un soldat FACA tué par un policier lors d’une dispute à Yalinga
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans la nuit du 28 au 29 mars, un soldat des Forces armées centrafricaines a perdu la vie après avoir reçu des balles tirées par un policier au checkpoint situé à 3 kilomètres à l’entrée de Yalinga, dans la préfecture de la Haute-Kotto.
L’incident s’est déroulé sur la barrière à l’entrée de la ville. Comme cela arrive fréquemment sur des points de racket tenus par des forces de l’ordre, une discussion, dont on ne connait jamais la nature exacte, mais selon plusieurs sources, serait commencée autour des formalités, c’est-à-dire l’argent que les usagers doivent payer pour passer. Ces demandes d’argent créent souvent des tensions entre policiers, gendarmes et soldats FACA qui partagent les mêmes barrières.
Ce soir-là, vers 20 heures, la discussion entre le policier et le soldat a tourné à l’altercation violente. Le policier a sorti son arme et a tiré sur le militaire, l’atteignant entre les deux jambes. Les balles ont gravement touché les deux jambes du soldat qui est tombé au sol. Ses collègues l’ont rapidement transporté vers Bria, le chef-lieu de la Haute-Kotto, situé à environ cent kilomètres, pour recevoir des soins.
Le soldat n’a pas survécu à ses blessures. Il est mort pendant le trajet.
Ce fait montre encore une fois les problèmes qui existent dans le recrutement des forces de défense et de sécurité. Quand les enquêtes de moralité ne sont pas faites correctement, des comportements comme celui-ci se produisent souvent. Policiers, gendarmes et militaires de forces armées centrafricaines agissent parfois comme des criminels plutôt que comme des agents chargés de protéger la population.
À Yalinga et dans beaucoup d’autres endroits, les checkpoints servent plus à collecter de l’argent qu’à assurer la sécurité. Les agents se disputent ces recettes et quand la colère monte, les armes parlent. Le drame survenu cette nuit n’est pas un cas unique. Il vient directement des faiblesses dans la façon dont on recrute et on forme ces hommes en uniforme.
Par Moïse Banafio
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)