RCA : retour sur l’arrestation spectaculaire et arbitraire de Monsieur Archimèd OGUÈRE  à Bossangoa,

Publié le 28 septembre 2021 , 7:48
Mis à jour le: 28 septembre 2021 7:48

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi,  29 septembre 2021, 02:15:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Responsable en service du BARC de Bossangoa et président préfectoral du parti KNK de l’Ouham, Monsieur Archimèd OGUÈRE avait été arrêté par les gendarmes, puis transféré dans les bases des Russes le vendredi 18 juin 2021 à Bossangoa. Mais quelle est la raison de son arrestation par les forces de l’ordre ? S’agit-il d’un règlement de compte politique ou personnel  ?

Monsieur Archimèd OGUÈRE
Monsieur Archimèd OGUÈRE

 

Selon des informations recueillies, Monsieur OGUERE fraîchement venu de la ville de Bertoua au Cameroun pour son nouveau poste d’affectation à Bossangoa a réellement pris service pendant le mois d’août 2020. Mais  deux mois plus tard, l’homme a été élu Président préfectoral de l’Ouham du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. C’est un parfait mélange qui irrite au plus haut sommet de son organisation. Des murmures commencent à se faire entendre, certains préfèrent le voir remplacer en mettant fin à son contrat, d’autres complotent secrètement pour son arrestation, ou voir même le liquider physiquement. Ainsi, le Président du conseil d’administration du BARC, Monsieur Sani Yalo a fait dépêcher une mission à Bossangoa en vue d’installer officiellement le remplaçant de OGUERE sans le tenir informé. Cette mission, dirigée par   monsieur Baba kowotrolo, avait aussi un objectif, procédé à l’arrestation de Monsieur Archimèd OGUÈRE   avec l’appui des gendarmes locaux, car celui-ci a déjà franchi la limite en intégrant le parti KNK qui est assimilé au groupe armé CPC dirigé par l’ancien Président François Bozizé, selon ses détracteurs. C’est ainsi que lors de la passation de service entre lui et son remplaçant dans les locaux du BARC à Bossangoa, les gendarmes étaient venus procéder à son arrestation.

Cependant, pour beaucoup des centrafricains , cette arrestation arbitraire cache beaucoup de zones d’ombre. D’abord ils se demandent dans quel pays au monde une unité de la gendarmerie peut-elle arrêter un agent de l’état ensuite le remettre aux mercenaires russes pour sa liquidation physique ?Enfin, les mercenaires russes, après toutes les investigations mener dans la ville de Bossangoa, n’ont rien reproché à monsieur OGUERE de son soit disant collaboration avec la CPC et ceci ont décidé quand-même de le transféré à Bangui . Alors, comment comprendre son placement depuis trois mois sous mandat de dépôt par le Doyen des juges ? D’ailleurs semblerait il que lors des interrogatoires de monsieur OGUERE, au lieu de lui poser des questions sur les faits qui lui sont reprochés (atteinte à la sûreté intérieure de l’état) le Doyen des juges le Magistrat Mathieu Nana Bibi s’attarde exclusivement sur des questions sociales touchant à la collaboration entre OGUERE et ses collaborateurs du BARC. Est-ce que le Doyen dispose des preuves des faits reprochés à monsieur OGUERE ? Si oui qu’attend il pour les brandir afin de l’inculper ? À vrai dire le dossier OGUERE est vide, et à suivre de très près, car ce dossier témoigne de manière palpable l’influence du système Touadera à écraser tous les opposants à son régime.

 

Par Jules Féimonazoui

Journaliste rédacteur depuis Bossangoa

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Aucun article à afficher