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Le mirage des Doctorats à l’Université de Bangui : Un scandale de faux diplômes qui ébranle le monde académique

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Le mirage des Doctorats à l’Université de Bangui : Un scandale de faux diplômes qui ébranle le monde académique

 

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Université de Bangui. CopyrightCNC.

Bangui, 11  janvier 2024 (CNC) – Au cœur de l’enseignement supérieur en République centrafricaine, un scandale éclate, jetant une ombre sur l’Université de Bangui, en particulier sa faculté des sciences juridiques et politiques. Ce qui semblait être une collaboration académique prometteuse avec des universitaires camerounais s’est transformé en un réseau de faux doctorats, révélant des failles profondes dans le système éducatif. Cette exploration se penche sur ce scandale, mettant en lumière les implications pour les étudiants, les professionnels et la société centrafricaine dans son ensemble.

 

Le cœur du scandale : La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques

 

La faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui s’est retrouvée au centre de ce scandale. Initialement envisagée comme une opportunité pour les études doctorales, cette collaboration a rapidement dégénéré en une fraude académique. Des cours de droit par correspondance, sans encadrement adéquat, ont pavé la voie à ces pratiques. Parmi les bénéficiaires de ces faux doctorats figurent des personnalités importantes, telles que le ministre d’État en charge de la Justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène,  et le secrétaire général de l’Université de Bangui, monsieur Kénguétona, soulevant des interrogations sur la légitimité de ces diplômes.

 

Des diplômes sans substance : La réalité des compétences et connaissances

 

Le scandale des faux doctorats à l’Université de Bangui soulève de sérieuses questions sur la substance réelle des qualifications obtenues. Des individus se proclamant docteurs montrent des compétences et une compréhension du droit flagrant décalage avec les attentes académiques standards. Ces prétendus experts, y compris des figures comme le ministre de la Justice et le secrétaire général de l’Université, affichent des lacunes alarmantes dans la rédaction de documents juridiques et scientifiques, parfois au niveau de l’analphabétisme. Ce constat dévastateur soulève des inquiétudes quant à la qualité de l’éducation dispensée et la véracité des compétences annoncées par ces diplômes.

 

Un impact profond sur le secteur juridique et la gouvernance

 

La présence de ces faux diplômés dans des positions de pouvoir et d’influence a des répercussions profondes sur le secteur juridique et la gouvernance en Centrafrique. La fiabilité des décisions juridiques et politiques prises par ces individus est remise en question, érodant la confiance du public dans les institutions. L’exemple de l’étudiant tchadien ayant obtenu un doctorat en six mois, qui a déclenché l’enquête et la découverte du réseau, illustre l’ampleur du problème et son impact au-delà des frontières de la Centrafrique.

 

La nécessité d’une action indépendante et internationale

 

Étant donné l’implication des membres du gouvernement dans le scandale des faux doctorats, les attentes envers les autorités centrafricaines pour résoudre cette crise sont minimes. Cette situation souligne la nécessité d’une intervention indépendante, peut-être même internationale, pour traiter le problème de manière efficace. Les organisations internationales d’éducation, les groupes de défense des droits et les institutions académiques extérieures pourraient jouer un rôle crucial dans l’enquête sur le scandale et dans la mise en place de réformes pour prévenir de futures fraudes académiques. Cette action externe est essentielle pour garantir une éducation de qualité et l’intégrité académique en République centrafricaine.

 

Vers une intégrité académique renforcée

 

Le scandale des faux doctorats à l’Université de Bangui révèle les défis auxquels est confronté le secteur de l’éducation en Centrafrique et met en évidence la nécessité urgente d’interventions indépendantes pour renforcer l’intégrité académique. Alors que les perspectives de réformes internes semblent limitées en raison de l’implication gouvernementale, l’urgence d’agir reste indéniable. La collaboration internationale, la responsabilisation et l’établissement de normes rigoureuses pourraient être les clés d’un avenir éducatif où les qualifications reflètent véritablement la compétence et le savoir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Népotisme en haute cour : L’ascension de Nimery Ben Colbert, neveu de Abazène, dans la magistrature centrafricaine

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Népotisme en haute cour : L’ascension de Nimery Ben  Colbert, neveu de Abazène, dans la magistrature centrafricaine

 

 

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Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 11  janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre des institutions judiciaires de la République centrafricaine, se trame une histoire révélatrice, celle d’un Colbert, un neveu du ministre d’Etat de la Justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène. Cette histoire n’est pas seulement celle d’un jeune homme aspirant à une carrière dans la magistrature, mais aussi celle d’un système où les liens familiaux priment sur l’intérêt général, la compétence et la méritocratie. À travers le parcours de Nimery Ben Colbert, nous explorons les ramifications profondes du népotisme dans la justice centrafricaine, une pratique qui soulève des questions fondamentales sur l’intégrité, l’équité et l’efficacité du système judiciaire dans le pays.

 

Début du parcours éducatif de Nimery Ben  Colbert :

 

Avant de se retrouver face au tumulte politique et sécuritaire à Bangui, le parcours de Nimery Ben Colbert a débuté de manière plus modeste à Bria. C’est dans cette ville qu’il a effectué ses études primaires et secondaires, posant les bases de son futur académique. Après avoir obtenu son baccalauréat, Nimery Ben Colbert, sous la houlette de son oncle Arnaud Djoubaye Abazène, a pris la direction du Cameroun pour étudier à l’Université de Ngaoundéré. Pendant trois ans, il a poursuivi ses études avec détermination, obtenant sa licence en droit public et prouvant ainsi son aptitude académique.

 

Nimery Ben Colbert
Nimery Ben Colbert

 

Poursuite des études au Sénégal et retour à Bangui :

 

Forts de cette réussite, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène a ensuite orienté son neveu Nimery Ben Colbert vers le Sénégal pour y entamer un Master 1 à l’Université Amadou Ampatéba. Cependant, seulement trois mois après le début de cette nouvelle aventure, Colbert a dû interrompre brusquement ses études pour retourner à Bangui.

 

Retour à Bangui et Conflit avec Wagner :

 

Le parcours académique de Nimery Ben  Colbert a pris une tournure inattendue lorsqu’il a été rappelé à Bangui par son oncle Abazène, juste après trois mois d’études au Sénégal. L’objectif ? Passer le test d’entrée à l’école de la magistrature. Malheureusement, ce retour coïncide avec un moment critique pour son oncle, Monsieur Abazène, qui se trouvait alors en conflit ouvert avec le groupe Wagner, suite à un rapport sur un massacre que le ministre avait attribué indirectement à ce groupe. Le conflit entre Monsieur Abazène et le groupe Wagner a plongé Nimery Ben Colbert dans une situation délicate. Suite à l’intensification des tensions, et face à des menaces croissantes contre sa famille, le ministre a pris la décision difficile d’envoyer ses proches, y compris Colbert, à l’étranger pour garantir leur sécurité. Cet exil temporaire a représenté un défi majeur pour Nimery Ben Colbert, qui se trouvait alors à un moment charnière de sa formation académique et professionnelle.

 

Loin de Bangui et des troubles qui y régnaient, Colbert a continué ses études durant quelques semaines au Sénégal, mais avec un œil constamment tourné vers sa patrie et les événements politiques s’y déroulant. Après quelques semaines, la situation s’est apaisée, permettant à Colbert de retourner en République centrafricaine. À son retour, il a été confronté à un nouveau défi : passer le test d’entrée à l’école de la magistrature, une étape cruciale pour sa carrière future dans la justice.

 

Ce retour marquait non seulement la fin de son exil, mais aussi le début d’une nouvelle phase de sa vie, où les ambitions de son oncle allaient jouer un rôle encore plus déterminant dans son parcours.

 

Réussite à l’école de la magistrature et serment :

 

De retour à Bangui, Colbert s’est retrouvé face à l’un des plus grands défis de son parcours : le test d’entrée à l’école de la magistrature. Avec le soutien de son oncle, le ministre Abazène, il a réussi ce test crucial, ouvrant ainsi la voie à sa formation en tant que futur magistrat. Cette réussite, bien que marquée par l’ombre du népotisme, a été un moment déterminant pour Colbert et son aspiration à une carrière dans la justice.

 

Au sein de l’école de la magistrature à Bangui, Colbert a suivi une formation, se préparant aux responsabilités et aux défis du rôle de magistrat. Finalement, le 23 septembre 2023, il a prêté serment, officialisant ainsi son entrée dans le monde de la justice centrafricaine. Ce moment symbolisait non seulement l’aboutissement des efforts de Colbert, mais aussi la manifestation des ambitions de son oncle pour sa famille et sa sphère d’influence.

 

L’ascension de Nimery Ben Colbert dans la magistrature soulève des questions essentielles sur l’équité et la transparence au sein du système judiciaire centrafricain, ainsi que sur l’impact du népotisme sur la qualité et l’intégrité de la justice.

 

Implications du népotisme sur la justice en République centrafricaine :

 

L’histoire de Nimery Ben Colbert et son ascension dans la magistrature, facilitée par son oncle Monsieur Abazène, soulève des préoccupations profondes sur le népotisme au sein du système judiciaire centrafricain. Cette pratique, loin d’être un cas isolé, pourrait être symptomatique d’un problème plus large affectant l’intégrité et la crédibilité de la justice dans le pays.

 

Le népotisme, en privilégiant les relations familiales sur la compétence et la méritocratie, peut compromettre la qualité de la justice rendue. Il crée un système où les nominations et les promotions ne sont pas nécessairement basées sur le mérite, mais sur la proximité avec des personnalités influentes. Cette dynamique risque de miner la confiance du public dans le système judiciaire et d’affaiblir l’état de droit.

 

L’ascension de Colbert pose ainsi des questions essentielles : jusqu’à quel point le système judiciaire centrafricain est-il influencé par des intérêts personnels et familiaux ? Quelles sont les conséquences pour la justice et l’impartialité des décisions rendues ? Et surtout, quelles mesures peuvent être prises pour garantir une justice équitable et transparente en République centrafricaine ?

 

Conclusion

 

L’histoire de Colbert, guidée par les mains influentes de son oncle, le ministre Abazène, est révélatrice des défis auxquels fait face la justice en République centrafricaine. Son parcours, marqué par le népotisme, nous interpelle sur la nécessité d’une réforme judiciaire profonde et transparente. Il met en lumière la manière dont les pratiques de favoritisme peuvent non seulement altérer la trajectoire des individus, mais aussi éroder la confiance du public dans un système censé être le pilier de l’équité et de l’impartialité.

 

La magistrature, en tant qu’institution garante de la justice, se doit d’incarner les principes d’intégrité, de compétence et de méritocratie. Pour que la République centrafricaine avance vers un avenir où la justice règne véritablement, il est impératif de s’attaquer au népotisme et de promouvoir des mécanismes assurant une sélection et une promotion basées sur le mérite réel.

 

En fin de compte, l’histoire de Colbert n’est pas seulement celle d’un jeune magistrat et de son oncle influent. C’est le miroir d’un système nécessitant une introspection et des changements significatifs, pour que la justice soit véritablement rendue de manière équitable et impartiale, reflétant ainsi les aspirations et les besoins de tous les citoyens centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’Attentat Présumé contre Dmitry Sitiy et le Mystère Persistant de l’Arrêt des Activités de DHL

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L’Attentat Présumé contre Dmitry Sitiy et le Mystère Persistant de l’Arrêt des Activités de DHL

 

Centrafrique.org/manipulation-et-intoxication-wagner-cultive-la-peur-en-republique-centrafricaine/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains/” rel=”attachment wp-att-61650″ data-wpel-link=”internal”>Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l'Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. - AFP
Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP

 

 

Bangui, 11  janvier 2024 (CNC) –L’affaire de l’attentat présumé contre Dmitry Sitiy, un haut responsable de la milice Wagner à Bangui, continue de susciter débat et confusion. Plus d’un an après cet événement, les répercussions se font encore sentir, notamment sur les opérations de DHL dans la capitale centrafricaine. Cependant, face à cette suspension prolongée, deux théories émergent : est-ce une sanction imposée par le gouvernement centrafricain ou une décision autonome de DHL pour des raisons de sécurité ? Cette question soulève des préoccupations importantes sur les influences et les motivations derrière la perturbation continue d’un service essentiel.

 

Le Déroulement de l’Incident

 

En décembre 2022, le monde apprenait l’attaque présumée contre Dmitry Sitiy. Rapidement, l’authenticité de cet attentat a été remise en question. Des investigations révélaient des incohérences, suggérant une possible manipulation de l’information par la milice Wagner elle-même. L’absence de preuves concrètes et de témoignages fiables sur l’état de M. Dmitry Sitiy et le lieu de l’attentat ajoutait à la confusion.

 

Les Réactions et Enquêtes

 

La police centrafricaine s’est saisie de l’affaire, orientant l’enquête vers un possible règlement de compte entre citoyens russes. Cette piste s’est renforcée avec la découverte que le colis n’était pas en provenance de France, mais de Russie. La suspension des activités de DHL a suivi, suite à l’arrestation de plusieurs de ses employés, bien que la plupart aient été relâchés par la suite.

 

L’Impact sur DHL et le Dilemme Économique

 

DHL, un acteur majeur dans le commerce et la communication internationale, s’est retrouvé au cœur de cette affaire. Malgré la libération de la majorité de ses employés et l’absence de preuves directes liant l’entreprise à l’attentat, la reprise totale de ses activités à Bangui reste en suspens. Cette situation pèse lourdement sur l’économie locale, entravant les échanges commerciaux et perturbant les communications internationales.

 

Les Théories et Spéculations

 

Deux principales théories tentent d’expliquer cette suspension prolongée. La première suggère une sanction gouvernementale, peut-être une réaction à l’incident ou une tentative de contrôler les influences occidentales. La seconde évoque une décision de prudence de la part de DHL, face à un climat d’insécurité et de suspicion.

 

En Quête de Clarté, La situation actuelle nécessite une communication transparente et des réponses claires. La résolution de cette affaire est cruciale non seulement pour rétablir les services de DHL, mais aussi pour maintenir la confiance dans les processus judiciaires et politiques en République Centrafricaine. Alors que les citoyens et les acteurs économiques attendent, la clarté sur cette affaire pourrait marquer un pas important vers la stabilité et la transparence dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Chronique d’un gigantesque pillage à Aïgbando : Les mercenaires russes et leur empreinte de terreur en Centrafrique

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Chronique d’un gigantesque pillage à Aïgbando : Les Mercenaires russes et leur empreinte de terreur en Centrafrique

 

Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

 

Bria, 11 janvier 2024 (CNC) – Le 6 janvier 2024 marque le début d’une série d’événements tragiques à Aïgbando, un village minier de la Haute-Kotto, situé à 70 kilomètres de Bria, au nord de la République centrafricaine, symbolisant l’oppression croissante des mercenaires russes dans la localité. Le pillage systématique des biens des habitants et l’arrestation arbitraire de figures locales, dont les trois chefs de village de Damalango, mettent en lumière une réalité sombre et complexe.

 

Les mercenaires russes de la société Wagner ont entamé leur opération de terreur à Aïgbando le 6 janvier, marquant le village de leur empreinte de terreur. Des biens essentiels à la vie quotidienne et au travail des jeunes artisans dans les mines, tels que des motos, des pompes, des vélos ainsi que  des marchandises, des moutons et des machines à coudre des villageois, ont été pillés. Ce pillage n’est pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une série d’actions similaires menées par ces mercenaires depuis 2021, soulignant leur impact dévastateur sur les communautés locales.

 

Cependant, à leur retour à Bria le mardi dernier, ils se sont arrêtés vers 18 heures au village Damalango, situé à 50 kilomètres de Bria, et procéder aux arrestations de trois chefs de ce village. Ceci  est un autre exemple de leur mépris pour la justice et l’ordre locaux. Heureusement, grâce à l’intervention du préfet de la Haute-Kotto, monsieur Évariste Biguinindji,  les trois chefs d village Damalango ont été libérés, évitant ainsi une crise plus profonde au sein de la communauté locale. Cet événement révèle non seulement l’audace des mercenaires russes dans leur quête de contrôle, mais aussi leur volonté de saper l’autorité locale.

 

La situation à Aïgbando est un microcosme de la problématique plus vaste de la présence des mercenaires russes en République centrafricaine. Leur impact va bien au-delà de la sécurisation annoncée, se manifestant plutôt par la terreur, le pillage et l’oppression. Le sort d’Aïk Bado et des chefs du village Damalango révèle une réalité alarmante et appelle à une prise de conscience et à une documentation accrue de ces événements.

 

Par Moïse Banafio

 

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Mingala : les violents affrontements entre les Wagner et la CPC sèment la terreur

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Mingala : les violents affrontements entre les Wagner et la CPC sèment la terreur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique-450×436.jpg” alt=”Deux Mercenaires russes de Wagner occupant l’État major des rebelles en Centrafrique” width=”450″ height=”436″ />
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, pays déjà marqué par une longue histoire de conflits et de violences, est à nouveau le théâtre de violents affrontements. Dans la sous-préfecture de Mingala, le village de Kéngué a été plongé dans l’horreur à la suite d’une bataille féroce entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette tragédie, qui a débuté il y a 72 heures, soulève des questions cruciales sur la sécurité, la politique et la présence des mercenaires russes en République centrafricaine.

 

Depuis lundi dernier, les habitants du village Kéngué, situé dans la sous-préfecture de Mingala, sont pris au piège d’un conflit violent qui oppose les mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par les forces armées centrafricaines (FACA), aux rebelles de la CPC.

Cependant, l’intensité du conflit a poussé les mercenaires russes à demander une intervention aérienne. Deux hélicoptères ont été déployés pour bombarder le village, laissant derrière eux un paysage de destruction. Les habitants de Kéngué ont été contraints de fuir dans la brousse pour échapper à cette violence inouïe. À l’heure actuelle, la localité est sous le contrôle des mercenaires russes et de leurs alliés FACA, et la vie quotidienne des habitants a été perturbée de manière significative.

 

Cet affrontement tragique soulève plusieurs questions cruciales. Tout d’abord, la présence des mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine est un sujet de controverse. Bien que leur intervention ait été officiellement sollicitée par le gouvernement centrafricain, leur rôle dans le pays suscite des inquiétudes quant à la souveraineté nationale et à la sécurité de la population.

 

De plus, cette confrontation souligne les tensions persistantes entre le gouvernement centrafricain et les groupes rebelles, malgré les efforts de paix. Les citoyens ordinaires sont les principales victimes de ces conflits récurrents, contraints de fuir leur domicile pour échapper à la violence.

 

De plus, il est essentiel de se demander si une solution militaire peut réellement mettre fin à ces conflits ou si une approche plus politique et diplomatique est nécessaire pour parvenir à une paix durable en République centrafricaine.

 

L’affrontement violent à Kéngué, dans la sous-préfecture de Mingala, met en évidence les défis persistants auxquels est confrontée la République centrafricaine. La présence des mercenaires russes du groupe Wagner, la résurgence de groupes rebelles et les souffrances endurées par la population civile sont autant de sujets de préoccupation.

 

Par  Félicien Gossy

Correspondant

 

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Attaque de Kabo : Communiqué de la CPC et Appel au Calme du Général Ali Darassa Mahamat”

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Attaque de Kabo : Communiqué de la CPC et Appel au Calme du Général Ali Darassa Mahamat”

 

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Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

 

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – Dans un récent communiqué de presse daté du 10 janvier 2024, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), par la voix de son porte-parole près l’état-major général, a confirmé une attaque sur les bases des Forces armées centrafricaines (Faca) et des mercenaires Wagner dans la ville de Kabo.

 

Selon le communiqué, l’attaque, qui a eu lieu le lundi 8 janvier 2024, a entraîné d’importants dégâts pour les Faca et leurs alliés. La CPC rapporte de multiples victimes, mortes et blessées, qui sont en cours de transfert vers Kaga-Bandoro et Bangui. Ces informations ont été corroborées par des témoignages de riverains, selon ce même communiqué.

 

Le Coordinateur militaire et chef d’état-major général de la CPC, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, a lancé un appel au calme à la population civile, les encourageant à reprendre leurs activités quotidiennes. Toutefois, il a également appelé à une mobilisation générale des troupes de la CPC pour soutenir les efforts de libération du pays des mains des mercenaires Wagner.

 

Cette déclaration de la CPC survient dans un contexte de tensions croissantes en République centrafricaine, où les confrontations entre les forces gouvernementales et divers groupes armés ont régulièrement fait la une des journaux. L’appel au calme du Général Darassa Mahamat suggère une prise de conscience des répercussions potentielles de ces affrontements sur la population civile.

 

Le conflit en RCA, et en particulier l’attaque de Kabo, continue d’attirer l’attention sur les défis sécuritaires, politiques et humanitaires auxquels le pays est confronté. La situation reste complexe et en évolution constante.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Bamingui-Bangoran : le poste avancé de l’armée nationale à Tiri attaqué par la CPC

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Bamingui-Bangoran : le poste avancé de l’armée nationale à Tiri attaqué par la CPC

 

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – Le mercredi 10 janvier 2024, la préfecture du Bamingui-Bangoran a été secouée par une attaque brutale contre le poste avancé de l’armée nationale dans la localité de Tiri. Les responsables de cette attaque sont les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une force rebelle qui a semé le trouble dans cette région ces dernières années. Cette attaque a contraint les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à battre en retraite, laissant derrière eux une base complètement détruite et saccagée.

 

L’attaque contre le poste avancé de Tiri est un rappel brutal de l’instabilité persistante qui règne dans certaines parties de la République centrafricaine, en particulier dans la région de Bamingui-Bangoran. La CPC, dirigée par le général François Bozizé, est connue pour son opposition au gouvernement central et pour ses tentatives répétées de déstabilisation de la région.

L’attaque, qui s’est produite en matinée de ce mercredi, a été soigneusement planifiée. Les assaillants sont arrivés en nombre sur trois positions différentes, prenant par surprise les soldats FACA qui étaient en poste à Tiri. La violence de l’attaque a forcé les soldats à battre en retraite, laissant derrière eux une base en ruines. Les détails précis de l’attaque et le nombre de victimes restent encore flous, mais il est évident que la CPC a montré sa détermination à perturber la paix dans la région.

Cependant, cette attaque soulève de nombreuses questions et préoccupations. Tout d’abord, comment la CPC a-t-elle réussi à lancer une attaque aussi audacieuse malgré la forte présence des forces de défense et de sécurité nationales dans la région ? Cela révèle des lacunes dans le dispositif de sécurité et soulève des questions sur la coordination des forces gouvernementales.

De plus, cette attaque risque de compliquer davantage les efforts de stabilisation dans la région de Bamingui-Bangoran, qui est déjà confrontée à de nombreux défis en matière de sécurité. La présence de groupes rebelles armés entrave le développement économique et social de la région et crée un climat d’insécurité pour les civils.

Il y’ a lieu de noter que l’attaque contre le poste avancé de l’armée nationale à Tiri est un événement alarmant qui rappelle la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Les questions de sécurité, de coordination des forces gouvernementales et de protection des civils sont au cœur de cette attaque. Il est impératif que le gouvernement réagit de manière appropriée pour restaurer la stabilité et la paix dans la région de Bamingui-Bangoran. Cette attaque souligne également la nécessité de rechercher des solutions politiques durables pour mettre fin à l’instabilité chronique qui sévit dans certaines parties de la République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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L’inconscience a l’Incohérence Politique…à savoir de l’Irrationalité des Gouvernants !

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L’inconscience a l’Incohérence Politique…à savoir de l’Irrationalité des Gouvernants !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte-450×300.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua la bouche entreouverte” width=”450″ height=”300″ />
Le premier ministre Félix Moloua

 

 

Un Remaniement Ministériel dit-on Technique… !

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – Beaucoup de réaction de part et d’autre quel que soit, selon les interprétations des uns et des autres (Positive ou Négative), chacun par de ces ressenties et opinions quitte avoir les libres pensés ! N’est-ce pas la Démocratie ?

 

En écoutant très attentivement le Live de notre cher Chégué National, le célèbre Ministre Conseiller Spécial, toujours dans sa Rhétorique entre deux Gloutonnement et, Interprétation Laconique et Conseils ironiques habituels, adresser à qui veut entendre.

D’ailleurs il faut le concéder, imbus de soit même, un mélange de mépris et moquerie envers tous et toutes ceux qui souffrent de la maltraitance, de l’insécurité, de ceux qui sont en désaccord, opposition politique, n’ayant pas de vision politique partagé avec son régime de surcroit de la manière d’interpréter les institutions sur les fondements le plus basiques ( de l’application des Respects règlements de droits) dans notre Pays… le Ministre Conseiller Spécial sous-estimant tous et dit avec plein d’arrogance les choses à sa manière.

Au sujet de certain nomination…Des ministres dans le Gouvernement-2 de Monsieur Félix MOLOUA même si dans son caractère Incongruqu’Orthodoxe, ne serait-ce…ce qu’on peut dire !

Malgré que nous ayons tous et toutes à l’idée de ce qui se passe, que notre cher Pays a besoin des Compétences, des Responsables, des Hommes et Femmes, Intègres, Capable d’instruire un dossier, de Monter un projet, de Conduire et mener à terme leur dossier en vue de la reconstruction de notre Pays a tous les niveaux, dans le respect et sur une base d’attente citoyenne en vue de la politique sociale…Aussi par ailleurs dans le relèvement de notre Pays qui est déjà dans l’abîme.

J’interpelle ! 

Pourquoi, je dis tout ceci au premier point ?

Le Pays a besoin de tous ces enfants pour répondre aux défis multiformes qui nous attends vue les sommes. L’heure n’est plus à la manipulation électorale et, des insinuations scéniques à l’endroit de certains compatriotes Compétents…ainsi relever aujourd’hui leur lieu de naissance et appartenance ethnique, régionale, Nationalité. Un Centrafricain reste un Centrafricain.

Une démarche insidieuse et orchestré sciemment, c’est-à-dire en pleine connaissance de cause. Diffamer, insulter, calomnier, dénigrer… Par ailleurs, c’est exactement ce que certains Liveurs et Liveuses patentés, fondent dans leur soi-disant directe et lutte énigmatique contre le système dixit…, dans les mêmes ordres, avec des pensées ordurières vis-à-vis de certains Compatriotes. Ou est l’exemplarité et l’éducation par ailleurs des parents…de respects de son prochain.

Ps. : Ils ou elles In-finés comme avec leur allié qui ne dit pas son nom le Ministre Conseiller Spécial dans des Jeux de Ping-Pong ! En jouant les mêmes partitions dans la Diffamation, d’Insultes, de calomnies, dénigrement, mépris caractérisés avec acharnement.

Nb. : Ce n’est plus un combat politique ! On voit le niveau vraiment.

Deuxième point sur les nominations de certains et certains(nes) membres du Gouvernement-2 de Monsieur Félix MOLOUA. Soit qualifier de récompense politique, soit péjorativement à tort ou à raison…comme de promotion Canapé soit pour certaine ! Certains ou Certaines, y compris notre cher Ministre Conseiller spécial veut avancer comme argument que c’est une nomination politique…euphémisme ! Parce que les langues se délient sur des incompétences notoires des impétrants et des profils disparates. Malgré tout on ‘Ose…dire que ! En prenant comme exemple de la nomination à une époque de la Grande Dame, à la personne de la défunte, Madame Domitien ancienne Première Ministre de l’ère BOKASSA.

Pourquoi la comparaison n’est pas raison ?

Comparaison n’est pas raison, dit le proverbe. :

 

Les analogies fonctionnent parce qu’elles sont des images, mais leur valeur n’est pas une valeur de vérité, et ne procède pas d’une valeur rationnelle.

 

A ce sujet, me relataient certains Aînés de l’époque, que la Lutte de cette Grande Dame qui était la tienne centrait sur l’intérêt du peuple Centrafricain, rien que ça avec de beaucoup de soucis pour son Pays, ce qui était déterminant dans le choix de l’ancien Président BOKASSA malgré tout contre le régime de l’époque qui l’avait fait émerger dû à son caractère de militante, de l’opposante politique, Intègre, Responsable, sa lutte contre toutes les déviances politiques qui pouvaient être. Et non l’Idolâtrie d’une personne ou quelconque promotion. 

Elle avait une conscience politique très élevé…Dit-tant ! J’ai dit qu’on ma relater parce que j’étais encore un Gamin à cette époque. Ce que je peux répondre à notre cher Ministre Conseiller spécial et dans le contre indiqué ci-dessus.

 

Ce que, je vais bien dire aussi à ces Liveurs, Liveuses par ailleurs, qui s’installent dans la facilité et des invectives vis-à-vis de ces nominés Ministres !

 

Nb) Peu importe, les seuls coupables dans cette légèreté de Gouverner, en ceux qui ont pris la décision de les nommés à ce poste en guise de récompense qui dénature l’importance et les mérites pour une telle mission d’Etat, voire de la responsabilité Ministérielle si on peut dire ça dans ce sens. Disqualifie tous-enjeux et importance de la mission Politique qui devrait être Noble, Intègre, Responsable, honnête ou la Méritocratie et, la Compétence, l’Expérience est maitre-mot.

 

Quel raccourcie qu’on donne à la Jeunesse et la Génération future, ainsi que nos enfants ?

 

Pour finir, les exigences de la prévention de la méritocratie, des conflits d’intérêts, un juste équilibre, transparence, confiance et responsabilité. Dont L’objectif d’une politique de prévention des conflits d’intérêts est donc triple : il s’agit d’assurer la confiance mutuelle entre les citoyens et l’Etat… et les Agents qui incarnent l’autorité ou le service publics, de sécuriser l’action publique et ceux qui y participent en protégeant ces derniers contre les risques de conflits ou de soupçons de conflits d’intérêts et, par suite, de préserver la réputation de la puissance publique et de l’Etat souverain, un élément de confiance et de compétitivité sur la scène internationale.

 

Non, la Centrafrique n’est plus un pays « Normal pour une Gouvernance de Complaisance »

Qu’est-ce qui vont augurés pour l’avenir ?

 

Que Dieu Bénisse la Centrafrique !

Diaspora, Monsieur Aubin-Roger KOMOTO

 

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la Paranoïa Prend le Dessus : Ndélé sous les Tirs des FACA et des Mercenaires russes “

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la Paranoïa Prend le Dessus : Ndélé sous les Tirs des FACA et des Mercenaires russes

 

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Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui,
en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/

 

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – Le ciel de Ndélé est devenu le théâtre de scènes troublantes alors que les détonations d’armes retentissent nuit après nuit. Les FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner, habituellement chargés de la sécurité, sont devenus les acteurs d’une réponse disproportionnée à la présence d’un drone mystérieux, suscitant l’inquiétude et le mécontentement parmi les habitants.

 

Le Drone Énigmatique

 

Les détonations d’armes ont secoué Ndélé pendant la nuit du mardi à mercredi 10 janvier et tôt le matin, provenant du quartier de Tipoyeur. Les FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner auraient ouvert le feu sur un drone qu’ils prétendent être un appareil espion. Cependant, il est important de noter que ni le type ni le propriétaire du drone n’ont été clairement identifiés. Cette absence d’information suscite des inquiétudes quant à la proportionnalité de la réponse des forces de sécurité.

 

Le Sultan-maire de Ndélé, Ibrahim Senoussi, a appelé la population à la vigilance, mais a également souligné l’absence de blessés ou de morts lors de ces incidents. Cependant, l’impact psychologique de ces tirs incessants sur la population locale ne doit pas être sous-estimé. Les habitants vivent dans la crainte constante que de nouvelles explosions se produisent, perturbant leur quotidien.

 

Des Antécédents Troublants

 

Ce n’est pas la première fois que Ndélé est le théâtre de tentatives pour abattre un drone mystérieux. Le 30 au 31 décembre 2023, des FACA et des mercenaires russes avaient déjà fait une tentative similaire. Ces incidents font suite à la mort de trois mercenaires russes le 10 décembre dans des attaques attribués à des drones armés à Kaga-Bandoro , dans la Nana-Gribizi. Ces événements posent la question de savoir si les autorités centrafricaines et les mercenaires russes sont sur la défensive, cherchant à se protéger contre une menace perçue ou réelle.

 

Analyse de la situation

 

La situation à Ndélé révèle une série de problèmes et soulève des questions majeures. Tout d’abord, la réponse des forces de sécurité centrafricaines, appuyées par les mercenaires russes, semble disproportionnée par rapport à la menace présumée. L’utilisation d’armes à feu dans une zone peuplée est une action risquée qui menace la sécurité des civils.

 

De plus, le manque de transparence concernant l’origine et les intentions du drone pose problème. La population a le droit de savoir pourquoi ces mesures sont prises et quels sont les risques réels pour la sécurité. L’absence de blessés lors de ces incidents peut être considérée comme une chance, mais elle ne garantit pas que la situation restera inchangée à l’avenir.

 

La répétition de ces incidents suscite également des inquiétudes quant à la capacité des forces de sécurité à résoudre ce problème de manière efficace. Le fait que les habitants vivent dans la peur constante de nouvelles détonations nuit à leur bien-être psychologique et à leur vie quotidienne.

 

La situation à Ndélé, où les mercenaires russes du groupe Wagner et les FACA cherchent à abattre un drone mystérieux, soulève de nombreuses questions. La réaction disproportionnée des forces de sécurité, l’absence de transparence et les répercussions sur la population locale nécessitent une réflexion approfondie. Il est essentiel de trouver des solutions pour garantir la sécurité des citoyens tout en respectant leurs droits fondamentaux. Le mystère entourant ce drone et les actions des forces de sécurité ne font qu’accentuer les inquiétudes et la tension à Ndélé, mettant en évidence la nécessité d’une approche plus réfléchie et transparente pour résoudre ce problème.

 

Issa Jonas

 

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Défaillance Judiciaire à Bozoum : Le Préfet Pointe du Doigt le Corps Judiciaire

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Défaillance Judiciaire à Bozoum : Le Préfet Pointe du Doigt le Corps Judiciaire

 

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Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé

 

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – Dans un rebondissement surprenant, la ville de Bozoum, située dans la préfecture de l’Ouham-Pendé en République centrafricaine, est devenue le théâtre d’une controverse judiciaire aiguë. Le Préfet local accuse le corps judiciaire de la ville d’abandonner ses fonctions depuis plusieurs mois, tandis que le procureur réfute catégoriquement ces allégations. Cette dispute met en lumière des questions essentielles sur le fonctionnement de la justice dans la région et suscite des inquiétudes quant à l’accès à la justice pour les citoyens de Bozoum.*

 

Le Préfet de l’Ouham-Pendé vs Le Corps Judiciaire de Bozoum : Une Confrontation Inattendue

 

La déclaration du Préfet Dieudonné Youngaïna sur les antennes de la Radio Ndékè – Luka est sans équivoque : selon lui, le personnel de justice affecté à Bozoum aurait abandonné son service depuis plusieurs mois sans autorisation valable. Il insiste sur l’importance des institutions pour le bon fonctionnement de l’État et remet en question l’intégrité du procureur du tribunal de grande instance de Bozoum. Ce dernier, cependant, réfute vigoureusement les allégations du Préfet et affirme qu’il est en poste et qu’il n’a jamais cessé d’assurer ses fonctions.

 

Coup de projecteur sur les enjeux

 

Cette controverse met en lumière plusieurs enjeux cruciaux pour le système judiciaire centrafricain. Tout d’abord, la question de l’absence prolongée du personnel de justice à Bozoum soulève des préoccupations quant à l’accès à la justice pour les citoyens de cette préfecture. En l’absence de juges et de procureurs, les affaires judiciaires en cours sont susceptibles de stagner, laissant les plaignants sans recours.

 

D’un autre côté, les accusations du Préfet mettent en lumière la nécessité d’une surveillance accrue des institutions judiciaires pour prévenir l’absentéisme non autorisé. Il est crucial que les magistrats remplissent leurs fonctions de manière responsable et transparente pour garantir la confiance du public dans le système judiciaire.

 

Des Perspectives Divergentes

 

Les déclarations du Préfet et du procureur reflètent des perspectives divergentes sur la situation à Bozoum. Le Préfet affirme que le tribunal est fermé et que personne n’est présent, tandis que le procureur insiste sur sa présence continue. Cette divergence d’opinion soulève des questions quant à la véracité des informations fournies par les deux parties et appelle à une enquête approfondie pour établir les faits.

 

Implications Futures

 

Les implications futures de cette controverse sont multiples. Tout d’abord, il est impératif de faire la lumière sur la situation réelle à Bozoum en menant une enquête impartiale. Si les allégations du Préfet s’avèrent fondées, des mesures disciplinaires devront être prises à l’encontre du personnel de justice absent sans autorisation.

 

De plus, cette controverse souligne la nécessité d’une réforme judiciaire en République Centrafricaine. Il est essentiel d’améliorer la transparence et la responsabilité au sein du système judiciaire pour garantir son bon fonctionnement et rétablir la confiance du public.

 

La confrontation entre le Préfet de l’Ouham-Pendé et le corps judiciaire de Bozoum met en évidence les défis auxquels est confrontée la justice en République Centrafricaine. Alors que les accusations volent dans tous les sens, il est crucial de maintenir l’intégrité et la responsabilité au sein du système judiciaire. Une enquête approfondie et impartiale est nécessaire pour établir les faits, et des réformes judiciaires sont nécessaires pour garantir que de telles crises ne se reproduisent pas à l’avenir. La République Centrafricaine doit aspirer à une justice équitable et transparente pour tous ses citoyens.

 

Par Gaël Boberang

 

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Centrafrique : La crise des écoles à Kaga-Bandoro révèle l’échec du gouvernement

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La crise des écoles à Kaga-Bandoro révèle l’échec du gouvernement

 

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Une école en voie de disparition

 

Bangui, 11 janvier 2024 (CNC) – La rentrée scolaire 2023 – 2024 en République centrafricaine a été marquée par des défis majeurs, notamment dans la préfecture de la Nana-Gribizi, où les écoles primaires et secondaires de Kaga-Bandoro font face à d’énormes difficultés. Cette situation alarmante révèle l’insuffisance d’établissements éducatifs et le manque criant d’enseignants qualifiés.

 

Des écoles débordées et des élèves laissés pour compte

 

L’école de Sainte-Thérèse à Kaga-Bandoro illustre tragiquement la réalité de la surpopulation scolaire dans la Nana-Gribizi. Les élèves se retrouvent assis à même le sol, luttant pour suivre leurs cours dans des conditions précaires. L’éducation, censée être le pilier de l’avenir de ces jeunes, est compromise par l’absence d’infrastructures adéquates.

 

Pire encore, l’éducation semble être reléguée au second plan, avec des exemples de leçons qui ne correspondent pas aux besoins des élèves. Dans le cas d’une école à la recherche de solutions à des problèmes basiques tels que les tables et les bancs, le contenu éducatif semble être relégué au second plan.

 

La crise des enseignants qualifiés

 

L’une des principales causes de la crise éducative à Kaga-Bandoro est le manque d’enseignants qualifiés. Valérie Moussa, directrice de l’école Sainte-Thérèse, déclare que le problème des enseignants et des infrastructures est crucial pour les écoles de la région. Au lycée polyvalent de Kaga-Bandoro, la situation est tout aussi préoccupante, avec seulement 7 enseignants titulaires pour 18 sections.

 

La solution temporaire trouvée par l’école est de demander aux parents d’élèves de verser une contribution financière, permettant ainsi de recruter 12 enseignants supplémentaires. Cependant, il est inacceptable que les parents aient à supporter financièrement l’éducation de leurs enfants, alors que l’État devrait être le garant de l’enseignement de qualité pour tous.

 

La responsabilité du gouvernement

 

Nicolas Baïrou, chef de secteur scolaire de Kaga-Bandoro, pointe du doigt le gouvernement pour son incapacité à fournir suffisamment d’enseignants qualifiés. Sur les 92 écoles de la préfecture, seules 78 disposent d’enseignants titulaires, ce qui signifie que près de la moitié des écoles sont gérées par des enseignants non qualifiés. Cette situation met en danger la qualité de l’éducation dispensée aux élèves.

 

Pour les parents d’élèves, le gouvernement centrafricain doit prendre ses responsabilités et investir massivement dans l’éducation. Les élèves ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la négligence gouvernementale. Il est impératif que des enseignants qualifiés soient affectés aux écoles de la région et que des infrastructures adéquates soient mises en place pour assurer un environnement d’apprentissage propice.

 

La crise éducative à Kaga-Bandoro met en évidence les graves lacunes du gouvernement centrafricain dans le domaine de l’éducation. Les élèves de la Nana-Gribizi sont en train d’être laissés pour compte, confrontés à des conditions d’apprentissage déplorables et à un manque d’enseignants qualifiés. Il est temps que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour résoudre cette crise et garantir une éducation de qualité pour tous les citoyens. L’avenir de la République centrafricaine dépend de l’éducation de sa jeunesse, et il est impératif de ne pas compromettre cet avenir par l’inaction et la négligence.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

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L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

 

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Passage en revu des nouveaux membres du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua. Il salue avec mépris, le ministre de la Jeunsse non désiré Heritier Doneng

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, une particularité du Premier ministre Félix Moloua captive l’attention : sa bouche, souvent entrouverte, est devenue un sujet de fascination sur les réseaux sociaux et l’attribution d’un sobriquet aussi fascinant : “ taba n’a pas de problème ”. Depuis son temps comme ministre de l’Économie jusqu’à son ascension au poste de Premier ministre, cette caractéristique physique au niveau de sa tête semble défier les normes de l’image politique traditionnelle. 

  

Les images de Félix Moloua, la bouche toujours mi-ouverte qui donne les occasions à ses gencives de souffler, circulent avec virulence sur les plateformes numériques, déclenchant une myriade de réactions. Certains y voient un signe de vulnérabilité, d’autres une marque de sincérité ou d’authenticité atypique dans le paysage politique souvent rigide. Des experts en communication politique du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique  (CNC) suggèrent que cette particularité pourrait humaniser le Premier ministre, le rendant plus accessible au public.

 

“ Félix Moloua, c’est quelqu’un que l’on ne peut remarquer en lui un état fâcheux, puisqu’il sourit sans cesse, constamment avec les dents dehors ”. Affirme Gisèle Moloma de la Rédaction. 

  

Cependant, cette attention incessante sur un trait physique soulève des questions plus profondes sur la manière dont nous percevons et jugeons nos leaders. Est-ce que l’accent mis sur une caractéristique aussi superficielle détourne l’attention des questions politiques et économiques plus urgentes auxquelles la République centrafricaine est confrontée ? 

 

Pour un médecin généraliste centrafricain contacté par la Rédaction, est-ce le signe d’un problème respiratoire ou d’une autre condition médicale ? Y a-t-il des risques pour la santé, du moment où par la bouche, des mouches ou des gaz carboniques peuvent y entrer dans nos corps surtout dans un pays où tout est pollué, les maladies vectorielles sont un sujet de préoccupation ? 

  

Cette attention sur une caractéristique physique soulève des questions plus profondes sur la manière dont nous percevons nos leaders. Dans un monde dominé par l’image, comment les traits physiques influencent-ils la perception publique et politique ? 

  

L’omniprésence de cette caractéristique dans la représentation publique du Premier ministre a engendré des discussions. Dans les cérémonies officielles et les conférences, cette constante ouverture buccale est devenue un sujet de conversation. Cela peut sembler anodin, mais dans le domaine de la politique, même les détails les plus infimes peuvent être scrutés et interprétés de diverses manières. 

  

La réaction des réseaux sociaux à cette particularité de Félix Moloua reflète une fascination pour l’atypique dans un monde politique souvent perçu comme rigide et contrôlé. Cela montre également comment les médias sociaux peuvent influencer la perception des leaders, en se focalisant sur des aspects qui, traditionnellement, auraient peut-être été ignorés. 

  

L’intérêt porté à la bouche entrouverte du Premier ministre Félix Moloua est révélateur de notre époque. Il illustre comment les caractéristiques physiques, même les plus subtiles, peuvent devenir des sujets de discussion publique, influençant la perception des personnalités politiques. Cela nous rappelle l’importance de l’équilibre entre l’image et la substance, et soulève la question de savoir si notre attention ne devrait pas plutôt se concentrer sur les politiques et les actions des leaders, plutôt que sur leurs particularités physiques. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Issa Bi Amadou et les élections présidentielles de 2026 : Entre ambitions, arnaques et positionnements stratégiques

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Issa Bi Amadou et les élections présidentielles de 2026 : Entre ambitions, arnaques et positionnements stratégiques

 

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Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) – Alors que la République centrafricaine se prépare tout doucement pour les élections présidentielles de 2025 – 2026, les stratégies politiques et les ambitions personnelles commencent à se dessiner sur l’échiquier politique. Parmi les acteurs de cette période pré-électorale, Issa Bi Amadou se distingue non pas en tant que protagoniste principal de la course à la présidence, mais plutôt comme un exemple éloquent des dynamiques sous-jacentes qui animent la politique centrafricaine. Dans un système où les nominations et les positions sont souvent le fruit de manœuvres et de stratégies plutôt que de soutien populaire, les ambitions d’Amadou révèlent un aspect plus profond et parfois plus sombre de la politique dans le pays.

 

Ambitions et stratégies d’Issa Bi Amadou :

 

Issa Bi Amadou, bien que n’étant pas au centre de la scène électorale de 2025 – 2026, joue néanmoins un rôle significatif dans le récit politique centrafricain. Ses tentatives passées de se présenter aux élections législatives et sa stratégie actuelle pour les prochaines élections présidentielles offrent un aperçu de la manière dont les ambitions personnelles peuvent façonner la politique. Accusé d’arnaquer financièrement les membres de l’association culturelle Peul Tabbital Pulaaku, Amadou semble utiliser une approche double : se présenter comme le champion des Peuls pour attirer le soutien financier et, en même temps, manœuvrer dans les coulisses pour obtenir un poste ministériel. Cette dualité entre l’image publique et les ambitions privées est un thème récurrent dans la politique centrafricaine, où les apparences extérieures masquent souvent des motivations plus complexes.

 

Rivalité avec Hassan Bouba pour le poste ministériel et l’influence du groupe Wagner :

 

La politique en République centrafricaine est souvent marquée par des luttes de pouvoir complexes et des rivalités personnelles. Une de ces rivalités est celle entre Issa Bi Amadou et le ministre actuel de l’Élevage, Hassan Bouba. Bouba, un sujet tchadien, et allié proche du groupe Wagner, , représente un obstacle majeur aux ambitions d’Amadou d’occuper prochainement le poste du ministre de l’élevage et de la santé animale. Bouba a consolidé sa position non seulement grâce à ses liens avec le groupe Wagner, mais aussi en s’appuyant sur une base de soutien ethnique et régionale.

 

Le groupe Wagner, avec ses influences notables et ses interventions dans la politique centrafricaine, agit comme un facteur déterminant dans la stabilité et la dynamique du pouvoir du pays. Les connexions de Bouba avec ce groupe lui confèrent une protection et une influence qui semblent insurmontables, posant ainsi un défi de taille pour Amadou et d’autres acteurs politiques cherchant à monter en puissance.

 

Dans ce contexte, la stratégie d’Amadou semble être de capitaliser sur son identité peule centrafricain et de présenter sa candidature comme une représentation ethnique nécessaire, tout en cherchant à se positionner favorablement derrière au président putschiste Faustin Archange Touadera. Cependant, le soutien apparent de Wagner à Bouba complique considérablement ses plans. Les manœuvres d’Amadou, tout en reflétant ses ambitions personnelles, mettent également en lumière les défis plus larges auxquels sont confrontés les acteurs politiques dans un paysage dominé par des influences étrangères puissantes et des alliances complexes.

 

Le jeu des élections et des nominations : Origines et droits des acteurs :

 

En République centrafricaine, le droit de participer aux élections présidentielles et législatives est intrinsèquement lié à la nationalité et à l’identité des candidats. Issa Bi Amadou, en tant que citoyen centrafricain de l’ethnie peule, a le droit légal de se présenter aux élections. Cette légitimité lui offre une plateforme pour forger son chemin vers le pouvoir et les postes gouvernementaux en utilisant les élections comme un levier stratégique. Ses ambitions politiques, bien que controversées, sont ancrées dans une quête de reconnaissance et d’influence au sein du système politique légal du pays.

 

D’autre part, Hassan Bouba, identifié comme un ressortissant tchadien de l’ethnie peule, se trouve dans une position différente. N’ayant pas la possibilité de se présenter aux élections présidentielles ou législatives en raison de son statut étranger, Bouba se concentre plutôt sur le maintien et l’expansion de son pouvoir à travers ses relations stratégiques, notamment avec le groupe Wagner. Cette alliance lui confère une influence notable, compensant ainsi son incapacité à participer directement au processus électoral.

 

Cette dynamique entre Issa Bi Amadou et Hassan Bouba illustre la manière dont les origines et les droits légaux façonnent les stratégies politiques en République centrafricaine. Pour Amadou, les élections représentent une opportunité de monter en puissance et de négocier des positions, même si cela implique des manœuvres controversées. Pour Bouba, l’absence de droits électoraux le pousse à chercher le pouvoir par d’autres moyens, en s’appuyant fortement sur des alliances externes.

 

Implications et perspectives pour l’élection présidentielle de 2026 et la gouvernance :

 

Les stratégies et les manœuvres d’Issa Bi Amadou et de Hassan Bouba ne sont pas simplement des anecdotes isolées ; elles sont révélatrices des défis systémiques et des enjeux de pouvoir qui caractérisent la politique en République centrafricaine. Alors que le pays se prépare pour les élections présidentielles de 2025 – 2026, ces dynamiques soulèvent des questions essentielles sur la nature de la gouvernance et l’avenir de la démocratie dans le pays.

 

Pour Issa Bi Amadou, la course à la présidence est une opportunité de solidifier sa position et de négocier des postes de pouvoir, malgré les controverses et les accusations d’arnaque. Sa stratégie, bien que critiquée, reflète un désir de reconnaître et d’utiliser les mécanismes politiques disponibles pour avancer ses objectifs. Cependant, les implications de telles tactiques pour la transparence électorale et la confiance du public sont profondes. La question demeure : le système peut-il être réformé de l’intérieur, ou ces pratiques sont-elles trop enracinées pour être changées?

 

D’un autre côté, la position de Hassan Bouba, renforcée par ses liens avec le groupe Wagner, pose des questions sur l’influence étrangère et la souveraineté nationale. Son pouvoir, bien qu’il ne soit pas directement lié à un mandat électoral, a des implications significatives pour la stabilité politique et la distribution du pouvoir. Comment ces influences extérieures façonnent-elles la politique intérieure, et quelles sont les conséquences pour la population centrafricaine?

 

Alors que la République centrafricaine avance vers les élections de 2026, les citoyens et les observateurs sont confrontés à un paysage politique complexe, où les ambitions personnelles, les stratégies de positionnement et les influences étrangères se mêlent pour façonner la gouvernance et le futur du pays. Les cas d’Issa Bi Amadou et de Hassan Bouba ne sont pas simplement des histoires individuelles ; ils sont symptomatiques d’un système plus vaste qui nécessite une attention critique et, potentiellement, une réforme profonde.

 

La question demeure : la République centrafricaine peut-elle transcender ces pratiques et évoluer vers un système politique plus transparent, représentatif et équitable ? Ou bien ces stratégies sont-elles devenues une partie tellement intégrante de la politique qu’elles sont inévitables ? Alors que le pays se dirige vers un moment électoral crucial, ces questions restent au cœur du débat, invitant les citoyens, les leaders et la communauté internationale à réfléchir et, peut-être, à agir pour un avenir meilleur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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La grande criminalité à Cantonnier: Trois jours, trois morts

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La grande criminalité à Cantonnier: Trois jours, trois morts

 

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Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10  janvier 2024 (CNC) – Cantonnier, ville frontalière entre la République Centrafricaine et le Cameroun, est aujourd’hui l’épicentre d’une vague de grande criminalité. La découverte de trois corps en seulement trois jours met en lumière une situation alarmante. Cet article explore les dimensions de cette crise sécuritaire et ses implications pour la région.

 

Contexte de la criminalité transfrontalière

 

Située à proximité immédiate de Garoua-Boulaï au Cameroun, Cantonnier est devenue un terrain propice aux activités criminelles. La porosité de la frontière facilite les mouvements illégaux et la contrebande. Quels sont les mécanismes derrière cette escalade de violence ? Comment les deux pays peuvent-ils collaborer pour sécuriser cette frontière poreuse ?

 

Corps sans vie du conducteur de taxi moto retrouvé sur le cimétière de Gaga-Ngo à Cantonnier
Corps sans vie du refugié au Cameroun, conducteur de taxi moto à Gaoua-Boulaï, retrouvé sur le cimetières de Gaga-Ngo à Cantonnier. CopyrightCNC

 

Trois jours, trois tragédies

 

La ville a été secouée par trois meurtres brutaux : des conducteurs de taxi-moto égorgés et leurs motos volées. Le troisième cas, particulièrement poignant, concerne un réfugié centrafricain, conducteur de moto-taxi à Garoua-Boulaï. Son corps a été découvert sur un cimetière à Cantonnier, sur le territoire centrafricain, suscitant une profonde inquiétude. Selon les informations recueillies par la Rédaction, il y’a cinq jours, un client non identifié l’aurait pris en course pour soi-disant venir récupérer son sac de manioc côté centrafricain. C’est lors de cette course qu’il aurait été tué et son corps jeté dans le cimetière. Malheureusement, c’est des gens qui sont partis pour enterrer un corps qui ont malheureusement la surprise de découvrir le corps de cette troisième victime en état de décomposition. Sa mort soulève des questions sur la sécurité des réfugiés et des migrants. Comment ces incidents reflètent-ils les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les habitants et les réfugiés ?

 

Implications et réponses

 

Ces crimes mettent en lumière la nécessité d’une réponse sécuritaire robuste. Il est impératif d’examiner les causes profondes de cette criminalité, notamment la pauvreté, le chômage et l’instabilité politique. Quelles mesures les autorités locales et  nationales  doivent-elles prendre pour endiguer cette vague de violence ?

 

Cantonnier, aujourd’hui symbole de la grande criminalité transfrontalière, exige une attention urgente. La résolution de ces problèmes de sécurité ne se limite pas à des actions répressives, mais nécessite une approche multidimensionnelle incluant le développement économique, la réforme du système judiciaire et la coopération internationale. L’avenir de Cantonnier et de ses habitants dépend de la capacité à transformer cette crise en une opportunité pour la paix et la stabilité.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Centrafrique : Touadera dans l’énigme équation d’une mort au pouvoir

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Touadera dans l’énigme équation d’une mort au pouvoir

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays aux multiples facettes et défis, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une intrigue politique profonde. Le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, personnage central de cette énigme, orchestre une stratégie complexe, visant non seulement à se maintenir au pouvoir mais également à y trouver son dénouement. Dans une révélation faite par nos confrères du magazine “Afrique Intelligence”, Faustin-Archange Touadéra, lors de la signature d’un accord-cadre, fin septembre 2023, avec la société militaire privée américaine Bancroft Global Development, met en avant son maintien à vie au pouvoir grâce à la Constitution modifiée mais craint pour sa vie face aux réactions de Poutine. 

  

Dans l’arène politique de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra joue une partie d’échecs où chaque mouvement est calculé. Son administration, sous le spectre constant de menaces d’un coup d’état, s’appuie sur des mercenaires internationaux, illustrant un désir de consolidation du pouvoir. Cependant, cette tactique pourrait masquer une ambition plus sombre : se perpétuer au pouvoir jusqu’à sa mort. 

 

La stratégie de Faustin-Archange Touadéra, entre préservation de son régime et maintien d’une stabilité fragile, révèle une méfiance envers ses propres forces de sécurité, ses conseillers et une dépendance totale aux forces étrangères. Mais suite à la disparition tragique de son principal soutien Prigojine et aux effets néfastes des différentes suspensions des aides budgétaires à son pays, Touadera se retrouve désormais nez-à-nez avec Poutine qui, lui-aussi, est conflit avec les occidentaux et dos au mur face aux pressions de la crise de la trésorerie de son pays. Et pour se soustraire du cercle d’influence de Poutine et d’un éventuel soulèvement populaire de son peuple, Faustin-Archange Touadéra se voit contraint de se retourner à nouveau vers les occidentaux pour la réouverture des robinets des aides financières directes contrairement aux Russes. Ces éléments introduisent de nouveaux acteurs dans le jeu politique centrafricain, le groupe américain Bancroft Global Development, complexifiant ainsi davantage la scène déjà volatile.  

 

Selon nos confrères du magazine “Afrique Intelligence”, si l’accord entre Faustin-Archange Touadéra et Bancroft Global Development, peut avantager les occidentaux, il est l’un des plus risqués aussi pour Faustin-Archange Touadéra, qui fait état en privé de craintes pour sa sécurité, mais aussi d’éventuelles tentatives de déstabilisation de la part de certains de ses plus proches conseillers restés de fervents soutiens de Moscou. C’est à ce titre qu’il a clairement ordonné à Bancroft d’éviter toute situation de conflictualité avec le personnel de Wagner. 

 

Peu après les révélations de nos confrères du magazine Afrique Intelligence, des hommes politiques contactés par la Rédaction, s’interrogent sur la véritable nature des menaces auxquelles Touadéra prétend y faire face. Et quels sont ses conseillers qui restés les fervents soutiens de Moscou ? Est-ce une manipulation pour justifier une présence militaire renforcée, ou y a-t-il une menace réelle ? 

 

Cette situation crée un climat de suspicion et de doute, tant parmi les opposants politiques que parmi la population. Et pour le mathématicien Touadera, c’est la formule d’une énigme d’une équation différentielle à trouver. 

 

La démarche de Touadéra s’inscrit dans une tradition de dirigeants africains cherchant à rester au pouvoir par tous les moyens. Cette stratégie pourrait avoir des implications profondes pour la démocratie, la gouvernance et la stabilité future du pays. 

 

La République Centrafricaine se trouve à un carrefour critique sous la présidence de Touadéra. Son énigme politique, telle que révélée par “Afrique Intelligence”, met en lumière non seulement les défis internes du pays, mais aussi les complexités géopolitiques de la région. L’avenir de la Centrafrique dépendra en grande partie de la manière dont cette énigme sera résolue, avec des conséquences qui pourraient bien dépasser les frontières nationales et influencer l’équilibre régional. 

 

Affaire à suivre. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La saga de la dévalorisation des postes ministériels sous Touadéra : Une réalité politique inquiétante en RCA

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La saga de la dévalorisation des postes ministériels sous Touadéra : Une réalité politique inquiétante en RCA

 

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Le chef milicien Héritier Doneng avec les journalistes lors de son point de presse le vendredi 25 novembre 2022 dans la salle du cinéma du stade 20 000 place.

 

Bangui, 10  janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, sous le régime du Mouvement des Cœurs Unis dirigé par le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, traverse une période politique trouble, controversée et devenue salissante avec la composition actuelle du gouvernement recomposé. Marquée par la présence de figures aux antécédents criminel et douteux, des maitresses du président, cette période révèle une dévalorisation des postes ministériels, un écart notable par rapport aux normes traditionnellement reconnues de gouvernance. 

 

Depuis 2020, le gouvernement successif mis en place par le putschiste Faustin Archange Touadera se distingue par la nomination de personnes aux profils controversés à des postes de pouvoir. Des individus comme Hassan Bouba, chef rebelle tchadien aux antécédents criminels, inculpé par la CPS et placé sous mandat de dépôt mais libre, comme ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, et Héritier Doneng, un chef de la milice requin du régime qui avait appelé au crime des opposants, comme ministre de la Jeunesse et des Sports, représentent cette tendance troublante. 

  

La ministre de la Culture Sista Ngola Ramadan, la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témo ainsi que la ministre des Actions Humanitaires Josiane Lina Bémakassoui, toutes les trois nommées pour des raisons intimes plutôt que professionnelles, représentent cette tendance salissante et soulèvent des inquiétudes quant à leur capacité à remplir efficacement leurs rôles. Ces nominations ébranlent les principes de méritocratie et d’expertise qui sont traditionnellement au cœur du processus de sélection des ministres. 

 

Les 3 maitresses ministres du president Touadera. De gauche à droite, Sylvie Baïpo Témon, Sista Ngola Poto RAMADAN et Josiane Lina Bemakassoui
Les 3 maitresses ministres du president Touadera. De gauche à droite, Sylvie Baïpo Témon, Sista Ngola RAMADAN et Josiane Lina Bemakassoui

 

Les nominations ministérielles : Un symbole traditionnel de mérite et de compétence 

  

Dans de nombreux pays, la nomination à un poste ministériel est considérée comme l’apogée d’une longue carrière dans la fonction publique. C’est un processus qui, habituellement, récompense des années d’engagement, de compétence avérée, et de dévouement à l’État. Ces nominations sont souvent le fruit d’un parcours professionnel jalonné de réalisations significatives, de compétences spécialisées et d’une connaissance approfondie des affaires de l’État. 

 

Cette tradition de méritocratie et d’expertise dans la sélection des ministres assure non seulement l’efficacité et la stabilité de la gouvernance, mais renforce aussi la confiance des citoyens dans leurs institutions. Quand ce processus est respecté, il sert de baromètre à la santé démocratique et à l’intégrité de la gouvernance d’un pays.

 

L’écart par rapport à cette norme, comme observé dans le gouvernement actuel de la République centrafricaine, soulève donc des préoccupations majeures. En choisissant des individus aux parcours non conventionnels et parfois problématiques pour des rôles aussi cruciaux, le gouvernement de Touadéra semble s’éloigner de ces principes de méritocratie et d’expertise. Cette tendance pourrait avoir des implications profondes sur l’efficacité de la gouvernance, la perception du pays à l’échelle internationale, et la confiance des citoyens dans leur gouvernement.

 

L’approche actuelle de la nomination des ministres en République centrafricaine représente un changement notable par rapport à la tradition de méritocratie. Innovante comme approche en Afrique, elle est inventée et retenue par Touadera comme une aptitude des ministrables sous son règne. Cela soulève des questions fondamentales sur la nature de la gouvernance dans le pays et met en évidence l’importance de préserver les normes de compétence et d’intégrité dans la fonction publique pour assurer un avenir stable et prospère pour la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Baboua : Le maire, victime d’un montage politique par Wagner

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Baboua : Le maire, victime d’un montage politique par Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-maire-de-la-commune-de-Baboua-437×450.jpg” alt=”Le maire de la commune de Baboua, monsieur Caprang Jeanine Ephraim” width=”437″ height=”450″ />
Le maire de la commune de Baboua, monsieur Caprang Jeanine Ephraim

 

 

Baboua, 10 janvier 2024 (CNC) – Dans un récit qui pourrait être tiré d’un roman politique, le maire de Baboua, Monsieur Caprang Jeanine Ephraim, se retrouve au cœur d’une controverse qui soulève des questions sur la manipulation et la fausse accusation. Accusé de collaborer avec les rebelles de la CPC, une affirmation qui semble plus relever de la fiction que de la réalité, ce cas met en exergue les tactiques douteuses utilisées dans le jeu politique en République centrafricaine. 

 

L’accusation portée contre le sieur Caprang Jeanine Ephraim, maire de la Commune de Baboua semble se dérouler comme un scénario écrit d’avance, un montage orchestré par les Mercenaires russes du groupe Wagner et appuyé depuis Bangui. Cette assertion de collaboration avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), non seulement, elle est farfelue mais aussi infondée et elle jette une ombre sur les véritables intentions derrière son arrestation. 

 

Alors que le maire avait joué un rôle déterminant dans la déstabilisation des rebelles de la CPC autour de Baboua, le voici maintenant accusé par ceux-là même qu’il avait aidés. Cette inversion des rôles soulève des questions sur la légitimité et la crédibilité des forces en présence, notamment le groupe Wagner et les autorités de Bangui. 

 

En parallèle, le sous-préfet de Baboua a également disparu des radars, suscitant des inquiétudes sur son sort. Selon les informations du journal Corbeaunews-Centrafrique  (CNC), il se trouverait en clandestinité, peut-être à Garoua-Boulaï, au Cameroun. Cette disparition soulève des questions sur la sécurité des officiels locaux et les tensions dans cette préfecture de la RCA. 

 

Cependant, l’arrestation du maire a déclenché une vague de moqueries et de commentaires ironiques. Beaucoup soulignent le contraste frappant entre son soutien passé au régime de Faustin Archange Touadera et au groupe Wagner, et sa situation actuelle, celle d’une victime de ce même régime. Cette ironie n’échappe pas à l’opinion publique, qui se montre critique et sceptique face à ce retournement de situation. 

  

Cette affaire du maire de Baboua, aggravée par la disparition du sous-préfet, met en lumière les dangers et les complexités du pouvoir en République centrafricaine. Elle révèle les fragilités d’un régime où les alliés d’hier peuvent rapidement devenir les victimes d’aujourd’hui, dans un contexte où les lignes entre la vérité et la manipulation sont souvent floues. 

 

Comment ces événements influenceront-ils la perception du régime de Toadera et des forces extérieures comme le groupe Wagner auprès de la population locale et de la communauté internationale ? 

 

Par Gervais Lenga

 

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Centrafrique : La CPC dénonce l’incapacité du régime de Touadera à stabiliser le pays

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La CPC dénonce l’incapacité du régime de Touadera à stabiliser le pays

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki-450×294.jpg” alt=”Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”294″ />
Une dizaine des rebelles de l’UPC . CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine traverse une période tumultueuse marquée par des troubles politiques et des conflits armés persistants. Dans ce contexte, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a publié un communiqué de presse cinglant, critiquant sévèrement le régime de Touadera pour son incapacité à diriger et à stabiliser le pays. Cette déclaration intervient après une opération spéciale de la CPC visant à neutraliser le groupe paramilitaire Wagner. Cet article analysera les implications de ce communiqué et les défis auxquels la République Centrafricaine est confrontée.

 

Le bilan de huit années de gouvernance:

 

Le communiqué de la CPC souligne que le régime de Touadera a passé huit années à détruire les acquis économiques et démocratiques de la République Centrafricaine. Selon la CPC, le peuple centrafricain est désillusionné par un gouvernement qui n’a pas réussi à concilier ses différences et à mettre fin à l’instabilité politique et militaire. Cette critique soulève des questions sur la capacité du gouvernement actuel à diriger efficacement le pays.

 

L’opération de la CPC contre Wagner :

 

Le communiqué de presse de la CPC fait également référence à une opération spéciale menée par cette coalition contre le groupe paramilitaire Wagner. L’opération a eu lieu le 08 janvier 2024, et elle a été marquée par des affrontements violents à Kabo, entraînant des pertes humaines et matérielles considérables, y compris la mort de membres de Wagner et des forces armées centrafricaines (Faca). Cette action militaire met en évidence la complexité de la Situation en République centrafricaine, où des groupes armés opèrent en marge du gouvernement central, exacerbant les tensions et l’instabilité.

 

Le rôle de Wagner et ses controverses:

 

La CPC critique vivement le groupe paramilitaire Wagner, le qualifiant de « phénomène abominable qui survit du sang et de la sueur du peuple centrafricain ». Cette déclaration met en lumière les controverses entourant la présence de Wagner en République Centrafricaine. Bien que ce groupe ait été impliqué dans la fourniture de services de sécurité au gouvernement, il a également été accusé de violations des droits de l’homme et de la souveraineté nationale. Cette dualité soulève des questions sur les priorités du gouvernement en matière de sécurité et sur ses alliances internationales.

 

L’impasse actuelle et les perspectives d’avenir :

 

En conclusion, le communiqué de la CPC révèle une situation complexe en République Centrafricaine, caractérisée par des divisions politiques, des conflits armés et des acteurs internationaux impliqués. Le peuple centrafricain est désespéré face à l’incapacité du gouvernement à apporter des solutions tangibles à ses problèmes. L’opération contre Wagner illustre la nécessité de trouver des solutions durables pour la sécurité et la stabilité du pays.

 

Les questions qui se posent sont nombreuses : Comment le gouvernement de Touadera peut-il regagner la confiance de la population et mettre fin à l’instabilité politique ? Comment peut-on résoudre la question du groupe paramilitaire Wagner de manière pacifique et efficace ? Quel rôle la communauté internationale peut-elle jouer dans la recherche de solutions à ces défis complexes ? L’avenir de la République Centrafricaine dépend en fin de compte de la capacité des acteurs nationaux et internationaux à aborder ces questions de manière constructive et à travailler ensemble pour un avenir plus stable et prospère pour le pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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Un rayon d’espoir médical : CICR dote Kaga-Bandoro d’un service de radiographie ultime

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Un rayon d’espoir médical : CICR dote Kaga-Bandoro d’un service de radiographie ultime

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Lentree-de-lhopital-de-Kaga-Bandoro-450×323.jpg” alt=”L’entrée de l’hôpital de Kaga-Bandoro, dans la Préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine” width=”450″ height=”323″ />
L’entrée de l’hôpital de Kaga-Bandoro, dans la Préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine

 

 

Kaga-Bandoro, 10 janvier 2024 (CNC) – Dans un geste humanitaire remarquable, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a offert à la population de Kaga-Bandoro, dans l’Ananagrebisi, un service de radiographie flambant neuf, équipé de matériel de pointe. Cette initiative louable, qui a été officiellement inaugurée la semaine dernière, représente un rayon d’espoir pour la région.

 

La région de Kaga-Bandoro, située dans la préfecture de Nana Gribizi, abrite environ 136 000 habitants, dont beaucoup ont un pouvoir d’achat limité et ont eu du mal à accéder aux soins médicaux de qualité. L’hôpital local a longtemps souffert d’un manque d’équipements médicaux modernes, mais grâce à la générosité du CICR, cette situation commence à changer.

 

Devant l'hôpital de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi
Devant l’hôpital de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi

 

L’hôpital de district de Kaga-Bandoro est maintenant fier d’annoncer l’installation de son tout nouveau service de radiographie, équipé des dernières technologies en matière d’imagerie médicale. Le responsable de l’imagerie radiologique à l’hôpital, Hezeb Malemundju, a expliqué les avantages de ces nouveaux équipements.

 

“Notre service est doté d’un appareil polymobile de troisième génération, d’une imprimante et d’un lecteur CRDX de pointe. Cela nous permet de visualiser et de traiter des images radiologiques avec précision, améliorant ainsi le diagnostic et les soins que nous pouvons offrir à nos patients. De plus, nous avons la capacité de réaliser jusqu’à 1000 images par jour, ce qui garantit une réponse rapide aux besoins de la population locale.”

 

La mise en service de ce service de radiographie est particulièrement bienvenue dans la région, car elle survient à un moment où les visites à l’hôpital ont chuté en raison de la suspension de la gratuité des soins médicaux. Cette mesure a rendu les soins de santé plus difficiles d’accès pour de nombreuses personnes, renforçant ainsi l’importance de l’initiative du CICR.

 

Le Dr. Alain Gosta, médecin-chef de l’hôpital district, a exprimé sa gratitude pour ce don précieux. “C’est une grande joie pour nous d’être dotés d’un service d’imagerie radiologique ultra-moderne. Cela nous permettra de répondre aux besoins radiologiques croissants de la préfecture de Nana Gribizi. Actuellement, nous sommes en mesure de réaliser au moins 8 à 10 radiographies par jour, ce qui est une avancée considérable.”

 

Outre les équipements de radiographie, le service de radiologie dispose également d’un échographe qui facilitera les échographies pour les femmes en difficulté d’accouchement, renforçant ainsi la gamme de services médicaux disponibles pour la population.

 

Cette initiative du CICR mérite d’être saluée pour son impact potentiel sur la santé et le bien-être des habitants de Caga Bandor et des environs. Elle soulève également des questions sur l’accès aux soins de santé en République centrafricaine, en particulier dans les régions rurales. Alors que la population locale commence à bénéficier de ces améliorations médicales, il est important de se demander si d’autres initiatives similaires seront mises en place dans d’autres régions de la République centrafricaine qui en ont tout autant besoin.

 

En fin de compte, l’histoire de la radiographie de Cagabandoro est un rappel poignant de l’impact positif que des actions humanitaires ciblées peuvent avoir sur les communautés vulnérables. Cependant, elle soulève également des questions plus larges sur les besoins en matière de santé dans le pays et les efforts nécessaires pour garantir que chaque citoyen puisse accéder à des soins de qualité. Alors que nous saluons cette avancée médicale, nous ne devrions pas oublier que de nombreux défis persistent dans le domaine de la santé en République centrafricaine.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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Les évêques de Centrafrique se penchent sur la situation sociopolitique, sécuritaire, et religieuse du pays

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Les évêques de Centrafrique se penchent sur la situation sociopolitique, sécuritaire, et religieuse du pays

 

Pris d'ensemble des évêques de Centrafrique dans la Cathédrale immaculée de Bangui avec le SG de la CECA qui présente le message et en arrière plan les autres évêques. Copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.
Prise d’ensemble des évêques de Centrafrique . Photo CNC 

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) – Lors de la première session ordinaire des évêques de Centrafrique, qui s’est ouverte récemment à Bimbo, une variété de sujets cruciaux ont été abordés. Cette assemblée générale ordinaire a rassemblé des évêques venus de tout le pays pour discuter des questions pastorales, ecclésiastiques, mais également de la situation sociopolitique, sécuritaire, économique, et religieuse actuelle. Dans cet article, nous allons examiner les points saillants de cette réunion, en mettant en lumière les diverses perspectives et controverses qui ont émergé.

 

Analyse de la situation sociopolitique :

 

Les évêques de Centrafrique ont consacré une partie significative de leur réunion à évaluer la situation sociopolitique du pays. Il est crucial de noter que le pays a traversé des décennies de conflits et d’instabilité politique. Plusieurs prêtres originaires de régions éloignées ont déploré les conditions de vie difficiles de la population dans leurs localités respectives. L’évêque de Bouar, Mirek Goukoua, a souligné les problèmes de sécurité et d’infrastructures dans les préfectures de l’Ouham-Pendé,, Lim-Pendé, ainsi que sur la route Bozoum-Bocaranga.

 

La question de la sécurité est un défi majeur en Centrafrique, où des groupes armés opèrent encore dans certaines zones, menaçant la vie quotidienne des citoyens. L’absence de forces de sécurité dans certaines régions rend la situation particulièrement préoccupante. Les évêques ont ainsi eu l’occasion de débattre de l’importance de la sécurité et de l’autorité de l’État pour le bien-être de la population.

 

Analyse de la décision du pape sur la bénédiction des couples homosexuels :

 

Un autre sujet brûlant abordé lors de la réunion des évêques a été la décision du pape autorisant la bénédiction hors liturgie des couples homosexuels. Cette annonce, faite en décembre de l’année précédente, a suscité des débats passionnés, en particulier en Afrique.

 

La position de l’Église catholique centrafricaine sur cette question a été mise en avant dans un communiqué publié par la conférence des évêques du Centre Afrique. Ils ont rappelé leur attachement au rite traditionnel et ont appelé au calme. Cependant, certains évêques, comme Monseigneur Didier Nangwaza et le président de la conférence épiscopale de Centrafrique, estiment que des discussions plus approfondies sont nécessaires pour parvenir à une décision définitive. Ils prévoient de partager leurs réflexions avec d’autres conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar.

 

La première session ordinaire des évêques de Centrafrique a été l’occasion de discuter de diverses questions cruciales qui touchent le pays. De la situation sociopolitique à la sécurité en passant par la décision controversée du pape sur la bénédiction des couples homosexuels, les évêques ont abordé des sujets sensibles et d’importance. Cette réunion montre l’engagement de l’Église catholique centrafricaine envers le bien-être de la population et son rôle dans la recherche de solutions aux défis auxquels le pays est confronté. L’avenir de la Centrafrique dépendra en grande partie des actions et des décisions qui découleront de ces discussions, et il est essentiel de suivre de près les développements à venir.

 

Par Prisca Vickos

 

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Le bal des maîtresses : Quand la politique centrafricaine danse au rythme de la “promotion canapé”

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Le bal des maîtresses : Quand la politique centrafricaine danse au rythme de la “promotion canapé”

 

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Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, ministre de la Culture

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 janvier 2024 (CNC). Dans le théâtre politique centrafricain, une nouvelle pièce se joue : La “Promotion Canapé”. Le metteur en scène ? Le président putschiste Touadéra, les actrices ? trois femmes, maîtresses présidentielles, nouvellement promues comme ministres dans le gouvernement recomposé de Moloua : Sylvie Baïpo Témon aux Affaires étrangères, Josiane Lina Bemakassoui à la Promotion Féminine et Ngola Françoise Ramadan Mahata, dite Sista Ngola, la plus sexy, à la Culture. Et le décor ? Un palais où les frontières entre le professionnel et le personnel sont aussi floues qu’une promesse électorale.

 

Josiane Lina Bemaka-Soui , la cinquième maitresse du Président putschiste Faustin Archange Touadera. CopyrightDR
Josiane Lina Bemakassoui , la cinquième maitresse du Président putschiste Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Cette tragédie-comédie se déroule sous nos yeux, où le casting gouvernemental semble plus influencé par des liaisons amoureuses que par des compétences politiques. Imaginez un instant : des réunions de cabinet qui ressemblent plus à des rendez-vous galants, des décisions politiques qui prennent des allures de soap opera.

 

Dans cette satire vivante, chaque promotion semble souffler un vent de scandale, transformant les bureaux gouvernementaux en antichambres de passions secrètes. Ah, la Centrafrique ! Terre de ressources inépuisables et maintenant, scène d’une comédie romantique politisée.

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst
La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Témon. Image : Pressedienst

 

Mais n’oublions pas les spectateurs de cette pièce, les citoyens centrafricains, qui assistent, entre incrédulité et désespoir, à ce mélange indigeste de politique et d’amour. Ils se demandent si leur bulletin de vote était une invitation à une pièce de théâtre plutôt qu’un pas vers un avenir meilleur.

 

En réalité, “le bal des maîtresses” n’est pas seulement le titre d’un éditorial de monsieur Alain Nzilo, c’est une métaphore d’un gouvernement où les rôles et les responsabilités sont aussi interchangeables que les partenaires amoureux. Dans cette farce, la seule question qui demeure : qui aura le dernier rôle ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Pour Dîner avec le Diable, il Faut Avoir des Fourchettes Longues : Le Casse-Tête de la Députée Patassé

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Pour Dîner avec le Diable, il Faut Avoir des Fourchettes Longues : Le Casse-Tête de la Députée Patassé

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/La-deputee-de-Nana-Bakassa-Marie-Christiane-Patasse-285×450.jpg” alt=”La députée de Nana-Bakassa Marie-Christiane Patassé” width=”285″ height=”450″ />
La députée de Nana-Bakassa Marie-Christiane Patassé

 

Bangui, 09  janvier 2024 (CNC) – Dans le paysage politique tumultueux de la République centrafricaine, le cas de l’Honorable Marie-Christiane Patassé, députée de Nana Bakassa, apporte une dimension supplémentaire à la crise actuelle. Son rapprochement avec le parti au pouvoir, un choix stratégique controversé, soulève des questions profondes sur la politique de l’allégeance et ses conséquences. Ce proverbe populaire, Pour dîner avec le diable, il faut avoir des fourchettes longues”, illustre parfaitement la situation délicate de Mme Patassé, prise entre les bénéfices et les pièges de son alliance avec le pouvoir.

 

Le Contexte Politique:

 

Le cas de Mme Patassé, avec les menaces d’arrestation et les intimidations qu’elle subit, révèle une réalité politique inquiétante en RCA. Au-delà de sa circonscription, ce scénario souligne un problème systémique au sein du gouvernement de Touadéra, où les actions des députés investis dans le bien-être de leurs électeurs sont entravées par des forces obscures au sein du pouvoir central. Cette dynamique met en question la liberté d’action et d’expression des élus dans tout le pays, et soulève des inquiétudes quant à l’état de la démocratie et de la gouvernance en RCA.

 

Des Implications pour le Gouvernement de Touadéra:

 

La situation de Mme Patassé n’est pas un cas isolé mais plutôt le reflet d’une réalité politique plus large. Elle met en lumière la manière dont le gouvernement de Touadéra, et les personnalités influentes qui l’entourent, gèrent leur rapport avec les élus locaux. Cette tension entre le pouvoir central et les représentants locaux est symptomatique d’un malaise politique général, où les actions louables sont souvent éclipsées par la politique de la peur et de la manipulation.

 

Cependant, Mme Patassé, traditionnellement attendue comme une figure indépendante, a choisi de se rallier au parti au pouvoir. Cette décision, bien qu’elle puisse être vue comme une stratégie pour sécuriser certains avantages, place la députée dans une position complexe. D’une part, elle bénéficie de l’association avec le pouvoir dominant, mais d’autre part, elle se trouve exposée aux contradictions et aux conflits internes qui caractérisent ce même pouvoir. Cette dynamique soulève une question cruciale : pourquoi Mme Patassé se permet-elle de se plaindre maintenant, alors qu’elle a elle-même choisi de se rapprocher du feu politique ?

 

Le parcours de Mme Patassé reflète un dilemme commun dans la politique centrafricaine : la balance entre l’indépendance politique et l’attrait des alliances avec le pouvoir. Son cas, et les défis qu’elle affronte aujourd’hui, sont symptomatiques des tensions plus larges au sein du gouvernement de Touadéra et de la scène politique en RCA. Alors que le pays navigue dans ces eaux troubles, la situation de Mme Patassé sert de rappel que les choix politiques sont souvent accompagnés de conséquences imprévues, surtout lorsqu’on choisit de dîner avec le diable.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Gaston Nguerekata et le pouvoir impopulaire : Attaques personnelles et tensions sous l’ère Touadera

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Gaston Nguerekata et le pouvoir impopulaire : Attaques personnelles et tensions sous l’ère Touadera

 

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Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

 

Bangui, 09  janvier 2024 (CNC) – Dans le paysage politique de la République centrafricaine, une figure se distingue par son intégrité et son éminence académique : le professeur Gaston Nguerekata. Reconnu internationalement dans le domaine des mathématiques, Monsieur Gericata se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse troublante. Des attaques personnelles, menées par des partisans du président Faustin-Archange Touadera, ont inondé les réseaux sociaux. Ces attaques ne sont pas isolées, mais s’inscrivent dans un contexte de pouvoir impopulaire et de tension croissante en République centrafricaine.

 

Le profil et l’influence de Gaston Nguerekata

 

Gaston Nguerekata, par son parcours et son œuvre, est une figure de proue du monde académique. Professeur de mathématiques de renom, il a façonné des générations d’étudiants et a contribué significativement à son domaine. Au-delà de l’académie, Gaston Nguerekata s’est également engagé dans la sphère politique de la République centrafricaine, assumant des rôles de ministre et de recteur de l’Université de Bangui. Son expertise et son intégrité lui ont valu un respect international. Cependant, son parcours illustre est actuellement éclipsé par des attaques virulentes sur les réseaux sociaux, remettant en question son identité et son héritage.

 

Les attaques personnelles contre Gaston Nguerekata : Analyse et impact

 

Les attaques contre Gaston Nguerekata sur les réseaux sociaux sont à la fois personnelles et politiquement chargées, accusant souvent Gaston Nguerekata de trahison et de complot contre le gouvernement centrafricain. Ces attaques cherchent à délégitimer sa critique du régime actuel, en dépeignant ses opinions comme non-patriotiques ou malveillantes. Cette stratégie vise à réduire l’espace pour un débat politique ouvert et constructif, essentiel dans toute société démocratique. L’exemple de Gaston Nguerekata illustre la vulnérabilité des figures publiques à la diffamation dans l’ère numérique, et souligne l’importance d’un discours responsable et de la vérification des faits.

 

Le régime de Faustin-Archange Touadera : Un pouvoir contesté

 

Le régime de Faustin-Archange Touadera fait face à une impopularité croissante. Cette situation est exacerbée par des allégations de recours à des tactiques d’intimidation et à des groupes tels que Wagner pour asseoir son autorité. Le cas de Gaston Nguerekata devient alors un symbole de la résistance à un régime qui semble réprimer la dissidence. La critique de Gaston Nguerekata envers le gouvernement est vue non seulement comme une menace pour le régime, mais aussi comme un écho des frustrations et des désirs de changement de la population.

 

Liberté d’expression et démocratie en jeu

 

La situation de Gaston Nguerekata est un baromètre de l’état de la liberté d’expression en République centrafricaine. Dans un contexte où la critique gouvernementale est accueillie par la diffamation et l’intimidation, cette liberté fondamentale est gravement menacée. Ce phénomène dépasse le cadre individuel de Gaston Nguerekata et touche au cœur même des principes démocratiques.

 

La capacité de critiquer et de remettre en question le pouvoir est essentielle dans une société démocratique. Lorsque cette capacité est entravée par la peur et la répression, la démocratie elle-même est mise à mal. Les attaques contre Gaston Nguerekata, par leur nature et leur intensité, illustrent un environnement où la dissidence est non seulement découragée, mais activement réprimée.

 

Cela soulève des questions cruciales sur le rôle des médias et des réseaux sociaux en République centrafricaine. Dans quelle mesure ces plateformes contribuent-elles à un débat public sain, et dans quelle mesure sont-elles utilisées comme outils de suppression et de diffamation ? La réponse à ces questions est clé pour comprendre et améliorer la santé de la démocratie centrafricaine.

 

Le cas de Gaston Nguerekata est révélateur des défis et des tensions qui traversent la République centrafricaine. Les attaques personnelles et diffamatoires qu’il subit, dans le contexte d’un pouvoir impopulaire, mettent en lumière les fragilités de la liberté d’expression et de la démocratie dans le pays. Elles rappellent l’importance cruciale de protéger ces libertés, fondamentales pour le développement et le maintien d’une société ouverte et équitable.

 

L’affaire Nguerekata nous invite à réfléchir sur la manière dont la République centrafricaine peut avancer vers un avenir où le débat démocratique, la critique constructive et la diversité des opinions sont non seulement tolérés, mais encouragés. Cela nécessite un engagement renouvelé envers les principes de liberté d’expression et de transparence, et un effort concerté pour créer un espace public où toutes les voix peuvent être entendues et respectées. La route vers un avenir démocratique durable en République centrafricaine est semée d’embûches, mais elle est essentielle pour le bien-être et la prospérité de la nation.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Appel au meurtre des mercenaires de Wagner en Centrafrique : Un cycle de violence et de désespoir

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Appel au meurtre des mercenaires de Wagner en Centrafrique : Un cycle de violence et de désespoir

 

Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – Face à la montée de la violence en Centrafrique, les actions des mercenaires de Wagner, caractérisées par une brutalité inouïe, ont déclenché un appel désespéré à la justice. L’agression d’un commerçant à Boléré et le pillage à Mondet ne sont que le début d’une série d’actes répréhensibles, culminant avec l’assassinat ciblé d’éleveurs peuls. Ces événements tragiques mettent en lumière une situation sécuritaire en déroute et un appel pressant à la résistance contre ces forces impitoyables.

 

Le départ de Bouar et les violences à Boléré et Mondet

 

Le périple des mercenaires de Wagner a commencé le samedi dernier à Bouar, d’où ils se sont dirigés vers Boléré. Leur arrivée a marqué un tournant tragique pour ce village paisible. Sans avertissement, ils ont agressé un jeune commerçant, illustrant une brutalité sans motif ni retenue. Poursuivant leur route vers Mondet, un site d’orpaillage, ils ont changé de tactique mais pas d’intention. Là, ils ont méthodiquement pillé les artisans miniers, confisquant biens et ressources avec une efficacité froide. Ces actions, imprégnées de violence et de prédation, ont démontré un mépris total pour la vie et les droits des civils, laissant derrière eux une traînée de peur et de désolation.

 

L’assassinat des éleveurs peuls et l’escalade de la violence

 

Après avoir quitté Mondet, les mercenaires de Wagner ont croisé un éleveur peul sur la route à 1 kilomètres de ce village. Ils l’ont capturé et l’ont emmené à 2 km de Mbotoga, où ils l’ont froidement assassiné dans la soirée du samedi. Cette violence s’est poursuivie au centre du village Mbotoga, où trois autres sujets peuls ont été capturés par ces Mercenaires russes et exécutés le lendemain sur un site minier de Ndémou, un village entre Bocaranga et Bozoum. Ces actes barbares ont exacerbé la terreur dans la région, illustrant une escalade alarmante de la violence ciblée contre des groupes spécifiques, semant la peur et la désolation parmi les populations civiles.

 

La continuité de la violence et le vol des cabris

 

Il y a un mois, à 15 km de Bocaranga, les mercenaires de Wagner ont de nouveau fait preuve de brutalité. Deux jeunes commerçants de Bocaranga installant leur boutique sur un chantier minier ont été victimes de torture et de vol. Les mercenaires ont non seulement pillé leurs boutiques, mais ont également pris deux cabris appartenant à des cultivateurs locaux, exacerbant la peur et l’insécurité dans la communauté. Cet incident, bien que précédant les événements actuels, est révélateur du modèle de violence continue de Wagner, affectant divers aspects de la vie des villageois.

 

Montée de la résistance à Bocaranga

 

Après avoir été confrontés à une série d’actes brutaux par les mercenaires de Wagner, les jeunes de Bocaranga se retrouvent au bord de la révolte. Témoins de violences et d’atrocités répétées, leur colère s’est transformée en un désir ardent de justice. Ils envisagent désormais de s’organiser pour lutter contre les mercenaires, un tournant significatif dans une communauté auparavant marquée par la peur. Cette résolution soulève des questions délicates sur la justice et la paix dans une région en proie à des troubles constants.

 

Perspectives d’avenir

 

En un mot, les événements en Centrafrique, marqués par la violence des mercenaires de Wagner, ont engendré une situation alarmante dans tout le pays. La montée de la résistance parmi les jeunes de Bocaranga est symptomatique d’une communauté poussée à ses limites. Alors que la Centrafrique se trouve à un carrefour critique, la nécessité d’une réponse internationale et d’une intervention devient de plus en plus pressante. Cette crise souligne l’importance de la solidarité globale et de l’action coordonnée pour restaurer la paix et la stabilité dans le pays.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Échos d’une nation brisée : la poésie d’Elie Oueifio comme miroir de la réalité centrafricaine

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Échos d’une nation brisée : la poésie d’Elie Oueifio comme miroir de la réalité centrafricaine

 

 

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L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – Dans le paysage littéraire de la République centrafricaine, les poèmes d’Elie Ouéifio  se dressent comme des phares éclairant les turbulences et les espoirs d’une nation en quête d’identité et de stabilité. À travers ses œuvres “Jeunesse en Détresse”, “Le Pouvoir”, et “Des chefs de quartiers nostalgiques”, Oueifio tisse un récit critique et nuancé, reflétant les luttes et les aspirations de son peuple. Ces poèmes ne sont pas de simples vers ; ils sont le reflet d’une société aux prises avec des défis politiques, sociaux et économiques profonds, offrant une perspective rare sur les réalités souvent invisibles de la Centrafrique.

 

 “Jeunesse en Détresse” : Un Cri du Cœur pour la Génération Oubliée

 

Dans “Jeunesse en Détresse”, Ouéifio évoque le désespoir et la désillusion de la jeunesse centrafricaine. Cette génération, autrefois considérée comme l’avenir du pays, se trouve aujourd’hui marginalisée, ses espoirs d’une vie meilleure anéantis par la corruption, les conflits et une gouvernance défaillante. Le poème dépeint avec une acuité douloureuse la perte des terres cultivables, la pollution des rivières, et l’exclusion économique et militaire.

 

 “Le Pouvoir” : Une Réflexion sur la Gouvernance et ses Illusions

 

“Le Pouvoir” est une méditation profonde sur la nature et les abus du pouvoir politique. Ouéifio y interpelle les peuples du monde, décrivant le pouvoir comme un instrument qui, bien utilisé, peut mener à la prospérité, mais qui est souvent corrompu et mal compris. Le poème critique l’échec des dirigeants à suivre les principes de compétence, d’intégrité et de loyauté, et déplore l’impact dévastateur de cette dérive sur les peuples.

 

“Des chefs de quartiers nostalgiques” : Une Nostalgie pour une Administration Perdue

 

Ce poème souligne le rôle autrefois central, mais maintenant diminué, des chefs de villages et de quartiers dans l’administration centrafricaine. Oueifio regrette la perte de leur influence dans la gestion des affaires locales, symbolisant ainsi la dégradation de l’administration et de la gouvernance dans le pays.

 

Les poèmes d’Elie Ouéifio sont un miroir des réalités complexes de la République centrafricaine. Ils interrogent non seulement les citoyens centrafricains, mais aussi le monde entier, sur les questions de gouvernance, de pouvoir et de rôle des communautés dans la construction de l’avenir d’une nation. Ces textes ouvrent des questions cruciales : Comment les nations peuvent-elles réconcilier les idéaux démocratiques avec les réalités locales ? Quel est le véritable rôle de la jeunesse dans la société ? Et enfin, comment les peuples peuvent-ils reprendre le pouvoir qui leur a été usurpé ?

 

En explorant ces questions, Ouéifio nous invite à réfléchir sur le potentiel et les défis de la construction d’un avenir meilleur pour la RCA et au-delà.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Tout sur les origines douteuses de l’archevêque de Bangui Dieudonné Cardinal Nzapalainga.

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Tout sur les origines douteuses de l’archevêque de Bangui Dieudonné Cardinal Nzapalainga.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/nzapalainga-conférence-de-presse-du-4-décembre-2019-par-cnc-450×337.jpg” alt=”Le cardinal Nzapalainga Dieudonné lors de sa conférence de presse le 4 décembre 2019 à Bangui, en Centrafrique.” width=”450″ height=”337″ />
Copyright2019CNC.

 

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – Encore des informations qui vont surprendre nos lecteurs. Selon plusieurs indices exploités, l’archevêque de Bangui a bel et bien des attaches ancestrales au Congo Démocratique, l’ex-République du Zaïre. Et ce serait de là que ses parents ont traversé pour se retrouver au quartier Tokoyo à Bangassou. Mais l’homme devenu prêtre, puis archevêque de Bangui ne lésine pas sur les moyens de se faire entourer par ses parents venus de la RDC ou d’en faire la promotion.

 

« D’où vendez-vous ? De Paris Congo » se questionnaient et répondaient entre eux les enfants de la vieille époque au clair de la lune. La question qui est d’actualité, se pose encore pour l’archevêque de Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga. Selon des informations confirmées, dans une villa achetée par l’archevêque Métropolitain de Bangui à Bastos, le quartier le plus huppé de la ville de Yaoundé, réside depuis plusieurs années, une ex-religieuse d’origine congolaise qui est l’une de nombreuses maîtresses du Cardinal Dieudonné Nzapalainga avec qui elle a de nombreux enfants.

Mais là où le bât blesse, c’est sa collaboration très douteuse avec l’abbé Domété du diocèse de Gbadolité en République démocratique du Congo. Décédé en France en 2021, son corps avait été rapatrié en République Centrafricaine aux frais de l’archidiocèse de Bangui avant d’être transféré à Gbadolité via un avion humanitaire. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a été personnellement à l’aéroport de Bangui pour recueillir les dépouilles de ce prêtre congolais dont le nom n’apparaissait nulle-part dans les listes d’affectations des prêtres en exercice dans l’archidiocèse de Bangui. D’ailleurs, ce prêtre extrêmement riche dont l’une des villas se trouve à Bimbo, ne célébrait jamais la messe lorsqu’il arrivait en Centrafrique et n’aimait pas que son identité soit dévoilée. Pourtant, c’est un proche de l’archevêque de Bangui. L’abbé Domété a aussi des villas au Bénin. Et c’est là-bas que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait loger désormais sa veuve centrafricaine et ses enfants.

L’on comprend pourquoi ces derniers temps, des prêtes congolais inondent les rivages du fleuve Oubangui. Les sources bien introduites, expliquent que la bonne partie de ces prêtres congolais ont fini par se faire nommer évêques dans leurs pays mais c’est grâce au réseau de leur très cher frère Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Actuellement, c’est une sœur congolaise qui est la secrétaire particulière de l’archevêché. Cette attirance pour la République Démocratique du Congo est d’ordre généalogique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Le Double Jeu de Touadera entre Accusations Internationales et Louanges à la Russie

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Centrafrique : Le Double Jeu de Touadera entre Accusations Internationales et Louanges à la Russie

 

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Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – Dans un discours de fin d’année marqué par des accusations fortes contre la communauté internationale, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a dépeint un tableau sombre de la situation politique et économique de son pays. Accusant les acteurs internationaux de déstabilisation, tout en vantant la coopération avec la Russie, le président soulève des questions sur la transparence de son administration et la réalité des alliances de la RCA.

 

Contexte Politique et Accusations Controversées :

 

Dans un discours de fin d’année marqué par la défiance, Touadera a dépeint la RCA comme une victime d’intrigues internationales. Ces propos, qui assimilent la communauté internationale à une organisation criminelle, révèlent un profond clivage entre la RCA et certains de ses partenaires traditionnels. Cette accusation soulève des questions sur la légitimité et les motivations derrière de telles déclarations.

 

Alliances et Double Discours :

 

Malgré ses critiques virulentes envers la communauté internationale, Touadera maintient des liens étroits avec des acteurs controversés comme le groupe Wagner. Cette contradiction expose un double discours où, d’un côté, il condamne l’ingérence étrangère et, de l’autre, s’engage dans des alliances qui suscitent des inquiétudes internationales.

 

Les Réalités de l’Embargo sur les Armes et la Manipulation Narrative :

 

Touadera a également évoqué un embargo sur les armes, bien que celui-ci ait été levé, soulignant une possible manipulation narrative visant à renforcer son image de leader assiégé par des forces externes. Cette stratégie pourrait viser à consolider son pouvoir en dépeignant la RCA comme un bastion de résistance contre l’oppression internationale.

 

La République centrafricaine, sous la direction de Touadera, navigue dans des eaux géopolitiques tumultueuses. Les déclarations provocatrices du président et ses alliances politiques soulèvent des interrogations sur l’avenir du pays. Dans quelle mesure ces déclarations reflètent-elles la réalité des défis auxquels la RCA est confrontée, et comment influenceront-elles sa trajectoire future sur la scène internationale ?

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Alerte rouge : La RCA classée parmi les destinations à éviter selon les États-Unis

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Alerte rouge : La RCA classée parmi les destinations à éviter selon les États-Unis

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/image-murale-bienvenue-a-Bangui-450×300.jpg” alt=”image murale de bienvenue à Bangui” width=”450″ height=”300″ />

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – La récente mise à jour de la liste des pays déconseillés par les États-Unis pour les voyageurs place la République Centrafricaine (RCA) en « zone rouge extrême ». Cette classification soulève des questions cruciales sur l’instabilité politique et les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.

 

La situation sécuritaire en RCA:

 

La RCA, marquée par des années de conflits, se trouve dans une période délicate de son histoire. Les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales ont créé une atmosphère d’instabilité et d’insécurité. Cette situation est exacerbée par l’implication du groupe Wagner, une entité militaire privée russe, dont la présence est à la fois une source de soutien militaire pour le gouvernement et un sujet de controverse importante.

 

L’impact de la Présence de Wagner:

 

Depuis 2017, le groupe Wagner joue un rôle influent dans le conflit centrafricain. Bien que leur aide ait été cruciale pour le gouvernement dans la lutte contre les rebelles, elle a également été associée à des allégations de violations des droits humains. Cette situation complexe pose des questions éthiques importantes et affecte la perception internationale de la RCA.

 

L’impact de la présence de Wagner:

 

Depuis 2017, le groupe Wagner joue un rôle influent dans le conflit centrafricain. Bien que leur aide ait été cruciale pour le gouvernement dans la lutte contre les rebelles, elle a également été associée à des allégations de violations des droits humains. Cette situation complexe pose des questions éthiques importantes et affecte la perception internationale de la RCA.

 

La classification et ses implications:

 

La RCA, classée dans la catégorie la plus sévère – niveau 4, est perçue comme présentant des risques majeurs. Cette classification, soulignant des problèmes comme l’instabilité politique, les crises humanitaires, et les conflits armés, peut avoir des répercussions significatives sur l’image du pays, l’aide internationale, et les investissements étrangers.

 

Conséquences sur les Relations Internationales: Cette mise en garde des États-Unis peut limiter la mobilité des chercheurs et des humanitaires américains dans la région, réduisant ainsi l’assistance et l’engagement international. Par ailleurs, cela pourrait influencer la perception et les politiques d’autres nations vis-à-vis de la RCA.

 

Vers une solution durable ?. Face à cette classification, quelle peut être la réponse de la communauté internationale ? La nécessité d’une approche plus nuancée, qui ne se limite pas à une mise en garde mais qui engage également dans des efforts de stabilisation et de développement, est cruciale.

 

La classification de la RCA en « zone rouge extrême » par les États-Unis est un signal d’alarme sur les défis sécuritaires et politiques du pays. Toutefois, cette étiquette ne doit pas occulter les efforts nécessaires pour la stabilisation et le développement de la RCA. La communauté internationale se doit d’adopter une approche équilibrée, reconnaissant les risques mais aussi les opportunités de progrès dans cette nation résiliente.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La rareté de l’huile de karité à Ndélé : Un fardeau économique pour les ménages

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La rareté de l’huile de karité à Ndélé : Un fardeau économique pour les ménages

 

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Deux femmes qui reviennent du champs . Photo CNC

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) – L’huile de karité, une ressource précieuse au nord-est de la République centrafricaine, est au cœur d’une controverse croissante ces derniers temps. Utilisée non seulement pour la cuisine mais aussi dans la fabrication de savon artisanal, cette ressource naturelle a vu son prix grimper de manière significative. Dans cet article, nous allons examiner de près les facteurs qui ont conduit à cette augmentation des prix, ses implications économiques et sociales, ainsi que les appels à une meilleure sécurité pour les collecteurs de karité.

 

Analyse de la hausse des prix

 

La première question qui se pose est : pourquoi l’huile de karité est-elle devenue si chère au nord-est de la République centrafricaine ? Plusieurs facteurs entrent en jeu, le principal étant l’insécurité dans certaines régions, notamment à Cotissacos et Miamani, situées respectivement à 45 et 120 kilomètres de Ndélé. En raison de l’instabilité et des conflits, les femmes qui collectent traditionnellement les noix de karité pour produire de l’huile ne peuvent plus accéder librement aux zones de récolte. Cette limitation de l’approvisionnement a réduit l’offre d’huile de karité sur les marchés, faisant grimper les prix.

 

En outre, la demande pour l’huile de karité est en constante augmentation, car elle est largement utilisée dans la cuisine et la fabrication de savon artisanal. Les consommateurs locaux dépendent de cette ressource pour leur subsistance quotidienne. L’augmentation de la demande a donc contribué à la hausse des prix.

 

Implications économiques et sociales

 

L’impact économique de la hausse des prix de l’huile de karité est significatif. Les ménages qui utilisent régulièrement cette huile voient leur budget alimentaire affecté. Par exemple, Deborah Hadoum, une cliente régulière du marché central, note que le prix d’un pot d’huile de karité est passé de 300 à 600 francs, ce qui a un impact direct sur le coût de la préparation des repas. De même, Aline, qui tient une gargote, est contrainte d’augmenter les prix de ses plats en raison de l’augmentation du coût de l’huile de karité.

 

En outre, la hausse des prix de l’huile de karité a des répercussions sur l’industrie du savon artisanal. Soumaïn Violaine Nina, une productrice de savon, se voit contrainte d’augmenter le prix de ses produits en raison du coût accru de l’huile de karité. Cette augmentation des prix peut décourager les consommateurs, réduisant ainsi les ventes et affectant les petits entrepreneurs.

 

Appels à la sécurité pour les collecteurs de karité

 

Pour résoudre cette crise, il est essentiel de garantir la sécurité des collecteurs de karité, en particulier dans les zones touchées par l’insécurité. Les femmes qui récoltent les noix de karité sont la pierre angulaire de cette industrie, et leur capacité à accéder aux zones de récolte est vitale pour maintenir l’approvisionnement en huile de karité à des prix abordables.

 

Les habitants de Ndélé et des localités avoisinantes appellent donc à des mesures pour assurer la sécurité dans les zones de récolte. Cela implique un engagement accru des autorités pour maintenir la paix et la stabilité dans ces régions, permettant ainsi aux collecteurs de karité de continuer leur activité sans crainte.

 

Notons que la hausse des prix de l’huile de karité dans le Bamingui-Bangoran est un problème économique et social majeur qui a des répercussions sur la vie quotidienne des habitants. L’insécurité dans cette région a restreint l’accès aux zones de récolte, réduisant l’offre d’huile de karité et faisant grimper les prix. Pour résoudre cette crise, il est essentiel de garantir la sécurité des collecteurs de karité et de s’attaquer à la demande croissante de cette ressource. Une action concertée est nécessaire pour préserver cette ressource précieuse et assurer son accès à un prix abordable pour tous.

 

Par Carole Ramadan

 

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L’Aube Sanglante à Kabo : Un violent affrontement entre les rebelles et les soldats FACA en cours

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L’Aube Sanglante à Kabo : Un violent affrontement entre les rebelles et les soldats FACA

 

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Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – Depuis les premières lueurs de l’aube de ce lundi, la ville de Kabo, située au nord de la République centrafricaine près de la frontière tchadienne, est devenue le théâtre d’un violent affrontement. Les combats qui ont éclaté aux alentours de quatre heures du matin opposent les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) aux éléments des forces armées centrafricaines. Ce conflit, éclatant dans une région stratégique mais souvent négligée, met en lumière les défis sécuritaires et politiques persistants auxquels est confrontée la République centrafricaine.

 

Kabo, une ville stratégiquement située, devient aujourd’hui le symbole des tensions qui déchirent le pays. Les raisons de ce nouvel affrontement sont multiples et enchevêtrées. D’une part, la présence de l’UPC, groupe rebelle notoire dans la région, témoigne de la fragilité de l’accord de paix signé en 2019 et des défis liés à l’intégration des groupes armés dans le processus politique. D’autre part, la proximité de Cabo avec la frontière tchadienne soulève des questions sur l’implication régionale et les dynamiques transfrontalières du conflit.

 

L’attaque de l’UPC sur Cabo peut être interprétée comme un signal alarmant quant à l’instabilité croissante dans cette région. Cela soulève des questions cruciales : pourquoi Cabo ? Quels sont les intérêts stratégiques de l’UPC dans cette escalade ? La réponse, complexe, nécessite un examen des réseaux économiques et politiques qui s’entremêlent dans cette zone frontalière.

 

En outre, l’implication des forces armées centrafricaines dans cet affrontement révèle les difficultés du gouvernement à maintenir l’ordre et à exercer son autorité sur l’ensemble du territoire national. Ce conflit souligne également les limites des efforts internationaux et régionaux pour stabiliser le pays, malgré la présence de missions de maintien de la paix et de multiples initiatives de dialogue.

 

L’affrontement à Kabo n’est pas un événement isolé, mais le reflet d’une crise plus profonde qui secoue la République centrafricaine. Il soulève des questions fondamentales sur la capacité du pays à naviguer vers un avenir plus stable et pacifique. Alors que les yeux du monde se tournent vers Cabo, il est impératif de comprendre les dynamiques sous-jacentes à ce conflit et de s’interroger sur les moyens de prévenir de futures escalades. Quelles sont les prochaines étapes pour la République centrafricaine et comment la communauté internationale peut-elle efficacement contribuer à un retour durable à la paix ? Ces questions restent ouvertes, invitant à une réflexion approfondie sur les enjeux et les perspectives d’avenir de cette nation tourmentée.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Droit et Mensonge : L’Arrestation du Colonel Modoua, un Psychodrame au Cœur des Rivalités Militaires”

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Droit et Mensonge : L’Arrestation du Colonel Modoua, un Psychodrame au Cœur des Rivalités Militaires”

 

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Le colonel commandant de zone militaire du nord-ouest arrêté par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine se trouve aujourd’hui au cœur d’un psychodrame complexe et troublant, centré autour de l’arrestation du Colonel Modoua. Figure respectée pour son intégrité et son dévouement, sa mise en détention sous des accusations controversées jette une ombre sur les structures de pouvoir au sein de l’armée nationale. Ce n’est pas seulement une question de légalité, mais aussi un miroir des luttes internes et des jeux de pouvoir qui façonnent la réalité de l’armée centrafricaine. L’arrestation soulève des questions délicates sur la justice, la vérité, et la dynamique des forces en présence.

 

Le Fondement des Accusations : Vérité ou Diffamation ?

 

Au cœur de cette affaire se trouvent les accusations portées contre le Colonel Modoua– une prétendue vente de tenues militaires aux rebelles. Si ces accusations s’avéraient fondées, elles constitueraient un acte de trahison majeur. Toutefois, l’examen minutieux de cette affaire révèle une complexité et des contradictions qui suggèrent une autre réalité. Des sources internes à l’armée remettent en cause la véracité de ces affirmations, insinuant qu’il pourrait s’agir d’une campagne de diffamation orchestrée par des rivaux au sein de l’armée.

 

L’engagement du Colonel Modoua dans la lutte contre les braquages au sein de l’armée, souvent en opposition directe avec les actions du groupe Wagner et les intérêts du Chef d’État-major Zéphirin Mamadou, ajoute une autre dimension à l’affaire. Son rôle dans l’arrestation récemment des 9 soldats impliqués dans des activités illégales pourrait être la véritable raison derrière les accusations montées contre lui, révélant ainsi un tissu complexe de rivalités et de manipulations.

 

La Rivalité au Sommet : le Rôle du Chef d’État-major Zéphirin Mamadou

 

Au sommet de la chaîne de commandement militaire en République centrafricaine, le Chef d’État-major Zéphirin Mamadou occupe une position stratégique cruciale. Son influence sur les affaires internes de l’armée est profonde, et ses actions semblent parfois dépasser les simples devoirs militaires pour toucher à la Politique de pouvoir. Dans le cas de l’arrestation du Colonel Modoua, le rôle de Mamadou mérite une attention particulière. Des sources internes suggèrent que Mamadou pourrait être motivé non seulement par la jalousie, mais aussi par une volonté de neutraliser toute figure pouvant menacer son autorité.

 

L’analyse des mouvements et décisions de Mamadou révèle un modèle intrigant. Son approche semble être celle d’un tacticien, utilisant son pouvoir pour éloigner ou discréditer ceux qu’il perçoit comme des rivaux. Cette stratégie est particulièrement évidente dans sa gestion des officiers populaires et efficaces comme le Colonel Modoua. En examinant de près l’affaire Modoua, il devient clair que l’arrestation pourrait être moins liée aux allégations de conduite inappropriée et plus à une lutte pour le contrôle et le pouvoir au sein de l’armée.

 

En outre, la proximité de Mamadou avec le groupe Wagner est un facteur non négligeable. Cette relation peut offrir à Mamadou un levier supplémentaire dans ses efforts pour consolider sa position. Les implications de cette association avec un groupe de mercenaires étrangers sont vastes, soulevant des questions sur la souveraineté, l’influence extérieure dans les affaires nationales, et la dynamique de pouvoir au sein des structures militaires et politiques de la République centrafricaine.

 

L’Influence de Wagner et les Implications Politiques

 

Dans les arcanes du pouvoir militaire en République centrafricaine, le groupe Wagner émerge comme un acteur clé, dont l’influence dépasse les frontières conventionnelles de l’intervention militaire. Leur rôle dans l’arrestation du Colonel Modoua n’est pas un incident isolé, mais plutôt une manifestation de leur emprise croissante sur les affaires militaires et politiques du pays.

 

La collaboration étroite entre le Chef d’État-major Zéphirin Mamadou et Wagner révèle un mélange troublant de politiques militaires internes et d’influences externes. Cette association soulève des questions sur l’indépendance des décisions militaires et la sécurité nationale, mettant en lumière un scénario où les décisions clés sont potentiellement guidées par des intérêts étrangers. Le cas du Colonel Modoua, dans ce contexte, suggère une instrumentalisation de Wagner pour régler des comptes internes ou consolider le pouvoir de figures spécifiques au sein de l’armée.

 

L’impact de Wagner sur la politique intérieure de la République centrafricaine est également significatif. Leur présence et leurs actions peuvent influencer la perception de l’armée par la population, éroder la confiance dans les institutions militaires et redéfinir la politique de sécurité du pays.

 

 

Répercussions sur la Justice et la Cohésion Militaire

 

L’affaire du Colonel Modoua, avec ses multiples couches de rivalités, d’influences externes et d’accusations infondées, a des répercussions profondes sur la justice et la cohésion au sein de l’armée centrafricaine. L’utilisation de fausses accusations comme outil politique affaiblit non seulement la confiance en la justice militaire, mais sape également la morale des soldats. Les officiers et les troupes observent ces événements, conscient que leur propre sécurité et carrière pourraient être compromis par de telles dynamiques de pouvoir.

 

 

L’arrestation du Colonel Modoua et les événements qui l’entourent jettent une lumière crue sur les défis auxquels fait face la République centrafricaine en termes de gouvernance militaire et de justice. Cette affaire est symptomatique des problèmes plus larges d’influence politique, de manipulation et de luttes de pouvoir qui peuvent affliger une armée. Elle soulève des questions essentielles sur la nécessité de réformes et de transparence pour garantir la stabilité et la confiance au sein de l’appareil militaire.

 

En réalité, l’affaire Modoua n’est pas seulement une question isolée d’injustice ; elle est le reflet d’un système nécessitant un examen et une réforme approfondis. Pour la République centrafricaine, reconstruire la confiance dans ses institutions militaires est essentiel pour assurer la sécurité nationale et le respect des principes de justice et d’équité.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au-delà de l’État de droit : la République centrafricaine et l’ombre de Faustin-Archange Touadéra

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Au-delà de l’État de droit : La République centrafricaine et l’ombre de Faustin-Archange Touadéra

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

Bangui, 09  janvier 2024 (CNC) –Dans le théâtre politique de la République centrafricaine, un acte de répression se joue sous les yeux d’une communauté internationale partiellement aveuglée par des promesses de démocratie. À l’affiche, Faustin-Archange Touadéra, non pas tant en tant que président, mais plutôt en tant que metteur en scène d’une tragédie où l’opposition est réduite au silence.

 

Le cas de Dominique Éphrem Yandocka, par sa vingtième journée en détention arbitraire, devient le symbole non seulement de la lutte pour la liberté, mais aussi de la résilience face à la terreur étatique. Comment peut-on parler de démocratie quand les voix dissidentes sont étouffées par l’étau de la peur ?

 

Cet éditorial du CNC, loin de se draper dans l’innocence d’une critique sans fondement, cherche à mettre en lumière les fissures d’un régime qui se pare de la démocratie comme d’un costume trop grand pour lui. Les rapports d’organisations telles que Human Rights Watch ne sont que la partie émergée de l’iceberg d’une série de pratiques qui érodent les fondements mêmes d’un État de droit.

 

La République centrafricaine, riche de son potentiel et de son peuple, mérite mieux que le cycle actuel de répression. Il est impératif de questionner, de critiquer et surtout, de ne pas détourner le regard. La liberté de Dominique Éphrem Yandocka n’est pas qu’une cause individuelle, c’est le reflet d’une quête collective pour la justice et la transparence.

 

Si l’histoire est écrite par les vainqueurs, la réalité est vécue par tous. Le régime de Touadéra doit être confronté non seulement par la plume critique, mais aussi par une pression soutenue pour un changement tangible. Car en fin de compte, c’est l’avenir de la RCA qui est en jeu, un avenir qui devrait être écrit en lettres de liberté, pas avec les chaînes de la peur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publicatoions

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Les maîtresses du président dans le Gouvernement : Promotions canapé et nominations controversées et détestées en République centrafricaine

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Les maîtresses du président dans le Gouvernement : Promotions canapé et nominations controversées et détestées en République centrafricaine

 

Sista Ngola, la fille du ministre Margueritte RAMADAN qui arrive à mettre tout le monde mal à l'aise au sein du ministère qu'occupe sa maman
Mme Ngola Frangeise RAMADAN MAHATA, Ministre de la Culture

 

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine est actuellement au centre d’une controverse de gouvernance : la nomination de maîtresses du président à des postes clés dans le gouvernement, un phénomène qui incarne la pratique de la “promotion canapé”. Bien loin d’être un secret, cette méthode de sélection est devenue une caractéristique marquante de l’administration du Président putschiste Faustin Archange Touadera. Ces nominations, qui semblent ignorer les critères de compétence professionnelle et de mérite, soulèvent des questions sur le népotisme, l’éthique politique et les implications de telles pratiques sur la gouvernance et la société centrafricaine.

 

Sylvie Baïpo-Temon Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger.

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst
La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst

 

Sylvie Baïpo-Temon, centrafricaine ayant acquis la nationalité française, vivait en France lorsqu’elle a rencontré le président putschiste Faustin Archange Touadera à plusieurs reprises. Ces interactions ont conduit à sa nomination surprenante en tant que ministre des Affaires Étrangères, un exemple clair de la “promotion canapé”. Cette nomination soudaine, depuis une vie en France à un rôle politique majeur en République Centrafricaine, soulève des questions sur les critères de sélection pour ces postes de haute responsabilité.

 

Josiane Lina Bemakassoui, Ministre chargé de l’Action humanitaire et de la Solidarité.

 

Josiane Lina Bemaka-Soui , la cinquième maitresse du Président putschiste Faustin Archange Touadera. CopyrightDR
Josiane Lina Bemakassoui , la cinquième maitresse du Président putschiste Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Josiane Lina Bemakassoui, ancienne serveuse dans un bar, a également fait un bond remarquable en devenant ministre des Actions Humanitaires. Sa nomination, précédée d’une relation personnelle et intime avec le président, illustre une autre instance de “promotion canapé”, soulevant des préoccupations similaires sur les principes de mérite et d’équité dans les nominations gouvernementales.

 

Mlle Ngola Franàoise Ramadan Mahata, Ministre de la Culture

 

Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, Minsitre de la Culture
Ngola Françoise RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, Minsitre de la Culture

 

Mlle Ngola Françoise Ramadan Mahata, surnommée Sista Ngola , la nouvelle Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme, représente encore un cas similaire. Vivant en France, elle a développé une relation proche et intime avec le président putschiste lors de ses visites dans ce pays. Cette relation a évolué pour aboutir à sa nomination à un poste de haut niveau à Bangui. De plus, étant la fille de Madame Margueritte RAMADAN , l’ancienne ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, elle a souvent représenté sa mère dans des missions officielles à l’étranger. Sa nomination comme ministre de la Culture, vue comme une suite logique de ses interactions avec le président, confirme le modèle de “promotion canapé” au sein du gouvernement. Avec un niveau d’éducation se limitant au secondaire et un profil intellectuel relativement basique, sa nomination a soulevé des interrogations sur les critères de compétence et de qualification pour les postes gouvernementaux.

 

Ces nominations mettent en lumière un modèle de “promotion canapé” dans la gouvernance de la République Centrafricaine, remettant en question l’intégrité et la méritocratie dans les nominations gouvernementales. Cette pratique, qui va au-delà des individus impliqués, affecte la confiance du public dans le gouvernement et l’efficacité de la gouvernance. La nécessité d’une plus grande transparence et responsabilité dans les nominations est impérative pour lutter contre ces tendances inquiétantes et assurer un avenir démocratique stable pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Tragédie à la Frontière : Conducteur de Taxi-Moto Camerounais Assassiné en Territoire Centrafricain à Cantonnier”

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Tragédie à la Frontière : Conducteur de Taxi-Moto Camerounais Assassiné en Territoire Centrafricain à Cantonnier”

 

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Au centre-ville de Cantonnier, une localité centrafricaine à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – La communauté de Cantonnier, une ville centrafricaine frontalière, est en deuil suite à la mort tragique de Jean-Esteve Benda, un père de deux enfants travaillant comme conducteur de taxi-moto. Originaire du Cameroun, Benda a été retrouvé sans vie après avoir traversé la frontière pour une course sur le territoire centrafricain, mettant en exergue les risques sécuritaires pour ceux qui franchissent quotidiennement cette limite nationale.

 

Benda, dont le métier était vital pour sa famille, représente les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs transfrontaliers. Les propos de son oncle, Alphonse Armand Benda, soulignent la vie quotidienne risquée et l’engagement de Jean-Esteve envers sa famille. D’après lui, son neveu était pris en course par un passager centrafricain, ce qui l’a conduit à traverser la frontière comme ils ont l’habitude de faire de deux côtés. Malheureusement, son corps sans vie a été retrouvé le lendemain dimanche vers 6 heures à une centaine de mettre derrière une église locale. Le chef de village à Cantonnier, Borma Huosman, exprime quant à lui la peur et l’inquiétude de la communauté face à cette montée de violence. Le chef met en garde également les criminels qui sévissent  dans sa localité.

 

La disparition de quatre autres conducteurs de taxi-moto depuis le 31 décembre, principalement du côté camerounais, suggère un schéma de criminalité ciblée. La découverte du corps de Benda dans cette région sensible soulève des questions cruciales sur la sécurité transfrontalière.

 

La réaction des autorités est attendue avec impatience. Les mesures de sécurité actuelles sont-elles suffisantes ? Quelle forme pourrait prendre une collaboration efficace entre le Cameroun et la République centrafricaine pour améliorer la situation ?

 

L’assassinat de Jean-Esteve Benda est un triste rappel des dangers auxquels sont confrontés les travailleurs transfrontaliers. Ses proches, comme son oncle et le chef de village, mettent en lumière l’impact humain de cette tragédie. Ce drame doit inciter à une action décisive pour protéger ces travailleurs et prévenir de futures tragédies. La question demeure : comment les deux pays peuvent-ils unir leurs efforts pour sécuriser cette région frontalière et protéger ceux qui y travaillent ?

 

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Le maire de Bétoko Nguetere Élisée : une gestion municipale sombre et chaotique

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Le maire de Bétoko Nguetere Élisée : une gestion municipale sombre et chaotique

 

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Monsieur Nguétéré, maire de la commune de Bétoko

 

 

Bangui, 09 janvier 2024 (CNC) –La petite commune de Bétoko, située dans la préfecture de Lim-Pendé, à 45 kilomètres de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine, fait actuellement l’objet d’une vive controverse due à la gestion opaque de son maire, Monsieur Nguetere Élisée. Depuis plusieurs années, des questions cruciales entourent la manière dont les ressources de la commune sont gérées, et ses administrés locaux sont de plus en plus préoccupés par l’absence de transparence et de responsabilité.

 

Le Contrôle de l’argent de la Commune

 

Depuis l’arrivée du réseau téléphonique Orange à Bétoko en 2014, une question persiste : où va l’argent versé par cette entreprise ? Selon les informations locales et vérifiées par la Rédaction du CNC, ces fonds atterrissent directement sur le compte personnel du maire Nguetere Élisée, et ce, depuis près de neuf ans. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l’utilisation appropriée de ces ressources, qui devraient normalement contribuer au développement de la commune.

 

La mairie de Bétoko, dans Lim-Pendé
La mairie de Bétoko, dans Lim-Pendé

 

De plus, les marchés hebdomadaires de Bétoko, Bemal et Bedaka génèrent également des revenus provenant des commerçants. Les citoyens se demandent légitimement où vont ces fonds et si leur utilisation est transparente et responsable. Ces questions demeurent sans réponse, alimentant le mécontentement des résidents locaux.

 

L’affaire des 100 hectares

 

Une autre controverse majeure concerne les 100 hectares de terres qui ont été remis à l’UNHCR pour la création d’un site pour les demandeurs d’asile tchadiens à Bétoko. Ces terres étaient auparavant cultivées par des agriculteurs locaux, qui ont vu leurs cultures de sorgho, mil, gombo, sésame, et d’autres, détruites sans compensation. Cette affaire soulève des questions sur la manière dont le maire a négocié cet accord et pourquoi les propriétaires de terres n’ont pas été indemnisés pour leurs pertes.

 

Transparence budgétaire et conflits au sein de la Commune

 

Un autre aspect troublant de la gestion de la mairie de Bétoko sous la présidence spéciale du maire Nguétére Élisée est le manque de transparence en matière de budget. Les administrés locaux s’inquiètent du fait que la commune fonctionne en pilotage à vue, sans qu’un budget clair en termes d’investissements, de recettes et de dépenses ne soit disponible pour consultation publique.

 

De plus, des conflits persistants opposent le maire, les conseils, les chefs de groupe, de village, de quartier et les jeunes de Bétoko. Cette division fragilise davantage la gouvernance locale et entrave la prise de décisions efficaces pour le bien-être de la population.

 

Questions sans réponse

 

En définitif, les habitants de Bétoko se posent légitimement un certain nombre de questions cruciales auxquelles ils n’ont pas encore obtenu de réponses satisfaisantes. Parmi ces interrogations figurent :

  • où va l’argent des tickets payés par les commerçants dans les différents marchés hebdomadaires ?
  • Qui gère les fonds versés par la société téléphonique Orange à Bétoko ?
  • Qu’est-il advenu de l’argent de la transhumance ?
  • Quand la commune publiera-t-elle les cahiers de charges entre les ONG et la mairie ? et enfin,
  • Quels sont les détails de l’accord signé entre le maire et l’UNHCR pour récupérer 100 hectares pour le site des demandeurs d’asile aux mains des pauvres agriculteurs ?

 

Cette série de questions sans réponse alimente la frustration et le mécontentement de la population de Betoko, qui mérite une gestion transparente et responsable de ses ressources communales.

 

Rappelons que le scandale entourant la gestion de la mairie de Bétoko par le maire Nguetere Élisée jette une ombre sur la gouvernance locale et soulève des inquiétudes quant à la transparence et à l’intégrité de la gestion des ressources de la commune. Il est impératif que des réponses satisfaisantes soient apportées à ces questions et que des mesures soient prises pour garantir que les intérêts de la communauté prévalent sur les intérêts personnels. La population de Bétoko mérite une gouvernance responsable et éthique pour assurer son développement et son bien-être futur.

 

Par Fortuné Boberang

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Centrafrique : Le BIT-6 impliqué dans un accident routier faisant 5 mort à Bangui

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Le BIT-6 impliqué dans un accident routier faisant 5 mort à Bangui

 

 

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Avenue de l’indépendance à hauteur du siège de Total au centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 08  janvier 2024 (CNC) – Une nouvelle tragédie routière a frappé la capitale centrafricaine, Bangui, samedi, laissant cinq personnes sans vie devant l’hôtel Kitika. L’accident impliquant un véhicule militaire du sixième bataillon d’infanterie territoriale (BIT-6) et deux motos transportant des passagers a choqué la nation. Cet incident tragique soulève des questions cruciales sur la sécurité routière, la responsabilité des forces militaires et les conséquences d’une telle tragédie sur les familles touchées et la société dans son ensemble.

 

Un Accident Évitable :

 

Selon les témoins oculaires, le véhicule du BIT-6 se dirigeait vers l’hôpital général depuis le point zéro du  centre-ville. Les deux conducteurs de moto, transportant des membres d’une même famille, étaient en route. C’est à ce moment précis que le véhicule militaire a négligé la priorité, provoquant une collision fatale en face de l’hôtel Kitika, situé sur l’avenue de l’indépendance.

 

Quatre des victimes, dont le conducteur de l’une des motos, une femme et deux enfants, ont perdu la vie instantanément dans le terrible choc. La cinquième victime, une femme, a succombé à ses blessures à l’hôpital communautaire de Bangui peu de temps après l’accident. Ce tragique événement met en lumière l’importance cruciale du respect des règles de circulation, même pour les forces militaires.

 

La Fuite des Militaires :

 

Un aspect particulièrement troublant de cette tragédie est le comportement des militaires impliqués. Dès qu’ils ont réalisé l’ampleur du drame, ils ont pris la fuite précipitamment à pied. Cette réaction soulève des questions sur la responsabilité et la transparence de nos forces armées, qui doivent être exemplaires dans leur conduite.

 

Perspectives et Controverses :

 

Cet accident met en lumière plusieurs problèmes majeurs qui méritent une analyse. Tout d’abord, il soulève des questions sur la formation des conducteurs militaires et la manière dont ils sont responsabilisés en cas d’accidents routiers. Les militaires, en tant que représentants de l’État, devraient être tenus responsables de leurs actes sur la route, tout comme n’importe quel citoyen.

 

De plus, cet incident suscite des préoccupations quant à la sécurité routière en République centrafricaine. Les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour sensibiliser davantage à la sécurité routière, notamment au sein des forces armées, et renforcer les sanctions en cas d’infractions graves.

 

La tragédie soulève également des questions sur l’accès aux soins de santé après un accident. La cinquième victime, décédée à l’hôpital, met en évidence les défis auxquels sont confrontés les hôpitaux en termes de capacité et d’efficacité des soins.

 

L’accident près de l’hôtel Kitika à Bangui est une tragédie évitable qui a coûté la vie à cinq personnes. Il met en lumière la nécessité d’une réflexion sérieuse sur la sécurité routière, la responsabilité des forces militaires et l’accès aux soins de santé après un accident. En fin de compte, la question qui se pose est de savoir comment la société centrafricaine peut éviter de futures tragédies similaires et garantir la sécurité de ses citoyens sur les routes. Cela nécessitera un engagement continu, une réforme et une sensibilisation à tous les niveaux de la société.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Un soldat FACA tué lors d’une altercation à 22 km de Bocaranga”

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Un Soldat FACA tué lors d’une altercation à 22 km de Bocaranga”

 

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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – L’Ouham-Pendé, une préfecture située au nord-ouest de la République centrafricaine, a été le théâtre d’une tragédie samedi dernier qui a secoué les Forces armées centrafricaines (FACA). Une violente altercation entre deux soldats a abouti à la mort tragique de l’un d’entre eux. Cette affaire soulève des questions fondamentales sur la discipline au sein des FACA, ainsi que sur les causes sous-jacentes de cet incident.

 

Le drame à Ouham-Pendé

 

Le drame s’est déroulé dans le village de Bezéré, situé à 22 kilomètres de la ville de Bocaranga. Un soldat des FACA a été mortellement blessé lors d’une altercation avec l’un de ses frères d’armes. Malheureusement, malgré une évacuation rapide à l’hôpital de Bocaranga, il n’a pas survécu à ses blessures. Cette tragédie soulève des questions sur la sécurité et la discipline au sein des forces armées centrafricaines.

 

Des raisons obscures

 

L’une des questions les plus troublantes de cette affaire est le motif derrière cette altercation mortelle. Jusqu’à présent, les raisons derrière cet acte tragique restent obscures. Les sources locales n’ont pas pu fournir de détails précis sur les circonstances qui ont conduit à cette confrontation fatale. Cela soulève des inquiétudes quant à la transparence au sein des FACA et la nécessité d’une enquête approfondie pour éclaircir les événements.

 

Perspectives et controverses

 

Les réactions à cet incident tragique sont diverses au sein de la population locale. Certains remettent en question la discipline au sein des FACA, soulignant que de telles altercations entre soldats ne devraient pas se produire. D’autres, en revanche, soutiennent que des facteurs sous-jacents, tels que la pression psychologique et les conditions de travail difficiles, pourraient avoir joué un rôle dans cette tragédie. Cette divergence d’opinions souligne la nécessité d’une discussion plus approfondie sur les défis auxquels sont confrontés les militaires centrafricains.

 

Implications futures

 

Cet incident tragique devrait pousser les autorités centrafricaines à réfléchir sérieusement aux problèmes de discipline et de bien-être au sein des FACA. Il est essentiel d’assurer la sécurité et le bien-être des soldats qui sont en première ligne pour défendre le pays. De plus, une enquête transparente et approfondie doit être menée pour établir les faits entourant cette tragédie et garantir que justice soit rendue.

 

Il y’a lieu de noter que la mort tragique d’un soldat des FACA dans l’Ouham-Pendé soulève des questions graves sur la discipline militaire et la sécurité au sein de l’armée centrafricaine. Alors que les raisons de cette altercation restent encore mystérieuses, il est impératif que des mesures soient prises pour enquêter sur cet incident et éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir. Cette affaire met également en évidence la nécessité d’une discussion plus large sur les défis auxquels sont confrontés les militaires en République centrafricaine, avec des perspectives divergentes qui demandent à être explorées de manière critique.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Réinsertion sociale en République Centrafricaine : La couture comme vecteur de changement

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Réinsertion sociale en République Centrafricaine : La couture comme vecteur de changement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Reinsertion-sociale-450×260.jpg” alt=”Remis de certificat aux détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui après leur formation en couture. Photo Minusca” width=”450″ height=”260″ />
CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 08  janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre des conflits et des défis socio-économiques de la République Centrafricaine, une lumière d’espoir émerge à la Maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. Dix détenus viennent de franchir une étape significative dans leur réintégration sociale : l’obtention de certificats de formation en couture, une initiative financée par la MINUSCA et mise en œuvre par le service pénitentiaire. Cette approche soulève des questions fondamentales sur l’efficacité de la réinsertion sociale comme moyen de lutte contre la récidive et le rôle de la communauté internationale dans la stabilisation de la République Centrafricaine.

 

La formation en couture pour les détenus de Ngaragba n’est pas qu’une compétence artisanale ; c’est une porte vers une nouvelle vie. En effet, ce programme s’inscrit dans une perspective plus large de réhabilitation et de réinsertion des prisonniers, un défi crucial dans un pays marqué par la guerre civile et les troubles. La couture, un métier respecté et économiquement viable, offre non seulement une compétence professionnelle mais aussi une nouvelle identité sociale aux anciens détenus.

 

Les experts en réhabilitation sociale soulignent l’importance de telles initiatives. “La réinsertion des détenus est un processus complexe qui exige non seulement une formation professionnelle mais également un accompagnement psychologique et social”, explique Dr. Amadou Diop, sociologue. Cependant, il reste critique quant à l’ampleur des efforts nécessaires pour adresser la problématique de la récidive dans un contexte où les infrastructures de base et les opportunités économiques sont limitées.

 

De plus, cette initiative met en lumière le rôle de la MINUSCA et de la communauté internationale dans la stabilisation de la République Centrafricaine. La MINUSCA, mandatée par les Nations Unies pour aider à la restauration de la sécurité et de l’ordre, s’investit également dans des projets de développement social et économique. Cet engagement reflète une compréhension que la paix durable ne se construit pas seulement avec des armes mais aussi à travers la reconstruction du tissu social et économique du pays.

 

Cependant, cette approche suscite des controverses. Des critiques arguent que de telles initiatives ne doivent pas occulter les enjeux politiques et sécuritaires plus larges du pays. Ils pointent du doigt le besoin d’une approche plus holistique qui inclurait la réforme du système judiciaire, la lutte contre l’impunité, et la réconciliation nationale.

 

L’initiative de formation en couture à la Maison d’arrêt de Ngaragba est une étape prometteuse vers la réinsertion sociale des détenus en République Centrafricaine. Elle illustre l’importance de la réhabilitation et de la réinsertion dans le cadre plus large de la stabilisation du pays. Cependant, elle soulève également des questions sur l’équilibre entre les interventions économiques, sociales, et les enjeux politiques plus larges. Est-ce que la couture peut réellement tisser un nouveau départ pour ces individus et, par extension, pour la société centrafricaine? Seul l’avenir nous le dira, mais une chose est certaine : chaque point de couture est un pas vers un futur plus stable et pacifique.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Rétrocession des Camps USMS aux soldats FACA en RCA, une Manœuvre de Nécessité

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La Rétrocession des Camps USMS aux soldats FACA en RCA, une Manœuvre de Nécessité”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/entrée-des-soldats-faca-à-Bria-le-24-septembre-2019-banafio-450×266.jpg” alt=”Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.” width=”450″ height=”266″ />
Des soldats FACA à Bria le 24 septembre 2019.

 

 

Bangui, 08 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine, confrontée à des défis sécuritaires et économiques, se voit aujourd’hui dans une position délicate avec la rétrocession des camps des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) aux Forces armées centrafricaines (FACA). Cette transition, influencée par les contraintes financières du gouvernement et le soutien de l’Union européenne, révèle une réalité complexe où les nécessités économiques se mêlent aux stratégies de sécurité. L’exemple du camp de Bria, géré précédemment par la fondation suisse de déminage (FSD), illustre cette situation atypique où les bases USMS, financées par l’UE, deviennent un refuge pour les FACA.

 

Cette rétrocession des camps, bien que symbolique, doit être interprétée dans un contexte de manque de moyens du gouvernement centrafricain. La décision de loger les FACA dans les camps des USMS, financés par l’Union européenne, soulève des questions sur les priorités et les capacités du gouvernement dans la gestion de ses forces armées. En effet, ces camps, conçus initialement pour des unités mixtes alliant FACA et ex-rebelles dans le cadre de l’accord de paix de Khartoum, sont devenus par nécessité des bases pour les forces gouvernementales.

 

La rétrocession des camps USMS de Bria, de Paoua etc. aux FACA en République Centrafricaine est un reflet de la réalité économique et sécuritaire du pays. Tout en reconnaissant l’importance de cette démarche, il est crucial de comprendre les dynamiques sous-jacentes, notamment le rôle de l’UE et les contraintes financières du gouvernement, qui façonnent cette évolution. Cette situation interpelle sur la capacité de la RCA à autonomiser sa sécurité et sa défense dans un contexte économique précaire.

 

Par Fortuné Boberang

 

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CENTRAFRIQUE : DU GOUVERNEMENT DE LA RÉCOMPENSE RÉFÉRENDAIRE À L’IMMOBILISME POLITIQUE INQUIÉTANT

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DU GOUVERNEMENT DE LA RÉCOMPENSE RÉFÉRENDAIRE À L’IMMOBILISME POLITIQUE INQUIÉTANT

 

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Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article

 

Bangui, 07  janvier 2024 (CNC) – À la sortie des échéances référendaires illégales et mal négociées avec le peuple souverain, le pouvoir de Bangui s’est doté d’une nouvelle constitution, d’une nouvelle république et désormais d’un nouveau gouvernement.

 

En effet, l’entrée dans la septième république est marquée de façon indélébile par le décret N*24.001 du 04 janvier 2024 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement. D’emblée, il y’a une incompréhension voire une incohérence dans la forme juridique dudit décret.

Le premier visa du décret fait référence à la constitution du 30 août 2023 mais le renvoi au décret N*22.040 du 07 février 2022 portant nomination du premier ministre, chef du gouvernement pose problème.

 

La logique juridique aimerait que le premier ministre démissionne de façon formelle pour être reconduit s’il capitalise toujours la confiance du chef de l’état.

 

Ceci étant, ce gouvernement s’inscrit dans la logique de remerciements et de récompenses depuis les soutiens de première heure du premier mandat, des participants au dialogue de Khartoum, du dialogue républicain et enfin des promoteurs du référendum constitutionnel.

 

En effet, le nouveau gouvernement de même taille que le précédent qui reconduit la majorité des personnalités acquises au président de la république compte trente deux (32) ministres dont trois (3) ministres d’état et un ministre délégué qui semble être un oublié qu’on a greffé à la liste à la dernière minute.

 

On y remarque dix (10) nouveaux entrants soit 31% de la nouvelle équipe gouvernementale et trois (3) jeux de changement de chaises.

 

Loin du seuil de parité, la gente féminine est raisonnablement représentée avec six (6) femmes à la manette soit 18%.

 

Nous avons admiré l’absence de cumul de mandat du premier ministre et surtout la promotion de la jeunesse.

 

Il faut aussi noter de départs remarquables du gouvernement c’est à dire que ceux qui ont été virés du gouvernement le méritaient à l’instar de ceux de la communication, du tourisme, de la jeunesse et des sports…qui ne cessaient de multiplier des bourdes.

 

L’autre particularité réside dans le fait que ce gouvernement regorge des chefs miliciens, des chefs rebelles, des personnalités qui traînent des casseroles, des civils, pas de militaires et aucune donnée fiable sur la moyenne d’âge.

 

Inquiet de la promotion républicaine axée sur la médiocrité, le citoyen lambda s’interroge :

 

Ce gouvernement quasi similaire saura t-il appuyer sur l’accélérateur socio-économique du pays ?

 

En absence de chamboulement important, pourquoi modifier un gouvernement s’il est notoire qu’il va faire la même chose ?

 

Quels impacts dix nouveaux entrants peuvent-ils avoir sur un gouvernement bien embourbé ?

 

Qu’est-ce que ce peuple tant méprisé peut-il attendre de ce gouvernement d’infinis remerciements voire de récompenses institutionnalisées ?

 

En tout état de cause, la pression est plus forte que d’ordinaire sur la nouvelle équipe gouvernementale car pensant redonner espoir au peuple, le président de la république s’est inscrit dans la logique de l’immobilisme en lieu et place de la gouvernance démocratique attendue par le peuple.

 

Nous ne cessons de le rappeler assez que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerais pas qu’on nous le fasse, et qu’on ne récolte que ce qu’on a semé tout en sachant que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste Administrateur des Élections.

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