois les “révélations” sur les situations personnelles de figures banguissoises dans l’Hexagone.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 03:24:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka, située à 385 kilomètres de Bangui, a été secouée cette nuit par des détonations d’armes automatiques lourdes et légères.
Minusca-et-les-soldats-faca-a-bambari-corbeaunews-450×304.jpg” alt=”les soldats FACA et Minusca en patrouille à Bambari.” width=”450″ height=”304″ />Patrouille mixte FACA-MINUSCA à Bambari.
Plongés dans la psychose suite aux récents affrontements entre les éléments des forces armées centrafricaines et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la localité de Biadé, située à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, les habitants de Bambari ont cru faire face cette nuit à une nouvelle attaque de l’UPC.
Dans la nuit du jeudi à vendredi 24 septembre, aux environs de minuit, des tirs à l’arme lourde et légère ont retenti à proximité du centre-ville, paniquant davantage les populations déjà apeurées.
Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de ces détonations d’armes lourdes et légères, et qui sont à l’origine. Selon un habitant de la ville joint au téléphone, les tirs ont cessés, mais des forces de défense et de sécurité intérieure multiplient des patrouilles dans la ville pour rassurer les populations.
Rappelons que le mercredi dernier, vers 10 heures du matin, une patrouille des soldats de l’armée nationale avait été prise pour cible par un groupe des rebelles au village Biadé, situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, faisant un mort du côté des soldats FACA et aussi un blessé dans le même rang des FACA.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si quasiment tous les pays de la planète s’activent à trouver un consensus sur le rôle essentiel que chaque pays doit jouer pour prévenir la corruption et définir sa stratégie anti-corruption, la république centrafricaine opte, pour elle, la pratique de la corruption. C’est dans ce sens que le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji crée le poste de chargé de mission en charge de la corruption dans son cabinet.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-President-de-lassemblee-nationale-Simplice-Mathieu-Sarandji-le-5-mai-2021.-Photo-CNC-450×338.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
C’est dans un arrêté portant nomination ou confirmation des personnalités au cabinet du président de l’Assemblée nationale en date du 21 septembre 2021 que l’honorable de Baoro Simplice Mathieu Sarandji désigné président de ladite institution, a matérialisé l’acte d’officialiser un poste en charge de la corruption, notamment le poste de chargé de mission en charge, responsable de la corruption.
Ce poste est confié à Dimitri Yalangba, un chef de service au ministère de la Communication et producteur de deux émissions favorables au pouvoir en place à la radio Centrafrique, notamment, Le grand rendez-vous et le Club de la presse. En sa qualité de producteur des émissions, il est le porte-parole de celui qui l’a nommé.
« C’est un troisième gouvernement implanté à l’Assemblée nationale. En réalité, c’est un groupe des personnes qui avaient battu campagne pour le président Touadera et qui n’ont pas pu trouver une chaise de travail à la Primature comme à la Présidence »,nous confie un parlementaire indépendant.
Un fonctionnaire parlementaire, quant à lui, s’interroge sur la mission précise de sieur Dimitri Yalangba. « Personne ne comprend jusqu’alors rien sur la responsabilité qu’aura le sieur Dimitri. Sera-t-il en charge de la corruption dans le but de vulgariser cette notion au sein de l’institution ou d’anti-corruption ? ».
Rappelant que la 6ème législature était totalement endeuillée par des pratiques corruptives. Tous les votes des lois ont été réalisés avec les billets de banque tout comme les renouvellements annuels des membres des bureaux de l’Assemblée nationale, la destitution de l’honorable le plus mal élu du groupe, Abdoul Karim Meckassoua à la tête de ladite Institution. Même la 7ème législature actuelle, a débuté avec des actes de la corruption entrainant les mouvements massifs des députés d’un parti à un autre afin de constituer la majorité présidentielle. La nomination de Dimitri Yalangba sonne comme un acte d’institutionnalisation ou de légalisation de la corruption au cœur même du deuxième pouvoir censé lutter contre cela ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/martin-ziguelé-750×500-1-450×334.jpg” alt=”L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”334″ />L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
Député de Bocaranga III et président en exercice du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé ne retient plus sa langue face à la montée de l’insécurité dans le Nord-ouest du pays. Si le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement considère qu’il attise le feu, Ziguélé estime quant à lui, que son combat s’inscrit dans le cadre du retour de la paix et de la sécurité. Dans cette interview avec nous, l’opposant centrafricain aborde le chapitre sécurité, le dialogue à venir ainsi que les élections locales en vue.
L’Hirondelle (LHRD) : Depuis quelques temps, le MLPC est en ligne de mire face à la montée de l’insécurité dans le Nord-ouest de Centrafrique, au moment où nous parlons, quelle est la situation exacte de cette partie du pays ?
Martin Ziguélé (MZ) : Je voudrais profiter de votre micro pour rappeler que j’avais pris part, personnellement, en tant que député et en tant que président du MLPC aux pourparlers de Khartoum. Même si nous n’avions pas été impliqués directement dans les débats, pour nous, il s’agissait d’encourager la dynamique afin de ramener la paix pour nos populations. Cependant, au moment où l’accord conclu à Bangui commençait à présenter des signes évidents de faiblesse, nous n’avons cessé de dénoncer la duplicité des groupes armés et de demander leur cantonnement. Parce que, ce que nous cherchons, c’est le désarmement des combattants et le rapatriement des combattants non-centrafricains. Malheureusement qu’à l’époque, nous avons en face de nous les groupes armés qui étaient mal à l’aise face à nos dénonciations, et de l’autre coté, une frange du gouvernement de l’époque qui nous qualifiait de « dérangeur ». Aujourd’hui, nous constatons que par vocation tardive, la posture que nous avions affichée vis-à-vis des groupes armés est en train d’être adoptée par ceux qui nous critiquaient. Par ailleurs, face à la détermination du gouvernement à réduire la force de nuisance des rebelles, nous ne pouvons que nous réjouir de ce que plusieurs villes du pays ont été libérées. Toutefois, on constate que les rebelles ont quitté les villes pour tenir les contrées. Les paramilitaires russes se livrent à toutes sortes d’exactions sur les populations, ce qui est bien décrié par les ONG, les experts de l’ONU, nos électeurs sur place ainsi que les médias. Les populations dans nos provinces vivent quasiment comme des prisonnières. Nous en avons des exemples à Mann, Loura, Bozoum, Bouar, Bossemptélé où les russes viennent sans sommation, casser des maisons, piller des motos en état d’ébriété. Les populations du nord- ouest sont prises en étau d’un coté par les paramilitaires russes, de l’autre coté, par les rebelles des 3R.
LHRD : Mais, suite à vos déclarations, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement avait qualifié vos propos d’allégations mensongères, il a même dit vouloir intenter des actions en justice contre vous. Qu’en dites-vous ?
MZ : Je n’ai pas été le seul à dénoncer ce que les populations du Nord- ouest endurent en ce moment. Le préfet de Bocaranga avait été appelé par un des vos confrères de Bangui FM ou de Ndèkè Luka, il a encore apporté plus de précision par rapport à ce qui est dit. J’invite le porte- parole du gouvernement à faire comme il l’avait fait pour Bossangoa, prendre un avion, se rendre sur le terrain, afin de s’enquérir de la situation qui prévaut. S’agissant des menaces et d’actions au niveau de la justice, j’en suis habitué, mais, ce n’est pas ce qui va nous empêcher de dénoncer la prise en étau des populations par les russes et les mercenaires des 3R ; ces populations sans défense dans l’ultime désir est de recouvrer la sécurité.
LHRD : En rapport à la situation qui prévaut dans le nord-ouest du pays, l’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique a pondu un communiqué dans lequel, elle demande l’ouverture immédiate d’une enquête complète, est-ce que cela traduit la lassitude des partenaires internationaux face aux commissions d’enquêtes dont les conclusions ne pas connues à ce jour ?
MZ : Il est dans l’intérêt du gouvernement d’user de tous les moyens d’Etat afin d’enquêter sur tout ce qui passe. Je pense qu’il y a le ministère de l’intérieur, de la justice, il y a nos services de renseignements, il y a les représentants des collectivités territoriales, l’Etat peut passer par ces canaux pour avoir toute la vérité. Nous avons été à une certaine époque aux affaires, nous connaissons les faiblesses structurelles du pays, le gouvernement doit tout faire pour documenter très rapidement ces exactions, de tirer des conclusions pour que justice soit rendue. Il en va de soi avec l’intérêt de la paix et de la stabilité durable.
LHRD : Au moment où le pays se prépare au dialogue dit républicain, une nouvelle initiative de la communauté de Sant Egidio à la laquelle vous serez partie prenante a vu jour. Il s’agit d’une rencontre entre acteurs politiques et leaders de la société civile, n’est-ce pas une initiative de trop ?
MZ : On ne peut pas dire qu’on fait beaucoup de dialogue, et les dialogues d’avant ont échoué. Non, je ne suis pas de cet avis. J’estime par contre que si les dialogues passés ont échoué, c’est parce qu’il n’y a pas eu assez de préparation en amont. Or, lors des négociations qui ont abouti à la signature de l’APPR/RCA, il y avait eu beaucoup de préparation en amont avec les parties prenantes, cela visait à conduire au consensus ou à ce qui devait l’être. Nous nous préparons actuellement pour le dialogue dit républicain, vous êtes sans ignorer qu’il y a beaucoup d’objectifs selon divers courants de pensée, c’est de tout cela qu’il faut des discussions en amont, afin d’harmoniser les vues bien avant la tenue de cette conférence nationale.
LHRD : Il y a quelques jours, le Chef de l’Etat a pris part au minisommet de la CIRGL. Les conclusions de ce conclave ont appelé à la poursuite du dialogue avec les groupes armés, un état de fait qui semble ne pas arranger le porte-parole de la présidence, pour vous en tant que politique, quel regard portez-vous sur cette recommandation des Chefs d’Etat de la sous-région ?
MZ : Vous savez, il y a des fois où je me demande si c’est moi qui ne comprends pas les choses ou ce sont les autres qui font exprès. Il vous souviendra qu’il y a deux ans, le gouvernement avait fait savoir que sa première priorité était la sécurité, et qu’il fallait dialoguer avec les rebelles. Une vision à laquelle notre parti a adhéré. Mais, c’est tout aussi curieux de savoir qu’aujourd’hui, les gens viennent à dire qu’il ne faudrait plus avoir ce cadre de dialogue. Nous estimons pour notre part que face à la situation que traverse notre pays, tant il faut frapper les rebelles, il faut de l’autre coté ouvrir des discussions à ceux qui se montrent disposés à déposer les armes et à faire la paix.
LHRD : Le pays se dirige pour le moment vers les élections locales. D’un coté, les partis politiques sont moins enthousiastes, de l’autre, l’ANE n’a pas encore tiré les meilleures leçons du dernier processus électoral, cela vous inquiète-t-il ?
MZ : J’attendais justement l’ouverture de la session parlementaire pour poser cette question au gouvernement. Comment se fait-il qu’après les dernières élections, l’ANE a tenu une réunion bipartite avec le gouvernement sans avoir à élargir la discussion avec les partis politiques, les représentants de la société civile et les observateurs électoraux. Jusque-là, je n’ai pas compris cette démarche ! J’en appelle à la responsabilité de l’Autorité Nationale des Elections de convoquer une rencontre tripartite, ANE, gouvernement et observateurs indépendants afin que l’on fasse les états généraux du dernier processus.