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RCA : un sous-officier de la gendarmerie  reconnu coupable et condamné à 10 ans de travaux forcés par la justice

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:45:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gendarme, accusé d’assassinat, de tentative d’assassinat et coups et blessures volontaires,   a été condamné ce jeudi 23 septembre 2021 par la cour martiale à 10 ans de travaux forcés et une amende de 12 millions  de francs CFA.

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Un gendarme en patrouille. Photo CNC

 

« La cour, statuant publiquement  et contradictoirement à l’égard des parties, en matière criminelle en premier et dernier ressort de l’action publique, déclare l’accusé Ghislain Diallo  Tobé  coupable d’assassinat, de tentative d’assassinat,  et de coups et blessures volontaires, lui accord circonstance atténuante. En répression lui condamne à 10 ans de travaux forcés »,   a déclaré Marie-Martial Kéyéndou, Président de la cour.

Pour le dommage et intérêt, la cour condamne également l’accusé, qui, on le rappelle,  est un maréchal de logis de la gendarmerie,  à une amende  de 12 millions de francs CFA à la partie civile.

Pour les avocats du condamné, ils entendent interjeter un appel du jugement qu’ils qualifient de très sévère pour leur client.

Rappelons que la cour martiale est en charge de juger les personnels militaires ou assimilés.  Ce sont les premières audiences pour cette cour qui a été créée dans le cadre de la reforme judiciaire du 24 mars 2017.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : bouclage des quartiers, opération de fouille porte par porte dans le quatrième arrondissement

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:59:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une centaine des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie  et de la police ont mené une opération de fouille systématique des maisons dans une partie du quatrième arrondissement de Bangui. Selon la gendarmerie, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères, et cinq présumés braqueurs également interpellés.

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Les forces de l’ordre. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Suite à de nombreux cas de braquage perpétrés dans les différents quartiers de la ville de Bangui ce dernier temps, les forces de l’ordre  ont lancé au mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, puis le huitième arrondissement, le troisième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce jeudi 23 septembre, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du quatrième arrondissement, vers les quartiers Poungoulou jusqu’à Kagamougoulou. Les forces de l’ordre fouillent des maisons, cherchent des armes et objets dangereux.

L’opération de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre a permis de mettre la main sur 5 présumés braqueurs qui ont été aussitôt transférés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.  Et ce n’est pas tout ! L’opération a permis également l’arrestation d’environ 160 personnes sans papier, des armes de guerre et des effets militaires.

Pour la majorité de la population, cette opération  est bien pour la sécurité  dans le secteur, car il y’aurait eu une infiltration des personnes de mauvaise  intention et aussi plusieurs actes de braquages sont enregistrés ce dernier temps. Cependant, d’autres habitants s’inquiètent  et s’interrogent sur le but de cette opération parce que les éléments des forces de l’ordre ont déjà fouillé  ce quartier.

« S’ils sont revenus pour la seconde fois, peut-être il y a quelques choses qui ne va pas « s’interrogent-ils.

Rappelons que ces opérations de fouilles des maisons qui se poursuivent dans la capitale et ses environs interviennent  après de multiples cas de braquages à mains armées dans les quartiers de la capitale et de ses environs.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Lutte contre la corruption dans le secteur pénitentiaire en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:31:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un atelier d’identification et de priorisation des risques de corruption dans le secteur pénitentiaire en République centrafricaine a été organisé les 20 et 21 septembre 2021 à Bangui par l’office des Nations unies contre la drogue et le crime. Conjointement avec la Minusca, à travers sa section des affaires judiciaires et pénitentiaires, et en collaboration avec la direction générale des services pénitentiaires.

La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013 par AFP
La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.

 

Dans son allocution, le directeur du cabinet du ministère de la Justice a tenu à souligner l’importance de l’implication du gouvernement dans la lutte contre la corruption en milieu carcéral en République centrafricaine.

« À l’instar de plusieurs secteurs, le secteur carcéral n’est pas épargné des risques de corruption.  Allant des échanges, le privilège ou détournement, la réalisation d’un tel risque impactera négativement et de façon très considérable sur le fonctionnement normal de l’administration pénitentiaire.  Qu’elles soient actives ou passives, qu’elles émanent des membres du personnel pénitentiaire ou d’un détenu, la corruption reste et demeure l’un des plus grands facteurs de déséquilibre au sein de l’établissement pénitentiaire ».

La  Minusca,  dans le mandat inclus l’appui à la réforme du système pénitentiaire conformément aux normes standards internationaux, participent activement à l’organisation de cet atelier dans le but de contribuer à une meilleure gestion des établissements pénitentiaires. Ce qui se matérialise également par la lutte contre la corruption pour atteindre avec succès les objectifs des réformes.

«  Les multiples avantages pour l’état, et pour chaque citoyen, des réformes engagées explique le soutien très actif que le rapporte la Minusca. On comprend dès lors que l’atelier qui démarre ce jour soit organisé à l’intention des acteurs pertinents du système pénitentiaire centrafricain afin d’accroître les chances de succès du projet dans son volet amélioration de la gestion des prisons, à travers notamment la promotion d’une éthique professionnelle et d’une culture de la transparence ».

L’office des Nations unies contre la drogue et le crime, représenté par sa direction régionale venue de Dakar, a élaboré et mis en œuvre pour les participants de cet atelier des stratégies et outils servant à présenter les techniques d’identification des risques de corruption.

Les bénéficiaires auront aussi l’occasion d’évaluer et de produire des méthodes de gestion de ces risques.

« Entreprendre une évaluation des risques de corruption nécessite une méthodologie structurée et systématique conçue pour identifier les procédures des situations particulièrement vulnérables à la corruption, et concevoir des actions pour minimiser sa vulnérabilité ».

Au total une vingtaine d’agents pénitentiaires dont deux femmes venant de Bangui et des provinces telles que Bambari, Berberati et Mbaïki ont pris part à cet atelier.

La République centrafricaine a signé la convention des Nations unies contre la corruption le 11 février 2004

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Chine : “RAFFERMIR LA CONFIANCE ET AFFRONTER ENSEMBLE LES ÉPREUVES POUR BÂTIR UN MONDE MEILLEUR” dixit XI Jinping, Président de la Chine populaire

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Discours du Président XI Jinping lors du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies

 

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Le Président chinois Xi Ping

 

Monsieur le Président,

 

L’année 2021 est une année tout à fait exceptionnelle pour le peuple chinois. Elle marque le centenaire de la fondation du Parti communiste chinois. Elle marque également le cinquantenaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies, un événement historique qui sera solennellement commémoré en Chine. Nous continuerons de travailler activement pour porter notre coopération avec l’ONU à un niveau plus élevé et apporter une contribution toujours plus grande à la noble cause des Nations Unies.

 

Monsieur le Président,

 

Il y a un an, lors des réunions de haut niveau consacrées au 75e anniversaire des Nations Unies, les dirigeants des différents pays du monde ont publié une déclaration, s’engageant à lutter dans la solidarité contre la COVID-19, à relever ensemble les défis, à défendre le multilatéralisme, à renforcer le rôle de l’ONU et à bâtir un avenir commun pour les générations actuelles et futures.

 

Depuis un an, le monde a fait face à des changements et à une pandémie jamais connus depuis un siècle. Dans tous les pays du monde, les peuples aspirent plus que jamais à la paix et au développement, avec un appel plus fort à l’équité et à la justice et une détermination plus ferme à poursuivre la coopération gagnant-gagnant.

 

Actuellement, la COVID-19 continue de sévir dans le monde et la société humaine a profondément changé. Notre monde est entré dans une période de turbulences et de transformations nouvelles. Tout homme politique responsable doit répondre aux questions de notre époque et faire un choix historique avec confiance, courage et sens de l’engagement.

 

Premièrement, nous devons vaincre la COVID-19 et gagner ce grand combat, crucial pour l’avenir de l’humanité. L’histoire de la civilisation humaine est aussi une histoire de lutte contre les pandémies. C’était toujours en surmontant les défis que l’humanité a réalisé un développement et des progrès plus grands. Malgré la férocité de la COVID-19, nous finirons par en triompher.

 

Nous devons placer le peuple et la vie humaine au-dessus de tout et protéger la vie, la valeur et la dignité de chacun. Nous devons travailler dans le respect de la science, adopter une attitude scientifique et suivre les lois scientifiques. Nous devons à la fois bien appliquer les mesures sanitaires régulières et assurer la gestion des urgences, et faire progresser en même temps la lutte sanitaire et le développement économique et social. Il est nécessaire de renforcer la réponse coordonnée au niveau international pour réduire autant que possible les risques de transmission transfrontalière.

 

Les vaccins sont une arme puissante contre le virus. J’ai souligné à plusieurs occasions la nécessité de faire des vaccins un bien public mondial et d’en assurer l’accessibilité et l’abordabilité pour les pays en développement. L’urgence, c’est d’assurer une distribution juste et équitable des vaccins à l’échelle mondiale. Cette année, la Chine s’efforcera de fournir au total deux milliards de doses au monde. En plus du don de 100 millions de dollars américains fait à la Facilité COVAX, elle fera don de 100 millions de doses supplémentaires aux autres pays en développement cette année. La Chine continuera d’apporter son soutien et de participer au travail d’identification scientifique des origines du virus dans le monde, et elle s’oppose fermement à toute forme de manipulation politique de cette question.

 

Deuxièmement, nous devons relancer l’économie et promouvoir un développement mondial plus fort, plus vert et plus sain. Le développement est crucial pour le bonheur du peuple. Face aux graves impacts de la COVID-19, nous devons œuvrer ensemble à orienter le développement mondial vers une nouvelle phase de croissance équilibrée, coordonnée et inclusive. À cette occasion, je voudrais proposer une Initiative pour le Développement Mondial :

 

Il faut accorder la priorité au développement. Nous devons accorder une place prioritaire au développement dans le cadre macropolitique mondial et renforcer la coordination des politiques entre les principales économies du monde, pour assurer la continuité, la stabilité et la soutenabilité des politiques. Nous devons bâtir des partenariats mondiaux pour le développement marqué par plus d’égalité et d’équilibre, promouvoir la synergie entre les différents processus de coopération multilatérale pour le développement, et accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.

 

Il faut placer le peuple au cœur de nos préoccupations. Nous devons garantir et améliorer le bien-être de la population et protéger et promouvoir les droits de l’homme à travers le développement, et œuvrer à un développement pour le peuple, par le peuple et au profit du peuple, de manière à renforcer son sentiment de bonheur, de satisfaction et de sécurité et à réaliser le plein épanouissement de l’homme.

 

Il faut œuvrer au bénéfice pour tous. Nous devons porter une grande attention aux besoins particuliers des pays en développement, soutenir les pays en développement, notamment ceux qui sont fragiles et en grandes difficultés, par la suspension de la dette, l’aide au développement et d’autres moyens, et veiller à régler le problème du développement déséquilibré et insuffisant dans les différents pays et entre eux.

 

Il faut promouvoir le développement par l’innovation. Nous devons saisir les opportunités historiques offertes par la nouvelle révolution scientifique et industrielle pour accélérer la conversion des acquis scientifiques et technologiques en forces productives réelles, créer un environnement ouvert, impartial, équitable et non discriminatoire pour le développement des sciences et technologies, explorer de nouveaux moteurs de croissance économique pour l’après-COVID-19, et réaliser main dans la main un développement rapide et vigoureux.

 

Il faut veiller à la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Nous devons améliorer la gouvernance environnementale mondiale, lutter activement contre le changement climatique, et construire un avenir partagé pour l’homme et la nature. Il faut accélérer la transition verte et réaliser une reprise et un développement verts. La Chine s’efforcera d’atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et de réaliser la neutralité carbone avant 2060. Ces objectifs nécessitent des efforts ardus, et la Chine y consacrera toutes ses forces. La Chine soutiendra vigoureusement le développement des énergies vertes et bas carbone des pays en développement. Elle ne construira plus de nouveaux projets de centrales à charbon à l’étranger.

 

Il faut adopter des actions concrètes. Nous devons accroître les investissements dans le développement, promouvoir en priorité la coopération sur la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la riposte sanitaire et les vaccins, le financement du développement, le changement climatique et le développement vert, l’industrialisation, l’économie numérique, l’interconnexion et dans d’autres domaines. Il faut accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et construire une communauté d’avenir partagé pour le développement mondial. La Chine a annoncé l’octroi dans les trois ans à venir des aides supplémentaires de 3 milliards de dollars américains pour épauler les autres pays en développement dans la lutte contre la COVID-19 et la reprise du développement économique et social.

 

Troisièmement, nous devons renforcer la solidarité et mettre en pratique le concept des relations internationales marquées par le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. Un monde de paix et de développement, c’est un monde où coexistent des civilisations aux formes variées et des voies différentes vers la modernisation. La démocratie n’est pas la propriété exclusive d’un pays quelconque, mais un droit de tous les peuples. L’évolution récente de la situation internationale prouve une fois de plus que l’intervention militaire extérieure et la prétendue transformation démocratique ne conduisent qu’à des conséquences désastreuses. Nous devons travailler énergiquement pour faire rayonner les valeurs communes de l’humanité que sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté, et rejeter les mentalités des blocs exclusifs et du jeu à somme nulle.

 

Les différences et les problèmes, difficiles à éviter, doivent être traitées par voie de dialogue et de coopération sur la base de l’égalité et du respect mutuel. Le succès d’un pays ne signifie pas forcément l’échec d’un autre, et notre monde est suffisamment grand pour permettre à tous les pays de se développer et réaliser la prospérité. Nous devons préconiser le dialogue et l’inclusion, et rejeter la confrontation et l’exclusion, construire un nouveau type de relations internationales caractérisées par le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, élargir les convergences d’intérêts, et trouver le terrain d’entente le plus grand possible.

 

La nation chinoise transmet et poursuit les concepts de paix, de bonne entente et d’harmonie. Jamais la Chine n’a envahi ou opprimé les autres nations ni n’a prétendu à l’hégémonie, et elle ne le fera jamais. Elle est depuis toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde, un défenseur de l’ordre international et un fournisseur de biens publics. Elle continuera d’offrir de nouvelles opportunités au monde par son développement.

 

Quatrièmement, nous devons améliorer la gouvernance mondiale et pratiquer le véritable multilatéralisme. Il n’y a qu’un seul système international, celui centré sur les Nations Unies, qu’un seul ordre international, celui fondé sur le droit international, et qu’un ensemble de règles, les règles fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies.

 

 

Monsieur le PrL’ONU doit porter haut l’étendard du véritable multilatéralisme et servir de plateforme essentielle où tous les pays travaillent ensemble à préserver la sécurité universelle, à partager les fruits du développement et à orienter l’avenir du monde. L’ONU est invitée à assurer un ordre international stable, à augmenter la représentation et le droit à la parole des nombreux pays en développement dans les affaires internationales et à jouer un rôle leader dans la promotion de la démocratie et de l’état de droit dans les relations internationales. Elle doit faire avancer de manière équilibrée le travail dans les trois champs majeurs que sont la sécurité, le développement et les droits de l’homme, élaborer un agenda commun, se concentrer sur les questions aiguës et redoubler d’actions pour faire honorer effectivement les engagements pris par les différentes parties au sujet du multilatéralisme.

ésident,

 

Le monde se trouve une fois de plus à la croisée des chemins de l’Histoire. Je suis convaincu que le courant de la paix, du développement et du progrès de l’humanité est irrésistible. Travaillons main dans la main dans une confiance raffermie pour affronter les menaces et les défis planétaires et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et un monde meilleur.

 

 

BGFIBank Centrafrique : naissance de la 12ème filiale bancaire du Groupe BGFIBank

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Commercial Bank central african (CBCA)

 

Communiqué de presse

 

Libreville, Gabon, Le 22.09.2021

Le Groupe bancaire et financier BGFIBank poursuit sa quête perpétuelle de l’Excellence en donnant naissance à sa douzième filiale basée en République centrafricaine.

 

BGFIBank Centrafrique est née d’un rachat partiel des parts, détenues par l’État centrafricain, de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) dans une logique de dynamisation et de renforcement de la performance de la banque. À travers ce nouvel engagement pour le financement de l’économie locale centrafricaine, le Groupe BGFIBank démontre sa capacité à s’imposer comme un partenaire de choix auprès des États et des opérateurs économiques du continent.

 

Dans un environnement économique en tension, largement impacté par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid19, le Groupe BGFIBank se démarque à nouveau en s’engageant concrètement pour le développement du continent et le renforcement de ses économies à travers son implantation en Centrafrique.

 

« La solidité financière du Groupe BGFIBank va ainsi permettre à BGFIBank Centrafrique de devenir la première banque qui accompagnera le financement de l’ensemble des opérateurs économiques pour le développement de la République centrafricaine » a déclaré Henri-Claude OYIMA, Président Directeur Général du Groupe BGFIBank.

 

Site Internet : https://groupebgfibank.com/accueil/

 

A propos :

À propos du Groupe BGFIBank

 

Le Groupe BGFIBank est un Groupe Financier International multi-métiers qui allie solidité financière, stratégie de croissance durable et maîtrise des risques, avec l’ambition d’être la banque de référence sur ses marchés en termes de qualité de service. Fidèle à ses valeurs de Travail, d’Intégrité, de Transparence, de Responsabilité et d’Esprit d’Equipe, le Groupe place la qualité de service au cœur de son métier. Il accompagne ses clients particuliers, entreprises et institutionnels dans une relation durable, avec une gamme de produits et services élargie. Le Groupe BGFIBank enrichit sans cesse son offre en s’appuyant notamment sur l’expertise de ses partenaires, s’ouvrant ainsi à de nouveaux domaines. Plus de 2300 collaborateurs présents dans onze pays accompagnent au quotidien une clientèle diversifiée au Bénin, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, en France, au Gabon, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, en République démocratique du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Sénégal.


 

Contact presse :

Direction Communication & RSE Groupe

sdia@globalmindconsulting.com

 

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Live From The Field

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MSF alerte sur les déplacés de l’Extrême nord du Cameroun

Bangui ( République centrafricaine ) – Médecins sans frontières attire l’attention sur la situation des déplacés dans la commune de Logone-Birni, située l’extrême Nord du Cameroun. Selon l’organisation, le 10 août dernier, un affrontement intercommunautaire a poussé les populations à fuir la région. Si depuis, la situation sécuritaire s’est améliorée, les humanitaires restent tout de même mobilisés pour apporter leur assistance aux déplacés.

Le docteur Modeste Koku Tamakloe estle responsable de la mission de Médecins sans frontières sur place. Il répond aux questions de Carole Assignon./////////////.

Le 10 août dernier, il y a eu un affrontement entre les communautés Goum et Arabes suite à un litige foncier dans le département de Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-Nord, et cette situation a entraîné de nombreux déplacements de populations vers d’autres localités. Certaines personnes ont traversé la frontière vers le Tchad. Malheureusement, il y a eu des blessés. Il y a eu également des morts dans la communauté de façon générale./////////////.

DW: Le calme est de retour actuellement dans la région, mais MSF reste mobilisé pour assister les déplacés. De combien de personnes parle-t-on et dans quelles conditions vivent-elles ?/////////////.

Au début des affrontements, on a parlé de près de 30.000 personnes qui se sont déplacées, éparpillées, certains du côté du Cameroun, dans la capitale du département qui est Kousséri, et à d’autres personnes qui ont traversé de l’autre côté de la frontière vers le Tchad. Mais vers la fin du mois, beaucoup de personnes ont retourné chez eux et certaines personnes sont encore restées parce que certains villages ont été détruits et ces personnes ont trouvé refuge dans les familles d’accueil dans des villages avoisinants./////////////.

DW: Comment ces personnes sont-elles prises en charge?/////////////.

Nos équipes ont effectué un certain nombre de consultations et pris en charge près de séquenceurs blessés au niveau de l’hôpital de Kousséri, avec certains cas qui auraient pu aller chercher vers l’hôpital de N’Djamena. De façon générale, nous sommes en période de pic, au niveau de la zone de l’Extrême-Nord. Actuellement, les pathologies les plus prises en charge sont le paludisme, la diarrhée, quelques maladies de peau et des blessures occasionnées par le conflit.

Avec DW français

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Attentats meurtriers en série à Bujumbura

Bangui ( République centrafricaine ) – Ces attentats surviennent au lendemain d’un autre à Gitega, la nouvelle capitale, où une grenade lancée dans un bar, dimanche soir, a fait deux morts et 25 blessés.

Une première depuis 2011Samedi soir, une attaque au mortier avait déjà visé l’aéroport international de Bujumbura, n’y faisant pratiquement aucun dégât. C’est de cet aéroport que devait partir pour les Etats-Unis, le lendemain dimanche, le président Evariste Ndayishimiye, en route pour l’Assemblée générale de l’Onu.C’est la première fois depuis 2011 que le chef de l’Etat burundais se rend à l’Assemblée générale de l’Onu. Depuis le coup d’Etat raté de 2015 pendant qu’il assistait à une réunion de l’Union africaine, feu le président Pierre Nkurunziza avait évité de quitter le pays.L’attaque contre l’aéroport a été revendiquée par le groupe armé d’opposition Red-Tabara. Les autres ne l’ont pas été et n’ont suscité aucun commentaire de la part des autorités. Signe de leur malaise, estiment certains observateurs à Bujumbura, capitale économique du pays.La “mafia des généraux” bousculéeD’aucuns, au Burundi, voient en effet dans cette suite d’attentats un “avertissement” ou une “menace” contre l’actuel chef de l’Etat, qui a récemment bousculé ce qu’on appelle au Burundi “la mafia des généraux”, avec lesquels il gouverne.De nombreux généraux issus des rangs de l’ex-guérilla CNDD-FDD, au pouvoir depuis 2005, se sont considérablement enrichis en s’appropriant des pans de l’économie burundaise au détriment de la concurrence, trop effrayée pour rivaliser avec eux. L’un a ainsi acquis à vil prix, par la menace, une flotte de camions qui inonde aujourd’hui le Burundi et pousse jusque dans les pays voisins. Un autre a mis la main sur les médicaments. Un troisième monopolise l’importation et la production locale d’engrais et est partenaire d’une société indienne chargée de fabriquer les passeports, permis de conduire, certificats etc… du Burundi. D’autres ont des mines d’or.Or, le président Ndayishimiye a dernièrement suspendu la société indienne et fermé les mines pour rediscuter les contrats. Selon certains observateurs, son départ pour New-York aurait été mis à profit pour lui montrer qu’il ne tient pas le pays et qu’il ne peut se passer de ses collègues généraux affairistes.Le pays s’enfonceCes événements surviennent alors que la situation économique et financière du pays s’est encore déteriorée cette dernière année, accroissant la misère des classes les plus pauvres de la société.Alors que le Burundi importe un grand nombre de biens de consommation, le cours du franc burundais au marché noir est presque le double du taux officiel: 4000 FBu pour un euro, au lieu de 2328 au taux officiel; 3550 FBu pour un dollar, au lieu de 1972 au taux officiel.Plusieurs entreprises publiques sont au bord de la faillite: l’Onatel (télécoms), la Régideso (distribution d’eau et d’électricité), la Sosumo (production de sucre raffiné). Ces faillites s’expliquent par la mauvaise gestion des mandataires publics, trop nombreux à être parachutés dans des postes publics, hors de leurs compétences, pour la seule raison qu’ils sont les protégés d’un ponte; par le manque de contrôle de leurs agissements par le ministre de tutelle et les services d’inspection; par le fait que l’exécutif traite trop souvent les entreprises publiques comme des vaches à lait.Signe de leur incompétence en la matière, le Premier ministre, le général (de police) Guillaume Bunyoni, et le chef de l’Etat, le général Evariste Ndayishimiye, ont tous les deux, ces dernières semaines, affirmé que la faillite de l’Onatel était attribuable à …son personnel (non payé depuis cinq mois). Le Président est allé jusqu’à menacer de « jeter en prison » ce personnel, en particulier les syndicalistes, « s’ils ne nous montrent pas où ils ont mis notre argent », soit les fonds publics investis dans la société…

Avec Lalibre.be

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DECLARATION DE LA COD-2020 RELATIVE AU MINI SOMMET DE LA CONFÉRANCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS (CIRGL) TENU Â LUANDA EN ANGOLA

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Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique

DECLARATION DE LA COD-2020 RELATIVE AU MINI SOMMET DE
LA CONFÉRANCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES
GRANDS LACS (CIRGL) TENU Â LUANDA EN ANGOLA

LE 16 SEPTEMBRE 2021

 

Le 16 septembre 2021 s’est tenu à Luanda en Angola un mini-sommet des chefs d’Etat de la CIRGL sur la situation politique et sécuritaire de la République Centrafricaine.

Le peuple centrafricain et l’opposition démocratique ont placé un espoir légitime sur les conclusions de ce sommet qui a leur yeux était censé ramener définitivement les protagonistes autour d’une table, réconcilier les centrafricains et ramener la paix et la concorde nationale.

La COD-2020, lors de sa réunion extraordinaire du 21 septembre 2021 après examen du Communiqué final du sommet, du discours du Président TOUADERA et de la feuille de route initiée par l’ANGOLA et le Rwanda, fait la déclaration qui suit :

      • La rencontre de Luanda a mis à l’écart les acteurs majeurs pouvant contribuer à la résolution de la crise que sont : les partis politiques de l’opposition démocratique porteurs de revendications liées au contentieux électoral de décembre 2020, la société civile et les groupes armés.
      • Aucune allusion n’a été faite de la crise post-électorale résultant des élections calamiteuses du 27 décembre 2020 dont les résultats ont été contestés par l’opposition démocratique ;
      • La place centrale accordée à l’APPR dans la Feuille de route, accord ayant échoué du fait du retrait de six (06) des principaux signataires est incompréhensible. Seul un dialogue inclusif permettra aux protagonistes d’expliquer au peuple centrafricain les raisons de l’échec dudit accord et de situer les responsabilités.
      • Alors qu’un comité d’organisation du dialogue est à pied d’œuvre pour proposer les thématiques à débattre au cours dudit dialogue, la CIRGL soutient trois axes directeurs du dialogue à savoir : la présentation et l’évaluation de l’APPR, les conclusions du Forum de Bangui comme instrument de Réconciliation et le plan RCPCA comme

Kwa Na Kwa(KNK) – KELEMBA-PDS (K-PDS) – Union pour le Renouveau Centrafricain (U.R.C.A) – Convention Républicain pour le Progrès Social (C.R.P.S) – Bêafrika Ti é Kwè (B.T.K) – Parti National pour un Centrafrique Nouveau (P.N.C.N) – Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (M.D.I PS) – Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (P.P.L.D) – Congrès des Démocrates pour la Renaissance de Centrafrique (C.D.R.C) – Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (P.C.U.D) – Mouvement pour l’Unité et le Développement (M.U.D) – Union Nationale Démocratique du Peuple Centrafricain (U.N.D.P.C) – Renaissance Laïque de Centrafrique (RLC).

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instrument de Développement. Les trois (03) axes ainsi définis sont aux antipodes des préoccupations du peuple centrafricain que sont : la sécurité, le contentieux électoral, les réformes institutionnelles et la bonne gouvernance ;

  • La Feuille de route n’a pas pris en compte la notion d’inclusivité qui est une revendication essentielle de l’opposition démocratique et des forces vives de la Nation, offrant ainsi un quitus au Président TOUADERA pour organiser son dialogue exclusif.

La COD-2020 au regard de tout ce qui précède, marque son étonnement et sa préoccupation car la Feuille de route ainsi conçue, déroule le tapis rouge au Président TOUADERA afin de poursuivre sa politique anti nationale et de prolonger la souffrance du peuple centrafricain.

La COD-2020 estime que pour la bonne tenue des assises du dialogue centrafricain, la piste qui est en train d’être tracée par le Comité d’Organisation du Dialogue Républicain doit être privilégiée et appuyée par les partenaires extérieurs de la République Centrafricaine.

 

Un nouveau groupe armé contesté en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Par Jean Fernand Koena

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 16:46:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le cercle des groupes armés s’élargit en Centrafrique et passe officiellement de 14 à 15. Mais la société civile n’est pas d’accord avec ce décompte.

 

Le nouvel acteur parmi les groupes armés recensés par les autorités de République centrafricaine est composé de militaires, de policiers et de gendarmes en fonction qui sont fidèles à l’ancien président, François Bozizé, ou qui revendiquent pour certains leur droit à la retraite.

Ils sont mentionnés par une étude actualisée des groupes armés et de leurs revendications, établie par un groupe d’experts nationaux et internationaux.

L’étude a pour but de dresser une cartographie actuelle des groupes armés actifs en République centrafricaine.

 

Le général de corps d’armée Jean-Pierre Dolowaya estime que ces groupes armés se ravitaillent au Soudan, au Tchad, au Cameroun mais aussi à Bangui. Devant la presse, il a ainsi détaillé les acteur présents :

“En dehors de ces 14 groupes, notre attention devrait être désormais attirée sur le fait qu’il y a un autre paradigme. Il y a maintenant un 15e groupe que nous devons prendre en compte dans nos analyses. Ce groupe est donc composé des militaires qui sont en activité, les forces de défense et de sécurité puisque c’est toutes les catégories militaires, policiers et gendarmes etc. et aussi les militaires qui sont appelés à faire valoir leur droit à la retraite.

Médiathèque | 22.09.2021

Dans quelle zone ces groupes armés sont-ils plus concentrés ? D’abord la zone nord est, c’est-à-dire la préfecture et de Vakaga et c’est là que nous avons un effectif pléthorique et le taux de virulence élevée. Ensuite vient la zone centre, Ouaka, Nana Gribizi et Kemo suit la zone nord-ouest, Ouham et Ouham Péndé ensuite nous avons la zone ouest Nana Mambéré, Mambéré-Kadéï suit la zone nord-est Haute Kotto, Basse Kotto et Mbomou ensuite la zone sud, Ombelle M’poko Bangui et ses périphéries”

Des groupes hétérogènes à désarmer

Les revendications des différents groupes sont variables : certains luttent pour une partition du pays, d’autres réclament de pouvoir participer à la gouvernance étatique, et d’autres encore défendent des intérêts économiques et commerciaux. Jean Wilibiro Sacko, ministre d’Etat en charge du désarmement estime qu’il était nécessaire d’identifier ces différents mouvements.

“Il nous faudrait clarifier tout ça, classer tous ces groupes dans ces différentes catégories et ensuite voir comment planifier les opérations à venir du DDR sur le plan national pour réellement atteindre les objectifs.”

La Minusca n’a pas souhaité commenter cette déclaration. Cependant cette approche est rejetée par la société civile.

 

Risques de frustration

Paul Crescent Béninga, enseignant chercheur est porte-parole du groupe de travail de la société civile. Il reconnaît que “les policiers, Faca [soldats] et gendarmes ont rejoint” des  mouvements opposés aux autorités. Mais selon lui, il ne s’agit pas de la CPC (Coaliltion pour le changement). Il qualifie donc l’analyse des autorités d’“erronée” et celle-ci peut, selon lui, “créer de la frustration et fausser la lecture de la situation de telle sorte que les solutions qui vont être proposées ne vont pas cadrer à la réalité du terrain”.

Plusieurs radiations ont eu lieu au sein de l’armée. Et l’accord de paix que le gouvernement considère encore comme le seul cadre de discussion pour une paix durable en Centrafrique a échoué.

Par DW français

RCA : l’ex-président François Bozizé fixé sur son sort

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 Bangui, République centrafricaine, 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si le lieu où se trouve actuellement l’ex-président François Bozizé reste inconnu, son sort est déjà fixé et connu. C’est dans une interview avec nos confrères de Jeune Afrique que le président Faustin Archange Touadera a parlé de son inquisitoire remis aux chefs d’État et de gouvernement lors de la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs et de la CEEAC, tenu à Luanda le 16 septembre dernier contre son ancien patron, François Bozizé.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Image-daudience-de-Bozizé-par-Touadera-au-Palais-de-la-Renaissance-le-21-janvier-2020.-CopyrightCNC.-1-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ /> 

 

Dans son interview, Faustin Archange Touadera exprime sa position claire et nette et celle de son équipe gouvernement s’il arrivent à capturer vivant son ancien patron, le général François Bozizé, actuellement dans le maquis. « Si nous, Centrafricains, lui mettons la main dessus, nous ferons en sorte qu’il réponde de ses actes devant la justice. Maintenant si, dans le cadre de la CIRGL et des négociations en cours, nous décidons qu’il vaut mieux le condamner à vie à l’exil pour avancer vers la paix, nous l’accepterons. Mais il faudra que cet exil soit loin des frontières centrafricaines », a-t-il déclaré à nos confrères de Jeune Afrique.

Pour le président Faustin Archange Touadera, il serait mieux de condamner son ex-patron, François Bozizé à une peine « d’exil à vie », loin des frontières centrafricaines. Autrement dit, pour avoir la paix dans le pays, François Bozizé ne doit plus mettre ses deux pieds en Centrafrique. Même son corps sans vie, si jamais, il lui arrivera de rendre son âme de là où les chefs de l’État de gouvernement de la CIRGL et de la CEEAC vont l’installer. Une puce mise à l’oreille de sa famille et de ses partisans

 

Un sort politiquement dicté : la séparation des pouvoirs volée en éclat

Avec les différentes positions exprimées par le président Touadera sur le dossier judiciaire de son ancien patron François Bozizé afin de le soustraire des poursuites dès le premier jour de son arrivée clandestine dans le pays, il ne fait aucun doute que la séparation des pouvoirs en Centrafrique n’existe que sur papier. On comprend aisément désormais pourquoi certains opposants à son régime sont menacés de poursuites judiciaires, des criminels de guerre ne pas, eux aussi, inquiétés ou ceux qui sont condamnés, comme Abdoulaye Hissen, ne purgent pas leurs peines et continuent de bénéficier d’une protection du pouvoir.

« … Quand il est revenu clandestinement [en décembre 2019], j’ai pensé qu’il le faisait avec une idée de réconciliation. C’est pour cela que nous n’avons pas choisi de le soumettre à la justice, alors qu’il était sous mandat d’arrêt. … » a déclaré le président Faustin Archange Touadera lors de son entretien avec nos confrères de jeune Afrique.

Rappelant que les avocats centrafricains ont observé plusieurs jours de grève, boycottant ainsi les audiences des Cours et Tribunaux. En cause, Maître Émile Bizon, bâtonnier de l’ordre des avocats de Centrafrique nous l’explique après l’arrestation d’un des leurs sur instruction ferme d’une haute autorité.

« Au-delà du cas de cet avocat, c’est que nous voulions mettre en exergue et alerter des intrusions intempestives des pouvoirs politiques et administratifs dans le fonctionnement du système judiciaire. Ce n’est pas la première fois que cela se passe » a fait savoir à qui veut l’entendre maître Émile Bizon avant d’ajouter et de conclure en ces termes : « qu’il y a même des cas où les décisions de justice qui sont rendues revêtues de l’autorité de la chose jugée. Les autorités politiques ou administratives interviennent soit pour arrêter l’exécution des décisions ou pour s’interposer, rappelle le bâtonnier. Donc, c’est l’accumulation de tout cela que nous voulons dénoncer aujourd’hui. Nous sommes dans un État de droit où la séparation du pouvoir est connue, que chacun reste dans les limites de ses pouvoirs ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : un soldat FACA tué, un autre grièvement blessé dans une embuscade des rebelles dans la Ouaka

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:08:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins un soldat des forces armées centrafricaines grièvement blessé, et un autre tué mercredi 22 septembre dans une embuscade contre un détachement militaire  dans les environs du village Biadé,  situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, selon des sources sécuritaires locales.

des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds

Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC 

« Un détachement militaire de la région du centre  est tombé ce matin mercredi dans une embuscade tendue par des hommes armés, identifiés clairement comme des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dans la localité de Biadé, dans la préfecture de l’Ouaka. Le bilan est de 1 soldat tué  et un blessé grave » a déclaré à CNC une source sécuritaire locale.

L’attaque a été menée par « plusieurs individus armés à bord d’engins à deux roues, d’autres à pied à 2 kilomètres de Biadé sur l’axe Ippy », selon une autre source sécuritaire qui a confirmé le bilan.

D’après les mêmes sources, l’attaque a eu lieu vers 10 heures du matin alors que les FACA étaient à bord de leurs véhicules en provenance de Bambari.

« Nos hommes ont réussi à repousser le danger. Pour le moment, des opérations de ratissage ont été entreprises afin de retrouver les assaillants », ont ajouté les mêmes sources.

Notons que lors de cette attaque, les Mercenaires russes de la société Wagner n’étaient pas dans cette patrouille des soldats FACA.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi sur cet incident qui a coûté la vie à un soldat FACA et blesser grièvement un autre.

Rappelons que le soldat blessé a été transféré dans un hôpital à Bambari en attendant son évacuation à Bangui.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : Tina Touadera, l’épouse du chef de l’État se lance dans un gigantesque trafic de bétail

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:56:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Domiciliée depuis plusieurs mois  à Damara, ville d’origine de son époux située à 75 kilomètres de Bangui sur l’axe Sibut, Madame Tina Touadera, l’épouse du chef de l’État Faustin Archange Touadera se lance désormais dans le commerce des bétails entre Bangui Brazzaville. Conséquence, crise de la viande des bœufs sur les marché de la capitale centrafricaine et de ses environs.

Troupeau des boeufs

 

Selon plusieurs bouchers de la capitale interrogés par CNC, l’exportation massive et régulière des bœufs vers le Congo Brazzaville que s’adonne l’épouse du chef de l’État affecte sérieusement la demande intérieure. Selon un boucher centrafricain, Tina Touadera dispose d’un parc de plusieurs hectares d’élevage à Damara destiné  uniquement à l’exportation. C’est effectivement sur ce point que les bouchers de la capitale ont reproché à l’épouse du chef de l’État d’avoir fragilisé le marché intérieur  qui présente en ce moment une pénurie sans précédente  des viandes de bœufs sur les marché.

« La quasi-totalité des bœufs, destinée au marché de la capitale, a été confisquée et soumise à l’exportation », s’indigne un boucher du marché PK12 qui ajoute par ailleurs que même les troupeaux en provenance des villes de provinces sont aussi confisqués par Madame Touadera.

Selon une autre source au ministère de l’élevage, Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale  aurait contribué également à la pénurie des viandes dans le pays.  D’après elle,  le ministre aurait ordonné à tous les maires des communes d’élevage  de Centrafrique de regrouper chacun des têtes des bœufs afin de les remettre gracieusement au chef de l’État. Une allégation confirmée par une autre source bien informée à Bambari qui ajoute que La République centrafricaine (RCA) est dotée d’un environnement favorable au développement de l’élevage des bovins. Les conditions climatiques, la faible densité de la population (5,30 hab./km2) et l’abondance des eaux de surface et du pâturage constituent d’énormes potentialités pour le développement de ce secteur. Mais la dernière crise dans le pays, avec le massacre régulier des familles Peules du nord-ouest par les Mercenaires russes,  affecte aussi négativement l’élevage des bovins en Centrafrique.

Rappelons que  la commercialisation de bovins sur pied joue un rôle important dans l’économie centrafricaine. Elle contribue pour environ 13 % au produit intérieur brut (PIB), soit 35 % du PIB agricole. Avant 2013, plus de 270 000 personnes tirent l’essentiel de leur revenu de cette activité.

Outre l’accroissement des effectifs du cheptel bovin centrafricain, on note des apports extérieurs en provenance du Tchad et du Soudan.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le Président de la République centrafricaine affirme la volonté de son pays de lutter contre l’impunité

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Le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies. Photo ONU info

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:00:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est dans ce cadre qu’a été créée, le 4 mai dernier, une Commission d’enquête spéciale chargée de faire la lumière sur les présumées graves atteintes aux droits de l’homme dont se seraient rendues coupables les Forces armées centrafricaines, selon un rapport publié par la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), a expliqué le Président centrafricain devant les participants du débat général annuel de l’Assemblée générale au siège de l’ONU à New York.

      1. Touadéra a, en outre, présenté l’opérationnalisation de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation comme une contribution majeure au succès du processus de paix en cours dans son pays. Il a également mentionné la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et l’accélération de la mise en œuvre du plan de développement post-conflit.

« Le respect scrupuleux des engagements contenus dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation reste ma boussole », a affirmé M. Touadéra, qui a appelé à une solidarité sans équivoque face aux groupes armées signataires de l’Accord qui poursuivent leurs exactions.

C’est à cette fin qu’il a demandé, une nouvelle fois, la levée totale de l’embargo sur certaines catégories d’armes imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui « pèse injustement sur notre armée nationale » et l’empêche d’accomplir pleinement sa mission.

Hommage aux Casques bleus

M. Touadéra a rendu hommage aux Casques bleus de la MINUSCA, aux forces alliées russes et rwandaises, qui ont « défendu les droits fondamentaux, la démocratie et la paix » dans son pays, ainsi qu’aux différents facilitateurs de l’Accord de paix et au Secrétaire général.

S’agissant de la crise sanitaire que traverse le monde, le Président centrafricain a estimé qu’elle ne serait vaincue que par une solidarité agissante de la communauté internationale.

Pour en limiter les effets sur la population centrafricaine, mon pays veille, a-t-il affirmé, à la sauvegarde de ses capacités de financement du développement, en maintenant le cap des réformes du système de gestion des finances publiques.

Il a appelé à investir davantage dans le système de veille sanitaire et estimé que l’accès universel aux vaccins devrait relever d’une « urgence de sécurité internationale », au nom de principes fondamentaux de solidarité humaine.

La mobilisation contre la Covid-19 ne doit pourtant pas faire oublier les autres défis auxquels nous sommes confrontés, a poursuivi M. Touadéra, qui a rappelé que le premier d’entre eux consiste à répondre aux besoins de la planète. Il a rappelé la « modeste part » que son pays a prise à cette lutte par l’adoption d’une Stratégie nationale de développement durable.

  1. Touadéra a souligné les succès méritoires enregistrés en 75 ans par l’ONU grâce à « l’intelligente mutualisation de nos efforts ». Il a toutefois réclamé une réforme profonde du système des Nations Unies, dont une étape majeure sera d’accorder au continent africain une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité.

 

ONU Info

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La justice guinéenne au banc des accusés

Bangui ( République centrafricaine ) – Devant le colonel Mamady Doumbouya, des magistrats se sont succédé à la tribune pour dénoncer les insuffisances de l’appareil judiciaire.

Selon Mohamed Aly Thiam, président de l’association des magistrats de Guinée, l’indépendance de la justice est mise à mal par le comportement de certains de ses collègues mais aussi par l’ingérence de l’exécutif dans les affaires judiciaires. Il demande donc aux nouvelles autorités de mettre de l’ordre dans le secteur.” Les reproches et les griefs contre les magistrats ne sont pas faux. Mais, ils sont amplifiés par une telle démesure que tout le tableau est sombre. Alors que les efforts pour améliorer son image sont presque vains. Le conseil supérieur de la magistrature ne dispose pas pour le moment, de moyen de lutte contre les ingérences et les pressions des autorités exécutives et politiques”, explique Mohamed Aly Thiam.Des magistrats aux ordresCertains procureurs de la république ont été décriés ces derniers mois par des citoyens pour leur implication présumée dans des dossiers politiques. Des procureurs accusés surtout de rouler pour l’ancien président Alpha condé. C’est notamment le cas de Sidi Souleymane N’Diaye, procureur du tribunal de Dixinn, l’une des communes de Conakry. A la rencontre avec les militaires, Sidi Souleymane N’Diaye a plutôt mis l’accent sur la tenue du procès du 28 septembre 2009.”Le dossier du 28 septembre attend depuis 2017 pour être jugé. Ce dossier est relatif à de graves infractions. Parmi les plus graves pour ne pas dire les plus graves du code pénal. Le dossier a besoin d’être jugé pour la conscience nationale, pour la paix nationale”, estime le magistrat.La justice est accusée d’avoir été instrumentalisée par le pouvoir déchuLe colonel Mamady Doumbouya a dans son discours, promis de mener des réformes profondes, en vue d’assainir le secteur judiciaire. Pour lui, la justice sera la boussole de sa gouvernance.”La justice guinéenne plusieurs fois décriée, doit dorénavant s’impliquer activement dans la consolidation de l’état de droit, la bonne gouvernance, la promotion des principes démocratiques. Elle doit s’impliquer dans le respect des droit humains et la lutte contre l’impunité”, dit Mamady Doumbouya.Les militaires ont également échangé ce mardi, avec l’ordre des pharmaciens, des architectes et des sage-femmes. Les pharmaciens ont signifié au comité militaire la présence de plusieurs intrus dans le secteur du médicament. Un danger disent-ils, pour la santé des populations.

Avec DW français

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Samuel Eto’o candidat à la tête de la Fécafoot

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un document de deux pages, publié entre autres sur Twitter, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a notamment déclaré que “l’heure est grave” : “il est temps de lancer le chantier de reconstruction de notre football. Nous ne pouvons plus différer la modernisation de notre sport-roi car le reste du monde ne nous attend pas, il avance sans nous.”

La gloire plutôt que l’argentCelui qui est notamment passé par le FC Barcelone veut mettre en place un “projet futuriste et novateur”, histoire de redonner sa grandeur au football camerounais. Samuel Eto’o qui assure qu’il ne souhaite pas accéder à la présidence de la Fécafoot pour l’argent, mais pour la gloire : “Je me présente à vous avec l’engagement révolutionnaire de ne pas empocher un centime des indemnités mensuelles prévues pour les fonctions de président de Fédération. Celles-ci seront affectées au développement du football amateur”, peut-on notamment lire dans le manifeste.Comme sur le terrain, Samuel Eto’o veut montrer la voieReste à savoir comment ses principaux concurrents vont désormais réagir face à la candidature du meilleur buteur de l’histoire des Lions Indomptables. L’élection à la tête de la Fécafoot est prévue le 11 décembre prochain.Le Soulier d’Or pour Robert LewandowskiLors de cette cérémonie organisée à l’Allianz Arena, l’attaquant polonais du Bayern Munich, qui a obtenu ce trophée qui récompense le meilleur buteur des championnats européens. a tenu en premier lieu à remercier sa femme, Ana, sa “coach de motivation”. Il faut dire que l’ancienne karatéka est également sa nutritionniste, et a joué un grand rôle dans la forme physique de Robert Lewandowski.Le prix du travailUne forme qui lui a permis d’inscrire 41 buts la saison dernière en Bundesliga, dépassant ainsi le record de Gerd Müller, qui datait de 1972. Pour Lewandowski, ce Soulier d’Or est le fruit de son dur labeur :”Peu importe d’où tu viens, peu importe ta taille ou ton intelligence : tu dois toujours croire que tu es capable de réaliser de grosses prestations. Quand j’étais jeune, je savais qu’il fallait que j’en fasse beaucoup, parce que le succès ne vient que si tu travailles dur.”Robert Lewandowski a ajouté un nouveau trophée à sa collectionRobert Lewandowski n’est que le deuxième joueur de Bundesliga à remporter le Soulier d’Or, après Gerd Müller dans les années 70. Lionel Messi l’a remporté à six reprises, tandis que Cristiano Ronaldo l’a soulevé quatre fois. Cette saison, Lewandowski semble être reparti sur les mêmes bases, puisqu’il totalise déjà sept buts en cinq journées de championnat.

Avec DW français

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RCA : des journalistes français accusés d’être derrière le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique

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La France avec les soutiens des États-Unis et de l’Union européenne s’apprête-t-elle à intervenir en Centrafrique afin de mettre un terme aux actes de barbarie, aux massacres et pillages de richesses de plusieurs générations futures orchestrées par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner ? Des communicants français et américains sont à pied d’œuvre et c’est à travers le site d’information Corbeau New Centrafrique qu’ils opèrent, à en croire la position désormais officielle des officiers de la communauté des Officiers pour la Sécurité internationale (COSI), une association des mercenaires nouvellement crée à Bangui.

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Alexandre Ivanov, le chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale en Centrafrique

 

C’est dans un communiqué rendu public par ces officiers, C’est sur le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique que le travail de diabolisation de leurs hommes en vue de renverser les actions de propagande qu’ils ont bien menées au début de leur présence en Centrafrique se prépare. Des articles titrés tels que : « la triste réalité de la présence russe en Centrafrique », « Paoua, un mercenaire russe fait usage de son arme pour braquer des civils au niveau du marché central », « Un bombardement russe fait trois morts dans une localité de la Mambéré-Kadéï », « RCA : pillage des boutiques par les mercenaires russes au village Létélé », etc. sont indexés comme preuves.

Pour Alexandre IVANOV, chef de file de cette Association, le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique est une édition française, basée en France, soutenue par un officiel Français et gérée par des journalistes français, sans doute, de Rfi et AFP qui n’ont jamais mis pieds de surcroît en Centrafrique pour toucher du doigt, les avancées significatives des actions de reconquête des territoires sous contrôle, jadis, des groupes armés. Ils le font par ce que leur pays, la France,  est en train de perdre son influence en Afrique.  Et leurs actions, d’après Alexandre IVANOV, sont soutenues par les américains à travers le réseau social Facebook qui ne veut pas bloquer, comme eux, des articles signalés comme des articles de la haine mis en ligne sur Corbeau news Centrafrique

Alexandre IVANOV : « le site Corbeau News a été bloqué en RCA afin de protéger les citoyens de la désinformation, mais quelqu’un continue de soutenir une rédaction de propagande basée en France. Ses employés ne comprennent rien à ce qui se passe sur le sol centrafricain, car ils n’y sont pas allés depuis longtemps. De plus, ce projet hypocrite continue d’être soutenu par le Facebook américain, qui s’intéresse apparemment aux discours de haine ».

Pour Alain Nzilo, Directeur de la publication de Corbeau New Centrafrique, la communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI) n’est autre qu’une autre forme d’organisation d’État islamique des animistes, oligarques russes. Il fait savoir que, rappelle-t-il, produire un mensonge, une histoire inventée, c’est facile et demande surtout une concentration d’idée afin de le présenter au mieux et être cru. Mais c’est plus difficile par contre à gérer surtout si celui qui l’écoute en perturbe son déroulement.

CNC les perturbe pour qu’ils se perdent  réellement ?

Sans doute, OUI, puisqu’ils ont des trous de mémoire les empêchant de rester cohérents dans leurs mensonges, confirme un membre de la société civile. Pour preuve, Alexandre IVANOV, chef de file de la COSI, parle des avancées des instructeurs russes dans la formation des forces armées, tandis qu’Albert Yaloké Mokpème, porte-parole de la présidence de la République, parle lui, de «…la participation de la Russie aux côtés des FACA pour les opérations de pacification du pays… ». Former et participer à des opérations, sont deux mots différents et qui ont aussi deux significations différentes.

Rappelant qu’il existe en Centrafrique, un Concertium des journalistes des presses qui lutte pour les désinformations, « fake news » en Centrafrique dont les journalistes de Corbeau new Centrafrique font partie. Et à aucun moment, les articles de Corbeau news sont déclarés fake news.

 

La Rédaction

 

Centrafrique : un général de l’UPC nommé officieusement percepteur du marché à bétail  par Hassan Bouba

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 22 septembre 2021, 02:26:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellés lors d’un spectaculaire plaquage au sol ordonné par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner dans la ville de Bria le dimanche 25 avril dernier,  l’autoproclamé général de l’UPC Makay Bobiri Aliou et son frère Moussa Bobiri Aliou, porte-parole du chef rebelle Ali Darassa  ont été tous deux libérés un mois plus tard après être transférés à  Bangui. Mais au lendemain de leur libération, l’autoproclamé général Makay  et son frère Moussa ont été placés officieusement à des postes juteux par leur cousin tchadien Hassan Bouba.

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Moussa Ahmat Aliou, Porte-Parole et Interprête du chef rebelle Ali Darassa, ici le 3 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

L’autoproclamé général Makay Bobiri Aliou, ancien chef d’État major de l’UPC dans la Haute-Kotto, et son frère cadet Moussa Bobiri Aliou, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa sont désormais dans la faction dissidente de l’UPC dirigé par leur cousin  ministre Hassan Bouba, ex-conseiller politique du chef rebelle Ali Darassa. Entre-temps,  après leur interpellation, puis leur libération de prison, les deux présumés criminels  de l’UPC se voient attribuer officieusement des postes au sein du ministère de l’Élevage et de la Santé animale.

Ainsi, l’autoproclamé Makay Bobiri Aliou, soupçonné par la justice centrafricaine d’avoir participé à la commission des nombreux crimes dans la préfecture de Haute-Kotto et de la Ouaka, occupe désormais officieusement le poste juteux de percepteur du marché à bétail de Bangui, situé à Bouboui sur la route de Boali. Au marché à bétail, les éleveurs le surnomment percepteur de l’UPC à Bangui. Cependant, son frère Moussa Bobiri Aliou, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa occupe pour lui le poste du secrétaire général adjoint de la FNEC ( fédération nationale des éleveurs de Centrafrique). Or, pour occuper un tel poste, il fallait avoir l’approbation de tous les membres, mais aussi de tous  les maires des communes d’élevage de Centrafrique. Ainsi, depuis quelques jours,  à Bangui, une convocation a été envoyée à tous les adhérents de la FNEC pour une organisation d’une assemblée générale à Bangui.

Dans les couloirs, des informations circulent et font état  du probable remplacement de l’actuel secrétaire général de la FNEC, Monsieur Ousman Shehou par son beau-frère Ayouba Maloum, un Peul tchadien, secondé par Monsieur Moussa Bobiri Aliou  comme secrétaire général adjoint.

Comme il est pratiquement difficile de faire une différence entre un Peul du Tchad à celui de Centrafrique ou du Cameroun, Monsieur Hassan Bouba en profite pour installer ses frères tchadiens à des postes d’élevage.

Affaire à suivre…

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Après sept ans de bras de fer, Tripoli en passe de reprendre en main son palace du tout-Bangui.

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 22 septembre 2021, 02:42:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tout puissant patron de l’hôtel Plaza Ledger de Bangui depuis 2014, Zeyad Alzarzour Khalifa a été expulsé mi-septembre de la direction du palace. Une décision qui ouvre la porte à une reprise de contrôle de l’établissement par le fonds souverain libyen et qui pourrait mettre fin à sept ans de tensions entre Tripoli et Bangui.

Zied al-zarzour de ledger
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

L’hôtel Plaza Ledger est en train de changer de direction dans la douleur. Zeyad Alzarzour Khalifa, le jusque-là tout puissant directeur général de l’entreprise LAAICO RCA, propriétaire du palace et filiale centrafricaine de la Libyan Arab African Investment Co (LAAICO), a été prié, le 10 septembre dernier, de quitter les lieux séance tenante. L’homme d’affaires libyen est, de plus, sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire prononcée le jour même par le parquet de Bangui.

 

Celui qui est simplement appelé “Zeyad ” par le microcosme banguissois doit être remplacé par un autre libyen : Almuftarish Khaled Mohamed Abdullah. Ce dernier est, depuis mars 2020, président du conseil d’administration de LAAICO Brazzaville, autre filiale du fonds libyen qui exploite le cinq étoiles Ledger Plaza Maya Maya dans la capitale congolaise.

 

Le bras droit de l’ancien directeur général de l’hôtel, le Tunisien Rimeh Ben Salem, perd également son poste au profit de Chokri Ben Abdallah. Ce dernier connaît bien l’établissement : il en a été directeur administratif et financier de 2012 à 2016, puis directeur général adjoint en 2017-2018.

 

La fin d’un règne solitaire ?

Depuis la nomination du nouveau directeur général le 7 septembre, la nouvelle direction cohabitait dans une ambiance pour le moins électrique avec l’ancienne équipe. Il a fallu l’intervention du ministre centrafricain de la justice Arnaud Djoubaye Abazène en personne pour mettre fin à la situation et acter le départ de Zeyad.

 

Le contrôle de l’hôtel est loin d’être anecdotique. En plus d’être particulièrement rentable, l’établissement, rénové en 2012 par LAAICO, est le lieu de passage obligé de tous les diplomates, fonctionnaires internationaux et hommes d’affaires de Bangui.

 

Nommé en 2014 à la tête de l’établissement de luxe, Zeyad avait réussi à profiter de l’instabilité politique dans les deux pays afin de couper les ponts avec sa maison mère et prendre le contrôle total et effectif de la filiale, LAAICO RCA.

 

Malgré plusieurs missions dépêchées directement depuis Tripoli par LAAICO pour tenter de le déloger, ce dernier avait réussi à se maintenir usant largement de ses étendus réseaux à Bangui. En novembre 2020, “Zeyad” avait même obtenu le renvoi quasi manu militari de l’une de celles-ci. Cette dernière était emmenée par Amer Jweda, puissant directeur des investissements de la LAAICO et pourtant détenteur d’un passeport diplomatique (AI du 27/11/20).

 

Reprise des relations diplomatiques Bangui-Tripoli

La dernière mission aura finalement été la bonne. Le 2 septembre, une délégation libyenne menée par Mohamed Khalil Issa, sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères chargé des affaires politiques, s’est en effet rendue dans la capitale centrafricaine, accueillie à l’aéroport par le secrétaire général du gouvernement Maxime Balalou.

 

Elle s’est entretenue le même jour avec le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, son directeur de cabinet Obed Namsio, la ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon ainsi que celui de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène.

 

Il s’agissait de la première visite diplomatique libyenne depuis plusieurs années. Le cas du Ledger de Bangui était en effet devenu, au fil des années, un sujet de très fortes tensions entre Tripoli et Bangui. La reprise de l’hôtel augure donc un renouveau des relations diplomatiques, au point mort depuis trois ans. La chancellerie libyenne est dépourvue d’ambassadeur et le dernier chargé d’affaires, Bader Hissein, a été débarqué en 2018 après avoir prêté allégeance au maréchal Khalifa Haftar. Pour le remplacer, la délégation libyenne a proposé aux Centrafricains le nom d’Abdoul Hamid Albouhloul Alchatwi.

 

Africa intelligent

 

 

Arrivée du tout premier contingent des casques bleus tunisien en Centrafrique.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 22 septembre 2021, ( Corbeaunews – Centrafrique). 120 casques bleus de l’unité d’aviation tunisienne  viennent  d’arriver ce mardi 21 septembre dans la capitale centrafricaine. Ces nouveaux casques bleus sont arrivés en centrafrique dans le cadre  du renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique.

Arrivée à Bangui des 120 premiers casques bleus tunisiens de la Minusca à Bangui. Photo Minusca
Arrivée à Bangui des 120 premiers casques bleus tunisiens de la Minusca à Bangui. Photo Minusca

 

Ces soldats de l’armée de l’air tunisienne font partie d’un renfort progressif de 3.000 Casques  bleus décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU le 12 mars dernier et c’est le second contingent déployé dans ce cadre après un groupe de 300 soldats rwandais début août.

Les Tunisiens composent une “unité d’hélicoptères”, a déclaré à l’AFP le général Paulo Maia Pereira, commandant adjoint de la force de la Minusca, précisant que les hélicoptères tunisiens arriveront dans quelques jours.

Ces militaires arrivent moins d’un semaine après que 450 Casques bleus gabonais, accusés d’abus sexuels, ont été retirés de la force de maintien de la paix onusienne.

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes dans le pays.

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d’Etat l’année précédente contre le président de l’époque, François Bozizé.

Les combats qui ont suivi entre la coalition de groupes armés qui l’avait renversé, la Séléka, à majorité musulmane, et des milices soutenues par le chef de l’Etat déchu, les anti-balakas, dominées par les chrétiens et les animistes, ont culminé en 2014 et 2015.

La guerre civile perdure aujourd’hui mais elle a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Des groupes armés occupaient cependant encore fin 2020 plus des deux tiers du pays.

Certains ont lancé en décembre une offensive contre le pouvoir du président Touadéra à la veille de la présidentielle. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire.

La Minusca dispose toujours de quelque 15.000 personnes dans ce pays pauvre d’Afrique centrale, dont 14.000 en uniforme, avec pour mission prioritaire la protection des civils.

 

 

 

 

Live From The Field

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Une tentative de coup d’Etat déjouée au Soudan

Bangui ( République centrafricaine ) – Une tentative de coup d’Etat a échoué au Soudan tôt mardi, ont rapporté divers médias sans identifier les auteurs du complot.

Selon le quotidien Sudan Tribune, le putsch manqué serait l’oeuvre d’”officiers islamistes”.Le quotidien précise que tous les auteurs ont été arrêtés, sauf un groupe qui s’est retiré dans le camp de la division blindée de l’armée. “Leur quartier général est encerclé” par les forces restées fidèles au gouvernement de transition, ajoute le journal.”La situation est sous contrôle”, lit-on dans une dépêche de la SUNA, média d’État, citant le brigadier général Al-Taher Abu Haja. Au moins 40 officiers militaires auraient été arrêtés dans le cadre du coup d’État présumé.Une source gouvernementale, s’exprimant sous couvert d’anonymat, s’est confié à Reuters en affirmant que pendant la tentative de coup d’État, il y avait eu un effort pour prendre le contrôle de la radio d’État à Omdurman, de l’autre côté du Nil depuis la capitale, Khartoum.La tentative de coup d’Etat visait le gouvernement de transition soudanais mis en place après l’éviction en mars 2019 du président Omar el-Béchir, renversé après 30 ans de règne sans partageLe Soudan connaît depuis une transition fragile caractérisée par des difficultés économiques et de profondes divisions politiques. Ces derniers mois, le gouvernement a entrepris une série de réformes économiques difficiles pour pouvoir bénéficier d’un programme d’allègement de la dette du Fonds monétaire international (FMI).Ces mesures comprenant la réduction des subventions et l’instauration d’un flottement contrôlé de la monnaie locale ont été jugées trop sévères par de nombreux Soudanais. Des manifestations sporadiques ont récemment eu lieu dans tout le pays pour protester contre les mesures soutenues par le FMI et l’augmentation du coût de la vie.

Avec AFP/VOA

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Faustin Archange Touadera : « je n’ai rien à cacher au sujet des russes

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Réélu fin 2020 dans la confusion d’une offensive rebelle, le président centrafricain a entamé son second mandat sous le bruit des bottes et clame ne souhaiter qu’une chose : la paix et la justice.

 

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Relation avec la Russie, présence de Wagner, dialogue avec l’opposition, poursuite de François Bozizé… Il a répondu en exclusivité aux questions de « Jeune Afrique ».

Nous n’aurons pas droit aux traditionnels bureaux du chef de l’État. Faustin-Archange Touadéra n’y est toutefois pour rien, pas plus que le protocole, qui nous attend de pied ferme en cette fin de matinée. Dans l’enceinte du Palais de la renaissance de Bangui, un échafaudage en barre désormais l’accès, symbole involontaire d’une Centrafrique en perpétuelle reconstruction. Ce 13 septembre, l’entretien devra se dérouler un peu plus loin, dans le « salon des ambassadeurs », siège provisoire des activités présidentielles.

À l’abri de l’atmosphère étouffante d’une capitale sous perfusion de la communauté internationale, Faustin-Archange Touadéra nous a reçu longuement. Le président grignotera même du temps sur son rendez-vous suivant, contraignant l’intéressé à patienter dans l’antichambre sous l’œil vigilant de Casques bleus rwandais.

SI L’HOMME EST MÉFIANT, SON LARGE SOURIRE NE LE MONTRE GUÈRE

Fervent protestant, Touadéra a la parole rare. Critiqué pour sa proximité avec la Russie, accusé d’avoir conclu de mystérieux accords avec la société Wagner, ébranlé par des accusations d’exactions visant son armée, il n’ignore pas qu’il est attendu, par ses adversaires comme par ses partenaires. Si l’homme est méfiant, son large sourire ne le montre guère.

Jeune Afrique : Vous avez été réélu en décembre 2020 alors que venait d’être créée la Coalition des patriotes pour le changement [CPC], rébellion qui attaquait Bangui en janvier suivant. Dix mois plus tard, la capitale est-elle hors de danger ?

Faustin-Archange Touadéra : Vous avez raison de rappeler le contexte. Avant les élections, la paix revenait. Les Centrafricains n’avaient qu’une envie : aller voter et choisir leur dirigeant. Mais cette coalition a voulu les en empêcher. Pis, elle a enclenché une déstabilisation totale de l’État et a fini par marcher sur Bangui et arriver à ses portes le 13 janvier, jusqu’à s’infiltrer dans le PK12 et le PK9.

JE N’AI PAS CHOISI CETTE GUERRE

Heureusement, avec l’aide de nos alliés, nous avons pu repousser l’offensive et libérer le corridor qui nous relie au Cameroun, que la CPC avait bloqué. L’étau est desserré mais, bien sûr, les violences continuent. Les forces de sécurité font leur travail et effectuent des missions de ratissage dans Bangui, pour démasquer tous ceux qui détiennent illégalement des armes. Il y a toujours une menace et nous la prenons au sérieux.

Depuis janvier, vous semblez avoir privilégié, avec vos alliés rwandais et russes, une option offensive et militaire. Jusqu’où irez- vous dans cette voie ?

L’action militaire nous a été imposée par la CPC. Je l’ai assumée pour protéger la population et les institutions, mais je n’ai pas choisi cette guerre. Avec un État et une économie si fragiles, nous n’en avons pas les moyens. Nos hommes sont en formation, notre armée en reconstruction et des missions internationales travaillent à restaurer nos capacités militaires. De plus, nous sommes sous embargo des Nations unies pour les armes.

J’ai utilisé les moyens à ma disposition, notamment les accords qui lient la Centrafrique avec d’autres pays, comme le Rwanda et la Fédération de Russie. C’était indispensable : si la CPC était entrée dans Bangui, c’était le coup d’État assuré, et nous serions revenus presque dix ans en arrière, en 2013. Nous avons été obligés de faire la guerre, mais nous privilégions les discussions pour ramener la paix.

De quelle manière ?

J’ai sollicité la CIRCL [la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs] et la CEEAC [la Communauté économique des États de l’Afrique centrale] pour que ces organisations dont nous faisons partie nous viennent en aide. Les présidents congolais, Denis Sassou Nguesso, et angolais, Joâo Lourenço, ont répondu présents et nous continuons à travailler avec eux pour trouver un moyen de restaurer la paix. Je le répète : notre priorité n’est pas l’option militaire et, selon nos informations, la CPC se désunit. Certains leaders souhaitent revenir dans le cadre des accords de paix signés en 2019 à Bangui. C’est ce à quoi nous travaillons.

Ils restent un cadre idéal de sortie de crise. Quatorze groupes armés les ont signés et six d’entre eux en sont sortis pour créer la CPC. Il faut donc au moins se donner les moyens de les appliquer avec les huit qui sont restés. La mise en œuvre se poursuit, notamment au niveau du désarmement et de la démobilisation. Concernant les six autres groupes, nous espérons les faire revenir vers le texte qu’ils avaient signé après avoir longuement négocié avec nous.

Ne craignez-vous pas que l’on parle d’impunité ?

Quand je dis que nous voulons les faire revenir, cela ne veut pas dire que l’on oubliera tout. D’ailleurs, les accords de 2019 ne prévoient pas d’amnistie. La justice centrafricaine enquête, comme la Cour pénale internationale. Nous avons aussi la Commission vérité, justice et réconciliation. J’ai dit que mon second mandat serait celui de l’impunité zéro et il le sera.

L’ancien président François Bozizé a séjourné à plusieurs reprises au Tchad,

La République centrafricaine a toujours eu de très bonnes relations avec ses voisins. Nous recherchons la paix, nous sommes dans les mêmes organisations régionales et nous collaborons dans le cadre de commissions mixtes. C’est essentiel, car nos frontières sont à la fois longues et très poreuses, ce qui permet à nos ennemis de passer d’un territoire à un autre. Nous nous organisons pour régler le problème, notamment avec le Tchad et le Soudan.

Mais, dans les cas précis de Bozizé et d’Adam, (https://www.jeuneafrique.com/l186882/politique/francois- bozize-au-coeur-de-discretes-discussions-entre-le-tchad-et-la- centrafrique/) qu’est-ce qui empêche leur arrestation ?

Leurs cas sont pris en compte dans les discussions que nous avons, notamment au sein de la CIRCL et de la CEEAC. J’ai aussi évoqué le cas de François Bozizé avec mon homologue tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno.

(https://www.jeuneafrique.com/l190025/politique/exclusif-tchad- mahamat-idriss-deby-mon-pere-serait-fier-de-moi/) Nous espérons trouver des solutions viables.

François Bozizé vous a-t-il déçu en reprenant les armes ?

Oui. Quand il est revenu clandestinement [en décembre 2019], j’ai pensé qu’il le faisait avec une idée de réconciliation. C’est pour cela que nous n’avons pas choisi de le soumettre à la justice, alors qu’il était sous mandat d’arrêt. Je lui ai parlé, je l’ai reçu en audience et je l’ai invité à la paix. Ensuite, la Cour constitutionnelle a invalidé son dossier de candidature. Lui, ancien président et garant de la Constitution, n’a pas souhaité respecter cette décision. J’ai été vraiment déçu. Et ça ne s’est pas arrêté là : il a saboté tout ce que nous avions entrepris avec les groupes armés, tout ce qui était en train de se mettre en place. Les rebelles sont venus en armes jusque Bangui, ils ont tué des commerçants, des militaires… Ces crimes, c’est Bozizé qui en est à l’origine.

IL EST INJUSTE DE NOUS PRIVER DES MOYENS D’USER DE LA VIOLENCE

Que pensez-vous de la solution évoquée au sein de la CIRCL de lui trouver un lieu d’exil afin de l’éloigner de la Centrafrique ?

Si nous, Centrafricains, lui mettons la main dessus, nous ferons en sorte qu’il réponde de ses actes devant la justice. Maintenant si, dans le cadre de la CIRCL et des négociations en cours, nous décidons qu’il vaut mieux le condamner à vie à l’exil pour avancer vers la paix, nous l’accepterons. Mais il faudra que cet exil soit loin des frontières centrafricaines.

Vous avez tout à l’heure évoqué l’embargo sur les armes qui s’applique à la Centrafrique. Comprenez-vous qu’il soit encore en vigueur ?

Il avait un sens en 2013. Il est aujourd’hui injuste. Nous avons une armée en reconstruction et un président élu qui a pour mission de protéger la population. Or, je n’en ai pas les moyens. Aujourd’hui, les groupes armés sont mieux équipés que nous. Ils achètent à l’étranger des armes d’un plus gros calibre, des mines antichars ou même des moyens anti-aériens dont ne disposent même pas l’armée nationale. Il est injuste de nous priver des moyens d’user de la violence légitime.

MOI JE N’AI RIEN SIGNÉ AVEC UNE SOCIÉTÉ QUI S’APPELLERAIT WAGNER

À quoi cela sert-il que l’Union européenne [UE] forme notre armée si c’est pour la laisser sans armes ? Nous avons un président élu, un Parlement élu, un gouvernement démocratique et, finalement, on nous empêche de remplir notre mission régalienne. Faut-il que l’on laisse des bandits renverser l’État ? L’embargo est un appel à tous ceux qui veulent nous déstabiliser : nos ennemis savent qu’en face d’eux, il n’y a rien.

Depuis trois ans, vous avez reçu un soutien de taille, celui de la Fédération de Russie, mais aussi d’une société de sécurité russe nommée Wagner. Pourquoi cette alliance hors du commun ?

Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ?

Wagner entretient des liens avec des entreprises présentes en Centrafrique, en l’occurrence Sewa Securities pour la sécurité et Lobaye Invest dans le secteur minier…

À ma connaissance, nous avons en Centrafrique des sociétés qui se sont créées conformément à la loi et qui agissent sur des marchés libéralisés. Nous n’avons pas les moyens d’enquêter plus loin. Vous me dites que certaines d’entre elles sont liées à Wagner, mais il faut que l’on nous donne les capacités de le vérifier. Moi je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire.

Vous n’avez pas connaissance des liens entre Sewa Securities, Lobaye Invest et Wagner ?

Il y a beaucoup de sociétés de sécurité privées à Bangui. Quant aux contrats miniers, ils n’ont pas à passer par moi.

Toutes les sociétés de sécurité n’engagent pas des anciens combattants venus d’Ukraine ou de Syrie…

Je le redis : il y a des textes en vigueur en Centrafrique. Quand les gens les respectent, dans le cadre d’un secteur libéralisé, voulez-vous qu’on les chasse et qu’on leur dise : « Vous êtes de telle nationalité donc on ne veut pas de vous » ?

Le premier dirigeant de Lobaye Invest était un certain Evgueni Khodotov, un collaborateur de l’oligarque russe Evgueni Prigojine, 

Je ne connais pas de monsieur Prigojine.

VOUS M’APPRENEZ BEAUCOUP DE CHOSES

Selon plusieurs sources, il a pourtant organisé des rencontres entre les groupes armés et votre gouvernement, auxquelles il a pris part, avant les accords de 2019…

Vous m’apprenez beaucoup de choses. Je suis allé à Khartoum et j’y ai rencontré les responsables des groupes armés. Tout cela se passait en séance plénière, en public, sous l’œil de nos partenaires, comme l’Union africaine par exemple. C’était à la télé et à la radio. Je n’ai pas souvenir qu’il y ait un quelconque Russe sur les images.

Aucun allié russe n’est intervenu dans les négociations en amont ?

Je n’en ai pas eu connaissance.

Sur le sol centrafricain, des combattants russes sont bien présents, notamment à Berengo, dans un camp situé autour de l’ancien palais impérial.

Elle est autorisée dans le cadre des Nations unies. L’objectif des instructeurs russes est de former les militaires centrafricains à l’utilisation des armes qui nous ont été livrées – environ 7 000 armes individuelles – gracieusement et légalement, par la Fédération de Russie. Ce n’est pas quelque chose qui se fait en cachette.

Vous évoquez des instructeurs, mais qu’en est-il des combattants sur le terrain ?

La situation a évolué avec l’offensive de la CPC. La population réclamait la présence de l’armée sur le terrain pour faire face aux groupes qui tuaient, installaient des barrages ou occupaient des bâtiments administratifs. J’ai demandé à ce que le déploiement de nos forces s’effectue de manière conjointe avec nos alliés, notamment pour éviter qu’elles utilisent mal les armes données par les Russes. Chaque unité a donc eu avec elle un petit groupe de supplétifs russes, ce qui a fait baisser le nombre ce ceux qui étaient à Berengo. Il fallait compenser et, en accord avec les Nations unies, de nouveaux instructeurs sont donc arrivés. Voilà les faits. Au sujet des Russes, il n’y a rien à cacher.

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Le rapprochement avec la Russie a affecté la relation entre la Centrafrique et la France. Est-elle plus apaisée aujourd’hui ?

Pourquoi se focaliser sur la Russie, qui nous a en plus aidés gracieusement ? Je le répète : les besoins sont énormes, dans l’équipement ou dans la formation des policiers, des gendarmes et des gardes-forestiers. Nous avons demandé l’aide de tous les pays de bonne volonté et aussi de l’UE. À l’époque, Federica Mogherini [ex-chef de la diplomatie européenne] m’avait répondu qu’elle avait fait passer le message aux États-membres de l’UE. Nous n’avons pas eu de réponse favorable. La Fédération de Russie, avec qui notre relation est ancienne, a quant à elle répondu présente. Un autre pourrait faire de même. Pour la Centrafrique, la solution ne passe pas par la Russie ou par la France, mais par la France et par la Russie. Ce qui nous a été donné est en deçà de nos besoins. Nous ne refusons donc aucune main tendue.

En juin dernier, un rapport des experts des Nations unies pour la Centrafrique a évoqué un certain nombre d’exactions qui auraient été commises par l’armée centrafricaine et ses alliés. Comment avez-vous réagi ?

Nous avons été informés de ces allégations par voie de presse et j’ai demandé à la justice d’ouvrir des enquêtes. C’est en cours. Si les accusations sont fondées, il faudra prendre des mesures en conséquence, dégager les responsabilités et désigner les coupables. Nous avons la ferme volonté de faire la lumière sur les faits.

Toujours au sujet des Nations unies, faut-il selon vous faire évoluer le mandat de sa mission en Centrafrique, la Minusca ?

Oui, il doit être plus robuste. On a bien vu que la coalition de François Bozizé et des groupes armés avait la capacité de se battre avec des obus et des mines jusqu’aux portes de Bangui. Il faut donner à la Minusca les moyens de riposter. Nous avons besoin de troupes combattantes et c’est en ce sens que nous avons plaidé auprès du Conseil de sécurité. Je crois que nous avons été entendus, puisque la mission a reçu plus de moyens, notamment aériens avec des avions de combat, pour appuyer nos troupes au sol et empêcher les groupes armés de poursuivre les violences à l’encontre de la population.

Vous vous apprêtez à organiser un dialogue national, prévu avant la fin de l’année. Qu’en attendez-vous ?

Je suis un homme de dialogue. La preuve : dès ma prise de fonction en 2016, j’ai commencé à discuter avec les groupes armés. Aujourd’hui, beaucoup de personnalités politiques réclament une concertation nationale. J’ai demandé à ce que l’on consulte toutes les forces vives de la nation et que l’on mette en place un comité d’organisation pour réfléchir à l’événement. La majorité et l’opposition sont là, comme la société civile ou les syndicats, et tout le monde travaille à dégager des thématiques. Nous pourrons parler de tout et la parole ne sera refusée à personne du moment qu’un cadre républicain soit observé, que la Constitution et les lois en vigueur soient respectées.

Une enquête sur des liens présumés entre des personnalités de l’opposition, comme Karim Meckassoua – qui a préféré fuir le pays -, et la CPC est en cours. N’est-ce pas un mauvais signal envoyé avant ce dialogue ?

La loi s’applique à tout le monde. C’est vrai qu’il y a des gens qui sont peut-être des leaders d’opinion qui font l’objet d’enquêtes. Mais il ne doit pas y avoir d’impunité pour qui que ce soit. Dans le cas de Karim Meckassoua, les experts des Nations unies indiquent clairement qu’il est en lien avec la CPC dans les pages 10 et 11 de leur rapport sorti en juin.

Le même rapport contient les accusations d’exactions contre l’armée centrafricaine, que vous qualifiez plus tôt d’allégations

Oui, là aussi, c’est à la justice de faire son travail. C’est une question de cohésion sociale et de respect des victimes. Karim Meckassoua a été destitué par la Cour constitutionnelle comme d’autres députés l’avaient été par le passé. Il a été président de l’Assemblée nationale, a préféré fuir le pays clandestinement. Pourquoi se soustraire de cette manière, si ce n’est dans le but de favoriser la violence et de commettre des actes de déstabilisation ?

 

Jeune Afrique

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique interpelle le SG des nations unies sur la crise en RCA

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Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

 

LETTRE OUVERTE A LA TRÈS HAUTE ATTENTION DE MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS-UNIES ET DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS-UNIES

 

Excellences,

 

En vous faisant ses compliments pour la tenue de cette Grande Assemblée Générale des Nations-Unies sur la sécurité, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », toujours dans ses contributions et veille pour la bonne marche de la démocratie et de la bonne gouvernance publique en République Centrafricaine, voudrait porter à votre connaissance quelques faits, qu’elle pense être importants pour bien apprécier la situation sécuritaire en RCA, lorsque vous aborderez le sujet.

En effet, les grands hommes, que vous êtes, épris de justice, de paix et de la volonté d’assister le peuple frère centrafricain pour sortir du chaos politique et sécuritaire dans lequel se trouve notre nation, doivent avoir les bons éléments afin de pouvoir bien orienter leurs réflexions pour aboutir à des conclusions qui pourront apporter du réconfort et la paix dans le monde.

Avant tout, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », espère que vous donnerez une attention particulière aux cris de détresse qu’elle lance à votre endroit afin de considérer les nombreuses attentes du peuple centrafricain, longtemps méprisé et dont les droits ont toujours été foulés aux pieds par le régime « Autocratique » du Président Faustin Archange TOUADERA. Nous espérons, en outre, que votre travail pourra infléchir, dans le bon sens les orientations dangereuses vers lesquelles tendent les résolutions que prône le président centrafricain dans la gestion de cette crise, qui n’est pas seulement sécuritaire, mais qui trouve ses racines dans une crise encore plus profonde : la mauvaise gestion de la chose publique et l’absence totale d’une véritable politique sociale et diplomatique adéquate !

En effet, le caractère autocratique, doublé d’un comportement de va-t’en guerre du pouvoir en place, ne favorisent aucunement une résolution pacifique de la crise en cours.

Et pourtant ! le peuple qui a tant souffert des affres de la division voudrait, en son for intérieur, qu’un dialogue sincère, honnête et véritablement inclusif, avec la participation de toutes les voix divergentes ayant entrainé la situation chaotique actuelle, sous la supervision d’un médiateur neutre, soit le lieu où les uns et les autres pourront partager leurs points de vue divergentes, mais qui se joignent tous sur l’épineux problèmes du bien -être de tous les citoyens, soit tenu pour permettre de faire le point et trouver, ensemble, une sortie honorable pour tous, sans frustrer l’autre ; et pouvoir ainsi faire tabula rasa de tous les désordres afin de permettre à chaque centrafricain de jouer de sa partition pour un meilleur devenir de la République Centrafricaine, si chère à nos cœurs et si indispensable à notre survie en tant que peuple !

Les mêmes causes produisent les mêmes effets !

Le président TOUADERA prône, et compte organiser un dialogue qu’il qualifie de « Républicain » !

Mais qu’entend-il par « Dialogue Républicain », alors que ceux qui sont à l’origine de ces crises, et qui, d’une certaine manière, l’alimentent, ne s’assoient pas avec lui, qui a le devoir de veiller à la bonne gestion et bonne marche du pays, ne trouvent pas un compromis pour arrêter les hostilités dont, seul, le peuple en est la victime ?

Pourquoi le peuple, dans sa large majorité, réclame un « Dialogue Inclusif » avec ceux qui ont pris les armes ?

Le peuple pense qu’on ne peut dialoguer qu’avec ses ennemies pour comprendre leurs mobiles et finir par en faire ses amis. Mais, lorsque qu’on se réunit seulement avec ses amis, parents, fanatiques et courtisans, qui partagent les mêmes aspirations que soi, c’est pour tenir une causerie et non confronter les points de vue ou affronter les vrais problèmes pour avoir des idées claires sur des manquements ou des erreurs à éviter ou à corriger.

Pour illustrer notre intervention, nous vous dressons, sommairement, le tableau noir qui illustre la vie des centrafricains, dont nous sommes les portes voix.

En effet, pour que la chose soit bien comprise, la COSCIPAC a relevé au cours du précédent mandat et début du second du président TOUADERA, des actes graves et inoubliables qui déconstruisent les Forces de défense et de Sécurité Intérieure :

Ses plus proches collaborateurs, partenaires privilégiés au détriment des FACA, ses compagnons de business sur le dos du peuple centrafricain d’hier, dont certains sont incorporés dans l’Armée associés aux Mercenaires russes de Wagner, violent les hommes tout comme les filles et femmes partout où ils passent, détruisent, pillent les biens publics et privés et tuent le peuple à tout temps. Ce peuple qu’il avait pourtant juré deux fois sur la Constitution de protéger. Ses partenaires sont en train de commettre de graves exactions et se comportent en force envahisseur. Puis que, qui ne dit mot consent, son silence sur ces faits engage sa responsabilité et débouche inéluctablement sur sa culpabilité.

De la prise du pouvoir du président TOUADERA à nos jours, le peuple centrafricain a connu toutes sortes d’exactions graves, commises par les Groupes Armés et l es Mercenaires de la Wagner au service du pouvoir en place (tueries de masse, viols, tortures, enlèvements et exécutions sommaires, vols des biens appartenant aux populations, déplacements forcés, etc…).

Premièrement, les Forces de défense et de Sécurité Intérieure ont connu et vécu toutes sortes de souffrances, négligence et humiliations, jamais vécu depuis sa création encore moins dans aucun pays au monde. A titre d’illustration, leur quotidien est caractérisé par les enlèvements, esclavage, tortures, tueries, arrestations arbitraires et tribalistes, PJA insignifiant, valorisation et bon traitement des mercenaires Russes (Wagner) et groupes armés alliés du gouvernement au détriment des FACA etc. La promotion en grade des proches-parents, groupes armés non formés, famille politique du MCU à qui il vient d’offrir des grades importants sans aucune formation requise au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure.

Nous nous faisons le devoir de vous citer les quelques faits graves des exactions commises par les mercenaires, partenaires du régime de terreur du président Faustin Archange TOUADERA : Nous vous confirmons avec certitude, preuve à l’appui, et suivie des documentations que nous détenons par devers nous, qu’en vérité, les mercenaires Russes ont suffisamment tué, pillé, volé des biens appartenant à la population et suffisamment pillé nos ressources naturelles.

Ils ont violé nos mamans, sœurs, femmes et filles, les preuves sont là !

Plus de 1000 mercenaires Russes sont sur le territoire centrafricain, tous sont des combattants, c’est même vérifiable.

A BODA, au mois de janvier 2021, dans un village, à une place mortuaire, la population a essuyé des tirs bien ciblés d’un drone chargé d’explosifs par les alliés russes des Faca, faisant plusieurs victimes dont des morts et des blessés graves. Il a été même enregistré des cas de viols de plusieurs jeunes filles dont l’une d’elles, violée systématiquement par 10 mercenaires Russes a été tellement traumatisée que sa famille a saisi pour l’instant la police et la gendarmerie de ladite localité qui n’ont donné aucune suite judiciaires favorable. Puis qu’il s’agit des mercenaires russes, alliés du Gouvernement !

A MBAÏKI, Chef-lieu de la Préfecture de la LOBAYE, lors de la contre-offensive des mercenaires russes, et des FACA, des civils ont été pris à partie et tués allègrement (dont deux femmes enceintes) au mépris des règles de conduite en temps de guerre (le DIH).

A GRIMARI, plusieurs cas de violation des Droits des civils, pillages, vols, viols et même des tueries ont été dénoncés par les populations. Par exemple : un camion en provenance de Bambari a essuyé des tirs des mercenaires Russes et Rwandais tuant le chauffeur et quatre civils passagers. Toutes les marchandises du camion ont été pillées par ces mercenaires russes.

A BAMBARI, Chef-lieu de la Préfecture de la OUAKA, les exactions et Crimes de Guerre ont atteint leur apogée dans cette ville, y compris des tueries de masse des petits enfants et un cas de tuerie sauvage dans une mosquée. Les armes chimiques au NAPALM ont été utilisées contre la population par les Mercenaires Russes Wagner, les images ont, notamment, défilé sur les réseaux sociaux.

A NDJOH, une Commune de la Sous-préfecture de Bossembélé, située à 55 km en allant vers Bossangoa, quatre jeunes cultivateurs ont été exécutés par les Mercenaires Russes. L’église Catholique de Ndjoh a été profanée. La pharmacie locale saccagée, la bibliothèque de l’école vandalisée et plusieurs maisons d’habitations détruites par ces mercenaires russes. En outre, ces mercenaires, alliés du Gouvernement, se nourrissent avec les petits élevages de la population qu’ils confisquent.

Dans les villes de DAMARA, BOALI, BOSSEMBELE YALOKE, BOSSEMPTELE, BAORO, BOUAR jusqu’à BELOKO, des civils, revenant des champs, sont arrêtés, abattus froidement sans distinction ni sommation. Il a même été noté l’utilisation des armes chimiques et des mines anti personnelles.

A BOUAR, 25 personnes innocentes sont interpellées le 21 janvier 2021, par les mercenaires russes et détenus illégalement au Camp Leclerc de Bouar sans aviser le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bouar. Parmi les innocents arrêtés, il y’a deux (2) policiers gardiens de la Paix du Commissariat de police de Bouar qui ont été torturés par les Russes et le 4 mars 2021 à 04 heures du matin, les Russes ont fait sortir 4 détenus pour les tuer froidement.

Dans la préfecture de l’OUHAM, à Bossangoa et ensuite à Benzambé, des centaines de maisons d’habitation ont été incendiées par les mercenaires Russes laissant toute une population sans abri, ce qui a aggravé la souffrance des populations (des enfants, des femmes, des vieux et des handicapés).

Dans la préfecture de la MAMBERE KADEÏ, précisément à 18 km de l’axe GAMBOULA, à BABANZA, à NASSOLET, à GAMBOULA Centre et ses environs, lors de la contre-offensive des mercenaires Russes, et des FACA, des populations civiles ont été prises à partie et tuées. Des cas de viols, de pillages, de tueries, la propagation de la terreur sur les populations civiles et la décimation de leurs petits élevages sont enregistrés.

A DEGAULE, samedi 29 mai 2021, dans la matinée, la ville a été le théâtre d’un grand pillage organisé par les mercenaires russes.

A KOUI, au début du mois de juin, le Sultan de ladite localité et son Adjoint ont été froidement abattus sur leur moto par les mercenaires russes de Wagner.

Du 27 au 28 juin 2021, la ville de NDELE, les mercenaires russes venus stopper des discordes entre éleveurs et cultivateurs, ont profité de l’occasion pour s’adonner à leur passe-temps favori : le pillage des biens appartenant à la population locale.

A BANGUI, il n’y a pas une seule journée qui passe sans que des civiles et militaires soupçonnés d’être de l’ethnie GBAYA de l’OUHAM, parents ou proches des soit disant leaders de la CPC, sont nuitamment enlevés, torturés et exécutés de manière arbitraire et extrajudiciaire, et, dont les corps sont jetés sous les arbres vers le cimetière de Ndress, dans le fleuve Oubangui, à Ngaragba, Mboko et à Nzila etc. ; alors que les responsabilités pénales sont individuelles et personnelles et non familiale.

En fin juin 2021, dans la Commune d’Elevage DURA DJAFOUN, au village MALLOUM, axe BAMBARI – IPPY, les mercenaires russes de WAGNER ont fait irruption et ont commencé à incendier les habitations, braquer les biens de la population et fini par massacrer la population sans distinction de sexe, ni d’âges, sous prétexte que la population dudit village, à majorité peuhl, serait complice de l’UPC.

Le 20 Juillet 2021, dans l’OUHAM-PENDE, plus précisément à PAOUA 1 et à BOZERE, les populations ont été victimes des groupes armées et des mercenaires russes de WAGNER.

Le comble sera atteint le Mercredi 20 juillet 2021, dès l’aube, les mercenaires russes de la Wagner, au solde du Président TOUADERA, ont frappé un grand coup contre le peuple centrafricain, en tendant une embuscade aux jeunes centrafricains empruntant l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa, pour se rendre au marché hebdomadaire de KOUKI, pour certains, et pour d’autres, se rendant dans les chantiers miniers pour chercher leurs moyens de subsistance quotidien.

Ainsi, tous les jeunes qui ont eu le malheur d’emprunter cette voie, ont été cueillis et reçus avec une balle dans la tête, leurs motos récupérées par les mercenaires russes de la Wagner qui n’ont pas oublié de leur faire la poche ! De ce traquenard, plus de 20 jeunes, innocents, n’ayant rien à se reprocher, ont été sauvagement assassinés par ces mercenaires au solde du Président TOUADERA et de ses sbires.

Etant donné que le peuple centrafricain est considéré par le Président TOUADERA, comme des bêtes de somme, juste bons et destinés à être abattus et êtres offerts en sacrifice pour satisfaire leurs besoins personnels et égoïstes, ils se sont précipités pour indexé la CPC qui , selon les informations sûres à notre disposition, n’a rien à voir avec cet hécatombe humain.

D’ailleurs, ni le Chef de l’Etat, ni le Président de l’Assemblée Nationale et ni son Premier Ministre n’ont daigné se rendre sur les lieux de ce drame humanitaire ; l’ont- ils seulement fait, une fois, depuis que les centrafricains se font tuer partout ?

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, considère donc que le Communiqué de Presse du Gouvernement, du 21 Juillet 2021, est une humiliation pour le peuple et une insulte à la mémoire des braves fils du pays, innocents et inoffensifs, qui ont été abattus comme des pigeons par les mercenaires que le Président de la République paye, avec l’argent du contribuable centrafricain, pour décimer les dignes fils et filles du pays !

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, dénonce avec vigueur ces actes odieux posés contre le peuple centrafricain par les mercenaires du Groupe Wagner au solde du pouvoir en place ! Et, qualifie cette barbarie de Crime de Guerre et Crime Contre l’Humanité et le condamne avec la dernière rigueur et énergie.

Par ailleurs, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient le Gouvernement responsable de ces crimes odieux et incompréhensibles.

Aussi, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, partage les mêmes douleurs avec les familles endeuillées, et, réclame que justice soit faite !

Pour ce faire, nous recommandons au sécretaire général des Nations unis et à l’Assemblée Générale des Nations unis :

  • La tenue urgente et sans condition d’un dialogue Inclusif avec toutes les forces vives de la nation, y compris la CPC.
  • Le départ immédiat et inconditionnel des mercenaires Russes du territoire centrafricain.
  • Augmentation et maintien des forces onusiennes en Centrafrique
  • Deuxièmement, il a préféré incorporer au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, les rebelles, mercenaires étrangers et autres nébuleuses maffieuses au détriment de la Jeunesse Centrafricaine et en violation de la Loi de programmation militaire de la République Centrafricaine. Ce qui a entrainé une prédominance des rebelles alliés du gouvernement dans les Forces de défense et de Sécurité Intérieure.
  • Troisièmement, le tribalisme, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, l’impunité, l’injustice sont devenus les seuls critères de gestion de l’Etat instauré dans l’administration publique, surtout au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, ce qui a eu pour conséquence le dysfonctionnement total de l’appareil de l’Etat.
  • Quatrièmement, au niveau idéologique et politique du Gouvernement, nous avons assisté à l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants, composée et caractérisée par un groupement d’amis et proche-parents de moindre niveau d’instruction et de formation académique, manquant de visions politiques pour le pays, véreux, avides d’argents et de gains faciles, aventuriers politiques forgés de toute pièce, de véritables « bras cassés » hissé à l’arène politique. Moins instruits, ils érigent et pratiquent à la place du « Real Politique » la démagogie, la corruption et la délation. Pour l’exercice de la démocratie et la culture politique, ils n’ont comme idées que : le dénigrement des adversaires politiques, les Leaders des Organisations de la Société civile, voire les représentations étrangères accréditées en RCA. Les incitations à la haine et à la violence planifiées et diligentées contre leurs adversaires politiques et certains responsables de la Société Civile qui veillent à la bonne marche de la démocratie et défendent les intérêts du peuple, car partageant la souffrance de ce peuple. Outre la pression exercée sur les médias, l’exécutif utilise des subterfuges malsains pour écarter leurs adversaires et opposants de la scène politique et autour d’eux, de peur que des vérités soient dites !
  • Sur le plan social, le paroxysme a été atteint ! La misère du centrafricain est devenue plus que catastrophique. Malgré les multiples aides et assistances apportées par la Communauté Internationale, le centrafricain n’arrive plus à supporter le cout de la vie. Le panier de la ménagère est plus que vide. Le traitement des fonctionnaires de l’Etat ne leur permet plus de vivre honorablement. Le peuple centrafricain, dans son ensemble, est devenu un peuple malade, mais qui s’ignore être malade ! Les activités commerciales et agro-pastorales (la RCA est un pays à vocation agro-pastorale) sont au rouge. Les écoles connaissent un dysfonctionnement comme on n’en a jamais connu. Il n’existe plus d’infrastructures routières dignes de ce nom, et c’est pire dans la capitale, et lorsqu’on interpelle les membres du Gouvernement, ils répondent que « ce n’est pas aujourd’hui que les routes sont dégradées ! », fin de citation.
  • Sur le plan de la liberté d’expression : Elle est confisquée par le pouvoir « Autocratique de TOUADERA ».

En effet, étant un pouvoir autocratique, le pouvoir de TOUADERA n’accepte pas de contradiction, ni de critique et encore moins de prise de position contraire à sa volonté.

Ainsi, la liberté de la presse n’existe plus. Il suffit d’écrire un article ou de publier une information dénonçant les dérives du pouvoir en place ou d’un dignitaire du régime et on est automatiquement poursuivi pour atteinte à la sureté de l’Etat ou un autre délit qui va faire de vous un paria.

L’Organisation de la Société Civile qui ne se met pas au service de TOUADERA, et qui reste fidèle à sa conviction ; qui n’est pas de servir celui qui fait l’histoire ; mais d’être au service de celui qui subit l’oppression, le peuple, est automatiquement taxée de tous les noms et placée dans la liste des ennemies de la nation, donc écartée de toute activité requérant sa participation. Quel régime injuste !

Sans doute, que la délégation officielle qui se rendra à cette rencontre, vous dressera un tableau élogieux et merveilleux des prouesses réalisées par le président TOUADERA, mais ne vous y tromper pas, ce sera une mise en scène bien organisée par le pouvoir en place !

En confrontant des points de vue différents, en croisant les informations de sources différentes, l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur la Sécurité pourra ainsi mieux orienter ses réflexions afin qu’ils ne commettent pas une erreur fatale à la Démocratie et au Droit du peuple, souverain, à vivre dans un Etat de paix ou il est fait bon vivre ; pour la stabilité et la paix sur le continent Africain, et dans le monde. Car, nous vivons dans un village planétaire; et, les effets d’un acte peuvent déteindre au-delà de nos frontières !

En conclusion, la COSCIPAC, Voix des Sans Voix, espère que les dignes Membres des Nations-Unies, soucieux du bien-être de leurs populations respectives, et encore plus soucieux de garantir au monde, la paix, la sécurité et la stabilité pour un développement harmonieux par le développement des infrastructures, prendront en considération le cri de cœur et de pleurs lancés par le peuple centrafricain à leur endroit, ; et ; prendront les bonnes mesures du chaos politique qui règne en RCA, car, le peuple a trop souffert de l’hypocrisie de ses hommes politiques en Centrafrique !

Fait à Bangui, le 20 Septembre 2021

 

 

 

RCA : la ville de banga, dans la Mambéré-Kadéï, a été reprise par le 3R après des heures d’affrontement

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Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:23:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de banga, situé  dans la commune de Haute-Boumbé, dans la sous-préfecture d’Amadagaza est le théâtre des violents combats depuis deux semaines entre les Mercenaires russes, soutenus par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais ce lundi 20 septembre, la ville a été reprises par les rebelles de 3R  après des heures d’affrontement avec les troupes gouvernementales qui tentent de pilonner la zone avec des hélicoptères.

 

Lundi, 20 septembre 2021, vers 15 heures, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris le dessus  sur les forces coalisées du  gouvernement dans leur violent affrontement qui s’est tenu dans la commune de Haute-Boumbé, plus précisement dans le village Banga, situé à environ 80 kilomètres d’Amadagaza, à l’Ouest de la République centrafricaine.

Les combats ont débuté le  29 août dernier par des pilonnages aériens des zones  d’Amadagaza et de Gamboula comme Béïna,  Banga, Noufou et  Dilapoko, située à 85 kilomètres au nord de Gamboula.  Mais depuis deux semaines, les mercenaires russes et les soldats FACA se sont renforcés en homme et moyens terrestres. Ils ont repris la ville de banga aux mains des rebelles il y’a une semaine, paniquant d’avantage les populations civiles qui ont du traverser en masse la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun.   

Des habitants du village Banga cherchant à traverser la rivière pour rejoindre le Cameroun
Des habitants du village Banga cherchant à traverser la rivière pour rejoindre le Cameroun

Mais ce lundi 20 septembre vers 15 heures,  les rebelles de la CPC ont repoussé les forces gouvernementales  et reprennent la quasi-totalité de la ville. Deux hélicoptères russes ont repris le pilonnage de la ville, mais aussi celle du côté camerounais, faisant trois blessés parmi les civils camerounais.

des civils camerounais fuyant les tirs des mercenaires russes
des civils camerounais fuyant les tirs des mercenaires russes

 

Pour l’heure, le bilan provisoire fait état de plusieurs morts tant du côté des mercenaires russes que des rebelles.

Rappelons que lors des affrontements,  un renfort des mercenaires russes en provenance  de la ville de Bombo est tombé dans une embuscade des rebelles, faisant aussi plusieurs morts.

Selon les dernières informations que nous venons de recevoir à la rédaction, les combats ont repris cette nuit par des tirs à l’arme lourde. On ignore actuellement le bilan de cet affrontement.

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Hassan Bouba, chef de faction dissidente de l’UPC, déclare la guerre  à Ali Darassa, mais aussi à plusieurs opposants

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:34:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De nationalité tchadienne, le sulfureux Hassan Bouba, actuel ministre de l’Élevage et de la santé animale dans le gouvernement Dondra, se dit désormais prêt à affronter plusieurs opposants au régime comme l’ex-député du troisième arrondissement Abdoul Karim Meckassoua, mais aussi son ex-ami et patron l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, une faction de l’ex-coalition rebelle de la Seleka.

Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

C’est dans un fichier audio circulant sur les réseaux sociaux que l’ex-numéro 3  de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, Monsieur  Hassan Bouba sortait de ses gonds et montre son vrai visage à celui qui l’a fait roi aujourd’hui. Selon lui, il est temps que Monsieur Ali Darassa soit arrêté et neutralisé. Et il se lance dans un bras de fer  avec lui :

« Quoi qu’il en soit je dois finir avec Ali Darassa. Il ne me connaît pas. Moi j’ai combattu Karim Meckassoua,  Monsieur Youssoufa Yérima Mandjo, Monsieur  Issa Bi, Monsieur Martin Ziguélé et bien d’autres. Ce sont des baobabs que je combats. D’ailleurs il devrait demander à ceux-là s’ils sont où actuellement. Tant que Touadera reste au pouvoir, je vais toujours combattre ceux-là. Pour Ali Darassa, je dois finir rapidement avec lui », déclare Hassan Bouba sur les réseaux sociaux.

D’après lui, les jeunes qui font des bruits sur les réseaux sociaux  sont des apprentis politiques. Ils ne connaissent pas la réalité de la politique en Centrafrique.

En représailles, un autoproclamé colonel de l’UPC appelé chauffeur lui a lancé également un ultimatum.

« Toi Hassan Bouba, toi qui ne mérite même pas aux chevilles de Monsieur Karim Meckassoua, tu oses lui parler ainsi ?  Maintenant, tu dois savoir que pour toi c’est fini. Tu dois rester à Bangui à côté de Touadera et de NGRÉBADA jusqu’à la fin de ta vie. Mais si tu oses sortir de la capitale, ton cas sera réglé », déclare le colonel de l’UPC Chauffeur.

Et ce n’est pas tout. Un général de 3R, appelé Ali Doug-Saga répond également à Monsieur Hassan Bouba sur les réseaux sociaux.

« Hassan Bouba, tu as franchi la limite. Désormais, tu dois savoir que ta tête est mise à pris! Le 3R va régler ton sort. Tu sais que de Bangui jusqu’à la frontière du Cameroun, nous sommes présents. De même que de Bangui jusqu’à  la frontière du Tchad, nous sommes également présents. Mais désormais si tu prends le risque de sortir de Bangui, nous allons te montrer notre vrai visage », menace de son côté le général Ali Doug-Saga de 3R.

Selon le journal Média Plus, Hassan BOUBA, ministre de l’Élevage et de la Santé animale  est un Peul (mbororo) du Tchad, c’est un semi-lettré qui est roi chez les analphabètes. Il bricole le sango et le français, ce qui fait de lui l’interprète d’Ali Darassa.

Comme ses coreligionnaires et co-maquisards Ali Darassa, Souleymane Daouda et Ahmadou Bi-Aliou,  Hassan Bouba est un criminel né qui avait œuvré dans le FPR, la rébellion de son compatriote peul tchadien Baba Laddé, avant de suivre Ali Darass à l’arrivée de la coalition Séléka au pouvoir en mars 2013 dont il est le conseiller politique et le n°3 du groupe armé UPC, après Ali Darass et Aliou.

Même s’il n’a jamais mis pied dans une école moderne, il aurait une très grande expérience dans le domaine du négoce et est polyvalent en matière commerciale: des pierres précieuses (or et diamant), des pointes d’ivoire et peau des animaux très prisées, le convoyage des bœufs, le trafic d’armes, etc.

Il tue sans pitié. C’est lui qui serait chargé du recrutement des mercenaires étrangers, principalement les Peuls du Tchad, du Niger et du Soudan, pour le compte de l’UPC ;

C’est lui qui était le second coordonnateur des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto ;

Il est reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un homme sauvagement agressé  au couteau, puis tué au village GOMOKO, au PK47 de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:21:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village GOMOKO, situé à environ 47 kilomètres de Bangui sur l’axe Boali a été plongé dans la stupéfaction depuis dimanche 19 septembre 2021 à l’annonce de la mort de monsieur  GANAKO, un aide-boucher dans la localité.

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Selon le service de la gendarmerie de Boali qui a ouvert une enquête pour homicide volontaire, l’acte criminel s’est déroulé dimanche après-midi dans le village GOMOKO, situé à 47 kilomètres de Bangui sur la route de Boali après le village BOUBOUI.

La victime, âgée d’une trentaine d’années, aurait été attaquée vers 17 heures par plusieurs individus, soupçonnés d’être des voleurs de bétail. Ils l’ont poignardé à plusieurs reprises avec des couteaux tranchants à dent de scie. L’homme succombe de ses blessures sur le lieu de son agression. On ignore pour l’instant les raisons de cette agression. S’agit-il d’un règlement de compte ou de la jalousie ou d’une simple opération de braquage qui a mal tourné   ?

Seule la justice qui pourrait y faire la lumière. Justement, la gendarmerie de Boali a annoncé avoir ouvert une enquête pour homicide.

Selon une source policière, un des suspects aurait été appréhendé par la gendarmerie. Mais nous ne sommes pas en mesure de confirmer cette information.

Rappelons que la cérémonie de funérailles de la dépouille de Monsieur GANAKO avait déroulé lundi dans le village en présence des nombreuses personnes, dont les fidèles de son église.

Il faut noter au passage que le marché à bétail, qui était auparavant au PK13 sur la route de Boali, avait été relocalisé dans le village Bouboui, situé à moins de 3 kilomètres du village GOMOKO sur la route de Boali.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Relations franco-centrafricaines : un ambassadeur de la diplomatie publique française en visite à Bangui.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:55:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les relations entre la France et la centrafrique n’ont cessé de se tendre ces dernières années, Monsieur Sylvain Itté, Ambassadeur pour la diplomatie publique française a séjourné pendant cinq jours à Bangui afin de renforcer les relations de confiance avec le pays.

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Sylvain Itté, Ambassadeur pour la diplomatie publique française

 

Lors de sa visite, l’ambassadeur est allé à la rencontre des politiques, des représentants de la société civile, des humanitaires et des acteurs médiatiques. Une réunion avec des journalistes locaux s’est également tenue au sein de la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui. Au cours de celle-ci, monsieur Itté a indiqué s’être rendu à la capitale centrafricaine pour mieux appréhender les opérations de déstabilisation visant la France depuis plusieurs mois. Son objectif était, comme il l’a annoncé, de voir dans quelle mesure il était possible de « recréer un dialogue franc avec les autorités centrafricaines ». Il craint, sans doute, que les agissements malsains et campagnes de dénigrement ne creusent un fossé entre les deux pays, au point de faire disparaitre le lien historique qui les unit.

 

Largement visée par les campagnes anti-françaises téléguidées par la Russie, la France avait annoncé le 7 juin dernier qu’elle interrompait son aide budgétaire à la Centrafrique. Le Ministère des Affaires Etrangères français a toutefois précisé que cette aide budgétaire, qui avoisine les 10 millions d’euros (6.5 milliards de francs CFA), n’était pas suspendue dans sa globalité. En effet, les projets bénéficiant directement à la population centrafricaine et l’aide humanitaire, qui représentent plus de 6 millions d’euros (soit près de 400 millions de francs CFA), sont maintenus.

 

Afin de consolider ce partenariat historique entre les deux pays, par cette visite Monsieur Itté a défendu l’établissement de bases nouvelles et d’une approche partenariale, qui se veut être plus moderne. Par ailleurs, l’ambassadeur de France à Bangui, Jean Marc Grosgurin, présent à cette conférence de presse a mis l’accent sur ces changements : « Le centre de ce partenariat, selon les aspirations du président Macron, est l’appui à la jeunesse, la société civile, la santé et l’éducation. En bref, tous les projets de coopération qui ciblent directement la population ne sont pas suspendus. »

 

En outre, l’Agence Française de Développement (AFD) continue d’œuvrer dans ce sens en Centrafrique malgré les tensions politiques. Pour rappel, cette dernière a investi près de 60 milliards de francs CFA entre 2008 et 2016 et financé une quarantaine de projets. Pour exemple, l’un de ses principaux projets est le PRESU (projet de reconstruction économique et social en milieu urbain) qui consiste à venir en aide des populations du 3e et 5e arrondissement. Elle rénove ainsi le lycée Miskine et construit son extension, elle rénove également l’école Yakité, érige une maison de la femme, réhabilite l’avenue Idriss Deby ITNO et reconstruit un centre de santé entre autres.

Colossal et silencieux, le PRESU resté à l’ombre des projecteurs, en fait le projet de développement urbain le plus complet de la ville de Bangui sur la dernière décennie.

 

De ce fait, il est clair que les liens entre les deux pays, malgré certaines tensions, ont su rester très étroits et que la France n’entend pas laisser tomber les Centrafricains.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 4 personnes, dont le Président de la jeunesse de Béïna enlevé et assassiné. Leur famille accuse les mercenaires russes.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:40:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située  dans la sous-préfecture de Gamboula, à l’ouest de la République centrafricaine, la ville de Béïna est sous le choc  depuis  le 16 septembre dernier. Le Président de la jeunesse locale et trois autres jeunes  de la même localité ont été retrouvés morts, et leurs corps jetés au bord de la rivière bombé.

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Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.

 

Disparus le 13 septembre  2021, quatre jeunes de Béïna,  dont le Président de la jeunesse locale, ont été retrouvés sans vie trois jours  après leur disparition.

Souvenez-vous, après leur disparition, leur famille avait lancé en vain une vaste campagne de recherches pour les retrouver. Mais ce jeudi 16 septembre, vers midi, à bord de la rivière bombé, un groupe des jeunes, de passage,   avait retrouvé quatre corps sans vie jetés au sol. Immédiatement, ils ont su que ce sont  les quatre disparus.  Ils ont fait appel aussitôt à leur famille qui était venue confirmer leurs identités puis ramasser les dépouilles.

Pour la famille, il ne fait aucun doute, les hommes de Wagner seraient derrière cet assassinat.

« Les rebelles ne sont pas au centre Béïna. Ce sont des Russes qui viennent d’arriver dans la localité avec leur lot d’exaction. Avant ce quadruple meurtre, ces hommes de Wagner avaient tué deux jeunes dans la même ville.  Ils ont soupçonné de collaborer avec les rebelles. Donc pour le meurtre du Président de la jeunesse de Béïna et ses trois amis, il ne fait aucun doute, c’est aussi les Russes qui les ont assassinés », témoigne Marc-Vivien, un proche de la famille des victimes.

Rappelons que le dimanche 29 août dernier, avant le déploiement des troupes au sol, des hélicoptères  russes avaient pilonné durant deux jours  le village Béïna  et ses environs, notamment à Bombo et Banga, faisant des blessés graves parmi les civils.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Déclaration de l’ambassade des États-Unis à Bangui sur les Rapports faisant état d’atrocités contre des civils dans le nord-ouest de la République centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/drapeau-des-états-unis-6-mai-2020-450×235.jpg” alt=”Drapeau des État unis” width=”450″ height=”235″ />
Drapeau des État unis

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’ambassade des États-Unis à Bangui est profondément préoccupée par les informations faisant état d’atrocités contre des civils dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).  Nous appelons aux autorités centrafricaines à mener rapidement des enquêtes complètes et transparentes sur ces rapports et à veiller à ce que les responsables répondent de leurs actes.  Le gouvernement centrafricain a la responsabilité de protéger tous ses citoyens, et nous l’appelons à fournir un soutien à toutes les victimes.

 

Nous déplorons également la mort tragique d’un humanitaire du Conseil danois pour les réfugiés, un partenaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international, après que son véhicule ait heurté un engin explosif.  Nous exprimons notre plus profonde sympathie à la famille, aux amis, et aux collègues de la victime.  Nous condamnons fermement l’utilisation d’engins explosifs et de mines terrestres qui entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dans la région.  En tant que principal donateur humanitaire en RCA, les États-Unis travaillent sans relâche pour assurer que les nombreux Centrafricains qui en ont besoin puissent accéder à l’aide humanitaire.  Nous appelons tous les acteurs à permettre un accès humanitaire sans entrave.

 

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Ambassade des Etats-Unis en République centrafricaine

Communiqué de presse

Septembre 18, 2021

 

 

Statement by the United States Embassy on reports of atrocities against civilians in northwest Central African Republic

The United States Embassy in Bangui is deeply concerned about reports of atrocities against civilians in northwest Central African Republic (CAR).  We call on CAR authorities to promptly conduct full and transparent investigations of these reports and ensure that those who are responsible are held accountable.  The CAR government has the responsibility to protect all of its citizens, and we call on it to provide support for victims.

 

We also mourn the tragic death of a humanitarian aid worker from the Danish Refugee Council, a U.S. Agency for International Development implementing partner, after their vehicle hit an explosive device.  We extend our deepest sympathy to the victim’s family, friends, and colleagues and strongly condemn the use of explosive devices and landmines in the region which inhibit the delivery of humanitarian aid.  As the foremost humanitarian donor in CAR, the United States is working tirelessly to ensure that relief reaches Central Africans in need.  We call on all actors to allow unhindered humanitarian access.

 

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RCA : la France et l’union européenne auraient-elle tenté d’assassiner le Président Touadera  ?

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C’est en tout cas ce que affirment le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et tout son entourage.

 

Le 11 septembre 2021, une délégation gouvernementale sous l’impulsion  du chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est rendue au camp Mpoko dans le cadre d’une cérémonie de passation      Du commandement à la tête de la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-rca) au cours de laquelle le ministre de la défense portugais, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le chef d’État major de l’armée portugaise, les ambassadeurs des États-Unis, de la France, de l’Union européenne ont pris part avec des échanges cérémonieux et multiplication de paroles bienveillantes  de part  et d’autre. Malheureusement, nos sources contradictoires  nous ont fait savoir qu’un détail est venu gripper la machine protocolaire en apparence si bien huilée. Et dès lors,  les relations entre le chef de l’État et la mission EUTM-RCA ont failli pris un coup.

le chef de l'État et la délégation officielle lors de la passation du commandement de l'EUTM-RCA
le chef de l’État et la délégation officielle lors de la passation du commandement de l’EUTM-RCA le 11 septembre 2021. Photo CNC

 

Le protocole qui ne colle pas

L’information est restée encore des plus confidentielles, et il ne le serait à moins puisqu’il s’agit de l’État. Le plus secret  du monde, la Centrafrique.  Mais nos sources contradictoires sont formelles : un couac  s’est glissé dans les rouages

pourtant, la cérémonie s’est passée de la meilleure des manières.  Mais quelques heures avant la cérémonie de passation du commandement, le service de protocole de l’EUTM-RCA a mis en place certaines règles protocolaires. Il s’agit d’interdire l’accès du camp Mpoko aux armes, y compris celles  de la sécurité du chef de l’État.

Informé de la nouvelle règle établie  par le service protocolaire de l’EUTM-RCA, le général Service, Directeur général de la sécurité présidentielle juge que cela ne doit pas être appliqué au service de sécurité du chef de l’État. Immédiatement, il engage des discussions  avec  le commandement de l’EUTM-RCA.

Alors que les discussions se poursuivent, le Président de la République, sortant de la douche, appelle son Directeur de sécurité pour lui donner l’ordre de tout annuler.

« Je ne peux plus participer. Les Français et leurs acolytes européens ne sont pas bons. Ils peuvent me tuer», déclare le chef de l’État à son Directeur de sécurité qui lui répond calmement qu’il est en train de discuter avec l’EUTM-RCA.

« C’est une cérémonie importante. Tous les diplomates accrédités dans le pays seront présents. Même le ministre portugais de la Défense  et le chef d’État major du Portugal  seront également présents. C’est important que vous soyez présent son Excellence d’autant plus que vous être sur place dans le pays », lui répond le général Service.

Finalement, c’est à l’issue de la discussion que   le service de sécurité du Président de la République est autorisé à franchir le portail de la base de l’EUTM-RCA avec leurs armes.  C’est ainsi que le chef de l’État avait pris part à la cérémonie de passation du commandement à la tête de l’EUTM-RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : deux soldats FACA tués, et quatre mercenaires russes blessés dans une attaque des rebelles près de Kaga-Bandoro

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:38:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 343 kilomètres au nord de Bangui, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi a été secouée ce dimanche 19 septembre 2021 suite à une attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  contre une position des soldats FACA et de leurs alliés russes dans le village Kakomalé sur l’axe Grevaï.

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Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Selon des sources sécuritaires locales,  ce sont les rebelles de la CPC qui auraient lancé l’hostilité contre une position des soldats FACA  et des Mercenaires russes au village Kotamalé, situé à une soixantaine de kilomètres de Kaga-Bandoro  sur l’axe Grevaï en allant vers Mbrés.  Le combat était violent, reconnaît un officier des forces armées centrafricaines.

« Les rebelles nous ont surpris sur trois positions. Ils nous ont attaqués, mais nos hommes ont bien résisté. Ils ont repoussé l’attaque et contrôlent toujours la localité  », témoigne l’officier FACA à CNC.

Selon un autre témoin, les rebelles ont dû se retirer après avoir détruit le poste de contrôle érigé par les FACA et les mercenaires russes dans ce village. Ce que conteste cet officier  qui reconnaît par ailleurs la perte de ces deux hommes dans l’affrontement. D’après lui, quatre mercenaires russes de la société Wagner ont également été grièvement blessés dans l’attaque et évacués par hélicoptère sur Bangui pour des soins médicaux d’urgence.

Par ailleurs, à Mingala, vers Alindao, les mercenaires russes et les rebelles de l’UPC s’affrontent depuis deux jours dans une indescriptible violence. Le détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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RCA : trois personnes, dont deux garçons et une femme, tués par les mercenaires russes au village Létélé, dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:28:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite  vendredi dernier au campement de l’éleveur Alhadji Boudaw, situé à quelques kilomètres à l’entrée du village Létélé, à environ 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim.

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Le vendredi 17 septembre dernier, plusieurs dizaines des mercenaires russes, à bord des motos et des pick-up, en patrouille dans le secteur, sont arrivés vers 14 heures dans la commune de Loura, situé à environ 40 kilomètres de Bocaranga. Ils ont commencé à piller des habitations, prendre des motos et séquestrer les gens dans le village Kounbam, puis au centre Loura, précisément au quartier Panambana  jusqu’au marché central. Mais avant de partir, ils ont kidnappé trois jeunes de Loura dont ils les ont libéré quelques heures plus tard à Bocaranga.

Entre-temps, au village Létélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim, les mercenaires russes de la société Wagner  se sont dirigés dans le campement  de l’éleveur Alhadji Boudaw. Sur place, ils ont retrouvé ses deux enfants âgés de 13 et 15 ans. Ils les ont abattus tous les deux à bout portant. Ensuite, une femme cultivatrice, , venue vendre la cuvette de manioc à la famille, a elle aussi été tuée sauvagement par ces mercenaires de Wagner.

Mais avant de rentrer à Bocaranga, ces hommes de Wagner sont allés dans le village Poucaré, situé à environ 10 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Létélé. Ils ont commencé à  ramasser des dizaines des personnes, et les ont rassemblés dans des salles de classe de l’école du village, puis ferment toutes les portes sur eux. Une véritable séquestration de masse. Ça, c’est crapuleux. Une scène qu’on a vue avant l’indépendance des pays africains. Ce qui montre que la rca est retournée 60 ans en arrière. La lutte que nos aînés ont menée pour l’indépendance de ce pays ne sert désormais à rien.

Affaire à suivre…

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Bangui,  un sous-officier de la gendarmerie aurait tué son épouse à cause de la jalousie

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:39:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le présumé criminel s’appelle Boy-LAMBA. Il est adjudant dans la gendarmerie nationale. Âgé d’une cinquantaine d’années, habitant le quartier Bandagbi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Malheureusement ce dimanche 19 septembre, vers 9 heures du matin, selon ses voisins, il aurait abattu froidement son épouse  à la tête à cause de la jalousie.

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intervention des éléments de la gendarmerie. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Selon les mêmes sources, le conflit avait débuté dans cette famille la veille lorsque Monsieur Boy-LAMBA avait appris que son épouse serait sortie entre les mains d’un autre homme pour aller se rafraîchir dans un coin du secteur. Après le retour de la femme le soir à la maison, l’homme ne digère pas ce comportement d’infidélité. Il est toujours bouleversé. Le lendemain, c’est-à-dire ce dimanche, vers 9 heures, après quelques discussions, il dégaine son arme de service et tir sur l’un de ses fils. Il l’atteint sur son épaule, puis immédiatement, il vise son épouse et tire à bout portant  deux balles dans sa tête.

Constatant les faits, l’un de ses garçons, qui est aussi un gendarme, a pris son courage pour désarmer son père, puis appelle le servie d’urgence de la gendarmerie qui est venue l’embarquer pour le placer en garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI).

Les enquêteurs s’orientent  donc vers un féminicide. Il s’agirait  du quinzième de l’année  2021 dans la capitale après celui du quartier Vara, survenu la semaine dernière dans le cinquième arrondissement.

Selon certains observateurs centrafricains, « les forces de l’ordre ont c accès trop facile aux armes  de guerre » depuis le début d’année. Ce qui augmente le taux de l’homicide dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le village Lamy-Pont, dans la Nana-Mambéré, se vide de ses habitants

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:11:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir été la cible de tirs d’hélicoptères des Mercenaires russes le 31 août dernier, le village Lamy-Pont, situé à environ 40 kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », se vide complètement de ses habitants. Certains parlent de la présence massive des rebelles, d’autres se disent inquiets d’un nouvel affrontement  entre ces rebelles et les mercenaires russes de la société Wagner.

Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021

 

Alors qu’un calme précaire a régné sur Bouar , Baboua et Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au village Lamy-Pont, c’est tout le contraire. Les habitants redoutent un nouvel affrontement entre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines (FACA), appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner et les troupes rwandaises. D’après eux, sur place à Lamy-Pont, depuis deux jours, il y’a eu un renfort des rebelles qui arrive, tandis qu’à « Abba », située à environ 40 kilomètres de Lamy-Pont, les mercenaires russes sont en train de construire une piste aéronautique afin de faciliter l’atterrissage de leurs hélicoptères.

Pour les populations, il ne fait aucun doute, les deux camps se préparent à d’éventuels affrontements dans les prochaines semaines.

Afin de se protéger des éventualités,  la plupart des habitants de Lamy-Pont  ont préféré quitter leur domicile  pour regagner le Cameroun pour certains, Abba et Bouar pour les autres. Interrogés par CNC, certains déplacés ont indiqué qu’ils ont quitté leur village à cause de certaines exactions commises par les rebelles.

Pour l’heure, les déplacés de Lamy-Pont qui sont arrivés à Bouar ne sont pas encore pris en charge par les ONG humanitaires. La plupart sont dans des familles d’accueil.

Affaire à suivre…

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : cérémonie de remise des certificats de remise à niveau en alphabétisation  à l’alliance française de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:02:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 18 septembre 2021 s’est tenu, au sein de l’alliance française, dans le premier arrondissement de Bangui,  la cérémonie de remise du certificat de remise à niveau en alphabétisation   en français pour environ 550 jeunes

Photo de famille
Photo de famille. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

En présence de la ministre centrafricaine de travail, Madame Michelle Mwanga, de l’ambassadeur de France en rca, du commandant de la Mislog française, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE , du  Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim et des nombreuses personnalités, les apprenants ont reçu tours à tours leur certificat , première étape  de leur formation.

Selon le parcours établi, les apprenant entreront prochainement en novembre dans leur formation technique avec 25% de temps  en centre de formation professionnel selon le métier qu’ils auront choisi, et 75% du temps en entreprise ou plutôt unité économique.

De gauche à droite, l'ambassadeur de France à Bangui, la ministre du travail et le directeur de l'alliance française. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
De gauche à droite, l’ambassadeur de France à Bangui, la ministre du travail et le directeur de l’alliance française. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Selon l’alliance française, les formations professionnelles  dureront environ trois et neuf mois selon les spécialités.

Prenant la parole, la ministre du Travail  exprime sa préoccupation  quant à la situation de l’emploi des jeunes qui est de plus difficile.

« La jeunesse centrafricaine, surtout celle en quête d’une formation de qualité ou de premiers emplois, se trouve  dans une situation de désolation face à l’absence de réponse pertinente. Chaque année, des milliers des jeunes  diplômés, sortis d’établissement de formation ainsi que ceux ayant  abandonné leurs études  en cours de route, viennent gonfler le nombre déjà important des demandeurs  d’emploi. … C’est pourquoi, le gouvernement, depuis 2016, a mis en place une « stratégie  ».de déconcentration de l’enseignement technique  et professionnel et du développement des filières courtes adaptées au contexte local dans chaque ville du pays ».

Madame la Ministre du travail entrain de faire son allocution
Madame la Ministre du travail en train de faire son allocution. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

L’ambassadeur de France, de son côté, tenait à féliciter les 550 élèves et  apprentis pour leur motivation, pour l’intérêt qu’ils ont manifesté, pour la civilité  qu’ils ont montrée à cette première étape de la formation. Justement, le coordonnateur des enseignants à l’alliance française de Bangui, Monsieur Innocent William Junior,  sur 600 apprentis, seuls 551 ont participé  à la formation, soit un taux de participation de 93,3%, réparti de la manière suivante : 61,67%  d’homme pour un effectif de 346  sur 561 inscrits, et 38,33%  des femmes pour un effectif de 215 sur 561 inscrits.

D’après lui, deux grands niveaux de formation ont été identifiés : alphabétisation et Français général.

Notons que l’alliance française de Bangui offre plusieurs formations, notamment celle  du diplôme d’apprentissage de langue française (DAF)  et de diplômes d’études en langue française (DEF), les tests de connaissance en français (TSF Canada); ainsi que pour les formations suivantes : o Français général

 

  1. D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Centrafrique : un taux de mortalité maternelle estimé à six décès par jour

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Le taux de mortalité maternelle en République centrafricaine (RCA) est estimé à environ six décès par jour, a-t-on appris samedi de source officielle.

 

Le ministre centrafricain de la Santé et de la Population Pierre Somsé, à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, célébrée le 17 septembre de chaque année, a indiqué que le taux de mortalité maternelle dans son pays était passé de 683 décès pour 100.000 naissances vivantes en 1988 à 829 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2018, soit six décès maternels par jour, le pic étant en l’an 2003, avec 1.355 décès pour 100.000 naissances.

Selon M. Somsé, ces décès ont pour causes principales les complications liées aux avortements clandestins ou non-médicalisés, les hémorragies accompagnant les accouchements, les infections découlant des accouchements, les difficultés résultant des accouchements ainsi que les hypertensions avant et pendant les accouchements.

A cette occasion, le ministre a annoncé que le gouvernement avait pris l’engagement de développer de nouvelles mesures afin de garantir la santé du couple mère-enfant afin de réduire leur décès.

 

Xinhua

RCA : trois paysans abattus par les mercenaires russes à gallo, dans la Nana-Mambéré

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:28:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce n’est plus une chasse aux rebelles, mais une série de tueries crapuleuses perpétrées par les Mercenaires russes de la société Wagner. Une fois de plus, une nouvelle scène d’horreur qui était survenue dans la localité de gallo, plus précisément à Garga, situé à une dizaine de kilomètres de gallo sur l’axe Baboua scandalise tout le monde.

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Poste de contrôle de la gendarmerie à Gallo, dans la préfecture la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Selon notre journaliste correspondant à gallo, situé à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Baboua, le mercredi dernier,  une colonne des mercenaires russes, sur des motos, et en provenance de Baboua, ont abattu tout simplement et d’une manière crapuleuse trois paysans de retour du champ. Les victimes étaient un jeune homme d’environ 25 ans, une jeune femme  et son bébé. Le plus choquant de tous c’est que le bébé est encore attaché au dos de sa maman quand ils  avaient été abattu tous les deux. Une scène qui a bouleversé tout le monde à Garga. Les populations, horrifiées, ont du mal à comprendre les raisons de ce triple assassinat crapuleux.

« Le gouvernement est tenu responsable de ce crime. Les gens comme ça on ne doit pas les laisser circuler seuls. On doit les mélanger avec les soldats FACA pour tenter de limiter ces gaffes », s’alarme un instituteur à gallo.

Rappelons que la semaine dernière, trois cultivateurs, de retour de leur champ,  avaient été assassinés par les mercenaires russes à gallo. Quelques heures plus tard, une personne déréglée avait été aussi abattue à bout portant dans la rue de gallo par ces hommes de Wagner.

« Les civils Centrafricains sont en train de souffrir dans leur propre pays alors qu’ils n’ont rien à voir avec la guerre qui a secoué le pays », explique un chef du groupement au village Garga.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : renfort des mercenaires russes dans la sous-préfecture d’Amadagaza, les populations quittent en masse pour rejoindre le Cameroun

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:24:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les troupes paramilitaires de la société Wagner, qui combattent les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis deux semaines dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, plus précisément dans la sous-préfecture de Gamboula et d’Amadagaza, viennent de se renforcer  en troupe et en logistique.

Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.

 

Ils sont actuellement une centaine  à être déployée dans la commune  de Haute-Boumbé, plus précisément dans le village Banga.

« Actuellement, les Mercenaires russes ne se sont pas affrontés avec les rebelles, mais leur nombre dans le village Banga qui fait paniquer les populations. Plusieurs d’entre elles ont du traverser la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun.  Pour le moment il y’a moins des soldats FACA parmi eux », indique une source proche de la société civile de banga. Or, le mercredi dernier, un autre témoin avait indiqué à CNC qu’un camerounais, répondant au nom de Abdoulahi  Kollè, résident de Garoua Boulaï, de passage à c, avait été abattu froidement par les mercenaires russes.

Selon un autre témoin interrogé par CNC, à  Banga, le village est calme le jours, mais le soir que des fortes détonations d’armes  de tous calibres se font entendre. Ce qui panique d’avantage les habitants qui préfèrent se refugier du côté du Cameroun, à l’autre côté de la rive Boumbé.

 

 

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : trois jeunes enlevés à Loura par les mercenaires russes ont été libérés à Bocaranga, leurs motos emportées

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:22:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite ce vendredi 17 septembre dans la commune de Loura, située dans la troisième circonscription de Bocaranga. Après le pillage de la commune par les Mercenaires russes de la société Wagner, ils ont kidnappé trois jeunes conducteurs des taxis-motos. Durant plusieurs heures, leur famille s’inquiète de leur sécurité. Finalement, ils ont été libérés sain et sauve, mais perdent toutes les motos.

Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

« Ce vendredi, les mercenaires russes sont arrivés dans la commune de Loura. Ils ont commencé dans le quartier Panambana jusqu’au niveau du marché, ils ont   fouillé des maisons porte par porte. Des habits usés appartenant aux femmes, aux enfants et même aux hommes, ils les ramassent et confisquent. Au niveau du marché, ils ont cassé boutique par boutique et ramassent des produits manufacturés et de l’argent des commerçants. Dans certaines habitations, ils emportent également des mobiliers qui sont encore en bon état. Mais avant de partir, ils ont kidnappé trois jeunes conducteurs de mototaxi », témoigne un habitant de Loura. Un fait confirmé par des sources administratives locales. Même sur les réseaux sociaux, certains habitants de Loura tentaient de véhiculer l’information. Or, bien avant un autre habitant joint au téléphone par la rédaction confirme ces allégations :

« Les mercenaires russes pillent les magasins et emportent les mobiliers des villageois dans leur maison ainsi que les motos. Même les habits usés, ils les chargent dans leurs véhicules. Dans l’idée de les revendre au prochain village », témoigne un habitant du village Kounbam, dans la commune de Loura, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

Mais dans l’après-midi de vendredi, les trois jeunes kidnappés par les mercenaires russes ont été libérés par leurs ravisseurs, non pas  à Loura, mais à Bocaranga, situé à environ 40 kilomètres au Sud. Mais leurs motos ont également été confisquées par les mêmes assaillants.

Rappelons que dans la préfecture de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé, les populations, qui ont souffert du temps des rebelles de 3R, ont fait appel au gouvernement pour les aider à sécuriser la région. Mais à leur surprise, le gouvernement déploie que des mercenaires de Wagner qui ne font que les souffrir davantage.

 

Par Florentine Maïguélé

 Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

quels sont les intérêts des puissances étrangères ?

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Mali : quels sont les intérêts des puissances étrangères ?

Bangui ( République centrafricaine ) – L’éventuelle coopération entre le Mali et le groupe russe Wagner continue de susciter des réactions, alors que le pays attire de nombreuses convoitises.

La dernière réaction en date suite à l’annonce d’une éventuelle coopération entre Bamako et le groupe russe Wagner , est celle de la Cédéao qui a exprimé son inquiétude lors de son dernier sommet extraordinaire le jeudi 16 septembre à Accra au Ghana. Réaction également de la France et de l’Allemagne qui menacent de revoir leur coopération avec le Mali si des Mercenaires russes devaient débarquer dans le pays. Mais outre Paris et Berlin, d’autres capitales observent ce qui se passe au Mali.Des enjeux économiques et stratégiquesSel, or, calcaire ou encore pétrole, voilà autant de ressources minières exploitées au Mali et qui attirent des investisseurs de divers horizons. Alors que plusieurs autres ressources du pays (comme le fer, la bauxite ou encore le pétrole) restent encore largement inexploitées, pour certains experts, le plus grand intérêt d’un pays comme la France est surtout de garder la paix au Mali, notamment pour protéger les gisements d’uranium au Niger voisin.Le sous-sol du Mali regorge de plusieurs ressources minières comme l’orC’est ce qu’explique l’auteur et ancien directeur de la communication de la Cédéao, Adama Gaye, selon qui “la France préserve l’uranium avec Areva qui est au Niger. Des parts de marché aussi avec les multinationales françaises qui viennent gagner les marchés de travaux publics et autres grands projets. Même les ports, ils sont là. Ils veulent préserver leurs parts de marchés.”Mais selon l’ancien ministre malien Mamadou Ismael Konaté, le Mali, à la fois pour sa position stratégique mais aussi pour ses richesses minières, attire de nombreux autres pays. “Le Mali est un grand pays où des enjeux de géopolitique, de géostratégie, de richesses minières et de populations sont posés. Le Mali peut donc susciter des intérêts des pays développés”, explique-t-il.”Une sorte de guerre froide”En ce qui concerne l’Allemagne cette fois, ou encore les autres pays occidentaux présents dans la région, les intérêts restent les mêmes, selon Mamadou Ismaël Konaté qui, comme Adama Gaye, estime qu’on assiste à une sorte de guerre froide alors que la Russie semble également vouloir se réimplanter en Afrique. “Les Russes viennent en apportant une expertise, mais évidemment aussi dans l’idée de rappeler au monde qu’ils doivent peser sur les débats internationaux mais aussi qu’ils viennent récupérer des nouveaux marchés, des infrastructures, des terres arables, des terres rares et autres ressources naturelles”, précise par ailleurs Adama Gaye.Outre les Européens, il faut noter également la présence de pays comme la Turquie, Israël, le Qatar ou la Chine. La Chine qui, comme les autres puissances, convoite également les ressources en fournissant en contrepartie des infrastructures.

Avec DW français

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Alerte info : pillage en cours au village Kounbam  par les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 15:34:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Kounbam 1,   situé entre Létélé axe Bocaranga Ngaoundaye et Péndé, dans la commune de Loura,  vient de connaitre en ce moment même une scène de pillage organisée par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner.

Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.

 

« Les mercenaires russes pillent les magasins par magasins et emportent les mobiliers des villageois dans leur maison ainsi que les motos. Même les habits usés, ils les chargent dans leur véhicules. Dans l’idée de les revendre aux prochains villages ils sont venus à moto », témoigne un habitant du village Kounbam qui a fui sa maison pour se réfugier chez ses parents au croisement Péndé et joint au téléphone à l’instant par la Rédaction.

Un habitant de Bacaranga confirme à CNC, ces actes de pillage et affirme que ces mercenaires sont arrivés avec les produits volés dans la ville et font des navettes sur des motos confisquées entre les mains des populations de Bocaranga.

Nous reviendrons longuement sur cette affaire dans nos prochains articles. Mais d’ores et déjà, nous vous informons que la même scène de pillage avait été organisé par les mêmes mercenaires russes de la société Wagner 24 heures plutôt dans le villge Kpété, situé situé entre Ngaoundaye et Ndim.

 

Par Florentine Maïguélé

 Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com