RCA : arrestation du ministre Hassan Bouba, certains rebelles désarmés menacent de reprendre les armes

Publié le 19 novembre 2021 , 7:08
Mis à jour le: 19 novembre 2021 7:08

 

Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si le gouvernement affirme n’avoir pas été informé de l’arrestation du ministre de l’Élevage et de la santé animale Monsieur Hassan Bouba par la cour pénale spéciale (CPS), ses hommes, pour la plus part désarmés ainsi que les membres de sa famille menacent de reprendre les armes.

Monsieur Hassan Bouba
CopyrightDR

 

Pour certains éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Hassan Bouba et certains membres de la famille de ce dernier, il ne fait aucun doute, le gouvernement est derrière l’arrestation du ministre Hassan Bouba, malgré le démenti formulé par la présidence de la République. Selon eux, le gouvernement à 48 heures pour le libérer, sinon ils vont reprendre les armes, a indiqué Monsieur Moussa Bobiri, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa et proche parent  de l’ex-ministre Hassan Bouba actuellement à Bangui. Or, la cour pénale spéciale, dans un communiqué publié,  a indiqué que Monsieur Hassan Bouba, en présence de son avocat, souhaiter bénéficier du délai prévu par les dispositions afin de préparer sa défense. Pour ce faire, le juge d’instruction a jugé mieux de le placer en détention provisoire à la maison d’arrêt de camp de Roux jusqu’au 26 novembre prochain, date à laquelle un débat contradictoire sera organisé en présence de ses avocats.

Rappelons que Monsieur Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa a été nommé en 2019 dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA dans le quota  de l’UPC, et ce,  après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale le 06 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire dont l’UPC. Mais après l’attaque de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux portes de la capitale en janvier dernier, plusieurs cadres et représentants des groupes armés dans le gouvernement ont été limogés, sauf Hassan Bouba qui avait annoncé son départ de l’UPC d’Ali Darassa et la création de sa faction de l’UPC favorable au gouvernement. Il  a été  reconduit en juin dernier dans le nouveau gouvernement dirigé par Monsieur Henri-Marie Dondra.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Aucun article à afficher