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Scandale au ministère de la Culture : la ministre et son directeur de cabinet par intérim dans la tourmente du vol et du détournement

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Scandale au ministère de la Culture : la ministre et son directeur de cabinet par intérim dans la tourmente du vol et du détournement

 

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Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere

 

 

Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Le ministère de la culture en République centrafricaine est secoué par un scandale financier impliquant la ministre, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia. Les artistes centrafricains, victimes de cette fraude, ont récemment dénoncé publiquement ces pratiques scandaleuses qui ternissent l’image du gouvernement de Faustin Archange Touadera.

 

Il y’a lieu de noter que sous le règne de Faustin Archange Touadera, la République Centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, confrontée à des défis politiques et sociaux monumentaux. La question de la corruption, qui gangrène de nombreux secteurs, s’est récemment cristallisée au sein du ministère de la culture, illustrant ainsi une tendance préoccupante à l’échelle nationale.

 

Depuis l’arrivée de Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, la perception de la corruption s’est amplifiée, et la confiance du public dans les institutions gouvernementales a atteint des niveaux particulièrement bas. Faustin Archange Touadera, bien que se présentant comme un acteur du changement, n’a pas réussi à endiguer efficacement le fléau de la corruption, qui semble s’être enraciné dans divers secteurs de l’administration publique.

 

Le climat Politique est tendu, marqué par des manifestations sporadiques et une méfiance croissante envers les élites dirigeantes. La population centrafricaine, déjà confrontée à des défis socio-économiques, voit dans la corruption un obstacle majeur entravant le développement du pays.

 

La transparence et la responsabilité gouvernementale sont devenues des notions rares, nourrissant ainsi un sentiment de frustration parmi les citoyens qui aspirent à une gouvernance plus éthique et équitable. Dans ce contexte précaire, le scandale au ministère de la culture éclate comme un symbole frappant des défaillances systémiques qui ont sapé la confiance du public envers les institutions censées les servir.

 

La fraude au ministère de la culture : un système vicieux mis à nu

 

Au cœur du ministère centrafricain de la culture, une histoire de fraude et de détournement financier a éclaté, mettant en lumière des pratiques scandaleuses orchestrées par la ministre, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia.

 

Il y’a une année, le gouvernement, cherchant à soutenir les artistes centrafricains, a mis en place un mécanisme de subvention mensuelle, censé fonctionner comme un salaire régulier pour ces acteurs culturels. Cependant, la ministre de la culture et son directeur de cabinet ont délibérément contourné cet objectif louable en manipulant la liste des bénéficiaires.

 

Plutôt que de favoriser les artistes méritants, le ministère a préféré inscrire les noms de proches, y compris des membres de l’église du directeur de cabinet par intérim, créant ainsi une liste biaisée et dépourvue de toute objectivité. Cette distorsion flagrante vise à favoriser des intérêts personnels au détriment du véritable soutien à la scène artistique centrafricaine.

 

Le sommet de cette fraude réside dans la réduction délibérée des montants alloués aux artistes et aux encadreurs. Alors que le gouvernement a fixé des montants spécifiques, la ministre de la culture et son directeur de cabinet par intérim ont systématiquement abaissé ces chiffres pour siphonner illégalement des fonds publics.

 

Le calcul précis sera exposé : au lieu des 80 000 francs CFA mensuels prévus pour chaque artiste, le ministère a versé seulement 60 000 francs CFA, tandis que les encadreurs ont été privés de 40 000 francs CFA sur les 120 000 prévus. Cette manipulation éhontée a perduré pendant douze mois, avec la ministre et son directeur de cabinet détournant des sommes substantielles à leur profit.

 

Cependant, face à des subventions en retard de trois mois, les artistes ont pris la décision radicale de se mobiliser à travers une grève, réclamant ainsi leurs droits légitimes. C’est lors de cette mobilisation que la supercherie orchestrée par la ministre de la culture et son directeur de cabinet par intérim a été mise au grand jour.

 

lorsque les agents du trésor public ont directement versé les subventions aux artistes, contournant ainsi le ministère de la culture. Les artistes ont alors compris qu’ils avaient été escroqués pendant une année entière.

 

En soulignant les méthodes utilisées par le directeur de cabinet par intérim pour inscrire des proches et des membres de son église sur la liste des bénéficiaires, on comprend aisément la dimension mafieuse de cette affaire.

 

Les conséquences désastreuses de cette fraude sur la communauté artistique. Des artistes qui ont vu leurs revenus amputés injustement, des encadreurs qui ont été privés d’une partie de leur soutien financier légitime, le tout contribuant à fragiliser un secteur culturel déjà vulnérable.

 

Cette fraude dévoilée met en lumière non seulement la cupidité de certains membres du ministère de la culture mais aussi la vulnérabilité des artistes qui, loin de recevoir un soutien stable, sont confrontés à des pratiques corruptrices au sein même du gouvernement qui devrait les protéger.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Enquête exclusive : les en-dessous troublants de l’affaire de meurtre à Paoua

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Enquête exclusive : les en-dessous troublants de l’affaire de meurtre à Paoua

 

Les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlées à Paoua
Les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlées à Paoua

 

 

Bangui, 13  novembre 2023 (CNC) – Dans l’ombre des marchés animés de Paoua, un supposé conflit foncier, en apparence anodin, a laissé émerger une tragédie meurtrière, révélant les dessous d’une vendetta personnelle qui a secoué la quiétude de la communauté. Une enquête exclusive CNC.

 

Le supposé conflit foncier sous-jacent :

 

Au cœur de la tragédie qui a secoué la paisible ville de Paoua, réside un supposé litige foncier, initiant une spirale d’événements dramatiques. Le protagoniste de cette histoire est un jeune musulman prospère, actif dans le commerce, qui aurait acquis un terrain auprès d’un particulier pour y ériger une villa. Mais le jeune musulman, voulant agrandir sa concession, aurait demandé au jeune de lui vendre la partie restante du terrain.

 

Cependant, la quiétude de cette transaction a été brisée lorsque le fils du vendeur a résisté à céder la totalité du terrain à la demande du jeune musulman, insistant sur la nécessité de conserver une parcelle pour sa propre famille. Ce refus a déclenché une réaction en chaîne, conduisant le jeune commerçant à nourrir une rancœur tenace envers ce fils, créant ainsi les prémices d’une vendetta personnelle.

 

La tension s’est accumulée au fil des jours, jusqu’à ce que la situation atteigne un point de non-retour. Le jeune musulman, en proie à un ressentiment grandissant, aurait alors pris la décision de faire appel à un commando composé de 6 individus, dont deux ex-rebelles pour régler le différend de manière brutale. Leur mission : se rendre au domicile du fils récalcitrant, situé derrière le marché de Paoua, et lui infliger une violence inouïe.

 

Les véhicules et les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlés à Paoua
Les véhicules et les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlés à Paoua

 

Le meurtre et la dissimulation :

 

La nuit tragique à Paoua, marquée par le conflit foncier sous-jacent, a atteint son point culminant avec l’exécution brutale du fils du propriétaire terrien. Sous le couvert des ténèbres, le commando, orchestré par le jeune commerçant musulman, a mis en œuvre un plan macabre pour punir le fils récalcitrant.

 

Ayant attiré la victime hors de sa résidence, située derrière le marché de Paoua, les deux ex-rebelles avec la complicité de quatre autres, ont agi avec une violence inouïe. Les coups ont plu, laissant la victime ensanglantée et finalement poignardée à plusieurs reprises. Leur sinistre mission accomplie, ils ont discrètement dissimulé le corps meurtri sous des herbes, espérant que la vérité demeurerait cachée.

 

Le lendemain matin, l’horreur a frappé la communauté de Paoua lorsqu’un passant a découvert le cadavre. Ce triste constat a déclenché une série d’événements qui ont révélé l’ampleur de la tragédie. Sans chercher à dissimuler l’acte macabre, les auteurs avaient laissé derrière eux un tableau de terreur, laissant la communauté sous le choc de la violence qui avait éclaté au sein de leurs propres murs.

 

La réaction de la communauté :

 

La découverte choquante du meurtre du fils du propriétaire terrien a déclenché une réaction immédiate et violente au sein de la communauté de Paoua. L’inquiétude croissante quant à la disparition du jeune homme a mobilisé les habitants qui, sans tarder, ont organisé une recherche désespérée à travers la ville.

 

Guidés par un mélange d’angoisse et de détermination, les membres de la communauté ont rapidement remonté la piste jusqu’au commanditaire du meurtre, le jeune commerçant musulman prospère. La découverte de son implication dans cette affaire a suscité un mélange de colère et d’incrédulité parmi les habitants qui, jusqu’alors, n’auraient jamais imaginé qu’une querelle foncière puisse dégénérer de manière aussi tragique.

 

Lorsqu’ils ont confronté le commanditaire, la situation a failli basculer dans le lynchage. Les émotions, exacerbées par le choc de la découverte, ont poussé la foule à exiger une justice immédiate et expéditive. Cependant, l’intervention opportune des forces de sécurité locales, appelées en urgence, a permis d’éviter un dénouement encore plus dramatique.

 

Le poisson retrouvé chez MAHAMAT ATHAIR WEST et brûlé à Paoua
Le poisson retrouvé chez MAHAMAT ATHAIR WEST et brûlé à Paoua

 

L’intervention des Mercenaires russes et découvert d’un tableau mystique :

 

Face à l’escalade de violence à Paoua, l’intervention des mercenaires russes a ajouté une dimension inattendue à l’affaire. Alertés sur les événements en cours, ces mercenaires se sont rendus sur les lieux pour éclaircir la situation, ignorant encore les détails du conflit foncier à l’origine du drame.

 

Au cours de leur perquisition au domicile du jeune commerçant musulman, les mercenaires ont fait une découverte saisissante. Trois armes de guerre, des munitions et des uniformes militaires ont été trouvés, élargissant l’enquête au-delà du simple meurtre. Cette révélation a suscité des interrogations sur la nature exacte des activités du commerçant et sur la manière dont ces effets militaires étaient liés à la querelle foncière initiale.

 

Plus troublant encore, les mercenaires russes ont découvert un tableau mystique dans la demeure : un poisson coupé en deux, vivant malgré cette mutilation. La présence d’un féticheur tchadien, retranché dans la maison, a ajouté une dimension ésotérique à l’affaire, jetant une lumière inhabituelle sur les motivations du commerçant.

 

Les mercenaires russes ont agi avec détermination en exigeant que le féticheur quitte la résidence, malgré son refus initial. Cette confrontation a suscité la colère des habitants, créant un climat encore plus tendu. Les jeunes, agissant sous l’ordre des mercenaires russes et des soldats FACA, ont mutilé le poisson et jeté le gris-gris dans les flammes, symboliquement rompant avec les éléments mystiques qui semblaient liés au commerçant. Ils ont ensuite commencé à incendier les effets du jeune musulman ainsi que ses véhicules, le tout en présence des soldats FACA et des mercenaires russes qui ont fait des tirs en l’air en même temps pour protéger les jeunes pilleurs.

À Paoua, lors de l'intervention des militaires pour disperser les manifestants en colère
À Paoua, lors de l’intervention des militaires pour disperser les manifestants en colère

 

Témoignage du jeune musulman : un appel à la justice et à la vérité

 

“Je souhaite ardemment rétablir la vérité face aux allégations injustes qui circulent à mon sujet concernant les événements tragiques de Paoua. Ces accusations infondées ont été proférées par un ex-chef milicien résidant à Paoua. Il est crucial de comprendre que je ne suis en aucun cas lié au meurtre qui a enflammé notre communauté.

La victime, dont le destin tragique a déclenché cette spirale d’accusations, vivait à seulement 500 mètres de chez moi. Bien que nous ne partagions pas une proximité immédiate, la douleur que ressent toute la communauté à propos de ce drame me touche profondément.

Si des doutes subsistent quant à notre implication dans cet acte criminel, je prie instamment ceux qui en doutent de se tourner vers les autorités judiciaires, la police, ou la gendarmerie pour formuler leurs plaintes. Accuser quelqu’un de manière aléatoire et menacer sa vie est non seulement injuste, mais également préjudiciable à la recherche de la vérité et de la justice.

Ce qui m’attriste le plus dans cette histoire, c’est le comportement d’un soldat FACA présent sur les lieux de l’incident. Les paroles incendiaires qu’il a prononcées, soulignant la nécessité de tuer des individus en raison de leur appartenance religieuse, sont choquantes et mettent en évidence une dérive inquiétante au sein des forces républicaines. Il est impératif que la justice prenne des mesures appropriées à l’encontre de ce soldat, afin de préserver l’intégrité des forces de sécurité et de dissuader de tels discours dangereux à l’avenir.

En tant que personne faussement accusée, je place ma confiance dans le processus judiciaire pour rétablir la vérité et laver mon nom de ces calomnies. Mon témoignage est un appel à la justice, à la responsabilité et à la préservation de la paix dans notre communauté éprouvée.”

 

En réalité, l’histoire poignante de Paoua révèle un visage inattendu derrière la prétendue tension intercommunautaire. Ce n’était pas simplement une querelle de terrains, mais plutôt le théâtre d’une tragédie complexe, mêlant vengeance personnelle, activités mystiques et l’intervention de mercenaires russes. L’impact sur la communauté est profond, laissant des cicatrices émotionnelles et révélant les failles au sein de cette ville autrefois tranquille. Alors que Paoua cherche à se reconstruire, cette affaire souligne l’importance de la compréhension profonde des enjeux locaux pour éviter que des drames similaires ne se reproduisent.

 

Par Fortuné Gaël Boberang

Correspondant de Corbeaunews Centrafrique dans Lim-Pendé.

 

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Déliquescence politique en Centrafrique : entre mensonges, confusionnisme et appel à la responsabilité”

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Déliquescence politique en Centrafrique : entre mensonges, confusionnisme et appel à la responsabilité

 

Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

Bangui, 14  novembre 2023 (CNC) – L’auteur, Monsieur KOMOTO Aubin-Roger, dans son récent monologue politique, dresse un constat sévère de la Situation en République centrafricaine. L’analyse, riche en critiques et en interpellations, explore divers aspects de la politique centrafricaine, soulignant les risques de la pensée unique et la déliquescence du régime en place.

 

L’auteur commence par dénoncer le confusionnisme politique, qu’il considère comme une stratégie pour dissimuler les lacunes politiques et les erreurs de gouvernance. Il pointe du doigt le pilotage hasardeux du pays et l’utilisation de la souveraineté comme prétexte pour intimider et menacer, contribuant ainsi à la détérioration de la scène politique nationale et internationale.

 

Le texte met en lumière un mélange inhabituel entre des valeurs extrémistes et un pseudo-nationalisme au service du maintien du régime. L’auteur exprime sa préoccupation face à des expressions politiques confuses, indistinctes et désordonnées, émanant notamment de certaines personnalités influentes. Il souligne le danger de discours diffamatoires, haineux et manipulateurs, contribuant à une potentielle violence et à des manœuvres génocidaires.

 

L’auteur s’interroge sur le rôle des liveurs et influenceurs politiques, les accusant de dispersion, de diffamation, et d’incitation à la haine, remettant en question leur crédibilité et leur intégrité. Il souligne le paradoxe de ceux se présentant comme défenseurs de la paix tout en contribuant à la division et à la disqualification de personnalités compétentes du pays.

 

Une attention particulière est portée à la jeunesse centrafricaine et au peuple qui souffre, soulignant l’impact négatif de l’intimidation, des calomnies et des diffamations sur la moralité et l’efficacité. L’auteur appelle à la résilience et à la lucidité pour surmonter les confusions qui entravent la recherche de la paix, du développement humain et de la vie commune.

 

La question cruciale de la séparation des pouvoirs est soulevée, l’auteur déplorant une fracture institutionnelle et une déliquescence de l’État. Il met en garde contre le risque d’une mainmise excessive de l’exécutif, compromettant ainsi la démocratie et les acquis obtenus dans le passé.

 

KOMOTO Aubin-Roger appelle à une prise de conscience collective et à une responsabilité accrue face aux défis politiques en République Centrafricaine. Il exhorte à la recherche de la justice, de la paix et à la préservation des valeurs morales pour l’avenir du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La passivité des autorités centrafricaines face à la perte de territoire : une défaillance inacceptable

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La passivité des autorités centrafricaines face à la perte de territoire : une défaillance inacceptable

Centrafrique.org/rca-nana-mambere-les-rebelles-de-3r-bloquent-les-circulations-sur-laxe-bouar-niem-et-lancent-un-ultimatum-aux-habitants-du-village-abba-bondiba-de-quitter-la-zone/croisement-kounde-beloko/” rel=”attachment wp-att-39231″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/Croisement-koundé-béloko-450×337.jpg” alt=”Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />
Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

 

 

Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Le conflit territorial entre le Cameroun et la Centrafrique a mis en lumière une triste réalité : des portions importantes du territoire centrafricain ont été récupérées par le Cameroun, et les autorités centrafricaines semblent être restées impuissantes face à cette situation alarmante. Cette inaction des autorités centrafricaines soulève des questions cruciales quant à leur capacité à défendre l’intégrité nationale et à protéger les droits de leurs citoyens.

 

Le constat est frappant : le drapeau camerounais flotte désormais dans divers endroits du sol centrafricain, marquant la perte de contrôle des autorités centrafricaines sur ces territoires. Les villages ont été récupérés de force, les habitants ont été chassés, et la frontière nord-ouest de la Centrafrique ressemble désormais à une portion de dents de scie, dessinant un pays affaibli et vulnérable.

 

Le problème ne date pas d’hier. Depuis la conquête de la zone Tampon en décembre 2014, les autorités camerounaises ont continué leur avancée sur le sol centrafricain, prenant progressivement le contrôle de quartiers entiers tels que Sango, Saba, et Samari. La situation atteint un sommet alarmant avec l’occupation du village de Simon, situé à seulement 30 km de Koundé et 65 km de la ville de Béloko, une ville frontalière centrafricaine majeure.

 

Le fait que les armées camerounaises aient divisé la route reliant Besson à Koundé en deux parties, exigeant des paiements des Centrafricains pour traverser, est une violation flagrante de la souveraineté nationale et un affront à la dignité du peuple centrafricain. Cette exploitation de la crise interne de la Centrafrique par ses voisins est inacceptable et démontre la nécessité d’une réponse immédiate et efficace de la part des autorités centrafricaines.

 

Il est également troublant de constater la complicité présumée de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), en particulier de son contingent camerounais. La mission onusienne avait pour mandat de sécuriser la frontière en 2014, mais au lieu de cela, il semble qu’elle ait permis à l’armée camerounaise de prendre le contrôle de la zone Tampon de manière agressive.

 

La justification avancée par le Cameroun, invoquant une politique de sécurisation de sa frontière, ne peut masquer l’injustice fondamentale de cette annexion de territoire. Les autorités centrafricaines doivent réagir de manière proactive pour protéger l’intégrité de leur nation et empêcher toute avancée supplémentaire des forces étrangères sur leur territoire.

 

Avec une présence militaire significative dans la sous-préfecture de Garouaboulaye, comprenant environ 6 000 militaires en tenue et 2 000 en civil, la République centrafricaine semble avoir perdu la bataille pour reprendre ses terres. Cette défaillance militaire et diplomatique est inacceptable et soulève des questions sur la compétence des autorités centrafricaines à protéger leurs citoyens et à défendre les intérêts nationaux.

 

La déclaration du sous-préfet camerounais de Garouaboulaye, affirmant que la ville centrafricaine de Cantonnier fait partie de leur territoire, est test et une provocation directes qui doivent être traités avec la plus grande fermeté. Les autorités centrafricaines ne peuvent se permettre de rester spectatrices face à de telles revendications territoriales infondées.

 

En réalité, la passivité des autorités centrafricaines dans ce conflit territorial est déconcertante et inacceptable. Il est impératif qu’elles prennent des mesures immédiates et décisives pour protéger l’intégrité de la nation et assurer la sécurité et le bien-être de leurs concitoyens. La souveraineté nationale ne peut être sacrifiée au nom de la complaisance diplomatique.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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La Centrafrique face à la montée de l’autoritarisme : une analyse de Roland Marchal

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La Centrafrique face à la montée de l’autoritarisme : une analyse de Roland Marchal

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Bangui, 14  novembre 2023 (CNC) – Dans le numéro 268-269 d’octobre 2023 des Études du Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, Roland Marchal, chargé de recherche dans cette institution, livre une analyse percutante intitulée “Centrafrique : la fabrique d’un autoritarisme”. Roland Marchal, l’auteur de ce livre, explore les mécanismes par lesquels la République centrafricaine, émergeant d’une crise existentielle, utilise ses propres faiblesses et les dynamiques régionales et internationales pour consolider un autoritarisme menaçant. Marchal évoque la construction d’une menace extérieure, l’instrumentalisation de la Russie, et les conséquences d’une telle trajectoire sur la vie politique et la population centrafricaines.

 

Une crise existentielle et ses origines

 

La République centrafricaine a été plongée dans une crise existentielle depuis 2012, caractérisée par des affrontements armés violents qui ne sont que la manifestation visible d’une crise plus profonde. Cette crise va au-delà des tensions politiques pour atteindre le tissu social, remettant en question l’acceptation mutuelle qui a longtemps prévalu. L’émergence des groupes armés, notamment la Séléka, a bouleversé l’équilibre fragile, cristallisant des identités et créant des divisions au sein de la population.

 

L’échec de la transition et le retour de l’autoritarisme

 

Malgré la création d’un gouvernement d’union nationale en 2013, les tensions persistaient. La Séléka s’empara le pouvoir de Bangui, plongeant la capitale dans le chaos. La transition qui s’ensuivit devait être un moment de stabilisation, mais elle s’est révélée être un simple sursis sécuritaire. Les élections de 2016, bien que présentées comme une avancée vers la réconciliation nationale, ont surtout marqué le retour aux vieilles postures politiques, éloignant davantage le pays de la véritable réconciliation.

 

La générosité aveugle de la communauté internationale

 

Après l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016, la communauté internationale, plutôt que de promouvoir des réformes profondes, a généreusement financé le régime, négligeant les signes d’une gouvernance défaillante. Les promesses de lutte contre l’impunité et de réconciliation nationale sont restées lettre morte. Ce qui intéresse Faustin-Archange Touadéra et une partie des élites qui l’entoure, c’est d’être et de rester au pouvoir afin de bénéficier, lui et son petit cercle, des avantages d’être au pouvoir, de l’arbitraire qui nait aussi de ça, de ressources de l’Etat et pour vu que la population survive, c’est tout. Ils ne sont pas là pour construire le pays. Ces élites pillaient et jouissaient par la suite d’une impunité totale, tandis que les financements internationaux alimentaient des train luxueux de leur vie, déconnectés de la réalité économique du pays.

 

L’arrivée de la Russie et la consolidation de l’autoritarisme

 

L’attention récente sur la présence russe en Centrafrique masque l’échec de la communauté internationale à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. La Russie, avec le soutien du Groupe Wagner, a fourni au régime centrafricain des moyens de répression modernes, consolidant ainsi un autoritarisme ambitieux. Le choix d’une cryptomonnaie en 2022, bien que présenté comme une souveraineté retrouvée, n’a été qu’une privatisation inopérante, illustrant les paradoxes de la gouvernance centrafricaine.

 

Malgré les espoirs suscités par la transition et les élections, la Centrafrique demeure plongée dans une crise irrésolue, prélude potentiel à un nouvel épisode de violence. Les reconfigurations régionales, alimentées par une générosité internationale mal avisée, ont favorisé la montée de l’autoritarisme.

 

Pour Roland Marchal, le fait que l’insécurité continue dans une grande partie de la Centrafrique malgré la présence des mercenaires de Wagner, malgré les assurances des différents gouvernements d’une part et que d’autre part, la crise à l’origine de ces conflits ; la question de la nationalité, de la citoyenneté ; n’a jamais été réglée et les habitudes de prédation de l’Etat qui se sont intensifiées, Faustin-Archange Touadéra prépare plutôt la prochaine crise que la résolution de la précédente.

 

Les signaux d’alarme lancés par Roland Marchal soulignent la nécessité d’une réflexion critique sur les politiques internationales vis-à-vis de la Centrafrique, mettant en lumière les contradictions entre les discours démocratiques et la réalité sur le terrain.

 

Par Prisca Vickos

 

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Les enjeux sécuritaires à Béloko : défense, planification et contre-attaque

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Les enjeux sécuritaires à Béloko : défense, planification et contre-attaque

 

Une foule sortie observée l'arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – La ville de Béloko, située à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun, a récemment été le théâtre d’une attaque violente menée par des hommes armés non identifiés. Cet assaut a également ciblé la plateforme douanière de Béloko en construction, soulevant des préoccupations sérieuses quant à la sécurité des infrastructures clés de la région.

 

Dans la nuit de l’attaque, des hommes armés, présumés affiliés au groupe 3R, selon la population locale, ont pénétré dans la ville avec des armes lourdes, provoquant des dégâts importants. Les autorités locales ont souligné que les rebelles ont délibérément placé un engin RPG-7 à proximité du bâtiment de douane, suggérant une tentative délibérée de mettre en péril cette infrastructure cruciale.

 

Face à cette menace persistante, la population de Béloko s’interroge sur l’apparente impuissance des forces armées centrafricaines et de leurs alliés, les Mercenaires russes du groupe Wagner. Pourquoi ces forces n’ont-elles pas pu anticiper et contrer les attaques répétées des rebelles, mettant ainsi fin à la destruction de biens nationaux et aux pertes en vies humaines ?

 

Le nouveau bâtiment de la plateforme douanière à Béloko. CopyrightCNC
Le nouveau bâtiment de la plateforme douanière à Béloko. CopyrightCNC

 

Les habitants de Béloko, à travers la voix d’Alain Côté, sentinelle de la plateforme douanière, lancent un appel pressant aux autorités centrafricaines. Ils exigent une sécurisation renforcée du bâtiment en construction, insistant sur l’importance de préserver ces infrastructures clés pour le bien-être et le développement futur du pays.

 

Pour prévenir de futures attaques, selon la population locale, les forces armées centrafricaines et leurs alliés du groupe Wagner devraient envisager des approches innovantes, telles que l’utilisation de technologies avancées et de méthodes stratégiques. Un plan d’action bien élaboré pourrait dissuader les rebelles d’attaquer les bases des FACA et contribuer à restaurer un climat de sécurité dans la ville.

 

Les dégâts causés par les assaillants armés sur le nouveau bâtiment de la plateforme douanière de Béloko
Les dégâts causés par les assaillants armés sur le nouveau bâtiment de la plateforme douanière de Béloko. CopyrightCNC

 

La récente attaque à Béloko souligne l’urgence d’une réponse efficace pour protéger les infrastructures clés. Les autorités centrafricaines, pour la population locale, sont appelées à agir rapidement pour renforcer la sécurité de la plateforme de construction et assurer la protection des biens nationaux. D’après les autorités locales, il est impératif d’adopter des stratégies novatrices pour contrecarrer les menaces persistantes et préserver la stabilité dans cette région frontalière cruciale.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Mutinerie à Mobaye : Les Forces Armées Centrafricaines expriment leur mécontentement

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Mutinerie à Mobaye : Les Forces Armées Centrafricaines expriment leur mécontentement

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Photo-dessins-des-soldats-FACA-a-Sido-en-Republique-centrafricaine.-Photo-dillustration-par-CNC-450×450.jpg” alt=”Photo dessins des soldats FACA à Sido, en République centrafricaine. Photo d’illustration par CNC” width=”450″ height=”450″ />
Photo dessins des soldats FACA à Sido, en République centrafricaine. Photo d’illustration par CNC

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 14 novembre 2023 (CNCLa ville de Mobaye, située dans la Basse-Kotto, au centre-Est de la République centrafricaine, a été le théâtre d’une scène tumultueuse marquée par des tirs assourdissants, plongeant la population dans un état d’inquiétude. Pendant plusieurs heures, la cité a été secouée par des détonations, créant une atmosphère de panique générale. Cependant, il s’est avéré que ces tirs étaient le résultat d’un mouvement de mécontentement au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployées dans cette préfecture.

 

Le Déclenchement des Tirs :

 

Aux premières heures du matin, Mobaye a été ébranlée par des tirs répétés, laissant les résidents dans l’angoisse. Pendant environ deux heures, le vacarme des armes à feu a persisté, contribuant à l’instauration d’une atmosphère de psychose parmi la population locale. Les raisons de ces tirs ont finalement été élucidées, révélant un mouvement de protestation de la part des éléments des FACA présents dans la localité.

 

Les Revendications des Militaires :

 

Selon des sources locales, les militaires mécontents ont utilisé des armes à feu de manière symbolique, tirant en l’air pour exprimer leur colère. Les revendications principales de ces soldats portent sur le versement intégral de leur prime globale d’alimentation (PGA), le départ de leur chef de détachement et l’installation d’une base appropriée. Ces doléances ont été formulées de manière bruyante, avec des détonations d’armes qui ont perturbé les activités quotidiennes de la ville.

 

Le Silence de l’État-Major des Armées :

 

À ce stade, l’État-major des armées n’a pas encore officiellement communiqué sur cet épisode de mutinerie à Mobaye. Le silence des autorités militaires suscite des interrogations quant aux actions envisagées pour résoudre cette situation tendue. Les résidents et les observateurs locaux attendent avec impatience des clarifications de la part des autorités compétentes.

 

La mutinerie à Mobaye révèle les tensions latentes au sein des Forces Armées Centrafricaines. Les revendications des militaires, exprimées à travers des tirs symboliques, mettent en lumière des problèmes internes qui nécessitent une attention immédiate. En l’absence de communication officielle de l’État-major des armées, l’évolution de la situation reste incertaine, laissant la population locale dans l’attente d’éclaircissements sur les mesures envisagées pour apaiser les tensions et restaurer la stabilité. Affaire à suivre pour plus de détails sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Par Félicien Gossy

 

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Obo, une ville sans enseignants titulaires : l’éducation des enfants en sursis

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Obo, une ville sans enseignants titulaires : l’éducation des enfants en sursis

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-enseignants-en-greve/ecole-prefectorale-dobo/” rel=”attachment wp-att-50286″ data-wpel-link=”internal”>École préfectorale fille d'Obo
École préfectorale fille d’Obo, au sud-Est de la Centrafrique. Photo CNC

 

 

Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Cap sur Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, où les établissements primaires et secondaires publics font face à un sérieux problème d’enseignants qualifiés. Une situation préoccupante qui met en péril l’avenir éducatif des jeunes enfants de la région.

 

Même si certains responsables d’établissements et les députés d’Obo ont recours à des maîtres-parents et des volontaires pour assurer les cours, le manque d’enseignants dans certaines matières persiste, suscitant des inquiétudes parmi les élèves, leurs parents et les responsables éducatifs.

 

Maîtres-parents héroïques, enseignants titulaires aux abonnés absents : un obstacle majeur pour l’éducation

 

À Obo, au cœur de la préfecture du Haut-Mbomou, l’éducation des enfants repose sur les épaules courageuses des maîtres-parents. Dans les établissements primaires et secondaires publics, ces figures dévouées se tiennent vaillamment au front, prêts à transmettre savoir et savoir-faire à la jeune génération. Cependant, derrière cette bravoure, se profile l’ombre d’un défi éducatif majeur : l’absence persistante des enseignants titulaires.

 

Dans la classe de CEI à l’école préfectorale Mix d’Obo, les élèves récitent la dévise nationale et s’immergent dans les symboles du pays sous le regard bienveillant, mais souvent unique, du maître-parent. Cette scène se répète dans l’ensemble de l’école, où seuls ces enseignants dévoués dispensent les connaissances essentielles à la formation des élèves.

 

Mari-Josué Gouibololo, chef de la circonscription scolaire du Haut-Mbomou, met en lumière un phénomène inquiétant : les enseignants titulaires affectés dans la région refusent de prendre leurs fonctions. Les 43 enseignants présents à Obo sont tous des maîtres-parents, formés grâce à l’appui précieux de l’ONG COOPI. Pourtant, les enseignants titulaires, bien qu’affectés, restent étrangement absents, préférant demeurer à Bangui.

 

Au lycée d’Obo, la situation atteint des niveaux critiques. Seuls le proviseur et l’intendant assurent les cours, avec le renfort de cinq volontaires. Le proviseur Prisocien Konza témoigne du désarroi : aucune affectation d’enseignant titulaire à Obo depuis trois ans. La vacation, autrefois un espoir, demeure suspendue, laissant les volontaires comme ultime recours.

 

Bien que des volontaires payés par le député d’Obo-1 et des parents d’élèves s’efforcent de pallier ce manque, l’éducation des enfants à Obo demeure en péril. Bienvenue Bérembouli, élève en cinquième, souligne le manque crucial d’enseignants dans des matières aussi fondamentales que les mathématiques, l’anglais et l’économie familiale.

 

Face à cette urgence éducative, Nicole Nakio, présidente de l’association des parents d’élèves, lance un appel désespéré au gouvernement et à la Minusca : « Nous demandons au gouvernement d’envoyer des enseignants qualifiés pour aider nos enfants dans leur éducation ». Au-delà de l’absence d’enseignants qualifiés, les défis s’accumulent avec l’insuffisance criante d’infrastructures scolaires et de manuels didactiques.

 

Le dévouement des maîtres-parents est indéniable, mais il est urgent que les enseignants titulaires répondent à l’appel. L’avenir éducatif des enfants d’Obo dépend de cette collaboration, cruciale pour surmonter les défis éducatifs majeurs qui assombrissent actuellement le paysage éducatif de cette région isolée de la République centrafricaine.

 

Au-delà du déficit d’enseignants qualifiés, Obo doit également faire face à des problèmes d’infrastructures scolaires insuffisantes et de manuels didactiques. L’éducation des enfants à Obo est en danger, et une action immédiate est nécessaire pour prévenir une crise éducative majeure dans cette région reculée de la République centrafricaine.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Martin Ziguelé : « Le peuple centrafricain est l’otage d’un conflit personnel entre Touadera et Bozizé »

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Martin Ziguelé : « Le peuple centrafricain est l’otage d’un conflit personnel entre Touadera et Bozizé »

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Martin Ziguelé” width=”450″ height=”264″ />
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

 

Bangui, 13  novembre 2023 (CNC) – Le député de Bocaranga, l’ancien Premier Ministre et Président du Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, MLPC, Martin Ziguelé, a récemment accordé une interview dans laquelle il aborde la situation politique complexe en République centrafricaine, son pays. Selon lui, le peuple centrafricain est pris en otage par un conflit personnel entre le président actuel, Faustin Archange Touadéra, et l’ancien président François Bozizé.

 

Dans ses propos, Martin Ziguelé souligne et rappelle que la qualité d’un leader, l’esprit d’un leader ou ce que l’on attend d’un leader, réside dans sa capacité à dépasser les émotions et les conflits personnels pour créer des espaces de paix. Il exprime sa vive surprise quant aux relations conflictuelles et tendues entre Touadéra et Bozizé, soulignant que c’est ce dernier qui avait nommé Touadéra Premier Ministre et le garder pendant cinq ans sous son propre régime.

 

L’interview évoque le retour inattendu de François Bozizé à Bangui. Pour Martin Ziguelé le retour de François Bozizé n’était pas attendu et que ce n’était pas Touadera qui a favorisé, non plus, son retour. Touadera n’était nullement informé et surtout était d’ailleurs très surpris du retour de son ancien patron François Bozizé à son insu, affirmant qu’il n’était pas favorable à cette démarche et que les autorités, sous ses directives, ont tenté de gérer cette situation indésirée en utilisant des subterfuges juridiques, en refusant à Bozizé le droit d’être candidat à la présidentielle de 2020, ce qui a créé une confusion politique.

 

Selon Ziguelé, la situation actuelle en Centrafrique est l’otage des relations personnelles entre Touadéra et Bozizé. Que toutes propositions d’un dialogue sérieux, qui doit impliquer Bozizé, blessent Touadera sans raison directement au cœur. C’est pourquoi, il se referme sur lui et refuse tout dialogue sérieux dès qu’il doit voir Bozizé ou même son ombre, réapparaitre devant de lui. Ce qui rend le peuple centrafricain otage de son manque de leadership dans le pays. Martin Ziguelé appelle donc à un dialogue politique et à des discussions pour instaurer une paix durable, soulignant que la paix favorise avant tout le bien-être de la population car la paix et le développement vont de pair.

 

L’interview aborde ensuite la présence de la société militaire privée Wagner en Centrafrique. Martin Ziguelé critique le manque de transparence sur le contrat signé entre l’État centrafricain et la société Wagner, soulignant que cette société bénéficie de concessions minières et forestières, ainsi que d’autres facilités des activités lucratives comme la fabrication et la vente des bières. Il s’inquiète du manque de retombées financières et fiscales de Wagner pour le pays.

 

Par ailleurs, Ziguelé dénonce la corruption en Centrafrique, la qualifiant de cancer qui nuit à l’économie et à la vie quotidienne des citoyens. Il souligne l’importance de l’éducation pour l’émancipation des jeunes et critique les retours en arrière démocratiques qui sont salués par la jeunesse.

 

En réalité, Martin Ziguelé appelle à une réflexion approfondie sur les causes des problèmes politiques en Centrafrique. Il met en avant la nécessité de repenser les institutions, les élections, l’équilibre des pouvoirs et la participation citoyenne pour construire un avenir meilleur pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : première plainte contre la police de l’OCRB et les mercenaires du groupe Wagner à Bangui

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Centrafrique : première plainte contre la police de l’OCRB et les mercenaires du groupe Wagner à Bangui

 

Un pickup de l'OCRB antigang devant l'école nationale de police au PK10 le 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Un pickup de l’OCRB antigang. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Au cœur de la ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, une perquisition menée par l’OCRB (Office central pour la répression contre le banditisme ) et les mercenaires du groupe Wagner au domicile de l’homme d’affaire Mahamat Djamil Baba le mois dernier soulève des questions troublantes sur le respect des droits fondamentaux.

 

La quiétude du quartier Km5 à Bangui a été brisée un vendredi 27 octobre 2023, lorsque les policiers de l’OCRB (Office central pour la répression contre le banditisme) et les Mercenaires russes du groupe Wagner ont fait irruption chez Mahamat Djamil Baba Nani. Ce qui aurait dû être une perquisition légale s’est transformée en un acte de vandalisme, laissant derrière lui un salon saccagé, une chambre profanée, et un homme avec d’énormes pertes matérielles, obligeant la victime à saisir d’une part un huissier de justice pour constat et d’autre par un avocat pour se plaindre auprès des juges. La plainte déposée par la victime appelle à la lumière sur cette injustice.

 

Le procès-verbal de constat : témoignage des dévastations

 

Le procès-verbal de constat établi par Maître Bienvenu Saouya, huissier de Justice, le 30 octobre 2023, constitue un document accablant, révélant l’étendue des dévastations subies par monsieur Mahamat Djamil Baba Nani lors de l’intrusion des éléments de l’OCRB et des mercenaires du groupe Wagner à son domicile du quartier Km5 à Bangui.

 

Dans ce témoignage détaillé, l’Huissier relate les faits avec une précision chirurgicale, décrivant chaque pièce du domicile comme un champ de bataille en Ukraine après le passage des forces de l’ordre et des mercenaires russes.

 

Le salon : témoin d’une vandalisation implacable

 

Le salon, initialement un espace de quiétude, a été métamorphosé en un spectacle de destruction. Tous les objets retrouvés au salon ont subi une violence implacable et le salon en lui-même est transformé en une déchetterie : les mobiliers renversés, les objets éparpillés, le sol rempli des objets jetés, le cœur du foyer de Baba Nani a subi une vandalisation implacable, témoignant de la violence qui a accompagné la perquisition.

 

La chambre : témoignage de l’intimité profanée

 

La chambre à coucher de Monsieur Mahamat Djamil Baba Nani, censée être un sanctuaire personnel, a été souillée par l’intrusion brutale des forces de l’ordre et de ces mercenaires russes. Les habits de Baba Nani, symboles de son intimité et de son identité, ont été vandalisés, ajoutant une dimension personnelle à l’atteinte subie.

 

La douche : un acte de profanation

 

Même la douche de la maison de Mahamat Djamil Baba Nani, un lieu hautement intime d’une famille, n’a pas été épargnée, marquant ainsi une profanation parfaite jusque dans les espaces les plus intimes du domicile. L’huissier, dans son récit, relate une douche vandalisée, soulignant l’acharnement qui a caractérisé cette opération.

 

Une liste de pertes incommensurables

 

Le procès-verbal décrit avec une précision de taille les pertes matérielles et personnelles subies par Mahamat Djamil Baba Nani au cours de cette intrusion. La liste des objets volés, des documents perdus, et des effets personnels emportés illustre le préjudice financier et émotionnel considérable infligé au plaignant.

 

Ainsi, le Procès-verbal de constat ne se limite pas à un simple enregistrement des dégâts matériels, mais capture l’essence même de l’injustice subie par Mahamat Djamil Baba Nani lors de cette perquisition musclée. Il se présente comme un témoignage viscéral de l’impact dévastateur de cette opération sur la vie quotidienne d’un citoyen, renforçant ainsi la nécessité d’une enquête approfondie pour établir la vérité et rétablir la justice.

 

La plainte déposée : un appel à la justice

 

Le 30 octobre 2023, le cabinet de Maître Albert Panda Gbianimbi a déposé une plainte solennelle au nom de Mahamat Djamil Baba Nani auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance à Bangui, marquant ainsi le début d’une quête pour la justice et la restitution des droits bafoués.

 

Les circonstances de la plainte

 

La plainte, enregistrée sous le numéro 23/LVM, expose les circonstances alarmantes de l’incident. Le vendredi 27 octobre 2023, vers 8 h 30 mn, une unité de l’OCRB, accompagnée de mercenaires russes du groupe Wagner, a perquisitionné le domicile de Mahamat Djamil Baba Nani au quartier Km5, sans présenter de mandat légal du Parquet de Bangui. Ce qui aurait dû être une opération légale s’est rapidement transformée en un acte d’intimidation, de vandalisme, et de vol à mains armées.

 

Absence de mandat et violations flagrantes

 

Maître Albert Panda Gbianimbi souligne dans la plainte l’absence de tout mandat légal ou document officiel justifiant la perquisition, soulignant ainsi une violation flagrante des procédures légales. Il détaille dans la plainte comment l’opération a dégénéré en actes de vandalisme, avec l’utilisation de produits chimiques à l’intérieur du domicile de Baba Nani, ajoutant un niveau supplémentaire d’inquiétude quant à la sécurité et la santé du plaignant.

 

Les préjudices subis

 

La plainte décrit minutieusement les préjudices subis par Mahamat Djamil Baba Nani lors de cette opération. Elle énumère les biens volés, notamment une somme d’argent substantielle, des documents d’identité, des équipements électroniques de valeur, et d’autres effets personnels. La liste exhaustive met en lumière l’étendue des pertes matérielles et personnelles, créant une base solide pour l’action en justice.

 

Appel à la justice et à la restitution

 

Maître Albert Panda Gbianimbi, dans sa lettre au Procureur de la République, appelle à la justice et à la restitution des biens injustement emportés par l’Unité de Police OCRB et les mercenaires du groupe Wagner. Il demande l’accès au dossier pour mieux comprendre les motifs de la perquisition et réclame des mesures appropriées pour rétablir la dignité et la sécurité de son client.

 

La plainte déposée par le cabinet Panda représente une étape cruciale vers la vérité et la réparation des torts subis des Centrafricains en commençant par ceux subis par Mahamat Djamil Baba Nani. Elle incarne l’appel d’un individu lésé à la justice, soulignant l’importance de l’état de droit et de la protection des droits fondamentaux de chaque citoyen.

 

Cette affaire souligne les préoccupations relatives aux pratiques des forces de l’ordre et des mercenaires étrangers opérant en République centrafricaine. La justice devra déterminer la légalité de l’opération et la responsabilité des parties impliquées, garantissant ainsi le respect des droits fondamentaux des citoyens et la sécurité de tous.

 

En résumé, L’affaire impliquant Mahamat Djamil Baba Nani, chef d’entreprise centrafricain, met en lumière des préoccupations sérieuses concernant les pratiques des forces de l’ordre et des acteurs étrangers opérant en République centrafricaine. La perquisition musclée de son domicile par l’OCRB et les mercenaires du groupe Wagner soulève des questions cruciales sur le respect des procédures légales et la protection des droits fondamentaux.

 

Le procès-verbal de constat établi par l’Huissier de Justice Bienvenu Saouya offre un aperçu détaillé des dégâts et des pertes subis par Baba Nani lors de cette opération. C’est un témoignage poignant de l’impact dévastateur de l’intervention sur la vie quotidienne d’un citoyen ordinaire.

 

La plainte déposée par le cabinet Panda, au nom de Baba Nani, est un appel vibrant à la justice et à la transparence. Elle souligne les violations présumées des procédures légales, la perte substantielle de biens et la nécessité de rétablir la dignité et la sécurité du plaignant.

 

Cette affaire nécessite une enquête approfondie pour établir la vérité et déterminer la responsabilité des parties impliquées. Elle souligne également l’importance de garantir le respect des droits fondamentaux de chaque citoyen, indépendamment de toute circonstance. En appelant à la justice, l’article vise à susciter une réflexion sur la nécessité d’une application rigoureuse de l’état de droit et d’une transparence totale dans les opérations des forces de l’ordre, assurant ainsi la confiance et le respect des droits de la population.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui et Washington au bord de la rupture : expulsion de deux Américains

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Bangui et Washington au bord de la rupture : expulsion de deux Américains

 

 

Centrafrique.org/arrivee-de-patricia-a-mahoney-ambassadrice-des-etats-unis-damerique-en-republique-centrafricaine/amb_mahoney/” rel=”attachment wp-att-55608″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Amb_Mahoney-450×300.jpg” alt=”De gauche à droite, l’Ambassadrice Patricia A. Mahoney et le Président de la République Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />
De gauche à droite, l’Ambassadrice Patricia A. Mahoney et le Président de la République Faustin Archange Touadera

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La capitale centrafricaine, Bangui, est actuellement le théâtre d’une montée de tension diplomatique entre la République centrafricaine (RCA) et les États-Unis, déclenchée par la perspective de l’arrivée prochaine de membres des services de renseignements américains dans la ville. Cette situation a suscité des réactions de la part de Moscou, qui exerce des pressions sur Bangui pour adopter une position plus ferme envers l’administration américaine et restreindre l’accès des ressortissants américains à ses frontières.

 

 

Des expulsions controversées :

 

Jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a émis un arrêté ordonnant l’expulsion de deux citoyens américains, Parker Matteo, 43 ans, et Prince Likolne Dalé, 37 ans, pour “moralité douteuse”. Les autorités centrafricaines ont justifié cette mesure en accusant les individus en question d’entrer illégalement sur le territoire centrafricain. Cependant, certains observateurs estiment que ces allégations pourraient être motivées politiquement, soulevant des inquiétudes quant à la véritable intention des autorités centrafricaines.

 

Une posture ambiguë :

 

La décision d’expulser des ressortissants américains soulève des questions quant à la direction que prend le gouvernement centrafricain. Est-ce une tentative de fermer les rangs contre l’administration américaine, en réponse à la pression exercée par Moscou, ou cela marque-t-il le début d’une nouvelle phase d’hostilité entre la République centrafricaine (RCA) et les États-Unis ? Les motivations réelles derrière cette action demeurent floues, créant un climat d’incertitude quant à l’avenir des relations diplomatiques entre les deux nations.

 

La position de la RCA :

 

Les autorités au pouvoir en Centrafrique développent, depuis l’arrivée des Mercenaires russes et syrien dans le pays, une politique antioccidentale. L’annonce de l’arrivée prochaine des agents des services de renseignements américains à Bangui ne peut que les irriter et irriter surtout leurs partenaires, les mercenaires, de Wagner qui pillent, violent et violentent la population. Le chef de l’État centrafricain, tout en exprimant publiquement son mécontentement envers les Occidentaux, insinue une préférence pour la Russie. Cependant, cette déclaration semble paradoxale, laissant entrevoir une posture ambiguë vis-à-vis des alliances internationales. La RCA est-elle prête à sacrifier ses relations avec les États-Unis au profit de liens plus étroits avec la Russie ? Cette situation complexe nécessite une analyse approfondie des motivations sous-jacentes de la RCA et de la nature de ses alliances internationales.

 

Les tensions entre Bangui et Washington prennent une tournure inattendue et inquiétante avec l’expulsion de ressortissants américains, alimentant les spéculations sur les intentions réelles de la République centrafricaine. Alors que le gouvernement centrafricain semble prêt à adopter une posture plus ferme, les raisons derrière ces actions restent floues. Cette situation souligne l’importance cruciale de la diplomatie dans le maintien de relations internationales stables et soulève des questions sur la direction que prendra la RCA dans le paysage géopolitique mondial.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La milice AZANDE ANI KPI GBE annonce une nouvelle stratégie et menace d’une grande offensive

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La milice AZANDE ANI KPI GBE annonce une nouvelle stratégie et menace d’une grande offensive

 

Centrafrique.org/upc/rebelles-upc-mboki/” rel=”attachment wp-att-68393″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des rebelles de l'UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine.
Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La milice AZANDE ANI KPI GBE, implantée dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, a récemment annoncé un changement de stratégie et a émis des menaces de lancer une grande offensive. Leur déclaration, publiée officiellement, expose leurs revendications et souligne leur détermination à défendre la préfecture du Haut Mbomou et les valeurs culturelles des peuples ZANDES.

 

Dans leur déclaration, les membres du groupe d’autodéfense local soulignent leur opposition à la marginalisation de leur préfecture et à la négligence de leurs valeurs culturelles et traditionnelles. Ils affirment être des êtres humains méritant le respect, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales du 10 Décembre 1948.

 

La milice AZANDE ANI KPI GBE exige le départ immédiat des rebelles UPC et de leurs complices du territoire du Haut Mbomou. Ils menacent de poursuivre le combat jusqu’au dernier souffle de leur vie, et leurs descendants prendront la relève si nécessaire. La déclaration évoque également la question de l’action de la Minusca dans la région au cours des huit dernières années, interrogeant le nombre de chefs rebelles UPC arrêtés et transférés à Bangui pour être jugés.

 

Une partie significative de la déclaration s’attaque à la MINUSCA, reprochant à la mission onusienne son refus délibéré de contacter le représentant du groupe AZANDE ANI KPI GBE, KOUMBOKI Michel, avant de survoler la ville de Bambouti. Le groupe insiste sur le fait que toute personne souhaitant rencontrer les leaders du groupe doit formuler une demande écrite à leur délégué et que tout contact non autorisé sera désormais refusé.

 

Le groupe attire également l’attention sur les ressortissants du Haut Mbomou travaillant pour l’ONU, les accusant de vendre leurs frères et leur territoire aux étrangers, en particulier à la MINUSCA, simplement pour des gains financiers. Une mise en garde est lancée à tous les contingents de la MINUSCA, les avertissant des conséquences tragiques de toute action contre leurs éléments, justifiant une légitime défense.

 

Enfin, la dénonciation mentionne l’inaction des contingents marocains, sénégalais et FACA présents à Mboki, qui permettent aux rebelles UPC de circuler librement. Le groupe conclut en espérant que leur déclaration retiendra l’attention des autorités compétentes.

 

Cette déclaration souligne les tensions croissantes dans la région et met en évidence les défis auxquels la MINUSCA est confrontée dans sa mission de maintien de la paix. La situation demeure tendue, et l’avenir du Haut Mbomou semble incertain face à cette nouvelle menace de la milice AZANDE ANI KPI GBE.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Décadence des distinctions : SARAGBA rompt avec l’ordre du mérite et de la reconnaissance

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Décadence des distinctions : SARAGBA rompt avec l’ordre du mérite et de la reconnaissance

 

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Franck Urbain SARAGBA

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – L’ancien député de Nanga-Boguila, Monsieur Franck Urbain SARAGBA, a récemment adressé une lettre au Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, annonçant sa décision de renoncer aux distinctions honorifiques du grade de commandeur dans l’Ordre du Mérite Centrafricain et dans l’Ordre de la Reconnaissance Centrafricaine. Cette démarche rare, mais significative, souligne une profonde préoccupation quant à la dégradation de la valeur et du prestige de ces distinctions sous la mandature actuelle.

 

Dans sa lettre, Monsieur SARAGBA rappelle le caractère éminemment prestigieux et noble de l’Ordre du Mérite Centrafricain, la plus haute décoration honorifique du pays, destinée à récompenser des services exceptionnels dans les domaines économique, humain ou social. De même, l’Ordre de la Reconnaissance Centrafricaine, la deuxième plus haute distinction, vise à reconnaître les mérites individuels distingués rendus pour le pays.

 

Cependant, l’ancien Député exprime sa consternation face à la désacralisation de ces institutions. Il souligne le déclin de leur aura et de leur prestige, attribuant cette situation à des nominations de récipiendaires sur des bases qu’il estime dépourvues de toute logique. La lettre mentionne, de manière alarmante, la remise de distinctions à des individus condamnés pour des crimes graves tels que viols, crimes de sang et crimes économiques. Cette apparente dérive éthique ne laisse pas de côté des questions cruciales sur la moralité et l’intégrité des institutions responsables de ces sélections.

 

Monsieur SARAGBA va au-delà de la simple dénonciation en prenant une mesure radicale : le renoncement à ses propres distinctions. Il refuse de participer à ce qu’il qualifie de “mélange du genre”, dénonçant le culte du mensonge, de la tricherie, et la promotion d’une culture de l’à-peu-près. Sa lettre est un appel à la préservation des valeurs éthiques et morales qui, selon lui, sont en train de se diluer au sein de ces ordres honorifiques.


Cette lettre, transmise via le Conseil de l’Ordre du Mérite et de la Reconnaissance, dont le Président est également le Chef de l’État, est un geste fort qui met en lumière les préoccupations d’un citoyen engagé envers l’intégrité des institutions de son pays. Monsieur SARAGBA souhaite ainsi se démarquer d’une tendance qu’il considère comme préjudiciable à la réputation de ces distinctions honorifiques.

 

Cette démarche singulière souligne l’importance cruciale de maintenir l’intégrité et la crédibilité des institutions honorifiques, qui jouent un rôle symbolique et moral essentiel au sein de la nation centrafricaine. Elle invite également à une réflexion plus large sur la nécessité de préserver les valeurs fondamentales qui sous-tendent ces distinctions, afin qu’elles continuent d’inspirer respect et admiration au sein de la société.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Paoua, appel au calme et à l’unité de Martin Ziguelé : un message de fraternité et d’espoir

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Paoua, appel au calme et à l’unité de Martin Ziguelé : un message de fraternité et d’espoir

 

Centrafrique.org/troisieme-mandat-les-forces-vives-de-la-nation-en-ordre-de-bataille/martin-ziguele-president-du-mlpc-au-sortir-de-la-reunion-de-la-creation-du-front-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Martin-Ziguele-President-du-MLPC-au-sortir-de-la-reunion-de-la-creation-du-Front-Republicain-pour-la-Defense-de-la-Constitution-450×338.jpg” alt=”Martin Ziguélé, Président du MLPC, au sortir de la réunion de la création du Front Républicain pour la Défense de la Constitution” width=”450″ height=”338″ />
Martin Ziguélé, Président du MLPC, au sortir de la réunion de la création du Front Républicain pour la Défense de la Constitution, le vendredi 22 juillet 2022

 

 

Bangui, 13  novembre 2023 (CNC) – Dans un message poignant empreint de fraternité, l’opposant Martin Ziguelé a récemment adressé un appel au calme aux habitants de Paoua, suite aux événements troublants survenus la semaine dernière dans cette ville. Avec une voix remplie de sagesse, Martin Ziguelé, se présentant comme père, frère et fils de Paoua, a appelé à la sérénité et à la restauration rapide de la paix des cœurs parmi les habitants.

 

La ville de Paoua, selon l’opposant et député Martin Ziguelé, a été une forteresse contre les vagues de terreur et de barbarie qui ont déferlé sur le pays en 2013. Il a salué la résistance des habitants, soulignant que Paoua a toujours été un lieu où les différentes ethnies et religions ont vécu en harmonie. Cet esprit d’unité, transmis de génération en génération depuis des siècles, a été le rempart contre les divisions et les conflits internes.

 

Né à Paoua, Martin Ziguelé a rappelé avec émotion ses propres expériences, soulignant la contribution indifférenciée des musulmans et des chrétiens à son éducation. Il a cité des figures notables de Paoua qui ont tous étudié ensemble, indépendamment de leur religion, soulignant ainsi la richesse de la diversité de la ville.

 

Le discours de Martin Ziguelé a mis en lumière le rejet par la population de Paoua de la division en 2013 et a appelé à retrouver cet esprit d’unité pour contrer toute manipulation et division. Il a insisté sur le fait que, dans un État de droit, il est crucial de faire confiance aux institutions judiciaires pour résoudre les conflits, plutôt que de se faire justice soi-même.

 

L’opposant a exprimé sa préoccupation face aux récents événements à Paoua, soulignant que cela ne correspondait pas à la mentalité des habitants de la ville. Il a exhorté les jeunes, les femmes, les autorités locales, les leaders religieux, et tous les habitants à œuvrer pour le retour de la paix des cœurs à Paoua.

 

En réalité, Martin Ziguelé a rappelé son attachement à la ville en tant que fils de Paoua et a promis de revenir prochainement pour réunir les jeunes et les femmes, réaffirmant que rien ne dépasse la paix. Il a souligné la nécessité de ne pas céder à la division, à la colère ou à la passion, et a plaidé en faveur de la justice impartiale et de la fraternité.

 

Cet appel émouvant de Martin Ziguelé, fondé sur les piliers de sa politique, paix, et l’unité nationale, raisonne comme une requête sincère pour le maintien de cette paix, de l’unité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble aux habitants de Paoua, offrant un message d’espoir dans des moments difficiles. Les habitants de Paoua sont maintenant appelés à écouter cette voix de raison et à travailler ensemble pour préserver la paix et la cohésion dans leur communauté.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Appel au génocide : Le CIRGL demande la traduction de NGOUANDJIKA Fidèle devant la justice

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Appel au génocide : Le CIRGL demande la traduction de NGOUANDJIKA Fidèle devant la justice

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Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

 

Bangui, 13  novembre 2023 (CNC) – Le Comité National pour la Prévention du crime de Génocide, crime de Guerre, et crime contre l’Humanité ainsi que toute forme de Discrimination (CNPG) appelle à des mesures décisives contre les discours haineux en République Centrafricaine.

 

La République Centrafricaine, depuis son accession à la souveraineté internationale, a toujours affirmé son engagement envers les Instruments Juridiques régionaux et internationaux relatifs aux Droits humains. Cependant, le CNPG constate avec préoccupation la propagation croissante de messages de haine et d’incitation à la violence, particulièrement sur les réseaux sociaux.

 

Le CNPG souligne que la liberté d’opinion et d’expression, reconnue par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, n’est pas absolue. L’article 20 du même Pacte interdit tout appel à la haine nationale, raciale, ou religieuse constituant une incitation à la discrimination, à l’hostilité, ou à la violence.

 

La Résolution des Nations Unies 2387(2017), adoptée par le Conseil de Sécurité, demande aux autorités centrafricaines de traduire en justice tous les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, conformément au Statut de Rome et à la loi sur la création de la Cour Pénale Spéciale.

 

Le CNPG met particulièrement en lumière les discours haineux, soulignant leur rôle dans la propagation de la violence. L’incitation à la haine religieuse et ethnique a déjà conduit à des violations généralisées des droits de l’homme, y compris des violences sexuelles et des attaques contre des civils.

 

Le discours du 02 novembre 2023 de Monsieur NGOUANDJIKA Fidèle, Conseiller Spécial à la Présidence, est qualifié de “véritable appel au génocide” par le CNPG. Il appelle à la destruction du peuple centrafricain, mettant en danger tous ceux qui travaillent au sein des organismes internationaux.

 

Le CNPG souligne que l’incitation à la haine a été une cause majeure des crises passées en République Centrafricaine, entraînant des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire. Ces crises compromettent le vivre ensemble et la paix, essentiels à la construction d’une nation centrafricaine basée sur la tolérance et la solidarité.

 

Le Comité National pour la Prévention du crime de Génocide exhorte le Gouvernement à prendre ses responsabilités, demandant la traduction de NGOUANDJIKA Fidèle devant la justice. Il condamne également toute manipulation de l’opinion visant à propager des messages de haine et d’incitation à la violence.

 

Le CNPG appelle à la vigilance nationale et internationale pour une responsabilité partagée dans la préservation de la paix en République Centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

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Le secteur BTP en Centrafrique réclame une part équitable dans les marchés publics

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Le secteur BTP en Centrafrique réclame une part équitable dans les marchés publics

Travaux de bitumage des rues et avenues de Bangui la capitale en cette fin du 21e siècle par la société 3G avec la collaboration de Sani Yalo
Travaux de bitumage des rues et avenues de Bangui la capitale en cette fin du 21e siècle par la société 3G avec la collaboration de Sani Yalo. CopyrightCNC

 

 

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La Fédération des acteurs du secteur BTP en Centrafrique a exprimé son indignation face au faible quota qui leur est accordé dans les marchés publics, malgré les dispositions légales en vigueur. Selon la loi du 4 juin 2019 régissant le partenariat public-privé, ces professionnels devraient bénéficier d’un quota de 30% dans l’attribution des marchés publics. Cependant, cette norme semble être largement ignorée, ce qui a suscité une vive réaction lors d’une récente assemblée générale élective à Bangui.

 

Le constat alarmant :

 

Lors d’un atelier organisé par la Banque mondiale sur les opportunités d’affaires en République Centrafricaine, le président de la Fédération, Evariste Djinito, a révélé un constat alarmant. Selon un rapport de la Banque mondiale, 60% des financements dans le pays sont captés par des entreprises chinoises, une part significative revenant également aux entreprises camerounaises. En revanche, les entreprises locales ne représentent que 20% de cette manne financière. Cette disparité a suscité une réaction ferme de la part de la Fédération, qui a appelé à des mesures concrètes pour réduire cet écart.

 

Les interrogations et les appels à l’action :

 

Evariste Djinito a souligné la nécessité de passer de la revendication à l’action. L’indignation ne suffit pas, il faut élaborer des stratégies pour progresser et améliorer la représentativité des entreprises locales dans l’attribution des marchés publics. La présidente de la Fédération a également questionné la volonté politique de faire progresser ce chiffre, soulignant que dans d’autres pays, les autorités politiques jouent un rôle clé dans la promotion des opérateurs économiques nationaux.

 

La responsabilité de chacun :

 

Evariste Djinito a appelé à une prise de conscience collective, affirmant que chacun, du secteur privé aux autorités politiques, doit assumer sa part de responsabilité. La collaboration entre le gouvernement, les entreprises locales et les acteurs du BTP est essentielle pour élaborer des solutions efficaces visant à garantir une distribution plus équitable des marchés publics.

 

Engagements du gouvernement :

 

Au terme des échanges, le gouvernement s’est engagé à respecter le quota de 30% pour les entreprises du secteur BTP dans les marchés publics. Cette promesse marque un premier pas vers une réforme nécessaire pour assurer une représentation équitable des acteurs locaux dans le développement économique du pays.

 

La situation actuelle du secteur BTP en Centrafrique met en lumière les défis auxquels sont confrontés les acteurs locaux pour obtenir une part équitable dans les marchés publics. Toutefois, les engagements du gouvernement suite à l’indignation exprimée par la Fédération des acteurs du BTP offrent un espoir de changement. La collaboration et la responsabilité partagée seront cruciales pour concrétiser ces engagements et stimuler le développement durable du secteur BTP en Centrafrique.

 

Fidèle Azoumi

 

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Urgence routière à Bokaranga : La population implore une intervention gouvernementale

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Urgence routière à Bokaranga : La population implore une intervention gouvernementale

 

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Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.

 

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La sous-préfecture de Bokaranga est actuellement confrontée à une crise majeure en raison de la dégradation alarmante de l’axe routier reliant la ville à la commune de Loura, une situation qui entrave non seulement la libre circulation des biens et des personnes, mais qui menace également les activités agricoles et économiques de la région. Dans cet article, nous examinerons les conséquences dévastatrices de cette détérioration routière et les appels pressants de la population à une intervention gouvernementale.

 

Des ponts en ruine et une activité économique au ralenti :

 

La situation à Bokaranga est préoccupante, avec la plupart des ponts sur l’axe devenus des vestiges en ruine, rendant la circulation entre les localités de Bokaranga, Konkpara et Loura un véritable parcours du combattant. Les transporteurs, découragés par l’état déplorable de la route, ont abandonné cette voie, laissant la population laborieuse sans moyens efficaces pour évacuer leurs produits.

 

Les activités agricoles sont particulièrement touchées, comme le souligne Alain Tam, maire de la commune de Loura, qui lance un appel désespéré au gouvernement et aux ONG pour venir en aide à une population dont les produits agricoles pourrissent faute d’acheteurs et de moyens de transport adéquats.

 

Appels à l’aide et conséquences humanitaires :

 

Les conséquences humaines de cette crise routière sont déchirantes. Thérèse, cultivatrice à Loura, exprime son mécontentement, soulignant que la marchandise transportée à pied vers Bokaranga ne permet pas de subvenir aux besoins éducatifs et sanitaires des enfants. Les ponts effondrés à proximité de Mbihoun rendent également le trajet périlleux, mettant en danger la vie des écoliers, surtout pendant la saison des pluies.

 

Clément, chef de secteur vétérinaire à Loura, témoigne des difficultés qu’il a rencontrées pour se rendre au travail en raison de la détérioration de la route. La population, dépourvue de moyens pour entreprendre la construction de la route elle-même, implore le gouvernement d’intervenir rapidement pour résoudre cette équation difficile qui contribue à aggraver les problèmes de sécurité déjà présents dans la région.

 

Il y’a lieu de rappeler que la situation à Bokaranga est critique, la dégradation de l’axe routier mettant en péril la vie quotidienne des habitants et entravant gravement les activités économiques de la région. Les appels à l’aide lancés par les autorités locales, les agriculteurs et les travailleurs reflètent l’urgence d’une intervention gouvernementale pour restaurer la circulation routière et sauver une économie locale en détresse. La population espère que ces cris de détresse ne resteront pas sans réponse et que des mesures rapides seront prises pour résoudre cette crise qui menace la stabilité et le bien-être de la communauté de Bokaranga.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Ethiopian Airlines annonce la reprise de ses vols commerciaux vers Bangui

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Ethiopian Airlines annonce la reprise de ses vols commerciaux vers Bangui

 

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A380 d’Airbus

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La compagnie aérienne Ethiopian Airlines s’apprête à reprendre ses vols commerciaux en provenance et à destination de Bangui, marquant ainsi un retour significatif dans le ciel de la République Centrafricaine. Cette décision intervient après une suspension temporaire des activités en raison de l’insécurité liée à la crise politico-militaire de 2013.

 

Dès le 15 novembre prochain, Ethiopian Airlines effectuera son vol inaugural à partir de l’aéroport Bangui Mpoko . Cette annonce a été confirmée par le directeur administratif et financier de la compagnie à Bangui, soulignant l’importance de cet événement pour la population centrafricaine.

 

Le directeur administratif et financier de la compagnie  en République centrafricaine a déclaré : “Je confirme le retour de Ethiopian et ses activités. Le vol inaugural sera le 15 novembre. Il y aura des activités sur la plateforme qui est l’aéroport international de Bangui Mpoko  . Il y aura des invités de marque, notamment le ministre de tutelle du transport de l’aviation civile.”

 

Le vol inaugural revêt une importance particulière en tant que premier contact d’Ethiopian Airlines avec la population centrafricaine depuis la suspension de ses opérations. Pour marquer cette reprise, des efforts de sensibilisation seront déployés, visant à informer la population centrafricaine de la réintégration d’Ethiopian dans le pays.

 

Les responsables de la compagnie aérienne soulignent l’engagement envers la sécurité et le bien-être des passagers, mettant en œuvre des mesures adéquates pour assurer des vols sécurisés et confortables. La reprise des activités de la compagnie aérienne constitue également un signal positif quant à l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays .

 

Ethiopian Airlines, en tant que transporteur majeur sur le continent africain, renforce ainsi sa présence en République Centrafricaine, contribuant au développement des liens commerciaux et touristiques entre les deux nations. La compagnie met en avant son engagement envers la connectivité mondiale, favorisant les échanges économiques et culturels.

 

Ceci dit, la reprise des vols commerciaux d’Ethiopian Airlines vers Bangui symbolise un pas en avant vers la normalisation des activités aériennes dans le pays, offrant des perspectives positives pour le secteur du transport aérien en République Centrafricaine. La compagnie se positionne ainsi en tant que partenaire clé dans le développement et la croissance continue des échanges entre l’Éthiopie et la Centrafrique.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Vers une loi majeure pour la protection des survivants des violences basées sur le genre en République centrafricaine

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Vers une loi majeure pour la protection des survivants des violences basées sur le genre en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/rca-8-mars-2020-levez-vous-pour-les-droits-des-femmes/femmes-de-bria-marche-de-la-journee-internationale-des-femmes-du-8mars2019-2/” rel=”attachment wp-att-36604″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/femmes-de-bria-marche-de-la-journee-internationale-des-femmes-du-8mars2019-450×337.jpg” alt=”Marche des femmes de Bria lors de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”337″ />
Marche des femmes de Bria lors de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine se prépare à franchir une étape cruciale dans la lutte contre les violences basées sur le genre, avec l’annonce prochaine d’une nouvelle loi visant à protéger les survivants de ces atrocités. Après deux jours de discussions fructueuses à Bangui, un document clé a été élaboré et sera bientôt soumis au gouvernement pour approbation.

 

Les parties prenantes à cette rencontre, comprenant des représentants gouvernementaux, des activistes et des membres de la société civile, ont unanimement validé le document. Parmi les principales revendications des victimes figure la nécessité d’intégrer leur situation dans le code pénal actuellement en révision, marquant ainsi une reconnaissance officielle des violences basées sur le genre.

 

Les participants ont formulé plusieurs recommandations clés, dont la création d’une loi spécifique dédiée à la protection des victimes et des témoins. Ils appellent également à une révision du fonctionnement de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide (UMIR) en lui fournissant le matériel adéquat pour renforcer son efficacité.

 

Une proposition audacieuse émerge de ces discussions, suggérant l’interdiction du mariage forcé dans le pays. Cette mesure vise à renforcer la protection des droits fondamentaux, en particulier ceux des femmes, contre une pratique préjudiciable et dégradante.

 

Sidouane Makanda, ministre conseiller du chef de l’État en matière de genre, a souligné l’ampleur des efforts déployés pour élaborer ce document. Des enquêteurs spécialement formés ont été déployés dans huit arrondissements de Bangui-Bimbo-Bégoua pour recueillir des informations cruciales sur les victimes. Makanda est convaincu que ce projet de loi soulagera les victimes de violences basées sur le genre et toute autre forme de violence.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à restaurer un prétendu État de droit en République centrafricaine. Il a clarifié le processus de validation, expliquant que le document sera examiné par le ministère de la Justice avant d’être présenté au gouvernement. Une fois approuvé en conseil des ministres, il sera transmis à l’Assemblée nationale, où il pourrait être adopté lors de la prochaine session parlementaire en mars.

 

Il est crucial de noter que jusqu’à présent, la question des violences basées sur le genre n’a pas été officiellement abordée ni par le code pénal ni par le code de procédure pénale en République centrafricaine. L’adoption de cette nouvelle loi représenterait donc une avancée significative, offrant un cadre juridique solide pour la protection des survivants des violences basées sur le genre. Ce pas en avant témoigne de l’engagement du pays à lutter contre ces violations graves des droits humains et à instaurer un changement positif dans la société.

 

Par Anselme Mbata

 

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Appel au génocide : la PJLOD appelle à la démission et au limogeage de Fidèle Gouandjika, conseiller spécial à la présidence

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Appel au génocide : la PJLOD appelle à la démission et au limogeage de Fidèle Gouandjika, conseiller spécial à la présidence.

 

Centrafrique.org/flambee-des-prix-et-detresse-sociale-en-Centrafrique-lappel-urgent-de-la-pjlod/les-jeunes-leaders-de-la-pjlod/” rel=”attachment wp-att-65133″ data-wpel-link=”internal”>Les jeunes leaders de la PJLOD
Les jeunes leaders de la PJLOD

 

Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Alors que la tension monte en Centrafrique suite à la déclaration apocalyptique du Conseiller Spécial à la Présidence, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique lance un appel pressant à la démission du responsable et à des actions judiciaires, mettant en lumière la démission apparente des institutions face à cette menace sérieuse.

 

La PJLOD réagit avec fermeté à la déclaration de Mr Fidèle GOUANDJIKA, soulignant que de tels discours sanguinaires et racistes reflètent la gouvernance controversée de Mr Faustin Archange TOUADERA au cours des sept dernières années. Les jeunes leaders de l’opposition expriment leur inquiétude quant à ces paroles apocalyptiques qui visent à inciter à la violence et à la haine au sein de la population centrafricaine.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique condamne sans équivoque cette démarche, affirmant que de tels appels aux démons du sang ne font que mettre en danger la vie des innocents en Centrafrique. Dans un communiqué daté du 10 novembre 2023, le Coordonnateur de la PJLOD, Saint Cyr TANZA, souligne que de telles déclarations vont à l’encontre des valeurs humaines, de la courtoisie diplomatique et des mécanismes nationaux et internationaux des droits de l’homme auxquels la République centrafricaine est censée adhérer.

 

La PJLOD pointe également du doigt la démission de responsabilité de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et de la Primature, accusant ces institutions de rester silencieuses face à une menace aussi sérieuse pour la stabilité du pays. Le communiqué de la PJLOD insiste sur la nécessité d’une réaction immédiate et appelle à des actions concrètes.

 

En conséquence, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique exhorte à la démission immédiate de Mr Fidèle GOUANDJIKA de son poste de Conseiller Spécial à la Présidence de la République. La PJLOD demande également que des mesures judiciaires soient prises à l’encontre de ce dernier pour incitation à la haine et aux violences. Face à une menace aussi grave, la société civile et les institutions doivent agir de concert pour préserver la paix et la stabilité en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Meurtre d’un opérateur économique à Berberati, 4 suspects interpellés  

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Meurtre d’un opérateur économique à Berberati, 4 suspects interpellés  

 

Centrafrique.org/rca-soupconnee-de-sorcellerie-une-dame-a-ete-enterree-vivante-a-berberati/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati/” rel=”attachment wp-att-40247″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati-450×430.jpg” alt=”intervention des forces de l’ordre dans le village situé à 21 kilomètres de berbérati” width=”450″ height=”430″ />
Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

 

Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Au lendemain du meurtre tragique d’un opérateur économique dans la ville de Berberati, la capitale de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, l’atmosphère reste tendue malgré l’arrestation de quatre suspects par les forces de l’ordre. Le calme précaire qui règne actuellement dans la ville contraste avec la vive tension qui a éclaté vendredi matin, lorsque des jeunes en colère ont protesté contre l’assassinat perpétré par des hommes armés au quartier Sambandar.

 

Le drame, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi, a été qualifié de braquage par les témoins, coûtant la vie à un collecteur de diamants respecté de la ville. Bien que les auteurs du crime soient toujours en cavale, la police a réussi à interpeller quatre suspects présumés impliqués dans cet assassinat, actuellement détenus au commissariat de police de la ville.

 

Lors de la perquisition du domicile des suspects, les forces de l’ordre ont découvert une arme à feu de type AK47, mettant en lumière la dangerosité de la situation. L’enquête est en cours, mais cette trouvaille soulève des questions sur la sécurité dans la ville et sur la nécessité d’une action immédiate.

 

Le pasteur Steve Soropiaka, proche de la victime, a partagé son chagrin et son indignation face à cette perte tragique. Le défunt était non seulement un opérateur économique prospère mais aussi un généreux bienfaiteur de l’église apostolique à laquelle il appartenait. Le pasteur a souligné le rôle essentiel qu’il jouait dans la communauté, offrant son soutien financier, sa voiture et sa maison pour le bien de l’église.

 

Le pasteur Soropiaka a également lancé un appel pressant aux autorités locales, demandant des mesures concrètes pour lutter contre la montée de la criminalité à Berberati. Il a plaidé en faveur de patrouilles nocturnes régulières de la gendarmerie, de la police et des forces de sécurité locales pour éradiquer les activités criminelles qui deviennent malheureusement monnaie courante dans la ville.

 

La sécurité des citoyens de Berberati est désormais une préoccupation majeure, et les autorités sont appelées à agir de manière décisive pour rétablir la paix et la confiance au sein de la communauté. Les résidents espèrent que la lumière sera faite sur les circonstances entourant la mort de cet opérateur économique bien-aimé et que des mesures préventives seront mises en place pour éviter de futures tragédies similaires.

 

Par Bertrand Siri

 

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La communication gouvernementale centrafricaine : un Tissu de mensonges et de dissimulation

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La communication gouvernementale centrafricaine : un Tissu de mensonges et de dissimulation

 

Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Serge-Ghislain-Djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement-450×300.jpg” alt=”Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement” width=”450″ height=”300″ />
Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango

 

 

Bangui, 13  novembre 2023 (CNC) – Le dernier communiqué du gouvernement centrafricain, émis le 09 novembre 2023, dépeint une image troublante de la réalité dans le pays, avec une communication qui oscille entre la confusion et la dissimulation. Le gouvernement prétend informer l’opinion nationale et internationale sur un incident grave survenu à Paoua, mais la superficialité de leurs déclarations soulève des questions sérieuses quant à la transparence et à l’honnêteté de leurs intentions.

 

Le gouvernement commence par pointer du doigt des “ennemis de la paix” qui, selon eux, exploitent la situation pour semer la discorde intercommunautaire. Cependant, la déclaration reste étonnamment vague sur l’identité de ces soi-disant ennemis, laissant l’opinion publique dans l’obscurité quant aux véritables auteurs de cette manipulation. Cette opacité dans la communication gouvernementale ne fait que nourrir le doute et la méfiance parmi la population.

 

L’accusation de manipulation est d’autant plus ironique lorsque l’on considère les agissements du ministre conseiller du Président de la République, Fidèle Gouandjika. Ce haut responsable gouvernemental a ouvertement proféré des menaces de génocide en cas de troubles politiques, sans que le gouvernement n’ait pris la peine de condamner de telles déclarations choquantes. Cette omission souligne la partialité du gouvernement et sa propension à ignorer les véritables menaces à la paix intérieure.

 

Le communiqué affirme également que des forces de défense ont été déployées pour stabiliser la situation à Paoua, mais des témoignages crédibles de la communauté musulmane remettent en question l’efficacité de ces actions. Des allégations selon lesquelles les Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’auraient rien fait pour protéger les biens de la communauté musulmane mettent en lumière une disparité flagrante entre la réalité sur le terrain et la version officielle du gouvernement.

 

La déclaration mentionne une enquête judiciaire pour élucider les circonstances de l’incident, mais la crédibilité de cette enquête est sérieusement compromise par le manque de transparence entourant d’autres événements récents. Le gouvernement semble plus enclin à protéger son image que de garantir une enquête impartiale.

 

En réalité, le communiqué du gouvernement centrafricain soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Les lacunes, les demi-vérités et les omissions flagrantes dévoilent un schéma de communication gouvernementale spécialisé dans la dissimulation plutôt que dans l’information. La population centrafricaine mérite une transparence totale et un engagement sincère envers la paix, plutôt qu’une communication gouvernementale teintée de mensonges et de tromperies.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : La Sécurité Fragile à Damara

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Centrafrique : La Sécurité Fragile à Damara

 

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Croisement à l’entrée de la ville de Damara à droite axe Sibut et gauche à axe Bogangolo. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 9 novembre 2023, le village présidentiel de Damara a été le théâtre d’un acte violent et audacieux, mettant en lumière les lacunes évidentes du régime en place en matière de sécurité. L’attaque perpétrée par six hommes armés bien identifiés, à seulement 17 km de Damara, suscite des interrogations profondes sur la capacité du gouvernement à garantir la protection des citoyens et de leurs biens.

 

Selon des sources locales, les assaillants ont ciblé des éleveurs sur l’axe Damara – Bogangolo, tirant délibérément sur eux pour semer la panique avant de procéder au vol de leur bétail. Les conséquences de cette attaque sont tragiques, avec un éleveur tué et un autre grièvement blessé. Ces actes criminels révèlent un manque flagrant de prévoyance et de préparation de la part du gouvernement, soulignant ainsi l’échec de son engagement à assurer la sécurité de ses citoyens.

 

Le bilan provisoire fait état de trois suspects déjà appréhendés par la gendarmerie de Damara. Cependant, le simple fait que de tels événements aient pu se produire dans le village présidentiel démontre une incompétence alarmante en matière de renseignement et de surveillance. Comment des hommes armés ont-ils pu commettre de telles exactions à seulement 17 kilomètres d’un village présidentiel   sans être détectés ?

 

Les promesses antérieures du régime en matière de renforcement de la sécurité semblent vides de sens face à cette réalité choquante. Si seulement trois suspects ont été arrêtés jusqu’à présent, qu’en est-il des autres responsables de cet acte barbare ? Les citoyens méritent des réponses et des actions concrètes de la part du gouvernement pour mettre fin à cette série de violences qui menace la quiétude du village présidentiel.

 

Cette attaque met également en lumière les insuffisances dans la coordination entre les forces de sécurité. Comment des individus armés ont-ils pu agir en toute impunité, laissant derrière eux un éleveur tué et un autre blessé ? Il est impératif que le gouvernement révise sérieusement ses protocoles de sécurité et renforce la collaboration entre les différentes branches des forces de l’ordre pour éviter de futures tragédies.

 

L’attaque récente à Damara expose de manière criante les défaillances du régime en matière de sécurité. Les citoyens ne devraient pas craindre pour leur vie et leurs biens dans le village présidentiel, et il est temps que le gouvernement prenne des mesures immédiates et significatives pour rétablir la confiance de la population. Les simples paroles et promesses ne suffisent plus ; des actions concrètes sont nécessaires pour assurer la sécurité et le bien-être des citoyens de Damara.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Inondations à Mpoko-Back : Les Habitants Supplient, le Gouvernement Se Tait

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Inondations à Mpoko-Back : Les Habitants Supplient, le Gouvernement Se Tait

 

Centrafrique.org/Centrafrique-inondations-a-bangui-lhistoire-se-repete/inondation-a-bangui-le-huit-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49783″ data-wpel-link=”internal”>Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.
Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui.

 

 

 

Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Le récent débordement de la rivière Oubangui à Mpoko-Back, dans la commune de Bimbo, a laissé des centaines de personnes dans une situation précaire, exposant les lacunes du gouvernement en matière de gestion des catastrophes naturelles. Les conséquences de cette inondation ne se limitent pas seulement aux habitations, mais s’étendent également aux activités quotidiennes, notamment la pêche sur un terrain de football.

 

La scène d’Anselme, un pêcheur, lançant son épervier dans ce qui était autrefois un terrain de football, est révélatrice de l’ampleur des dégâts. Les maisons, les commerces, les enclos de volailles et les ports sont engloutis par les eaux, forçant certaines personnes à abandonner leurs foyers, tandis que d’autres restent bloquées, incapables de trouver un refuge.

 

La pêche sur ce terrain de football inondé est devenue une nécessité pour ceux qui sont touchés, car les poissons sont contraints de quitter la rivière à la recherche de nourriture. Cependant, derrière cette apparente ingéniosité des habitants pour faire face à la catastrophe, se cache une réalité alarmante : l’absence de mesures préventives et d’interventions gouvernementales efficaces.

 

Les témoignages poignants d’Adamo Dombilo et de Prudence reflètent l’urgence de la situation. Les habitants, contraints de rester dans des conditions insalubres, craignent non seulement les conséquences immédiates des inondations mais également les risques sanitaires à long terme, comme l’augmentation des maladies transmises par les moustiques. L’appel de Prudence au gouvernement pour la construction de canaux d’évacuation révèle la détresse des citoyens qui réclament des solutions durables.

 

Malheureusement, ces demandes semblent tomber dans l’oreille d’un gouvernement indifférent. La répétition annuelle de ce scénario tragique met en lumière l’incapacité du gouvernement à anticiper et à répondre de manière adéquate aux crises naturelles. Les habitants de Mpoko-Back ont besoin de plus que des paroles rassurantes ; ils ont besoin d’actions concrètes.

 

Pour les habitants de Mpoko-Back, il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour atténuer leurs souffrances. La construction de canaux d’évacuation, la mise en place de mécanismes d’alerte précoce et le renforcement des infrastructures locales doivent devenir des priorités. Il est inacceptable que chaque année, la vie de milliers de citoyens soit mise en péril sans qu’aucune mesure significative ne soit prise.

 

En réalité, la situation à Mpoko-Back souligne la nécessité d’une action gouvernementale urgente et proactive. Le statu quo actuel expose la population à des risques inacceptables, mettant en évidence l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité et le bien-être de ses citoyens. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse de manière décisive pour éviter de futures tragédies similaires.

 

Par Anselme Mbata

 

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Fidèle Gouandjika : un ministre conseiller spécial au bord de la folie

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Fidèle Gouandjika : un ministre conseiller spécial au bord de la folie

 

Centrafrique.org/rca-replique-aux-grossiers-mensonges-et-aux-insanites-de-fidele-gouandjika-par-adrien-poussou/fidele-gouandjika-2/” rel=”attachment wp-att-38407″ data-wpel-link=”internal”>fidèle gouandjika
Monsieur Fidèle Gouandjika. Photo profil Tweeter.

 

 

Bangui, 10  novembre 2023 (CNC) – Dans le tumulte politique actuel en République centrafricaine, la figure de Monsieur Fidèle Gouandjika émerge non pas comme un sauveur de la nation, mais plutôt comme un individu dont les déclarations et les actions suscitent de vives inquiétudes quant à sa stabilité mentale et son aptitude à occuper une fonction de haute responsabilité comme celle qu’il occupe actuellement.

 

Les récents événements, notamment son appel à la commission de génocide et au massacre contre le personnel diplomatique et la Minusca en cas de coup d’État déjoué contre le régime de son frère cadet, le Président putschiste Faustin Archange Touadera , appellent à une réflexion approfondie sur l’état d’esprit de cet homme et sur sa capacité à prendre des décisions éclairées au sein du régime de son frère cadet.

 

Les déclarations de Monsieur Fidèle Gouandjika, ainsi que ses réponses lors d’une interview à la radio Ndékèluka, dévoilent un individu déconnecté de la réalité et manifestement troublé. Il est clair que ses paroles témoignent d’une certaine méconnaissance des notions de génocide et de stabilité politique, et elles sèment la confusion parmi les citoyens centrafricains.

 

Le discours de Monsieur Gouandjika semble être marqué par des éléments de paranoïa, d’accusations infondées et de théories du complot. Il blâme les Nations Unies, la France, et d’autres acteurs internationaux pour ce qu’il perçoit comme une menace de génocide, sans apporter la moindre preuve tangible de leurs intentions malveillantes envers la Centrafrique alors que le régime de son frère cadet se prépare et rassemble plusieurs indicateurs d’un crime de génocide.

Ces indicateurs ? En commençant par lui-même, Fidèle Gouandjika, un frère ainé et conseiller du putschiste président Touadera; des visites de mémorial de génocide au Rwanda, la multiplication des messages de haines entre les militants des différentes partis politiques et les ethnies, le silence radio observé par toutes les institutions face aux multiples violations des droits de l’homme et la présence des mercenaires étrangers de Wagner, Russes et Syriens, capables de massacrer tout un peuple révoltant. Ses propos font preuve d’une ignorance totale et manifeste des mécanismes diplomatiques et politiques internationaux, ainsi que des leçons tirées de l’histoire, en particulier du génocide au Rwanda. 

 

Monsieur Fidèle Gouandjika semble également méconnaître la nature du dialogue politique et des négociations en période de crise. Il accuse l’opposition et les groupes armés de saboter les efforts du gouvernement en boycottant les dialogues, tout en ignorant les complexités de la situation et en élaborant des scénarios catastrophiques sans fondement.

 

Sa réponse inappropriée à la question sur l’éthique et le respect dans son discours démontre une insensibilité totale aux questions sociétales et à l’importance du respect des droits des femmes. Son usage du langage vulgaire pour évoquer des sujets sensibles est choquant et indigne d’un ministre conseiller du Président de la République.

 

Monsieur Gouandjika affirme qu’il est prêt à tout pour protéger le président de la République, y compris en recourant au génocide. Cette déclaration est profondément inquiétante et devrait être prise au sérieux par la communauté internationale. Un individu qui évoque ouvertement la possibilité d’un génocide pour protéger le pouvoir en place devrait être écarté de toute fonction républicaine.

 

En réalité , les déclarations et le comportement de Monsieur Fidèle Gouandjika sont alarmants et révèlent un individu inapte à occuper un poste de haute responsabilité. Sa méconnaissance des questions politiques, sa rhétorique paranoïaque et sa propension à évoquer un génocide comme une option viable sont autant de signes de son inaptitude à servir les intérêts du peuple centrafricain. La cour pénale internationale (CPI) doit surveiller de près cette situation et agir en conséquence pour garantir la stabilité de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Mboli-Goumba : « La RCA est en retard d’au moins un demi-siècle sur d’autres pays africains »

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Mboli-Goumba : « La RCA est en retard d’au moins un demi-siècle sur d’autres pays africains »

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

 

Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – La question de la souveraineté en Afrique est un débat complexe, souvent instrumentalisé par les dirigeants pour justifier des régimes autoritaires. Dans un post récent, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a soulevé des questions essentielles sur la souveraineté en République centrafricaine (RCA) et a appelé à une réflexion profonde sur le sujet.

 

Dans son message, Mboli-Goumba rappelle que les dictateurs se servent souvent de la souveraineté pour échapper aux normes démocratiques et à la bonne gouvernance. La souveraineté, dans ce contexte, devient un outil qui leur permet de s’accrocher au pouvoir, tout en négligeant les besoins de leur population. Ils utilisent la rhétorique de la souveraineté nationale pour justifier leurs actions, même si elles sont contraires aux principes démocratiques et aux droits de l’homme.

 

Cependant, Mboli-Goumba soulève un point crucial : la souveraineté ne peut pas être évaluée de la même manière dans tous les pays africains. Il fait référence à l’énorme écart budgétaire entre des pays comme le Tchad, avec un budget de 2 000 milliards de FCFA, et la RCA, avec seulement 250 milliards de FCFA. Cela signifie qu’il existe des pays plus souverains que d’autres en fonction de leurs ressources financières. Mais être en bas de la liste en termes de budget n’est pas le problème principal. Ce qui est plus préoccupant, c’est l’absence de conscience de cette réalité et l’incapacité à reconnaître le défi auquel le pays est confronté.

 

La RCA représente une infime partie du budget d’un pays situé dans la zone la moins développée de l’Afrique, voire du monde. Ce constat renseigne sur la situation économique du pays, sur l’état de l’économie centrafricaine et sur le chemin qu’il reste à parcourir pour combler cet écart. Selon Mboli-Goumba, la RCA est en retard d’au moins un demi-siècle sur d’autres pays africains. Cela signifie que des mesures concrètes doivent être prises pour sortir le pays de cette situation.

 

L’appel de Maître Crépin Mboli-Goumba est clair : il est temps d’abandonner les illusions et de mettre fin à la dictature. Il souligne que se raconter des histoires pour prétendre rattraper les autres en une décennie est futile. Au contraire, il plaide pour un engagement sérieux en faveur du développement économique et social de la RCA. Les défis sont immenses, mais la prise de conscience est la première étape vers une amélioration durable.

 

Ceci dit, le message de Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière l’importance de repenser la souveraineté en Afrique. La souveraineté ne peut être un prétexte pour maintenir des régimes autoritaires et négliger les besoins de la population. Au contraire, elle doit être le fondement d’un véritable engagement en faveur du progrès et de la prospérité. La RCA et d’autres pays d’Afrique doivent prendre des mesures concrètes pour combler l’écart qui les sépare des nations plus développées. Il est temps de mettre fin à la dictature et de se mettre au travail pour un avenir meilleur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : quand Aboubacar Djaligué justifie son ralliement à Baba Laddé. 

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Quand Aboubacar Djaligué justifie son ralliement à Baba Laddé. 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-baba-ladde-promet-une-belle-recompense-a-lancien-chef-rebelle-centrafricain-aboubacar-djaligue/monsieur-aboubacar-djaligue-alias-kouroukoutou-chef-du-groupe-rebelle-siriri-actif-entre-2017-et-2018-dans-la-mambere-kadei/” rel=”attachment wp-att-70245″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Aboubacar djaligué alias Kouroukoutou, Chef du groupe rebelle Siriri actif entre 2017 et 2018 dans la Mambéré-Kadéi
Monsieur Aboubacar djaligué alias Kouroukoutou, Chef du groupe rebelle Siriri actif entre 2017 et 2018 dans la Mambéré-Kadéi

 

 

Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – L’ancien chef de la rébellion centrafricaine Siriri, le sulfureux et Kitandaire, fugitif appelé « Kourkoutou , Kourkoutou » de son vrai nom,  Aboubacar Djaligué, dans un long message audio sur la messagerie sociale WhatsApp, est revenu sur son passage et justifie pourquoi il a décidé de rejoindre le chef rebelle tchadien Baba Laddé.

 

Dans son audio qu’il a adressé à la Rédaction de Corbeau news Centrafrique pour se justifier, Aboubacar Djaligué n’est pas allé par quatre chemins pour affirmer qu’il a passé plus de 50 fois dans toutes les geôles des commissariats et brigades à Bangui et qu’il n’est pas un chef rebelle mais plutôt le chef d’un groupe d’auto-défense poursuivant le même but que le mouvement 3R. Mais c’est ce dernier, le mouvement 3R, qui avait comploté avec la Minusca contre son mouvement pour le faire disparaitre.

 

Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou, rapproché par le chef rebelle tchadien Baba Laddé et promis, s’il a réussi sa mission, ministre dans le gouvernement de monsieur Faustin Archange Touadera à Bangui, en contrepartie de sa mission qui est de  diviser et affaiblir le mouvement 3R, il est temps pour lui de voir loin comme désormais un grand homme d’Etat. Il affirme en informant la Rédaction de Corbeau news que :

“Le chef de 3R et Baba Laddé sont des frères, l’ainé et le cadet. Si je lutte contre le 3R pour les intérêts de Baba Laddé, sache que je me batte au sein des étrangers. Entre toi et moi, on n’est pas prêt à nous battre”. 

 

Poursuivant sa logique d’un prochain home d’état, Aboubacar Djaligué va plus loin pour redire, rappeler ce qu’il ne cesse de dire à tous les peulhs qui se battent aux côtés de la CPC :

Ce ne sont pas les bœufs des peulhs qui vont vous donner le pouvoir ? On prend le pouvoir par l’intelligence, avec les stylos, par la politique. On prend le pouvoir par des aides des blancs, des Européen, qui vont t‘aider. Que ça soit par la rébellion, soit par la campagne, ils t’aident, ils te valident et tu prends le pouvoir.

Mais tu ne peux pas aller prendre les bœufs, les produits champêtres ou les marchandises commerciales de ton frère par la force et faire la guerre avec afin d’aller prendre le pouvoir. Dieu ne l’acceptera pas”.

 

Aboubacar Djaligué est revenu dans son audio sur la dernière embuscade non revendiquée, tendue par les hommes armés non identifié entre Carnot et Baoro ayant coûté la vie au capitaine Ouabangué, sa femme, ses enfants et son aide de camp. Pour Aboubacar Djaligué, ce sont les rebelles des 3R qui ont commis cet acte :

“ Donc nos frères se sont complètement perdus et ils nous ont ramené des problèmes en Centrafrique. Et ces problèmes ont fait que nous ne nous aimons plus. Nous remarquons aujourd’hui qu’ils deviennent des coupeurs de route.  

Un militaire qui est un gendarme qui élève son foyer, Ils l’ont arrêté au passage tranquillement et l’ont tué.  Au lieu de récupérer les choses qu’ils veulent ou lui réclamer quelque chose qu’ils veulent, ils n’ont rien réclamé comme ce sont des bandits, ils l’ont tué au lieu de l’arrêter, le mettre en prison et lui demander quelque chose.  

Aujourd’hui, tous militaires ne voient que comme des peules, surtout celui qu’ils le retrouvent dans la forêt, comme les coupeurs de routes”. 

 

Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou, Kourkouto, va encore plus loin pour justifier son ralliement avec Baba Laddé. Dans ses propos accusatoires contre le regime de transition tchadienne, Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou confirme à nouveau la présence de Baba Laddé sur le sol centrafricain :

” Nous disons que nous ne voulons pas tuer, nous ne voulons pas des mercenaires. Mais le Tchad aujourd’hui récupère des rebelles pour les héberger. Quelle loi au monde montre qu’on doit garder les rebelles ? Un gouvernement peut-il garder des rebelles contre un autre pouvoir autour de toi ?

Combien des rebelles ont quitté la Centrafrique pour le Tchad et ils sont là-ba tranquille. Pour quelle raison ?

Si le Tchad héberge des rebelles centrafricains et la Centrafrique héberge elle aussi les rebelles tchadiens, c’est un défaut ? Non, ce n’est pas un défaut. Ce que tu ne veux qu’on te le fasse, ne fais pas toi aussi à l’autre ”.

 

Aboubacar Djaligué, dans son audio, confirme plusieurs faits. Il affirme qu’il est non seulement un repris de justice, un kitandaire mais confirme que Touadera héberge Baba Laddé par ce que le Tchad héberge aussi les rebelles centrafricains sur la base d’aucun texte au monde l’autorisant.

 

Et si aucun pays ne doit héberger les rebelles ? Son sort serait comment ? S’interroge un lecteur de CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Lenteur Administrative à Béloko : Un Obstacle au Développement Économique de la RCA

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La Lenteur Administrative à Béloko : Un Obstacle au Développement Économique de la RCA

 

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Les camion des marchandises stationnant aux abords du complexe administratifs de vBéloko, à la frontière de la RCA avec le Cameroun

 

 

 

Bangui, 10  novembre 2023 (CNC) – La ville frontalière de Béloko, véritable moteur économique de la République centrafricaine, se voit entravée par des pratiques administratives discutables de certains chefs de services. Cette situation a des répercussions directes sur le flux des marchandises et met en lumière une réalité préoccupante pour les conducteurs de camions desservant la région.

 

Selon le témoignage poignant de Yusuf, conducteur sur l’Aksu Béloko et Cantonnier, la lenteur administrative à Béloko se manifeste par l’ouverture tardive des bureaux des chefs de services. En effet, près de 60% d’entre eux commencent leur journée de travail entre 12h et 13h, créant ainsi un véritable cauchemar logistique pour les transporteurs de marchandises.

 

Les conséquences de ces retards sont palpables dès la frontière, où les camionneurs doivent attendre la signature des documents par les hauts fonctionnaires avant de pouvoir quitter la ville en direction de Bangui. Cette attente prolongée a un impact direct sur la rapidité avec laquelle les marchandises peuvent atteindre leur destination finale, compromettant ainsi le bon fonctionnement du commerce dans le pays.

 

L’inaction de certains agents de l’État, se contentant d’ouvrir les portes à 7h pour ne réellement débuter leurs activités qu’à 13h, contribue également à cette situation délicate. Les conducteurs se retrouvent ainsi bloqués à Béloko pendant une journée entière, malgré avoir franchi la barrière de Garouaboulaye du côté camerounais.

 

La République centrafricaine, en tant que pays enclavé, dépend fortement du bon fonctionnement de ses infrastructures économiques, avec Béloko comme pilier essentiel. Les retards administratifs compromettent sérieusement la fluidité du transport des marchandises, entravant ainsi le développement économique de la région et du pays dans son ensemble.

 

La situation met en lumière une problématique plus large : comment un pays peut-il aspirer au développement lorsque ses propres agents de l’État entravent son essor en agissant avec une telle désinvolture ? Les retards chroniques des chefs de services et le manque d’efficacité des administrations locales à Béloko soulèvent des questions cruciales sur la gouvernance et la responsabilité des fonctionnaires.

 

Pour des nombreux camionneurs interrogés par la rédaction du CNC, il est impératif que les autorités prennent des mesures pour remédier à cette situation préoccupante à Béloko. D’après eux, un examen approfondi des pratiques administratives, des horaires de travail et de l’impact sur l’économie locale est nécessaire. Il en va du développement économique de la République centrafricaine, et des actions concrètes doivent être entreprises pour garantir un fonctionnement efficace des services publics à Béloko, et par extension, dans tout le pays.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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La Milice AZANDE ANI KPI GBE dénonce l’inaction de la MINUSCA et appelle à la libération du Haut-Mbomou

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La Milice AZANDE ANI KPI GBE dénonce l’inaction de la Minusca et appelle à la libération du Haut-Mbomou

 

 

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Centre Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 10  novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine est actuellement le théâtre d’une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, particulièrement dans la préfecture du Haut-Mbomou. La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE a récemment publié un communiqué dénonçant les agissements des rebelles de l’UPC d’Ali Darassa et critiquant l’inaction de la MINUSCA face à cette situation.

 

Le vendredi 03 Novembre 2023, la situation dans le Haut-Mbomou a atteint des niveaux critiques avec des crimes et des exactions en masse perpétrés contre la population civile. La milice AZANDE ANI KPI GBE, dans son communiqué, met en lumière la gravité et la persistance de cette crise qui sévit depuis des décennies sans qu’aucune solution ne soit apportée. Les zones les plus touchées, telles que Zemio, Mboki, Axe Djema, et l’axe Zemio – Rafaï, nécessitent une intervention immédiate des autorités nationales et internationales.

 

Le groupe AZANDE ANI KPI GBE appelle les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la MINUSCA à assumer leurs responsabilités en déployant une mission conjointe pour mettre fin à l’insécurité causée par les rebelles de l’UPC. La population civile est actuellement exposée à des violences, des prises d’otages, des viols, et une entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Le communiqué souligne l’urgence de reconquérir le territoire du Haut MBOMOU des mains des rebelles et de leurs complices.

 

Cependant, la milice déplore l’inaction de la MINUSCA, soulignant que plutôt que de se rendre sur les lieux des exactions commises par l’UPC, la mission onusienne s’est aventurée inutilement à Bambouti le 03 Novembre 2023. La libération de Bambouti et OBO des mains de l’UPC devrait déjà ramené la paix, la sécurité, et la libre circulation, soulignant l’importance de concentrer les efforts sur la reconquête du Haut MBOMOU.

 

Pour la milice AZANDE ANI KPI GBE, la crise humanitaire dans le Haut MBOMOU exige une action immédiate et concertée de la part des autorités nationales et internationales. La milice AZANDE ANI KPI GBE met en lumière les souffrances endurées par la population civile et appelle à une intervention urgente pour mettre fin aux exactions des rebelles de l’UPC. Il est temps que la MINUSCA et les FACA agissent de manière décisive pour reconquérir le territoire et assurer la sécurité et la paix tant attendues dans la région.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Conflit foncier meurtrier à Paoua : Quand la tension s’embrase

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Conflit foncier meurtrier à Paoua : Quand la tension s’embrase

 

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À Paoua, lors de l’intervention des militaires pour disperser les manifestants en colère

 

 

Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – La tranquillité de la ville centrafricaine de Paoua a été brusquement rompue par des détonations d’armes automatiques, faisant suite à une manifestation en réaction à un meurtre sanglant survenu dans la soirée du mercredi 8 novembre 2023. Ce tragique événement trouve son origine dans un litige foncier qui a dégénéré en un acte de violence inouï.

 

Tout a débuté par une dispute au sujet d’un terrain, précisément celui que la sœur de la victime aurait acquis auprès d’un homme de confession musulmane. La tension a monté lorsque le musulman a insisté pour que la sœur quitte les lieux et lui restitue le terrain. Cependant, le frère de la propriétaire a construit sa maison sur ce terrain, et n’a cessé de réclamer au musulman le remboursement de l’argent investi dans le terrain et la construction de la maison.

 

La situation a pris une tournure tragique lorsque le musulman, refusant de céder aux demandes financières, a incité ses frères à commettre l’irréparable en assassinant le frère de la propriétaire. Le crime a eu lieu dans la soirée du mercredi 09 novembre 2023, sous un pont où le corps de la victime a été découvert le lendemain.

 

La violence a rapidement gagné la rue alors que la population de Paoua, bouillonnante de colère, a manifesté pour réclamer justice. L’intervention des forces militaires a été nécessaire pour calmer la foule, mais la tension persiste, alimentée par des actes de représailles contre la communauté musulmane de la ville.

 

La dimension religieuse du conflit s’est accentuée avec la révélation que la victime était de confession chrétienne, tandis que les assaillants étaient de confession musulmane. Cet élément a exacerbé les tensions, conduisant à des actes hostiles envers la communauté musulmane.

 

Il y’a lieu de rappeler que la ville de Paoua est plongée dans un tourbillon de violence résultant d’un conflit foncier devenu meurtrier. L’urgence réside désormais dans la gestion de la crise, la réconciliation des communautés et la prévention de toute escalade.

 

Par Gaël Boberang

 

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Le KNK annonce les nouveaux leaders: Christian Touaboy nommé Secrétaire Général et un adjoint désigné

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Le KNK annonce les nouveaux leaders: Christian Touaboy nommé Secrétaire Général et un adjoint désigné

 

 

Centrafrique.org/christian-touaboy-nouveau-secretaire-general-du-knk/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Christian-Touaboy-nouveau-secretaire-general-du-KNK-450×448.jpg” alt=”Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK” width=”450″ height=”448″ />
Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK

 

Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – Le parti politique centrafricain Kwa Na Kwa (KNK) voit des changements significatifs dans son leadership avec deux décisions récentes prises par le Président par intérim, Christian Guenebem. Ces décisions, signées à Paris le 9 novembre 2023, annoncent la nomination du Secrétaire Général, M. Christian Touaboy, ainsi que celle de son adjointe, Madame Rachel Malo Ninga-Wong.

 

Première Décision – Nomination du Secrétaire Général:

 

La première décision, conformément à la Loi n°20.015 du 11 juin 2020 et à la Décision n°356/MATD/DIRCAB/DGAT/DAPA/SASE du 25 août 2009, porte sur la nomination du Secrétaire Général du KNK. Selon la Décision n°001/KNK/PF.21 du 18 février 2021, Christian Touaboy est officiellement nommé Ouvrier Secrétaire Général du Kwa Na Kwa. Cette nomination prend effet immédiatement à compter de la date de la signature et abroge toute disposition antérieure contraire. Le Président par intérim, Christian Guenebem, a ainsi manifesté sa volonté de renforcer et de dynamiser le parti en confiant cette responsabilité clé à M. Touaboy.

 

Deuxième Décision – Nomination de Secrétaire Général Adjointe, Rachel Malo Ninga-Wong:

 

La deuxième décision, en accord avec la Loi n°20.015 du 11 juin 2020 et les décisions antérieures, annonce la nomination de l’Ouvrier Secrétaire Général Adjoint du KNK. Sur proposition de l’Ouvrier Secrétaire Général, Christian Touaboy, le Président par intérim entérine cette décision de la nommination de madame Rachel Malo Ninga-Wong, marquant ainsi la poursuite des efforts visant à structurer et à consolider le parti. Cette nomination est une étape stratégique dans la composition d’une équipe solide pour relever les défis actuels et futurs.

 

Notons que ces nominations au sein du KNK, notamment celle de Christian Touaboy en tant que Secrétaire Général, signalent un tournant dans la vie politique du parti. Ces changements de leadership indiquent une volonté de moderniser et de renforcer le KNK pour mieux répondre aux aspirations de ses membres et des citoyens centrafricains. Le Président par intérim, Christian Guenebem, semble déterminé à insuffler une nouvelle dynamique au parti, positionnant ainsi le KNK sur la voie d’une participation politique plus active en République Centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : conflits territoriaux entre éleveurs et cultivateurs à Foh et à Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré

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Conflits territoriaux entre éleveurs et cultivateurs à Foh et à Koundé

 

 

 

Centrafrique.org/rca-3-presumes-rebelles-de-3r-arretes-a-bozoum-4-jours-apres-le-doute-persiste/les-eleveurs-mbororos-image-de-lassociation-pour-lintegration-et-le-developpement-social-des-peuls-de-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-38737″ data-wpel-link=”internal”>les éleveurs Mbororos image de l'association pour l'intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique
Les éleveurs Mbororos. Image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Au cœur de la commune de Foh, plus précisément à Gallo, une situation de conflit émerge entre les éleveurs et les cultivateurs, avec des conséquences potentielles sur la sécurité locale. Située à 65 km de Bouar et à 85 km de Cantonnier, une ville frontalière entre la Centrafrique et le Cameroun, cette dispute s’étend jusqu’à la commune de Koundé. Ces tensions sont le résultat de différends entre les cultivateurs autochtones et les éleveurs venus en cachette de Cameroun et du Niger pour s’installer dans la région.

 

Le conflit foncier :

 

Au cœur de ces disputes se trouve un conflit foncier, principalement entre les éleveurs camerounais, nigériens, et les cultivateurs locaux. Les éleveurs font paître leurs troupeaux dans des champs où les cultivateurs travaillent pour cultiver leurs terres. Cette cohabitation forcée entraîne la destruction des semences des cultivateurs, impactant ainsi leurs moyens de subsistance. Ce différend est exacerbé par le fait que les cultivateurs hésitent à porter l’affaire devant la justice locale.

 

L’influence supposée des éleveurs sur la justice :

 

L’une des raisons pour lesquelles les cultivateurs locaux hésitent à recourir à la justice est la perception que les éleveurs étrangers ont des liens influents avec les magistrats et les greffiers locaux. Selon la population victime, les éleveurs ont coutume de donner des bœufs et de l’argent aux fonctionnaires de la justice pour étouffer les plaintes et échapper aux conséquences de leurs actes.

 

Inquiétudes et appels à l’aide :

 

Face à cette situation préoccupante, de nombreuses voix s’élèvent pour exprimer leurs inquiétudes. Léance, Président de la Jeunesse de Gallo-centre, craint que ces conflits ne dégénèrent en insécurité dans la région. Albert Ndoko, chef de groupe Béwé à Gallo Centre, souligne le caractère clandestin de l’installation des éleveurs étrangers, qui ne respectent pas les zones délimitées pour chaque groupe. Etienne Namboé, maire de Gallo Centre, dénonce les comportements inappropriés de ces éleveurs immigrés qui occupent la commune de Foh.

 

Un appel pressant est lancé au gouvernement centrafricain pour intervenir et résoudre ce conflit. Selon les informations recueillies auprès des habitants de Gallo et de la commune de Koundé, les multiples plaintes des cultivateurs sont restées inaperçues et non traitées jusqu’à présent.

 

Il y’a lieu de rappeler que les tensions entre les éleveurs étrangers et les cultivateurs autochtones à Foh, en Centrafrique, mettent en lumière les défis liés aux conflits fonciers et à l’accès à la justice. Selon les organisations de la société civile locale, il est impératif que le gouvernement centrafricain intervienne pour résoudre cette situation, prévenir des troubles potentiels, et garantir la sécurité et la justice pour tous les citoyens de la région. D’après ces organisations, la résolution de ce conflit permettra de rétablir la paix et l’harmonie entre les différentes communautés de Foh.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Centrafrique : L’appel urgent du Professeur Nguerekata à la résistance pour sauver notre

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L’appel urgent du Professeur Nguerekata à la résistance pour sauver notre nation

 

 

Centrafrique.org/accord-de-khartoum-lunion-africaine-et-lonu-nous-ont-impose-ce-quelles-nont-jamais-dicte-ailleurs-dixit-professeur-gaston-mandata-nguer1111/professeur-gaston-mandata-nguerekata-debat-televise-tvca-bon-pour-article/” rel=”attachment wp-att-27383″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/professeur-gaston-mandata-nguérékata-débat-télévisé-tvca-bon-pour-article-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />
Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le 9 novembre 2023 restera gravé dans la mémoire des Centrafricains, marqué par l’adresse poignante du Professeur Gaston Mandata Nguerekata. Dans un discours sans équivoque, le professeur souligne les défis critiques auxquels la Centrafrique est confrontée. La violence verbale, le non-respect des valeurs morales, et l’appel au génocide émanent d’une crise politique et morale qui exige une action urgente. C’est dans ce contexte que nous explorons les sombres réalités exposées par le professeur et la nécessité impérieuse d’une unité nationale.

 

La Centrafrique se trouve à un moment charnière de son histoire, où la détérioration de la situation politique et morale atteint des proportions alarmantes. La montée de la violence verbale et des discours immoraux menace les fondements mêmes de la société centrafricaine. Le Professeur Nguerekata met en lumière le non-respect des valeurs morales, particulièrement envers les femmes, soulignant que le respect de la femme est essentiel à la cohésion de toute communauté humaine.

 

Une autre ombre plane sur la nation avec l’appel au génocide lancé par Fidèle Gouandjika, le joker du pouvoir illégitime. Un appel aussi grave exige une réponse immédiate de la part des autorités et de la communauté internationale. Le professeur pointe également du doigt le silence déconcertant de Faustin Archange Touadera, le président en place. Malgré les nombreuses violations constitutionnelles, le président demeure silencieux, mettant en question son engagement envers la nation.

 

La démission des représentants du peuple et des responsables de l’action judiciaire aggrave la crise. La vacance du fauteuil présidentiel, comme le souligne le président Anicet Georges Dologuelé, laisse la nation à la dérive, sans capitaine. La déclaration du président Dologuelé appelle à l’action, à “faire feu de tout bois pour extirper le mal”, désignant Faustin Archange Touadera comme la source du problème.

 

La Centrafrique se trouve à un carrefour critique, et l’urgence d’une réponse collective est indéniable. Les appels à l’unité nationale, lancés par le Professeur Nguerekata  résonnent comme des avertissements. Face à la déliquescence politique et morale, il est impératif que les citoyens, les leaders politiques, et la communauté internationale unissent leurs forces pour restaurer la stabilité et l’intégrité de la nation. La Centrafrique mérite un avenir meilleur, et seul un engagement collectif pour éradiquer le mal pourra la guider vers la lumière.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Fidèle Gouandjika en mutation : du génocide aux menaces graves

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Fidèle Gouandjika en mutation : du génocide aux menaces graves

 

Centrafrique.org/presence-de-wagner-en-Centrafrique-la-presidence-vient-officiellement-de-la-confirmer/fidele-gouandjika-je-suis-wagner/” rel=”attachment wp-att-52360″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Les récents propos de Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président putschiste de la République centrafricaine, lors d’un live sur Facebook, et répétés dans une interview sur la radio Ndékèluka, sont profondément préoccupants. Ses déclarations non seulement sont choquantes mais aussi potentiellement dangereuses pour la stabilité de la nation et la sécurité de ses citoyens.

 

L’appel à la commission de crime de génocide de cet homme conseiller spécial Fidèle Gouandjika, est totalement inacceptables. En le répétant dans son interview et en utilisant à nouveau ce terme criminel aussi lourd, il sous-entend clairement qu’il y a un projet de génocide en cours en République centrafricaine. Accuser la France, les Nations Unies et d’autres acteurs internationaux de conspirer pour provoquer un génocide est non seulement infondé mais aussi irresponsable. Et comparer la situation actuelle en Centrafrique à celle du génocide au Rwanda est à la fois inapproprié et choquant.

 

De plus, la façon dont Fidèle Gouandjika dénigre les groupes d’opposition démocratique et les groupes armés en les qualifiant de complices d’acteurs internationaux est déplorable et inadmissible. Accuser ces groupes de chercher à provoquer un génocide est une grave exagération de la situation et une tentative de diaboliser ses adversaires politiques.

 

Fidèle Gouandjika qui s’est précipité de demander une interview à nos confrères de la radio Ndékèluka afin de se justifier, n’a pas, non plus, trouvé les bons arguments pour effacer sa déclaration. Il s’est contenté de mépriser la liberté d’expression et de la justice, intimider la communauté internationale au chevet de ce pays en crise depuis trois décennies. Menacer tous ceux ou celles qui oseront déposer une plainte contre lui en justice est une attaque directe contre l’État de droit et à la démocratie. Les citoyens ont le droit de recourir à la justice lorsque des accusations graves sont proférées, et un ministre conseiller se doit de respecter ce droit plutôt que de le menacer.

 

Ses commentaires aussi sur les questions de moralité, en particulier, sa manière de parler du sexe des femmes, utilisation des gros mots vulgaires comme les “couilles”, sont inappropriés pour un homme occupant une position gouvernementale de haute responsabilité et ne sont autre que des injures publiques condamnables. Les responsables publics devraient montrer l’exemple en matière de respect et d’éthique, et non pas chercher à choquer délibérément l’opinion publique.

 

Rappelons que les déclarations de Fidèle Gouandjika appelant au génocide sont contraires aux principes fondamentaux de la démocratie, de la justice et de la décence. Elles sont de nature à semer la division et l’instabilité dans le pays, au lieu de promouvoir la réconciliation et la paix. Il est temps que les autorités compétentes examinent de près ces déclarations et prennent des mesures pour garantir que de tels discours irresponsables et dangereux n’aient pas de conséquences graves pour la République centrafricaine et ses citoyens.

 

L’appel à la commission du génocide étant un crime contre l’humanité, les organisations nationales et internationales des droits de l’homme doivent intenter une action devant la cour pénale internationale (CPI) qui devrait à son tour également l’examiner pour déterminer si des actions en justice sont nécessaires pour prévenir toute escalade de la violence et garantir la protection des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’affaire Kelly Steven Dallet : une répression absurde contre les cinéastes en Centrafrique

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L’affaire Kelly Steven Dallet : une répression absurde contre les cinéastes en Centrafrique

 

Le cinéaste-réalisateur Kelly Steven Dallet
Le cinéaste-réalisateur Kelly Steven Dallet

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Dans un pays où la liberté d’expression et de création artistique est censée être respectée, un grave incident vient rappeler que la réalité en République centrafricaine est tout autre. Kelly Steven Dallet, un jeune cinéaste réalisateur centrafricain de 23 ans, est actuellement détenu à la gendarmerie centrale de Bangui. La raison de son arrestation ? Avoir osé filmer sans autorisation dans un paysage qui l’inspirait. Une action qui, dans des circonstances normales, devrait être encouragée, mais qui lui a valu une sévère répression de la part des autorités.

 

L’affaire de Kelly Steven Dallet illustre de manière alarmante la répression croissante exercée contre les artistes et les journalistes en Centrafrique. Filmer est devenu un crime, et les cinéastes, comme Kelly, sont traqués, détenus et accusés d’espionnage, une accusation dépourvue de tout fondement.

 

Lors de son arrestation, Kelly Steven Dallet a été traîné de commissariat en commissariat, subissant un traitement inhumain. Son passeport a été confisqué, ainsi que son drone, un outil essentiel pour son travail de cinéaste. Les autorités semblent complètement ignorer la réalité du métier de cinéaste et l’importance de capturer des moments de la vie quotidienne pour en faire des œuvres artistiques. Cette répression aveugle envoie un message déplorable aux artistes et aux créateurs en Centrafrique : leur travail est indésirable, leur liberté est bafouée.

 

Il est également inquiétant de constater que les autorités semblent agir de manière arbitraire, en ignorant les droits fondamentaux de Kelly. Sa détention se fait dans l’obscurité, sans que sa famille en soit informée, le coupant du monde extérieur. Cette action est non seulement une violation de ses droits, mais elle met également en danger sa sécurité et son bien-être.

 

Le cas de Kelly Steven Dallet ne doit pas être considéré comme un incident isolé. Il s’inscrit dans une tendance plus large de répression de la liberté d’expression en Centrafrique. Les autorités doivent reconnaître l’importance de la créativité artistique et la nécessité de permettre aux cinéastes et aux artistes de s’exprimer sans craindre des représailles injustes.

 

Il est de la plus haute importance que la communauté internationale suive de près cette affaire et exhorte les autorités centrafricaines à libérer immédiatement Kelly Steven Dallet et à mettre fin à cette répression absurde contre les cinéastes et les artistes. La liberté d’expression et la créativité artistique sont des piliers essentiels d’une société démocratique et ouverte. Les artistes ne doivent pas être réduits au silence, mais plutôt encouragés à contribuer à l’enrichissement culturel et artistique de leur pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Appel à la Courtoisie Diplomatique : Le PDCA Réagit aux Accusations Grave de Génocide

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Appel à la Courtoisie Diplomatique : Le PDCA Réagit aux Accusations Grave de Génocide

 

Centrafrique.org/59943-2/monsieur-jean-serge-wafio/” rel=”attachment wp-att-59942″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Serge Wafio, Président du PDCA
Jean-Serge Wafio, Président du PDCA

 

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le PDCA réagit vigoureusement aux accusations de génocide proférées par le Ministre-Conseiller Personnel du Président de la République Centrafricaine. Le président Jean-Serge Wafio appelle à la mobilisation internationale pour prévenir une éventuelle crise humanitaire majeure et demande le rappel des ambassadeurs et représentants diplomatiques pour consultation.

Ci-dessous, la déclaration du Président Wafio :

 

logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio
Logo officiel du parti PDCA

 

PARTI DEMOCRATIQUECENTRAFRICAIN

 

A la Très Haute Attention de leurs Excellences,

Messieurs les Présidents des Républiques Amies,

Messieurs les Principaux Responsables des Institutions et Organismes Internationaux Ayant des Accréditations à Bangui,

République Centrafricaine

Rappel de vos Ambassadeurs et Représentants

Excellences,

Vos Ambassadeurs et Représentants respectifs, en toute responsabilité diplomatique, Vous ont déjà rendu aussi fidèlement compte de l’opprobre préméditation de génocide, annoncée publiquement le 02 novembre 2023 par le Ministre-Conseiller Personnel du Président de la République Centrafricaine, le Sieur NGOUANDJIKA Fidèle. Ce dernier, dans des délires diaboliques, accuse particulièrement la communauté internationale, notamment

  • Les Nations Unies,
  • La France,
  • Les Ambassades accréditées à Bangui,
  • La Minusca,

D’être les instigateurs d’un coup d’Etat que vont réaliser l’Opposition Démocratique et les Groupes Armés, et du génocide qui s’en suivra, non seulement contre l’Opposition Démocratique et les Groupes Armés, mais aussi contre les Ambassades accréditées à Bangui et la MINUSCA, si ce coup d’Etat ne réussissait pas.

Le silence du Président TOUADERA, depuis 10 jours, ne peut être compris que comme un tacite accord à ces propos génocidaires, ce qui constitue une faute politique de haute trahison.

Excellences,

La gravissime accusation portée par le Ministre-Conseiller Personnel du Président TOUADERA transgresse les principes fondamentaux de la courtoisie politique et diplomatique et Vous oblige à rappeler vos Ambassadeurs et Représentants respectifs pour consultation et clarification de l’irrespectueuse et incendiaire déclaration du Sieur NGOUANDJIKA.

Le rappel de vos Ambassadeurs et Représentants respectifs constituerait un acte politique et diplomatique fort exprimant vos désaccords et un rappel au respect des sacro saints principes

de la courtoisie et considération en matière diplomatique, parce qu’un Conseiller d’un Président de la République, Chef de l’Etat, quel qu’il soit, ne peut porter une telle gravissime accusation à l’endroit de la représentation diplomatique dans son Etat, parce qu’il n’a pas qualité ni compétences.

Convaincu de la grande attention que Vous accorderez à la présente sollicitation, pour éviter à la République Centrafricaine un tel autre déshonneur,

Nous Vous exprimons nos toutes déférentes considérations

WAFIO Jean Serge

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Faustin-Archange Touadéra : un président manipulateur et autocrate

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Faustin-Archange Touadéra : un président manipulateur et autocrate

 

Centrafrique.org/president-touadera-un-comportement-digne-des-parrains-mafieux/faustin-archange-touadera-4/” rel=”attachment wp-att-65667″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera
Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le Président putschiste Faustin Archange Touadera  de la République centrafricaine a réussi à consolider son pouvoir d’une manière qui va à l’encontre des principes démocratiques et des droits fondamentaux de son peuple. Malheureusement, son ascension au sommet du pouvoir en RCA a été marquée par des manœuvres politiques sournoises, des réformes antidémocratiques, et un mépris flagrant pour les droits de l’opposition et de la presse. La réunion du 23 octobre, qui a réuni les Nations Unies, les institutions de Bretton Woods, les ambassadeurs à Bangui, la CEMAC, et d’autres organismes régionaux, a malheureusement laissé Touadéra s’échapper de toute reddition de comptes, en grande partie grâce à des changements de politique occidentale.

 

L’accord de Khartoum, qui visait à apaiser les tensions en RCA, a été instrumentalisé par Touadéra pour consolider son pouvoir personnel. Initialement réticent à le signer en 2019, il a rapidement compris qu’en nommant quelques représentants rebelles à des postes symboliques dans le gouvernement, il pouvait ignorer les appels en faveur de réformes et de pacification des régions en dehors des zones minières. Pire encore, Touadéra a fait approuver un référendum antidémocratique en juillet 2023, qui a supprimé la limite de deux mandats dans la constitution de 2016 et a assuré son maintien à la présidence pour les années à venir.

 

L’indifférence de la communauté internationale face à ces actions est alarmante. La France, en particulier, semble plus préoccupée par ses intérêts géopolitiques que par les droits et la démocratie en RCA. Le président Emmanuel Macron a continué à soutenir Touadéra, espérant ainsi éloigner la Russie de Bangui. Cependant, cela a conduit à une grave compromission de la position de la France, qui prétendait auparavant soutenir les valeurs démocratiques.

 

En RCA, la liberté d’expression et la liberté de la presse sont bafouées, l’opposition civile est muselée, et les dirigeants de l’opposition font face à des menaces constantes. La situation sécuritaire demeure précaire, avec des groupes armés qui continuent de semer le chaos dans le pays. Malgré la présence de troupes étrangères, y compris le groupe Wagner et les casques bleus de l’ONU, l’insécurité persiste, et les gangs deviennent plus actifs et violents.

 

Touadéra est également aux prises avec des luttes internes au sein de son propre parti politique, le MCU, ce qui ajoute à l’instabilité politique du pays. Ses rivaux, y compris d’anciens collaborateurs, cherchent à s’emparer du pouvoir, compromettant encore davantage la stabilité politique en RCA.

 

En fin de compte, le président putschiste Touadéra semble plus préoccupé par le maintien de son propre pouvoir que par le bien-être de son peuple et le respect des principes démocratiques. Sa manipulation de la politique et son autoritarisme sont préoccupants pour l’avenir de la RCA. La communauté internationale doit revoir sa position et exercer une pression plus forte sur Touadéra pour qu’il respecte les principes démocratiques et les droits de l’homme, plutôt que de poursuivre une stratégie basée sur la géopolitique. La RCA et son peuple méritent mieux que cela.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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KM5, un quartier de Bangui abandonné aux criminels

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KM5, un quartier de Bangui abandonné aux criminels

Centrafrique.org/2-morts-dans-un-combat-entre-les-miliciens-dautodefense-rivaux-au-pk5/les_miliciens_autodefense_km5_force-8/” rel=”attachment wp-att-34436″ data-wpel-link=”internal”>Des miliciens d'autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.
Des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le quartier populaire de la capitale centrafricaine, Bangui, connu sous le nom de KM5 ou PK5, est devenu le théâtre d’une criminalité avancée et inquiétante. Depuis les événements sombres qui ont secoué le pays entre 2013 et 2016, cette partie de la ville semble avoir été abandonnée à son sort, laissant les criminels prospérer en toute impunité. Il est difficile de passer un jour sans entendre parler d’assassinats cruels ou de braquages dans ce vaste quartier populaire.

 

La semaine dernière, un braquage de grande envergure a eu lieu dans KM5, plus précisement dans le quartier Gbayadombia, au domicile d’un collectionneur de diamants et d’or. Les malfaiteurs ont emporté plus de 9 millions de francs CFA lors de cette opération, plongeant le quartier dans l’étonnement et la consternation.

 

Selon les témoignages recueillis, cet acte criminel s’est déroulé durant la nuit du vendredi au samedi 4 novembre 2023, vers 1 heure du matin. Les assaillants, armés d’armes automatiques, ont forcé l’entrée de la résidence du collectionneur avant de pénétrer dans sa maison. Ils ont tiré des coups de feu en l’air pour intimider les occupants et ont fouillé la maison pendant près d’une demi-heure, emportant avec eux la somme considérable de 9 millions de francs CFA ainsi que d’autres biens de valeur. Les assaillants ont quitté les lieux sans laisser de traces, laissant derrière eux un climat de terreur.

Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l'église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait
Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l’église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait

 

Ce qui est particulièrement choquant dans cette affaire, c’est que cinq jours après le braquage, le propriétaire de la maison et trois policiers sont arrivés sur les lieux pour enquêter. Les résidents se sont naturellement demandé pourquoi les forces de l’ordre ont mis autant de temps à intervenir, d’autant plus que des rumeurs circulent selon lesquelles les assaillants pourraient être liés aux forces armées centrafricaines.

 

La perplexité s’intensifie lorsqu’on réalise qu’un poste avancé de l’armée nationale se trouve à proximité de la scène du crime. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) auraient dû entendre les coups de feu et intervenir rapidement pour mettre fin à l’attaque. Cependant, aucune réaction n’a été enregistrée, alimentant les soupçons parmi les habitants que les criminels pourraient être des membres des FACA eux-mêmes.

 

Ceci n’est pas un incident isolé. Dans le même quartier, une semaine plus tôt, un groupe de soldats FACA, venus du quartier des combattants, a braqué un particulier, volant des millions de francs CFA ainsi que deux motos. La possession d’une moto est devenue synonyme de danger imminent à KM5, car les propriétaires risquent de perdre leur vie lors de braquages.

 

En fin de compte, KM5 est devenu un lieu où la sécurité semble inexistante, et où l’impunité règne en maître. Les résidents vivent dans la peur constante des crimes violents et des vols, avec peu d’espoir de voir la situation s’améliorer. Cette impuissance face à la criminalité croissante dans ce quartier populaire est un cri d’alarme pour les autorités centrafricaines, qui doivent intensifier leurs efforts pour rétablir la sécurité et la confiance au sein de la communauté de KM5. Pour les habitants de ce quartier, Il est essentiel que des mesures concrètes soient prises pour restaurer la confiance des citoyens et mettre fin à cette ère d’insécurité.

 

Par Anselme Mbata

 

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Appel au génocide en République centrafricaine : Le BRDC condamne la sortie médiatique inacceptable

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Appel au génocide en République centrafricaine : Le BRDC condamne la sortie médiatique inacceptable

 

Centrafrique.org/la-mafia-internationale-et-ses-liens-avec-le-pouvoir-en-Centrafrique-les-revelations-de-maitre-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-5/” rel=”attachment wp-att-65892″ data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba
Maître Crépin Mboli-Goumba

 

 

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a récemment publié un communiqué dans lequel il condamne fermement les propos choquants et dangereux tenus par Monsieur Fidèle GOUANDJIKA, Conseiller spécial du Président de la République de la République centrafricaine. Dans son discours du 2 Novembre 2023, M. GOUANDJIKA a appelé à un génocide en République centrafricaine, une déclaration qui a suscité l’indignation et l’inquiétude de nombreuses personnes, tant au niveau national qu’international. Cette déclaration intervient dans un contexte de fragilité sociopolitique, d’insécurité croissante, et de défis économiques qui affectent la population centrafricaine.

 

Les propos de Monsieur Fidèle GOUANDJIKA sont non seulement inacceptables, mais ils révèlent également une absence totale de moralité et d’éthique politique de la part de ceux qui sont censés diriger la République centrafricaine. Appeler à un génocide est une violation flagrante des droits de l’homme et une menace grave pour la paix et la stabilité dans le pays. La République centrafricaine a déjà connu des périodes sombres de violences intercommunautaires, et de tels discours ne font qu’attiser les flammes de la haine et de la division.

 

Le BRDC, dans son communiqué, exprime sa condamnation ferme de cette sortie dangereuse et souligne son regret concernant le silence du Président de la République, qui semble cautionner cet appel au génocide. Les conséquences d’une telle dérive pourraient être catastrophiques pour le peuple centrafricain et pour la stabilité de la région. Le BRDC appelle à une réaction immédiate de la part de la communauté internationale, des ambassades accréditées en République centrafricaine, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et des partenaires occidentaux présents dans le pays.

 

L’organisation souligne également l’importance de faire appel à la justice pour que les auteurs de tels discours soient tenus responsables de leurs actes. La prévention de l’exécution d’un projet aussi dangereux que celui évoqué par M. GOUANDJIKA nécessite des poursuites judiciaires contre son auteur.

 

Le BRDC, par le biais de son communiqué, met en garde contre les graves conséquences de l’appel au génocide en République centrafricaine. Le monde entier doit réagir de manière ferme et unie contre de tels discours incendiaires qui menacent la paix et la stabilité d’un pays déjà fragilisé. La République centrafricaine a besoin de soutien pour surmonter ses nombreux défis, et la promotion de la violence et de la haine ne peut en aucun cas être la solution. La justice doit être rendue, et les responsables de tels appels à la violence doivent être traduits en justice. La communauté internationale a un rôle essentiel à jouer dans la protection de la population centrafricaine et dans la préservation de la paix dans la région.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Abandon et Profanation : Le Gouvernement de Bangui Fait la Sourde Oreille

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Abandon et Profanation : Le Gouvernement de Bangui Fait la Sourde Oreille

 

Centrafrique.org/sur-le-cimetiere-de-nzila-a-la-sortie-ouest-de-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Sur le cimetière de Nzila à la sortie ouest de Bangui
Sur le cimetière de Nzila le premier novembre 2023

 

Bangui, 09 novembre 2023 (CNC) – Le 1er novembre 2023 restera à jamais gravé dans la mémoire des habitants de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, mais non pour les raisons habituelles liées à la commémoration des défunts. Ce jour-là, une consternation profonde a saisi la ville, alors que les familles se sont rendues au cimetière de Nzila, sur la route de Mbaïki, pour honorer la mémoire de leurs proches disparus. Malheureusement, ce lieu de recueillement est devenu le théâtre d’une profanation impardonnable, exposant au grand jour l’incapacité du gouvernement à gérer l’un des aspects les plus fondamentaux de la société : le respect dû aux défunts.

 

Le cimetière de Nzila, autrefois un endroit de quiétude où les familles venaient se recueillir en mémoire de leurs proches décédés, est aujourd’hui un champ de désolation. Des tombes ont été profanées, des pierres tombales vandalisées, et certaines familles n’ont même pas pu retrouver les sépultures de leurs bien-aimés disparus il y a trois, cinq ans, voire plus. L’indignation est à son comble, et à juste titre.

 

Ce qui est particulièrement choquant, c’est que certains citoyens désespérés, incapables de localiser les tombes de leurs proches, ont dû nettoyer et entretenir les sépultures de parfaits inconnus. La perte de repères est totale, les familles se retrouvent dans l’incapacité de localiser les endroits où elles ont enterré leurs proches. C’est une situation indigne d’une société civilisée et d’un État responsable.

Cimetière de Nzila
Cimetière de Nzila

 

La situation est aggravée par la corruption et la négligence des autorités locales. Des occupants traditionnels et des chefs de quartier ont vendu illégalement des terrains du cimetière, entraînant ainsi la quasi-disparition du cimetière de Nzila. Cet acte inacceptable démontre un niveau de déliquescence morale au sein de la société et un manque de respect pour les défunts. L’État, censé veiller sur ces lieux sacrés, est coupable de négligence grossière.

 

Ces actes de vandalisme et de profanation ne sont pas seulement des offenses aux familles endeuillées, mais aussi à la mémoire collective de la nation. Ce cimetière était destiné à être un lieu de repos éternel pour nos aînés, nos mères, nos frères, et nos sœurs. Au lieu de cela, il est devenu un terrain où les gens détruisent les tombes pour construire des maisons. Le manque de respect envers les morts et la mémoire de nos proches est évident.

 

Les citoyens de Bangui sont en droit de se poser des questions. Ils sont en droit de demander pourquoi le gouvernement n’a pas réagi à cette profanation et à cette dévastation du cimetière de Nzila. Le gouvernement a la responsabilité de protéger ces lieux sacrés, de prévenir la profanation des tombes et de punir les responsables de tels actes. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour réparer cette injustice, restaurer la dignité des défunts, et empêcher que de tels actes ne se reproduisent.

 

La situation à Nzila est un témoignage accablant de l’incapacité du gouvernement à protéger les intérêts et les droits fondamentaux de ses citoyens. La profanation des tombes est un affront à la dignité humaine, à la mémoire de nos proches et à notre propre humanité. Il est grand temps que le gouvernement de Bangui prenne ses responsabilités au sérieux et mette fin à ces atrocités qui se perpétuent dans les cimetières de la ville. La nation attend une action immédiate et décisive pour rétablir l’ordre et réparer les torts infligés aux familles endeuillées et à la mémoire de leurs proches disparus.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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