Maroc : Mme Ngamana, la conseillère sociale qui a failli mettre le feu à l’ambassade centrafricaine
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce n’est pas la misère qui a mis le feu aux poudres au sein de la diaspora centrafricaine au Maroc. C’est le comportement d’une seule femme, la conseillère sociale à l’ambassade, madame Édith Ngamana que beaucoup la considèrent comme une sorcière de pire espèce. Mais grâce à la ministre des affaires étrangères, les choses se sont calmées vites.
En tout cas, les missions diplomatiques centrafricaines à l’étranger accumulent les crises depuis des années. Entre le manque de moyens, les nominations politiques et les dysfonctionnements chroniques, la diaspora a appris à se débrouiller seule avec des moyens de bords.
Mais au Maroc, c’est une autre affaire qui dépasse l’entendement de tous les parrains sorciers. Alors, il faut comprendre une chose : madame Laure Edith Martin Gamana, née Mandazou Folondoco, épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana, occupe le poste de conseillère sociale à l’ambassade de la République centrafricaine au Maroc.
Toutefois, depuis la nomination d’un nouveau conseiller politique chargé d’assurer l’intérim de l’ambassadeur, son comportement au sein de la mission diplomatique est devenu une source de tension permanente. Elle qui jouait auparavant un rôle officieux de chargée d’affaires semble mal supporter ce recadrage.
Pendant que les étudiants centrafricains au Maroc peinent à obtenir leurs passeports, un problème qui dure depuis des années, malgré leurs multiples demandes restées sans réponse. Mais la surprise en est que leur doléance a été acceptée, et le ministère de l’intérieur a autorisé ces centrafricains à déposer leur demande de passeport auprès de leur ambassade au Maroc. À cet effet, plusieurs demandes ont été faites.
Rappelons que ces jeunes, souvent venus au Maroc poursuivre leurs études grâce à des bourses de coopération ou à l’aide familiale, se retrouvent dans une situation intenable. Sans passeport valide, ils ne peuvent ni voyager, ni même, dans certains cas, continuer leurs études.
En effet, après le dépôt de leurs demandes de passeports, L’ambassade a transmis les demandes en bonne et due forme à Bangui.
Pendant ce temps, les élections législatives du 28 décembre 2025 s’approchent à grand pas. Madame Ngamana, conseillère sociale de l’ambassade, épouse du premier vice-Président de l’assemblée nationale, avait quitté le Maroc pour accompagner son mari dans sa campagne à Carnot, sa circonscription électorale.
Au même moment, les passeports sollicités depuis le Maroc, attendus depuis des mois par les étudiants centrafricains pour renouvellement des titres de séjour, sont finalisés dans la capitale centrafricaine.
La surprise est que madame Ngamana, présente également à Bangui, propose de récupérer tous les passeports afin de les amener aux titulaires. Elle a finalement récupéré les passeports. Puis elle les a laissés chez elle, à Bangui, et est partie battre campagne avec son mari dans la Mambéré. Les semaines ont passé. Les étudiants au Maroc attendaient, envoyaient des messages, et commençaient à accuser l’ambassade de négligence. La pression montait contre la mission diplomatique pour une faute qui n’était pas la sienne.
Face à la confusion et la pression de plus en plus forte des étudiants sur la mission diplomatique, l’ambassade a adressé une lettre diplomatique au ministère des Affaires étrangères pour savoir où en étaient les passeports.
Informée de la nouvelle, la ministre Sylvie Baïpou a découvert que Mme Ngamana avait pris les documents en charge sans les acheminer. En colère, elle l’a contactée directement pour exiger une remise immédiate.
Mme Ngamana, mouillée comme une poule avec la honte aux yeux, a finalement déposé les passeports au ministère des affaires étrangères, qui les a expédiés au Maroc par valise diplomatique.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que Mme Ngamana se retrouve au centre d’une crise impliquant la diaspora centrafricaine au Maroc. En 2024, des étudiants et résidents centrafricains l’avaient déjà accusée d’avoir signalé aux autorités aéroportuaires marocaines une pratique consistant à transiter par le Maroc avant de demander l’asile en Espagne. Des familles entières avaient vendu leurs biens pour financer ce voyage, et s’étaient retrouvées bloquées à l’aéroport. Des manifestations avaient éclaté devant l’ambassade à Rabat, certains menaçant d’aller plus loin.
Que Mme Ngamana agisse par calcul, par défaut de jugement ou pour d’autres raisons, une chose est claire : à chaque épisode, ce sont des Centrafricains ordinaires qui en paient le prix.
Par Éric Azoumi
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
