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Centrafrique : l’université de Bangui, discrète arrière-cour du pouvoir

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Bangui, 2 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis son élection en 2016  à la tête du pays, le président Faustin-Archange Touadéra a emmené dans son sillage de nombreuses personnalités issues de l’université de Bangui, un cercle d’initiés aujourd’hui au cœur du pouvoir.

 

Faculté de droit et de sciens juridique de l'Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.
Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.

 

Faustin-Archange Touadéra, docteur en mathématiques, spécialiste de systèmes hyperboliques non linéaires, auteur d’une thèse à l’université de Lille dans les années 1980, suit avec une extrême attention les dossiers de l’université de Bangui, dont il fut recteur entre 2004 et 2008. Le président, qui a un temps continué à dispenser des cours plusieurs mois après son investiture, et préside encore des soutenances de thèses, caresse ces dernières semaines le projet de rénover et moderniser de fond en comble l’université construite dans les années 1970 par Jean-Bedel Bokassa.

Symbole de l’attachement du président centrafricain pour l’institution, cette dernière est devenue l’un des principaux viviers de ministres de Touadéra. Depuis son élection en 2016, il a fait entrer au gouvernement plusieurs de ses proches, parmi lesquels de nombreux professeurs d’université qui ont côtoyé le président sur les bancs de l’université située sur l’avenue des Martyrs.

C’est notamment le cas de Jean-Laurent Syssa Magalé, ministre de l’Enseignement supérieur depuis août 2021. Cet enseignant en chimie, ancien recteur de l’université, permet au président de garder un œil attentif sur les dossiers de cette dernière.

Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire Nour Moukadas est, quant à lui, un ancien enseignant du département de sociologie. Tout comme Félix Mouloua, l’un des ministres les plus proches du président, en poste à l’économie depuis 2016.

Des universitaires anges gardiens du premier ministre

Deux autres universitaires jouent un rôle plus discret mais particulièrement central dans le dispositif présidentiel. Il s’agit d’Ernest Mada, ancien vice-doyen de la Faculté des sciences et Alain Lamessi, maître de conférences en psychologie. Les deux hommes sont respectivement directeurs de cabinet et directeur de cabinet adjoint du premier ministre Henri-Marie Dondra, à qui ils ont été imposés par la présidence.

Ainsi, lorsqu’un récent mouvement social des enseignants universitaire a entraîné un vigoureux bras de fer entre le premier ministre et le Syndicat national des enseignants supérieurs (Synaes) au début du mois de janvier, c’est Ernest Mada qui est resté en contact avec le secrétaire exécutif du syndicat, Eddy Wodé Palem.

Le Synaes exigeait notamment une revalorisation des salaires, l’intégration des enseignants dans la fonction publique et la nomination d’un nouveau recteur en remplacement de Syssa Magalé.

Sarandji au cœur du dispositif

La clé de voûte du “clan des universitaires” reste cependant Simplice Mathieu Sarandji. Le président de l’Assemblée nationale, deuxième figure de l’État, qui a le pouvoir de donner, ou non, son aval sur les contrats miniers, est également le secrétaire national du Mouvement des Cœurs Unis, le parti présidentiel, qu’il a été chargé de structurer au lendemain de l’élection de Touadéra. Au sein de la formation, les universitaires constituent ainsi un important foyer de militants.

Lui-même ancien doyen du Département de lettres et de sciences humaines, et auteur d’une thèse à Bordeaux III sur les Peuls mbororo, Sarandji est le principal “conseiller politique” de Touadéra. Lors de l’élection surprise de celui-ci, en 2016, Sarandji avait été nommé en toute hâte chef du gouvernement. Contrairement au président, l’ancien premier ministre a milité dans sa jeunesse dès le milieu des années 1970 au Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Le parti d’Ange Félix Patassé, créé illégalement sous Bockassa, formera par la suite de nombreux cadres dirigeants à l’instar de Martin Ziguélé.

C’est dans les amphithéâtres de l’université de Bangui que le chef de l’État centrafricain se liera pour la première fois avec Sarandji. L’université constituera même leur principal tremplin politique : quand Touadéra devint recteur en 2004, Sarandji est dans la foulée nommé secrétaire général de l’université. La visibilité qu’offre le poste à Touadéra permettra à ce dernier, bien que dépourvu d’expérience politique, d’être fait premier ministre par François Bozizé. En nommant un profil d’universitaire, l’ex-président centrafricain avait ainsi fait le choix d’une figure jugée consensuelle et ce alors qu’il affrontait une grève générale d’une grande ampleur. Preuve de la force des liens entre Touadéra et Sarandji, le premier avait directement nommé le second à la tête de son cabinet à la primature.

Ironie de l’histoire, c’est Karim Meckassoua qui avait à l’époque soufflé le nom de Touadéra à Bozizé pour prendre le poste de premier ministre. Trois ans plus tôt, alors qu’il était ministre de l’Education, c’est également lui qui l’avait nommé recteur de l’université de Bangui. Plus de quinze ans plus tard, Meckassoua est devenu l’un des principaux opposants de Touadéra, et vit actuellement en exil après avoir pris part à la rébellion de la Coalition des Patriotes pour le Changement de François Bozizé.

 

Par Africa intelligence

RCA : 40 habitations  détruites par le feu dans la sous-préfecture de Ndjoukou , la commune sous le choc

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Bangui, 2 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 40 habitations ont été dévorées par les flammes dans la nuit du lundi à mardi  dans deux localités  de la sous-préfecture de Ndjoukou. Aucune victime n’est heureusement à déplorer. Un incendie d’une extrême violence qui s’est déclaré en milieu de la nuit, selon le député de la localité.

rca-carnage-au-village-ouadda-maikaga-une-dizaine-des-personnes-tuees-dans-un-acte-de-represailles-dun-groupe-arme/maisons-incendiees-vers-bangassou-par-leger-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-39468″ data-wpel-link=”internal”>des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
des habitations incendiées

« 

Par rapport aux informations qui sont mises à ma disposition, il y’a eu quarantaine des maisons parties en fumée, c’est-à-dire une quarantaine de ménages. …Et en ce qui concerne la population, on peut l’estimer entre 500 à 700 personnes. Il y’a urgence lorsque je vous fais savoir qu’elles dormaient à l’air libre. Elles ont perdu tout ce qu’elles ont comme ustensiles, tout ce qu’elles ont comme habits. C’est pour dire qu’il y’a une urgence. Vous savez, là où nous sommes, nous sommes en train de traverser  la saison sèche accompagnée par le froid. Si ici à Bangui on ressent d’une manière forte le froid  qui est en train de sévir,  combien de fois pour ceux qui sont  dans l’arrière-pays ? Donc il y’a des enfants qui ne disposent pas des habits, les adultes également, et ils sont victimes de cette circonstance », a déclaré le député de la localité sur les antennes de la radio Ndékèluka. Il appelle le gouvernement et certaines organisations humanitaires en aide.

Selon des sources locales, l’origine de cet incendie demeure inconnue, mais un habitant de Ndjoukou parle d’un drame : « des familles qui se sont retrouvées sans abris. Nous nous sommes mobilisé les voisins  pour pouvoir les accueillir ».

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 4 mercenaires russes morts et 6 autres hospitalisés après la consommation d’alcool

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique) – Environ quatre Mercenaires russes sont morts et six autres hospitalisés depuis la semaine dernière après avoir consommé de la bière, mais mmélangés avec des produits chimiques. Une pratique très courante, mais très toxique et dévastatrice sur le corps humain au sein de ce groupe des mercenaires de la société russe Wagner.

 

La scène s’est produite mercredi dernier dans la sous-préfecture de Koui, située à l’ouest de la ville de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Selon des sources sécuritaires et hospitalières locales ayant requis le strict anonymat, les mercenaires russes et syriens qui combattent aux cotés des FACA, comme dans leur habitude, consomment régulièrement de spiritueux avec un degré d’alcool allant jusqu’à 200°. Mais depuis une semaine, ils auraient un problème de ravitaillement. Afin de compenser leur dépendance vis-à-vis de ce produit toxique, ils pensaient avoir trouvé une astuce.

 

L’astuce

D’après ces sources, les mercenaires russes de la société Wagner, contraints de boire les bières au volume d’alcool de 5° mélangent de l’alcool utilisé pour désinfecter les plaies, les solutions Dakin, Bétadine et Mercurochrome avec ces bières pour faire remonter le volume d’alcool jusqu’à leur vouloir. Même les vins aussi, reçoivent ces produits chimiques.

Cette solution est la meilleure pour eux afin d’avoir une boisson similaire à leur vodka. Mais après la consommation cette nuit, on ignore ce qui s’est passé, mais dix d’entre eux ont fait de malaise cardiaques. Quelque temps après, quatre sont décédés sur place et six autres transférés dans la capitale par leur hélicoptère pour des soins appropriés.

Selon une autre source sécuritaire jointe au téléphone depuis Bambari, la même scène avait eu lieu il y a environ six mois dans le village du général Ali Darassa, Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari  où trois mercenaires de Wagner avaient trouvé la mort après la consommation de Bétadine mmélangée avec les bières.

Pour certains soldats FACA, c’est d’ailleurs ce qui les empêche de consommer de l’alcool avec ces mercenaires de Wagner.

« Ils font et mangent de bons plats, mais ils consomment plus de l’alcool frelaté », expliquent ces soldats FACA.

Selon un médecin centrafricain, la consommation de ce type d’alcool toxique n’est rien d’autre qu’un empoisonnement avec un effet dévastateur sur le corps humain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA: les confiscations des terres par les mercenaires russes de Wagner, un expert centrafricain appelle au respect des textes

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis  le début de l’année 2018, en République centrafricaine, un nouveau phénomène mobilise l’attention  des experts : l’acquisition de terre à grande échelle, parfois par la force,  par de soi-disant « investisseurs » étrangers. Cependant, les contrats passés parfois de gré à gré  entre ces groupes mafieux, en l’occurrence la société Wagner et l’État se révèlent largement défavorables pour la population. Ce qui pousse un expert centrafricain, Monsieur Paul Doko a s’inquiéter. Sur sa page Facebook, il appelle au respect des textes.

Barrière de la gendarmerie de Pissa
La barrière de la gendarmerie de Pissa, au croisement Moungoumba et Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC

 

« Notre terre est notre bien commun à tous. En cela, que sa gestion est politique ( c’est-à-dire délibérer à l’AN) », déclare-t-il, avant d’ajouter qu’« Avant toute concession de terre à un exploitant, une consultation obligatoire avec les communautés riveraines devrait accompagner les décisions de permis sur nos terres.

Et un système de prix de la terre (urbaine, agricole, minière et élevage, forestier et aquatique) doit être délibéré à l’assemblée périodiquement et publier.

La déclaration des Nations unies sur le droit des paysans s’oppose aux pratiques d’attribution de vastes terres aux industries en violations des droits des paysans. Je vous le rappellerais toujours…le droit à la terre est politique ».

Cependant, un observateur, constatant les faits, indique que ” ces occupations des terres par la force seront d’ici un demi-siècle une source d’explosion de Centrafrique à la Sud-Africaine. Le pays regorgerait plus des propriétaires des terres, fermiers Russes et Syriensblancs que des Centrafricains”, alerte un sociologue centrafricain joint par la Rédaction.

Monsieur Paul Doko, faut-il le rappeler,  est un ancien ministre de l’Environnement de l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye sous l’ancien président Bozizé et est actuellement chargé de mission dans ce ministère. Sa réaction n’est que la fumée d’un feu caché.

Rappelons que la société Wagner avait exproprié un village vers Sibut pour étendre ses chantiers miniers. La même scène s’est produite au PK26 route de Boali où la même société Wagner veut construire son usine de Vodka.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition, la justice vient d’annuler le processus

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les trois députés qui ont été visés par cette demande de la levée d’immunité parlementaire sont l’honorable Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, Président du parti MLPC. Le second c’est l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé, lui aussi,  ancien Premier ministre et président du parti URCA, et le troisième député visé c’est l’honorable Simplice Zingas. Le quatrième c’est Abdoul Karim Meckassoua, député du troisième arrondissement de Bangui, mais entre temps, déchu de son titre de député il y a quelques mois par la Cour constitutionnelle.

L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Dans une note d’information adressée en date du 28 janvier 2022 au Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le procureur de la République  tient à l’informer que la demande de levée d’immunités de trois députés de l’opposition est désormais sans objet. En conséquence, le magistrat, représentant du ministère public auprès du tribunal, prie le Président du parlement d’informer les députés concernés.

Ainsi s’achève un processus très polémique qui a débuté le 9 avril 2021 suite à la demande de levée d’immunités transmise par le ministre d’État, chargé de la Justice, garde des Sceaux. Or, trois jours plus tard, le lundi 31 janvier, L’opposition élargie a rencontré une délégation du comité d’organisation du dialogue républicain conduite par son Président le ministre d’État Obed NAMSIO qui tenait à informer les membres de l’opposition qu’il dispose de deux éléments nouveaux qui militent en faveur de l’extinction totale de la procédure de la levée de l’immunité des trois députés de l’opposition qu’il est venu mettre à leur disposition.

Il s’agit de :

1- de l’ordonnance du juge d’instruction relative au renvoi des inculpés devant la cour criminelle qui ne comporte pas les noms de ces derniers. Ceci clôture définitivement le dossier judiciaire.

À cet effet, aucune menace de poursuite ne pèse plus sur eux.

2- Une lettre du ministre d’État à la Justice Garde des Sceaux a été adressée depuis mercredi 26 janvier 2022 au président de l’Assemblée nationale pour lui signifier la clôture de ce dossier et l’inexistence de toute poursuite à l’encontre des 3 députés de la nation. Mais pour les représentants de l’opposition, ils disent attendre  la copie de cette lettre pour aviser et faire le retour.

Il y’a lieu de noter que le 27 octobre 2021, le Président de l’Assemblée nationale , le géographe de pk 12 Simplice Mathieu Sarandji avait demandé aux Présidents du groupe parlementaire de lui faire parvenir les noms de leurs représentants aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité  parlementaire des quatre députés, actuellement réduits à trois. Pour l’opposition démocratique, cette réactivation de la demande de la levée d’immunité parlementaire n’est rien d’autre qu’une manœuvre  du pouvoir dont l’objectif manifeste, mais inavoué est d’éliminer de la scène politique nationale certains députés et personnalités de l’Opposition. Suite à cela, elle a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue républicain  et exige l’abondant pure et simple de l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politiques.

C’est finalement c’est ce que la justice vient de faire.

Mais pour les défenseur des droits,  après  affaire Hassan Bouba et celle-ci, rien ne marche plus comme avant à la justice. Les juges travaillent désormais sur des orientations politiques des politiciens.

Finalement, y’a rien de justice dans cette affaire du moment où c’est le Secrétaire général de la présidence de la République qui donne des ordres à la justice. C’est une véritable chasse aux sorcières que le parti au pouvoir veut organiser à l’encontre des autres partis politiques et leurs leaders. Voyez-vous comme preuve de ce j’avance, les significations par voie d’huissier ont été faites aux noms des partis politiques qu’ils dirigent et non à leurs nom propres. C’est la preuve d’un acharnement politique ” s’énerve un avocat centrafricain, défenseur des droits humains

Rappelons qu’en avril dernier, le ministre par intérim d’alors, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène avait adressé un courrier au Président de l’Assemblée nationale   pour demander la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition «  dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur  de la rébellion  CPC, et son ancien ministre  Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.

Selon le ministre, cette demande d’immunité parlementaire a été formulée  à la demande du doyen des juges d’instruction. Mais à  un mois de la fin de la sixième législature qui avait eu lieu en mai dernier, la demande de la levée d’immunité de ces quatre députés avait été classée sans suite en attendant la septième législature.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : 3 personnes grièvement blessées dans une bagarre au lycée des martyrs

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Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une bagarre générale a éclaté lundi après-midi  dans le lycée des martyrs impliquant  des lycéens   . Les élèves  se sont battus à coups de poing,  faisant trois blessés graves transportés à l’hôpital. Les gendarmes sont intervenus. Les raisons de cette bagarre sont  encore inconnues.  

centrafrique.org/portail-du-lycee-des-martyrs-a-bangui-rjdh/” data-wpel-link=”internal”>portail du lycée des martyrs à Bangui RJDH
Entrée du lycée des martyrs de Bangui. Photo RJDH

 

Selon des témoins interrogés par CNC, c’était vers 16 heures  qu’une  altercation entre plusieurs élèves du lycée des martyrs  avait  dégénérées à une violente bagarre. On ignore encore les raisons, mais trois d’entre eux, blessés , ont été transportés  à l’hôpital communautaire par les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS).

Parmi les blessés, il y’avait un élève, souffrant  d’une maladie respiratoire, le « Asthme », qui avait reçu un violent coup de poing de l’un de ses adversaires.  Aussitôt, il tombe par terre, et ne semble ne plus bouger. Certains élèves, connaissant ses parents, les ont appelés en urgence pour lui venir en aide.

Pendant ce temps, son père, qui est un sous-officier des FACA, quitte précipitamment son lieu du travail pour se rendre sur le lieu afin d’assister son enfant. Mais comme il est en tenue, sa présence dans le lycée avait soulevé  le mécontentement de quelques élèves qui ont tenté de l’agresser. Mais l’homme garde son calme. Au même moment, deux gendarmes, qui sont en poste au croisement des martyrs, sont intervenus à leur tour sur le lieu pour protéger le sous-officier. Du coup, ces élèves mal intentionnés ont pris à partie ces gendarmes. Pendant ce temps, une patrouille de la brigade OCRB, de passage devant le lycée des martyrs, est intervenue. Malheureusement  ces élèves les ont attaqués avec des jets de pierre, brisant le parebrise    De leur véhicule. Finalement au bout d’une heure, le calme est revenu, et les trois blessés ont été transférés à l’hôpital communautaire.

Selon un officier de la gendarmerie, ces élèves mal intentionnés ont voulu impliquer les forces de l’ordre dans leur problème, mais heureusement il n’y avait aucun débordement de la part des forces de l’ordre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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République centrafricaine : Renforcer les acquis de la paix dans la Vakaga

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La Représentante spéciale adjointe a mis à profit la deuxième journée de sa visite pour procéder au lancement du Programme de réduction de la violence communautaire dans la région

 

Bangui, 1 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la centrafrique, Denise Brown, a séjourné du 27 au 28 janvier 2022 dans la préfecture de la Vakaga. Une visite de travail à Birao, qui lui a permis de constater de visu le retour effectif de la paix dans la région, mais qui lui a aussi donné l’opportunité d’échanger avec les leaders communautaires, les autorités locales et les acteurs humanitaires.

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la Centrafrique, Denise Brown, a séjourné du 27 au 28 janvier 2022 dans la préfecture de la Vakaga

 

« Les choses vont mieux dans la Vakaga ; la vie va mieux au niveau de Birao. On est tous en admiration pour tous les efforts qui ont été fournis. Deux années avant, on ne pouvait oser mettre les pieds dehors. Aujourd’hui, j’ai marché sur deux kilomètres à pied, j’ai vu la paix ». C’est en substance, l’expression de soulagement que la Cheffe adjointe de la Minusca a exprimé au début de son séjour, et cela, après s’être offert environ deux kilomètres de marche, de la Mairie de la ville jusqu’à l’école élémentaire située au quartier Djoubkia où elle s’est rendue pour remettre officiellement aux autorités locales le bâtiment réhabilité entièrement par les Casques bleus du contingent zambien de la MINUSCA, dans le cadre d’un projet à impact rapide.

La Coordinatrice humanitaire a, en amont, eu une rencontre avec les acteurs humanitaires, puis elle s’est longuement entretenue avec les membres de la communauté Haoussa et Sara venant du Soudan. Ces derniers étaient venus porter le message d’environ 700 ménages qui, à la suite des différents affrontements dans la région, avaient trouvé refuge au Tchad et au Soudan et qui souhaitent revenir en Centrafrique. Elle leur a assuré tout son soutien et celui des partenaires, notamment celui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à œuvrer dans un bref délai pour leur permettre de rentrer dans leur pays. « Le HCR va jouer le rôle qu’il joue habituellement, les faire venir et les aider à se réintégrer dans leurs communautés », a promis Fafa Olivier Attidza Domkpo, Représentant du HCR en Centrafrique.

Ce Programme est une action qui vient compléter le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion déjà en cours dans cette préfecture

Au site des déplacées de Yata qui abrite encore 5447 personnes, Denise Brown a également réitéré l’aide de la MINUSCA qui, a-t-elle dit va œuvrer pour permettre à ces personnes de rentrer chez elles. « Nous allons mobiliser plus de fonds pour vous permettre de retourner dans vos foyers. C’est un autre symbole de la paix dans la Vakaga », a-t-elle déclaré.

La Représentante spéciale adjointe a mis à profit la deuxième journée de sa visite pour procéder au lancement du Programme de réduction de la violence communautaire dans la région.

Ce Programme est une action qui vient compléter le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion déjà en cours dans cette préfecture. « Le programme que nous lançons est une opportunité. Ce n’est certes pas la solution, mais c’est une porte d’entrée pour re-stimuler l’économie de la ville », a dit Denise Brown tout en exhortant les 500 bénéficiaires dont 331 femmes qui ont choisi de se former dans les domaines comme la mécanique auto, l’agriculture, la menuiserie, l’élevage et le commerce à bien suivre les cours pour en tirer le meilleur bénéfice.

Le préfet de la Vakaga a, pour sa part, salué cette initiative de la MINUSCA qui aura pour effet de contribuer à l’autonomisation de la population-cible. Il a néanmoins souhaité que de telles actions soient élargies à l’ensemble de sa circonscription. « La population me demande de vous dire merci. Mais il reste encore beaucoup à faire. J’ai les doléances des autres communes qui se plaignent et qui disent que tout ne se passe qu’à Birao. Ils souhaitent que de telles actions se passent aussi dans leurs communes », a rapporté Leonard Mbélé.

A ces doléances du préfet, la cheffe adjointe de la MINUSCA a répondu que pendant les moments les plus difficiles, il y avait des combats sur les axes, ce qui rendait difficile la tâche des humanitaires et de la MINUSCA. « Maintenant que les choses semblent plus ou moins calmes, la Force de la MINUSCA a déjà commencé à faire des patrouilles de longues distances et le Programme alimentaire mondial vient de faire des enquêtes sur la sécurité alimentaire.», a rassuré Denise Brown.

Les autorités locales et la composante civile de la MINUSCA vont pouvoir poursuivre ensemble leurs activités dans la préfecture.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : massacre de Bria, les propos du porte-parole de la présidence suscitent l’émoi auprès des parents des victimes

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Lors d’une conférence de presse tenue à Bangui le samedi dernier, le porte-parole de la présidence de la République, Monsieur Albert Yaloké Mokpème a déclaré qu’il n’y a pas eu un massacre commis par les mercenaires russes et leurs alliés soldats FACA dans la localité de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbado et Yanga. Les parents des victimes, dont certaines sont encore à l’hôpital, dénoncent un propos qu’ils qualifient de choquant.

Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba
Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba

 

« Ne nous trompons pas d’ennemis. Cela ne nous surprend pas lorsqu’on regarde les médias qui donnent ces informations. Je vous les cite: Agence France Presse, Media part, Ouest-France, RFI, la croix. Allez y comprendre. C’est une campagne d’acharnement contre les FACA et nos alliés. Ils veulent nous les présenter comme des assassins du peuple centrafricain. Ils veulent présenter le gouvernement et le président de la République comme des dictateurs qui tuent leur peuple. On n’entretient le chaos  en RCA. Certains médias sont dans ce sens et certains groupes armés sont financés et armés pour ça. Nous voulons que ça cesse », déclare Albert Yaloké Mokpème, ministre, porte-parole de la présidence de la République, tout en niant les dérives des forces gouvernementales, pourtant reconnu par certains officiers de l’armée nationale et les Nations unies qui parlent d’un massacre.

 

Des propos qui créent l’émoi

 

Les ONG, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), la société civile et certains observateurs nationaux et internationaux   se disent surpris des propos tenus par Monsieur Albert Yaloké Mokpème, ministre, porte-parole de la Présidence de la République. Ils se rappellent même comment les mercenaires russes du groupe Wagner et les soldats FACA ont ignoré le sort des populations civiles lors de leur opération menée dans le village Aïgbado, 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, et le village Yanga, situé à 145 kilomètres de Bria, toujours  sur l’axe Ndélé. Mais pour les familles des victimes, ce sont des propos méprisants qui s’activent pour nier les évidences.

« C’est une atteinte à la mémoire des nombreuses victimes », dénonce un proche parent d’un collecteur de diamants tué dans le massacre du 16 janvier dernier. Pour lui, le porte-parole doit leur présenter des excuses. Mais pour ce dernier, il n’y a pas de massacre à Bria, ceci est une campagne de dénigrement visant à « détourner l’attention du public sur l’ennemi commun qui n’est autre que la rébellion dans le pays ». Et ce n’est pas tout! L’homme va même plus loin pour vanter les multiples massacres commis par les mercenaires russes dans le pays depuis un an.

« Curieusement, certains pays veulent prendre l’exemple chez nous avec les résultats probants du travail fait sur le terrain. Cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. Qu’on ne se trompe pas d’ennemis «, déclare le porte-parole.

Pour certains observateurs nationaux, l’attitude du chef de l’État vis-à-vis des dérives des mercenaires russes sur le terrain montre bel et bien qu’il est complice du crime contre l’humanité, crime de guerre commis par ces paramilitaires.

Rappelons que le 16 janvier dernier, sous prétexte d’une opération contre les rebelles de l’UPC dans le nord de Bria, les mercenaires russes et les soldats FACA ont tué sans distinction près de 70 personnes, et blessez une centaine d’autres.

Les nations unies, de son côté, ont ouvert une enquête sur  cette tuerie de masse.  Des témoins sont interrogés. Pour le pouvoir de Bangui, il pense qu’il pourrait nier les faits et tromper la communauté internationale.  Ils oublient que c’est le terrain qui compte.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Dialogue républicain, l’opposition fustige l’attitude du chef de l’État et dénonce la gestion chaotique du pouvoir

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En émettant de doute sur la réelle volonté du chef de l’État Faustin Archange Touadera de tenir un véritable dialogue inclusif, les opposants  au régime ont décidé de s’unir contre le gouvernement. Suite à la réactivation du dossier de la levée d’immunité   parlementaire de certains leaders de l’opposition démocratique, celle-ci a décidé de retirer ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue républicain. Plusieurs rencontres avaient eu lieu pour tenter de débloquer la situation, dont une pourtant avec le Président de la République n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Pour elle, la responsabilité  du blocage du dialogue incombe au pouvoir, et réitère son exigence de l’abondant de l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politiques. Concomitamment au blocage du dialogue, l’opposition dénonce aussi la détérioration de la situation sécuritaire dans l’arrière-pays et ses fâcheuses conséquences sur les populations.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration de l’opposition démocratique.

 

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

DÉCLARATION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE

 

La situation socio-politique et sécuritaire quotidienne de la République Centrafricaine pose avec acuité l’urgente nécessité de la tenue du dialogue dont la dynamique de l’organisation bute au manque de volonté du pouvoir et de sa sincérité à l’organiser effectivement.

En effet, ne prenant pas la bonne mesure de l’immense espoir que les populations centrafricaines placent dans ce dialogue, le pouvoir multiplie les entraves incompréhensibles à son organisation mais qui en disent long sur sa finalité.

 

Pris au piège de la mauvaise foi, il désigne l’Opposition démocratique comme responsable du blocage, à travers une campagne de lynchage médiatique sur les ondes des radios Centrafrique et Lengo Songo. D’ailleurs le message du Président TOUADERA à la Nation du 1r janvier 2022 en est la typique illustration.

Les Partis politiques réunis dans l’Opposition démocratique tiennent à rappeler à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

La tenue du dialogue est une exigence de l’Opposition qui remonte à la période préélectorale et qu’elle justifiait par les problèmes dont l’accumulation allait inévitablement altérer le processus électoral et fausser les résultats des scrutins avec des conséquences socio politiques graves;

suite aux manœuvres  du pouvoir dont l’objectif manifeste mais inavoué est d’éliminer de la scène politique nationale certains Députés et personnalités de l’Opposition, celle-ci a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue Républicain ;

Plusieurs rencontres pour tenter de débloquer la situation ainsi créée dont une pourtant avec le Président de la république n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés.

En définitive, l’Opposition démocratique rejette fermement la responsabilité du blocage du dialogue que le pouvoir lui impute et réitère son exigence de l’abondant de l’instrumentalisation de la justice à des fin de règlement de compte politique.

Concomitamment au blocage du dialogue, la détérioration de la situation sécuritaire dans l’arrière-pays et ses fâcheuses conséquences sur les populations, eu égard aux lourds bilans humain et matériels est devenue un grave sujet de préoccupation. Les cas des villes de Ngaoundaye, de Péndé et de Bria notamment en disent long sur la souffrance des populations de ces contrées.

Cette persistance de l’insécurité résulte essentiellement des options hasardeuses, insensées et donc inefficaces prises par les autorités en vue de sa résorption.

Nonobstant l’insécurité généralisée que rien ne semble arrêter, le pouvoir se prépare à célébrer – comble de l’indécence – le 3ème anniversaire de l’APPR, ce qui est une véritable insulte à la mémoire de milliers de nos compatriotes dont les vies ont été sacrifiées sur l’autel des desseins inavoués et des calculs politiciens du pouvoir.

L’urgence qu’impose l’organisation du dialogue vise principalement à offrir une tribune de réflexion commune aux filles et aux fils de notre pays en vue de trouver des solutions consensuelles à un problème auquel le pouvoir, depuis bientôt une décennie, ne parvient pas à résoudre durablement, quoique priorité du projet de société du Président TOUADÉRA.

Or, ce n’est qu’à la condition de ce dialogue inclusif que la chaîne de la violence aveugle contre les populations civiles – non parties à la crise – pourra être rompue pour leur permettre de sortir du danger, de la souffrance injustifiée et de la précarité pour retrouver la paix.

Une dimension non moins préoccupante de la situation de la République Centrafricaine est celle relative à la gouvernance.

En annonçant la lutte contre l’impunité l’épine dorsale de sa politique le 30 mars 2021, lors de son investiture pour un second mandat, le Président TOUADËRA a entretenu dans l’opinion, 1’illusion sur ses intentions réelles.

En effet, à l’épreuve du pouvoir, on assiste médusé à la caution apportée aux actes délictueux si ce n’est pas l’encouragement de leur commission. Les auteurs présumés des scandales politico financiers, véritables crimes économiques, à l’Assemblée Nationale, aux ministères des Finances et du Budget, des Transports, de la Défense, de la Sécurité Publique, de la Santé et des Populations, des Postes et Télécommunication, à lhôtel Ledger Plazza, à la Direction Générale des Bourses, ete. continuent de mener leur paisible vie sans que la moindre action judiciaire ne soit enclenchée à leur encontre.

C’est le cas par exemple des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale qui ont vécu il y a quelques jours une scène surréaliste où le Président de cette institution est venu déposer 30 000 000 FCFA reçu d’une société chinoise désireuse obtenir l’aval du parlement pour sa convention minière.

 

Il en est de même pour le Ministère des Postes et Télécommunications qui a récemment bradé de milliers de mètres carrés de la cité Christophe au profit de Rayan au prix de 150 000 000 fcfa, alors que cette propriété vaut des milliards et qu’on a pas besoin de la brader et ceci, sans l’aval du Conseil d’Administration de Poste.

A propos, tous les rapports et la saisie de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance sans systématiquement classés sans suite. Pendant ce temps, les caisses du Trésor sont vides et l’Etat peine à assumer ses obligations régaliennes.

Pire, des crimes de sang comme le cas de Monsieur Hassan Bouba restent

l’exemple emblématique quant à la volonté du pouvoir à garantir l’impunité aux criminels des populations centrafricaines. Les preuves sont suffisamment fourni par le Président TOUADÉRA aux Centrafricaines et aux Centrafricains pour démontrer qu’il n’est pas homme à tenir parole et que pis, il ne fait pas ce qu’il dit ou annonce en plaçant les intérês

de leurs assassins au centre de ses préoccupations.

L’Opposition démocratique réitère sa volonté quant à la tenue du dialogue politique inclusif afin que le pays puisse retrouver le chemin de la paix.

 

RCA : arrestation de Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, son domicile perquisitionné, 9 millions de francs CFA  emportés, certains officiers de l’UPC en débandade

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le coordonnateur politique de l’UPC, Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, beau-frère  du chef rebelle Ali Darassa,  a été interpellé la semaine dernière par les forces de l’ordre sur l’avenue Charles de Gaulle à Bangui, à proximité de l’ambassade de France. Or, la veille, les forces de l’ordre ont tenté de l’interpeller à son domicile, mais en vain. Elles ont mené une perquisition, et emportent plusieurs de ses objets personnels, selon ses proches. Pendant ce temps, certains officiers de l’UPC, qui se trouvaient  à Bangui, informés de la nouvelle,  ont pris la fuite, destination inconnue.

Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l'ÉUPC
Monsieur Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l’UPC. Photo d’archives du CNC

 

Contrairement à ce que certains médias ont publié dans leurs colonnes, Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba  n’avait pas été interpellé à l’intérieur  de l’ambassade de France à Bangui. D’après le service de communication de la chancellerie française, le suspect a été interpellé par les autorités centrafricaines sur l’avenue Charles de Gaulle. Or, la veille, dans la nuit du dimanche à lundi 24 janvier 2022, une perquisition avait eu lieu à son domicile du quartier KM5, mais l’homme n’était pas présent à son domicile. Lors de la fouille, les forces de l’ordre ont saisi une arme de précision, et une somme de 9 millions de francs CFA ainsi que d’autres objets de valeur. Mais le lendemain, la nouvelle traîne dans le KM5 comme une traînée de poudre, ce qui a poussé certains éléments de l’UPC au quartier KM5 à prendre la poudre d’escampette.

C’est le cas de l’autoproclamé colonel Bewedjo et son collègue colonel Adamou.

Entre-temps, le suspect, Monsieur Mahamat Abdoulaye, après son arrestation,  demeure introuvable. Comme l’a indiqué le journal en ligne  le Tsunami.net, et confirmé par certains proches  du suspect, sa femme, madame Aïcha Bouboui,  et ses enfants  s’inquiètent  de la disparition de leur époux, leur père Mahamat Abdoulaye Garba.  Ils demandent au gouvernement et à la Minusca de montrer où il se trouve en ce moment, mort ou vivant, selon ce journal.

Rappelons que Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba est un ancien sous-officier des forces terrestres de la ANT (armée nationale tchadienne). Frère cadet de la première épouse du chef rebelle Ali Darassa, il avait été proposé au gouvernement par le chef rebelle comme ministre de l’Éducation suite au décès controversé du ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation, le Centrafricain   Souleymane  Daouda, un cadre de l’UPC qui avait intégré le gouvernement.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :  Bangui, le commerce de boisson attire plus des étrangers

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le secteur de loisir, comprenant le marché de la restauration et des boissons, a été une cible privilégiée des investissements des étrangers au cours des cinq dernières années en République centrafricaine. Après les Libanais, les Syriens, les Camerounais,  les Congolais démocrates et les Mercenaires russes, c’est le tour des Rwandais.

Bar récréation au marché Gobongo
Bar récréation au marché Gobongo, dans le 4e arrondissement de Bangui, le 19 mars 2019. Photo CNC/ Michael Kossi

 

Une population jeune et en pleine croissance, un pouvoir d’achat médiocre,  le continent africain est un « eldorado » pour les entreprises du secteur de l’alcool, qui ne reculent devant rien afin d’assurer la visibilité de leur marque. La bière est devenue l’un des premiers secteurs de dépense du ménage africain.

 

En République centrafricaine, après les ressources minières et forestières, le secteur de boissons alcoolisées  et non alcoolisées attire plus des investissements étrangers que dans d’autres secteurs. Selon certains économistes centrafricains, les cinq dernières années ont créé un marché solide pour les transactions de produits alimentaires et de boissons alcoolisées et non alcoolisées. Mais pour certains observateurs, derrière le plaisir se cache le danger.

D’après eux, l’abus d’alcool, notamment chez les jeunes, modifie la perception de l’être vis-à-vis de son environnement et modifie son comportement vis-à-vis de ses pairs. C’est pourquoi certaines ONG nationales et internationales tentent de sensibiliser la population centrafricaine sur ce danger potentiel qui guette le pays. Or, de l’autre côté, les autorités centrafricaines multiplient l’attribution de permis de production et de vente d’alcool. C’est le cas des deux officiers rwandais, après leur séjour dans la capitale centrafricaine dans le cadre de la coopération militaire centrafricaine-Rwandaise, sont revenus dans le pays  et ouvrir un restaurant-bar dénommé « La vraie grillade » au quartier Sica 2, proche de l’église Saint-Sauveur des martyrs.

 

Ce sont les Camerounais qui investissent plus dans ce secteur. De centre ville au pk12 en passant par Sica, Lakouanga, Combattant, des villas entières sont louées et transformés en débit de boissons et boîtes de nuit.

Et ce n’est pas tout! La société de mafia russe Wagner, après avoir contrôlé le secteur de la défense, de la sécurité, des finances, des ressources minières et forestières, pousse le bouchon encore plus loin en proposant de nuire à la santé des Centrafricains en produisant de la vodka, un alcool dévastateur sur le plan sanitaire, qui une fois consommé fait oublier les vrais problèmes de la réalité ! Mais Pour la construction de leur usine de cet alcool, les russes prennent les habitants du PK26 en esclavage.

 

Contacté par la Rédaction,  un commerçant centrafricain affirme que les anciens Casques bleus et les militaires rwandais sont revenus dans le pays ouvrir ces restaurants dans le but juste d’attirer les clients compatriotes à eux. Mais pour les mercenaires russes de la société Wagner,  c’est pour concurrencer Mocaf, la seule brasserie dans le pays.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : L’ÉGOÏSME DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE N’OBTURE T-IL PAS LE PROCESSUS DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION NATIONALE ?

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le paysage politique centrafricain est constitué de partis et mouvements politiques hétéroclites avec un nombre pléthorique mais seulement une bonne dizaine sont visibles dans l’animation de la vie politique. Il faut noter que certains n’ont d’existence physique que pendant les périodes électorales. Pour répondre aux exigences de l’équilibre du jeu démocratique, la cartographie des partis et mouvements politiques catégorise le groupe de la majorité présidentielle c’est à dire ceux qui soutiennent la politique et les actions du président de la république, le groupe de partis politiques se réclamant de l’opposition démocratique, les modérés ou les centristes sans oublier les extrémistes.
Les quelques responsables des partis politiques d'opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22
Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

Depuis 2020, nonobstant l’ordonnance de 2005 jugée insuffisante, les activités des partis et mouvements politiques sont désormais encadrées par la loi N*20013 du 11 juin 2020 relative aux partis politiques et au statut de l’opposition qui accorde des droits et devoirs aux partis politiques assortis d’un contrôle de comptabilité pour ceux qui bénéficieront des subventions de l’Etat.

Rappelons que l’opposition démocratique par définition est l’ensemble des partis et mouvements politiques qui n’appartiennent pas à la majorité présidentielle. Elle représente un rouage essentiel de la démocratie. Ainsi, il apparaît urgent de mettre en relief l’importance de l’article 40 qui cristallise l’essentiel de la mission des partis politiques de l’opposition.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 40 de la loi relative aux partis politiques dispose : «l’opposition a le droit de suivre l’action gouvernementale et de critiquer le programme, les décisions et actions du gouvernement; développer des programmes propres, proposer des solutions alternatives à la nation et œuvrer pour l’alternance au pouvoir par des voies légales et démocratiques ».

L’esprit de cette loi suppose que pour s’opposer, il faut dénoncer, signaler les insuffisances mais également de faire des propositions. L’on comprend ainsi en filigrane que dénoncer ne veut pas dire que tout est mauvais. Fort des missions définies, le citoyen lambda s’interroge :

L’opposition démocratique centrafricaine se reconnaît-elle dans les missions définies par la loi précitée ?

Dans la négative, qu’est-ce qui les empêcherait de jouer pleinement leur rôle pourtant bien encadré ?

Doit-on toujours incriminé le pouvoir lorsque par égoïsme, l’opposition agit en ordre dispersé ?

Qu’apportent véritablement les partis politiques de l’opposition à la reconstruction de l’édifice national ?

Si l’opposition démocratique jouait pleinement leurs rôles, l’Afrique allait-elle connaître des vagues de coups d’état pour libérer les peuples ?

Alors que le chemin de l’espérance et l’URCA s’opposaient à la reprise des travaux du dialogue politique dans les conditions actuelles, comment comprendre l’appel parallèle d’un autre leader de l’opposition à regagner le comité technique préparatoire du dialogue politique ?

Devant la fuite en avant des partis de l’opposition démocratique, que font la société civile, les syndicats, la ligue des droits de l’homme et les organismes de défense des droits humains ?

Au delà de ce qui précède, il faut reconnaître que le manque d’assise sociale, financière et entrepreneuriale des leaders de l’opposition démocratique les fragilise énormément et par voie de conséquence beaucoup baignent dans la corruption, la mafia. En outre, l’opposition démocratique manque cruellement de véritables leaders charismatiques, éclairés avec une maturité stratégique d’où les phénomènes de trahisons, de transhumances et de ralliements post électoraux. Cette absence de raisonnante de l’opposition démocratique laisse le champ libre aux dérapages du pouvoir…éléments qui justifient sous d’autres cieux les différents coups d’état.

Face à ce constat amer, le toilettage et l’assainissement du paysage politique s’imposent. Aussi, pour éviter la persécution et l’intimidation des opposants, les forces vives de la nation doivent réclamer la désignation d’un médiateur de la république neutre selon les termes de la constitution pour baliser le champ d’action de l’opposition démocratique. Parallèlement à ce qui s’apparente à une excuse pour les partis politiques de l’opposition, ces derniers doivent renverser leurs logiciels car l’ancien est inadapté en acceptant qu’ils sont en parties responsables de la descente aux enfers de ce pays…

c’est la triste vérité mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 28 janvier 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : le musicien D-First signe un contrat d’artiste avec la maison de production « The US Agency »

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Bangui, 31 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans l’industrie de la musique en Afrique, il est quasiment impossible de construire une carrière professionnelle sans être confronté à la signature d’un contrat avec un producteur. C’est le cas de l’artiste musicien centrafricain D-First qui vient de trouver un partenaire de production nommé « The US Agency », basé à Atlanta aux États-Unis qui lui fait confiance, et à qui il a confiance.

L'artiste D-First au milieu, son manager à gauche et monsieur Ulrich SINGHE coordonateur de The US Agency à droit. Après la signature du contrat.
L’artiste D-First au milieu, son manager à gauche et monsieur Ulrich SINGHE coordonateur de The US Agency à droit Après la signature du contrat. Photo CNC/ D. Y. Ibrahim

 

Le vendredi 28 janvier 2022, dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, a eu lieu la cérémonie de signature de contrat  d’artiste » entre le musicien centrafricain D-First avec la maison de production nommé The US Agency basé à Atlanta aux États-Unis, et  dirigé par une diaspora Centrafricain Ulrich SIGHE.

Pour le représentant de la maison de production The US Agency en Centrafrique, l’arrivée de ce label en RCA est un début de renversement des énergies musicales dans le pays. Mais avant – tout, l’objectif est de booster au maximum le talent de l’artiste D-First et de produire des œuvres internationales.

« Bien évidemment, on rêve de faire D-First  un artiste mondialement connu », explique – t-il.

Lors de cette cérémonie, le dirigeant de « The US Agency »  a présenté un projet ambitieux visant à « rehausser le secteur culturel et touristique » du pays. Il indique que dans ce projet, il entend organiser un Festival dénommé “Bangui en fête” qui sera dédié à la culture centrafricaine durant une semaine, et ce, de la manière suivante :

– De la musique livrée chaque soir

– Des foires-expositions

– Savoir-faire centrafricain mis en avant

– Des artistes internationaux à Bangui

– Des stands à louer pour les entreprises

– Une soirée de gala pour clôture

Photo de famille à la fin de la cérémonie avec madame la ministre
Photo de famille à la fin de la cérémonie avec madame la ministre. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que la cérémonie avait eu lieu en présence de madame la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme et de  quelques membres de son cabinet y compris l’honorable député de Nana-Bakassa.

 

Par D. Y. Ibrahim

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Centrafrique : une incursion des mercenaires russes dans la localité de Sabo fait plusieurs morts

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les mercenaires de la société russe Wagner, qui combattent depuis plus d’un an au côté de l’armée nationale dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont fait leur incursion meurtrière dans le village  Sabo, à environ une trentaine de kilomètres du village Bidja, situé à une centaine de kilomètres au nord de Batangafo, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Plusieurs personnes ont été tuées, des habitations incendiées.

Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula
Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC

 

Selon des sources sécuritaires locales, l’opération avait eu lieu lundi, puis mardi dernier dans le village Sabo, une localité frontalière du Tchad. Les Mercenaires russes, déployés en hélicoptère lundi puis mardi, ont fait irruption dans le village. Officiellement, c’était pour mener une attaque contre un groupe des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mais celle-ci tourne vite à une tuerie de masse des civils.

Des vendeurs, des artisans miniers, certains en provenance de Markounda, d’autres de la frontière du Tchad,  sur des motos, sont tombés dans l’embuscade tendue par les mercenaires russes. Plusieurs d’entre eux ont été tués, leurs corps carbonisés, ainsi que leurs motos emportées.

Et ce n’est pas tout. Dans le village Sabo, les mercenaires russes, suffisamment armés,  ont fait des tirs sans distinction sur les civils, tuant au moins une dizaine, et blessant tant d’autres. Le bilan est difficile à évaluer, mais certaines sources parlent d’au moins 11 morts et des blessés.

Rappelons que la veille, c’est-à-dire le dimanche 23 janvier, vers 3 heures du matin, dans la localité de Ketté Sido,   au moins trois personnes ont été tuées dans une attaque des éleveurs Peuls Mbarara venus du Tchad voisin. Les mercenaires russes, appelés en urgence sur le lieu, ont décidé de pourchasser les assaillants. C’est lors de cette opération qu’ils ont attaqué les civils dans le village Sabo.

 

Par Arsène Féimonazoui

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RCA : massacre de Bria, l’honorable Martin Ziguélé exige l’ouverture d’une enquête judiciaire

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 16 et 17 janvier, une opération des Mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA dans les villages Aïgbado et Yanga, avait soldé, selon de diverses sources locales,  au massacre de près de 70 personnes. Une semaine plus tard, L’ONU, vu l’ampleur du dégât,  avait  décidé de mener une enquête sur cette tuerie de masse. Mais à Bangui, c’est le silence total, tant du côté du pouvoir que de l’opposition. Or, l’honorable Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, dans un communiqué publié ce vendredi, exige du gouvernement l’ouverture d’une enquête judiciaire sur cette atrocité commise par les forces gouvernementales.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

« Les images de Bria, qui circulent sur la toile, si elles sont avérées, seraient intolérables. Nous condamnons fermement ces violations massives et insupportables des droits humains, qui sauraient rester impunis, quels que soient les auteurs et complices. Nous avons une pensée émue pour les victimes et leurs proches. Nous exigeons, L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE ET LE CAS ÉCHÉANT, ENFIN, DES SANCTIONS », a déclaré l’honorable MARTIN ZIGUÉLÉ, président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain,  MLPC, parti qui avait soutenu la candidature indépendante du président Touadera lors des élections de 2015 et basculé dans l’opposition démocratique après sa victoire contestée aux élections de 2020.

Rappelons que les 16 et 17 janvier dernier, dans le nord de Bria, plus précisément dans les villages Aïgbado et Yanga, situés respectivement à 75 et 143 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, les mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par les soldats FACA, ont assassinés plus d’une vingtaine des personnes, selon le premier bilan provisoire annoncé par CNC. Mais plus le jour passe, plus le bilan s’alourdit. Une semaine plus tard, il peut atteindre plus de 50 morts, d’autres parlent de près de 70 morts et une centaine des blessés. Et c’est encore provisoire!

L’ONU, de son côté, mène depuis deux semaines une enquête sur cette tuerie de masse, mais à l’annonce de l’ouverture de cette enquête, les mercenaires russes et les soldats FACA ont bloqué l’accès à ces deux villages. Ils ont installé leur poste avancé à Aïgbado. Toute personne qui tente de sortir de ce village est automatiquement abattue.

Certains blessés qui ont pu rejoindre la ville de Bria parlent de génocide. Selon eux, dans la forêt, le nombre des cadavres dépasse l’entendement.  Même sur la rivière La Kotto, les pêcheurs ont repêché déjà 14 corps sans vie, dont des femmes et des enfants, entraînés par la rivière Boungou, rivière affluant de La Kotto.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mali, Libye, Soudan, Centrafrique, Mozambique : récit de cinq ans d’avancée russe en Afrique

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Bangui, 29 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La société de sécurité privée Wagner, dirigée par un proche de Vladimir Poutine, est devenu le principal instrument d’un réengagement de Moscou sur le continent, sur fond de rivalité et de tensions avec l’Occident.

L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali
L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali

 

Amorce d’une bascule stratégique qui verrait une nouvelle « Russafrique » appuyer la « Chinafrique » dans une conjuration anti-occidentale ? Ou fantasme médiatique dramatisant des percées ponctuelles et opportunistes, souvent fragiles ? L’arrivée d’instructeurs russes et de paramilitaires de la société de sécurité privée Wagner, proche de Kremlin, au Mali, fin 2021, avive les interrogations de l’Europe et des Etats-Unis sur les desseins de Moscou en Afrique. A travers la multiplication d’accords de défense et les activités du Groupe Wagner, la Russie a réussi à s’immiscer dans plusieurs pays d’Afrique : Mali, Libye, Soudan, République centrafricaine (RCA), Mozambique… Une avancée parfois erratique, contestée ou en trompe-l’œil, qui s’étend sur environ cinq ans et dont Le Monde a pu reconstituer le fil.

Le tumulte provoqué par le déploiement, réel ou supposé, de ces « mercenaires » n’est pas pour déplaire à Moscou, ainsi crédité d’une projection de puissance bénéfique à sa propagande. S’il reste silencieux, le Kremlin a cessé de nier. C’est la galaxie médiatique contrôlée par Evgueni Prigojine, l’homme d’affaires pétersbourgeois proche de Vladimir Poutine et réputé être le patron de Wagner, qui se charge de créer ou d’amplifier les rumeurs sur la présence de ces miliciens russes sur le continent africain. Le coup d’Etat au Burkina Faso du 24 janvier l’a bien montré. Si l’implication du Kremlin n’est pas à ce stade avérée, M. Prigojine a aussitôt applaudi un putsch s’inscrivant dans une « nouvelle ère de décolonisation », tandis qu’un de ses proches, Alexandre Ivanov, a proposé les services d’« instructeurs russes » à l’armée burkinabée.

Après trente ans de désengagement massif consécutif à la dislocation de l’Union soviétique, c’est au Soudan qu’a démarré, dès 2017, la grande saga du retour de la Russie en Afrique. Régnant sans partage sur un pays au bord de l’abîme, mais mis au ban de la communauté internationale, le dictateur Omar Al-Bachir, visé par deux mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité et génocide émis par la Cour pénale internationale (CPI) en 2010, s’était tourné vers Moscou.

 

Projet de base militaire au Soudan

D’abord sécuritaire (livraison d’armes et formation des troupes soudanaises par la Russie), cette coopération s’est aussitôt accompagnée de concessions pour l’exploration de sites aurifères, accordées par Khartoum à M Invest – une société liée à M. Prigojine, tête de pont des forces de Wagner –, qui s’appuie localement sur Meroe Gold, une filiale soudanaise. Le chef de l’Etat soudanais est aussi mis personnellement à contribution pour servir la politique de Moscou au Proche-Orient. Après avoir voué aux gémonies son homologue syrien Bachar Al-Assad, sauvé de la débâcle grâce à l’intervention de l’aviation russe en 2015, il est ainsi le premier dirigeant arabe à lui rendre une visite officielle en décembre 2018.

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Avec le Monde Afrique

La Cédéao suspend le Burkina Faso

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La Cédéao suspend le Burkina Faso

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Bangui ( République centrafricaine ) – L’organisation régionale réagit ainsi à la rupture de l’ordre constitutionnel provoquée par le putsch militaire. .

La suspension du Burkina Faso de la Cédéao était, selon les textes de cette organisation, la démarche à suivre en cas de rupture de l’ordre constitutionnel./////////////.

Parmi les résolutions prises par les chefs d’Etats de l’organisation sur la question actuelle duBurkina Fasose trouve celle d’envoyer une mission ministérielle d’évaluation à Ouagadougou pour discuter avec la junte de la durée de la transition./////////////.

Le colonel Paul Henri Damiba, chef de la junte au pouvoir, avait promis “un retour à l’ordre constitutionnel quand toutes les conditions seront réunies”. /////////////.

Selon Seidik Abba, spécialiste du Sahel, les sanctions pourraient davantage s’aggraver, si les promesses de la junte ne sont pas tenues : “Ils vont définir les modalités de gestion de la transition. Si la période n’est pas jugée correcte par la Cédéao, on va franchir un deuxième degré des sanctions qui peuvent être des sanctions ciblées : gel des avoirs, interdiction des déplacements, gel des relations entre le Burkina Faso et la sous-région.”/////////////.

Les consultations entre militaires/////////////.

L’argumentaire de la junte au pouvoir après le coup d’Etat survenu cette semaine était de vouloir rétablir la sécurité dans les deux tiers du territoire du pays conquis par les djihadistes. /////////////.

Les résolutions de la Cédéaoprévoient aussi l’envoi d’une délégation de chefs d’état-major pour consultations sur le plan à adopter dans la lutte anti-djihadiste. /////////////.

Danny Ayida, spécialiste de la politique au Sahel : “La Cédéao a pris en compte l’argumentaire développé par la junte à savoir que l’important est la gestion sécuritaire marquée par le terrorisme, par l’occupation des deux tiers du pays. S’il en est ainsi, il n’appartient qu’aux militaires d’aller au contact de leurs confrères pour savoir si cette motivation est légitime.” /////////////.

Vers une longue période de transition ?/////////////.

Danny Ayida poursuit, cependant, en disant que la mission de reconquête du territoire contrôlé par les djihadistes risque d’être longue, ce qui prolongerait la transition, comme c’est le cas au Mali. /////////////.

Quand les militaires disent que leur objectif est de reconquérir le territoire national, cela peut prendre des mois ou des années. Est-ce que le retour à l’ordre constitutionnel normal va dépendre de cela ? s’interroge Dany Yida/////////////.

Par ailleurs, une autre institution, le G5 Sahel, est aussi plongée dans une crise profonde puisque trois de ses cinq pays membres, le Tchad, le Mali et le Burkina Faso, sont dirigés par des juntes militaires ayant réalisé un coup d’Etat.

Avec DW français
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La Cédeao en sommet virtuel pour débattre du putsch au Burkina

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La Cédeao en sommet virtuel pour débattre du putsch au Burkina

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Bangui ( République centrafricaine ) – Un sommet virtuel des dirigeants ouest-africains a débuté vendredi pour décider d’éventuelles sanctions à l’encontre de la junte du Burkina Faso, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat militaire lundi, et qui a appelé ses partenaires internationaux à collaborer avec elle. .

Le sommet des pays membres de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédeao), s’est ouvert peu après 10H00 GMT, a indiqué à l’AFP une source à la Cédeao./////////////.

Cette organisation a condamné le coup d’Etat et devrait au moins suspendre le Burkina Faso de ses instances dirigeantes./////////////.

Et comme elle l’a fait pour le Mali et la Guinée où des militaires ont également pris le pouvoir, la Cédeao pourrait imposer des sanctions à la junte burkinabè./////////////.

Dans sa première allocution depuis sa prise de pouvoir lundi, le nouvel homme fort du Burkina, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a estimé jeudi soir à la télévision nationale que son pays avait “plus que jamais besoin de ses partenaires”. /////////////.

Disant comprendre les “doutes légitimes” suscités par le coup d’Etat, il a assuré que le Burkina “continuera à respecter les engagements internationaux, notamment en ce qui concerne le respect les droits de l’Homme”, précisant que l’indépendance de la justice serait aussi “assurée”./////////////.

Le lieutenant-colonel Damiba s’est engagé “au retour à une vie constitutionnelle normale”, “lorsque les conditions seront réunies”, sans préciser d’agenda./////////////.

Le chef de la junte a assuré que la “sécurité” était sa priorité à la tête de ce pays endeuillé quasi quotidiennement par des attaques jihadistes meurtrières./////////////.

La télévision a cependant annoncé jeudi soir un allègement du couvre-feu mis en place lundi: de 21H00 (locales et GMT) à 05H00, il passe de minuit à 04H00./////////////.

“Feuille de route” /////////////.

La population reprochait notamment au président renversé, Roch March Christian Kaboré, de ne pas avoir réussi à endiguer la dégradation sécuritaire depuis 2015, notamment dans le nord et l’est du pays./////////////.

Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers./////////////.

Depuis sa prise de pouvoir, M. Damiba a consulté les ministres renversés ainsi que les syndicats./////////////.

Aux anciens ministres, il a demandé de ne pas quitter le Burkina sauf autorisation. Aux syndicats, il a promis de les consulter et de les impliquer dans la transition. /////////////.

Dans son allocution télévisée, il a assuré vouloir associer toutes les “forces vives” de la nation pour “une feuille de route” en vue de redresser le Burkina Faso./////////////.

Plusieurs organisations semblent enclines à travailler avec lui. /////////////.

“Nous avons intérêt à ce que cette armée réussisse à stabiliser le pays”, affirme l’association Sauvons le Burkina Faso qui réclamait ardemment la démission de M. Kaboré. /////////////.

Plusieurs partis d’opposition à M. Kaboré dont le plus important, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) proche de Blaise Compaoré – ex-président chassé par la rue en 2014 après 27 ans de pouvoir – ont également marqué “leur disponibilité à apprécier la vision qui leur sera soumise” par la junte./////////////.

La question de l’avenir de M. Kaboré devrait également se poser prochainement. /////////////.

En résidence surveillée, il est en bonne santé selon plusieurs sources et a un médecin à sa disposition. Jeudi soir, le chef de la junte n’a pas prononcé son nom./////////////.

Il a en revanche conclu son discours par une devise bien connue des Burkinabè, celle du pays sous l’ancien président Thomas Sankara: “la Patrie ou la mort, nous vaincrons”. /////////////.

Leader progressiste et icône panafricaine, Thomas Sankara a été tué en 1987 par un coup d’Etat fomenté par des proches, dont Blaise Compaoré qui avait pris le pouvoir. /////////////.

Le procès de ses assassins, commencé en octobre 2021, mais mis en pause par le putsch, reprendra lundi.

Avec VOA
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RDC: affrontements entre l’armée et le M23

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RDC: affrontements entre l’armée et le M23

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Bangui ( République centrafricaine ) – Une nouvelle attaque attribuée au mouvement rebelle M23 a visé mardi (25.01.22) une position de l’armée près du parc national des Virunga, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. .

L’attaque contre des positions de l’armée congolaise a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi (25.01.22). Et selon la société civile et l’administration locale, les affrontements se poursuivaient encore mercredi. /////////////.

Vingt-neuf militaires auraient perdu la vie au cours de ces combats, précise la société civile. Le M23 est une ancienne rébellion de Congolais tutsi soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, qui avait été défaite en 2013./////////////.

Cette attaque soulève aujourd’hui la question de l’implication des pays voisins de la RDC, comme le rappelle Juvenal Munubo, député national congolais et membre de la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale.”Cela nous pousse surtout à nous interroger sur le rôle des pays voisins. On sait que les animateurs de la branche militaire et de la branche politique de ce mouvement se sont réfugiés au Rwanda et en Ouganda, ” confie le député congolais à la DW./////////////.

“On sait aussi que Kinshasa actuellement maintien de bonnes relations avec ces pays. Mais quand même on doit se dire la vérité et savoir ce qui peut encore renforcer ce mouvement et si, à partir de leurs bases arrières dans ces pays, ils n’ont pas eu un renforcement quelconque. Donc il faut s’interroger sur la responsabilité de ces pays qui sont tous signataires du pacte de Nairobi sur la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, et d’un certain nombre d’instruments juridiques de paix comme l’Accord cadre d’Addis Abeba de 2013. Cela vaut vraiment la peine de s’interroger sur le rôle et la responsabilité de ces pays et comment est-ce qu’ils contribuent à la paix, ” souligne M. Munubo./////////////.

Etat de siège mise à rudes épreuves/////////////.

La paix durable semble aujourd’hui impossible dans cette région qui a été placée en état de siège afin de neutraliser les groupes armés qui sévissent dans la région depuis plus de vingt-cinq ans./////////////.

Pour Jean Claude Mbabaze, président de la coordination territoriale de la société civile de Rutshuru au Nord Kivu, pour éradiquer ces groupes armés, il faut d’abord une volonté des autorités politiques et militaires./////////////.

“Pour nous, en territoire de Rutshuru, l’état de siège n’a rien modifié parce que jusqu’à présent les groupes armés ne sont pas inquiétés, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment d’opération de traque de ces groupes armés. Et cela amène la population à avoir des doutes, elle se demande si réellement l’état de siège connaît bien sa mission, est ce que cela valait la peine de décréter cet état de siège qui jusqu’à présent ne semble pas maîtriser la situation ?”, interroge ce membre de la société civile./////////////.

M23, le retour en force ?/////////////.

Après leur défaite en 2013, les combattants du mouvement du 23 mars ont été recueillis dans des camps de réfugiés et beaucoup parmi eux estiment que la RDC n’a pas respecté ses obligations, notamment en termes de rapatriement ou encore de réinsertion, comme le rappelle Pierre Boisselet, coordinateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). /////////////.

A partir de 2017, on a vu certains de ces combattants et notamment leur ancien leader, Sultani Makenga, retourner en RDC et s’installer sur les contreforts du mont Mikeno, situé à la frontière avec le Rwanda et non loin de celle avec l’Ouganda./////////////.

“A partir du mois de novembre de l’année dernière, on a assisté à une vraie résurgence de ce mouvement, ils ont attaqué des positions de l’armée congolaise et de l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) à au moins cinq reprises. Les FARDC aussi ont attaqué des positions du M23 mais les combats qui ont lieu dans la nuit de lundi à mardi marque une véritable escalade. Jusque-là, on n’avait pas vu depuis des années des combats aussi violents mettant aux prises des combattants de l’ancien M23,” précise le coordinateur du KST./////////////.

Il est à noter que dans la province voisine de l’Ituri, elle aussi placée sous état de siège, une attaque lancée la même nuit dans le territoire d’Irumu, attribuée aux rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), aurait fait plusieurs victimes civiles.

Avec DW français
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Centrafrique: Journée mondiale de la douane

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les recettes de la douane centrafricaine représentent près d’un tiers du budget de l’Etat centrafricain. Au regard de cette information, la Russie s’est empressé de signer un accord avec le ministère des finances centrafricain pour pouvoir disposer du monopole sur le contrôle des centres douaniers du pays. Mais cette prise de monopole ne cesse de faire polémique, et à juste titre. En effet, outre l’intérêt financier de la Russie pour la Centrafrique, la gestion des postes douaniers ne s’est pas améliorée.

 

Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

En effet, les postes douaniers étaient témoins de beaucoup de dérives de la part des Mercenaires russes, comme le contrôle systématique des camions des missions humanitaires de l’ONU, des camions transportant des denrées alimentaires en provenance du Cameroun. Aussi, ils avaient imposé des taxes illégales pour passer la douane. Suite à ces dérives identifiées, le gouvernement a pris la décision de suspendre l’assistance technique des russes auprès des différents postes douaniers. Suite à cette décision, les russes avaient exigé une somme compensatoire de 40 milliards de FCFA, que le président Faustin Archange Touadéra était dans l’incapacité de payer.

Cette décision a évidemment déclenché le mécontentement du partenaire russe, qui a obligé l’Etat centrafricain à signer deux semaines plus tard un nouvel accord avec une société appartenant au groupe Wagner.

D’après de nombreux Banguissois, ce nouvel accord permettrait à Wagner de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI.

Les partenaires politiques du pays ne voient pas non plus d’un très bon œil cette tutelle sur la douane du pays par un groupe de mercenaires russes au profit de Wagner. Les russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains et percevoir de nouvelles taxes afin de se financer sur le dos de la population centrafricaine.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA / TCHAD : un complot pour destituer Mahamat Idriss Deby se prépare sur le territoire centrafricain

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après le Mali et le Burkina Faso, c’est le tour du Tchad. Avec la complicité de Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO,  premier vice-président soudanais, du professeur Faustin Archange Touadera, chef de l’État centrafricain et de certains opposants rebelles tchadiens, les Mercenaires russes ont installé deux bases d’entrainement et de formation des rebelles tchadiens  à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine. L’objectif, sauter par force le Président tchadien Mahamat Deby. Le détail.

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convoi soudanais vers Amdafock

 

Si la Russie tente d’étendre son influence sur le continent africain en déstabilisant les régimes démocratiques ouest africain, ce n’est pas le cas pour la République du Tchad. Ce pays d’Afrique centrale, fragilisé par plus de quatre décennies de guerre, est dirigé par le général Idriss Mahamat Deby  qui succède à son père-Président Idriss Deby, tué dans une attaque des rebelles tchadiens en avril 2021. Mais pour les autorités russes, il est temps que Mahamat Idriss Deby, considéré comme un pure produit français en Afrique centrale,  soit lui aussi destitué, et elles se préparent en conséquence. C’est ainsi que le vice-président soudanais, Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO, proche ami du patron de Wagner EVGUENY PRIGOSINE, et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, avec la complicité de certains chefs rebelles tchadiens, les mercenaires russes de la société Wagner ont installé au nord-Est de la République centrafricaine deux bases militaires, regroupant des milliers des rebelles tchadiens.

Cependant, la semaine dernière, le vice-président soudanais Mahamat HAMDAN DAGALO, qui est aussi chef d’une milice soudanaise appelée « DAMASSARI », force d’intervention rapide en français, a dépêché, depuis Khartoum, capitale de la République du Soudan, 110 pick-up lourdement armés à destination du Nord de la République centrafricaine.

Selon Monsieur Mahamat HAMDAN DAGALO, le but de cette mission serait de fermer la frontière soudanaise avec la RCA, mais en observant leur tactique et les mouvementsde ces véhicules, c’est pour le ravitaillement des rebelles tchadiens en armes et minutions.

Ces éléments soudanais sont entrés sur le territoire centrafricain en deux groupes : le premier par Amdafock  et le deuxième par Amdoukoun, à  côté de Tissi. Ils sont rentrés jusqu’à 60 kilomètres dans le territoire centrafricain.

 

Position des bases des rebelles

Sur le territoire centrafricain, la première base des rebelles est située à 35 kilomètres à l’ouest de la ville d’Amdafock, dans la grotte de « Hadjar Fana », sur la route  qui mène au village Terfel.

La deuxième base  des rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain est située vers la zone de Chinko, juste au triangle entre les deux soudans et la République centrafricaine.

Selon certaines informations recueillies dans ces localités, certains mercenaires soudanais sont également recrutés parmi ces rebelles tchadiens, et ils comptent progresser vers Ndjamena avant cet été, au même moment que d’autres rebelles qui seront en provenance du nord du Tchad.

Pour les Centrafricains, offrir une base arrière aux rebelles d’un pays ami et voisin, Touadera est en train de se mêler dans une affaire criminelle et très dangereuse avec des conséquences très graves pour son peuple et son pouvoir.

Le droit de poursuite pour le Tchad ira très loin alerte.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

BURKINA FASO/  FRANCE DIPLOMATIE : Comment Paris se préparait au coup d’Etat

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La France anticipait depuis septembre une tentative de putsch comme celle qui s’est déroulée, les 23 et 24 janvier, à Ouagadougou, et était depuis des mois en alerte maximale. Toute la journée de dimanche, Paris a gardé le contact avec le président Kaboré, à qui elle a même proposé une exfiltration d’urgence.

Centrafrique.org/macron-et-merkel-veulent-renforcer-la-lutte-antidjihadiste-au-sahel/roch-marc-christian-kabore-emmanuel-macron-et-angela-merkel-au-sommet-du-g7/” rel=”attachment wp-att-31440″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/08/Roch-Marc-Christian-Kaboré-Emmanuel-Macron-et-Angela-Merkel-au-sommet-du-G7-450×252.jpg” alt=”Roch Marc Christian Kaboré – Emmanuel Macron et Angela Merkel au sommet du G7″ width=”450″ height=”252″ />
Roch Marc Christian Kaboré – Emmanuel Macron et Angela Merkel au sommet du G7

 

La tentative de putsch du 23 janvier au soir, à l’encontre du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, n’a surpris personne à Paris. Depuis septembre, officiers comme diplomates français travaillaient sur des scénarios de prise de pouvoir par les militaires. Mi-octobre, la menace avait même été jugée “très importante” et les services de sécurité français s’étaient préparés en conséquence. Ainsi, dès que les premières mutineries ont été signalées, au petit matin du dimanche 23 janvier, au camp de Sangoulé Lamizana et à la caserne de Kaya, dans le centre-nord du Burkina, l’Etat français a immédiatement pris attache avec le président burkinabé, et Roch Marc Christian Kaboré est resté en contact quasi­ permanent durant toute la journée avec les émissaires de Paris.

Sabre en alerte dès10h

Un peu avant 10 h du matin, les forces spéciales françaises de la task force Sabre, dont le quartier général est situé au Burkina, ont été mises en alerte. Dix heures plus tard, alors que les mutins se trouvaient non loin de la résidence privée du président burkinabè, dans le quartier de la Patte-d’Oie, à Ouagadougou, Paris lui a proposé une exfiltration d’urgence. Un scénario qui avait été préparé et planifié dans les semaines passées en cas de prise effective du pouvoir par les armes.

Plusieurs points de chute dans les pays voisins avaient été étudiés pour mettre à l’abri le président, mais ce dernier a refusé d’être exfiltré par Paris. Malgré cette fin de non-recevoir, la diplomatie française est restée en contact étroit avec le chef de l’Etat burkinabé jusque tard dans la soirée du 23 janvier, et ce n’est que vers minuit que le contact a été définitivement coupé et que Paris a également perdu la localisation de Kaboré. Cette disparition des écrans radars du président burkinabè correspondait par ailleurs à l’intensification des combats entre les forces légitimistes et les éléments putschistes. Jusqu’à lundi, la situation a été confuse à Ouagadougou sur le sort de Kaboré. Si des sources militaires ont très vite affirmé qu’il avait été arrêté dans la nuit du 23 au 24 janvier, plusieurs proches du chef de l’Etat ont, dans un second temps, indiqué qu’il avait échappé à une “tentative d’assassinat” et se trouvait sous la protection de sa garde rapprochée.

Fièvre putschiste

Signe de la sensibilité de la situation sécuritaire, le monsieur “Afrique” du Quai d’Orsay, Christophe Bigot, s’était rendu à Ouagadougou début décembre. Il y avait rencontré Kaboré, en compagnie de l’ambassadeur de France dans le pays, Luc Hallade, et de sécurocrates et officiers supérieurs de l’armée burkinabè.

Paradoxalement, le risque d’un coup d’Etat s’était alors quelque peu dissipé, même si la menace était toujours jugée très sérieuse. L’arrestation il y a deux semaines du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana pour tentative de putsch avait néanmoins suscité une nouvelle vague d’inquiétude. C’est d’ailleurs un officier promotionnaire de Zoungrana qui est à la tête du coup du 23 janvier : Paul-Henri Sandaogo Damiba. Lieutenant-colonel, il avait été promu commandant de la troisième région militaire, après avoir un temps commandé le Groupe d’action rapide et de sécurisation du nord, à Ouahigouya.

Dans la matinée du 24, l’ancien tout-puissant patron du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, emprisonné depuis 2015 à la suite d’une tentative de coup d’Etat contre les autorités de transition, a par ailleurs été libéré. Son rôle est néanmoins encore loin d’être clairement établi dans les évènements de dimanche. Ses liens supposés avec plusieurs des officiers putschistes, parmi lesquels Damiba, font actuellement l’objet d’intenses spéculations. Les soldats putschistes sont pour la plupart issus des unités Cobra, une force spéciale mise à la disposition de l’armée de terre.

 

Avec Africa Intelligence

Sensibiliser les agriculteurs et éleveurs pour une transhumance apaisée dans la Vakaga

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Bangui, 28 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La préfecture de la Vakaga, à l’image d’autres régions de la Centrafrique, est en plein dans la période de transhumance. Aussi pour prévenir et gérer les conflits liés à ce mouvement saisonnier, la Section des affaires civiles de la Minusca à Birao, en collaboration avec le Comité sous-préfectoral de la transhumance, multiplie des sessions de sensibilisation pour une transhumance apaisée. Le mardi 25 janvier 2022, la séance a eu lieu au village Zaïre, une localité située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Birao, et a réuni environ 50 personnes dont 15 femmes.

Sensibiliser les agriculteurs et éleveurs pour une transhumance apaisée dans la Vakaga

 

Le but de cette séance est surtout d’exhorter les éleveurs et agriculteurs à régler leurs différends au niveau local, c’est-à-dire au sein de la communauté. Lors de cette rencontre, ils ont indiqué que neuf (09) conflits liés à la transhumance ont été enregistrés dans leur village depuis le mois de novembre 2021. Ils ont ajouté que sur ces cas, huit (08) ont été résolus par le Conseil du village, avec l’appui du Comité sous-préfectoral de la transhumance.

« La particularité avec nous, c’est que nous n’imposons pas une amende, nous ne prenons pas d’argent. Tout ce que nous faisons, c’est la sensibilisation afin de garantir la paix dans notre préfecture. Vous savez, si le problème est résolu au niveau du village, entre les familles, cela renforce la cohésion sociale. Par contre, si l’on transfère l’affaire à Birao, les autorités vont, chacun, imposer une amende et c’est là que les différentes parties auront une pensée négative. Dans ce cas-là, le conflit demeure intact », a expliqué Issa Abdoulaye Djido, président du Comité sous-préfectorale de la transhumance.

« Jusqu’ici, tout va bien ! Quand il y a un problème, nous nous asseyons sous l’arbre et nous le réglons ensemble. C’est comme ça que nous le faisions depuis toujours, comme des frères. Mais, notre plus gros problème ici, c’est que nous avons besoin d’eau potable, d’une école et d’un centre de santé », a renchérit Issa Badawi, représentant des éleveurs et agriculteurs du village Zaïre.

La Section des affaires civiles de la MINUSCA a saisi l’occasion pour demander aux éleveurs et aux agriculteurs de respecter les couloirs de transhumance qui sont déjà identifiés. Selon Tano Oi Tano, Officier des affaires civiles au Bureau de la MINUSCA à Birao, « le Comité sous-préfectoral de la transhumance a permis d’éviter des conflits violents liés à la transhumance. Nous conseillons toujours aux agriculteurs et aux éleveurs d’éviter de se rendre justice, mais plutôt de saisir le Conseil du village ou les Conseils locaux que nous avons mis en place pour les aider à résoudre leurs différents ».

Rappelons que cette sensibilisation est la neuvième du genre et fait partie d’une série d’activités initiées par la Section des affaires civiles de la MINUSCA depuis le début de la période la transhumance, en novembre 2021.

 

Avec la Minusca

Réactions et mise au point suite à l’arrestation de M. Garba près de l’ambassade de France à Bangui

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Une rencontre entre M. Mahamat Abdoulaye Garba et des militaires français s’est déroulée dans un lieu public à proximité et non au sein de l’Ambassade de France, à la vue de tous. La France ne cherche pas à cacher cet entretien et n’a en aucun cas donné des consignes à M. Garba, infox rapportée par des publications malveillantes et mensongères.

La France échange avec tous les interlocuteurs centrafricains pour la stabilité et le développement de la RCA et répond aux sollicitations et demandes d’entretien de ces acteurs.

La France, comme d’autres partenaires internationaux que M. Garba a pu également rencontrer selon ses propres déclarations à Radio Centrafrique, entretient un dialogue constant pour soutenir les efforts de paix avec l’ensemble des parties en Centrafrique.

Contrairement aux autres fausses informations diffusées dans certains médias centrafricains, il n’y a eu ni course-poursuite, ni altercation. M. Garba a été appréhendé par les autorités centrafricaines alors qu’il quittait le lieu de la rencontre. Nous invitons les journalistes à se tourner vers les autorités pour des précisions sur les raisons et conditions de cette arrestation.

Ces manipulations des faits et de l’information illustrent une nouvelle fois une volonté de nuire à la France et de détériorer artificiellement les relations franco-centrafricaines.

 

RCA : droit de réponse du député Éric Gervais KPIODIGUI suite au publication du CNC du 26/01/2022

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au lendemain de la publication de notre article sur le site du CNC intitulé « rca : le député de Zémio,  Monsieur Éric Kpiodigui, accusé d’avoir retenir illégalement en détention une camerounaise »,  l’intéressé, après avoir contacté la rédaction du CNC, souhaite exercer son droit de réponse, et voici la teneur ci-dessous.

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le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

Éric Gervais KPIODIGUI

Député de Zemio

 

Objet : Droit de réponse au journal Corbeaunews ( CNC ) suite au publication du 26/01/2022.

 

J’ai lu votre publication en la date du 26 janvier 2022 sur l’affaire de la camerounaise Natacha et mon ex femme Prudence que vous me citez comme leurs détenteurs.

 

Vous m’accusez innocemment.

Je vous donne la permission d’enquêter au près du tribunal de Paoua et cours d’appel de Bouar comme ça vous saurez leur plaignant.

C’est une affaire de trafic d’enfants dont mes deux filles sont victimes et que la justice est rendue .

 

Nous sommes dans un pays de droit qui a ses règles et ces règles doivent être respectées.

Donc je n’ai aucun pouvoir d’influencer sur la justice Centrafricaine.

 

Tentative de fuite des ex-combattants de 3R :  3 interpellés, un autre tué

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est une grande déception pour les Mercenaires russes qui ont longtemps misé sur ces ex-combattants pour motiver les autres rebelles du mouvement 3R à sortir massivement de leur maquis et déposer les armes.

rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Les trois ex-combattants rebelles de 3R qui ont décidé l’année dernière de quitté leur m’acquis et déposer les armes ont vite perdu leurs illusions. Trois d’entre eux ont pris la fuite lundi dernier pour regagner le maquis, ont été rattrapé par les mercenaires russes dans la localité de Niem et ramenés à Bouar. Mais au moment de leur interpellation, ils ont été copieusement tabassés et torturés. L’un d’eux, qui n’a pas pu supporter, est mort de ses blessures, laissant les deux autres qui ont été transférés immédiatement à la prison de Bouar.

Entre-temps, les autres ex-rebelles qui sont basés à Bouar multiplient des critiques envers les autorités militaires. Selon eux, depuis leur sortie du maquis, on les a divisés en deux groupes : l’un, les ex-miliciens Anti-Balaka, et l’autre les ex-combattants de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Pourtant, selon eux, ils ont quitté le maquis ensemble, puis déposé leurs armes ensemble. « Mais pourquoi on les a divisé ? C’est une discrimination et une frustration », assurent-ils.

Rappelons que le mercredi 22 décembre dernier, 15 rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) , dont 3 du mouvement 3R et 13 de la milice Anti-Balaka sont sortis  de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Monsieur Michel Gbezera Bria, l’ambassadeur de la République centrafricaine à Paris limogé

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Michel Gbezera Bria , l’ambassadeur de la République centrafricaine à Paris depuis 8 janvier 2015 a été demi de ses fonctions par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, a-t-on appris des sources concordantes au ministère centrafricain des Affaires étrangères.

Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France
Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France. CopyrightAmbassade RCA

 

L’information a  été confirmée à CNC par un conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera. D’après lui, Monsieur Michel Gbezera Bria  a une longévité exceptionnelle à ce poste d’ambassadeur de la RCA à Paris.  Et il est donc nécessaire que le chef de l’État procède à son relèvement. Or, une autre source au ministère des Affaires étrangères indique sous couvert d’anonymat que ce juriste de formation serait une fois de plus victime de son positionnement politique. Certains le considèrent même comme un profrançais. Et comme vous le savez, actuellement en RCA, si l’on te considère comme un Profrançais, c’est fini pour ta carrière administrative.

Pour l’heure, le nom de son remplaçant n’est pas encore connu. Pourtant, il y a deux semaines, des informations concordantes ont indiqué que Paris avait refusé la proposition de nomination de l’ancienne Présidente de l’autorité nationale des élections (ÂNE) comme ambassadrice de la RCA à Paris. Mais cette information a été catégoriquement contestée par des sources au ministère français des Affaires étrangères, mais aussi  à l’ambassade de France à Bangui. Mais selon un diplomate centrafricain à   Bangui,  le chef de l’État souhaite réduire sensiblement la représentation diplomatique centrafricaine à Paris, allant même à couper ses liens avec la France.

Rappelons que Monsieur Michel Gbezera Bria, ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères  avait été nommé par la Présidente de transition Catherine Samba-Panza le 8 janvier 2015. Il a pris ses fonction un mois après avoir remis ses lettres de créances au Président français  de l’époque François Hollande.

Alors, les Centrafricains se demandent où va s’arrêter ce bras de fer diplomatique.

Affaire à suivre….

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bangui, un spectaculaire accident de circulation impliquant un camion des mercenaires russes fait un mort

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un violent accident de circulation impliquant un camion militaire des Mercenaires russes et un taxi – moto est survenu ce mercredi 26 janvier à la sortie nord de la capitale. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de plusieurs blessés.

rca-un-braquage-de-domicile-qui-a-mal-tourne-a-coute-la-vie-a-un-homme-a-bangui/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-46975″ data-wpel-link=”internal”>stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l'aéroport le 15 mai 2020 par trégu
Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Un bébé de quatre mois  a perdu la vie mercredi après-midi dans  une collusion entre un camion des mercenaires russes et un taxi – moto sur la route de Damara, à la hauteur du marché de Bégoua, à la sortie nord de la capitale Bangui.

Trois autres personnes ont été blessées lors de l’accident, dont le conducteur de la moto où se trouvait le bébé avec sa maman.

Selon la brigade motorisée de Bégoua, la collusion est survenue vers 13 heures non loin du pont bascule sur la route de Damara alors que le camion militaire était en provenance de la barrière du PK12, et la moto, sur laquelle se trouvait une famille : un bébé avec sa maman et le petit frère du père, était en provenance de Damara.

D’après la gendarmerie, le bébé et ses parents étaient partis en visite parentale à Bogoin, route de Bogangolo. C’est le retour qu’ils ont pris un taxi – moto pour les ramener à Bangui.

Pour l’heure, tous les blessés sont ramenés chez eux, et leur état de santé n’est inquiétant.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : l’Union pour le Renouveau Centrafricain  dénonce un pouvoir incompétent à la tête du pays

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour  le parti URCA, la persistance de l’insécurité, la banalisation des assassinats et des crimes économiques ainsi que le naufrage de notre économie démontrent bien l’incapacité du Président de la République et de son Gouvernement à garantir l’indépendance et la pérennité de la République, à sauvegarder la paix, et à œuvrer pour le bien-être du peuple centrafricain »,. D’après ce parti, il ne se passe un seul jour sans que nos compatriotes ne soient confrontés aux tueries, aux pillages, à l’incendie de leurs villages et greniers et aux mines anti personnelles et ce, dans le silence assourdissant du Président de la République et de son Gouvernement. Une bataille politique qui s’annonce à quelques mois des élections communales ?

Ci-dessous l’intégralité du communiqué du parti URCA.

Logo du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de l'honorable député Anicet Georges Dologuelé.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Face à l’insécurité généralisée avec sa cohorte de bavures, d’atrocités, de tueries et d’exécutions extra-judiciaires imposant des deuils et des déplacements aussi bien internes qu’externes aux Centrafricains, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) sonne, une nouvelle fois, le tocsin !

En effet, il ne se passe un seul jour sans que nos compatriotes ne soient confrontés aux tueries, aux pillages, à l’incendie de leurs villages et greniers et aux mines anti personnelles et ce, dans le silence assourdissant du Président de la République et de son Gouvernement.

Les derniers exemples nous viennent de certaines localités situées dans les sous- préfectures de Ngaoundaye, de Ndim et de Batangafo où les populations sont abandonnées à leur triste sort.

Et pourtant, la main sur la Constitution, le Président de la République a déjà prêté par deux fois consécutivement le serment solennel dont la teneur suit :

« Moi Faustin Archange TOUADERA, je jure devant Dieu et devant la Nation

d’observer scrupuleusement la constitution, de garantir l’indépendance et la

pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la

paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de

remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération

d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui me

sont dévolus par la constitution a des fins personnelles ni de réviser le nombre et la

durée de mon mandat et de n’être guide en tout que par l’intérêt national et la dignité

du peuple centrafricain», fin de citation.

Loin d’observer, ne fût-ce qu’à minima les termes de ce serment,les caractéristiques de ce pouvoir sont :

Nombreuses entorses à la Justice, notamment la soustraction à la Cour Pénale Spéciale de Sieur HASSAN BOUBA;

Détournements de deniers publics, pillages des biens publics et enrichissements illicites sans qu’une seule session judiciaire ne soit dédiée aux crimes économiques alors que des dossiers ont été constitués dûment ;

Patrimonialisme effréné ;

Création de milices, enlèvements de citoyens et exécutions extra-judiciaires ;

Utilisation des médias d’État aux fins de mener une désinformation à l’encontre des personnalités politiques de l’opposition dans le but de les diaboliser ;

Instrumentalisation de la Justice contre ces personnalités.

Devant cette posture du pouvoir qui consiste à divertir l’opinion afin de faire oublier ses carences et son échec, l’URCA rappelle qu’elle tient fermement à son rôle et à sa mission d’animation de la vie politique et que son encrage républicain et démocratique, qui n’est plus à démontrer, lui interdit toute action contraire à ses idéaux et objectifs.

L’URCA estime que la persistance de l’insécurité, la banalisation des assassinats et des crimes économiques et le naufrage de notre économie, démontrent bien l’incapacité du Président de la République et de son Gouvernement à garantir l’indépendance et la pérennité de la République, à sauvegarder la paix, et à œuvrer pour le bien-être du peuple centrafricain.

 

Pour l’URCA, c’est cette incapacité à gouverner notre pays qui doit être au centre du débat.

Fait à Bangui, le 26 Janvier 2022

Pour le Bureau Politique

SECRETAIRE GENERAL

Le Premier Vice-Président

Honorable André NALKE DOROGO

RCA : un nouveau parfum du détournement dans l’air au ministère de la Jeunesse et des Sports

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Bangui, 27 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministre centrafricain chargé de la promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique, en partenariat avec la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), a initié une session de formation pour les jeunes en entrepreneuriat et le Plan d’affaires  afin de les préparer à avoir l’esprit de création et de gestion des entreprises.  Mais cette initiative du ministre  Aristide Briand REBOAS est en train de connaitre une autre tournure.

La création et la gestion des entreprises au centre des préoccupations du gouvernement à travers le Ministère Chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l'Éducation Civique.

 

Selon  certaines sources au ministère de la jeunesse et des sports, dans le cadre de mesure incitative liée aux frais de déplacement et de collation, chaque participant à cette session de formation devrait recevoir, et pour toute la période de formation, un per diem quotidien de 5000 francs CFA qui leur permettra  de participer efficacement à la formation. Mais depuis le début de la session, il y a deux jours, les participants n’ont rien perçu, et ce mercredi 26 janvier, ils s’impatientent et expriment leur mécontentement.

Mais pour le chargé de mission à la jeunesse, Daniel Nzéwé,  qui a affronté les mécontents au sein de son ministère, l’État n’a prévu aucun moyen financier dédié aux frais de déplacement et de collation des participants. C’est de sa poche personnelle qu’il a déboursé chaque jour un montant pour leur pause-café. Mais pour les participants, cette histoire semble être une véritable arnaque. Pour eux, le chef de l’État aurait déboursé une somme d’argent au ministère de la Jeunesse pour l’organisation de cette formation, mais ce sont les organisateurs qui l’auraient détourné. Ils promettent de revenir ce jeudi pour exiger le versement total de leur per diem.

Alors, on se demande si cette histoire sent l’odeur d’un parfum du détournement.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Coup d’Etat au Burkina : offre de service des mercenaires de Wagner à la junte

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un groupe des Mercenaires russes a écrit aux putschistes du Burkina Faso pour leur proposer de former l’armée de ce pays d’Afrique de l’Ouest dans sa lutte contre les djihadistes.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Le groupe, qui se fait appeler “Communauté des officiers pour la sécurité internationale” et qui est basé en République centrafricaine, a publié son offre dans une lettre que la BBC a vue et vérifiée. Il n’est pas clair si elle a été ou sera acceptée. Le Burkina Faso est désormais dirigé par une junte militaire qui a renversé le gouvernement du président Roch Kabore lundi.

L’offre est explicite – si les instructeurs russes sont invités à former l’armée au Burkina Faso, dit-elle, ils peuvent le faire efficacement.

La lettre, qui a été vérifiée par un conseiller russe en matière de sécurité auprès de la présidence centrafricaine, s’en prend également à l’offensive menée par la France contre les extrémistes au Sahel.

Elle affirme qu’en dépit du fait qu’ils [la France et ses alliés au Sahel] mènent l’opération depuis plus de dix ans, ils n’ont eu aucun succès, et ajoute que le groupe russe peut aider les soldats burkinabés à “maîtriser la situation sécuritaire en très peu de temps”.

Les puissances occidentales ont condamné le déploiement de mercenaires russes au Mali voisin en décembre, affirmant qu’il pourrait entraîner une nouvelle détérioration de la sécurité.

 

Avec BBC Afrique

La communauté internationale au chevet des populations centrafricaines en détresse

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Selon Denise Brown, en 2021, 1.7 millions de personnes ont bénéficié chaque mois de l’aide humanitaire en vivres ou au travers des transferts monétaires, ainsi que de l’approvisionnement en eau

Centrafrique.org/declaration-conjointe-de-la-coordinatrice-humanitaire-des-nations-unies-denise-brown-et-du-representant-de-lunicef-fran-equiza/la-coordonnatrice-humanitaire-en-republique-centrafricaine-denise-brown-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-44583″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/La-Coordonnatrice-humanitaire-en-Republique-Centrafricaine-Denise-Brown.-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”La Coordonnatrice humanitaire en République Centrafricaine – Denise Brown. Photo CNC / Cyrille Yapende” width=”450″ height=”337″ />
La Coordonnatrice humanitaire en République Centrafricaine – Denise Brown. Photo CNC / Cyrille Yapende

 

Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La communauté internationale reste mobilisée au chevet des populations centrafricaines en détresse, a déclaré la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Coordonnatrice humanitaire, Denise Brown. « La RCA n’est pas un pays oublié. On a pu ensemble, avec les autorités, les ONG, les agences des Nations Unies, mobiliser pratiquement tout l’argent nécessaire pour répondre aux besoins aigues de la population », a dit Denise Brown, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, mercredi, à Bangui. 

 

Cinq jours après le lancement du Plan de réponse humanitaire 2022, chiffré à 461,3 millions de dollars, « on a déjà 10% de l’argent qu’on a demandé, mais je vais insister pour faire beaucoup de plaidoyer », a annoncé la Coordonnatrice humanitaire, rappelant que, « pour 2021, on avait demandé 441 millions de dollars qui ont été financés à hauteur de 88%, soit 392 millions de dollars, donc le taux le plus élevé de financement globale humanitaire en termes de pourcentage ». Selon Denise Brown, en 2021, 1.7 millions de personnes ont bénéficié chaque mois de l’aide humanitaire en vivres ou au travers des transferts monétaires, ainsi que de l’approvisionnement en eau, des actions d’assainissement, d’hygiène, de santé ou même de protection des civils. « En 2022, on va aller jusqu’à deux millions par mois. On a la capacité de couvrir les besoins. Ensemble, avec les autorités et les partenaires, nous allons continuer de mobiliser de l’argent, en 2022, parce que les conflits en 2021 ont provoqué des déplacements importants », a-t-elle renchéri.

Evoquant les difficultés qui entravent le travail des humanitaires en Centrafrique, notamment les conflits armés, les infrastructures routières ou encore l’usage des engins explosifs improvisés, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général rappelle aux acteurs du conflit dans le pays qu’en plaçant de tels engins sur les axes, ils mettent en danger tout le monde. « Encore une fois, tous ceux qui ont des armes, doivent penser quand même à la population », a-t-elle imploré, avant de regretter : « si votre cible est la population, voilà l’impact ! ». 

Encore une fois, tous ceux qui ont des armes, doivent penser quand même à la population

Sur le même ton, le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RCA, Vedaste Kalima, a indiqué que malgré ces énormes défis, les humanitaires resteront engagés aux côtés des Centrafricains. « Il n’est pas facile aux partenaires humanitaires de faire leur travail. Mais, la consigne est de rester et de servir, ils l’ont fait et vont continuer toujours à le faire », a-t-il rassuré.

De son côté, le directeur de la Communication et de l’Information publique de la MINUSCA, Charles Bambara, a fait part de la rencontre, le 24 janvier, entre le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, et le chef de la délégation de l’armée du Bangladesh, Lt-Gen. Alam MD Saiful, qui a rendu visite aux casques bleus bangladais déployés en Centrafrique au sein de la Mission. « J’en ai profité aussi pour féliciter le contingent du Bangladesh, parce que le Bangladesh est présent dans beaucoup de secteurs au sein de la Mission pour la paix, la stabilité et la sécurité en République centrafricaine. Et nous avons beaucoup échangé aussi sur la nécessité de faire en sorte que le travail du contingent du Bangladesh puisse être mieux connu, mieux apprécié par les populations à travers beaucoup d’actions civilo-militaires », a déclaré Mankeur Ndiaye à l’issue de cette rencontre, annonçant des offres du Bangladesh à la MINUSCA, notamment la construction d’un hôpital de niveau 2 et 3, ainsi que la lutte contre les engins explosifs improvisés.

Sur la situation des droits de l’homme, Charles Bambara a annoncé que du 18 au 24 janvier, la MINUSCA a documenté 11 abus et violations des droits de l’homme ayant affecté au moins 17 victimes, soulignant que la MINUSCA est en train de vérifier 6 incidents allégués, représentant huit violations des droits de l’homme et du droit humanitaire qui auraient affecté neuf victimes. « Le nombre d’incidents et violations documentés reste stable chaque semaine depuis le début de l’année ; le nombre de victimes confirmées cette semaine semble revenir à un niveau stable, après l’augmentation notée la semaine dernière en raison de deux attaques indiscriminées », a-t-il précisé.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, Major Zouhair El Kandoussi, a affirmé que « Dans la région ouest, la MINUSCA poursuit ses opérations de nettoyage des engins explosifs improvisé et des patrouilles robustes tout en mettant en garde les éléments armés contre toute tentative de violence contre la population. Dans la région centre, environ 53 combattants Anti-Balaka, ayant dix armes, se sont rendus aux FACA et la MINUSCA suit de près l’évolution de la situation. La situation sécuritaire dans l’est du pays est restée relativement stable », a-t-il déclaré.

Le porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Sylvie Agba Mazalo a annoncé que le vendredi 21 janvier, le chef de la composante Police de la MINUSCA, commissaire de police Christophe Bizimungu, a tenu une vidéoconférence avec 101 officiers de police, pour lancer une vaste campagne de prévention de justice populaire et des détentions injustes basées sur des accusations de sorcellerie. « Cette assise, assortie des échanges houleux, a permis au chef UNPOL de donner des orientations sur la conduite des prochaines enquêtes y relatives, ainsi que la possibilité de conseiller les parties nationales impliquées dans la gestion des affaires de sorcellerie pour créer un cadre favorable afin de gérer de telles accusations en conformité avec la loi centrafricaine », a-t-elle indiqué.

Avec la Minusca

 

Centrafrique : le mandat de Mankeur Ndiaye patron de la Minusca tire à sa fin

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Bangui, 26 janvier 2022 ( Corbeaunews –  Centrafrique) – Le mandat du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la Minusca, qui expirera à la fin du mois de février serait la dernière.

mankeur ndiaye de la minusca
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

En effet, selon des informations qui nous sont parvenues, en poste depuis 2019, le diplomate sénégalais Mankeur Ndiaye ne devrait pas rempiler pour une quatrième année à la tête de la mission de l’ONU en Centrafrique.

L’ancien ministre des affaires étrangères de Macky Sall était arrivé à la tête de la mission de maintien de la paix le 6 février 2019, le jour de la signature des accords de paix de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés, qui ont par la suite volé en éclat (AI du 17/11/21).

Avec un bilan élogieux, le diplomate de formation à appuyer l’organisation des élections présidentielles et législatives de décembre 2020 dans un contexte des plus difficiles. Un scrutin avait perturbé par les attaques des groupes armés menés par l’ancien président François Bozizé. Son maintien, lui avait attiré les foudres de l’opposition démocratique, à commencer par le principal meneur, Anicet-Georges Dologuélé.
C’est par la suite, l’activisme toujours plus grand de la société de sécurité privée russe Wagner qui avait fini cette fois de tendre les relations entre Mankeur Ndiaye et le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Ces tensions, alimentées par des campagnes médiatiques contre la Minusca venues de la presse pro-russe (AI du 02/01/19), avaient atteint leur acmé en novembre dernier, quand la garde présidentielle a tiré sur un véhicule du contingent égyptien aux abords de la résidence du président. Les deux hommes ne sont pas parlés pendant plusieurs semaines (AI du 01/12/21). En cas de départ, son successeur aura la lourde tâche de reprendre le dossier des prochaines élections municipales, prévues en septembre prochain, dans un contexte sécuritaire précaire. Ces premières élections locales depuis trente ans constituent un symbole politique fort aux yeux de New York.

 

 

RCA : le capitaine commandant du détachement militaire à Béloko sera sanctionné, selon l’état-major

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Durement torturé par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la nuit du 23 au 24 janvier 2022, le capitaine, commandant le détachement des FACA de Béloko, se trouve toujours à l’hôpital. Mais à Bangui, l’état-major annonce d’ores et déjà qu’il sera durement sanctionné pour non-respect des règles.

centrafrique.org/alerte-info-environ-5-jeunes-hommes-kidnappes-par-les-rebelles-de-la-cpc-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/un-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux/” rel=”attachment wp-att-44284″ data-wpel-link=”internal”>Une foule sortie observée l'arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague. Comme on dit en droit, la faute appartient à la victime. C’est-à-dire que la torture infligée à cet officier de l’armée nationale par les mercenaires russes est parfaitement justifiée, car la faute lui appartient.

En effet, selon des informations recueillies par le service de l’armée nationale, dans la nuit du 23 au 24 janvier, cet officier des FACA, pour la première fois, a amené l’une de ses copines à la base alors que celle-ci est partagée entre les soldats FACA et les hommes de Wagner.  Les éléments russes, en faction cette nuit, lui auraient demandé de laisser partir sa copine  et rentrer seul dans la base. Mais le capitaine, dépassé par son orgueil le, a refusé et insiste pour faire entrer sa copine dans la base. D’autres Russes viennent lui parler que c’est impossible pour lui d’amener des femmes dans leur caserne, car parmi toutes ces femmes, il pourrait y avoir des espionnes. Mais le capitaine insiste toujours, provoquant une altercation entre eux. C’est ainsi que le capitaine a été sauvagement et copieusement tabassé par les hommes de Wagner. Cette nuit. Placé en détention, son état de santé dégrade de plus en plus. C’est ainsi qu’il a été transféré à l’hôpital le lendemain.

Ceci est la version de l’état-major des armées. Or, des sources indépendantes locales ont indiqué que ce capitaine aurait eu le malheur de causer avec une femme enviée par les Russes. C’était donc de la jalousie qui serait à l’origine du malheur  du capitaine.

Mais une chose est sûre, on ne pourra jamais avoir la version exacte des faits.

Toutefois, les Centrafricains ne sont pas d’accord à la manière dont le capitaine a été traité cette nuit, même s’il a tort.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le député de Zémio,  Monsieur Éric Kpiodigui, accusé d’avoir retenir illégalement en détention une camerounaise

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour ce début d’année 2022, une affaire judiciaire, remplie de péripétie invraisemblable, retient notre attention. Une situation délicieuse, impliquant le député de Zémio Éric Kpiodigui  et son ex-femme,   dont le règlement avait été confié à la justice, tourne malheureusement  à la séquestration judiciaire d’une camerounaise, dont le procureur de Bouar serait rendu complice, selon notre investigation.

Zemio-monsieur-eric-kpiodigui/” data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/le-depute-de-Zemio-Monsieur-Eric-Kpiodigui-450×434.jpg” alt=”le député de Zémio, Monsieur Éric Kpiodigui” width=”450″ height=”434″ />
le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

À l’origine, c’est une affaire d’enlèvement parental impliquant l’ex-femme du député Éric Kpiodigui prénommée Prudence.

En effet, madame Prudence,  après sa séparation avec Monsieur Éric Kpiodigui, avait décidé de laisser ses enfants, dont la petite avait 7 mois,  à la garde parentale de son ex-mari. C’était la mère du député qui s’était occupée des enfants jusqu’à ce qu’un jour, madame Prudence survient et va chez la mère du député demander à passer le week-end avec les enfants. C’est ainsi qu’elle en avait profité pour enlever ses propres enfants sans le consentement de son ex-mari et prendre la destination de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé.

Entre-temps, le député, de son côté, informe les forces de l’ordre sur l’enlèvement de ses enfants par leur mère sans son consentement. À Paoua, les enfants et leur mère sont arrivés dans la ville, et ne connaissent personne pour les héberger. C’est ainsi qu’elle est partie voir une Camerounaise, propriétaire d’un restaurant pour plaider son sort, disant qu’elle serait mal traitée par son mari qui l’a abandonnée avec ses deux enfants.  Mais la Camerounaise, très méfiante, ne les a pas pourtant hébergés, mais conserve tout de même un lien cordial avec Prudence.

Mais un jour du mois d’août 2021, Prudence s’était rendue au commissariat pour obtenir un laissez-passer afin de traverser aisément la frontière et s’évader avec les enfants au Tchad.  Malheureusement pour elle, le service de police locale l’a arrêté et placé en détention pour enlèvement d’enfant. Mais la chose la plus étonnante, la Camerounaise, qui a failli héberger Prudence et ses enfants, a été interpellée à son tour et placée en détention. Comme dans un cauchemar,  la vie de la jeune femme s’est basculée du jour au lendemain. Pour des raisons encore non déterminées, la jeune camerounaise, dénommée Mendomo Natacha a été condamnée à 5 ans de prison ferme. Incroyable! Elle a fait appel du jugement, et l’affaire devrait être rejugée en appel au tribunal de grande instance de Bouar.

Pour de nombreuses personnes interrogées par la rédaction,  c’est le député Éric Kpiodigui, avec la complicité du procureur de Bouar que la Camerounaise est toujours en détention.

D’après un cousin de Prudence interrogé par CNC, celle-ci se sentait certainement en danger de raison pour laquelle elle a voulu partir ( quitter le pays).

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si réellement il y’a une justice dans ce pays ?

Rappelons que la rédaction a tenté malheureusement en vain de joindre le député pour recueillir sa version des faits. Mais d’après certaines informations recueillies, il a lui-aussi reconnu l’innocence de Madame Mendomo Natacha, et promet ses parents qu’il ferait tout pour sa libération.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Guerre de positionnement auprès de Wagner, Hassan Bouba menace Siwo , l’ex-porte-parole de 3R

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au lendemain de la publication d’un faux communiqué de presse au nom du 3R annonçant la dissolution dudit mouvement armé, l’ex-numéro 2 de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le ministre criminel Hassan Bouba, appelle l’ex-porte-parole du mouvement 3R, le sulfureux Saïdou alias Siwo pour le menacer  à mort. D’après lui, ce dernier constitue une menace sérieuse pour lui, en particulier pour son poste au sein du gouvernement. 

Le ministre de l'Élevage Hassan Bouba Ali assis dans le rang des ministres dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale copyright CNC
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC

 

« Tout ce qui représente un danger pour mes intérêts, je dois faire tout pour l’éliminer de mon chemin. C’est la politique, tous les coups sont permis », a déclaré le ministre chef rebelle Hassan Bouba à son interlocuteur qui n’est autre que Monsieur Saïdou alias Siwo, l’ex-porte-parole de la rébellion 3R, actuellement proche du Président Faustin Archange Touadera.  Et ce n’est pas une blague. Il n’a pas dit ceci pour s’amuser. C’est une menace directe proférée à l’endroit de Monsieur Siwo qui représente pour lui une menace pour ses intérêts.

En effet, le dernier voyage effectué le 21 et 22 janvier derniers par Monsieur Bassirou, le maire de la commune d’élevage de Niem-Yéléwa  et Monsieur Siwo, accompagnés par les Mercenaires russes  dans la localité de la Nana-Mambéré pour tenter de sensibiliser une partie des rebelles de 3R à déposer les armes, n’a pas plu au ministre rebelle Hassan Bouba. D’après lui, Monsieur Siwo visait son poste au gouvernement, c’est pourquoi il est en train de tisser depuis quelques jours des relations avec les mercenaires russes sur le terrain auprès des rebelles.

Selon une source proche du ministre, les deux hommes étaient des amis avant. Mais après leur conversation téléphonique, le courant ne passe plus entre eux : ils ne se voient plus, et ne se parlent plus alors qu’avant, c’est presque quotidien.

Selon un journaliste centrafricain, ce genre de comportement est un signe incontestable de nervosité actuelle dans l’entourage du chef de l’État.

Rappelons que le chef rebelle Hassan Bouba avait signé son retour au gouvernement grâce au soutien des mercenaires russes qui ont plaidé son sort auprès du Président Faustin Archange Touadera.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Au village Imoro, « de mauvais esprits empêchent  les enfants    d’étudier »,

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cela fait déjà près de deux semaines que les enfants du village Imoro  , situé à une cinquantaine de kilomètres de Bangui sur la route de Damara,  ne sont pas allés à l’école. Et pour cause, les mauvais esprits au sein de leur établissement scolaire qui les auraient empêchés d’étudier affirment, Monsieur Jérémie, le chef du groupe.

rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071″ data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour / Moïse Banafio.

 

« Cela fait déjà deux semaines que les mauvais esprits dérangent les enfants dans cette école. J’ai convié tout le village pour réfléchir sur les moyens  que nous pouvons mettre en place pour empêcher cela », déclare Monsieur Jérémie Gouadoumon, chef du groupe Imoro sur les antennes de la radio Ndékèluka. D’après lui, le moyen facile de combattre ces esprits maléfiques c’est de faire recours à la puissance divine :

« Nous demandons au pasteur des églises  du village Imoro de  prendre deux jours afin de prier pour permettre de reprendre le chemin  de l’école », ajoute-t-il.

À côté des esprits maléfiques, comme l’explique  le chef du groupe Imoro,  il y’a un manque crucial d’enseignants. Pour près de 400 élèves de fondamental 1, il n’y a que deux maîtres parents.  Et cela semble très inquiétant pour les parents d’élèves.

« L’école est très importante. Parfois quand je regarde mes enfants à la maison,  je suis triste. Il n’y a pas d’enseignant qualifié. Souvent,  ils vont à l’école le matin, aussitôt ils reviennent.  Quand tu ouvres le cahier d’un enfant, tu ne comprends pas le cours qui a été dispensé  ce jour », s’alarme un parent d’élève.

Il y’a lieu de rappeler que la population du village Imoro est d’environ un millier, dont la majorité est constituée des personnes de troisième âge.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les jeunes leaders de l’opposition démocratique conditionne leur participation aux élections locales par l’organisation du dialogue républicain

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Bangui, 26 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les jeunes leaders de l’opposition démocratique s’organise  pour affronter les élections communales prévues en septembre prochain Ils exigent la sécurité, le dialogue inclusif comme gage de participation de leur mouvement à ces échéances C’est la substance du point de presse qu’ils ont tenu  ce mardi 25 janvier 2022 à Bangui. .

 Ci-dessous le propos liminaire de leur point de presse :  

Conférence de presse des jeunes de l'opposition démocratique à Bangui le 25 janvier 2022
Conférence de presse des jeunes de l’opposition démocratique à Bangui le 25 janvier 2022

 

 

PROPOS LIMINAIRES POUR LA CONFERENCE DE PRESSE

                                                     

Excellence, Messieurs les Présidents des Partis Politiques de l’Opposition,

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

Mesdames et  Messieurs les journalistes,

Il y a presque 10 ans, alors que la République Centrafricaine (rca) basculait dans un chaos et la population centrafricaine était encore sous le choc et aux abois. Un  conflit sans précèdent opposait différents acteurs. Des groupes armés qui occupaient les deux tiers du pays défiaient régulièrement le pouvoir central. Le retour à l’ordre constitutionnel de 2016 projetait un espoir pour le pays. Un espoir de sécurité, de paix et de réconciliation.

Force est de constater que le régime de professeur Faustin Archange Touadera commençait déjà à vaciller dès l’investiture du 30 mars 2016. Une faillite constatée dès ses premières heures avec le non-respect des accords politiques signés avec ses soutiens et un départ précipité des forces Sangaris dans la même année. Le Peuple, épris de paix, ne voulait pas renouer avec la crise et le chaos. Alors avec cette léthargie compréhensible du Peuple, FAT pensait avoir trouvé une soumission absolue et en a profité pour plonger complètement le Pays dans son  rêve de modification de la Constitution et de dictature absolue à la soviétique !

Mal réélu en 2021, puisque l’élection de Décembre 2021 n’était qu’une parodie, déroulée principalement à Bangui avec une Agence Nationale des Elections (ANE) et une Cour Constitutionnelle acquise à sa cause. L’attaque de Bangui le 13 janvier 2021 par une coalition rebelle, en contestation de la réélection du président Faustin Archange Touadéra démontre à suffisance le jeu orchestré par ce dernier pour s’accaparer du pouvoir. C’était les six principaux groupes armés signataires de plusieurs accords politiques qui se sont regroupés en Coalition des Patriotes (CPC). L’attaque de Bangui était une démonstration de force de ces groupes armés réunis en coalition  face à un gouvernement en qui même le peuple n’avait plus de confiance.

C’est pourquoi nous appelons les deux parties de privilégier le dialogue et au détriment des violences armées afin de favoriser les conditions nécessaires d’un retour définitif de la paix dans notre pays.

Nous, la jeunesse de la PJLOD constatons ceci :

  • Une crise sécuritaire et humanitaire présente exécrable. Ceux qui en parlent sont considérés comme des Anti-Paix, traqués et leurs noms mis dans la liste des Complices de la CPC.
  • Il y a trop d’accords politiques et chaque groupe suit son accord : le Gouvernement suit l’Accord de KHARTOUM dans lequel il s’est arrangé de violer les clauses qui mécontentent les signataires et les Groupes Armés ne se reconnaissent plus dans cet Accord.
  • Le Peuple et particulièrement la population des zones occupées par les Groupes Armées sont pris en otage entre les rebelles et les Forces côtés gouvernementales (FACA et Alliés Mercenaires WAGNER)
  • La diplomatie Centrafricaine à l’heure actuelle est très bancale et très médiocre.
  • Un pillage et un bradage économique au niveau des ressources minières pour payer le DON des Armes Russes !
  • La justice est à deux pédales : « Deux Poids, Deux Mesures. » L’Affaire BOUBA le prouve à suffisance !
  • Il y’a des arrestations et des exécutions extrajudiciaires.

Fort de tous ces constats qui ne sont pas exhaustifs, le PJLOD a pris en main de dénoncer toutes ces dérives dictatoriales à la Russe que le régime de TOUADERA s’accorde !

C’est pourquoi, Excellence, Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis Politiques de l’Opposition, Mesdames et Messieurs les Journalistes, le PJLOD vous invite en ce jour à constater avec lui cette nouvelle dictature et tyrannie qui se camoufle sous le nom le Signe du FAISEUR DE PAIX grâce aux Alliés Mercenaires Wagner !

 

Je vous remercie.

 

 

La préfecture du Bamingui-Bangoran accueille le projet de réduction de la violence Communautaire

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Plusieurs projets communautaires seront réalisés cette année dans le cadre du CVR

 

Bangui, 25 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La section DDR de la Minusca a inauguré le jeudi 20 janvier 2021 à Ndele, le projet de réduction de la violence communautaire (CVR) dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. La cérémonie était présidée par le secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet, accompagné du chef de la section DDR (Désarmement Démobilisation, Réinsertion) de la MINUSCA, des autorités locales et en présence de certains parmi les 500 bénéficiaires.

 

 

« Après les différentes crises militaro-politiques qui ont secoué la rca en général et la préfecture de la Bamingui-Bangoran en particulier, la violence est devenue monnaie courante. Ce programme de réduction de la violence communautaire piloté par la section DDR de la MINUSCA est venu à point nommé réduire les multiples cas de violences au sein de nos communautés et conduire les jeunes, les femmes et les différents bénéficiaires à avoir une activité et à être acteur du développement. » a déclaré le Secrétaire général de la préfecture, Gouzo Simon-Pierre, dans son allocution.

Le CVR me permettra d’avoir un métier et une activité génératrice de revenus pour prendre soin de moi et de ma famille

Le projet CVR qui est mis en œuvre pour la première fois dans la Bamingui -Bangoran précisément dans les localités de Ndele, Lemena, Yangu Bridji, Barbatima a déjà enregistré 500 bénéficiaires avec un taux de participation de 53% de femmes soit 265 participantes. La présidente de l’OFCA (Organisation de la Femme Centrafricaine ) de Ndele, Mme Martine Fandoma a exprimé toute sa satisfaction et a remercié la MINUSCA pour cette initiative : « La plupart des femmes d’ici sont victimes des différentes crises qu’a connu notre pays, ce sont des femmes démunies. C’est donc avec fierté et beaucoup d’espoir que nous accueillons le CVR. Grâce à ce projet nous croyons que nous aboutirons àl’autonomisation des femmes dans la région » a -t-elle déclaré.

Tony Crépin Judicael, bénéficiaire à Ndele, s’est quant à lui réjouit de participer au projet CVR : « En tant que jeune, on avait un sérieux problème de formation. Le CVR me permettra d’avoir un métier et une activité génératrice de revenus pour prendre soin de moi et de ma famille » s’est-il ainsi exprimé. 

Plusieurs projets communautaires seront réalisés cette année dans le cadre du CVR notamment un centre de formation vocationnel à Ndele, un poste de santé à Yangu Bridgi, trois classes d’école primaire à Barbatima et un centre d’alphabétisation à Lemena. Par ailleurs, 5 hectares d’arbres fruitiers seront plantés par les bénéficiaires de Ndélé dans le cadre de leur activité génératrice de revenus. L’ensemble de ces projets devraient servir de vecteurs de cohésion sociale et de paix comme le souligne Pierre Emmanuel Ubalijoro, chef de la Section DDR de la MINUSCA dans ses propos : « Notre présence ce jour à Ndele dénote de l’intérêt que nous accordons aux projets communautaires que la MINUSCA met au profit des communautés de la préfecture du Bamingui Bangoran. Comme vous le savez et tel que le stipule son mandat, la MINUSCA s’inscrit essentiellement dans le cadre de l’appui à la République Centrafricaine pour le rétablissement de la paix et de la sécurité ».

La cérémonie de lancement s’est achevée avec la pose de la première pierre du centre de formation ” La maison des métiers” à Ndele par le chef de la section DDR de la MINUSCA, le secrétaire général de la préfecture et le représentant du maire.

 

 

Avec la Minusca

Musique africaine: Koffi Olomidé – Légende Millénium – Disponible le 18/02/22

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Centrafrique.org/on-me-decrit-comme-un-monstre-juge-en-appel-koffi-olomide-star-de-la-rumba-congolaise-nie-avoir-abuse-de-ses-danseuses/koffi-olimide/” rel=”attachment wp-att-51083″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Koffi-Olimide-450×281.jpg” alt=”” width=”450″ height=”281″ />
Versailles, le 25 octobre 2021. Koffi Olomidé à la cour d’appel de Versailles, accompagné de l’un de ses avocats, Me Emmanuel Marsigny, où il est jugé pour agressions sexuelles et séquestration. (AFP/Bertrand GUAY)

 

Communiqué de presse

 

Le premier volet du très attendu double album « LÉGENDE » va sortir !

 

Koffi Olomidé sort son nouveau double album et s’engage dans une voie peu conventionnelle mais passionnante !

Le premier volume sortira le 18 février 2022 et compte déjà à son bord deux artistes de premier plan de la scène musicale africaine et internationale. Les artistes Tiwa Savage et Davido font chacun une grande contribution sur leur chanson. Il démontre ses compétences artistiques et indique clairement qu’il est toujours à la pointe.

Sur six chansons, Koffi Olomidé offre un spectacle musical, montrant clairement sur des instrumentaux uniques et des rythmes contagieux que son flux créatif change La première partie du très attendu double album fait attendre avec impatience les volumes à venir, un festin musical nous attend !

 

Extrait de “Légende Millénium”

Koffi Olomidé – MBUMA (Disponible via Muzicenter)

Koffi Olomidé – CHIEF feat. Tiwa Savage (Disponible via Muzicenter)

Koffi Olomide – HERCULE feat. Ninho (Clip Officiel)

 

—–L’artiste Koffi Olomidé, né le 13 juillet 1956 à Kisangani en République démocratique du Congo (anciennement appelé Stanleyville au Congo-Belge), est un auteur-compositeur, interprète et est considéré comme une méga star de la musique en Afrique et une vedette reconnue sur tous les continents.

Avec une carrière musicale de plus de 40 ans dont 23 albums studio solo à son actif, des tournées sur plusieurs continents et de nombreuses récompenses internationales de l’industrie, Koffi Olomidé est également l’un des trois plus grands vendeurs en Afrique de ces dernières décennies et un exemple de longévité sur la scène mondiale.