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Centrafrique : quand le coordinateur congolais de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”

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Centrafrique : quand le coordinateur de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/desire-nzey-le-coordinateur-congolais-du-service-support-de-la-fondation-hirondelle-proprietaire-de-la-radio-ndeke-luka.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le coordinateur de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”
Désiré Nzey, le coordinateur congolais du service support de la fondation Hirondelle, propriétaire de la radio Ndékè-Luka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le coordinateur congolais de la radio Ndèkè-Luka traite publiquement les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”. Voilà comment la Fondation Hirondelle préfère répondre aux informations publiées par le journal en ligne CNC.

 

Cette violence verbale cache mal l’absence totale de réponse aux accusations précises. Désiré Nzey , un sujet congolais qui travaille à la fondation Hirondelle en RCA qualifie Corbeau News Centrafrique de “média de voyous” et ses journalistes de “personnes qui ont des problèmes psychiques”. Pas un mot sur les contrats journaliers qu’ils donnent aux centrafricains et qui durent sept ans. Pas une explication sur le blocage des décaissements pour les activités des journalistes de la radio Ndèkè-Luka.

 

Ces insultes trahissent une arrogance insupportable de la part d’un expatrié qui se croit tout permis en Centrafrique. Le Congolais exige des preuves alors que les faits sont vérifiables par n’importe qui. Les employés exploités existent, leurs contrats journaliers aussi, l’inspection du travail a bien reçu la plainte du gardien licencié.

 

Nzey parle de “voyoucratie sans aucune preuve” mais refuse de démentir les accusations concrètes. Où est sa réponse sur les sept années de contrat journalier imposées aux gardiens et chauffeurs ? Pourquoi ne dit-il rien sur le gardien renvoyé après avoir protesté contre ces conditions indignes ? Le silence sur ces points précis en dit long sur la réalité des faits.

 

Ce comportement pose une question embarrassante pour la Fondation Hirondelle. Cette organisation suisse, financée par l’Union européenne pour défendre la liberté de presse, laisse son coordinateur insulter grossièrement des journalistes centrafricains. Ouboule Abalo, le représentant béninois, ne réagit pas face aux débordements de son subordonné congolais. Par contre, ce qu’on peut apprécier avec ce béninois c’est sa réaction qui est beaucoup plus intellectuel et professionnelle à la publication de cet article. Mais pas le congolais qui se croit tout permis. Mais on verra bien à son retour.

 

L’impunité dont jouit Nzey encourage ses abus quotidiens à la tête de Ndèkè-Luka. Le Congolais bloque les budgets des activités journalistiques selon son humeur. Les équipes préparent leurs reportages, établissent leurs besoins financiers, déposent leurs demandes de décaissement, et lui refuse tout simplement de débloquer les fonds.

 

Cette gestion autocratique paralyse le travail de la radio censée informer les Centrafricains. L’argent de Bruxelles arrive régulièrement dans les comptes de la Fondation Hirondelle mais reste inaccessible pour ceux qui doivent l’utiliser. Pendant ce temps, Nzey traite de malades mentaux ceux qui osent questionner cette opacité financière.

 

Les victimes de son autoritarisme commencent à se compter et à s’organiser. Dans les quartiers de Bangui et dans les provinces, des employés humiliés, des journalistes bloqués dans leur travail, des personnes licenciées abusivement se réunissent discrètement. Le coordinateur congolais ignore qu’un mouvement se prépare contre lui et ses pratiques. La fondation Hirondelle, fait attention avec votre congolais qui insulte partout. Les centrafricains le préparent en ce moment. Dès son retour du congé, il verra la suite.

 

Son mépris affiché pour les Centrafricains atteint des sommets insupportables. Chez lui en RDC, Désiré Nzey tolérerait-il qu’un expatrié traite ainsi les journalistes congolais ? Jamais. Mais ici, il se permet ce qu’il refuserait dans son propre pays. Cette fois, il verra bien dès son retour. Fondation Hirondelle, vous êtes témoin.

 

Cette double attitude montre le vrai visage de certains expatriés qui viennent en Centrafrique. Ils profitent de la faiblesse des institutions pour imposer des règles qu’ils ne respecteraient jamais chez eux. Le code du travail centrafricain interdit les contrats journaliers prolongés au-delà de deux ans, mais Nzey s’en moque complètement.

 

La Fondation Hirondelle accumule donc les responsables aux comportements douteux. Ouboule Abalo a licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika après 25 ans de service à Ndèkè-Luka. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission avant de la jeter dehors.

 

Ces méthodes rappellent celles observées à la Minusca où des employés ont travaillé six ou sept ans sous statut journalier. Les organisations internationales en Centrafrique reproduisent les mêmes schémas d’exploitation en profitant de l’absence de contrôle des autorités locales.

 

L’inspection générale du travail centrafricaine attend passivement que d’autres victimes se manifestent avant d’agir. Cette approche molle permet aux abus de perdurer tranquillement. Normalement, cette inspection devrait vérifier d’office les entreprises et organisations, contrôler les statuts des employés, sanctionner les violations du code du travail.

 

Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas pour les structures internationales. Les ONG et fondations étrangères opèrent sans surveillance réelle. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants laissent le champ libre à tous les dérapages.

 

Les employés de Ndèkè-Luka continuent donc de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils ignorent si leur contrat journalier sera renouvelé le soir. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.

 

Désiré Nzey et Ouboule Abalo accumulent chacun plus de quatre ans sur le sol centrafricain. La loi limite pourtant à deux ans maximum la présence des expatriés dans le pays. Mais ces deux responsables de la Fondation Hirondelle se permettent ce qu’ils interdiraient à d’autres.

 

Le coordinateur congolais traite les journalistes de malades mentaux mais qui souffre vraiment d’un problème ? Celui qui pose des questions légitimes sur l’exploitation des travailleurs ou celui qui répond par des insultes grossières ? Celui qui dénonce les violations du code du travail ou celui qui les commet depuis des années ?

 

La suffisance de Nzey lui coûtera cher tôt ou tard. Les victimes rassemblent leurs témoignages, les preuves s’accumulent, les dossiers se constituent. Personne ne reste impuni éternellement, même les coordinateurs qui se croient intouchables.

 

La Fondation Hirondelle doit maintenant faire un choix clair. Soit elle rappelle à l’ordre son coordinateur indiscipliné qui insulte les journalistes centrafricains, soit elle assume publiquement que ses représentants peuvent se comporter ainsi sans conséquence. Le silence équivaudrait à une approbation tacite de ces débordements.

 

L’Union européenne devrait également s’interroger sur l’utilisation de ses fonds. Bruxelles finance Ndèkè-Luka pour informer les Centrafricains, pas pour enrichir des circuits opaques ni pour permettre l’exploitation d’employés locaux. Un audit complet des finances de la radio s’impose d’urgence.

 

Les bailleurs internationaux ont le droit de savoir pourquoi les décaissements sont régulièrement bloqués. Ils doivent comprendre pourquoi les contrats journaliers persistent malgré la loi. Ils méritent des explications sur le non-respect flagrant du code du travail centrafricain.

 

Désiré Nzey croit que son poste le protège de toute critique. Il pense pouvoir insulter, humilier, exploiter sans jamais rendre de comptes à personne. Cette illusion de toute-puissance l’aveugle sur les conséquences de ses actes.

 

Les Centrafricains qu’il méprise tant se préparent à lui rappeler que l’arrogance a toujours une fin. Le voyeurisme qu’il instaure à la tête de Ndèkè-Luka a fait trop de victimes qui ne resteront pas silencieuses éternellement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour

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Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maxime Balalou est de retour aux affaires. Absent trois mois “pour des raisons que vous connaissez”, le mythomane a repris mardi dernier sa fonction de porte-parole du gouvernement.

 

« Mesdames et messieurs, chers professionnels des médias, c’est pour moi un plaisir de vous retrouver », a déclaré Balalou en ouverture de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi dernier. Le mythomane notoire, dont le passé carcéral et les multiples mensonges sont désormais de notoriété publique, n’a pas manqué de souligner sa longue absence : « Parce que j’étais sans plus de trois mois, pour des raisons que vous connaissez ».

 

Ces “raisons” qu’il évoque pudiquement font référence à son départ précipité du gouvernement, dans un contexte où ses affabulations répétées et son passé de kleptomane avaient fini par embarrasser sérieusement l’exécutif.

 

Entre-temps, le clepto-mythomane s’était porté candidat aux Élections législatives. Selon l’Autorité nationale des Élections, Maxime Balalou aurait été élu dès le premier tour dans sa circonscription du deuxième arrondissement de la capitale. Toutefois, cette victoire reste suspendue à la confirmation du Conseil constitutionnel, qui devrait vraisemblablement valider ces résultats dans les semaines à venir.

 

Le retour de la machine à mensonges

« Conformément au texte, j’ai repris les services il y a de cela quelques jours », a poursuivi Balalou, ajoutant : « Et je me fais le plaisir de vous rencontrer pour cette première séance de l’année de notre entretien hebdomadaire sur les questions politiques d’actualité qui concernent la fin de notre pays et pourquoi pas l’international ».

 

La formulation « la fin de notre pays » a d’ailleurs provoqué quelques interrogations dans la salle de presse, certains y voyant un lapsus révélateur, d’autres une simple maladresse d’expression de la part d’un orateur pourtant rodé à l’exercice.

 

« Comme vous constatez, je l’ai annoncé tout à l’heure, j’ai repris les services la semaine passée, le mardi dernier », a-t-il précisé, marquant ainsi officiellement son retour aux commandes de la communication gouvernementale.

 

Un personnage sulfureux qui divise

Le retour de Maxime Balalou ne manquera pas de raviver les polémiques autour de ce personnage sulfureux. Connu pour ses multiples mensonges avérés, son passé de détenu pour kleptomanie, et ses affabulations à répétition, Balalou incarne pour beaucoup tout ce qui dysfonctionne dans la communication politique contemporaine.

 

Pourtant, contre toute attente, le mythomane semble avoir conservé la confiance du gouvernement, qui le maintient à ce poste stratégique de porte-parole. Sa probable élection comme député ne ferait que renforcer son influence et sa présence médiatique, au grand dam de ceux qui espéraient que son départ serait définitif.

 

Les prochaines semaines diront si le Conseil constitutionnel validera effectivement son élection, et si le gouvernement maintiendra sa confiance à ce porte-parole dont la crédibilité reste, pour le moins, sujette à caution.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Après les élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais

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Après les Élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais

 

Après les élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après le coup d’État électoral frauduleux du 28 décembre 2025, la panique s’empare du régime du dictateur  Touadéra. Les Mercenaires russes manipulent le pouvoir en agitant la menace d’un putsch imminent, et le régime autorise Wagner à déployer ses blindés autour du palais de la Renaissance.

 

Il est claire de le mentionner. Faire venir Wagner en Centrafrique était la pire décision que Touadéra pouvait prendre. Il a invité les loups dans la bergerie, il a ouvert la porte aux grands criminels russes, et maintenant il paye le prix de cette erreur monumentale. La Russie l’a avalé jusqu’au cou, il ne reste plus que sa tête à engloutir, et cette fin approche rapidement déja.

 

Le régime ne comprend plus rien à ce qui lui arrive. Il dépense l’argent des centrafricains pour des mercenaires qui le manipulent comme un pantin, Wagner tire toutes les ficelles et le pouvoir obéit sans discuter. Cette soumission dépasse l’entendement et montre à quel point Touadéra a perdu le contrôle de son propre pays.

 

Les mercenaires russes viennent de fabriquer une nouvelle constitution pour permettre à Touadéra de rester au pouvoir à vie. Ils ont organisé un coup d’État électoral, violé la loi fondamentale, et installé un troisième mandat qui dure sept ans au lieu de cinq. Ces sept ans sont renouvelables jusqu’à la mort de Touadera, et tout ça a été instrumenté depuis Moscou sans que personne à Bangui ne puisse s’y opposer.

 

Au lieu de laisser Touadéra tranquille dans son fauteuil après son coup d’État électoral, Wagner continue de le manipuler en agitant des menaces imaginaires. Les Russes lui répètent qu’il est menacé, ils lui disent que des complots se préparent contre lui, et ils lui font croire que les États-Unis vont intervenir pour le renverser. Le résultat est une panique totale à la présidence qui profite uniquement aux mercenaires.

 

Depuis quelques jours, la situation a radicalement changé autour du palais de la Renaissance à Bangui. Les casques bleus rwandais qui occupaient les miradors ont disparu du jour au lendemain, les forces bilatérales rwandaises qui assuraient la sécurité rapprochée du président ont été écartées, et tous ont été remplacés par des mercenaires russes lourdement armés. Wagner a installé ses véhicules blindés tout autour du bâtiment présidentiel dans une démonstration de force visible de loin.

 

Les mercenaires russes patrouillent maintenant en bas du palais à pied, montent la garde en haut dans les miradors avec leurs armes lourdes, et circulent partout dans des camions blindés équipés de canons. Le palais présidentiel est complètement encerclé par une force étrangère, et Touadéra vit désormais sous surveillance russe permanente sans pouvoir rien dire. Wagner contrôle qui entre et qui sort du palais, décide de la sécurité du président, et tient le régime en otage de manière visible et assumée.

 

Cette occupation militaire n’a rien de discret. Elle se voit depuis les rues de Bangui, elle se sait dans toute la ville, et elle humilie la nation entière en montrant que le président centrafricain ne peut plus assurer sa propre sécurité. Les Russes racontent à Touadéra qu’un complot imminent se prépare contre lui pour justifier cette présence militaire massive.

 

Ils prétendent que les Américains vont agir dans les jours qui viennent, ils affirment que la menace est réelle et qu’il faut se préparer à une intervention étrangère. Tout cela est un mensonge monumental destiné à maintenir la peur et à justifier les millions que Wagner encaisse chaque mois.

 

Les États-Unis ne vont rien faire contre Touadéra. Washington se fiche complètement de la Centrafrique et n’a aucun intérêt à intervenir dans ce petit pays qui ne compte pas dans les priorités américaines. Personne ne prépare d’intervention militaire, personne ne planifie de coup d’État, et personne ne veut renverser ce régime qui ne dérange personne à l’international.

 

Si les Américains voulaient vraiment agir contre Touadéra, Wagner ne pourrait absolument rien empêcher. Il suffit de regarder ce qui s’est passé au Venezuela pour comprendre l’inutilité totale des mercenaires russes face à une vraie opération américaine. Wagner était présent là-bas pour protéger le président Maduro avec tout son arsenal et ses hommes déployés partout.

 

Pourtant les Américains sont entrés au Venezuela sans difficultés, ont capturé le président malgré la présence des Russes, et l’ont emmené aux États-Unis où il est maintenant en prison. Les mercenaires russes n’ont rien pu faire pour l’empêcher, ils ont regardé l’opération se dérouler sans pouvoir intervenir, et cela montre bien leur inefficacité réelle face à une puissance militaire sérieuse.

 

Alors pourquoi Wagner raconte ces histoires de menace imminente à Touadéra ? La réponse est simple et cynique : pour justifier sa présence coûteuse, pour faire croire qu’il est indispensable à la survie du régime, et pour continuer à encaisser l’argent centrafricain en échange de promesses vides. Les Russes entretiennent la peur chez Touadéra pour maintenir leur emprise totale sur le pays et ses ressources.

 

Le régime dépense des millions de dollars chaque mois pour cette protection imaginaire contre des ennemis qui n’existent pas. L’argent coule vers Moscou pendant que la population centrafricaine survit dans la misère la plus absolue.

 

Cette manipulation fonctionne parfaitement parce que Touadéra est complètement terrifié par l’idée de perdre le pouvoir. Il a peur de la contestation qui monte dans le pays, il a peur de l’opposition qu’il a fait emprisonner ou exiler, et il a peur que son coup d’État électoral ne déclenche une révolte populaire. Cette terreur le rend vulnérable à toutes les manipulations des Russes qui jouent sur ses angoisses.

 

Alors il accepte tout ce que Wagner lui demande. Il laisse les Russes prendre le contrôle militaire du palais, il laisse Wagner décider à sa place des questions de sécurité, et il devient spectateur impuissant de sa propre présidence. Les mercenaires russes ont compris qu’ils peuvent faire absolument ce qu’ils veulent à Bangui sans que personne ne les arrête.

 

Pas les autorités centrafricaines qui obéissent aux ordres russes, pas la communauté internationale qui regarde ailleurs en se désintéressant du dossier centrafricain, et pas les pays voisins qui préfèrent se taire plutôt que de critiquer ouvertement la présence militaire russe. Wagner agit donc en territoire conquis avec une liberté totale qui confine à l’arrogance.

 

La présence militaire russe autour du palais de la Renaissance envoie un message terrible aux Centrafricains. Leur président n’est plus protégé par l’armée nationale qui devrait assurer cette mission, il n’est plus protégé par ses alliés rwandais qui ont été écartés, mais il est protégé par des mercenaires étrangers blancs qui répondent uniquement aux ordres de Moscou. Cette image détruit ce qui reste de souveraineté nationale et montre que la Centrafrique n’appartient plus aux Centrafricains.

 

Wagner veut démontrer au régime que sans sa présence militaire, le pouvoir s’effondre immédiatement. Les Russes répètent ce discours à longueur de journée aux oreilles de Touadéra, ils créent une dépendance psychologique totale chez le président, et ils transforment progressivement Touadéra en marionnette qui ne peut plus bouger sans demander leur accord préalable. Cette stratégie de vassalisation a déjà parfaitement fonctionné ailleurs en Afrique où Wagner opère.

 

Le piège s’est complètement refermé sur Touadéra qui ne peut plus en sortir. Il a cru naïvement pouvoir utiliser Wagner comme simple outil pour se maintenir au pouvoir après son coup d’État constitutionnel, mais maintenant c’est Wagner qui l’utilise pour ses propres intérêts. Les mercenaires russes décident de tout dans le pays : ils écrivent les constitutions, ils organisent les Élections, ils installent les présidents au pouvoir, et ils contrôlent les forces armées. La Centrafrique n’appartient définitivement plus aux Centrafricains mais à Moscou.

 

Cette situation catastrophique arrange beaucoup de monde autour du président. Elle arrange les dirigeants corrompus qui peuvent piller tranquillement les caisses de l’État pendant que Wagner maintient l’ordre par la force, elle arrange les trafiquants internationaux qui exploitent les ressources minières sous protection russe, et elle arrange tous ceux qui profitent grassement du chaos organisé qui règne à Bangui.

 

Les miradors du palais de la Renaissance racontent l’histoire tragique d’un pays vendu aux intérêts étrangers. Il y a quelques semaines encore, des soldats africains montaient la garde pour protéger le président centrafricain dans une logique de solidarité continentale, mais maintenant des mercenaires blancs venus de Russie surveillent ce même président avec leurs armes pointées vers la ville. Cette image humilie profondément la nation entière et montre au monde que la souveraineté centrafricaine n’existe plus depuis longtemps.

 

Touadéra regarde cette occupation militaire étrangère de son palais sans réagir. Il laisse faire sans protester, il encaisse les humiliations quotidiennes, et il continue de prétendre devant les caméras qu’il dirige le pays alors qu’il ne décide plus rien du tout. Sa présidence est devenue une pure fiction administrative qui masque mal la réalité du pouvoir exercé par les Russes.

 

Le vrai pouvoir à Bangui est désormais entre les mains de Wagner et de ses commandants qui donnent les ordres depuis leurs bases militaires. Les mercenaires russes décident de la politique intérieure et extérieure, ils valident ou rejettent les nominations importantes, ils contrôlent les flux financiers liés aux ressources naturelles, et le régime centrafricain se contente d’exécuter docilement leurs instructions. Les blindés déployés autour du palais de la Renaissance symbolisent parfaitement cette prise de contrôle totale d’un pays par une force militaire privée étrangère qui ne rendra jamais de comptes à personne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Législatives dans le Bamingui : Jean-Michel Mandaba mise sur l’ethnicisation du débat électoral pour tenter de battre son redoutable adversaire, Francisco Moundjouvoko, candidat du MCU

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Législatives dans le Bamingui : Jean-Michel Mandaba mise sur l’ethnicisation du débat électoral pour tenter de battre son redoutable adversaire, Francisco Moundjouvoko, candidat du MCU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/jean-michel-mandaba-de-bamingui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Avant même la validation des résultats proclamé par l’ANE par la Cour constitutionnelle, Jean-Michel Mandaba et ses proches s’activent en exploitant l’argument ethnique banda pour tenter de gonfler son électorat.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bamingui, l’annonce d’un ballottage par l’Autorité nationale des Élections divise. Avant même la validation des résultats proclamé par l’ANE par la Cour constitutionnelle, Jean-Michel Mandaba et ses proches s’activent en exploitant l’argument ethnique banda pour tenter de gonfler son électorat.

 

Jean-Michel Mandaba n’est pas un inconnu dans la circonscription de Bamingui. Durant trente ans, il a siégé à l’Assemblée nationale comme député de Bamingui. Mais durant ses trente années, Jean-Michel Mandaba n’a pourtant rien fait pour sa circonscription électorale. Pas même un table-banc, pas même un dispensaire, aucune infrastructure réalisée.  Mandaba c’est un néant. Personne n’est capable d’identifier un projet durable portant sa signature. Depuis 30 ans de son règne, et surtout À chaque réélection, Mandaba disparaissait de son village Bamingui, ne revenant qu’à l’approche de la fin de son mandat pour brandir l’appartenance ethnique avant de repartir aussitôt après sa victoire.

 

Mais l’année 2020 a marqué un tournant décisif dans la carrière politique de Jean-Michel Mandaba. La Cour constitutionnelle, sous la direction de la professeure Danièle Darlan, a rejeté sa candidature. Les motifs invoqués concernaient des questions de moralité  douteuse et des dossiers de corruption qu’il s’est impliqué lorsqu’il fut député entre 2016 – 2020. Pour la première fois depuis trois décennies, Mandaba s’est retrouvé écarté du Parlement.

 

Pendant ce temps, Francisco Moundjouvoko, qui était son suppléant, a pris le relais. Élu, il a effectué un mandat unique mais remarqué. Plusieurs actions dans le secteur éducatif  dans le Bamingui ont renforcé sa légitimité auprès des électeurs. Son unique passage comme député a laissé des traces réelle que les habitants peuvent constater.

 

Jean-Michel Mandaba n’a jamais digéré ce renversement de situation. En 2025, il s’est représenté avec l’intention ferme de récupérer son siège. Il a aussi mobilisé sa famille en engageant sa fille, Élodie Mandaba, comme candidate indépendante. Cette démarche s’apparente à une tentative de transformer le siège de député en propriété dynastique, comme si la circonscription de Bamingui appartenait exclusivement à la famille Mandaba. Si ce n’est pas le père, ce doit être la fille ou le fils qui occupe le poste, une logique jugée inacceptable par de nombreux électeurs. D’autres proches ont rejoint l’effort de campagne pour former un dispositif familial complet.

 

Malgré cette organisation, les urnes du premier tour ont délivré un verdict défavorable. Francisco Moundjouvoko est arrivé largement en tête. Selon plusieurs procès-verbaux consultés par la rédaction du CNC, il aurait même obtenu la majorité absolue. Jean-Michel Mandaba et sa fille ont été distancés de façon nette.

 

C’est après cette défaite que la situation a pris un autre chemin. Mandaba a quitté Bamingui pour rejoindre Bangui immédiatement après le vote. Lors de la centralisation des résultats, l’Autorité nationale des Élections a finalement annoncé un ballottage. Comme nous l’avions annoncé, toutes ces gesticulations frauduleuses constatées sont l’œuvre de monsieur Soleil Serge Sérémalé et Gervais Ndjoungou. ,  tous deux commissaires électoraux à l’ANE. Cette décision frauduleuse qui ouvre la voie à un éventuel second tour, n’a pas encore reçu l’aval de la Cour constitutionnelle. La validation officielle reste attendue dans les prochains jours.

 

Pourtant, sans attendre cette confirmation juridique du conseil constitutionnel ni le démarrage officiel d’une campagne, Jean-Michel Mandaba, son suppléant et ses proches se sont immédiatement activés sur le terrain à Bamingui. Leur stratégie repose sur l’exploitation de l’appartenance ethnique banda pour tenter de gonfler leur soutien. La circonscription compte une majorité de population banda, communauté dont Mandaba est issu. Cette rhétorique cherche à mobiliser un électorat sur des bases communautaires plutôt que sur un bilan ou un programme.

 

Pourtant, une partie importante de cet électorat banda avait déjà choisi Francisco Moundjouvoko au premier tour. Ce vote témoigne d’une reconnaissance des actions menées pendant son mandat. Il traduit aussi une rupture avec les réflexes d’allégeance communautaire qui ont longtemps fonctionné dans la zone. Les électeurs ont manifesté leur préférence pour les résultats concrets plutôt que pour les discours basés sur l’origine ethnique.

 

L’éventuel second tour s’annonce tendu. Les accusations de manipulation électorale circulent. L’argument ethnique est assumé ouvertement par le camp Mandaba avant même que la Cour constitutionnelle ne se prononce. À Bamingui, la situation dépasse maintenant la simple confrontation entre deux hommes. Elle interroge la persistance ou le rejet de méthodes politiques anciennes, celles qui privilégient l’identité sur les actes, et la rhétorique sur les réalisations​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

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Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle
Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’échec des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou est désormais clair. Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera se tourne dorénavant vers Juba pour obtenir des soldats. Les miliciens Azandés répliquent par un message sans détour.

 

Le dictateur centrafricain Faustin-Archange Toadera vient de franchir une nouvelle étape dans sa gestion de la crise sécuritaire qui frappe le Haut-Mbomou. Après six années de collaboration avec les mercenaires russes du groupe Wagner, il sollicite désormais l’aide militaire du Soudan du Sud. Cette démarche intervient alors que les forces étrangères déjà présentes sur le terrain n’ont toujours pas réussi à ramener le calme dans cette région frontalière du Soudan du sud et de la RDC.

 

Pourtant, les promesses initiales étaient claires. En 2018, les mercenaires russes sont arrivés en Centrafrique avec l’assurance de rétablir l’ordre en quelques mois. Trois ans plus tard, en 2021, ils ont lancé une offensive d’envergure contre la CPC. L’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, à cette époque parlaient alors d’une intervention rapide, trois ou quatre mois tout au plus. Mais le calendrier a dérapé et six ans après, la situation reste difficile.

 

C’est dans ce contexte que le ministre de la Défense s’est rendu au Soudan du Sud. Les raisons exactes de ce voyage restent floues. Certains évoquent une tentative de retrouver des soldats centrafricains qui ont fui vers le territoire voisin. D’autres parlent de déclarations maladroites prononcées devant les autorités sud-soudanaises, dans un pays anglophone où le ministre a dû recourir à un traducteur.

 

Apparemment, la traduction n’a pas rendu fidèlement le message initial. Les propos transmis ont choqué l’auditoire et provoqué une vive réaction de la part des Azandés installés au Soudan du Sud. Ces derniers ont immédiatement alerté leur communauté restée en Centrafrique. La réponse n’a pas tardé à venir, sous la forme d’une lettre ouverte adressée directement au ministre de la Défense.

 

Dans ce document, la communauté azandée rappelle que l’insécurité actuelle dans le Haut-Mbomou découle des choix politiques et militaires opérés par le gouvernement lui-même. Elle souligne que les Azandés du Soudan du Sud ont été scandalisés par la nature des interventions du ministre lors de sa visite à Juba. Le ton employé montre une rupture nette avec les autorités centrafricaines.

 

Les Azandés insistent sur un point précis. Selon eux, ni l’intervention du Soudan du Sud ni l’arrivée de nouvelles troupes étrangères ne permettront de rétablir durablement la paix sans un dialogue inclusif avec les populations locales. Ils estiment que le gouvernement a négligé cette dimension essentielle du conflit en privilégiant uniquement les solutions militaires.

 

La communauté azandée n’a pas oublié les événements passés. Elle rappelle avoir été d’abord utilisée par le pouvoir avant d’être ciblée par des arrestations arbitraires, des enlèvements et des exécutions sans décision de justice. Ces pratiques ont détruit la confiance entre l’État et les populations, créant un fossé difficile à combler aujourd’hui.

 

Par ailleurs, les Azandés pointent l’incapacité des mercenaires russes à restaurer la sécurité sur le terrain. Ils considèrent que le voyage du ministre à l’étranger constitue une tentative de masquer cet échec patent. Pour eux, cette fuite en avant ne change rien aux responsabilités qui pèsent sur les autorités centrafricaines.

 

La position de la communauté azandée se veut sans ambiguïté. Tant que le gouvernement ne se prononcera pas officiellement sur l’enlèvement de leurs dirigeants dans les locaux de la SRI à Bangui, aucune avancée ne sera possible. De même, tant qu’un véritable dialogue politique ne sera pas engagé, toute solution restera fragile et provisoire.

 

Les Azandés affirment leur attachement à la paix, à la justice et au respect de leur dignité. Ils refusent catégoriquement toute tentative d’intimidation ou d’élimination. Leur message est clair : les rapports de force ne remplaceront jamais la vérité ni le droit. Ils estiment que les méthodes employées par le passé ne produiront plus les effets attendus aujourd’hui.

 

Pendant ce temps, le gouvernement centrafricain a accepté de négocier avec certains groupes armés comme le 3R et l’UPC. Mais il refuse obstinément de discuter avec d’autres acteurs centrafricains, notamment les anti-balaka, les combattants azandés, le FPRC , le PRNC et plusieurs autres formations dirigées par des Centrafricains. Cette approche sélective alimente les tensions et empêche l’émergence d’un accord global.

 

Au lieu de chercher un arrangement avec ces groupes centrafricains, Bangui préfère se tourner vers les pays voisins et leur demander des renforts militaires. Cette stratégie provoque l’incompréhension de nombreux acteurs sur le terrain. Pour les Azandés, elle témoigne d’un refus de comprendre les racines profondes du conflit et d’y apporter des réponses adaptées.

 

La déclaration de la communauté azandé circule maintenant largement dans le Haut-Mbomou et au-delà. Elle exprime une lassitude face aux promesses non tenues et aux interventions militaires qui n’ont jamais ramené la stabilité. Les populations attendent des actes concrets plutôt que de nouvelles manœuvres diplomatiques ou l’arrivée de soldats supplémentaires.

 

Par Éric Nzapa

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Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des élections après le fiasco électoral de décembre 2025

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Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des Élections après le fiasco électoral de décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Joseph-Bindoumi-President-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des élections après le fiasco électoral de décembre 2025
Joseph Bindoumi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Joseph Bindoumi ne mâche pas ses mots. Le magistrat qui dirige le Réseau Arc-en-ciel pour l’observation des scrutins vient de pointer du doigt l’Autorité nationale des Élections et son fonctionnement bancal lors du dernier scrutin du 28 décembre 2025.

 

L’observateur électoral a parlé sans détour dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka. Selon lui, l’ANE a accumulé les couacs et tente maintenant de se réfugier derrière l’argument du portefeuille financier vide. Une défense qui ne passe visiblement pas auprès de celui qui a scruté de près le déroulement du vote. Bindoumi reconnaît que l’institution a effectivement manqué de liquidités pour mener à bien sa mission, mais il refuse d’accepter cette justification comme un blanc-seing pour tous les dérapages constatés.

 

Les mots du magistrat trahissent une lassitude face aux excuses de l’ANE. Il évoque un “cafouillage” généralisé qui a empêché l’autorité de rassembler les ressources nécessaires à son action. Cette pagaille administrative a engendré des incidents que Bindoumi et son équipe ont minutieusement relevés sans pour autant les crier sur tous les toits. Le réseau d’observation garde sous le coude des informations sensibles qu’il a choisi de ne pas divulguer publiquement.

 

La position de Bindoumi reste néanmoins mesurée quant aux suites à donner. Son organisation n’a pas qualité pour saisir directement le Conseil constitutionnel, mais il fait clairement savoir qu’il compte sur cette instance pour démêler l’écheveau. Le magistrat estime que l’ANE devrait au minimum admettre ses limites plutôt que de se dédouaner complètement. Selon lui, l’autorité électorale devrait reconnaître qu’elle a tenté de faire des efforts malgré des moyens insuffisants, tout en acceptant qu’elle n’a pas réussi à résoudre tous les problèmes.

 

Cette sortie de Bindoumi intervient alors que le Réseau Arc-en-ciel a déjà formulé des recommandations au gouvernement pour renforcer l’arsenal logistique et financier alloué aux Élections. Une manière indirecte de confirmer que le problème dépasse largement le seul scrutin de décembre. L’ANE se retrouve prise entre le marteau des observations critiques et l’enclume de ses carences budgétaires. Bindoumi refuse simplement de laisser l’institution se cacher derrière ce paravent financier pour éviter de rendre des comptes sur sa gestion approximative du processus électoral. Le magistrat renvoie désormais la balle au Conseil constitutionnel, seul habilité selon lui à trancher dans ce dossier épineux où incompétence organisationnelle et insuffisance de moyens se mêlent dans une confusion peu reluisante​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bambouti : les soldats FACA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner

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Bambouti : les soldats FACA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>Bambouti : les soldats FAKA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les soldats FACA qui avaient franchi la frontière sud-soudanaise le 28 décembre lors de l’assaut des miliciens azandés sur Bambouti ont finalement réintégré la ville grâce à l’intervention de leurs papa russes du groupe Wagner.

 

Rappelons que le dimanche 28 décembre au matin, vers 4 heures, les combattants azandés ont lancé une offensive d’envergure contre Bambouti, localité centrafricaine collée à la frontière avec le Soudan du Sud. Après quarante minutes d’échanges de tirs nourris, les éléments des forces armées centrafricaines ont abandonné leurs positions. Deux ou trois d’entre eux ont rejoint la base de la Minusca tandis que les autres ont traversé la frontière en direction du pays voisin.

 

Mais une semaine plus tard, les mercenaires russes ont riposté le dimanche 1er janvier, menant une contre-offensive qui a duré de cinq heures du matin jusqu’à quinze heures. Cette opération leur a permis de déloger les miliciens azandés de la ville, au prix de six morts et un blessé dans leurs rangs. Depuis, les Russes maintiennent leur présence à Bambouti, les combattants azandés rôdant toujours aux abords de la localité.

 

Pour récupérer les soldats FACA qui ont pris fuite et réfugier au Soudan du Sud, leurs papas russe Wagner ont organisé vendredi 16 janvier une expédition avec drones et véhicules blindés. Arrivés à un kilomètre de la frontière vers onze heures du matin, ils ont envoyé quelques éléments centrafricains chercher leurs camarades. Les soldats FACA ont ensuite pu regagner Bambouti sous escorte russe, incapables de rentrer par leurs propres moyens sans l’appui de leurs papas Wagner qui assurent leur sécurité depuis le début de cette crise. Les voilà de retour après dix-neuf jours passés de l’autre côté de la frontière.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera

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À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/eglise-catholique-de-Zemio-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera
Église Catholique de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. CopyrightDR

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’évêque coadjuteur de Bangassou, Mgr Aurelio Gazzera, recense 30 000 déplacés autour de Zémio. Les derniers affrontements à Bamboutti et Zémio ont relancé l’exode des populations dans cette zone centrafricaine.

 

Les premiers heurts entre les Mercenaires russes et les forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines contre les miliciens autodéfense Azandé ont éclaté le 4 avril 2025. Depuis cette date, les  civils, habitants de Zémio ou d’ailleurs dans le Haut-Mbomou quittent leurs maisons par vagues successives, cherchant protection ailleurs comme en RDC ou au Soudan du sud pour les uns, et sur les sites des déplacés internes pour les autres, affirme le Mgr Aurelio Gazzera.

 

Une accalmie momentanée avait permis à certaines familles de rentrer chez elles. Mais les récents  combats  du janvier dernier à Bambouti et surtout à Zémio ont brisé cet espoir fragile, a expliqué Mgr Aurelio Gazzera.

 

Plus de 2 000 personnes se sont entassées dans l’enceinte de la mission catholique. D’autres ont préféré traverser le fleuve Oubangui pour gagner la ville de Zapay, une localité  située en territoire congolais.

 

Les besoins essentiels manquent : nourriture, médicaments, abris décents. L’accès aux soins reste limité et beaucoup de familles survivent dans des conditions précaires.

 

Le secteur éducatif subit également les conséquences de cette crise. Le lycée public de Zémio comptait 992 élèves l’année dernière, mais seulement 72 ont repris les cours cette année scolaire.

 

Les salles de classe demeurent presque vides et les enfants perdent des mois d’enseignement. Cette année scolaire risque d’être totalement perdue pour la majorité d’entre eux, explique le Mgr Aurelio Gazzera.

 

Mgr Gazzera et ses partenaires, notamment Caritas, préparent des opérations d’assistance. Mais acheminer l’aide vers Zémio relève du défi à cause de la route détériorée et du climat d’insécurité.

 

Même rejoindre Bangassou demande des efforts considérables. Le trajet jusqu’à Zémio ajoute des kilomètres sur des pistes en mauvais état où les convois peuvent être attaqués.

 

Les responsables religieux craignent que la situation ne se détériore davantage dans les prochaines semaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : vaste incendie ravage le marché de 5 kilos, dans la Vakaga

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Centrafrique : vaste incendie ravage le marché de 5 kilos, dans la Vakaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le marché de 5 kilos, situé dans la préfecture de la Vakaga, à proximité de la ville de Gordile, a été détruit jeudi dernier par les flammes. De nombreuses marchandises ont disparu dans le brasier, provoquant des pertes considérables pour les commerçants venus massivement de la région.

 

Ce lieu d’échanges commerciaux installé non loin de Gordile, rassemble régulièrement des vendeurs venus de Sikikédé, communément appelé Ndah, ainsi que de Boromata et Gordile. Le marché de 5 kilos représente la principale place commerciale de la Vakaga, reconnue pour son dynamisme et sa fréquentation importante. L’emplacement se trouve également à faible distance d’un site d’exploitation aurifère de la zone.

 

D’après les habitants, la saison sèche serait à l’origine de ce sinistre. Ce phénomène destructeur revient chaque année dans ce marché, mais l’édition actuelle a causé des dommages particulièrement importants. L’incident s’est produit jeudi dernier, jour où se tenait l’animation hebdomadaire. Les commerçants ont vu leurs stocks partir en cendres, laissant derrière eux un spectacle de désolation. Les dégâts matériels demeurent conséquents, affectant l’ensemble des activités commerciales du secteur. Les commerçants observent avec inquiétude cette répétition annuelle d’incendies qui frappe régulièrement leur espace d’échanges économiques principal​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.

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LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/banderole-de-soutien-a-l-ancien-premier-ministre-marie-henri-dondra-a-ndifa-dans-la-vakaga-produite-par-des-provocateur-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.
Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les recours contentieux électoraux sont des moyens juridiques et encadrés pour contester une élection nationale c’est-à-dire les elections présidentielles, législatives ainsi que les référendums.

 

Ces outils légaux consiste à saisir le conseil constitutionnel dans un délai défini par la loi pour contrôler la régularité de l’ensemble des opérations électorales ainsi que le respect ou la saine application de la loi électorale en vigueur.

 

Certes, en République centrafricaine, les contestations des résultats électoraux ne sont pas des phénomènes nouveaux.

 

Il faut noter que les vagues d’irrégularités électorales dénoncées par les deux anciens premiers ministres n’ont pas la même valeur intrinsèque puisque l’autre appartenait au système ou a été solidairement comptable du système d’où sa renonciation à tout recours contentieux devant le Conseil constitutionnel interroge puisqu’elle contribue à la consolidation de la légitimité du candidat déclaré élu au regard de la communauté internationale et des partenaires de développement.

 

D’ailleurs la convergence des graves accusations de fraudes des anciens locataires de la primature oblige le conseil constitutionnel soit à valider ce simulacre d’élection qui le discreditera à jamais auprès de l’opinion publique soit à renverser la constance jurisprudentielle en annulant le scrutin du 28 décembre 2025.

 

Dans le même ordre d’idée et au risque de se paraphraser, nous rappelons que les recours contentieux électoraux ne sont pas de vains mots mais des droits garantis par la constitution dont son usage oblige les sages à revoir méthodiquement le déroulé des Élections et a pour principale conséquence d’annuler partiellement ou totalement une élection lorsque les irrégularités constatées des opérations électorales sont de nature à entacher la sincérité et la crédibilité du dit scrutin.

 

A défaut d’annuler le scrutin ce qui est inédit en Centrafrique, ils permettent de corriger, d’ajuster ou de redresser les résultats provisoires proclamés par l’Autorité Nationale des Élections.

 

Il s’agit d’un droit facultatif et non automatique où le requérant dispose de la liberté ou de la latitude d’en faire usage ou pas.

 

Renoncer à cette redoutable arme démocratique qui est le recours contentieux électoral devant le juge constitutionnel confirme par voie de conséquence la reconnaissance de la victoire à un score soviétique du Président de la République.

 

Il faut noter à titre d’information que l’absence de recours ou l’absence de la saisine du conseil constitutionnel dans le délai légal équivaut à l’acceptation juridique des résultats provisoires proclamés par l’organe chargé de gestion des opérations électorales.

 

En conséquence de ce qui précède, le résultat provisoire devient définitif.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que c’est la rétractation ou la renonciation aux recours contentieux après le relevé exhaustif de graves irrégularités pouvant entacher la crédibilité voire la sincérité du scrutin qui donne matière à réfléchir d’où la grande incompréhension de l’opinion nationale et internationale.

 

Confus ou totalement perdu dans cet imbroglio d’incompréhension, de confusion et de frustration des électeurs, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Après ce tableau synoptique d’irrégularités électorales pouvant entacher la crédibilité du scrutin, qu’est-ce qui peut légitimement justifier ce rétropédalage ou ce revirement accidentogène ?

 

2- S’agit-il d’une pression politique, d’un chantage, d’un instinct de survie, d’un deal ou négociation politique voire simplement d’une stratégie politique ?

 

3- Quelle est la valeur politique de cette aventure qui va de la dénonciation à la reddition judiciaire ?

 

4- Peut-on aussi facilement troquer l’expression de la volonté souveraine du peuple contre des intérêts stratégiques en renonçant à un recours jugé légitime ?

 

Il est évident que la politique n’est pas une dynamique figée dans le temps et dans l’espace mais la cohérence dans la linéarité des faits et gestes importe.

 

En tout état de cause, sachant que les Élections groupées du 28 décembre 2025 n’était qu’une mascarade, le seul enjeu majeur pour le pouvoir de Bangui n’était que de limiter la saisine du conseil constitutionnel afin de légitimer voire de crédibiliser sa réélection mécaniquement agencée.

 

Il ne faut pas perdre de vue que les chiffres parlent et le message des chiffres a été entendu par la majorité des centrafricains nonobstant l’absence de campagne de boycott de la part de l’opposition démocratique représentée par le BRDC.

 

En attendant, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 17 Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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L’attaque de la douane de Béloko  par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?

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L’attaque de la douane de Béloko  par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Poste-des-douanes-de-Beloko-rehabilite.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’attaque de la douane de Béloko par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?
Poste de douane de Béloko réhabilité . CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 21 janvier 2023, aux premières heures du jour, les rebelles du groupe 3R lancent une attaque d’une violence inouïe contre le principal poste douanier de Béloko, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine. Les assaillants utilisent des lance-roquettes pour détruire méthodiquement 23 camions stationnés dans l’enceinte du poste. La plupart de ces véhicules sont chargés de barils de carburant. Les explosions successives provoquent un incendie gigantesque qui ravage tout sur son passage. Bilan humain : deux soldats des Forces armées centrafricaines et un mercenaire du groupe Wagner périssent dans les flammes ou sous les tirs. Bilan matériel : 500 millions de francs CFA partent en fumée.

 

Cette attaque n’est pas un acte de banditisme ordinaire. Elle vise délibérément les infrastructures de contrôle du carburant et frappe au cœur du dispositif mis en place par Wagner pour superviser les flux d’importations et la collecte des recettes douanières. Le poste de Béloko représente un enjeu stratégique majeur : c’est par là que transite l’essentiel du carburant importé par voie terrestre depuis le Cameroun. Contrôler Béloko, c’est contrôler l’approvisionnement en carburant de la capitale et d’une grande partie du pays.

 

Les 23 camions détruits dans l’attaque avaient été saisis quelques jours auparavant par les autorités douanières avec l’appui de Wagner. Cette saisie s’inscrivait dans une répression lancée par le gouvernement contre les importations de barils après l’annulation en janvier 2023 des licences spéciales d’importation accordées durant la crise de 2022. Des centaines de petits importateurs qui avaient obtenu des licences exceptionnelles pour acheminer du carburant en barils depuis le Cameroun se sont retrouvés hors-la-loi du jour au lendemain. Leurs stocks ont été confisqués, leurs camions immobilisés aux postes-frontières.

 

Selon des sources internes au secteur du carburant interrogées par les enquêteurs, l’assaut aurait pu être commandité par des commerçants de carburant partageant des intérêts communs avec les rebelles du 3R. L’objectif : empêcher que le carburant confisqué ne tombe entre les mains du ministère de l’Énergie ou du groupe Wagner. Plutôt que de laisser leurs marchandises être détournées par les autorités ou revendues au profit de Wagner, ces commerçants auraient préféré tout détruire. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les assaillants ont pris soin de cibler spécifiquement les camions de carburant plutôt que d’autres infrastructures du poste.

 

L’attaque de Béloko démontre la capacité des groupes armés à frapper des cibles stratégiques en représailles contre les politiques gouvernementales qui menacent leurs intérêts économiques. Le groupe 3R, dominé par les Peuls et membre de la Coalition des patriotes pour le changement, opère principalement dans le nord-ouest du pays. Cette région est traversée par les routes terrestres du commerce du carburant en provenance du Cameroun. Le contrôle de ces routes a longtemps permis au 3R de prélever des taxes informelles sur les convois et de s’approvisionner en carburant pour ses propres besoins.

 

La présence permanente de Wagner au poste douanier de Béloko constitue une anomalie juridique qui en dit long sur la capture de l’État centrafricain par les Mercenaires russes. Le contrat de coopération douanière entre la Russie et le gouvernement centrafricain a été résilié en octobre 2021 sous la pression internationale. Ce contrat permettait officiellement à des conseillers russes de superviser les opérations douanières et d’assister les autorités centrafricaines dans la lutte contre la contrebande. Mais après la résiliation officielle du contrat, Wagner n’a jamais quitté les postes douaniers. Les mercenaires russes continuent de contrôler Béloko comme si de rien n’était, supervisent les importations, vérifient les documents, et prélèvent leur part sur les recettes.

 

Cette présence illégale de Wagner à Béloko permet au groupe de contrôler physiquement les flux de carburant et d’identifier les cargaisons à saisir. Les mercenaires russes ne se contentent pas d’observer : ils donnent des ordres aux douaniers centrafricains qui obéissent sans discuter. Wagner décide quels camions peuvent passer, lesquels doivent être fouillés, lesquels doivent être confisqués. Cette mainmise directe sur le principal point d’entrée du carburant transforme Wagner en véritable maître du secteur, bien au-delà de son rôle officiel de partenaire militaire du gouvernement.

 

Le communiqué officiel publié après l’attaque minimise l’ampleur des dégâts. Le ministère de l’Énergie parle de dommages matériels sans préciser le nombre exact de camions détruits ni la valeur des marchandises perdues. Le gouvernement ne veut pas admettre publiquement que les rebelles ont réussi à frapper un site supposément sécurisé et à infliger des pertes considérables aux forces de l’ordre. Reconnaître l’échec reviendrait à avouer que Wagner et les FACA ne contrôlent pas le terrain aussi fermement qu’ils le prétendent.

 

L’Association Internationale des Douaniers Francophones publie des photos montrant l’étendue des destructions. Les images révèlent un paysage de désolation : des carcasses de camions calcinés, des structures métalliques tordues par la chaleur, des conteneurs éventrés. Le poste douanier lui-même a subi des dommages importants. Les installations administratives ont brûlé, les équipements de contrôle ont été détruits. Il faudra des semaines pour remettre Béloko en état de fonctionnement normal.

 

Le Tambourin, un média en ligne, titre le 24 janvier 2023 : “Béloko n’est pas tombé, mais Bangui risque de payer le lourd tribut dans les jours à venir”. L’article anticipe correctement les conséquences de l’attaque sur l’approvisionnement de la capitale. Avec le principal poste-frontière hors service et les importateurs terrorisés par la violence des rebelles, les livraisons de carburant vers Bangui vont forcément diminuer. Les prix vont grimper, les files d’attente aux stations-service vont s’allonger, les tensions vont monter.

 

Le groupe 3R a une longue histoire d’attaques contre les convois de carburant et les infrastructures pétrolières. En juin 2021, les rebelles incendient deux camions dans le village de Zom dans le nord-ouest. En juillet 2021, ils brûlent 18 motocyclettes transportant du carburant dans la localité de Bocaranga. Ces attaques ciblées visent à perturber les approvisionnements qui profitent au gouvernement, aux FACA ou à Wagner. Les rebelles peuls du 3R considèrent que tout carburant qui arrive à Bangui renforce leurs ennemis et finance les opérations militaires menées contre eux.

 

L’ampleur de l’attaque de Béloko dépasse largement les incidents précédents. Utiliser des lance-roquettes contre un poste douanier gardé par l’armée et Wagner nécessite une planification minutieuse et des moyens militaires conséquents. Les assaillants devaient connaître précisément la disposition des lieux, le nombre de défenseurs, les horaires des patrouilles. Cette connaissance suggère soit des complicités à l’intérieur du poste, soit une surveillance prolongée avant l’assaut.

 

La piste des commerçants qui auraient commandité l’attaque pour récupérer leurs marchandises saisies mérite attention. Ces opérateurs avaient investi des sommes considérables dans l’achat et le transport du carburant. La confiscation de leurs camions représentait la faillite immédiate pour beaucoup d’entre eux. Certains avaient emprunté pour financer leurs importations et se retrouvaient ruinés. Dans ce contexte, payer les rebelles du 3R pour attaquer le poste et détruire les preuves de la contrebande pouvait apparaître comme la seule option pour éviter des poursuites judiciaires et des amendes astronomiques.

 

Le fait que les rebelles aient systématiquement détruit les camions plutôt que de les voler renforce cette hypothèse. Si le 3R avait agi pour son propre compte, les combattants auraient récupéré le carburant au lieu de le brûler. Le carburant représente une ressource précieuse pour un groupe armé qui en a constamment besoin pour ses véhicules et ses groupes électrogènes. Détruire 23 camions chargés de barils n’a de sens que si l’objectif était d’empêcher quelqu’un d’autre d’en profiter, pas de s’approvisionner soi-même.

 

Les deux soldats FACA tués dans l’attaque étaient postés à l’entrée du poste douanier. Le mercenaire Wagner se trouvait dans le bâtiment principal où les Russes supervisent les opérations de dédouanement. Les assaillants ont concentré leurs tirs sur ces positions stratégiques avant de s’en prendre aux camions stationnés dans la cour. Cette séquence d’actions révèle une tactique militaire cohérente : neutraliser d’abord les défenseurs, puis détruire les objectifs matériels.

 

Les familles des deux soldats FACA tués n’ont probablement jamais reçu de compensation adéquate. Les FACA paient irrégulièrement leurs troupes, et les indemnités pour les soldats tombés au combat restent souvent au stade des promesses. Ces hommes sont morts en défendant un poste douanier qui servait avant tout à enrichir Wagner et les importateurs corrompus. Ils ont donné leur vie pour protéger un système de vol organisé dont ils ne profitaient pas.

 

Le mercenaire Wagner tué à Béloko fait partie du tribut que le groupe a payé pour son implantation en République centrafricaine. Entre 2021 et 2023, plusieurs dizaines de mercenaires russes ont été tués dans des combats contre les groupes armés ou dans des attentats. Wagner ne publie jamais ses pertes, mais les témoignages locaux et les rapports d’ONG permettent de reconstituer un bilan approximatif. Chaque mort doit être rapatrié discrètement en Russie, et les familles reçoivent des compensations financières pour acheter leur silence.

 

Après l’attaque de Béloko, Wagner a renforcé la sécurité du poste avec des effectifs supplémentaires et des positions défensives améliorées. Le groupe ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle de ce point stratégique. Les mercenaires russes ont également intensifié les opérations de contre-insurrection dans le nord-ouest pour affaiblir le 3R et l’empêcher de lancer de nouvelles attaques. Ces opérations se sont accompagnées des violations des droits humains habituelles : massacres de civils, destructions de villages, violences sexuelles.

 

La capacité persistante du 3R à perturber les principaux corridors commerciaux démontre que les groupes armés conservent une puissance de nuisance importante malgré les offensives gouvernementales. Les accords de paix signés entre le gouvernement et certains groupes rebelles en 2025 n’ont pas mis fin aux tensions. Le contrôle du carburant reste un enjeu central qui peut à tout moment rallumer les hostilités. Les rebelles qui ont accepté de déposer les armes l’ont fait en échange de garanties économiques, incluant souvent le droit de continuer certaines activités commerciales dans leurs zones d’influence.

 

Les 500 millions de francs CFA de dégâts causés par l’attaque de Béloko représentent une perte sèche pour les importateurs dont les camions ont brûlé. Aucune assurance ne couvre ce type de risque en République centrafricaine. Les commerçants de carburant opèrent sans filet de sécurité, sachant qu’une saisie, une attaque ou un accident peut les ruiner du jour au lendemain. Cette précarité explique pourquoi ils sont prêts à payer des sommes considérables en pots-de-vin pour sécuriser leurs opérations et obtenir des protections.

 

L’attaque de Béloko a temporairement perturbé les approvisionnements de Bangui, mais le système a rapidement repris son cours normal. D’autres camions ont pris le relais, d’autres pots-de-vin ont été versés, d’autres cargaisons ont été confisquées puis revendues. Le carburant a continué de circuler parce que trop d’intérêts puissants dépendaient de ces flux. Wagner avait besoin de carburant pour ses opérations militaires et minières. Les FACA avaient besoin de carburant pour leurs véhicules. Le gouvernement avait besoin des recettes douanières, même partielles et détournées. Les importateurs avaient besoin de leurs marges bénéficiaires. Personne ne pouvait se permettre un arrêt prolongé.

 

Le poste de Béloko est redevenu opérationnel quelques semaines après l’attaque. Wagner a supervisé la reconstruction en priorité absolue. Les douaniers centrafricains ont repris leurs activités de taxation et de corruption. Les camions de carburant ont recommencé à franchir la frontière en payant leur tribut aux différents prédateurs postés sur la route. Le business as usual a prévalu, comme toujours dans un pays où la violence fait partie du paysage quotidien et où les morts ne comptent que s’ils appartiennent à l’élite.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Braquage sur l’axe Bocaranga-Ngaoundaye : une ONG dépouillée par des hommes armés non identifiés

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Braquage sur l’axe Bocaranga-Ngaoundaye : une ONG dépouillée par des hommes armés non identifiés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos.jpg” data-wpel-link=”internal”>Braquage sur l’axe Bocaranga-Ngaoundaye : une ONG dépouillée par des hommes armés non identifiés
Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce jeudi 16 janvier, une équipe d’une organisation non gouvernementale internationale circulant entre Bocaranga et Ngaoundaye s’est fait attaquer par un groupe d’individus armés non identifiés. L’agression s’est soldée par le vol d’une caisse considérable, bien que les membres du personnel aient eu la vie sauve.

 

L’incident s’est déroulé en plein jour sur cet itinéraire fréquemment emprunté par les commerçants et acteurs humanitaires opérant dans la zone. Les assaillants ont surgi sans crier gare, contraignant le convoi à s’immobiliser. Armés et déterminés, ils ont procédé au pillage méthodique des biens transportés, s’emparant notamment d’une enveloppe financière dont le montant exact n’a pas encore été communiqué.

 

Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des victimes font état d’hommes masqués, parlant la langue bizarre et manifestant une connaissance précise des déplacements des équipes humanitaires dans le secteur. Cette familiarité avec les mouvements des acteurs humanitaires laisse planer des interrogations quant à l’origine de ces renseignements.

 

Malgré la violence de l’abordage, aucun membre de l’équipe n’a subi de blessures corporelles. Les malfaiteurs se sont contentés de rafler l’argent liquide avant de disparaître dans la brousse environnante.

 

Cet épisode vient s’ajouter à une série de longue liste d’agressions visant les humanitaires dans cette zone frontalière particulièrement instable. Plusieurs organisations avaient déjà signalé des menaces croissantes pesant sur leurs équipes, les obligeant parfois à suspendre temporairement leurs activités dans certaines localités.

 

Par Fortuné Bobérang

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Nadine Kossi exige la libération de Koumba Ndiaye, sous-préfète kidnappée à Bambouti

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Nadine Kossi exige la libération de Koumba Ndiaye, sous-préfète kidnappée à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Nadine Kossi, à la tête d’Action Solidaire, presse les autorités centrafricaines de libérer Koumba Ndiaye, sous-Préfète enlevée le 28 décembre dernier à Bambouti.

 

La responsable associative s’est exprimée mercredi à Bangui devant les journalistes. Elle a lancé cet appel dans un contexte où la préfecture du Haut-Mbomou connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des accrochages armés.

 

Cette situation a conduit à la capture de Koumba Ndiaye par des combattants du groupe Azandé Ani Kpi Gbé. L’administratrice reste détenue depuis maintenant onze jours sans qu’aucune négociation n’ait abouti.

 

Face à cette séquestration qui perdure, plusieurs voix commencent à s’élever dans le pays. Nadine Kossi figure parmi les premières à dénoncer publiquement cet enlèvement qu’elle considère comme une entrave aux progrès réalisés par les femmes centrafricaines.

 

Selon elle, cette capture compromet les avancées obtenues par celles qui travaillent au redressement du pays et au retour de la tranquillité. “Au moment où la femme centrafricaine gagne en assurance et prend la place qui lui revient, cette arrestation bafoue sa liberté et son honneur”, a-t-elle déclaré.

 

La présidente d’Action Solidaire n’a pas mâché ses mots pour qualifier l’acte commis. “Aucune raison ne peut excuser pareil acte”, a-t-elle ajouté devant la presse.

 

Au-delà de la dénonciation, Nadine Kossi attend des actes concrets de la part des responsables gouvernementaux. Elle demande qu’ils agissent rapidement pour faire sortir Koumba Ndiaye de captivité, retenue depuis le jour où se sont déroulés quatre votes électoraux en République centrafricaine.

 

Les miliciens n’ont donné aucun signe de vouloir relâcher leur otage. La région du Haut-Mbomou connaît une instabilité persistante qui affecte les populations civiles et complique le travail des fonctionnaires locaux​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Incendie au marché de Bornou : zéro secours, zéro pompier, colère totale

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Incendie au marché de Bornou : zéro secours, zéro pompier, colère totale

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Avec la saison sèche qui s’installe en République centrafricaine, les incendies se multiplient sur tout le territoire. Après celui du marché de 5 Kilos dans la Vakaga, c’est au tour du marché de Bornou à Bambari de brûler complètement la semaine dernière.

 

Les flammes ont dévoré les étals pendant que seuls les commerçants et quelques habitants tentaient d’éteindre le feu. Leurs efforts sont restés vains face à l’ampleur du sinistre. Aucun pompier n’est venu, aucun camion-citerne ne s’est déplacé. Les riverains ont filmé la scène et partagé les images sur les réseaux sociaux, accompagnées de commentaires furieux.

 

“C’est quel pays?”, s’interrogent-ils dans leurs publications. Beaucoup rappellent que Bambari est considérée comme la deuxième ville du pays, pourtant elle ne dispose d’aucun moyen de lutte contre les incendies. Les critiques fusent: la République centrafricaine ne mérite même pas d’être appelée un pays, certains vont jusqu’à employer des termes très durs pour qualifier cette situation.

 

Les vidéos montrent des flammes immenses s’élevant dans le ciel tandis que des gens impuissants regardent leurs biens partir en cendres. L’absence totale d’intervention officielle choque profondément.

 

Cette situation n’est pas propre à Bambari. Sur l’ensemble du territoire centrafricain, y compris dans la capitale Bangui, le service des pompiers existe sur le papier mais ne fonctionne pas vraiment. Le matériel manque cruellement. Quand un incendie se déclare, c’est généralement la Minusca, la mission des Nations Unies présente dans le pays, qui envoie ses propres équipes de secours.

 

Il fut un temps où l’ambassade de France soutenait ce service, finançant la construction de bâtiments et l’achat de véhicules. Depuis que cette aide a cessé il y a plusieurs années, tout s’est délabré. Les citoyens qui appellent les pompiers à Bangui reçoivent régulièrement la même réponse: pas de carburant, pas de véhicule disponible, ou encore véhicule en panne.

 

Les habitants de Bambari qui ont exprimé leur colère sur les réseaux ne se trompent peut-être pas dans leur jugement. Comment qualifier autrement un territoire où les populations doivent affronter seules des catastrophes que n’importe quel État normalement constitué devrait pouvoir gérer? Les commerçants du marché de Bornou ont tout perdu sans qu’aucune aide publique ne leur parvienne​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka

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Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/bobo-de-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka
Dépôt de l’arme du général Sembé Bobo, chef rebelle du groupe 3R à la cité des chefs d’État à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord de paix du 19 avril 2025 à Ndjamena relance le débat sur l’équité judiciaire en Centrafrique.

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC et 3R a relancé les débats sur la gestion des groupes armés par le pouvoir. Paul-Crescent Beninga, enseignant-chercheur à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a exprimé lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka ses préoccupations concernant une justice à deux vitesses pratiquée par le gouvernement.

 

Cette justice différentielle favorise selon lui les leaders de l’ex-coalition Séléka, comme Ali Darassa et Bobo, tout en appliquant une répression plus sévère aux Anti-Balaka. Beninga accuse le gouvernement de protéger les figures issues de la Séléka, rappelant que des leaders comme Hassan Bouba, membre du gouvernement, bénéficient d’une immunité malgré des accusations de crimes graves. Il note la présence d’au moins cinq ministres issus de la Séléka, témoignant d’un traitement préférentiel pour ce groupe.

 

L’accord de Ndjamena, qui promet des postes dans l’administration et l’armée à des leaders comme Ali Darassa de l’UPC et Bobo du 3R, tous deux liés à la Séléka, renforce cette partialité selon l’universitaire. En revanche, les Anti-Balaka font l’objet d’une répression plus sévère. Beninga rappelle que des leaders anti-balaka sont activement poursuivis par la justice, nationale ou internationale, tandis que les figures de la Séléka semblent bénéficier d’une indulgence.

 

Cette disparité inquiète l’enseignant-chercheur, qui observe que le gouvernement va chercher des chefs rebelles de la Séléka, qu’il qualifie d’”étrangers”, pour négocier, plutôt que de les livrer à la justice pour leurs crimes, comme ceux commis à Alindao ou Kaga-Bandoro. Beninga dénonce l’influence du “lobby Séléka”, qui selon lui tient le gouvernement en otage.

 

Cette justice à deux vitesses, où les leaders de la Séléka sont privilégiés tandis que les Anti-Balaka sont ciblés, compromet l’équité et la réconciliation nationale. Pour Beninga, cette approche témoigne d’une volonté manifeste de protéger un groupe au détriment d’un autre, sapant la confiance des Centrafricains dans l’État.

 

Les accusations de Paul-Crescent Beninga pointent une justice sélective qui, en favorisant la Séléka aux dépens des Anti-Balaka, risque d’aggraver les tensions communautaires et de compromettre la quête d’une paix durable en Centrafrique….

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules

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Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/un-moto-taximan-avec-ses-clients-des-eleves-et-adolescents-sur-la-route-de-Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Un moto taximan avec ses clients, des élèves et adolescents, sur la route de Bangui
Un moto taximan avec ses clients, des élèves et adolescents, sur la route de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un accident de la circulation a coûté la vie à une femme ce vendredi après-midi vers 14 heures sur l’avenue du Général Mbaïkoua, dans le huitième arrondissement. Le drame s’est produit juste au niveau de l’église de l’ancien Président François Bozizé.

 

Les faits se sont enchaînés rapidement. Un véhicule en provenance du PK12 roulait depuis l’ENERCA de Gobongo en direction du commissariat du huitième arrondissement. Derrière lui, une moto transportait une passagère. Dans le sens inverse, un autre véhicule montait depuis le commissariat pour aller vers l’ÉNERCA de Gobongo.

Arrivée juste au niveau de l’église de Bozizé, le conducteur de la moto voudrais dépasser le véhicule qui est devant lui. Malheureusement, la manœuvre s’est soldée par une collision frontale avec le véhicule venant en face. Sous l’impact, la passagère a été éjectée de la moto et s’est retrouvée au sol sous le véhicule en provenance du huitième.

Le véhicule roulant en sens inverse n’a pas pu éviter la femme tombée sur la chaussée. Elle est décédée sur place. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer par les autorités compétentes. La zone de Galabadja 3 connaît régulièrement des incidents de ce type en raison de la densité du trafic et de la vitesse excessive de certains conducteurs​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de noter que le véhicule en provenance du PK12 fuyait les gendarmes au niveau du PK10, et un gendarme le poursuivait également. Malheureusement, c’est le même gendarme qui pourchassait le véhicule qui a transporté le corps sans vie de la victime pour ramener à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Par Anselme Mbata

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Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain

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Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain

 

Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain
Harsene Yele Moussa, le super escroc centrafricain connu dans le monde entier dans cette affaire, même au Kenya

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y’a quelques semaines, les enquêteurs de la brigade minière ont arrêté Harsene Yele Moussa en pleine activité. Le suspect des escroqueries à au niveau international a été libéré vingt-quatre heures plus tard par la gendarmerie. Incroyable!

 

L’arrestation a eu lieu sur l’axe de Mbaïki, dans le sud-ouest de la Centrafrique. Les enquêteurs de la brigade minière l’ont embarqué dans un petit village après plusieurs semaines de recherches. Le dossier pèse lourd : quarante-six millions de francs CFA disparus dans une transaction qui n’a jamais abouti, des documents falsifiés, des promesses de livraison d’or vers Dubaï qui se sont volatilisées.

 

Mais cette arrestation n’aura duré que le temps d’une nuit. L’avocat de la partie plaignante avait préparé son argumentaire, rassemblé les preuves, anticipé une instruction longue. Quand il s’est présenté à la gendarmerie le lendemain, on lui a annoncé que le détenu avait déjà quitté les lieux.

 

Le motif invoqué par les agents a de quoi laisser sans voix tous ceux qui suivent ce dossier. Les gendarmes ont tout simplement justifié leur geste que le suspect est candidat aux législatives du MCU. Donc il faut le laisser d’abord le temps d’aller battre sa campagne électorale. Cette justification a laissé l’avocat sans voix.

 

Pourtant, aucun article du code de procédure pénal ne prévoit pareille immunité provisoire. Dans quel registre une candidature aux Élections efface-t-elle des accusations d’escroquerie internationale ? Pourtant, les gendarmes ont tranché, et le gros escrocs circule à nouveau librement pour aller faire une autre victime.

 

Rappelons que l’affaire qui lui vaut ces poursuites remonte à novembre dernier. Un homme d’affaires franco-israélien établi entre le Cameroun et les Émirats arabes unis reçoit une proposition alléchante : acquérir vingt-cinq kilogrammes d’or brut centrafricain. Le contact initial passe par David Ford Aka’a, un Camerounais se faisant passer pour pasteur.

 

Ce dernier garantit la fiabilité des interlocuteurs à Bangui et la conformité administrative de l’opération. Le 22 novembre, l’investisseur franco-israéliens atterrit dans la capitale centrafricaine et pose ses valises à l’hôtel Ledger. C’est là que Moussa entre en scène, se présentant comme directeur d’une coopérative minière baptisée Face à Face.

 

Dès les premières heures, les demandes d’argent commencent à pleuvoir. Sept cent mille francs pour des formalités, cinq cent mille pour des démarches parallèles, encore cinq cent mille en prêt personnel, puis trois cent cinquante mille pour la logistique. Chaque versement s’accompagne de la même assurance : le colis attend, il suffit de régler les derniers détails avant le départ pour Dubaï.

 

Puis la quantité annoncée double sans crier gare. Les vingt-cinq kilogrammes initiaux deviennent cinquante. Moussa explique que des taxes douanières imprévues bloquent l’expédition, que le Becdor impose des frais supplémentaires.

 

Le montant grimpe à quarante et un millions de francs CFA. Pour convaincre son client, il produit une série de papiers officiels : factures commerciales estampillées au nom de la coopérative Face à Face, puis d’une autre structure nommée KE-MINES, laissez-passer délivrés par la Direction générale des ressources minières. Un bordereau de transport aérien émis par une compagnie appelée Anchor Way Lines complète le dossier.

 

Les documents mentionnent un envoi vers Diamanterie, société basée dans la zone franche de Dubaï. Les cachets de l’aéroport de Bangui-Mpoko figurent sur plusieurs pièces. Tout semble en ordre, du moins en apparence.

 

L’investisseur paie donc sans se méfier. Vingt et un mille cinq cents dollars en cryptomonnaie, cinquante mille dollars en liquide, cinq millions de francs CFA pour les billets d’avion. Une fois arrivé aux Émirats, il tente de localiser le colis.

 

Il contacte les services de fret, vérifie le numéro de cargo inscrit sur l’Airway Bill, cherche à joindre la compagnie de transport. Aucune trace de l’envoi. Le numéro de référence ne correspond à rien dans les bases de données.

 

La société Anchor Way Lines n’existe pas sous la forme indiquée. Les coordonnées mènent à des impasses. Le colis n’a jamais quitté Bangui, peut-être n’a-t-il jamais existé.

 

Cette mécanique n’est pas une première pour Moussa. Quelques semaines auparavant, un homme d’affaires kenyan du nom de Godoua Imendji Jesus Pierrot s’est fait piéger par un schéma identique. Les autorités de Nairobi ont arrêté deux suspects, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, qui orientaient les victimes vers un intermédiaire à Bangui.

 

Le nom donné par ces complices kenyans : Moussa Yele Harsene, encore le redoutable escroc centrafricain est cité dans cette affaire. Les montants en jeu dépassaient cinq cent cinquante-huit mille dollars américains, auxquels s’ajoutaient cent douze mille dollars déjà versés en Centrafrique et soixante-quinze mille dollars supplémentaires. Là encore, promesse d’or, documents officiels, montée des frais, puis disparition du colis une fois les paiements effectués.

 

Un laissez-passer prétend qu’un lot de cinquante kilogrammes a été acheté dans la région de Boda entre octobre et novembre, pour une valeur de soixante-quinze millions de francs CFA. Le destinataire final reste toujours Triplex Diamond DMCC. Le bordereau de transport indique un poids de cinquante-deux virgule quarante-cinq kilogrammes, un mode de paiement en espèces, un enlèvement prévu le 20 novembre et une livraison attendue le 22.

 

Sauf que rien ne part jamais de Bangui. Les documents changent au fil des jours pour s’adapter aux circonstances. Après le dépôt de plainte du 26 novembre, une nouvelle facture apparaît, datée du 8 décembre, signée par KE-MINES.

 

Elle décrit un lingot portant le numéro de barre quinze, avec un titre à vingt-trois virgule soixante-huit carats et une pureté de quatre-vingt-seize pour cent. Le destinataire demeure Diamanterie, le paiement toujours prévu à Dubaï après des tests en raffinerie. Cette facture arrive après que l’investisseur a découvert la supercherie, comme si le réseau adaptait ses papiers au fur et à mesure que les blocages se multipliaient.

 

Notons que monsieur David Ford Aka’a, le rabatteur camerounais, circule toujours librement entre Yaoundé et Bangui. Son rôle de premier contact est clairement établi dans les documents, mais aucune autorité n’a confirmé l’ouverture d’une enquête le concernant. La victime affirme qu’il aurait déjà approché d’autres investisseurs avec des propositions similaires.

 

Il y’a lieu de rappeler que monsieur Harsene Yele Moussa  n’est pas à sa première arrestation. On se souvient il y’a quelques mois, ce monsieur a été interpelé et écroué à la maison d’arrêt de Ngaragba. Mais 24 heures après son arrivée à Ngaragba, Harsene Yele Moussa  sort librement. C’est incroyable!

 

Alors, les centrafricains se demandent si  ce genre de personnage accède au parlement, les conséquences pour le pays risquent d’être considérables. L’Assemblée nationale compte déjà des députés controversées et voleurs dans ses rangs. Mais l’arrivée de tel individus poursuivis pour des escroqueries internationales changerait encore la donne et installerait un précédent dangereux pour l’avenir des institutions​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

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Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui
Image d’illustration des conseillers américains à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son édition du 12 janvier, le quotidien L’Hirondelle prête à Trump des déclarations hostiles contre la Centrafrique. Pourtant, nos vérifications à la source ne confirment pas ces informations.

 

Dans son journal publié le 12 janvier 2026, le quotidien L’Hirondelle publie des citations entières qu’il attribue au président américain. Trump aurait dénoncé Touadéra sur les réseaux sociaux. Trump aurait parlé de la Centrafrique à la télévision depuis la Maison Blanche. Trump aurait condamné les résultats électoraux et la candidature à un troisième mandat. Mensonge. La Maison Blanche n’a rien publié. Le Département d’État n’a rien publié. Le Trésor américain n’a rien publié. La presse internationale n’en parle pas. Ces déclarations n’existent pas.

 

Les phrases mises dans la bouche de Trump par Wagner ne ressemblent même pas à son style. Elles sonnent faux. Elles ressemblent à des slogans mal traduits, à des formules bricolées par quelqu’un qui ne connaît pas la communication américaine. Personne ne parle comme ça à Washington. Personne n’écrit comme ça dans une déclaration présidentielle. C’est du mauvais théâtre à l’ivoirienne.

 

L’article mélange ensuite tout dans le désordre. Il parle d’offensive régionale sans dire laquelle. Il parle de sanctions sans en citer une seule. Il parle d’hostilité coordonnée sans montrer le moindre fait. Aucun pays voisin n’a bougé contre Bangui. Aucune organisation africaine ou internationale n’a condamné les Élections. Aucun sommet n’a décidé quoi que ce soit. Tout est inventé de bout en bout par ses auteurs qui ne sont que les Mercenaires russes et le dictateur de Bangui.

 

Puis vient la partie sur les minerais. La Centrafrique serait devenue la cible des grandes puissances à cause de ses richesses. Eh! Hirondelle! Mensonge encore. Où sont les investisseurs ? Où sont les chiffres ? La RCA n’intéresse personne. Ce n’est pas un pays prioritaire dans les calculs internationaux. Personne ne se bat pour contrôler Bangui. Cette histoire sert juste à gonfler l’importance du régime et à justifier sa fermeture.

 

Le journal balance ensuite des acronymes et des noms de projets : corridor CD-13, agropole de Boukoko, PARAM, PRADAC, CEMAC, ICRA. Aucun lien entre eux. Aucune explication. Juste une liste jetée là pour impressionner. Le Cameroun est même accusé d’avoir été déstabilisé par la situation centrafricaine. Affirmation lourde et gratuite. Vraiment Hirondelle! Fait attention avec les texte produits par les Wagner. C’est tellement idiot que même les bébés ne vont pas y croire à de tel mensonge.

 

Ce texte ne raconte pas une crise diplomatique. Il trahit la panique du pouvoir. Touadéra et son entourage ont peur de la contestation interne. Ils savent que les Élections sont contestées. Ils savent que la légitimité vacille. Alors ils inventent un ennemi extérieur. Ils fabriquent une menace internationale pour détourner l’attention. La méthode est vieille et connue.

 

Wagner et les conseillers russes ont monté cette opération. Ils connaissent bien ces techniques de désinformation. Ils savent comment créer un climat de siège. Ils savent comment transformer la critique en complot. Ils ont fait pareil ailleurs. Ils recommencent ici. L’Hirondelle sert de relais. Le journal ne vérifie rien. Il publie ce qu’on lui donne et on paye. C’est l’argent qui l’intéresse.

 

En acceptant de publier ce texte sans vérifier quoi que ce soit, L’Hirondelle abandonne le journalisme. Le quotidien devient un outil de propagande. Il ne s’agit plus d’informer les lecteurs mais de les manipuler. On leur raconte une histoire fausse pour justifier la fermeture du régime et l’interdiction de toute opposition.

 

La Centrafrique n’est pas au centre des préoccupations mondiales. Personne ne prépare d’intervention. Personne ne complote contre Touadéra depuis Washington ou Bruxelles. Cette fiction sert uniquement à masquer les problèmes internes. Elle évite de parler de la Constitution violée, des résultats truqués, de l’opposition réprimée.

 

Les phrases attribuées à Trump sont tellement grossières qu’elles devraient alerter tout lecteur attentif. Leur ton, leur construction, leur contenu ne correspondent à rien de connu dans la communication politique américaine. Elles sentent la fabrication. Elles sentent la panique. Elles sentent le bricolage rapide fait pour impressionner sans convaincre.

 

Cette confusion permanente entre réalité et invention finit par détruire toute crédibilité. Elle empêche tout débat sérieux sur l’avenir du pays. Elle remplace l’analyse par la peur. Elle remplace les faits par les fantasmes. Elle transforme la politique en spectacle mal joué.

 

Wagner et ses hommes tirent les ficelles. Ils dictent le récit. Ils fournissent les éléments de langage. Le régime les reprend. L’Hirondelle les publie. La boucle est bouclée. La propagande fonctionne en circuit fermé. Personne ne vérifie. Personne ne contredit. Le mensonge circule librement.

 

Ce genre de publication montre à quel point le pouvoir est fragilisé. Un régime solide n’a pas besoin d’inventer des ennemis extérieurs. Un régime légitime n’a pas besoin de fabriquer des complots internationaux. Cette nervosité, ce besoin de créer des menaces imaginaires, cette urgence à publier n’importe quoi sans vérifier trahissent une angoisse profonde.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

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Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti
Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces russes et syriens ont perdu six mercenaires le 1er janvier lors d’une contre-offensive à Bambouti. Attaqués à nouveau le lendemain par la milice Azandé, ils appliquent désormais leur tactique éprouvée : miner les sentiers forestiers et les abords de la ville pour éventuellement se protéger des attaques.

 

Bambouti, une localité centrafricaine frontalière avec le Soudan du Sud traverse maintenant la même épreuve que Zemio, les localités de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi. Les mercenaires russes y déploient leur méthode habituelle face aux assauts répétés des assaillants.

 

Le 2 janvier, soit vingt-quatre heures après leur contre-offensive coûteuse en vie humaine dans leur rang, un nouvel assaut de la milice Azandé les a durement frappés. Désorientés par cette pression incessante, ils ont choisi de recourir à l’approche qui leur avait réussi ailleurs.

 

Cette même tactique avait été utilisée lors des affrontements contre les éléments rebelles de la CPC. Elle avait également servi contre la CPCF vers la Ouaka, dans le centre du pays, avec des résultats qu’ils jugent très satisfaisant.

 

Mais à Bambouti, dès le 3 janvier, au lendemain de la deuxième attaque des miliciens Azandé, les mercenaires ont entamé la pose d’engins explosifs sur les petits sentiers qui traversent la forêt jusqu’au Soudan du sud. Leur cible principale reste les chemins menant vers la ville de Bambouti, axes de circulation qu’empruntent régulièrement les miliciens Azandés.

 

L’ensemble des abords de la ville a été piégé, sans exception pour les voies qui s’orientent vers le Soudan du Sud. Cette couverture exhaustive vise à bloquer toute progression des combattants Azandés dans la zone boisée environnante.

 

Les mercenaires cherchent ainsi à créer une barrière invisible autour de Bambouti. Leur calcul repose sur l’impossibilité pour les miliciens de franchir ces zones sans risquer leur vie à chaque pas.

 

Mais cette méthode provoque surtout des dégâts parmi les populations civiles qui vivent et circulent dans ces espaces pour aller aux champs. Mais comme vous connaissez bien les Wagner, après chaque installation de dispositifs des mines terrestres, ils diffusent massivement des propagande accusant les rebelles d’être responsables de ces engins.

 

Pourtant, les constats faits depuis plusieurs années démontrent que ce sont bien les mercenaires russes qui installent ces pièges. Les mêmes scénarios se sont reproduits récemment à Zemio et dans d’autres localités avec la même régularité.

 

Heureusement, les habitants de Bambouti ont rapidement détecté les premiers dispositifs installés et ont lancé l’alerte. La Minusca se retrouve maintenant face à la tâche de désamorcer ces engins dispersés dans les environs de la ville.

 

Par Cédric Nzapa

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Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA

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Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Si la MINUSCA se croit une organisation onusienne respectée et respectable au pays de Boganda, elle est malheureusement bourrée des individus avec des comportements véreux qui discréditent cette institution des nations-unies. Mr Omer Santy-Ateyaba est malheureusement l’un de ces individus  avec de mentalité douteuse. Ce dernier est  le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA.

 

Ce haut cadre de la MINUSCA, cense être d’une probité et honnêteté exemplaire, est connu pour tordre les règles élémentaires Financières et des achats en général pour servir ses propres intérêts. Ce qui est contraire aux valeurs des Nations Unies.

 

Mr. Omer Santy-Ateyaba, comme tout le monde le sait au sein de l’administration de la MINUSCA a été impliqué dans plusieurs processus de désignation de fournisseurs dans les domaines de l’ingénierie , du carburant et du fournisseur du magasin diplomatique, pour servir ces intérêts en trompant et en conseillant mal l’administration dans les choix définitifs.

 

Ces choix de fournisseurs qui ont été valides par le siège des Nations Unies, se sont avérés être des échecs reluisants dans l’exécution et la mise en œuvre des termes du contrat qui ont couté des millions de dollars a la MINUSCA.

 

Il se dit maintenant dans les coulisses avec certitude, qu’il veut utiliser son pouvoir et ses méthodes illicites pour sélectionner et imposer un fournisseur dans le domaine de la sécurité pour la protection des sites des Nations unies.

 

Malheureusement pour lui, cette société de sécurité, aucune institution onusienne n’en veut pour leur mauvaise performance et qui n’à ce jour plus aucun contrat avec les institutions onusiennes sur Bangui et dans les provinces.

 

Cet état de fait est facilement vérifiable sur le terrain avec un constat amer et édifiant.

 

Si cette tendance se confirme dans quelques mois , les preuves de nos assertions, seront transmisses au département des investigations et enquêtes du siège des nations unies pour prouver et dénoncer ces manœuvres qui salissent la réputation de l’institution Onusienne.

 

Comme un certain nombre de Responsables du système des Nations Unies, ce monsieur doit faire l’objet d’une enquête minutieuse et sérieuses sur de nombreux dossiers qui ont créé des pertes à l’organisation de par ses mauvaises et biaisé orientations.

 

Par Anselme Mbata

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Vers l’annulation du scrutin  du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel

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Vers l’annulation du scrutin  du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vers l’annulation du scrutin du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Joseph Bindoumi, magistrat à la tête du Réseau Arc-en-ciel pour l’observation des scrutins, a lancé un avertissement dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka. Les dysfonctionnements constatés lors de l’élection du 28 décembre risquent de pousser le Conseil constitutionnel à invalider l’ensemble du processus.

 

Le responsable de la mission d’observation refuse de clore le débat sur l’affichage des listes électorales. Il renvoie directement à l’article 11 du code électoral qui impose cet affichage au chef-lieu de chaque commune, en accord avec l’autorité administrative locale et l’Agence nationale des Élections. « Je ne comprends pas pourquoi tout le temps on nous dit que l’affichage n’est pas obligatoire », insiste-t-il, rejetant les arguments de l’ANE qui minimise cette obligation légale.

 

Au-delà de cette controverse, Bindoumi relance également la question des procès-verbaux non distribués aux représentants des candidats, sujet déjà évoqué par d’autres intervenants. Mais il franchit un palier supplémentaire en dénonçant les retards inexplicables dans la transmission des documents officiels. Les procès-verbaux des bureaux de vote de Bangui, Bégoua et Bimbo ont mis trois ou quatre jours pour parvenir à l’ANE après le scrutin. « Comment on peut expliquer ça ? », interroge-t-il, soulignant l’absence de justification technique ou logistique à ces délais anormaux dans des zones pourtant dans la capitale.

 

Le magistrat monte d’un cran dans sa critique de la gestion de l’ANE. Il rejette fermement l’excuse du rappel à l’ordre à distance, estimant qu’une autorité électorale responsable doit se déplacer sur le terrain et sanctionner directement les agents qui agissent de façon autonome. Bindoumi alerte ensuite sur le danger juridique que représentent ces accumulations de manquements. « On peut craindre que s’il y a beaucoup d’irrégularités qui sont susceptibles d’atteindre la sincérité du vote, le conseil constitutionnel peut décider que les manquements sont tellement nombreux que cette élection n’a plus le sens d’élection et procède à son annulation », déclare-t-il avec une gravité inhabituelle.

 

Cette perspective d’annulation totale n’est pas une simple hypothèse théorique selon lui. L’ANE doit mesurer ce risque juridique majeur et ne peut pas se contenter d’organiser un scrutin tout en acceptant qu’une haute juridiction vienne ensuite l’invalider. Bindoumi évoque également l’article 121 du code électoral, qui a donné lieu à des plaintes renforcées par le communiqué de l’ANE demandant la remise des procès-verbaux aux demandeurs. Ces éléments fourniront au Conseil constitutionnel des motifs tangibles pour statuer éventuellement en faveur d’une annulation.

 

Toutefois, le magistrat nuance aussitôt son propos en reconnaissant que le Conseil constitutionnel pourrait ne pas aller jusqu’à cette extrémité. Il mentionne une décision exceptionnelle prise par cette institution depuis l’indépendance du pays : le déploiement de 61 magistrats répartis sur le territoire pour mener une observation indépendante du processus. Ces magistrats ne rendent pas compte à l’ANE mais directement au Conseil constitutionnel, qui les a mandatés pour disposer de données fiables et non filtrées par l’autorité électorale.

 

Bindoumi précise que ces rapports ne transitent pas par l’Agence nationale des Élections. Lorsqu’un intervenant cherche à confirmer que ces observations servent à l’institution elle-même, le magistrat rectifie immédiatement : « Non, c’est pour le conseil constitutionnel. » Cette mission spéciale traduit, selon lui, une volonté de pallier les insuffisances de l’observation habituelle et de s’assurer que la décision finale reposera sur des faits vérifiés de manière autonome.

 

Malgré cette prudence affichée, Bindoumi maintient son analyse critique en estimant que le Conseil constitutionnel a pris des dispositions exceptionnelles pour être suffisamment éclairé avant de trancher. Les 61 magistrats ont été déployés précisément parce que les conditions normales d’observation n’ont pas fonctionné. Leur travail représente une garantie de transparence que l’ANE n’a pas su offrir pendant le déroulement du scrutin.

 

Le chef de mission du Réseau Arc-en-ciel ne pense pas que le résultat final de cette enquête indépendante conduira forcément à l’annulation du processus, mais il laisse entendre que cette option demeure ouverte. Le Conseil constitutionnel dispose désormais de tous les éléments pour évaluer la gravité des anomalies et décider si elles ont altéré la sincérité du vote au point de rendre le scrutin invalide. Les retards dans la transmission des procès-verbaux, l’absence d’affichage des listes, la non-distribution des documents aux représentants des candidats constituent autant de pièces à verser au dossier d’examen de la haute juridiction​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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De Bangui à l’arrière-pays : Mboli-Goumba dénonce l’effondrement socio-économique de la RCA

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De Bangui à l’arrière-pays : Mboli-Goumba dénonce l’effondrement socio-économique de la RCA

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC

 

Maître Crépin Mboli-Goumba livre un réquisitoire sans complaisance sur la situation catastrophique du pays.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans une intervention à la radio Ndékè Luka, le leader du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a livré un diagnostic impitoyable de l’état de la République centrafricaine. Crépin Mboli-Goumba n’épargne aucun aspect de la gestion gouvernementale, pointant du doigt une décennie d’échecs qui plonge le pays dans une spirale destructrice.

 

La capitale Bangui, située au cœur du pays, incarne selon lui tous les dysfonctionnements du système. “Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas de travail”, énumère-t-il sans détour. Cette absence des services élémentaires s’accompagne d’autres fléaux : divisions communautaires, insécurité galopante, réseau routier défaillant et pollution généralisée. Pour Mboli-Goumba, la capitale Bangui  s’est muée en “enfer” pour ses habitants.

 

Si Bangui souffre, l’arrière-pays endure une situation encore plus dramatique. Le responsable politique évoque “l’enfer que vivent nos compatriotes de l’intérieur du pays”, une formule qui résume la détresse des populations rurales. Dans des villes comme Bossangoa (305 km de Bangui), Bambari (385 km) ou Berberati (584 km), les carences sont amplifiées par l’éloignement et l’abandon des autorités centrafricaines.

 

L’homme politique impute cet effondrement à une décennie de mauvaise gouvernance. “Après 10 ans de rien”, déplore-t-il, fustigeant l’incapacité du pouvoir à apporter des réponses concrètes aux attentes légitimes des citoyens. Il dénonce particulièrement l’attitude des dirigeants lors du récent congrès du parti au pouvoir, le MCU, où des Centrafricains ont été, selon ses termes, “vilipendés” au lieu d’être écoutés.

 

Face à cette situation, Mboli-Goumba appelle à un sursaut de lucidité. Un leadership responsable devrait, selon lui, reconnaître ses limites et “passer la main” à d’autres parmi les cinq millions de Centrafricains aptes à redresser la barre. Il réclame également des excuses publiques pour les “conséquences sur des vies humaines” générées par ces années d’échecs.

 

Cette charge frontale du leader du BRDC dessine le portrait d’un pays en perdition, où l’absence de services essentiels, conjuguée à l’insécurité et aux fractures sociales, menace la stabilité nationale. De Bangui aux confins de l’arrière-pays, la même détresse unit les Centrafricains dans une épreuve commune qui appelle des solutions urgentes et une refondation politique profonde.

 

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Touadera cherche activement un financier du Golfe pour venir payer la facture des mercenaires russes, selon Africa intelligence

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Bangui cherche un financier du Golfe pour solder la note des Mercenaires russes, selon Africa intelligence

Selon André-Franck Amaïzou, l’égoïsme, le prestige et la négligence sont les trois poisons du chef-mauvais berger
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À quelques semaines de l’échéance électorale du 28 décembre où il brigue un nouveau mandat illégal, Faustin-Archange Touadéra jongle entre campagne électorale et équilibrisme géopolitique. Son principal casse-tête demeure ses relations avec la Russie, qui multiplie les pressions pour imposer la transition entre Wagner et sa nouvelle structure, Africa Corps, directement rattachée au ministère russe de la Défense.

 

Dans cette équation complexe, le président centrafricain a identifié un potentiel médiateur : les Émirats arabes unis. Selon L’Afrique Intelligence, Touadéra prévoit de se rendre prochainement à Abu Dhabi pour conclure un arrangement financier et sécuritaire avec le président émirien Mohammed bin Zayed Al Nahyan.

 

Selon Afrique intelligence, cette diplomatie triangulaire s’est concrétisée lors d’une réunion discrète organisée le 12 septembre dernier à Abu Dhabi. Le président centrafricain Baba Kongoboro y a rencontré Mohammed bin Zayed, qui avait organisé la présence d’un envoyé de Vladimir Poutine. La rencontre incluait également Taha Osman Ahmed al-Hussein, figure éminemment controversée disposant de passeports congolais, saoudien et émirien. Ce conseiller privé de Mohammed bin Zayed, sanctionné par Washington depuis 2023, représente les intérêts de Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé “Hemeti”, commandant des Forces de soutien rapide au Soudan.

 

Pour Abu Dhabi, faciliter les discussions entre Bangui et Moscou répond à une logique précise : consolider les voies d’approvisionnement vers les milices de Hemeti, qui ont pris le contrôle d’El-Fasher le 26 octobre, opération accompagnée de violences contre les populations civiles et des crimes graves qui pourraient couter chère au Président centrafricain devant la CPI.

 

Il convient de rappeler que la Russie de Vladimir Poutine présente à Bangui une facture mensuelle de 15 millions de dollars en liquide pour le déploiement d’Africa Corps, rapporte L’Afrique Intelligence dans son édition du 21 juillet 2025. Cette somme représente plus de la moitié des recettes internes prévues au budget 2025 du pays. Face à des autorités russes inflexibles, Touadéra s’est tourné vers les Émirats, qui se montrent ouverts à discuter d’un financement.

 

En contrepartie, Abu Dhabi vise à transformer la Centrafrique en plateforme logistique criminelle pour approvisionner Hemeti, notamment depuis Birao, selon L’Afrique Intelligence du 31 mars 2025. Cette route s’ajouterait aux circuits existants via le nord du Tchad, où les Émirats contrôlent l’aéroport d’Amdjarass mais redoutent une fragilisation du président Mahamat Idriss Déby face à des contestations internes.

 

Cette manœuvre dévoile la diplomatie à double visage de Touadéra. Officiellement, le président centrafricain affiche son soutien au général Abdel Fattah al-Burhan, l’homme fort de Khartoum qui bénéficie de l’appui russe. Dans les faits, en réalité, Baba Kongoboro soutient les rebelles soudanais. Ces arrangements avec Abu Dhabi le placent officiellement désormais du côté de Hemeti, l’adversaire de Burhan. Ce double jeu s’explique par des considérations financières : sans le financement émirien, Bangui ne peut régler la facture imposée par Moscou. Touadéra navigue ainsi entre des alliances contradictoires, sachant que chacun de ses partenaires poursuit ses propres objectifs et que les engagements pris aujourd’hui pourraient se révéler caducs demain.

 

Les Émirats promettent des investissements dans les secteurs aurifère et énergétique, ainsi qu’un projet aéroportuaire près de Bangui incluant un centre de maintenance pour la compagnie Emirates destiné à l’Afrique centrale et une installation solaire de grande envergure. Toutefois, l’intervention émirienne dans la région s’accompagne de déstabilisations notables, Abu Dhabi jouant un rôle actif dans le conflit soudanais qui génère une crise humanitaire majeure.

 

Depuis son implantation en 2017, Wagner s’est rendu incontournable pour le régime centrafricain. Dmitri Sytyi, trentenaire officiellement à la tête de la Maison russe, a structuré un système qui a survécu à la mort d’Evgueni Prigozhin en août 2023, note L’Afrique Intelligence du 23 mai 2024.

 

Avec l’arrivée prévue d’environ 1 000 hommes d’Africa Corps début 2026, Sytyi devrait officiellement devenir conseiller présidentiel. Touadéra, qui lui accorde sa confiance, craint particulièrement un affaiblissement de son dispositif de protection. Le chef d’État redoute notamment les services de renseignement soudanais fidèles au général Burhan, très actifs à Bangui.

 

Dmitri Sytyi réorganise actuellement son dispositif pour cohabiter avec Africa Corps, qui devrait intégrer certains de ses éléments. Bien qu’il abandonne la formation des Forces armées centrafricaines, il envisage de redéployer ses contingents vers des zones reculées mais stratégiques comme la Vakaga, proche du Soudan, en concentrant davantage ses activités sur l’exploitation minière.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Au lycée de Miskine, la rentrée scolaire vire au cauchemar pour les élèves

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Au lycée de Miskine, la rentrée scolaire vire au cauchemar pour les élèves

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Limage-du-chantier-de-construction-du-lycee-de-Miskine-a-Bangui-par-lAFD-exposee-a-lAlliance-francaise-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au lycée de Miskine, la rentrée scolaire vire au cauchemar pour les élèves
Limage du chantier de construction du lycée de Miskine a Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plus de 250 élèves entassés par classe, pénurie criante d’enseignants, infrastructures dépassées : la rentrée scolaire vire au cauchemar dans la capitale comme en province

 

Au lycée de Miskine, les treize classes de sixième fonctionnent dans des conditions qui défient l’entendement. Plus de 250 élèves s’entassent dans chaque salle de classe, conçue pour en accueillir à peine le quart. Pire encore : l’établissement ne dispose d’aucun professeur d’anglais, de mathématiques ou de sciences physiques pour ces niveaux.

 

« Comment voulez-vous que nos enfants apprennent dans ces conditions ? », s’indigne un parent d’élève rencontré devant l’établissement. « Ils sont serrés comme des sardines, et quand par miracle un enseignant est là, les élèves du fond ne voient même pas le tableau».

 

Interrogé sur cette situation catastrophique, le proviseur du lycée semble davantage préoccupé par la gestion financière de l’établissement que par le sort des élèves dont il a la charge. Les frais de scolarité continuent d’être collectés, mais aucune solution concrète n’est apportée à la surpopulation ni au déficit d’enseignants qui paralyse l’année scolaire.

 

Le lycée de Miskine n’est malheureusement pas une exception. Dans toute la capitale et au-delà, le système éducatif centrafricain agonise sous le poids d’une démographie galopante et d’une absence criante d’investissements dans les infrastructures scolaires.

 

Au lycée de Miskine, un don japonais a permis la construction d’un bâtiment moderne à double niveau. Mais même avec cet apport providentiel, l’établissement peine à absorber le flux d’élèves répartis entre les différentes séries – de la sixième aux classes terminales, en passant par les filières économiques et littéraires. Six bâtiments pour des milliers d’élèves : l’équation reste impossible.

 

Si la situation est catastrophique à Bangui, elle confine au chaos  dans les villes de province. Là-bas, les établissements fonctionnent souvent sans les équipements les plus élémentaires, tandis que les enseignants affectés dans ces zones désertent leurs postes, faute de conditions de vie décentes et de salaires régulièrement versés.

 

La population scolaire augmente d’année en année, mais aucun programme ambitieux de construction d’infrastructures éducatives n’a vu le jour. Les rares initiatives restent le fait de partenaires internationaux, comme le démontre l’exemple du don japonais à Miskine.

 

Cette déliquescence du système éducatif hypothèque l’avenir de toute une génération de jeunes Centrafricains. Comment espérer former les cadres, techniciens et intellectuels de demain quand les conditions d’apprentissage relèvent de la survie plutôt que de la pédagogie ?

 

Les autorités éducatives semblent avoir abandonné leurs responsabilités, laissant élèves, parents et les rares enseignants encore motivés se débrouiller avec des moyens dérisoires. Pendant ce temps, les frais de scolarité continuent d’être exigés, alimentant un système qui ne produit plus que de l’exclusion et du désespoir.

 

La question n’est plus de savoir si le système éducatif centrafricain est en crise. Elle est de savoir combien de temps encore il pourra tenir avant l’effondrement total.

 

Par Brahim….

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Dieudonné Ngoumbango dénonce  le système  Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger

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Dieudonné Ngoumbango dénonce  le système  Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l'État, que valent encore les hôpitaux du pays ?
Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui

Dieudonné Ngoumbango  du parti centriste accuse le pouvoir d’avoir organisé un apartheid sanitaire entre élites et population.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dieudonné Ngoumbango  accuse le président Touadéra d’avoir délibérément abandonné les Centrafricains à un système de santé défaillant, tout en réservant les soins de qualité aux élites et aux proches du pouvoir, soignés à l’étranger. Invité de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le coordinateur de la plateforme des partis centristes dresse un tableau sévère d’un pays où l’hôpital public ne sauve plus, mais enterre.

 

Alors que le Mouvement Cœurs Unis prépare la reconduction du président sortant Faustin Archange Touadera, Dieudonné Ngoumbango  dénonce une politique sanitaire caractérisée par l’inaction, l’inégalité d’accès aux soins et un mépris assumé pour la population. « Le taux de mortalité infantile est de 123 pour 1000. Ce chiffre est l’un des pires au monde », martèle-t-il, soulignant que ces statistiques ne sont pas abstraites : elles traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles abandonnées.

 

Dans ses propos, Dieudonné Ngoumbango  décrit un système de santé vidé de ses moyens humains et matériels. « À l’intérieur du pays, certains hôpitaux n’ont qu’un ou deux médecins. Et encore », affirme-t-il, dénonçant une couverture sanitaire réduite à des slogans. Il balaie d’un revers de main les arguments du régime sur les prétendues avancées dans le secteur : « Ils disent avoir construit des structures sanitaires ? Qu’ils nous montrent une seule équipée d’un plateau technique digne de ce nom ».

 

Pour lui, le pouvoir en place s’est contenté d’annonces sans effets, tandis que la population meurt faute de soins primaires. Les femmes enceintes et les enfants sont, selon ses mots, « les premières victimes de cette négligence organisée ». Même les soins dits gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont, selon lui, un leurre : « La gratuité sans équipements, sans médicaments, sans médecins, c’est de la poudre aux yeux. »

 

Le contraste qu’il dénonce est frontal : alors que les Centrafricains n’ont pas accès à un simple test sanguin ou à une échographie, les dignitaires du régime s’envolent vers l’Europe dès le moindre malaise «. Les ministres, les directeurs, les proches du chef de l’État sont tous soignés à l’étranger. Même le président lui-même », rappelle-t-il. Cette situation, selon lui, montre à quel point le pouvoir méprise le système qu’il est censé bâtir.

 

Dieudonné Ngoumbango  va plus loin, en parlant de trahison : « Ce régime sait que le système est en ruine. Il le sait parce qu’il l’a conçu ainsi. Et plutôt que de le réparer, il réserve les soins aux puissants. » Selon lui, cette fuite permanente vers des hôpitaux étrangers est la preuve que même les tenants du pouvoir n’ont plus confiance dans le système public qu’ils administrent.

 

Face à ce constat, Ngoumbago remet en question la légitimité même d’une candidature à un nouveau mandat. « Après dix ans à la tête de l’État, et cinq ans comme Premier ministre avant cela, Touadéra n’a rien fait pour changer la donne », tranche-t-il. Il rejette l’argument selon lequel la reconduction du président serait un choix populaire, parlant plutôt d’un système verrouillé où les réalités sont niées, et les échecs maquillés.

 

Pour Dieudonné Ngoumbango, la pauvreté du système sanitaire est le reflet d’une gouvernance globale défaillante. Il ne s’agit pas d’une négligence ponctuelle, mais d’un choix assumé d’abandonner les plus vulnérables. « Un président qui fuit ses propres hôpitaux pour se faire soigner ailleurs n’a plus sa place à la tête du pays », affirme-t-il.

 

Dieudonné Ngoumbango  conclut son intervention par un appel clair : rejeter un modèle où les élites vivent dans un autre monde, pendant que le peuple meurt dans l’indifférence. « On ne peut pas continuer avec un régime qui soigne les puissants à Paris et laisse les Centrafricains mourir à Bouar ou Bambari faute d’un simple médicament », dénonce-t-il.

 

Selon lui, cette fracture entre les dirigeants et les dirigés est désormais trop profonde pour être ignorée. Elle exige un changement de cap et une remise en cause du système actuel. « Un pays qui n’a pas de système de santé n’a pas d’avenir », conclut-il.

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Bambari : Quand les poubelles et les herbes montre clairement l’impuissance municipale

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Bambari : Quand les poubelles et les herbes révèle l’impuissance municipale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua.jpg” alt=”Sous le soleil brillant, le principal rondpoint du centre-ville de Bambari, le chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, située à 350 kilomètres de Bangui, au centre de la République centrafricaine. Une photo réalisée par le journaliste du Corbeaunews-Centrafrique, monsieur Bertrand Yékoua rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua Alerte info : suicide d’un élément de l’armée nationale au plein centre-ville de Bambari” width=”300″ height=”180″ />
rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua – Alerte info : suicide d’un élément de l’armée nationale au plein centre-ville de Bambari

 

Entre herbes folles et excuses bancales, Abel Matchipata, le maire de Bambari  incarne -t-il l’incompétence généralisée des maires ou la faillite d’un système qui abandonne ses citoyens ?

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bambari, les herbes poussent plus vite que les solutions d’Abel Matchipata. Le maire de cette ville, visiblement dépassé par l’ampleur de la tâche, multiplie les déclarations d’intention pendant que sa commune se transforme en savane urbaine. Entre les bâtiments publics envahis par la végétation et les espaces privés livrés à eux-mêmes, Bambari offre le spectacle désolant d’une administration locale qui a baissé les bras.

 

Pourtant, les explications du maire frisent la naïveté désarmante. “C’est tout à fait naturel que pendant la saison pluvieuse les herbes puissent pousser”, déclare-t-il avec le sérieux d’un botaniste découvrant la photosynthèse. Effectivement, monsieur le maire, les herbes poussent ! Et c’est justement pour cela qu’on nomme chez nous des responsables municipaux : pour anticiper, organiser, gérer. Mais visiblement, à Bambari, on découvre les saisons avec la même surprise qu’un touriste débarquant sous les tropiques.

 

Pourtant, devant cette révélation saisonnière, la riposte municipale se résume à l’opération “Kwa Ti Kodro” présidentielle. “Il est question que chaque samedi tous les citoyens puissent prendre leur temps, deux à trois heures, pour désherber”, explique Abel Matchipata. Génial ! Pendant que les taxes municipales se perdent dans les zigzags administratifs, on demande aux contribuables de faire le travail de la voirie bénévolement. Le cynisme a ses limites, mais apparemment pas à l’hôtel de ville de Bambari.

 

D’ailleurs, cette stratégie du “travail gratuit pour tous” a rapidement montré ses limites. “L’effectif a commencé par se réduire du fait que les gens pensaient qu’après les travaux, il devait y avoir quelque chose”, avoue le maire avec une candeur déconcertante. Quelle surprise ! Des citoyens qui peinent à survivre s’attendaient à être rémunérés pour nettoyer leur ville. Mais non, dans l’univers municipal de Matchipata, l’altruisme doit suffire à nourrir les familles et à motiver les troupes.

 

Mais le plus pathétique reste la litanie des “succès” municipaux. “Le samedi passé, un groupe a travaillé dans l’enceinte de l’hôpital et un autre au rond-point”, se félicite-t-il comme s’il venait de construire une autoroute. Un hôpital et un rond-point nettoyés par des bénévoles ! Voilà le bilan d’une administration municipale en 2025. À ce rythme, Bambari sera propre vers 2085, si les herbes acceptent de coopérer avec le maire.

 

Pourtant, face aux bâtiments administratifs envahis par la végétation, le maire découvre soudain les responsabilités de chacun. “Il y a des bâtiments occupés par des fonctionnaires, et leur devanture est envahie par de hautes herbes”, constate-t-il avec la perspicacité d’un détective privé. Alors là, monsieur Matchipata, il faut choisir : soit vous êtes maire et vous faites respecter la réglementation, soit vous êtes commentateur sportif et vous observez le match depuis les tribunes.

 

Finalement, l’exemple de l’LENI qui a embauché un personnel pour nettoyer régulièrement” le fait rêver. Embaucher du personnel pour l’entretien urbain ! Quelle innovation révolutionnaire ! On se demande pourquoi personne n’y avait pensé avant. Peut-être parce que cela s’appelle tout simplement… la gestion municipale de base.

 

L’aveu de faiblesse ultime arrive avec la justification finale : “Comme il y a un problème d’effectifs, on ne peut pas tout faire à la fois”, soupire le maire. Bien sûr ! Avec zéro budget alloué au nettoyage, zéro personnel municipal dédié et zéro stratégie cohérente, effectivement, les effectifs manquent. Mais ce n’est pas un problème d’effectifs, monsieur Matchipata, c’est un problème de compétence et de volonté politique.

 

Abel Matchipata reste pourtant “déterminé à poursuivre les efforts”. Quels efforts exactement ? Continuer à demander aux citoyens de travailler gratuitement ? Espérer que les herbes arrêtent de pousser ? Attendre que la magie opère ? À Bambari, la détermination du maire ressemble davantage à de l’entêtement dans l’incompétence qu’à une véritable volonté de changement. Pendant ce temps, les herbes continuent de pousser, indifférentes aux déclarations municipales et aux opérations présidentielles fantômes.

 

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Enquête exclusive : dans l’enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C’est inédit. Touadera est un diable

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Enquête exclusive : dans l’enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C’est inédit. Touadera est un diable

Enquête exclusive : dans l'enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C'est inédit. Touadera est un diableEnquête exclusive : dans l'enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C'est inédit. Touadera est un diable
photo de torture d’un centrafricain par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une équipe d’investigation de journalistes du CNC a réussi à infiltrer l’intérieur de deux centres de détention clandestins gérés par les mercenaires russes dans la capitale centrafricaine. Ce que nos journalistes ont vu dépasse l’entendement. Torture électrique, cellules minuscules, instruments de supplice. Les images capturées resteront sous scellés jusqu’à nouvel ordre, destinées à la justice internationale.

 

Aucune personne ordinaire n’avait jamais vu l’intérieur de ces prisons secrètes de Wagner. Ni les nations-unies, ni les Centrafricains qui vivent à côté n’ont pu rien savoir ce qui se passe. Une équipe du CNC a franchi les portes des centres de détention de Wagner. Ce qu’elle a découvert transforme les rumeurs en réalité documentée. Les bourreaux ont des visages, et Touadera est un véritable diable. CNC donne raison à l’ancien ministre Abakar Sabone qui disait que Touadera est un diable. Comment peut-il prétendre prier chaque jour, alors que lui-même autorise qu’on torture ses compatriotes de la sorte ?

 

Il faut rappeler que depuis plusieurs années, la Cour pénale spéciale poursuit actuellement des Centrafricains pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, notamment concernant les événements survenus à la prison de Bossembélé à l’époque du président François Bozizé. De l’autre côté, la Cour pénale internationale se concentre sur certains responsables centrafricains impliqués dans les exactions de la Séléka et de la milice anti-Balaka en 2013 et 2014. Mais aucune de ces juridictions n’a encore vu ce que des journalistes du CNC viennent de documenter dans la capitale centrafricaine. Aucun enquêteur international des Nations unies ou d’une organisation de droits de l’homme n’a pu constater de ses propres yeux ce qui se déroule dans deux bâtiments gardés secrètement par les Russes dans la capitale, où des hommes disparaissent chaque jour sans laisser de traces.

 

En effet, les mercenaires russes du groupe Wagner opèrent en Centrafrique depuis plusieurs années. Mais dans les villes de province, les témoignages de leurs exactions sur des civils affluent : égorgements, incendies de villages entiers, exécutions sommaires. Les habitants racontent comment ces hommes de Poutine débarquent, regroupent les suspects, puis disparaissent avec eux. Certains ne reviennent jamais. D’autres réapparaissent des semaines plus tard, le corps marqué de cicatrices qu’ils refusent d’expliquer. Jusqu’à présent, ces récits restaient peu documentés par des médias centrafricains. On savait que Wagner détenait des prisonniers quelque part. On ignorait ce qui se passait dans ces lieux.

 

Depuis deux ans, sur CNC, nous avons parlé de la prison souterraine des mercenaires russes au camp de Roux. Nous avons également mentionné une seconde prison secrète de Wagner à l’aéroport international de Bangui M’Poko. Nous avons eu des confirmations fermes, mais on ignorait ce qui se passait dans ces prisons clandestines. Les témoignages arrivaient au compte-gouttes, contradictoires parfois, incomplets toujours. Certains anciens détenus murmuraient des bribes d’informations avant de se taire définitivement, par peur des Wagner. D’autres disparaissaient avant d’avoir pu raconter ce qu’ils avaient vécu. Mais une équipe de journalistes du CNC a réussi finalement à pénétrer dans ces deux prisons. Elle a filmé. Les images existent désormais, conservées en lieu sûr, destinées aux juridictions internationales le moment venu.

 

Selon notre investigation, et c’est confirmé définitivement, le premier site de torture se trouve effectivement dans les sous-sols du camp de Roux.

 

Mais on y reviendra dans le prochain article sur cette prison souterraine au camp de Roux, pour éviter de faire un long article comme un livre.

 

Mais la prison secrète de Wagner du camp de Roux n’est qu’une introduction. Le véritable enfer se trouve à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans un hangar que rien ne distingue des autres bâtiments. De l’extérieur, il ressemble à un entrepôt banal. Des murs en béton, un toit en tôle ondulée, quelques fenêtres opaques. Les mercenaires russes y ont établi leur base principale. Ils y stockent leur matériel, y garent leurs véhicules, y installent leurs quartiers.

 

À l’entrée de la base, il y a un système de dos-d’âne métallique, sous forme de dents de dragon. Impossible de passer ce point de contrôle sans autorisation. Une fois l’entrée franchie, on arrive dans la base principale. La structure du bâtiment montre une organisation minutieuse. Tout autour de la clôture, il y a des miradors où sont postés des mercenaires russes qui surveillent. À l’intérieur, il y a un bâtiment. L’étage supérieur sert de dortoir aux mercenaires russes du groupe Wagner. Ils y ont disposé leurs lits, leurs casiers, leurs équipements personnels. C’est un espace fonctionnel, presque propre, où règne une discipline militaire. Les hommes y dorment, s’y reposent entre les missions, y nettoient leurs armes. Rien de remarquable, si ce n’est la présence de cette vie normale au-dessus de ce qui se déroule en dessous.

 

Le rez-de-chaussée raconte une tout autre histoire. Vu de l’extérieur, il semble vide, abandonné peut-être. Pas de fenêtres. Mais à l’intérieur, les mercenaires ont aménagé un dédale de cloisons et de grillages. Ils ont créé un espace invisible depuis l’extérieur, un labyrinthe que seuls eux connaissent. Au centre court un couloir étroit, à peine large de deux mètres. De chaque côté, des portes métalliques. Cinq à gauche, d’autres à droite. Chaque porte porte un numéro peint à la hâte.

 

Les quatre premières cellules à gauche présentent des dimensions à peu près similaires. Environ deux mètres de longueur sur deux mètres cinquante de largeur. Un homme de taille moyenne peut s’y tenir debout, faire quelques pas, se retourner. Le sol est en béton brut, froid en permanence. Pas de mobilier, pas de couverture, rien. Les prisonniers s’assoient contre les murs, tentent de dormir recroquevillés dans un coin. À travers les barreaux qui composent le haut des portes, ils aperçoivent le couloir et, surtout, les autres détenus. Chacun voit les visages dans les cellules d’à côté. C’est exactement comme des cages métalliques pour chiens, des lions ou en un mot des animaux, , mais en grande taille. Chacun entend les gémissements, les pleurs, les cris qui résonnent quand viennent les interrogateurs.

 

Puis il y a la cinquième porte. Elle se distingue des autres par sa couleur rouge, une peinture écaillée appliquée directement sur le métal rouillé. Cette cellule défie toute logique humaine. Ses dimensions ne dépassent pas un mètre en longueur et un mètre en largeur. Un mètre carré. Un espace où un homme ne peut ni s’allonger complètement, ni se tenir debout confortablement s’il mesure plus d’un mètre soixante-dix.

 

Le prisonnier qui entre dans la cellule rouge doit immédiatement choisir une position. S’il tente de s’asseoir normalement, ses genoux touchent la porte. S’il essaie de s’allonger en diagonale pour gagner quelques centimètres, sa tête heurte un mur tandis que ses pieds butent contre l’autre. S’il veut étendre ses jambes, il doit placer son dos contre une paroi et ses pieds contre celle d’en face, le corps plié en deux. Cette posture devient vite insupportable. Les muscles se tétanisent. Les articulations hurlent. Au bout de quelques heures, certains supplient qu’on les laisse sortir, même pour les torturer, juste pour pouvoir bouger.

 

La cellule rouge ne sert pas à détenir les prisonniers ordinaires. Elle constitue une punition en elle-même, un châtiment que les gardiens réservent à ceux qui résistent trop longtemps aux interrogatoires, à ceux qui refusent de parler malgré les coups. On les y enferme pour une journée, parfois deux. Quand ils en ressortent, leurs corps portent les marques de cette immobilité forcée : des crampes violentes, des engourdissements, parfois des lésions musculaires. Mais surtout, leur mental a basculé. La plupart acceptent alors de répondre à n’importe quelle question, d’avouer n’importe quoi, pourvu qu’on ne les renvoie pas dans ce cercueil vertical.

 

De l’autre côté du couloir s’ouvrent d’autres portes. Celles-ci ne donnent pas sur des cellules mais sur des salles plus grandes, hermétiquement closes. Aucune ouverture vers l’extérieur, aucune circulation d’air. Juste des murs aveugles et une porte blindée qui étouffe les sons. C’est là que se pratique la torture méthodique, celle qui nécessite du matériel et du temps.

 

Dans la première salle, des structures en bois brut occupent le centre de l’espace. On dirait des établis de menuisier, mais leur fonction n’a rien d’artisanal. Ce sont des bancs de torture. Les mercenaires y attachent leurs victimes avec des sangles en cuir, bras et jambes écartés. Une fois le prisonnier immobilisé, les séances commencent. Elles peuvent durer des heures, avec des pauses calculées pour laisser la douleur s’installer pleinement avant de recommencer.

 

Des câbles électriques pendent du plafond, reliés à un générateur installé dans un coin. Le dispositif permet d’administrer des décharges électriques de différentes intensités. Les tortionnaires fixent les électrodes sur les parties les plus sensibles du corps : les doigts, les orteils, les organes génitaux, les mamelons, les tempes. Ils commencent généralement par de faibles voltages, juste assez pour provoquer des spasmes involontaires et une douleur aiguë. Si le prisonnier ne parle pas, ils augmentent progressivement la puissance. Les muscles se contractent violemment. Le corps se cabre. Certains se mordent la langue jusqu’au sang. D’autres perdent connaissance. On les ranime avec de l’eau froide, puis on recommence.

 

Au fond de cette même salle se dresse un objet particulièrement terrifiant : une chaise en bois fixée au sol. Vue de loin, elle ressemble à un siège ordinaire, avec un dossier et des accoudoirs. Mais son assise cache un mécanisme diabolique. Une plaque de métal percée de dizaines de pointes acérées recouvre le siège. Ces pointes mesurent environ cinq centimètres de longueur, assez pour transpercer les fesses sans atteindre les organes vitaux. Un système hydraulique actionné par une manette permet d’abaisser progressivement un plateau supérieur qui appuie sur les épaules de la victime.

 

Le prisonnier est assis de force sur cette chaise. On l’attache solidement pour l’empêcher de se relever. Au début, les pointes touchent à peine la peau des fesses et de l’arrière des cuisses. Puis l’opérateur commence à actionner la manette. Le plateau descend millimètre par millimètre, poussant le corps vers le bas. Les pointes pénètrent lentement dans les chairs. La douleur devient intolérable. Le sang commence à couler, imbibant le siège. Plus le plateau descend, plus les pointes s’enfoncent profondément dans les fesses. Certains prisonniers hurlent jusqu’à perdre la voix. D’autres s’évanouissent. Ceux qui résistent le plus longtemps gardent des séquelles permanentes : des cicatrices profondes, des lésions nerveuses, l’incapacité de s’asseoir normalement pendant des mois.

 

Une autre salle contient du matériel plus classique mais tout aussi redoutable : des bidons d’eau, des planches inclinées, des tissus épais. C’est là que se pratique la technique du waterboarding, cette simulation de noyade qui brise les résistances psychologiques les plus solides. Le prisonnier est attaché sur une planche, la tête en contrebas. On lui couvre le visage d’un tissu, puis on verse de l’eau sur son nez et sa bouche. L’eau s’infiltre dans les voies respiratoires. Le cerveau panique, convaincu que le corps se noie. Les réflexes de survie se déclenchent. La victime se débat, tente désespérément de respirer, mais ne parvient qu’à aspirer plus d’eau. Après quelques secondes, on arrête. Le prisonnier tousse, crache, reprend son souffle. Puis on recommence. Encore et encore.

 

Les mercenaires du groupe Wagner ont importé ces techniques de leurs interventions précédentes en Russie, en Syrie, en Libye. Ils les ont perfectionnées, adaptées aux conditions du pays. À Bangui, ils opèrent en toute impunité, comme des demi-dieux. Personne ne vient inspecter leurs installations. Personne ne demande à voir les registres de détenus, qui d’ailleurs n’existent pas. Les hommes qui entrent dans ces prisons n’apparaissent sur aucune liste officielle. S’ils meurent sous la torture, leurs corps disparaissent sans laisser de traces. On pense au boucher de Zemio déporté à Bangui par les Wagner, puis retrouver mort à la morgue de l’hôpital général de Bangui. C’est sur et certain que les Wagner l’ont passé dans leur centre de détention à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

 

Les habitants de Bangui passent tous les jours devant l’aéroport M’Poko. Ils voient les mercenaires russes circuler dans leurs véhicules blindés. Certains les saluent, persuadés que ces étrangers protègent le pays contre les rebelles. D’autres détournent le regard, mal à l’aise sans savoir exactement pourquoi. Mais presque personne ne soupçonne ce qui se déroule derrière ces murs anonymes, à quelques centaines de mètres des quartiers où des familles préparent le repas du soir pendant que des hommes hurlent dans des cellules insonorisées.

 

Les images filmées par l’équipe de journalistes documentent chaque détail de ces installations. Les caméras ont capturé les dimensions exactes des cellules, les instruments de torture alignés sur les établis, les traces de sang séché sur les murs et les sols.

 

Ce matériel reste pour l’instant sous scellés, conservé en lieu sûr hors de Centrafrique. Le moment venu, il sera transmis aux juridictions internationales compétentes. Les procureurs de la Cour pénale internationale devront alors élargir leurs enquêtes. Ils ne pourront plus se contenter de poursuivre uniquement les responsables centrafricains de la Séléka ou de la milice anti-Balaka. Ils devront examiner le rôle des mercenaires russes, du président Faustin-Archange Touadera, du chef d’état-major, du directeur général de la gendarmerie, du directeur général de la police, du ministre de la Défense, des magistrats, du ministre de l’Intérieur, etc., dans la perpétuation des crimes contre l’humanité sur le territoire centrafricain. Les preuves existent désormais. Elles attendent leur heure.

 

Par Alain Nzilo

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Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle

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Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/desire-nzey-le-coordinateur-congolais-du-service-support-de-la-fondation-hirondelle-proprietaire-de-la-radio-ndeke-luka.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle
Désiré Nzey, le coordinateur congolais du service support de la fondation Hirondelle, propriétaire de la radio Ndékè-Luka

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Fondation Hirondelle, propriétaire suisse de la radio Ndèkè-Luka, accumule depuis des années les pratiques douteuses en République centrafricaine. Sous la direction de la mafia béninoise et congolaise, l’exploitation des centrafricains prend racine.

 

Ouboule Abalo, Béninois, représente officiellement la Fondation Hirondelle en République centrafricaine. À ses côtés, Désiré Nzey, un mafieux Congolais de la RDC, occupe le poste de coordinateur du service support. Ces deux hommes dirigent une institution qui trahit ses propres principes.

 

Pourtant, la station se targue d’être la voix des Centrafricains, leur porte-parole auprès du monde. Pourtant, elle piétine ceux qu’elle prétend défendre. Des gardiens, des chauffeurs, des agents d’entretien ou autres, recrutés à Bangui ou dans les villes de province,  travaillent depuis quatre, cinq, parfois sept ans sous contrat journalier. Imaginez-vous cela? Dans quel pays on peut voir cela ?

 

Imaginez, certains de ces hommes et ces femmes ont quitté parfois leurs villes avec l’espoir d’un emploi stable dans leur pays. Ils se retrouvent prisonniers d’une instabilité sans fin à la fondation Hirondelle. Chaque jour, ils ignorent si demain leur contrat sera renouvelé. Cette instabilité dure depuis des années, sans que personne n’intervienne, même l’État.

 

Or, les fonds de l’Union européenne continue d’alimenter pourtant les caisses de la radio Ndèkè-Luka. L’argent arrive régulièrement de Bruxelles, destiné au fonctionnement de cette institution médiatique en RCA. Mais où file cet argent ? Personne ne peut répondre clairement à cette question. Au Bénin ? En RDC ? Difficile de le savoir, sachant que Le coordinateur congolais du service support exerce sa propre mafia sur les finances.  Imaginez, lorsque les équipes des journalistes de la radio Ndèkè-Luka préparent leurs activités, établissent leurs budgets et déposent leurs demandes de décaissement, ce mafieux congolais refuse souvent tout simplement de débloquer les fonds. Certaines activités prévues restent ainsi sans financement, gelées par sa seule décision.

 

Mais voilà qu’un gardien journalier vient d’être licencié après avoir refusé de travailler dans ces conditions difficiles. Trop, c’est trop, s’est-il dit après quatre années de contrats journaliers successifs. Son refus de se présenter au travail a entraîné son renvoi immédiat. Pas de discussion, pas de négociation, juste la porte.

 

Et voilà maintenant que cet homme a saisi l’inspection générale du travail pour faire valoir ses droits. L’inspection attend maintenant que d’autres employés mal recrutés se manifestent avant d’agir. Une approche passive qui laisse perdurer les abus. Normalement, cette inspection devrait contrôler d’office les entreprises et organisations, vérifier les statuts des salariés, s’assurer du respect du code du travail. Mais rien du tout.

 

Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas. Les ONG internationales, les entreprises étrangères opèrent sans surveillance réelle. Aucun contrôle, aucune inspection du travail. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants se concentrent sur le maintien de leur pouvoir, laissant le champ libre à tous les dérapages.

 

La loi existe pourtant. Le code du travail centrafricain interdit formellement les contrats journaliers prolongés au-delà de quelques mois. Après une période de 2 ans, l’employé doit obtenir un contrat à durée déterminée, puis indéterminée. Mais personne n’applique ces dispositions à la Fondation Hirondelle.

 

Le représentant béninois a même licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika, ex-directrice de la radio qui a duré plus de 25 ans dans cette station. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission à la Fondation Hirondelle avant de s’en débarrasser. Une manœuvre qui en dit long sur les méthodes de gestion.

 

Dans leur RDC natale, ou encore au Bénin, de telles pratiques ne passeraient jamais. Les syndicats réagiraient, l’inspection du travail interviendrait, les tribunaux sanctionneraient. Mais ici, sur le sol centrafricain, ces responsables étrangers se permettent ce qu’ils ne toléreraient jamais chez eux. En plus de cela, en tant qu’expatriés, ils devraient travailler sur le sol centrafricain au maximum deux ans. Mais c’est le contraire pour ces deux têtes de la fondation Hirondelle en RCA. Le béninois tout comme le congolais accumulent plus de 4 ans sur place dans le pays. Ils dépassent largement les deux s prévus dans la loi.

 

Cette situation rappelle étrangement les dérapages observés à la Minusca. Là aussi, des employés ont travaillé six, sept ans sous statut des journaliers avant d’être licenciés du jour au lendemain. Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans toutes ces structures internationales implantées en Centrafrique.

 

Voilà maintenant que les employés de Ndèkè-Luka continuent de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils se lèvent sans savoir si leur contrat journalier sera renouvelé le soir même. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.

 

L’Union européenne continue de financer cette radio censée informer et éduquer la population centrafricaine. Mais pendant que les fonds arrivent, le coordinateur congolais bloque les décaissements pour les activités journalistiques prévues. L’argent reste quelque part dans les comptes, inaccessible pour ceux qui devraient l’utiliser.

 

Quelle est donc cette gestion ? Les Suisses de la Fondation Hirondelle, confortablement installés dans leurs bureaux helvétiques, imaginent-ils vraiment que tout fonctionne correctement ici ? Savent-ils seulement comment leurs représentants traitent les employés centrafricains​​​​​​​​​​​​​​​​

Ce qui est important pour la fondation Hirondelle, avant de recruter un expatrié, il est urgent de vérifier sa moralité. Ce congolais, dont le comportement dépasse le cadre social, pratique  à lui seul sa mafia sans s’inquiéter.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Batangafo : Mohamed Babo Trésor , candidat du MCU réclame désormais l’arbitrage de Touadera après sa défaite au premier tour

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Batangafo : Mohamed Babo Trésor , candidat du MCU réclame désormais l’arbitrage de Touadera après sa défaite au premier tour

 

 

Batangafo : Mohamed Babo Trésor , candidat du MCU réclame désormais l’arbitrage de Touadera après sa défaite au premier tour
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les chiffres publiés par l’Autorité nationale des Élections dans la deuxième circonscription de Batangafo placent le candidat indépendant Armand Asaph KOULAYOM en tête avec 5.023 voix (38,09%), devant Mohamed Babo Trésor du MCU qui totalise 4.889 voix (37,07%). Les deux hommes s’affronteront au second tour, selon l’autorité nationale des Élections.

 

La proclamation des résultats provisoires la semaine dernière a déclenché une série de manœuvres dans les couloirs du pouvoir. Plusieurs candidats du Mouvement des cœurs unis, habitués à bénéficier d’arrangements en amont du scrutin, découvrent qu’ils devront affronter un ballottage ou reconnaître leur échec. L’ampleur des dossiers à traiter a dépassé les capacités de l’ANE, laissant certaines irrégularités intactes malgré les tentatives de modification.

 

Face à cette situation, Mohamed Babo Trésor, le griot du régime,  a choisi une voie inhabituelle. Au lieu de s’adresser au Conseil constitutionnel, instance normalement chargée de valider les résultats électoraux, le candidat du parti au pouvoir entend solliciter directement le président Touadéra. Son objectif : obtenir l’invalidation de plusieurs bureaux de vote pour franchir la barre des 50% dès le premier tour et éviter ainsi l’incertitude d’un second affrontement avec son concurrent indépendant.

 

Cette démarche contourne les procédures établies et témoigne d’une conception particulière de la séparation des pouvoirs en République centrafricaine. D’autres candidats du MCU adoptent des stratégies comparables, cherchant à exploiter leurs connexions avec le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera plutôt que de s’en remettre aux voies légales de contestation. Les discussions se multiplient pour déterminer qui pourra bénéficier d’interventions favorables auprès du Conseil constitutionnel.

 

La question de la nomination directe de députés refait surface dans ces tractations, certains évoquant la possibilité de contourner entièrement le verdict des urnes. Les mécanismes de recours juridique deviennent secondaires quand l’accès direct au chef de l’État semble offrir une solution plus rapide et plus sûre. Cette pratique transforme les instances électorales en simples chambres d’enregistrement des volontés exprimées ailleurs.

 

L’issue de ces négociations avec Baba Kongoboro déterminera si le second tour aura effectivement lieu à Batangafo ou si l’intervention présidentielle modifiera le cours normal du processus électoral. Les prochains jours révéleront jusqu’où peuvent aller ces interventions et si le Conseil constitutionnel conservera une marge d’autonomie dans l’examen des contentieux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

En vérité, Mohamed Babo Trésor  souhaite pour lui que Touadera appelle directement Jean-Pierre Waboué au téléphone et lui dire de le placer directement en tête  dès le premier tour avec plus de 55% des voix en invalidant certains procès verbaux. D’après lui, Touadera a déjà fait exactement pour certains candidats auprès de l’ANE. Mais pourquoi pas lui ?

 

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Il a failli être embarqué par les mercenaires russes à Obo. Heureusement, il a été sauvé de justesse

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Il a failli être embarqué par les Mercenaires russes à Obo. Heureusement, il a été sauvé

 

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Image d’illustration

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un artisan soudeur a failli être embarqué mardi par des mercenaires russes du Groupe Wagner dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. L’homme s’est retrouvé dans leur viseur après une accusation sortie de nulle part.

 

Ce mardi 13 janvier 2026, aux environs de 10 heures, les mercenaires russes du groupe criminels Wagner s’étaient rendus dans un atelier de soudure au centre Obo pour acheter un pousse-pousse complet avec des roues. Après leur arrivée dans cetelier, ils ont demandé de savoir s’ils peuvent avoir un pousse-pousse au complet. Les artisans leur ont répondu qu’ils ne disposaient que de cadres, les roues étant indisponibles. C’est alors qu’un des Wagner, s’exprimant couramment en sango, la langue nationale centrafricaine, a pointé du doigt l’un des soudeurs.

 

« Toi, je te connais », a lancé le mercenaire russe au jeune homme. Surpris, ce jeune a répondu : « Ah bon, tu me connais ? ». Le Wagner a insisté : « Oui, je t’ai vu à Bambouti ». Le jeune artisan a nié, mais c’est finalement son patron qui a sauvé la situation en affirmant fermement que son employé n’avait jamais mis les pieds à Bambouti. Le mercenaire russe n’a rien ajouté. Les Wagner ont fait demi-tour et quitté l’atelier.

 

Cette accusation n’était pas une simple question. Bambouti, localité située à une centaine de kilomètres d’Obo, près de la frontière avec le Soudan du Sud, a connu des affrontements meurtriers ces dernières semaines. Le 28 décembre, jour des Élections, des miliciens Azandé ont attaqué la ville, capturant au passage la sous-préfète et le commandant de brigade de la gendarmerie. Les deux otages sont toujours aux mains des assaillants.

 

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les Wagner ont lancé une offensive à cinq heures du matin pour reprendre Bambouti. Six mercenaires russes ont péri durant l’opération. Le 2 janvier, les miliciens Azandé ont riposté en contre-attaquant les positions russes. Depuis, la méfiance règne parmi les Wagner qui semblent décidés à traquer tout individu susceptible d’avoir un lien avec ces combattants.

 

Désigner quelqu’un comme ayant été aperçu à Bambouti équivaut désormais à l’accuser d’être un milicien Azandé. Sans l’intervention rapide du patron de l’atelier, le jeune soudeur aurait probablement été emmené pour subir des interrogatoires, voire pire. Les témoins présents confirment que le mercenaire russe maîtrise parfaitement le sango, ce qui lui permet de communiquer directement avec la population locale sans interprète. Le jeune artisan, interrogé par des journalistes du CNC après l’incident, a confirmé la fluidité linguistique du Wagner, qui s’exprimait sans aucun accent étranger

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : regardez comment le district sanitaire de Birao est pris en flagrant délit d’envoi de médicaments expirés aux formations sanitaires de la Vakaga

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Centrafrique : pourquoi le district sanitaire de Birao est pris en flagrant délit d’envoi de médicaments expirés aux formations sanitaires de la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/pancarte-hôpitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-République-centrafricaine.-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : pourquoi le district sanitaire de Birao est pris en flagrant délit d’envoi de médicaments expirés aux formations sanitaires de la Vakaga
pancarte-hôpitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-République-centrafricaine.-par-cnc – RCA : combats en cours entre deux groupes armés dans la localité de Birao.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mardi 13 janvier 2025, au centre de santé de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, des chefs de quartier et des agents de santé ont ouvert un lot de médicaments officiellement envoyé par le district sanitaire de Birao. La surprise ? Pas vraiment. Tous les produits sont expirés. L’ensemble du lot est impropre à l’usage. La scène se déroule en public, selon la procédure habituelle de réception, devant des témoins civils et sanitaires.

 

Ce qui s’est passé ce jour-là n’a rien d’exceptionnel. Depuis plusieurs mois, les mêmes scènes se répètent dans différentes formations sanitaires de la Vakaga, notamment  à Ndifa, Sikikédé, Mélé  et dans d’autres centres de la préfecture. À chaque rotation bimestrielle, les médicaments annoncés sur les documents officiels ne correspondent pas à ceux réellement livrés, ou arrivent déjà périmés.

 

Le circuit officiel est pourtant clair. Tous les deux ou trois mois, le ministère de la Santé à Bangui envoie des lots de médicaments aux différents districts  sanitaires du pays, y compris à Birao, chargés de les répartir dans les différentes FOSA des préfectures. Les centres de santé reçoivent théoriquement des antipaludiques, antibiotiques, antalgiques, consommables et intrants essentiels. Mais dans la Vakaga, la réalité est autre. Les colis livrés par le district sanitaire de Birao présentent un contenu radicalement différent de celui mentionné sur les bordereaux.

 

Prenant l’exemple de la ville de Gordile, la réception des médicaments suit un protocole précis. Les colis sont ouverts en présence des autorités locales et du personnel soignant. Les listes de produits sont lues et comparées au contenu réel. Justement, c’est au cours de cette vérification collective que la surprise est de taille : les dates inscrites sur chaque boîte de médicaments montraient toutes un dépassement. Aucun produit du lot ne pouvait être administré aux malades sans risque grave. Yoro ni a foun koué na ya ti boîte ni.

 

Et ce n’est pas qu’à Gordile. Dans d’autres formations sanitaires de la Vakaga, le problème est aussi réel, mais prend des formes différentes. Certains colis envoyés par le district de la Vakaga arrivent remplis de gants en quantité excessive, sans les médicaments essentiels attendus. D’autres contiennent du matériel sans rapport avec les besoins immédiats des centres de santé.

 

Quand des médicaments sont effectivement présents dans le colis, ils ont souvent dépassé leur durée de validité. Cette régularité dans les anomalies alimente les soupçons chez ceux qui travaillent sur le terrain. Les soignants se demandent où passent les produits conformes qui devraient leur parvenir.

 

Comme vous le savez, les conséquences sanitaires de telle pratique sont lourdes. Dans une région enclavée comme la Vakaga, les centres de santé périphériques constituent souvent le seul point d’accès aux soins. Les pathologies courantes :  paludisme, infections respiratoires, diarrhées, complications liées à la grossesse, infections chez l’enfant,  nécessitent des traitements rapides et efficaces. L’administration de médicaments expirés entraîne une perte d’efficacité thérapeutique, une aggravation des maladies et, dans certains cas, des effets indésirables. Les patients repartent sans amélioration, parfois avec une fausse impression de prise en charge.

 

Alors, pour des nombreux observateurs, les médicaments quittent probablement Bangui en bon état. Le problème se situerait au niveau intermédiaire, entre la capitale et les destinations finales. Le district de Birao joue un rôle central dans cette chaîne puisqu’il réceptionne tout avant de redistribuer.

 

Des informations recueillies localement par la rédaction du CNC évoquent des pratiques de détournement. Les médicaments valides disparaîtraient du circuit pour être revendus ailleurs. Les formations sanitaires les plus isolées recevraient ensuite ce qui reste : des produits périmés ou inutiles pour combler les cartons.

 

Ce mécanisme expliquerait pourquoi les mêmes dysfonctionnements se reproduisent à chaque rotation d’approvisionnement. Les centres éloignés comme Gordile serviraient de déversoirs pour des produits que personne ne peut utiliser. Les populations de ces zones se retrouvent ainsi privées de soins efficaces.

 

Pour les malades qui viennent consulter, ces centres représentent le seul accès possible aux traitements. Le paludisme, les infections respiratoires, les diarrhées, les complications obstétricales demandent une prise en charge rapide. Administrer un médicament expiré revient à ne donner aucun traitement.

 

Les patients repartent avec l’impression d’avoir été soignés. Leur état ne s’améliore pas, parfois il empire. Certains meurent quelques jours après être rentrés chez eux. Ces décès sont attribués officiellement à la gravité de la maladie.

 

Pourtant, l’absence de traitement actif joue un rôle déterminant dans ces morts. Avec des médicaments efficaces, beaucoup de ces vies auraient pu être sauvées. Mais aucun décompte précis n’est fait de cette mortalité évitable.

 

Les agents de santé se trouvent placés devant un choix impossible. Refuser les médicaments périmés signifie laisser les patients sans rien. Les accepter revient à prendre le risque de leur administrer des produits inefficaces, voire dangereux.

 

Entre ces deux options, aucune n’est satisfaisante. Les centres fonctionnent dans une impasse permanente, coincés entre leur devoir de soigner et l’impossibilité de le faire correctement. Cette situation mine la confiance que les populations accordent au système de santé.

 

La réglementation interdit formellement la distribution de médicaments expirés. Aucun texte n’autorise leur stockage ni leur administration aux malades. Le district sanitaire a la responsabilité de vérifier la conformité de ce qu’il redistribue.

 

Quand des produits périmés sont envoyés une fois, on peut parler d’erreur humaine. Quand cela se répète pendant des mois dans plusieurs localités différentes, la nature du problème change. La répétition indique un fonctionnement organisé plutôt qu’une simple négligence.

 

Les chefs des quartiers de Gordile ont exprimé leur colère après la découverte du 13 janvier. Ils dénoncent une situation qu’ils connaissent depuis longtemps sans voir de changement. Les soignants confirment que chaque rotation d’approvisionnement apporte son lot de problèmes.

 

Par Assan Biyé

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Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?

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Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/celestin-yanendjiae3.jpg” data-wpel-link=”internal”>Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?
Célestin Yanindji , Président de la fédération centrafricaine de football

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques jours de la proclamation des résultats des scrutins groupés du 28  décembre, le président de la Fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, a appelé les candidats à adopter une attitude de fair-play, soulignant les valeurs de tolérance, de pardon et de respect mutuel.

 

« Chez les sportifs, on a trois résultats. Quand vous jouez un match, vous pouvez faire nul, vous pouvez perdre, vous pouvez gagner, mais tout ça dans la dignité, dans le respect de l’adversaire », a déclaré Yanindji au micro de Fridolin Wambobo de la radio Guira FM de la Minusca. « Celui qui perd doit respecter les résultats, celui qui gagne doit respecter les résultats et respecter l’adversaire, lui tendre la main pour construire notre pays ».

 

Dans le contexte politique centrafricain, appliquer ce fair-play semble pourtant difficile. Selon plusieurs observateurs et acteurs politiques indépendants, le président Faustin-Archange Touadera contrôle de manière totale le processus électoral. Le Conseil constitution, dirigé par un oncle maternel du président, est totalement sous la botte du régime. C’est aussi le cas de l’autorité nationale des Élections. Même lors de la dernière campagne électorale, Certains candidats se voient interdire l’accès à des lieux de meeting, comme des terrains  dans la capitale comme dans les villes de provinces. Les voyages de certains candidats dans certaines villes de provinces  sont aussi vérouillés par le régime, même lorsqu’ils financent eux-mêmes les déplacements. Des menaces et des intimidations sont également portées contre ceux qui osent défier les règles imposées par le pouvoir.

 

Cette situation place les candidats et les centrafricains dans un dilemme : comment respecter les résultats d’une élection dont le processus est verrouillé en avance et dont la transparence est douteuse? Dans le sport, une faute ou un arbitre injuste peut être contesté, corrigé ou accepté dans lesprit du jeu. En politique, quand un scrutin est manipulé, accepter la victoire volée revient à abandonner tout mécanisme de justice et de légitimité.

 

Les appels au fair-play de Yanindji, bien que porteurs de valeurs universelles, se heurtent donc à une réalité où la force et le contrôle remplacent souvent les règles et le respect de l’adversaire. Pour que le fair-play politique devienne concret, il faudrait des institutions indépendantes, des mécanismes de contrôle transparents et une culture politique qui valorise le respect des règles. Sans ces conditions, l’analogie avec le sport reste théorique et difficilement applicable. Alors, Touadera, qui a déjà perdu ces Élections, va-t-il accepter sa défaite? Ou tu veux juste préparer le cerveau des centrafricain à accepter les bêtises qui vont venir ?

 

Alain Nzilo

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Centrafrique : Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie

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Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le corps du gendarme qui assurait la sécurité de la sous-préfète de Bambouti, sous-préfecture du Haut-Mbomou, à l’Est de la Centrafrique, a été découvert la semaine dernière. L’homme avait disparu lors de l’attaque des Miliciens Azandés le 28 décembre dernier.

 

Cette découverte macabre intervient après plusieurs semaines d’incertitude sur le sort réservé aux personnes capturées ce jour-là. La prise d’otage de la sous-préfète par les Miliciens Azandés a donc finalement coûté la vie à son garde du corps, un gendarme en service. L’information circule depuis mardi dernier dans toute la ville.

 

Mais les zones d’ombre persistent autour de cette affaire et alimentent toutes sortes de rumeurs. Lors de l’opération du 28 décembre, la sous-préfète aurait été capturée avec le commandant de brigade de la gendarmerie de Bambouti. Ce qui a déclenché la colère pathétique du commandant de compagnie de la gendarmerie du Haut-Mbomou. Mais certaines sources parlent plutôt du garde du corps personnel de la sous-Préfète. Mais ce dernier, d’après des informations crédibles, aurait été abattu lors de l’opération du kidnapping de la sous-préfète.

 

Mais pour comprendre cette tragédie, il faut remonter au 28 décembre 2024, jour des Élections groupées dans le pays. Les Miliciens Azandés ont lancé leur assaut sur Bambouti dès 4 heures du matin. La ville est tombée en moins d’une heure entre leurs mains après la panique et la débandade des soldats FACA qui n’ont opposé aucune résistance face aux assaillants.

 

Après leur débandade, les soldats FACA, déployés à Bambouti, ont choisi de s’en fuir dans la panique plutôt que d’affronter les assaillants. Deux ou trois d’entre eux ont trouvé refuge dans la base de la Minusca pour demander l’asile aux casques bleus. Les autres ont pris la direction du sud Soudan où ils demeurent encore aujourd’hui sans oser revenir.

 

Cette situation humiliante pour l’armée nationale n’a duré qu’une semaine avant qu’une réponse militaire soit organisée. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, aux alentours de cinq heures du matin, les mercenaires russes ont mené une contre-offensive pour reprendre le contrôle de la ville.

 

L’affrontement a été d’une violence rare avec des armes lourdes utilisées partout dans la ville. Six mercenaires russes ont perdu la vie et un autre a été blessé lors de ces combats. La ville a changé de mains à nouveau au prix de destructions importantes dans plusieurs secteurs.

 

Mais les Miliciens Azandés n’ont pas accepté cette défaite et ont préparé leur riposte immédiatement. Le 2 janvier, ils ont lancé une nouvelle attaque contre les positions tenues par les mercenaires russes. Les combats se sont poursuivis dans un climat de grande tension avec des habitants pris au piège.

Mais deux jours après le kidnapping de la sous-préfète  et du commandant de brigade, le commandant de compagnie, resté à Obo à une centaine de kilomètres du lieu du drame, fait un discours pathétique sur les réseaux sociaux pour menacer les miliciens Azandé et leur famille. Il disait qu’il va finir avec toute leur race. Une déclaration surprenante pour un officier gendarme qui ne voit pas le risque auquel il a mis les otages dedans. Voilà maintenant la suite, et ce n’est pas fini.

 

Éric Nzapa

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Centrafrique : 2 agents recenseurs kidnappés à Benzambé, près de Bossangoa

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: 2 agents recenseurs kidnappés à Benzambé, près de Bossangoa

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/hotel-de-ville-de-bossangoa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 2 agents recenseurs kidnappés à Benzambé, près de Bossangoa
Hôtel de ville de Bossangoa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), dirigé par Blaise Bienvenu Ali, organise actuellement le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation. Cette opération d’envergure se heurte désormais à des obstacles sécuritaires.

 

Deux agents affectés au comptage de la population ont été capturés par des combattants armés non identifiés le lundi 12 janvier dernier à environ cinq kilomètres de Benzambé, dans la préfecture de l’Ouham. L’information provient de l’une de nos équipes présente sur place à Bossangoa.

 

Cette agression a déclenché une intervention des Mercenaires russes du groupe Wagner basées à Bossangoa. Ces dernières ont procédé à l’évacuation de l’ensemble des agents encore présents au centre de recensement de Benzambé. Le retrait s’est effectué dans l’urgence pour préserver l’intégrité physique des agents.

 

L’enlèvement de ces deux agents recenseurs intervient dans un contexte déjà tendu pour les travailleurs du recensement. Ces derniers n’ont toujours pas touché les indemnités promises pour leur mission accomplie. Des mouvements de contestation avaient d’ailleurs été observés dans plusieurs localités de Lim-Pendé, notamment  à Kodi et de Ngaoundaye ainsi qu’à  d’autres zones où les agents réclamaient leur dû.

 

Le dénombrement dans cette partie du territoire national s’avère maintenant interrompu. Les équipes avaient probablement parcouru une partie du terrain seulement avant l’incident sécuritaire. La suite des opérations dans ce secteur demeure incertaine.

 

Les conditions d’activités des agents mobilisés pour cette collecte d’informations démographiques apparaissent particulièrement difficiles. Entre les menaces physiques sur le terrain et l’absence de versement des sommes convenues, la situation complique singulièrement la mission de l’ICASEES dans les zones à risque du pays​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Julien Massé

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Touadéra, l’arbitre qui s’impose comme unique joueur sur le terrain

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Touadéra, l’arbitre qui s’impose comme unique joueur sur le terrain

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-president-Touadera-lors-de-sa-rencontre-avec-les-militants-de-MCU-a-Paris.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, l’arbitre qui s’impose comme unique joueur sur le terrain
Le-president-Touadera-lors-de-sa-rencontre-avec-les-militants-de-MCU-a-Paris – La tokenisation des ressources en Centrafrique : Touadera et son double discours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra a été désigné candidat à l’élection présidentielle de 2025 par son parti, le Mouvement Cœurs Unis (MCU). Une décision présentée comme l’ouverture d’un « premier mandat de la septième République », mais qui, dans les faits, s’inscrit dans la continuité d’un pouvoir personnel déjà bien consolidé.

 

Lors de l’émission Patara diffusée sur la radio Ndékè Luka, trois figures publiques :  Hugues Francis Mongombé, Dieudonné Ngoumbango et Fidèle Gouandjika — ont échangé sur les conditions politiques actuelles, en mettant l’accent sur l’absence de véritable concurrence, la désintégration de l’opposition, et les méthodes utilisées pour verrouiller le jeu politique.

 

Une élection verrouillée dès le départ

 

Selon Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, le processus en cours n’offre aucune garantie d’équité. Il décrit une situation où le président sortant organise le scrutin tout en écartant ceux qui pourraient lui tenir tête :

 

« Le chef de l’État, que je respecte profondément, va jouer seul. Il a éliminé ses adversaires, il a changé les règles, il a supprimé toute forme de confrontation. On se retrouve dans un jeu où l’arbitre porte lui-même le maillot d’une des équipes ».

 

Cette comparaison vise à dénoncer l’absence d’indépendance des institutions chargées de superviser l’élection. Pour Mongombé, Touadéra ne laisse aucune place à une compétition normale et s’assure d’un passage sans obstacles.

 

Des partis réduits au silence ou remplacés

 

Plus loin dans l’émission, Mongombé décrit comment plusieurs formations politiques ont été démantelées ou affaiblies volontairement. Le RDC, le MRPC et d’autres organisations ont perdu leur influence, parfois remplacées par de nouvelles structures, sans ancrage réel, mais présentées comme des partis pour donner l’impression d’un environnement pluraliste :

 

« Il a détruit les véritables partis. Il a fabriqué des entités politiques sans base, juste pour remplir la scène. Ce sont ces gens-là qu’il va affronter ».

 

Selon lui, ce procédé permet d’écarter les opposants sérieux tout en conservant une façade électorale. Résultat : l’opposition institutionnelle est pratiquement inexistante.

 

Dieudonné Ngoumbango, représentant d’une plateforme de partis centristes, s’adresse à Touadéra en des termes personnels, tout en insistant sur la nécessité de quitter le pouvoir de manière digne :

 

« Vous avez été mon professeur, vous êtes un aîné, un homme respecté. Je vous demande de réfléchir. Il est encore temps de vous retirer, de terminer votre mandat dans la paix, et de laisser la place. Ce serait une manière honorable de clore votre parcours ».

 

Il met en avant l’image d’un homme qui a contribué à former plusieurs cadres du pays, mais qui risque, en s’accrochant, de ternir ce passé.

 

Une défense sur le terrain légal

 

En réaction, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président, rappelle que la candidature de Touadéra découle d’un congrès officiel organisé par son parti. Pour lui, il s’agit d’un processus interne, conforme aux règles, et il revient au président d’accepter ou non l’investiture :

 

« Il y a eu un congrès, comme dans tous les partis. Le MCU a investi son candidat, et c’est son droit. Si le président accepte, il fera campagne pour ce nouveau mandat ».

 

Cette position met l’accent sur le cadre légal, sans répondre aux critiques sur le fond : le déséquilibre entre les acteurs et l’absence d’alternance réelle.

 

De son côté, Mongombé répond directement à Gouandjika, en comparant la situation actuelle à celle de l’ancien président François Bozizé :

 

« Quand Bozizé a modifié la Constitution pour se maintenir, on sait tous comment ça s’est terminé. Le danger, c’est que les conseillers comme vous le poussent à faire les mêmes erreurs ».

 

Le message est clair : ceux qui entourent Touadéra prennent des décisions dont les conséquences pourraient dépasser le cadre institutionnel.

 

Pour Mongombé, il ne s’agit pas d’une victoire politique, mais d’un résultat acquis d’avance, sans valeur.

 

« Il gagnera, oui, mais sans adversaire. Il triomphera seul, et ce ne sera pas une victoire digne ».

 

Ngoumbango, lui, conclut avec une mise en garde, dans un ton à la fois ferme et respectueux :

 

« Vous ne méritez pas de sortir par la petite porte. Ce pays mérite mieux. Vous aussi ».

 

L’ensemble de ces interventions donne l’image d’un système politique figé, dominé par un seul homme, sans équilibre institutionnel ni concurrence réelle. Le scrutin de 2025 pourrait ainsi se dérouler dans un cadre formel, mais sans offrir aux Centrafricains le choix qui fonde normalement toute élection.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

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ABAKAR SABONE EXPLOSE : “TOUADÉRA NE PARTIRA PAS PAR LES ÉLECTIONS, C’EST UN DIABLE QU’IL FAUT COMBATTRE”

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ABAKAR SABONE EXPLOSE : “TOUADÉRA NE PARTIRA PAS PAR LES Élections, C’EST UN DIABLE QU’IL FAUT COMBATTRE”

 

L'ancien ministre Abakar Sabone
L’ancien ministre Abakar Sabone

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une déclaration explosive diffusée en direct depuis N’Djamena, l’ancien ministre centrafricain Abakar Sabone a franchi un point de non-retour. Sans aucun filtre, il balaie d’un revers de main toute illusion démocratique : “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra ne va pas quitter avec les Élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les Élections. Tout le monde le sait.” Plus radical encore, il qualifie le président centrafricain de “diable” et appelle à employer les mêmes méthodes pour le combattre. Un réquisitoire sans précédent qui sonne comme une déclaration de guerre ouverte contre le pouvoir de Bangui.

 

“LA RCA EST DEVENUE LE PATRIMOINE PERSONNEL DE VOLEURS ET MAFIEUX”

 

L’ancien ministre ne prend aucun détour pour décrire la situation actuelle en République centrafricaine. Selon lui, “certaines personnes sont arrivées à la tête de ce pays et ils l’ont pris comme leur propre champ personnel, leur propre patrimoine, et les autres citoyens de ce pays n’ont pas le droit de regarder sur leur propre pays.”

 

Il poursuit avec des accusations graves : “Le vol, le détournement, et puis ils se considèrent comme les plus forts. C’est eux-mêmes qui disent qu’ils sont plus forts.” Pour Abakar Sabone, les dirigeants actuels agissent “comme si c’était eux qui sont nés avant la création de la RCA.”

 

“Le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là. Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires”, martèle-t-il sans détour.

 

Il dénonce un système où “il n’y a pas de justice dans le pays. La justice est corrompue, corrompue jusqu’à la moelle. Ça ne marche plus.” Un constat accablant qui justifie, selon lui, l’abandon des voies légales.

 

“LES Élections, C’EST DU FORMALISME : TOUT LE MONDE SAIT QUE C’EST LUI QUI VA GAGNER”

 

Sur la question électorale, Abakar Sabone est catégorique et brise tous les faux-semblants. “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra, le Président Touadéra, ne va pas quitter avec les Élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les élections”, affirme-t-il.

 

Il va plus loin en révélant ce que tout le monde pense tout bas : “Ceux qui sont, même, ceux qui sont candidats aux élections le savent très, très bien. Mais là, c’est du formalisme, de formalité. Vous diffusez que c’est lui qui est en tête, c’est lui. Et tout le monde le sait”.

 

Pour l’ancien ministre, participer à ces élections, c’est cautionner une parodie : “Mais on ne peut pas accepter cette histoire. Les hommes ne doivent pas accepter à cela.” Il appelle donc à une tout autre stratégie.

 

Son message au peuple est direct : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders. Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas”.

 

“C’EST UN DIABLE, IL FAUT COMBATTRE UN DIABLE AVEC LES MÉTHODES D’UN DIABLE”

 

C’est sans doute l’un des passages les plus radicaux de sa déclaration. Abakar Sabone qualifie ouvertement le président Touadéra de “diable” et appelle à sortir des cadres démocratiques conventionnels.

 

“Est-ce que celui qui est devant vous là, il est démocrate ? Celui qui est devant vous là, le président de la droite, est-ce qu’il est démocrate ? Est-ce qu’il respecte le droit ? Est-ce qu’il respecte la constitution ?”, interroge-t-il avant de répondre lui-même.

 

“C’est un diable. Pour combattre un diable, il faut traiter un diable. Il faut afficher le même comportement de diable devant lui”, déclare-t-il sans ambages. Une escalade verbale qui rompt avec tout langage diplomatique.

 

Il enfonce le clou en s’adressant aux leaders politiques : “Ce n’est pas le moment de respect des règles démocratiques. Tout le monde sait, nous savons ce qui est bon, ce qui est mauvais. Qui est démocrate et qui n’est pas démocrate ?”

 

“À BANGUI, IL N’Y A PLUS D’HOMMES, IL N’Y A QUE DES FEMMES QUI SE PROSTERNENT”

 

Dans des termes particulièrement crus et provocateurs, Abakar Sabone s’en prend violemment à ceux qui sont restés dans la capitale centrafricaine. “Actuellement, au pays, il n’y a pas d’hommes. Il n’y a que des femmes dans ce pays actuellement”, lance-t-il.

 

Il précise sa pensée : “Quand tu es homme aujourd’hui, tu ne dois pas rester dans ce pays. Quand tu es homme, tu ne dois pas rester en RCA. Tous les hommes sont actuellement à l’extérieur. Ceux qui sont actuellement à Bangui, dans la capitale, ce sont tous des femmes”.

 

“Excusez-moi le terme, mais c’est une réalité. Actuellement à Bangui, il n’y a pas d’hommes”, insiste-t-il avant d’ajouter : “Les gens pensent qu’ils sont des hommes, mais non, ce sont des femmes.”

 

Son ultimatum est clair : “Ceux qui sont à Bangui et qui se disent des hommes, dans cette capitale, et qui se prosternent devant le Président Touadéra. Si tu sais que tu es homme, sors.” Il conclut crûment : “Ils vont te niquer. Ils vont te sodomiser. Mais nous, les hommes, nous sommes là.”

 

“NOUS N’AVONS PLUS PEUR DE LA MORT, PLUS PEUR DE LA PRISON”

 

Abakar Sabone insiste longuement sur le dépassement de toute forme de peur et d’intimidation. “Nous n’avons peur de personne en ce moment. Nous avons peur de Dieu seulement, Dieu qui nous a créés”, affirme-t-il avec force.

 

“Nous ne faisons plus la peur d’être en prison, d’être emprisonnés. Nous ne faisons plus la peur de la mort. Nous dépassons largement le niveau de l’intimidation”, poursuit-il pour encourager ses partisans à la résistance.

 

Il développe sa philosophie de la dignité : “Quand tu es homme, tu es homme. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la mort. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la prison. Tu n’as pas peur d’un homme comme toi.”

 

Son message s’appuie sur une dimension spirituelle : “C’est Dieu qui t’as créé. C’est pas un homme qui t’a créé. C’est ton père et ta maman qui t’a mis au monde. C’est pas une autre personne qui t’a mis au monde.” Il rappelle ainsi que personne ne doit s’incliner devant un autre homme.

 

“LES LEADERS DE L’OPPOSITION QUI NÉGOCIENT AVEC TOUADÉRA SERONT ÉCRASÉS AVEC LUI”

 

L’ancien ministre adresse un avertissement solennel et menaçant aux leaders de l’opposition tentés par les compromissions. “Attention ! Les négociations que vous faites en coulisses avec Touadéra là, j’écoute ça bien”, prévient-il d’emblée.

 

“On vous a bien vu. Vous allez toute la nuit rencontrer le président là. Vous vous entendez avec lui pour le partage du pouvoir. Pour que demain, on vous donne des postes ministériels. Et les peuples centrafricains, ils sont sacrifiés pour aller vous voter”, dénonce-t-il.

 

Sa menace est explicite : “Vous ne trahissez pas vos militants et militantes. Pour que demain, vous allez en coulisses rencontrer le président Touadéra pour le poste de Premier ministre ou de l’Assemblée nationale, président de l’Assemblée nationale. On va vous attraper aussi.”

 

“On va vous mettre dans le même sac avec le président Touadéra, tout. On va vous cracher. On va vous frapper. On va vous écraser. Ce n’est pas une menace, mais c’est une réalité”, martèle-t-il sans équivoque.

 

“ON VOUS REGARDE À 1H, 2H, 3H DU MATIN : LES TRAÎTRES SERONT ATTRAPÉS”

 

Abakar Sabone affirme disposer d’un réseau de surveillance et de renseignement très efficace. “Bien, nous avons des renseignements. J’ai entendu tout ce qui se passe”, lance-t-il comme un avertissement aux opposants tentés par la collaboration.

 

Il détaille ses capacités : “Nous avons de grosses oreilles. Nous avons des yeux aussi longs. Nous avons des jumelles. Nos jumelles, nos radars sont efficaces. Et nos dons aussi sont partout.”

 

La menace se fait plus précise : “Même si tu vas à 1h du matin, 2h du matin, on vous regarde. Tout, on vous regarde. 3h du matin, on vous regarde.” Aucune rencontre secrète ne semble pouvoir échapper à sa surveillance.

 

“Si tu es dans l’opposition démocratique, si tu es dans la société civile, si aujourd’hui, tu dis que tu vas entrer ta tête pour gérer dans la 7ème République de régime de Touadéra, régime de terreur, avec Touadéra, toi et lui, on va vous attraper tous. On va vous mettre dans le même sac”, conclut-il.

 

“VOUS, LES POLITICIENS, VOUS AVEZ MIS CE PAYS DANS LA MERDE”

 

L’ancien ministre ne ménage pas ses critiques envers les leaders de l’opposition démocratique. “Si aujourd’hui, que ce pays-là reste dans cet état-là, cet état alarmant, c’est à cause de vous”, accuse-t-il directement.

 

“C’est à cause de vous, les leaders de l’opposition démocratique. C’est vous qui avez mis ce pays-là dans la merde. Parce que vous avez donné l’occasion à Touadéra. Vous lui avez donné l’occasion”, poursuit-il sans ménagement.

 

Il décrit leur comportement avec mépris : “Vous vous allez, vous vous prosternez devant lui, vous pliez devant lui, vous priez. Vous l’appelez au téléphone, vous dites autre chose. Et vous sortez dehors, vous dites autre chose. Vous vous entendez en coulisses.”

 

Le constat est sévère : “Et si aujourd’hui, il vous a eus, il ne vous respecte plus en ce moment. Il ne vous respecte plus, il n’a plus peur de vous. Parce qu’il a le secret de vous.” Mais il ajoute : “Mais il n’est jamais trop tard.”

 

“IL ÉTAIT PREMIER MINISTRE COMME VOUS : TAPEZ SUR LA TABLE, DITES NON !”

 

Abakar Sabone rappelle aux leaders politiques que Touadéra n’est qu’un homme comme les autres. “Mais c’est un homme comme vous. Regardez-le en face. Être franc avec lui. En face”, les exhorte-t-il.

 

“Il était premier ministre comme vous, non ? Mais il n’était que premier ministre comme vous. Avant qu’il ne devienne président. Il était premier ministre. Mais aujourd’hui, il est président”, rappelle-t-il pour démystifier le personnage.

 

Il critique leur attitude soumise : “Mais aujourd’hui, il vous regarde avec des yeux de tigre, et vous, vous vous prosternez. Vous avez peur. Pourquoi ? Vos âmes sont entre ses mains. Mais vos âmes ne sont pas entre ses mains. C’est entre les mains de Dieu.”

 

Son appel est direct : “Vous tapez sur la table. Vous dites non, non, non cette fois-ci. S’il fait la tête, mais vous avez des militants. Vous avez des partenaires aussi. Vous faites la bagarre. La politique, c’est la bagarre.”

 

“L’OPPOSITION PEUT AUSSI AVOIR SES MERCENAIRES COMME TOUADÉRA”

 

Dans un passage particulièrement controversé, Abakar Sabone évoque la possibilité pour l’opposition de recourir aux mêmes méthodes que le pouvoir. “Il vous impose avec des Wagner, avec des Mercenaires russes. Mais vous, vous aussi, vous pourrez aussi avoir vos Wagner”, déclare-t-il.

 

“Ils vous imposent le mercenaire russe, le mercenaire rwandais. Mais vous aussi, vous pouvez avoir vos mercenaires. Mais vous ne voulez pas utiliser ça, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?”, interroge-t-il les leaders de l’opposition.

 

Il établit un parallèle sur tous les plans : “Il vous impose, c’est pas avec la parole. Mais il vous donne de l’argent, mais vous avez également de l’argent. S’il fait la tête, vous avez des militants aussi.”

 

Cette escalade verbale marque une rupture totale avec les méthodes démocratiques traditionnelles et suggère un basculement vers une confrontation armée potentielle.

 

“UN RÉGIME DE TERREUR COMPLICE DES MERCENAIRES RUSSES ET RWANDAIS”

 

Abakar Sabone qualifie sans détour le régime actuel de “régime de terreur”. “Les petits chocs actuellement, ce qui se passe actuellement à Bangui, le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là”, énumère-t-il.

 

Il détaille ses accusations : “Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires. On les connaît tous”, affirme-t-il en pointant du doigt les responsabilités.

 

L’ancien ministre mentionne explicitement les forces étrangères : “Travailler avec Touadéra, travailler avec les mercenaires russes du groupe Wagner et avec les mercenaires rwandais pour détruire ce pays, pour frapper le peuple centrafricain.”

 

“Un régime de terreur. Ce que tout le monde le sait dans le monde”, conclut-il en appelant à la prise de conscience internationale sur la situation en République centrafricaine.

 

“MOI AUSSI JE PEUX DEVENIR PRÉSIDENT, PARFAITE CHAMPAGNE AUSSI, PASTEUR MBAÏKASSI AUSSI”

 

Dans un passage où il revendique l’égalité de tous les Centrafricains, Abakar Sabone affirme sa propre légitimité et celle d’autres figures politiques. “La RCA ne peut pas dire que ce ne sont pas d’autres personnes qui peuvent la gérer. Non”, déclare-t-il.

 

“Moi, Sabone, Abakar Sabone, ancien ministre, moi aussi, je peux devenir président. Charlie peut également devenir président. Je peux devenir président”, revendique-t-il clairement.

 

Il cite d’autres noms : “Rodrigue Mayté peut devenir également président. Pasteur Mbaïkassi peut devenir aussi président. Hortense Paulette peut devenir aussi présidente. Parfaite Champagne peut aussi devenir président. Si Dieu le dit, c’est le programme de Dieu.”

 

“Il n’y a pas un Centrafricain supérieur, il n’y a pas un Centrafricain inférieur. Mensonge. Il n’y a pas un Centrafricain qui dépasse un Centrafricain. Tout le monde est pareil”, martèle-t-il pour affirmer l’égalité fondamentale de tous les citoyens.

 

“LES YEUX DU PEUPLE SONT ROUGES : RASSEMBLEZ-VOUS ET REFUSEZ LA MASCARADE”

 

L’ancien ministre termine par un appel direct et puissant à la mobilisation populaire. “Actuellement, là, les yeux du peuple, les Centrafricains sont rouges, très rouges. Et les Centrafricains sont en colère”, décrit-il l’état d’esprit actuel.

 

Il donne des instructions précises au peuple : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders.”

 

“Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas. On n’aime pas que vous allez collaborer avec lui. Si demain, Touadéra vient vous dire que oui, c’est moi qui ai gagné. Et vous tous, vous, les militants, les militantes, vous allez tous chez vos leaders respectifs”, poursuit-il.

 

Son ultimatum final aux leaders est clair : “Vous leur dites le temps est fini. Hier, on t’a choisi, non ? On t’a choisi. Mais pourquoi celui-là, là-bas, il dit que c’est lui qui a gagné, Touadéra. Il dit pourquoi c’est lui. Et nous n’acceptons pas.”

 

Par Alain Nzilo

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Torture d’un policier à la CNS : la tension grimpe au sein de la compagnie nationale de sécurité

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Torture d’un policier à la CNS : la tension grimpe au sein de la compagnie

 

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Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis une semaine, les agents de la CNS expriment leur indignation suite à la torture d’un collègue par leurs chefs mercredi dernier. Le policier est désormais incarcéré à l’office central pour la répression du banditisme.

 

En effet, tout a commencé avec les absences répétées de ce policier détaché à la CNS. L’homme se présente au travail de façon irrégulière, ce qui irrite sa hiérarchie. À chaque fois qu’il daigne venir, on l’expédie vers des postes qu’il perçoit comme des brimades. Cette situation nourrit sa rancœur, même si le policier garde le silence sur son mécontentement.

 

C’est dans ce contexte que le mercredi 7 janvier, le policier arrive au travail comme à son habitude. Un commandant lui fait alors des remontrances sur son absence répétée et son attitude professionnelle. Les propos du supérieur heurtent profondément le jeune agent qui perd son calme.

 

La discussion vire rapidement à l’affrontement verbal entre les deux hommes. Dans un geste irréfléchi, le policier sort son arme et la pointe vers son commandant. Ce dernier prend immédiatement la fuite pour échapper à la menace.

 

Après s’être mis à l’abri, le commandant court informer le directeur de la CNS et les autres officiers de l’incident qui vient de produire. Ensemble, ils élaborent un stratagème pour neutraliser le policier rebelle. L’agent, convaincu que la querelle est terminée, range son arme et reprend ses échanges avec ses camarades policiers.

 

C’est à ce moment précis que deux lieutenants et un commandant l’attrapent par derrière. Ils le maîtrisent avec force et le traînent jusqu’à la geôle où commence un passage à tabac en règle. Même le garde du corps personnel du directeur de la CNS participe à la torture du policier.

 

La scène se déroule en présence du directeur de la CNS lui-même. Les agents s’acharnent sur leur collègue pendant de longues minutes. Ils vont jusqu’à prendre des ciseaux pour déchirer son uniforme, le laissant torse nu avec seulement son caleçon avant de le jeter dans la cellule.

 

Mais l’humiliation ne s’arrête pas là pour autant. Les officiers décident de transférer le policier à l’Office central pour la répression du banditisme où il reste détenu. Pendant ce temps, l’atmosphère à la CNS devient électrique parmi les agents.

 

Les policiers expriment ouvertement leur désaccord avec le traitement infligé à leur camarade. Beaucoup estiment que la sanction dépasse largement la faute commise. Cette affaire ravive les frustrations accumulées concernant les pratiques de certains responsables au sein de la compagnie.

 

Les agents subalternes accusent leur hiérarchie de favoritisme et de maltraitance. Dès qu’un policier ose hausser le ton, il subit des représailles disproportionnées. On le torture et on l’enferme comme s’il s’agissait d’un criminel de droit commun, alors qu’il porte le même uniforme que ses bourreaux​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il faut le rappeler que ce n’est pas la première fois que de tel acte se produit au sein de la CNS. Avec le directeur actuel, la compagnie sombre dans le désordre. Même le directeur et son fils se sont bagarrés à la compagnie au su et vu des policiers. Le directeur ne se respecte même pas. Il se comporte comme un gamin têtu.

 

Par Anselme Mbata

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Le BRDC, coalition de l’opposition en Centrafrique, dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national

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Le BRDC dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national

 

Le BRDC dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bangui, au siège du parti PATRIE, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution s’est exprimé fermement ce lundi 12 janvier sur la situation politique centrafricaine. Martin Ziguelé, porte-parole de cette coalition d’opposition, a livré un réquisitoire sans complaisance contre le processus électoral en cours.

 

Créé en juillet 2022, le BRDC s’est donné pour mission de protéger la Constitution du 30 mars 2016. L’organisation combat ce qu’elle perçoit comme une dérive vers un pouvoir personnel incarné par le président Faustin-Archange Touadéra. Selon ses responsables, les événements actuels confirment leurs craintes initiales de manière dépassant même leurs prévisions les plus pessimistes.

 

Martin Ziguelé a ouvert la conférence en adressant ses vœux à la presse centrafricaine, reconnaissant son rôle dans la transmission du message de l’opposition. Il a ensuite présenté les salutations du BRDC à l’ensemble des Centrafricains, tant ceux résidant au pays que ceux de la diaspora, ainsi qu’aux personnes ayant choisi la Centrafrique comme terre d’accueil.

 

L’opposition rejette catégoriquement ce qu’elle qualifie d’élection frauduleuse. Le BRDC affirme que la majorité des compatriotes et les observateurs objectifs reconnaissent désormais la pertinence de leur demande initiale concernant un dialogue politique préalable au scrutin. Cette étape aurait permis d’éviter ce que l’organisation décrit comme un spectacle déplorable offert au monde entier.

 

Le porte-parole a pointé du doigt les responsables de cette situation. En premier lieu, le président Touadéra et ceux qui l’accompagnent dans cette entreprise, légitimant selon lui un régime autoritaire né d’un scrutin opaque ne reflétant nullement la volonté populaire. Le BRDC renvoie dos à dos tous les acteurs impliqués dans cette opération électorale.

 

Malgré ce constat sévère, l’organisation veut rassurer ce qu’elle appelle les combattants de la liberté. L’année 2026 apportera, selon ses dirigeants, la juste récompense aux résistants. Le BRDC affirme bénéficier du soutien d’une écrasante majorité du peuple qui a choisi de rester chez soi le jour du vote, contestant ainsi les chiffres officiels de participation annoncés par l’Autorité nationale des Élections.

 

L’opposition salue particulièrement la position de l’Union européenne, principal bailleur de fonds du pays. Cette institution n’a envoyé aucune mission d’observation et n’a pas financé le scrutin, à l’exception de la prise en charge du fichier électoral. Ce retrait représente pour le BRDC une validation internationale de ses griefs.

 

Martin Ziguelé a critiqué vertement l’Autorité nationale des Élections, la jugeant incompétente et aux ordres. Il anticipe une validation de ces résultats par un Conseil constitutionnel qu’il estime inféodé au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, aucune transparence ni crédibilité ne peut être garantie selon l’opposition.

 

Les rapports d’observation de l’Union africaine et d’autres organismes ont été qualifiés de fantaisistes par le BRDC. Ces documents ne peuvent tromper les Centrafricains ayant vécu directement les multiples péripéties du processus électoral. L’organisation exprime également son indignation face au comportement de la Minusca, accusée de partialité envers le régime en violation de son mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le BRDC appelle maintenant à élargir la lutte politique démocratique et pacifique vers un objectif principal : la restauration d’une véritable démocratie. L’organisation réaffirme son exigence d’un dialogue politique préalable et d’une réforme complète de la gouvernance électorale. Chacun a constaté les capacités de l’ANE, selon les mots du porte-parole.

 

Cette refonte constitue la seule garantie pour que les voix exprimées correspondent réellement aux résultats sortis des urnes. La situation actuelle montre que les dérives autoritaires ont remplacé l’État de droit dans un silence généralisé. Le BRDC établit qu’aucune alternance politique n’est envisageable dans le cadre de ce qu’il nomme la pseudo-constitution du 30 août 2023. La survie de la démocratie et de la République dépend de la mobilisation collective, a conclu Martin Ziguelé ce 12 janvier 2026 depuis le siège du PATRIE à Bangui.

 

Par Brahim Sallé

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Bamingui : Jean-Michel Mandaba, député voleur déchu pour corruption, réapparaît au second tour grâce à Seremalé, un commissaire de  l’ANE

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Bamingui : Jean-Michel Mandaba, député voleur déchu pour corruption, réapparaît au second tour grâce à Seremalé, un commissaire de  l’ANE

 

Bamingui : Jean-Michel Mandaba, député voleur déchu pour corruption, réapparaît au second tour grâce à l’ANE
jean-michel-mandaba-de-bamingui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, l’Autorité nationale des Élections a publié les résultats des législatives dans la première circonscription de Bamingui : Francisco MOUNDJOUVOKO du MCU obtient 1.271 voix (46,20%), devant Jean Michel MANDABA du PGD avec 771 voix (28,03%). Un ballottage qui surprend les observateurs présents sur le terrain.

 

Nos journalistes présents lors du scrutin et du dépouillement confirment que le candidat du MCU a franchi la barre des 50% dans les bureaux de vote, et cela confirme ce que la rédaction du CNC  a pu consulter sur place au sein de l’autorité nationale des Élections à Bangui. Les procès-verbaux vérifiés à l’issue du scrutin indiquent une victoire nette au premier tour du candidat du MCU, sans nécessité d’un second affrontement. Pourtant, l’ANE annonce un ballottage entre le candidat du MCU, monsieur MOUNDJOUVOKO et son rival Jean-Michel Mandaba, le grand voleur des voleurs, et ancien député qui n’a rien foutu pour la population de Bamingui. Cette divergence entre les comptages issus des urnes et les chiffres fabriqués par l’ANE alimente les interrogations.

 

Il est important de rappeler que monsieur Jean-Michel Mandaba n’en est pas à sa première controverse. Député en 2016 puis bloqué par la cour constitutionnelle en 2020, l’homme a été mêlé à une affaire retentissante impliquant des exploitants chinois. Quarante millions de francs CFA ont transité par ses mains en échange de son soutien pour l’octroi de permis miniers. À l’époque, la procédure exigeait un passage devant l’Assemblée nationale avant l’obtention des permis miniers, dont Mandaba présidait la commission environnement.

 

Une commission spéciale d’enquête parlementaire a été mise en place, et elle a examiné le dossier et conclu à des irrégularités graves. Le député Jean-Michel Mandabat a avoué publiquement son implication, et a dû abandonner son poste de président de commission. Le rapport recommandait sa comparution devant la justice, mais le dossier n’a jamais abouti devant les tribunaux. La Cour constitutionnelle, alors présidée par Danèle Darlan, a rejeté sa candidature aux législatives de 2020 pour défaut de moralité et actes frauduleux.

 

Cinq ans plus tard, en 2025, le président du PGD, un parti fantôme, monsieur  Jean-Michel Mandabat réussit son retour sur la scène politique. Dès la fermeture des bureaux dimanche soir, Mandaba a quitté précipitamment Bamingui pour rejoindre Bangui afin d’aller manipuler les résultat devant l’ANE et obtenir finalement un second tour frauduleux.

Les résultats affichés par l'autorité nationale des élections à Bamingui
Les résultats affichés par l’autorité nationale des Élections à Bamingui

 

Il y’a lieu de rappeler que l’autorité nationale des Élections a affiché, à l’issue du scrutin, les résultats suivants :

1 | MOUNDJOUVOKO Francisco | MCU | 2037 | 50,53%

2 | MANDABA Jean Michel | PGD | 1090 | 27,04%

3 | MANDABA Elodie | INDEPE | 760 | 18,85%

4 | JEUDI Mathias | UNIR | 144 | 3,57%

TOTAUX 4031 | 100% sur 5550 inscrits.

 

Le second tour opposera donc Francisco MOUNDJOUVOKO à Jean-Michel Mandaba dans les prochaines semaines. Les électeurs de Bamingui devront choisir entre le candidat du parti au pouvoir et celui qui a dirigé la commission environnement  entre 2016 et 2020 avant d’en être écarté pour escroquerie et vol grave. Les discussions vont bon train dans la circonscription sur la manière dont ces résultats ont été calculés par l’ANE et sur l’avenir de la représentation parlementaire à Bamingui.

Notre équipe est sur ce dossier pour publier dans les prochains jours les noms de ceux qui se croient intouchables à l’ANE pour voler les voix du peuple.

Affaire à suivre.

 

Par Moïse Banafio

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À la prison de Ngaragba,  le groupe Wagner fait pression pour obtenir des prisonniers Azandés

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À la prison de Ngaragba,  le groupe Wagner fait pression pour obtenir des prisonniers Azandés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>À la prison de Ngaragba,  le groupe Wagner fait pression pour obtenir des prisonniers Azandés
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des miliciens russes et syriens du groupe Wagner se sont présentés plusieurs fois à la prison centrale de Ngaragba pour récupérer des détenus Azandé. Les gardiens, au moins pour la première fois,  ont tenu bon face aux pressions des miliciens russes.

 

Tout au long de la journée du 9 janvier 2026, ces criminels de Poutine ont cherché à faire sortir de manière illégale des détenus Azandés de l’établissement pénitentiaire de Ngaragba. L’objectif apparent de cette démarche était de procéder à leurs exécutions sommaires  . Et ils ont reçu pour la première fois le refus catégorique des gardiens de prison. Ces derniers ont refusé de céder à la pression des russes.

 

Et ce n’est pas tout. La nuit venue, les mêmes éléments de la milice Wagner sont revenus insister pour obtenir le transfert des prisonniers Azandé. Malgré la pression exercée, les responsables de la prison ont maintenu le refus et empêché toute extraction. Cette résistance a permis d’éviter que les détenus ne soient emmenés hors de l’établissement.

 

Les surveillants et assistants pénitentiaires, ainsi que les forces de la Minusca chargées de la sécurité des détenus, sont appelés par la famille des détenus à assurer la protection des prisonniers conformément aux conventions internationales. Le Comité International de la Croix-Rouge en République centrafricaine et les organisations internationales sont également interpellés pour qu’ils prennent des mesures immédiates garantissant l’intégrité physique des détenus azandés de Ngaragba​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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